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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 17:56

 

 

 

Bangui, 11 avril 2013 (RJDH)-Les habitants du quartier Damala, situé dans le 8ème de Bangui se plaignent de nombreux cas d’exactions, de vols et de viols commis par des éléments de la Séléka basés à l’antenne de l’office centrafricain de répression de banditisme (0CRB) de cette localité.

 

D’après le constat fait par Radio ESCA, les habitants de cette localité et des environnants sont  traumatisés par des cas  d’exactions, d’abus d’autorité, et des menaces de mort venant de ces éléments de la Séléka, basés au poste de l’antenne de l’OCRB.

 

Une femme qui a requis l’anonymat témoigne que la semaine dernière, sa famille a reçu la visite de trois éléments de la Séléka « ils étaient venus avec leurs armes. Ils m’ont exigé de leur donner de l’argent et de quoi à manger. Subitement, l’un  d’entre eux a voulu abuser de ma fille, je les ai suppliés pendant plusieurs heures, c’est ainsi qu’ils l’ont relâché tout en promettant de revenir plus tard. Nous sommes terrorisés par ces militaires ».

 

Par ailleurs un jeune de cette même localité a fait savoir que depuis quelques temps, les éléments de la Séléka sont à la recherche des jeunes filles pour abuser d’elles et obligent les jeunes hommes à les orienter. « Le dimanche dernier alors je que rentrais d’une visite chez un ami, j’ai été interpellé par des Séléka qui  m’ont demandé de les orienter aux domiciles des jeunes filles du quartier. Ces derniers m’ont menacé de mort si je refuse d’obtempérer à leur demande », a-t-il dit.

 

Selon la même source, ces éléments de la Séléka ont promis fouiller toutes les maisons du quartier afin de mettre la main sur les jeunes filles qui se cachent.

 

Coordination RJDH

 

Bangui : Début des opérations de désarment des éléments de la Séléka

 

Les premières opérations du désarmement des rebelles de la coalition Séléka ont démarré le mercredi 10 mars dans la ville de Bangui. Une activité menée par les membres de la coalition appuyés par des contingents tchadiens de la Force multinationale présente en Centrafrique. Plus d’une cinquantaine d’armes légères ont été récupérées par les deux équipes après cette première journée.

 

Les éléments qui ont été désarmés dans  les grandes artères de la capitale centrafricaine et dans certains quartiers  ont été immédiatement  invités à regagner les sites prévus pour leur cantonnement.

 

Une opération qui n’a pas reçu l’agrément de tous les éléments de la Séléka, car on a noté le refus de certains, pour leur désarmement. Plusieurs officiers de la Séléka et de troupe tchadienne étaient intervenus, pour  convaincre les rebelles récalcitrants.

 

Joint par le RJDH, un ministre et  membre de la Séléka a mentionné que le désarmement total des rebelles va se faire progressivement  avec le temps. Le désarmement va se poursuivre  dans tous les coins de la capitale centrafricaine sous occupation de la Séléka.

 

On ignore pour l’instant le nombre exact de tous les éléments de cette rébellion présente dans la ville de Bangui.

 

En dépit d’un arrêté ministériel interdisant aux rebelles de circuler avec les armes en ville et de faire des tirs de sommation, le constat révèle que ces pratiques continuent ainsi que  les pillages.

 

Bangui : La population traumatisée par les hommes de la Séléka

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