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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 01:26

 

 

urne

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 15 Janvier 2011 12:22

Les matériels électoraux légers commencent à arriver dans certaines villes des régions de la Centrafrique en préludes aux élections du 23 janvier 2011. Ces matériels conduits par les éléments des FACA (Forces armées centrafricaines) sont été réceptionnés par les membres de la CEI (Commission électorale indépendante) locale des villes et sécurisés soit par les éléments de la gendarmerie en service dans les villes soit par certains éléments des FACA en détachement. Les bulletins de vote, encres indélébiles ou des fiches techniques de comptage des voix sont entre autres certains éléments de ces matériels.

Les membres de la CEI locale de la ville de Boali à 95 km au nord-ouest de Bangui ont reçu leur lot le 14 janvier. Toutefois, « il manque des imprimés des procès-verbaux du vote, les feuilles de pointage et les feuilles des résultats », a indiqué un responsable de la CEI locale au correspondant de Radio Ndeke Luka à Boali.

Par contre à Bouar dans la Nana Mambéré au nord, « l’ensemble du matériel est arrivé sans manquement » a indiqué le président de la CEI locale de la Nana Mambéré au correspondant de la Radio à Bouar. Seulement, les commissaires attendent le versement de leur frais de formation « qui tarde à arriver », précise-t-il.

Même situation au Sud, à Berberati dans la Sous-préfecture de la Mambéré Kadéï. Selon un membre de la CEI locale, ces matériels sont arrivés « au grand complet le 13 janvier ».

En revanche à Obo dans l’extrême sud-est, aucun matériel électoral n’est encore arrivé dans cette ville à une semaine du scrutin. Il s’y ajoute que les commissaires de la CEI n’ont toujours pas perçu le reliquat de leurs indemnités. Ils continuent de réclamer 9 mois d’arriérés.

Rigobert Vondo, Rapporteur Général et porte parole de la CEI, en réponse à une question de Radio Ndeke Luka, a affirmé ce 14 janvier que tous les commissaires sont présentement en route dans différentes villes des provinces pour « régulariser tous les contentieux liés au processus électoral ».

 

NDLR : Il reste toujours l'affichage des listes électorales au sujet desquelles la CEI est en violation totale du Code électoral. Jamais élections n'ont été aussi bâclées !

 

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 01:18

 

 

transhumance_peulhs.jpg

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 15 Janvier 2011 10:16

Comment sont impliquées les minorités ethniques dans le processus électoral actuel en Centrafrique ? Il s’agit principalement des peuhls et des pygmées. Les peuhls sont éparpillés dans toutes les préfectures du pays et les pygmées dans la grande forêt équatoriale des préfectures de la Lobaye, la Sangha-Mbaéré et la Mambéré-Kadéï.

Les avis diffèrent d’une minorité à une autre ! Ousséni Bi Bouba Waziri, président de l’association des peulhs de Centrafrique, interrogé par Radio Ndeke Luka,  estime que des candidats à la présidentielle et aux législatives ont au moins une vision sur cette implication. « La minorité peuhl est bel et bien impliquée dans le processus électoral en cours, a-t-il déclaré. J’ai moi-même travaillé avec la collaboration de tous les maires des communes des localités où l’on trouve des Peulhs en grand nombre. Beaucoup se sont inscrits sur les listes et se préparent à aller voter. Toutefois, il y a l’insécurité, surtout dans le Nord et vers la frontière camerounaise. Mais il faut noter que ceux qui s’étaient réfugiés dans les pays voisins commencent à revenir sur leurs terres. »

Cette mobilisation de la minorité peulh de Centrafrique peut s’expliquer par l’entrée d’un des leurs dans le gouvernement (une première dans l’histoire du pays), M. Youssoufa Yérima Mandjo, actuel ministre délégué à l’Elevage et à la Santé animale. On peut citer également les actions de sensibilisation menées par l’ONG COOPI installée à Bangui et intervenant au profit des minorités. Elle a formé et sensibilisé les peuhls à s’inscrire sur les listes électorales en vue de voter.

La même action de sensibilisation a été menée en direction des pygmées. Mais le résultat est plus mitigé. Pauline KOTI de la minorité pygmée souhaiterait qu’on implique d’avantage sa communauté dans le processus. Ce qui n’est pas encore le cas. Elle s’en désole : «  Nous exigeons l’implication des pygmées dans la société. La Centrafrique est notre pays. Nous sommes pygmées et centrafricains. On ne peut pas aller dans un autre pays et dire que nous sommes gabonais ou camerounais. Nous sommes des centrafricains à part entière. S’il y a des élections, nous devons être impliqués. Pas un seul candidat n’est venu nous rendre visite. On ne s’intéresse pas à nous ».

 

NDLR : Une chose est sûre, les éleveurs peuhls ne voteront pas Bozizé et son KNK. ils n'ont cessé d'être spoliés de leur bétail par Youssoufa Yérima Mandjo au profit de Bozizé qui comme par hasard est actuellement à la tête d'un important cheptel de boeufs comme par enchantement. Les éleveurs peuhls dans presque toutes les communes d'élevage en ont marre et n'attendent que les élections pour signifier leur mécontentement dans les urnes 

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 04:03

 

 

Zine Abidine Ben Ali

 

 

15/01/2011 à 02h10 - Le président tunisien en fuite Zine El Abidine Ben Ali est en Arabie Saoudite avec sa famille, a confirmé un communiqué du palais royal cité par l’agence officielle saoudienne SPA.

«Le gouvernement saoudien a accueilli le président Zine El Abidine Ben Ali et sa famille dans le royaume» et ce «en considération pour les circonstances exceptionnelles que traverse le peuple tunisien», indique le communiqué.

Son arrivée à Jeddah, une ville saoudienne sur la mer Rouge, avait été annoncée peu auparavant à l’AFP par une source saoudienne.

Zine El Abidine Ben Ali, au pouvoir depuis 23 ans, a quitté vendredi la Tunisie après des manifestations populaires sans précédent contre son régime qui ont été réprimées dans le sang.

Ryad exprime «son soutien à toute mesure bénéfique au peuple tunisien frère» et apporte «sa solidarité totale avec ce peuple et espère la cohésion de tous ses enfants pour surmonter cette conjoncture difficile», selon le texte.

Plusieurs rumeurs avaient précédemment fait état de l’atterrissage de l’avion transportant le président en fuite à Malte, puis en Italie.

L’identité des membres de sa famille qui se trouvent avec lui en Arabie saoudite n’a pas été précisée.

Selon des informations non confirmées, son épouse Leila Ben Ali serait arrivée avant lui à Dubaï où elle avait déjà séjourné fin décembre.

Le couple Ben Ali, avait, en compagnie de membres de leur famille, passé une semaine à Dubaï que le couple présidentiel avait quitté le 27 décembre, selon une source bien informée à Dubaï.

Le Premier ministre tunisien sortant, Mohammed Ghannouchi, avait annoncé juste après le départ de Tunisie de Zine El Abidine Ben Ali qu’il assurait l’intérim de la présidence jusqu’à nouvel ordre. Il a précisé qu’il assumait ces fonctions de président par intérim en vertu d’un décret signé par M. Ben Ali avant son départ.

A Tunis, sous couvre-feu, des tirs d’armes automatiques ont résonné en début soirée avant de cesser totalement vers 22H00 GMT. Les habitants étaient cloîtrés chez eux dans une ville quasiment déserte et silencieuse.

Depuis jeudi, le président multipliait, sans succès, les annonces pour tenter de mettre un terme à un mois d’émeutes et manifestations, violemment réprimées.

Des dizaines de personnes ont été tuées, suscitant les vives inquiétudes de la communauté internationale.

(Source AFP)

 

NDLR : Quand est-ce que les potentats africains comprendront que pour la France, seuls comptent ses intérêts. Les compromissions des dirigeants français avec les dictateurs africains n'engagent que ceux-ci. Le jour où ils sont rejetés définitivement par leur peuple, la France va aussi les rejeter. Ben Ali vient de l'apprendre à ses dépends, lui qui a passé tout son temps au pouvoir à faire des mamours avec les plus hauts dirigeants français.    

 

 

 

 

Tunisie : Ben Ali chassé du pouvoir, la France «ne souhaite pas» l'accueillir

Ce vendredi 14 janvier 2011 restera comme une date à part dans l'histoire de la Tunisie. Après un mois d'émeutes, le président Ben Ali a quitté le pouvoir et fui son pays, chassé par la pression de la rue. Mohammed Gannouchi, l'ancien Premier ministre, assure désormais la présidence par intérim jusqu'à des élections anticipées.

23h55. Ben Ali n'était pas dans l'avion tunisien qui a fait escale en Sardaigne selon les autorités de Sardaigne. Si l'hypothèse d'un pays du Golfe comme destination refuge de l'ex-président Ben Ali reste privilégiée, le démenti officiel des autorités de Sardaigne vient encore jeter un peu de trouble sur le lieu où se trouverait l'ancien président.

23h15. Un avion civil en provenance de Tunisie a bien atterri à Cagliari en Sardaigne, confirment des sources gouvernementales à l'AFP. Il a atterri pour faire le plein de carburant mais ses passagers ne sont pas clairement identifiés. Les autorités italiennes ont intimé l'ordre à l'appareil de repartir dès que le plein de carburant aura été effectué, selon ces sources qui ont dit «ne pas savoir si le président tunisien Ben Ali était à bord ou non».

23h. Le journal Elpaìs affirme sur son site que l'avion de Ben Ali s'est posé à Cagliari sur l'ile de la Sardaigne (Italie), pour faire le plein. L'appareil est gardé par la police italienne.

22h45. Selon Al-Jazeera, l'avion de Ben Ali se dirigerait vers le Golfe, notamment vers Dubaï où sa femme, Leïla Trabelsi, se trouve depuis plusieurs jours. Selon une autre télévision, Al Arabiya, Ben Ali aurait choisi de se rendre au Qatar.

22h30. L'Union européenne appelle à des «solutions démocratiques durables» en Tunisie et appele au calme après le départ du pouvoir de Ben Ali.
 

22h20Le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi assume ses fonctions de président par intérim en vertu d'un décret signé par son prédécesseur Ben Ali avant son départ du pays, annonce l'agence officielle TAP, une précision qui ne figurait pas dans la version initiale du discours.
 

22h10. Le président américain Barack Obama salue le «courage et la dignité» du peuple tunisien après la fuite du président Ben Ali, et appelle le gouvernement à organiser des élections «libres et justes» dans «un proche avenir», selon un communiqué de la Maison Blanche.

22h. La France «ne souhaite pas» la venue sur son sol du président tunisien en fuite Zine el Abidine Ben Ali, indique une source proche du gouvernement, expliquant notamment cette position par le risque de mécontenter la communauté tunisienne dans l'Hexagone. Il n'y a «aucune chance» pour que le président Ben Ali atterrisse sur le sol français. 

21h35. i-TELE assure que Nicolas Sarkozy a refusé l'accès au sol français à Ben Ali. Un peu plus tôt, le Monde.fr avait annoncé qu'«un avion en provenance de Tunisie s'était posé au Bourget vers 19 h 30, transportant une fille et une petite-fille de M. Ben Ali accompagnées d'une gouvernante. Un second avion arrivant à vide a été invité à ne pas atterrir sur le sol national. Un troisième avion serait en route pour Paris. Au plus haut niveau de l'Etat français, on indique ne pas souhaiter la venue de Ben Ali en France». De son côté, Al-Jazeera, citant d'autres sources, indique qu'il pourrait se réfugier dans les pays du Golfe.

21h30. La situation reste tendue en Tunisie. Des tirs sont entendus dans le centre de Tunis. 

21h15. Une source préfectorale en Seine-Saint-Denis, où sont situés les aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et du Bourget, assure que «Ben Ali n'arrive pas chez nous».

A l'aéroport du Bourget, on notait une présence policière inhabituelle et une vingtaine de manifestants, certains portant le drapeau tunisien sur les épaules. Un car de police blanc circulait à proximité de l'aérogare. Une dizaine de policiers en uniforme étaient visibles aux abords de l'aérogare.

21h10. Quelque 200 personnes sont réunies à proximité de l'ambassade de Tunisie dans le VIIe arrondissement de Paris, saluant l'annonce du départ de son pays du président Ben Ali.

21h05. Un mouvement tunisien d'opposition en exil, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme en Tunisie (CRLDHT), a déclaré vendredi à l'AFP que si le président tunisien Ben Ali, qui a quitté Tunis dans la soirée, venait en France, il déposerait plainte pour «les crimes commis contre son peuple» et exigerait «son arrestation».

21 heures. La France «n'a reçu aucune demande d'accueil» du président tunisien en fuite, mais examinerait toute éventuelle requête «en accord avec les autorités constitutionnelles tunisiennes», assure le ministère des Affaires étrangères.

20h35. La France «prend acte de la transition constitutionnelle» en Tunisie, indique vendredi un communiqué de l'Elysée. «La France souhaite l'apaisement et la fin des violences. Seul le dialogue peut apporter une solution démocratique et durable à la crise actuelle», affirme la présidence française. «La France se tient aux cotés du peuple tunisien dans cette période décisive», conclut le texte de trois paragraphes.

20h25. La France se prépare à l'arrivée du président Ben Ali à Paris dans la soirée, selon une source policière citée par France-Info.

20h20. Reporters sans frontières (RSF) s'est réjoui vendredi du départ de Tunisie du président tunisien Ben Ali et «appelle ses successeurs à tourner la page de la dictature». «Un prédateur de la liberté de la presse s'en va», a estimé RSF dans un communiqué.

20h15. Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, a estimé vendredi que le départ du président tunisien Ben Ali «doit permettre la transition démocratique», tout en demandant à la France de «s'engager sans ambiguité en faveur de la démocratie en Tunisie».

20h05. L'avion du président tunisien Ben Ali survolait vendredi peu avant 20h l'espace aérien maltais «en direction du nord», indique à l'AFP un porte-parole du gouvernement Malte. Le pilote a «pris contact avec la tour de contrôle de l'aéroport de La Vallette, mais seulement pour survoler l'espace aérien et pas pour atterrir», a-t-il déclaré, précisant que l'appareil se dirigeait «vers le nord».  Selon RTL, l'avion prendrait la direction de Paris.

19h55. Des tirs d'armes automatiques ont été entendus dans le centre de Tunis sous couvre-feu, selon des journalistes de l'AFP. Le président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre François Fillon tiennent une réunion depuis 19h45 à l'Elysée pour parler de la situation en Tunisie, et «aucune information n'atteste la venue de Ben Ali en France», a affirmé l'Elysée.

19h45. Selon Al-Jazeera, l'avion de Ben Ali ferait une escale à Malte, avant de rejoindre Paris.

19h30. Benoît Hamon, porte-parole du PS, a estimé vendredi, après le départ à l'étranger du président tunisien Ben Ali, que la France devait «être totalement mobilisée pour aider à l'affirmation durable de la démocratie» dans ce pays «et pas comme elle l'a fait jusqu'ici, en se trompant complètement de combat, en étant à rebours du sens de l'Histoire, ne comprenant rien à ce soulèvement». 
De son côté, le peuple tunisien «a le droit de choisir ses dirigeants», a estimé vendredi la Maison Blanche, réagissant au départ de Tunisie du président Zine El Abidine Ben Ali.

19h10. Où est Ben Ali ? Selon Al-Arabiya et The Guardian, l'ex-président tunisien serait en route pour Malte, sous protection lybienne. Al Jazeera affirme qu'il est en route pour Paris, mais l'Elysée n'a «pas d'information» sur son éventuelle arrivée dans l'hexagone.

19h05. Mohamed Ghannouchi, qui assure qu'il respectera la Constitution, restera président par intérim jusqu'à des élections anticipées. «J'appelle les Tunisiens toutes sensibilités politiques et régionales confondues à faire preuve de patriotisme et d'unité», a-t-il déclaré solennellement.

19h. Air France annule tous ses vols. Le voyagiste Thomas Cook France a annoncé vendredi soir qu'il annulait les départs de ses clients vers la Tunisie jusqu'à lundi inclus, «dans un premier temps», a indiqué une porte-parole à l'AFP. Le rapatriement de 600 touristes a été suspendue en raison du couvre-feu instauré dans le pays.
 

18h45. Mohamed Ghannouchi, l'ancien Premier ministre de Ben Ali, annonce à la télévision publique qu'il assume par intérim les fonctions de président, comme le prévoit la constitution tunisienne en cas de vacances du pouvoir. Il se dit prêt à «à travailler avec tous les partis et toutes les composantes de la société civile.»

«Conformément à l'article 56 de la Constitution, j'assume à partir de cet instant la charge de président par intérim», a annoncé Mohamed Ghannouchi, 69 ans. Le nouveau président, filmé dans la palais présidentiel de Carthage, a lu debout sa déclaration entouré par le président de la chambre des députés, Fouad Mebazaa et celui de la chambre des conseillers (sénat), Abdallah Kallal.

18h35. Le président Ben Ali a quitté la Tunisie, selon des sources proches du gouvernement.

 

18h33. BFM TV, reprenant une information de la chaîne Al Jazeera, indique que Ben Ali aurait quitté le pays. Fouad Mebazaâ, le président du Parlement, prendrait le pouvoir avec l'armée.

 

18h30. Sur Twitter, de nombreux internautes tunisiens assurent que l'annonce à venir concernerait un coup d'Etat par les militaires. Une information impossible à confirmer ou à infirmer pour l'instant. 

 

18h10. La télévision publique tunisienne a indiqué vendredi qu'une «annonce très importante pour le peuple tunisien sera faite sous peu», alors que le pays connaît une profonde crise politique sur fond d'émeutes.

 

18 heures. De Paris, les principaux partis d'opposition demandent le départ de Ben Ali

 

18 heures. L'agence de notation Fitch Ratings a par ailleurs annoncé qu'elle envisageait d'abaisser la note de la dette à long terme de la Tunisie (actuellement fixée à «BBB») au vu des troubles sociaux qui, s'ils se prolongeaient, pourraient avoir des «conséquences négatives» sur l'économie du pays.

 

17h45«Je peux confirmer que l'armée est à l'aéroport. Les blindés encerclent le site de l'aéroport», déclare une source aéroportuaire interrogée sur des rumeurs sur le départ précipité de proches du président Zine El Abidine Ben Ali. «Je n'ai pas d'information sur ça mais une personne s'est introduite par la clôture sur le tarmac et une alerte a été donnée», a-t-elle ajouté. 

  

Un important convoi officiel, composé d'une dizaine de véhicules aux vitres teintées a quitté en trombe le Palais de Carthage, dans la banlieue nord de Tunis, aux alentours de 16h50 en direction de l'aéroport de Tunis-Carthage, selon un journaliste tunisien témoin de la scène, cité par le Monde.fr.

 

Un peu plus tôt dans l'après-midi, deux avions Falcon blancs s'étaient envolés de ce même aéroport de Tunis-Carthage, l'un vers 13H40, l'autre vers 13H50.

Un vol d'Air France en partance de Paris a regagné la capitale française en raison de cette fermeture, selon un journaliste de l'AFP qui se trouvait à bord.

 

17h36. Le chef du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT, interdit), Hamma Hammami, interpellé mercredi à son domicile, près de Tunis, a été libéré, a annoncé vendredi à Paris le PCOT.

 

17h30. L'armée a pris vendredi en fin d'après-midi le contrôle l'aéroport international de Tunis Carthage alors que l'espace aérien a été fermé, a indiqué à l'AFP une source aéroportuaire.


17h20. Le ministère des Affaires étrangères, dans une actualisation vendredi de son site internet, conseille «vivement» aux personnes se rendant en Tunisie «de différer tout voyage qui n'aurait pas un caractère d'urgence» dans ce pays. En rappelant l'existence d'un couvre-feu, le ministère conseille aussi aux Français séjournant en Tunisie de suivre «les consignes de sécurité données par les forces de l’ordre», d'«éviter formellement les attroupements, en toute circonstance», et, «en cas de détonation, de ne jamais s'approcher des fenêtres».

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 03:03

 

 

centrafrique

 

 

Voulant saisir l’opportunité d’une conférence de pasteurs de l’Eglise évangélique de Centrafricaine qui se tenait à Paoua, Bozizé a cru faire un bref déplacement dans cette ville martyre et en profiter pour faire du chantage à la population. S’exprimant devant les pasteurs réunis en conférence, il a lancé un appel à la population de Paoua que si elle ne votait pas pour lui lors du prochain scrutin présidentiel, « de l’eau bouillante sera versée sur elle comme ce qu’a connu la population de Birao ».

A signaler que durant son séjour éclair dans la ville de Paoua, un véhicule de la garde présidentielle a renversé un enfant près du lycée de Paoua lui occasionnant des fractures aux jambes.

Dans le même ordre des exactions de la garde présidentielle de Bozizé, on nous informe que celle-ci a passé à tabac allant jusqu’à lui casser plusieurs dents un soldat des Faca en poste à Bangassou, un certain Aristide Bakondja et son frère cadet. Ce militaire était venu à Bangui en permission qui a eu le malheur de se retrouver dans les environs de la barrière du PK 12 dans le périmètre de la résidence de Bozizé. Voilà le climat climat d'insécurité dans lequel vivent à présent les Centrafricains.

 

Correspondance particulière pour C.A.P   

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 01:54

 

 

Miskine-et-Gonda-Cyriaque-Tripoli.jpg

 

Cyriaque Gonda et A. Miskine à Tripoli en juin 2009 

 

  Bangui vendredi 14 janvier 2011 (Xinhua) - Le ministre délégué à la présidence de la République chargé du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants, le général Raymond Paul Ndougou, a annoncé jeudi au cours d’une conférence de presse, la signature d’une trêve entre le gouvernement et les mouvements politico-militaires en vue de faciliter les opérations électorales.

"Toutes les parties ont décidé que nous allions aux élections en toute quiétude en présence du chef de l’Etat parce que plusieurs fois, de manière nationaliste, nous nous sommes réunis pour dire que les élections. C’est ainsi que unanimement avec les politico-militaires nous avons pour dire que nous allons laisser passer les élections et on retourne au processus DDR", a déclaré le général Ndougou.

Mais déjà mardi, a-t-il expliqué, le président de la République a rencontré tous les responsables politico-militaires pour discuter de la possibilité des mesures à prendre pour le bon déroulement des élections.

Selon le général Ndougou, au terme de cette entente, les mouvements politico-militaires se sont engagés à appuyer les forces de défense et de sécurité dans le déploiement, la sécurisation des matériels électoraux ainsi que la sécurité des candidats en campagne dans les zones de conflits, pour la réussite du processus électoral.

Par ailleurs, tous les responsables des mouvements politico-militaires signataires de l’Accord de paix global de Libreville (sauf la Convention des patriotes pour la justice et la paix) ont été nommés conseillers à la présidence de la République auprès du ministre délégué en charge du DDR. Ils devraient désormais appuyer le ministre délégué dans la mise en œuvre de ce programme après les élections.

La conférence de presse a été animée en présence du ministre d’Etat chargé de l’Administration du territoire, Jean Willybiro Sacko, du rapporteur général de la Commission électorale indépendante, Rigobert Vondo, et des représentants des ex-rébellions, dont Jean Jacques Démafouth. http://jj.demafouth.free.fr  

 

NDLR : Cette politique de Bozizé à l'égard de ces anciens leaders de rébellions armées qui considèrent le comité de pilotage du DDR comme une sinécure est vouée à l'échec et ne fera nullement avancer le schmilblik. Ceux-ci sont engraissés à Bangui avec des salaires mirobolants au détriment des rebelles qui sont sur le terrain qui réclament en vain le paiement de PGA et qui empoisonnent la vie aux populations avec les nombreuses barrières de racket. Cela doit cesser. Malgré les engagements des responsables de l'APRD, la libre circulation dans les zones qu'elle contrôle durant la période de campagne électorale tarde à être effective.  

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 01:51

 

 

vote d'une Africaine

 

L’argent n’a pas d’odeur politique

Radio Ndéké Luka Vendredi, 14 Janvier 2011 13:07

Dépenser d’importantes sommes d’argent durant une campagne électorale est-il une condition suffisante pour remporter une élection ? Il est fréquent d’entendre que le succès électoral revient toujours au candidat le plus riche. L’argent est tantôt considéré comme susceptible de travestir la vie politique, tantôt d’affaiblir la morale de la démocratie, tantôt d’accélérer les mouvements de corruption ou encore d’orienter les choix de politiques. La campagne électorale en cours en Centrafrique n’échappe pas à la règle. Il est question d’argent, plus précisément du financement des activités de campagnes des partis politiques et des candidats. Ceux-ci utilisent tous les moyens qui leur sont accessibles pour gagner la confiance d’un maximum d’électeurs.

 Des  kits et gadgets publicitaires sont certes distribués aux  populations, lors des visites de proximité. Mais il est aussi indéniabale que d’importantes sommes d’argent circulent, des candidats aux militants et aux sympathisants, ou encore aux associations de quartiers, de femmes, de jeunes. Sans oublier les relais d’opinion que sont par exemple les chefs de quartier, responsables d’association et autres.

 Si la distribution de matériel électoral comme les T-shirt et autres gadgets se fait au grand jour, il semble que la remise de sommes d’argent plus ou moins importantes, se fait plut^to de manière discrète. De nombreux centrafricains interrogés par Radio Ndeke Luka affirment avoir reçu des candidats qui parcourent depuis 5 jours les quartiers de Bangui, des savons, du riz, des tee-shirts, des casquettes et autres.

Cette méthode pour mobiliser les populations  peut-elle réellement  influencer  le choix responsables  des électeurs ? Les avis sont divergents. Quoiqu’il en soit, toutes les personnes approchées dans la rue par le reporter de Radio Ndeke Luka reconnaissent que cette pratique a été souvent utilisée en République centrafricaine, pendant les périodes de campagne électorale.

 Ici comme ailleurs en Afrique, la place de l’argent en politique a toujours constitué un sujet d’intérêt. La multiplicité de scandales …financiers suggère que l’argent et la démocratie nouent des relations dangereuses.

 On peut observer que les montants …financiers nécessaires pour mener une campagne sont susceptibles de discriminer des candidats compétents mais sans ressources. Ensuite les sources de …financement du personnel politique peuvent donner lieu à toute sorte de dérive ayant souvent pour conséquence un détournement des électeurs des affaires publiques caractérisé par une faible participation aux scrutins nationaux.

 Cette montée en puissance de l’argent dans la campagne électorale en cours en Centrafrique pose donc un double enjeu: l’argent est-il nécessaire au processus démocratique et le cas échéant l’argent fait-il le bonheur électoral ?

 

Le HCC met en garde les acteurs des élections

Radio Ndéké Luka Vendredi, 14 Janvier 2011 13:08

Dans son 2e communiqué de presse publié le 13 janvier 2011, le HCC (Haut conseil de communication) rappelle aux candidats à la présidentielle et aux législatives la nécessité de se conformer aux dispositions du Code de Bonne conduite.

L’organe de régulation de la communication en Centrafrique recommande dans ce communiqué à tous les médias audiovisuels du service public et privé de « se conformer rigoureusement aux textes relatifs à l’accès égal et équitable à l’antenne à tous les candidats ».

Le HCC rappelle à tous les candidats et à leurs représentants de s’abstenir de toutes déclarations injurieuses, calomnieuses et diffamatoires à l’encontre des autres candidats. Il rappelle également que la mobilisation des enfants mineurs dans les campagnes électorales est contraire aux dispositions de l’article 2 du code de Bonne Conduite.

Le HCC précise qu’il est formellement interdit à tous les candidats de faire usage de l’emblème national lors de leur passage à la Télévision Centrafricaine.

Selon ce communiqué, la présence du HCC en qualité d’observateur lors des différents meetings est conforme à sa mission et ne doit pas être interprétée comme une prise de position.

Signalons qu’après cinq jours de campagne, le HCC « se félicite du comportement responsable et pacifique adopté par les uns et les autres au fil de leurs déclarations ».

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 01:48

 

 

PhotoPatasse-copie-1

 

 

BANGUI - AFP / 14 janvier 2011 15h04 - L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé (1993-2003), candidat à la présidentielle du 23 janvier 2011, a déposé à la Cour constitutionnelle un recours en annulation des élections pour violations des dispositions du Code électoral, a appris l'AFP auprès de son entourage.

"Le président Patassé demande l'annulation des élections. Le recours ne signifie en rien que le président Patassé se retire de la campagne, non, il reste en lice et continue de battre campagne pour être réélu président de la République centrafricaine", a affirmé M. Edgar M'Baïkoua, membre de la direction de campagne de l'ancien président, renversé par un coup d'Etat de François Bozizé, actuellement au pouvoir et candidat à sa succession.

M. Patassé estime que le Code électoral n'a pas été respecté quant "aux délais (...) pour la publication du nombre des bureaux de vote, la désignation des présidents et membres des bureaux de vote et l'affichage des listes électorales", a ajouté M. M'Baïkoua.

"A ce jour les listes électorales ne sont pas encore affichées, alors que le nombre des bureaux de vote et la liste des présidents et membres de ces bureaux sont rendus publics à deux jours de l'ouverture de la campagne électorale", a-t-il ajouté.

Interrogé à propos de ce recours, un membre de la Cour ayant requis l'anonymat a déclaré à l'AFP que "le candidat indépendant Ange-Félix Patassé a en effet introduit un recours en annulation des élections en date du 12 janvier auprès de la Cour constitutionnelle. Selon la procédure, la Cour peut statuer dans huit jours dans le cadre d'une procédure d'urgence ou bien dans deux semaines".

Rigobert Vondo, le Rapporteur général de la Commission électorale, a déclaré vendredi à l'AFP que "rien, en tout cas rien, ne s'oppose aujourd'hui à la tenue des élections le 23 janvier 2011"

"La CEI a déployé tout le matériel électoral, et mis en place tout le dispositif. Comme on le dit dans l'armée: +tout le paquetage est prêt+. Les élections auront bel et bien lieu", a-t-il précisé.

Agé de 75 ans, Ange-Félix Patassé figure parmi les quatre principaux candidats à la présidentielle.

Outre M. Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 puis élu en 2005, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre (2001-2003), et l'ancien ministre de la Défense et chef de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, ex-rébellion qui a intégré les accords de paix) Jean-Jacques Demafouth sont candidats. http://jj.demafouth.free.fr

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 12:00

 

 

GRANDE RENCONTRE DE LA DIRECTION FEDERALE DE CAMPAGNE  ET DU COMITE DE SOUTIEN DU CANDIDAT MARTIN ZIGUELE AVEC LA DISAPORA CENTRAFRICAINE A PARIS

 

 

Martin Ziguélé affiche

 

 

 

QUAND ?  Le dimanche 16/01/2011 à partir de 13 H 30

Où ? A L’HOTEL CAMPANILE DE BOBIGNY

304, avenue Paul Vaillant Couturier
93000 Bobigny Tél : 01 48 31 37 55

Métro : Ligne 5- Station : Bobigny + Bus 615-303-134-146-234 (1 arrêt au départ de Bobigny Préfecture) : Lamartine.
Tram de Saint- Denis- arrêt : Jean Rostand en face

En voiture (Provenance de Bagnolet)- sortie Bobigny : 2è feu à gauche.
De Saint- Denis ou Stade de France- sortie n° 14 au feu tout droit  après la  Station BP Ex-Shell à droite.

Bienvenue à tous

 

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 00:54

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

 

A 10 jours de l'organisation des élections générales centrafricaines, prévues pour le 23 janvier 2011, le contexte politico-sécuritaire du Centrafrique, particulièrement volatile, fait craindre un nouveau report du processus électoral. Dans ce contexte, le risque d'une forte dégradation de l'environnement sécuritaire centrafricain, couplé à une situation régionale sous haute tension, n'est pas négligé par l'ensemble des observateurs internationaux.

Le 29 avril 2010, la commission électorale indépendante -CEI- avait annoncé qu'elle ne pouvait plus techniquement respecter le délai d’organisation des élections générales du 16 mai 2010. Ce report du processus électoral était vivement souhaité par l’opposition centrafricaine afin de permettre une stabilisation de la situation sécuritaire du pays. En effet, de graves irrégularités ainsi que d’importants retards dans la conduite du processus électoral, au regard du chronogramme établi, avaient été constatées tant par les partis d’opposition que par les observateurs internationaux.

Le report de l’élection présidentielle avait, par conséquent, été réclamé par l’ensemble de la classe politique et recommandé par le comité des bailleurs de fonds du processus électoral -ONU, Union européenne, France et Etats-Unis. Le parti présidentiel avait présenté un projet de loi afin d’amender l’article 24 de la constitution. L’amendement constitutionnel stipule que lorsque le processus électoral ne peut aboutir avant la fin du mandat présidentiel, le président de la république est en droit de saisir la cour constitutionnelle afin d’autoriser le pouvoir en place à conserver ses prérogatives pour un délai indéterminé, jusqu’à l’organisation de nouvelles élections.

Cependant, l’organisation le 23 janvier 2011 des élections législatives et présidentielles centrafricaines semblerait une nouvelle fois menacée par l’instabilité endémique qui caractérise le pays depuis de nombreuses années. Malgré les multiples annonces du président François Bozizé et de son gouvernement, l’environnement sécuritaire du Centafrique se serait singulièrement dégradé ces derniers mois en raison de la récurrence d’affrontements entre groupes de rébellion et forces armées centrafricaines -FACA-. Ces dernières pâtissent d’un manque d’encadrement institutionnel majeur, rendant illusoire toute perspective de sortie de crise rapide.

Par ailleurs, les multiples ingérences gouvernementales rapportées dans la campagne électorale, couplées aux menaces de boycott émanant de 4 des candidats d’opposition à l’élection présidentielle tendent à confirmer les hypothèses les plus pessimistes. De nombreux points d’achoppement auraient été soulevés ces dernières semaines dans l’organisation du processus électoral. D’importants trafics de distribution de fausses cartes électorales auraient été rapportés par les observateurs, faisant craindre un risque de fraudes à l’aune des scrutins. Dès lors, l’opposition centrafricaine avait appelé à de multiples reprises à un nouveau report électoral sans que l’appel ait été entendu par les autorités compétentes.

La campagne électorale a toutefois officiellement débuté lundi 10 janvier 2011 et s’achèvera le 21 janvier 2011 au soir. Le président de la commission électorale indépendante -CEI- aurait fait montre de son optimisme quant à la bonne tenue du chronogramme établi et appelé l’ensemble des candidats à un strict respect des lois dans l’objectif d’un processus libre, démocratique et transparent.

Dans ce contexte, il apparaît particulièrement difficile de se prononcer sur le maintien de la date des élections générales centrafricaines au 23 janvier 2011. Un nouveau report pourrait cependant engendrer une grave crise politico-sécuritaire dans le pays. A l’inverse, une confirmation du chronogramme officiel, sous la pression de François Bozizé, pourrait raviver les tensions existantes en Centrafrique.

Source : www.centrafriqueledefi.com  

 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 23:40

 

 

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BANGUI 13 janv 2011(AFP)  Six importants ex-chefs rebelles centrafricains ayant intégré le processus de paix, dont Zakaria Damane et Abdoulaye Miskine, ont été nommés "conseillers à la Présidence chargés du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion" (DDR), selon un décret présidentiel jeudi.

En vertu de ce décret lu à la radio nationale, les chefs nommés sont Zakaria Damane chef de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), Martin Koumta Madji dit "général Abdoulaye Miskine" du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) ainsi que Henri Wafio Tchebo et Maradas Lakoye, de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), la rébellion qui soutient l'ancien ministre à la Défense Jean-Jacques Demafouth à la présidentielle.

Ces trois rébellions étaient les trois plus importantes du pays.

Les autres conseillers sont le "capitaine" Abakar Sabone du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) et Ascain Nzengué Landa de l'Union des forces républicaines (UFR).

Selon la presse présidentielle, "la veille au soir de la signature de ce décret, le président François Bozizé a reçu au palais présidentiel, les responsables des mouvements politico-militaires pour évoquer le processus de désarmement démobilisation et réinsertion (DDR)".

Selon la même source, "lors de cette rencontre, les mouvements politico-militaires se sont engagés à garantir le bon déroulement du processus électoral".

Ces mouvements politico-militaires sont signataires de l'accord de paix de Birao d'avril 2008, de Syrte de février 2008, de l'accord de paix de Libreville de mai 2008, ou de l'accord de paix global de Libreville de juin 2008.

Le MLCJ et l'UFR ont signé en décembre 2008 ces accords en marge du Dialogue politique inclusif (DPI), forum pour la paix réunissant le pouvoir, l'opposition, la société civile ainsi que les mouvements rebelles.

Le FDPC avait signé l'accord de Syrte et le général Abdoulaye Miskine avait été nommé Conseiller spécial à la Présidence de la République dans la foulée Mais, la même année, il avait dénoncé l'accord et était reparti en exil en Libye. Son mouvement s'était ensuite allié au MLCJ d'Abakar Sabone et brièvement repris les armes en 2009.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

Centrafrique -Elections 2011 : les chefs des groupes politico-militaires chez Bozizé

Ai- Rca- Vendredi, 14 Janvier 2011 09:32 - Les chefs et leaders des groupes politico-militaires conduite par le Ministre délégué à la Présidence en charge du Désarmement démobilisation et Réinsertion (DDR) , le général Paul Raymond Ndougou ont été reçus en audience le 12 janvier  par le président de la république  François Bozize au palais de la renaissance.

 Selon une source proche du palais, il s'agissait au cours de cette rencontre de faire le point sur le processus du DDR qui en réalité est une des recommandations du dialogue politique inclusif de décembre 2008.

Selon cette même source, tous les responsables présents à cette rencontre ont pris l'engagement de tout faire pour que les élections puissent se dérouler sans entraves aucune dans l'arrière-pays.

"Nous avons ensemble fait le point  et nous avons convenu de ce que chaque responsable devrait donner le mot d'ordre à ses éléments pour qu'il y ait libre circulation pendant cette campagne électorale. Les élections doivent  se dérouler dans de très bonnes conditions",  a déclaré  au sortir de l’audience Jean Jacques Démafouth, Président et porte-parole de l'Armée pour la Restauration de la Démocratie (APRD),  candidat à l’élection présidentielle du 23  Janvier  sous la bannière de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP). http://jj.demafouth.free.fr

"Le chef de l'Etat a accepté de payer les PGA (Prime Globale d'Alimentation) des combattants", a-t-il poursuivi, ajoutant que  la PGA ainsi versée permettra aux combattants de se sentir à l’aise  et de pouvoir participer pleinement au processus électoral en sécurisant de près aux côtés de leurs frères d'armes les FACA (Forces des Armées Centrafricaines) les centres de votes, les matériels de votes.

Selon le candidat Démafouth, l’une des conclusions décisives de cette rencontre est le fait que toutes les parties prenantes se  sont engagées à encourager "les éléments des mouvements politico-militaires signataires des accords de paix de Libreville à collaborer avec les FACA ».

"Tout  s'est très bien passé. Et nous en avons profité pour  aplanir quelques  incompréhensions survenues ces derniers jours. Et c'est cela le point fort  du Centrafricain.  Nous parvenons toujours à établir le dialogue entre nous",  a conclu le candidat de la  NAP. http://jj.demafouth.free.fr

Les mouvements politico-militaires signataires des accords de paix de Libreville sont le MLCJ, l'APRD, UFDR et L'UFR.

Kabongo, Ai Bangui

 

 

NDLR : Tout cela qui n’est pas dénué d’arrière-pensée électoraliste est franchement ubuesque et consacre le cuisant échec de la politique de Bozizé en matière de solution de sortie de crise. Comme l’est la CEI avec le nullissime vrai faux pasteur Binguimalé, le pilotage du DDR est aussi un cuisant échec bozizéen. Cela engloutit des centaines des millions qui profitent à une poignée de personnes qui construisent des villas pour elles et rien d’autre. Est-il besoin de rappeler que par exemple le chef du FDPC Abdoulaye Miskine et Zakaria Damane avaient déjà été nommés chargés de mission à la présidence par décret par le même Bozizé suite à différents accords dont celui de Syrte que Miskine a dénoncés par la suite tout en en rejetant la responsabilité de l’échec sur Bozizé. Depuis lors Miskine a quitté Tripoli et est injoignable.

Quant aux chefs rebelles notamment ceux de l’APRD, la plupart sont des instructeurs Tchadiens qui font de la rébellion une sinécure et une source d’enrichissement personnel. S’agissant d’Abakar Sabone, quelle est la réalité de sa représentativité ? Cette politique de nominations à quelques strapontins de quelques leaders de mouvements politico-militaires ne peut rien régler dans le fond. Les problèmes politiques qui sont à l'origine des rébellions armées sont autrement plus sérieux et exigent de véritables négociations que visiblement Bozizé n'est pas capables ou ne veut pas organiser, ce qui fera perdurer l'insécurité dans le pays et impose son départ du fauteuil présidentiel pour incompétence.  

 

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