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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 10:50

5 camion 4a

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 00:30

 

 

Bozize KNK

 

 

Bangui, 4 février 2011 (CAP) - Selon nos informations d’une source digne de foi auprès de Bozizé, on prête à ce dernier qui prétend être réélu dès le premier tour de scrutin avec plus de 66 %, celui-là même que les Américains qualifient « d’inapte » selon Wikileaks, l’intention de se faire investir le 15 mars 2011. Cette date est le jour anniversaire de son coup d’Etat qui a renversé en 2003 l’ex président Ange-Félix Patassé qui de retour d’un sommet de la CEN-SAD à Niamey n’a pu atterrir à Bangui mais plutôt à Yaoundé. Celui-ci n’appréciera sans doute pas beaucoup le choix par Bozizé de cette date très lourdement symbolique.

C’est un indicateur qui prouve que tout dans les actes que pose Bozizé va dans le sens de la provocation et de la division nationale. Les résultats provisoires récemment rendus publics par la Commission électorale, consacrent et officialisent de fait, le retour au parti unique d’antan puisque quasiment tous les partis politiques de l’opposition démocratique ont été interdits par le parti au pouvoir d’avoir accès à l’Assemblée nationale. C’est une inadmissible régression qui ne peut que faire le lit aux extrêmes et surtout, un encouragement inespéré pour les mouvements de rébellion armée.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 23:47

 

 

sida malade

 

 

 

Ai- Rca- Jeudi, 03 Février 2011 14:58 - Plus de 150 millions de FCFA. C’est la valeur d'un don de lot de médicaments du projet d'appui à l'Initiative de Bassin du Lac Tchad (IBLT) sur le VIH/Sida au Ministère de la santé publique.

 La cérémonie de remise de ces médicaments s'est déroulée le 1er février à Bangui, la capitale, sous le patronage du Ministre de la santé publique André Nalké Dorogo, en présence du représentant du secrétaire exécutif de la commission du Bassin de lac Tchad à Bangui, M Chaibou Mahamat , du coordonnateur du projet IBLT en Centrafrique Dr Noé Deoudjé et du coordonnateur du Comité National de lutte Contre le Sida (CNLS) le Prof Nestor Mamadou Nali.

Pour le coordonnateur Dr Deoudjé, le projet d'appui à l'Initiative du Bassin de Lac Tchad (IBLT) qui a démarré ses activités en 2007 et prendra fin en 2012 est "né de l'initiative des chefs d'Etat de la commission du Bassin de Lac Tchad  et vise à réduire la vulnérabilité et les risques liés aux Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et le VIH/Sida des populations vivant autour du Lac Tchad dans le cadre de la mobilité".

A l’en croire, l'objectif que s'est fixé ce projet sera atteint à travers des actions telles que le renforcement de capacité du système de soins pour la prise en charge des IST/Sida, la réduction des comportements sexuels à risque vis-à-vis des IST et Sida des populations mobiles et celles en interaction avec elles dans les cinq pays membres de la COBALT.

Selon le Ministre de la santé André Nalké Dorogo, ce don de médicaments et  réactifs pour le traitement des IST et les infestions opportuniste liées au VIH/Sida s'inscrit dans le cadre du renforcement de capacité des systèmes de  soins du site du projet IBLT en Centrafrique.

"Le projet d'appui à l'Initiative de Bassin du Lac Tchad (IBLT) est sur la bonne voie", a affirmé le membre du gouvernement avant de se féliciter des réalisations dudit projet et encourager les autres à lui emboîter le pas.

" Voilà donc l'exemple d'un partenaire exaltant qui mérite d'être soutenu à travers une adhésion et une appropriation de notre pays  si nous voulons réellement inverser la tendance de l'épidémie du VIH Sida sur le continent en général et dans le bassin du lac Tchad en particulier", a-t-il dit

"Comment peut-on rester indifférent face à une telle initiative" s'est interrogé M Dorogo tout en soulignant le dégât causé par ce fléau "car chacun de nous a au moins perdu un être cher et un compatriote " et de déclarer : «voilà une raison de plus pour soutenir toutes les initiatives de lutte contre le sida et plus particulièrement les efforts des partenaires de la République Centrafricaine qui l'accompagne dans ce combat".

Et de conclure :  " je recommande aux chefs de préfectures sanitaires concernées et les responsables des formations sanitaires (Fosa) bénéficiaires la responsabilité pour une gestion transparente et objective de ces produits, de même une mise en garde contre toute tentative de détournement" .

Ce lot de médicaments de lutte contre le VIH/Sida est destiné aux populations des préfectures de l'Ouham, Ouham-Pendé et de la Nana Mambéré.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Il faut espérer que ces médicaments aillent réellement aux malades et non pour être vendus par des malfrats de toutes sortes qui doivent déjà se pourlécher les babines.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 19:38

 

 

monica.jpg

 

 

Bangui 3 février 2011 (C.A.P) - Voici la mésaventure qui est arrivée le mercredi 2 février 2011 au curé de l'église saint Tite du quartier Combattant dans le 8ème arrondissement à Bangui. Afin de demander de l’aumône pour les pauvres gens de son église à la Première Dame de Centrafrique, le curé s'était rendu à la résidence de Mme Monique Bozizé mais mal lui en a pris. Une fois à l'intérieur de l'enceinte de la résidence, les éléments de la garde présidentielle de faction lui demandent de décliner son identité.

Il dira qu'il est abbé. On lui exige de présenter une pièce d’identité avant d’être introduit auprès de la Première Dame. Des qu'il a présenté sa pièce, un soldat va lui demander le lieu de sa provenance et la localisation de son église. Il répond qu'il vient du quartier Combattant dans le huitième arrondissement. Sur ces entrefaites,  un autre soldat passe derrière lui et s’empare d’un gourdin.

L’homme de Dieu est copieusement roué de coups sur la tête et d’autres parties du corps qui hurlait en même temps en ces termes : '' vous les gens de combattant, vous ne changerez jamais, vous votez toujours pour l'opposition et tu as le courage de venir jusqu'ici''. Abandonné en piteux état, le curé s’en est allé sans demander son reste rendre compte dans sa paroisse tout en demandant aux fidèles de beaucoup prier pour ce pays.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 16:05

 

 

Bozize KNK

 

 

 par James-William GBAGUIDI  www. lanouvelle tribune.info

 

Laurent Koudou Gbagbo avait raison ! Gagner les élections en Afrique, c’est une question de marge. Marge d’écart qui anéantit les marges d’erreurs. Ces erreurs qui selon la formule consacrée de l’Union africaine, ne sont dès lors jamais « de nature à remettre en cause la sincérité du scrutin ». François Bozizé l’a compris. Ce qui devait arriver est arrivé ! 66,08% de suffrages et hop, le voilà reconduit. Président sortant et président réélu. François Bozizé n’a pas fait ans la dentelle. Et il n’aurait pu en être autrement d’ailleurs. Les observateurs avertis ne s’attendaient pas à autre chose. Moi non plus. Et pour cause. La République Centrafricaine, pays aux nombreuses richesses, mais meurtri par les années de déprédation vécues sous la férule de l’empereur Jean-Bedel Bokassa et de ses successeurs cherche aujourd’hui à se réinventer. Pour tout choix, la classe politique n’a trouvé à lui proposer qu’un président sortant ancien putschiste face à l’ex-président déchu et quelques autres acteurs secondaires de la scène centrafricaine. C’était peut-être ténu en termes de qualité, mais c’est tout ce que les Centrafricains avaient à offrir aux Centrafricains. C’est donc à mon sens entre divers maux que le peuple avait à choisir le moindre pour conduire durant les prochaines années son destin. A ce jeu, c’est le président sortant qui l’a emporté !

Le général de division (comme il aimait tant se faire appeler) François Bozizé dirige depuis huit ans un pays anéanti. Economiquement exsangue. Face aux trente-six mois d’arriérés de salaire accumulés par les fonctionnaires avant son arrivée au pouvoir, il a pris des mesures. Impossible d’apurer ce passif en cinq années, mais pas de nouvel arriéré sous sa direction. Suffisant déjà selon ses partisans pour le faire reconduire. Surtout que face à lui, les deux principaux challengers n’étaient autres que Ange-Félix Patassé et Martin Ziguélé. Patassé coupable partiel sinon tout au moins responsable à une certaine hauteur du gouffre dans lequel se trouvait alors le pays. Et Ziguélé, Premier Ministre au crépuscule du régime Patassé. Ils ont récolté respectivement 20,10% et 6,46% des suffrages annoncés. L’autre acteur qui se voulait d’un certain poids sur la scène politique, ancien rebelle pour sa part, Jean-Jacques Demafouth ne s’en tire qu’avec 2,72%, devancé même par Raymond Nakombo beaucoup moins connu sur le plan international. A chacun selon ses mérites ! Et selon ses méfaits !

Mais même si comme le proclame l’opposition, le résultat proclamé n’avait pas été sincère, les voies de recours paraissent bien maigres. Les conditions d’un vote totalement transparent n’étaient pas réunies et ne pouvaient pas facilement être réunies en Centrafrique. Tout le monde connait plus ou moins l’affiliation politique de la plupart des membres de la CEI. Tout le monde sait le rôle que les conseils constitutionnels africains ont coutume de jouer depuis l’instauration de la démocratie « à l’africaine » sur le continent. Tout le monde connait le poids de la prime au sortant lors des élections présidentielles en Afrique. Et, peu intéressée par ce que ce pays peut représenter et apporter aux yeux des grands acteurs des relations internationales, l’ONU n’a pas cru bon devoir y déployer un dispositif comparable à celui de la Côte d’Ivoire. Personne ne l’y a appelé en plus. Alors pourquoi s’offusquer après s’être étonné de la victoire au premier tour de François Bozizé ? Purs mimodrames sans lendemains. Autant penser à l’après élection. Un drame se noue peut-être dans le dos de la République.

Et ce drame, ce n’est rien d’autre que le spectre de l’instabilité politico-militaire qui règne encore dans certaines régions de la Centrafrique. Spectre que les rebelles agitent de plus belle maintenant que la victoire de François Bozizé ne fait plus l’ombre d’un doute. Cela a eu une vertu par le passé, leur permettre de prendre part à la gestion des affaires de l’Etat sans jamais avoir été élu. Abakar Sabone et Jean-Jacques Demafouth lui-même peuvent le confirmer. Mais les récentes déclarations des mouvements de rébellion semblent contenir plus de menaces que de revendications politiques. Au surplus, la défaite cuisante, voire humiliante subie par des politiques dont les partisans sont de tous poils, devrait non pas réjouir, mais sensibiliser le Général Bozizé.

La victoire obtenue dans les conditions que nous avons ici résumées n’est pas une prime à la paix. C’est l’usage qu’en fera l’élu qui la mettra au service des nobles idéaux du peuple centrafricain. L’arrogance affichée des amis du Président centrafricain tout au long et à l’issue du processus est superflue et même nuisible. Dans un Etat délabré comme la Centrafrique, nul ne devrait être de trop pour la construction de la cité. Je rêve, je le sais, mais autant rêver.

 

NDLR : La vérité est que tous ces chiffres électoraux ne représentent rien du tout.

 

Le président centrafricain Bozizé obtient une majorité contestée

Bangui 03/01/2011 (Reuters) - Le chef de l'Etat centrafricain, François Bozizé, a remporté la majorité des voix au scrutin présidentiel du 23 janvier, mais ses adversaires ont rapidement qualifié ce résultat provisoire de frauduleux.

Porté au pouvoir par un coup de force en 2003, Bozizé a obtenu 66% des suffrages exprimés, ce qui lui permet d'envisager un nouveau mandat de cinq ans sans second tour de scrutin, a annoncé mardi soir la commission électorale.

Les résultats ont été présentés lors d'une cérémonie à laquelle assistaient l'ambassadeur de France, ex-puissance de tutelle, et un représentant de l'ambassade des Etats-Unis.

D'autres candidats ont dénoncé des irrégularités en accusant l'organe électoral de parti pris en faveur de Bozizé.

"Nous venons de subir un second coup d'Etat après celui du 15 mars 2003", a déclaré l'ancien président Ange Félix Patassé, arrivé en deuxième position avec 20% des suffrages.
Martin Ziguélé, ex-Premier ministre de Patassé, s'inscrit en troisième position avec un peu plus de six pour cent des voix.

L'opposition avait retiré ses représentants de la commission électorale la semaine dernière, des résultats préliminaires ayant fait apparaître Bozizé en tête.

La République centrafricaine recèle d'importantes quantités d'uranium, d'or et de diamants, mais l'instabilité et l'isolement, dû notamment à des infrastructures routières dégradées, y découragent les investisseurs.

Outre des groupes rebelles autochtones, les insurgés de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), arrivés d'Ouganda il y a plusieurs années, terrorisent les populations civiles.
Des casques bleus déployés dans le Nord s'en sont retirés l'an dernier, mais une force de paix régionale reste en place dans le pays afin de soutenir l'armée gouvernementale.


Paul-Marin Ngoupana, Philippe Bas-Rabérin pour le service français

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 15:52

 

 

Ndoutingai

 

Centrafrique : Des exploitants d’or européens et africains explorent le terrain

Ai- Rca- Jeudi, 03 Février 2011 15:40 - Le groupe des banquiers devant financer le Projet Passandro  Axmin de Ndassima à Bambari, chef-lieu de la Ouaka a été reçu en audience par le chef de l'Etat François Bozize le 2 février  au Palais de la Renaissance.

Selon une source proche de la présidence, ces banquiers en  provenance de l'Angleterre, de Toronto au Canada et de l'Afrique du Sud sont venus s'assurer de la caution du président de la république avant  toute opération de décaissement  au profit du groupe Axmin, spécialisé dans l'exploitation industrielle de l'or.

« Cette rencontre avec le chef de l'Etat François Bozize vise à démarrer  le projet de Ndassima" a déclaré Georges Roch, Directeur Général de Axmin ajoutant qu’il s’agit  surtout de pouvoir lui donner des informations sur le processus de son déroulement  après étude bancable de faisabilité.

A en croire M Roche, le groupe Axmin est en train  de finir la partie design  et engineering et bientôt l'étude de faisabilité.

"Maintenant il faudrait que les banquiers et les partenaires puissent analyser tout cela puis qu'il sont là pour s’assurer que le projet  est bancable", a-t-il indiqué.

Il convient de préciser que, la phase de l'exploitation industrielle de l'or du Projet Passandro Axmin est prévue pour  cette année.

 

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Ca y est ! L’opacité et la cupidité dans la gestion des mines par Bozizé et Ndoutingaï reprennent après une petite suspension en raison de la trêve électorale. Pourquoi cela devrait changer puisque le dépeceur est toujours fidèle au poste… !  

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 02:32

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

 

 

3 janvier 2011  Juliette Abandokwe

 

Le tableau synoptique en pièce jointe retrace les irrégularités massives qui ont émaillé les élections présidentielles du 23 janvier dernier en RCA, et qui permettent donc au Général François Bozizé d'obtenir plus de 66% des voix.

Malgré ces irrégularités officiellement dénoncées avant, pendant et après le scrutin, et notamment avant la proclamation des résultats, les Nations Unies ainsi que la communauté internationale n'a répondu à ces dénonciations qu'extrêmement mollement, et n'ont en tout cas pas pris position. 

Au vu de ces nombreuses fraudes, le peuple Centrafricain une fois de plus n'a pas pu s'exprimer librement et démocratiquement, et le résultat du scrutin étant de toute évidence illégal, qu'on le veuille ou non. 

Le silence toujours aussi assourdissant de la communauté internationale, des Nations Unies et de la France, dans la perspective des ingérences récentes dans d'autres pays du continent africain, est une preuve supplémentaire de l'attitude foncièrement antidémocratique des puissances occidentales qui se réclament de la Gendarmerie du Monde.

Il est à rappeler ici une fois de plus que de valider l'élection d'un candidat en présence d'innombrables preuves et de témoignages de fraudes extrêmement grossières, au détriment de l'expression libre et transparente de la voix peuple, est un crime contre l'humanité.

A bon entendeur.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 02:28

 

 

CFC

 

 

Par RFI jeudi 03 février 2011

En Centrafrique l'opposition s'organise suite aux résultats provisoires, qui donnent le président sortant, François Bozizé, vainqueur dès le premier tour. Il aurait obtenu 66% des suffrages selon la Commission électorale, qui est contestée. La Cour constitutionnelle doit encore proclamer les résultats. L'opposition s'apprête à déposer des recours en annulation et elle a prévu de se retrouver jeudi 3 février 2011.

La réunion des quatre candidats opposés à François Bozizé dans la course à la présidentielle ont prévu de se retrouver au domicile de l'ancien chef d'Etat Ange-Félix Patassé. Le candidat indépendant est arrivé en deuxième position avec 20% des suffrages. « Ces résultats ne correspondent en rien à la volonté du peuple, il faut contrecarrer les velléités guerrières de Bozizé », a déclaré Simpliste Kodégué le porte-parole de Patassé.

La réunion devrait aboutir à une déclaration commune. Les quatre candidats vont étudier les moyens de coordonner leurs recours en annulation auprès de la Cour constitutionnelle. Certains candidats ne se font aucune illusion sur les chances d'aboutir. « Nous allons être débouté, j'en suis sûr à cent pour cent », a confié un candidat qui a préféré garder l'anonymat.

La réunion de ce jeudi matin vise aussi à ce qu'aucun candidat ne sorte du lot pour prendre des initiatives susceptibles de perturber la paix dans le pays. « C'est notre objectif principal », a dit Emile Nakombo, le candidat du RDC. Les quatre candidats malheureux devront aussi discuter de la survie de l'opposition qui même dans des ses fiefs a été humiliée.

 

03/02/2011 par Nicolas Champeaux

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 02:21

 

 

bozizeok.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 02 Février 2011 13:32

La délibération globale du scrutin du 23 janvier 2011 en Centrafrique par la Commission électorale indépendante (CEI) est divertissement appréciée à Bangui, capitale du pays, et dans les villes des provinces du pays. Radio Ndeke Luka (RNL) a fait le tour ce 2 février, des différents acteurs impliqués dans le processus, pour avoir recueillir leurs avis.

Jean Jacques Démafouth, candidat de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP) crédité du plus faible score à l’élection présidentielle, accuse « la prestation calamiteuse de la CEI qui a jeté un discrédit total sur ces résultats, et donne une honte nationale ». Le candidat de la NAP déclare tout de même « avoir pris acte de ces résultats mais attend le verdict final de la Cour constitutionnelle ».

« Nous rejetons en bloc ce que nous appelons une mascarade électorale qui n’honore pas le peuple centrafricain et nous ignorons ces résultats » a affirmé pour sa part Martin Ziguélé, candidat du Mouvement du Peuple Centrafricain (MLPC), 3e du scrutin. « Depuis notre conférence de presse du 25 janvier 2011, nous continuons de collecter des éléments de preuve qui vont nous permettre de saisir la Cour constitutionnelle  dans les 48h » a-t-il conclu.

Du côté du pouvoir et de son parti KNK, on pavoise. « C’est la victoire du peuple centrafricain, la victoire de la démocratie » défend Fidèle Gouandjika, porte-parole du gouvernement. Selon lui, « le président Bozizé a été plébiscité par le peuple centrafricain pour un bon travail bâti depuis 7 ans, date du sursaut patriotique ».

Fulgence Zeneth, Coordonnateur général et porte-parole de l’Observatoire national des élections (ONE) tempère les ardeurs : « cette étape ouvre la voix à celle des contentieux électoraux, qui seront traités par la Cour constitutionnelleIl y a eu  effectivement des irrégularités pendant le déroulement du scrutin, mais qui ne sont pas de nature à entacher la crédibilité de ces élections ». Le coordonnateur de l’ONE appelle le juge constitutionnel « à dire le droit sur ces contentieux ».

Dans les rues de Bangui que des journalistes de Radio Ndeke Luka ont sillonné, les avis sont partagés sur ces résultats. Mais la plupart des personnes interrogées disent attendre la décision de la Cour constitutionnelle.

A Birao dans l’extrême nord-est du pays, la population s’est réveillée avec une liesse pour la victoire du candidat du KNK (Kwa na Kwa).

Un calme est cependant observé à Bangassou (centre) où certaines personnes interrogées par le correspondant de RNL dans la ville estiment que seule la paix elles attendent.

A Bria dans le centre-est, « il n’y a pas eu de manifestation publique dans la ville pour cette victoire mais chacun savoure la victoire à sa propre manière », a constaté le correspondant de Ndeke Luka. Cette ambiance est tout de même observée à Mbaïki (au sud) par le correspondant de RNL.

Seulement à Boali, ville située à 95 km au nord-ouest de Bangui, le correspondant de la radio a observé quelques manifestations organisées par les ouvriers du parti travaillistes KNK. La population vaque cependant à ses occupations habituelles.

Le dossier des procès-verbaux du scrutin sont remis ce 02 février à la cour constitutionnelle. Celle-ci aura 7 jours pour donner le verdict final. Jusqu’à 14h (heure locale, 13h TU), la CEI n’a pas encore rendu public les résultats des législatives.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 02:14

 

 

file de vote à Bangui

 

 

J.A n°2612 du 30 janvier au 6 février 2011

Les élections du 23 janvier 2011 ressemblent aux minibus qui se traînent sur l'avenue des Martyrs, une grande artère de Bangui. Une ficelle remplace une poignée, une autre maintient le coffre fermé, et Ie conducteur doit s'y prendre à plusieurs fois pour faire démarrer la carcasse.

De bout en bout, l'organisation des scrutins présidentiel et législatif aura été artisanale, Le jour J, de nombreux électeurs n'ont pas trouvé leur nom sur les listes - manuscrites - pour certaines affichées le matin même.

D'autres ont présenté des morceaux de papier griffonnés au stylo en guise de carte. Le vote, qui devait prendre fin à 16 heures, s'est souvent poursuivi dans la nuit, à la lueur des bougies, pour rattraper une ouverture tardive des bureaux.

Trois jours plus tard, la compilation des 9000 procès-verbaux à la Commission électorale indépendante (CEI) a débuté dans l'anarchie. Plusieurs observateurs prévoyaient que les opérations s'éterniseraient. Mais l'annonce de résultats provisoires partiels a inopinément commencé le 27 janvier.

Placardés devant les bureaux de vote, les procès-verbaux donnaient gagnant le chef de l'État, François Bozizé, dès le premier tour (à l'heure où nous mettions sous presse).

Organiser des élections en Centrafrique est un défi. Plus vaste que la France, le pays est peuplé de seulement 4 millions d'habitants. Depuis 2005, il est éprouvé par des rébellions intermittentes. Ses moyens étant très limités (6500 hommes, quatre avions et un hélicoptère), l'armée doit s'appuyer sur la Mission de consolidation de la paix (Micopax), forte de 500 militaires et de 250 policiers fournis par la Communauté économique des États de l'Afrique centrale. Avec un budget de 320 millions d'euros pour 2011, l'État est démuni.

« GAINS ÉGOÏSTES »

Mais pour l'opposition, le bricolage électoral n'est pas dû à un problème de logistique. Avant même l'annonce des résultats, Martin Ziguélé, Jean-Jacques Demafouth et Émile Gros-Raymond Nakombo - trois des quatre adversaires de François Bozizé, réunis au sein du Collectif des forces du changement (CFC) - ont dénoncé un « hold-up électoral méticuleusement préparé et soigneusement exécuté par le général Bozizé et son parti ».

Ils brandissent un document de six pages qui recense les irrégularités préfecture par préfecture, et se disent prêts à déposer un recours en annulation du scrutin devant la Cour constitutionnelle après la proclamation définitive des résultats. Le 27 janvier, leurs représentants démissionnaient de la CEI. Le déroulement du vote ne satisfait pas davantage le cinquième candidat, Ange-Félix Patassé: « Nous nageons dans un brouillard total », confiait-il à J.A. le lendemain du scrutin.

Dans le camp adverse. on fait la sourde oreille. Et l'on explique le triomphe orange - la couleur de campagne de Bozizé - par la popularité du président. « ll a mis en place un mécanisme qui permet de libérer la conscience du peuple », avance Elie Oueifio, le secrétaire général du KNK (Kwa na kwa: « le travail, rien que le travail » en sango), le parti au pouvoir.

Et d'ajouter: « Dans l'opposition, ils sont de mauvaise foi et obnubilés par des gains égoïstes. »

Après un accouchement pénible - le scrutin a été reporté deux fois - ces élections étaient censées mettre fin aux inimitiés politiques et ouvrir une nouvelle ère: celle de relations apaisées, en vue de la paix et de l’intérêt national. C'est du moins ce qu’avaient décidé les candidats d’aujourd’hui en entamant un « dialogue politique inclusif », en décembre 200g, aux côtés de représentants de la société civile et d'anciens rebelles qui avaient déposé les armes. Révision du code électoral, création d’une CEI, fixation d'un calendrier... Malgré quelques anicroches, les participants s’étaient mis d'accord autour de grands principes. Mais cette séance de thérapie collective fait long feu.

PASSÉ DOULOUREUX

La présidence de la CEI revient au pasteur Joseph Binguimalé, un fidèle du chef de l'État. Cet ancien mécanicien de chez Renault, jugé « incompétent » par un diplomate africain, prend des décisions unilatérales. Le vote devient manuel (et non informatique), le délai de dépôt des candidatures est écourté. « La CEI était aux ordres de la présidence », estime un diplomate occidental. Pourtant représenté au sein de la commission, notamment par le biais de son vice-président, le CFC menace plusieurs fois - de boycotter le scrutin.

Des médiateurs sauvent la situation in extremis. Notamment Pierre Buyoya, l'ancien président du Burundi, au nom de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), et Mgr Paulin Pomodimo, médiateur de la République et ancien archevêque de Bangui.

« Il y a un passé douloureux entre François Bozizé et chaque adversaire. La rationalité et l'intérêt national ne peuvent guider les comportements », explique Pomodimo.

A l'exception d’Émile Gros Raymond Nakombo, la bataille électorale oppose les membres d’un clan qui a éclaté. En 2001, pendant quelques semaines, quatre des cinq candidats actuels avaient été associés au pouvoir: Bozizé comme chef d’état-major, et Demafouth comme ministre de la Défense et Ziguélé à la primature.

Président deux fois élu (en 1993 et en1999), Patassé était alors leur doyen et maître. Mais, en mars 2003, le coup d'Etat de Bozizé redistribue les cartes. Le nouveau président consolide son pouvoir et Martin Ziguélé devient sa bête noire.

AUCUN RENDEZ-VOUS

Aujourd'hui, dans le mouchoir de poche qu'est la capitale, le chef de l'Etat et ses adversaires se frôlent sans jamais se rencontrer en privé.

« Mon dernier tête-à-tête avec Bozizé remonte à 2006, se souvient Ziguélé. Depuis, j'ai sollicité plusieurs audiences, mais elles m'ont été refusées. »

Pour Patassé, le dernier rendez-vous avec le chef de l’État remonte à avril 2010. Demafouth n’a pas eu droit à un entretien depuis qu’il est rentré de son exil en France, en 200g.

Dans un tel contexte, le chaos du 23 janvier n'est pas une surprise.

« La veille du scrutin, nous étions très inquiets de voir que les listes n'étaient toujours pas affichées ». raconte Pierre Buyoya. L’opposition a accepté d'y participer en connaissance de cause. « Si nous l’avions boycotté, nous serions passés pour des opposants radicaux et aurions été hors-jeu », se défend Ziguélé.

Jugeant cette élection mal organisée, la communauté internationale s’est pourtant impliquée jusqu’au bout.

L'Union européenne, qui l’a financée à hauteur de 45 % (soit 7,5 millions d'euros), en est le principal bailleur.

Aux côtés de la France, de Saleh Work Zewdé, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies, du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et de l'OIF notamment, elle a fait partie de son « comité de pilotage ».

« Il faut que ces élections aient lieu pour que nous ayons des lendemains meilleurs », prévenait Paulin Pomodimo la veille du vote. lls pourront l'être, à condition que la déception politique soit entendue. Dans le passé, elle s'est plusieurs fois muée en rébellion.

 

MARIANNE MEUNIER, envoyée spéciale de Jeune Afrique à Bangui

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