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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 01:51

 

 

 

 

 

BANGUI : LE MAINTIEN DES MINISTRES DE LA SÉLÉKA RAVIVE LES DOUTES

 

Djotodia et Nourredine

 

 

Bangui, 19 mars 2013 (RJDH) – Les cinq ministres issus de la coalition Séléka sont toujours maintenus par les rebelles à Sibut (centre). A Bangui,  les voix se lèvent  sur l’attitude des rebelles. Certaines personnes prennent au sérieux la menace des rebelles à reprendre les hostilités, alors que d’autres voient la mauvaise volonté de ces derniers à faire perdurer la souffrance du peuple centrafricain.


Le maintien des ministres membres de la Séléka est au centre des discussions à Bangui. Dans les bars dancings, restaurants ou dans les bureaux administratifs, tout le monde se préoccupe de ce nouveau revirement dans la crise centrafricaine.


« En maintenant les ministres à Sibut, les rebelles veulent forcer la main au pouvoir de Bangui, pour mettre en pratique ce qui a été dit et signé à Libreville. Le gouvernement a intérêt à accéder aux revendications des rebelles, pour mettre fin à la souffrance des centrafricains », a dit Roger Sourou, chauffeur dans une société privée de la place.


Pour Severin Garba, étudiant en géographie à l’Université de Bangui, « cet acte témoigne la mauvaise volonté des rebelles à faire endurer la souffrance de la population centrafricaine. Les onze points qu’ils ont posés, sont  impossibles à réaliser, conformément à l’ultimatum de trois jours qu’ils ont donné ».


Fulgence Zeneth, activiste des Droits de l’Homme et coordonnateur de l’Observatoire national des élections pense que « le maintien des membres du gouvernement d’union nationale à Sibut par la coalition Séléka est une mauvaise publicité pour la République centrafricaine. C’est en même temps un message pour que les autorités puissent rompre avec l’attentisme qui se développe et qui devient presqu’une vertu dans notre pays ».


Pour lui, « il est à craindre que dans les jours à venir, nous puissions faire la messe de requiem des accords de Libreville qui ne semblent pas préoccuper nos autorités qui devraient être les premiers concernés par la crise centrafricaine ».


Face aux revendications des rebelles, Fulgence Zeneth pense que « les pressions, les ultimatums ne vont pas résoudre le problème actuel. C’est une crise profonde et sérieuse. La logique de la guerre ne pourra pas être une solution. Lorsqu’on adopte la position maximaliste, cela peut être regrettable ».


L’activiste des Droits de l’homme pense aussi que certaines revendications des membres de la Séléka ne sont pas du domaine du droit. Sur le fait que les rebelles demandent qu’ils soient recrutés dans l’armée afin d’assurer la protection de leurs leaders qui sont dans le gouvernement, Fulgence Zeneth mentionne que « les ministres membres de la Séléka sont ministres de la République centrafricaine, ils ne sont pas ministres de la Séléka. C’est important qu’on relève et qu’on signale cette situation. C’est au gouvernement d’assurer la sécurité de ses membres », a-t-il martelé.

 

En ce qui concerne le recours à la force pour régler l’actuelle crise, Fulgence Zeneth mentionne que « la voix de la force est une voix de règlement, mais c’est une mauvaise voix. Seule la voix du dialogue peut être privilégiée. Mais, cela n’exclut pas qu’on mette la pression nécessaire sur tous les acteurs pour qu’ils appliquent ces accords. S’il y a une mauvaise volonté comme on le constate aujourd’hui, il y a des amis de la République centrafricaine qui ont suffisamment de moyen et de poids, pour faire plier ceux qui ne veulent pas entendre la raison ».

 

Les éléments de la coalition Séléka qui ont maintenu depuis dimanche cinq ministres issus de leur, ont posé onze points de revendication au pouvoir de Bangui faute de quoi, ils vont reprendre les hostilités dans un délai de trois jours. Il s’agit du ministre de la Défense Michel Djotodjia, le ministre de la Communication Christophe Gazam-Betty, celui des eaux et forêts Mohamed Moussa Dhaffane, le Ministère de la Géologie, des recherches minières et de l’hydraulique, Herbert Djono Ahaba, et Amalas Amias Haroun du commerce, alors qu’ils se sont rendus à Sibut (centre) avec une délégation de la communauté internationale, pour sensibiliser les rebelles sur le processus de leur désarmement et réinsertion.


KOUANGO : DIFFICILE COHABITATION ENTRE LES REBELLES DE LA SÉLÉKA ET LES AUTOCHTONES

 

combattants Séléka près de Damara

 


Kouango, 19 mars 2013 (RJDH) – La population de Kouango (Sud), une des localités sous occupation des hommes de la Séléka, se plaignent de leur cohabitation avec ces rebelles. Selon les témoignages recueillis par le RJDH, ces hommes armés sont très agressifs et n’hésitent pas à faire usage de leurs armes sur la population.


Les habitants de Kouango ont fait savoir que ces rebelles  commettent souvent leur forfait avec l’appui de certains jeunes natifs de la ville, qui doigtaient les victimes.


« Il suffit de dire qu’une personne est de coloration politique du parti ‘’KNK’’ ou qu’elle est un agent de l’Etat, pour que les rebelles se jettent sur lui », a témoigné un habitant de Kouango qui a réussi à regagner Bangui par voie fluviale.


En plus des agents de l’Etat et les pro-Bozizé, la même source ajoute que les habitants qui ont un peu de moyen financier ou qui ont des outils de valeur sont indexés par les jeunes aux rebelles. « Un instituteur a été battu par les rebelles, car il voulait défendre un agriculteur chez qui les hommes de la Séléka ont pris de force ses deux paires de bœufs qui lui servaient de faire la culture attelée », a-t-elle illustré.

 

 

BANGUI : ENCORE UNE MARCHE DE PROTESTATION CONTRE LES REBELLES DE LA SÉLÉKA

 

Bangui, 19 mars 2013 (RJDH)- Les organisations féminines  centrafricaines ont encore marché ce mardi 19 mars, en  attachant des feuilles de palmier au tour du rein et sur la tête en guise de deuil et de mécontentement. Le but de leur manifestation est de revendiquer du gouvernement, la paix, la sécurité et l’arrêt  systématique des hostilités des éléments de la Séléka.


Cette manifestation intervient après l’ultimatum lancé par les rebelles, le dimanche dernier.


Selon Marguerite Koffio, présidente de l’organisation des femmes  Centrafricaines (OFCA), à l’issu de cette marche, un mémorandum a été remis au président de la République centrafricaine, chef de l’Etat, au Premier ministre chef du gouvernement, à l’ambassade de France, du Congo Brazzaville et au maire de la ville de Bangui, « dans le but de dire NON à la reprise des hostilités par les rebelles de la coalition Séléka », a-t-elle dit.


Marguerite Koffio précise que la République centrafricaine avait signé un accord de défense avec la France depuis longtemps. Voilà pourquoi un mémorandum sera remis à l’Ambassadeur de la France.


Une veuve dont son mari a été tué au front par les rebelles de la Séléka, a interpelé les autres épouses des Forces armées centrafricaines à la solidarité. « Aujourd’hui je suis veuve parce que les rebelles  ont tué mon mari. C’est une blessure au fond de mon cœur que je ne saurais guérir. Mais en tant qu’épouse, veuve et mère des orphelins, je n’aimerais pas que des femmes connaissent ma situation actuelle à travers la persistance des hostilités », a-t-elle souligné.


Le dimanche 17 mars, une mission constituée des cinq ministres issus de la coalition Séléka et le représentant du médiateur, le président congolais Denis Sassou Nguesso, s’est rendue à Sibut (centre) pour sensibiliser les éléments de cette rébellion sur le processus du désarment et réinsertion.


Pendant la mission, les leaders de la Séléka membres du gouvernement ont été maintenus par leurs éléments. Ces derniers ont posé des conditions au président Bozizé pour une sortie de crise. Ils ont également lancé un ultimatum de 72 heures au pouvoir de Bangui, sinon ils marcheront sur Bangui.

 


 

BATANGAFO : L’ONG COIAP ASSISTE DES VICTIMES DES EXACTIONS DE LA SÉLÉKA

 

Batangafo, le 19 mars 2013 (RJDH) – Les habitants de Kabo qui ont fui les exactions des  rebelles de la Séléka, pour se réfugier à Batangafo (nord), ont reçu des lots de médicaments ce mardi 19 mars, de la part de l’ONG Coopérative internationale de l’armature des pêches (COIAP).


Selon le docteur Kaïmba Notoumba, coordonnateur de COIAP, cette aide va permettre aux déplacés internes de se prendre en charge dans leurs zones de cachette, afin de baisser le taux de mortalité et de soulager certaines charges qui pèsent sur l’ONG Médecin sans frontière.


« Nous allons également consulter les déplacés qui sont malades, afin de leurs fournir des médicaments pour leurs soins », a-t-il dit.


Jeannette Kofikété, l’une des  bénéficiaires a affirmé que cette aide est la bienvenue pour les déplacés internes qui souffrent de toutes sortes de maladies dans la brousse. « Dans notre lieu de cachette, nous sommes exposés aux différentes maladies. La majorité des enfants souffrent du paludisme, de la fièvre jaune et des parasites », a-t-elle ajouté.

 

 

 

BERBERATI : LA VIOLATION DES DROITS DE L’HOMME MONTE EN FLÈCHE À GAMBOULA

 

Berberati, 19 mars 2013 (RJDH)- Les actes des violations de droit de l’homme sont récurrents dans la sous-préfecture de Gamboula (ouest). Un constat fait par l’Association centrafricaine pour la promotion, la protection et la défense des droits de l’homme (ACPPDH) qui a effectué une tournée du 15 au 16 mars dans cette localité.


Le  dirigeant de l’ACPPDH, Didier Babézolo, a cité entre autres les amendes irrégulières, le rançonnage de la population par les forces de l’ordre qui, selon lui, sont des actes de violation des droits de l’homme.


Celui-ci a par ailleurs souhaité le respect des autorités et le rétablissement de la confiance entre ces dernières et la population, comme solution et un pas vers le respect des droits de l’homme.


ACPPDH est une structure de la défense des droits de l’homme. Le but de sa tournée dans les villes de la préfecture de la Mambéré-Kadeï est de sensibiliser la population sur leur droit. A l’issue  du déplacement, un bureau a été mise en place dans la localité de Gamboula.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:47

 

 

 

 

Djotodia-vers-Sibut.jpg


 

RFI  mardi 19 mars 2013

 

En République centrafricaine, le délai de trois jours donné dimanche dernier par la rébellion de la Séléka aux autorités centrafricaines, pour répondre à ses revendications, expire mercredi 20 mars. Les rebelles menacent de reprendre les armes le jour même de la fin de l’ultimatum. Depuis dimanche, les deux parties n’ont toujours pas entamé de négociations. Le général Noël Léonard Essongo, Haut représentant du médiateur, le président congolais, Denis Sassou Nguesso, lance un appel aux responsables de la Séléka.

 

La rébellion de la Séléka, qui retient, depuis dimanche dernier, cinq ministres issus de leurs rangs, à Sibut – à environ 160 km au nord de Bangui – estime que les accords de paix de Libreville ne sont pas respectés et demande – entre autres – la libération des prisonniers politiques, le retrait des troupes sud-africaines du pays et la levée des barrages.

 

« Ce n’est pas ce que l’on souhaite », assure le colonel Narkoyo, l’un des chefs militaires de la Séléka, « mais si nous n’avons d’autre choix, alors nous reprendrons les armes », a-t-il affirmé.

 

«  On attend, on attend, on ne nous a pas contactés  », a affirmé, de son côté, le colonel Bordas, l’un des porte-parole de la rébellion, joint par RFI, avant de poursuivre : « c’est au président, François Bozizé, de prendre l’initiative et de donner une réponse à nos revendications », a-t-il estimé.

 

Pour sa part, la présidence estime qu'il n'est pas possible d'entamer des discussions sous la menace. Selon Gaston Mackouzangba, porte-parole du président centrafricain, en lançant un ultimatum, la Séléka a choisi la logique de rupture. « On ne négocie pas dans ces conditions », a-t-il fait savoir avant d’ajouter : « on ne peut pas discuter l’arme sur la tempe », a expliqué le porte-parole du président Bozizé.

 

Joint par RFI, le général Essongo, médiateur du président congolais, Denis Sassou Nguesso, indique, quant à lui, qu’il a bien tenté de joindre les ministres Séléka, retenus à Sibut, mais sans succès. Il lance un appel aux responsables de la Séléka.

 

Général Noël Léonard Essongo  Médiateur du président congolais, Denis Sassou Nguesso

 

« Les médiateurs demandent que la Séléka ne puisse pas entreprendre quoi que ce soit pouvant compromettre les accords de Libreville ».

 

 

 

NDLR : Le Premier Ministre Nicolas TIANGAYE a fait une déclaration ce soir à Bangui que CAP ne sera en mesure de publier que dans sa parution du mercredi  dans la journée. En résumé, il appelait tout le monde à respecter les Accords de Libreville dont seule l'application par toutes les parties prenantes permettra à notre pays de retrouver une paix durable et de sortir de la crise. 

 

Toujours selon nos informations d'une source proche de Bozizé ayant requis l'anonymat, celui-ci devrait également faire ce mercredi une déclaration à quelques heures de l'expiration de l'ultimatum de Séléka.  Il faut souhaiter que ce ne soit pas encore des propos incendiaire comme Bozizé en a l'art et qu'il saura prendre l'exacte mesure de la gravité de la situation dans laquelle son entêtement inutile et son sens de la roublardise a plongé le pays.

 

Il devrait vraisemblablement et selon nos sources et  lâcher du lest sur au moins deux revendications de Séléka notamment celle sur la libération des prisonniers et à propos du réajustement de la composition du gouvernement avec quelques portefeuilles supplémentaires concédés à Séléka. Si cela se confirme, il reste à savoir si Séléka s'en contentera ou maintiendra sa position sur la satisfaction de ses autres revendications. On ne devrait plus tarder à être situé avec le compte à rebours et l'expiration de l'ultimatum.     

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:34

 

 

 

rebelles-centraf.jpg

 

 

YAOUNDE Mardi 19 mars 2013 | 18:31 UTC (Xinhua) - A la veille de l'expiration de l'ultimatum de 72 heures lancé au pouvoir de Bangui à la suite de la séquestration de ses cinq ministres membres du gouvernement d'union nationale du 3 février, la coalition rebelle centrafricaine Séléka a accusé mardi le président François Bozizé de mijoter une attaque et s'est déclarée prête pour la riposte.


«Bozizé a envoyé deux porte-chars à Damara (ville du Centre de la République centrafricaine pourtant protégée par les forces de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale, NDLR). Nous aussi, on prend nos dispositions, on se prépare. D'après notre vision, lui-même n'est pas prêt pour la paix », a avancé dans un entretien à Xinhua le colonel Michel Narkoyo, porte-parole de la rébellion.


L'alliance rebelle qui a avait pris les armes en décembre pour renverser le régime de François Bozizé, a saisi le prétexte d'une mission de ces derniers à Sibut (Centre), une des sept villes sous son contrôle, pour faire prisonniers son propre leader, Michel Am Nondokro Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale et quatre autres ministres du cabinet dirigé par l'opposant Nicolas Tiangaye.


« On ne peut pas les libérer. Si on le fait, ils vont rejoindre ceux qui sont à « Guantanamo » (prison gouvernementale), à Bassangoa. Ils sont toujours à Sibut avec nos éléments. S'il n'y a pas une solution, il y a un grand risque de recours aux armes », a menacé l'ex-gendarme de deuxième classe promu au grade de colonel dans la rébellion.


Depuis la formation le 3 février du nouveau gouvernement de transition dont ils ont contesté la composition, estimant que le nombre de postes attribués à leur organisation était insuffisant, Narkoyo et d'autres dirigeants militaires et civils de la Séléka au rang desquels le porte-parole et coordonnateur international Eric Massi, réclament entre autres la libération des prisonniers politiques et le retrait des forces sud-africaines et ougandaises alliées du pouvoir de François Bozizé.


Ils disent prendre à témoin les Nations Unies, la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, à laquelle la RCA appartient) et le médiateur de la crise, le président congolais Denis Sassou Nguesso, soutenant que depuis 2007 ils respectent les clauses des accords de cessez-le-feu avec Bangui, accusé de dilatoire. « Il n'y a pas une manifestation de volonté de la paix de Bozizé», affirme Narkoyo.

 

Depuis leur séquestration dimanche, leurs cinq ministres n'ont reçu aucune visite, ni de l'Onu, ni de la CEEAC et du représentant de Sassou Nguesso à Bangui. « On ne leur interdit pas de venir », assure cependant Michel Narkoyo.


 Côté présidentiel, le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Equipement Crépin Mboli Goumba a réagi pour la première fois en regrettant le nouvel acte de la Séléka et l'appelant à la raison. « Il y a eu des revendications. On les examine à la lumière de l'accord de Libreville du 11 janvier », a-t-il souligné, peu avant une déclaration à la nation annoncée du Premier ministre.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:21

 

 

 

éléments Séléka vers Sibut

 

 

Après avoir déclenché une offensive militaire dans la Préfecture de MBOMOU, face aux troupes étrangères non communautaires et mercenaires lourdement armés par le Général François BOZIZÉ, en violation des Accords de Libreville, dans le but inavoué d’attaquer nos positions dans la Préfecture de la OUAKA, la coalition SÉLÉKA vient de mettre en déroute ces forces obscures par la prise et le contrôle de la ville de BANGASSOU, suite à des affrontements à 17 km de l’entrée de la ville. Par contre, la ville de GAMBO est prise sans combat, tout comme celle de RAFAI.

 

Dans leur fuite effrénée, ces troupes étrangères ont abandonné d’impressionnantes quantités d’armes et d’équipements militaires qui sont récupérées par nos vaillants éléments. Fier du courage de nos combattants, la coalition SÉLÉKA se réjouit de cette protection territoriale.

 

Nous récusons la présence des troupes étrangères non communautaires sur notre territoire. Elles ne sont nullement impliquées dans la gestion de la crise centrafricaine, tout comme ces mercenaires que le Général François BOZIZÉ a fait venir massivement en Centrafrique, en s’appropriant tous les points névralgiques de notre pays au détriment de nos forces régulières, les FACA, qui ne suscitent aucunement la confiance du Chef de l’Etat.

 

Sur notre Territoire National, partout où ces troupes étrangères non communautaires et mercenaires se trouveront, dès lors qu’ils constitueront une menace pour notre défense et notre sécurité, nous les affronterons et les déposséderons des armes achetées avec l’argent du contribuable centrafricain.

 

Nous invitons vivement le Général François BOZIZÉ à se mettre résolument sur le chemin de la paix, conformément aux engagements de Libreville, au lieu de pratiquer une politique de l’autruche qui lui sera forcément et bien fatalement préjudiciable.

 

Fait à Bambari le 20 Mars 2013


Justin KOMBO

 

Secrétaire Général - SÉLÉKA É-mail : zokoyzosozola@yahoo.com

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:14

 

logo-M2R.JPG

 

 

 

 

COMMUNIQUE OFFICIEL

 

M2R /n° 001 du 19 mars 2013

 

L’Alliance pour la Renaissance et la Refondation (A2R), ayant enregistré ces derniers temps de nombreuses adhésions tant civiles que militaires a décidé durant son dernier conclave tenu du 17 au 18 mars à Bangui de se transformer en Mouvement pour la Renaissance et la Refondation en abrégé (M2R).


Le M2R, poursuit naturellement les mêmes objectifs affichés par l’Alliance depuis son apparition en octobre 2012 à savoir : renverser le régime honteux du général BOZIZE et instaurer à l’intérieur des frontières de la RCA un véritable Etat de droit, promouvoir la culture d’une démocratie participative, instituer une gouvernance basée sur la probité, la justice et la performance. Contrairement à ce qui est distillé dans la presse étrangère, l’A2R ne regroupait pas en son sein d’anciens officiers, mais des officiers d’active, des sous-officiers, des militaires du rang en activité ainsi que des personnalités politiques civiles, animés par un idéal républicain.


Indigné par la tragi-comédie qui se joue en République Centrafricaine depuis le 11 janvier 2013 dans le cadre des Accords de Libreville que l’A2R était le premier à qualifier de mort-nés, le M2R s’engage à agir pour mettre fin au martyr du peuple centrafricain.


Le M2R interpelle les Généraux Denis SASSOU NGUESSO, Idriss DEBY ITNO, Joseph KABILA et leurs pairs de la CEEAC les Présidents OBIANG NGUEMA BASOGO, Paul BIYA, Ali BONGO ONDIMBA sur le sens du soutien encore apporté à François BOZIZE à ce jour. Spécialiste du reniement, ce dernier vient d’annoncer clairement le 15 mars 2013 qu’il sera candidat aux élections présidentielles en 2016, au grand dam du Président YAYI BONI qui avait cru bon plaider sa cause afin qu’il lui soit permis de terminer son mandat.


Le M2R lance un vibrant appel à la communauté internationale pour qu’elle cesse sa politique de l'autruche et affronte enfin la réalité. Consent-elle sciemment à commettre la même erreur qu’en Syrie en laissant la RCA sombrer irrémédiablement dans le chaos? Comme au Rwanda hier, va-t-elle feindre encore de ne rien voir, de ne rien entendre et de ne rien comprendre? Il est plus qu’urgent de voler au secours du peuple centrafricain agonisant et abandonné à son triste sort.


Le M2R est prêt et lance un appel solennel à l’Union Africaine et à la communauté internationale afin de renforcer ses capacités pour abréger les souffrances du peuple centrafricain, otage de Bozizé et de Seleka tous deux comptables du bilan désastreux des 10 années du régime en faillite. Que les bonnes volontés se manifestent pour aider à résoudre durablement la crise centrafricaine au lieu de tergiverser comme en Syrie où elles ne réagissent que tardivement. Dans tous les cas le M2R prendra ses responsabilités devant l’histoire.

 

Fait à Bangui le 19 mars 2013


Le coordonnateur


Salvador EDJEZEKANE

 

 

Mouvement pour la Renaissance et la Refondation/Mouvement politique alternatif en RCA

courriel : renaissancerefondation@gmail.com

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:10

 

 

 

Jean-Christian-Patasse.JPG

 

19 MARS 2O13


 

 

Nous venons d’apprendre par la voie de la presse la   retenue des cinq ministres de la coalition SELEKA qui font partie du nouveau gouvernement d’union nationale(GUN ) dirigé par l’ancien PRESIDENT du Conseil National de Transition de 2OO3 à 2OO5, période où le général-président venait de faire son coup d’état contre le Président Ange Félix-PATASSE .

 

Point n’est besoin de se douter de ce qui allait advenir avec ce gouvernement issu des accords du 11Janvier  2O13 à Libreville et qui a vu imposer l’ex-bâtonnier Nicolas TIANGAYE à l’autoproclamé « démocratiquement élu ». Dès le départ, le président BOZIZE ne voulait pas nommer celui-ci à la tête du Gouvernement de coalition. Il a fallu la pression du médiateur de cette crise centrafricaine Denis SASSOU-NGUESSOU et tous les CHEFS D’ETAT de la CEEAC pour qu’il entérine la décision prise collectivement au GABON. Il prétextait que l’opposition devait lui proposer quatre noms afin qu’il choisisse  un pour l’élever au sommet du Gouvernement. Après cette tergiversation, le Roi a fini par se rendre à l’évidence pour entériner le bon choix TOUT EN CREANT UN désordre à sa manière pour multiplier les postes ministériels à ses partisans pour ne pas être inquiété à l’exercice du pouvoir.


      Force est de constater que le Général-Président continue de narguer la communauté nationale et internationale sans être inquiété d’aucune manière. Nous rappelons à l’opinion que cet officier a pris une option sérieuse pour la destruction de notre pays car c’est à cause de lui qu’un grand nombre des fils et filles de Centrafrique ont péri avec sa déclaration radiophonique en mars 1982, les tentatives des diverses mutineries ou de coups d’état de 1996, 1997-1998, 2OO1, 2OO2 et 2OO3 sont là pour démontrer que nous ne nous fondons pas sur du néant pour étayer notre remarque. Ces villages (28) dans la sous-préfecture de Paoua et la totalité des quartiers et village de MARKOUNDA ont connu  la même sanction par le pouvoir dirigé par le Président André KOLINGBA.


                      Nous dénonçons avec vigueur toutes ces atrocités imposées au peuple Centrafricain par son comportement indigne d’un officier général qui ne respecte jamais les institutions républicaines et qui, de surcroit déclare aux journalistes et à la population qu’il a conquis son pouvoir par les armes et ceux qui voudraient le faire partir devraient utiliser la même voie(sic). Faut-il s’étonner de ce qui se passe actuellement sur le pré-carré  de Centrafrique ? Vous venez d’écouter encore pour la énième fois sa déclaration radiodiffusée le 15 mars 2O13 en Sango  l’une des langues nationales centrafricaines qu’il se représenterait aux élections présidentielles et législatives de 2O16 alors qu’il venait  d’apogée  sa signature à l’accord du 11 Janvier 2O13.Jugez-vous  même, cet homme  qui continue de semer la zizanie  en trompant le monde entier.que la communauté nationale et internationale tirent la conclusion de la mise en application d’un tel accord ? Evidemment, le maintien des troupes Sud-Africaines et les rebellions sur l’ensemble du territoire lui permet de créer ces désordres pour  s‘autoproclamer l’Empereur de GAGA à l’instar de son maître à penser Jean-Bedel BOKASSA mais lui au moins a eu l’honneur de diriger son pays sans désordre sur son territoire.

                      Nous demandons au premier ministre Maître Nicolas TIANGAYE de prendre ses responsabilités pour ramener la paix et la concorde sur l’ensemble du territoire national afin de soulager la souffrance de la population qui est la proie de toutes les rébellions opérées jusqu’ici. Nous ne comprenons toujours pas la position ambigüe de l’actuel gouvernement dont il a la charge de conduire à son terme et les instances internationales appelées pudiquement la communauté internationale face à la crise centrafricaine qui connaissent la situation désastreuse dans laquelle ce pays est astreint de par la multiplicité des rebellions venues d’ailleurs comme celle de KONY qui n’a pas de frontière avec la République Centrafricaine ou ceux qui l’ont accompagné pour s’emparer du pouvoir de l’Etat et qui sont encore dans ses rangs et dont SELEKA inclus dans ses revendications sur les onze points cités par cette coalition


            La SELEKA dit avoir libéré les prisonniers de guerre détenus par cette coalition lors des hostilités de décembre dernier alors que le Général qui a procédé aux arrestations des familles des membres de SELEKA  ont été  assassinés par les bourreaux de M. BOZIZE et la mise en exécution des accords de paix de LIBREVILLE coince à cause de cette distorsion. Nous insistons pour la mise en application intégrale des termes des accords du 11 Décembre 2O12 avec la dissolution de l’assemblée nationale monocolore, le nettoyage du fichier général des élections, le recensement de la population et enfin la mise en place des organes de transition car nous avons déjà perdu assez de temps pour l’exécution de la feuille de route. Le SELEKA doit comprendre   que leurs pressions sur la population  sont incompatibles avec les accords signés à LIBREVILLE et qu’il doit tout mettre en œuvre pour protéger  celle-ci dans le strict respect de la loi fondamentale et des institutions ET SURTOUT RESPECTER LA FORME DE LA REPUBLIQUE QUI  EST  LA  LAICITE ET NON S’EN PRENDRE AUX EGLISES OU A LA STRUCTURE ETATIQUE., socles d’un pouvoir fort d’une nation.                                                                                                                                          

 

                                                            Fait à PARIS, LE 19 MARS  2013

 

                                                                 Jean-Christian PATASSE           
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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 19:50

 

 

 

combattants Séléka à Sibut

 

 

 

YAOUNDE Mardi 19 mars 2013 | 18:16 UTC (Xinhua) - Une déclaration du Premier ministre du gouvernement d'union nationale et de transition centrafricain, Nicolas Tiangaye, aura lieu dans les prochaines heures sur les revendications de la coalition rebelle Séléka qui a fait prisonniers ses cinq ministres membres de ce cabinet, a confié à Xinhua le porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli Goumba.

 

Le chef de file de l'opposition centrafricaine nommé chef du gouvernement à la faveur des accords de paix conclus le 11 janvier à Libreville au Gabon en vue de la résolution de la crise entre le pouvoir du président François Bozizé et Séléka qui avait pris les armes en décembre pour le renverser, n'avait pas fait de déclaration publique depuis la formation de son équipe le 3 février.

 

 Sa communication attendue ce mardi sera une réaction aux revendications de la rébellion qui a décidé de séquestrer depuis dimanche ses ministres dont son propre leader lui-même Michel Am Nondokro Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale qui venait de rentrer trois jours auparavant d'un déplacement pour des soins médicaux au Gabon. La Séléka a publié une liste de onze revendications au pouvoir de François Bozizé de non-respect de certains termes des accords de Libreville tels la libération des prisonniers politiques et le retrait des forces sud-africaines et ougandaises alliées de Bangui.

 

"Il y a eu des revendications. On les examine à la lumière de l'accord de Libreville du 11 janvier", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Mboli Goumba, ministre de l'Equipement, pour qui la position des autorités du pays se résume à un appel au dialogue et à la paix à destination des " frères" de la Séléka. Selon lui, la déclaration imminente à la nation du Premier ministre devra mettre en évidence l'esprit de cet accord qui est de régler les problèmes pour un retour définitif à la paix en République centrafricaine (RCA).

 

 

 

NDLR : Les revendications de Séléka, qu'on le sache, ont surtout et d'abord été adressées à BOZIZE et non au Premier Ministre. C'est donc à BOZIZE dont l'attitude politique de refus d'appliquer les Accords de Libreville en ce qui le concerne a été stigmatisée par la rébellion de répondre aux termes de l'ultimatum.  Il ne peut se retrancher dans un silence assourdissant car c'est de sa réponse claire à ces revendications que les hostilités militaires reprendront ou non. Il ne sert à rien qu'il se cache derrière son petit doigt comme il a l'habitude de le faire et laisser le chaos s'installer dans le pays. Sa roublardise n'a que trop duré. Veut-il le retour d'une paix durable dans ce pays ou non ? C'est lui seul qui doit apporter les réponses à ces lancinantes questions.  

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 18:22

 

 

 

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March 19, 2013

 

L'ADLE se félicite de la nomination de Louis Michel (MR, Belgique) comme Envoyé spécial pour le suivi de la situation politique en République Centrafricaine au titre de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). L'ancien ministre belge des Affaires étrangères, défenseur infatigable de la cause africaine, aura pour mandat de permettre à la Francophonie de contribuer à la mise en œuvre des accords de Libreville de réconciliation nationale.

 

 

Francophonie : Louis Michel envoyé spécial de l'OIF en Centrafrique

 

lavenir.net - 19/03/2013

 

Ancien ministre des Affaires étrangères belge et un ancien commissaire européen

 

L’eurodéputé Louis Michel a été désigné comme envoyé spécial de la Francophonie pour faciliter la mise en œuvre des accords de paix de Libreville qui ont débouché sur la formation d’un gouvernement d’union nationale en République centrafricaine (RCA), a annoncé mardi son parti, le MR de Belgique. Ce mandat, qui lui a été confié par le secrétaire général de la Francophonie, l’ancien président sénégalais Abdou Diouf, fait suite à la conclusion des accords de Libreville, le 11 janvier dernier, qui a permis la formation d’un gouvernement d’union nationale auquel participe la rébellion Séléka. «Il doit permettre à la Francophonie de contribuer à leur mise en œuvre», a souligné le MR sur son site internet.

  

M. Louis Michel, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien commissaire européen, aura notamment pour mission de faciliter la mise en œuvre des accords de Libreville. Il devra effectuer, en fonction d’un agenda à définir, de courtes missions en République centrafricaine ou dans la sous-région pour rencontrer les autorités nationales, les acteurs politiques et sociaux ainsi que les partenaires bilatéraux et multilatéraux. Il devra également faire des propositions à Diouf «en vue de conforter l’action de la Francophonie dans le cadre du processus de transition en cours» en RCA, précise le MR.



Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé l’accord de Libreville, la capitale du Gabon, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d’union nationale. La rébellion n’a cessé depuis lors de demander le respect de ces accords, avec notamment la libération de prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères, en particulier sud-africaines.

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 16:11

 

 

 

logo MLPC

 

 

 

Ziguele-Martin.JPG

 

 

 

DECLARATION DU PRESIDENT DU MLPC LORS DE LA REUNION DU COMITE AFRIQUE DE L'INTERNATIONALE SOCIALISTE A NIAMEY-NIGER- 17-18 MARS 2013

 

 

Le MLPC tient à réaffirmer son soutien politique total et sans réserve au peuple malien dans l'épreuve en cours, et salue l'intervention des troupes françaises, appuyée par des forces africaines, pour permettre à ce pays frère d'échapper  aussi bien à la balkanisation qu'à une recolonisation par des forces criminelles et obscurantistes.


Ce qui est fait pour le Mali aujourd'hui grâce à la solidarité à la fois internationale et interafricaine est un motif d'espoir pour tous les républicains et les démocrates africains. Cela nous rassure dans l'espoir que le pire n'est jamais sûr, si les femmes et les hommes de bonne volonté, décident de prendre leurs responsabilités devant l'histoire.


Cependant, il est clair qu'il appartient aux forces politiques maliennes, et principalement à la grande famille des forces politiques progressistes maliennes, de rendre irréversible, dans l'unité, le processus de refondation de l'Etat malien. J'ai pu vérifier sur le terrain, en toute humilité, qu'un très grand nombre de démocrates et de républicains maliens œuvrent pour cet objectif. Le soutien de mon parti le MLPC, ainsi que mon modeste soutien leur sont acquis. Parce que soutenir le Mali aujourd'hui, c'est nous soutenir nous -même,  car il ya d'autres Mali qui s'ignorent en Afrique subsaharienne, et que l'opinion africaine et internationale oublie. C'est le cas de mon pays, la République centrafricaine. 


  En effet, en décembre 2012, quatre mouvements de rébellion localisés dans le Nord-est de mon pays la République centrafricaine, ont repris les hostilités contre le pouvoir central de Bangui, motifs pris du fait que les engagements pris par le gouvernement centrafricain dans le cadre des Accords de Paix de Libreville de 2007 et 2008 n'étaient pas respectés.


En moins de deux semaines, les forces rebelles coalisées ont pris plus d'une dizaine de villes, occupant onze préfectures sur les seize que compte le pays, et il a fallu l'interposition d'urgence des forces tchadiennes à moins de 100 kms de Bangui, pour empêcher la chute de la capitale. Aujourd'hui encore, ce sont ces forces, appuyées par celles d'autres pays de la CEEAC dans le cadre de la MICOPAX, qui tentent de faire respecter l'accord de cessez-le-feu signé à Libreville le 11 janvier 2013, en même temps qu'un Accord Politique.


Cet Accord Politique qui vise principalement à ramener la paix et la sécurité sur toute l'étendue d'un territoire national à réunifier, afin de soulager les populations civiles en détresse, prévoit les principales dispositions suivantes:


- la désignation d'un Premier Ministre issu de l'opposition démocratique, et qui ne peut être démis pendant une période de transition d'une année renouvelable;


- la composition d'un Gouvernement d'Union nationale composées des parties prenantes aux négociations de paix que sont: la majorité présidentielle, l'opposition démocratique, la coalition rebelle SELEKA, la société civile, et les politico-militaires non combattants;


- l'organisation des élections législatives anticipées dans un délai d'un an;


- l'interdiction faite au Président actuel de la République, au Premier Ministre et aux membres du Gouvernement d'Union nationale d'être candidats aux élections présidentielles de 2016.

 

Le Premier Ministre, issu de l'opposition démocratique dont il était le Coordonnateur, a été nommé en la personne de Maître Nicolas TIANGAYE. Celui-ci a formé un Gouvernement d'Union Nationale composé des parties prenantes à la crise centrafricaine, mais déjà pour la formation de ce gouvernement, le Général Président François BOZIZE a délibérément signé un décret officialisant un gouvernement en plusieurs points différents de la proposition faite par le Premier Ministre. Ceci fut la première violation de l'Accord de Libreville, et sera suivie d'autres violations dont la liste suivante n'est pas exhaustive:


l'insécurité dans la ville de Bangui entretenue par des milices se réclamant ouvertement du pouvoir alors que les Accords de Libreville ont formellement demandé aux parties signataires, dont la Majorité Présidentielle, de dissoudre toutes les milices;


la reprise d'une rhétorique de guerre totalement aux antipodes des termes et de l’esprit des Accords de Libreville et qui ne peut que faire le lit de nouveaux affrontements armés ;


du blocage de toutes natures du fonctionnement de l'appareil d'Etat, tels que l'unilatéralisme des actes  présidentiels pris en dehors des conseils de Ministres et en tout cas non contresignés par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le  refus de certains agents de l'Etat d'obéir à leurs ministres, l'interdiction "manu militari" faite au Ministre de la Communication d'accéder à la station de la Radio d'Etat qui est pourtant sous sa tutelle ; et enfin de la déperdition organisée des recettes fiscales de l'Etat.

 

En fait, le Général Président François BOZIZE , par ses actes et ses déclarations diverses, a clairement pris l'option de fragiliser le Gouvernement d'Union Nationale, dans le secret espoir de revenir au statu quo ante, c'est-à - dire à la situation antérieure aux Accords de Libreville

 

La situation s'est brusquement détérioré hier dimanche 17 mars 2013, avec le retrait des ministres membres de la Coalition rebelle SELEKA qui ont quitté Bangui pour rejoindre leurs troupes stationnés à moins de deux cent kms de Bangui, et ont lancé un ultimatum de trois jours au pouvoir pour satisfaire leurs revendications, faute de quoi cette Coalition rebelle marcherait sur Bangui.

 

La situation est à ce point grave que sans une intervention forte et immédiate des Chefs d'Etat de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) et sans une impulsion robuste donnée par la Médiation, le processus de reconstruction de notre pays risque de s'enliser et de tourner court.


Le prix de cet échec sera d'abord bien sûr payé par le peuple centrafricain,  qui a déjà trop souffert depuis près de dix ans de troubles majeurs à sa sécurité. En cherchant de manière délibérée et orchestrée à faire échouer et à disqualifier l'issue politique patiemment élaborée par de bonnes volontés nationales et internationales pour faire face à la grave crise que connait notre pays, les forces conservatrices à l'œuvre contre le Gouvernement d'Union Nationale prennent la très lourde responsabilité de remettre à l'ordre du jour de nouveaux affrontements guerriers et une recrudescence de l'insécurité sur tout le territoire centrafricain.


Notre Parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain appelle solennellement et très respectueusement les partis frères de l'Internationale Socialiste, à user de leur influence pour amener dès aujourd'hui les Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEEAC à se réinvestir en urgence dans le dossier centrafricain et à compléter l'accord obtenu grâce à eux le 11 janvier 2013 à Libreville par une série de décisions qui permettraient d'obtenir les résultats suivants:


- la libération des prisonniers politiques;


- la dissolution effective de toutes les milices, notamment dans la capitale, et de redonner effectivement le monopole de la restauration de la loi et de l'ordre aux Forces de Défense et de Sécurité, qui doivent rester sous le contrôle du pouvoir politique et non d'un parti politique ou d'un clan particulier;

 
- la récusation de tout oukase sur les nominations des responsables civils et militaires de l'Etat, et de réaffirmer le droit pour tous les membres du Gouvernement d'Union Nationale à choisir leur cabinet en accord avec le Premier Ministre, Chef du gouvernement;


- le respect du principe républicain selon lequel les nominations au sein de l'appareil d'Etat doivent faire l'objet d'un consensus entre le Président de la République chef de l'état et le Premier Ministre, Chef du gouvernement;


- le réaménagement technique du gouvernement pour faire justice aux différentes plaintes émanant des composantes du Gouvernement d'Union Nationale, et faciliter la poursuite de l'objectif essentiel qui est la réalisation du cahier des charges défini par les Accords de Libreville ;


- la réitération des engagements de toutes les parties, notamment ceux portant sur une politique appropriée de développement du Nord-est de notre pays et un processus de Désarmement- Démobilisation et Réinsertion(DDR) responsable et généreux;


- l'appui sans réserve au processus de reconstruction de l'appareil d'Etat sur l'ensemble du territoire qui passe nécessairement par un travail interministériel intense coordonné par le Premier Ministre, Chef du gouvernement dont l'autorité doit être reconnue par toutes les parties. Cet objectif ne peut être atteint dans une démarche délibérée et entretenue de division accrue et d'insubordination de l'appareil  d'Etat.


La légitimité du Gouvernement d'Union Nationale étant issu des Accords de Libreville parrainés par la CEEAC, avec le soutien politique constant de l'Union Africaine (UA), de l'Union Européenne(UE), de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et de l'Organisation des Nations-Unies (ONU), le  MLPC redit avec force que seule une implication urgente et renouvelée des chefs d'Etat de la CEEAC dont les initiatives heureuses de décembre 2012 et janvier 2013 ont évité à la République centrafricaine de basculer dans le chaos, appuyée par la communauté internationale, permettra d'avancer dans cette voie de la réunification, de la pacification et de la stabilisation de notre pays, et à terme de redonner la parole et sa fierté au peuple centrafricain meurtri, divisé et déboussolé.

                                                                 

                                                                        Niamey, Niger

                                                                        18 mars 2013

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 15:54

 

 

 

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LIBREVILLE Mardi 19 mars 2013 | 13:31 UTC (AFP) - La rébellion Séléka, qui retient depuis dimanche cinq ministres rebelles du gouvernement d'union nationale centrafricain, menace de reprendre les armes "dans 24 heures" si ses revendications ne sont pas respectées, a affirmé mardi à l'AFP un chef rebelle.

 

"Nous avions donné 72 heures (dimanche), il reste maintenant 24 heures. Si nos revendications ne sont pas respectées, si rien n'est fait, nous reprendrons les armes, c'est automatique", a déclaré le colonel Djouma Narkoyo, un des chefs militaires rebelles sur le terrain, joint par téléphone satellitaire à Sibut (160 km au nord de Bangui).

 

"Nous retenons toujours les ministres à Sibut. Ils sont bien traités, ce sont nos leaders mais ils en peuvent pas partir. Ils restent avec nous, ce n'est plus leur gré", a précisé M. Narkoyo.

 

Le colonel Narkoyo a rappelé que les rebelles demandaient "la libération de tous les prisonniers politiques, le départ des forces étrangères sud-africaines et ougandaises du pays et la levée des barrages (policiers et de partisans du président François Bozizé) à Bangui".

 

"Nous avons demandé tout cela le 11 janvier lors de l'accord de Libreville", qui avait mis fin aux combats entamés le 1O décembre alors que la rébellion était aux portes de Bangui. "Depuis, rien n'a été fait. Les forces sud-africaines et ougandaises ne font pas partie de la Cemac (Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale) ou de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale). Qu'est-ce qu'elles font là? Nous ne voulons pas d'elles ici", a précisé M. Narkoyo.

 

"Si Bozizé avait la volonté de faire la paix, il aurait fait quelque chose depuis (l'accord du 11 janvier) mais il veut reprendre comme avant. Ce n'est pas un homme de parole", a ajouté M. Narkoyo.

 

"Nous ne disons pas que nous attaquerons demain (mercredi) mais on reprendra les armes et on se réunira pour décider ce qu'on fait", a précisé M. Narkoyo.

 

Parmi les cinq ministres retenus par leurs propres éléments figurent le chef officiel de la rébellion, le vice-Premier ministre Michel Djotodia et le ministre des Forêts, le général Mohamed Dhaffane.

 

Des dissensions au sein de la rébellion se font sentir depuis plusieurs semaines, alors que des factions du Séléka ont attaqué le 11 mars l'une des principales villes du sud du pays, Bangassou.

 

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