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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 21:52

 

 

afp patasse

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 07 Février 2011 15:15

 « Mon statut du porte-parole de l’ancien chef d’Etat Ange Félix Patassé ne doit pas servir de prétexte pour m’empêcher de voyager. Je veux qu’on me donne des explications. En vertu de quoi le chef d’Etat peut-il m’empêcher de prendre l’avion ? Le droit d’aller et de venir est garanti par la Constitution ».

C’est en ces termes que Simplice Kodégué, porte-parole du candidat indépendant à la présidentielle Ange Félix Patassé arrivé 2ème, a réagi ce lundi 7 février 2011, suite à son interdiction de prendre l’avion pour Paris samedi dernier à l’aéroport Bangui M’poko par la police de l’air.

Selon Kodégué, c’était « un kidnapping en préparation ». Une situation « regrettable », poursuit-il, pour « un pays de droit censé respecter les règles démocratiques ».

Cet incident s’est déroulé quelques jours après la proclamation des résultats du scrutin présidentiel du 23 janvier dernier en Centrafricaine. Ces résultats donnent vainqueur le président sortant François BOZIZE, candidat du parti Kwa Na Kwa.

 

NDLR : Bozizé n'en est pas à une mesure arbitraire et dictatoriale près. Combien de personnalités politiques ou non n'ont pas subi les humiliations et tracasseries à la police de l'aéroport de Bangui Mpoko ? Bozizé n'en a manifestement rien à foutre d'être taxé de dictateur et son pays d'être une république bananière.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 21:43

 

 

Bozizé KNK

 

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 07 Février 2011 15:15

Une partie de l’opposition centrafricaine par la voix Martin Ziguélé déclare ce lundi 7 février 2011, ne pas reconnaitre les résultats des élections législatives rendus publics tard dans la nuit du dimanche par la Commission Electorale Indépendante (CEI).

Selon Ziguélé, un recours en annulation du double scrutin sera déposé à la Cour Constitutionnelle. « Dans aucun pays en Afrique, a-t-il déclaré sur les ondes de Radio Ndéké Luka, un Chef d’Etat au pouvoir se retrouve à l’Assemblée Nationale avec ses parents ainsi qu’amis politiques et transforme le pays en empire ».

Réagissant de son côté,  Elie Ouéfio, secrétaire général du parti Kwa Na Kwa KNK au pouvoir, note que « ces résultats reflètent les actions entreprises par son parti sur le terrain ». L’échec est toujours « difficile à digérer », a-t-il encore indiqué, car,  « il faut comprendre les candidats malheureux et ne pas ouvrir une discussion stérile à ce sujet. Seule la Cour Constitutionnelle rattrapera les fraudeurs, même investis ».

Dans les préfectures, la situation est calme. A Boali (95 kilomètres de Bangui),  quelques manifestations des sympathisants du candidat indépendant Bertin Béa élu au 1er tour ont été enregistrées. A Bouar (ouest), la population vaque à ses occupations quotidiennes. D’après le correspondant de Radio Ndeke Luka, les avis sont partagés sur les résultats proclamés par la CEI.

A Bria (est), c’est plutôt la déception. Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka, les électeurs interrogés déclarent ne pas se reconnaitre dans ces résultats. Ils expliquent ne pas comprendre que les candidats les plus populaires ne se retrouvent même pas au second tour.

Signalons que l’ultime décision appartient à la Cour Constitutionnelle. Celle-ci doit délibérer et proclamer les résultats définitifs. Ceci selon le code électoral, 15 jours après le scrutin.

 

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 21:34

 

 

Bozize KNK

 

 

        NON AU HOLD-UP ELECTORAL DE FRANCOIS BOZIZE EN CENTRAFRIQUE
        
        Voici le lien : http://www.petitionduweb.com/NON_AU_HOD_UP_ELECTORAL_DE_FRANCOIS_BOZIZE_EN_CENT-8728.html" http://www.petitionduweb.com/NON_AU_HOD_UP_ELECTORAL_DE_FRANCOIS_BOZIZE_EN_CENT-8728.html         
                http://www.petitionduweb.com/NON_AU_HOD_UP_ELECTORAL_DE_FRANCOIS_BOZIZE_EN_CENT-8728.html
               
                A en faire une très large diffusion
               
                l'équipe www.petitionduweb.com    
                
                PS : cette invitation a été envoyée depuis le site www.petitionduweb.com . En cas d'utilisation abusive, merci de nous contacter. 

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 21:29

 

 

manif CFC France 2

 

manif CFC France 9

 

 

APPEL A MANIFESTER

 

Nous, personnalités indépendantes civiles et politiques, représentants des partis politiques de l’opposition centrafricaine, citoyens centrafricains de France, d’Europe et les amis de Centrafrique, appelons à une manifestation contre le HOLD-UP ELECTORAL conçu par le général François BOZIZE et son parti le KNK. Ce HOLD-UP a été mis en œuvre par Joseph BINGUIMALE, président de la commission électorale acquise à la solde de son régime. De ce fait, nous exigeons l’ANNULATION pure et simple des élections groupées du 23/01/2011 en Centrafrique.

Cette manifestation aura lieu le SAMEDI 12/02/2011 de 14h à 18h à la place Edouard HERRIOT située à proximité de l’Assemblée Nationale à Paris.

    

VENEZ NOMBREUX EXPRIMER LA VOLONTE

DU PEUPLE CENTRAFRICAIN POUR LA PAIX DANS NOTRE PAYS.

 

                                                              Fait à Paris, le 7 février  2011

 

Par la « Plate-forme démocratique »  de la Diaspora centrafricaine en France et en Europe.

 

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 21:10

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

 

BANGUI - AFP / 08 février 2011 20h46 -L'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, parlant au nom de 3 des 4 candidats de l'opposition à la présidentielle du 23 janvier, a affirmé mardi à l'AFP que la Commission électorale indépendante (CEI) n'avait pas comptabilisé quelque 1.200 bureaux de vote représentant 25% des voix.

"La CEI n'a pas pris en compte 1.262 bureaux de vote sur les 4.618. Cela représente 400 à 500.000 voix, soit 25% des voix" lors du scrutin présidentiel, a affirmé M. Ziguélé, joint depuis Libreville.

L'opposition conteste les résultats du scrutin qui n'ont pas encore été validées après la Cour constitutionnelle.

"Nous étions surpris quand on nous a annoncé une participation de 54% et que partout, les observateurs sont d'accord, l'affluence avait été massive. Maintenant, on comprend", affirmé M. Ziguélé.

"On ne s'étonne plus que François Bozizé soit élu avec 66,08% des voix", a poursuivi M. Ziguélé, arrivé 3e de la présidentielle avec 6,46% des voix.

"En réalité, il n'y a pas eu de perte de votes", a affirmé Me Mathias Barthelemy Morouba, conseiller juridique de la CEI.

"Tous les procès-verbaux ont été acheminés à la CEI et c'est après vérification, que la CEI a décidé" de transmettre "à la Cour constitutionnelle les procès-verbaux de certains bureaux de vote parce que les normes requise par la CEI n'ont pas été respectées", a-t-il ajouté.

M. Ziguélé ainsi que l'ancien président renversé par Bozizé en 2003, Ange-Félix Patassé (2e avec 20,10% des suffrages) et le député et économiste Emile Gros-Raymond Nakombo (4e avec 4,64%) ont cosigné vendredi, une déclaration dans laquelle ils affirment que "le scrutin du 23 janvier a été volontairement vicié du fait exclusif du pouvoir et de la CEI" et font part de "leur exigence d'annulation des élections".

Dans cette déclaration, ils soulignent: "nos représentants ont été interdits d'accès ou chassés de la plus grande partie des bureaux de vote dans tout le pays. Là où ils ont pu nous représenter, les procès- verbaux leur ont été dans la plupart des cas, purement et simplement refusés".

"Le pasteur Joseph Binguimalé (président de la CEI) a demandé (...) aux présidents des bureaux de vote de ne pas remettre les PV à nos représentants et de les lui envoyer en exclusivité, sous peine de poursuite judiciaire à leur encontre", soulignaient-ils. .

"Il était matériellement impossible aux candidats, relégués au rang de spectateurs d'un mauvais film de série B (...) de savoir d'où venaient les résultats, et ce qu'ils représentaient en terme de nombre de bureaux de vote", selon le texte.

Mardi, l'opposition a aussi déposé plainte contre le président de la CEI pour "fraude" et "dérive électorale", a affirmé M. Nakombo à l'AFP.

Le double scrutin qui devait avoir lieu en avril 2009 avait été reporté à deux reprises après de nombreuses tergiversations. Ce scrutin devait être l'aboutissement du dialogue national amorcé en 2008 entre pouvoir, opposition et groupes rebelles.

La paix a été au centre de la campagne de ce pays riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or), mais ruiné par des années d'instabilité et dont la population vit dans la pauvreté.

(©)

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 20:59

 

 

Carte-Centrafrique-Generale-

 

Source: United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


NAIROBI, 7 février 2011 (IRIN) - L'accès et le financement sont parmi les défis majeurs auxquels sont confrontées les quelque 30 organisations d'aide humanitaire qui travaillent en République centrafricaine (RCA), un pays classé au 159e rang sur 169 selon l'Indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Les groupes armés locaux, les affrontements interethniques et les attaques de groupes étrangers comme l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) limitent l'accès à de vastes régions du pays. Selon les estimations du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), 192 000 des 4,5 millions d'habitants ont été déplacés en octobre 2010.

Les personnes déplacées, dont le nombre est passé de 168 000 à 192 000 début 2010, se trouvent principalement dans les régions nord et est du pays, où les groupes armés prolifèrent et où règnent la violence et l'impunité. Selon l'OCHA et l'UNICEF, la plupart se sont réfugiés dans la forêt. Puisqu'ils ne vivent pas dans des camps, ils ne peuvent pas bénéficier des soins de santé, ni avoir accès à l'eau potable et la nourriture [qui y sont offerts].

Des travailleurs humanitaires de Médecins Sans Frontières (MSF) Espagne ont dit à IRIN que la situation sécuritaire limitait considérablement leur liberté de circulation.

De nombreux habitants se sont réfugiés dans les pays voisins, en particulier au Tchad ou au Cameroun, ou dans des régions isolées dans l'espoir d'y trouver la sécurité. Ceux qui l'ont trouvée doivent invariablement faire face à des conditions difficiles, et notamment à l'absence de nourriture, la rareté de l'eau potable et l'impossibilité d'accéder aux soins de santé ou à l'éducation.

« Dans plusieurs régions du nord et du sud-est du pays, l'accès est devenu un problème majeur en 2010 avec la multiplication des attaques des groupes rebelles et de la LRA. Le pays était déjà dans une phase de relèvement qui le rendait particulièrement vulnérable, mais les développements récents ont entraîné le retour de l'état d'urgence, ce qui complique le travail de la communauté humanitaire », a dit à IRIN Benny Krasniqi, directeur pays de The Mentor Initiative, une organisation non gouvernementale (ONG) médicale.

« Lorsque les routes sont praticables, elles sont dangereuses. Et inversement. Dans le nord-est du pays, nous pouvons circuler le long des axes principaux, mais les régions plus éloignées sont complètement isolées. Compte tenu des problèmes logistiques, il est très difficile pour nous d'obtenir des informations sur les régions isolées et d'intervenir à temps pour offrir des services essentiels aux populations locales », a-t-il ajouté.

Financement

« Le financement des programmes est un défi permanent en RCA. Jusqu'à présent, la majeure partie de l'argent provenait de subventions à court terme qui, vu la complexité de la situation et les contraintes - la météo, la faiblesse des infrastructures, les pénuries de matériel, etc. - rendent la mise en ouvre dans les délais extrêmement problématique », a dit à IRIN Leland Montell, directeur pays du Comité international de secours (IRC).

« La perte d'un seul bailleur de fonds important, comme l'a vécue l'IRC l'an dernier dans le secteur de la protection, peut entraîner l'abandon de certains projets, des licenciements et la méfiance envers l'ensemble des ONG dans une région donnée. C'est très mauvais pour un programme de pays. Ajoutez à cela l'instabilité inhérente à un contexte post-conflit, et vous comprendrez qu'il est très difficile de maintenir une approche cohérente », a-t-il ajouté.

« S'il est si difficile d'assurer le renouvellement du financement, c'est notamment parce la RCA n'est pas le théâtre d'un conflit de haute intensité impliquant des déplacements massifs de population. Elle passe largement inaperçue dans un monde où les tsunamis, les tremblements de terre, les inondations et les troubles sociaux à grande échelle sont fréquents », a indiqué M. Montell.

« De nombreux [bailleurs de fonds] préfèrent encore investir dans des situations d'urgence plus complexes, comme au Darfour ou au Tchad », a dit M. Krasniqi à IRIN.

Dans le cadre du processus d'appels consolidés (CAP) 2011, les ONG qui ouvrent en RCA ont demandé 128,8 millions de dollars pour la réalisation de 118 projets (elles avaient demandé 149 millions de dollars en 2010). En novembre 2010, le CAP n'était toutefois financé qu'à hauteur de 43,5 pour cent. L'équipe humanitaire nationale (HCT) s'est donc tournée vers des possibilités de financements supplémentaires de la part du Fonds central d'intervention d'urgence des Nations Unies (CERF) et du Fonds humanitaire commun (CHF).

Selon l'OCHA, 6 millions de dollars ont été dégagés grâce au CERF en 2010, et 11,4 millions grâce au CHF (6 millions pour les projets débutant en 2011).

M. Krasniqi a fait remarquer qu'il était souvent difficile de faire comprendre aux bailleurs de fonds que les coûts de livraison du matériel humanitaire sont très élevés dans un contexte comme celui de la RCA.

« On doit se procurer l'ensemble du matériel et des équipements techniques au Cameroun ou au Tchad, et il faut ensuite attendre un mois avant qu'ils soient livrés. L'autre option serait de commander les marchandises en Europe, payer les frais d'expédition et attendre 3 ou 4 mois avant de les recevoir », a-t-il indiqué.

Ressources humaines

Les organisations d'aide humanitaire sont également confrontées à une forte rotation des effectifs internationaux et à la difficulté de déployer du personnel - même local - dans certaines régions.

« Le recrutement est devenu un cauchemar pour plusieurs d'entre nous [organisations d'aide humanitaire]. Il semble qu'il ne soit pas aussi 'sexy' de travailler ici qu'à Haïti, au Pakistan ou au Soudan. On met parfois des mois à pourvoir un seul poste, et cela entraîne d'énormes lacunes opérationnelles », a dit M. Krasniqi.

« Même si les organisations d'aide humanitaire internationales offraient des salaires compétitifs, il serait tout de même difficile de trouver des gens compétents pour occuper certains emplois techniques. Et qui veut être envoyé dans des régions isolées et à risque ? »

cp/cb - gd/amz

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 20:22

 

 

Joseph Binguimalé

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 08 Février 2011 12:59

Trois des quatre candidats malheureux à la Présidentielle du 23 janvier 2011 en République Centrafricaine, ont décidé de déposer plainte contre le président de la Commission Electorale Indépendante, Pasteur Joseph Binguimalé, pour fraude électorale. L’annonce de cette plainte a été faite le 7 février 2011 par les présidentiables au cours d’une conférence de presse tenue au domicile de l’ex- président Ange Félix Patassé à Bangui.

Il s’agit des candidats Emile Gros Raymond Nakombo, Martin Ziguélé, et Ange Félix Patassé. « Nous décidons de porter plainte contre Joseph Binguimalé, devant le tribunal correctionnel pour fraude électorale », a déclaré Emile Gros Raymond Nakombo à la presse.

Le trio a également « interpellé la communauté internationale, les pays et organisations faisant partie du comité de pilotage du processus électoral aux côtés de la CEI, afin qu’ils assument jusqu’au bout leurs responsabilités devant la dérive totale de ce processus dont la finalité est la stabilisation du pays ».

Les 3 candidats continuent toujours d’exiger l’annulation de ces élections « qui ne ressemblent plus à rien de sérieux et qui font de la Centrafrique la risée du monde entier », affirment-ils, au cours de la même rencontre.

Ils demandent également à la Cour constitutionnelle de « prendre vraiment ses responsabilités devant le peuple et la Nation centrafricaine en disant le droit et rien que le droit ».

Signalons que l’interdiction de quitter le pays, qui a été faite à Guy Simplice Kodegué, le Porte-Parole du candidat Ange Félix Patassé, dans la nuit du 5 au 6 février 2011, a également été dénoncée lors de cette conférence de presse.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 19:57

 

 

Nguerekata.jpg

 

 

Monsieur le Président,

Dans une interview à Radio Ndéké Luka le 10 Octobre 2010, j'avais souhaité que les élections du 23 Janvier 2011 ne soient pas "une simple consolidation de pouvoir" c'est à dire un rendez-vous manqué avec l'histoire.

Je dois avouer, Monsieur le Président, que vous ne m'avez pas entendu. L'opposition non plus n'a pas fait une lecture claire de ma pensée en décidant d'aller à ces élections, sachant bien que les dés étaient pipés d'avance. Peut-être pensait-elle détenir une miraculeuse stratégie gagnante. L'actualité ne leur donne hélas pas raison, encore une fois.

Il faudra maintenant se rendre à l'évidence que le 23 Janvier 2011, les Centrafricains ont pris part à une véritable mascarade électorale, la pire élection jamais organisée en Centrafrique, la honte du pays tout entier. L'espoir d'une paix durable et d'un développement harmonieux sera relégué une fois de plus aux calendes grecques. A mon âme corps défendant, je dois avouer que l'instabilité continuera de prévaloir. La sagesse politique voudrait qu'elle soit réorganisée, avec sérénité et efficacité, dans le consensus, avec une Commission Electorale dirigée par une personnalité compétente, intègre et patriote, dont le nom serait accepté par tous.

Monsieur le Président, le monde est en train de changer. Il suffit pour vous en rendre compte, de suivre l'actualité, surtout celle de notre continent. Les dictatures les plus sanguinaires vacillent les unes après les autres, puis disparaissent du jour au lendemain ; leurs puissants animateurs soudain devenus des parias, rejetés par leurs parrains, pourchassés sans merci à travers le monde, leurs biens confisqués ou récupérés sans ménagement.

Combien de temps encore comptez-vous confisquer le pouvoir contre la volonté du peuple, avec l'aide d'une bande de citoyens sans scrupules, violents et incompétents, et vos sbires et autre progéniture toujours si prêts à en découdre physiquement ou armes à la main avec quiconque n'est pas dans votre camp politique? Je vous rappelle opportunément cet adage de nos "cousins" Français: « jeu de mains, jeu de vilains ». Quand on est Président de la République, de surcroit Pasteur, on ne doit pas encourager la violence. On doit la combattre, d'où qu'elle vienne, en particulier lorsqu'elle est perpétrée par son propre entourage. Vous devez être l'exemple, le phare, notre Père, la personne chez qui tout Centrafricain en détresse trouverait refuge.

Je passerai de commentaires sur les 18/20 que vous vous êtes donné au micro de RFI s'agissant de vos bilans de sept années à la tête du pays. Cela ne fait pas rire les populations des riches régions diamantifères du Sud-Ouest qui connaissent la famine, jamais enregistrée dans l'histoire du pays, encore moins les centaines de milliers de déplacés, de veufs et veuves de l'Ouham et l'Ouham Péndé, ainsi que les nombreux chômeurs diplômés qui peinent à se procurer le minimum vital au quotidien. Et la liste est loin d'être exhaustive.

Plus récemment, dans une interview sur Africa24 diffusée le 3 Février 2011, vous dites, et je cite: "nous n'avons pas de problèmes politiques avec la LRA". Monsieur le Président, cela veut dire en d'autres termes que "vous êtes politiquement d'accord avec la LRA", une horde de bandits étrangers qui occupent une partie du territoire national, brulent nos villages, tuent nos compatriotes, violent nos filles, nos femmes, nos sœurs, et les transforment en esclaves sexuelles. Cela est très grave. Le comprenez-vous comme moi, Monsieur le Président?

Vos Conseillers ont-ils regardé votre Interview avant sa diffusion? On ne vous demande pas d'être le plus brillant des Centrafricains, mais vos fonctions exigent de vous une intelligence politique au-dessus de la moyenne, un sens aigu de la communication. Je vous assure que vous nous offensez sans cesse dans vos discours en Sango; et vous trouvez cela normal, parce que, selon vous, vous vous adressez à nous, Centrafricains, autrement dit, des êtres sans émotion, sans intelligence, qui ne sont pas dignes de respect. Cela est inacceptable, Monsieur le Président.

J'ai beaucoup et maintes fois hésité de vous dire, que j'aurais tant voulu être fier de mon Président, tant voulu entendre déclarer çà et là qu'il est à la hauteur des charges Présidentielles, qu'il est le bâtisseur d'une nation prospère, un homme d'Etat respecté par tous, bienveillant avec son peuple, même avec ceux qui ne sont pas d'accord avec lui, un père pour tous les Centrafricains; bref un digne fils de Centrafrique.

Mon conseil : il est temps que vous changiez de cap, à 180 degrés, au risque d'être rattrapé, tôt ou tard, par une quelconque révolution. Souhaitez-vous vraiment cette dernière? Car l'histoire se moque souvent de ceux qui la considèrent comme un terrain vague sur lequel ils peuvent se soulager en toute impunité.


Gaston Mandata. N'Guérékata


Le 7 Février 2011


Baltimore, Maryland, USA

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 23:51

 

 

file de vote à Bangui

 

 

BANGUI — 7 fevrier (AFP) L'opposition centrafricaine qui avait déjà rejeté les résultats de la présidentielle, a critiqué lundi les résultats des législatives annoncés dans la nuit et donnant le parti du président sortant François Bozizé largement en tête, dénonçant une "mascarade".

 

"Je ne me reconnais pas du tout dans ces résultats tronqués et grossièrement montés par le pouvoir pour réussir son hold-up électoral", a déclaré à l'AFP Emile Gros Raymond Nakombo, candidat du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), arrivé 4e à la présidentielle du 23 janvier avec 4,64% des suffrages.

 

"C'est regrettable pour notre pays qui a déjà fait des avancées significatives en matière de démocratie mais qui est en train de donner le visage d'un pays où gagner les élections est synonyme de frauder", a-t-il ajouté.

 

M. Nakombo, ainsi que l'ancien président Ange-Félix Patassé, dans la même circonscription, ont été battus dès le premier tour par le puissant ministre des Mines, Sylvain Ndoutingaï, neveu de François Bozizé.

 

Martin Ziguélé, candidat du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), arrivé 3e à la présidentielle avec 6,46%, a parlé de "mascarade".

 

"J'ai dit et redit que ces élections constituent pour moi un non-évènement. Je ne suis pas près de reconnaître les prétendus résultats de ce qui est bien une mascarade électorale", a affirmé M. Ziguélé.

 

"Nous sommes en face d'une dictature personnalisée et d'un pouvoir familial dont les visées sont une majorité absolue à l'Assemblée nationale, une révision à terme de la Constitution, le maintien au pouvoir de François Bozizé pour une succession dynastique", a-t-il poursuivi.

 

"Nous avons pris la voie des recours, nous avons saisi la Cour constitutionnelle et nous pensons que la justice dira le droit pour que de telles pratiques cessent afin que s'exerce une démocratie véritable dans ce pays", a-t-il ajouté.

 

Le Knk (Kwa na Kwa, le travail rien que le travail), le parti de Bozizé, a vu 26 de ses candidats élus dès le 1er tour et arrive en tête dans la plupart des 105 circonscriptions. Il semble bien parti pour remporter une majorité absolue à l'Assemblée nationale le 20 mars, lors du second tour.

 

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 23:43

 

 

binguimalejos

 

 

 

BANGUI, 07 fév. (Beafrika Sango) -- Le président de la Commission électorale indépendante (CEI) le pasteur Joseph Binguimalé, a fustigé hier soir dans un communiqué de presse, Radio France Internationale (RFI) pour avoir diffusé le 4 février dernier une information selon laquelle 1200 bureaux de vote sur les 4618 validés n’étaient pas fonctionnels le 23 janvier.

« S’agissant des bureaux de vote considérés comme non ouverts faisant l’objet de l’information diffusée par RFI, il s’agit en réalité des cas de litige concernant plus de 1000 bureaux de vote. Ces résultats litigieux portent exclusivement sur les scrutins législatives », a-t-il précisé.

Il a qualifié cette information diffusée par RFI d'« allégation dénouée de tout fondement ne reflétant aucune réalité ».

Joseph Bingumalé a expliqué que les origines des litiges sont variées entre autres procès verbaux signés mais sans feuille de résultats ou de pointage, procès verbaux et feuille de résultats non signés, feuille de résultats ou de pointage ne portant pas le nom des candidats.

Il a également souligné les cas des feuilles de résultats ou de pointage ne portant les noms des candidats mais sans résultats par candidat, procès verbaux vierges ou partiellement remplis, feuille de résultats ou de pointage sans procès verbaux.

Pour le président de la CEI, Joseph Binguimalé, « les résultats provisoires de la, présidentielle publiée par la CEI ne 1er février dernier ne « sauraient être remis en cause ».

 

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