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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 15:34

 

 

Binguimale2 0

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 26 Janvier 2011 13:33

4 représentants des candidats de l’opposition à la présidentielle ont claqué la porte de la Commission Electorale Indépendante (CEI) ce mercredi 26 janvier 2011. Ils dénoncent ainsi ce qu’ils considèrent comme des cas d’irrégularités qui entachent les scrutins du 23 janvier dernier. Ils accusent le parti au pouvoir Kwa Na Kwa du président sortant François Bozizé d’orchestrer des fraudes. D’ailleurs seul le représentant du KNK assiste désormais au dépouillement.

Le retrait de l’une des pièces maitresses du processus électoral, intervient en plein dépouillement des procès-verbaux des élections qui arrivent à la CEI à l’Assemblée Nationale.

Les représentants de l’opposition ont déclaré, pour justifier leur position « ne pas être en possession des procès-verbaux des centres et bureaux de vote sur l’ensemble du territoire ».

Selon Joseph Rodrigue Maité, président de la sous-commission dépouillement à la CEI, « les opérations du dépouillement ont pris un retard à cause de ces préalables de l’opposition ». La CEI, précise Maïté, souhaite « obtenir ces préalables par écrit, car il s’étonne de la réaction de ces représentants qui ont d’ailleurs validé les résultats sur le terrain avant de les acheminer à la CEI ».

Rodrigue Mayté explique encore qu’aucun préalable pour ces genres d’opérations « n’est prévu dans le code électoral », et conclut, « qu’avec ou sans l’opposition le travail se fera pour le rendre public samedi 29 janvier ».

Il faut dire que ce coup dur au processus électoral intervient au lendemain d’une demande du Collectif des Forces du Changement. Cette structure de l’opposition exige l’annulation des élections en Centrafrique. Pourtant, plusieurs observateurs nationaux et internationaux ont déjà validé ce double scrutin malgré quelques insuffisances relevées.

 

NDLR : Enfin ! Ils auraient dû partir depuis belle lurette mais il n'est jamais tard pour bien faire. En étant resté jusqu'au déroulement du scrutin dans les conditions que l'on sait désormais, cela a permis d'établir la mauvaise foi de Bozizé et son doungourou et homme de main Binguimalé dont la malhonnêteté et la partialité éclatent ainsi au grand jour. Dorénavant, un total discrédit est jeté sur cette CEI totalement acquise à Bozizé. Ils pourront ainsi proclamer les résultats et la victoire de Bozizé au premier tour avec les scores à la soviétique comme bon leur semble mais ils n'auront jamais la conscience tranquille. La longue liste dedysfonctionnements et graves insuffisances dressée par le président Buyoya de l'OIF achève de discréditer définitivement ces élections qui n'en sont pas. Ce sont les éléments de la GP que Bozizé a envoyés récupérer les urnes en province. Il refuse que ce soit ceux de la FOMAC et pour cause ce qui déclenche de la résistance dans certaines villes comme Kaga-Bandoro, Bria et autres ! Nous devons maintenant passer à autre chose...Bozizé doit partir !!! 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 15:32

 

 

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AFRICAN UNION

UNION AFRICAINE

UNIÃO AFRICANA

Addis Ababa, Ethiopia P.O. Box 3243 Tel: (251 – 11) 551 38 22 Fax (251 –11) 551 93 21, (25111) 5514227

Email : situationroom@africaunion.org

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

L’UA PREOCUPEE PAR L’ANNONCE FAITE PAR M. ANDRE MBA OBAME

 

Addis Abéba, le 26 janvier 2011

 

 

La Commission de l’Union africaine (UA) a pris connaissance avec surprise et préoccupation de l’annonce faite, le 25 janvier 2011, par M. André Mba Obame. Cette annonce, qui intervient 17 mois après la tenue, le 30 août 2009, de l’élection présidentielle, en présence d’observateurs internationaux, est de nature à porter préjudice à l’intégrité des institutions légitimes, ainsi qu’à menacer la paix, la sécurité et la stabilité du Gabon, qui constituent le socle sur lequel le pays peut consolider son processus démocratique et mener à bien son développement socioéconomique.

Le Président de la Commission, Jean Ping, appelle tous les acteurs politiques gabonais, notamment les responsables des partis de l’opposition, dont tous peuvent s’honorer d’avoir contribué à la stabilité et au rayonnement du Gabon, à la retenue. Il les exhorte à faire preuve de responsabilité et à continuer, à tout moment et en toutes circonstances, de placer les intérêts supérieurs du Gabon au-dessus de toute autre considération. Il encourage toutes les parties prenantes gabonaises à privilégier le dialogue et la concertation pour relever les défis auxquels leur pays est confronté, dans le respect scrupuleux de la légalité et du fonctionnement normal des Institutions.

Le Président de la Commission, que préoccupe au plus haut point la tendance perceptible à travers le continent à la multiplication de crises liées aux consultations électorales et à la gouvernance, forme le voeu que le Gabon trouvera dans la sagesse de ses dirigeants et le génie propre de son peuple la voie de progrès soutenus, y compris dans la vie politique, dans un climat de paix, de sérénité et de convivialité.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 03:36

 

 

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RÉPUBLIQUE GABONAISE

Union - Travail – Justice

 

DISCOURS INTÉGRAL PRONONCÉ PAR ANDRÉ MBA OBAME

CE MARDI 25 JANVIER 2011 À LIBREVILLE.

 

Gabonaise, Gabonais, mes très chers Concitoyens,

 

Dans le discours du Président Obama à Accra le 11 juillet 2009, tout le monde a retenu cette phrase : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions ». Mais avant de parvenir à cette conclusion, le président américain a d’abord déclaré que : « En ce XXIe siècle, des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succèsdes parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu’une presse indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que c’est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens ».

 

Au Gabon le 08 juin 2009, après le décès du Président Omar BONGO ONDIMBA, l’espérance d’une transition démocratique dans notre pays s’est transformée en escroquerie juridique et politique parce que les hommes et les femmes qui avaient en charge la direction des institutions constitutionnelles ont, tous sans exception, placé leurs intérêts égoïstes au -dessus de l’intérêt national. À la suite de cette expérience, nous sommes parvenus à la conclusion que les institutions, pour fortes qu’elles puissent être, ne valent que ce que valent les femmes et les hommes qui en ont la direction. Aujourd’hui la société Gabonaise est en crise. Notre démocratie est en crise et la République avec.

 

L’élection présidentielle anticipée du 30 août 2009 offrait au pays l’occasion d’un nouveau départ. La forte mobilisation des Gabonais pour s’inscrire sur les listes électorales puis le jour du vote, montre à suffisance que le pays tout entier était déterminé à saisir cette occasion pour offrir à notre pays le changement nécessaire pour de nouvelles perspectives de développement.

La grave crise politique, économique et sociale que traverse actuellement notre pays est à la mesure de cette espérance que le peuple Gabonais a exprimé dans les urnes le 30 août 2009 et qui lui a été volée. Et ce dès le soir du 08 juin 2009.

 

Quelques heures à peine après l’annonce du décès du Président du Président de la République, le Ministre de la Défense de l’époque, sans en informer le Premier ministre, a pris unilatéralement la décision de faire procéder à la fermeture des frontières en lieu et place du Ministre de l’Intérieur qui a seul compétence pour le faire en République Gabonaise. En violant ainsi la loi, le Ministre de la Défense est sorti du cadre républicain pour soumettre l’ensemble des Institutions de la République à la sournoise intimidation des forces de défense placées sous son autorité. C’est assurément l’acte fondateur du coup d’État qui a été perpétré au Gabon en 2009.

 

La « Cour Constitutionnelle », dans ces décisions des 9 et 12 juin 2009, en imposant la prestation de serment au Président de la République par intérim, puis la démission du gouvernement a organisé la mise à l’écart des Ministres qui avaient choisi de s’opposer à un « passage en force » dont on percevait déjà les signes avant-coureurs.

 

Le Président de la République par Intérim, en participant au congrès du « PDG » qui devait désigner le candidat de ce parti à l’élection présidentielle, a ostensiblement affirmé son appartenance à un clan. En agissant ainsi, le Président de la République par Intérim est sorti de la nécessaire neutralité que lui imposait l’esprit de la constitution pour conduire la transition en position d’arbitre. Mais les Gabonais ne se sont jamais laissé intimider par ces manoeuvres et se sont exprimés de la manière la plus claire et la plus massive qui soit le 30 août 2009. Et nous pouvons aujourd’hui énoncer cette vérité de toujours qui est désormais incontestable : C’est bien André MBA OBAME que les Gabonais ont désigné le 30 août 2009 pour exercer la charge de Président de la République.


Gabonaise, Gabonais, mes chers Compatriotes,

 

La détermination avec laquelle vous réclamez que soit respecté votre vote du 30 août 2009 donne corps à cette affirmation de l’illustre Président américain Abraham Lincoln : « Un bulletin de vote est plus fort qu'une balle de fusil ».

Le vote des Gabonais est plus fort que la décision d’une « Cour Constitutionnelle » aux ordres. C’est ce vote des Gabonais qui confère la légitimité à partir de la laquelle s’établit la légalité, et non l’inverse.

 

La « Cour Constitutionnelle », en ignorant le vote du peuple Gabonais pour servir les intérêts d’un clan et imposer son candidat à la tête du pays, s’est disqualifiée d’elle-même. Le « Parlement », en abandonnant sa responsabilité devant le peuple souverain pour se mettre au seul service d’une Direction du « PDG » aux ordres, s’est lui aussi exclu de la République. Le vote récent par le Parlement d’une constitution monarchiste a achevé de disqualifier cette Institution dans sa composition actuelle.

 

Dans cette situation particulière où les Institutions de la République se sont disqualifiées en participant à la tentative d’établissement d’un pouvoir illégitime issu d’un coup d’État, il est de ma responsabilité de Président élu de m’adresser directement au peuple souverain et de prononcer le serment solennel de l’« article 12 de la Constitution » qui consacre l’entrée en fonction du Président de la République gabonaise.



* *

 
«
Je jure de consacrer toutes mes forces au bien du peuple gabonais, en vue d'assurer son bien-être et de le préserver de tout dommage, de respecter et de défendre la + Constitutionet l’État de droit, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge et d'être juste envers tous ».


* *

Gabonaise, Gabonais, mes chers Compatriotes,

 

Nous nous trouvons désormais dans la situation où le silence devient un péché lorsqu'il prend la place qui revient à la protestation. Et d'un homme, il fait alors un lâche. Ma responsabilité politique, mon Amour pour Dieu et pour tous mes concitoyens m’obligent à ne pas rester silencieux en ces temps si sombres et si difficiles que traverse notre pays.

 

Au cours de l’année 2010 qui vient de s’achever le Gabon, comme 13 autres États d’Afrique francophone, célébrait un demi-siècle d’indépendance. Chaque Gabonaise et chaque Gabonais était fondé à se saisir de cette occasion particulière pour se souvenir, s’interroger et aussi se projeter. J’ai ainsi entrepris de me retrouver avec moi-même pendant plusieurs mois pour mieux m’interroger sur les raisons profondes de la situation de crise dans laquelle se trouvait notre pays au moment où il célébrait le 50ème anniversaire de son indépendance et aussi à la meilleure manière de traiter cette crise dans l’intérêt du Gabon et de son peuple.

 

Ce qui constitue une Nation, ce n’est pas le fait de parler la même langue, ou d’appartenir à un groupe ethnique commun. Ce qui constitue une nation, c’est d’avoir accompli ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir. En un mot, le vouloir vivre ensemble.

 

Depuis 50 ans, ce sont les Gabonaises et les Gabonais qui écrivent l’Histoire de notre pays. Depuis 50 ans, nous sommes désormais les principaux acteurs et les seuls comptables de notre Histoire. Il est essentiel pour chaque Gabonaise et pour chaque Gabonais de prendre conscience de ce que non seulement son Histoire est, comme celle de tous les peuples de ce monde, vieille de plusieurs siècles, mais aussi que ce sont des hommes et des femmes qui, du fait de leur erreurs ou au prix de leurs sacrifices, ont écrit cette histoire et continueront de l’écrire.


* *


C’est le lieu pour moi de rendre l’hommage qui leur est dû à ces hommes et ces femmes qui, comme moi, ont fait pour notre pays le choix de la vérité, de la démocratie et de la République, contre l’imposture, la dictature et la monarchie.

 

Je voudrais rendre un hommage à toutes les forces du changement. A mes alliés de la Coalition des « Partis Politiques pour l’Alternance (CPPA) » d’abord. Et aussi à mes amis de l’« Alliance pour le Changement et la Restauration (ACR) ». Je voudrais tout autant y associer les forces vives de la diaspora, notamment le « BDP », le « Mouvement Civique et les Anges Gardien », qui mènent inlassablement le combat contre l’imposture.

 

À Gérard ELLA NGUÉMA, Jean Pierre ROUGOU, Bruno Ben MOUBAMBA, Paulette MISSAMBO, Jean NTOUTOUME NGOUA, Jean ÉYEGHE NDONG, Casimir Oye Mba et Zacharie Myboto, je voudrais dire un seul mot : notre combat est juste, nous sommes sur la voie. Sans la foi et la détermination de chacun de vous, rien de tout cela n’aurait été possible.

Merci à vous, merci pour ce que vous faites pour notre pays.


À l’Union Nationale, aux militantes et aux militants de l’Union Nationale, notre très regretté Pierre Claver ZENG ÉBOME est fier de nous !


* *


Depuis plus d’un an, un pouvoir tente vainement de s’imposer à la volonté du peuple Gabonais. Ce pouvoir a déjà détruit des emplois par milliers en pratiquant une chasse aux sorcières en règle dans l’administration et en désorganisant comme jamais le secteur privé du fait de l’amateurisme et de l’arrogance qui le caractérise. Ce pouvoir usurpateur assèche les finances publiques et endette sans compter le pays pour satisfaire aux dépenses personnelles de son chef et de sa suite. Dans un pays de 1,5 millions d’habitants, avec un budget annuel de plus de 2000 milliards de Fcfa, la misère continue de se rependre sur une population gabonaise toujours plus accablée par la faim, privée d’accès aux soins de santé primaire et ne pouvant scolariser ses enfants, ou se loger convenablement.

 

Depuis plus d’un an, nous assistons à une véritable opération de destruction nationale sur le plan politique, sur le plan économique et sur le plan social. Le peuple Gabonais et les amis du Gabon ne se trompent pas. Ils constatent amèrement que le pays s’enfonce un peu plus chaque jour dans les inégalités sociales, la dégradation de l’économie et la négation des libertés publiques qui sont la marque de fabrique d’une dictature. Cette politique suicidaire ne peut continuer dans un pays libre et démocratique ! Je mesure avec gravité la responsabilité qui est désormais la mienne et qui engage l’avenir de notre pays.

 

Au lendemain du coup d’État électoral, inspiré par la sagesse du jugement du Roi Salomon, j’avais décidé qu’il était de ma responsabilité de vainqueur de cette élection de privilégier l’intérêt supérieur de notre pays et accepter l’inacceptable en laissant l’imposture s’installer au pouvoir. C’est pourquoi, à l’époque, je n’ai pas donné le mot d’ordre que tous attendaient et que plusieurs me suggéraient fortement. Un peu plus d’un an après, tous ceux qui vivent au Gabon ou s’intéressent à notre pays sont définitivement parvenu à la conclusion que l’arrogance, l’amateurisme et l’incompétence de cette dictature obsédée par la volonté d’installer un régime monarchique au Gabon représentent une menace encore plus grande.

Désormais, il n’y a pas d’autre voie possible : le Gabon doit être dirigé par celui que les Gabonaises et les Gabonais ont réellement choisi.

 

Je ne peux choisir ni comment mourir, ni quand. Mais je peux décider de comment et pourquoi je vais vivre. La préservation de la République, la restauration de la démocratie et l’amélioration significative de la condition politique, économique, sociale et culturelle de chaque Gabonaise et de chaque Gabonais sont les principes et les objectifs au nom desquels j’ai définitivement choisi de consacrer mon existence.

Mon engagement politique vise également un objectif simple parce que clair : Que les Gabonais de Minvoul, de Pana, de Mabanda et de Libreville soient tous habités de la certitude d’appartenir effectivement au même pays et d’être traités de la même manière par les gouvernants.

 

Président Élu lors de l’élection présidentielle du 30 août 2009, à la faveur du soutien massif du peuple Gabonais, j’ai choisi de nommer le Docteur Raphaël BANDEGA-LENDOYE à la fonction de Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la République.

Je l’ai chargé de former un Gouvernement composé d’hommes et de femmes épris de l’Amour de leur Patrie, insurgés par la situation dramatique dans laquelle notre pays se trouve désormais, et ce jusqu’au sacrifice de leur personne.

 

Au moment où nous franchissons ce palier décisif pour la libération de notre pays, nous devons en responsabilité répondre à cette interrogation : tout cela est-il légal ? Pour autant que la légalité remplisse sa fonction au service de la justice et de la démocratie, elle mérite le respect et l'obéissance des citoyens. Il y a deux sortes de légalité, affirmait Martin Luther King : « La légalité juste et la légalité injuste. Je suis le premier à préconiser l'obéissance à la légalité juste. C'est une responsabilité morale aussi bien que légale. Or, cette même responsabilité morale nous commande inversement à nous dresser face à la légalité injuste. Quiconque se dresse face à une légalité injuste doit le faire ouvertement, avec ferveur, et la volonté d'en accepter les conséquences. Je soutiens qu'un homme qui refuse de se soumettre à un ordre lui paraissant injuste en son âme et conscience et qui se soumet de plein gré à la peine de prison afin d'en démontrer l'injustice à ses concitoyens, exprime en agissant ainsi son très grand respect pour la légalité ».

 

Et c’est dans le même esprit que ce droit a été inscrit à l’« article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 » : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». Nous y sommes.


Aux amis du Gabon, à la « Communauté internationale », j’adresse ce message responsable et fraternel.

 

La restauration de la démocratie effective est la condition de la stabilité du Gabon. Je suis un républicain et un démocrate. Je n’ai ni arme, ni armée. J’ai le peuple Gabonais et sa détermination. Je ne reculerais pas. Les Gabonais ne reculeront plus.

 

Plus qu’au soir du 30 août 2009, je maintiens que la responsabilité collective doit être exercée avec le libre assentiment du peuple souverain et selon les règles établies et admises par tous. Nul ne peut et ne doit s’imposer au Gabonais sans risquer à terme la fracture de la société. Nul ne peut et ne doit agir en dehors de la Constitution et des lois du pays pour imposer le dictat, l’intimidation et l’arrogance comme modèle de gouvernance.

 

À l’endroit de nos forces de sécurité et de défense je n’aurai qu’une parole.

La loyauté, la fidélité, la discipline, le sacrifice et le don de soi qui sont votre sacerdoce n’ont de sens que s’ils sont mis au service de la mère patrie et de ses enfants.

Au service de la Nation, donc des Gabonaises et des Gabonais, votre rôle et votre responsabilité sont de protéger le territoire, la Démocratie et la République. À la République en retour d’être reconnaissante en mettant alors les forces de sécurité et de défense dans des conditions de vie dignes.


À toutes les communautés du pays,

 

L’autorité morale que vous représentez doit faire entendre sa voix, car personne, Dieu compris ne pourrait s’accommoder d’une imposture. Il m’apparait primordial de rappeler que c’est aux communautés religieuses de montrer la voie vers la vérité. Le Silence complice et coupable, ou l’indifférence dans la situation actuelle seraient une forme d’allégeance au mal qui ronge notre pays.

 

L’apôtre Paul disait encore « Nous n’avons pas de puissance contre la vérité ; nous n’en avons que pour la vérité ».

 

Et le « Saint Coran » revient lui aussi plusieurs fois sur l’exigence de vérité, notamment dans la « sourate 8 » intitulée « le butin » où « Allah » le Très haut dit : « + Allahvoulait par ses paroles faire triompher la vérité et anéantir le fauxAfin qu’il fasse triompher la vérité et anéantir le faux… ».


Mes très chers concitoyens,

 

La dictature instaurée dans notre pays depuis plus d’un an tue l’équilibre des fondamentaux qui font l’unité de notre jeune Nation, construites aux prix d’efforts, de sacrifices et de consensus pendant 50 ans, et légués par les Pères Fondateurs et ces aînés qui nous ont précédés, notamment Léon MBA MINKO, Omar BONGO ONDIMBA, André Gustave ANGUILÉ, Jean Hilaire AUBAME, Émile ISSEMBÉ, Paul INDJENDJET-GONDJOUT, Georges DAMAS ALEKA, René Paul SOUSATTE, Pierre Louis AGONDJO OKAWÉ, Jean-Pierre NZOGHE NGUEMAH, BOUKA-BU-NZIENGUI, … et tant d’autres. En leurs noms à tous, ensemble, avec le courage et la détermination de chacun, nous allons libérer notre pays de la dictature qui tente de s’imposer à lui depuis le 08 juin 2009. J’ai entendu votre ardent désir de dignité et de respect pour votre pays et pour vous-même. Je sais combien est devenu insupportable le mépris avec lequel vous êtes traités. Je sais combien vous êtes meurtris par la légèreté avec laquelle le Gabon est conduit. Ce pays qui nous est si cher. Cette dictature qui s’est emparée de notre pays a fini par rendre invivable le quotidien de tous et de chacun.

 

Le développement économique et social du Gabon, qui doit correspondre à l’amélioration significative des conditions de vie de chaque Gabonaise et de chaque Gabonais doit être murement réfléchi et soigneusement mis en oeuvre. Habité de la légitimité, donc de la responsabilité que me confère le choix du peuple Gabonais le 30 août 2009, je prends ici devant vous, peuple du changement, l’engagement de tout mettre en oeuvre pour rétablir les piliers de notre République qui, face aux défis du développement économique et social, est appelé à un ordre nouveau pour exalter dans la vie quotidienne des gabonaise et des gabonais, la devise de notre pays : « Union, Travail, Justice ».

 

Je lance donc ici un appel solennel à l’union de toutes les populations gabonaises, où qu’elles se trouvent à Libreville, à l’intérieur du pays où à l’étranger, pour qu’elles se mettent en marche à nos cotés afin de libérer le Gabon notre pays de cette dictature et de conduire notre peuple vers la Nouvelle Espérance.

 

Je tends une main fraternelle à toutes les forces vives du mon de politique, de la société civile, du secteur privé. Au terme de mon propos, à tous et à chacun je voudrais dire ceci. Le Révérend Martin NIEMOLLER, un pasteur protestant allemand ayant vécu la période de l’essor du Nazisme avait déclaré : « En Allemagne ils sont venu premièrement contre les communistes, et je n’ai rien dit parce que je n’étais pas communiste. Ensuite ils sont venus contre les juifs, et je n’ai rien dit parce que je n’étais pas juif. Ensuite ils sont venus contre les syndicalistes, et je n’ai rien dit parce que je n’étais pas syndicaliste. Ensuite ils sont venus contre les catholiques, et je n’ai rien dit parce que j’étais protestant. Pour finir ils sont venus contre moi, mais à ce moment, il n’y avait plus personne pour parler ».

N’attendons pas qu’il soit trop tard pour agir.

 

Vive la République.


Que Dieu bénisse le Gabon.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 03:20

 

 

vote-a-Mala.jpg

 

 

1) Les autorités militaires et administratives c'est-à-dire les Préfets, Sous-Préfets et les Commandants des brigade de gendarmerie ont participé ou encadré les meetings des candidats du pouvoir (KNK). Le Préfet de la Kémo est descendu à Dékoa et à Sibut pour menacer ceux des fonctionnaires qui ne voteront pas pour le KNK, le parti du Président sortant

2) Le chef de la brigade de la gendarmerie a procédé à l’arrestation du pharmacien de la ville en la personne de M. Toangbaka Toabe Blaise à qui les clefs de la pharmacie ont été retirées par le chef de la brigade et ceci sans motif hormis le fait que l’épouse de Toabé est président de la CRPS de Ngourkaba (village de feu Malendoma). Notons que le prédécesseur de monsieur Toangbaka Toabe fut M. Gboutoungara qui avait été chassé de ce poste en février à cause de son appartenance à un parti politique autre que le KNK

 3) Le Chef de Brigade de la sous-préfecture de Mala et beau-frère du candidat KNK de ladite circonscription a défilé dans le cortège d’ouverture et de clôture de campagne du candidat, ceci en flagrante violation du code électoral et du code de bonne conduite.

4) Le Candidat de la CRPS de la circonscription fut encerclé par un groupe de 20 miliciens appartenant au groupe de soutien au Candidat KNK. Ces derniers avaient voulu dans un premier temps lyncher le candidat de la CRPS mais suite à un désaccord entre eux sur le mode d’exécution, ils décidèrent d’amener le butin à la gendarmerie. Bien que clairement identifié, les meneurs n’ont subi aucun interrogatoire. Au contraire les meneurs et porteurs de machettes bien identifiés comme M. Yangakola Jean alias CHABARDO, son ami et bras droit M. Kakolingui Vianey alias ABOU, M. Gazayeke, M. Razingola, ainsi que les 16 autres complices recrutés par le candidat KNK M. Ndoukoulouba, beau-frère du chef de brigade de la Gendarmerie, ne furent aucunement inquiétés. La gendarmerie n’a pas jugé utile de les interroger. Un des conseiller du candidat de la CRPS qui a été frappé à la machette est sous traitement. Son directeur de Campagne a eu la vie sauve en se réfugiant au domicile du candidat.

5) Des soupçons d’urnes supplémentaires au domicile des membres de la milice du KNK furent portés à la connaissance du Chef de la Brigade de Mala mais ce dernier refusa de vérifier l’information. C’est pour cela que cinq candidats de l’opposition et de la majorité présidentielle comprise, se sont retrouvés dans la journée du samedi 22 au matin pour rédiger un memo de protestation qui fut remis au président de la CEI locale. Le candidat de la CRPS avait auparavant déposé une lettre de protestation ainsi qu’une plainte pour diffamation calomnieuse le vendredi 21 janvier au matin. Les deux courriers n’ont pas été traités, la gendarmerie se refusant de les transmettre aux instances compétentes

6) Aucune liste électorale n’a été affichée avant l’ouverture du scrutin, violant ainsi le code électoral.

7) Certains représentants des candidats ont été contestés et privés d’accès au bureau de vote N° 2 à Mala

 

Une correspondance particulière depuis Mala pour C.A.P 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 02:52

 

 

Bozize KNK

 

 

1- La direction de KNK a écrit un courrier à l'ambassade de France à Bangui pour menacer de mobiliser tous ses militants à l'intérieur du pays, afin de venir manifester devant l'ambassade France à Bangui. Motif : La direction du KNK estime manifester ainsi contre ce qu'elle appelle une complicité de la France avec l'opposition et surtout avec Martin Ziguélé. En réalité, le KNK veut organiser des convois routiers qui, sous couvert de ramener des manifestants de province, vont ramener en fait à Bangui les urnes de substitution ayant servi aux fraudes massives.

 2- Selon des informations de source très sûre, l'hôtel en construction de Fidèle Ngouandjika à Boy-Rabé après le domicile de Ngaïssona, sert de centre de bourrage des urnes,. La nuit de lundi à mardi, 240 fausses urnes ont été acheminées de chez Ngouandjika à la CEI.

3- Bozizé a donné des instructions fermes à l'Office National d’Informatique (ONI) pour qu'aucune donnée chiffrée ne soit diffusée sans son aval.

4- Un centre de dépouillement est installé dans les locaux du ministère de l'Administration du territoire, sous la surveillance étroite de la Garde Présidentielle. Ils y ont déjà reçu les PV des circonscriptions de Bambari 1, et des 8ème, 7ème et 6ème d'arrondissements de Bangui. Les agents ont fait un constat alarmant et embarrassant pour le pouvoir: le nombre des votants est systématiquement supérieur à celui des inscrits dans tous ces cas dépouillés. En plus ils sont différents des chiffres publiés et/ou affichés dans des bureaux.

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 23:05

 

 

RCA Afrique

 

 

COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT

C.F.C

 

PROPOS LIMINAIRE DE LA CONFERENCE DE PRESSE

(MARDI 25 JANVIER 2011)

           

Le Collectif des Forces du Changement (CFC), soucieux de préserver la paix, la sécurité et l’unité nationale pour un développement durable de notre pays la République Centrafricaine, a pris part activement et d’une manière responsable au processus électoral devant conduire aux élections transparentes, justes et crédibles.

            Malgré les efforts patriotiques consentis par le Collectif des Forces du Changement (CFC) pour assurer un climat apaisé à ces élections groupées du 23 Janvier 2011 et dans le respect du code électoral, de l’accord portant adoption du chronogramme révisé des élections présidentielle et législatives et du code de bonne conduite adopté par consensus, le régime du Général François BOZIZE et son parti KNK, dans sa stratégie de conservation coûte que coûte du pouvoir de l’Etat, ont abusé de la confiance de la classe politique centrafricaine et opéré des fraudes massives et ostentatoires dans toutes les circonscriptions électorales tant à Bangui que dans les villes de province.

            Les résultats partiels qui parviennent au niveau des différents états- majors des partis politiques de l’opposition, à savoir le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), la  Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP), l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP), le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), LONDÖ, PATRIE et le Forum Civique FC sont suffisamment expressifs et prouvent à suffisance le plan machiavélique ourdi et arrêté de longue date par le Général François BOZIZE et son parti  le KNK.

            Le Collectif des Forces du Changement (CFC), dans les différentes déclarations radiodiffusées et télévisées de ses leaders n’a eu de cesse d’attirer l’attention de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et de la Communauté Internationale sur l’impréparation des élections, les multiples violations du Code Electoral et des différents accords signés par toutes les entités ayant pris part au Dialogue Politique Inclusif (DPI).

           Aujourd’hui, force est de constater que l’histoire donne raison à l’opposition démocratique qui ne peut accepter une mascarade électorale, qui viole la volonté populaire de nos compatriotes massivement sortis ce 23 janvier 2011 pour choisir leurs dirigeants. La frustration légitime qu’ils ressentent est porteuse des germes d’une implosion sociale aux conséquences incalculables.

 Comment accepter que dans l’ensemble des circonscriptions électorales du pays, le candidat François BOZIZE arrive quasi-systématiquement en tête avec un score qui lui donne toujours à plus de 50% des suffrages exprimés, garantissant ainsi son élection dès le premier tour ?

Comment accepter que des candidats leaders des partis politiques de l’opposition puissent recueillir des scores minables dans des zones où des scrutins leur sont traditionnellement favorables ?

Comment admettre l’intrusion intempestive des autorités locales et des éléments de forces de défense et de sécurité, notamment ceux de la Garde Présidentielle dans les bureaux de vote et centres de dépouillement pour intimider des électeurs et perturber le bon déroulement des opérations électorales?

Comment comprendre  la substitution d’urnes non homologuées à celles sensées être préalablement codifiées, et dont le convoyage devait être sécurisé ?

Comment accepter que des listes électorales dont l’affichage est obligatoire pour vérification et correction préalables ne le soient  au plus tôt que la veille du scrutin, empêchant de fait toutes corrections éventuelles et semant le désordre le jour même du scrutin ?

Comment accepter que les Présidents de bureaux de vote et les assesseurs désignés par les CEI locales soient récusés et tous remplacés par des militants du seul parti KNK ?

Comment expliquer que des très nombreux électeurs, pourtant recensés et détenteurs des cartes d’électeurs, ne retrouvent pas leurs noms sur les listes transcrites par la CEI, et n’aient pu voter et  que d’autres personnes aient curieusement pu voter à leur place? Comment ces « votants » ont-ils pu faire la preuve d’une identité qui n’est pas la leur ?

Comment expliquer la pénurie de cartes d’électeurs annoncée par la CEI pendant le recensement électoral, et que curieusement une multitude de cartes d’électeur parallèles ont été distribués par des responsables locaux du parti KNK, permettant à leurs détenteurs illégaux de voter plusieurs fois ?

Comment accepter que les procès-verbaux n’existent pas dans plusieurs bureaux de vote et centres de dépouillement, et que là où ils existent, ils ne sont pas systématiquement remis aux représentants des candidats de l’opposition ?

Comment expliquer que des représentants dûment mandatés par les  des candidats de l’opposition soient chassés de certains bureaux de vote ?

Un tableau synoptique des irrégularités constatées à ce jour à l’issue de ce scrutin est joint à ce propos liminaire aux fins de faire état des fraudes massives organisées à dessein par le régime en place afin d’opérer un passage en force dès le premier tour.

De ce qui précède, le Collectif des Forces du Changement (CFC) :

prend à témoin la communauté nationale et internationale du caractère volontairement vicié, du fait exclusif du pouvoir et de la CEI, du scrutin du 23 janvier 2011 dont les graves dysfonctionnements constatés ôtent toute crédibilité et toute fiabilité à ses résultats :

exige l’annulation de ces élections dont les résultats sont frauduleusement manipulés et  ne  reflètent nullement les suffrages des populations du fait de leur caractère non transparent et non libre ;

usera de toutes les voies de droit pour faire respecter la volonté du peuple centrafricain sorti massivement afin de faire le choix de l’alternance démocratique par les urnes ;

appelle tous ses militants, ses sympathisants, l’ensemble de la population centrafricaine et les démocrates du monde entier à se mobiliser davantage et comme un seul homme pour faire échouer le hold-up électoral méticuleusement préparé et soigneusement exécuté par le Général François BOZIZE et son parti  KNK.

Enfin, le Collectif des Forces du Changement (CFC) rejette d’avance avec force et ne reconnaitra  pas les prétendus résultats  de cette mascarade électorale.

 

                                  Fait à Bangui le 25 janvier 2011

 

Le Collectif des Forces du Changement

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 22:57

 

 

Pierre-Buyoya.jpg

 

 

PARIS, 25 jan 2011 (AFP) - 25.01.2011 18:44

Une mission d'observation envoyée par la Francophonie pour les élections présidentielle et législatives dimanche en Centrafrique a indiqué mardi avoir relevé des "dysfonctionnements", alors qu'un collectif d'opposition réclame l'annulation du double scrutin.

Une mission d'observation envoyée par la Francophonie pour les élections présidentielle et législatives dimanche en Centrafrique a indiqué mardi avoir relevé des "dysfonctionnements", alors qu'un collectif d'opposition réclame l'annulation du double scrutin.

La mission a "noté que la confection et l'affichage des listes électorales, l'établissement ainsi que la délivrance des cartes d'électeur ont constitué la source majeure des dysfonctionnements techniques relevés lors du déroulement des scrutins du 23 janvier 2011", indique un communiqué de la mission, présidée par l'ex-président burundais Pierre Buyoya.

La mission, composée d'une trentaine d'observateurs, énumère plusieurs "insuffisances et irrégularités", notamment "le démarrage tardif des opérations de vote", "la maîtrise insuffisante des règles et procédures par les membres des bureaux de vote", "la présence des représentants de l'Administration dans certains bureaux de vote", "le nombre élevé de votes par dérogation".

Pour "remédier" à ces problèmes, elle recommande ainsi des "locaux plus adaptés pour abriter les bureaux de vote", "l'informatisation des listes électorales et l'établissement de cartes d'électeurs avec photo", "l'augmentation du nombre d'assesseurs par bureau de vote"...

La mission "invite les candidats à recourir, en tant que de besoin, aux voies légales en cas de contestation des résultats", indique encore le texte.

Le Collectif des forces du changement (CFC), collectif regroupant l'opposition et d'anciennes rébellions, auquel appartiennent trois des cinq candidats à la présidentielle, a demandé mardi "l'annulation" des élections présidentielle et législatives, dénonçant des "résultats frauduleusement manipulés".

L'opposition soupçonne les autorités de vouloir frauder pour permettre au président sortant François Bozizé de passer au premier tour. Un éventuel second tour se tiendrait le 20 mars, d'après le calendrier électoral.

© 2011 AFP

 

 

NDLR : C'est franchement un sévère réquisitoire de la nullité du vrai faux pasteur Binguimalé à la tête de la CEI que dresse le président Pierre Buyoya qui n'a jamais au demeurant,  fait mystère de son souhait de le voir remplacé par quelqu'un d'autre de plus compétent et capable à cette fonction trop lourde pour lui. La conclusion logique qui découle d'un aussi grand nombre de dysfonctionnements et insuffisances objectivement relevés par l'OIF devrait être l'annulation pure et simple de ce scrutin qui n'en a pas été un. L'OIF donne également raison d'avance à l'opposition qui réclame l'annulation de l'ensemble du vote et lui suggère de recourir aux voies légales de contestation dont on sait par avance qu'elles n'aboutiront jamais à donner gain de cause aux requérants, la Cour constitutionnelle étant en Centrafrique entièrement inféodée à Bozizé.  

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 22:55

 

 

file de vote à Bangui

 

 

Source : Secours-catholique.org 25/01/2011

 

La République Centrafricaine a tenu dimanche 23 janvier des élections présidentielle et législatives. Aude Hadley, chargée de projet au Secours Catholique et deux autres membres de l’association ont suivi ces élections en tant qu’observateurs internationaux. Aude Hadley nous livre ce dont ils ont été témoins.

Près de deux millions d’électeurs centrafricains ont attendu des heures sous le soleil avant de voter pour les élections législatives et présidentielle qui se sont tenues dimanche 23 janvier 2011 en République Centrafricaine

Comment s’est déroulé le scrutin de dimanche 23 janvier ?

Globalement, il s’est déroulé dans le calme et la sérénité. Il n’y a pas eu de heurts. Nous avons senti une très forte mobilisation de la population. Les gens étaient impatients de voter. Nous sommes arrivés à 5h30, le dimanche matin, à l’un des grands centres de vote de Bangui. Celui-ci devait ouvrir ses portes aux électeurs à 6h. Mais lorsque nous sommes arrivés, rien n’était installé. Il n’y avait pas d’isoloirs, pas d’urnes, la salle d’école où se tenait le scrutin n’avait pas encore été débarrassée de ses meubles et les membres du bureau de vote n’étaient pas encore là. Il a finalement ouvert à 8h. Nous avons appris par la suite que de nombreux bureaux de vote n’avaient pas respecté les dix heures réglementaires de scrutin. Lorsqu’enfin les gens pouvaient, après de longues heures d’attente sous le soleil, présenter leur carte d’électeur, bien souvent on leur apprenait qu’ils n’étaient pas inscrits sur les listes électorales ou que leur numéro d’électeur avait déjà été utilisé par une autre personne. Les listes et cartes électorales ont été réalisées manuellement provoquant ainsi de nombreuses erreurs. Malgré cela, les Centrafricains ont gardé leur calme.

Avez-vous été témoins de fraudes ?

Oui, ce scrutin a été entaché d’irrégularités. A Bangui, nous avons assisté au dépouillement d’un bureau de vote. Il s’est tenu à la lueur d’une bougie. Par ailleurs, les membres du bureau ont annoncé que 277 personnes avaient votées. Or le nombre de bulletin était bien supérieur : ils en ont comptabilisé 385.

Peut-on imaginer une contestation des résultats à venir ?

Dès le lancement des élections, les opposants au parti au pouvoir ont contestées ces élections dénonçant un certain nombre d’irrégularités et accusant la Commission électorale indépendante (CEI) de ne pas agir en conformité avec le code électoral. Cela a d’ailleurs poussé certains membres de la CEI à démissionner. Mais malgré ces démissions et les critiques, la CEI a poursuivi l’organisation des élections. On peut prévoir une contestation des résultats, qui apparemment seront proclamés le vendredi 28 janvier. Toutefois la population veut à tout prix éviter un scénario à l’Ivoirienne et souhaite maintenir le calme.

Combien d’observateurs nationaux présents lors des élections ?

Environ mille observateurs nationaux ont assisté au scrutin. La moitié avait été formée par Justice et Paix avec le soutien du Secours Catholique. Par ailleurs, Justice et Paix a ainsi réussi à déployer des observateurs sur tout le territoire de la République centrafricaine, notamment dans les régions à forte présence rebelle, comme à Birao.

Quels sont les enjeux de ces élections en Centrafrique ?

La paix a été l’un des enjeux du scrutin. La Centrafrique vit depuis de nombreuses années dans l’instabilité. Mais le sentiment de paix est très varié selon les régions de Centrafrique. A Bangui, la capitale, les habitants estiment qu’il y a une nouvelle stabilité dans leur ville tandis que de fortes rébellions ont encore lieu au nord du pays, dans la région de Birao, à la frontière avec le Soudan et le Tchad. Par ailleurs, la présence de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), un groupe de rebelles Ougandais, crée toujours d’importants troubles à l’est du pays. La paix a donc été un enjeu de ces élections, mais plus encore l’amélioration de la situation économique a prévalu dans ces élections.

Propos recueillis par Clémence Richard

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 20:14

 

 

bulletin de vote

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 25 Janvier 2011 14:24

Les dysfonctionnements relevés lors du déroulement du scrutin du 23 janvier 2011, en République Centrafricaine ne sont pas de nature à remettre en cause la crédibilité du processus électoral. Par conséquent, ces élections ont été libres, démocratiques et inclusives.

C’est la substance de la déclaration préliminaire de la mission de l’observation de l’Union Africaine pour les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, publiée ce mardi 25 janvier 2011.

Dans son exposé introductif face à la presse, Boussoukou Boumba, ancien ministre et ancien parlementaire de la République du Congo et chef de mission, a déclaré que la mission a d’abord estimé globalement « pacifique  l’ambiance de la campagne électorale de 12 jours qui s’est achevée le 21 janvier ».

Au sujet du déroulement du scrutin, Boussoukou indique que la mission a constaté que : « les bureaux de vote sont installés dans les lieux publics faciles d’accès, une forte mobilisation de la population devant lesdits bureaux, un déroulement normal des opérations de vote malgré quelques dysfonctionnements, le respect des procédures de dépouillement et le comptage des voix dans les conditions normales ».

Malgré les insuffisances relevées dans certains bureaux de vote, ajoute le chef de mission, « aucun incident majeur qui aurait entaché le déroulement du vote n’a été constaté ».

Cependant souhaite Boussoukou, « ces insuffisances mentionnées méritent corrections pour les scrutins futurs ». Il s’agit notamment : « de la qualité de la liste électorale, son affichage tardif, la non unicité des cartes d’électeurs, la gestion du vote par dérogation, le non respect du vote des personnes âgées ou handicapées, la formation insuffisante des agents électoraux, le manque d’information des électeurs sur les procédures de vote, l’utilisation du bulletin unique et le non-respect des horaires d’ouverture et de clôture du vote ».

La mission, poursuit l’ancien ministre congolais, n’a pas manqué de formuler quelques recommandations notamment : « l’informatisation des listes électorales, des cartes d’électeurs, le respect des délais d’affichage, le renforcement des capacités des agents électoraux et l’information des électeurs sur les procédures de vote ».

Boussoukou qui félicite le peuple centrafricain pour « sa maturité, sa patience et son attachement aux valeurs démocratiques », rend « hommage aux partenaires du pays pour leur soutien au processus électoral ».Il conclut en exhortant le gouvernement, les acteurs politiques et la société civile « à œuvrer à la consolidation de la paix en Centrafrique ». Outre la ville de Bangui, la mission a été déployée à Bimbo, Mbaïki (sud du pays), Sibut, Damara, et Boali (nord de Bangui).

Il faut dire que la mission est arrivée dans le pays le 19 janvier conformément aux dispositions de la déclaration de l’UA adoptée par les Chefs d’Etats et de Gouvernements des Etats membres en juillet 2002 à Durban (Afrique du Sud), sur les valeurs démocratiques. Elle est composée des Parlementaires panafricains et nationaux, responsables d’Institutions électorales, diplomates et membres de la société civile africaine.

 

NDLR : C'est vraiment scandaleux !  Ce n’est pas la première et dernière fois que les observateurs de l’Union Africaine se discréditent avec de telles appréciations dont on sait pertinemment qu’elles sont totalement fantaisistes et ne correspondent nullement à la réalité des graves dysfonctionnements qui ont été enregistrés et dénoncés par l’opposition dès le départ ainsi que les fraudes massives opérées par le clan Bozizé. La décence voudrait que tous ces « observateurs » restés confortablement à Bangui dans les hôtels et qui n’ont jamais daigné mettre pied dans les zones de rébellion en province relativisent quelque peu leurs allégations. Maintenant que les candidats du CFC ont réclamé l’annulation de cette mascarade électorale, l’avis de ces pseudos observateurs est parfaitement dérisoire.La conclusion qui découle objectivement et logiquement de la panoplie de graces insuffisances et irrégularités qu'ils néanmoins eu le courage de relever devrait les conduire à demander carrément l'annulation du vote du 23 janvier dans son ensemble. Ils ont hélas préféré tourner autour du pot. C'est dommage ! 

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 19:54

 

 

VOTE ELECTIONS 2011 BANGUI bozize 1

 


BANGUI (AFP) - 25.01.2011 14:29 - Trois des cinq candidats à la présidentielle de dimanche en Centrafrique ont annoncé qu'ils "rejettent d'avance" les résultats de ce scrutin dont ils ont exigé l'annulation, le qualifiant de "mascarade", dans une déclaration de leur coalition mardi à Bangui.

 Trois des cinq candidats à la présidentielle de dimanche en Centrafrique ont annoncé qu'ils "rejettent d'avance" les résultats de ce scrutin dont ils ont exigé l'annulation, le qualifiant de "mascarade", dans une déclaration de leur coalition mardi à Bangui.

Les premiers résultats des élections ne seront publiés qu'à partir du vendredi 28 janvier, a annoncé lundi la Commission nationale électorale (CEI), en mettant en garde contre l'utilisation de "chiffres bruts" publiés au compte-gouttes par certains médias locaux.

La machine des élections présidentielle et législatives centrafricaines s'est grippée mardi avec la demande d'un collectif d'opposition - dont trois candidats à la présidentielle - d'annuler le double scrutin, dont ils ont rejeté les résultats avant même leur publication.

 La demande a été faite par le Collectif des forces du changement (CFC), collectif regroupant l'opposition et d'anciennes rébellions, auquel appartiennent trois des cinq candidats à la présidentielle: Martin Ziguélé, Jean-Jacques Demafouth et Emile Gros-Raymond Nakombo, ainsi que 213 candidats aux législatives.

L'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, l'ex-ministre de la Défense et chef d'une des plus importantes ex-rébellions du pays Jean-Jacques Demafouth ainsi que Emile Gros-Raymond Nakombo, du parti de l'ex-président décédé André Kolingba, étaient en lice pour la présidentielle avec le chef de l'Etat sortant François Bozizé, élu en 2005 et qui apparaît favori, et son prédécesseur qu'il a renversé en 2003, Ange-Félix Patassé.

Le CFC "exige l'annulation de ces élections, dont les résultats sont frauduleusement manipulés et ne reflètent nullement les suffrages des populations du fait de leur caractère non transparent et non libre", indique-t-il dans une déclaration lue devant la presse par son porte-parole, Me Nicolas Tiangaye.

 Le collectif "rejette d'avance avec force et ne reconnaîtra pas les prétendus résultats de cette mascarade".

 Les premiers résultats des élections ne seront publiés qu'à partir du vendredi 28 janvier, avait annoncé lundi la Commission nationale électorale (CEI), en mettant en garde contre l'utilisation de "chiffres bruts" publiés au compte-gouttes par certains médias locaux.

Aucune estimation officielle n'était disponible mardi sur le double scrutin, marqué par un vote massif et l'absence d'incident majeur, mais aussi par des retards et "dysfonctionnements", d'après les observateurs électoraux.

Pour "faire respecter la volonté du peuple centrafricain", le CFC affirme qu'il "usera de toutes les voies de droit". Ce qui, d'après les candidats mécontents, signifie un recours en premier à la CEI et, en cas d'insuccès, à la Cour constitutionnelle.

"Mon parti (...) va saisir la CEI dès aujourd'hui" mardi, a déclaré M. Ziguélé lors d'une conférence de presse après la déclaration du CFC.

Jean-Jacques Demafouth a aussi souligné le caractère légal de leurs moyens de contestation, tout en prônant l'apaisement: "Les gens veulent qu'en Centrafrique on s'affronte et que le sang coule pour qu'ils en tirent profit, mais nous allons rester dans le cadre légal". http://jj.demafouth.free.fr 

 Cette demande d'annulation des élections intervient après plusieurs accusations d'irrégularités formulées par l'opposition, qui soupçonnait les autorités, dès avant le scrutin, de vouloir frauder pour permettre à François Bozizé de passer au premier tour. Un éventuel second tour se tiendrait le 20 mars, d'après le calendrier électoral.

 Ces accusations ont été réitérées mardi par le CFC, qui s'est interrogé sur des scores attribués au président sortant: "comment comprendre que dans l'ensemble des circonscriptions électorales du pays, le candidat François Bozizé arrive quasi-systématiquement en tête avec un score qui lui donne toujours (...) plus de 50% des suffrages exprimés, garantissant ainsi son élection dès le premier tour?".

Aucune réaction n'avait pu être obtenue dans l'immédiat auprès de l'entourage de François Bozizé, qui a régulièrement balayé les allégations, accusant ses opposants de "mauvaise foi" et affichant sa confiance en sa réélection.


© 2011 AFP

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