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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 00:53

 

 

 

Kodégué

 

 

AU :

 

PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

PREMIER MINISTRE

 

PRESIDENT DE LA COALITION SELEKA

 

Excellence Monsieur Le Président de la République,

Excellence Monsieur Le Premier Ministre,

Monsieur Le Président de la Coalition SELEKA,

 

Le peuple centrafricain attend avec impatience la formation du gouvernement d'union nationale suite aux accords de Libreville. Depuis quelques jours, des signes précurseurs d'une nouvelle crise pointent à l'horizon. Les localités de Dimbi (zone diamantifère), de Kembé et Bangassou ont été violemment attaquées. En réaction, le Président BOZIZE a posé des conditions pour la libération des prisonniers politiques. A Bangui, dans le cercle du pouvoir, la guerre des tranchées bat son plein pour le partage des postes ministériels au sein du Gouvernement d'Union Nationale.

 

Devant ce spectacle digne d'un film d'horreur qui saute pieds joints sur les obstacles, les problèmes de l'heure, nous, familles de la diaspora, hommes d'affaires, intellectuels, etc.  réunis au sein du MOUVEMENT DE LIBERATION DEMOCRATIQUE(MLD) tenons à exprimer nos très vives préoccupations à vous qui détenez en ce moment précis la clé de sortie de la crise qui a déchiré le tissu social et politique :

 

Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat, son Excellence François BOZIZE YANGOUVOUDA

 

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition, Maître Nicolas TIANGAYE.

 

Monsieur Michel AM NONDROKO DJOTODIA, Président de la Coalition SELEKA,

 

Vous avez tous un statut particulier consacré par les accords de Libreville du 11 janvier 2013 du point de vue de la légalité internationale. Nonobstant, chacun de vous porte en lui une responsabilité historique vis a vis du peuple centrafricain qui n'aspire qu'à la paix.

 

A: DU PRESIDENT DE LA COALITION SELEKA

 

Si nous avions salué à sa juste valeur la réaction immédiate des responsables de la coalition SELEKA,par un de ses portes paroles en l'occurrence Mr. GAZAMBETI, promettant de faire la lumière sur les événements de DIMBI, KEMBE et BANGASSOU,il n' en demeure pas moins que beaucoup de zones d'ombres subsistent quant à la situation sécuritaire du pays que nous espérons voir figurer en bonne place dans le futur programme de politique générale du Premier Ministre. A ce sujet une enquête internationale est recommandée prenant en compte l'ensemble des situations depuis le 15 mars 2003, de violations graves et répétées des droits humains au regard des instruments juridiques internationaux dûment ratifiés par la République Centrafricaine. Qu'il s'agisse de l'assassinat de l'Abbé KILAMONG,de Mademoiselle OLOFIO, journaliste à la radio Bé oko, le Lieutenant Isidore Laoulé, le Lieutenant Antoine Gbodo, etc.........,des entraves liées aux libertés à savoir les interdictions de sortie du territoire avec le cas fatal du Président PATASSE.......Quant aux responsabilités dans cette crise, la justice centrafricaine et la Cour pénale Internationale feront leur travail.

 

En outre vous avez obtenu :

le dialogue de Libreville

le renoncement du Président BOZIZE à ses ambitions présidentielles de 2016

la possibilité donnée à vos membres d'entrer dans le Gouvernement d'Union Nationale (GUN).

Nous espérons que vos revendications corporatistes seront tenues notamment la libération des prisonniers politiques et que le processus de DDR tiendra toutes ses promesses.

Nous pensons que la guerre est derrière nous. Maintenant, c'est autour d'une table qu'il convient de nous retrouver afin de surmonter ensemble nos différends. Vous devez respecter scrupuleusement les accords de Libreville. Même si les accords de Libreville n'ont pas épuisé tous les problèmes liés à la crise ; l'essentiel c'est votre signature à respecter.

 

B: DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE M.FRANCOIS BOZIZE

 

Aussi les accords de Libreville, tels que signés, imposent à tous les acteurs y compris le Président BOZIZE, d'œuvrer pour une application stricte au profit de la paix rien que de la paix. Le Président BOZIZE n' a pas le droit à ce jour de poser des conditionnalités pour la libération des prisonniers politiques alors même que ceux -ci sont dans des situations humanitaires les plus humiliantes .Ne pas honorer sa signature est un manquement grave à la parole donnée. L'attentisme, les hésitations, les tergiversations risquent fort bien de remettre en cause la lettre et l'esprit des accords de Libreville...

Ce n'est pas du donnant donnant Monsieur Le Président !Il s'agit des vies humaines qui ont été privées de leur liberté et que les faits sont antérieurs aux accords de Libreville.

De même Monsieur Le Président, de source digne de foi,font état de votre ferme volonté de créer encore un blocage quant à la formation du gouvernement comme cela a été de la nomination du Premier Ministre M. NICOLAS TIANGAYE. Franchement en cette date du 25 janvier 2013, date anniversaire de la naissance d'un de vos prédécesseurs ayant accéder par les urnes à la magistrature suprême, je vous invite solennellement ,si c'est le cas, d' y renoncer .N'écoutez pas ceux qui vous donnent des mauvais conseils! Vous avez une chance ,donnez cette chance à la paix! Il n'est pas opportun de recourir une seconde fois à la médiation du Président SASSOU NGUESSO rien que pour former un gouvernement .


C: DU PREMIER MINISTRE M. NICOLAS TIANGAYE

 

Par ailleurs, après moult tergiversations, Maître Nicolas TIANGAYE ,et nul ne doute de son parcours et de sa capacité présumée à tout mettre en œuvre pour le succès de la transition.

Monsieur le Premier Ministre, Maître Nicolas TIANGAYE, vous êtes face à votre destin et seul devant l'histoire. Vous avez une chance exceptionnelle en cette période de transition politique, de montrer votre amour de la patrie et votre capacité d'homme d'État. Un échec ce que redoute tout le monde ou un succès salvateur sera mis à votre compte car vous disposez sur la base des accords de LIBREVILLE, de marges de manœuvre et de la légalité nécessaires à l'accomplissement de votre mission. Nul n'ignore la difficile tâche de la composition du gouvernement ,mais les défis sont immenses et l'impatience gagne les centrafricains.

Monsieur Le Premier Ministre,faites montre de courage. Vous devriez être en première ligne ! Le peuple attend de vous des gages de confiance et de consolation pendant cette période.

En attendant que vous tous, preniez conscience de l'autodestruction dans laquelle se trouve notre pays, nous vous exigeons de laisser toutes les armes au profit d'un dialogue permanent.

 

Tels sont en quelques mots la substance de cette présente Lettre ouverte, que nous vous soumettons, et que nous espérons, retiendra votre attention pour le bien du peuple.

 

FAIT A PARIS LE 25.01.2013

 

KODEGUE GUY SIMPLICE

Membre Fondateur du MLD

Rapporteur Général France,Europe

Amériques, Océanie

 

 

 

 

Ampliations : Leurs excellences Les CHEFS D'ETATS DE LA CEEAC

Ministère Français des Affaires Étrangères

 

 

 

kodeguenaki@yahoo.fr

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 19:09

 

 

 

Ndele-vue-aerienne-centralafricanre.jpg

Ndélé,  chef-lieu du Bamingui-Bangoran (vue aérienne)

 

 

http://www.un.org

 

conseil de sécurité


24 janvier 2013 – Alors que la République centrafricaine est déstabilisée par les menées d'une coalition rebelle qui conteste l'autorité de l'État, le Conseil de sécurité a, jeudi, prorogé d'un an le mandat du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix dans ce pays (BINUCA), jusqu'au 31 janvier 2014.


En adoptant une résolution à l'unanimité de ses quinze membres, le Conseil demande au gouvernement, à la coalition « Séléka », aux groupes armés et à l'opposition démocratique de « s'acquitter de bonne foi de leurs obligations découlant de la Déclaration de principe signée à Libreville le 11 janvier 2013 ».


Le Séléka, un regroupement de formations rebelles, a pris les armes le 10 décembre dernier pour réclamer le respect intégral de l'Accord de paix global de Libreville en date de 2008, qui prévoyait notamment un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR), jamais mis à exécution. À la demande du gouvernement centrafricain, des éléments de l'Armée nationale tchadienne sont entrés en République centrafricaine le 17 décembre pour appuyer la contre-offensive menée par les Forces armées centrafricaines (FACA).


La Déclaration de principe du 11 janvier dernier était assortie d'un accord de cessez-le-feu conclu entre le gouvernement et le Séléka, à la mise en œuvre duquel appelle le Conseil de sécurité. Il en va de même de l'accord politique sur le règlement de la crise, signé notamment par la majorité présidentielle, l'opposition démocratique, les groupes armés et le Séléka et la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC).


Inquiet du manque d'autorité de l'État en dehors de la capitale Bangui, « qui a laissé s'installer un grave vide sécuritaire dans nombre de régions », le Conseil de sécurité demande au BINUCA de continuer d'accompagner l'entreprise de consolidation de la paix en République centrafricaine, comme le prévoit son mandat, y compris les processus de DDR et de réforme du secteur de la sécurité et d'user de ses bons offices en vue de faciliter l'application intégrale des accords signés à Libreville le 11 janvier.


Le Conseil de sécurité exige de tous les groupes armés, notamment de la coalition Séléka, qu'ils empêchent l'enrôlement et l'emploi d'enfants, et leur demande d'appliquer immédiatement les dispositions des plans d'action signés avec la Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé en novembre 2011.


Enfin, il prie instamment le gouvernement centrafricain d'enquêter sur les informations faisant état de violations des droits de l'homme dans le pays, notamment à Bangui, de veiller à ce que les responsables soient traduits en justice et de prendre toutes mesures nécessaires pour prévenir de nouvelles violations.


Le Secrétaire général, ajoute la résolution adoptée aujourd'hui, devra présenter, le 31 mars prochain au plus tard, un rapport sur la situation sur le terrain et les moyens dont dispose la BINUCA pour renforcer la mise en œuvre de ses activités prioritaires.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 18:53

 

 

 

militaires sud af

 

 

NEW YORK (Nations unies), 24 jan 2013 (AFP) - Les troupes étrangères qui se trouvent en République centrafricaine (RCA) doivent rester dans le pays pour empêcher celui-ci de devenir "un nouveau Mali", a estimé jeudi la représentante spéciale de l'ONU en RCA.


Ces soldats étrangers --notamment des Français, des Sud-Africains et des Tchadiens-- doivent contribuer à "créer un pare-feu en Centrafrique pour empêcher les mouvements que nous voyons dans le Sahel de venir par ici", a expliqué Margaret Vogt.


"Cet endroit peut facilement devenir un nouveau Mali", a-t-elle affirmé, lors d'une téléconférence avec des journalistes organisée depuis Bangui.


Après une offensive éclair en décembre, qui les ont amenés aux portes de Bangui, les rebelles du Seleka avaient accepté à Libreville un cessez-le-feu et le retrait des zones occupées. Mais le gouvernement centrafricain les accuse de poursuivre leur "conquête" dans le nord et le centre sud.


"La communauté internationale doit maintenant s'impliquer plus énergiquement, sur les plans diplomatique et financier, pour empêcher la RCA de sombrer", a estimé Mme Vogt: "La RCA occupe une position stratégique (car) ce qui se passe en RCA aura un impact sur tous les pays de la région".


Le Conseil de sécurité a adopté jeudi une résolution qui prolonge d'un an le mandat de sa mission dans le pays, le Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en RCA (Binuca).


La résolution "appelle a la mise en oeuvre prompte et intégrale de l'accord" de Libreville et "se félicite de la nomination d'un représentant de l'opposition au poste de Premier ministre du gouvernement d'unité nationale".


Le Conseil demande à "toutes les parties, en particulier le Seleka, d'autoriser l'acheminement sans entrave, en toute sécurité et au plus vite de l'aide humanitaire à ceux qui en ont besoin et de protéger les civils contre toute forme de violence".


Le Seleka est aussi sommé "d'empêcher l'enrôlement et l'emploi d'enfants" soldats. Le Conseil demande par ailleurs au gouvernement centrafricain "d'enquêter sur les informations faisant état de violations des droits de l'homme dans le pays, notamment à Bangui, et de veiller à ce que les responsables soient traduits en justice".

 

 

 

NDLR : Les troupes plus qu’« étrangères » dont le principe du retrait au plus vite a été acté à Libreville sont essentiellement celles de Jacob Zuma que Bozizé a fait venir en vertu des accords opaques de business qui les lient via le mafieux Didier Pereira. Il ne s’agit pas de celles de la FOMAC qui étaient déjà là depuis belle lurette et dont les effectifs ont été augmentés pour une intervention en urgence dans un cadre bien précis. Elles ont l’appui logistique de la France, là aussi dans un contexte bien défini. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 16:34

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

 

BANGUI : NICOLAS TIANGAYE CONDAMNE LES ATTAQUES DE LA SÉLÉKA

 

nicolas-tiangaye-photo-hippolyte-donossio.jpg

 

 

Bangui, 25 janv. 13 (RJDH) – Alors qu’il poursuit les consultations pour la mise en place d’un gouvernement d’Union nationale dont il a eu mandat, le nouveau Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye s’insurge contre les exactions commises par les rebelles de la Séléka à l’intérieur du pays. Pendant sa toute première sortie médiatique ce vendredi matin, le nouveau Premier ministre demande aux leaders de la Séléka de poursuivre les opérations de sensibilisation de leurs éléments, dans les zones qu’ils occupent.


Depuis la signature des accords de paix de Libreville le 11 janvier, certains éléments de la rébellion de la Séléka continuent d’attaquer et de piller des villes à l’intérieur de la Centrafrique. « Ayant été informé, j’avais convoqué les responsables de Séléka à Bangui, pour les actions à entreprendre en vue de faire cesser ces actes qui sont de nature à remettre en cause la dynamique de paix engagée après la signature des accords de Libreville », a dit le Premier ministre.


Pour Nicolas Tiangaye, les chefs de la Séléka doivent urgemment se rendre dans les zones sous leurs occupations afin de parler avec leurs éléments. « Il s’agit d’une action prioritaire et immédiate dans le cadre du suivi des accords de Libreville », a-t-il affirmé.


Il a insisté que la priorité de son futur gouvernement, c’est de faire cantonner les rebelles dans un seul lieu, en vue de les désarmer et les démobiliser. « Il s’agit d’un programme qui doit s’inscrire dans le cadre d’un programme d’urgence et qui nécessite la mobilisation d’une ressource financière importante. Nous attendons donc le soutien de la communauté internationale. Lorsque le gouvernement sera formé et une fois que les fonds seront mobilisés, ce processus sera immédiatement mis en œuvre, parce qu’il s’agit d’une priorité pour le gouvernement », a-t-il précisé.


En ce qui concerne la formation de gouvernement, Nicolas Tiangaye a fait savoir que depuis le début des consultations après sa prise de fonction, quatre entités ont déjà remis leurs dossiers, et il attend la liste des personnalités retenues par la majorité présidentielle pour la formation du gouvernement.

 

 

 

NDLR : C'est donc Bozizé et son clan qui traînent les pieds et font perdre du temps pour la formation du gouvernement. On apprend qu'ayant réussi à sauver son fauteuil à Libreville alors qu'on demandait initialement son départ et sa traduction devant la CPI, il a repris ses excursions hebdomadaires à Bayanga dans la forêt du sud-ouest du pays où il dispose d'un chalet que des truands hommes d'affaire libanais lui ont construit ainsi qu'un héliport, en s'y rendant le week-end, chose qu'il n'a pas faite depuis un mois en raison de l'avancée de Séléka. 


 

BANGUI : LES NATIONS UNIES PROLONGENT LEUR MANDAT EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

 

Ban

 

 

Bangui, 25 janv. 13 (RJDH) Le Conseil de sécurité de l’ONU a prorogé d’un an le jeudi 24 janvier, le mandat du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (BINUCA).


Les quinze membres du Conseil de sécurité ont dans une résolution adopté par l’unanimité, demandé au gouvernement, aux rebelles de la coalition Séléka, aux groupes armés et à l’opposition démocratique de « s’acquitter de bonne foi de leurs obligations découlant de la Déclaration de principe signée à Libreville le 11 janvier».


Le Conseil se dit inquiet du manque d’autorité de l’État en dehors de la capitale Bangui, qui a laissé installer l’insécurité dans nombre de régions. Il a demandé au BINUCA de continuer d’accompagner l’entreprise de consolidation de la paix en République centrafricaine, comme le prévoit son mandat, y compris les processus de Désarmement démobilisation et réinsertion  et également la réforme du secteur de sécurité et d’user de ses bons offices en vue de faciliter l’application intégrale des accords signés à Libreville le 11 janvier.


Le Conseil de sécurité exige de tous les groupes armés, notamment de la coalition Séléka, de cesser l’enrôlement et l’emploi d’enfants, et leur demande d’appliquer immédiatement les dispositions des plans d’action signés avec la Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé en novembre 2011.


Enfin, il prie le gouvernement centrafricain d’enquêter sur les informations faisant état de violations des droits de l’homme dans le pays, notamment à Bangui, de veiller à ce que les responsables soient traduits en justice et de prendre toutes mesures nécessaires pour prévenir de nouvelles violations.

 

 

 

 

BOZOUM : UNE FOIRE AGRO-PASTORALE EN FAVEUR DES VICTIMES DES INONDATIONS

 

 

Bozoum, 25 janv. 13 (RJDH) – Une foire agro-pastorale initiée par l’ONG Caritas à l’intention des groupements agricoles, victimes des inondations du mois de septembre dernier, est organisée dans la sous-préfecture de Bozoum, du  jeudi 24 au samedi 26 janvier.


Selon le Père Aurélio, responsable de la foire, cette exposition vente intervient en compensation des produits agricoles détruits par les inondations du mois de septembre dernier.


« Nous avons organisé cette foire au profit des groupements agricoles, pour une auto-évaluation et prouver les efforts des cultivateurs. Cette exposition va leur  permettre d’avoir de l’argent en compensation de leur détermination », a expliqué le Père Aurélio.


Plus de cent groupements vont exposer des produits agricoles. « C’est un moyen d’initier la population à l’auto-prise en charge  afin de  lutter contre la sous-alimentation dans la préfecture l’Ouham Pendé », a-t-il fait savoir.


Des produits agricoles entre autres, l’igname, l’arachide, le mil, le haricot, le maïs, le riz, le manioc  cultivés dans la préfecture de l’Ouham Péndé seront exposés.


Du 11 au 12 septembre dernier, une pluie diluvienne s’est abattue sur la ville de Bozoum faisant plus d’une  centaine de sans-abris et plusieurs hectares de champs également détruits.

 

 

 

KAGA-BANDORO : UNE TIMIDE REPRISE DES ACTIVITÉS

 

 

Kaga-Bandoro, 25 janv. 13 (RJDH) – Les activités ont timidement repris dans la ville de Kaga-Bandoro (centre Nord), après une réunion tenue entre les autorités locales et  les leaders de la coalition Séléka à l’issue de laquelle ils ont demandé à la population de sortir de leur cachette et de se vaquer sans crainte à ses activités.


D’après les informations, les éléments  de la coalition Séléka ont collé  des affiches partout dans la ville et les périphéries, invitant la population à revenir dans la ville.


« Certains habitants qui ont reçu le message ont commencé à reprendre effectivement leurs activités. Les activités économiques ont repris sur les  marchés. On note aussi la présence de quelques commerçants. Mais certaines personnes craignent encore de retourner dans la ville, car certains hommes de Séléka continuent de prendre de force les objets de valeurs sur des particuliers », a témoigné Jean Nestor Ngoulet, joint ce matin par le RJDH.


Rappelons que la 22 Janvier déjà, trois officiers de la coalition Séléka ont tenu une réunion avec les autorités de la municipalité afin de rassurer la population locale sur le retour de la paix.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 11:18

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

KABO : DES JEUNES QUITTENT LA VILLE POUR FUIR LES EXACTIONS DE LA SÉLÉKA

 

rebelles-Seleka-copie-1.jpg

 

 

Kabo, 24 janv. 13 (RJDH) – Des jeunes de la ville de  Kabo (nord) quittent la localité pour d’autres villes à cause des exactions des rebelles de la coalition Séléka. L’information est confirmée ce jeudi 24 janvier, par plusieurs sources jointes sur place par le RJDH.


« Nous sommes obligés de quitter la ville pour aller vivre ailleurs parce qu’on ne peut pas continuer à subir la loi des rebelles de la Séléka. Ils nous empêchent de vaquer librement à nos occupations. Nous allons revenir le jour où ils vont quitter la ville », a affirmé un de ces jeunes.


Selon lui, le dimanche dernier, le fils d’un Imam a été arrêté par un groupe de rebelles qui ont demandé à ses parents de verser une somme de 225 000 FCFA, comme rançon, avant sa libération. La victime s’est vue également confisquer sa moto. « Les rebelles l’avaient accusé d’avoir communiqué leurs positions aux forces armées centrafricaines, basées à Batangafo. Une information qui est d’ailleurs fausse », a déclaré un témoin.


Le maire de ville de Kabo Abdel Atif joint également ce matin par le RJDH, confirme l’information et affirme cependant qu’il a déjà parlé des cas des exactions aux chefs des opérations des rebelles, mais jusqu’à lors aucun changement n’est opéré sur le comportement des rebelles. « Ils m’ont dit qu’il s’agit des éléments incontrôlés qui seront bientôt sanctionnés, mais chose qui n’est toujours pas faite », a fait savoir Abdel Atif.

 

 

NDLR : Selon nos informations, un convoi mixte BINUCA-MICOPAX-SELEKA devrait quitter Bangui ce jour pour faire l'axe Damara, Sibut, Dékoa, Kaga-Bandoro puis Bria et Bambari afin d'expliquer aux éléments sur le terrain de Séléka les accords de Libreville et tenter de mettre fin aux exactions des éléments incontrôlés qu'on signale encore à mission ELIM d'Alindao. Par ailleurs des informations provenant de Bambari font état de ce que la journaliste qu'on dit avoir été tuée serait bien en vie.

 

 


BOUAR : RUPTURE DES ARV DANS LE CENTRE DE PRISE EN CHARGE

 

ruban-sida.jpg


Bouar, 24 janv. 13 (RJDH) L’hôpital préfectoral de la Nana Mambéré (ouest), ne dispose plus de médicaments anti rétroviraux. La prise en charge des personnes vivant avec le VIH/sida est réduite. Une situation qui occasionne la perte en vies des patients et la résistance du virus chez d’autres d’après le responsable du centre de prise en charge, Josiane Rénessio.


« Le retard de la dotation du centre de prise en charge en ARV est survenu après  la crise militaro-politique déclenchée depuis le 10 décembre 2012. Pour le moment, le stock est épuisé. Cela constitue un danger pour ceux qui sont sous ces ARV », a déploré Josiane Rénessio.


Le spécialiste affirme également que les conséquences de cette rupture prolongée jouent d’une manière négative sur la vie des victimes. « La résistance des virus peut causer la mort de plusieurs personnes vivant avec le VIH/sida », a-t-elle souligné.


« La prise en charge de nouveaux malades du sida est conditionnée avec l’arrivée des produits anti rétroviraux. Dans les jours qui viennent, nous devons lutter contre les maladies opportunistes qui sont entre autres, le paludisme, la tuberculose et les inflammations qui tuent rapidement les porteurs du VIH », a ajouté Josiane Rénessio.


Par ailleurs, une femme âgée de 33 ans, vivant avec le VIH/SIDA et qui est victime de stigmatisation  a tenté de se suicider ce matin  à  Bouar, après une dispute qui s’est dégénérée en bagarre entre elle et sa mère.


« Elle s’est décidée à mettre fin à sa vie en consommant en surdose de ses médicaments  antirétroviraux.  C’est grâce à son garçon qui a eu à alerter le voisinage que cette femme a eu la vie sauve », a relaté un témoin


Ronossio Josiane, dispensatrice de l’ARV à l’hôpital préfectoral de Bouar précise que le surdosage de ce médicament entraîne le plus souvent à la mort car le dosage normal est de 1 à 2 comprimés par jour, soit 2 à 4 comprimés selon les molécules.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 11:13

 

 

 

Mandaba-Jean-Michel.jpg

 

Pakara  KODRO Gentil

35, Boulevard Charles de Gaulle

75018 Paris (Barbès).

FRANCE

Na : Pakara Michel MANDABA

P.D.G.  BANGUI – R.C.A

Ndani : Ngou a goé lo oko a ba.

(Dixit  WILIBIRO Passi).

 

Ita ti mbi Missel,

 

Na ndoti  douti ngo ti é na  ya ti Kodro ti bè afrika, na yongoro ndo so i molenguè ti bè afrika i yèké da: wala na poto, wala afrika mobimba i kè ma lango na lango ouango na patara ti ndo ti Kodro ti é lakoé. So ti téné i inga oko na oko a zo so si a ké pika ndara ti ndjoni wala ti sioni na éré ti Kodro ti é.


A ké tonga so si i inga lani iri ti mo na ya ti MLPC so akè kota  boungbi ti a zo so a kè soro téné ngangou na ya ti Kodro ti é na tango ti mokounzi Ange Félix PATASSE so lango ti lo a ounzi, si lasso pakara Martin ZIGUELE a kè sara koua ni na péko ti lo.


Mbéni la, mbi goe ti hou téré ti mbi na Kodro na Bangui mveni.Na ya ti tamboula ti mbi ti ba a fami mbi goé ti ma téné so a ita ti MLPC ti Bangui akè téné na boungbi ti ala na Ben-Zvi. Lè ti mbi a bo mo mveni Pakara Missel MANDABA, so lani mo ga SG ti bureau politique ti MLPC.


Na lani so, ngonzo a gbou a jo ti MLPC ngangou téné ti so gbia ti kodro général BOZIZE a handa pakara André NALKE so lani akè na MLPC, ti nzi lo, ti za na  gouvernement ti lo, tonga na Ministre ti santé.Mbi ma lani, mo koé mo pika kpakpara ti sioni na iri ti gbia ti kodro, nga na iri ti NALKE. I ba i téné mo ké ndjoni ti MLPC, kanda mo ké zi dou na gbè ti guéré ti lo. Lasso, Missel mo sara gnè na MLPC ? Mo tè na ya ti MLPC, mo kiri mo ké lo, tonga na so mo goé mo té na BOZIZE mo kiri mo ké  lo na bè oko, so nzapa a lango apè.


Koman !!! Gbou nga li ti mo kété ma, ita ti mbi.


Laso mo ké toka mbéti na Premier Ministre TIANGAYE ti téné mo ké kiri na ya ti opposition démocratique.Mo ké mou zo tonga na bouba ti mo ? Tonga so, ngbanga ti gné a iri mo lani na Libreville a pè ?


Gné a sara mo gné si mo toka mbéti na mouvance présidentielle wala na lo BOZIZE wani ti kiri na mbangué ti lo apè gné ?


Na MLPC lani mo ké député, Ministre ; na KNK mo ké Ministre wala Président ti PDG so lo BOZIZE wani a fouta ti bi woussou- woussou na MLPC si bè ti ala dé.Lani ala téné MLPC akè kota ngbanga, lasso ala ba na lé ti ala. Ala zia MLPC kpo na ndo so lo ké da.


BOZIZE a nzi lani Me TIANGAYE na election, lo koui apé.


Lasso mo yé ti kiri na téré ti lo na iri ti zoua ? Wala zoua la a toka mo ?


Kéaméné a ké na lé ti mo a pé Missel ?


Kiri na PDG wala na KNK


Mo sé a hon nivakine Missel.


Missel mo fou sin, ngba na ni.

 

Paris, 25.01.2013

 

Gentil KODRO  Centrafricain, France

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 11:07

 

 

 

Bozizé en difficulté
 

 

deux-complices-copie-1.JPG

 

 

24/01/2013 à 19h:07 Par François Soudan Jeune Afrique

 

L'accord conclu à Libreville le 11 janvier place le chef de l'État, François Bozizé, sous surveillance. La plupart de ses prérogatives, c'est au nouveau Premier ministre qu'elles reviennent.


Le chef est nu, mais il reste le chef. À en juger par les attendus de l'« accord politique de Libreville sur la résolution de la crise politico-sécuritaire en République centrafricaine » signé le 11 janvier sous la houlette - et parfois la dictée - des présidents tchadien et congolais Déby Itno et Sassou Nguessole général François Bozizé est désormais, et pour les trois années à venir, un chef d'État sous tutelle. À l'image en somme de ce qu'est devenu son propre pays. Contraint de concéder l'essentiel du pouvoir exécutif à un gouvernement de transition dirigé par un Premier ministre, Nicolas Tiangaye, issu des rangs de l'opposition, réputé peu malléable et de surcroît irrévocable, le président centrafricain ne pourra pas compter sur une Assemblée nationale à sa dévotion pour bloquer ou contourner son action. En attendant des législatives anticipées, les députés sont en effet tenus de voter « en l'état » les projets de loi adoptés par le gouvernement.


François Bozizé, dont l'accord du 11 janvier précise qu'il « ne peut se présenter pour un autre mandat » en 2016, est donc rentré à Bangui à bord du vieux C-130 Hercules présidentiel, délesté de la plupart de ses prérogatives et sous haute surveillance de ses pairs d'Afrique centrale, qui ont prévu un étroit mécanisme de contrôle de la « bonne foi des parties ». En échange, le chef de l'État centrafricain demeure l'hôte du Palais de la renaissance, alors que ses adversaires exigeaient son départ immédiat. Un maintien dans les lieux payé au prix fort.


Quelle posture pour Bozizé ?


C'est désormais l'heure des choix pour François Bozizé. Soit il adopte une posture, nouvelle pour lui, de sage au-dessus de la mêlée, arbitre et régulateur des conflits qui ne tarderont pas à survenir dans la perspective de sa succession, tout en préparant sa sortie. Soit il compte sur le temps, l'usure et les divisions déjà apparentes entre les rebelles de la Séléka et une classe politique dont les principaux leaders se bousculent au portillon de la future élection présidentielle pour élargir sa marge de manoeuvre, se réintroduire dans le jeu, et, qui sait, rebattre les cartes.


Dans cette éventualité, il lui faudra, à lui comme aux autres, s'assurer ce qui en Centrafrique plus qu'ailleurs est la condition essentielle de toute survie : des moyens financiers, d'autant plus convoités qu'ils sont rares. En dehors des très faibles recettes budgétaires classiques, dont la gestion reviendra au Premier ministre, qui demain contrôlera les revenus du diamant et des contrats miniers ? Le président va sans doute exciper de l'article 8 de l'accord de Libreville, qui le fait « garant de la sécurité des personnes et des biens sur l'ensemble du territoire national », pour exiger sa part. Nul doute qu'elle lui sera âprement disputée. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 11:03

 

 

 

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Alors que la République centrafricaine est déstabilisée par les menées d'une coalition rebelle qui conteste l'autorité de l'État, le Conseil de Sécurité a, jeudi, prorogé d'un an le mandat du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), jusqu'au 31 janvier 2014. En adoptant une résolution à l'unanimité de ses quinze membres, le Conseil demande au Gouvernement, à la coalition « Séléka », aux groupes armés et à l'opposition démocratique de « s'acquitter de bonne foi de leurs obligations découlant de la Déclaration de principe signée à Libreville le 11 janvier 2013 ».

 

Le Séléka, un regroupement de formations rebelles, a pris les armes le 10 décembre dernier pour réclamer le respect intégral de l'Accord de paix global de Libreville en date de 2008, qui prévoyait notamment un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR), jamais mis à exécution. À la demande du gouvernement centrafricain, des éléments de l'Armée nationale tchadienne sont entrés en République centrafricaine le 17 décembre pour appuyer la contre-offensive menée par les Forces armées centrafricaines (FACA).


La Déclaration de principe du 11 janvier dernier était assortie d'un accord de cessez-le-feu conclu entre le gouvernement et le Séléka, à la mise en œuvre duquel appelle le Conseil de sécurité. Il en va de même de l'accord politique sur le règlement de la crise, signé notamment par la majorité présidentielle, l'opposition démocratique, les groupes armés et le Séléka et la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC). Inquiet du manque d'autorité de l'État en dehors de la capitale Bangui, « qui a laissé s'installer un grave vide sécuritaire dans nombre de régions », le Conseil de sécurité demande au BINUCA de continuer d'accompagner l'entreprise de consolidation de la paix en République centrafricaine, comme le prévoit son mandat, y compris les processus de DDR et de réforme du secteur de la sécurité et d'user de ses bons offices en vue de faciliter l'application intégrale des accords signés à Libreville le 11 janvier.


Le Conseil de sécurité exige de tous les groupes armés, notamment de la coalition Séléka, qu'ils empêchent l'enrôlement et l'emploi d'enfants, et leur demande d'appliquer immédiatement les dispositions des plans d'action signés avec la Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé en novembre 2011. Enfin, il prie instamment le gouvernement centrafricain d'enquêter sur les informations faisant état de violations des droits de l'homme dans le pays, notamment à Bangui, de veiller à ce que les responsables soient traduits en justice et de prendre toutes mesures nécessaires pour prévenir de nouvelles violations. Le Secrétaire général, ajoute la résolution adoptée aujourd'hui, devra présenter, le 31 mars prochain au plus tard, un rapport sur la situation sur le terrain et les moyens dont dispose la BINUCA pour renforcer la mise en œuvre de ses activités prioritaires.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 18:49

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 24 Janvier 2013 11:35

 

La coalition des rebelles de la Séléka a démenti le 24 janvier 2013 une éventuelle conquête d’autres villes de la République Centrafricaine malgré l’accord de Libreville. Au cours d’une conférence de presse animée mercredi à la base M’poko à Bangui, les responsables de cette coalition ont toutefois reconnu certaines exactions commises par leurs éléments dits incontrôlés.


La rencontre avec la presse a eu lieu après que les populations de Dimbi et Kémbé (centre-est) aient dénoncé des exactions perpétrées par la Séléka. Un commandant de Brigade de Kémbé serait même tué. Sa famille a manifesté  mercredi devant la primature pour en avoir le cœur net. Une promesse de porter plainte contre Séléka devant la CPI a été envisagée.


Christophe Gazambeti, un des porte-paroles de la Séléka a expliqué que, « depuis 3 jours, nous avions été alertés que 3 véhicules avec 50 hommes ont effectué une descente sur Dimbi. Ils ont emporté une somme de 150 000 francs CFA et un groupe électrogène. Ce sont des éléments incontrôlés qui n’ont reçu des ordres de personne. Ces derniers ont aussi fait irruption à Kémbé. De là, ils ont cassé la maison carcérale et libéré les prisonniers ».


« Toujours dans cette ville, pendant leur rapt, il y’aurait une perte en vie humaine. Si l’information est confirmée, nous le regrettons vivement et adressons nos condoléances à la famille du disparu », a indiqué le porte parle.


Christophe Gazambeti  de poursuivre qu’« en guise de correction, la coalition Séléka a aussitôt dépêché une équipe pour aller ramener les récalcitrants sur Bambari et les désarmer. Ils seront sanctionnés de la manière la plus exemplaire possible : rayés simplement des rangs de la Séléka ».


Toutefois, « j’apprends par-ci par-là qu’on a égorgé ceux-ci. De grâce, arrêtons les propos macabres qui n’arrangent pas les choses. Il faut nous remettre en confiance pour rassurer la population de l’après Libreville. Nous nous évertuons toujours à respecter les closes de l’accord signé pour une sortie de crise définitive. Il y’a des efforts qui sont faits à ce jour : la garnison de Bambari sera reformatée. C’est là où la répression bat son plein », a mentionné Christophe Gazambeti.


« Bientôt, nous allons entamer une série de descentes dans les zones que nous contrôlons afin de sensibiliser nos troupes pour protéger la population. Une caravane de la paix va accompagner cette tournée », a-t-il conclut.


Au plan politique, une semaine après la passation de service du nouveau Premier ministre de transition maitre Nicolas Tiangaye, le pays n’est toujours pas doté d’une nouvelle équipe gouvernementale.

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 11:33

 

 

 

Tiangaye interrogé par la presse

 

 

Bangui, 24 janv (CAP) – D’après des informations d’une source proche du premier ministre Nicolas Tiangaye, c’est sans doute seulement ce week-end que ce dernier pourrait travailler sérieusement sur la composition de son gouvernement et être en mesure de la proposer à Bozizé avec lequel ils se sont quittés depuis maintenant une semaine, après la pathétique rencontre de lynchage de Nicolas Tiangaye du palais de la Renaissance orchestrée par Bozizé et ses suppôts.


Toujours selon nos sources, l’affaire de la formation du gouvernement génère une telle  effervescence et entraîne d’incroyables déchirements au sein de quasiment toutes les formations politiques. Le nouveau premier ministre est littéralement pris d’assaut et assailli par des demandes écrites de toutes sortes sans compter les coups de fil qui ne cessent de pleuvoir émanant parfois de différentes personnes appartenant au même parti politique pour mettre en garde Nicolas Tiangaye au sujet de tel ou tel de leur camarade du même parti. Sachant bien sûr qu’il y aura peu d’élus, un parti s’est quand même permis d’adresser une dizaine de propositions de ministrables au PM.


Nicolas Tiangaye a reçu il y a quelques jours en début de semaine, une délégation de la majorité présidentielle composée de Enoch Dérant Lakoué, président du PSD que Bozizé aurait chargé de suivre la formation du nouveau gouvernement,  le sulfureux Cyriaque Gonda porte-parole de la majorité présidentielle limogé avec fracas il y a deux ans trois ans et qui vient de faire son come-back en bozizie,  et Louis Oguéré Ngaikoumon, SG du KNK, tous d’ethnie Gbaya.


Ladite majorité présidentielle est pourtant constituée d’une constellation de microscopiques partis de « chercher à manger » comme on les appelle familièrement et péjorativement à Bangui mais seuls trois Gbaya sont allés les représenter. Cela dénote de la conception particulière de la majorité dite présidentielle par Bozizé et son clan familial.  Ce trio, d’après certaines indiscrétions émanant de la même bozizie, briguerait des portefeuilles au sein du futur gouvernement. On prête à Enoch Dérant Lakoué l’intention de se voir à la tête du ministère des finances. Le plus drôle est que le sortant de ce ministère, Albert Besse, déclare lui, urbi et orbi qu’il conservera de toute façon son poste. On verra bien.

 

En attendant, il s'affaire à faire disparaître les traces de certaines malversations et autres opérations opaques de gabegie et autre corruption. Il en est de même pour Jean Francis Bozizé qui sous prétexte d'assurer les affaires courantes continue de suivre ses dossiers de business et d'achat d'armement tout en essayant de monter des coups fourrés et susciter une mutinerie au sein des FACA contre la perspective de l'arrivée pourtant prévue et actée à Libreville d'un responsable de Séléka à la tête du ministère de la défense.   


Cyriaque Gonda se voit Vice-Premier Ministre chargé des affaires étrangères quand Louis Oguéré qui a laissé quelques casseroles au centre des œuvres universitaires quand il en fut le directeur avant d’être nommé ambassadeur à Yaoundé, vise lui, le ministère de l’Education nationale. Autre situation burlesque est le comportement de ceux-là mêmes qui avaient été particulièrement virulents à l’égard de Tiangaye lors de la récente réunion convoquée au palais par Bozizé jeudi dernier.


Dès le lendemain de leurs délires au palais, ils ont écrit à Tiangaye pour lui demander de penser à eux pour son gouvernement tout en se réclamant de l’opposition démocratique dans le cadre des « autres partis ». On se demande vraiment pourquoi le ridicule ne pouvait pas nous débarrasser de certaines personnes. Ces appellations fantaisistes recouvrent de minuscules entités qui tentent d’exister tout en cherchant à manger dans la main de Bozizé lequel en jouit, ce qui est  une autre particularité de la classe politique centrafricaine avec la société dite civile et l’opposition politico-militaire dite « non combattante » avec le mangeur à tous les râteliers  Abakar Sabone et Jean Jacques Demafouth notamment. Ce dernier est de plus en plus rejeté un peu partout il ose pointer le nez car on lui conteste l’appartenance à ces entités dont il veut se réclamer.


Pour voir clair dans les méandres de cette galaxie, Nicolas Tiangaye est obligé de prendre son temps avant de ficeler son gouvernement car on ne cesse de le distraire et de lui occuper l’esprit avec de faux problèmes alors que les enjeux auxquels il s’est engagé et doit faire face son gouvernement sont considérables et que tout le monde l’attend au tournant.    

 

 

 

 

Centrafrique : Le gouvernement sera formé d’ici quelques jours

 

http://www.acturank.com  jeudi 24 janvier 2013, par Laurent

 

 

Le Premier ministre centrafricain n’a pas encore reçu toutes les candidatures.

 

Comment se passent les consultations en vue de former le nouveau gouvernement ?

 

Nicolas Tiangaye : "Vous savez la formation de ce nouveau gouvernement n’est pas du tout facile. Il y a cinq entités qui doivent présenter des candidats et il y a des problèmes internes de sélection. Une fois que j’aurais reçu les candidatures de la majorité présidentielle, de l’opposition démocratique, de la société civile, la coalition Séléka et les mouvements politico-militaires combattants, je pourrais choisir. Je tiendrais compte de critères d’équilibre politique et régional.

 

Quand pensez-vous aboutir ?

 

Nicolas Tiangaye : "Peut-être même avant février. Pour le moment je n’ai pas encore reçu les candidatures de toutes les entités. Demain je les aurai reçues. Quand j’aurai choisi le gouvernement, je soumettrai la liste au président de la république pour approbation."

 

Depuis votre nomination, comment se passe votre relation avec François Bozizé ?

 

Nicolas Tiangaye : "Ce sont des relations normales entre responsables des institutions. Il n’y a pas de problèmes particuliers."

 

Comment réagissez-vous aux accusations de la majorité présidentielle sur des exactions commises par la Séléka dans l’Est du pays ?


Nicolas Tiangaye : "Je regrette ces exactions, qui sont d’ailleurs reconnues par la coalition Séléka qui se propose de sanctionner les auteurs. Je pense cependant que cela n’aura pas d’incidence majeur sur le processus de réconciliation nationale et de pacification du pays."

 

Source : VOA News

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