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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 21:06

 

 

URNE EN BOIS

 

 

 

Par Jde - 08/04/2011

 

L’enquête effectuée sur l’ensemble du territoire centrafricain a touché un échantillon représentatif de 1179 personnes

 

Alors que l’opposition démocratique et la majorité présidentielle polémiquent sur une éventuelle annulation du scrutin, la Maison de la Presse et des Journalistes, l’Association des Radios Communautaires de Centrafrique et l’Institut Panos Paris ont cherché à connaître l’avis des Centrafricains sur le processus électoral qui s’achève.

Le samedi 09 avril 2011, l’Institut Panos Paris et ses partenaires l’Association des Radios Communautaires (ARC) et la Maison de la Presse et des journalistes (MPJ) rendent public les résultats du sondage effectué sur un échantillon de 1179 citoyens centrafricains de plus de 18 ans à Bangui et en province (Ombella M’Poko, Nana Mambéré, Ouham, Ouham Pendé, Kémo, Ouaka, Sangha M’Baéré, Mambéré Kadéï et Lobaye) sur leur perception du cycle électoral et du vote du 23 janvier 2011. Il s’agit pour les trois partenaires de contribuer à l’amélioration de la gouvernance démocratique en Centrafrique en travaillant sur les relations entre médias, société civile, opposition démocratique et autorités politiques pour améliorer la participation civique et l’information électorale des citoyens.

 

Cette enquête a été réalisée pendant la campagne officielle du second tour des législatives du lundi 21 mars au vendredi 25 mars. Les résultats n’ont pas été divulgués avant le second tour pour éviter toute influence sur le vote du 27 mars. Ce sondage a été effectué dans le cadre du projet Médias, Opinion du Citoyen et Information Electorale (MOCIEL) mis en œuvre par l’Institut Panos Paris avec l’appui de l’Union Européenne avec l’objectif de trouver des pistes pour l’amélioration de l’information des citoyens dans le processus électoral et d’inciter les différents acteurs à planifier des actions d’éducation civique en période post électorale.

L’enquête comporte des recommandations pour les médias, la société civile, les partis politiques et les autorités gouvernementales afin de renforcer l’adhésion des citoyens aux processus électoraux et plus généralement au dialogue politique. Plus de la moitié des sondés ne croit pas à la fiabilité des opérations électorales. Pour le premier tour de l’élection présidentielle, 54 % des citoyens interrogés ne croient pas à la fiabilité des opérations électorales. Pour les élections législatives du 23 janvier dernier, ils sont 56 %.

 

 

Des éléphants menacés d’extinction à Berberati

Radio Ndeke Luka Vendredi, 08 Avril 2011 13:45

La race des éléphants d’Afrique de la grande forêt équatoriale est menacée d’extinction en République centrafricaine. La révélation a été faite ce 8 avril 2011 par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Berberati.

Selon le correspondant, la présence d’hommes en armes est signalée aux alentours de la ville de Berberati. Ces hommes ont été appréhendés par des cultivateurs qui se rendaient au champ. Une source officielle locale a d’ailleurs confirmé cette présence.

Ces hommes circuleraient avec des armes de marque AA52, Kalachnikov et de Lance- roquette d’après le constat de certaines sources qui ont fait un tour sur les lieux après le passage de ces hommes en armes.

A la recherche de défenses d’éléphants, ces braconniers abattent un nombre considérable de ces animaux. D’autres sources proches du service des Eaux et Forêts de la ville de Berberati indiquent que les panthères, elles aussi menacées de disparition, ne sont pas épargnées.

La sous-préfecture d’Amadagaza reçoit régulièrement la visite de ce groupe d’hommes armés non encore identifiés. Certaines sources signalent actuellement leur progression vers la sous-préfecture de la Sangha Mbaéré.

La population locale appelle le gouvernement centrafricain et les ONG engagées dans la défense de l’environnement au secours de cette espèce menacée de disparition.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 23:42

 

 

 

Bozize KNK

 

 

 

BANGUI - AFP / 07 avril 2011 19h04 - "Il n'y a pas d'opposition à l'Assemblée" centrafricaine, ce qui permet au président Bozizé de "modifier la Constitution" pour briguer un troisième mandat, a estimé jeudi l'opposant Martin Ziguélé, arrivé 3e à la présidentielle (6,80%) de janvier.

D'après les résultats du second tour des législatives du 27 mars proclamés par la Commission électorale indépendante (CEI) dans la nuit de mercredi à jeudi, 61 des 105 sièges ont été obtenus par le le Kwa Na Kwa (KNK, le travail rien que le travail, parti présidentiel), 26 par des candidats indépendants, 11 par des candidats de la majorité présidentielle et deux par l'opposition qui avait appelé au boycott du second tour, accusant le pouvoir de fraudes.

Les résultats de 5 circonscriptions ne sont pas encore connus, parce qu'il faut y revoter en raison d'irrégularités, ou pour dépouillement tardif, ou sans qu'aucun motif n'ait été avancé.

Avec 61 des 105 sièges, le KNK dispose de la majorité absolue, mais pas de la majorité des deux tiers nécessaire pour modifier la Constitution et éventuellement permettre au président François Bozizé, réélu en janvier au premier tour avec 64,37% des voix, d'aller au-delà des deux mandats prévus.

Toutefois, pour M. Ziguélé, il faut compter du côté du KNK et de François Bozizé "les députés de la mouvance présidentielle et des députés proches du KNK qui se sont présentés comme indépendants".

M. Bozizé "a instrumentalisé le scrutin pour aboutir à une majorité écrasante et modifier la Constitution. C'est une certitude", a ajouté M. Ziguélé, qui avait jugé avant le deuxième tour du scrutin que l'objectif du président était de "faire sauter le verrou constitutionnel des deux mandats".

"Tout le processus est bourré de fraudes. C'est un non-événement. Cela n'a aucun sens pour nous", a ajouté M. Ziguélé.

Il fait partie du Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011) qui comptait également l'ex-président Ange-Félix Patassé (2e de la présidentielle, 21,41%) décédé mardi à Douala (sud du Cameroun).

"L'Assemblée nationale n'est pas orange (couleur du KNK) comme beaucoup peuvent le penser", a déclaré à la radio nationale Sylvain Ndoutinguaï, puissant ministre des Mines, directeur de campagne et neveu de Bozizé.

"Tous les indépendants (...) ne sont pas proches du KNK. Parmi eux il y a des membres de l'opposition", a-t-il dit.

"L'opposition est victime d'un désaveu du peuple qui ne veut plus des démagogues ou des va-t-en guerre. Elle ferait mieux de tirer les leçons de cette débâcle, de se remettre en cause pour les élections de 2016", a déclaré le porte-parole du gouvernement Fidèle Ngouandjika.

Les résultats des législatives doivent être validés par la Cour constitutionnelle.

Le KNK et ses alliés disposaient de 80 des 105 sièges dans la précédente législature.

(©)

 

LE PARTI PRÉSIDENTIEL VAINQUEUR AUX LÉGISLATIVES POLÉMIQUES SURLA MORT DE PATASSÉ

(Misna) 7 Avril 2011 - 13:54 - Le parti du président François Bozizé, Kwa na Kwa (Knk), a remporté 61 sièges sur un total de 105 à l’assemblée nationale, indiquent les résultats provisoires du second tour des législatives du 27 mars dernier diffusés par la Commission électorale, dans l’attente de leur validation par le Conseil constitutionnel.

Les élections ont été boycottées par la coalition de l’opposition Front pour l’annulation et la reprise des élections 2011 (Fare 2011), pour protester contre les présumées fraudes à grande échelle commises lors du premier tour des élections présidentielles – remportées par M Bozizé – et législatives du 23 janvier.

Le second tour des législatives a permis au Knk de s’adjuger 36 autres élus à l’assemblée nationale, en plus des 25 sièges remportés dès le premier tour. Le Knk pourra en outre compter sur le soutien de 11 autres élus et de cinq députés indépendants ralliés à la coalition du régime. En revanche, les retards et irrégularités constatés pendant les opérations de vote ne permettent pas encore de connaître le nom des élus des circonscriptions de Bamingui, Boganangone et Bouar. Le Knk et ses alliés détenaient 80 sièges à l’assemblée nationale pendant la précédente législature.

Pendant ce temps, les polémiques relatives au décès de l’ancien président Ange-Félix Patassé s’intensifient : les proches et collaborateurs du défunt multiplient leurs critiques à l’égard du gouvernement qui a retardé le départ – pour raisons administratives – de l’ancien président pour se faire soigner à l’étranger. Finalement autorisé vendredi dernier à quitter le territoire national pour la Guinée Équatoriale, Ange-Félix Patassé a dû être hospitalisé d’urgence au Cameroun où il est décédé mardi soir à l’âge de 74 ans.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 17:59

 

 

Patassé-copie-1

 

 

 

Ange Félix Patassé - La communauté centrafricaine porte le deuil àDouala

 

Blaise Djouokep  Le Quotidien Mutations de Douala 7 Avril 2011

 

Ce mercredi 6 avril, l'Hôpital général de Douala (Hgd) est plutôt calme. Des gens entrent et sortent. La sérénité règne. Rien à voir avec la soirée de mardi après l'annonce du décès d'Ange Félix Patassé, l'ancien chef d'Etat de la République Centrafricaine (Rca).

La présence des autorités de la ville de Douala et l'important dispositif sécuritaire qui avait été mis en place indiquait à suffisance sur la gravité de la situation qui prévoyait dans cet établissement hospitalier.

«Contrairement à hier soir (mardi dernier, Ndlr) après l'annonce de la mort de Ange Félix Patassé, l'ambiance est plutôt calme ce matin (hier mercredi, Ndlr). L'hôpital fonctionne normalement et il revient actuellement à sa famille ou à son pays de communiquer un programme de ses obsèques», informe sous anonymat un médecin.

A l'hôtel Sawa où sont logés les proches du défunt, l'ambiance est aussi calme. Comme à l'accoutumée, des gens entrent et sortent à tout vent. Des organisateurs et participants aux différents séminaires qui y sont organisés, mais aussi des clients de l'hôtel.

Parmi ceux-ci, une forte présence de ressortissants de la Rca, apprend-on. C'est dans cet hôtel que logent, depuis leur arrivée au Cameroun, la famille et les proches d'Ange Félix Patassé, décédé ce mardi 5 à l'Hgy à l'âge de 74 ans. «C'est ici qu'ils sont logés depuis quelques jours. Il y a beaucoup de Centrafricains, des proches du défunt président», confie une source affecté à l'accueil de l'hôtel.

A l'arrière de l'établissement, certains ressortissants centrafricains prennent leur petit déjeuner. L'ambiance n'est pas très détendue. Une fois le repas achevé, ces derniers empruntent l'ascenseur en direction de leur loge.

Pas question pour ces Centrafricains, des femmes pour la plupart, d'évoquer ce sujet. «Nous l'avons appris à travers les médias. Donc, je ne peux rien vous dire à ce sujet», indiquera sans plus, l'une d'entre elles avant de monter dans l'ascenseur.

Un peu plus tard, une autre de ses compatriotes n'en dira pas plus. «C'était un président et un compatriote qui a oeuvré pour le développement de son pays. Il mérite des obsèques dignes. Nous sommes très affectés par ce décès.

Mais, pour ce qui est du programme, c'est ce soir (hier, Ndlr) que nous en saurons davantage», indiquera-t-elle. Approchées, d'autres compatriotes du défunt ex-président garderont le même mutisme.

S'empressant même pour certains de hâter le pas à l'évocation de ce sujet. Au consulat de la Rca, le reporter de Mutations n'en saura pas plus. Ce, du fait de l'absence du consul dans la ville, apprend-on. Ici, le drapeau est en berne.

Idem à Yaoundé, question de rendre hommage à celui qui a dirigé la Rca (1993 à 2003) jusqu'à son renversement par un coup d'Etat de François Bozizé il y a 8 ans.

Candidat malheureux à la présidentielle du 23 janvier 2011, Ange Félix Patassé était à la tête du Front pour l'annulation des résultats de l'élection présidentielle (Front), un parti qu'il a mis sur pied avec l'aide d'autres leaders de l'opposition centrafricaine.

 

 

Congo-Kinshasa: Patassé tasse Bemba

Faustin Kuediasala  Le Potentiel 7 Avril 2011

Il y a de ces adages populaires qui affirment qu' «à quelque chose, malheur est bon ».

Quant à l'application de cet adage, pas un mot. D'où, le choix, sans doute délibéré, de l'adjectif indéfini : « Quelque chose ».

Car, dans la vie, il a été prouvé que tout malheur n'est pas forcément suivi d'une situation heureuse. Aussi, à quelque chose, le pire peut-il survenir.

Vous vous en doutez, peut-être, chers apostrophiles. En voici une preuve.

De sa cellule de La Haye où il répond devant le Cour pénale internationale des actes commis par ses troupes sur le sol centrafricain ; actes qualifiés selon le traité de Rome de crimes contre l'humanité, Jean-Pierre Bemba (JB) se remémore toujours un jour. Maudit jour, marmonne le chairman du Mouvement de libération du Congo.

C'est le jour où il reçut depuis son fief de Gbadolite l'appel pressant de son père ou grand frère - c'est selon - Ange Félix Patassé (AFP) pour lui venir en aide face à l'avancée de la rébellion menée depuis le Nord de la République centrafricaine par un certain François Bozizé, aujourd'hui chef de l'Etat.

En docile enfant africain - car, il n'est toujours pas bon en Afrique de désobéir à la demande d'un papa - JB a répondu au SOS, et ce, après avoir consulté les autres papas de la sous-région.

Ce fil des événements, la CPI l'a - et on ne saura jamais pourquoi - ignoré, n'inculpant que JB pour des crimes commis en RCA. Alors que JB n'était pas là - ses hommes ayant été placés dès la traversée de la frontière sous commandement d’AFP.

De sa cellule de La Haye, JB a toujours, par ses avocats interposés, exigé la présence de son hôte, AFP, pour rétablir la vérité. Un désir que la CPI n'a pas exaucé. L'on redoutait le pire. Il est finalement arrivé le mardi 5 avril 2011. A Douala où il était en soin, AFP est passé de l'autre côté de la frontière des humains. Il nous a quittés, emportant avec lui le secret de ce qui s'est réellement passé en RCA.

La CPI n'en tiendra pas compte. J'en suis sûr. Il ne faut donc pas espérer des circonstances atténuantes pour JB. La maxime juridique selon laquelle le doute profite, en l'absence du principal témoin, à l'accusé n'agira donc pas à son compte. Là aussi, j'en suis convaincu, chers apostrophiles.

JB doit aujourd'hui se débattre seul, sans l'assistance, même pour personne en détresse, de celui qui l'a invité.

La RCA pleure AFP, certes. Mais, JB a de quoi verser de grosses larmes. Car, désormais, son sort dépend de la seule volonté des juges de la CPI. A l'absence d’AFP, JB n'a qu'espérer que le ciel ne lui tombe pas sur la tête.

 

 

Centrafrique: Ange Félix Patassé, un homme, un parcours

Kabongo, Ai Bangui  Africa Info (Douala)   6 Avril 2011

Ai-Rca — Président de la République de 1993 au 15 mars 2003, l'ancien président Ange Félix Patassé (AFP) est décédé le 5 avril 2011 à l'Hôpital Général de Douala, à l'âge de 74 ans.

Candidat malheureux au dernier scrutin présidentiel de janvier 2011 avec 20,10% de suffrages universels, Ange Félix Patassé a, par deux fois, été empêché de sortir de Bangui pour aller se faire soigner à Malabo en Guinée Equatoriale.

L'ancien président Patassé a été plus de 30 fois nommé ministre dans les différents gouvernements qui se sont succédé après l'indépendance de la République Centrafricaine avant d'être finalement nommé premier ministre, chef du gouvernement en 1976 sous le régime Bokassa.

AFP a été candidat dans presque toutes les élections en Centrafrique sauf celle de 2005 où il était encore en exil.

Il a été battu en 1981 par le défunt Président David Dacko, 38,11% contre 50,29%. N'acceptant pas les résultats de ces élections, AFP avait orchestré la rébellion dans l'Ouham et l'Ouham Pendé, puis organisé et armé les coupeurs de route. La situation étant devenue intenable, David Dacko avait donné le pouvoir aux militaires et AFP était contraint de partir en exil pendant 11 ans, pour sauver sa peau.

En 1993 il a été élu président de la république en battant le général d'Armée André Kolingba, un chef d'Etat en exercice qui avait accepté le verdict des urnes et se retirer du pouvoir.

Son régime a connu non seulement des mutineries à répétitions des mois d'avril, mai et novembre 1996, trois ans après sa prestation de serment mais aussi des coups d'état ou des tentatives de 2001 à 2003. C'est l'un d'entre eux qui le reconduira en exil et pendant celui-ci, il sera démis de ses fonctions de président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, un parti politique qu'il avait créé.

De son retour au pays après la grâce à lui accordée par son tombeur, l'actuel Président François Bozizé, il avait été candidat au dernier scrutin de janvier 2011 et avait été déclaré deuxième avec 20,10%. Résultat qu'il a toujours contesté jusqu'à son dernier souffle.

L'ancien chef de l'Etat Ange Félix Patassé était ingénieur agronome de formation.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 17:26

 

 

patasse

 

 

 

(Le Pays 07/04/2011)

Les unes après les autres, les figures de proue de la scène politique centrafricaine tirent leur révérence. Après Abel Goumba en mai 2009, c’est au tour de l’ancien chef de l’Etat Ange-Félix Patassé de quitter le monde des vivants le 5 avril 2011. L’ange s’est envolé vers les cieux à Douala, au Cameroun, des suites de maladie (diabète), à 74 ans. Ainsi, on ne verra plus physiquement l’homme avec sa célèbre barbichette blanche qui lui donnait l’allure d’un maître shaolin. Disparues aussi les célèbres cravates nœud papillon qu’affectionnait l’ingénieur agronome devenu politicien. Tout cela par la faute de ce diabète qui le rongeait et qui a fini par avoir raison de lui.

"Dieu a donné, Dieu a repris", comme on le dit en pareille circonstance. Mais dans le cas d’espèce, est-ce Dieu qui a vraiment repris ce qu’il avait donné ? Des humains n’ont-ils pas contribué à ce qu’il en soit ainsi pour, ensuite, tout mettre sur le compte du bon Dieu ? On n’est pas loin de le penser avec le décès de celui qui a été élu président de son pays une première fois en 1993 et une seconde fois en 1999 avant d’en être chassé en 2003, par les armes, par le chef de l’Etat actuel, François Bozizé. Bien que le sachant malade, les autorités de Bangui lui ont pourtant refusé le droit d’aller se soigner à l’extérieur. Et ce, à trois reprises, au nom d’une restriction de la liberté d’aller et de venir imposée aux opposants et adversaires malheureux de l’élection présidentielle de janvier 2011.

C’est au dernier moment, et face à l’aggravation de son état de santé, qu’il a enfin été autorisé à sortir du territoire. Et la suite, on la connaît. Et ce n’est pas exagéré de dire qu’il y a eu, de la part des autorités, un manque d’humanisme et une non-assistance à personne en danger. Certes, l’on n’est pas dans les secrets des dieux, mais l’on ne peut pas dire que l’interdiction de sortir du territoire a été compensée par une prise en charge du patient au niveau national. Non seulement les autorités l’ont retenu mais aussi ne l’ont pas soigné. C’était le minimum à faire pour un ancien chef d’Etat. Apparemment, on a préféré mettre la raison d’Etat en avant avec cette interdiction de voyager au détriment de la santé de l’ancien président. Autrement dit, on a laissé l’ex-Premier ministre de Bokassa mourir à petit feu avant de le faire partir au dernier moment, pour ne pas avoir éventuellement sa mort sur la conscience.

La divergence idéologique s’est manifestement transformée en haine et en inimitié. C’est malheureusement, ce que l’on observe un peu partout sur le continent où les adversaires politiques, surtout les opposants, sont considérés comme des ennemis à abattre par les pouvoirs en place. On oublie que, comme le dit un chanteur, "la politique, ce n’est pas la guerre". La politique n’est rien d’autre qu’un débat d’idées. On n’en voudrait donc pas à Ange-Félix Patassé, depuis l’au-delà, de tenir pour responsables, les autorités centrafricaines de son décès. Il pourrait lancer à la cantonade : "Bozizé m’a tué"..., à l’image d’une victime française qui avait griffonné sur le sol, et avec son sang, une phrase du genre contenant le nom de son meurtrier. Peut-être que si le défunt président avait obtenu promptement l’autorisation d’aller se soigner, il serait toujours de ce monde.


Séni DABO

© Copyright Le Pays

 

 

Centrafrique : Mort de Patassé : Bozizé l’aura sur la conscience

San Evariste Barro  L’Observateur PAAGA 6 Avril 2011

L'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé est mort à l'âge de 74 ans le mardi 5 avril 2011 dans un hôpital de Douala (Cameroun) alors qu'il était en transit pour Malabo, où il devait se faire soigner. Le diabète dont il souffrait depuis un certain temps a certainement eu raison de lui. Mais il ne serait pas étonnant que les circonstances de sa disparition suscitent la polémique à Bangui : il semble en effet que le « barbu national » a été empêché, par deux fois, par les autorités de son pays, de se rendre en Guinée-Equatoriale pour recevoir des soins.

Selon l'entourage de l'ex-président, il n'avait pu prendre ni le vol affrété par le président Obiang Nguema le 22 mars ni le vol régulier de Kenya Airways le 30 mars pour Malabo.

On nous dira que c'est son heure qui est venue, mais on ne peut s'empêcher de penser que les autorités banguisoises l'ont quelque peu aidé à partir... Car s'il avait pu se rendre à temps à Malabo, qui sait, peut-être que l'ingénieur agronome de formation serait encore de ce monde. Et voilà les autorités centrafricaines dans l'embarras, elles qui ne l'ont autorisé à quitter le pays que le 1er avril, en évoquant des problèmes d'ordre administratif.

Cependant on se dit que pour un ancien chef d'Etat, rien, en tout cas pas la paperasserie, ne devrait retarder son évacuation sanitaire. Mais qu'est-ce que vous voulez, on est en Afrique, et malheureusement dans beaucoup d'Etats, des dirigeants sont encore coutumiers de ce genre de tracasseries contre leurs prédécesseurs.

Pourtant cela ne sert à rien. Dans le cas d'espèce, d'Ange-Félix Patassé, rongé par la maladie et le poids de l'âge (74 ans), semblait avoir déjà sa vie politique derrière lui malgré le score de 21% qu'il a eu à la présidentielle de janvier 2011.

L'homme que la Centrafrique pleure aujourd'hui avait été plusieurs fois ministre avant d'arriver au pouvoir en 1993. Réélu en 1999, il a été renversé par le coup d'Etat mené par le général François Bozizé en 2003. Depuis, l'homme avait trouvé refuge chez ses beaux à Lomé au Togo, où il a entamé sa traversée du désert. Entre-temps, il avait été condamné par contumace en août 2006 à 20 ans de travaux forcés ; une peine qu'il n'effectuera jamais.

A croire d'ailleurs que tout cela était un montage et qu'on ne lui reprochait véritablement rien, puisqu'il était rentré libre dans son pays dans la perspective de la présidentielle de janvier dernier : la preuve, il a pu se porter candidat à la magistrature suprême et a été classé deuxième.

Fantasque et pittoresque, Patassé, le monsieur au verbe haut, à la barbichette poivre-sel et à l'éternel noeud papillon, était sous la menace de la Cour pénale internationale (CPI) dans l'affaire Jean Pierre Bemba. Mais l'ingénieur agronome de formation ne pourra plus être appelé à la barre de cette Cour, car le concernant, l'action publique est éteinte à présent.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 17:18

 

 

 

Jan-Grauls.jpg

 

 

 

Ai- Rca-Jeudi, 07 Avril 2011 12:58 -  « Entreprendre une nouvelle mission en Centrafrique du 06 au 10 avril prochain pour discuter avec les autorités centrafricaines et autres partenaires nationaux et enfin évaluer conjointement les progrès accomplis dans le processus de la consolidation de la paix en République Centrafricaine ».

 Tel est le but de la visite de travail de M. Jan Grauls, représentant permanent de Belgique auprès des Nations Unies à New York et président  de la Configuration RCA de la commission de Consolidation de la Paix (CCP), lit-on dans un communiqué de presse parvenu au desk central de l’agence Ai.

Selon cette même note, l’ambassadeur souhaite procéder à la deuxième revue du cadre stratégique pour la consolidation de la paix en RCA. Lequel cadre a été développé conjointement par le gouvernement, la société civile, et  la commission.

La visite de travail de  M. Grauls à Bangui, lui permettra non seulement  d’échanger les points de vue avec la partie nationale impliquée dans le processus de l’élaboration en cours  du DSRP2   et de préparer la table ronde prévue pour l’année 2011, mais aussi de continuer les discussions avec le gouvernement et les partenaires sur les questions relevant du processus de consolidation de la paix avec une attention particulière aux priorités dans le contexte postélectoral telles que le Désarmement, Démobilisation et Réinsertion(DDR), la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) et le programme pôles de développement.

Cette mission,  au cours de laquelle M. Grauls est accompagné d’un conseiller du bureau d’appui à la consolidation de la paix en RCA, prévoit des visites sur le terrain à Batangafo,  dans l’Ouham afin de se rendre compte de l’état d’avancement du projet de protection des enfants.

Ai Bangui

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 17:11

 

 

 

PhotoPatasse-copie-1

 

 

 

Bangui, jeudi 7 avril 2011 - (Xinhua) - Le décès de l’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé à Douala au Cameroun, annoncé mardi soir par son porte-parole, a affecté des Centrafricains.

"C’est notre père même si son régime n’a pas été vraiment bénéfique pour notre pays. Sa disparition m’affecte comme tous les autres Centrafricains". Ce sont ces genres de témoignages que l’on enregistre au sein de la population à la tombée de la nouvelle du décès de l’ancien président Ange Félix Patassé.

Patassé, décédé à l’âge de 74 ans, était président de la République centrafricaine de 1993 à 2003. Il souffrait du diabète et devait se rendre à Malabo en Guinéen Equatoriale pour un contrôle médical, mais il s’est éteint en route.

D’autres reprochent au gouvernement de l’avoir empêché de sortir du pays à deux reprises alors qu’il voulait se rendre en Guinée Equatoriale pour un contrôle médical.

"La disparition du Président Patassé nous affecte tous, surtout nous qui avons travaillé avec lui", a déclaré Martin Ziguélé son ancien premier ministre et président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), parti dont le défunt président réclamait toujours la paternité.

Confronté avec la bataille de leadership au sein du MLPC, Patassé a décidé de présenter comme candidat indépendant à la dernière présidentielle du 25 janvier. Il était sorti deuxième (21%) derrière François Bozizé réélu au premier tour à 64%.

C’est d’ ailleurs à son domicile le 4 mars 2011 à Bangui que le MLPC, le RDC et autres partis de l’opposition et lui-même ont signé l’acte de naissance de la plateforme postélectorale baptisée Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011 (FARE 2011).

Pour Martin Ziguélé, la mort du Président Patassé n’est pas synonyme de la mort du FARE 2011.

Entre le 5 et le 9 février 2011, Patassé, malade de diabète, a été hospitalisé d’urgence à la clinique CHOUAIB à Bangui. Après sa sortie de la clinique, il avait été empêché de se rendre en Guinée Equatoriale le 22 mars 2011 pour un contrôle médical.

Le mercredi 30 mars 2011, il a encore été interdit de sortie, alors qu’il voulait se rendre à l’hôpital Val de Grace en France. C’est finalement le samedi 2 avril qu’il a été autorisé à sortir du pays.

Ingénieur agronome de formation, Patassé avait plusieurs portefeuilles ministériels sous le règne de Jean Bedel Bokassa. Il est ensuite entré dans l’opposition. Traqué par l’ex-empereur dont il fut le Premier ministre, il part en exil au Togo.

A son retour, il est élu Président de la République en 1993 et succède au général d’armée André Kolingba. En 1999 il est réélu, mais ne terminera pas son second mandat. Le 15 mars 2003, il est chassé par un coup d’Etat par son chef d’état- major le général François Bozizé.

Contraint encore une fois de plus à l’exil, Patassé repart au Togo. C’est grâce au Dialogue Politique inclusif de décembre 2008 et à la faveur d’un amnistie y relatif qu’il va à nouveau fouler le sol centrafricain.

Avec la disparition de Patassé, la République Centrafrique n’a plus d’ancien président vivant. Jean Bédel Bokassa, David Dacko, André Kolingba et Abel Goumba sont tous morts.

 

NDLR : Malgré les tentatives de rétropédalage de Bozizé et ses griots attitrés comme Fidèle Ngouandjika qui, la semaine dernière seulement encore, n’avait pas hésité lors d’un débat public sur Radio Ndéké Luka à qualifier ouvertement les tentatives de sortie de Patassé pour aller se soigner comme étant de la « simulation », sa mort a dû les plonger dans une situation très embarrassante. Dès lors, le clan bozizéen doit s’abstenir de verser des larmes de crocodiles sur la mort du président Patassé car on n’est plus dans des situations de « simulation » mais bien dans la réalité de la mort qui est aussi le lot de ceux qui simulent d’être au pouvoir actuellement avec le sinistre personnage de Bozizé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 16:13

 

 

 

cour constitutionnelle RCA

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 06 Avril 2011 14:38

La Cour Constitutionnelle a décidé ce mercredi 6 avril 2011, d’annuler le premier tour des élections législatives dans trois circonscriptions électorales et de faire reprendre le scrutin à Paoua2, Bouar 1 et Boganagone.

C’était au cours de son audience publique où elle devait rendre les décisions sur les contentieux électoraux.

L’audience présidée par la Vice-présidente de la Cour Constitutionnelle, Danielle Nanaré, s’est prononcée sur 34 dossiers. La Cour a validé tous les autres résultats provisoires rendus public par la Commission électorale indépendante.

Ces résultats devaient être validés avant le second tour. Or, le deuxième tour des législatives s’est tenu le 27 mars 2011. La CEI a même annoncé qu’elle publierait les résultats provisoires ce mercredi 6 avril.

 

NDLR : Si la Cour constitutionnelle se donnait un minimum de peine pour enquêter sur les différents recours et disait réellement le droit et rien que le droit, elle s'apercevrait que partout dans quasiment tous les bureaux de vote tanta à Bangui qu'en province, aussi bien pour la présidentielle que les législatives, grâce à la complicité de la CEI de Binguimalé, la machine à bourrer les urnes du KNK a fonctionné à plein régime et elle annullerait ainsi le double scrutin dans la plupart des bureaux de vote. C'est vraiment une honte inqualifiable ce qui se passe à présent. Maintenant que le second tour a déjà eu lieu dans dans les trois circonscriptions dont on vient d'invalider le premier tour, on a affaire à une véritable pantalonnade.

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 16:01

 

 

 

Bozize KNK

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 07 Avril 2011 14:26

La journée mondiale de la santé est célébrée ce 7 avril dans le monde et en République centrafricaine. Seulement, la santé de la population centrafricaine reste cependant déplorable dans presque toutes les régions du pays.

« Lutte contre la résistance aux antimicrobiens: agir aujourd'hui pour pouvoir soigner encore demain ». C’est autour de ce thème que le monde célèbre cette journée. Un thème qui vise selon l’OMS à « préserver les avancées spectaculaires de la médecine permettant de traiter des maladies qui, il y a quelques décennies étaient mortelles ».

« La propagation mondiale de la résistance aux antimicrobiens, thème de cette journée, menace l’efficacité de nombreux médicaments utilisés aujourd’hui et risque de remettre en cause les progrès importants qui ont été accomplis contre les principaux agents infectieux mortels », peut-on lire sur le site internet de l’OMS.

En République centrafricaine, la situation reste cependant préoccupante même pour l’accès aux soins de santé primaires. Dans la préfecture de la Nana Mambéré (Nord-ouest du pays), on assiste à une absence des formations sanitaires et les ressources humaines pouvant répondre aux préoccupations des centrafricains de cette région.

L’hôpital peu équipé de la ville ne cesse de recenser des cas de paludisme, de la malnutrition, de la diarrhée et les infections respiratoires aigües chez les enfants de 0 à 15 ans.

Même situation dans la région de Berberati dans le sud. Depuis le début de mois de mars, 70% des consultations à la pédiatrie de la ville, représentent des cas d’anémies. Victor Mbondo, chef du service de la pédiatrie affirme que c’est le paludisme qui est la cause de cette maladie de carence de sang.

Alors que dans la ville de Bangassou (au Centre est), les personnes fuyant les exactions de la LRA et qui se trouve dans cette ville, n’ont pas bénéficié d’une assistance sanitaire. Ces personnes « abandonnées à elles même » vivent dans une situation sanitaire déplorable. De l’avis du médecin en chef adjoint de l’hôpital de la ville, ces personnes n’ont pas été recensées au service hospitalier.

Aucune manifestation officielle n’a eu lieu cependant ni à Bangui, capitale du pays, ni dans certaines villes de province du pays.

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 15:56

 

 

 

bemba

 

La Haye, 6 avril 2011 (FH) - Le procureur général de Bangui a poursuivi sa déposition contre Jean-Pierre Bemba, mercredi 6 avril, devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI). Le président du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba, est accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis entre octobre 2002 et mars 2003 en Centrafrique.

Interrogé par le substitut du procureur, Ibrahim Yillah, sur les liens existants entre Jean-Pierre Bemba et l'ex président Ange-Félix Patassé, le témoin a expliqué que « Patassé appelait Bemba mon fils. » Firmin Feindiro a ensuite affirmé que Jean-Pierre Bemba utilisait la Centrafrique comme « base arrière ». « Son hélicoptère était stationné sur le tarmac de Bangui. Quand il arrivait, l'hélicoptère restait. Il prenait alors un avion et il pouvait partir ailleurs. C'était sa base arrière ». Pour le témoin, « l'essentiel des produits de première nécessité transitait soit par le port de Bangui, soit par le port de Mobay, à la frontière entre Mobay Mbongo et Gbadolite [en RDC], qui est le siège du MLC. »

Le procureur général de Bangui a aussi expliqué qu'il avait intenté des poursuites contre le président Ange-Félix Patassé, « notamment pour collusion avec l'étranger. » Menacé par la rébellion conduite par François Bozize, Ange-Félix Patassé avait appelé en renfort plusieurs milices, dont celle de Jean-Pierre Bemba. L'ancien président « a utilisé l'argent de l'Etat, les véhicules, le carburant, il y avait des officiers de l'armée pour montrer le terrain [aux soldats du MLC]. Ce sont autant d'éléments à retenir à la charge de Patassé et également à la charge de Jean-Pierre Bemba » a déclaré lé témoin. La République Centrafricaine avait renvoyé l'affaire devant la CPI, estimant qu'elle n'avait pas les moyens de poursuivre les auteurs. Le procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo avait, dans un premier temps, annoncé son intention de poursuivre les deux hommes pour leur participation à un plan commun. Mais le procureur n'a finalement jamais poursuivi Ange-Félix Patassé.   

Interrogé aussi sur l'implication du chef de l'état libyen, Mouammar Kadhafi, dans la guerre en Centrafrique, le témoin a estimé que « la troupe qui venait à Bangui, était dirigée par un général libyen et venait sur ses ordres. Les pilonnages sont de leur responsabilité. L'aviation utilisait l'aérodrome de Zongo [en République démocratique du Congo, RDC]. Les avions décollaient de là-bas pour leurs opérations. Il est évident que le colonel Kadhafi s'est aussi impliqué dans ces opérations-là. Stationner ses avions sur le territoire congolais, dans une partie du territoire contrôlée par le MLC, cela suppose qu'il y a eu entente entre le MLC, la Libye et le président Patassé. Ce sont des choses visibles qu'on ne pouvait cacher. »

Le procès de Jean-Pierre Bemba a commencé le 22 novembre 2010. Le sénateur congolais avait été arrêté en Belgique en mai 2008 puis transféré à la prison de Scheveningen, en banlieue de La Haye aux Pays-Bas, le 3 juillet 2008.

SM/GF  © Agence Hirondelle

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 15:51

 

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 07 Avril 2011 14:21

La publication des résultats provisoires du second tour des élections législatives du 27 mars dernier par la Commission Electorale Indépendante (CEI) ne fait pas l’unanimité au sein de la population de Bangui et de Bambari.

Dès leur proclamation dans la soirée du mercredi 6 avril 2011par Joseph Binguimalé président de la CEI, des manifestations ont été observées et aussitôt dispersées par les forces de sécurité. Elles se sont déroulées notamment dans le 7ème et 6ème arrondissement de Bangui.

Les manifestants du 7ème arrondissement ont brûlé des pneus en pleine chaussée pour revendiquer « leurs suffrages  volés » par le candidat du parti au pouvoir Kwa Na Kwa (KNK), Thierry MALEYOMBO. Pour eux, c’est le député sortant Jérome Lavou qui a remporté la victoire.

Dans le 6ème, les partisans de Ghislain MOKAMANEDE, candidat indépendant, sont aussi montés au créneau. Ils ont barré la  voie publique avec des branches de manguiers et brûlé également des pneus en guise de protestation. Ils contestaient ainsi la victoire du candidat indépendant Rufin MOLOMADON déclaré élu par la CEI.

A Bambari les électeurs acquis à la cause du candidat indépendant Alexandre Nguéndé n’ont pas été en reste. Ils ont cependant marché pacifiquement ce jeudi pour dénoncer la victoire de la candidate du KNK Marie Solange Ndakala Pagonéndji.

Sur les pancartes, le correspondant de Radio Ndeke Luka a pu lire : « non à la dictature électorale dans notre circoncription électorale, non au coup d’état électoral, le verdict des urnes devrait être respecté dans un pays démocratique ». Selon les explications des organisateurs de la marche, « les résultats recueillis par leurs représentants dans les bureaux de vote et les observateurs électoraux, ne reflètent pas ceux annoncés par la CEI centrale ».

Toutefois, une réunion a été convoquée par l’Avocat Général de la Cour d’appel Michel Ngopou de cette localité pour calmer la tension. L’avocat Général a déclaré que la démarche entamée par ces mécontents était « illégale ». Ils devraient faire preuve « de patience pour attendre les résultats définitifs de la Cour Constitutionnelle ».

A titre de rappel, des altercations en pleine campagne avaient opposé les partisans des deux camps faisant 8 bléssés. Ils ont d’ailleurs perturbé la visite du président réélu François Bozizé qui était venu soutenir sa candidate. Une attitude vivement critiquée par le camp adverse ainsi que les observateurs de la vie politique centrafricaine.

Les résultats proclamés concernent 70  députés élus. Ils complètent les 35 au 1er tour. Le récapitulatif donne 35 députés du KNK, 11 de ses   alliés et 23  indépendants. De ce fait, le KNK de François Bozize est majoritaire dans cette nouvelle Assemblée Nationale avec près de 70 élus.

De l’avis des observateurs de la vie politique le pays aura une législature monocolore. La dernière décision revient à la Cour Constitutionnelle qui devra proclamer les résultats définitifs.

 

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