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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 02:25

 

 

 

Bozizé gros plan

 

 

 

OUBANGUI PERPECTIVES

 

TOUJOURS SE MEFIER DES FOURBERIES DE BOZIZE

 

 

Depuis notre première réaction sur la crise militaro-politique que connaît notre pays, nous n’avons cessé de mettre en garde contre le caractère fourbe et sournois de BOZIZE.

 

Nous aurions aimé ne pas avoir raison, mais les tergiversations de celui-ci aux lendemains des accords de Libreville, notamment sa lenteur à nommer Maître Nicolas TIANGAYE au poste de Premier Ministre conformément au choix commun de l’opposition et de SELEKA, laissent augurer, si BOZIZE reprend son souffle, de ce qu’il adviendra de ces jours où nous, centrafricains pourrions raisonnablement, enfin, espérer la création de conditions propices à l’édification d’un PAYS digne de ce nom.

 

Comme dit la voix de la sagesse, « IL NE FAUT JAMAIS DINER AVEC LE DIABLE, MEME AVEC UNE LONGUE CUILLERE ».

 

En l’espèce, les accords de Libreville nous obligent à composer avec le diable ou, au moins, avec le crocodile qui a la réputation de ne dormir que d’un œil. L’un et l’autre peuvent se montrer hautement nocifs.

 

Si le diable ne peut vous atteindre parce que ses cornes sont tenues à bonne distance par votre défiance, le crocodile, qui peut tromper votre vigilance par sa posture faussement immobile et parfois indolente, vous surprendra et vous atteindra mortellement, à coup sûr, par une attaque foudroyante, si vous n’y prenez garde.

 

Nul ne peut croire que BOZIZE et sa clique aient définitivement renoncé au projet d’une perpétuation de leur pouvoir.

 

Ils sont d’autant plus dangereux qu’ils paniquent à l’idée de perdre ce précieux pouvoir dont les avantages pour eux, jusqu’à présent, étaient illimités.

 

Ils sont d’autant plus dangereux que, pour eux, perdre le pouvoir aura assurément de nombreuses conséquences, pas nécessairement réjouissantes, au regard de leur passif dont la consistance n’est plus à démontrer.

 

Tout en apportant notre soutien au choix de Maître Nicolas TIANGAYE comme Premier Ministre, nous ne pouvons que renouveler notre appel à la vigilance.

 

Dans l’intérêt de la République Centrafricaine, nous demandons à Monsieur BOZIZE de se hâter et de tenir compte du choix opéré par l’opposition et SELEKA en nommant Maître Nicolas TIANGAYE au poste de Premier Ministre.

 

Fait à Poitiers le 16 janvier 2013

 

Le Président

 

 

Maître Ignace OUNDA-MEYBI

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 02:21

 

 

Godfroy

 

 

Le pouvoir de nomination  en matière politique recouvre à la fois la capacité de nommer à des hautes  fonctions politiques  ainsi que  la liberté de choisir les hommes qui exerceront les fonctions clefs au sein des institutions républicaines.


Il est détenu principalement par le président de la République qui dispose d'un large pouvoir d'appréciation, mais compte tenu de certaines circonstances qui  sont parfois des situations de crise profonde, son pouvoir de nomination lui échappe et devient  dans ce cas  un pouvoir de nomination consensuel pour sauvegarder l’unité nationale.


 Depuis la date du 10 Décembre 2013, le déclenchement des hostilités par la force de coalition Séléka, une rébellion provenant du Nord- Est de la République centrafricaine, après trois semaines d’attaques la plus part des villes sont tombées sous le contrôle de la Séléka.


A l’issue d’une conférence des Chefs d’Etats de la CEEAC tenue à N’DJAMENA, il ressort de la dite conférence une forte recommandation de la tenue d’un dialogue sans délais entre les parties belligérantes.


Malgré la décision des Chefs d’Etats de la CEEAC, les différentes campagnes d’annexions des villes n’ont pas connu  de fin par la Séléka pour preuve la prise de la ville de Sibut et ses environs  est une confirmation.

Pour interdire une éventuelle progression des rebelles  le Général de la force  de FOMAC a interdit systématiquement  aux forces rebelles de ne pas marcher sur la ville de DAMARA et de BANGUI.

Devant une telle pression, le verbe pourparler a finalement  fait son incursion  désormais dans le langage du gouvernement Centrafricain.


Face à cette situation, les forces rebelles ont accepté d’aller au dialogue sans condition à Libreville au GABON sous la médiation du Président Congolais Denis Sassous –Nguessous, durant la session d’ouverture les rebelles et l’opposition démocratique ont demandé la démission du président de la République, la suspension de la Constitution, la traduction du Chef d’ Etat François Bozizé devant la Cour pénale internationale et la mise en place d’une transition en place. 


Après un  long débat très rude, entre les parties belligérantes un accord de cessez le feu a été signé le 11 Janvier 2013.  


Dans cet accord il convient de soulever qu’au passage, la diplomatie a pris le dessus sur les armes en accouchant d'un accord de sortie de crise, qui prévoit un cessez-le-feu, le maintien de François Bozizé au pouvoir jusqu'à la fin de son actuel et dernier mandat en 2016 sans sa représentation aux prochaines élections présidentielles, la formation d'un gouvernement d'union nationale et la réorganisation des élections législatives dans les douze mois. Le Premier ministre de la transition est issu de l’opposition démocratique, il est aussi  irrévocable par le Président de la République et ne doit pas aussi se présenter comme candidat aux élections présidentielles conclut l’accord.


Les choses sont même allées vite avec la démission, le 12 janvier, du Premier ministre, Faustin Archange Touadera, en poste depuis avril 2011.


Au moment où ces lignes étaient tracées dans l'après-midi, l'opposition avait désigné l'avocat Nicolas Tiangaye comme candidat au poste de Premier ministre. Finalement l’acteur principal de cette crise qui est la Séléka  a soutenu la nomination de Nicolas TIANGAYE comme premier ministre.


Brutalement, un vent des calculs politiciens vient fatalement entrer dans  la cadence de  cette nomination du Premier ministre de consensus.  Du coup, la liste des Premiers ministrables s’augmentent  par la candidature d’un Jean-Jacques Demafouth, le patron de l’ex rébellion de L’ APRD, un BONIBA du Parti Mouvement de Libération Démocratique  sans oublier aussi un GAZAMBETI ancien Ambassadeur de la République centrafricaine en Chine issu dans le rang des politico- militaires.


Il faut alors un referendum pour élire un premier ministre  en République centrafricaine? Certainement  la réponse est strictement non.

 Compte tenu du climat politique de l’heure, les accords de Libreville sont actuellement  le seul support politique de sortie de crise consensuelle. Mais pourquoi obtenir une signature pour la nomination d’un Premier ministre est devenu un véritable  mythe instutituionnel ? 


Si  le principe  de la cohabitation semble être la méfiance pour le pouvoir actuel sans doute aucune dérogation ne peut s’obtenir au regard des accords préalablement établies à Libreville.


Pour éviter le rebasculement dans une nouvelle crise nouvelle, je mets à contribution :


La signature du décret de nomination de Maître Tiangaye comme Premier ministre,

La mise en place d’un gouvernement d’union nationale avec toute tendance confondue,

La dissolution immédiate de l’Assemblée Nationale,


 «Traditionnellement un pouvoir est passager, mais les institutions de la république demeurent »

 

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

Expert- Analyste en gestion des crises politico- militaires.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 01:58

 

 

 

 

BANGUI : COMPTE RENDU DE LA SOCIÉTÉ CIVILE SUR LES NÉGOCIATIONS DE LIBREVILLE

 

signature des accords de Lbv

 

 

Bangui, 16 janv. 13 (RJDH) – La société civile de Centrafrique, partie prenante des Accords de Libreville, vient de faire son retour à Bangui. Elle a tenu une conférence de presse, ce mardi 16 Janvier pour faire le point sur la mission qu’elle a effectué auprès des différents protagonistes de la crise Centrafricaine.


« Deux éléments de la société civile avaient été désignés pour participer aux assises de Libreville comme observateurs. Notre mission consistait à faire un plaidoyer auprès des principaux protagonistes. C’est pourquoi nous y sommes allés pour influencer un peu la prise des décisions afin que nous pouvions obtenir un cessez-le feu définitif, obtenir l’ouverture d’un couloir humanitaire, de demander aux parties prenantes de privilégier l’intérêt général et national et enfin de penser déjà à la tenue d’un dialogue national, inter centrafricain », a déclaré Brice Kévin Kakpayene, coordonnateur de l’ONG enfant sans frontière qui a fait partie de la délégation de Libreville.


Il se félicite des Accords conclus entre les protagonistes à Libreville, et affirme que la société civile de Bangui se voit prête d’entrer dans le futur gouvernement d’union nationale qui se profile à l’horizon.


« D’après nos informations, deux places sont réservées à la société civile dans le gouvernement, mais nous allons nous concerter pour voir ce qu’il y a lieu de faire », a-t-il ajouté.


Mais bien avant de rentrer sur Bangui, ils ont fait un tour à Kampala, en Ouganda pour s’imprégner de l’expérience de la société civile ougandaise afin de préparer le prochain dialogue inter centrafricain de Bangui.


« Nous avons une grande mission à accomplir après les assises de Libreville, celle d’abord de vulgariser les accords de Libreville, puisque nous nous sommes rendus compte que les premiers accords n’ont pas été vulgarisés. Ce qui a occasionné la rechute des hostilités en Centrafrique. Enfin, la poursuite à la justice de tous les auteurs présumés des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en Centrafrique depuis les mutineries jusqu’à nos jours », a-t-il conclu.


Pour Me Bruno Hyacinthe Gbiébga qui a aussi participé aux travaux de Libreville, il y a aucune disposition qui prévoit l’amnistie des auteurs des crimes perpétrés pendant cette période de conflit. « Ils doivent répondre de leurs actes devant la justice, car un pays se construit également par un procès juste et équitable. Il n’y a pas de paix sans une justice véritable », a souligné Me Bruno Hyacinthe Gbiégba.


La société civile demande enfin l’indemnisation des toutes les victimes des conflits en Centrafrique.

 

 

 

KAGA-BANDORO : DES DÉPLACÉES TÉMOIGNENT

 

Carte RCA préfectures

 

 

Bangui, 16 janv. 13 (RJDH) – En dépit de l’accord de cessation d’hostilité signé entre le gouvernement et la rébellion de la Séléka, certains habitants de la ville de Kaga-Bandoro (centre) continuent d’évacuer la ville. Plusieurs centaines de personnes sont arrivées samedi à Bangui à bord des véhicules militaires des éléments de la Force multinationale en Afrique centrale (Fomac).


La majorité de ces personnes est constituée des religieux de la mission Catholique des fonctionnaires et agents des secteurs publics et privés. Les déplacés ont témoigné avoir traversé des moments difficiles depuis la prise de la ville de Bandoro, par les rebelles de la Séléka. Ils ont également affirmé que la ville de Kaga-Bandoro, n’a plus son image d’il y a quelques mois.


Un religieux a confié ce matin au RJDH sous l’anonymat que « nous avons profité de la mission des éléments des Forces Multinationales en Afrique Centrale pour sortir de cette terreur. C’était une occasion rare et inespérée que nous avons reçue. A cet effet, nous n’avons pas hésité une seconde pour revenir à Bangui ».


Il précise que la Fomac a accepté de les transporter, parce qu’ils sont des religieux. Pour les fonctionnaires, c’est parce qu’ils ont des enfants et ne sont pas en sécurité dans la ville à cause des éléments de la Séléka.

Il poursuit son témoignage en disant que « la ville de Kaga-Bandoro est à l’heure actuelle très déserte. Toute la population se retrouve soit au champ ou dans la forêt. Les rebelles de Séléka ont tout détruit. Les bâtiments administratifs et les maisons des particuliers qui travaillent dans le secteur public ou privé sont systématiquement pillées et saccagées dès leur entrée dans la ville. Seul l’hôpital préfectoral de la ville et la mission catholique, la bâtisse de l’évêché qui sont encore en état de fonctionner, puisque beaucoup de démunis en ont fait leur refuge ».


L’un des déplacés a fait savoir que « non seulement les rebelles ont commis des exactions sur la population, mais il y a eu aussi des cas d’exécutions sommaires de certains fonctionnaires et commerçants de la ville doigtés par les jeunes désœuvrés ». Il précise que même jusqu’à son départ de la ville, les cadavres jonchent encore les ruent et les artères. Certains cadavres sont dévorés par les porcs et les chiens, puisqu’aucune personne ou ONG, ne s’en est occupé.


« La population ne peut circuler que uniquement le jour. Et les déplacements sont réduits à leur strict minimum et effectué pour des besoins nécessaires. La nuit, tout le monde est sur le qui-vive. Nous portons tous nos pantalons Jeans, nos blousons et nos paires de palladium pour nous permettre de détaler facilement si l’alerte est donnée », a-t-il ajouté.


« Je ne suis pas surpris de voir toutes les villes que nous avons traversées soient désertes, même le jour. Je parle de la ville de Dékoa et Sibut. Quant aux villages, les gens détalent dans la brousse en écoutant le bruit du moteur de véhicule », a-t-il tancé.


Il a conclu que « c’est avec un grand ‘’ouf’’ de soulagement que j’ai mis pied à Bangui. Je plains le sort de tous ceux qui sont encore restés sur place dans ces villes sans assistance humanitaire de tout genre, avec le lot quotidien de la famine, des maladies et épidémies ».


L’accord signé le 11 janvier à Libreville exige un cessez-le-feu immédiat et prévoit la formation d’un gouvernement d’Union nationale, des élections législatives anticipées d’ici à 12 mois et aussi le retrait de toutes les forces militaires étrangères de Centrafrique, à l’exception de la Fomac et la poursuite du désarmement des rebelles.

 

 

 

NOLA : L’INSÉCURITÉ RESSURGIE DANS LA RÉGION

 

Nola, 16 janv. 13 (RJDH) – Des cas d’agression à main armée ont été enregistrés dans la nuit du dimanche à lundi 14 janvier dans certains quartiers de la ville de Nola (Sud-ouest). Une situation qui inquiète la population qui affirme que ces cas deviennent de plus en plus récurrents dans la localité.


D’après des témoignages recueillis, trois gardiens de nuit qui assurent la sécurité d’une société d’exploitation forestière appelé FBACA, ont été agressés par une bande armée non identifiée.


Les victimes ont réussi à mettre la main sur un des voleurs. Celui-ci a été conduit à la gendarmerie pour être libéré quelques heures après sous la pression de ses parents. Mécontents de cette libération les jeunes du quartier Mambéré3 ont décidé de prêter main forte aux gardiens de nuit, en assurant eux aussi la sécurité pendant la nuit.


Par ailleurs, un jeune homme âgé de 27 ans, qui vendait du pétrole, a été poignardé le dimanche 13 janvier par un inconnu. D’après les informations la victime a reçu trois  coups de couteau dont un au niveau de la nuque, l’autre  à la poitrine  et à la jambe.


« J’étais en train de vendre du pétrole lorsque j’ai écouté quelqu’un m’appelé, c’est quand je me retournais que quelqu’un m’a frappé au niveau de la nuque puis au niveau de la poitrine et la jambe », a relaté la victime.


Le présumé agresseur a été arrêté et conduit à la gendarmerie par des jeunes qui font la ronde dans le quartier. Il a réussi à s’échapper après quelques heures de détention.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 20:03

 

 

 

Adolphe-Pakoua.JPG

 

 

Les différentes secousses et turpitudes qui ont émaillé l'histoire de CENTRAFRIQUE, et cela depuis son accession à l'indépendance après la mort de son père fondateur, secousses et turpides nourries par les différents types de gouvernance nés de manière anarchique à la suite des coups de force qui ont caractérisé la plupart d'entre eux, trouvent leurs fondements essentiellement dans la complicité et parfois dans l'incompétence notoires de ceux qui ont collaboré à faire vivre longtemps ces politiques insensées.

 

A QUI LA FAUTE ?

 

Partant de ce que nous savons, les pauvres paysans CENTRAFRICAINS, véritablement CENTRAFRICAINS jusqu'à la moelle de leurs os, n'ont jamais gouverné ce pays, s'ils n'avaient été que de simples observateurs, des figurants dirait-on dans le domaine cinématographique, qu'on sollicitait souvent pendant les différentes cérémonies et fêtes nationales, pour se ranger le long des rues et acclamer, le ventre parfois vide, la tête tourmentée par des maux de tête, leurs fils « enceintes » devenus ministres, députés ou maires.

 

Les régimes dictatoriaux ont régné en CENTRAFRIQUE à cause des différents collaborateurs qui ont entouré les différents « SATRAPES » qu'a connus le pays après son émancipation. Ces collaborateurs, qui ne sont pas moins que des hommes instruits et qui souvent se sont pris et se prennent pour des intellectuels, n'étaient pas souvent, volontairement comme on peut le croire, capables de faire les bons choix pour le pays. Les secousses et le turpitudes du pays sont nées du fait que ces hommes, dénués de toute honnêteté intellectuelle et de tout esprit d'objectivité, ont ou avaient fermé les yeux sur les dérives de politique générale conduite sous les gouvernements passés, par pur fanatisme peut-être, ou par le simple comportement qui consiste à défendre coûte que coûte un certain nombre d'intérêts, ceux le plus souvent personnels ou ethniques en l'occurrence.

 

Les CENTRAFRICAINS sont malades de la culture des titres, qu'ils soient honorifiques ou universitaires. Ils adorent les galons militaires, les titres honorifiques ou universitaires qu'ils impriment comme parties intégrantes de leur nom de famille, convaincus de l'indéniable respectabilité que ces avantages flatteurs leur conféreraient. C'est bien d'avoir des barrettes sur les épaulettes, c'est bien d'avoir des étoiles sur le képi, tout comme c'est bien d'avoir des parchemins universitaires exhibés dans tous les lieux publics du pays ou accrochés au mur principal du salon de sa villa, c'est encore mieux de faire ses preuves sur le terrain, car nulle part au monde, les barrettes, les étoiles, les parchemins n'ont construit un pays. Ce sont les hommes qui amènent les idées au jour, font des rêves des réalités

 

Les négociations de LIBREVILLE concernant la crise CENTRAFRICAINE à peine terminées, l'on n'a pas manqué de voir la cohorte d'hommes affamés de titres et de postes politiques se manifester pour courir à la cantine à peine en construction, en avançant des idées et des projets tous parfois aussi saugrenus les uns que les autres. Le CENTRAFRIQUE n'a plus besoin de cela. Il a besoin d'hommes forts, dans le sens qu'ils seront capables d'imprimer des idées nouvelles, capables d'éduquer le peuple centrafricain dans ce qui lui manque, à savoir l'esprit de discernement, qui lui permettra de ne plus continuer à soutenir aveuglément l'insoutenable, comme on l'a souvent habitué à le faire, l'amenant à certains moments de son histoire à accepter d'ériger son pays en EMPIRE ou à transformer sa représentation nationale en un concert familial, des exemples parmi tant d'autres, qu'il ne convient plus de répéter.

 

Des hommes diplômés, il en faut, le pays en a besoin. Des hommes, mais pas des diplômes, même s'il faut bien former les hommes, car les titres universitaires ne remplaceront jamais les hommes, mais les aideront plutôt dans les choix qu'ils auront à faire, à travers leur instruction et leur savoir-faire.

 

Le CENTRAFRIQUE a trop souffert de ses diplômés, qui n'ont jamais ou qui ont très peu fait leurs preuves sur le terrain. La preuve la plus patente est celle de constater qu'à plusieurs reprises, les CENTRAFRICAINS « dits responsables » n'ont jamais été capables de résoudre leurs propres problèmes, sans l'aide de l'extérieur, comme si, par l'incompréhensible, il n'y avait pas d'hommes suffisamment mûrs et réfléchis pour anticiper les problèmes auxquels le pays était confronté et pour en trouver, au moment opportun, les solutions.

 

Ce n'est pas dire que le CENTRAFRIQUE manque d'hommes de cette trempe, mais la mauvaise mentalité qui a fait s'enraciner la cupidité, l'égoïsme, la gabegie et autres systèmes basés sur le tribalisme, l'autoritarisme et l'aveuglement, a rendu ces hommes incapables de bons sens.

 

Les négociations de LIBREVILLE ont conclu du choix d'un PREMIER MINISTRE issu de l'opposition politique. Ce choix a été fait et doit être respecté par les uns et par les autres. Même si la nomination de cette personnalité traîne encore à être officialisée, elle le sera nécessairement.

 

L'inquiétude des CENTRAFRICAINS devrait résider dans la composition du futur gouvernement et du travail que celui-ci devra abattre pour ramener à tout un chacun, la confiance, la solidarité, l'assurance de vivre dans un pays de droits donc de justice, la notion d'appartenir réellement à une nation. C'est dire combien dure sera la tâche du PREMIER MINISTRE et de son équipe gouvernementale. C'est dire aussi qu'il faut laisser le temps au PREMIER MINISTRE, pour faire le bon choix des hommes qui l'entoureront demain dans la conduite des affaires du pays, des hommes qui ne devront plus être des « béni-oui-oui » ni des « rebelles à volonté » décidés coûte que coûte à saboter l’œuvre de redressement dont le pays a tant besoin, mais des travailleurs, de vrais bâtisseurs de l'édifice CENTRAFRICAIN, le genre d'édifice que souhaitait de ses vœux BARTHELEMY BOGANDA, père de cette nation CENTRAFRICAINE.

 

Avec tous les souhaits de paix, de bien-être et d'un futur meilleur pour le CENTRAFRIQUE et son PEUPLE.

 

Adolphe PAKOUA

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 16:06

 

 

 

Lounceny-Francois-Fall.jpg



(Guinée News 16/01/2013) 


Pour avoir été représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies avant de se lancer en politique dans son pays, Louncény Fall passe aujourd’hui comme l’un des fins connaisseurs du dossier de la RCA.


« Mon dernier poste à l’étranger a été dans ce pays. Lorsque j’étais représentant spécial, nous avons signé l’Accord global de paix à Libreville entre le gouvernement et les groupes rebelles. A l’époque, on avait franchi une étape importante. Il y a eu un dialogue politique inclusif qui a été organisé avant mon départ. Certainement que l’inclusion de ce dialogue politique et de l’accord global n’ont pas été respectés après et, nous retombons aussi dans un cycle de violences en Centrafrique’’, a déclaré Louncény Fall dès l’entame de ses propos sur la question de la crise centrafricaine.


Il précisera que la règle première est qu’en Afrique, on ne puisse jamais prendre le pouvoir par la force. Fall soutient qu’aucun gouvernement ne peut entretenir la prise du pouvoir par la force quelles que soient les données.

Car, il se dit persuadé que c’est par le dialogue et par la concertation seulement qu’on peut trouver des solutions aux problèmes posés à l’intérieur des États. « La Communauté des États de l’Afrique Centrale (CEAC), qui était réunie le jeudi 10 décembre au niveau des chefs d’État, est en train de gérer la question de Centrafrique », a-t-il rapporté.


Nous sommes loin de Centrafrique, dira Fall et de préciser que ce pays appartient à une organisation sous régionale très active qui a déjà envoyé des troupes pour sécuriser Bangui et faire en sorte qu’il y ait un dialogue politique entre les groupes rebelles ou les politico-militaires, l’opposition démocratique qui est à Bangui et le gouvernement central.


« Nous espérons en tant que pays africain que nous suivrons cette évolution et la position de la Guinée était que toutes les conditions doivent être remplies dans ce pays pour un dialogue constructif entre toutes ces entités pour que le pays retrouve son harmonie et poursuivre dans la voie de la légalité et de la souveraineté. Afin qu’une solution normale puisse gérer ce pays. Donc, nous suivons la situation en Centrafrique avec beaucoup d’intérêt et nous espérons que les consultations qui ont lieu actuellement à Libreville déboucheront. Déjà, il y a l’idée du cessez-le-feu, ce qui est déjà une avancée. Après le cessez-le-feu, c’est le règlement politique qui vient et nous souhaitons que ce règlement politique puisse mettre tous les acteurs politiques autour de la table et qu’ils trouvent une solution pour le présent et pour l’avenir de Centrafrique », a-t-il souhaité. 



Amara Moro Camara 

 

© Copyright Guinee News

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 15:55

 

 

Biya-Boz.jpg

 


(Cameroun-Info.Net 16/01/2013) 

 

Le président camerounais a préféré se rendre en Suisse, plutôt qu'au sommet des chefs d'Etat pour résoudre les problèmes de son voisin. 


La République Centrafricaine (RCA) est en proie depuis début décembre de l'année dernière, à une crise politico-militaire qui met aux prises une rébellion armée du nom de Seleka (alliance en langue locale) et le gouvernement du président François Bozize au pouvoir à Bangui depuis une décennie. 


Face à l'avancée des rebelles, qui contrôlent ce jour les 2/3 du pays et pointe à une centaine de kms de la capitale centrafricaine, les chefs d'Etats de la sous-région de la Communauté économique des états de l'Afrique centrale (CEEAC) ont convoqué les belligérants et tous les acteurs politiques de la RCA pour se retrouver à Libreville, la capitale gabonaise, pour négocier une paix. 


A l'exception notable de Paul Biya du Cameroun dont le pays à lui seul pèse 40% du PIB de la sous-région, les autres chefs d'Etats ont répondu présents à l'invitation lancée par le président gabonais Ali Bongo Ondimba, hôte du sommet. A Ndjaména quelques jours auparavant, le président du Cameroun a déjà brillé par son absence à la réunion convoquée d'urgence par le président en exercice de la CEEAC, le Tchadien Idriss Deby Into


Le jour où s'ouvraient les pourparlers de Libreville entre les différentes parties centrafricaines et à la veille du conclave des chefs d'États, Paul Biya a pris l'avion avec son épouse pour les Bords du lac Léman en Suisse, boudant ostensiblement la réunion de crise de Libreville. Ce double camouflet diplomatique à ses pairs de la sous-région a soulevé dans la capitale gabonaise, quelques interrogations osées et donné lieu à des commentaires peu amènes de la part des autorités centrafricaines sur l'attitude du chef de l'Etat camerounais. 


Le 9 janvier 2013, sans nommer personne, le directeur général de la presse présidentielle de François Bozize, Zama Javan Papa, a très diplomatiquement «regretté l'absence de certains chefs d'Etats (à Libreville) au moment où aucun effort n'est de trop pour résoudre la crise». Cependant que certains médias locaux à l'image du quotidien Le Démocrate, fustigeaient «la dérobade de certains amis de Bozize» 


Fragilisation 

Selon des sources concordantes, le refus de Paul Biya de siéger à Libreville tient en partie aux mauvaises relations qu'entretiendraient, depuis «l'affaire Ntsimi», Yaoundé et Bangui. Même si de source diplomatique à Yaoundé on affirme le contraire. «Les relations entre les deux pays sont bonnes et cordiales», affirme une source au ministère des Relations extérieures. On se souvient que le 21 mars 2011, le Camerounais Antoine Ntsimi, président de la Commission de la Cemac, avait été refoulé sans ménagement de l'aéroport de Bangui Mpoko où il était arrivé par vol régulier de la compagnie Ethiopian airlines, sur ordre express du président François Bozize


Cette affaire, qui a jeté un froid dans les relations entre les deux pays, n'a été désamorcée que par un intense ballet diplomatique sous la médiation du président congolais, Denis Sassou Nguesso, et l'abandon de son poste par le Camerounais quelques mois plus tard sur requête insistante de la partie centrafricaine. Paul Biya n'a toujours pas digéré cette humiliation. Cette affaire s'est ajoutée à une atmosphère déjà viciée entre les deux pays, avec par exemple la fermeture de la frontière depuis 2008 entre les deux Etats au niveau de la ville camerounaise de Gari-Gombo après des incursions de rebelles centrafricains à l'Est du Cameroun, avec notamment l'enlèvement des citoyens camerounais dans la région de Garoua-Boulai; toujours à l'Est du pays au début novembre 2011. Selon nos informations, c'est sur demande expresse du chef de l'Etat gabonais que le président camerounais a envoyé 120 hommes de son armée sur la «ligne rouge» de la ville centrafricaine de Damara dans le cadre du déploiement des forces d'interposition de la CEEAC, pour contenir les rebelles de la Seleka. 


Le ressentiment envers François Yangouvonda Bozize tiendrait aussi, selon une source dans la capitale centrafricaine, aux choix diplomatiques régionaux de Bangui qui privilégie les capitales tchadienne et gabonaise (Ndjamena et Libreville respectivement) pour la tenue des réunions de réconciliation inter centrafricaines. A Yaoundé, cela semble avoir été perçu comme une «tentative de marginalisation de la diplomatie camerounaise, sous fond d'ingratitude et de rivalités sous-régionales», note le politologue Paul Séverin Matou Djamen, enseignant de droit public dans une université de Douala.



Alphonse Sinkam | L'Actu

© Copyright Cameroun-Info.Net

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 15:41

 

 

Ban.jpg



NEW YORK (Nations unies) 16/01/2013-(Xinhuanet ) - Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué mardi les accords signés à Libreville, au Gabon, le 11 janvier dernier, et appelé les parties prenantes en République centrafricaine à les mettre en oeuvre intégralement, a indiqué le porte-parole de Ban Ki-moon à la mi-journée.


M. Ban « salue les accords signés à Libreville le 11 janvier, à savoir la déclaration de principe, l'accord de cessez-le-feu et l'accord politique sur la résolution de la crise en République centrafricaine. Il appelle le gouvernement de la République centrafricaine, les groupes politico-militaires, la coalition Séléka et les partis de l'opposition à les mettre en oeuvre dans leur intégralité », indique une déclaration officielle.


Le secrétaire général, poursuit le porte-parole, félicite la Communauté économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC) et les dirigeants de la région de s'être mobilisé rapidement pour faire face à la crise. Les partenaires de la République centrafricaine sont appelés à renforcer leur soutien aux efforts en cours pour instaurer la stabilité et une paix durable dans le pays.


Le Séléka, une coalition de groupes rebelles, a pris les armes le 10 décembre dernier pour réclamer le respect intégral de l'Accord de paix global de Libreville en date de 2008, qui prévoyait notamment un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.

Le secrétaire général et le Conseil de sécurité avaient de concert condamné les menées du Séléka, l'exhortant aussi, ainsi que les autorités centrafricaines, à résoudre la crise par le dialogue et le respect de cet Accord.


Conclu entre le gouvernement et les trois principales formations rebelles regroupées sous la bannière du Séléka, l'Accord de Libreville de 2008 avait aidé à rétablir une certaine stabilité en République centrafricaine, nation à l'histoire politique troublée et théâtre de conflits armés récurrents.

 

© Copyright Xinhuanet

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 14:21

 

 

 

Boz et Li Keqiang

 

 

Bangui 16 janv 2013 (CAP) – Selon des informations d’une source proche de l’ambassade de la République de Chine à Bangui ayant requis l’anonymat, la représentation diplomatique chinoise en Centrafrique aurait protesté auprès du gouvernement centrafricain pour le détournement du don chinois à la RCA de 10.000 machettes destinées aux agriculteurs centrafricains que la bozizie a choisi plutôt de distribuer dans un but criminel aux milices des réseaux COCORA de Lévy Yakité, Stève Yambété, Christian Guénébem et autres chefs de guerre du KNK.


Toujours d’après nos informations, c’est la seconde fois que l’ambassade de Chine en RCA élève une protestation auprès du gouvernement centrafricain pour un cas de détournement à d’autres fins que celles à l’origine d’un don chinois fait dans le cadre de la coopération sino-centrafricaine. La transformation en lieu de dépravation des mœurs du stade 20.000 places de Bangui construit par la Chine avait déjà précédemment fait l’objet d’une lettre de protestation de l’ambassadeur de Chine au Premier Ministre Faustin Touadéra sans que le mathématicien de Boy-Rabe n’ait pu résoudre le problème.


Les locaux au sein du stade 20.000 places ont été transformés en débit de boisson qu’affectionnent une certaine catégorie de banguissois et les alentours dudit stade sont également devenus un dépotoir de vieux préservatifs. Tout cela constitue évidemment un inadmissible détournement de l’usage initialement prévu de cette infrastructure construite à grands frais par la Chine pour la jeunesse centrafricaine.


La République de Chine devrait sérieusement revoir sa coopération avec le régime de Bozizé car les nombreux dons qu’elle fait dans le cadre de sa coopération avec la RCA sont détournés à des fins criminelles et égoïstes par le pouvoir bozizéen. Récemment encore, alors que la rébellion de Séléka avançait vers Bangui, la Chine a encore offert un important lot d’ordinateurs et de matériels de bureautique au gouvernement centrafricain réceptionné par le SG du KNK Louis Oguéré Ngaikoumon qui a déclaré sans scrupule que toutes les structures du parti au pouvoir seraient pourvues. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 13:17

 

 

 Urgent

Bozizé et ses partisans

 


Bangui, 16 janv 2013 (CAP) – Selon des informations d’une source proche de Bozizé ayant requis un strict anonymat, la perspective de perdre le pouvoir a rendu complètement fou l’homme du 15 mars 2003 et ses tergiversations pour officialiser la désignation de Nicolas Tiangaye comme Premier Ministre ne sont pas dues au hasard et cachent en réalité la préparation par lui d’un mauvais coup.


A l’issue de plusieurs réunions avec son clan gbaya, il en ressort qu’il n’est pas question pour Bozizé et sa clique d’accepter sans broncher non seulement que Nicolas Tiangaye devienne Premier Ministre « non destituable » par la suite selon les accords de Libreville, mais qu’on puisse les priver en sus du ministère de la défense. Même s’il y a sauvé son fauteuil, il considère avoir beaucoup perdu au change à l’issue des négociations de la capitale gabonaise.

 

C’est ainsi que selon nos informations, il a ordonné de raviver les réseaux COCORA, compte sur la sécurisation de Bangui et de sa personne par les troupes sud-africaines et aurait récemment dépêché son fils, le commandant Aimé Vincent alias « Papy » en RDC, via Lomé afin de brouiller les pistes, pour procéder au recrutement de nombreux mercenaires congolais dans le but de lancer une contre-offensive en prenant à revers les hommes de Séléka sur leurs arrières.


Ordre aurait été donné pour que les Faca de Bouar fassent mouvement vers Bossangoa pour ne pas que cette ville ne tombe à son tour dans l’escarcelle de Séléka. Bozizé compte également sur une partie des troupes ougandaises stationnées dans le sud-est du pays (Obo et Mboki) pour faire mouvement vers Birao.


Il est donc clair que Bozizé ne s’avoue pas vaincu et n’a pas encore dit son dernier mot. Il continue de croire mordicus à une solution militaire de cette crise et veut la guerre totale contre la rébellion. Il fait semblant et accepte seulement du bout des lèvres les solutions pacifiques proposées notamment par ses pairs de l’Afrique centrale depuis le mini-sommet de N’djaména et dernièrement à Libreville. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 11:58

 

 

 

Alain Lamessi

 


Après tout, il n’est pas interdit de rêvasser,  de se mettre dans la posture on ne peut plus illusoire du chef de l’Etat d’un pays comme la république centrafricaine.


Dans la situation particulière que traverse notre pays, la république centrafricaine :


En tant que chrétien je chercherais tout d’abord la volonté de Dieu et me demanderais que ferait Jésus-Christ à ma place ? Aime-t-il la paix ou la guerre ? l’unité nationale ou la division ? l’amour ou la haine ? la joie ou la tristesse ?


Je n’irais jamais à contre-courant de l’histoire et j’appliquerais la loi de la « Non résistance ».

Je donnerais la chance à la paix en appliquant scrupuleusement les accords de Libreville.


Je nommerais Maître Nicolas TIANGAYE, comme Premier Ministre de transition étant donné que la rébellion Séléka et l’opposition démocratique l’ont ainsi voulu et validé par le médiateur.


Je discuterais avec lui sur la manière la plus réaliste de gouverner à deux pour que le pays en sorte grandi et que personne ne soit humiliée.


J’éviterais de faire ce que me conseille certaine illuminés de mon entourage de nommer un autre premier ministre car quel spectacle donnerait la République centrafricaine avec un gouvernement de transition où ne siégeraient ni le Séléka, ni l’opposition démocratique et qui ne serait pas adoubé par le Médiateur, la CEMAC et la communauté internationale ?


Je me méfierais surtout de tous ceux qui ont tellement des choses à se reprocher et qui font aujourd’hui acte de candidature pour être premier ministre car c’est bien suspect cet opportunisme de mauvais goût.

Je publierais rapidement la liste du gouvernement car notre pays déjà moribond ne peut se permettre le luxe de vivre encre sans gouvernement.


Je constaterais que la République centrafricaine est divisée et que la rébellion contrôle encore la grande partie du territoire national et que le risque de la guerre civile n’est pas encore écarté.


Je ne braverais pas la communauté internationale (ONU, UE, UA, Russie, etc.) et surtout n’humilierais pas le médiateur de la CEMAC le Président Denis Sassou Nguessou et les autres Chefs d’état de la CEMAC, le Président Idiss DEBY en tête, qui se sont impliqués personnellement et depuis des années pour rechercher la paix en République centrafricaine.


Je serais très conscient que la CEMAC dispose des militaires sur place à Bangui et que ceux-ci ne me défendraient pas en cas de besoin. Bien au contraire !


Je tirerais la leçon de la jurisprudence GBAGBO et qu’un coup d’Etat ou un assassinat est vite arrivé. Je me dirais surtout qu’à tout moment je pourrais être traduit au CPI si telle est la volonté de la communauté internationale parce que le procès BEMBA court toujours.


Je ne donnerais pas l’impression qu’il y a des centrafricains avec qui je veux travailler et d’autres avec qui je ne veux pas travailleur. Comme père de la nation et garant de l’unité nationale, je rassemblerais tout le monde y compris ceux que je considère peut-être à tord comme mes ennemis.


Je ne donnerais pas l’impression que la République centrafricaine est un bien personnel que je veux garder pour moi tout seul parce que cela s’appelle de l’égoïsme.

Je ne donnerais pas non plus ’impression que j’ai commis des actes tellement abominables que je n’ai pas envie que cela ne soit découvert.


Je préparerais ma sortie pour que je parte avec honneur à la fin de la transition après avoir négocié au préalable mon immunité et celle de ma famille. Et que si je voudrais revenir un jour au pouvoir que je revienne.


Je ne suis pas président de la République centrafricaine et loin de le devenir. A moins que Dieu en décide autrement. Mais j’ai seulement rêvé convaincu que « rien de grand ne peut se faire sans rêve ». Dans ce moment de déchaînement de basses passions, puisse la raison triomphée.


Que Dieu bénisse la République centrafricaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion