Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 11:31

 

 

 

 

http://www.lanouvelletribune.info    2 septembre 2013

 

Après des multiples exactions (pillages, braquages, vols, violes, tueries…) des éléments non identifiés à l’endroit de la population civile centrafricaine, c’est maintenant les organisations humanitaires exerçant en République Centrafricaine qui sont prises pour cible des éléments armés non contrôlés probablement membres de séléka.

 

Dans la nuit du jeudi  29 août 2013 au environ de 20h, un véhicule de Médecin Sans Frontière  (MSF) Espagne de marque Toyota Land Cruiser a été braqué et les biens des 4 occupants ont été emportés au niveau du stade Barthélemy Boganda à Bangui. Grâce à la diligence de l’Office Centrafricain pour la Répression du Banditisme (OCRB), le véhicule a été retrouvé et remis hier dimanche 01 septembre à cette organisation humanitaire.

   

« C’était le jeudi dernier aux environs de 20h que j’avait reçu l’appel d’un des gardiens de MSF Espagne, m’annonçant le vol de ce véhicule dans les environs du stade Barthélemy Boganda. Avec l’officier chargé de la sécurité de l’OCRB, nous avions appelé les différents sorties à savoir PK 12, PK 9 et autres pour leur donner les caractéristiques du véhicule et interdire toutes sorties » nous a confié le Directeur général de la police Centrafricaine, Wanzé Liguissara. Selon lui grâce à un réseau mis en place, il a pu mettre la main sur le véhicule, «Nous avons mis en place un réseau et c’est grâce à ce réseau nous avons pu déceler là où se trouvait le véhicule. Et c’était, hier dans le quartier Saïdou, derrière l’ENAM, qu’on a retrouvé le véhicule », a ajouté le DG de la Police.

 

Les malfrats ont arraché la plaque d’immatriculation avant et arrière, l’inscription Médecin Sans Frontière Espagne, les routes de secours et autres, toutes ont été emporté. D’après lui, ces malfrats ne sont pas encore identifiés. « Nous n’avons pas encore identifiés ces hommes armés. Et nous gardons encore le véhicule au niveau de l’OCRB pour enquête. Ces derniers seront capturés et traduisent devant la justice centrafricaine », a-t-il dit.

 

Signalons que les Médecins Sans Frontières sont partout en République Centrafricaine, dans les provinces et aussi à Bangui. Ils soignent plus de 15 mille personnes par mois durant la crise qu’avait connu le pays.

 

Lu pour vous : Centrafrique : les organisations humanitaires, cibles des éléments armés à Bangui
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 11:28

 

 

 

 

lundi 2 septembre 2013

 

La situation en Syrie et la volonté de quelques « occidentaux » d’imprimer leur marque au Proche-Orient au nom de l’Histoire, d’Israël, du pétrole et du gaz, a occulté les déclarations de François Hollande sur la situation qui prévaut en République centrafricaine. Un pays « au bord de la somalisation » où 60.000 enfants seraient en péril de mort et qui compterait 1,5 million de déplacés. A Paris, le mardi 28 août 2013, devant la conférence des ambassadeurs, il a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU et l’UA « à se saisir de la situation ».

 

Très en pointe sur le dossier syrien, Hollande repique malgré tout au truc en Afrique. Il sait, quoi qu’il se passe du côté de Damas, que Paris n’y fera que de la figuration tandis que l’Afrique centrale est aujourd’hui (comme hier et avant-hier) un « ventre mou ». Quand Hollande évoque la « somalisation » de la RCA, il ne pense pas tant à la situation humanitaire du pays qu’à sa situation sécuritaire. Il peut bien évoquer les populations déplacées et les enfants affamés, ce ne sont là que les effets collatéraux des événements qui, le 24 mars 2013, un an après le coup d’Etat à Bamako (22 mars 2012), ont mis fin au règne de Bozizé (cf. LDD Centrafrique 017/Mardi 2 avril 2013).

 

Il y a, entre le Mali et la RCA, des équivalences : pauvres et enclavés, ils ont des frontières avec des pays aux zones grises nombreuses (Tchad, Soudan et Soudan du Sud, RDC, Congo, Cameroun pour la RCA). Ce sont surtout des pays où les activités mafieuses ne cessent de se développer. Ce que Ivan Simonovic, secrétaire général adjoint des Nations unies aux droits de l’homme, écrivait dans Libération le vendredi 23 août 2013 au sujet de la RCA, on l’a écrit du Mali de Amadou Toumani Touré : « La mauvaise gouvernance, la corruption, le manque d’attention accordé au Nord et les pratiques discriminatoires à l’encontre de ses populations majoritairement musulmanes ont caractérisé l’ancien régime de Bozizé ».

 

C’est dire que la chute de Bozizé n’a pas chagriné grand monde. Sauf ceux de son « clan ». Mais l’accession au pouvoir d’un homme, Michel Djotodia, dont nul ne sait vraiment d’où il vient et, surtout, qui sont ses sponsors, ne réjouissait pas plus de monde. Sauf ceux de son « clan ». Le nouvel homme fort de Bangui avait promis, le samedi 30 mars 2013, à Bangui, « d’ériger la tolérance, le pardon et le dialogue en méthode de gestion des affaires de l’Etat » (cf. LDD Centrafrique 017/Mardi 2 avril 2013). On est loin du compte. « Le gouvernement est très faible et a peu d’influence en dehors de la capitale » souligne Simonovic (cf. supra). Qui note que la population vit sous la coupe de la Séléka de Djotodia et des groupes armés de Bozizé.

 

Autrement dit un régime de terreur : vols, viols, assassinats… Hélas, la routine en RCA quel que soit le régime. Djotodia, qui a prêté serment le dimanche 18 août 2013 à Bangui, ouvre une transition de dix-huit mois à laquelle personne ne croit. Bozizé, quant à lui, est à Paris. Où il a annoncé la création d’un Front pour le retour de l’ordre constitutionnel en Centrafrique (Froc-CA) dont la mission est « de suivre de près et dénoncer tout ce qui se passe au pays, afin d’informer l’ensemble de la communauté internationale qui semble n’être pas encore pénétrée de la grave crise, du drame qui se construit en RCA ». Dans le même temps, le président déchu se dit prêt à reprendre le pouvoir à Bangui « si l’occasion se présente » et appelle Paris à contribuer à la résolution de la crise « avec la contribution de l’Union africaine ».

 

C’est dire que la « transition » ne sera pas de tout repos. Surtout pas pour la population prise en tenaille entre les « Djotodia » et les « Bozizé ». C’est pourquoi aussi Paris hausse le ton et appelle l’ONU et l’UA à prendre leurs responsabilités. Hollande souhaite qu’en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, fin septembre, une réunion internationale puisse se tenir à New York tandis qu’un projet de résolution est en cours de rédaction. On pourrait s’étonner que l’Elysée se préoccupe de ce qui se passe du côté de Bangui alors que les tensions géopolitiques sont fortes au Proche-Orient : de l’Egypte à la Syrie. C’est que la géographie impose sa loi. Pour en prendre conscience, il faut ouvrir un atlas : Bangui est à l’exacte équidistance de Bamako, Tripoli, Le Caire, Mogadiscio. Quatre pôles de tension « islamistes ». Simonovic le dit dans Libération (cf. supra) : « Dans cet Etat de non-droit au cœur de l’Afrique, dont la superficie est plus grande que celles de la France et de la Belgique réunies, l’Armée de résistance du seigneur [LRA] a déjà trouvé un sanctuaire d’où ils agissent et recrutent. Les rebelles du Darfour et du Tchad ainsi que les groupes islamistes extrémistes du Mali, du Nigeria ou de la Somalie, pourraient, eux aussi, bientôt en faire autant ».

 

Se désintéresser de ce qui se passe en RCA, ce serait annihiler les efforts consentis dans le cadre de l’opération « Serval » au Mali. Impensable. D’où la question posée par Simonovic : « Mais qui peut assurer la sécurité ? ». C’est lui, d’ailleurs, qui donne la réponse : « Les troupes régionales africaines envoyées sous l’égide de la mission de la CEEAC – Micopax (mission de consolidation de la paix en Centrafrique), forte de 1.300 hommes -, sont trop peu nombreuses pour stabiliser la situation. De plus, les populations locales n’ont pas confiance dans les troupes de certains pays voisins ». Il préconise donc que « les troupes régionales [soient] renforcées au plus vite par une force plus large et plus diversifiée sous les auspices des Nations unies ». Ce qui est notable dans la « crise centrafricaine » c’est qu’elle a été, d’emblée, « internationalisée ».

 

Ce pays enclavé a toujours été un pôle d’incursions : Tchadiens, Congolais de RDC, Soudanais du Sud et d’ailleurs… et même les Ougandais de la LRA, les Libyens de Kadhafi. Idriss Déby Itno, qui avait permis l’accession au pouvoir de Bozizé en 2003, a eu l’occasion, quand il le voulait, de sauver la mise de Bozizé, dans la capitale comme au Nord. Mais la chute de Kadhafi, le grand voisin du Nord du Tchad, et la situation qui prévalait alors au Mali, ont été l’occasion pour lui de changer son fusil d’épaule : Djotodia en lieu et place de Bozizé. Rappelons-nous qu’à cette occasion, les forces spéciales des Forces armées tchadiennes ont rudement bousculé les Sud-Africains (13 morts) qui assuraient la « sécurité » de Bozizé sous prétexte de former des troupes.

 

Tout le monde est donc aujourd’hui, à Bangui. Y compris la France qui n’avait pas voulu mettre le doigt dans l’engrenage centrafricain quand, le dimanche 24 mars 2013, Djotodia a conquis Bangui. « La France, qui a fraîchement en mémoire l’exemple malien où le coup d’Etat militaire de la bande à Sanogo avait donné le coup de fouet à l’occupation du territoire par les extrémistes, craint certainement une prolifération des islamistes dans un terreau aussi fertile que cette RCA de non-droit, où l’autorité de l’Etat est absente ou complice des extrémistes ». Ce matin (jeudi 29 août 2013), l’édito du quotidien privé burkinabè Le Pays est explicite.

 

C’est dire que « Serval » a changé la donne. Non seulement sur le terrain ; mais aussi dans les esprits. « C’est face à l’incurie de l’Afrique que la France a encore mis les pieds dans le plat », commente Le Pays qui ajoute : « Après tout, ce n’est pas la faute aux autres si nous aimons à briller par notre incapacité à prendre nos responsabilités ». L’Observateur Paalga, ce matin également (jeudi 29 août 2013), autre quotidien privé burkinabè, dit la même chose : « On est heureux de constater que la France, puissance tutélaire, a perçu le gouffre vers lequel se glisse subrepticement le pays et a décidé de tirer la sonnette d’alarme » écrit Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana. Qui ajoute : « La France ayant fait du ni-ni (ni ingérence, ni indifférence) la trame de sa diplomatie africaine, on ne peut que saluer [la] proposition élyséenne, laquelle met en exergue ce fil historique qui lie encore l’ex-métropole aux Africains et une concrétisation de la volonté de l’Hexagone d’être toujours à côté d’eux en cas de besoin ». Explicite… !

 

Jean-Pierre BEJOT   La Dépêche Diplomatique

 

Source : http://www.lefaso.net/spip.php?article55715&rubrique7

Lu pour vous : Pourquoi Paris veut « mettre les pieds dans le plat » à Bangui. Et pourquoi cela arrangerait bien du monde (1/2)
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 18:34

 

 

 

 

Addis Abéba, le 30 août 2013: La Commission de l’Union africaine (UA) poursuit les efforts engagés en vue du déploiement de la Mission internationale de soutien à la République centrafricaine sous conduite africaine (MISCA). Dans ce cadre, une équipe d’experts militaires et civils de la Commission de l’UA, à laquelle se sont joints des représentants de partenaires de l’UA, s’est rendue à Libreville, du 21 au 22 août 2013, pour des consultations avec le Secrétariat général de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) sur les modalités et le calendrier de la transition de la Mission de consolidation de la paix de la CEEAC en RCA (MICOPAX) à la MISCA.  Les consultations se poursuivront avec le Secrétariat de la CEEAC pour finaliser rapidement ce processus.

 

Depuis le 19 août 2013, une autre équipe de l’UA, comprenant aussi des experts des Nations unies, de l’Union européenne (UE), des États-Unis, de la France et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), se trouve à Bangui, pour évaluer les moyens logistiques et autres dont aura besoin la MISCA au regard de la situation sur le terrain et des capacités déjà disponibles au niveau de la MICOPAX. L’équipe travaille également à la mise en place de l’État-major de la MISCA. Elle a eu des séances de travail avec les responsables de la MICOPAX et inspecté les contingents présents sur le terrain.

 

L’équipe technique a également entamé une série de consultations avec les autorités centrafricaines. C’est ainsi qu’elle a été reçue, le 27 août 2013, par le chef de l’État de la transition Michel Djotodia et, le 28 août, par le Premier ministre Nicolas Tiangaye.  Ces deux hauts responsables centrafricains ont réaffirmé leur souhait de voir la MISCA urgemment déployée et l’engagement de leur pays à apporter son entière coopération à la Mission.  Les consultations se poursuivent avec d’autres membres du Gouvernement d’union nationale de transition. L’équipe technique a eu des entretiens avec des représentants de la communauté internationale basés à Bangui. 

 

Par ailleurs, la Commission a commencé le travail de sensibilisation des partenaires internationaux en vue de faciliter la mobilisation des moyens financiers et logistiques nécessaires pour le déploiement rapide de la MISCA et la conduite efficace de ses opérations.  À cet égard, la Commission se félicite de la décision des autorités françaises de continuer à appuyer les contingents servant actuellement au sein de la MICOPAX dans le cadre de la transition à la MISCA, ainsi que de leur engagement à apporter un soutien supplémentaire. La Commission se félicite, en outre, de la disponibilité de l’UE à contribuer au financement de la MISCA dans le cadre de la Facilité  pour la paix en Afrique.  Enfin, la Commission note avec satisfaction l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies, le 14 août 2013, d’une déclaration à la presse sur le déploiement de la MISCA, à la suite de la lettre adressée par l’UA aux Nations unies, le 26 juillet 2013.  La Commission forme l’espoir de l’adoption rapide d’une résolution qui entérinerait le déploiement de la MISCA et prévoirait un appui des Nations unies à la Mission, dans le cadre du partenariat entre l’UA et les Nations unies.  De même, la Commission a pris attache avec les pays contributeurs de troupes et de personnels de police à la MICOPAX pour déterminer les capacités supplémentaires requises pour assurer une mise en œuvre effective du mandat de la MISCA et identifier, sur cette base, les voies et moyens de leur mobilisation.

 

Il convient de rappeler que le déploiement de la MISCA  a été autorisé par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) le 19 juillet 2013, pour une période initiale de six mois. La MISCA, qui aura un effectif total de 3 652 personnels militaires, de police et civils, aura comme éléments constitutifs centraux les contingents servant présentement au sein de la MICOPAX, qui seront augmentés en tant que de besoin par d'autres contingents. Le processus de transition de la MICOPAX à la MISCA a commencé le 1er août 2013. 

 

Les efforts que déploie l’UA, conjointement avec la CEEAC, s’inscrivent dans le cadre de son engagement de longue date en faveur d’une action internationale soutenue pour aider la RCA à surmonter la crise multiforme qu’elle connait depuis plusieurs années. C’est dans cet esprit qu’en mars 2013, l’UA a formellement saisi le Conseil de sécurité pour appeler l’attention de ses membres sur la gravité de la situation en RCA et solliciter leur appui aux efforts régionaux et continentaux.  Pour faciliter cette mobilisation internationale, l’UA, de concert avec la CEEAC, a mis en place le Groupe international de contact sur la RCA (GIC-RCA), co-présidé par l’UA et la République du Congo, qui s’est déjà réuni à deux reprises: à Brazzaville, le 3 mai 2013, et à Addis Abéba, le 8 juillet 2013.

Poursuite des activités de planification du déploiement de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 18:18

 

 

 



- Josué Binoua : Les forces de l’Union Africaine que nous appelons ici les forces de la FOMAC de l’Afrique centrale, sont à Bangui pour appuyer les forces de défense et de sécurité de la République Centrafricaine. Il se trouve que c’est la Police et la Gendarmerie qui sont chargés d’assurer le maintien d’ordre et le rétablissement de l’ordre dans notre pays. Et donc les forces de la FOMAC dites de l’Union Africaine appuient nos forces là. Ces forces-là ne sont pas là pour combattre les ex rebelles de Séléka, elles sont là pour appuyer nos forces de défense et de sécurité dans les opérations de maintien de l’ordre.


- BBC : Quelles forces de sécurité existent elles quand on sait que les FACA ont été dissoutes ?


- Josué Binoua : Les FACA n’ont jamais été dissoutes. Les FACA, après la prise de pouvoir du 24 Mars sont revenus, ils existent, et je parle là maintenant des forces de la Police et des forces de la Gendarmerie qui assurent la sécurité intérieure.
 

- BBC : Vous avez lancé un appel aux éléments de l’ex Séléka qui se trouvent à Boy-Rabe le quartier Nord de Bangui de regagner leur base. Est-ce que vous pensez que votre appel va être entendu ?


- Josué Binoua : Non ! il ne suffit pas de lancer un appel. Il a été décidé tout simplement de les remplacer dans cette zone de Boy-Rabe par les éléments de la Police et de la Gendarmerie.

Ce qui est fait. Et puis il y a une autre décision du Conseil national de sécurité interdisant à ces ex éléments de Séléka d’assurer tout ce qui est opérations de maintien de l’ordre et de rétablissement de l’ordre . Seules la encore une fois de plus, la Police et la Gendarmerie sont chargées de faire ces opérations.


- BBC : Quelles sont les grandes difficultés auxquelles vous faites face ?


- Josué Binoua : Aujourd’hui nos grandes difficultés c’est l’indigence matérielle.
Nos éléments de police existent bel et bien, plus de 1.000, nos éléments de Gendarmerie existent bel et bien, plus de 4.000 éléments, cela fait plus de 6.000 éléments que nous avons. Mais nous sommes confrontés à l’indigence matérielle, nous manquons de tout : de matériels de maintien de l’ordre, de véhicules, de bâtiments, de matériels de communication, de lacrymogènes pour maintenir l’ordre, parce que nous sommes une force non létale. Donc nous plaidons pour que des partenaires au développement puissent renforcer nos capacités pour pouvoir consolider la sécurité dans notre pays.


- BBC : Comment comptez-vous ramener la sécurité dans la capitale de votre pays qui est en proie à des tirs répétés attribués aux éléments de la Séléka ?

 

- Josué Binoua : Dans une démarche participative, en associant tous les habitants de chaque ville à la réflexion sur la sécurisation de notre pays. Comme disait Mandela : “Tout ce qui est fait pour vous, sans vous est contre vous”. Aujourd’hui ce sont tous les fils du pays qui doivent participer à la réflexion sur la sécurisation du pays. Ca ne doit pas être exclusivement l’affaire des hommes en armes.


- BBC : En attendant cette démarche participative, et la concertation, ne faut-il pas désarmer ces ex rebelles de la Séléka qui inquiètent le quotidien des populations de Bangui ?


- Josué Binoua : Il existe un Ministère dédié au DDR qui est en train de rassembler les moyens pour pouvoir faire son travail. Aujourd’hui nous avons entrepris une stratégie claire et rapide, pour sécuriser notre pays. Un décret vient d’être publié lui mettant la Gendarmerie nationale qui est autonome depuis 1995, et qui était sous l’autorité du Ministère de la défense, ce décret vient de remettre la Gendarmerie sous l’autorité du ministre de l’intérieur chargé de la sécurité, de manière à mutualiser les moyens en hommes et en armes, pour une meilleure efficacité.


- BBC : Le Collectif des officiers libres toujours fidèles semble-t-il au Président déchu François Bozizé dit préparer un coup d’Etat contre la Séléka. Est-ce que vous avez des informations précises sur cette rébellion qui serait en préparation ?


- Josué Binoua : C’est maintenant que j’entends parler de ce collectif, et deuxièmement, la Constitution de notre pays y compris la Charte constitutionnelle de transition interdisent toute prise de pouvoir par la force.


- BBC : En déclarant que la loi prévoit la prise de pouvoir, non pas par les armes, mais par la voie démocratique, est-ce que, vous vous désolidarisez du Président Bozizé ?


- Josué Binoua : Chacun a le droit de servir son pays. Aujourd’hui notre pays est confronté à d’énormes problèmes, nous avons tellement à faire que de s’occuper de la vie privée des uns et des autres. Je ne me permettrais jamais.

L’interview de Josué Binoua le ministre de la sécurité publique  à BBC Afrique
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 18:08

 

 

 

RFI  vendredi 30 août 2013 à 23:09

 

Sur le banc des accusés,  il y avait vendredi 30 août une vingtaine de personnes, toutes accusés de violences et de pillages à Bangui, le 20 août dernier, lors d'une opération de désarmement musclée dans le quartier de Boy-Rabe. Les rebelles avaient semé la terreur pendant plusieurs jours, poussant les habitants à fuir le quartier. Au moins 11 personnes ont été tuées et une trentaine blessées. C'est le premier procès du genre, il doit durer plusieurs jours.

 

Ils sont près d'une vingtaine à avoir comparu ce vendredi 30 août. Ils sont jugés pour « pillages et dégradation de biens d'autrui, soustraction de biens, actes de nature à compromettre la sécurité et à entraîner la haine contre les institutions de la République ». Le procès de ces éléments de la Seleka est une première, mais pour le défenseur des droits de l'homme, Bruno Hyacinthe Gbiegba, il faut aller beaucoup plus loin.

 

« Ce n’est qu’un premier pas, sinon même un demi-pas », estime Bruno Hyacinthe Gbiegbga. « Il y a eu beaucoup, beaucoup de pillages. Nous sommes quand même assez étonnés qu’on ait seulement choisi de poursuivre des menus fretins, parce que pour nous ce sont des menus fretins, ce ne sont pas des gros poissons. »

 

Et pour le défenseur des droits de l'homme, la justice doit aller plus loin. « Nous souhaitons que le parquet entame une poursuite contre les auteurs qui continuent d’utiliser des biens de gens que nous continuons de voir. Et ils circulent au vu et su de tous et ils narguent même leurs victimes. »

 

Recevant les délégués des populations en colère, le président de la transition, Michel Djotodia leur avait répété jeudi « qu'il n'y avait plus de place pour l'impunité » en Centrafrique et que ceux qui commettent des exactions seraient arrêtés et poursuivis.

Les ex-rebelles qui ont comparu vendredi risquent des peines allant d'un à cinq ans de prison.

Centrafrique: ouverture à Bangui du premier procès d'anciens rebelles de la Seleka
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 17:54

 

 

Après Fidèle Gouandjika alias le "millardaire de Boy-Rabe", voici venu le tour de Fabrice Wallot

Les démissions  du KNK de Bozizé s'accumulent
Les démissions  du KNK de Bozizé s'accumulent
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 17:51

 

 

 

 

Panapress  31-08-2013

 

La France plaide pour que le rétablissement de la sécurité soit une priorité en Centrafrique et appelle les autorités de transition à tout mettre en œuvre pour que les auteurs d’exactions contre la population civile soient poursuivis devant la justice, a déclaré vendredi à Paris le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères, Vincent Floreani.


S’exprimant lors d’un point de presse, il a indiqué que son pays soutenait pleinement  la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) dans ses efforts pour protéger la population civile. 


"La France salue également les initiatives de la Communauté économique d’Afrique centrale et de l’Union africaine pour parvenir à une sortie de crise durable en République centrafricaine. En liaison avec nos partenaires africains, nous travaillons avec les membres du conseil de sécurité des Nations unies à un projet de résolution pour soutenir l’action de l’Union africaine et celle de la MISCA", a souligné M. Floreani.


Plusieurs mois après sa prise de pouvoir à Bangui, la coalition rebelle "Séléka" peine à rétablir la sécurité à Bangui et dans les principales villes du pays confrontées aux actions des bandes armées incontrôlées.


L’Union africaine a décidé d’aider le pays à faire face à la situation par l’envoi d’un contingent de près de 3500 hommes alors que le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé le 14 août la communauté internationale à s’impliquer davantage dans la résolution de la crise dans ce pays.

 

La France demande des poursuites contre les auteurs des exactions en Centrafrique
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 20:30

 

 

 

 


BANGUI - AFP / 29 août 2013 17h53  Plus d'un millier de personnes, fuyant l'insécurité à Bangui et réfugiées depuis mercredi à l'aéroport international de la capitale, ont été en partie évacuées par des soldats français et la force africaine en Centrafrique (Misca), a-t-on appris jeudi de source aéroportuaire.


La Misca et les forces françaises qui assurent la sécurité de l'aéroport, ont tenté en vain toute la journée de mercredi de convaincre les habitants de libérer la piste d'atterrissage, a indiqué cette source, sous couvert d'anonymat.


Ils ont finalement fait usage de gaz lacrymogène pour les faire déguerpir dans la nuit de mercredi à jeudi, a affirmé cette source.


La piste est désormais dégagée, même si plusieurs centaines d'habitants ont refusé de quitter l'aéroport et restent installés à proximité sur le tarmac, sur les aires de stationnement des avions.


Il n'y a pas encore de vol. Par mesure de sécurité, le vol d'Air France prévu pour arriver à 7H00 locales est repoussé à 21H00, toujours selon la même source.

Toujours de même source, plusieurs dignitaires religieux dont l'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, venus sur place mercredi pour tenter une médiation, ont été obligés de quitter les lieux devant l'afflux des déplacés vers l'aérogare.

Le président de transition Michel Djotodia a reçu jeudi des représentants de ces déplacés, en majorité des habitants du quartier Boeing, jouxtant l'aéroport dans le nord de Bangui, qui se sont dits excédés, exaspérés, dépassés par les exactions des éléments du Séléka, la rébellion qui a pris le pouvoir en mars, a constaté un journaliste de l'AFP.


J'ai dit et redit qu'il n'y a plus de place pour l'impunité dans notre pays. Ceux qui commettent ces exactions, s'ils sont identifiés, eh bien, ils seront arrêtés et poursuivis, a affirmé le président qui s'exprimait en sango, la langue nationale.

Certains ont demandé que je démissionne. Je suis prêt à démissionner mais qui va assumer les conséquences? Je reste pour assumer, a ajouté M. Djotodia, demandant aux déplacés de quitter l'aéroport et de rentrer.


A l'issue de la rencontre, le Premier ministre Nicolas Tiangaye a remis 10 millions FCFA (15.200 euros) aux représentants des habitants de Boeing pour les dédommager.

L'insécurité règne dans ce quartier, considéré comme un fief de l'ancien président François Bozizé, et plus généralement dans tout le nord de la capitale, où les ex-rebelles du Séléka sont accusés d'exactions contre les populations locales.

Tôt mercredi, de nouveaux tirs avaient été entendus à Boeing. Plus d'un millier d'habitants avaient trouvé refuge sur la piste de l'aéroport voisin, occasionnant des retards pour au moins deux vols, l'un de Royal Air Maroc, l'autre d'Air France, selon une source proche de l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne (Asecna).

Les autorités centrafricaines ont annoncé mercredi avoir déployé environ 300 policiers, gendarmes et membres de la Misca pour sécuriser les quartiers nord de Bangui, où violences et pillages se sont multipliés ces derniers jours.

Depuis la prise du pouvoir par le Séléka, les anciens rebelles sont régulièrement accusés d'exactions à l'encontre de la population civile.



(©) 

 

 

NDLR : L'aéroport international de Bangui a étéentre temps fermé au trafic des avions, a été finalement réouvert depuis le jeudi à 13 h eure de Bangui et des avions ont pu se poser et redecoller sans problème. Ce vendredi, le trafic était normal. 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 20:15

 

 

 

 

 

LIBREVILLE Vendredi 30 août 2013 | 07:20 UTC (Xinhua) - Le Secrétariat général de la CEEAC s'insurge contre les exactions sur les populations centrafricaine à Bangui.

 

"Depuis quelques jours des opérations de désarmements menées par des partisans du président de la transition dans le ville de Bangui s'accompagnent de violence envers les populations civiles", indique un communiqué de la CEEAC reçu jeudi.

 

"Elles se caractérisent par des meurtres,  des pillages, des déplacement de droits de l'homme", poursuit le texte.   "Le Secrétariat général de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale juge inadmissibles ces violences et les condamne avec fermeté", dit le texte, demandant aux autorités de la transition en Centrafrique d'"assurer leurs responsabilités en mettant un terme à ces exactions et diligente une enquête pour traduire en justice leurs auteurs".

 

Selon le communiqué, "la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC) a été instruit pour prendre le contrôle total des quartiers de Boyerabe et Boeing pour protéger les populations".

 

Le Secrétariat général de la CEEAC a également appelé les populations, qui s'amassent sur le tarmac de l'aéroport de Mpoko à Bangui, à regagner leurs domiciles et à ne pas se laisser entraîner par les détracteurs des autorités de la transition.

 

"Il encourage les notables et les chefs de confessions religieuses de poursuivirent leurs actions d'apaisement et de réconciliation des  centrafricains autour des autorités de la transition. Il va de la stabilité et de l'avenir de la République centrafricaine", conclut le communiqué.

 

La CEEAC s'insurge contre les exactions sur les citoyens centrafricains à Bangui
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 19:48

 

 

 

 

Propos liminaires de Martin ZIGUELE Président du MLPC à sa conférence de presse de ce 30 août 2013 à Bangi

Conférence de presse de Martin ZIGUELE du MLPC
Conférence de presse de Martin ZIGUELE du MLPC
Conférence de presse de Martin ZIGUELE du MLPC
Conférence de presse de Martin ZIGUELE du MLPC
Conférence de presse de Martin ZIGUELE du MLPC
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com