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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 13:45

 

 

 

Christian Guenébem

Christian Guénébem 

 

 

Bangui, 21 janv 2013 (CAP) - Le 18 janvier est généralement toujours célébrée la journée des martyrs des jeunes scolaires et étudiants tombés en janvier 1979 sous la répression barbare de la soldatesque de la dictature bokassienne. Cette année, est-ce à cause de la crise que traverse actuellement le pays et particulièrement la capitale, mais il n’y a eu point de commémoration.


On a cependant eu droit à un communiqué du tristement célèbre Christian Guénébem du conseil de la jeunesse KNK lu sur les antennes de radio Centrafrique faisant état d’un don fait par Bozizé d’une enveloppe de 43 millions 600 et des poussières de F CFA au sujet de laquelle ils seraient encore en train de réfléchir pour savoir quelle utilisation en faire. Pourquoi pas 43 millions pile ou 44 millions ronds. Pourquoi tous ces centimes ? Tout cela paraît suspect et ressemble au montant d’un devis ou une facture quelconque. Affaire à suivre… !

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 12:51

 

 

 

rfi logo

Tiangaye interrogé par la presse

 

 

Nicolas Tiangaye: «J'ai une mission à accomplir»


Par Christophe Boisbouvier   RFI  lundi 21 janvier 2013

 

En Centrafrique, il porte les espoirs de millions de gens. Le célèbre avocat et défenseur des droits de l'homme Nicolas Tiangaye a été nommé Premier ministre, jeudi 17 janvier 2013, au terme des accords de Libreville entre le pouvoir et la rébellion de la Seleka. Il lui reste à former un gouvernement et surtout à conduire une transition d'un an jusqu'aux législatives.

 

Après 35 ans de combat pour la démocratie et les droits de l’homme, vous voilà Premier ministre. Est-ce un aboutissement ?


Il ne s’agit pas d’un combat personnel. Le pays est confronté à une crise et j’ai donc décidé d’accomplir une mission. C’est comme cela que je perçois les choses et non pas à titre personnel, mais en termes de sacerdoce pour un pays.


Ces dernières années, vous vous êtes opposé à un troisième mandat du président François Bozizé. Du coup, celui-ci a tout fait pour vous empêcher d’être élu à l’Assemblée nationale. Est-ce que la cohabitation entre vous deux ne va pas être difficile ?


Je suis investie d’une mission d’Etat et je m’attacherai peu aux considérations personnelles qui passent au second plan par rapport aux intérêts de mon pays.


Mais tout de même ces derniers jours, François Bozizé a encore joué la montre dans l’espoir que la belle unanimité sur votre nom se fissure. Est-ce que vous allez pouvoir travailler ensemble ?


Nous avons intérêt, lui et moi, à travailler dans l’intérêt du peuple centrafricain. Des accords ont été signés à Libreville. Il appartient donc à tous les acteurs politiques et sociaux de respecter nos engagements et nos signatures.


En parlant de vous, le président Bozizé a eu ce mot : « Il sera au pied du mur, là où on voit le maçon », allusion à la franc-maçonnerie à laquelle vous appartenez tous les deux. Est-ce que vous travaillerez tous les deux dans un esprit de solidarité maçonnique ?


Non, la question des convictions philosophiques mérite d’être écartée de ce débat. Il s’agit ici d’une question politique et, de ce point de vue, le gouvernement qui est constitué est un gouvernement d’union nationale. Ce n’est pas un gouvernement de Tiangaye ou bien de gens qui appartiennent à une certaine confrérie. Il appartient à toutes les forces politiques et sociales du pays de se battre pour sortir le pays de la crise. Parce que nous sommes au bord du gouffre.


Parmi les trente membres du futur gouvernement, François Bozizé réclame 20 postes pour sa mouvance et pour ses alliés de l’ex-rébellion et de la société civile. Est-ce que vous êtes d’accord ?


Dans aucun pays du monde, on a formé un gouvernement sur la place publique. Je vais entamer des négociations avec les différents acteurs, et puis on avisera.


Est-ce que les rebelles de la Seleka auront bien le portefeuille de la Défense ?


Cela a été décidé au sommet de Libreville.


Est-ce que ce sera Michel Michel Am Nondroko Djotodia ?


C’est à eux de choisir leur représentant.


A qui reviendront les autres ministères de souveraineté ?


Je vais commencer les consultations, puis nous déciderons d’un commun accord de la formation d’un gouvernement qui tient compte de plusieurs facteurs dont le facteur équilibre entre les cinq composantes qui doivent faire partie de ce gouvernement.


Vous avez été choisi par l’opposition politique et accepté par la Seleka. Ne craignez-vous pas d’être l’otage de ces deux mouvances ?


Je ne suis l’otage de personne. Je suis le Premier ministre d’un gouvernement d’union nationale. Je ne suis pas le Premier ministre venu de l’opposition, ni de la Seleka et encore moins d’autres forces politiques qui font partie de ce gouvernement.


Au terme des accords de Libreville, vous allez conduire une transition d’un an. Quelle va être votre priorité ?


La pacification, la sécurisation du territoire national sont la priorité numéro un.


Des législatives dans un an comme le prévoit les accords de Libreville, franchement, est-ce que c’est possible ?


Dans le document initial, il nous a été proposé de limiter la durée de la transition à un an et, sur l’intervention de la délégation de l’opposition démocratique, nous avons fait valoir que ce n’était pas réaliste. C’est pour cette raison que dans l’accord politique, cette durée de 12 mois est renouvelable.


En prenant la primature, vous avez accepté de ne pas être candidat à la prochaine élection présidentielle en 2016, est-ce que cela veut dire qu’à 56 ans vous renoncez à toute ambition présidentielle ?


Ce n’est qu’une étape dans ma vie politique. J’ai pris cette gouvernance parce que le pays était confronté à une situation particulière, qu’il fallait que je fasse le sacrifice. Et je considère cette mission comme un sacerdoce dans l’intérêt supérieur de la nation.


De nombreuses fois dans votre carrière, vous avez eu des propositions pour être ministre, à chaque fois vous avez refusé. Pourquoi, cette fois-ci, avez-vous accepté ?


Plusieurs fois évidemment, j’ai refusé, j’ai renoncé ou j’ai décliné des offres d’être ministre ou même Premier ministre puisqu'il m’a été proposé en 1996 d’être Premier ministre et j’ai décliné parce que j’étais à l’époque président de la Ligue des droits de l’homme et j’avais estimé que je ne pouvais pas sacrifier cette lutte que je menais sur le terrain la société civile pour des causes politiques. Aujourd’hui, je suis un homme politique, j’ai un parti politique. Et le couronnement de toute lutte, c’est l’exercice du pouvoir de l’Etat et je ne peux plus fuir devant mes responsabilités.

 

 

 

NDLR : A remarquer qu'après quatre années passées à la primature, le mathématicien de Boy-Rabe, Faustin Archange Touadéra, prédécesseur de Nicolas Tiangaye, n'a pas accordé la moindre interview à un média important sur le plan international. Seul Bozizé donnait de temps à autre des interviews sur RFI pour débiter ses mensonges habituels.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 02:12

 

 

 

Est-ce le dernier cadeau de Bozizé Yangouvonda avant son depart definitif mais la rehabilitation du pont Saint Sauveur au SiCA 2 est finie. Comme quoi, si on veut, on peut !

 

 

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Pont StSauveur sur l'avenue de France au SICA 2 (avant)

 

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pont St Sauveuur pendant et après l'achèvement des travaux 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 01:43

 

 

 

rebelles Séléka

 

Centrafrique : insatisfaction de certains rebelles


RFI  20 jan. 2013

 

RFI rapporte aujourd’hui que de nombreux rebelles du Séléka s’estiment insatisfaits des accords de Libreville. « Cet accord-là, nos chefs l'ont signé, mais nous ne sommes pas satisfaits parce qu’on a déjà signé des accords avec Bozizé il y a fort longtemps. Six années se sont écoulées depuis, et aujourd’hui encore, nous vivons comme des singes : pas de route, pas d’eau potable, pas d’école. Bozizé n’a rien fait! On va encore signer des accords, mais combien de temps va-t-il encore s’écouler avant qu'ils ne portent leurs fruits? », s’indigne un vétéran de l’UFDR et membre du Séléka, le colonel Hamadine Guidam. « Nous avons patienté de 2006 à 2012, mais on ne va pas patienter de 2013 à 2014. Nous voulons le dialogue et s’il ne se réalise pas nous sommes prêts. Nous avons toutes les forces pour rentrer dans Bangui », poursuit un autre rebelle, Oumar Oscar. Par ailleurs, avec plusieurs autres combattants, M. Oscar tient un barrage à l’entrée de la ville de Bambari et taxe chaque personne voulant entrer ou sortir de la ville.

(Source : RFI)

 


RCA: qui sont vraiment les combattants de la Seleka?

 

Par RFI lundi 21 janvier 2013

 

 

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 Le chef d’état-major de la Seleka, le général Issa Issaka (d) et

le chef des opérations le général Arda Hakouma 

 

 

Il y a une dizaine de jours, la Seleka a signé un accord avec les autorités de Bangui. De cette rébellion qui a mené une offensive fulgurante en direction de la capitale, on sait qu’elle est une alliance de rébellions précédentes. Mais dans l’ensemble, elle reste assez mystérieuse.


« Ce sont des mercenaires venus du Soudan, des wahabbites soutenus par des puissances étrangères qui veulent exploiter notre pétrole », assurait il y a peu un ministre de François Bozizé.


Pour démentir cette accusation et montrer aux yeux du monde qu’ils sont bien des enfants du pays, les rebelles de la Seleka ont déployé un drapeau centrafricain à la première barrière marquant l’entrée de leur territoire.


Le colonel Christian Djouma Narkoyo affirme haut et fort que le seul agenda de cette alliance, née il y a 40 jours, est national. Et qu’il n’y a pas d’islamistes dans ses rangs : « Hier, on nous traitait d’islamistes et de wahabbistes pour la simple raison que l’islam est entré par le Nord et que l’on est à 90% des musulmans. Ce que je sais, c’est que je suis Centrafricain, on est tous des Centrafricains, il n’y a pas de raison de traiter l’un de nous d’étranger. »


L’attitude sur le terrain des combattants confirme cette affirmation. Ceux-ci sont plus souvent préoccupés par l’idée de taxer une cigarette au visiteur de passage que de prêcher une lecture rigoriste du Coran. Aujourd’hui, si la Seleka est composée de diverses rébellions actives au nord du pays, d’anciens militaires mécontents ou de jeunes engagés de la dernière minute, dans les localités de Damara, Sibut, Grimari et Bambari, la quasi-totalité de la troupe est issue de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).


Ce n’est donc sûrement pas un hasard si le président, le chef d’état-major, le chef des opérations et le porte-parole de la Seleka proviennent de ce mouvement.


Sur le terrain, les combattants sont équipés de kalachnikov, de fusils de brousse, de lance-roquettes, de mortiers ou bien même de couteaux. Les véhicules tout-terrain surmontés de mitrailleuses sont peu nombreux. Un armement sommaire mais qui s’est révélé suffisant pour mettre l’armée en déroute.

 

Comment on vit sous le joug de la Seleka

 

A Bambari, Grimari ou Sibut, on n’a jamais connu l’opulence. Mais depuis que la Seleka a conquis ces villes, le quotidien a sérieusement empiré. Dans la seule de ces trois localités à avoir connu des combats, Bambari, toutes les administrations ont été saccagées. Des entreprises ont été pillées. Paroles d’habitants inquiets ou en colère :


« Il n' y a plus de marchandise ici, se plaint un homme. Le sucre, le sel, le savon... tout est cher ! Il n’y a pas de ravitaillement, la route est bloquée. Comment va-t-on vivre ? Auparavant, ce n’était pas comme cela. Maintenant,vers 10-11h, le marché commence à se vider et tout le monde a peur ». « Le problème, c’est la nuit, renchérit une femme. Si on ouvre la porte, les rebelles ramassent tout ce qu’ils peuvent prendre, les assiettes, les marmites… tout est parti. »


Les combattants de la Seleka ne seraient donc que de vulgaires pillards ? Jean Franklin, un jeune de Sibut, tempère cette accusation : « Les vrais rebelles sont très disciplinés et ils ne causent pas que des dégâts. Ce sont les volontaires, ceux qui suivent les rebelles, qui se promènent avec de longs couteaux. Ceux-là pillent par-ci par-là. Ils prennent les garçons et les maltraitent en les tabassant et en les fouettant », raconte-il.


Pour contrôler les troupes et punir les voleurs au sein des rangs de la rébellion, des brigades de surveillance ont été mises en place. Une initiative encore trop embryonnaire pour que la population se réconcilie avec la Seleka.

 


Source : http://www.rfi.fr/afrique/20130120-rca-combattants-seleka-centrafrique

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 01:33

 

 

 

RAP-RDC.JPG

 


le 29/12/2012 | Par raprdc

 

Le Rassemblement Pour l’Alternative Politique en RDC, R.A.P en sigle soutient la rébellion Séléka en République Centrafrique. Le R.A.P est prêt à lui apporter une aide militaire si la demande lui est formulée.

 

M. François BOZIZE, alors général de brigade, avait réprimé à sang du 15 au 20 janvier 1979 les manifestations pacifiques de lycéens faisant plusieurs dizaines de morts parmi les élèves or, les droits à la liberté d’expression et de manifester sont des droits fondamentaux de la population lorsque le mal- être social doit s’exprimer.

 

M. François BOZIZE, Président de la République Centrafrique, est tenu responsable de la mort de Charles MASSI ex- ministre et fondateur de l’UFDR dont l’un des fils Eric Massi participe dans la rébellion Séléka.

 

M. François BOZIZE, en violation du Droit international, corrompt les manifestants pour lancer de la caillasse sur l’ambassade de la France.

 

M. François BOZIZE, depuis qu’il est au pouvoir par un coup d’Etat en 2003, l’espérance de vie moyenne des centrafricains y régresse année après année pourtant le pays a un potentiel important en richesses minérales (Or, diamant, fer…).

 

Devant le ras le bol  de toute une population qui doit affronter chaque jour la pauvreté et la corruption, il est légitime que les dignes fils du pays se soulèvent pour mettre hors d’état de nuire ce pouvoir tyrannique. Le RAP apporte un soutien sans condition aux frères centrafricains déterminés à changer de régime.

Le R.A.P met en garde le pouvoir d’occupation de Kinshasa qui a envoyé des militaires congolais pour venir à Bangui pour soutenir le Président BOZIZE. Le RAP demande aux soldats congolais de ne pas verser leur sang pour un pouvoir qui réprime son peuple et qui se trouve dans l’incapacité d’assurer sa protection,  plus  particulièrement de l’Est du Congo où la soldatesque au service de Paul Kagamé et de « Joseph kabila » tuent et massacrent des populations sans armes. 

                                                                                               Fait à Paris, le 29/12/2012

                                                                                                        Pour le R.A.P

                                                                                                Jean Paul KABENGA

                                                          Secrétaire National Chargé des questions  Politiques

                                                                                 Représentant  du R.A.P en France

                                                                      et Conseiller juridique Du Président National.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 01:21

 

 

 

Adolphe Pakoua

 

 

Depuis son accession à l'indépendance, le CENTRAFRIQUE est l'un des rares pays africains à avoir changé plusieurs fois de Présidents, si ce n'est le pays qui détient le record du continent dans ce domaine. Ces changements ont-ils été l'expression d'une respiration politique démocratique parfaite et saine ou plutôt les résultats provoqués par les secousses d'une gestion aléatoire et calamiteuse de systèmes politiques mis en place par les différents hommes qui ont eu la charge de conduire ce pays dans la situation où il se trouve actuellement ?

 

Personne n'aura besoin d'une loupe pour chercher la réponse à ces deux questions. Le CENTRAFRIQUE est aujourd'hui dans l'abîme à cause d'un bon nombre de ces hommes politiques, qui n'ont jamais eu à fixer, dans leurs différentes politiques, un véritable cap pour le pays. Des plans et des projets, certains parfois irréprochables et bien pensés, se sont succédé, sans jamais aboutir, par manque de suivi. Et ce constat, très amer, a été la ligne directrice de tous les gouvernements qui se sont succédé, les hommes ne sachant pas quelles étaient les priorités à poursuivre, quels que fussent les changements politiques. Ils se sont toujours cantonnés dans un archaïsme primaire, incapables d'innovation et d'esprit de créativité, pour adapter les différentes politiques menées aux réalités du pays.

 

L'université de BANGUI qui, à sa création devait contenir quelques centaines d'étudiants, est aujourd'hui une boîte de sardines élastique, qui ne souffre pas d'accueillir plus de dix mille malheureux étudiants. L'on peut multiplier les exemples, ils sont tous, autant parlants.

 

Et tout ça a été possible parce que dans ce pays, il suffit qu'on vous paie votre salaire, et quel salaire, pour que vous ne trouviez plus de raison de vous plaindre, quand bien même vous n'auriez plus d'hôpitaux pour vous soigner, plus de places pour vos enfants à l'école, plus de routes pour vous déplacer en toute sécurité, la liste est longue. Vous ne pourriez plus vous plaindre, vous avez été payé.

 

Les CENTRAFRICAINS devraient comprendre que les accords de LIBREVILLE ne se sont pas contentés de nommer un PREMIER MINISTRE issu de l'opposition. En fait, en imposant cette disposition au chef de l’État, ils voulaient réellement signifier que les choses devraient changer dans la façon de conduire les affaires de l’État, et cela, seuls les CENTRAFRICAINS devraient en être les artisans.

 

Aujourd'hui, l'on s'acharne à savoir combien de ministres doivent être nommés dans le camp présidentiel, combien dans les partis de l'opposition démocratique, combien dans la coalition SELEKA, et l'on se met à rêver que le nouveau PREMIER MINISTRE doit résoudre en une année presque tous les problèmes que ses prédécesseurs ont provoqués, en mettant en route une machine infernale difficile à arrêter ou à changer de direction, à cause de leur gestion quasi irresponsable des affaires du pays.

 

Aujourd'hui, la tâche n'est pas de savoir combien de ministères reviennent à tel ou tel camp, même s'il est indéniable qu'il faut accorder les postes majeurs aux acteurs politiques ou militaires qui le méritent, le reste des attributions dépendra du PREMIER MINISTRE, qui devra s'assurer que les hommes qui vont l'accompagner dans sa tâche seront les hommes qu'il faut et non ces « politicards » éternellement affamés, qui ont contribué à enfoncer le CENTRAFRIQUE dans l'abîme, en continuant à applaudir aux égarements d'une gestion où ils ne cessaient de tirer profit.

 

Les accords de LIBREVILLE doivent être compris comme un compromis pour lancer les bases de la refondation d'une vraie REPUBLIQUE, et il faut des hommes neufs, intègres, compétents et responsables pour réussir cette tâche, car un mélange hétéroclite qui inclurait des racines pourries, ne permettra pas à l'arbre de s'épanouir et de bien faire pousser ses branches, ses feuilles.

 

Cette période de transition sera une période cruciale, qui permettra au gouvernement d'asseoir une autre façon de gérer le pays, donnera aux partis politiques l'occasion de se consolider, de se densifier, de former et d'éduquer leurs adhérents dans le sens du civisme tant nécessaire, en vue des futures élections qui devront se dérouler dans le respect des règles démocratiques, de la transparence et de la justice.

 

La bataille pour la répartition des postes ministériels n'a aucun sens. Ce sont les hommes qui seront choisis qui devront faire leurs preuves pour imprimer de façon durable, une autre façon d'agir dans toutes les sphères de la vie sociale : civile, militaire ou privée.

 

Bon vent à cette future équipe pour que vogue paisiblement et avec un espoir immense le navire CENTRAFRICAIN.

 

Adolphe PAKOUA

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 01:15

 

 

 

Dents-de-cibissi.jpg

 

 

Afrik.com  DIMANCHE 20 JANVIER 2013 / PAR FRED KROCK

 

(De notre correspondant)

 

Les troupes tchadiennes, déployées en République centrafricaine pour le compte des Forces multinationales de la MICOPAX, afin de s’interposer entre les parties en belligérance, notamment les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et les rebelles du Séléka, ont vu leur mandat prorogé jusqu’en 2014. C’est le président tchadien lui-même, Idriss Déby qui l’a annoncé à l’agence de presse Reuters.

 

Le président tchadien, Idriss Déby, a décidé de proroger le mandat des forces tchadiennes, déployées en République centrafricaine pour le compte des Forces multinationales de la MICOPAX, jusqu’en 2014. Et pour cause, l’accord de paix entre les rebelles du Séléka et le pouvoir en place reste fragile.


Après la signature des accords de Libreville entre les rebelles du Séléka, conduits par M. Michel Djotodia et les Forces Armées Centrafricaines (FACA), le 11 janvier 2013, les Centrafricains ont retrouvé la paix, du moins en ce qui concerne la crise entre l’armée régulière et la rébellion Séléka. Cependant, il s’agit d’une paix précaire en ce sens que les belligérants cachent des zones d’ombres. Le président François Bozizé s’est renforcé en matériels lourds de guerre en provenance de l’Afrique du Sud et autres pays qu’il a estimés être des pays amis. Cela va de même pour des troupes étrangères mobilisées à cet effet.


De leur côté, le rebelles du Séléka détiennent toujours leurs armes en main et menacent même, à en croire les interventions de leurs troupes sur RFI, de poursuivre leur projet d’investir le pouvoir de Bangui, en dépit de ces accords. La cohabitation du pouvoir actuel et des membres de la rébellion au sein d’un même gouvernement d’union nationale laisse craindre plusieurs facteurs de risque. Leur volonté de présenter un projet de rupture, afin de défendre les différentes entités du Séléka au sein du gouvernement, comme l’a évoqué l’ancien ministre d’Etat Cyriaque Gonda, peut bloquer le processus de réconciliation et ramener la Centrafrique à revivre les malheureux événements de décembre dernier.


Quoiqu’il en soit, le climat est de toute façon délétère avec une paix précaire, acquise grâce à la pression des organisations sous-régionales. D’où la prorogation du mandat des troupes tchadiennes mobilisées en République centrafricaine pour, en son temps, assurer l’interposition entre les FACA et les rebelles du Séléka. Le président tchadien Idriss Déby a déclaré à Reuters que la situation en République centrafricaine « nécessitera au moins un an de présence, correspondant à la durée de la transition ».


Il sera question d’appuyer le gouvernement de transition jusqu’à la fin de son mandat. Rappelons que le contingent militaire tchadien de la MICOPAX, rassemblant plus 400 hommes lourdement armés, a été déployé d’abord à Sibut pour barrer la route à l’avancée fulgurante des rebelles sur Bangui. Puis, ils se sont repliés pour constituer la ligne rouge de Damara, où ils sont basés aujourd’hui.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 01:09

 

 

 

Ouamba-Patas.JPG                                   

 

La Démocratie versus autocratie ou le Bien contre le Mal, c’est la dernière image que présente le paysage politique centrafricain avec la nomination de Tiangaye comme Premier Ministre. Des Généraux d’Armée, l’on en trouve aux Etats-Unis d’Amérique, en France, au Royaume-Uni et dans d’autres pays développés ; ils ont un seul objectif : la préservation des intérêts supérieurs et vitaux de leurs pays – la sécurité, la protection et la stabilité –. Ces Généraux d’Armée participent au développement économique de leur pays ;  ainsi à leur rayonnement dans le monde. Ils ont contribué à la consolidation de la Démocratie et l’exercice du pluralisme politique. Et ce, dans le respect des Droits de l’Homme. Ils sont des élites. Ils sont  ingénieux, compétents et talentueux.

 

Et aujourd’hui, la Centrafrique les envie. Demanderiez-vous Pourquoi ? La réponse est simple : Bozizé, un Général d’Armée ou de corps d’Armée est dépourvu de vision politique. Il n’a pas le sens d’intérêts de la Centrafrique. Et l’on se pose la question de savoir : A quoi sert un Général qui a étudié à l’Ecole de guerre de France ? Constatez-vous l’état de l’Armée centrafricaine ? Une Armée qui n’existe que de nom !!! Et oui, c’est vrai. Des Généraux Homme d’affaires. Ah !!. Les intérêts de la Centrafrique sont annihilés par ceux-là mêmes qui sont censés les défendre.  Bozizé est la contradiction même de ce qu’est, un Général.

 

Dix ans au Pouvoir de l’Etat, plus les années pendant lesquelles il tenta des coups d’Etat ne lui ont pas servi de déterminer les intérêts de la Centrafrique et de les maîtriser pour asseoir les bases de développement économique et de croissance. D’aucuns se permettent de dire que les centrafricains sont responsables de leurs maux ! Alors ce raisonnement est spécieux et vide de toute substance. Il n’est pas pertinent. Il est incohérent et souffre d’objectivité intellectuelle. Il est basé sur une appréciation holistique c’est-à-dire globale qui a la faiblesse d’ignorer l’importance de la sociologie politique dans la détermination des causes des maux de la Centrafrique. D’ailleurs, les maux résident dans les élites de ce pays.

 

Les maux existent dans cette entité. Tous les centrafricains ne décident pas de la politique de leur Etat. C’est une entité qui en dispose. Donc, s’il y a des responsables à incriminer, ce serait l’entité qui gouverne. Comme sous le régime Bozizé avant la constitution du Gouvernement de transition. C’est disculper des responsables que de parler dans le général alors qu’on les connaît individuellement. C’est pour cette raison que la Démocratie est contre l’autocratie. Et le nouveau Gouvernement de transition qui porte à sa tête Tiangaye doit lutter contre l’autocratie. Celle-ci s’est révélée par le mépris de la Chose Publique et la négation du respect des Droits de l’Homme.

 

Les Démocrates doivent se résoudre à faire prévaloir les valeurs républicaines de la Centrafrique. Démocratie versus autocratie, le combat du bien contre le mal est celui que doivent mener tous les Démocrates. Le sens de la réussite politique doit habiter les Démocrates quand bien même ils cohabitent avec des autocrates.  La Démocratie est trop forte et puissante. Elle doit non seulement résister mais vaincre l’autocratie. Car le ressort politique de la Démocratie s’est enraciné profondément dans la conscience nationale. Ce qui explique la mise en place de ce Gouvernement de transition et d’unité nationale. Tiangaye devrait toujours se le rappeler : la lutte de la Démocratie contre l’autocratie a eu déjà un vainqueur. Notamment le morcellement du Pouvoir de l’Etat que détenait Bozizé. Ainsi entre le bien – la Démocratie – et le mal – l’autocratie – la Centrafrique doit opter pour son Bien-Être notamment la Démocratie.


Joseph-Nestor Ouamba-Patas (Strasbourg).   

 

 

Democracy versus autocracy, or Good versus Evil; that is the late image the political landscape of Central African Republic has shown. President Barack Obama, United States of America throughtout his entire life of development, power, progress, dynamism and economic prosperity, has known many Generals of Army contributing to its to-day ascent as surper-power. Among them: Colin Powell, then now Martin E. Dempsey Chairman of the Joint Chiefs staff. Their purpose is to protect United States of America from all kind of aggression and menace which should come from inside or outside of America. To tell the truth, their first goal is to protect the interests of United States of America and to ensure its security in the world. Good example to countries which are seeking for Democracy.

 

President François Hollande; from General de Gaulle to Admiral Edouard Guillaud, both have one purpose: preserving the interests of France over the world. Country like Central African Republic should take these trends. Secretary of United Nations Ban Ki-Moon, Central African Republic invites you to give support to Democracy not to autocracy. And the new National Unity Government leads by Tiangaye represents Democracy and deserves to be trusted. As General of Army, Bozize has never the will to assure the interests of Central African Republic. This country lacks protection and security because Bozize regime at its times had made National Army deeply maimed and disabled. Bozize regime is characterized by institutions and political elites that are far less capable of performing fundamental tasks and ensuring their own continuity.

 

The consequence is that its regime reflected inherent qualities of instability or ineffectiveness and is especially vulnerable to the onset of new political instability events such as the recent outbreak of armed conflict. Now in Central African Republic, Democracy versus Autocracy: the democrat, Tiangaye versus the autocrat, Bozize. As Bozize is completely failed in its way of ruling Central African Republic in all political scope, it is suitable to President Barack Obama, President François Hollande and Secretary of United Nations, Ban Ki-Moon to consolidate Tiangaye political Agenda in order to overwhelm autocracy. General of Army, Bozize has never acted as Colin Powell and Martin E. Dempsey. General of Army Bozize has never relevant about the interests of its country as General de Gaulle or Admiral Edouard Guillaud. Then, what the International Community has understood from Bozize is: Misuse of public money, corruption, concentration of powers, abduction, lying, assassination, contempt for Human Rights respect, Ethnic State Power, Family State Power, false arrest, wholesale arrest, division, discrimination,  crime of violence,  casualness, indolence, incompetency and agreed. Bozize constitutes at that moment uncertainty for Central African Republic and its citizens.

 

He is the evil which should be toppled. The National Unity Government needs to be sustained by Democrats because this new government has taken its roots from Democrats – Seleka and Democratic opposition – and it is supposed that it will be based on the following characteristic: open – choice – competition – deliberation – check and balances. On this way Central African Republic, with Tiangaye as Prime Minister is experiencing Democracy versus Autocracy or Good versus Evil. Who will win this conflict? Democracy or autocracy. There is no place for autocracy in Central African Republic. Globalism, freedom, growth and political pluralism are in Democracy not autocracy. Let us now bury autocracy.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 07:00

 

 

 

Bozizé dépassé

 

 

Avec sa mise en scène de la pièce de théâtre qu’il a fait jouer au Palais de la Renaissance jeudi dernier à Bangui, Bozizé a montré qu’il n’a toujours rien compris de ce à quoi il a momentanément échappé. Instrumentaliser entre autres des bouffons et malades mentaux comme Augustin Boukanga et Bengué Bossin pour une inadmissible opération de dénigrement et d’insultes contre celui-là même dont il devait signer quelques instants seulement après le décret officialisant sa nomination comme Premier Ministre est d’un ridicule dont seul Bozizé a le secret.


Ensuite on est encore plus atterré  vers la fin de cette séance de grand guignol, d’entendre Bozizé se permettre de mettre en garde le nouveau Premier Ministre contre l’idée de ne pas faire entrer au gouvernement des personnes qui viendraient uniquement pour se remplir les poches et non travailler dans l’intérêt du pays ! De tels avertissements, même sous forme de conseils gratuits de la part de quelqu’un qui depuis bientôt dix ans, a passé le plus clair de son temps à s’en mettre plein les poches, à piller et mettre à sac sans scrupule les maigres ressources du pays en plaçant ici et là ses parents, sa famille, ses amis et autres, ceux de son parti, au gouvernement, dans différents postes de l’appareil d’état, sont irrecevables.

 

Il y a effectivement quelque chose de très indécent et d’inadmissible dont Bozizé n’a manifestement pas la moindre conscience, à ce qu’il se permette de formuler publiquement quelques exigences concernant la taille du gouvernement d’union nationale de transition, le nombre des portefeuilles qui doivent obligatoirement revenir à sa prétendue majorité présidentielle et ce qui doit aller aux autres. Pour quelqu’un qui a lamentablement échoué dans quasiment tous les domaines de gestion du pays, Bozizé devrait bien être un peu plus modeste et bien se garder de revendiquer tel ou tel portefeuille au gouvernement.


Il s’est autoproclamé président du comité de trésorerie et a géré sans résultats probants les finances publiques depuis des années. A la fin, il a dû créer le tristement conseil spécial de contrôle et de gestion des sociétés d’état et offices publics afin de mieux mettre la main sur les fonds des entreprises. Il a placé son ami Guillaume Lapo qui a longtemps sévi à la direction générale du trésor pour mieux en piller les caisses. Avec son beau-frère Emmanuel Bizot qu’il a aussi imposé durablement comme ministre des finances, ils ont monté dans la plus grande opacité des opérations financières pour s’en mettre plein les poches et frauder aux élections comme la ténébreuse affaire du prêt indien ou encore le scandaleux contrat de douane privée parallèle avec la SODIF de son ami, le mercenaire corse Armand Ianarelli autre complice du dernier et également obligé ministre des finances Albert Besse.


Bozizé s’autorise encore à réclamer pour lui le ministère des finances pour continuer à piocher à sa guise dans les caisses de l’état pour acheter des armes, toujours des armes, on ne sait trop pour quoi faire, recruter les mercenaires étrangers pour sa guerre, payer ses systèmes de table d’écoute téléphonique, assurer la maintenance de son « Air Bézambé » et verser les salaires de l’équipage. Le profil du prochain ministre des finances sera un précieux indicateur de ce que compte réellement faire le Premier Ministre de son gouvernement. Il est clair que si à dieu ne plaise, Bozizé réussissait à conserver ce ministère et y nommer un de ses suppôts alors que l’action de ce département va être décisive pour le gouvernement, l’échec de celui-ci n’en sera que plus évident car l’appui des bailleurs de fonds fera naturellement défaut.


S’agissant du ministère des mines, la seule façon de mettre fin à l’inadmissible opacité avec laquelle Bozizé et Ndoutingaï ont géré à leur profit personnel ce ministère et de l’éloigner également d’une nouvelle mainmise. Après s’être immensément enrichi avec les dessous de table et autres bonus avec l’uranium de Bakouma, Bozizé rêve de faire jaillir le pétrole centrafricain pour refaire la même chose à une plus grande échelle. Il en est de même des mines d’or et de fer de Ndassima au sujet desquels il se pourlèche les babines. Il faut absolument le priver.  

 

Il feint d’oublier ce qui a failli lui arriver il y a quinze jours à peine. Il feint d’ignorer qu’il est en sursis, lui dont tout le monde a demandé le départ et la traduction à la Cour Pénale Internationale à Libreville. Il a visiblement déjà oublié les humiliations qu’on lui a infligées à Libreville, même de la part de certains de ses pairs, pour quelqu’un qui se dit chef d’état. Le voilà revenu à Bangui et tout de suite remis à ses manœuvres habituelles de roublardise et de manipulation dont presque tout le monde connaît maintenant le répertoire.


L’armée d’exclus de tout genre et surtout au sein de la classe politique, que son régime a fabriquée, guette les moindres rencontres avec lui au Palais pour lui venir lui cirer les pompes et lui quémander quelques miettes ou se faire remarquer comme potentiel ministrable en vue des prochains remaniements éventuels. En bientôt dix ans de pouvoir, Bozizé a réduit plusieurs compatriotes intellectuels et cadres du pays à niveau tel d’indigence et de misère qui a contraint certains à créer, soit des partis politiques généralement confinés à leur modeste personne et une poignée d’amis et de parents pour tenter d’exister, soit souvent en se rapprochant de la fameuse majorité présidentielle ou en se prostituant ou vendant son âme au KNK.


Cette désastreuse situation où pullulent des partis politiques inconsistants et pauvres en cadres compétents, rejaillit négativement sur le niveau des débats au sein de la classe politique nationale. A telle enseigne que lorsque l’on se retrouve comme maintenant dans la situation de devoir former un véritable gouvernement d’union nationale en tablant sur les états-majors des partis politiques aussi bien de la majorité dite présidentielle que de l’opposition appelée démocratique, de réelles difficultés existent pour trouver les meilleurs à envoyer au gouvernement.


Bozizé on se souvient, a insulté et dénigré gratuitement les Faca dans son message du 31 décembre 2012. Son catastrophique bilan avec son fils Francis au ministère et à l’état-major de la défense est d’une telle ampleur que cela disqualifie notre prétendu général d’armée dans ses prétentions à continuer à diriger ce département. A Libreville, le président tchadien aurait aussi enfoncé le clou pour l’en dissuader définitivement.  Il est évident que si ce portefeuille doit échoir à Séléka avec Michel Djotodia, une des premières mesures à prendre par celui-ci doit être de limoger le général d’opérette Jules Bernard Ouandé que Bozizé vient de mettre à la tête de l’état-major des Faca. Le minimum de cohérence voudrait également que le portefeuille de la sécurité publique revienne aussi à Séléka pour une plus grande efficacité. C’est donc à ce prix et à ces conditions qu’on commencera réellement à tourner progressivement la page Bozizé, en attendant de le voir définitivement débarrasser le plancher un de ces quatre matins, bien avant 2016 comme tout le monde le souhaite. Croisons les doigts… !


La rédaction 

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial
20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 04:45

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

BANGUI : NICOLAS TIANGAYE DÉSORMAIS INSTALLÉ À LA PRIMATURE

 

 

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Bangui, 18 janvier 2013 (RJDH) – Le nouveau Premier ministre Nicolas Tiangaye a pris officiellement ses fonctions ce vendredi 18 janvier à la primature au cours d’une cérémonie de passation de service avec l’ancien Premier ministre Faustin Archange Touadéra, en présence des membres de son cabinet.


Dans sa déclaration pour la circonstance, l’ancien premier ministre Faustin Archange Touadéra a affirmé que la nomination de maître Nicolas Tiangaye est le résultat des pourparlers de Libreville, qui demande à ce que le nouveau premier ministre soit issu de l’opposition démocratique.


Il a par ailleurs demandé aux membres de son cabinet de prêter main forte au nouveau chef du gouvernement pour le développement et la paix  en République centrafricaine.


Nicolas Tiangaye qui a félicité Faustin Archange Touadera d’avoir lui cédé son fauteuil,  a déclaré que sa toute première mission est la pacification, la sécurisation du pays et la restructuration de l’armée. « C’est la première tâche que le gouvernement dont j’ai la charge doit s’atteler », a-t-il ajouté.


La nomination de Nicolas Tiangaye vient suite aux accords de Libreville entre le gouvernement, l’opposition démocratique et la Séléka qui demandent à ce que le nouveau premier ministre soit un membre de l’opposition démocratique pour la formation d’un gouvernement d’union nationale.


Le gouvernement sera composé de 30 membres, issus de toutes les entités politiques et de la rébellion armée.

 

 


BANGUI : LES CENTRAFRICAINS S’EXPRIMENT DE LA NOMINATION DE PREMIER MINISTRE

 


Bangui, 18 janvier 2013 (RJDH) Après la nomination du nouveau Premier ministre, certaines personnes qui apprécient cette décision pensent que la paix est revenue dans le pays, tandis que d’autres semblent  être sceptiques sur le choix de maître Nicolas Tiangaye.


Yannik, un jeune commerçant interrogé ce vendredi 18 janvier par le RJDH, se dit très content de ce choix. Selon lui le chef de l’Etat a travaillé plusieurs fois déjà avec des personnes qui sont ses proches, « aujourd’hui s’il a nommé Maitre Nicolas Tiangaye comme Premier ministre c’est parce que toutes les entités qui formeront le  nouveau gouvernement peuvent faire de leur mieux pour que la Centrafrique retrouve la paix et prospère », a-t-il espéré.


« C’est le choix du peuple centrafricain après les accords de Libreville donc sa nomination est la bienvenue. Je pense que Maître Nicolas Tiangaye va essayer de faire un effort de pacifier le pays et de tenir compte des engagements prise à Libreville.  J’espère qu’avec la participation de toute la composante politique de ce pays, s’ils lui prêtent main forte, il va faire quelque chose de bon », a dit Tabou Kètte,  habitant le quartier Benz ville.


Rémy Roger Akossimbili, un centrafricain, a de sa part fait savoir que  Nicolas Tiangaye à de l’expérience professionnelle et qu’il sera en mesure de bien travailler. Mais d’après ses propos le nouveau Premier ministre a toujours un parti pris dans la situation actuelle, ce qui pourrait entraver sa gestion des choses.


Par contre, une femme vendeuse rejette le choix  de Nicolas Tiangaye comme Premier ministre. Celle-ci a fait savoir que c’est une manière pour l’avocat, de trouver une place dans le gouvernement afin de se faire de l’argent. Un avis partagé  avec un étudiant qui s’interroge si le nouveau chef du gouvernement sera en mesure de payer régulièrement les salaires et de penser à reconstruire ce que les rebelles ont détruits dans les provinces.


« Mais tous ce qui compte pour nous est que les  membres du gouvernement se mettent à l’œuvre  pour reconstruire le pays, de penser  d’abord à l’intérêt  général et non à leur propre intérêt », a-t-il ajouté.

 

 

 

BOUAR : LA VILLE TOMBE À NOUVEAU DANS L’OBSCURITÉ

 

 

Parfait Mbaye et Jean Willybiro Sako à Bouar

Parfait Mbaye et Jean Willybiro Sako à la tribune le 1er décembre à Bouar

 

 

Bouar, 19 janvier 2013 (RJDH) – La  ville de Bouar (ouest) est de nouveau dans l’obscurité depuis trois jours. La population qui s’est de nouveau habituée avec l’électricité rétablie à l’occasion des festivités du 1er décembre, date anniversaire de la République centrafricaine, craint le retour des actes de vandalisme et de violence.


« Depuis trois jours nous n’avons pas de l’électricité. J’ai des problèmes à conserver  mes provisions. De même, j’ai peur parce que les voleurs peuvent d’un moment à l’autre venir dérober mes marchandises », se plaint Marie Antoinette, une gargotière.


Selon Jean Bruno Tounfeï, agent de l’Etat, après le rétablissement de l’électricité, la population s’est rapidement adaptée avec son utilisation. « Nous sommes en insécurité avec cette rupture, parce que les actes de vandalisme et même d’agressions nocturnes peuvent ressurgir », a-t-il fait savoir.


Le chef de centre de la société Energie centrafricaine (ENERCA), Vincent De Paul Kolamba, qui fournit l’électricité dans la ville, parle de rupture du carburant. Selon lui depuis le mois de novembre jusqu’à ce jour, 9000 litres de gasoil ont été utilisés et la société est en rupture.


« Nous avons informé la direction générale à Bangui qui est sensée ravitailler l’agence de Bouar en  carburant. Nous attendons leur réaction », a-t-il ajouté.


La ville de Bouar a passé plus de cinq ans sans l’électricité. Le rétablissement est fait à l’occasion de la célébration de la fête nationale, le 1er décembre 2012.

 


 

BANGUI : LES MILITANTS DES DROITS DE L’HOMME PASSENT EN REVUE LES ACCORDS DE LIBREVILLE

 

 

Bangui, 19 janvier 2013 (RJDH) – Le Réseau National des ONG de la Jeunesse en Droit de l’Homme (RNOJDH)  a organisé ce samedi une assise afin de discuter avec les jeunes membres de cette organisation sur les accords  signés  à Libreville au Gabon.


Selon le coordonnateur du RNOJDH, Fernand Mandé Djapou,  cette activité vise à entretenir les leaders des différentes associations de la jeunesse sur la vulgarisation des grandes lignes des résolutions de Libreville.


« Nous essayons de faire un travail de vulgarisation et de sensibilisation auprès des leaders de la jeunesse, ceux qui ne sont pas manipulés afin qu’ils soient des relais auprès de leurs pairs. Nous essayons par ailleurs d’analyser la réalité de cet Accord, c’est-à-dire dissocier le réel du fictif et le concret de l’abstrait afin de permettre aux jeunes de bien travailler dessus », a-t-il déclaré.


Fernand Mandé Djapou a précisé que les jeunes ont une grande responsabilité dans la nation. Ils sont comme le gardien de la paix. « C’est ce qui a manqué à nous, la jeunesse centrafricaine. Ce qui fait que nous rentrons à chaque fois dans les cycles de conflits. Cet atelier nous permettra à l’avenir de contrôler l’évolution de l’Accord de Libreville », a-t-il poursuivi.


La même source précise que pour le RNOJDH, ce qui est intéressant dans cet Accord, c’est l’article 5. L’article 5 résume entre autres la mission du gouvernement de transition qui est le désarmement des rebelles, les élections législatives d’ici 12 mois et la relance de l’économie centrafricaine.


« C’est le socle de la paix actuelle en Centrafrique quoique encore fragile. C’est un grand chantier qui nécessite beaucoup de moyens, de ressources et de volonté. Nous les jeunes nous devons proposer les pistes de solutions pour la réalisation de ce grand chantier », a-t-il souligné.


Le responsable universitaire de la CEMAC, Apollinaire Selezilo, qui a intervenu sur le thème ‘’ Quel genre de peuple pour diriger le peuple’’ a pour sa part, insisté  sur la culture de la citoyenneté. Pour lui, c’est ce qui a manqué à tous les peuples centrafricains durant ces dernières décennies.


Au total, une cinquantaine de jeunes des organisations de défense des Droits de l’Homme, des étudiants, les jeunes du milieu politique et autres leaders de la société civile ont  participé  à l’atelier de sensibilisation sur l’Accord de Libreville.

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