Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 16:06

 

 

Binguis

 

Une plainte de l’opposition contre le président de la CEI


Bangui, 09/02/2011 (Xinhuanet) - L’opposition centrafricaine annonce une plainte pour « fraude électorale » devant le tribunal correctionnel de Bangui contre le président de la Commission électorale indépendante (CEI), le pasteur Joseph Binguimalé, au sujet des élections présidentielle et législatives du 23 janvier, indiqué un document parvenu mardi à Xinhua.

Soulignant que « les observateurs tant nationaux et internationaux ont été unanimes à reconnaître la forte mobilisation des Centrafricains » pour voter, les adversaires du président sortant François Bozizé à la présidentielle, dénoncent le taux de participer de 54% annoncé par le président de la CEI au sujet du double scrutin. « Il s’agit de la non prise en compte des suffrages exprimés dans 1262 bureaux de vote sur un total de 4618, soit un taux de 27,32 %, dans les résultats annoncés par la Commission Electorale dite Indépendante donnant Bozizé vainqueur au premier tour », souligne un communiqué conjoint signé de l’ex-président Ange-Félix Patassé, l’ex-Premier ministre Ziguélé et Emile Nakombo. « Il en découle que les suffrages ainsi inexplicablement omis se situent entre 400 000 et 500 000 voix sur 1 825 735 inscrits, soit une fourchette de 22 à 27 % de l’électorat ! », poursuit le texte.

Lors d’une conférence de presse dimanche dans la capitale du pays, Joseph Binguimalé a déclaré que les 1262 bureaux de vote concernaient les législatives et non pas l’élection présidentielle remportée dès le premier tour par le président Bozizé par 66,08% des voix, d’après les résultats provisoires publiés par la CEI « Certainement Binguimalé a confondu « 1262 urnes » à « 1262 bureaux de vote ». Nous lui rappelons que les élections étant groupées, il s’agit de la non prise en compte dans les résultats proclamés, des suffrages exprimés dans 1262 bureaux de vote et non simplement de la disparition de 1262 urnes », affirment les trois candidats qui font également équipe avec l’ex-ministre de la Défense et chef rebelle Jean-Jacques Démafouth.

Ils appellent « la communauté internationale, et plus précisément les pays et organisations faisant partie du Comité de pilotage du processus électoral aux côtés de la Commission Electorale Indépendante (CEI), afin qu’elle assume jusqu’au bout ses responsabilités devant la dérive totale de ce processus électoral dont la finalité est la stabilisation de notre pays mais qui visiblement sombre dans le ridicule ». Les quatre candidats malheureux annoncent des recours en annulation des élections auprès de la Cour constitutionnelle dont le début des travaux est attendu avec impatience.

 

© Copyright Xinhuanet

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 15:46

 

 

Ban Ki moon

 

L'ONU réclame la transparence des élections en RCA

Radio Ndéké Luka Mercredi, 09 Février 2011 13:46

« Depuis l'annonce des résultats provisoires des élections présidentielles, le Représentant spécial du Secrétaire général dans le pays a encouragé les autorités à répondre aux allégations d'irrégularités de manière transparente ».

C’est en ces termes que le porte-parole du Secrétaire Général de l’ONU, Martin Nesirky, a répondu mardi 8 février à la question d’un journaliste qui l’interrogeait sur la position de l’ONU quant aux accusations de fraudes massives portées par l’opposition suite au double scrutin du 23 janvier 2011.

Le porte-parole a également invité « les candidats ayant des griefs à suivre les procédures légales établies pour introduire des recours et la Commission électorale indépendante à communiquer sur les décisions concernant les bureaux de vote ». L'ONU a également appelé la Cour constitutionnelle de Centrafrique " à jouer pleinement son rôle, avec impartialité, comme prévu par la Constitution ».

Ces propos sont contenus dans un communiqué rendu public ce 9 février 2011 à Bangui par le BINUCA (Bureau intégré des nations Unies en Centrafrique). Il s’agit là de la première réaction officielle de L'ONU depuis la tenue des élections le 23 janvier dernier et la proclamation des résultats par la CEI, selon lesquels le président François Bozizé, candidat sortant, est victorieux dés le premier tour, avec 66,8% des suffrages exprimés, mais non encore confirmés par la Cour constitutionnelle. Les Centrafricains étaient appelés aux urnes pour des élections présidentielles et législatives, initialement prévues en avril 2009, mais reporté à deux reprises en raison de l'instabilité politique.

La rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), toujours active dans le nord du pays et qui n'a pas intégré le processus de paix, a d'ores et déjà indiqué que son mouvement allait « reprendre les armes afin de faire rétablir une réelle démocratie en Centrafrique ».

Le porte-parole du Secrétaire général de l'ONU a encore précisé que l’ONU n'a pas eu de rôle d'observation lors de ces élections en Centrafrique mais continue de suivre de près le processus, via son Bureau intégré pour la consolidation de la paix dans ce pays (BINUCA). Celui-ci a coordonné le soutien de la communauté internationale à la Commission électorale centrafricaine.

 

NDLR : Les élections ayant déjà eu lieu, il est seulement et maintenant question de dire si compte tenu des nombreuses irrégularités,  des scandaleuses fraudes et intimidations de toutes sortes qui ont émaillé ces élections groupées ainsi que de la non comptabilisation des résultats de 1262 bureaux de vote, on ne doit pas purement et simplement les annuler et mieux préparer et en tenir d'autres plus transparentes et crédibles. Au lieu de faire dans la langue de bois comme le fait le porte-parole de Ban-Ki moon qui parle "d'allégations" d'irrégularités, c'est concrètement et directement sur cette problématique que doit se prononcer clairement l'ONU. Ce sont des accusations précises avec preuves à l'appui que les candidats de l'opposition ont formulées et non des "allégations" comme l'affirme M. Martin Nesirky depuis New York.  

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 22:20

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

 


(IRIN 08/02/2011)

Les espoirs qu’une élection présidentielle en République centrafricaine puisse améliorer la stabilité et la sécurité dans un pays ravagé par des groupes armés ont été minés par le rejet par l’opposition du scrutin – remporté par le président en exercice, François Bozizé –, considéré comme « une mascarade».

« La tenue d’élections transparentes et crédibles était considérée par beaucoup comme un pré-requis pour le pays afin d’obtenir la stabilité, mais avec les fraudes massives commises durant les élections, et des résultats déjà contestés avant la proclamation finale, un retour à la paix sera problématique », a dit à IRIN Nicolas Tiangaye, porte-parole du Collectif des forces du changement (CFC), une coalition qui regroupe aussi plusieurs anciens rebelles.

« Des partenaires extérieurs qui ont soutenu le processus électoral, pas seulement les Nations Unies, n’ont pas été attentifs aux demandes de l’opposition, en particulier en ce qui concerne les listes électorales et les cartes des électeurs. Ils n’ont pas été à la hauteur de l’espoir de la RCA », a-t-il expliqué.

« Il sera très difficile de tourner la page de l’instabilité politique dans le pays sans dialogue [avec les groupes rebelles] et sans l’achèvement du désarmement et du processus de réintégration. Cela est nécessaire pour assurer la paix », a-t-il ajouté.

La Commission électorale indépendante a dit le 1er février que M. Bozizé, qui est arrivé au pouvoir lors d’un coup d’état militaire en 2003, avait remporté cette élection deux fois reportée, et qui s’est tenue le 23 janvier, avec 66 pour cent des votes.

Les quatre rivaux de M. Bozizé ont rejeté la validité des élections, en dénonçant des fraudes massives. Ange-Félix Patassé, que M. Bozizé a renversé lors du coup d’état de 2003, et qui est arrivé second avec juste un peu plus de 20 pour cent des votes, a dit qu’il déposerait un recours devant la Cour Constitutionnelle.

 Dans une déclaration publiée le 25 janvier par le CFC, l’ancien premier ministre Martin Ziguélé, qui représentait le Mouvement pour la Libération du Peuple Centrafricain, l’ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth (Armée Populaire pour la Restauration de la République et de la Démocratie, d’anciens rebelles qui avaient signé un cessez-le-feu en 2008, mais qui ne sont pas encore désarmés) ; et Emile Gros-Raymond Nakombo (Nouvelle Alliance pour le Progrès) ont demandé que les élections soient annulées parce que les résultats avaient été « frauduleusement manipulés et qu’ils ne reflètent nullement le suffrage des populations à cause de leur caractère non-transparent et non-libre ».

 Les candidats ont déclaré qu’il y avait eu des irrégularités dans 52 des 105 circonscriptions électorales du pays.

Lors d’un entretien avec IRIN, M. Nakombo a soutenu que certains électeurs en dehors de la capitale Bangui avaient été empêchés de déposer leur bulletin de vote et qu’il y avait eu plusieurs cas de votes multiples.

Le Groupe national des Observateurs électoraux, qui coordonne le travail de 500 observateurs nationaux, a cité plusieurs irrégularités de procédure et des violations du code électoral par certains candidats et leurs sympathisants, mais il n’a pas rendu de jugement sur la crédibilité générale du scrutin.

Une mission d’observation déployée par l’Organisation Internationale de la Francophonie, qui regroupe les pays parlant français, a aussi noté « toutes sortes de difficultés et de dysfonctionnements », selon son responsable, l’ancien président du Burundi Pierre Buyoya.

« La confection et l'affichage des listes électorales, l'établissement ainsi que la délivrance des cartes d'électeur ont constitué la source majeure des dysfonctionnements techniques relevés », a dit M. Buyoya à la radio RFI.

 « Des irrégularités et des insuffisances ont été notées à propos des règles et des procédures dans les bureaux de vote, ainsi que la présence de représentants de l'Administration dans certains bureaux de vote », a-t-il dit.

Deux jours avant le vote, M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, a déclaré par le biais de son porte-parole que les élections en RCA étaient « un élément important des recommandations du Dialogue politique inclusif tenu entre le gouvernement, l'opposition politique et d'autres mouvements afin de consolider la paix dans le pays…et de poser les jalons pour la stabilité et le développement ».

« Il est important que ces élections soient crédibles, transparentes et inclusives et que les résultats soient respectés par tous les candidats et les parties », a ajouté la déclaration.

Besoin de dialogue, de désarmement

 En décembre 2010, le Conseil de sécurité des Nations Unies a exprimé « de sérieuses inquiétudes » au sujet de la situation sécuritaire en RCA, où des attaques par des groupes armés locaux et étrangers, notamment l’Armée de résistance du Seigneur d’Ouganda, « menacent la population ainsi que la paix et la stabilité en République centrafricaine et dans la sous-région ».

Bruno Gbiegba de l’ONG Réseau pour la Défense des Droits de l’Homme a dit à IRIN: « La négociation et le dialogue avec les rebelles [en RCA] est nécessaire. Si la voix des armes est la seule que les gens veulent entendre, nous ne sortirons pas de l’obscurité ».

« Si les rebelles ont participé à l’organisation de ces élections, c’était pour encourager leur retour à une vie normale », a-t-il ajouté.

La plupart des groupes rebelles en RCA, qui sont apparus après les élections en 2005, ont pris part aux négociations de 2008 et se sont engagés à désarmer en échange de places dans des institutions étatiques. Depuis, 6 000 combattants se sont rassemblés dans des centres dans le nord-ouest, mais relativement peu d’armes ont été collectées. Aucune activité de désarmement n’a eu lieu dans le nord-est, où deux nouveaux groupes rebelles sont apparus ces dernières années.

Le départ fin 2010 de la Force de maintien de la paix des Nations Unies en RCA (et au Tchad), la MINURCART, a majoré les inquiétudes liées à la sécurité dans un pays où l’armée nationale n’est pas seulement numériquement incapable d’établir une présence importante en dehors de Bangui, mais où elle est aussi crainte par la majorité de la population.

cp/am/cb-sk/amz

© Copyright IRIN

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 21:52

 

 

afp patasse

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 07 Février 2011 15:15

 « Mon statut du porte-parole de l’ancien chef d’Etat Ange Félix Patassé ne doit pas servir de prétexte pour m’empêcher de voyager. Je veux qu’on me donne des explications. En vertu de quoi le chef d’Etat peut-il m’empêcher de prendre l’avion ? Le droit d’aller et de venir est garanti par la Constitution ».

C’est en ces termes que Simplice Kodégué, porte-parole du candidat indépendant à la présidentielle Ange Félix Patassé arrivé 2ème, a réagi ce lundi 7 février 2011, suite à son interdiction de prendre l’avion pour Paris samedi dernier à l’aéroport Bangui M’poko par la police de l’air.

Selon Kodégué, c’était « un kidnapping en préparation ». Une situation « regrettable », poursuit-il, pour « un pays de droit censé respecter les règles démocratiques ».

Cet incident s’est déroulé quelques jours après la proclamation des résultats du scrutin présidentiel du 23 janvier dernier en Centrafricaine. Ces résultats donnent vainqueur le président sortant François BOZIZE, candidat du parti Kwa Na Kwa.

 

NDLR : Bozizé n'en est pas à une mesure arbitraire et dictatoriale près. Combien de personnalités politiques ou non n'ont pas subi les humiliations et tracasseries à la police de l'aéroport de Bangui Mpoko ? Bozizé n'en a manifestement rien à foutre d'être taxé de dictateur et son pays d'être une république bananière.  

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 21:43

 

 

Bozizé KNK

 

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 07 Février 2011 15:15

Une partie de l’opposition centrafricaine par la voix Martin Ziguélé déclare ce lundi 7 février 2011, ne pas reconnaitre les résultats des élections législatives rendus publics tard dans la nuit du dimanche par la Commission Electorale Indépendante (CEI).

Selon Ziguélé, un recours en annulation du double scrutin sera déposé à la Cour Constitutionnelle. « Dans aucun pays en Afrique, a-t-il déclaré sur les ondes de Radio Ndéké Luka, un Chef d’Etat au pouvoir se retrouve à l’Assemblée Nationale avec ses parents ainsi qu’amis politiques et transforme le pays en empire ».

Réagissant de son côté,  Elie Ouéfio, secrétaire général du parti Kwa Na Kwa KNK au pouvoir, note que « ces résultats reflètent les actions entreprises par son parti sur le terrain ». L’échec est toujours « difficile à digérer », a-t-il encore indiqué, car,  « il faut comprendre les candidats malheureux et ne pas ouvrir une discussion stérile à ce sujet. Seule la Cour Constitutionnelle rattrapera les fraudeurs, même investis ».

Dans les préfectures, la situation est calme. A Boali (95 kilomètres de Bangui),  quelques manifestations des sympathisants du candidat indépendant Bertin Béa élu au 1er tour ont été enregistrées. A Bouar (ouest), la population vaque à ses occupations quotidiennes. D’après le correspondant de Radio Ndeke Luka, les avis sont partagés sur les résultats proclamés par la CEI.

A Bria (est), c’est plutôt la déception. Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka, les électeurs interrogés déclarent ne pas se reconnaitre dans ces résultats. Ils expliquent ne pas comprendre que les candidats les plus populaires ne se retrouvent même pas au second tour.

Signalons que l’ultime décision appartient à la Cour Constitutionnelle. Celle-ci doit délibérer et proclamer les résultats définitifs. Ceci selon le code électoral, 15 jours après le scrutin.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 21:34

 

 

Bozize KNK

 

 

        NON AU HOLD-UP ELECTORAL DE FRANCOIS BOZIZE EN CENTRAFRIQUE
        
        Voici le lien : http://www.petitionduweb.com/NON_AU_HOD_UP_ELECTORAL_DE_FRANCOIS_BOZIZE_EN_CENT-8728.html" http://www.petitionduweb.com/NON_AU_HOD_UP_ELECTORAL_DE_FRANCOIS_BOZIZE_EN_CENT-8728.html         
                http://www.petitionduweb.com/NON_AU_HOD_UP_ELECTORAL_DE_FRANCOIS_BOZIZE_EN_CENT-8728.html
               
                A en faire une très large diffusion
               
                l'équipe www.petitionduweb.com    
                
                PS : cette invitation a été envoyée depuis le site www.petitionduweb.com . En cas d'utilisation abusive, merci de nous contacter. 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 21:29

 

 

manif CFC France 2

 

manif CFC France 9

 

 

APPEL A MANIFESTER

 

Nous, personnalités indépendantes civiles et politiques, représentants des partis politiques de l’opposition centrafricaine, citoyens centrafricains de France, d’Europe et les amis de Centrafrique, appelons à une manifestation contre le HOLD-UP ELECTORAL conçu par le général François BOZIZE et son parti le KNK. Ce HOLD-UP a été mis en œuvre par Joseph BINGUIMALE, président de la commission électorale acquise à la solde de son régime. De ce fait, nous exigeons l’ANNULATION pure et simple des élections groupées du 23/01/2011 en Centrafrique.

Cette manifestation aura lieu le SAMEDI 12/02/2011 de 14h à 18h à la place Edouard HERRIOT située à proximité de l’Assemblée Nationale à Paris.

    

VENEZ NOMBREUX EXPRIMER LA VOLONTE

DU PEUPLE CENTRAFRICAIN POUR LA PAIX DANS NOTRE PAYS.

 

                                                              Fait à Paris, le 7 février  2011

 

Par la « Plate-forme démocratique »  de la Diaspora centrafricaine en France et en Europe.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 21:10

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

 

BANGUI - AFP / 08 février 2011 20h46 -L'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, parlant au nom de 3 des 4 candidats de l'opposition à la présidentielle du 23 janvier, a affirmé mardi à l'AFP que la Commission électorale indépendante (CEI) n'avait pas comptabilisé quelque 1.200 bureaux de vote représentant 25% des voix.

"La CEI n'a pas pris en compte 1.262 bureaux de vote sur les 4.618. Cela représente 400 à 500.000 voix, soit 25% des voix" lors du scrutin présidentiel, a affirmé M. Ziguélé, joint depuis Libreville.

L'opposition conteste les résultats du scrutin qui n'ont pas encore été validées après la Cour constitutionnelle.

"Nous étions surpris quand on nous a annoncé une participation de 54% et que partout, les observateurs sont d'accord, l'affluence avait été massive. Maintenant, on comprend", affirmé M. Ziguélé.

"On ne s'étonne plus que François Bozizé soit élu avec 66,08% des voix", a poursuivi M. Ziguélé, arrivé 3e de la présidentielle avec 6,46% des voix.

"En réalité, il n'y a pas eu de perte de votes", a affirmé Me Mathias Barthelemy Morouba, conseiller juridique de la CEI.

"Tous les procès-verbaux ont été acheminés à la CEI et c'est après vérification, que la CEI a décidé" de transmettre "à la Cour constitutionnelle les procès-verbaux de certains bureaux de vote parce que les normes requise par la CEI n'ont pas été respectées", a-t-il ajouté.

M. Ziguélé ainsi que l'ancien président renversé par Bozizé en 2003, Ange-Félix Patassé (2e avec 20,10% des suffrages) et le député et économiste Emile Gros-Raymond Nakombo (4e avec 4,64%) ont cosigné vendredi, une déclaration dans laquelle ils affirment que "le scrutin du 23 janvier a été volontairement vicié du fait exclusif du pouvoir et de la CEI" et font part de "leur exigence d'annulation des élections".

Dans cette déclaration, ils soulignent: "nos représentants ont été interdits d'accès ou chassés de la plus grande partie des bureaux de vote dans tout le pays. Là où ils ont pu nous représenter, les procès- verbaux leur ont été dans la plupart des cas, purement et simplement refusés".

"Le pasteur Joseph Binguimalé (président de la CEI) a demandé (...) aux présidents des bureaux de vote de ne pas remettre les PV à nos représentants et de les lui envoyer en exclusivité, sous peine de poursuite judiciaire à leur encontre", soulignaient-ils. .

"Il était matériellement impossible aux candidats, relégués au rang de spectateurs d'un mauvais film de série B (...) de savoir d'où venaient les résultats, et ce qu'ils représentaient en terme de nombre de bureaux de vote", selon le texte.

Mardi, l'opposition a aussi déposé plainte contre le président de la CEI pour "fraude" et "dérive électorale", a affirmé M. Nakombo à l'AFP.

Le double scrutin qui devait avoir lieu en avril 2009 avait été reporté à deux reprises après de nombreuses tergiversations. Ce scrutin devait être l'aboutissement du dialogue national amorcé en 2008 entre pouvoir, opposition et groupes rebelles.

La paix a été au centre de la campagne de ce pays riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or), mais ruiné par des années d'instabilité et dont la population vit dans la pauvreté.

(©)

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 20:59

 

 

Carte-Centrafrique-Generale-

 

Source: United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


NAIROBI, 7 février 2011 (IRIN) - L'accès et le financement sont parmi les défis majeurs auxquels sont confrontées les quelque 30 organisations d'aide humanitaire qui travaillent en République centrafricaine (RCA), un pays classé au 159e rang sur 169 selon l'Indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Les groupes armés locaux, les affrontements interethniques et les attaques de groupes étrangers comme l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) limitent l'accès à de vastes régions du pays. Selon les estimations du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), 192 000 des 4,5 millions d'habitants ont été déplacés en octobre 2010.

Les personnes déplacées, dont le nombre est passé de 168 000 à 192 000 début 2010, se trouvent principalement dans les régions nord et est du pays, où les groupes armés prolifèrent et où règnent la violence et l'impunité. Selon l'OCHA et l'UNICEF, la plupart se sont réfugiés dans la forêt. Puisqu'ils ne vivent pas dans des camps, ils ne peuvent pas bénéficier des soins de santé, ni avoir accès à l'eau potable et la nourriture [qui y sont offerts].

Des travailleurs humanitaires de Médecins Sans Frontières (MSF) Espagne ont dit à IRIN que la situation sécuritaire limitait considérablement leur liberté de circulation.

De nombreux habitants se sont réfugiés dans les pays voisins, en particulier au Tchad ou au Cameroun, ou dans des régions isolées dans l'espoir d'y trouver la sécurité. Ceux qui l'ont trouvée doivent invariablement faire face à des conditions difficiles, et notamment à l'absence de nourriture, la rareté de l'eau potable et l'impossibilité d'accéder aux soins de santé ou à l'éducation.

« Dans plusieurs régions du nord et du sud-est du pays, l'accès est devenu un problème majeur en 2010 avec la multiplication des attaques des groupes rebelles et de la LRA. Le pays était déjà dans une phase de relèvement qui le rendait particulièrement vulnérable, mais les développements récents ont entraîné le retour de l'état d'urgence, ce qui complique le travail de la communauté humanitaire », a dit à IRIN Benny Krasniqi, directeur pays de The Mentor Initiative, une organisation non gouvernementale (ONG) médicale.

« Lorsque les routes sont praticables, elles sont dangereuses. Et inversement. Dans le nord-est du pays, nous pouvons circuler le long des axes principaux, mais les régions plus éloignées sont complètement isolées. Compte tenu des problèmes logistiques, il est très difficile pour nous d'obtenir des informations sur les régions isolées et d'intervenir à temps pour offrir des services essentiels aux populations locales », a-t-il ajouté.

Financement

« Le financement des programmes est un défi permanent en RCA. Jusqu'à présent, la majeure partie de l'argent provenait de subventions à court terme qui, vu la complexité de la situation et les contraintes - la météo, la faiblesse des infrastructures, les pénuries de matériel, etc. - rendent la mise en ouvre dans les délais extrêmement problématique », a dit à IRIN Leland Montell, directeur pays du Comité international de secours (IRC).

« La perte d'un seul bailleur de fonds important, comme l'a vécue l'IRC l'an dernier dans le secteur de la protection, peut entraîner l'abandon de certains projets, des licenciements et la méfiance envers l'ensemble des ONG dans une région donnée. C'est très mauvais pour un programme de pays. Ajoutez à cela l'instabilité inhérente à un contexte post-conflit, et vous comprendrez qu'il est très difficile de maintenir une approche cohérente », a-t-il ajouté.

« S'il est si difficile d'assurer le renouvellement du financement, c'est notamment parce la RCA n'est pas le théâtre d'un conflit de haute intensité impliquant des déplacements massifs de population. Elle passe largement inaperçue dans un monde où les tsunamis, les tremblements de terre, les inondations et les troubles sociaux à grande échelle sont fréquents », a indiqué M. Montell.

« De nombreux [bailleurs de fonds] préfèrent encore investir dans des situations d'urgence plus complexes, comme au Darfour ou au Tchad », a dit M. Krasniqi à IRIN.

Dans le cadre du processus d'appels consolidés (CAP) 2011, les ONG qui ouvrent en RCA ont demandé 128,8 millions de dollars pour la réalisation de 118 projets (elles avaient demandé 149 millions de dollars en 2010). En novembre 2010, le CAP n'était toutefois financé qu'à hauteur de 43,5 pour cent. L'équipe humanitaire nationale (HCT) s'est donc tournée vers des possibilités de financements supplémentaires de la part du Fonds central d'intervention d'urgence des Nations Unies (CERF) et du Fonds humanitaire commun (CHF).

Selon l'OCHA, 6 millions de dollars ont été dégagés grâce au CERF en 2010, et 11,4 millions grâce au CHF (6 millions pour les projets débutant en 2011).

M. Krasniqi a fait remarquer qu'il était souvent difficile de faire comprendre aux bailleurs de fonds que les coûts de livraison du matériel humanitaire sont très élevés dans un contexte comme celui de la RCA.

« On doit se procurer l'ensemble du matériel et des équipements techniques au Cameroun ou au Tchad, et il faut ensuite attendre un mois avant qu'ils soient livrés. L'autre option serait de commander les marchandises en Europe, payer les frais d'expédition et attendre 3 ou 4 mois avant de les recevoir », a-t-il indiqué.

Ressources humaines

Les organisations d'aide humanitaire sont également confrontées à une forte rotation des effectifs internationaux et à la difficulté de déployer du personnel - même local - dans certaines régions.

« Le recrutement est devenu un cauchemar pour plusieurs d'entre nous [organisations d'aide humanitaire]. Il semble qu'il ne soit pas aussi 'sexy' de travailler ici qu'à Haïti, au Pakistan ou au Soudan. On met parfois des mois à pourvoir un seul poste, et cela entraîne d'énormes lacunes opérationnelles », a dit M. Krasniqi.

« Même si les organisations d'aide humanitaire internationales offraient des salaires compétitifs, il serait tout de même difficile de trouver des gens compétents pour occuper certains emplois techniques. Et qui veut être envoyé dans des régions isolées et à risque ? »

cp/cb - gd/amz

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 20:22

 

 

Joseph Binguimalé

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 08 Février 2011 12:59

Trois des quatre candidats malheureux à la Présidentielle du 23 janvier 2011 en République Centrafricaine, ont décidé de déposer plainte contre le président de la Commission Electorale Indépendante, Pasteur Joseph Binguimalé, pour fraude électorale. L’annonce de cette plainte a été faite le 7 février 2011 par les présidentiables au cours d’une conférence de presse tenue au domicile de l’ex- président Ange Félix Patassé à Bangui.

Il s’agit des candidats Emile Gros Raymond Nakombo, Martin Ziguélé, et Ange Félix Patassé. « Nous décidons de porter plainte contre Joseph Binguimalé, devant le tribunal correctionnel pour fraude électorale », a déclaré Emile Gros Raymond Nakombo à la presse.

Le trio a également « interpellé la communauté internationale, les pays et organisations faisant partie du comité de pilotage du processus électoral aux côtés de la CEI, afin qu’ils assument jusqu’au bout leurs responsabilités devant la dérive totale de ce processus dont la finalité est la stabilisation du pays ».

Les 3 candidats continuent toujours d’exiger l’annulation de ces élections « qui ne ressemblent plus à rien de sérieux et qui font de la Centrafrique la risée du monde entier », affirment-ils, au cours de la même rencontre.

Ils demandent également à la Cour constitutionnelle de « prendre vraiment ses responsabilités devant le peuple et la Nation centrafricaine en disant le droit et rien que le droit ».

Signalons que l’interdiction de quitter le pays, qui a été faite à Guy Simplice Kodegué, le Porte-Parole du candidat Ange Félix Patassé, dans la nuit du 5 au 6 février 2011, a également été dénoncée lors de cette conférence de presse.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique