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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 15:48

 

 

 

Leonard-Noel-Essongo.jpg

général congolais Noel Léonard ESSONGO

 

 

Afrik.com MARDI 19 MARS 2013 / PAR FRED KROCK

 

Le 17 mars 2013, le représentant du médiateur de la crise centrafricaine, Léon Essongo a effectué une mission à Sibut, ville située à 185 kilomètres de Bangui sur la route de Damara où sont regroupés les combattants du Séléka (ceux de l’axe Damara). Seulement, les ministres du Gouvernement d’Union nationale qui accompagnaient le représentant du médiateur ont été mis sous séquestre par les ex-combattants.

 

 

Ils étaient ministres du gouvernement d’union nationale à avoir été bloqués à Sibut, préfecture de Kémo, par les ex-combattants de la coalition séléka. Il s’agit de Christophe Gazam-Betty, ministre de la Communication, Michel Djotodjia, vice Premier-ministre, ministre de la défense, Mohamed Daffahne, ministres des Eaux et forêts, Amalas Amias Aroune, ministre du commerce et Herbert Djono Ahaba, ministre de la recherche minière.

 

En effet, la résolution de la crise centrafricaine, du moins la mise en œuvre des accords de cessez-le-feu et l’accord politique signés à Libreville le 11 janvier 2013 avait, à un moment donné, pris du plan dans l’aile. Les parties signataires, principalement le pouvoir et le séléka, s’accusent mutuellement de ne pas afficher la volonté de faire avancer le processus. Le séléka exige la libération immédiate des prisonniers politiques, alors que le président Bozizé s’oppose à cette revendication. Ainsi, chacun campe sur sa position et les choses trainent en longueur.

 

Une fois saisi de ce statut quo, le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso a dépêché son représentant Léon Essongo à Bangui, en vue de s’enquérir des facteurs du blocage. M. Essongo a tout d’abord fait savoir aux ex-combattants de la Séléka que le président Sassou tient beaucoup, au nom de ses homologues de la CEEAC, à ce que la République centrafricaine puisse se développer à la même allure que les autres pays de la sous-région. Par ailleurs, le but de sa mission est exclusivement d’écouter les uns et les autres sur les raisons du blocage du processus.

 

Entre temps, il a déjà fait cinq jours d’entretien et de contacts avec les acteurs politiques dans les deux rangs que ce soit du côté séléka que du pouvoir, ainsi que les autres parties prenantes aux négociations de Libreville à Bangui. « Les choses n’avancent plus » a indiqué Léon Essongo. Mais le déplacement de Sibut s’inscrit dans le but exclusif de recenser les revendications formulées par la base de séléka, ce qui devait se poursuivre sur tout l’ensemble des zones occupées par le séléka.


Onze revendications

 

Selon les ex-combattants, « le président Bozizé n’a pas manifesté sa volonté pour mettre en œuvre les accords de Libreville » a martelé le colonel Sylvain Bordas qui a parlé au nom de ses pairs. C’est pourquoi, ils ont formulé des revendications auxquelles, « si Bozizé manifeste sa volonté de faire avancer les choses nous mèneront des actions positives ». Il s’agit des onze points suivants :

 

La Bonne application des accords de Libreville signés le 11 janvier 2013 ; 


 Le retrait immédiat des forces extérieures en dehors de la CEEAC dont les forces sud-africaines ; 


 La cessation des violences de la part des FACA sur la population civile au nom du Séléka ; 


 La ré-attribution des dix postes ministériels demandés par la coalition Séléka ; 


 L’enlèvement immédiat des toutes les « barrières balaka » sur les routes ; 


 La libération immédiate des prisonniers politiques ; 


 L’intégration immédiate de mille ex-combattants de la séléka dans les forces de défense et de sécurité, en vue d’assurer la protection de leurs ministres au sein du gouvernement ;

 
 La confirmation par décret des galons des ex-combattants qui ont opté pour être insérés dans les forces de défense et de sécurité ; 


 Le rejet des allégations d’Abakar Sabone, qu’aucun de ses éléments ne se trouve dans les forces Séléka ; 


 Le rejet des zones de cantonnement au-delà de Sibut ;

 
 Tous les ministres Séléka, faisant partie de la mission du médiateur resteront à Sibut.

 

Le représentant du médiateur a affirmé, avoir pris bonne note de toutes les revendications qui seront soumises à une analyse et qu’une réponse sera très bientôt sur la table des ex-combattants. Mais, il se réserve de répondre à quelconque question sur le champ. Toutefois, il a rassuré les ex-combattants d’une suite favorable de la part du médiateur, étant donné que « dans vos revendications, il y a déjà des poches de solutions » a assuré le médiateur aux ex-combattants.

 

Par contre, sur le dernier point des revendications relatif au séquestre des membres du gouvernement à Sibut, Essongo a déclaré ne pas pouvoir « rentrer à Bangui si un membre de la mission reste ici ». Histoire de mettre la pression pour que les ministres soient libérés. Malheureusement, les négociations qui ont suivi à ce sujet ont été vaines. Seulement, le ministre de l’Administration du territoire, Léon Dibéret, n’étant pas naturellement du séléka était autorisé à rentrer à Bangui avec l’équipe du médiateur et les journalistes, ainsi que les représentants des organisations internationales (PNUD, Union africaine, CEEAC, Union européenne) qui ont fait le déplacement. Les ex-combattants, en se comportant ainsi, ont estimé que le discours du chef de l’Etat à l’occasion de la célébration de son 10ème anniversaire du sursaut patriotique de 2003 a été « très incendiaire » et par conséquent, présenterait une réelle menace pour les ministres séléka à Bangui. Donc, leurs ministres seraient plus en sécurité parmi les siens qu’à Bangui.

 

Entre temps, les ex-combattants ont donné un ultimatum de 72 heures au président Bozizé pour poser un acte qui puisse démontrer sa bonne volonté à appliquer les accords de Libreville, sinon ils marcheraient sur Bangui.

 

Des deux côtés, l’heure est plutôt à l’apaisement, et non plus à une reprise des hostilités. Comme le représentant du médiateur a promis que des contacts seront pris pour concilier les uns et les autres, le peuple centrafricain n’attend que cela pour qu’une paix durable revienne en République centrafricaine.

 

Quel rôle doivent jouer les experts dans le règlement des sinistres ?

 

Le rôle auquel les experts sont appelés à jouer dans les cas des sinistres est présentement au centre d’un atelier de formation, à l’hôtel JM Résidence à Bangui. C’est une initiative de l’Institut international des Assurances dans l’optique de former et sensibiliser les professionnels qui interviennent dans le circuit de l’assurance, aux fins d’une efficacité dans leurs rôles respectifs. C’est le ministre délégué au budget, Dieudonné Tokofeissé, assisté d’Abdias Saba, directeur d’assurance banque et micro-finance, qui ont ouvert le séminaire.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 15:27

 

 

 

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Roland Marchal, chercheur au CNRS

 

RFI Invité Afrique  MARDI 19 MARS 2013 Par Nicolas Champeaux

 

La Centrafrique est de nouveau traversée par une crise. La rébellion Seleka, qui avait menacé la capitale Bangui en décembre, retient depuis ce dimanche 17 mars, cinq ministres du gouvernement et menace de reprendre les hostilités si ses revendications ne sont pas satisfaites en urgence. Une situation préoccupante qui risque de se dégrader selon Roland Marchal, ce chercheur au CNRS et spécialiste de la Centrafrique.

 

RFI : Roland Marchal Bonjour, la situation en Centrafrique se dégrade et vous êtes assez pessimiste à court terme ?

 

Roland Marchal : Je pense que les accords de Libreville signés au mois de janvier étaient incomplets, c’est-à-dire qu’il leur manque un peu des conditions additionnelles sur le fonctionnement courant de l’appareil de l’état et également une franchise beaucoup plus grande des acteurs politiques si bien qu’un certain nombre de conditions des clauses de l’accord ne peuvent être remplies aujourd’hui ou d’autres provoquent des tensions qui nous amènent à l’impasse actuelle.

 

RFI : Donc vous prenez au sérieux les menaces de la rébellion Séléka de reprendre les hostilités ?

 

RM : Très au sérieux

 

RFI : Vous ne croyez pas que la présence de 250 soldats sud-africains à Bangui va dissuader la Séléka,  ils ont été déployés en janvier à la demande du président Bozizé ?

 

RM : Alors le départ des troupes sud-africaines est l’une des conditions non remplies des accords de Libreville ; Je crois surtout qu’il faut se rappeler que les forces sud-africaines ne pourront pas intervenir dans un conflit entre Centrafricains, ce serait ruiner l’image politique de l’Afrique du Sud donc les forces sud-africaines peuvent protéger la présidence et peut-être dissuader des actions irresponsables dans Bangui certes et peut-être même c’est positif de ce point de vue-là, mais que sur le fond soit la Séléka est capable de prendre d’autres villes et de couper la route vers le Cameroun qui est quand même un axe essentiel d’un point de vue économique est menacé et que évidemment derrière cela, on a la perspective d’une crise humanitaire d’ampleur dans un pays qui a peine à attirer l’attention internationale. Donc ça risque d’être une catastrophe pour la population centrafricaine et tout cela dans une relative négligence internationale.

 

RFI : Quelle est la part de responsabilité du président Bozizé. Est-ce que cette situation le dessert vraiment ?


RM : Ecoutez je crois que l’une des ambiguïtés des accords de Libreville c’est qu’il n’est pas exactement dans la position d’un président honorifique et que rentré à Bangui après la signature des accords en janvier, il a usé de tous les pouvoirs qui lui restaient et ils sont considérables, pour se rétablir politiquement à la fois à l’intérieur du nouveau gouvernement, puisqu’il a toujours le contrôle des ministères importants ou il a des ministres délégués dans les autres ministères, et à la fois dans tout ce qui est de l’appareil de sécurité et puis également il a su jouer des divisions de ses adversaires pour largement regagner le terrain perdu. L’opposition lui reproche et avec raison donc d’une part de n’avoir pas respecté la lettre de l’accord sur la présence des troupes sud-africaines et surtout il y a une énorme inquiétude sur le statut des prisonniers politiques dont on ne sait pas aujourd’hui s’ils sont encore vivants ou s’ils auraient été exécutés dans un moment d’exaltation des soutiens du président.  

 

RFI : On reproche à la Séléka de ne pas avoir transmis la liste des détenus qu’elle souhaite voir élargis. La rébellion n’est-elle pas en partie responsable de la situation ?

 

RM : Elle est en partie responsable de la situation, d’abord dans sa désorganisation d’un point qu’on voit d’un point de vue militaire, qu’on a vue déjà dans la première phase du conflit, dans son traitement des civils et je crois aussi derrière il y a derrière ça, une forte désorganisation qui fait que eh bien les gens continuent d’être arrêtés dans Bangui et là aussi il faut remarquer que les Nations-Unies ne protestent pas et je crois que la Séléka a une aussi responsabilité pour ne pas et les lister et fournir ses listes aux médias centrafricains de façon à ce que la discussion avec le gouvernement et la présidence se passe non pas sur des dénonciations politiques mais sur le statut d’ individus disparus.

 

RFI : Est-ce que cette désorganisation déteint sur Martin Ziguélé pressenti pour représenter les mécontents et l’opposition lors de la prochaine présidentielle en 2016 ?

 

RM : Ecoutez je crois que 2016 c’est quand même très loin. Là on est dans une situation où dans deux mois la saison des pluies va commencer et disons que toutes les inquiétudes qu’on peut avoir sont dans les jours et les quelques semaines qui viennent avant la saison des pluies. Le premier ministre peut absolument rétablir son influence et son autorité. Peut-être que dans chacun des deux camps les gens qui sont les plus raisonnables peuvent faire valoir leurs arguments. Peut-être que les états de la région notamment le Congo Brazzaville qui est le médiateur et le Tchad joueront enfin le rôle qu’on attend d’eux comme facilitateur de cet accord de paix. Mais il faut aussi envoyer des messages et soutenir ce nouveau gouvernement d’union nationale mais est-ce que la France fait tout ce qu’elle peut, de ce point de vue là on peut se poser la question.

 

RFI : Paris aurait dû inviter le Premier Ministre de transition ?

RM : Ah oui je crois que non seulement il aurait dû l’inviter mais il aurait surtout dû le faire savoir. Paris est tout à fait sensible et voit ce Premier Ministre avec de la sympathie. Je crois qu’il est important que la population centrafricaine sache de ce point de vue-là ce n’est pas simplement une invitation formelle c’est aussi un message politique à son gouvernement tout entier au-delà du Premier Ministre, et puis évidemment la population centrafricaine qui entend tout et n’importe quoi sur le rôle de la France dans ce pays.

 

RFI Roland Marchal je vous remercie.

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 14:54

 

 

 

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Depuis les accords politiques de Libreville en Janvier dernier, tout se passe en Centrafrique comme s’il n’y avait pas eu la coalition rebelle SELEKA aux portes de Bangui.


L’action vigoureuse des Chefs d’Etat de la sous-région d’Afrique Centrale et la volonté des belligérants, le Pouvoir et la SELEKA, ont conduit à l’adoption des accords dits de Libreville sur lesquels reposent tous les espoirs de Paix, par le dialogue, dans notre Pays.


Depuis la mise en place du Gouvernement d’union nationale, lequel  marque le début de l’application de ces accords, tout se passe comme si la SELEKA, seule,  devait être responsable de ses échecs qui se dessinent à l’horizon.


 Les prisonniers détenus par la SELEKA ont tous été libérés conformément aux accords de Libreville alors que le Gouvernement, à ce jour, n’a toujours pas procédé à la libération des prisonniers politiques et des personnes arrêtées parce qu’elles sont soupçonnées  de connivence avec la rébellion ou sont des parents des membres de cette coalition rebelle. Ces prisonniers sont-ils toujours en vie ? C’est désormais la question que se posent les familles et une bonne partie des Centrafricains. Y a-t-il une réelle volonté de les libérer s’ils sont bien vivants ? Ils seraient emprisonnés à la célèbre prison de Bossembele, au camp de Roux et à Béréngo. Pourquoi ne pas les libérer conformément aux accords de Libreville et ainsi répondre aux attentes légitimes de la SELEKA et de toute la population ?


Pendant que la SELEKA attend et conditionne son cantonnement au respect des accords,  notamment au départ des troupes étrangères Sud-africaines,  Ougandaises et à la libération des leurs, la milice COCORA, exclusivement favorable au Chef de l’Etat, et  moins partiale s’organise en se substituant  aux forces de l’ordre dans la capitale pour filtrer la circulation et procéder encore et toujours à l’arrestation des personnes jugées suspectes ou en lien avec la SELEKA et ce, au mépris des accords de Libreville et encouragée par le pouvoir public au travers de son silence complice.


La distribution de kalachnikovs, armes de guerre et de machettes à la population civile proche du Pouvoir exécutif et aux  miliciens de COCORA qui fouillent des véhicules et arrêtent des citoyens Centrafricains soupçonnés d’appartenance aux ethnies d’une partie de notre Nation au simple motif qu’ils sont issus de la région d’où est partie la rébellion, doit nous rappeler le génocide du RWANDA. Nous ne dirons pas que nous ne le savions pas ! Ne pas se lever dès à présent  pour condamner et combattre ces dérives criminelles organisées, planifiées nous rendrait complices devant l’histoire et devant les générations futures.


Les Centrafricains quels qu’ils soient ne peuvent pas continuer à assister, dans l’inaction, à l’échec programmé des accords de Libreville et à la descente aux enfers de leur Pays. Le travail de la Transition devant conduire à l’unité nationale est rendu impossible par les mêmes qui nous ont conduits dans cette crise.

La SELEKA et encore moins les rumeurs de division au sein de celle-ci, ne doivent pas être une excuse  pour ceux qui ont beaucoup de responsabilités dans la situation actuelle Centrafricaine.


La diabolisation excessive et déséquilibrée de la SELEKA par rapport aux agissements du pouvoir public, à savoir, les actes non posés et le choix de l’option militaire pour reprendre la main, signe très clairement une instrumentalisation politique dans les médias.


Comment peut-on condamner, et à juste titre, les dérives  de la SELEKA sans condamner le discours, les propos inacceptables des responsables de la milice COCORA, se fondant sur la haine, la violence et la xénophobie ? Il faut rappeler que la milice COCORA devrait être dissoute depuis les accords de Libreville. Ce qui se passe dans notre Pays est assimilable à un affront pour les Chefs d’Etat de la sous-région qui se sont mobilisés pour sauver un pouvoir qui était aux abois et à une prise en otage organisée de la population déjà suffisamment meurtrie par des années d’instabilité et d’insécurité en tout genre.


Les récentes actions militaires de la SELEKA sur le terrain, même si elles sont compréhensibles, ne peuvent pas être admises après les accords de Libreville. Il faut rappeler que Libreville a abouti et a scellé le cessez le feu pour permettre au Gouvernement d’union nationale d’œuvrer sereinement afin de réaliser les objectifs de la transition voulue par toutes les parties et approuvée par une grande partie de la population. Tout se passe comme si le pouvoir avait enclenché une stratégie de pourrissement qui a pour objectif de pousser la population à se soulever au seul motif que la SELEKA serait responsable de son asphyxie et de son agonie.  Après les accords de Libreville, aucune option militaire visant à régler la crise Centrafricaine ne doit être tolérée.


Les récentes déclarations  du Gouvernement qui ne prend en compte que les agissements de la SELEKA, en passant sous silence les raisons de ces agissements d’une part,  ne condamnant pas les agissements de la milice COCORA dans la capitale où les forces de police et de gendarmerie peuvent encore agir conformément à la loi, d’autre part, ne permettent pas de croire à une réelle volonté d’œuvrer selon les accords de Libreville dans un esprit d’unité nationale pour la réussite attendue de sa mission.


Par ailleurs, comment accepter que certains politiques, toujours versatiles, comparent ce qui se passe en Centrafrique à ce qui s’est passé au Nord Mali ou au Nigeria en citant Boko Haram ? Il s’agit d’une déclaration inacceptable qui ressemble non seulement à du mépris pour tous ceux et celles qui œuvrent véritablement pour la restauration de la Paix mais aussi à de l’irresponsabilité politique. Ces déclarations qui proviennent de ceux qui savent pourtant très bien ce qui se passe, ressemblent à de la provocation et ne favorisent guère l’installation d’un climat propice au dialogue permanent qui demeure la seule voie pour retrouver la Paix et la sécurité dont notre Pays a besoin.


 Nous devons maintenir le dialogue entre nous comme mode de règlement de nos conflits et placer l’honneur et la vertu au cœur de nos actions politiques, en toutes circonstances.


Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) doivent être mobilisées et dotées de tous les moyens dont elles ont besoin pour protéger le territoire national contre les invasions et intrusions étrangères. Il y a des années que la LRA de Joseph KONY sème la terreur et la désolation au sein de la population sans que les volontaires de la répression militaire ne s’engagent auprès des FACA pour la bouter hors du territoire national.


C’est la stricte application des accords de Libreville qui permettra progressivement le retour de la Paix dans une République qu’il faudra construire avec tous et pour tous. Le gouvernement doit être un instrument devant permettre cette application. Les politiques doivent cesser d’être versatiles parce que c’est en nous que résident les solutions à nos problèmes, solutions que nous devons défendre quoi qu’il en coûte. Sauf à considérer que Le Président de la République doit démissionner et avec lui, toute la classe politique qui gouverne.


Nous devons arrêter de considérer que seul le Président de la République est responsable de l’échec programmé des accords de Libreville. Rien, mais absolument rien ne doit empêcher le Gouvernement d’union nationale de procéder à l’application de ces accords, le premier ministre étant inamovible et sa mission connue. Le peuple saura alors laquelle des entités, Exécutif, Gouvernement, SELEKA,  est responsable de la situation depuis les accords de Janvier dernier à Libreville.


Le Gouvernement doit procéder immédiatement à la libération des prisonniers concernés par les accords de Libreville. Il doit décréter la dissolution sans délai de la milice COCORA et faire respecter cette décision par les forces de police et de gendarmerie. Les forces armées centrafricaines doivent cesser de subir les humiliations d’où qu’elles viennent. Elles ont besoin du soutien des pouvoirs publics, des encouragements de leurs Chefs et de l’appui des forces de la FOMAC pour retrouver toute leur place dans le processus du rétablissement de l’ordre et de la Paix sur le territoire national.


Les deux tiers du territoire Centrafricain sont sous contrôle rebelle et Bangui, la capitale, est sous contrôle de miliciens et de mercenaires. Il est plus que temps pour que nos forces armées nationales, la police et la gendarmerie retrouvent leurs places et jouent leurs rôles. Le territoire national doit revenir sous le contrôle de la République.

Nous avons tous besoin de réaliser la Concorde Nationale. Cette nouvelle alliance nationale devra dépasser les accords de Libreville et être la nouvelle pierre qui servira à la construction de la fondation de notre édifice national au sein duquel chaque centrafricain  retrouvera  toute sa place.


Retrouvons le sens de l’intérêt général, de l’honneur et de la dignité. Nous devons œuvrer pour que l’unité nationale ne soit pas qu’un vain slogan, laquelle passe nécessairement par des actions concrètes en faveur de la réconciliation nationale, en commençant par nos attitudes et nos paroles.  Nous devons retrouver le sens de l’honneur au travers de notre capacité à respecter nos engagements et à nous conduire comme des citoyens dans une République. Notre dignité sera retrouvée grâce à la réconciliation nationale que nous aurons réalisée et qui offrira aux yeux du monde l’image de la nouvelle Centrafrique au sein de laquelle règneront  la Paix et la Sécurité qui seront des garanties de rentabilisation des capitaux à investir pour mettre tout le monde au Travail.


 Nous devons nous retrouver pour chanter ensemble notre hymne national, la RENAISSANCE.

 Nos ancêtres nous appellent à ce devoir.

 

Fait à Paris, le 16 Mars 2013


Saturnin NDOMBY

Président du FODEM

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 03:04

 

 

 

 

combattants Séléka près de Damara

 

 

19.03.2013 à 08h16( Xinhua )

 

Après avoir pris en otage dimanche ses cinq responsables membres du gouvernement d'union nationale et de transition formé le 3 février, la coalition rebelle centrafricaine Séléka presse le président François Bozizé d'appliquer sans délai les accords de paix conclus le 11 janvier à Libreville au Gabon, sous peine de reprise des hostilités dans les prochains jours.

 

Les dirigeants militaires de l'alliance rebelle qui avait pris les armes en décembre pour renverser le pouvoir du président Bozizé n'ont pas épargné dans leur décision de détenir leur propre leader, Michel Am Nondokro Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale au sein du cabinet dirigé par l'opposant Nicolas Tiangaye.



"Il fait partie des cinq ministres de notre mouvement. On les a invités pour discuter sur ce qui se passe à Bangui et de la paix. La négociation s'est soldée par un échec et nous sommes obligés de les retenir avec nous", a expliqué à Xinhua le colonel Michel Narkoyo, porte-parole militaire de cette rébellion qui avait déjà fait parler d'elle avec de nouvelles attaques et la prise de nouvelles villes.


M. Djotodia et sa délégation ont été capturés dimanche à Sibut, une ville du centre de la République centrafricaine (RCA) située à quelque 187 km de Bangui, la capitale, a précisé le colonel Narkoyo, ancien gendarme de deuxième classe dans les Forces armées centrafricaines (FACA) promu au grade de colonel dans la rébellion.


Les téléphones des otages ont été coupés. Ainsi, les tentatives de Xinhua de joindre le ministre de la Communication Christophe Gazam Betty se sont avérées vaines.


Aucune réaction n'a été enregistrée dans le camp présidentiel. Les multiples initiatives en direction du ministre de l'Equipement et porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli Goumba, n'ont pas non plus été fructueuses.



Les dirigeants militaires rebelles accusent le président Bozizé de ne pas respecter les clauses des accords de paix de Libreville qui, selon eux, ont prévu la libération des prisonniers politiques, le retrait des forces étrangères (sud-africaines et ougandaises) non issues de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) puis la levée des barrières de sécurité à Bangui.



"Tout ce qu'on a donné comme revendications, rien n'est respecté. On leur a donné 72 heures. Si rien n'est fait, nous serons obligés de passer à la vitesse supérieure, c'est-à-dire que nous allons reprendre les armes", a menacé Michel Narkoyo.


Le ton est monté depuis la formation du gouvernement d'union nationale pour lequel ce combattant et d'autres responsables revendiquaient un plus grand nombre de postes, "au moins sept pour satisfaire tout le monde", avait-il réclamé.



Des désaccords sur la question ont alors créé une fracture entre les cinq ministres et la hiérarchie militaire de Séléka, une fracture amplifiée avec l'opération de cantonnement en vue de leur désarment également prévu par les accords de Libreville, rejetée par les troupes.

 

Pour l'heure, le seul geste manifesté par celles-ci a consisté au retrait il y a deux semaines de Damara, localité distante de 90 km de Bangui et où l'offensive rebelle vers la capitale avait été stoppée par les forces de paix de la CEEAC, pour Sibut, l'une des sept villes aujourd'hui sous contrôle de l'alliance.



De sources officielles à Pretoria, l'Afrique du Sud avait déployé 400 soldats en RCA pour aider à préserver la paix et la stabilité de ce pays d'Afrique centrale, avait-on justifié. Après la signature des accords de Libreville parrainés par les chefs d'Etat de la CEEAC, Séléka avait lancé un ultimatum de 72 heures pour leur retrait, y compris celui des troupes ougandaises présentes dans l'Est pour traquer le chef rebelle Joseph Kony de l'Armée de résistance du seigneur (LRA).



Le ministre de la Communication Gazam Betty avait, dans un entretien récent à Xinhua, souligné que la présence sud-africaine découlait des accords de coopération entre Bangui et Pretoria et que le retrait exigé ne devait pas constituer une condition pour l'application des accords de paix. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 02:44

 

 

 

Bozizé en difficulté

 


Bangui, 19 mars 2013 (CAP) -  Alors qu’il est incapable de gérer la crise en cours dans le pays,  Bozizé Yangouvonda qui prend tout le monde pour des dupes, a annoncé sans détour dans son message adressé en langue nationale sango à la population le 15 mars dernier au stade 20.000 places à Bangui, qu’il veut se présenter une fois de plus à la présidentielle de 2016. « (…) S’ils veulent être présidents, ça doit être par la voie des urnes et ils doivent d’abord me battre en 2016 » a ouvertement et clairement dit François Bozizé. Voilà qui est dit et tous ceux qui croyaient que BOZIZE quitterait le pouvoir en 2016 doivent en être pour leurs frais.  



A travers cette prise de position, on a vu les Yambete et consorts très galvanisés à poursuivre leur mission qui consiste à modifier la constitution de la République centrafricaine. En utilisant la jeunesse. C’est ainsi que Yambété vient de mettre à la tête du Conseil national de la jeunesse un autre Gbaya du nom de Kpéfio sous la bénédiction de Riva afin de mener à bien leur mission.



On les voit d’ailleurs se lécher les babines après s’être partagés même inégalement les 80 millions de Bozizé car, sur 100 millions de F CFA sortis du trésor public et donnés par Bozizé à Yambété, ce dernier a présenté seulement 20 millions officiellement à la jeunesse lors de cette fameuse conférence-débat qui s’est terminée en queue de poisson au stade. Et c’est toujours cette jeunesse qu’on a tendance à duper à tous les coups sur laquelle on veut marcher pour grimper au sommet. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 02:32

 

 

 

 

Djotodia et Nourredine


 

RFI mardi 19 mars 2013

 

La rébellion de la Seleka « retient » toujours avec elle cinq ministres du gouvernement d'union nationale qui sont également des responsables rebelles, et a lancé un ultimatum de 72 heures aux autorités leur demandant de respecter un certain nombre de revendications dont certaines déjà anciennes et d'autres neuves. La présidence centrafricaine a d'ores et déjà répondu que les points compris dans l'accord Libreville pourraient être pris en considération mais que les autres devraient faire l'objet de nouvelles discussions. Certains observateurs internationaux ne cachent pas leur irritation sur le comportement des rebelles.

 

A plusieurs reprises, déjà, les rebelles de la Seleka ont eu l'occasion de manifester leur mécontentement sur la façon dont les accords de Libreville sont appliqués, et de présenter une série de revendications : libération des prisonniers politiques, reconnaissance des grades obtenus au sein de la Seleka, départ des troupes sud-africaines du territoire national.

 

Ce sont ces revendications qu'ils ont réaffirmées dimanche 17 mars en en ajoutant d'autres, comme l'installation à Bangui de 2 000 de leurs hommes pour assurer, disent-ils, la sécurité des responsables rebelles.

 

Cette nouvelle sortie pousse un observateur international à la limite de l'exaspération : « Les rebelles manquent de sérieux. Ils ne peuvent pas présenter des revendications qui changent au gré des humeurs des uns et autres. »

 

« Il y a des radicaux des deux côtés »

  

« Sur l'application des accords de Libreville, poursuit cette source, la Seleka parle de libération des prisonniers politiques mais n'a jamais dit combien et qui. Les rebelles réclament le départ des Sud-Africains mais eux-mêmes ne sont pas revenus sur leur position initiale comme le réclamaient les accords. Ils n'ont guère fait plus que de se déplacer de Damara à Sibut. »

 

Le camp du président François Bozizé, pour autant, n'est pas non plus allé très loin dans la mise en œuvre du texte. « Il y a des faucons, des radicaux des deux côtés qui empêchent la bonne application des accords », reconnaît un homme politique de la majorité présidentielle.

 

 

 

NDLR : Seul BOZIZE et sa soldatesque savent combien et qui ils ont fait prisonniers. Cela dit, si tous les personnes fait prisonniers ont été exécutées comme beaucoup de rumeurs persistantes en font état, il est malheureusement logique que BOZIZE ne soit pas en mesure de libérer des gens qui ne sont plus de ce monde. Les revendications n’ont jamais varié. Elles ont essentiellement toujours tourné autour de la libération des prisonniers politiques, du retrait des troupes sud-africaines que BOZIZE a fait venir en catastrophe au plus fort de la crise, du versement des primes de guerre promises naguère par BOZIZE lui-même aux soi-disant « libérateurs » que ce dernier avait recrutés en 2002-2003 pour le conduire au pouvoir.

 

Ce n’est pas juste de dire que ces exigences varient au gré de l’humeur des uns et des autres. Pour le moment, la question est de se déterminer par rapport à l’ultimatum qui est déjà lancé et dont le compte à rebours a commencé. Chercher à discuter du sérieux ou non de Séléka ne fera pas avancer le schmilblick. BOZIZE ne comprend que le langage de la force, surtout celle des armes. Qu'il s'explique avec ceux-là mêmes qui savent parler ce langage qu'il peut comprendre ! Parlant le même langage, ils doivent bien se comprendre. 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 02:27

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 18 Mars 2013 13:40

 

Changement de vitesse dans la crise centrafricaine sur le terrain. 5 ministres issus des rangs de la coalition Séléka ont été retenus le 17 mars 2013, à Sibut (186 kilomètres nord de Bangui), localité où se trouve l’Etat-major de cette coalition. Ces 5 ministres ont fait partie d’une mission officielle du gouvernement centrafricain, élargie à la communauté internationale et, conduite par l’émissaire du Médiateur de la crise centrafricaine, le congolais Noël Essongo. Les rebelles ont, de ce fait, renvoyé le reste de la délégation à Bangui et retenu leurs leaders.

 

Il s’agit notamment de : Michel Am Nondroko Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Mohamed Moussa Dhaffane des Eaux et forêts, Herbert Djono Ahaba des Recherches minières et de l’Hydraulique, Amalas Amias Haroun du Commerce et Christophe Gazam-Betty de la Communication.

 

L’objectif de la mission a été de discuter du processus de paix et des conditions de désarmement et de démobilisation des rebelles. Mais les rebelles ont brandit une liste de 11 revendications à prendre en compte. Un ultimatum de 72 heures a été lancé à cet effet par la Séléka au gouvernement, pour appliquer leurs revendications. Sinon, ont-ils dit, ils n’hésiteront pas à reprendre les armes.

 

Ces revendications ont été entre autres la libération des prisonniers politiques, la reconnaissance de leurs grades, l'intégration de leurs troupes au sein des Forces armées centrafricaines (FACA), le départ des troupes sud-africaines présentes sur le territoire, la levée des barrières contrôlées par les FACA.

 

La presse, témoin de l’évènement a indiqué que les rebelles ont été très remontés contre le président de la République François Bozizé qui, selon eux, s’en est suffisamment pris à eux dans son discours du 15 mars dernier. Un discours tenu au Complexe Sportif Barthelemy Boganda à Bangui en présence de la jeunesse.

 

Selon Michel Am Nondroko Djotodia,  ministre en charge de la Défense, « le fait que Séléka ait retenu ses leaders, constitue un moyen de pression. Et, ce sont eux qui ont décidé, car ils ont des armes par devers eux. Ils veulent que le Chef de l’Etat respecte les clauses de cet accord ».

 

Au sujet de la durée de leur séjour à Sibut, le chef rebelle a précisé que « tout dépendra de la volonté de François Bozizé à réagir face aux revendications des éléments qui sont sur le terrain ».

 

De son côté, l’émissaire congolais a mentionné que « la mission s’est bien déroulée n’eût été l’incident provoqué par ces rebelles. Toutefois leurs revendications ont fait l’objet d’une discussion élargie. Chacun perd un peu de ses plumes et l’espoir naîtra malgré ces âpres échanges ».

 

Dans son bulletin d’information de la matinée de lundi, Radio Ndeke Luka a cité par erreur le nom du ministre Joachim Kokaté parmi les otages. La réaction du membre du gouvernement ne s’est fait pas attendre. Ce dernier a déclaré qu’ « il n’a même pas effectué le déplacement de Sibut et moins encore, été  retenu en otage ».  

 Kokaté

 

Il a affirmé aussi qu’ « il ne n’est pas issu des rangs de la Convention des patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) Fondamentale de Adam Nourredine, mais plutôt de la CPJP dirigée par Abdoulaye Hissein ». Il a également déclaré que les agissements des éléments de la Séléka n’engagent que leurs auteurs, car la CPJP a, quant à elle, toujours respecté ses engagements pour un retour de la paix en Centrafrique.

 

A Bangui, la population s’est dite étonnée de cette nouvelle qualifiée de « complicité » entre les leaders de la Séléka et leurs éléments. « C’est vraiment nous mettre dans  une situation de  peur, nous pensons que la paix devrait revenir définitivement en République Centrafricaine. Ils ont certes demandé le départ des forces sud-africaines, mais pourquoi eux-mêmes n’ont pas déposé leurs armes, c’est un  paradoxe ! C’est une honte. La seule interrogation dans cette fameuse prise d’otage est celle de savoir, pourquoi Séléka a seulement retenu ses ministres et  relâché les autres ? Le maintien de ces 5 ministres donne lieu à une autre tension. Nous demandons aussi à la Séléka de respecter les accords de Libreville », ont réagi les banguissois.

 

 

 

 

 

RCA : dissensions au sein de la coalition Séléka

 

http://www.lavoixdelamerique.com    18.03.2013

 

Ce désaccord a débouché sur la prise en otage de cinq ministres issus de la rébellion. Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Léon Diberet, le directeur général de la police centrafricaine Henri Wanzé- Linguissara, le comforce  de la FOMAC, le général Jean Félix Akaga et ses éléments présents hier à Sibut.


Les journalistes et les autres membres de la mission conduite par  Noël Léonard Essongo, émissaire du Président Denis Sassou Nguéssou, médiateur dans la crise centrafricaine ont failli également être maintenus à Sibut, n’eut été l’intervention du ministre des Eaux et Forêts, Mohamed  Moussa Daffhane, un des leaders de la coalition Séléka.


Selon Michel Dotodjia Am Non Droko, le patron des rebelles de la coalition Séléka, ses éléments ont agi  de cette manière, pour mettre la pression sur le gouvernement centrafricain.

Il exige de ce fait, le strict respect des accords de Libreville.


Le général Essongo a affirmé pour sa part que tout a bien commencé, quand soudainement, les rebelles ont haussé le ton.


​Ils ont alors posé cinq points de revendications  entre autres leur  reversement dans corps des Forces Armées Centrafricaines FACA, avec leurs grades obtenus dans  la rébellion et  la question de l’aménagement technique.


Pour Zéneth Fulgence, coordonnateur de l’Observatoire National des Elections, il était judicieux d’inviter les rebelles pour des négociations à Bangui, car les rebelles présentaient déjà des signes d’agacement


Rappelons que les ministres pris en otages sont : le 1er vice premier ministre à charge de la Défense nationale Michel Dotodja Am Non  Droko, Mohamed Moussa Daffhane des Eaux et Forêts, Chasses et pêches,  Amalas Amias Haroun du Commerce et de l’Industrie, Herbert Djono Haba de la Géologie, des Recherches minières et de l’Hydraulique et Christophe Gaza- Mbéti de la Communication.


Reportage de José Richard Pouambi à Bangui

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 02:20

 

 

 

Entête Collectif Touche pas à ma Constitution

 

 

Fait à Dakar, le 18 Mars 2012

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N°21

 

Le collectif « Touche pas à ma constitution » tient à informer le coordonnateur et  partisans de la COCORA que conformément aux dispositions de l’Article 12 de la constitution Centrafricaine qui dispose :


Tous les citoyens ont le droit de constituer librement des associations, groupements, sociétés et établissements d'utilité publique, sous réserve de se conformer aux lois et règlements.

 

Les associations, groupements, sociétés et établissements dont les activités sont contraires à l'ordre public ainsi qu'à l'unité et à la cohésion du peuple centrafricain sont prohibés.


Ce qui justifie d’une part l’existence de la COCORA et d’autre part non, vu la nature des activités de  la COCORA (Irrigation des barrières illégales dans les quartiers de la capitale qui sont contraire à l’ordre public ainsi que la distribution des armes blanches aux jeunes Centrafricains les encourageant ainsi à démolir l’unité et la cohésion du peuple Centrafricain) qui viole l’alinéa 2 de l’article 12 de la constitution.

 

D’après Lévi Yaketé,  Coordonnateur de la COCORA: « Lorsqu’on active la flamme du nationalisme, c’est une flamme qui brille, qui brûle et qui ne s’éteint pas vite ! Et rien ne nous dit encore aujourd’hui que tout est fini ! Si le danger est loin de nous, ces barrières vont disparaître d’elles-mêmes ! »


Or la constitution prévoit qu’en cas de crise il est du ressort du Président de la République d’invoquer l’article 31 qui dispose: Le Président de la République peut, lorsque les circonstances l'exigent, après avis du Conseil  des Ministres, du Bureau de l'Assemblée Nationale et du Président de la Cour Constitutionnelle, proclamer l'état de siège ou d'alerte pour une période de quinze (15) jours. Ce délai ne peut être prorogé que par l'Assemblée Nationale, réunie en session extraordinaire avec ou sans quorum.


Sommes-nous en carence d’autorité compétente en la matière ?


Où on est-on avec l’autorité du chef d’Etat ? Est-ce la COCORA une volonté permissible ?


Le collectif invite M Lévi YAKETE à méditer la légitimité de sa milice en prenant connaissance de l’article 19 de la constitution qui dispose : La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par voie de référendum ou par ses représentants.

 

Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice ni l'aliéner.


Le collectif appelle les jeunes Centrafricains responsables de ces barrières illégales de les démantelé dans le plus bref délai car il incombe à la police et la gendarmerie de maintenir l’ordre et garantir la sécurité de la population pas à une tierce milice par conséquent nous demandons à la jeunesse de se mobiliser pour les élections législatives anticipée et un dialogue sincère avec tous les Centrafricains et rien qu’en Centrafrique, conditions sine qua none de retour d’une paix durable.


Nous invitons le Gouvernement d’union nationale tous les acteurs de la vie politique, la société civile et le Ministre de la  Sécurité, de l’immigration-émigration et de l’ordre public JOSUE BINOUA particulièrement de faire preuve de maturité afin de mettre fin à ces barrières illégales qui infestent et polluent  la ville de Bangui dans les plus brefs délais.


Le Centrafrique est un pays de droit régit par des textes juridiques. Alors nous invitons le Ministre JOSUE BINOUA et son département  dont la tâche incombe d’assurer la sécurité et l’ordre public de mettre un terme aux activités des miliciens de la COCORA (Ces barrières typiques à celles du Rwanda en 1994, Quelle avenir pour la jeunesse Centrafricaine ??), autrement le collectif va ester M Lévi YAKETE devant la Cour Pénale Internationale pour répondre de ses actes et le Ministre JOSOUE BINOUA  pour sa complicité (son silence approbateur). A ce jour le collectif dispose des preuves des machettes distribuées aux jeunes Centrafricains dans plusieurs quartiers de Bangui.

 

 

 

Ampliation :

Président de la République

La presse Centrafricaine

PM

Ministre de la Defense

Binuca etc.

 

  Le Coordonnateur-Général

                                                                                                                 Kenny ZOUNGARANI

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 19:00

 

 

 

combattants Séléka près de Damara

 

 

BANGUI Lundi 18 mars 2013 | 18:00 UTC (Xinhua) - Les rebelles de la coalition Séléka ont menacé de reprendre les hostilités, notamment de marcher vers Bangui, si le président de la République François Bozizé ne répond pas à leurs revendications dans un délai de trois jours. Une requête constituée de onze points a été établie par la rébellion.


Ces onze exigences ont été exprimées lors d'une mission du représentant du médiateur congolais, président Denis Sassou Nguesso et des ministres issus de cette rébellion à Sibut, une ville située au centre de la Centrafrique et sous contrôle de la Séléka.


Les éléments de la Séléka ont d'abord maintenu leurs leaders qui sont dans le gouvernement avant de poser ces conditions. Parmi les cinq ministres, on note le vice-Premier et ministre de la Défense nationale Michel Djotodia et celui de la Communication Christophe Gazam Betty, alors qu'ils se sont rendus dans cette localité pour sensibiliser leurs troupes sur le processus de désarmement et réinsertion.


Après la détention de leurs chefs, les rebelles ont soulevé certains points dans les textes des accords de paix de Libreville signés le 11 janvier qui, selon eux, ne sont pas respectés. Ils exigent l'application de ces textes, en premier lieu, ainsi que le retrait sans délai des troupes sud-africaines du territoire centrafricain.


En plus de ces deux exigences, les hommes de la Séléka appellent le pouvoir du président Bozizé à mettre un terme au massacre de leurs parents.


Le cinquième point de leurs revendications concerne le démantèlement des barrières illégales, érigées sur les artères de la capitale Bangui.


La sixième revendication porte sur l'arrêt des arrestations arbitraires qui selon eux se poursuivent encore. Ils demandent au point sept la libération de tous les prisonniers politiques, y compris ceux antérieurs à la crise actuelle.


L'indemnisation des éléments qui avaient aidé le président Bozizé à prendre le pouvoir en 2003 et qui se trouvent en ce moment dans ses rangs est le huitième point. Les rebelles insistent également sur la confirmation par décret présidentiel des grades qu'ils se sont donnés sur le terrain.


Les rebelles exigent aussi le recrutement de 2.000 d'entre eux dans l'armée nationale, qui se chargeront selon eux, d'assurer la protection des populations sur l'ensemble du territoire centrafricain. Au dernier point, ils refusent d'être cantonnés sur des sites proposés par la force multinationale, mais que le processus de désarmement et démobilisation se fera directement dans les villes qu'ils ont occupées.


Après la détention des leaders de la Séléka et le retour du représentant du médiateur à Bangui, aucune déclaration n'a été faite du côté gouvernemental. La psychose gagne du terrain parmi la population qui ne croit plus aux accords de Libreville comme issue de la crise.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:55

 

 

 

 

ambassade-RCA-Paris.JPG

 

 

LAmbassade, Haute Représentation de la République Centrafricaine auprès de la République Française, a lhonneur de porter à lattention de la communauté centrafricaine ce qui suit :

 

Le Comité de contrôle et de vérification des dossiers de demande de passeports biométriques centrafricains informe que les passeports délivrés à Bangui seront disponible à l’Ambassade à partir du vendredi 29 MARS 2013.


Les ayants droit pourront se présenter à la Chancellerie, munis d’une pièce d’identité ou une copie d’acte de naissance, ainsi que du récépissé « Souche Jaune » délivré lors du dépôt de la demande. 


En outre, une durée de quatre (4) jours est accordée aux compatriotes nayant pas pu déposer leur demande lors de la précédente mission.


Le calendrier de  la dernière mission en France se présente ainsi quil suit :

 


Vendredi 29 Mars, Samedi 30 Mars, Lundi 1er et Mardi 2 AVRIL 2013, aux heures d’ouverture de l’Ambassade.


L’Ambassade, Haute Représentation de la République Centrafricaine en France, saurait infiniment gré aux compatriotes pour leur promptitude habituelle.


Fait à Paris le 18 MARS 2013


Martial NDOUBOU


Chargé dAffaires a.i

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