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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 19:23

 

 

 

 

IDI-BOZIZE-Syrte-juil-09--1-.jpg

 

 

N’djaména 25 juin 2011 (C.A.P) De source proche de l'état-major de l'armée tchadienne, une opération de ratissage de grande envergure serait en cours depuis quelques jours sur le territoire centrafricain. Un bataillon motorisé et lourdement armé traquerait actuellement les rebelles et tchadiens et centrafricains dans les environs de N'délé et Birao, Il faut rappeler que la semaine dernière la CPJP de Abdoulaye Issène avait publié un texte par le biais de M. Bévarrah Lala faisant état de l'encerclement de leurs éléments par les armées tchadiennes et centrafricaines en dépit d'un accord de cessez-le-feu pourtant signé le 12 juin dernier

Notre source qui a requis l'anonymat, fait état de « l'arrestation de plusieurs bandits tchadiens immédiatement transférés à N'djaména où ils seraient actuellement détenus et activement interrogés». Cette même source fait aussi état de l'exaspération des plus hautes autorités tchadiennes devant l'incapacité chronique du pouvoir bozizéen à assurer pleinement la sécurité de la RCA.  

Cet agacement de N’djaména serait de plus en plus visible et s'étendrait également à ceux des Chefs d'état de la CEMAC qui n'ont cessé de chaperonner le général-président François Bozizé depuis sa rébellion jusqu'à sa prise du pouvoir par les armes avec la complicité active des  forces d'interposition et de paix  de la CEMAC.

Certains chefs politico-militaires centrafricains qui, imitant le général-Président Bozizé, ont choisi de puiser dans le grand réservoir à mercenaires qu'est devenu le Tchad voisin pour alimenter leur groupe militaro-politique en ressources humaines, hypothèquent ainsi les bonnes relations entre les deux peuples à terme et compliquent la gestion des flux migratoires entre les deux pays. Le droit de poursuite exercé par le président Déby Itno à l’encontre de ces mercenaires serait toujours en cours mais jusqu'à quand ? Nul ne saurait le dire, pas même Bozizé qui en est le bénéficiaire à court terme.

Une correspondance particulière de N’djaména pour CA.P

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 03:08

 

 

 

 

Bozizé Y

 

          Qu'ai-je fait au bon Dieu pour mériter de tels chiffres?


  
Pour des millions, la vie dans un état failli est une dose quotidienne de misère.


 
Par CAMERON ABADI  22 juin 2011


FSI 2011 RCA Rang: 8ème parmi les états défaillants


Les Occidentaux peuvent prendre leurs iPhones pour acquis à ce stade, mais en République centrafricaine, ils sont un luxe insondable. Même la technologie de base est incroyablement rare dans tout le pays: En 2008, selon l'UNICEF, seulement quatre des 100 résidents de la République Centrafricaine avait un téléphone.

 

 

Zéro sur 100 étaient des utilisateurs d'Internet. L'état ​​déplorable des infrastructures de communications du pays est le reflet des problèmes économiques plus larges que ce fléau, ainsi que l'échec du gouvernement central de faire des investissements productifs pour l'avenir.

 

La République centrafricaine ne consacre que 1,3 pour cent du PIB à l'éducation, de le mettre parmi les cinq derniers de tous les pays dans le monde.

 

En attendant, le gouvernement consacre 1,5 pour cent du PIB aux dépenses de santé. Il y a seulement un médecin pour 3.000 personnes, et un infirmier pour 1000. Près de 20 pour cent des enfants meurent avant 5 ans.


De http://www.foreignpolicy.com

 

NDLR : Voilà l’image de la honte que la RCA de Touadéra et Bozizé renvoie aujourd’hui au monde sans compter le triste spectacle des insurrections des populations pour réclamer de l’eau potable et du courant électrique. Ces chiffres et pourcentages parlent d’eux-mêmes et ne susciteront sans doute aucune réaction de la part de ces fameuses autorités de Bangui dont la seule réponse est de s’en prendre comme à leur habitude, aux fils du pays qui osent leur mettent sous le nez ces statistiques de la honte de notre République centrafricaine.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 02:52

 

 

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

 

 

Cette réflexion que nous voulons partager est celle d’un observateur avisé des processus électoraux en Afrique, mais puisera la quintessence de ses propos dans l’expérience centrafricaine, qui du reste et dans une certaine mesure, est similaire à la plupart des autres pays de la région.

Quand il ya quelques années, l’une des grandes figures politiques françaises clamait que «  la démocratie est un luxe pour les Africains », ses propos soulevèrent à l’époque un tollé général et d’aucuns y ont perçu des  relents racistes.

Mais en scrutant le chemin parcouru depuis, les faits semblent donner raison à cet homme et on serait tenté de les considérer comme prémonitoires.

Aujourd’hui nombreux sont les Africains, du moins ceux qui sont soucieux du devenir de leur pays qui s’interrogent, parfois se culpabilisent.

 Car, comment expliquer, que ce grand espoir dont les peuples nourrissaient, à juste titre, se transforme en un véritable cauchemar.

Comment expliquer que plus de trente ans après, les centrafricains fassent l’apologie d’un régime qui, en son temps, était voué aux gémonies et qui avait atteint   l’apogée de la bêtise humaine, car érigé en empire.

Oui c’est qu’i y a véritablement problème.

Mais disséquons les différentes étapes afin d’extirper les principales causes et éventuellement formuler quelques pistes de réflexion.

Après la chute du mur de Berlin et la célèbre déclaration historique de la Baule de F. Mitterrand instituant « une prime à la démocratie », et surtout devant la misère où les peuples croupissaient, un peu partout en Afrique francophone, s’est répandue comme une traînée de poudre un vaste mouvement de contestations populaires.

Des voix s’élevèrent un peu partout pour réclamer :

Le multipartisme ;

Des élections libres et transparentes ;

Des conférences nationales souveraines………

Ces différents mouvements ont abouti à ce qu’on pourrait appeler « une nouvelle ère » pour ces pays ; même si l’issue finale n’était pas de même facture.

En effet, la volonté populaire a eu raison de certains régimes, c’est par exemple le cas de la RCA, alors que d’autres, nonobstant l’ouverture démocratique, ont réussi à se maintenir au pouvoir.

            Dans le premier cas le peuple n’avait de cesse à crier victoire tandis que dans le second, il digérait un goût amer de défaite.

            Mais dans les deux cas, cette première décennie d’expérience démocratique aura été une grande déception pour tous les peuples.

En effet, les nouveaux arrivants finirent par montrer qu’ils n’étaient que des assoiffés de pouvoir en faisant, en matière de gouvernance, pire que leurs prédécesseurs ;  tandis que les anciens barons accrochés au pouvoir perpétuaient le même mode de gestion d’antan.

En clair, les aspirations profondes des larges populaires étaient leur dernier souci.

C’est ainsi qu’on allait assister à un désintérêt  total du peuple aux différents processus électoraux, les taux de participation aux consultations électorales n’excédant guère les 30%.

Les mêmes cause produisant les mêmes effets, de vives tensions éclatèrent un peu partout dans ces pays à telle enseigne que certains comme la RCA ont vu le processus démocratique interrompu par un coup d’Etat, dans d’autres pays, les régimes ont pu contenir les contestations.

Les élections n’intéressaient plus la majorité sauf dans des cas exceptionnels où le désir du peuple de voir le changement reprenait le dessus : Gabon, Togo…..

Pourquoi cette désaffection populaire quant à l’exercice du devoir citoyen que constitue le vote ?

Si l’on peut avancer, sans certainement se tromper, qu’elle est liée à la non appropriation encore moins à l’internalisation des principes fondamentaux qui régissent les élections par tous les acteurs au processus, il convient d’intégrer toute la  dimension socioculturelle qui n’est pas toujours en phase avec les exigences démocratiques.

Ainsi sous l’angle social, on peut relever un peu partout en Afrique, après deux décennies d’expérience d’élections multipartites :

Le facteur ethnique et régionaliste prend le pas sur le concept « nation » nécessaire à l’unité de tout un peuple. C’est ainsi que les différents candidats  (parti au pouvoir ou opposition) ont toujours fait le plein de voix dans leur région respective ou dans des circonscriptions où leur ethnie est majoritaire. L’heureux élu est celui qui arrive, généralement, largement en tête d’abord dans sa région et éventuellement dans certaines régions, sinon toujours second dans les régions où sont « les grosses pointures » natifs desdites régions. D’où un fort élan ethnique ou régionaliste qui sous-tend les élections en Afrique ;

Par ailleurs, quand on observe les élections législatives ou locales, on se rend compte que très souvent une circonscription donnée est constituée des membres d’un même clan ou d’une même ethnie, qui de tout temps, ont vécu dans une parfaite harmonie. Pour peu que deux ou trois membres de famille différente présentent leur candidature ; Celle-ci se traduit nécessairement par une fracture au sein du clan et/ou de l’ethnie, mettant ainsi en péril la cohésion de toute une communauté. Doit on, au nom d’une « démocratie mal maîtrisée » sacrifier le fondement de la société avec comme conséquence l’éclatement de la nation ?

Il convient aussi de relever que dans certains pays, dont la RCA, durant la législature ou pendant les périodes de campagne on remarque une recrudescence de décès soit des députés titulaires soit des candidats. Ce qui généralement entraîne une bataille rangée entre la famille du de cujus et celle des suppléants ou des autres postulants. Phénomène qui a comme conséquence de saper aussi la cohésion sociale. Des esprits cartésiens trouveront cette assertion d’obscurantiste, mais le but de cette réflexion est de relever tous les tabous qui sont de nature à écorcher sévèrement l’implantation de la démocratie dans nos pays ;

La mise en place des commissions électorales découlait du manque de confiance que les différents acteurs plaçaient dans les départements ministériels en charge des opérations électorales. Après deux décennies d’expérience pluraliste, les commissions électorales, quand bien même composées des représentants de toutes les parties prenantes au processus, sont partout « décriées ».. en Afrique. La question qui vient à l’esprit est celle de savoir quelle structure inventée à nouveau ?

Sous l’angle social

Comme relevé ci-haut, les différents acteurs de quelque bord où ils se trouvent dès l’accession au pouvoir essaient par tous les moyens de « tailler » les textes à leur mesure :

Ceux qui sollicitent le suffrage populaire mettent en place toute une armada de stratégie pour absolument gagner les élections. Celle-ci passe par la main mise sur les structures en charge de la gestion des élections, la manipulation du fichier électoral, l’achat des consciences des électeurs…….. ;

Très rarement la notion de « défaite » est intégrée dans leur approche à telle enseigne qu’on en arrive à des slogans du type «  on gagne ou on gagne » qui peut laisser pantois tout observateur avisé ;

Les projets de société et/ou les professions de foi sont très souvent des « copier/coller » alignant une litanie de promesses qui ne sont généralement pas en phase avec les réalités encore moins les potentialités du pays ;

Quant à l’électorat, étant à majorité analphabète, privilégie généralement dans son choix l’ethnie, la région, les subsides récoltés lors de la campagne et n’accorde aucune espèce d’importance aux projets de société et/ou à la profession de foi des candidats ;

D’ailleurs on observe de plus en plus, de nombreux jeunes et moins jeunes allant dans tous les meetings des différents candidats  en quête d’hypothétiques pécules et autres tee-shirt.  Et le jour du scrutin, la plupart reste terrer chez eux. N’a-t-on pas entendu en RCA, « On mange, on boit, mais on ne vote pas »

Sur le plan financier

L’organisation des élections est un acte de souveraineté au niveau d’un Etat et à ce titre il lui appartient de l’assumer totalement. Or d’une manière générale et eu égard à la situation de trésorerie de la plupart des Etats, le processus électoral a souvent été financé par les partenaires extérieurs.

L’impression qui se dégage est celle qui constituerait à dire surtout aux partenaires occidentaux « comme c’est vous qui nous avez imposé la démocratie, financez la…. »

Tels sont, brièvement relevés, les facteurs bloquants d’une implantation véritable et par delà de la consolidation de la démocratie dans nos différents pays.

Tout en rappelant que les élections ne constituent qu’un des piliers de la démocratie, étant bien entendu que celles-ci doivent déboucher sur une bonne gouvernance politique, économique, sociale et culturelle sous-tendue par  une réelle volonté patriotique doublée elle-même d’un sens élevé de l’intérêt général, nous osons formuler ci-dessous quelques pistes de solutions qui pourront être enrichies par des échanges et/ou des études plus approfondies.

Il convient tout d’abord de relever qu’on ne saurait exiger de nos pays de s’ériger, en deux décennies, au même niveau de la démocratie que ceux qui ont mis deux siècles, sans d’ailleurs parvenir à une démocratie parfaite si tant est qu’elle existe.

En tenant compte du constat dégagé ci-dessus et sans vouloir dépouillé le peuple de la seule arme dont il dispose pour sanctionner ou récompenser ceux qui, grâce à son choix, ont la lourde responsabilité de conduire sa destinée ; l’heure est certainement venue pour que, très sereinement et en toute responsabilité, l’on repense le système électoral dans nos pays.

Quand on se réfère à l’histoire de nombreux pays qui ont, aujourd’hui, adopté le suffrage universel direct, on remarque qu’ils sont passés par plusieurs étapes.

Sans vouloir réinventer la roue, l’une des pistes de solutions pour des élections apaisées serait le système des grands électeurs à adapter aux réalités sociologiques de chaque pays.

Ainsi, tout citoyen en âge de voter sera appelé à exercer son droit civique au niveau de la base à savoir le choix du chef de village ou de quartier.

Cette option a plusieurs avantages :

le choix de l’électeur est plus réfléchi et plus responsable. En effet comme mentionné plus haut, le citoyen lambda n’assoit généralement pas son choix, pour un candidat à la présidence, sur des bases objectives, d’ailleurs n’ayant jamais été en contact avec un chef d’Etat. Alors qu’il portera une attention particulière quant au choix de son chef de village ou de quartier.

Ce système a aussi l’avantage de faciliter la mise en place d’un fichier électoral fiable. Une structure locale moins coûteuse peut avoir en charge l’enrôlement des électeurs. Ce qui éviterait les inscriptions multiples et/ou irrégulières dans la mesure où généralement les habitants d’un quartier ou d’un village se connaissent presque tous.

Le coût d’un tel système est peu élevé, l’Etat pourrait donc assurer les charges sans recourir aux partenaires extérieurs.

La seconde phase du processus serait celui qui consisterait à ce que les chefs de quartier et de village élisent les membres du conseil municipal de leur arrondissement ou de leur commune.

L’avantage de ces deux étapes est que le choix porterait plus sur des personnes qui présenteraient le profil de leader, de référence et surtout de modèle pour leur électeur dans la mesure où il s’agit plus d’une gestion de proximité du village, du quartier, de l’arrondissement, de la commune.

La troisième étape consisterait à ce que le collège des chefs de quartier ou village d’une circonscription, tout comme les membres du conseil municipal de ladite circonscription aient la charge d’élire leur député.

Enfin, le parlement ainsi constitué aura la lourde charge d’élire le Président de la République.

Comme il a été dit plus haut cette piste jette les bases d’une réflexion qui gagnerait à être approfondie en tenant compte des réalités socioculturelles de chaque pays et bien évidemment des désidératas de chaque peuple qui est seul souverain.

Le débat valait la peine d’être risqué,

Dès lors il est ouvert…………

 

                                                                            G. WAMOKOBOSSABI M.

                                                                   Observateur International des Elections

                                                                                     Le 23 Juin 2011

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 16:10

 

 

 

 

centrafrique

 

 

Bouar panse la plaie de son drame

Radio Ndéké Luka Vendredi, 24 Juin 2011 13:48

La population de Bouar (Nord-ouest) accepte de tourner la page du drame qu’elle a connu en début de cette semaine. « Le pardon et la paix », tel est le message apporté le 23 juin 2011, aux autorités locales ainsi qu’à la jeunesse de la ville de Bouar par le Chef d’Etat-Major des Forces armées centrafricaines (FACA), André Mazi.

André Mazi, porteur du message des autorités centrafricaines, intervenait au cours d’une réunion organisée à la Mairie de Bouar. « L’Armée existe dans le souci de sécuriser le peuple et de défendre le pays, et ne doit pas devenir son bourreau » a affirmé le Chef d’Etat Major de l’Armée centrafricaine. André Mazi a conclu en promettant que « les auteurs de ces actes odieux doivent répondre devant la justice ».

Les responsables de la jeunesse déplorent le mauvais comportement de certains éléments du 4e Bataillon d’Infanterie du Territoire (BIT4) de la ville de Bouar, « qui ne sont pas au 1er forfait ». Cependant, ils plaident pour la paix et redonne confiance aux FACA de « ne faire que leurs travails ».

Quant aux autorités locales de la ville de Bouar, elles demandent au Chef d’Etat-Major des FACA « d’installer un service de police militaire dans la ville afin de barrer la route aux bavures de certains de ces soldats véreux »

Toutes les entités de la société civile qui ont assisté à cette rencontre ont accepté de tournée la page des évènements et de tourner vers une paix durable, mais ont demandé aux militaires par contre de changer de comportement.

Le dimanche 19 juin, une simple bagarre avait dégénéré et entrainé le meurtre d’un jeune homme de 24 ans, tué par un militaire. Ce dernier avait assommé la victime avec une barre de fer. La population s’était alors soulevée. Pour disperser la manifestation spontanée qui avait suivi l’incident, des militaires avait tiré à balles réelles sur la foule. Bilan 3 morts et 2 blessés graves.

 

Un jeune blessé par balle à Bangui

Radio Ndéké Luka Vendredi, 24 Juin 2011 13:50

Incident en plein centre-ville à Bangui dans la journée du 23 juin. Un jeune commerçant a été atteint en pleine poitrine par une balle perdue tirée par un soldat.  La scène s’est déroulée devant le Tribunal de Grande Instance au moment où des prisonniers de la prison centrale de Ngaragba étaient conduits pour nettoyer les locaux. Un des prisonniers avait tenté de s’enfuir.

Selon des témoignages recueillis ce 24 juin par Radio Ndeke Luka, la balle n’a pas atteint directement la victime. « Le militaire, un élément de la garde républicaine, a cherché seulement à empêcher le fuyard de s’évader en tirant à balle réelle. La balle a atteint un vieux bâtiment et a fait un ricochet pour toucher le jeune homme en pleine poitrine », a affirmé un témoin de l’évènement.

La victime a été aussitôt transférée à l’hôpital communautaire de Bangui, pour y recevoir des soins. Le prisonnier qui tentait de s’évader, a été finalement arrêté par les passants puis reconduit à la prison. Le militaire a quant à lui été mis sous les verrous et transféré dans les locaux de la gendarmerie pour audition.

 

NDLR : Pendant que le chef d’Etat-major des FACA tente d’éteindre le feu à Bouar, un autre incendie se déclare après lui à Bangui où il faut aussi une Police militaire pour s’occuper de tous ces soldats délinquants qui font n’importe quoi avec leur Kalachnikov en bandoulière dans la ville parmi la population.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 15:34

 

 

 

Ban Ki moon

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 24 Juin 2011 13:44

Le secrétaire général de l’ONU vient de publier, un rapport sur la RCA. Un rapport dont les conclusions et les recommandations indiquent que l’absence de l’opposition politique au sein des institutions démocratiques, depuis les élections de 2011, « nuit sérieusement au processus de réconciliation nationale en Centrafrique ».

Dans ce rapport, Ban Ki Moon félicite toutes les parties prenantes d’avoir organisé avec succès les élections présidentielle et législatives et d’avoir assuré leur déroulement dans un climat pacifique. Mais il ajoute que pour permettre le développement durable et sans exclusive de la République centrafricaine, il est essentiel que le pays se dote de solides institutions démocratiques au sein desquelles les représentants des diverses communautés, tirant parti de la richesse et de la diversité de leurs points de vue, peuvent travailler ensemble à l’édification de la nation. « L’opposition politique doit y trouver sa place et avoir la liberté de s’y exprimer pour contester la politique du Gouvernement dans le respect de la moralité et de la légalité ».

L’ONU demande déjà de tirer les enseignements des élections de 2011. Pour cela, mentionne le rapport, « il faut remédier sans délai aux irrégularités et aux faiblesses relevées par les observateurs nationaux et internationaux, et appliquer les recommandations de la Cour constitutionnelle. La création récente d’un organisme professionnel, permanent et autonome, rattaché à la Commission électorale indépendante, constitue une avancée encourageante dans ce sens ».

Le SG de l’ONU encourage les autorités à s’atteler à l’organisation des élections municipales, première étape importante dans la poursuite du processus de démocratisation, de décentralisation et de rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays. Il importe selon lui, que « le Gouvernement renforce l’état de droit et la sécurité dans toutes les régions, ce qui permettrait d’établir un environnement stable et démocratique propice au développement économique ».

Bien que le mandat du Comité de suivi ait expiré, toutes les recommandations formulées au cours du dialogue politique sans exclusive n’ont pas été mises en œuvre. Il faut que le Président Bozizé et son nouveau gouvernement « continuent de s’attacher à mettre fin aux dissensions nationales et à réunifier le pays. J’encourage le nouveau Gouvernement à hâter l’application de l’ensemble des recommandations issues du dialogue politique sans exclusive ».

Ban Ki Moon appelle une nouvelle fois le Gouvernement et les groupes politico-militaires à faire avancer le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration, en vue de rétablir la stabilité et de favoriser le relèvement de l’économie du pays. Avant de passer à un processus rigoureux de désarmement et de démobilisation, il est indispensable d’obtenir des précisions sur les ressources nécessaires à l’heureux aboutissement du processus de réintégration. En tant que partie intégrante du processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration, « la stratégie de réintégration se doit d’être infiniment crédible aux yeux des groupes politico- militaires en répondant à leurs attentes et à celles des groupes de population touchés par le conflit, en particulier ceux qui sont sous la menace de rebelles nationaux ou étrangers, de bandits, de contrebandiers et de la LRA ».

Le désarmement, la démobilisation et la réintégration doivent également être assortis et accompagnés d’une réforme profonde du secteur de la sécurité dont l’objectif est de fournir aux forces de défense et de sécurité les moyens et les compétences dont elles ont besoin pour remplir leur mission de protection de la population centrafricaine. « Cette action doit être menée indépendamment de l’appartenance ethnique et permettre de protéger le pays de la menace des rebelles nationaux et étrangers, des bandits, des contrebandiers et de la LRA ».

La culture de la corruption inquiète l’ONU. Le rapport invite le Gouvernement à  prendre d’importantes mesures pour lutter contre cette « entrave majeure au développement socioéconomique à tous les niveaux et décourage l’investissement à même de le soutenir ». Mais ce qui est encore plus important, c’est de s’attaquer rigoureusement à la culture de l’impunité, génératrice d’atteintes aux droits de l’homme.

Enfin le texte exhorte le Gouvernement centrafricain et l’Assemblée nationale à arrêter et à adopter le texte final révisé du Code de la famille, qui viendra renforcer le respect des droits des femmes. Le Gouvernement et les groupes politico-militaires à élaborer et à mettre en œuvre leur propre plan d’action pour mettre fin au recrutement et à l’emploi d’enfants soldats.

 

NDLR : Il est temps que les Nations Unies se rendent compte des conséquences du hold-up électoral de Bozizé lors des dernières élections du 23 janvier 2011. Bozizé et son KNK ont tout fait pour réinstaurer le parti unique dans le pays. L’opposition avait pourtant tiré la sonnette d’alarme depuis longtemps mais personne pas même la communauté internationale n’avait voulu l’écouter. Aujourd’hui, les Nations Unies se rendent tardivement à l’évidence mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. Elles doivent continuer à mettre le maximum de pression sur Bozizé qui reste désespérément autiste et sourd à tout ce qu’on lui préconise comme solution de sortie de crise. S’agissant du DPI, c’est Bozizé qui a systématiquement d’appliquer comme il se devait la feuille de route et les principales recommandations du DPI. Il a délibérément choisi de les ignorer et d’en faire à sa tête en formant un prétendu gouvernement d’union nationale à sa manière composé de personnes débauchées à gauche et à droite pour en arriver à son grossier hold-up électoral dont les fâcheuses conséquences sur le plan du recul et du déni démocratique sont aujourd’hui étalées devant le monde entier. C’est lui seul qui doit être rappelé à la raison.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 01:39

 

 

 

 

Claude-Richard-Gouandja.jpg

 

                    Claude Richard Gouandjia ici à gauche

 

 

Le samedi 18 juin 2011, le ministre de la sécurité publique, de l’émigration-immigration a présidé une réunion avec les opérateurs économiques libanais en son cabinet. Il était question pour le membre du gouvernement de toucher du doigt les différents problèmes auxquels sont confrontés les responsables des sociétés de la place dont l’épineux problème du racket.

Dans son intervention, le ministre de la sécurité publique, de l’émigration-immigration, Claude Richard Gouandjia a précisé le bien-fondé de sa démarche. Celle-ci consiste, comme il est de coutume, à s’entretenir avec les opérateurs économiques qui constituent les poumons de développement afin de leur garantir une paix sociale car il n’y a pas développement sans la paix ni la sécurité. Pour cela, il faut une sécurité et un ordre public confiants, dynamique et forts, seul gage pour défendre les intérêts meubles et immeubles des hommes et femmes d’affaires nationaux ou étrangers qui veulent s’installer en Centrafrique pour apporter leur contribution tous azimuts dans l’œuvre de reconstruction du Centrafrique a-t-il précisé.

Le ministre de la sécurité publique a rappelé avec amertume les moments tumultueux que notre pays a vécus par le passé.

Il a reconnu que beaucoup d’opérateurs économiques ont perdu leurs biens meubles et immeubles par la faute de certains Centrafricains avides de pouvoir. Fort de tout ce qui précède, le gouvernement ne ménagera aucun effort pour garantir une paix sociale et commerciale attrayante pour tout opérateur économique qui veut investir, qu’il soit Centrafricain ou étranger. Il n’y a pas d’investissement sans garantie sécuritaire. Pour cela, le ministre Claude Richard Gouandjia a martelé qu’il est engagé à garantir leurs intérêts par tous les moyens légaux que leur confèrent les institutions. Il leur a posé la question de savoir quelles sont leurs préoccupations de l’heure pour qu’il puisse y faire face sans complaisance. Est-ce avec l’Etat que nous sommes, est ce avec les forces de l’ordre que nous gérons ? Nous sommes à l’écoute.

Le ministre de la sécurité publique est allé droit au but en soulignant qu’il lui a été sifflé à l’oreille que de nombreux fils du pays se passant pour des gendarmes ou des policiers sillonnent les sociétés dans le but de racketter les responsables. Parfois ils menacent les opérateurs économiques en donnant les noms de hautes personnalités de ce pays ou en brandissant leurs cartes professionnelles pour leur faire peur juste pour obtenir de l’argent etc… Il est instruit de tout cela et le Président de la République n’a jamais toléré de telles pratiques qui n’ont pour seul but que de ternir l’image de notre pays.  N’a-t-il pas dit que la récréation est finie ? Il n’y aura pas de demi-mesure pour les abus d’autorité exercés pour ces fils égarés auprès des opérateurs économiques encore moins auprès des commerçants libanais qui offrent et qui continuent d’offrir des opportunités à la population centrafricaine, ce dont nous sommes reconnaissants. Toutefois, le ministre a signifié à ses interlocuteurs qu’il leur sera présenté à temps opportun lorsque les besoins se feront sentir, d’apporter leurs concours moral et matériel comme ils le font déjà en tant que Centrafricains à part entière pour les uns et ceux qui ont accepté volontairement de prendre la nationalité centrafricaine pour les autres.

Le ministre Claude Richard Gouandjia a conseillé à ces opérateurs économiques de désigner leurs représentants pour la facilitation de l’information. En réponse, ils ont dit au ministre que pour l’heure les tracasseries ne manquent jamais. Pour une première prise de contact ils n’ont pas beaucoup de chose à dire mais dans l’ensemble ils ont exprimé leur regret par rapport à la question de la nationalité centrafricaine qu’ils obtiennent difficilement quand bien même beaucoup d’entre eux sont nés ici. Le ministre les a rassurés qu’il serait leur fidèle porte-parole auprès du Président de la République. Toutes les grosses pointures de la colonie libanaise en Centrafrique présentes à Bangui ont pris part à cette réunion.  

Le Citoyen n° 3643 du 20 juin 2011

 

NDLR : On pourrait facilement se laisser prendre aux bonnes intentions et à la démarche de ce ministre de Bozizé qui n’est autre que celui là-même qui avait créé à la veille des dernières élections, la tristement célèbre association politique « BOZIZE DOIT RESTER » en abrégé BDR. Il s’était particulièrement enrichi par le racket des sociétés de téléphonie, notamment Télécel, et la spoliation des revendeurs grossistes de cartes de crédit téléphoniques prépayées. C’est en révélant son manège malhonnête que Centrafrique-Presse s’était attiré les foudres de Claude Richard Gouandjia, à l’époque tout puissant agent de renseignement patenté de Bozizé au tristement célèbre Bureau National de Documentation(BND). Il avait tenté en vain de financer sur le web auprès de certains sites centrafricains qui avaient refusé ses offres, une vile campagne de dénigrement du Directeur de publication de Centrafrique-Presse.

On se souviendra que ce même Claude Richard Gouandjia avait aussi orchestré entre temps une mensongère campagne dans la presse nationale tendant à accuser les plus hautes autorités de Brazzaville et  de la France de chercher à renverser Bozizé du pouvoir.

 C’est ce même Gouandjia qui, devenu aujourd’hui ministre de la sécurité, de l’émigration-immigration de Bozizé qui l’a ainsi récompensé pour services rendus, vient tenter de faire croire qu’il va mener le combat contre les racketteurs des commerçants libanais. C’est sans doute l’hommage du vice à la vertu mais personne ne peut prendre un tel personnage au sérieux. Ses propos devant les commerçants ici rapportés par notre confrère signifient plutôt que ce ministre veut lui-même être le seul à opérer le racket de ces Libanais qui eux à leur tour les feront payer la note en bout de chaîne aux consommateurs centrafricains qui dépendent et continuent malheureusement de dépendre d’eux. Au demeurant, ces derniers ont clairement fait comprendre à Gouandjia que leur souci de l’heure n’était pas le racket mais la trop longue durée de leurs démarches pour acquérir la nationalité centrafricaine. Autrement dit, le ministre est hors sujet puisqu’il les a réunis pour poser un faux problème.  

Une phrase du ministre mérite quelques commentaires. Il a en effet déclaré : « beaucoup d’opérateurs économiques ont perdu leurs biens meubles et immeubles par la faute de certains Centrafricains avides de pouvoir ». De quels Centrafricains s’agit-il si ce n’est de son patron Bozizé lui-même dont les nombreuses tentatives de s’emparer du pouvoir par la force des armes ont mis la RCA à feu et à sang, occasionné des tueries, des destructions massives du faible tissu économique du pays. De quel avide de pouvoir veut-il parler si ce n'est du même Bozizé ?   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 23:50

 

 

 

Wade et son fils

 

  Emeutes à Dakar contre la tentation monarchique de Wade

 

AFP-23/06/2011 à 21:17 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a décidé jeudi "de retirer" son projet controversé de réforme constitutionnelle sur l'institution d'un "ticket présidentiel", à huit mois de la présidentielle, qui a mis son régime face à une contestation d'ampleur marquée par des violences.

Le retrait du texte a été annoncé aux députés en fin de journée par le ministre de la Justice, Cheikh Tidiane Sy, après des échanges souvent houleux entre les députés et de longues heures de heurts entre manifestants opposés au projet et forces de l'ordre à travers Dakar.

Le président Wade "a pris en considération vos préoccupations", il "a pris bonne note" de toutes les réactions et "il m'a chargé de retirer ce projet de loi", a déclaré le ministre Sy, suscitant des applaudissements nourris dans l'hémicycle où les parlementaires étaient réunis depuis le matin en séance plénière.

Il avait aussi "reçu des messages de partis et de chefs religieux", a précisé Cheikh Tidiane Sy, l'air grave.

Le projet de loi avait été adopté en Conseil des ministres le 16 juin, à huit mois de l'élection présidentielle de février 2012, à laquelle Abdoulaye Wade, 85 ans, est candidat.

Dans sa version initiale, le texte visait à modifier la Constitution pour permettre aux Sénégalais d'élire simultanément, dès 2012, un président et un vice-président sur la base d'un "ticket" qui, pour l'emporter, pouvait ne recueillir au premier tour que 25% des suffrages exprimés.

Ce minimum de voix pour une victoire au premier au premier tour était parmi les dispositions les plus décriées par les opposants au projet. Jeudi matin, à l'ouverture de la séance plénière, le ministre Sy avait annoncé que M. Wade avait décidé d'abandonner cette disposition pour conserver dans le projet la majorité absolue (50% plus une voix) comme minimum pour emporter l'élection au premier tour.

Pour ses détracteurs, à travers cette initiative, Abdoulaye Wade, arrivé au pouvoir en 2000, entendait se faire réélire avec peu de voix pour ensuite céder le fauteuil à son fils et "super" ministre, Karim, 42 ans.

Le texte sur le "ticket présidentiel" a mis le régime de M. Wade face à une contestation d'ampleur jamais égalée depuis onze ans.

Plusieurs manifestations, certaines marquées par des violences ont été enregistrées mercredi et jeudi. Les protestataires se sont faits entendre jusque dans le camp du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) et de ses alliés.

Des députés de la majorité avaient clairement indiqué leur refus de voter pour le texte. Et peu avant l'annonce du retrait du projet de loi, le chef du groupe parlementaire de la majorité, Doudou Wade, avait interpellé le ministre de la Justice sur la violente contestation du texte.

"Je voudrais que vous répondiez à toutes ces personnes qui ont dit qu'il y avait des problèmes dans ce texte et que la paix au Sénégal valait plus que ce texte", a-t-il lancé au ministre.

Les manifestations de jeudi ont fait plusieurs blessés, sans qu'il soit possible jeudi soir d'en établir un bilan global. Des journalistes de l'AFP ont décompté au moins six blessés aux abords ou à l'intérieur de l'Assemblée: un gendarme, un policier et quatre manifestants.

L'Agence de presse sénégalaise (APS, officielle), de son côté rapporté qu'un de ses journalistes "a dénombré dix blessés, dont un officier de police dans les manifestations" devant l'Assemblée nationale.

Autre blessé: une figure de la société civile, Alioune Tine, président de la Rencontre africaine des droits de l'Homme (Raddho), à la pointe de la contestation contre le projet de réforme constitutionnelle.

Il se trouvait en compagnie de l'ancien ministre des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio lorsqu'il a été attaqué par des présumés hommes de main d'un responsable du parti présidentiel, d'après la Raddho et le porte-parole de M. Gadio.

M. Tine "a été blessé et a été admis aux urgences" dans un hôpital proche de l'Assemblée, a précisé à l'AFP Iba Sarr, de la Raddho. M. Gadio en est sorti indemne, d'après son porte-parole Jean-Louis Corréa.

Des manifestants en colère ont pris pour cible des édifices publics ou symboles du pouvoir, des domiciles de responsables de la majorité présidentielle. Manifestations et interventions de forces de l'ordre ont fait ressembler Dakar par endroits à une ville morte, avec des services publics à l'arrêt, des transports perturbés, des commerces et boutiques fermés, sans piétons, marchands ambulants et véhicules qui se disputent habituellement les rues.

La France et les Etats-Unis avaient émis des réserves sur le projet de réforme.

"Les Etats-Unis sont préoccupés par le fait qu'une loi constitutionnelle, qui modifierait de façon aussi fondamentale le système utilisé pour élire le président du Sénégal depuis cinquante ans, ait été proposée sans faire l'objet d'un débat approfondi, significatif et ouvert", selon un communiqué de l'ambassade américaine à Dakar.

Paris s'est également dit "surpris" que la réforme constitutionnelle "n'ait pas été précédée d'une large concertation".

 

NDLR : Cette tentation de succession monarchique à laquelle veut succomber aussi Bozizé en Centrafrique doit être sévèrement mise en échec par les peuples.

 

 

Location de centrale de 50 MW : la BOAD accorde un prêt de 12 milliards

Dakar, 23 juin (APS) - La Banque ouest africaine de développement (BOAD) a accordé au Sénégal un prêt confessionnel de 12 milliards de francs CFA pour la location et l’exploitation d’une centrale clé à main de 50 MW fonctionnel dans deux mois, annonce le ministère chargé de l’Energie.

Cette centrale qui est constituée de groupes conteneurisés fonctionnant au fuel lourd de puissance unitaire de 1,5 MW, vient s’ajouter au 50 MW de location, signale la même source, dans un communiqué.

Le conseil d’administration de la BOAD qui s’est tenu mercredi à Dakar a également accordé un prêt de 10 milliards de FCFA à SENELEC, la société publique d’électricité, destiné au volet "transport-boucle 225 KV" du Plan TAKKAL.

‘’Le Sénégal devrait par ailleurs obtenir un financement de 35 milliards de FCFA du Fonds de développement de l’énergie (FDE) dont le conseil d’administration se tient vendredi prochain en marge du conseil d’administration de la BOAD’’, poursuit le texte.

Le FDE, signale-t-on, est créé par les Institutions communautaires (BCEAO, UEMOA et BOAD-agent d’exécution). Il a pour vocation de soutenir le redressement du secteur de l’énergie des pays membres.

Le Sénégal avait déjà obtenu l’aval du conseil d’administration du Fonds, en novembre 2010, pour le financement de la boucle 225 KV pour 35 milliards.

‘’Afin de renforcer rapidement ses capacités de production électrique, le Sénégal a demandé au fonds une réaffectation de ce financement pour réaliser l’acquisition d’une centrale conteneurisée de 70 MW d’où la nécessité de l’aval du conseil d’administration du vendredi’’, pour le communiqué.

‘’Les 10 milliards qui restent sont accordés au Sénégal dans le cadre du soutien du FDE pour l’année 2011. Ils sont destinés à financer la boucle 225 KV’’, indique le communiqué du ministère sénégalais de l’Energie.

Le Plan TAKKAL avait bénéficié, rappelle-t-il, le 27 mai dernier d’une enveloppe de 40,5 milliards de FCFA accordé par le conseil d’administration de l’Agence française de développement (AFD) la mise à niveau des capacités énergétiques au Sénégal.

‘’Le financement de l’AFD est destiné à la réhabilitation de toutes les centrales de la SENELEC et à l’achat de compteurs intelligents.’’

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 23:25

 

 

 

RCA-Chine.jpg

 

 

Par Zhang Weixing,

le 23/06/2011 à 17:52 (Xinhua) - La recherche constante de l'amélioration des conditions de vie de la population et l'esprit d'égalité entre les hommes constituent les fondements du Parti communiste Chinois (PCC), a déclaré l'ambassadeur de Chine en Centrafrique, Sun Haichao jeudi à Bangui, à l'occasion d'une rencontre avec les cadres du parti travailliste KNK (parti au pouvoir en RCA), en marge des festivités du 90eme anniversaire du PCC.

"Il faut édifier le parti pour l'intérêt public et gouverner pour le peuple. Le Parti communiste chinois maintient fermement le principe qui recommande d'exercer le pouvoir pour le peuple, prendre à coeur ses préoccupations et travailler dans son intérêt'', a relevé le diplomate chinois pour expliquer l'origine de la révolution chinoise avec les exploits du PCC.

Sun Haichao a expliqué que dans son ambition de maintenir la stabilité sociale au peuple chinois, le PCC s'efforce également d'harmoniser l'intensité des réformes, le rythme de développement et la capacité d'adaptation de la société au nouveau système de manière à assurer à la population une vie paisible, à la société un ordre stable et au pays une paix et une sécurité durables.

Dans le cadre des relations avec les pays du monde et surtout l'Afrique, le diplomate chinois a réitéré que la politique étrangère de la Chine prônée par le Parti communiste est le respect de l'indépendance des autres, à travers un "partenariat gagnant-gagnant". "Le Parti communiste chinois est d'avis que tous les pays, sur le plan politique, devraient se respecter et discuter d'égal à égal afin de favoriser ensemble la démocratie des relations internationales. Sur le plan économique, ils devraient coopérer pour une complémentarité mutuelle et veiller à faire évoluer la mondialisation économique dans un sens favorable à l'équilibre des forces, des bénéfices généralisés et gagnant-gagnant", a-t-il fait remarquer.

Selon Sun Haichao, "la Chine est le plus grand pays en développement" et "l'Afrique est le continent avec la plus grande concentration de pays en développement. Leur population réunie représente plus d'un tiers de la population mondiale". C'est pourquoi la Chine n'hésite pas, malgré ses propres défis de développement, à appuyer les pays africains. Parmi les actions de soutien à l'égard de la République centrafricaine, il a cité l'annulation d'une partie de la dette de la RCA, la formation des cadres centrafricains en Chine, la construction des infrastructures.

© Chine Nouvelle

 

NDLR : C’est franchement affligeant de constater que le Parti communiste chinois soit incapable de distinguer entre les valeurs du vrai travaillisme qui méritent effectivement respect et le pseudo travaillisme du KNK de Bozizé davantage destiné à illusionner son entourage, amuser la galerie et opprimer son peuple. Ce travaillisme de Bozizé ne mérite aucune considération. Est-ce à cause du pétrole centrafricain dont Bozizé a choisi d’en confier l’exploitation à la Chine que celle-ci par gratitude, lui fait autant de courbettes ? Ce n'est pas faire preuve de solidarité avec les peuples africains en lutte pour le developpement de leurs pays et contre la pauvreté que soutenir leurs pires bourreaux comme le dictateur sanguinaire François Bozizé en Centrafrique qui pétend par pure démagogie faire du travaillisme.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 23:11

 

 

 

afrique

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 23 Juin 2011 13:37

Depuis Janvier 2011, la République Centrafricaine n’a plus de représentation diplomatique en Côte d’Ivoire. L’Ambassade  est fermée et le  personnel  est revenu à Bangui des suites de la crise politique postélectorale dans le pays. Les expatriés centrafricains en Côte d’Ivoire, font face de plus en plus aux problèmes de délivrance  de papiers administratifs et d’authenticité des documents.

A l’heure actuelle, 75 Centrafricains qui sont en Côte  d’Ivoire ont opté pour un retour volontaire et la procédure de rapatriement est en cours. "Toutes les grandes écoles ont repris mais les étudiants ont de sérieux problèmes pour entrer en possession des documents leur permettant de poursuivre leurs études. Ils ont aussi besoin des documents de certification de leur papier", a affirmé Bernard Wagramalet expatrié centrafricain en Côte  d’Ivoire, joint au téléphone par Radio Ndeke Luka.

En plus de cette difficulté énoncée, il ajoute que les membres de la Commission électorale indépendante n’ont pas encore reçu leurs indemnités de prestation de service pour les élections présidentielles du 23 janvier dernier.

Bernard Wagramalet est l’invité de l’émission Le Centrafricain de la Diaspora. L’intégralité de cette interview sera diffusée le dimanche sur Radio Ndeke Luka.

 

NDLR : En réalité, cette ambassade n'avait d'ambassade que le nom et était en fait fermée depuis lontemps, incapable qu'elle était de faire face matériellement à un certain nombre d'obligations minimales d'une représentation diplomatiique digne de ce nom. La longue et grave crise qu'a connue l'Etat ivoirien lui-même n'a rien arrangé dans tout cela.

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 16:23

 

 

 

 

Touadéra Faustin

 

 

400 milliards de CFA à la RCA, promesse ou engagement ?

Radio Ndéké Luka Jeudi, 23 Juin 2011 13:36

Les bailleurs de la République Centrafricaine lui ont-ils effectivement promis 10 millions de US (400 milliards de francs CFA) ? S’agit-il d’un engagement ferme ? Il est presque difficile de répondre à ces questions. En tout cas, aucun chiffre n’a été communiqué mercredi 22 juin 2011, par le Premier ministre Faustin Archange Touadéra avec sa suite, de retour de la table ronde de Bruxelles sur le pays.

A-t-il ainsi désavoué le ministre du développement rural Fidèle Ngouandjika, par ailleurs porte-parole du gouvernement centrafricain ? Car, Ce dernier avait confirmé  il y a 5 jours à la clôture des travaux le 17 juin, sur les ondes de Radio Ndeke  Luka, que la RCA recevrait de ses partenaires, 400 milliards de francs CFA.

Faustin Archange Touadéra a déclaré à son retour à Bangui, mercredi 22 juin, que le montant annoncé engageait la responsabilité de ceux qui l’ont indiqué. S’agit-il d’un désaveu de son porte-parole ? On peut le penser. Le Premier Ministre a ajouté devant les journalistes qui l’interrogeaient : « il y a eu des annonces fermes et engagements qui tiendront compte des programmations de ces institutions. Nous sommes très satisfaits du niveau de participation de nos partenaires, notamment l’Union africaine. Elle a d’ailleurs présenté les performances du pays et a plaidé son appui auprès des bailleurs ».

Des sources proches du cabinet de la primature ont affirmé la tenue urgente d’une conférence de presse pour dévoiler les résultats de ces assises en faveur de Centrafrique.

Signalons que cette table ronde a été inscrite dans le cadre de la 2ème génération du document de réduction de la pauvreté axée sur le développement du monde rural et l’agriculture comme moteur de la croissance pour la réduction de l’extrême pauvreté en Centrafrique.

 

NDLR : Le montant de 400 milliards de FCFA de promesses des donateurs à Bruxelles est sorti de l’imagination du porte-parole du gouvernement et est visiblement démenti par Touadéra qui lui, se contente seulement de parler « du niveau de participation de nos partenaires, notamment l’Union africaine ». Mais à ce que l’on sache, l’Union Africaine dont le président de la Commission il est vrai, était présent à Bruxelles, n’est pas un bailleur de fonds. Elle a juste « plaidé son appui auprès des bailleurs » comme le reconnaît Touadéra lui-même habituellement muet comme une carpe. Il est donc clair qu’au-delà des contorsions langagières des dignitaires du pouvoir, absolument rien de concret n’est sorti de la table ronde de Bruxelles car les conditions ne permettaient pas qu’il en sorte quelque chose de bon pour la RCA. Le reconnaître et le dire n’est pas comploter contre la RCA comme l’affirment les griots du régime. Le DSRP tel qu’il est géré en Centrafrique est juste un écran de fumée destiné à berner les pauvres Centrafricains qui n’ont plus que leurs yeux pour pleurer sur leur triste sort.  

 

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