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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 16:45

 

 

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Slate.fr 14/02/2011

Ancienne colonie espagnole, la Guinée Equatoriale semble désormais plus proche des Etats-Unis —du moins en affaires, si l’on considère les récentes découvertes de gisements de pétrole qui font le bonheur de nombreuses compagnies américaines.

Des notes diplomatiques publiées le 10 février 2011 par le quotidien espagnol El Pais révèlent que «l’ambassade a pour objectif de réaffirmer la position des Etats-Unis et d’éviter que d’autres pays occupent les espaces stratégiques en Guinée Equatoriale».

L'administration Obama a exigé en 2009 une étude approfondie de ce pays «isolé et mal compris» afin de redéfinir sa politique envers le gouvernement d’Obiang. Les câbles diplomatiques rapportent cependant une continuité dans les échanges: la préoccupation des droits humains au second plan. Pour El Pais:

«Ce petit pays est important pour les Etats-Unis, et leur relation aspire à se renforcer avant les considérations sur le respect des droits humains qui, toujours selon les diplomates américains, entravent le rythme des relations diplomatiques de Malabo avec Madrid et Paris».  

Un télégramme du 13 mars 2009 revient sur la «préoccupation des droits humains» tout en insistant sur le fait que la Guinée Equatoriale «va vers une meilleure gestion des finances publiques, un objectif auquel contribue l’appui américain». Selon ce même télégramme, seules les ONG sur place et la presse espagnole sont responsables de la mauvaise réputation du pays en terme de respect des droits fondamentaux.

En matière de corruption, la Guinée Equatoriale se situe au 168e rang mondial (sur 178) d’après le classement 2010 de l’ONG Transparency International. Pourtant, l’ambassade américaine reconnaît brièvement «quelques preuves  qui montrent que la corruption est en baisse».

Parallèlement, un câble daté du 30 mars 2009 assure qu’en «moins d’une génération, un des pays les plus pauvres du monde est en train de devenir l’un des plus riches». En effet, entre 1999-2009 le PIB du pays a été multiplié par 10. Une croissance économique exceptionnelle impulsée par la découverte du champ pétrolier Zafiro en août 1996.

Pourtant, il semblerait que la répartition des richesses en oublie certains, puisque l’Indicateur de développement humain du pays (IDH) demeure au 118e rang mondial (sur 182). Et d’après l’institut universitaire de statistiques Perspective, la période 2002-2006 a enregistré une chute de 48% sur la part du PIB consacrée aux dépenses de santé publique.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 16:42

 

 

Boutef.jpg

 

Slate.fr 14/02/2011

Soumises à une pression internationale depuis 48 heures, les autorités algériennes n'ont pas l'intention de céder.

Habituellement très discret, Mourad Medelci, le ministre des Affaires étrangères algérien, est sorti de son bureau pour tenter de réagir à la pression internationale accrue depuis le rassemblement de l'opposition du 12 février. Un mouvement qui a été réprimé par la police.

La communauté internationale réagit

Il y a deux jours en effet, au soir des manifestations réprimées à Alger, alors qu'un député français exigeait de Sarkozy de condamner «fermement les dérapages du régime de Bouteflika», le président du Parlement européen a critiqué «le maintien de l'état d'urgence». Il a demandé la libération de tous les prisonniers politiques. Le 13 février, Barack Obama annonçait qu'il allait suivre la situation de près, en prévision de la prochaine marche de l'opposition, prévue pour le samedi 19 février: 

«Nous réaffirmons notre soutien aux droits universels du peuple algérien, y compris les droits de réunion et d'expression. Ces droits s'appliquent sur Internet.»

Le même jour, ce fut au tour du chef de la diplomatie allemande d'interférer dans le débat: 

«Nous condamnons toute forme de recours à la violence», ajoutant, sans voile, «nous sommes, en tant que démocrates, du côté des démocrates. Je l'ai déjà dit en ce qui concernait la Tunisie et l'Égypte.»

Puis, en direction de l'Algérie:

«Je le redis maintenant en allusion à d'autres pays».

Le régime d'Abdelaziz Bouteflika, coincé entre deux feux, intérieur et extérieur, a immédiatement réagi. Il a annoncé par la voix de son ministre des Affaires étrangères sa décision de «lever l'état d'urgence dans quelques jours». Une déclaration qui fait suite à la promesse du président Bouteflika faite il y a deux semaines, au lendemain des émeutes nationales de janvier 2011.

Le but: désamorcer les pressions de l'opinion nationale et internationale. Même si l'argumentaire de Medelci reste très léger, d'abord avec le classique «l'Algérie n'est ni la Tunisie ni l'Egypte», ensuite avec un mépris mal placé, en dénigrant des partis d'opposition présents à la marche. Il souligne que leurs scores électoraux «stagnent depuis des années». Contrairement à celui de Bouteflika, qui se rapproche à chaque scrutin du 100%.

De l'énergie à revendre

Le régime algérien, dirigé par un vieux briscard de la politique internationale —Bouteflika était déjà ministre des Affaires étrangères à 24 ans, à la fin des années soixante—, est fort, dans le sens où il a résisté à toutes les crises. Emeutes d'octobre 88, terrorisme des années 90, les crises internationales, les guerres avec le voisinage et le dangereux pourrissement de la situation sécuritaire au Sahel.

L'Algérie «digne et forte», pour reprendre le dernier slogan de campagne du président Bouteflika, dépense une énergie considérable à contrer toutes les manœuvres internationales et à déjouer calculs et stratégies de l'opposition interne. Mais elle dépense aussi de l'énergie tout court, étant le 14e producteur de pétrole et le 4e exportateur mondial de gaz naturel.

Et c'est grâce à ces ressources que les menaces extérieures risquent d'être sans effet, particulièrement de la part des Etats-Unis dont la politique d'approvisionnement énergétique dépasse largement les intérêts purement éthiques sur l'imposition de la démocratie partout dans le monde.

Les Etats-Unis ont lâché l'Algérie

Sauf qu'il y a un malentendu: en 2009, afin de s'assurer du soutien des Etats-Unis pour sa troisième réélection, le président Bouteflika avait promis d'aller plus loin dans le partage des hydrocarbures. Il avait ainsi concocté une loi privatisant une grande partie des de ces ressources au profit des grosses compagnies pétrolières américaines —pratiquement le seul secteur où elles sont présentes en Algérie.

Pour ce faire, il s'était rapproché de Chakib Khelil, un Algérien possédant la nationalité américaine et présent dans le domaine énergétique aux Etats-Unis. Chakib Khelil, ministre de l'Energie, surnommé le «Derrick US» à Alger, avait fait passer cette loi au Parlement dès 2010. Mais sous la pression de l'opinion interne, scandalisée par ce bradage du patrimoine national, et l'intervention expresse d'Hugo Chavez (à la tête du Venezuela), le président avait fait marche arrière. Il a annulé cette loi qui privait les générations futures du seul capital national que possède l'Algérie.

Depuis, les Américains ont perdu confiance en Bouteflika, roublard et changeant. Ils ne le soutiennent plus —ce dont le président algérien est parfaitement conscient. Mais la bataille est rude. Car le pétrole est d'abord une arme énergétique entre ses mains habiles : elle sert également à acheter un semblant de paix sociale au plan interne, contrairement à la Tunisie ou l'Egypte.

Bouteflika a des idées et du pétrole. Et il ne lâchera pas si facilement ses gisements.

Chawki Amari

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 16:00

 

 

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(MISNA) 11/2/2011   16.38 - De nouveaux combats entre militaires et rebelles de la Cpjp (Convention des patriotes pour la justice et la paix) auraient causé sept victimes, indiquent des sources de l'armée, précisant que les violences se sont vérifiées entre mardi et mercredi à Bria (Nord-est).

La Cpjp est l'un des rares mouvements rebelles à n'avoir jamais souscrit à un accord de paix avec le régime. Pourtant, l'opinion publique centrafricaine se montre plus intéressée aux polémiques relatives aux résultats de la dernière présidentielle qui, bien que la Cour constitutionnelle ne les ait toujours pas validés, confèrent la victoire au chef de l'État sortant, François Bozizé.

Pendant que l'opposition continue de contester la légitimité des résultats diffusés par la commission électorale – qui n'aurait procédé au dépouillement que de 75% du total des suffrages exprimés –, trois employés de l'organisme ont été arrêtés à Boganda (Sud) : ils sont accusés d'avoir manipulé les résultats des élections présidentielles et législatives du 23 janvier dernier.

 

 

 

Pénurie du sucre à Bouar pour impôts non payés

Radio Ndéké Luka Lundi, 14 Février 2011 13:24

La population de Bouar est privée depuis plus de 3 semaines du sucre, suite à la hausse du prix de ce produit de première nécessité qui est passé de 900 (environ 1,37 euros) à 1200 francs CFA (environ 1,82 euros) le paquet pesant un kilogramme.

La principale raison de cette pénurie, confirmée ce lundi 14 février 2011, par Vivien Kondo Tene, est que « son unique dépôt agréé qu’est la Centrafricaine du transport et des commerces (CENTRACO), n’a pas encore déclaré son chiffre d’affaires relatif aux lois de finances de l’année en cours ». Une situation précise-t-il, qui « va bientôt être décantée ».

Même son de cloche pour, Saint Clair Tongbo chef principal des impôts de la localité qui estime que « plus la pénurie perdure, plus la population en souffre ». Il faut signaler qu’une loi centrafricaine interdit toute importation frauduleuse du sucre étranger sur le territoire national.

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 15:55

 

 

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Ai-Gabon- Lundi, 14 Février 2011 10:31 -Dans son communiqué datant du 10 février dernier, le ministère de la justice, Garde des Sceaux,  par la voix de son conseiller en communication, Roger Mickala Manfoumbi , a déclaré que l’affaire de L’Union Nationale sera portée devant la Cour de justice de Libreville, le 17 février prochain.

Dans cette déclaration, le ministère de la justice a précisé les points suivants : le 25 janvier 2011, les responsables de l’ex-parti politique l’Union Nationale, en l’occurrence, André Mba Obame, Zacharie Myboto, Casimir OYE MBA, Paulette Missambo, Jean Eyeghe Ndong, Chantal Myboto, Pierre Marie Ngondjout, …ont rassemblé leurs militants et sympathisants et ce jour-là, Monsieur André Mba Obame s’est autoproclamé président de la République, a prêté serment devant témoins, notamment Monsieur Jules BOURDES OGOULIGUENDE, président de la République Gabonaise, après avoir formé et présenté un gouvernement.

Bien après cette manifestation, ils se sont réfugiés à la direction du Programme des Nations Unies pour le Développement. Les 27 et 28 janvier 2011, le procureur de la République a instruit les unités de police aux fins d’interpeller André Mba Obame et 19 autres personnes figurant dans son gouvernement, ainsi que les dirigeants de l’UN.

En outre, le 29 janvier et le 2 février,  des mouvements de protestations ont été observés entre Nkembo et Rio.

Ce sont autant d’éléments qui ont amené le gouvernement a accusé ces derniers de trouble à l’ordre public. Le ministère de la justice a par ailleurs  précisé qu’aucune autre procédure ne sera envisagée en dehors de celle engagée à Libreville.

AM, Ai-Libreville

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 00:36

 

 

Boz serment

 

Bozizé sera investi le 15 mars 2011

Radio Ndéké Luka Dimanche, 13 Février 2011 14:38

Le président de la République Centrafricaine François Bozizé, dont la réélection vient d’être prononcée par la Cour constitutionnelle, sera investi à la magistrature suprême de l’Etat le 15 mars 2011, date de sa prise de pouvoir par la force en 2003. L’intéressé l’a annoncé lui-même samedi 12 février dans un message radiotélévisé de remerciement à ses électeurs. Il a été réélu au 1er tour suite au scrutin du 23 janvier 2011 avec 64,37% des voix.

Dans son message, le Chef de l’Etat centrafricain a estimé que par sa réélection, « le peuple a saisi la nécessité dans une démocratie qu’il faut une harmonie entre les pouvoirs exécutif et le législatif ». Je mesure la lourdeur et la délicatesse de la tâche que vous m’avez confiée à travers mon programme de société dont vous êtes adhérés, et m’engage à honorer votre vote, a poursuivi Bozizé.

Le locataire du Palais de la Renaissance a encore indiqué « que les résultats de ces élections témoignent de la maturité politique des Centrafricains qui devraient désormais tourner la page de la haine, du règlement de comptes et des rancoeurs qui les soustraient de la dynamique mondiale ». Et François Bozizé de marteler que « l’heure est à la reconstruction et le rétablissement de l’unité nationale ternies par les crises militaro-politiques ».

S’adressant particulièrement à ses adversaires de l’élection présidentielle, le candidat du parti au pouvoir Kwa Na Kwa, « en appelle à leur sens patriotique pour préserver la paix. Nous ne sommes pas des ennemis, a-t-il ajouté,  mais des compatriotes ayant des approches différentes guidées par l’intérêt général ».

La seule réaction enregistrée à l’heure actuelle venant de l’opposition, près de 24 H après la proclamation définitive des résultats par la Cour constitutionnelle est celle de Simplice Kodégué, porte-parole du Groupe des Trois (Ange-Félix Patassé, Martin Ziguélé et Emile Gros-Raymond Nakombo déboutés samedi de leur recours en annulation du scrutin. Il a annoncé une rencontre des trois candidats lundi 14 février pour déterminer la conduite à tenir. En attendant, « le peuple devrait avoir un sens des responsabilités et rester serein pour attendre un conduite à tenir que le groupe indiquera ».

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 00:20

 

 

manif CFC France 9

 

Bozize-degage.jpg

 

Pendant que la Cour constitutionnelle de Bangui commettait sa forfaiture en confirmant la prétendue élection dès le premier tour de la présidentielle du 23 janvier 2011, une importante manifestation de protestation contre le hold-up électoral de Bozizé à l’appel des partis de l’opposition que sont le MLPC, le RDC et le CRPS a réuni plus Centrafricains de la diaspora et se tenait samedi 12 février 2011 Place du Palais Bourbon à Paris devant l’Assemblée nationale française. De par les banderoles arborant des slogans de dénonciation de la mascarade et du hold-up électoral de Bozizé, la manifestation a attiré la curiosité et l’attention de plusieurs députés français présents dans les parages.

Voici quelques slogans déployés lors de la manifestation de protestation organisée par les partis politiques et la diaspora centrafricaine à paris le samedi 12/02/2011

 

slogan-manif-opposition-12-fev-2011.jpg

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 23:37

 

 

Bozize KNK

 

13 février 2011

Juliette Abandokwe

Le 23 janvier dernier, le peuple centrafricain s'est rendu aux urnes, pour soi-disant choisir son prochain dirigeant. On connait la suite.

La Cour Constitutionnelle à Bangui a débouté le 12 février, de manière très hâtive et expéditive, la demande d'annulation du scrutin du 23 janvier dernier, faite par le groupe des trois candidats perdant face à Bozizé, soit Patassé, Ziguélé et Nakombo. Le hold-up des plus hautes instances de l'Etat continue, et toujours dans un silence terrible...!

L'impunité à l'état pur, au nez et à la barbe du monde entier.

Voilà donc ce qu'une partie de la diaspora centrafricaine a réussi à faire à Paris ce samedi 12 février...

http://www.youtube.com/watch?v=HwJal8X0Ca8&feature=player_embedded

http://www.youtube.com/watch?v=tAKajOrtH9A&feature=player_embedded#at=21

Un vrai cri du coeur, venant d'un petit groupe faisant écho à un peuple de Centrafricains de moins de 4 millions d'âmes, dont moins de 1 600 000 électeurs, qui ont "voté" dans un climat de violence psychologique et de terreur, comme ils connaissent déjà. Beaucoup d'électeurs se sont d'ailleurs vu priver de leur droit déposer leur bulletin à la dernière minute par des stratagèmes divers et très grossiers. 

« Un OUI n'a de sens que si celui qui le prononce, a la capacité de dire NON » disait Lamine Gueye. Or la volonté de dire NON très évidente du peuple Centrafricain, quelque soit l'alternative choisie, a été violée et écrasée comme un cafard par les bottes d'un pouvoir et son clan profondément indécent et complètement illégal dans toutes ses moindres activités.

Où sont les autres Africains...!?

Les élections en Centrafrique du 23 janvier dernier ont été les premières des 18 élections qui se passeront en Afrique cette année! 

Les manigances graves du scrutin par le pouvoir de Bozizé et sa clique sont intolérables. Ces manigances font partie du paquet de la promotion d'Omar Bongo, qui disait qu'on n'organise pas les élections en Afrique, pour les perdre ensuite". Nous sommes donc devant une immonde moquerie totale du peuple Centrafricain et Africain, puisque sans une once de doute, la plupart des homologues de Bozizé vont vouloir faire la même chose cette année. 

Après avoir vu les Tunisiens et les Egyptiens, aucun Africain n'a le droit de baisser les bras. 

Tous les Africains désireux de voir des changements en terme de lutte contre l'impunité et le pillage de biens publics par un clan, doivent très clairement se positionner. 

Les "gendarmes de l'Afrique" doivent absolument être privé de la justification de valider la "réélection" de François Bozizé de son assise sur son butin de guerre!

Il est donc vivement recommandé que les chefs de mouvement x, y ou z, fasse une déclaration publique et officielle concernant ce qui se passe aujourd'hui à Bangui, comme cela s'est fait pour la Côte d'Ivoire, la Tunisie et l'Egypte. 

Car aujourd'hui c'est eux, mais demain ça sera vous. 

Soutenons le peuple Centrafricain, car il en a besoin, et il le mérite.

A bon entendeur!

Juliette Abandokwe

 

Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des de gens de bien. - Edmund Burke

__________________________________________

 

AUJOURD'HUI C'EST AUJOURD'HUI

www.juliette.abandokwe.over-blog.com

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 15:01

 

 

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Radio Ndéké Luka Dimanche, 13 Février 2011 14:45

Deux travailleurs expatriés de Médecins Sans Frontières (MSF) Espagne enlevés le 30 janvier dernier à la frontière entre la Centrafrique et le Tchad ont été libérés jeudi dernier 10 février 2011. La nouvelle de leur libération a été rendue publique seulement samedi.

L’annonce de la libération des deux humanitaires a été faite sans aucun commentaire sur les conditions de cette libération.  Il faut simplement rappeler que 8 membres du MSF Espagne dont  6 centrafricains étaient en mission dans le Nord du pays à bord d’une voiture fin janvier 2011. Le 30 janvier dernier, les huit membres de l’équipe avaient disparu. Deux jours plus tard, la voiture était retrouvée dans la même zone avec seulement les six nationaux. C’est finalement le 10 février que les 2 ressortissants espagnols ont été libérés dans la même région.

Selon plusieurs sources, ces fonctionnaires du MSF Espagne auraient été enlevés par les éléments de la rébellion de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), mécontents de l’arrestation d’un des leurs par la brigade de Bossembélé. La Gendarmerie de Bossembélé contactée  a confirmé l’arrestation de M. Alexis Orongbondi, combattant de l’APRD.

Alexis Orongbondi est à ce jour à la Brigade de Bossembélé. La Gendarmerie  explique qu’il est « mis à la disposition du procureur pour les dispositions pratiques ».

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 01:08

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 12 Février 2011 15:02

La Cour Constitutionnelle vient de débouter ce samedi 12 février 2011, les candidats malheureux à la présidentielle du 23 janvier dernier, suite à leur plainte déposée contre le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), Joseph Binguimalé, pour l’annulation du scrutin.

Il s’agit d’Ange Félix Patassé candidat indépendant, Emile Gros Nakombo du Rassemblement Démocratique (RDC), et Martin Ziguélé du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Tous se sont opposés aux résultats provisoires de ces élections proclamés par la CEI.

Selon Marcel Malonga, président de cette Cour, dans un rapport lu par le greffier en chef, sur la forme de la plainte, « les requérants n’ont pas joint les pièces à conviction pour étayer leurs argument et éclairer la lanterne de la Cour ».

Sur le fond, poursuit Malonga, les éléments fournis par la défense de ces candidats et examinés par la Cour, « ne peuvent nullement entraîner l’annulation de ces élections ».

A titre d’exemple, ajoute Malonga, « la défense desdits candidats n’a pas respecté le délai de 3 jours prescrit par le code électoral au sujet d’un recours en annulation des élections. Pour preuve, les plaintes sont parvenues à la Cour les 6, 9, et 10 février, au lieu de 3 jours après la publication des résultats provisoires par la CEI ».

Pour la défense de ces candidats représentés par maître Albert Panda, qui a souhaité le report du verdict de cet examen pour une discussion minutieuse, la décision de la Cour « est une surprise. Eu égard aux éléments versés au dossier par les plaignants », martèle la défense, « la Cour a fait preuve d’un examen hâtif pour rendre sa décision ».

 

Centrafrique : La cour constitutionnelle déclare élu le candidat Bozize avec 64,37%

Ai- Rca- Samedi, 12 Février 2011 14:58 - La cour constitutionnelle de la République Centrafricaine présidée par le Magistrat Marcel Malonga a tenu le 12 février  son audience publique pour se prononcer sur les recours en annulation de l’élection présidentielle du 23 janvier 2011.

 Lesquels recours ont été introduits par les 3 candidats à l’élection présidentielle.

Le conseil des trois candidats malheureux  a déposé les 6, 9 et 10 février 2011 une plainte contre le ministère de l’administration du territoire et la Commission électorale indépendante (CEI) en vue de l’annulation de ce scrutin auprès de la greffe de la cour constitutionnelle

Les requérants , dans leur recours en annulation se sont basés, selon eux,  sur  les fraudes massives organisées par le candidat François Bozize lors du déroulement du scrutin , le non -respect du code électoral qui s’explique par le non informatisation de liste électorale, la publication tardive des listes électorales et la nomination tardive des membres des bureaux de votes , l’irrégularité enregistrée lors du dépouillement des bulletins de votes dans les bureaux de vote , le manque d’indépendance de la commission électorale indépendante  et la disparition des 1262 bureaux de votes sur les 4618 déclarés par le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation

Après une série d’observations orales  faites et par le conseil des requérants (c’est-à-dire les trois candidats à l’élection présidentielle du 23 janvier 2011) et le conseil du candidat François Bozize pour soutenir en ce qui le concerne sa prétention, le président de la cour  constitutionnelle, le Magistrat Marcel Malonga, après lecture des  mémoires contradictoire enregistrés  à la greffe de la cour constitutionnelle a décidé :

Article 1er : la Cour Constitutionnelle est compétente.

Article 2 : les requêtes des sieurs Ange Félix Patassé Martin Ziguélé et Emile Gros Nakombo sont recevables

Article 3 : les requêtes des sieurs Ange Félix Patassé, Martin Ziguélé et Emile Gros Nakombo sont rejetés comme non fondés.

«  Inscrits 1 825 735 Votants 1 117 447, Votants par émargement 1 063 624, Votants par dérogation  53 823. Taux de participation 61,16%, Nombre total de bureaux de votes 4618 nombre total de bureaux de votes compilés par la cour 4049, taux de compilation 87,67% suffrages exprimés 1 116 661.

Nombre de voix obtenus par chaque candidat  Bozize François 718 801 soit 64,37%  Patassé Ange Félix 239 279 soit 21,43% Démafouth Jean Jacques 31 184 soit 2,79% Nakombo Emile Gros Raymond 51 469 soit 4, 61 % Ziguélé Martin 75 939 soit 6,80% ». a indiqué M Malonga.

Et de conclure : « Est élu le candidat ayant obtenu la majorité des suffrages exprimés au premier tour. Considérant que le candidat François Bozize a obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés en conséquence décide le candidat François Bozize est élu président de la république ».

La publication définitive des résultats de l’élection présidentielle du 23 janvier 2011 par la Cour Constitutionnelle a été  faite en présence de certains représentants des candidats.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Cette Cour constitutionnelle n'en est pas à son premier forfait. Les auteurs des recours en annulation ne se faisaient guère de toute façon, beaucoup d'illusion sur les chances que leurs requêtes puissent aboutir, cette Cour constitutionnelle ayant été soumise à Bozizé depuis belle lurette. On voit donc clairement apparaître ici les limites des suggestions de ceux qui sont toujours prompts à recommander le recours aux voies légales devant les juridictions compétentes. C'est tout simplement de la grosse couillonnade. Lorsqu'on a affaire non pas à des élections transparentes et crédibles mais à une mascarade électorale dont les résultats sont connus d'avance, le recours aux voies légales sert juste à prendre date hélas. Tout le monde sait que les pseudos résultats de cette prétendue élection sont sortis de l'imaginaire de ceux-là mêmes qui les ont attribués à qui ils veulent pour obtenir ce qu'ils veulent.    

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 00:49

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

12/02/2011 à 17h:13 Par Marianne Meunier Jeune Afrique

Le chef de l’État sortant, François Bozizé, est réélu dès le premier tour, selon les résultats définitifs de la Cour constitutionnelle. Le recours en annulation déposé par trois de ses adversaires est rejeté. Mais certains semblent prêts à composer avec lui. Le vainqueur va-t-il leur tendre la main ?

Pendant que certaines scènes africaines captivent le monde – la Côte d’Ivoire, la Tunisie, l’Égypte –, d’autres sont sans spectateurs. Figurant au palmarès de la pauvreté, secouée par des rébellions sporadiques depuis 2005, la Centrafrique appartient à la seconde catégorie. La joute électorale qui s’y est déroulée depuis le 23 janvier s'est tenue à huis clos. C’est que le vent de la révolution ne souffle pas sur le pays. François Bozizé, le président sortant, l’a emporté dès le premier tour avec 66,08 % des voix, a annoncé la Commission électorale indépendante (CEI), le 1er février. Son adversaire au second tour de la présidentielle de 2005, Martin Ziguélé, ne recueillait cette fois qu’un maigre 6,46 %. Entre les deux, l’ancien chef de l’État Ange-Félix Patassé, renversé par Bozizé en mars 2003, obtenait 20,1 % des suffrages. Émile Gros-Raymond Nakombo et Jean-Jacques Demafouth s’en tiraient avec respectivement 4,64 % et 2,72 % des voix. Le taux de participation s’élèvait à 54,01 % (soit 986 030 électeurs).

La Cour constitutionnelle a annoncé le 12 février les résultats définitifs en enregistrant des données de bureaux de vote écartées par la CEI, ce qui modifie à peine les scores : Bozizé recueille 64,37 %, Ziguelé 6,80 %, Patassé 21,41 %, Nakombo 4,61 %, Demafouth 2,79 %. L'opposition avait rejeté par avance les résultats et dénoncé de nombreuses « irrégularités ». Elle avait notamment affirmé que 1 262 des 4 618 bureaux de vote du pays n'avaient pas été comptabilisés, soit une occultation de 25 % des votants. Mais les recours en annulation du scrutin déposés par Ziguelé, Patassé et Nakombo ont été rejetés par la Cour constitutionnelle, après que trois membres de la CEI ont été arrêtés.

L'élection a été largement négligée par les observateurs internationaux. Seule l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) aura dépêché une équipe importante le jour J : trente personnes, qui ont toutefois renoncé à se rendre dans la moitié est du pays, jugée insuffisamment peuplée et trop dangereuse. Pour des raisons de sécurité également, l’Union européenne, qui a financé le scrutin à hauteur de 45 % et déploie souvent des missions pour les élections, s’est contentée de deux experts. « Il y a beaucoup de zones où nous n’aurions pu accéder, explique une source à Bruxelles, et nous n’aurions donc pas pu observer un échantillon suffisamment représentatif de bureaux de vote. » Mais la véritable explication, les diplomates occidentaux, empreints de commisération, finissent par l’avouer : la Centrafrique et ses 4 millions d’habitants n’est pas une priorité pour leurs pays.

Costume orange

Listes électorales incomplètes, affichage tardif, cartes d’électeur qui n’en sont pas : il y avait pourtant matière à observation, le 23 janvier. Aujourd’hui, ces irrégularités – dont certaines ont été relevées par l’OIF – n’inquiètent pas la majorité, qui se félicite de son score. « J’en suis très satisfait, dit Élie Oueifio, secrétaire général du parti au pouvoir, le Kwa na kwa [« Le travail, rien que le travail », NDLR]. Il entre dans la fourchette de nos prévisions. » Le résultat correspond au slogan que le candidat Bozizé, dans son costume orange – sa couleur de campagne –, a scandé lors de chacun de ses meetings : « Premier tour ! » « Je ne fais que me référer aux électeurs, c’est ce que dit le peuple », expliquait-il à J.A. l’avant-veille du vote.

Mais pour les candidats vaincus, ce n’est pas le peuple qui a parlé. « C’est un hold-up ! » s’exclamait déjà Patassé avant la proclamation des résultats définitifs. Rentré au pays en 2009 après six ans d’exil, l’ancien président prétend à la victoire. Il en veut pour preuve le succès de son « carnaval », le 21 janvier. Ce jour-là, plusieurs heures durant, il avait sillonné la capitale à bord d’un Hummer noir, une Bible à la main, pour saluer une foule nombreuse. « Le peuple s’est levé pour me soutenir, explique-t-il à J.A. J’ai gagné les élections. » Et de promettre une « démonstration mathématique ».

De son côté, Martin Ziguélé, qui avait obtenu 23,5 % au premier tour de la présidentielle de 2005 et avait affronté Bozizé au second tour, estime qu’on lui a « fabriqué un score ridicule pour pouvoir dire “Ziguélé ne vaut rien” ». Il se fonde notamment sur un tableau détaillé qui recense les irrégularités préfecture par préfecture. En 2006, cet ancien assureur a pris la tête du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), le parti fondé en 1979 par Patassé, dont il fut Premier ministre (de 2001 à 2003). Depuis lors, une question se posait : de facto chef de l’opposition, Ziguélé bénéficiait-il de l’absence de Patassé ? « Il est tout à fait plausible que Patassé m’ait pris des voix », reconnaît-il aujourd’hui.

Monochromie politique

La validation par la Cour constitutionnelle - à peu de choses près - des résultats annoncés le 1er février, induit un paysage politique monochrome. D’autant que les résultats des législatives, qui se sont également déroulées le 23 janvier, promettent eux aussi une vague orange à l’Assemblée nationale.

À 74 ans, Ange-Félix Patassé n’entend pas prendre le leadership de l’opposition. Malgré le recours en annulation qu'il a déposé, il joue le patriarche sage et rassembleur avec ses « enfants », comme il appelle les hommes politiques. Tout indique qu’il accepterait un poste taillé à la mesure de sa stature d’ancien chef d’État.

S’il dénonce aussi la « fraude », Jean-Jacques Demafouth n’a pas déposé de dossier devant la Cour constitutionnelle. Leader politique de la rébellion de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), il annonce que sa « mission va finir dans un mois » et ne cache pas son envie de participer à l’exercice du pouvoir. « On discutera », répond-il à la question d’une éventuelle main tendue par le chef de l’État.

Émile Gros-Raymond Nakombo se retrouve quant à lui dans une formation divisée. Une partie du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), créé par l’ancien chef de l’État André Kolingba (décédé en février 2010), a en effet rejoint la majorité.

Reste Ziguélé, qui entend continuer son « combat politique ». Mais son score de 6,80 % le marginalise. « L’opposition politique est réduite aux acquêts », analyse-t-il.

Bozizé se trouve face à une alternative : considérer ces appétits de toute nature dans un « idéal consensuel », selon l’expression de l’un de ses collaborateurs, en formant par exemple un gouvernement d’union nationale, ou les ignorer tout bonnement. Mais, avertit la même source, « l’humiliation ne pourrait que renforcer des positions belliqueuses ».

 

 

NDLR : Bozizé aura réussi le coup de faire valider par une Cour constitutionnelle à sa solde les "résultats" d'une parodie d'élection dont la préparation a été bâclée à dessein par une commission électorale  présidée par un nullissime incapable qu'il a imposé délibérément pour les besoins de sa cause et pour parvenir à la réalisation de ce hold-up électoral financé par des bailleurs de fonds totalement désintéressés de la RCA qui ont laissé faire. Il s'agit donc d'une victoire à la Pyrrhus qui n'est du goût de personne et n'augure rien de bon pour le pays.

Les Centrafricains auront toujours affaire aux mêmes et dures réalités qui ont pour noms, LRA, insécurité, famine, malnutrition infantile, VIH/SIDA, mortalité infantile, crise énergétique, problèmes de fourniture d'eau potable, barrières illégales de rackets des citoyens par les forces de défense et de sécurité, violations de droits de l'homme, exactions diverses de la garde présidentielle, spoliation de toutes sortes des citoyens, prédation à grande échelle des ressources minières du pays au profit des seuls membres du clan et de la famille Bozizé. Il ne faut point s'attendre à ce que ces choses changent bien au contraire. 

Comment expliquer que dans un tel contexte, quelques uns qui se disent de l'opposition veuillent discuter avec Bozizé ! De quoi vont-ils discuter ? Ce sont de tels comportements qui affaiblissent et fragilisent ladite opposition qui a malheureusement tardé à comprendre que Bozizé et son KNK la pressaient à aller non pas à des élections dignes de ce nom mais voulaient seulement se faire accompagner pour légitimer leur hold-up. Puisse-t-elle maintenant, cette opposition, savoir tirer sincèrement la leçon qui s'impose de ses errements et de son manque de lucidité.  

 

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