Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 01:36

 

 

 

Deby-idriss.jpg

 

 

 

Source : RFI   22 mars 2013

 

Le président tchadien et président en exercice de la CEEAC, Idriss Déby, affirme aujourd’hui que les accords de Libreville restent valables malgré l’offensive du Séléka qui est en cours. « Les accords de Libreville, quoiqu’il arrive, restent valable.

 

La transition doit se continuer. Le gouvernement actuel est issu d’un consensus » entre le Séléka et le gouvernement centrafricain, souligne-t-il, affirmant ainsi que « la Séléka n’a pas le droit de mettre en cause les accords de Libreville ou de violer ces accords ».

 

Concernant le rôle de la MICOPAX, il a expliqué que les militaires étaient présents « pour aider le gouvernement de la transition, dont la Séléka fait partie, à mettre en place l’accord. Il n’appartient pas à la force de la FOMAC de tirer sut tel ou tel côté ».

 

M. Déby avait averti en janvier dernier que la ville de Damara, que les rebelles auraient pris ce vendredi, était « la ligne rouge à ne pas franchir ».

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 01:18

 

 

 

Banki-Moon-mali-.jpg

 

Conseil S ONU

 

 


NEW YORK (Nations unies) AFP / 23 mars 2013 00h50- Le Conseil de sécurité des Nations unies a exprimé vendredi sa vive inquiétude face à l'avancée des rebelles de la Séléka en Centrafrique, et estimé que ceux qui étaient accusés d'exécutions ou de viols devaient être tenus responsables.


Dans un communiqué publié après une réunion d'urgence convoquée à la demande la France, le Conseil de sécurité a exprimé une vive inquiétude suite à des informations faisant état de l'avancée de groupes armés près de la ville de Bangui et de ses conséquences humanitaires.

 

Les membres du Conseil de sécurité condamnent toutes les tentatives visant à ébranler la stabilité de la république de Centrafrique.


Des responsables de l'ONU ont prévenu que les exécutions sommaires et les abus en matière de droits de l'Homme se généralisaient à mesure que les tensions s'intensifiaient entre les rebelles et le président François Bozize.


Les 15 pays du Conseil ont souligné que les personnes responsables d'abus, y compris de violences contre des civils, de torture, d'exécutions sommaires, de violences sexuelles ou contre des femmes, ou de recrutement d'enfants-soldats devaient être tenus responsables. La Centrafrique est membre de la Cour pénale internationale (CPI), qui juge les crimes de guerre.

 

Le Conseil a déjà appelé cette semaine les deux parties à respecter les accords de Libreville du 11 janvier 2013, qui avaient stoppé une précédente offensive de rebelles contre Bangui.

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a aussi appelé la Séléka à cesser immédiatement son offensive militaire et à respecter les accords de Libreville, a rapporté son porte-parole Martin Nesirky.



M. Ban réitère sa ferme conviction que l'usage de la violence et de la force militaire ne mèneront qu'à plus de souffrances et d'instabilité, a-t-il ajouté.


Les rebelles de la Séléka affirment être aux portes de la capitale Bangui, qui est protégée par une force militaire africaine.


Dimanche, la Séléka avait donné 72 heures au pouvoir pour respecter les accords de Libreville. Parmi les points d'achoppement figurent la libération de prisonniers politiques, la présence des troupes sud-africaines et ougandaises dans le pays et l'intégration des combattants Séléka dans l'armée.



(©) 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 00:00

 

 

 

combattants Séléka à Sibut

 

 

Le Monde.fr | 22.03.2013 à 17h51 • Mis à jour le 22.03.2013 à 22h58

 

Le traité de paix de Libreville qui avait mis un terme à la poussée des rebelles de la Séléka en direction de la capitale, Bangui, menaçant le pouvoir de François Bozizé n'aura tenu qu'un peu plus de deux mois. Vendredi 22 mars, des éléments de la rébellion ont forcé le dernier verrou militaire sur la route menant à Bangui, tenu jusqu'alors par des soldats tchadiens et gabonais de la force africaine de stabilisation.

 

La présidence de la république a démenti à la radio cette poussée rebelle : "Le verrou de la Ceeac [Communauté économique des Etats d'Afrique centrale] à Damara n'a pas sauté. Je viens au nom du président de la République demander aux habitants de Bangui de garder le calme, la tranquillité et de vaquer à leurs occupations. Ils ne doivent pas céder à la panique."


Mais le ministère des affaires étrangères français a annoncé vendredi soir que les rebelles centrafricains "ne seraient plus qu'à quelques kilomètres de Bangui". "Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter les populations civiles", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Philippe Lalliot.

 

Plusieurs témoignages recueillis par téléphone auprès d'habitants de la ville, et d'expatriés français confirment cette avancée. "L'ambassade de France nous a dit que les rebelles se trouvent à une vingtaine de kilomètres de la capitale", a témoigné un Français installé de longue date en Centrafrique.

 

FORCES MAL ÉQUIPÉES

 

 

"Ils nous ont conseillé de rester chez nous et de mettre nos voitures en panne. Les rebelles sont friands de 4×4", ajoute-t-il, décrivant des rues de Bangui désertée par la population.

 

Plusieurs barrages de l'armée et de la gendarmerie centrafricaines sont installés sur la route menant de Damara à Bangui. Mais ces forces centrafricaines sont notoirement mal équipées et peu efficaces. Elles avaient été balayées lors de la précédente offensive de la Séléka, à la fin de décembre et au début de janvier, dans le nord du pays. Les forces de la rébellion s'étaient arrêtées à 70 km de Bangui, dissuadées par le déploiement de plusieurs centaines de soldats étrangers. Paris avait ainsi envoyé en renfort environ quatre cents parachutistes pour protéger les ressortissants français. Environ deux cent cinquante soldats français sont stationnés dans la zone de l'aéroport, situé au nord de la ville.

 

Le Tchad voisin y avait également dépêché des troupes. Des éléments sud-africains avaient été appelés par le président François Bozizé dans le cadre d'un accord de défense. Ils sont aujourd'hui positionnés au nord de la capitale, près du "PK 12" (point kilométrique 12), qui est la véritable porte d'entrée de la ville. Enfin, la Fomac, constituée de Tchadiens, Gabonais, Camerounais et Congolais (Brazzaville) compte environ cinq cents soldats.

 

Malgré cela, la Séléka est donc repartie à l'attaque. Dimanche, la rébellion avait donné soixante-douze heures au pouvoir pour respecter les accords de Libreville du 11 janvier. Parmi les points d'achoppement figurent la libération de prisonniers politiques, la présence des troupes sud-africaines et ougandaises dans le pays et l'intégration des combattants de la Séléka dans l'armée.

 

Mercredi soir, le président Bozizé avait signé deux décrets portant sur ces revendications, et a notamment fait libérer "tous les prisonniers politiques et de guerre mentionnés dans les accords de Libreville". Un geste jugé insuffisant par le colonel Djouma Narkoyo, importante figure de la rébellion. Parallèlement à l'offensive sur Bangui, la rébellion a pris le contrôle, vendredi, de Bossangoa, importante ville de quarante mille habitants, dans le nord-ouest du pays.

 

Par Christophe Châtelot

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 23:16

 

 

 

Yangouvonda et Bafatoro en amoureux

 

Le début de la fin du règne de Bozizé?


http://www.slateafrique.com  

 

Le président centrafricain n'a toujours pas réagi à l'avancée des troupes rebelles vers la capitale.

 

Depuis le début d’après-midi du 22 mars, les nouvelles parvenant de Centrafrique disent toutes que les rebelles de la Séléka sont aux portes de Bangui.

 

Seulement,  François Bozizé, le président centrafricain resté «invisible» et «inaudible» depuis le début de l’attaque. Aucune déclaration de la part de celui dont les troupes rebelles exigent aujourd'hui, purement et simplement le départ.

 

Selon une source gouvernementale citée par RFI, il serait de retour dans son pays, après avoir effectué une visite-éclair en Afrique du Sud, comprenant une escale en Angola, afin de solliciter l'appui du président sud-africain Jacob Zuma.

 

Des troupes sud-africaines, constituées de 400 soldats, appelées par le président François Bozizé dans le cadre d’un accord de défense, sont positionnées au nord de la capitale, près du «PK 12» (point kilométrique 12) qui est la véritable porte d’entrée de la ville. Leur rôle est de protéger Bozizé en cas d’attaque des rebelles. 

 

 

 

Prendre Bangui risque de ne pas être si simple

 

http://www.slateafrique.com   22/03/2013 à 19:09

 

Les rebelles du Séléka devront encore affronter des forces postées autour et dans la capitale centrafricaine.

 

Avec l’avancée des rebelles du Séléka vers la capitale Bangui, le président François Bozizé est de toute évidence dos au mur. Si les forces armées centrafricaines, mal équipées et peu efficaces, n’ont pas pu stopper l’avancée des rebelles, il reste tout de même que le président Bozizé peut encore tenir, un moment, grâce à la présence aux portes de Bangui et à l’intérieur, de forces de la Cemac (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale),  qui fournit l’essentiel des troupes de la Fomac (Force multinationale d’Afrique centrale), des soldats sud-africains et d’un continent français. 


La Fomac est constituée de 500 soldats environ (Camerounais, Tchadiens et Congolais du Congo-Brazzaville). 400 soldats sud-africains sont  positionnés au nord de Bangui (à 12 km, véritable entrée de la ville). L'objectif manifeste est de protéger Bangui et le président Bozizé, même si l’accord de défense en vertu duquel ces forces sont présentes en territoire centrafricain prévoit simplement la «formation des soldats» de la RCA.

 

Puis, il y a les 250 soldats français  déployés dans la zone de l’aéroport de Bangui, toujours au nord de la ville. Seulement, comme le rappelle le site du quotidien Libération, «lors de la précédente offensive rebelle en janvier dernier, le président français François Hollande avait précisé qu’ils n’étaient là que pour défendre les «ressortissants et intérêts français».

 

Lu sur Libération

 

 

 

idriss_deby_0.jpg

 


19h30: « Les accords de Libreville, quoiqu’il arrive, restent valables. La transition doit se continuer. Le gouvernement actuel est issu d’un consensus », a déclaré Idriss Déby, président tchadien, en exclusivité à RFI. Le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), a également prévenu que « La Seleka n’a pas le droit de mettre en cause les accords de Libreville ou de violer ces accords. »

 

Interrogé sur la non-intervention des forces de la FOMAC, il a expliqué que ces troupes étaient présentes « pour aider le gouvernement de la transition, dont la Seleka fait partie, à mettre en place l’accord. Il n’appartient pas à la force de la Fomac de tirer sut tel ou tel côté », a-t-il déclaré, jugeant que « l’essentiel est que les accords de Libreville soient la base des négociations. »

 

En janvier dernier, Idriss Déby avait prévenu que la ville de Damara, dont les rebelles de la Seleka revendiquent la prise ce vendredi, était « la ligne rouge à ne pas franchir. »

 

 


Source: RFI

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 23:08

 

 

 

 

Djouma Narkoyo

Christian Djouma NARKOYO

 

 

Centrafrique les rebelles à quelques kilomètres de Bangui



PARIS AFP / 22 mars 2013 21h01- Les rebelles centrafricains ne seraient plus qu'à quelques kilomètres de Bangui, a indiqué vendredi le ministère français des Affaires étrangères, en appelant toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter les populations civiles.

 

Selon nos informations, les rebelles de la Séléka ne seraient plus qu'à quelques kilomètres de Bangui. Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter les populations civiles, a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay Philippe Lalliot.

 

Un message d'alerte a été adressé à nos compatriotes les invitant à restreindre leurs déplacements. Les Français sont invités à être attentifs aux messages communiqués par notre ambassade. Les dispositions relatives à leur protection seront adaptées en fonction de l'évolution des événements, a-t-il ajouté.

 

Un millier de Français, dont un tiers de binationaux, résident en Centrafrique, selon le Quai d'Orsay.

 

Quelque 250 militaires français sont actuellement stationnés dans le pays, selon la même source. Mais lors de la précédente offensive rebelle en janvier, le président français François Hollande avait précisé qu'ils n'étaient là que pour défendre les ressortissants et intérêts français.

 

Dimanche, la rébellion avait donné 72 heures au pouvoir pour respecter les accords de Libreville, signés le 11 janvier dernier.



Parmi les points d'achoppement figurent la libération de prisonniers politiques, la présence des troupes sud-africaines et ougandaises dans le pays et l'intégration des combattants Séléka dans l'armée.

 


Le Conseil de sécurité de l'ONU devait se réunir à partir de 19H00 GMT vendredi pour évoquer la situation.



(©) 

 

 

 

Centrafrique: les rebelles aux portes de Bangui

 

LIBREVILLE (AFP) - 22.03.2013 20:40 - Par Patrick FORT et Xavier BOURGOIS

 

Les rebelles centrafricains du Séléka qui ont forcé vendredi à la mi-journée le dernier verrou sur la route de Bangui, sont aux portes de la capitale "à quelques kilomètres", et l'attaque pourrait être imminente.

 

Les rebelles centrafricains du Séléka qui ont forcé vendredi à la mi-journée le dernier verrou sur la route de Bangui, sont aux portes de la capitale "à quelques kilomètres", et l'attaque pourrait être imminente.


"Nous sommes aux portes de Bangui. Je ne peux pas vous dire où, c'est un secret militaire de même que nos effectifs, mais Damara (75 km de Bangui, dernier verrou) est derrière nous. La dernière barrière, ce sont les Sud-Africains", a déclaré l'un des chefs militaires du Séléka Djouma Narkoyo, joint au téléphone depuis Libreville, affirmant toujours être "en progression".


Selon le ministère des Affaires étrangères français, les "les rebelles de la Séléka ne seraient plus qu'à quelques kilomètres de Bangui"


"Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter les populations civiles", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay Philippe Lalliot.


Sur le terrain, les rebelles affirment ne pas avoir rencontré de résistance des Forces armées centrafricaines (FACA): "Ils sont démoralisés. Les FACA ne peuvent plus combattre pour (le président François) Bozizé".


En début d'après-midi, l'un des porte-parole du Séléka, Eric Massi avait appelé depuis Paris "tout le monde, civils et militaires, au calme en attendant l'arrivée de nos troupes à Bangui, afin d'éviter des combats inutiles".


Les rebelles ont franchi Damara (75 km de la capitale) le dernier verrou avant Bangui vers 12H00 (11H00 GMT), forçant un barrage tenu par par la Force militaire des Etats d'Afrique centrale (Fomac), selon une source au sein de la Fomac.


"Il y a eu des tirs sans faire de blessés", n’a-t-elle précisé.


Toutefois, un porte-parole de la présidence centrafricaine a démenti à la radio nationale l'arrivée des rebelles demandant "aux habitants de Bangui de garder le calme, la tranquillité et de vaquer à leurs occupations. Ils ne doivent pas céder à la panique".


Le président Bozizé "est disposé à faire la paix et non à faire couler le sang. Il tend toujours la main au Séléka", a-t-il conclu.


Situation inquiétante

 

Le président centrafricain, arrivé au pouvoir par les armes en 2003, ne s'est pas prononcé. Selon l'opposition centrafricaine à Paris et de source aéroportuaire à Bangui, François Bozizé a effectué un voyage éclair en Afrique du sud, l'un de ses principaux soutiens, mais ce voyage n'a été confirmé ni par Bangui ni par Pretoria.


L'annonce de l'arrivée probable des rebelles a semé un début de panique dans Bangui.


Au port de Bangui, des "centaines de gens" tentaient de traverser le fleuve Oubangui pour rallier la République démocratique du Congo (RDC) voisine, à bord des pirogues qui font régulièrement la navette, selon un piroguier sur place.


Toutefois en fin d'après-midi, la situation s'était calmée, selon un habitant.

Des troupes sud-africaines, appelées par le président François Bozizé dans le cadre d'un accord de défense, sont positionnées à l'entrée nord de la capitale.


Interrogé par l'AFP, un porte-parole du ministère de la Défense sud-africain a réagi dans un langage diplomatique: "Notre opération reste la même. Nous sommes là pour nous protéger ainsi que notre équipement et faire en sorte qu'il ne tombe pas dans de mauvaises mains. Le mandat est le même: formation (des soldats centrafricains), comme le prévoit l'accord".


Le colonel Narkoyo a lui fait état d'une attaque par un "hélicoptère sud-africain". "Il a survolé notre position, ils nous ont tiré dessus mais il n'y a pas eu de victimes". Cette attaque n'a pas été confirmée de source indépendante.


Quelque 250 soldats français se trouvent actuellement à Bangui, dans la zone de l'aéroport, situé au nord de la ville. Mais lors de la précédente offensive rebelle en janvier, le président français François Hollande avait précisé qu'ils n'étaient là que pour défendre les "ressortissants et intérêts français".


Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a jugé "inquiétantes" les informations sur la situation et annoncé que des mesures seront prises pour protéger les ressortissants français.


Le Conseil de sécurité de l'ONU devait se réunir à partir de 19H00 GMT vendredi pour évoquer la situation.


Dimanche, la rébellion du Séléka avait donné 72 heures au pouvoir pour respecter les accords de Libreville, signés le 11 janvier dernier.


Parmi les points d'achoppement figurent la libération de prisonniers politiques, la présence des troupes sud-africaines et ougandaises dans le pays et l'intégration des combattants Séléka dans l'armée.


Parallèlement à l'offensive sur Bangui, la rébellion a mené vendredi une offensive sur Bossangoa, importante ville de 40.000 habitants dans le nord-ouest du pays, qu'elle affirme avoir prise. De source militaire centrafricaine, les combats se poursuivaient vendredi.


© 2013 AFP

 

 

Centrafrique: protéger les ressortissants

 

AFP Publié le 22/03/2013 à 19:31

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a jugé aujourd'hui "inquiétantes" les informations sur la situation en Centrafrique en marge d'une réunion avec ses homologues de l'Union européenne à Dublin, et annoncé que des mesures seront prises pour protéger les ressortissants français.


"Nous prenons des dispositions pour que, en tout état de cause, les ressortissants français soient protégés", a-t-il ajouté, sans donner de détails. Les rebelles du Séléka ont forcé vendredi à la mi-journée le dernier verrou sur la route de Bangui, avec l'intention d'entrer dans la capitale centrafricaine. Le Conseil de sécurité de l'ONU va se réunir à partir de 19heures ce soir pour évoquer cette aggravation de la situation.

 

 

 

Centrafrique: "Nous sommes aux portes de Bangui", affirme un chef rebelle


LIBREVILLE 22/03/2013 à 19h46 (AFP)  Les rebelles centrafricains de la coalition Séléka, qui ont annoncé vouloir prendre la capitale, sont "aux portes de Bangui" et affirment n'avoir devant eux que "la barrière" des soldats sud-africains, a affirmé à l'AFP à Libreville un des chefs militaires de la rébellion, le colonel Djouma Narkoyo.

 

"Nous sommes aux portes de Bangui. Je ne peux pas vous dire où, c'est un secret militaire de même que nos effectifs, mais Damara (75 km de Bangui, dernier verrou) est derrière nous. La dernière barrière, ce sont les Sud-Africains", a déclaré M. Narkoyo, joint au téléphone depuis Libreville.


Interrogé sur le moment où ils comptaient attaquer, le colonel Narkoyo a répondu: "C'est le programme de Dieu. On est en progression".


Il a précisé que les rebelles n'avaient pas rencontré de résistance des Forces armées centrafricaines (FACA): "Ils sont démoralisés. Les FACA ne peuvent plus combattre pour (le président François) Bozizé".


Ce chef rebelle a fait état d'une attaque par un "hélicoptère sud-africain". "Il a survolé notre position, ils nous ont tiré dessus mais il n'y a pas eu de victimes". Cette attaque n'a pas été confirmée de source indépendante.


Selon une source de l'opposition centrafricaine en France et aéroportuaire à Bangui, le président Bozizé a effectué un voyage éclair en Afrique du sud dans la journée.


 
Les rebelles, dont l'ultimatum au président Bozizé avait pris fin mercredi, demandaient notamment le respect des accords de paix de Libreville, le départ des troupes sud-africaines du pays et l'intégration des combattants Séléka dans l'armée. Ils ont lancé leur offensive vers midi, forçant le barrage tenu par la Force multinationale des Etats d'Afrique centrale (Fomac).

 
Ce barrage, à Damara, était considéré par les Etats d'Afrique centrale comme la "ligne rouge" à ne pas franchir par les rebelles.


Parallèlement à l'offensive sur Bangui, la rébellion a mené vendredi une attaque sur Bossangoa, importante ville de 40.000 habitants dans le nord-ouest du pays, qu'elle affirme avoir prise. Selon une source militaire centrafricaine, les combats se poursuivaient vendredi.

 

 

L’Union Africaine condamne l’offensive militaire des rebelles en République Centrafricaine

 

Addis Abéba, 22 mars 2013 : La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr Dlamini Nkosazana Zuma, est particulièrement préoccupée par la reprise des affrontements armés en République centrafricaine (RCA), qui remet en cause les progrès qu’avait marqués la signature des Accords de Libreville du 11 janvier 2013 négociés sous les auspices de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).


La Présidente de la Commission rappelle l’opposition ferme de l’UA à toute tentative de prise du pouvoir par la force et au recours à la rébellion armée pour faire valoir des revendications politiques. A cet égard, elle exprime la ferme condamnation par l’UA de la reprise des hostilités et demande instamment aux dirigeants de la Seleka de faire cesser immédiatement l’offensive en cours et de s’inscrire résolument dans une dynamique de règlement politique dans le cadre des Accords de Libreville. 

 

La Présidente de la Commission demande à tous les Etats membres de l’UA et aux partenaires internationaux d’œuvrer à l’arrêt immédiat des hostilités et d’envoyer un message de fermeté aux dirigeants de la Seleka quant à la nécessité de rechercher une solution politique, y compris en envisageant des sanctions et toutes autres mesures légitimes, et ce en appui à la légalité constitutionnelle et aux Institutions de la RCA.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 14:51

 

 

 

éléments-de-la-séléka-sur-la-route-de-sibut-le-18-mars-

 

 

RFI  vendredi 22 mars 2013

 

En Centrafrique, les rebelles de la Seleka ont forcé, ce vendredi 22 mars 2013, un barrage de la force africaine au nord de Bangui dernier verrou menant à la capitale. Une information relayée par la Fomac, la Mission militaire des Etats d'Afrique centrale. Dans la capitale centrafricaine, c'est l'inquiétude.

 

Ce matin, la Seleka a poursuivi son offensive en deux directions. Tout d'abord, les rebelles ont attaqué la ville de Bossangoa, le fief du président Bozizé, à 250 kilomètres de Bangui. Mais beaucoup plus préoccupant, ils ont poussé leur avantage sur un autre axe. Ils sont entrés dans Damara, le verrou stratégique qui était contrôlé par la Fomac, à 75 kilomètres de Bangui.

 

Les rebelles ont forcé le passage aux soldats d'Afrique centrale puis ils ont affronté directement les soldats centrafricains. « Maintenant Damara est sous le contrôle d’éléments de la Seleka, il y a eu des combats un peu plus tôt mais pas avec des militaires tchadiens mais contre les forces centrafricaines gouvernementales. Maintenant la Seleka est décidé à rentrer dans Bangui », déclare le général Arda Harkouma, le chef d'état-major chargé des opérations de la Seleka.

 

Le porte-parole de la présidence confirme que les rebelles ont attaqué Damara. « J’ai ouïe dire de source militaire qu’il y a des combats à Damara. La ligne rouge de démarcation n’existe plusexplique Gaston Mackouzangba. Mon message ne varie pas, il est en direction de nos frère de la Seleka pour qu’ils reviennent à la raison et soient de retour à la table de négociations ».

 

Alerte sur Bangui

 

Jeudi, la coalition rebelle se disait prête à discuter mais aujourd'hui, le général Arda Harkouma, le chef d'état-major chargé des opérations, considérait que des négociations n'étaient plus à l'ordre du jour. Désormais l'objectif c'est Bangui dit-il. Des sources, au sein de la Fomac ne cachent plus leur inquiétude. « On est en état d'alerte maximum mais nous n'aurons pas les moyens de contenir les rebelles s'ils arrivent sur Bangui », admet un officier de la force d'Afrique centrale. Pour bloquer la Seleka, le président Bozizé ne peut désormais compter que sur ses troupes qui jusque - là ne sont pas arrivées à contenir les assauts rebelles.

 

Reste maintenant une inconnue : Quelle sera l'attitude des troupes sud-africaines, appelées par le président centrafricain dans le cadre d'un accord de défense ? Les soldats sud-africains sont positionnées au nord de Bangui, près du PK 12, soit à 12 kilomètres du centre-ville et font figure de dernier verrou capable d'empêcher les rebelles d'entrer dans Bangui.

 

Inquiétude à Bangui

 

En fin de matinée, les bureaux administratifs ont fermé, les élèves ont été libérés des établissements scolaires, les stations-services sont fermées, et les marchés se vident. Dans les principales artères de la capitale, les éléments de l’armée se déploient et la circulation s’est intensifiée, vu que les personnes se pressent pour rentrer à la maison.

 

Les troupes sud-africaines se sont massées à douze kilomètres à l’entrée nord de Bangui, chemin que doivent emprunter les rebelles pour rentrer dans la capitale. Dans les quartiers et au bord des principales avenues, on aperçoit les badauds qui sortent pour scruter le déploiement des forces de l’ordre et de défense.

 L’espoir des habitants de la capitale se focalisent sur l’armée qui continue toujours son déploiement à travers la ville et sur les deux principales sorties nord de Bangui menant vers la ville stratégique de Damara.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 14:28

 

 

 

combattants Séléka près de Damara

 

 

BBC Afrique : 22 mars, 2013 - 12:11 GMT

 

A Damara, une ville du nord de Bangui, la Séléka aurait forcé un barrage tenu par la Fomac, selon les déclarations à l'AFP d'un membre de la mission militaire des Etats d'Afrique centrale.

 

Il a fait état de tirs échangés "sans faire de blessés" et s'est dit "en alerte maximum".


Le franchissement de ce point-clé indiquerait, en effet, que la voie est dégagée pour les membres de la coalition rebelle de la Séléka en direction de la capitale centrafricaine.


Plus tôt dans la matinée, la rébellion disait déjà avoir combattu les Forces armées centrafricaines (Faca) lors de l'attaque de la ville de Bossangoa, située à l'est de la République Centrafricaine.


La prise de cette ville majeure serait donc le premier fait d'armes depuis l'annonce d'une reprise des combats par les militaires de la Séléka.


Le porte-parole de la rébellion a déclaré à l'AFP que "la prise de la ville n'a pris que 15 minutes" en ajoutant que la sécurisation était en cours.


Eric Massi a ajouté que le contact avec les combattants sur place n'était pas facilité car "les liaisons téléphoniques (venaient) d'être coupées".


Mercredi, la rebéllion avait annoncé élaborer une stratégie d'attaques après l'expiration de son ultimatum concernant le non-respect des accords de Libreville.


Dans la foulée, le président François Bozizé avait tenté de détendre l'atmosphère avec deux décrets dont l'un annonçant la libération de prisonniers politiques.


Il n'en a rien été car la Séléka réclame toujours la présence de certains de ses membres dans l'armée centrafricaine mais aussi le départ des armées sud-africaines et ougandaises présentes sur le territoire à la demande du président centrafricain.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 12:49

 

 

 

 

Urgent.JPG

 


LIBREVILLE AFP / 22 mars 2013 12h41- Les rebelles centrafricains du Séléka ont forcé vendredi un barrage de la force africaine au nord de Bangui, dernier verrou menant à la capitale centrafricaine, a affirmé à l'AFP une source au sein de cette mission militaire des Etats d'Afrique centrale (Fomac).


Il y a eu des tirs sans faire de blessés. Les rebelles ont forcé le barrage (de Damara, à 75 km au nord de Bangui), et sont passés vers 12H00 (11H00 GMT) locales, a déclaré cette source. Ils sont sur la route de Bangui. Nous sommes en alerte maximum, selon cette même source.



(©) 

 

 

 

 

Centrafrique: les rebelles forcent la ligne rouge sur la route de Bangui



LIBREVILLE AFP / 22 mars 2013 12h59- Les rebelles centrafricains du Séléka ont forcé vendredi un barrage de la force africaine au nord de Bangui, dernier verrou menant à la capitale centrafricaine, a affirmé à l'AFP une source au sein de cette mission militaire des Etats d'Afrique centrale (Fomac).



Il y a eu des tirs sans faire de blessés. Les rebelles ont forcé le barrage (de Damara, à 75 km au nord de Bangui), et sont passés vers 12H00 (11H00 GMT) locales, a déclaré cette source. Ils sont sur la route de Bangui. Nous sommes en alerte maximum, selon cette même source.

 

Damara était considérée par la Communauté économique et monétaire des Etats d'Afrique centrale (Cemac, qui fournit les troupes de la Fomac). comme la ligne rouge que les rebelles du Séléka ne devaient pas franchir.



Le barrage de la Fomac à Damara était tenu par des soldats tchadiens et gabonais, selon cette source qui n'a pas précisé leur nombre.



Plusieurs barrages des Forces armées centrafricaines (FACA) et de la gendarmerie centrafricaine se trouvent aussi sur la route entre Damara et Bangui mais ils étaient peu équipés en janvier, avait constaté un journaliste de l'AFP.


Des troupes sud-africaines, appelées par le président François Bozizé dans le cadre d'un accord de défense, sont positionnées au nord de Bangui, près du PK 12 (point kilométrique 12) qui est la véritable entrée de la capitale centrafricaine. Il reste à savoir quelle sera l'attitude de ces troupes bien équipées face aux rebelles.


Quelque 250 soldats français se trouvent actuellement à Bangui dans la zone de l'aéroport situé au nord de la ville mais, lors de la précédente offensive, le président français François Hollande avait précisé qu'ils n'étaient là que pour défendre les ressortissants et intérêts français.

 

Les forces de la Fomac, constituées de Tchadiens, Gabonais, Camerounais et Congolais (Brazzaville) sont au nombre de 500 environ.



En janvier, le général Jean-Félix Akaga, le commandant gabonais de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac), s'était montrée ferme devant le franchissement de Damara, dernier verrou avant Bangui.



Si les rebelles attaquent Damara, c'est une déclaration de guerre, cela veut dire qu'ils ont pris la résolution d'engager les 10 Etats d'Afrique centrale. Je ne pense pas sincèrement qu'ils en arriveront là, avait-il déclaré lors d'un point de presse à Bangui.



(©) 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 11:51

 

 

 

 

 

 

bozize-2

 


BANGUI AFP / 22 mars 2013 11h42 - Des combats se déroulaient vendredi entre la coalition rebelle Séléka et l'armée centrafricaine dans l'importante ville de Bossangoa, dans l'est de la Centrafrique (250 km de Bangui), a affirmé à l'AFP une source militaire centrafricaine.

Selon cette source, qui a requis l'anonymat, une attaque de la rébellion contre la ville de Bossangoa est en cours, il est difficile de savoir ce qui se passe exactement parce que les liaisons téléphoniques viennent d'être coupées.

 

Joint par l'AFP, le porte-parole du Séléka, Eric Massi, a affirmé en début de matinée que la rébellion avait pris Bossangoa. Il y a eu très peu de combats puisque les Forces armées centrafricaines (Faca) étaient déjà parties. La prise de la ville n'a pris que 15 minutes, et nous sommes actuellement en train de la sécuriser, a déclaré le porte-parole.

 

Un habitant de Bangui qui avait joint un proche à Bossangoa en matinée a lui aussi fait état de combats.

Il s'agit de la première attaque de la coalition depuis son annonce de reprise des hostilités mercredi en raison du non-respect des accords de paix de Libreville, selon la rébellion.

Dimanche, la rébellion avait donné 72 heures au pouvoir pour respecter les accords. Depuis ce jour, elle retient à Sibut (160 km au nord de Bangui), cinq ministres issus de la rébellion et membres du gouvernement d'union nationale formé après les accords de Libreville. Parmi les ministres retenus, le vice-Premier ministre Michel Djotodia, jusqu'ici chef officiel de la rébellion, et le ministre des Forêts, le général Mohamed Dhaffane.

 

Parmi les points d'achoppement figurent la libération de prisonniers politiques, la présence des troupes sud-africaines et ougandaises dans le pays et l'intégration des combattants Séléka dans l'armée.

 

Mercredi soir, le président Bozizé a signé deux décrets portant sur les revendications du Séléka, et a notamment fait libérer tous les prisonniers politiques et de guerre mentionnés dans les accords de Libreville

 

Toutefois, le colonel Djouma Narkoyo, importante figure de la rébellion, avait estimé insuffisant le geste du président: Il (Bozizé) a fait semblant de signer des décrets mais il n'a pas parlé du recrutement de nos éléments dans l'armée centrafricaine (...) ni du départ des troupes centrafricaines et ougandaises.



(©) 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 03:33

 

 

 

Bangui.jpg

Bangui

 

 

"La surdité noire"

 

 

                        1

Merci à vous pour cette

chronique

mon propos porte sur la

"surdité" de l’oreille fermée par

Les catachysmes et autres

esclavages sur son âme

 

                        2

En janvier 1966 lorsqu’un pre-

mier coup de force (de Bokassa)

que dit le journaliste Porsela

avant que cette force le chasse

de Bangui sur le coup ? " ils se

cognent le crâne des ânes

contre les rochers jusqu’à la

fin des temps " en 2013

ceux qui ont survécu aux 

esclavages aux travaux forcés ont

fréquenté la bête en eux en

tant que peuple.

 

                        3

En 1960 voici les cadeaux des

institutions copies conformes

qui bouchent encore la sur-

dité politique et intellectuelle,

dont une formation jusqu’

ici c’est ce pays d’Afrique

en panne comme l’autre.

 

                        4

Les conséquences de cette

oreille bouchée c’est la clas-

se des salauds des capita-

les qui mangent qui

prient qui copient le

dos de la cuiller.

 

                        5

Elle est bien bonne la "surdité"

confortable moule en

haut des murs : seulement

les coquilles vides de Liber-

té Égalité Fraternité. Ont

été arrachées des oreilles

sourdes.

 

                        6

En mai 1968, l’Union des Écri-

vains laisse la parole à ce

débutant africain. On confond

tout homme noir avec le

mépris le mendiant derrière

lui. Sans droit de parole.

Kundera était en lutte depuis

Paris contre le communisme

soi-disant en Tchecoslova-

quie.

 

                        7

Les salauds colonisés pren-

nent la parole avec les

moyens des dos de la

 

cuiller du Centrafrique

en panne !

Prendre la parole méprisante

même en mai 1968 en France? dans

les conditions de toutes les souffrances

connues par la Race Noire ?

Certains-colonisés du monde croient

se déboucher l’âme de leur

oreille en salauds compé-

titifs enrichissez-vous ! co-

pies conformes, égoïstes jardinez.

 

                   8

Le Droit de déboucher la

surdité, il appartient au

Droit d’Aînesse de la Ra-

ce Noire. Donc du Centrafri-

que, donc de l’Afrique

tout s’écroule sauf la Terre.

Ce n’est pas tant l’occupation 

que la production qui compte.

On débouche la surdité

alors on entend tous

ceux qui prennent la parole

les plantes, les gens, les eaux.

 

                   9

Les jardins du Centrafrique

de l’Afrique quels grands jardins

la Pensée Bantou brille

La Race Noire cultive ses

champs partout où le pas porte.

 

                   10

Ce n’est pas tant l’occupation

que la production qui compte.

 

                   11

Sagesse la plus ancienne

tu es là dans toutes sortes

de gens par les métémpsycoses

 on passe les uns par les autres

quelle richesse quelle force

sous les branches dans

l’air tous les assassinés

sont notre Grande Mémoire

elle porte nos armes dans

cette terre Centrafrique.

 

                   12

Du temps des Bédéya

du temps des Bangassou

les Rabah se tiennent

à l’écart de cette Terre Centrafrique

maintenant nous mangeons

dans le creux de la cueiller

venez donc piétiner cette Terre

par votre sang versé la

vérité doit percer notre surdité 

on passe les uns par les autres

cette terre Centrafrique Afrique

ne fabrique pas des salauds extravagants

qu’on accouche avec des

cailloux de surdité

Rabah tenez-vous à

l’écart des Reines cette Terre.

 

                   13

Maintenant par la Paix de

l’âme libérée de cette surdité

 

                   14

Centrafrique verdoyante Terre

partout Soleil passe

par les campagnes d’électricité

Centrafrique aux Centrafricains

tous les assassinés sont

noirs vivants autour

des mûres et les

tourterelles les eaux des champs.

Tous les uns par les autres

le Centrafrique se parle

clairons des Soleils

dans les creux des oreilles

sourdes du monde assassin

de la Race Noire.

 

 

                   BAMBOTÉ MAKOMBO

                   Le 2 mars 2013

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Livres - Médias