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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 00:40

 

 

 

 

Trois éléments de l'ex- coalition rebelle de la Séléka, officiellement dissoute vendredi par le président de la transition centrafricain Michel Djotodia, ont été tués et de nombreux blessés dans une attaque de « résistants » lundi à Ndjo, une localité du Nord-Est, a rapporté mardi à Xinhua l'archevêque de Bangui, Mgr. Dieudonné Nzapalainga, témoin de l'incident.

 

L'attaque s'est produite lundi après-midi, aux environs de 15 heures, une embuscade tendue par des habitants de Ndjo organisés en comités d'autodéfense pour une résistance contre les exactions des ex-rebelles de la Séléka qui se poursuivent six mois après la prise du pouvoir de Michel Djotodia le 24 mars, a témoigné l'archevêque de Bangui de retour d'une « mission de médiation » dans la région.

 

« Nous avons vécu les événements d'hier (lundi). Nous revenions de Bossangoa après une mission de médiation, car les éventuelles exactions et aussi les violences perpétrées à l'égard des populations civiles, des militaires aussi nous touchent et nous avons voulu aller pour nous enquérir et surtout écouter les autres. C'est sur le chemin du retour, dans le village de Ndjo, qui se trouve à 60 km de Bossembélé », a déclaré le prélat.

 

« Nous avons vu un pick-up qui était couché, nous avons compris qu'il s'est passé quelque chose. On dénombrait trois morts, quatre blessés graves. Dans quel état ils sont maintenant à l'hôpital de Bossembélé ? Nous ne savons pas. Et nous avons d'autres blessés légers. Parmi ces morts, il y a deux civils qui étaient dans ce véhicule-là. Tous les corps ont été portés dans un véhicule militaire pour être déposés à l'hôpital », a-t-il poursuivi.

 

A l'en croire encore, « nous avons présumé et d'après aussi la version des militaires qui étaient là, qu'il y a eu une attaque. Le chauffeur a été touché, il a perdu le contrôle du véhicule pour se retrouver dans le ravin. Le véhicule a fait un tonneau. Nous déplorons ces morts-là. En revanche, au moment d'arriver on a vu un militaire qui a tiré sur quelqu'un qui sortait d'une maison, peut-être pour fuir. Il l'a abattu à bout portant. Ce Monsieur n'avait pas d'arme ».

 

Bossembélé se trouve à environ 140 km de Bossangoa elle-même, ville d'origine du président déchu François Bozizé à quelque 300 km au Nord-Est de Bangui, où ont eu lieu le 7 septembre de violents affrontements qui ont fait plus de 100 morts, selon des sources officielles.

 

Le porte-parole de la présidence, Guy Simplice Kodégué, a confirmé l'attaque de Njdo mais sans communiquer de bilan. « Pour l'instant, les autorités centrafricaines attendent de faire toute la lumière sur ces derniers événements qui, en plus, viennent confirmer le fait que, malgré l'engagement personnel du chef de l'Etat de transition à faire en sorte que la pacification du pays devienne une réalité, il y a toujours un certain nombre de compatriotes qui continuent à perturber ce processus », a-t-il dit. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : trois ex-rebelles Séléka tués dans une attaque de « résistants » à Ndjo, au Nord-Est (archevêque de Bangui)
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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 13:07

 

 

 

 

Les dix ans de « démocrature » imposée au Peuple centrafricain par le régime cynique du Président Bozizé et son clan ont mis notre pays la République centrafricaine dans un état de déliquescence sans précédent, caractérisé par l’absence de l’Autorité de l’Etat et de l’Etat de droit, la corruption généralisée, l’insécurité chronique, l’économie moribonde, la gabegie maladive, le clientélisme exacerbé, etc. Centrafrique est devenu un véritable champ de ruine où, dans tous les domaines, tout est à RECONSTRUIRE.

 

L’autisme du pouvoir KNK (parti de l’ancien Président) et l’égocentrisme de ses partisans ont fini par inciter un essaim de groupes armés hétéroclites à prendre  les armes pour mettre un terme à cette situation intenable.

 

Ainsi, depuis le 24/03/2013, date du renversement du régime dictatorial de ce dernier, cette situation déjà chaotique s’est-elle littéralement amplifiée. Le peuple centrafricain traverse tout à coup une période particulièrement éprouvante de son histoire ; période marquée par les scènes de violences récurrentes, de pillages monstrueux, de viols et assassinats abominables, etc. C’est ici l’occasion de réitérer l’expression de la condamnation la plus ferme de  tous ces crimes perpétrés contre la population civile innocente et d’adresser aux victimes et à leurs familles toute la solidarité et la compassion patriotiques pour les horreurs subies.

 

Cela dit, au-delà d’un simple soubresaut politique (comme les centrafricains en ont l’habitude), cette énième crise politico-militaire a provoqué un grand chambardement qui allait anéantir complètement la vitalité du pays. La république centrafricaine a perdu tout ce qui fait d’une nation un Etat ; il n’y a plus d’administration, plus d’armée, plus de tissus économiques, plus d’écoles, plus d’hôpitaux, plus de structures sociales et culturelles, bref, en un mot, PLUS RIEN. Les organes de transition mis en place avec l’aide de la communauté sous régionale pour travailler ensemble à une sortie de crise fonctionnent de façon totalement bancale. La mésintelligence permanente de leurs dirigeants rend inefficaces et incohérentes toutes les actions qu’ils mènent en faveur de la sécurisation et du rétablissement de l’ordre dans le pays depuis bientôt six mois. De ce fait, tous les efforts déployés jusqu’à présent par les nouvelles autorités n’ont nullement contribué à améliorer durablement la situation. Chaque jour qui se lève en Centrafrique amène son cortège de malheurs en tout genre (vols, viols, enlèvements, assassinats) qui amenuise tout espoir d’une vie meilleure dans ce pays.

 

Devant l’extrême gravité de cette crise politico-militaire qui prend dangereusement une tournure interconfessionnelle (et maintenant ethnique avec l’entrée en rébellion du Général Bozizé) et dont les conséquences dramatiques sur les populations civiles sont de plus en plus insoutenables, il faut se résoudre à penser qu’il sera difficile, voire impossible, à la république centrafricaine de se relever seule de cette situation. N’ayant plus la force et l’énergie nécessaires pour braver cette crise de trop, ce pays qui a connu les différentes étapes de l’autodestruction (« le fameux grâce à Dacko », les mutineries, les conflits interethniques, et maintenant  l’occupation par des forces étrangères extrémistes) est au bord du précipice et de la « somalisation » (dixit le Président français F. HOLLANDE). Cela en dit long sur l’incapacité de la classe politique tout entière à trouver des solutions alternatives assorties, à la fois, d’un véritable consensus politique global et d’un vrai sursaut démocratique.  Dans ces conditions, comment ne pas envisager la mise sous tutelle d’un Etat qui ne l’est plus de fait, qui ne peut plus assumer sa mission régalienne, qui ne peut plus poser un acte de souveraineté digne d’un Etat indépendant, et dont les autorités ne contrôlent plus rien en réalité ?

 

Pour comprendre la pertinence de cette interrogation, il suffit de jeter un regard rétrospectif et synoptique sur la situation de Centrafrique de ces trente dernières années  pour se rendre compte que la succession des crises qui ont émaillé son histoire socio-politique depuis le coup d’Etat de 1979 à celui de 2013 en passant par celui de 2003 ont atteint un certain paroxysme tel qu’elles dépassent aujourd’hui toutes les limites du tolérable. Au-delà du drame actuel que vit le peuple centrafricain au quotidien, se profilent d’autres crises majeures (sociale et surtout humanitaire) aux conséquences tout aussi épouvantables auxquelles ce pays ne saura faire face parce qu’essoufflé par la recrudescence des vieux démons ; en témoignent d’autres rébellions en action ou en gestation (entre autres, celle pourtant d’un ancien Président de la république). Vraiment indigne et écœurant !

 

Du fait de la destruction à grande échelle du tissu économique, l’équilibre social est gravement fragilisé et pourrait déboucher sur d’autres impondérables encore plus catastrophiques. Le gouffre financier laissé par le régime précédent (dettes colossales, malversations énormissimes, etc.) ainsi que les difficultés des autorités actuelles à exercer un contrôle sur les ressources du pays sur l’ensemble du territoire national font courir à notre chère patrie le risque d’une banqueroute, tant toutes ces ressources génératrices de richesses ont fait les frais de l’appétit dévastateur de groupes armés extrémistes introduits sur le sol centrafricain, et qui sont d’ailleurs de plus en plus difficile à contenir, même par leurs chefs respectifs.

 

Afin d’éviter à la nation centrafricaine des lendemains apocalyptiques tant redoutés, je recommande la mise sous tutelle de l’Organisation des Nations Unies de la République centrafricaine, et incite tous les compatriotes à lever le tabou sur le sujet, à en débattre, à envisager des actions dans ce sens pour permettre le rétablissement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, l’instauration d’une véritable démocratie et, par conséquent, de la paix dans notre beau pays. N’étant plus en capacité de nous défendre économiquement et/ou militairement contre les velléités expansionnistes de nos voisins tchadiens, soudanais et même ougandais dont les groupes armés occupent notre sol, y sèment encore la terreur et la désolation, il ne sert à rien de s’arc-bouter sur une indépendance (purement formelle) qui n’existe plus en réalité. Car, être indépendant, cela se vit, cela se sent… Ce qui n’est pas le cas du peuple centrafricain en ce moment.

 

Aussi, la nécessité de cette mise sous tutelle se justifie-t-elle par le fait que ce sera la seule possibilité pour le peuple centrafricain de rompre le cycle infernal  des violences aveugles (manifestées régulièrement à travers la prolifération des rébellions armées en tout genre)  et de la pratique récurrente des coups d’Etat que certains tentent cyniquement d’ériger en système politique dans le pays au moment où, ailleurs, les peuples élisent librement et démocratiquement leurs dirigeants. La logique purement « centrafricaine » qui consiste désormais en une évolution cyclique  à faire, par le moyen des armes, des victimes d’aujourd’hui les bourreaux de demain (et ainsi de suite), doit être bannie. Il n’est pas acceptable que dans un pays comme Centrafrique qui prône les valeurs d’ «Unité » et de Fraternité,  il y ait autant de violences en quelques années, autant de martyrs, autant de veuves et d’orphelins, et que les armes restent la panacée dans le règlement de tout conflit  politique. Les centrafricains devront puiser au fond de leur réservoir patriotique la source d’énergies nécessaires pour transcender les errements et turpitudes de nature belliqueuse qui freinent tout développement et ternissent l’image du pays.      

 

Fait à Paris, le 13/09/2013

 

Médard POLISSE BEBE

Philosophe et Politologue centrafricain

NECESSITE DE LA MISE SOUS TUTELLE DE CENTRAFRIQUE par Médard Polisse Bébé
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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 12:42

 

 

Le grand témoin

 

 

 

http://www.franceinfo.fr   LE MARDI 17 SEPTEMBRE 2013 À 08:51

 

Le journaliste Etienne Huver est en Centrafrique et il est le seul à être entré à Bossangoa. Il couvre la guerre en Centrafrique qui oppose chrétiens et musulmans et fait des centaines de mort. Depuis mars 2013, le nouveau gouvernement de Bangui ne maîtrise plus ses propres troupes.

 

L'insécurité est le problème principal à Bangui et le phénomène s'est généralisé dans toute la ville, explique Etienne Huver. Le ministre de la Sécurité publique Josué Binoua avoue sa totale impuissance à maîtriser les choses et explique qu'il n'a pas plus de quatre voitures de police et de gendarmerie pour ses troupes.

 

Le gouvernement tente de désarmer les miliciens qui ont pris le pouvoir en mars, mais ces hommes ne répondent qu'à leur propre chef et sont quasiment impossibles à désarmer, tant des les rues de Bangui que dans le reste du pays, estime Etienne Huver.

 

La coalition Séléka

 

La coalition Séléka serait composée de chefs de guerre venant du Tchad, du Soudan ou du Darfour. Au moment de leur prise de pouvoir, ils n'ont pas hésité à détruire l'état civil de Centrafrique, et aujourd'hui "il est quasiment impossible de savoir qui est centrafricain." En Centrafrique 85% de la population est chrétienne, 15% musulmane. Les chefs de guerre ont principalement recruté chez les musulmans.

 

A Bossangoa, les villageois pillés et torturés par la Séléka s'arment pour former une armée et demandent aux soldats de leur fournir des munitions. Ils veulent tenter de reprendre Bangui. La ville est quasiment coupée du monde. Les musulmans se rapprochent des postes militaires tenus par la Séléka et les chrétiens de l'évêché.

Centrafrique : le témoignage du journaliste Etienne Huver
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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 12:40

 

 

 

RFI  mardi 17 septembre 2013 à 10:12

 

Depuis plus d'une semaine, le nord de la République centrafricaine s'est embrasé. Des dizaines de villages ont été brûlés, soit par les soldats de la Seleka, la coalition au pouvoir, soit par des groupes d'auto-défense qui les harcèlent. Selon les premiers bilans, les violences ont fait au moins cent morts dans la région de l'Ouham. Les groupes armés qui opèrent dans la région n'hésitent plus à s'attaquer à la population civile. La ville de Bossangoa, coupée du monde, est sous haute tension. Le conflit, politique au départ, attise les tensions entre les chrétiens et la minorité musulmane. Chaque communauté vit désormais regroupée dans un coin de la ville et compte ses morts.

 

Machettes et fusils en mains et gri-gri sur le torse, ils sont quelques dizaines à s’approcher de la route au passage du convoi humanitaire. Des combattants en guenilles qui n’hésitent pas à demander au personnedes Nations unies et à leur escorte, armes et munitions. Encadrés par des mercenaires, proches de François Bozizé, ces paysans ne cachent pas leur admiration pour le président déchu : « Bozizé oui, oui, oui. Ca, c’est les rebelles de Bozizé. La Seleka ça ne marche pas ».

 

Depuis une dizaine de jours, ces miliciens multiplient les embuscades contre les troupes fidèles au pouvoir de Bangui et n’hésitent plus à cibler les villages musulmans des environs. A une dizaine de kilomètres, le convoi s’arrête alors dans un hameau aux maisons calcinées et encore fumantes.

 

Les soldats et les humanitaires sous le choc

 

Des rues désertes dans un premier temps, puis des dizaines de femmes et d’enfants sortent de la brousse en pleurs. Le village a été ciblé trois heures plus tôt par un groupe armé. Les humanitaires et les soldats de l’escorte sont sous le choc en découvrant la tuerie : « Six corps au total. Il y a un blessé sur place. C’est trop horrible », racontent-ils.

 

Sur les cinquante derniers kilomètres jusqu’à Bossangoa, le moindre bruit de moteur suffit à faire fuir les habitants : « On a peur. Est-ce que vous avez vu beaucoup de personnes dans le village ? Ils sont au bord du champ dans un endroit bien caché ». Des villageois terrés, démunis et abandonnés, également pris pour cible. La plupart des travailleurs humanitaires qui leur venaient en aide ont préféré quitter la zone.

 

Les derniers événements en RCA inquiètent la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale

 

Les ministres de la Défenses des dix pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) ont tenu, lundi 16 septembre 2013, à Libreville une réunion sur la crise en Centrafrique. Principaux sujets de discussion, l’envoi de soldats supplémentaires pour sécuriser les populations harcelées et peaufiner les discussions avec l’Union africaine pour le déploiement en Centrafrique d’une mission internationale de sécurisation du pays, la Misca.

 

Il n’y a pas eu d’annonce spectaculaire à l’issue de la rencontre de Libreville. Selon le communiqué final des travaux, le Cameroun, le Congo, le Gabon et le Tchad projetteront dans quelques jours à Bangui des soldats supplémentaires. Ces nouveaux combattants renforceront les effectifs de la Fomac, la force de paix de la sous région qui passera de 1 600 à 2 000 hommes.

 

Aucun accord définitif n’a été signé avec l’Union africaine pour transformer la Fomac en mission internationale de sécurisation de la Centrafrique (MISCA) forte d’environ 3 600 hommes. Les discussions vont se poursuivre. Mais d’ores et déjà, le Burundi s’est engagé à mettre à disposition un bataillon et une unité de police. La RDC enverra des policiers.

 

Plusieurs conditions restent à remplir avant le déploiement de la Misca : définir un mandat d’engagement, désigner le commandant de la force et surtout trouver les moyens matériels et financiers.

 

En Centrafrique, à Bossangoa, la peur s’est emparée de la population (RFI)
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 23:42

 

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com    lundi, septembre 16, 2013 Heure locale: 22:25

 

Environ 100 soldats du Congo Brazzaville sont arrivés dimanche et lundi à Bangui pour intégrer la force régionale, dont l’effectif n’a toujours pas atteint les 2000 soldats requis.

 

La République du Congo a finalement envoyé le reste de ses troupes devant compléter la Fomac. Les troupes sont à présent au nombre de 1600 et devrait atteindre les 2000 requis à la fin de la semaine, a dit à la VOA le général Jean-Félix Akaga, commandant de la Fomac et de la Micopax, la Mission de Consolidation de la Paix en République Centrafricaine. Mais il faudra encore attendre pour les troupes supplémentaires accordées par les chefs d’Etats de la région, qui devraient permettre le déploiement de plus de 3000 soldats en Centrafrique. 


Malgré la lenteur de l’arrivée des troupes, la Force Multinationale des Etats d’Afrique Centrale renforce ses positions dans les localités ayant connu des violences récemment.

De récents combats entre communautés religieuses ont provoqué de vives tensions dans le pays, menaçant la stabilité du gouvernement.

Centrafrique : la Fomac toujours pas au complet
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 23:33

 

 

 

Union des Eglises Evangéliques Elim                          République Centrafricaine

             ********                                                                      Unité – Dignité - Travail

Conseil de l’Eglise

             ********

Département des Travailleurs et Intellectuels

De l’E.E.Elim de Bangui M’Poko                                                Bangui, le 19 août 2013

               ********

N0 001/UEEE/CE/DTIBM

                                                          

 

A

                                    Monsieur le Président en Exercice de l’Union des

Eglises Evangéliques Elim en RCA (UEEE)

Elim – ALINDAO

 

 

Objet : Mise au point à propos de la lettre des sieurs Guy MBOYMA et Raymond

MBADJIRE relative à la demande d’interpellation et de précision, suite à la désignation comme  Membre du Conseil National de Transition, du Pasteur GUEREKOYAME GBANGOU Nicolas, Vice-président de l’UEEE, Président de la Région de Bangui de l’UEEE et Pasteur de l’Eglise  Evangélique Elim de Bangui M’Poko.

 

 

Cher Président, bien aimé en Christ, que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ.

 

Nous chrétiens intellectuels,  membres des Eglises locales d’Elim de Bangui, signataires de la présente, sommes désagréablement surpris et indignés de prendre connaissance sur le site internet de Centrafrique-Presse, de la teneur d’une lettre adressée à vous par les sieurs Guy MBOYMA et Raymond MBADJIRE en notre nom, évoquant des préoccupations que nous aurions formulées suite à la désignation du Révérend Pasteur Nicolas GUEREKOYAME GBANGOU comme Membre du Conseil National de Transition. C’est pourquoi,

 

Dans la crainte de l’autorité souveraine de Dieu le Père, du Seigneur Jésus-Christ, du Saint-Esprit et de l’Ecriture Sainte qui constitue en tant que parole inspirée de Dieu, la norme de notre foi et le guide de notre vie et qui nous recommande de marcher selon la vérité ;

Vu les statuts de l’Union des Eglises Evangéliques Elim (UEEE) en RCA adoptés par la Conférence Générale d’Elim le 7 mai 2001 ;

Vu les Statuts de l’Alliance des Evangéliques en Centrafrique (AEC) révisés à Bangui, le 10 novembre 2010,

 

Nous tenons à faire la mise au point suivante :

 

De l’existence juridique d’une organisation ou association des chrétiens intellectuels des Eglises Evangéliques de Bangui.

 

  1. Il n’existe à ce jour aucune organisation ou association des chrétiens intellectuels des Eglises Evangéliques Elim de Bangui.

Cependant, l’article 19 des Statuts de l’UEEE dispose que « l’Eglise peut disposer de plusieurs Départements qui travaillent au niveau local, chaque département local est dirigé par un responsable désigné par le Conseil de l’Eglise ». Sur cette base, seul l’Eglise Evangélique Elim de Bangui M’Poko a mis en place, il ya plus de trois ans, un Département des Travailleurs et Intellectuels qui n’est qu’à ses débuts d’activités.

 

De la tenue d’une réunion des chrétiens intellectuels des Eglises Evangéliques Elim de Bangui.

 

  1. Les archives d’aucune des Eglises Evangéliques Elim locales de la région de Bangui ne disposent d’un rapport d’une réunion des chrétiens intellectuels tenue en son sein.

 

De la désignation du Pasteur Nicolas GUEREKOYAME GBANGOU comme représentant de l’UEEE au sein de l’AEC.

 

  1. L’article 34 des Statuts de l’UEEE portant sur la charge du Président du Conseil d’Administration de l’Union dispose entre autres qu’ «Il est le représentant et porte-parole de l’UEE. Il peut déléguer son pouvoir au Vice-président ». Aussi, l’article 24 portant sur les attributions des Présidents des Régions dispose que c’est lui qui doit « représenter le Conseil d’Administration auprès des Autorités administratives et judiciaires de la région » C’est sur la base de ces dispositions que le Pasteur GUEREKOYAME GBANGOU Nicolas représente l’UEEE au sein de l’Alliance des Evangéliques en Centrafrique.

 

De la désignation du Pasteur Nicolas GUEREKOYAME GBANGOU comme l’un des représentants de l’AEC au sein du Conseil National de Transition

 

  1.  Selon l’article 3 des Statuts de l’Alliance des Eglises Evangéliques en Centrafrique, elle a entre autres comme buts de « représenter les Evangéliques auprès du Gouvernement centrafricain et toute autre organisation ». C’est sur la base de cet article que les Pasteurs GUEREKOYAME GBANGOU Nicolas et SINGA NGBAZIA Nicolas, respectivement Vice-président de l’UEEE et Président de l’AEBEC, ont été désignés par leurs pairs membres du bureau de l’AEC pour représenter ladite organisation au sein du Conseil National de Transition (CNT).

 

  1. Aucune disposition des 60 articles que comptent les statuts de l’UEEE, ni des 34 articles des Statuts de l’AEC ne stipule que « dans un tel cas d’espèce une demande de mise en disponibilité doit être rédigée par Sieur GUEREKOYAME GBANGOU Nicolas à ses supérieurs hiérarchiques avant l’exercice de sa fonction au sein du CNT »

 

Fort de tout ce qui précède, nous pensons d’une part que la lettre citée en objet est sans fondement et d’autre part que les sieurs Guy BOYMA et Raymond MBADJIRE sont deux brebis égarés (nous ne connaissons pas présentement leurs statuts), qui vous ont écris en notre nom et à notre insu, pour faire part des griefs qu’ils auraient contre le Pasteur Nicolas GUEREKOYAME GBAGOU et dont nous ignorons les mobiles. Tout en nous réservant le droit de saisir la justice en cas de récidive, nous prions le Seigneur pour qu’ils reviennent dans la bergerie et comptons sur votre sagesse pour leurs rappels à l’éthique chrétienne.

 

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, nos fraternelles salutations en Jésus-Christ.

 

Pièces-jointes

  • Lettre du 10 avril 2013 adressée au Président de l’UEEE par les Sieurs Guy MBOYMA et Raymond MBADJIRE

 

Ampliations :

  • Pasteur GUEREKOYAME GBANGOU Nicolas
  • Secrétariat UEEE
  • Vice-président Région Bangui
  • Conseil des Sages AEC s/c Président UEEE
  • Partenaire SPM s/c Président UEEC
  • Procureur de la République

Ont signé

 

 

 

Pièce-Jointe:  Lettre des sieurs Guy MBOYMA et Raymond MBADJIRE

 

 

 

Mise au point du Conseil des Eglises ELIM
Mise au point du Conseil des Eglises ELIM
Mise au point du Conseil des Eglises ELIM
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 13:06

 

 

 

 

RFI lundi 16 septembre 2013 à 12:32

 

En Centrafrique, officiellement le désarmement de Bangui s'est terminé le samedi 14 septembre 2013. Selon le porte-parole du comité de désarmement, Christian Narkoyo près de 130 armes ont été saisies dans la capitale au terme de cette opération. Une annonce qui intervient alors que Michel Djotodia, le président de la transition a décrété, vendredi, la dissolution de la Seleka.

 

Christian Narkoyo  porte-parole du comité de désarmement

 

 « Notre opération a duré 12 jours. »

RCA : fin des opérations de désarmement à Bangui
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 11:37

 

 

 

 

Par RFI  dimanche 15 septembre 2013 à 05:09

 

En Centrafrique, les tensions restent vives après les violences du week-end dernier. Beaucoup d'observateurs qualifient la situation d'explosive. D'autant que dans la région, certains civils sont armés. Constitués en groupes d'autodéfense, ils n'ont pas pris part aux dernières attaques, mais on craint qu'ils ne viennent aviver les tensions.

 

Tout débute il y a une petite dizaine d’années avec un conflit entre agriculteurs et éleveurs. Ces derniers, venus du nord du pays et du Tchad, viennent tous les ans faire paître leurs troupeaux dans les champs verts de la région de Bossangoa. Mais au passage, ils occupent des parcelles, abiment des cultures et exaspèrent les villageois. Les agriculteurs s’organisent et s’arment de machettes et de fusils artisanaux. Les groupes d’autodéfense apparaissent, les débordements violents sont réguliers.

 

Unis contre l'ex-Seleka

 

Mais avec le coup d’Etat de mars dernier, ces organisations changent de forme et de fonction. Face aux exactions commises dans certains villages et grâce à la circulation d’armes plus sophistiquées, c’est contre les hommes de l’ex-Seleka que des villageois s’unissent. Ainsi, à Bohong, en août dernier, après de nombreux rackets, des arrestations arbitraires et des pillages, la population s’est violemment soulevée contre les éléments de l’ancienne rébellion. Des conflits qui, comme à Batangafo cette semaine, ont pu se doubler de considérations religieuses.

 

Plusieurs observateurs redoutent ainsi qu’avec la recrudescence des violences dans le nord-ouest, les groupes d’autodéfense, jusqu’alors absent du conflit, avivent à leur tour les tensions.

En Centrafrique, la présence de groupes d'autodéfense alimente les craintes
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 11:35

 

 

 

Centrafrique: la CEEAC veut accélérer le déploiement de la MISCA

 

15 sep. 2013

 

Le Secrétaire-général adjoint de la CEEAC, Guy-Pierre Garcia, a annoncé hier que des experts de la CEEAC se sont réunis à Libreville afin d’étudier les propositions de l’UA en vue d’accélérer le déploiement de la MISCA. « Il faut rapidement mettre la MISCA en place à Bangui », a-t-il déclaré à l’ouverture de cette concertation d’expert.

 

« Les experts militaires et les diplomates de l’Afrique centrale examinent minutieusement les propositions de l’Union africaine au sujet de la projection de cette force de 2000 à 3000 hommes. Les experts remettront leurs recommandations aux ministres de la Défense de la région. Ceux-ci se réuniront à Libreville lundi prochain (le 16 septembre) », a-t-il expliqué.

 

Le commissaire à la paix et la sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra, avait annoncé le 6 septembre dernier que les effectifs de la MISCA passeraient de 1 400 hommes à 3 600, tel qu’autorisé par le Communiqué PSC/PR/COMM.2(CCCLXXXV) du Conseil de paix et sécurité.

 

(Source : RFI)

 

 

Centrafrique: pour la CEEAC, « il faut rapidement mettre la Misca en place à Bangui »

 

Par RFI dimanche 15 septembre 2013 à 12:21

La situation en Centrafrique est toujours préoccupante. Après la dissolution de la Seleka, la Communauté économique d’Afrique centrale veut accélérer le déploiement dans le pays de la MISCA, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique, force de paix sous l’égide de l’Union africaine. Ce samedi 14 septembre, des experts de la CEEAC ont ouvert à Libreville une réunion pour étudier les propositions de l’Union africaine.

 

Âpres discussions sur le mandat de la Misca

 

« Il faut rapidement mettre la Misca en place à Bangui !» C’est ce message fort que Guy-Pierre Garcia secrétaire général adjoint de la CEEAC a martelé à l’ouverture de la concertation de Libreville... les experts militaires et les diplomates de l’Afrique centrale examinent minutieusement les propositions de l’Union africaine au sujet de la projection de cette force de 2 à 3000 hommes. Les experts remettront leurs recommandations aux ministres de la Défense de la région. Ceux-ci se réuniront à Libreville lundi prochain... »

 

 

Centrafrique: pour la CEEAC, « il faut rapidement mettre la Misca en place à Bangui »
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 11:19

 

 

 

( Xinhua )16.09.2013 à 08h50

 

Suite aux nouvelles violences, qui ont coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes dont deux humanitaires le 7 septembre à Bossangoa (nord-uest), le responsable de communication du Comité international de la Croix- Rouge (CICR) en Centrafrique, Vincent Pouget, a plaidé samedi dans un entretien à Xinhua pour le respect des populations comme des humanitaires dans ce pays.

Le CICR qui espère une augmentation de son budget en 2014 afin de poursuivre son action pour améliorer l'accès aux soins de santé des populations dont celles de la préfecture de Nana-Gribizi où près de 6.200 consultations ont été menées en quatre semaines par des cliniques mobiles, a permis l'évacuation jeudi de 13 blessés graves des combats ayant opposé en début de semaine l'armée et des groupes armés dan le Nord-Ouest, annonce M. Pouget.

Question : Comment le Comité international de la Croix-Rouge vit-il les violences et l'insécurité en République centrafricaine ?

Réponse : Le Comité international de la Croix-Rouge travaille avec la Croix-Rouge centrafricaine d'une manière neutre et impartiale pour alléger les conséquences humanitaires des violences actuelles pour les populations de la République centrafricaine, en particulier au niveau de l'accès aux soins de santé qui s'est dégradé ces derniers mois. Parce qu'il y a eu la fuite du personnel qualifié des provinces vers Bangui, la dégradation des ambulances, des centres de santé qui ont été pillés et du matériel qui a été volé. Le CICR a mis sur pied dans la préfecture de Nana-Gribizi des cliniques mobiles qui ont commencé au mois de juin. Pour prendre un exemple, ces quatre dernières semaines, ces cliniques mobiles ont réalisé près de 6. 200 consultations qui ont permis à des personnes qui vivent loin de l'hôpital préfectoral de recevoir des soins de santé.

Q : Combien de ces cliniques mobiles dénombrez-vous ?

R : Il y a deux équipes de personnel soignant qui sillonnent chaque semaine trois axes de la Nana-Gribizi, depuis le chef lieu de la préfecture vers Ouandago, Dissikou et Mbrès pour atteindre les populations des lieux reculés.

Q : Quel est le budget alloué par le CICR à ces urgences humanitaires ?

R : On espère que notre budget annuel va s'accroître l'année prochaine pour faire face aux besoins en augmentation en particulier pour l'accès aux soins des populations. On est en train de préparer un soutien à l'hôpital préfectoral de Kaga- Bandoro. Ça va être un soutien en infrastructures et en personnel de manière à pouvoir fournir des soins de meilleure qualité à la population. La population bénéficiaire est évaluée à 134.000 personnes. On prévoit également de renforcer en 2014 les capacités du service de chirurgie de l'hôpital de référence de Bangui.

Q : Combien de déplacés interne recense-t-on aujourd'hui sur le territoire centrafricain ?

R : C'est extrêmement difficile d'avoir un chiffre précis. Chaque semaine, on a des cas de personnes qui vont en brousse. Ce qu'il faut savoir, c'est que ces personnes pour la plupart se déplacent de manière disparate.

Q : Est-ce qu'on peut néanmoins avoir quelques estimations ?

R : On peut situer le nombre à plusieurs milliers. Sinon, la préoccupation aujourd'hui réside dans le sort des déplacés qui se trouvent là où il y a eu et il y a encore parfois des violences. Il s'agit principalement des zones de Bossangoa, Bassangasso et Bouka dans le Nord-Ouest. Pour nous, les populations les plus vulnérables sont les enfants de 0 à 5 ans et les femmes enceintes. On a constaté que ce sont les principaux bénéficiaires des soins de santé administrés par nos équipes mobiles. Ce sont des personnes particulièrement sensibles et fragiles à la malaria et à la diarrhée liée à la consommation d'eau non potable lorsqu'ils sont en brousse.

Q : Est-ce que vous confirmez le bilan de plus 100 morts dans les deniers combats entre l'armée et des groupes armés dits fidèles au président déchu François Bozizé dans cette région en début de semaine ?

R : Il y a eu plusieurs dizaines de morts. On n'a pas encore un chiffre précis à l'heure actuelle. On a une équipe à Bouka, constituée de personnels du CICR et de volontaires secouristes de la Croix-Rouge centrafricaine. Ils sont là pour délivrer les premiers secours et faire la gestion des dépouilles mortelles, permettre aux familles de récupérer leurs corps et de les enterrer. Le CICR a évacué jeudi sur Bangui 13 blessés graves par avion pour leur permettre de recevoir des soins qu'ils ne pouvaient pas recevoir sur place. Notre action consiste également à dialoguer avec les autorités et l'ensemble des parties prenantes pour rappeler leur obligation de respect des populations et des prisonniers.

Q : Quel commentaire faites-vous au sujet de l'assassinat de deux agents humanitaires de l'Ong Acted ?

R : On déplore la mort de ces deux humanitaires qui souligne la nécessité de garantir des conditions de sécurité adéquates pour permettre aux humanitaires de porter assistance aux populations. Parce qu'aujourd'hui dans bien des cas les humanitaires sont les seuls à fournir des soins de santé à la population. S'ils n'arrivent pas à travailler, cela a des conséquences dramatiques pour les populations bénéficiaires. 

 

Centrafrique : le CICR plaide pour le respect des populations et des humanitaires, face aux nouvelles violences (INTERVIEW)
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