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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 23:31

 

 

 

Bozizé l'air hagard


 

RFI  mercredi 20 mars 2013

 

La rébellion avait lancé un ultimatum de 72 heures au président François Bozizé afin que les accords de Libreville soient intégralement appliqués. Ultimatum qui a expiré ce mercredi 20 mars. Le président François Bozizé a promulgué deux décrets en début de soirée, pour tenter de calmer le jeu. Des mesures jugées insuffisantes par la Séléka.

 

 

La menace de la rébellion Séléka de reprendre les armes en raison du non-respect des accords de paix de Libreville fait planer le risque de nouveaux combats en Centrafrique. Mais ce geste suffira-t-il à ramener de la sérénité ?

 

En début de soirée, mercredi, quelques heures après l’expiration de l’ultimatum lancé par la Séléka au président François Bozizé, celui-ci a promulgué deux décrets, qui sont une réponse directe aux exigences de la Séléka.

 

Barrières levées et prisonniers libérés

 

Le premier décret, signé vers 17h30 TU par le président François Bozizé, prévoit que toutes les barrières érigées à travers le pays lors de l'instauration du couvre-feu sont désormais levées.


Le second décret prévoit que toutes les personnes arrêtées, détenues ou condamnées depuis le 15 mars 2012 recouvrent leur liberté. Mais ce n'est pas tout. Cette dernière mesure de libération s'applique également aux prisonniers politiques et aux prisonniers de guerre. En clair, toutes les personnes qui ont été interpellées dans le cadre de la récente crise qu'a connu le pays.

 

 

Le départ des troupes sud-africaines

 

Reste à savoir si ces deux décrets suffiront à calmer ces quelques rebelles mécontents qui, depuis dimanche, retiennent cinq ministres issus de la rébellion à Sibut. Pour le colonel Bordas, l'un des porte-parole de la Séléka, « ils ne servent à rien dans un gouvernement, où ils n'ont pas les coudées franches pour travailler. A quoi bon y rester ? »


En tout cas, même si la présidence centrafricaine qualifie ces deux mesures de « majeures et significatives », l'exigence la plus importante de la Séléka, le départ des troupes sud-africaines du pays, n'est pas à l'ordre du jour.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 23:13

 

 

 

unflag

 

 

20 mars 2013

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU se penchera aujourd’hui sur la situation en Centrafrique, à la demande de la France qui s’est dite « préoccupée » par la situation dans le pays. Le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères, Philippe Lalliot, a en effet expliqué qu’« à notre demande, le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra aujourd'hui des consultations sur la situation en RCA ».

 

La France « soutient le processus politique issu des accords de Libreville, signés le 11 janvier, sous les auspices de la CEEAC », et engage « toutes les parties centrafricaines, qui ont signé ces accords, à les mettre en œuvre de façon effective et de bonne foi », a-t-il ajouté.

 

 (Source : Xinhua, Reuters)

 

 

 

Appel de 85 milliards de francs CFA pour la consolidation de la paix en RCA 


(Radio Ndeke Luka 20/03/2013)

 
Les Agences Onusiennes ont lancé le 18 mars un appel consolidé des fonds pour la paix et l’assistance humanitaire en faveur de la République Centrafricaine. La somme attendue, pour mener les actions sur le terrain par les Agences Onusiennes en République Centrafricaine, est de 170 millions de dollars américains, environ 85 milliards de francs CFA.


Les activités relatives à cet appel ont eu lieu à travers le Bureau des Nations Unies de la Coordination des Affaires Humanitaires(OCHA), dans la salle de conférence de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) à Bangui.


Avant de lancer cet appel consolidé 2013, la coordonnatrice humanitaire des Nations Unies en Centrafrique, Kaarina Immonen, a présenté au premier ministre Maître Nicolas Tiangaye, accompagné de quelques membres du Gouvernement d’Union Nationale, ainsi qu’à certains représentants des ONG internationales à Bangui, la cartographie de la situation d’urgence. Laquelle situation « mérite un appui considérable des donateurs » a-t-elle précisé.


Pour le premier ministre Maître Nicolas Tiangaye, interrogé par Radio Ndeke Luka, « ces crises successives ont fortement contribué à la dégradation des conditions de vie de la population depuis le début de l’année en cours. Elles ne manqueront pas d’avoir en conséquence, une augmentation inéluctable du nombre des personnes affectées, entraînant de ce fait, de nouveaux besoins et des coûts d’intervention supplémentaires ».


« J’encourage le présent atelier, à travers une démarche collégiale, à se pencher sur la question en procédant à de nouvelles estimations » a déclaré le premier ministre.

A titre d’illustration, selon le correspondant de Radio Ndeke Luka dans le Haut Mbomou (est), « l’occupation de la ville de Bangassou par la Séléka commence à influer sur le panier de la ménagère. A Obo, par exemple, tous les prix des produits de première nécessité viennent de connaître une hausse. Une situation qui inquiète déjà la population ».


Il faut dire que cet appel consolidé de fonds intervient dans un contexte politique très critique. Une bonne partie du pays reste à ce jour occupée par certains éléments de la coalition Séléka. Conséquence : une insécurité alimentaire accentuée par la dégradation du tissu social et économique sans précédent.

 

© Copyright Radio Ndeke Luka

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 23:08

 

 

 

rebelles artilleurs Séléka

 

 

LIBREVILLE AFP / 20 mars 2013 20h49 - La coalition rebelle Séléka, qui avait annoncé reprendre les armes mercredi, a estimé en soirée que les décrets pris par le président centrafricain François Bozizé libérant les prisonniers et levant le couvre-feu à Bangui ne suffisaient pas, tout en évoquant un délai. Ce n'est pas encore ça.

 

« Ca ne suffit pas », a affirmé à l'AFP le colonel Djouma Narkoyo, un des chefs militaires rebelles, précisant toutefois: « On peut lui accorder une chance s'il accepte d'exécuter les revendications. Ces revendications existent depuis le 11 janvier mais on peut encore lui donner un délai, mais il faut qu'il mentionne sa volonté de ramener la paix dans le pays.

 

« Il a fait semblant de signer des décrets mais il n'a pas parlé du recrutement de nos éléments dans l'armée centrafricaine (...) ni du départ des troupes centrafricaines et ougandaises. Pourquoi traverser tout le continent pour aller en Afrique du sud? Ca ne manque pas de troupes de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale). Nous voulons le départ des troupes étrangères (sud-africaines et ougandaises », a-t-il ajouté.

 

« Le remaniement du gouvernement n'est pas important », a-t-il précisé à propos de la proposition du Premier ministre issu de l'opposition Nicolas Tiangaye d'en discuter avec le Séléka. La rébellion, qui retient cinq ministres du gouvernement d'union nationale issus de ses propres rangs depuis dimanche, avait donné 72 heures au pouvoir mercredi pour répondre à ses revendications, menaçant de reprendre les armes.

 

En milieu de journée, le colonel Djouma Narkoyo avait annoncé à l'AFP: L'ultimatum est terminé. Nous allons retourner aux armes. Cela ne veut pas dire que nous allons attaquer maintenant ici ou là. On est sur « on étudie » la stratégie.

 

(©)

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 22:43

 

 

 

Djotodia et Nourredine

 

 

 

COLLECTIF DES PARTIS ET ASSOCIATIONS POLITIQUES

DE L’OPPOSITION DEMOCRATIQUE

************

 

DECLARATION

 

 

            Les Partis et Associations Politiques de l'Opposition Démocratique portent à la connaissance de l'opinion nationale et internationale ce qui suit :


Le Dimanche 17 mars 2013, le Général Noël Léonard ESSONGO, Représentant du Médiateur Son Excellence Monsieur le Président Denis SASSOU NGUESSO, Président la République du CONGO, Médiateur de la CEEAC dans la crise centrafricaine en compagnie des hauts représentants du système des Nations Unies en République Centrafricaine notamment :


le BINUCA

l'Union Européenne

l'Union Africaine

la FOMAC

Le Ministre en charge de l’Administration du Territoire 

les ministres responsables de la coalition SELEKA,


ont effectué à Sibut, une mission de prise de contact avec les troupes de la SELEKA à l'effet de discuter des modalités pratiques de l'application des Accords de Libreville qui tardent dans leur exécution en raison d'un manque de volonté politique.


Malheureusement, et contre toute attente, l'Etat Major de la coalition SELEKA a retenu à SIBUT ses cinq (5) ministres leaders et responsables.


Cette situation déplorable qui porte les germes d'une reprise des hostilités aux conséquences fâcheuses appelle de la part du Collectif de l'Opposition Démocratique les observations suivantes :


D'une manière générale, les Accords de Libreville qui devraient permettre la stabilité politique, la concorde nationale et une paix durable, n'ont jamais cessé d'être violés en premier et d'autorité le Président de la République, par le Général François BOZIZE et la majorité présidentielle.

 

De la déclaration de principe des parties prenantes aux négociations.

 

Cette déclaration oblige les parties prenantes aux négociations à :


- respecter solidement la déclaration des Chefs d'Etat en ce qui concerne cette crise;


- cesser les hostilités sans délai et sans condition;


- ouvrir les corridors humanitaires pour permettre aux organismes humanitaires d'apporter aide et assistance aux populations sinistrées;


- respecter les droits de l'Homme, singulièrement ceux de l'enfant et de la femme et  s'abstenir de tout acte de violence sexuelle exercée sur les femmes d'une part, et l'enrôlement des enfants soldats, d'autre part;


- mettre fin à la constitution des milices, à la distribution des armes et procéder au démantèlement des milices existantes ..


Ces engagements ne sont pas respectés par le Président de la République le Général François BOZIZE, la majorité présidentielle et plus particulièrement les milices dénommées :


COCORA de Lévy YAKITE, Cadre du KNK ;


COAC de Stève YAMBETE, Lieutenant des Forces Armées Centrafricaines, Chargé de Mission  au Ministère de la Jeunesse et des Sports ;


ANTI BALAKA basée à DAMARA, créée et entretenue par le ministre de la Sécurité, de l’Emigration, de l’Immigration et de l’Ordre Public, Josué BINOUA et qui pourchasse, dépouille et tue les peulhs et les convoyeurs de bétail.

 

2. De l'Accord de Cessez-le-feu

 

Cet accord en ses articles 1, 2 et 3 dispose :

 

l'arrêt immédiat et l'abstention de toutes compagnes médiatiques à nuire aux efforts visant à faire valoir l'esprit de fraternité et de la concorde nationale;


la libération des prisonniers politiques et de guerre;


les parties s'engagent à retirer toutes les armes ainsi que toute unité militaire ou faction armée non démobilisée.


Une fois de plus, le Président de la République le Général François BOZIZE continue de violer allégrement cet accord en autorisant des battages médiatiques contre la SELEKA et l'opposition démocratique; et a tenu des discours incendiaires le 8 mars à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme et le 15 mars 2013, l’anniversaire de sa prise de pouvoir par le coup d’Etat sans aucune retenue digne de ses fonctions de chef d'Etat; de refuser  de libérer  les prisonniers politiques et de guerre comme l'a fait la SELEKA et de distribuer des armes pour une guerre  programmée de longue date.

 

3. De l'Accord Politique


Cet Accord est aussi violé au quotidien. En effet, le Général François BOZIZE multiplie de basses manœuvres afin de déstabiliser le gouvernement d'union nationale par :          

 

- les nominations par décrets muets des caciques du KNK dans les forces de défense et de sécurité;


- les nominations unilatérales à des fonctions civiles au mépris de l’esprit de l’Accord politique;


- la modification substantielle de la liste des membres du gouvernement;


- l'interdiction de l'accès de la Radio nationale au Ministre SELEKA en charge de la Communication par la Garde Présidentielle;


- les nominations unilatérales des Directeurs de Cabinet, des Chefs de Cabinet et des Directeurs Généraux à l’insu des Chefs des Départements Ministériels


- la reprise des émissions injurieuses, inciviques et partisanes animées par les griots du Président de la République le Général François BOZIZE,


Enfin, tout le spectacle qui a entouré ignominieusement la nomination du Premier Ministre et la composition marathon du Gouvernement d'Union Nationale.


Aujourd'hui, les observateurs de la vie politique nationale observent que toutes les conditions sont réunies pour la reprise des hostilités.


Cependant, le Collectif de l'opposition démocratique pense qu'il est possible de s'abstenir de toutes velléités de règlement de compte et déplore les traitements cruels, inhumains et dégradants infligés aux populations centrafricaines et appelle les parties belligérantes à la retenue.


En outre, il exige l'application intégrale des Accords de Libreville en vue d'une paix durable et de la concorde nationale pour le bien être du peuple centrafricain pris en otage et qui n'a que trop souffert.


Enfin, le Collectif de l’Opposition Démocratique réitère ses condoléances les plus émues à toutes les familles éprouvées et celles qui continuent de souffrir .

 

Fait à Bangui le,

 

Ont signé :

 

 

signatures-partis-opposition-20-mars-2013.JPGsignatures-partis-opposition-20-mars-2013.2-JPG.JPG

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 20:08

 

 

 

Bozizé fait du sport

 

 

Decret-Bozize-couvre-feu-1.JPGDecret-Bozize-couvre-feu-bis.JPG

 

 

decret-Bozize-liberation-prisonniers.JPGdecret-Bozize-liberation-prisonniers.J-2-PG.JPG

 

 

 

Centrafrique : libération des prisonniers politiques fin du couvre-feu



BANGUI AFP / 20 mars 2013 20h17- Le président centrafricain François Bozizé a pris mercredi deux décrets permettant de libérer les prisonniers politiques et de lever le couvre-feu, deux des revendications de la rébellion du Seleka qui menaçait de reprendre les armes.

 

Les personnes arrêtées, détenues, condamnées à partir du 15 mars 2012, jusqu'à la date de prise de ce décret sont libérées (...) Cette mesure s'applique aux prisonniers politiques et de guerre mentionnés dans les accords (de paix) de Libreville, selon le décret lu à la radio nationale.

 

Le décret sur les prisonniers précise que sont exclues de la mesure les personnes en garde à vue, en détention préventive, condamnées pour assassinat, viol, détournement de deniers publics mais aussi pour atteinte à la sûreté de l'Etat ou port et usage illégaux d'armes de guerre. Ces deux derniers points pouvant sans doute donner lieu à des litiges.



L'autre décret pris en soirée par le président abroge (...) les dispositions prises le 12 janvier 2013 instaurant un couvre-feu, selon le texte lu à la radio. Cette normalisation de la situation à Bangui devrait conduire à la levée des barrages mis en place par des partisans du président Bozizé regroupés en associations citoyennes. Ceux-ci contrôlaient de nombreux axes et accès aux quartiers dans la capitale et étaient accusés de racket voire d'arrestations illégales de sympathisants présumés de la rébellion.



La rébellion, qui retient cinq ministres du gouvernement d'union nationale issus de ses propres rangs depuis dimanche, avait donné 72 heures au pouvoir mercredi pour répondre à ses revendications, menaçant de reprendre les armes. En milieu de journée, le colonel Djouma Narkoyo, un des chefs militaires du Séléka, avait annoncé à l'AFP: L'ultimatum est terminé. Nous allons retourner aux armes. Cela ne veut pas dire que nous allons attaquer maintenant ici ou là. On est sur (on étudie) la stratégie.



(©) 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 19:42

 

 

rebelles centraf

 

 

Reuters 20/03/2013 à 18:18

 

 

Les rebelles centrafricains ont rompu aujourd'hui un cessez-le-feu conclu en janvier avec le gouvernement et disent envisager toutes les options à quelques jours d'une médiation menée par des Etats voisins. "L'ultimatum a expiré sans rencontrer la satisfaction des revendications des éléments du Séléka sur le terrain, ce qui de fait entraîne la reprise possible des hostilités", a déclaré Eric Massi, porte-parole de l'alliance rebelle.



Signé le 11 janvier à Libreville, l'accord de cessez-le-feu a mis fin à une insurrection armée de plus d'un mois qui se rapprochait de la capitale centrafricaine, Bangui. Le Séléka a prévenu ces derniers jours que la trêve était menacée par le non-respect de certaines conditions de l'accord par le gouvernement. Les rebelles réclament notamment la libération de prisonniers politiques. "Toutes les options sont étudiées par l'état-major militaire. Je rappelle simplement que la prise de Bangui avait été jugée inutile afin de préserver des habitants de la capitale de combats. Nous espérons toujours que le président François Bozizé saura entendre raison et reconnaître sa défaite militaire", a poursuivi Eric Massi. 

 


Le président tchadien, Idriss Déby, et son homologue congolais, Denis Sassou-Nguesso, sont attendus ces prochains jours dans la capitale centrafricaine pour des négociations. La France s'est déclarée "préoccupée" par la situation dans son ancienne colonie et a convoqué le Conseil de sécurité des Nations unies pour des consultations. Paris soutient le processus politique issu des accords de Libreville, signés sous les auspices de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC) et demande aux parties de s'abstenir de tout recours à l'option militaire, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Philippe Lalliot.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:52

 

 

 

 

Kodegue.jpg

 

 

Nous, membres de la Fédération France, Europe, Amériques, Océanie, Asie, Moyen-Orient, du parti politique Le Mouvement de Libération Démocratique( M.L.D), tenons à exprimer nos vives félicitations à Monsieur LOUIS MICHEL, pour sa nomination en tant qu'Envoyé Spécial de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) en Centrafrique «en vue de conforter l’action de la Francophonie dans le cadre du processus de transition en cours»

 

Fort de ses nombreuses expériences ,Le MLD espère que son implication inconditionnelle dans le processus en cours, aux côtés des autres institutions déjà à l'oeuvre, permettra une issue heureuse pour le peuple centrafricain .

 

C'est pourquoi, Le MLD comme acteur politique, tient à exprimer sa disponibilité pour une rencontre à toutes fins utiles.

 

FAIT A PARIS LE 20 MARS 2013

 

Cofondateur du MLD Président Fédéral

Guy Simplice KODEGUE

kodeguenaki@yahoo.fr 0033668825143/0033652271165

 

Rapporteur Général de la Fédération Michel DOROKOUMA

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:14

 

 

 

rebelles artilleurs Séléka

 


LIBREVILLE AFP / 20 mars 2013 15h13- La coalition rebelle centrafricaine du Séléka a annoncé mercredi qu'elle allait reprendre les armes après l'expiration de son ultimatum de 72 heures au président François Bozizé à qui elle demande le respect des accords de paix de Libreville du 11 janvier.


L'ultimatum est terminé. Nous allons retourner aux armes, a affirmé à l'AFP le colonel Djouma Narkoyo, un des chefs militaires rebelles, précisant toutefois que cela ne veut pas dire que nous allons attaquer maintenant ici ou là. On est sur (on étudie) la stratégie.

Le Séléka avait pris les armes le 10 décembre pour exiger l'application d'accords de paix précédents et notamment l'intégration dans l'armée d'anciens combattants.


Lors d'une offensive éclair, ils avaient mis en déroute les Forces armées centrafricaines (FACA) pour finalement s'arrêter aux portes de Bangui, la capitale, sous la pression internationale.

Les rebelles ont finalement signé le 11 janvier les accords de Libreville qui ont abouti à l'entrée de ministres issus de leurs rangs dans un gouvernement d'union nationale dirigé par un Premier ministre venu de l'opposition Nicolas Tiangaye.


L'accord prévoyait aussi la libération de tous les prisonniers de part et d'autre et le départ du pays des forces étrangères notamment sud-africaines appelées à la rescousse par le président Bozizé.

Mais une partie des rebelles sont mécontents de la manière dont sont appliqués ces accords et, depuis dimanche, des éléments du Séléka retiennent cinq ministres issus de la rébellion à Sibut, à 160 km au nord de Bangui.


Ils avaient donné 72 heures au président Bozizé pour libérer tous les prisonniers politiques, faire partir les forces étrangères et faire lever des barrages (policiers et de partisans du président) à Bangui.


C'est cet ultimatum qui expirait mercredi.


La France qui avait envoyé des soldats à Bangui pendant la crise demandé mercredi à toutes les parties de s'abstenir de tout recours à l'option militaire, qui n'aurait pour effet que de dégrader encore la situation sécuritaire et humanitaire.


Mais le colonel Narkoyo a répondu qu'il revenait au gouvernement de respecter les accords de paix.


Nous, on respecte les accords de Libreville. Nous demandons à la France de mettre la pression sur Bozizé et pas sur nous. C'est Bozizé qui peut amener la paix mais il amène la guerre.



Ce matin on a encore eu des informations selon lesquelles les FACA avaient encore arrêté des gens à Bangui, a-t-il ajouté.


Quant aux cinq ministres du Séléka, retenus à Sibut, M. Narkoyo a déclaré qu'ils n'ont plus leur mot à dire. Ils ont été au gouvernement, ils ont travaillé et rien n'a changé. C'est la base qui décidé, c'est le général Issa (Issaka) qui est le chef d'Etat-major qui dirige.



(©) 

 

 

 

NDLR : L'ultimatum aura expiré sans que Bozizé à qui Séléka avait adressé plusieurs revendications, n'ait bronché. Il faut donc en déduire qu'il veut vraiment la guerre et que le sang de ses compatriotes continue de couler. Les Centrafricains qui croyaient avec beaucoup d'espoir mais sans doute trop naïvement, que la signature des Accords de Libreville allait faire revenir durablement la paix dans leur pays vont donc croiser les doigts pour voir qu'est-ce que les prochaines heures vont leur réserver. Si Séléka ne bluffe pas, elle fera encore parler les armes avec son cortège de souffrances et désolation. Toutes les dix années à la tête du pays depuis son coup d’état dont Bozizé vient de célébrer le 15 mars dernier l'anniversaire, n’auront été marquées que de misère, de pauvreté extrême, de souffrances de toutes sortes et de sans inutilement coulé pour les Centrafricains. Dès lors on se demande vraiment pourquoi continue-t-il à s’accrocher au pouvoir avec l’intention de briguer encore un troisième mandat en 2016. A présent, seul son départ du pouvoir abrègera le martyr du peuple centrafricain dans toutes ses composantes. Selon ce qu'une source proche de Séléka a soufflé à la rédaction de Centrafrique-Presse, il est fortement conseillé aux Banguissois de faire des provisions en prévision de la reprise des hostilités qui devraient intervenir. 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 14:02

 

 

 

 

PM-Nicolas-Tiangaye.JPG

 

 

 

DU 19 MARS 2013

 

 

Centrafricaines, Centrafricains, Chers compatriotes,

 

 

Le 17 mars 2013, cinq Ministres du Gouvernement d’Union Nationale en mission à Sibut ont été retenus par les éléments de la coalisation rebelle de la SELEKA. Ces derniers ont lancé un ultimatum de 72 heurs au Gouvernement menaçant de reprendre les hostilités.


Face à ce nouveau développement, le Gouvernement d’Union Nationale tient à apporter les éléments suivants, nécessaire à la compréhension de la situation actuelle :


Lors du sommet extraordinaire de la CEEAC à N’DJAMENA, il a été convenu que la rébellion SELEKA revienne à sa position,  initiale et engage un dialogue politique en vue de la recherche d’une paix durable ;


C’est ainsi qu’à Libreville, des Accords ont été signés le 11janvier 2013 entre la majorité Présidentielle, la Coalisation SELEKA, l’Opposition  démocratique, les militaro-politiques non combattants et la Société civile.


Aux termes de ces Accords :


ARTICLE 5 : Le Gouvernement d’Union Nationale est chargé notamment de :


Restaurer la paix et la sécurité ;


° Organiser les élections législatives anticipées après la dissolution de l’Assemblée nationale ;

 

° Réorganiser les forces de défense et de sécurité ;

 

° Réorganiser l’administration territoriale ;

 

° Réformer le système judiciaire ;

 

° Poursuivre le processus de DDR et de la RSS avec le concours et l’assistance de la Communauté internationale ;


° Engager des réformes économiques et sociales.

 

Article 13 : Les forces de la coalisation SELEKA s’engagent à se retire des villes occupées et à abandonner la sécurité.


Article 14 : Le Gouvernement s’engage à libérer les personnes arrêtées en relation avec la crise sécuritaire.


Article 15 : Les milices sont dissoutes sur l’ensemble  du territoire National.


Article 17 ; Les éléments armés doivent être cantonnés dans les localités convenues de commun accord sous la supervision de la MICOPAX.


Article 18 ; Les Etas Membres de la CEEAC œuvreront avec le Gouvernement  centrafricain pour le retrait progressif du territoire national de toutes les troupes étrangères non communautaires en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire sur le terrain.

 

Centrafricaines, Centrafricains, Chers compatriotes,


Lors du Sommet extraordinaire  de la CEEAC à N’DJAMENA, il a été convenu que la rébellion SELEKA revienne à sa position initiale et engage un dialogue politique en vue de la recherche d’une paix durable.


C’est ainsi qu’à Libreville, des Accord ont été signés le 11 janvier 2013 entre la Majorité Présidentielle, la Coalition Séléka, l’opposition démocratique, les militaro-politique non combattants et la Société Civile.

 

Article19 : Les Partis au présent Accord, s’abstiennent de tout recours à la force pour le règlement de leurs différends.


Article 20 : En cas de litige ou de désaccords dans la mise en œuvre du présent Accord, les parties recourent à l’arbitrage du Comité  de Suivi et si nécessaire à la Conférence des Chefs d’Etat de la CEEAC.


Relativement à ces accords, un Gouvernement d’Union Nationale a été  mis en place, cinq postes ministériels ont été attribués à la Coalition Séléka, un Comité de Suivi a été institué.


Depuis quarante huit heures, de nouvelles revendications qui n’ont jamais figuré dans les Accords de Libreville sont formulées par la Coalition de Séléka, à savoir : l’intégration dans les forces de défense et de sécurité de deux mille combattants, la reconnaissance des grades obtenus dans la rébellion.


Devant ces événements, le Gouvernement entend poursuivre la recherche de la paix par le dialogue, seule solution à la crise actuelle, car les conséquences de cette crise sont dramatiques. Un million cinq cent mille de nos concitoyens sont devenus déplacés internes et vivent dans des conditions nécessitant une assistance humanitaire urgente. Les populations civiles sont victimes de graves violations des Droits de l’Homme : assassinats, viols, pillages et vols, etc.


S’ouvrant inlassablement pour la réconciliation nationale, le Gouvernement réaffirme par la même occasion, sa totale confiance à son Excellence IDRISS Deby ITNO, Président en exercice de la CEEAC et à son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, Médiateur dans la crise centrafricaine dont le Représentant est à Bangui depuis le 07 Mars et suit l’évolution de la situation.


Le Gouvernement lance donc un appel pressant à la coalition Séléka pour que l’esprit de dialogue qui a prévalu à Libreville puisse demeurer et conduire à l’application sereine et responsable des termes desdits accords.

 

Le Gouvernement demande également à la coalition Séléka de libérer les Ministres retenus afin de participer aux négociations, car les Accords de Libreville proscrivent tout recours à la force comme moyen de règlement des différends liés à la crise.


Il reste ouvert à toute discussion sur les revendications de la coalition Séléka faisant l’objet de l’Accord politique de Libreville.


De même, il est prêt à examiner dans les prochaines heures, la question de la libération des prisonniers dont il attend la liste.


Le réaménagement technique du Gouvernement peut également être envisagé dans les mêmes conditions.


Tous les autres points de divergence seront soumis au Représentant du Médiateur de la crise centrafricaine.


Le Gouvernement continue de compter sur la disponibilité de nos partenaires traditionnels qui nous ont accompagné jusqu’à la date d’aujourd’hui afin de nous éviter des conséquences humanitaires désastreuses.


Quant à vous chers compatriotes, vous qui souffrez dans vos chairs, le Gouvernement ne vous oublie pas et ne ménage aucun  effort pour abréger vos souffrances.


Nous croyons fermement, qu’entre filles et fils du même pays, il est possible de se parler et d’arriver à un accord de paix durable pour le développement de notre patrie.


Vive la République Centrafricaine.


Je vous remercie.

 

 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 04:31

 

 

 

Yangouvonda Bozizé F

 

 

 

En déclarant en langue nationale devant ses partisans réunis au stade Boganda le 15 mars dernier pour commémorer le Xème anniversaire de son coup d’état de 2003 que c’est le verdict des urnes qui donnait le pouvoir et que tous ceux qui veulent y accéder en 2016 devront l’affronter, François Bozizé est allégrement revenu sur l’engagement qu’il avait pris en décembre dernier lorsqu’il était dos au mur face à la coalition Séléka arrivée à moins de 100 km de Bangui, après s’être entretenu avec le président en exercice de l’Union Africaine, alors le président béninois Thomas Yayi Boni, qu’il ne se serait pas candidat à la présidentielle de 2016.

 

Ce faisant, il aura manqué à la parole qu’il a donnée à son homologue du Bénin et surtout apporté la preuve contre lui des accusations souvent proférées par ses adversaires qu’il ne respecte jamais ses promesses qui n’engagent que ceux devant lesquels il les formule. C’est très inélégant à l’égard du président Yayi Boni ainsi qu’à ses pairs de la CEEAC qui ont fondé tout le schéma de sortie de crise de la RCA sur le fait qu’il est désormais non-partant, pour reprendre le langage des turfistes, à la présidentielle de 2016.

 

Ainsi dès lors, tout l’échafaudage esquissé pour parvenir à la signature des Accords de Libreville et tout ce qui s’ensuit s’effondre et lesdits Accords, ipso facto, deviennent caducs. Force est de constater que le premier à fouler lesdits Accords n’est autre que Bozizé lorsqu’il a officialisé une liste des membres du gouvernement d’union nationale autre que celle que lui a proposée le Premier Ministre Nicolas Tiangaye. La crise aurait déjà repris ici si ce dernier avait voulu faire de ce coup de force un motif de blocage mais plusieurs semaines après, en exigeant un réajustement du nombre de ses portefeuilles au gouvernement, Séléka pointe à nouveau Bozizé et son fait accompli que malheureusement le médiateur Denis Sassou Nguesso non plus n’a pas su régler en rappelant Bozizé à ses obligations, pourtant un rapport et une requête avaient été adressés au président du comité de suivi.

 

D’autres violations des Accords de Libreville, toujours perpétrées par Bozizé et les activistes de son camp, allaient encore suivre, notamment la poursuite des émissions radiophoniques de haine et de lynchage des leaders de l’opposition ainsi que les activités illégales et bellicistes comme les barrages et autres fouilles de véhicules sur les axes routiers de la capitale par les milices armées COCORA et autres COAC de Lévi Yakété et Steve Yambété. Les arrestations arbitraires de citoyens par le régime bien après le retour de Libreville continuaient tranquillement dans la ville de Bangui comme si de rien n’était. C’était autant de de cas de violation de la lettre et de l’esprit des Accords de Libreville qui recommandaient l’interdiction des actes de nature à accroître encore inutilement la tension dans le pays.  

 

Comme l’a relevé à juste raison le chercheur Roland Marchal dans son interview de ce mardi sur les antennes de RFI, les Nations Unies dont le Secrétaire Général Ban-Ki Moon est pourtant représenté à Bangui par Mme Margaret Vogt, n’ont rien trouvé à redire sur ces violations par Bozizé des Accords de Libreville. Les Centrafricains se souviennent encore de la vacuité et de la complicité avec Bozizé de l’Ethiopienne Mme Sahle Work Zewdé qui a précédé Mme Vogt. Pas la moindre protestation ni rappel à l’ordre du général président à propos des abus et nombreux cas de violation des droits de l’homme.

 

C’est toujours ainsi. Même si Bozizé  tue tous les Centrafricains dans ce pays, le BINUCA et les Nations Unies ne diront rien. C’est un véritable scandale au point où il faut légitimement s’interroger sur l’utilité et le pourquoi de la présence du BINUCA et de ces bonnes dames que des institutions telles que les Nations Unies et l’Union Africaine nomment en poste à Bangui et dont les mandats sont reconduits sans toutefois qu’on s’interroge sur la pertinence et l’efficacité du travail fait par ces bureaux.

 

La roublardise de Bozizé a eu raison de l’ancien président burundais Pierre Buyoya que l’OIF a retiré de la RCA pour envoyer désormais sur la gestion de la situation au Mali. Aujourd’hui, l’OIF désigne encore pour la RCA l’ex-ministre des affaires étrangères belge, Louis Michel dont l’action dans les crises en RDC, en Côte d’Ivoire, n’a pas été d’une époustouflante efficacité. Au lieu de multiplier les médiateurs, on devrait plutôt persuader « l’autiste de Bangui » de débarrasser le plancher car on l’a assez supporté. Combien de temps encore faut-il que les armes continuent de parler en  RCA  à cause de ce diable de Bozizé ?  

 

La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial