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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 04:20

 

 

 

rebelles-Seleka.jpg

rebelles Séléka à côté de leur mortier près de Damara

 

 

Par RFI dimanche 20 janvier 2013

 

En Centrafrique, les fronts sont désormais gelés. Tout le monde attend la formation du futur gouvernement qui devra conduire la transition. Notre envoyé spécial s’est rendu dans la zone contrôlée par les rebelles de la Seleka, pour sonder l’opinion des combattants. Reportage.

 

Il se voyait entrer dans Bangui dans la peau d’un libérateur. Finalement, le colonel Hamadine Guidam se morfond dans son treillis élimé à la gendarmerie de Sibut avec une dizaine d’hommes. Ce vétéran de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), l’une des composantes de la Seleka, a aujourd’hui bien du mal à cacher sa déception.

 

« Cet accord-là, nos chefs l'ont signé mais nous ne sommes pas satisfaits parce qu’on a déjà signé des accords avec Bozizé il y a fort longtemps. Six années se sont écoulées depuis, et aujourd’hui encore, nous vivons comme des singes : pas de route, pas d’eau potable, pas d’école. Bozizé n’a rien fait ! On va encore signer des accords mais combien de temps va-t-il encore s’écouler avant qu'ils ne portent leurs fruits ? »

 

A 200 kilomètres de là, à l’entrée de la ville de Bambari, Oumar Oscar alias Jack Bauer, en référence à la série américaine 24 heures, tient le barrage avec quelques combattants. La guerre est pour lui devenue un petit business. Chaque motard qui passe doit verser 1 000 francs. L’accord de Libreville est selon lui une bonne chose, mais…

 

« On dit que la patience tue les lézards. Nous avons patienté de 2006 à 2012 mais on ne va pas patienter de 2013 à 2014. Nous voulons le dialogue et s’il ne se réalise pas nous sommes prêts. Nous avons toutes les forces pour rentrer dans Bangui », affirme Oumar Oscar.

 

Jack Bauer jure être prêt pour une nouvelle saison. Toute la question est aujourd’hui de savoir si elle sera basée sur les dialogues ou l’action.



 

 

A Bambari, les combats ont été les plus âpres. Selon des sources hospitalières, le 28 décembre dernier, 23 personnes (dont trois civils) ont été tuées lors de la contre-offensive avortée des Forces armées centrafricaines (Faca). La ville est désormais sous contrôle de la Seleka. La situation sanitaire de la population n'y est pas bonne.

 

Docteur Valentin Yehaondji  Médecin, chef adjoint de l'hôpital de Bambari

« Les problèmes sanitaires sont liés aux militaires qui sont venus prendre la ville ici (…). Les gens ont pris peur de la présence des militaires et se sont enfuis dans la brousse (…) des gens meurent dans la brousse puisqu’ils n’ont pas les moyens pour se faire soigner (…) Il n’y a pas de communications, tout est bloqué ».

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 04:16

 

 

 

justice (balance)

 


Radio Ndéké Luka Samedi, 19 Janvier 2013 12:04

 

La défense de l’ancien ministre délégué aux Finances Abdallah Kadre est montée au créneau ce 19 janvier 2013, pour exiger la libération pure et simple de son client.  Elle a ainsi dénoncé la détention de ce dernier dans les locaux de la Section de Recherches et d’Investigations (SRI). Une détention qui se poursuit,  quand bien même le Tribunal de Grande Instance de Bangui ait déjà notifié le 15 janvier dernier à son client une ordonnance de non-lieu, suite à une enquête préliminaire.


Abdallah Kadre, détenu à la SRI le 9 mars 2012 ainsi que d’autres prévenus, ont été innocentés par la justice dans l’affaire Société Nationale des Transports Urbains (SONATU). Ils ont été poursuivis pour détournement  de deniers publics, complicité de détournement de denier publics, abus des biens sociaux et prise illégale d’intérêts.


Selon maitre Albert Panda, un des avocats, « les choses trainent encore. A partir de la notification, il y’a comme dit, la Constitution arrestation et détention arbitraire. Ce que cette même constitution condamne. Nous appelons les autorités concernées à appliquer la loi, car, elle est claire ».


Il a poursuivi qu’ »on nous dit qu’il faut attendre, comme c’est une personnalité, il faut en informer le Chef de l’Etat François Bozizé avant sa libération. De notre côté, nous pensons que le président de la République à beaucoup à faire, surtout en cette période de crise. L’interrogation à ce jour est que ça soit François Bozizé qui doit s’occuper de tous les détails du pays, il ne s’en sortira pas ! ».


A titre de rappel, le ministre Michel Koyt chargé du Secrétariat général du gouvernement a été aussi touché par cette affaire. Avec son collègue Abdallah Kadre, ils ont été limogés par décret présidentiel le 15 mars 2012 et arrêtés le même mois. Des sources gouvernementales ont indiqué qu’une somme de 2,5 milliards FCFA (3,8 millions d'euros) serait détournée.


Le porte-parole du gouvernement d’alors avait annoncé que les fonds étaient compris dans un prêt obtenu en 2010 d’un montant de 16 milliards de francs CFA par Bangui auprès de l’Inde. Des fonds destinés à l’achat des bus pour la mise en place de la Société Nationale des Transports urbains (SONATU) et la construction d’une gare routière au PK 13 à la sortie nord de Bangui.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 19:06

 

 

jebali29.jpg


Tunis 18 JANVIER 2013 — Le renforcement des relations de coopération entre la Tunisie et la République Centrafricaine a été le principal sujet abordé lors de l'entretien tenu, vendredi matin, au Palais du gouvernement, à la Kasbah, entre le Chef du gouvernement provisoire, Hamadi Jebali, et l'ambassadeur de la République Centrafricaine auprès du Grand Maghreb, Nimaga Ismailla.


Dans une déclaration à l'agence TAP à l'issue de l'entretien, M. Ismailla a souligné l'appui du peuple et du gouvernement centrafricain au processus de transition démocratique en Tunisie.


Selon le service de communication de la présidence du gouvernement, l'accent a été mis, lors de cette rencontre, sur la volonté de la République centrafricaine d'établir de bonnes bases de coopération, notamment, à travers la création d'une commission mixte et d'une ligne aérienne pour renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays.

 

Tunis Afrique Presse (Tunis)

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 18:41

 

 

Bozize avec Sassou


Tiangaye et Sassou

 

 

RFI  18 JANVIER 2013


L'opposant et avocat centrafricain Nicolas Tiangaye a été nommé jeudi 17 janvier après plusieurs jours de tergiversations, au poste de Premier ministre d'un gouvernement d'union nationale. Selon les accords conclus avec Libreville, il ne pourra pas se présenter à la présidentielle de 2016, de même que le président François Bozizé.


Dans un pays où -il le reconnaît lui-même- tout est prioritaire, le premier défi de Nicolas Tiangaye sera de former un gouvernement capable de rassurer les bailleurs de fonds et où, inévitablement, chaque camp politique ne trouvera pas son compte. « Il me faudrait nommer mille ministres et encore, cela ne suffira pas pour satisfaire tout le monde », admet en souriant le nouveau Premier ministre de transition.


Quelle sera la qualité de sa cohabitation avec François Bozizé qui a bien tenté d'éviter sa nomination ? C'est l'une des grandes interrogations du moment. A Bangui, ce n'est un secret pour personne, les deux hommes se vouent une franche hostilité et si Nicolas Tiangaye dit sans convaincre qu'il espère une relation apaisée avec le président, un proche du chef de l'Etat lance à propos de l'ex-défenseur des droits de l'homme : « Il a beaucoup parlé. Maintenant nous allons le voir à l'oeuvre. »


Nicolas Tiangaye aura du mal à trouver du soutien du côté du palais de la Renaissance, mais il devra également surveiller, comme le lait sur le feu, tous les exclus du nouvel exécutif.


Pour accomplir ses principales missions -la pacification, la refonte du secteur de sécurité, la relance d'une économie moribonde et la préparation des futures élections législatives qui, de l'avis général, n'ont aucune chance de se tenir dans un an- le nouveau Premier ministre part avec un a priori favorable des chancelleries étrangères. Mais gare à lui : à Bangui, l'état de grâce ne dure pas cent jours.


L'homme du consensus


Il est l'un des derniers hommes intègres à Bangui, relèvent plusieurs observateurs de la vie politique locale. Preuve de sa singularité, Nicolas Tiangaye accède à la primature après avoir refusé le poste en 1996.


Cet avocat de formation, âgé de 56 ans, s'est fait connaître au milieu des années 1980 en défendant l'empereur déchu, Jean-Bedel Bokassa. Il a également plaidé pour le premier accusé du génocide devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda.


Dans cette carrière d'avocat marqué notamment par la création de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme, il a défendu en 1989 celui qui apparaît désormais comme son pire ennemi politique, François Bozizé qui était alors accusé de complot. Entre les deux hommes, l'hostilité remonte à 2004 lorsque Nicolas Tiangaye dirigeait le Conseil national de transition.


Rédacteur de la Constitution, c'est lui qui a introduit la limitation du nombre de mandats présidentiels. Entré de plain-pied dans l'arène politique, son combat ces dernières années a porté sur l'annulation et la reprise des élections de 2011.


Aujourd'hui, en tant que Premier ministre, il va devoir composer avec le chef de l'Etat. Les deux hommes sont en principe hors-jeu pour la prochaine présidentielle. « La primature sera un sacerdoce et nous devrons aplanir nos divergences », assure Nicolas Tiangaye, qui, et ce n'est pas le moindre des paradoxes, entretient de bonnes relations avec Denis Sassou Nguesso, le président du Congo-Brazzaville, et cite comme modèle, Coluche, l'Abbé Pierre ou bien encore Mère Teresa.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 18:26

 

 

 

FOMAC Tchadiens à damara

 


APA-Brazzaville (Congo) 2013-01-19 15:51:26 - Le Congo Brazzaville assure le transport de 2000 militaires tchadiens vers le Mali, avec armes et matériels, dans le cadre de la mise en place de la force d’interposition africaine au Mali, a annoncé la présidence de la République congolaise dans un communiqué rendu public samedi.



''A travers cet appui logistique, note le communiqué, la République du Congo, qui agit conformément aux bonnes relations diplomatiques qu'elle entretient avec les deux Etats frères du Tchad et du Mali, entend réaffirmer son attachement à la paix sur le continent africain et plus particulièrement au nord Mali''



Le communiqué ajoute que le Congo soutient aussi l'engagement de la France qui, depuis le 11 janvier 2013, est au Mali avec près de 2000 soldats en plus de la logistique, pour aider ce pays à retrouver son intégrité territoriale mise à dure épreuve par des groupes des islamistes terroristes qui occupent sa part nord. 


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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 16:34

 

 

tchad2.jpg

 

 

http://www.rue89.com/ 19 jan, 2013


Parmi tous les contingents africains attendus au Mali, les Français comptent surtout sur l’appui des Tchadiens, au point que cette offensive, au lieu d’être franco-malienne, pourrait être décrite comme franco-tchadienne.


Le Tchad, pays d’Afrique centrale et de ce fait non membre de la Confédération des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao) qui mobilise ses troupes pour porter assistance au Mali, a annoncé l’envoi de quelque 2 000 hommes, le plus gros contingent étranger après celui de la France.


Mais surtout, il s’agit d’une armée expérimentée, aguerrie et habituée au terrain particulièrement difficile du nord du Mali, en tous points similaire au nord du Tchad dont sont généralement originaires les combattants d’élite tchadiens.


Par rapport aux armées inexpérimentées et surtout étrangères aux terrains rudes du désert qu’enverront des pays comme le Togo ou le Ghana, les Tchadiens ont tout pour devenir l’épine dorsale de la Force internationale de soutien au Mali (Misma), placée sous commandement nigérian.


Il y a plusieurs mois déjà, un cadre militaire tchadien nous confiait la disponibilité du Tchad à participer à cette intervention au Mali, et estimait, sans fausse modestie, que son armée était la seule en mesure de « faire le boulot » dans le nord du Mali.

 

En guerre permanente


Les Tchadiens ont, il est vrai, quelques décennies d’expérience… Le pays vit en état de guerre et de rébellion quasi permanent depuis les années 1970, depuis que les Toubous des montagnes du Tibesti se sont rebellés.


On se souvient de « l’affaire Claustre », cette archéologue française longtemps détenue en otage au Tibesti par Hissène Habré et Goukouni Oueddei. Depuis cette époque, des générations de combattants se sont succédé contre tous les ennemis : le pouvoir central de N’Djaména, les Français, les Libyens, les Soudanais, et surtout entre Tchadiens…


Le principal fait d’armes tchadien, c’est évidemment d’avoir mis en déroute – avec un appui certain des Français – l’armée du colonel Kadhafi, dont on peut encore voir les vestiges, en chars de fabrication soviétique, dans le désert, entre Faya Largeau et Fada.


La mobilité, la capacité de survivre aux fortes chaleurs, à trouver ses repères dans le désert… Ces qualités que l’on prête à juste titre aux groupes islamistes qui ont pris contrôle du nord Mali l’an dernier sont également celles des Tchadiens.


Dans le clivage nord-sud qui traverse tous les pays de la zone sahélienne, de la Mauritanie à l’ouest, quasiment jusqu’à la mer Rouge à l’est, le Tchad est le seul dont le pouvoir politique soit aux mains de dirigeants issus du nord, de la partie aride du pays, et pas des zones plus luxuriantes du sud.


Idriss Déby, l’implacable président du Tchad, est originaire de la région de Fada, une oasis du nord du pays. Il a été le chef d’état-major d’Hissène Habré lors de l’offensive contre les Libyens, avant de prendre à son tour le pouvoir, qu’il occupe depuis plus de deux décennies.


C’est un survivant, car depuis son accession au pouvoir par la force en 1990 il a subi plusieurs tentatives d’éviction armées, notamment en 2008, où il n’avait dû son salut qu’à un coup de pouce de dernière minute de l’armée française, sur ordre de Nicolas Sarkozy, alors que le palais présidentiel était sur le point de tomber.


Mais ce n’est pas une éventuelle « dette » qui pousse Idriss Déby à s’engager massivement dans cette guerre, de manière plus significative que les voisins immédiats du Mali.


Le Tchad n’est même pas directement concerné par ces événements, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et la nébuleuse islamiste ayant échoué, jusqu’ici, pour des raisons largement ethniques et religieuses, à étendre leur zone d’influence au Tchad, pourtant un pays en grande partie musulmane – seules les populations du sud sont chrétiennes et animistes.


Idriss Déby se comporte de plus en plus comme le « parrain » de sa sous-région, avec une assurance d’autant plus grande qu’en plus de sa force militaire, qu’il n’hésite pas à employer (un contingent tchadien a été envoyé le mois dernier en Centrafrique à l’appel du président Bozize menacé par ses propres rebelles), il a désormais l’argent du pétrole, exploité par les Chinois. Même si son pays reste l’un des plus pauvres au monde.

 

Sauveur de l’Afrique ?


Le président tchadien se présente comme un pôle de stabilité dans une région agitée (rébellion en RCA, attentats de la secte islamiste Boko Haram au Nigeria, Aqmi au Niger et au Mali, instabilité au Soudan et en Libye), même si cette « stabilité » n’est guère propice à la démocratie intérieure – et c’est un euphémisme. Un opposant politique légal, Ibni Oumar Mahamat Saleh, a visiblement été liquidé à la faveur des troubles de 2008, en toute impunité.


En se rendant indispensable au Mali, auprès des Français mais aussi des Etats d’Afrique de l’ouest, Idriss Déby bâtit sa propre légende à l’échelle africaine. Et tente de devenir l’incontournable sauveur face à un ennemi islamiste que personne n’a su confronter jusqu’ici.


Pour l’armée française, ce ne seront que des retrouvailles, puisqu’une partie de l’opération Serval est menée à partir de la base aérienne de N’Djaména et que les deux armées se connaissent bien. Quoi qu’on en dise, la Françafrique, ça crée des liens… On pensait les Français « seuls » : avec les Tchadiens, ils le seront assurément moins.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 15:55

 

 

 

 

Touarchange

 

 

Afrik.com   SAMEDI 19 JANVIER 2013 / PAR FRED KROCK

 

(De notre correspondant)

 

La salle d’audience de la primature a servi ce vendredi de cadre à la passation de services entre le premier ministre sortant, le Pr. Faustin Archange Touadéra et le premier ministre entrant, Me. Nicolas Tiangaye.

 

Un jour seulement après sa nomination, le nouveau premier ministre Me Nicolas Tiangaye a pris ses fonctions. Son prédécesseur, le Pr. Archange Faustin Touadéra lui a cédé son fauteuil. Le Premier ministre sortant n’a pas trouvé nécessaire de faire le bilan de ses activités à la tête de la primature où il a servi pendant les deux mandats du président Bozizé.

 

Mais ce qu’on peut retenir de son parcours, c’est un homme qui sait obéir aux principes de son maître, en l’occurrence, le président Bozizé. C’est du moins, la seule chose que d’aucuns ne lui reprochent. C’est cette docilité qui fait aussi son malheur, en ce sens qu’aucune dynamique impulsée à son temps n’a réussi, si ce n’est la gestion des multiples crises engendrées par le régime de Bozizé. Les DSRP (Document de stratégies de réduction de la pauvreté) 1 et 2 qui ont été lancés en République centrafricaine, en vue d’accélérer le processus du développement du pays ont tous les deux accouché que d’une souris. En effet, le premier document qui était axé sur la pacification du territoire et l’instauration d’une paix durable, n’a engendré que de multiples rébellions à cause d’une mauvaise gestion du DDR, cumulé par la naissance de Séléka.

 

Le deuxième document par contre, essentiellement basé sur la relance et le développement rural et la sécurité alimentaire qui se résume en un seul slogan du ministre Fidèle Gouandjika, « manger trois fois par jour ». Ce slogan que les centrafricains considèrent aujourd’hui comme une injure à leur égard, étant donné la détérioration de la situation alimentaire où les gens mangent difficilement une fois par jour. Bref, le Pr. Touadéra a été démis le 12 janvier dernier de ses fonctions, selon les esprits des accords de Libreville.

 

Quant au nouveau premier ministre, Me Nicolas Tiangaye, il est déjà au pied du mur où il aura deux défis à relever. D’abord, sa mission ordinaire retracée par les accords de Libreville, notamment la réorganisation des forces de défense et de sécurité ; la réorganisation de l’administration du territoire ; le renforcement de la justice ; la poursuite du processus de DDR (Démobilisation, désarmement et réinsertion des ex-combattants) et de la RSS (Réforme du secteur de la sécurité) ; la nouvelle formation du conseil économique et social, y compris le paiement des salaires à termes échu. Deuxièmement, il devra apporter une valeur ajoutée à la notion de la gouvernance qui a fait le mal du gouvernement sortant.

 

 

 

NDLR : Sur la fin, le mathématicien de Boy-Rabe avait hâte de s'en aller de la primature où de malheureux concours de circonstance ont fait qu'il y soit resté quatre années à ne rien faire mais surtout à s'en mettre plein les poches. Plusieurs villas chez lui à Damara, innombrable cheptel bovin et caprin, vaste domaine agricole etc... Voilà le seul vrai bilan de Touadéra, les Centrafricains ne retiendront rien de ses quatre années passées comme premier ministre de la bozizie. Sans personnalité et complètement effacé et marginalisé par Bozizé qui n'aime que ce genre de personnage, Touadéra restera dans la mémoire de ses compatriotes qui essaieront de l'oublier au plus vite, comme celui qui a contribué aux côtés de Bozizé à enfoncer davantage le pays dans l'abîme. Selon nos informations, il aurait signifié sa démission à Bozizé alors même que celui-ci était encore à Libreville. Touadéra aurait voulu et incité en vain Bozizé pour que ce dernier puisse fournir des armes aux Faca et que les troupes sud-africaines soient aussi mises à contribution pour aller reprendre de force les villes occupées par Séléka.  

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 13:18

 

 

 

 


RCA: après l'accord de Libreville, sur le terrain la guerre s'est assoupie

 

Faca-dans-Bangui-8-janvier.JPG


RFI  samedi 19 janvier 2013

 

En Centrafrique, avec la signature de l’accord de Libreville les combats ont cessé. L'opposant et avocat Nicolas Tiangaye a été nommé Premier ministre, jeudi 17 janvier. Et à Bangui, on attend maintenant la formation du gouvernement de transition.

 

Sur l’un des derniers postes de l’armée, le chef donne ses ordres depuis son lit de camp. A ses côtés, deux soldats jouent aux petits chevaux. Quelques kilomètres plus loin à Damara, le capitaine Daoud Haroun, le chef du contingent de 120 soldats tchadiens chargés de faire tampon entre les belligérants a désormais tout le temps pour boire son thé :

 

« Depuis notre arrivée ici à Damara, on n'a pas eu d'accrochage avec les rebelles. Damara est une ligne rouge entre les zones. On n'a rien fait depuis notre arrivée ici ».

 

Dix kilomètres plus au nord commence la zone rebelle. La Seleka est une armée hétéroclite où l’on trouve des vétérans des précédentes rébellions, des soldats ralliés, des adolescents en tenue de sport, des guerriers opportunistes et même un chauffeur coiffé d’une toque de procureur.

 

Le chef d’état-major de la Seleka, le général Issa Issaka, dans son complet en denim, explique les raisons qui lui ont fait reprendre les armes : « Notre zone est enclavée : nous n'avons pas de pistes, nous n'avons pas de puits, nous n'avons pas d'écoles. C'est pour cela que nous avons décidé de prendre les armes ».

 

Alors, à quelles conditions rendront-ils les armes ? « Ce n'est pas encore fini peut-être, objecte le général. Les gens sont allés à Libreville signer le deuxième accord. On attend la suite : s'il s'agit de la paix, on est prêt pour la paix, s'il s'agit de la guerre, on est prêt pour la guerre ».

 

Les chefs politiques de la Seleka doivent visiter leurs troupes dans les prochains jours. Il leur faudra alors expliquer en détail l’accord de Libreville et gérer les frustrations des combattants.

 

 

Centrafrique : Les Centrafricains attendent désormais le nouveau gouvernement de transition

 

Tiangaye interrogé par la presse


BANGUI Jeudi 17 janvier 2013 19:45 (Xinhua) - Nicolas Tiangaye a été nommé jeudi Premier ministre centrafricain de transition par le président François Bozizé, après une réunion convoquée au Palais de la Renaissance qui a vu la participation des forces vives de la nation, la coalition Séléka et la société civile. Sa première mission sera la mise en place d'un gouvernement de transition et d'union nationale.

 

Le Premier ministre a au plus tard 72 heures de constituer un gouvernement d'union nationale qui verra la participation du parti au pouvoir et de la majorité présidentielle, de l'opposition démocratique mais aussi de la rébellion armée.

 

D'après la répartition faite par le président Bozizé lors de cette réunion, la majorité présidentielle a droit à 12 postes ministériels, l'opposition démocratique va en avoir cinq ainsi que la coalition Séléka. Le groupe politico-militaire aura quatre places dans ce gouvernement de transition de même que la société civile.

 

Prenant la parole le responsable de la coalition Séléka, Michel Djotodia, a réaffirmé son accord pour le choix de Nicolas Tiangaye, il a par la suite demandé la libération des détenus politiques. "C'est sans ambigüité, sans contrainte que nous avons choisi Me Nicolas Tiangaye pour le poste du Premier ministre. Je profite de cette occasion pour demander au président de la République de libérer tous les détenus politiques qui croupissent sous les verrous", a dit Michel Djotodia.

 

En retour, le président Bozizé qui se dit prêt à libérer les détenus a demandé à la coalition Séléka de se retirer des villes occupées depuis plus d'un mois et de penser au désarmement des hommes armés. "Je suis prêt à le faire à la seconde, mais vous avez encore les armes, vous avez les hommes qui ne sont pas encore cantonnés. Je vous donne ma parole, faites votre part et moi aussi je fais le mien, c'est pas compliqué", a déclaré François Bozizé.

 

Nicolas Tiangaye a été choisi par l'opposition démocratique le 12 janvier, pour être le Premier ministre du gouvernement de transition,  conformément aux accords de Libreville signés entre les protagonistes centrafricains sur la crise enclenchée depuis le 10 décembre par la coalition Séléka.

 

 

 

NDLR : Bien avant les rafles suivies d'arrestations massives des compatriotes Rounga, Goula et autres, il y avait déjà plusieurs prisonniers dits politiques qui croupissaient dans les geôles de la bozizie. (SRI, OCRB, "Guantanamo" de Bossembélé etc....). Malgré les dénégations mensongères de Bozizé reprises sans scrupule à la réunion des ministres de la CEEAC de Libreville par Jean Willybiro Sako selon lesquelles, il n'y aurait pas de "prisonniers politiques" en RCA, ce dernier a quand même signé avec Djotodia les accords politiques de Libreville qui demandaient entre autre la "libération de tous les prisonniers politiques", demande réitérée publiquement par Michel Djotodia lors de la réunion des bouffons devant Bozizé le jeudi dernier. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 04:48

 

 

 

Mme Zuma

 

 

Addis-Abeba, le 19 Janvier 2013 : La Présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), le Dr Nkosazana Dlamini Zuma, se félicite de la nomination de M. Nicolas Tiangaye, de l'opposition, comme le premier ministre du gouvernement d'union nationale, le 17 Janvier 2013, conformément à l'Accord politique signé par les parties de la République centrafricaine (RCA), à Libreville, le 11 Janvier 2013.


Cette nomination est une étape importante dans la mise en œuvre des engagements pris par les parties centrafricaines. La Présidente de la Commission réitère son appel aux parties pour qu'elles continuent de faire preuve de la volonté politique nécessaire pour la mise en œuvre de tous leurs autres engagements au titre des accords de Libreville. 


La Présidente de la Commission réitère son appel aux Etats membres de l'UA et les partenaires à fournir l'appui nécessaire à la mise en œuvre de l'Accord politique, ainsi que tous les autres accords conclus par les parties centrafricaines à Libreville, y compris en soutenant les efforts de la Communauté économique Communauté des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) et de celles de son Comité de suivi.

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 04:15

 

 

Tiangaye interrogé par la presse

 


18/01/2013 (Xinhuanet )

 
L'avocat et leader d'une coalition des partis d'opposition, Nicolas Tiangaye, nommé jeudi Premier ministre du gouvernement d'union nationale et de transition, dit de "se donner du temps" pour former le cabinet.


"Les consultations vont commencer bientôt. Il faut prendre le temps de former un gouvernement capable de conduire cette période difficile", a déclaré le nouveau Premier ministre joint jeudi dans la nuit par Xinhua.


Chef de file de la Coordination de l'opposition démocratique, une coalition de neuf formations créée en juin 2012 à la suite du Front pour l'annulation et la reprise des élections (FARE 2011) des élections présidentielle et législatives de janvier 2011 mis en place quant à lui par les adversaires du président François Bozizé en protestation à sa réélection jugée irrégulière.



Formé de cinq partis à l'origine, le FARE 2011 regroupait, en plus de Nicolas Tiangaye qui n'avait pu réaliser 1% des suffrages, le défunt chef de l'Etat Ange-Félix Patassé renversé en 2003 par François Bozizé, l'ex-Premier ministre Martin Ziguelé du Mouvement pour la libération du peuple centrafricain (MLPC), ainsi que l'ex- chef rebelle Jean-Jacques Démafouth.


Ex-bâtonnier de l'Ordre des avocats et fondateur de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme, le nouveau Premier ministre dirigera un gouvernement représentatif des différentes sensibilités sociopolitiques de la République centrafricaine (RCA). A savoir, la majorité présidentielle, l'opposition démocratique, Séléka, les mouvements militaro-politiques non combattants puis la société civile.


Alors que, conformément aux accords de Libreville, le poste de ministre de la Défense est dévolu l'alliance rebelle qui a pris les armes début décembre pour renverser son pouvoir, le président Bozizé a annoncé jeudi la répartition des portefeuilles entre 12 pour la majorité présidentielle, 5 à l'opposition démocratique et Séléka chacune, et 4 respectivement aux militaro-politiques et la société civil.


Interrogé sur la question, Nicolas Tiangaye dont la nomination a reçu l'approbation de la rébellion, a affirmé que rien n'est acquis. Le dossier, a-t-il indiqué, constitue l'un des sujets des "consultations avec les autres composantes".


D'ores et déjà, Séléka demande "au moins sept postes pour satisfaire ses éléments", selon son porte-parole militaire, le colonel Michel Narkoyo, joint par Xinhua peu après la nomination du Premier ministre.


Pour ses priorités, le nouveau chef du gouvernement qui devrait être doté des "pleins pouvoirs", mentionne "la sécurisation du pays". "C'est une tâche à laquelle il faut convier tout le monde. Elle n'est pas réservée au Premier ministre et au gouvernement. C'est une tâche nationale", a-t-il dit.


Nicolas Tiangaye, natif Bocaranga (Ouest) le 13 septembre 1956, n'a encore fait aucune déclaration officielle depuis la publication de son acte de nomination officielle en mi-journée jeudi.

 

© Copyright Xinhuanet

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