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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 02:37

 

 

 

 

BANGUI : LA SÉLÉKA PROMET DE SANCTIONS CONTRE SES ÉLÉMENTS INDISCIPLINÉS

 

 

gl Issa Issaka cema de Séléka à dte et le gl Arda Hakoum

 

Bangui, 22 janvier 2013 (RJDH) – Certains éléments incontrôlés de la coalition des rebelles Séléka continuent d’attaquer des villes à l’intérieur du pays en commettant  des exactions. La   population se plaint.  Les leaders de la rébellion promettent des sanctions contre leurs éléments indisciplinés. 


La ville de Kémbé (sud-est) a été attaquée et pillée le 21 janvier par des éléments armés de la Séléka. Des témoins déplorent la destruction des installations des réseaux téléphoniques, des bâtiments administratifs et le pillage des commerces des particuliers.


A cet effet, plusieurs personnes  ont fui la ville pour trouver refuge dans la brousse. Des témoins affirment cependant que les rebelles ne se sont pas pris directement à la population civile.


Les leaders de la rébellion Séléka ont reconnu les incursions menées par des membres de leur mouvement et ont promis des sanctions contres leurs auteurs. Des sanctions qui restent sans détails du côté des leaders de la rébellion. Les autorités de Bangui jointes, n’ont pas toujours voulu commenter cette information.


Pendant ce temps, Michel Djotodja, chef de la  coalition Séléka est attendu ce mardi dans plusieurs régions  occupées par sa rébellion. Selon ses proches, il se rend dans ces zones pour expliquer aux rebelles, les termes des accords signés le 11 janvier à Libreville au Gabon.


Depuis une semaine, la psychose gagne la ville de Bangassou (sud-est), car des informations qui arrivent de cette ville font état du redéploiement des éléments rebelles de la coalition Séléka tout proche de cette localité. Plusieurs personnes ont déjà évacué la ville en prévention d’une éventuelle arrivée de la rébellion dans ladite localité.

 

 

BANGUI : LE SYSTÈME DES NATIONS-UNIES DÉNONCE LE RECRUTEMENT D’ENFANTS SOLDATS

 

 

enfants-soldats.jpg

 

 

Bangui, 22 janvier 2013 (RJDH) - La Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Léila Zérrougui, a dénoncé  la poursuite du recrutement d’enfants-soldats par des groupes armés présents en République centrafricaine.


Léila Zérrougui a fait cette déclaration le lundi 21 janvier devant le groupe de travail sur le sort des enfants en temps de conflits armés. Ses propos ont été rapportés par l’agence du système des Nations Unies en Centrafrique.


Selon le document publié, la représentante du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés a pointé du doigt la rébellion de la Séléka qui comprend la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) et l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), et les forces loyalistes d’avoir recruté des enfants dans leurs rangs.


« Les mêmes acteurs ont violé les droits des enfants en toute impunité depuis trop longtemps. Nous continuerons de surveiller la situation et si aucun progrès n’est réalisé, nous solliciterons le Conseil de sécurité sur cette question », a déclaré Léila Zérrougui.


Elle a par ailleurs rappelé qu’en novembre 2011, la CPJP avait signé un plan d’action de l’ONU pour mettre fin au recrutement d’enfants, conformément à la résolution 1612 du Conseil de sécurité. Pour sa part, l’UFDR s’était engagée à deux reprises à libérer les enfants de ses rangs, en 2007 et en 2011.


«  Le gouvernement aurait aussi mobilisé et armé des adolescents à Bangui afin de les faire participer à la lutte contre les groupes armés aux côtés des milices progouvernementales», a-t-elle souligné.


Pour elle, le recrutement d’enfants est une violation grave des droits de l’enfant. « Les enfants enrôlés de force dans les  groupes armés sont des victimes et non des criminels et doivent être traités en tant que tels. J’exhorte le gouvernement à assumer à l’avenir ses responsabilités en matière de protection des enfants et à ne pas inciter à la violence », a ajouté Léila Zérrougui.


D’après le chiffre publié par l’UNICEF, près de 2 500 enfants sont enrôlés dans des groupes armés, y compris des groupes d’autodéfense, en République centrafricaine.

 

 

 

BANGUI : LA DÉFENSE DE L’OCC EXIGE DE TÉLÉCEL 30 MILLION DE FCFA COMME DOMMAGE INTÉRÊT

 

Telecel-siege-Bgui.jpg

 

 

Bangui, 22 janvier 2013(RJDH) La défense de l’Observatoire centrafricain des consommateurs (OCC) a demandé une somme 30 million de FCFA comme dommage-intérêt que la société de téléphonie mobile Télécel devrait lui verser, à l’issue de la reprise du procès ce matin au tribunal de commerce.


 La défense de Télécel représentée par Maître Soigné Ekomo, a dans son plaidoyer, fait savoir que la requête de l’OCC est irrecevable devant le tribunal. Le non-respect des dispositifs du règlement intérieur fournit comme pièce administratif, par l’OCC et la saisie du tribunal de commerce sont entre autres des raisons énumérées par Soigné Ekomo pour faire opposition à OCC.


Argument rejeté par la défense de l’OCC, Maître Morouba qui a par la suite affirmé que la démarche entreprise par le président de l’OCC, Marcel Mokwapi, est légale et par conséquent « la société Télécel doit verser une sommes de 30 million comme dommage-intérêt », a-t-il ajouté.


Après l’écoute des deux parties, le président du tribunal de commerce, le magistrat Yves Namkokena a  fait savoir que l’affaire sera délibérée le 5 février.


Interrogé par la presse, le représentant de la société Télécel s’est réservé de tout commentaire. Cependant, Marcel Mokwapi se dit serein et fier d’avoir fait confiance à la justice. « Ce recours permettra non seulement à la société d’assumer sa responsabilité, mais aussi  aux consommateurs de savoir défendre leur droit », a-t-il dit.


André Kapoudji, l’un des consommateurs présent à cette audience se dit satisfait  de la procédure entreprise par l’OCC afin de mettre fin aux difficultés que connaissent au quotidien les consommateurs de la société Télécel.


L’OCC a porté plainte contre  la société de téléphonie mobile, ‘’ Télécel’’ pour escroquerie,  arnaque et vol entre autres. Le procès s’est ouvert le mardi 8 janvier au tribunal du commerce.

 

 

 

OBO : DEUX CAS DE VIOL SUR DES MINEURS ENREGISTRÉS EN MOINS D’UNE SEMAINE

 

 

Obo, 22 janvier 2013 (RJDH) Un homme  d’une cinquantaine d’année a violé une fille de sept ans  le dimanche 20 janvier au quartier Nairobi 1 à Obo (sud-est). Le présumé coupable est arrêté et transféré à la gendarmerie de la ville pour fins d’enquêtes, tandis que la victime se trouve actuellement à l’hôpital pour des soins.


D’après les faits relatés par le père de la victime, Favoris Zandanga, le présumé coupable aurait invité la victime chez lui afin de lui remettre les assiettes dans lesquelles il a été servi. Une fois chez lui, il a tiré la fille dans sa maison et a fermé la porte derrière eux.


« Quand j’ai constaté l’absence de ma fille, je commençais à la chercher.  Je me suis informé auprès de ses amis sur l’endroit où elle pouvait se trouver. C’est alors que je suis allé frapper à la porte de ce criminel et j’ai retrouvé ma fille. Il a eu une relation sexuelle avec elle », a expliqué Favoris Zandanganda.


Interrogé par le chef du quartier, la victime a confirmé que le présumé coupable s’est abusé d’elle. « Une fois m’avoir fait entrer  dans sa maison, il m’a fait coucher, et il m’a serré le coup avec ses mains pour m’empêcher de crier », a-t-elle ajouté.


Le vendredi 18 janvier un cas similaire s’est produit au quartier Yangba. Une fille âgée de 9 ans a été aussi victime d’un viol. Elle se trouve également en ce moment à l’hôpital préfectoral d’Obo.  Selon des sources médicales, l’on doit craindre une recrudescence des viols sur des mineurs dans la localité.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 16:00

 

 

 

Me Nicolas Tiangaye

 


Cela n’a pas été facile, et pour cause… Cependant, de même qu’une femme qui accouche oublie très vite les douleurs de l’accouchement une fois son bébé dans les bras, de même les Centrafricains dans leur ensemble ont très vite oublié les tracasseries post accord de Libreville une fois votre nomination au poste de premier ministre confirmée.


Notre organisation, l’Organisation de la Société Civile centrafricaine de France (OSCCF) n’avait pas hésité, dès le 15 janvier,  à vous apporter publiquement son soutien et demander au président de la république de valider votre choix comme Premier ministre de transition. C’est ici pour nous l’occasion de vous féliciter et de remercier le Président de la république pour sa sagesse.


 Vous voilà Premier ministre, face à votre destin et à la commande d’un navire, la Centrafrique, qu’il va falloir conduire à bon port. En serez-vous capable ? Nous osons y croire. Bien sûr que certains nous diront ça ne peut être pire qu’avant. Et le rang mondial qu’occupe actuellement notre pays leur donne entièrement raison. Mais allons-nous nous contenter de cette piètre place qu’aucun pays au monde envie ? Certainement pas, d’où l’espoir que le peuple place aujourd’hui en vous.


Monsieur le Premier ministre, vous portez actuellement l’espoir de tout un peuple. De même que vos admirateurs sont nombreux mais silencieux en Centrafrique, laissant les Centrafricains de l’extérieur exprimer leur joie sur les réseaux sociaux, de même vos ennemis sont aussi nombreux au sein du système ébranlé, avec bâtons affutés prêts à vous les mettre dans les roues. Vous voilà averti.


Un contrat à durée déterminée (CDD). 


En acceptant de diriger le gouvernement de transition,  vous avez accepté un contrat à durée déterminée(CDD). Bien que renouvelable, votre CDD a tout de même une certaine particularité. D’ordinaire, le renouvellement d’un CDD est signe de compétence confirmée et un encouragement. Mais pour vous, le renouvellement de votre CDD risque plutôt de s’apparenter à un grippage du système de propulsion du navire dont vous êtes désormais maître à bord. Inutile de vous dire que plus vite la transition prendra fin, plus efficace aura été votre action à la tête du gouvernement. Ainsi on évitera le retour à la case départ avec toutes ses conséquences néfastes pour le pays.


La qualité de l’équipe gouvernementale.


De la qualité des membres de l’équipe gouvernementale dépendra l’efficacité des actions à mener.  Vous aurez compris, Monsieur le Premier ministre, composer une équipe de qualité reste à ce jour votre premier défi. 


Nous avions parcouru avec intérêt votre interview cette semaine chez RFI. Vous êtes sans doute un homme politique complet, maîtrisant à perfection les formules diplomatiques. Cependant un passage de cette interview nous a légèrement  fait grincer les dents. Peut-être que nous avions  mal compris. Soit. A la question « Est-ce que les rebelles de la Seleka auront bien le portefeuille de la Défense ? » Vous aviez répondu : « Cela a été décidé au sommet de Libreville. » Parfait. Mais à cette question : « Est-ce que ce sera Michel Am Nondroko Djotodia ? ». Vous aviez répondu : « C’est à eux de choisir leur représentant. »


Non, Monsieur le Premier ministre, votre réponse à cette question nous semble incomplète.  Elle aurait dû être : « C’est à eux de choisir leur représentant. Et je validerai leur choix ou pas suivant les exigences du poste ».  


Nous pouvons nous tromper, Monsieur le Premier ministre, mais si Mr Michel Am Nondroko n’a pas les compétences pour occuper ce poste, vous devez avoir le courage de demander à SELEKA de vous proposer une autre personne. Si le ministère de la défense revient de droit à Séléka conformément aux accords de Libreville, il est aussi de votre droit et responsabilité de demander à Séléka de vous proposer quelqu’un qui a les compétences requises pour le poste proposé.


Cette subtile remarque nous amène à vous proposer le processus suivant, quant à la formation de votre équipe :


Définir le nombre de postes ministériels à créer. Par exemple : 30 postes.


Repartir ce nombre par entités sensées composer l'équipe gouvernementale.


Exemple :


a) Majorité présidentielle : 7 membres,

b) Opposition démocratique : 7 membres,

c) Séléka : 7 membres,

d) Société civile : 5 membres,

e) Autres : 4 membres.


Définir les portefeuilles à affecter à chacune de ces 5 entités.


Exemple : Les 7 portefeuilles attribués à SELEKA concernent : la Défense, l'Intérieur, l'Urbanisme, l'Agriculture, Eaux et forêts, Jeunesse-Sport et Education.


Définir les compétences requises pour chaque portefeuille. Exemple : la personne sensée occuper le poste de Ministre de l'éducation doit avoir le niveau minimum de Maîtrise en lettre et avoir été en poste ces 5 dernières années dans l'éducation nationale et à un poste de responsabilité, etc...


Demander à chacune des entités de vous proposer une personne de son rang répondant aux critères définis pour chaque poste.


Recevoir en entretien chacun des candidats choisis par son entité afin de valider ou pas ce choix. Faites-vous aider pour cet entretien par un spécialiste de recrutement des hauts cadres.


Vous aurez compris, Monsieur le Premier ministre, après avoir défini et reparti les ministères par entité, il faudra exiger de ces entités qu’elles vous proposent une personne de leur rang capable d’assumer avec succès la fonction relevant du poste en question.


Vous avez besoin des managers expérimentés et intègres.  Diriger un ministère c’est manager et gérer  des compétences. Les diplômes seuls ne suffisent pas, il faut en plus des diplômes de l’expérience de terrain, surtout pour un gouvernement de transition dont le temps est compté. Vous avez besoin des gens opérationnels tout de suite.


Ce message il va falloir le faire comprendre à toutes les entités qui auront à vous faire des propositions de personnes devant composer l’équipe gouvernementale.


N’hésitez pas à faire auditionner les postulants par un cabinet de recrutement de hauts cadres. Bref.

 

La place de la diaspora dans le gouvernement de transition.

 

La diaspora centrafricaine est composée des gens issus de différents milieux. Lentement mais surement, la diaspora centrafricaine de France commence à s’organiser. On commence à distinguer clairement les différentes composantes de cette diaspora reparties dans les différentes organisations. On a désormais le « Rassemblement des partis politiques de l’opposition démocratique centrafricaine de France », l’ « Organisation de la Société Civile Centrafricaine de France (OSCCF)» et à venir « Le Rassemblement des partis de la majorité présidentielle centrafricaine de France ».  Ces différentes composantes de la diaspora centrafricaine sont appelées à se consolider afin d’être encore plus utiles à notre pays, la Centrafrique.


 C’est un secret pour personne que la diaspora centrafricaine, notamment celle de France, joue un grand rôle dans l’économie centrafricaine. Le forum organisé en 2010 sur les investissements portés par la diaspora l’a démontré à suffisance. Il devient désormais primordial que cette diaspora soit associée à la gestion du pays. Mais pour cela nous avions toujours demandé la transparence quant au choix des personnes censés représenter la diaspora.  C’est pourquoi, il est important que la consultation entamée par le Premier ministre s’intéresse aussi aux organisations de la société civile centrafricaine de l’étranger.   La société civile centrafricaine ne se limite pas qu’à la Centrafrique (territoire). Il y a aussi la diaspora.


 Il est vrai que nombreux sont ceux ou celles qui vous font actuellement des appels de pieds à travers des publications à répétition sur internet et dans certaines presses. Nous osons croire que vous ne tomberez pas dans leur piège. N’hésitez pas à faire passer un entretien d’embauche aux postulants et faire vérifier leur parcours académique et professionnel par un cabinet spécialisé.


Bonne chance et courage, Monsieur le Premier ministre.


QUE DIEU BENISSE LA CENTRAFRIQUE. 

 

Clotaire NGOUMBANGO.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 10:55

 

 

 

 

Nicolas Tiangaye


 

RFI   mardi 22 janvier 2013

 

De notre envoyé spécial à Bangui

 

En République centrafricaine, le Premier ministre Nicolas Tiangaye est désormais en fonction. Les tractations ont commencé pour former le gouvernement de transition et la partie s’annonce compliquée pour le nouveau Premier ministre car chaque camp formule déjà ses exigences. Mais c'est la présidence qui risque de donner à Nicolas Tiangaye le plus de fil à retordre.

 

Nicolas Tiangaye a débuté ce lundi 21 janvier les premières consultations officielles. Il a d’abord reçu des représentants de la mouvance présidentielle avec qui, dit-il, l’entretien a été cordial. Puis ce sont les patrons de la Seleka qui lui ont rendu visite dans ses nouveaux bureaux de la primature. L’opposition politique est, elle, attendue aujourd’hui.


Les tractations ont donc commencé et chaque camp formule déjà des exigences. Le chef de l’Etat a fait savoir qu’il espère 12 ministères, et pas des moindres. D’après une bonne source, la Seleka en demande sept ; les politico-militaires non combattants en veulent quatre ; la société civile, dans l’ensemble très favorable à François Bozizé, ne veut pas être oubliée, et l’opposition ne se contentera pas de la partie congrue.


Nicolas Tiangaye garde le silence, mais un de ses proches, sous couvert d’anonymat, estime qu’il n’est pas question de donner la majorité des postes à la présidence et ses alliés. « On ne peut pas perdre la guerre et se tailler la part du lion », dit-il. Selon nos informations, le Premier ministre espère former un gouvernement resserré de 26 à 27 postes. Si les mécontents ne manqueront pas de se faire entendre, c’est avec la présidence qu’il joue la partie la plus serrée. Selon un membre de son entourage, François Bozizé n’entend pas être un président potiche.


Après la bataille pour le contrôle des ministères, pourrait très vite apparaître celle de la signature des décrets. Le médiateur Denis Sassou-Nguesso a obtenu aux forceps la nomination de Nicolas Tiangaye. Mais il risque d’être à nouveau appelé à la rescousse.

 

 

 

NDLR : L’apparition sur la scène de ce qu’on appelle les « politico-militaires non combattants » est une grotesque supercherie qui cache mal les manœuvres de Bozizé et sa majorité présidentielle. Il ne s’agit en réalité ni plus ni moins que de leur appendice car elle regroupe ceux qui comme Abakar Sabone, qui ont rallié le clan Bozizé depuis le DPI et l’ancien président de la rébellion de l’APRD Jean Jacques Demafouth, qui ont fait du programme DDR un vrai business.


S’agissant de la société dite civile centrafricaine, elle n’a en réalité pas vocation à entrer au gouvernement pour faire de la politique. Le pasteur Josué Binoua en est le plus mauvais exemple qui a malheureusement délaissé ses très utiles activités à l’ambassade chrétienne pour entrer au gouvernement a été instrumentalisé par Bozizé qui l’a transformé en porte-parole à un moment où presque tous les ministres avaient abandonné celui-ci. Le gouvernement doit plus que jamais être seulement l’affaire des politiques.   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 02:45

 

 

 

Nicolas Tiangaye PM

 

 

En Centrafrique, dès qu’il est question de formation de gouvernement, surtout d’union nationale, on assiste de la part de certains compatriotes à des comportements irrationnels et des attitudes que seule la psychanalyse est sans doute en mesure d’expliquer. Depuis que Nicolas Tiangaye est désigné Premier Ministre et donc avec la charge de former le gouvernement d’union nationale de transition voulu par les accords politiques de Libreville, on apprend dans son entourage que le nouveau PM ne cesse d’être importuné par tout un tas de personnes qui veulent le voir à titre personnel ; qu’il ploie également sous le poids de nombreuses lettres de candidature dont certaines sont aussi farfelues que les autres, avec beaucoup de cv et copies de faux diplômes etc…


Si le nouveau PM dit vouloir se donner le temps nécessaire à la composition d’un bon gouvernement, c’est parce qu’il compte ne prendre dans son gouvernement que des fils du pays compétents, d’une grande et réelle intégrité morale et qui ne pourraient pas être rejetés par les Centrafricains. C’est au regard de ces critères qu’il pourra bénéficier durablement du capital de confiance et de crédibilité dont il a bénéficié d’emblée de la part de la communauté internationale et des principaux partenaires au développement de la RCA dès l’annonce de sa nomination, en dépit des scandaleuses manoeuvres dilatoires et séance de lynchage public, de dénigrement et d’humiliation de sa personne, orchestrées par Bozizé.


En effet, autant les bailleurs de fonds qui avaient pratiquement tourné le dos à Bozizé et Touadéra après leur hold-up électoral de janvier 2011 semblent maintenant disposés à appuyer et accompagner le gouvernement Tiangaye dans sa mission et son action de redressement du pays quant aux objectifs et ambitions qu’il a annoncés, autant leur enthousiasme sera bien vite émoussé et fera place à une grande déception si par malheur, des escrocs, bras cassés et autres coupables de détournement de deniers publics notoirement connus du KNK et de la bozizie restés impunis à ce jour et qui par-dessus le marché ne cessent d’afficher leurs ambitions pour tel ou tel poste ministériel, devaient entrer dans ce gouvernement.


Il est donc clair que des individus comme le SG du KNK Louis Oguéré, un des commanditaires du caillassage des ambassades étrangères de pays amis, ou son prédécesseur Elie Ouéfio, l’artisan principal des fraudes électorales massives au profit de Bozizé et du KNK en 2011, le désormais tristement célèbre Lévy Yakité de Cocora, des personnes à la moralité douteuse comme Edouard Patrice Ngaissona ou de mauvaise moralité tel que  Cyriaque Gonda condamné par le tribunal des Nations Unies et déclaré persona non grata aux USA et qui ne cesse de s’agiter, ainsi que d’autres opportunistes et transhumants politiques bien connus et autres vieux briscards de la majorité présidentielle de Bozizé qui sont de véritables repoussoirs, doivent être mis en quarantaine et éloignés de ce nouveau gouvernement. Il en est de même de certaines personnes en mauvais état de santé manifeste mais qui affichent néanmoins des ambitions gouvernementales.


Naturellement ne parlons pas du cas des ministres sortant comme Anicet Parfait Mbaye qui se sont impunément enrichis en pillant le BARC et le GTC, le milliardaire de Boy-Rabe Fidèle Ngouandjika, et un certain Albert Besse homme lige de Bozizé pour la mise à sac du trésor, pour ne citer que ceux-là dont le bilan à la tête de certains départements ministériels a été particulièrement désastreux. Ils doivent plutôt rendre des comptes à la justice et non nourrir de nouvelles ambitions ministérielles.

 

La rédaction 

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial
22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 01:24

 

 

Bangui--ville.JPG

 


Radio Ndéké Luka Lundi, 21 Janvier 2013 14:11


La vie a repris son cours normal ce lundi 21 janvier 2013 à Bangui. Cette reprise d’activités intervient alors que les centrafricains attendent toujours la composition d’une nouvelle équipe gouvernementale dirigée par maitre Nicolas Tiangaye.


Fonctionnaires, agents de l’Etat, élèves, commerçants, professionnels des petits métiers, entreprises publiques ou privées, ont retrouvé leurs occupations quotidiennes. Le constat a été fait par les reporters de Radio Ndeke Luka.


Bangui a renoué avec son rythme de vie quotidienne suite à la crise liée à l’insécurité provoquée par les rebelles de la coalition rebelles. Une crise qui a débouchée sur la signature d’un accord mettant terme aux hostilités.


Selon les reporters, plusieurs véhicules ont fait leur réapparition, empruntant les diverses avenues de la capitale. Certains se dirigeaient vers le centre Administratif, d’autres en direction des marchés et des écoles. Les transports en commun ont été pris d’assaut. Des piétons ont également envahi les trottoirs pour  se diriger vers leurs lieux d’activités.


Sur les marchés, l’affluence a été de mise : commerçants, clients, curieux se bousculent. Nos chiffres d’affaires ont sensiblement baissé à cause  de la crise. Grâce à la paix retrouvée,  « nous, vendeuses de galettes, pourrons être en mesure d’apprêter nos marchandises pour la vente afin de nous rattrape »r, ont indiqué certains commerçants.


« Bien qu’on retrouve un peu de tout sur le marché, le prix des denrées alimentaires a grimpé. Nous éprouvons des difficultés à remplir nos paniers pour nos familles. A ce titre, nous exhortons les autorités à faire en sorte que la circulation reprenne sur toute l’étendue du territoire », ont ajouté certaines ménagères.


A propos de cette fluidité de circulation retrouvée, il est à noter qu’au moins 7 personnes ont fait l’objet d’un braquage à mains armées par un groupe d’hommes non identifiés à Bouar (ouest). Les victimes ont été dépouillées de tous leurs biens matériels et une importante somme d’argent. Il s’agit d’un braquage enregistré à 75 kilomètres de la ville sur les passagers d’un véhicule de transport en commun.


Cette présence des hommes armés n’est pas la première. Ils ont déjà été signalés il y’a 2 semaine dans la même région. Ils étaient au nombre de 400 et habillés en 3 sortes de tenues militaires, a raconté un témoin au correspondant de Radio Ndeke Luka.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 01:17

 

 

 

gl Issa Issaka cema de Séléka à dte et le gl Arda Hakoum

 

 

http://www.afrik-online.com   janvier 15th, 2013

 

Les négociations de Libreville ont coupé la pomme de discorde en deux : Bozizé reste mais c’est comme s’il n’était plus président. Président honorifique dirait-on, président sur papier, puisque dorénavant, il ne pourra plus cumuler la présidence et le portefeuille de la défense, véritable gilet par balles qui a eu pas mal des trous les jours passés.


En face, nous avons une rébellion hétéroclite qui doit ranger ses chargeurs et ravaler sa détermination. La récréation est terminée. On arrête de se faire peur. Il faut oublier Bangui et rentrer dans les rangs (enfin, pour quelques-uns). Du coup, les chefs militaires se sentent quelque peu trahis car la « bande » s’était donnée le mot pour ne rien céder au départ de l’ogre de Bangui et de focaliser les tractations sur un seul et unique thème : comment Bozizé va quitter le pouvoir ?


Denis Sassou N’Guesso et ses pairs ont eu raison des ambitions pénales de la Séléka contre Bozizé. Une proposition fantaisiste qui n’avait d’ailleurs aucune chance d’aboutir. Et ils le savaient déjà.


Les chefs militaires doivent maintenant se rendre à l’évidence. Ainsi en a décidé Libreville. Les dissidents ont beau dire ne pas être concernés par les accords signés avec leur chef, ils sont obligés de s’y faire : Bozizé reste en place jusqu’en 2016 et doit entre-temps nommer un tout-puissant premier ministre consensuel et « inzapable » proposé par l’opposition politique et la rébellion.


Pour l’heure, seul le nom de Maître Nicolas Tiangaye (« mets-moi », en Lingala, langue parlée au Congo-Brazzaville, pays frontalier de la RCA). François Bozizé espère que la rébellion puisse lui faire une autre proposition mais l’évidence conduit à penser que Maître Tiangaye sera le seul candidat à ce poste, celui-là même qui avait proposé la destitution de Bozizé pour haute trahison et la dissolution de l’assemblée.  Il doit choisir entre Tiangaye ou Tiangaye, ce qui revient au même !


Entre ce dernier et Michel Djotodia, le chef du Séléka, le courant passe d’ailleurs très bien !


“Je vais partir de suite pour Brazzaville. Je reviendrai demain (mardi) à Bangui avec Michel Djotodia” avait annoncé l’encombrant très potentiel PM à l’AFP


Dire que cela donne du fil à retors à Bozizé est un euphémisme. En gros, il sauve son fauteuil Présidentiel mais doit se séparer de son gouvernement. C’est ce qui s’appelle se tirer une balle dans le pied. Une expression pas très compliquée pour une personne qui a fait carrière dans le métier d’armes. Il va y avoir des grincements de dents de ce côté-là aussi.


En attendant, Bozizé fait languir les Banguissois. Il fait durer le plaisir. De toute façon, ce sera la dernière fois où il prendra une décision capitale en tant que président. Ça ne s’invente pas ! 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 01:05

 

 

 

carte-RCA-zonessecurit2010

 

 

 

 

DECLARATION

 

 

 

Rassemblement des Partis Politiques de l’opposition démocratique Centrafricains en France

ADP – ASD – CRPS – LÖNDÖ  – MDREC – MLPC – PATRIE – RDC – UDPP

 

 


Les représentants des partis politiques de l’opposition démocratique en France se sont réunis à Paris le 18 janvier 2013, pour examiner les accords de Libreville signés par les leaders. Il ressort des débats les points suivants :


L’accord a permis de mettre fin à la solution militaire privilégiant la recherche d’une solution politique.


La nomination de Nicolas TIANGAYE, désigné par tous les leaders de l’opposition au poste de Premier Ministre de  transition est un gage indéniable pour la réussite de cette période délicate et nous nous en félicitons.


La décision de procéder à des  élections législatives anticipées en fin de  transition constitue une victoire de l’opposition démocratique qui, en son temps, avait dénoncé les irrégularités et fraudes survenues lors des élections générales organisées par le pouvoir le 23 janvier 2011.


L’organisation des élections législatives anticipées, clé de voute des accords de Libreville, constitueront un moment fort de cette transition. Elles devront être parrainées et certifiées par les organisations internationales telles que les Nations-Unies.


Nous appelons le Général François BOZIZE à respecter l’esprit et la lettre  des  accords de Libreville en accordant les pleins pouvoirs réglementaires au premier ministre pour la réussite de la transition dans l’intérêt de notre pays et de notre peuple. Les membres du gouvernement doivent avoir la liberté et la totale latitude dans le choix de leurs collaborateurs, les seuls critères étant la compétence,  l’intégrité et l’expérience.

 

                                                                          Fait à Paris le 21 janvier 2013

 

Ont signé :    ADP : BELIBANGA Clément

                    CRPS: SOLET BOMAWOKO Simplice

                     MDREC: LINGBIMA Francis

                     MLPC: KABRAL Jean- Didier

                     RDC: SIOPATHIS Raymond-Max

          PATRIE: TCHEUMENI Hugues           

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 00:45

 

 

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21 jan. 2013

 

Le porte-parole de l’armée ougandaise, Felix Kulayigye, annonce aujourd’hui qu’un des gardes du corps de Kony, le général Binani, a été tué le 18 janvier lors d’un accrochage avec des troupes ougandaises dans la jungle centrafricaine, à environ 380 kilomètres au nord de Djéma, à proximité de la frontière sud-soudanaise. « Nous avons eu un renseignement selon lequel le groupe se trouvait là et des escouades ont été déployées pour leur donner la chasse », explique M. Kulayigye. Selon le porte-parole de l’armée ougandaise, le général Binani était également responsable de la collecte de nourriture et des opérations d’enlèvements d’enfants.

 

(Source : AFP)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 00:36

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

KAGA-BANDORO/ KABO: LES POPULATIONS SE PLAIGNENT DES EXACTIONS DES REBELLES DE LA SÉLÉKA

 

RCA carte MAE France

 

 

Bangui, 21 janvier 2013 (RJDH) – La population de la ville de la Kaga-Bandoro (Centre- nord) se plaint à nouveau des exactions commises par des éléments de la coalition Séléka. Joint ce matin par le RJDH, un habitant  a fait savoir que les rebelles sont retournés dans la ville le 5 Janvier.


« Les exactions se sont accentués depuis le retour des rebelles dans la ville de Sibut. La population vit dans la crainte, les rebelles de la Séléka pillent les bâtiments administratifs et les maisons des particuliers. La plupart des victimes sont de la communauté chrétienne », a-t-il expliqué.


La même source a également précisé que les activités ne fonctionnent pas normalement à l’hôpital préfectoral de la ville.  Une partie du personnel soignant a pris fuite.  Au marché central, seules les boutiques tenues par des commerçants tchadiens sont ouvertes car les propriétaires sont de bon terme avec les rebelles.


A Kabo (Nord), la population se plaint également du comportement des hommes de la coalition Séléka. Un jeune homme âgé de 35 ans a été pris en otage par les rebelles. Celui-ci a été obligé de verser une rançon de 20 000 FCFA avant d’être libéré ce lundi 21 janvier.


Par ailleurs un groupe d’agriculteurs qui se sont rendus au champ ce matin ont rebroussé chemin   après avoir été attaqué par des éleveurs peulhs.

 

 

 

BANGASSOU : LA SÉLÉKA SE RAPPROCHE DE LA VILLE, LA POPULATION PLONGÉE DANS LA PANIQUE

 

 

Bangassou, 21 janvier 2013 (RJDH) La population de la ville de Bangassou (Sud-est) vit depuis quelques jours dans la psychose. Des  rebelles de la coalition Séléka se rapprochent de la ville. Des personnes jointes sur place affirment avoir aperçu des véhicules lourdement armés de la rébellion franchir la rivière de Mbari, situé à 17 kilomètres de Bangassou.


Des religieux joints à Bangassou, ont affirmé que la ville est entrain de vider de ses populations. « C’est la panique ici. Les hommes, les femmes et les enfants, tous sont à la recherche de l’abri », a témoigné un religieux.


La ville de Bangassou est une ville garnison. Une base de l’armée y est installée. Des habitants joints par téléphone ont fait savoir que le détachement militaire de la ville a pris des dispositions pour parer à toute éventualité.


Il y a une semaine déjà, des éléments de la Séléka sont arrivés dans la localité de Dimbi, située à plus de 150 kilomètres de Bangassou. Les habitants de cette localité ont dû quitter pour aller à Bangassou pour les uns et dans la brousse pour les autres. La situation a provoqué une panique dans la ville de Bangassou. Plusieurs personnes ont déjà évacué la ville en prévention d’une éventuelle arrivée de la rébellion dans la localité.


A Bangui, des autorités jointes n’ont pas voulu commenter cette information. Les leaders de la rébellion Séléka, eux non plus.


Cette situation se dessine alors que le pays attend toujours la formation d’un gouvernement d’Union nationale. Le Premier ministre Nicolas Tiangaye, affirme être en consultation en vue de la mise en place de ce gouvernement.

 

 

BOUAR : DES PERSONNES ATTAQUÉES PAR DES HOMMES ARMÉS NON IDENTIFIÉS

 

 

Bouar, 21 janvier 2013 (RJDH) – Sept passagers à bord d’un véhicule pickup ont été attaqués par des hommes armés non identifiés, le dimanche 20 janvier, au village de Fambélé, à 75 kilomètres de la ville de Bouar (ouest). Ces hommes ont été dépouillés de tout leur bien.


D’après les témoignages du conducteur de véhicule,  Abdoul Ballé, les malfrats ont fait des sommations afin de les obliger à s’arrêter. « Nous avons écouté des coups de fusils. Deux balles ont traversé ma portière et j’étais obligé de m’arrêter pour éviter le pire », a-t-il  fait savoir.


« Ces hommes détenaient tous des armes de guerre. Ils parlaient, le français, le Sango, le Goula et le Ngambaï.  Nous avons subi des menaces verbaux avant d’être dépouillés de ce que nous possédons », a témoigné Lambert Yapélé, l’une des  victimes.


Le mercredi passé une dizaine de personnes ont été prises en otage au village de Gallo, à 60 kilomètres de la ville de Bouar (ouest), par une bande armée non identifiée qui sillonnait la région. Les victimes ont été libérées  par les éléments des forces armées centrafricaines, qui ont lancé une attaque sur ces malfrats le jeudi 16 janvier.

 

 

 

BIRAO : L’HÔPITAL MANQUE DE MÉDICAMENTS

 

 

Birao, 21 janvier 2013 (RJDH) La population de la ville de Birao (nord-est) se penche désormais sur des plantes médicinales pour se faire soigner à cause de manque de produits pharmaceutiques de l’hôpital préfectoral de cette localité. Ce constat a été fait par Radio Yata, lors d’une visite dans cet hôpital.


« Mon enfant souffrait de la fièvre typhoïde. Les infirmiers m’ont prescrit une ordonnance. Mais quand je me suis rendu à la pharmacie pour acheter les médicaments, on m’a fait savoir qu’il n’y a pas ces produits. Jusqu’à ce jour, je ne sais quoi faire pour guérir mon enfant », a déclaré Zénaba Adamou, une mère de famille.


Pour Rachide Daouda, cultivateur et père de six enfants, cette situation a poussé la plupart des malades à se faire soigner à base des plantes médicinales qui, parfois ne soignent même pas certaines maladies comme le paludisme, qui nécessite des médicaments modernes.


«  Si le gouvernement ne nous assiste pas vite, la majorité des malades vont mourir. Car, à chaque fois que notre ville est touchée par une situation qui mérite une assistance rapide, les autorités de Bangui ne se préoccupent pas du tout », a dénoncé un agent de l’Etat, qui a requis l’anonymat.


Selon une source proche de cet hôpital, cette difficulté est liée à l’impraticabilité des routes entre la ville de Bangui et de Birao pour l’acheminement des médicaments. La source ajoute également le manque de volonté des autorités de la capitale à approvisionner  l’hôpital en médicament. « Nous avons envoyé plusieurs notes au ministère de la santé par rapport à cette situation. Mais malheureusement depuis lors, aucune réponse ne nous a été donnée et c’est la population qui subit les conséquences », a-t-elle ajouté.


La même source lance un appel au gouvernement et aux ONG humanitaires qui œuvrent dans le domaine de la santé de venir en aide à la population de Vakaga pour éviter le pire.


La ville de Birao a été frappée par une crise alimentaire et sanitaire au mois de mai dernier. La population s’inquiète du retour probable de cette situation.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 14:01

 

 

 

 

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Nous, familles centrafricaines de la diaspora de la région Provence Alpes Côte d’Azur (PACA), Sud-est de la France, regroupées au sein de l’association  Loi 1901,  A Séwa ti Bé Afrika (Les Familles centrafricaines), sommes solidaires des familles restées sur le territoire national. Elles viennent de subir les attaques inacceptables de la part des groupes armés dans le Nord-est de la République Centrafricaine.

 

Pendant longtemps, certains politiciens ont joué la carte de division entre nous de la diaspora et vous de l’intérieur. Il suffit d’écouter certaines radios locales pour s’en rendre compte.

 

Aujourd’hui, avec le changement intervenu dans le pays, changeons de logiciel. Jouons la carte de l’unité. Nous qui vivons à l’étranger et qui vivez à l’intérieur unissons-nous pour développer notre pays. Les nouvelles autorités mettront en œuvre une véritable politique pour gérer les centrafricains de l’étranger. Par exemple, pourquoi ne pas installer un grand consulat de la République Centrafricaine dans le Sud de la France, notamment à Marseille et ses environs réside une forte communauté centrafricaine qui est obligée de monter à Paris soit près de 800 kilomètres pour faire faire les papiers administratifs ou pour voter.


Un autre exemple, pourquoi ne pas envisager faire un inventaire en France des sources économiques voire humaines susceptibles d’apporter leur aide à notre pays ?

 

Les évènements de décembre 2012 auxquels nous venons d’assister en direct, constituent la fin d’une histoire commencée un 15 mars 2003.

Ils sont aussi un obstacle à la consolidation d’un Etat de Droit, à la bonne gouvernance, au progrès social et au plein exercice des libertés fondamentales dans le cadre de la Loi.

 

Des voix se sont élevées à l’intérieur du pays, dans la région et sur le plan international pour condamner ces attaques ; pour demander de mettre fin aux hostilités et aux souffrances des familles immédiatement ; pour demander au gouvernement et aux groupes armés de coopérer dans le cadre de la résolution 2031 (2011) qui « engage le gouvernement centrafricain et les groupes armés à continuer de soutenir la réconciliation nationale en respectant strictement les recommandations du dialogue politique inclusif qui a pris fin en 2008, et demande à tous les groupes armés de coopérer avec le gouvernement dans le cadre du processus de désarment démobilisation et de réintégration ».

 

Finalement, un cessez le feu et un accord de sortie de crise sont signés. Un nouveau Premier Ministre est nommé. Un nouveau gouvernement sera constitué.


C’est dans ce contexte que nous Familles centrafricaines demandons à nos nouveaux dirigeants de œuvrer pour apporter des réponses à nos besoins fondamentaux qui sont à la fois simples et immenses.

 

Premièrement, nous voulons une paix durable. « Si vis pacem, para bellum ». « Si tu veux la paix, prépare la guerre » – La paix armée, concept de la force militaire, est la première ou la principale garantie pour maintenir la paix.


Les nouvelles autorités doteront la République Centrafricaine de véritables forces de l’ordre républicaines et professionnelles (armée, gendarmerie, police, etc.) qui protègent et respectent le citoyen. Les milices et autres groupes d’autodéfense institués par l’ancien régime seront dissouts pour éviter les débordements inacceptables constatés ici et là ces derniers temps.

 

Deuxièmement, travailler pour un développement durable de la République Centrafricaine.

Pour la première fois depuis plus de cinquante ans après la disparition tragique du Président fondateur de la République Centrafricaine, Barthélémy BONGANDA, les conditions sont réunies pour appliquer ses cinq (5) verbes : Nourrir, Vêtir, Soigner, Loger, Instruire. Ne manquons pas ce rendez-vous avec l’histoire.

 

Tout le monde revendique en République Centrafricaine ces cinq verbes mais une élu il ne l’applique jamais.

Ces verbes sont un résumé du programme politique que de Barthélémy BOGANDA a voué sa vie entière. C’est l’aboutissement d’une longue réflexion commencée en 1946 quand en tant que défendeur des siens (les Oubanguiens) il accepta d’être candidat aux élections législatives française.

 

Il se dota de deux structures très importantes pour appliquer son programme.

 

En 1948 il écrit : « La Société Coopérative Oubangui, Lobaye Lessé (SOCOULOLE) créée en 1948 veut résoudre en AEF, les problèmes de l’alimentation, de l’habillement, des sons médicaux de l’enseignement.

Ces problèmes renferment toutes les questions humaines sans la solution de laquelle nous ne ferons que marquer le pas pour disparaître ensemble de la planète. »

 

Le 15 février 1950, il créa un parti politique, la Mouvement d’Evolution Sociale d’Afrique Noire (MESAN). Les objectifs sont : « promouvoir l’évolution politique et sociale de l’Afrique Noire, renverser les barrières du tribalisme et du racisme, substituer à la notion dégradante de la subordination coloniale, la notion plus humaine de fraternité et de coopération ».


Il résume le programme de ce parti dans cinq (5) verbes les plus évocateurs de l’action politique : Nourrir, Soigner, Instruire, Loger, Vêtir.


Mots d’ordre pacifique. Et pourtant, il devra se battre autour d’eux, étonné de l’incompréhension de l’administration coloniale et peiné de voir se déclencher contre lui la stupidité et la violence.

 

Barthélémy BOGANDA n’a pas écrit un document précis qui parle de ces cinq verbes. Il faut parcourir ses abondants écrits pour saisir partiellement la signification qui se trouve derrière chacun de ses verbes.


NOURRIR. Selon lui, « la mortalité en Oubangui-Chari est dû à la sous alimentation. Combien d’Oubanguiens sont sainement nourris ?

Il faut procéder immédiatement à la culture vivrière intensive pour lutter contre la sous alimentation et le marché noir ».


Le Centrafricain ne mange pas à sa faim. Les nouvelles autorités lanceront nous l’espérons une grande politique agricole pour permettre à la population de manger à sa faim.


VETIR. Le président fondateur fait un constat. « Le défaut d’habillement des Oubanguiens. Combien d’Oubanguiens sont dignement habillé ?

Il faut procéder immédiatement à l’habillement à l’amélioration de l’habillement ? »


Réactiver la filière coton qui est totalement sinistrée. Cela passe par le développement de la culture du coton.


SOIGNER (GUERIR). »Nous avons des hôpitaux dans tous nos grands centres ; mais que représente la quantité des malades soignés à côté de ceux qui souffrent et meurent sans aucun soin ? 

Il faut procéder immédiatement à la construction de nombreux centres médicaux, de maternités et de puéricultures »

Nous en sommes au même point aujourd’hui. L’offre de soin ne couvre pas la demande. La santé fait donc partie des priorité.


LOGER. Barthélémy BOGANDA dénonce « la défectuosité du logement en Oubangui-Chari. Combien d’Oubanguiens sont convenablement logés ? »

Il propose « immédiatement la construction d’habitations convenables réalisant les conditions d’hygiène les plus élémentaire ».


Quel bilan faisons-nous aujourd’hui ? Le nouveau se mettra au travail pour relever ce défi.


INSTRUIRE. « l’avenir d’un pays dépend du nombre et de l’éducation des enfants écrit Barthélémy BOGANDA. Il poursuit, éduquer un enfant, c’est le préparer à sa vie d’homme, par un développement physique, intellectuel, morale et sociale. Nous avons des écoles dans les villes, quel est le pourcentage de nos enfants qui vont à l’école ? Il faut procéder immédiatement à l’instruction de masse ».


L’école est sinistrée aujourd’hui. La baisse de niveau est inquiétante. Un nombre important d’enfants qualifiés d’enfants de la rue sont sortis du système scolaire. Il y a du travail à faire dans ce domaine.

 

Les thématiques chers à Barthélémy BOGANDA à son époque reste d’actualité. Si le gouvernement TIANGAYE réussit à traiter la totalité ou une partie de ce programme, alors nous dirons que le changement est devenu réalité en République Centrafricaine. Nous familles centrafricaines lui en serons reconnaissantes.

 

Vive les Familles centrafricaines !


Vive le peuple centrafricain !

 

 

Le Président

Marseille, le 18 janvier 2013.

 

A PANGUERE-POUCRA

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