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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 00:42

 

 

cour constitutionnelle RCA

 

De Christian PANIKA

BANGUI,12 fév 2011 (AFP) Le chef de l'Etat sortant centrafricain François Bozizé, 64 ans, a officiellement été réélu président de la République après la proclamation samedi par la Cour constitutionnelle des résultats du scrutin du 23 janvier, qui sont contestés par l'opposition.

"La Cour constitutionnelle décide que l'élection du 23 janvier 2011 est régulière et est élu président de la République centrafricaine le candidat François Bozizé avec 718.801 voix soit 64,37%" des suffrages", a annoncé le président de la Cour, Marcel Malonga, lors d'une audience radio-télévisée.

"La cour constitutionnelle décide (...) que les recours de Ange-Félix Patassé, Martin Ziguélé, Emile Gros Raymond Nakombo sont rejetés parce que non fondés en droit", a-t-il ajouté.

La Cour a un peu modifié les chiffres annoncés le 1er février par la Commission électorale indépendante (CEI) en enregistrant des résultats de bureaux de vote écartés par la CEI.

L'opposition, qui rejette les résultats et a dénoncé de nombreuses "irrégularités" avait notamment affirmé que 1.262 des 4.618 bureaux de vote du pays n'avaient pas été comptabilisés, soit une occultation de 25% des votants, selon elle.

La Cour a officiellement comptabilisé 4.049 bureaux sur les 4.618, "ne prenant pas en compte" 569 bureaux "litigieux".

M. Bozizé voit son total de voix augmenter de 607.184 à 718.801 mais son pourcentage baisse de 66,08% à 64,37%. Il reste toutefois largement au-dessus de la majorité absolue.

L'ancien président Ange-Félix Patassé passe de 20,10% à 21,41% (139.279 voix), l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé de 6,46% à 6,80% (75.939 voix), l'économiste Emile Gros-Raymond Nakombo de 4,64% à 4,61% (51.469 voix) et l'ancien ministre de la défense et représentant de l'ex-rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie et le développement (APRD) Jean-Jacques Demafouth de 2,72% à 2,79% (31.184 voix).

Lors de la présentation d'un des recours de l'opposition, Me Albert Panda avait estimé: "Le peuple centrafricain est loin de se reconnaître dans des résultats qui ne reflètent pas la réalité du terrain. Ce qui est une désolation et un recul de la démocratie".

M. Ziguélé a lui précisé: "Tout est faux. La décision de la Cour ne change en rien notre jugement. La Cour n'a pas fait son travail correctement. Elle a choisi de ne pas voir et de ne pas dire. Nous avons demandé une enquête. La Cour avait le pouvoir et le temps de le faire, elle n'a pas voulu".

Dans son premier message radiotélévisé à la nation après sa réélection, François Bozizé a lui considéré que: "à partir du moment où les résultats sont proclamés par la Cour constitutionnelle, cela signifie que tout est clair et que tout le monde doit s'y conformer".

M.Bozizé a également annoncé que son investiture aurait lieu le 15 mars, date anniversaire de son coup d'Etat qui l'avait vu renverser deux de ses adversaires à la présidentielle MM. Patassé et Ziguélé.

M. Bozizé a fait appel à leur "sens patriotique (...) afin de préserver la paix chèrement acquise."

"Nous ne sommes pas des ennemis. Nous sommes des compatriotes ayant des approches différentes pour notre pays, mais tous guidés par l'essentiel: l'intérêt général. La passion de la campagne électorale ne peut nullement remettre en cause ce fondamental", a-t-il ajouté.

Arrivé au pouvoir en 2003, M. Bozizé avait été élu pour un premier mandat en 2005.

Quelque 1,8 million des 4,4 millions de Centrafricains avaient été appelés aux urnes le 23 janvier, lors des élections présidentielle et législatives.

La paix a été au centre de la campagne de ce pays riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or), mais ruiné par des années d'instabilité et dont la population vit dans la pauvreté.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

 

Centrafrique : François Bozizé réélu avec 64, 67% des voix

Bangui, 2011-02-12 21:47:09  (Xinhua) Le président sortant de la République centrafricaine François Bozizé est réélu avec 64, 67% des voix au premier tour des élections du 23 janvier dernier, selon les résultats définitifs publiés samedi par la Cour Constitutionnelle.

L'ex chef de l'Etat Ange Félix Patassé a remporté 21,43% de voix, l'ancien premier ministre Martin Ziguélé 6,80%, l'ex-chef de rebelle Jean Jacques Démafouth 2,79% et Emile Gros Raymond Nakombo, a obtenu 4,61% de voix, selon les résultats.

La cour constitutionnelle a aussi jugé que la demande d'annulation du scrutin déposée par Ange Félix Patassé, Martin Ziguélé et Emile Gros Raymond Nakombo avait des papiers "non fondés".

Ces trois candidats demandaient l'annulation du scrutin pour des raisons telles que le "manque d'indépendance de la Commission électorale indépendante (CEI), les multiple violations du code électoral, dysfonctionnements le jour du scrutin, bureau de vote non ouverts, affichage tardif de listes électorale".

Ils ont également demandé l'ouverture d' une enquête pour faire la lumière sur la situation de 1262 bureaux de vote dont les résultats n' auraient pas été pris en compte par la CEI.

Pour la cour constitutionnelle, ces dysfonctionnements évoqués ne sont pas de nature à entacher l'élection. "Les élections du 23 janvier ont été régulières", a déclaré le président de la Cour constitutionnelle Marcel Malonga en rendant la décision.

François Bozizé, au pouvoir suite à un coup d'Etat contre Ange Félix Patassé en 2003, a dirigé une transition de deux ans avant d' organiser les élections en 2005, élection qui a vu sa victoire au deuxième tour face à Martin Ziguélé du Mouvement de Libération du peuple centrafricain (MLPC). 

 

 

NDLR : Que la Cour constitutionnelle centrafricaine reconnaisse que les nombreuses irrégularités et fraudes massives soient de nature à invalider le scrutin du 23 janvier 2011, c'est cela qui aurait surpris. Sous d'autres cieux en Afrique, des Cours constitutionnelles ont fait preuve de hardiesse et d'indépendance. Malgré les nombreux appels qu'on lui a lancés, y compris depuis New York par le Secrétaire Général des Nations Unies pour qu'elle fasse preuve d'impartialité et qu'elle dise le droit et rien que le droit, cette Cour constitutionnelle de Centrafrique a choisi de s'aplatir une fois de plus devant Bozizé  en officialisant son hold-up électoral.

 

C'est bien dommage mais Bozizé doit mesurer à sa juste valeur, la redoutable responsabilité politique qu'il vient de prendre en contraignant une Cour constitutionnelle acquise à lui, de gagner absolument dès le premier tour de scrutin une victoire électorale qu'aucun de ses concurrents ne reconnait du reste.

 

Personne ne peut sérieusement admettre dans la RCA d'aujourd'hui, il puisse gagner une élection présidentielle avec le score qu'il s'est fait attribuer. C'est vraiment du grand guignol. Contrairement à ses allégations, Bozizé n'est nullement guidé dans les actes qu'il pose par le sens de l'intérêt général. Le 15 mars 2011, date anniversaire de son coup d'Etat qu'il a choisie pour sa prochaine investiture est évidemment de la provocation délibérée et une décision de division nationale et de fierté mal placée qu'il regrettera.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 02:48

 

 

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         Réélu dès le premier tour de la présidentielle le 23 janvier, François Bozizé a également envoyé toute sa famille à l'Assemblée nationale. Trop fort !

         Quelle est la toute première décision prise par François Bozizé, en attendant que la Cour Constitutionnelle dirigée par son cousin et pasteur de l'Eglise Baptiste, Marcel Malonga, ne  confirme sa réélection dès le premier tour –très contesté - de la présidentielle du 23 janvier ? Réponse : le président sortant a  tout simplement interdit à l'ensemble de ses adversaires de quitter le territoire national ! Pour l'instant, les premiers résultats – une victoire par plus de 66 % des votes – ont été annoncés par le très controversé président de la Commission électorale mixte indépendante (CEMI), le pasteur Joseph Binguimale.

Les leaders de l'opposition ne se démontent pas pour autant. Regroupés au domicile de l'ex président Ange Félix Patassé, candidat indépendant arrivé en seconde position, ils s'organisent pour déposer de nombreux recours en annulation auprès de la Cour constitutionnelle suite aux multiples irrégularités relevées, notamment en province. Ils veulent  également dénoncer le raz-de-marée de la majorité sortante durant le premier tour des législatives, qui sont couplées à la présidentielle.

Cumulard, Bozizé himself  est élu député à Bangui, dans la quatrième circonscription de la capitale, tandis que son épouse, Monique, est élue dans la banlieue de la ville. La sœur cadette de Bozizé, Joséphine Kéléfio, son fils aîné, le ministre Jean Francis Bozizé, son frère cadet Socrate, son neveu le ministre des mines Sylvain Ndoutingaï, ainsi que l'ensemble de sa famille occupent d'ores et déjà une vingtaine de sièges dur les 105 que compte le nouveau parlement.

 

La Lettre du Continent n° 605 – 10 février 2011.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 02:26

 

 

manif CFC France 9

 

 

manif CFC France 2

 

APPEL A MANIFESTER

 

Nous, personnalités indépendantes civiles et politiques, représentants des partis politiques de l’opposition centrafricaine, citoyens centrafricains de France, d’Europe et les amis de Centrafrique, appelons à une manifestation contre le HOLD-UP ELECTORAL conçu par le général François BOZIZE et son parti le KNK. Ce HOLD-UP a été mis en œuvre par Joseph BINGUIMALE, président de la commission électorale acquise à la solde de son régime. De ce fait, nous exigeons l’ANNULATION pure et simple des élections groupées du 23/01/2011 en Centrafrique.

Cette manifestation aura lieu le SAMEDI 12/02/2011 de 14h à 18h à la place Edouard HERRIOT située à proximité de l’Assemblée Nationale à Paris.

 

VENEZ NOMBREUX EXPRIMER LA VOLONTE

DU PEUPLE CENTRAFRICAIN POUR LA PAIX DANS NOTRE PAYS.

  

Par la « Plate-forme démocratique »  de la Diaspora centrafricaine en France et en Europe.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 23:02

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

 

Source : lesafriques.com  11 2 2011

Le  président François Bozizé a tué  le match dès le premier tour. Ses principaux rivaux dénoncent de larges irrégularités. Du déjà vu sous les tropiques.

 Le président centrafricain, François Bozizé a été réélu dès le premier tour des élections présidentielles et législatives  du 23 janvier, «taillées sur mesure » selon les témoignages de l’opposition. Le maître de Bangui a été réélu haut la main à 66, 08% des voix,  loin devant ses quatre rivaux réunis aujourd’hui dans une coalition d’infortune.

L’ancien président Ange Félix Patassé et l’ancien premier ministre, Martin Ziguélé, arrivés deuxième avec respectivement 20,1% et 6,46% ainsi que le député et économiste Emile Gros Raymond Nakombo, arrivé quatrième avec 4,64% des voix, ont consigné une déclaration vendredi faisant état d’un «scrutin volontairement vicié du fait exclusif du pouvoir et de la CEI (commission électorale indépendante) ». A la tête de la CEI, le pasteur Joseph Binguimalé, apparenté au président sortant, a été assigné devant le tribunal correctionnel pour fraudes par les trois principaux candidats.  Un coup d’épée dans l’eau.

Selon Radio France International, plus de 1200 bureaux de vote sur les 4 618 validés n’étaient pas fonctionnels le jour du scrutin. Informations que rejette le pasteur Binguimalé, qui admet toutefois des cas de litiges concernant 1 000 bureaux de vote. L’enlisement électoral en Côte d’Ivoire, la révolution du jasmin en Tunisie et les manifestations en Egypte ont largement contribué à détourner les médias du scrutin centrafricain.

Même l’Union Européenne qui a fourni la moitié du budget n’a pas mobilisé  son habituel contingent d’observateurs réduit à l’occasion en une sémillante brigade légère qui n’a pas quitté les hôtels et auberges de Bangui. A la gloire du président Bozizé dont de nombreux membres de la famille (par exemple, la première dame) ont été élu député.

 F.M

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 22:48

 

 

Besse Albert

 

Vendredi, 11 Février 2011 12:59

Ai- Rca- En prélude à ces assises, le Ministre des Finances  et du Budget Albert Besse s'est entretenu avec son homologue congolais Gilbert Ondongo le 10 février  à Bangui.

Selon une source bien introduite, l'entretien entre les deux personnalités a tourné essentiellement autour des préparatifs de la prochaine réunion de l'union monétaire en Afrique Centrale prévue pour le mois de mars prochain au Congo.

"Je suis venu voir mon homologue pour qu'ensemble, on prépare la future réunion de notre union monétaire" a confié M Odongo au sortir de l'audience.

« Nous avons ensemble débattu des sujets qui seront à l’ordre du jour de notre  réunion", a-t-il poursuivi.

A en croire M Ondongo, les échanges étaient fraternels sur des questions touchant la vie et l'avenir de la République Centrafricaine et la république du Congo.

" En 2010,  j-étais  président du conseil d'administration de la Beac et en même temps président de l'union monétaire de l'Afrique Centrale. Et comme je suis arrivé à la fin de mon mandat, je lui ai passé le flambeau" a fait savoir, Albert Besse interrogé par l'agence Ai.

Pour M Besse, le changement intervenu à la tête de la Beac et des autres institutions sous régionale sont le fruit des grandes décisions prises lors du sommet de la Cemac.

Il convient de préciser que, le ministre congolais des finances Gilbert Odongo qui est en tournée dans la sous-région, est le président de l'union monétaire de l'Afrique Centrale.

Kabongo, Ai Bangui

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 22:40

 

 

LRA-soldats

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 11 Février 2011 14:03

Ils sont environ 3000 déplacés de Rafaï (extrême est de Centrafrique), victimes des récurrentes attaques rebelles perpétrées par les éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), résidant à Bangassou (est), à refuser de retourner dans leur localité d’origine.

L’information est confirmée ce vendredi 11 février 2011, par le correspondant de Radio Ndeke Luka, qui annonce que « les conditions de vie de ces réfugiés deviennent de plus en plus précaires ».

« Sur le plan sanitaire » affirme-t-il, « ces déplacés manquent cruellement d’argent pour se procurer des produits pharmaceutiques ». Parfois, poursuit ce dernier, « ces personnes en détresse sont obligées de mener certains travaux domestiques auprès de la population de Bangassou pour joindre les deux bouts ».

D’autres, « pour assurer leur ration alimentaire quotidienne », indique le correspondant, « se consacrent à la cueillette notamment la recherche des ignames douces en brousse ». Ils ont d’ailleurs décidé de prendre attache avec les autorités locales, mentionne-t-il, « pour s’octroyer des espaces cultivables. Une idée, conclut le correspondant, de se sédentariser.

 La région de Rafaï, comme toute autre localité de l’est du pays se confronte à une insécurité grandissante provoquée par la LRA de Joseph Koni, qui pille viole, tue la population. Pourtant, en 2010, le département d’Etat Américain avait envisagé de voler au secours des pays sous menace de la LRA.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 20:41

 

 

cour const RCA

 

 

Composition de la Cour constitutionnelle de la RCA

 

Ainsi délibéré et décidé par la Cour Constitutionnelle en sa séance du 02 octobre 2008 où siégeaient :

 

- Marcel Malonga, Président (ancien flic, parent et complice du putsch de Bozizé)
- Damienne Nanaré, Vice-président (d'origine béninoise ex épouse de l'actuel Pdt  du Conseil d'Etat)
- Albert Kouda, Membre (magistrat)
- Jean Kossangué, Membre (magistrat) 
- Rachel Dea Nambona, Membre (parent de Bozizé)
- Bernard Voyemakoa, Membre (Enseignant Fac de droit Université de Bangui)
- Arlette Sombo-Dibelé, Membre
- Augustin Kongatoua-Kossonzo, Membre (
Enseignant Fac de droit Université de Bangui)
- Brigitte Balipou-Guino, Membre (magistrat) 

 

Assistés de maître Florentin Darré, Greffier en Chef.

 
Le greffier en Chef
Florentin Darré

Le Président


Marcel Malonga

 

 

BANGUI - AFP / 11 février 2011 13h59 - Les opposants centrafricains, Ange-Félix Patassé, ancien président arrivé 2e de la présidentielle du 23 janvier avec 20,10% et l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, arrivé 3e avec 6,46%, se sont déclarés "surpris" vendredi que leurs recours en annulation de l'élection auprès de la Cour constitutionnelle soient examinés dès samedi.

Interrogé sur l'audience publique de samedi, une source proche de la Cour constitutionnelle a déclaré sous couvert de l'anonymat: "Nous sommes dans le cas d'une procédure d'urgence, et on n'a pas besoin d'attendre longtemps si la cour estime qu'elle a tous les éléments qui concourent à sa décision".

"Je suis vraiment surpris par la date retenue. Nous sommes convoqués samedi à 10h00 (09h00 GMT) alors que nous n'avons finalement déposé le dossier que mercredi à 15h00. Nous avons reçu la convocation hier (jeudi) à 11h00. Quelle suspecte célérité...", a affirmé à l'AFP M. Ziguélé, joint depuis Libreville.

"C'est vraiment curieux. Nous supposons qu'ils veulent précipiter les choses, que (le président sortant François) Bozizé (réélu dès le 1er tour avec 66,08% selon les résultats provisoires) a hâte de se faire réélire. Enfin, nous verrons", a ajouté M. Ziguélé.

M. Ziguélé avait initialement annoncé avoir déposé son recours le 4 février mais son avocat a ensuite voulu apporter des précisions chiffrées et ne l'a déposé que le 9 janvier, a-t-il expliqué à l'AFP.

M. Ziguélé a déposé deux recours, demandant les annulations respectives de la présidentielle et des législatives.

"La Cour constitutionnelle nous surprend parce qu'elle met souvent un temps fou pour réagir (...) et voilà que rapidement elle veut se prononcer dans l'affaire des recours. Nous sommes convaincus que la cour constitutionnelle veut évacuer rapidement ce dossier (...) pour consacrer la réélection de François Bozizé. Mais le président Patassé ne veut pas d'un travail à la va-vite", a affirmé Guy-Simplice Kodégué, porte-parole de M. Patassé.

Le camp Patassé a également sollicité le Haut Conseil de la communication pour "exiger que l'audience publique de la Cour constitutionnelle soit retransmise à la radio nationale. Nous attendons la réponse", selon M. Kodégué.

Trois des quatre candidats de l'opposition à la présidentielle, M. Patassé et M. Ziguélé ainsi que le député et économiste Emile Gros-Raymond Nakombo (4e avec 4,64%) ont signé une déclaration commune dans laquelle ils affirment avoir constaté de nombreuses irrégularités dans l'organisation des élections et lors du scrutin. Ils reprochent notamment à la CEI de ne pas avoir comptabilisé 1.262 bureaux de vote, représentant environ 25% des voix du corps électoral.

Ancien ministre de la Défense et représentant l'ex-rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie et le développement (APRD), Jean-Jacques Demafouth, cinquième de la présidentielle avec 2,72% des voix a lui aussi rejeté les résultats, annonçant toutefois ne pas entamer de procédure légale pour les contester.

Les résultats des élections sont toujours considérés comme provisoires, ceux-ci n'ayant pas encore été validés par la Cour constitutionnelle, qui a déjà dépassé le délai de 15 jours normalement imparti.

(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 14:00

 

 

bria

 

 

BANGUI - AFP / 11 février 2011 11h41 - Sept rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), qui n'a jamais signé les accords de paix, ont été tués lors d'affrontements avec l'armée à Bria, dans l'est de la Centrafrique, a-t-on appris vendredi de source militaire.

"Les combats ont été violents et ont fait sept tués dans les rangs ennemis (rebelles)" de la rébellion mardi et mercredi, a affirmé une source du Haut commandement militaire à Bangui, sous couvert de l'anonymat.

Selon elle, "les éléments des FACA (Forces armées centrafricaines) basés à Bria ont été informées de l'imminence d'une attaque de la CPJP contre Bria ou ses zones périphériques et ont entrepris de manoeuvrer sur l'axe Bria/Yalinga. C'est ainsi qu'ils sont tombés sur les éléments de la CPJP à deux reprises à une cinquantaine de kilomètres de Bria".

"Une importante quantité d'armes a aussi été récupérée par les FACA", a ajouté cette source.

Ces combats surviennent alors que les résultats des élections présidentielle et législatives du 23 janvier, qui donnent le président François Bozizé, grand vainqueur, n'ont pas encore été validés.

La rébellion de la CPJP avait attaqué et occupé pendant plusieurs jours la ville de Yalinga voisine de Bria au mois d'août 2010, les autorités ainsi qu'une partie de la population avaient alors fui la ville. Yalinga avait ensuite été reprise sans combat par l'armée.

Le 25 novembre, la rébellion avait occupé Birao, principale ville du nord, faisant six morts et des prisonniers dans les rangs des forces gouvernementales.

Birao avait été reprise le 1er décembre grâce notamment à une intervention de l'armée tchadienne. Selon le bilan officiel, ces combats avaient fait 65 morts côté rebelles. L'armée tchadienne est encore stationnée à Birao.

(©)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 13:58

 

 

drapeau françafricain

 

Paris, France (Pana) 11/02/2011 - La France souhaite que le souci d’apaisement et de dialogue qui a précédé la présidentielle continue de caractériser les relations entre les forces politiques pour régler le contentieux électoral en Centrafrique, a déclaré jeudi à Paris le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero. «La France a pris note des demandes d’annulation des scrutins de trois candidats à l’élection présidentielle du 23 janvier. Il revient maintenant à la Cour constitutionnelle de se prononcer en toute indépendance sur les recours déposés», a-t-il déclaré au cours d’un point de presse.

Dans une déclaration commune, l’ancien président centrafricain, Ange-Félix Patassé, l’ancien Premier ministre, Martin Ziguelé et le député Emile Gros-Raymond Nakombo, tous trois candidats à la dernière présidentielle, ont accusé la Commission électorale indépendante (CEI) d’avoir écarté du dépouillement les résultats de 1.262 bureaux de vote, soit 25 pour cent du corps électoral.

«La France rappelle que le calendrier adopté à l’été 2010 par la majorité et l’opposition avait fixé la date du 14 février pour la vérification des résultats», a rappelé M. Valero.

Les résultats provisoires publiés par la CEI donnent le président sortant, François Bozizé, vainqueur de la présidentielle dès le premier tour avec près de 66 pour cent des voix.

Estimant que les scrutins ont été entachés de fraudes, l’opposition ne reconnaît ni la réélection du président Bozizé, ni le résultat des législatives.

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 13:57

 

 

Bozizé KNK

 

legriot.info fév 11, 2011

Le processus électoral en Centrafrique est loin de toucher à sa fin. Pour cause, mardi et mercredi derniers, trois responsables de la Commission Electorale Indépendante (CEI) sont arrêtés par la gendarmerie à Bangui et à Boganda (Sud) dans le cadre d’une enquête sur le déroulement des élections législatives à Boganda, comme l’annonçait le rapporteur général et porte-parole de cette institution, Rigobert Vondo : « Le responsable de la commission dépouillement Rodrigue Maïté, le président de la CEI locale de Boganda, et le président du centre de dépouillement de Boganda, ont été placés en garde à vue à la suite de certains faits constatés après le non rapatriement de l’ensemble des résultats de cette circonscription ».

Cette affaire fragilise encore plus la CEI, dont le travail a été, à maintes reprises, acerbement critiqué par l’opposition. D’ailleurs, celle-ci  conteste les résultats des présidentielles ainsi que ceux des législatives, car, selon elle, les voix de 1262 bureaux de vote, représentant 25 % du corps électoral, ont disparu dans entre le scrutin et l’annonce des résultats provisoires. Face à ces zones d’ombre, la CEI a décidé de reprendre le vote dans la circonscription de Boganda. Elle a également sollicité le concours de « la gendarmerie pour faire la lumière de cette situation », selon des propos de M. Vondo.

Dans cet état des choses, le Conseil Constitutionnel, ayant déjà dépassé la quinzaine de jours qui lui était impartie, se retrouve hors-délais en ce qui concerne la validation des résultats définitifs. L’appareil étatique centrafricain reste donc bloqué en attendant les conclusions de l’enquête en cours.

 

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