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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 11:51

 

 

 

 

 

De Marie Pecquerie -  mardi 12 novembre 2013 à 14:52

 

Un ressortissant français a été touché au dos et au thorax dans la nuit de dimanche à lundi à Bangui alors qu’il tentait d’échapper à des pillards.

 

L’homme, âgé d’une cinquantaine d’années, circulait en voiture dans la capitale centrafricaine lorsque deux Centrafricains ont surgi et lui ont barré la route. Tous deux armés, les hommes ont pointé des armes dans sa direction en lui intimant de sortir de sa voiture.

 

Le Français a refusé d’obtempérer et leur a foncé dessus. Afin de l’arrêter, ceux-ci ont ouvert le feu, blessant le Français au dos et au thorax. Aussitôt pris en charge, il a d’abord été médicalisé sur place, puis transféré par l'armée française aux alentours de 15h30, heure française ce lundi, vers un hôpital en France.

 

Pas d'aggravation de la situation

 

Il s’agit du premier Français blessé depuis le renversement du président François Bozizé par la coalition rebelle Séléka, le 24 mars dernier.

 

Selon le président de la représentation UFE basée à Bangui, Jean-Luc Muniglia, cet incident ne traduit pas une dégradation brutale de la situation dans la capitale centrafricaine. « La situation est relativement stable à Bangui. Néanmoins, des armes circulent aujourd’hui dans toute la ville, ce qui peut entraîner des violences sporadiques. »

 

CENTRAFRIQUE : UN FRANÇAIS BLESSÉ PAR BALLES

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 23:19

 

 

 

 

YAOUNDE Mardi 12 novembre 2013 | 17:20 UTC (Xinhua) - Une exigence de la communauté internationale qui réclame au pouvoir de Michel Djotodia des signaux forts pour un retour à la paix en Centrafrique, un dialogue politique inclusif pour la réconciliation nationale en préparation est ouvert "à tout le monde", soit y compris à François Bozizé, annonce le porte-parole de la présidence, Guy Simplice Kodégué.

 

"Le dialogue, c'est avec tout le monde. Franchement, la porte est ouverte, le président est totalement ouvert", a déclaré dans un entretien téléphonique mardi à Xinhua l'ancien porte-parole du défunt président Ange-Félix Patassé et du Front pour l'annulation des résultats des élections (FARE) présidentielle et législatives tenues de janvier 2011 remportées par le camp de Bozizé, selon les résultats officiels contestés par l'opposition.

 

Mais les nouvelles autorités de la République centrafricaine (RCA) ont beau se déclarer favorables à une concertation sur la réconciliation nationale élargie aux représentants de l'ancien régime, il reste que la participation du président déchu, lui-même tombeur d'Ange Félix Patassé en mars 2003, est hypothéquée par un mandat d'arrêt international émis à son encontre par la justice centrafricaine pour des accusations de crimes de génocide et crimes contre l'humanité.

 

A moins que les propos de Centrafrique : Bozizé autorisé à participer au dialogue pour la réconciliation nationale en préparation (porte-parole de la présidence) de "porte ouverte" ne soient un piège pour arrêter l'ancien dirigeant en exil à l'étranger et qui s'est illustré pendant un moment par une intense activité de lobbying jusqu'en France, avant de disparaître par la suite dans la nature, pour son retour au pouvoir.

 

 D'ailleurs, le pouvoir de Michel Djotodia n'arrête pas d'accuser son rival de manœuvres de déstabilisation traduites par l'instrumentalisation de groupes d'autodéfense villageois du Nord- Ouest, sa région natale, connus sous le nom d'anti-balakas (anti- machettes).

 

 Auparavant en guerre contre les groupes armés communément appelés "coupeurs de route", ces anti-balakas se sont transformés en commandos de résistance pour s'opposer aux exactions des ex- rebelles de la Séléka (au pouvoir) sur les populations.  

Centrafrique : Bozizé autorisé à participer au dialogue pour la réconciliation nationale (Présidence)

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 23:16

 

 

 

 

 

RFI  mardi 12 novembre 2013 à 20:31

 

En Centrafrique, la capitale Bangui est à nouveau plongée dans le trouble depuis plusieurs jours. Alors que les patrouilles conjointes de la Fomac, la Force multinationale d'Afrique centrale, avec la police et la gendarmerie avaient rendu les éléments de la Seleka moins visibles, on a assisté ces derniers temps à une série d'incidents impliquant des éléments de l'ancienne rébellion. Les derniers incidents ont eu lieu il y a deux jours.

 

Par deux fois, en deux jours, des violences impliquant des éléments de la Seleka ont eu lieu à Bangui.

Dimanche, un ancien de la garde présidentielle de François Bozizé a été tué par un ex-rebelle dans le quartier Miskine. Les habitants du quartier, en colère, ont élevé des barricades. Les Seleka sont arrivés et ont dispersé la population.

 

Lundi, c'est le vol d'une moto dans le quartier Castor par deux éléments de l'ancienne rébellion qui a brusquement fait monter la tension. Des jeunes ont poursuivi les voleurs jusqu’à ce que l’un d’eux se réfugie dans une concession. Assiégé, ce Seleka a dégoupillé et lancé une grenade. Selon un habitant joint par RFI, une enfant et un jeune du quartier sont décédés après avoir été blessés par des éclats.

 

« La situation à Bangui est en train de repartir dans le mauvais sens », explique une source au sein de la Fomac, avant de poursuivre : « Depuis deux semaines environ, les incidents avec la Seleka se multiplient. Quand ce n'est pas un assassinat, c'est un pillage ou un vol ».

 

« Nous avons assisté, ces derniers jours, à une augmentation du nombre de braquages de véhicules », explique pour sa part une source humanitaire. Et clairement, « ce sont des éléments de la Seleka qui font ces braquages », dit-elle.

 

RFI a joint un habitant du quartier Castor où l'élément de la Seleka a dégoupillé et lancé une grenade pour se protéger de la colère des populations qui l'avait pourchassé pour le vol d'une moto. Il nous fait part de ses explications.

 

Témoignage d’un habitant du quartier Castor

 

« Quand les enfants étaient en train de fuir, la fille a eu l’éclat de la grenade. On l’a transportée à l’hôpital. Elle est décédée ce matin. »

 

 

RCA : insécurité à Bangui

 

BBC Afrique  12 novembre, 2013 - 14:13 GMT

 

Deux personnes auraient été tuées lundi soir dans la capitale de Centrafrique, Bangui, par l'explosion d'une grenade lancée par des ex-rebelles Seleka pour voler des motos, selon l’AFP.

 

"Des éléments ex-Séléka ont attaqué deux conducteurs de moto pour subtiliser leurs engins. Pourchassés par des éléments des forces de défense et de sécurité, ils ont jeté une grenade qui a explosé dans la concession d'un particulier, faisant deux morts", a expliqué à l’agence de presse une source anonyme de la gendarmerie.

 

"Des habitants ont réagi" en incendiant des pneus sur la chaussée et en érigeant quelques barricades dans le quartier, selon la même source. Des gendarmes "ont fait des tirs de sommation pour ramener l'ordre". Des tirs sporadiques ont ensuite été entendus dans la ville pendant une demi-heure environ.

 

Plusieurs actes de banditisme armé, oeuvres d'ex-rebelles, ont été signalés dans la capitale centrafricaine depuis début novembre.

 

Dimanche, un homme a été mortellement blessé par balle et plusieurs personnes atteintes par des tirs lors de violences nées d'un différend entre un ex-militaire et un ex-rebelle.

 

“Mauvaise image”

 

Michel Djotodia, président de la République, rejette la responsabilité des violences sur les partisans de l’ancien président Francois Bozizé.

 

Dans un point de presse mardi, la présidence a dénoncé “une série de faits criminels à caractère criminels”, ayant pour objectif “de donner une mauvaise image des autorités de la Transition”.

 

La Centrafrique est livrée à l’insécurité depuis le renversement du président François Bozizé en mars par la coalition rebelle Séléka, aujourd'hui officiellement dissoute par son chef, Michel Djotodia, investi comme président de transition en août.

 

Des combattants de l'ex-Séléka multiplient les exactions.

 

Des groupes d'autodéfense ont pris les armes contre eux, entraînant des violences qui prennent un caractère inter-communautaire et ont déplacé des dizaines de milliers de civils, essentiellement dans le nord-ouest du pays.

 

La présidence estime que des “groupes de personnes instrumentalisées se sont sont formés et prennent faussement le nom de groupe d’autodéfense ou d’anti-Balakas, une création de l’ancien chef d’Etat Bozizé pour semer des troubles”.

 

 

 

Centrafrique : Tanguy Touaboy, ex-aide de camp de Bozizé tué à Bangui (Présidence)

 

YAOUNDE Mardi 12 novembre 2013 | 19:37 UTC (Xinhua) - L'assassinat dimanche à Bangui de Tanguy Touaboy, ancien aide de camp et ex-ministre délé gué à la Défense du président déchu François Bozizé, est un "dommage collatéral" d'une opération de démantèlement de caches d'armes des ex-rebelles de la Séléka, a rapporté mardi à Xinhua le porte-parole de la présidence centrafricaine, Guy Simplice Kodégué.

 

En vue de sécuriser la capitale centrafricaine en proie à l'insécurité à cause de l'amplification de la circulation d'armes depuis l'arrivée au pouvoir en mars de Michel Djotodia et son ex- coalition rebelle de la Séléka, les ex-rebelles fondus dans les forces de défense et de sécurité nationales mènent actuellement des opérations dites de démantèlement des caches d'armes.

 

Ponctuées parfois de bavures dues à la rudesse de nombre de ces ex-combattants, ces opérations se concentrent surtout dans certains quartiers et endroits stratégiques de Bangui à l'instar de l'avenue Conjugo menant de la Place des Nations Unies à l'Hôpital communautaire, considérés comme "la cible des bandits et autres criminels de tous genres à la solde d'individus déjà identifiés", selon le porte-parole de la présidence Guy Simplice Kodégué.

 

 "C'est une vaste opération", assure celui-ci tentant de justifier l'assassinat de l'ex-aide de camp du président déchu Bozizé, Tanguy Touaboy, par les hommes de la Séléka, un drame qui a entrainé dimanche soir une vive tension à Bangui traduite par des manifestations spontanées de la population qui en a profité pour dénoncer, une fois encore, les exactions de l'ex-rébellion.

 

"C'est comme ça que celui-là s'est retrouvé malheureusement mort", affirme Kodégué sans donner d'autres précisions sur les circonstances de l'ancien soldat de la garde présidentielle qui avait par ailleurs occupé les fonctions de ministre délégué à la Défense nationale sous le régime de François Bozizé. Le pouvoir de Bangui soutient qu'il est l'objet de tentatives de déstabilisation de la part de l'ancien régime, à qui il attribue la responsabilité de l'insécurité dans la capitale centrafricaine et le reste du territoire national.

RCA : recrudescence d’incidents à Bangui impliquant la Seleka

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 13:34

 

 

 

 

 

11/11/2013 à 15:47 Par Vincent Duhem   http://www.jeuneafrique.com

 

 

Près de 3 000 militaires étrangers sont actuellement présents sur le territoire centrafricain pour aider à la stabilisation du pays. Ils sont tchadiens, congolais, burundais, gabonais, équato-guinéens ou encore français.

 

Près de trois mois après la prestation de serment du président de la transition, Michel Djotodia, la situation sécuritaire reste des plus précaires en Centrafrique. Dimanche 10 novembre en fin de journée, dans le 5e arrondissement de la capitale Bangui, un caporal de l'ex-garde de l'ancien président François Bozizé a été mortellement blessé par balle, lors d'un affrontement avec un ex-élément de la coalition Séléka. D'autres personnes ont été blessées.

 

Pour tenter de stabiliser le pays, ses principaux partenaires de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC) ont chacun déployé des troupes. Regroupés au sein de la Force multinationale de l'Afrique centrale (Fomac), crée en 2008, ces contingents forment le gros des 3 000 militaires étrangers présents sur le territoire centrafricain. En janvier, c'est cette force qui avait provisoirement stoppé l'avancée des rebelles de la Séléka vers Bangui. Elle est commandée par un Gabonais, le général Jean-Félix Akaga.



Initialement composée de quelques centaines d'hommes, la Fomac a été progressivement renforcée dès le début de l'offensive de la Séléka, en décembre 2012. Ses effectifs sont aujourd'hui d'environ 2 600 hommes. Ils seront rejoints dans les prochains jours par 450 militaires burundais (principalement des éléments d'infanterie équipés par la CEEAC), avant que 400 Camerounais et deux unités mixtes (une aérienne et une de génie) ne viennent la renforcer.

 

Basée à Bangui, elle effectue des missions ponctuelles à l'intérieur des terres, comme lors des affrontements sanglants de Bossangoa et Bouar, dans le nord-ouest du pays. En octobre, une compagnie mixte de 120 soldats composée de Tchadiens, de Gabonais et de Congolais, a également été déployée à Bangassou (Sud) pour tenter de réduire les tensions entre jeunes chrétiens, jeunes musulmans et membres de la Séléka.

 

Les troupes de la Fomac

 

Tchad : 800 militaires accompagnés de 50 policiers

Congo-Brazzaville : 500 militaires

RDC : 50 policiers

Cameroun : 500 militaires (1 élément de gendarmerie et 2 compagnies militaires)

Guinée-équatoriale : 200 militaires

Gabon : 500 militaires

 

Le 19 décembre, cette force sera remplacée par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca). Ses effectifs devraient atteindre 3 650 personnes, dont 3 500 en uniforme. Les prémices du concept de l'opération, son mandat et son financement ont été abordés à Addis-Adeba, où officiers de la CEEAC, de l'Union africaine et des experts internationaux se sont réunis début octobre. Le commandement militaire a été attribué au général camerounais Tumenta Chomu Martin.

 

Aux avant-postes sur le plan diplomatique, la France est également présente militairement. 450 soldats prennent en charge la sécurisation de l’aéroport M’Poko de Bangui, la surveillance des points d’intérêts français et la sécurité des ressortissants. Depuis le 30 octobre, son commandement est assuré par le colonel Vincent Tassel, chef de corps du 8e régiment parachutiste d’infanterie de marine (8e RPIMa). Ce contingent pourrait être étoffé pour atteindre 700 à 1 000 soldats d'ici à la fin de l'année. Mais son rôle devrait se borner à une aide logistique et de renseignement.

 

Enfin, des soldats de l'ONU viendront prochainement s'ajouter aux troupes de la Fomac et de l'armée française. Une unité de 250 Casques bleus va être déployée à Bangui pour protéger le personnel et les installations du Binuca (Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en RCA). Dans une deuxième phase, ces effectifs passeront à 560 hommes afin de se déployer progressivement à l'extérieur de la capitale. Certains espèrent que cette mesure conduira à terme à l’envoi d’une mission de maintien de la paix.


Par Vincent Duhem



 
 

Lu pour vous : Crise en Centrafrique : les troupes étrangères déployées en Centrafrique

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 12:57

 

 

 

Bangui, 5 Nov (ACAP) - Le Vice-Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), Tahir Guilid a envisagé avec optimiste l’avenir de la croissance économique de la République Centrafricaine, à cause de la réduction du nouveau taux directeur de la BEAC de 3,5% accordé aux Etats membres de la Communauté Economique de l’Afrique Centrale (CEMAC), lors de la réunion trimestrielle du Comité Monétaire Economique de la BEAC pour la Centrafrique, lundi 4 novembre 2013 à Bangui.


L’objectif de cette réunion est d’évaluer et projeter l’avenir de la croissance économique et monétaire de la République Centrafricaine. 


 Au sujet de la construction du siège de la BEAC à Bangui, M. Tahir Guilid a affirmé que le projet qui est en cours est conditionné par la sécurisation du pays, car aucune entreprise ne prendra pas de risque pour investir dans un pays où règne l’insécurité. 
  
Par ailleurs, le ministre des Finances et du Budget, Christophe Mbré-Maïdou, a d’emblée déclaré que la croissance économique de la République Centrafricaine est dans un état de relèvement progressif. 

  
Il a estimé que la sécurisation de la République Centrafricaine permettra aux partenaires au développement de revenir investir. 


Justifiant ses propos, le ministre Mbré-Maïdou a assuré que le gouvernement centrafricain, avec l’appui de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC) sécurise le corridor Béléko-Bangui, ce qui à contribué à une légère hausse des recettes fiscalo-douanières. Car, la fréquence des véhicules en provenance de Béloko est passée de 200 à 700 véhicules et les recettes ont atteint 2 milliards par mois au lieu de 1,5 milliards qu’auparavant. 

  
Il a relevé qu’actuellement la masse salariale se chiffre à 4,5 milliards par mois pour les fonctionnaires et agents de l’Etat, et 1,5 milliards de trimestre pour les pensions des fonctionnaires retraités. 

Le Vice-Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale Tahir Guilid se dit optimiste quant à la croissance économique et monétaire de la Centrafrique

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 12:38

 

 

 

 

 

RFI  mardi 12 novembre 2013 à 11:22

 

En Centrafrique, les membres du Conseil national de transition (CNT) ont officiellement mis fin, hier lundi 11 novembre, à leur session extraordinaire de travail, une session menée au pas de course depuis la fin du mois d'octobre et au cours de laquelle les conseillers ont eu à se prononcer sur trois textes fondamentaux : la feuille de route du gouvernement, le code électoral et le collectif budgétaire. En trois mois de session ordinaire et trois sessions extraordinaires, plusieurs textes ont été adoptés, mais le Conseil ne joue pas encore réellement son rôle de contrepouvoir. Premier bilan de cette institution qui avait provoqué la polémique lors de sa mise en place.

 

En République centrafricaine, après trois mois de session ordinaire et trois sessions extraordinaires, le rapporteur général du CNT, Thierry Patrick Akoloza, se dit satisfait du bilan de l'institution : « Ca a été dense en examen des textes sur la Cour constitutionnelle de transition avec le règlement intérieur du Conseil national de transition et la loi organique sur le Haut conseil de communication des transitions. Et compte tenu de l’importance de certains textes que nous n’avons pas pu examiner pendant cette session ordinaire, le lendemain, le Conseil national était convoqué en session extraordinaire. Nous avons examiné trois textes : la feuille de route du gouvernement, le code électoral et le collectif budgétaire ».

 

Peu d'interpellations

 

Trois ministres ont également été interpellés en plénière par les membres du CNT. Trop peu si l'institution veut réellement jouer un rôle de contrôle de l'exécutif. Selon Gaétan Moloto, conseiller représentant à la préfecture de la Lobaye, dans le sud-ouest du pays : « C’est assez insuffisant au regard des exactions et des différentes questions d’insécurité qui prévalent dans la capitale et l’arrière-pays. Il aurait fallu interpeller beaucoup plus souvent le ministre de la Sécurité publique et de la Défense au niveau du Conseil national de transition ».

 

Problème d'organisation

 

Un autre conseiller déplore un problème d'organisation du calendrier de travail, peu d'activité au début de la session ordinaire et depuis onze jours, des sessions extraordinaires qui ont dû examiner au pas de charge des textes essentiels. Pour Bruno Gbiegba enfin, qui représente la société civile, il faut lutter contre l'absentéisme au sein du CNT et appliquer les sanctions prévues en cas d'absence.

 

En Centrafrique, le Conseil national de transition a du mal à jouer son rôle (RFI)

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 12:27

 

 

 

 

Bangui, 12 Nov (ACAP) – Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, Abdalla Kadre Assane et le Représentant résident du Bureau national de la Banque Africaine de Développement (BAD), Modibo Sangaré ont procédé à la signature d’un protocole d’Accord de don entre la BAD et la République Centrafricaine (RCA) pour un montant de 2,5 millions d’Unité de compte (UC), soit environ 1,94 milliards de francs Cfa au titre de la contribution de la RCA au financement du « programme de conservation de biodiversité en Afrique Centrale », lundi 11 novembre 2013 à Bangui.

 

La signature de ce protocole d’Accord vise à stabiliser la taille de la population d’éléphants de savane au Cameroun et au Tchad et d’appuyer les institutions en charge de protection de la faune et de la flore en RCA.

   
Signalons que ce programme vient s’ajouter aux quatre autres programmes régionaux portant ainsi  l’enveloppe globale régionale de la BAD allouée à 71,9 millions d’UC, soit environ 55,72 milliards de francs cfa. 

  
La durée du programme est de trois ans à compter de la date de signature du protocole d’Accord de don et s’articule autour de deux composantes à savoir : la gestion transfrontalière améliorée avec des volets lutte anti-braconnage et sensibilisation et la gestion du programme. 

  
Le ministre Abdalla Kadre Assane s’est réjoui de la conclusion heureuse de cet Accord, car, selon lui, le programme permettra de répondre à l’une des préoccupations du gouvernement, à savoir sécuriser les populations vivant à la périphérie de ces aires protégées afin de leur permettre de bénéficier des retombées de la conservation et du maintien de l’équilibre écologique attribué à l’éléphant dans leur milieu naturel.

   
Il a ajouté que ce programme constitue une réponse aux préoccupations soulevées dans la stratégie régionale de conservation des éléphants, de la vision environnementale de la CEEAC et de la COMIFAC. 

  
Le représentant résident de la BAD en Centrafrique, M. Modibo Sangaré a dénoncé la fréquence des braconniers qui ont littéralement assiégé la population des éléphants pour répondre à la demande d’ivoire en Asie. 

  
Il a indiqué qu’en 2012, pas moins de 25 milles éléphants ont été massacrés et le phénomène s’amplifie, les statistiques de 2013 sont encore alarment. C’est dans ce cadre que la BAD en marge de l’Assemblée annuelle de Marrakech en mai 2013, a lancé la déclaration de Marrakech, un plan d’action de lutte contre le trafic illicite d’espèce de faune et de flore. 

Signature d’Accord du programme de conservation de biodiversité en Afrique Centrale entre la Banque Africaine de Développement et la République Centrafricaine

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 12:16

 

 

 

 

 

BANGUI Mardi 12 novembre 2013 | 12:03 UTC (©AFP) - Deux personnes ont été tuées lundi soir à Bangui, tuées par l'explosion d'une grenade lancée par des ex-rebelles Seleka pour voler des motos, a-t-on appris mardi auprès de la gendarmerie centrafricaine.

 

"Des éléments ex-Séléka ont attaqué deux conducteurs de moto pour subtiliser leurs engins. Pourchassés par des éléments des forces de défense et de sécurité, ils ont jeté une grenade qui a explosé dans la concession d'un particulier, faisant deux morts", a expliqué à l'AFP sous couvert d'anonymat une source de la gendarmerie.

 

"Des habitants ont réagi" en incendiant des pneus sur la chaussée et en érigeant quelques barricades dans le quartier, selon la même source. Des gendarmes "ont fait des tirs de sommation pour ramener l'ordre".

 

Des tirs sporadiques ont ensuite été entendus dans la ville pendant une demi-heure environ. Aucun bilan d'éventuelles victimes de ces tirs n'était disponible mardi matin.

 

Plusieurs actes de banditisme armé, oeuvres d'ex-rebelles, ont été signalés dans la capitale centrafricaine depuis début novembre. Dimanche encore, un homme a été mortellement blessé par balle et plusieurs personnes atteintes par des tirs lors de violences nées d'un différend entre un ex-militaire et un ex-rebelle.

 

La Centrafrique est livrée à un insécurité généralisée depuis le renversement du président François Bozizé le 24 mars par la coalition rebelle Séléka, aujourd'hui officiellement dissoute par son chef, Michel Djotodia, investi comme président de transition le 18 août. Des combattants de l'ex-Séléka multiplient les exactions contre une population épuisée par des années de troubles, rébellions et coups d'Etat.

 

Des groupes d'autodéfense ont pris les armes contre eux, entraînant des violences qui prennent un caractère inter-communautaire et ont déplacé des dizaines de milliers de civils, essentiellement dans le nord-ouest du pays.

Centrafrique : 2 morts dans un vol de motos par des ex-rebelles Seleka

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 10:22

 

 

 

 

 

Nul n’est sans savoir que la France est omniprésente au Mali depuis janvier 2013 pour une guerre éclaire au Nord de ce pays. Les gouvernements malien et français avaient annoncé il y a bien de cela quelques mois la fin des djihadistes dans la région de Kidal. Mais la réalité aujourd'hui est toute autre. http://www.centrafriquelibre.info/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif

 

Hasard du calendrier?

 

Le 10 décembre 2012, la République centrafricaine sombra dans le chaos; les extrémistes nigérians boko-haram,  les zagghawas et baggaras, même si ces derniers furent invités par les centrafricains eux-mêmes pour renvoyer le président François Bozizé du pouvoir, vont devenir les bourreaux du peuple centrafricain. Un tombeau à ciel ouvert vient de voir le jour dans une indifférence totale de la Communauté internationale.

 

Aucun déploiement militaire de la Communauté internationale n'a vu le jour dans ce pays  malgré l'appel au secours de l'ex-président centrafricain à son homologue français; le président François Hollande a été ferme dans sa réponse: si la France doit intervenir en République centrafricaine, ce sera uniquement pour protéger les ressortissants français et défendre ses intérêts.

 

Drôle de réponse. Certains observateurs politiques considéraient même qu’il n’y a pas un risque de terrorisme ou d’islamisation en République centrafricaine. D'où sortent-ils leurs arguments? 

 

Conséquence 

 

Après les interventions française, tchadienne et de la CEDEAO au Nord de ce pays dont on croyait que les islamistes Jihadistes étaient définitivement délogés, on vient d’apprendre que deux journalistes français viennent d’être abattus froidement et cet assassinat a été revendiqué par Aqmi, et en dépit de quoi il menace directement la France.

 

Faut-il conclure cependant que la guerre se répète au Nord Mali ? Cette guerre qui a fait oublier totalement la crise centrafricaine de part le monde.

 

La priorité de la Communauté internationale sous l'impulsion française depuis ce jour et même jusqu'à présent fut les problèmes maliens et bien d’autre tel que celui de la Syrie.

 

Mais c’est quoi donc cette Communauté internationale ?

 

Il n’y a pas si longtemps que ça, j’ai assisté à un colloque à la maison de l’Afrique dans le 5è arrondissement de Paris sur la crise Centrafricaine, je me souviens du speech d'un conférencier, un diplomate français qui a servi dans les pays africains tels que le Soudan, le Cameroun et bien d'autres et qui expliquait clairement que cette Communauté internationale aujourd’hui n’est tout simplement que le triangle France-USA-Royaume-Uni.

 

Elle n'est plus ce qu'elle  était avant les années 90. Le système mondial depuis l'éclatement de l'URSS a totalement changé de configuration et la notion bipolaire a laissé place à l'unipolaire.

 

 Les motivations

 

La France pense que l’État malien est menacé par les islamistes terroristes Jihadistes qui se trouvent au nord de ce pays. Un pays 3 fois plus grand que la France et la Belgique réunies. Alors il faut intervenir en urgence car il y a des risques d’islamisation et de la scission.

 

La France va amener in incognito le dossier malien devant le Conseil de sécurité et celui-ci va adopter la résolution 2085 le 21 décembre 2012. Projet de résolution validé. Mais bien avant cela, il faut reconnaître que les maliens de France n’ont pas dormi. Les manifestations étaient au quotidien devant des institutions.

 

 Le but de la résolution

 

Elle va autoriser le déploiement d’une force africaine au Mali  lui permettant de recouvrer son intégrité territoriale par la reconquête du Nord, tombé aux mains des narco-terroristes et en proie à des fondamentalistes. Elle répond à l’appel à l’aide du Mali et aux attentes des partenaires africains qui, au sein de la CEDEAO et de l’Union africaine, ont pris la direction des efforts internationaux pour résoudre la crise.

 

Le déploiement de la MISMA étant autorisé, la préparation du déploiement (génération de force, entrainement, déploiement effectif sur le terrain) doit s’engager sans tarder. De nombreux pays ont fait part de leur disponibilité

 

 A l’initiative de la France, l’Union Européenne avait d’ores et déjà décidé d’apporter son soutien, financier et en termes de formation, à la MISMA.

 

Il faut signaler que suite à toutes les résolutions adoptées généralement, le Conseil de sécurité continue de suivre plus ou moins le processus de préparation d’intervention sous la surveillance de l’État membre portant le projet devant lui. Ce qui fut le cas du Mali depuis décembre 2012, au même moment où la RCA a commencé à voir noir.

 

 Les belligérants

 

 L’intervention malienne sera conduite avec l’aide de plusieurs contingents africains de l’espace CEDEAO essentiellement et l’appui du Tchad qui fait partie de la CEEAC mais sous une autre appellation qui est FATIM pour spécifier sa place au sein de l'opération. C’est surtout à partir de là que le Tchad d’Idriss DEBY va avoir une notoriété considérable au vu et su du travail que les troupes tchadiennes ont effectué et continuent de faire sur le sol malien. Le Tchad va donc devenir l’allié légitime de la France.

 

 La volonté de la Communauté internationale

 

L’Union européenne va aider le Mali sur les plans financier et logistique. La résolution 2085 va ainsi être  appliquée intégralement et l’Organisation des Nations-Unies va imposer aux maliens de faire un pas de plus sur le plan politique durant la période de la transition et aussi une mise en place d’un processus de dialogue et de réconciliation nationales avec les maliens touaregs du Nord. Un des volets importants de cette résolution c’est la lutte contre l’impunité et de respect des droits de l’Homme. Est-ce l’application par rapport à l’appel du général Sanogo? Wait and see.

 

 Et la République centrafricaine dans tout ça ? 

 

Ici, ce qui est similaire avec l’affaire malienne, c’est que, quelques mois après les tueries, assassinats, viols, et toute sorte d’acte de barbarie qui ont vu le jour en République centrafricaine depuis le 10 décembre 2012, la France a réagi 6 mois après même si cela a été timidement ressenti par les centrafricains de part le monde.

 

Certains observateurs, société civile et ONG avaient qualifié la crise centrafricaine d’une crise oubliée. Dans le cas centrafricain, il a fallu que le Groupe SOS d’ONG françaises  interpelle le président François Hollande pour que ce dernier s’intéresse à la crise centrafricaine oubliée de tous, malgré que les ressortissants centrafricains de France n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme par des manifestations, rassemblements et des marches pacifiques à Paris et dans d’autres métropoles françaises.

 

 Les similitudes et les différences

 

Adoption de la résolution 2085 pour le Mali le 21 décembre 2012, 11 jours après l’éclatement de la crise centrafricaine et l'adoption de la résolution 2121 pour le Centrafrique le 10 octobre 2013. Tous ses projets ont été portés devant le Conseil de sécurité de l’ONU par la France. Mais les contenus ne sont pas les mêmes.

 

 Que disent les contenus ?

 

 La RES 2085 prévoit :

-le déploiement d’une force africaine

-l’appel à l’aide du Mali et aux attentes des partenaires africains

-le déploiement de la MISMA autorisé (préparation et génération de force, entrainement, déploiement effectif sur le terrain)

-la présence des forces étrangères au Mali :

 

les noms donnés à cette intervention sont l'opération Serval pour la France, MISMA pour l'UA et la CEDEA et Forces armées tchadiennes d'intervention au Mali pour le Tchad (FATIM)

Plus de 5000 soldats français au début des opérations.

 Cependant, la RES 2121 prévoit :

 

-le renfort de la présence des Nations unies et demander aux Nations unies de proposer des modalités de soutien à la force africaine d’où la Misca avec une limite de 3600 hommes en remplacement de la Fomac

 

-présence étrangère FOMAC (Tchad, Congo, Gabon et Cameroun).

-450 soldats français uniquement basés à l’aéroport.

 

 Différences

 

 Au Mali

 

Au moment où j’écris ces quelques lignes, il n’y a pas en Centrafrique une présence effective des casques bleus. Tandis qu’au Mali, la France compte plus de 2000 soldats à elle seule aujourd’hui, mais il faut dire qu’au début de la crise malienne, ils étaient plus de 5000, la zone CEDEAO comptabilise plus de 3300 soldats et le Tchad 160 soldats.

 

Sans oublier les 100 hommes que le gouvernement américain a envoyés dans ce pays pour surveiller les dromes en dépit de la réticence du Président américain Barack Obama dès le début de l’opération.

 

Après la tuerie des journalistes de RFI, la France compte aujourd’hui renforcer l’effectif de son armée au Mali.

 

 Et en Centrafrique 

 

Il y a pour l’heure 450 soldats français depuis le début de la crise dès mars, cantonnés juste au niveau de l’aéroport Bangui M’Poko et qui de temps en temps font patrouillent dans la capitale.

 

1400 soldats de la force panafricaine (FOMAC) et aucun effectif de l’armée nationale aujourd’hui puis que ces derniers, que cela soit les officiers et les soldats, tous ont été désarmés sur toute l’étendue du territoire,la police et gendarmerie comprises.

 

Une prévision de 250 soldats sous l’égide de l’ONU d’ici décembre pour protéger les biens de l'ONU. Lors du dernier sommet de N'Djamena, on a parlé du désarmement forcé des 20 000 hommes armés de l’ex-rébellion Séléka qui prennent plus de 4.500 millions de centrafricains en otage et ceux-ci sur toute l’étendue du territoire, une vraie utopie car des chiffres exacts n'ont pas été donnés.

 

Il y a néanmoins la présence américaine en Centrafrique spécialement pour traquer Joseph Kony,  selon nos informations. Mais au nombre de combien ? Aucune statistique ne nous le signifie depuis. Certains parlent de 150 experts américains dans la localité de Haut-Mbomou et d’autres, de la moitié et ceux-ci peinent à attraper ce chef de guerre qui est accusé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

 In fine

Il faut dire que les 7 460 à 8 000 hommes étrangers armés se trouvant au Mali le sont uniquement juste parce que le Nord-Mali est menacé de scission islamiste.

 

Tandis que l’ensemble du territoire centrafricain est menacé d’annexion par des Etats voisins qui ont des tendances islamistes à savoir le Tchad et le Soudan si des noms doivent être cités.

 

Au Nord Mali, on y trouve des jihadistes touaregs, tandis qu’en Centrafrique, on trouve les déchets terroristes nigérians boko-haram, des islamistes tchadiens et soudanais, ayant tous des rêves d’instaurer la charia dans cette partie de planète, sans oublier les mercenaires rebelles esclavagistes ougandais du chef de guerre Joseph Kony.

 

Que feront donc quelques 1 400 hommes contre plus de 30 000 hommes armés irréguliers sur un territoire qui s’étend sur plus de 623 000 km² ?

 

Et même si après décembre 2013 la Communauté internationale  envoyait les 3 600 hommes comme cela a été prévu, qu’est-ce que ces derniers pourront réellement faire ? Que les scientifiques fassent le ratio.

 

En gros, le problème centrafricain n’est pas prêt à être résolu.

 

Il faudra normalement plus de 8000 hommes de cette MISCA bien dotés en armes afin de couvrir toute l’étendue du territoire centrafricain, c'est--dire les 16 préfectures, soit 500 hommes par préfecture pour combattre toutes ces armées non conventionnelles qui y règnent en maître, en toute impunité et qui prennent le peuple centrafricain en otage sur sa propre terre comme certains centrafricains le demandent.

 

Rocka Rollin LANDOUNG

 

CENTRAFRIQUE-MALI : DEUX NATIONS OPPOSÉES, DEUX SITUATIONS PRESQUE IDENTIQUES MAIS…par Rocka Rollin LANDOUNG

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Centrafrique-Presse.com
11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 21:38

 

 

 

 

 

http://www.tv5.org  11.11.2013  Propos recueillis par Liliane Charrier

 

Percevez-vous un risque d'embrasement au-delà des frontières centrafricaines ?

 

Il y a un risque de déstabilisation de toute la région. Un effort de la communauté internationale et de cohésion dans le pays est urgent. L'intervention de forces de maintien de la paix est indispensable d'autant plus que les pays avoisinants sont déjà instables. Avec une zone sans état de droit, surtout dans un endroit stratégique comme le coeur de l’Afrique, on ne peut pas espérer de rétablissement. Et puis, il y a des armes dans le pays, et les gens savent s'en servir. Sans action maintenant, on s'achemine vers le pire.

 

La Centrafrique est le coeur de l'Afrique. Si l'on veut que ce continent, demain, soit un foyer de rayonnement et de dynamisme, cela passe par le centre. Et pourtant, la Centrafrique est un pays très riche - forêt, or, diamants, uranium... Mais tout a été négligé, ces dernières années. Etant donnée l'interdépendance dans laquelle nous vivons aujourd'hui, on ne peut pas se permettre de laisser piller la faune ou la forêt, ni dilapider les trésors du pays, ni que les enfants qui naissent et grandissent maintenant soient marginalisés. Car pour exploiter ces ressources, il faut des enfants capables de lire et de penser. Etant donné la déscolarisation, le pays ne pourra pas prendre son envol, et c'est tout le continent qui en pâtit.

 

Comment évolue situation en Centrafrique ces dernières semaines ?

 

Depuis le mois d'août, il y a une augmentation de 57 % des déplacés : les gens fuient, ils ont peur. On estime maintenant à 400 000 le nombre de déplacés, soit 10 % de la population - comme en Colombie. Cette dispersion ne fait que renforcer les problèmes de cohésion sociale et de dialogue intercommunautaire.

 

Sur une population de 4,6 millions d'habitants, la moitié a moins de 18 ans. Depuis décembre 2012, avec l'explosion du nombre de déplacés, 7 enfants sur 10 ne peuvent plus aller à l'école. Avant la crise, il y avait déjà 1,2 millions d'enfants déscolarisés.

 

Avant 2012, la Centrafrique présentait déjà l'un des taux de développement humain les plus critiques d'Afrique, voire du monde. Le taux de mortalité maternelle, par exemple, est le 3e plus bas du monde, après le Tchad et la Somalie. 

 

Nous sommes aujourd'hui à la veille d'une famine, en l'absence de semis et de récolte. La malnutrition menace, avec son cortège de problèmes cognitifs chez les enfants. 

 

Quelle est la situation dans la capitale, Bangui, où vous retournez dès demain ?

 

C'est la désolation. Les routes sont des pistes. Les dispensaires ont été pillés ; le système bancaire étant paralysé, il n'est plus possible de payer les employés des services de santé ou les enseignants ; avec les ponts dynamités et les stations d'essence vides autour de Bangui, il est très difficile d'accéder à la capitale. Tous les projets de création et de réhabilitation d'école et de centre de jeunes que l’Unicef avait prévu avant la crise sont gelés. Tout était déjà très triste avant la crise, mais maintenant, il ne reste plus rien, tout ce qui tenait encore debout a été saccagé de façon systématique. On sent que les gens arrivent au bout de leur extraordinaire résilience - trop d'injustice, trop de violence, trop d'impunité ; alors ils se regroupent pour contre-attaquer et la situation s'envenime encore. Or la sécurité est la clé de voûte de notre travail.

 

Pourquoi la situation se dégrade-t-elle ?

 

Depuis l'indépendance, il n'y a jamais eu de cohésion sociale nationale. A chaque changement de pouvoir, une crise face au pouvoir central a éclaté. Cette fragmentation s'est même aggravée au fil du temps, comme les tensions régionales. C'est d'ailleurs ainsi que s'est installé le sous-développement. 

 

Et pourtant, la Centrafrique est un paradis pour les ethnologues, une mosaïque de populations chrétiennes et musulmanes qui ont longtemps vécu en harmonie. Or aujourd'hui, il y a une douzaine de groupes armés et plusieurs foyers de crise. Les exactions de ces derniers mois cristallisent des antagonismes extrêmement dangereux car il y a un amalgame avec les communautés religieuses, chrétiennes et musulmanes. On ne pourra pas parler de réconciliation tant que les crimes sont commis en toute impunité. 

 

Et ailleurs ?

 

Dans la région de Bosangoa, par exemple, où la cristallisation est forte entre communauté musulmane et chrétienne, on estime à au moins 37 000 le nombre de déplacés. Nos collaborateurs qui travaillaient sur nos chantiers ont marché dans la brousse pendant une semaine et sont arrivés dans un triste état dans les camps. L'atmosphère est très tendue, respire la peur. Les déplacés n'ont pas commencé à rentrer chez eux.

 

Les ponts étant détruits, nous avons beaucoup de mal à accéder à une population dont les besoins de base sont criants - eau, services sanitaires, espace d'accueil pour les enfants, chrétiens ou musulmans, pour qu'ils puissent évacuer les traumatismes. Les enfants expriment dans leurs dessins les horreurs qu'ils ont vécues - villages en feu, corps sanguinolents. 800 villages ont été mis à feu et à sang en Centrafrique.  C'est à la fois très touchant effrayant. Les enfants gèrent aussi le traumatisme à travers de petites pièces de théâtre, des chansons. On sait que quand toute une population vit dans la violence, les conséquences seront graves, et à très long terme. C'est aussi ce que nous essayons d'éviter. 

 

Avez-vous rencontré des enfants soldats ?

 

Le phénomène n'est  pas nouveau, car les groupes armés existent depuis un moment déjà. Mais on estime aujourd'hui leur nombre à 3 500 - peut-être plus - soit près de deux fois plus qu'avant 2012. Les enfants-soldats sont particulièrement incontrôlables, car ils ne se rendent pas compte des conséquences de leurs actes. Dernièrement, notre convoi de médecins a été pris d'assaut par des enfants soldats à un poste de contrôle. Ils ont fini par descendre au bout de quelques kilomètres, mais l'attaque aurait très bien pu finir en massacre et nos collaborateurs ont eu très peur. 

 

A ce jour, l'Unicef a récupéré 151 enfants soldats, dont 15 filles. Différents ministères, dont  ceux de la Défense et du Désarmement, nous donnent accès aux cantonnements des groupes armés. Au-delà de ce travail en amont, le suivi auprès des communautés et des familles est très serré. Car certains enfants soldats sont très fiers d'avoir fait partie de mouvements armés. D'autres voulaient sortir, notamment les filles qui ont vécu des atrocités. Il faut d'abord identifier les familles, puis nous les réintégrons après trois mois dans un centre de transit où nous assurons un encadrement psychosocial. La réinsertion n'est pas facile, surtout pour les jeunes filles qui ont eu des enfants. Il faut leur donner suffisamment de confiance en eux pour repartir dans la vie. C'est un travail de plusieurs années. Après la période de transition, on leur apprend un petit métier - menuiserie, électricité - pour qu'ils puissent contribuer à la reconstruction de leur pays. Ceux que nous avons sortis sont très contents d'avoir eu la chance d'apprendre un métier. Reste à pouvoir le mettre en pratique...

 

À quoi vous attendez-vous à votre retour ?

 

Je retourne dans un pays où la situation sécuritaire est très préoccupante. Avec les infrastructures détruites, nous ne pouvons plus accéder aux populations pour assurer une protection par notre présence. Dans ces conditions, comment résoudre les problèmes de base, comme l'accès à l'eau potable ? Outre Bangui, nous avions un bureau à Bossangoa, un autre à Kaga-Bandoro, et tous deux ont été pillés, comme toutes les agences des Nations unies.

 

Unicef en Centrafrique : aider les enfants pour secourir le pays

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