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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 17:59

 

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

 

Source : tchadpages.com lundi 7 novembre 2011

Le Président de la République centrafricaine, François Bozizé, a été pris au piège, le vendredi, à Lagos dans un avion pendant environ 30 minutes par une averse orageuse, après son arrivée à l’aile VIP de l’aéroport international Murtala Muhammed.

Le Président Bozizé qui venait d’Abuja à bord d’un jet Gulfstream pour s’occuper des questions personnelles, a débarqué plus tard après que la pluie s’était calmée et une voiture l’a pris au pied de l’avion pour le conduire au salon VIP où il est resté jusqu’à la fin de la pluie.

Pendant ce temps, la pluie accompagnée des vents très violents, a fait des ravages à l’aéroport de Lagos, en détruisant les toits des principaux bâtiments, dont celui du maintien de la Force aérienne du Nigeria (NAF), situé à quelques mètres du salon VIP et du salon présidentiel.

La visibilité au vol a été considérablement réduite, obligeant les avions en vol à tourner dans le ciel et les avions de passagers au sol ont dû attendre avant de décoller. Pendant environ 45 minutes, il n’y avait pas d’atterrissage ou de décollage dans le terminal domestique de l’aéroport.

Les vents violents accompagnant cet orage ont abattu des arbres, ce qui a provoqué un embouteillage de plus d’un kilomètre de long, bloquant ainsi la sortie du nouveau terminal de l’aéroport de Lagos.

Quelques poteaux électriques autour du Sam Ethnan, la base aérienne, sont tombés. Cela a perturbé la circulation. Pendant plus d’une heure, les navetteurs et les automobilistes étaient bloqués jusqu’à l’arrivée des hommes d’Air force qui ont lutté pour enlever les arbres et les poteaux électriques tombés sur la route.

Le vice-gouverneur de l’Etat de Lagos, Mme Adejoke Orelope-Adefulire qui était venue pour accueillir le président centrafricain n’a pas été épargnée, elle se précipita dans le salon pour se mettre à l’abri.

Ensuite, le Président Bozizé, dans un convoi de 21 voitures, est parti vers une destination inconnue.

 

NDLR : « Le Président Bozizé qui venait d’Abuja à bord d’un jet Gulfstream pour s’occuper des questions personnelles » et encore « le Président Bozizé, dans un convoi de 21 voitures, est parti vers une destination inconnue. » C’est hallucinant ! Lorsqu’on prétend avoir été élu président d’un pays avec plus de 66 % des suffrages mais qu’on laisse le pays en question se débattre avec une malnutrition infantile sévère, une pénurie de viande, de courant électrique et d’eau potable, une épidémie de choléra qui couve, une grave insécurité endémique, des ponts qui s’effondrent à la chaîne dans sa capitale, on ne voyage pas pour s’occuper des "questions personnelles" et on ne part pas vers une "destination inconnue". Bozizé ruse actuellement avec les Centrafricains qui sont de plus en plus nombreux à savoir que leur président est malade mais cherche désespérément à le dissimuler. Sous prétexte de « questions personnelles », c’est sans nul doute pour tenter de se faire soigner par des charlatans nigérians qu’il a consenti à faire ce mystérieux déplacement de Lagos en question. Il a quitté Bangui incognito à 5 heures du matin du jeudi dernier pensant que personne ne le saurait. Peine perdue ! Le monde est aujourd'hui un village planétaire.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 17:30

 

 

myriam-makeba_mama-africa.jpg

 

 


JOHANNESBURG AFP / 08 novembre 2011 16h09 - Les petits-enfants de Miriam Makeba, voix légendaire du continent africain et symbole de la lutte anti-apartheid décédée il y a trois ans, sont entrés en conflit ouvert mardi avec l'ex-manager et toujours légataire de la chanteuse, dont ils demandent la démission.

Nelson Makeba Lee et sa jumelle Zenzi, 43 ans, accusent Graeme Gilfillan, 49 ans, d'abus et de fraudes dans une lettre à l'en-tête de la fondation Miriam Makeba, reçue par l'AFP.

Ils lui demandent d'enregistrer sa démission en qualité d'administrateur du ZM Makeba Trust et de Siyanda Music, démission attendue depuis longtemps, déjà rédigée et signée du vivant de Miriam Makeba, conformément aux instructions de celle-ci et de sa famille, selon ce courrier co-signé de Patrice Blanchard, ex-secrétaire personnel de la chanteuse.

MM. Makeba Lee et Blanchard menacent d'aller en justice. On ne veut pas faire de scandale, mais plus on ne dit rien, plus il s'installe et continue de faire des affaires dans le monde entier, a expliqué à l'AFP M. Blanchard, qui soutient que Miriam Makeba a été victime d'un abus de confiance.

Il est inacceptable que la famille de Miriam Makeba et son nom soient salis, a ajouté Nelson, en référence à l'article d'un tabloïd sud-africain dans lequel sa soeur et lui était mis en cause par M. Gilfillan.

C'est important pour nous de répondre et d'avoir un environnement (juridique) clair, a ajouté le petit-fils, éditeur de métier. Sa soeur écrit des chansons.

Interrogé sur les montants en jeu, ils n'ont pas pu donner de chiffre mais évoqué d'importantes sommes venant des droits musicaux ou encore d'un possible grand film hollywoodien inspirée de la vie de la chanteuse.

Dans un document adressé à l'AFP, M. Gilfillan a affirmé être la victime d'attaques incessantes depuis trois ans de la part des deux jumeaux qui n'ont de cesse d'assassiner (son) personnage et de dénigrer (sa) réputation.

M. Gilfillan, agent musical avec sa société Nisa Global Entertainment, rappelle qu'il a connu Miriam Makeba en 1999.

Celle-ci, qui vécut en exil une bonne partie de sa vie, peinait à percevoir des revenus de son impressionnante discographie, plus d'une trentaine d'albums.

Mme Makeba aimait beaucoup ses petits-enfants et arrière-petits-enfants, écrit-il mais elle ne les a pas désignés comme légataires car elle disait que Nelson menait une vie désordonnée, ne payait pas ses impôts et que son principal talent était de jouer du piano dans son groupe.

Elle faisait encore moins confiance à sa petite-fille, ajoute-t-il dans ce document.

Nelson et Zenzi sont les enfants de Bongi, la fille unique de Miriam Makeba décédée en 1985.

Née en Afrique du Sud le 4 mars 1932, Miriam Makeba était l'une des voix sud-africaines les plus connues dans son pays comme à l'étranger, où elle a acquis la célébrité grâce à des succès comme Pata Pata ou The Click Song mais aussi à travers ses prises de position contre l'apartheid.

Elle est morte en Italie le 9 novembre 2008.


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 17:26

 

 

Bemba-Gombo.jpg

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 08 Novembre 2011 13:18

Directeur de l’école des officiers de Bangui, Thierry Léngbé a commencé à déposer contre le Congolais Jean-Pierre Bemba, évoquant particulièrement les tensions entre les soldats de l’armée régulière centrafricaine (FACA) et les miliciens du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), dirigé par l’accusé au moment des faits allégués.

Trente-troisième témoin du procureur, l’officier a vécu les premières semaines de l’arrivée des miliciens en République Centrafricaine, en octobre 2002, appelés en renfort par le président d’alors, Ange-Félix Patassé, en proie à une rébellion.

Tout commence pour lui dans la nuit du 21 au 22 octobre 2002. « J’ai reçu un coup de fil du ministre délégué à la Défense (...) qui m’a dit que nous étions attaqués depuis le Tchad » explique le témoin. « Nous avons arrêté leur progression [près de Bangui]. C’était un front. On se regardait en chiens de faïence. Ca a duré jusqu’à l’arrivée des miliciens du MLC ».

Interrogé par le substitut du procureur, Barbel Schmidt, Thierry Lengbe a raconté l’arrivée des hommes du MLC, avec lesquels il était chargé d’établir des liaisons. « Ils sont venus avec leurs armes et leurs munitions », dit-il, s’exprimant en français, « nous leur avons fourni les véhicules, et de l’argent pour la nourriture ».

Mais très vite, les soldats de l’armée régulière sont mécontents. « Quand ils sont arrivés, il n’y avait pas d’uniformes pour tout le monde. Il y avait un stock au ministère de la Défense et ordre a été donné de leur donner. Ce n’était pas mon idée Madame ! » lance le témoin, s’adressant à la procureur. « Il y avait des éléments de notre armée qui n’avait pas de tenues, mais après nos amis ont eu des tenues, voilà ! ».

La situation dégénère entre l’armée régulière et les miliciens, explique le témoin qui relate plusieurs incidents. Un jour d’octobre, un milicien du MLC est tué par un « sniper », incontrôlé. Mais les miliciens s’en prennent aux soldats centrafricains et arrêtent plusieurs hommes, dont des officiers.

« Ils étaient tous déshabillés, ils n’avaient plus leurs armes, ils étaient en slip. Quand j’ai demandé ce qui s'était passé, les éléments du MLC ont dit que les Centrafricains leur avaient tiré dessus. Ils avaient donc été désarmés, déshabillés. Ce n’est pas normal, les gens ont été humiliés », déplore le témoin.

Thierry Lengbe enchaîne son récit, d’un ton saccadé et évoque les exactions des hommes du MLC : meurtres, pillages, viols. Suite à l’un des viols, « deux hommes ont été châtiés » par les chefs du MLC. C’était après une visite de Jean-Pierre Bemba, explique Thierry Lengbe. « On leur a donné beaucoup de coups de fouets devant nous. Peut-être que c’était lié à la venue de Jean-Pierre Bemba, mais après, ça a recommencé ». Le sénateur congolais ne passe que quelques heures à Bangui.

Pour le procureur, cet épisode est un moyen de montrer que M. Bemba était respecté, obéit et qu’il aurait donc pu stopper ou punir les exactions commises par ses miliciens, comme il l’a fait ce jour-là.  Poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, Jean-Pierre Bemba est en procès depuis novembre 2010.

 

NDLR : A quand le témoignage de l'ancien chef d'Etat-major des FACA qui avait accueilli les troupes du MLC sur le beach de Bangui ? 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 17:14

 

 

ambulance centro

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 08 Novembre 2011 13:15

La progression du choléra est dissipée dans la ville de Bangui, si l’on croit aux estimations du service de surveillance épidémiologique de la République Centrafricaine. Une affirmation faite le 7 novembre dernier, à l’issue d’une réunion à la Direction de la Région Sanitaire N°7 à Bangui. Une réunion visant à passer en revue les avancées et les contraintes rencontrées au cours des 9 derniers mois, à savoir de janvier à septembre 2011, dans la surveillance médicale en République Centrafricaine.

La réunion a regroupé les acteurs de la surveillance épidémiologique intégrée des maladies et ceux du Programme Elargi de Vaccination (PEV) de routine, de la Région sanitaire N°7, ville de Bangui, évaluent leurs activités.

Le bilan d’activités de surveillance épidémiologique et du PEV se fait par circonscription sanitaire. Ainsi, tous les huit Arrondissements de Bangui sont parcourus.

Les participants également planchent sur les situations de la vaccination de routine et des maladies telles la Poliomyélite, la Fièvre Jaune, et le Choléra qui vient de sévir dans les Préfectures de la Lobaye et de l’Ombella-M’Poko.

Sur l’épidémie du choléra déclenchée il y a 4 mois dans le pays, Boniface Ngboutou, responsable de la surveillance épidémiologique de la RSN°7, a expliqué que la menace est dissipée en ce qui concerne la ville de Bangui. « L’inquiétude était que cette épidémie arrive dans la ville de Bangui. Dieu merci pour la ville de Bangui, aucun cas positif n’a été détecté! Il y avait des cas qui étaient importés de la Lobaye et de l’Ombella M’Poko. Sur cela, il faut rassurer la population », a-t-il affirmé.

Le médecin a expliqué ce recul par le fait que « nous organisons chaque jour des surveillances sentinelles et que des partenaires au développement nous aident à interner et à isoler les malades déjà déclarés positifs ».

Il affirme toutefois qu’il y a « quelques contraintes qui affaiblissent les actions de surveillance épidémiologique, notamment les moyens de déplacement et de communication, afin de vite aller dès qu’il y a une épidémie ».

A l’issue des travaux, des pistes de solutions devront être proposées en vue améliorer les activités tant de la surveillance épidémiologique que de la couverture de la région en vaccination de routine. Les travaux vont prendre fin le 8 novembre soir.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 13:07

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 02:49

 

 

boz

 

PARIS AFP / 08 novembre 2011 00h43 - Le montant de l'Aide publique au développement (APD) de la France, examiné lundi soir par les députés, s'élève pour 2011 à près de 10 milliards d'euros, soit 0,46% du Revenu national brut (RNB), en retrait par rapport à 2010 (10,85 mds euros, 0,50% du RNB).

Nous remonterons l'année prochaine à 0,50% du RNB et la France ne renonce pas atteindre 0,7% de son RNB, c'est bien ce que nous devons aux pays les plus pauvres, a déclaré le ministre chargé de la Coopération Henri de Raincourt.

60% de ces 10 milliards d'euros correspondent à de l'aide bilatérale, a précisé le ministre à l'Assemblée nationale.

L'Afrique demeure le premier bénéficiaire de l'aide française. Près de 60% de notre APD, tous instruments confondus, se portent en Afrique sub-saharienne, a-t-il dit.

Ceci vaut pour l'aide budgétaire ou pour les dons/projets. Ainsi la plus grande part de notre effort dans le domaine de la santé, soit près d'un milliard d'euros de dons par an, sert des populations africaines, a affirmé M. de Raincourt.

Le ministre a insisté également sur l'importance de partager des objectifs avec les pays émergents qui bénéficieront de 10% des crédits de l'APD. C'est le sens des interventions de l'Agence française pour le développement (AFD) dans les pays émergents tels que la Chine, l'Indonésie ou le Mexique, a-t-il dit.

Leur coût budgétaire est limité et elles sont très utiles. Elles nous permettent de dialoguer avec les grandes puissances de demain, de favoriser la mise en oeuvre de stratégies de croissance plus coopératives ou plus soucieuses des conditions environnementales et de lutter par ce biais contre le réchauffement climatique, a-t-il dit.

Notre aide doit accompagner ces évolutions et marquer notre présence dans des pays appelés à jouer un rôle majeur à l'avenir, a-t-il poursuivi.

Près de 800 millions d'euros de crédits budgétaires iront par ailleurs au Fonds européen de développement et 300 millions d'euros au Fonds mondial Sida.

S'agissant des transitions africaines, nous allons mobiliser 3,5 milliards d'euros pour la Côte d'Ivoire, a indiqué M. de Raincourt, soit un engagement exceptionnel de 400 millions, un contrat de désendettement et de développement de 2 milliards et 1 milliard d'annulation de dette qui seront conclus en 2012.

La France contribuera également à hauteur de 2,7 milliards d'euros d'ici 2013, sous formes de prêts de l'AFD, pour assurer les transitions démocratiques en Tunisie, Egypte, Maroc et Jordanie, dans le cadre du partenariat de Deauville mis en place par le G8 qui a promis près de 80 milliards de dollars au total.


(©)

NDLR : Bozizé et son gouvernement, champions de la mauvaise gouvernance des finances publiques de la RCA, doivent se rendre à l’évidence de la crise qui n’épargne pas aussi la France et qui la conduit à revoir à la baisse son niveau d’aide publique au développement. Selon nos informations, Bangui aurait récemment sollicité une aide budgétaire à la France mais vu le contexte ci-dessus décrit, ce serait un miracle qu’ils parviennent à obtenir un seul euro. Bozizé et sa clique qui passent leur temps à piller le trésor ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Ils trouveront de moins en moins de mécènes et généreux donateurs pour les tirer d’affaire.

Les robinets financiers gentiment ouverts à tout moment dont Bozizé et sa clique ont eu à bénéficier depuis leur arrivée au pouvoir commencent à se refermer un à un et c’est tant mieux ainsi car les Centrafricains n’ont jamais vu ce qu’ils en ont fait. Ndoutingaï est dorénavant persona non grata à Washington. Le vent est donc en train de tourner pour Bangui.

Le message subliminal envoyé par les dirigeants d'AREVA est qu'ils quittent la RCA pour au moins deux ans puisqu'ils ne supportent plus le terrorisme d'Etat de la part de Bozizé qui leur a déjà pris plus de 160 milliards de F CFA et qui leur réclame encore 100. Ils préfèrent en clair, aller affronter AQMI au Niger que le terrorisme d'Etat en RCA. Faut-il faire un dessin ? 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 02:27

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 07 Novembre 2011 13:44

Après deux semaines de soins intensifs à l’Hôpital de l’Amitié de Bangui, le conducteur de taxi, qui était agressé par des éléments de la garde présidentielle à la sortie nord de la capitale est finalement mort ce 6 septembre 2011 à l’Hôpital de l’Amitié à Bangui. Son agression avait engendré la colère des conducteurs des taxis et bus qui avaient observé un arrêt de travail le 2 novembre dernier, paralysant ainsi la circulation dans toute la capitale Bangui.

A l’annonce de ce décès, Jean Brice Portdjiane a appelé ses « collègues conducteurs au calme, car  les autorités ont tout fait pour sauver notre collègue mais dommage ! Donc je les invite au calme et nous allons très bientôt convoquer une assemblée générale pour voir des conduites à tenir ».

Aucune déclaration du coté gouvernemental n’a été faite pour l’instant. Pendant ce temps, ces conducteurs des taxis et bus entrent dans la seconde phase de leur mouvement de grève. Le syndicat avait décidé d’observer un arrêt de circulation des taxis et bus dès 19 heures à compter de ce lundi 7 au lundi 14 novembre prochain.

L’acte remonte au 29 septembre dernier aux environs de 20 heures où « j’ai été sollicité au niveau de barrière de PK 12 pour une course par deux hommes en tenue militaire et en armes avec des bérets verts et un civil. Ils m’ont demandé de les accompagner pour récupérer 5 sacs de ciments sur la route de Damara (Nord de Bangui). Après avoir conclu le prix de la course, on était arrivé là ils sont censé mettre le ciment en pleine brousse.

On était rentré dans la brousse à quelques 5 mètres de la route, l’autre militaire charge son arme de marque AK 47. Lorsque je voulais me tourner j’avais entendu le coup de feu et j’avais senti que j’avais été touché au bras gauche et il avait encore tiré à nouveau et la balle a traversé mes intestins et j’étais tombé et ils sont partis avec ma voiture », avait expliqué à Radio Ndeke Luka le défunt Austin Obam.

La voiture avait été retrouvé abandonner le lendemain dans la ville de Bangui. La victime avait été récupérée par les passants et ramenée à l’hôpital de l’Amitié. Le secrétaire général du syndicat des conducteurs des taxis et bus Jean Brice Portdjane, dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka s’était plaint des conditions dans lesquelles ce conducteur de taxi était soigné.

Les conducteurs qui avaient finalement décidé le 31 octobre 2011d’observer un arrêt de travail le mercredi 2 novembre, pour attirer l’attention des autorités centrafricaines sur la sécurité des conducteurs et receveurs des taxis et taxis-bus.

Un mouvement de grève qui avait sensiblement perturbé la circulation dans la ville de Bangui dans la matinée. Mais vers 10h30mn, les membres du bureau du Syndicat des conducteurs et receveurs des taxis et taxis-bus (SCRTB) étaient arrivés à Radio Ndeke Luka pour annoncer l’arrêt de la grève.

Le ministre de la défense nationale qui était en mission à l’étranger avait appelé pour envoyer un médecin militaire pour les soins du blessé. Les autorités en charge de la sécurité nationale avaient également donné des fermes décisions pour prendre désormais en main la sécurité des conducteurs, selon le syndicat des conducteurs des taxis et taxis-bus.

L’enquête ouvert sur la circonstance suit son cours et dans un mutisme total.

 

NDLR : Une fois de plus, les délinquants soldats de la garde présidentielle de Bozizé ont versé le sang d’un paisible et innocent fils du pays dans l’exercice de son métier et il sera très étonnant que les auteurs de ce crime gratuit soient retrouvés et à plus forte raison punis par la justice. Plus étrange aussi est l’attitude du secrétaire général du syndicat des chauffeurs de taxis qui, au lieu de se contenter de la défense des intérêts de ses membres, croît qu’il est plus important d’écrire des lettres de remerciements aux ministres Claude Richard Gouandja et Francis Bozizé qui auraient fait soigner la victime qui est finalement décédé de ses graves blessures par balles de Kalachnikov. Ce faisant, il se comporte en vrai briseur de grève. Il doit sans doute être manipulé et corrompu par le pouvoir en place. Quel est le travail fait en amont par ces ministres pour qu’on n’en arrive pas à ce genre de drame qui survient un peu trop souvent dans ce pays où les éléments de la garde présidentielle sont au-dessus des lois ? Là est la vraie question.

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 01:22

 

 

 

marche-a-betail-PK-12.jpg

 

éleveurs foulani-30-oct-2011

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 07 Novembre 2011 13:46

Les familles de Bangui sont loin de s’approvisionner en viande de bœuf en quantité suffisante. Bien que le kilogramme soit vendu entre 1.500 (environ 2,28 euros) à 2.000 francs CFA (environ 3,04 euros), il est difficile de trouver cet aliment très prisé. La cause de cette cherté voire pénurie découle du transfert il y a une semaine, du marché à bétail du PK 13 au village Bouboui (45 kilomètres nord de Bangui). Le constat est fait ce lundi par Radio Ndeke Luka.

Les commerçants parcourent plusieurs dizaines de kilomètres après le site de Bouboui à la recherche des bœufs.

Clémentine Séndéo, présidente des femmes bouchères du marché central, explique que « le prix du bœuf a considérablement augmenté ces derniers temps. Il passe de 400 à 600 000 francs CFA (environ 923 euros). Une situation qui les pousse à réduire la quantité de la viande vendue par kilogramme aux clients ».

Pourtant, le week-end dernier, les bouchers avaient pris la résolution d’offrir une quantité suffisante de la viande bovine aux banguissois. Ils ont aussi exigé des mesures de sécurité sur le nouveau site de Bouboui.

Il est à signaler que depuis son inauguration, le marché de Bouboui est toujours dépourvu d’un minimum de conditions de travail : Manque d’eau et abri. Au cours d’une visite éclair effectué il y a quelques jours, le président de la République François Bozizé avait promis la construction des forages et le détachement d’une unité de militaires pour sécuriser le nouveau site de Bouboui.

 

NDLR : A qui d’autre que le gouvernement de Bozizé et Touadéra doit-on imputer cette pénurie de viande qui découle naturellement des mesures et décisions prises sans la moindre concertation avec les professionnels de la filière, résultat de l’incompétence des ministres en charge de ce dossier.

Par ailleurs, d’inquiétantes informations font état de l’assassinat il y a quelques jours par la garde présidentielle dans les environs de Bossangoa, de plus d’une dizaine d’éleveurs mbororo venant du Tchad et convoyant vers Bangui environ un millier de bœufs, semant ainsi un vif émoi au sein de cette communauté.

 

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 02:42

 

 

 

fric en CFA

 

 

Exclusivité C.A.P

 

 

Comme pour les mois précédents, les décaissements effectués par le Trésor pour prétendument la « Sécurité » et le ministère de la défense et versés comme d’habitude au chef de cabinet particulier du président BOZIZE, le contrôleur général de police Joël SINFEI MOIDAMSE, et au fils Francis BOZIZE, s’élèvent à 590 125 000 de F CFA pour ce mois d’avril 2010 où devraient initialement se tenir les élections selon le calendrier avorté de BOZIZE et BINGUIMALET. C’est aussi sans doute ce qui explique qu’à deux reprises, 33 933 941 F CFA et 11 066 059 F CFA ont été tirés pour être remis « aux chefs de village » pour les soudoyer. Qu’est ce qui peut vraiment justifier ces importantes ponctions financières pour la sécurité ?

On note en passant avec amusement mais non sans écoeurement que ce Joël SINFEI MOIDAMSE, donc en clair BOZIZE lui-même,  passe le plus clair de son temps à aller plusieurs fois par mois au Trésor pour toucher sous divers prétextes, de très importantes sommes d’argent comme le montrent tous les tableaux de cette année 2010 que nous avons publiés jusqu’à présent. C’est le champion toutes catégories du pompage d’argent au Trésor. Autre étrangeté à relever : pourquoi la somme de 250 millions de F CFA (ligne 4877) mise à la disposition des ambassades de la RCA à l’étranger est déchargée par le même SINFEI MOIDAMSE ?

Est-il normal qu’une simple et seule mission présidentielle à Malabo puisse coûter plus de 50 millions de F CFA ? A quoi peuvent avoir réellement servi les 140 millions de F CFA soi-disant mis à la disposition de Francis BOZIZE ?

Les 98 000 000 de F CFA mis à la disposition du ministère du transport, encaissés par la particulière et maîtresse du ministre Parfait Anicet MBAY, Carline Mamie KENGOUA dont le nom est mentionné dans ce tableau ont servi selon nos informations, à soudoyer les notables de la Lobaye dont le pouvoir KNK craignaient qu’ils ne puissent tous voter pour le MLPC et l’opposition. En clair BOZIZE et MBAY ont utilisé l’argent du pays pour pratiquer leur politique de la carotte et leurs sordides manœuvres en Lobaye. C’est totalement inadmissible. Les 250 millions de F CFA ici inscrits ont-ils réellement servi à réparer la route Boda – Gadzi ? Il est permis d’en douter.

Rédaction C.A.P   

 

 

 

MINISTERE DES FINANCES ET DU BUDGET                                                                          REPUBLIQUE  CENTRAFRICAINE

*************                                                                                                                          UNITE - DIGNITE - TRAVAIL

DIRECTION GENERALE DU TRESOR                                                                                                               **********

ET DELA COMPTABILITE PUBLIQUE

            *************

DIRECTION DE LA CENTRALISATION COMPTABLE

            *************

SERVICE DE LA CENTRALISATION COMPTABLE                                                                             Bangui le 14/09/2011

            *************

BUREAU DE REGULARISATION DES DEPENSES

            *************

N°_ /MFB/DIR-CAB/DGTCP/DCC/SCC/BRD, 11

 

TABLEAU DES DEPENSES PAYEES A CHARGE DE TRESORERIE

(EXERCICE avril 2010)

 

N° OP

LIBELLE

MONTANTS

BENEFICIAIRES

4831

Fonds mis à la disposition pour la sécurité

300 000 000 CFA

MOIDAMSE SINFEÎ Joël

4838

Carburant présidence

1 913 000 CFA

MOIDAMSE SINFEÎ Joël

4844

Indemnités agents du Trésor

1 953 000 CFA

DGT

4849

Travaux bâtiment du Trésor

1 500 000 CFA

BANGO Joseph

4856

Opération Sécurité

150 000 000 CFA

MOIDAMSE SINFEÎ Joël

4861

Règlement aux chefs de villages

33 933 941 CFA

KAGA VAROT Philippe

4866

Indemnités agents du Trésor

1 485 000 CFA

DGT

4867

Ouvriers  travail temporaire

500 000 CFA

DGT

4868

Indemnités agents du Trésor

1 498 000 CFA

DGT

4874

Règlement des travaux au Trésor

2 500 000 CFA

BANGO Joseph

4877

Fonds mis à la disposition des Ambassades de la RCA

250 000 000 CFA

MOIDAMSE SINFEÎ Joël

4882

Indemnités TEL (Travail- Extra Légal)

1 380 000 CFA

DGT

4883

Mission présidentielle Malabo

50 694 000 CFA

DANBOY Junior  Firmin

4885

Fonds mis à la disposition du Ministère du Transport

98 000 000 CFA

KENGOUA Mamie Carline

4886

Fds mis à disposition  PAPAAV

100 000 000 CFA

YALIBANDA Yves

4889

Achat carburant hélicoptère présidentiel

6 840 000 CFA

NGAÏTOUA David

4892

Fonds de sécurité

50 000 000 CFA

MONDAMSE SINFEI Joël

4896

Règlement aux chefs de villages

11 066 059 CFA

KAGA VAROT Philippe

6692

Facture Société Fox Sécurité

1 904 000 CFA

BOMAYAKO

7906

Fonds mis à la disposition du Ministère des TP

20 000 000 CFA

NGUINZA ZINGAS Gaby

7930

Indemnités des agents du Trésor

1 738 000 CFA

DGT

7932

Fonds mis à la disposition du Ministère de la Défense

140 125 000 CFA

BOZIZE Jean-Francis

7953

Indemnités pour paiement de pension de retraite

720 000 CFA

BALALU Maxime

7959

Frais de mission Bque Mondiale

5 000 000 CFA

GBOGOUDA Henri

7960

Règlement clôture Trésor

20 000 000 CFA

GBOGOUDA Henri

7974

Règlement créance BERCY

4 000 000 CFA

MOIDAMSE SINFEÎ Joël

7979

Réparation route Boda/Gadzy

250 000 000 CFA

GUILIANI Stéphane

7981

Fonds à dispositions de la CEI

500 000 000 CFA

ZANDANGA Thomas

 

S/ TOTAL MARS 2010

1  976 649 059 CFA

 

 

 

(Sources : Ministère des Finances et du Budget)

 

 

RECAPITULATIF DES REGLEMENTS PAR OP POUR LE MOIS D’AVRIL 2010

 

1

MONTANT DES OP REGLES AU PROFIT DE LA BOZIZIE, LE KNK ET LES GBAYAS BOY’S

1 976 649 059 CFA

2

MONTANT TOTAL DES DEPENSES DE L’ETAT EFFECTUEES PAR OP

 2 688 917 000 CFA

 

 

 

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 02:15

 

 

cour const RCA

La "dépendance" de certaines institutions judiciaires en Centrafrique, en particulier le cas de la Cour constitutionnelle totalement aux ordres du pouvoir bozizéen, n’est plus à démontrer. La façon dont celle-ci a vidé dernièrement le contentieux électoral suite à la mascarade électorale du 23 janvier 2011 le prouve à suffisance. Au lieu de dire le droit et rien que le droit, à l’évidence, la Cour constitutionnelle centrafricaine fait plutôt de la politique à outrance.

Le cas que nous révélons ci-dessous avec certains procès-verbaux de fraude à l’appui prouve l’existence indiscutable d’une collusion manifeste entre cette Cour constitutionnelle et une candidate du 5ème arrondissement de la capitale proclamée directement vainqueur sans que la Cour constitutionnelle se soit donné la peine d’examiner le recours d’un candidat plaignant, est assez éloquent et se passe de tout commentaire. Il laisse néanmoins un arrière-goût d’une très forte amertume et de frustration chez tous ceux qui veulent croire à la démocratie et à l’alternance politique par la voie d’élections.

A l’issue du premier tour de la présidentielle du 23 janvier dernier, elle s’est contentée de rejeter en bloc les recours en annulation pourtant fondés et bien argumentés des candidats adversaires de BOZIZE et s’est empressée d’entériner les résultats frauduleux préalablement annoncés par la CEI du vrai faux pasteur Joseph BINGUIMALE qui donnaient BOZIZE vainqueur avec un score quasi soviétique de plus de 64 %.

Aujourd’hui, force est de constater que non seulement ce hold-up a débouché sur un blocage postélectoral total du pays mais les difficultés objectives de toutes sortes auxquelles sont confrontés BOZIZE et sa clique  montrent bien qu’il s’agissait d’une victoire à la Pyrrhus qui ne reflète nullement la volonté du peuple centrafricain qui le fait savoir de mille et une manières au régime en place par des luttes multiformes.

Plusieurs candidats aux dernières élections législatives qui ont déposé des recours auprès de cette Cour constitutionnelle aux ordres, que ce soit après le premier tour de scrutin, pour le second ou pour les élections partielles, en ont également eu pour leurs frais. C’est le cas du candidat indépendant mais un ancien KNK déçu, Magloire DEBALE KOLISSO qui a été lésé en dépit des PV, prétendument classés « secret de l’instruction » faisant état de fraudes avérées organisées par ses adversaires et dont la rédaction s’est procuré copie.

Magloire DEBALE KOLISSO est un opérateur économique. C’est lui qui a fondé la société  TODA (transports inter urbains en bus). Dès après le coup du 15 mars, il a été présenté à BOZIZE qui a fait de lui son conseiller en matière de relations publiques. Il est par ailleurs le neveu de Job IZIMA, ambassadeur récemment décédé. Voulant jouer un rôle politique il a décidé de se présenter aux législatives dans le 5ème de la capitale sous la bannière du KNK.

Malheureusement pour lui, le KNK lui a préféré un autre candidat. Du coup, il a pris la résolution d'y aller malgré tout comme indépendant mais tendance KNK. Son entêtement lui a valu d'être abandonné dans sa démarche. A l'issue des élections législatives, il dépose une requête dénonçant de nombreuses irrégularités qui n’ont nullement attiré la moindre attention des membres de la Cour constitutionnelle.

Lors des élections partielles du 4 septembre dernier, les mêmes irrégularités se sont répétées au niveau de ses deux adversaires (voir PV ci-dessous), notamment Désiré KOLINGBA. La Cour constitutionnelle a de nouveau refusé d’examiner la requête de Magloire DEBALE KOLISSO et a déclaré élue Mme LAKOUE,  pourtant prise la main dans le sac pour fraude. N’ayant pas reçu l’aval du KNK, Magloire DEBALE KOLISSO a été purement et simplement sacrifié à l’autel des bonnes relations et du soutien politique du PSD et son leader à BOZIZE et son KNK, par l’entremise de la forfaiture de la Cour constitutionnelle.

Rédaction C.A.P

 

 

Magloire-Debale-Toda.JPG

 

                             Magloire Débalé Kolisso (TODA)

 

lettre-Oueifio-a-Mme-Lakoue.JPGlettre-Oueifio-a-Mme-Lakoue.-2-JPG.JPG

 

 

legis-1.JPGlegis-2.JPG

 

legis-doc-2.JPGlegis-doc-2-suite.JPG

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