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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 01:31

 

 

 

 

 

 

http://www.france24.com  26/12/2013

 

Les 850 soldats tchadiens de la Misca sont mis en cause dans plusieurs incidents récents à Bangui et accusés de complicité avec l'ex-rébellion Séléka. Une situation qui rend la tâche des forces françaises plus compliquée.

 

"On commence à avoir de vrais problèmes avec nos amis tchadiens en Centrafrique". Ces propos tenus par un diplomate français, et repris par France Info jeudi 26 décembre, pointent du doigt le rôle flou des850 soldats tchadiens aguerris. N'Djamena est pourtant un partenaire incontournable de la France au sein de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), dont le déploiement a débuté début décembre.

 

Mercredi 25 décembre, journée marquée par des tirs et des détonations à Bangui, six soldats tchadiens ont été tués dans le quartier Gobongo, non loin de l'aéroport, dans des conditions encore indéterminées. Selon notre envoyé spécial dans la capitale centrafricaine, Nicolas Germain, des habitants parlent d'une attaque de miliciens "anti-balaka", ces milices chrétiennes d'auto-défense qui accusent le Tchad d’avoir aidé le président Michel Djotodia à prendre le pouvoir en mars 2013.


"Nous intervenons pour la paix en Centrafrique"

 

Deux jours plus tôt, des soldats tchadiens avaient lancé, dans un quartier nord de Bangui, une grenade en direction de militaires burundais de la Misca qui venaient d'intercepter six ex-rebelles Séléka. Selon le chef du contingent burundais, le lieutenant-colonel Pontien Hakizimana, ses hommes ont répliqué, blessant trois Tchadiens. "Les soldats tchadiens sont repartis avec les six ex-Séléka, en tirant dans tous les sens", puis ils "sont revenus en force dans l'après-midi et ont attaqué nos positions, mais nous les avons repoussés sans aucun problème", a-t-il rapporté.


Interrogé sur FRANCE 24, l’ambassadeur tchadien à Paris, Hissein Brahim Taha, a réfuté l’idée "d’accrochages" au sein même de la Misca, qui a ouvert une commission d’enquête pour déterminer les circonstances de ces tirs entre ses deux contingents. "Nos forces ne sont pas incontrôlées, a rappelé le diplomate. Nous intervenons pour la paix en Centrafrique".

 

Le matin même, une patrouille tchadienne avait déjà brièvement ouvert le feu - sous l'œil de journalistes - sur des manifestants anti-Séléka devant l'aéroport, faisant un mort. Pourtant, le président Djotodia a assuré que le contingent tchadien n'était pas responsable. "Les deux troupes [tchadiennes] ont été attaquées par les anti-balaka (milices d'auto-défense chrétiennes)’’, a-t-il affirmé.

 

"L'armée tchadienne n'a rien à voir avec la Séléka"

 

Ces derniers incidents ont nourri le ressentiment des Centrafricains, composés à 80 % de chrétiens, à l’égard des Tchadiens, majoritairement musulmans. Interrogé sur la question, Hissein Brahim Taha a évoqué une "manipulation de la population civile par les politiques centrafricains, et notamment l’ancien président Bozizé, qui cherchent à discréditer nos forces". L'ambassadeur tchadien en France n'a toutefois pas nié que la Séléka était composée de mercenaires tchadiens, mais a affirmé qu’ "ils n’avaient rien à voir avec notre armée".

 

Le sentiment anti-tchadien s’explique aussi par le rôle trouble tenu par le voisin tchadien, qui tient un rôle influent sur les différents présidents centrafricains depuis deux décennies. Sans compter les intérêts pétroliers tchadiens le long de la frontière centrafricaine que N’Djamena cherche à protéger.

 

De nombreux observateurs à Bangui s’accordent pour dire que les soldats tchadiens sont en train de devenir un facteur d'instabilité dans la capitale centrafricaine. Leur redéploiement vers les confins du nord, régions frontalières du Tchad et du Soudan, qui doit se faire dans les prochains jours devrait apaiser les tensions avec les populations locales,  parmi lesquelles vivent de nombreux Tchadiens.

Avec AFP

Centrafrique : le rôle ambigu du contingent tchadien de la Misca
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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 01:15

 

 

 

 

 

 

Edité par R.P


http://lci.tf1.fr  le 27 décembre 2013 à 08h58 , mis à jour le 27 décembre 2013 à 09h24.

 

"Les effectifs sont insuffisants et surtout la question de la date ne doit jamais être évoquée", a affirmé vendredi matin sur RTL l'ancien ministre de la Défense UMP.

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Alors que la tension reste très vive en Centrafrique trois semaines après l'arrivée de quelque 1.600 soldats français, l'ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy continue de soutenir la décision de François Hollande mais donne son diagnostic. Selon Gérard Longuet, le nombre de soldats déployés est "insuffisant pour rétablir la sécurité dans le pays". Par ailleurs, il estime dangereux de fixer une date de fin de l'intervention. "Les effectifs sont insuffisants et surtout la question de la date ne doit jamais être évoquée", a-t-il ajouté. "Quand vous dites à votre adversaire (...) 'on est là mais on va partir', que fait-il ? Il attend tranquillement que vous partiez."

 
En conseil des ministres lundi, le chef de l'Etat François Hollande avait rappelé que la présence des troupes françaises était "limitée dans le temps et dans l'ampleur". La fin de l'intervention militaire française, initialement prévue pour durer six mois, n'est aujourd'hui d'ailleurs plus évoquée avec précision. 


L'envoi de casques bleus risqué

 
L'ancien ministre de la Défense se montre également réservé sur l'envoi de casques bleus en Centrafrique, une option prônée par l'archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga et le président de la communauté islamique de la République centrafricaine, l'imam Omar Kobine Layama, dans une tribune publiée dans Le Monde. "Si on envoyait des casques bleus qui aient une culture de l'impartialité (...), ce serait formidable, malheureusement il n'y a pas beaucoup de réservoir dans la matière", a-t-il dit. "Avant d'être des soldats des Nations unies, ce sont des soldats qui ont des histoires, en particulier les Tchadiens."

 
Des soldats tchadiens de la force Misca ont été ces derniers jours impliqués dans des incidents, notamment des tirs contre des soldats burundais. Les militaires tchadiens sont accusés par une partie de la population centrafricaine de soutenir les combattants de la Séléka, auteurs d'une série d'exactions depuis le mois de mars. "Il faudrait que les Nations unies acceptent l'idée que sur certains territoires il vaut mieux des unités qui soient complètement indépendantes des réalités locales", a dit Gérard Longuet. "Ça peut être sympathique de mettre des Africains en Afrique mais dans une affaire qui s'apparente à une guerre civile, c'est prendre parti d'un camp pour un autre car chaque pays a des intérêts", a-t-il ajouté.  

Centrafrique : "Les effectifs sont insuffisants", déplore Longuet
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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 00:51

 

 

 

 

Afrique Education du 16 au 31 décembre 2013

Michel Djotodia parle.... Interview à lire dans Afrique Education du 16 au 31 décembre 2013
Michel Djotodia parle.... Interview à lire dans Afrique Education du 16 au 31 décembre 2013
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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 00:36

 

 

 

 

MOUVEMENT DEMOCRATIQUE POUR LA RENAISSANCE ET L’EVOLUTION DE CENTRAFRIQUE

                              M. D .R . E . C. Mbi Yeke Zo

 

                                     Liberté – Persévérance – Progrès

 

                                           Email : lepartimdrec@yahoo.fr

 

 Siège National : BOEING - Quartier ALI, Bimbo IV – R.C.A. Tél. Portable (236) 75.50.96.94

 

COMMUNIQUE

 

Le mardi 24 décembre 2013 à 10 heures 35 minutes, alors que le Démocrate Joseph BENDOUNGA, Président du  MDREC, marchait au centre-ville, il avait croisé la colonne de marche des gens qui se disaient musulmans avec des banderoles sur lesquels on pouvait lire : nous voulons la paix, non à Sangaris etc.  

 

Lorsqu’ils ont aperçu le Démocrate Joseph BENDOUNGA, ils se sont arrêtés, ils l’ont injurié et promis de le tuer. Rapidement comme des charognards assoiffés de sang, une vingtaine de ces marcheurs pour la paix ont dégainé des couteaux cachés sous leurs habits et ils ont couru vers lui en vociférant des insanités pour l’assassiner.

 

Rapidement, le Démocrate Joseph BENDOUNGA a trouvé refuge dans un cyber café qui fait également office de guichet de Western Union qui se trouve à sa portée, au réez de chaussé de l’immeuble La PAIX. Les excités de la fameuse marche pacifique de la communauté musulmane ont assiégé le cyber café pendant une heure.

 

Le Démocrate Joseph BENDOUNGA effleuré très légèrement au bras gauche par un couteau a été protégé par ses concitoyens et le personnel du cyber café qui ont fermé la porte d’entrée et fait écran entre ses agresseurs et lui.  

 

Ce ne sera qu’à 11 heures 10 minutes, que les éléments MISCA du contingent congolais en faction à l’ambassade du Congo ont exfiltré le Démocrate Joseph BENDOUNGA du cyber café pour le conduire à la chancellerie congolaise.

 

Cette agression stupide à l’alkaïda avec un goût amère d’intégrisme islamique débridé emmène le MDREC à s’interroger avec dégoût à haute et intelligible voix :

 

1 – Que font des hommes armés dans une foule de prétendus musulmans qui marchent pour la paix ?                                                                               

 

 2 – Comment des gens qui marchent pour la paix ont-ils des armes cachées sous leurs habits ?                                            

 

 3 – Comment les organisateurs de cette marche dont, Sieur WANANGA KABARA ont-ils accepté des gens armés en leurs seins surtout qu’ils se disent croyants et fils d’ALLAH, le miséricordieux et créateur de tous les humains ?  

                                                                       

Le MDREC, à la lumière de cet acte de barbarie indigne des gens qui se croient musulmans, alors qu’ils ne le sont pas parce que l’Islam est une religion de tolérance, d’amour, de paix, de compassion et non un instrument de manipulation au service d’une bande de criminels assoiffés de sang et de voyous incultes.

 

Le MDREC rappelle à ces extrémistes que les actions politiques de BENDOUNGA contre les dictateurs et bourreaux du peuple en faveur de la justice, la paix, l’unité, la renaissance de la RCA et la démocratie sont pacifiques et légales.

 

Le MDREC demande avec force à Sieur DJOTODIA AM NONDROKO Michel, chef rebelle de SELEKA et ses acolytes  qui ont instrumentalisé l’islam pour des fins politiques de comprendre que tôt ou tard, ils seront rattrapés par la justice. Seule la démission de DJOTODIA ramènera la paix en Centrafrique, car DJOTODIA est le mal qui mine la RCA et le seul remède à ce mal est son départ immédiat et sans condition du pouvoir.  

 

Le MDREC réaffirme à tous les MUSULMANS, le respect de leur choix confessionnel. Il rappelle très fraternellement à tous les musulmans de Centrafrique, que le Démocrate Joseph BENDOUNGA, Président du MDREC est le frère de tous les musulmans du monde et encore plus de ceux de la RCA avec qui ils ont en partage : une seule langue le Sango, une seule patrie la RCA et le même sang coule dans leur veines car, ils sont tous les enfants d’un seul DIEU.

 

Fait à Bangui, le 26 décembre 2013

 

Démocrate Joseph BENDOUNGA

 

 

 

    MOUVEMENT DEMOCRATIQUE POUR LA RENAISSANCE  ET L’EVOLUTION DE CENTRAFRIQUE

                              

M. D .R . E . C. Mbi Yeke Zo

                                    

 Liberté – Persévérance – Progrès

                                          

 Email : lepartimdrec@yahoo.fr

 

 Siège National : BOEING - Quartier ALI, Bimbo IV – R.C.A. Tél. Portable (236) 75.50.96.94

 

Appel solennel du Démocrate Joseph  BENDOUNGA, Président du MDREC à tout le PEUPLE CENTRAFRICAIN, le 21 décembre 2013

 

Filles et Fils de la République Centrafricaine, l’heure est très grave.

 

Depuis la période de nos ancêtres en passant par l’ère coloniale (Oubangui – Chari) pour arriver à l’indépendance de la République Centrafricaine, jamais et jamais notre beau et cher pays n’a vécu une crise sociale, politique, économique et inter confessionnelle comme nous le vivons aujourd’hui avec DJOTODIA.

 

La RCA était jadis : le sese ti siriri, sese ti mosoro et la Suisse africaine. La RCA était la terre de Zo kwe ZoLe même sang coule dans les veines de tous ses enfants, qui ont en partage, une seule langue : le SANGO.

 

Que vous soyez de : l’Est, l’Ouest, le Nord, le Sud, Bangui ou le Centre, vous le parlez avec ou sans accent de l’un des patois de l’ethnie dont vous êtes issus. Nos frères des autres pays le parlent avec leurs différents accents.

 

Malheureusement, force est de constater que cette cohésion sociale a été ébranlée depuis le 10 décembre 2012, lorsque le chef rebelle de la coalition SELEKA, Sieur Michel DJOTODIA AM NONDROKO et ses complices ont recruté les mercenaires tchadiens et les DJANDJAWIDES soudanais tous arabophones pour renverser le Général d’opérette François BOZIZE.

 

Au lieu de sécuriser les villes conquises, DJOTODIA AM NONDROKO Michel et ses complices ont semé la désolation et la division sur leurs passages. En un an et 11 jours, DJOTODIA en bon diable a plongé la RCA dans un chao total. La RCA n’existe plus et comme le malheur ne vient jamais seul, ses enfants s’entretuent.

 

Filles et fils de Centrafrique, il ne vous reste qu’une seule chose à faire : chasser immédiatement le despote et criminel de guerre DJOTODI AM NONDROKO Michel et tous ses complices.

 

Vous devez les arrêter et les juger pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre, assassinats ciblés, pillage et destructions massives planifiées des patrimoines de l’Etat ainsi que des populations, les violations des accords de Libreville et de la Charte Constitutionnelle de Transition.

 

Chrétiens et musulmans marchez ensemble, le mercredi 25 décembre 2013 pour chasser DJOTODIA du pouvoir.

 

Chrétiens et musulmans cessez de vous entretuer. DIEU pour les chrétiens et ALLAH pour les musulmans est amour et miséricorde.

 

Rien ne doit diviser les Centrafricains qui n’attendent qu’un Président de la République compétent et éclairé pour jeter les bases de son développement.

 

Idris DEBY ITNO, Président du Tchad est désormais devant ses responsabilités de pyromane en RCA, il doit les assumer.

 

Centrafricaines, Centrafricains ressaisissez-vous, car DJOTODIA qui n’a aucune base et programme politique pour la RCA et son peuple vous divise pour régner, piller et assouvir sa soif du pouvoir.  

La MISCA comme la France sont venues pour vous protéger et sécuriser la RCA. Aidez la MISCA et la FRANCE à sécuriser notre pays qui n’existe plus, depuis que la coalition SELEKA a pris les pouvoirs de l’Etat, le 24 mars 2013.

 

Aucun développement ne peut se faire en République Centrafricaine sans la justice, la paix, la cohésion sociale et la concorde nationale. DJOTODIA doit démissionner où vous le chassez du pouvoir pour que la RCA renaisse de ses cendres et retrouver sa place dans le concert des nations pour sa prospérité et le bonheur de son PEUPLE uni dans l’amour, la fraternité et le travail.

 

Le Président du MDREC 

 

Démocrate Joseph BENDOUNGA    

 

 

Joseph Bendounga se dit avoir été menacé de mort
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Centrafrique-Presse.com
27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 23:43

 

 

 

 

 

 

Bangui, le 27 décembre 2013:  Le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) en République centrafricaine (RCA) et Chef de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), le Général Jean-Marie Michel Mokoko, condamne fermement l’attaque perpétrée, dans la nuit du 26 décembre 2013,  par des éléments armés non identifiés, contre une unité de police constituée (UPC) du Congo appartenant à la MISCA, alors qu'elle patrouillait dans le centre-ville de Bangui. Au cours de l'échange de feu qui a suivi, deux membres de l'UPC ont trouvé la mort, cependant que quatre autres ont été blessés.

 

Le Représentant spécial tient à réaffirmer la détermination de la MISCA à mettre en œuvre son mandat de protection des populations civiles centrafricaines et à prendre toutes les disposions requises à cet effet.  Il présente ses condoléances aux familles des policiers morts dans l’accomplissement de leur mission de paix, ainsi qu'au Gouvernement congolais, et souhaite prompt rétablissement aux  blessés.

 

http://www.peaceau.org/fr/article/communique-de-presse-le-representant-special-de-l-union-africaine-en-rca-condamne-l-attaque-perpetree-contre-une-unite-de-police-de-la-misca#sthash.fM7mywAB.dpuf

Le Représentant spécial de l'Union africaine en RCA condamne l’attaque perpétrée contre une unité de police de la MISCA
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 22:34

 

 

 

 

 

 

 

RFI  vendredi 27 décembre 2013 à 20:14

 

Ce vendredi, on a observé une présence militaire française massive dans les rues de Bangui, où des tirs ont encore retenti durant la nuit dernière aux abords immédiats du palais présidentiel. La Croix-Rouge assure ne pas encore disposer d'un bilan complet des violences de ces derniers jours. Depuis le début de la semaine, une centaine de corps ont été retrouvés dans la ville, où un certain calme semble néanmoins être revenu.

 

Un calme relatif a régné ce vendredi à Bangui. Quelques tirs sporadiques étaient encore signalés dans les quartiers nord de Bangui, mais cet après-midi, le calme est revenu à peu près partout. « C'est un calme très incertain », nous disait cependant un habitant du centre.

 

Les gens ne sortent pas. Ils ont encore peur après les affrontements violents qui ont secoué jeudi soir les abords du palais présidentiel et dans lesquels deux éléments congolais de la force africaine ont été tués. A ce sujet, le patron de la Misca, le général Mokoko, a affirmé ce vendredi soir sur RFI qu'ils ont été tués par la garde présidentielle. Voici son récit :

 

« J'ai reçu personnellement un coup de téléphone du chef de l'Etat faisant état du fait que sa résidence était attaquée. L'une de nos unités avancées, en l'occurence l'unité de police congolaise, s'est retrouvée pratiquement face aux derniers éléments de la présidence, qui ont la responsabilité de la sécurité du périmètre présidentielle. Et c'est à ce moment-là qu'on a vu débouler un camion Seleka qui s'en est pris à une sentinelle qui était là. Et quand l'officier congolais, et deux ou trois de ses éléments, sont sortis pour s'enquérir de la situation, les Seleka ont ouvert le feu et il y a eu riposte. »

 

Et d'ajouter : « Ce que je constate sur le terrain, c'est que les unités qui sont venues pour aider ce pays à sortir de l'ornière sont attaqués. Et cette fois-ci, par des éléments de la sécurité présidentielle. C'est tout à fait inacceptable et intolérable. J'ai donné l'ordre que désormais, puisque nous sommes sous le régime de couvre-feu, s'ils s'aventurent à rentrer dans le dispositif de la Misca, ils seront tout simplement détruit. »

 

Au moins un civil a perdu la vie

 

Après ces combats nocturnes, qui ont aussi coûté vie à deux éléments de la Seleka, la plupart des magasins sont restés fermés ce vendredi. Presque aucune circulation non plus dans les rues de Bangui, mis à part les patrouilles de blindés français de l'opération Sangaris, et celles de la Misca.

 

C'est d'ailleurs au passage d'un convoi de la force africaine qu'au moins un civil a perdu la vie ce vendredi matin dans le quartier PK9. Des éléments tchadiens escortant des civils tentant de fuir la ville après les violences da la veille ont été pris à partie par des habitants au niveau de PK9.

 

Ces heurts ont causé la mort d'un civil et blessé au moins deux enfants. Ce vendredi soir, beaucoup à Bangui craignaient une reprise des violences. Dans les quartiers PK5 et PK13 notamment, des barrages de jeunes armés de machettes sont signalés, pour se protéger - disent-ils - dans la perspective de nouvelles attaques dans la nuit.

 


François Hollande s'est entretenu ce vendredi avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, auquel il a demandé que les Nations unies « jouent un rôle plus important encore dans la période de transition en Centrafrique », a rapporté la présidence de la République française. Le président français a souligné que « l'action de la France visait à protéger l'ensemble de la population centrafricaine des exactions commises à son encontre, sans discrimination », souligne la présidence dans un communiqué.

 

Centrafrique : retour au calme précaire à Bangui
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 21:53

 

 

 

 

 


NEW YORK - AFP / 27 décembre 2013 21h48 - Les Nations unies ont annoncé vendredi qu'elles comptaient intensifier les préparatifs sur l'éventuel déploiement d'une force de maintien de la paix en Centrafrique.


Des consultations supplémentaires entre des membres du Conseil de sécurité et l'Union africaine vont avoir lieu très rapidement dans les prochains jours, a indiqué l'ONU dans un communiqué. Le président français François Hollande a demandé vendredi à l'ONU de jouer un rôle plus important en Centrafrique où le bilan des violences ne cesse de s'alourdir.


Lors du vote du Conseil de sécurité de l'ONU donnant mandat à la France pour intervenir en Centrafrique, le 5 décembre, la résolution envisageait la transformation de la Misca en force de maintien de la paix de l'ONU, mais à condition que le Conseil donne son feu vert.


De source proche du président français, on rappelle que le secrétaire général de l'ONU doit rédiger au plus tard dans les trois mois un rapport sur la transformation éventuelle de la Misca en une opération de maintien de la paix des Nations unies.

Selon des diplomates, M. Ban pourrait envoyer une force de maintien de la paix d'urgence, dont les effectifs seraient prélevés sur d'autres missions pour aider les troupes françaises et africaines à contenir les violences qui ont déjà fait plus de 1.000 morts.


Et dans son communiqué, l'ONU explique: ainsi que le Conseil de sécurité l'a demandé, les Nations unies ont déjà commencé à étudier les contingents et à préparer l'éventuelle transformation de la Misca en une mission de maintien de la paix de l'ONU. 



(©) 

Casques bleus en Centrafrique : l'ONU va intensifier les préparatifs
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 21:24

 

 

 

 

 

 

 

http://www.dw.de  27.12.2013

 

Des tirs d'origine indéterminée ont encore été entendus dans plusieurs quartiers à Bangui. La confusion règne dans la capitale, les populations fuient. Les autorités de Bangui pointent du doigt l'ancien président Bozizé.

 

Pas un jour ne passe sans que les armes ne crépitent en République centrafricaine, particulièrement dans la capitale Bangui, et ce malgré la présence de la force africaine, la Misca, et des militaires français de l'opération Sangaris. Les violences continuent de provoquer d'importants déplacements de populations à Bangui et dans le reste du pays.

 

La situation sécuritaire dépasse apparemment les autorités actuelles qui pointent du doigt le camp de l'ancien président, François Bozizé. « Il y a la main cachée de François Bozizé derrière à juste titre et à raison parce que c'est lui qui se réclame d'être le lieutenant coordinateur des anti-Balaka... » a déclaré Nicaise Samedi, l'un des conseillers du président Michel Djotodia.

 

Les milices font régner leurs lois

 

Aujourd'hui le pays semble divisé en deux entre les ex-Seleka d'un côté et les Anti-Balaka de l'autre. Mais pour Hyacinthe Gbiégba, l'un des responsables de la société civile, il est difficile de voir derrière les violences la main de l'ancien président« Je ne peux pas vous garantir avec certitude que c'est l'ancien Président François Bozizé qui est derrière cette situation. Mais je sais que les anti-Balaka sont une force nuisibles qui sont en train de nous indisposer comme l'ont fait les Séléka auprès de la population... »

 

Le chaos est omniprésent dans le pays

 

Francois Bozizé l'avait dit, après lui se serait le chaos. Malheureusement le fil des événements semble lui donner raison. Certains observateurs craignent l'enlisement après la découverte hier d'un charnier à Bangui, proche d'une base de la garde présidentielle. Selon le procureur de Bangui, la fosse contenait au moins une trentaine de cadavres, dont certains étaient ligotés.

 

Selon l'Onu, près de 710.000 déplacés ont été recensés sur tout le territoire depuis le début des violences confessionnelles, dont 214.000 à Bangui et 40.000 à Bossangoa. Des chiffres qui seraient en train de monter selon un porte-parole du HCR.

Lu pour vous : La confusion règne toujours en Centrafrique
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 20:24

 

 

 

 

 

 


PARIS - AFP / 27 décembre 2013 19h34 - François Hollande s'est entretenu vendredi par téléphone avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, auquel il a demandé que les Nations Unies jouent un rôle plus important encore dans la période de transition en Centrafrique, a rapporté la présidence de la République française.

François Hollande a aussi souligné que l'action de la France visait à protéger l'ensemble de la population centrafricaine des exactions commises à son encontre, sans discrimination.


Enfin le président français a souhaité que les Nations unies jouent un rôle plus important encore dans la période de transition en Centrafrique, selon le communiqué.

Le président français a remercié le chef de l'ONU pour l'action déployée par les Nations unies en vue de renforcer la force africaine sur place, la Misca, écrit la présidence dans un communiqué.


La présence militaire française était massive vendredi dans les rues de Bangui où des tirs ont encore retenti durant la nuit, alimentant la confusion parmi la population, le bilan des violences ne cessant de s'alourdir.


La Croix-Rouge ne dispose pas d'un bilan complet, mais certaines estimations font état d'un millier de personnes tuées par balle ou à l'arme blanche en Centrafrique, depuis le 5 décembre.


Depuis le début de l'intervention française, les violences interconfessionnelles se sont multipliées entre les milices chrétiennes anti-balaka (anti-machette, en langue sango) et la Séléka, l'ex-rébellion majoritairement musulmane qui a chassé le président François Bozizé en mars 2013.



(©)

Hollande appelle l'ONU à jouer un rôle plus important en Centrafrique
Hollande appelle l'ONU à jouer un rôle plus important en Centrafrique
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 20:18

 

 

 

 

 

 

 

Le Monde.fr | 27.12.2013 à 14h23

 

Les troupes tchadiennes sont à nouveau décriées, après la mort d'au moins un civil, atteint par des grenades lancées par ces soldats de la force africaine (Misca) à Bangui, vendredi 27 décembre. Plusieurs enfants ont également été blessés. Les soldats tchadiens protégeaient un convoi de leurs compatriotes fuyant la ville, a-t-on appris de sources militaire et humanitaire.

 

Les grenades ont été lancées par les soldats en direction de la foule, qui s'est massée au bord de la chaussée pour injurier des réfugiés tchadiens. Ces derniers prenaient par la route la direction de leur pays, sous la protection de militaires, selon une source militaire.

 

Avec 850 hommes, aguerris et bien équipés, le contingent tchadien est omniprésent à Bangui. Il y joue le rôle de protecteur de la minorité musulmane, mais également du pouvoir du président, et ex-chef rebelle, Michel Djotodia. Mais les Tchadiens sont accusés par une majorité de la population de soutenir les ex-rebelles Séléka, dont certains sont originaires du Tchad.

 

REDÉPLOIEMENT PROGRAMMÉ DU CONTINGENT

 

Mercredi a été annoncé le redéploiement du contingent tchadien de la Misca dans le nord de la Centrafrique, après plusieurs accrochages l'impliquant dans la capitale. Des échanges de tirs avaient en effet opposé lundi différents groupes de soldats de la paix. Le chef du contingent burundais de la force africaine a révélé que ses hommes avaient été la cible de soldats tchadiens, avec tirs d'armes automatiques et jet de grenade. Les Tchadiens, dont trois ont été blessés, ont été repoussés « sans aucun problème » par les militaires burundais qui ont déclaré n'avoir « aucune responsabilité dans ces incidents ».

 

Le matin même, une patrouille tchadienne avait brièvement ouvert le feu, sous les yeux des journalistes, sur des manifestants anti-Séléka devant l'aéroport, faisant un mort.

Lu pour vous : Centrafrique : nouvel accrochage impliquant le contingent tchadien à Bangui
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