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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 23:17

 

 

 

 

http://www.maghrebemergent.com   samedi 27 avril 2013 10:39

 

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a recommandé vendredi aux pays ayant accueilli les réfugiés centrafricains de suspendre les retours forcés de ces derniers vers la République centrafricaine en raison de la situation instable et incertaine.

 

Selon l’agence onusienne, la violence, de graves violations des droits de l’homme et une détérioration grave et rapide de la situation humanitaire ont prévalu en République centrafricaine depuis que les rebelles de la Séléka ont pris la capitale, Bangui, en mars dernier.

 

’’Les combats et l’insécurité en République centrafricaine ont eu un grave impact sur la population civile et l’accès humanitaire à ces populations est extrêmement limité. Des meurtres ciblés, des arrestations et détentions, des actes de torture, le recrutement d’enfants, le viol et d’autres formes de violences sexuelles, des disparitions et des enlèvements, ainsi que des extorsions et pillages à Bangui et dans d’autres parties du pays, ont été signalés’’, a indiqué le HCR dans un communiqué de presse.

 

Ces abus, qui ont eu lieu dans une atmosphère d’anarchie générale et d’insécurité, avec des services essentiels perturbés à travers tout le pays, ont conduit à des déplacements forcés de population.

 

L’interdiction des renvois forcés doit être considérée comme une mesure minimale et doit être maintenue jusqu’à ce que la situation relative à la sécurité et aux droits humains dans les zones affectées se soit suffisamment améliorée pour permettre un retour dans des conditions de sécurité et de dignité des personnes considérées comme n’ayant pas besoin de protection internationale, insista un responsable du HCR.

 

Le HCR estime que 173.000 personnes ont été déplacées depuis le début de l’offensive des rebelles de la Séléka en décembre 2012, portant ainsi le nombre total de déplacés internes en République centrafricaine à environ 206.000 personnes.

 

En outre, près de 42.000 réfugiés originaires de République centrafricaine ont été enregistrés dans les pays voisins, essentiellement en République démocratique du Congo, au Tchad, au Cameroun et au Congo.

 

APS

Centrafrique : Le HCR recommande la suspension des retours de réfugiés vers leur pays

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 23:16

 

 

 

 

 

BBC Afrique 27 avril, 2013 - 15:52 GMT

 

Le porte-parole de la rébellion Seleka prend les commandes de l'aviation civile.

 

Sur les ondes de la radio nationale, le président centrafricain Michel Djotodia a lu un décret présidentiel annonçant la nomination d'Eric Neris Massi au poste de directeur de l'Autorité nationale de l'aviation civile à la place de Lévi Yakété de COCORA..

 

Avant d'accéder à ce poste, ce dernier était porte-parole en Europe et coordonnateur international de la Séléka.

 

Les hommes de la Séléka se sont emparés de la capitale Bangui le 24 mars pour chasser le président François Bozizé du pouvoir.

 

Depuis, Eric Massi s'était installé en République Centrafricaine alors qu'il vivait jusqu'à présent en France selon l'AFP.

 

C'est le fils du colonel Charles Massi, ancien ministre et opposant au régime Bozizé, fondateur de la convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP, une des factions de la coalition Séléka).

 

En 2010, la famille du chef rebelle a annoncé sa mort, pointant du doigt François Bozizé et son fils Jean-Francis comme responsables de l'assassinat.

RCA : Massi à la tête de l'aviation civile

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 23:13

 

 

 

 

JOHANNESBURG (AFP) - 28.04.2013 15:13 - La Centrafrique et l'Afrique du Sud auront désormais des relations formelles d'Etat à Etat, et non des relations fondées sur des liens personnels, a indiqué dimanche à Pretoria le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye.

 

"Nous regrettons que la relation passée avec l'ancien président Bozizé ait été trop personnalisée, et nous voulons maintenant améliorer ces relations pour qu'elles aient davantage lieu au niveau des Etats", a-t-il dit à des journalistes après avoir rencontré le président sud-africain Jacob Zuma, selon l'agence Sapa.

 

Treize soldats sud-africains sont morts et 27 ont été blessés le 23 mars dans des affrontements avec des rebelles du Séléka qui entraient à Bangui, à la veille de la déposition du président centrafricain François Bozizé.

 

Le président Zuma est depuis interrogé dans son pays sur le rôle des soldats sud-africains: l'opposition veut connaître leur mandat exact, alors qu'ils étaient officiellement censés entraîner les troupes de l'ancien président Bozizé. Certains pensent qu'ils avaient aussi pour mission de défendre des intérêts privés sud-africains, allant jusqu'à évoquer des contrats secrets passés avec des amis politique de M. Zuma.

 

"Ce n'était pas la faute du président Zuma ou du gouvernement sud-africain. Le président Bozizé cachait la nature de la relation entre les deux pays", a relevé M. Tiangaye, dans des propos traduits en anglais par un interprète.

 

"Nous sommes convaincus que nous avons ouvert un nouveau chapitre et que notre relation sera désormais plus transparente pour les deux pays. C'est le message que j'ai transmis au président Zuma et au peuple d'Afrique du Sud au nom du peuple de la République centrafricaine", a-t-il ajouté.

 

"Nous ne sommes pas allés là-bas (en Centrafrique) pour être en situation de combat. (...) Une fois que le conflit a éclaté, nous avons pensé qu'il était important d'aller protéger nos ressortissants, nos soldats et notre matériel. Au moment de l'engagement avec les rebelles, nous étions en position défensive", a relevé Jacob Zuma.

 

Les deux hommes n'ont pas évoqué en public l'éventuel renvoi de troupes sud-africaines en Centrafrique.

 

Le vice-président sud-africain Kgalema Motlanthe avait indiqué mercredi que Pretoria n'avait nullement l'intention d'y redéployer des troupes. Mais M. Zuma, qui avait fait état la semaine dernière d'un "appel passionné" des dirigeants d'Afrique centrale pour que l'Afrique du Sud envoie à nouveau des soldats, avait dit le même jour qu'il considérerait une demande formelle en ce sens avec bienveillance.

 

© 2013 AFP

La Centrafrique et l'Afrique du Sud normalisent leurs relations
La Centrafrique et l'Afrique du Sud normalisent leurs relations

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 23:11

 

 

 

 

 

RFI  dimanche 28 avril 2013 à 21:56

 

Nicolas Tiangaye a achevé samedi une tournée qui l'a mené à Paris, Bruxelles et Pretoria. Le Premier ministre centrafricain avait deux objectifs : briser l'isolement dans lequel se trouve son pays depuis le coup d'Etat du 24 mars et mobiliser des fonds alors que les caisses de l'Etat sont vides. Il est de retour à Bangui avec un bilan mitigé.

 

Depuis une semaine, l'avocat Nicolas Tiangaye plaide pour son pays, la République centrafricaine. Et la tâche n'est pas moins ardue que de défendre Bokassa ou Bozizé, comme il l'a fait par le passé.

 

Afrique du Sud : tourner la page

 

Avec Jacob Zuma, le Premier ministre centrafricain dit être parvenu à tourner la page de la mort des soldats sud-africains. Signe de la bonne volonté de Pretoria : une ambassade devrait ouvrir à Bangui.

Union européenne : de l'aide, mais conditionnée

 

Avec l'Union européenne, quelques jours plus tôt, le défi était financier. À Bruxelles, Nicolas Tiangaye a fait bonne impression, mais il n'a obtenu que des engagements conditionnés. L'aide européenne, qui est de près de 40 millions d'euros par an, se poursuivra à condition que la sécurité revienne.

 

France : soutien affiché, mais inquiétudes persistantes

 

 

À Paris, le son de cloche a été sensiblement le même. La France estime que Nicolas Tiangaye est l'homme sur qui il faut s'appuyer. Mais elle ne lui donne pour autant pas un blanc seing. Preuve de l'inquiétude de l'ex-puissance coloniale, alors que le Premier ministre centrafricain demande à ce que les militaires français participent à la sécurisation de Bangui, les ressortissants français, et notamment les investisseurs, se voient discrètement conseillés par leur ambassade de plier bagage.

 

Les caisses de l'Etat sont vides

 

Nicolas Tiangaye revient donc avec une somme d'urgences à gérer. La première sera le paiement des fonctionnaires, qui attendent leurs salaires depuis début mars. Selon une bonne source, l'argent qui avait été initialement provisionné pour les opérations de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) pourrait servir à cet effet. À moins que les pays de la région, qui se retrouveront cette semaine à Brazzaville, mettent en urgence la main à la poche.

 

 

 

Centrafrique: bilan mitigé pour la tournée internationale du Premier ministre

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 23:08

 

 

 

 

 

 

Samedi, 27 Avril 2013 11:40 AEM – AFP  - BANGUI, République centrafricaine - L'Union des journalistes de Centrafrique (UJCA), a décidé d'observer lundi une "journée sans médias", pour protester contre les pressions, menaces et pillages à l'encontre des médias, a annoncé à l'AFP l'un des membres du syndicat samedi.

 

"L'Union des journalistes de Centrafrique décide de faire de la journée du lundi 29 avril 2013, une journée sans médias sur toute l'étendue du territoire", a affirmé Faustin Bambou, directeur de publication du journal "Les collines de l'Oubangui" et membre de l'UJCA.

 

"Les journalistes et professionnels des médias, tant du secteur public que du secteur privé en République Centrafricaine, sont victimes de toutes sortes de pressions (...) Il y a aussi les cas de menaces de mort à l'encontre de certains d'entre nous, de même que de nombreux cas de pillages, de destruction de matériels et de biens, rendant impossible le travail des journalistes", a affirmé M. Bambou.

 

Selon lui, "les autorités ont gardé un mutisme complet sur tous ces actes. Et quand les autorités commencent à bomber le torse pour imposer la censure à la profession, eh bien cela pose problème".

 

Plusieurs sièges de journaux, leurs rédactions, ainsi que des stations de radio, dont Radio Centrafrique, la chaîne nationale, la station de radio privée Radio Ndéké Luka (RNL), la radio catholique Radio Notre Dame (RND) , Radio évangile Néhémie (REN), ont été pillées, fin mars, pendant la prise de Bangui par la coalition Séléka.

 

Le 27 mars, l'ONG Reporters sans frontières (RSF) a condamné le pillage des locaux de plusieurs médias centrafricains à Bangui, demandant aux nouvelles autorités de réparer les dommages occasionnés.

 

RSF, qui se dit "inquiète pour les conditions d'exercice du métier de journaliste" en Centrafrique, a demandé "au nouvel homme fort de Bangui, Michel Djotodia, de garantir aux médias le droit de fonctionner en toute liberté et sécurité".

"Journée sans médias" en Centrafrique : lundi pour dénoncer menaces et pressions

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 23:04

 

 

 

 

le 23/04/2013  Par RICARDO BOIMARE

 

Première assemblée générale pour l'association COFCADD. Sept lettres pour Coopération franco-centrafricaine pour le développement durable en Centrafrique. Créée il y a quelques mois autour de la présidente, Marie-Grace Le Roy, d'origine centrafricaine, l'association a pour but de venir en aide aux habitants de cette République.


Lors d'un voyage dans ce pays, la jeune femme a constaté des dysfonctionnements au niveau de l'agriculture locale et l'absence d'une action améliorant la situation. « Les terres sont bonnes et il y a de l'eau. Tout pousse très bien et vite là-bas, mais ils n'ont rien pour stocker, produisent sans pouvoir gérer les stocks et perdent la majeure partie de leur production. De fait, les familles crient famineindique un bénévole. Nous ne voulons pas apporter de la nourriture sur place, mais les aider de façon concrète, leur donner les clefs d'une agriculture raisonnée et durable, en préservant l'environnement et en leur permettant de vivre dignement de leur travail. » 


Des contacts dans la région ouest de Bouar, Berbérati et Bossangoa, ont donné envie aux bénévoles de créer l'association, il y a deux ans déjà : « Notre objectif est à terme de créer des coopératives d'exploitation agricole autonome. Dans l'idéal, bien sûr, car y parvenir sera difficile. »


D'autant que les événements du 24 mars (ndlr : un coup d'état, lorsque les rebelles ont pris la capitale, Bangui), n'ont pas amélioré les choses : « Les habitants sont désespérés. Le pays est à plat. Ils ont besoin de notre aide morale, matérielle et financière. » Aide qui pourrait prendre la forme de soirées, de ventes d'artisanat ou de services, d'atelier de cuisine africaine, d'expositions. L'association va aussi mettre en place un référentiel pour un réseau d'agriculture durable.



De notre correspondant   RICARDO BOIMARE



COFCADD, 5, allée du Mesnil, 76 260 Eu, Tél. 02 35 82 90 19 ou cofcadd@gmail.com

Source : http://www.courrier-picard.fr/

Une aide pour la Centrafrique

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 13:55

 

 

 

REPORT  DU FESTIVAL  « JPA NDARA  2013 »

 

        

En raison des hostilités qui continuent à secouer notre pays la Centrafrique, nous reportons ultérieurement le festival en accord avec nos sponsors. Prévue pour le 05 Juillet 2013, cette manifestation artistique devrait nous ouvrir une fenêtre sur notre culture et notre tourisme au monde. Mais hélas ! En attendant le retour de la paix, armons nous de patience, car la partie est juste remise.

 

         Je remercie beaucoup mon sponsor pour la confiance qu’il m’a entièrement accordée exclusivement au nom de « JPA NDARA 2013 » en validant ce premier projet si ambitieux et de soutenir la culture Centrafricaine.

 

         Je remercie également notre marraine, l’une des premières dames de l’Afrique Centrale, et grande artiste qui souhaite garder son anonymat pour son attachement aux causes des artistes centrafricains, sans vous oublier chers compatriotes pour vos soutiens. Nous sommes unanimes, je suis très touché par vos multiples mails et appels d’encouragements, merci à vous tous, et ensemble nous réussirons à changer et donner un autre son de cloche pour la République Centrafricaine.      

 

                            Jean Pierre ADOUM pour JPA Productions-Culture Infos

Annonce de JPA Productions

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 13:53

 

 

 

 

 

26/04/2013 à 12h:31 Par François Soudan (Jeune Afrique)

 

Numéro deux de la Séléka, Noureddine Adam est l'un des tombeurs de Bozizé. © Vincent Fournier/J.A.

 

Ministre d'État chargé de la Sécurité, le nordiste Noureddine Adam paraît le seul à pouvoir garder un tant soit peu le contrôle de la situation dans une Centrafrique en proie à l'anarchie et aux pillages.

 

Si tant est qu'une coalition d'ex-rebelles, qui éprouve manifestement les pires difficultés à mettre un terme à l'anarchie un mois après s'être emparée du pouvoir, puisse avoir un homme fort, Noureddine Adam, 43 ans, est celui-là. Parmi les colonels et généraux autoproclamés qui ont mis en déroute François Bozizé et ce qui restait de l'armée centrafricaine, il est le plus ancien dans le grade le plus élevé, et sans doute le plus fiable. À l'hôtel Ledger où il a pris ses quartiers, aux côtés du nouveau président Michel Djotodia, le portable du ministre d'État chargé de la Sécurité et de l'Ordre public ne cesse de sonner. À l'autre bout du fil, les appels angoissés d'opérateurs économiques, d'ONG ou d'expatriés qui tous sollicitent son intervention pour sécuriser leurs biens menacés par les pillards. Autant dire que, depuis le 24 mars, cet homme rugueux et taiseux ne chôme guère.

 

Contrairement à la rumeur, qui voit en lui un Tchadien, Noureddine Adam est un Centrafricain, de ce Nord-Est longtemps oublié, là où il est souvent difficile de démêler un habitant de la Vakaga d'un originaire du Salamat. Nordiste d'ethnie rounga, né à Ndélé et musulman (son père a été l'iman du quartier Miskine à Bangui), donc doublement minoritaire, il opte très tôt pour l'expatriation. Au Soudan tout d'abord, puis en Égypte, où il intègre l'Académie de police du Caire dont il sortira diplômé au milieu des années 1990.

 

Noureddine Adam ne s'étend guère sur ses quatorze mois de formation d'élite au sein des forces spéciales israéliennes.

 

Suit alors un épisode étrange sur lequel Noureddine Adam ne s'étend guère : quatorze mois de formation d'élite au sein des forces spéciales israéliennes. Un label de professionnalisme qui lui permet d'être recruté en 2003 au sein de la protection rapprochée de Cheikh Zayed à Abou Dhabi. En 2007, il démissionne et installe à son compte une petite société de sécurité à Sharjah, toujours aux Émirats. Puis c'est l'appel du pays : de retour dans le nord de la Centrafrique via le Tchad, Adam rejoint fin 2009 la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), un mouvement politico-militaire alors dirigé par Charles Massi.

 

Allégeances

 

Pendant trois ans, Noureddine Adam passe le plus clair de son temps entre le maquis et le Tchad où il connaît des fortunes diverses, un moment arrêté pour connivences supposées avec les rebelles qui combattent Idriss Déby Itno, puis soutenu au point de passer bientôt pour « l'homme de N'Djamena ». On le voit rarement à Bangui, où François Bozizé, qui n'est jamais parvenu à le « retourner », se méfie de lui. Numéro deux de la Séléka dès sa création en août 2012, il est l'un des signataires des accords de paix de Libreville de janvier 2013 avec le grade de général trois étoiles, sans cacher pour autant ses allégeances : c'est de N'Djamena qu'il débarque dans la capitale gabonaise pour participer aux pourparlers et c'est à N'Djamena qu'il s'en retourne, une fois ceux-là conclus. Début mars, ses troupes sont les premières à violer le cessez-le-feu en s'emparant de Sido, à la frontière tchadienne, puis de Bangassou. La suite est connue : feignant de négocier, Adam regagne Bangui mais roule tout le monde dans la farine avant de réapparaître à Sibut, d'où il déclenche l'offensive finale.

 

Depuis, cet arabisant au français heurté et qui ne se sépare jamais de sa canne de commandement s'efforce avec peine de ramener un semblant d'ordre. Celui qui dit être entré en rébellion pour lutter contre « les inégalités et les injustices » dont seraient victimes les Centrafricains du Nord fait déjà l'objet de bien des spéculations. En cause : ses relations distantes avec le président autoproclamé Michel Djotodia, à peine installé et déjà mal vu à N'Djamena...

 

Lu pour vous : Centrafrique : Noureddine Adam, général de fortune

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 13:43

 

 

 

 

 

WASHINGTON (AFP) - 26.04.2013 20:56

 

Le chef de la guérilla de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale et par Washington, se cache au Soudan avec la complicité d'éléments de l'armée soudanaise, a affirmé vendredi une organisation américaine.

 

Selon un rapport de l'organisation "Resolve LRA crisis initiative" basée à Washington, qui cite "des témoins oculaires", des "éléments de l'armée soudanaise ont activement fourni à Kony et à d'autres dirigeants de la LRA un sanctuaire périodique dans le territoire controlé par le Soudan de 2009 à janvier 2013 au moins".

 

Intitulé "Caché bien en évidence", le nouveau rapport inclut, à l'appui de cette affirmation, des photos-satellite d'un camp récemment abandonné de la LRA, où Kony avait été repéré fin 2012, sur le territoire soudanais le long de la frontière disputée avec le Soudan du Sud.

 

Le département d'Etat a indiqué que "la présidence (américaine) s'était déjà inquiétée en décembre 2012 devant le Conseil de sécurité de l'ONU de la présence possible de la LRA à Kafia Kingi, une région revendiquée par le Soudan et le Soudan du Sud".

 

"Nous continuons d'exprimer nos préoccupations sur le sort de Joseph Kony auprès de tous les gouvernements de la région et nous avons encouragé le Soudan à participer aux efforts régionaux déployés contre la LRA", a déclaré le porte-parole adjoint de la diplomatie américaine, Patrick Ventrell.

 

Selon des déserteurs du groupe rebelle et d'autres sources interrogées par les membres de Resolve, Kony, même réfugié au Soudan, "a continué à diriger les attaques de la LRA contre des civils dans les pays voisins".

 

"Tant que le chef rebelle est en mesure de trouver un refuge au Soudan, il peut échapper aux poursuites de l'armée ougandaise simplement en traversant la frontière", assure Michael Poffenberg, directeur exécutif de Resolve.

 

Réputée être l'une des guérillas les plus brutales du continent, La LRA était active dans le nord de l'Ouganda depuis 1988, mais ses combattants se sont installés depuis 2005 dans le nord-est de la RDC, ainsi qu'en Centrafrique et au Soudan du Sud.

 

Elle est réduite aujourd'hui à environ 250 hommes, rompus à la guérilla et à la vie en brousse, qui écument par petits groupes les jungles peu peuplées de ces régions, semant la mort et la désolation sur leur passage.

 

Les rebelles sont tristement célèbres pour des pillages, viols, mutilations, meurtres et enrôlements forcés d'enfants ensuite utilisés comme soldats et esclaves sexuels.

 

Joseph Kony et trois de ses adjoints sont inculpés par la CPI de divers crimes contre l'humanité et crimes de guerre, notamment des viols, mutilations, meurtres et recrutements d'enfants.

 

L'armée ougandaise, appuyée par une centaine de soldats américains des Forces spéciales, mène depuis 2008 une chasse à l'homme pour retrouver Joseph Kony.

 

Début avril, les Etats-Unis ont offert une récompense de 5 millions de dollars à toute personne qui donnerait des informations menant à sa capture.

 

© 2013 AFP

 

Le chef de la LRA Joseph Kony se cacherait au Soudan

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 03:35

 

 

BANGUI : LES COMMERÇANTS SE PLAIGNENT DE LA BAISSE DE CLIENTÈLE

 

Bangui, 25 avril 2013 (RJDH) – Les activités économiques  tardent à se remettre après la prise du pouvoir par la coalition Séléka le 24 mars dernier. Le secteur du commerce connait une baisse au niveau des recettes. Les commerçants parlent d’une situation chaotique.

 

D’après le constat fait par le RJDH, dans certains marchés de Bangui, la situation commerciale s’est progressivement régresse. Certains  commerçants n’ont pas encore ouvert leurs commerces, par peur d’être pillés. D’autres par contre affirment que les activités tournent en ce moment au ralenti.

 

« Entre temps, il y avait de l’ambiance chaque jour, devant mon magasin.  Les gens viennent à n’importe qu’elle heure, faire leurs provisions. Mais depuis le putsch du 24 mars, les choses se régressent de jour en jour », a témoigné un commerçant au marché de Miskine.

 

La même source poursuit en disant que la  recette qu’elle faisait auparavant est de 1 000 000 FCFA. Mais maintenant, «  je ne fais que 200 à 350 000 FCFA. Ce qui ne peut même pas  me permettre de faire face à mes dépenses y compris le salaire des mes employés ».

 

Marguerite Yamalet, vendeur de manioc au marché combattant, dans le 8ème arrondissement de Bangui, a de son côté souligné que  « les clients se font rares, depuis que cette crise a surgie dans le pays. Les gens ne viennent plus  au marché comme avant, parce que les salaires ne sont pas payés. Je reçois au maximum dix clients par jour,  au lieu de  vingt à 30 par jour avant la crise ».

 

Par ailleurs, elle mentionne qu’il est difficile en ce moment de se  rendre à l’intérieur du pays,  afin d’acheter  les marchandises. « Pour aller à Mbaïki, par exemple, il faut traverser au moins dix barrières. Et chaque à barrière, nous devons payer 1000 FCFA, aux éléments de la Séléka. Le prix du transport également a  augmenté », a ajouté Marguerite Yamalet.

 

Cette situation a poussé la plupart des commerçants à cesser leurs activités. Yves Bataka, boucher au marché de Miskine, témoigne que les activités commerciales connaissent une crise actuellement à cause de l’insécurité qui domine encore le pays. « Beaucoup de commerçants  ont cessé leurs activités. Par ce que les clients ne se manifestent  pas comme d’habitude au marché. Ce qui décourage les vendeurs. Et  certains éléments de la Séléka viennent prendre parfois nos marchandises par la force, sans verser de l’argent », a-t-il déploré.

 

Dans la crise qu’a traversée la Centrafrique avec le renversement du pouvoir de François Bozizé par la coalition Séléka le 24 mars, plusieurs secteurs socio-économiques ont été affectés et tardent à reprendre à cause de l’insécurité qui perdure sur l’ensemble du territoire.

 

 

BANGUI : UN BILAN CATASTROPHIQUE UN MOIS APRÈS LA PRISE DE POUVOIR PAR LA SÉLÉKA

 

Bangui, 25 avril 2013 (RJDH) – Un mois après la prise de pouvoir par les rebelles de la coalition Séléka, les centrafricains interrogés par le RJDH jugent le bilan catastrophique. L’insécurité déjà pendante dans le pays devient grandissante. Les actes de pillage, d’assassinat, d’enlèvement et autres exactions deviennent récurrents et plusieurs personnes continuent de fuir le pays.

 

L’une des raisons qui ont poussé les rebelles de la Séléka à prendre le pouvoir à Bangui était l’incapacité de l’ex-président François Bozizé à instaurer un climat de sécurité dans le pays. C’est du moins ce que prétendait le nouvel homme fort de la Centrafrique, Michel Djotodia.

 

Seulement, un mois après ce coup d’Etat contre François Bozizé, la situation sécuritaire s’est empirée. « Je ne suis pas d’accord pour que François Bozizé revienne au pouvoir, mais je ne suis pas du tout d’accord de voir Michel Djotodia rester au pouvoir alors que ses éléments martyrisent la population centrafricaine. Je déduis finalement que son coup d’Etat n’a pas sa raison d’être, car la souffrance de la population ne fait qu’empirer », a lancé Nicolas, un agent de l’Etat centrafricain.

 

Les activités socioéconomiques peinent à se relancer, malgré l’appelle à la reprise, les nouvelles autorités. Sur les marchés, les commerçants hésitent encore à exposer les marchandises. La plupart des sociétés privées, publiques et les bureaux administratifs.

 

Plusieurs raisons sont évoquées par les centrafricains. « Les nouvelles autorités nous demandent de reprendre nos activités alors que les tirs de sommations continuent dans la ville. Je suis hypertendue. Je me demande comment je peux reprendre le travail dans cet état où les coups de feu nous surprennent à chaque instant », s’est inquiétée Marguerite Zan, un cadre de l’administration nationale, dans un entretien avec le RJDH.

 

Sur le plan social, la situation est aussi inquiétante. Les fonctionnaires accusent déjà presque deux mois d’arriéré de salaire. Michel Djotodia, le président de la transition a affirmé que les caisses de l’Etat sont vides. Tout l’espoir se focalise sur une mission internationale de plaidoyer faite par le Premier ministre de transition, Nicolas Tiangaye.

Dans le domaine sécuritaire, la quasi-totalité des centrafricains souhaitent que les éléments de la force multinationale promis par les états de l’Afrique centrale puissent arriver vite afin de passer rapidement au cantonnement et au désarmement des rebelles.

 

Nombreux sont aussi les centrafricains qui ne croient pas à la bonne volonté de Michel Djotodia de ramener la paix dans le pays et de concrétiser son autorité sur ces éléments. Un exemple qui fait le tour des journaux à Bangui, est celui d’une mère qui était allée dans une base des rebelles de la Séléka pour demander la libération de son fils. Il lui avait été demandé le versement préalable d’une somme de 70.000FCFA.

 

Cette mère était allée se plaindre auprès de Michel Djotodia. Mais celui-ci, au lieu d’ordonner la libération immédiate et inconditionnelle du garçon qui avait été enlevé et séquestré, avait remis les 70.000F à la mère pour aller payer la rançon.

 

Tout ceci conforte la thèse de ceux qui ont toujours considéré, depuis le début de l’offensive des ex-rebelles de le Séléka, en décembre 2012, qu’il n’avait aucune vision pour le pays, que l’obsession de renverser François Bozizé et de le bouter hors du pays.

 

Les 18 mois de moi de la transition promet une suite longue et sans fin de période de calvaire pour le peuple centrafricain.

 

 

BRIA : LA POPULATION REND LA SÉLÉKA RESPONSABLE DE PLUSIEURS EXACTIONS

 

Bria, 25 avril 2013 (RJDH) – Les éléments rebelles de la coalition Séléka ont rendu responsables de plusieurs actes d’exactions dans la ville de Bria (centre est). La population affirme être victime de plusieurs abus, de la part de ces rebelles. Assassinats, enlèvements, tortures, pillages et des tirs de sommations continuent toujours dans cette ville minière.

 

La communication qui était coupée par les rebelles depuis la prise de cette ville en décembre dernier, s’est rétablie ce mercredi 24 avril. Des habitants de Bria font état de pillage systématique des commerces, maisons des particuliers et locaux administratifs par les rebelles.

 

Certains témoins joints par le RJDH ont affirmé que les rebelles de la Séléka se livrent également à la chasse aux sorcières. « Les fonctionnaires et agents de l’état et autres personnes supposées proches de l’ancien régime sont systématiquement pourchassés par les rebelles. Ce qui fait tout le monde a peur », a fait savoir un habitant, lui aussi victime de pillage des rebelles.

 

La population fait également savoir que les rebelles, pour manifester leur sentiment de joie ou de tristesse, tirent en l’air, traumatisant ainsi la population. « Il ne se passe jamais une seule heure, sans qu’on entend des tirs d’arme. Pour cueillir un mangue par exemple, les rebelles sont obligés de tirer sur la branche, contenant les fruits », a témoigné une autorité locale.

 

La ville de Bria fait partie des sites où les rebelles de la Séléka devraient être cantonnés, avant leur prise de pouvoir. Cette ville est également le fief des deux grands groupes rebelles, composant la coalition Séléka.

 

BANGUI : LA RADIO TÉLÉVISION TROPIC CONTINUE D’ÊTRE PILLÉE PAR LES HOMMES DE LA SÉLÉKA

 

Bangui, 25 avril 2013 (RJDH) – Le siège de  la Radio Télévision Tropic (RTV)  situé au Pk 12, à la sortie  nord  de la ville de Bangui  continue de faire l’objet de pillage orchestré par des éléments de la coalition Séléka. Cette institution a été déjà victime des actes de vandalisme pendant l’occupation de la ville de Bangui, le dimanche 24 mars.

 

D’après le témoignage du fondateur de cette structure, l’ancien ministre de la communication, Alfred Poloko, les locaux qui ont été déjà  pillés  continuent de recevoir la visite des hommes de la Séléka. Ces derniers ont même réquisitionné les locaux et transformé en leur résidence.  En plus ils continuent de piller.

 

 

« La RTV  a été entièrement pillée par des éléments de  Séléka  ainsi que ma résidence  à 50 mètres derrière la radio. Le comble c’est que depuis le 24 mars jusqu’au  24 avril, ces hommes en arme  s’y sont purement et simplement installés », a déploré le fondateur de cette structure.

 

Pendant l’occupation de la ville de Bangui par la coalition Séléka, plusieurs médias ont été victimes d’actes de vandalisme. Jusqu’ici ces médias sont abandonnés à eux-mêmes, car  aucune initiative de dommages-intérêts n’est engagée à leur faveur.

 

Dépêches du réseau d'information des journalistes centrafricains des droits de l'homme

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