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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:45

 

 

 

 

 

 

http://www.atlantico.fr  22 novembre 2013

 

L'auteur de l'interview Alain Antil, est chercheur et responsable du programme Afrique subsaharienne à l’IFRI. Il enseigne à l’Institut d’Etudes Politiques de Lille et à l'Institut Supérieur Technique Outre-Mer (ISTOM).


 

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a jugé la situation en Centrafrique "proche du génocide". Si le terme est excessif, les exactions commises dans ce territoire nécessitent toutefois une importante intervention de la communauté internationale.

 

Atlantico : Laurent Fabius a déclaré que la Centrafrique est "au bord du génocide". Est-ce crédible ?

 

Alain Antil : Le pays s’enfonce depuis des mois dans une spirale infernale où exactions contre les civils, pillages systématiques de villages, désorganisation complète des services de l’État incapable aujourd’hui d’offrir des service de santé par exemple. La Seleka, terme qui signifie « coalition » en sango (la langue nationale), est un regroupement de partis et de leurs ailes militaires, c’est un mouvement peu cohérent en réalité composé de bandes armées très autonomes. Si ce mouvement est centrafricain, il comporte également des mercenaires étrangers, notamment soudanais et tchadiens.

 

Si le terme pré-génocidaire semble inadéquat car il n’y a pas un mouvement puissamment organisé et centralisé ayant la volonté de détruire une partie de la population, nous sommes néanmoins certainement déjà entré dans une catastrophe humanitaire, avec de nombreux morts.

 

Est-ce également un signe que la France s'apprête à intervenir ? Que pourrait-elle concrètement faire ?

 

La France a déjà un contingent de quelques centaines d’hommes qui sécurisent l’aéroport de Bangui et les ressortissants français et européens présents dans la capitale. Paris compte envoyer au moins 1000 hommes supplémentaires pour vraisemblablement sécuriser la capitale et sa proximité immédiate.

 

La situation critique en Centrafrique dure depuis le renversement de François Bozizé en mars dernier. Pourquoi l'intervention tarde-t-elle ? Qu'est-ce qui a changé récemment poussant les autorités françaises à communiquer sur une possible intervention ? 

 

La France est sur un autre front africain très compliqué, le Mali, et François Hollande ne souhaite pas multiplier les interventions militaires. Cependant, la dégradation constante de la situation impose à la communauté internationale d'intervenirDe plus, les affrontements prennent de plus en plus une tonalité confessionnelle, ce qui est très inquiétant. Pour l’instant, seule la Fomac (Force multinationale des États de l'Afrique centrale) et la France se sont portés au secours du pays. Compte tenu du nombre de soldats engagés, même renforcés par les 1000 soldats français et les casques bleus annoncés par Ban Ki Moon au début de la semaine, les ambitions seront évidemment limitées dans un pays plus grand que la France.

 

Quels sont les intérêts qui poussent la France à occuper, comme au Mali, une position de premier plan dans une éventuelle intervention en Centrafrique ?

 

Certains évoquent comme à chaque fois de puissants intérêt miniers où la volonté de barrer la route aux intérêts chinois, en réalité, nous sommes face à une situation récurrente en Afrique francophone où la France intervient une nouvelle fois dans un pays qui en réalité n’intéresse pas la communauté internationale. Les Américains n’interviendront pas, les Européens seront une fois de plus aux abonnés absents, l’Afrique du Sud a tenté de sauver le régime Bozizé et a perdu des hommes, seuls les pays voisins et l’ex-colonisateur sont présents.

 

Après une intervention au Mali en début d'année, comment le gouvernement peut-il préparer l'opinion publique française à une nouvelle action militaire dans cette région du monde ?

 

Il ne s’agit pas du même type d’intervention qu’au Mali. Il y aura certainement des accrochages avec divers groupes mais certainement pas de batailles d’envergures. L’engagement français sera moins coûteux et surtout moins dangereux pour les soldats français. De plus, il y aura vraisemblablement un consensus entre le PS et l’UMP pour cet engagement, qui ne sera donc pas très clivant pour la vie politique française.  

 

Si action il y a, ce ne sera pas "aussi massif et durable" que le Mali a annoncé le ministre des Affaires étrangères. Dans un pays plus grand que la France, frontaliers de six autres États, où se mêlent luttes pour le pouvoir et combats religieux, est-il possible de ne pas s'enliser ? 

 

Ce sera une opération de maintien de la paix plutôt qu’une guerre, mais il faudra un soutien beaucoup plus important de la communauté internationale, nous sommes dans un territoire où il n’y a plus d’Etat, où il n’y a plus d’armée nationale. Ce territoire est devenu un carrefour de bandes armées, de coupeurs de routes, qui terrorisent les populations. Il y a un risque de très forte dégradation de la situation alimentaire. Enfin, le terrible mouvement armé millénariste ougandais, la Lord Resistance Army (LRA) a trouvé refuge à l’Est de la RCA. Le processus de sortie de crise sera très long.

 

Propos recueillis par Damien Durand


http://www.atlantico.fr/decryptage/centrafrique-risque-genocide-craint-laurent-fabius-est-surestime-mais-situation-tres-grave-alain-antil-905682.html#BHCJOlJ6VMOkXUCX.99

Lu pour vous : Centrafrique : le risque de génocide craint par Laurent Fabius est surestimé mais la situation très grave
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:41

 

 

 

 

 

 

http://www.lecongolais.cd/  21 nov 2013

 

En République centrafricaine (RCA), la Séléka revient au-devant de la scène, comme pour rappeler aux autorités de Bangui qu’elle est toujours là. En effet, l’ex-coalition s’en est prise samedi dernier à l’un des symboles et pas des moindres de l’Etat, à savoir la Justice. C’est l’ancien procureur de la République et directeur des services judiciaires qui a fait les frais de la violence aveugle des anciens compagnons devenus indésirables de Djotodia.

 

Le message que la Séléka envoie à Djotodia et à son gouvernement de transition à travers cet assassinat, ne souffre d’aucune ambiguïté. Bangui semble du reste l’avoir bien compris, comme le confirme cette déclaration du ministre de la Fonction publique : « C’est le désordre qui va s’installer dans le pays, puisqu’ils s’en prennent à la Justice qui est le garant de l’ordre. » On ne peut pas si bien dire.

 

En réaction à cet assassinat, les magistrats du pays ont décidé d’entrer en grève pour une durée d’un mois « afin de demander au gouvernement de faire la lumière sur l’assassinat de leur collègue Modeste Bria. »

 

C’est un massacre à grande échelle, une hécatombe qui se prépare dans ce pays

Cet énième acte criminel de la Séléka, en même temps qu’il relance le débat sur la situation sécuritaire en Centrafrique, nous rappelle, s’il en est encore besoin, que ce pays traverse une période difficile de son histoire, en termes de droits de l’Homme, de justice, d’humanisme tout simplement.

 

La situation sécuritaire depuis l’avènement de cet aventurier de Djotodia ne fait qu’empirer de jour en jour, à telle enseigne que l’on peut, toutes proportions gardées, affirmer que la Centrafrique est aujourd’hui dans une étape pré-génocidaire.

 

La situation relativement rassurante qu’offre Bangui ne doit pas tromper les autorités centrafricaines. Du reste, le Mouvement de Libération du peuple centrafricain (MLPC) tire déjà la sonnette d’alarme.

 

 » La recrudescence de la violence et des exactions criminelles a atteint le seuil de l’intolérable et la poursuite des exécutions sommaires risque, à la longue, de conduire à une insurrection populaire aux conséquences incalculables, a-t-il lancé. » Au même moment, un rapport des Nations unies déplore « un niveau alarmant de violence intercommunautaire entre chrétiens et musulmans. »

 

C’est donc un massacre à grande échelle, une hécatombe qui se prépare dans ce pays.

 

Il faut surtout que cette force onusienne, si elle est mise en place, puisse bénéficier d’un mandat d’interposition, pour ne pas dire de répression

 

Et comme d’habitude, ni ses voisins, ni les organisations de la sous- région, ni même l’Union africaine, ne disent mot. Comme d’habitude, tous invoquent la raison du manque de moyens. Un manque de moyens qui frise plutôt le manque de volonté. Face à cette inertie coupable des pays africains, le Secrétaire général des Nations unies préconise l’envoi de 6000 casques bleus en RCA.

 

Ce n’est pas trop tôt, certes, mais « mieux vaut tard que jamais ». Il faut saluer cette initiative du Secrétaire général Ban Ki- Moon, et souhaiter que la proposition soit entérinée très rapidement par le Conseil de sécurité.

 

Il faut surtout que cette force onusienne, si elle est mise en place, puisse bénéficier d’un mandat d’interposition, pour ne pas dire de répression. C’est à cette condition que la mission de cette force répondra aux attentes du peuple centrafricain. C’est aussi à cette condition qu’elle évitera à l’Afrique, après la misère et la corruption, de devenir champion du monde en génocides.

 

DIEUDONNE MAKIENI/LP



Source : http://www.lecongolais.cd/centrafrique-linertie-coupable-de-la-sous-region/#ixzz2lMln8mCQ

Centrafrique : L’inertie Coupable De La Sous-Région
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:37

 

 

 

 


BANGUI - AFP / 22 novembre 2013 10h21 - La présidence centrafricaine a maintenu vendredi négocier avec le chef rebelle ougandais, Joseph Kony, recherché depuis des années pour crimes contre l'Humanité, dans le but d'aider les femmes et les enfants qui vivent, selon Bangui, avec les combattants dans une région isolée de Centrafrique.

Malgré les très forts doutes exprimés jeudi par les Etats-Unis sur le fait que le président centrafricain Michel Djotodia soit en contact avec le chef de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), le porte-parole de la présidence centrafricaine, Guy-Simplice Kodégué, a réaffirmé à vendredi qu'il y avait des négociations en cours.

L'armée ougandaise, appuyée par une centaine de soldats américains, mène depuis 2008 une chasse à l'homme pour retrouver Joseph Kony dans le cadre d'une opération de l'Union africaine rassemblant 3.000 hommes. Washington a offert cinq millions de dollars pour sa capture.


Avec le chef rebelle et ses combattants, il y a des enfants, des femmes, des vieillards, qui sont des apatrides: tout cela a amené les autorités centrafricaines, et le chef de l'Etat en premier lieu, à envisager une phase de négociations afin de leur porter secours, a assuré M. Kodégué.


Désormais, M. Djotodia appelle le communauté internationale à se saisir de cette situation parce que la Centrafrique a déjà trop de problèmes. L'Etat n'a pas les moyens de faire face à ses propres problèmes pour en rajouter d'autres, et puis les charges qui pèsent sur Joseph Kony sont lourdes, a souligné le porte-parole.

Les Etats-Unis ont mis beaucoup de moyens, notamment de l'argent, du matériel et des hommes pour traquer Kony. Cela dure encore. C'est une position qu'ils défendent, mais nous pensons qu'il faut donner tout son sens à la démarche du chef de l'Etat, afin d'éviter à la Centrafrique de sombrer dans un autre cycle de violences, a-t-il ajouté.


Si les Etats Unis sont parvenus à mettre la main sur Ben Laden, c'est parce qu'ils ont procédé avec plusieurs options et il faut mettre toutes les options en jeu en ce qui concerne Joseph Kony. S'ils veulent entrer en contact avec lui, il y a des moyens à mettre en oeuvre, selon le porte-parole.


M. Djotodia a assuré jeudi que Joseph Kony voulait sortir de la clandestinité. Nous sommes en train de négocier avec lui. Il a demandé à être fourni en nourriture, le gouvernement s'est occupé de cela, a-t-il déclaré lors d'une rencontre à Bangui avec des représentants des partis politiques.


En 2005, Joseph Kony est devenu, avec quatre de ses adjoints, le premier suspect inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) qui a délivré un mandat d'arrêt international contre eux pour crimes contre l'Humanité et crimes de guerre, dont meurtres, viols, esclavagisme, enrôlement d'enfants.


La LRA était active dans le nord de l'Ouganda depuis 1988, mais ses combattants ont essaimé depuis 2005 dans le nord-est de la République démocratique du Congo, en Centrafrique et au Soudan du Sud.



(©) 

 

 

Centrafrique: Joseph Kony, chef d'une des plus cruelles rébellions

 

Kampala (AFP) - 21.11.2013 10:44 - Joseph Kony, dont la Centrafrique dit négocier la sortie de clandestinité, a troqué l'aube d'enfant de choeur pour le treillis du rebelle, semant depuis 25 ans la mort dans la region, à la tête de la cruelle Armée de résistance du Seigneur (LRA).

 

Créée vers 1988 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni pour le remplacer par un régime fondé sur les Dix commandements, la LRA s'est forgé une effroyable réputation à force d'enlèvements d'enfants et de mutilations de civils à grande échelle.

 

Mélangeant mystique religieuse, techniques éprouvées de guérilla et brutalité sanguinaire, Kony a transformé, après les avoir kidnappés, des dizaines de milliers de garçonnets en soldats dociles et de fillettes en esclaves sexuelles.

 

Jusqu'à l'annonce de sa présence probable en Centrafrique mercredi, il était difficile déterminer où se trouvait Kony depuis que ses troupes avaient été chassées par l'armée régulière du nord de l'Ouganda en 2006. Il avait seulement été localisé dans les forêts équatoriales impénétrables des pays voisins, errant entre République démocratique du Congo (RDC), Centrafrique, Soudan et Soudan du Sud.

 

Prophète auto-proclamé, il y a poursuivi ses exactions, avec un contingent amaigri de partisans, réduit désormais à quelque 150 combattants éparpillés en petits groupes et pourchassé inlassablement par les armées de la région, appuyées par une centaine de membres des forces spéciales américaines.

 

En 2005, Kony devient, en compagnie de quatre de ses adjoints, le premier suspect inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) qui délivre un mandat d'arrêt international contre eux pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, au nombre desquels meurtres, viols, esclavagisme, enrôlement d'enfants.

 

Traqué

 

Les informations sur Kony sont rarissimes. Le peu d'éléments biographiques disponibles proviennent d'ex-combattants de la LRA et de nombreuses ex-"épouses", ayant fait défection, faits prisonniers ou libérés par l'armée ougandaise.

 

Sa date de naissance précise est inconnue, mais il est supposé avoir vu le jour au début des années 1960, dans le département de Gulu, dans le nord de l'Ouganda. Issu de la minorité Acholi, on sait juste que son éducation se limite à l'école primaire.

 

Il prend les armes en 1987, ralliant le Mouvement du Saint-Esprit (HSM) fondé l'année précédente par la rebelle messianique Alice Auma Lakwena pour combattre le nouveau président de l'époque, Museveni, qui venait de renverser des dirigeants issus du nord du pays.

 

Alice Lakwema, ex-prostituée décrite comme sa cousine ou sa tante, s'exile cette même année au Kenya. Sous la houlette de Kony, une faction du HSM devient la LRA.

 

Les rares photos disponibles de celui qui se fait appeler "Professeur", "Saint Père" ou "Grand Maître" par ses partisans, montrent un moustachu au physique banal, de taille moyenne, en treillis militaire.

 

Ceux qui - de gré ou de force - l'ont côtoyé, racontent qu'il régit tout, de la tactique militaire aux règles d'hygiène personnelle, terrifiant ses subalternes en affirmant recevoir ses ordres du Saint-Esprit. D'anciens proches le créditent de pouvoirs surnaturels, le disant capable de "lire dans vos pensées".

 

D'ex-"concubines" rencontrées par l'AFP en 2006 lui attribuent une soixantaine de femmes et au moins 42 enfants. Il "affirme exaucer la volonté de Dieu", avait raconté l'une d'elles, Evelyn, kidnappée par la LRA et forcée d'"épouser" Joseph Kony avant d'être libérée par l'armée ougandaise.

 

Les exactions de Kony et sa politique d'enlèvements d'enfants lui ont rapidement fait perdre le soutien des populations du nord, pourtant très hostiles au gouvernement Museveni, qui déplacera de force - officiellement pour les protéger - deux millions de personnes dans le cadre de sa lutte anti-LRA.

 

Le chef suprême de la LRA n'est qu'exceptionnellement apparu en public, la dernière fois en 2006, dans la localité soudanaise de Ri-Kwangba, frontalière de la RDC, dans le cadre d'un processus de négociations entamé alors avec Kampala.

 

En avril 2008, attendu à Ri-Kwangba pour parapher un accord de paix longuement négocié, il fera faux bond à la dernière minute, réclamant un abandon préalable des poursuites de la CPI.

 

En 2006, il assurait à un journaliste occidental, un des rares étrangers à l'avoir rencontré, qu'il n'était "pas un terroriste" et combattait "pour la démocratie".

 

Ses victimes, elles, racontent avoir été forcées de mutiler ou tuer leurs amis, voisins ou proches, quelquefois en les mordant jusqu'à la mort, et parfois de boire le sang de leurs victimes dans le cadre de rites effroyables.

 

Depuis quelques années, on dit cependant Kony affaibli, traqué et terré dans une forêt qu'il arpente depuis plus de 25 ans.

 

© 2013 AFP

Bangui maintient négocier avec Kony pour aider les civils
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:29

 

 

 

 

 

 

BANGUI (Xinhua) - L'attaque du village camerounais de Gbiti (Est) dans la nuit du 16 au 17 novembre est l'oeuvre des éléments de la rébellion du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, chef rebelle arrêté en septembre au Cameroun, a déclaré dans un communiqué lu jeudi matin sur les ondes de la radio nationale le porte-parole de la présidence, Guy Simplice Kodégué.

 

"Le gouvernement centrafricain tient à rappeler ce qui suit : les services de renseignement centrafricains ont été alertés du projet d'agression qui se tramait, impliquant, toute proportion gardée, les forces négatives se réclamant d'Abdoulaye Miskine. Diligence a été faite au gouvernement camerounais tendant à l'informer sur ce projet funeste quatre jours à l'avance", a-t-il dit.

 

Le porte-parole de la présidence a précisé que « devant cet acte odieux qui a entraîné la mort des ressortissants d'un peuple frère et ami de la Centrafrique, le gouvernement centrafricain tient à rassurer les autorités camerounaises que des dispositions seront prises pour traquer les éventuels auteurs, co-auteurs, complices où qu'ils se trouvent sur le territoire centrafricain, afin d'endiguer la racine du mal". "A ceux qui attisent le feu de la discorde et de la haine et qui incitent les uns et les autres à marcher dans le sens du gé nocide, je voudrais rappeler que la répression ne les épargnera pas", a conclu Guy Simplice Kodégué.

 

Membre fondateur de l'ex-coalition rebelle de la Séléka, le FDPC est un mouvement politico-militaire centrafricain qui a finalement choisi de rester à l'écart, pour des raisons non expliquées qui suscitent des interrogations, de la prise du pouvoir de Michel Djotodia le 24 mars à Bangui.

 

Au moment de cet épilogue de la bataille armée contre le régime de François Bozizé, son leader Abdoulaye Miskine, auquel une place a pourtant été accordée au sein des institutions de la transition politique dans le pays, avait préféré se replier avec ses hommes à la frontière camerounaise.

 

Déclaré blessé lors d'affrontements avec les combattants de la Séléka quelques temps après, il sera soigné à Bertoua, la principale ville de la région de l'Est du Cameroun, avaient confié récemment à Xinhua ses proches rencontrés à Bangui au lendemain de l'arrestation du chef rebelle en septembre par les services de sécurité camerounais, à la suite de l'assassinat d'un policier camerounais dans la région.

 

Sept personnes dont cinq assaillants, un soldat et un civil camerounais ont été tuées dans l'attaque de la localité de Gbiti samedi, selon le bilan officiel établi par le ministère camerounais de la Défense. Les autorités du Cameroun ont attribué la responsabilité de cette attaque où une dizaine d'autres assaillants ont été faits prisonniers, aux ex-rebelles de la Séléka (au pouvoir à Bangui).

 

Face à ces accusations, le président de la transition centrafricain Michel Djotodia a dû dépêcher mercredi son directeur de cabinet adjoint, Idriss Salao, auprès du pouvoir de Yaoundé. 

 

 

NDLR : Au cours de son entretien au Palais de la Renaissance le jeudi 21 novembre avec les leaders des partis politiques, le président Michel Djotodia a déclaré qu'Abdoulaye Miskine a été arrêté au Cameroun où il est toujours détenu, pour "fausse monnaie"

Centrafrique : Les rebelles d'Abdoulaye Miskine accusés par la Présidence
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:23

 

 

 

 

(VOA) vendredi, novembre 22, 2013 Heure locale: 09:21

 

Le président centrafricain Michel Djotodia a dépêché des envoyés spéciaux dans les pays voisins pour plaider en faveur d'une aide à la stabilisation de la République centrafricaine (RCA). Un pays où règnent l’anarchie et l’insécurité depuis l’arrivée de Djotodia et de ses rebelles du Seleka au pouvoir en mars. 


L’envoyé spécial de Bangui, Idriss Salao s’est donc rendu au Cameroun pour solliciter l’appui des autorités camerounaises. Lors de cette mission, M. Salao, ministre et directeur adjoint du Cabinet Civil, a affirmé que la situation dans son pays s'aggrave.

S'adressant à la Voix de l’Amérique (VOA) après sa rencontre avec le Premier ministre camerounais, Philemon Yang, M. Salao a déclaré que le gouvernement centrafricain de transition a besoin d’aide non seulement des forces de maintien de la paix de l'Union africaine (UA), mais aussi des pays voisins.


L'UA se chargera d'une force de maintien de la paix de 3.500 hommes à partir de décembre pour enrayer la spirale de la violence. Une situation d’insécurité qui a commencé lorsque M. Djotodia et ses rebelles de la Seleka ont renversé le gouvernement en mars dernier.


Pendant ce temps, les Etats-Unis ont annoncé une aide de 40 millions de dollars. Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a dit regretter l’absence d’un gouvernement efficace, ajoutant qu’il n’y a aucune preuve que l'autorité de transition puisse mettre fin à ce qu'il appelle un « niveau de violence déplorable », causé notamment par d'anciens rebelles Seleka.


La visite de M. Salao au Cameroun intervenait moins d'une semaine après que des hommes armés de son pays eussent traversé la frontière et attaqué des soldats camerounais. Sept personnes, dont cinq des assaillants, ont été tuées.


En représailles, les Camerounais de l'Est ont commencé à bloquer les routes d'accès pour le transit des marchandises du port de Douala à la RCA enclavée.


M. Salao demande aux autorités camerounaises d’ouvrir les routes, avertissant que cela pourrait paralyser l’économie centrafricaine.


La communauté internationale se dit alarmée par les derniers développements en RCA avec la multiplication des pillages, viols, enlèvements et assassinats.


Pour James Kiven, un spécialiste de la prévention des conflits à l'Université de Buea, au Cameroun, la RCA est tout simplement un État défaillant.


« Nous avons affaire à un Etat qui est en train de connaitre politiquement un effondrement de l’Etat de droit ... un État qui est fonctionnellement incapable de se représenter l'échelle internationale. Je pense clairement que la République centrafricaine est un Etat en faillite », a dit M. Kiven.


Le Haut-commissariat de l’Onu aux réfugiés (HCR) estime que des centaines de milliers de Centrafricains ont dû abandonner leur domicile, et ont trouvé refuge dans les pays voisins. Le Cameroun héberge environ 60.000 réfugiés centrafricains.

 

Djotodia dépêche des émissaires pour plaider en faveur de la Centrafrique
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:21

 

 

 

 

AFP 21 NOVEMBRE 2013 À 10:48

 

D'après le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, la République centrafricaine est en proie au «désordre absolu». Les Etats-Unis aussi ont appelé à des sanctions contre les responsables des violences.

 

La République centrafricaine est «au bord du génocide», a déclaré jeudi sur la chaîne de télévision publique France 2 le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. «Le pays est au bord du génocide (...). Aujourd’hui c’est le désordre absolu, vous avez sept chirurgiens pour 5 millions d’habitants, une mortalité infantile dans certains coins du pays de 25%, un million et demi de personnes qui n’ont rien, même pas à manger, et des bandes armées, des bandits, etc.», a indiqué Laurent Fabius. Il faut agir vite, a-t-il ajouté, comme l’avait dit la veille le président François Hollande qui a dénoncé les exactions commises dans plusieurs régions du pays.

 

«La France, les pays autour, la communauté internationale s’en préoccupent. L’ONU va donner une permission d’intervenir aux forces africaines (des pays alentour), à l’Union africaine et également à la France», a affirmé le ministre des Affaires étrangères, annonçant une résolution du Conseil de sécurité pour début décembre. Mais, a-t-il dit, «ce ne sera pas du tout le même genre d’intervention qu’au Mali, ce ne sera pas aussi massif et aussi durable».

 

La France, avec 420 hommes sur place, est «à l’appui des Africains», a-t-il ajouté. Laurent Fabius a estimé que «malheureusement», il y avait un risque que le pays devienne un sanctuaire terroriste. «Il y a déjà beaucoup de brigands et si les choses ne sont pas remises en ordre, il y a un risque de dissémination à partir de foyers terroristes», a-t-il souligné.

 

UNE SITUATION «PRÉ-GÉNOCIDAIRE»

 

A la tête d’une coalition rebelle, la Séléka, l’actuel chef d’Etat centrafricain Michel Djotodia a renversé le 24 mars le président François Bozizé. La Séléka a depuis été dissoute mais les forces de sécurité sont impuissantes à neutraliser les ex-rebelles. Après une relative accalmie, les violences ont repris depuis début novembre à Bangui, avec des attaques à main armée et des meurtres. Des exactions ont également été commises dans des provinces reculées.

 

Les Etats-Unis ont parlé de situation «pré-génocidaire». Ils ont appelé jeudi à des sanctions contre les responsables des violences en Centrafrique qui ont conduit les Nations unies à envisager d’y envoyer 6 000 Casques bleus. La communauté internationale devrait «imposer des sanctions aux auteurs de violences», écrit l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’ONU, Samantha Power, sur son compte Twitter.

 

Elle souhaite par ailleurs «un déploiement rapide» de la totalité de la force africaine (Misca) qui tente de rétablir la sécurité en Centrafrique. Cette force est en cours de déploiement mais manque de matériel et de moyens financiers. Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry (photo AFP), a annoncé mercredi le versement de 40 millions de dollars d’aide à cette force de l’Union africaine, jugeant qu’elle constituait «le meilleur mécanisme» pour faire face à la violence. L’ONU a aussi mis en garde contre le risque de génocide.

La Centrafrique est «au bord du génocide»
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:18

 

 

 

 

 

http://www.france24.com  22/11/2013

 

Alors que les chancelleries occidentales préparent leurs concitoyens à une intervention armée en Centrafrique en évoquant un possible "génocide", FRANCE 24 examine quelles formes pourraient prendre cette future opération militaire.

 

Un pays "au bord du génocide" pour Paris, une situation "pré-génocidaire" selon Washington. Les capitales occidentales tirent la sonnette d’alarme sur la Centrafrique. Ce qui laisse peu de doute sur le fait qu’une opération armée internationale se prépare, alors que cette nation d’Afrique centrale est secouée par des affrontements communautaires meurtriers depuis la chute du président François Bozizé en mars dernier.

L’intervention qui se profile sera "complètement différente de l’opération Serval" engagée en janvier 2013 au Mali, selon le général Vincent Desportes, professeur associé à Sciences-Po et spécialiste des affaires militaires.

 

"Il ne peut pas y avoir de plans militaires aussi nets qu’au Mali, où les Français pouvaient aisément identifier les deux colonnes ennemies avant de les détruire. Il ne s’agit pas de reconquête mais de rétablissement et de stabilisation de l’ordre – une opération plus délicate et plus compliquée que Serval", souligne ainsi l’ancien directeur de l’École de guerre française.

 

Mettre fin au chaos à Bangui

 

L’intervention en Centrafrique débuterait ainsi par une sécurisation de la capitale Bangui, en proie à une recrudescence de banditisme, avant de s’étendre progressivement aux régions plus reculées du pays, où des affrontements meurtriers opposent groupes d’auto-défense chrétiens à des bandes armées d’anciens rebelles musulmans de la Seleka. Cette confessionalisation du conflit, sur fond de rivalité traditionnelle entre nomades et sédentaires, fait craindre des massacres de masse de part et d'autre.

 

"Une situation comme celle de la Centrafrique où les cibles ne sont pas clairement identifiées, où les gens ne portent pas d’uniforme, et où l’adversaire ne se saisit pas de territoires s’assimile à un vrai guêpier. C’est pourquoi la France y va sur la pointe des pieds", décrypte le général Desportes.

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé le mois dernier un renforcement du contingent français de 400 hommes, actuellement basés à l’aéroport de Bangui, la capitale. Des sources diplomatiques citées par l’AFP avaient alors précisé que le nombre de soldats français pourrait passer à 1200 hommes afin d’appuyer un soutien logistique à la force panafricaine Misca.

 

L'armée française en première ligne

 

Le chef de la diplomatie française se voulait rassurant sur l’engagement français en évoquant, jeudi 21 novembre, un simple "appui" à la force panafricaine et un déploiement qui "ne sera pas aussi massif ou durable" que celui au Mali. Les experts en affaires militaires soulignent, au contraire, que ces missions de sécurisation sont généralement très gourmandes en troupes au sol.

 

"Il y a un besoin immédiat en Centrafrique et il est évident que les militaires français vont faire le boulot eux-mêmes avant de passer la main à la Misca et de se constituer en force de réaction rapide", explique le général Desportes.

 

Washington a déjà annoncé le déblocage de 40 millions de dollars pour financer la Misca, qui devrait avoir un contingent total de 3 600 hommes. Notant les lacunes en termes d’équipement et d’entraînement de ces troupes panafricaines, le secrétaire-général de l’ONU, Ban Ki-moon, a, quant à lui, recommandé dans un rapport l’envoi de 6 000 à 9 000 casques bleus en Centrafrique. Ce document remis lundi dernier aux membres du Conseil de sécurité servira de base aux discussions qui s’engageront le 25 novembre à l’ONU, ultimes pourparlers diplomatiques avant l’entrée en scène des militaires.

Intervenir en Centrafrique "sera plus compliqué que l’opération Serval"
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:15

 

 

 

 

http://www.bfmtv.com avec AFP  Le 21/11/2013 à 15:36 

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, se rendra ce vendredi à Libreville pour évoquer notamment la crise en République centrafricaine avec les autorités gabonaises, a indiqué jeudi le ministère de la Défense.

    
Selon son entourage, Jean-Yces Le Drian doit s'entretenir avec le président gabonais, Ali Bongo. Il évoquera avec les responsables gabonais "la crise en RCA et son impact régional", a souligné le porte-parole de la Défense, Pierre Bayle, lors du point de presse du ministère.

    
Mercredi, le président François Hollande a pressé la communauté internationale d'"agir" au plus vite pour mettre fin aux exactions contre la population en Centrafrique.

 

 

 

Centrafrique: une délégation du Quai d'Orsay en tournée en Afrique centrale

 

Paris (AFP) - 21.11.2013 19:32  Une délégation diplomatique française se rend de vendredi à lundi à Bangui, à Addis-Abeba au siège de l'Union africaine et dans plusieurs pays d'Afrique centrale pour évoquer la situation en Centrafrique, a indiqué jeudi une source diplomatique française.

 

L'objectif de cette tournée à Bangui, à Addis-Abeba, ainsi qu'au Tchad, au Cameroun et au Congo-Brazzaville, trois pays voisins de la Centrafrique, est d'évoquer la crise centrafricaine, son impact régional et l'organisation de la réponse de la communauté internationale face à cette situation, a-t-on précisé de même source.

 

La délégation, conduite par Alexandre Ziegler, le directeur de cabinet du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, comprend des fonctionnaires du Quai d'Orsay ainsi que du ministère de la Défense.

 

De son côté, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian se rend vendredi à Libreville pour parler lui aussi de la crise centrafricaine avec les autorités gabonaises, selon le ministère de la Défense.

 

La République centrafricaine est "au bord du génocide", a déclaré jeudi Laurent Fabius, avant de partir pour Varsovie où il participe jeudi et vendredi à la conférence annuelle de l'ONU sur le climat.

 

Une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU est attendue début décembre pour permettre à la force africaine (Misca) et à la France d'agir pour protéger les civils en Centrafrique. Dans cette perspective, le président François Hollande a annoncé jeudi une augmentation sensible du nombre de soldats français, sans donner de précisions. Quelque 400 militaires français sont actuellement sur place.

 

Mercredi, M. Hollande avait pressé la communauté internationale d'"agir" au plus vite pour mettre fin aux exactions dans ce pays, livré à une insécurité généralisée depuis le renversement, le 24 mars, du régime de François Bozizé par une coalition rebelle qui a porté au pouvoir Michel Djotodia.

 

© 2013 AFP

Le Drian au Gabon évoquera la Centrafrique
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:13

 

 

 

 

 

 

Paris (AFP) - 21.11.2013 17:40 - La France veut "augmenter sensiblement" le nombre de ses soldats en République centrafricaine (RCA) tandis que la Guinée compte quelque 900 hommes au Mali, ont annoncé jeudi les présidents français François Hollande et guinéen Alpha Condé.

 

La France veut "augmenter sensiblement" le nombre de ses soldats en République centrafricaine (RCA) tandis que la Guinée compte quelque 900 hommes au Mali, ont annoncé jeudi les présidents français François Hollande et guinéen Alpha Condé.

 

Soulignant que la situation était "extrêmement grave" en RCA, le président français a indiqué que "la France qui a déjà 400 hommes sur place pour sécuriser notamment l'aéroport (de Bangui) et protéger ses ressortissants est prête à accompagner" le processus que les Nations unies sont sur le point d'engager.

 

"Selon la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies et selon la participation des contingents africains", la France "s'apprête à augmenter sensiblement (son) contingent", a-t-il précisé sur le perron de l'Elysée, au côté de son homologue guinéen, à l'issue d'un entretien.

 

"Dans quelques jours, une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies permettra aux Africains et à la communauté internationale d'agir", a-t-il rappelé.

 

"Des massacres ont déjà eu lieu, des exactions se sont produites, il y a même des conflits religieux qui sont en train d'apparaître", a fait valoir le chef de l'Etat français, relevant qu'il s'agissait "d'accompagner les Africains pour qu'ils assurent eux-mêmes leur sécurité".

 

Pour François Hollande "il n'y a pas de temps à perdre". La situation de la Centrafrique, a-t-il poursuivi, sera "au cœur des discussions" pendant le sommet de l'Elysée qui réunira une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains les 6 et 7 décembre à Paris.

 

La Centrafrique s'enfonce dans le chaos, au rythme des violences quotidiennes dans les provinces reculées comme à Bangui, ce qui a poussé lundi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à demander l'envoi de 6.000 Casques bleus.

 

D'autre part,le président guinéen a indiqué que son pays allait "envoyer 927 soldats" au Mali, à Gao et Tombouctou, "au plus tard vers le mois de mars" pour renforcer la Mission intégrée de l'ONU pour la stabilisation au Mali (Minusma). Il faut "libérer le Mali définitivement" des islamistes toujours actifs au nord et "nous sommes décidés à accompagner IBK (le président malien Ibrahim Boubacar Keïta) dans la bataille pour l'unité du Mali", a-t-il dit.

 

François Hollande a "remercié" la Guinée pour sa participation à l'opération des Nations unies au Mali, jugeant que "ce groupe de 927 hommes était tout à fait essentiel pour sécuriser le territoire alors que la France va se retirer progressivement après les élections législatives" qui se tiennent en fin de semaine.

 

© 2013 AFP

 

 

 

Centrafrique : Le CNT décidé à prendre ses responsabilités, les Etats Unis mettent la main en poche

 

Radio Ndéké Luka jeudi 21 novembre 2013 13:40

 

Les conseillers nationaux sont résolus à prendre à bras le corps la situation sécuritaire en République Centrafricaine. Ils ont consacré les journées de mardi et mercredi à l’interpellation deux membres du Gouvernement d’Union Nationale de transition sur la question. Les échanges se sont déroulés au siège du Conseil National de Transition (CNT) à Bangui à travers un débat très houleux.


La sécurité publique et la Justice ont été les deux principaux points inscrits à l’ordre du jour de cette 4ème session extraordinaire du CNT dont les travaux ont pris fin ce mercredi à Bangui. Josué Binoua et Arsène Séndé, respectivement ministre de la Sécurité Publique et de la Justice ont été les ministres interpellés.


Le 1er a été interpellé mardi sur la situation sécuritaire en Centrafrique. Le second a répondu mercredi sur la recrudescence des crimes et délits graves commis sur l’ensemble du territoire, dont les auteurs ne sont nullement inquiétés par les responsables en charge.


Les conseillers se sont estimés insatisfaits des réponses fournies par Josué Binoua, ministre de la sécurité publique sur la question de la sécurité. Ils ont qualifié son argumentaire de superflu, ce que les centrafricains appellent « sango ti makara » en langue nationale. Idem pour le ministre Arsène Séndé de la justice dont les explications n’ont pas du tout convaincu les parlementaires sur le sujet.


Le ministre de la justice a reconnu la recrudescence des crimes et délits commis en Centrafrique, dans ses propos liminaires. Pour Arsène Séndé, face à la situation catastrophique, la justice ne peut mieux jouer son rôle que s’il y’a la sécurité, car il s’agit de deux institutions étroitement liées. « le problème de la recrudescence des crimes et des braquages dans notre pays est profond. Il y a un lien entre la sécurité et la justice. Je vous assure, sans la sécurité dan un pays, la justice ne peut rien faire. Vous savez, la justice travaille avec la police et la gendarmerie. Quand quelqu’un commis un crime, il faut que la police et la gendarmerie l’appréhendent pour que la justice fasse son travail ».


A l’issue de cette 4ème session extraordinaire du CNT, une résolution constituée de 10 points a été adoptée. Cette résolution prévoit le rétablissement de la paix et de la sécurité afin de conduire le pays vers la voie du développement, y compris l’interdiction de circuler à moto au-delà de 18 heures et le rétablissement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans leur fonction dans un bref délai, comme exprimé par Alexandre Ferdinand Nguéndet, président du CNT : « les conseillers nationaux ont arrêté une résolution en dix points. D’abord la nomination d’un ministre au sein de la défense nationale et d’un ministre en charge de la communication, la dissolution du CEDAD et un appel à l’intention du gouvernement afin qu’il prenne ses responsabilités pour assurer la défense du peuple centrafricain et l’intégrité territorial ».


Les conseillers nationaux promettent que, si des actes concrets ne sont pas mis en œuvre dans l’urgence après cette 4ème session, ils mettront à profit les moyens coercitifs en leur possession pour contraindre le gouvernement de la transition à prendre ses responsabilités. 


Par ailleurs, les Etats-Unis se disent préoccupés par la situation en Centrafrique. Ils ont annoncé mercredi la libération de 40 millions de dollars, soit environ plus de 19 milliards de francs Cfa, pour la future force de maintien de la paix de l'Union africaine notamment la Mission de Soutien à la République Centrafricaine (MISCA).


Le secrétaire d'Etat John Kerry, qui a mis nommément en cause l'alliance rebelle de la Séléka affiliée au gouvernement, a déclaré dans un communiqué que : « les Etats-Unis ne voient aucune preuve que le gouvernement de transition de la République centrafricaine a la capacité ni même la volonté politique de mettre fin aux violences ». John Kerry appelle la communauté internationale à soutenir la Misca « afin de rétablir la sécurité dans le pays » à travers le déploiement de 3600 soldats environ.


Mercredi déjà, François Hollande a appelé la communauté internationale à « agir » en Centrafrique. Il dénonce les exactions qui se déroulent dans ce pays en proie au chaos. 

La France va renforcer son contingent en RCA, et la Guinée au Mali
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:09

 

 

 

 

 

 

http://www.la-croix.com  21/11/13

 

La République centrafricaine est « au bord du génocide », selon le chef de la diplomatie française Laurent Fabius et un haut diplomate américain.

 

La Centrafrique est-elle au bord d’un génocide ? 

 

 « Il se produit en Centrafrique des actes abominables. Un chaos, des exactions extraordinairement graves ». François Hollande, jeudi 21 novembre, lors de la remise du prix de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits au docteur Denis Mukwege et à Femmes Africa Solidarité, a tenu à conclure son discours par un nouvel appel à la communauté internationale. Face à l’urgence et aux 400 000 personnes déplacées en Centrafrique, « nous devons agir », a martelé le président de la République.

 « Le pays est au bord du génocide », a insisté le même jour Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, sur France 2. À Washington, un diplomate de haut rang, le directeur du bureau Afrique du département d’État, Robert Jackson, avait également parlé mardi dernier d’« une situation pré-génocidaire », devant une commission du Congrès. 

 

Le 1er  novembre, un responsable de l’ONU, Adama Dieng, avait également prévenu que la République Centrafricaine pourrait devenir le théâtre d’un «génocide», à l’heure où les violences inter-communautaires risquent de radicaliser chrétiens et musulmans.

 

 « Le terme de pré-génocide ne recoupe aucune valeur scientifique et juridique, précise Jacques Semelin, du Centre d’études et de recherches internationales (Ceri). C’est un terme que l’on utilise pour mobiliser l’opinion publique et les décideurs. C’est un signal d’alarme efficace pour dire qu’il est encore temps d’agir avant la catastrophe ».

 

 « Je trouve qu’il y a un usage du terme “génocide”  de plus en plus laxiste, en particulier depuis le Darfour, juge Roland Marchal du Ceri. En généralisant l’usage de ce terme, je ne suis pas sûr que l’on rende plus compréhensible la situation en République Centrafricaine ». 

 

D’autant qu’utilisé par la diplomatie américaine et française, le mot « génocide » n’a pas nécessairement le même sens. « Dans la culture anglo-saxonne, il équivaut à celui de ‘‘massacre de masse’’. Alors qu’en France, parler de génocide, c’est se référer à la Shoah. C’est parler de la destruction d’un groupe en tant que tel ! », nuance Jaques Semelin.

 

 Quelle est la situation ? 

 

Quel que soit le nom que l’histoire retiendra pour le drame de la Centrafrique, l’urgence humanitaire y est extrême. Depuis la chute du président François Bozizé, le 22 mars, et l’arrivée au pouvoir des rebelles de la Séléka, la République Centrafricaine est plongée dans le chaos. 

 

 Les rebelles ont pillé tout le pays : les villages, les villes, les centres administratifs, les centres de santé, les écoles, les églises… « Aujourd’hui c’est le désordre absolu, vous avez sept chirurgiens pour 5 millions d’habitants, une mortalité infantile, dans certains coins du pays, de 25 %, un million et demi de personnes qui n’ont rien, même pas à manger, et des bandes armées, des bandits, etc. », a détaillé Laurent Fabius.

 

Dans tout le pays, l’appareil d’État s’est effondré. Depuis le mois de mars, la population est sans défense face aux seigneurs de la guerre issus de la Séléka. Les exactions sont multiples : meurtres, viols, vols. Et l’impunité des rebelles, en particulier en dehors de Bangui, totale. 

 

À Bangui, 2500 soldats de la force africaine essayent d’assurer un semblant de sécurité. Mal armés, peu motivés, l’efficacité de ces hommes est quasiment nulle.

 

 Pourquoi les tensions communautaires augmentent-elles ? 

 

Les rebelles de la Séléka sont issus du nord du pays, majoritairement musulman. Ils ont été épaulés par des Soudanais et des Tchadiens de confession également musulmane. De sorte que ces rebelles apparaissent comme des combattants dont le trait commun est leur appartenance à l’Islam. 

 

Dans le sud, majoritairement chrétien, les musulmans sont de plus en plus assimilés aux rebelles de la Séléka et aux islamistes étrangers. « Ce pays est touché par des tensions entre musulmans et chrétiens de plus en plus fortes », souligne Roland Marchal. Elles font craindre, le jour où la Séléka sera battue, des représailles.

 

Dans ce contexte d’abandon, d’anarchie et d’agression, les populations se rabattent sur les solidarités communautaires et confessionnelles. Elles organisent leur propre défense en constituant des milices armées. Des milices composées de jeunes gens de confession chrétienne se sont déjà attaquées aux rebelles de la Séléka et à aux populations musulmanes, autant par punition que par prévention.

 

La France redoute par ailleurs une radicalisation islamiste en République Centrafricaine, avec l’arrivée de combattants étrangers. Selon un haut diplomate, « le cocktail est explosif. On trouve les Arabes islamistes du Darfour, les djan­djawids ; des djihadistes qui ont fui le Mali ; des combattants de Boko Haram… Beaucoup d’éléments de la Séléka ne parlent qu’arabe. Il y a déjà des régions dans lesquelles la consommation d’alcool et de porc est interdite. On constate que de très nombreuses églises chrétiennes ont été ciblées par les rebelles. » 

 

 Que fait la communauté internationale ? 

 

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a présenté lundi un rapport sur la Centrafrique. Il préconise plusieurs scénarios, dont une opération de maintien de la paix avec l’envoi de 6 500 à 9 000 casques bleus. Proposition qui doit être examinée, lundi 25 novembre, par le Conseil de sécurité. 

 

On s’attend qu’à l’issue de cet examen, le Conseil de sécurité adopte une résolution renforçant la force africaine. Cette résolution ira-t-elle plus loin ?« Je pense qu’elle va autoriser la France à intervenir sur le modèle du Mali : les Français en première ligne, les troupes africaines en second, avant la mise en place d’une opération casques bleus », pronostique Roland Marchal. Mais la diplomatie américaine reste réservée, aussi bien sur l’option africaine que sur celle d’une opération de maintien de la paix de l’ONU.

 

Selon des sources militaires, la France a déjà commencé à renforcer son dispositif en République centrafricaine. Disposant pour l’heure officiellement de 420 soldats sur place, elle prépare la projection d’un groupement tactique interarmes. 

 

Selon nos informations, un commando parachutiste est parti préparer cette projection. Des parachutistes du 8 RPIMa ont débarqué récemment à Bangui, officiellement dans le cadre d’une opération de relève. Des compagnies du 3e  RPIMa sont également mobilisées pour la République centrafricaine.

 

Si les moyens engagés par la France ne devraient pas être de même niveau qu’au Mali, la force française en Centrafrique devrait s’élever entre 1 000 et 1 500 soldats. Elle agira comme une force d’intervention rapide en vue d’aider les forces africaines à sécuriser le pays. 

 François Hollande, qui réunira le 6 décembre à Paris un sommet pour la paix et la sécurité en Afrique, l’a confirmé hier : « La communauté internationale doit agir. L’ONU s’y prépare. La France, une nouvelle fois, sera là en soutien des Africains. » 

 

Nathalie Lacube et et Laurent Larcher

 

Centrafrique : la France se prépare à intervenir

 

(Source : AFP) 21 nov. 2013

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, affirme aujourd’hui que la Centrafrique étant « au bord du génocide », l’ONU « va donner une permission d'intervenir aux forces africaines, à l'Union africaine et également à la France ». « Ce ne sera pas du tout le même genre d'intervention qu'au Mali, ce ne sera pas aussi massif et aussi durable », précise-t-il.

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU discutera lundi prochain de la situation, sur la base du rapport du Secrétaire général Ban Ki-moon, qui contient « plusieurs options pour renforcer le soutien à la force africaine », dont l'envoi de quelque 6 000 Casques bleus. La France pourrait toutefois intervenir avant l’autorisation officielle de l'ONU, en fonction de l’évolution de la situation.

 

 

Centrafrique : les États-Unis appellent à des sanctions

 

Le Point.fr - le 

 

Washington appelle jeudi à des sanctions contre les responsables des violences en Centrafrique qui ont conduit les Nations unies à envisager d'y envoyer 6 000 Casques bleus.

 

Les États-Unis ont appelé jeudi à des sanctions contre les responsables des violences en Centrafrique qui ont conduit les Nations unies à envisager d'y envoyer 6 000 Casques bleus. La communauté internationale devrait "imposer des sanctions aux auteurs de violences", écrit l'ambassadeur des États-Unis auprès de l'ONU, Mme Samantha Power, sur son compte Twitter. Elle souhaite par ailleurs "un déploiement rapide" de la totalité de la force africaine (Misca) qui tente de rétablir la sécurité en Centrafrique. Cette force est en cours de déploiement, mais manque de matériel et de moyens financiers.

 

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a annoncé mercredi le versement de 40 millions de dollars d'aide à cette force de l'Union africaine, jugeant qu'elle constituait "le meilleur mécanisme" pour faire face à la violence. La force africaine compte actuellement 2 500 soldats sur un total prévu de 3 600. Mais selon des diplomates et des sources militaires, ce nombre est insuffisant pour mettre un terme au chaos dans lequel s'enfonce la Centrafrique.

 

Situation "pré-génocidaire"

 

À la tête de la coalition rebelle Séléka, Michel Djotodia a renversé le 24 mars le président François Bozizé. Investi président, M. Djotodia a dissous la Séléka, mais les forces de sécurité sont impuissantes à neutraliser les ex-rebelles. Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a estimé jeudi sur la chaîne de télévision publique France 2 que la Centrafrique était "au bord du génocide" et confrontée à un "désordre absolu". 

 

Mardi, un responsable du département d'État s'était déjà alarmé devant une commission du Congrès d'une situation "pré-génocidaire" en Centrafrique, soulignant par ailleurs que les États-Unis ne soutenaient pas la création d'une mission de maintien de la paix de l'ONU.

Lupour vous : La situation devient critique en République Centrafricaine
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