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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 21:34

 

 

enfant soldat

 

Lundi, 21 Novembre 2011 17:56  (AFP) - Un plan d'action pour la "libération d'enfants soldats" a été signé lundi en Centrafrique entre l'ONU et la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), a appris l'AFP auprès de l'ONU.

"Il semble qu'il y a beaucoup de bonne volonté en ce moment dans le pays et nous espérons que cela débouche sur une paix plus durable", a affirmé à l'AFP Radhika Coomaraswamy, représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies pour les enfants et les conflits armés.

"La clé est la démobilisation et les Nations unie doivent se concentrer là-dessus", a-t-elle ajouté.

Ce plan d'action  concernant les enfants soldats de la CPJP, signé à Ndélé (nord), survient trois semaines après un accord similaire signé avec une autre rébellion, une des principales du pays celle de l'Armée populaire pour la restauration de la république et la démocratie (APRD).

Quelque "1.500 enfants de ces deux rébellions" sont concernés par le plan d'action, a expliqué Mme Coomaraswamy, précisant que certains "étaient très jeunes, âgé de 12-13 ans".

La représentante de l'ONU a souligné que son organisation avait mis en place des programmes pour tenter de retrouver les parents, réinsérer les enfants dans le système scolaire ou leur apprendre un métier.

"Il y a un élan en Centrafrique pour la libération d'enfants (soldats)", s'est réjouie Mme Coomaraswamy, soulignant dans un communiqué que "l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR, rébellion) s'était engagée à ce que l'ONU recense la présence d'enfants dans ses rangs".

"Avec ce nouvel accord par les groupes armés en Centrafrique, un suivi rapide est impératif pour libérer les enfants de leurs rangs et s'assurer que des programmes sont en place pour leur réhabilitation et leur réintégration" a déclaré la représentante de l'Unicef Tanya Chapuisat, selon le texte.

Elle a précisé qu'à ce propos "une injection immédiate de nouveaux fonds est demandée".

Malgré le processus de paix amorcé en 2008, Amnesty international indique dans un rapport qu'au moins 14 groupes armés continuent de sévir en Centrafrique, parmi lesquels figure l'Armée de libération du seigneur (LRA), une rébellion ougandaise.

© Agence France-Presse

 

Centrafrique : La CPJP signe le plan d’action de libération des enfants soldats


BANGUI, Mardi 22 novembre 2011 | 23:12 UTC  - (Xinhua) - Le président de la rébellion de la Convention des patriotes pour la paix et la justice (CPJP), Abdoulaye Hissène, a signé dimanche à Ndélé (Nord-est) avec le système des Nations Unies, le plan d'action de réhabilitation et de réinsertion des enfants soldats se trouvant dans ses rangs.

 

L'annonce a été faite lundi à Bangui par Radhika Coomaraswamy, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies pour les enfants et les conflits armés, au cours d'un point de presse qui sanctionne la fin d'une mission d'une semaine en République centrafricaine pour évaluer la situation de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony et amener les groupes rebelles à s'engager à ne plus enrôler les enfants.


« La signature du plan d'action pour libérer tous les enfants présents dans les rangs des groupes armés demande un programme spécial pour la réhabilitation et la réinsertion de ces enfants dans leurs communautés d'origine », a précisé la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies.

 

La signature par la CPJP de ce document est « essentielle parce que les enfants ne devraient pas être impliqués dans les conflits », ajoute elle. « Nous devons maintenant nous assurer que ces enfants soient séparés et réintégrés », a indiqué la représentante spéciale de l'Onu. Elle a ajouté qu'un plaidoyer sera entrepris auprès des bailleurs en vue de mobiliser les fonds nécessaires à la mise en oeuvre d'un programme global de développement communautaire en faveur des régions touchées par le phénomène d'enfants soldats.

 

Elle a aussi annoncé la mise en place d'un programme global chargé d'une part de convaincre les communautés de la nécessité de réintégrer les enfants dans leur communauté d'origine et d'autre part préparer des projets spécifiques de développement communautaire pour la réduction de la pauvreté.

 

En dehors de Ndélé, la représentante onusienne s'est également rendue dans le Sud-est, notamment dans la ville d'Obo qui connait les exactions de la LRA depuis trois ans avec le phénomène d'enlèvement d'enfants par cette rébellion et l'implication dans des groupes d'autodéfense encouragées par les autorités locales.

 

L'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de Jean Jacques Démafouth, un autre rébellion évoluant plus dans le Nord-ouest a signé le plan d'action de libération des enfants soldats présents dans ses rangs le 19 octobre 2011.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 19:35

 

 

 

pub Action Contre la Faim

 

Lundi, 21 Novembre 2011 14:24

Une femme âgée d’une cinquantaine et son petit-fils de 4 ans ont trouvé la mort suite à une intoxication alimentaire, le weekend dans la ville de Bouar. Les deux victimes ont consommé de l’igname sauvage ramenée du champ par le chef de famille. Ce dernier se bat contre la mort en ce moment à l’hôpital préfectoral de cette ville.

Ce drame s’est produit au quartier Gombou 2 dans le 2e arrondissement de la ville. Les parents des victimes ont expliqué « qu’après avoir mangé, les victimes ont vomi et ont été pris de diarrhée, avant d’être tuées par la suite ».

C’est le second incident de cette nature enregistré dans la ville en quelques semaines. Au mois d’août dernier, un garçon de 3 ans et une fille de 6 ans, tous enfants d’une même famille avaient perdu la vie après avoir consommé des champignons toxiques.

 

NDLR : Ce drame qui résulte de l’inexistence d’une vraie politique de développement agricole du régime Bozizé est aussi la parfaite illustration de la faim et sous-nutrition aiguë qui sévissent actuellement à une grande échelle en Centrafrique et dont sont victimes aussi bien les enfants que les adultes dans presque toutes les préfectures. Dans certaines régions du pays, les populations en sont réduites à manger des plantes sauvages en ignorant que certaines peuvent être vénéneuses.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 18:41

 

Bozize-au-Qatar.jpg

 

Doha, Novembre 21 (CNT) – Le Président de la République centrafricaine François Bozizé est arrivé à Doha lundi matin pour une visite de deux jours.

Le Président de la République centrafricaine et sa délégation ont été accueillis à leur arrivée à l'aéroport international de Doha par Son Excellence le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine Dr Hamad bin Abdulaziz al-Kuwari. (CNT)

 

NDLR : Un président de la République accueilli par un ministre de la culture, il n’y a que Bozizé qui peut bénéficier d’un tel traitement et l’accepter. Il est vrai que lorsque l’on vient tendre la main de mendiant, on ne peut que courber l’échine et tout gober.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 17:52

 

 

Baba Laddé

 

BANGUI Lundi 21 novembre 2011 | 16:36 UTC (2011 AFP) - La rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) du général Baba Laddé se livre à des enrôlements forcés, à l'extorsion et au vol de bétail dans le sud de la Centrafrique, a affirmé lundi une source de gendarmerie.

"De nombreux jeunes ont été enrôlés de forces par les rebelles qui extorquent d'importantes sommes d'argent à des familles d'éleveurs qui refusent que leurs enfants soient enrôlés", a précisé à l'AFP cette source à Kouango (centre-sud, à la frontière avec la RD Congo).

"Les familles dépourvues d'argent sont passées à tabac, jusqu'à ce qu'elles s'engagent à trouver une autre compensation", a encore affirmé la source.

"D'après les informations que nous avons, plus de 900 boeufs ont été dérobés par les rebelles tchadiens (...) vers Bambari (centre)", a ajouté cette source.

Le FPR occupe depuis début août la localité de Pladama Ouaka située entre les villes de Bambari (centre) et Kouango, sans que les tentatives de négociation aient pu aboutir. Selon le préfet de la région de Bambari, ses hommes vivent du pillage et du racket.

Le 10 août, le médiateur centrafricain Mgr Paulin Pomodimo avait affirmé avoir convaincu le général Abdel Kader Baba Laddé de se rendre à N'Djamena pour discuter, mais celui ci s'était refusé fin août à toute négociation sans la présence de l'ONU.

Baba Laddé, qui n'était pas joignable ce lundi, avait annoncé en juillet que l'accord de paix signé en juin à Bangui avec le médiateur tchadien Abderamane Moussa était remis en cause à la suite de l'arrestation de deux de ses hommes au Tchad. Il avait accusé N'Djamena de ne pas vouloir la paix dans des déclarations l'AFP fin septembre.

Des éléments du FPR pourchassés par l'armée tchadienne se sont repliés en Centrafrique en 2008, à Kaga Bandoro (centre-ouest), où ils sont souvent accusés de brigandage.

Baba Laddé avait disparu d'octobre 2009 à août 2010, date à laquelle il était réapparu au Cameroun. Il affirmait avoir été détenu dix mois à N'Djamena et soutenait s'être évadé en août 2010, sans que ses affirmations soient confirmées par les autorités tchadiennes. Il avait à nouveau disparu en novembre 2010 pour réapparaître en Centrafrique en janvier 2011.

 

NDLR : Qu’attendent les autorités centrafricaines pour débarrasser le pays de ce pseudo général qui n’arrête pas de semer la désolation dans les zones où sa rébellion a pris pied ? Si Joseph Kony est difficile à localiser, on sait en revanche parfaitement où se trouve ce Baba Laddé puisque Pomodimo a pris l’habitude d’aller à sa rencontre.

 

Bambari se mobilise pour faire face à Baba Ladé

Radio Ndéké Luka Lundi, 21 Novembre 2011 14:30

Dans la préfecture de la Ouaka, la peur gagne du terrain. C’est aussi l’exaspération face à la présence des hommes de Baba Ladé considérés par les populations comme des envahisseurs. Déjà il est question de comités d’auto-défense pour résister et empêcher la poursuite des exactions.

En effet, suite à la publication la semaine dernière d’un rapport des autorités locales sur l’insécurité grandissante dans la préfecture, créée par les hommes du chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Ladé chef des Forces Populaires Républicaines (FPR), la population veut se mobiliser pour barrer la route à ces hommes. Cette décision émane de plusieurs associations de jeunes de la ville, vu que le gouvernement tarde à « prendre des mesures coercitives », pour faire face à la situation et protéger les populations.

Les informations relayées ce lundi 21 novembre 2011 par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bambari, font état de dispositions prises notamment par des groupes de jeunes pour constituer des brigades d’autodéfense contre ces hommes, vue que « nous avons demandé en vain à l’Etat d’envoyer des militaires pour chasser ces rebelles étrangers ».

Le rapport envoyé aux autorités centrales à Bangui fait état de nombreuses exactions, principalement contre les éleveurs peuhls, à quelques 10 kilomètres de la ville. Un ultimatum d’un mois avait pourtant été lancé à l’endroit de ce mouvement rebelle. Il  a expiré depuis le 7 septembre dernier, soit il y a plus d’un mois. Les observateurs constatent par ailleurs  que les tractations entamées pour le retour au Tchad des éléments de cette rébellion et de leur chef sont au point mort.

Au cours de derniers jours, de nombreux incidents ont été signalés. Il s’agit notamment de l’interdiction faite aux femmes par les rebelles de se rendre aux champs pour les récoltes. Les hommes de Baba Ladé ont aussi été signalés dans les localités de Grimari et Kouango, principales zones d’activités économiques dans la préfecture de la Ouaka.

Au cours du weekend dernier, ils ont aussi fait irruption au village de Ngakobo, où se trouve l’usine de fabrication du sucre centrafricain.

C’est depuis 2008 que Abdel Kader Baba Ladé s’est installé avec plus de 1000 hommes au centre-nord du pays, principalement dans la région de Kaga Bandoro. Depuis plus de 5 mois, ses hommes se sont éparpillés dans toutes les régions allant du centre, au nord et à l’est de la RCA.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 13:59

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

Bangui, Lundi, 21 Novembre 2011 11:41(AFP) - La région de Bria (centre) est plongée dans une "grande misère", a déclaré le médiateur de la République centrafricaine, deux mois après un cessez-le-feu entre groupes armés qui se battaient pour le contrôle du diamant.

 

"La première leçon à tirer de ce périple (dans la zone de Bria), c'est la misère, la grande misère qui a pris place dans l'arrière-pays", a déclaré à la radio nationale le Médiateur Monseigneur Paulin Pomodimo, qui est à la tête d'une caravane de la réconciliation dans la région de Bria.


"Quand on a rencontré les personnes meurtries, quand on a sillonné toutes le zones et qu'on a vu dans quelle pauvreté vivent ces personnes (...) il était temps que notre pays puisse mettre un terme à tout cela" (aux combats), a poursuivi Mgr Pomodimo.

 

Les rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) et les ex-rebelles de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) ont signé un accord de paix le 8 octobre, après des combats qui en septembre avaient fait 50 morts.

 

Les deux groupes constitués d'ethnies rivales, Ronga pour la CPJP, Goula pour l'UFDR, sont en conflit depuis plusieurs années, notamment pour le contrôle du diamant.


"Nous avons vu des traces qui nous ont rappelé l'âpreté des combats (...) La présence des responsables des mouvements politico-militaires de l'UFDR et de la CPJP a permis de prendre des engagements forts qui ont rassuré les populations", a ajouté le Médiateur, qui s'est rendu à Bria (centre), Ndélé (nord) et Sam Ouandja (nord-est).

 

"Le passage de la caravane samedi à Ndélé a donné l'occasion aux Goula et aux Ronga d'enterrer définitivement la hache de guerre lors d'une cérémonie où les chefs rebelles Zakaria Damane (UFDR) et Abdoulaye Hissène (CPJP) se sont serrés la main", a précisé une source au sein de la Médiation.

La "caravane pour la réconciliation" lancée la semaine denière et composée de membres du CPJP et de l'UDFR ainsi que d'hommes politiques a pour "objectif de restaurer la paix et la confiance entre les populations", selon le cabinet du Médiateur.

 

De source préfectorale, environ 4.500 personnes ont fui la région de Bria en raison des combats.

Selon Amnesty international, au moins 14 groupes armés continuent à sévir en Centrafrique.

© Agence France-Presse

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 03:11

 

 

pub-Action-Contre-la-Faim-copie-1.JPG

 

La kwashiorkor sévit dans la Sangha-Mbaéré


Radio Ndéké Luka Vendredi, 18 Novembre 2011 15:28

 

On la croyait considérablement réduit à Nola et dans certaines sous-préfectures de la Sangha-Mbaéré (Sud), mais loin de là. Le kwashiorkor poursuit son bonhomme de chemin dans cette partie de la Centrafrique. Elle constitue le principal défi à relever par le personnel soignant, chez les enfants de moins de 5 ans.

 

Après les communes de Nola, Salo et Bilolo, cette maladie vient de faire son entrée dans celle de Bambio et au village de Mambéré, localités situées respectivement à 140 et 95 km axe Nola-Bangui.

 

En une seule semaine, 15 cas ont été enregistrés par le centre de santé de la ville. Ces cas ont été automatiquement évacués à l’hôpital préfectoral de Nola, où ils bénéficient d’une prise en charge sanitaire et nutritionnelle de la part de cet hôpital et de l’ONG Action contre la Faim.

 

Un responsable de l’Unité de soins à la pédiatrie de l’hôpital de la ville a expliqué à Radio Ndeke Luka que « la progression de cette maladie dans les autres localités de la préfecture est due à la consommation d’aliments avariés et au non-respect de l’hygiène corporelle ».


Cependant, « le taux de pourcentage de cette maladie dans la ville de Nola est revue en baisse », toujours selon ce responsable. Il est de 5% à présent alors qu’il a été décelé 50% de cas positifs au cours des 3 derniers mois.

 


 

Le secteur agricole de la RCA est malade, selon la FAO

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 18 Novembre 2011 15:27

 

Le secteur agricole centrafricain connait encore des difficultés.  C’est ce qui ressort des premiers résultats de l’enquête sur l’investissement agricole en République Centrafricaine. L’étude est menée par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), avec l’appui des experts nationaux aux mois d’Avril et Mai dernier. Les premiers résultats de ces enquêtes sont validés le 17 novembre 2011 à Bangui.

 

Cette enquête a été menée dans le secteur de l’agriculture, élevage, pisciculture, et de transformation industrielle. Elle vise à relancer les activités agricoles d’une manière durable, faire la situation des investissements dans ces différents secteurs.

 

D’après les premiers résultats de cette étude, la République Centrafricaine n’a pas encore fait des avancées dans la modernisation de ces secteurs. Etienne Ngounio-Gabia, assistant au représentant de la FAO pour la Centrafrique a affirmé qu’ « il s’agit de voir pour chaque sous-secteur en matière de modernisation, où est ce que la République centrafricaine se situe aujourd’hui. En termes de mécanisation, combien de tracteurs on peut trouver dans le pays ? ».

 

Plusieurs rapports émanant d’organisations non gouvernementales ont déjà mentionné que l’insécurité a créé un dysfonctionnement dans les secteurs agricole et d’élevage. Les experts de la FAO ont cependant voulu qu’une attention particulière soit portée à ces secteurs afin que l’on s’attaque aux difficultés identifiées.


Pour le moment, un plan national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire est en train d’être élaboré par le ministère de l’agriculture avec l’appui de la FAO.

 

 

 

NDLR : Le constat fait dans ces deux domaines à savoir la situation de sous-nutrition aiguë des enfants centrafricains dont la photo de l’un d’eux sert de support à la campagne publicitaire actuelle de l’ONG Action Contre la Faim en France et celle de l’agriculture de la RCA après l’enquête de la FAO, confirme cette triste vérité que nous n’arrêtons pas d’asséner depuis longtemps : le cuisant échec du régime de BOZIZE dans tous les domaines après plus de huit ans de pouvoir. Son bilan est désastreux à tout point de vue et le dire n’est ni distiller de la haine, ni faire de l’anti-bozizisme primaire. Il faut dire qu’un chat est un chat.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 02:29

 

 

 

fric en CFA

 

 

Depuis que C.A.P et CPI ont commencé à les publier semaine après semaine, les tableaux de siphonage du trésor en 2010 par la bozizie se succèdent et se ressemblent. Ce n’est pas autre chose que du vol en bande organisée des finances de l’Etat. Les champions toutes catégories sont notamment le DG du Trésor de l’époque lui-même, le général Guillaume LAPO qui, après avoir pompé la somme de 10 millions de F CFA pour la « réparation de ses toilettes de bureau », et également perçu une autre fois 149 millions de F CFA pour « l’achat de son véhicule », se fait verser à lui-même en plusieurs tranches (3 ou 4) de 10 millions de F CFA par semaine, le règlement de la facture des frais de clôture du ministère des finances dont le marché a été attribué sans scrupule et dans des conditions d’évident conflit d’intérêts à sa propre entreprise dénommée « POLYGONE », ainsi que le chef de cabinet particulier de BOZIZE lui-même, le contrôleur général de police Joël SINFEI MOIDAMSE dont les montants de ponction avoisinent souvent chaque fois 5 à 6 cents millions de F CFA.


Le tableau ci-dessous est celui du mois de juin et également celui de juillet 2010. Au mois de juillet où il n’y a eu que quatre opérations dont la plus insolite est celle effectuée au nom du général Alphonse GOMBADI aujourd’hui décédé à qui la somme de 15 millions de F CFA a été remise on ne sait trop pourquoi.


Le nom d’un certain  Joseph BANGO revient dans presque tous les tableaux. Il s’agit du chef de service du matériel du trésor qui selon nos informations, a détourné à son profit d’énormes quantités de bon de carburant au vu et su du DG du Trésor dont il est un homme de main et que celui-ci charge pour retirer aussi les OP des nombreuses heures supplémentaires illégales appelées dans leur jargon « Travail Extra Légal » (TEL) que LAPO et son 2ème fondé YOMBO  se faisait aussi régulièrement payer.


Ce Joseph BANGO qui n’est qu’un simple agent qui devrait toucher un salaire d’environ 120.000 F CFA, est toujours en fonction à ce jour après le limogeage de Guillaume LAPO et continue de mener un époustouflant  train de vie qui n’éveille même pas l’attention de ses supérieurs hiérarchiques. De surcroît, il touche des frais de création d’un prétendu « COMPTE DE GESTION » et de son fonctionnement alors que cela relève de ses attributions.


Par ailleurs, on note aussi le versement régulier de plusieurs  frais de per diem, divers émoluments ainsi que d’autres avantages dont bénéficient les agents du trésor ce qui n’est point le cas de ceux du budget et des autres fonctionnaires de l’Etat.


Toujours dans le tableau de juin, on est sidéré de constater le pompage d’une somme de 117 743 000 F CFA pour des frais de mission d’un voyage présidentiel. On note aussi qu’à deux personnalités bien connues du KNK prétendues opérateurs économiques, Edouard NGAISSONA et MAYER, on a payé quelques factures alors que d’autres opérateurs économiques non proches du régime doivent toujours patienter.


On apprend aussi avec effarement que dans le tableau de juillet, la tenue à Bangui du prétendu FORUM de la DIASPORA à l’initiative d’un certain nombre d’intrigants compatriotes de France autour de Maurice OUAMBO alias DJENTO et quelques autres qui se sont beaucoup agités dans l’espoir d’obtenir quelques postes et strapontins dans le gouvernement, a servi de prétexte pour le siphonage de 30 millions de F CFA. Un an après ce forum où beaucoup de vent a été brassé autour de BOZIZE, on a encore quelque mal à être convaincu de sa pertinence et de son opportunité.


De même, la somme de 30 millions de F CFA a aussi été décaissée pour une étrange « rencontre » entre le PM TOUADERA et le PAN GAOMBALET dont on ignore totalement le but et l’intérêt.


Selon nos informations, la mission du FMI qui vient de s’achever à Bangui serait revenue sur l’affaire des 49 milliards de F CFA injustifiés du trésor. Les détourneurs ont prétendu qu'il y avait eu au niveau des banques des erreurs d'écriture de 8 milliards de F CFA. Après confrontation des données et divers documents, il reste toujours néanmoins un gap de 15 milliards de F CFA qu’il sera très difficile sinon impossible au pouvoir de justifier. En tout état de cause, les montants siphonnés au trésor se versaient en espèces sonnantes et trébuchantes par OP et ne transitaient nullement par les banques.

(à suivre…)


La rédaction de C.A.P

 

 

 

 

MINISTERE DES FINANCES ET DU BUDGET                                                                                   REPUBLIQUE  CENTRAFRICAINE

*************                                                                                                                               UNITE - DIGNITE - TRAVAIL

DIRECTION GENERALE DU TRESOR                                                                                                            **********

ET DELA COMPTABILITE PUBLIQUE

            *************

DIRECTION DE LA CENTRALISATION COMPTABLE

            *************

SERVICE DE LA CENTRALISATION COMPTABLE                                                                         Bangui le 14/09/2011

            *************

BUREAU DE REGULARISATION DES DEPENSES

            *************

N°_ /MFB/DIR-CAB/DGTCP/DCC/SCC/BRD, 11

 

TABLEAU DES DEPENSES PAYEES A CHARGE DE TRESORERIE

(EXERCICE juin/juillet 2010)

 

N° OP

LIBELLE

MONTANTS

BENEFICIAIRES

4906

Confection compte de gestion

3 000 000 CFA

BANGO Joseph

4922

Frais de mission cinquantenaire  de la RDC

93 635 000 CFA

BOMAYAKO Gilles

4925

Mission UNESCO

3 000 000 CFA

DEGANAI Eric

4928

Tenues de défilé du 1/05/2010

2 000 000 CFA

DANBOY Maurice

4937

Règlement créance

1 500 000 CFA

LAPO Guillaume

7679

Fonds à la disposition de monsieur GOMBADI

15 000 000 CFA

YANIBADA  Christine

7682

Règlement créance Ets NGAISSONA

10 000 000 CFA

KPENGAI A

7751

Frais domestique de la 1ère dame

4 000 000 CFA

BOZIZE Monique

7752

Achat batterie DGT

85 000 CFA

DGT

7756

Règlement créance DGT

10 000 000 CFA

LAPO Guillaume

7759

Fonds à la disposition du DDR

11 450 000 CFA

BALLO Jaubert

7761

Festivité investiture du Président

20 000 000 CFA

MALEYOMBO Thierry

7766

Campagne agricole

180 000 000 CFA

GOUANDJIKA Fidèle

7769

Travaux palais de justice de Nola

5 000 000 CFA

???????????????????????????

7771

Forum Diaspora

30 000 000 CFA

KOYAGAZAMO Joachim

7774

Rencontre PM et Président AN

30 000 000 CFA

BIREAU Rameau

7776

Fonds mis à la disposition de la SOCATEL

78 000 000 CFA

MALEYOMBO Thierry

7779

Frais de mission Soudan

2 850 000 CFA

BOZIZE Francis

7780

Fonds mis à la disposition du Ministère de l’Equipt

50 497 935 CFA

ZINGAS

7783

Evacuation sanitaire

24 715 425 CFA

BEHOROFEI Mathieu

7786

Fonctionnement compte de gestion

2 000 000 CFA

BANGO Joseph

7791

Bourses étudiants centrafricains à l’étranger

78 311 000 CFA

RENGAI Thierry

7793

Commission thématique Cinquantenaire

1 500 000 CFA

FIOYOUMONA

7798

Règlement Ets MATOUA

2 900 000 XCFA

MAYER

7799

Clôture Ministère des Finances

10 000 000 CFA

LAPO Guillaume

7800

Emoluments cadres et agents du Trésor

1 777 000 CFA

BANGO Joseph

7828

Alimentation JPN

10 000 000 CFA

YAGONGO

7832

Arriéré dette alimentation

31 455 975

GALLO GUENEFIO

7844

Indemnité des cadres et agents du Trésor

2 425 000 CFA

BANGO Joseph

7847

Frais de mission Présidentielle

117 743 000 CFA

DANBOY Firmin

7850

Frais de confection Compte de gestion

575 000 CFA

BANGO Joseph

 

S/ TOTAL JUIN ET JUILLET 2010

1 109 991 335 CFA

 

 

 

(Sources : Ministère des Finances et du Budget)

 

 

RECAPITULATIF DES REGLEMENTS PAR OP POUR LE MOIS DE JUIN/JUILLET 2010

 

1

MONTANT DES OP REGLES AU PROFIT DE LA BOZIZIE, LE KNK ET LES GBAYAS BOY’S

1 109 991 335 CFA 

2

MONTANT TOTAL DES DEPENSES DE L’ETAT EFFECTUEES PAR OP

 1 409 484 798 CFA

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 17:35

 

 

Baba Laddé

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 19 Novembre 2011 13:46

 

Les hommes du chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Ladé des Forces Populaires Républicaines (FPR) sont signalés ce 19 novembre 2011 à moins de 10 kilomètres de la ville de Bambari. Selon plusieurs sources contactées par Radio Ndeke Luka, ils seraient en train de commettre différents types d’exactions, principalement contre les éleveurs peuhls.


Leur présence de ces hommes est également signalée dans les localités de Grimari et Kouango, des localités considérées comme les principales zones économiques de la préfecture de la Ouaka.

 

Il y a quelques jours déjà, un rapport rendu public des autorités locales de la Ouaka et de la commune d’élevage d’Oro-Djonfoune indiquait que « les éléments de Baba Ladé ont pris position dans plusieurs villages et campements, où ils ont extorqué plus de 900 bœufs, des motos des particuliers et une importante somme d’argent ».


Toujours selon ce même rapport, « les activités socio-économiques de la Ouaka et celle de la commune d’élevage d’Oro-Djonfoune sont quasiment paralysées ». Cette situation explique d’ailleurs la hausse de prix de denrées alimentaires constatée sur les marchés de ces localités. L’administration municipale s’inquiète aussi par rapport à son budget de l’exercice 2011-2012, qui risquerait de prendre un coup.

 

« Les éleveurs sont en débandade, la transhumance reste impraticable, vue que les couloirs sont occupés par ces hommes », a expliqué pour sa part le correspondant de Radio Ndeke Luka. Il faut signaler que ces hommes seraient également entrain d’enrôler de forces les jeunes éleveurs peuhls dans leur mouvement, ont indiqué plusieurs sources. Ceux refusent l’enrôlement doivent payer un lourd tribut.

 

Pour le moment, la ville de Bambari et les régions environnantes vivent dans une psychose totale. D’aucuns commencent déjà à penser que ces hommes auraient des complices à Bangui, la capitale, vu que des actions armées correctives tardent toujours à venir.

 

Baba Ladé a affirmé il y a quelques mois à Radio Ndeke Luka, qu’il ne se reconnait pas dans les exactions dont lui et ses hommes sont accusés mais soutenait au contraire « travailler pour protéger les civils centrafricains des bandits armés et coupeurs de route ».

 

 

NDLR : Jusqu'à quand va durer ce manège de Baba Ladé sur le territoire centrafricain?

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 16:48

 

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

 

Bangui, 18 nov 2011 19:19  (AFP) - Le Fonds monétaire international (FMI) estime que "la situation des finances publiques demeure difficile" en Centrafrique et que "l'activité économique en 2011 a été en-deçà des attentes", dans un communiqué paru vendredi au terme d'une mission de travail de deux semaines.

 

"La situation des finances publiques demeure difficile, étant donné la faible mobilisation des recettes et le non-décaissement des appuis budgétaires attendus", affirme la mission. "L'activité économique en 2011 a été en deçà des attentes, en raison de la période électorale prolongée et des préoccupations sécuritaires", selon le communiqué.

 

"La croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel est estimée à 3,1% contre 3,3% en 2010, tirée par le secteur agricole et la reprise modeste des exportations de bois et de diamants", indique encore la déclaration.

"Grâce à la reprise des exportations de produits forestiers et de diamants, le solde des transactions courantes extérieures devrait se stabiliser, malgré une réduction des appuis extérieurs", précise la mission.

 

"Reconnaissant le besoin d'améliorer l'exécution budgétaire et d'accélérer les réformes structurelles, le gouvernement a déployé des efforts de clarification des dépenses de trésorerie et mis en place un certain nombre de mesures en réponse aux recommandations de la mission de juillet dernier: notamment le renforcement de la Commission de suivi des liquidités, l'amélioration de la transparence budgétaire, et le renforcement de la cellule de suivi des réformes économiques et financières", souligne la mission.

 

Toutefois, avertit-elle, "les progrès dans la mise en oeuvre de ces mesures constitueront la base pour le retour d'une équipe du FMI à Bangui au cours du premier trimestre 2012 afin de discuter du programme des réformes des autorités". Conduite par Norbert Toé, chef de la délégation du FMI, la mission a séjourné du 3 au 16 novembre à Bangui.

 

L'Etat centrafricain a longtemps été en crise de paiement. Avant l'arrivée en 2008 de l'actuel Premier ministre Faustin-Archange Touadéra, dont l'administration a recommencé à payer régulièrement les salaires des fonctionnaires, ceux-ci pouvaient accuser jusqu'à 36 mois de retard.


 

 

NDLR : Bien que dit en termes diplomatiques, le constat établi par la mission du FMI est accablant pour le régime de Bozizé et ne laisse place à aucune ambiguïté. La situation des finances publiques qui résulte de la mauvaise gestion personnelle de Bozizé est catastrophique et il n'y a aucun espoir qu'elle puisse s'améliorer dans le court terme. Sauf miracle, il n'existe aucune perspective de conclusion avant longtemps d'un programme avec le FMI qui pourrait apporter un ballon d'oxygène au pouvoir de Bangui. La messe est donc dite.

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 06:06

 

 

 

Bozizé 15 mars 2011

 



Bangui 19 nov (C.A.P) - BOZIZE se rend ce week-end à Doha au Qatar où une délégation ministérielle l’y a déjà précédé ce vendredi. A Bangui, d’aucuns pensent que c’est la vacuité des caisses de l’Etat centrafricain qui a dû l’inciter à reprendre son bâton de pèlerin pour tendre une fois de plus la main de mendiant. Les incessantes et fortes ponctions du trésor par lui-même et son entourage ont saigné et vidé totalement les caisses de cette institution au point que ces temps derniers, plusieurs membres du gouvernement n’avaient qu’un seul mot à la bouche : « les caisses de l’Etat sont vides ».


S’étant autoproclamé seul gestionnaire des finances publiques et grand ordonnateur des dépenses de l’Etat pendant longtemps, BOZIZE est obligé à présent de faire face aux conséquences de sa catastrophique gestion. Sachant qu’il a déjà plusieurs fois mis à contribution ses pairs de la sous-région, il lui est maintenant quasiment difficile de les solliciter à nouveau. Sa récente requête auprès du Tchadien Idriss DEBY a connu une fin de non-recevoir selon nos informations.

 

Avec les disparitions du président gabonais Omar BONGO ONDIMBA et du colonel KADHAFI, deux de ses précieuses sources d’oxygène financier ont tari. Une récente demande d'aide budgétaire adressée au gouvernement français n'a aucune chance d'aboutir selon nos informations. Quand on y ajoute le fait qu'aucune perspective de conclusion de quelque programme d'assistance financière que ce soit entre l'Etat centrafricain et le FMI ne pointe à l'horizon, on peut comprendre que BOZIZE soit réduit à reprendre son bâton de pélerin car de sombres nuages assombrissent le ciel de son régime..

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