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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 12:41

 

 

 

 

APA - 18/10/2013 - Le général camerounais de brigade Tumenta Chomu Martin a été désigné comme commandant de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) par le chef de l’Etat de son pays, Paul Biya. Cet acte, apprend-on, est la résultante d’une décision prise par la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) de confier au Cameroun le commandement de cette unité.

Le ministre de la Défense, Edgard Alain Mebe Ngo’o, célèbre «la considération» dont jouissent ce pays et son président, mais aussi le mérite des forces de défense qui disposent déjà d’un contingent de plus de 500 hommes à Bangui, la capitale centrafricaine.

En visite au Cameroun voici quelques jours, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies au sein du bureau de l’institution pour la RCA (BINUCA), le général Babacar Gaye, avait souhaité que ses hôtes contribuent au relèvement des forces de maintien de la paix afin qu’elles atteignent 3500 hommes et permettent de stabiliser la situation, dans une Centrafrique en proie au chaos depuis le coup d’Etat du 22 mars dernier.

Un général camerounais est désigné commandant de la MISCA
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Centrafrique-Presse.com
19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 12:33

 

 

 

 

 

 

http://presidencetchad.org

 

Coopération Tchad-France

 

Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a reçu ce matin, le chef d’Etat-major des armées françaises, l’amiral Edouard Guillaud. La situation sécuritaire dans la sous-région était au centre de l’entretien

 

L’amiral Edouard Guillaud est un habitué des allées du Palais présidentiel. Le Chef d’Etat-major des armées françaises est à N’Djaména après le Niger et le Mali où il a été voir les forces françaises et africaines déployées à Gao, au septentrion malien.


Accompagné de l’Ambassadrice de France au Tchad, Mme Evelyne Decorps, l’Amiral Guillaud est venu échanger avec le Président de la République IDRISS DEBY ITNO des dernières évolutions de la situation au Mali mais aussi en RCA. Le Tchad et la France travaillent étroitement sur nombre de dossiers relatifs à la sécurité dans la sous-région. 


Pendant plus de 3 quarts d’heure, le Chef de l’Etat et le Chef d’Etat-major des armées françaises ont longuement évoqué et décortiqué la situation sécuritaire dans la bande sahélienne et en RCA. La situation dans ce dernier pays constitue aujourd’hui un véritable sujet de préoccupation pour le Tchad et la France qui explorent toutes les pistes de solution afin de désamorcer la crise.


« Comme d’habitude je suis venu rendre visite au Président DEBY pour l’informer des derniers développements, aussi bien sur le terrain vu par les forces françaises au Mali et pour également échanger des points de vue sur la situation en RCA qui est au cœur de beaucoup de préoccupations en ce moment. En RCA, je pense que nous pouvons faire sans doute ce que nous avons fait d’autres fois y compris au Mali, c’est à dire coopérer sur place. Comme vous le savez, le gouvernement français a déjà fait un certain nombre d’annonces et soutient le fait que l’ONU s’occupe directement. Comme le Tchad vient d’être élu pour une période deux ans membre du Conseil de sécurité, ça va encore renforcer les capacités d’action en commun sur place. Ce sont bien sûr des actions militaires », a déclaré le Chef d’Etat -major général des armées françaises après son entretien avec le Président de la République. 

L’Amiral Edouard Guillaud se rendra ce vendredi à Faya Largeau pour y rencontrer les éléments de l’opération épervier stationnés dans cette partie du pays. C’est après cela qu’il mettra fin à sa visite de quelques heures au Tchad.

 

Source :

http://presidencetchad.org/affichage_news.php?id=737&titre=%20Lire%20article#sthash.1N2nxMfS.dpuf

Situation en RCA : Vers une intervention conjointe Tchad-France ?
Situation en RCA : Vers une intervention conjointe Tchad-France ?
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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 12:04

 

 

 

 

Bangui, BBC Afrique  18 octobre, 2013 - 19:13 GMT

 

En Centrafrique, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, le général Babakar Gaye, lors d'une conférence de presse, a affirmé que le Bureau Intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique a reçu mandat de faciliter le processus électoral devant mettre fin à la transition.

 

Le général Gaye, chef du bureau Intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique face à la presse a énuméré les différentes mesures et recommandations préconisées par la résolution 21 21 adoptée le 10 octobre par le Conseil de sécurité des Nations unies sur la situation en République Centrafricaine.

 

Ces mesures, recommandations et instructions du Conseil de sécurité vont du respect du respect de la transition à la future élection présidentielle en passant par le désarmement; la protection des civils et du personnel humanitaire notamment.

 

La plus importante recommandation selon le générale Gaye, concerne le rétablissement de l'ordre constitutionnel dans les délais prévus.

 

Il convient de rappeler que par la résolution 21 21 le Conseil de sécurité a promis de soutenir en moyens logistiques la Misca (mission de soutien de l'Union africaine à la République centrafricaine dont les effectifs doivent atteindre 3600 hommes d'ici la fin de l'année.

 

Le conseil prévoit également la possibilité de la reconvertir en Minusca (Mission des Nations unies en RCA dans quelques mois.

 

La mise au point du général Gaye intervient alors que des directeurs de plusieurs agences des Nations Unies en mission à Bangui se sont rendus ce jour dans deux villes de l'arrière-pays pour constater la dramatique situation humanitaire afin d'élaborer des réponses conséquentes.

RCA: l'Onu facilitera les élections
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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 11:36

 

 

 

 

PARIS Samedi 19 octobre 2013 | 02:02 UTC (Xinhua) - La résolution de la crise en République centrafricaine est une priorité pour la France, a souligné vendredi le ministère français des Affaires étrangères

 

Lors de son déplacement à Bangui, capitale centrafricaine, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius a évoqué l'augmentation progressive du nombre de soldats français et a rappelé la priorité à accorder au processus politique et l'urgence de respecter la feuille de route, avec pour objectif des élections en janvier 2015, a rappelé le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal.

 

"La résolution de cette crise est une priorité pour la France. Dès le mois d'août, nous avons souhaité qu'un débat se tienne au Conseil de sécurité - et il a pu se tenir. Nous avons souhaité qu'une première résolution soit adoptée pour que les Nations unies prennent toutes leurs responsabilités - et elle a été adoptée. D'autres résolutions vont suivre. Nous attendons le rapport, fin octobre, du Secrétaire général des Nations unies", a déclaré le porte-parole.

 

 "Dans cette perspective, nous soutenons les initiatives africaines, de l'Union africaine et de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale, qui a pris pleinement en main la gestion de cette crise, avec des troupes africaines sur place", a ajouté M. Nadal.

 

Depuis que l'ancien président centrafricain, Francois Bozizé, a fait part de sa volonté de récupérer le pouvoir en août, près de 100 personnes ont été tuées en septembre dans les combats entre les partisans de M. Bozizé et les forces loyales au président de transition Michel Djotodia.

 

Le pays d'Afrique centrale est tombé dans le chaos depuis que les rebelles de la Seleka ont pris le contrôle de la capitale, Bangui, et renversé M. Bozizé en mars. M. Djotodia, qui est monté au pouvoir à la tête de la rébellion de la Seleka, a officiellement prêté serment en tant que président du pays en août.

 

Quelque 170.000 personnes ont été forcées de fuir leur maison à cause des récents combats dans le pays, a indiqué mardi le bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires.

La Légion sera-t-elle déployée en Centrafrique dans le cadre d'une opération de maintien de la paix ?
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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 11:30

 

 

 

 

RFI  samedi 19 octobre 2013 à 08:20

 

La FOMAC, la force d'Afrique centrale, dit avoir arrêté ce jeudi un intermédiaire qui tentait de lui acheter des armes pour le compte d'un général de l'ex-Seleka. En pleine opération de désarmement des anciens rebelles à Bangui, l'homme pensait pouvoir trouver dans l'armurerie du camp M'Poko un intéressant stock de marchandises à revendre. Sa démarche pose question sur la volonté des chefs de l'ancienne rébellion d'intégrer une armée régulière.

 

C'est un intermédiaire sans complexe qui a tenté d'approcher la FOMAC ces derniers jours. Un enseignant d'une quarantaine d'années, à la recherche d'armes de tous calibres pour le compte, a-t-il affirmé, d'un général de l'ex-Seleka. L'homme a été pris la main dans le sac ce jeudi 17 octobre en milieu de matinée.

 

L’homme est entré en contact avec un agent de la FOMAC et expliqué qu’il voulait acheter des armes. Etant donné que « la FOMAC procède actuellement au désarmement de Bangui », l’homme a demandé si dans notre stock d’armes récupérées, on pouvait lui vendre quelques armes », détaille l'officier de communication de la FOMAC, le commandant Bruno Eyi Ngui.

 

Le général Yahya, à Bossangoa, mis en cause

 

Le commandant de la FOMAC a aussitôt demandé qu'une enquête soit ouverte, afin de vérifier les affirmations de cet homme, notamment sur l'implication du général Yahya. L’enquête doit aussi permettre de déterminer combien d'armes cet intermédiaire a d'ores et déjà réussi à acheter. Selon le commandant Eyi Ngui, le dossier sera ensuite transmis à la justice centrafricaine.

 

 

NDLR : Il a été décidé de ramener à Bangui ce "général" Yahya un prétendu ex-libérateur" de Bozizé qui ne parle même pas sango, qui avait été malheureusement envoyé comme comzone à Bossangoa.

Centrafrique: un général de l’ex-Seleka mis en cause dans un trafic d’armes présumé
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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 11:17

 

 

 

 

http://www.lavie.fr  18/10/2013  par ANNE GUION

 

La Centrafrique pourrait être la Suisse de l'Afrique grâce aux diamants dont recèle son sous-sol. Mais chefs d'Etats corrompus, groupes rebelles et intérêts étrangers ont fait de cette richesse une malédiction. Décryptage.

 

Un trésor accessible et criminogène...

 

 

La Centrafrique n'est pas le plus gros producteur de diamants au monde, mais ceux-ci, présents dans les lits des rivières, y sont très accessibles. On trouve donc de nombreuses mines artisanales au Nord-Est et au Sud-Ouest du pays, les principales zones diamantifères. Les mines fonctionnent sur le même principe : des « creuseurs » fouillent le sol à l'aide d'une pelle et d'un tamis, sous le regard de contremaîtres. Un travail difficile pour lequel ils n'obtiennent pourtant pas de salaire : ils contractent un prêt auprès du collecteur de diamant qui pourvoie à leur nourriture et à leurs soins. S'ils trouvent un diamant, sa vente leur permet de rembourser leur dette. Mais tout le monde n'y est pas perdant : en 2010, un collecteur qui avait acheté 160 dollars un diamant d'1 carat à un creuseur pouvait le revendre 400 à 600 dollars à un bureau d'achat. Soit trois à quatre fois la mise. La valeur de la pierre, une fois taillée, peut même être mutipliée par 10 000. Une rentabilité extraordinaire qui aiguise les appétits. Dans un pays comme la RCA où l'Etat est inexistant, l'exploitation du diamant attire donc mafias en tout genre, groupes rebelles et coupeurs de route.

 

...objet de la rapacité des puissants

 

 

Dès la colonisation, les autorités coloniales françaises ont exploité ce territoire comme une entreprise commerciale. « Elles l'ont divisé et ont octroyé des concessions exclusives à des compagnies françaises avec lesquelles elles travaillaient main dans la main pour faire du profit, explique l'International Crisis group dans un rapport intitulé De dangereuses petites pierre, les diamants en République centrafricaine, publié en 2010. Cette confusion entre autorités étatique et intérêts privés a ancré l'idée que détenir le pouvoir donnait le droit de profiter des ressources naturelles et du labeur de la population».

 

Et de fait, les chefs d'Etat qui se sont succédé ont toujours profité du diamant. L'empereur Bokassa, qui en était fou, les utilisait notamment à des fins diplomatiques comme lors de « l'affaire des diamants » de Valéry Giscard D'Estaing. Ange-Félix Patassé, qui arrive au pouvoir en 1993, a profité de son statut de chef d'Etat pour faire prospérer sa propre société minière. François Bozizé, qui a renversé Patassé en 2003, a lui très vite remplacé l'ensemble des fonctionnaires du secteur des mines par des gens de son ethnie, les Gbaya. Tous n'ont qu'un seul objectif : en profiter le plus possible tant qu'ils sont au pouvoir. Sans jamais utiliser l'argent du diamant pour développer le pays.

 

Résultat : la RCA est exsangue. Les routes ne sont pas entretenues. Les services de base - santé, la sécurité, éducation, etc. - ne sont pas assurés. Une logique qui semble pourtant se répéter à l'infini. En 2008, François Bozizé lance ainsi l'opération « Closing Gate » : une vaste campagne de confiscation des diamants disponibles dans les bureaux d'achats du pays. Furieux, les diamantaires se rebellent et se rapprochent de groupes rebelles qui prennent alors le contrôle de la zone diamantifère du Nord-Est. Et en mars 2013, la Séléka, alliance entre deux de ces factions, chasse François Bozizé du pouvoir. Et y place son leader Michel Djotodia.

 

...et d'un intense trafic

 

Mais rebelles et chefs d'Etat ne sont pas les seuls à profiter de la manne. 20 % de la production de diamants sortiraient illégalement du pays. Vers les pays voisins, comme le Cameroun. Mais aussi vers l'Europe et le Moyen-Orient, notamment par l'intermédiaire des valises diplomatiques. Le journaliste danois Mads Brügger raconte ainsi dans The Ambassador, un documentaire décapant,  comment après être devenu le consul du Liberia à Bangui (sic !) grâce à un réseau de trafic de passeports diplomatiques, il a pris langue avec un diamantaire centrafricain. Et, comment en échange de quelques millions de francs CFA, il s'est retrouvé en possession de diamants à faire transiter illégalement vers l'Europe. Surtout, le journaliste met au jour l'incroyable chaîne de corruption qui gangrène le pays, autour de ces pierres précieuses.

 

Une folie qui n'est pas sans doute pas prête de se calmer : un récent rapport de l'US geological survey, une agence scientifique du gouvernement américain, publié en 2010, a révélé que les sols de l'Ouest et l'Est de la RCA contenait sans doute encore environ 39 millions de carats de diamants soit deux fois plus que le total de la production du pays depuis 1931.

Lu pour vous : En Centrafrique, les diamants sont éternels
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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 23:08

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Invité comme Président d’Honneur à la rentrée politique de la Fédération « Europe-Amériques-Asie-Moyen Orient-Océanie » du MLPC, le camarade Martin ZIGUELE, Président du Parti, a saisi l’opportunité de sa présence en France pour s’entretenir avec les différents responsables politiques français ainsi que des hautes instances internationales intervenant en Centrafrique.

Cela a été l’occasion pour lui de remercier et de saluer toutes les actions menées par le gouvernement français et le Président François Hollande, en particulier la résolution obtenue à l’ONU pour le règlement de la crise centrafricaine et le déplacement à Bangui du Ministre français des Affaires Etrangères, Son Excellence Monsieur Laurent FABIUS ce dimanche 13 octobre 2013. Les fortes annonces faites par le Ministre lors de son voyage en Centrafrique sont très encourageantes pour la population centrafricaine qui attendait impatiemment une action de la communauté internationale, mais surtout de la part de notre partenaire historique, la France.

Malgré ces importantes avancées, le camarade Martin ZIGUELE n’a cessé de plaider auprès de ses différents interlocuteurs que la RCA a besoin d’être soutenue de manière pressante au regard de la situation actuelle :

  • Répondre à l’urgence sécuritaire et humanitaire en rendant effectif le renforcement de la MISCA et en lui donnant les moyens de sa mission pour sécuriser le pays. Cette action vigoureuse permettra de libérer les axes et zones sous l’emprise des combattants de l’ex-Seleka  et la reprise des activités économiques ;
  • Réformer et équiper de manière appropriée les forces régulières de défense et de sécurité afin de les restaurer dans leurs missions respectives. Si la MISCA tarde à se concrétiser, toutes les avancées acquises au plan institutionnel risquent d’être sapées ;
  • Donner un appui conséquent au GUNT (Gouvernement d’Union Nationale de Transition) par une aide franche, massive et urgente afin de répondre aux défis sociaux (salaires pensions et bourses), humanitaires et sécuritaires, préalables indispensables à la conduite d’une transition apaisée, menée à bon port ;
  • Le retour à l’ordre constitutionnel normal par l’organisation d’élections libres, transparentes et démocratiques pour garantir une paix durable et la stabilité de notre pays.

C’est en ce sens que le MLPC appelle aujourd’hui toutes les forces progressistes à soutenir ces actions afin d’amener la République centrafricaine à retrouver le chemin de son redressement durable et d’en faire un pays où il fera bon vivre.

 

 

Fait à Paris, le 16 octobre 2013

 

Antoine Jérémie NAM-OUARA

Membre du Bureau Politique

Chargé de la communication extérieure 

Communiqué de presse de la  Fédération Europe du MLPC
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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 23:02

 

 

 

 

 

PARTI POUR LA RENAISSANCE CENTRAFRICAINE

Patrie - Paix - Progrès

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Réf. 16-10-2013/03/COM/PARC/BE/PR

 

Le 16 Octobre 2013

 

Les experts nationaux, réunis en ateliers les 27 et 28 septembre derniers, ont approuvé des mesures en 13 points, présentées comme le programme d’urgence du Gouvernement d’Union Nationale de Transition pour un redressement rapide de la Centrafrique.

 

Après analyse, il apparaît que ce train de mesures généreuses ne répond pas à la principale attente du peuple Centrafricain. D'une part à cause du contexte particulier où toute la population Centrafricaine est impactée par le chaos sécuritaire. D'autre part pour le fait que le Gouvernement ne dispose d’aucun moyen économique et financier lui permettant d'appliquer dans les délais impartis ces mesures dans leur totalité.

 

Dans ces conditions, le Professeur Gaston Mandata N’GUEREKATA, Président du PARC rejette dans ses libellés un tel programme. En revanche, il est favorable à l'application des trois axes d’urgence définis par le Ministre Français des Affaires Etrangères le dimanche 13 octobre 2013 à Bangui.

 

Le Président du PARC rappelle au Gouvernement que la seule perspective qu’il est en devoir d’offrir au peuple Centrafricain reste la sécurité, l’organisation des élections et la facilitation des actions humanitaires sur tout le territoire. Il est urgent d’œuvrer pour un retour rapide à cette culture de la paix et de l’unité tant prônée par nos ancêtres et le père de la nation Barthélemy BOGANDA.

 

Le Président du PARC remercie Monsieur Laurent FABIUS pour sa visite au chevet d’un peuple meurtri, et à travers lui, le Président François HOLLANDE et le peuple ami de France. Comme le dit un vieil adage, c’est dans le malheur que l’on reconnait ses vrais amis.

 

 

Le Président du PARC

 

 

Professeur Gaston Mandata N’GUEREKATA

 

Communiqué de presse de PARC
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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 03:03

 

 

 

L’ONU annonce aujourd’hui le départ d’une délégation composée de plusieurs directeurs d’agences humanitaires (OCHA, UNICEF, PAM, HCR) afin d’évaluer sur place les besoins de la population centrafricaine.

 

L'équipe devrait arriver demain le 17 octobre à Bangui pour examiner les possibilités d’un renforcement de l’accès humanitaire et de la protection des civils, en coopération avec les autorités centrafricaines.

 

Selon les dernières estimations de l’ONU, le conflit aurait entraîné depuis décembre 2012 le déplacement de plus de 394 000 civils et la fuite vers l’étranger d’environ 64 000 personnes.

 

(Source : ONU   16 oct. 2013)

Centrafrique : départ d’une mission conjointe d'évaluation des besoins
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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 00:00

 

 

 

http://www.camer.be 

 

Une fois de plus, les Africains auront échoué. A la faveur de la visite du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, en République centrafricaine (RCA), l’annonce de l’envoi futur de renforts militaires français pour aider à la sécurisation du pays a été faite. Michel Djotodia, qui a sollicité le soutien de la France, devrait se frotter quelque peu les mains maintenant. L’acceptation de Paris de répondre à son appel au secours signifie que, quelque part, il bénéficie d’une certaine considération de la part des autorités françaises malgré le fait qu’il a pris le pouvoir de façon illégale. En tout cas, ce soutien devrait l’aider à mettre un peu d’ordre dans son pays. Certainement que la dissolution de la fameuse Séléka par les autorités de Bangui, n’a pas été pour rien dans l’acceptation de Paris de donner maintenant un coup de main à Bangui.

 

De tergiversations en reculades, l’Union africaine, dans son ensemble, fait étalage de toute son impuissance à faire face avec efficacité aux nouvelles crises qui secouent le continent

 

En contrepartie, la France a indiqué que les autorités de la transition doivent donner des gages de bonne volonté. Et pour Paris, un des engagements, et non des moindres, que doivent prendre le président Michel Djotodia et son équipe de transition, consiste à ne pas faire acte de candidature à la prochaine présidentielle qui devrait se tenir en fin 2015.

 

Les souverainistes, à leur habitude, trouvent à redire face à ce qui peut être présenté comme une nouvelle ingérence française dans les affaires du continent. L’idéal, il faut en convenir, c’est que la France n’ait pas à intervenir encore militairement sur le continent. Encore faut-il que les Africains, à commencer par les Centrafricains, dans le cas d’espèce, se montrent matures. Ils devraient prouver au monde leurs capacités à prévenir les crises et à les résoudre de façon efficace. Seulement, tel n’est pas le cas. Comme on l’aura vu en Côte d’Ivoire, au Mali et maintenant en RCA, les pays africains, pris individuellement et au-delà, l’Union africaine et ses instances régionales, n’ont pas les moyens d’assurer et donc d’assumer cette souveraineté tant réclamée. De tergiversations en reculades, l’Union africaine, dans son ensemble, fait étalage de toute son impuissance à faire face avec efficacité aux nouvelles crises qui secouent le continent. Tant et si bien que la solution est toujours venue de l’extérieur, de la France notamment.

 
De ce fait, on constate que l’Afrique souverainiste refuse de grandir. En effet, ces renforts annoncés de troupes françaises sont tout simplement dus au fait que l’Afrique s’est montrée, une fois de plus, incapable de prendre ses responsabilités. Et quand les dirigeants africains sont incapables d’assumer la si savoureuse souveraineté de leurs pays respectifs au point de demander, toute honte bue, de l’aide à l’ancienne puissance coloniale, on en vient à ne rien comprendre.

 

Il n’est pas décent de demander à la France d’intervenir pour sécuriser le pays et exiger en même temps qu’elle n’ait pas son mot à dire sur la gouvernance politique de celui à qui elle a porté assistance

 

Cette attitude de bon nombre de dirigeants africains qui s’en prennent à la France quand elle se dresse contre leurs infamies et qui l’appellent au secours dès que ça commence à sentir le roussi, est indéfendable. Il est temps que les Africains grandissent et, mieux, mûrissent. Ils doivent se convaincre qu’ils sont les premiers responsables de cette violation de la souveraineté des Etats du continent par les puissances occidentales si violation il y a vraiment. Certes, on sait que les Occidentaux défendent leurs intérêts. Mais ils n’interviennent que dans un cadre de légitimité international bien précis. 

 

Pour ce qui est de la poudrière centrafricaine, la France a d’abord observé la retenue nécessaire en pareille circonstance. Elle a certainement espéré que les Africains se montreraient, une fois n’est pas coutume, à la hauteur du défi. Mais, elle a dû se rendre à l’évidence : l’Afrique n’est pas à même de prendre toutes les dispositions nécessaires pour la sécurisation de la Centrafrique et la protection des populations civiles victimes d’exactions multiformes. Du reste, le cas centrafricain n’étant pas isolé, on n’a aucune peine à se convaincre que ce n’est pas demain la veille la fin de cette assistance des anciens colonisateurs. Ainsi donc, au regard de ses intérêts dans le pays mais aussi certainement par humanisme, la France a dû se résoudre à mettre la main à la pâte. De quel interventionnisme parle-t-on quand des populations, meurtries, en viennent à s’exclamer : heureusement, il y a la France pour les sauver ! Il n’est pas décent de demander à la France d’intervenir pour sécuriser le pays et exiger en même temps qu’elle n’ait pas son mot à dire sur la gouvernance politique de celui à qui elle a porté assistance. Du reste, la France connaît trop bien les rapports des hommes politiques africains au pouvoir. Elle sait que dans beaucoup de ses ex-colonies, « on n’organise pas des élections pour les perdre ». Alors, elle a pris les devants en demandant gentiment, mais fermement, à l’équipe de transition de Djotodia de s’abstenir de prendre part à la course à la prochaine présidentielle, en contrepartie de son soutien. Ce n’est pas une atteinte à la souveraineté de la Centrafrique. C’est juste du réalisme politique.

 

© Source : Le ¨Pays

 

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE : LA FRANCE À LA RESCOUSSE : QUAND L’AFRIQUE SOUVERAINISTE REFUSE DE GRANDIR
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