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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 17:04

 

 

 

Un kidnapping de grande envergure

 

Les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) ont kidnappé au moins55 personnes lors d’un raid mené dans un endroit reculé de la République centrafricaine, indique Reuters.

 

Un gendarme local ainsi qu’un autre témoin oculaire ont assisté au kidnapping, qui s’est déroulé le samedi 1er septembre. Une attaque qui met en évidence les difficultés que rencontrent les forces spéciales ougandaises et américaines dans la lutte contre le criminel de guerre Joseph Kony.

 

« Les 55 personnes prises en otage ont été forcées de transporter de la nourriture et d’autres produits de base que les rebelles ont volés aux deux villages qu'ils ont attaqués », explique le gendarme Nicolas Bondi. La moitié des personnes capturées étaient des filles.

Des actions efficaces

 

Aucune déclaration n’a été faite de la part des forces spéciales ougandaises et américaines qui traquent les rebelles. Depuis 2005, l’armée de Joseph Kony a opéré en République démocratique du Congo, au Soudan et en République centrafriquaine.

 

Un évènement qui intervient un jour après que l’armée ougandaise a détruit une des bases clés du général de l’Armée de résistance du seigneur.


Milton Katarinyebwa, le colonel de l’armée ougandaise, a déclaré que ses troupes avaient capturé Dominic Ongwen, un des principaux généraux de la LRA. Ce dernier était recherché par la Cour pénale internationale.

 

Des combats violents

 

La semaine dernière, les soldats ougandais ont affronté les insurgés, alors sous le commandement de Dominic Ongwen. Les combats ont fait deux morts, indique l’Agence France Presse.Felix Kulayigye, porte-parole de l’armée ougandaise, a détaillé l’action des soldats : « Nous avons sauvé un enfant de six ans, mais ses parents sont encore dans la brousse. Nos équipes ont aussi secouru un jeune homme de 19 ans que nous avons récupéré en République démocratique du Congo

 

L’Armée de résistance du seigneur compte encore environ 250 soldats, et mène uneinsurrection contre le gouvernement ougandais depuis maintenant vingt-cinq ans. Elle est tristement célèbre pour avoir enlevé et utilisé de nombreux enfants, afin d’en fairedes soldats ou des esclaves sexuels.

 

Global Post / Adaptation Henri Lahera pour JOL Press

 

L'armée de Joseph Kony capture 55 personnes en Centrafrique

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 17:00

 

 

 

 

NAIROBI, 9 juin 2013 (IRIN) - D’après les responsables, la terrible situation humanitaire et sécuritaire du pays est en partie due à un désintérêt international pour la crise en République centrafricaine (RCA). La crise touche l’ensemble de la population de 4,6 millions d’individus, et des dizaines de milliers de personnes ont besoin d’un hébergement d’urgence, de soins médicaux et de nourriture.

« La République centrafricaine continue de souffrir de l’indifférence internationale. La crise du pays est perçue comme une crise nationale avec quelques débordements régionaux, mais toutefois moins grave pour la paix et la sécurité internationales que la Somalie, le Sahel ou l’est de [la République démocratique] du Congo », a déclaré à IRIN Alex Vines, responsable du programme Afrique du groupe de réflexion Chatham House.

Pendant des décennies, la RCA a était marquée par un besoin d’aide humanitaire et une instabilité gouvernementale. Le gouvernement de l’ancien président François Bozizé avait pris le pouvoir après un coup d’État en mars 2003. Dix ans plus tard, le 24 mars 2013, M. Bozizé a été renversé à son tour par un coup d’État mené par les rebelles de la Séléka.

Cette dernière crise a causé le déplacement interne de 206 000 personnes. Elle a aussi forcé des milliers de personnes à se réfugier au Cameroun, au Tchad et en République démocratique du Congo (RDC).

Selon M. Vines, « toute la difficulté consiste à réunir les conditions pour la tenue d’élections crédibles, alors que les institutions solides font défaut et que les donateurs internationaux [sont] pour la plupart indifférents, car ils sont pris par de plus grandes priorités ailleurs ».

Le financement de l’aide humanitaire en RCA, par exemple, reste faible malgré les besoins croissants du pays. L’appel humanitaire de 139 millions n’est financé qu’à hauteur de 31 pour cent, selon une déclaration du 4 juin émise par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

La menace de la Séléka

L’insécurité reste dramatique.

« Les forces de la Séléka se sont révélées indisciplinées et destructrices, et constituent la principale source d’instabilité », a affirmé M. Vines.

Dans un rapport du 10 mai, Human Rights Watch (HRW) a révélé les exactions commises par les forces de la Séléka de décembre 2012 à avril 2013.

 

« La République centrafricaine continue de souffrir de l’indifférence internationale. La crise du pays est perçue comme une crise nationale avec quelques débordements régionaux, mais toutefois moins grave pour la paix et la sécurité internationales que la Somalie, le Sahel ou l’est de [la République démocratique] du Congo »

Lorsque la Séléka a pris le contrôle de Bangui, les rebelles se sont déchainés, pillant, tuant des civils, violant des femmes et réglant leurs comptes avec les membres des Forces armées centrafricaines (FACA)… De nombreuses tueries ont eu lieu dans des zones urbaines en plein jour », précise le rapport.

« D’après Human Rights Watch, les déclarations de témoins tentent à prouver que les rebelles ont obéi, au niveau local, à leurs commandants directs. Comme l’a déclaré à Human Rights Watch un témoin du meurtre de civils non armés en fuite, « le [commandant en poste] a donné l’ordre, puis ils ont tiré ».

Le directeur de la division Afrique de HRW, Daniel Bekele, a appelé le gouvernement de la Séléka à « contrôler les rebelles qui l’ont mise au pouvoir, à éviter les exactions et à punir ceux qui les commettent ».

Une analyse réalisée en juin par Assessment Capacities Project (ACAPS, un regroupement de trois organisations non gouvernementales) a révélé que de récents rapports suggèrent « que des membres de la Séléka occupent de force des résidences, notamment celles appartenant à des gens considérés comme proches du gouvernement de M. Bozizé ».

« De plus en plus de signes montrent que le peuple se mobilise contre les crimes et les violations des droits de l’homme perpétrés par les membres de la Séléka, et les tensions montent entre la Séléka et la population.

« Les fractures se sont aggravées au sein de la coalition, empêchant le commandement de la Séléka de contrôler ses propres troupes. Une tentative de coup d’État a été signalée le 14 mai à mesure que les tensions se font plus vives entre deux des principaux groupes qui se disputent le contrôle ».

Les conditions pour assurer la sécurité

En avril, le Conseil de sécurité des Nations Unies a exprimé son inquiétudequant à la dégradation de la situation et a souligné que « les responsables de tels actes et d’atteintes au droit international humanitaire et au droit international des droits de l’homme, notamment les violences à l’encontre des civils, les tortures, les exécutions sommaires, les violences sexuelles et sexistes, le recrutement et l’exploitation d’enfants dans le conflit armé » devaient répondre de leurs actes.

Le déploiement supplémentaire de troupes de maintien de la paix en RCA fait partie des mesures qui permettront, comme l’espèrent les responsables, d’améliorer la sécurité.

Mi-mai, Margaret Vogt, la représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la RCA, a réclamé le déploiement de forces supplémentaires pour « maîtriser l’état actuel de chaos » et pour forcer les rebelles à respecter l’accord de Libreville, un accord de paix qui demande le cantonnement, la démobilisation et la sélection des rebelles pour leur réintégration dans une armée réformée.

Selon Thibaud Lesueur, analyste pour la RCA auprès de International Crisis Group (ICG), la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC) est en train d’être renforcée, « mais si l’envoi de troupes supplémentaires aide à protéger Bangui, le reste du pays restera toutefois incontrôlable ».

« Le retour à un niveau de sécurité minimal dans le pays implique trois étapes : garantir la sécurité à Bangui, lancer le DDR [désarmement, démobilisation et réintégration] et reformer le secteur de la sécurité », a expliqué M. Lesueur dans un courriel adressé à IRIN.


« La première étape implique une décompression de la sécurité dans la capitale ; une première opération visant à repousser certaines troupes de la Séléka à l’extérieur de Bangui a été lancée mi-mai. Deux cents ex-rebelles ont été escortés jusqu’à Bria, mais cela reste insuffisant. Dans un deuxième temps, un véritable processus de démobilisation, de désarmement et de réintégration des anciens soldats doit être engagé, et des offres de réinsertion civile attrayantes doivent être proposées.

« Et enfin, seul [un] nombre limité de combattants de la Séléka doit être réintégré [dans] l’armée. En effet, une réintégration massive des membres de la Séléka dans [l’]armée nationale serait certainement néfaste pour la stabilité de la RCA à long terme ».

Les inquiétudes d’ordre humanitaire

Le 4 juin, le Fonds central d'intervention d'urgence des Nations Unies (CERF) a alloué 7,1 millions de dollars pour venir en aide à plus d’un million de personnes en RCA, dont 595 000 enfants âgés de moins de cinq ans.

« Nous fournirons une aide alimentaire et médicale, un accès à l’eau potable et à l’assainissement, un soutien psychologique aux victimes de violences sexistes, une aide à la gestion des déchets et des soins de santé reproductive », a déclaré la coordonnatrice humanitaire de l’action humanitaire en RCA, Kaarina Immonen, dans un communiqué de presse.

Du 22 au 24 mai, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et ses partenaires ont vacciné 122 869 enfants de moins de cinq ans dans huit quartiers de Bangui à la suite d’une épidémie de rougeole. Près de 56 enfants âgés de 12 à 17 ans ont également été libérés des groupes armés, d’après unrapport de situation publié par OCHA.

Selon Abdoulaye Sawadogo, directeur adjoint du bureau d’OCHA à Bangui, les principales inquiétudes sécuritaires concernent les droits de l’homme, les violences sexistes et la démobilisation des enfants enrôlés dans les groupes armés. L’insécurité alimentaire est également un problème à cause des hausses de prix et de l’épuisement des ressources alimentaires. Il y a une pénurie de semences et d’équipements.

Le manque de médicaments et de fournitures médicales dans la plupart des centres de santé à l’extérieur de Bangui est tout aussi problématique, car la population n’a qu’un accès limité, voire inexistant, aux centres de soins.

L’accès humanitaire est toujours inégal. « L’accès reste difficile dans certaines régions du pays, principalement pour des raisons de sécurité, ce qui empêche les organisations humanitaires [de] reprendre leurs opérations », a déclaré M. Sawadogo, ajoutant que les négociations d’accès avec les autorités de la Séléka sur place sont assurées par OCHA et le Département de la sureté et de la sécurité des Nations Unies.

Certaines organisations ont repris leurs opérations sur le terrain et déploient leurs équipes sur place lorsque les conditions de sécurité le permettent, a-t-il dit.

Selon M. Vines de Chatham House, la sécurité est un élément essentiel pour résoudre la situation humanitaire « vraiment alarmante » en RCA « mais, quant à savoir si la FOMAC est capable d’assurer la sécurité, cela reste à démontrer ».

 

Source : http://www.irinnews.org/fr/report/98197/la-crise-en-rca-reste-dramatique-et-ignor%C3%A9e

 

 

La crise en RCA reste dramatique… et ignorée
La crise en RCA reste dramatique… et ignorée

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 15:57

 

 

 

Rapport Afrique N°20311 juin 2013

 

SYNTHESE ET RECOMMANDATIONS

 

La prise de pouvoir par la coalition rebelle de la Seleka en mars 2013 a mis un terme au régime de François Bozizé et a plongé le pays dans une nouvelle crise à la fois sécuritaire, politique et humanitaire. Face à ce changement de pouvoir inconstitutionnel, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et d’autres partenaires de la Centrafrique ont opté pour le compromis habituel : une reconnaissance de fait du nouveau pouvoir dans le cadre d’une transition sous contrôle international. Cependant, l’absence d’Etat, le changement de paradigme politique, la fragilité de la Seleka et le ressentiment religieux rendent cette transition incertaine. Afin d’éviter que la Centrafrique ne devienne un territoire ingouvernable au cœur de l’Afrique, le nouveau gouvernement d’union nationale doit très rapidement prendre des mesures d’urgence sécuritaires, humanitaires, politiques et budgétaires qui permettront le retour de la sécurité et la relance de l’économie. Actuellement attentistes, les partenaires internationaux doivent s’engager davantage aux plans politique et financier pour encadrer et financer la nouvelle transition.

 

L’offensive fulgurante de la Seleka menée en décembre 2012 a conduit le groupe rebelle aux portes de la capitale, mais l’intervention de l’armée tchadienne et de la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax) envoyée par la CEEAC, les a forcés à marquer un temps d’arrêt et à négocier avec le pouvoir en place. Signé le 11 janvier 2013 et imposé par la CEEAC, l’accord de Libreville sur la résolution de la crise en République centrafricaine (RCA) devait permettre d’éviter une nouvelle prise de pouvoir par la force et d’ouvrir une période de pouvoir partagé de trois ans. L’obstination du régime de Bozizé qui a privilégié l’épreuve de force permanente à une transition politique concertée et apaisée, le désengagement progressif de la CEEAC qui n’a pas assuré le suivi de l’accord de Libreville et un rapport de forces favorable à la Seleka ont fourni tous les ingrédients pour l’échec de la première transition. Finalement, lors d’une offensive éclair qui a coûté la vie à plusieurs soldats sud-africains, la Seleka s’est emparée de Bangui le 24 mars.

 

Les défis à relever pour les nouvelles autorités, dont l’unité est loin d’être acquise, sont évidents et considérables. La sécurisation du pays, l’organisation des élections, la restauration de l’administration ou encore les réformes judiciaires, économiques et sociales faisaient déjà partie de la feuille de route définie à Libreville. Ces impératifs sont toujours d’actualité alors que la population aborde la saison des pluies dans un état de dénuement complet, et que la situation humanitaire, déjà critique, s’est encore détériorée, comme en témoigne le nombre important de déplacés internes qui oscille entre 150 000 et 180 000 personnes. Les dissensions au sein de l’ancienne coalition rebelle, la prolifération des armes à Bangui, la dégradation du climat social pourraient compromettre le bon déroulement de la transition. Face à l’avalanche de problèmes, le nouveau gouvernement va devoir définir des priorités en matière sécuritaire, humanitaire, budgétaire et politique.

 

Pour réussir à stabiliser et pacifier le pays, là où les gouvernements précédents ont constamment échoué, il doit réinventer un nouveau programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) et repenser la réforme du secteur de la sécurité (RSS) car la sécurité est la clé de voûte de la nouvelle transition et le besoin d’approches innovantes adaptées aux réalités centrafricaines n’a jamais été aussi fort.

 

Le gouvernement centrafricain ne parviendra pas à surmonter ces défis sans une double aide. Celle financière et technique des donateurs qui doivent accompagner cette nouvelle transition en fournissant un appui budgétaire d’urgence et en mettant leurs compétences à disposition avec le déploiement de trois missions (DDR, RSS et gestion des fonds de reconstruction). Celle politique et militaire de la CEEAC qui, avec l’appui des Nations unies et de la France, doit assurer, dans le cadre du comité de suivi de l’accord de Libreville, un suivi scrupuleux des engagements pris à N’Djamena en avril 2013 et être l’arbitre d’une transition qui s’annonce difficile.

 

Un échec de la nouvelle transition rendra la RCA impossible à gouverner et donnera naissance à une zone grise au cœur du continent. Plusieurs groupes armés étrangers sont déjà installés en République centrafricaine. Les combattants de l’Armée de résistance du Seigneur (Lord’s Resistance Army, LRA) sont présents au Sud-Est du pays depuis 2008 et la région de la Vakaga est traversée par de nombreux trafiquants et braconniers originaires des pays voisins, dont le Soudan. Si l’Etat centrafricain s’effondre, de nouveaux réseaux criminels pourraient s’implanter dans le pays et déstabiliser la région.

Dans la mesure où ni les voisins ni les autres partenaires n’ont intérêt à ce que cela se produise, ils doivent aller au-delà des réponses à minima et des engagements en demi-teinte qui caractérisent trop souvent l’encadrement international des transitions politiques.

 

RECOMMANDATIONS

 

Pour répondre aux urgences sécuritaires

 

A la Micopax et à la France :

 

1. Intensifier leurs patrouilles à Bangui.

 

Au gouvernement centrafricain, aux Nations unies, à l’Union européenne, à la Micopax et à la France :

 

2. Créer une mission chargée du DDR, formée par des membres de la Micopax et des experts des Nations unies appuyés par la France, financée par l’Union européenne et placée sous l’autorité du Premier ministre, qui concevra un DDR de seconde génération privilégiant la réinsertion économique et communautaire des démobilisés et qui fera rapport au comité de suivi de la transition.

 

3. Lier étroitement la composante réinsertion du DDR à la création de pôles de développement dans le Nord-Est du pays, qui devraient générer de l’emploi pour les futurs démobilisés.

 

4. Créer une mission RSS, composée d’experts internationaux, du chef d’état-major, des ministres de la Sécurité, de la Justice et de la Défense, ainsi que des représentants de la société civile, placée sous l’autorité du Premier ministre et qui fera rapport au comité de suivi de la transition. Cette mission définira et mettra en œuvre une RSS de seconde génération qui impliquera notamment une intégration des rebelles dans l’armée nationale en fonction de quotas préalablement fixés et de normes de recrutement clairement définies (compétence, niveau d’éducation et expérience antérieure au sein des forces de sécurité).

 

Pour répondre aux urgences humanitaires

 

Aux organisations non gouvernementales et aux Nations unies :

 

5. Formuler une demande collective auprès des dirigeants de la Seleka afin qu’ils dépêchent des hommes de confiance dans les régions identifiées comme des zones à risques.

6. Créer un poste de coordinateur de la sécurité pour toutes les ONG et procéder à des évaluations précises sur les risques sécuritaires par zone.

 

Pour garantir la protection des droits de l’homme

 

Au gouvernement centrafricain :

 

7. Garantir l’indépendance de la nouvelle Commission mixte d’enquête en lui donnant les moyens d’agir et de se déployer sur le terrain afin de mener des investigations et en intégrant en son sein davantage de personnalités expérimentées en matière de défense des droits de l’homme.

 

Au gouvernement centrafricain et à l’Union européenne :

 

8. Soutenir le travail de documentation de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme sur l’ensemble du territoire, notamment grâce à l’attribution de financements de l’Union européenne dédiés aux droits de l’homme.

 

A l’Union européenne :

 

9. Lancer une procédure de consultation des autorités nationales, conformément à l’article 96 de l’Accord de Cotonou, et continuer, en attendant que ce processus arrive à son terme, à soutenir financièrement la RCA mais en assurant une exécution financière des ressources du Fonds européen de développement (FED) de manière centralisée.

 

A la Cour pénale internationale :

 

10. Diligenter une mission en RCA afin de vérifier les conditions de sécurité des témoins du procès de Jean-Pierre Bemba et d’envoyer un message fort et dissuasif à l’encontre des auteurs d’exactions.

 

Pour répondre aux urgences économiques

 

A la Communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique centrale, à la Banque africaine de développement, à la Banque mondiale, au Fonds monétaire international et à l’Union européenne :

 

11. Se concerter pour attribuer une aide budgétaire d’urgence afin de permettre au gouvernement de payer les fonctionnaires, de réactiver les services sociaux de base et de faire face aux défis liés à la crise.

 

Au gouvernement centrafricain et aux bailleurs de fonds :

 

12. Créer, sous l’autorité du Premier ministre, une mission de gestion des fonds liés à la reconstruction, à l’organisation des élections et aux principaux chantiers de la transition, qui sera composée de membres de l’administration centrafricaine et d’experts internationaux ; aura pour but de gérer le fonds spécial de solidarité annoncé à la conférence de Brazzaville ; effectuera l’identification des besoins, l’allocation des subsides et la vérification des réalisations ; et fera rapport au comité de suivi.

 

Au gouvernement centrafricain et à la Banque africaine de développement :

 

13. Faire évaluer par la Banque africaine de développement les contrats miniers et pétroliers signés par le précédent régime afin de déterminer si ces contrats sont conformes aux normes en vigueur dans le secteur.

 

14. Remettre en place les contrôles administratifs nécessaires pour garantir l’intégrité de la chaine commerciale des diamants et organiser une mission de vérification du Processus de Kimberley dans toutes les zones de production du pays.

 

Au Processus de Kimberley :

 

15. Enquêter sur les réseaux de contrebande du diamant.

Pour répondre aux urgences politiques

 

Au gouvernement centrafricain :

 

16. Préparer les prochaines élections en installant l’Autorité nationale des élections après avoir désigné ses membres.

 

Aux Nations unies:

 

17. Envoyer une mission exploratoire pour proposer un plan d’action, un budget et un chronogramme réalistes.

 

Au comité de suivi de la transition :

 

18. Organiser une réunion tous les mois afin d’évaluer le respect des accords, l’état d’avancée des chantiers de la transition et discuter des ajustements à apporter dans la mise en œuvre de ces chantiers ; identifier, si nécessaire, les responsables de blocages, rendre publics les manquements des acteurs concernés et les sanctionner (enquêtes internationales, sanctions internationales ciblées, exclusion du processus politique en accord avec le Premier ministre, etc.).

 

A l’Union africaine, la CEEAC, les Nations unies et l’Union européenne :

 

19. Organiser un retour d’expérience sur la réponse apportée à la crise centrafricaine afin d’identifier et de proposer des pistes de solutions aux problèmes politiques et militaires qui se sont manifestés lors de cette gestion de crise et améliorer l’architecture de paix et de sécurité régionale.

 

 

Nairobi/Bruxelles, 11 juin 2013

 

 

http://www.crisisgroup.org/fr/regions/afrique/afrique-centrale/republique-centrafricaine/203-central-african-republic-priorities-of-the-transition.aspx

République centrafricaine : les urgences de la transition

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 13:15

 

 

 

CENTRAFRIQUE : Les raisons d’un blog pour une génération sacrifiée, qui se bat.

Chers amis,


La République Centrafricaine traverse depuis la fin de l’année 2012 une de ces crises que
très peu de pays africains en général ont connues. Une crise née de l’entêtement d’un
homme entouré d’une équipe de conspirateurs et de traîtres de la République, à vouloir à
tout prix gouverner le pays comme bon leur semblait, en toute impunité en dépit des
exactions dont certains des membres étaient devenus vedettes, des détournements des
deniers publics au vu et au su de tout le monde, de la dégradation généralisée de tous
les services publics, entraînant une réelle coupure entre la capitale et tout le reste du
pays, de l’effondrement ou plus précisément de la mise à mort de ce qui restait et qui
faisait office d’armée nationale, sans compter la mise en place d’une Assemblée Nationale
fantomatique. Toutes ces extravagances ont conduit au mécontentement de la classe
politique d’opposition qui a dû mettre en place un organe appelé FARE 2011, pour tenter
d’atténuer et de ralentir la course effrénée du pouvoir vers la dictature. Les actions de
cette coalition politique n’ayant pas eu assez rapidement les résultats escomptés par les
uns et par les autres, les branches rebelles armées, dispersées çà et là sur tout le
territoire, ont saisi l’opportunité d’une coalition pour réussir là où les partis
politiques d’opposition n’ont pas été efficaces. Aujourd’hui, la République
Centrafricaine et son peuple sont à la merci de ces groupes armés, avec à leur tête un
chef au passé obscur et aux desseins réellement insaisissables. La SELEKA, puisque telle
est la dénomination de cette coalition hétéroclite, ne s’est, depuis que le pouvoir est
entre ses mains, jamais positionnée comme une force de défense du pays et de son peuple.


Ceci se comprend facilement quand on sait que des éléments tchadiens et soudanais
composent une bonne partie de cette armée qui n’a rien d’une vraie armée à part le fait
de porter des armes. des éléments donc, qui n’ont rien à “f……” de la protection du
Centrafrique et de son peuple. Il n’est donc pas surprenant qu’ils poursuivent leurs
exactions, leurs pillages, leurs viols et leurs assassinats sur des populations qui leur
sont étrangères, quand bien même ces populations seraient chez elles. Et voilà qu’on se
trouve dans une situation d’invasion, et d’agression par des forces extérieures. Le
patriotisme voudrait donc qu’on défende la patrie pour la libérer de ces envahisseurs.
Sans parler des accords de Libreville qui consistaient à trouver une issue honorable à la
crise du Centrafrique, nous assistons aujourd’hui à une dérive politique où il est bien
difficile de savoir dans quelle direction va le pays. La raison est toute simple : le
bicéphalisme. Et Boganda, en son temps, avait fermement condamné ce système de
gouvernance qui selon lui conduisait droit à l’échec. Aujourd’hui, nous avons d’un côté
le chef d’Etat de la transition, que d’autres ne voudraient pas appeler Président de la
République à cause des conditions dans lesquelles il est parvenu à cette posture, et de
l’autre le Premier Ministre qui réellement devrait être l’homme de la situation, vu la
reconnaissance internationale qu’on lui a conférée et dont il n’a pas su tirer avantage
pour s’affirmer en tant que tel et prendre des décisions fermes et déterminantes pour la
réussite de la transition. L’une des conséquences néfastes de ce bicéphalisme pour le
pays est bien la concurrence que se livrent, de manière larvée, les deux hommes : quand
l’un ramène un troc du Tchad, l’autre gagne un prêt du Congo, et dans cette course à qui
ramènera au pays le plus gros lot, la composition d’un nouveau gouvernement en paie
lourdement le prix et tarde à se faire jour. Ainsi va le Centrafrique, ainsi va la
transition, objectif élections dans quelques mois. Pauvre pays dont les enfants doivent
savoir qu’il ne leur reste plus que la solidarité et la détermination à vouloir à tout
prix survivre, et tout faire pour arriver à survivre, sinon, ils n’auront plus que les
yeux pour pleurer.


Ayant déjà écrit un grand nombre d’articles sur la situation centrafricaine et encouragé
par beaucoup de lecteurs, nous avons décidé de donner le jour à ce blog, pour leur
permettre de continuer à nous lire et d’apporter leurs commentaires et suggestions dans
les analyses que nous faisons. C’est avec un plaisir indicible que nous recevrons leurs
réactions, pour constructives qu’elles seront, comme nous aussi, essayons d’apporter
notre contribution à la construction d’un nouveau Centrafrique.
Avec mes amitiés, en toute fraternité.

ADOLPHE PAKOUA

LIEN BLOG : http://harmatheque.com/auteurs
 

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 12:44

 

 

 

 

Chassé du pouvoir par la coalition Séléka et contraint de quitter le Cameroun pour dit-on respecter un mandat émis contre lui par la Cour Pénale Internationale, l'ex-Président centrafricain est à nouveau dans nos murs.

 

Après un périple qui l'aura en fait conduit au Kenya pour y honorer un conclave de sa congrégation religieuse et en Afrique du Sud, très certainement pour peaufiner son départ définitif du Cameroun, l'ex homme fort de Bangui a rejoint Yaoundé hier. En somme, ce retour pourrait être assimilé à un repli stratégique, tant il est vrai qu'en marge de ses obligations confessionnelles, il se devait de rencontrer les autorités sud-africaines afin d'élaborer avec elles, les conditions d'un exil qui le tiendrait loin de sa Centrafrique pour à la fois prémunir le Cameroun de quelque incident diplomatique d'avec cette dernière.

 

En effet, une présence prolongée au Cameroun de François Bozizé s'assimile pour les nouvelles autorités centrafricaines à une sorte d'adhésion de fait de notre pays aux velléités de rétorsion et surtout de reconquête du pouvoir que pourrait avoir l'ex-Président centrafricain.

 

Pourtant, il est constant qu'à aucun moment, notre pays n'aura servi de base arrière à quelque rébellion, fort de sa culture de paix qui s'accommode plutôt mal d'avec de telles options. Mais sachant très certainement qu'elles auront bénéficié du soutien logistique et humain du Tchad, on comprend aisément que les nouvelles autorités centrafricaines en viennent à imaginer un scénario identique pour François Bozizé, en se fondant à l'occasion sur l'étroitesse des relations le liant à Paul Biya.

 

Toutes choses qui, si on ne peut en douter, obligent néanmoins ce dernier à observer une stricte neutralité, fort du principe de non ingérence qui commande en la matière les relations entre pays limitrophes, comme le sont inéluctablement la Centrafrique et le Cameroun. A la réalité, les appréhensions des nouvelles autorités de Bangui traduisent en fait la fébrilité qui est la leur.

 

Ce d'autant plus que ne pouvant déjà pas maîtriser la coalition qui leur a permis de prendre le pouvoir à Bangui, elles s'imaginent ne pouvoir valablement opposer quelque résistance aux troupes restées fidèles à François Bozizé. Pire encore, les multiples exactions imputables aux éléments de la Séléka ne sont pas de nature à susciter une adhésion spontanée des populations centrafricaines qui dès lors, pourraient traduire leur remords tardif, en quelque soutien auxdites troupes évoquées supra.

 

Toutes choses que redoutent bien évidemment les nouvelles autorités, même si pour l'heure, la préoccupation de l'ex-Président centrafricain semble plutôt être la recherche d'une terre d'asile moins portée aux représailles quelconques des nouvelles autorités.

 

Et dans ce registre, l'Afrique du Sud du fait de son éloignement se veut le choix idoine. Aussi ne pouvait-il pas y échouer sans arrondir les conditions de son séjour dans ce pays. Séjour qui y sera très certainement plus long que celui qu'il a de fait prolongé avec son retour au Cameroun hier. Bien évidemment cette analyse, les nouvelles autorités centrafricaines ne se l'ont pas imposée, préférant au contraire s'en tenir aux appréhensions indues qui sont les leurs.

 

Et ce n'est pas exagéré de croire que les accusations de crimes contre l'humanité à l'encontre de François Bozizé, participent de la même logique: celle de diaboliser l'ex-Président et surtout de ne point lui concéder de possibilité d'étendre ses soutiens dans une improbable éventualité de reconquête du pouvoir à Bangui.

 

© Aurore Plus : Muna Dimbambe

Cameroun/Retraite/Repli stratégique: Bozizé de retour au Cameroun

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 12:38

 

 

Henrik Lindell


 12/06/2013 / modifié le 12/06/2013 à 06h29

 

Alors que le conflit en Centrafrique continue de faire des victimes dans un silence international assourdissant, on assiste, ici ou là, à des bonnes nouvelles. La Fédération des Eglises du plein évangile en Francophonie, une organisation bien implantée en Centrafrique, rapporte ainsi le 9 juin la réouverture d’une de ses églises sœurs.

 

La communauté en question, du quartier Cité Jean XXIII, à Bangui, avait été la cible d’obus le 14 avril dernier en plein culte. Quatre personnes ont été tuées et plusieurs dizaines ont été blessées. Les attaquants étaient des éléments de la Seleka, nom d’une coalition de différentes milices qui ont pris le pouvoir à Bangui le 24 mars dernier. Ces miliciens pilleurs, dont de nombreux islamistes venus d’autres pays plus au nord, ont la réputation de s’en prendre particulièrement à des Eglises. Human Rights Watch les accuse de violations graves des droits de l’homme.

 

Mais ce 9 juin, l’heure était donc à « l’espérance », selon l’organisation évangélique : « La réouverture s’est faite en présence de certaines victimes et de plusieurs responsables religieux du pays. Une cérémonie riche en émotion. » Le pasteur de l’église a demandé aussi aux nouvelles autorités du pays de sécuriser les lieux de culte.

 

Des autorités qui n’ont pas daigné ouvrir la moindre enquête, encore moins réparer des dégâts après avoir pillé la capitale pendant deux mois.

 

Une bonne nouvelle de la Centrafrique

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 00:33

 

 

 

N'DJAMENA (AFP) - 10.06.2013 11:06

 

Le président tchadien Idriss Déby Itno a procédé à l'ouverture officielle d'un nouveau champ pétrolier à Badila, dans la région du Logone oriental, dans le sud du Tchad.

 

"Je suis très satisfait, dix ans après l'ouverture de la première vanne (à Komé, dans la même région, ndlr), nous venons d'ouvrir une deuxième vanne, ce qui veut dire que nous avons du pétrole qui va aller sur le marché international", a déclaré dimanche le président Déby.

 

"Ce pétrole va nous amener beaucoup des revenus, il va booster notre économie et nous aider à lutter contre la pauvreté", a-t-il ajouté.

 

En 2012 la société canadienne Griffiths Energy et la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT) avaient signé une convention pour l'exploitation et le partage de production du champ de Badila.

 

"Avec deux puits forés sur trois le champ de Badila produira 14.000 barils par jour pendant 30 ans", a indiqué le Secrétaire général du ministère du Pétrole, Oumar Torbo.

 

"La vanne de Badila fait jonction avec l'oléoduc de Komé pour conduire le brut jusqu'à Kribi au Cameroun" qui débouche dans le golfe de Guin

, a-t-il précisé.

 

Le président Déby a toutefois rappelé que "nous ne sommes pas encore un pays pétrolier, le jour où nous arriverons à pomper 500.000 barils par jour nous serons un pays pétrolier".

 

"En attendant, nous devons renforcer nos capacités dans le domaine de l'agriculture et l'élevage qui constituent les deux mamelles de notre économie. Il ne faut pas trop rêver", a poursuivi le président Déby.

 

De source officielle en 2011, le pays, qui exploite le pétrole depuis 2003, produit en moyenne 120.000 barils par jour.

 

Les revenus pétroliers lui ont permis de moderniser son armée, de se doter d'un meilleur réseau routier et de construire de nombreux bâtiment publics. Mais certains membres de la société civile demandent au régime d'employer davantage cette manne pour l'amélioration des conditions de vie des Tchadiens.

 

© 2013 AFP

Tchad: ouverture d'un deuxième champ pétrolier dans le sud

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 00:26

 

 

 

( Xinhua )

 

09.06.2013 à 08h42

 
 

Le président de transition centrafricain Michel Djotodia, leader de l'ex-coalition rebelle de la Séléka, prendra part au prochain sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) prévu le 14 juin à Libreville au Gabon, a appris Xinhua samedi d'une source du Conseil national de transition (CNT) à Bangui.

Le nouvel homme fort de Bangui, tombeur de François Bozizé (qui vient de quitter Yaoundé au Cameroun où il avait été accueilli à titre transitoire par les autorités de ce pays après sa chute le 24 mars), a été officiellement invité à participer à ce sommet, une invitation qui lui a été remise récemment par un émissaire du président gabonais Ali Bongo Ondimba, informe la source du CNT.

Désormais reconnu par ses pairs de la CEMAC (organisation régionale composée du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la République centrafricaine et du Tchad) comme dirigeant de la transition en République centrafricaine (RCA) pour une période de dix-huit mois jusqu'à la tenue de nouvelles élections, Djotodia a effectué en mai une mini-tournée à N'Djamena (Tchad), à Libreville puis à Malabo (Guinée équatoriale).

Ces visites lui ont permis de nouer ses premiers contacts directs et officiels avec les présidents Idriss Deby Itno, qui est présenté comme son parrain, Ali Bongo Ondimba puis Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Le sommet de la CEMAC annoncé la semaine prochaine dans la capitale gabonaise (qui avait déjà servir de cadre aux discussions ayant abouti à la signature des accords de paix du 11 février qui servent aujourd'hui de base à la recherche d'une solution à la nouvelle crise centrafricaine) lui donnera sans doute l'occasion de rencontrer les autres chefs d'Etat de la région, surtout le Camerounais Paul Biya qui ne lui a pas donné cette opportunité lors de sa mini-tournée.

Désigné officiellement par le Conseil national de transition (CNT) mis en place début avril par les soins de son propre camp, Michel Am Nondokro Djotodia, ex-fonctionnaire du ministère centrafricain des Affaires étrangères devenu par la suite consul à Nyala au Soudan, est aujourd'hui en quête de légitimité internationale.

A l'initiative du président tchadien Idriss Deby Itno, qui en assure d'ailleurs la présidence tournante, une réunion de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, organisation régionale qui a plus des six Etats membres de la CEMAC, regroupe en outre l'Angola, le Burundi, la République démocratique du Congo et Sao Tomé & Principe) s'est tenu le 26 mai à Addis-Abeba en Ethiopie en marge du récent sommet de l'Union africaine (UA).

Les principales discussions menées au cours de cette concertation portaient sur l'aide (financière, militaire et logistique) des pays voisins de la RCA à la transition amorcée, avec un Premier ministre, Nicolas Tiangaye, doté des clés opérationnelles du pouvoir, aux côtés d'un Djotodia cantonné à un rôle honorifique.

Comme Madagascar depuis 2008, la RCA reste cependant suspendue de l'UA et partant du reste de la communauté internationale pour cause "changement de pouvoir anticonstitutionnel".

CEMAC : Michel Djotodia annoncé au sommet prévu le 14 juin à Libreville au Gabon

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 23:49

 

 

 

 

 

 

 

 

Distingués Membres du Conseil des Droits de l’Homme,

 

Mesdames et Messieurs,

 

La République Centrafricaine est honorée de faire une présentation à cette session du Conseil et vous en remercie.

 

Tout d’abord permettez-moi de vous résumer en quelques mots ce pays avant de faire ma communication.

 

 

  1. CONTEXTE GENERAL ET POLITIQUE

 

  • La République Centrafricaine est un vaste territoire d’une superficie de 622 984 km2, faiblement peuplé puisque selon le dernier recensement général de 2010, la population est estimée à environ 4.216.664 habitants, soit une moyenne de 6 habitants au km².

 

  • Située au cœur du continent africain, elle est limitée au Nord par le Tchad, à l’est par les deux Soudan, à l’Ouest par le Cameroun et au Sud par la République Démocratique du Congo et la République du Congo.

 

  • Les secteurs créateurs de richesse que sont le diamant, le bois, le coton, le café et l’élevage ont été  sinistrés du fait de la mauvaise gouvernance, de la corruption généralisée et de la prédation imputable à l’ancien régime du général François BOZIZE.

 

  • La RCA est un état fragile caractérisé par une décennie de crises politico-militaires à répétition qui  a abouti à un changement politique  le 24 Mars 2013.

 

  • La  présente intervention retrace les actions entreprises aux fins de :
  • restaurer la paix et la sécurité des personnes et des biens ;
  • assister les personnes déplacées et favoriser leur retour et leur réinstallation;
  • préparer et organiser les élections ;
  • veiller au respect strict des droits de l’homme et des libertés des citoyens, expression d’un Etat de droit;
  • réformer le système judiciaire et l’Administration pénitentiaire.

 

  1. RESTAURATION DE LA PAIX ET DE LA SECURITE

 

  • Le premier axe prioritaire sur lequel le gouvernement s’atèle après le changement politique est la restauration de la paix et de  la sécurité sur toute l’étendue du territoire national.

 

A ce jour, l’Etat-major des Forces armées Centrafricaine est remanié sur la base du principe de mixité, notamment un mélange des éléments de la coalition Séléka avec les forces régulières dont le but est de rechercher une symbiose entre les forces pour une armée nation.

 

Le calme  est revenu à Bangui où les coups de feu se font de plus en plus rares. L’action de sécurisation va s’amplifier avec le renforcement de l’effectif des éléments de la FOMAC qui vont se déployer sur toute l’étendue du territoire afin d’appuyer le processus du désarmement et veiller à la protection des populations civiles.

 

  • Les actions de restauration de la paix et de la sécurité   se heurtent à deux (2) types de difficultés :

 

Au niveau interne, l’on note  la persistance  des exactions de l’Armée de Résistance du Seigneur  (LRA) ; les activités de banditismes des coupeurs de route ainsi que des hommes armés fidèles à l’ancien président François BOZIZE et le braconnage dans la région de Nola.

 

Au plan externe, les difficultés proviennent de la porosité des frontières et  une circulation massive et transfrontalière des armes légères et de petit calibre. Face à ces défis,  le Gouvernement a, dans l’immédiat envisagé de renforcer la  capacité de projection et de déploiement des Forces de Défense et de Sécurité.

 

A moyen terme, il sera question de mettre en œuvre des projets prioritaires dans le domaine de la formation initiale et continue des Militaires, Gendarmes  et  Policiers dans le cadre de la réforme du secteur de sécurité, la Construction et l’équipement des casernes, Brigades de Gendarmerie, Commissariats de police,  la Réintégration des ex combattants dans le cadre du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR),  la Réduction et le Contrôle des Armes Légères et de Petits Calibres.

 

Les actions de restauration de la paix et de la sécurité auront pour socle, la formation verticale et horizontale des forces intégrées, car une armée bien formée et bien structurée est un gage de la restauration de l’autorité de l’Etat et de la bonne gouvernance.

 

  1. URGENCES HUMANITAIRES

 

  • Le deuxième axe prioritaire est constitué par les urgences humanitaires.  C’est un vaste chantier qui non seulement nécessite des actions urgentes et hardies du Gouvernement mais doit être l’épicentre de la politique de restauration de l’Etat.

 

En cette matière, les actions de sensibilisation par la voie des médias ont commencé à porter leur fruit en ce sens que les personnes  qui ont trouvé refuge en brousse ou du moins qui étaient des déplacées internes retournent dans leurs lieux de résidence habituelle.

 

  • C’est pourquoi l’Administration du territoire est entrain de se redéployer sur le terrain pour une meilleure gestion de la situation d’urgence. En effet, le Chef de l’Etat vient de signer le Décret portant nomination des Préfets qui sont les représentants du Gouvernement  dans les 16 Préfectures que compte le pays. Ils auront pour mission de faire l’évaluation de la situation humanitaire et l’identification des besoins urgents dans le domaine social, sanitaire, scolaire et alimentaire et ce avec le concours non négligeable des organisations non gouvernementales.

 

Celles-ci après la rencontre des Préfets le 4 Juin 2013 avec le Chef de l’Etat ont  reçus les encouragements du Chef de l’Etat pour leur participation effective à la gestion de la situation d’urgence.

 

  1. ORGANISATION PROVISOIRE DES POUVOIRS DE L’ETAT

 

  • Le troisième axe prioritaire est l’organisation des élections présidentielles et législatives dans les délais fixés par les Accords de Ndjamena, c'est-à-dire dans un délai de 18 mois.

 

A cette fin, le Conseil National de Transition qui joue le rôle d’organe législatif pour la période de transition a reçu mission  d’examiner et d’adopter les projets de Code Electoral et  de Charte Constitutionnelle devant régir la période de transition et encadrer le processus pour un retour à la légalité constitutionnelle et à la démocratie,  longtemps confisqué par un régime autocratique, car la démocratie est la mère nourricière des droits de l’homme.

 

  • La Constitution du 27 Décembre 2004 a été suspendue par l’Acte Constitutionnel n°1 du 24 Mars 2013. Les pouvoirs de l’Etat sont provisoirement organisés par l’Acte Constitutionnel n° 2 du 24 Mars 2013, lequel a prévu la séparation des pouvoirs, à savoir le Pouvoir Exécutif, Législatif et Judiciaire.

 

S’agissant du Pouvoir Exécutif, il a la particularité  d’être bicéphale du point de vue de son organisation, faisant intervenir  deux organes, le Président de la Transition et le Premier Ministre ayant respectivement la responsabilité  de fixer les grandes orientations de la politique de la Nation  et de conduire la dite politique.

 

Le pouvoir législatif est exercé par le Conseil National de Transition composé de 135 Membres en application des Accords de Ndjamena. Le Pouvoir Judiciaire qui est le garant des libertés individuelles,  des droits humains et de l’ordre économique est exercé par la Cour de Cassation, le Conseil d’Etat, la Cour des Comptes, les Cours d’Appel et les Tribunaux.

 

  • Au nom du principe de la continuité de l’Etat, les Nouvelles Institutions  ont réaffirmé leur attachement aux principes fondamentaux des droits de l’homme et aux Conventions internationales régulièrement ratifiées ou en cours de ratification par la République Centrafricaine.

 

 

  • Par ailleurs, la République  Centrafricaine s’est déclarée résolue à construire un Etat de droit garantissant la sécurité des personnes et des biens, la protection des plus faibles, notamment les personnes vulnérables, les minorités et le plein exercice des libertés et droits fondamentaux et a considéré, par ailleurs, comme   bases fondamentales de la société centrafricaine,  les instruments juridiques nationaux de promotion et de protection des droits de l’homme.

 

  1. RESPECT DES DROITS DE L’HOMME

 

  • Le quatrième axe prioritaire est la promotion et la protection des droits de l’homme. Pour la réalisation de cet objectif, la République Centrafricaine avait, lors de son passage devant le Conseil des Droits de l’Homme en Mai 2009, pris l’engagement solennel de créer une Commission Nationale des Droits de l’Homme respectant les principes de Paris.

 

Le projet de Loi sur la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés  initié par le Gouvernement n’a pu être adopté en raison de la dissolution de l’Assemblée Nationale suite  au changement politique du 24 Mars 2013.

 

Toutefois, la création de cette institution nationale est une nécessité incontournable et son urgence  est reconnue par les nouvelles autorités. Nous y travaillons et nous comptons sur votre soutien pour sa mise en place.

 

Les derniers évènements que le pays a connus méritent que la situation des droits de l’homme qui y prévaut soit examinée.

 

A cet   effet,  nous souhaitons et  invitons de manière permanente que des Rapporteurs Spéciaux  soient désignés pour venir en République centrafricaine et examiner la situation en vue d’apporter des éclairages et suggestions pour y mettre fin avec des appuis multiformes qui seront nécessaires.

 

  • L’histoire universelle qui s’écrit sous nos yeux lui donne raison d’avoir renoncé depuis plus de trente ans, à appliquer la peine de mort, en considération du caractère sacré de la personne humaine. Il s’agit donc, à travers l’abolition formelle de la peine de mort, de renforcer les fondements de notre République par des bonnes pratiques, celles qui s’inscrivent dans le courant actuel de l’histoire universelle, mais aussi de mettre nos textes en harmonie avec  les instruments juridiques internationaux.

 

  • Pour conduire la réforme  visant  l’abolition de la peine de mort, le Gouvernement centrafricain a privilégié une approche participative en mettant en place un comité de réflexion sur l’abolition de la peine de mort dont la mission est d’organiser des ateliers de consultations  et de proposer les  solutions les plus pertinentes et les plus efficaces  propres  à obtenir l’adhésion de la population sur le projet de Loi portant abolition de la peine de mort qui avait déjà été adopté en Conseil des Ministres.

 

Le processus d’adoption de cette Loi n’avait pas été mené ç terme. Le Chef de l’Etat de la Transition a  inscrit l’abolition de la peine de mort dans ses actions avant la fin de la transition et ceci, par ordonnance après avis du Conseil National de Transition.

 

  1. LUTTE CONTRE L’IMPUNITE

 

  • Sur les allégations de violations des droits de l’homme commises sous l’ancien régime ou qui continuent de l’être, le Gouvernement de la République Centrafricaine,  à travers le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux a fait ouvrir concomitamment deux procédures d’enquêtes distinctes.

 

La première  procédure est confiée au Doyen des Juges d’instruction et tend à faire toute la lumière sur les crimes graves   commis par l’ancien président François BOZIZE et ses proches durant le régime défunt et après le changement politique du 24 Mars 2013, lesquels crimes sont suffisamment documentés par les rapports d’Organisations Non Gouvernementales Internationales des Droits de l’Homme. En raison de l’ampleur et la complexité de l’affaire, l’information judiciaire est confiée à un collège de quatre Juges qui est déjà à pied d’œuvre.

 

C’est dans le cadre de cette procédure que sera examinée la situation des disparitions forcées, notamment les cas GOUHOUTOU Brice Quentin, MAGNA Vincent Serge et BIANGA Jean qui en réalité, étaient séquestrés dans la garnison de Bossembele communément appelée GUATANAMO, et qui ont recouvré la liberté à la faveur du changement politique. Le premier a même  déjà été auditionné par le Juge d’Instruction.

 

Il convient de rappeler que les magistrats, les Avocats n’accédaient pas aux détenus de la garnison de Bossembele.  Cette situation est contraire à la législation  nationale en matière de traitement de détenus.

 

Le Gouvernement s’engage à fermer les prisons de Bossembelé et du Camp de Roux et  s’assurera qu’aucune prison ou centre de détention  illégale soit créé.

 

De même des mesures sont prises pour que les prisons et les centres de détention fassent l’objet d’une visite périodique des organisations des droits de l’homme et des organisations non gouvernementales nationales ou internationales qui en feront la demande.

 

  • La deuxième procédure est confiée à une Commission Mixte d’Enquête  dotée de compétence nationale  dont le champ d’investigation couvre les faits commis pendant la période allant de 2004 non visés part l’information judiciaire ouverte pour les crimes et autres violations des droits humains imputables à l’ancien régime de François BOZIZE et plus particulièrement ceux qui ont suivi le changement politique du 24 Mars 2013.

 

L’intérêt de cette démarche est de faire en sorte qu’il ne subsiste pas  de justice sélective. Nous attendons le soutien de tous les partenaires membres du Conseil dans le travail de cette commission.

 

  • Les violences sexuelles ou basées sur le genre  constituent une priorité du Gouvernement.  Il en est de même pour la lutte contre les discriminations y compris la discrimination et la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH/SIDA

 

Sur ces deux sujets,  Deux hauts magistrats viennent d’être désignés,  l’un comme point focal du Ministère de la Justice pour  les violences basées sur le genre suite à la rencontre des Ministres en charge de la justice et du Genre tenue en RDC courant Juillet 2012  et l’autre comme point focal de ce Ministère, pour  le VIH et les droits humains suite aux  recommandations des Ministres de la Justice  de l’Afrique de l’Ouest et du Centre lors de la réunion de haut niveau qui s’est déroulée à  Dakar du 6 au 8 Février 2011. 

 

  1. REFORME JUDICIAIRE

 

  • Le cinquième axe prioritaire est la nécessaire réforme judiciaire qui s’entend d’une vaste action de modernisation du Droit afin de l’adapter aux réalités socio-économiques de notre pays. Les lignes  fortes de cette action de Modernisation sont à puiser dans le plan décennal de réforme de notre Justice tel qu’issu des travaux des Etats Généraux de la Justice de 2007. C’est ainsi que de nombreuses réformes législatives et règlementaires ont été entreprises ou sont en train de l’être par le Ministère de la Justice. S’agissant des Codes, un bon nombre a déjà été adopté à savoir le Code de procédure civile, le Code de procédure pénale, le code pénal, le code du travail, le code de la famille, lesquels ont  été édités en 2000 exemplaires et diffuser.

 

Le code de Justice Militaire déjà validé par un atelier national et mis «sous coude » par l’ancien régime est en train d’être actualisé en vue de son adoption.

 

  • A ce jour, l’élaboration du Code de l’organisation Judiciaire est terminée. Il consacre les grands principes d’organisation judiciaire en cours dans les vieilles démocraties parce que ces principes constituent tous des réponses aux questionnements sur la meilleure manière de faire en sorte que la Justice soit bien rendue.

 

Il en va ainsi des principes d’égal accès à la Justice, de l’indépendance des Juges, de la hiérarchie des juridictions, de la composition collégiale des sièges de juridictions, de la fixation du siège et de la durée des juridictions (juridictions permanentes ou non permanentes, du principe de la création à côté des juridictions de droit commun des juridictions d’exception pour connaître des affaires de nature spécifique avec le concours des Juges occasionnels mais spécialistes des matières concernées par les affaires traitées.

 

  • Il importe de noter qu’en plus du Code de l’organisation judiciaire proprement dit, neuf (09) projets de lois spécifiques à chaque catégorie de juridictions et douze (12) projets de Décrets d’application de ces projets de loi ont également été élaborés et sont en cours de validation.

 

  • Cependant, en dépit  de ce chantier juridique qui est en phase de finition,  des efforts ont été déployés pour réformer le Code Pénal et le Code de Procédure Pénale, le Code de la Famille, en créant les Juridictions pour Enfants, de nombreux enfants continuent d'être maltraités, discriminés, accusés de sorcellerie, infectés ou affectés par le VIH/SIDA et ou sont l'objet de trafic et de traite. Certains enfants sont encore privés de leur droit à la succession, aux soins de santé et à l'éducation. D’autres d’entre eux vivent encore dans la rue, sont victimes d'exclusion sociale, d'exploitation économique et sexuelle ou sont encore associés aux forces et groupes armés. C'est dans ce contexte que s'est fait sentir le besoin pressant d'élaborer une Loi portant Code de Protection de l'Enfant en République Centrafricaine.

 

Cette loi poursuit notamment les objectifs ci-après :

 

  • garantir à l'enfant le droit de bénéficier des différentes mesures à caractère administratif, social, judiciaire, éducatif, sanitaire et autres visant à le protéger de toutes formes d'abandon, de négligence, d'exploitation, d'atteinte et abus physiques, moraux, psychiques et sexuels ;

 

  • diffuser et promouvoir la culture des droits et devoirs de l'enfant et faire connaître à celui-ci leurs particularités intrinsèques en vue de garantir l'épanouissement intégral de sa personnalité et de le préparer à ses responsabilités citoyennes ;

 

  • faire participer l'enfant à tout ce qui le concerne par des moyens appropriés susceptibles de l'aider à acquérir les vertus du travail, de l'initiative et de l'effort personnel ;

 

  • cultiver en lui les valeurs morales de solidarité, de tolérance, de paix et de respect mutuel afin de l'amener à prendre conscience de l'indissociabilité de ses droits et devoirs par rapport à ceux du reste de la communauté ;

 

  • renforcer la responsabilité des parents, de la famille et de l'ensemble de la communauté à l'égard de l'enfant.

 

Je voudrais saisir cette occasion pour informer le Conseil que depuis un mois, l’identification des enfants soldats a déjà commencé et leur dénombrement se poursuit avec le concours de l’UNICEF pour leur démobilisation et le retour dans le système éducatif.

 

L’appui de la communauté internationale pour leur insertion définitive est à encourager.

 

La RCA est à l’ère de la mise en place  d’un arsenal juridique de gestion de tous les problèmes sociétaux dont elle est confrontée.

 

C’est  également dans ce registre que la laïcité et la liberté religieuse ont conduit le Président de la Transition à la nomination d’un Ministre,  Conseiller à la Présidence de la République en charge de de la liberté religieuse et des minorités ethniques.

 

 

 

 

  1. RESPECT DES STANDARDS INTERNATIONAUX

 

  • Le respect des standards internationaux  dans les lieux de détentions prévoit de développer des actions en faveur d’un système carcéral démilitarisé, professionnel, sous le contrôle civil et développant une politique de réinsertion sociale des détenus par l’élaboration des textes d’application de la nouvelle Loi sur l’administration pénitentiaire en RCA et dont les peines alternatives à l’emprisonnement ; le recrutement et la formation initiale des agents pénitentiaires ; la définition d’une nouvelle carte pénitentiaire favorable à une gestion efficace des Etablissements pénitentiaires ; la réhabilitation et la construction, la modernisation et l’équipement des Etablissements pénitentiaires.

 

En conclusion,  la République Centrafricaine est un pays qui est en train de faire des progrès dans le domaine  des droits de l’homme dans un contexte très difficile.

 

Protéger et promouvoir les droits de l’homme, favoriser le changement est une question institutionnelle mais aussi doit tenir compte du changement des attitudes et des comportements de tous les centrafricains.

 

Le Gouvernement est prêt à mettre en pratique toutes les recommandations qui visent à améliorer  la protection des droits humains.

 

Nous  lançons un appel à tous les partenaires pour nous accompagner.  Nous sommes prêts  à travailler avec  l’office du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme  dans un esprit constructif. C’est la raison pour laquelle ma délégation va rencontrer Mme NAVI PILLAY,  Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme pour renforcer  le dialogue constructif et favoriser un partenariat que nous appelons de tous nos vœux.

 

Nous allons participer  à la revue périodique universelle de Septembre 2013. Nous allons entamer des réflexions sur la justice transitionnelle et nous sollicitons également une expertise dans ce domaine.

 

Je vous remercie de votre aimable attention.    

 

 

 

 DECLARATION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE PRONONCEE PAR LE MINISTRE DE LA JUSTICE ARSENE SENDE AU CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 23:44

 

 

 

 

jeudi 6 juin 2013 14:21

 

Michel  Djotodia se dit prêt à assurer la sécurité des humanitaires dans leurs zones d’activités. L’engagement est pris ce 5 juin devant les représentants des Organisations Non Gouvernementales  Humanitaires au Palais de la Renaissance à Bangui.

 

Œuvrant à Bangui et en provinces pour la plupart, les responsables de ces organisations humanitaires nationales et internationales ont déclaré attendre du chef d’Etat centrafricain de la transition, des réponses concrètes à leurs revendications.

 

Au cours de cette rencontre, ils ont insisté  sur une garantie de sécurité avant de mener des activités sur le terrain.

 

« Vous nous avez offert la possibilité de pouvoir  exprimer ces différentes contraintes. Nous sollicitons une chaîne de commandement qui puisse collaborer avec les ONG dans les provinces, la disponibilité  des structures bancaires ainsi que la restitution des matériels logistiques emportés avant et après la prise du pouvoir par Séléka » exprime le porte-parole des humanitaires Michel Chatelet.

 

L’Association pour la Protection et l’Education des Enfants Sans Abris (APEESA) souhaite du gouvernement la revue en hausse de la  subvention accordée aux ONG nationales.

 

Le Réseau des Organisations Nationales de Lutte contre le SIDA(RONALSI) a présenté  au président de transition Michel Djotodia, le risque grandissant de l’infection à VIH dans le pays. Depuis le coup de force du 24 mars dernier à Bangui, les locaux du Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) ont servi de base à certains éléments de l’ex- rébellion Séléka. Ces derniers exigent des perdiems  avant de quitter les locaux.

 

«Nous vous demandons de nous aider à trouver une solution le plus rapidement possible pour le départ de ces ex éléments de Séléka du site de CNLS pour permettre la mobilisation des ressources. Car Les partenaires disent que tant que  ces éléments restent encore là, les financements vont poser problème » a fait savoir le Coordonnateur Adjoint de RONALSI, Paul-Bernard Nguerefara

 

Cette rencontre avec les représentants des Organisations Non Gouvernementales  Humanitaires s’inscrit dans la série de rencontre du chef de l’Etat Michel Djotodia  avec  les différentes couches sociales du pays, deux mois après que le Conseil National de Transition ait légitimé son pouvoir.

 

Source : http://www.radiondekeluka.org/societe/item/15719-michel-djotodia-rassure-les-humanitaires-en-rca.html

 

Michel Djotodia rassure les humanitaires en RCA

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