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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 19:33

 

 

 

 

 

 

RFI   vendredi 30 août 2013 à 17:11  Par Nicolas Champeaux

 

« Je crois que ce que personne n’avait imaginé, en tout cas certainement pas moi, que cette violence vis-à-vis des civils durerait aussi longtemps, non seulement dans la capitale, mais également dans les régions, et fait qu'aujourd’hui, l’essentiel de la population centrafricaine est terrorisée… »

 

En République centrafricaine, les exactions de tous ordres : viols, extorsions, pillages, ont provoqué le déplacement de milliers de civils terrorisés, à Bangui la capitale, mais aussi en province. La situation humanitaire en raison de disette alimentaire est également préoccupante.

 

Le président François Hollande, qui a alerté la communauté internationale cette semaine, en a pris conscience bien trop tardivement, regrette Roland Marchal. Chercheur à Science Po et spécialiste de la Centrafrique, Roland Marchal est l’invité de Nicolas Champeaux.

 

RFI : Le président français craint que la Centrafrique ne plonge dans un chaos similaire à celui de la Somalie. Cette prise de conscience de François Hollande, cette semaine, est-elle tardive ? Intervient-elle trop tard selon vous ?

 

Roland Marchal : Elle intervient très tard. On est même assez abasourdismaintenant, de la grandiloquence du propos en sachant que, dès le mois de décembre, François Hollande ou ses diplomates, s’ils avaient écouté les hommes politiques centrafricains de l’opposition et les experts, savaient que l’entrée des rebelles dans la capitale se terminerait par un accroissement de l’insécurité, la terrorisation et la brutalisation de la population. C'est une situation extrêmement difficile qui dure. Et ce, malgré le fait qu’à certain moment, on a eu des périodes d’accalmie qui ont laissé espérer une normalisation dans la capitale.

 

Ce que personne n’avait imaginé, en tout cas certainement pas moi, c’était que cette violence vis-à-vis des civils durerait aussi longtemps, non seulement dans la capitale, mais également dans les régions. Aujourd’hui, l’essentiel de la population centrafricaine est terrorisée.

 

Evidemment ça doit appeler un certain nombre de questions, non seulement sur ce qu'il faut faire aujourd’hui, mais également pourquoi, pendant dix ans, on a soutenu un régime, celui de Monsieur Bozizé, qui s’est effondré aussi facilement. [Un régime] dont les institutions n’ont absolument pas répondu et dont les politiques ont été finalement aussi déficientes.

 

La responsabilité est partagée, dites-vous. Dans quelles mesures les exactions sont tout de même imputables à des groupes de la Seleka, qui est devenue au fil des mois une organisation sans cesse plus hétéroclite ?

 

Dans le mouvement vers Bangui et à Bangui même, ce groupe qui était quand même très peu nombreux - quelques milliers d’hommes, vraiment 2 000, 3 000 hommes - a recruté massivement. Et il a recruté dans des secteurs de la société qui étaient très souvent des marginaux sociaux et également dans les couches délinquantes de la société centrafricaine.

 

Evidemment à partir de là, on s’est retrouvé dans un cercle vicieux où, même si certains cadres de la Seleka voulaient jouer le jeu de la victoire militaire et de l’accession au pouvoir politique, une bonne partie de la Seleka pensait que l’essentiel, c’était le pillage et vivre sur la population de la pire façon possible, comme on le voit jusqu’à aujourd’hui, hélas !

 


Cette semaine la Seleka a été écartée de la mission du maintien de l’ordre. C’est une bonne chose à court terme ?

 

Dans les conditions actuelles, oui. Parce que, même si une partie de la Seleka, minoritaire mais réelle, veut une normalisation et y travaille, pour l’ensemble de la population de Bangui la Seleka est devenue l’expression du désordre et de la violence brutale contre les civils.

 

Les forces tchadiennes et soudanaises ont-elles une part de responsabilité dans le désordre et les exactions ?

 

Les membres du contingent qu’on appelle «soudanais» de la Seleka, c’est-à-dire essentiellement des combattants du groupe ethnique du président mais qui ont été recrutés au sud du Darfour, sont effectivement dénoncés par la population comme étant particulièrement violents. Ce qu’on peut pointer, c’est qu’il y a une interrogation sur le comportement des troupes tchadiennes. Ont-ils reçu des ordres de la présidence tchadienne ou simplement de leurs officiers ? A Bangui, ils ont été extrêmement partiaux dans leur attitude vis-à-vis de la population. Très souvent, en prenant le parti des gens de la Seleka contre la population civile et en ne respectant ni leur mandat, ni d’ailleurs en le mettant en œuvre, dès qu’il s’agissait de se retourner contre des combattants de la Seleka. Augmenter le nombre de troupes serait complètement inutile, s’il n’y a pas une vérification du mandat et une application du mandat de ces troupes.

 

Justement, la France se prononce en faveur d’une intervention et fait appel auxNations unies et à l’Union africaine. Quel type d’intervention serait susceptible d’être efficace, selon vous ?

 

Le problème avec l’intervention, c’est toujours le même. Pour l’instant, on voit une intervention internationale sous une forme militaire, qui est plutôt la protection de l’action humanitaire et la protection des populations. Tout cela est beau, grand et moral. Le problème est que ça ne répond pas au problème tel qu’il existe. Et pas simplement depuis la victoire de la Seleka ! Il y a un effondrement ou une absence de l’Etat dans les provinces. Il faudra d’emblée que cette opération, si on veut qu’elle ait un sens, ne se limite pas à sa seule dimension militaire, mais ait une dimension politique qui vise à traiter les problèmes de la Centrafrique, qui sont beaucoup plus profonds que, simplement, le comportement de bandes d’assassins et de voleurs qui ont intégré la Seleka ou qui font partie de la Seleka depuis le début.

 

Une intervention qui impliquerait donc d’autres pays que ceux de l’Afrique centrale ?

 

Absolument. Il y a quand même une énorme inconnue sur le Tchad et son comportement discutable. Il y a également la passivité des autres Etats de la région. Que fait le Congo-Brazzaville, à part faire de Michel Djotodia un franc-maçon ? Que fait le Cameroun, qui est pourtant une grande puissance et qui a des moyens militaires, à part fermer sa frontière de temps en temps pour dire qu’il n’est pas content ? Donc, ça veut dire une présence longue, civile et militaire, et pas simplement tournée vers l’humanitaire.

 

En Centrafrique, il faut une intervention «longue, civile et militaire, et pas simplement humanitaire»: (Roland Marchal)
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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 19:30

 

 

 

 

 

Il y a aujourd’hui un risque réel de « somalisation » de la République centrafricaine (RCA). Foi du président français, François Hollande. La « somalisation » d’un pays est un problème sérieux pour la sécurité du monde entier et on ne peut pas se faire à l’idée que le président français ait pu faire une telle sortie sans preuve, juste pour amuser la galerie. Il est probablement bien renseigné et c’est fort des informations qu’il détient, qu’il a exprimé ses inquiétudes au sujet de ce pays. D’une certaine façon, cette intervention fait écho à la récente sortie médiatique du président centrafricain déchu, François Bozizé, qui avait pointé du doigt l’incapacité du nouvel homme fort de Bangui à gérer le pays. En témoigne l’insécurité ambiante. Il faut dire que Michel Djotodia et sa Séléka, à défaut d’être complices, sont laxistes au regard des exactions commises par leurs éléments sur les populations civiles.

 

Les djihadistes qui ont dû fuir le Nord-Mali ont probablement repris du service aux côtés de la Séléka. L’action de ces terroristes étrangers justifierait un tant soit peu l’ampleur des atrocités commises sur les populations civiles. Il est en tout cas incohérent que des Centrafricains eux-mêmes soient à même de faire preuve de tant de cruauté sur leurs propres parents pour qui ils disent avoir pris les armes pour les sauver de la dictature de François Bozizé. A moins que le discours officiel de la Séléka, depuis le début, soit juste de la poudre aux yeux. En tout état de cause, l’insécurité chronique depuis leur prise de pouvoir et le martyr des populations, traduisent l’incompétence et l’échec de Djotodia et ses hommes.

 

C’est l’une des rares situations où les auteurs d’un coup d’Etat se montrent d’une incapacité ahurissante à ramener un minimum acceptable d’ordre et de sécurité dans le pays et se livrent à d’énormes atrocités sur les populations. La France qui a fraîchement en mémoire l’exemple malien où le coup d’Etat militaire de la bande à Sanogo avait donné un coup de fouet à l’occupation du territoire par les extrémistes, craint certainement une prolifération des islamistes dans un terreau aussi fertile que cette RCA de non-droit, où l’autorité de l’Etat est absente ou complice des extrémistes.

 

Il importe surtout de ne pas faire un mauvais procès à Hollande. Que les souverainistes africains se le tiennent pour dit : tant que l’Union africaine (UA) fera preuve de laxisme face au martyr de ses populations, il est du droit des autres de lever le ton. C’est face à l’incurie de l’Afrique que la France a encore mis les pieds dans les plats. Si les Africains avaient pris le dossier centrafricain à bras-le-corps, la France n’aurait certainement pas eu raison de s’en mêler. Certes, la France défend ses intérêts qui ne sont pas en quantité négligeable en Centrafrique. Mais elle cherche également à prévenir l’aggravation du drame que vivent les populations centrafricaines en donnant publiquement de la voix, contrairement à l’Union africaine, inaudible et presque toujours improductive comme d’habitude. Ce faisant, le fait pour la France de tirer ainsi la sonnette d’alarme mérite d’être salué comme il se doit.

 

Les problèmes et les risques ainsi évoqués publiquement, il convient de trouver une solution adéquate et urgente. Il faudra à tout prix abréger la souffrance des populations. Pour ce faire, l’Afrique doit se résoudre enfin à sortir de sa torpeur. En effet, c’est à se demander ce que fait la fameuse force en attente de l’UA et ce que l’organisation continentale attend pour opérationnaliser la force d’intervention rapide dont elle a bien voulu se doter à l’occasion du sommet de son cinquantenaire. Cette inertie, parmi tant d’autres, rappelle qu’en Afrique, l’efficacité des structures est trop souvent sacrifiée au profit de l’inflation institutionnelle. Il est grand temps que cela cesse si tant il est que le continent cherche à gagner en respectabilité. A défaut, il jouera toujours les seconds rôles. Après tout, ce n’est pas la faute aux autres si nous aimons à briller par notre incapacité à prendre nos responsabilités.

 

© Source : Le ¨Pays

Lu pour vous :  SITUATION EN RCA: FACE À L’INCURIE DE L’AFRIQUE, LA FRANCE MET LES PIEDS DANS LES PLATS
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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 19:23

 

 

 

 

Radio  Ndéké Luka jeudi 29 août 2013 14:58

 

L’occupation de la piste de l’aéroport international de Bangui M’Poko par la population de Boeing, n’est pas une solution à leurs revendications. C’est plutôt un manque à gagner pour l’Etat centrafricain. Toutefois, cette occupation ralentit l’appui des partenaires au développement en faveur des personnes touchées par  les derniers évènements qui ont perturbé la tranquillité des centrafricains. Il est donc important pour la population de Boeing de libérer la piste de l’aéroport.

 

Cette réflexion a été au centre ce jeudi de la rencontre du général Jean Félix  Akaga, Commandant des Forces de la FOMAC avec les professionnels de la presse publique et privée, à la base M’Poko à Bangui.

 

Le général Akaga a saisi l’occasion pour demander à la population de Boeing de quitter la piste de l’aéroport.

 

« Les interventions de Séléka au niveau des quartiers s’accompagnent par des morts d’hommes, des pillages, des exactions. Nous ne voulons pas que cet état de fait se reproduise. Nous avons tenu personnellement à régler ce problème de l’aéroport au niveau de la FOMAC. La FOMAC n’est pas un adversaire de la population. Au contraire, nous sommes là pour les protéger, les aider parce que nous pensons que si nous ne faisons pas ce travail, et ce travail est fait par Séléka, les conséquences seront plus dramatiques. Le Centrafrique est un pays enclavé. Le fait de fermer l’aéroport, empêchent les avions qui peuvent amener des médicaments pour les pharmacies de la place. Cela constitue un frein à un certain nombre d’acteurs économiques ».

 

Le Commandant des Forces de la FOMAC a rassuré la population de Boeing que certains éléments de la force dont il a la commande, sont basés dans ce quartier. Aussi, déplore- t-il les agissements de la Séléka qui n’honore pas l’esprit d’équipe. 

 

« La population de Boeing qui réclame la paix, nous avons mis en place un dispositif au niveau du quartier pour leur dire que nous avons pris en compte leurs revendications. La population peut repartir. Nous avons pu obtenir de cette population un certain nombre de chose dont un entretien avec le chef de l’Etat. Cette population pourra exprimer directement au chef de l’Etat, ses revendications. Ce n’est pas au niveau du tarmac de l’aéroport qu’ils vont résoudre le problème. Mais il était entendu avec les autorités que les Séléka ne pouvaient pas aller sur le terrain pour pouvoir procéder à des fouilles d’armes sans qu’ils ne soient accompagnés de gendarmes et de policiers. Personne ne s’attendait que Séléka puisse agir en ce moment là lorsque nous avons appris que Boy Rabe et Boeing étaient assiégés par Séléka. Dans la foulée, nous avons demandé à ce que Séléka se retire de ces zones ».

 

La question de la formation des éléments de Séléka et de la recherche de l’unité nationale relève de la compétence du gouvernement. « C’est une urgence » a conclu général Jean-Félix  Akaga.

 

Pour le moment, les éléments de la FOMAC et les militaires français continuent d’assurer la protection de la piste de l’aéroport Bangui M’Poko en présence des quelques  déplacés qui s’y trouvent encore. Depuis l’occupation de la piste, l’aéroport est transformé en un marché de vente de divers articles pour la consommation.

 

La situation s’est aggravée ce jeudi matin devant l’aéroport Bangui Mpoko. En plus de la population de Boeing, celles des quartiers avoisinants, notamment Combattant, Galabadja, Yangato et autres. sont venues investir l’entrée de l’aéroport. Une marrée humaine constituée pour la plupart de jeunes gens.

 

Les éléments français basés à l’aéroport Bangui M’Poko ont opposé une résistance en formant une barrière avec des chars pour empêcher du coup ces jeunes d’avoir accès à la piste de l’aéroport. Bloquer, un de ces jeunes crient leurs ras-le-bol.

 

« Les exactions de la Séléka au niveau de Boeing et Boy Rabe ont mécontenté la population qui s’est soulevée. Ce n’est pas seulement la population de Boy Rabe et Boeing, mais c’est l’ensemble de la population de la capitale. Ce que font les éléments de la Séléka au niveau de Bangui dépasse l’entendement. Les centrafricains ont besoin de la paix et du respect de leur droit  ». 

 

Déjà mardi soir des milliers de familles, fuyant de nouvelles incursions des éléments de Séléka au quartier Boeing, ont quitté le secteur pour se réfugier à l'aéroport international Bangui Mpoko, sécurisé par l'armée française. Elles ont organisé un sit-in et passé la nuit sur le tarmac, réclamant que leur sécurité soit assurée.

 

Les éléments de la Force Multinationale d’Afrique Centrale (FOMAC) en poste à l’aéroport Bangui M’Poko, ont tiré des balles en l’air pour disperser cette masse. Seulement, rien n’a changé.

Libération de la piste de l’aéroport, une intervention de la FOMAC
Libération de la piste de l’aéroport, une intervention de la FOMAC
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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 19:20

 

 

 

 

 

Alors que la Centrafrique sombre dans le chaos, le rôle de l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, apparaît de plus en plus capital pour éviter le pire.

 

La foule était en colère, mardi 27 août, à l’aéroport de Bangui. Fuyant les exactions des éléments de la Séléka, l’ex-rébellion au pouvoir depuis le 24 mars, environ 3000 Centrafricains, selon des témoins, s’étaient réfugiés à l’aéroport international : terrorisés et excédés par le comportement des ex-rebelles qui, sous le couvert d’une opération de désarmement, les pillent et les violentent (au moins 11 morts parmi les civils). 

 

Alerté, l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, se rend aussitôt sur place, traverse les barrages, gagne la piste, écoute les revendications de la population. Sa présence rassure les déplacés. Il est connu pour être un homme de paix, un homme qui ne recule pas devant la menace des armes pour apporter, au plus fort des accrochages, là de l’aide aux civils, ici de la nourriture et de l’eau.

 

Ce jour-là, il écoute les revendications de la foule. « Elle se sentait plus en sécurité sur la piste de l’aéroport que dans ses quartiers, explique à La Croix l’archevêque. Je leur ai demandé de nommer un comité chargé de les représenter. Ensemble, nous sommes allés rencontrer le chef de la Mission internationale de soutien en Centrafrique (Misca), la force panafricaine déployée en Centrafrique. Ce dernier s’est engagé à envoyer ses hommes dans leurs quartiers. Et j’ai obtenu que le président Djotodia reçoive ce comité, jeudi. » 

 

MGR NZAPALAINGA SAIT SE FAIRE ENTENDRE

 

Comme le montre ce dernier épisode, Mgr Nzapalainga sait se faire entendre pour le bien de son pays. Né le 14 mars 1967 à Mbomou dans le diocèse de Bangassou (sud de la RCA), Dieudonné Nzapalainga est prêtre de la congrégation des spiritains. Titulaire d’une licence de théologie obtenue à Paris au Centre Sèvres (jésuite), il a vécu en France entre 1998 et 2005 : tour à tour aumônier des orphelins de la Fondation d’Auteuil et vicaire paroissial de Saint-Jérôme à Marseille. Il rentre ensuite en RCA prendre la direction régionale des pères spiritains. 

 

Mais l’Église centrafricaine est secouée par une grave crise, plusieurs évêques sont démis par Rome. En 2009, il est nommé administrateur apostolique de Bangui après la démission de Mgr Paulin Pomodimo. Et le 14 mai 2012, le pape Benoît XVI le choisit pour devenir archevêque de Bangui. Moins d’un an plus tard, alors que la RCA sombre dans le chaos et la violence (l’ONU estime que 1,6 million de Centrafricains sur 4,5 millions d’habitants ont besoin d’une aide d’urgence et 206 000 sont déplacés pour fuir la violence des bandes armées), il est aujourd’hui l’un des rares à intervenir efficacement pour le bien des Centrafricains.

 

LA RCA, UNE PRIORITÉ POUR LA FRANCE

 

Et il semble sur le point de réussir. À la fin du mois de juin, alors en route pour Rome afin de recevoir son pallium, il fait un crochet en France, organise une conférence de presse au siège de la Conférence épiscopale à Paris et diffuse une note sur le drame en cours. Mgr Luc Ravel, l’évêque aux armées, la transmet à ses contacts des ministères de la défense, des affaires étrangères et à l’Élysée. « On va remonter au plus haut niveau ces informations », lui répond-on. François Hollande en aurait pris effectivement connaissance, affirme l’hebdomadaire Jeune Afrique, et cette note aurait joué un rôle prépondérant dans la décision de mobiliser le centre de crise du ministère des affaires étrangères sur le sujet, le 30 juillet.

 

Désormais, la RCA est sur la liste des priorités de la politique étrangère française . Le 27 août, dans son discours à la conférence des ambassadeurs, le président français l’évoque avec force. Et la France espère obtenir, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU (fin septembre), une réunion internationale sur la Centrafrique. À Bangui, l’archevêque a eu vent de ces développements : « Je ne sais pas si ma parole porte si loin, réagit-il. Mais je sais l’état dans lequel vivent les Centrafricains. Ma mission de pasteur est de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour soulager leur peine. Et je le ferai. » 

 

LAURENT LARCHER

Lu pour vous : Mgr Dieudonné Nzapalainga, rempart face à l’anarchie centrafricaine
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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 19:14

 

 

 

 

Le Messager    30/08/2013 03:12:02

 

700 soldats issus de la débandade subie le 24 mars 2013 par les troupes fidèles au général-président François Bozizé effectuent actuellement un mouvement vers la ville de Bertoua. La raison principale de cette invasion en terre camerounaise est, selon des sources sécuritaires, « leur curieuse volonté de ne s’inscrire que dans les lycées et collèges du chef-lieu de la région de l’Est alors que le Cameroun et le Hcr leur avaient ouvert les portes des établissements scolaires des localités de Bétaré-Oya, Borongo et Garoua-Boulaï ».

 

Les mêmes sources affirment que « nous doutons de la sincérité de ces jeunes hommes dont les origines et l’âge nous font dire que ce sont d’anciens soldats de Bozizé recrutés dans les dernières heures de son règne et mis en déroute par la Séléka de Michel Djotodia Am Nondroko ». Conséquence de ce doute, « sur hautes instructions du haut-commandement, une centaine de soldats camerounais du 81ème Bataillon d’infanterie motorisé (Bim) ont été dépêchés de Bertoua, pour empêcher la progression de ces soldats en chômage au niveau du village Borongo situé à environ 70 km de Garoua-Boulaï ».

 

La riposte préventive camerounaise s’inspire du fait que ces anciens soldats pourraient venir gonfler les effectifs de leurs compagnons d’armes en divagation à Bertoua. En effet, l’on se souvient qu’une centaine de soldats centrafricains désarmés et cantonnés au 81è Bim avaient été remis en liberté et errent à Bertoua où on les soupçonne d’être à l’origine de la montée de la grande criminalité urbaine. Les services de sécurité pensent de ce fait qu’il faut les maintenir à Borongo, Garoua-Boulaï et Bétaré-Oya où ils seront plus contrôlables au sein d’une population facilement identifiable du fait de sa minorité. Mais, selon certains d’entre ces anciens soldats de l’armée centrafricaine, « nous avons peur d’être facilement repérés par les éléments de la Séléka qui sont à nos trousses depuis un certain temps et qui ont pour seule mission de nous exterminer. Certains de nos camarades ont déjà trouvé la mort alors qu’ils pensaient être protégés en terre camerounaise dans des villages supposés inconnus. D’où notre insistance à nous rendre à Bertoua où les forces de sécurité sont mieux outillées pour nous défendre.»

 

« Niet !» Rétorque la partie camerounaise qui ne veut plus s’encombrer d’étrangers qui enlèvent et tuent impunément sur ses terres. Cette posture rejoint celle de Kombo Gbéri, le vice-président à l’Assemblée nationale et ancien maire de la commune de Garoua-Boulaï. Le candidat a relevé au cours des réunions du parti politique auquel il appartient que «si nous ne faisons pas attention, les Centrafricains viendront nous diriger ici un jour». Il faisait ainsi allusion au fait que « certains se sont massivement inscrits sur les listes électorales et que nous [le Rdpc] risquons perdre les élections si rien n’est fait pour prévenir leur avancée. » L’avancée de ces anciens soldats restés fidèles à Bozizé prouve que, selon Kombo Gbéri, « Bertoua n’est pas à l’abri  d’une invasion ».

 

Ange-Gabriel OLINGA B.

 

Lu pour vous : Cameroun-Rca : Des soldats de Bozizé foncent sur Bertoua
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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 19:10

 

 

 

Excellence Monsieur le Chef de l'Etat de la transition

Excellence Monsieur le Premier ministre, Chef du gouvernement de la transition

Excellence Madame la Vice-Présidente du Conseil national de la transition,

Excellence, Monsieur le Président de la Commission de la CEMAC

Excellence Mesdames et Messieurs les Ministres,

 

Excellence Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations internationales,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Distingués invités en vos rang, grade et qualité.

 

En octobre 2009 j'ai débarqué à Bangui, conscient que ce ne serait pas une sinécure au vu de l'histoire de ce pays. En effet, j'avais déjà visité le Centrafrique au cours de quelques missions ponctuelles dans le domaine des finances publiques et j'avais remarqué que des problèmes simples n'engendraient pas nécessairement des solutions simples.

 

Mon mandat était clair, précis et à posteriori terriblement ambitieux: "aider les autorités à créer un Etat de droit digne de ce nom". Imaginez  ma surprise d'avoir été nommé Ambassadeur dans un Etat qui se cherche.

 

C'est pourtant avec beaucoup d'enthousiasme que je me suis attelé à la tâche, aidé en cela par mon collègue Vidon, Ambassadeur de France à l'époque, fin connaisseur du pays et de certaines personnalités attachantes qui m'ont apporté un soutien sans faille. Qu'ils en soient ici remerciés.

 

L'euphorie que procure l'arrivée dans un nouveau poste n'a malheureusement été que de courte durée. Le processus électoral démarrait ainsi que le DDR. Le dialogue politique inter centrafricain quasi inexistant. Il n'y avait pas de dialogue politique structuré entre l'Union européenne et les autorités.

 

Ce sont les questions sur lesquelles il m'a fallu porter toute mon attention sans oublier notre coopération au développement.

 

Sur les élections tout le monde se souvient qu'elles ne furent pas vraiment transparentes malheureusement menant à la réélection du Président et à la mise en place d'une Assemblée nationale presque monocolore. L'image du pays, déjà brouillée, venait de prendre un coup dur et d'aucun pourrait penser que c'était là les signes avant-coureur de la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui. Tout au long de ce processus l'UE n'a eu de cesse de dénoncer les mauvaises pratiques et les risques politiques qu'ils impliqueraient inévitablement. Rien n'y a fait.

 

Durant les dix-huit mois qu'a duré le processus électoral, le dialogue politique inter centrafricain a été purement et simplement saboté malgré tous les efforts que la communauté internationale a déployés. De réunions au Palais de la Renaissance en réunions, nous avons tous assisté à un monologue, chacun campant sur ses positions, qui ne pouvait permettre d'envisager une sortie de crise.

 

Parallèlement nous mettions tout en œuvre pour faire aboutir le processus DDR dans le Nord-ouest du pays et force est de constater que nous y sommes finalement, non sans mal, parvenus et je m'en félicite. La préparation du DDR dans le Nord-est a dès lors été entamée et l'UE a pris ses responsabilités en mettant les fonds à disposition. D'autres fonds sont toujours disponibles mais la perspective  d'un DDR s'est éloignée avec les récents événements et je le regrette.

 

S'agissant du dialogue politique UE-RCA, il nous aura fallu près de dix-mois, là aussi, pour obtenir l'accord de BOZIZE pour qu'il puisse démarrer et, après une période de tâtonnement et de méfiance, cet exercice nous a permis d'aborder tous les sujets, même les plus sensibles comme les droits de l'Homme, les détentions arbitraires, les violences faites aux femmes, la sorcellerie, l'abolition de la peine de mort, l'impunité, les tribunaux militaires mais également les grands problèmes économiques et sociaux, la coopération au développement et l'intégration régionale pour ne citer que ceux-là. Aujourd'hui, après quelques mois d'interruption, le dialogue entre l'UE et la RCA a repris sans tabou. Ce dialogue politique renforcé a notamment pour objet d'appuyer toutes les démarches qui sont aujourd'hui effectuées par la Communauté internationale, le Comité de suivi des Accords de Libreville et de N'Djamena et par le Groupe international de contact.

 

Excellence Monsieur le Chef de l'Etat de la transition,

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Distingués invités,

 

En matière de coopération au développement, malgré tous les écueils que je viens de rappeler, et surtout grâce à tous mes collaborateurs et ceux de l'Ordonnateur national du Fonds européen de développement, nous avons pu engager 87% du programme indicatif du 10ème Fonds européen de développement soit 158 M€ et le solde sera engagé avant la fin de cette année. Toutes ces décisions de financement ont engendré la contractualisation de 130 à 140 M€ avec bon nombre d'opérateurs économiques centrafricains et des décaissements à peu de chose près de même niveau. Tout cet argent injecté dans l'économie a directement servi au développement du pays et à la réduction de la pauvreté. A ces sommes déjà très considérables, il convient d'ajouter les fonds mis à disposition directement par le budget européen et l'aide humanitaire ce qui représente encore près de 16 M€ par an. Ainsi l'Union européenne est-elle le premier bailleur de fonds de ce pays, encore plus si l'on y ajoute l'aide au développement de la France, seul Etat membre encore présent en RCA. Je ne saurai omettre de signaler que concomitamment la Délégation a également eu à gérer, en étroite collaboration avec la Commission de la CEMAC, le volet intégration économique de notre programme régional soit quelques 97 M€. Je vous laisse imaginer le défi que cela représente pour les 20 professionnels qui ont eu et auront à mettre en œuvre un portefeuille aussi important dans des circonstances difficiles et sachant les problèmes de capacités des administrations nationales.

 

Excellence Monsieur le Chef de l'Etat de la transition,

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Distingués invités,

 

Le non-respect des engagements pris par le passé et dans le cadre des Accords de Libreville, Accords qui auraient permis à BOZIZE d'assurer son maintien jusqu'au terme de son mandat , la rupture du dialogue politique inclusif, les mauvaises pratiques en matière de droits de l'Homme, le renoncement aux valeurs d'un Etat de droit nous ont conduit dans la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui.

 

Nous ne pouvons bien évidemment pas cautionner ni de près ni de loin la prise de pouvoir par la force pas plus que nous ne pouvons cautionner toutes les exactions qui ont été commises et qui, aujourd'hui encore, terrorisent les populations. Il faut que cela cesse sur toute l'étendue du territoire. Les centrafricaines et les centrafricains sont à bout. Il faut rétablir la sécurité et l'ordre public au plus vite. Il en va de la responsabilité première des autorités de la transition, pour la plupart installées aujourd'hui.

 

Nous avons déjà perdu trop de temps à mettre en place les institutions de la transition alors même que c'était en réalité la phase la plus facile à réaliser. Faudra-t-il encore et toujours recourir à la médiation du Président Sassou Nguesso et l'appui du Président Deby, Président en exercice de la CEEAC, pour que les choses progressent dans la bonne direction. Faudra-t-il inlassablement répéter que ceux qui sont aujourd'hui aux commandes de ce pays doivent agir pour le bien de la population et non pour leurs propres intérêts personnels? Devra-t-on attendre que l'Etat soit déclaré en faillite pour que l'on arrête de dépenser l'argent qu'on n'a pas? Il y a quand même dans ce pays des personnalités intègres, compétentes et dont la probité ne fait aucun doute, j'ai eu la chance de les rencontrer et beaucoup sont devenus des amis.

 

 Excellence Monsieur le Chef de l'Etat de la transition,

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Distingués invités,

 

Ce sont ces hommes et ces femmes sur lesquels la RCA doit s'appuyer et non sur quelques baroudeurs, politiciens de petit calibre, épris de pouvoir et uniquement guidés par leur intérêt personnel. Ne répétez pas ce qui a fait la marque de fabrique du pouvoir sortant, on sait où cela a conduit le pays. Il faut se ressaisir sinon il sera trop tard et ce seront une fois encore  les centrafricains qui paieront le plus lourd tribu.

 

Excellence Monsieur le Chef de l'Etat de la transition,

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

 

Distingués invités,

 

Je quitte le pays avec le cœur serré car mes espoirs initiaux sont déçus. Le cœur serré aussi car je laisse derrière moi un peuple attachant mais qui souffre, le cœur serré car je ne suis pas sûr que l'on verra rapidement le bout du tunnel si chacun n'y met pas du sien. Mais je pars aussi confiant dans les hommes et les femmes de ce beau pays dont les richesses sont inestimables.

Dans un premier temps je serai affecté auprès du Directeur général Afrique du Service européen d'action extérieure, ce qui me permettra de continuer à œuvrer à sensibiliser ma hiérarchie sur la situation de la RCA.

 

Excellence Monsieur le Chef de l'Etat de la transition,

 

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

 

Distingués invités,

 

Je vous demande de faire preuve de courage et d'abnégation pour sauver ce beau pays et sa population.

 

Excellence Monsieur le Chef de l'Etat de la transition,

 

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

 

Comme il est de coutume en Afrique de l'ouest, je vous demande de bien vouloir me donner la route. Comme le veut la tradition, je l'ai déjà demandée deux fois, à mes collaborateurs, à mes amis, il vous appartient maintenant au terme de cette troisième demande de me permettre de partir le cœur tranquille.

Je vous remercie. Bonne chance

 

 

Discours d'adieu de Guy  Samzun, ambassadeur de l'Union Européenne
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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 22:58

 

 

 

 

7/08/2013 à 17h:42 Par Jeune Afrique

 

Parmi les multiples facettes de Jacques Vergès, l'Afrique tenait une place importante. Et à son enterrement, le 20 août à Paris, certains de ses amis africains ont fait le déplacement.

 

Ils sont venus rendre un dernier hommage à leur ami Jacques Vergès, le 20 août, à l'église Saint-Thomas-d'Aquin, à Paris. Il y avait là le général Bozizé, président centrafricain récemment déchu, qui avait fait appel à l'avocat en 2008 quand la Cour pénale internationale (CPI) s'intéressait à lui ; Michel Roussin, ex-ministre de la Coopération ; Roland Dumas, ex-ministre des Affaires étrangères ; ou encore Jean-Claude Martinez, ex-vice-président du Front national, qui fut conseiller juridique du roi Hassan II dans les années 1970. Beaucoup de pro-Gbagbo ont fait le déplacement, à l'instar d'Éric Kahé, son ancien ministre du Commerce, d'Alain Toussaint, son ex-conseiller à la communication, d'Abel Naki, président du CRI panafricain, ou encore de Bernard Houdin, porte-parole du président déchu.

 

À leurs côtés, plusieurs confrères du défunt, comme Me Marcel Ceccaldi, défenseur de proches de Kaddafi, l'Ivoirienne Habiba Touré, avocate de Michel Gbagbo, et Karim Achoui, radié du barreau parisien, auquel la pègre et les islamistes confiaient leur dossier et qui souhaite commencer une nouvelle carrière au barreau d'Alger. Les autorités algériennes ont, pour leur part, dépêché leur ministre de la Culture, Khalida Toumi-Messaoudi. Tous ont versé leur écot à une association de soutien aux enfants de la rue de Brazzaville dirigée par le père Alain de La Morandais, maître de la cérémonie religieuse, et... le publicitaire Jacques Séguéla. La sortie du cercueil de Vergès fut longuement applaudie avant que des Ivoiriennes lancent des "Merci pour Laurent Gbagbo, merci pour l'Afrique, merci pour la lutte contre l'impérialisme". Des cris finalement couverts par les youyous des militantes algériennes.

Lu pour vous :  Enterrement de Jacques Vergès : l'adieu des Africains
Lu pour vous :  Enterrement de Jacques Vergès : l'adieu des Africains
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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 22:52

 

 

 

 

Le président burundais, Pierre Nkurunziza, a annoncé hier que le gouvernement se préparait à envoyer des troupes au Mali et en Centrafrique dans le cadre de missions de maintien de la paix.

 

Soulignant que les troupes burundaises ont été fort appréciées lors de leur participation à des missions de maintien de la paix en Somalie, au Soudan, en Côte d'Ivoire et en Haïti, il a indiqué que c'est grâce au rétablissement de la situation sécuritaire au Burundi que la communauté internationale place sa confiance dans les troupes burundaises.

 

Le conseiller burundais en droit des conflits armés auprès du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants, le colonel Jacques Bizabigomba, avait d'ailleurs annoncé à la mi-août la volonté du gouvernement de former tous ses militaires dans le domaine des droits de l’homme au cours des deux prochaines années.

 

 (Source : 27 août 2013  Xinhua)

 

Burundi : envoi imminent de troupes au Mali et en Centrafrique
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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 22:48

 

 

 

 

Paris (AFP) - 27.08.2013 19:38 - Le président François Hollande a appelé mardi l'ONU et l'Union africaine "à se saisir de la situation" en Centrafrique, pays, a-t-il dit, "au bord de la somalisation" où 60.000 enfants risquent de mourir de malnutrition et qui compte un million et demi de déplacés.

 

"J'appelle l'Union africaine et le Conseil de sécurité à se saisir de cette situation. La France les y aidera", a déclaré le chef de l'Etat, en ouvrant la conférence des ambassadeurs français réunis à Paris.

 

"Il est plus que temps d'agir" pour ce pays qui traverse une grave crise politique et humanitaire, a souligné le président.

 

Depuis la chute du régime de François Bozizé, renversé le 24 mars par la coalition rebelle du Séléka, le pays vit dans un climat d'insécurité généralisée, avec des exactions contre la population perpétrées par des combattants issus de l'ex-rébellion.

 

"Ce pays est hélas au bord de la somalisation. (...) Le bilan est accablant. 60.000 enfants risquent de mourir de malnutrition. Un million et demi d'habitants sur 5 millions sont déplacés", a poursuivi François Hollande, rappelant qu'il avait reçu la semaine dernière les représentants d'organisations non gouvernementales engagées en RCA.

 

La diplomatie française prépare des initiatives, y compris au Conseil de sécurité des Nations unies, d'après une source à l'Elysée. Des consultations sont en cours à New York sur un projet de résolution.

 

Selon la ministre française de la Francophonie Yamina Benguigui, une réunion internationale sur la Centrafrique pourrait se tenir en marge de l'Assemblée générale des Nations unies fin septembre à New York.

 

Paris souhaite notamment que l'ONU apporte son soutien à l'UA dans la mise en place de cette Mission. Une réunion internationale à caractère humanitaire aura lieu en marge de l'Assemblée générale des Nations unies fin septembre à New York et la France voudrait lui donner un caractère plus "politique", a indiqué la source diplomatique.

 

"L'objectif est de mobiliser tous nos partenaires pour mettre la Centrafrique au coeur des débats et pour soutenir la Misca", la Mission internationale de soutien en Centrafrique, une force panafricaine, militaire et policière pour l'essentiel, censée compter 3.600 hommes à terme mais dont le déploiement traîne en longueur, indique une autre source diplomatique.

 

La Misca doit apporter un soutien aux autorités nationales dans la protection des civils et la restructuration de l'armée et des forces de sécurité. Elle aura également pour mission de faciliter la fourniture de l'aide humanitaire.

 

Elle sera composée de 2.475 militaires, 1.025 policiers et 152 civils, parmi lesquels des Camerounais, des Congolais (Congo-Brazza), des Gabonais et des Tchadiens.

 

Paris plaide également pour un soutien financier européen accru. "L'idée, c'est d'aller vite car la situation se dégrade sur le terrain", souligne une source diplomatique.

 

© 2013 AFP

Centrafrique: Hollande appelle l'ONU et l'UA à agir
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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 00:00

 

 

 

Paris 26 août (CAP) – Ce lundi aux environs de 16 h 30, heure de Paris, au Timhotel de la Porte de Clichy à Paris, le sanguinaire et dictateur déchu avait rendez-vous avec un de ses obscurs ami libanais dont nous ignorons pour le moment l’identité, mais que les photos prises opportunément de lui sur les lieux de l’incident par notre source, permettront de trouver ensuite le nom.

 

Flanqué d son fils Franklin Bozizé, le dictateur devait vraisemblablement  traiter avec son ami libanais, de ses douteux et louches plans de déstabilisation du processus de transition actuellement en cours en Centrafrique et de ses projets de retour au pouvoir qu’il a dernièrement annoncés dans son interview sur Radio France Internationale et dont il ne fait nullement mystère.

 

Contre toute attente, Bozizé, son fils  et son interlocuteur sont débusqués et dérangés dans leur quiétude par deux compatriotes, puis trois et des tasses de thé et de café volent dans les lieux du rendez-vous vers le visage des débusqués. S’en suit une bagarre entre un des compatriotes que le fils Bozizé  croît devoir agresser ce qui vaut à ce dernier d’être correctement rossé. Survient la police appelée par les tenanciers de l’hôtel qui embarque les deux pugilistes au commissariat le plus proche tandis que Bozizé et son invité prennent la poudre d’escampette.

 

D’après notre source présent sur les lieux, le Libanais parlait à Bozizé de choses qu’il va « livrer », probablement des armes peut-on deviner. Il est clair que les autorités françaises qui ont déjà fermement mis Bozizé en garde quant à ses activités et tentatives de déstabilisation de la RCA à partir du territoire français, doivent redoubler de vigilance et surveiller de très près cet individu qui est as de la roublardise, qualité qui l’a finalement perdu car il croyait qu’il pouvait rouler tout le monde dans la farine. Affaire à suivre….

Incident dans un hôtel parisien où Bozizé est débusqué alors qu'il s’entretenait avec un de ses obscurs amis libanais
Incident dans un hôtel parisien où Bozizé est débusqué alors qu'il s’entretenait avec un de ses obscurs amis libanais
Incident dans un hôtel parisien où Bozizé est débusqué alors qu'il s’entretenait avec un de ses obscurs amis libanais
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