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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:28

 

 

 

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Le constat et sombre tableau que dresse ici M. Samzun représentant l'UE en Centrafrique est très édifiant et renseigne parfaitement sur ce qui se passe réellement dans ce pays soumis à la dictature sanguinaire de Bozizé comme en attestent des affaires sordides comme celle de la disparition ou sans doute la mort toujours non élucidée de l'opposant Charles Massi, dont l'instruction judiciaire après la plainte déposée par les avocats de la famille vient de débuter à Paris avec l'audition il y a une quinzaine de jours déjà pendant quatre heures d'horloge, de son fils adoptif Eric Néris ou celle tout aussi scandaleuse dite de l'incendie du supermarché RAYAN avec le bâtonnier Me Symphorien Balemby, toujours en cavale et Jean Daniel Dengou d'ADMN ainsi que des personnes proches d'eux arbitrairement arrêtées et toujours détenues dans d'inadmissibles conditions à la prison de Bossembélé sans la moindre instruction ni audition quelconque depuis bientôt un an.

 

Si on ajoute les diverses entraves répétées à la liberté d'aller et venir faites aux différents leaders de l'opposition dont le sommum a été atteint avec les tracasseries qui ont fini par entraîner la mort de l'ex-président Patassé, la situation en RCA sous le pouvoir de Bozizé avec ce que tout cela représente de déficit de démocratie - surtout après les résultats d'élections massivement frauduleuses - on ne peut qu'être fondé à parler de "régression démocratique" comme le fait ici le diplomate européen dans cette interview.

 

Rédaction C.A.P 

 

  

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 13 Mai 2011 14:57

C’est sur les ondes de Radio Ndeke Luka que l’ambassadeur chef de mission de l’Union européenne à Bangui a choisi de s’exprimer.  Dans une interview exclusive recueillie le 13 mai 2011, Monsieur Guy Samzun est revenue sur plusieurs situations évoquées ces derniers jours par la presse centrafricaine, les milieux gouvernementaux et diplomatiques : le rapport sévère publié après les élections, l’absence de l’ambassadeur à l’investiture du président Bozizé, les fonds versés par l’UE pour les militaires admis à la retraite etc… Des propos ans langue de bois

RNL : Vous êtes l’Ambassadeur de l’Union Européenne en République Centrafricaine, le monde entier a célébré il y a quelques jours la journée de l’Europe. Pourquoi cette journée n’a pas été célébrée par l’Union Européenne en République Centrafrique ?

Guy Samzun : C’est assez simple. Tout simplement parce que comme dans beaucoup d’autres pays, nous n’avons pas célébré la fête de l’Europe pour des raisons simplement de restrictions budgétaires. Il faut que les gens sachent qu’on avait pris accord avec le Président de la délégation spéciale de la ville de Bangui pour faire cette fête dans les jardins du cinquantenaire, tout était près de notre côté. Mais nous avons reçu des instructions de notre siège nous demandant de ne pas envisager de telles dépenses, vu les restrictions budgétaires qui nous frappent nous aussi.

RNL : La responsable de la diplomatie de l’Union Européenne Catherine Ashton avait publié au lendemain des scrutins de 2011, un rapport accablant sur les irrégularités qui ont entaché les élections groupées en République Centrafricaine. Quels sont les éléments vous ont permis de dresser un tel bilan ?

GS : D’abord ce n’est pas Lady Ashton qui est effectivement la haute responsable pour les Affaires étrangères de l’Union Européenne qui a publié ce rapport. C’est un rapport qui a été publié par des experts indépendants qui sont venus ici à Bangui pendant un certain temps. Je dirai même un temps très certain par ce qu’ils sont restés plusieurs semaines sur le territoire et qui ont fait un rapport de façon tout à fait indépendante, bien que financé par l’Union Européenne en respectant par contre, une méthodologie définie par l’Europe et qui ont effectivement, par des travaux qu’ils ont pu mener, les gens qu’ils ont pu rencontrer, les gens qu’ils ont pu interviewer, les données qui ont été circulées, que ce soit par la Commission Electorale Indépendante (CEI), ou les autres organes en charge des élections, faire un certain nombre d’analyses et des recoupements qui ont malheureusement et effectivement mis en évidence un certain nombre de fraudes, de disfonctionnements, d’irrégularités qui ont entaché très sérieusement le processus.

RNL : Selon le rapport qui a été dressé, les irrégularités c’est beaucoup plus du côté du pouvoir, que du côté de l’opposition, par ce qu’il y a deux camps qui étaient partis pour ces élections y compris les indépendants.

GS : j’aurai tendance à dire sur la base du rapport qu’on a des responsabilités dans tous les camps. Dans le camp de la CEI certainement y a pas de doute, il y a des responsabilités au niveau des autorités du pays, des autorités publiques sortant, il y a aussi des problèmes liés à l’attitude des Forces de sécurité et de défense du pays, même si dans d’autres domaines, elles se sont avérées efficaces et compétentes. Je ne suis pas en mesure et je ne pense pas qu’il nous soit très intéressant de savoir qui est le responsable ultime. Ce qu’on constate, c’est que malheureusement on a un processus électoral largement entaché d’irrégularités qui ont fait qu’en réalité ce que l’Union Européenne attendait, c’était des élections libres transparentes, crédibles où les populations pouvaient exprimer librement leur choix. Tout cela n’a malheureusement pas été totalement respecté, loin s’en faut, on constate une certaine régression démocratique par rapport aux élections de 2005.

RNL : Guy Samsung, l’opinion publique nationale s’est interrogée et continue à s’interroger sur la grande absence de l’Union Européenne à la cérémonie de l’investiture du président de la République François Bozizé le 15 mars dernier. Qu’est-ce qui justifie votre absence à un évènement aussi important comme l’investiture ?

GS: D’abord si nous n’étions pas présents à l’investiture, ce n’est pas par rapport au président de la République en tant que tel, mais c’est la date choisie pour cette investiture qui nous pose problème. Puisque c’était également la date du coup d’Etat, et comme vous le savez dans les principes de l’Union Européenne, on n’a pas tendance, ni coutume de célébrer, de fêter les coups d’Etat. En général, on les sanctionne, on les regrette, on les critique, mais on ne les célèbre pas, d’où notre absence à cette investiture.

RNL : A un moment donné, ce coup d’Etat a été salué par le peuple centrafricain qui l’avait trouvé salutaire !

GS: Vous savez, il y a peut-être une partie de la population qui l’a trouvé salutaire, d’autres probablement pas. Sur le principe même, l’Union Européenne ne peut défendre ni de près, ni de loin, un coup d’Etat, même s’il s’avère par la suite qu’il a été comme vous le dites, salutaire. Mais il ne faudrait pas laisser penser aux populations que la façon de ramener la démocratie passe par un coup d’Etat. Jamais l’Union Européenne ne défendra une telle position.

RNL : Monsieur l’Ambassadeur, lors d’une rencontre avec le Chef de l’Etat centrafricain François Bozizé, l’Union Européenne lui aurait suggéré un dialogue politique post électoral. Pourquoi cet énième dialogue politique et pour quel résultat en perspective ?

GS : Il faut clarifier très clairement les choses. Il n’a jamais été demandé par l’Union Européenne un dialogue post électoral. Dans le cadre de l’accord de Cotonou, les articles 8, 9 et subséquents prévoient de façon claire qu’il existe un dialogue entre l’Union Européenne et les pays bénéficiaires. Ce dialogue n’a jamais existé en République Centrafricaine de manière formelle, et l’article 8 prévoit que lorsque les évènements prennent une tournure un peu difficile, ce qui est le cas après le processus électoral, qu’on fasse un dialogue politique prévu par l’accord de Cotonou, un dialogue renforcé, structuré et formel. C’est dans ce sens que j’ai été demandé avec mon collègue ambassadeur de France au président de la République, de nous autoriser à entamer ce dialogue politique. Il n’est pas question de refaire un Dialogue Politique Inclusif, il n’est pas question d’un énième dialogue national. C’est un dialogue politique prévu par l’accord de Cotonou et nous demandons son application.

RNL : La table ronde des bailleurs de fonds sur la République Centrafricaine aura lieu à Bruxelles en Belgique au mois de juin prochain. Qu’est-ce que le pays peut attendre de cette rencontre. Déjà en 2007, des engagements fermes ont été pris par ces partenaires, mais les résultats étaient négatifs.

GS : Je vais donner une précision. D’abord, ce n’est  pas une table ronde organisée et gérée par l’Union Européenne. Cette table ronde est une initiative du gouvernement centrafricain et de la Commission pour la consolidation de la paix à New York, donc un organe des Nations Unies. L’Union Européenne, au même titre que les partenaires multilatéraux ou bilatéraux, est invitée à participer à cette table ronde. Nous y sommes présents en qualité d’invité. Comme vous le savez, les programmes de l’Union Européenne passent majoritairement par le Fonds européen de Développement. Puisque pour le moment nous sommes sur le programme 2008-2013, donc du côté de l’union Européenne, je dirai les engagements qui ont été pris lors de la précédente table ronde ont été tenus, on est en train de les mettre en œuvre. Il y a encore devant nous 3 ans pour finaliser et ensuite nous entrerons dans un dialogue avec le gouvernement pour un nouveau programme pluriannuel si le Fonds européen continue d’être l’instrument privilégié de la coopération de l’Union Européenne.

RNL : Depuis quelques temps des mouvements d’humeur d’une partie des militaires admis à la retraite ont été entendus dans la capitale. Ces militaires accusent les autorités du pays d’avoir détourné les fonds versés par l’Union Européenne pour leur démobilisation. Est-ce que ces fonds ont été réellement versés au gouvernement centrafricain.

SG : Deux choses : Un, les fonds ont été versés au gouvernement centrafricain. Et deux, les fonds n’ont pas été détournés. Les retraités militaires qui ont bénéficié du programme financé par l’Union européenne ont touché des montants variables et en fonction de ce qui leur était dû. Ce qu’ils réclament aujourd’hui, ces militaires, c’est de toucher plus d’argent. Le programme de l’Union Européenne n’a pas cette vocation de donner plus d’argent que ce qui a été donné, mais je vous garantis que cet argent a été bel et bien reçu par ces militaires. Puisque chaque vague de mise à la retraite a été suivi dans l’audit que nous avons commandité, et tant que cet audit n’avait pas rendu des résultats favorables, on ne peut pas faire la seconde vague. Tous les gens qui ont bénéficié de ce fond ont été payés sur les comptes en banque. Cela a été vérifié et il n y a pas de détournements.

RNL : Monsieur l’ambassadeur pour terminer, comment l’union Européenne entend appuyer le pays dans son programme de développement pour les 5 prochaines années ?

GS : Comme je l’ai dit, on a d’ores et déjà un programme indicatif national qui couvre la période de 2008-2013, pour lequel la république Centrafricaine bénéficie grosso modo de 137 millions d’euros qu’on a déjà augmenté assez substantiellement par des aides spécifiques dues à la crise des prix alimentaires, à la crise financière mondiale. Donc on doit investir un montant de dans l’ordre de 160 millions d’euros programmé. On peut valablement penser que tout ce qui va être lancé dans quelques semaines à venir dans le domaine des pôles de développement trouvera une suite heureuse après 2013. Mais pas uniquement de la part de l’Union Européenne. J’espère aussi qu’avec les autorités, nous serons parvenus à démontrer aux autres bailleurs que cette approche intégrée au niveau des pôles de développement pourrait attirer plus de fonds.

RNL : Monsieur l’Ambassadeur je vous remercie.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:23

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 14 Mai 2011 11:05

Un deuil national d’une semaine est décrété à compter de ce 14 mai 2011 jusqu’au 21 mai prochain en mémoire du regretté président centrafricain Ange Félix PATASSE. C’est un décret signé du président François BOZIZE, et rendu public le 13 mai dernier.

Selon le décret, pendant toute cette période, les drapeaux seront en berne sur l’ensemble du territoire national et dans les représentations diplomatiques de la RCA à l’étranger.

Pendant ce temps à Bangui, les travaux d’aménagement du site des obsèques officielles se poursuivent dans le 4e arrondissement. Les obsèques de l’ex président n’avaient pas vite fait l’objet de l’unanimité entre sa famille biologique, politique et le gouvernement centrafricain. Sa formation politique accuse le président François Bozizé et son parti le KNK d’être responsable de la mort de son prédécesseur pour lui avoir refusé à 2 reprises, l’autorisation de se rendre à l’étranger pour des soins.

Selon des proches du défunt, la dépouille mortelle est attendue à Bangui le jeudi 19 mai par vol spécial. L’enterrement est prévu deux jours plus tard, soit le samedi 21 à minuit, après une cérémonie d’hommage national présidée par le chef de l’état centrafricain François Bozizé.

L’ancien président Ange Félix Patassé désormais appelé « Petit Frère de Jésus de Nazareth »  est décédé le 05 avril dernier à Douala au Cameroun. C’était au moment où il partait pour des soins à sa fièvre typhoïde à Malabo en Guinée.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:09

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 14 Mai 2011 12:05

Le nouvel ambassadeur de Chine en Centrafrique, SUN HIACHAO a pris officiellement fonctions à Bangui. Il a organisé dans la soirée du 13 mai 2011, une réception à laquelle ont pris part la plupart des autorités du pays dont le chef de l’Etat, François Bozizé.

SUN HIACHIAO succède à SHI HU appelé à d’autres fonctions. Il est arrivé à Bangui depuis le 23 avril dernier. En portant un toast au cours de la réception, il a indiqué qu’«au cours de ces dernières années, les relations sino-centrafricaines se sont développées dans de bonnes conditions, caractérisées par l’égalité et confiance mutuelle sur le plan politique, de bonnes concertations et coordinations dans les affaires internationales et une coopération fructueuse dans les domaines économique, commercial, culturel, éducatif et sanitaire ».

SUN HIACHAO s’est dit par ailleurs très attaché à l’amitié entre la Chine et l’Afrique. Ainsi, sa mission en Centrafrique « est de renforcer davantage la confiance politique et les relations entre les deux pays ».

Le chef d’Etat centrafricain François BOZIZE et l’ambassadeur SUN HIACHIAO ont passé plus d’une heure  à huis clos pendant la réception. Cependant rien n’a filtré des entretiens entre les deux hommes. La Chine est présente en Centrafrique avec de nombreux projets de coopération. Il faut rappeler que l’exploitation du pétrole centrafricain dans la Vakaga (région du Nord avec Birao comme ville principale) est confiée à une société chinoise. Une entreprise chinoise vient également de finir la construction de « l’Hôtel des 500 chambres » à Bangui. Elle construit également l’hôpital de Bimbo, dans la banlieue de la capitale.

 

NDLR : C'est aussi sur la Chine que Bozizé compte pour faire éventuellement  face aux sanctions économiques qui pourraient être prises à l'égard de son régime en raison du hold-up électoral qui vient de se produire à l'issue de la mascarade du 23 janvier 2011 et du déficit de démocratie que connaît actuellement la RCA sous le pouvoir de Bozizé, situation qui vient de conduire l'UE a exiger l'ouverture d'un dialogue politique avec le gouvernement centrafricain au titre de l'article 8 de l'Accord de Cotonou. Ce qui est dommageable et regrettable avec la Chine, c'est qu'au lieu de développer l'amitié et la coopération multisectorielle avec la RCA et le peuple centrafricain, elle choisit de soutenir plutôt Bozizé et son régime KNK. Qu'en sera-t-il des rapports entre la Chine et la RCA lorsque Bozizé et le KNK ne seront plus au pouvoir car cela se produira bien un jour tôt ou tard ? C'est bien beau les tapis rouges qu'on ne cesse de dérouler en ce moment !

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 22:59

 

 

 

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journaldebangui.com - 15/05/2011

Ce montant aidera les populations rurales pauvres de Bouar, Baoro, Yaloké et Bouca dépouillées de leurs biens suite à de nombreuses années de conflit

 

L’annonce a été faite par le Fonds international de développement agricole (FIDA). L’organisme de développement rural des Nations Unies vient ainsi d’accorder un prêt de 5,44 millions d'USD et un don de 5,44 millions d’USD à la République centrafricaine. Ce montant contribuera à l’amélioration des conditions de vie et des moyens d'existence des populations rurales pauvres de Bouar, Baoro, Yaloké et Bouca dépouillées de leurs biens suite à de nombreuses années de conflit. L'accord de prêt et de don pour le projet de relance des cultures vivrières et du petit élevage a été signé à Rome par Sylvain Maliko, Ministre d’État au plan et à l’économie et Kanayo F. Nwanze, Président du FIDA. Après des années de conflit, l’infrastructure et les services publics, notamment en zone rurale ont été sérieusement endommagés. Cependant, la situation de sécurité s’améliorant progressivement, les ménages ruraux pauvres retournent chez eux pour reconstruire leur vie. Faute de moyens de production suffisants, ces familles subviennent à peine à leurs besoins alimentaires et ne peuvent produire de produits vivriers en excédent pour la commercialisation.

Ce financement du FIDA vient appuyer les objectifs du gouvernement qui sont d’aider au développement et à la diversification de l’économie nationale, de favoriser un accroissement durable des productions végétale et animale, et de renforcer la capacité des organismes publics et des opérateurs privés à fournir des services dont ont besoin les ruraux pauvres. Le projet financé par le FIDA contribuera à améliorer la sécurité alimentaire et à augmenter les revenus des producteurs ruraux pauvres de la zone retenue, à savoir les quatre sous-préfectures de Bouar, Baoro, Yaloké et Bouca dans les savanes occidentales du pays. Pour ce faire, le projet renforcera les capacités des organisations des producteurs afin qu’elles puissent rendre d’une façon efficace et durable les services requis à leurs membres, accroître la production et développer la commercialisation des cultures vivrières et du petit élevage de la zone.

Le projet atteindra directement près de 10 500 ménages de petits agriculteurs et éleveurs exposés à l’insécurité alimentaire. Une attention toute particulière sera accordée aux femmes et aux jeunes qui malgré leur dynamisme n’ont que peu d’activités productrices, faute de moyens. Avec ce nouveau projet, le FIDA en est à la septième opération financée en République centrafricaine, pour un investissement total d’environ 132 millions de dollars E.U. ayant bénéficié à plus de 46 243 ménages

A propos du FIDA

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) œuvre aux côtés des populations rurales pauvres afin de leur permettre de cultiver et de vendre davantage de produits vivriers, d’accroître leurs revenus et de déterminer le cap de leur propre existence. Depuis 1978, le FIDA a investi plus de 12,5 milliards d’USD sous forme de dons et de prêts à faible taux d’intérêt octroyés à des pays en développement, permettant ainsi à quelque 370 millions de personnes de se libérer par elles-mêmes de la pauvreté. Le FIDA est une institution financière internationale et une agence spécialisée des Nations Unies dont le siège est à Rome – la plateforme alimentaire et agricole des Nations Unies. Il représente un partenariat unique, regroupant 166 membres, entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), d’autres pays en développement et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)

 

NDLR : Comme toujours, la vraie question qui se pose est de savoir si ces aides parviennent réellement aux populations ciblées qui doivent en bénéficier ou si elles ne vont pas être détournées en chemin par divers réseaux mafieux de prédateurs corrompus du régime en place.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 22:51

 

 

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Ai- Rca- Samedi, 14 Mai 2011 10:28 - Le Président du Haut Conseil de la Communication (HCC) Pierre Sammy Mackfoy, a présidé le 13 mai au Centre Culturel Bé-Oko à Bangui la cérémonie de signature de la convention  d’installation et d’exploitation d’une station de télévision analogique privée et la remise d’autorisation de fréquence de la Télévision Chrétienne Bé-Oko (TVCB) à l’Ong Ambassade Chrétienne.  

C’était en présence des trois membres du gouvernement. Il s’agissait entre autres des ministres de la Coopération internationale Dorothée Malenzapa, de la justice de moralisation Firmin Féindiro et de la communication Alfred Tainga Poloko, ainsi que le  représentant du ministre délégué à la défense le Colonel Syla.

Dans la présentation du dossier de la TVCB, faite par le Haut Conseiller Mangamba,  un accent particulier a été mis sur  les aspects techniques de la future télévision qui, disposant d’un émetteur d’un kilowatt, diffusera ces programmes en onde hertzienne sur le canal 23 de la Bande UHF sur 487,25 Mégahertz fréquences porteuses de vidéo  et sur 493,75 Mégahertz fréquence porteuse de son.

Selon ce même dossier, les programmes de la TVCB commenceront à, partir de 12H et se termineront à 21H50 heures locales soit 10 heures d’émissions de programme par jour avec au début un personnel au nombre de 15 qui serait augmenté progressivement jusqu’à 35 en 2015.

« Les émissions produites localement comprennent essentiellement les émissions de télévision d’expression chrétienne et d’information, des magazines économiques, éducatifs, culturels, sportifs de service ou de découvert. Un journal d’information quotidienne de 5 minutes minimum consacré  à l’actualité nationale et internationale »,  précise le dossier.

Le directeur général de la TVCB, le Pasteur Josué Binoua, ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation a dans son mot de bienvenue, tout d’abord rendu grâce au Dieu Créateur qui a exaucé la prière des Centrafricains et remercié le président de la république pour son appui multiforme pour la concrétisation de ce projet.

« En initiant ce projet, l’ambassade chrétienne pour sa part compte faire de cet outil un moyen d’éducation, de sensibilisation et de mobilisation en faveur des bonnes mœurs, les bonnes mœurs de la paix, du progrès social, du développement économique et social environnemental, culturel de la République Centrafricaine » a expliqué le directeur général

Pour le promoteur de cette télévision, la TVCB, après la Télévision Centrafricaine (TVCA), accompagnera la RCA dans sa marche  en avant dans la consolidation de la démocratie.

Il a par ailleurs lancé un appel pour un levé de fonds à hauteur de 65 millions de francs CFA pour la mise en route d’ici trois mois de la TVCB, parce que l’étude de faisabilité exige ces fonds en plus de bâtiments que dispose déjà l’Ong Ambassade Chrétienne.

« Lorsque le  HCC accorde une autorisation, il nous est imparti dans le cahier de charge trois mois pour réaliser le projet » a-t-il fait savoir.

Appel qui a eu un écho favorable puisque le Ministre de la Communication Alfred Poloko a accepté de donner comme sa propre contribution  65 mille francs CFA.

En réponse au directeur général de la TVCB, le Président du Haut Conseil de la Communication (HCC) Pierre Sammy Mackfoy s’est dit très touché de la patience dont a fait montre M Josué Binoua depuis qu’il a introduit son dossier pour le projet de lancer une chaîne de télévision privée chrétienne.

« En plus de l’œuvre gigantesque que vous conduisez avec succès à travers l’Ong Ambassade Chrétienne, vous venez aujourd’hui d’ajouter un chapitre merveilleux qui portera très haut votre contribution au développement de notre pays »,  a déclaré M Mackfoy avant d’inviter les autres compatriotes à suivre l’exemple du Pasteur Binoua.

Le Président du HCC, espère voir, la TVCB, à l’instar des autres comme LMTV, TF1 France, en plus des informations générales,  offrir les dimanches des belles séquences de culte religieux.

« La naissance de la TVCB est un instrument pour les Chrétiens de Centrafrique. La naissance de TVCB est l’un des outils nécessaires pour permettre la moralisation de nos mœurs sur toute l’étendue du territoire »,  a témoigné le Ministre de la Justice et de la Moralisation Firmin Féindiro, interrogé par l’agence Ai.

Il est revenu sur l’appel lancé par le promoteur de la TVCB pour qui  « celui ou celle qui va répondre à l’appel du directeur général Josué Binoua, pour donner sa contribution, participera aussi à la recherche des  âmes pour le Seigneur ».

Pour le Ministre Féindiro, la TVCB est un puissant instrument pour la moralisation de l’administration, la conscientisation de la population et la sensibilisation sur la justice à tous les niveaux où se trouvent les Centrafricains.

De sources  gouvernementales, le dossier pour une autorisation relative à un projet de télévision chrétienne privée a été introduit auprès du Haut Conseil de la Communication depuis le 18 mai 2008 par l’Ong Ambassade Chrétienne.

Kabongo, Ai Bangui

 

La Centrafrique, un pays qui subit le contrecoup des crises régionales

 

Source : www.radiovaticana.org

 14/05/2011 18.09.19 - La République centrafricaine semble survivre entre le Tchad et le Soudan. Le Soudan a décidé de sa partition entre le nord et le sud le 9 janvier dernier. Cela a donné lieu à des combats préalables entre les deux parties. Au Tchad, la guerre est lancinante et continue. Sœur Joséphine Gueyazouia, directrice de l’œuvre Pontificale Missionnaire en République centrafricaine, est venue à Rome pour participer à l’assemblée annuelle des œuvres pontificales missionnaires. Interrogé par Marie-Agnès Georges, elle témoigne de l’impact des conflits régionaux sur son pays.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 01:07

 

 

 

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soi-disant colonel Jean Francis Bozizé

 

 
DAKAR – 13 mai 2011 – Une première partie des armes achetées en Ukraine par Francis Bozizé serait arrivée en début de semaine au port de Dakar avant d’être acheminée à Bangui via Douala, a-t-on appris vendredi d’une source crédible.  À l’en croire, la cargaison quitterait (conditionnel) Dakar en début de semaine prochaine pour Douala (Cameroun) d’où elle sera transportée par la route jusqu’à Bangui.

Toujours d’après la source, ces armes auraient été achetées en Ukraine par Francis Bozizé qui a fait plusieurs allers et retours ces derniers temps entre Bangui-Paris-Kiev.

Jointes au téléphone à Dakar, les autorités portuaires du Sénégal n’étaient pas en mesure de donner plus de précision. Toutefois, elles n’excluent pas que des cargaisons destinées à la Centrafrique se trouvent actuellement au port de Dakar.

La récente visite du président sénégalais à Bangui n’est peut-être pas pour rien dans le trajet emprunté par la cargaison de Bozizé, estime une source bien informée.

Difficile pour l’heure d’avoir la confirmation de cette information auprès du régime de Bangui. Francis Bozizé, ministre délégué à la Défense national auprès de son père, qui se trouverait toujours en France, joue les morts pour dit-on échapper à d’éventuelles représailles, consécutives aux exactions perpétrées par sa soldatesque à Bangui. Inutile par ailleurs de compter sur le personnel de l’Ambassade de la Centrafrique en France pour avoir plus d’informations sur les mystérieux voyages en occident du fils Bozizé.

« À l’époque, il (Francis Bozizé) descendait à l’hôtel Méridien Montparnasse mais depuis l’affaire Massi (disparu en décembre 2009), quand il vient en France, il se cache systématiquement. Je le soupçonne de voyager sous une fausse identité en utilisant un vrai faux passeport », a confié à L’Indépendant une source au sein de l’ambassade de la Centrafrique en France sous le couvert de l’anonymat, avant d’indiquer que « Francis Bozizé est en quête d’une immunité parlementaire qui pourrait le couvrir en cas d’arrestation à l’étranger. D’où sa candidature aux législatives dans la circonscription de Sido (extrême nord du pays) ».

L'Indépendant  Vendredi 13 Mai 2011

 

 

NDLR : Depuis plusieurs semaines déjà, on a signalé la présence de Jean Francis Bozizé à Paris où, flanqué d'un homme de race blanche de ype européen, il n'a cessé d'effectuer des allers et retours en Ukraine. Quand on sait que l'Ukraine est un grand pourvouyeur d'armes de guerre bon marché pour les dictateurs confrontés à des rébellions intérieures dont il cherchent à en découdre à tout prix, ce qui est le cas de Bozizé, on peut aisément expliquer le pourquoi de ces déplacements du rejeton de Bozizé. Mais en matière d'armes de guerre, tout n'est pas d'en posséder. Faut-il encore être capable de s'en servir à bon escient, ce qui est loin d'être le cas de la soldatesque de Bozizé dont plusieurs éléments se demandent si cela vaut bien la peine de se faire trouer la peau pour lui. .   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 22:15

 

 

 

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Martin Ziguélé, les élections, Patassé et la RCA

Par Luidor NONO, Fleury Koursany - 13/05/2011 JDB

L’homme politique centrafricain a travaillé pour et avec le défunt Ange-Félix Patassé. Il a repris les rênes du mouvement et anime la vie politique. Entretien!

 

L’actualité est le décès de celui que l’on appelle votre mentor, quel est le souvenir que vous gardez de lui?

Moi je connais le président Patassé depuis ma plus tendre enfance. Nous sommes nés lui et moi dans la même ville, nous avons des liens de famille et moi depuis l’âge de neuf ans, c’était en 1966, j’ai toujours entendu parler de lui, il était venu comme ministre du Développement rural du gouvernement du président Bokassa, pour une visite mi-privée, mi-officielle à Paoua. C’était la première fois que je le voyais physiquement et je l’ai revu pour la seconde fois et cette fois-ci définitivement en 1979, quand il est rentré après la chute de l’empereur Bokassa. C’est à cette époque que moi aussi, j’ai adhérer au MLPC. Je l’ai connu pour ne plus pratiquement le quitter jusqu’à son décès, sauf certains intermèdes. En 1982, lorsqu’il a été accusé de coup d’Etat avec les généraux Mbaïkoua et Bozizé il est allé au Togo, et six ans après le sort à voulu que j’intègre l'organisme de réassurance CICA-RE à Lomé au Togo. Nous nous sommes retrouvés, nous avons travaillé ensemble, j’étais pratiquement son secrétaire, jusqu’à ce que 4 ans plus tard, il rentre à Bangui pour se présenter aux élections qu’il a gagné. Nous sommes restés en contact étroit, moi j’ai souhaité resté à Lomé pour continuer cette carrière professionnelle, mais sur son insistance, je suis rentré en 2000 et il m’a nommé Directeur nationale de la Banque centrale. Dès ma prise de fonction, le gouvernement était en crise et contre ma volonté, il m’a désigné Premier ministre. Nous avons travaillé ensemble, jusqu’à son départ.

Le premier souvenir que je retiens de lui, c’est déjà sa ténacité. Je pense que très peu de gens ont évalué la ténacité du président Patassé. Ce n’est pas un homme velléitaire. Il est entier. Naturellement, cette ténacité a des revers. Ces adversaires politiques prennent cela pour de l’entêtement ou du fanatisme et … il a des certitudes. Il n’a jamais douté un seul instant, pendant toute la période de 79 jusqu’à son élection qu’il serait Président de la République. Même dans le désespoir, il était convaincu qu’il serait président. Cette ténacité fait qu’à un moment donné, on est porté par des idéaux qui ne sont pas facilement perçus par la majorité. Donc il y a un décalage entre l’idéal que porte le chef et la réalité que vivent les citoyens. C’est ce divorce qui a fait qu’à un certain moment les Centrafricains estimaient qu’il n’était pas au fait des réalités vécus ou bien qu’il fût très intransigeant ou bien il était provocateur à l’égard des pays plus puissant. Mais c’est parce que lui, il vivait sont idéal.

Dites-nous comment et pourquoi la réconciliation avec le feu président, comment avez-vous vécu cette situation?

Cette réconciliation est arrivée à point nommé parce que ça s’est passé exactement et jour pour jour deux mois avant son décès puisque nous nous sommes réconciliés le 4 février et il est mort le 5 avril. Je crois que cela nous a soulagés. Ça permet de vérifier l’adage qui dit que seules les montagnes ne se rencontrent pas et que tout est à une affaire de volonté. Si on a la bonne volonté, on peut taire les divergences, se retrouver, se pardonner, décider d’avancer ensemble comme on a décidé d’avancer ensemble dans le FARE jusqu’à son départ. Mon souhait le plus ardent, c’est que nous nous retrouvions tous ensemble très rapidement pour nous réunir dans la grande famille, ce que d’aucuns parmi nous appellent Maison mère. Je pense que c’est le plus grand hommage que nous puissions lui rendre. Lui, ayant déjà tracé la voie de la réconciliation, que nous continuons dans cette voie là pour parvenir à l’unité. Mais je le dis et le repère aujourd’hui, j’appelle de mes vœux, la politique de la réconciliation comme le Président Patassé l’a voulu lui-même.

Il s’avère que vous faites partie tant de sa famille politique que biologique comment est-ce que vous gérez ce deuil?

Lorsque le Président Patassé était décédé, sa coordination m’a fait l’honneur de m’informer aussitôt puisque le décès est survenu au Cameroun. Je leur ai toute de suite exprimé mes condoléances à sa famille d’origine et politique. Je fais partie des deux et donc je leur ai dit toute ma disponibilité ainsi que celle du MLPC, de tous ses organes à prendre part aux préparatifs de ces obsèques. Le président Patassé est entré dans l’histoire, c’est lui qui a présidé le parti de ses fonds baptismaux jusqu’à l’arrivée au pouvoir et c’est lui qui a géré le pays au nom du MLPC et nous ne pouvons que lui rendre hommage. Les jugements sur les actes et les actions des uns et des autres, nous les laissons au peuple centrafricain qui l’a choisi pour le diriger, qui a le dernier mot et qui jugera chacun d’entre nous. Laissons le dernier mot à l’histoire. Je suis donc en contact avec les différentes parties pour tout ce que nous pouvons faire au nom du MLPC pour lui rendre vraiment un hommage digne de ce qu’il a fait.

Comment justifiez-vous le fait que tous nos anciens Chefs d’Etat à part Bokassa, tous nos cadres soient obligés de décéder à l’étranger?

Mais, c’est la preuve que nous tous, nous sommes collectivement responsables de l’état d’arriération de notre pays. Pourquoi, nos anciens Chefs d’Etat vont à l’étranger? C’est pour aller dans les structures de soins adaptées à leurs situations parce que de telles structures n’existent pas ici en RCA. Ça nous rappelle que dans ce domaine comme dans d’autres aussi, nous avons de la marge, des choses à faire. Lorsque nous épuisons nos forces dans les querelles politiciennes, lorsque nous épuisons les ressources de notre pays pour tenter de ramener la paix en achetant les armes, les munitions etc., alors que cet argent aurait pu servir à financer le développement économique et social, les résultats sont ceux-là.

 Dans le domaine de la santé, nous n’avons aucun hôpital de référence, nous n’avons pas les structures de soins spécialisés. Dans le domaine de l’Education, je peux vous donner mille exemples. Même dans le domaine de l’alimentation quotidienne des Centrafricains, dans le domaine de l’agriculture, notre agriculture n’existe que de nom. L’état des routes! Quand vous prenez chaque domaine de la vie socio-économique de notre pays, il y a les répercussions de cette mauvaise gouvernance. Donc en conséquence, n’ayant pas les structures de soins adaptés, nous sommes obligés de les envoyer dans les formations sanitaires à l’extérieur. Parce qu’il faut dire qu’il y a beaucoup de centrafricains qui sont dans cette situation mais qui, pour diverses raisons comme vous connaissez ne peuvent pas aller à l’extérieur. Donc ceux qui peuvent y aller notamment les Chefs d’Etat, les anciens présidents vont dans ces structures de soins. Comme vous l’avez si bien dit, ça fait déjà trois chefs d’Etat que nous perdons dans les formations sanitaires à l’étranger, ça doit nous interpeller.

Après la promulgation des résultats des élections à l’Assemblée nationale, quel est l’avenir du mouvement que vous aviez mis en place avec l’ancien président?


En 2005, je suis allé aux élections, il n’y a personne qui m’a demandé de reconnaître les résultats de ses élections. A l’époque, je n’étais pas le président du MLPC mais son candidat. Le bureau politique s’est réuni et j’ai dit que je reconnaitrais les résultats des élections contre l’avis de certains membres du bureau. Quand on m’a demandé pourquoi, j’ai dit que selon l’analyse que j’ai faite du déroulement des scrutins, nous ne pouvons pas gagner. J’ai appelé le président Bozizé moi-même pour le féliciter. Et lui ai demandé désormais d’être le président de tous les Centrafricains. Pourquoi en 2011, la même chose ne s’est pas faite? Parce que depuis la période préélectorale, nous avons compris que nous ne sommes pas dans un même schéma. L’instrumentalisation de la CEI par le pouvoir, c’est un fait incontestable. Depuis le déroulement des opérations électorales dans un pays comme la RCA où on a commencé à faire les votes depuis 1991, même la population ne s’est pas reconnue dedans. Et d’ailleurs, c’est la première fois dans ce pays où on a vu dans des villes de l’intérieur du pays, des Centrafricains marcher pour dire que les résultats publiés ne correspondent pas à ce que nous avons fait. C’est la première fois dans l’histoire de la RCA qu’on voit ça. C’est pour ça que l’opposition a refusé de cautionner la fausseté et le mensonge et a décidé de se retirer du processus. Nous ne reconnaitrons pas les résultats des élections. Les scores qui ont été donnés là, ne reflètent rien sur le plan politique pour nous et par conséquent, toute la suite ne nous concerne pas. C’est pour ça que nous n’avons pas participé au deuxième tour des législatives. Donc, le MLPC ne se sent pas concerné par une Assemblée qu’elle soit 100%, 200% ou 300% KNK, ce n’est pas notre problème. Notre problème, c’est l’annulation et la reprise des élections. La reprise du processus électoral de manière équitable, conforme à la Constitution et au Code électoral.

Mais il ya quand même eu 35 députés élus dès le premier tour dont un du MLPC?

 Oui, vous savez, dans sa circonscription électorale, il y a quatre bureaux de vote et il a pris toutes les dispositions pour que dans ces bureaux de vote, qu’il y ait des témoins qui soient là 24 H/24. Vous conviendrez avec moi que c’est très facile de surveiller quatre bureaux de vote que 200. Et malgré ça, il a eu beaucoup de menaces mais il a tenu et il a été élu.

Il est à l’Assemblée?

Il n’ira pas à l’Assemblée parce que la décision du bureau politique du MLPC, c’est qu’il n’y aille pas. Parce que c’est le processus entier que nous récusons. Donc, nous en récusons tous les résultats qu’ils soient du premier, du deuxième… tour!

Quelle est la force du FARE pour atteindre ses objectifs?

La force du FARE, c’est comme la force de la religion chrétienne, c’est-à-dire la solidité du message chrétien. La force du FARE, c’est la justesse de nos revendications. Lorsque le 25 février, nous nous sommes réunis en conférence de presse pour dire que nous récusons d’avance les résultats des élections parce qu’il y avait trop de fraudes, tout le monde nous a dit voilà, l’Opposition, ils sont encore en train de chercher des prétextes. Nous avons eu le communiqué de l’OIF qui n’est pas qu’une organisation internationale qui ne regroupe que des opposants. Vous avez aussi suivi le communiqué de l’EISA et puis, vous avez le rapport de l’Union Européenne. C’est ce que nous avons repris dans nos plaintes et les recours que nous avions déposés à la Cour constitutionnelle. Nous avons amplement communiqué là-dessus puisque nous avons fait un tableau des irrégularités par circonscriptions.

Pensez-vous que la communauté internationale est encore prête à aider le pays à organiser des élections?

La communauté internationale a payé 200 milliards FCFA pour organiser les élections en Côte d’Ivoire.

Mais les enjeux ne sont pas les mêmes?

Les enjeux doivent être les mêmes puisqu’il s’agit de la vie d’êtres humains. Je lisais dans la presse qu’un missile Tomawak coute 1 millions d’euros soit 650 millions FCFA. Mais les pays qui lancent 100 à 120 missiles Tomawak dans une soirée, peuvent bien financer les élections pour permettre à un pays de sortir de sa situation post-conflit et se stabiliser.

 

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 15:57

 

 

 

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Ai- Rca- Vendredi, 13 Mai 2011 11:54 - Trois concentrateurs, une balance pour bébé et un tire-lait d’un montant total d’environ 2600 euros. 

Telle est la valeur du don que le Centre Pédiatrique de l’Ong Emergency a fait le 12 mai en faveur du Complexe Pédiatrique de Bangui.

C’est le directeur du Centre Pédiatrique de l’Ong Emergency, le Dr Massimo, d’origine italienne, qui a remis  ces matériels au directeur du Complexe Pédiatrique de Bangui, le Dr Chrysostome Ngondji, en présence du personnel soignant dudit centre.

Ce don,  selon une source hospitalière,  vient combler un déficit identifié au sein du complexe et exposé aux partenaires. Ces difficultés se résument au manque de l’oxygène, aux médicaments et le salaire trop élevé du personnel par rapport aux recettes fournies par le complexe.

« L’oxygène pour les enfants c’est la vie. Cela n’est pas un luxe parce que, le médecin peut donner les médicaments, mais s’il n’y a pas l’oxygène pour le premier jour l’enfant peur mourir » a fait savoir  le directeur du Centre Pédiatrique Emergnecy, Dr Maassimo.

A l’en croire, les trois concentrateurs ne suffisent pas. Parce que la vie des enfants est précieuse. « La vie des  enfants du centre pédiatrique Emergency n’est pas différente de celle des enfants qui sont au Complexe Pédiatrique de Bangui », a-t-il fait remarquer, avant d’ajouter : « l’Ong Emergency est toujours prête à aider le complexe pédiatrique parce que ces enfants sont tous de Centrafrique.»

« Malgré la structure très pauvre du complexe pédiatrique on continuera à travailler avec Dr Ngondji et je demanderai à tout le monde d’aider le complexe comme l’a fait l’Ong Emergnecy », a-t-il ajouté.

« Nous avons aussi donné un tire-lait pour les mères qui ont des prématurés. Cette machine permet aux mères d’extraire leur lait et de le mettre dans les biberons pour leurs bébés prématurés » a expliqué  le Dr Massino, revenant  sur l’avantage de ce matériel qui va,  pendant la première semaine  produire beaucoup de lait.

« Quand on a identifié un problème de manière très claire, à ce moment-là, la solution va suivre. Que cela ne soit pas seulement  de la théorie. Il faut que cela soit du concret et voilà  du concret »,  a indiqué le directeur du Complexe Pédiatrique, le Dr Chrysostome Ngondji, exprimant sa  joie de voir ces différentes démarches auprès des partenaires porter des fruits.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Comment peut-on expliquer la démission totale du gouvernement centrafricain devant la nécessité d'assurer un minimum d'équipement au complexe pédiatrique de Bangui ? Il suffit seulement d'économiser sur l'acquisition de deux ou trois 4x4 ministériels et le tour est joué pour doter cette structure sanitaire de tire-lait et autre kit d'oxygène. Ce qui manque le plus est surtout et malheureusement la volonté politique de résoudre ces question.

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 15:54

 

 

 

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(Gabon Eco 13/05/2011)

Le Gabon par l’entremise du président de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap), René Aboghé Ella, vient d’être porté à la tête du Réseau du savoir électoral en Afrique centrale (Reseac), a l’issue de la deuxième journée des travaux de l’atelier de création de cette structure chargée de gérer les élections dans la sous-région d’Afrique Centrale.

Le président de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) du Gabon, René Aboghé Ella, a été élu, le 11 mai dernier, président du réseau de commissions et administrations électorales des États d’Afrique centrale, dénommé «Réseau du savoir électoral en Afrique centrale» (Reseac).

Au terme d’une élection organisée lors de l’atelier de Libreville, la vice-présidence du réseau et le secrétariat technique seront respectivement occupés par Sao-Tomé et Principe et la République démocratique du Congo (RDC), alors que le Cameroun, le Burundi et le Congo Brazzaville occupent les postes de membres dudit bureau. Le président Cenap, René Aboghé Ella, a en qualité de président du Reseac, a manifesté sa gratitude à l’assistance pour avoir porté son pays à la tête de cette entité sous-régionale.

«Le Gabon, comme les autres pays, attend d’avoir davantage de connaissances, de pouvoir réunir les conditions lui permettant de travailler de façon plus professionnelle. Il faut indiquer, il n’y a que dans notre sous-région que les commissions électorales travaillent en vase clos, partout ailleurs on s’ouvre vers le monde pour pouvoir s’enrichir des grands courants d’idées, des expériences et des recherches qui sont faites dans le domaine qui nous concerne. Il n’était pas normal que nous restions attachés à la routine de ce que nous faisions, mais il fallait que nous cherchions à capitaliser les expériences des autres et nous renforcer dans notre manière d’aborder les choses», a déclaré René Aboghé Ella.

Les objectifs de cet atelier sous régional, ouvert depuis le 10 mai dernier, étaient de faire adopter et signer les statuts du règlement intérieur dudit organe, installer ses organes statutaires, et par la suite dispenser une formation dite BRIDGE (Bâtir des ressources en démocratie, gouvernance et élections), sur l’observation et la résolution des conflits électoraux. Cette formation qui ne s’est pas encore achevée durera trois jours.

Organisée par la Commission électorale autonome et permanente (CENAP) en partenariat avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et l’Union Européenne (UE), ces assises rassemblent les représentants de neuf commissions électorales et de dix administrations électorales des Etats membres de la CEEAC. Six organisations de la société civile de certains États membres prennent part à ces travaux.


12-05-2011 Source : gaboneco

© Copyright Gabon Eco

 

NDLR : Si on se réfère aux résultats des dernières élections présidentielles d’août 2009 au Gabon organisées par cette CENAP, cet organe est très loin d’être un modèle du genre en matière d’organisation d’élections pour que son président, le Binguimalé gabonais,  puisse être propulsé sans conséquence fâcheuse à la tête d’une structure sous-régionale.

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 01:58

 

 

 

sida malade

 

 


WASHINGTON - AFP / 13 mai 2011 01h39 Trente ans après le début de l'épidémie de sida, un essai clinique international publié jeudi aux Etats-Unis démontre qu'un traitement précoce avec des antirétroviraux élimine quasiment le risque de transmission par des personnes séropositives.

Des hommes et femmes contaminés par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), responsable du sida, prenant assez tôt des antirétroviraux, réduisent de 96% le risque d'infecter un partenaire sexuel sain, montre l'essai.

L'étude a été menée auprès de 1.763 couples, pour la plupart hétérosexuels, dans neuf pays dont l'Afrique du Sud, l'Inde, le Brésil et les Etats-Unis.

C'est une excellente nouvelle, souligne le Dr Myron Cohen, de l'Université de Caroline du Nord (sud-est), qui a dirigé l'essai baptisé HPTN 052.

Cet essai clinique montre de façon convaincante que traiter des séropositifs avec des antirétroviraux au plus tôt peut avoir un impact majeur pour réduire la transmission du VIH, s'est félicité le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses aux Etats-Unis, organisme qui a financé l'étude.

Les précédentes données sur le potentiel des antirétroviraux pour réduire la contagion d'un séropositif provenaient seulement d'études observationnelles ou épidémiologiques, explique-t-il.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Onusida se sont réjouies de ces résultats. Cette percée scientifique change considérablement la donne et assurera l'avancement de la révolution de la prévention. Elle place le traitement anti-VIH au rang des nouvelles options de prévention prioritaires, a déclaré Michel Sidibé, directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (Onusida).

Nous devons maintenant nous assurer que les couples ont la possibilité de choisir le traitement de prévention et qu'ils y ont accès, a-t-il ajouté.

Selon le Dr Wafaa el-Sadr, professeur de médecine à l'Université Columbia de New York et membre du groupe ayant mené l'essai, celui-ci sera toujours considéré comme une étude phare qui pourrait bouleverser mondialement le traitement et la prévention du VIH.

Des thérapies précoces avec des antirétroviraux sont la meilleure approche pour les personnes séropositives et leurs partenaires séronégatifs et nous encourageons vivement les efforts mondiaux visant à offrir ces traitements à tous ceux qui en ont besoin, insiste le Dr Sten Vermund, de l'Université Vanderbilt of Medicine (Tennessee, sud), un des principaux chercheurs de l'étude.

Lancé en 2005, l'essai devait se conclure en 2015 mais a été arrêté après les résultats très concluants révélés par une analyse intermédiaire d'un groupe indépendant d'évaluation.

Au moment de leur participation à l'étude les sujets séropositifs (890 hommes et 873 femmes) avaient un taux de lymphocytes T, des globules blancs, --une mesure clé de la santé du système immunitaire-- entre 350 à 550 par millimètres/cube de sang, la normale étant de 500 à 1.450.

Chez les couples dont le conjoint séropositif a pris une combinaison de trois antirétroviraux, seul un cas de transmission a été constaté, contre 27 dans le groupe témoin.

Les chercheurs soulignent que ces résultats interviennent dans des couples séro-différents et qu'on ne peut pas généraliser ces résultats à la population dans son ensemble, notamment chez des patients séropositifs qui ont de nombreux partenaires et pas la même constance dans leur traitement.

Le sida a fait plus de 25 millions de morts et plus de 60 millions de personnes ont été contaminées par le VIH depuis le premier décès documenté en 1981.


(©)

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