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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 00:44

 

 

 

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Dimanche, 14 Août 2011 13:01

Le chef d'une dissidence de la dernière grande rébellion centrafricaine active, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), est à Bangui pour intégrer le processus de paix après avoir signé un accord de paix en juillet, a appris l'AFP dimanche de source militaire.

Selon cette source, "Mahamat Sallé est arrivé samedi soir à Bangui en provenance de Nzako (où l'accord de paix avait été signé le 19 juillet). Il était en compagnie de deux gardes du corps, du Médiateur de la République centrafricaine, Mgr Paulin Pomodimo, et du ministre de la Sécurité publique Claude-Richard Ngouandja".

L'accord de Nzako avait été signé entre Bangui et Mahamat Sallé qui "dispose de beaucoup d'hommes, un peu plus de 500 hommes, et beaucoup d'armes", a précisé à la radio nationale le médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo, présent lors de la signature de l'accord.

Cet accord de paix prévoit que les éléments de cette dissidence de la CPJP doivent déposer les armes, reconnaître les institutions de la République, tandis que leur chef Mahamat Sallé peut sortir du maquis et circuler librement avec des garanties pour sa sécurité, a expliqué la radio nationale.

La CPJP avait signé en juin un cessez-le-feu avec le gouvernement, prévoyant de nouvelles négociations notamment la ratification par la CPJP de "l'accord de paix globale de juin 2008 (de Libreville)".

Cet accord a été signé par de nombreuses rébellions qui ont intégré le processus de paix puis le Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008, ayant abouti notamment à la participation des ex-rébellions à l'organisation des élections législatives et présidentielles de 2011.

Toutefois, ces négociations n'ont toujours pas abouti.

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 00:43

 

 

 

 

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par Juliette Abandokwe

Bangui, 15 août 2011.

Voici 300 jours que le chef de bataillon Ismaël Koagou est détenu illégalement et arbitrairement dans les filets de la machine infernale de François Bozizé. Rien ne bouge, aucune perspective visible de libération. Aucun chef d'accusation, pas d’audition, pas de procès, des avocats impuissants, un système judiciaire sourd et aveugle, un chef de l’Etat jouissant impunément du pouvoir de vie et de mort sur qui bon lui semble. Une situation intolérable. Koagou est-il un otage? Simplement un officier trop bien formé, issu de la mauvaise ethnie? Victime de jalousie primaire? une épine dans le pied du pouvoir?

Manifestement il est tout cela à la fois, victime d'un gouvernement de scélérats, sans foi ni loi, aux aguets, le sang aux yeux, nerveux, et profondément abusif. Sa famille, ses amis, et tous ceux qui se préoccupent de son sort, ne manqueront pas de tenir le pouvoir responsable de tout ce qui pourrait arriver à Ismaël Koagou pendant sa détention arbitraire.

Ngaragba, instrument de diabolisation de Bokassa dans les années 1980, est devenu aujourd’hui un lieu habituel de détention en République Centrafricaine. Pourtant, rien n’a véritablement changé dans des locaux pourris par la vermine, respirant la misère du monde, l’injustice profonde, le silence criminel et délibérément intimidant des autorités, une résignation insupportable. Alors qu’à un moment où il fallait que la communauté internationale soit convaincue de l’horreur du règne de Bokassa le récalcitrant, Didier Bigo décrivait Ngaragba comme « le concentré de l’horreur que peut produire un régime comme celui de Bokassa. Fréquemment comparé à un camp de concentration nazi, aussi bien par ceux qui écrivent sur la question (…), par ceux qui y ont vécu (…), Ngaragba n’est pourtant qu’une étape dans un processus qui s’enracine dans la quotidienneté de l’arbitraire. La prison est dans la continuité des pratiques sociales. » (« Ngaragba, l’impossible prison » de Didier Bigo dans la Revue française de sciences politiques, 1989, volume 39).

De toute évidence, la prison de Ngaragba constitue aujourd’hui encore, avec les sinistres geôles de Bossembélé, no-man’s land des droits humains, un des piliers de l’appareil répressif aux ordres de François Bozizé, combiné à une justice en liquéfaction, ossature d’un régime en crise permanente de légitimité, dans une culture implacable de l’arbitraire et de l’impunité. Où sont ceux qui dénonçaient la répression de Bokassa ? Celle de Bozizé n’est-elle pas tout aussi brutale, sinon davantage ? Où sont donc alors les donneurs de leçons ? combien de victimes de décisions arbitraires et d’accusations loufoques y a-t-il dans les prisons centrafricaines, gardés par des garde-chiourmes chatouilleux à la gâchette facile?

Ismaël Koagou, fonctionnaire irréprochable, arrêté le 20 octobre 2010, puis incarcéré à Ngaragba le 3 décembre 2010, ne fait l’objet d’aucune accusation, si ce n’est d’une diffamation sur la foi d’un avis fabriqué de désertion. Le fait qu’il ait pendant plus d’une année demandé à être reçu par sa hiérarchie pour une mise en disponibilité, afin de pouvoir prendre un poste à l’Ambassade des Etats-Unis, avec des refus systématiques de ses supérieurs ainsi que du ministre de la Défense, le propre fils du chef d’Etat, Francis Bozizé, de le recevoir, ne compte pas. La démission officielle qu’il s’est finalement résolu de donner à son employeur, ne compte pas non plus. Tout porte même à croire qu’il a été poussé à démissionner pour qu’on puisse  mieux l’accuser de désertion par la suite, faisant suspecter que le vrai problème se constitue par son appartenance à l’ethnie yakoma, abhorrée par le clan Bozizé, et assimilée à l’ennemi d’Etat par excellence. En effet, les différentes mesures stratégiques punitives ou d’éloignement prises depuis le putsch de Bozizé de mars 2003, prouvent bien le sentiment yakomaphobe du pouvoir.

Le régime de François Bozizé, garni d’éléments dont il n’a souvent pas la maitrise, est capable de tout, autant en termes de calculs malsains, qu’en termes d’absurdités juridiques et de violences imprévisibles, fantaisistes et excessives. Ismaël Koagou, face à un pouvoir qui ne fonctionne que par l’humiliation et la précarisation de tous ceux qu’il perçoit comme des ennemis potentiels, peut-il encore espérer un sursaut de lucidité de la part d’un chef hypocondriaque?

Au nom de tous les siens, de ses amis et de tous ceux qui se préoccupent de sa sécurité, la libération d’Ismaël Koagou sans condition est inéluctable. En attendant, François Bozizé et ses sbires seront forcément tenus pour responsables pour toute atteinte à la sûreté et à l’intégrité de sa personne.

300 jours de privation de liberté en l’absence totale de chef d’accusation, sans une once de volonté politique pour le règlement de la situation, constitue un crime d’Etat très grave, une violation époustouflante des droits de l’Homme. Une preuve de plus de l’illégitimité absolue d’un bourreau dont la seule préoccupation est se remplir les poches le plus longtemps possible, et dont les seules ressources dédiées à la Nation ne servent qu’à assouvir un gros complexe de persécution et à sécuriser son butin de guerre.

Tandis que des coupables de crimes monumentaux en tout genre dorment bien au chaud, apparemment sans aucun problème de conscience, non loin de là, à Ngaragba, Ismaël Koagou en est à son 300ème jour d’incarcération gratuite et silencieuse.

 

http://juliette.abandokwe.over-blog.com/article-centrafrique-deja-300-jours-de-detention-arbitraire-a-ngaragba-81583112.html

 

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Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des de gens de bien. - Edmund Burke

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 02:20

 

 

 université de Bangui rectorat

 

Le sort des étudiants de l’Université de Bangui et leurs enseignants est actuellement des plus préoccupant. Sur le campus, tout le monde est en grève et plusieurs incidents ont eu lieu suite à des manifestations dans la rue d’étudiants, réprimées à coup de tirs à balles réelles par les forces du maintien de l’ordre qui ont fait un blessé grave. L’étudiant blessé a dû être castré puisque grièvement atteint aux testicules.

 

Depuis déjà une quinzaine de jours, un bras de fer oppose au gouvernement les étudiants qui réclament la tête du directeur des bourses au ministère dont les pratiques tribalistes sont devenues tellement insupportables. Apparemment, seul son départ pourrait calmer la tension mais les autorités ne veulent pas céder car ce serait un gros aveu de culpabilité dont les conséquences pourraient s’étendre à d’autres ministères également truffés de fonctionnaires incompétents mais dont la seule qualité est d’appartenir à la même ethnie que le président Bozizé et Ndoutingaï.

 

Par ailleurs les revendications visant l’amélioration de la vie sociale des étudiants ainsi que celles d’ordre salarial des enseignants se heurtent aussi à des difficultés dues à la vacuité des caisses du trésor national dont ce n’est plus un secret pour personne que plus de 49 milliards de F CFA, comme l’a récemment révélé une mission du FMI, y ont été évaporés à la suite des pratiques prédatrices auxquelles le pouvoir bozizéen nous a habituées.

 

C’est donc face à une telle impasse que le Pr Gaston Mandata Nguérékata qui a eu par le passé à enseigner et diriger au plus haut niveau cette même Université, n’a pu rester insensible, alors qu’il aurait pu tranquillement se contenter de sa plus que confortable situation actuelle d’enseignant chercheur aux USA, et afficher comme certains, une indifférence totale.

 

Il a plutôt choisi  de lancer un véritable cri de détresse et avec une touchante humilité et beaucoup de sagesse tirées de sa longue et grande expérience, un appel patriotique aux autorités centrafricaines dont l’indifférence coupable à l’égard des problèmes de l’université n’est plus à démontrer, pour qu’elles mettent fin à certains gaspillages et qu’elles fassent un réel effort pour réaliser des économies budgétaires sur certaines dépenses non prioritaires voire non indispensables. On ne peut que s’en réjouir et le féliciter pour son comportement si patriotique. Puissent les autorités qu’il interpelle ainsi saisir la portée nationaliste de son message et daigner y répondre favorablement.

 

Rédaction C.A.P  

 

 

 

 

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L’Université de Bangui traverse une de ses plus graves crises depuis une décennie. L’Institution n’affiche plus aucune activité académique depuis bientôt 3 semaines. La raison ? Les Enseignants réclament l’application d'un décret Présidentiel de 2005 qui vise à revaloriser leurs fonctions et leur rémunération. Parce que ce décret n'est pas appliqué, les professeurs  boycottent les amphithéâtres. Les étudiants quant à eux demandent plus de transparence et d'équité  dans l’attribution des bourses nationales, et leur gestion. Ces revendications sont  légitimes. Elles méritent la plus grande attention.

                                                           

En face, le gouvernement  clame à qui veut l’entendre que les caisses de l’Etat sont vides. Et d’adopter une attitude intransigeante, une réponse musclée, qui rappelle d’autres époques pourtant combattues victorieusement par la jeunesse et la population Centrafricaines.

 

L’Université de Bangui, faut-il le rappeler, est le seul centre d'excellence national d'enseignement  qui produit des cadres pour l’ensemble du pays. En effet elle forme un très large spectre de cadres moyens et supérieurs: infirmiers, médecins, ingénieurs, juristes, économistes, enseignants,…, qui servent dans tous les  domaines de l’activité nationale. Avec des moyens dérisoires. Formateurs des cadres supérieurs et formateurs des formateurs de la nation, les enseignants de notre Université ont cependant les salaires les moins élevés et les conditions de travail les moins enviées de toute l’Afrique Centrale. Comment ne pas comprendre que beaucoup quittent l’Université pour des postes plus rémunérateurs dans l’administration et le gouvernement, si ce n’est l’exil vers des pays où ils peuvent mettre leurs talents au service de la communauté dans de bien meilleures conditions académiques, matérielles, et de rémunération?

 

Cet exode  des cerveaux, s'il n'est pas freiné par l'amélioration des conditions de travail,  deviendra un handicap qui affectera durablement le développement du pays. Il faut donc rendre hommage à ceux  qui ont fait le noble choix et le sacrifice de rester à Bangui et de servir la nation dans des conditions proches de la misère. Ce sont de vrais patriotes. En retour, la Nation et le Gouvernement doit prendre les mesures nécessaires aux niveaux académique, matériel, et de rémunération, pour  susciter des vocations d'enseignants,  retenir au pays ceux qui y sont, et   inciter ceux qui sont à l'extérieur à rentrer, à l’exemple de celles édictées par David Dacko en 1979-80, et qui avaient vu revenir au bercail de nombreux cadres formés à l’étranger, tel que moi-même.

 

Nous ne pouvons-nous permettre de répliquer les erreurs du passé. Fini kodé. Procédons autrement. Une année blanche à l’Université de Bangui serait dramatique pour la jeunesse, et pour la nation. C'est pourquoi j’invite le gouvernement à plus de modération, de sagesse, et à la pratique constante du dialogue. Je suis persuadé qu’en réduisant le train de vie de l’Etat (moins de voyages officiels à l'extérieur; Gouvernement plus ramassé avec moins de Ministères; moins de fonds politiques, d’achats d’armes de guerre, et  une meilleure gestion de l’argent public), nous pourrions aisément satisfaire les revendications légitimes des enseignants et des étudiants, et bâtir une Université digne de ce nom, où il fait bon étudier; et qui supporte la comparaison avec les universités étrangères.

 

P.S : J’invite les membres du gouvernement et autres décideurs nationaux à lire ma contribution sur l’Enseignement Supérieur en RCA. C’est un chapitre de  l’encyclopédie publiée par  Boston College sous le titre «  African Higher Education, An International Reference Hand-book, Indiana University Press, 2003, ISBN 0-253-34186-6 ».   Il contient de nombreuses mentions sur l’historique de l’enseignement supérieur en RCA et un diagnostic,  non complaisant dois-je l’avouer, de son état au début des années 2000 (qui n’a guère changé depuis), et bien sur des recommandations.

 

 

Baltimore le 13 Août 2011

 

Gaston Mandata N’Guérékata

 

Professeur titulaire et Ancien Recteur a.i. de l’Université de Bangui

Professeur des Universités et Membre de l’Académie Africaine des Sciences

Morgan State University

Baltimore, Maryland, Etats-Unis d’Amérique

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 00:56

 

 

 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 00:28

 

 

 

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                          BOZIZE ici lors d'une visite à Kampala avec Museveni

 

 

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soldats ougandais quittant leur base d'Obo dans une pick-up pour une patrouille

 

 

 

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soldat ougandais en patrouille dans la jungle d'Obo

 

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               soldats ougandais dans la jungle du côté d'Obo

 

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              hélicoptère MI 8 des militaires ougandais à Obo

 

Les photos d'Obo proviennent d'un reportage dans le Monde magazine intitulé:

"Chasse à l'homme aux confins du Congo"  LEMONDE.FR  06.08.11 

 

 

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 14 Août 2011 16:21

10 magistrats ougandais sont arrivés samedi 13 août 2011 à Obo (est de la RCA) pour le procès d’un officier de l’armée ougandaise. Ce dernier est membre du détachement envoyé en RCA pour poursuivre les éléments de la LRA (Armée de Résistance du Seigneur).

L’officier avait tué par balle, le 10 décembre 2010, un jeune centrafricain, Samori Ganigbia qu’il accusait d’avoir volé son téléphone portable à double puce.

La délégation ougandaise est dirigée par le commandement du colonel Otokoé Pagna. Elle sera complétée par deux magistrats centrafricains devant participer au procès. L’audience sera publique, selon Bénédict Sawada commandant du détachement de l’armée ougandaise d’Obo.

Lors de son forfait au domicile familial de sa victime le 10 octobre 2010, l’officier ougandais avait également blessé le père du jeune garçon, Gabriel Nzanga.

 

NDLR : Ce sont les dramatiques conséquences de l'abandon et la sous-traitance de la sécurité de la région du Sud Est du territoire par Bozizé à l'armée ougandaise qui y fait ce qu'elle veut. C'est la démission totale des autorités de Bangui qui a fait le lit et permis tous les crimes et exactions des bandits de Joseph Koni et Baba Ladé sur le territoire centrafricain. On a véritablement à faire avec des troupes étrangères d'occupation. On est face à un paradoxe. Plus Bozizé et son fils Francis achètent des armes de guerre, moins le territoire est défendu contre les mouvements de bandits étrangers comme la LRA et le FPR. On est donc fondé à se poser la question de savoir à quoi sert de faire autant d'acquisition d'armes de guerre si cela ne doit pas permettre aux Faca de défendre le sol national ?      

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 03:13

 

 

 

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L’émission GEOPOLITIQUE avec le journaliste Hassane FALL DIOP sur RFI de ce dimanche 14 août 2011 portera sur le fonctionnement et l’évolution du FMI, en compagnie des  invités suivants:

-   Aurélie TROUVE, économiste vice-présidente d’ATTAC. Elle a été candidate à la succession de DSK à la tête du FMI;

- Nicolas VERON, économiste et chercheur à Bruxelles à l’Institut BRUEGEL à Bruxelles et chercheur invité au Peterson Institute for International Economics à Washington USA.

- Habib  OUANE, ancien Directeur à la CNUCED et actuel Ministre malien de l'Energie et de l'Eau.

- Martin ZIGUELE, ancien Premier Ministre de Centrafrique

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L'émission sera diffusée dimanche 14 août à 13h40 et 14h10 puis 20h10 et 20h40 (Heure de Paris) soit 12 H 40 et 13 H 10 heure de Bangui. Il sera également disponible rfi.fr

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 02:40

 

 

 

Mandaba Jean Michel  Ndoutingai

 

Bangui, 14 août (C.A.P) - Depuis quelques jours, la Radio Centrafrique et les autres stations périphériques diffusent en boucle un communiqué de Jean Michel Mandaba, transfuge du MLPC qui a accepté d’entrer dans le gouvernement Touadéra 3 comme ministre de la santé. Pour cela, ce parti l’a radié de ses rangs pour indiscipline caractérisée et haute trahison.

Depuis lors, sur instigation de Bozizé qui lui aurait remis 5 millions de francs CFA à cet effet d’après nos informations, Jean Michel Mandaba a mis en place un comité de réflexion (voir document ci-dessous) pour créer un parti dont il sera le Président. Sylvain Ndoutingaï travaille tous les jours avec lui sur le projet et Jean Michel Mandaba se rend donc tous les jours chez Ndoutingaï à domicile pour cela.

L'objectif de Jean Michel Mandaba est d’appâter et d’attirer vers lui des militants et cadres du MLPC avec l'argent qui lui a été remis par Bozizé et Ndoutingaï pour fragiliser le MLPC avant la révision constitutionnelle que Bozizé tient à faire en vue de se représenter en 2016 voire au-delà. Il s'agit donc de pré-fabriquer des partis satellites fondés sur l’ethnie pour affaiblir le MLPC.

Jean Michel Mandaba est l’incarnation de ce qu’un individu peut représenter de plus pourri et d’opportunisme en politique. Tout en faisant partie de la direction du MLPC d’alors, il avait déjà pris secrètement langue avec les responsables du KNK avant même la tenue des élections du 23 janvier 2011 afin de bénéficier du financement du parti au pouvoir pour faire sa campagne. Il n’y avait donc rien d’étonnant à ce qu’il lui ait été proposé un portefeuille au gouvernement puisqu’il avait ouvertement sollicité son entrée dans l’actuel gouvernement Touadéra 3.

 

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 02:36

 

 

 

patasse

 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 13 Août 2011 14:48

Rien ne va plus entre les membres de la mouvance du défunt président centrafricain Ange Félix Patassé. L’aile dirigée par Béngué Bossin sort ce vendredi 12 aout 2011, de la vision de l’opposition centrafricaine et s’est érigée en médiateur entre le pouvoir et l’opposition. Une position contestée ce samedi par Simplice Kodégué, chef de file de la mouvance Patassé.

Qui des deux camps est habilité à représenter la mouvance en question ?

Au cours d’une conférence de presse tenue à Bangui, Béngué Bossin a déclaré que « pour éviter au peuple déjà tant meurtri par les effets multiples et divers des mutineries et coups d’Etat qui continuent de secouer le pays, le bureau provisoire de cette mouvance a décidé à l’unanimité de proposer lui-même des solutions qui s’imposent et servir de médiateur entre le pouvoir et l’ensemble de l’opposition, comme l’avait fait Patassé.  En guise de solutions en mars dernier, l’ancien président burundais Pierre Buyoya et Bozizé avaient proposé à Patassé la reprise des seules législatives. Une position à laquelle adhère la mouvance Patassé avec responsabilité historique, morale et politique. En conséquence, la mouvance Patassé n’est donc plus de fait membre du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE-2011), qui demande quant à lui l’annulation globale du scrutin. Toutefois, elle exhorte le FARE-2011 à  lui emboiter le pas ».

De son côté, Simplice Kodégué indique que « c’est absolument faux. Le groupe Bossin ne représente rien du tout et n’est pas habilité à parler au nom de Patassé jusqu’à preuve du contraire. Cette déclaration n’engage que Bossin. Si ces compatriotes veulent avoir des postes de responsabilité, ils devraient adresser une correspondance à Bozizé pour appréciation, ce qui n’est pas le vœu du FARE-2011, et ce n’est qu’une diversion. Le FARE-2011 exige toujours l’annulation de ces élections qui sont sujettes à caution. Béngué Bossin n’a pas été désigné comme médiateur entre le pouvoir et l’opposition ».

Cette mésentente intervient au lendemain de la convocation par un décret présidentiel des législatives annulées dans 13 circonscriptions du pays. Des élections d’ailleurs rejetées  en bloc par l’opposition pour, selon elle, fraudes massives. Elle s’était déjà retirée du processus lors du second tour en mars 2011.

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 03:04

 

 

 

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Maléyombo

 

 

 

Bangui, 13 août (C.A.P) – Selon nos informations, l’ancien ministre des Télécommunications Fidèle Ngouandjika aurait eu le mercredi 10 août un entretien d’environ deux heures d’horloge avec son successeur, le ministre d’Etat Karim Meckassoua dans le cabinet de ce dernier. Rien n’a filtré de cet entretien entre les deux personnalités mais on peut aisément deviner que cela aurait pu porter sur la faillite de la Société Centrafricaine de Télécommunications (SOCATEL) et particulièrement des responsabilités personnelles de Fidèle Ngouandjika dans cette calamiteuse situation.

On se souvient que peu après sa prise de fonction, le  ministre d’Etat Karim Meckassoua avait clairement laissé entendre à l’issue de la rencontre qu’il avait eue avec l’ensemble du personnel de son département et des syndicats de SOCATEL qu’il voulait un audit sur la gestion de ses deux prédécesseurs à la tête du département des Télécommunications, à savoir Fidèle Ngouandjika et Thierry Maléyombo.

S’agissant de ce dernier, nous avons fait état dans une de nos récentes parutions que dès son départ du gouvernement, sur instruction de Bozizé en personne, des éléments de la garde présidentielle et des gendarmes avaient effectué une descente sur le chantier de construction de sa villa à Ouango pour récupérer quatre véhicules dont un 4 x 4 tout neuf acheté pour la SOCATEL et qui a échoué directement sur le chantier privé et personnel du ministre Thierry Maléyombo. « Me récupérer tous ces véhicules qui constituent un cas de détournement » avait écrit Bozizé sur une fiche concernant Maléyombo  dont un des hommes à tout faire, Abdéramane Baron, a été repris et remis en geôle à la SRI malgré une brève mise ne liberté sur intervention de Ngouandjika.

Fidèle Ngouandjika quant à lui, est aujourd’hui un multimilliardaire avec des comptes bancaires bien garnis en France et en Roumanie notamment et gros propriétaire immobilier à Bangui. C’est un secret de polichinelle que sa fortune subite provient des opérations de prédation et grosses commissions et autres dessous de table versés par les sociétés de téléphonie mobile de la place à savoir ORANGE, TELECEL, MOOV et NATION LINK devenue AZUR.

En dépit de la petitesse du marché de la téléphonie mobile centrafricain et banguissois surtout, il n’y a pas place à disposer de quatre sociétés mais suite aux fortes pressions de deux de ses amis français Jean-Pierre Camoin et Francis Castagnède, grand ponte de la Grande loge nationale de France (GLNF), missionnés par France Télécom, ORANGE a pu obtenir une licence pour être quatrième opérateur de téléphonie mobile en Centrafrique pour un investissement de plus de 6 milliards de F CFA dont seuls Fidèle Ngouandjika, Elie Doté premier ministre d’alors et Bozizé, savent où est parti ce pactole.

Une autre source d’enrichissement sans cause de Fidèle Ngouandjika est la perception d’une taxe avec la mise en place d’un gateway pour les communications internationales. C’est un véritable fromage qui lui a été suggéré par son duo d’amis français. Une entreprise, TELSOFT, a été chargée de l’instituer concrètement. On apprend que dans le dossier TELSOFT, deux Français seraient depuis quelques jours en détention à la prison de Ngaragba à la suite des investigations effectuées par l’Inspection Générale d’Etat et la gendarmerie. Deux pré-rapports auraient déjà été remis à Bozizé qui doit décider de l’orientation judiciaire ou non de ce dossier. La justice devrait en principe demander quelques comptes à Ngouandjika et Maléyombo. Depuis plusieurs semaines, plusieurs employés de ORANGE CENTRAFRIQUE sont également dans les geôles de la SRI sans qu'on ne sache trop pourquoi. 

  

La fortune subitement acquise par ces deux anciens chefs du juteux département des télécommunications est évidemment insolite et suspecte. Selon nos informations, se sentant tellement riche, Fidèle Ngouandjika avait même poussé son sens grandguignolesque pour vouloir se porter aussi acquéreur du Chateau d'Hardricourt dans les Yvelines en France de l'ex-empereur Jean Bedel Bokassa qui avait entre temps été mis en vente à plus de 900 000 euros par le Tribunal de Versailles mais le montage financier qu'il a tenté de faire a paru tellement suspect qu'il a dû renoncer au projet, craignant de voir ses avoirs en France gelés. 

 

     

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 01:52

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 12 Août 2011 12:51

3500 ex-combattants de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) œuvrant dans l’Ouham-Pende, viennent de déposer en début de cette semaine leurs armes de guerre. Ils sont ainsi désarmés dans le cadre du programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) en cours dans cette préfecture.

L’information est confirmée  ce jeudi 11 août 2011, par le Ministre délégué au DDR, le général Xavier Sylvestre Yangongo, à l’issue d’une mission effectuée dans la région.

Selon le Général Yangongo, « le programme est en entrain d’atteindre sa vitesse de croisière et se déroule dans de bonnes conditions en dépit de la pluie qui gène un peu. D’après la prévision en cours dudit programme, l’Ouham-Pendé risque d’être liquidée avant la fin de ce mois, afin d’achever l’ensemble du nord-ouest au mois de septembre 2011».

Au sujet de la réinsertion proprement dite, le ministre déclare qu’ « après Bocaranga (nord-ouest), une centaine d’ex-combattants ont déjà intégré la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN). 50 autres qui avaient opté pour l’armée n’attendant qu’un véhicule pour être présentés à l’Etat-Major des forces nationales ».

Il a conclu que « ce même programme prendra la route de la Vakaga via la Haute-Kotto (nord-est) pour démarrer le ramassage des armes entre les mains des éléments de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) en dépit de leur prise de position dans la ville de Sam- Ouandja ».

Ces hommes de l’APRD de Jean-Jacques Démafouth complètent la liste des 625 autres déjà désarmés en juin denier lors du lancement officiel du DDR par le président centrafricain François Bozizé à Bocaranga.

Il faut dire que la phase du DDR se déroule au moment où 65 éléments du général tchadien Baba Ladé du Front Populaire Républicain (FPR), ont investi la commune de Pladama-Ouaka à Bambari (centre-est) depuis plus de 10 jours. L’autre épine dans ce programme est l’occupation de Sam-Ouandja (nord-est), par l’ex rébellion de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) de Damane Zakaria.

Ces 2 factions rebelles sont pourtant respectivement signataires d’accord de cessation d’hostilités entre les gouvernements tchadien et centrafricain en juin denier, et de l’accord de paix global de 2008 signé à Libreville au Gabon.

 

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