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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 23:31

 

 

 

 

 

 

 

Aux Centrafricains

 

yé tiguigui-wapou ayéké yé

 

so Mo sala ni

 

accusons Idriss Déby,

 

harceleur d’histoires cruelles

 

Adam Nourredine, Jotojia,

 

la Seleka de crime de guerre

 

de crime contre l’Humanité

 

de tentative de génocide

 

en République Centrafricaine

 

 

                               1

Ceci n’est pas un coup d’état

ordinaire contre le Centrafrique

ceci est un crime de guerre

ceci est un crime contre toute

l’Humanité en Centrafrique

                               2

C’est l’heure des mois des champs

c’est l’heure des mois des pêcheurs

c’est l’heure des mois des artisans

c’est l’heure des mois de paix

des marchandes de fruits

c’est l’heure de la nourriture

le Centrafrique a moins mal aux reins

de l’Existence des fils des champs

                               3

L’Armée de la résistance du Seigneur

nous a barré les chemins des

champs dans l’est du Centrafrique

 

 

                               4

De même après tant d’années

de guerre contre le Soudan

c’est votre travail la guerre

au Mali c’est votre heure

en ce mois de décembre

Idriss Déby vous portez la

guerre en Centrafrique contre

tous les paysans qui s’en

vont dans leurs champs

                               5

Vous vous nommez Joseph Kony

chef de l’Armée de la Résistance

du Seigneur tyran de l’est du

Centrafrique

en décembre déjà Mahamat

Mahamat dépèce l’est du

Centrafrique en émirats

 

désunis

le 24 mars 2013 vous attaquez

Bangui avec des suppléments

de véhicules avec des suppléments

de guerre avec des suppléments

d’enfants

d’où viennent-ils ces suppléments

d’armes de guerre dans les mains

de ces suppléments d’enfants

du Tchad ?

votre travail la guerre, ne les

cultive pas ces enfants l’école

aussi voyant ces enfants

combattants verser leur sang

les soldats sud-africains

versent leur sang avec des

suppléments de larmes

aussi de Njamena à Bangui

 

 

le pouvoir est au bout des fusils

des enfants sans parents

d’où naissent-ils ?

de la guerre du Darfur ?

de la guerre du Mali ?

                               6

Vous vous nommez Joseph Kony

guerrier de la résistance du Seigneur

vous vous nommez Idriss Déby

grand guerrier contre le Soudan

contre les Islamistes au Mali

vous êtes des islamistes à Gao

la France vous laisse faire

en Centrafrique vous vous nommez

le gouvernement de :

Daffane, d’Adam Nourredine

commerçant au Tchad, ancien garde

de corps d’un prince saoudien

soi-disant ministre

de l’intérieur de Centrafrique

 

                               7

Un chef islamiste n’obéit pas

à un chef islamiste c’est

l’heure de leur stratégie

la tragédie du Pays Centrafrique

la République Centrafricaine

les islamistes rebelles sont

le gouvernement des Bantous

                               8

Ce n’est pas un coup d’état

ordinaire contre la Côte d’Ivoire

les islamistes rebelles seront

le gouvernement de l’Afrique Centrale

les présidents Bantou sont assis

la marchandise pourrie entre leurs

jambes de tortues en fuite

les forces du Peuple Bantou fuit

la défense de son territoire

noire tragédie

 

 

                               9

Ceci est une stratégie de Déby

ses mercenaires islamistes

ce 24 mars prennent le pouvoir

à Bangui en Centrafrique capitale

en terre de la Race Bantou

les colonels se nomment Ali

commandants aux enfants-soldats

comme Joseph Kony ! les

troupes américaines, la CPI

vous recherchent criminels

vous préméditez contre la Race

Bantoue dite inférieure vous

occupez les postes de l’intérieur

et de la Sécurité du Centrafrique

en ligne directe de Njamena

                               10

Vous avez arraché voici Bozizé

 

 

voici Patassé renversé

les présidents de Centrafrique

sont vos bilboquets

ces terres centrafricaines sacrées

arrachées à Bozizé

Deby président de la RCA

de la Race Bantoue méprisée

l’amuse-gueule avec le

sang noir pourléché

en décembre 2012 il existe

une préméditation hitlérienne

noire il existe une stratégie

hitlerienne noire du travail

la guerre au Soudan à Gao

aussitôt voici l’occupation

militaire de la République

Centrafricaine, Ton président

c’est Déby c’est le chef

 

 

 

 

 

de l’Afrique Centrale Bantou

le Conquérant à la pointe dans

des islamistes esclavagistes

                               11

La France matérialiste se contente

des contrats des matières premières

le guerrier la guerre dans le sang

s’allier à la France au Mali

c’est une stratégie islamiste

en décembre 2012 ils font

main basse sur tout le

Centrafrique pacifique tirant

sur les hommes comme sur les animaux

tuant, détruisant ils ont

des plans précis les recoins

du Centrafrique n’ont aucun

secret pour les Séleka

l’organisation islamiste

 

 

                               12

Ils ne parlent pas Sangho ils

ne parlent pas Français ils

parlent injures interjections

uniformes tous terrains mitrailleuses

ils occupent tous les recoins

de la République Centrafricaine

tous les criminels de guerre

se ressemblent comme les blancs

hitlériens les noirs soudanais

les noirs tchadiens islamistes

vous êtes assurés de botter

le derrière des Centrafricains par terre

vous avez pris leurs riches terres

avec vos uniformes Séleka

avec les enfants-soldats

de l’Armée de la résistance

du Seigneur toute loi

 

 

est par terre le Centrafrique

est livré il ne doit plus

bouger empêché !

                               13

Pour Njotodia le Centrafricain

ceci est un coup d’état

pour Déby ceci est un crime

de guerre de grand guerrier

de l’Afrique Centrale pour les

chefs étrangers

pour Adam Nourredine

Tchadien avec enfants au Tchad

pour Daffane, ces mercenaires

se proclament généraux, colonels

capitaines Mahamat Mahamat

des agressions, l’Emirat

Centrafrique est à vendre

en retour à ceux qui nous

 

 

aiment en tant que leurs

gardes de corps noirs de la

classe supérieure des Noirs

islamisés ou tous soi-disant

christianisés en résistance

sur la voie du Seigneur

on n’a jamais vu Séléka ou

Joseph Kony prier Dieu

qu’ils massacrent dans le

Noir

                               14

Le matérialisme lumière d’éclats

se retourne tue trente pour cent

la matière noire son frère

sa mère son père sa sœur

le guerrier Tchadien commandé

par l’Argent se retourne contre

à son tour la Terre sacrée

 

 

du Centrafrique voici quelques

années sa langue rose de

noir sanguinaire l’a déjà

goûté en amuse-gueule

en préméditation en organisation

d’agression de crime contre

l’Humanité

                               15

Enfants-soldats de Joseph Kony

enfants soldats du Séleka

vous chassez les fillettes Centrafricaines

pour vos capitaines

vous êtes les outils de vos

chefs, leurs enfants des viols

en décembre 2013 où donc

les accoucher dans la brosse

par terre sont les dispensaires

                               16

 

 

Vous volez la vie des nourrissons

vous volez deux mille enfants

séparés de leurs parents

paisibles citoyens vous défoncez

leurs portes vous vous

installez dans leurs maisons

vous volez leur patrimoine

vous planifiez qu’ils crèvent

tous ces Centrafricains

de maladie de faim

en détruisant les ONG de

santé, vous planifiez qu’ils

crèvent tous désespérés

en détruisant les églises

vous voulez qu’ils crèvent

isolés muets confondus humiliés

en détruisant leur téléphone

leurs radios communautaires

 

vous voulez qu’il ne reste rien

de trace d’une civilisation

de la République Centrafricains

de Boganda en détruisant

dispersant les écoles et les archives

aux vents de vos bottes

                               16

Appel aux États-Unis d’Amérique

aux Nations Unies déjà au combat

contre Joseph Kony à la frontière

est de la République Centrafricaine

appel aux Volontés ancrées

de lutte contre les crimes contre

l’Humanité en tant que culture

sauf la Chine matérialiste

profitant chaque fois d’une

faiblesse pour se répandre

Appel à tous les lutteurs

 

 

 

 

 

contre les crimes de guerre

contre la matière considérée noire

mère Centrafrique

à vos armes ! Déby en prison

Adam Nourredine en prison

Daffane en prison de la CPI

à La Haye

appelons à la Juste Justice

pour le Peuple Bantou paisible

pour la République Centrafricaine

du Peuple Bantou paisible

                               17

À Berbérati, ils ne parlent pas Sangho

ils t’intiment seulement un

ordre de leur officier incontrôlé

maintenant ils sont l’Administration

Centrafricaine sous leurs bottes

 

 

 

 

 

ils la regarder crever sans

bouger leur travail la guerre

tire sur les manifestants pacifiques

ils en tuent trois en blessent

cinq sans soins mortellement

                               18

Appel aux armes déjà proches

du Centrafrique contre Kony

appel aux Volontés anti

crimes contre la Guerre

appel aux Volontés anti

crimes contre l’Humanité

que le Centrafrique qu’ils figent

que ce cadavre bouge !

que le Centrafrique vive !

faites Centrafricains ! Liberté

                               19

La Haine la Haine froide

 

 

 

 

 

ces enfants-soldats nous

haïssent Nous les Bantous

qui donc leur a fait ingurgiter

cette Haine de serpent

vipère islamiste du nord

de la Côte d’Ivoire et du

Centrafrique maintenant

La Haine la Haine de ces

enfants de Joseph Kony

ils ne sont pas payés ils

ne sont pas nourris on leur

a promis cinq dollars par jour

promesses non tenues

Rabah de tous temps

Déby, Daffane, Adam

Nourredine, Abdoulaye

Miskine vous lâchez

vos chiens affamés

 

 

 

 

 

dans les talons des Centrafricains

éparpillés au Tchad au Soudan

au Kongo dans les mains

du HCR aux Réfugiés

vous avez prémidité de

vider nettoyer le Centrafrique

Terre des Bantous de la racaille dite

Inférieure les Bantous

                               20

Quarante mille Centrafricains

ont aussi fui la Mère Patrie

cinq millions de Centrafricains

muets réprobateurs en silence

n’ont pas aperçu la Proclamation

du Président du Coup d’État

de mars 2013 devant 300

islamistes criant hurlant

nous sommes les fiers Sélekas

 

 

à Bangui. Vive Déby que vive

notre tour de gouverner

les caffres Bantous fils

d’esclaves incapables de tout

(crachat par terre de Haine

et de mépris) que vive

l’Emirat en Centrafrique

soi-disant Pays des Bantous

                               21

Au Nigéria le nord islamiste

le bokoharam c’est nous les vrais

ils tuent donc les Bantous animistes

l’animisme c’est un peu le Christia-

nisme, disent-ils les rébellions

violents, détruisons leurs maisons

accaparons-nous de leurs terres

léchons leur pétrole, des puits

de leurs champs, ils n’ont pas de droit

ces chiens incroyants noirs!

 

 

 

 

 

Bilal l’esclave de Mahomet

était de la Race Noire tout

autant que l’intensité noire

des golfeurs riches de pétrole

tout autant que que le Rwanda

tout autant AlBachir

recherché par la CPI que

Déby en autant que l’esclave

Noir islamiste se voit en blanc

                               22

Depuis décembre 2012 ce Noir

qui voit blanc tire pan pan

dans l’œil de l’ange des églises

dans l’œil du fœtus de la radio

depuis décembre 2012 le fœtus

de ce que le blanc a bâti

c’est un débris tout ça pan !

depuis décembre 2012 pan

 

 

pan voici la bonne Voie

pour les fœtus faux noirs des

viols sans dispensaire

sans religion on accouche sous

terre

les racines la population

du Peuple Bantou se terre

sous les brousses les forêts

Déby, Adam Nourredine

les Noirs qui voient blanc

l’œil de leur maître Argent

là-bas cadavres mourants

fuyants Centrafrique hé hé !

pan ! pan ! notre travail

c’est la guerre puis l’autre

guerre puis l’autre guerre

nous héritons des traditions

de Rabah notre chef esclavagiste

noir

 

 

                               23

Pan ! tous les jours toutes les nuits

dans Bangui depuis décembre 2012

pan pan dans l’œil de l’Oubangui

nous sommes 300 à proclamer

le nouveau président nous

fier Séleka la petite famille

de Déby de Nourredine Adam

nous sommes ces enfants soldats

au bout des lourdes mitrailleuses

lance-rockets que tout débris

humains de pierres d’anges

s’enfoncent sous terre

qu’il en reste de la Race Bantou

maudite, esclave à zéro

que l’Esprit Ba Li l’Oubangui

ne coule plus qu’Il se fige

le Kongo infidèle caffre !

 

 

qu’elles se figent les pluies

depuis Décembre 2012

par ordre de la force du fer

Séleka la petite famille

des Tyrans nous avons

la plaie de la guerre puis

l’autre guerre dans le derrière

d’interjections ! Centrafrique Silence !

                               24

Centrafrique d’Obo à Bakoua

c’est l’heure des mois des champs

ce n’est pas l’heure des champs

depuis décembre 2012 les Séleka

c’est l’heure des mois des pêcheurs

ce n’est pas le mois des artisans

ce n’est pas le mois des marchandes

ce n’est pas le mois de la nourriture

de la récolte figée au garde

à vous

 

 

sous la terre de la brousse

Bantou ! ce Peuple de racines

est couché sous les bottes de

cuir de bœuf et des ânes

qui se cognent les crânes

seulement contre des rochers

génocide !

                               25

Centrafrique appelons donc aux

armes Bantou noires de tous

les gens qui ont mal aux reins

dans leurs champs aux armes

les pêcheurs dans la force du

Ba Li Fleuve Père des marchandes

des fruits des mois du travail

de la Terre Centrafrique

voici les mois pour commencer

à zéro sur le sol de la Terre

avec son travail noir

des trente pour cent la matière noire

 

 

kawaza d’Ibriss Déby du Tchad

Séleka de Nourredine Adam

du Tchad les enfants-soldats

enfin de michel Jotodia

ce prénom chrétien c’est un

malin président islamiste

autoproclamé ! pétroleurs

dollars nègres qui haïssent

les Noirs Bantou du Centrafrique

Michel proclame le Charia

                               26

Les archives sont enterrées

ces papiers dollars sont répandus

sur le sang versé enterré

piétiné par nous les fanatiques

le Génocide c’est bon pour Charia

islamiste colonialiste esclavagiste

 

 

les archives sont enterrées

piétinées sous les feux les vents

des bottes sans miroir

de quoi ? de ces animaux

noirs ? notre âme à nous

Adam Nourredine à nous

Jotodia dense la densité noire

notre islam est tout blanc

avec un sabre tranchant

notre christianisme résistance du Seigneur

                               27

Cette clarté votre frère soixante-dix

pour cent des forces n’égalent pas

la mère trente pour cent la

matière noire qui accouche

les actes de terreur, des pillages à

grande échelle, la destruction des

biens meubles immeubles

par la clarté de vos sabres

 

 

des Soleils nous accouchons

des viols d’ autant des tortures

d’autant d’exécutions sommaires

par nos enfants soldats enrôlés

nous accouchons sans cesse

matière noire en extension

d’insécurité généralisée de ces

déplacements sur cette terre

noire ici en Centrafrique bloquée

                               28

C’est l’heure des mois des soleils

des pluies des fruits mûres noires

de jouer dans les mains des champs

soixante-dix pour cent sinon

avec les totalités de la matière noire

                               29

Le sabre éclair de crime contre

l’Humanité, le crime de guerre

le génocide sous les terres des bois

contre certains de nous sur éclair.

 

Poème signé Makombo

Bamboté

Le 19 avril 2013  

 

 

 

 

 

 

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 22:48

 

 

 

JOHANNESBURG (AFP) - 07.06.2013 13:43

 

La Centrafrique reste suspendue jusqu'à nouvel ordre du Processus de Kimberley, système international de contrôle assurant la traçabilité des diamants afin que leur vente ne serve pas à financer des conflits, a-t-on appris vendredi auprès du gouvernement sud-africain.

"Ils ont été suspendus (le 23 mai, ndlr) et c'est maintenu. Ils ne remplissent pas les exigences du Processus de Kimberley. Une fois qu'ils auront corrigé et seront de nouveau en conformité, ils seront réadmis", a déclaré un porte-parole du ministère sud-africain des Ressources minières, Trevor Hattingh, à l'issue de quatre jours de réunion en Afrique du Sud pour le 10e anniversaire du Processus de Kimberley.

L'industrie du diamant fait vivre près d'un quart de la population en Centrafrique et revêt une importance économique cruciale.

 

"Sanctionner la RCA, c'est jeter le pays dans un gouffre", avait prévenu mardi le président centrafricain Michel Djotodia, tout en tentant de donner des gages en annonçant un moratoire sur l'exploitation et la vente de diamants afin de moraliser le secteur.

 

Désireux de réintégrer au plus vite le Processus de Kimberley qui permet de vendre des diamants avec un précieux certificat, M. Djotodia a annoncé sept mesures pour faire évoluer la situation.

 

"On ne parlera plus de diamants de guerre en Centrafrique. Mon gouvernement et moi sommes pleinement mobilisés (...)", a promis M. Djotodia, au pouvoir depuis le renversement en mars du président François Bozizé par les rebelles du Séléka. Il a aussi assuré que la rébellion ne s'était pas financée par la vente de diamants.

 

© 2013 AFP

Diamants: la Centrafrique reste suspendue du Processus de Kimberley
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 22:41

 

 

 

 

Par MARIA MALAGARDIS Libération

 

Les combats ont cessé en Centrafrique. «Mais la peur et l’inquiétude sont toujours là», souligne une expatriée française qui, depuis Paris, continue de suivre au jour le jour l’évolution d’un pays auquel elle reste très attachée. Les nouvelles qu’elle reçoit évoquent encore souvent des braquages effectués par des hommes en armes, au statut mal défini, «même si on perçoit une relative accalmie dans la capitale» signale-t-elle.

 

Reste qu’aujourd’hui, Michel Djotodia, le nouvel homme fort du pays, semble se sentir contraint de donner des gages, alors qu’il peine à imposer la légitimité d’un régime autoproclamé. Mardi, à l’issue d’une tournée régionale dans les pays voisins, il annonçait ainsi un moratoire sur la vente et l’exploitation du diamant «afin de moraliser le secteur».Lequel se résume en réalité à une exploitation anarchique et artisanale depuis le départ des grandes compagnies minières étrangères, en 2003.

 

Enfants soldats. Un geste plus significatif dans l’immédiat, Djotodia a officiellement remis à l’Unicef, le 30 mai, une cinquantaine d’enfants soldats enrôlés dans les rangs du Séléka, la coalition de groupes rebelles qui a pris le pouvoir en mars. Et a également promis dans la foulée «la démilitarisation de Bangui» et le cantonnement des combattants du Séléka, qui ont semé la terreur dans la capitale lors de la prise de la ville(lire ci-contre) puis au cours des deux mois qui ont suivi.

 

 

Constitué à l’origine d’un millefeuille de groupes hétéroclites, le Séléka s’est illustré, lors de sa progression vers la capitale, par des viols et des pillages, notamment d’églises, renforçant les soupçons selon lesquels des éléments rebelles, venus du Soudan ou du Tchad, auraient pour objectif l’islamisation du pays. Des accusations démenties mardi par le nouveau président, premier musulman à la tête de la Centrafrique depuis l’indépendance.

 

Qui a financé le Séléka ? Le Qatar et l’Arabie Saoudite, comme le prétendent d’insistantes rumeurs ? Que veulent réellement ces hommes qui règnent surtout par les armes ? Pour l’instant, le pays a été placé en quarantaine par ses principaux partenaires. Et, qu’elles aient ou non un caractère religieux, les exactions se poursuivent. Dimanche, une attaque d’hommes armés se réclamant du Séléka a fait sept morts et de nombreux blessés à Bourca, dans le centre du pays. Les assaillants étaient arrivés dans la région en prétendant protéger la population, avant de piller et incendier les maisons. Le lendemain, c’est un jeune agriculteur qui a été battu à mort dans un village du Nord. Les agresseurs, qui disaient eux aussi appartenir au Séléka, se sont volatilisés après avoir emporté sa moto et son bétail.

 

Nuisance. La chronique de ces incidents sporadiques révèle surtout combien la situation reste aussi instable que confuse en province, où les observateurs neutres ou étrangers sont rares. L’arrivée, mercredi, d’un premier contingent de 200 Congolais intégré dans la nouvelle force de maintien de la paix régionale permettra-t-elle de mettre un terme aux exactions ? La guerre est finie et l’ex-président François Bozizé, visé désormais par un mandat d’arrêt international émis par Bangui, n’a plus la même capacité de nuisance : il a quitté mardi le Cameroun voisin, où il s’était d’abord réfugié, pour rejoindre le Kenya.

 

Source : http://www.liberation.fr/monde/2013/06/06/le-feu-couve-toujours-en-centrafrique_908914

Le nouveau président autoproclamé, en quête de légitimité, n’a pas encore mis ses troupes au pas (Libération)
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 22:37

 

 

 

 

Depuis une semaine bientôt, François Bozizé, le président déchu de la République centrafricaine est sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Chassé de son fauteuil présidentiel et de son pays au mois de mars dernier, les nouvelles autorités centrafricaines l’accusent de crimes contre l’humanité, d’incitation au génocide ; pour corser son dossier criminel, le procureur de Bangui lui colle...

 

 

Depuis une semaine bientôt, François Bozizé, le président déchu de la République centrafricaine est sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Chassé de son fauteuil présidentiel et de son pays au mois de mars dernier, les nouvelles autorités centrafricaines l’accusent de crimes contre l’humanité, d’incitation au génocide ; pour corser son dossier criminel, le procureur de Bangui lui colle des motifs tels assassinats, séquestrations et détentions arbitraires, destructions et incendies des habitations, exécutions sommaires…

Il est un peu plus  heureux jusqu’à présent dans sa fugue, parce qu’on n’a pas encore dit avoir trouvé des corps humains destinés au méchoui dans ses congélateurs comme on l’avait dit de son illustre prédécesseur Jean-Bedel Bokassa, empereur de Bobangui.

 

Bien entendu pour perpétrer son  carnage en République centrafricaine, l’ancien homme fort, selon ses procureurs, avait ses hommes de main et autres bourreaux dont le sort est lié au sien et qui, comme lui, sont tous en fuite. Il est toutefois curieux de savoir comment le nouveau maître de ce pays et ses propres sbires ont pu dresser en moins de trois mois, un état des lieux aussi accablant, alors qu’ils n’arrivent pas à faire rétablir l’ordre et la paix dans le pays. Il est hors de question pour moi de trouver des circonstances atténuantes à François Bozizé arrivé lui-même au pouvoir par un coup de force contre l’ingénieur agronome Ange-Félix Patassé. Ce dernier a lui aussi connu l’exil comme son tombeur d’aujourd’hui. Et Bozizé a utilisé une bonne partie de son temps et de son énergie à traquer ses présumés opposants comme le lui font déjà ceux qui lui ont arraché le pouvoir. En Rca, c’est l’éternel jeu des chaises musicales avec le concours d’une justice aux ordres de tous les auteurs des coups d’Etat. Aujourd’hui ma peau, demain la tienne.

 

Pour peu que Michel Djotodia se fasse renverser aujourd’hui, même par… Bozizé, les mêmes autorités judiciaires qui lui ont déjà fait allégeance et le suivent de manière servile dans ses errements lui tourneront le dos pour se mettre à plat ventre devant le nouveau patron. C’est cela l’Afrique. Avec le pouvoir par tous les moyens, on met le pays en coupe réglée et tout le monde suit. On va faire comment ? Comme pour faire dérision, les hommes politiques vous serinent à tous les coups que la justice est indépendante. Quel est le procureur  centrafricain ou d’ailleurs qui peut ouvrir une enquête contre le dernier troufion de l’armée. On a peur pour soi-même et pour sa famille. L’idéal, c’est pas pour nous. Nous vivons au quotidien la peur au ventre.

 

Dobell in Le Messager

 

Source : http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-11132.html

 

 

Lu pour vous : Aujourd'hui ma peau, demain...
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 22:34

 

 

Libreville, Gabon Par Martin Safou:  07/06/2013 (Gabonactu.com) - La France a décidé de retirer plus de 350 soldats en Centrafrique et laissera sur place 250 autres pour assurer la sécurité de ses 1 250 ressortissants dans ce pays d’Afrique centrale a annoncé jeudi à Libreville, l’ambassadeur de France au Gabon, Jean François Desmazières.

Le diplomate français a fait cette annonce au cours d’une audience avec le secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) Nassour Guelengdouksia Ouaïdou.


Quelque 250 soldats français se trouvaient à Bangui avant l'arrivée du nouveau contingent militaire. 350 soldats de l'armée française ont été envoyés en renfort à Bangui avec pour mission principale d’assurer la protection des ressortissants français et étrangers présents en Centrafrique. Les effectifs militaires français en République Centrafricaine ont atteint près de 600 hommes. Environ 1.250 Français vivent en Centrafrique.

 

Le diplomate français a rassuré le Secrétaire Général de la CEEAC de la disponibilité de son pays à traduire auprès de l’Union Européenne les préoccupations de la CEEAC jusqu’au retour définitif de la paix et à l’aboutissement du processus de transition en République Centrafricaine. « Nous vous assurons de notre appui diplomatique et financier, et serons toujours à vos côtés », a déclaré en substance, Jean François DESMAZIERES.

 

Le Secrétaire Général de la CEEAC a évoqué les efforts inlassables déployés par les Chefs d’Etat de la CEEAC dans la recherche des solutions durables à la situation qui prévaut en République Centrafricaine, allant des sommets extraordinaires à la mise en place du Groupe International de Contact. Il a déploré les contradictions internes qui ont vu le jour au sein de l’exécutif en RCA, et qui pourraient annihiler tous les efforts consentis aussi bien par la CEEAC et l’Union Africaine, que par la Communauté internationale.

 

Les troupes de la rébellion de la SELEKA qui ont chassé le président François Bozizé du pouvoir se sont illustrées par des pillages massifs des biens des populations, provoquant par ailleurs un climat d’insécurité totale dans la capitale centrafricaine.

 

 

Source : http://www.gabonactu.com/ressources_g/actualites-gabonactu-2013.php?Article=2384#.UbLHAvl3Zic

La France réduit ses effectifs militaires à Bangui
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 22:31

 

 

 

 

Vendredi, 07 Juin 2013 10:56 AEM - AFP

 

PRETORIA, Afrique du Sud - L'ex-président centrafricain Francois Bozizé, renversé en mars, a renoncé à s'exiler en Afrique du Sud et est reparti du Kenya vers le Cameroun, a indiqué vendredi un de ses conseillers à l'AFP.

 

"Selon sa famille, il a quitté Nairobi et est reparti au Cameroun", a déclaré ce conseiller, requérant l'anonymat.

 

En début de semaine, le même conseiller avait indiqué que M. Bozizé avait quitté le Cameroun et était en route pour l'Afrique du Sud, dont le gouvernement lui avait envoyé un petit contingent militaire de 200 soldats en renfort en janvier.

 

L'ancien président Bozizé, âgé de 66 ans, s'était réfugié au Cameroun, fin mars, après l'entrée des rebelles dans Bangui.

 

Lors d'un point de presse vendredi, la ministre des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane a indiqué que M. Bozizé avait demandé à venir en Afrique du Sud.

 

"La communauté des Etats d'Afrique centrale (Cemac) a décidé qu'il était mieux qu'il soit reçu où il était au Cameroun", a-t-elle précisé. "Un autre pays, le Bénin, lui a aussi offert l'asile". "Il n'y a pas de petit jeu pour savoir qui va prendre chez lui l'ancien président. Il y avait beaucoup de propositions dans sa propre région, et très proches", a-t-elle assuré.

 

Ces mouvements de l'ancien président interviennent alors que la Centrafrique a lancé, le 29 mai, un mandat d'arrêt international contre lui pour "incitation au génocide" et "crimes contre l'humanité".

 

L'Afrique du Sud accueille sur son territoire l'ancien président malgache déchu Marc Ravalomanana, mais aussi l'ancien chef d'état major rwandais Kayumba Faustin Nyamwasa dont l'extradition est demandée par l'Espagne et la France. L'ex-président haïtien Jean Bertrand Aristide a aussi vécu de 2004 à 2011 à Pretoria.

Centrafrique : l'ex-président Bozizé renonce à s'exiler en Afrique du Sud
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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 22:45

 

 

 

 

le 2013-06-05 13:01  Par RFI

 

Quelque 150 hommes, sur les 200 supplémentaires que le Congo a décidé d’envoyer à Bangui, ont quitté Brazzaville mardi 4 juin pour la capitale centrafricaine, où ils doivent participer aux opérations de pacification et de maintien de la paix. Il s’agit d’une Unité de police constituée (UPC), qui est composée de policiers et de gendarmes. Son mandat est de 20 mois et ses missions sont bien définies. L’UPC rejoint un premier contingent de 150 militaires, qui intègrent tous la force sous-régionale de la Micopax.

 

Mardi 4 juin, c’est peu avant 14 heures que l'unité 76 s’est immobilisée sur la tarmac de la base militaire Maya-Maya, pour embarquer la troupe : un blindé et trois véhicules de transport.

 

L’unité de police constituée, envoyée en RCA, est composée de policiers et de gendarmes. Elle est conduite par le lieutenant-colonel, Rodrigue Mouloungui, qui définit ces missions.

 

« L’Unité de police constituée a quatre missions essentielles, explique-t-il. Sécuriser la ville de Bangui, essayer d’aider la police et la gendarmerie centrafricaine, sécuriser tous les convois humanitaires et enfin sécuriser les élections en République centrafricaine. »

 

Aucun dérapage toléré

 

Le commandant de la troupe a prévenu ses éléments. Aucun dérapage ne sera toléré. « Pas de dérapages, surtout pas de dérapages, martèle-t-il. La République centrafricaine a connu beaucoup de problèmes. Il ne faudrait pas que nous partions pour rajouter d’autres problèmes. Nous partons pour sécuriser, pas pour rajouter d’autres problèmes ! »

 

De son côté, le directeur de la sécurité publique, le colonel Jules Mounkala Tchoumou a précisé la durée du mandat du contingent. « C'est une mission qui va durer vingt mois », souligne l'officier.

 

A terme, ce contingent congolais sera de 200 hommes. Il rejoint un premier de 150 militaires. Ils intègrent tous la force sous-régionale de la Comipax, la Mission de consolidation de la paix en Afrique centrale.

Centrafrique: 150 soldats congolais envoyés à Bangui pour des opérations de maintien de la paix
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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 22:29

 

 

 

 

Imprécise au départ, l’information faisant état du départ du président déchu de Centrafrique, François Bozizé, du Cameroun s’est confirmée au fil de la journée d’hier. Bozizé, qui jusqu’en début de soirée de dimanche disait attendre le retour du président Paul Biya de l’europe avant de se déplacer, a quitté, en compagnie de sa famille, la capitale camerounaise en catastrophe dans la nuit de dimanche à lundi, en direction du Bénin, où le président Boni Yayi a depuis longtemps manifesté sa volonté de l’accueillir.

 

D’après des sources bien informées, c’est le président français François Hollande qui serait intervenu auprès de son homologue camerounais pour lui demander de faire partir le plus tôt possible Bozizé du Cameroun. L’agenda caché de cette démarche française consiste, apprend-on, à éviter une rivalité entre Paul Biya, soutien de Bozizé et idriss Déby, soutien de michel Djotodia, le président de transition en Rca.

 

Très coté auprès de la France, aux côtés de qui il est au front contre le terrorisme au mali, le président idriss Déby itno, marque ainsi des points. Adepte de la stratégie de l’évitement, dans de telles circonstances, le président camerounais a, pour sa part, choisi de se débarrasser du «colis encombrant» Bozizé, alors qu’il est en court séjour privé en europe.

 

Renversé le 24 mars dernier par la rébellion seleka, François Bozizé s’est réfugié au Cameroun. Le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand ngoh ngoh, indiquait alors que ce dernier était en transit au Cameroun, en attendant d’emprunter une autre destination. Contre toute attente, après avoir séjourné à l’hôtel Hilton, François Bozizé prendra ses quartiers au golf, non loin du palais de l’Unité.

 

Pendant son séjour camerounais, le président Biya a éconduit le président de transition, michel Djotodia, qui sollicitait une audience à Yaoundé. Vers la fin de la semaine dernière, la justice centrafricaine a lancé un mandat d’arrêt international contre lui, pour crime contre l’humanité et incitation au génocide.

 

Selon le décompte effectué par le parquet de Bangui, Bozizé est coupable de 119 exécutions sommaires, 22 assassinats, 53 arrestations arbitraires et 3823 destructions d’habitations. Ledit mandat d’arrêt a été transmis le 30 mai dernier aux autorités judiciaires camerounaises et à interpol. Le départ de François Bozizé du Cameroun intervient au moment où un sommet extraordinaire de la Communauté économique et monétaire de l’afrique centrale est annoncé pour le 14 juin prochain à Libreville, en République centrafricaine.

 

En dehors de la crise toujours en cours  dans ce pays, les chefs d’etat d’afrique centrale vont plancher sur le projet de délocalisation du siège de la commission de Bangui à Libreville ou à malabo. L’on prévoit par ailleurs la signature des accords d’assistance entre la Cemac et interpol.

 

© Mutations : Georges Alain Boyomo

 

Source : http://www.camer.be/index1.php?art=26802&rub=6:1

Lu pour vous : POURQUOI BOZIZÉ PART DU CAMEROUN : LE PRÉSIDENT FRANÇAIS, FRANÇOIS HOLLANDE, A OBTENU SON DÉPART DU PAYS DIMANCHE DERNIER POUR NE PAS FÂCHER IDRISS DEBY
Lu pour vous : POURQUOI BOZIZÉ PART DU CAMEROUN : LE PRÉSIDENT FRANÇAIS, FRANÇOIS HOLLANDE, A OBTENU SON DÉPART DU PAYS DIMANCHE DERNIER POUR NE PAS FÂCHER IDRISS DEBY
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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 22:16

 

 

 

 

Par Gaëlle Laleix  RFI 5 juin 2013

 

La République centrafricaine entend décréter un moratoire sur l'exploitation de diamants. Le gouvernement porté au pouvoir par la rébellion du mouvement Seleka, souhaite prendre plusieurs mesures afin de moraliser ce secteur.

 

La Centrafrique va décréter un moratoire sur l'exploitation et la vente de diamants. Le président, Michel Djotodia, l'a annoncé mardi 4 juin, lors d'un entretien avec l'AFP. Le gouvernement arrivé au pouvoir en mars, après un coup d'Etat de la coalition rebelle Seleka, veut moraliser le secteur. Depuis le mois dernier, la Centrafrique a été suspendue du processus de Kimberley, un système international de certification des diamants bruts.

 

« Nous invitons le processus de Kimberley et tous les autres acteurs qui le souhaiteront, y compris les ONG, afin que nous puissions avec leur concours faire évoluer la situation le plus vite possible », a déclaré le président centrafricain, Michel Djotodia.

 

Plusieurs mesures devraient donc être instaurées prochainement. D'abord une bourse de diamants centralisée sera créée. Elle devrait être construite sur le modèle de celle du Ghana, avec pour objectif d’assurer ainsi la sécurité des diamants et des particuliers.

 

Ensuite, toutes les devises importées par les entreprises de diamant devront passer par un système bancaire officiel. Les paiements en espèces n’auront plus cours. Chaque négociant doit être payé à travers ce système bancaire. Les contrôles devraient également être renforcés à travers des organismes de surveillance de l'Etat et la nomination d'inspecteurs.

 

 

Des inspections « indépendantes » et aléatoires seront encouragées dans les sociétés qui font le commerce de diamants, afin d'assurer la conformité aux normes du processus de Kimberley.

 

Un secteur opaque

 

Difficile de mesurer la part des diamants dans l'économie centrafricaine, car leur gestion est très opaque. Le président Michel Djotodia estime toutefois que « l'industrie du diamant fait vivre 900 000 concitoyens, qui vont être les premières victimes de la suspension » du processus de Kimberley.

 

Selon un rapport d'International Crisis Group, daté de décembre 2010 et intitulé De dangereuses petites pierres, « la mainmise du gouvernement sur le secteur du diamant renforce son pouvoir et favorise l'enrichissement d'une minorité ».

 

Dès 2003, en raison de la corruption ambiante, la plupart des compagnies minières quittent la Centrafrique. En 2008, l'exploitation se fait surtout de manière artisanale et informelle. L'ONG estime qu'entre 80 000 et 100 000 mineurs creusent aujourd'hui de manière anarchique. Ils vendent ensuite leur production à des intermédiaires étrangers, qui les revendent aux comptoirs d'exportation.

 

Instabilité politique

 

Le secteur primaire centrafricain représente aujourd'hui plus de la moitié du PIB du pays. Il a connu une croissance de 4% en 2011, principalement grâce à l'agriculture et à la production de bois. Le secteur minier lui, ne représente que 2% du PIB centrafricain. Il manque cruellement d'investissements, que l'instabilité politique rend difficiles.

 

Dans le classement de la Banque mondiale sur le climat des affaires, la République centrafricaine figure à l'avant-dernier rang. Malgré les remous politiques, la République centrafricaine a su maintenir sa croissance à 4,2% en 2012. Avant le coup d'Etat, la Banque africaine de développement tablait sur une croissance de 4,6% pour 2013.

Centrafrique: l’industrie diamantaire, un secteur opaque
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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 22:13

 

 

 

 

JOHANNESBURG (AFP) - 05.06.2013 15:36 - L'ex-président centrafricain François Bozizé, renversé en mars, n'est pas attendu en Afrique du Sud, contrairement à ce qu'un de ses conseillers avait affirmé, a déclaré mercredi à l'AFP le ministère sud-africain des Affaires étrangères.

 

"Je ne sais pas d'où viennent ces rumeurs", a commenté le porte-parole du ministère sud-africain des Affaires étrangères, Clayson Monyela.

 

Mardi, l'un des "conseillers" sud-africains de M. Bozizé avait assuré sous couvert de l'anonymat: "Il est attendu sous peu en Afrique du Sud (...) J'ai parlé avec son équipe cet après-midi (mardi) et ils m'ont dit qu'il était encore à Nairobi, après avoir quitté le Cameroun où il s'était réfugié après avoir été chassé par le coup d'Etat en mars".

 

Le président Bozizé, arrivé au pouvoir par les armes en 2003 grâce au soutien massif du Tchad, s'est exilé depuis la prise du pouvoir par la coalition rebelle Séléka à Bangui.

 

Le 31 mai, la République centrafricaine a lancé un mandat d'arrêt international contre l'ancien président pour "crimes contre l'humanité" et "incitation au génocide". Toutefois aucune notice contre l'ex-président ne figure sur le site internet d'Interpol.

 

© 2013 AFP

 

 

 

François Bozizé: Une vie d’errance après le pouvoir?

 

3 JUIN 2013

 

Chassé du pouvoir par la rébellion armée de la Séléka, François Bozizé ne sait décidemment plus où se reposer. Dimanche dernier, il a du quitter son exil camerounais à bord d'un vol régulier de la compagnie Kenya Airways. Il serait difficile de ne pas lier ce déplacement au mandat d’arrêt international que la justice centrafricaine vient d’émettre contre lui et dans lequel il est accusé de «crime contre l’humanité», d’«incitation au génocide»,…Compte tenu de la proximité du Cameroun avec son pays, il craint certainement de faire les frais d’une extradition impromptue.

 

L’errance à laquelle est désormais contraint l’ex-président centrafricain remet au goût du jour la question de la gestion du pouvoir en Afrique. A quoi sert donc le règne sans partage auquel se livrent la plupart des chefs d’Etat sur le continent s’ils ne peuvent même plus avoir une vie après le pouvoir? Ce qui arrive aujourd’hui à Bozizé rappelle tristement ce qui arriva plusieurs années plus tôt au jadis tout-puissant «roi du Zaïre», Mobutu Séséko et à d’autres qui ont fini leurs derniers jours en exil pour ne pas simplement les finir en prison.

 

En quittant le Cameroun voisin de la Centrafrique, le général François Bozizé espère, probablement, se mettre un peu plus à l’abri de la justice de son pays. Mais pour combien de temps? S’il est au Kenya, il peut compter sur le président Kenyatta qui également maille à partir à la Cour pénale internationale et qui toutes les raisons de ne pas le livrer. Du moins aussi longtemps qu’il pourra lui-même espérer échapper à la justice internationale.

 

 

Source : http://www.fasozine.com/index.php/le-blog-de-barkbiiga/10297-francois-bozize-une-vie-d-errance-apres-le-pouvoir

Centrafrique: l'ex président Bozizé n'est pas attendu en Afrique du Sud
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