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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 16:34

 

 

 

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LIBREVILLE AFP / 21 mars 2013 16h21 - Un important mouvement rebelle tchadien, l'Union des forces de la résistance (UFR), qui avait déposé les armes après les accords de paix entre le Tchad et le Soudan de 2009, a affirmé jeudi à l'AFP reprendre la lutte armée contre le président Idriss Deby Itno.



Nous avons décidé de reprendre la lutte. C'est une lutte armée, bien sûr, a déclaré Timan Erdimi, une des grandes figures de la rébellion, depuis Doha où il est réfugié. Ancien proche du président tchadien dont il est un neveu, Erdimi est un des leaders ayant mené diverses attaques contre Deby, dont celle de 2008 qui avait échoué devant le palais présidentiel à N'Djamena.

 

Ancien leader du Rassemblement des forces pour le changement (RFC), une des principales rébellions, il avait été désigné en 2009 chef unique de la rébellion par ses pairs, sous la bannière de l'UFR. Toutefois, l'autre grande figure rebelle Mahamat Nouri s'était par la suite retiré de l'UFR pur créer l'Alliance nationale pour le changement et la démocratie (ANCD).

 

Les divisions au sein de la rébellion ont toujours été une de ses faiblesses. M. Erdimi a assuré que l'UFR avait enregistré le ralliement de nombreux groupes et a promis: la porte est ouverte à tout le monde (...) Nouri peut venir.



« Mon déplacement au Tchad sur le terrain n'est pas indispensable. L'état-major est déjà sur place dans la zone de la frontière entre le Tchad et le Soudan. Des éléments commencent à arriver de partout », a-t-il dit



« Quand il y a eu l'accord avec le Soudan, il devait y avoir des pourparlers avec nous mais ca fait deux ans et huit mois que nous sommes à Doha et on ne voit rien venir », a-t-il ajouté.

 

« Deby a cru que parce qu'il y avait l'accord (avec le Soudan), il pouvait ne rien faire. On n'a jamais eu confiance dans Deby. On n'a pas donné toutes nos armes, on en avait caché. Bien sûr, on n'est pas à 100% mais on en récupérera sur le terrain comme d'habitude (dans de précédentes attaques) », a-t-il poursuivi.



Interrogé au sujet de l'armée tchadienne qui est engagée au Mali, Erdimi a précisé: « Nous sommes contre le terrorisme. Nous ne sommes pas contre l'intervention au Mali. Quand Deby sera renvoyé, on pourra continuer à intervenir au Mali. »



(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 16:03

 

 

 

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ONU  21 MARS 2013

 

À l'issue d'un exposé de la Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République centrafricaine, Margaret Vogt, les membres du Conseil de sécurité ont fermement condamné mercredi les attaques récemment perpétrées par le Séléka, en particulier à Bangassou et dans la région autour de cette ville, qui marquent une détérioration de la situation sécuritaire dans ce pays.


Le Conseil a également condamné les menaces que font peser ces milices et leurs alliés contre les civils et exhorté les parties prenantes, y compris les médias, à s'abstenir de tout appel à la violence.


« Les membres du Conseil de sécurité réitèrent leur soutien aux accords de Libreville signés le 11 janvier 2013 sous les auspices de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC) », indique la déclaration lue ce soir à la presse par le Président du Conseil pour le mois de mars, l'Ambassadeur Vitaly Churkin, de la Fédération de Russie.


Conclu en janvier 2013 par le gouvernement et les trois principales formations rebelles regroupées sous la bannière du Séléka, les Accords de Libreville avaient aidé à rétablir une certaine stabilité en République centrafricaine, nation à l'histoire politique troublée et théâtre de conflits armés récurrents. Selon le Département des affaires politiques de l'ONU, l'autorité de l'État est faible dans de nombreuses régions du territoire où sévissent des groupes rebelles ou criminels.


Saluant la nomination d'un nouveau Premier Ministre, Nicolas Tiangaye, les membres du Conseil rappellent dans leur déclaration qu'en tant que Chef du gouvernement, il est responsable de la mise en œuvre des priorités fixées par l'article 5 du volet politique des Accords de Libreville.


Aussi encouragent-ils toutes les parties à pleinement mettre en œuvre leurs engagements au titre de ces Accords et appellent le gouvernement d'unité nationale à appliquer son calendrier de réformes, en particulier celle du secteur de la sécurité.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 15:58

 

 

 

la-porte-parole-du-département-d’Etat-américain-Mme-Vic

 

 

United States Department of State  (Washington, DC) 17 MARS 2013

 

 

DOCUMENT

 

Département d'état Des états — Les États-Unis sont profondément inquiets face à la dégradation continue de la situation sécuritaire en République centrafricaine. Nous appelons le président Bozize et les dirigeants de l'alliance de la Seleka à cesser immédiatement toutes les hostilités et à appliquer les dispositions de l'accord de Libreville.

 

La Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC) devrait convoquer rapidement le comité de médiation nommé par l'accord de Libreville, afin de soutenir le gouvernement de transition et aider à restaurer la paix et la sécurité nationales.

 

Le gouvernement d'unité nationale est la seule entité représentative, sur laquelle toutes les parties de l'accord de Libreville se sont convenues, pour gouverner le pays dans cette période de transition critique. Les parties devraient donc agir dans ce cadre politique et empêcher toutes actions qui pourraient l'ébranler. Nous encourageons vivement les dirigeants régionaux et la communauté internationale à respecter l'accord de Libreville et à apporter leur soutien au premier ministre Tiangaye, ainsi qu'à son gouvernement.

 

Les États-Unis invitent instamment les dirigeants de la Seleka et le gouvernement de la République centrafricaine à s'assurer que leurs forces respectent les droits de l'homme du peuple centrafricain. Nous sommes très préoccupés par l'aggravation de la situation humanitaire en République centrafricaine, et des nombreux rapports fiables faisant état de violations des droits de l'homme par les forces de sécurité nationale, ainsi que par les combattants de la Seleka. Les auteurs de ces violations doivent être tenus responsables.

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Centrafrique-Presse.com - dans AMERIQUE
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 15:37

 

 

 

Nicolas Tiangaye

 


 

RFI jeudi 21 mars 2013 Par Nicolas Champeaux

 

En Centrafrique, la coalition rebelle Seleka a annoncé mercredi 20 mars qu'elle allait reprendre les armes. L'ultimatum de 72 heures qu'elle avait donné au gouvernement pour satisfaire ses nombreuses revendications a expiré. Nicolas Tiangaye, le Premier ministre de transition nommé à la mi-janvier à l'issue des accords de Libreville, souhaite que les rebelles reviennent à la raison.

 

RFI : Monsieur le Premier ministre, quel message adressez-vous à la rébellion Seleka, qui détient encore cinq de vos ministres et qui menace de reprendre les hostilités ?

 

Nicolas Tiangaye : Je pense qu’il faut renouer le dialogue et retourner à Bangui, autour de la table des négociations, pour que les revendications de la Seleka soient apposées au représentant spécial du médiateur qui se trouve actuellement à Bangui.

 

Et c’est un message que vous avez déjà transmis à la rébellion ?

 

 

Oui, nous comptons sur leur patriotisme. Ce n’est, ni dans l’intérêt du pays, ni dans l’intérêt de la Seleka, d’engager de nouvelles hostilités. Je pense que la raison finira par triompher. Je ne doute pas aussi de la sincérité de nos frères de la Seleka. Je ne doute pas qu’eux aussi, ils doivent être conscients que la reprise des hostilités ferait couler beaucoup de sang dans notre pays, et ne règlerait aucun problème.

 

Monsieur le Premier ministre, vos cinq ministres – à votre avis – sont-ils vraiment retenus en otage contre leur gré, ou participeraient-ils à une mise en scène pour permettre à la Seleka d’obtenir satisfaction ?

 

Je ne peux pas le savoir puisque je n’ai pas eu de contact avec eux depuis qu’ils sont partis.


La rébellion Seleka souhaite le départ des troupes étrangères de Centrafrique. Est-ce que c’est une demande irrecevable, selon vous ?

 

Ça fait partie des points inscrits dans l’accord de Libreville. Mais le président Bozizé estime que la situation sécuritaire du pays n’a pas atteint un point de stabilisation, susceptible de permettre, donc, le départ des troupes sud-africaines.

L’accord de Libreville prévoit que les Etats membres de la CEEAC œuvreront avec le gouvernement centrafricain, pour le retrait progressif du territoire national, de toutes les troupes étrangères non communautaires, en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire sur le terrain.

Donc, il y a une question d’interprétation que je pose. La coalition Seleka souhaite le retrait immédiat des troupes sud-africaines, donc il s’agit là d’une question qui présente un aspect un peu complexe, qui sera soumise à l’arbitrage du médiateur.

 

Et quelle est votre interprétation à vous, monsieur le Premier ministre ?

 

Moi je n’ai pas d’interprétation. Je suis Premier ministre, je n’ai pas à interférer en donnant mon interprétation ! Je suis à la disposition de cet accord-là !

 

Autre revendication de la rébellion – et les barrières érigées par des milices – d’après nos informations, elles continuent, ces milices, de se livrer à des arrestations. En tant que Premier ministre, il vous est impossible de mettre un terme à ces agissements ?

 

Il ne s’agit pas de ministre qui procède à des arrestations. Il n’y a pas d’arrestations. Les milices érigent des barricades dans la ville le soir. Il s’agit des milices Cocora et Coac. D’après les accords de Libreville, ces milices doivent être dissoutes. Je crois que cela doit être fait, parce qu’il s’agit des engagements qui ont été pris et qui doivent être respectés.

 

Quelles sont vos relations avec le président François Bozizé, avec qui vous collaborez en tant que Premier ministre, depuis deux mois maintenant ?

 

Ce sont des relations qui reposent sur le respect mutuel, mais également sur l’intérêt du pays.

 

Il est de notoriété publique que vos relations avec le président Bozizé sont exécrables. Comment se passe la collaboration ?

 

Tout le monde souhaite qu’il y ait des relations exécrables, alors que nous nous rencontrons régulièrement pour discuter des questions d’intérêt national ! Pourquoi vous souhaitez que nos relations soient des relations exécrables ?

 

Alors est-ce que vous pouvez nous donner un exemple qui illustrerait cette parfaite collaboration avec le président ?

 

Mais ce n’est pas une question de relations exécrables ou de relations parfaites ! Je dis que nous travaillons dans le cadre du respect des intérêts de notre pays ! Et je n’ai pas à donner des détails, pour des raisons d’Etat, je n’ai pas à donner des détails sur les questions d’intérêt national qui sont abordées par le président de la République et son Premier ministre !

 

Qu’est-ce que votre collaboration a à son actif, dans ces cas-là – sans donner de détails – de quoi êtes-vous fier ?

 

Vous me posez des questions sur Seleka. Ne cherchez pas la petite bête. Moi, je vous dis que même si à un moment donné il y a eu des divergences avec Bozizé, aujourd’hui la situation de mon pays commande que nous taisions nos divergences, pour chercher à résoudre les problèmes auxquels notre pays est confronté ! Il s’agit d’une question de survie nationale, et que nos modestes personnes passent au second tour ! Voilà ce que je peux vous dire sur cette question !

 

Et quand le président François Bozizé, à l’occasion du 10ème anniversaire de son accession au pouvoir le week-end dernier, traite la Seleka de « voleur » et de « violeur », est-ce que vous considérez qu’il participe à la survie du pays ?

 

 

Les accords de Libreville prévoient que des acteurs doivent éviter de punir des troupeaux qui seraient de nature à envenimer la situation.

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 15:36

 

 

 

 

Bozyangou

 

 

Source : RFI jeudi 21 mars 2013

 

La rébellion avait lancé un ultimatum de 72 heures au président François Bozizé afin que les accords de Libreville soient intégralement appliqués. Au terme de cet ultimatum qui a expiré mercredi 20 mars, le président François Bozizé a promulgué deux décrets pour tenter de calmer le jeu. Des mesures jugées insuffisantes par la Seleka.

 

En début de soirée, mercredi, quelques heures après l'expiration de l'ultimatum lancé par la Seleka au président François Bozizé, celui-ci a promulgué deux décrets, qui sont une réponse directe aux exigences de la Séléka.

 

Barrières levées et prisonniers libérés

 

Le premier décret, signé vers 17h30 TU par le président François Bozizé, prévoit que toutes les barrières érigées à travers le pays lors de l'instauration du couvre-feu sont désormais levées.

 

Le second décret prévoit que toutes les personnes arrêtées, détenues ou condamnées depuis le 15 mars 2012 recouvrent leur liberté. Cette dernière mesure de libération s'applique également aux prisonniers politiques et aux prisonniers de guerre. Toutes les personnes qui ont été interpellées dans le cadre de la récente crise qu'a connu le pays, a expliqué Gaston Mackouzangba, porte-parole de la présidence.

 

Mais pour le colonel Oumar Bordas, l'un des porte-parole de la Seleka, ces décrets arrivent trop tard. La rébellion exige désormais le départ pur et simple du président Bozizé.

 

« C'est lui [François Bozizé, ndlr] qui entraîne l'insécurité et les grands problèmes qui sévissent sur le territoire national », juge le colonel Oumar Bordas. « Nous avons pour l'instant nos armes au pied », précise-t-il. Mais, pour lui, François Bozizé « sera chassé par les armes. Il n'y a que ça : c'est le canon qui va le chercher. »

 

Il faut dire que l'une des exigences les plus importantes de la Seleka, le départ des troupes sud-africaines du pays, n'est pour l'heure pas à l'ordre du jour.

 

Les rebelles mécontents, retiennent cinq ministres issus de la rébellion à Sibut, depuis dimanche. Pour le colonel Bordas, « ils ne servent à rien dans un gouvernement, où ils n'ont pas les coudées franches pour travailler. A quoi bon y rester ? ».

 

Les acteurs politiques veulent une nouvelle concertation

 

De la majorité présidentielle à l'opposition démocratique, en passant par la société civile, les responsables appellent à une résolution pacifique de la crise.

 

« Toutes les parties, et particulièrement la Seleka, qui est un mouvement de rébellion, doivent s'abstenir de pouvoir mener des actions qui sont de nature à mettre en péril cet accord, qui est un gage de paix pour le peuple centrafricain. Le peuple souffre véritablement », affirme ainsi Cyriaque Gonda, président du Parti national pour un Centrafrique nouveau et membre de la majorité présidentielle.

 

L'opposition démocratique, qui s'est réunie en urgence ce mercredi après-midi à Bangui, a appelé les protagonistes à la raison. « Notre patrie est en danger. C'est pour cela que nous insistons, pour qu'ils fassent appel à la raison. Qu'ils utilisent les instruments juridiques qui sont à notre disposition pour une paix durable pour notre chère République centrafricaine », réclame Gabriel Koyambounou, l'un des leaders des partis de l'opposition.

 

Pour Fulgence Zeneth, membre du groupe de travail de la société civile sur les accords de Libreville, l'urgence voudrait que tous les acteurs puissent se réunir pour se parler franchement : « [Il faudrait que] le représentant du médiateur puisse réunir urgemment tous les acteurs au lieu de les rencontrer un à un, ce qui est une perte en terme de temps. L'urgence voudrait que tous les signataires de Libreville se retrouvent et qu'on commence à poser des actes concrets ».

 

Condamnation de l'ONU

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné ce mercredi les menaces de la rébellion Seleka de reprendre les combats en Centrafrique. Il s'est inquiété au cours d'une réunion d'urgence de l'échec à appliquer les accords de Libreville de janvier dernier.

 

La déclaration du Conseil de sécurité est un rappel à l'ordre, non seulement à la rébellion Seleka, mais aussi au gouvernement centrafricain pour ne pas avoir sérieusement appliqué les accords de Libreville. Le Conseil condamne à la fois les attaques des combattants de la Seleka et les menaces que les milices pro-gouvernement font peser sur les civils.

 

Le texte contient également une mise en garde à peine voilée au président François Bozizé : le Conseil de sécurité se félicite de la nomination du Premier ministre Nicolas Tiangaye et rappelle qu'en vertu des accords de Libreville c'est lui qui dirige le gouvernement d'union nationale.

 

Margaret Vogt, la représentante de l'ONU en Centrafrique, a appelé les membres du Conseil de sécurité, dont la plupart n'ont pas d'ambassades à Bangui, à ne pas négliger ce conflit.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 14:00

 

 

 

 

Bozizé ailleurs


 

RFI  jeudi 21 mars 2013

 

En Centrafrique, les rebelles de la Séléka ont effectivement repris les armes. Ils affirment être entrés ce jeudi 21 mars 2013 au matin dans les localités de Bouka et de Batangafo. La présidence centrafricaine, elle, dit conserver le contrôle de ces deux localités, qui sont cependant, selon elle, « sous la menace d'attaques ».Une action lancée alors que l'ultimatum de 72 heures fixé par la rébellion a expiré mercredi soir.

 

C'est le chef d'état-major chargé des opérations de la Seleka, le général Arda Hakouma qui affirme que les opérations militaires de la rébellion ont effectivement repris ce matin, jeudi 21 mars 2013. En milieu de matinée, il a déclaré à RFI que les rebelles de la coalition Seleka étaient entrés dans les sous-préfectures de Bouka et Batangafo, dans la partie nord du pays. Selon lui, ils effectuent des opérations de vérification sur le terrain, et l'entrée dans ces deux localités s'est faite sans grande difficulté.

 

Le porte-parole de la présidence centrafricaine, Gaston Mackouzangba affirme de son côté que les deux localités restent sous contrôle des Forces armées centrafricaines (FACA), mais qu'elles sont sous la menace d'attaques « en violation flagrante de l'esprit et de la lettre de l'accord de Libreville ». Il ajoute : « J'appelle mes frères de la coalition Seleka, s'ils aiment leur pays, à revenir à la table des négociations ».

 

Ces bruits de canon se produisent alors que l'ultimatum de 72 heures fixé par les rebelles a pris fin hier soir, mercredi 20 mars 2013. Les hommes de la Seleka se disent mécontents de l'application des accords de paix de Libreville signés le 11 janvier dernier, ils ont lancé une série de revendications : entre autres libération des prisonniers politiques, reconnaissance de leurs grades, intégration de 2 000 de leurs éléments dans l'armée. Certaines de ces revendications ont été satisfaites par les autorités qui ont signé deux décrets en ce sens. Mais la rébellion a déclaré hier soir que cela ne suffisait pas à ses yeux.

 

Le conseil de sécurité de l'ONU, dès hier soir, avait dénoncé et condamné par une déclaration des 15 pays membres les attaques menées récemment par les rebelles de la coalition Seleka, en particulier à Bangassou (dans le sud) et ses environs. Le conseil a également condamné la menace de reprise des hostilités et invité toutes les parties à respecter de bonne foi les accords de Libreville du 11 janvier dernier.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 05:17

 

 

 

Bozizé dépassé

 

 

La signature à la hâte des deux décrets par BOZIZE sous la pression d’une reprise des hostilités militaires par Séléka pour lever à la va vite un couvre-feu que du reste pas grand monde respecte et confiné à quelque km2 de la capitale Bangui, illustre parfaitement l’inadmissible fonctionnement de ce général président dont la roublardise n’a que trop duré.

 

Pourquoi donc n’a-t-il pas dès son retour de Libreville le 11 janvier dernier, soit déjà  un peu plus de deux mois, signé ces décrets pour libérer les prisonniers en question dont il ne doit sans doute pas en rester beaucoup ? On aurait bigrement fait l’économie d’une crise supplémentaire inutile et on serait déjà passé à autre chose.

 

Malheureusement avec BOZIZE, et c’est ainsi depuis qu’il a débarqué à la hussarde à la tête de ce pays, c’est toujours un pas en avant, deux ou trois pas en arrière. Tant qu’il n’a pas le feu au derrière, il continuera à faire le zouave en faisant perdre le temps à tout le monde. C’est ce qui est encore en train de se passer actuellement entre lui et Séléka. En se comportant ainsi, il a incité davantage la rébellion à monter les enchères en augmentant le nombre des points de leurs revendications qui initialement, n’étaient pas aussi nombreuses mais qui sont passées du simple au double en très peu de temps à cause de l’entêtement de BOZIZE.

 

Les conséquences de son mode opératoire dont sont suffisamment lassés les Centrafricains, irritent aussi énormément ses homologues de la CEMAC et de la CEEAC dont certains ne cachent même plus leur exaspération et vont jusqu’à bouder souvent les réunions de chefs d’état consacrés au cas BOZIZE et la situation centrafricaine. Des témoins racontent que lors du sommet de la CEEAC de Libreville, c’est Idriss DEBY qui s’était fait fort d’annoncer à BOZIZE que c’est désormais Michel DJOTODIA qui serait le nouveau ministre de la défense. Il s’en est fallu de peu pour que BOZIZE fasse un arrêt cardiaque. Deux heures de calino-thérapie auraient été ensuite nécessaires pour le requinquer tant il avait cru qu’il avait déjà perdu le pouvoir.

 

De devoir toujours et toujours être sollicités pour voler au secours du même BOZIZE, de plus en plus considéré un peu partout dans les milieux diplomatiques comme réellement incompétent et en somme inapte à diriger un pays. C’est surtout sa versatilité et son incapacité à tenir ses promesses qui est plus insupportable pour ses interlocuteurs. La dernière promesse sur laquelle il est déjà revenu est celle de sa troisième candidature à la présidentielle de 2016, engagement qu’il a pris à l’issue de son entretien avec le président béninois Thomas YAYI BONI alors président en exercice de l’Union Africaine, qui s’est pointé dare-dare à Bangui en décembre 2012 pour faire baisser la tension qui était à son paroxysme avec la rébellion de Séléka aux portes de la capitale et menaçant d’y entrer.


Un sommet de la CEEAC est prévu à N’djaména fin avril prochain mais on annonce aussi avant cela, la venue en urgence dans quelques jours à Bangui des président Idriss DEBY du Tchad et du Médiateur de la crise centrafricaine et non moins président du comité de suivi des Accords de Libreville, Denis SASSOU NGUESSO du Congo. Devant ses pairs, BOZIZE acceptent tout ce qu'ils lui demandent et une fois qu'ils sont repartis, sa roublardise reprend le dessus et il fait ce qu'il veut. C'est cela la cause de la crise centrafricaine qui paraît insoluble. C'est donc le départ de BOZIZE dupouvoir qui est la seule solution. Les autres chefs d'état qui sont toujours sollicités et appelés à sa rescousse ont aussi des problèmes chez eux.   

 

A cela il faut ajouter la désignation par l’OIF de l’ancien ministre belge des affaires étrangères Louis MICHEL comme envoyé spécial pour la crise centrafricaine sans compter que sur place à Bangui, se trouve déjà depuis longtemps à demeure, Mme Margaret VOGT du BINUCA, Représentante spéciale de BAN KI Moon SG de l’ONU, et Mme Hawa AHMED YOUSSOUF de  l’Union Africaine. Force est de constater que tout ce beau monde censé se pencher sur le sort de la RCA paraît tétanisé devant ce BOZIZE et gobe systématiquement sans broncher ses dérives dictatoriales et sanguinaires.

 

En fin de compte, les Centrafricains ne voient pas de résultats probants des activités de toutes ces Représentantes spéciales car elles sont surtout préoccupées les unes que les autres par le déroulement de leur carrière et d’empocher leurs dollars.

 

La Rédaction  

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 02:47

 

 

 

 

Oguere-et-le-KNK-au-1er-decembre-a-Bouar.JPG

Louis Oguéré ici en tête du défilé de KNK lors des festivités du 1er décembre 2012 à Bouar

 

 


Ci-dessous un courrier parvenu à la rédaction de la part d’une de nos fidèles lectrices de Yaoundé. Elle nous demande de l’aider à voir clair dans le statut du sieur Louis OGUERE NGAIKOUMON. Est-il toujours l’ambassadeur de Centrafrique au Cameroun ou Secrétaire Général du parti KNK de BOZIZE au pouvoir à Bangui ?

 

Très bonne question à laquelle seul l’intéressé et aussi BOZIZE pourraient répondre. Une chose est cependant sûre. En recrutant des jeunes désoeuvrés pour qu’ils aillent manifester devant et caillasser les ambassades de France, des USA et du Tchad en décembre dernier, Louis OGUERE NGAIKOUMON s’est fait tristement remarquer et son nom figure dorénavant sur la liste noire des autorités françaises selon nos informations.

 

S’il est reparti à Yaoundé il y a 48 h, c’est sans doute en raison de la tension politico-militaire qui s’est brutalement  accrue à Bangui ces dernières 72 h, avec l’ultimatum de Séléka lancé dans le postérieur de BOZIZE, car si les armes doivent crépiter dans la capitale Bangui, mieux vaut être ambassadeur à Yaoundé. C’est pourquoi OGUERE a choisi de retrouver ses anciennes fonctions d’ambassadeur d’autant plus qu’il n’est pas parvenu à arracher de BOZIZE un maroquin dans le GUN après les Accords de Libreville. Il a tenté en vain pour cela de mettre à contribution les responsables de SODEBOS.

   

La Rédaction

 

 

Salut les amis de Centrafrique presse


Suis à moitié centrafricaine moitié burkinabé et je vis présentement à Yaoundé. La plupart du temps je suis avec mes frères et soeurs centrafricains qui vivent présentement ici mais il y a une chose qui me dépasse.


L'ambassadeur de la RCA à Yaoundé est parti depuis un certain temps à Bangui et semble-t-il qu'il est le secrétaire général du parti au pouvoir mais avec la situation qui se passe à Bangui il est arrivé à Yaoundé depuis hier (c’est-à-dire le 19 mars 2013). Je ne comprends pas.


Si vous pouvez m'aider à éclaircir sur cette situation? Donc là, présentement, il occupe deux postes ou c'est comment ? Et comment se déroule la diplomatie centrafricaine au niveau des Affaires Étrangères?


Merci j’attends votre réponse car il sème trop de désordre au sein de la colonie centrafricaine à Yaoundé

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 00:42

 

 

 

Steve Yambété

 



Bangui 20 mars 2013 (CAP) - Quelques jeunes membres du Conseil national de la jeunesse (CNJ) dont le président a été désigné par le truand Steve Yambété, se sont dernièrement révoltés contre le le mafieux chargé de mission très spécial. D'après une source proche de celui-ci, l'histoire remonte au 15 mars dernier, date de commémoration du coup d’état du 15 mars 2003 de Bozizé dont Yambété s’est servie pour soutirer au nom du Conseil national de la jeunesse, comme déjà relaté par CAP dans une de ses récentes parutions, la coquette somme de 100 millions de F CFA mais dont seulement 20 ont été brandis.

  

Informés de son double-jeu, les jeunes qui ont été embrigadés pour cette journée et qui se sont donnés entièrement pour ne recevoir que 1000 F CFA chacun, ont débarqué au bureau de ce dernier au stade 20 000 places au niveau de la porte 45, pour en découdre avec lui. Ils ont donc défoncé la porte et sont entrés en trombe sur l'escroc. Des échanges de mots violents s'en sont suivis jusqu'à ce qu'il y ait eu même des échanges de coups de poing.

 

Steve Yambété qui s'est senti humilié en raison de son escroquerie mise au grand jour, s’est vu obligé de brandir son arme et menacé d’en faire usage afin d'intimider ceux qui ne faisaient que réclamer leur droit mais ces jeunes très déterminés, auraient promis de lui faire mordre prochainement la poussière car ce n'est pas la première fois que cet homme de paille de Bozizé se fait du beurre sur leur dos.

 

 

Faisant suite aux deux décrets de Bozizé signés opportunément sous la menace de l'ultimatum de Séléka pour lever le couvre-feu institué depuis décembre 2012 et libérer les prisonniers politiques, lecture a été faite en boucle sur les antennes de Radio Centrafrique ce soir du 20 mars, d'un communiqué signé aussi de Steve Yambété ordonnant la levée dans les huit arrondissements de Bangui des barrières de ses miliciens du COAC. Dans quel pays se trouve-t-on avec le trio infernal Bozizé-Yakété -Yambété

 


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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 23:58

 

 

 

Djouma-Narkoyo.JPG

Djouma NARKOYO de Séléka


 

LIBREVILLE (AFP) - 20.03.2013 22:28 - Par Patrick FORT

 

L'annonce mercredi par la rébellion centrafricaine Séléka qu'elle reprenait les armes en raison du non-respect des accords de paix de Libreville fait planer la menace de nouveaux combats, notamment à Bangui, malgré des concessions tardives du président François Bozizé en soirée.

 

L'annonce mercredi par la rébellion centrafricaine Séléka qu'elle reprenait les armes en raison du non-respect des accords de paix de Libreville fait planer la menace de nouveaux combats, notamment à Bangui, malgré des concessions tardives du président François Bozizé en soirée.

 

"L'ultimatum est terminé. Nous allons retourner aux armes", a affirmé à l'AFP le colonel Djouma Narkoyo, un des chefs militaires rebelles, soulignant que le président Bozizé, au pouvoir depuis 2003, n'avait pas respecté les accords de paix signés à Libreville le 11 janvier.

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné mercredi "les attaques menées récemment par les rebelles de la coalition Séléka, en particulier à Bangassou (sud) et dans ses environs, et la menace de reprise des hostilités".

 

Dimanche, la rébellion avait donné 72 heures au pouvoir pour respecter les accords et retient depuis à Sibut (160 km au nord de Bangui), cinq ministres issus de la rébellion et membres du gouvernement d'union nationale formé après les accords de Libreville. Parmi les ministres retenus, jusqu'ici chef officiel de la rébellion, le vice-Premier ministre Michel Djotodia, et le ministre des Forêts, le général Mohamed Dhaffane.

 

Mercredi soir, le président Bozizé a signé deux décrets portant sur les revendications du Séléka. Il a notamment fait libérer "tous les prisonniers politiques et de guerre mentionnés dans les accords de Libreville" et levé le couvre-feu à Bangui, ouvrant ainsi la voie à la suppression des barrages mis en place par ses partisans. Ceux-ci contrôlaient de nombreux axes dans la capitale et étaient accusés de racket voire d'arrestations illégales de sympathisants présumés de la rébellion.

 

Toutefois, le colonel Narkoyo a estimé en soirée: "Ce n'est pas encore ça. Ca ne suffit pas (...) Il (Bozizé) a fait semblant de signer des décrets mais il n'a pas parlé du recrutement de nos éléments dans l'armée centrafricaine (...) ni du départ des troupes centrafricaines et ougandaises".

 

Il n'a toutefois pas fermé la porte. S'il a souligné que le Séléka étudiait encore sa "stratégie", il a concédé: "On peut lui (Bozizé) accorder une chance s'il accepte d'exécuter les revendications. Ces revendications existent depuis le 11 janvier mais on peut encore lui donner un délai: il faut qu'il mentionne sa volonté de ramener la paix dans le pays".

 

Les deux principaux points d'achoppement sont la présence des troupes sud-africaines et ougandaises dans le pays et l'intégration des combattants Séléka dans l'armée. La rébellion estime que ces troupes ont été appelées par le président Bozzizé pour se maintenir au pouvoir. Elle réclame l'unique présence de forces sous-régionales.

 

Actuellement, l'effectif de la Fomac (la force mixte) composée de Tchadiens, Congolais, Camerounais et Gabonais est estimé à environ 500 hommes alors que la France dispose dans le cadre de l'opération Boali de 250 hommes qui ne sont pas intervenus pendant l'offensive rebelle entamée le 10 décembre et qui s'est achevée aux portes de Bangui le 11 janvier sous la pression internationale. Le président français François Hollande avait clairement indiqué que ces troupes n'étaient là que pour défendre les ressortissants et intérêts français.

 

La veille, le Premier ministre issu de l'opposition Nicolas Tiangaye avait aussi donné des gages à la rébellion lançant "un appel pressant (...) pour que l'esprit de dialogue qui a prévalu à Libreville puisse demeurer". Il avait souligné que l'intégration des combattants Séléka n'étaient pas prévus dans l'accord de Libreville.

 

De sources proches de l'opposition et du pouvoir, le départ des troupes étrangères non sous--régionales étaient, selon les termes de l'accord, un principe acquis mais conditionné par l'évaluation de la situation sécuritaire.

 

"Le dialogue" est la "seule solution à la crise actuelle (...). 1,5 million de nos concitoyens sont devenus déplacés internes et vivent dans des conditions nécessitant une assistance humanitaire urgente. Les populations civiles sont victimes de graves violations des Droits de l'Homme: assassinats, viols, pillages et vols", a-t-il souligné.

 

 

Une source proche du président François Bozizé a indiqué à l'AFP que "toutes les revendications de la rébellion ont été acceptées. Alors, ils n'ont plus aucune raison de jouer les va-t-en-guerre".

 

© 2013 AFP

 

 

 

 

Centrafrique: la Séléka va reprendre les armes

 

http://www.45enord.ca

 

Retenant depuis trois jours cinq de leurs ministres dans la localité de Sibut, les rebelles de la Séléka ont décidé de reprendre les armes, ce mercredi, suite à la fin de leur ultimatum lancé au régime du président centrafricain, François Bozizé.

 

20/03/2013 à 16h10

 

Le président Bozizé a tenté de calmer les tensions avec les rebelles de la Séléka en promulguant, ce mercredi, deux nouveaux décrets allant dans le sens des revendications des insurgés. Le premier décret indique que toutes les barrières érigées à travers le pays lors de l’instauration du couvre-feu sont désormais levées. Pour le second, il prévoit la libération des personnes arrêtées, détenues ou condamnées depuis le 15 mars 2012, y compris les prisonniers politiques et de guerre.

 

Des mesures qui ne suffisent pas, selon le colonel Djouma Narkoyo, un des chefs militaires de la Séléka. Cité par l’AFP, il a néanmoins évoqué la possibilité de laisser un délai au président Bozizé pour appliquer les revendications des rebelles, rappelant notamment qu’avec ces deux décrets, le chef d’État centrafricain n’a pas évoqué le recrutement des troupes de la Séléka dans l’armée centrafricaine, ni du départ des troupes sud-africaines et ougandaises.

 

Le colonel Djouma Narkoyo a été très clair. Pour ce chef militaire de la coalition de la Séléka, l’ultimatum lancé il y a trois jours arrive à expiration. Sans avancée des négociations de la part du régime, les rebelles vont donc reprendre les armes, comme il l’a assuré à l’AFP.

 

S’il a précisé que de nouvelles attaques imminentes n’étaient pas forcément prévues, il a également ajouté que la stratégie de la Séléka est en cours d’élaboration pour mettre à exécution les menaces proférées, ce dimanche.

 

Profitant d’un déplacement d’une délégation internationale dans la localité de Sibut, à 160km au nord de la capitale centrafricaine, Bangui, les rebelles avaient alors décidé de retenir cinq de leurs ministres présents dans le cortège, parmi lesquels Michel Djotodia, pourtant l’une des figures de proue de la rébellion et actuel vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale.

 

Pour l’un des chefs militaires de la Séléka, le colonel Michel Narkoyo, «ce n’est pas ce que l’on souhaite mais si nous n’avons d’autre choix, alors nous reprendrons les armes», comme il l’a affirmé ce mardi. Dans un entretien accordé à l’agence de presse Chine Nouvelle, il a également témoigné sa préoccupation vis-à-vis des agissements du régime actuel.

 

«Bozizé [Le président centrafricain, ndlr] a envoyé deux porte-chars à Damara. Nous aussi, on prend nos dispositions, on se prépare. D’après notre vision, lui-même n’est pas prêt pour la paix», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter qu’il ne pouvait pas libérer les otages. «Si on le fait, ils vont rejoindre ceux qui sont à «Guantanamo» [la prison gouvernementale, ndlr], à Bassangoa. Ils sont toujours à Sibut avec nos éléments. S’il n’y a pas une solution, il y a un grand risque de recours aux armes», a-t-il conclu.

 

La Séléka attend un geste du régime du président Bozizé

 

Car parmi les revendications récurrentes des rebelles de la Séléka, figure la libération des prisonniers politiques, actuellement détenus dans le pays. Des revendications qu’ils ont pu rappeler, ce dimanche, à Sibut, après avoir décidé de retenir cinq ministres du gouvernement d’union nationale, issus de leur coalition.

 

Ils demandent également le retrait des troupes sud-africaines du territoire centrafricain, sous peine de poursuivre leurs hostilités au cœur du pays. Si les accords de Libreville, signés le 11 janvier dernier, avait débouché sur la formation d’un gouvernement d’union nationale, incluant des membres de la Séléka, cette dernière considère que leur représentativité est encore trop faible.

 

Interrogé par RFI, l’un des porte-parole de la rébellion, le colonel Bordas, a assuré qu’aucun contact n’a pour l’heure été établi avec le régime du président Bozizé. «On attend, on attend, on ne nous a pas contactés. C’est au président, François Bozizé, de prendre l’initiative et de donner une réponse à nos revendications», a-t-il déclaré.

 

Une vision que ne partage absolument pas la médiation internationale, représenté par le président congolais, Denis Sassou Nguesso. Assurant que «les rebelles de la Séléka ne répondent pas aux coups de fil que nous leur avons donné», le général Noël Léonard Essongo, Haut représentant du médiateur, a également ajouté que le président Nguesso «demande que la Séléka ne puisse pas entreprendre quoi que ce soit pouvant compromettre les accords de Libreville».

 

La séquestration «crée un problème de plus à régler»

 

De son côté, la présidence centrafricaine assure prôner «le dialogue et la paix». Ce mardi, le ministre de l’Equipement et porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli Goumba, a évoqué les revendications des insurgés, assurant les examiner «à la lumière de l’accord de Libreville du 11 janvier». Mais selon lui, la séquestration « crée un problème de plus à régler. Il y a eu cinq signataires de l’accord de Libreville, l’une des parties ne siège pas. Ce sont des frères que nous avons en face de nous. J’espère qu’ils ont eux aussi le souci d’épargner à notre peuple des épreuves supplémentaires».

 

En pleine impasse diplomatique, cette situation inquiète jusqu’aux États-Unis. La porte-parole du département d’État américain, Victoria Nuland, a ainsi tenu à témoigner sa préoccupation à l’égard «de la dégradation continue de la sécurité en République centrafricaine».

 

«Nous appelons le président Bozizé et les dirigeants de l’alliance de la Séléka à mettre fin immédiatement aux hostilités et à appliquer l’accord de Libreville», a-t-elle déclaré, ajoutant que «le gouvernement d’union nationale est l’unique entité représentative, qui a fait l’objet d’un accord entre toutes les parties à Libreville et qui est à même de diriger le pays dans cette période critique de transition».

 

Mais face aux divergences récurrentes et à l’absence de dialogue constructif entre les deux parties, ce gouvernement d’union nationale apparaît bien fragile quant au respect des accords de paix. Alors que chacun campe sur ses positions et ses revendications, les prochaines hostilités pourraient bien semer un peu plus le trouble dans un pays déjà meurtri.

 

 

 

 

Centrafrique : les ministres de la coalition Séléka seraient des otages volontaires

 

http://www.lavoixdelamerique.com  jeudi, mars 21, 2013 Heure locale: 00:02

 

Les rebelles de la coalition Séléka « retiennent » depuis dimanche cinq ministres de leur propre coalition, pour appuyer leurs revendications.

 

Les ministres de la coalition Séléka seraient complices de leur propre « prise en otage » par les hommes de Djouma Narkoyo à Sibut.

 


L’ultimatum des rebelles de la coalition Séléka arrive à terme mercredi matin. Ils « retiennent » depuis dimanche cinq ministres de leur propre coalition, les ministres Séléka qui font partie du gouvernement d'union nationale.

 


Alors qu’ils n’ont jamais déposé la moindre arme jusqu’ici et ont même progressé vers d’autre localités, ils menacent une nouvelle fois de « reprendre les armes », si leurs revendications ne sont pas respectées, a dit le colonel Narkoyo, un des chefs militaires de Séléka, coalition signataire des accords de Libreville du 11 janvier dernier. 

 


Le vice-Premier ministre Michel Djotodia, chef de Séléka, et le ministre des Forêts, le général Mohamed Dhaffane, chef militaire de la coalition, profitent de cette prise d’otages truquée pour discuter avec leurs hommes de terrain.


Selon Romary Gonessa du Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme en Centrafrique, les informations recueillies par la presse sur le terrain montre que la présumée prise d’otages n’en est pas une. « Leurs représentants qui sont dans le gouvernement ont accepté volontairement de rester pour que la majorité présidentielle puisse commencer à mettre en exécution les clauses des accords de Libreville » explique M. Gonessa.

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