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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 23:30

 

 

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Sebastian Chi Elvido quotidien Mutations 15 Avril 2011

L'incident s'est produit à la frontière au cours d'une partie de chasse illégale dans les forêts camerounaises. Des braconniers centrafricains ont tiré et blessé huit personnes, dont 6 Pygmées. C'était au cours d'une partie de chasse illégale il y a deux semaines dans les forêts de la Bouba-et-Ngoko, à l'Est du Cameroun. Parfait Afanda, un éco-garde qui était en patrouille avec ses collègues dans la partie envahie par les Centrafricains au moment de cet incident, raconte : «Ils ont tiré sur six Pygmées Baka qui créaient un passage dans une zone de chasse, blessant certains au dos et d'autres aux bras. Avant l'attaque, nous les avons encerclés et fait un tir de sommation auquel ils ont répliqué, ratant de peu de tuer un de nos collègues. Néanmoins, ils ont abandonné leur cargaison de viande de brousse et pris la fuite.»

Ce dernier ajoute : «Ces braconniers menacent sérieusement aussi bien la faune que les personnes vivant dans ces forêts. D'ailleurs, ils ont laissé un message selon lequel ils n'hésiteraient pas à tirer sur des éco-gardes camerounais au cas où ils les rencontreraient en forêt.»

Chasse cynégétique

Frederik Dumont, le directeur de Rainforest Safari, une zone de chasse sportive, a pris très au sérieux cette menace, au point de décider de suspendre les activités dans cette zone. Pour atteindre le territoire camerounais, ces chasseurs, tous armés de fusils de fabrication artisanale, passent par Bayanga, Salo et Zendi, des villages centrafricains. Et ce n'est pas leur seule voie d'accès sur les forêts camerounaises.

Selon Ottou Balla, le chef de service départemental de la Faune de la Boumba-et-Ngoko, «ils traversent les fleuves Sangha et Gobounou, et se livrent au braconnage dans les concessions forestières et les zones de chasse cynégétique autour des parcs nationaux de Lobeke et de Boumba-Bek.».

Selon les statistiques obtenues auprès du Fonds mondial pour la nature (Wwf) à Yokadouma, le combat engagé contre le braconnage depuis janvier 2011 a conduit à l'interpellation, et à la détention de 20 braconniers centrafricains.

Ces derniers ont été interpellés avec 10 fusils de chasse en leur possession, et sont depuis lors gardés à vue à la prison de Yokadouma. Au cours de leur interrogatoire à la délégation départementale des Forêts et de la Faune de la Boumba-et-Ngoko à Yokadouma, les accusés ont déclaré qu'ils sont fournis en armes de feu et automatiques à partir de Salo et Nola, des localités de la République centrafricaine.

Au cours du même interrogatoire, ils ont avoué au chef de service départemental de la Faune qu'ils tuent toutes les espèces fauniques, avec une préférence pour les éléphants, les gorilles, les chimpanzés et les panthères.

Pour justifier leur intérêt pour la chasse dans les forêts camerounaises, les braconniers centrafricains évoquent non seulement la disparition des espèces fauniques dans leurs forêts, mais aussi le fait qu'ils ignorent les limites des frontières entre la Centrafrique et le Cameroun.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 23:27

 

 

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Des résultats de vote invalidés par la Cour constitutionnelle

Vendredi, 15 Avril 2011 14:29

La Cour Constitutionnelle centrafricaine a délibéré ce 14 avril 2011 sur les contentieux électoraux des élections législatives du  23 janvier 2011. Des requêtes ont été déclarées recevables par ladite cour. Toutefois, plusieurs autres requêtes ont été rejetées. Cette délibération se fait après le second tour de ces législatives qui s’est déroulé le 27 mars dernier.

A Bangui, les résultats des élections ont été annulés par la Cour dans la 1ère circonscription électorale du 5e arrondissement. D’autres suffrages invalidés sont les résultats de la circonscription électorale de Bayanga et de Bossangoa 1.

Pourtant des candidats ont été déjà déclarés admis dans ces circonscriptions par la Commission électorale indépendante (CEI) à l’issu du 2nd tour de ces législatives. Certains candidats entendent également introduire des requêtes auprès de la Cour pour le 2nd tour dont les résultats provisoires ont été annoncés  par la CEI le 6 avril dernier.

Ces résultats interviennent dans un contexte où l’incertitude au sujet de la nomination d’un premier ministre en Centrafrique préoccupe la population. Un mois après la prestation de serment de François Bozizé, la République Centrafricaine est toujours sans premier ministre et sans gouvernement. Cette nomination devrait en effet suivre la prestation de serment selon la Constitution du pays.

 

Les ARV distribués à Bangui après 3 mois de rupture

Vendredi, 15 Avril 2011 14:29

Fin de calvaire pour les personnes vivant avec le VIH/Sida. Elles bénéficient désormais d’une prise en charge en anti rétroviraux. Ces patients retrouvent ainsi ce traitement à prendre à vie, depuis mercredi 13 avril 2011, après 3 mois de rupture. Une rupture provoquée par le gel du financement octroyé au gouvernement centrafricain par le Fonds Mondial.

« L’approvisionnement couvrira une période de 4 à 6 mois, selon Blaise DIOUSSA, responsable de suivi et évaluation de l’UCM (Unité de Cession de Médicament) » interrogé par Radio Ndeke Luka. « Nous sommes obligés de travailler par anticipation pour éviter les problèmes de résistances pour ces malades en manque de ces médicaments depuis plusieurs jours », indique Dioussa.

Il ajoute que les sites concernés sont entre autres l’hôpital Communautaire, l’Amitié, l’Hôpital du jour au Centre Hospitalier Universitaire de Bangui, Complexe Pédiatrique, Caritas Centrafrique et l’Association Vaincre Le Sida. « L’approvisionnement concerne pour l’instant les malades de Bangui, car nous manquons de moyens pour un acheminement en province », conclut-il.

D’après Solange Gounkofe, présidente de l’Association Vaincre Le Sida, « les patients n’attendaient que ces molécules pour leur survie ». Un autre qui préfère garder l’anonymat, affirme que la satisfaction  est totale de son côté  et  se dit soulagé après une longue période de rupture qui aurait pu lui être fatale.

Toutefois, la situation se complique pour les séro-ignorants. Les Centres de Dépistages Volontaires (CDV) manquent encore des réactifs  pour la confirmation du test de sérologie du VIH/Sida.

 

Centrafrique : Don d’ouvrages dans un lycée par l’Ambassadeur de France

Ai- Rca- Vendredi, 15 Avril 2011 08:55  - L’Ambassadeur de France en République Centrafricaine M. Jean Pierre Vidon a remis le 12 Avril dernier un lot d’ouvrages au Lycée de Mbaiki, localité située non loin de la capitale Bangui.

Ce geste intervient dans le cadre de la mise en place progressive de l’espace culturel francophone et selon le diplomate Français, « Mbaiki, parce que proche de la capitale Bangui est un lieu idéal pour le développement de la francophonie. L'an dernier on avait organisé une caravane partie de Rafai pour venir jusqu'à Bangui et cette caravane s'arrêtait dans les différentes villes qu'elle a eu à traverser » a-t-il rappelé.

Celle de Mbaiki aux yeux du donateur veut montrer l’importance qu’il y a à aller à l’extérieur de la capitale. Elle vise également plusieurs objectifs « le premier objectif  est de remettre un prix qui avait été décerné à la suite d'un concours organisé sur toute l'étendue du territoire par l'association des professeurs de français et quasiment tous les lauréats de la capitale sauf un… L'un des lauréats est précisément originaire de Mbaiki et élève au Lycée de Mbaiki. Donc c'est important pour nous de nous déplacer pour illustrer le mérite de ce garçon" a ponctué M. Vidon

Il convient de préciser que, L'Odyssée de Mongou de Pierre Sammy Mackfoy, écrivain d’origine centrafricaine, était dans le lot des ouvrages offerts.

Kabongo, Ai Bangui

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 02:26

 

 

 

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Obo, 14/04/2011 Le Chef de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), Joseph Kony a déclaré qu’il exterminerait tous les étrangers qu’il a enlevé avant d’être capturé, a rapporté ce matin radio Zéréda d'Obo.

 

Selon cette même source, l'information est donnée le 9 avril par Rose OMONI une fille de 20 ans enlevée depuis 4 ans mais a réussi à s'échapper. Au cours de sa première tentative de fuite, elle avait reçu une balle à la jambe droite.


Elle explique que Joseph Kony a affirmé qu’il a décidé d’éliminer toutes ces victimes avant son éventuelle capture. La plupart de ces enlevés sont des centrafricains, soudanais et congolais.

A sa sortie, cette jeune femme a été accueillie par les femmes victimes de la LRA de Mboki (75 KM d'Obo) avant d'être remise à l'hôpital des Forces armées ougandaises pour des soins
.

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 02:14

 

 

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BANGUI, 14 avril (Beafrika Sango) -- Le second mandat du président François Bozizé s’annonce mal. A peine a-t-il prêté serment qu’il a commencé à s’écarte de ses engagements. Demain 15 avril 2011, voilà un mois jour pour jour que le président réélu a prêté serment, mais n’arrive pas à choisir un premier ministre ni mettre en place le nouveau gouvernement, preuve que la récréation n’est pas terminée.

« La récréation est définitivement terminée », disait-il pourtant dans son discours d’investiture le 15 mars dernier au complexe sportif Barthélemy Boganda à Bangui. Mais la situation sociopolitique que traverse le pays en ce moment revoit les Centrafricains au bout du désenchantement.

Lorsque le Président François Bozizé avait annoncé que la récréation était terminée, le public avait crié et sauté de joie, croyant qu’il brûlait d’envie d’entamer rapidement la mise en œuvre de son projet de société.

 Erreur d’appréciation ! Depuis un mois rien ne bouge, le pays est sans gouvernement. Toujours pas de Premier ministre. Cela dure, tout est bloqué, le pays tourne au ralenti. Le choix d’un premier ministre peut-il prendre tout un mois ?

En tout cas, c’est la GRANDE RECREATION, dirait-on au contraire.

« Pour ce quinquennat, il n’aura donc pas place ni pour les agitateurs, ni pour les fossoyeurs de la République, ni pour les corrupteurs et corrompus, ni pour les paresseux », avait annoncé François Bozizé.

Serait-il coincé dans et dans le choix du nouveau Premier ministre et des futurs membres du gouvernement ? Parce qu’il rêverait d’un gouvernement composé « d’hommes et de femmes de bonne volonté, compétents, ayant la passion de l’intérêt général » pour traduire dans les faits les projets de société ?

Serait-il encore en quête de l’homme idéal ou des hommes idéaux ? Des hommes intègres ? Ou cherche-t-il encore les moyens de se débarrasser des « agitateurs » ? Réserve-t-il des surprises désagréables aux agitateurs du KNK ?

L’inquiétude grandissante est qu’il ne dit même mot pour rassurer la population qui commence à s’interroger. Cette attitude du Président Bozizé fait croire que son second mandat démarre mal. Il faut éviter la grande récréation

 

 

NDLR : La vérité est qu’il n’y a rien à attendre des premiers ministres et gouvernements de Bozizé. C’est la logique des choses dans un régime démocratique qui voudrait qu’après en principe l’investiture d’un vrai président de la République démocratiquement élu à l’issue d’élections transparentes donc aux résultats non contestables qui confèrent la légitimité à un candidat, qu’on doit s’attendre à la désignation d’un premier ministre et celle des membres de son gouvernement pour la gestion des affaires du pays, comme c’est le cas actuellement du Niger.

En Centrafrique, un mois environ après le hold-up électoral, les diplomates des pays qui comptent et décident en réalité de l’avenir du pays, en sont à aller tirer les oreilles de celui qui a fait décréter qu’il a gagné l’élection présidentielle dès le premier tour alors qu’il n’a fait que bourrer les urnes, au sujet des entraves faites au droit et à la liberté de circulation des personnes sur le territoire national et vers l’étranger ainsi que des nombreux cas de violations de droits de l’homme et d’arrestations et détentions arbitraires de citoyens.

Bozizé a été averti des risques de sanctions et de mise sous quarantaine qu’il fait courir à son pays du fait de son hold-up électoral maintenant avéré, de sa mauvaise gouvernance bref, du grave déficit démocratique de son régime à l’heure actuelle avec les incessants agissements de ses tristement célèbres lieutenants et capitaines Gbaya ainsi que les exactions de sa soldatesque au quotidien à travers le territoire national qui ne sont plus un secret de polichinelle et que les diplomates n’hésitent plus à lui mettre sous le nez. Contrairement à ses allégations, Bozizé est donc toujours en récréation !  

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 23:17

 

 

 

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L’HIRONDELLE n°2549 du jeudi 14 avril 2011

 

Guy Samzun reprécise l’esprit du rapport de l’Union Européenne

Hier dans les dernières heures de l’après-midi, l’ambassadeur haut représentant de l’Union Européenne auprès de la République centrafricaine, M. Guy Samzun était face à la presse au siège de ladite institution sise sur l’avenue Barthélemy Boganda afin de faire le point sur la rencontre de ce dernier avec le président de la République le vendredi 8 avril 2011 au Palais de la Renaissance. L’ambassadeur a discuté longuement mais énormément avec les professionnels des médias présents ce jour sur plusieurs points entre autres la situation postélectorale dans le pays.

Le vendredi 8 avril 2011, le président de la République centrafricaine François Bozizé avait rencontré deux personnalités à savoir les ambassadeurs M. Guy Samzun haut représentant de l’Union Européenne auprès de la République centrafricaine et Jean-Pierre Vidon haut représentant de la France. Après la suite de leur rencontre, M. Guy Samzun  a convié la presse hier mercredi 13 avril 2011 au siège de l’Union Européenne pour leur rendre compte de sa rencontre avec le Chef de l’Etat.

Selon M. Guy Samzun, la rencontre qui avait pour but de mettre des choses au clair, était basée sur plusieurs points :  

Le premier point était de lui remettre une lettre de Mme Ashton,  Haute Représentante de la politique étrangère, Vice-présidente de la commission européenne qui rappelait en substance les inquiétudes de l’Union Européenne dans ce processus électoral et qui incitait fortement la Cour Constitutionnelle à faire son travail en toute impartialité et toute équité avec tout le professionnalisme.

Le deuxième point portait sur le communiqué de la porte-parole de Mme Ashton sur le problème lié à la libre circulation des personnes et à un certain nombre de cas d’arrestations et de détentions arbitraires.

Sur ce point, la discussion se basait sur une décision du Chef de l’Etat empêchant de sortir tous les leaders de l’opposition, même pour des raisons sanitaires (ndlr C.A.P : cas Patassé qui a malheureusement entraîné le décès de ce dernier). Mais aussi sur le même dossier, les deux diplomates ont fait savoir au Président de la République leur inquiétude du nombre d’arrestations et des détentions arbitraires.

Quelques cas ont été cités à savoir : le cas de certains membres la famille de Me Symphorien Balemby et de Jean Daniel Dengou arrêtés arbitrairement et sans chef d’accusation, et détenus à la prison de Bossembélé jusqu’aujourd’hui  sans que rien ne soit décidé par rapport à leur sort ; le cas du candidat Mbessa, mais aussi les pressions sur Maître Otto qui vivrait en ce moment dans la clandestinité totale. Un coin de voile a également été levé sur le citoyen tchèque arrêté dans la localité de Mbaiki. Pour lui, de nombreuses prisons, au lieu que la sécurité soit assurée par les services compétents, sont gardées par des éléments des forces de l’ordre et de sécurité.

M.Samzun a également fait savoir à la presse qu’au Chef de l’Etat, il a souligné le problème majeur qui constitue également la restriction aux libertés de circuler.

Ce problème n’est autre que les nombreuses barrières érigées sur des axes des provinces : sur ces barrières il s’y passe des choses peu orthodoxes empêchant certains citoyens centrafricains de circuler librement.

Le troisième point était la question du rapport des élections en République Centrafricaine. Selon lui, ce rapport n’était pas de l’Union Européenne, mais plutôt des experts internationaux qui ont travaillé sur le financement de l’Union Européenne, sur le modèle européen. Il a poursuivi que ce rapport est trop inquiétant pour la démocratie en République Centrafricaine.

De nombreuses irrégularités ont été relevées à savoir, des problèmes de dysfonctionnement, de désorganisations, de fraudes massives, de de manipulations et de pressions des hommes et des femmes politiques, des autorités administratives et des forces de sécurité pour terroriser les électeurs et certains candidats. Ce rapport est la juste confirmation des faits.

C’est tout ce qui a fait que l’Union Européenne et ses Etats membres qui défendent les valeurs démocratiques trouvent cela pénible.

Par ailleurs, M. Samzun a également précisé qu’il a (avec M. Vidon) demandé au Chef de l’Etat de trouver tous les moyens pour ouvrir un dialogue entre les hommes politiques, selon l’article 8 de l’accord de Cotonou : ce dialogue qui sera le seul moyen de sauver la facette de la tension post-électorale et la démocratie en République Centrafricaine. Il précise par ailleurs que l’Union Européenne n’est pas présente en République Centrafricaine pour des polémiques mais plutôt pour accompagner, aider, conseiller dans le bon sens.

Plusieurs autres points ont été abordés lors de cet entretien avec la presse sur les problèmes en République Centrafricaine notamment sur la pauvreté, l’insécurité, etc. Selon M. Guy Samzun, le vrai problème centrafricain doit être géré et tranché par des Centrafricains.

Pacôme PABA  

   

NDLR : Selon nos informations, les deux diplomates auraient bien fait comprendre à Bozizé à quoi son régime s’exposerait s’il n’acceptait pas au moins l’annulation des élections législatives à défaut d’annuler tous les deux, y compris la présidentielle car la façon avec laquelle la machine à bourrer les urnes a fonctionné à plein tube par le KNK avec la complicité du vrai faux pasteur, le nullissime et escroc Joseph Binguimalé, tel que le rapport des experts électoraux en ont rendu compte est totalement insupportable. Bozizé lui-même  doit avoir honte d’être prétendument élu dès le premier tour avec des résultats immédiatement contestés parce que frauduleux.

Le mandat de cinq ans qu’il croît entamer est gravement entaché de fraude et manque totalement de crédibilité et de légitimité. Dans quelle langue faut-il en parler pour que Bozizé comprenne ? En s’entêtant pour s’accrocher au pouvoir comme il compte le faire, il fait courir au pays le risque qu’il soit sanctionné par les instances partenaires au développement dont la RCA ne peut se permettre de se priver du soutien. Si nos informations se confirment, l’OIF aurait déjà amorcé la procédure visant à sanctionner la RCA au titre de la Déclaration de Bamako, pour non transparence des élections et grave déficit démocratique et violations répétées de droits de l’homme. Les mots ont bel et bien un sens. Bozizé ne peut indéfiniment continuer à rouler tout le monde tout le temps dans la farine. Le sort qui vient d’être fait par sa soldatesque à un ministre, membre de son gouvernement, de surcroît son beau-frère, le sieur Emmanuel Bizot, est  une parfaite illustration de la vraie nature du régime de Bozizé.

Malheureusement, couard et manquant totalement de personnalité, le craintif ministre Emmanuel Bizot a cru devoir se fendre d’un scandaleux communiqué diffusé sur les antennes de la Radio nationale pour minimiser les conséquences de sa brève arrestation et les fouilles illégales de son domicile et son cabinet ministériel par les éléments de la garde présidentielle commandés par le tristement célèbre capitaine Eugène Ngaikoisset à la vaine recherche d’une cache d’armes destinées à faire un coup d’Etat. D’après certaines rumeurs qui circulent à Bangui, l’affaire Bizot aurait été montée de toutes pièces par l’entourage tribaliste de Bozizé, totalement  hostile à l’intention prêtée à Bozizé de désigner celui-ci Premier Ministre afin de lui barrer le chemin de la primature pour laquelle Bozizé a toujours un mal fou à trouver un candidat. Plusieurs personnalités approchées ont décliné purement et simplement ses offres, ce qui fait que le pays vit depuis un mois que Bozizé a prêté serment et que Faustin Touadéra a remis la démission de son cabinet, dans une insupportable attente.  

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 23:15

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 14 Avril 2011 16:29

Quelles sont les conséquences des viols en Centrafrique ? La question est posée par la Cour Pénale Internationale. Depuis mardi 11 avril, le médecin chef du service de psychiatrie de l’hôpital de Bangui fait sa déposition, à la demande du procureur, contre Jean-Pierre Bemba. Le Docteur André Tabo, psychiatre, a suivi pendant plusieurs années les victimes de viols commis durant la guerre en Centrafrique, en 2002 et 2003.

Selon l’agence Hirondelle, depuis la guerre, le psychiatre centrafricain a traité 371 victimes de viols. Outre les effets psychologiques, de nombreuses femmes violées sont tombées enceintes, et certaines ont contracté le virus du Sida ou la syphilis.

Par ailleurs, elles sont le plus souvent durement stigmatisées par la population, désignées comme « les femmes des banyamulenges », nom donné aux soldats venus du Congo-Kinshasa voisin. Le Docteur Tabo explique : Le sentiment de culpabilité, de honte  est présent. L’une m’a dit : ‘j’aurais dû ne pas être belle à ce moment-là’.  C’est un sentiment de culpabilité, vis-à-vis d’elle-même et de son conjoint ».

Ceux-ci ont souvent rompu le lien conjugal « parce qu’ils estiment que la personne ne peut plus être leur conjoint. Dans certains cas, les enfants ont été retirés », a déclaré le psychiatre.

Question du substitut du procureur : « quel est l’impact psychologique sur les témoins de ces viols ? »

Réponse du psychiatre : « certains enfants ont eu des difficultés scolaires, par rapport à ce qui se dit ou se fait dans le quartier ou à l’école. Par rapport au conjoint, la difficulté c’est de rester loyal par rapport à l’engagement conjugal et supporter la stigmatisation des autres. Ils ne nomment plus ‘Paul’, comme ‘Paul’, connu du quartier -  mais comme le mari de la femme qui a été violée ».

Le Docteur Tabo a encore ajouté : « ces femmes violées souffrent de dépressions graves, ressentent des pulsions suicidaires, certaines  ont commencé à prendre de l’alcool et des drogues de façon abusive, pour lutter contre les flashbacks, pour ‘s’évader’ de leur traumatisme psychologique. Pour elles, la peur est présente au quotidien. Peur d’aller au marché, parce qu’elles pouvaient, en rencontrant un homme en arme, se souvenir de leur viol. Elles pouvaient aussi avoir peur d’être montrées du doigt. »

Au cours des traitements, le psychiatre a aussi noté que certaines femmes souffrent du « rituel de lavage ». André Tabo estime que plusieurs victimes « ont élaboré un mécanisme pour se laver plusieurs fois par jour, pour se laver de la souillure qu’elles ont connu. Se laver plusieurs fois lui permet de penser qu’elle n’est plus sale ». Ces femmes expriment aussi agressivité et colère, envers leur entourage. « Cette colère est adressée contre leurs agresseurs. Ce sont des inconnus, qui les ont violées, qu’elles ne verront jamais. »

Pour André Tabo, les victimes ne peuvent assouvir un désir de vengeance.

 

 

 

CPI/BEMBA - UN PSYCHIATRE DEPOSE SUR LES CONSEQUENCES DES VIOLS EN CENTRAFRIQUE

La Haye, 13 avril 2011 (FH) - Le médecin chef du service de psychiatrie de l'hôpital de Bangui dépose depuis mardi, à la demande du procureur, contre Jean-Pierre Bemba. André Tabo a suivi pendant plusieurs années les victimes de viols commis durant la guerre en Centrafrique, en 2002 et 2003. Jean-Pierre Bemba est poursuivi pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, notamment pour les viols perpétrés par ses miliciens du Mouvement de libération du Congo (MLC), envoyés en Centrafrique pour soutenir le président d'alors, Ange-Félix Patassé, menacé par une rébellion.

Depuis la guerre, le psychiatre centrafricain a traité 371 victimes de viols. Outre les effets psychologiques, de nombreuses femmes violées sont tombées enceintes, et certaines ont contracté le virus du Sida ou la syphilis.

Par ailleurs, elles sont le plus souvent durement stigmatisées par la population, désignées comme « les femmes des banyamulenges », nom donné aux soldats venus du Congo-Kinshasa voisin. « Le sentiment de culpabilité, de honte » est présent. « L'une m'a dit ‘j'aurais dû ne pas être belle à ce moment là' » a raconté le témoin. « C'est un sentiment de culpabilité, vis-à-vis d'elle-même et de son conjoint ».

Ceux-ci ont souvent rompu le lien conjugal « parce qu'ils estiment que la personne ne peut plus être leur conjoint. Dans certains cas, les enfants ont été retirés », a déclaré le psychiatre. Interrogé par le substitut du procureur, Jean-Jacques Badibanga, sur l'impact psychologique sur les témoins de ces viols, le psychiatre a estimé que « certains enfants ont eu des difficultés scolaires, par rapport à ce qui se dit ou se fait dans le quartier ou à l'école. Par rapport au conjoint, la difficulté c'est de rester loyal par rapport à l'engagement conjugal et supporter la stigmatisation des autres. Ils ne nomment plus ‘Paul', comme ‘Paul', connu du quartier - a donné pour exemple le psychiatre - mais comme le mari de la femme qui a été violée ».

Violées, ces femmes souffrent de dépressions graves, ressentent des pulsions suicidaires, certaines « ont commencé à prendre de l'alcool et des drogues de façon abusive, pour lutter contre les flashbacks, pour ‘s'évader' de leur traumatisme psychologique ». Pour elles, la peur est présente au quotidien. « Peur d'aller au marché, parce qu'elles pouvaient, en rencontrant un homme en arme, se souvenir de leur viol. Elles pouvaient aussi avoir peur d'être montrées du doigt".

Au cours des traitements, le psychiatre a aussi noté que certaines femmes souffrent du « rituel de lavage ». André Tabo estime que plusieurs victimes « ont élaboré un mécanisme pour se laver plusieurs fois par jour, pour se laver de la souillure qu'elles ont connu. Se laver plusieurs fois lui permet de penser qu'elle n'est plus sale ». Ces femmes expriment aussi agressivité et colère, envers leur entourage. « Cette colère est adressée contre leurs agresseurs. Ce sont des inconnus, qui les ont violées, qu'elles ne verront jamais. » Pour André Tabo, les victimes ne peuvent assouvir un désir de vengeance.

Jeudi, les avocats de la défense contre-interrogeront le témoin. Le procès de Jean-Pierre Bemba a commencé le 22 novembre 2010. Le sénateur congolais avait été arrêté en Belgique, le 24 mai 2008 et transféré à la CPI, aux Pays-Bas où il est incarcéré depuis le 3 juillet 2008.

SM/ER/GF  

© Agence Hirondelle

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 23:06

 

 

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MESSAGE DE CONDOLEANCES A L’OCCASION DU DECES DE SON EXCELLENCE ANGE FELIX   PATASSE, ANCIEN PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRCAINE

 

 C’est avec une très grande tristesse que j’ai appris le décès du Président Ange Félix PATASSE, ancien Président de la République Centrafricaine.

Cette disparition est une grande perte pour notre jeune nation qui a besoin des conseils et expériences de ses anciens illustres dirigeants dont le Président Ange Félix PATASSE pour sa marche vers l’avenir.

Informé des difficultés rencontrées par le Président PATASSE pour quitter le pays en vue des soins à l’Etranger, j’ai alerté le 25 mars 2011, leurs Excellences  Nicolas SARKOZY (Président de la République Française), BARACK OBAMA (Président des Etats Unis d’Amérique), OBIANG NGUEMA (Président de la Guinée Equatoriale , Président en exercice de l’Union Africaine), Denis SASSOU NGUESSO (Président du CONGO, Président en exercice de la CEMAC), BAN KI MOON (Secrétaire Général de l’ONU) et VAN ROMPUY (Président du Conseil Européen).

La déclaration N° A 127/11 du 27 mars 2011 de Madame Catherine  ASHTON, Haute Représentante de l’Union Européenne pour les Affaires Etrangères et la Politique de Sécurité et Vice-présidente de la Commission, faite sur les restrictions de liberté de circulation en République Centrafricaine, 48 heures après ma correspondance, témoigne très clairement de la préoccupation de l’Union Européenne sur le cas évoqué.

Je présente à la famille de l’illustre disparu, à ses proches collaborateurs et à la nation centrafricaine qui lui a prouvé il y a juste quelques mois qu’elle l’aime à travers ses voix, mes très vives condoléances pour ce moment douloureux.

 

Fait à Paris le 13 avril 2011

Olivier Gabirault 

Olivier GABIRAULT

Personnalité Politique Indépendante

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 23:02

 

 

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Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix

Communiqué de presse N° 005/ CPJP /CS/P/04-11

Dans un communiqué du 23 mars 2011, la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) avait dénoncé le massacre qui se préparait avec la bénédiction du pouvoir de Bangui. Personne n’a jugé nécessaire de prendre le problème au sérieux, laissant les enfants, les femmes et les vieillards se faire massacrer et violer par un groupe ethnique assoiffé de vengeance et animé par la haine. Les maisons sont brulées, des bétails volés, la population dépouillée de leurs maigres biens péniblement acquis.

La situation est plus qu’inquiétante aujourd’hui, elle est chaotique. Cette population paisible et pacifique est sombrée dans un désordre total et une insécurité indescriptible. Personne ne leur vient au secours, on ne parle même pas d’eux. C’est comme si elle n’existait pas pour le monde extérieur. Même les journalistes d’investigation évitent cette région alors que leur devoir est d’enquêter et d’informer l’opinion de ce qui se passe dans cette région.

Les Autorités de Bangui instrumentalisent l’ethnie Goula, leur fournissent  les armes et les encouragent à perpétrer des massacres sur des populations civiles. Leurs méfaits n’épargnent aucune ethnie de la région. Soutenu par le Pouvoir de Bangui en armes et en logistique,  ces Goula sont devenus les seigneurs de guerre dans la région, ils n’ont ni foi ni loi. Si la communauté internationale ne fait rien, la région connaitra une catastrophe humanitaire de grande ampleur.

Le Général François BOZIZE fait tout pour convaincre l’opinion nationale et internationale que la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) n’est  pas une force armée bien organisés avec une structure politique capable de mener une négociation en bonne et due forme. Il veut réduire la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) à un groupe ethnique et lui ôter toute crédibilité.

En jouant à ce jeu, le Président BOZIZE ne fait que prolonger la souffrance des populations de cette région.

La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) réitère son appel au Gouvernement centrafricain,  pour une négociation sincère et dans un bref délai afin de régler ce conflit et sécuriser cette région. Si le conflit armé perdure, il peut y avoir d’autres fractions qui peuvent se former et rendre la situation plus complexe encore, dans une région où le pouvoir de Bangui n’a aucun contrôle.

Nous demandons au Général BOZIZE de cesser d’instrumentaliser les Goula par l’intermédiaire de Cheik Tidjane BAHEI, Consul de la République Centrafricaine à Nyala. Nous sommes au courant de la réunion qui s’est tenue à Bouroumata pendant laquelle le Président BOZIZE et Cheik Tidjane BAHEI ont élaboré une série de projets de massacre contre les populations en utilisant les services du groupe ethnique Goula en leur promettant de profiter des mines de diamants et de bénéficier des concessions sur les réserves du pétrole qui commencent à attiser les convoitise.

Fait au Camp de la Liberté, le 12 avril 2011

Pour le Conseil politique,
Le Secrétaire Général, Porte-parole,
Assan M’bringa Togbo

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 22:13

 

 

 

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La crise que connaît la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH) depuis déjà quelques années perdure au grand dam des militants centrafricains et autres combattants des droits de l’homme. Cette crise s’est même aggravée depuis la brutale disparition du président de cette noble et importante institution, le regretté Me Goungaye Nganatoua Wanefiyo, et cette situation est de nature à faire les affaires du régime dictatorial et sanguinaire de Bozizé qui profite de ce vide pour se donner à cœur joie et perpétrer ainsi en toute impunité et en silence de nombreuses et massives violations de droits humains sans craindre quelque dénonciation que ce soit.

Appelée et venue au secours de la LCDH, la Ligue Tchadienne des droits de l’Homme a effectué des missions d’évaluation, de diagnostic et de propositions de solutions de sortie de crise qui n’ont malheureusement pas été respectées et suivies par le Conseil Exécutif provisoire dirigée par l’ancien Procureur Général Joseph Bindoumi dont la gestion de l’ONG des droits de l’homme n’est pas exempte de tout reproche, c’est le moins qu’on puisse dire.

De guerre lasse, les experts tchadiens qui ont été appelés au chevet de la LCDH ont tenu à Bangui le 12 avril 2011 un point de presse pour rendre compte de leur mission et pointer du doigt les responsabilités de Bindoumi dans le pourrissement de la situation et la poursuite de cette fâcheuse dérive de la LCDH. En effet, alors qu’il s’était préalablement engagé à ne plus briguer quelque fonction que ce soit à la LCDH, ce dernier s’était tranquillement fait reconduire à la tête du Conseil Exécutif provisoire, décourageant ainsi les partenaires stratégiques pourtant bien disposés à aider la LCDH et compromettant aussi les chances de résolution de cette crise qui n’a que trop duré. Il a appartient aux Centrafricains et les militants de la cause et de la défense des droits de l’homme de prendre le taureau par les cornes en se penchant sans tarder et sérieusement sur le sort de la LCDH afin de la remettre à flot.

Rédaction C.A.P     

 

Point de presse sur l’évaluation globale du processus d’accompagnement de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’homme (LCDH)

Madame, Messieurs les journalistes, Chers camarades et sympathisants de la LCDH,

Tout d’abord, je voudrais vous remercier d’avoir accepté de faire le déplacement de ce matin à l’hôtel Wendy pour ce point de presse, l’objet étant de fournir des éclairages nécessaires sur le programme d’accompagnement de la LCDH, engagé depuis mars 2009 par CORDAID, une ONG hollandaise et d’en fournir l’évaluation terminale, programme pour lequel ma personne et mon collaborateur ont été commis en tant qu’experts.

L’objectif du programme tenait à ceci : redynamiser la LCDH à travers,(i) : planification stratégique et opérationnelle des activités : (ii) mise en place des outils de gestion d’une organisation des droits de l’homme ; (iii) mise en place d’une base de données ; (iv) réseautage, plaidoyer et monitoring.

Le programme a démarré en mars 2009, par une mission de contextualisation et d’évaluation de la LCDH à Bangui, des rencontres d’échanges avec des militants en vue, anciens et nouveaux, les organisations de la société civile, les médias indépendants, les autorités au niveau gouvernemental, certaines représentations diplomatiques, les responsables d’organismes onusiens et européens, pour communiquer sur le programme de la LCDH et explorer les opportunités locales sur le plan technique et/ou financier et autres qui pourraient s’offrir à la LCDH et les OSC nationales.

La mission s’est soldée par des conclusions suivantes : la LCDH, d’abord fortement influencée par un triple contexte, celui marqué par la crise militaro-politique, de la paix retrouvée, mais extrêmement fragile en Centrafrique et aggravée en cela par la disparition tragique de son président est sous l’emprise de multiples crises. Crise institutionnelle : textes de base inadaptés, pas de congrès depuis 2002, donc pas de renouvellement de la classe dirigeante (Direction réduite à 02 personnes) et des structures, donc perte de légitimité ; crise administrative, matérielle et financière, crise relationnelle avec les homologues nationales et internationales, elle est sous le coup de mesure de suspension de la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme) en tant que membre affiliée, crise entre responsables de l’organisation.

Ces difficultés ont entraîné la LCDH dans une situation où elle a été, depuis 2000, dans l’impossibilité de développer et de mettre en œuvre des programmes de promotion et de protection des droits de l’homme. Tout cela a privé la LCDH de toute visibilité et toute lisibilité.

Au terme de la mission de contextualisation et avec la participation de la LCDH, une période de transition est déterminée, un agenda 2009 a été formulé, et des recommandations adressées à des partenaires stratégiques et financiers.

A l’attention de CORDAID

1.      Au regard de la fragilité organisationnelle et opérationnelle de la LCDH et des opérations conjoncturelles à mettre en œuvre par elle, un suivi du processus est indispensable. Ce suivi aura le double mérite de poursuivre le renforcement de la LCDH sur un plan technique, notamment : encadrer, aider à la formulation de projets à exécuter durant la période transitoire, et jeter les bases de la formulation d’un plan stratégique annuel ou biannuel post congrès. La FIDH pourrait être associée à cette opération sur une base concertée avec CORDAID.

2.      Accorder un appui financier d’urgence pour la phase de transition (Juin-décembre), cet appui visera au recrutement et à la prise en charge de l’Administrateur Gestionnaire du ou de la Secrétaire, du planton et du gardien et des charges locatives, de communication, d’électricité, du Congrès ordinaire en même temps que la LCDH assurera les charges de consommables et de la révision des textes statutaires sur ses propres ressources, notamment sur la base de recouvrement des cotisations des membres.

3.      Programmer et financer l’élaboration d’un plan stratégique annuel ou biannuel à Bangui. Sur ce plan, l’expertise de la LTDH est disponible et celle de la FIDH souhaitée.

A l’attention de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH)

1.      Envisager une mission à Bangui au cours du semestre courant, avant le congrès de novembre/décembre. Cette mission, d’ordre politique et technique, vise à l’appropriation des enjeux stratégiques actuels ou qui se dessinent, à savoir : la contribution aux efforts de consolidation de la paix extrêmement fragile, à la bonne gouvernance vue sous les angles de réforme de la justice, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance, du processus électoral en vue de la création d’une commission nationale des droits de l’homme, de la sécurité en lien avec le programme DDR ; cette mission vise aussi à rediscuter avec les organismes internationaux, l’ambassade de France et des USA des opportunités techniques et financières disponibles pour la LCDH et les OSC, et les modalités d’implication de la FIDH.

2.      Doter la LCDH d’équipements informatiques, d’outils d’opération (enregistreurs, caméras etc.. ;) et de communication.

3.      Appuyer techniquement et/ou financièrement la formation de formateurs prévue en prélude du congrès ordinaire. Cet appui pourrait être effectué sur une base concertée avec CORDAID, le BINUCA et l’ambassade de France à Bangui qui ont exprimé chacune, leur prédisposition technique et/ou financière. Cette formation est ouverte aux autres organisations de la société centrafricaine. CORDAID accède à l’appel des experts : la LCDH obtient un financement pour assurer son fonctionnement et l’organisation des activités de formation que vont assurer les experts. Ainsi, conformément à la planification 2009 : Mars 2009 : la LCDH se dote d’un Conseil Exécutif provisoire de la LCDH. Ce Conseil assure la transition et conduit la poursuite des activités du mouvement jusqu’au prochain congrès ordinaire dans le même temps qu’elle passe à la restructuration des huit Comités d’arrondissement de Bangui et recrutement d’un personnel d’appui.

Avril : premier atelier de formation des responsables nationaux et régionaux de la LCDH, des responsables des OSC centrafricaines ont été associés à cette formation pour répondre aux perspectives de renforcement du réseautage et de la mutualisation des capacités. Le Diagnostic organisationnel (DO) de la LCDH est réalisé en cette circonstance.

Mai 2009 : deux ateliers sur le management associatif, le changement associatif, les principes de base de la planification, du budget, des procédure de gestion administrative et financière, l’éthique et la déontologie d’une ONG des droits de l’homme, les méthodes d’enquête, de collecte, de traitement d’information sur les violations de droits de l’homme, l’intégration de la politique genre aux droits de l’homme. Des organisations de la société civile et la presse ont été associées à ces formations.

La restructuration des comités régionaux est programmée pour la période de mai à septembre.

Il faut noter que la LCDH a apporté une part de contribution financière et matérielle à la réalisation de ces activités.

Dans la même période, la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH) engage des initiatives visant à réintroduire la LCDH sur l’échiquier régional et international. Elles se traduisent par sa participation à des conférences internationales en 2009, 2010 et 2011 au Tchad, au Cameroun, en France, en RD Congo, sur les questions liées à l’uranium et de gouvernance en lien avec les industries extractives. Des relations sont nouées avec CORDAID (Pays-Bas) et le National Endowment for Democracy (NED USA). Il faut noter que ces relations vont être très vites torpillées par des détournements de fonds par un membre du Conseil provisoire, notamment les fonds destinés aux frais d’un billet d’avion pour une conférence en Tanzanie en 2010.

Toujours dans le même temps, des contacts sont pris avec les anciens membres du Conseil Exécutif  par les experts en vue de les mobiliser autour du processus et du congrès qui était annoncé. Il est recommandé avec insistance au Conseil Exécutif provisoire de se rapprocher de ces responsables, de repérer tout militant pour une participation ouverte, résorber la crise interne et de la sorte, imprimer une caution et une légitimité aux organes qui naîtront de ce congrès. Il semble sur ce plan que très d’efforts  ont été consentis.

Au sein d’une organisation fortement fragilisée, et qui tente de s’en relever, la mise en œuvre du processus de redynamisation, sur le plan opérationnel marque le pas. Le congrès ne peut se tenir, selon les prévisions. Par conséquent, en mai 2010, un nouvel agenda indicatif est déterminé, qui place au centre, les opérations devant conduire à la tenue d’une formation internationale et du congrès, fixés consensuellement pour septembre /octobre 2010.

1 . Restructuration des comités préfectoraux (juillet 2010)

2. Formation et planification du programme biennal 2010-2012 (juin/juillet 2010)

3. Révision des textes de base LCDH (statuts, règlement intérieur) (juin/juillet 2010)

4. Préparation du congrès extraordinaire (juin/juillet 2010)

5. Evaluation de l’agenda : fin juillet 2010

6. Tenue du congrès  (septembre/octobre 2010)

7. Formation du nouveau bureau (octobre/novembre 2010)

8. Suivi/Evaluation (novembre/décembre 2010)

 

Ce programme n’a pas été, encore une fois, retenu après évaluation faite à Bangui en octobre 2010. Un nouveau chronogramme a établi de façon participative et il était question de consacrer la période de novembre 2010 à janvier 2011 à la finalisation des documents. C’est-à-dire toiletter les textes de base, finaliser le programme biennal et assurer de façon professionnelle l’organisation du congrès ainsi que la formation des militants de base et du bureau issu du congrès.

La LCDH a choisi plutôt de tenir son congrès en décembre 2010, soit un mois après le départ de la mission, alors que les accompagnateurs ont obtenu un fonds d’environ 6 millions de F CFA pour l’organisation de cette activité sur une enveloppe globale de 12 millions alloués dans le cadre de cette redynamisation.

Mesdames Messieurs,

Aujourd’hui, que reste-t-il de ce processus ?

 

Sur le plan des engagements

 

1.      La réforme des textes de base, le programme biennal, la restructuration des organes de base n’ont pas été produits, demeure donc toujours la problématique de la légitimité : le changement organisationnel attendu, la restructuration et la consolidation des structures de base ; le congrès était aussi vu comme une occasion de réconciliation, matérialisée par un retour des anciens fondateurs pour soutenir les jeunes à présent démobilisés.

2.      Une légalité de la direction nationale issue du congrès contestable : la convocation du congrès par le président du Comité préparatoire, la conduite des affaires fondées sur des textes illégaux

3.      Le maintien du président du Conseil provisoire à l’issue du congrès est très mal vécu par l’opinion, une forte majorité de la société civile centrafricaine, les autres membres fondateurs et les partenaires stratégiques et financiers mobilisés en faveur de la LCDH. Celui-ci avait, en mai 2009, pris l’engagement de ne pas se présenter à cette fonction, ni à un quelconque poste ; la levée de la suspension de la LCDH au sein de la FIDH était conditionnée par cet engagement. Les relations avec les partenaires extérieurs, ainsi que les opportunités d’appui local en phase de construction, se trouvent ruinées.

4.      Aucun rapport narratif ou financier sur les activités et les fonds alloués par CORDAID. Se pose la question de crédibilité. Compte tenu de sa fragilité résultant d’une très longue période de cassure, les partenaires financiers campent à raison, dans un climat de confiance durable, même avec les bonnes intentions qui se manifestaient ici et là. Sur ce plan, les accompagnateurs dans le processus étaient en discussion avec CORDAID, en vue de pouvoir assurer le suivi, au sortir d’un congrès incontestable, le suivi en matière de gestion et de rédaction des rapports.

Sur le plan des capacités

5.      La problématique des droits de l’homme en RCA au sein de la LCDH et de la société civile, repose dans la faible capacité de monitoring, de suivi, de plaidoyer, d’informer et de s’informer, elle repose surtout dans la faible capacité d’utiliser les mécanismes des droits de l’homme existants pour que la situation des droits de l’homme soit connue, cette faible capacité réside aussi dans l’utilisation des mécanismes de communication nouvelle, la formation internationale, envisagée en prélude du congrès avec l’expertise de la FIDH et les accompagnateurs apparaissait, enfin, comme étant une opportunité pour la LCDH et les associations de RCA d’avoir une capacité de renverser la situation.

6.      Au regard du double contexte électoral, des violations graves et massives des droits de l’homme et de la paix retrouvée mais toujours fragile, le processus engagé pour la LCDH, vu sous un angle fédérateur, visait à renforcer les capacités des ONG au regard des enjeux, notamment les élections et la participation des populations, et les suites du Dialogue Politique.

Mesdames, Messieurs, voilà la teneur de l’évaluation finale ainsi réalisée, il ne nous appartient pas de juger, notre rôle se bornera à produire le rapport final sur le processus de redynamisation de la LCDH à CORDAID, à charge pour elle de déterminer la suite à donner.

Bangui le 12 avril 2011

Les experts :

M. Massalbaye TENEBAYE Président de la Ligue Tchadienne des droits de l’Homme(LTDH)

Tél : +235 66 29 23 26 / +235 99 83 66 11 E mail : mastenebaye@yahoo.fr

M. Baidal OYAMTA, Coordonnateur National de la Ligue Tchadienne des droits de l’Homme (LTDH)

Tél : +235 66 29 39 56 E mail : vbaidail@yahoo.fr

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 16:45

 

 

Mouvement Démocratique Pour la Renaissance

et l’Evolution de Centrafrique

M.D.R.E.C. Mbi Yéké Zo

Liberté – Persévérance – Progrès

Email : lepartimdrec@yahoo.fr

BP : 55 Km5, Bangui – R.C.A Portables (236) 75.50.96.94 - 72.50.96.94

 

 

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COMMUNIQUE N° 03/MDREC/2011

 

 

Depuis le putsch du  15 mars 2003 et fort du soutien ainsi que de la protection de l’armée française (dispositif Boali), des forces spéciales d’Idris DEBY constituées de ZAKAWA et GOURANE, de la FOMAC (forces de la CEMAC) ainsi que des rebelles venus d’Afrique du Sud, le Général président François BOZIZE s’imagine à la tête d’un empire ou d’un royaume. 

 

BOZIZE dépourvu de tout projet de société règne par la terreur (enlèvements, tortures, exécutions sommaires, villages brûlés) et ne cesse de briller par la médiocrité, le népotisme, la corruption ainsi que le pillage en règle des deniers publics.

 

Grâce aux multiples et innombrables soutiens financiers qu’il reçoit, aux énormes bonus extorqués aux entreprises minières et aux pressions fiscales,  le despote Général président François BOZIZE se croit invincible et investi d’un pouvoir divin.

 

Le gourou de la secte christianisme céleste François BOZIZE avec la complicité d’une certaine élite corrompue, mafieuse et des religieux véreux s’érige en maître incontesté du Centrafrique et s’arroge le droit de vie et de mort sur les Centrafricains.

 

Après avoir torturé le Colonel Charles MASSI et lui crever les deux yeux puis exécuter de sa propre main, le sanguinaire Général François BOZIZE a jeté son dévolu sur l’épouse de ce dernier qu’il a séquestré à sa descente d’avion et expulsé le jour même sur la France où elle mourut dans des circonstances encore non élucidées.

 

Pour effacer la trace de l’assassinat ignoble du Colonel Charles MASSI, le bourreau Général président François BOZIZE l’a fait déterrer pour le faire dissoudre dans de l’acide poussant ainsi sa cruauté à son paroxysme.

 

BOZIZE enrichira son tableau de chasse par l’assassinat masqué en accident de circulation à la veille du départ pour la CPI de Maitre NGANATOUA WANFIO GOUNGAYE, alors qu’il enquêtait sur les crimes de BOZIZE en décembre 2009. 

 

En juin 2010, le Bâtonnier MBALEMBI et NDENGOU, Patron de ADNM ont failli se faire dépecer par l’ogre de BENZAMBE qui s’en est pris à leurs onze employés et Madame MBALEMBI en  les séquestrant dans son antre à Bossembélé.

 

Le 19 octobre 2010, incapable de contenir son mépris, sa rage et sa haine envers le Démocrate Joseph BENDOUNGA, Président du M.D.R.E.C qui ne l’a pas ménagé en mettant à nu sa stratégie de fraude électorale en gestation, le dictateur François BOZIZE l’a livré à sa garde prétorienne qui a échoué dans l’exécution de leur plan macabre.

 

La mise à nu par l’opposition, la presse, la Francophonie, RFI, l’Union Européenne et les observateurs internationaux de sa gigantesque fraude électorale entérinée par Marcel MALONGA, Président de la cour constitutionnelle ; le Général président François BOZIZE s’est précipité pour valider son escroquerie électorale par sa prestation de serment, le 15 mars 2011 devant une foule de lycéens et collégiens débarqués par des bus de la SONATU pour remplir les gradins du stade BOGANDA.

 

Cette parodie de prestation de serment s’est transformée en déclaration de guerre à l’opposition. Cela s’est matérialisé par des interdictions de voyager et le refus d’évacuation sanitaire du Président Ange Félix PATASSE en Guinée Equatoriale.

 

En agissant ainsi, le sanguinaire François BOZIZE savait qu’il parviendra à ses fins et obtiendra à moindre frais le décès de son ennemi Ange Félix PATASSE. Sachant la fin du Président PATASSE proche, il autorisa son évacuation le 02/04/11.

 

Epuisé physiquement et psychologiquement par cette longue et harassante attente ainsi que sa correspondance ratée pour Malabo, le samedi 2 avril 2011, le Président PATASSE décèdera à Douala, le mardi 5 avril 2011 à 18 heures.

 

Le MDREC estime que BOZIZE, son premier ministre TOUADERA et son ministre de la santé NALKE DOROGO sont à l’origine du décès du Président Ange Félix PATASSE. Ils sont passibles du crime de non assistance à une personne en péril.

 

BOZIZE doit s’abstenir d’organiser des obsèques nationales au Président PATASSE qu’il vient de tuer pour la quatrième fois (1-le putsch du 15 mars 2003, 2-sa volonté de lui faire porter seul les crimes des Banyamulenges, qu’il avait recruté puis combattu, 3- son enlèvement et sa déportation à Boali et 4- le refus pendant 3 semaines de son évacuation  à Malabo).

 

Aussi, BOZIZE ne cesse d’insulter et ternir l’image du Président PATASSE. Alors, comment ce même BOZIZE pourra-t-il le pleurer ? C’est de l’hypocrisie et la récupération politicienne du crime de PATASSE par son bourreau BOZIZE.

 

Par le présent communiqué, le MDREC salue la mémoire du Président Ange Félix PATASSE et rend un vibrant hommage à ce grand combattant victime d’hommes politiques aigris, corrompus, cruels, incultes, irresponsables, jaloux et mesquins.

 

En huit ans de pouvoir, BOZIZE a montré son vrai visage d’ogre par ces expressions  en Sango : Fadé ala tè puru ti ala, Fadé é dé téré na nzènzè, Mbi doroko ala, Depuis 2003, kwa ti mbi gui bira, Fadé mbi koro phare.  BOZIZE, toute chose a une fin.  

Il y a un temps pour tout, un temps pour toutes choses sous les cieux : Ecclésiaste 3-1.

 

Fait à Bangui, le 14 avril 2011

 

Le Président du MDREC

 

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Démocrate Joseph BENDOUNGA

 

 

NDLR : Le moins qu'on puisse dire est que le courage dont ne cesse de faire montre le président du MDREC force l'admiration. C'est à se demander s'il réside bien à Bangui ou s'il exprime ses courageuses positions d'un pays autre que la République centrafricaine où la règle est plutôt de courber l'échine, d'avoir peur même de son ombre, de raser les murs, de faire le griot et zèle pour se faire bien voir du KNK et de Bozizé, dans l'espoir de se faire appeler  par la galaxie boziziste pour un quelqconque maroquin ou strapontin. Bozizé en effet ne sera pas éternel. Il paiera bien un jour tous les crimes qu'il a commis et continue de commettre sur les Centrafricains. Bravo Bendounga !  

 

 

 

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