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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 03:20

 

 

 

Touche pas à ma Constitution. 2 JPG

 

 Association des Centrafricains de la diaspora en France «Touche pas à ma Constitution ».

                Défenseur  des  valeurs Constitutionnelles et des  Droits de l’Homme.

                Enregistré  par la Préfecture Haute Garonne  sous  le N° W313017876.

               81, rue Saint- Roch- BP 74184 31031 Toulouse cedex (France).

 

                                               Mail: collectifcentrafricain@yahoo.fr

                                                  

 

 

 

                                               COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

A l’issue du coup de force que le pays vient de connaître en date 24.03.2013, permettant à la coalition SELEKA de prendre le pouvoir via son leader son Excellence Michel DJOTODIA, le collectif « Touche pas à ma Constitution » constate que les institutions de la République sont dissoutes pour une période de trois ans et la Constitution Centrafricaine dont nous sommes défenseurs est suspendue.

 

Devant une longue période de vide constitutionnel, le collectif demande que la durée de la transition soit réduite à dix-huit mois permettant de vite retrouver  la légalité constitutionnelle et exige impérativement la tenue dans les prochains jours d’une « Conférence Nationale Souveraine » afin de faire la lumière sur les différentes exactions et violations des droits de l’homme, une telle assise permettra le retour à la paix durable.

 

Le collectif, déplore son absence notoire, celle de la  grande diaspora et d’autres entités dans la prise des décisions consensuelles.

 

Malgré la promesse faite par le Président de la transition Michel DJOTODIA, de ne pas se présenter aux prochaines élections, le collectif prend acte, mais exige toute fois sa participation sans condition ainsi que les toutes forces vive de la nation dans les réunions, forums, conférences et sommets traitant le sujet de la sortie de la crise centrafricaine.

 

Etant leader très actif de la société civile et défenseur des droits de l'homme et de la Constitution Centrafricaine, le seul objectif de l’Association « Touche pas à ma Constitution »  est de poursuivre le combat républicain que menons depuis fort longtemps.

 

Le collectif invite les Chefs d’ Etats  de la CEEAC, de faire preuve de la maturité politique qui  ne cesse de vous  caractérisée.  

 

                                                                                    

                                                                       

                                                          

                                                               Fait à Paris, le 01.04.2013

                                                          

                                                                        

                                                               Le Représentant du Collectif en France.

 

                                                               Godfroy – Luther GONDJE- DJANAYANG

 

                                                                 

Ampliations: 5

 

A SON Excellence Idriss DEBY  Président en exercice de la CEEAC à (NDJAMENA)

 

A Son Excellence Denis SASSOU NGUESSOU Médiateur dans la Crise Centrafricaine à Brazzaville (CONGO).

 

A Son Excellence Michel DJOTODIA, Président la République Centrafricaine à Bangui (REPUBLICAINE CENTRAFRICAINE).

 

A Son Excellence  Maître Nicolas TIANGAYE, Chef du Gouvernement à Bangui.  (RCA)

 

Au Secrétaire Général de la CEEAC à Libreville (GABON).

 

 Toute la Presse.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 03:17

 

 

 

soldats-ougandais-a-Obo.JPG

 


2013-04-03 03:49:36  xinhua

 

L'armée ougandaise a annoncé mardi qu'elle avait suspendu ses opérations en République centrafricaine (RCA) pour traquer les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), qui ont provoqué le chaos dans la région des Grands Lacs.

 

Le colonel Felix Kulayigye, le commissaire politique de l'armée ougandaise a déclaré aux journalistes que la suspension fait suite au renversement du gouvernement centrafricain par la coalition rebelle de la Séléka.

 

« La chasse à la LRA et Joseph Kony, a été suspendue pour le moment en attente d'autres instructions de nos supérieurs. Cela fait suite à la chute du gouvernement de la République centrafricaine et parce que l'Union africaine (UA) fonctionnait en RCA sous le gouvernement du président Bozizé et comme la Séléka n'est pas reconnue par l'UA nous ne pouvions pas continuer ces opérations », a-t-il expliqué.

 

M. Kulayigye a déclaré que les troupes américaines qui ont également assisté à la chasse de Kony, que est recherché par la Cour pénale internationale pour répondre à des accusations de crimes de guerre et crimes contre l'humanité ont également suspendu leurs activités.

 

Il dit que l'armée ougandaise ne travaillera qu'avec le nouveau gouvernement centrafricain après sa reconnaissance par l'UA.

 

Les militaires ougandais et d'autres armées régionales ont travaillé sous la force de l'UA pour traquer la LRA.

 

 

NDLR : Avec la complicité de Bozizé, l’armée ougandaise, sous prétexte de traquer le criminel Kony qui est toujours introuvable, a assez pillé les ressources naturelles du Sud-Est centrafricain depuis 2008. Cela suffit !

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 03:13

 

Francis Bozizé

 

Kévin Bozizé

 

Papy BozizéSocrate Bozizé 

 


http://direct.cd  Mercredi, avril 3rd, 2013 2:36

 

La famille de l’ex président centrafricain François Bozizé est bel et bien à Kinshasa. C’est dans la ville natale de Jean-Pierre Bemba qu’elle a trouvé asile. Ironie de l’histoire quand l’on sait que le président déchu est pour beaucoup dans le drame que connait le patron du MLC dans les geôles de la Haye au Pays-Bas.  

 

Drame qui a entrainé jusqu’au décès de Jeannot Bemba Saolona, qui n’a pas résisté de voir son fils bien aimé reclus à la CPI (Cour pénale internationale).

 

La famille Bozizé, selon nos sources habitent à Macampagne sur l’avenue de la Forêt dans une villa appartenant au frère du président déchu qui était ambassadeur de la République Centrafricaine en RD-Congo.

 

La famille Bozizé aurait été aperçue à la place commerciale de Macampagne en train de prendre un pot. En tous cas pour les rd-congolais en général et les bembistes en particulier, la famille Bozize n’est pas la bienvenue car leur déchu de père (François Bozizé) est à la base des malheurs de Bemba. La RD-Congo n’a aucune raison et ne tire aucune fierté a accueillir sur son sol les rejetons d’un dictateur qui plus est a contribué à faire coffrer Bemba à la CPI.

 

MATTHIEU KEPA

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 03:08

 

 

 

 

 

Patasse-agronome.jpg

 

 

LA  FAMILLE  NGAKOUTOU PATASSE A LE REGRET D'INFORMER TOUS LES PARENTS, AMIS ET CONNAISSANCES QUE LA CEREMONIE COMMEMORATIVE DE LA DISPARITION DE NOTRE REGRETTE PERE, GRAND-PERE, ONCLE, FEU LE PRESIDENT ANGE-FELIX PATASSE,  INITIALEMENT PREVUE LE 05 AVRIL 2013 A BANGUI (PK 26 route de BOALI), EST REPORTEE A UNE DATE QUI VOUS SERA COMMUNIQUEE  ULTERIEREMENT.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 02:10

 

 

 

http://www.sudouest.fr  02/04/2013 à 06h00

 

Luce-Raymond-Bomongo.jpg 


Figure de la diaspora à Bordeaux, le président de l’Observatoire de la bonne gouvernance préconise le changement.

 

 

« Sud Ouest ». Entre le président déchu François Bozizé et celui qui s’installe, Michel Djotodia, soutenu par la rébellion Séléka, où se situent les démocrates de la diaspora centrafricaine que vous dites représenter ?

 

Lucé Raymond Bomongo (1). La diaspora, constituée surtout d’intellectuels, était à 80 % dans l’opposition. Aujourd’hui, c’est l’inverse : le parti KNK de Bozizé est majoritaire pour la simple raison que, pour faire des affaires au pays, il faut être encarté « majorité présidentielle ». En Centrafrique, le triptyque cyclique des dix ans - coup d’État, dictature du prolétariat et course à l’enrichissement rapide en paupérisant le peuple - nous offre son lot d’humiliations et de désolation. Notre Observatoire est là pour promouvoir la bonne gouvernance démocratique, judiciaire, économique, financière. À ce titre, nous ne pouvons que condamner la prise de pouvoir par la force. Les démocrates de la diaspora sont du côté de la raison, celle qui a prévalu le 11 janvier 2013, lors de la signature des accords de Libreville II. Lesquels accords ont été torpillés par l’ex-président Bozizé, ce qui a poussé Séléka à le chasser.

 

La communauté internationale a condamné le coup de force des rebelles. Qu’attendez-vous d’elle ?

 

La Centrafrique, en état de mort clinique, a besoin de soins intensifs. Je prends acte de l’application de la doctrine de l’Union africaine en matière de rébellions armées, de changement anticonstitutionnel de gouvernement et de ces voix qui condamnent le coup de force. Mais la Centrafrique est enclavée, son indice de développement humain, très bas. Les institutions internationales et régionales doivent éviter de l’isoler, car il y a urgence humanitaire. Nous ne demandons ni l’aumône ni l’acclamation de Séléka mais la prise en charge des attentes populaires : le retour de la sécurité et de l’ordre constitutionnel.

 

Quelle est la situation du pays ?

 

La Croix-Rouge qualifie de « catastrophique » la situation des hôpitaux de Bangui, avec 200 blessés, dont 40 qui doivent être opérés d’urgence. La ville manque d’eau courante, d’électricité, de carburant. Les entrepôts du CICR ont été pillés, mais aussi les bâtiments administratifs, des sociétés privées, les maisons des ex-dignitaires du KNK. On vole des véhicules et des objets précieux chez les particuliers. J’exhorte la communauté internationale à reconsidérer la condamnation de la Centrafrique. J’en appelle à la France, à l’Union européenne, à l’Union africaine, aux organisations humanitaires, pour sauver des vies.

 

Le pays peut-il profiter de la crise pour changer de gouvernance et améliorer le sort des habitants ?

 

Nous savons ce qu’il faudrait faire. Mais nos préconisations n’ont jamais été appliquées par les prédécesseurs de Michel Djotodia. Je pense au détournement des fonds réservés à la démobilisation, au désarmement et à la réinsertion (DDR), un élément déclencheur des hostilités contre Bozizé. Comment peut-on qualifier de pauvre un pays qui fait 9 % de croissance et dispose de ressources minières et minéralogiques si vastes ? Mauvaise gouvernance, corruption étatisée, régionalisme gangrènent le pays. La solution ? Mieux répartir la richesse, faire monter une nouvelle génération de jeunes intellectuels et de technocrates à des postes clés. Le gouvernement doit aussi reprendre la coopération militaire avec la France. L’urgence sociale appelle une tout autre politique.

 

Recueilli par Christophe Lucet

 

(1) Président de l’Observatoire centrafricain de la bonne gouvernance, basé à Bordeaux.

 

 

 

Le dernier coup d’Etat …

 

http://www.lejournalinternational.fr 

 

Bozizé heberlué


Tribune libre  Etienne Segnou, correspondant à Douala

 

Mardi 2 Avril 2013

 

Dimanche 24 mars 2013, le président centrafricain, François Bozizé, a été chassé du pouvoir par la rébellion nommée Séléka. Bozizé a été victime du même coup d’Etat qui l’avait fait arriver au pouvoir il y a exactement dix ans, confirmant une fois de plus qu’en politique, « qui tue par l’épée périt par l’épée ».

 

Cet énième putsch sur le continent africain mérite d’être fermement condamné comme l’ont fait l’Union africaine et l’Union européenne, puisque les négociations étaient en cours entre les parties en conflit. Mais on est aussi en droit de se demander pourquoi il n’y a pas eu cette même condamnation de la part de ces institutions lors des coups de force de Côte d’Ivoire et de Libye, perpétrés contre les régimes respectifs de Laurent Gbagbo et de Mohammar Kadhafi. 


Y aurait-il donc des coups d’Etat que l’on doit soutenir et d’autres que l’on doit dénoncer ?
 

Néanmoins, le nouvel homme fort de Bangui, Michel Djotodia, a rapidement, au cours d’une conférence de presse donnée cette fin de semaine, calmer l’opinion nationale et internationale en promettant qu’il ne sera pas candidat aux prochaines élections présidentielles prévues dans trois ans. Faudrait-il le croire ?

 
On se souvient en effet que le Général Robert Guei avait fait la même promesse en Côte d’Ivoire lorsqu’il prit le pouvoir suite à un putsch savamment fomenté contre Henri Konan Bédié. Il soutenait alors ne pas être « un ambitieux du pouvoir », et d’être « venu pour balayer la maison », et partir une fois ce travail fait. Pourtant, il s’est par la suite accroché au pouvoir, même après avoir perdu les élections contre Laurent Gbagbo en 2000. Michel Djotodia finira-t-il par faire comme le Général Robert Guei ? 


Quoi qu’il en soit, il est grand temps que la prise du pouvoir par les voies illégales cesse en Afrique, possédant le record des putschs. Quiconque voudrait conquérir le pouvoir devrait d’abord conquérir les masses par le suffrage universel. Autrement, l’Afrique continuera à garder l’image d’un continent où pour prendre le pouvoir, il suffit de prendre les armes. Or, tout pouvoir que l’on conquière par les armes et la force, on le dirige par les armes et la force.

 
Il est donc grandement souhaitable que le coup d’Etat de Bangui soit le dernier dans ce pays, mais aussi sur tout le continent africain afin de qu’il garde l’image d’un continent où le pouvoir se prend par les voies légales. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 02:01

 

 

 

Tiangaye et Mboli Goumba Bangui-copie-1


 

RFI   mardi 02 avril 2013

 

Ce lundi 1er avril, neuf partis de l’opposition à François Bozizé déclarent qu’ils suspendent leur participation au nouveau gouvernement d'union nationale, une annonce faite par le ministre de l'Elevage Joseph Bendounga. Les signataires de ce communiqué considèrent que le gouvernement d’union nationale a été réuni sans concertation et qu’ils ne sont pas suffisamment représentés. Une micro-crise qui semble déjà en passe d’être réglée ce mardi 2 avril.

 

Cinq ministres de l’ex-opposition étaient reçus ce matin par le Premier ministre, Nicolas Tiangaye dont le parti est lui-même signataire du communiqué publié hier. Pour eux, pas question de suspendre leur participation au gouvernement. La décision prise par le collectif de l’ex-opposition ne les concerne pas.

 

Martcel Loudegué, le ministre de l’Education, issu des rangs du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) a sa propre lecture de ce nouvel épisode de la vie politique centrafricaine : « Lorsqu'un enfant pleure, il demande que le père ou la mère le prenne. Et si on ne le prend pas vite, il se met à casser les choses dans la maison et ça attire l'attention ». Et d'expliquer, « c'est pour eux, une manière très forte d'appuyer sur la sonnette pour que, soit le Premier ministre, soit le Président puisse les recevoir ».

 

Responsabilités

 

Avant de s’envoler pour le sommet de Ndjamena, le Premier ministre Nicolas Tiangaye assure qu’il n’hésitera pas à prendre ses responsabilités à l’égard de ceux qui ne se présenteront pas au Conseil des ministres prévu la semaine prochaine.

 

En clair, si ceux-ci ne viennent pas participer aux travaux du gouvernement, ils seront révoqués. Une menace qui résonne comme un test pour faire le tri entre ceux qui ont des motivations politiques et ceux qui espèrent uniquement des postes souvent financièrement très rentables.

 

Sur le terrain, toujours l'insécurité

 

 Le rétablissement de la sécurité se fait toujours attendre dans le pays. C'est le cas de la ville de Mbaïki à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Bangui, la capitale. Selon le général Noureldine Adam, le nouveau ministre d'Etat chargé de la Sécurité, les pillages et les exactions constatées à Mbaïki ne sont pas le fait de la Seleka mais d'éléments d'un autre groupe armé dirigé par Abdoulaye Miskine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 01:59

 

 

 

Boz centrafrique

 

 

BBC Afrique  2 avril, 2013 - 18:24 GMT

 

C'est une exclusivité BBC Afrique. François Bozizé brise son silence. En fuite au Cameroun, depuis la chute de son régime il y a près 10 jours, le président centrafricain exprime son amertume, il accuse le Tchad de l'avoir lâché, et d'avoir aidé les rebelles de la Séléka.

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/nos_emissions/2013/04/130402_bozize.shtml 

 

 

Centrafrique : Bozizé accuse le Tchad d'avoir soutenu la rébellion

 

LIBREVILLE (AFP) - 02.04.2013 21:07 - L'ancien président centrafricain François Bozizé a accusé mardi, sur BBC Afrique, le Tchad de l'avoir lâché et d'avoir soutenu les rebelles du Séléka qui ont pris le pouvoir à Bangui le 24 mars.

 

"Le samedi 23 (mars) nous avons anéanti les forces de la Séléka mais cependant dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 nous pourrions affirmer qu'il a eu un soutien d'un pays africain, je crois bien inévitablement le Tchad", a affirmé M. Bozizé.

 

"C'était les forces spéciales des forces armées tchadiennes qui ont mené l'opération dans la matinée du dimanche puis ont attaqué la base des Sud-africains qui se trouvaient sur l'itinéraire" vers Bangui, a-t-il ajouté.

 

"Nous avions des relations fraternelles solides, entre le Tchad et la République centrafricaine (...) mais nous sommes surpris de ce comportement dû à quoi? Seules les autorités tchadiennes peuvent nous donner des explications", a également affirmé l'ancien président.

 

Le Tchad, puissant voisin, était un soutien de poids à François Bozizé, qui l'avait aidé à prendre le pouvoir par les armes en 2003 et à combattre des rébellions du Nord en 2010.

 

"La position du Tchad dans ce conflit est pour le moins ambiguë et le pouvoir tchadien est soupçonné d'entretenir des relations coupables avec le Séléka", a commenté, pour sa part, le groupe de recherches International crisis group (ICG) dans un récent rapport.

 

"J'ai téléphoné hier au président (congolais) Sassou (médiateur dans la crise centrafricaine) pour lui dire que je voudrais être présent au sommet extraordinaire de N'Djamena demain (mercredi) mais malheureusement il semble bien que le protocole de la présidence de N'Djamena a donné une réponse négative", a ajouté M. Bozizé.

 

Un sommet extraordinaire de la Communauté Economique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) consacré à la situation en Centrafrique se tiendra au Tchad mercredi.

 

Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye, reconduit dans ses fonctions par le nouvel homme fort du pays Michel Djotodia, est arrivé dans la soirée à N'Djamena pour représenter le nouveau pouvoir centrafricain.

 

François Bozizé, qui avait trouvé refuge au Cameroun après l'entrée des rebelles Séléka dans Bangui le 24 mars, a demandé l'asile au Bénin, selon le ministre béninois des Affaires étrangères Arifari Bako.

 

© 2013 AFP

 

 

Centrafrique: début de normalisation à Bangui avant un sommet régional au Tchad

 

BANGUI 02-04-2013 à 15h10 (AFP) - Un début de normalisation était en cours mardi à Bangui où la situation reste précaire alors que le gouvernement traverse quelques turbulences à la veille du très attendu sommet de N'Djamena sur la Centrafrique.

 

Les nouvelles autorités --le président Michel Djotodia issu de la rébellion, comme le Premier ministre Nicolas Tiangaye représentant de l'opposition-- avaient appelé à une reprise mardi de l'activité administrative et économique.

 

Des milliers de gens se déplaçaient à pied dans la ville, signe d'une reprise de la vie quotidienne. Néanmoins, cette reprise n'était que partielle à Bangui, où de nombreuses administrations sont restées fermées. Magasins et sociétés privées cherchaient plus à remettre leurs locaux en état qu'à servir les clients, a constaté un journaliste de l'AFP

 

"Nous voulons bien reprendre les activités mais la présence de ces hommes en armes nous inquiète encore", a confié à l'AFP le propriétaire libanais d'un magasin du centre-ville.

 

A la société publique d'électricité Enerca (Energie centrafricaine), un employé a expliqué: "Il y a beaucoup d'appels de clients nous demandant des interventions (de réparation) mais tous nos véhicules ont été volés".

 

Le secteur bancaire, jugé crucial par les opérateurs, n'est pas encore actif. Les succursales de Western Union ou la CBCA (Commercial Bank on Central Africa), ont ouvert leur porte mais promettent de distribuer de l'argent qu'à partir mercredi.

 

Quant à la sécurité, des tirs sporadiques continuaient à être entendus dans la capitale. Le cantonnement des troupes de la rébellion Séléka, toujours très présentes en ville, a commencé. Le président Djotodia a symboliquement visité mardi un commissariat, demandant à ses troupes de s'en retirer.

 

"Il faut qu'ils libèrent les locaux de la police parce que si on demande au gens de reprendre leur service et que les locaux sont occupés (...). Il faut qu'ils partent dans les différents sites de cantonnement", a déclaré M. Djotodia.

 

Des files d'attente étaient visibles à l'entrée de différentes casernes occupées par le Séléka. Il s'agissait à la fois d'hommes des troupes régulières regagnant leurs unités, comme demandé à la radio nationale, mais aussi de jeunes voulant intégrer les rangs du Séléka.

 

"Nous sommes dans une logique de désarmement", a souligné une source proche du Premier ministre, espérant que le Séléka ne continuera pas à recruter.

 

Sur le plan politique, le gouvernement a connu son premier accroc avec l'annonce de la coalition de l'opposition qu'elle suspendait sa participation au gouvernement d'union nationale.

 

Des représentants du parti du Premier ministre Tiangaye, mais aussi du Mouvement du Libération du peuple centrafricain (MLPC), principal parti d'opposition, ont signé ce document, affirmant agir au nom de leurs formations.

 

Cette déclaration a été aussitôt démentie par le Premier ministre Tiangaye, et plusieurs ténors de cette opposition au président déchu François Bozizé.

 

"Moi, président du parti de la Convention républicaine pour le progrès social, je ne suis pas au courant de la décision qui a été prise par ce collectif. Mon parti n'est pas concerné", a réagi M. Tiangaye.

 

Au moins six des neuf ministres issus de l'opposition (sur les 34 que compte le gouvernement) ont confirmé leur participation au cabinet, toujours selon le Premier ministre.

 

Le Premier ministre est arrivé dans la soirée à N'Djamena, chez le puissant voisin tchadien sans qui rien ne se fait en Centrafrique, pour le sommet mercredi de la Communauté Economique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC).

 

"Nous attendons que les chefs d'Etat de la CEEAC comprennent la situation extrêmement difficile dans laquelle se trouve le pays et aide la RCA à sortir de cette crise", a souligné Me Tiangaye.

 

Le président Djotodia, dont le coup de force a été condamné par la communauté internationale, ne devrait finalement pas s'y rendre. Le sommet pourrait permettre de trouver un cadre légal à la situation politique en Centrafrique où la Constitution est suspendue.

 

"Il ne faudrait pas qu'on déshabille ou humilie M. Djotodia. Il ne faut pas oublier qu'il y a 3.000 Séléka en ville", rappelle une source proche du gouvernement

 

 

 

Saleh Kebzabo, député, président de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR)

 

MARDI 02 AVRIL 2013

 

« Je crois que Bozizé a fini par exaspérer tous ses collègues d’Afrique centrale, parce que chaque fois qu’il signait des accords il ne les respectait pas. (…) Il faut dire que même certaines fins de mois en Centrafrique étaient assurées par les pays voisins. »

 

Quel avenir pour la Centrafrique ? C’est ce mercredi 3 avril, à Ndjamena, qu’on saura à quelles conditions le nouvel homme fort de Bangui sera reconnu par ses pairs. Michel Djotodia doit en effet se rendre au Tchad pour assister à un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, la CEEAC.


Dans cette affaire, le Tchad joue un rôle clé. Mais quel rôle exactement ? Le député Saleh Kebzabo est l’une des figures de l’opposition tchadienne. Il préside l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR). De passage à Paris, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

 

 


Afrique du Sud : l'opposition demande le retrait des troupes de Centrafrique

 

RFI  mardi 02 avril 2013

 

 

L'Alliance démocratique, l'opposition sud-africaine, a demandé ce lundi 1er avril 2013 au gouvernement de Pretoria de retirer immédiatement ses troupes de République centrafricaine. Par ailleurs, elle a déclaré son intention de déposer une motion parlementaire qui allait dans ce sens. Treize militaires sud-africains ont été tués après des combats contre des rebelles de la Seleka le 24 mars dernier. Ce sont près de 200 militaires sud-africains qui avaient été déployés dans le pays en janvier dernier pour soutenir les hommes du président François Bozizé.

 

 

David Maynier    Chargé des questions de sécurité à l'Alliance démocratique

 

« Nous pensons que le déploiement de la force de défense nationale sud-africaine doit être liée à notre propre sécurité nationale. [...] Et nous estimons que si nos forces doivent être impliquées dans des opérations de maintien de la paix, cela doit se faire dans le cadre des opérations sous-régionales de la SADC.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 01:53

 

 

 

 

Bozizé dépassé

 

 

http://www.camer.be  Mardi 02 Avril 2013 11:49:32

 

 

Le président déchu de la RCA, «en transit au Cameroun» depuis lundi dernier (officiellement), a assisté à une messe au monastère des Bénédictains.

 

Dieu est généralement considéré comme le dernier recours lorsque l’on a perdu tout espoir. Sans doute, François Bozizé, ex président de la République centrafricaine (RCA), l’a compris, lui qui a été chassé de son fauteuil présidentiel par les rebelles le 24 mars dernier à Bangui. Ce n’est donc pas un fait du hasard si hier, il s’est rendu à la messe au monastère des Bénédictains du Mont Fébé.

 

Précisément, le jour où la communauté catholique célébrait la Pâques, fête de la résurrection du Christ. Depuis lundi dernier (d’après un communiqué du secrétariat de la présidence), il est «en transit» au Cameroun et attend que ses pairs de la Cémac lui trouvent un pays d’asile. Le nom du Bénin est avancé mais, il «hésite. Le prochain sommet extraordinaire au Tchad éclairera mieux», fait savoir une source proche du dossier. Depuis son arrivée, il loge dans une suite du 8ème étage d’un hôtel de la place.

 

Celle-là même qui a aussi connu le passage en 2003 d’Ange-Félix Patassé, dont la situation était identique à celle de Bozizé dix ans plus tôt. Un tour dans cet établissement hôtelier hier a permis de constater que les uns et les autres continuent à vaquer à leurs occupations. Seul fait qui attire l’attention du visiteur, c’est la présence des éléments de la garde présidentielle au sous-sol de cet hôtel.

 

«On (les équipes: NDLR) se relais toute les 48h», a déclaré l’un. A l’intérieur, il faut être averti pour remarquer que des éléments des renseignements généraux arpentent de temps à autres les couloirs et font des apparitions discrètes dans le hall. «Il (François Bozizé: NDLR) nous stresse déjà beaucoup. Il faut déjà qu’il parte. Comme le président est rentré, il faut qu’il trouve vite une solution», confie un élément à un proche. En effet, c’est une situation aussi difficile pour le Cameroun que pour Bozizé.

 

«Il peut craquer et sortir. Il ne faut pas oublier qu’il a l’esprit des rebelles. À tout moment, il peut être tenté de s’en fuir et d’aller en Centrafrique. Donc, même nous nous ne sommes pas en sécurité», souffle une source proche du dossier. Elle informe aussi qu’ «il est juste en transit ici. Si Paul Biya veut communiquer avec lui, il envoie un émissaire. Il faut qu’on lui trouve rapidement un pays d’accueil».

 

Persona non grata?

 

D’après des informations recueillies à bonne sources, aucun de ses pairs de la Cémac n’a voulu de lui le 24 mars dernier. Avant d’échoir ici, il a été persona non grata dans plusieurs pays de la sous-région. «Deby a refusé de le prendre au téléphone. Sassou aussi. Il est arrivé là-bas par hélicoptère. Il y a laissé ses deux épouses et son fils. Mais pour ce qui était de lui-même, il a refusé, tout comme le Gabon. C’est donc où Biya a dit ok, c’est bon, je le prends le temps qu’on lui trouve un pays  d’accueil. Mais la patience du Cameroun a ses limites».

 

À l’heure où nous mettions sous presse, l’on attend toujours que le Bénin se prononce. L’Afrique du Sud était aussi pressentie. Seulement, «les gens sont tristes là-bas avec la maladie de Mandela. En plus, il y a les 13 soldats qui sont morts. Ça fait mal aux Sud-africains», fait savoir notre source. Même le Tchad, son allié de toujours, l’a lâché. «Il n’a écouté personne. On lui a dit de mettre l’opposition dans son gouvernement, question de gérer les trois ans qui lui restait mais, il ne l’a pas fait», explique la source. Notre source pense qu’il serait de bon ton pour le Tchad de l’accueillir car, «il peut décider de le balancer. Il connait tous ses financements occultes.»

 

 

© L'Actu : O. A

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 22:53

 

 

 

Adolphe Pakoua

 

 

La question posée comme titre de cet article ne peut surprendre tout âme connaissant l’histoire de l’Afrique pendant la saison pluvieuse des indépendances de ses différents pays, et plus particulièrement la « boutade » de celui-là qui fut considéré comme un oiseau de mauvaise augure lorsqu’il pronostiquait le mauvais départ de l’Afrique, avec l’accession à l’indépendance d’une très grande partie de ses territoires. René DUMONT fut cet oiseau qui avait lancé la célèbre phrase : « L’Afrique est mal partie. »

 

Sorti  des ténèbres de la colonisation à la suite de la lutte acharnée d’un de ses fils, celui-là même qui sera reconnu après sa mort accidentelle survenue le 29 mars 1959 comme père de la nation centrafricaine, le CENTRAFRIQUE a du mal à sortir de sa torpeur. Pendant la courte période de son existence qui lui avait permis de mener la lutte vers la liberté pour son peuple, Boganda a laissé à son pays,  un héritage qu’aucun de ses successeurs n’a pu se flatter d’avoir égalé ou surpassé. Nul  besoin de rappeler à la mémoire de chacun quels furent  ces différents successeurs et quel fut le palmarès de chacun d’eux. Aujourd’hui, les centrafricains restent divisés. Divisés à cause d’un fanatisme aveugle dont ils ont le plus grand mal à se sortir.

 

Nombreux sont les fanatiques de feu président Kolingba qui ont du mal à accepter les erreurs commises lors de la gouvernance de celui qui fut leur idole. Nombreux sont les fanatiques de feu président Patassé qui ont du mal à admettre les erreurs commises lors de la gouvernance de ce dernier. Nombreux sont les fanatiques du dernier président déchu François Bozizé qui ont et auront à leur tour beaucoup de mal à admettre les erreurs de gouvernance de ce dernier.

 

Est-ce parce que ces fanatiques étaient de la même tribu que ces différents présidents ? Est-ce parce qu’ils ont tiré grand profit des systèmes de gouvernance mis en place par ces différents leaders qu’ils ont été et qu’ils sont incapables de voir la réalité en face ? Et la réalité aujourd’hui, c’est que tout le monde s’accorde à se poser la question de savoir si le CENTRAFRIQUE serait dirigé de l’extérieur. Et si tel était le cas, ce serait admettre le fait que les Centrafricains ne seraient pas capables d’administrer leur pays et de gérer eux-mêmes leurs affaires internes. Triste constat, constat difficile à admettre et pourtant évident. 

 

Le 24 mars 2013, la Seleka faisait son entrée à Bangui, provoquant la désertion de son poste du président Bozizé, cela après de multiples tentatives de la part des partis de l’opposition démocratique, pour restaurer un climat de paix et de confiance dans la gestion du pays. Malheureusement, il fallait s’en remettre à l’évidence et reconnaître le coup de force de la Seleka comme un véritable coup d’Etat. Ce n’est pas le premier du genre. Le CENTRAFRIQUE en est habitué au point de ne plus rien connaître de démocratique en ce qui concerne l’accession à la Magistrature Suprême. Il suffit d’avoir une arme bien sophistiquée pour être sûr de s’asseoir un jour dans le fauteuil présidentiel ; qu’on ait un programme de développement ou pas pour le pays. L’essentiel est d’arriver à ses fins, tant pis pour la nation et son peuple.

 

L’action de la Seleka doit d’abord interpeller la Seleka elle-même pour constater que ce pays ne mérite pas le sort qu’on lui a réservé jusqu’ici et qu’une action en profondeur de l’éducation du peuple, de l’organisation administrative et de la protection du territoire doit être menée pour changer les comportements et ouvrir un horizon paisible et prospère à la communauté dans tout son ensemble. Ce travail ne peut pas se faire sur une courte période comme celle prévue pour une transition.

 

La tournure prise dans l’évolution politique du CENTRAFRIQUE après les accords de Libreville doit interpeller les partis politiques d’opposition démocratique. La transition politique de trois années reconnue dans les accords de Libreville pour permettre à Bozizé de terminer son mandat est caduque dans la mesure où le siège de président qui revenait à Bozizé a été abandonné par le titulaire. Ce qui soulève deux hypothèses : soit le premier ministre de la transition reconnu par les accords de Libreville conduit la transition jusqu’à  son terme, avec l’organisation d’élections présidentielle et législatives justes et transparentes ; soit on désigne de commun accord (Seleka et opposition démocratique) une autorité consensuelle chargée de mener cette transition jusqu’aux différentes élections prévues.

 

Accepter l’auto-proclamation du chef de la Seleka comme président de la République c’est reconnaître la réalité d’un coup d’Etat avec bien évidemment les conséquences politiques qui en découlent et qui sont bien loin de traduire l’esprit des accords de Libreville. Les Centrafricains doivent savoir à quel repas ils vont être conviés pour ne pas se retrouver encore à voir des cadavres derrière leurs maisons, le long de leurs routes et dans leurs champs.

 

Il appartient aux partis politiques d’expression démocratique et aux dirigeants de la Seleka de savoir que le peuple Centrafricain a trop souffert et qu’il est fatigué. On ne doit plus reprendre, en dépit de la démocratie, les vers qui ont pourris les grains de maïs pour ensemencer un champ avec des grains pourris. Des Centrafricains ont aidé des pouvoirs à tuer d’autres Centrafricains. Ils se sont enrichis pendant que leurs sœurs et leurs frères Centrafricains mouraient sans être soignés. Ils prétendent revenir aux responsabilités en leurrant le peuple avec de faux costumes.


Les Centrafricains ont compris ça depuis. Même s’ils ont parfois réagi à travers leur indifférence et leur humour, c’était le cœur serré. En n’ayant pas compris cela, les dirigeants qui ont présidé aux responsabilités de ce pays, se sont tous trompés et ont fini par fuir les palais qui furent naguère les lieux de leurs réjouissances, sans se soucier comme ils l’avaient toujours fait, du misérable peuple CENTRAFRICAIN.

 

Au moment où nous reprenons ce billet que nous avons commencé avant la composition du nouveau gouvernement d’union nationale, nous apprenons que les partis de l’opposition démocratique au pouvoir de BOZIZE s’abstiennent de prendre part au gouvernement, compte tenu de la manière dont celui-ci a été composé puis diffusé.

 

L’on voit bien que la même démarche qu’avait prise BOZIZE pour composer son dernier gouvernement a inspiré les dirigeants de la SELEKA pour composer le leur.  Tout le comme le PREMIER MINISTRE  de la transition reconnu internationalement n’a pas eu de réaction ferme par rapport à l’attitude de BOZIZE, là encore il laisse passer une occasion où il aurait affirmé son autorité, avant même que le chef de la SELEKA ne s’autoproclame Président de la République.

 

A croire qu’en CENTRAFRIQUE, les PREMIERS MINISTRES sont des hommes de paille, qui ne doivent même pas broncher devant tous les dérapages. L’exemple du précédent PREMIER MINISTRE est encore vivace dans l’esprit de chacun.

 

« L’Afrique a besoin d’institutions fortes », disait  B. OBAMA. Le CENTRAFRIQUE a besoin d’hommes forts, pas forts dans l’usage de la force des armes, mais forts dans les idées, les convictions et les actions pour la mise en place d’une politique de développement réel.

 

Il ne suffit pas de composer un gouvernement saupoudré de quelques individus couvrant l’éventail régional du CENTRAFRIQUE pour croire qu’on mène une action réelle d’équilibre politique. Il ne suffit pas de composer un gouvernement pléthorique pour satisfaire les intérêts des uns et des autres pour se convaincre de mener une politique juste.

 

La politique juste, c’est de tenir compte des réalités du pays, d’avoir des idées claires et des objectifs bien précis et de s’entourer d’une équipe d’hommes valables, capables de conjuguer leurs forces vers les buts fixés. Cette politique permettra au peuple centrafricain de respirer enfin, de vraiment se sentir bien chez lui.


Malheureusement des exactions sont encore commises sur le peuple, les partis politiques manifestent déjà leur mécontentement, car l’évidence voudrait qu’une période de transition soit une réelle période de transition, courte mais efficace pour mener à terme les missions d’une transition. Et pour cela, un gouvernement de transition doit se passer de satisfaire les intérêts des uns et des autres pour ne se concentrer qu’à ses missions, qui ne sont pas celles d’un gouvernement mandaté par le peuple, un gouvernement élu pour appliquer la politique qui lui a valu le mandat du peuple.

 

Le changement est mal parti, il appartient aux chefs de la SELEKA de corriger la trajectoire, aux partis politiques de savoir qu’ils ont du pain sur la planche, un pain qu’il ne convient pas de percevoir au bout de son nez, mais qui nécessite une perspicacité et une clairvoyance politiques nécessaires si l’on ne veut pas continuer à voir le CENTRAFRIQUE poursuivre son « irrésistible » descente aux enfers.


 

ADOLPHE PAKOUA

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 03:57

 

 

 

Bangui pagaille

 

 

BANGUI : DES CAS D’EXACTIONS SE POURSUIVENT ENCORE DANS LA VILLE

 

Bangui, 1er avril 2013 (RJDH) Des exactions commises  par des éléments de la Séléka sur  des habitants de la ville de Bangui   continuent d’être signalés, malgré la mise en garde et le rappel à l’ordre lancé par les nouvelles autorités du pays.

 

Le fait récent s’est produit ce matin 1er avril, où des passants se sont faits  arrêtés et agenouillés  pour  ne pas avoir versé une  somme de 500 FCFA qui leur ont été demandé  par des éléments  de la Séléka qui sont basés dans certaines artères de la ville de Bangui.

 

Vers la fin de la journée du dimanche 31 mars, la maison d’un particulier a été pillée dans le 8ème  arrondissement de Bangui par  des hommes armés, habillés en tenus militaires. D’après les habitants de cette localité et témoins de l’évènement, il s’agirait des hommes de la Séléka à bord d’un  pick-up  sur lequel est inscrit ‘’INTERVENTION RAPIDE’’.

 

Un autre incident s’est produit  le 5ème arrondissement de Bangui où un jeune homme âgé d’environ 28 ans,  est  mort après avoir reçu une balle perdue tirée par les éléments de la Séléka. Ces derniers se sont lancés à la poursuite d’un conducteur de voiture.  « L’acte a eu lieu au moment où les hommes de la Séléka se sont lancés à la poursuite  d’un conducteur d’une voiture qui aurait frôlé leur  véhicule.  C’est en ouvrant le feu que le jeune a reçu une balle », a fait savoir un des témoins.

 

Le ministre de la communication et membre de la coalition Séléka, Christophe Gazam-Betty, a demandé à ses troupes de mettre fin aux exactions qu’ils continuent de commettre sur la population civile. Un appel lancé ce jeudi 28 mars sur les ondes de la radio nationale.

Il  a demandé aux éléments de la coalition  d’arrêter de faire de tirs de sommation, traumatisant la population. Il a mentionné que les hommes armés qui seront surpris  en train de commettre une quelconque exaction seront désarmés automatiquement et transférés en prison.

 

 

 

BANGUI : LA POPULATION SE PLAINT DE L’AUGMENTATION DU PRIX DE TRANSPORT

 

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Bangui, 1er avril 2013 (RJDH) Le prix de  transport en commun a sensiblement augmenté après la prise du pouvoir par la coalition Séléka. Des usagers ont du mal à payer les tarifs des taxis et bus. Une situation liée à l’augmentation des prix de carburant dans les station-service.

 

D’après le constat fait par le RJDH, le taxi se paye maintenant à 250FCFA  au lieu de 160 FCFA et le prix des bus passent de  135 FCFA à 200 FCFA les frais de bus.

 

Du côté des receveurs de bus et les conducteurs de taxis, l’augmentation du prix de transport est due aux frais supplémentaires qu’ils payent lors des achats de carburants dans les stations-service, en plus de la hausse du prix de carburant. Ces frais sont exigés par des éléments de la coalition Séléka qui sécurisent ces lieux.

 

« Nous sommes obligés d’augmenter les tarifs, parce que nous payons 1000 FCFA à la pompe au lieu de 800 Frs. En plus les éléments de la Séléka nous exigent de verser encore 1000 francs, pour chaque taxi et bus », a expliqué Soulé Narcisse, conducteur de taxi.

 

La même source a expliqué que les éléments de la Séléka ont ouvert un cahier à la station afin d’enregistrer tous conducteurs qui vont passer verser les 1000 FCFA. « Ce qui nous fait mal, c’est que ces militaires nous obligent ce versement, c’est une contrainte pour tous les conducteurs », a-t-il  ajouté.

 

Cet état des choses complique la collaboration entre les usagers et les conducteurs, occasionnant souvent les disputes.

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