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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 00:08

 

 

oubangui430.jpg

 

Vendredi, 28 Octobre 2011 14:22

Les habitants des villes de Bangui en République Centrafricaine et ceux de Zongo en République Démocratique du Congo seront bientôt reliés. Un projet de construction d’un pont est en vue pour faciliter cet échange. Le protocole d’entente a été signé en fin de matinée du mercredi 27 octobre 2011, entre les deux pays au Ministère centrafricain du Plan, de l’Economie et de la Coopération Internationale, de l’Intégration Régionale et de la Francophonie.

Le financement de ce projet qui lèvera la barrière naturelle entre ces deux pays a été rendu possible grâce à la Banque Africaine du Développement (BAD).

Les travaux s’inscrivent dans le cadre du projet transafricain qui consiste à construire des infrastructures routières allant jusqu’à Bujumbura la capitale Burundaise.

Le projet vise aussi à permettre au pouvoir de Bangui de commercialiser son électricité produite par l’Energie Centrafricaine (ENERCA) à son voisin.

Cet échange commercial mettra en œuvre un autre projet intitulé «  Pool Energétique en Afrique Centrale », qui a pour objectif de fournir de l’électricité aux pays de la sous-région.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 01:52

 

boz

 

Voilà plusieurs semaines que les rumeurs les plus folles courent sur le sort du président BOZIZE. On le dit malade voire déjà mort. Cela devient insupportable. Même des sites web étrangers comme celui de l’opposition tchadienne tchadactuel.com souvent assez bien informé sur l’entourage du président Idriss DEBY dont on connaît suffisamment l’implication en Centrafrique et en particulier l’influence sur BOZIZE, contribue aussi à la diffusion de ces rumeurs.

Le président centrafricain semble comme éprouver lui-même un malin plaisir à alimenter ces rumeurs et entretenir le doute sur son sort alors que toutes ces rumeurs sur sa mort, chose impensable, ne semblent pas émouvoir ni affecter outre mesure les Centrafricains dont la seule préoccupation est que sa succession ne se réduise pas à une guéguerre redoutée entre Sylvain NDOUTINGAÏ et son fils Francis BOZIZE par leur milices entreposées.  

Ces temps derniers en effet, ses apparitions publiques sont extrêmement rares. Le nombre des conseils de ministres qu’il a présidés s’est singulièrement réduit et débutent aux environs de 18 heures pour s’achever vers 23 heures ou minuit, créneau horaire qui correspond à sa disponibilité physique qu’il impose aux autres membres du gouvernement dont certains rapportent qu’il lui arrive souvent de piquer du nez en pleine séance et de se réveiller en sursaut.  

Une chose est certaine. BOZIZE est réellement malade même s’il ne veut pas l’admettre et ne mène pas une vie normale d’un chef d’Etat en pleine capacité de ses moyens, notamment ces temps derniers. Il n’est pas rare qu’il puisse disparaître trois ou quatre jours dans la semaine sans qu’on soit à même de le localiser, son très proche entourage excepté.

Généralement, il se retranche dans son village vers Bossangoa où parfois dans sa ferme non loin de la capitale aux environs de Bossembélé pour se livrer à des activités mystiques et souvent irrationnelles, voire peut-être pour se faire soigner qui sait ? Il est déjà arrivé que certains de ses pairs chefs d’Etat aient cherché vainement à le joindre au téléphone pendant ces mystérieuses absences, rapportent des personnes qui lui sont proches.

Dès lors, cela laisse la porte grande ouverte aux suppositions et spéculations de toutes sortes. Pendant ce temps malheureusement, le pays n’est pas géré s’agissant des grandes difficultés qui l’assaillent et qui ont pour noms insécurité chronique, famine et malnutrition endémiques, eau potable et courant électrique, plusieurs ponts cassés dans la capitale qui ne sont pas réparés etc…Seule la diffusion par la radio nationale de plusieurs décrets présidentiels accordant des grades militaires à quelques soldats qui donne vaguement l’impression à la population que le président est bien là aux commandes.

On ne l’a pas vu à l’aéroport aux côtés des autres généraux pour accueillir la dépouille du chef d’Etat-Major des FACA, le général André MAZI, qui a été dernièrement rapatriée du Gabon où le pauvre avait rendu l’âme. C’est très discrètement qu’il a quitté Bangui peu après l’arrivée du corps du général MAZI pour prendre part à une réunion de sa loge franc-maçonnique à Brazzaville vendredi et samedi derniers.

Le pays est pourtant bloqué à tout point de vue et il n’y a aucun espoir de conclure à court terme un programme quelconque avec les institutions de Bretton Woods en raison de nombreux et graves dérapages sur ses finances publiques estimés à environ 49 milliards de F CFA.  Le versement des salaires aux agents de l’Etat commence à être de plus en plus laborieux et BOZIZE a déjà recommencé à tendre la main de mendiant à certains chefs d’Etat de la sous-région. Après avoir sollicité son homologue du Tchad, on lui prête l’intention de se rendre dans les prochains jours chez celui de Malabo. Une éternelle répétition en quelque sorte…jusqu’à quand ?

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 00:18

 

 

Bozizé 15 mars 2011

 

 

« L’exécution budgétaire en 2010 fait apparaitre des dérapages importants qui constituent une source de préoccupations majeures. En particulier, le système de gestion de la chaîne de dépense informatisée GESCO a été systématiquement contourné avec un recours croissant à des procédures exceptionnelles de paiement des dépenses de l’Etat. Cette pratique a été essentiellement le fait du Trésor et dans une moindre mesure de la Direction Générale du Budget à hauteur d’environ 49 milliards de FCFA, comparé à 46,2 milliards FCFA de dépenses financées sur ressources propres (hors salaire et frais financiers) correctement enregistrées. Ces opérations en dehors de la procédure normale, et qui n’ont été comptabilisées que partiellement, ont entraLe îné une accumulation de nouveaux arriérés de paiement en 2010, dont la mission n’a pas pu établir le montant exact, mais qu’elle évalue à environ 33 milliards de FCFA, soit 3,3% du PIB.[1] Les dépenses prioritaires pour lesquelles les crédits avaient été prévus dans le budget en ont le plus souffert ».

Recommandation

Rétablir et suivre rigoureusement les principes de l’orthodoxie budgétaire et renforcer la transparence. Au regard des dérapages constatés, le principe établi qu’aucun engagement de dépense ne saurait intervenir en dehors du circuit budgétaire doit être respecté sans faille, limitant au strict minimum les cas de dépenses effectuées par les procédures extraordinaires, qui devraient en l’occurrence être régularisées sous huitaine. L’utilisation effective et généralisée de l’outil informatique devrait renforcer la transparence et permettre de renseigner en temps réel sur l’exécution du budget et renforcer la gestion au jour-le-jour de la trésorerie. Une pleine maîtrise du système informatique Gesco est impérative. Gesco doit devenir, à la fois, un outil efficace de gestion de la chaîne de dépense, de contrôle du respect des procédures et d’information budgétaire. A ce titre, les efforts des autorités devraient se concentrer sur son renforcement de façon à pouvoir déclarer comme nulle et non avenue toute opération opérée en dehors de Gesco. Le travail de réconciliation des chiffres sur l’exécution budgétaire en 2010 et 2011 devrait se poursuivre, en vue d’une classification appropriée des dépenses effectuées en dehors du circuit normal. La mission réitère l’importance de l’unicité de caisse du Trésor avec la centralisation de toutes les recettes publiques.

Voici le constat fait suivi de la recommandation qu’écrivait avec une certaine gravité dans son aide-mémoire, la mission du FMI venue à du Bangui du 30 juin au 13 juillet 2011. En clair, le Trésor, sous la direction du général Guillaume LAPO, s’est soustrait des obligations d’utilisation du système informatique des dépenses GESCO afin de mieux pouvoir pomper dans les caisses.

C’est ce qui a permis à tous ces dignitaires du régime tels que le chef de cabinet particulier de BOZIZE, Joël SINFEI MOIDAMSE, Mme Marylin ROOSALEM, certains ministres comme Fidèle GOUANDJIKA, et bien d’autres individus dont les noms apparaissent dans les tableaux de décaissement du Trésor que C.A.P a commencé à publier, à se rendre régulièrement au Trésor  durant cette année préélectorale 2010 pour se faire remettre de fortes sommes d’argent sous de fallacieux prétextes.   

Selon nos informations, à la direction du budget, un certain effort a été fait pour que le plan comptable soit appliqué mais au Trésor, le DG Guillaume LAPO ne voulait pas entendre parler de plan comptable. Par son fait, l'application du système GESCO qui fonctionne parfaitement au budget est devenue impossible au Trésor. Par sa complicité et celle de Boniface YOMBO son 2ème Fondé de pouvoir et un de ses obligés, malgré la présence des soldats des FACA affectés à la protection du local abritant le serveur de GESCO, un sabotage a été perpétré sur les machines causant un coup dur à ce serveur. Ayant reçu de l'argent pour acheter un groupe électrogène de relais pour alimenter le local du serveur afin de maintenir les appareils en marche en cas de coupure, Guillaume LAPO a longtemps refusé d’acheter ce groupe.

Une nouvelle mission du FMI est annoncée pour arriver à Bangui le 2 novembre prochain mais le DGT, le général Guillaume LAPO a été limogé entre temps et laissé en liberté pour continuer à jouir de tout l’argent qu’il a détourné durant sa fonction au Trésor. La réparation des toilettes de son bureau à 10 millions de F CFA, son véhicule acheté à 149 millions de F CFA ainsi que les prétendues heures supplémentaires qu’il se faisait payer trois fois par mois sans qu’aucun texte ne l’y autorise.

La rédaction de Centrafrique-Presse publiera lundi prochain le tableau du siphonage du trésor au mois de mars 2010 qui a atteint plus de 2, 6 milliards de F CFA dont plus de  2,4 milliards empochés par quasiment les mêmes personnes de la clique de BOZIZE, à savoir : Joël SINFEI MOIDAMSE, Fidèle GOUANDJIKA, Thomas ZANDANGA, Francis BOZIZE, Guillaume LAPO et bien d’autres noms encore.

Rédaction C.A.P



 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 23:14

 

 

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WASHINGTON AFP / 27 octobre 2011 22h29 - Le python birman, l'un des plus grands serpents du monde, pourrait détenir les clés de nouveaux traitements pour prévenir ou combattre les maladies cardiaques humaines, espèrent des chercheurs américains dont l'étude est publiée jeudi.

Ce reptile, qui peut mesurer jusqu'à neuf mètres de long avec un poids de 90 kilos, capable d'avaler une biche ou un alligator, sécrète des acides gras dont les propriétés paraissent faire des miracles sur le coeur, révèlent ces travaux menés sur ces pythons et des souris par des chercheurs de l'université du Colorado à Boulder (ouest).

Ils ont découvert que les quantités de triglycérides -- principal élément formant des graisses et huiles naturelles -- étaient multipliées par 50 dans le sang des pythons un jour après avoir englouti une proie.

Malgré la forte augmentation de ces graisses dans l'organisme des serpents, les auteurs de l'étude, parue dans la revue américaine Science datée du 28 octobre, n'ont pas constaté de dépôts graisseux dans leur coeur.

De plus, ils ont mesuré l'accroissement d'une enzyme, appelée superoxide dismutase, bien connue pour ses puissants effets protecteurs sur le muscle cardiaque, y compris chez l'homme.

Après avoir déterminé la composition chimique du plasma sanguin (composant liquide du sang) de pythons en pleine digestion, ces chercheurs ont injecté ce liquide ou une substance similaire reconstituée dans des pythons qui avaient l'estomac vide.

Après ces injections, ces serpents ont montré un net accroissement du coeur et des indications d'une bonne santé cardiaque. Les chercheurs ont répété l'expérience avec des souris et constaté les mêmes effets bénéfiques sur le coeur des rongeurs qui a augmenté de taille.

Nous avons découvert qu'une certaine combinaison d'acides gras peut avoir des effets favorables sur la croissance cardiaque chez des organismes vivants, explique Cecilia Riquelme, principal auteur de l'étude.

Maintenant nous essayons de comprendre le mécanisme moléculaire derrière ce processus et espérons que les résultats débouchent sur de nouvelles thérapies pour mieux traiter les maladies cardio-vasculaires humaines, ajoute-t-elle.

De précédentes études ont montré que la masse du coeur de pythons birmans augmentait de 40% dans les 24 à 72 heures après un gros repas et que l'activité de leur métabolisme quadruplait immédiatement après avoir avalé leur proie.

Les pythons, qui peuvent jeûner pendant un an avec peu d'effets néfastes sur leur santé, voient leur coeur quasiment doubler de taille après un repas.

Puisque cet accroissement de la masse du muscle cardiaque est similaire chez des athlètes comme le champion cycliste Lance Armstrong ou le nageur Michael Phelps, étudier le coeur des pythons pourrait aider les chercheurs à améliorer la santé cardiaque des humains, jugent ces scientifiques.

Ils notent qu'il y a aussi de mauvaise augmentation du volume du coeur due à l'hypertrophie, principale cause de morts subite chez les jeunes athlètes.

Si des maladies peuvent provoquer un épaississement du muscle cardiaque et une réduction des chambres du coeur résultant du fait qu'il travaille plus pour pomper le sang, un élargissement résultant d'un exercice vigoureux est en revanche une bonne chose, souligne Leslie Leinwand, professeur de biologie à l'Université du Colorado qui a dirigé ces travaux.

Il y a un grand nombre de personnes qui ne sont pas en mesure de faire de l'exercice car souffrant d'une maladie cardiaque, note cette biologiste ajoutant quil serait bien de mettre au point un traitement capable d'induire la croissance de cellules cardiaques chez ces malades.


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 23:11

 

 

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Reuters Mis à jour le 27/10/2011 à 19:00

Areva a publié jeudi des ventes en recul de 3,5% sur les neuf premiers mois de 2011 et fait état d'une légère diminution de son carnet de commandes au troisième trimestre, conséquences entre autres de l'impact de l'accident de Fukushima. Le spécialiste public du nucléaire, qui doit présenter le 13 décembre sa nouvelle stratégie dans le contexte de l'après-Fukushima, a enregistré au 30 septembre un chiffre d'affaires de 5,950 milliards d'euros, contre 6,168 milliards sur les neuf premiers mois de l'an dernier.

A données comparables (périmètre et taux de changes constants), la baisse du chiffre d'affaires est ramenée à 1,5%, précise Areva dans un communiqué. Sur le seul troisième trimestre, le chiffre d'affaires a reculé de 2,9% (-1,3% à données comparables), à 1,953 milliard d'euros. Le carnet de commandes, à 42,7 milliards d'euros au 30 septembre, est en repli de 1,0% par rapport à fin juin mais stable par rapport au 30 septembre 2010. "Les annulations de commandes constatées depuis l'accident de Fukushima sont restées limitées à 301 millions d'euros à fin septembre 2011", note le groupe.

"S'adapter à l'après-Fukushima"

A données comparables, les activités mines-amont ont enregistré une baisse de 3,2% sur les neuf premiers mois de l'année par rapport à la même période l'an dernier, tandis que les réacteurs et services enregistraient une croissance de 4,0%, l'aval une baisse de 14,7% et les énergies renouvelables un bond de 53,2%.

Le nouveau président du directoire d'Areva, Luc Oursel, a par ailleurs fait savoir le 12 octobre que le groupe pourrait décaler certains investissements pour s'adapter au contexte de l'après-Fukushima, jugeant "impératif" d'améliorer les finances du groupe public, détenu à près de 90% par l'Etat.  Areva a d'ores et déjà révisé à la baisse son scénario de croissance du marché nucléaire mondial pour tenir compte des décisions consécutives à la catastrophe nucléaire japonaise.

 Selon un article du Figaro publié vendredi, le plan stratégique que dévoilera Areva en décembre pourrait se traduire par la suppression de 3.000 à 4.000 postes selon "le scénario le plus dur évoqué au sein du management". Avant la publication du chiffre d'affaires, jeudi, l'action Areva a terminé en hausse de 5,26% à 22,50 euros.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 23:03

 

 

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Jeudi, 27 Octobre 2011 14:33

 

La Cour Constitutionnelle centrafricaine a rendu public le 26 octobre son arrêt sur les résultats des élections législatives partielles du 4 septembre dernier. Sur les 14 sièges à pourvoir au législatif, le parti travailliste KNK a sans grande surprise, raflé 8 sièges.

Le parti au pouvoir du Président François Bozizé a réussi désormais à avoir la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Sur les 105 sièges, le KNK en occupe 76. Les 29 autres sièges sont occupés, soit par d’autre partis de la majorité présidentielle, soit par des indépendants.

Cet arrêt de la cour constitutionnelle met un terme à une longue période électorale, toujours contestée par l’opposition démocratique. Celle-ci avait rejeté, après le premier tour du 23 janvier 2011, les résultats, et même refusé de participer à la suite du processus. Elle continue d’ailleurs d’exiger l’annulation pure et simple des résultats en alléguant de fraudes massives.

L’opposition a d’ailleurs mis en place à cet effet, le Collectif des Forces du Changement (CFC). Le Candidat indépendant à l’élection présidentielle, le défunt Ange-Félix Patassé avait créé de son côté une plate-forme politique postélectorale dénommée « Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011).

L’objectif visé par le front « est de lutter pour défendre la Constitution de la République, obtenir l’annulation et la reprise des élections groupées du 23 janvier 2011 dans le respect du code électoral et, obtenir la dissolution de la CEI et sa recomposition », selon les documents de base du FARE-2011. Le FARE continue toujours à demander l’annulation des élections de 2011 dans le pays.

Toutefois, depuis le samedi 27 août 2011, il a été réduit au silence après  avoir raté un meeting dit de « vérité », à la place Marabéna à Bangui. Les forces de l’ordre avaient investi les lieux et avaient empêché le mouvement de tenir sa rencontre.

 

NDLR : Cette chambre est une véritable honte nationale car étant la seule émanation de la volonté de confiscation du pouvoir de BOZIZE et son clan familial et politique. A la première occasion elle doit être dissoute comme le réclame en vain le FARE 2011 depuis le hold-up électoral du 23 janvier dernier. AUjourd'hui, le pays est dans une impasse totale voire complètement bloqué à tout point de vue en dépit de la cécité et surdité de BOZIZE qui ne veut rien savoir.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 22:59

 

 

logo-Total.jpg 

(Marchés tropicaux et méditerranéens 27/10/2011)

La filiale en Centrafrique du groupe pétrolier Total vient de remporter le gros lot… de la tombola organisée par l’État et Ecobank pour inciter les contribuables à payer leurs impôts.

Si la prospection pétrolière au nord de la Centrafrique n’a toujours pas révélé de gisement susceptible de faire rentrer le pays dans le cercle convoité des producteurs d’hydrocarbures, la filiale centrafricaine du groupe pétrolier français Total a tout de même gagné le gros lot le 21 octobre dernier : un congélateur de 400 litres !

Aussi cocasse que soit la nouvelle révélée par l’Agence Centrafrique Presse (Acap), elle est toutefois symptomatique de la difficulté qu’a l’État à récolter les taxes et impôts auprès des contribuables. C’est en effet dans le but d’inciter les citoyens imposables à verser leur dû au Trésor Public que ce dernier et la filiale centrafricaine d’Ecobank ont uni leurs efforts et décidé d’organiser une tombola dénommée « Eco Trésor ». La règle est simple : toute personne physique ou morale qui s’acquittera des ses impôts et taxes pour un montant supérieur ou égal à FCFA 100 000 (un peu plus de € 152) dans l’agence Ecobank de Bangui, qui fait donc office de perception, se verra remettre un billet de loterie.

L’opération qui a démarré le 1er octobre et qui prendra fin le 31 décembre fera ainsi l’objet de plusieurs remises de prix au fur et à mesure des tirages au sort. L’heureux gagnant de la première session est donc Total Centrafrique qui repart avec un congélateur de 400 litres. Christian Assossou, le directeur général d’Ecobank Centrafrique qui souhaite ouvrir d’autres agences en province pour faciliter la collecte de l’impôt, a tenu à encourager les contribuables à suivre l’heureux exemple de Total.


par Benoît THELLIEZ

© Copyright Marchés tropicaux et méditerranéens

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 15:48

 

 

centrafrique-carte

 

Âîtä,

 

L'actualité nationale est plus que dramatique. Le pays se meurt, sous nos propres yeux. C'était cela, son destin national à compter du 13 Août 1960 ?

 

Les limites humaines sont ici évidentes, en plus de la moralité permissive de tout un chacun d'entre nous, responsable ou citoyen lambda...

 

Pourtant, le Seigneur Dieu exerce encore Sa grande patience...  Question : "Jusqu'à quand, Seigneur ?"

 

Bonne lecture !

 

C. MABADA-MABAYE - Pasteur

 

MERCREDI 19 OCTOBRE 2011

 

BÊAFRÎKA : MÄ NZAPÄ TÎ MO ! (1)

(Bêafrîka : Écoute ton Dieu !)

 

*   *   *

 

DIEU : SEULE SOURCE DE TOUT POUVOIR

 

*   *   *

 

q LECTURE BIBLIQUE

 

 * DANIEL 4 : 17 - 18 

 

 « 17 Cette sentence est un décret de ceux qui veillent ; cette résolution est un ordre des saints, afin que tous les vivants sachent que le Très-Haut domine sur toute royauté humaine, qu’il accorde la royauté à qui il veut, et qu’il établit roi le plus insignifiant des hommes. »

 

18 Tel est le rêve que j’ai eu, moi le roi Nabuchodonosor. Quant à toi, Beltchatsar, donne–m’en l’interprétation puisque tous les sages de mon royaume s’en sont montrés incapables, mais toi, tu le peux, car l’esprit des dieux saints réside en toi ».

 

q EXHORTATION

 

Le saviez-vous ? L’astrologie serait née dans l’ancienne Chaldée, région située au nord du Golfe Persique. Tous les rois de Chaldée, devenue plus tard Babylone et, aujourd’hui, l’Irak (en partie), avaient des astrologues attitrés pour les conseiller au sujet de l’avenir.

 

Hérodote, le père des historiens, parle dans ses œuvres de l’extraordinaire cité de Babylone et de la très haute ziggourat (ou observatoire) d’où les astrologues suivaient la marche des étoiles. Les ruines de plusieurs de ces ziggourats ont été découvertes dans cette région par les archéologues du XXè siècle. Les astrologues, c’est certain, y étaient des personnages très importants de l’Etat.

 

Le passage biblique lu plus haut constitue des paroles sorties de la bouche-même du roi de Babylone de l’époque, Nébucadnetsar, qui a déporté une partie très importante des Juifs dans son pays après la conquête de Juda et la destruction de Jérusalem en 586 avant J.C. Il était en train de raconter au prophète juif Daniel, captif lui aussi, un songe qu’il eut durant la nuit et dont il cherchait désespérément à en percer la signification profonde.

 

Mais arrêtons-nous un instant sur cet extraordinaire phénomène : habituellement, c’est par la bouche d’hommes spécialement choisis, appelés « prophètes » et envoyés par Lui-Même que le Seigneur Dieu proclame aux hommes les vérités qu’Il désire leur faire entendre. Ici, ce n’est pas le cas : Nébucadnetsar n’est en rien un envoyé (ou prophète) de Dieu et, de plus, il est païen, c’est-à-dire, un non-Juif et, en plus, un fervent pratiquant du polythéisme de son époque ! Et pourtant, Dieu n’a pas hésité un seul instant à proclamer cette vérité cardinale par sa bouche de païen : la seule véritable Source du Pouvoir dans le monde, visible et invisible, c’est Dieu. Et ce n’est pas la première fois que le Seigneur procède ainsi : par le passé, Il n’avait pas hésité, alors que les Israélites cherchaient encore à atteindre la Terre Promise, à parler au devin Balaam par son ânesse (Nombres 22 : 22 – 30 ; 2 Pierre 2 : 15 – 16).

 

Ne nous fions donc pas uniquement à nos seuls sens et à nos jugements, censés être plus fiables que ceux des autres : Dieu reste absolument libre, en tout temps et en tout lieu, de choisir l’instrument, même le plus vil, qu’Il désire employer pour communiquer un message vital et précis aux hommes.

 

Aujourd’hui, ce message vital n’est autre que celui qui concerne, depuis toujours, la source la plus légitime, et donc la plus fiable qui soit du Pouvoir : Dieu en personne. Rien, ni nul autre ne peut prétendre L’en déposséder et, encore moins, accéder à quelque position d’autorité que ce soit, sans Sa permission expression. En avons-nous seulement conscience ?

 

Les astrologues, les devins, les féticheurs, la sorcellerie…

 

Avant, pendant et après la conquête et l’exercice du Pouvoir… Quelle perte de temps, quel esclavage spirituel, et quelle insulte à la gloire du Dieu de l’Univers !

 

La dramatique conséquence de tout cela, c’est la colère de Dieu s’abattant de mille et une manières sur l’individu qui se livre à ces pratiques abominables aux yeux du Très-Haut, et sur sa famille, s’il ne s’en détourne pas promptement.

 

C’est aussi, et surtout, la perdition éternelle, c’est-à-dire, la séparation définitive et éternelle de la Présence glorieuse du Seigneur Dieu, à moins qu’on ne se repente sincèrement de ces abominations pour ne plus s’attacher qu’à Dieu seul, et n’accomplir que Sa seule volonté, en tout temps, en tout lieu, et en tout domaine d’activité.

 

La sagesse ! La sagesse ! La sagesse ! À consommer sans modération si l’on veut être approuvé de Dieu et béni de Lui en tout ce que nous entreprenons durant notre bref séjour ici-bas…

 

C’est, à tout le moins, le sens profond du texte biblique suivant, soumis à votre perspicacité :

 

q PROVERBES 8 : 1 – 21, 32 – 36

 

« 1 Écoutez : la Sagesse appelle, la raison élève la voix. 2 Elle est postée sur les hauteurs, le long des routes, aux carrefours. 3 Tout près des portes de la ville, là où l’on passe pour entrer, elle fait retentir sa voix : 4 « C’est à vous, humains, que je parle, c’est pour vous que ma voix se fait entendre, 5 à vous, stupides : apprenez donc à réfléchir ; et à vous, insensés : devenez des gens raisonnables ! 6 Écoutez-moi, car j’ai à dire des choses capitales, et ce sont des paroles justes qui franchiront mes lèvres.

 

7 Oui, ma bouche proférera la vérité, le mal fait horreur à mes lèvres, 8 et mon palais proclamera uniquement ce qui est juste. Il n’y aura rien d’équivoque ni de retors dans mes paroles, 9 elles sont toutes justes pour qui comprend les choses, toutes sont judicieuses pour qui a de la science. 10 Recherchez mon éducation plutôt que de l’argent, et choisissez la connaissance plutôt que l’or, l’or le plus pur. 11 Car la sagesse est préférable aux perles précieuses, et les biens les plus désirables ne sauraient l’égaler.

 

12 Moi, je suis la Sagesse, j’habite à côté de la réflexion, j’ai découvert la science et la circonspection. 13 Révérer l’Eternel, c’est détester le mal. Je déteste l’orgueil, la suffisance, la conduite mauvaise et la bouche menteuse. 14 C’est à moi qu’appartiennent les bons conseils et la prudence. Je possède l’intelligence et la puissance. 15 C’est par moi que règnent les rois, et que les princes décrètent des lois justes. 16 Par moi gouvernent tous les chefs, tous les hommes d’Etat et tous les magistrats sur terre.

 

17 Moi, j’aime ceux qui m’aiment, et ceux qui me recherchent ne manquent pas de me trouver. 18 Je suis accompagnée de la richesse et de l’honneur, du bonheur et des biens durables. 19 Mon fruit est plus précieux que l’or, oui, même que l’or le plus fin, et les profits que je rapporte valent mieux qu’un argent de choix. 20 Je marche sur la voie de la justice et je suis les sentiers de l’équité, 21 pour combler de biens ceux qui m’aiment et remplir leurs trésors…

 

32 Maintenant donc, mes fils, écoutez-moi : heureux tous ceux qui suivent les voies que je prescris ! 33 Écoutez mes leçons, et vous deviendrez sages. Ne les négligez pas ! 34 Car : heureux l’homme qui m’écoute, oui, qui vient veiller à mes portes jour après jour, et qui monte la garde devant l’entrée de ma maison.

 

35 Car celui qui me trouve a découvert la vie, il obtient la faveur de l’Eternel. 36 Mais il se fait tort à lui–même, celui qui me désobéit : tous ceux qui me haïssent aiment la mort. »

 

Autorités de Centrafrique : confiez-vous de tout cœur en l’Éternel des cieux, Source ultime de votre pouvoir dans ce pays qu’Il aime ; obéissez-Lui de manière intègre, et vous verrez de vos propres yeux, avant de quitter ce monde pour Lui rendre compte de tous vos faits et gestes, privés ou publics, qu’Il sait tenir parole à l’égard de quiconque s’abandonne en toute chose entre Ses mains toutes-puissantes et cela, au grand bonheur de vos propres familles aussi bien qu’à celui de notre Nation !

 

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

Mercredi 19 Octobre 2011

 

*   *   *

MERCREDI 26 OCTOBRE 2011

 

BÊAFRÎKA : MÄ NZAPÄ TÎ MO ! (2)

(Bêafrîka : Écoute ton Dieu !)

 

*   *   *

 

LES REPROCHES DE L’ÉTERNEL DES CIEUX À SON PEUPLE (1)

 

*   *   *

 

Avant d’entrer définitivement dans Sa grande colère qui, irrémédiablement, a conduit le reste de Son peuple, Juda et Benjamin, en déportation à Babylone pour 70 ans bien comptés, l’Éternel des cieux, le Dieu d’Abraham, a pris soin de l’avertir, par la bouche de Ses prophètes tels Ésaïe, Ézéchiel et Michée, pour la seule raison qu’Il ne désire pas la mort du pécheur, mais que celui-ci se montre attentif à Son avertissement, change de conduite et… vive !

 

Ces avertissements et ce désir de repentance et de vie, aujourd’hui millénaires, concernent-ils aussi la République Centrafricaine, notre pays ?

 

Oui, très chers compatriotes. Et pour deux raisons essentielles :

 

1)      Jésus-Christ à la Samaritaine : « Le salut vient des Juifs » (Jean 4 : 22), et

 

2)      « 11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. 12 Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber ! » (1 Corinthiens 10 : 11 – 12).

 

« Le salut vient des Juifs » : c’est l’accomplissement magistral de la promesse que Dieu a faite à Abraham selon laquelle « toutes les familles de la terre seront bénies en toi » (Genèse 12 : 3)… Le Centrafrique, touché depuis plus d’un siècle par l’Évangile de Jésus-Christ, ne saurait donc nier cette vérité. C’est donc en se soumettant de manière stricte et fidèle à la Parole de Dieu, de la Genèse à l’Apocalypse, qu’il verra de ses propres yeux sa délivrance de tous les dangers de dislocation territoriale qui, désormais, l’assaillent de toute part, face à l’impuissance avérée des forces armées à l’en protéger.

 

Quant au second passage tiré de la première lettre de Paul à l’Église de Corinthe, il est tout à fait explicite pour quiconque ne se bouche pas dédaigneusement les oreilles. Les calamités divines ayant fondu en son temps sur Israël sont bel et bien destinées à instruire les nations du monde entier, y compris le Centrafrique, bien évidemment, quant à la volonté divine de sanctionner irrémédiablement tout mal qui se commet sur la terre, après dû(s) avertissement(s), lorsque le Seigneur exerce encore Sa grande patience en vue du salut de tout pécheur repentant. Ignorer donc ces leçons de sagesse divine à partir d’évènements survenus dans la vie nationale du peuple élu de Dieu rimerait assurément avec « inconscience » et « mépris ».

 

Ces deux graves péchés se paient toujours « cash », tôt ou tard. C’est la raison pour laquelle je supplie le peuple de mon pays de se montrer particulièrement attentif et obéissant à la Parole de Dieu, qui est vie, et de s’épargner ainsi la vive colère de Dieu qui, quand elle éclate, peut réduire à néant et en un clin d’œil une nation négligente et orgueilleuse.

 

Pourquoi donc veux-tu mourir, Centrafrique ? Pourquoi ?

 

A) LA RESPONSABILITÉ PERSONNELLE DES INDIVIDUS DEVANT LE TRÈS-HAUT

 

L’on dit souvent, en Centrafrique-même, qu’il faut être franchement idiot pour aller se cogner la tête, encore et encore, contre un tronc d’arbre, simplement parce qu’on a vu quelqu’un le faire…

 

De manière plus sérieuse, disons que le Seigneur Dieu, le juste Juge, ne rendra à chacun que selon ce qu’il a fait, en bien ou en mal ; nul n’aura à rendre compte pour autrui ; même pas pour un proche. Chacun, devant le Seigneur des cieux, n’assumera que sa responsabilité personnelle, et non celle d’autrui. Voici deux passages bibliques qui attestent formellement cette grande vérité :

 

q LECTURES BIBLIQUES

 

 1) ÉZÉCHIEL 18 : La justice équitable de Dieu en marche (1)

 

 « 1 La parole de l’Éternel me fut adressée en ces mots : 2 Qu’avez-vous à dire ce proverbe sur la terre d’Israël : ‘Les pères mangent des raisins verts, et les dents des enfants sont agacées’ ? 3 Je suis vivant ! –– oracle du Seigneur, l’Éternel, vous n’aurez plus lieu de dire ce proverbe en Israël. 4 Voici : toutes les âmes sont à moi ; l’âme du fils comme l’âme du père, l’une et l’autre sont à moi ; l’âme qui pèche est celle qui mourra.

 

5 L’homme qui est juste, qui pratique le droit et la justice, 6 qui ne mange pas sur les montagnes et ne lève pas les yeux vers les idoles de la maison d’Israël, qui ne séduit pas la femme de son prochain et ne s’approche pas d’une femme pendant son indisposition, 7  qui n’exploite personne, qui rend au débiteur son gage, qui ne commet pas de vol, qui donne son pain à celui qui a faim et couvre d’un vêtement celui qui est nu, 8  qui ne prête pas à intérêt et ne tire pas d’usure, qui détourne sa main de l’injustice et juge selon la vérité entre deux hommes, 9 qui suit mes prescriptions et observe mes ordonnances en agissant selon la vérité, celui–là est juste ; il vivra à coup sûr,  –– oracle du Seigneur, l’Éternel.

 

10 S’il engendre un fils qui soit un brigand, qui répande le sang, ou qui commette envers son frère l’une de ces fautes,  ––  11  bien que lui n’ait commis aucune de ces fautes, son fils mange sur les montagnes, séduit la femme de son prochain, exploite le malheureux et le pauvre, il commet des vols, 12  il ne rend pas le gage, il lève les yeux vers les idoles et fait des horreurs, 13  il prête à intérêt et tire une usure. (Ce fils-là) vivrait ! Il ne vivra pas ; il a commis toutes ces horreurs ; il sera mis à mort à coup sûr ! Que son sang demeure sur lui ! 14 Mais s’il engendre un fils qui voit tous les péchés que commet son père, qui les voit et n’agit pas de la même manière : 15  il ne mange pas sur les montagnes et ne lève pas les yeux vers les idoles de la maison d’Israël, il ne séduit pas la femme de son prochain, 16  il n’exploite personne, il ne prend pas de gage, il ne commet pas de vols, il donne son pain à celui qui a faim et couvre d’un vêtement celui qui est nu, 17  il n’use pas de violence envers le malheureux, il ne tire ni intérêt ni usure, il observe mes ordonnances et suit mes prescriptions : celui–là ne mourra pas pour la faute de son père ; assurément il vivra. 18 C’est son père, qui a été un oppresseur, qui a commis des vols envers son frère, qui a fait au milieu de son peuple ce qui n’est pas bien, c’est lui qui mourra pour sa faute.

 

19 Vous dites : Pourquoi le fils ne supporte-t-il pas (le poids de) la faute de son père ? C’est que le fils a agi selon le droit et la justice, c’est qu’il a observé et mis en pratique toutes mes prescriptions ; assurément il vivra. 20 L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra. Un fils ne supportera pas (le poids de) la faute de son père, et un père ne supportera pas (le poids de) la faute de son fils. La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui.

 

21 Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe toutes mes prescriptions et la justice, assurément il vivra, il ne mourra pas. 22 Tous les crimes qu’il a commis ne seront pas retenus contre lui ; il vivra par l’effet de la justice qu’il a pratiquée. 23 Est–ce que je désire avant tout la mort du méchant ? –– oracle du Seigneur, l’Éternel. N’est–ce pas qu’il se détourne de sa voie et qu’il vive ? 24 Si un juste se détourne de sa justice et commet l’injustice, s’il imite toutes les horreurs que le méchant a commises –– il vivrait ! Tous ses actes justes ne seront pas retenus. Par l’effet de l’infidélité à laquelle il s’est livré et du péché qu’il a commis, par leur effet il mourra.

 

25 Vous dites : La voie du Seigneur n’est pas normale. Écoutez donc, maison d’Israël ! Est-ce ma voie qui n’est pas normale ? Ne seraient-ce pas plutôt vos voies qui ne sont pas normales ? 26 Si un juste se détourne de sa justice et commet l’injustice et qu’il meure pour cela, il meurt par l’effet de l’injustice qu’il a commise. 27 Si un méchant se détourne de la méchanceté qu’il a commise, pour pratiquer le droit et la justice, il fera vivre son âme. 28 S’il ouvre les yeux et se détourne de tous les crimes qu’il a commis, assurément il vivra, il ne mourra pas. 29 La maison d’Israël dit : La voie du Seigneur n’est pas normale. Seraient-ce mes voies qui ne sont pas normales, maison d’Israël ? Ne seraient-ce pas plutôt vos voies qui ne sont pas normales ?

 

    30 C’est pourquoi je vous jugerai chacun selon ses voies, maison d’Israël, –– oracle du Seigneur, l’Éternel. Revenez et détournez-vous de tous vos crimes, afin que votre faute ne soit pas une pierre d’achoppement. 31 Rejetez loin de vous tous les crimes qui vous ont rendus criminels ; faites-vous un coeur nouveau et un esprit nouveau. Pourquoi devriez-vous mourir, maison d’Israël ? 32 Car je ne désire pas la mort de celui qui meurt, –– oracle du Seigneur, l’Éternel. Convertissez-vous donc et vivez ».

 

2) ÉZÉCHIEL 33 : 1 – 9 - La justice équitable de Dieu en marche (2)

 

 « 1 La parole de l’Éternel me fut adressée en ces mots : 2 Fils d’homme, parle aux gens de ton peuple ! Tu leur diras : Lorsque je fais venir l’épée contre un pays, et que le peuple du pays prend dans ses rangs quelque homme et l’établit comme sentinelle, 3 si cet homme voit venir l’épée contre le pays, sonne du cor et avertit le peuple, 4 et si celui qui entend le son du cor ne se laisse pas avertir, et que l’épée vienne l’enlever, son sang sera sur sa tête. 5 Il a entendu le son du cor, et il ne s’est pas laissé avertir : son sang sera sur lui. Celui qui se laisse avertir sauvera sa vie.

 

6 Si la sentinelle voit venir l’épée et ne sonne pas du cor, si le peuple n’est pas averti, et que l’épée vienne enlever quelqu’un, celui–ci sera enlevé à cause de son injustice, mais je réclamerai son sang à la sentinelle.

 

7 Et toi, fils d’homme, je t’établis comme sentinelle sur la maison d’Israël. Tu écouteras la parole qui sort de ma bouche et tu les avertiras de ma part. 8 Quand je dirai au méchant : Méchant, oui, tu mourras ! Si tu ne parles pas pour avertir le méchant au sujet de sa conduite, ce méchant mourra à cause de son injustice, mais je te réclamerai son sang. 9 Mais si toi tu avertis le méchant pour le détourner de sa conduite, et qu’il ne se détourne pas de sa conduite, il mourra dans son injustice, et toi tu sauveras ta vie ».

 

Très chers compatriotes, grands et petits aux yeux des hommes, mais jouissant en fait de la même dignité, du même amour et du même prix aux yeux de l’Éternel des cieux : nous voilà désormais et clairement avertis, chacun pour ce qui le concerne, n’est-ce pas ?

 

N’imitons donc point le mal qui se pratique effrontément autour de nous, tant la loi est inexistante et les consciences essentiellement tournées vers le mal, et nous en cueillerons assurément le fruit, en temps utile, car Dieu ne ment jamais : la vie sauve, quand enfin viendra Sa colère sur les impénitents !

 

Quel dommage pour le pays, et pour les vies !

 

Âla ngbâ nzönî !

 

C. MABADA-MABAYE – Pasteur - Mercredi 26 Octobre 2011

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 03:00

 

 

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Par Thomas Vampouille Le Figaro le 26/10/2011

Deux témoignages viennent nourrir les accusations portées depuis 2004 contre les militaires de l'opération Turquoise. Le mensuel Causette, qui les a recueillis, fait état de menaces et de piratages entourant son enquête.

C'est une douloureuse affaire qui dure depuis 17 ans. Après le génocide de 800.000 Rwandais en 1994, la France s'est trouvée placée au banc des accusés. Pour son manque de réaction d'abord, pour ses relations ambiguës avec le pouvoir génocidaire ensuite, pour les exactions supposées menées par ses soldats lors de l'opération Turquoise enfin. Les témoignages de deux Rwandaises, publiés mercredi dans le mensuel Causette, alimentent ce dernier volet : les deux femmes affirment avoir été violées par des militaires français. Sans avoir osé aller en justice, elles corroborent les accusations de trois autres Rwandaises qui ont porté plainte en 2004 devant le Tribunal aux armées de Paris.

Le camp de réfugiés de Nyarushishi cristallise la plupart des accusations. Situé dans l'extrême sud-ouest du Rwanda, il était placé à l'été 1994 sous la protection des militaires français envoyés dans le cadre de l'opération Turquoise. Mais une des déplacées tutsies qui s'est confiée à Causette raconte y avoir été violée à plusieurs reprises par certains de ces hommes censés veiller sur elle. La dernière fois, trois soldats s'en sont pris à elle : «Ils m'ont fait les pires choses, je hurlais pour que quelqu'un m'entende. Quand ils sont partis, j'étais presque morte».

En 2004, les trois Rwandaises qui s'étaient présentées devant la justice française faisaient des récits similaires. «Ils rentraient dans les tentes pour prendre des jeunes filles (…) On était violées parfois par plus de dix militaires, avec une telle violence. Comme des animaux», ont-elles raconté récemment au site Rue89. Elles vont plus loin dans leurs accusations : selon elles, il s'agissait de viols systématiques et dirigés contre les femmes d'ethnie tutsie. C'est à ce titre que leur avocate, Me Laure Heinich-Luijer, a obtenu que ces viols soient qualifiés de «crimes contre l'humanité».

Possibilité de «fautes individuelles»

Du côté du commandement militaire de l'époque, on réfute totalement avoir eu connaissance de tels actes. «On ne peut pas assurer qu'il n'y ait pas eu des fautes individuelles», admet au Figaro le général Didier Tauzin qui à l'époque, en tant que colonel, dirigeait un des régiments envoyés au Rwanda. Quid des accusations de viols collectifs ? «Si collectif, ça signifie deux-trois salopards dans un coin, c'est possible», admet encore le gradé. «Mais en aucun cas, assure-t-il, on ne peut parler de viols systémiques», c'est-à-dire organisés ou admis par la hiérarchie militaire française. Quoi qu'il en soit, le général membre de l'association France Turquoise - qui vise à défendre la mémoire et l'honneur des militaires français ayant servi aux Rwanda - souhaite que les plaintes déposées aboutissent pour faire la lumière sur ces accusations : «Il faut que la justice passe».

Mais l'affaire piétine depuis sept ans, et semble déranger en France. Le directeur de la publication de Causette en a fait l'expérience : des piratages informatiques et des mails de menaces à l'encontre des journalistes qui ont enquêté sur ce sujet l'ont poussé mercredi à porter plainte contre X. Sur le plan judiciaire, le parquet a multiplié les appels, avant que les plaintes des trois Rwandaises soient finalement jugées recevables. Dans le cadre de l'instruction, le juge Frédéric Digne devait rencontrer les plaignantes en juin dernier. Mais victime d'un ennui de santé, il a dû reporter cette audition. «J'espère qu'elle aura lieu avant la fin de l'année», confie au Figaro Me Heinich-Luijer. Selon elle, le juge Digne a repris son poste la semaine dernière. A priori, plus rien ne s'oppose donc désormais à ce que les dossiers avancent.

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 02:16

 

 

 

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24 octobre 2011 | Par Fabrice Arfi et Karl Laske

L'homme reçoit dans un luxueux appartement du XVIe arrondissement de Paris. Les murs sont recouverts de toiles religieuses, mais lui n'a pas toujours des mots très catholiques. Sa cible : la «Sarkafrique». Au lendemain de son départ à la retraite, l'homme d'affaires franco-espagnol Jacques Dupuydauby, président du groupe portuaire Progosa, dénonce dans un entretien à Mediapart les pressions de Nicolas Sarkozy sur plusieurs chefs d'Etat de l'Afrique de l'Ouest pour que l'industriel Vincent Bolloré, intime du président français, décroche de juteuses concessions portuaires. Un chantage d'Etat.

Ancien vice-président du groupe Bouygues et proche des réseaux chiraquiens, M. Dupuydauby affirme avoir personnellement recueilli les confidences embarrassantes de plusieurs présidents africains, dont Faure Gnassingbé (Togo) et Denis Sassou N'Guesso (Congo).

 « Quand M. Bolloré s'implante quelque part, il utilise le président français comme son VRP de luxe. M. Sarkozy, de son côté, met dans la balance les relations franco-africaines et fait des pressions », affirme Jacques Dupuydauby. L'homme d'affaires, qui avoue « ne pas être un perdreau de l'année », tranche : « On est passé de la Françafrique des mallettes à la Sarkafrique des concessions. »

Agé de 65 ans, récemment condamné au Togo à vingt ans de prison dans une affaire dont il dit ne rien connaître et qu'il soupçonne avoir été orchestrée par Vincent Bolloré, l'industriel réclame désormais l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire sur le « système Sarkozy en Afrique ».

Votre société, Progosa, avait remporté en 2001 la concession du port de Lomé au Togo, que vous avez brutalement perdue en 2009. Que s'est-il passé qui puisse expliquer ce renversement de situation ?

Il s'est passé l'élection de Nicolas Sarkozy. Après le sommet de Lisbonne, qui s'est tenu en 2007 sur le thème « Europe-Afrique », Faure Gnassingbé, l'actuel président du Togo, que je voyais tous les mois, m'a soudainement expliqué : “J'ai un gros problème.” Au sommet de Lisbonne, Sarkozy lui a en effet annoncé que la France soutenait ses amis, dont le Togo fait partie, mais qu'en contrepartie la France attendait de ses amis qu'ils se comportent vis-à-vis d'elle de façon, disons, amicale.

C'est-à-dire ?

C'est-à-dire que, je cite, “quand on est l'ami de la France, on est l'ami des sociétés françaises”. Et Sarkozy lui a demandé de donner la gestion du port de Lomé au groupe de son ami Vincent Bolloré.

Vous le tenez de la bouche du président togolais ?

Parfaitement. Plusieurs ministres togolais me l'ont également confirmé. Faure Gnassingbé m'a dit qu'il allait résister, mais il n'a pas pu. Car le coupable, dans cette affaire, ce n'est pas Faure Gnassingbé. Vous êtes président du Togo, vous avez des élections qui approchent, vous savez que cela va être très tendu, par conséquent, vous espérez que le gouvernement français reconnaisse votre légitimité – ce type de geste diplomatique a encore beaucoup d'importance en Afrique francophone. La suite est assez simple à comprendre.  

La justice togolaise manipulée ?

La suite, donc. Vous avez été condamné le 7 septembre dernier à vingt ans de prison ferme et plus de 350 millions d'euros d'amendes par un tribunal de Lomé pour «abus de confiance», «délit d'escroquerie», «usage de faux», «fraude fiscale», «destruction volontaire» et «groupement de malfaiteurs». Quelle est l'origine de cette procédure ?

C'est une histoire folle. Nous n'avons même pas été avisés par l'Etat du Togo ou par qui que ce soit de ce jugement rendu en 2011! Et pour cause: dès notre départ en 2009, on savait que nous ne pourrions plus y retourner, nos bureaux étaient occupés et nos dossiers saisis. En 2009, quand le groupe Bolloré a commencé à nous chasser de Lomé, nous savions seulement qu'il y avait un contrôle fiscal en cours contre nous.

En mai 2009, alors que j'étais au Burkina Faso, les autorités togolaises, sous la conduite du conseiller spécial du président Gnassingbé, l'ex-avocat Charles Debbasch, sont entrées dans l'une des maisons louées par ma société au Togo pour s'emparer de nos archives. Celles-là mêmes que l'on nous accuse aujourd'hui d'avoir fait disparaître. Extraordinaire !

Quand on a vu ce qui se passait, nous ne sommes pas rentrés du Burkina Faso au Togo. Et c'est comme ça que nous avons été accusés d'avoir fui, alors que nous avons quitté le territoire légalement – je tiens à votre disposition mon passeport tamponné–, et qu'un mandat d'arrêt international a été émis à notre encontre. Enfin, paraît-il...

Avec plusieurs de mes collaborateurs, nous sommes donc allés à Ouagadougou, où nous nous sommes mis sous la protection du président Blaise Compaoré. Notre directeur local, M. Broutin, lui, a fait 45 jours de prison au Togo. Et l'ambassade de France n'a pas levé le petit doigt, elle n'est même pas allée le voir ! Les autorités locales l'ont finalement sorti parce qu'ils avaient peur qu'il meure en prison. D'après moi, toute cette affaire a été orchestrée par M. Bolloré.

Comment le savez-vous ?

Dans l'heure qui a suivi notre départ, Bolloré a pris possession des lieux et récupéré la concession du port de Lomé. Ils ont tout pris ! Le directeur général de Bolloré a été nommé directeur de nos sociétés en une heure... Par la suite, toutes nos tentatives d'indemnisation ont été mises à mal par Charles Debbasch, qui, en plus de conseiller le président du Togo, semble aussi être le bras séculier de Bolloré dans le pays.

Et j'apprends début octobre par un site internet togolais officiel, Republic of Togo, que j'ai été condamné à vingt ans de prison ! Mais ce jugement n'est l'aboutissement de rien : je n'ai jamais été convoqué dans cette affaire. Je ne sais même pas ce qui m'est reproché factuellement. Je me pose beaucoup de questions sur ce soi-disant jugement qui fait suite à un soi-disant procès auquel nous n'avons pas été conviés...

Avez-vous l'intention de faire appel du jugement ?

Nous avons pris un avocat, ancien ministre de la justice du Togo, Me Abi, qui va faire opposition au jugement. Mais je vous rappelle que, dans ce procès, les parties civiles sont l'Etat togolais et le groupe Bolloré.

Un chantage d'Etat

Selon vous, la justice togolaise a été manipulée ?

Je m'interroge fortement sur le mode de fonctionnement de la justice togolaise et de son indépendance à tous égards. Mais ma conviction, c'est que celui qui fait la pluie et le beau temps au Togo, sur la justice comme sur le reste, s'appelle Charles Debbasch, condamné en France dans l'affaire Vasarely, manifestement protégé depuis un certain temps puisqu'il circule librement alors qu'à ma connaissance, il n'a pas été dispensé de peine. Il est vrai, qu'entre-temps, il a écrit de magnifiques livres à la gloire du président Sarkozy... Ces œuvres sont disponibles sur Internet.

Mais vous-même, quand vous aviez la concession du port de Lomé, vous avez fait travailler Charles Debbasch comme juriste. Vous avez même produit les factures sur votre blog...

Vous m'expliquerez comment on peut travailler au Togo sans avoir recours aux services de l'avocat Debbasch, aujourd'hui l'avocat radié Debbasch. Si vous connaissez une seule entreprise au Togo qui ait pu travailler sans passer par lui et ses éminents conseils juridiques, vous me la signalerez. J'ai chargé mon avocat français, Me Jean-Pierre Mignard, d'étudier la possibilité de déposer une plainte à Paris sur ces faits.

Si l'on en croit les confidences du président togolais que vous rapportez dans cet entretien, M. Sarkozy serait donc à l'origine de l'éviction de votre groupe ?

Totalement. Absolument. Je mets directement en cause Sarkozy. D'ailleurs, je vous signale qu'un député socialiste, Jean Launay, a posé en octobre 2010 une question au gouvernement sur les pressions de Nicolas Sarkozy en faveur du groupe Bolloré au Togo. Le ministre des affaires étrangères de l'époque, Bernard Kouchner, n'a pas démenti. Il s'est abstenu de répondre.

Le cas du Togo est-il un cas unique ?

Bien sûr que non. Il y a le Congo, entre autres.

Qui est intervenu contre vous au Congo ?

Toujours le même ! Sarkozy, directement. Les chefs d'Etat eux-mêmes me l'ont confié. Sassou N'Guesso (le président du Congo - NDLR), que je connais depuis trente ans, m'a dit : “Je suis désolé, j'aimerais bien te donner le port de Pointe Noire, mais je ne peux pas. Sarkozy met son veto.” J'entretiens de bonnes relations avec plusieurs chefs d'Etat africains, depuis la fin des années 1970, et je n'avais jamais connu ça auparavant. Quand M. Bolloré s'implante quelque part, il prend possession de tout, les infrastructures stratégiques en matière de transport notamment, tout, et il utilise le président français comme son VRP de luxe. M. Sarkozy, de son côté, met dans la balance les relations franco-africaines et fait des pressions. Comment voulez-vous qu'un chef d'Etat résiste ?

Au Cameroun, vous avez eu les mêmes échos ?

Au Cameroun, nous avions gagné l'appel d'offres pour le port de Douala. La Banque mondiale a soutenu l'attribution. Le président Biya voulait nous donner la concession. Là-dessus, M. Sarkozy intervient et dit au président camerounais : “C'est pas Dupuydauby qui viendra vous exfiltrer lorsque vous serez encerclés dans votre palais.” Un juge d'instruction camerounais a tenté de faire sortir l'affaire. En vain.

Combien de concessions avez-vous perdues depuis l'élection de Nicolas Sarkozy ?

On n'a pas eu le Cameroun et nous avons perdu le Togo et le Gabon. Avant l'élection de M. Sarkozy, c'était une guerre classique entre groupes industriels. Et comme nous étions moins chers et au moins aussi performants, nous pouvions gagner. Le combat était équilibré politiquement, même s'il était déséquilibré financièrement, parce que Bolloré dispose de moyens de conviction que nous n'avions pas.

Ce système d'intervention de l'Etat, que vous décrivez, n'est pas vraiment nouveau...

Je vais être très clair. Quand il y a un appel d'offres international, qu'un ambassadeur aille dire au pouvoir en place que la France apprécierait qu'il regarde ce dossier de manière particulière, je ne trouve pas ça anormal. Par contre, il est anormal que les ambassadeurs se transforment en factotum de Bolloré et servent de courroie de transmission à l'Elysée. Sous Sarkozy, le message est : “Si vous ne faites pas ce qu'on vous demande en donnant telle et telle chose à Bolloré, vous ne pourrez plus compter sur l'appui de la France.”

La rupture avec le passé

Il y a des menaces politiques, mais pour obtenir ces marchés, n'y a-t-il pas aussi de l'argent...

Cela a toujours été le cas, oui. Ce que je dénonce, c'est le fait que le président de la République française, directement puis indirectement, fasse pression sur les chefs d'Etat africains pour que des concessions soient données à Bolloré, ou retirées à des adversaires de Bolloré, pour être données à Bolloré, en leur disant: “si vous ne faites pas ce que je vous demande, la France ne vous soutiendra plus”. M. Sarkozy utilise ses fonctions de premier personnage de l'Etat pour que son copain puisse ramasser des concessions aux dépens d'un autre.

Et cela, Chirac ne le faisait pas ?

Ah non ! Je peux vous l'assurer. La France manifestait son souhait de voir des Français gagner, mais ça, c'est normal. Les prédécesseurs de M. Sarkozy n'ont pas proféré des menaces à caractère diplomatique pour favoriser les affaires d'Untel ou Untel.

Quel est l'intérêt pour Nicolas Sarkozy ?

La philanthropie, l'amitié... (sourires). Quelque chose m'a beaucoup frappé. Après avoir fait croisière sur le Paloma, le yacht de Bolloré (au lendemain de son élection, en mai 2007 - NDLR), Sarkozy a dit : “Je souhaiterais qu'en France, il y ait beaucoup d'entrepreneurs comme M. Bolloré.” Puis M. Sarkozy nous a expliqué que jamais le groupe de M. Bolloré n'avait travaillé pour l'Etat. M. Bolloré a été remboursé au centuple de son yacht et de ses avions.

Avez-vous des raisons de croire qu'il y a d'autres arrière-plans financiers à ce soutien apporté à M. Bolloré ?

Allez donc demander à M. Claude Guéant pourquoi quinze jours avant la guerre en Libye, il a fait en sorte que M. Bolloré arrache le port de Misrata. Il l'avait obtenu grâce au système Kadhafi avant la guerre et il s'apprête à le garder après. Autre exemple : la Côte d'Ivoire. M. Bolloré a obtenu un monopole sur le port d'Abidjan, une mine d'or, grâce au président Gbagbo, dans des conditions juridiquement rocambolesques. Je rappelle que M. Gbagbo a décoré M. Bolloré quelques jours avant sa chute et que Bolloré a soutenu Gbagbo jusqu'à l'extrême limite du possible.

M. Ouattara, qui a battu Gbagbo aux dernières élections, mettait explicitement en cause un institut de sondages appartenant au groupe Bolloré d'avoir livré des sondages favorables à Gbagbo. M. Ouattara arrive finalement au pouvoir : il invite M. Bolloré à sa table d'honneur le jour de son intronisation. Que pensez-vous qu'il se soit passé? L'un des industriels les plus proches du président m'a confié que Sarkozy lui-même avait exigé de M. Ouattara que Bolloré garde toutes ses positions sur le port d'Abidjan.

Ces cas sont vérifiables. Une fois, on peut s'interroger. Deux fois, on peut douter. Trois fois, c'est une forme de certitude. A la quatrième, on a la preuve d'un système. On est passé des mallettes de M. Bourgi, qui étaient un secret de Polichinelle, à quelque chose de beaucoup plus fort. On est passé de la Françafrique des mallettes à la Sarkafrique des concessions.

Hortefeux, Carignon, Balkany...

On peut imaginer qu'il existait le même type de messages à Omar Bongo, au Gabon, pour favoriser l'attribution à Elf de telle ou telle concession pétrolière, non ?

Je ne parle que de ce que je connais. Mais les enjeux nationaux étaient autres avec le pétrole, dont dépendait une partie de l'indépendance énergétique de la France selon le général de Gaulle. Pouvez-vous me dire quel est l'intérêt stratégique pour la France de donner une concession à M. Bolloré ?

Il y a l'argument de la défense des entreprises françaises.

Et Getma, la société qui a été chassée par Bolloré du port de Conakry, en Guinée, ce n'est pas une entreprise française, peut-être ? C'est une entreprise française ! Elle est installée près des Champs-Elysées. Tout cela peut s'apparenter à un système. En tout cas, c'est systématique. Avec les pressions et les envoyés parallèles.

Qui sont ces envoyés ?

Patrick Balkany, député-maire de Levallois-Perret, intime de Nicolas Sarkozy, joue par exemple un rôle considérable dans ce système. Et il est sûrement là pour représenter l'honnêteté française... Franchement, quand on voit cet élu des Hauts-de-Seine accompagner en permanence le président de la République dans ses déplacements africains et revenir après dans les pays pour faire passer les messages, on a la nausée. Quand on voit la place d'Alain Carignon, autre grande figure de l'honnêteté française, auprès de Brice Hortefeux, lequel est très actif dans toutes ces affaires africaines, on a du dégoût.

Comment considérer ce que vous dénoncez aujourd'hui comme autre chose qu'une vengeance de mauvais perdant face au groupe Bolloré ?

Ah, mais moi, j'ai perdu. C'est sûr. Il m'a éliminé. J'ai 65 ans, je prends ma retraite. Je ne suis plus actif dans ce secteur. J'ai vendu le fonds de commerce de mon groupe. C'est un problème qui ne me concerne plus personnellement. A mes yeux, c'est aujourd'hui de nécessité de mettre Sarkozy et ses relais, au premier rang desquels Bolloré, à la porte de l'Elysée. Je rappelle d'ailleurs que MM. Sarkozy et Bolloré ont le même conseiller : Alain Minc. Il faut mettre fin au système. Le système Bolloré est une pieuvre.

Réclamez-vous une commission d'enquête parlementaire ?

Je pense que le fonctionnement du système Sarkozy en Afrique, dont Bolloré est le pivot, serait en effet un excellent sujet d'enquête parlementaire. Mais au Sénat, qui vient de basculer à gauche, je lisais que la nouvelle majorité s'interrogeait sur des sujets marquant le changement. Voilà un beau sujet, le soutien politique apporté aux investissements privés de M. Bolloré en Afrique, les pressions exercées sur les Etats africains, les méthodes d'attribution des marchés au groupe Bolloré, et enfin qui en tire bénéfice.

Dans le livre Sarko m'a tuer (Stock), vous avez raconté une scène surprenante du début des années 1980 durant laquelle Nicolas Sarkozy, maire de Neuilly et avocat, aurait demandé que la société que vous dirigiez alors couvre des prestations juridiques fictives à son profit. Quelles ont été les réactions de l'Elysée suite à ces confidences ?

Aucune. Peut-être savent-ils que j'ai des archives.

 

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