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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 02:33

 

 

 

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PANA- 29/06/2011 - La Commission de l'Union africaine (CUA) fait face à des contraintes financières, seuls neuf sur les 53 Etats membres ont entièrement versé leurs contributions pour l'année 2011 à la veille du sommet de l'organisation continentale prévu cette semaine, à Malabo, en Guinée Equatoriale. Comme pour corser la situation financière, sur les 28 contributions attendues des partenaires de l'UA, trois seulement ont été reçues, soit un montant de 20,6 millions de dollars sur 124 millions de dollars promis. Le faible rythme de versement des contributions est attribué au retard accusé pour la signature du 'Pooled partners Agreement' ou 'Accord groupé des partenaires', qui n'est intervenue qu'en juin et non dans le premier trimestre de l'année. De même, la Guinée Equatoriale, seul Etat membre à avoir promis une contribution volontaire au programme de la Commission, n'a pas encore honoré sa promesse d'un montant de 370.000 dollars.

 

Les contributions totales des Etats membres s'élèvent jusqu'ici à 43,8 millions de dollars, ce qui représente 35,7 pour cent du total des contributions fixées. Le retard dans le versement des contributions a inquiété le sous-comité chargé de la question, qui a recommandé qu'il soit demandé aux Etats membres de payer leurs contributions au début de l'année pour réduire les contraintes financières que connaît la Commission. Le sous-comité a également exhorté la Commission à continuer à rappeler aux Etats membres qui n'ont pas encore payé qu'ils risquaient des sanctions. Jusqu’ici, seuls deux Etats membres, la République centrafricaine et la Guinée-Bissau, font l'objet de sanctions faute d'avoir payé leurs arriérés.

A la fin du premier semestre de l'année 2011, seuls l'Algérie, l'Angola, l'Erythrée, le Lesotho, l'Île Maurice, le Mozambique, la Namibie, l'Afrique du Sud et le Rwanda avaient totalement payé leurs cotisations. Par ailleurs, 26 pays ont des arriérés; 16 n'en ont pas, mais n'ont pas encore payé pour l'année en cours, tandis que deux autres ont remboursé leurs arriérés et payé pour l'année 2011. La dérogation aux sanctions accordée à la RD Congo sera prorogée aussi longtemps que ce pays honorera ses engagements de paiement, a fait savoir le sous-comité qui a également invité la Commission à étudier des voies et moyens d'améliorer le recouvrement auprès des partenaires.

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 03:03

 

 

 

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Bozizé KNK

 

 

Malabo 30 juin 2011 - Après une minute de silence observée à la mémoire des anciens présidents Ange Félix Patassé de Centrafrique et Frédérick Chiluba de la Zambie, c'est le président de la Commission de l'Union Africaine qui a pris la parole pour lancer l'ouverture des travaux. Dans son intervention, Jean Ping a salué les élections démocratiques sur le continent, en particulier celle d’Alpha Condé en Guinée, Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire et Mahamadou Issoufou au Niger.  

 

 

NDLR : Voici l’extrait d’une dépêche d’une agence de presse sur le sommet des chefs d’Etat de l’UA ouverte le jeudi 30 juin 2011 à Malabo en Guinée Equatoriale.  Les oreilles de Bozizé qui participe à ce sommet ont dû énormément siffler lorsqu’on leur a demandé d’observer une minute de silence en mémoire des deux anciens d’Etat africains qui sont récemment décédés à savoir Ange-Félix Patassé dont la mort continuera à le hanter encore  longtemps et Frédérick Chiluba. Est-ce par ironie du sort que ce soit à Malabo où Bozizé a empêché Patassé de se rendre pour se soigner que se tienne ce sommet de l’UA ? On ne peut que remarquer la frappante coïncidence.  

Par ailleurs, en saluant les élections démocratiques qui ont eu lieu sur le continent africains depuis le début de cette année 2011, le président de la Commission de l’Union Africaine Jean Ping a cité les pays en question ainsi que les présidents démocratiquement élus mais a non seulement soigneusement oublié de signaler la République centrafricaine où des élections avaient pourtant aussi eu lieu le 23 janvier 2011, mais aussi le nom de celui qui a gagné ces élections. C’est une cruelle omission qui n’était pas due au pur des hasards mais traduisait clairement le grand embarras des plus hauts responsables de l’UA qui n’ignorent pas que les élections présidentielles qui ont eu lieu en Centrafrique n’en étaient pas et que l’identité de celui qui a été prétendument déclaré vainqueur ne méritait pas non plus d’être mentionnée. En clair, la pseudo victoire d’un certain François  Bozizé fait honte à toute l’Afrique donc ne mérite pas qu’on en parle à haute voix. Fermons le ban !

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 02:08

 

 

 


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Sénégal : un opposant accuse le pouvoir de recruter des mercenaires  

  DAKAR - AFP / 01 juillet 2011 14h22 - Un des leaders de l'opposition sénégalaise, l'ancien Premier ministre Macky Sall, a accusé vendredi le pouvoir du président Abdoulaye Wade de recruter des mercenaires venant notamment de Côte d'Ivoire pour s'en prendre à l'opposition.

Le pouvoir a fait recruter des mercenaires aux mains tâchées de sang venus de Côte d'Ivoire, mais aussi de Guinée et du Nigeria dans le but de commettre des rapts d'opposants et de membres de la société civile, a dit M. Sall lors d'une rencontre avec la presse étrangère à Dakar.

Quatre cent sont entrés sur le territoire national en passant par la frontière du sud du Sénégal qui le sépare de la Guinée et de la Guinée-Bissau, a-t-il ajouté en précisant qu'il était en train d'approfondir ses investigations.

Le pouvoir n'a plus que la terreur pour se maintenir, a affirmé M. Sall, président de l'Alliance pour la République (APR) qui ne cache pas qu'il sera candidat à la prochaine présidentielle de 2012.

On ne peut pas terroriser tout un peuple, on le paye fatalement, a-t-il ajouté.

Interrogé par l'AFP, Moustapha Guirassy, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a catégoriquement démenti ces accusations.

Ce sont des déclarations très irresponsables et très dangereuses venant d'un ancien chef du gouvernement et d'un responsable politique qui déshonorent les Sénégalais, a-t-il dit.

Il a affirmé que le président Wade a connu un parcours exceptionnel d'opposant au cours duquel il disait qu'il ne marcherait pas sur des cadavres pour accéder au pouvoir. Il ne saurait être question pour lui de recruter des mercenaires, selon M. Guirassy.

Macky Sall a par ailleurs affirmé que le gouvernement sénégalais a fait appel à la France pour avoir des armes, du matériel de maintien de l'ordre. C'est la panique au sein du régime, selon lui.

Le président Wade, âgé de 85 ans, au pouvoir depuis 2000 et candidat à sa propre succession en 2012, a été confronté le 23 juin à de violentes manifestations contre son projet de loi visant à faire élire en même temps l'an prochain un président et un vice-président avec 25% des voix au premier tour.

Face à la pression de la rue, le projet de loi a été retiré, mais selon Macky Sall, cette affaire a ridiculisé le Sénégal.

Il a affirmé que le chef de l'Etat a fini son temps et son oeuvre après une vie bien remplie dans l'opposition et au pouvoir et qu'il doit partir en 2012, sa candidature étant selon lui anticonstitutionnelle, puisqu'il a déjà effectué deux mandats.

Selon lui, les marches de protestation contre une nouvelle candidature de Wade, à l'initiative d'une soixantaine de partis d'opposition et d'organisations de la société civile regroupés au sein du Mouvement du 23 juin, ne vont pas s'arrêter.

Le droit de manifester est un droit fondamental, a-t-il rappelé.


(©)

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 01:54

 

 

 

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YAOUNDE - AFP / 01 juillet 2011 22h51 - Le ministre français chargé de la Coopération Henri De Raincourt a affirmé vendredi à Yaoundé que la France n'avait pas de candidat pour la présidentielle prévue cette année au Cameroun.

La France, de la manière la plus solennelle qu'il soit, affirme, et personne ne peut prouver le contraire, qu'elle n'a pas de candidat pour la présidentielle, a déclaré M. De Raincourt en visite depuis jeudi soir à Yaoundé.

Il s'exprimait lors d'un entretien avec l'AFP au quotidien d'Etat Cameroon Tribune et le journal privé Le Jour.

La présidentielle doit en principe se tenir en octobre. Beaucoup estiment que Paul Biya, deuxième président du Cameroun depuis son indépendance en 1960 et au pouvoir depuis 1982, sera candidat, mais l'intéressé n'a pas fait de déclaration publique à ce sujet.

Depuis quelques semaines, des journaux camerounais soutiennent que Paris a choisi le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (Intérieur) Marafa Hamidou Yaya pour succéder au président Biya, âgé de 78 ans.

La France fait confiance à la démocratie. La France ne s'ingère pas dans la politique intérieure des pays africains, a assuré M. De Raincourt.

Il y a des élections qui se profilent à l'horizon au Cameroun. La France souhaite que ces élections (...) se déroulent le mieux possible et dans la transparence la plus totale, a-t-il espéré.

M. Biya est passé devant les électeurs à chaque fois qu'il y a eu le rendez-vous fixé par la Constitution. On ne peut pas comparer M. Biya et M. Kadhafi ou M. Biya et M. Gbagbo, a estimé M. De Raincourt.

Le cadre juridique des élections élimine d'emblée tout espoir de transparence et d'évolution de la démocratie, a soutenu dans un récent rapport un observatoire des droits de l'homme.

En 2008, le Parlement, dominé par le parti présidentiel, avait supprimé par amendement la limitation du nombre de mandats présidentiels. L'amendement avait été précédé d'un mouvement de contestation populaire dont la répression avait fait 40 morts officiellement, au moins 139 d'après des ONG locales.

M. De Raincourt a été reçu en audience vendredi dans l'après-midi par M. Biya pendant une soixantaine de minutes, selon la télévision d'Etat.

Je me suis fait le messager de ce que le président de la République française (Nicolas Sarkozy) souhaitait dire au président Biya c'est-à-dire, naturellement réaffirmer la réalité, la profondeur, la densité des liens qui unissent depuis toujours et pour toujours le Cameroun et la France, a-t-il déclaré à la Cameroon Radio-Television (Crtv), au terme de l'audience.

Ces liens reposent sur la confiance (et) le respect mutuel, a-t-il précisé. Il devait quitter vendredi Yaoundé pour Paris.


(©)

 

NDLR : Quand Paris dit qu’il n’a pas de candidat, la vérité est qu’il en a bien un qui est généralement le président sortant qui veut se succéder à lui-même. Les Africains, en particulier ceux de l’opposition, sont maintenant habitués aux discours hypocrites des autorités françaises qui tentent vainement de faire croire à leur neutralité ou leur pseudo refus de choisir entre les multiples candidats qui doivent s’affronter aux élections présidentielles en Afrique. On a vu ce que cela a concrètement donné au Gabon après la mort de Bongo Ondimba. On l’a encore expérimenté en RCA avec Bozizé dont la frauduleuse et scandaleuse réélection n’a pas ému outre mesure les autorités françaises qui ont choisi de s’accommoder du fait accompli que Bozizé leur a imposé.  Elles recommencent aujourd’hui avec le Cameroun.

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 01:30

 

 

 

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AFRICAN UNION UNION AFRICAINE*

UNIÃO AFRICANA

P. O. Box 3243, Addis Ababa, ETHIOPIA Tel.: (251-1) 513822 Fax: (251-1) 519321 Email: oauews@telecom.net.et

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

REMISE OFFICIELLE PAR L’UA AUX PARTIES LIBYENNES D’UNE PROPOSITION D’ACCORD-CADRE POUR UNE SOLUTION POLITIQUE A LA CRISE EN LIBYE

 

 

Malabo, le 1er juillet 2011- Le Comité ad hoc de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur la Libye a, ce jour, officiellement remis aux parties libyennes les propositions de l’UA en vue d’un Accordcadre pour une solution politique à la crise en Libye, telles qu’entérinées par la 17ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement, tenue à Malabo, en Guinée Equatoriale, du 30 juin au 1er juillet 2011.

Ces propositions s’inscrivent dans le cadre de la Feuille de route de l’UA pour le règlement pacifique de la crise en Libye et du communiqué de la réunion du Comité ad hoc de haut niveau tenue à Pretoria, en Afrique du Sud, le 26 juin 2011, y compris l'engagement du Colonel Muammar Qaddafi en faveur d'un processus de dialogue inclusif avec la participation du Conseil national de transition (CNT) de Libye et son acceptation de ne pas faire partie du processus de négociation. Elles s’inscrivent également dans le cadre des résolutions 1970 (2011) et 1973 (2011) du Conseil de sécurité des Nations unies. L’objectif est de mettre un terme à la crise actuelle, d’assurer la protection effective de la population civile, y compris l’acheminement de l'aide humanitaire, et d'entamer un processus politique qui permettra de répondre aux aspirations légitimes du peuple libyen à la démocratie, à l’Etat de droit, à la bonne gouvernance et au respect des droits humains.

Il est envisagé de convoquer prochainement, à Addis Abéba, des négociations entre les parties pour discuter de ces propositions.

 

 

 

Libye: UA décide de ne pas exécuter le mandat d'arrêt de la CPI contre Kadhafi

 

MALABO (Guinée équatoriale) AFP / 01 juillet 2011 23h21 - L'Union Africaine a décidé vendredi lors de son sommet à Malabo que ses membres n'exécuteraient pas le mandat international lancée par la Cour pénale internationale contre le leader libyen Mouammar Kadhadfi.

Dans une résolution, l'UA décide que les états membres ne coopéreront pas à l'exécution du mandat d'arrêt contre le colonel Kadhafi et demande au Conseil de sécurité de mettre en oeuvre les dispositions en vue d'annuler le processus de la CPI sur la Libye.

L'UA se dit préoccupée par la manière dont le procureur de la Cour pénale internationale gère la situation en Libye, affaire déférée auprès de la CPI par le Conseil de sécurité des Nations unies.

En outre, l'UA note que le mandat d'arrêt (...) complique sérieusement les efforts visant à trouver une solution politique négociée à la crise en Libye et à traiter les questions d'impunité et de réconciliation de manière à prendre en compte l'intérêt mutuel des parties concernées.

Lors de la conférence de presse de clôture, le président de la commission de l'Union Africaine, le Gabonais Jean Ping a affirmé : Nous sommes contre l'impunité. Nous sommes pour la lutte contre l'impunité. 31 pays africains font partie de la Cour pénale internationale mais nous sommes contre la manière dont elle fonctionne.

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno-Ocampo ne condamne que des Africains, il ne juge que des Africains. En Afghanistan, au Pakistan, à Gaza, en Tchétchénie... Au Sri Lanka Il n'y a qu'en Afrique qu'il y a des problèmes ? C'est la question qu'on se pose, a-t-il poursuivi.

Il existe trois tribunaux internationaux (Yougoslavie, Rwanda...) Vous les voyez (les magistrats) à la télé comme Ocampo. Vous les voyez en train de parader. On lui dit de lire le droit, pas de faire la politique. Comme l'a dit un dirigeant: +Ocampo, it's a joke+ (Ocampo c'est une blague).

Les juges de la CPI ont délivré des mandats d'arrêt pour crimes contre l'humanité commis en Libye depuis le 15 février contre M. Kadhafi, son fils Seif a-Islam et le chef des services de renseignements libyens Abdallah Al-Senoussi.


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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 15:12

 

 

 

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Malabo  01/07/2011(Xinhuanet) - Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, a demandé jeudi à ses homologues africains de rester unis en ce moment où le continent subit des pressions étrangères qui menacent de diviser les dirigeants et le continent.

M. Nguema, qui est aussi le président de l'Union africaine (UA), s'exprimait à la cérémonie d'ouverture du sommet de deux jours de l'UA organisé à Malabo sous le thème: "L'Accélération de l'autonomisation de la jeunesse pour un développement durable".

"Nous sommes conscients du fait que nos États et gouvernements sont souvent exposés à des pressions créées par les intérêts des autres pays et des ambitions individuelles extérieures à l'Afrique, ainsi que nos divergences qui réduisent très souvent la capacité de l'UA à résoudre efficacement les problèmes de notre continent," a-t-il déclaré.

Il n'y a qu'une Afrique unie, d'après lui, qui peut être en mesure de résister aux pressions étrangères.

M. Nguema a déclaré que les pays étrangers et les organisations qui ont le pouvoir d'utiliser la force ne devraient pas intervenir en Afrique sans un consensus sur le continent.

"L'Afrique n'a pas la prétention de résoudre les problèmes européens, asiatiques ou américains, mais de résoudre ses propres problèmes. L'Afrique n'a ni été un conquérant, colonisant et exploitant le continent. Son combat a toujours été de rejeter et de se débarrasser de ces idées de politiques qui victimisent et subjuguent l'Afrique ", a-t-il dit.

Les dirigeants africains devraient discuter de la crise libyenne qui a été décrite comme l'un des principaux défis auxquels l'UA fait face.

Asha-Rose Migiro, la sous-secrétaire générale des Nations Unies et l'ancien président brésilien Lula da Silva font partie des invités qui ont assisté à la cérémonie d'ouverture.

© Copyright Xinhuanet

 

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 14:53

 

 

 

 Francis et François Bozize

Le Prince Francis et sa majesté le Roi François Bozizé de Bézambé 

  

Vendredi, 01 Juillet 2011 11:28

Le Réseau des Organisations non gouvernementales des Droits de l'Homme dans un communiqué publié ce 27 juin 2011, déplorent la situation des droits de l'Homme dans le pays, qui "dévient de plus en plus inquiétante, compte tenu des libertés fondamentales et de la sécurité garanties par la constitution menacées".

Selon le communiqué, « point n'est besoin de citer, les multiples cas de prise d'otage des paisibles population de l'Est, de Nord-ouest, voire du Sud-est ayant occasionné le déplacement des personnes dans leur propre pays et des pertes en vies humaines, de l'enrôlement des enfants avec un impact incalculable sur les structures fondamentales de la société, comme l'éducation, la santé, la justice, le maintien de l'ordre et le respect de la loi ».

Aujourd'hui, affirme le communiqué, « il ne se passe pas un jour, où les médecins sont assassinés, les personnes vulnérables dont les femmes sont assassinés, les journalistes arrêtés dans l'exercice de leur profession, en violation de la loi, la liberté d'aller et venir est alors restreinte, lorsque sur des barrières légales les passagers sont rackettés et, certains centrafricains contraints à l'exil soit en tant que refugiés ».

Le communiqué fait ainsi allusion à l’assassinat par la LRA du médecin-chef de Obo et de son chauffeur, survenu le 6 juin dernier ; de la mésaventure de Mgr Edouard Mathos, évêque du diocèse de Bambari et président de la conférence épiscopale. Le 2 juin, alors qu’il rentrait d’une visite pastorale, le prélat a été capturé par des hommes identifiés comme étant des éléments de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix). Il sera libéré plus tard par les FACA (Forces armées centrafricaines).

Dans les villes, ce sont des agents des forces de sécurité et de défense qui se sont illustrés. Radio Ndeke Luka a rendu compte des méfaits de « Grand Machin », un sergent-chef de la garde présidentielle. Fort de son impunité, il a ligoté à un arbre pendant plusieurs heures un homme dans le populeux quartier de Gobongo à Bangui pour une banale affaire de vente de ciment.

A Bouar, c’est le meurtre par un militaire d’un jeune homme qui a provoqué un soulèvement des populations. Celui-ci sera mâté par les forces de l’ordre. Bilan 3 morts.

Pour ce qui est de la presse, il faut rappeler l’arrestation de deux journalistes et directeurs de publication pour « incitation à la haine et à la violence » sur plainte du ministre délégué à la défense, Francis Bozizé.

Le communiqué des ONG déplore d’ailleurs cette recrudescence de la violence entretenue par les forces de défense et de sécurité sur les populations. Le réseau rappelle que le Préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme énonce : "Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits légaux et inégales constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde".

La Constitution centrafricaine du 27 décembre 2004, s’invite également dans le communiqué. Elle réaffirme "son attachement aux instruments juridiques internationaux, mettant en exergue le caractère sacré et inviolable de la personne humaine et oblige d'une manière absolu tous les agents de la puissance publique, et toute organisation de respecter et protéger la personne humaine".

Selon le communiqué, le respect des Droits de l'Homme renforce la citoyenneté et la démocratie tant au niveau national qu'international, à travers la manifestation d'une conscience citoyenne mondiale et favorise le développement durable.

Pour finir, le Réseau condamne "énergiquement" les actes criminels que continuent de poser sur le sol centrafricain les bandits de grands chemins, dont les rebelles de la LRA de Joseph Kony, la barbarie perpétrée contre toutes les populations centrafricaines ces derniers temps à Bangui et dans les provinces.

 

 

NDLR : Ce constat est dressé non pas par les partis politiques de l'opposition qu'on pourrait soupçonner d'anti-bozizisme primaire, ni par les journaux de Bangui qu'on pourrait accuser d'être manipulés par l'opposition, ni par Centrafrique-Presse de Prosper N'douba, mais bel et bien par les ONG de défense des droits de l'homme. C'est un bilan fait par la société civile.

 

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 14:48

 

 

 

Mathos Edouard

 

                                   Mgr Edouard Mathos

 

Vendredi, 01 Juillet 2011 11:39

Le chauffeur de l’évêque du diocèse de Bambari (centre-est du pays),  Job Ngaïna, capturé le 2 juin dernier par les éléments de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) de Charles Massi est désormais libre et se trouve en sécurité à Bria. Il a raconté au correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville « s’être évadé après avoir trompé la vigilance de ses ravisseurs dans la nuit du jeudi 30 juin ».

Le chauffeur et l’évêque étaient tombés dans une embuscade tendue par les rebelles. Ils revenaient d’une mission pastorale à Sam-Ouandja et Ouadda-Djallé (nord-est). L’évêque avait été libéré un jour après.

« L’otage et le véhicule avaient été déportés vers un chantier de diamant appelé Aïgbando à plus de 200 kilomètres vers Ndele (nord-ouest). Pour trouver la vie saine et sauve, le chauffeur a réussi à s’évader dans la nature. Il a parcouru plus de 35 kilomètres à pied dans la brousse, avant de retrouver une personne de bonne foi qui l’a ramené à vélo à Bria (est) », raconte ce vendredi 1er juillet, le correspondant de Radio Ndeke Luka.

Le chauffeur a indiqué que « sa condition de détention a été désastreuse et pénible : passer la nuit à même le sol, couvert de moustiques, avec une ration alimentaire inhabituelle et de l’eau impropre à la consommation. Sous l’effet de la menace de ses bourreaux, il s’est vu obligé de leur remettre le téléphone satellitaire de l’évêque,  caché dans le moteur du véhicule ».

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 22:42

 

 

 

Ping-libye.jpg

 

 

Libreville, 27 juin (GABONEWS) – Après les différents événements qui se sont déroulés sur le continent, dans les pays tels Madagascar, Côte d’ivoire, Tunisie, Egypte et aujourd’hui la Lybie, et les interventions tardives, parfois hasardeuses et éparses des dirigeants africains en tête desquelles le président de la Commission de l’Union Africaine (UA), le Gabonais Jean Ping, à qui la Radio France internationale (RFI) a consacré quelques minutes d’antenne dimanche 26 juin 2011, à quelques jours du 17ème Sommet de l’UA à Malabo (Guinée Equatoriale), l’on est en droit de se poser des questions quant à la pertinence de son action à la tête de l’Organisation continentale; sujet d’ailleurs déjà entamé par GABONEWS.

Avant d’y arriver, rappelons déjà que lors du sommet extraordinaire, à Addis-Abeba (Ethiopie) - les 25 et 26 mai 2011 – en vue de statuer sur l'état de la paix et de la sécurité en Afrique, l’anathème avait été jeté sur l’UA puisque certains n’avaient pas hésité à dire que cette rencontre était finalement « une honte pour la diplomatie africaine qui peut se monnayer à coup de dollars ».

On se souvient aussi qu’une source de GABONEWS à Addis-Abeba avait rapporté qu’un pro-Gbagbo, fulminant de colère dans les couloirs, avait déclaré que « Laurent Gbagbo n’avait pas eu d’amis aussi puissants que ceux de Kadhafi ». Puis, il avait ajouté que « Le pauvre a tort d’être pauvre ».

Il fustigeait ainsi le fait que les chefs d’Etat de l’Union africaine avaient, à l’unisson, demandé et obtenu le départ de Laurent Gbagbo (Ex-chef de l’Etat ivoirien chassé du pouvoir au terme d’une crise militaro-politique le 14 avril 2011) appuyé en cela par la résolution 1975 votée par trois éminents membres non - permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies et néanmoins membres de l’UA.

Dès lors, ce fut comme un pavée dans la marre. A ce niveau, le rôle néfaste dans la crise ivoirienne qu’aurait joué le président de la Commission, le gabonais Jean Ping, a été évoqué. L’on indiquait alors que certaines preuves, à ce sujet, pourraient être révélées au grand jour.

Lorsque GABONEWS a commis un article le 18 mai 2011, intitulé « Libye: le Sommet Extraordinaire de l’UA ou le sommet de la solidarité et du double jeu », dans lequel l’on faisait l’analyse de ce sommet qui avait permis aux chefs d’Etat du continent, à l’exception de quelques-uns, de faire volte-face et de demander la cessation des frappes de l’OTAN contre le Frère Guide Libyen Mouammar Kadhafi, tout en faisant état des informations (à prouver) reçues concernant le rôle néfaste de Jean Ping dans la crise en Côte d’Ivoire, certains ont estimé que l’informateur de GABONEWS nichait au palais du bord de mer.

Après la sortie de François Soudan, le Directeur de la Rédaction de l’hebdomadaire Jeune Afrique sur RFI, dimanche dernier, notamment sur les griefs qui sont faits à Jean Ping concernant la gestion de la Commission de l’UA, la prise de position face aux événements en cours sur le continent, son manque d’aura … on ne peut que se demander si l’informateur de M. Soudan est aussi au palais du bord de mer.

Lorsque le patron de la Rédaction de Jeune Afrique indique qu’il y aurait une frustration chez ce diplomate gabonais, du moins à cause du fait que lors de ses passages à Libreville, il ne soit pas reçu par le chef de l’Etat actuel, Ali Bongo Ondimba, l’unique question que l’on pourrait se poser est de savoir si le président de l’UA a formulé une demande dans ce sens et qui n’avait pas abouti.

On se souvient qu’un journal satirique gabonais avait repris l’article de GABONEWS avec  certainement la tentation de voiler le fond du problème d’autant qu’aujourd’hui c’est sur RFI que ces mêmes questionnements sont clairement évoqués.

In fine, la question des comptes de la Commission de l’UA, qu’on le veuille ou non, devrait être préalablement posée au premier responsable de l’institution chargé de mettre en musique les décisions prises lors des différents sommets des chefs d’Etat et de Gouvernement.

Point n’est donc besoin de faire l’autruche en refusant de voir la réalité en face. Il y a des défaillances dans la gestion de cette organisation africaine (dénoncées de part en part). Alors, ne pas en parler ne serait qu’organiser un silence coupable; un silence qui contribuerait à tuer davantage le rêve de certains grands leaders du continent qui ont, un jour, rêvé d’une Afrique Unie.

La 17ème Assemblée des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UA (23 juin - 1er juillet 2011) à Malabo, en République de Guinée Equatoriale, a pour thème central: «Accélérer l’autonomisation de la jeunesse pour le développement durable ». Cependant, il n’est pas à douter que lors de ces assises, le sort de Jean Ping, cette figure de la diplomatie gabonaise, soit en première ligne, eu égard aux griefs  et à  la polémique qui enfle autour du personnage.

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 22:20

 

 

 

Sarkozy-Bouscule.jpg

 

 

Enquête sur la sécurité du président

Par Jean-Marc Leclerc Le Figaro 30 juin 2011

Les voyages élyséens imposent une vigilance de tous les instants. Nicolas Sarkozy se déplace douze fois plus que Jacques Chirac. 

«Véga bousculé !» Véga est le nom de code donné au chef de l'État sur les fréquences de la police. Et «Véga» ne doit guère être satisfait de l'épisode de ce jeudi, à Brax (Lot-et-Garonne), où un individu a pu l'agripper par le col et le tirer violemment contre une barrière métallique censée le protéger de la foule. Cette affaire ne restera sans doute pas sans conséquences, même si le chef de l'État a rapidement fait savoir qu'il ne porterait pas plainte.

En quatre ans, Nicolas Sarkozy a multiplié par douze le rythme des voyages présidentiels en France, à raison de deux déplacements par semaine en moyenne. Quand son prédécesseur ne se rendait en province qu'une fois tous les mois et demi environ.

Autre rythme, autres méthodes : quand une faille apparaît dans le dispositif de sécurité déployé le jour J, ce n'est plus le lampiste qui trinque mais le responsable départemental de la police ou de la gendarmerie, voire le préfet du département en personne. Le 12 janvier 2009, à Saint-Lô (Manche), quelques quolibets et une vitre brisée ont ainsi scellé le sort du préfet de la Manche et de son directeur de la police en tenue, tous deux démis de leurs fonctions. Le préfet limogé fut muté au Conseil supérieur de l'administration territoriale de l'État, en charge de l'«évaluation de l'action des préfets et des sous-préfets en poste territorial».

Depuis cet incident, la tension était palpable dans les préfectures à l'approche de chaque visite du chef de l'État. «Il y a eu un avant et un après Saint-Lô», confie un préfet. Selon lui «rares sont les préfets qui sous-traitent désormais les préparatifs de la visite à leur directeur de cabinet». Et la question sera d'ailleurs rapidement posée à celui du Lot-et-Garonne.

Une «blindée» au coffre «bien rempli»

La logistique impressionnante des voyages obéit à un quasi rituel. Rien n'est laissé au hasard. Pas même ce que mangera le président à bord de son Falcon d'État, car la nourriture servie à bord est «sécurisée». Crainte d'un empoisonnement ou simple respect de normes d'hygiène draconiennes ? La santé du chef de l'État vire presque à l'obsession tant les précautions prises sont importantes. Nicolas Sarkozy ne se déplace jamais sans son médecin personnel du service de santé de l'Élysée. Il en conviera même un second si sa suite est importante. «Imaginez que quelqu'un dans la délégation requiert l'assistance du docteur en même temps que le président », décrypte un conseiller. A l'arrivée, le Samu local déploie aussi une antenne, au cas où…

Le chef suprême des forces civiles et militaires ne saurait être victime de l'imprévoyance. Il reste le garant de la continuité du feu nucléaire, même au fin fond du Lot-et-Garonne. Dans son sillage se tient toujours l'un de ses deux aides de camp, modèles de discrétion. Ce jeune officier ne porte pas la clé des missiles autour du cou, mais il transporte dans une mallette de quoi assurer une liaison permanente avec le chef d'état-major particulier du président à l'Élysée. Une tradition s'est instaurée : c'est l'aide de camp et nul autre qui remet en main propre au président chacun des discours qu'il prononcera lors de ces déplacements en province ou ailleurs.

Autre homme clé : le «transmetteur». Il détient les moyens de communication cryptés à la disposition du chef de l'État, dont un téléphone satellitaire. Au lendemain son élection, Nicolas Sarkozy a mis en place à l'Élysée un Service de permanence et d'information (SPI), sur le modèle de ce qu'il avait connu à l'Intérieur. Où qu'il se trouve, le «spi» l'alerte en temps réel sur ce qui se passe en France ou à l'étranger, qu'il s'agisse d'un titre de tennis remporté par un champion français, par exemple, ou de la libération de compatriotes retenus en otage.

La «blindée» aussi est du voyage : Renault Vel Satis ou Citroën C6. L'Élysée en possède deux. La voiture est convoyée à l'avance, comme la «papamobile» pour le pape. Avec son poids de char d'assaut et ses vitres épaisses à l'épreuve des balles qui déforment le paysage au point de donner mal à la tête, sa conduite nécessite une formation spéciale. Son coffre est toujours «bien rempli» (comprendre : en armes), dit un officier de sécurité qui a tenu autrefois le poste du «siège», c'est-à-dire celui du passager avant droit qui sort le premier, en cas de coup dur, pour couvrir la sortie du président toujours installé à droite, derrière lui.

Rues balayées, roind-point fleuris, commerces fermés

En amont de chaque visite, une petite armée prépare le terrain. Tout commence à 8 heures 30 dans le «salon vert» qui jouxte le bureau présidentiel. Dans cette pièce qui fut le bureau d'Attali, le chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, soumet régulièrement les propositions de visite émises par les élus, les associations ou les chefs d'entreprise, toujours friands de ce type de déplacements. «La maîtrise du calendrier reste fondamentale», assure Franck Louvrier, conseiller du président pour la communication, le seul qui effectue à ses côtés l'intégralité des voyages. L'entourage de Nicolas Sarkozy veille à ce qu'il ne se fasse pas imposer son agenda par l'extérieur. Deux alternatives au moins lui sont toujours proposées.

Un premier repérage est effectué dans chacun des sites étudiés. Une fois l'endroit choisi, le préfet de département concerné s'accorde avec le chef de cabinet sur le programme. «Les idées viennent surtout d'ici», assure, sans rougir, un conseiller à la présidence. Seuls quelques rares préfets abordent l'événement sans trop d'appréhension. L'un d'eux déclare : «Pour espérer le pardon en cas de pépin, mieux vaut avoir pratiqué Sarkozy et les siens durant leur passage à l'Intérieur… »

Avant que n'arrivent les «précurseurs», sorte de mission d'audit dépêchée par l'Élysée à la veille du jour J, tout aura été nettoyé, balisé, mis en scène. Les trajets sont doublés. Les rues balayées. On fleurit parfois les ronds-points. Au besoin, on ferme les commerces, les bars, les kiosques à frites. L'impératif de sécurité dicté par les services spécialisés de la présidence prime sur tout le reste.

Le précédent Édith Cresson

Les experts de la protection rapprochée ont encore en mémoire la débâcle d'Édith Cresson, alors ministre de l'Agriculture, qui, dans les années quatre-vingts, s'était retrouvée encerclée par des paysans, bousculée à la sortie d'une étable, obligée de fuir en hélicoptère. Le préfet y avait laissé sa casquette. Plus récemment, en 2003, c'était au tour de Nicolas Sarkozy, alors «premier flic de France» et du premier ministre de l'époque, Jean-Pierre Raffarin, de devoir affronter une foule hostile, à Bastia, juchés sur les chaises en plastique d'une salle d'aéroport.

Aujourd'hui, un déplacement en province ne mobilise pas moins de 700 gendarmes et policiers, appuyés au besoin par un hélicoptère, des escadrons de gendarmes mobiles et des CRS, mais aussi des hommes du Raid (Unité d'élite de la police nationale), du GIPN (Groupement d'intervention de la police nationale) et une quinzaine de fonctionnaires de police en civil. Sans compter le GSPR (Groupe de Sécurité du Président de la République).

«Quand il s'agit de la sécurité du président, on nous accorde tout et même davantage, d'où la colère élyséenne quand un incident éclate malgré tout», affirme un contrôleur général de la Sécurité publique. Il n'y a pas que cela. Un haut fonctionnaire qui connaît bien le président le dit : «Nicolas Sarkozy aime foncièrement les policiers et les gendarmes. Il avance sans craintes dans l'espace aménagé pour sa sécurité. Or, il n'est jamais agréable de réaliser que l'on a pris des risques par excès de confiance».

Contrôler les pneus des cars

A l'entendre, le chef de l'État n'apprécie pourtant pas la démesure de certains dispositifs. En 2002, à Montluçon, atterrissant sur l'aéroport de la Creuse, il avait distingué sur les toits des militaires munis de fusils à lunette cachés sous des toiles de camouflage : «Ridicule !», avait-il lâché, furieux.

Plus que jamais, pour assurer la sécurité du premier personnage de l'État, le professionnalisme est de rigueur. Et il ne va pas sans imagination. Comme le jour où un chef de secteur eut l'idée de contrôler les pneus des cars qui menaient des contestataires sur le site d'un voyage présidentiel consacré au nucléaire. Les militants ont fini par atteindre leur destination… une heure après le départ des autorités.

Mais dans le Lot-et-Garonne, ce jeudi 30 juin 2011, «l'inacceptable» est survenu. Le président a chancelé en public, sans tomber certes, et gardant une parfaite maîtrise de la situation. Son agresseur a été interpellé sur le champ. Mais trop tard. Un avertissement sérieux pour les déplacements à venir. La sécurité rapprochée du président va devoir plancher d'arrache-pied pour éviter qu'un tel incident ne se reproduise. Aucun relâchement n'est permis en pleine campagne présidentielle.

 

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