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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 19:53

 

 

 

Bonne année 2012

 

baba laddé gl

 

 

Bangui 02 Janvier 2012 - 17:50 (AFP) - De nouveaux affrontements entre des rebelles tchadiens repliés en Centrafrique et d'anciens rebelles centrafricains ont fait quatre morts et plusieurs blessés dans le Nord de la Centrafrique, a déclaré lundi la gendarmerie.


Ces affrontements ont mis aux prises des membres du Front populaire pour le redressement (FPR) tchadien et du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC).


"Plus de 300 éléments du FPR ont lancé des attaques à différents endroits de la localité de Bokayanga, contre les ex rebelles du FDPC. Ces attaques lancées le 28 décembre et qui ont déjà fait quatre morts visent surtout des civils dont deux ont été abattus et leurs corps incendiés avec leurs maisons", selon la gendarmerie locale.


Pourchassés par l'armée tchadienne, Baba Laddé et ses hommes du FPR, dont le nombre est estimé à un millier, se sont repliés en 2008 dans le Nord de la Centrafrique, où ils sont souvent accusés de brigandage.


Dans un communiqué du 26 décembre, le chef du FPD, le général Abdel Kader Baba Laddé, avait dénoncé une attaque du FDPC du général Abdoulaye Miskine, dans la zone de Bambari, dans le centre de la Centrafrique.


"Alors que nos forces étaient en patrouille, elles ont été brusquement attaquées par les éléments du FDPC", a-t-il déclaré, précisant ignorer les raisons de cette attaque qui a "provoqué la mort de deux personnes dans nos rangs"


© 

 

 

NDLR : Puisque la mode est maintenant aux rébellions, peut-on imaginer une rébellion centrafricaine en train de tuer des pauvres citoyens et d'incendier délibérément leurs habitations et de faire sur le territoire tchadien ce que Baba Laddé et ses troupes sont en train de faire sur le sol centrafricain ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 15:58

 

 

Bonne année 2012

 

saleh-kebzabo-copie-1.gif

 

 

 

Interview au Quotidien Mutations  30 Déc 2011

 

Député, président de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (Undr), il est également le chef de file de l’opposition politique tchadienne. Cet homme au verbe acerbe est sous le coup d’une plainte en diffamation assortie d’une menace de levée d’immunité parlementaire. Le député a en effet été traîné en justice par Lahr-Idi Pabamé, veuve du chef de village de Matta-Léré, Massamba Pabamé. Le défunt, lynché et incinéré avec 03 de ses notables par des villageois, était soupçonné d’enlèvement de 19 enfants. Dans ces contrées parfois laissées à leur triste sort par les autorités, la rumeur selon laquelle des chefs coutumiers sont également des promoteurs de groupes de coupeurs de route fait sont bonhomme de chemin.


Dans un rapport remis au Parlement, Saleh Kebzabo n’a pas hésité à accabler le présumé coupeur de route par personnes interposées pour ces pratiques de grand banditisme qui sèment la mort d’innocents et ruinent les populations en termes de paiement de – lourdes – rançons. Droit dans ses bottes, il persiste et signe. Il va même plus loin, accusant le pouvoir Deby, dont il a été l’un des membres, de vouloir politiser cette affaire. Au-delà de cette querelle tchado-tchadienne, et à quelques semaines des élections législatives dans son pays dont il voit l’opposition vainqueur, sauf tripatouillages comme cela est de coutume, il jette un regard plutôt pessimiste sur la gestion de la sphère politique dans la sous-région Afrique centrale.

La commission ad hoc, créée par l’Assemblée nationale afin de statuer sur la levée de votre immunité parlementaire, devait avoir achevé ses auditions samedi dernier. A quand les conclusions seront rendues publiques ?


La procédure légale de levée de l’immunité parlementaire d’un député, dans le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, prévoit la mise en place d’une commission ad hoc de 20 membres de sensibilités politiques différentes. Compte tenu du poids du parti au pouvoir, il y a 11 membres et 04 alliés, et l’opposition 05 membres. La commission a été mise en place et devait déposer ses conclusions le 27 décembre, mais je crois qu’elle accuse un léger retard et ce travail doit en tout cas être soumis à une séance plénière au plus tard le 03 janvier 2012, date de la clôture de la séance budgétaire actuelle.


Le déséquilibre de la composition de la commission ad hoc ne peut pas constituer un handicap pour nous, car il s’agit d’écouter des personnes précises, d’en faire la restitution et de tirer les conclusions dans la transparence. La vérité est claire, et on ne peut rien me reprocher s’il n’y a pas une volonté de politiser cette affaire. En effet, un député a l’impérieux devoir d’aller en urgence dans sa circonscription, s’il y a une urgence grave – ce qui était le cas – et d’en rendre compte à l’Assemblée nationale. Ce que j’ai fait par un rapport adressé au président. Je suis donc couvert par la loi, pour toute opinion orale ou écrite émise dans le cadre de mes activités parlementaires.


Vous êtes accusé de diffamation…


En ce qui concerne la diffamation, à supposer qu’il y en ait une, elle est strictement personnelle et aucun ayant droit ne peut s’en prévaloir pour engager des poursuites. Et, s’il y a malgré tout une plainte, elle doit clairement indiquer les passages considérés comme diffamatoires. Or, la plaignante s’est contentée de citer le rapport et deux articles du journal N’Djamena Hebdo, sans aucune précision. De plus, je suis considéré comme l’accusé principal alors que ne suis qu’un complice, de par la loi sur la presse au Tchad qui, par ailleurs, a dépénalisé les délits de presse au Tchad depuis 2010.


Enfin, les articles de la loi invoqués par la plaignante sont l’un relatifs à l’incitation au crime, destructions et autres, et l’autre à la possibilité d’user d’un droit de réponse comme première étape. Au regard de tout cela, cette plainte relève uniquement d’une architecture politique mal fondée et ne devrait pas prospérer auprès des députés qui seront appelés à voter en leur âme et conscience, au bulletin secret.


Cette affaire tombe au plus mal, pour un régime en proie à de multiples difficultés qui, apparemment, le dépassent. Dois-je en être l’agneau du sacrifice parce que mon statut légal de chef de l’opposition ne plaît pas ? Je suis très serein, et poursuis mes activités de chef de l’opposition en préparant les élections municipales du 22 janvier 2012 que nous comptons remporter.

Le Parlement est dominé par le parti au pouvoir. Votre sort vous inquiète-il, si vous devriez être renvoyé devant la justice ?


Le défunt chef de village Massamba Pabamé, cela est connu dans la région de Léré, était considéré comme l’un des pions du grand banditisme dans la région. Cette situation dure depuis plus de 10 ans et les paisibles citoyens, selon certaines estimations, auraient déboursé plus de 10 milliards de francs dans ces actions de coupeurs de route, braquage, enlèvements d’enfants puis d’adultes libérés contre fortes rançons… Sans oublier les crimes commis.
La région concernée borde le Cameroun, et Matta est à une dizaine de kilomètres de Figuil. Les malfrats, s’ils n’opèrent pas dans les deux pays, se servent de l’un pour leur repli. Cette situation a trop duré et les populations, excédées, ont créé des comités d’autodéfense reconnus par l’administration. Ce qui tendrait à dire que l’Etat s’est démis de ses responsabilités régaliennes. Pour ce qui me concerne, je suis prêt à affronter les tribunaux, même s’ils sont instrumentalisés. Je puis vous assurer que cette affaire ne doit pas être prise à la légère.

Certains observateurs estiment que, si le ministre de la Justice a demandé la levée de votre immunité, c’est pour vous faire payer votre demande de boycotter la prochaine consultation électorale des législatives…


Pour ma part, j’ai fait mon travail de député et rien ne m’ébranlera. Je répète que je suis victime d’une machination politique pour m’éliminer de la scène, non seulement pour les prochaines municipales où je conduis la liste de Léré, mais pour les prochaines présidentielles également. Autant dire qu’on me prépare une retraite imparable. Je suis serein, car «la vérité finit toujours par triompher», n’est ce pas ?


On vous accuse d’avoir sali la mémoire d’un chef assassiné en le traitant de «coupeur de routes» ou d’«enleveur d’enfants». Qui était ce chef ? Comment en est-on arrivé à une plainte contre vous ?

Comme je l’ai dit plus haut, des élections municipales auront lieu l’année prochaine. A la date d’aujourd’hui, 28 décembre, l’Etat ne s’est pas libéré de ses obligations financières vis-à-vis des partis politiques. Il leur doit des arriérés de subvention et des remboursements de frais de campagne. Les partis politiques de l’opposition en exigent le paiement intégral avant le début de la campagne électorale, car cette exigence fait partie de la transparence électorale. Nous savons que des dispositions sont prises pour que le parti au pouvoir soit grassement alimenté pendant que nous végétons dans la misère. Cette injustice doit être bannie. En réclamant ce que l’Etat nous doit, nous lui demandons de se mettre en règle, et cela est justice. Doit-on se taire face à l’injustice ? Nous avons tous participé aux précédentes élections législatives qui nous ont financièrement épuisés, et nous devons nous ressourcer, logiquement.


Vous auriez travaillé afin que la veuve du chef ayant déposé sa plainte contre vous la retire…


Sous nos contrées tropicales, et principalement en Afrique centrale, force est de constater que nous refusons la démocratie, ce qui bloque notre développement. La meilleure thérapie, pour nos pays, demeure incontestablement la démocratie et tous ceux qui continueront de la fouler aux pieds en paieront le prix. Au Tchad, prévaut une curieuse démocratie armée qui ne respecte pas les standards reconnus en la matière. Faut-il se taire pour faire plaisir au Prince ? Nous avons choisi de ne pas nous taire, de dénoncer, d’accuser et de citer tous les maux caractérisés par une gestion patrimoniale, hasardeuse et calamiteuse et par le pouvoir personnel, quitte à en payer le prix.


Le gouvernement tchadien vous reproche votre intransigeance, qui ne favorise pas le débat démocratique…


Mes frères camerounais, semble-t-il, font de l’entrée au gouvernement une panacée pour régler les problèmes. Un opposant entre dans un gouvernement sur la base d’une plate-forme, dans l’espoir de faire avancer les choses et non pour régler ses affaires personnelles. En tant qu’hommes politiques, nous sommes porteurs de projets de société et d’une vision pour nos pays. J’ai été deux fois au gouvernement, et deux fois j’en suis parti. Je campe résolument dans l’opposition depuis 2001 et n’en sortirai que pour prendre le pouvoir. Idriss Deby Itno le sait puisque je lui ai dit, avant la formation de son dernier gouvernement, que je n’étais pas personnellement demandeur et que l’opposition a choisi de continuer de s’opposer.


On vous dit amer depuis votre sortie du gouvernement…


Je crois en effet que notre démocratie a elle-même besoin de transparence. Il faut cesser de se réclamer de l’opposition et participer en même temps à la mangeoire. Il faut cesser de se moquer de notre peuple, qui est politiquement mûr et ne supporte plus nos singeries. Nous avons tout tenté en termes de gouvernement (transition, union, large union, ouverture, large ouverture, consensus et j’en passe). Il faut en finir, et que chacun joue son rôle.


Vous voyez que je n’éprouve aucune amertume. Je me sens bien dans ma peau d’opposant recouverte d’un manteau de chef de l’opposition. Le débat démocratique est exigeant, et nous devons en accepter les principes et la pratique. A vouloir constamment tordre le cou à la démocratie, nos gouvernants courent le risque d’y laisser leur peau. Alors je dis : en avant, démocratie toute !!!


Je vous remercie de cette opportunité de m’adresser à vos lecteurs. Je leur présente, ainsi qu’à votre équipe et à mes frères d’Afrique centrale, mes voeux pour une année 2012 de paix et de réussite.

Propos recueillis par Xavier Messè

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 15:45

 

 

Bonne année 2012

 

station d'essence de Damara

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 02 Janvier 2012 13:34


La nouvelle de la hausse du prix du carburant à la pompe est tombée ce 2 janvier 2012, tombe comme un cheveu dans la sauce. Nombreux sont les chauffeurs de taxis, de bus et quelques particuliers qui s’interrogent sur cette augmentation de 30 francs CFA (environ 0,4 euros) sur tous les produits pétroliers : Pétrole, super et gas-oil.


Le pétrole qui s’achetait à 600 F CFA (environ 0,92 euros) se vend désormais à 630 F CFA environ 0,96 euros), le super, initialement vendu à 810 F CFA (environ 1,24 euros) coûte maintenant 840 F CFA (environ 1,29 euros). Enfin le gas-oil passe de 800 F CFA (environ 1,23 euros) à 830 F CFA (environ 1,27 euros).

D’après certains consommateurs interrogés par Radio Ndeke Luka, aucune sensibilisation n’a été faite dans ce sens. Ils s’interrogent sur les raisons de cette hausse quasi annuelle de ces produits pétroliers ?


De son côté, Brice Pordjiane, secrétaire général du syndicat des conducteurs de taxis et bus, affirme que le gouvernement ne les a pas associés dans la prise de cette décision. « Pour preuve, nous ne sommes pas encore entrés en possession du nouvel arrêté fixant ces tarifs ».

Il convient de rappeler que les produits pétroliers ont été augmentés en 2007, 2010 et la dernière en date est celle de ce 01er janvier 2012.


Relevons que la République du Tchad pourra bientôt vendre ses produits pétroliers à la République Centrafricaine. Le ministre tchadien de l’Energie et du Pétrole TABE Eugène et son collègue Centrafricain Léopold Mboli FATRAN ont signé le 30 décembre dernier un protocole d’accord en vue de l’exportation et la vente des produits de ces produits pétroliers.


Cette convention a porté essentiellement sur l’approvisionnement de la République Centrafricaine en super et en gaz tchadiens. Les deux parties ont convenu de faciliter depuis la frontière tchado-Centrafricaine le flux et la vente de ces matières premières tout en veillant sur le rapport de partenariat qui lie ces deux grands Etats de la sous-région Afrique Centrale. Les prix de transport et autres taxes reconnus dans l’espace CEMAC seront ficelés ultérieurement par les deux parties.


Pour le ministre Centrafricain de l’Energie et de l’Hydraulique Léopold Mboli FATRAN, « son pays reste tributaire des produits pétroliers des pays voisins pour satisfaire la demande estimée à plus de 84.000 mètres cube ». Il a exprimé sa satisfaction pour l’expression de la coopération agissante entre le Tchad et la RCA avant de saluer la signature de ce protocole d’accord qui augure, selon lui, des perspectives heureuses dans la coopération bilatérale.

 

 

 

Coopération TCHAD/RCA: Bientôt des produits pétroliers tchadiens exportés à Bangui


(ATP 02/01/2012)

 

La République du Tchad et la République Centrafricaine, deux pays frères et voisins liés par l’histoire font désormais cause commune face à la problématique énergétique. Un protocole d’accord en vue de l’exportation et la vente des produits pétroliers de la mini raffinerie de Djarmaya en RCA a été paraphé ce vendredi, 30 décembre 2011 à la Direction Commerciale de la Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT) par le ministre tchadien de l’Energie et du Pétrole TABE Eugène et son collègue Centrafricain Léopold Mboli FATRAN.

 

Cette convention porte essentiellement sur l’approvisionnement de la République Centrafricaine en super et en gaz tchadiens, deux produits pétroliers exploités en excédent à la mini raffinerie de Djarmaya. Les deux parties ont convenu de faciliter depuis la frontière tchado-Centrafricaine le flux et la vente de ces matières premières tout en veillant sur le rapport de partenariat qui lie ces deux grands Etats de la sous-région Afrique Centrale. Les prix de transport et autres taxes reconnus dans l’espace CEMAC seront ficelés ultérieurement par les deux parties.

 

Pour TABE Eugène, ce protocole d’accord est un document important pour les deux pays enclavés et qui dépendent entièrement des pays voisins en matière des produits pétroliers. « La providence a voulu que le Tchad puisse disposer d’une raffinerie qui puisse fournir des produits pétroliers à l’un des deux pays afin de nous affranchir de la dépendance », s’est réjoui TABE Eugene avant de souhaiter que cette coopération soit fructueuse pour les deux pays et les deux peuples. Il a émis le vœu que cette coopération puisse se renforcer davantage au bénéfice des deux peuples tchadien et centrafricain.

 

Pour le ministre Centrafricain de l’Energie et de l’Hydraulique Léopold Mboli FATRAN, son pays reste tributaire des produits pétroliers des pays voisins pour satisfaire la demande estimée à plus de 84.000 mètres cube. Il a exprimé sa satisfaction pour l’expression de la coopération agissante entre le Tchad et la RCA avant de saluer la signature de ce protocole d’accord qui augure, selon lui, des perspectives heureuses dans la coopération bilatérale.

Léopold Mboli FATRAN a rassuré les autorités tchadiennes qu’il traduira fidèlement les résultats des travaux de cette convention au Président de la République François Bozizé et au Premier ministre centrafricain qui suivent avec beaucoup d’intérêt l’aboutissement de ce projet. Le ministre Centrafricain de l’Energie et de l’Hydraulique a enfin souhaité que la mise en œuvre de ce protocole d’accord soit plus diligente pour les deux parties.

 

Hassan Adoudou Bao


© Copyright ATP

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 15:39

 

 

 

Bonne année 2012

 

LUNDI 02 JANVIER 2012

 

CENTRAFRIQUE : UNE RÉSOLUTION, ET NON UN VŒU POUR 2012

 

*   *   *

 

ÉSAÏE 8 : 19 – 20

 

*   *   *

 

« 19  Certains disent : « Consultez ceux qui appellent les morts, les devins qui prédisent l’avenir en parlant tout bas, de façon mystérieuse. Il est normal qu’un peuple consulte ses dieux, qu’il appelle les morts en faveur des vivants. »

 

Si on vous dit cela, 20  vous répondrez : « C’est à l’enseignement et à la parole du SEIGNEUR qu’il faut revenir. »

 

Celui qui ne dit pas cela ne verra pas la lumière du matin.

 

21 Les gens traverseront le pays, écrasés et affamés. Parce qu’ils ont faim, ils finiront par maudire leur roi et leur Dieu. Ils se tourneront vers le ciel, 22  puis ils regarderont la terre. Ils trouveront seulement le malheur, l’obscurité, une angoisse effrayante et la nuit noire. »

 

Centrafrique, mon pays bien-aimé : ton sort se joue maintenant.

 

Tu le sais.

 

Tu le vois.

 

Tu le vis.

 

Au quotidien.

 

Abandonne urgemment et radicalement le mal sous toutes ses formes.

 

Reviens à Dieu de tout ton cœur et soumets-toi désormais et strictement à Sa Loi, et tu vivras toi-même, ici et maintenant, ta renaissance !

 

C’est, en tout cas, mon rêve le plus précieux et le plus loyal pour toi, mon pays bien-aimé !

 

S’il faut qu’un jour je doive me taire à ton égard, retiens seulement que mon premier et mon dernier rêve pour toi, c’est ce seul passage biblique partagé plus-haut.

 

Et merci de m’avoir accueilli sur la terre des vivants, de m’avoir appris, dès l’école primaire des années 60, ce qu’est la loyauté à l’égard de son pays natal, de m’avoir conduit, personnellement, à la foi en Jésus-Christ, et d’avoir souffert pour m’offrir des études et une formation professionnelle à l’étranger, ce dont je puis vivre, aujourd’hui.

 

Qu’en retour l’Éternel des cieux, le juste Juge des hommes et des peuples, soit ta Lumière parmi les autres nations du monde, et ton puissant Défenseur face à tous tes ennemis, quels qu’ils soient, et d’où qu’ils viennent.

 

Espère en Lui seul, sers-Le en toute intégrité de cœur, et tu verras Sa délivrance de tes propres yeux, Ködörö tî mbï !

 

Sa Parole ne ment jamais.

 

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

http://philadelphie-infos.over-blog.com 

 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 15:19

 

 

Bonne année 2012


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Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis


Radio Ndéké Luka Lundi, 02 Janvier 2012 13:30


Un coup dur pour la population de Kabo, sous-préfecture de l’Ouham (nord) de la République Centrafricaine. Ils ont passé cette fête de fin d’année terrés chez eux. 4 personnes tuées, plusieurs maisons incendiées, et d’énormes dégâts matériels enregistrés.


Il s’agit du  bilan de représailles des éléments rebelles du Front Populaire pour le Redressement (FPR) du tchadien Baba Ladé contre ceux du Front pour la Démocratie Populaire et Centrafrique (FDPC) d’Abdoulaye Miskine.


En effet, environ 300 éléments du FPR de Baba-Laddé ont procédé à cette rétorsion suite à l’assassinat de 2 d’entre eux par les rebelles du FDPC, après 4 jours de combat.


SelonPhilippe Gonzayo adjoint au Maire de Kabo, « la panique a gagné la ville après que ces malfrats aient brulé vif une des victimes. La population n’arrive plus à vaquer normalement à ses occupations. Le regret que nous avons enregistré est que nos forces de l’ordre présentes dans la région, n’ont pas réagi face à ces exactions des rebelles sur la population civile ».


Il faut dire que lors du réveillon, la question sécuritaire a été au centre des débats des centrafricains. Ils ont d’ailleurs suggéré au gouvernement de bouter hors du territoire national les groupes rebelles, dont l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Koni.


Dans son adresse à la nation et en réponse à cette plainte, François Bozizé a déclaré qu’en dépit de la résurgence de quelques poches de menace touchant à la sécurité des personnes, le gouvernement s’emploiera à ne plus tolérer cette tragicomédie qui n’a que trop durer. Il a de ce fait appelé ses compatriotes pour une mobilisation contre ces malfaiteurs, en plus de l’appui des partenaires à l’exemple des Etats Unis d’Amérique face à la LRA dans le nord-est du pays.


Signalons que dans le cadre de la lutte engagée par le gouvernement contre la LRA, l’Ambassadeur de l’Union Africaine Francisco Coelano José Madéïra est arrivé ce 2 janvier 2012 à Bangui. Le représentant Spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine pour la coopération Antiterroriste, vient échanger avec les autorités militaires du pays, sur les stratégies à mettre en place pour chasser la LRA.

 


 

NDLR : Que fait le gouvernement centrafricain ? Bozizé se prend pour un général d'armée. Son fils Francis Bozizé se prend pour un colonel et est aussi prétendument député de Kabo. Les populations de cette ont déjà payé un très lourd tribut à la rébellion qui apréfiguré leur arrivée au pouvoir au 15 mars 2003. Francis Bozizé est personnellement responsable de l’incendie volontaire de plusieurs villages autour de Kabo lors de cette rébellion. Jusqu'à quand vont-ils continuer  à fermer les yeux et à rester ainsi indifférents sur les crimes actuels de Baba Laddé et ses hordes ?  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 00:57

 

 

Bonne année 2012

 

Baba Laddé

 

A l’occasion du nouvel an 2012 qui commence, le Front Populaire pour le Redressement(FPR), présente ses vœux les meilleurs  à tous ses combattants, ses  sympathisants, alliés et au peuple tchadien.


L’année 2011 qui vient de s’écrouler, a vu disparaître  grâce à la volonté populaire des potentats et des régimes qui ont  battu  le record de longévité au pouvoir sans partage  à savoir : Ben Ali en Tunisie (27 ans), Hosni Moubarak en Egypte (31 ans), le colonel Mouammar  Khadafi en Libye (42 ans).


Il n’y aucune raison pour que le peuple tchadien  reste opprimé par un régime totalement clanique qui pille, viole, vole et affame ses concitoyens par des méthodes anti-démocratiques.


Le Front Populaire pour le Redressement (FPR) qui a pris les armes faute d’alternance politique au Tchad, estime que la nouvelle année 2012 soit pour le peuple tchadien, celle dialogue social et politique pour une véritable réconciliation nationale  entre les filles et fils de ce pays.


Le Front Populaire pour le Redressement (FPR), lance un nouvel appel au dialogue au Président Idriss Deby, à la France, à l’Union Africaine, à l’Union Européenne et à l’ONU, de bien vouloir reconsidérer leur orientation politique actuelle sur le Tchad en rompant avec la léthargie traditionnelle  pour aider  les Tchadiens  à retrouver le chemin d’un dialogue politique fécond pour une stabilité politique et une paix réelle.

Le Front Populaire pour le Redressement (FPR) réaffirme sa disponibilité et  sa volonté habituelle aux propositions de la médiation faites par les autorités centrafricaines qui ont amorcé une initiative de négociation entre notre organisation  et le régime du Président Idriss Deby.


En fin, le Front Populaire pour le Redressement (FPR) précise qu’il renoncera à la lutte armée que lorsque le régime d’Idriss Deby est disposé à ouvrir des véritables négociations avec l’ensemble des forces vives internes et externes de la nation tchadienne.


Bonne et heureuse année 2012 à tous et à toutes !

Vive le Front Populaire pour le Redressement (FPR)

Abat toute oppression contre le peuple tchadien


Fait le 01 janvier 2012

Pour le Front Populaire pour le Redressement (FPR)


Le Général Baba Laddé


Contact : 00 88 216 699 719 27

 


 

NDLR : « Il n’y aucune raison pour que le peuple tchadien  reste opprimé par un régime totalement clanique qui pille, viole, vole et affame ses concitoyens par des méthodes anti-démocratiques ».


Dès lors pourquoi c’est le peuple centrafricain qui doit subir de la part de Baba Laddé et ses hordes, les mêmes exactions et crimes  qu’ils reprochent au président tchadien de commettre sur le peuple tchadien ? Quelle est cette logique ? Le peuple centrafricain ne doit pas être pris en otage dans le conflit qui oppose un chef rebelle tchadien au chef d’Etat d’un pays voisin, fût-il Idriss Déby, dont on connaît au demeurant bien la nature des rapports avec un certain François Bozizé.

 

A cause de Baba Laddé et de la paranoïa d’un coup d’Etat contre son régime qui s’est accentué ces jours à Bangui, Bozizé et sa clique ne dorment plus la nuit et ont soumis la population banguissoise et la capitale à un quadrillage et un renforcement sans précédent des contrôles de la garde présidentielle.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 00:37

 

 

 

Bonne année 2012

 

Bozize.JPG

 

 


Radio Ndéké Luka 31 décembre 2011

 

Voici la suite de notre rétrospective de 2011. Elle va de A comme « abus de pouvoir » à Z comme Zémio, ville de déplacés où l’on vit dans l’angoisse des attaques des Tongo Tongo de la LRA. 2011, une année à oublier ? A la condition que 2012 soit bien meilleure.


N comme Ngaïkosset


Le capitaine Eugène Ngaïkoisset Bari du Bataillon Amphibie a été mis aux arrêts début juillet et rétrogradé au rang du sous-lieutenant, par décret présidentiel. Motif évoqué : comportement en privé susceptible de porter atteinte au renom de l’armée centrafricaine.


Le désormais sous-lieutenant Ngaikosset considéré comme un membre la garde rapprochée du Chef de l’Etat est arrêté et gardé à vue au Camp de Roux àBangui sur ordre de François Bozizé lui-même selon des informations recueillies par Radio Ndeke Luka.


A l’origine des faits, un récent incident avec un élément de l’armée française. Le capitaine Ngaikoisset aurait administré une gifle et pointé son arme sur un militaire français après un banal accident de voiture sur l’Avenue des Martyrs à hauteur de la Primature.


Eugène NGAIKOISSET est un des ex-libérateurs. Il a accompagné et aidé le Chef de l’Etat centrafricain François Bozizé à prendre le pouvoir par un coup d’Etat le 15 mars 2003.

 

O comme Opposition


Après le boycott des élections et un meeting raté parce que perturbé, l’opposition s’est encore à l’occasion du 1er décembre, fête marquant la proclamation de la République centrafricaine Les festivités devant marquer cet évènement national se sont déroulées sans elle. Le Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011, (FARE-2011) qui est la plate-forme des Partis politiques d’opposition en Centrafrique, avait publié une déclaration en date du 15 novembre pour « appeler le militants à rester chez eux le jour de la fête et, à méditer sur le sort peu enviable de la République Centrafricaine ».

Dans cette Déclaration, les membres du FARE-2011, tout en affirmant reconnaitre la valeur historique de cette fête, déclarent cependant que les autorités actuelles du pays n’ont ni légitimité ni légalité d’organiser les festivités.


Gabriel Jean-Edouard Koyambounou, le Porte-parole du FARE-2011 a expliqué à Radio Ndeke Luka que « depuis les dernières élections, nous avons décidé après observation que le FARE ne reconnais pas ces résultats, y compris les institutions qui y résultent, donc nous n’autorisons pas nos militants d’aller défiler devant les institutions que nous ne reconnaissons pas ».


Selon toujours Gabriel Jean-Edouard Koyambounou, il s’agit d’un appel au boycott lancé à l’endroit de tous ceux qui ploient sous le poids de la misère. « Comment peut-on admettre qu’on va défiler devant des gens qui n’ont aucun souci de vous, sous un soleil ardent et qu’à la fin on rentre le ventre creux à la maison ? », s’est-il interrogé.


P comme Patassé


Catafalque recouvert du drapeau national. Une marée humaine sous un soleil de plomb. Honneurs militaires et dépôt de gerbes de fleurs. Des pleurs, des témoignages. Toute la République debout et s’inclinant respectueusement devant le cercueil de son ancien président.


C’est sous ce décor que la République Centrafricaine a rendu samedi 21 mai, hommage à son ancien président Ange Félix Patassé, décédé le 6 avril dernier à Douala au Cameroun. Les obsèques officielles se sont déroulées sur l’Avenue des Martyrs à Bangui, sous la présidence du Chef de l’Etat François Bozizé. Tous les corps constitués étaient présents ainsi que les membres du corps diplomatique.


Le président Bozizé a rendu hommage à son défunt prédécesseur, saluant en lui l’une des grandes figures de la vie politique centrafricaine. Il a salué en lui l’une des plus grandes figures politiques de la Centrafrique. Toutefois, François Bozizé a dénoncé « l‘esprit de manipulation et de division dont font montre certains hommes politiques qui ont servi Patassé».


Passant du français au Sango la langue nationale, il a demandé « pardon à la famille du défunt pour ne pas s’être présenté à la place mortuaire, évitant toutes querelles ». Il a aussi reconnu avoir empêché l’ancien Chef d’Etat de sortir du pays. Mais contrairement aux accusations portées contre lui et le rendant responsable de la mort de Patassé, le président centrafricain accuse plutôt « les alliés de Patassé qui constituent le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE-2011) ».


Après la sonnerie aux morts et les honneurs militaires rendus une dernière fois, le cortège funèbre s’est ébranlé pour le PK 26 sur la route de Boali (nord de Bangui). C’est là dans sa propriété que l’ancien président a été inhumé.


Q comme Quatar

 

Le président centrafricain a séjournée pendant 2 jours dans le cadre d’une visite d’Etat à Doha au Qatar en novembre.

 

Il a rencontré Son Altesse l'Emir Cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani. Selon le communiqué officiel, les deux parties ont discuté des moyens de promouvoir les relations bilatérales et examiné une série d'autres questions d'intérêt mutuel. Par la suite le président centrafricain a présidé une série de pourparlers officiels. Les entretiens ont eu lieu entre autres avec le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, le ministre de l'Economie et des Finances, le ministre d'État aux Affaires énergétiques et de l'Industrie.


Le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Qatar a déclaré qu'il a discuté des opportunités d'investissement disponibles en République centrafricaine et les perspectives de promotion d'une telle coopération à renforcer les relations entre les deux pays. Un ensemble de garanties d'investissement et les lois applicables en Centrafrique a été reprise par le président de la Chambre de commerce et de l’industrie qui a dit aussi que les discussions ont également porté sur les investissements dans les mines, l'énergie hydroélectrique et l'agriculture. Nous avons manifesté notre intention d'investir dans le secteur agricole en particulier dans les produits alimentaires stratégiques, a déclaré Cheikh Khalifa ajoutant : Nous avons également discuté de la possibilité d'envoyer une délégation d'affaires en Centrafrique pour discuter de la question avec les responsables là-bas. Les hommes d'affaires qataris sont en train d'étudier les opportunités d'investissement disponibles dans certains pays africains notamment dans les domaines agricole et immobilier» 


R comme retraités

 

Le siège de l’Union Européenne à Bangui (UE) a été bloqué le 24 mai par le collectif des gendarmes et militaires retraités centrafricains. C’est finalement tard dans l’après midi que les manifestants se sont dispersés. Les ex-porteurs de tenue réclament aujourd’hui encore le versement de leurs arriérés de salaires qui s’élève à 30.000 Euros, soit 19.650.000 de Franc CFA. C’est l’UE qui doit verser cette somme au gouvernement centrafricain.


La situation qui a déclenché le mécontentement de ces militaires est la dernière déclaration de l’ambassadeur de l’UE sur Radio Ndeke Luka. Dans interview accordée à la Radio, le diplomate européen a affirmé que ces militaires avaient déjà été payés et que l’argent avait été versé sur leur compte bancaire. Mais dans les faits, selon les manifestants, « personne n’a perçu ne fut qu’un centime ».


7 d’entre eux qui avaient séquestré le Médiateur de la République pour l’obliger à se pencher sur cette affaire ont été condamnés le 31 août à 5 ans d’emprisonnement ferme et 500 000 francs CFA (environ 769 euros) d’amende chacun.


S comme Sport

 

Des éliminatoires de la Can 2012, à l’Afrobasket à Madagascar, puis le tournoi de de l’UNAFAC à Ndjaména, le sport centrafricain est passé par tous les états d’âme. Tantôt les Fauves-qui-rient, tantôt les Fauves-qui-pleurent.


L’année 2011a été pour de nombreux observateurs de la vie sportive une année de changement pour le football centrafricain. Avec une nouvelle génération de jeunes joueurs « félins » et « efficaces » à tous les niveaux, le visage du ballon rond du pays a connu un essor remarquable.


Les « Bamaras » se sont positivement illustrés et ont fait parler de leur pays en bien à l’échelle internationale : par exemple la victoire par 2 buts à zéro à Bangui sur les Fennecs d’Algérie, deux matches nuls face au Maroc, lors des éliminatoires de la CAN Guinée-Gabon en sont des avancées tangibles.


A cette prouesse, il faut ajouter une nette amélioration dans le tableau du transfert et de signature de contrat de certains fauves dans les grands clubs européens et africains. Hilaire Momi aux Mans en France, Salif Kéïta et Vianney Mabidé au DH El Jadida au Maroc, Eudes Dagoulou alias "Déco au Mouloudia Club d'Oran en Algérie et David Manga du Club Le Partizan Belgrade de la Serbie pour ne citer que ceux-là.


Toutefois, le maillon faible du sport centrafricain demeure la préparation des équipes. Faute de moyens financiers, elle est souvent bâclée. A cela s’ajoutent des regroupements tardifs lors des matches internationaux, contrairement à  l’adversaire.

 

T comme Tortures


La liste des cas enregistrés au cours de ces 12 derniers mois est longue. Et encore, il n’est question que des cas connus et mentionnés par les médias. Nous en citons deux à titre d’illustration de ce phénomène encouragé par l’impunité dont bénéficie leurs auteurs, souvent des éléments des forces de sécurité :


Un policier et quatre éléments de la garde présidentielle ont cruellement torturé un jeune vendeur à la sauvette au bord du cours d’eau Ngola à Bégoua au PK 10 sur la route de Damara dimanche 18 décembre 2011, en début de la soirée. Le malheureux a été admis aux soins d’urgence. De source proche de la famille de la victime, tout a commencé par une histoire de vol "montée de toutes pièces" par les militaires. Le jeune Rodrigue qui vend des cigarettes et chewing-gums au PK 12, a été accusé par une jeune dame d’avoir tenté de voler son téléphone portable. Or, la jeune dame se trouverait être la petite-amie du caporal Balekpi, qui prenait un pot en compagnie de ses collègues militaires non loin de là. Le caporal est donc intervenu avec ses collègues, qui vont prendre manu-militari Rodrigue pour l’embarquer à bord d’une voiture de marque Nissan Primera de couleur grise, au bord d’un cours d’eau non loin du PK 12, et le soumettre à des sévices corporelles.


Serge R., un jeune habitant dans le 4ème arrondissement de Bangui a lui, été victime d’une affreuse scène de torture publique au quartier Gobongo au niveau de la «base marine» instaurée par des éléments de la garde présidentielle brillant. Le tortionnaire du jeune Serge serait un sergent-chef de la Garde Présidentielle surnommé «Grand machin».


Tout a commencé par une affaire de vente des sacs de ciment par un pasteur dont Serge R. en est le démarcheur. Ce dernier, ayant trouvé le sergent-chef Grand-machin sur son chantier de construction, lui propose 3 sacs de ciment pour une valeur de 27.000 Fcfa à 9.000 Fcfa l’unité. Serge qui garde chez lui plusieurs sacs de ciment, rentre prendre les sacs pour livrer au sergent-chef. Il charge son maçon de décharger les sacs mais le maçon, dès réception de ces sacs, déclare clairement que les sacs ne sont pas des originaux. Serge lui propose du coup de reprendre ses sacs. Après avoir téléphoné au sergent-chef, celui-ci donne l’ordre que les ciments restent sur son chantier pour ses travaux. Toujours selon une version des faits, 10 sacs lui seront encore livrés par la suite. Deux jours après, «Grand-machin» débarque, sur sa moto de couleur noire accompagnée d’un autre élément, au domicile de Serge pour lui demander de les suivre, après lui avoir signalé que les ciments sont masqués.

 

U comme UFDR


Les populations du Nord de la RCA tremblent encore à l’évocation des rebelles de l’Union des Forces pour la Démocratie et le Développement. Cette faction était impliquée dans les affrontements de Bria qui ont 45 morts. Elle est présente partout, de Ndélé à Birao.


On comprend mieux dès lors la liesse des  jeunes de la ville de Birao issus de toutes les communautés confondues de la Vakaga, qui ont organisé en novembre, une cérémonie pour saluer la réconciliation entre les factions rebelles de l’UFDR et celle de la Convention des Patriotes pour la justice et la paix (CPJP). L’objectif de cette cérémonie, est de lancer un message de satisfaction de retour à la paix dans la région. Le message s’adressait aux autorités politiques, aux notables et aux chefs religieux.


« C’était une journée de liesse au bord de la rivière Yata dans un verger situé à 3km de la ville de Birao », a rapporté le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la région. Les jeunes qui se sont réunis, se sont sensibilisés et ont pris une ferme volonté de bannir l’esprit de la division, de la haine et du clanisme qui les a longtemps divisés.


Les chefs de ces deux groupes rebelles ennemis avaient « mangé » dans un même plat le 10 novembre  à Ndélé, pour « enterrer définitivement la hache de guerre après plusieurs années de conflits armés ».

V comme Victimes et Violences


Les Civils sont les principales victimes des violences et des atteintes aux droits humains. Le rapport d’Amnesty International sur la Centrafrique publié le 20 octobre est sévère. «Les groupes armés locaux et étrangers continuent de tuer, d’enlever, de torturer et de violer des civils, d'incendier leurs maisons et de se livrer à des pillages », écrit Amnesty International dans ce rapport.


Ce document, intitulé République centrafricaine. Après des décennies de violence, il est temps d’agir, montre que la population de la République centrafricaine est terrorisée depuis des décennies par les groupes armés qui agissent dans une impunité quasi-totale.

En dépit des accords de paix et d’un récent processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR), le conflit armé continue de ravager le pays, causant des morts parmi la population civile et provoquant des déplacements massifs de population à l’intérieur du pays.

« Pas moins de 14 groupes armés sont actuellement en opération dans le pays. Pourtant, le gouvernement a systématiquement fait preuve de son incapacité ou de son manque de volonté pour prendre des mesures afin de protéger ses citoyens », a indiqué à Radio Ndeke Luka, Godfrey Byaruhanga, chercheur sur l’Afrique centrale à Amnesty International.

 

W comme Work Sahle Zéwdé


Madame Sahlé Work Zewde, représentante spéciale du Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA), a quitté ses fonctions à Bangui pour occuper désormais le poste de Directrice générale de l’office de l’ONU à Nairobi au Kenya. La décision a été prise le 11 mars 2011 par le Secrétaire général des Nations Unies, BAN KI MOON.


Ce mouvement est intervenu au moment où la République Centrafricaine préparait activement le second tour des législatives sans l’opposition politique qui avait déjà retiré tous ses candidats de la course à la législature du pays.

 

Dans ses œuvres pour le développement du pays, le BINUCA est l’un des acteurs potentiels dans le processus électoral en cours, avec une des missions de chef de file des organisations Onusiennes voire internationales.

 

De nationalité éthiopienne, Mme Zewde a occupé plusieurs postes de responsabilités dans son pays et au sein de l’ONU. Née le 21 février 1950, Mme Sahle-Work Zewde est mère de deux enfants, tous garçons. Elle a été remplacée à la tête du Binuca par une autre femme de nationalité ghanéenne, Mme Margaret Vogt

 

X comme Xavier Sylvestre Yangongo

 

En sa qualité de ministre en charge du Programme DDR, il se retrouve par la force des choses au-devant de l’actualité. Dans une interview exclusive accordée en juillet  à Radio Ndeke Luka, le Ministre Yangongo affirmait que « le programme dans les zones touchées par les crises militaro-politiques fait son bonhomme de chemin ». On sait depuis qu’il a été rattrapé par la realpolitik. En décembre, le président Bozizé reconnaissait que « les caisses du DDR sont vides »


Seules les Sous-préfecture de Bocaranga dans l’Ouham-Péndé ont enregistré des opérations de ramassage des armes entre les mains des ex-combattants de l’APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie) de Jean Jacques Démafouth.


Elles doivent se poursuivre dans le Nord-Est. Pendant une mission d’évaluation du DDR, de l’Organisation des Nations Unies effectuée le 17 juillet dernier en Centrafrique, les membres de cette mission, à l’issue d’un tête-à-tête avec le ministre Yangongo a noté des performances dans le programme mais est d’avis que des efforts restent encore à fournir. Ainsi, le Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en Centrafrique (BINUCA), a alors promis de « répondre de façon onusienne au souci que rencontre la Centrafrique dans son approche du processus de DDR ».

 

Y comme Yoka Souka

 

Début décembre, tout Bangui a tremblé pour ces musiciens hors pair. De retour de Kaga-Bandoro, le bus à bord duquel le groupe voyageait, a été attaqué. 3 personnes ont été tuées et plusieurs autres ont été admis en soins intensifs à l’hôpital de Sibut, après cette attaque commise par des hommes de la rébellion tchadienne des Forces Populaires pour le Redressement (FPR), du Général Baba Ladé. C’est un convoi de le Société nationale des transports urbains (SONATU) qui rentrait de Kaga-Bandoro après le lancement des activités de cette société de transport dans ladite ville. L’attaque a eu lieu non loin du village de Libi à 115 kms de la ville de Bangui sur l’axe Sibut.


Selon les témoignages recueillis par Radio Ndeke Luka « les malfrats étaient au nombre de trois, tous armés de Kalachnikov. Ils ont ouvert le feu sur le convoi. L’un des chauffeurs a été atteint de deux balles et deux autres personnes ont été également touchées ».


Pris de panique, de nombreux passagers ont réussi à s’enfuir, chacun de son côté dans la brousse, pour trouver refuge. C’est d’ailleurs dans la débandade générale que beaucoup se sont blessés. Il y a eu 3 morts, une dame et deux garçons. Les assaillants, identifiés comme des éléments du chef rebelle tchadien Baba Ladé, ont pillé les bagages des passagers et empoté tout ce qu’ils ont pu.


Ils seront d’ailleurs contraints à suivre les malfrats avant d’être libérés plus tard par leurs ravisseurs au bout de quelques heures, mais après de longs kilomètres dans la brousse.


Le chef d’orchestre du groupe Yoka Souka, à son arrivée à Bangui après avoir été libéré par ses ravisseurs, s’est présenté à Radio Ndeke Luka dans la matinée de mardi 6 décembre. Il témoigne : « il s’agit des éléments du rebelle Baba Ladé, parmi lesquels de jeunes centrafricains qui sont désormais dans ce mouvement, car ils parlent le Sango (Langue nationale centrafricaine) ».

 

Il faut rappeler à ce sujet que le président François Bozizé, dans son allocution radiodiffusée du 30 novembre dernier, veille de la fête nationale, avait qualifié Baba Ladé, de « voleur de bétail ».


Z comme Zemio

 

Zemio, Bakouma, Obo, des localités de la préfecture du Haut-Mbomou orphelines de Areva.  « Nous avons pris la décision d’interrompre temporairement le développement du projet minier de Bakouma pour une durée allant de 1 à 2 ans. Suite à l’accident de Fukushima, on a enregistré une baisse du cours de l’uranium dans le monde. Des projets de centrale nucléaire ont été abandonnés et entraîné une baisse de nos activité ».Jean-François Millian, directeur général de Areva en Centrafrique était l’invité de la matinale de Radio Ndeke Luka lundi. Il a tenu à fournir les éclaircissements nécessaires et à faire taire les rumeurs selon lesquelles, Areva avait décidé de quitter la RCA et de ne revenir qu’en 2033.


Le suspense est ainsi levé ! Areva ne plie finalement pas bagages. Elle demande seulement un délai. Il s’agit d’une interruption circonstancielle, pas d’un départ. C’est promis elle reviendra en République Centrafricaine quand la situation mondiale de l’uranium sera meilleure.


La décision de cette suspension momentanée des travaux de mise en exploitation du gisement d’uranium de Bakouma fait suite à l’accident nucléaire de Fukushima au Japon qui a impacté le cours de l’uranium au niveau mondial.


Toutefois, Areva Centrafrique promet de reprendre l’exploitation une fois que les conditions de marché se seront améliorées. 2033 est juste la date de l’expiration du permis d’exploitation de Bakouma.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 00:32

 

 

 

Bonne année 2012

 

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Radio Ndéké Luka Dimanche, 01 Janvier 2012 00:40


Le ministre d’Etat centrafricain au Plan, à l’Economie et à la Coopération Internationale, Sylvain Maliko, a fait ses adieux au gouvernement, le 30 décembre 2011 soir à Bangui. Son décret de limogeage a été signé par le chef d’Etat François Bozizé.

 

Une source proche du gouvernement a informé Radio Ndeke Luka que Sylvain Maliko « quitte volontairement ses pairs pour regagner la Banque Africaine de Développement, BAD, une institution dans laquelle il a exercé de 1982 à 1998 ».

Aucun motif n’a été donné dans le décret de son limogeage. Son poste reste aussi vacant.

 

Le ministre Maliko a joué un rôle important dans l’aménagement du Ministère du Plan, de l’Economie et de la Coopération Internationale en République centrafricaine.

 

Il avait conçu un nouvel organigramme et mis en place la production statistique pour l’économie centrafricaine. Sylvain Maliko a occupé ce poste de juin 2005 à décembre 2011.

 

 

 

NDLR : C’est le rêve de devenir Premier Ministre qui s’envole avec ce départ de Sylvain Maliko qui doit aussi faire énormément plaisir à une autre membre du gouvernement à savoir Mme Dorothée de la coopération internationale qui se plaignait beaucoup d’avoir de mauvaises relations avec Sylvain Maliko.


Avec le départ de Maliko, s’en va aussi un brasseur de vent du gouvernement de la bozizie. A Bangui, beaucoup disent que Maliko se prenait pour le seul et meilleur économiste de la bozizie et laisse le souvenir de beaucoup de fumée autour du célèbre et tellement inefficace Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP) auquel il a attaché son nom. Plus il le brandissait, plus la pauvreté faisait des ravages dans le pays. Il quitte donc le gouvernement et le pays sur une indiscutable note d’échec et sans avoir amorcé ne serait-ce qu’un début de réduction réelle de cette pauvreté.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 00:27

 

 

 

Bonne année 2012

 

Deby.JPG

 

 

 

Quand Tchadactuel a signalé l'évacuation de Deby au Soudan, l'opinion nationale semblait être sceptique sur la véracité de cette information et beaucoup des fidèles lecteurs du site avaient exprimé leur crainte de voir la crédibilité du site atteinte.

 

Nous remercions très sincèrement tous les lecteurs du site pour leur sincère préoccupation quant à la crédibilité du site et nous sommes en mesure de les réassurer ferment : Deby a bien effectué le déplacement. Il suffit de lire l’article ci-dessous qui corrobore bien notre information.

 

Ce que beaucoup des tchadiens ignorent est que la vie au palais rose est rythmée de la manière suivante : Deby tombe en syncope presque tous les deux jours. Son entourage panique et le met dans son coucou qui est toujours prêt à décoller pour l’hôpital le plus proche. Deby récupère soit une fois sur place ou quelque fois dans l’avion même. Alors, il gueule et engueule proprement tout le monde pour « un petit malaise de rien du tout vous m’évacuez et favorisez ainsi des spéculations et peut être même demain un coup d’Etat. Allez, retour immédiat à la maison ! » C’est ce qui s’est passé la dernière fois.

 

Informations diffusées sur le Site Officiel Soudanais. 28/12/11


Le Président tchadien Idriss Deby est rentré dans son pays après une évacuation sanitaire qui a duré 3 jours. Selon des sources tchadiennes le Président tchadien souffrait d’un malaise qui l’a fait chuter brusquement dans la soirée du 25/12/11. Alors les autorités tchadiennes se sont précipitées pour l’évacuer dans un proche pays qui ne requiert pas des formalités administratives compliquées. C’est ainsi qu’on a choisi Khartoum qui dispose d’un hôpital de grandes spécification et qualifications académiques de haute qualité.

 

Selon les mêmes sources, Khartoum l’a accueilli dans la plus grande discrétion. Après son arrivée il a été aussitôt admis et mis sous surveillance médicale accélérée à l’Hôpital Royal-Care, le plus moderne des hôpitaux soudanais. Des sources médicales soudanaises ont indiqué que l’état du patient s’est stabilisé dès le 2ème jour après des soins intensifs prodigués par un médecin de nationalité belge. Le directeur des services de renseignements, Mr Ramadan Erdebou et son frère Mr Oumar Deby lui ont rendu visite.

 

Le président tchadien a insisté pour repartir aussitôt dès que la nouvelle de son évacuation fut ébruitée, craignant des troubles dans son pays. Il s’est envolé le 27/12/11. Par ailleurs les autorités tchadiennes ont pris des dispositions pour que le Président apparaisse à la télévision pour démentir les rumeurs sur sa maladie. Il probable que dans les jours à venir le président tchadien fasse un déplacement dans un pays en visite officielle mais la priorité sera donnée aux traitements médicaux. /

 

NDLR : Pourquoi depuis la mort de Khalil les journaux soudanais qui sont sous la surveillance stricte des services de sécurité commencent à parler ouvertement de la vie privée de Deby (la dot de son mariage, sa maladie, etc.)? En d'autres termes on dirait que Deby a rempli son contrat et on serait sûr que la rébellion du Darfour ne survivra pas au décès de son Chef charismatique, donc le rôle de Deby devient négligeable pour ne pas dire inutile. Alors on commence à le fragiliser en distillant des informations sur sa vie privée, sa santé, etc. On ne s’étonnera pas d’apprendre demain par les mêmes sources contrôlées par les services des renseignements comment le Dr Khalil a été tué, par quel missile, et d’où est venu l’avion, etc. ! Et cette fois-ci les regards se tourneront probablement vers le Tchad avec des détails inquiétants pour le locataire du Palais rose.

 

Mahamat Ahmat
N’djaména - Tchad

 


عاد الي العاصمة التشادية انجمينا الرئيس التشادي ادريس دبي بعد رحلة استشفاء بالخرطوم استغرقت ثلاثة ايام وكشفت مصادر تشادية بان الرئيس دبي يعاني من وعكة صحية

 

 

المت به مساء 25 /12 حيث سقط علي الارض وسارعت السلطات التشادية باسعافة الي اقرب دولة يمكن الدخول لها دون اجراءت معقدة وفضلت السلطات نقله الي الخرطوم الاصبحت تمتلك مستشفى بمواصفات عالمية وخبرات اكاديمية عالية واضافت المصادر بان الخرطوم استقبلته بسرية تامة حيث تم نقله علي الفور الي مستشفى رويال كير احدث مستشفيات الخرطوم ثم تم اسعافة ووضعه في العناية المركزة وكشفت مصادر سودانية ان حالة الرئيس استقرت في اليوم الثاني وبدا يتماثل في للشفاء بعد ان قام بعلاجه طبيب من جنسية بلجيكية واوضحت المصادر ان مدير الامن التشادي رمضان اردبو واخيه عمر دبي قاما بزيارته في المستشفى واكد المصادر بان الرئيس ادريس اصر علي العودة الي بلاده بعد ان شاع خبر مرضه خوفا من حدث اضطرابات امنية في انجمينا وغادر الخرطوم بطريقة سرية يوم 27/ 12 الي انجمينا واكد مصادر تشادية بان السلطات بتشاد قد وضعت برنامج تمكن الرئيس من الظهور لشعبه حتى تنفى خبر مرضه ومن المتوقع ان يتوجه دبي خلال الايام القادمة في زيارة معلنة الي احد الدول ولكن ستكون اولويات هذه الزيارة مواصلة العلاج الذي نصحه به الاطباء.

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 00:23

 

 

 

Bonne année 2012

 

station-d-essence-de-Damara.JPG


NIAMEY AFP / 01 janvier 2012 18h45- L'essence et le gasoil produits et raffinés depuis novembre au Niger sont disponibles depuis dimanche dans les stations- service du pays, a annoncé la Société nigérienne des hydrocarbures (Sonidep), société publique qui détient le monopole de leur commercialisation.


L'essence et le gasoil produits et raffinés au Niger sont en vente dans toutes les stations -service du pays à compter de ce 1er janvier 2012, a indiqué à l'AFP une source à la Sonidep.

Nous servons depuis ce dimanche matin l'essence produite et raffinée dans notre pays, a confirmé à l'AFP Kader Amadou, gérant d'une station à Niamey.


Le litre d'essence est vendu désormais à 579 FCFA (0,88 euro), contre 679 FCFA (1,03 euro) auparavant, et celui de gasoil à 577 FCFA (0,88 euro) contre 655 FCFA (1 euro), a-t-il précisé.

Mi-novembre l'annonce de ces prix jugés trop élevés avait soulevé un tollé dans cet Etat sahélien très pauvre, confronté cette année encore à de sévères difficultés alimentaires.

Le Niger, un des géants mondiaux de l'uranium, est devenu officiellement le 28 novembre producteur de pétrole avec l'inauguration d'une raffinerie près de Zinder (deuxième ville du pays, centre-est), exploitée par l'Etat et une compagnie chinoise. Elle traitera sa modeste production de brut d'abord pour la consommation nigérienne.


Estimées à 480 millions de barils, les réserves de pétrole du Niger sont localisées dans l'Agadem dans la région de Diffa (est), près du Tchad.

Mais la Sonidep reste préoccupée par l'ampleur de la contrebande du carburant en provenance du Nigeria voisin, premier producteur de brut du continent.


Au moins cinq des huit régions du Niger, toutes proches du Nigeria, consomment le plus souvent un carburant frauduleusement importé de ce pays, d'après la Sonidep.


En novembre, la douane nigérienne a mené une opération coup de poing afin de détruire des dizaines de points de vente clandestins d'essence dans la capitale.


(©)

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