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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 00:36

 

 

 

 


WASHINGTON AFP / 29 avril 2013 22h10 - Les enfants américains nés hors des Etats-Unis risquent nettement moins de souffrir de maladies allergiques que ceux ayant vu le jour sur le territoire, selon une étude publiée lundi.

Cette recherche a été menée en soumettant un questionnaire aux parents de 91.642 enfants âgés de moins de 17 ans dans le cadre d'une enquête nationale sur la santé infantile menée de 2007 à 2008.

Ils ont déterminé la prévalence de maladies allergiques, dont l'asthme, l'eczéma, le rhume des foins et des allergies alimentaires et constaté que les enfants américains nés en dehors des Etats-Unis avaient près de 70% moins de risque d'avoir ces pathologies par rapport à ceux nés dans le pays (20,3% contre 34,5%).

Si leurs parents sont également nés hors du territoire américain, leur risque de souffrir de ces maladies allergiques est encore moindre (83%) par rapport à ceux dont le père et la mère sont nés aux Etats-Unis, indiquent les auteurs de l'étude parue dans la version en ligne du Journal of the American Medical Association, Pediatrics.

Les chercheurs citent plusieurs facteurs potentiels pour cette importante différence dans la susceptibilité aux allergies, dont la situation socio-économique, l'ethnicité, le fait de vivre en milieu urbain ainsi que la nutrition.

Les enfants américains immigrés ont aussi été exposés davantage à certaines infections qui ont pu aider leur système immunitaire immature à développer des dispositions contre les allergies, réduisant ainsi leur susceptibilité à l'asthme par exemple, relèvent-ils.

Le manque de stimulation infectieuse du système immunitaire chez les jeunes enfants pourrait amplifier leurs réactions allergiques, expliquent ces médecins.

Des études faites précédemment ont montré qu'être exposé au virus de la varicelle dans la jeune enfance était lié à un moindre risque d'asthme, de rhume des foins et généralement à une moindre sensibilisation allergique.

Les immigrés aux Etats-Unis venant de pays en développement où les stimulations infectieuses sont plus fréquentes auraient de ce fait un risque moindre de maladies allergiques, concluent les auteurs de cette étude du Centre hospitalier Roosevelt à New York.

Ils ont aussi observé que les enfants nés hors des Etats-Unis voyaient augmenter leur risque de développer de l'eczéma et de rhume des foins, mais pas d'asthme et d'allergies alimentaires, plus de dix ans après leur arrivée comparativement aux toutes premières années de résidence.



(©)

Les enfants américains nés hors des Etats-Unis ont moins d'allergies

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 00:23

 

 

 

 

BANGUI, 29-04-2013 à 15h30  (AFP) - Plus d'un mois après la prise de Bangui par la coalition rebelle Séléka, les écoles restent fermées dans la capitale centrafricaine et dans l'arrière-pays, où de nombreux établissements ont été pillés, a constaté l'AFP.

 

Excepté l'université de Bangui, tous les établissements scolaires publics et privés de la capitale sont fermés. Les éléments de la Séléka ont établi leurs quartiers dans les lycées Boganda, Marie-Jeanne Caron, Miskine, Gobongo, des Rapides et plusieurs établissements primaires de la capitale.

 

"On continue à entendre les coups de feu (...) ça terrorise" les élèves, a raconté à l'AFP une religieuse qui dirige un lycée privé catholique à Bangui.

 

"Des cas de viols sont enregistrés ici et là. Il est hors de question pour nous de demander aux élèves de reprendre les cours. Car c'est les pousser à prendre de gros risques", a quant à elle confié la directrice d'un lycée catholique de la capitale sous couvert de l'anonymat.

 

La situation est également difficile dans l'intérieur du pay: "les écoles des provinces sont dans un état indescriptible: portes et fenêtres sont emportées, les bureaux saccagés, et servent de latrines aux combattants dans certaines sous-préfectures", déplore Judes Abanala, directeur d'école en fuite à Bangui.

 

A Kaga Bandoro (centre-nord) les enseignants ont "tous fui en direction de Bangui" et il n'y a pas eu cours depuis "près de cinq mois", les rebelles du Séléka ayant lancé une première offensive contre le pouvoir en décembre, a affirmé Berthe, une enseignante.

 

"Il ne faut pas rêver. L'année blanche est inévitable, du moins pour les provinces", ajoute-t-elle, pessimiste.

 

"Même si on nous demande de reprendre dès aujourd'hui, cela n'est pas évident sans argent", souligne Prospère Madiou, enseignant venu de Bambari (centre-est). "Le salaire de mars n'est pas payé, et celui d'avril non plus. Avec quoi va-t-on se procurer à manger, et assurer le transport pour le retour quand les nouvelles autorités se proposent de verser seulement un mois".

 

"Quand les hommes de Séléka sont venus piller notre maison, ils ont pris tous nos effets scolaires. Mes frères et moi nous n'avons aucun cahier en ce moment et nous ne savons même pas comment nous allons reprendre les cours", dit Anaïs, 15 ans, élève en classe de seconde.

Centrafrique : les écoles toujours fermées

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 00:13

 

 

 

 

Jeune Afrique 29/04/2013 à 20h:07 Par Benjamin Roger

 

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale 2013 a été publié, lundi 29 avril, par les autorités françaises. Ce document, le quatrième du genre depuis 1972, fixe les grandes orientations de la politique française de défense. Et dévoile plusieurs éléments intéressants sur la future stratégie militaire de la France en Afrique.

 

Au fil des 160 pages du Livre blanc sur la défense 2013, le continent africain est évoqué à maintes reprises. Le Maghreb, le Sahel, l’Afrique subsaharienne ou encore la Corne de l’Afrique y sont régulièrement qualifiées de « zones d’intérêts prioritaires » pour la France. Les responsables français se montrent très vigilants sur la sécurisation de ces régions, dans lesquelles ils ont de nombreux intérêts humains, économiques et financiers. D’après le document, l’implication de la France est d’autant plus nécessaire que « l’allié américain » s’estime moins concerné de manière directeme en Afrique.

 

Les accords de partenariat de défense passés avec huit pays africains (CamerounCentrafriqueComoresCôte d’Ivoire, DjiboutiGabonSénégalTogo), qui permettent aux forces armées françaises d’avoir des « facilités d’anticipation et de réaction » seront maintenus. Ils devraient toutefois évoluer, « afin de disposer de capacités réactives et flexibles, à même de s’adapter aux réalités et besoins du continent ». La France souhaite par ailleurs renforcer son dialogue avec le Nigeria et l’Afrique du sud, deux poids lourds dont les capacités économiques et militaires en font des pièces maîtresses du dispositif opérationnel de l’Union africaine (UA).

 

Renseignement et forces spéciales

 

La guerre asymétrique dans laquelle la France est engagée au Mali, contre des ennemis très mobiles et non-étatiques, a visiblement influencé les auteurs du rapport. La menace terroriste accrue contre la France implique un renforcement des capacités humaines et techniques de ses services de renseignement. Parmi leurs recommandations:

 

développement de l’imagerie spatiale et hausse des moyens de surveillance aérienne, à l’aide de drones et d’avions légers d’observation. Ces techniques, que les Américains maîtrisent parfaitement, permettraient d’avoir une meilleure vision de vastes territoires hors-de-contrôle comme certaines régions du Sahara et du Sahel.

 

Le Livre blanc suggère aussi de renforcer les effectifs des forces spéciales, qui se sont « imposées comme une capacité de premier plan dans toutes les opérations récentes ». Selon le texte, elles sont particulièrement adaptées « aux besoins accrus de réaction dans l’urgence », comme ce fut par exemple le cas le 11 janvier dernier lors de l’offensive de groupes islamistes armés vers le sud du Mali. Enfin, le document met également l’accent sur la nécessité de développer les moyens de cyberdéfense contre une potentielle attaque informatique de grande ampleur. Car la guerre sera, comme l'information et le renseignement, de plus en plus numérique...

 

 

Benjamin Roger

Lu pour vous : Armée française : quelle stratégie pour l'Afrique dans les prochaines années ?

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 00:07

 

 

En lisant l’interview de Eric Neris Massi publié dans votre organe de presse la semaine dernière, je n’ai pu m’empêché de réagir et je vous fais parvenir ceci en réponse.

 

Sur la question de la sécurité à rétablir sur l’ensemble du territoire centrafricain  que M. Eric Nerris Massi pense pouvoir user de toutes ses relations afin de le faire comprendre sur l’ensemble du territoire, il conviendrait de préciser que cette question même si elle n’est pas nouvelle s’est aggravée avec la prise de pouvoir par la coalition SELEKA. Sinon comment expliquer le pillage systématique des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire centrafricain ? Ces personnes qui ont accompagné les leaders de la SELEKA dans leur conquête du pouvoir ne savent pas faire autre chose que de piller après les victoires qu’ils peuvent remporter. Et si encore ils avaient été confrontés à une résistance, on aurait compris cette hargne de destruction.

 

Ridicule lorsque l’on cherche à justifier les pillages et autres exactions par des personnes ayant intégré les troupes de la SELEKA car si cela était, pourquoi les avoir accepté au lieu de les rejeter ? A qui faut-il expliquer ce qui s’est passe ici a Bangui devant les envoyés des media internationaux ? Soutenir la prise des pouvoirs de l’Etat par des gens pas du tout préparés doit être assumé par ceux qui ont défendu et couvert les exactions de la SELEKA tout au long de leur marche vers Bangui. C’est aussi ca se montrer homme d’état.

 

La situation humanitaire de manière générale qui, devant la gravite des destructions partout dans le pays venu s’ajouter à la situation déliquescente, fruit du régime Bozizé, aurait du être le 1er souci du gouvernement de Nicolas Tiangaye a été plutôt la 5ème  roue de la charrette. Comment imaginer que le chef du gouvernement se soit rendu à Bruxelles devant l’Union Européenne sans un document d’évaluation de la situation même approximative du pays  (à moins que ce travail n’ai point été rendu public) ? D’ailleurs un gouvernement reçoit toujours l’impulsion du chef de l’Etat ce qui n’a pas été le cas démontrant ainsi de l’incapacité et de l’impréparation de ceux nous dirigent.

 

Je me serai attendu a voir M. Massi parlant de la situation humanitaire dire combien d’écoles ont été visitées par ces gens très « convenables », combien d’hôpitaux ont été visites comme celui de Mbaïki ou de Sibut, combien d’enfants ne peuvent aller a l’école de ce fait ? Quelle est la situation en matière de sécurité alimentaire étant donne que ces troubles sont arrivées  dans la période ou nos paysans préparent les terres pour la culture et quel pourrait être le déficit pour notre pays. La question n’est point de chercher des partenaires à tout vent car ceux qui savent faire ce travail existent et sont toujours disponibles à voler au secours de la RCA de manière lisible et traçable selon les règles de l’art. Autrement, c’est aller au devant de mafieux et autres gens peu recommandables comme nous l’avons déjà connu dans ce pays.

 

Bizarre que l’on veuille démontrer par une incapacité à gérer des hommes qu’on dit des militaires (c'est-à-dire des gens disciplinés) sa volonté à être au service du peuple.

 

Et de se lancer sur la question de la relance économique. Ce n’est pas par le fait que le chef de l’Etat ait reçu les operateurs économiques que l’on va affirmer qu’il a un souci de la situation de cette économie oh combien meurtrie par toutes ces années de violences politiques et de mauvaises gouvernances que Bozize a continue d’enterrer et que la prise de pouvoir par SELEKA a peut être achevé. C’était avant de prendre le pays qu’il fallait prendre les dispositions pour protéger l’économie du pays. Je suis d’accord qu’il faut créer des emplois et faire en sorte que les jeunes ne soient pas des personnes désœuvrées. Cependant il est de mauvais ton de se limiter a des déclarations d’intention mais que le gouvernement et le bureau politique de SELEKA annoncent des propositions concrètes d’actions à mener en vue d’y arriver. Pour un pays dans lequel le tissu économique n’existe plus les déclarations d’intention ne changent en rien de l’ancien régime. Il s’agit plutôt de dire quel est le plan et avec quels partenaires mais surtout quel est le plan de relance d’urgence car le gouvernement de transition n’a pas un mandat de plusieurs années mais de 18 à 24 mois avant d’organiser des élections crédibles.

 

C’est la qu’il faut être concret. Aborder la question du « doing business », c’est un processus dont les bases peuvent être jeté par le gouvernement de transition pas dans le cadre de décisions unilatérales mais de larges et véritables concertations entre centrafricains et entre centrafricains et ceux qui seront intéressés de travailler à améliorer les conditions d’existence des centrafricains en se faisant de l’argent licite dans notre pays. Les potentialités réelles ne manquent pas mais il ne faut pas se voiler le visage devant certaines réalités. Celle qui consistent a croire que notre pays ne saurait exploiter ces richesses pour le mieux être de la population.

 

Le pays est plus qu’à terre mais ce n’est pas en répliquant les pratiques des régimes défunts que l’on va changer les choses dans ce pays. Les nominations en partage de prébendes ou en faveur de parents ont repris comme s’il n’y a pas eu changement de régime amenant des gens nouveaux aux pouvoirs de l’état. Ne dit-on pas que « les mêmes causes produisent les mêmes effets lorsqu’elles sont placées dans les mêmes conditions » ? Est-ce ainsi que nous favoriserons l’arrivée des investissements directs étrangers dans ce pays ? est-ce ainsi que la gestion des investissements se fera en « mode projet » ? Il serait juste d’en douter.

 

Pérenniser les investissements par la sécurisation du pays ? Il est plutôt décevant de lire cela car ce ne sont que des vœux pieu puisque ces gens n’ont aucune conception des dispositions à prendre pour assurer ls sécurité dans ce pays. Décevant d’entendre le chef de l’état promettre l’intégration de 500 éléments de la SELEKA dans la police centrafricaine et 500 autres dans la gendarmerie nationale. Le reste des éléments doivent être envoyé dans 15 des 16 préfectures afin de procéder à la sécurisation du pays. Lorsqu’on sait que la police et la gendarmerie sont des corps spécialisés cela donne envie de pleurer. Enfin comment envoyer ces gens qui il y a quelques semaines ont pille, viole, vole et tue ? Sur quelles bases s’établiront le lien de confiance entre la population et ces gens ? Quid des autres éléments relevant précédemment du contrôle des FACA ?

 

Il est presque utopique de penser qu’il est possible de relancer l’économie par des facilités fiscales aux entreprises tant que ce pays n’aura pour recettes que celles fiscales des droits de l’homme, le renforcement des capacités des institutions publiques en matière des droits de l’homme la rédaction des rapports périodiques nationaux des droits de l’homme. Le pays y gagnera.

 

Payer les salaires des fonctionnaires est une question importants car ils représentent le plus grand nombre de salaries dans ce pays mais il est aujourd’hui conjoncturel. Il faut s’atteler a cet autre problème structurel du pays : la réconciliation nationale. Personne aujourd’hui ne discutera de ce que notre pays a atteint un niveau de fracture sociale et politique  telle qu’il nécessite  non seulement de recoller les morceaux de l’unité nationale mais de jeter les bases d’une nouvelle société centrafricaine gage d’un développement qui prendra en compte toutes les composantes de ce pays en vue de créer une nation. Il faut absolument faire en sorte que les filles et les fils de Centrafrique se parlent en toute franchise, sans fioriture et sans faux-fuyant. C’est pourquoi cette transition politique ne doit pas commencer comme les autres en faisant le lit d’une nouvelle dictature mais partant de bases saines et vraies.

 

Même si je suis d’accord qu’il faut libérer les talents centrafricains mais ce n’est pas seulement d’amener une nouvelle génération  au pouvoir mais une race de centrafricains ayant une vision autre que celle que nous constatons, une vision  dépassant le partage de gâteau qu’on a eu de cesse de dénoncer lorsque ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir marchaient vers les commandes du pouvoirs.

 

 Concernant les différentes victimes des différents régimes les ONG des droits de l’homme doivent sérieusement jouer leurs rôles afin de bien documenter les cas de violations chaque fois plus graves commis depuis ces 20 dernières années sous tous les régimes. Les faits les plus récents de violations des droits de l’homme, les viols qui sont des crimes de guerre, les assassinats extrajudiciaires, les enlèvements de citoyens par vengeance devra retenir l’attention de ces ONG. Le gouvernement qui est dirige par un ancien défenseur des droit de l’homme doit remettre de manière formelle le  haut commissariat aux droits de l’homme qui pour plusieurs raisons n’a jamais en réalité joué son rôle qui aurait été celui de la promotion

 

IL EST POSSIBLE DE FAIRE AUTREMENT EN JETANT LES BASES DE LA CONSTRUCTION D’UN ETAT DE DROIT.

 

JEAN-LAMBERT NGOUANDJI,

 

CITOYEN CENTRAFRICAIN

Réaction d'un citoyen à l'interview d'Eric Neris Massi

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 23:57

 

 

 

 

VOA  lundi, avril 29, 2013 Heure locale: 22:0529.04.2013

 

La Représentante spéciale de l'ONU chargée des enfants dans les conflits armés  a dénoncé devant le Conseil de sécurité la détérioration de la situation en Centrafrique (CAR). Leila Zerrougui a fait état de violations généralisées commises par les différentes factions armées de la coalition Séléka contre les enfants.

 

·         Ecoutez Mme Leila Zerrougui



Parmi les abus signalés par la représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés : le recours à des enfants soldats dans plusieurs villes contrôlées par la Séléka. Notamment, leur re-recrutement, alors que certains étaient en cours de réhabilitation pour être réintégrés dans leurs familles.


Mme Zerrougui a instamment appelé tous les commandants militaires en charge des différents groupes armés de la coalition Séléka à libérer immédiatement les enfants dans leurs rangs et à donner des ordres pour que leurs troupes s’abstiennent de tout nouveau recrutement et utilisation d’enfants.


« Nous avons des informations persistantes que la Séléka recrute des enfants dans pratiquement tous les villages où ils passent », a-t-elle déploré. 


Parmi les autres sévices infligés aux enfants, et dénoncés par Mme Zerrougui : les mutilations, les tueries d’enfants, les attaques contre les écoles et les hôpitaux, ainsi que les violences sexuelles et le déni d’accès aux humanitaires.


A titre d’exemple, la représentante spéciale de l’ONU a précisé : «  En ce qui concerne les blessés et les personnes tuées, nous avons 29 enfants qui ont été tués ou blessés juste pendant une semaine.


En ce qui concerne les violences sexuelles, « Nous avons reçu des informations que des viols sont commis dans tous les villages ou dans plusieurs villages où les Séléka passent » a dit Mme Zerrougui. « Dans un village particulier, on a eu des informations que les troupes de la Séléka passaient maison par maison pour chercher les filles et pour les violer » a-t-elle poursuivi.

 

Source : http://www.lavoixdelamerique.com/content/les-enfants-parmi-les-principales-victimes-du-conflit-en-rca-selon-lonu/1651112.html

 

 

RCA : 1 million d’enfants privés d’école

 

Dernière mise à jour: 29 avril, 2013 - 14:46 GMT

 

Des établissements scolaires ont été pillés. Tous les établissements scolaires sont fermés à Bangui

L'UNICEF lance l'alerte sur les conséquences de la crise actuelle sur l'éducation.

Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, un million de jeunes centrafricains sont actuellement privés de cours.

Depuis la prise de pouvoir de la Séléka, des pillages ont notamment poussé les enseignants à fuir les établissements.

La situation touche aussi bien la capitale, Bangui, où seule l’université est ouverte, que l’intérieure du pays.

Outre les questions liées aux infrastructures, certains chefs d’établissement pointent les arriérés de salaires comme étant un frein à une reprise des cours.

 

Source : http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2013/04/130429_car_noschool.shtml

 


 

Les enfants des rues, victimes collatérales de l’insécurité en Centrafrique

 

 

29/04/2013 / CENTRAFRIQUE

 

Après la prise de pouvoir par la force de la Séléka, la Centrafrique est entrée dans une spirale de violences dans laquelle de nombreux enfants des rues se retrouvent pris au piège. Certains tentent, en vain, d’intégrer des refuges déjà bondés. D’autres, prenant exemple sur les adultes, rejoignent les rangs des groupes armés et s’adonnent à de petits larcins. Sur place, les associations sont totalement débordées.

 Réunies sous l’égide de l’ONG Enfants sans frontières, des associations centrafricaines de défense des droits des enfants ont lancé un appel au don pour remédier à la dégradation des conditions de vie des enfants des rues. Selon l’organisation, il y aurait 6 000 enfants esseulés actuellement dans les rues de Bangui dont beaucoup passent la nuit dehors, faute de places dans les structures d’accueil.

 

D’après l’Unicef, 2 000 enfants auraient été enrôlés de force dans des groupes armés centrafricains depuis décembre 2012.

 

"On est obligé de refuser une cinquantaine d’enfants par jour"

 

Ange Ngassenemo est le directeur de la fondation Voix du cœur qui vient en aide aux enfants des rues de Bangui.

 

Nous avons 60 lits à la fondation, mais depuis que la Séléka contrôle le pays, nous sommes totalement débordés car les enfants ne veulent pas se retrouver dans la rue de peur de l’insécurité qui y règne. En temps normal, nous pouvons accueillir 60 enfants. Mais en ce moment, nous en avons en moyenne 100 dans la journée, le double le soir. Nous avons eu jusqu’à 286 enfants lorsque des affrontements ont eu lieu mi-avril. Depuis une dizaine de jours, on est même obligé de refuser quotidiennement une cinquantaine d’entre eux.

 

Malgré le fait que nous sommes débordés, nos agents sillonnent les rues à la recherche des enfants les plus petits ou les plus désœuvrés. Avant la crise, c’était facile pour nous de repérer les enfants parce qu’ils s’organisaient en petits clans qui avaient leurs zones d’influence dans certains quartiers de la capitale. On parvenait à leur faire comprendre que la rue et ces clans n’étaient pas une bonne chose pour eux. Mais depuis le putsch, il est très difficile de les localiser car beaucoup se cachent pour éviter les soldats de la Séléka.

 

"Du jour au lendemain, certains enfants revenaient avec des habits flambant neufs"

 

On observe également le phénomène inverse, c'est-à-dire qu’une quinzaine d’enfants qui étaient régulièrement dans notre fondation sont partis avec des hommes armés qui disent faire partie de la Séléka. Entre nous, on les appelle les "lutteurs" parce qu’ils luttent pour leur survie en se raccrochant à tout et n’importe quoi. Beaucoup les ont suivi dans les pillages. D’autres, en général les plus jeunes, ont été utilisés comme éclaireurs.

 

C’est ainsi que des enfants ont récupéré certains objets volés. Certains ont essayé de ramener leur butin, comme des téléphones portables ou des ordinateurs, à la fondation mais on leur a interdit. Du jour au lendemain, on en voyait revenir avec de nouveaux vêtements flambant neufs qu’ils avaient achetés grâce à la revente de leur butin !

 

"On n’a pas d’interlocuteur pour parler des droits des enfants"

 

Lorsqu’on essaie de parler de la situation aux représentants de l’État, on n’a aucune réponse [la fondation a essayé en vain avec l’aide de l’Unicef de contacter le ministre de l’Éducation et le ministre de la Jeunesse et des Sports, NDLR.]. Les seuls à qui on peut parler, ce sont les représentants de la Séléka qu’on croise. Mais ces derniers nous demandent systématiquement de l’argent lorsqu’on les supplie de faire quelque chose. Un mois après la chute de Bangui, on sent que le pays est encore totalement désorganisé.

 

 Ce billet a été rédigé en collaboration avec Alexandre Capron (@alexcapron), journaliste aux Observateurs de FRANCE 24.

 


Source : http://observers.france24.com/fr/content/20130429-enfants-rues-victimes-collaterales-insecurite-centrafrique-seleka-unicef

 

 

 

Les enfants parmi les principales victimes du conflit en RCA, selon l'ONU

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 23:55

 

 

 

 

En date du 06 avril 2013, le Président du parti, le frère Louis Pierre GAMBA a signé la décision n°13.001/RDC/BP/P/SG portant suspension de la sœur Marie Madeleine MOUSSA YADOUMA, deuxième Vice-Présidente du Rassemblement Démocratique Centrafricain conformément aux statuts et Règlement Intérieur du parti ainsi que les Résolutions du 3ème Congrès Ordinaire du RDC pour :

 

  • Désobéissance et indiscipline caractérisée ;

  • Refus de se conformer aux consignes et directives du Parti.

 

Etant suspendue de ses fonctions et de toutes activités politiques au sein du RDC, sa présence au gouvernement n’engage pas le RDC.

 

RDC Médias.

SUSPENSION DE LA 2ème VICE PRESIDENTE DU Rassemblement Démocratique Centrafricain

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 23:52

 

 

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*   *   *

* LUNDI 29 AVRIL 2013

 

* SEMAINE 2 – L’ÉGLISE DU CENTRAFRIQUE : UN BOUC ÉMISSAIRE ?

 

C’est connu : quand sévit le chaos dans la vie d’un individu, d’une famille, d’une communauté ou d’une nation, il y a toujours, qu’on le veuille ou non, un ou des responsable(s) qu’il faut identifier et incriminer, à juste titre, après avoir objectivement établi ses ou leurs manquements.

 

Dans le cas du chaos actuel régnant avec rage en République Centrafricaine, on s’étonnera que l’Église du pays soit ici pointée du doigt comme étant le premier responsable à incriminer, cela d’autant plus ce n’est pas elle qui gouverne le pays et qui, par conséquent, aurait pris des décisions injustes et iniques aux conséquences désastreuses pour la nation.

 

Et c’est vrai, dans une certaine mesure : l’Église de Jésus-Christ n’a nullement vocation, nulle part au monde, à gouverner un pays, mais à lui prêcher la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ, le Fils de Dieu et à être, dans toute sa conduite, « le sel de la terre » et « la lumière du monde ». Mais c’est justement là où le bât blesse : en Centrafrique, pays comptant parmi les 10 premiers les mieux évangélisés au monde dans les années 70, l’évangélisation demeure la première activité de l’Église, mais la conduite de celle-ci, et donc son exemplarité tant morale que spirituelle, est, à ce jour, tombée plus bas que terre, comme on dit.

 

Et c’est cela, la toute première cause de la colère de Dieu se manifestant de nos jours par un chaos socio-politique des plus affligeants, jamais connu en Centrafrique.

 

Ceux qui en douteraient n’ont qu’à reconsidérer, dans la Bible, l’exemple de Sodome et Gomorrhe : si le Seigneur Dieu y avait trouvé de cinquante (50) à dix (10) justes, Il n’aurait pas détruit ces deux villes pratiquant alors l’abomination avec consécration, si on le dire ainsi (Genèse 18 : 16 – 33 ; Genèse 19 : 1 – 29). Or, disent les Écritures : « 11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. » (1 Corinthiens 10 : 11).

 

L’échec, flagrant et affligeant, de l’Église de Centrafrique censée en être « le sel » et « la lumière », se trouve brièvement récapitulé dans les sujets de prière de la semaine en cours, publiés sur le site spécialement créé en vue de l’intercession « militante » en faveur de la nation centrafricaine et intitulé :  « SENTINELLES DU CENTRAFRIQUE », dont voici le lien :

 

http://sentinelles-du-centrafrique.over-blog.com

 

Que toute âme, centrafricaine ou non, éprise de profonde compassion pour le Centrafrique et désireuse de plaider avec détermination et persévérance sa cause au pied de la croix de Christ, en vue de son pardon intégral, et donc de l’apaisement de la colère de Dieu sur l’ensemble du pays, ne se prive aucunement de visiter ce site, au jour le jour : elle y trouvera toujours un sujet susceptible de la conduire à l’intercession et c’est cela, le premier soin vital à apporter à notre pays, désormais grabataire et en danger de mort, dans tous les sens du terme.

 

Toutefois, prenez soin de vous sanctifier avant tout, et en toute humilité, avant de venir au pied du trône de la grâce : Dieu n’entend et n’exauce que la prière d’âmes pures à Ses yeux, selon qu’il est écrit :

 

« 1 Non, la main de l’Eternel n’est pas trop courte pour sauver, Ni son oreille trop dure pour entendre. 2  Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation Entre vous et votre Dieu ; Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face Et l’empêchent de vous écouter. » (Ésaïe 59 : 1 – 2)

 

Que le Seigneur vous bénisse et entende vos supplications en faveur du Centrafrique !

 

C. MABADA-MABAYE - Coordonnateur

L’ÉGLISE DU CENTRAFRIQUE : UN BOUC ÉMISSAIRE ? par Céphas Mabada-Mabaye

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 23:47

 

 

« Le développement ne peut être appréhendé par la seule science économique »  dit Albertini.- « C’est un processus complexe qui a trait tant aux aspects économiques qu’aux aspects sociologiques, psychologiques et politiques de la vie en société » et de préciser :  « le développement suppose l’apparition d’un monde nouveau et non le grossissement quantitatif de ce qui existe déjà ».

 

Il est à noter que l’argent n’est pas une mécanique autonome : - le développement, même dans une acception minimale, est essentiellement le produit d’un tour d’esprit créatif opérant dans un contexte susceptible d’amplifier les résultats de l’inventivité, de l’ingéniosité, de l’emprunt à d’autres civilisations. Il suppose au moins que la curiosité soit une valeur prisée, et que l’on soit effrayé par la perspective de la précarité ou de la misère. - Est-ce vraiment le cas en Centrafrique ???......

 

L’histoire de l’humanité atteste que l’exercice de génération du développement a invariablement consisté à chercher et à trouver des solutions durables à des problèmes récurrents, et à reformuler les trouvailles en fonction des nouveaux défis qui émergent. L’imagination créative, même lorsqu’elle s’exerce sous forme de pillage et de spoliation à grande échelle (esclavage, colonisation) reste avec l’emprunt d’inventions à d’autres peuples, la seule source connue du développement. Or, c’est ici qu’intervient la dernière remarque sur le rôle de l’argent dans le développement : la République Centrafricaine, jusque là, est loin d’avoir créé les conditions matérielles et psychologiques permettant de tirer des innovations du monde extérieur et de l’inventivité de la masse de plus en plus importante des Africains, lettrés ou non, qui ont quelque chose de concret à proposer.

 

La République Centrafricaine ne se meurt pas : -elle se suicide dans une sorte d’ivresse culturelle pourvoyeuse de seules gratifications morales. Les injections massives de capitaux n’y pourront rien. Il faudrait d’abord désintoxiquer les mentalités, remettre les pendules à l’heure, et surtout placer les individus face à leurs incontournables responsabilités. Les centrafricains sont largement persuadés que leur destin doit être pris en charge par des étrangers. Dès lors, les aider à se développer, c’est d’abord les encourager à créer les conditions psychologiques de réceptivité au changement ; c’est favoriser l’émergence d’un vaste débat résolument décomplexé sur leur volonté de développement. La moindre complaisance sur ce sujet ne peut que renforcer une tradition déjà bien enracinée d’invitation éhontée à la re-colonisation. Il faut surtout avoir la décence d’appeler les choses par leur nom. Ainsi le refus du développement, que l’œil le moins exercé perçoit sans trouble au bout d’une semaine de séjour en Centrafrique, devient une fois formulé, une idée saugrenue, malveillante et sans fondement.

 

Ce qui m’a frappé dans mes différentes enquêtes est de constater que sur les 15 à 20 dernières années, il n’y a plus d’enthousiasme créateur. On a le sentiment que notre destin nous échappe de plus en plus, que nos gouvernements sont plus préoccupés par les problèmes du quotidien que par une action et une vision qui permettraient à notre peuple d’assurer la plénitude de son destin et de sa dignité, et que notre sort ne dépendait que d’interventions extérieures à caractères économique, sécuritaire ou financier. Or, un pays ne peut assurer son avenir dans de telles conditions.

 

Le plus troublant n’est-il pas que la République Centrafricaine ne dispose, jusqu’à ce jour, d’aucune, Oui cher lecteur et compatriote, tu as bien lu : d’aucune stratégie de développement clairement comprise par ses citoyens ? -Pourtant, telle est la mission proclamée des partis uniques, rebaptisés « majorité présidentielle » qui sévissent et ont sévi en Centrafrique depuis 30 ans.

 

Nous devons savoir qu’avec l’apparition de nouveaux pays industriels sur le marché mondial, « le mythe (central) de l’incapacité des pays non occidentaux à maîtriser les technologies avancées s’est effondré », emportant avec lui toutes les croyances tournant autour de la notion d’aide au développement. Et, de fait, plus personne en Occident ne croit que le but du capitalisme du Nord soit d’empêcher l’industrialisation du Sud. Songeons que, depuis 1945, un pays comme le Japon qui, sans faire partie du Tiers monde, n’a cependant pas participé à la première révolution industrielle européenne, a su combiner les capitaux américains, l’emprunt de trouvailles à l’extérieur, la recherche scientifique et ses propres capacités d’invention pour se hisser au rang de puissance mondiale. - Jusque là, nous sommes, en Centrafrique, encore les seuls individus au monde à croire que notre développement peut être pris en charge par d’autres personnes que par nous-mêmes. Il nous faut nous réveiller. – Bouba ni so juska lawa ?

 

Chaque Centrafricain, détenant la moindre parcelle de responsabilité, doit se poser la question de savoir si l’essentiel, compte tenu de l’arriération technologique et scientifique de notre pays, n’est-il pas souhaitable que nous puissions puiser dans toutes les cultures dynamiques de la planète les éléments nous permettant de sortir  rapidement  de notre sous-développement ?

 

Quant on sait que la pauvreté de la Centrafrique est une pauvreté paradoxale, que notre pays globalement sous-peuplé, regorge des ressources naturelles et énergétiques au point qu’on a parlé de « scandale géologique ». Le développement, tel que je le propose dans cette réflexion, n’est pas la « chose du blanc » ; il s’agit de notre bien-être. De nos jours,  partout ailleurs, un homme ouvert à la culture de son temps s’appelle un homme cultivé. Il s’ensuit qu’un Centrafricain imprégné des discours actuels du monde, n’est ni un aliéné, ni un vendu, ni un métis culturel, mais un homme cultivé, point.

 

Pour compléter cet état des lieux aujourd’hui, je reprends ici une description généraliste qui correspond bien à la situation en Centrafrique de ce début de millénaire :

 

« Les mentalités africaines sont en voie de transformation. De nombreux éléments, de nature économique surtout, indiquent, en effet, qu’un processus de prise de consciences est désormais amorcé à tous les niveaux, bien que la signification globale de ces changements reste généralement mal comprise.

 

Ainsi, malgré l’accumulation de nuages économiques au-dessus de sa tête, l’Africain ordinaire – et c’est beaucoup de monde – en est encore à se demander comment le système dont il tirait sa subsistance et son épaisseur sociale en est arrivé à s’effondrer : il constate que les mécanismes habituels de la circulation oblique des biens, des services et des revenus nationaux, ont atteint leurs limites ; que les discours solidaristes et parcellaires n’ont plus de ressort ; que la vie quotidienne participe désormais des ruades désespérées de la bête aux abois. On lève des yeux hagards ou accusateurs vers le palais présidentiel. Celui-ci répond par le silence ou par des salves, le tout dépendant de l’interprétation locale des Droits de l’Homme. Dans les rues des capitales, l’ambiance est électrique et l’espoir une denrée rare : faillite des système bancaires (liée à d’étranges politiques de crédit) ; amenuisement drastique des concours financiers extérieurs (pour cause de discrédit) ; dégraissage des effectifs amorphes des secteurs publics et parapublics ; désengagement de l’Etat à l’égard des activités sociales qu’il assumait d’ailleurs très approximativement ; morosité des entreprises privées (par manque d’investisseurs et de consommateurs) ; chômage, sous-emploi généralisé, productivité déclinante dans tous les secteurs ; mentalités sclérosées et peu préparées à opérer les grandes reconversions qui s’imposent : -la liste des ruptures socio-économiques actuellement perceptibles en Afrique est longue. Très longue en Centrafrique………….…..

 

On retiendra simplement que l’effondrement des supports économiques habituels d’une société essentiellement combinarde, désormais sciés à la base, installe partout une angoisse polymorphe, pesante, lourde de menaces pour l’avenir immédiat. L’Africain « moderne » en effet, déboussolé, et ne sait plus à quel saint « économique se vouer : le « parent » qui, hier encore, pouvait dégager un poste d’une simple chiquenaude sur le nom d’un concurrent valeureux, est une espèce en voie de disparition, pour la simple raison qu’il n’y a plus rien à « racler ». Les caisses, au propre et au figuré sont vides. Les sources « modernes » d’alimentation et de régénération des solidarités atomisées sont à peu près épuisées. Seule est désormais assurée la pitance des membres de la classe dirigeante et de leurs proches parents. Il est difficile de croire que de tels revirements restent sans effet sur les mentalités.

 

Le tout est de savoir combien de temps il faudra pour qu’éclate à l’échelle du Continent une révolution sociale salutaire qui obligera les Africains à se trouver enfin un dénominateur commun dynamique. La peur des nantis est tangible un peu partout. Les possédants, plus souvent petits magouilleurs que grands hommes d’affaires, se barricadent maintenant derrière leurs biens très mal acquis, laissant l’étalage habituel des signes extérieurs de richesse aux inconscients : -le luxe, insolent ou non, permet désormais de repérer les victimes de la future vindicte populaire, et commence tout simplement avec ceux qui peuvent acquérir des denrées de  première nécessité tout au long du mois. Les détourneurs de biens tentent de sauver leur peau en plaçant leur argent à l’étranger ou dans l’immobilier. Par ailleurs, de nouveaux humains apparaissent. A la pauvreté en haillons des exclus du développement à la petite semaine, s’ajoute désormais celle en costume trois pièces et en bazin brodé de nouveaux « conjoncturés » en quête d’un emploi introuvable. L’Afrique, la Centrafrique est hagarde, inquiète, et, pour la première fois peut-être depuis les indépendances, au bord du gouffre.

 

Dans les quartiers populaires, les fêtes désertent les chaumières à la vitesse de l’argent. La raison économique installe brutalement ses quartiers là où l’inconscience la plus ahurissante régnait en maître jusqu’à une date récente. Le gaspillage, autrefois perçu comme signe d’opulence, même chez les pauvres, relève aujourd’hui de la dernière arriération mentale. L’Afrique, la Centrafrique apprend à économiser. Elle a peur d’elle-même, de ses propres réactions. Mais est-elle au bord de l’explosion ?

 

Pour la première fois peut-être depuis les indépendances, elle se doute que l’avenir dépendra désormais de l’aptitude de chacun à se percevoir autrement, à penser autrement, à agir autrement : -en un mot, à changer ou à disparaître. Parallèlement à ces changements, on assiste à une érosion lente mais soutenue de certains mythes cardinaux de la pensée africaine post-indépendantistes. Ceux-ci s’affaissent progressivement sous le poids de leurs propres contradictions ; les plus résistants d’entre eux en étant réduits à s’accrocher à des branches vermoulues qui ne tarderont pas à céder tant les pressions économiques internes sont puissantes.

 

Ainsi, la classe intellectuelle africaine qui, jusqu’au milieu des années 80, rêvait d’étreintes populaires, de grandes coalitions avec les masses contre les dirigeants politiques corrompus, prend progressivement ses distances. Aussi voit-on les points d’interrogation, naguère concentrés au sommet de la pyramide sociale, se déplacer vers le bas, à la recherche de vérités, non plus sectorielles, mais verticales. Les masses africaines sont suspectes : « c’est nouveau et très rafraîchissant ».

 

Cher lecteur et compatriote, merci d’avoir pris le temps de me lire. Avant de te coucher le soir, poses-toi la question : « Qu’ai-je Fais pour faire avancer Mon Pays aujourd’hui ? – Gui tênè ti ôkô bozo ti mbi la akè so mbi ? – Quel acte ai-je, directement ou indirectement, posé pour favoriser le bien-être des générations futures ? – L’avenir dans un « Mieux vivre ensemble en Centrafrique » a-t-il un jour fait partie ou fait-il encore partie de mes priorités au quotidien ? – Wala mbi kê na vourou bê ti molengué ti kodro, wala mbi kê na kota bê ti yé ti séssé ???.....».

 

La jeunesse centrafricaine et la nouvelle génération, arrivées en âge de comprendre et prendre les choses en mains, en ont plus qu’assez d’appartenir à un pays complexé et où la médiocrité occupe une place considérable;- cette jeunesse semi-lettrée écoute la radio et s’informe via d’autres médias et comprend mal que la Centrafrique reste à la traîne, alors que les autres avancent. Le peuple est mûr et a conscience qu’il faut agir, et que lui aussi devra agir et impulser une dynamique ; - Raison de plus pour que nous remettions maintenant tout sur la table et fassions un tri.

 

Toutefois, souviens-toi qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et qu’une action personnelle venant de toi, quel quelle soit, est espérée et attendue car : « Aucune Nation ne naît grande, les Grandes Nations sont l’œuvre de leurs citoyens ».La construction de notre Pays est l’affaire de TOUS.

 

Fin de la 1ère partie de la Réflexion N°03 

 

 

CD. DARLAN

Consultant en Stratégies de Développement

 

E-mail : batir.rca@gmail.com

Le Développement Durable en RCA : Etat des lieux de la Maison Centrafrique (1/3) Par Christian Dominique DARLAN

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 23:39

 

 

 

 

Bangui, 29 avril (CAP) - Un citoyen dénommé Arcadius YAMBONGO, le dernier arrivé sur les dix sept détenus de la prison spéciale de Bozizé de Bossembélé appelée « Guantanamo »  qui a retrouvé la liberté le 23 mars dernier à la faveur de l’arrivée de Séléka a succombé ce 26 avril aux blessures qu’il a reçues à la suite des tortures qu’il a subies au palais de la Renaissance après son arrestation.

 

Il a été inhumé ce samedi 27 avril 2013 à Bangui. La place mortuaire se trouve sur la rue Taratara

Décès du dernier arrivé à la prison spéciale personnelle de Bozizé de Bossembélé

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 23:19

 

 

 

 

Source : http://www.radiondekeluka.org  Dimanche, 28 Avril 2013 13:56

 

Le président de la République centrafricaine, Michel Djotodia, a présenté le 27 avril dernier, 75 armes de guerre tous calibres confondus, à la presse. Il s’agit des armes saisies la semaine dernière dans la capitale Centrafricaine lors des patrouilles des éléments de sécurité.

 

Pour Christophe Gazam-betty, ministre d’Etat chargé de la Communication, cette saisie témoigne de l’existence des milices dans la ville de Bangui.

 

« Il ya eu des opérations menées par les forces qui ont été mobilisées à cet effet. On se rend bien compte qu’il n’y a pas que les éléments de Séléka qui circulent dans la ville. La preuve est ainsi, nous avons saisi beaucoup d’armement lourd et ces armes saisies, ne viennent pas des Séléka. L’insécurité dans la ville n’est pas constituée seulement par  les éléments contrôlés  de Séléka mais bien par des miliciens qui détiennent de l’armement lourd et qui, en tenue militaire, opèrent en ville. Nous avons saisi beaucoup d’armement lourd et aujourd’hui, ce n’est que la partie visible de l’iceberg que nous avons voulu présenter comme preuve ».

 

Il explique  par ailleurs  que la Séléka fait un travail de sécurisation globale du pays,  mais ne stigmatise pas un groupe contre un autre.

 

A Lakouanga dans le 2ème arrondissement de Bangui, les éléments de la Séléka, en poste au Service de Recherches et d’Investigations (SRI), ont récupéré le 27 avril 2013, une partie du matériel  appartenant au Parc du Cinquantenaire, volé lors des événements du 24 mars dernier à Bangui.

 

Selon le reporter de Radio Ndeke Luka qui s’est rendu sur les lieux, « cent deux chaises en plastique, un amplificateur, deux baffles, un régulateur de tension électrique, deux ventilateurs, une mini-chaîne radio constituent le lot des objets du  Parc du Cinquantenaire volés ».

 

Cette occasion a permis au Colonel de la Coalition Séléka, Abdel Khader qui a mené l’opération, de se plaindre du fait que les éléments de Séléka continuent de faire objet d’accusation des pillages et vols. Il déclare également que des enquêtes se poursuivent en ce moment par le SRI et la Mairie de Bangui afin de mettre la main sur les autres coupables.

 

A Nola ce même 27 avril dernier, une équipe d’éléments de Séléka a été accueillie par la  population après un moment de calvaire, caractérisée par des exactions, vols et pillages. Cette équipe a tenu un meeting avec toutes les couches sociales de la localité avec comme but : restaurer la paix pour permettre à tous les citoyens de participer au développement du pays.

 

Cependant, la vie reprend progressivement à Bria (Centre-nord), après la crise qui a secoué la République Centrafricaine. Les réseaux téléphoniques, restés hors lignes pendant 4 mois, sont désormais rétablis au grand soulagement de la population qui peut désormais communiquer sur tous les plans. D’après un habitant, «  la population commence à sortir de sa cachette. Les activités agricoles et commerciales ont repris ».

 

Par contre à Bouar, la terreur, la panique et la peur sont devenus ces derniers temps le lot quotidien des habitants.

 

« La population est dépassée par les enlèvements et meurtres des militaires et civiles ainsi que les pillages et autres actes de violence perpétrés par la Séléka. Cette situation fait suite à l’absence de la ville, du responsable des éléments de Séléka en mission à Bangui. », témoigne un habitant de la localité joint au téléphone par Radio Ndeke Luka.

 

À Boali, d’après un reporter de Radio Ndeke Luka, un campement de cultivateurs a été attaqué le 25 avril dernier par trois assaillants non identifiés dont un avec une arme de marque  kalachnikov. Par la suite, trois personnes ont été  blessées par balle.

 

Cependant à Bangui, la journée du  lundi 29 Avril, sera une journée sans médias en Centrafrique. Les journalistes et professionnels des médias, regroupés au sein de l’Union des Journalistes de Centrafrique (l’UJCA) ont décidé, lors d’une Assemblée Générale extraordinaire tenue le 25 avril dernier à Bangui, d’observer cette journée pour faire entendre leurs voix.

 

L’UJCA estime que les professionnels des Médias sont victimes de pressions de tout genre, venues de certaines autorités militaires et civiles de Séléka. Ils veulent attirer l’attention des nouvelles autorités du pays sur les dangers qu’ils encourent dans l’exercice de leur métier, afin que des mesures conséquentes soient prises.

 

 

 

NDLR : Une cache secrète de Bozizé comprenant une impressionnante quantité d'armes lourdes a été découverte ce dimanche par Séléka entre le PK 12 et le PK 13

La Séléka pour des actes positifs mais parsemés d’embûches de la part de ses éléments incontrôlés

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