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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 16:36

 

 

 

cercueil Patassé

 

 

Ange Patassé

 

Bangui vendredi 20 mai 2011 - (Xinhua) - La dépouille de l’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé, décédé le 5 avril dernier des suites de diabète, est arrivée jeudi soir à Bangui en provenance de Douala pour des obsèques officielles.

Le corps était accueilli à l’aéroport Bangui Mpoko par le président de la République François Bozizé et tout le staff gouvernemental, ainsi que des parents, amis et connaissances.

Un long cortège funèbre constitué des membres de la famille du disparu, de ses sympathisants ainsi que des partis de l’opposition réunis dans le Front pour l’Annulation et la Réorganisation des Elections (FARE 2011) ont accompagné le corps à la morgue de l’hôpital général de Bangui.

Vendredi dans la journée, à bord d’un commande-car, le corps de Patassé a sillonné les grandes avenues de Bangui pour permettre à la population un dernier hommage à celui qui avait conduit ses destinées pendant dix ans. Ensuite le corps sera déposé au domicile familial dans le 4ème arrondissement de Bangui pour la veillée funèbre.

Le chef de l’Etat, le président de l’assemblée nationale, le Premier ministre et autres personnalités du pays devraient passer tour à tour signer le livre de condoléances ouvert par la Mairie de Bangui.

Les obsèques officielles se dérouleront samedi sur l’avenue des Martyrs à Bangui, en présence du président de la République avant la remise de la dépouille a la famille pour inhumation.

Ange Félix Patassé, 74 ans, avait dirigé la Centrafrique de 1993 à 2003. Candidat indépendant à la dernière présidentielle en Centrafrique, il était arrivé deuxième après le président Bozizé.

 

 

Hommage à Patassé à la place mortuaire à FOUH

Radio Ndéké Luka Vendredi, 20 Mai 2011 16:53

Ce vendredi, veille des obsèques officielles de l’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé, est dédiée à sa famille politique et à ses anciens collaborateurs. C’est la demeure familiale de l’ex-président située dans le quartier de Fouh dans le 4ième arrondissement  de Bangui qui sert de place mortuaire.

C’est là que la dépouille mortelle a été déposée aux alentours de 12H, heure locale. Le long cortège a parcouru de nouveau les principales artères de la ville. Comme à l’arrivée du corps la veille, les populations se sont massées tout le long pour saluer le défunt. Un incident a même été évité au niveau du quartier SICA quand des jeunes ont arrêté un moment le cortège et ont exigé de voir une dernière fois le visage de leur ancien président.

A Fouh, Ange Félix Patassé reçoit l’hommage de ses collaborateurs et anciens camarades de parti. Parmi les témoignages recueillis par Radio Ndeke Luka, celui de Martin Ziguélé, actuel président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et ancien Premier ministre sous Patassé, « le temps lent qu’a pris le corps de ce dernier de l’aéroport jusqu’à la morgue, témoigne du fort souvenir que le peuple garde en cet homme qui l’a fabriqué politiquement ».

« Patassé est homme qui m’a fait totalement confiance pour mieux réussir les dures épreuves que le pays a connues par le passé, avec le blocage de financements de la part des bailleurs. C’est un homme entier », indique Ziguélé.

Les obsèques officielles auront lieu samedi 21 mai sur l’Avenue des Martyrs,  en présence du Chef de l’Etat, François Bozizé, de l’ensemble du gouvernement, des corps constitués et de plusieurs autres personnalités centrafricaines et étrangères.

L’ancien candidat indépendant à la dernière présidentielle était décédé le 5 avril dernier au Cameroun.

Il faut rappeler que le rapatriement de son corps avait divisé la classe politique du pays. Sa famille politique avait par le passé fait interdiction au pouvoir en place d’organiser les obsèques officielles Elle dénonçait son évacuation sanitaire tardive.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 15:48

 

 

 

Ban Ki moon

 

 


NEW YORK, 20 mai 2011/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général a nommé Madame Margaret Aderinsola Vogt, de nationalité nigériane Représentante Spéciale du Secrétaire général des Nations Unies et Chef du Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en République Centrafricaine.

Avant cette nomination, Madame Vogt a occupé d’importantes fonctions au sein du système des Nations Unies. Elle a notamment été Directrice Adjointe au Département des Affaires Politiques du Secrétariat Général des Nations Unies, Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en Somalie (UNPOS) et Assistante Spéciale du Sous-Secrétaire général aux Affaires politiques. Elle fût également détachée auprès de l’Union Africaine comme Directrice de Cabinet du Président de la Commission.

 Avant de rejoindre les Nations Unies, Madame Vogt a successivement été Directrice du Programme Afrique de l’Académie Internationale de la Paix à New York et Directrice des Etudes à l’Ecole des Officiers du Nigéria. Son expérience professionnelle s’étend aussi à la prévention et de la résolution des conflits et aux questions du genre. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles dans ces domaines.

Madame Vogt est titulaire d’un Master en Relations Internationales de l’Université Columbia à New York.


SOURCE : NATIONS UNIES

 

Notice biographique de Mme Margaret Vogt

 

Mme-Vogt.jpg

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a annoncé la nomination, aujourd’hui, de Mme Margaret Vogt, du Nigéria, en tant que Représentante spéciale du Secrétaire général et Chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA). Mme Vogt remplace Mme Sahle-Work Zewde, de l’Éthiopie.

Le Secrétaire général est reconnaissant à Mme Zewde pour des efforts qu’elle a déployés pour promouvoir la paix, la sécurité et le développement en République centrafricaine et mettre en place le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix, ceci dans le cadre des efforts déployés pour s’assurer que le système des Nations Unies fonctionne comme une seule entité.

Mme Vogt pourra s’appuyer sur ses 34 années d’expérience qu’elle a accumulées sur les affaires de l’Afrique aussi bien au plan national que diplomatique et universitaire. Elle est actuellement Directrice adjointe de la Division Afrique I au Département des affaires politiques du Secrétariat des Nations Unies. Avant cela, elle était au Bureau politique des Nations Unies en Somalie, où elle a occupé les fonctions de Représentante spéciale adjointe par intérim du Secrétaire général.

La connaissance qu’elle a des diverses organisations régionales africaines lui sera très utile dans l’accomplissement de ses nouvelles fonctions. Pendant deux ans, elle a été Directrice du Bureau du Président de la Commission de l’Union africaine (UA).

Avant de travailler aux Nations Unies, Mme Vogt s’est occupée de la mise en œuvre des mécanismes de paix et de gestion des conflits de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Faisant parti des principaux Conseillers du Sous-Secrétaire général aux affaires politiques du Secrétariat de l’ONU, elle a aidé à développer et élargir les relations entre l’ONU et l’Union africaine.

Avant cela, elle a été Directrice du Programme Afrique de l’Institut international pour la paix, et Chercheure associée à l’Institut nigérian des affaires internationales. Mme Vogt a également travaillé à l’Opération des Nations Unies en Somalie (UNOSOM II). Elle a également été Directrice de recherche à l’École d’état-major de Jaji, au Nigéria, et Chargée de cours à l’École de guerre du Nigéria et à l’Institut d’études stratégiques de Kuru au Nigéria.

Mme Vogt a écrit et publié plusieurs livres et articles dans des revues universitaires. Elle est titulaire d’une maîtrise en relations internationales de la Columbia University. Elle parle couramment l’anglais et le français.

Née en 1950, Margaret Vogt est mariée et mère de six enfants.

 

 

 

Le BINUCA change de patron

Radio Ndéké Luka Vendredi, 20 Mai 2011 13:11

Elle s’appelle Margaret Aderinsola Vogt, de nationalité nigériane, et prend désormais la tête du Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique pour la Consolidation de la Paix (BINUCA). A ce titre, Margaret Aderinsola Vogt, représente spécialement le Secrétaire Général des Nations Unies (ONU). Elle remplace à ce poste l’éthiopienne Sahlé Work Zéwdé.

Cette nomination intervient au moment où le Centrafrique est en pleine mutation politique et social : discours programme du Premier ministre précédé de la prise de fonction des députés et l’annonce d’un mouvement social par les syndicalistes. A cette liste s’ajoute la demande de l’opposition au sujet de l’annulation des dernières élections groupées.

Avant d’être nommée en Centrafrique, elle a occupé d’importantes fonctions. Elle fut entre autres, Directrice adjointe au Département des Affaires politiques du secrétariat général des Nations Unies, et Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en Somalie. Vogt est titulaire d’un Master en Relations Internationales de l’Université Columbia à New York.

 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 15:18

 

 

appareil-transportant-le-cercueil-de-Patasse.jpg 

 

Arrivée de l'appareil transportant le cercueil du Président  Ange Félix Patassé

 

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cercueil Patassé

 

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Le cercueil embarque dans une ambulance pour la morgue de l'Hôpital Général

 

 

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Mme Angélique Mougnan, veuve Bédaya Ngaro devenue veuve Patassé

 

 

Boz-et-Monica-aeroport.jpg

 

 Bozizé et son épouse Monique, Touadéra et ses ministres, à gauche les enfants Patassé

 

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Martin Ziguélé et le MLPC  venus accueillir le corps de Patassé

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 17:27

 

 

AFP

 

 

 

cercueil-Patasse.jpg

 

 

Bangui 19 mai (C.A.P) - Arrivé à l’aéroport Bangui Mpoko aux environs de 15 h 30, heures locales, le cercueil du Président Ange Félix Patassé a été accueilli par quasiment l’ensemble de la population de la ville de Bangui, les responsables de la Coordination des comités de soutien à sa candidature aux dernières élections, ses nombreux parents, amis, sa famille du MLPC dans son ensemble, les femmes, les jeunes, bref le peuple centrafricain. Bozizé et son gouvernement étaient également présents en ont entendu des vertes et pas mûrs.

Ils ont été copieusement hués par une foule qui ne pouvait contenir sa colère de voir Bozizé sur les lieux. Il a donc été abondamment conspué, traité de tous les noms d’oiseaux, insulté, maudit même, par des parents tant maternels que paternels de Patassé venus nombreux et  spécialement de sa ville natale Paoua, avec des branches d’arbustes de la savane et des épis de mil, accompagnés de jurons appropriés à la circonstance, conformément aux rites traditionnels bien du Nord …

Bozizé a dû souffrir en silence le martyr d’entendre tout cela prononcé à son endroit et il ne pouvait pas broncher. Il n’en menait vraiment pas large et dans son for intérieur, il a dû prendre la juste mesure des conséquences de sa haine viscérale et sa méchanceté gratuite envers son prédécesseur Ange Félix Patassé qui lui a fait pourtant tant de bien mais à qui il a refusé obstinément pour des raisons farfelues, d’aller se faire soigner hors du pays jusqu’à ce que mort s’en suive.   

Après les honneurs militaires dus à l’ancien Président de la République qu’il fut, le véhicule transportant le cercueil du Président Patassé a quitté l’aéroport Bangui Mpoko à destination de la morgue de l’Hôpital Général de Bangui, précédé par le véhicule transportant ses enfants et suivi par celui de Bozizé. Vu l’affluence des Centrafricains au bord de l’avenue des Martyrs pour rendre hommage à Patassé et la très petite vitesse avec laquelle le cortège avance, il lui faudrait presque quatre d’horloge environ pour relier la zone fret de l’aéroport à la morgue.

C’est ce matin après la mise en bière à la morgue de l’Hôpital Général de Douala où une cérémonie officielle a été organisée par le gouvernement camerounais pour rendre hommage à l’illustre disparu puis après des les honneurs militaires que l’avion emportant le cercueil de Patassé ainsi que ses enfants, quelques-uns de ses proches présents depuis longtemps à Douala, s’est envolé pour la capitale centrafricaine.

L’ex Président Patassé était décédé le 5 avril dernier à l’hôpital général de Douala au Cameroun alors qu’il était en route pour Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale où il se rendait pour se faire soigner après toutes les tracasseries et entraves que lui a faites Bozizé. C’est vraisemblablement samedi prochain que son corps sera porté en terre dans l’imposant mausolée qui a été conçu dans son ancienne ferme « La Colombe » située au PK 26 de la capitale sur l’axe Boali.   

 

 

Bangui en rangs serrés pour accueillir la dépouille de Patassé

Radio Ndéké Luka Jeudi, 19 Mai 2011 16:52

 

Devant la mort tout s’efface. Les images de l’aéroport de Bangui Kpoko en cet après-midi du jeudi 19 mai 2011 le démontrent encore. Il était environ 15H 45mn quand le vol spécial, venant de Douala (Cameroun) et transportant la dépouille mortelle de l’ancien Président Ange-Félix Pattassé s’est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport international de la capitale centrafricaine.

Toute la République était là, en rangs serrés. Pouvoir comme opposition. Il y a Martin Ziguélé qui fut Premier Ministre du défunt et compagnon au sein du MLPC avant une séparation, puis une réconciliation qui date seulement de ces dernières semaines. Voir aussi Nicolas Tiangaye dans le sillage de Bozizé. Et d’autres encore que tout oppose dans la vie politique.

Plus de polémique donc. L’adversité est mise entre parenthèses. Le défunt doit recevoir l’hommage solennel de l’ensemble du pays auquel il a droit, ce pays qu’il a dirigé pendant 10 ans. En tête pour cet hommage, le président François Bozizé. Jadis il a pourtant renversé le défunt par un coup d’état en 2003. Le Premier Ministre est présent ainsi que l’ensemble des membres du gouvernement, les corps constitués. Tous aux côtés de la famille de l’ancien chef de l’état. Sa famille humaine comme sa famille politique. Un ministre camerounais a accompagné la dépouille.

Les honneurs militaires lui sont rendus. Des officiers, aux uniformes d’un rouge écarlate, portent avec la dignité qui sied, le cercueil. Sabre au clair, la garde rend les honneurs. Le président Bozizé s’incline respectueusement. Silence. Puis, sonnerie aux morts. Les notes du clairon déchirent le silence.

François Bozizé salue la veuve et les enfants du défunt. Loin derrière, la foule des grands jours. Pleurs et lamentations. Cris et chuchotements.  Tout le cortège s’ébranle pour la morgue de l’Hopital général de Bangui. L’itinéraire est bien choisi : Avenue des Martyrs, Place de la  Réconciliation, Avenue Koudoukou, Place des Libérateurs, Avenue de l’Indépendance, Avenue Dejean. Bref un tour de ville presque complet, le dernier, à travers les principales artères, en guise d’adieu.

Vendredi 20 mai, le programme prévoit la levée du corps pour l’exposition au domicile familial dans le quartier Fouh. Le lendemain samedi, ce sera les obsèques officielles.

En guise de rappel, l’ancien président centrafricain est décédé le 5 avril dernier dans un hôpital à Douala. Il se rendait à Malabo (Guinée Equatoriale) pour y recevoir des soins, après une hospitalisation d’une semaine dans une clinique à Bangui. Il souffrait de diabète A deux reprises, il avait été interdit de voyage. C’est à la troisième tentative qu’il a été enfin autorisé à embarquer. Son voyage s’arrêtera à Douala.

 

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 15:04

 

 

 

Patassé

 

 

Obsèques de Ange Félix Patassé : Union sacrée de la communauté centrafricaine au Cameroun

Par Didier Ndengue, www.integrationafrica.org - 19/05/2011

Les hommages au Cameroun ont débuté ce 18 mai et se poursuivront en RCA jusqu’au 21 mai 2011. Le point sur la réunion de préparation

 

La dernière réunion du comité d’organisation des obsèques de l’ancien président centrafricain décédé s’est tenue à Douala sous la présidence de son excellence monsieur l’ambassadeur de la RCA au Cameroun. Elle rassemble en ce 14 mai des hommes politiques centrafricains, des chefs de colonies et des religieux. Les travaux débutent à 15h45mn. Ils traitent prioritairement du programme définitif des obsèques. A en croire l’ambassadeur, la dépouille de l’ancien président regagne Bangui le 19 mai 2011. Au Cameroun comme en RCA, les obsèques de Ange Félix Patassé sont placées sous le signe de l’unité nationale et de la réconciliation du peuple centrafricain.

Le tour de table permet de faire le point des préparatifs. Le chef de colonie de la zone 3 à Bonaberi, par exemple, se veut rassurant: «dans ma zone à Bonaberi, il n’y a pas de problème, tous les centrafricains seront à la veillée. Les groupes de chorales de nos églises seront là pour chanter». La réunion se déroule en langue Sango. Les visiteurs camerounais ont du mal à suivre. Quelques fuites d’informations donnent à constater que la situation est sous contrôle. «La violence, le mépris ou la haine ne seront pas au rendez-vous», ressort-il en substance des interventions des uns et des autres. Les chefs de colonies, avec l’aide de l’ambassadeur, ont ramené leurs compatriotes belliqueux à de meilleurs sentiments. «Il faut encore leur parler, pour qu’ils soient responsables et conscients, car nous sommes tous centrafricains et la RCA est pour nous tous», rappelle un centrafricain aux chefs de colonie.

Le deuil d’un chef

Au siège du consulat à la rue King Akwa, les pagnes des offices seront en vente. Pour embellir le deuil, les différents chefs de colonie ont ouvert des petites caisses de contribution financière, où chacun peut venir verser ce qu’il dispose comme argent. A la fin, cet argent permettra à chacune des colonies d’acheter une gerbe de fleur pour la déposer sur le cercueil. Les religieux devront cependant s’arranger pour que la demi-veillée du 18 mai prochain dans la ville de Douala se déroule dans la paix en présence du seigneur. «Notre président est un bon croyant, c’est la raison pour laquelle tous les centrafricains l’aiment tant», ajoute l’ambassadeur.

Avant la dernière réunion préparatoire de Douala, l’ambassadeur de la RCA au Cameroun avait déjà tenu des réunions similaires à Yaoundé. Y prenaient part : les représentants des partis politiques centrafricains représentés au Cameroun, les milieux religieux, les chefs de colonies, l’administration, etc. Les travaux étaient toujours placés sous le signe de la paix, la réconciliation et l’unité nationale. A en juger par l’ambiance bonne enfant qui prévaut autour des derniers réglages, le message est manifestement passé au Cameroun. En RCA, il devrait en de même. Deux jours d’hommage y sont programmés, sous le regard bienveillant du président François Bozizé. La mise en bière à l’hôpital général de Douala est programmée le 19 mai 2011. Elle sera précédée d’une veillée mortuaire sans corps le 18 mai 2011 à Douala. Ange Félix Patassé sera inhumé le 21mai de 2011 dans ses terres à Bangui, au PK26.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 14:59

 

 

LRA-horde.jpg

 

 

 
BANGUI 19/05/2011-(Xinhuanet)- Quatre des six abus graves des droits des enfants faisant l'objet d'une surveillance des Nations Unies, à savoir, l'enlèvement, le recrutement ou l'emploi d'enfants soldats, les attaques contre des écoles et le refus d'autoriser l'accès des organisations humanitaires aux enfants, sont constatés en République Centrafricaine, selon un rapport humanitaire rendu publique ce mercredi.

Ce rapport présenté mercredi à Bangui par Watclist, un réseau d'Ong humanitaires basé à News York et l'Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC), précise que, "en Centrafrique, les enfants sont confrontés à des abus graves de leurs droits humains" à cause des nombreux groupes armés dans plusieurs régions du pays, notamment l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony qui dans ses exactions enlèves des enfants, la rébellion Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) qui enrôlerait encore des enfants soldats et des groupes d'autodéfense formés par la population.

"Lorsqu'ils sont retenus en captivité par la LRA, les garçons sont entrainés à l'emploi des armes avec lesquelles ils sont forcés de commettre des atrocités comme le pillage et l'incendie de villages, l'assassinat de villageois et l'enlèvement d'autres », indique le rapport à propos des garçons de la ville d'Obo dans le Sud-est de la RCA. De même les filles sont forcées de faire des travaux domestiques et subissent une sorte d'"esclavage sexuel des commandants".

Par ailleurs des enfants sont recrutés dans les groupes d'autodéfense formés par les communautés en première ligne des combats, obligés de faire des patrouilles la nuit, ce qui ne leur permet pas d'aller à l'école.

La rébellion de l'Armée pour la restauration de la démocratie (APRD) est en outre félicitée dans le rapport pour avoir facilité la libération de 535 enfants dans le cadre du programme de réinsertion des enfants soldats. Mais il lui est reproché l'occupation des écoles.

Le gouvernement centrafricain est interpellé en première position pour renforcer les capacités de l'armée en effectifs et en formation sur les droits humains dans les zones affectés par les conflits et de mettre fin au système d'autodéfense ; surtout négocier un accord de paix avec la CPJP en vue de faciliter la collecte des informations sur les enfants en Centrafrique.

Watclist et IDMC recommande à la CPJP de libérer tous les enfants de moins de 18 ans actuellement dans ses rangs et d'arrêter à tout nouveau recrutement d'enfants soldats. Alors que l'APRJ devra quitter les établissements scolaires qu'elle occupe comme des bases militaires.

Du côté de la communauté internationale, le rapport recommande au groupe de travail du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les enfants et les conflits armés de renforcer la dimension protection de l'enfance au sein de son bureau en Centrafrique.

© Copyright Xinhuanet

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 14:55

 

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

 

RFI 18 Mai 2011

En Centrafrique, la présidence s'alarme d'une arnaque d'un nouveau genre dans le pays. Par téléphone, des escrocs se font passer pour le chef de l'Etat ou son entourage pour demander à des personnalités centrafricaines d'effectuer des transferts d'argent. Certaines des victimes qui sont tombées dans le piège sont allées jusqu'à transférer 750 euros (500 000 francs CFA).

Préfet, religieux, hauts fonctionnaires, ministre, patron de médias nationaux, une dizaine de personnalités ont reconnu ces derniers mois être tombées dans le piège d'escrocs se faisant passer pour le chef de l'Etat François Bozizé et son entourage. A chaque fois, il leur a été demandé de transférer de l'argent sous forme de coupons de recharge téléphonique prépayés pour des montants variant de 75 à 750 euros.

« Ces personnes connaissent les numéros de téléphone des personnalités et c'est comme cela qu'ils les appellent, explique Zama Javan Papa, le directeur de la presse présidentielle. Ils imitent la voix du président pour dire ' Je me trouve à tel endroit, viens me retrouver pour une audience '. Et puis quelques temps après, ils imitent la voix de l'aide de camp du président disant que le président a un petit empêchement, qu'il va appeler mais qu'il a besoin de crédits de communication. Et donc il demande aux gens de transférer du crédit. C'est comme cela que les gens sont font piéger. Ils achètent des cartes de téléphone prépayées, ils grattent la partie cachée et ils communiquent ce numéro. Cela varie de 50 000 à 500 000 francs CFA alors que le président ne pourrait jamais demander à un tiers de lui transmettre des crédits. C'est un chef d'Etat, il n'a pas besoin de se rabaisser. C'est inconcevable ».

De source judiciaire, les enquêteurs examinent en ce moment les historiques d'appels des victimes pour tenter de retrouver la trace des escrocs via leur numéro de téléphone. Mais ils ont certainement utilisé des puces téléphoniques vendues à la sauvette. Remonter ainsi la filière s'avère difficile.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 01:57

 

 

 

Bozizé KNK

 

 

par L’Intelligent d’Abidjan Connectionivoirienne.net La Rédaction · 19 mai, 2011 à 00:15

 

L’imam Cissé de la Star 5 rêve d’exposer le DP de l’IA aux éléments du FRCI- A l’initiative de Binta Cissé de la SIB et de son époux M. Bamba, des éléments du FRCI basés à Port-Bouët sont à la recherche du DP de l’IA. Dame Binta Cissé qui a un contentieux à régler avec M Touré qui pend déjà en justice, veut profiter du désordre sécuritaire qui existe encore au pays pour régler les comptes. Peine perdue ! Nous y reviendrons.

Descente armée dans le complexe hôtelier du maire de Cocody- Le 9 Mai dernier, Jean-Baptiste Gomon Diagou, maire de Cocody appartenant au parti de Laurent Gbagbo, a reçu la visite d’hommes en armes, dans son complexe hôtelier de Blockhaus, dans la commune de Cocody à Abidjan. Son entourage indexe des éléments des Forces républicaines. Théophile Gogui qui avait été enlevé également, a, lui regagné son domicile, et se rend régulièrement, sous protection des éléments des FRCI, à son bureau.

Mahan Gahé mal en point- Le secrétaire général de la centrale syndicale ‘’Dignité’’, Mahan Gahé Basile en résidence surveillée depuis la chute de Laurent Gbagbo serait mal en point. Sa santé se serait détériorée ces derniers jours.

Le Rhdp veut lancer un mandat d’arrêt contre les déserteurs- Face aux rumeurs de déstabilisation de la Côte d’Ivoire, un collectif d’avocats a été formé par les élus du Rhdp. Ceux-ci comptent ces jours-ci saisir le procureur de la République afin de lancer un mandat d’arrêt international contre certaines autorités actuellement en fuite. Pour les avocats du Rhdp, laisser ces personnalités hors du pays, c’est s’exposer à toutes sortes de risques.

Le rang de la Côte d’Ivoire menacé pour la production du caoutchouc- La Côte d’Ivoire est en passe de perdre sa première place de producteur de caoutchouc naturel. Sur une prévision de 245000 tonnes en 2011, celle-ci a été revue à la baisse. Selon l’Apromac (Association ivoirienne de caoutchouc), la chute de la production est en grande partie liée à la crise postélectorale.

Charles Konan Banny reçoit Christopher Fomunyoh ce matin à sa résidence- Arrivé en Côte d’Ivoire hier pour des consultations de haut niveau sur le processus de réconciliation nationale, le directeur régional Afrique du National Democratic Institute entame aujourd’hui sa mission. Les consultations démarrent par un entretien d’une heure à la résidence du président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation.

Un convoi-test de 2 mille tonnes de coton malien au port d’Abidjan- Les opérateurs économiques maliens ont repris le chemin du Port autonome d’Abidjan. Sur 20 mille tonnes de coton attendues, 2 mille tonnes sont arrivées hier au PAA. Pour les autorités des deux pays, cela constitue le premier test.

Maguy le tocard veut rassurer la jeunesse de Yopougon- De nombreuses informations circulent au sujet de l’armement des miliciens. Pour donner des éclairages, Maguy le Tocard, l’un des chefs de groupes miliciens anime une conférence de presse cet après-midi à l’hôtel Assonvon de Yopougon. Il s’agira de rassurer les jeunes de Yopougon quant à leur sécurité dans la commune.

Tiburce Koffi va écrire à Fraternité-Matin- Ami de toujours de Venance Konan, Tiburce Koffi est de retour au pays depuis quelques jours. Parti en Europe au plus fort de la crise postélectorale, l’écrivain pressenti un moment pour diriger le Palais de la Culture, compte collaborer comme chroniqueur à Fraternité-Matin. La chronique s’intitule « sanctuaire – discours sur les arts ». Parallèlement, Tiburce Koffi poursuivra ses études et recherches à l’Université de Cocody.

Jonathan Perkoma, jeune burkinabé, tabassé à cause de Kima Emile- Jonathan Perkoma qui a voulu s’opposer à la prise de parole de Kima Emile en qualité de représentant de la communauté burkinabé en Côte d’Ivoire, lors d’une cérémonie de réconciliation lundi dernier à Yopougon, a été bastonné. Cela ne plaît pas à Lamine Sawadogo, membre du collectif des burkinabé en Côte d’Ivoire : «Ce monsieur a attaqué le président du Faso avec des propos irrévérencieux, il a mis la vie des Burkinabé en danger et un citoyen Burkinabé ne peut pas être battu à sang à cause de lui. Nous protestons fermement contre cette attitude ambiguë».

L’arrivée de Bozizé à Yamoussoukro confirmée- Le Président François Bozizé de la Centrafrique, fait partie des chefs d’Etat africains qui seront à l’investiture du Président de la République, le samedi 21 mai 2011.

Ban Ki-moon en Côte d`Ivoire pour l’investiture de Ouattara- Le secrétaire général de l’ONU se rendra en Côte d’Ivoire où il assistera samedi à l’investiture du président Alassane Ouattara à Yamoussoukro. Ban Ki-moon ira également à Abidjan pour y rencontrer les forces de maintien de la paix et le personnel de la mission de l’ONU. La semaine prochaine, il se rendra au Nigeria et en Ethiopie, avant d’aller au G8 de Dauville, en France.

 

NDLR : A nouveau en quête de reconnaissance alors que pas grand monde avait daigné venir assister à son fiasco d'investiture qu'il a choisi exprès de faire coincider avec la date  anniversaire de son coup d'Etat du 15 mars 2003, se privant ainsi de la présence de plusieurs diplomates des pays de l'Union Européenne qui combattent par principe les coups d'Etat, voilà Bozizé annoncé à Yamoussoukro pour serrer la paluche à Ouattara et chercher sans doute à y rencontrer aussi Nicolas Sarkozy qui y est également annoncé pour tenter de plaider sa cause perdue après des élections fraudées dans son propre pays.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 00:19

 

 

 

Assemblée nat

 

L’arrestation ces trois derniers jours et le bref placement sous mandat de dépôt de Abraham Mbokani, ancien vice-président de l’Assemblée nationale pour « faux en écriture » et « usage de faux » avant d’être libéré « sous caution », (on parle de 10 millions de F CFA versés par une tierce personne, pratique inhabituelle en RCA), mérite quelques observations et commentaires.

Voilà un monsieur qui prétend être notaire alors qu’il n’en pas en réalité les conditions car des personnes qui le connaissent bien ont affirmé à Centrafrique-Presse qu’il n’est jamais titulaire du moindre diplôme d’aptitude à l’exercice de la profession de notaire mais au pays des aveugles les borgnes étant rois comme la RCA, Abraham Mbokani a parfaitement réussi à faire croire à tous les régimes depuis celui de Kolingba, qu’il est notaire !.

Il a ainsi pu abuser de tout le monde et malheureusement être pris au sérieux et plusieurs affaires lui ont été confiées qui lui ont permis de brasser malhonnêtement beaucoup d’argent au point d’être même devenu sous le régime de Patassé non seulement le notaire de l’Etat centrafricain, mais aussi à titre privé celui du président Patassé.   

Peu après le putsch du 15 mars 2003, Abraham Mbokani avait déjà effectué un séjour en prison mais il avait beau jeu de prétendre que c’était en raison de ses accointances avec le régime de Patassé que Bozizé venait de  renverser. C’est sans doute à cause de cela et pour ne plus jamais remettre pieds en prison que Mbokani a tout fait pour rechercher la protection par la voie des immunités parlementaires en briguant la circonscription de Bimbo aux élections  législatives de 2005 et même la première vice-présidence de l’Assemblée nationale qu’il obtint à la session de mars 2009.

Il appartient donc à la catégorie de ces citoyens qui comme Jean-Michel Mandaba, Patrice Edouard Ngaissona et bien d’autres encore qu’on ne saurait tous citer mais qui se reconnaîtront dans cette classification, sachant qu’ils traînent des casseroles et pour s’éviter des ennuis judiciaires, briguent exprès les sièges de députés à l’Assemblée nationale juste pour pouvoir bénéficier des immunités parlementaires dans l’espoir vain d’échapper à la justice. Malheureusement pour eux, on l’a vu dans le cas de Mbokani, dès leur mandat parlementaire fini, ils sont immédiatement rattrapés par cette même justice qu’ils ont tenté de fuir.

Une des leçons à tirer de cette situation loufoque est la nécessité de durcir quelque peu à l’avenir les critères d’éligibilité notamment ceux pouvant garantir la bonne moralité des candidats à la députation, afin d’empêcher des délinquants et autres repris de justice notoirement connus, de se faire élire trop facilement et d’aller salir l’image de marque des institutions du pays. L’Assemblée nationale ne saurait devenir un endroit pour échapper à la justice ou le repaire des plus grands truands, escrocs de toutes sortes et bandits de grand chemin que regorge le pays et qui devraient plutôt dormir en prison si tant est qu’il existe des prisons en République centrafricaine aujourd’hui.

On est abasourdi d’apprendre en lisant la presse banguissoise qu’étant titulaire d’un passeport diplomatique voire de plusieurs autres et habitant à Bimbo donc non loin du fleuve Oubangui, il suffirait tout simplement  à Mbokani de traverser le fleuve pour s’enfuir prouvant ainsi que de risques réels de fuite du bonhomme existent.

Rédaction C.A.P   

 

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 23:09

 

 

Touadéra Faustin

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 18 Mai 2011 13:35

Un grand rendez-vous républicain. Le premier Ministre Faustin Archange Touadéra passe au peigne fin ce mercredi 18 mai 2011, sa nouvelle politique d’action pour la 3ème primature. Il s’agit d’un face à face entre l’exécutif et le législatif, en présence de la société civile. L’opposition y a été un grand absent.

Le nouveau locataire de la primature se veut très ambitieux pour un cadre de vie décent de la population centrafricaine. Il a d’abord dressé un bilan positif du premier quinquennat qui vient de s’achever, malgré  quelques contraintes.

Du secteur agricole en passant par l’économie, le social l’éducation, l’emploie, les télécommunications, le transport, la diplomatie, la sécurité pour ne citer que ceux-ci le premier ministre a déclaré avoir considérablement progressé.

D’après lui, le gouvernement, conscient de l’effet de l’évènement sur les activités économiques, entend mettre en place un programme économique qui permettra d’améliorer l’environnement des affaires en vue d’attirer les investissements directement étrangers, renforcer les capacités d’offres par la diversification de produits à l’exportation, accroitre la participation des femmes dans l’exercice des activités économiques.

Les efforts seront concentrés à court et moyen terme sur la levée des contraintes entravant le développement du secteur privé formel. Ce secteur sera impliqué dans la définition de politique et stratégies relatives à ces activités et établir un climat de confiance entre le gouvernement et le secteur privé pour une lutte contre la pauvreté, a indiqué le premier ministre.

Hors mis le secteur de l’économie, il a aussi mis l’accent sur l’accès de la population à l’eau potable, à l’énergie, aux services de santé, de l’éducation de qualité, le renforcement du secteur des mines de l’artisanat, du tourisme, de la culture, de la justice, de la diplomatie.

A titre d’exemple, la Centrafrique qui dispose d’un produit intérieur brut de 8% en 2010, entend en atteindre 10 à 15%, d’ici 2015. Scolariser sans distinction de sexes, 35 à 45% d’enfants pour la même année. Faire accéder aussi 72% de la population aux services de santé de base.

La sécurité est apparue comme axe transversal pour un développement socioéconomique et politique durable. La lutte contre les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur figure au menu de ce discours programme.

Les autres secteurs n’ont pas été oubliés : habitat avec l’annonce de la construction de plus de 8000 logement sociaux à moindre coût ; la redynamisation du secteur de la forêt ; la lutte contre la corruption ; la poursuite des réformes de l’administration, notamment avec la mise en place d’un organe chargé du suivi et de la gestion des élections.

 

 

Centrafrique : Exit et fin de la session extraordinaire du Parlement

Par Fleury Koursany - 18/05/2011

Elle s'achève avec la présentation de politique générale du premier ministre Faustin Archange Touadera

 

Ladite session avait pour objectifs, la mise en place du bureau de l’Assemblée nationale, des groupes et commissions parlementaires. Le président sortant de ce Parlement, Célestin Leroy Gaombalet, député de Bambari 2, candidat à sa propre succession a été reconduit à son poste. Tandis que l’ancien ministre de la Justice, Laurent Ngon Baba hérite de la première Vice-présidence et Timoléon Mbaïkoua, du MLPC s’assieds désormais à la deuxième Vice-présidence.

 Des élus entrants sortis par la Cour

Cette session extraordinaire du Parlement aura aussi permis aux élus du peuple d’être définitivement fixés sur leurs sort en ce qui concerne la proclamation officielle des résultats du second tour des scrutins législatifs par la Cour constitutionnelle. Celle-ci vient d’écarter de la nouvelle Assemblée, les nommés Thierry Maleyombo, candidat du KNK dans le septième Arrondissement déclaré élu par la défunte Commission électorale indépendante. C’est aussi au cours de cette session finissante de l’Assemblée nationale que le Premier ministre centrafricain Faustin Archange Touadera a présenté son discours de politique générale conformément à la loi. En effet, l’article 41 de la Constitution centrafricaine du 27 décembre 2004 stipule qu’après la nomination des membres du gouvernement, le Premier ministre, Chef du gouvernement, se présente dans un délai maximum de soixante (60) jours, devant l’Assemblée nationale et expose son programme de politique générale. En cas de non respect du délai de soixante (60) jours, il est fait application de l’article 40 ci-dessus. Aux termes de cette disposition, la responsabilité du Premier ministre peut-être engagée devant le Président de la République ou l’Assemblée nationale.

 

 

NDLR : C’est un simple brassage d’air qu’a fait devant une l’Assemblée nationale illégitime et illégale ce premier ministre qui sait dans son for intérieur que son gouvernement est tout aussi illégitime parce que plombé par des élections frauduleuses quasiment non reconnues par personne et déclarées « sujettes à caution » par le rapport de la mission d’experts électoraux financé par l’Union Européenne.

Selon nos informations, lorsqu'il était venu à Paris en mars dernier pour la  réunion de l'ITIE, le même Faustin Touadéra avait pu pourtant s'entretenir avec les responsables de l'OIF qui l'avaient chargé d'aller faire comprendre à Bozizé la nécessité d'annuler les élections, du moins les législatives que tout le monde sait truquées. Quelle est la réponse de Bozizé à cette requête ?  

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