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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 11:44

 

 

 

 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 11:24

 

 

 

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Ai- Rca- Mardi, 14 Juin 2011 09:57 - En présence du Médiateur Centrafricain Monseigneur Paulin Pomodimo, M. Abderaman Moussa, son homologue pour la République du Tchad en mission en Centrafrique a été reçu en audience par le Chef de l'Etat François Bozize le 11 juin au Palais de la Renaissance.

Le but de sa mission est de venir rencontrer les rebelles tchadiens du Front Populaire pour la Révolution installés dans la Nana Gribizi, afin de négocier leur rapatriement au Tchad, leur pays d'origine.

"Nous sommes porteurs d'un message verbal de la part de son excellence Idriss Deby Itno à son homologue centrafricain, le Président François Bozize." a déclaré M. Moussa au sortir de l'audience avant  d'ajouter que " leur entretien portait sur les très bonnes relations qui existent entre nos deux pays".

Pour le médiateur tchadien, les problèmes de l'heure ont été passés en revue. "Il n'y a   pas longtemps qu'un évènement malheureux s'est produit entre les deux peuples frères. Nous pouvons dire que, c'est un problème qui peut arriver entre les gens qui vivent ensemble" a t-il rappelé avant d’ajouter que « les Tchadiens qui sont en Centrafrique sont chez eux tout comme les Centrafricains qui sont au Tchad ».

En évoquant la présence des rebelles du général Babaladé  dans la Nana Gribizi, le Médiateur a tenu à souligner qu’il s’agit d’une lapalissade « ce n'est pas un secret que nous avons un compatriote qui est en Centrafrique, un certain Babaladé. Nous avons posé le problème et demandé son retour avec toutes les garanties des autorités centrafricaines dans son pays d'origine qui est le Tchad ».

Le Médiateur tchadien, M. Abderaman Moussa, à la tête d'une forte délégation de cinq personnes était arrivé à Bangui, le 10 juin dernier où il avait été accueilli à l'aéroport par le Médiateur centrafricain Mgr Paulin Pomodimo.

Kabongo, Ai Bangui

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 19:48

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 14 Juin 2011 13:26

Les populations des 3ème et 5ème arrondissements de Bangui manifestent contre le manque d’eau et d’électricité dans leurs quartiers, ce 14 juin 2011 à Bangui. Ils ont barricadé les avenues Koudoukou et France et brûlent des pneus pour manifester leur mécontentement.

Plus d’un millier de personnes, jeunes et personnes âgées sont descendus dans la rue pour participer à cette manifestation. Selon ces manifestants, l’Enerca (Energie centrafricaine) et la Sodeca (société de distribution d’eau en Centrafrique) font la politique de deux poids deux mesures du fait qu’ils fournissent l’eau et l’électricité dans certains quartiers dits « des riches », pendant que leurs secteurs sont pénalisés.

« Nous apercevons les lumières des quartiers chics, pendant que nous sombrons dans le noir. Pour trouver de l’eau potable, il nous faut toujours parcourir de longues distances, pourtant il ya bel et bien des câbles d’électricité et des conduits d’eau dans notre localité » a affirmé Prisca, une des manifestantes.

« L’Etat a intérêt à prendre ses responsabilités en nous distribuant de l’eau et de l’électricité » a affirmé un autre manifestant qui a décidé de descendre dans la rue « pour des raisons de droit élémentaire à la vie ».

Au cours des manifestations, un véhicule 4X4 a heurté un garçon d’environ 12 ans. Le chauffeur cherchait à sortir de la zone de troubles à cause des jets de pierre.

Une réunion d’urgence a été convoquée aussitôt  au ministère des mines entre le Directeur Général de la SODECA et le ministre des mines pour trouver « une solution immédiate à cette manifestation ». Aucune information officielle n’est pour l’instant rendue publique sur l’issue de la réunion alors que les manifestations continuent.

La manifestation intervient dans un climat de rupture sans précédent d’eau dans la ville de Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 17:30

 

 

 

file d'attente devant un kiosque

 

BANGUI Mardi 14 juin 2011 | 17:06 (Xinhua) - Pour certains manifestants, il s'agit d'une pure " discrimination, injustice des responsables de l'Enerca et de la Sodeca.

 

Les habitants du 5ème arrondissement de Bangui, privés d'eau et d'électricité depuis une semaine, ont manifesté mardi matin à travers les rues de la capitale de la République centrafricaine (RCA), mais ont été dispersés par des gaz lacrymogènes lancés par la police, a constaté Xinhua.

 

"C'est depuis plus de six mois que cela perdure. On n'a que deux heures d'électricité par jour. On s'en contente. Mais depuis une semaine carrément, pas d'eau, pas d'électricité, rien", a affirmé Diawara Fodé, un des manifestants.

 

"Nos vivres dans les frigos (réfrigérateurs) sont en train de pourrir. Les élèves ne peuvent pas étudier alors qu'ils sont en période d'examen. Le banditisme augmente à cause de l'obscurité. Si on n'a pas d'eau, on n'a pas d'électricité, qu'est-ce qu'on devient ?", s'est interrogé-t-il.

 

Pour certains manifestants, il s'agit d'une pure " discrimination, injustice des responsables de l'Enerca (Energie centrafricaine) et de la Sodeca (Société de distribution d'eau en Centrafrique). Lorsqu'on va dans les quartiers des 'privilégiés du Nord de Bangui', les gens ont l'eau et l'électricité 24 heures sur 24 heures. Mais chez nous, rien. Qui est Centrafricain et qui ne l’est pas?", a lâché un autre manifestant, furieux.

 

En pleine rue sur l'avenue Koudoukou, l'une des grandes artères de Bangui, ces manifestants, hommes et femmes, surtout les jeunes, brandissent des pancartes sur lesquelles ils ont écrit "La population du 5ème arrondissement veut l'eau et l'électricité".

"Regardez, j'ai un bébé. Ses linges sont en train de se dégrader à cause du manque d'eau. Mon téléphone est éteint depuis une semaine. Je ne peux pas communiquer avec mon mari qui est actuellement en voyage", a témoigné une femme.

 

A l'arrivée des forces de l'ordre, ils se sont immobilisés chantant la Renaissance (l'hymne national centrafricain). Cela n'a pas empêché la police de les disperser.

La pénurie d'eau et d'électricité touche également d'autres quartiers et arrondissements de Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 16:36

 

 

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BANGUI - AFP / 14 juin 2011 13h53- Le général Abdel Kader Baba Laddé, chef d'un petit groupe rebelle tchadien et le Médiateur de la République du Tchad Abderamane Moussa, ont signé lundi à Bangui un accord, relatif au retour des rebelles et leur chef au Tchad, a appris mardi l'AFP de source officielle.

 

 

Selon cet accord, annoncé à la radio, le général Baba Laddé s'engage à quitter la Centrafrique, à rentrer dans son pays, à collaborer avec le régime de N'djaména, à mettre fin définitivement aux hostilités entre son mouvement, le Front populaire pour le redressement (FPR) et le pouvoir.

 

L'accord tchadien a été signé au ministère du Désarmement à l'issue de deux jours de négociations a déclaré à l'AFP le général Xavier-Sylvestre Yangongo, ministre centrafricain du Désarmement.

 

L'accord prévoit aussi le cantonnement et le rapatriement des hommes du FPR stationnés à Takara et Gonaba dans la région de Kaga Bandoro au nord de la Centrafrique depuis 2008.

Je crois que nous avons mis fin définitivement aux hostilités. Le FPR s'engage à faire la paix, et nous demandons aux autorités centrafricaines et tchadiennes de nous faire confiance, le FPR va respecter ses engagements, a affirmé le général Baba Laddé à la radio nationale.

Le chef rebelle avait disparu d'octobre 2009 à août 2010, date à laquelle il était réapparu au Cameroun. Il affirmait avoir été détenu dix mois à N'Djamena et soutenait s'être évadé dans le courant du mois d'août 2010, sans que toutes ses affirmations puissent être confirmées par les autorités de N'Djamena. Le FPR avait accusé le pouvoir de Bangui, d'avoir enlevé puis extradé son leader à N'Djaména entraînant la brouille entre le FPR et Bangui.

 

S'estimant insuffisamment soutenu par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Cameroun, il avait à nouveau disparu en novembre pour réapparaître à nouveau en Centrafrique en janvier 2011.

 

Commentant l'accord à la radio nationale, le ministre Josué Binoua de l'Administration du Territoire a espéré que ce qui est dit, puisse ici et maintenant être traduit en actes concrets, pour devenir réalité.

 

Des éléments du FPR ont fui devant les attaques de l'armée tchadienne pour se replier en territoire centrafricain en 2008, à Kaga Bandoro, où ils sont souvent accusés de brigandages ou d'être coupeurs de route.


(©)

 

 

NDLR : Les propos du ministre Binoua après ces signatures prouvent que même les autorités ne croient pas beaucoup à la pérénité de ces accords signés tous azimuts ces derniers jours. Force est de constater qu'aussi bien au Tchad qu'en Centrafrique, les accords que signent les autorités avec les divers mouvements de rébellion ne durent pas longtemps et deviennent très vite caduques parce que les parties contractantes ne les respectent pas une fois l'encre de l'accord séchée. Tout porte à croire que le général Yangongo, nouveau pilote du DDR, cherche visiblement à plaire à Bozizé en signant tous ces accords sans lendemain.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 16:26

 

 

 

Fini Kodé 2011

 

 

 

« Le progrès, dans la justice théorique et pratique, est un état dont il ne nous est pas donné de sortir et de voir la fin. Nous sommes nés perfectibles ; nous ne serons jamais parfaits : la perfection, comme le  statu quo,  serait notre mort ».

 

Dixit, Pierre-Joseph Proudhon.

Cette citation vaut bien son pesant d’or. Quoique, emprunter à l’un des grands précurseurs de l’idéologie anarchiste, elle sied à merveille aux situations de blocage et de pourrissement, ultime stade avant la mise à mort  d’un pays figé, malade de ses gouvernants. En d’autres temps, à d’autres moments de l’histoire de notre pays, nous ne saurions nous inspirés de ce philosophe  iconoclaste et libertaire. Le socle fondateur d’une nation organisée selon les principes de la République ne saurait s’ériger complètement à partir des idéaux défendus par cet auteur « hors norme ». Or, que voyons-nous qu’il arrivât à notre pays, si ce n’est que l’exacte condition de l’état d’immobilité et de stagnation, synonyme de régression que l’auteur nous dépeint ici.

Le verbiage subjectif et populiste du politicien a consacré le statu quo.

Nous voilà donc en plein vingt et unième siècle en train de subir les caprices d’un régime et d’un homme sans scrupule, président de son État qui explique en sango (langue nationale centrafricaine) d’une manière surréaliste à la population que « la politique est quelque chose de compliquer qui n’a ni tête, ni queue …». Un  aveu qui en dit long sur la manière dont est perçue la politique. Le verbiage subjectif  et populiste du politicien a eu raison de la logique raisonnée de l’homme politique, homme d’État par excellence. Nous avons envie de dire, avec tout le respect que nous devons à nos aînés et à la fonction de président de la République que la politique a bien une tête et une queue. Elle est une matière à part entière qui s’appelle la science politique. Bien que qualifiée de science molle, elle est dans sa pure conception une science dont la polysémie nous renvoie à des cadres et des domaines qui sont bien définis. Elle est enseignée dans des écoles, les instituts, les universités, les partis politiques. On peut également l’apprendre sur le tas pour ne pas dire sur le tard, si peu que l’on s’en donne le temps et les moyens.

Nous refermons ici la parenthèse pour ne pas paraitre insolent,  pour ne pas attiser la colère de vos hommes qui sont prêts à en découdre à quiconque oserait apporter une critique fut-elle constructive. Ces « hommes de mains » qui vous induisent aujourd’hui en erreur seront les premiers à vous lâcher comme ils l’ont fait à vos prédécesseurs. C’est une question de temps qui semble s’amorcer déjà. Les dernières violences intercommunautaires ne sont-elles pas la traduction d’un ras de bol général, une sorte d’exutoire ? D’ailleurs, vos « collaborateurs les plus loyaux » n’ont-ils pas déjà commencé leurs machiavéliques projets à vos côtés en formant des clans pour s’accaparer du pouvoir sitôt que l’occasion se présentera ?  Eux qui sont réfractaires à toute évolution qui pourrait apporter un quelconque  changement et menacer leurs égoïstes privilèges dans le désordre qu’ils ont expressément  instauré. Ils ont ainsi décrété le statu quo alors qu’un nouveau monde est en train de se redessiner sous nos yeux. Notre pays et le continent africain  sont à la croisée des chemins. Ne devrions-nous pas prendre le train en marche ? Devrions-nous nous taire face à cette situation absurde et ridicule ? Un statu quo qui exclu la majorité des centrafricains.

En choisissant de truquer le résultat des dernières élections présidentielle et législatives dans le but de s’octroyer une légitimité et une majorité absolue à l’assemblée nationale, le régime du KNK  vient de pousser le bouchon trop loin dans un jeu qu’il ne maitrise plus.

Le régime a fait un choix hasardeux en prenant un risque qui se révèle finalement être un piège pour lui-même et pour le pays tout entier. En voulant à tort ridiculiser  l’opposition démocratique, voilà que le KNK se retrouve dans une situation ridicule à son tour. L’opposition a enfin compris que les brebis ne jouent pas avec les fauves.  Elle, qui a pendant des années joué avec le régime en place et a toujours perdu au grand désespoir de nos concitoyens. Cette fois-ci, elle a refusé net après maintes compromissions et après avoir joué les souffre-douleurs d’un jeu de dupe qui n’a que trop duré.

L’échec  annoncé de la table ronde de Bruxelles du 16 au 17 juin

La communauté internationale en a ras le bol, refuse à son tour de cautionner le déni de démocratie et demande des comptes. Au point que la table ronde organisée à Bruxelles du 16 au 17 juin par le gouvernement de Bangui pour forcer la main à de généreux donateurs et autres bailleurs de fonds semble être fortement compromise. On peut d’ores et déjà annoncer l’échec d’une table ronde inopportune.

Malgré la réponse sans équivoque de monsieur Andris Piebalgs, membre de la Commission européenne qui a été  adressée au premier ministre centrafricain pour s’étonner, dit-il de l’organisation d’une table ronde aussitôt après les élections de 2011 sans que le processus électoral ne soit clos. En même temps, la Commission européenne trouve que  le gouvernement centrafricain  n’a pas donné un signal fort, crédible et réaliste pour la reprise d’un dialogue politique, par ailleurs, les conditions ne sont pas réunies afin de créer un environnement favorable qui permette de retrouver la stabilité et offrir à tous les Centrafricains les perspectives d’un développement durable. Autrement dit, la commission européenne estime que la tenue de cette table ronde n’avait aucun sens et n’avait pas lieu d’être. Malgré cela, nos gouvernants s’entêtent à se rendre à Bruxelles pour …rien. Ont-ils vraiment compris le sens de ce message ? Si oui, pourquoi se rendent-ils à Bruxelles. Les maigres moyens de l’État sont mobilisés pour entretenir pendant une semaine une forte délégation. Où est le sérieux ?  À combien revient t-il le coût de cette table ronde ratée ?

Ne sachant plus quoi faire ni vers qui se retourner au point que la fin de la récréation promis par le chef de l’État est loin d’être sifflé. La récréation s’est transformée en grande foire. Un véritable Bazar dans lequel, on a reconduit pour la énième fois le même premier ministre. Chef d’un gouvernement pléthorique et hétéroclite qui est composé pratiquement des mêmes hommes à qui pour la plupart, on a reproché maintes et maintes choses. Comme s’il n’y avait pas dans notre pays d’autres hommes et femmes compétents  qui sont aptes moralement pour assumer ses fonctions. Ne faudrait-il pas cultiver la culture de la gagne. Le changement tant annoncé, ne commence t-il pas aussi par le renouvellement des hommes ? Peut-on changer de cap en faisant appelle toujours et encore aux mêmes hommes qui ont déjà échoué ?  S’agit-il d’un changement dans la continuité ou plutôt d’un changement dans la régression ?

En définitive, le statu quo politique en Centrafrique est inacceptable et criminel. Il est contre le genre humain et contre le progrès de notre pays.

 

Franck SARAGBA

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 16:21

 

 

 

CAD 7 mai 2011

 

 

Collectif pour l’Alternance Démocratique en Centrafrique (CAD)

s/c Mme Marie-Reine HASSEN

75017 Paris - France                                                

 

 

A l’attention de la

Haute Représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission

Bruxelles (Belgique)

 

 

Objet : DECLARATION A L’ATTENTION DE L’UNION EUROPPENNE

 

 

 

Le général François BOZIZE, dans son exercice du pouvoir, n'a pas seulement généré de multiples mouvements de rébellion comme l’APRD, la CPJP, le FDPC, l’UFDR, le MLCJ, qui sévissent dans  huit des seize préfectures de la RCA, mais se montre particulièrement indifférent et inactif dans la lutte réelle et efficace contre l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) du criminel Joseph KONY. Par ailleurs, Il n’entreprend également rien pour pacifier le pays, remettre l'économie en marche et faire de notre pays un Etat de droit.

Bien au contraire, il a mis en place un système politique caractérisé par la privation des libertés d'expression, de presse, de circulation et de manifestation politique de l’opposition.

C'est dans la logique de cette pratique qu'avait été organisée la mascarade électorale du 23 janvier 2011 financée à plus de 80% par l'Union Européenne, un  scrutin suite auquel toutes les malversations opérées ont permis a  BOZIZE et sa famille forte de 8 personnes de s'installer à l'Assemblée nationale avec plus de 90% de députés issus de son parti le KNK, écartant de facto l’opposition politique, instance pouvant faire valoir une crédibilité politique en RCA.

Au vu des faits et actes contraires à la démocratie et à la consolidation de la paix posés par le général François BOZIZE depuis 2005, le CAD demande aux partenaires bilatéraux de la République Centrafricaine de ne point cautionner ni soutenir les pratiques anti-démocratiques présenté au nom de tout le peuple Centrafricain par un gouvernement issu d’une élection contestée.

Compte tenu des graves manquements et manœuvres délibérément frauduleuses ayant débouché sur le hold-up enregistré lors des dernières consultations électorales, le CAD exige :

1-      l'annulation pure et simple des dernières consultations qualifiées par le rapport de la mission des experts électoraux de l’UE comme « sujettes à caution » et leur reprise dans un délai raisonnable ;

2-      la révision des textes fondamentaux qui régiront dans l’avenir l'organisation d'élections présidentielles, législatives et municipales en République Centrafricaine selon les normes techniques modernes actuellement en vigueur dans d’autres parties du monde, par une commission électorale constituée de façon réellement paritaire ;

3-      la relance et la réalisation du processus DDR par une structure plus neutre que l’actuel comité de pilotage dont l’inefficacité patente ne permet pas de parvenir au désarmement effectif attendu dans le pays depuis si longtemps ;

4-      la mise en place d'un mécanisme de dialogue politique avec l'opposition politique pour une  sortie de crise sur la base révisée de la feuille de route édictée par le DPI ;

Le CAD condamne avec fermeté tous les actes de violences qui ont eu lieu ces derniers temps en République Centrafricaine notamment la crise inter communautaire née de l’assassinat de deux petits garçons, les attaques par les groupes rebelles armés et par la LRA.

Le CAD rend responsable le Président de la République, Chef de l’Etat et Ministre de la Défense, le général François BOZIZE, de tous ces actes de violences et demande solennellement aux partenaires de la RCA de ne lancer aucune consultation engageant l'avenir de la République  Centrafricaine sans la satisfaction des exigences sus mentionnées.

Fait à Paris, le 12 juin 2011

 

 Médard  POLISSE-BEBE 

Secrétaire Général du CAD

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 16:06

 

 

 

violencs à Bangui km 5

 

Bangui, 14 juin (C.A.P) – La population de plusieurs quartiers populaires de Bangui excédées sont en effervescence depuis ce matin pour protester contre les délestages chroniques de courant électrique et aussi en raison du manque d’approvisionnement chronique en eau potable de la ville par les deux sociétés que sont l’ENERCA et SODECA.

Très tôt ce matin en effet, les populations des quartiers Malimaka, Miskine, Sarah, Ngou-ciment,Gbakondja,Castors, Mbenguéwé, Km 5 et autres, ont dressé des barricades et brulé de vieux pneus sur les principaux artères que sont l’Avenue Koudoukou, Avenue de France, obligeant les taxis et minibus à faire de grands détours.

La crise énergétique perdure depuis déjà plusieurs années dans la capitale centrafricaine en raison de la grande vétusté des machines de la seule centrale hydroélectrique de Boali qui alimente Bangui en courant électrique et qui date de la fin des années cinquante. Les Banguissois en payent le prix fort avec les coupures sauvages et délestages chroniques qui plongent la ville dans la pénombre totale la nuit venue et empêchent toutes activités économiques normales.

La question énergétique et celle de l'eau potable sont les domaines dans lesquels le pouvoir de Bozizé aura le plus échoué. Le ministère dédié de ces deux secteurs dont l'argentier de Bozizé Sylvain Ndoutingaï avait la charge depuis le coup d'Etat du 15 mars 2003 n'a jamais rien fait et s'est surtout contenté de tirer le maximum de profit du secteur des mines avec le diamant, l'uranium et peut-être bientôt le pétrole.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 02:36

 

 

 

 Bozizé KNK ridicule

 

 

Ai-Rca- Lundi, 13 Juin 2011 12:26 -  Une délégation officielle de la Commission Africaine de Droits de l’Homme et du Peuple (CADHP), forte de cinq membres en visite en Centrafrique, a été reçue par le Président de la République François Bozize, le 11 juin  au Palais de la Renaissance.

 Le but de cette mission était de présenter cette institution aux autorités centrafricaines, un organe en charge de la promotion des droits de l’homme composé de 11 commissaires et au sein duquel chaque commissaire a une thématique différente à traiter.

Pour M. Khal Fallah Béchir, cette visite est prescrite par la Charte Africaine « la Charte Africaine en son article 45 nous (les commissaires NDLR) invite à faire des visites dans tous les  pays pour constater avec les gouvernements comment cette charte africaine est traduite dans les faits ». La mission en Centrafrique prend fin le 16 juin prochain.

Avant d’être reçue par le Président de la République, la délégation avait eu des échanges avec la société civile et avait été reçue par certains membres du gouvernement. Avec ces différents représentants du peuple, la délégation a permis aux commissaires de mieux  appréhender la réalité centrafricaine du point de vue économique, social, culturel, politique.

« Nous avons eu l’honneur de rencontrer le Président de la République avec qui nous avons fait le tour d’horizon sur les problèmes en matière des droits de l’homme » a confié M. Khal Fallah Béchir, chef de la délégation au sortir de l’audience.

Selon M. Khal Fallah Béchir, le chef de l’état Centrafricain a une volonté d’écoute et de dialogue. Et il veut à partir de la nouvelle législature imprimer une nouvelle page dans l’histoire du pays.

Pour le chef de la délégation, en tant qu’organe de l’Union Africaine, « nous avons attiré son attention sur la Charte Africaine et constaté auprès du chef de l’Etat une disposition pour non seulement l’application dans la lettre, mais aussi dans l’esprit de cette charte, et enfin d’instaurer dans ce pays qui a connu des moments difficiles ; la paix et la sérénité ».

La Commission Africaine de Droits de l’Homme et du Peuple (CADHP), organe de l’Union Africaine existe depuis janvier 1987.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Il est très étonnant que ce ne soit que seulement maintenant que cette structure des droits de l’homme de l’UA puisse s’intéresser à la RCA, à la gouvernance de Bozizé au pouvoir depuis plus de huit ans avec un bilan en matière de droits de l’homme qui est particulièrement catastrophique. Il faut fortement espérer que ces chers messieurs de l’UA ne se soient pas laissé berner par les propos démagogiques et mensongers de Bozizé qui, pris la main dans le sac, a toujours tendance à botter en touche comme on dit. Il est pourtant entouré d'assassins et criminels tels que Eugène Ngaikoisset alias "le boucher de Paoua", Olivier Koudémon alias Gbangouma dont la liste des crimes et exactions diverses est assez longue, et autre Vianney Semndiro pour ne citer que ceux-là qui, malgré leurs forfaits, bénéficient tranquillement de sa protection et de l'impunité.    

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 01:39

 

 

 

 

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BANGUI Lundi 13 juin 2011 | 19:39 (Xinhua) - Un accord de cessez-le-feu a été signé entre le bureau politique de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) et le gouvernement centrafricain, dimanche à Bangui.

L'accord paraphé par le conseiller politique de la CPJP, Mahamat Zakaria, et le ministre délégué au Désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants (DDR), le général Xavier Sylvestre Yangongo, devrait aboutir dans les prochains jours à un accord de paix définitif.

Le document comporte en gros huit points relatifs, pour l'essentiel, à la cessation immédiate des hostilités, à l'abstention de tout acte militaire et autre forme de violence, à la ratification par la CPJP de l'accord de paix global de Libreville de 2008 (signé par la plupart des mouvements politico- militaires avant le dialogue politique inclusif) puis au cantonnement des combattants en vue de l'intégration de la CPJP dans le processus du DDR.

Les deux parties ont aussi convenu de créer les conditions du retour des déplacés dans leurs villages respectifs. "La CPJP a décidé de déposer les armes, c'est un engagement de notre part et nous allons le respecter. Il y a un temps pour toute chose",' a déclaré Mahamat Zakaria au cours de la cérémonie de signature de l'accord.

"La CPJP demande pardon au peuple centrafricain, la CPJP demande pardon à une frange de la population qui aujourd'hui vit dans la brousse à cause de la guerre. (..) La CPJP demande aux ONG humanitaires de faire vite pour aller au secours de la population du Bamingui Bangoran", a-t-il ajouté citant quelques zones d'opération dans le Nord-est du pays.

Le ministre Sylvestre Yangongo s'est félicité d'un "tournant décisif dans le rétablissement de la sécurité et la consolidation de la paix" en République centrafricaine (RCA). "

"Le gouvernement et la CPJP viennent de poser aujourd'hui un acte patriotique salutaire dans un esprit de réconciliation sincère et de fraternité", a-t-il conclu.

En signant cet accord de cessez-le-feu, la CPJP rejoint les cinq mouvements rebelles qui ont adhéré au processus de paix en juin 2008 à travers l'Accord de paix global. Avant la tenue des élections du 23 janvier, tous les chefs des mouvements politico- militaires ont été nommés par le président de la République conseillers en matière de DDR.

Créé par l'ancien ministre d'Etat Charles Massi en 2008, porté disparu depuis bientôt deux ans, la CPJP qui continuait jusqu'ici à revendiquer la lumière sur son leader opérait dans le Nord-est et le Sud de la Centrafrique.

La signature de l'accord s'est déroulée en présence du médiateur de la République, Mgr. Paulin Pomodimo, de l'ambassadeur de France Jean-Pierre Vidon et des ambassadeurs de l'Union africaine, ainsi que des coordonnateurs du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA) et de la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (MICOPAX). 

 

NDLR : La guerre de communiqués à laquelle on a assisté ces derniers temps indique que deux fractions rebelles différentes se revendiquent de la CPJP. La signature de l’accord de cessez-le-feu qui vient d’intervenir n’a été qu’avec la CPJP tendance Abdoulaye Issène, Bevarrah Lala et consorts. On croit savoir qu’une seconde et autre fraction de la CPJP existe aussi et est commandée elle par un certain général Nouradine et dont l’ex ambassadeur en Chine Christophe Gazam Betty est le représentant et porte-parole. Ce n’est pas par hasard qu’après avoir signé le cessez-le-feu avec le gouvernement, Mahamat Zakaria dans une déclaration sur Radio Centrafrique, a envoyé quelques pics au même Gazam Betty. A quand la signature d’un cessez-le-feu avec l’autre CPJP ?

Par ailleurs tout semble montrer que ce n’est pas par le pur des hasards si la signature de ce cessez-le-feu tombe trop opportunément, presque la veille de la fameuse Table Ronde des donateurs de Bruxelles que le pouvoir de Bozizé prépare avec frilosité et qui lui fournit une fois de plus, le prétexte de vider les caisses du trésor public afin que quelques individus aillent faire des courses en Belgique et en France. Personne n’est dupe. Cette Table Ronde va échouer sûrement car l’UE qui a déjà clairement posé les conditions de sa participation a aussi averti le PM Faustin Touadéra sur le caractère inutile et inopportun de cette réunion mais nos princes de Bangui qui sont durs d'oreille, n’en ont rien à foutre et font semblant que tout se passera bien et qu'ils lèveront plusieurs centaines de milliards.

 

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