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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 00:11

 

 

 

Un lot de 97000 moustiquaires disparus à Berberati

Radio Ndéké Luka Dimanche, 10 Juillet 2011 13:29

La lutte contre le paludisme devra attendre dans la préfecture de la Mambéré Kadéï (Ouest du pays).  97000 moustiquaires imprégnées d’insecticide destinées à la campagne nationale de lutte contre le paludisme ont disparu des locaux de la préfecture de Berbérati. Si l’on en croit la version officielle, il s’agit de vol. Sauf que les voleurs ont opéré à plusieurs reprises en trois mois, au point de faire disparaitre le stock destiné à la distribution gratuite.

Pour en avoir le cœur net, le ministre de la santé publique a dépêché une mission sur place pour se faire une religion. Le Dr Anicet Anzité Mbanga qui la conduit ne décolère pas. « Le constat est amer, il va falloir que la police et la population mènent des investigations pour que justice soit faite », a-t-il confié au correspondant dans la ville de Radio Ndeke Luka. Mais diantre, comment un lot aussi énorme peut-il disparaître ?

Ce vol, ou cette série de vol, intervient au moment où plusieurs organisations humanitaires et le gouvernement centrafricain s’investissent pour la lutte contre le paludisme. Cette endémie reste la principale cause de la mortalité infantile en Centrafrique.

En septembre 2011déjà, une disparition de ce genre avait été signalée à Bangui. 35 ballons contenant chacun 50 moustiquaires imprégnées d’insecticide, destinés à la distribution gratuite dans les quartiers avaient été saisis par les éléments de la Gendarmerie Nationale au quartier Yalowa dans le 3ème arrondissement.

Ce lot avait été acheté par un commerçant du marché « kilomètre 5 ». Trois personnes soupçonnées dans cette affaire avaient été arrêtées et placées en garde à vue à la Section des Recherches et d’Investigation (SRI). Quant au cerveau présumé de ce trafic, il est toujours en cavale aux dernières nouvelles.

 

 

Des armes de guerre saisies à Yembi 1

 

armes-sasies.jpg 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 10 Juillet 2011 13:30

Curieuse coïncidence. Les éléments d’autodéfense  du quartier Yémbi1 à Bégoua (12km au nord de Bangui),  ont mis la main, dans la nuit du 10 juillet 2011,  Journée de lutte contre la prolifération des armes légères, sur trois armes  de guerre. Il s’agit de trois AK 47, plus connues sous le nom de kalachnikovs. Ces armes ont été trouvées entre les mains d’un habitant du quartier Yémbi1, âgé d’une trentaine d’années.

Le constat fait par Radio Ndeke Luka qui était sur le lieu fait état d’une peur grandiose au sein de la population. En résumant la situation, un habitant de la localité a raconté : « C’était hier aux environs de 11heures que ce jeune homme a quitté le PK13 sur la route de Boali pour aller vers Yémbi 1. Ses mouvements incessants ont attiré l’attention des éléments d’autodéfense net ceux-ci ont eu des soupçons. Puis vers 20 heures, il a pris un Taxi-moto pour aller vers le village de PK22. Il a été pris en filature. Au niveau du pont de Sô’o, il a été interpellé par les éléments avec ces armes, et il a tenté de les poignarder mais sans grande réussite ».

Selon les éléments d’autodéfense du quartier Yémbi1, c’est la quatrième fois qu’ils mettent la main sur des armes et des munitions de guerre. Ils affirment avoir remis personnellement, une fois au Chef de l’Etat François Bozizé, des armes saisies.

A Yémbi 1, la population vit dans la terreur. Elle se sait envahie et entourée de détenteurs d’armes de guerre. Les éléments d’autodéfense sont en perpétuel alerte. Malheureusement, ils regrettent de ne pas bénéficier de l’appui des autorités.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 01:36

 

 

 

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L'ancien Premier Ministre de Centrafrique Martin ZIGUELE est intervenu ce samedi 9 juillet 2011 dans le cadre de la session 7 des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence. Nous publions ci-dessous l'intégralité du texte de cette intervention qui a été suivie d'un enrichissant débat autour du thème traité par l'intervenant à savoir : "Les Etats défaillants" précédé du résumé des discussions qui ont eu lieu dans cette session 7.

 

Pour une information complète de nos lecteurs, nous publions également une présentation des Rencontres économiques d'Aix et aussi les noms, qualités, grades et titres des participants et intervenants pour leur permettre de bien mesurer l'importance de ce forum. Cela donne littéralement le tournis...!  

 

Rédaction C.A.P

 

 

Session 7 : L’Etat défaillant (Résumé des discussions)

Ces États qui n’existent pas…

Le terme de « défaillance » entre en résonnance avec l’actualité économique de l’Europe. Pourtant, la session sur « l’État défaillant » ne faisait aucunement écho à la déconvenue financière en cours. En réalité, les conférenciers entendaient débattre de la défaillance de l’État dans sa mission régalienne. Aussi diverses soient les interprétations du thème de la session, les intervenants se sont employés à qualifier ces États qui dérogent aux règles de droit appliquées par les autres.

De premier abord, un tel sujet relève davantage de la science politique que de l’économie. Pourtant, André Cartapanis (Professeur d’économie et membre du Cercle des Économistes) tenait fermement à ce qu’il soit au programme des Rencontres Économiques. Il est vrai que le contexte politique des États défaillants interagit fortement avec leur situation économique. A ce titre, la carte des États défaillants se calque sur la carte de la pauvreté. En n’assurant pas la sécurité, l’État défaillant provoque des distorsions dans les échanges, la formation des prix, et l’exercice de la compétition.

Le propos d’André Cartapanis est illustré par l’exemple de la République Centrafricaine, 8e État défaillant du monde selon un classement de Fund for Peace. Martin Ziguélé, ex-Premier ministre centrafricain aujourd’hui chef de l’opposition, était invité à en débattre. Il se désole que 14 pays africains figurent dans la liste des 20 premiers États défaillants, en dépit de potentialités économiques majeures. Rappelant les success-stories de l’ONU (au Mozambique notamment), il en appelle à l’intervention urgente de la Communauté internationale pour faire triompher les aspirations démocratiques en Afrique. Il insiste également sur la nécessité d’une intégration de l’Afrique à l’économie mondiale.

Pierre Duquesne a quant à lui éclairé le thème des États défaillants à la lumière de ses travaux sur Haïti et la Palestine. Ambassadeur chargé des questions économiques de reconstruction et de développement du Ministère des Affaires Étrangères, il s’est montré optimiste quant à la création d’un État palestinien souverain. Il affirme que « les Palestiniens sont dotés d’une banque centrale avec toutes les compétences qui soient, mais sans monnaie propre… Tout comme la Banque de France ! ». Il emploie toutefois un ton plus alarmiste à propos du rôle des ONG dans les pays où l’État s’avilit. « Utiles dans l’urgence, dit-il, elles ne doivent pas s’installer dans la durée. Il faut qu’elles sachent partir, car elles ne font que perpétuer l’absence d’État ».

Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch a tenté d’élargir la définition des États défaillants aux pays développés. C’est notamment à propos de la pauvreté que l’ex-Président d’Emmaüs France note un « continuum entre États dévoyés et États matures ». Il s’alarme du succès du populisme en Europe et y voit un danger pour « l’État logique, celui de l’intérêt général ». En somme, la notion d’Etat défaillant ne comporte rien d’exotique : elle est une menace rampante en Europe.

Notons que Charles B. Blankart, professeur à l’Université de Humbolt, a interprété le sujet de l’Etat défaillant sous l’angle des paradis fiscaux. En effet, un pays ne fournissant pas d’informations fiscales sur ses ressortissants viole l’article 26 de la charte de l’OCDE. Dès lors, il engendre la méfiance interétatique et ampute la coopération entre Etats. Chef de division à l’OCDE, Pascal Saint-Amans s’est pourtant montré rassurant à ce propos. Il garantit que l’action de l’OCDE a d’ores et déjà renforcé la transparence fiscale des Etats.

Leïla Passas

 

 

"LES CONDITIONS DE SORTIE DE STATUT D'ETAT DEFAILLANT PAR UN PAYS EN DEVELOPPEMENT"  

 

Par Martin ZIGUELE  Ancien Premier ministre de la République centrafricaine

 

Mon propos se limitera à l’Afrique que je connais évidemment mieux que d’autres régions du monde en développement. Située à moins d’une heure de l’Europe  par Gibraltar, et à moins de trois heures des côtes françaises et italiennes, l’Afrique est à la fois proche et lointaine de l’Europe, sur ses aspects politiques, économiques ou sécuritaires. Vue de l’Occident, elle est perçue comme une terre tumultueuse, traversée par des soubresauts récurrents qui l’empêchent de s’arrimer efficacement et durablement à l’économie mondiale, alors qu’elle est pourvoyeuse et réservoir de matières premières de toutes natures.

De fait, c’est en Afrique que l’on dénombre le plus grand nombre d’Etats défaillants en 2011, selon le classement du think-tank indépendant américain     « Fund for Peace » associée à la revue  « Foreign Policy » : en effet des vingt Etats les plus défaillants  du monde que sont la Somalie (1ère), le  Tchad (2ème ) , le Soudan (3ème ), la  République démocratique du Congo (4ème ), Haïti (5ème ), Zimbabwe (6ème), l’Afghanistan (7ème ), mon pays la  République Centrafricaine (8ème ), l’Irak  (9ème ) , la  Côte d’Ivoire (10ème ), la Guinée (11ème), le  Pakistan (12ème ), le Yémen (13ème), le Nigeria (14ème ), le Niger (15ème ), le Kenya (16ème ),le  Burundi (17ème), la Birmanie (18ème), la Guinée-Bissau (19ème) et l’Ethiopie (20ème ),quatorze sont africains , soit  70% du total. 

Ce classement est établi à partir de douze indicateurs dits de vulnérabilité, qui constituent eux-mêmes « l'indice de vulnérabilité »noté de 0 à 120, de chaque Etat.

Ces indicateurs de vulnérabilité  sont répartis entre quatre indicateurs sociaux (la pression démographique,  les mouvements massifs de réfugiés et de déplacés internes, les cycles de violences communautaires, et l’émigration chronique et soutenue) deux indicateurs économiques (les inégalités de développement et le déclin économique subit ou prononcé)  et six indicateurs  politiques (la criminalisation et la délégitimation de l'État, la détérioration graduelle des services publics, les violations généralisées des droits de l'homme, l’hégémonie de l’appareil de sécuritaire, l’émergence de factions au sein de l'élite et enfin l’intervention d'autres puissances dans les affaires intérieures de ces Etats)

Ces Etats défaillants africains cumulent donc, à des degrés divers, plusieurs indicateurs de vulnérabilité. Si la Somalie qui n’a plus « d’Etat » à proprement parler depuis les années 1990 est dans tous les esprits à cause, entre autres, de la piraterie maritime dans l’Océan Indien, les autres Etats défaillants font face à d’autres défis « moins sanglants » certes, mais non moins graves. Cependant, le substrat est le même : ces pays se caractérisent par de grandes difficultés à subvenir aux besoins basiques de la population tels que la santé, l’éducation, la défense nationale, les services sociaux de base et évidemment la sécurité publique, alors même que les potentialités économiques et notamment minières et minérales y sont énormes.

 

Que faire, comment le faire et qui doit faire quoi pour sortir ces pays de leur situation ?

Les actions à mener sont à la fois politiques, économiques et géostratégiques :

 

1-    Des actions politiques :

 

·        Il s’agit principalement de reconstruire des Etats forts et crédibles, dotés de gouvernements légitimes, avec l’appui politique déterminé de la communauté internationale. Quand un Etat n’est plus en mesure d’assurer la protection de ses propres ressortissants, il  devient une source d’instabilité et une menace pour ses voisins. Par conséquent, la responsabilité de la protection de cet Etat doit passer à la communauté internationale qui devient responsable « par défaut ». Cependant toute mission suppose trois conditions : un objectif clair et précis, des hommes capables de mener la mission, et des moyens adéquats. C’est pourquoi, la reconstruction d’Etats défaillants doit être précédée de la mise en place de système de pilotage stratégique, chargé d’élaborer une  stratégie commune et concertée d’intervention des principaux bailleurs. C’est la disponibilité d’un tel cadre stratégique d’intervention, cohérent et aux priorités arrêtées en accord avec le gouvernement assisté, piloté par une autorité internationalement crédible et doté d’un mandat clair, qui en garantira l’efficacité. La réunion de ces conditions permettra de construire et /ou de reconstruire des institutions fortes, légitimes, modernes et efficaces à court et moyen terme. Ces stratégies intégrées de nation building et de state building, ont déjà été menées par les Nations Unies, qui disposent d’une somme d’expériences acquises indéniables en la matière (Libéria, Sierra-Leone, Mozambique, etc.) Les Nations Unies ont l’avantage de pouvoir se doter de la légalité et de la légitimité nécessaires pour agir, si besoin est, par la force. Elles  mobilisent généralement dans leurs actions l’Union Européenne, et certains de ses pays membres dont l’expérience historique et l’influence sur les pays africains à assister est indéniable, ainsi que des acteurs régionaux et sous-régionaux.

·        Les difficultés politiques ne doivent pas être sous-estimées car il y a bien des rentiers insoupçonnés des situations de chaos (putschistes, rebelles, chefs de guerre, vendeurs d’armes, trafiquants de drogues, pillards, etc.). La reconstruction de l’appareil régalien d’un Etat défaillant, ainsi que celle d’institutions  nécessaires à la relance de son économie ne sont pas de l’intérêt de certains acteurs, notamment les factions qui monopolisent le pouvoir économique et instrumentalisent les tensions ethniques et religieuses comme moyens de maintenir le chaos politique. Ces factions sont douées dans l’art d’utiliser toutes les ressources de contrôle d’un appareil d’État, même défaillant, pour se maintenir en place. Le trucage des élections, l’intimidation des contre-pouvoirs éventuels et la corruption des élites et des notables leur permettent de tenir l’État et les rentes, tout en se couvrant d’un vernis démocratique. La tentation du laisser-faire, sous-tendue par une lecture fataliste de l’histoire de l’Afrique : des expressions malheureuses comme : « ils sont tous comme ça », « on ne pourra rien changer, c’est leur nature », « ils ne sont pas mûrs pour la démocratie », etc. etc. le prouvent. Très souvent les interventions de la communauté internationale n’arrivent que lorsque les dégâts deviennent insupportables. En d’autres termes, beaucoup de pays post-conflits n’auraient pas dû arriver à ce stade si les réactions de la communauté internationale avaient été diligentes, opportunes et cohérentes.

·        Il faut reconstruire des Etats viables, c’est-à-dire se donner les moyens de faire triompher  les valeurs démocratiques universelles qui garantissent la présence des forces politiques aux opinions différentes dans la représentation nationale par le biais d’élections libres, ainsi que leur participation effective à la gestion de la chose publique. Les minorités doivent être admises et respectées.  La viabilité d’un Etat sous-tend sa stabilité, et cette condition détermine son attractivité pour des investissements durables   dans l’économie réelle, gage de créations de richesse et d’emplois nécessaires à la permanence de l’Etat.

 

2-    Des actions économiques :

 

·        Si certains Etats défaillants sont dotés de ressources minières et minérales non négligeables (cas du Nigeria et de la RD Congo entre autres), d’autres le sont moins. Tous font cependant face au même problème : la médiocrité des capacités de gestion macroéconomique, avec une vision claire des objectifs à court, moyen et long terme. Il faut promouvoir l’intégration de ces pays dans l’économie  mondiale, par l’émergence  de capacités locales à même de développer durablement les économies, tout en protégeant leurs actifs et leur environnement.

·        Il faut les appuyer dans le  développement  et le renforcement de leurs  capacités à créer un environnement favorable à la promotion des investissements privés, y compris mais pas uniquement les Investissements Directs Etrangers (IDE). Ce n’est pas une tâche aisée, face à une culture administrative fondée sur la toute-puissance de l’Etat, pourtant défaillant. La promotion des investissements privés est le seul moyen d’assurer la viabilité budgétaire de ces pays par le biais d’une fiscalité  transparente et performante. Un Etat debout et fort, ce sont des finances saines. Il faut veiller à ce que le budget dégage  un solde budgétaire primaire positif. Cela est nécessaire pour faire face au service de la dette, ainsi qu’à la réhabilitation et à la construction  des infrastructures routières, et des réseaux d’eau, d’électricité et d’assainissement.

·        Il faut aider ces Etats à maintenir  la stabilité monétaire et  à éviter le surendettement,  surtout lorsqu’il est sans contreparties en matières d’investissements locaux. La maitrise des flux internationaux de matières premières et de leurs revenus est  également une priorité.

·        Un Etat défaillant est synonyme d’économie informelle  avec ses conséquences bien connues : corruption des fonctionnaires, travail clandestin, marchés parallèles, contrebande, contrefaçon, trafic de drogue, blanchiment de l'argent sale dans les paradis fiscaux. Il faut donc combattre l’économie informelle.

·        Il ne faut  plus accepter le détournement de l'aide internationale ;

·        Il faut développer les moyens de structures telles que LICUS, ou Low Income Countries Under Stress, de la Banque mondiale qui a acquis une expertise certaine dans le redressement économique d’Etats faillis.

·        Il faut jeter les bases d’une sécurité alimentaire solide par un appui déterminé à l’agriculture et à la sécurisation de la propriété des terres,

 

3- Des actions géostratégiques

La défaillance des Etats a des répercussions géopolitiques qui menacent la stabilité de la région (cas de la Somalie)  et modifie les rapports de puissance avec les Etats voisins.

De ce fait, la réflexion  géostratégique mondiale devra s’orienter vers quatre points à savoir :

·        La mise ne place effective de forces armées régionales au sein de l’Union Africaine, avec l’assistance militaire des Nations Unies et de l’Union Européenne, pour faire face aux situations les plus difficiles ;

·        la restauration d’un ordre multipolaire, afin de tempérer les tentations impérialistes ;

·        La mobilisation des moyens pour faire face aux menaces externes et internes communes, tels que les intégrismes religieux et les systèmes maffieux en voie de radicalisation dans certaines zones, en impliquant une collaboration de tous les Etats.

·        La restructuration et la formation des forces de défense et de sécurité des Etats défaillants.

 

En conclusion, sortir un pays défaillant de son statut est une tâche complexe qui nécessite une volonté politique déterminée de la communauté des nations. Cette action est indispensable pour éliminer des facteurs et des foyers de risque d’atteintes très graves aux droits humains, à la sécurité internationale et au développement des échanges internationaux.

  

  

 

Présentation des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence

Créées en 2001 par le Cercle des économistes, les Rencontres Économiques d’AixenProvence sont devenues un rendezvous de réflexion et de débat incontournable du monde économique.

Cet événement unique réunit chaque année durant trois jours des universitaires, des politiques, des chefs d’entreprises et des étudiants. Leur but commun : activer le débat économique à l’échelle mondiale, et pas seulement française ou européenne.

Événement de portée internationale, organisé autour d’un thème économique et sociétal, l’ambition de ces trois jours est de contribuer à une meilleure compréhension des problématiques économiques mais également de tirer les leçons de l’histoire, de porter un regard critique sur l’économie mondiale actuelle et de déterminer les actions qui influeront sur l’avenir de notre société et de nos entreprises.

Faire preuve d’audace intellectuelle, imaginer de nouvelles approches et proposer de nouvelles solutions, tel est l’enjeu proposé aux intervenants. La confrontation de points de vue internationaux, tout en maintenant un prisme français, contribue à l’originalité et à l’esprit des Rencontres Économiques d’AixenProvence.

 Ces Rencontres ont également un objectif prospectif se traduisant par la diffusion, en clôture de cellesci, de la Déclaration des membres du Cercle des économistes.

AixenProvence se transforme donc, l’espace de trois jours, en un lieu unique où se rapprochent économie et culture, puisque les Rencontres Économiques d’AixenProvence se déroulent dans le cadre du Festival d’Art Lyrique d’Aix.

Ainsi, les 8, 9 et 10 juillet prochains le Cercle des économistes rassemblera plus de 140 intervenants prestigieux de près de 30 nationalités différentes autour de 20 tables rondes pour débattre sur « Le monde dans tous ses États », et ce en partenariat avec l’Université Paul Cézanne AixMarseille III et l’Institut d’Études Politiques. Leurs étudiants jouent d’ailleurs un rôle actif tout le weekend puisqu’ils accueillent et accompagnent les conférenciers durant ces 3 jours. Les étudiants en journalisme permettent aussi de vivre les Rencontres en temps réel sur ce site internet en partageant toute l’actualité des Rencontres, à travers les résumés des sessions, des interviews réalisées sur le terrain de conférenciers de renom, et leurs réactions « à vif ».

Participants

Cette année, les Rencontres ont rassemblé

Des personnalités venues du monde entier :

Jacques Attali (PlaNet Finance), Anders Borg (Ministre des Finances, Suède), Henrique de Campos Meirelles (ancien Gouverneur de la Banque Centrale du Brésil), Guy Canivet (Conseil Constitutionnel), André Chieng (Comité France-Chine), Jacques Delors (ancien Président de la Commission européenne), Mario Draghi (Banque d’Italie), Pierre Duquesne (Ministère des Affaires étrangères et européennes), Béji Caïd Essebsi (Premier ministre de Tunisie), Mireille Faugère (AP-HP), Renato Flores (Fundaçao Getulio Vargas), Philippe de Fontaine Vive Curtaz (BEI), Pierre Gadonneix (Conseil Mondial de l’Energie), Mar Gudmundsson (Banque Centrale d’Islande), Angel Gurria (OCDE), Martin Hirsch (Agence du service civique), Suzanne Hurtubise (ancien Sous-Ministre du Canada, BERD), Hadeel Ibrahim (Mo Ibrahim Foundation), Enrique V. Iglesias (Secrétariat Général Ibéro-Américain), Mary Ellen Iskenderian (Women’s World Banking), Nelson Azevedo Jobim (Ministre de la Défense, Brésil), Lady Barbara Judge (Pension Protection Fund), Douglas Kennedy (écrivain), Robert Koopman (United States International Trade Commission), Roberto Lavagna (ancien Ministre de l’Économie et de la Production d’Argentine), Gunnar Lund (Ambassadeur de Suède en France), Paul Martin (ancien Premier ministre du Canada), Richard E. Messick (Banque Mondiale), Thomas Mirow (BERD), Juan Temistocles Montas (Ministre de l’économie, de la planification et du développement, République Dominicaine), Javier Moreno Barber (El Pais), Moustapha Niasse (ancien Premier ministre du Sénégal), Christian Noyer (Banque de France), James L. Oberstar (ancien Représentant au Congrès pour le Minnesota), Valérie Pécresse (Ministre du Budget, des Comptes Publics, de la Réforme de l’Etat), Poul Nyrup Rasmussen (Parti Socialiste Européen), Changyong Rhee (Asian Development Bank), Reinhard Schäfers (Ambassadeur d’Allemagne en France), Pierre Sellal (Ministère des Affaires étrangères et européennes), Salil Shetty (Amnesty International), Jean-Claude Trichet (Banque Centrale Européenne), Hubert Védrine (ancien Ministre des Affaires étrangères), ZHU Min (Fonds Monétaire International), Martin Ziguélé (ancien Premier ministre de la République centrafricaine).

Des économistes et des académiques de différentes disciplines, dont les 30 membres du Cercle des économistes, et :

José Achache (Group on Earth Observations), Philippe Aghion (Harvard), Michel Aglietta (CEPII), Wendy Asbeek-Brusse (The Netherlands Scientific Council for Government Policy), Maya Bacache-Beauvallet (Télécom ParisTech), Franco Bassanini (Université de Rome), Suzanne Berger (MIT), Charles B. Blankart (Université Humboldt de Berlin), Joseph Borrell Fontelles (Institut Universitaire Européen), Jorge Castaneda (New York University), Steven Clemons (New America Foundation), Elie Cohen (CNRS), José Maria Cordoba Montoya (Anesco), Jeffry A. Frieden (Harvard), Francis Fukuyama (Stanford), Wolfgang Glomb (Association Fédérale des Economistes Allemands), Marc Guillaume (Cercle des économistes), Ricardo Hausmann (Harvard), Elyès Jouini (Université Paris-Dauphine), Donald Kohn (Brookings Institution), Parag Khanna (New America Foundation), Zaki Laïdi (Sciences Po Paris), Pierre-Louis Lions (Collège de France), Thierry de Montbrial (Institut Français des Relations Internationales), Mario Monti (Università Bocconi), Wolfgang Münchau (Eurointelligence ASBL), Ton Nu Thi Ninh (Université internationale Tri Viet), Erik Orsenna (Académie française), Robert Reich (Berkeley), Pascal Saint-Amans (OCDE), Peter K. Schott (Yale), Cornelia Scott (Association Fédérale des Economistes Allemands), Andrei Shleifer (Harvard), Bernard Stiegler (Institut de Recherche et d’Innovation), Ezra Suleiman (Princeton), ZHANG Yuyan (Institute of World Economics and Politics).

Des chefs d’entreprise :

Fouad M.T. Alghanim (Fouad Alghanim & Sons Group of Companies), Bruno Angles (Macquarie), Léo Apotheker (HP), Carlo d’Asaro Biondo (Google), Jean Azéma (Groupama), Christophe de Backer (HSBC), Jean-Paul Bailly (LE GROUPE LA POSTE), Patricia Barbizet (Artémis), Dominic Barton (McKinsey & Company), Jean-Claude Bassien (CA Cheuvreux), Gilles Benoist (CNP Assurances), Dominique Cerutti (NYSE Euronext), Pierre-André de Chalendar (Saint-Gobain), Michel Cicurel (Compagnie Financière Edmond de Rothschild), Jean-Louis Chaussade (SUEZ ENVIRONNEMENT), Frank Dangeard (Harcourt), Jacques-Henri David (AXCIOR Corporate Finance), Cheick Modibo Diarra (Microsoft Afrique), Loraine Donnedieu de Vabres (JeantetAssociés), Louis Gallois (EADS), Clara Gaymard (GE), Anuj Gulati (Religare Entreprises Ltd), Vikram Kaushik (ancien Directeur général de Tata Sky), Olivier Klein (BPCE), Eric Labaye (McKinsey & Company), Bruno Lafont (Lafarge), Christian Lajoux (Le LEEM), Philippe Lemoine (LaSer), Eric Le Boulch (CM-CIC Securities), Joaquim Levy (Bradesco Asset Management), Maurice Levy (Publicis Groupe), Eric Lombard (BNP Paribas Cardif), Hervé Machenaud (EDF), Pierre Mariani (Dexia), Jean-Pierre Martel (Orrick Rambaud Martel), Christophe de Margerie (Total), Gérard Mestrallet (GDF SUEZ), Tim O’Shaughnessy (LivingSocial), Guillaume Pépy (SNCF), François Pérol (BPCE), Josep Pique I Camps (Vueling Airlines, Pangea XXI), Deepak Puri (Moser Baer), Pierre Raoul-Duval (Gide Loyrette Nouel), Stéphane Richard (France Télécom – Orange), Augustin de Romanet (Caisse des Dépôts), David Rothkopf (Garten Rothkopf), Henri-Paul Rousseau (Power Corporation du Canada), Mostafa Terrab (Office Chérifien des Phosphates), Georges Terrier (Davis Polk), Rose-Marie Van Lerberghe (Korian), Philippe Varin (PSA Peugeot Citroën), Serge Villepellet (PwC), Philippe Wahl (La Banque Postale), Remy Weber (CIC Lyonnaise de Banque), YAN Lan (Lazard China).

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 01:27

 

 

 

 

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    Mme Margret Vogt, Représentante spéciale du SG de l'ONU en RCA

 

Deux mois après sa nomination en qualité de Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République centrafricaine, Mme Margaret Vogt a présenté, jeudi 6 juillet 2011, devant le Conseil de sécurité, le rapport du Secrétaire général sur les activités menées par le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) au cours d’une période marquée par des élections législatives et présidentielle, ainsi que par le lancement du processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR). Un résumé de son rapport a été publié sous forme de communiqué par le BINUCA. Radio Ndeke Luka a reçu copie.

« Beaucoup a été accompli depuis la création du BINUCA en janvier 2010 », a noté Mme Vogt« Plusieurs institutions de gouvernance ont été créées, des lois importantes ont été adoptées et la liberté de la presse a été élargie. »  Si la situation reste calme dans l’ensemble, elle est cependant encore marquée par une certaine instabilité, en particulier aux alentours de la capitale, Bangui, a-t-elle indiqué.

Intervenant au cours de la séance, le Représentant permanent de la République centrafricaine (RCA) auprès des Nations Unies, M. Charles Armel Doubane, a estimé qu’« une série d’évènements encourageants a eu lieu depuis la tenue des élections de janvier dernier ».  Il a cité notamment l’annulation partielle des résultats concernant un quart des sièges de l’Assemblée nationale par la Cour constitutionnelle; la tenue de la table ronde des bailleurs de fonds à Bruxelles; la formation du nouveau Gouvernement de la République centrafricaine (RCA); le sommet tripartite Soudan-Tchad-Centrafrique, ainsi que la signature d’un accord de cessez-le-feu avec le dernier groupe rebelle, connu sous l’appellation: Convention des patriotes pour la justice et le progrès (CPJP).

En dépit de ces progrès, la République centrafricaine se heurte encore à des défis majeurs, a fait remarquer Mme Vogt, mentionnant l’extrême pauvreté, la faiblesse des institutions nationales, un fort taux de violence et de criminalité, et la corruption.  Les principaux défis à relever sont l’instabilité politique, la mise en œuvre des accords de paix conclus avec les groupes rebelles, ainsi que le processus de désarmement et de réintégration des anciens combattants, a-t-elle indiqué.

Si elle a souligné le succès des élections législatives et présidentielle, qui se sont déroulées dans un climat pacifique, Mme Vogt a rappelé les irrégularités qui ont été constatées et l’annulation de certains scrutins dans 13 districts électoraux.  Elle a salué la décision du Gouvernement de créer un organe indépendant qui sera chargé des futures élections et de la révision du Code électoral.

La Commission de consolidation de la paix (CCP) a joué un rôle important dans ces élections, a quant à lui indiqué M. Jan Grauls, Président de la formation République centrafricaine de la CCP, qui a précisé que les bailleurs de fonds avaient été mobilisés pour combler le fossé financier de 7,5 millions de dollars qui existait dans le budget électoral.  Par ailleurs, la CCP a transmis, par le biais du BINUCA, des conseils à certains acteurs impliqués dans les préparatifs des élections.  M. Grauls a cependant regretté le boycott du second tour du scrutin parlementaire par des partis de l’opposition.

En ce qui concerne les accords de paix signés avec les mouvements et groupes armés rebelles, le Gouvernement a annoncé son intention de désarmer, démobiliser et réintégrer tous les combattants d’ici à la fin de l’année.  Outre l’accord de cessez-le-feu signé par la CPJP le 12 juin, Mme Vogt s’est aussi félicitée que le dirigeant rebelle du Front populaire pour le redressement (FPR) ait exprimé sa volonté de s’engager dans des négociations afin de permettre qu’un accord de paix soit signé d’ici à un mois, ce qui pourrait conduire au rapatriement de 400 à 500 personnes.

Le processus de DDR a été lancé le 25 juin, par le Président de la République centrafricaine, M. François Bozizé, et les dirigeants des groupes politico-militaires, avec 340 combattants de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) désarmés à cette occasion.  Mme Margaret Vogt a souligné l’importance du soutien de la communauté internationale dans ce domaine, ainsi que dans celui de la réforme du secteur de la sécurité.  De son côté, le Président de la formation République centrafricaine de la CCP a invité le Gouvernement centrafricain à hiérarchiser la liste des projets de la réforme du secteur de la sécurité.  La CCP se concentrera dans les mois à venir sur le lancement effectif de cette réforme, a-t-il ajouté.

Évoquant les problèmes d’insécurité, Mme Vogt a rappelé que la RCA, située à un carrefour de zones de conflit, est affectée par l’insécurité en République démocratique du Congo (RDC) et au Soudan.  Elle a aussi averti que ce pays pâtit du passage d’éléments criminels sur son territoire et dans toute la région du Sahel, avant d’assurer qu’elle travaillerait avec ses collègues de la région pour faire face à ces problèmes.  Dans le nord-est du pays, Mme Vogt s’est félicitée que le Gouvernement ait pris des mesures pour sécuriser la province de Vakaga. Dans le sud, il faut encore renforcer la sécurité pour faire face à l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) qui continue à pratiquer des enlèvements, a-t-elle préconisé.

Qualifiant la LRA de « cruelle et barbare », le représentant de la République centrafricaine a exprimé le grand espoir que suscite « la naissance, dans 48 heures, d’un nouvel État limitrophe de la RCA, qui bouleverse certains principes et la géographie de la zone ». La RCA est convaincue « que ce nouveau pays la rejoindra dans la lutte sans relâche contre un ennemi transfrontalier aux ambitions floues et nuisibles », a-t-il ajouté.

La Représentante spéciale du Secrétaire général a également souligné la nécessité de progresser dans la lutte contre l’exploitation sexuelle et dans la promotion des droits des femmes et des enfants.  À cet égard, M. Grauls a indiqué qu’il avait invité les Représentantes spéciales du Secrétaire général chargées respectivement des enfants et les conflits armés et des violences sexuelles dans les conflits armés à se rendre sur le terrain afin de mesurer l’ampleur de cette question.

Il faut aussi promouvoir une culture des droits de l’homme dans tout le pays, a dit Mme Vogt, appelant à lutter activement contre la corruption et à renforcer le système judiciaire de la RCA.  Elle s’est d’ailleurs réjouie que le BINUCA ait récemment obtenu l’autorisation d’accéder aux établissements pénitenciers, et qu’une commission des droits de l’homme soit en voie de création.

Enfin, Mme Vogt et M. Grauls ont fait état du Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté « de la deuxième génération » (DSRPII) présenté par le Gouvernement centrafricain lors de la table ronde des partenaires, qui s’est tenue à Bruxelles en juin et qui a réuni 160 personnes.  Ces participants ont invité les autorités centrafricaines à définir les champs d’action prioritaires au sein du DSRP II, et à se concentrer sur les mesures visant au rétablissement de la stabilité et ciblant les populations fragilisées.

 

NDLR : C'est un tableau d'Etat défaillant que l'ONU a dressé. Comment peut-on décemment citer la tenue de la table ronde de Bruxelles ou même la signature de l’accord entre le pouvoir de Bangui et la CPJP d’Abdoulaye Issène parmi les événements encourageants à signaler ? La table ronde de Bruxelles a été un échec et ne méritait pas que plus d’une cinquantaine de personnes, président de la République, premier ministre, des ministres d’Etat et autres dignitaires du régime compris, puissent quitter à la fois le pays en prélevant au passage plus de 135 millions de F CFA au trésor pour cette bredouille virée bruxelloise.

Quant à l’accord avec cette fraction de la CPJP, attendons de voir. Parmi les événements malheureux que le BINUCA et le représentant permanent de la RCA aux Nations Unies ont omis de signaler, il y a le cas des deux journalistes Faustin Bambou et Cyrus Emmanuel Sandy qui croupissent arbitrairement en prison et contre qui on vient de requérir  3 ANS DE PRISON FERME par la seule volonté du prince Jean Francis Bozizé fils de son présidentiel de père malgré les dispositions de l'ordonnance portant dépénalisation des délits de presse en RCA. 

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 01:01

 

 

 

 

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     Alioune Tine de la RADDHO

 

 

 

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                                                 Hissène Habré

 

Dakar, 8 juil (APS) - Le militant des droits de l’homme Alioune Tine, connu pour sa détermination à faire juger Hissène Habré, a dénoncé vendredi la décision du gouvernement sénégalais d’extrader lundi cet ex-président tchadien vers son pays où, selon M. Tine, la peine de mort est en vigueur.

  

  ‘’L’extrader (M. Habré) vers le Tchad, c’est le livrer à ses bourreaux, il est de notoriété que le chef de l’Etat tchadien Idriss Deby demeure son pire ennemi et son régime applique encore la peine de mort et pratique la torture ’’, a déclaré M. Tine sur la radio privée sénégalaise Sud FM.

L’Etat du Sénégal a pris "la décision souveraine" d’extrader M. Habré vers son pays.

‘’Il va quitter Dakar lundi 11 juillet à bord d’un vol spécial. Il sera accompagné par un représentant du président de la Conférence des chefs d’Etat et d’un représentant du président de la Commission de l’Union africaine’’, selon le porte-parole du gouvernement, Moustapha Guirassy.

‘’Hissène Habré n’est pas un paquet qu’on fait passer sur un coup de tête, il vit en exil au Sénégal depuis 20 ans avec femmes et enfants’’, a souligné M. Tine, président de la Rencontre africaine de défense des droits de l’homme (RADDHO), une ONG basée à Dakar.

Hissène Habré vit à Dakar depuis son éviction du pouvoir en 1990 par Idriss Déby, actuel président du Tchad.

Il est accusé de plusieurs milliers d’assassinats politiques et de torture systématique pendant les 8 années de sa présidence (1982 à 1990), des violations qualifiées de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et torture.

‘’Il n’y a pas de procès équitable au Tchad pour Hissène Habré, alors que nous tenons à un jugement normal et à ce qu’il ne soit pas condamné à mort’’, a ajouté le militant des droits de l’homme.

Il a appelé ‘’les Sénégalais à se lever comme un seul homme contre cela (l’extradition vers le Tchad)’’.

En juillet 2006, le sommet de l’UA à Banjul avait mandaté le Sénégal de juger M. Habré ‘’au nom de l’Afrique’’, en lieu et place de l’extrader vers la Belgique.

Le juge belge le réclamait pour le juger au nom du principe de "la compétence universelle" qui a été récusé par les dirigeants africains. Par contre, cette seconde option rencontre l’adhésion des ONG de droits humains.

Accusé de plusieurs milliers d’assassinats politiques et de torture systématique pendant les 8 années de sa présidence (1982 à 1990), il bénéficie de soutiens politiques et locaux au Sénégal.

La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA qui a tenu sa 17ème session ordinaire à Malabo, en Guinée Equatoriale, les 30 juin et 1er juillet, a réitéré son invite au Sénégal de juger M. Habré ou de l’extrader.

‘’Hissène Habré étant Africain et Tchadien, nous avons jugé plus utile de renvoyer vers son pays’’, selon Serigne Mbacké Ndiaye, porte-parole de la présidence sénégalaise.

Le budget pour la mise en place d’un tribunal ad-hoc est estimé par le Sénégal à près de 18 milliards de FCFA, dont 2/3 serviraient aux frais de fonctionnement.

De son côté, le gouvernement sénégalais insistait sur les ressources à mobiliser pour faire venir des milliers de témoins, des Tchadiens notamment, au Sénégal.

Toutefois, ce budget n’a pas été bouclé jusqu’ici alors que le Sénégal avait fini de procéder à la réforme de son Code pénal et de son Code de procédure pénale pour en être en mesure de tenir le procès à travers la mise en place d’un tribunal ad-hoc.

Après une longue attente, des parties civiles soutenues par des ONG de défense des droits de l’homme ont saisi leurs conseils pour une plainte auprès de la Cour de justice de la CEDEAO afin d’amener le Sénégal à tenir ses promesses à défaut d’envoyer son hôte au juge belge.

‘’Le Sénégal n’a pas voulu, comme le lui a demandé l’UA, l’extrader vers la Belgique et il a envisagé de l’envoyer dans son pays’’, a indiqué le porte-parole du président sénégalais.

‘’Maintenant, a dit M. Ndiaye, il appartient à tous ceux qui se battaient, les ONG, d’accentuer la pression pour qu’il y ait un procès équitable’’.

 

 

L’extradition de Hissène Habré vers le Tchad en exergue

Dakar, 9 juil (APS) – Les quotidiens dakarois parvenus samedi à l’APS s’intéressent dans leur écrasante majorité à la décision de l’Etat du Sénégal d’extrader lundi l’ancien président tchadien Hissène Habré vers son pays.

‘’Le pays de la Téranga chasse son hôte : Habré livré à son ennemi’’, titre à ce propos Sud Quotidien. Citant la radio Sud Fm, le journal précise que ‘’Hissène Habré, en exil au Sénégal depuis sa chute en 1990, sera extradé par vol spécial’’.

Pour Sud Quotidien, ‘’les autorités sénégalaises, en accord avec l’Union africaine décident de violer la Convention des Nations unies contre la torture’’ en renvoyant ‘’dès lundi l’ancien président tchadien (…) vers son pays d’origine où la peine de mort est encore en vigueur et où il a déjà été condamné à mort pour torture et assassinats politiques’’.

Le sujet fait aussi la une de Walfadjri qui écrit que ‘’le Sénégal envoie Habré à la guillotine’’. Le journal rapporte à ce sujet la réaction de Human rights watch, ‘’défenseur des victimes et rescapés’’, qui estime que ‘’les conditions d’un procès’’ équitable ‘’ne sont pas réunies au Tchad, sans compter les risques considérables qui pèseraient sur sa sécurité’’.

Mais l’Observateur semble nuancer tout cela, en précisant que la décision d’extradition n’est pas ‘’encore officielle’’. ‘’Habré, les secrets d’une fausse alerte’’, titre le journal, expliquant que le sort de l’ancien président tchadien ‘’dépendra de la suite des consultations que le Président Wade a entamée avec les Présidents de l’Union africaine (UA) et de la Commission de l’Union africaine’’.

Me El Hadji Diouf, l’avocat de l’ancien homme fort du Tchad, est lui catégorique. ‘’Hissène Habré ne sera pas extradé’’, s’exclame-t-il dans les colonnes de l’Observateur.

Alioune Tine, le président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) ne cache pas non plus son opposition à l’extradition de Habré. ‘’Au Tchad, dit-il, il sera tué dès l’aéroport’’.

 

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 03:56

 

 

 

Ziguélé

 

 

Paris, 8 juil (C.A.P) - Invité comme ancien Premier Ministre de Centrafrique à prendre part les 8, 9 et 10 juillet 2011 aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence (France), Martin ZIGUELE doit intervenir dans une des sessions sur la thématique des « Etats défaillants ». Prennent également part à ces rencontres économiques d’Aix, de grosses pointures, intellectuels, universitaires éminents, journalistes et décideurs du monde d’aujourd’hui comme Jacques ATTALI et bien d’autres PDG de grandes industries comme Christophe de Margerie de Total ou Louis Gallois d’EADS etc….

Martin ZIGUELE côtoiera d’anciens Premiers Ministres comme lui de certains pays africains tels que Mustapha NIASSE du Sénégal, des savants comme le Malien Cheick Modibo DIARRA de Microsoft  et Européens ainsi que plusieurs personnalités importantes du monde de la finance, des banques, de l’univers industriel et des politico-économistes ainsi que de grands chefs d’entreprise du CAC 40 français et des milieux boursiers.

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 22:28

 

 

 

 

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Bangui, 8 juillet 11 – (L’INDÉPENDANT) – Le sulfureux et très décrié directeur de la presse présidentielle, Javan Papa Zama, aurait été arrêté et placé en détention dans un endroit tenu secret, a-t-on appris vendredi d’une source proche de la présidence centrafricaine.

M. Zama serait sous les verrous dans le cadre d’une enquête pour escroquerie, faux et usage de faux, a précisé la source.

Pour l’heure, on ignore si cette arrestation est liée ou non à l’affaire de l'arnaque d’un genre nouveau qui avait défrayé la chronique fin mai à Bangui. À l’époque, M. Zama avait annoncé que des « escrocs » imitaient la voix du chef de l’État ou celle de son aide de camp afin d’exiger de plusieurs personnalités centrafricaines des transferts d’argent destinés à… créditer son téléphone portable.

À l’en croire, au moins une dizaine de personnes, dont un patron de presse, un préfet, un magistrat et d’autres hauts fonctionnaires, ont reconnu être tombés dans le piège. Certains sont allés jusqu’à transférer plus de 500 000 F CFA (760 euros).

La présidence centrafricaine, qui s’en était émue, avait cru bon de rappeler par la voix du même Zama que « le chef de l’État ne s’abaissera jamais à demander à un tiers de lui transférer des crédits » et avait annoncé l’ouverture d’une enquête policière pour faire la lumière sur cette affaire.

Vendredi en début d'après-midi, L'Indépendant n'a pas réussi à joindre un responsable de la présidence centrafricaine pour une réaction.

 

NDLR :  Il est incontestable que Bozizé et son KNK attirent vers eux beaucoup d'escrocs tant centrafricains qu'étrangers. Ils exercent sur eux une véritable fascination. On se souviendra du sulfureux Indo-Pakistanais Saifee Durbar et ses foireuses affaires. Bozizé avait poussé le bouchon jusqu'à le nommer vice ministre des affaires étrangères chargé de la coopération avec résidence à Londres. Il a fallu que la diplomatie française puisse déployer d'énormes et inlassables efforts pour arriver à le faire déchoir de ses fonctions et titres centrafricains et le faire extrader par la Grande-Bretagne afin de le mettre en prison en France.

Il y a eu aussi le cas d'un certain truand bien connu, Bienvenu Guinon de la section KNK de France, qui avait été entre temps serré par la police française et jeté en prison mais qui malheureusement vient de retrouver la liberté, pour combien de temps,  et qui se remet à narguer son entourage. Qui pouvait penser que ce Javan Zama qui insultait tout le monde sur les antennes de Radio Centrafrique dans le cadre d'une chronique intitulée "Yé so é lingbi ti hinga" ou "Ce qu'il faut savoir", pourrait se retrouver un jour dans les geôles de la police politique du propre pouvoir de Bozizé qu'il n'avait de cesse d'encenser !  Et dire aussi que Bozizé voulait même faire de lui son suppléant aux élections législatives dans le 4ème arrondissement avant de se raviser en choisissant Elie Doté ! Bozizé doit maintenant se convaincre que le zèle et les flagorneries de certains thuriféraires autour de lui n'ont qu'un seul but : lui soutirer un peu d'argent pour pouvoir manger et rien d'autre.

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 22:25

 

 

 

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DAKAR - AFP / 08 juillet 2011 22h09 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a pris une décision illégale en décidant de renvoyer chez lui l'ex-président tchadien Hissène Habré, poursuivi pour crimes et tortures et réfugié au Sénégal depuis 1990, a déclaré vendredi un des avocats sénégalais de M. Habré.

Le retour (au Tchad) n'est pas légal. Wade est un juriste, mais il a oublié ses leçons de droit, a déclaré Me El Hadji Diouf à la radio publique RTS.

Le président Wade se lève en prenant des décisions en violant le droit. Aucune personne ne peut être expulsée vers un pays où elle va mourir, selon le droit international, a dit M. Diouf, avocat au barreau de Dakar et député à l'Assemblée nationale, membre de la mouvance présidentielle.

En outre, selon lui, il n'appartient pas à Wade de choisir le pays qui va accueillir Habré s'il s'agit d'une expulsion, mais à l'ex-président tchadien.

Et selon l'avocat, une extradition obéit à une procédure car M. Habré ne peut pas être extradé sans que la justice (sénégalaise) se prononce.

Pour Me Diouf, Wade fait de la politique. Il est confronté à des problèmes avec son régime et il veut divertir les Sénégalais, tellement il est acculé. Il y a une forte pression sur sa personne et son régime.

Le gouvernement sénégalais a été confronté fin juin à de violentes manifestations contre un projet de loi visant l'élection simultanée d'un président et d'un vice-président à l'élection présidentielle de février 2012, finalement retiré, et contre les coupures d'électricité.

Le gouvernement tchadien a annoncé vendredi la décision du Sénégal de renvoyer au Tchad lundi l'ex-président tchadien Hissène Habré. Le gouvernement sénégalais a confirmé l'information.

Hissène Habré, qui a dirigé le Tchad de 1982 jusqu'à son renversement en 1990, est réfugié Dakar depuis sa chute. Il est accusé de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture.

Le président sénégalais Abdoulaye Wade avait accepté la demande de l'Union africaine (UA), en 2006, de le juger au nom de l'Afrique. Mais aucune information judiciaire n'a été ouverte au Sénégal.


(©)

 

Le Sénégal va renvoyer l'ex-président Hissène Habré lundi au Tchad -

Afp - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a décidé de renvoyer dans son pays d'origine l'ex-président tchadien Hissène Habré, poursuivi pour crimes contre l'humanité, par un vol spécial lundi 11 juillet, a annoncé vendredi le gouvernement tchadien.

"Le gouvernement de la République du Tchad porte à la connaissance de l'opinion nationale et internationale ce qui suit: par lettre (...) du 5 juillet 2011, le président Abdoulaye Wade informe son ami le président (Idriss) Deby (Itno) de sa décision de renvoyer dans son pays d'origine M. Hissène Habré le lundi 11 juillet par un vol spécial affrété par le gouvernement sénégalais", indique un communiqué du gouvernement qui "prend acte de cette décision".

Le porte-parole du gouvernement sénégalais, Moustapha Guirassy, a immédiatement confirmé l'annonce du retour de M. Habré.

"Par conséquent toutes les dispositions seront prises pour l'accueil de M. Hissène Habré sur le territoire national", indique le texte du gouvernement tchadien, sans plus de précision

"Par ailleurs, le gouvernement prendra attache avec l'Union africaine (UA), les ADH (associations des droits de l'homme) intéressées, ainsi que les victimes, pour l'organisation d'un procès équitable au Tchad", conclut le communiqué.

Hissène Habré, qui a dirigé le Tchad de 1982 jusqu'à son renversement en 1990, est réfugié au Sénégal depuis sa chute. Il est accusé de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture.

En 2006, l'UA avait demandé au Sénégal de juger Hissène Habré "au nom de l'Afrique", ce que le président sénégalais avait accepté, mais aucune information judiciaire n'a été ouverte.

En mars, Dakar et l'UA avaient décidé de créer une Cour internationale ad hoc au Sénégal pour juger M. Habré.

Une réunion fin mai entre experts du Sénégal et de l'Union africaine (UA) concernant le jugement de l'ex-chef d'Etat tchadien avait été reportée sine die au lendemain au lendemain de son ouverture.

"Il y a beaucoup de préalables à remplir" pour des discussions techniques, "surtout pour une question aussi grave que celle-là. Les dossiers sont arrivés avec beaucoup de retard, c'est une des raisons" du report, avait alors affirmé un responsable sénégalais.

 

 

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 18:40

 

 

 

Eugène Ngaikoisset

 

 

L’ex capitaine Ngaïkoisset rend visite à Ndeke Luka et s’explique

 Radio Ndéké Luka Vendredi, 08 Juillet 2011 13:55

L’ex capitaine des forces navales de l’Armée centrafricaine Eugene Ngaïkoisset brise le silence. Des informations véhiculées à Bangui et par certains médias internationaux affirment qu’il s’est évadé de la prison du Camp de Roux à Bangui et qu’il se trouverait au Tchad. Que nenni ! Le désormais Sous-lieutenant a rendu visite ce vendredi 8 juillet à Radio Ndeke Luka pour démentir toute rumeur sur sa fuite.

« Je ne suis pas évadé d’une quelconque prison » a déclaré le Sous- lieutenant Eugene Ngaïkoisset. « Je suis nationaliste et je laisse la justice de mon pays faire son travail », a-t-il ajouté.

Selon  l’ex capitaine, «  à propos de ce dont on m’accuse, je n’ai fait que mon travail et je n’avais aucune intention de créer un quelconque scandale. Je ne me suis évadé. Quand j’ai appris sur les ondes de la radio nationale que je suis rétrogradé, j’ai trouvé cela injuste. C’est une double punition. Etre arrêté et ensuite être rétrogradé. Je ne l’accepte pas et c’est pourquoi j’ai décidé de rentrer chez moi. Plus grave encore, ceux qui m’ont sanctionné, ne m’ont même pas permis de m’expliquer. Or je voulais éviter que la population excitée s’en prenne aux frères d’armes français. Je les ai fait escorter jusqu’à la gendarmerie

En guise de rappel, le capitaine Eugène  Ngaïkoisset, compagnon d’armes du chef de l’Etat centrafricain et « libérateur » a été mis aux arrêts de rigueur sur instruction du président François Bozizé. Mercredi 6 juillet, un décret présidentiel l’a rétrogradé au grade de sous-lieutenant. L’ex-capitaine aurait giflé un élément de l’armée française, suite à un banal accident de la circulation sur l’avenue des Martyrs à Bangui.

 

NDLR : La RCA de Bozizé est devenue une véritable jungle. C'est la loi du plus fort qui prévaut désormais. Qu'y-a-t-il d'étonnant que quelqu'un qui a tué plusieurs Centrafricains à Paoua et sa région sur ordre personnel de Bozizé sans jamais être inquiété ne puisse pas se révolterparce qu'on lui inflige une double peine pour une simple gifle qu'il a appliquée à un militaire français ? Voilà le paradoxe de la situation créée par Bozizé lui-même. Bozizé a fabriqué des monstres qui se retournent maintenant contre lui.

Après le turbulent colonel Issa Namboro Ketté qui avait failli l'abattre au camp de Roux avec l'arme du grand frère de Ndoutingai, voici venu le tour de Ngaikoisset alias "le boucher de Paoua" qui entre lui aussi en rébellion. Ainsi va aujourd'hui la RCA. Quand prendra fin tout ce désordre ?

Aux dernières nouvelles, Bozizé vient d'éloigner le turbulent Issa Namboro Ketté du pays en le nommant comme attaché militaire auprès de l'ambassade de la RCA au Viet-Nam. A-t-il enfin compris qu'il doit se débarrasser un à un de ses anciens compagnons de rébellion qui ont pour la plupart du sang sur les mains et qui osent surtout proclamer partout ou bon leur semble que sans eux, il ne serait jamais arrivé au pouvoir.

Les tristement célèbres Dogo et Yango Kapita  ne sont plus. Il reste les Ngaikoisset, Olivier Koudémon alias Gbangouma, le fils de Willibona alias "John Sallé", Issa Namboro Ketté, Vianney Semndiro et bien d'autres encore, prétendus "libérateurs" dont le simple prononcé du nom suscite indignation et  jette un grand discret sur le régime de Bozizé eu égard à leurs exactions et crimes divers. ne sont pas en reste les propres enfants de Bozizé  de sinistre réputation comme Rodrigue Bozizé, Papy Bozizé, Djodjo Bozizé, Franklin Bozizé et Jean Francis Bozizé pour ne citer que ceux-là, dont les exactions défrayent aussi la chronique.  

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 18:38

 

 

 

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Vendredi, 08 Juillet 2011 13:50

Il y a désormais un nouvel Etat aux frontières de la République Centrafricaine. Il s’agit du Sud Soudan. La proclamation officielle du nouvel Etat se fera ce samedi 9 juillet 2001. Le ministre des Affaires Etrangères, le Général Antoine Gambi, a confié à Radio Ndeke Luka, que le président centrafricain François Bozizé, sera présent à Juba, pour assister aux manifestations officielles.

Le tracé de la frontière passe par les villes du nord et nord-est de Centrafrique à savoir Birao, Obo, Yalinga, Bria et Sam-Ouadja.  Ce nouveau pays voisin s’est finalement détaché du Soudan et devient désormais un Etat indépendant suite à un référendum. C’est 193ème pays du monde et 55ème de l’Afrique.

« La RCA ouvrira bientôt une représentation diplomatique au Sud Soudan et compte entretenir de bons rapports avec lui à l’instar des autres. D’ailleurs, au dernier Sommet de l’Union Africaine à Malabo, le Vice- président de ce  nouveau pays a été ovationné par les Chefs d’Etats africains pour cet évènement », a indiqué le général Antoine Gambi, ministre des affaires étrangères de Centrafrique.

Le chef de la diplomatie centrafricaine  a expliqué que « la Centrafrique partage des valeurs culturelles avec son voisin. Des milliers de civils fuyant la guerre avec le Nord Soudan vivent actuellement  dans la ville de Mboki, une des Sous-préfectures du Haut Mbomou (nord-est). En ce qui concerne la sécurité transfrontalière, les trois pays notamment, le Tchad, Soudan et la République Centrafricaine ont tenu une réunion pour la circonstance et des mesures ont été prises pour combattre tous bandits de grands Chemin dont les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Koni ».

Le Sud Soudan partage également ses frontières à l’Est avec  l’Ethiopie, au sud avec le Kenya et l’Ouganda et à l’Ouest avec la République Démocratique du Congo et la République Centrafricaine. Vers le Nord, il y a bien évidemment le désormais Nord Soudan avec toujours Khartoum, pour capitale.

Le nouvel Etat couvre une superficie totale de  589 000 745 kilomètres carrés, soit 24% du territoire des deux Soudans. La population est de  8 500 000 habitants soit 20% de la population soudanise. Il regorge d’immenses ressources naturelles dont le pétrole. D’autres minerais sont aussi répertoriés.

Au Sud-Soudan,  la religion dominante est le christianisme avec une minorité musulmane. A cela s’ajoute l’animisme. Deux langues officielles sont parlées, l’anglais en priorité,  suivie de l’arabe qui est parlé largement sur l’ensemble du territoire.

La diversité ethnique  est l’une des principales caractéristiques du Soudan : on y compte  56 groupes ethniques. En outre, l'hétérogénéité géographique du pays influe directement sur la vie économique, sociale, politique et culturelle de ces groupes, leur forte mobilité  liée à l'exploitation du milieu naturel  étant la source de nombreux conflits entre des tribus qui se disputent les ressources naturelles depuis le dix neuvième  siècle jusqu’à nos jours.

Le Soudan dans sa globalité  regroupe environ 570 tribus réparties en 56 groupes ethniques selon divers critères linguistiques et culturels. Il existe de grandes différences de composition ethnique entre le Nord et le Sud qui est constitué la plupart des Noires. C’est pourquoi en trouvera des diversités ethniques vers le Sud -Soudan qui s’est encore subdivisé en trois groupes, notamment les Sudistes du Centre, de l’Est et de l’Ouest avec plus d’une vingtaine d’ethnies.

Janvier 2011, c’est une date  historique. Tous les Sudistes  ont  voté la sécession entre le Nord et le Sud  à  98,83 %. Tout est parti d’une prise de position des ex-rebelles Sudistes qui n’acceptaient pas la domination du Nord sur leurs intérêts.

En 2005, date de la fin de la dernière guerre civile qui a fait de milliers de morts et des personnes déplacées,   le Mouvement Populaire de Libération du Soudan (SPLM) fondé par John Garang et le Parti du Congrès National (NCP) du président El Béchir ont accepté de faire la paix à travers la formation d’un gouvernement d’union nationale.

C’est dans la même année que le leader du SPLM a trouvé la mort par accident d’hélicoptère. Il a été remplacé par Salva kiir qui va être le premier président de  ce nouveau pays.

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 18:36

 

 

 

Sandy et Bambou

 

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 08 Juillet 2011 10:26

La cour prononcera son verdict lundi 11 juillet 2011. Mais d’ores et déjà Reporters sans Frontières condamne fermement le réquisitoire du procureur qui a demandé mercredi 6 juillet, trois ans de prison ferme pour "incitation à la violence et à la haine" contre 2 journalistes, Faustin Bambou et Emmanuel Cyrus Sandy. Le procureur a en outre requis une amende d'un million de francs (1500 euros). Il a également demandé l'interdiction de l'exercice des droits civiques et politiques des journalistes pendant cinq ans.

Cette organisation de défense de la liberté de la presse condamne « l'arrestation arbitraire et la manière dont le procès s'est déroulé entachent sérieusement la crédibilité de la justice centrafricaine ». Reporters sans Frontières estime que les 2 journalistes sont considérés comme des criminels de droit commun, et ils encourent désormais « des peines aberrantes », lit-on dans le communiqué. Reporter sans Frontières de sommer la cour de Bangui « de réprouver le réquisitoire du procureur. Il est désormais temps que les deux journalistes recouvrent la liberté. »

RSF mentionne à cet égard la plaidoirie de Maître Nicolas Tiangaye, un des avocats constitué pour les deux journalistes. Ce dernier a déclaré :"Si les journalistes venaient à être condamnés, cela constituerait une régression des libertés dans le pays. Nous nous sommes battus pour obtenir une loi réglementant la presse afin que cessent les peines privatives de liberté pour les journalistes dans les cas de diffamation. Aujourd'hui, nous sommes choqués. Nous avons fait un pas en avant pour maintenant reculer de deux".

Il faut rappeler que Faustin Bambou est en détention préventive depuis le 27 mai dernier. Son confrère, Emmanuel Cyrus Sandy, a, quant à lui, été arrêté le 15 juin. A l'issue de l'audience du 29 juin, le parquet de Bangui avait maintenu les poursuites contre les journalistes pour "incitation à la violence et à la haine", un chef d'accusation puni selon une procédure de flagrant délit.

Les avocats des prévenus avaient demandé l'annulation de cette procédure. Leur requête a été rejetée par le tribunal de Bangui le 1 er juillet dernier. Ils ont dès lors dénoncé "un amalgame" juridique manifestement contraire aux lois sur la liberté de la presse. En effet, selon Maître Nicolas Tiangaye, les faits décrits par le plaignant, Jean-Francis Bozizé, le ministre délégué à la Défense nationale, relèvent de la diffamation, un délit dépénalisé depuis 2005. Or, le procureur a choisi de qualifier les faits en termes politiques.

Il faut rappeler également qu’en soutien à leurs confrères journalistes, les journaux Le Confident, Le Citoyen, Le Démocrate et l'Hirondelle avaient décidé d'observer, lundi 4 juillet, une "Journée sans presse".

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