Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:01

 

 

 

 

Le président centrafricain n'a aucune envie de rester au pouvoir: ça l'"empêche de dormir"

http://www.levif.be

 

jeudi 21 novembre 2013 à 16h11(Belga) Le président centrafricain Michel Djotodia, arrivé au pouvoir par les armes en mars, a affirmé jeudi n'avoir aucune "envie de (se) maintenir au pouvoir" car la gestion des problèmes du pays, plongé dans le chaos, l'"empêche de dormir".

 

"Là où je suis, je veux que les choses aillent pour le mieux, et vite, pour que je m'en aille. Je n'ai pas envie de me maintenir au pouvoir, je vais m'en aller", a déclaré le président, qui s'exprimait en sango, langue nationale centrafricaine, lors d'une rencontre au palais présidentiel, à Bangui, avec les représentants des partis politique. "Vous, vous dormez, mais nous ne dormons pas", a-t-il lancé à l'assistance: "Si vous ne dormez pas, comment pouvez-vous vous accrocher à quelque chose qui vous empêche de dormir? Parfois tu ne penses même pas à ta femme! Parfois, je me réveille en sursaut pour demander au ministre de la Sécurité ce qui se passe! ", a-t-il ajouté. La Centrafrique est livrée à une insécurité généralisée depuis le renversement, le 24 mars, du régime de François Bozizé par Michel Djotodia, à la tête de la coalition rebelle Séléka qu'il a ensuite dissoute. En principe, des élections générales doivent être organisées d'ici 2015, auxquelles les dirigeants actuels se sont engagés à ne pas se présenter. (Belga)

 

 

Centrafrique : le pouvoir de Djotodia s'avoue impuissant face au chaos examiné aux Nations Unies

 

French.china.org.cn  le 21-11-2013

 

Présente à Bangui avec une force d'environ 400 hommes prévue d'être triplée dans les semaines ou mois à venir, la France a dû attendre huit mois pour admettre, à la suite des Etats-Unis, que la République centrafricaine (RCA) est "au bord du génocide", conséquence d'une grave crise sécuritaire et humanitaire qui dépasse le pouvoir de Michel Djotodia à résoudre.

 

Confortées par les rapports d'organisations internationales de défense des droits de l'Homme comme Human Rights Watch (HRW), les déclarations du département d'Etat américain et du gouvernement français tendent à sonner l'alarme pour l'opé rationnalisation du projet d'envoi de 6.000 à 9.000 Casques bleus des Nations Unies pour sortir la RCA du chaos dans lequel elle est plongée depuis la prise du pouvoir des ex-rebelles de la Séléka le 24 mars à Bangui.

 

Les Nations Unies dressent un bilan de 1,6 million de déplacé s sur une population de près de 5 millions d'habitants et 400 morts, un chiffre jugé en deçà de la réalité et revu à la hausse à plus de 3.000 morts par des sources y compris judiciaires du pays.

 

Sur place dans la capitale centrafricaine, des réactions sont exprimées pour saluer le processus envisagé, lequel devrait venir renforcer le déploiement en vue dès décembre de la Mission internationale de soutien à la Centrafricaine (MISCA), une force régionale de plus de 3.000 hommes sous mandat de l'Union africaine (UA), en remplacement de la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC).

 

"Le pays est effectivement en situation de catastrophe, c'est une descente aux enfers. Mais l'envoi de Casques bleus n'est qu'une solution, qui ne suffira pas à résoudre les problèmes de fond de la Centrafrique aujourd'hui dont toute tentative de rè glement véritable doit d'abord passer par le désintéressement de ceux qui ont accompagné la Séléka au pouvoir", a jugé le journaliste et responsable politique Michel Alkhaly Ngady, joint jeudi à Bangui par Xinhua.

 

Porté notamment au pouvoir par une organisation hétéroclite de plusieurs mouvements rebelles sous le nom de l'alliance Séléka, Michel Djotodia, ancien fonctionnaire du ministère centrafricain des Affaires étrangères et ex-consul à Nyalla au Soudan, peine en effet à asseoir son autorité en tant que chef de l'Etat de transition face à des combattants dont le contrôle lui échappe.

 

De 4 à 5.000 éléments à l'origine parmi lesquels des mercenaires tchadiens et soudanais, les effectifs de cette coalition armée étaient estimés entre 20 et 25.000 à la fin de l'offensive contre le régime de François Bozizé, suite à une incorporation incontrôlée de repris de justice remis en liberté et de redoutables bandits en liberté dans la nature, de l'aveu même des dirigeants de l'ex-rébellion.

 

Le conflit terminé, aucune mesure n'a pu être prise pour payer et faire rentrer chez eux les mercenaires tchadiens et soudanais qui, sans prise en charge, se servent tout bonnement de leurs armes pour se faire payer sur la bête. D'où les violences et l'insécurité qui persistent à Bangui et d'autres villes centrafricaines huit mois après l'arrivée au pouvoir de Michel Djotodia.

 

Entre pillages, braquages, agressions, assassinats, exécutions sommaires, viols et autres atteintes aux droits de l'Homme, "les exactions sont quasi-quotidiennes et le pays est en train de s'é teindre à petit feu. Un pays sans armée, on s'imagine que toutes les dérives sont permises. Car, Djotodia n'a pas une force militaire conventionnelle sous la main", déplore Alkhaly Ngady.

 

A l'intérieur du pays, de nombreuses villes, caractérisées par une administration fantôme, comme notamment Bossangoa (Nord- Ouest), Bouca et Bouar (Nord) ou encore Bossembélé (Centre), sont devenues le théâtre d'une résistance armée des populations locales organisées en groupes d'autodéfense contre les ex-rebelles.

 

Ce sont des groupes qualifiés de milices que les nouveaux maî tres de Bangui décrivent comme étant instrumentalisés par l'ancien régime, accusé de tentatives de déstabilisation.

 

"Notre rôle, c'est de ramener la paix en RCA. Il n'y a pas autre chose que ça", a toutefois laissé entendre Michel Narkoyo, ex-porte-parole militaire de la Séléka propulsé après la prise du pouvoir du 24 mars à la tête des services de la Gendarmerie nationale où il servit avec le grade de gendarme de deuxième classe avant d'intégrer la rébellion au sein de laquelle il a pris les galons de colonel.

 

L'ex-dirigeant de l'ex-coalition rebelle joint en pleine patrouille jeudi, affirmait-il, se dit lui aussi favorable à l'envoi de missions de paix internationales. Car, avoue-t-il, "la situation ici est très confuse. Nos frères FACA (Forces armées centrafricaines, armée régulière, NDLR), on les a retrouvés ici à Bangui. Personne n'a désarmé. Les bandits qui ont rejoint la Sélé ka ont été équipés en armes. Il y a beaucoup d'armes dans la ville de Bangui qui ne sont pas encore ramassées".

 

Mais, se défend-il, "60% des exactions qui se passent aujourd'hui à Bangui, ce n'est pas la Séléka. Comme c'est nous qui sommes à l'origine du désordre, on assume".

 

Il fait part d'un manque criant de personnels qui rend "très difficile" la tâche de sécurisation de la capitale, où il dénombre un effectif de "moins de 400 gendarmes" opérationnels, et du reste du territoire national. "On demande de recruter de jeunes gendarmes pour faire ce travail", confie-t-il, ajoutant que pour l'heure "aucun ex-combattant de la Séléka n'a été recruté" dans ce corps.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

 

 

Le président centrafricain n'a aucune envie de rester au pouvoir: ça l'"empêche de dormir"
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 10:54

 

 

 

 

 

Par Vincent Hugeux, publié le 21/11/2013 à  15:36

 

Paris oeuvre en faveur d'un engagement international résolu, seul capable d'enrayer la course à l'abîme de la République centrafricaine. Reste à en affiner les modalités. 

 

Mieux vaut tard que jamais. Enfin, le "concert des nations", que l'on sait volontiers cacophonique, apathique et procédurier, prend la mesure de l'épreuve meurtrière que traverse la République centrafricaine (RCA), plongée depuis des mois dans un infernal chaos. Prise de conscience qu'aura hâtée la France, ancienne puissance coloniale aiguillonnée par deux des spectres les plus obsédants de son passé-passif: la pathétique épopée, à Bangui, de "Sa Majesté Impériale" Bokassa 1er, protégé traité avec une coupable complaisance; et le génocide rwandais de 1994 dont Paris, frappé d'une troublante cécité, n'avait pas su, ou pas voulu, décrypter les prémisses. 

 

On a atteint le stade où les tueurs s'en prennent aux civils pour ce qu'ils sont 

 

Or, il y a urgence. Les gangs issus des rangs de la Seleka, cette coalition rebelle hétéroclite -et formellement dissoute- qui détrôna le 24 mars le président François Bozizé, persistent à semer la mort et la terreur. Pour l'essentiel aux dépens de la majorité chrétienne. Villages incendiés, exécutions sommaires, viols, pillages, paysans contraints de se terrer au coeur de la brousse dans des conditions sanitaires dantesques: on recense grosso modo 400 000 déplacés, tandis qu'un million de Centrafricains, soit un cinquième de la population, seraient menacés de disette. En représailles, des milices d'autodéfense, dites "anti-balaka", parfois encadrées par des nostalgiques du régime déchu, s'en prennent à la minorité musulmane. Dans un rapport remis lundi aux membres du Conseil de sécurité, le Secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon souligne le "niveau alarmant des violences intercommunautaires" et évoque le péril d'un "conflit religieux et ethnique à l'échelle du pays". 

 

Constat corroboré en ces termes par un "Africain" du Quai d'Orsay: "On a atteint le stade où les tueurs s'en prennent aux civils pour ce qu'ils sont. La Seleka bute des chrétiens parce qu'ils sont chrétiens. Et les milices butent du musulman parce que musulman." A Bangui même, théâtre depuis le début du mois d'un regain d'agressions crapuleuses, des bandits surarmés font leur miel de l'anarchie ambiante. Pour preuve, l'assassinat, le 17 novembre, d'un haut magistrat, épilogue tragique du braquage de son véhicule de fonction. Dans ce contexte les serments du président de facto Michel Djotodia, ex-figure de proue de l'insurrection, prompt à annoncer des " mesures exceptionnelles " visant à "rétablir la sécurité" et à afficher sa "détermination à traquer tous les criminels et les pillards" prêteraient à sourire si l'ironie était de mise. 

 

Résolution du Conseil de sécurité

 

Comment enrayer une telle course à l'abîme? Première étape, l'adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies, au mieux dans les premiers jours de décembre, d'une résolution dotant la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), instaurée sous l'égide de l'Union africaine (UA), d'un mandat "robuste". Le texte confierait aussi à la France, militairement présente sur place par l'entremise d'un détachement de 420 hommes chargés de sécuriser l'aéroport de la capitale -et appelé à être étoffé à brève échéance-, le soin de soutenir ladite Misca. Divers chiffres circulent quant à l'ampleur du renforcement de ce contingent. Sera-t-il porté à 800 soldats, à 1200? "Pas encore tranché, avance un diplomate très au fait du dossier. Une certitude: ce ne sera pas le Mali. On ne va pas dépêcher la cavalerie et l'artillerie lourde. Notre dispositif aura vocation à épauler la Mission africaine et à lui fournir ce dont elle manque le plus: des hélicos, du transport terrestre, des moyens de communication et du renseignement. Sauf surprise, il n'y aura pas d'envoi de renforts avant le vote de la résolution. Légalité d'abord: une telle initiative serait mal comprise."  

 

Ce ne sera pas le Mali, on ne va pas dépêcher la cavalerie et l'artillerie lourde 

 

Reste à lever une hypothèque: faudra-t-il convertir ce déploiement en Opération de maintien de la paix (OMP) onusienne ; et si oui, à quelle échéance? Six mois, un an? Dans son rapport, Ban Ki-moon envisage divers scénarios, dont les trois suivants: muscler la Misca et s'en tenir là ; envoyer 6000 à 9000 Casques Bleus, flanqués de 1700 policiers, formule qui a ses faveurs ; dupliquer le montage hybride imaginé pour la Somalie, où l'Onu équipe l'Amisom, le force de l'UA, financée à 90% par l'Union européenne. Séduisante sur le papier, cette dernière hypothèse risque de se heurter au veto du Congrès américain. "C'est aussi, comme toujours, une question d'argent", soupire un expert français. 

 

La crainte du procès en inaction

 

Compte tenu des lenteurs et des pesanteurs inhérentes à toute OMP, Washington privilégie l'option d'une Misca "dopée", laquelle recueillerait sans doute l'adhésion de la Russie et de la Chine. Et la France? "Pour nous, un vrai dilemme, admet-on au Quai. L'Union africaine affirme sa volonté de faire le job. Posture conforme à notre doctrine. Mais en a-t-elle la capacité? D'autant que nous sommes déjà sur le terrain. Si les choses tournent mal, on nous reprochera à coup sûr notre inaction." Là est la hantise héritée du funeste épisode rwandais: qu'un carnage survienne à 50 kilomètres de Bangui, et Paris encourra mécaniquement un procès en passivité. "A vrai dire, confie un conseiller de Fabius, on est un peu dans la seringue. Jamais la France n'a autant voulu se délester de son uniforme de gendarme de l'Afrique. Et voilà que sur le seul exercice 2013, il nous faut assumer deux interventions. En RCA comme hier au Mali, on y mettra les formes: agir avec les Africains, à leur demande, et sous la bannière de l'Onu."  

 

Auditionné mardi par la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants, le patron du bureau Afrique du département d'Etat américain a fait mention d'une "situation pré-génocidaire". Jugement avalisé ce jeudi matin sur France 2 par le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. Hier, à la faveur du Conseil des ministres, François Hollande a enjoint la communauté internationale d'agir au plus vite et précisé que "la France compte bien prendre sa part de responsabilité". Encore faut-il, on l'aura compris, affiner les modalités d'un tel engagement et l'inscrire dans une démarche multilatérale. La paix demeure, à l'instar de la guerre, un art tout d'exécution. 

 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/centrafrique-ce-que-prepare-la-france-pour-regler-le-chaos_1301635.html#oK1XSOrmt6KqH002.99

 

 

 

Centrafrique: Sanctions, le président poussé dans ses retranchements

 

BANGUI Jeudi 21 novembre 2013 | 16:52 UTC (© 2013 AFP) - Menaces de sanctions, dénonciation d'un risque de "génocide": les Occidentaux poussent le régime centrafricain dans ses derniers retranchements pour exiger la fin de mois d'exactions contre la population mais apparaissent divisés sur l'envoi d'une force de l'ONU pour rétablir la sécurité.

 

"Le pays est au bord du génocide (...)", a asséné jeudi le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

 

"Aujourd'hui c'est le désordre absolu, vous avez sept chirurgiens pour cinq millions d'habitants, une mortalité infantile dans certains coins du pays de 25%, un million et demi de personnes qui n'ont rien, même pas à manger, et des bandes armées, des bandits, etc.", a souligné M. Fabius.

 

La veille, le président François Hollande avait appelé les exactions en cours dans plusieurs zones du pays et pressé la communauté internationale "d'agir" pour mettre fin à ce "chaos".

 

Mardi le département d'Etat américain avait fait état d'une situation "pré-génocidaire" dans le pays, livré à une insécurité généralisée depuis le renversement le 24 mars du régime de François Bozizé par Michel Djotodia, à la tête de la coalition rebelle Séléka qu'il a ensuite dissoute.

 

Les antagonismes ici sont plutôt ethniques que religieux, avec désormais une véritable ligne de fracture entre chrétiens et musulmans, inexistante jusqu'il y a encore quelques mois.

 

Les exactions sans fin d'hommes armés issus de l'ex-rébellion et se revendiquant de confession musulmane ont provoqué en septembre et octobre des explosions de violences de populations, très majoritairement chrétiennes.

 

Cela a entraîné un cycle de représailles et contre-représailles meurtrières, entre milices d'auto-défense et ex-rebelles. Ces violences ont provoqué la fuite de dizaines de milliers de villageois, chrétiens et musulmans. Elles se concentrent essentiellement dans le nord-ouest, avec comme épicentre la ville de Bossangoa, et des craintes de massacres à grande échelle de part et d'autre.

 

A Bangui, où les armes de guerre prolifèrent, la situation est bien différente, avec une multiplication récente d'actes de banditisme, meurtres, vols...

 

Ailleurs dans le pays, des régions entières sont coupées de tout, immense trou noir où la population est abandonnée à elle-même. L'administration a disparu depuis des années, il n'y a pas de télécommunications et le réseau routier est à l'abandon.

 

Dans ce contexte, "il y a déjà beaucoup de brigands et si les choses ne sont pas remises en ordre, il y a un risque de dissémination à partir de foyers terroristes", a souligné M. Fabius.

 

Budget de l'Etat divisé par trois

 

C'est dans une de ces régions, la zone des "trois frontières" (Centrafrique, RDCongo, Soudan du Sud), que se terrerait Joseph Kony, chef de la sinistre rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), recherché depuis des années par la justice internationale pour crimes contre l'Humanité.

 

Ses derniers fidèles sèment la terreur et font régulièrement leur apparition dans cette région d'Obo, lors de raids sanglants pour piller les villages.

 

Selon l'ONU, le président Djotodia est entré en contact avec Kony pour favoriser sa reddition.

 

Dans un tel chaos, la communauté internationale doute de la capacité du régime de Bangui de redresser le pays, à l'économie ruinée et dont le diamant est la seule vraie richesse, devant l'agriculture et l'exploitation forestière.

 

Le gouvernement a d'ailleurs décidé à la mi-novembre de diviser par trois le budget de l'Etat 2013, en le ramenant des 395 millions d'euros initialement prévus à 131 millions.

 

"Les Etats-Unis ne voient aucun indice laissant penser que le gouvernement transitoire en RCA a la capacité ou la volonté politique de mettre un terme à la violence", a commenté mercredi le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en dénonçant des "milices s'organisant de plus en plus en suivant des lignes communautaires et s'engageant dans des représailles visant les civils". Washington a également demandé jeudi des "sanctions" contre les coupables d'exactions.

 

Pour stabiliser la Centrafrique, la France - ancienne puissance coloniale - veut placer la force africaine en cours de déploiement sous mandat de l'ONU et se dit prête à augmenter sa présence miliaire - actuellement de 400 hommes - à Bangui.

 

La majorité des pays de la région soutiennent cette formule, essentiellement pour des considérations financières, la jugeant plus fiable qu'une force financée via l'Union africaine (UA).

 

Signe des divergences au sein du conseil de sécurité sur la mise sur pied d'une éventuelle force onusienne, les Etats-Unis ont fait savoir qu'ils n'étaient pas favorables à une telle option.

 

 

Centrafrique : une nouvelle guerre se prépare

 

http://www.leparisien.fr

 

Depuis le coup d’Etat, en mars, des rebelles de la Séléka dirigés par le président autoproclamé Michel Djotodia, la mort et le chaos règnent à Bangui et dans ses environs. L’armée française est sur le qui-vive.

 

L’œil collé au viseur de son puissant fusil à lunettes, le caporal Bertrand* surveille le moindre mouvement suspect sur l’axe Juliette, la seule voie d’accès à l’aéroport international de Bangui. La piste, recouverte d’une grosse couche de latérite rouge,...

 

Centrafrique : l'armée française va-t-elle intervenir ?

 

http://www.sudouest.fr

 

Selon le Nouvel Observateur, la France prépare une intervention militaire en Centrafrique. Un pays 'au bord du génocide...c'est le désordre absolu", confirme Laurent Fabius

 

Après la Libye en 2011 et le Mali en 2012 , la France se prépare à une nouvelle intervention militaire en République Centrafricaine. Selon le Nouvel Observateur, François Hollande a convoqué, jeudi matin à 8h30, un conseil restreint au sujet de l'État situé au sud du Tchad et à l'est du Soudan.

 

La République centrafricaine est "au bord du génocide", a indiqué jeudi sur France 2 le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. Aujourd'hui c'est le désordre absolu, vous avez sept chirurgiens pour 5 millions d'habitants, une mortalité infantile dans certains coins du pays de 25%, un million et demi de personnes qui n'ont rien, même pas à manger, et des bandes armées, des bandits, etc."

 

"Il faut agir vite", a-t-il ajouté, comme l'avait dit la veille le président François Hollande qui a dénoncé les exactions commises dans plusieurs régions du pays.


Laurent Fabius a estimé que "malheureusement", il y avait un risque que le pays devienne un sanctuaire terroriste. "Il y a déjà beaucoup de brigands et si les choses ne sont pas remises en ordre, il y a un risque de dissémination à partir de foyers terroristes", a-t-il souligné.

 

A la tête d'une coalition rebelle, la Séléka, l'actuel chef d'Etat centrafricain Michel Djotodia a renversé le 24 mars le président François Bozizé. La Séléka a depuis été dissoute mais les forces de sécurité sont impuissantes à neutraliser les ex-rebelles. Après une relative accalmie, les violences ont repris depuis début novembre à Bangui, avec des attaques à main armée et des meurtres. Des exactions ont également été commises dans des provinces reculées.

 

Les Etats-Unis ont parlé de situation "pré-génocidaire". Le pays a appelé jeudi à des sanctions contre les responsables des violences en Centrafrique. L'ONU a aussi mis en garde contre le risque de génocide et envisage d'y envoyer 6.000 Casques bleus .

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a annoncé mercredi le versement de 40 millions de dollars d'aide à cette force de l'Union africaine, jugeant qu'elle constituait "le meilleur mécanisme" pour faire face à la violence.

 

La force africaine compte actuellement 2.500 soldats sur un total prévu de 3.600. Mais selon des diplomates et des sources militaires, ce nombre est insuffisant pour mettre un terme au chaos dans lequel s'enfonce la Centrafrique.

 

A ce jourla France compte déjà 410 hommes positionnés dans ce pays.

 

Lu pour vous : Centrafrique : ce que prépare la France pour régler le chaos
Lu pour vous : Centrafrique : ce que prépare la France pour régler le chaos
Lu pour vous : Centrafrique : ce que prépare la France pour régler le chaos
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 16:49

 

 

 

 


NEW YORK - AFP / 20 novembre 2013 16h37- Le chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) Joseph Kony, poursuivi pour crimes de guerre, se trouverait en Centrafrique et les autorités de Bangui discutent avec lui pour qu'il sorte de la clandestinité, a indiqué mercredi à l'AFP un responsable de l'ONU.


Le gouvernement de Bangui pense qu'il est en République centrafricaine (RCA), a déclaré le représentant spécial de l'ONU pour l'Afrique centrale Abou Moussa.

Le président centrafricain Michel Djotodia nous a dit qu'il était en contact avec Kony, qu'il était peut-être malade, et qu'il lui avait fourni des sacs de nourriture à sa demande, a précisé Abou Moussa.


Selon M. Djotodia, Joseph Kony a demandé un endroit où s'installer en République centrafricaine mais M. Moussa doute qu'il ait l'intention de renoncer à ses exactions et dit avoir rappelé à Bangui les atrocités commises par la LRA, une des guerillas les plus brutales du continent. Il est dangereux de lui fournir de la nourriture tant qu'il ne s'est pas rendu, a-t-il estimé.


LA RCA est en proie au chaos depuis la prise du pouvoir en mars dernier par la coalition rebelle Séléka dirigée par Michel Djotodia.


Joseph Kony et plusieurs de ses lieutenants sont recherchés par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, ainsi que par les Etats-Unis.

Selon un récent rapport de l'ONU, la LRA a tué plus de 100.000 personnes en Afrique centrale ces 25 dernières années. Elle a aussi enlevé de 60.000 à 100.000 enfants et déplacé 2,5 millions de personnes depuis 1987. La LRA a mené 212 attaques en 2012 qui ont fait 45 morts, et au cours desquelles 220 personnes ont été enlevées, dont un quart d'enfants.


La LRA était active dans le nord de l'Ouganda depuis 1988, mais ses combattants ont essaimé depuis 2005 dans le nord-est de la République démocratique du Congo, ainsi qu'en Centrafrique et au Soudan du Sud. Les rebelles sont tristement célèbres pour des pillages, viols, mutilations, meurtres et enrôlements forcés d'enfants ensuite utilisés comme soldats et esclaves sexuels.


L'armée ougandaise, appuyée par une centaine de soldats américains des Forces spéciales, mène depuis 2008 une chasse à l'homme pour retrouver Joseph Kony.


(©) 

Bangui négocie avec le chef de la LRA Joseph Kony
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 16:04

 

 

 

 

 

 

(Source : ONU) : 19 nov. 2013

 

Le BINUCA s’est dit hier préoccupé par la situation sécuritaire à Bangui et a appelé les autorités centrafricaines à traduire en justice les auteurs d’exactions. « La ville de Bangui est le théâtre depuis plus d'une semaine d'une recrudescence de la violence marquée par des vols à main armée et des exécutions sommaires et extrajudiciaires.

 

Parmi les victimes identifiées figurent des membres des Forces armées centrafricaines (FACA) et Modeste Martineau Bria, un Haut Magistrat assassiné le 16 novembre au soir », a indiqué le BINUCA dans un communiqué. Le BINUCA a également rappelé au gouvernement qu’il est de sa responsabilité d’assurer la sécurité des personnes et des biens.

 

« De ce fait, il exhorte les autorités centrafricaines à faire toute la lumière sur ces meurtres et assassinats, ainsi que sur les violations des droits de l'homme et à traduire devant la justice les auteurs de ces crimes », a ajouté le BINUCA. Ces déclarations interviennent alors que le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé dans un rapport publié hier à « une action immédiate » en Centrafrique, proposant le déploiement de 6 000 à 9 000 Casques bleus.

 

Centrafrique : le BINUCA préoccupé par la situation sécuritaire à Bangui
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 15:43

 

 

 

 

 

BANGUI 19-11-2013 à 23h31 (Reuters) - Des milliers de villageois ont fui mardi de nouveaux affrontements dans le centre-ouest de la Centrafrique entre les anciens rebelles du Séléka, majoritairement musulmans, et des milices d'autodéfense chrétiennes baptisées "anti-balaka".

 

Ce nouvel accès de violences, qui fait redouter l'embrasement d'un pays au bord du chaos depuis le coup d'Etat de mars 2012, s'est produit lundi matin juste au sud de la localité de Bouca, à 290 km au nord de la capitale, Bangui.

 

"Des combattants du Séléka ont attaqué hier matin la base des anti-balaka à dix km au sud de la ville. Les affrontements ont duré toute la journée de lundi et ont repris ce matin", a déclaré à Reuters Calvain Poumalé, un chauffeur de taxi qui a réussi à s'enfuir dans la localité voisine de Batangafo.

 

En septembre, une centaine de personnes avaient déjà trouvé la mort lors de heurts entre le Séléka et des groupes d'auto-défense locaux à Bouca et à Bossangoa, à 100 km à l'est. Bossangoa est la ville natale du président déchu François Bozizé, renversé en mars par le Séléka au terme d'une offensive éclair

 

Selon le chauffeur de taxi, Bouca retentissait de tirs et d'explosions émanant d'armes lourdes avant son départ. Ce témoin a affirmé avoir aperçu deux véhicules chargés de morts et de blessés du Séléka revenir en ville.

 

"Des milliers d'habitants ont pris la fuite en transportant leurs affaires sur la tête en direction de Bossangoa, Batangafo ainsi que de la brousse", a ajouté le chauffeur de taxi.

 

Josué Baka, un autre villageois qui s'est réfugié à Batangafo, a déclaré que des renforts du Séléka étaient arrivés mardi après-midi, mais pas de soldats de la force régionale de paix.

 

"Les gens continuent à s'enfuir parce qu'ils ont peur d'être capturés par les rebelles. Ils ont de très mauvais souvenirs de ce qui s'est passé auparavant", a-t-il expliqué.

 

RISQUE DE GÉNOCIDE, SELON L'ONU

 

A Bangui, les autorités ont refusé de commenter ces informations.

Lundi soir, le domicile banguissois d'un substitut de procureur a été la cible d'un jet de grenade qui a fait un mort et un blessé grave. Le week-end dernier, des inconnus avaient tué par balle un magistrat de rang élevé et son assistant devant un restaurant de la capitale, où l'insécurité est grande.

 

Le président par intérim Michel Djotodia, issu du Séléka et qui a déposé François Bozizé, a officiellement dissous le groupe armé rebelle venu du Nord, une mesure qui n'a pas réussi à empêcher les affrontements avec les milices d'auto-défense "anti-balaka", qui veut dire "anti-machette".

 

La Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) a déployé une force de paix de 2.500 hommes au Centrafrique, un pays enclavé qui est l'une des nations les plus déshéritées de la planète malgré son grand potentiel minier et agricole.

 

L'Union africaine est censée reprendre à son compte cette force et faire passer ses effectifs à 3.600 soldats.

 

Lundi, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a fait savoir que son organisation envisageait de déployer une force de maintien de la paix.

 

De hauts responsables de l'Onu ont prévenu que la RCA risquait de basculer dans une spirale menant à un génocide en raison des fortes tensions existant entre la majorité chrétienne et la minorité musulmane dans un pays privé d'un pouvoir central réel.

 

Jean-Loup Fiévet pour le service français

De nouvelles violences provoquent un exode de civils en Centrafrique
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 15:36

 

 

 

 

 

BBC Afrique  19 novembre, 2013 - 19:20 GMT

 

En Centrafrique, les magistrats ont décidé d’entrer en grève pour une durée d’un mois afin de demander au gouvernement de faire la lumière sur l’assassinat de leur collègue Modeste Bria.

 

L’ancien procureur de la République et directeur général des services judiciaires a été tué samedi dernier par des éléments de l’ex-coalition Séléka.

 

La décision de grève a été prise par les magistrats au cours d’une assemblée générale extraordinaire tenue lundi au palais de justice de Bangui et rendue publique ce mardi matin dans différents medias de la capitale.

 

Ils décident également d’une marche pacifique vendredi dans la capitale pour la même cause.

 

En réaction à la décision des magistrats, le gouvernement prône la négociation.

 

Le ministre de la fonction publique et porte-parole du gouvernement joint au téléphone, Gaston Mackouzangba a réagi en ces termes : « C’est le désordre qui va s’installer dans le pays puisque la justice est le garant de l’ordre. »

 

"Il faut dialoguer avec eux, leur faire la promesse que la lumière va être faite sur cet assassinat, que les véritables auteurs vont être traqués, arrêtés et traduits en justice avec un procès public", a–t-il ajouté.

 

Sur cette affaire, on a assisté à des déclarations contradictoires de la part des autorités centrafricaines, surtout au sujet de l’arrestation des présumés auteurs du crime.

 

Alors que le procureur de la République Gislain Grezengue déclarait sur une radio de la capitale qu’ : "aucun présumé n’a été arrêté, mais l’enquête suit son cours"; le directeur général de la Police Alain Nabeza affirmait pour sa part que "les auteurs ont déjà été arrêtés, la justice s’est déjà saisie de l’affaire".

 

De son côté, le ministre de l’intérieur Josué Binoua disait que les auteurs au nombre de trois ont été tués au cours de leur interpellation par les forces de l’ordre.

 

Cependant, selon la famille du magistrat tué, trois hommes arrêtés par les responsables de l’ex-rébellion et suspectés être les auteurs du double meurtre ont été sommairement exécutés par eux devant le domicile du magistrat et en présence des membres de sa famille la nuit même du crime.

 

Par ailleurs, le domicile d’un autre magistrat a été visé par une attaque à la grenade lundi par deux hommes à bord d’une moto.

 

Un des gardes devant la maison a été tué tandis que deux personnes ont été blessées.

Cet acte ne restera pas impuni selon Guy Simplice Kodegue, porte-parole du président de la transition.

 

Exaspéré par cette recrudescence de la violence, le Conseil National de Transition a convoqué mardi le ministre de la sécurité en séance extraordinaire pour lui demander des explications.

RCA :  grève des magistrats
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 15:09

 

 

 

 


PARIS - AFP / 20 novembre 2013 14h11 - La France dénonce les exactions en cours en Centrafrique et a appelé la communauté internationale à agir, a déclaré mercredi la porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem.


Le président François Hollande a dit qu'on ne peut pas admettre les exactions en cours, que la communauté internationale doit agir et que la France compte bien prendre sa part de responsabilités, selon la porte-parole qui s'exprimait après le Conseil des ministres.


Dès la semaine prochaine, peut-être même avant, devrait être engagé un nouveau projet de résolution au Conseil de sécurité des Nations unies pour soutenir le déploiement d'une force africaine sur le territoire à laquelle la France apportera tout son soutien, a ajouté Najat Vallaud-Belkacem.


La situation en République centrafricaine est extraordinairement grave, a relevé la porte-parole.


La veille, la diplomatie américaine s'était alarmée d'une situation de pré-génocide en République centrafricaine à mesure que le pays s'enfonce dans les violences inter-communautaires, notamment entre chrétiens et musulmans.


Le 1er novembre, un responsable de l'ONU chargé de la prévention des génocides, Adama Dieng, avait prévenu que la RCA pourrait devenir le théâtre d'un génocide.

La Centrafrique continue de s'enfoncer dans le chaos, avec des violences quotidiennes dans les provinces reculées comme à Bangui, ce qui avait poussé lundi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à demander l'envoi de 6.000 Casques bleus dans le cadre d'une éventuelle opération de maintien de la paix.


Le pays vit au rythme d'affrontements entre chrétiens et musulmans, entre groupes d'autodéfense et ex-rebelles de la Séléka (au pouvoir depuis mars après avoir renversé le président François Bozizé), auxquels s'ajoute une forte poussée du banditisme à Bangui.



(©) 

Centrafrique : la France dénonce les exactions, appelle à agir
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 14:33

 

 

 

 

 

RFI  mercredi 20 novembre 2013 à 14:05

 

Faut-il inclure les droits de l'Homme dans la lutte contre les «diamants du sang» ? Voilà l'une des questions qui est posée à Johannesburg où s'est ouverte, ce mardi 20 novembre 2013, la réunion annuelle des pays membres du Processus de Kimberley, mis en place il y a dix ans, qui vise à lutter contre le financement des conflits par les diamants. Certaines ONG et certains pays voudraient désormais y inclure la défense des droits de l'Homme, mais les grands producteurs de diamants sont réticents comme l’explique Claude Kabemba, le directeur de l'Observatoire des ressources naturelles d'Afrique australe.

 

RFI : A l’ouverture de l’Assemblée, l’Afrique du Sud a fait savoir que le processus de Kimberley n’avait pas vocation à faire cesser les atteintes aux droits de l’homme. Est-ce un recul par rapport à la philosophie de ce processus ?

 

Claude Kabemba : Il y a une force qui vient de la société civile et de certains gouvernements, qui pensent que le Processus de Kimberley a suffisamment réussi à réduire les conflits liés au diamant sur les continents. Mais il se fait que l’industrie fait face à d’autres problèmes qui aussi incluent les abus de droits de l’Homme, les abus des revenus de la vente de ces diamants. Donc il y a un débat sur le point de la définition de processus de Kimberley, aujourd’hui dans le contexte actuel, on n’a plus de conflits, mais il y une urgence liée à cette industrie qui engage certains acteurs à appeler à une nouvelle définition qui inclurait d’autres facteurs, au-delà des conflits armés.

 

Certaines organisations de la société civile ou certaines ONG comme Global Witness, voudraient que l’on prenne en compte cette dimension des droits de l’homme, alors que les pays producteurs ne le souhaitent pas ?

 

Tout simplement parce que les pays producteurs, surtout avec le cas récent du Zimbabwe, pensent que certains pays occidentaux veulent utiliser les droits de l’Homme pour des questions politiques et pour changer les régimes dans les pays dans lesquels ils n’ont pas confiance. Donc il y a cette position, surtout en Afrique, qu’il serait très dangereux d’inclure les droits de l’Homme dans ce Processus de Kimberley, parce que les droits de l’Homme n’ont pas une définition claire.

 

L’Afrique du Sud craint une manipulation à des fins politiques du processus de Kimberley ?

 

Ce n’est pas seulement l’Afrique du Sud, c’est à travers tout le continent africain, mais aussi le cas d’autres pays tels que la Chine. L’Afrique du Sud ajoute qu’il est possible de créer une complémentarité entre le Processus de Kimberley et d’autres initiatives, telle que l’Initiative de la transparence dans l’industrie extractive, mais aussi avec d’autres plateformes qui travaillent sur les droits de l’homme. Donc il n’est pas nécessaire pour le Processus de Kimberley de faire ce travail, comme il y a déjà des plateformes assez bien structurées qui travaillent sur ce sujet.

 

Est-ce que selon vous, en dix ans le Processus de Kimberley qui visait donc à empêcher les diamants du sang, c'est-à-dire à empêcher que les diamants ne financement des guerres civiles ou des conflits, a fonctionné ?

 

Le processus a fonctionné avec l’aide d’autres mécanismes d’intervention. Vous vous souvenez qu’au niveau de Sierra Leone le processus a fonctionné parce que l’intervention des Nations unies et la logistique militaire de surveillance pour contrôler les artisanaux, a aidé à la réussite du Processus de Kimberley. En Angola, la guerre s’est terminée, pas parce que le processus de Kimberley a arrêté le trafic de diamants, tout simplement parce que le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) a gagné la guerre contre l’Unita. Il est fondamentalement important de comprendre, que les conditions politiques et la capacité de l’Etat de contrôler l’extraction et la commercialisation du diamant, sont importants. Et que le Processus de Kimberley n’est qu’un support aux conditions internes dans le pays.

 

Est-ce qu’en République centrafricaine cela fonctionne, alors que le Processus des Kimberley doit justement examiner cette semaine une levée de l’embargo sur le diamant centrafricain ?

 

 

Non, pas du tout ! Nous sommes encore dans un système, dans des conditions politiques assez difficiles, pour qu’il y ait une surveillance correcte de la production du diamant et de la commercialisation du diamant. Raison pour laquelle je dis, par exemple, pour l’Etat de la République centrafricaine qu'aussi longtemps qu’on n’aura pas mis en place un Etat efficace, je ne pense pas que le Processus de Kimberley peut assurer une transparence et l’exploitation de l’exportation du diamant en République centrafricaine. Ce n’est pas possible.

 

Quels sont les principaux problèmes en République centrafricaine, dans cette filière du diamant ?

 

(Premièrement) l’Etat ne contrôle pas l’exploitation du diamant qui est suffisamment artisanale. De deux, l’Etat n’a pas des comptoirs bien mis en place comme on l’a dans certains pays. Et l’Etat lui-même n’a pas un système qui assure une gérance transparente et efficace. Donc, le problème est vraiment structurel, interne.

 

Pensez-vous que l’Assemblée annuelle du Processus de Kimberley va refuser de lever l’embargo sur le diamant centrafricain ?

 

Dans les conditions actuelles, je ne pense pas qu’on va lever la sanction. Probablement ça va continuer, parce que la situation n’a pas encore changé. Aussi longtemps qu’on n’aura pas encore réglé le problème des élections et un gouvernement légitime, je ne pense pas qu’on aura atteint des conditions satisfaisantes pour lever l’embargo.

 

Diamants de la guerre et droits de l'Homme, Kimberley et Centrafrique: éclairages de Claude Kabemba
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 10:39

 

 

 

 

Démenti du FDPC 

Communiqué de presse du FDPC d'Abdoulaye Miskine
Communiqué de presse du FDPC d'Abdoulaye Miskine
Communiqué de presse du FDPC d'Abdoulaye Miskine
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 10:36

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Une fois de plus dans la nuit du 18 au 19 novembre 2013, deux individus à  moto ont fait exploser au domicile du 2ème Substitut du Procureur de la République sis au quartier Ben-Zvi une grenade ayant fait des victimes. Profitant du décès immédiat de l’un des éléments des Forces de Défense et de Sécurité (ex-SELEKA) le nommé NGUEREDE Laguerre en poste au domicile du magistrat, ces malfaiteurs se sont emparés des deux fusils et autres effets militaires et ont pris fuite laissant derrière eux Justin KASSINGAÏ grièvement blessé.

 

Face à cette nouvelle action criminelle visant des magistrats et les Forces de Défense et de Sécurité, le Chef de l’Etat instruit formellement le Ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire en harmonie avec le Ministre de la Justice pour que ces auteurs soient arrêtés et traduits devant la justice.

 

Le Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées, au nom de la paix, rassure le peuple centrafricain de sa détermination à traquer tous les criminels, les pillards, les fauteurs de troubles, les auteurs et autres complices de violations des droits humains.

 

C’est avec gravité que le Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées suit la courbe de la situation sécuritaire tant à Bangui qu’en province. Des mesures exceptionnelles sont prises pour le rétablissement de la sécurité.

 

Pour sa part, il estime et croit fermement qu’une autre Centrafrique est possible, une Centrafrique des libertés fondamentales, une Centrafrique plus fraternelle, une Centrafrique de paix, une Centrafrique qui lutte contre l’impunité, une Centrafrique qui lutte contre ceux qui veulent encore la recouvrir de manteau noir de l’obscurantisme.

 

Fait à Bangui, le 19 Novembre 2013.

Le Porte-parole

 

 

Guy Simplice KODEGUE

RCA : Communiqué de presse du Porte-Parole de la Présidence
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com