Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 02:21

 

 

Biya-Paul.jpg


YAOUNDE AFP / 09 octobre 2011 23h46- Deux gendarmes camerounais ont été tués dimanche à Bakassi (sud-ouest), zone instable théâtre de nombreux assauts et enlèvements, alors qu'ils assuraient la sécurité du vote de la présidentielle, a annoncé le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (Intérieur).

Deux gendarmes ont été tués ce jour par des individus armés non encore identifiés dans l'arrondissement d'Isanguelé (un des arrondissements de Bakassi, a annoncé le ministre Marafa Hamidou Yaya lors d'un point de presse en soirée et alors que le dépouillement du vote de dimanche se poursuivait dans le pays.

Ces vaillants éléments de nos forces de l'ordre étaient en mission commandée de sécurisation du processus électoral, a-t-il ajouté dans une déclaration à la presse portant sur le déroulement de la présidentielle de dimanche.

Toutes les dispositions sont prises pour rechercher et appréhender leurs assassins, a-t-il poursuivi, sans plus de précisions sur cet acte.

Quelque 7 millions de Camerounais sur les 20 millions d'habitants étaient appelés à voter dimanche pour une présidentielle à tour unique que semble devoir remporter le président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982.

Plusieurs groupes, souvent armés, sont actifs dans la péninsule de Bakassi, région côtière et marécageuse de 1.000 km2, potentiellement riche en pétrole, en gaz et en ressources halieutiques.

La zone a été entièrement restituée par le Nigeria au Cameroun en août 2008 après un différend frontalier de 15 ans.

Les attaques - souvent attribuées par les autorités à des pirates et aux cibles variées - s'y sont multipliées depuis deux ans malgré la présence du Bataillon d'intervention rapide-Delta (BIR-Delta), unité d'élite de l'armée chargée de la sécurisation de la péninsule.

Depuis trois ans, les enlèvements par des pirates mais aussi des attaques contre les autorités sont monnaie courante.

En avril, des pirates venus de Bakassi avaient braqué une banque à Douala faisant cinq morts, les autorités avaient ensuite annoncé avoir tué 18 pirates à Bakassi dans le cadre de la même affaire.

En février, trois attaques s'étaient produites en moins d'une semaine, faisant plusieurs morts, un militaire camerounais et un assaillant avait notamment péri lors d'une attaque à Isangelé, où ont été tués les gendarmes dimanche. Le 6 février, treize personnes dont un sous-préfet avaient été enlevées avant d'être relâchées quelques jours plus tard.

L'Africa Marine Commando (AMC) est actuellement le groupe rebelle le plus actif dans la région de Bakassi.


(©)

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 02:12

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

bozize-stylise

 

Lorsque le pays va mal, il faut dire qu’il va mal et ne pas chercher à dissimuler cette triste réalité comme le font les thuriféraires du pouvoir de Bozizé qui, parce qu’ils profitent à des degrés divers de ce régime, se croient obligés de le défendre à tout prix, quitte à nier l’évidence. Tous ceux qui osent critiquer ce qui ne va pas dans la gouvernance du pays sont systématiquement taxés de ne pas aimer leur pays et de travailler à son abaissement s’ils ne sont pas tout simplement embastillés s’ils  se trouvent sur le sol national.

Actuellement, la fourniture de l’électricité et de l’eau potable qui était déjà catastrophique s’est encore aggravée dans la capitale. Même les quartiers et secteurs situés à proximité des hôpitaux et certains points névralgiques qui ne subissaient pas autant les délestages chroniques avec acuité ne sont plus épargnés ces jours-ci. Doit-on se réjouir de cette situation pour ne pas être catalogué d’anti-bozizisme primaire ? Le mauvais approvisionnement en eau potable de la ville n’a-t-il pas quelque effet sur l’épidémie du choléra qui vient de se déclarer à Bangui, maladie dont on sait qu’elle est essentiellement due à la saleté et au manque d’hygiène ? Faut-il ne pas en parler simplement pour ne pas irriter le régime en place ?

Depuis déjà plusieurs années, la malnutrition sévère ou plus exactement la famine sévit durement sur presque toute l’étendue du territoire national avec des taux, en particulier chez les enfants, qui sont des plus élevés au monde voire dépassant la moyenne des standards internationaux de l’OMS et de l’UNICEF. N’eût été la suppléance vigoureuse de certains ONG humanitaires, le pays devrait faire connaître une mortalité infantile très élevée.

S’agissant des ravages du VIH/SIDA, les Centrafricains ne peuvent pas être fiers du triste rang qu’occupe leur pays dans la sous-région et en Afrique. Est-ce normal que devant cette pandémie, jamais ils n’ont entendu leur président Bozizé en parler dans ses nombreux discours, généralement en langue nationale et dans des termes toujours aussi orduriers qu’irresponsables, pour ne serait-ce que les inciter à recourir au préservatif lors des rapports sexuels.

Pour ce qui concerne le fléau de  l’insécurité, les Centrafricains, surtout ceux de l’arrière-pays, sont complètement résignés et vivent à la merci des chefs de guerre étrangers qui sont venus du jour au lendemain s’installer de force sur certains pans de leur territoire pour y semer la mort et la désolation dans une quasi indifférence et impuissance des forces armées et des pseudos autorités de leur pays. Doit-on, pour ne pas être accusé de ne pas aimer son pays, s’en féliciter ?  

Lorsque les Centrafricains apprennent à l’issue d’une mission du FMI que 49 milliards de F CFA, d’autres sources proches du dossier parlent de 70 milliards de F CFA en réalité, ont été soutirés des caisses de leur trésor national sans le moindre justificatif et sans qu’on sache exactement à quoi cet argent a servi, à qui d’autre doivent-ils exiger des comptes si ce n’est à Bozizé leur président qui s’est arrogé de force la gestion de fait des finances publiques du pays, étant à la fois comptable et ordonnateur des dépenses. 

Doit-on se réjouir d’apprendre que le même président de la République qui a pourtant signé un décret pour qu’un de ses ministres sur lequel pèse de graves accusations de détournement de deniers public et de bien d’autres délits pénaux soit mis à la disposition de la justice soit celui-là même qui reçoit ensuite le même ministre pour l’assurer de son soutien et lui restituer son passeport retiré par le pouvoir judiciaire ?

Que doit-on penser d’un tel président de la République si ce n’est de le rendre responsable du mauvais fonctionnement de la justice, d’être le protecteur des malfrats, d’encourager les détournements de deniers publics et l’impunité, de n’être pas crédible lorsqu’il prétend vouloir combattre la corruption et les voleurs.

Enfin, les Centrafricains peuvent-ils être heureux d’apprendre que leur ministre des finances est pratiquement déclaré persona non grata à Washington capitale de la finance mondiale, siège des institutions de Bretton Woods partenaires incontournables de leur pays qui ne peut vivre seul dans sa bulle en marge de la communauté internationale. Cette situation ne doit plus durer. Il est temps que ces réalités soient regardées en face. La politique de l’autruche doit cesser. C’est la seule solution pour mettre fin à cette situation de faillite dans laquelle la gouvernance Bozizé a plongé ce pays.

Rédaction C.A.P

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 02:00

 

 

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

 

 

Le week-end qui vient de s’achever a donné lieu à toutes les rumeurs les plus folles sur l’état de santé et le sort du président centrafricain François Bozizé. Tantôt, on le voyait à l’article de la mort et hospitalisé au camp militaire de Roux où plusieurs médecins civils et militaires de Bangui auraient été appelés à son chevet. Tantôt, il serait bien malade mais alité au domicile de la première dame Monique Bozizé vers le PK 12.

D’autres le donnaient pour mort à l’étranger où il aurait été évacué dans le plus grand secret et que son entourage serait en train de ficeler le casting de sa succession avant de rendre publique l’annonce de son décès. D’autres rumeurs moins alarmantes faisaient état de son retour samedi soir de Bézambé où il se serait rendu quelques jours plus tôt pour les obsèques d’une de ses tantes. Bref, un affolement général !

Toute la journée du dimanche encore, l’incertitude n’a pas été levée jusqu’à ce que la rumeur ait encore annoncée qu’on l’aurait aperçu s’être rendu dans son église et ensuite au Palais et s’être même livré à un de ses passe-temps favori à savoir, distribuer sur son parcours en plein centre-ville par la fenêtre de sa voiture des billets craquants de 500 F CFA à une assistance médusée et joyeuse.

Il faut dire que le secret et l’opacité qui sont la règle sur les questions relatives à la santé du chef de l’Etat centrafricain ne pouvaient qu’alimenter toutes les spéculations les plus fantaisistes. On finira par apprendre que s’agissant du célèbre patient hospitalisé au camp militaire de Roux, il s’agissait du général André MAZI, chef d’Etat-major des FACA qui aurait même finalement été évacué vers un hôpital de Libreville au Gabon.

La principale leçon à tirer de ce week-end de folles rumeurs est que le médecin personnel du président BOZIZE doit publier le plus vite possible un bulletin de santé afin de couper court à tout ce qui continue de se dire depuis déjà plusieurs mois sur la santé de ce celui-ci et qui avait incité le président du MDREC Joseph BENDOUNGA à saisir la Cour constitutionnelle pour le déclarer inapte à l’exercice de sa fonctions de président de la République.

Les citoyens ont en effet légitimement besoin d’être rassurés quant à l’état de santé de leur président et cette aspiration ne doit faire l’objet d’aucune autre interprétation malveillante. On ne comprend pas l’embarras que cela semble susciter chez le chef de l’Etat et dans son entourage. Si le président est malade, les Centrafricains doivent être informés, c'est leur droit. 

Rédaction C.A.P

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 01:21

 

 

 

Tshisekedi-en-campagne.jpg

  

voiture-blindee-de-Tshisekedi.jpg

 

 

Afriqueredaction.com  Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 14:39

 

Etienne Tshisekedi ne fera pas figure de parent pauvre à la prochaine élection présidentielle. Des bailleurs localisés dans les capitales occidentales ont décidé de le nantir suffisamment. Ils lui avaient déjà doté d'un jet pour la campagne. Les voilà qui lui expriment, à nouveau, un élan de «générosité» avec la mise à disposition d'une Jeep Mercedes G500 cabriolet qu'il acheminera à Kinshasa à la veille de l'ouverture de la campagne électorale, selon des sources dignes de foi. La particularité de ce 4x4 est que sa carrosserie et ses glaces sont blindées, rapportent les mêmes sources. Ceux qui ont offert ce présent ont pensé naturellement à disponibiliser un avion cargo pour transporter l'engin blindé d'une province à une autre. Le choix porté sur un décapotable répond à des raisons pratiques pour une campagne.

 

A Lubumbashi, Tshisekedi avait fait son entrée dans la ville hissé à travers l'habitacle d'une Jeep Nissan Armada offerte par un proche. Selon des membres de son entourage, l'historique opposant s'était retrouvé dans des conditions peu confortables, ne trouvant pas d'espace accommodant pour poser les pieds. Même infortune retour à Kinshasa où Tshisekedi avait fait le voyage de l'aéroport de N'Djili au stade des Martyrs juché à travers le toît ouvrant d'une Jeep Cherokee. Ce qui lui avait coûté beaucoup d'efforts physiques chaque fois qu'il fallait se rasseoir pour ressortir la tête par la suite. «La G500 qui a été offerte à Etienne Tshisekedi est conçue pour la circonstance.

Le Grec Kyriakos

Elle comprend un pose-pied, outre qu'elle laisse son occupant beaucoup d'espace pour faire des mouvements», a expliqué un familier de la 10ème rue Pétunias, à Lime- te. Quant au prix, allez-y demander chez Mercedes, à Stuttgart, en Allemagne qui livre ta G5 carbriolet sans options à 85.350 euros et la full options à 131.000 euros. Et avec blindage... Selon certaines sources, les souteneurs de Tshisekedi proposaient de lui fournir un hélicoptère mais cette information était à prendre encore avec beaucoup de réserve, Hormis la logistique, des gros moyens financiers sont en train d'être mobilisés.

De ce côté, pas de souci à se faire pour Tshisekedi vu l'engouement de toutes les grosses bourses du monde frustrées sous le régime de Joseph Kabila comme la canadienne First Quantum dépossédée d'un investissement de plus de 600 millions de dollars dans les mines de cuivre du Katanga ou ce richissime belge sacrifié au profit des contrats chinois ou encore le Grec Georges Kyriakos qui a perdu des dizaines de millions de dollars avec Mag Energy dans le projet G24 du barrage d'Inga. Au total, c'est toute une coalition financière prête à casquer pour s'ouvrir la possibilité de revenir en RD-Congo. Ils reviendront mais Tshisekedi lui revient déjà mi- octobre via Kisangani pour une tournée qui le conduira à Goma et à Bukavu jusque dans des territoires reculés comme Fizi-Baraka.

 Dans la Province Orientale, il est prévu qu'il descende à Buta et dans l'Ituri chez Thomas Lubanga avec qui Tshisekedi s'est entretenu à La Haye, il y a quelques semaines. Il est inscrit un déplacement dans e Nord de la province du Katanga, à Kalemie, à l'agenda de celui qui passe désormais pour le «candidat commun» de l'opposition. Ce statut allait se consolider avec le tête à tête attendu entre Tshisekedi et Vital Kamerhe à Washington, aux Etats-Unis. Antipas Mbusa Nyamwisi qui séjourne également au pays de l'Oncle Sam s'entretiendra également avec Tshisekedi. Avec Léon Kengo wa Dondo, tout a été bouclé à l'étape de Bruxelles.

Le tour de table terminé avec le ralliement des autres candidats, Tshisekedi envisageait un nouveau meeting au stade des Martyrs sur la même tribune avec Kamerhe, Kengo et Mbusa. Si cela avait lieu un jour, c'est fort probable que les 80.000 places du stade omnisports ne suffisent pas accueillir les supporters de l'opposition réunifiée.


H.M. MUKEBAYI NKOSO

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 01:03

 

 

 

JP Mara

 

 

Il est temps de réfléchir à une autre forme des institutions de notre pays

 

 

La République Centrafricaine est-elle un pays ou une propriété que les dirigeants peuvent se passer d’une obédience à une autre, du père au fils, du « Frère » au frère ou d’officier à officier ?

Alors, puisque nous ne pouvons pas compter sur les prédateurs et leur  suite d'affairistes, nous est-il encore possible de chercher parmi les Centrafricains, un qui aura l’opportunité de nous sortir de cette République de la prédation d’Etat, un qui ne pourra pas être corrompu?  Je ne crois pas à la thèse selon laquelle, aucun autre Centrafricain n’est capable de ramener la paix et la prospérité que celui qui est au pouvoir. On entend ce raisonnement depuis 1981 et cela n’est pas rationnel. Tout Centrafricain lucide peut devenir un très bon Président de la République travaillant à la satisfaction de tous.

 

La démocratie ne consiste pas à distribuer une infime partie des richesses du pays à certaines personnes afin de rester éternellement au pouvoir. La dictature est la démarche qui consiste à imposer sa politique à une majorité en achetant les consciences sans apporter le minima pour la vie de ses concitoyens. L’épidémie du choléra à Bangui est le résultat de ces politiques de prédation mis en place à Bangui depuis 1981  représentées par Bokassa, Kolingba, Patassé et Bozizé et qui a son essence dans le système Présidentiel ou le Président de la République détient tous les pouvoirs. Tous les gouvernements depuis 1979 jusqu’aujourd’hui ayant eu le même comportement vis-à-vis de l’opposition, il faudrait bien trouver une réponse à cette question. C’est un débat qui aura sa source dans le modèle institutionnel.

 

Toutefois, je pense qu’il est urgent que nous nous penchions sur la question du passage de la 2ème à 3eme République, en insistant sur la nécessité de réduire la concentration des pouvoirs aux mains d’un seul Homme, le Président de la République. Dorénavant, je me fais le diable en luttant pour une séparation des Pouvoirs Judiciaires, Législatifs et Exécutifs qui seront la base d’un vrai partage de pouvoirs. En effet, comment concevoir que le Président de la République nomme tout le monde en RCA, même les domestiques des Ministres (sic) .

 

La concentration de tous les pouvoirs aux mains du Président de la République est l’une des causes de nos difficultés institutionnelles. Il nomme le PM, il influence le choix du Président de l’Assemblée Nationale, il nomme le Président de la Cours constitutionnelle, il nomme le Président de la Cour des Comptes, Il nomme les Ministres, il nomme les DG des société d’Etat, il nomme le patron des Armées, il nomme les Directeurs de Cabinet de tous les Ministères, ils nomme les Maires, il nomme les Préfets, il nomme les Sous-Préfets, bref, il nomme tout le monde, ce qui est source de décision arbitraire et tout cela dans un pays ou la démocratie n’est pas assise, un pays à 80% d’analphabètes dans l’arrière pays, groupe qui ne comprend pas encore grand-chose à ces enjeux sociopolitiques.

 

Ensembles disons NON au Système Présidentiel.

Puisque aujourd’hui en 2011, tous les partis politique d’opposition ne reconnaissent pas le résultats des dernières mascarades électorales qui ont abouti à la mise en place d’une Assemblée Nationale familiale et monocolore,  il est opportun de réclamer une chose : que ces partis politiques se mettent ensemble pour chercher des pistes qui permettront de réellement bâtir un Etat de Droit, un pays de justice sociale avec la force du Droit dans un Etat qui se cherche depuis les indépendances en 1960 c'est-à-dire depuis 51 ans. Ce débat reste entier car nous ne semblons pas  nous fatiguer à l’aborder, perdant notre temps dans la recherche de la culpabilité des uns et des autres.

 

Ma réflexion se base sur les arguments d’un compatriote qui, tout  modestement depuis Bangui où il lui est difficile de se faire entendre, a bien voulu les partager. La situation actuelle de notre pays est un épiphénomène qu’il n’est pas trop tard de renverser. Il n’y a pas d’âge pour un Etat ; les dictateurs et leur famille viennent, prennent et sont chassés d’une façon ou d’une autre. Leur cycle de vie est connu en RCA ; entre 10 et 13 ans. Dans notre récente et douloureuse expérience de transition forcée, nous avions cru que le remplacement de Patassé par un militaire serait la solution. Nous nous sommes trompés. Ce dernier nous avait promis de venir juste remettre le pays sur les rails et rendre la vie au Centrafricains. En guise de soutient à cette promesse, il y a eu la grande marche d'avril 2003. Quelques années auparavant en 1993, le peuple centrafricain avait pensé que Patassé était le moindre mal. Ce peuple à du se rendre à l’évidence que l’exercice du pouvoir est toujours accompagné des tentations qui font oublier aux hommes leurs paroles. Il faut avouer que ces expériences étaient le résultat de mauvaise appréciation mais Il nous faut continuer la recherche de « l’Homme Providentiel ».

 

Si nous voulons revenir à la base pour tisser les vraies nasses anti-mégalo et anti-dictateur, une solution consiste à se regarder dans le miroir politique Centrafricain depuis 1979. Les constitutionalistes Centrafricains, Monsieur Mandé-Ndjapou en tête nous doivent des mémoires politiques afin d’aider notre miroir politique à mieux renvoyer l’image centrafricain.

 

Quant à moi, je crois qu’une piste consiste à réfléchir sur la forme et le type de gouvernance actuelle de la République avec son système Présidentiel qui, depuis 1981 concentre tous les pouvoirs dans les mains d’un seul Homme. Je pense que nous devons commencer une réflexion sur la séparation effective des pouvoirs. De la première République, nous sommes passés à l’expérience de l’Empire avec Jean Bédel Bokassa. Le rétablissement de la République en 1979 nous a ramené la Deuxième République tout en gardant le model de la Première et depuis toutes les erreurs politiques se répètent. Seule une séparation effective des trois pouvoirs reste notre chance de vrai changement. Ce passage de la République des dictatures et des partis uniques à une nouvelle République, marqué par le pluralisme politique et la séparation des pouvoirs reste notre solution ultime. Il est de la responsabilité de notre génération de construire une République juste et équitable qui va mettre fin au régime Présidentiel en nous basant sur les douloureuses expériences des constitutions non adaptées aux aspirations de notre peuple.

 

Mettons-nous ensemble pour y travailler !

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 00:29

 

 

 

cpjpufdr

 

BANGUI 9 oct  (AFP) - Un cessez-le-feu a été signé dans la nuit de samedi à dimanche entre les deux groupes armés dont les affrontements avaient fait 50 morts en septembre à Bria (centre), a annoncé dimanche la radio nationale.

"La CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix, rébellion) et l'UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement, ex-rébellion), viennent de signer l'accord de cessez-le-feu. Ce qui prouve que les deux parties ont au cours des négociations manifesté leur engagement, leur volonté à ramener la paix dans la partie de la Haute-Kotto, la Vakaga, le Bamingui-Bangoran (centre et nord) qui sont depuis quelques jours théâtre d'affrontements fratricides entre ces deux groupes", a affirmé le directeur général de la radio David Gbanga.

Ces deux groupes rebelles, constitués d'ethnies rivales, Ronga pour la CPJP, Goula pour l'UFDR, sont en conflit depuis plusieurs années, notamment pour le contrôle de l'extraction du diamant.

L'accord en cinq points prévoit notamment "l'arrêt immédiat de toutes les hostilités, des campagnes médiatiques et de toutes les exactions et violations des droits humains", "le retrait dans un délai de huit jours à compter de la date de signature de toutes leurs troupes de la ville de Bria et le retour des combattants des deux parties dans leurs sites respectifs", selon la radio.

Par ailleurs, "la CPJP s'engage à adhérer sans délai à l'accord de paix global de Libreville".

La CPJP avait signé un cessez-le-feu avec les autorités de Bangui en juin, sans pour autant intégrer l'accord global de paix de Libreville de 2008, signé par de nombreux mouvements rebelles dont l'UFDR.

Cet accord intervient après la mise en place lundi d'un Comité de conciliation composé du Médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo, de plusieurs ministres ainsi que des représentants de la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax, force multinationale d'Afrique centrale), et le Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique, Binuca.

Le comité a reçu samedi soir à huis clos les représentants de deux groupes, Abdoulaye Hissène, chef de la CPJP et Zakaria Damane de l'UFDR

Le gouvernement, à qui certains avaient reproché son manque de réactivité dans la crise, a déployé fin septembre des troupes dans tout le secteur.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés.

 

NDLR : Il s’agit visiblement d’un accord arraché aux forceps et qui ne garantit rien de durable connaissant la nature véritable de ces mouvements dont l’un (l’UFDR de Zakaria Damane) a été instrumentalisé, armé et financé par Bozizé pour en faire un organe supplétif des Forces armées centrafricaines et l’autre, la CPJP de Abdoulaye Hissène, qui cherche aussi à exister. Les prochains jours et semaines nous fixeront sur la crédibilité de ces accords.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 00:10

 

Les-Fauves-de-Bas-Oubangui-foot-bal.JPG

 

 

UNE BELLE HISTOIRE…

 

La bataille d’Alger est perdue et avec elle le rêve de notre première participation à la Coupe d’Afrique des Nations de Football. La victoire est collective et la défaite est individuelle, tel est parfois le sort que l’on réserve à ceux qui perdent.

Durant plusieurs mois, les fauves et le Staff ont entretenu le rêve et nourri notre espoir. Au Gabon et en Guinée-Equatoriale nous n’y serons pas, hélas. Le moment viendra où il faudra s’instruire des insuffisances de notre participation à cette phase de qualification afin de mieux faire pour l’avenir en se dotant d’une véritable politique de développement sportif.

A quelques semaines d’intervalle, après nos fauves Basket, les footballeurs s’arrêtent à la porte de la grande fête. Une compétition perdue mais une lampe allumée dont la flamme mérite entretien.

En effet, ce n’est pas le thermomètre qui est le problème mais c’est la fièvre qu’il faut combattre. Notre participation à cette phase des qualifications de la CAN 2012 a réveillé le pays et nous a permis de rêver, de croire et de se convaincre que lorsque nous nous donnons les moyens pour atteindre un objectif, nous pouvons le faire.

Moi qui suis porté plutôt porté sur le Basketball même si je suis un ALLIE, c’est-à-dire un supporteur de Tempête-Mocaf à 100%, je me suis retrouvé à communier avec les fauves, à suivre leur aventure et contempler la ferveur de la RCA pour cette épopée. Nos divisions, nos souffrances, nos inquiétudes ont été noyées par la beauté du rêve. Alger aura été fatal. Nous avons perdu la bataille et avec elle notre visa pour le Gabon et la Guinée-Equatoriale. Les fauves n’y seront pas et nous aussi.

Ce qui a commencé comme une surprise est devenue la passion de tout un pays dans lequel nos antagonismes ont disparu pour faire la place à notre joie. Je ne veux pas m’arrêter sur la douleur de l’échec car je suis conscient que le meilleur est à venir. Alors pour la flamme allumée, pour la passion transmise et le rêve, je veux dire merci aux fauves et félicitation à la Fédération Centrafricaine de Football.

Une belle histoire s’achève mais 2014 est déjà là et ensemble nous devrons écrire une autre belle histoire de notre sport et de notre pays.

 

Clément  BOUTE-MBAMBA

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Sports
9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 02:04

 

 

Ban Ki moon

 

BANGUI, République Centrafricaine, 7 octobre 2011 / African Press Organization (APO)

Son Excellence Monsieur Jan Grauls, Ambassadeur, Représentant Permanent de la Belgique auprès des Nations Unies à New York et Président de la Configuration RCA de la Commission de Consolidation de la Paix ainsi que des membres de la Configuration centrafricaine à la Commission de Consolidation de la Paix, entreprendront une mission en Centrafrique du 10 au 15 octobre 2011, pour discuter avec les autorités, les partenaires nationaux et internationaux du processus de consolidation de la paix dans le pays.

La mission souhaite ainsi évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des priorités clés identifiées pour la paix en RCA dans le Cadre stratégique pour la consolidation de la Paix et sur la base de la deuxième revue du Cadre stratégique pour la consolidation de la paix, adoptée de manière informelle à New York le 13 Septembre 2011 et poursuivre la discussion sur l'engagement futur entre la Commission de Consolidation de la Paix et la RCA après l'expiration du Cadre stratégique pour la consolidation de la paix.

Il s'agira de promouvoir le principe de l'appropriation nationale par le Gouvernement centrafricain, principe qui a fait ses preuves par le développement d'une vision partagée et inclusive pour l'avenir du pays à travers la consolidation de la Paix et le développement. La question de la réconciliation nationale après les élections législatives et présidentielles de 2011 et leurs résultats sera à l'ordre du jour. Le message sera axé sur l'encouragement des autorités nationales à travailler avec toutes les parties (majorité et opposition) afin de jeter les bases d'un dialogue ouvert et inclusif en ouvrant l'espace politique. Il s'agira également de discuter de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) et du processus de Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR), de la bonne gouvernance et de l'Etat de Droit, des enfants et les conflits armés et la violence sexuelle dans les conflits et des pôles de développement.

Les objectifs de cette mission seront :

Aâ) D'apprendre d'avantage sur l'état de finalisation du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté de deuxième génération (DSRPII) ;

ââ) D'évaluer les progrès accomplis dans le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) et sur la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), avec un accent sur la Stratégie de Réintégration et l'élaboration d'une stratégie à long terme de la RSS ;

ââ) D'évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des pôles de développement et identifier les moyens par lesquels le Fonds de Consolidation de la Paix peut apporter son soutien ;

ââ) De s'engager avec la partie nationale dans l'identification des points d'achoppement dans le processus de consolidation de la paix du pays.

Monsieur Grauls et la délégation qui l'accompagne se rendront aussi à Ndélé, dans le Bamingui Bangoran, au Nord-est du pays.


La délégation est composée de :

- Mr. Jan GRAULS, représentant permanent de Belgique auprès des Nations Unies et Président de la Configuration RCA à la Commission de Consolidation de la Paix ;

- Mr. Charles Armel Doubane, Représentant Permanent de la République Centrafricaine auprès des Nations Unies ;

- Mr. Abulkalam Abdul MOMEN, Représentant Permanent du Bangladesh auprès des Nations Unies ;

- Mr. Frederic JUNG, Premier Secrétaire à la représentation permanente de la France auprès des Nations Unies ;

- Mr. Filip VANDEN BULCKE, Premier Secrétaire à la représentation permanente de la Belgique auprès des Nations Unies ;

- Mr. Amador SANCHEZ RICO, Premier Secrétaire à la représentation permanente de la Commission de l'Union Européenne auprès des Nations Unies ;

- Mme. Alessandra TRABATTONI, Officier de consolidation de la paix, au Bureau d'appui de la Consolidation de la Paix ;

- Mr. Brian Williams Chef PBF au Bureau d'appui de la Consolidation de la Paix;

- Mr. Régis ONANGA, de la mission du Gabon aux Nations Unies.


SOURCE : BINUCA



Copyright 2011 African Press Organization.
Tous droits réservés.

  

 NDLR : Si les Nations Unies avaient tout fait pour garantir la tenue de vraies élections avec des résultats incontestatbles, on en serait pas aujourd'hui. Jan Grauls et Mme Zewde Work portent une responsabilité certaine dans le fait d'avoir tout fait pour que ces élections se soient déroulées sans listes électorales informatisées ni cartes d'électeurs fiables. Il était inévitable qu'elles aient logiquement débouché sur le hold-up de Bozizé dont les limites et les conséquences  s'étalent à présent sous leurs yeux, avec une assemblée nationale monocolore et quasi familiale dont l'opposition est totalement absente.

La RCA en est toujours au même point qu'avant les dernières élections s'agissant de l'insécurité que sèment les différents mouvements de bandits armés tels que la LRA de Joseph KONI et le FPR de Baba LADDE que le gouvernement de Bozizé est incapable de bouter hors du pays. Si les rebelles de l'APRD ont été plus ou moins désarmés dans l'Ouham-Pendé, d'autres régions du pays comme la Vakaga, la Haute-Kotto avec son chef-lieu Bria sont toujours dans l'oeil du cyclone.

Les contradictions entre l'UFDR de Damane et les différentes ailes de la CPJP continuent de faire de nombreux morts. Où est la paix que les Nations Unies veulent consolider ? La RCA est un Etat en faillite totale. Son ministre des finances est considéré comme persona non grata aux USA.Son président est malade mais le cache.  Sa capitale vit quasiment sans eau potable ni courant du fait des délestages chroniques qui empirent. Une épidémie de choléra vient de se déclarer. Il faut regarder cette réalité en face. C'est vraiment l'apocalypse...!    

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 01:40

 

 

 

cpjpufdr

 

 

Bangui Samedi, 08 Octobre 2011 23:57 (AFP) -  Le Comité de conciliation, mis en place le 3 octobre pour parvenir à l'arrêt définitif des hostilités, a annoncé avoir rencontré samedi soir les deux groupes armés centrafricains dont l'affrontement avait fait 50 morts en septembre à Bria (centre).

"Les deux chefs rebelles rencontrent le Comité de conciliation en compagnie de leurs lieutenants et les représentants des ethnies rivales Goula et Ronga" au ministère du Désarmement à Bangui, a appris l'AFP auprès du Conseil national de la Médiation.

La rencontre se déroulait à huis clos.

De même source, "Abdoulaye Hissène chef de la rébellion de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix, rébellion) est arrivé jeudi à Bangui, tandis que Zakaria Damane de l'UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement) est arrivé vendredi soir dans la capitale centrafricaine, afin de conclure un accord définitif de paix entre les deux mouvements armés rivaux".

Ces deux groupes rebelles, constitués d'ethnies rivales, Ronga pour la CCPJP, Goula pour l'UFDR, sont en conflit depuis plusieurs années, notamment pour le contrôle de l'extraction du diamant.

Lundi dernier, un Comité de conciliation a été mis en place à l'initiative du Médiateur de la République Mgr Paulin Pomodimo. Ce Comité s'est réuni mardi au ministère du Désarmement.

Le comité, composé entre autres de représentants des ministères de la Défense, de la Sécurité publique et du Désarmement comprend aussi la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax, force multinationale d'Afrique centrale), et le Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique, Binuca.

La CPJP a signé un cessez-le-feu avec les autorités de Bangui en juin, sans pour autant intégrer jusque-là l'accord global de paix de Libreville de 2008, signé par de nombreux mouvements rebelles dont l'UFDR.

©Agence France-Presse

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 01:26

 

 

Afrique.jpg

 

Le Pays  6 Octobre 2011

Popol-Biya.jpg

Ellen-Sirleaf.jpg

Parmi les pays devant abriter prochainement des consultations électorales, figurent notamment le Cameroun et le Liberia. Les Camerounais vont aux urnes ce dimanche 9 octobre 2011, soit deux jours avant les Libériens. Ils sont convoqués pour le premier tour des élections présidentielle et législatives le mardi 11 octobre prochain. A eux deux, ces pays symbolisent la réalité des luttes pour la démocratie sur le continent.

Le Cameroun de Paul Biya est un tissu d'anachronismes, un véritable sanctuaire de la résignation au plan des luttes pour l'amélioration des conditions de vie et de travail des peuples africains. Après plus de deux décennies d'exercice du pouvoir, soit quatre mandats successifs de cinq années, l'homme, âgé de 78 ans, s'apprête encore à rempiler.

Nul doute en effet que le successeur du premier chef de l'Etat camerounais, Ahmadou Ahidjo, se succèdera encore à lui-même à la sortie des urnes. Cela, d'autant qu'en face, se trouve une opposition morcelée, et pratiquement muselée. Paul Biya aura face à lui 22 candidats, dont le leader historique de l'opposition camerounaise, John Fru Ndi, le président du SDF, le Social democratic front.

Le Cameroun de Paul Biya est le prototype même du pays qui évolue en donnant la nette impression d'avoir emprunté un chemin sans issue. Il a pourtant tout pour réussir : des ressources naturelles à rendre jaloux de nombreux pays, un potentiel humain extraordinaire parce que constitué, en tout cas ici mieux qu'ailleurs, de hauts cadres dans tous les domaines d'expertise.

Malheureusement, ce pays traîne aujourd'hui de l'arrière. Il aurait cependant pu servir de boussole pour une grande majorité d'autres en Afrique. Ses dirigeants semblent avoir choisi de manquer le précieux rendez-vous avec l'histoire.

A l'heure où l'on célèbre l'intégration des peuples, le Cameroun de Paul Biya n'est toujours pas parvenu à forger une conscience nationale à partir des riches substrats culturels anglophones et francophones.

Par ailleurs, berceau incontestable du football, il n'est toujours pas en mesure d'offrir à sa jeunesse des stades de qualité. Beaucoup de ses « lions indomptables », en ont même fini par...perdre leurs crocs.

Une bonne partie de ce pays n'a pourtant pas l'aridité du sol d'autres espaces géographiques. Cinquante ans après les indépendances, avec ses énormes ressources, le Cameroun de Paul Biya s'offre encore aujourd'hui en spectacle, particulièrement sur deux plans : la corruption et les manquements graves aux libertés et aux droits humains.

Ce ne sont pas les journalistes qui souffrent chaque jour le martyre qui vont nier ce qui paraît une évidence : au Cameroun de Paul Biya, les journalistes qui choisissent réellement de faire leur boulot, ont le sommeil trouble, s'ils ne sont pas en sursis. Après avoir brillé pendant longtemps au plan sportif, voilà le Cameroun qui entreprend de battre un autre record, plus triste cependant : l'importance de sa diaspora.

Elle illustre de la part de nombreux Camerounais, la tendance à s'éloigner de leur pays. Par peur d'une dictature impitoyable, mais aussi du fait du chômage et de la misère qui découlent d'une gestion calamiteuse du pouvoir d'Etat.

Plus de vingt ans après s'être appropriés le destin de leur pays, Paul Biya et ses partisans semblent toujours à la recherche de solutions qui tardent à venir au secours des populations dans l'attente.

L'immobilisme étant source de frustrations et de calvaire, il est probable que ce pays continuera de végéter lorsqu'après le décompte des voix, les officiels proclameront Paul Biya vainqueur du scrutin présidentiel du 9 octobre.

Par contre, le Liberia de Ellen Johnson Sirleaf constitue un réel espoir. La candidate cherche aussi à succéder à elle-même. Lors du scrutin présidentiel en 2005, elle avait promis de ne faire qu'un mandat.

La première femme présidente sur le continent africain a donc changé d'avis. La Dame de fer du Liberia ne souffrira pas de la concurrence de la star du ballon rond, George Weah.

Ce dernier avait dépassé les 40 % des voix au deuxième tour en 2005. Mais en mai dernier, il a été écarté de la course, au profit du haut fonctionnaire onusien, Winston Tubman par son parti, le Congrès pour le changement démocratique.

Durant son premier mandat, Ellen Johnson Sirleaf, presque inconnue de l'opinion au tout début, a su redonner aux Libériens le goût de revivre ensemble, et de tout rebâtir après une guerre civile atroce. Le pire semble aujourd'hui relever du passé.

En effet, l'on avait craint le retour des vieux démons à la moindre occasion, nombre de ses compatriotes s'étant illustrés par leur comportement sanguinaire durant les années de plomb.

Des chefs de guerre connus pour être des « sans foi ni loi », semblaient aussi ruminer des airs de revanche. Fort heureusement, l'actuelle présidente a su faire preuve de tact, de sérénité mais aussi de poigne dans la gestion des affaires publiques. L'estime dont elle bénéficie auprès des uns et des autres, a également conforté la communauté internationale qui a soutenu le Liberia dans ses efforts de développement.

De nos jours, le Liberia souffre moins de la corruption qui avait gangréné l'appareil d'Etat, et plongé le pays dans une certaine léthargie. Mais mieux que le Cameroun de Paul Biya, le Libéria qui revient de loin, a fait du chemin sur ce chapitre.

En cela, ce pays constitue un exemple sérieux. Egalement, au plan des luttes pour l'affranchissement des peuples, le Liberia incarne l'espoir en matière d'alternance démocratique. Tout candidat y a ses chances. Le peuple, après des années de disette et d'égarement, semble aujourd'hui avoir trouvé sa voie.

La sortie du tunnel paraît moins loin. C'est qu'à elle seule, Ellen Johnson Shirleaf constitue tout un symbole de réussite. Leader et militante dans un environnement qui infantilise la femme, elle est parvenue à faire de son pays un exemple que l'on voudrait voir se multiplier sur le continent. Le Cameroun et le Liberia qui votent ces jours-ci, présentent ainsi deux visages contrastés d'une Afrique en mutation.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE