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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 00:41

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 20 Juin 2011 13:49

La crise d’électricité perdure par endroits dans la ville de Bangui. Le marché central de la capitale centrafricaine  est dans l’obscurité depuis 8 jours. La situation met en difficulté les commerçants de ce marché. Ils ne peuvent plus conserver leurs marchandises au frais.

Les boutiques et magasins non plus ne peuvent vaquer à leurs activités de manière satisfaisante. La plupart des étals également vivent le même calvaire.

Même son de cloche du côté des vendeurs des accessoires électroménagers. Pour preuve, à l’entrée du marché même, un calme inhabituel règne : pas de musique.

Anour Sakine Tokiss délégué général du marché central « se plaint du sort de certains commerçants qui ont déjà perdu des marchandises. Il se dit sidérer par le silence de la direction de l’Energie Centrafricaine (ENERCA) ».

« 8 jours sans électricité constituent un manque à gagner pour les commerçants. Même l’Etat perd en termes de recouvrement des fonds journaliers du marché », précise Tokiss.

Pour Marie Daniel Béïnani bouchère au marché central « sans électricité il est impossible de vendre la viande fraiche très prisée par les clients ».

Quant aux responsables de l’ENECA, ils expliquent qu’il s’agit d’une panne survenue sur les câbles souterrains vieux de 50 ans qui est à l’origine de cette coupure d’électricité.

Aux dernières nouvelles, une équipe technique de l’ENERCA est déjà sur les lieux pour remédier à ce désagrément.

A titre de rappel, il y a une semaine les habitants du 3ème et 5ème arrondissement de Bangui s’étaient soulevés pour revendiquer l’électricité et l’eau. Ils avaient érigé des barricades sur les voies publique, avant d’obtenir gain de cause le soir même de leur mouvement. Plusieurs autres manifestations similaires s’étaient déjà produites dans certains arrondissements dont le 8ème.

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 00:39

 

 

 

 

centrafrique

 

 

Centrafrique : pagaille au marché Combattant de Bangui

Par Kpangbandjé - 20/06/2011 JDB

Des éléments de la garde présidentielle ivres seraient en cause

 

Le marché Combattant, situé à proximité de l'aéroport International Bangui-M'Poko dans le 8ème Arrondissement de Bangui, était sur le qui-vive dans l'après-midi du vendredi 17 juin 2011. Pour cause, deux éléments ivres et armés se sont disputés dans une gargote lorsqu'ils prenaient de la bière. Leur dispute n’a pas tardé à se transformer en une vive bagarre. Celui qui tenait encore sur ses pieds, a pu tant bien que mal, à récupérer l'arme du de son second et l'a sauvagement battu par la suite, devant une foule peu nombreuse et incapable de séparer deux hommes tous en armes. Tout en sang, le second a disparu sans demander son compte. On croyait tous que l'affaire était finie. Subitement, ce dernier surgit, kalachnikov sur l'épaule et pointe son assaillant qui a déjà grimpé sur sa moto. Il tire deux balles dans la roue arrière de la moto et fait disperser la foule paniquée.

Furieux, le propriétaire de la moto saute sur son agresseur pour tenter de récupérer une fois de plus on arme. Ainsi, dans la lutte, puisque la kalachnikov était d'ores et déjà armée et donc prête à cracher le feu, ils ont tiré à plusieurs reprises. Le marché Combattant et tout le secteur s'était vidé. Toutes les personnes présentes craignaient de se faire tuer. Ce serait finalement un autre gradé de la garde présidentielle à bord d'un Land Cruiser 4x4 (BJ 75) qui passait par là, qui a usé de son autorité pour mettre fin à cette rixe de ses deux subordonnés. Le calme s'est rétabli plusieurs heures après dans le secteur.

De jour en jour, la population centrafricaine s'étonne du fait que les hommes en tenue puissent se conduire de la sorte, violant à leur gré le fonctionnement de leur corps de métier qui est celui de protéger la population au lieu de faire d'eux des chaires à canon. Malheureusement, cette population civile centrafricaine continuera toujours et encore d'assister à ces genres d'agissement.

 

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 00:35

 

 

 

sidaction

 

 

Ai- Rca- Lundi, 20 Juin 2011 14:47 - Le Ministre de la Santé publique, de la Population et de la lutte contre le Sida Jean Michel Mandaba a présidé le 17 juin dans  la salle polyvalente du Parc du Cinquantenaire à Bangui la cérémonie de lancement officiel du projet ESTHERAID.

 Ce programme,  présent dans cinq pays et qui va durer trois ans, a pour objectif principal d'améliorer l'accès aux traitements antirétroviraux à travers un plan d'actions ciblées et adaptées dans le souci d’accroître le nombre d’enfants pris en charge.

"Ce programme est particulièrement destiné aux nouveau-nés  et aux enfants, oubliés dans  la prise en charge du VIH partout dans le monde" a fait savoir M Reguin, Directeur du GIP ESTHER.

« Qu’il s'agisse du diagnostic précoce de l'infection à VIH par PCR avant l'âge de 6 mois ou du traitement antirétroviral précoce avant l'âge de 12 mois", a-t-il poursuivi.

A en l’en croire,  ce programme qui  vise à augmenter l'accès des enfants au traitement en Centrafrique  comprend trois volets : Le  renforcement  de la gestion de l'approvisionnement et du stockage des médicaments, des bons médicaments au bon endroit au bon moment, une amélioration de la qualité du diagnostic de la prescription  de bons médicaments aux  patients, une amélioration de la programmation des besoins en médicaments afin de prévenir les ruptures des stocks.

Pour le Ministre de la santé Jean Michel Mandaba, le lancement de ce projet est une bouffée d'oxygène pour le gouvernement dans la lutte contre le VIH/Sida, fléau déclaré urgence sanitaire nationale.

"Malgré le manque de  ressources, le gouvernement centrafricain, avec l'appui de ses partenaires, s'est engagé avec détermination à combattre cette pandémie", a-t-il indiqué.

Selon le membre du gouvernement, le GIP ESTHER, à travers le lancement de son projet, propose une réflexion commune sur les différents champs d'intervention de la lutte contre le VIH Sida afin de bien identifier le problème auquel la Centrafrique est confrontée et les réponses attendues.

De sources dignes de foi, ce programme est financé dans sa totalité  par l'UNITAID qui est à son deuxième investissement en Centrafrique.

Kabongo, Ai Bangui

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 03:05

 

 

 

 

Kony

 

 

 

La République centrafricaine et 3 autres

La Maison Blanche doit maintenant agir, selon les organisations de droits

 

Enough Project

Contact: Matt Brown, mbrown@enoughproject.org , 202-468-2925

WASHINGTON 17 juin 2011- La Commission des forces armées du Sénat a mis de côté 35 millions de dollars pour financer une stratégie d'élimination de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), milice la plus brutale de l'Afrique centrale, et la reconstruction des communautés affectées par leur campagne de violence.

Des groupes de droits de l'Enough Project et Resolve font l'éloge du comité, en particulier Carl Levin, président (D-Michigan) et James Inhofe (R-Oklahoma), qui ont présenté l'amendement pour financer la stratégie de la lutte contre la LRA. L'administration Obama doit agir maintenant pour mettre en œuvre la stratégie visant à débarrasser l'Afrique de ce fléau destructeur de la LRA, ont dit les groupes des droits.

"La Commission des forces armées a envoyé un message fort que la fin de la campagne de terreur de la LRA doit être une priorité du gouvernement américain", a déclaré David Sullivan, directeur de recherche à l'Enough Project. "L'administration Obama doit utiliser cet argent pour mettre la stratégie en action dans le cadre d'un effort régional coordonné pour arrêter la LRA et mettre fin à la crise humanitaire qui l’accompagne."

La Loi sur l'autorisation de la défense nationale de l'année 2012 se déplace à l'ensemble du Sénat avant d'être fusionnée avec un projet de loi similaire. Les groupes de droits ont appelé la Chambre à adopter l'amendement de la stratégie de financement de la lutte contre la LRA lors de la réunion.

L'argent devrait financer le soutien militaire et le renseignement pour le gouvernement de l'Ouganda et tout autre gouvernement qui participe à des opérations pour éliminer la menace posée par la LRA.

"Le président Obama devrait envoyer des conseillers dans la région pour aider ces gouvernements à protéger les communautés ciblées par la LRA et s'assurer que cet argent est utilisé de manière efficace", Michael Poffenberger, directeur exécutif de Resolve. «Une fois que ce financement est en place, l'administration n’aura aucune excuse, mais doit agir."

 

NDLR : "Le président Obama devrait envoyer des conseillers dans la région pour aider ces gouvernements à protéger les communautés ciblées par la LRA et s'assurer que cet argent est utilisé de manière efficace". Cette précaution est d'autant plus importante que la cupidité des prédateurs qu'on appelle les autorités actuelles de Bangui, est bien connue de l'administration américaine et nécessite des dispositions particulières pour que la part de cet argent qui doit revenir à la RCA n'aille pas gonfler tout simplement les comptes bancaires déjà bien garnis de Bozizé ou ceux  de son fils Francis.  

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 01:23

 

 

 

 

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Les hommes de Baba Ladé protestent contre l’accord de Bangui

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 19 Juin 2011 13:38

Quelques hommes du général rebelle tchadien Abdel Kader Baba Ladé sèment l’escalade dans la Nana-Gribizi et dans l’Ouham, en fin de cette semaine. Ceci, une semaine après la signature à Bangui d’un cessez-le-feu avec le régime de Ndjamena autorisant le chef rebelle à quitter le territoire centrafricain pour repartir au Tchad avec tous ses hommes. Les dissidents rebelles, se disent mécontents de n’avoir pas été associés à la décision de l’accord de Bangui.

Selon un habitant de Batangafo dans l’Ouham (Nord de la RCA) joint au téléphone par Radio Ndeke Luka,  les hommes de Baba Ladé ont dans un premier temps, attaqué et délogé de leur base de Kaga-Déré les éléments de l’ex rébellion centrafricaine de l’APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie), de Jean Jacques Démafouth.

Dans leur escalade, toujours selon l’habitant, ces rebelles tchadiens ont également fait des otages au sein de l’APRD dont les autres ont pu  trouver refuge à Kaga-Bandoro. Ils ont aussi, dans leur mouvement, abattu un Lieutenant de l’APRD au village de Croisement situé à 24 kms de Batangafo, le 17 juin matin. Une situation qui a créé la terreur au sein des populations de la région. Il y a déjà la rébellion ougandaise de la LRA de Joseph Koni qui trouve comme terrain d’acte de guérillas, le sud-est de la Centrafrique.

Le général rebelle tchadien Baba Ladé a trouvé un accord avec le gouvernement tchadien le 13 juin dernier. Il a décidé de quitter la RCA et de rentrer à N’Djamenaavec ses hommes. Depuis 2008, Baba Ladé et ses hommes qui se chiffrent à plus de mille sont retranchés au centre-Nord de la Centrafrique, plus précisément dans la Nana Gribizi.

A Bangui, le Pacte de la Jeunesse pour la Paix et le Développement (PJPD) qui, félicite le Gouvernement d’avoir favorisé des accords de paix avec la CPJP et le FPR, deux groupes rebelles centrafricain et tchadien présents en territoire centrafricain, condamne ces actes qui compromettent la paix dans ce pays.

 

NDLR : La démonstration est faite du peu de fiabilité de ces accords signés tous azimuts et tambour battant la semaine dernière sous les auspices du général Yangongo avec une fraction de la CPJP et entre un représentant du Tchad et Baba Laddé du FPR. Force est de constater avec tristesse et amertume que depuis que Bozizé est au pouvoir, les mouvements politico-militaires ont poussé comme des champignons après la pluie et pullulent à travers le territoire centrafricain devenu carrément des sanctuaires même pour des rébellions étrangères comme la LRA de Joseph Kony venue de l’Ouganda et le FPR de Baba Laddé venu du Tchad voisin.

C’est en effet Bozizé le premier qui a introduit des mercenaires tchadiens sur le sol centrafricain pour les besoins de sa soif du pouvoir et de sa volonté de renverser par la force des armes le régime du président Ange-Félix Patassé. Depuis lors, les Centrafricains et leur territoire sont pris en otage par ces divers mercenaires et ces mouvements armés. Quant à Bozizé, non seulement il est aussi pris en otage mais il est devenu le vassal de tous les chefs d’Etat plus forts de la sous-région qui lui imposent de fait leurs volontés.

Les Centrafricains doivent avoir bien conscience que du fait de la couardise et de l’incompétence de celui qui se prend pour un général d’armée et qui prétend présider à leurs destinées, malgré eux, leur pays est pris dans la tourmente des conflits qui ont cours dans certains pays voisins et qui sont transportés sur leur sol.

Toujours côté mouvement politico-militaire, selon nos informations émanant d’une source proche de la CPJP tendance Nouradine et confirmées par leur porte-parole Christophe Gazam Betty, nous apprenons qu’un accrochage aurait eu lieu samedi dernier aux environs de 12 h heure locale entre un poste avancé de la rébellionde la CPJP et un détachement des FACA entre Bakouma et la ville minière de Nzako. Les rebelles reconnaissent avoir perdu un homme et disent avoir détruit en revanche un véhicule transportant des soldats des FACA.

Quant à la fraction de la CPJP tendance Abdoulaye Issène, elle se dit encerclée sur le terrain par plusieurs soldats de l'armée tchadienne vers le sud de Birao ce qui constitue pour elle une remise en cause de l'accord de cessez-le-feu signé le 12 juin dernier à Bangui.

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 00:59

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 18 Juin 2011 13:52

La Mission de Consolidation de Paix en Centrafrique (MICOPAX) vient de doter ce samedi 18 juin 2011, le lycée de Miskine de Bangui de 230 tables bancs. Le geste intervient à 2 jours des épreuves écrites du baccalauréat session de juin 2011.

« C’est plutôt avec une émotion particulière que le lycée de Miskine reçoit ce don pour la bonne marche des activités pédagogiques. Il n’est pas clôturé, mais nous allons recruter un gardien pour assurer la protection de ces tables bancs », déclare Sylvain Nganafio, proviseur de ce lycée.

Pour le responsable de la MICOPAX, « hormis sa mission de maintien de paix, sa feuille de route prévoit des assistances sociales au pays pour son développement. Elle n’est pas à son premier geste ».

Le lycée de Miskine situé dans la circonscription du 5ème I de Bangui abrite plus de 6000 élèves pour 15 salles de classe.

 

NDLR : Bozizé qui a le temps d’aller inaugurer des stations d’essence à travers le pays aurait pu aussi trouver un petit moment pour honorer de sa présence la très importante cérémonie de remise de ces tables-bancs par la MICOPAX à ce lycée de la capitale. Pour une fois, il est pardonné parce qu’il était encore dans l’avion qui le ramenait de son fiasco de Bruxelles ou venait à peine de regagner seulement le bercail.  

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 00:36

 

 

 

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François Labrouillère - Parismatch.com Dimanche 19 Juin 2011

 

Le remplacement d’Anne Lauvergeon par Luc Oursel à la tête d’Areva fait resurgir l’embarrassant dossier de la filiale UraMin, révélé par Paris Match en avril dernier. Immatriculée dans un paradis fiscal –les Iles Vierges Britanniques-, cette société a été rachetée par Areva, en 2007, au prix astronomique de 1,8 milliard d’euros. Mais, à ce jour, ses gisements d’uranium, en Afrique du Sud, Centrafrique et Namibie, n’ont toujours rien produit.

Auditionnée par la commission des finances de l’Assemblée nationale, le 14 juin dernier, deux jours avant l’annonce du non renouvellement de son mandat, Anne Lauvergeon, la présidente sortante d’Areva, n’a pas manqué d’être interrogée sur le rachat à prix d’or, en juin 2007, de la petite société UraMin. Le député PS du Maine et Loire Marc Goua, lui a notamment demandé si cette filiale, aujourd’hui rebaptisée Areva Resources Southern Africa, allait nécessiter des provisions supplémentaire dans les comptes d’Areva, signalant le fait que quatre ans après son acquisition elle n’avait toujours pas produit le moindre tonnage d’uranium. Anne Lauvergeon s’en est tiré par des réponses générales, soulignant que le prix d’acquisition d’UraMin avait été avalisé par la banque Rothschild et que l’uranium est un « processus long », où « quand on fait une mine, entre le moment où on repère qu’il y a de l’uranium et celui où on démarre la mine, il y a en moyenne quinze ans ». Ces justifications risquent de paraître un peu courtes à Luc Oursel, le prochain PDG d’Areva, et aux députés de la commission des Finances qui pourraient réclamer des investigations plus approfondies sur le sujet. Certains parlent même d’« affaire Areva », eu égard à l’ampleur des sommes en jeu et aux conditions de l’acquisition en bourse d’UraMin.

Un titre qui flambe en bourse avant l’offre d’Areva

Tout commence le 15 juin 2007, quand Areva, le champion français du nucléaire, met sur la table 2,5 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) pour s’offrir la petite société d’origine canadienne UraMin Inc., cotée à Londres et Toronto et immatriculée à Tortola, aux Iles Vierges britanniques. C’est l’acquisition la plus importante dans l’histoire du groupe présidé par Anne Lauvergeon. Un coup comme les aime « Atomic Anne », l’une des rares femmes à diriger une entreprise de cette taille. Avec les gisements détenus par UraMin en Afrique son idée est de consolider la place d’Areva parmi les premiers producteurs mondiaux d’uranium. UraMin a été payé au prix fort. Cette « start-up » de l’exploration minière, créée en février 2005, à l’initiative de Stephen Dattels, vieux routier du secteur et ancien du groupe aurifère Barrick Gold, n’a alors que deux ans d’existence. Aucun de ses gisements n’est encore en exploitation. Principale curiosité de l’entreprise : son titre flambe en bourse et sa valeur est multiplié par quatre durant les six mois ayant précédé l’offre d’Areva. Pour le plus grand profit des petits malins ayant achetés des actions UraMin durant cette période. Mais début 2007, les places sont chères dans l’uranium. Les cours du combustible nucléaire atteignent des sommets. Et selon les affirmations du groupe à l’époque, Areva dit pouvoir miser sur une exploitation rapide des gisements rachetés, avec les premières productions attendues pour 2009-2010 en Namibie.

426 millions d’euros de dépréciations

Quatre ans plus tard, la mirifique acquisition d’UraMin, tarde à tenir ses promesses. Comme en témoignent les tableaux du dernier rapport financier d’Areva, aucun des trois principaux gisements africains n’a encore produit le moindre kilo d’uranium. En Afrique du Sud et en Namibie, surtout, les études menées peinent à confirmer les ressources promises des gisements et les quantités d’uranium qui pourront finalement être produites. A Bakouma, en Centrafrique, les réserves ont été revues à la hausse. Toutefois une « rallonge » financière a dû être consentie aux autorités locales, à l’issue de tortueux pourparlers menés par divers émissaires français. Et l’isolement du pays nécessitera de lourds travaux d’infrastructures avant de pouvoir commencer à exploiter industriellement le gisement. En Namibie, l’exploitation du gisement de Trekkopje devrait enfin démarrer en 2013. Mais la faible qualité du minerai impose 1 milliard d’euros d’investissements supplémentaire et une consommation abondante d’eau, ressource rare sous ces latitudes. Pour ne rien arranger, le cours de l’uranium est en chute libre depuis les plus hauts de 2007. Autre coup dur : le groupe chinois CGNPC (China Guangdong Nuclear Power Company), client d’Areva, qui devait racheter au groupe français, fin 2008, 49% de la filiale UraMin, a finalement décidé de renoncer à la transaction.

Autant d’impondérables ayant nécessité pour 426 millions d’euros de « dépréciations d’actifs » dans les comptes 2010 d’Areva. Et ce n’est sans doute qu’un commencement. Le dossier UraMin a certainement pesé dans la balance, au moment où Anne Lauvergeon bataillait pour être reconduite dans ses fonctions. « Des attaques sans fondement, rétorque-t-on au siège du groupe. UraMin est un investissement à long terme, valorisé sur la base des cours de l’uranium, qui ne peut être jugé sur seulement trois ou quatre ans». L’entreprise publique en veut pour preuve la mission demandée par l’Etat à l’expert-comptable René Ricol, qui a récemment conclu à la parfaite clarté des comptes d'Areva. « Le nucléaire fait partie de ces industries où il faut savoir payer un peu cher des actifs stratégiques, plaide un proche du dossier, venant au secours d’Anne Lauvergeon. Chez France Telecom, on a beaucoup accusé l’ex-PDG Michel Bon d’avoir surpayé la filiale de téléphonie mobile Orange. Mais sans Orange, aujourd’hui France Telecom serait mort. »

 

Areva de l’uranium payé à prix d’or

François Labrouillère - Paris Match Samedi 23 Avril 2011

Acquis 1,8 milliard d’euros il y a quatre ans, les gisements africains de la filiale UraMin n’ont toujours pas produit le moindre gramme d’uranium.

Anne Lauvergeon, la présidente d’Areva, est bien partie pour être reconduite dans ses fonctions. Mais ses adversaires ne désarment pas. Un dossier refait surface : le rachat à prix d’or, en juin 2007, de la petite société canadienne UraMin. Cette année-là, le champion français du nucléaire met sur la table 2,5 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) pour s’offrir cette start-up de l’exploration minière, cotée à Londres et à Toronto. C’est l’acquisition la plus importante dans l’histoire du groupe. Un coup comme les aime « Atomic Anne », l’une des rares femmes à diriger une entreprise de cette taille.

 

Avec les gisements détenus par UraMin en Afrique – Namibie, Afrique du Sud et Centrafrique, notamment –, l’idée est de consolider la place d’Areva parmi les tout premiers producteurs mondiaux d’uranium.

Immatriculée aux îles Vierges britanniques, UraMin, créée en février 2005, n’a que deux ans d’existence. Aucun de ses gisements n’est encore en exploitation. Seul son titre flambe en Bourse, multipliant par quatre la valeur de l’entreprise durant les six mois ayant précédé l’offre d’Areva. Mais, à l’époque, les places sont chères dans l’uranium. Les cours du combustible nucléaire atteignent des sommets. Et Areva mise sur une exploitation rapide des gisements rachetés avec les premières productions attendues pour 2009-2010 en Namibie.

 

426 millions d’euros de dépréciation d’actifs dans les comptes d’Areva

Quatre ans plus tard, la mirifique acquisition d’UraMin (aujourd’hui rebaptisé Areva Resources Southern Africa) tarde à concrétiser ses promesses. Aucun des trois gisements africains n’a encore produit le moindre gramme d’uranium. En Afrique du Sud et en Namibie, surtout, les études menées peinent « à confirmer les ressources effectives du gisement et les quantités d’uranium qui pourront finalement être produites ». En Centrafrique, les réserves supposées ont été réévaluées à la hausse. Mais une « rallonge » financière a dû être négociée avec les autorités locales à l’issue de pourparlers compliqués. Et en Namibie, où l’exploitation devrait enfin débuter en 2013, la faible qualité du minerai impose d’importants investissements. Pour ne rien arranger, le cours de l’uranium est en chute libre depuis les plus hauts de 2007. Autant d’impondérables ayant nécessité pour 426 millions d’euros de « dépréciation d’actifs » dans les comptes 2010 d’Areva.

 

Aujourd’hui, ces péripéties sont mises en avant par les détracteurs d’Anne Lauvergeon. « Des ­attaques sans fondement, rétorque-t-on au siège du groupe. UraMin est un investissement à long terme, valorisé sur la base des cours de l’uranium, qui ne peut être jugé sur seulement trois ou quatre ans. » L’entreprise publique en veut pour preuve la mission demandée par l’Etat à l’expert-comptable René Ricol, qui a conclu à la parfaite clarté des comptes d’Areva. « Le nucléaire fait partie de ces industries où il faut savoir payer un peu cher des actifs stratégiques, ajoute un proche du dossier. Chez France ­Télécom, on a beaucoup accusé l’ex-P-DG, Michel Bon, d’avoir surpayé la filiale de téléphonie mobile Orange. Mais aujourd’hui, sans Orange, France Télécom serait mort. »

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 00:29

 

 

 

Mandaba Jean Michel

 

 

BANGUI Samedi 18 juin 2011 | 16:50 (Xinhua) - Le secrétaire général du Mouvement de libération du peuple de centrafricain (MLPC), parti de l’opposition en République centrafricaine (RCA), Jean Michel Mandaba, entré au gouvernement comme ministre de la Santé, est radié pour non observation des principes du parti, a décidé le conseil politique national du parti réuni jeudi et vendredi à Bangui.

Les motifs de cette radiation sont multiples : "engagement du parti sans en avoir mandat ; indiscipline caractérisée ; dénigrement du parti et de ses membres ; constitution d'un groupe parallèle et non-exécution des décisions du parti".

"La rigueur commence au parti, et si la rigueur s'impose au parti, Dieu qui est le maître de l'univers nous donnera les clés du destin de son peuple. Mais si le parti n'est rigoureux, Dieu ne se tromperait pas en confiant ses enfants à des personnes irresponsables", a fait remarquer le président du MLPC, l'ex- Premier ministre Martin Ziguélé, candidat malheureux de l'élection présidentielle du 23 janvier, pour justifier cette sanction.

Le conseil politique national a recommandé la mise en place d’une commission mixte chargée du toilettage des textes organiques du parti "en vue de les adapter aux exigences de l'environnement tant national qu'international", tandis que les mandats des organes élus du parti ont été prorogés jusqu'au congrès de 2012.

Le défunt président Ange Félix Patassé, président fondateur du MLPC, exclu du parti au profit de Ziguélé lors de son exil à Lomé au Togo depuis son éviction par un coup d'Etat militaire de François Bozizé en mars 2003 jusqu'en 2008, a été réhabilité et élevé à titre posthume en qualité de membre d'honneur du parti.

A travers cette rencontre du conseil politique national qui a regroupé 70 militants venus des 16 préfectures du pays, le MLPC est le premier parti de l'opposition à se réunir pour évaluer le dernier processus électoral en Centrafrique.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 01:49

 

 

 

Fidèle Gouandjika

 

 

Si le ridicule devait tuer, Bozizé et ses ministres auraient déjà disparu de la terre ! Après la sévère humiliation qu'ils viennent d'essuyer à Bruxelles où ils se sont entêtés à se rendre à une table ronde dont la chronique de l'échec avait largement été faite, voilà que sans rire, Ngouandjika qui n'en est plus à une incohérence près, (on se souvient qu'il avait, sans le moindre scrupule, déclaré  à la radio que Patassé simulait la maladie et affirmé aussitôt après le décès de ce dernier sans la moindre gêne qu'il était un grand président) que la réunion aurait levé des promesses de 400 milliards de F CFA.

C'est vraiment prendre les Centrafricains pour des pigeons sauvages. De tels mensonges n’honorent pas son auteur et auront immanquablement un coût politique que l’actuel régime paiera cher. En octobre 2007, toujours après une précédente table ronde dans la même capitale belge, le gouvernement Elie Doté nous avait annoncé avoir levé 300 milliards de F CFA. Où en sommes-nous avec cette enveloppe ? A quoi cela a-t-elle servi ?  

S’agissant des élections, Ngouandjika ose affirmer que l’UE n’aurait pas remis en cause les dernières élections et que la délégation centrafricaine en avait été surpris. Encore un mensonge ! Si cela était vrai, pourquoi l’UE a-t-elle boycotté l’investiture de Bozizé ? Pourquoi l’UE a-t-elle écrit la lettre du 18 mai 2011 qu’elle a adressée à Touadéra et dans laquelle elle posait ses conditionnalités et demandait un signal fort aux autorités de Bangui ?

Quand ce régime arrêtera de ressasser son machin de DSRP ? Plus il parle de ce machin, plus la pauvreté sévit dans le pays. Il faut arrêter ce brassage de vent. Lorsque le ministre Sylvain Maliko aura achevé toutes les générations de son machin de DSRP, la pauvreté sera toujours là en Centrafrique donc il faut qu’il essaie de trouver autre chose. Quelle honte y-a-t-il à reconnaître que Bruxelles a été un fiasco total  que de servir un mensonge aussi grotesque ?  

Rédaction C.A.P

 

Promesse des partenaires de la RCA, 400 milliards de CFA (Ngouandjika )

Radio Ndéké Luka Samedi, 18 Juin 2011 13:42

La table ronde de Bruxelles sur la République Centrafricaine s’est achevée vendredi 17 juin 2011, sur fonds de promesse et engagement. Les bailleurs et partenaires financiers ont promis  10 milliards de dollars US soit 400 milliards de francs CFA. La cagnotte a été inscrite dans le cadre de la 2ème génération du document de réduction de la pauvreté axée sur le développement du monde rural et l’agriculture comme moteur de la croissance pour la réduction de l’extrême pauvreté en Centrafrique.

Les discussions de l’octroi de ces promesses ont duré 2 jours entre une forte délégation centrafricaine conduite par François Bozizé et ses partenaires au développement.

Selon Fidèle Ngouandjika, ministre du développement rural et porte-parole du gouvernement, « la rencontre a été une satisfaction totale, car, plusieurs pays ont fortement adhéré aux propositions centrafricaines contenues dans le document de réduction de pauvreté. L’évaluation des enveloppes des annonces de ces fonds aura lieu dans 3 mois ».

Au sujet du programme du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR), le ministre a « rassuré que les Nations Unies et l’Union Européenne ont affirmé qu’un soutien inconditionnel sera apporté au pays pour faire face aux rebelles et pacifier l’ensemble du territoire national ».

L’autre sujet évoqué par Ngouandjika a été la position de « l’Union Européenne face aux dernières élections en Centrafrique. Nous étions surpris d’apprendre par la voie de la délégation de l’Union Européenne à cette table ronde qu’il n y a pas de nuages entre elle et la République Centrafricaine. Bruxelles n’a jamais remis en cause les élections, mais plutôt plaidé pour une prochaine préparation électorale  qui répondrait aux règles de l’art », a-t-il indiqué.

Toutefois, bien que le gouvernement à travers sa campagne agricole lancée en 2009, ait déclaré que chaque citoyen devait bénéficier de 3 rations alimentaires par jour, la population peine toujours à s’alimenter. La hausse du prix et la rareté des denrées alimentaires à Bangui ou en provinces en sont une parfaite illustration

Il faut dire que cette table ronde a été une occasion de poursuivre avec la communauté des bailleurs de fonds, le dialogue déjà engagé lors de la session spéciale sur la République Centrafricaine en septembre 2010, sur les voies et moyens de consolider la paix et jeter les bases d’un développement durable. Aussi,  élargir la communauté des partenaires au développement qui interviennent en Centrafrique, en incluant les donateurs traditionnels et non traditionnels, mobiliser auprès des bailleurs de fonds les ressources supplémentaires nécessaires au financement des actions prioritaires du DSRP (document stratégique pour la réduction de la pauvreté) de la seconde génération, notamment dans les domaines du développement  rural, de la croissance accélérée, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD 2011-2015), et du genre.

Le DSRP nouvelle génération est également orientée vers la stratégie sectorielle Egalité de Genre et Réduction de la Pauvreté et les programmes proposés dans le cadre de ladite stratégie, dégageront des perspectives étendues, en vue des solutions adéquates au relèvement du pouvoir économique des Femmes. Le DSRP II intervient quelques années après la première table ronde consacrée au DSRP I, qui s’était déroulée le 26 octobre 2007 à Bruxelles en Belgique.

La première table ronde avait rassemblé les représentants de 17 pays, 25 organisations internationales et d’institutions financières et deux ONG internationales qui ont participé en qualité d’observateurs.

Le Gouvernement Centrafricain a mis en place un plan de développement économique du pays contenu dans son Document de stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) ayant déjà fait l’objet d’engagements fermes des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) de la RCA  à la Table Ronde de Bruxelles du 26 octobre 2007. Lors de cette table ronde, la Centrafrique avait reçu 300 milliards de francs CFA des mains des bailleurs.

 

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 01:27

 

 

 

RCA

 

 

 

La signature d'un cessez-le-feu entre les autorités de Bangui et une fraction de la rébellion de la CPJP dont l'annonce a été faite juste la veille de la pseudo table ronde des bailleurs de Bruxelles, a inspiré un compatriote qui a fait parvenir à la rédaction cette opinion que nous avons jugé intéressante et décidé de verser aux débats sur la situation en Centrafrique qui a connu ces derniers jours beaucoup de soubresauts.

Rédaction CA.P

 

La semaine vient de se terminer avec pour évènement politique la signature par un certain Abdoulaye Hissein notoirement connu comme trafiquant de diamants pour le compte de Bozizé dans la zone de Nzako et Sam Ouandja et autres, et le gouvernement centrafricain d’un accord de cessez le feu ouvrant la voix à une prochaine signature d’accord de paix. Le régime du général-Président Bozizé a réussi par un tour de passe-passe à  accréditer l’idée que la réconciliation nationale serait en marche, mais sur quelle base ?

Prise dans la tourmente des exigences de la communauté des bailleurs de fonds pour la Centrafrique et particulièrement, l’Union européenne, premier partenaire extérieur de ce pays livré aux prédateurs, le Général-Président qui a tenu à organiser à Bruxelles une table ronde des bailleurs de fonds, avait grandement besoin d’une autre mascarade pour faire valoir qu’il avance vers l’exigence d’un règlement de la crise qu’il a lui-même alimentée, et avant et après sa prise du pouvoir par les armes au prix de la destruction de toutes les infrastructures du pays avec la charrette de morts, d’assassinats extrajudiciaires, tortures et autres crimes de guerre.

 L’exigence d’asseoir les bases de la bonne et intelligente gouvernance est loin d’être une vertu pour ce régime antinational. Une meilleure relecture de la crise postélectorale, et la formation d’un gouvernement d’union nationale avec des objectifs précis, les réformes allant dans le sens du renforcement des capacités institutionnelles de l’état centrafricain que préconisent les partenaires extérieurs du pays ne font pas partie pour les mouvements dits politico-militaires, des solutions de sortie de crise. En lieu et place, ils ont choisi la formule inopérante de signature à l’emporte-pièce qui constitue  pour certains de leurs leaders, un véritable fonds de commerce inauguré par les fameux accords de Libreville et autres du genre.

Ce sont autant de chantiers que le régime de Bozizé ne parait visiblement pas en ressource de mener. Les deux mamelles nourricières de KWA NA KWA que sont le ministère des mines et la mairie de BANGUI, témoignent de la mise en coupe réglée du patrimoine national par « Bozizé and Co ». L’audit exigé par les bailleurs de fonds multilatéraux et la refonte claire et consensuelle de la Commission électorale qui avait au moins dans l’ancien temps le mérite d’être mixte et paritaire, en tenant compte des multiples insuffisances créées à dessein par le Grand Manitou Bozizé avec le manque de professionnalisme et l’incompétence d’un Président-Pasteur autoproclamé dans les hangars malfamés de la banlieue parisienne.

La Centrafrique devenu le ventre mou de la région, sert de repaire  à tous les bandits de grand chemin du Darfour, ceux recherchés en particulier par la CPI et les tribunaux du Tchad et du Soudan. La mise en place du Programme national de désarmement, démobilisation, et réinsertion a joué le rôle majeur d’aspirateur de tous ces mercenaires en mal de fortune et en quête de survie, tant la situation au Darfour ne permettrait plus l’établissement d’une forme de commerce de la guerre avec son corollaire de pseudo signatures d’accord de paix avec à la clé, des subsides. Il faut remonter aux recrutements de mercenaires tchadiens en particulier par Bozizé et son fils Francis du même nom, pour voir l’afflux sur le sol centrafricain d’aventuriers du genre Abakar Sabone, Djida, Kassara et autres comparses du genre Abdoulaye Hissein, recherché par la justice tchadienne pour escroquerie et pour un autre chef d’accusation ayant trait à la constitution d’association de malfaiteurs, et de faux et usage de faux, abus de confiance et dernièrement une autre apparition fantomatique des Sieurs El Hadj Abakar et Mahamat Zene etc… tous descendus tout droit du Darfour.

Le fait pour ces derniers d’exiger du gouvernement centrafricain d’obtenir des autorités tchadiennes, la relaxe de ressortissants tchadiens emprisonnés dans leur pays pour avoir enfreint les lois de leurs pays, en dit long sur la supercherie de cette mascarade. Le tiroir-caisse du Programme national centrafricain de démobilisation et réinsertion s’est ouverte grandement à cette multiplication de pseudo-mouvements armés dirigées par des brigands des pays voisins.  

On est abasourdi d’apprendre que Baba Laddé qui a été un moment livré par le gouvernement centrafricain aux autorités tchadiennes, se serait évadé de la prison de N’djaména, pour se retrouver à nouveau aux confins du Cameroun où il opérait en braquant et détroussant les voyageurs, et serait à nouveau revenu en territoire centrafricain pour y signer un accord avec le Ministre tchadien de la défense. Incompréhensible pour qui ne connait pas la Centrafrique du Général-Président Bozizé. Un observateur assidu de la politique africaine et centrafricaine disait en son temps dans les années 1980 que les juntes militaires qui se succèdent à cadence régulière en Centrafrique avec « une gestion chaotique des intérêts nationaux légitimes des Centrafricains fera que ce pays disparaitra comme Etat et comme Nation… »

Le nord-est et le sud-est du pays ont vu s’installer de véritables colonies de peuplement avec armes de guerre. La culture du couteau importée depuis le 15 mars 2003 gagne les esprits et se substitue à une justice républicaine à laquelle étaient habitués les Centrafricains. La ville de Bangui n’est pas non plus épargnée comme plusieurs villes frontalières de l’intérieur du pays. L’opposition  ces dernières semaines dans la capitale Bangui entre une partie de la colonie tchadienne et des Centrafricains n’est que le signe avant-coureur d’une crise majeure où les lois de la république et les prérogatives d’un état de droit vont disparaître pour un non-état, un état-voyou et prédateur.

Les nouvelles trouvailles du tout nouveau Ministre délégué en charge du désarment auprès du Général-Président, est de brandir des individus qui sont tout sauf d’être des Centrafricains acquis à la cause de la souffrance de ce peuple qui ploie sous une dictature anachronique. La signature de ces accords ne signifie guère la prise en compte des intérêts et des revendications politiques portés par des Centrafricains  qui ont refusé le ralliement et le débauchage, pour une poignée de mil en vendant leurs âmes.

Nul ombre d’un début de commencement d’une revendication politique quelconque ne figure dans les démarches cupides de ces braconniers qui ont eu droit ces derniers jours aux antennes de la radio nationale et de défrayer la chronique. Le nouveau Ministre en charge du désarment s’est mis en tète de relever par lui-même, le défi de réussir là où les autres ont pédalé dans la choucroute avec une odeur de détournement de fonds alloués. Un grand coup médiatique justifierait amplement non seulement son savoir-faire mais mieux, le déblocage des subsides et permettre à son frère d’armes de faire preuve vis-à-vis des bailleurs de fonds de plus en plus rétifs aux refrains d’autosatisfaction présidentielle.

Le Général-Président vient de faire sa table ronde des bailleurs à Bruxelles dont tout indique qu’il n’en est rein sorti. Cela lui a permis néanmoins d’écouler comme à chaque passage à Bruxelles, quelques diamants avec son Consul anversois. On doit exiger de lui un compte rendu clair et sans détour de cette ballade de santé…Il a été certainement écouté, mais sans plus. L’avenir dira…

Dieu Béni BALANGBATOU (Bangui)

 

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