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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 00:42

 

 

 

Jean-Barkes.jpg

 

 

Lundi 4 juillet 2011, la population de Bangui apprenait de manière adynamique le limogeage du premier citoyen centrafricain, le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui par décret présidentiel sans donner suite à la motivation de l’évincement. Ce qui donne libre opinion aux banguissois d'apprécier, chacun à son niveau, ce qui pourrai(en)t être la(es) raison(s) du virement de celui qui est devenu à la fois le Rodin centrafricain pour ne pas dire le Michelangelo banguissois, vu des monuments construits ça et là dans la capitale, et à la fois le grand architecte-précurseur de la ville de Bangui en raison du regain moderne et actuel de la ville de Bangui. Aujourd’hui, à la vue plus ou moins lotie et embellie de la capitale, force est de reconnaître en la métropole son côté coquette d’antan. L’homme est si bien devenu un presque idole de bâtisseur municipal. Encore faut-il qu’il le soit dans sa gestion financière.

S’il faut illustrer ces propos, il faut dire qu'en RCA de 2011, nulle n'est question de prendre position et de justifier les mouvements opérés dans les administrations centrafricaines après les échéances électorales. D’ailleurs celles-ci continuent de faire débat pour avoir porter aux postes de hautes responsabilités ceux qui ne devraient pas l’être en raison du peu de crédibilités du processus et qui malheureusement peignent en feutre l'image de la RCA sur l'échiquier mondial de leadership politique. Ce qui n’est pas sans conséquence sur le nouvel élan de développement du pays.

L’actualité centrafricaine à l'échelle nationale et internationale reste très préoccupante non seulement des acteurs politico-sociaux mais aussi l'image du pays et de sa gouvernance démocratique dans l'espace sous-régional, régional, Schengen. Elle s'éteigne de plus en plus.

En fin 2010, c'est avec un goût âcre que le pays est positionné au dernier rang du Doing-Business, s’ajoute la voix, en bémol, de la RCA dans les grands rendez-vous internationaux : la table-ronde de Bruxelles n'a pas porté et l'humiliation mirifique au dernier sommet de l'Union Africaine de Malabo en Guinée Equatoriale ne cote  plus le pays de François Bozizé sur sa réelle crédibilité en géopolitique mondiale.

Oui, faute d'hommes, la RCA joue sa partition à l'envers. Tout se passe comme-ci les autorités locales manquent de sérieux dans la collaboration autour du chef de l'état, ce dernier ne s'en plaigne pas. Rien ne bouge.

L’image des politiques centrafricains n'est que celle de professionnels désintéressés, rompus, mus d'imagination polyforme.

Le cas Jean-Barkes Ngombe-Ketté est à la fois confus et déplacé. Comment comprendre qu’un appel à la bonne gestion de l'administration municipale provoque une demande vague de "vacances" ou de "farniente", comme le souhaite le premier maire de Bangui dans sa demande formulée au numéro 1 centrafricain. C'est trop surréaliste, à un moment où la coordination des autorités sur les errements du développement du pays devrait permettre l'examen d'une meilleure stratégie de sortie de crise endémique que connaît le pays.

Que peut-il se cacher derrière une telle précipitation du maire à se disqualifier sitôt de sa mission anciennement  « bien » remplie,  à en croire la satisfaction des banguissois qui le soutiennent dans ses réalisations.

Difficile de comprendre le centrafricain.

Destitué, ce dernier est remplacé par un autre « visage divisé », un certain Nazaire Nganafeï, anciennement directeur  des services financiers de la Mairie de Bangui. Celui-là même qui avait été viré par Ngombe-ketté de son administration en fin 2010, à en croire la rumeur banguissoise.

Cette nomination en remplacement ne vaut même pas pour une caricature s’il faut comparer avec un Ngombé-Ketté déniché quelque part ailleurs en 2004.

Du moins, l’incertitude dans les nominations aux hautes fonctions des autorités nationales par le pouvoir de Bangui  sait payer en plusieurs monnaies. Quelle soit par complaisance avérée, par népotisme, par considération partisane ou encore par clientélisme pure, l’homme perché ne peut échapper au bilan qui parle en sa place.

Francis Macaire

 

 

Le maire de Bangui remplacé, un capitaine dégradé

 

BANGUI - 06/07/11 08:06 - Le maire de Bangui Jean Barkès Gombe-Ketté a été remplacé alors que le capitaine Eugène Ngaikoisset, surnommé le "boucher de Paoua" (ville du nord-ouest de la Centrafrique) par l'opposition, a été dégradé au rang de lieutenant, selon des décrets lus à la radio nationale mardi.

"Le présent décret abroge les dispositions (...) du décret du 7 avril 2004 portant nomination" de Jean Barkès Gombe-Ketté à la tête de la délégation spéciale de Bangui, selon le texte.

Le maire de Bangui n'est pas élu mais est nommé président d'une délégation spéciale par le président centrafricain depuis l'accession au pouvoir de François Bozizé au pouvoir en 2003 par un coup d'Etat.

Remplacé par le directeur financier de la mairie Nazaire Guénéfé Yalanga, M. Gombe-Ketté a affirmé à l'AFP qu'il quittait son poste de manière volontaire: "Je travaille depuis 7 ans à la tête de la municipalité. Je me sens fatigué, je veux prendre un peu de repos (...) Je reste à la disposition du chef de l'Etat s'il veut faire appel à moi". Toutefois, une source proche de la présidence a affirmé à l'AFP que M. Gombe-Ketté avait été "limogé".

Selon cette source, le capitaine Ngaikoisset, désormais lieutenant, a récemment été impliqué dans un accident de voiture au terme duquel il a giflé et menacé avec une arme un officier français. L'AFP n'a pu confirmer en soirée cet incident auprès des autorités françaises. Eugène Ngaikoisset est l'un des éléments de la garde présidentielle les plus réputés du pays. 

Il est surnommé le "boucher de Paoua" par l'opposition en raison de son action contre les rébellions dans le nord-ouest du pays, près de Paoua, la région natale de l'ancien président Ange-Felix Patassé, décédé cette année et que le président Bozizé avait renversé en 2003.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 00:40

 

 

 

MahamadouIssoufoueluceni57poucent.jpg

 

 


PARIS - AFP / 06 juillet 2011 16h19 - Le président nigérien Mahamadou Issoufou a assuré mercredi aux autorités françaises avoir pris toutes les dispositions utiles pour assurer la sécurité des mines d'uranium exploitées par Areva ainsi que celle de ses expatriés au Niger, lors d'un entretien avec Nicolas Sarkozy.

Nous avons pris toutes les dispositions sécuritaires pour la reprise des travaux au niveau de la nouvelle mine d'Imouraren, ça ne va pas tarder (...) et la zone d'Arlit est actuellement sécurisée, nous avons pris des dispositions pour cela, a déclaré M. Issoufou aux journalistes au terme d'un déjeuner à l'Elysée avec son homologue français.

Le groupe nucléaire français a considérablement réduit la présence de son personnel expatrié au Niger après l'enlèvement en septembre 2010 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de sept salariés d'Areva ou de son sous-traitant Sogea-Satom, une filiale du groupe de BTP Vinci, travaillant dans la mine d'uranium d'Arlit, dans le nord du pays.

Cette prise d'otages et l'activité d'Aqmi dans l'ensemble de la bande sahélo-saharienne ont ralenti les travaux de mise en service de la mine géante d'Imouraren (nord), prévue en 2013.

Le chef de l'Etat nigérien s'est refusé mercredi à tout commentaire sur la situation des otages d'Aqmi, dont trois (une Française, un Togolais et un Malgache) ont été libérés en février. Nous sommes tous engagés à faire en sorte que les otages puissent être libérés, a-t-il dit.

Afin de reprendre le cours normal de ses activités au Niger, Areva a élaboré un nouveau plan de sécurité qui repose sur une contribution des forces de sécurité nigériennes, a précisé l'Elysée. Ce document devrait être approuvé par les autorités françaises dans les jours qui viennent, a-t-on ajouté.

Mahamadou Issoufou a également profité de son entretien avec Nicolas Sarkozy pour renouveler sa demande d'aide militaire. L'Elysée a précisé que cette aide visait essentiellement l'équipement des forces nigériennes et que la France était prête à l'examiner et à y répondre favorablement.

Le nouveau chef de l'Etat nigérien a par contre démenti catégoriquement toute idée d'implantation militaire française dans son pays.

Côté français, il n'y a jamais eu de demande en ce sens (...) nous sommes en train de prendre des dispositions pour que l'on soit capable par nos propres moyens de faire face à ces menaces, a-t-il répété, citant parmi elle la menace intégriste, le trafic de drogue ou le trafic des armes.

MM. Sarkozy et Issoufou ont enfin évoqué le conflit libyen, dont le président nigérien a qualifié de catastrophiques les retombées sur son pays. Nous sommes tous d'accord qu'il faut une solution rapide à cette crise, a indiqué le dirigeant nigérien.

La crise libyenne a provoqué une recrudescence de la circulation d'armes dans le Sahel, réduit à néant les échanges économiques avec ses voisins et entraîné le retour de 210.000 Nigériens dans leur pays.

L'élection du civil Mahamadou Issoufou en mars a mis un terme à la transition militaire engagée après le putsch qui a renversé en février Mamadou Tandja après dix ans de pouvoir. Avec la Guinée et la Côte d'Ivoire, Nicolas Sarkozy a fait du Niger un modèle des Etats démocratiques que la France souhaite désormais soutenir en Afrique.

AREVA VINCI


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 00:37

 

 

 

 

Obiang

 

 


(Culture Femme 06/07/2011)

 

Le président en exercice de l’Union africaine, l’Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, s’est insurgé contre l’intervention des forces étrangères dans la résolution (par les armes) des conflits africains. C’était lors du 17e Sommet de l’Union Africaine (UA) qui s’est tenu à Malabo, capitale administrative de la Guinée Equatoriale (Afrique centrale).

A la une lors de ce sommet, les crises qui secouent le continent, notamment la crise libyenne, où l’ONU et la communauté occidentale est en première ligne, comme il y a quelques mois en Côte d’Ivoire. Pour Teodoro Obiang Nguema, les interventions militaires étrangères causent d’énormes souffrances en Afrique, et les pays du continent devraient être les seuls à décider de la poursuite ou non de telles interventions.

"L’Afrique désire que les pays et organisations extra africaines qui ont le pouvoir d’utiliser la force n’interviennent pas dans la solution des affaires africaines sans le consentement préalable de l’Afrique", a martelé le président en exercice de l’Union africaine, rejoignant ainsi la gronde qui monte de plus en plus au sein de l’organisation africaine, très critiquée par la diaspora ou sur le continent, pour toujours s’aligner sur les desiderata de la communauté occidentale.

Toutefois, Teodoro Obiang Nguema a reconnu que l’étranger intervenait en Afrique parce que le continent et notamment l’UA, avaient échoué dans la résolution de plusieurs conflits. Pour le président équato-guinéen, l’UA doit commencer par s’affranchir économiquement, afin de faire entendre sa voix sur le plan politique, car pour lui, "L’Union africaine ne peut être financée par des agents extra africains" ou attendre toujours que des nations étrangères viennent financer son budget de fonctionnement, car ainsi, elle met sa liberté en péril.

Contestation de plus en plus flagrante de l’ingérence occidentale dans les crises africaines ?

Mercredi 29 juin, à la veille de l’ouverture du 17e sommet de l’UA, c’est le Gabonais Jean Ping, président de la Commission de l’UA, qui est monté au créneau sur la BBC pour fustiger en particulier la France, et l’aide armée qu’elle a apporté à des populations rebelles.

En effet, la France a reconnu avoir livré début juin des armes et munitions par parachutage aux aux tribus berbères vivant dans les montagnes au sud de Tripoli, dans la région du djebel Nefoussa.

Pour Jean Ping qui s’exprimait depuis Malabo, en parachutant des armes aux rebelles, la France expose la région à une guerre civile, une véritable "somalisation" qui risque d’avoir de graves conséquences sur l’intégrité territoriale de la Libye, mais aussi sur de nombreux pays alentour.

© Copyright Culture Femme

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 15:36

 

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

 

« Justice et Paix » invite à la vigilance face aux politiciens

Radio Ndéké Luka Mercredi, 06 Juillet 2011 12:58

La plus grave entrave à la gestion correcte du processus électoral a été l’inobservation des dispositions du code électoral par les acteurs du processus. C’est le constat fait par la commission épiscopale « Justice et Paix » de Centrafrique. Le bureau national de cette structure de l’Eglise catholique a publié une déclaration à propos du processus électoral. Elle est datée du 30 juin 2011.

Les autres entraves dénoncées par « Justice et Paix », sont le fait d’avoir utilisé la carte d’électeur pour en faire des récépissés sans la procédure de contrôle prévu par le code électoral. Et aussi le fait de ne pas délivrer de vraies cartes d’électeur, « ce qui a pu engendrer des fraudes et toute la somme d’irrégularités déjà dénoncées ».

La Commission « Justice et Paix » déplore que « le grand absent de ce processus était la politique, comme désir et projet de société. Les idées et les propositions qui visaient à montrer un projet de société étaient marchandise très rare ».

La déclaration fait remarquer qu’il y a eu « dans plusieurs localités des tentatives de fraudes pour changer les résultats de la volonté populaire et faire élire des députés de quelque bord bien identifiés ». Mais elle se réjouit du fait que « certaines tentatives de fraudes n’ont pas abouti grâce à la vigilance des populations ». Elle note aussi avec satisfaction que la Cour constitutionnelle a annulé et redressé une grande quantité de proclamations des députés faites par le CEI (commission électorale indépendante).

Cette déclaration de la Commission « Justice et Paix » s’achève par plusieurs recommandations. Par exemple, la mise en place d’un organe permanent de gestion des élections et un toilettage objectif du code, la constitution d’une liste électorale informatisée, la pleine indépendance des organes de juridiction, enfin la vigilance du peuple vis-à-vis des politiciens.

En conclusion, écrit « Justice et Paix », « les élections parfaites existent seulement dans les rêves de ceux qui y croient mais la Commission espère que le peuple centrafricain aura droit, à l’avenir, à des élections transparentes, honnêtes et fiables ».

La commission avait déployé 514 observateurs pendant les élections 2011 en Centrafrique.

 

NDLR : Il est regrettable que l'épiscopat ne soit pas allé plus loin dans ses conclusions au sujet de ces élections qui ont fait la honte du pays et n'étaient qu'une véritable parodie comme il en a fait lui même l'amer constat. Le clergé catholique centrafricain a pourtant payé un lourd tribut pour l'arrivée au pouvoir de Bozizé. Aujourd'hui encore, il continue d'être victime de la situation d'insécurité généralisée dans le pays que Bozizé est incapable d'enrayer. Mgr Edouard Mathos, le président de la conférence épiscopale de Centrafrique vient encore d'en faire les frais. Le clergé centrafricain doit donc s'impliquer davantage dans la recherche des vraies solutions de sortie de crise et éviter de dénoncer et condamner d'une manière générale ce qu'il apelle les "politiciens" en terme générique.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 15:21

 

 

 

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                                               Chutes de Boali

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 06 Juillet 2011 13:08

Deux vieux projets remis sur le tapis. La République Centrafricaine espère obtenir rapidement des fonds pour remettre à flots un secteur électrique parmi les plus vétustes du continent.

Le Plan d’actions prioritaires pour la période 2011-2015, présenté le 17 juin par le gouvernement centrafricain à la table-ronde des bailleurs de fonds du pays, réunis à Bruxelles, prévoit un total de 220 milliards F CFA dans le secteur de l’électricité. C’est la revue spécialisée Africa Intelligence qui fait cette révélation dans son dernier numéro.

Selon la revue, la plus grande partie de ce montant porte sur l’aménagement de barrages sur la rivière Kotto (est), qui a déjà fait l’objet d’études 1986. Il est prévu l’installation d’un barrage de 45 Mégawatts près de la ville de Kembé (sud-est), proche frontière congolaise.

Le Plan d’Actions Prioritaires souligne également l’aménagement du site de Mongoumba (sud)  (24 Megawatts) sur la rivière Lobaye. Tout ceci représente un investissement de 40 milliards F CFA. Et ce n’est que la première étape d’un projet du Pool énergétique d’Afrique Centrale qui a déjà fait l’objet d’une étude de faisabilité économique. Il vise à la construction de trois barrages (Mongoumba et Lotemo), de 24 Megawatts chacun.

En outre, un montant de 500 millions F CFA est prévu pour financer les études du barrage de Dimboli (100 Mégawatts) sur la rivière Kadeï (ouest) estimé à 200 milliards F CFA. Enfin, 37 millions F CFA sont prévus par le Plan d’Actions Prioritaires pour étudier l’interconnexion de Zongo, de l’autre côté du fleuve en RDC, à partir de Bangui. Pour cela le concours de la BAD a été sollicité. Celle-ci a promis de doubler le montant de ses engagements durant la période considérée. L’un des espoirs du gouvernement centrafricain est que de nouveaux bailleurs de fonds apparaissent, attirés par le profil minier du pays : à savoir l’Australie, la Russie et le Brésil.

 

NDLR : Tous ces plans de prétendues actions prioritaires ne sont que des chimères et des mirages. Les prédateurs au pouvoir à Bangui ne sont intéressés que par du cash et lors des négociations avec les investisseurs, tout projet de développement est d'office écarté au profit d'empocher des espèces sonnantes et trébuchantes. Depuis plus de huit ans que Bozizé et sa fine équipe sont aux commandes du pays, l'énergie, pourtant un préalable à toutes perspectives de développement, n'a jamais été leur préoccupation. Il n'y a donc rien d'étonnant qu'ils se retrouvent dans la situation de devoir à présent éteindre à Bangui l'incendie des révoltes populaires pour le courant électrique et l'eau potable.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 15:16

 

 

 

Eugène Ngaikoisset

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 06 Juillet 2011 13:04

Le capitaine Eugène Ngaïkoisset Bari du Bataillon Amphibie a été mis aux arrêts il y a une semaine et rétrogradé au rang de sous-lieutenant par décret présidentiel. Motif  évoqué : comportement en privé susceptible de porter atteinte au renom de l’armée centrafricaine.

Le désormais sous-lieutenant Ngaikosset considéré comme un membre la garde rapprochée du Chef de l’Etat est arrêté et gardé à vue au Camp de Roux à Bangui sur ordre de François Bozizé lui-même selon des informations recueillies par Radio Ndeke Luka.

A l’origine des faits, un récent incident avec un élément de l’armée française. Le capitaine Ngaikoisset aurait administré une gifle et pointé son arme sur un militaire français après un banal accident de voiture sur l’Avenue des Martyrs à hauteur de la Primature.

Eugène Ngaikoisset est un des ex-libérateurs. Il a accompagné et aidé le Chef de l’Etat centrafricain François Bozizé à prendre le pouvoir par un coup d’Etat le 15 mars 2003.

 

NDLR : Le capitaine Eugène Ngaikoisset est surtout tristement connu pour avoir conduit la mission « terre brûlée » à Paoua et sa région en 2006 que Bozizé lui a personnellement confiée. C’est cette mission d’incendie de maisons dans les villages et de massacre systématique des populations rurales et de la région accusées d’être complices de la rébellion de l’APRD, qui a valu à son commandant le surnom de « boucher de Paoua ». Plusieurs villages, à partir de Nana-Barya, Béboura, de Bémal jusqu’à la frontière avec le Tchad sur la route nationale n°1 et de Bétoko jusqu’à Paoua et Pougol sur l’axe Paoua Bocaranga, portent toujours les stigmates des différents passages de Ngaikoisset. Dans toutes les enquêtes sur les tristes événements de Paoua effectuées par les organismes de droits de l’homme (Amnesty International, Human Rights Watch, FIDH et autres ONG humanitaires), le nom de Ngaikoisset revient systématiquement et son nom figure en bonne place à la CPI à La Haye. Ce dernier bénéficiait jusqu’ici hélas, de la protection de celui-là même qui l’avait envoyé perpétrer les massacres de Paoua, à savoir François Bozizé.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 02:34

 

 

 

cfa.jpg

 

 

Mardi, 05 Juillet 2011 15:06

Ai- Congo- La Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale  (BDEAC) a approuvé  le 24 juin 2011 à Brazzaville, lors de son  conseil d’administration, un financement partiel des prêts d’environ 10 milliards de FCFA, en faveur de trois pays de la sous-région, notamment le Cameroun, le Gabon et le Congo.

 L’Administrateur de la Banque Africaine de Développement (BAD), M. Racine Kane a indiqué que ces travaux ont consisté à examiner les programmes de prêts qui ont été octroyés aux pays membres parmi lesquels le Gabon, le Cameroun  et le Congo, et traiter des propositions de financement à examiner ultérieurement.

Concernant les prêts sollicités par la partie congolaise, la société Bayo envisage de moderniser la production de lait et de jus de fruit. Le dossier de la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) sera examiné lors du prochain conseil d’administration. Pour le Cameroun, les prêts concernent les domaines de la santé avec la production des compresses et l’agroalimentaire, notamment la filière cacao. Les projets du Gabon portent sur l’énergie et la mise en place d’infrastructures devant  accompagner l’industrie du bois.

En 2008, la BDEAC prévoyait pour les cinq prochaines années un volume d’engagements de 220 milliards de FCFA dont 154 milliards réservés aux projets du secteur privés, soit 70%. En 2007, 60% des concours de la banque ont été attribués au secteur privé contre 40% au secteur public de la sous-région.

Eugène Gampaka, Ai Brazzaville

 

NDLR : La RCA et le Tchad seront toujours les parents pauvres de cette institution sous-régionale censée pourtant aider aussi au développement de ces pays mais dont les responsables de cette banque choisissent de favoriser systématiquement certains pays particuliers. L’Afrique centrale demeurera ainsi toujours à la traîne tant que certains pays membres continueront à être traités ainsi.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 00:43

 

 

 

Epervier.jpg

 

mirages 350 234

 

 

PARIS - AFP / 05 juillet 2011 20h32 - Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a déclaré mardi que le dispositif militaire français au Tchad, appelé Epervier et fort de plus d'un millier d'hommes, ne se justifiait plus et devait être rapatrié.

Nous sommes en train de discuter avec le Tchad d'un nouvel accord de coopération. Nous avons un dispositif là-bas, Epervier, avec plus d'un millier d'hommes, dont la présence ne se justifie pas, que nous avons (...) à rapatrier, a déclaré le ministre lors d'une audition devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

En janvier, alors qu'il était encore ministre de la Défense, Alain Juppé avait affirmé que Paris était prêt à faire évoluer ce dispositif. Nous ne souhaitons pas rester forcément dans le format actuel, nous sommes prêts à évoluer vers quelque chose qui évolue davantage vers la coopération entre le dispositif Epervier et l'armée tchadienne, avait-il dit.

Ses nouvelles déclarations mardi semblent indiquer que Paris n'entend pas laisser de troupes au Tchad.

Le 11 août 2010, le président tchadien Idriss Deby avait remis en cause Epervier, lançant: Nous nous acheminons vers une révision de l'accord de siège entre Epervier et le Tchad.

Il reprochait notamment à la France de ne rien payer pour sa présence militaire. Cette remise en cause était intervenue dans un contexte de normalisation des relations entre le Tchad et le Soudan, après cinq ans de guerre par rébellions interposées.

A l'époque, Alain Juppé avait simplement rappelé que le dispositif Epervier était au Tchad à la demande des autorités tchadiennes dans le cadre de l'accord qui lie les deux pays. Nous ne nous imposons pas, avait-il assuré.

Avec 950 hommes environ et des avions de chasse, l'opération Epervier avait été déclenchée en 1986, après une offensive des forces armées libyennes qui soutenaient le dirigeant tchadien Goukouni Oueddei, renversé quelques années auparavant par Hissène Habré.

Depuis, les militaires français n'ont plus quitté le pays, gardant notamment une base sur l'aéroport de N'Djamena et une autre sur l'aéroport d'Abéché dans l'Est.

Le dispositif assure deux missions permanentes : la protection des intérêts français et la sécurité des Français résidant au Tchad. En février 2008, alors qu'une offensive rebelle avait atteint N'Djamena, le dispositif Epervier avait ainsi évacué plusieurs centaines d'étrangers et fourni un précieux appui logistique et de renseignement aux forces d'Idriss Deby.

Nous avons une politique de redéploiement, a insisté mardi Alain Juppé devant les députés. Je vous rappelle que la force Licorne en Côte d'Ivoire, de 1.700 militaires au plus fort de l'intervention (va être réduite) à 300-400 hommes à la fin de cette année, a-t-il ajouté.

Le président français Nicolas Sarkozy avait annoncé en 2008 une refonte de la présence militaire française en Afrique, avec la renégociation des anciens accords de défense liant Paris et ses anciennes colonies et une approche désormais plus européenne des relations de sécurité avec le continent.

Depuis le départ annoncé en avril 2010 des troupes françaises stationnées au Sénégal, la France compte encore trois bases permanentes en Afrique (Djibouti, Gabon et Réunion).


(©)

 

 

NDLR :  Selon le discours de Pretoria de Nicolas Sarkozy qui avait annoncé une révision des accords de coopération militaire avec certains pays africains, la France n'a pas vocation à continuer à jouer les gendarmes en Afrique. Elle a de moins en moins les moyens de le faire. Or le dispositif Epervier tel qu'il existe depuis 1986 permettait à la France de jouer au gendarme en intervenant soit au Tchad soit en Centrafrique, comme ce fut encore récemment le cas en 2006 et 2007 à Birao, pour sauver la mise au pouvoir dictatorial et sanguinaire de Bozizé confronté à la rébellion de l'UFDR. 

 

Epervier était aussi présent à N'djaména et Abéché pour aider le pouvoir de N'djaména à faire face à une attaque éventuelle venant de la Libye du colonel Kadhafi qui dans le passé avait déjà fait la guerre contre le Tchad à propos de la bande d'Aouzou. Présentement, non seulement Kadhafi ne représente plus de menace pour Idriss Déby mais c'est même Kadhafi qui, dans la situation où il se trouve maintenant, a besoin de  de Déby qui a aussi réussi à faire chasser du Soudan la presque totalité de ses opposants et autres mouvements de rébellion qui n'arrêtaient pas de lancer des rezzous contre lui.    

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 00:41

 

 

 

wade-degage-18-mars-2011

 

 

Slate.fr 02/07/2011

La crise politique sénégalaise fait les choux gras de la presse africaine. Elle voit dans les manifestations des 23 et 27 juin à Dakar la fin du régime du président sénégalais.

Le «Sopi», ce mouvement de changement incarné par Abdoulaye Wade à son arrivée au pouvoir au Sénégal en 2000, serait-il d’ores et déjà enterré?

Les manifestations du 23 juin 2011 contre le projet de loi visant à instituer un ticket pour l’élection présidentielle de 2012, et celles du 27 juin contre les coupures intempestives d’électricité dans la capitale sénégalaise auraient-elles sonné le glas du système Wade?

C’est en tout en tout cas la lecture que font la plupart des éditorialistes et commentateurs de la presse africaine.

La «révolution»

Pour le journal en ligne Guinée Conakry Info, c’est carrément «la révolution aux portes de Wade», vu l’ampleur de la mobilisation populaire, vu la rapidité avec laquelle les Sénégalais sont descendus dans la rue; vu aussi la volte-face du président Wade qui a aussitôt fait retirer des débats à l’Assemblée nationale le projet de loi qui a mis le feu aux poudres. Le journal estime qu’il s’agit là d’une «bonne occasion pour définitivement faire partir Wade». L’éditorialiste se demande d’ailleurs «quelle mouche a bien pu piquer le président sénégalais quand on voit la vitesse avec laquelle il a fait machine arrière»:

«Peut-être que jusqu’ici, il n’avait conscience du rejet dont il était l’objet au sein de la population sénégalaise.» Il conclut en précisant que «l’entêtement pouvait entraîner pour lui le même sort que ses ex-homologues égyptien et tunisien».

«La tentation néocoloniale»

C’est le quotidien dakarois Walf Fadjri qui est le plus virulent. Le 29 juin, il titrait «Panique au sommet» en évoquant un coup de fil que Karim Wade, fils du président et ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, aurait passé au président français Nicolas Sarkozy le 27 juin pour solliciter l’intervention de l’armée française afin de contenir les manifestations. Une demande à laquelle, ajoute le journal, «l’Elysée aurait opposé une fin de non-recevoir puisque les ressortissants français ne sont pas menacés». Pour Walf Fadjri, il s’agit d’un lâchage en règle. Et de dénoncer à la fois «la scandaleuse confusion népotiste qui règne au sommet de l’Etat» et la «tentation néocoloniale».

 Dans tous les cas, le journal fait savoir que le vent de révolte qui souffle en ce moment à Dakar et dans le tout le pays semble inquiéter sérieusement le régime de Wade. Le président sénégalais n’est par exemple pas présent au 17e sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine (30 juin et 1er juillet) organisé à Malabo, en Guinée équatoriale.

Le 30 juin, le quotidien titrait: «Wade rate le vol pour Malabo», sûrement par crainte d’être moqué à son tour par ses pairs africains, «ceux-là même qu’il ne cesse de traiter de despotes».  Pour Walf Fadjri, «beaucoup d’observateurs le classent maintenant au même niveau que les dictateurs qui veulent se maintenir au pouvoir à tout prix».

Le journal publie également une longue tribune des initiateurs du Mouvement du 23 juin, qui cherchent à internationaliser leur action en contactant les organisations internationales.

«Nous n’accepterons pas que les gens attendent que le pays s’embrase, comme ça a été le cas en Côte d’Ivoire, pour essayer, après, de jouer aux sapeurs-pompiers», dit la tribune.

«Comment ça va finir?»

Le Soleil, quotidien pro-gouvernemental sénégalais, fait évidemment entendre un autre son de cloche. Depuis les événements de Dakar, le quotidien appelle au calme et à la raison et publie une série de réactions des partis membres de l’Alliance Sopi pour toujours (AST), proche du président Wade, mais surtout des réactions de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (UJTL).

L’UJTL veut par exemple installer des «sentinelles de la démocratie» pour «défendre le régime, les biens de l’Etat et les responsables de la mouvance présidentielle contre toute agression.» Bara Gaye, le tout nouveau secrétaire général des jeunesses travaillistes se veut même un peu menaçant:  

«Les ennemis de la démocratie sont désormais identifiés et seront traités comme tels.»

Il n’empêche, pour le journal burkinabè L’Observateur, les manifestations des 23 et 27 juin sont un succès total. Au point que, le 29 juin, il titre en une, sur le ton fleuri que l’on connaît dans certains pays ouest-africains: «Sénégal: C’est ça on appelle opposition». L’Observateur estime que Wade est allé beaucoup trop loin et que dans la tourmente provoquée par sa dernière lubie, «l’attitude de l’opposition sénégalaise force l’admiration. Elle a le mérite de présenter des objectifs clairs, limpides et juridiquement soutenables». Reste à savoir comment tout cela va finir, se demande enfin le journal.

«Colère noire à Dakar»

Cameroon Tribune est l’un des rares journaux d’Afrique centrale à traiter de la crise sociopolitique au Sénégal. Le quotidien pro-gouvernemental camerounais revient sur les deux grandes manifestations qui ont secoué la capitale sénégalaise. Il rapporte le bilan des affrontements entre les populations et les forces de l’ordre, indiqué par les officiels dakarois, à savoir 102 blessés.

Le journal s’essaie à un exercice le plus neutre possible en n’indiquant que les faits. Mais il titrait tout de même: «Wade recule». Pour le quotidien de Yaoundé, «la population a montré la profondeur de sa colère et son profond désaccord face à ce projet de loi du gouvernement, qualifié de hold-up par les opposants.»

 Bien difficile pour la presse africaine de parler d’une autre voix que celles des populations qui sont descendues dans les rues de Dakar les 23 et 27 juin…

Raoul Mbog

 

Seif el-Islam Kaddafi : "La France a ses valets en Afrique"


05/07/2011 à 13h:08 Par Jeune Afrique

Acculé militairement, lâché par la plupart de ses alliés d’hier, le fils du « Guide » libyen Seif el-Islam Kaddafi a donné une interview pleine de rancœur au journal français Le Monde. Il met en cause le président sénégalais Abdoulaye Wade (qu’il accuse d’avoir touché de l’argent pour se rendre à Benghazi) et continue d’affirmer que ses troupes vont remporter la guerre.

C’est un Seif el-Islam Kaddafi à fleur de peau qui s’exprimé dans une interview au journal français Le Monde, le 4 juillet. Visiblement vexé d’avoir été lâché, d’abord par la France et les Occidentaux, puis par certains pays africains, le fils du « Guide » libyen règle ses comptes avec les deux.

Sarkozy, un ex-ami de la famille ?

« On considérait M. Sarkozy comme notre meilleur ami en Europe, déclare-t-il au journaliste, qui l’a interrogé à Tripoli. La relation qu’il avait avec mon père était tellement spéciale. Nous avions même des liens avec son ex-femme. Nous avions une sorte de relation familiale. »

« Et en une nuit, poursuit-il, il a changé d’avis. Nous avons entendu qu’il était fâché parce que nous n’avons pas signé beaucoup de contrats avec la France. On n’a pas acheté le Rafale. »

« Les véritables enjeux sont l’argent, l’argent, l’argent et le pétrole, estime-t-il. Personne ne soutient les rebelles en Syrie, par exemple. Mais ici, il y a du pétrole. La Libye est un gigantesque gâteau que les pays [étrangers] veulent se partager. »

"Wade a reçu 20 millions d’euros pour son fils"

Interrogé sur le fait que certains pays africains ont officiellement reconnu les rebelles du Conseil national de transition (CNT), Seif el-Islam Kaddafi répond que « la France a ses valets en Afrique. Ils ne vénèrent pas Dieu, ils vénèrent l’Élysée. Certains ont leurs raisons. Abdoulaye Wade [le président sénégalais, premier chef d’État à s’être rendu dans le fief des rebelles de Benghazi ] a reçu 20 millions d’euros pour son fils [Karim Wade]. C’est le Qatar qui a payé, nos espions nous disent tout. Mais nous avons de nombreux amis sur le continent ».

À propos du mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale contre lui et son père, le fils du « Guide » libyen y voit une pure manœuvre politique. « Il y a deux mois, on nous appelait de plusieurs pays, en nous disant : « Si vous partez en exil, on fera cesser les poursuites. On règlera ça. Ca signifie que ce n’est pas un véritable tribunal. C’est un outil pour nous mettre la pression. »

Kaddafiades

Seif el-Islam en a profité pour faire quelques « Kaddafiades » dignes de son père. À propos des rebelles, il a ainsi estimé qu’ils n’étaient pas plus de « quelques centaines de combattants, huit cent ou mille à l’échelle du pays. Ils sont relativement forts parce qu’ils ont l’Otan qui se bat pour eux [...] Si vous soutenez Mickey Mouse avec de tels moyens, Mickey Mouse sera quelque chose en Libye ! En dépit de cela, ils perdent du terrain tous les jours ».

Après s’être étonné du déploiement de forces des pays de l’Otan, il n’hésite pas à les dénigrer. « L’opération de l’Otan est particulièrement stupide, mal préparée. Tout a été fait dans la hâte. Une campagne fast-food, une campagne McDonald’s. »

Tour à tour ouvert (« Vous voulez la paix ? Nous sommes prêts. Vous voulez la démocratie ? On est prêts. ») et menaçant (« Si vous voulez la guerre, nous adorons nous battre. »), Seif el-Islam Kaddafi conclut l’entretien en affirmant que les négociations n’ont aucune chance d’aboutir. « Mon père ne fait pas partie des négociations, rappelle-t-il. [...] Vous pensez qu’on peut trouver une solution qui ne l’implique pas ? Non, c’est impossible. »

 

SENEGAL 2012 : Les Sénégalais réclament Abdou Diouf !

L’ancien président sénégalais et actuel secrétaire général de la francophonie Abdou Diouf est toujours dans le cœur des Sénégalais. A l’unanimité, des sénégalais que nous avons interrogé, demandent le retour de Abdou Diouf pour stabiliser le pays.

A vrai dire que les sénégalais ont tourné le dos à Me Wade ; parce qu’ils sont fatigués.
« Nous réclamons Abdou Diouf en 2012.Uniquement pour stabiliser notre pays qui est bord de l’implosion » a laissé entendre un fonctionnaire de l’etat que nous avons trouvé au building administratif, ce mardi soir, dans son bureau.

Notre interlocuteur d’ajouter : « Abdoulaye Wade a voulu bien faire ; malheureusement, il a été trahi par ses collaborateurs qui ont dilapidé l’argent du pays. Wade doit sortir par la grande porte. Il ne doit pas faire moins que Abdou Diouf » dit-il.

 Pour cela, il lui conseille d’appliquer la sagesse pour s’en sortir. « C’est de retirer sa candidature en 2012 pour le bien du pays. Il suffit que le président du conseil constitutionnel valide sa candidature, les sénégalais sortiront » indique notre interlocuteur.
Pour éviter tout cela, il demande au président actuel de sauver le Sénégal. Pour sa part, le président fondateur du parti pour la vérité pour le développement (pvd) Serigne Modou Kara appuie la thèse de nos différents interlocuteurs.

Par le biais de son porte-parole, le guide religieux estime qu’il ne fait pas confiance aux différentes candidatures déclarées. C’est pourquoi, il souhaite le retour de l’ancien président Abdou Diouf qui, d’après lui, est l’homme idéal pour sortir le Sénégal de l’ornière.

Il s’est exprimé dans les colonnes du quotidien le populaire ce jour. Par la même occasion, il a appelé les religieux à une large concertation pour trouver un candidat de consensus.
Pour cela, il demande à Abdou Diouf de suspendre son mandat de secrétaire général de la francophonie pour revenir dans son pays, sauver le Sénégal.

Son avis est partagé aussi par d’autres sénégalais que nous avons interrogés ce soir, notamment au campus universitaire de Dakar et, sur l’avenue Bourguiba.

Nombreux sont ceux qui optent pour le retour de l’ancien président sénégalais Abdou Diouf. De l’avis de ces sénégalais, M.Diouf est la seule personne qui peut redresser la barre, puisqu’il est un homme d’Etat de grande envergure ont-ils laissé entendre.


Malickou Ndiaye, koaci.com Dakar

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 00:35

 

 

 

 

Adrien Poussou

 

 

 

« Il neige sur Bangui… où va la République Centrafricaine ? » d’Adrien Poussou 114 pages, 12 euros. En commande sur Amazone.fr ou à l’adresse suivante : assobeafrica@yahoo.fr 

 

Le 13 août prochain, la République Centrafricaine célébrera le 51ième anniversaire de son accession à l’indépendance. Pour les Centrafricains, cet événement, qui consacre aux yeux du monde la souveraineté du pays, est considérable. Ils auraient voulu pouvoir s’en réjouir pleinement et associer à leur joie tous ceux qui les ont aidés dans leur longue lutte pour accéder à l’indépendance. Malheureusement, comme pour les festivités du 50e anniversaire, le 13 août 2010, qui s’étaient déroulées sous la houlette d’un chef d’État illégitime, en vacance du pouvoir, cela soit encore impossible aujourd’hui.

 

C’est à cette étrange impasse politique que s’attaque Adrien Poussou dans son livre, « Il neige sur Bangui… où va la République Centrafricaine ?  » à paraître le 13 août prochain. Ce livre captivant, qui se lit intensément, permet de décrypter l’histoire de la République Centrafricaine, sa géographie, son économie et sa situation politique actuelle. Il suggère également de faire connaissance avec certains de ses acteurs majeurs aussi bien d’hier que d’aujourd’hui, non sans poser avec acuité, la question centrale, sinon essentielle : où va la République Centrafricaine? 

 

Notre rédaction vous livre, en exclusivité, les bonnes feuilles de cet ouvrage qu’on n’a pas envie de s’arrêter quand on commence à le lire. Un vrai régal pour les amateurs de bonne lecture.  

 

D’un ton de vantardise légère qu’on lui connaît, doublé d’un agacement, Nicolas Sarkozy donna le change : « Écoutez, on a assez de problèmes à régler comme ça. Copenhague a occupé toute la conversation. J’ai remarqué une excellente ambiance entre les présidents Biya et Sassou. Deuxièmement, je n’ai pas envie d’entrer dans cette polémique. Troisièmement, quand le président Bozizé rentrera à Bangui, il sera très heureux de vous répondre. Et je m’en sors comme ça. » Pourtant, ses homologues étaient visiblement disposés à répondre. Du moins le président Denis Sassou N’Guesso qui, ne pouvant me répondre directement, murmura à peu près ceci : « Je m’attendais à cette question. » En revanche, le général-président Bozizé resta de marbre. Je dus malheureusement me contenter de la réponse expéditive de Nicolas Sarkozy

 

Cette nuit, Brazzaville était emmaillotée dans ses nuages. Le ciel était lourd comme celui qui a du mal à s’en sortir. J’enjambai les escaliers menant à ma chambre d’hôtel. J’entendis un sifflement sec dans un coin sombre. Il faisait noir dans le couloir. J’étais crevé comme un docker d’Abidjan. Je ne comprenais pas pourquoi j’allais aussi mal. Pis, je n’arrivais pas à localiser l’origine du mal encore moins où le bât blesse… Je pataugeais dans mes réflexions saugrenues. Brusquement, un grand fracas ébranla le couloir. J’eus le reflexe d’actionner l’interrupteur afin d’éclairer l’environnement. Je pressai le pas. Je fus stupéfait à la vue de l’ancien président David Dacko qui était par terre et le visage en sang, tandis qu’un homme presque de son âge s’acharnait sur lui à coups de pied et de jurons déshonorants. Le premier président de la République centrafricaine dite indépendante n’essayait guère de se défendre, ni de se relever encore moins de s’enfuir. L’ancien président gémissait, les bras obstinément autour du crâne pour se protéger des coups de pied. Son agresseur, allure de play-boy, chevelure grisonnante, s’agitait dans sa veste impeccable. Je ne le reconnaissais pas de dos. Ce qui m’obligea à le contourner. Grande fut ma surprise en découvrant que l’agresseur n’était autre que celui qui se définissait comme étant un résistant anticolonialiste, démocrate et militant panafricaniste, l’ancien Premier ministre centrafricain Abel Goumba.  Ce dernier continuait toujours à administrer des coups de pied secs à sa victime. Il était hystérique et ne s’en cachait pas. Son acharnement et ses malédictions semblaient être l’expression de la rancœur.

 

- Sale traître ! Aussi bien incompétent que corrompu jusqu’à la moelle épinière ! Opportuniste fieffé ! maugréait Abel Goumba en dandinant…

 

Le professeur Abel Goumba reprit la parole et expliqua longuement qu’après le décès accidentel du fondateur de la République Centrafricaine, Barthélémy Boganda, le pays s’est retrouvé dans le filet du néocolonialisme, décidé à exploiter systématiquement toutes les faiblesses locales pour placer ses hommes de main à la tête des États africains à la place de ceux, valables mais jugés dangereux pour ses intérêts. Il disait avec la force des arguments qu’en ce qui concernait le Centrafrique de l’après Boganda, se fut entre autres l’inexistence d’une pseudo élite administrative, parlementaire, situationniste et arriviste, attachée obstinément à ses privilèges, incapable de s’organiser pour résister aux pressions, dénoncer les abus, la corruption susceptibles de compromettre le progrès et l’avenir du pays, par son inconscience nationale ainsi que l’indifférence, l’apathie d’une population superstitieuse comme ses dirigeants, quasi primitive, ignorante et crédule, encore sous le traumatisme de la période coloniale, dans une ville comme Bangui où, malgré la majesté du décor, 60.000 figurants inertes, les scènes de la vie politique se jouent entre quelques personnages qui se voient tous les jours, alternativement amis ou ennemis intimes, dans un pays où la popularité d’une personnalité politique est souvent fondée sur une foule d’éléments sans aucun rapport avec le raisonnement politique ou les doctrines sociales. C’est un pays où les candidats à toutes les fonctions électives et publiques sont mus par l’ambition, dépourvus de scrupules idéologiques, mais fascinés par l’odeur alléchante du fromage parlementaire ou les situations lucratives…

 

Comme à chaque fois que j’erre ici, au bord de la Loire, guettant la disparition du soleil, le regard rivé à l’horizon qui, en cette fin d’après-midi se prenait pour un tableau de Maître, je fus soudain envahi par un étrange sentiment de culpabilité. Tandis que je cherchais à oublier le monde qui m’entourait, la clameur des rues, les bruits de scooters de ces garnements jouant les casse-cou tout en empestant l’air de tout le quartier Malakoff, à Nantes, me revenaient en mémoire les images d’horreur des derniers reportages que j’avais vus à la télé, et qui m’avaient incité à marcher au bord de ce fleuve, comme si j’attendais de lui, la clé des énigmes auxquelles j’étais confronté. Aujourd’hui, je ne puis m’empêcher de lui adresser la parole, afin de l’interroger sur l’existence du Centrafrique, ce beau pays auquel un homme a imposé, depuis mars 2003, un modèle de société basé sur la brutalité, l’injustice et l’inégalité, en totale « rupture » avec nos coutumes ancestrales. Celui qui dirige le Centrafrique depuis ces huit dernières années, n’est qu’un jouisseur. Il a trahi nos compatriotes qui ont commis l’erreur de prêter attention à sa logomachie et au prétexte ayant servi d’alibi à son coup d’État. À peine installé dans le fauteuil présidentiel, ce fut aux siens que, toutes affaires cessantes, il tint à rendre hommage, et ce contrairement à la tradition républicaine selon laquelle la reconnaissance des places de chacun se fait en fonction du mérite propre, et non en fonction du milieu ou du nom que l’on porte. Sa République à lui est celle du népotisme et du piston tous azimuts. Au lieu de s’occuper de l’intérêt général, l’homme qui est à la tête du pays s’est employé et s’emploie toujours à caser ses proches à des postes « juteux ». Nous y reviendrons ! Cet homme a pris goût à l’affairisme, et ne voit pas plus loin que la prochaine occasion de s’en mettre plein les poches. Avec lui, plus rien n’est contrôlé, ni contrôlable. Il a délibérément choisi de ne pas endosser le costume consensuel du Père de la Nation, mais plutôt celui du défenseur des intérêts bassement égoïstes et moralement reprochables de son clan familial. À la différence de ses prédécesseurs qui « habitèrent la fonction », il cultive en permanence une logique fondée sur le défi et n’hésite pas à injurier ses compatriotes, généralement en public. Il nous a réduits, nous Centrafricains, à l’état de consommateurs, de simples clients. Ainsi, finie l’école de la République, oublié l’hôpital : en résumé, l’ensemble du service public a été sacrifié sur l’autel des intérêts privés. Autant dire qu’il a privatisé la République…

 

…vient la question du non-respect des Lois et Règlements de la République. Lorsque la Constitution, loi fondamentale d’un pays, est foulée au pied par ceux-là même qui prétendent en tirer le fondement légal de leur pouvoir, la République est déréglée, et, conséquence logique, se transforme en une vaste jungle où la loi du plus fort est toujours la meilleure. Autrement dit, bien que le plus fort n’apparaisse pas forcément comme le plus intelligent, il s’impose en conquérant et en dominateur. Dans un système détraqué depuis le sommet, le petit peuple devient une proie facile, victime quotidienne et systématique de graves manquements. Il s’agit, en l’occurrence, de la situation actuelle du Centrafrique, où Bozizé se ferme à l’idée d’une gestion orthodoxe des richesses du pays. Il refuse catégoriquement que les revenus tirés de l’exploitation de ces richesses soient gérés dans la transparence et contribuent au mieux-être du peuple centrafricain. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il s’est d’office octroyé un droit de préemption sur toutes les richesses du pays. Comble de désinvolture, Bozizé a détourné l’Armée nationale de sa mission première qui est celle de protéger le citoyen et de défendre partout, envers et contre tout, l’intégrité du territoire national. Il s’est plutôt employé à transformer l’Armée nationale en une unité de protection de ses égoïstes privilèges, spécialisée dans la réalisation de ses basses besognes. Aujourd’hui, il ne se passe pas un jour sans que la grande muette, creuset de l’unité du pays, ne tire sur la population, allant même jusqu’à carrément s’emparer de ses biens. Cette armée indisciplinée, clochardisée, se fait fort d’écraser sous ses bottes le peuple qu’elle est censée protéger (journalistes embastillés, villages incendiés, populations poussées à l’exil), parce que le respect des droits humains sonne aux oreilles de Bozizé comme de la subversion, comme un complot permanent. Ce n’est point exagérer que de signaler que Bozizé considère la Constitution de notre pays comme un simple chiffon de papier, dont il viole quasi quotidiennement les dispositions…

 

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