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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 03:41

 

 

CEMAC.jpg

 


YAOUNDE -(Xinhuanet 23/11/2011) - Dotés d'un système financier relativement intégré, les pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) subiront les effets d'une politique d'austérité en Europe par une réduction de leurs exportations vers ce continent, affirme Raju Jan Singh, économiste en chef à la Banque mondiale à Yaoundé.

 

Dans un entretien à Xinhua, l'économiste présage une baisse des transferts d'argent des ressortissants de la CEMAC en Europe et le risque d'une baisse de l'aide au développement dans cette région africaine, à l'exception du Cameroun, de la Guinée équatoriale et du Gabon, jugés relativement protégés.

 

Question : Monsieur l'économiste en chef, quelle est l'évolution de l'économie camerounaise vue de la Banque mondiale en 2011?


Réponse : L'économie camerounaise se remet progressivement des effets de la crise de 2008-2009. En 2010, la croissance économique du Cameroun est estimée à 3,2%. Cette croissance a été portée par les activités hors hydrocarbures, particulièrement la production vivrière, la construction, les transports et les télécommunications. Sur la base des performances observées durant le premier semestre 2011, nous pensons que cette tendance se poursuivra cette année.

Q : Y a-t-il des risques de répercussion immédiats de la crise de la dette européenne sur les pays de la CEMAC?


R : La situation en Europe évolue rapidement et il est très difficile d'avoir une bonne visibilité sur la trajectoire économique des pays de la zone Euro. Aussi est-il difficile d'évaluer quelles pourraient être les répercussions pour les économies de la zone CEMAC. Nous pouvons noter, toutefois, que la volatilité accrue des marchés financiers due aux incertitudes persistantes quant à l'issue de la crise en Europe représente un risque pour l'économie mondiale, y compris pour les économies qui connaissent pour l'instant un rythme d'expansion soutenu.

 

Ceci dit, l'intégration du système financier de la région CEMAC étant encore relativement limitée, il est vrai que les effets d' une politique d'austérité en Europe se feront sentir plutôt par une réduction des exportations. La zone CEMAC ayant des ressortissants travaillant dans ces pays pourrait également voir une baisse des transferts d'argent. Une baisse de l'aide au développement est également un risque, encore que dans ce cas des pays comme le Cameroun, la Guinée Equatoriale ou le Gabon serait relativement protégé: l'aide au développement ne représentant pas une source de financement important pour le budget de l'Etat.

 

Q : Pour le cas du Cameroun, quels sont les secteurs qui peuvent être estimés comme préoccupants pour la reprise économique? De manière générale, quels sont les défis de l'économie de ce pays?


R : La croissance économique au Cameroun demeure insuffisante pour réduire la pauvreté d'une façon durable. Sur sa trajectoire actuelle, le Cameroun ne pourra probablement pas atteindre la plupart des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

 

Le Cameroun est pourtant riche en pétrole, bois précieux et produits agricoles (café, coton, cacao). Les ressources inexploitées incluent le gaz naturel, la bauxite, le diamant, l'or, le fer et le cobalt. Il devrait être possible d'exploiter ces richesses d'une manière durable. Pourquoi le pays ne connaît-il pas une croissance économique plus grande?


Un cadre des affaires peu favorable, des infrastructures particulièrement inadaptées et des défis sur le plan de la gouvernance empêchent le pays d'avancer. En dépit de la marge de manoeuvre financière ouverte par l'allégement de la dette, les ressources budgétaires demeurent insuffisantes à cause des progrès limités dans la mobilisation de recettes hors pétrole.

L'infrastructure en Afrique centrale (y compris au Cameroun) est la plus limitée en Afrique. Par exemple, malgré les ressources importantes en hydro-énergie, l'Afrique centrale a le secteur énergétique le moins développé du continent. La densité des routes goudronnées est seulement une fraction des niveaux déjà bas observés en Afrique de l'Ouest. En comparaison internationale et par rapport au reste de l'Afrique, les consommateurs en Afrique centrale paient également exceptionnellement cher pour les services en infrastructure. L'accès Internet au Cameroun coûte, par exemple, quatre fois plus que dans d'autres pays en développement.

Des simulations suggèrent que si les infrastructures au Cameroun se mettaient au niveau du meilleur pays africain (Maurice) , la croissance économique par habitant en termes réels serait de quelque 4,5 points de pourcentage plus élevée par an. En d'autres mots, le Camerounais moyen verrait son revenu annuel croître plus de cinq fois plus vite qu'aujourd'hui. 


Par Raphaël MVOGO


© Copyright Xinhuanet 

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 03:36

 

 

 

Joseph-Kony-et-ses-lieutenants.JPG

 

AFRICAN UNION

UNION AFRICAINE1

UNIÃO AFRICANA

 

Addis Abéba, Éthiopie, B.P: 3243 Tél.: (251‐11) 5513 822 Télécopie: (251‐11) 5519 321

Adresse électronique: situationroom@africaunion.org

 

COMMUNIQUÉ

 

L'UNION AFRICAINE NOMME UN ENVOYÉ SPÉCIAL SUR LA QUESTION DE L’ARMÉE DE RÉSISTANCE DU SEIGNEUR

 

Addis Abéba, le 23 novembre 2011: Le Président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, a, aujourd'hui, nommé M. Francisco Caetano José Madeira, Représentant spécial en charge de la Coopération contre le Terrorisme et Directeur du Centre africain d'Étude et de Recherche sur le Terrorisme (CAERT), qui est basé à Alger, comme son Envoyé spécial sur la question de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). M. Madeira assumera cette responsabilité cumulativement avec ses fonctions actuelles.


Cette décision participe de la mise en oeuvre de l'Initiative de coopération régionale contre la LRA dirigée par l'UA (ICRLRA). Cette Initiative a été lancée dans le but de mettre un terme aux activités déstabilisatrices et aux atrocités commises par la LRA. Ces dernières années, ce groupe a élargi ses activités, se déplaçant de l'Ouganda, où il a, à l'origine, commencé ses attaques, vers le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo (RDC) et la République centrafricaine (RCA). La LRA continue de commettre des atrocités contre des civils innocents, en particulier les enfants et les femmes, y compris des enlèvements, des assassinats, des mutilations, des incendies et pillages de villages, et la destruction gratuite de moyens de subsistance, entraînant ainsi des déplacements massifs de populations et une crise humanitaire aiguë.


Lors de sa réunion tenue le 22 novembre 2011, le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l'UA a autorisé la mise en oeuvre de l’ICRLRA, notamment l'établissement des composantes clés de l'Initiative, à savoir: le Mécanisme conjoint de coordination (MCC), comprenant les Ministres de la Défense des pays affectés et présidé par le Commissaire de l'UA à la Paix et à la Sécurité, qui sera basé à Bangui, en RCA; la Fore régionale d’intervention (FRI), composée d'unités fournies par les pays affectés; et le Centre d’opérations conjoint (COC), qui fait partie de l’Étatmajor de la FRI, à Yambio, au Soudan du Sud. Le CPS, qui a souligné que la protection des civils sera intégrée dans toutes les opérations prévues, a également déclaré la LRA groupe terroriste, conformément aux instruments pertinents de l'UA.


En sa qualité d'Envoyé spécial, M. Madeira, en consultation avec les pays affectés, assurera la coordination politique et stratégique d’ensemble de l'opération contre la LRA. Il contribuera aussi à la mobilisation d’une assistance pour les victimes des atrocités de la LRA, la reconstitution de communautés brisées et la réhabilitation des zones affectées. Il interagira avec tous les partenaires de l'UA, tant bilatéraux que multilatéraux, qui contribuent aux efforts visant à mettre un terme aux atrocités de la LRA.

 

 

Une force spéciale africaine contre la LRA


Radio Ndéké Luka Mercredi, 23 novembre 2011 13:02


Mise en place d’une force spéciale africaine pour lutter contre la LRA. C’est la décision prise hier mardi par l’Union Africaine à l’issue d’une réunion de son Conseil de paix et de sécurité.  Le commandement de cette force spéciale sera installé au Sud Soudan. On ignore pour le moment combien d’éléments composeront la force et quels sont les pays qui enverront des soldats.


En outre l’UA a décidé au cours de cette même rencontre de classer comme «organisation terroriste» l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), groupe rebelle ougandais accusé de meurtres, de viols et d’enlèvements d’enfants en Afrique centrale et de l’Est.


C’est la première fois que l’Union africaine désigne comme «terroriste» une organisation. Cette annonce fait suite à la décision prise par le président américain Barack Obama d’envoyer une centaine de conseillers militaires dans la région pour soutenir les pays d’Afrique centrale qui pourchassent le chef de la LRA, Joseph Kony, et d’autres chefs rebelles.


«Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a décidé de déclarer la LRA groupe terroriste, et demande au Conseil de sécurité des Nations unies de faire de même», a déclaré Ramtane Lamamra, commissaire au Conseil de paix et de sécurité, à l’issue d’une réunion consacrée à la LRA.


L’annonce d’une force spéciale de l’Union africaine intervient quelques semaines après la décision des Etats-Unis de déployer dans la zone LRA une centaine de soldats américains pour appuyer les armées des pays concernés dans la traque et la capture de Joseph Kony.  En 2001 les Etats-Unis avaient déjà placé la LRA sur la liste des groupes terroristes.


La LRA, qui dit être une organisation cultuelle, est apparue dans le nord de l’Ouganda au cours des années 1990. Elle est accusée d’avoir tué, enlevé ou mutilé des dizaines de milliers de personnes. Chassée d’Ouganda, elle se signale depuis quelques années en RDC, en Centrafrique et au Sud soudan.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 03:23

 

 

 

Olivier Gabirault


*Ancien Président de la Commission Internationale Coopération et Développement de l’Assemblée Internationale des Parlementaires de langue française

 

Les députés ont un rôle essentiel dans tout pays et surtout dans une démocratie  naissante comme celle de la République Centrafricaine. Les députés centrafricains ne doivent pas être attirés ou se contenter prioritairement, exclusivement des avantages qui s’attachent  à leur statut, notamment des indemnités élevées, l’immunité parlementaire que beaucoup d’entre eux interprètent comme une protection juridique absolue contre tous leurs actes, selon l’opinion courante.

Il convient de préciser que l’immunité parlementaire prévue par l’article 52 de notre constitution, n’est pas un privilège qui met le député au dessus du droit commun, c’est à dire de la loi. Elle  comprend très clairement deux aspects :

 - L’immunité fonctionnelle ou d’irresponsabilité : cette immunité ne  permet pas au député d’échapper aux conséquences judiciaires des actes qu’il commet dans la vie quotidienne, mais le protège beaucoup plus, dans le cadre de ses fonctions, contre les mesures d’intimidations du pouvoir politique tout en garantissant son indépendance ainsi que celle de l’Assemblée Nationale à l’égard du Gouvernement.

- l’inviolabilité : un député peut être poursuivi pour des activités extra-parlementaires. Cependant pour qu’il soit arrêté, il faut que son immunité soit levée par ses pairs, sauf cas de flagrant délit, crime ou condamnation définitive. De nombreux exemples de députés européens et français poursuivis par exemple pour incitation à la haine raciale, détournements de fonds publics, corruption, trafic d’influence, abus de biens sociaux et dont l’immunité a été levée existent. Même si l’immunité est perpétuelle dans ce sens que les opinions du député dans le cadre de ses fonctions sont protégées pendant et après son mandat, elle n’est pas totale et le député peut être poursuivi comme un simple citoyen.

L’immunité ne couvre ni son domicile, ni ses biens, ni les détournements des fonds ou biens de l’Assemblée Nationale.

J’ai insisté sur l’immunité parlementaire non pas par réflexe de formateur parlementaire, mais pour faire  éviter d’une part des abus et  surtout montrer comment nos élus qui bénéficient pourtant d’une protection exceptionnelle accordée par la constitution contre des mesures d’intimidations politique dans le cadre de leurs fonctions, se recroquevillent malgré tout  dans leur carapace pour garder silence face au pays dont l’avenir se détruit, se consume sous leurs yeux, en véritables spectateurs inciviques, loin de représenter la nation.

La deuxième précision également importante  est qu’un député, même élu par une circonscription donnée ou grâce au  soutien logistique, politique d’un parti, est d’abord un représentant de la nation, dans le cadre de ce que l’on appelle  la souveraineté nationale, par opposition à la souveraineté populaire qui s’exprime par un mandat impératif. C’est pour cette raison que notre constitution (art 53) interdit le mandat impératif.

Toutes ces précisions étant rapidement données, voyons maintenant en quoi l’Assemblée Nationale et les députés qui la composent ont une responsabilité très lourde et historique sous le régime au pouvoir après la période de transition, depuis 2005 à ce jour.

  ASSEMBLEE NATIONALE DE COMPLAISANCE 

 Après la période de transition, la nouvelle Assemblée Nationale mise en place en 2005 a tout d’abord commencé sa législature dans l’irrégularité totale. En effet,juste après son élection en 2005, le Chef de l’Etat a convoqué l’Assemblée Nationale, en violation de la constitution, du fait qu’il n’était pas encore investi dans ses fonctions par la Cour Constitutionnelle. De son côté, l’Assemblée Nationale avait elle aussi, en toute illégalité mis son bureau en place sur la base d’un règlement intérieur qui s’est référé à la constitution du 14 janvier 1995, elle-même suspendue et remplacée par celle du 27 septembre 2004. C’est donc sur une telle voie d’irrégularités qu’ont débuté le mandat du Président de la République et la législature 2005-2010 des élus de la nation pour la gestion du pays.

Le rôle joué par l’Assemblée Nationale sous le régime du Président BOZIZE est humainement cynique et historiquement incivique. Cette institution qui devrait, par son rôle de représentation de la nation , quelle que soit sa composition et surtout de contrôle de l’Exécutif, peser de tout son poids dans les crises à répétition que le pays a connues pour préserver la paix et l’unité nationale, s’est malheureusement comportée exactement comme le prolongement d’un parti politique soutenant inconditionnellement un pouvoir ayant des visées de totalitarisme. Elle n’a chanté que les louanges du pouvoir exécutif tout en le suivant machinalement dans ses égarements. Les quelques faits ci-après, parmi tant d’autres, le démontrent amplement et retiennent pour l’histoire la responsabilité des députés dans le retard et la destruction du pays.

 1°) ABSENCE DE CONTÔLE PARLEMENTAIRE

Le contrôle de l’action du Gouvernement est l’une des fonctions principales du Parlement et fournit aux députés une gamme étendue de moyens notamment : le droit permanent à l’information (audition des Ministres), les questions écrites (demandes de renseignements ou d’explications au gouvernement formulées par écrit pouvant être transformées en questions orales s’il n’y a pas eu de réponses), les questions orales avec ou sans débat, la constitution de commissions d’enquêtes pour recueillir des informations sur des faits déterminés n’ayant pas fait l’objet de poursuites judiciaires, les commissions de contrôle pour examiner la gestion administrative, financière ou technique des services publics ou entreprises nationales, le contrôle budgétaire, moyen très important de vérification du travail du gouvernement, les questions au gouvernement ou questions d’actualité, portant sur des problèmes d’actualité.

Malheureusement, rien de tout cela n’est véritablement fait par l’Assemblée Nationale.

2°) QUESTIONS ORALES AU GOUVERNEMENT SUR UNE BASE  SELECTIVE 

L’interpellation des membres du Gouvernement sur des questions préoccupantes du pays ne concerne que certains  Ministres. C’est ainsi par exemple que le Ministre de la Défense nationale n’est jamais interpellé sur l’insécurité grandissante et préoccupante qui empêche le pays de vivre, en commençant par le paysan qui ne peut pas se rendre au champ ou au marché le plus proche pour écouler ses produits et qui touche  maintenant les éleveurs avec comme conséquence le prix élevé et la rareté de la viande de bœufs, depuis toujours à la portée de la bourse de la population, dans un pays qui comptait autant d’habitants  que de têtes de bœufs. La République Centrafricaine est devenue le pays où des groupes armés étrangers viennent s’installer sans inquiétude et piller, violer, enlever la population.                                 Par ailleurs, alors  que des dossiers tels URAMINES, AREVA, LOBAYE GOLD etc. ont défrayé les chroniques pendant longtemps tant sur le plan national et  international, le pouvoir se cache désormais derrière le Directeur Général des Mines pour ne pas être vu face aux conséquences de ses crimes économiques.

Les questions concernant les arriérés de salaires, leur déblocage, le cumul de fonctions par le Chef de l’Etat, à la fois Ministre de la Défense Nationale, Président du Comité de Trésorerie de l’Etat, Responsable d’une organisation politique dénommée KNK etc. ne sont jamais évoquées par l’Assemblée Nationale.

A titre de rappel, le déblocage partiel actuel des salaires n’a été obtenu que courageusement par des députés de la législature 1987-1992, de surcroit sous un régime du RDC, pourtant de parti unique à l’époque. En ce qui concerne le procès intenté contre le Chef de l’Etat par un digne compatriote au sujet du cumul de fonctions, des parlementaires responsables devraient être couverts de honte car leur rôle a été joué par un courageux centrafricain, alors qu’ils sont protégés par une immunité qui leur permet de soulever toutes les questions concernant la vie de la nation. Cette action que l’histoire centrafricaine retiendra a été un très grand enseignement à la fois pour le Chef de l’Etat lui-même et la nation dans son ensemble, car ayant permis clairement de faire comprendre que la République Centrafricaine ne doit pas être dirigée éternellement avec des réflexes passéistes. Il démontre très clairement que l’impunité ne doit plus être tolérée à quelque niveau que ce soit et que la même constitution que le Président de la République viole donne le droit de le poursuivre. Un autre enseignement très important de cette action judiciaire est que le Président de la République n’est pas un citoyen différent des autres en dehors d’une protection fonctionnelle prévue par la constitution, et surtout qu’il peut répondre de ses actes à un moment ou un autre devant la justice.

 4°) ABSENCE D’ENQUÊTES PARLEMENTAIRES.     

Les enquêtes parlementaires sont inexistantes alors que de nombreux dossiers troublants préoccupaient l’opinion nationale et internationale, notamment les concessions minières dans des conditions nébuleuses à des sociétés telles URAMINES, LOBAYE GOLDS ou MINERAL MANNING NOBLESS, COMIGEM etc.

La présence, ensuite le départ silencieux de la République Centrafricaine de la puissante société minière DE BEERS nécessitait par ailleurs des explications au peuple centrafricain pour l’espoir qui lui avait été donné officiellement sur l’amélioration considérable de son sort par les ressources devant être générées par les activités de celle-ci.

 Le pouvoir ayant demandé à la population de manifester contre AREVA au sujet de l’acquisition pourtant régulière par celle-ci des actions vendues par URAMINES, elle-même actionnaire majoritaire (plus de 93% des parts face à l’Etat) selon la convention cachée jusqu’ici par le gouvernement (voir : l’uranium de Bakouma par Olivier GABIRAULT), une enquête parlementaire qui devrait avoir toute sa justification et toute son importance aurait  pu se mettre en place pour clarifier cette obscure situation, si l’Assemblée Nationale était réellement responsable et fonctionnait normalement.

La société URAMINES a vendu à AREVA ses droits d’exploitation sur l’uranium de BAKOUMA exactement comme si elle était propriétaire de ces richesses pour une somme de 2,5 Milliards de dollars (deux milliards et demi de dollars), c’est à dire l’équivalant d’au moins 15 ans des recettes propres de l’Etat centrafricain, sur la base d’un montant de 85 198 663 000CFA au titre de l’année 2007 sur un budget global de l’époque de 125 298 663 000 CFA (ressources extérieures et dons compris). Même si le pouvoir avait pu obtenir seulement ¼ du montant de vente par URAMINES à AREVA, il aurait pu, si cette somme est honnêtement gérée, éponger la totalité des arriérés de salaires, pensions et bourses, en assurer le paiement régulier, relancer considérablement l’économie nationale, financer les infrastructures sanitaires, scolaires, routières, électriques, bref , relancer l’économie sur des bases durables et lutter plus efficacement contre la misère.                                

Si le pouvoir a pu obtenir 12°/° avec AREVA en secondes négociations après que cette société ait acheté les droits d’URAMINES, cela signifie qu’il pouvait valablement obtenir au moins 30°/° avec la première entreprise, au moment où la quantité initiale d’uranium estimée dans un premier temps à 18 000t est passée à 32000 t, et surtout à l’époque où le le prix de cette ressource avait flambé, passant de  25$ la  livre en 2005 à 135$ la livre en 2007).                                                                                                                                                                En clair, une Assemblée Nationale responsable n’aurait fermé ni les yeux, ni les oreilles sur la valeur que représente réellement nos ressources naturelles et les opportunités qu’elles offrent, lesquelles, au lieu d’aider le pays qui sombre désespérément dans la misère la plus noire, ont purement et simplement  fait l’objet d’une prédation historique.

5°) ABSENCE DE CONTRÔLE BUDGETAIRE

Dans un pays aux ressources faibles, c’est incontestablement la gestion rationnelle et honnête de ces moyens qui devrait faire l’objet d’un accent particulier au niveau de l’Exécutif et d’un contrôle nécessaire et rigoureux de l’Assemblée Nationale. Par ailleurs, c’est surtout le vote  et l’exécution du budget qui offrent le moyen le plus efficace du contrôle de l’action du gouvernement  par le Parlement. Or non seulement ce travail n’est pas fait par notre Assemblée Nationale qui craint de gêner l’Exécutif à cause de la menace de dissolution que ce dernier lui brandit ostensiblement pour la dissuader dans ses prérogatives, mais elle a même voté en toute irrégularité et en toute complaisance le budget 2008. En effet, le vote de ce budget est intervenu dans une période comprise entre la démission du Gouvernement qui l’a initié et la formation d’un autre Gouvernement qui n’avait pas encore présenté son programme à l’approbation des élus du peuple.     Autrement dit ce projet n’a pas été présenté et soutenu par un Gouvernement véritablement responsable devant l’Assemblée Nationale, mais par l’ancien Ministre des Finances du gouvernement dissous ancien Gouvernement qui n’était même pas officiellement reconduit dans le nouveau, non formé au moment de la présentation du budget devant l’Assemblée Nationale.

Des députés responsables n’auraient pas non plus fermé les yeux sur un tel bricolage.

   6°) ASSEMBLEE NATIONALE PORTE- PAROLE ET COMPLICE DE L’EXECUTIF

Dans la crise qui a suivi le Dialogue National et l’élection du Président de la République, objet de la convocation d’un Dialogue Politique Inclusif, le silence des députés, les discours du Président de l’Assemblée Nationale prenant fait et cause pour le Président de la République quant à l’option militaire choisie par ce dernier, contrairement au dialogue prôné par l’ensemble des composantes de la nation ainsi que la communauté internationale, étaient                                                                                                                                                 ahurissants. Même une Assemblée Nationale de parti unique (1987-1992)  sous le régime du RDC n’a pas eu un seul instant à s’écarter de l’intérêt supérieur de la nation comme ce que le peuple constate aujourd’hui avec surprise et exaspération de ses représentants dans un système de multipartisme.

Si le Président de l’Assemblée Nationale a déclaré qu’il ne faut pas compter sur lui pour faire ombrage à l’Exécutif, on comprend facilement l’attitude de l’institution qu’il dirige, face aux graves problèmes qui minent profondément et dangereusement la société centrafricaine.  Il ne s’agissait pourtant pas pour l’Assemblée Nationale de faire ombrage à l’Exécutif comme l’avait affirmé son Président, mais de jouer tout simplement le rôle que la constitution lui a dévolu.

                                                                                                                                                   La démission de l’Assemblée Nationale dans son rôle de représentation directe des intérêts du peuple centrafricain a été totale. En effet, qu’il s’agisse des crises qui ont dangereusement secoué le pays, menaçant visiblement sa cohésion, son unité ou du bradage des richesses naturelles dont la gestion honnête, transparente aurait perms de lutter contre la misère avilissante dans laquelle se débat la population, l’Assemblée Nationale n’a été qu’à la remorque systématique du pouvoir exécutif qui lui dicte tout. 

 

7°) ASSEMBLEE NATIONALE COMPLICE DU RECUL DE LA DEMOCRATIE

Le vote machinal de l’Assemblée Nationale du projet de loi concernant la réforme de la Magistrature, tendant  à remettre en cause d’une manière ou d’une autre l’indépendance de ce corps, autrement dit le pouvoir judiciaire, procède d’une sombre stratégie consistant à faire consacrer l’effectivité des pouvoirs de l’Etat entre les mains d’un seul individu ou groupe d’individus. L’Assemblée Nationale qui avait déjà « vendu »  à l’Exécutif ses  propres prérogatives conférées par la Constitution, n’a pas un seul instant hésité à voter ce projet de loi ayant pour objectif caché la disparition du seul des trois pouvoirs qui restait, le pouvoir judiciaire.                                                                                                                                          

 8°) ASSEMBLEE NATIONALE PLUS RESPECTUEUSE DE LA VOLONTE DE L’EXECUTIF QUE DU CONSENSUS NATIONAL

Le caractère extrêmement sensible de la loi d’amnistie devant être votée pour permettre la tenue du Dialogue Politique Inclusif à BANGUI et faire ramener une paix durable nécessaire à la reconstruction de la République Centrafricaine a permis pour la première fois l’audition des différentes composantes de la nation sur un projet de texte soumis à l’examen de l’Assemblée nationale. Malgré le consensus qui s’est dégagé à l’issue de cette audition, l’Assemblée Nationale, sur les instructions de l’Exécutif, n’a pas hésité à la dernière minute à mettre de côté la volonté du plus grand nombre en s’illustrant par des vices de procédure et de forme quant au vote de ce texte, dans un esprit contraire à la sérénité recherchée pour la tenue du Dialogue Politique Inclusif.

9°) ASSEMBLEE NATIONALE PREOCCUPEE UNIQUEMENT PAR LES INTERÊTS DE SES MEMRES

Dans un pays où la misère est galopante, où les retards cumulés de salaires, pensions ; bourses atteignent plusieurs années, dont les boursiers de l’Etranger recourent à la grève de faim pour réclamer leurs droits, où la stagnation des salaires  des fonctionnaires remonte à plus d’un quart de siècle, où ces mêmes salaires ont paradoxalement été réduits de 25% en 2004 pour les tranches égales ou supérieures à 300 000 CFA, où le train de vie des hauts dirigeants ont connu au contraire une nette amélioration par la hausse ainsi que la création de nombreuses indemnités, les députés n’ont pensé qu’à leurs propres intérêts au détriment de ceux de la nation.

En votant par ailleurs systématiquement l’augmentation des impôts et taxes, ils ont contribué directement ou indirectement à l’accentuation de la souffrance de la population par la hausse effrénée des prix des denrées sensibles et de première nécessité.

L’indemnité parlementaire élevée ou les avantages matériels et juridiques exceptionnels accordés aux députés dans le monde recherchent deux objectifs principaux consistant essentiellement à les mettre à la fois à l’abri des besoins, surtout de la corruption,                                               et des intimidations  de l’exécutif quant à leur liberté pour travailler dans l’intérêt de la nation. Malheureusement la fonction de député en Centrafrique est recherchée activement, uniquement pour ses divers avantages et non par conviction pour l’intérêt national dans un pays physiquement enclavé qui a l’impérieux besoin d’être désenclavé d’abord mentalement.

 

                                     

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 01:02

 

 

 

 

FACA

 

Il était une fois un général d’opérette enfermé dans sa tour d’ivoire, incapable de sécuriser son pays, présenté comme invalide par certains membres de son propre clan qui se livrent de plus en plus ouvertement à une bataille féroce pour son fauteuil. Se sachant complètement perdu, il décida d’emmerder au maximum ses compatriotes, en attendant sa déchéance. 

 

Ce général d’opérette dont les actes sont en décalage croissant avec les tristes réalités de son pays, c’est… François Bozizé. C’est à croire qu’il y a quelque chose de suicidaire chez cet homme qui ne semble pas avoir pris toute la mesure du danger guettant le pays.  Il  s’emploie méthodiquement à s’enfermer dans un autisme inquiétant.


Alors que des orages s’amoncellent à l’horizon et que le ciel centrafricain dégage en permanence un parfum de désespoir sur fond de détournement de fonds publics,  François Bozizé ne trouve mieux à faire que d’accorder des promotions à ceux-là mêmes qui organisent ce pillage des ressources étatiques. 


La preuve, il a nommé mardi le général Guillaume Lapo aux fonctions de chef d’État-Major des Forces armées centrafricaines (FACA), poste vacant depuis le décès fin octobre du général de division André Mazi. En somme une prime à la délinquance en col blanc.


Faut-il le rappeler, Guillaume Lapo, précédemment directeur général du Trésor public, était au cœur d’une énorme entreprise de détournement de deniers publics sur fond de conflit d’intérêts. En plus d’avoir créé une entreprise dénommée « POLYGONE » qui raflait nombre de marchés publics de l’État tel celui de la clôture du ministère des finances, ce qui lui permit de se faire verser par le Trésor public plusieurs millions de CFA, il était devenu champion toute catégorie de surfacturation, détenteur du record des invraisemblances. Tel est l’exemple effarant des chiottes de  son bureau qu’il aurait fait réparer pour un montant de 10 millions de F CFA ainsi que la facture d’un véhicule de fonction pour un montant déclaré de 149 millions de F CFA.  

 

Mbana na mbana (c’est un fait express) 

 

Au-delà du caractère invraisemblable de ces nominations qui démontrent bien que François Bozizé n’a rien à foutre de la situation du pays se pose la question des velléités qu’elles cachent.

 

Il y a là, à l’évidence, une réelle volonté de provoquer des troubles à travers le pays en mécontentant les militaires qui, on le sait, sont très hostiles à l’idée d’avoir comme chef d’État-Major, un simple commissaire militaire (qui n’a pas achevé son cursus à Montpellier). Celui-là même qui n’a pas laissé que de bons souvenirs aux troupes du temps où il officiait comme intendant de l’armée et qu’il détournait les PGA (prime générale d’alimentation) des soldats avec la complicité d’un certain… François Bozizé.  

 

C’est dire qu’en chargeant ainsi davantage la barque qui, ces temps-ci, paraît déjà dans un sale état alors que se multiplient les avis de tempête, Bozizé entend clairement irriter, voire même humilier, les jeunes officiers des FACA formés dans les différentes académies militaires qui auraient aimé prendre la relève de leurs aînés, devenus amorphes. 

 

L’Histoire nous a appris que les frustrations sont sources de rébellion. Or, il eût été si facile de rompre avec les coteries nauséabondes du temps de Bokassa et ripoliner l’image de cette armée clochardisée en choisissant un jeune officier pour la commander.

 

Il est donc à craindre que les Ludovic Ngaïfei (actuellement sous-chef d’État-Major), José Galloty et autres Dolewaye viennent à rejeter l’autorité de Guillaume Lapo en contestant ses compétences militaires qu’il a diluées pendant plusieurs années dans les billets de CFA et les cuisses de minettes.  

 

Un jour viendra, il est plus que proche, François Bozizé devra s’en prendre à lui-même. Car il ne fera que récolter ce qu’il a semé après tant d’années d’incurie, de laxisme et de politique à courte vue.


Adrien POUSSOU

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 00:32

 

 

palais-Elysee.JPG



Par Eric Mettout, lexpress.fr le 22/11/2011 à 12:59, mis à jour à 15:53

 

Six énormes fautes d'orthographe en trois très courts paragraphes: l'hommage de la présidence de la République à Danielle Mitterrand manque à tous ses devoirs... de français. La disparition, ce mardi, de Danielle Mitterrand a provoqué nombre de réactions, chez les Français, chez ses amis, chez ses amis politiques et, ex-Première dame de France oblige, chez de nombreuses personnalités publiques et responsables d'institutions.

 

L'Elysée ne pouvait ignorer son décès. La présidence de la République s'est donc fendue d'un communiqué tout ce qu'il y a de convenable, convenu... et à la syntaxe aussi approximative que son orthographe. Nicolas Sarkozy y présente pour commencer ses "plus profondes condoléances à ses enfants, à ses petits enfants et à l'ensemble sa famille (sic)". A ses "petits enfants" ou à ses "petits-enfants"? "L'ensemble DE sa famille", peut-être?

 

Ce sont les premières des six (6) fautes d'orthographe qui pimentent ce texte de trois très courts paragraphes. Danielle Mitterrand y est ensuite dépeinte comme "une femme qui n'abdiqua jamais ses valeurs et poursuivi (sic) jusqu'au bout de ses forces les combats qu'elle jugeait justes." "Jamais, ni l'épreuve, ni la victoire ne la firent dévier du chemin qu'elle s'était tracée (resic)". De même, elle "su (reresic) faire preuve d'une indépendance d'esprit, d'une volonté et d'une dignité exceptionnelle (rereresic)".

 

Conclusion de cet hommage tout aussi indigne de la présidence de la République que de la trace que laissera Danielle Mitterrand dans l'histoire de notre pays: "A sa juste place, elle a donc su, aussi, servir la France que nous aimons". Pas celle du Larousse, ni du Petit Robert.

 


 

 

hommage-truffe-de-faute-de-l-Elysee-a-Daniele-Mitterran.jpg

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 00:19

 

 

 

 

Mme Margret Vogt

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 22 Novembre 2011 13:36


Le Comité de Pilotage du programme, de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des ex-combattants, a quitté Bangui ce 22 novembre 2011, pour se rendre dans plusieurs localités affectées par les conflits armées en Centrafrique. Bozoum, Bossangoa, Betoko, Beboura, Bocaranga, Paoua, Markounda, Ngaoundaye, et Kowone, seront visitées par le comité de pilotage du DDR.

 

L’objectif de cette mission est d’échanger avec les populations sur les questions concernant la paix, la sécurité, la réconciliation, le civisme et le développement communautaire.

 

Cette tournée permettra aussi aux acteurs du DDR, de maintenir un contact permanant avec les combattants nouvellement démobilisés ainsi que les communautés d’accueil.

 

La mission va durer jusqu’au 04 décembre prochain. Elle est dirigée par Margaret VOGT, représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique en sa qualité de la présidente dudit Comité de pilotage. Quatre membres du Gouvernement y prennent également part.

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 00:04

 

 

 

journaux de Bangui

 

Patrick-Agoundou-de-la-Plume.JPG


Bangui 22 nov 2011 - « Plus juste qu’on fait croire aux gens, l’avenir nous rattrapera » ; disait un dicton thaïlandais. Les membres composant du Groupement des éditeurs de la presse privée indépendante d Centrafrique (GEPPIC) viennent de prendre une décision. Ces derniers ont décidé de la destitution sans condition de Patrick AGOUNDOU de la présidence dudit groupement. La décision a été prise le samedi dernier au cours d’une assemblée des membres du GEPPIC.


Selon les informations, le sulfureux Agoundou qui n’est autre que le directeur de publication du journal « La Plume » à Bangui, journal pro-gouvernemental qui dédie sa ligne éditoriale pour injurier ses confrères journalistes, a, en tant que président du GEPPIC volé, détourné, escroqué des paisibles contribuables en leur faisant croire qu’il agit au nom du groupement.

 

Ce dernier a écrit des lettres parallèles au nom du GEPPIC  tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de la République centrafricaine afin de bénéficier des aides qu’il s’en accapare à titre individuel. Pis encore, Agoundou a détourné les fonds alloués à l’organisation du récent atelier de restitution de la FREMAC (la plateforme des éditeurs des médias de l’Afrique centrale) à Bangui dont le montant détourné s’élève à 500.000 F CFA. Autre gaffe commise par celui qui se prend pourtant pour un sacro-saint, l’usurpation de titre car il rackette des hommes politiques, les ambassades et autres institutions pour prendre de l’argent sur eux.

 

Comme si toutes ces gaffes ne lui suffisait, un de ses confrères qui a voulu en parler s’est vu attirer la foudre d’Agoundou, ayant consacré une page de son éditorial à l’injurier, puisque comme tout le monde le sait, c’est un journal, non pas d’information, mais plutôt de règlements de comptes. Lors d’une rencontre de la presse locale à travers un atelier qui s’est tenu à Bangui au stade 20.000 places, les journalistes centrafricains ont crié leur ras-le-bol.

 

Pour certains, il est inconcevable qu’un bon à rien qui passe prendre la tête du GEPPIC. Certains journalistes qui avaient pris part à l’assemblée élective qui a eu lieu à Boali, ont regretté leur acte. Aujourd’hui, les journalistes ont pris une décision ferme en date du samedi 19 novembre 2011, de destituer le voleur Agoundou de la tête du GEPPIC car, disent-ils, il n’honore pas la presse privée centrafricaine, passant tout son temps à courir derrière les gens pour quémander des miettes. Il est donc clair que ce dernier fait la honte de toute la presse centrafricaine car il est inconcevable qu’un voleur, escroc et grand détourneur continue de siéger à la tête du GEPPIC.

 

Correspondance particulière de Bangui pour C.A.P

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 23:42

 

 


Gaou la fumée


Bangui, 21 Nov. (ACAP) - Les députés de la Nation ont été unanimes à condamner l’absence répétée du Ministre de l'Urbanisme et de la Reconstruction des Edifices publics, Pascal Koyaméné suite à son interpellation, vendredi 18 novembre 2011, à Bangui.

 

Pour la première fois, le Ministre de l’Urbanisme et de la Reconstruction des Edifices publics, avait été interpellé au même moment que son collègue de l'Equipement, des Travaux publics et du Désenclavement, Jean-Prosper Wodobodé, vendredi 11 novembre 2011.

 
La première absence du Ministre Pascal Koyaméné était expliquée par la coïncidence entre la date de son interpellation et celle de son retour d’une mission effectuée à l’étranger. Mais pour cette fois, malgré les dispositions prises par le Secrétariat général du gouvernement et des Relations avec les institutions, le ministre Pascal Koyaméné n’a pas justifié son absence quant à son interpellation, que ce soit par écrit ou verbalement.

 

L’absence répétée du Ministre Pascal Koyaméné devant les députés a provoqué le courroux au regard des articles 66 de la Constitution et 77 alinéa 2 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.


Ces deux dispositions insistent sur l’interpellation des membres du gouvernement par l’Assemblée nationale, auquel cas, c’est la responsabilité du gouvernement qui est engagée devant le parlement.

 

Se fondant sur ces dispositions, le Président de l’Assemblée nationale, Célestin Leroy Gaombalet, a promis de saisir le Premier ministre, Faustin Archange Touadéra, pour obtenir d’amples explications sur l’absence répétée du Ministre Pascal Koyaméné.


Rappelons que l’interpellation du Ministre de l’Urbanisme et de la Reconstruction des Edifices publics avait pour but de lui demander des explications par rapport à la politique du gouvernement afin de pallier aux problèmes qui incombent à son département.

 

 

 

NDLR : C'est amuser la galerie. Voilà ce que ça coûte de débaucher des ministres pour qu’ils puissent entrer au gouvernement. Le prétendu courroux de Gaou la fumée prête à sourire car il ne s’explique que parce qu’il s’agit d’un ministre qui est un transfuge du RDC. Cet ineffable président n’a jamais manifesté un tel courroux dans la précédente législature contre Francis BOZIZE qui a toujours brillé par un scandaleux absentéisme et n’a jamais voulu répondre à l’interpellation des députés qui tenaient pourtant grandement à l’entendre sur les questions d’insécurité et des abus de la soldatesque sur les barrières illégales qui restent toujours posées avec acuité.   

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 23:27

 

 

Bongo-et-Sarkozy.jpg

 


20 minutes le 22/11/2011 à 10h54 -- Mis à jour le 22/11/2011 à 11h34


C'est un proche du défunt président gabonais qui l'affirme...


Un proche d'Omar Bongo affirme que le défunt président gabonais a «contribué au financement de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy», dans un ouvrage sur Le scandale des biens mal acquis des chefs d'Etat africains en France, à paraître ce jeudi. Sujet sur lequel la présidence française se refuse à tout commentaire.


L'accusation émane de Mike Jocktane, conseiller personnel d'Omar Bongo depuis 2005 promu directeur adjoint de son cabinet en janvier 2009, avant de rejoindre l'opposition à Ali Bongo, qui succède à son père en août de la même année. «Omar Bongo a contribué au financement de la campagne présidentielle de 2007 du candidat Nicolas Sarkozy», affirme-t-il aux journalistes Xavier Harel et Thomas Hofnung, auteurs du livre Le scandale des biens mal acquis (Editions La Découverte) dans un entretien réalisé en septembre. Il confirme les révélations de l'avocat franco-libanais et conseiller de l'ombre de présidents français pour l'Afrique Robert Bourgi, qui a affirmé en septembre avoir remis «20 millions de dollars» à l'ex-président Jacques Chirac (1995-2007) et à son Premier ministre Dominique de Villepin.


«Les mallettes ont continué de circuler avant et après l'élection de Nicolas Sarkozy»


Mais il va plus loin que l'avocat selon lequel «ni Omar Bongo ni aucun autre chef d'Etat africain» n'ont remis d'argent à Nicolas Sarkozy par son «intermédiaire». «Contrairement à ce que prétend Robert Bourgi (...), les mallettes ont continué de circuler avant et après l'élection de Nicolas Sarkozy», assure Mike Jocktane.

 

Michel de Bonnecorse, ancien conseiller pour l'Afrique de Jacques Chirac, avait déjà accusé Robert Bourgi d'avoir remis des fonds occultes à Dominique de Villepin ainsi qu'à Nicolas Sarkozy à un moment où le Premier ministre et son ministre de l'Intérieur étaient grands rivaux à droite pour l'élection de 2007. Quand Bourgi choisit au printemps 2006 de rejoindre Nicolas Sarkozy, il ne fait «plus qu'une (mallette), plus grosse, qu'il dépose aux pieds du ministre de l'Intérieur», affirme Michel de Bonnecorse dans le livre de Pierre Péan La République des mallettes.


«Quand un homme politique français se rend au Gabon, on dit qu'il vient chercher sa mallette»

 

L'enquête lancée après les accusations de Robert Bourgi vient d'être classée sans suite, faute d'éléments pour prouver des faits par ailleurs prescrits. Ses déclarations avaient rompu le silence traditionnel entourant la Françafrique, réseau opaque d'influences hérité de l'époque coloniale, avec laquelle Nicolas Sarkozy avait promis de rompre. Mike Jocktane, comme avant lui plusieurs hommes politiques africains et experts de la région, décrit un système bien rôdé.


«Quand un homme politique français se rend au Gabon, on dit qu'il vient chercher sa mallette... Le président défunt Omar Bongo était très généreux avec les dirigeants français. (...) Une part importante de ces dons a fini dans les poches des bénéficiaires. Il y a eu beaucoup d'enrichissement personnel». «Les remises de mallettes effectuées dans le bureau du président étaient filmées par des caméras cachées. Tout était enregistré sur vidéo», ce qui, affirme-t-il, constitue «l'un des moyens de pression de Libreville sur Paris».

 

«Le petit a perdu, le petit a perdu!»

 

C'est cette relation complexe d'interdépendance qui aurait conduit la France à saluer hâtivement l'élection d'Ali Bongo alors même que la cour constitutionnelle du pays n'avait pas encore rejeté un recours de l'opposition sur des fraudes massives, selon des opposants gabonais et des experts. Dans un documentaire diffusé en décembre 2010, Michel de Bonnecorse déclarait que les premiers résultats donnaient Ali Bongo battu par son adversaire André Mba Obame à 42% contre 37%.

 

Robert Bourgi aurait aussi initialement reconnu la défaite du fils Bongo. «Le petit a perdu, le petit a perdu!», aurait-il lancé pris de panique à des proches de Nicolas Sarkozy au soir du vote, selon un témoin oculaire de la scène à Paris, cité dans Le scandale des biens mal acquis. Pour Mike Jocktane, «l'empressement avec lequel la France a reconnu l'élection frauduleuse d'Ali Bongo en 2009 s'explique par les mallettes distribuées».

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 15:38

 

 

 

 

ANNONCE

 

Les enfants, neveux, sœurs et petits-enfants de notre regrettée Mme Lucienne Ewango née Yagonda, tenons à remercier sincèrement tous les parents et amis qui nous ont apporté leur soutien et témoigné leur affection.

 

A l’occasion du 40è jour de sa disparition, nous souhaitons inviter parents et amis pour un temps de recueillement, de prières et un déjeuner le dimanche 4 décembre 2011, à 12h30 sur la Base régionale plein air et de loisirs – Accès Centre – Salle Lagrange – Rue du Port aux Cerises 91 210 Draveil.


Pour des raisons pratiques, deux moments de recueillement / prières, à l’un desquels vous êtes conviés, sont organisés préalablement au déjeuner. Aussi, la famille vous accueillera pour partie, à 10h à la messe en sa mémoire au Centre paroissial de la Grande Borne, place des Enclos, 91350 Grigny, et pour l’autre, à 11h00 au cimetière de Choisy, 18 rue Demanieux 94600 Choisy-le-roi pour un moment de recueillement. 

En union de prières.


  Les enfants, neveux, sœurs et petits-enfants

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