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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 01:45

 

 

 

BANGUI : LES FACA SONT LOIN DE FAIRE ÉQUIPE AVEC LES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA

 

Bangui, 23 avril (RJDH) – Un mois après la prise de pouvoir par les rebelles de la coalition Séléka, plusieurs éléments des forces armées centrafricaines (FACA) n’ont toujours pas repris leurs postes, malgré l’appel des nouvelles autorités du pays. Certains ont refusé de regagner les casernes, de peur d’être enlevés et exécutés. D’autres qui ont regagné les camps, affirment avoir été menacés. Des sources anonymes parlent de l’exécution de certains. Mais les responsables de la Séléka nient cette information.

 

« Les nouvelles autorités nous demandent de regagner nos bases. Mais dans quelles conditions nous allons retourner pour travailler du moment où toutes les bases militaires et les centres de formations ont été pillés et occupés  par les éléments de la Séléka », a déclaré un élément des FACA, qui a requis l’anonymat.

 

La même source poursuit en disant qu’« aujourd’hui, certaines bases militaires comme celle des sapeur pompiers sont transformés en résidence pour les généraux de la Séléka. Ces derniers célèbrent leurs festivités de mariage. Dans ces conditions où allons-nous travailler ? »

 

Pour un autre élément des FACA, « tant que les éléments de la Séléka ne sont pas désarmés et cantonnés et que notre sécurité ne soit pas garantie, il est hors de question que nous regagnons dans un bref délai le travail, de peur d’être exécutés. Certains d’entre nous qui ont essayé de répondre à l’appel du président Michel Djotodja ont été froidement abattu par des éléments de la Séléka ».

 

Le jeudi 18 avril, un élément des FACA a été tué sur le pont de Soh, à la sortie nord de Bangui, par des éléments de la coalition Séléka. Par contre, plusieurs membres de la famille des FACA et des éléments de la garde de l’ancien président François Bozizé ont reçu des menaces de mort, d’autres ont été enlevés et passés à tabac.

 

Depuis la chute de l’ancien président François Bozizé, plusieurs militaires centrafricains issus des rangs des FACA et de la garde présidentielle ont traversé la frontière avec la République Démocratique du Congo et le Cameroun, pour se réfugier.

 

Le RJDH a essayé une fois de plus de joindre les nouvelles autorités de Bangui afin d’avoir les versions, mais celles-ci sont restées injoignables. Toutefois dans les précédentes  déclarations, les leaders de coalition Séléka ont nié le fait que les éléments des FACA se disent menacés. Ils ont affirmé leur volonté de collaborer avec ces derniers.

 

 

 

OUANGO-BANGASSOU : PILLAGE SYSTÉMATIQUE EN SIGNE DE REPRÉSAILLES PAR DES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA

 

Bangui, 23 avril (RJDH) – Des éléments de la Séléka ont opéré de pillage systématique de la ville de Ouango-Bangassou (Sud-est) en signe de représailles contre la population qui a lynché à mort deux rebelles, qui ont tenté de piller une église. Plusieurs autres personnes ont du quitter la ville pour trouver refuge dans la brousse et d’autres en République démocratique du Congo, le dimanche 21 avril.

 

Selon des informations rapportées par les religieux, tout a commencé quand les jeunes de la ville ont tué deux éléments de la Séléka qui ont tentés de s’attaquer à l’église catholique. Quelques moments après, une autre équipe de ces hommes armés est arrivée et ont incendié plusieurs maisons de la ville et ont pillé finalement l’église catholique.

 

Selon la source, le bilan de cette opération perpétrée par les éléments de la coalition Séléka n’est pas connu. Mais la source a signalé que des personnes auraient été tuées par les éléments de la Séléka.

 

 

 

BAMBARI : L’EXPLOSION D’UNE GRENADE FAIT DES VICTIMES

 

Bambari, 23 avril (RJDH) – Au total 4 enfants, tous âgés de moins de 10 ans, ont été grièvement blessés par l’exposition d’une grenade. L’acte a eu lieu le dimanche dernier, au Quartier Kidigra dans la ville de Bambari (centre).  

 

D’après des témoins cités par Radio Linga, l’exposition a eu lieu au moment où ces enfants jouaient dans la cour de la maison familiale. « Ils ont retrouvé l’engin mais ignorants, ils se sont mis à jouer avec. C’est en découpant le détonateur que l’explosion a eu lieu, pour les blesser grièvement », a raconté un parent.

 

Les victimes sont en ce moment à l’hôpital préfectoral de Bambari, pour recevoir des soins.

 

Entre temps, deux personnes ont été blessées le samedi 20 avril, suite à une explosion des munitions d’arme de guerre de marque d’A 47 au quartier Sectero. Les munitions étaient explosées, alors qu’elles étaient exposées au feu.

 

Il faut signaler que depuis le 23 décembre dernier, date de la prise de Bambari par les éléments de la collation Séléka, plusieurs munitions étaient perdues dans la ville. Trois explosions des munitions ont eu lieu déjà, faisant une dizaine de victimes.

Dépêches du réseau d'informations des journalistes centrafricains des droits de l'homme

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 01:41

 

 

 

 

L’heure n’est plus à la division clanique, ni à la division  ethnique encore moins aux guerres  tribale.

Les  manipulations  et  les calculs  politiques  ont assez  duré

 Notre pays,  celui  de notre père et de notre mère  notre chère Centrafrique, centre du continent noir,  est en danger.

Et l’on se rappelle  du  Président Fondateur Barthélemy  BOGANDA  artisan d’une république unifiée, pacifiste  et unique.

 

Et Maintenant ?

 

Notre pays a mal, Il a mal des coups d’Etats  a répétitions

Notre pays  a mal des pillages,  des incertitudes politiques et économiques

En effet ; depuis l’événement du 24 mars 2013, avec l’arrive de l’ex chef rebelle  M. DJotodia  qu’en  partie les Centrafricains et Centrafricaines  l’ont accepté malgré son coup de force,  la  Centrafrique  est retombée dans le moment le plus sombre de son histoire.

 

Le pays  est  contrôlé  et  pillé  par les  éléments  de la  Séléka.

 

Abandonné  par les forces armées centrafricaines qui tuent  seulement leurs  frères Centrafricains comme  Fréderic  ANZITE,  Joseph   NGOUYOMBO ancien Directeur de l’Hôpital  Communautaire … 

 

Et ce pays  défendu  par les troupes  Sud Africaines est manipulé  par la France  et  agressé  par le Tchad.

 Je persiste et je signe le pays  est  en danger.

La jeune génération doit prendre  ses  responsabilités, l’ancienne génération de 1958 jusqu’à 2011 doivent laisser sa place à cette jeune génération.

La politique aux politiciens.

Les pasteurs, les prêtres  et  les imans  doivent rester  respectivement dans leurs  églises  et  dans  leur  mosquée.

L’armée doit rester  dans les casernes ; comme disait ma Grand-mère « chaqu’un  à sa place  et les poules rentrerons ».

La jeunesse Centrafricaine a vu vos  limites  pour vous entendre, vous réunir, vous  parler…, l’exemple des Hommes  politiques  Sénégalais

Toutes  nos  souffrances, nos difficultés ou les  morts  des innocents   proviennent  toujours  de l’extérieur  comme la mort du  Président Fondateur B.Boganda dans un mystérieux  accident d’avion, et  ces  coups  d’Etat successifs  aux   défunts  Présidents  D.Dacko,  Jean . B .Bokassa,  A.Koligba,  A.F Patassé et du Président  F.Bozize.

Aujourd’hui M.Djotodia, en attendant la prochaine marionnette qui viendra de l’extérieur pour le renverser.

 Jeunesse  Centrafricaine  réveiller vous,

Entendez  mon  cri  patriotique !

Notre problème  provient de l’extérieur, il  doit être résolu par les Centrafricains  avec les Centrafricains, par les centrafricains et pour les centrafricains ! 

 Le Tchad ou le Gabon et autres pays ne sont pas une sous préfecture de la République Centrafricaine, ils  n’ont aucun droit d’ingérence dans notre cher  pays ; le problème reste et demeure centrafricain.

J’appelle  la SELEKA à stopper leur pillage, les  viols, les  vols  et leur idéologie d’islamiser  la République  Centrafricaine.

L’Etat Centrafricain est laïc.

J’appelle  toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains à être  vigilants, et  pour les prochaines  élections, il faut  soutenir la jeune génération  face aux dinosaures, aux éternels candidats, aux éléphants de la politique.

On a vu  leurs  limites (Ils  se prosternèrent tous chez  Mr DEBY, d’après la déclaration  de N’Djamena  ou d’après les accords  de  Libreville… ; Aucune vision politique)

L’audace ne justifie pas tout.

 J’appelle  la Diaspora Centrafricaine dans le monde à être conscient et soucieux du développement de notre pays, de s’unir en communauté ou en association  de proposer un projet de développement au nouveau gouvernement, le changement c’est maintenant.

J’appelle  encore  les politiques à  se réunir, d’engager un dialogue franc, démocratique,  Républicain  afin de poser le fondement d’une Centrafrique nouvelle  unique et indivisible.

 

Le  21  Avril  2013, à Avignon

St Cyr  NGOUYOMBO

 Technicien  d’Exploitation  en  Transport  de  Marchandises

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 14:00

 

 

 

 

 

RFI   mardi 23 avril 2013 à 11:18

 

Le Premier ministre centrafricain est à Bruxelles pour plaider la cause de son pays. Nicolas Tiangaye a été entendu le 22 avril par la Commission du développement du Parlement européen. Il y a décrit un pays dans une situation apocalyptique et a demandé une aide urgente aux Européens.

 

Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet

 

Pour Nicolas Tiangaye, tout est à reconstruire en Centrafrique et la situation sécuritaire est tellement catastrophique qu’un quart de la population a fui la capitale pour se réfugier dans la brousse. Le Premier ministre est venu plaider la cause de la RCA à Bruxelles : un plaidoyer avant tout financier, entre autres, pour la poursuite de l’aide au développement de l’Union européenne, le premier partenaire financier de la Centrafrique, mais surtout pour une aide budgétaire urgente, car les caisses de l’Etat sont vides.

 

Selon le Premier ministre centrafricain : « Les éléments qui créent les troubles dans la ville de Bangui, ce sont les éléments de la Seleka. Il est question de les cantonner. Leur cantonnement impliquera beaucoup de moyens financiers parce qu’il faudra les nourrir. Ces moyens, l’Etat centrafricain ne les a pas. »

 

Nicolas Tiangaye a reçu un soutien appuyé de l’ancien ministre belge Louis Michel, désormais envoyé spécial de l’Organisation internationale de la Francophonie pour la Centrafrique : « Il faut absolument que la communauté internationale comprenne qu’il est vital qu’elle délie un peu la bourse, qu’elle mette des moyens à disposition notamment pour payer ces salaires et aussi pour continuer à financer une augmentation de la Fomac ».

 

L’Union européenne a déjà débloqué plus de 6 millions d’euros pour la Fomac, la Force multinationale d’Afrique centrale. Mais celle-ci doit passer de 750 à 2 000 hommes. Et les nouveaux besoins de financement seront au centre des préoccupations du groupe de contact lors de la réunion du 3 mai à Brazzaville.

 

Renforcement de la sécurité de Michel Djotodia

 

Il y a encore quelques jours, le Ledger, seul hôtel de luxe de Bangui -et palais présidentiel de fait depuis le coup de force de la Seleka-, était ouvert aux quatre vents. Les véhicules militaires encombraient le parking, les combattants circulaient en armes dans les jardins et tous ceux qui espéraient pouvoir glisser leur nom dans l'agenda de Michel Djotodia déambulaient dans le hall.

 

Depuis samedi, la sécurité a été renforcée. L'accès de l'hôtel est désormais mieux verrouillé. Il faut dire qu'il y avait urgence. N'importe qui aurait pu, sans grande difficulté, attenter à la vie du nouvel homme fort de Bangui ou d'un de ses ministres.

 

Cette nécessité de sécurisation des autorités s'inscrit également dans un contexte où, selon plusieurs sources, quelques tensions apparaissent au sein de la Seleka. En interne, des officiels font part de leurs ambitions. Certains officiers se sentent mal remerciés et des combattants se plaignent de n'avoir toujours pas reçu leurs primes d'alimentation.

 

Alors que la population est toujours victime de pillages, les renforts de la Fomac sont attendus en urgence. Selon un proche de Michel Djotodia, 150 militaires tchadiens sont déjà en route pour Bangui. Dans les semaines à venir, la force d'Afrique centrale -qui devrait être portée à près de 2 300 hommes- aura désormais la charge de sécuriser en premier lieu la capitale.

 

Reste une question : qui paiera ? Les premiers éléments de réponse pourraient être connus début mai lors d'une réunion prévue à Brazzaville.

RCA : le Premier ministre demande une aide urgente à l'UE

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 02:44

 

 

 

 

 

(ANALYSE) Par Raphaël MVOGO

 

23.04.2013 à 08h16( Xinhua )

 

Il fallait bien s'y attendre, le récent sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) tenu jeudi à N'Djamena au Tchad a "pris acte" -- formule diplomatique consacrée pour couvrir une prise de position -- des décisions du Conseil national de transition centrafricain avec notamment l'élection de Michel Djotodia comme président par intérim.



Au plan pratique, presque un mois après la chute du régime de François Bozizé le 24 mars, cette reconnaissance consacre le début effectif de la transition dans une République centrafricaine (RCA) plongée dans la violence et l'insécurité. A commencer par la capitale Bangui dont les habitants, traumatisés par les pillages et les tueries continus, vivent désormais la peur au ventre.


Passé l'euphorie de leur prise de pouvoir après trois mois de conflit avec l'ancien pouvoir et malgré les accords de paix conclus le 11 janvier à Libreville au Gabon sous l'égide de cette même CEEAC, l'ex-alliance rebelle de la Séléka et son leader propulsé au-devant de la scène publique nationale ont du pain sur la planche pour rassurer les Centrafricains et la communauté internationale sur leurs capacités à restaurer la paix et la stabilité dans ce pays à l'économie exsangue.



La tâche s'annonce ardue, dans la mesure où la Séléka, elle-même soumise à l'urgence de mettre de l'ordre dans les rangs de ses éléments régulièrement mis en cause dans les exactions décriées, "est une coalition hétéroclite et une fois que son ennemi principal François Bozizé est écarté, elle n'a plus de raison de maintenir un semblant de cohésion qui semblait la mener vers le pouvoir", a estimé dans une analyse à Xinhua le politologue camerounais Firmin Mbala.

"La Séléka n'a aucun projet d'avenir en soi. Elle n'a pas une vision politique autre que celle de déloger Bozizé du pouvoir", un objectif que les nouveaux maîtres de Bangui ont réussi à réaliser, en allant de "succès militaires en succès militaires qui ont dépassé leurs espérances", juge l'universitaire pour qui finalement l'acteur clé de la transition à l'intérieur de la Centrafrique va être le Premier ministre, Nicolas Tiangaye, adoubé par la CEEAC.

Auparavant chef de file de l'opposition démocratique, le chef du gouvernement d'union nationale en poste depuis les accords de Libreville qui avaient recommandé sa nomination, avait déjà été un acteur central lors de la transition consécutive au coup d'Etat de mars 2003 de Bozizé contre Ange-Félix Patassé, chef de l'Etat réélu démocratiquement quatre ans plus tôt pour un second mandat de cinq ans.


LA RCA PRIVEE D'AIDE FINANCIERE EXTERIEURE


Après Paris en France récemment, il est annoncé pour une nouvelle visite internationale auprès des bailleurs de fonds centrafricains ces jours-ci à Bruxelles en Belgique. Mais à Bangui, l'opportunité de ces déplacements fait débat. "Il va à Bruxelles avec quel dossier ? Est-ce qu'une évaluation des besoins a été faite après le conflit entre la Séléka et le régime de Bozizé ? Il ne doit pas partir juste pour les discours, il doit aller soutenir les dossiers", observe un acteur de la société civile.


Par ces décisions, le nouveau pouvoir centrafricain a procédé à un changement d'homme à la tête des Forces armées centrafricaines (FACA) en nommant un nouveau chef d'état-major, en la personne du général Jean-Pierre Dolowaye, ex-sous-chef d'état-major chargé des opérations, présenté comme un responsable militaire bien formé et respecté de ses camarades d'armes.

Mais, le nouveau commandant en chef de l'armée centrafricaine réussira-t-il à "s'imposer aux gens qui ne relèvent pas de sa chaîne de commandement, à savoir les éléments de la Séléka que leur propre hiérarchie a déjà du mal à discipliner, lui qui est issu de l'armée régulière et a combattu cette même Séléka ? Aujourd'hui, comment va se passer la cohabitation ?", s'interroge notre acteur social.


Du coup, des appels sont lancés pour la mise en œuvre du programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) destiné à pacifier la RCA et donc à mettre un terme à la circulation des armes. C'est un vieux dossier qui n'a pas évolué sous le régime Bozizé et que le confit entre celui-ci et la Séléka a ressuscité.


Peu avant la prise de pouvoir de l'ex-rébellion, les pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) avaient débloqué 4 milliards de francs CFA (8 millions de dollars) pour la réalisation de ce programme et des promesses d'aide de plus de 3 millions d'euros de l'Union européenne (UE) avaient été annoncées.


Suspendue des organisations internationales dont l'Union africaine (UA) après cet épisode jugé comme une entorse à l'ordre constitutionnel, la RCA est aujourd'hui privée de l'aide financière extérieure nécessaire au fonctionnement de ses institutions. Le nouveau sommet extraordinaire de la CEEAC de jeudi a souligné la nécessité de fournir un appui conséquent pour accompagner la transition amorcée.


PAX TCHADIANA


Dans sa nouvelle posture de faiseur de rois et gendarme régional, le président tchadien Idriss Deby Itno, présenté comme le parrain de Djotodia et son équipe, apparaît en première ligne dans cette cause. Pour Firmin Mbala, "il a les moyens d'imposer une 'pax tchadiana', c'est-à-dire une paix qui doit sa réalité et sa réalisation à la contribution aussi bien en termes financiers qu'en termes d'intervention militaire".


"C'est des moyens qui ne peuvent pas être totalement suffisants", nuance cependant le politologue. Dans ce cas, la question se pose sur les ressources qu'utiliseront les nouveaux maîtres de Bangui pour diriger le pays.


Certes, les deux sommets de N'Djamena ont consacré l'érosion des pouvoirs de Michel Djotodia pour le cantonner à un rôle honorifique à la tête de l'exécutif, pour les confier à Tiangaye. Mais, de l'avis de Mbala, s'il est incompétent, l'ex-chef rebelle risque d'être un facteur de nuisance. "Pour l'instant, note-t-il, rien n'indique de Djotodia soit incomparablement plus compétent que Bozizé".



Après avoir déjà obtenu la dissolution du Conseil supérieur de transition créé le 6 avril au profit du Conseil national de transition considéré comme étant plus expressif du nouveau contexte sociopolitique, la société civile continue de veiller au grain. Elle fait pression sur le Premier ministre pour la tenue d'une "conférence nationale" visant à débattre des maux de la RCA.



"Les problèmes de la RCA, justifie par exemple Fulgence Zeneth, un de ses membres, ne sont pas partis avec Bozizé". C'est que, dans ce pays pauvre d'Afrique centrale dont pourtant l'extraction des minerais de diamant représente 40% de l'économie nationale qui est sur le point de devenir un pays producteur de pétrole, l'histoire repasse les plats.

 

Comme le rappelle Firmin Mbala, depuis André Kolingba jusqu'à Bozizé en passant par Patassé, "tous les dix ans, il y a des formes d'alternance armée en RCA". En cause : l'incapacité des pouvoirs successifs à satisfaire les besoins de la population. Une population qui aujourd'hui ne semble pas accorder un état de grâce à Djotodia et ses hommes, placés devant leurs responsabilités après leur arrivée douloureuse aux affaires.

Centrafrique : Michel Djotodia et la Séléka à l'épreuve du pouvoir, défi sécuritaire crucial à relever

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 01:24

 

 

 

BANGUI : DES RELIGIEUX SE MOBILISENT POUR LA PAIX ET LA SÉCURITÉ

 

Bangui, 22 avril (RJDH) – L’union des églises évangéliques des frères (UEEF) a organisé trois jours de prière et de jeûne allant de lundi  22 au mercredi 24 avril. Une activité qui a pour but de soutenir la Centrafrique d’une manière spirituelle, afin que la paix et la sécurité puissent revenir.

 

Durant ces trois jours, les chrétiens membres de cette confession religieuse vont jeûner et prier pour la paix et la sécurité dans le pays.  Cette initiative vise également à porter un soutien spirituel aux victimes des exactions durant le moment de crise que le pays connait depuis le 10 décembre dernier.

 

« La sécurité et la paix ont quitté le territoire centrafricain. Des lamentations se font entendre de tout côté et personne n’est épargnée de cette situation. Nous avons le devoir et le droit de prier pour tout le monde », a dit le secrétaire exécutif des églises évangéliques des frères en Centrafrique, Simon-Pierre Nadjilao.

 

Il a également fait savoir que tant qu’il n’y a pas de sécurité,  il n’y a pas la paix.  Car d’une manière ou d’une autre la paix et la sécurité sont indispensables pour le bien-être de tous. « Nous avons organisé ce moment pour recommander le sort des centrafricains à Dieu afin qu’il instaure la sécurité et la paix », a souligné Simon-Pierre Nadjilao.

 

Selon la même source, la population ne peut pas vaquer librement à ses activités. La vie et la libre circulation des personnes et des biens sont conditionnées.

 

« La situation dans laquelle la République Centrafricaine se trouve est désagréable, personne ne pourra dire que tout va bien, les centrafricains souffrent amèrement sur tous les points. Le développement ou l’épanouissement de tout un chacun est bloqué et remis à zéro », a-t-il fait observer.

 

 

BANGUI : UNE AMBIANCE TOUJOURS MORNE EN DÉPIT DE L’ASSURANCE DES NOUVELLES AUTORITÉS

 

Bangui, 22 avril (RJDH) – L’ambiance reste toujours morne à Bangui, depuis l’arrivée des rebelles de la Séléka au pouvoir le 24 mars dernier. Les scènes de pillage, d’enlèvement, de meurtre et d’autres exactions continuent, alors que les sanctions que promettent les nouvelles autorités tardent à se concrétiser. Une situation qui fait craindre chez beaucoup de centrafricains, une crise humanitaire à grande échelle.

 

Nombreux sont les centrafricains qui s’interrogent en ce moment sur la réelle volonté des nouveaux maîtres de Bangui à faire assoir la sécurité et l’ordre sur l’ensemble du territoire national. Des scènes de pillages qui continuent, ont fait que plusieurs secteurs d’activités socioéconomiques restent paralysés.

 

Les quelques banques commerciales ouvertes ne proposent que des services minimums. Les écoles sont restées fermées. Ce lundi 22 avril, les élèves du lycée Barthélemy Boganda qui se sont rendus dans leur établissement, ont vu les locaux occupés par les rebelles de la Séléka. Ces éléments ont été basés dans cet établissement, pour contrer l’entrée des éléments dits incontrôlés dans le quartier de Boy Rabe, pour commettre des exactions.

 

Dans la nuit du 21 au 22 avril, certains éléments de la Séléka ont fait incursion au domicile d’une famille au quartier Ngongono3, pour perpétrer un pillage. « Ils nous ont réveillés avec des sommations. Ils nous ont terrorisés avec des menaces de mort. Nos biens entre autres, literie, ustensiles de cuisine, moto et plusieurs autres matériels ont été emportés par les rebelles. Mes documents ont été éparpillés dans la cours », a expliqué la victime.

 

Entre temps, dans la journée du dimanche 21 avril, une voiture appartenant à un agent de la douane centrafricaine, a été emportée par les hommes de la coalition Séléka, au quartier Damala.

 

D’après les faits rapportés par des témoins, ces hommes en arme ont investi le domicile de cet agent de la douane en faisant des tirs de sommation.  Effrayé, l’agent a dû prendre fuite avec toute sa famille et les rebelles en ont profité pour s’emparer de la voiture. Une situation qui a entrainé la psychose au sein de la population dudit quartier.

 

Dans les hôpitaux, le service des urgences sont débordés. En outres, les services commencent à faire face à des sérieux problèmes de rupture de stock des médicaments. Ces faits commencent laissent redouter chez plusieurs personnes, une crise humanitaire à grande échelle, si rien n’est résolu dans l’urgence par les nouvelles autorités.

 

En route pour une mission officielle en Belgique, le Premier ministre de transition Nicolas Tiangaye, a demandé à la communauté internationale de ne pas suspendre l’aide à la Centrafrique. « Les caisses de l’Etat sont vides. La situation actuelle, en Centrafrique, nous a mis en difficulté et il s’agit donc d’un plaidoyer. Il faut éviter qu’il y ait des suspensions qui soient préjudiciables à tous les projets qui sont en Centrafrique », a-t-il dit à la presse internationale.

 

Du côté des nouvelles autorités de Bangui, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique et membre de la coalition Séléka, Nouredine Adam, a de nouveau  fait un communiqué, lu sur les ondes de la Radio nationale, le dimanche 21 avril, interdisant les éléments de la Séléka de se promener avec les armes dans les artères de la capitale.

 

Il a également demandé aux conducteurs de véhicules de transport commun de ne plus prendre à bord des bus et taxis, les hommes en arme. Le même communiqué précise que, toute personne armée qui sera surprise en train de commettre un acte de braquage ou une exaction quelconque sera punie conformément à la loi.

 

 

BANGUI : LUNDI, UNE JOURNÉE SANS PRESSE

 

Bangui, 22 avril (RJDH) – Les lecteurs des journaux édités de la  presse écrite centrafricaine sont privés ce lundi 22 des informations quotidiennes, suite au mécontentement des journalistes membre du groupement des Editeurs de presse privés et indépendant de Centrafrique (GEPPIC), qui protestent contre les exactions de la coalition  Séléka sur les médias locaux et la représentativité des journalistes au Conseil National de Transition.

 

Le président du GEPPIC, Marcel Mokwapi,  a dans un entretien avec le RJDH, fait savoir que cette journée  déclarée ‘’sans presse écrite’’ est décrétée en République Centrafricaine  suite au quota infime attribué à la presse au sein du Conseil National de Transition (CNT).

 

Marcel Mokwapi a également déploré le fait que certaines autorités locales accordent peu d’importance aux presses locales et particulièrement  la presse privée.

 

«Le Chef de l’Etat a reçu toutes les autres entités  sauf les hommes des médias. Notre attente est de rencontrer le Chef de l’Etat pour des échanges afin de nous impliquer dans la réussite de cette transition », a ajouté le président de GEPPIC.

 

D’après Marcel Mokwapi, les maux d’ordre de cette journée a été suivi et respecté. « Faute de pouvoir d’achat et de culture, très peu de la population lisent les journaux en République Centrafricaine. Le mot d’ordre de grève a été suivi pour permettre à l’opinion internationale de rendre compte des exactions qui se poursuivent en République Centrafricaine » a-t-il conclu.

 

 

RAFAÏ : LA POPULATION SOLLICITE L’ÉLARGISSEMENT DE CHAMP DE SURVEILLANCE DES TROUPES OUGANDAISES

 

Rafaï, 22 avril (RJDH) – La population de la ville de RafaÏ (sud-est) souhaitent de l’Union africaine et à l’organisation des nations unies(ONU), d’élargir le champ de surveillance des forces ougandaises jusqu’au village de Démbia, situé à 70 kilomètres de la ville, dans le cadre de la lutte contre la rébellion de la LRA. Cette demande a été exprimée lors de la réunion de sécurité de ce lundi 22 avril.

                          

D’après un habitant de cette localité joint par Radio Zéréda, « nous souhaitons que l’ONU et l’UA puissent élargir leurs zones de sécurité pour éviter une éventuelle attaque des éléments de l’Armée de résistance (LRA) dans notre localité. Parce que ce dernier temps, leur présence est signalé aux alentours du village Démbia ».

 

Selon Radio Zéréda, les forces Ougandaises qui se trouvent dans la région de Rafaï ont empêché une colonne des éléments de la Séléka  parti de Rafaï pour la ville d’Obo dans le but de piller. Mais ces derniers ont pillé l’église catholique et les sites de certaines ONG humanitaires de cette ville.

 

Un officier Américain a rassuré la population que face aux menaces des  éléments de la Séléka, les troupes tripartites « vont arrêter provisoirement la traque des éléments de la LRA pour sécuriser la préfecture de la haut Mbomou contre les éléments de la Séléka».

 

Dépêches du réseau d'informations des journalistes centrafricains des droits de l'homme

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 01:09

 

 

 

 

RFI   lundi 22 avril 2013 à 11:10

 

C'est un sujet sensible : 1 300 soldats issus des Etats membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) devraient prochainement rejoindre la RCA pour aider à stabiliser le pays. Et parmi eux notamment, des militaires sud-africains. Or, leur armée a participé aux combats au moment de la chute de François Bozizé. La proposition de leur retour est donc prématurée, selon le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye. Dans une semaine, ce dernier se rendra à Johannesburg pour rencontrer les autorités locales.

 

Le jeudi 18 avril, les chefs d'Etat de la CEEAC, réunis en sommet à Ndjamena (Tchad), ont décidé de porter à 2 000 le nombre d'hommes rassemblés au sein de la force régionale chargée de mettre fin à l'anarchie en Centrafrique. Anarchie qui prévaut depuis l'arrivée au pouvoir des rebelles de la coalition Seleka.

 

Aucun calendrier n'a toutefois été fixé pour ce déploiement, qui équivaudrait à un quadruplement des effectifs de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) déjà sur place.

 

La possibilité de la présence de soldats sud-africains a été évoquée. Mais cette question est « prématurée », estime Nicolas Tiangaye, Premier ministre centrafricain.

 

« Au sommet de Ndjamena, des discussions ont eu lieu avec le président Zuma mais la participation des troupes sud-africaines au sein des forces de la CEEAC n'a pas été formellement envisagée. Et à mon avis, c'est prématuré. De toute façon, une délégation centrafricaine se rendra en Afrique du Sud courant de la semaine prochaine pour discuter d'une coopération, sur des bases de confiance et de respect mutuel entre les deux Etats. A un moment donné, François Bozizé personnalisait les relations. Nous, nous voulons des relations d'Etat à Etat, sur la base des intérêts des deux pays. Les caisses de l'Etat sont vides... Donc vous savez que l'Union européenne est le premier partenaire de la République centrafricaine. Et la situation actuelle en Centrafrique, nous a mis en difficulté, et il s'agit donc d'un plaidoyer (...) Il faut éviter qu'il y ait des suspensions qui soient préjudiciables. »

 

Nicolas Tiangaye    Premier ministre de RCA

 

En ce début de semaine, Nicolas Tiangaye est attendu à Bruxelles pour réclamer la clémence de l'Union européenne vis-à-vis de son pays, car selon le Premier ministre centrafricain, il ne faut pas suspendre l'aide internationale.

Nicolas Tiangaye: le retour de troupes sud-africaines en Centrafrique serait  «prématuré»

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 01:05

 

 

 

lundi 22 avril 2013 à 21h46 (Belga)

 

Le secrétaire général adjoint chargé des Affaires politiques de l'ONU Jeffrey Feltman a estimé lundi au cours d'une visite à Bangui qu'il était "urgent de rétablir l'ordre" en Centrafrique, où la coalition Séléka qui a pris le pouvoir le 24 mars peine à mettre fin aux violences et aux pillages.

 

Il a aussi lancé un appel à l'aide humanitaire, soulignant que seuls 20% des besoins étaient couverts. "Il est urgent de rétablir l'ordre public et la sécurité à travers le pays afin de pouvoir protéger les populations civiles contre les violences et abus. Les tueries, pillages, attaques contre les populations civiles, violations de droits de l'homme et violence contre les populations doivent s'arrêter", a affirmé Jeffrey Feltman dans un communiqué.

 

"Les violences sexuelles et les recrutements et utilisation d'enfants dans les groupes armés doivent s'arrêter. Ceux qui se sont saisis du pouvoir doivent assumer leurs responsabilités en contrôlant les éléments sous leur commandement", a-t-il souligné alors que la population accuse des éléments du Séléka de constituer l'essentiel des pilleurs et que des enfants soldats font partie de la troupe.

 

Jeffrey Feltman a rappelé que la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) avait promis d'étendre de 500 à 2000 hommes, le nombre de soldats déployés sur le terrain tout en assurant: "On aura sûrement besoin de plus de soutien".

 

"Après la sécurité, les besoins humanitaires sont primordiaux en ce moment. Nous lançons un appel aux bailleurs de fonds afin qu'ils puissent augmenter urgemment leur contribution pour faire face aux besoins immenses et se préparer pour les interventions aussitôt que la situation sécuritaire le permettra" a-t-il précisé.

 

La situation en République centrafricaine (RCA) s'est considérablement dégradée ces dernières semaines après la chute du régime du président François Bozizé, renversé le 24 mars par la rébellion Séléka.

 

 

 

 

République centrafricaine : l'ONU appelle au rétablissement de la sécurité et au retour complet à l'ordre constitutionnel

 

un.org  22 avril 2013 – Lors d'un déplacement en République centrafricaine, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les affaires politiques, Jeffrey Feltman, a lancé lundi un appel pour que des efforts soient déployés de toute urgence afin de restaurer la sécurité, de mettre fin aux abus et d'assurer le retour à l'ordre constitutionnel.

 

« Je suis aujourd'hui en République centrafricaine pour exprimer la profonde préoccupation des Nations Unies devant la détérioration des conditions de sécurité et des droits de l'homme dans le pays, ainsi que notre solidarité envers la population en détresse et extrêmement vulnérable en ce moment », a indiqué M. Feltman lors d'une conférence de presse donnée à Bangui, la capitale centrafricaine.

 

« À l'heure actuelle, la priorité est de rétablir rapidement l'ordre public et la sécurité à travers le pays et de protéger la population civile des abus », a-t-il rappelé au terme d'une journée d'entrevues avec des représentants de différentes formations politiques et de la société civile. M. Feltman s'est également entretenu samedi avec le Premier Ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye, qui se trouve actuellement à Douala, au Cameroun.

 

M. Feltman a par ailleurs rencontré l'équipe des Nations Unies à Bangui, dirigée par la Représentante spéciale du Secrétaire général et Chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), Margaret Vogt. Il a salué à cette occasion le soutien continu apporté par le Bureau à la République centrafricaine tout au long de la crise, dans des circonstances difficiles.

 

Lors de ses échanges, M. Feltman a réitéré les appels de la communauté internationale et des pays la région à un retour complet à l'ordre constitutionnel et à la fin de l'impunité. Il a souligné la nécessité d'une transition inclusive, prévue par les Accords de Libreville, signés en janvier 2013.

 

Le Secrétaire général adjoint pour les affaires politiques a appelé à des mesures urgentes pour rétablir la sécurité et faciliter les opérations humanitaires, exigeant la fin des pillages, des meurtres et des violations des droits de l'homme, y inclus les abus sexuels.

 

M. Feltman a enfin lancé un appel à la communauté internationale pour qu'elle accorde à la République centrafricaine une attention « plus ciblée et soutenue » afin d'éviter la récurrence des crises et de l'instabilité dans le pays.

 

« La République centrafricaine ne peut pas continuer à être la crise oubliée qui émerge brièvement sur la scène internationale pour retomber dans l'oubli jusqu'au prochain embrasement tragique», a résumé M. Feltman.

 

Parallèlement, la Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a prévenu que son Bureau examinait actuellement de très près les allégations de crimes graves en République centrafricaine qui relèveraient de la compétence de la Cour, y compris des attaques contre des civils, des meurtres et des pillages.

 

« Notre mandat est de mettre fin à l'impunité pour de tels crimes et notre compétence s'étend à tout le territoire de la République centrafricaine. Les Centrafricaines et Centrafricains ont déjà trop souffert. Je n'hésiterai pas à poursuivre en justice les responsables de leurs souffrances », assure Mme Bensouda dans un communiqué de presse.

 

 

 

 

NDLR : Y-avait-il vraiment besoin qu’un fonctionnaire vienne de New York pour constater qu’il était « urgent de rétablir l’ordre à Bangui » ? Il y a pourtant à Bangui, une représentante spéciale du SG des Nations Unies. La vraie question est de savoir que vont faire les Nations Unies pour un retour urgent de l’ordre et la sécurité à Bangui et dans le reste de ce pays ? N’est-il pas possible de déployer vite fait des casques bleus pour y arriver rapidement ? Voilà ce qu’attendent les Centrafricains !

 

Centrafrique: l'ONU estime qu'il "est urgent de rétablir l'ordre"
Centrafrique: l'ONU estime qu'il "est urgent de rétablir l'ordre"

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 18:26

 

 

 

 

 

BBC Afrique  22 avril, 2013 - 17:01 GMT

 

 

La procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, a mis en garde les éventuels responsables de crimes et violations des droits de l’homme en Centrafrique, affirmant qu’ils seraient poursuivis.

 

"Les Centrafricaines et Centrafricains ont déjà trop souffert. Je n'hésiterai pas à poursuivre en justice ceux qui sont responsables de leur souffrance", a déclaré Fatou Bensouda dans un communiqué.

 

"La situation en République centrafricaine empire de jour en jour et le nombre de victimes civiles affectées par des crimes graves ne cesse d'augmenter", a-t-elle ajouté, précisant que son bureau examinait "de très près” les allégations de crimes relevant de la compétence de la Cour - y compris des attaques contre des civils, meurtres et pillages - en République centrafricaine".

 

"Notre mandat est de mettre fin à l’impunité pour de tels crimes et notre compétence s’étend sur tout le territoire de la République centrafricaine", a ajouté la procureure de la CPI.

 

La situation dans le pays s'est considérablement dégradée ces dernières semaines après la chute du régime du président François Bozizé, renversé le 24 mars par la rébellion de la Séléka.

 

Des pillages et tueries sont multipliés.

 

 

 

NDLR : La seule surveillance ne suffit plus pour le cas de la République centrafricaine. La CPI doit passer de la phase de surveillance à celle de poursuite à commencer par François Bozizé et ses tortionnaires et assassins tels que le capitaine Eugène Ngaikoisset alias « le boucher de Paoua », Vianney Semndiro, Olivier Koudémon alias Gbangouma et autre Anatole Ngaya, et consorts qui sont aujourd’hui en cavale en RDC et au Cameroun après la chute de leur patron, avec l’émission de mandat d’arrêt car il n’y a plus à attendre. La récente découverte de squelettes humains dans le garage de la villa de Bozizé de Sassara vient alourdir les charges contre lui, sans oublier le dossier de la disparition de Charles Massi notamment. 

La CPI surveille la Centrafrique

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 18:09

 

Consultant en Stratégies de Développement

 

 

 

A l’heure où la crise économique et financière sévie et que chacun cherche à protéger les intérêts de son peuple, il est important que chaque Fils du Pays, selon ses capacités, puisse proposer des solutions. Quelqu’un a dit : « Aucune Nation ne naît grande ; les Grandes Nations sont l’œuvre de leurs citoyens ».

 

C’est en toute modestie que je verse, à travers les 40 publications, celle-ci étant la première, au dossier de la réflexion générale, mon point de vue sur le manque criant de progrès et de développement qui caractérise la République Centrafricaine, notre cher et tendre pays, en ce mi-parcours de l’année 2013.

 

Située au cœur du continent africain entre l'Equateur et le Tropique du Cancer, à égale distance de la Méditerranée et du Cap de Bonne-Espérance, de l'Océan Atlantique et du Golfe d'Aden, la République Centrafricaine est un pays entièrement enclavé. Elle s'étend sur 623 000 km2 du 2° au 11° parallèle Nord et du 13° au 27° méridien Est et constitue un vaste plateau situé entre 600 et 700 m d'altitude. Elle se trouve à plus de 1000 km des ports de Douala au Cameroun et de Pointe-Noire au Congo.

 

Tout le monde sait qu’elle ne va pas bien du tout depuis très longtemps maintenant…-…Cela fait plus d’une décennie qu’elle est sous perfusion permanente, malgré le fait que tout le monde s’accorde à dire qu’elle a de formidables ressources naturelles qui, théoriquement, auraient dû favoriser son bien-être. - Le vécu démontre tout le contraire; …- le peuple est miséreux mais demeure digne; …- le pays fait partie des Nations les plus pauvres malgré ses richesses.

 

 

Aujourd’hui, au travers de cette quarantaine d’articles, nous disons non à la fatalité. Il n’est écrit nulle part que ce pays devra vivre perpétuellement dans la pauvreté. - Il est de notre devoir de prendre notre destinée en main et d’offrir un meilleur devenir aux générations futures. - A nous d’établir un plan favorisant le développement de notre pays, en conformité avec les aspirations du peuple et en prenant en compte nos réalités locales.

 

Ceux qui ont gouverné le pays ces 50 dernières années, ont voulu imité le modèle occidental qui leurs état proposé, ont échoué.- Nous savons aujourd’hui que ce fut de mauvais jugements.- L’échec est patent. - Le développement ne se parachute pas, il se conquiert. - La démocratie est le meilleur des régimes. A ce sujet, ma conviction profonde est fondamentalement et durablement enracinée. - La démocratie est une condition nécessaire au développement. Aucune dictature n’a en Afrique ou ailleurs favorisé le décollage économique. L’Union Soviétique est morte de n’avoir pas compris qu’il n’y a pas de développement durable sans démocratie.

 

La République Centrafricaine a la chance d’avoir des amis fidèles tels que la France aujourd’hui via l’Union Européenne et les autres pays finançant les actions relatives aux ODM (Objectifs de Développement du Millénaire) et plus connues sur le terrain local sous l’appellation DSRP. - Sans l’aide au développement perçue par le pays nous serions en faillite gravement généralisée. - Certes, l’aide au développement protège de la famine, elle n’a jusque là guère provoqué le développement ni empêché la pauvreté de se répandre et de s’aggraver en Centrafrique. Les causes de ce vaste échec sont multiples.

 

Mon Oncle Antoine DARLAN, Homme politique Centrafricain anté-indépendance avait pour habitude de me dire :

 

"Vois-tu Dominique dans les affaires privées et/ou de l’Etat, il existe 3 catégories de personnes :

 

*Ceux qui agissent, décident et font les choses ;

 

C'est dans cette catégorie de personnes que l'on trouve les Leaders-décideurs politiques et les gens qui ont une vie comblée à la hauteur de leurs ambitions.

 

* Ceux qui remettent à plus tard, et qui se disent après : "Si j'avais su".

 

* Ceux qui ne font rien et qui espèrent que les choses vont s'arranger d'elles-mêmes.

 

# -  Désormais, en République Centrafricaine, il nous faut résolument opté pour la 1ère catégorie.

 

- Peu importe les échecs ou déceptions du passé car la vie nous enseigne que lorsqu'on a appris à marcher, on est tombé bien des fois, et ce n'est pas ce qui nous empêche à l'heure actuelle de nous déplacer correctement. - - Ce n'est pas ce que vous êtes actuellement ou ce que vous avez été par le passé (aussi mauvais ou médiocre soit-il) qui est important, mais bien ce que vous allez devenir dans le futur …

 

Vu la situation actuelle de notre pays, son retard, les préoccupations réelles du peuple, il nous faut avoir un véritable projet de société favorable à l’amorçage de notre développement à l’horizon 2025/2030.

 

 

Comment expliquer qu’après un demi-siècle d’indépendance, notre pays soit encore prisonnier des méandres du sous-développement, alors que notre potentiel naturel nous autorise à espérer mieux. A qui la faute ? - Cela ne peut continuer ainsi ; - à nous de prendre notre destinée en mains et nous mettre résolument au travail et, avec dignité, relever la tête et le défi qui est devant nous ». - L’Avenir de notre Pays, de Notre Peuple dépend du niveau de notre engagement citoyen et républicain au quotidien. Cet Avenir sera riche et intense ou ordinaire et sans intérêt en fonction de la grandeur et la force de notre détermination, de notre foi ».

 

 

« La mort de l’Homme, disait M. Dufrenne, c’est d’abord l’extinction du sens ». La vie, c’est « opérer des présences », reconnaître et créer des valeurs.

 

Est valeur, ce qui doit être, ce qui dépasse le réalisé et, par conséquent, réside dans les actes qu’il dépend de nous d’accomplir.

 

Est valeur, tout ce qui, à travers l’œuvre finie et l’action entreprise, maintient le cap vers la construction de la communauté humaine.

 

Est valeur, tout ce qui projette un sens et nous tire en avant avec une conscience aiguë du relatif et de l’éphémère, mais aussi de ce qui se totalise dans le temps de l’histoire que nous faisons.

 

Nous avons appris à ne plus avoir foi en un salut terrestre rendu possible par le progrès scientifique et technique ou par quelque révolution, et que l’histoire n’est pas une marche irréversible vers une humanité pleinement et définitivement réconciliée avec elle-même et maîtresse de la nature. Voilà qu’une fois encore il nous faut faire œuvre créatrice, nous efforcer de ramener les choses et les hommes dans le vaste mouvement de possibles réalisations qui demeure la trame de l’histoire et chercher à rejoindre, pour le libérer en l’axant sur les valeurs, le courant total de la vie au sein duquel s’insère chacune de nos vies. - Dans l’existence d’un Homme, rien n’est écrit d’avance, tout se construit au jour le jour. Le développement n’est pas entre les mains d’un destin aveugle. - L’enjeu central est et demeure de savoir ce que nous faisons et ferons de notre capacité d’élaborer de l’être en nous et hors de nous. - Relever ou se fixer un challenge, c’est faire un pari sur soi, c’est plonger dans l’action, avec la force qu’il faut pour gagner.

 

Croire que l’industrialisation et le développement de l’Afrique puisse ressembler au modèle occidental est pure fiction car ce schéma exige que l’Afrique emprunte le même chemin que l’Occident c-à-d qu’elle soumette d’autres peuples, les exploite, les colonise et qu’en même temps les pays développés s’immobilisent pour attendre l’Afrique ; - chose impossible. – La voie est donc ailleurs.

 

La base du développement de l’occident est solide ; or que nous Africains en général et Centrafricain en particulier, nous avons atterris dans ce monde en plein 20ème siècle, à l’indépendance dans les années 1960, sans argent, sans pouvoir décisionnel, sans connaître les règles du jeu.

 

52 années sont passées depuis, avec beaucoup plus de bas que de hauts. – Maintenant, puisque les autres ne peuvent nous attendre et ne pensent qu’à leurs intérêts en premier, comme le veut la règle du jeu, alors soyons flexible et débordant d’ingéniosité afin de prendre le train au vol et avoir un siège au Concert des Nations, que dis-je, un strapontin à la table du Conseil d’Administration de la Planète suffira largement, dans un premier temps.

 

 

Pour cela, il faut une volonté politique et des hommes qui pensent d’abord à l’intérêt général. – Le Pays d’abord, moi après, car moi d’ici 50 années, je ne serai plus, mais la République Centrafricaine sera encore là. – Alors, le peu de temps que j’aurais passé sur Terre doit obligatoirement faire au moins avancer mon Pays de 1 kilomètre en direction d’un développement durable et crédible ; - c’est le minimum requis. –  Telle doit être désormais la réflexion profonde que chaque Centrafricain, ayant la moindre parcelle d’autorité, doit avoir. - La Centrafrique est trop en retard, or qu’elle mérite mieux. Son potentiel naturel l’autorise à espérer mieux.  -  En Centrafrique, tout « Décideur » doit, désormais, savoir que s’il ne donne pas cette dîme d’1 kilomètre, sa vie aussi luxueuse soit-elle n’aura vraiment pas value la peine d’être vécue. Parasite il a été, parasite il restera dans le souvenir de son Pays, de son Continent.

 

Avant de te coucher le soir, poses-toi la question : « Qu’ai-je Fais pour faire avancer Mon Pays aujourd’hui ? – Quel acte ai-je, directement ou indirectement, posé pour favoriser le bien-être des générations futures ? – L’avenir dans un « Mieux vivre ensemble en Centrafrique » a-t-il un jour fait partie ou fait-il encore partie de mes priorités au quotidien ? ».

 

Cher Internaute, merci d’avoir pris le temps de me lire. Toutefois, souviens-toi qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et qu’une action personnelle venant de toi, quel quelle soit, est espérée et attendue car : « Aucune Nation ne naît grande, les Grandes Nations sont l’œuvre de leurs citoyens ». – La construction de notre Pays est l’affaire de TOUS.

 

Fin de la Réflexion N°01

 

C.D. DARLAN

 

E-mail : batir.rca@gmail.com

CENTRAFRIQUE :  Le Développement Durable, équitable et solidaire, c’est Possible par Christian Dominique DARLAN

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 01:12

 

 

 

 

 

20 avr, 2013  Par Yannick Nalimo 

 

De l’eau potable pour les Centrafricain pendant les 4 prochains mois. Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) vient de signer le 8 avril un protocole de collaboration avec la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique à cet effet.

 

Cet Accord vise à appuyer la SODECA en lui fournissant des produits pour le traitement d’eau pendant un délai déterminé. Selon M. Yangana Jules, chef de cellule communication de la SODECA, « cet Accord concerne deux points essentiels : L’achat d’un stock de produits chimiques de traitement de l’eau,  le transport et la livraison de ce stock ».

 

Le CICR s’occupera de l’achat et le transport desdits produits tandis que la SODECA, prendra pour sa part en charge toutes les formalités douanières.

 

Les populations dépendantes des huit stations de traitement des eaux de la SODECA en République Centrafricaine vont bénéficier de cet appui pendant quatre mois à compter du mois de Mai.

Le CICR garantit quatre (4) mois d’eau potable en RCA
Le CICR garantit quatre (4) mois d’eau potable en RCA

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