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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 02:38

 

 

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LRA horde

 

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Traque de la LRA : l’armée américaine débarque en RCA

Radio Ndéké Luka Samedi, 15 Octobre 2011 11:08

C’est la nouvelle du jour ! Le président des Etats-Unis Barack Obama a annoncé vendredi 14 octobre l'envoi d'une centaine de soldats américains en Ouganda et en Centrafrique afin d'appuyer les soldats de ces pays engagés contre l'Armée de résistance du seigneur (LRA), ce groupe rebelle auteur de nombreuses atrocités depuis plus de 20 ans.

Dans une lettre au Congrès et communiquée aux médias, M. Obama a indiqué avoir "autorisé un petit nombre de forces américaines équipées pour le combat à se déployer en Afrique centrale pour aider les forces de la région oeuvrant à faire quitter le champ de bataille à Joseph Kony", le chef de la LRA.

Les Etats-Unis ont déjà commencé à déployer une centaine de soldats au coeur de l'Afrique afin de participer à la traque de Joseph Kony, chef de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), dont les rebelles sèment la mort depuis plus de 20 ans dans plusieurs pays.

Un premier groupe est arrivé mercredi en Ouganda et d'autres suivront au cours du mois dans les pays voisins: République démocratique du Congo, Centrafrique et Soudan du Sud. Il s'agit du plus important déploiement de troupes en Afrique annoncé par Washington depuis celui en Somalie en 1993. L'administration Obama a tenu à préciser que les soldats américains ne combattront pas directement les rebelles. « Ils fourniront des renseignements, des conseils et une aide aux armées partenaires », a assuré Barack Obama.

 Les conseillers militaires américains "se rendront sur le terrain dans les secteurs menacés par la LRA", a souligné un haut responsable de la défense à Washington. Il a précisé que les soldats concernés appartenaient pour la plupart aux "Forces spéciales", ces commandos d'élite utilisés dans les opérations anti-guérilla.

La semaine dernière, le responsable de la zone Afrique pour l'armée américaine, le général Carter Ham, a affirmé que Kony, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, se trouvait "probablement" en Centrafrique.

La LRA est réputée être l'une des guérillas les plus brutales du monde. Elle sévit depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais ses combattants se sont installés depuis dans les pays voisins, notamment en République centrafricaine. Elle est accusée d’être l’auteur de massacres de civils, de mutilations et d'enrôlements forcés d'enfants.

 

Afrique: les USA traquent Joseph Kony

AFP 15/10/2011 à 09:10

 

Les Etats-Unis ont commencé à déployer une centaine de soldats au coeur de l'Afrique afin de participer à la traque de Joseph Kony, chef de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), dont les rebelles sèment la mort depuis plus de 20 ans dans plusieurs pays.

Dans une lettre au Congrès, Barack Obama a annoncé hier avoir "autorisé un petit nombre de soldats américains équipés pour le combat à se déployer en Afrique centrale pour aider les forces de la région oeuvrant à faire quitter le champ de bataille à Joseph Kony". Un premier groupe est arrivé mercredi en Ouganda et d'autres suivront au cours du mois dans les pays voisins: République démocratique du Congo, Centrafrique et Soudan du Sud. Il s'agit du plus important déploiement de troupes en Afrique annoncé par Washington depuis le sanglant fiasco de l'intervention en Somalie en 1993. L'administration Obama a tenu à préciser que les soldats américains ne combattraient pas directement les rebelles, qui ne seraient plus que quelques centaines, mais sont répartis sur un vaste territoire très difficile d'accès.  "Nos forces fourniront des renseignements, des conseils et une aide" aux armées partenaires, a assuré Barack Obama.

  Les conseillers militaires américains "se rendront sur le terrain dans les secteurs menacés par la LRA", a souligné un haut responsable de la défense. Il a précisé que les soldats concernés appartenaient pour la plupart aux "Forces spéciales", ces commandos d'élite utilisés dans les opérations anti-guérilla.

Kony "probablement" en Centrafrique

La LRA, réputée l'une des guérillas les plus brutales du monde, a sévi à partir de 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais ses combattants se sont installés depuis dans les pays voisins. Elle est accusée de massacres de civils, de mutilations et d'enrôlements forcés d'enfants. En vingt ans, les combats entre la guérilla et les forces ougandaises ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et 1,8 million de déplacés. Ces affrontements ont cessé en 2006, au lancement d'un processus de paix, mais la LRA est depuis demeurée active dans les pays voisins. Kampala encourage les combattants à se rendre, en leur promettant l'amnistie s'ils retournaient pacifiquement en Ouganda.

La semaine dernière, le responsable de la zone Afrique pour l'armée américaine, le général Carter Ham, a affirmé que Kony, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, se trouvait "probablement" en Centrafrique.  Richard Downie, spécialiste de l'Afrique au Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) de Washington, estime que même s'ils ne prennent pas part au combat, les Américains se lancent dans une opération "incroyablement difficile et compliquée". Les combattants de la LRA ne sont peut-être plus que 200 à 300, "mais ce sont des combattants aguerris, répartis en petits groupes sur un territoire extrêmement vaste et livré à l'anarchie", déclare à l'AFP M. Downie.

Dans ce contexte, l'opération "devra être très soigneusement réfléchie", ajoute l'analyste, rappelant que les Etats-Unis avaient déjà envoyé quelque dizaines de conseillers militaires dans la région à la fin de 2008 afin de conseiller l'armée ougandaise.  "L'opération a été un échec total. Les chefs de la LRA se sont échappés et ont tué des milliers de civils en RDC pour se venger. Cette fois, les Etats-Unis devront davantage mettre les mains dans le cambouis", prévoit-il. Mais contraint d'agir par une loi votée au Congrès, M. Obama n'avait pas le choix. Encore aux prises avec deux guerres en Irak et en Afghanistan, "les Etats-Unis hésitent beaucoup à envoyer des troupes en Afrique", souligne l'analyste. "Les souvenirs de la Somalie restent frais".

 

Ouganda : Des pays africains saluent l’aide militaire des USA contre la LRA


KAMPALA AFP / 15 octobre 2011 14h57 - L'Ouganda, le RDCongo, le Soudan du Sud et la Centrafrique ont salué samedi la décision des Etats-Unis de déployer dans le centre de l'Afrique une centaine de militaires pour aider à la lutte contre la rébellion de l'Armée de la résistance du seigneur (LRA).

Nous saluons cette initiative. Nous l'attendions depuis longtemps, a commenté le ministre ougandais des affaires étrangères par interim Henry Okello Oryem.

La LRA, réputée l'une des guérillas les plus brutales du monde, a sévi à partir de 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais ses combattants se sont installés depuis dans les pays voisins.

Pour Lambert Mende, porte-parole du gouvernement de la RDC, cet effort américain prolonge une collaboration déja entamée avec les Etats-Unis: Nous, nous sommes déjà engagés dans une coopération qui nous paraît satisfaisante.

Il ne s'agit pas d'un déploiement offensif, a-t-il ajouté. C'est des gens qui viennent pour apporter leur expertise aux forces nationales de ces pays, et aussi en matière de renseignement.

Le porte-parole de l'armée du Soudan du Sud a salué ce déploiement: tout soutien pour s'attaquer à la LRA est une bonne initiative, a assuré Philip Aguer.

Enfin la Centrafrique a dit avoir besoin du concours des Etats-Unis pour se débarrasser de la LRA.

La République Centrafricaine a plus que besoin aujourd'hui d'un concours extérieur comme celui des Etats-Unis pour mettre hors d'état de nuire la LRA (...) Il s'agit là d'un concours important que vont apporter les Etats-Unis à la RCA, a déclaré à l'AFP le ministre centrafricain délégué à la Défense Jean-Francis Bozizé.

La situation que nous connaissons depuis 2008, à travers les incursions de la rébellion ougandaise de la LRA sur notre territoire, est véritablement dramatique (...) Plusieurs centaines de compatriotes ont été tués, d'autres enlevés, ou déplacés, des maisons sont saccagées, détruites, des biens pillés. C'est invivable, a-t-il ajouté

Le président Barack Obama a annoncé avoir autorisé un petit nombre de soldats américains équipés pour le combat à se déployer en Afrique centrale pour aider les forces de la région oeuvrant à faire quitter le champ de bataille à Joseph Kony, le chef de l'Armée de résistance du seigneur.

Un premier groupe de conseillers américains est arrivé mercredi en Ouganda et d'autres suivront au cours du mois dans les pays voisins: République démocratique du Congo, Centrafrique et Soudan du Sud.

Il s'agit du plus important déploiement de troupes en Afrique annoncé par Washington depuis le sanglant fiasco de l'intervention en Somalie en 1993.

L'administration a tenu à préciser que les soldats américains ne combattraient pas directement les rebelles. Nos forces fourniront des renseignements, des conseils et une aide, a assuré M. Obama.

La LRA est accusée de massacres de civils, de mutilations et d'enrôlements forcés d'enfants. En vingt ans, les combats entre la guérilla et les forces ougandaises ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et 1,8 million de déplacés.

Ces affrontements ont cessé en 2006, au lancement d'un processus de paix, mais la LRA est depuis demeurée active dans les pays voisins.

 La semaine dernière, le responsable de la zone Afrique pour l'armée américaine, le général Carter Ham, a affirmé que Kony, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, se trouvait probablement en Centrafrique.

 Toutefois des partisans de la LRA ont souligné que les raisons profondes de la rébellion ne seront pas traitées par la violence.


(©)

Obama envoie des soldats en Ouganda pour traquer l'Armée de résistance du seigneur

Le Monde | 15.10.11 | 09h51

Washington Correspondante - Personne ne s'attendait à ce que Barack Obama annonce, vendredi 14 octobre dans l'après-midi, un nouveau déploiement de soldats en territoire étranger. Même s'il ne s'agit que d'un petit contingent de conseillers militaires, envoyés en mission militaro-humanitaire en Ouganda pour coordonner la réponse locale aux atrocités commises par l'Armée de résistance du seigneur (LRA), la décision du président américain a beaucoup étonné les commentateurs.

Jusqu'ici, M. Obama s'était plutôt montré timide sur le "R2P", le principe de responsabilité de la communauté internationale à protéger les civils où qu'ils soient menacés.

Par ailleurs, les troupes américaines s'aventurent rarement en Afrique. En août 2003, un George Bush plus que réticent avait envoyé 200 marines au Liberia après le départ de Charles Taylor. Les Etats-Unis – qui venaient de s'engager en Irak – avaient encore en mémoire la désastreuse opération de 1992 en Somalie, lorsque 18 GIs avaient été tués.

"AIDER LES FORCES DE LA RÉGION"

Cette fois, il s'agit "d'aider les forces de la région" qui luttent contre Joseph Kony, le sanguinaire chef de la LRA qui fait l'objet de poursuites devant la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité, selon le texte de la lettre que M. Obama a fait parvenir au Congrès. Le président indique que le but est de "retirer Joseph Kony du champ de bataille". Il s'agit autrement dit de le capturer.

Le texte fait référence aux pouvoirs de guerre qui permettent au président d'engager des troupes pendant 60 jours sans l'avis du Congrès. Il précise qu'il s'agit d'une centaine de conseillers – dont une douzaine sont déjà sur place, selon la presse. Ceux-ci n'affronteront pas directement la LRA, même s'ils seront équipés pour le combat, sauf en cas de légitime défense.

Leur mission est de fournir "renseignements, conseils et assistance". Ils pourront intervenir dans les pays environnants : Centrafrique, Soudan du Sud, RDC, où la LRA s'est installée depuis 2005 après s'être cantonnée depuis plus de dix ans dans le nord de l'Ouganda.

"PAS UNE INVASION"

L'organisation est accusée d'avoir tué, enlevé ou violé "des dizaines de milliers d'hommes de femmes et d'enfants en Afrique centrale", dénonce M. Obama dans sa lettre.

Les organisations de défense des droits de l'homme se sont félicitées de l'envoi de l'assistance américaine, un geste pour lequel ils avaient ardemment plaidé. Human Rights watch (HRW) avait diffusé une vidéo dans laquelle les victimes des exactions de la LRA en appellent directement à M. Obama.

Mais certains ont critiqué la décision, comme Newt Gingrich, l'un des candidats républicains, qui a estimé que M. Obama "aurait mieux fait d'envoyer 100 soldats à notre frontière". Devant le scepticisme de certains militants anti-guerre, Kenneth Roth, le directeur de HRW, a dû préciser, sur son fil Twitter, qu'il s'agit "d'un déploiement bienvenu, pas d'une invasion". Reste à savoir ce qui a présidé au choix du moment pour décider de ce déploiement.

Corine Lesnes

Article paru dans l'édition du 16.10.11

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 02:35

 

 

logo MLPC

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) vient de constater avec grande émotion, l’effondrement le 12 octobre 2011 du pont du Quartier Langbassi, sur l’axe reliant le centre ville de Bangui à Bimbo (sortie Sud).

L’effondrement de ce pont qui vient s’ajouter a celui du quartier Sica III, sur l’avenue de France et d’autres en attente de rupture, pose un problème majeur de circulation des personnes et des biens dans la ville de Bangui.

Devant cette situation, les notables, l’homme de la rue et la presse ont suffisamment alerte et interpelle le Gouvernement de la Republique charge de conduire la politique de développement et de suivi des infrastructures routières sur l’urgente nécessite de réfectionner ces ponts effondres et ceux en attente de rupture.

Malheureusement et encore une fois de plus, ce Gouvernement, englue dans sa politique de démission nationale, a fait preuve délibérément d’inaction.

Le Bureau Politique du MLPC, résolument engage aux cotes des populations centrafricaines, ne saurait cautionner un tel acte de démission nationale.

Aussi, le Bureau Politique du MLPC :

-         Dénonce le laxisme et l’insensibilité du Gouvernement sur le programme de développement et de suivi des infrastructures routières, notamment en ce qui concerne les ponts de la ville de Bangui et ceux des provinces ;

-         Apporte son total soutien aux populations des quartiers Langbassi, Sica III et autres en attente de connaitre le même sort et compatit avec elles face a leur détresse.

Pour le Bureau Politique

Le Premier Vice Président

 

 

                                                                                              G.J.E. KOYAMBOUNOU

 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 02:31

 

 

logo MLPC

 

 

 

Bureau Politique

                                         

         Secrétariat  Général

 N°_______MLPC/BP/SG/011                                 

                                                                                                                 Bangui, le

 

Déclaration

Relative à la vision de la démocratie par le

Général François Bozizé et son Gouvernement

 

        Depuis un certain temps, le Général François Bozizé et son Gouvernement violent allégrement la Constitution et l’Ordonnance n° 005.007 du 2 Juin 2005 relative aux partis politiques et au statut de l’Opposition en République Centrafricaine.

 

        Il convient de rappeler que, notre pays, la RCA a adopté par référendum une Constitution promulguée le 27 Décembre 2004 qui consacre la démocratie comme régime politique où la souveraineté est exercée par le peuple.

 

      De même, l’ordonnance n°005.007 du 2 Juin 2005 détermine clairement les conditions de fonctionnement des groupements et partis politiques.

 

     Malheureusement, le Général François Bozizé et son Gouvernement foulent aux pieds les textes organiques et ont une autre vision de la démocratie qui relève plutôt de la pensée unique et son corollaire la dictature.

 

     L’article 20 de la Constitution dispose : ‘’ Les Partis Politiques ou Groupements politiques concourent à l’expression du suffrage, à l’animation de la vie politique, économique et sociale’’.

 

     Aussi, l’article 33 de l’ordonnance n° 005.007 stipule : ‘’ Les Partis et Groupements politiques s’expriment librement sur les actions gouvernementales et exercent, sans entrave, leurs activités de presse dans le respect des lois et règlements en vigueur’’. Ils ne peuvent être inquiétés pour les opinions exprimées.

 

     Fort de ces dispositions, le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) fait les observations suivantes :

 

o   Le Général François Bozizé passe le plus clair de son temps à insulter et à proférer de menaces de mort à l’encontre des leaders des partis politiques de l’opposition démocratique nous en voulons pour preuve, les propos criminels tenus par celui-ci dans son discours en sango, lors de la cérémonie de clôture des états généraux des finances, le samedi 10 septembre 2011 ;

 

o   Le Général François Bozizé refuse obstinément la concertation et le dialogue en vue de trouver une issue pacifique aux crises récurrentes qui secouent la R.C.A ;

 

o   Le Gouvernement de la République interdit la tenue du meeting du FARE -2011 pourtant autorisé par les Ministres en charge de l’Administration du Territoire et de l’Ordre public ;

 

o   Le Gouvernement de la République interdit également la rentrée politique du MLPC et a proféré des menaces  de tous genres a l’encontre de ses dirigeants ;

 

o   L’Assemblée Nationale n’interpelle pas le Gouvernement de la République sur des questions vitales touchant les populations centrafricaines (l’eau, l’électricité, les détournements au sommet de l’Etat, les gros scandales financiers etc…..) ;

 

 

o   Le Président de l’Assemblée Nationale, lors de son discours d’ouverture de la dernière session parlementaire, s’est  plu à vouloir réviser la Constitution afin d’asseoir un pouvoir absolu.

 

       Aussi, c’est sur un fond d’accusation que  le Ministre de la justice et de la moralisation, porte parole du Gouvernement s’est acharné uniquement  à fustiger et à humilier le MLPC par rapport à sa déclaration relative aux évènements de Bria et ses environs, alors que d’autres voix de condamnation se sont également élevées sur cette même question qui engage la vie de la Nation.

 

        De même en son temps, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), en gérant le pouvoir de l’Etat, a  sorti du néant et assuré la promotion de plusieurs caciques du régime en place et qui aujourd’hui, à cause de leurs relents tribaliste et opportuniste ont quitté le même  MLPC.

 

      Certes, même si le bilan de la gestion du pouvoir par le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) est mitigé, le Général François Bozizé en  arrivant aux commandes de l’Etat devrait mieux  faire afin de promouvoir le bien-être du Peuple Centrafricain.

 

       Hélas ! Notre pays  va de mal en pis et tous les clignotants sont au rouge.

 

       Le Bureau Politique du MLPC demande donc au Général François Bozizé et au Gouvernement de la République, un débat radio télévisé sur les grands problèmes de l’heure, entre autres, la démocratie, la sécurité, la bonne gouvernance afin de permettre au Peuple Centrafricain d’apprécier les positions des uns et des autres.

 

        En outre, quels que soient les obstacles qui seront dressés sur son chemin, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), imbu des valeurs démocratiques et républicaine, continuera vaille que vaille, de se prononcer sur tous les problèmes engageant la vie de la nation.

 

       Au demeurant, le seul pêché que le MLPC a commis et qu’il reconnait, c’est d’avoir vu le roi et les roitelets nus.

 

 

Pour le Bureau Politique

  Le 1er Vice Président

 

 

                                    Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 02:20

 

 

Entête MLPC                                                                                                                                                                                                                                                                                         

 

 

      Bureau Politique                                         

         Secrétariat  Général

 N°_______MLPC/BP/SG/011                                                  Bangui, le

 

                                                                                                          A

                                                                         Monsieur le Procureur Général

 

 

 

Bureau Politique                                         

        Secrétariat  Général

 N°_______MLPC/BP/SG/011                                                  Bangui, le

 

                                                                                                          A

                                                                         Monsieur le Procureur Général

                                                                            Près la Cour des Comptes

                                                                                                -BANGUI -

   

 

                                                                               

Objet :  Réponse à votre correspondance n° 020/CC /PG .11

 

                          Monsieur le Procureur Général,

        J’accuse réception de votre correspondance citée en objet et demandant à mon Parti, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) de vous produire les comptes financiers des années 2008, 2009 et 2010 et le rapport financier de la campagne électorale de 2011.

 

       Me fondant sur les dispositions des articles 44, 45 et 46 de l’ordonnance n°05.007 du 2 Juin 2005 relative aux Partis Politiques et au statut de l’opposition en République Centrafricaine, et constatant que la loi des finances des années 2008, 2009 et 2010 qui devrait allouer et verser des subventions de fonctionnement et des dépenses électorales des Partis politiques n’a pas été suivie d’effets (allocation et versement effectif des subventions),

        Je suis au regret de ne pas honorer la production et le dépôt de comptes des années 2008,2009 et 2010 comme vous me l’aviez demandé dans votre correspondance.

 

       Aussi, voudrais –je vous préciser que, n’ayant bénéficié d’aucun concours financier de la part de l’Etat selon les dispositions de la Constitution et de l’ordonnance n° 05.007 du 2 Juin 2005, relative aux Partis Politiques et au statut de l’opposition en RCA, notre Parti, le MLPC ne pourra pas, malheureusement, mettre à votre disposition son rapport financier de campagne destiné plutôt à ses organes de base qui en sont les pourvoyeurs.

 

      Veuillez agréer, Monsieur le Procureur Général, l’expression de notre parfaite considération.

 

   Pour le Bureau Politique

      Le 1er Vice Président

 

                                   Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 02:39

 

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

 

Est-ce par ironie du sort mais aussi invraisemblable que cela puisse être, c’est ce 14 octobre 2011 jour anniversaire de la naissance du président François BOZIZE qui a eu 65 ans que les rumeurs sur son décès se sont paradoxalement davantage amplifiées toute la journée à Bangui et aussi à l’étranger au sein de la diaspora centrafricaine.

Sur les antennes de la radio KNK pour ne pas dire la radio nationale, entre l’agaçante diffusion répétée d’une prétendue lettre de Sarkozy et celle de l’ambassadeur de France en Centrafrique Jean-Pierre VIDON ainsi que celle du secrétaire général du KNK Elie OUEIFIO et Michel GBEZERA-BRIA directeur de cabinet de la présidence souhaitant bon anniversaire à BOZIZE, les Centrafricains se perdaient en conjecture.

Voici depuis presque une semaine que ces folles rumeurs sur le président BOZIZE circulent avec insistance tant en Centrafrique qu’à l’étranger, tantôt le donnant pour très malade, tant le donnant pour mort. Ces rumeurs ont contraint la présidence à publier le communiqué de presse ci-dessous.

Alors que face à ce genre de situation, seule une apparition publique de la personne sur laquelle existent des doutes ou la publication d’un bulletin officiel de santé signé de son médecin personnel pourrait couper court aux folles rumeurs, l’opinion a plutôt droit à un fade communiqué de presse vraiment dans le plus pur style langue de bois, publié ce jour par le conseiller en communication de l’intéressé qui s’en prend pêle-mêle aux « médias électroniques inféodés aux partis de l’opposition et reprises dans certains journaux ayant pignon sur rue à Bangui », à Joseph BENDOUNGA sans le nommer ainsi qu'à ceux qu’il qualifie « d’ogres politiques qui, ayant échoué sur le terrain du jeu démocratique se rabattent désespérément du côté du matraquage psychologique de l’opinion nationale et internationale comme refuge éhonté ».

En effet, sauf si le président BOZIZE a été gravement irradié lors d’un de ses déplacements sur le site d’AREVA à Bakouma, on ne voit pas très bien la pertinence du  rapport que le communiqué de la présidence établit avec l’uranium de Bakouma, le pétrole de Birao ou l’or de Ndassima. C’est de la diversion et de la divagation purement et simplement pour amuser la galerie. La réalité nationale incontournable que la présidence feint aujourd’hui d’ignorer est que les Centrafricains en ont plus qu’assez de la corruption et de la mauvaise gouvernance de ce régime.

Ils en ont plus qu’assez de l’insécurité, de la famine, de la malnutrition infantile, du manque d’électricité et de l’eau potable. Pour ces fléaux ainsi que le très mauvais état des routes dans le pays et notamment dans la capitale où les ouvrages d’art sur les principaux axes routiers sont endommagés les uns après les autres suite aux pluies diluviennes leur font vivre un épouvantable enfer, des mois et des mois dans l’indifférence totale des autorités du pays.

Ayant beaucoup de mal à trouver quelques points positifs à mettre à l’actif de BOZIZE dans son catastrophique bilan depuis son coup d’Etat du 15 mars 2003, le communiqué de la présidence s’accroche désespérément à des choses et des machins tels que l’ITIE, initiative PPTE, le DSRP, autant de tartes à la crème de certains membres du gouvernement mais dont on ne perçoit aucun impact sur les conditions de vie des citoyens ni sur le pouvoir d’achat au quotidien. L'xploitation politicienne et imprudente que fait la présidence de l'accord de cessez-le-feu UFDR-CPJP dont l'encre n'est même pas encore sèche est dérisoire. Quel lien peut-on faire avec la santé du président BOZIZE ? 

Dès lors, il est vain que la présidence puisse exhorter à présent les Centrafricains à faire confiance à BOZIZE. Le souvenir des récentes manifestations populaires contre l’insécurité, les assassinats en province de médecins, contre les délestages chroniques et la pénurie d’eau potable sont encore bien vivaces dans la mémoire des Centrafricains pour attester de leur rejet du pouvoir BOZIZE synonyme pour de toutes ces souffrances. Ce pouvoir n’est pas capable d’apporter la moindre solution à quelque problème que ce soit des Centrafricains. Où est la cimenterie de Nzila promise tambour battant il y a deux ans déjà ? On peut tromper le peuple un moment mais on ne pourra le faire tout le temps.

Le président BOZIZE a à sa disposition plusieurs médecins. Qu'attendent ceux-ci pour publier un bulletin médical sur leur illustre patient afin de mettre un terme à toutes les folles rumeurs sur lui ? C'est ce silence qui les alimente. Le communiqué de Pascal BOLANGA, loin de dissiper le doute et les supputations, produit l'effet contraire sur l'opinion.   

Rédaction C.A.P

  

Communiqué du conseiller en communication de Bozizé

Suite aux récurrentes informations diffusées sur les médias électroniques inféodés aux partis de l’opposition et reprises dans certains journaux ayant pignon sur rue à Bangui, la présidence de la république appelle l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la gravité de la situation et les dommages engendrés sur l’image de la RCA par ce qui constitue une véritable campagne de désinformation et de propagation de fausses nouvelles orchestrée avec acharnement contre la République.

Les derniers faits enregistrés à cet effet concernent la diffusion d’informations mensongères sur la santé du président de la République instrumentalisé dans le seul but de déstabiliser l’Exécutif. Non seulement les auteurs de ces informations n’ont apporté aucune preuve de ce qu’ils allèguent mais ils voudraient par ailleurs faire constater par la Cour constitutionnelle une vacance de pouvoir en en invoquant l’article 34 de la loi fondamentale.

Or, les faits requis au terme de cet article pour une telle constatation ne sont pas réunis. Le chef de l’Etat qui a un agenda rempli assume normalement ses charges régaliennes depuis son accession à la magistrature suprême jusqu’à ce jour. Il s’agit d’allégations à la fois infondées et inopportunes. D’autant plus que le respect dû à celui qui incarne les institutions républicaines est bafoué et que les auteurs de ces allégations poussent l’outrecuidance jusqu’à se prévaloir de la Constitution pour arriver à leurs fins.

La campagne orchestrée poursuit deux objectifs majeurs : premièrement : ruiner toute la considération dont sont crédités la Centrafrique et le président François BOZIZE YANGOUVONDA auprès de l’opinion nationale et internationale compte tenu des efforts consentis par le pouvoir pour le redressement du pays après plusieurs décennies de crises et de chaos.

Deuxièmement, tenter de refouler la légitime aspiration du peuple centrafricain à prétendre à un mieux-être. En réalité cette campagne n’est rien d’autre que l’œuvre mesquine d’ogres politiques qui, ayant échoué sur le terrain du jeu démocratique se rabattent désespérément du côté du matraquage psychologique de l’opinion nationale et internationale comme refuge éhonté.  Aussi, la présidence de la République voudrait rappeler qu’en dépit des dommages causés par cette campagne de désinformation, la Centrafrique sous la gouvernance du président François BOZIZE YANGOUVONDA se tient debout et continue à jouir de la confiance de la communauté internationale. Quelques faits symboliques en témoignent :

Les nombreuses visites du président de la configuration pour la consolidation de la paix en Centrafrique. Dans le sillage des contentieux nés des dernières Elections Générales, le Dialogue politique renforcé avec l’opposition démocratique est en cours dans le cadre de la politique d’ouverture du président de la République en synergie avec l’Union européenne avec l’article 8 de l’Accord de Cotonou.

Les deux mouvements rebelles la CPJP et l’UFDR encore récemment en activité viennent de signer un accord de paix qui confortent la dynamique enclenchée par le dialogue politique inclusif en 2008.

La pertinence du DSRP deuxième génération largement approuvé par la communauté des bailleurs et nourrie des opportunités suscitées par la Table Ronde de Bruxelles constitue un réel espoir d’ouverture du pays vers de nouveaux horizons.

Le soutien de la Banque Mondiale dans la redynamisation de l’environnement des affaires et le développement de l’agriculture centrafricaine conformément aux engagements pris par cette institution constitue une autre marque de confiance.

La politique de désenclavement du pays conduite par les Ministères du développement du transport et de l’aviation civile se poursuit avec le lancement des premiers vols aériens domestiques qui constituent un levier pour la politique de Décentralisation et des pôles de développement propice à la renaissance du monde rural.

La présidence de la République rappelle le chemin parcouru avec courage par le président François BOZIZE YANGOUVONDA grand ouvrier artisan du kwa na kwa avec le peuple centrafricain au cours du premier mandat avec des acquis palpables notamment :

L’atteinte par la Centrafrique au point d’achèvement de l’initiative PPTE ;

Son accession au statut de pays conforme o l’initiative pour la transparence dans les industries extractives ITIE ;

La mise en cohérence de la gouvernance forestière avec les accords de partenariat volontaires signés avec l’Union européenne pour la certification du bois centrafricain dans le cadre du processus FLEGT pour ne citer que ces quelques réformes symboliques qui relevaient d’une véritable gageure au demeurant. Sans omettre que depuis 2003 la Centrafrique a renoué avec les succès sportifs et une image dynamique d’un pays qui gagne.

La présidence de la République exhorte les Centrafricains à continuer à faire confiance aux atouts du pays qui sont nombreux en l’occurrence l’uranium de Bakouma, l’or de Ndassima, le pétrole de Birao et les terres cultivables favorables à l’essor de l’agriculture. Elle rappelle que la volonté politique et la détermination du président  François BOZIZE YANGOUVONDA  à conduire la Centrafrique vers un avenir gagnant sont intactes. Elle souligne le ferme engagement du Premier Ministre Faustin Archange TOUADERA à mettre en œuvre les chantiers de la reconstruction du pays préconisés par le président de la République. Le pouvoir exécutif continuera donc à créer les conditions  pour la mobilisation sans cesse croissante de l’aide en faveur du développement du pays.

Ce quinquennat demeure celui de l’Espérance et de l’Emergence dans la continuité des efforts depuis 2003. Cette évidence sonne comme un cinglant démenti asséné aux oiseaux de mauvaise augure qui pensaient l’échec du pouvoir écrit dans les astres. L’invention et le sensationnalisme qui sont la marque de fabrique des forces rétrogrades qui invoquent « le dépérissement de l’Etat » ne visent qu’à nier la vérité et à créer une atmosphère trouble.

La présidence de la République invite l’opinion nationale et internationale à la plus grande vigilance face à cette campagne de désinformation et rassure que l’Etat centrafricain dans ses composantes organisera une riposte appropriée conforme aux règlementations juridiques nationales et internationales. Une communication basée sur les atouts et les succès de la Centrafrique sera élaborée afin d’instaurer le climat serein nécessaire à la reconstruction du pays et à une émergence collective de tous les Centrafricains acquis au principes démocratiques et de l’Etat de droit.

Pour la Présidence de la République

Le Conseiller en communication

Henri Pascal BOLANGA

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 01:25

 

 

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Obama va déployer des troupes en Afrique


Par: Josh Gerstein et Charles Hoskinson


14 octobre 2011 14:38 HAE - Le président Barack Obama a informé le Congrès vendredi qu'il va déployer une force de 100 troupes de combat américaines en Afrique pour aider les forces locales à capturer le leader d'un groupe rebelle accusé d'atrocités et de terroriser les civils, a annoncé vendredi la Maison Blanche.


Le contingent américain va aider les forces locales en luttant contre Joseph Kony et son Armée de résistance du Seigneur en République centrafricaine, en République démocratique du Congo et au Sud-Soudan, a déclaré Obama dans une lettre aux dirigeants de la Chambre et du Sénat.


«Bien que les forces américaines soient équipées pour le combat, elles ne seront là que pour fournir renseignements, conseil et assistance aux forces des pays partenaires et qu'elles ne seront pas directement engagées contre les forces de la LRA sauf nécessité de légitime défense", a écrit Obama. Il a déclaré que le but de la mission est de «retirer du champ de bataille Joseph Kony et d'autres hauts dirigeants de la LRA."


Un responsable de la défense a déclaré vendredi que le groupe américain serait composé essentiellement de forces d'opérations spéciales entrainées à la formation des troupes étrangères.


«Elles apportent l’expérience et  la capacité technique pour former, conseiller et aider les forces de sécurité associées à l'appui de programmes conçus pour soutenir la sécurité intérieure", a déclaré le fonctionnaire.


Kony et ses principaux conseillers sont accusés par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité. Lui et son armée ont été responsables de meurtres, de viols et d'enlèvement "de dizaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants en Afrique centrale», a dit M. Obama dans sa lettre. Ils ont également suscité une condamnation internationale pour leur utilisation d'enfants soldats, souvent enlevés de leurs maisons.


Kony prétend être chrétien et insiste sur le fait que son groupe se bat au nom des Dix Commandements."Si  jamais vous vous étiez demandé s'il y avait le mal dans ce monde, il se trouve incarné dans la personne de Joseph Kony et cette organisation, a déclaré dans un discours prononcé plus tôt ce mois-ci le commandant des forces américaines en Afrique, le général Carter Ham. Le gl Ham a dit qu’un petit nombre de militaires américains ont été aidés en renseignement et les forces locales ont obtenu quelques succès, et fait quelques incursions contre Kony et ses principaux collaborateurs.

 

«Ma meilleure estimation actuelle est que Kony et les hauts dirigeants sont probablement en République centrafricaine», a dit Ham dans ses remarques du 4 octobre au Centre pour les Etudes Internationales et Stratégiques. «Nous espérons ici et très prochainement être en mesure d'augmenter le nombre de conseillers militaires américains et les formateurs dans ce domaine."


Obama a déclaré dans sa lettre que les premières troupes américaines qui vont participer à l'effort élargi vont débarquer dans les environs de l’Ouganda le mercredi. Au fil du temps, les troupes américaines devraient se déployer en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, et au Sud Soudan.


Les combats dans ces pays - et les atrocités – se déroulent depuis des années, et Obama n'a donné aucune explication précise pour le déploiement américain. Le président a dit simplement que «les efforts militaires régionaux n’ont jusqu'à présent pas permis de capturer" Kony et que « le déploiement de la force américaine allait contribuer aux intérêts de sécurité nationale et de politique étrangère des Etats-Unis "


Obama a dit qu'il a soumis la lettre aux législateurs "conformeément à la résolution War Powers," de 1973 par laquelle le Congrès cherche à réguler le déploiement de troupes américaines en «hostilité à l'étranger ».


© 2011 POLITICO LLC

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 01:20

 

 

RADIO ND K LUKA

 

L’ONU préoccupée par l’insécurité en RCA

Radio Ndéké Luka Vendredi, 14 Octobre 2011 14:55

 

« L’insécurité est sans doute l’adversaire le plus redoutable de l’Etat de Droit. En République Centrafricaine, la sécurisation de l’ensemble du territoire est une priorité pour l’ensemble des acteurs du développement dont la communauté internationale, pour la consolidation de la paix ». Ces propos sont tenus ce vendredi 14 octobre sur les ondes de Radio Ndeke Luka par Jan Grauls, ambassadeur onusien et président de la Configuration RCA de la Commission de la Consolidation de la Paix, en fin de mission à Bangui.

Le diplomate de l’Organisation des Nations Unies dans son agenda rencontre pour la 2ème journée consécutive, 104 députés qui achèveront leur formation sur les fonctions parlementaires ce vendredi à l’Assemblée Nationale.

Selon lui, « sans sécurité physique pour les citoyens, il n y aura pas de sécurité juridique. Le rôle du parlement est primordial en tant que législateur pour le contrôle de l’exécutif ».

De son côté, Timoléon Mbaïkoua, 2ème vice-président de l’Assemblée Nationale, reconnait que « le pays se confronte à 2 problèmes majeurs : La sécurité et la pauvreté. Des facteurs qui empêchent la justice de pouvoir s’instaurer ».

Pour Barthélémy Boua, député de Koui (nord-ouest), « cette formation est une école politique. Elle permet aux élus de la nation de mieux jouer leur rôle dans un Etat de Droit et contribuer à la cohésion sociale ».

La formation est organisée par l’Assemblée Nationale, avec l’appui financier de Parlementerions For Global Action, l’Organisation Mondiale des Parlementaires.

 

2 morts après braquage à Grimari, les éléments de Baba Ladé indexés

Radio Ndéké Luka Vendredi, 14 Octobre 2011 14:57

Un soldat de 1ère classe de la force navale centrafricaine en détachement à Kouango (est), et un civil, ont été froidement abattus dans la nuit du 11 au 12 octobre 2011 par un groupe d’hommes qui appartiendraient au chef rebelle Tchadien Baba Ladé. Ces hommes en uniforme et non identifiés, ont intercepté un véhicule de trafic à 60km de Grimari (centre-est) dans la Ouaka.

L’attaque de ce véhicule de transport en commun, privé, a eu lieu au village de Poumayassi situé à 62 km de la ville de Grimari sur l’axe Sibut. Selon des informations du correspondant de Radio Ndeke Luka à Bambari, « outre l’élément de l’armée tué, la seconde personne décédée est un curieux du village qui a été pris à partie par ces malfrats. On dénombre également 3 blessés graves. Ces blessés ont été transférés à l’hôpital préfectoral de Sibut pour des soins ».

Des habitants de Grimari joints au téléphone par Radio Ndeke Luka ont affirmé que « le nombre des hommes en armes a sensiblement augmenté ces derniers temps dans la localité. Toujours selon eux, ces hommes sont les principaux vecteurs de l’insécurité dans la région. La population craint pour sa sécurité, surtout à l’approche de la saison sèche, propice aux activités des hommes en armes. Ils ont en outre indiqué que dorénavant ces hommes circulent dans les zones de Bandoro, Bambari, Grimari, Bakala et Kouango, où ils règnent en maître, avec à la clé des pillages, braquages et meurtres ».

Les autorités administratives de la Ouaka face à cette situation, ont demandé une intervention de l’armée nationale, pour arrêter les exactions. Les hommes du chef rebelle tchadien Baba Ladé sont indexés comme étant les auteurs de ces dérives sécuritaires dans la région. Cependant, le chef rebelle interrogé, clame toujours l’innocence de ses éléments et affirme avoir toujours lutté contre les hommes en armes, qui attaquent la population.

 

 Nouvelles nationales en bref

  • Transports : Au total 6 principaux ponts des villes de Bangui et Bouar se sont déjà effondrés ces derniers temps. La situation complique la circulation aux populations de ces villes de vaquer à leurs occupations.
  • UNICEF : Pas de panique car le cholera est une maladie guérissable. Les parents des victimes doivent garder leur calme et amener sans tarder les malades dans les centres de traitements indiqués.
  • Sécurité : Les rebelles de Baba-Ladé seraient à l’origine d’une attaque jeudi d’un véhicule commercial à 60km de Grimari dans la Ouaka. Deux personnes seraient tuées dont un soldat de la Marine nationale.
  • Jan Grauls : "Sans sécurité physique pour les citoyens, il n y aura pas de sécurité juridique". Déclaration faite ce vendredi à l'Assemblée Nationale, lors de la formation des 104 députés sur leurs fonctions.
  • Justice : Le procès de Jean-Pierre Bemba est provisoirement suspendu jeudi. La raison est qu’il est impossible de faire venir certains témoins à La Haye. L’affaire doit toutefois reprendre lundi 17 octobre.
  • Sports : Les athlètes centrafricains sélectionnés dans 5 disciplines poursuivent ce vendredi leur mise en jambes à Bangui, en vue de participer à la 2ème édition des Jeux de la CEN-SAD au Tchad.
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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 01:15

 

 

bria3

 

BANGUI, République Centrafricaine, 14 octobre 2011/African Press Organization (APO)/ -- Suite à la signature le week-end dernier de l'Accord de Cessez-le-Feu entre les différents protagonistes de la crise dans la Haute Kotto à savoir l'UFDR représentée par M. Damane Zacharia et la CPJP représentée par M. Abdoulaye Hissen Ramadan, un Comité de suivi et un Comité de vérification ont été mis en place pour rendre effectif cet Accord sur le terrain.

La première réunion du Comité de suivi s'est tenue ce jour au BINUCA, présidée par le Médiateur de la République, en présence de Mme la Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique.

Pour rappel, le samedi 08 Octobre au Ministère en charge du DDR en présence des membres du Gouvernement et de la communauté internationale une rencontre entre les protagonistes de la crise de Bria s'était terminée par la réconciliation entre les deux groupes politico-militaires de la CPJP et de l'UFDR. Aux termes de cet Accord les deux parties avaient convenu de ce qui suit :

- Article 1er, les deux parties s'engagent au respect scrupuleux de la Constitution de la RCA du 27 Décembre 2004;

- Article 2, l'arrêt immédiat de toutes hostilités, des campagnes médiatiques et de toutes les exactions et violations des Droits humains ;

- Article 3, la levée de toutes les barrières et le respect de la libre circulation des biens et des personnes ;

- Article 4, le retrait dans un délai de 8 jours à compter de la date de signature, de toutes leurs forces de la ville de Bria et le retour des combattants des deux parties dans leurs sites respectifs.

- Article 5, la CPJP s'engage à adhérer sans délai à l'Accord de Paix Global de Libreville.

Cette rencontre était présidée par le Médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo aux côtés duquel on notait la présence de la Représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU, Mme Margaret Vogt, de la Représentante spéciale du Président de la Commission de l'Union Africaine, Mme Hawa Hamed Youssouf, du Ministre Délégué en charge du DDR, le Général Xavier Sylvestre Yangongo, du Ministre Délégué en charge de la Défense nationale le Colonel Jean Francis Bozizé, du Ministre, Conseiller du Chef de l'Etat M. Stanislas Mbango et du Vice-président du Comité de Pilotage du DDR, M. Jean Jacques Demafouth.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 01:45

 

 

fric en CFA

 

Bangui, 14 oct (C.A.P) - Depuis le limogeage du DG du Trésor, le général Guillaume LAPO, certaines langues tant au Trésor même qu’au ministère des Finances commencent à se délier pour révéler certaines pratiques très peu orthodoxes et franchement mafieuses de ce « DGT » qui a en réalité mis le trésor public en coupe réglée avec la complicité de son 2ème fondé de pouvoir. C’est ainsi qu’on apprend d’une source au Trésor ayant requis l’anonymat que le général LAPO et le 2ème fondé de pouvoir en question se faisaient payer des heures supplémentaires faramineuses sur la base d'aucun texte règlementaire.

D’après plusieurs de ses collaborateurs, M. Guillaume LAPO aurait dit lui-même qu'il ne connait pas la loi de finances. Malgré les décisions du comité de trésorerie qui élabore la liste des dépenses à effectuer, ce qu'ils appellent  « Programme », les deux larrons n’en faisaient qu’à leur tête et s'arrangeaient à payer leurs propres fournisseurs qui leur rétrocèdent 10% des montants payés.  

Toujours selon certains fonctionnaires du Trésor, M. LAPO ne venait au bureau que lorsqu'il savait qu'il y avait des paiements à effectuer. Il était injoignable de la journée sur son téléphone portable puisqu'il était tout le temps chez lui en train de faire la sieste. Parfois, c'est un de ses fils qui décroche le téléphone à sa place. 

Le général Guillaume LAPO est passible de poursuites judiciaires pour conflits d’intérêts dans un pays normal mais dans la république bananière de Centrafrique, c’est sans doute aller trop vite en besogne. Il a créée exprès une entreprise dénommée « POLYGONE » qui raflait systématiquement tous les marchés de l’Etat qu’il s’auto-payait d’avance en totalité.

Bozizé a nommé un général des Faca en qui il avait confiance pour soi-disant redresser le Trésor. Voilà le résultat que cette confiance donne : 70 milliards de F CFA selon certaines sources et non 49 comme révélés par le FMI, évaporés sans justificatifs et d’énormes ennuis en perspective avec le FMI.  Quelle qualification technique et moralité avait réellement ce LAPO pour diriger le Trésor ? Avoir fait l’ESFOA suffisait-il pour ce faire ?

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 01:27

 

 

 

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Le Pays vendredi 14 octobre 2011

Des voix s’élèvent de partout au Cameroun pour dénoncer des irrégularités et des cas de fraude dans l’élection présidentielle du 9 octobre dernier. N’en déplaise donc au ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, qui, se voulant Calife à la place du Calife, s’est empressé de déclarer que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Il ne s’agit pas, ici, de s’attabler sur les conséquences désastreuses d’une telle déclaration de cet observateur de la présidentielle du Cameroun situé, lui, de l’autre côté de l’océan, plus précisément dans les fauteuils dorés du Quai d’Orsay.

Dans nos précédentes éditions, nous en avons largement parlé. Interrogeons-nous plutôt sur l’avenir post-électoral du pays que Paul Biya dirige d’une main d’acier depuis près de 30 ans, et montre de plus en plus qu’il a un appétit d’oiseau pour l’alternance et la démocratie. Il vaut mieux le dire, quitte à être taxé d’oiseau de mauvais augure, les contestations observées ici et là, ne sont, ni plus ni moins, que des escarmouches qui annoncent des lendemains post-électoraux incertains au Cameroun.

A tout le moins, si, contre vents et marées, la Cour constitutionnelle camerounaise - qui est, comme la plupart d’autres en Afrique, la caisse de résonance du pouvoir - venait à valider les résultats du scrutin, on assisterait à deux cas possibles. Soit l’opposition et le peuple camerounais, par peur du pouvoir de Yaoundé, se contentent de grommeler, laissant ainsi le soin au mastodonte Biya d’empoigner sa chose ; soit ils se jettent dans la rue, prenant le risque d’affronter l’armada militaire sans doute déjà mise en place par le pouvoir camerounais pour mater du contestataire. Il faut craindre, malheureusement, le pire.

L’opposition se verra d’autant plus dans ses droits de contester les résultats de l’élection que le président-candidat lui a servi un scrutin qui, à lui seul, est la synthèse de toutes les élections mal préparées que l’Afrique contemporaine ait connues jusqu’ici. Des personnes ont témoigné être détentrices de plusieurs cartes d’électeurs, des bureaux de vote sont restés sans matériel électoral, des localités n’ont pas pu voter faute du nécessaire à cet effet...

C’est bien dommage qu’au crépuscule de sa vie, Paul Biya manque de sagesse, ruse éhontement avec la démocratie et le destin de son pays. Tant il est vrai que, comme le dit l’autre, " le pouvoir corrompt et le pouvoir indéfini corrompt indéfiniment". On aimerait tout de même voir l’intelligentsia camerounaise ( de la diaspora comme de l’intérieur du pays) s’agiter, comme elle l’a fait, concernant la Côte d’Ivoire, pour sauver le peuple camerounais de l’apocalypse voulue par Paul Biya. Mais jusque-là, cette intelligentsia se montre amorphe face à ce septuagénaire qui souffre d’une sérieuse anorexie démocratique. Le "printemps africain" viendra-t-il donc du Cameroun ? Les ingrédients y sont, en tout cas, réunis.

Boulkindi COULDIATI  

 

France - Cameroun : La caution de la France à un dictateur

 

Deux jours seulement après l’élection présidentielle au Cameroun, le ministre des Affaires étrangères français, Alain Juppé, ne s’est pas gêné pour déclarer que "selon le rapport de l’OIF, l’élection s’est bien déroulée", tout en appelant les acteurs politiques à utiliser les voies de recours constitutionnelles.

Ainsi donc, comme dans une course de vitesse, la France s’est empressée de cautionner une énième élection chaotique de Paul Biya, qui totalise 29 ans au pouvoir. Rien d’étonnant à ce jeu politique malsain et cynique.

Nos "ancêtres les Gaulois" apportent et continueront d’apporter leur soutien aux dictateurs de la trempe des Biya, pour peu que ceux-ci défendent leurs intérêts. Alain Juppé, qui est un dinosaure du système de la Ve République, sait certainement ce qu’il fait en se prononçant aussi rapidement. S’il a sacrifié la prudence qui devrait le caractériser surtout pour une élection qui compte des morts et dont les risques de dérapages sont toujours présents, c’est que le jeu en vaut la chandelle.

Mais alors, la France ne peut plus se vanter d’être le pays des droits de l’Homme et se faire le chantre du respect de la démocratie. En effet, malgré toutes les insuffisances constatées durant tout le processus, elle n’a pas levé le petit doigt pour interpeller les dirigeants camerounais.

Dans cette situation, la France ferme les yeux et se montre complaisante avec une dictature solidement installée de 29 ans qui a pris en otage la vie des Camerounais. Sous la Ve République, les méthodes chiraquiennes se poursuivent allègrement au grand dam de l’avenir des citoyens africains.

Pour sûr, il ne faut pas compter sur la France pour défendre une cause aussi juste que l’alternance dans certains pays. C’est pourquoi les Camerounais devraient se réveiller et se battre pour une véritable démocratie dans leur pays dont les dividendes leur seront d’abord profitables. Car, enfin, ils sont aussi responsables de la sclérose du régime camerounais dont les exploits sont d’entériner la nomination en conseil de ministres de personnes décédées.

© Le Pays : P. SILGA

 

 

Mila Assouté écrit à Nicolas Sarkozy

 

Lettre ouverte au Président Français, Monsieur Nicolas SARKOZY

 

Monsieur le Président de la République Française,

Cette lettre ouverte que j’adresse à votre haute attention et à celle du Peuple Français fait suite aux déclarations scandaleuses et surprenantes du Ministre d’État, ministre des Affaires Étrangères Françaises et Européennes, Monsieur Alain Juppé, sur la mascarade qui vient de se tenir au Cameroun. Ses accointances avec Paul BIYA étant bien connues il est très inconvenant que Monsieur Juppé se laisse aller à de telles déclarations, même à titre diplomatique. Il a heurté le Peuple du Cameroun qui souffre dans sa chair.

En affirmant dans un contexte électoral très  tendu au cours duquel  3 Camerounais ont trouvé la mort, sans énumérer les violences inavouées et les dysfonctionnements graves enregistrées dans le pays, en plus de la cacophonie dans l’organisation des élections, le ministre d’Etat a plutôt laissé parler son émotion personnelle et amicale. Il dit : « l’élection présidentielle s’est déroulée de manière 'satisfaisante'.. » Les propos du ministre d’Etat choquent le Peuple Camerounais et me heurte à titre personnel comme réfugié politique en France. L’élection présidentielle prochaine en France où de nombreux Franco-Camerounais voteront soit pour l’UMP soit pour le PS sera-telle soumise à une fermeture des frontières aériennes et terrestres et au couvre-feu le jour même du scrutin pour vous faire élire ?

Qui parle d’élection satisfaisante au Cameroun le 09 Octobre 2011 ?

Il est tout de même surprenant qu’en France, pays où la vie d’un seul Français est sacrée, pays où la liberté et la démocratie sont les fondements de la République, d’entendre un responsable gouvernemental français d’un si haut niveau se satisfaire d’une élection tronquée sans évoquer les morts provoqués par ladite élection. Un tel propos venant d’un Gaulliste alors que de nombreux journaux français dénoncent la confiscation du pouvoir républicain pendant 30 ans avec une volonté affichée d’y mourir sans tenir compte des suffrages est encore plus que choquant.

Nous voulons bien croire à l’innocence du satisfécit de Monsieur Juppé, mais lorsque les familles portent le deuil de nos compatriotes assassinés au cours de ce simulacre d'élection présidentielle qui a mobilisé au Cameroun et dans toutes les chancelleries occidentales, des militaires armés et des policiers appelés au secours pour neutraliser le mécontentement populaire, on s’en étonne !

La déclaration de Monsieur Juppé intervient alors même qu’une polémique grave enfle encore en Afrique et au Cameroun sur les mallettes de Maître Bourgi et le financement  des campagnes électorales de certains candidats en occident par des despotes en échange de tels satisfécits.  La veille de l’élection présidentielle en France... Monsieur Bougi a fait à ce propos des révélations fracassantes toujours d’actualité en France dans les juridictions qui s’en sont saisies.

Il reste à espérer que le propos du ministre d’Etat a peut-être dépassé sa pensée en outrepassant inconsciemment le respect qu’il a dans son propre pays en tant  que humain pour la vie des citoyens français. Je constate aussi qu’il prend à contrepied, peut-être innocemment, pour des raisons qui lui sont propres, l’aversion que le Président Obama et vous –même avez ouvertement affichée à l’égard des dictatures sur le Continent Africain et ailleurs dans le monde...

Monsieur le Président de la République,   POUR NOTRE PART, LE PEUPLE DU CAMEROUN NOUS A  LARGEMENT SUIVI. LE MOT D’ORDRE DE  L’ABSTENTION A GAGNE : le coup d’Etat électoral de Paul BIYA est tout sauf « satisfaisant ». Nul n’a le droit où que ce soit dans le  monde, d’ignorer le message d’abstention du Peuple ni de violer les valeurs de la démocratie sans se rendre complice de la tyrannie que notre jeunesse nationale décrie ; laquelle  sera vaincue au-delà de toutes les déclarations de convenance qui insupporte notre Peuple depuis les années d’indépendance.

L’immense majorité du Peuple souverain a  snobé l’arbitraire  administratif et juridique que traine comme un boulet le processus électoral camerounais ; les tours de passe-passe magiques des prestidigitateurs politiques et leurs complices internes et parfois étrangers ne marchent plus… Nous nous élèverons contre des cartels au pouvoir au Cameroun avec des tentacules qui n’ont aucun intérêt pour notre Peuple.  Nul ne se prévaudra d’aucune légitimité que notre Peuple a refusé de concéder. La rapine  n’a que trop duré dans ce pays, Monsieur le Président.

Au Cameroun, il n’y a plus de doute dans l’inconscient collectif que seule la force populaire rétablira le droit face à notre dictateur BIYA. Notre Peuple mérite d’être vivement et patriotiquement félicité et respecté partout où ils se trouvent dans le monde pour son calme apparent et son courage face à la persécution du système en place que certains confondent complaisamment avec à la légitimité.

Les manigances électorales de BIYA ayant échoué notre détermination et celle du Peuple souverain du Cameroun à résister par tous les moyens est inébranlable. Il ne faut surtout pas que d’aucuns sous-estime précocement notre Peuple et notre capacité à libérer le Cameroun…

La  première marche de notre liberté collective vient d’être gravie : l’abstention. La suite est à venir.

S’il est naturel de faire des compliments aux amis de fortune, il devient indécent de ne pas tenir compte en démocratie du  message clair des Camerounais, et surtout de ne pas respecter la mort des victimes de cette parodie d’élection qui menace pourtant sérieusement la paix dans notre pays.

Ailleurs en démocratie, un seul mort même naturel en forêt, à plus forte raison quand il s'agit d'un assassinat,  mobilise de nombreux hélicoptères et des pans entiers des services de police et de gendarmerie et souvent toutes les télévisions…pour élucider le drame. La mort d’un Camerounais mérite la même considération. En Février 2008, pour les mêmes desseins intumescents de confiscation du pouvoir politique,  200 Camerounais ont été massacrés et personne ne s'en est ému ! C’en est assez !

Aucune élection en démocratie ne se déroule avec le pistolet à la tempe : la prestidigitation du 09 Octobre 2011 n’est pas une élection. Elle ne mérite aucun compliment, ni de Monsieur Juppé, ni de personne d’autre... On ne peut pas saluer une élection qui se déroule sous le couvre-feu, la fermeture des frontières, les  enlèvements de citoyens, la militarisation des bureaux de vote, la vassalisation des institutions républicaines ; surtout pas de la part d'un membre de la famille politique de Charles De Gaulle…

 La résistance que je dirige ne l’acceptera pas, que cela soit clairement entendu. J’ai recommandé à notre Peuple de rester confiant et mobilisé pour affronter la lutte qui va commencer: la République de liberté et de démocratie que mérite notre pays n'est pas  négociable.

 Nous rendons ici patriotiquement, un hommage appuyé aux hommes et aux femmes qui se sont abstenus de cette mascarade. Nous félicitons également très chaleureusement toute notre jeunesse nationale, nos paysans, nos très nombreux étudiants et sympathisants ainsi que l’ensemble des membres de la communauté nationale vivant à l’intérieur et celle de l’extérieur qui nous contactent pour organiser la lutte de la libération sur le terrain.

Nous avons travaillé pour parvenir à un changement alternatif et démocratique par la voie des urnes au Cameroun... Elle nous est refusée. L’autocratie a décidé arbitrairement d’interdire notre candidature, une deuxième fois après un premier refus arbitraire en Octobre 2004. Notre électorat ne sera pas muselé. Il devra parler en fin de compte après la libération.

J’ai créé un Conseil National de Résistance et de Libération en marge du parti politique, le RDMC muselé, pour mener autrement la lutte pour la liberté et la démocratie que réclame mon pays.

J’en profite Monsieur le Président, pour faire savoir solennellement à la communauté internationale que le cinéma du 09 Octobre 2011 n’engage que ceux qui sont concernés. La multiplication des arguments fallacieux tendant à justifier les raisons de tirer encore en longueur l’exploitation et la misère de notre Peuple a duré 29 ans ! Nous serons en face de toute agression, de tout complot contre le Peuple du Cameroun. Nous   nous battrons contre toute « monarchisation » de la république du Cameroun, et au besoin les armes à la main, comme en 1956 quand il a fallu accéder à l’indépendance de nos territoires.

Notre mouvement ne se laissera pas impressionner par quelque honteux soutiens apportés à  un despote en villégiature permanente. Ils seront considérés et traités comme partisans de la déprédation de notre pays et des crimes chroniques dont leurs auteurs se rendent complices aux yeux du monde.

 Le Ministre français des affaires étrangères a vite parlé ; d’autres Français ont un point de vue différent que la presse française livre abondamment. Je crains qu’il se soit trompé précocement au Cameroun comme on l’a observé en Tunisie.

La nationalité Suisse de Paul BIYA ne souffre plus d’aucun doute. Son inéligibilité au Cameroun  au terme de nos lois est probante et réelle. Son serment sera donc nul et de nul effet au même titre que le résultat connu des «  élections ». La violence post-électorale pour le démettre de force après son intronisation par ses juges deviendra un devoir sacré de notre Peuple s’il ne s’arrêtait pas dès maintenant…

Le Peuple du Cameroun, de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud et dans la Diaspora est épuisé des vols, des mensonges, des crimes sur leurs enfants et des souffrances.

La paix en Afrique centrale et la stabilité sont consubstantielles à la paix au Cameroun, donc à l’essence même du respect des règles de droit qui fixent et régulent  notre « vivre ensemble ». Ces valeurs ne s’exercent que dans un Etat de droit, de démocratie et de liberté comme en France et qu’aucun autocrate comme Paul BIYA ne peut tolérer.

Tout nous a été  volé ces 29 ans durant : la dignité, la richesse nationale, les suffrages, les vies sont brisées, écourtées, la liberté  nous est interdite, les citoyens sont enlevés dans les rues sans motifs, les femmes et les enfants humiliés, les jeunes massacrés…

Le temps de la liberté a sonné… !

Le Cameroun n’est pas une monarchie, il ne l’a jamais été, il ne le sera jamais… Nous prendrons la rue s’il le faut, pour la liberté et la démocratie. Aucune velléité de « monarchisation » de la République du Cameroun qui pointe à l’horizon ne verra le jour. Elle relève des fantasmes puérils de ceux qui ignorent ou feignent d’ignorer le Cameroun et son Peuple lorsqu’il a le dos au mur…

Monsieur le Président, les Camerounais vous observent et ils vous ont vu faire ailleurs contre les dictatures… La neutralité que la France à travers vous a observée dans les affaires de notre pays où vous n’êtes jamais allé auréoler  la dictature vous honore. On verra s’il y a dans le monde des zones de démocratie du pétrole à gauche et celles des dictatures des mallettes à droite.

Fait le, 13 Octobre 2011.

Pour le Conseil National de Résistance et de Libération du Cameroun

Chief Pierre Mila Assouté.

Réfugié politique.

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