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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 01:55

 

 

En devenant le coordonnateur du FROCCA de BOZIZE, Lin BANOUKEPA est sanctionné par son ancien parti le Parti pour le Développement Intégral (PDI)

En ralliant Bozizé, Lin Banouképa est suspendu du PDI
En ralliant Bozizé, Lin Banouképa est suspendu du PDI
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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 01:51

 

 

URGENCE HUMANITAIRE

 

 

 

http://www.jolpress.com  Samedi 21 septembre 2013 - 02:33

 

Depuis l’insurrection des rebelles de la Séléka et le renversement du président centrafricain François Bozizé en mars dernier, la République centrafricaine est à feu et à sang. Et après des mois de conflit interne, la situation humanitaire reste particulièrement inquiétante. Pour Bruno Angsthelm, chargé de mission en Centrafrique pour l’ONG CCFD-Terre Solidaire, la réunion de l'ONU à New York doit être l'occasion de faire entendre la voix de la société civile centrafricaine qui n'a pas droit de cité en Centrafrique.

 

À l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies, la France présentera une proposition de résolution sur la République centrafricaine (RCA)  au Conseil de sécurité de l’ONU, et une réunion de plusieurs chefs d’États et responsables africains, européens et américains se tiendra le 25 septembre en marge de l’Assemblée générale.

 

L’ONG CCFD-Terre Solidaire, pour laquelle travaille Bruno Angsthelm, accompagnera une délégation centrafricaine à New-York puis Washington, du 21 au 26 septembre, afin de faire entendre la voix de la société civile centrafricaine.

 

JOL Press : Le conflit en République centrafricaine est peu traité médiatiquement, alors que ces dernières semaines ont été sanglantes pour le pays. Certains commentateurs parlent même de « conflit oublié ». Qu’en pensez-vous ?
 

Bruno Angsthelm : Quand la crise de la Seleka a éclaté à partir de décembre dernier, tout le monde pensait que cela durerait quelques jours. Mais elle s’est étendue jusqu’au mois de mars et il a fallu en arriver à une situation critique pour qu’on ouvre la brèche médiatique.

 

JOL Press : Vous avez rencontré François Hollande le 23 août dernier lors d’une réunion sur la situation en République centrafricaine. Que vous a dit le président ?

 

Bruno Angsthelm : Alertée par les associations humanitaires, la France a décidé d’être beaucoup plus pro-active pour éviter que ce pays ne parte à la dérive. Le président a rappelé que les relations entre la France et la Centrafrique étaient complexes et ambiguës et que le problème est qu’on aura tendance à accuser la France si elle ne fait rien, mais également si elle en fait trop…

 

Une fois la décision prise de monter en puissance en Centrafrique, il n’y a pas eu de gros débat, c’était surtout une rencontre de communication avec les ONG.

 

JOL Press : La France a-t-elle un rôle à jouer dans ce conflit ?


 Bruno Angsthelm : De fait, oui. Le problème dans ce genre de conflit « oublié », c’est qu’il n’y a pas de meneur. Il fallait à un moment donné que quelqu’un prenne le taureau par les cornes. La France a pris cette décision, soutenue par les ONG, afin d’empêcher un désastre humanitaire et politique.

 

JOL Press : Que doit-on attendre de l’Assemblée générale de l’ONU à New York concernant la Centrafrique ?

 

Bruno Angsthelm : L’Assemblée en elle-même est un exercice rituel. Par contre, il y a deux événements importants qui se tiendront à cette occasion : le dépôt d’une résolution par la France, et une réunion internationale sur la Centrafrique qui se réunira en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, le 25 septembre. Ces deux éléments me semblent les plus importants pour avancer dans la résolution du conflit. 

 

Il y aura des chefs d’Etat, des experts internationaux, la France, et un gouvernement qui n’a aucune légitimité populaire. Le seul espace qui représente un peu la population, c’est le Conseil de la transition, qui n’a pas été invité.

 

Ce que nous avons dit dans une lettre, c’est que nous soutenions la décision française de monter en puissance en termes de sécurisation du conflit, mais cette sortie de crise va nécessiter que la société centrafricaine soit inclue dans ce processus et aujourd’hui, elle ne l’est pas. Les discussions se font dans un cercle fermé avec les parties prenantes du conflit.

 

Aujourd’hui, si l’on envoie une délégation à l’ONU, c’est aussi pour dire que la société centrafricaine doit être partie prenante du processus. Parmi la délégation, il y a une députée du peuple, un pasteur, un évêque et un militant des droits de l’homme qui vont témoigner par leur présence que la République centrafricaine ne doit pas être absente des discussions.

 

« Les vannes de la violence se sont ouvertes »

 

 JOL Press : Comment s’organise votre mission humanitaire sur place ?

 

Bruno Angsthelm : On cherche des réponses durables sur les causes profondes du conflit, sur la question de la gestion des ressources naturelles. On met également en place des mécanismes de gestion des conflits. On travaille non pas sur des réponses urgentes mais sur la reconstruction progressive de la confiance collective, à travers des micro-projets (agricoles, sanitaires ou autre).

 

On va également travailler auprès de la jeunesse et de la société civile. Il ne faut pas oublier que la plupart des conflits en Centrafrique sont locaux. Ils sont alimentés par la géopolitique, par la Séléka, mais ils se développent avant tout localement.

 

JOL Press : Quelles sont les principales difficultés auxquelles vous devez faire face ?
 

Bruno Angsthelm : En Centrafrique, la principale difficulté est d'ordre sécuritaire. Mais les ONG ont aussi du mal à se déplacer, à recruter du personnel, à obtenir la confiance des populations. Les batailles qui font rage en ce moment rendent complexe la mission humanitaire sur place. Des milliers de gens cherchent à se réfugier, notamment auprès de l’archevêché.

 

JOL Press : Comment la population réagit-elle face aux massacres perpétrés par les rebelles de la Seleka dans les villages ?

 

Bruno Angsthelm : Cela fait des années que le conflit dure. C’est triste à dire, mais les populations ont appris à vivre en dehors des villes et des villages. Ils se réfugient généralement dans la brousse et y passent parfois des mois avec les conséquences que cela implique, notamment pour leur santé – le problème du paludisme est alors récurrent.

 

En novembre dernier, je discutais avec des religieux de Bangui [la capitale centrafricaine] qui me disaient que la société avait accumulé tellement de tension et de haine que la méfiance et la peur arrivaient même au cœur des familles. Quand la tension a été lâchée lors du conflit avec la Séléka, c’est comme si les vannes de la violence s’étaient ouvertes dans la société. Les vols, pillages et autres exactions ne sont pas que le fait des forces rebelles. Il y a eu une véritable expulsion de violence incontrôlable.

 

JOL Press : Quelle place tient l’Eglise catholique dans ce conflit ?

 

 Bruno Angsthelm : Il faut plutôt parler des églises, qui sont très présentes dans la société centrafricaine. Elles jouent le rôle de dernier rempart pour la population et sont une présence rassurante pour les communautés. Elles ont une vraie légitimité de parole, et aujourd’hui, qui est capable d’avoir une parole au nom de la société centrafricaine ? Sûrement pas le gouvernement fantôme de Michel Djotodia [président « autoproclamé » de la transition]

 

Les églises sont encore aujourd’hui des structures qui tiennent debout et structurent la vie sociale. Malheureusement, ceux qui osent critiquer le gouvernement, comme l'ont fait certains religieux à la radio par exemple, sont généralement mis en prison.

 

Propos recueillis par Anaïs Lefébure pour JOL Press

À bout de souffle, la Centrafrique doit pourtant se faire entendre
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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 01:47

 

 

 

 

http://french.cri.cn     2013-09-20 19:34:36  xinhua

 

Les forces de défense et de sécurité centrafricaines ont présenté au président de la transition Michel Djotodia jeudi à Bangui, en présence du procureur de la République près le tribunal de grande instance de la capitale, un expatrié de nationalité sri-lankaise accusé de trafic illicite de diamants, en compagnie d'un ressortissant camerounais.

 

Par cette opération de communication à laquelle des journalistes internationaux présents à Bangui ont été conviés y compris un représentant de l'Union européenne (UE), le nouveau pouvoir centrafricain cherche à démontrer leur engagement à restaurer l'autorité de l'Etat sur le territoire national toujours en proie à des violences six mois après la prise du pouvoir du 24 mars.

 

Arrêté en possession d'une quantité importante de diamants et de saphir puis d'une importante somme d'argent, le présumé trafiquant sri-lankais s'est défendu face au chef de l'Etat par intérim sous les regards intimidateurs d'un nombre impressionnant de militaires au camp de Roux, siège de l'état-major de l'armée à Bangui, en affirmant qu'il s'était ravitaillé au Cameroun, en particulier pour le saphir.

 

"Ils achètent illicitement nos diamants", a plutôt rétorqué Michel Djotodia, promettant des sanctions pénales aux deux contrevenants transférés par la suite vers la redoutable Section des recherches et des investigations, une unité spéciale des services de renseignements centrafricains réputée depuis toujours pour l'incarcération de personnes accusées de subversion ou d'actes de grand banditisme.

 

"En fait, il y a trois catégories de personnes qui ont été interpellées. La première catégorie concerne le Sri-Lankais et le sujet camerounais qui sont rentrés sur le territoire camerounais se livrer à une collecte illicite de pierres précieuses. Preuve à l'appui, la quantité est quand même énorme. Ça fait partie des ressources de notre sous-sol", a déclaré à Xinhua le procureur près le tribunal de grande instance de Bangui, Alain Tolmo.

 

La valeur des minerais saisie aux mains des mis en cause reste à évaluer, d'après les autorités qui annoncent par ailleurs l'interpellation à Sica, dans la capitale, de deux ressortissants rwandais sur qui pèsent "des soupçons graves d'actes subversifs et séditieux au détriment de l'Etat centrafricain", à en croire le procureur pour qui "les enquêtes vont se poursuivre dans le respect des droits fondamentaux pour établir les charges ou non".

 

"Ils ont été arrêtés distinctement. C'est sur la base des informations que les interpellations ont été opérées", a précisé M. Tolmo.

 

Selon lui encore, un autre coup de filet a permis la mise aux arrêts d'un jeune combattant centrafricain, "sous le périmètre des combats au niveau de Bossangoa (Nord-Ouest) et à côté, on a trouvé comme pièces à conviction, des armes artisanales et des armes modernes telles les Mass 36 et des chargeurs de Kalachnikov utilisés pour la rébellion et retrouvés sur le périmètre des faits".

Centrafrique : arrestation d'un Sri-Lankais pour trafic illicite présumé de diamants
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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 01:45

 

 

 

http://www.fidh.org    le 20 septembre 2013

 

Alors qu’une réunion spéciale sur la République centrafricaine (RCA) est prévue le 25 septembre 2013 en marge de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU), la FIDH publie le rapport de sa mission d’enquête : « RCA : Un pays aux mains des criminels de guerre de la Séléka ».


La communauté internationale ne doit ménager aucun effort pour garantir la protection de la population et le respect des droits humains en Centrafrique. A cet égard, les discussions engagées au Conseil de sécurité pour une résolution sur la situation générale et le renouvellement du mandat du Bureau intégré des Nations unies en Centrafrique (BINUCA), ainsi que le dialogue intéractif sur la RCA prévu prochainement au Conseil des droits de l’Homme doivent déboucher sur des engagements concrets. 


« Si la communauté internationale n’agit pas maintenant par des mesures fortes, les crimes les plus graves contre la population vont se multiplier et la situation d’anarchie aura des conséquences désastreuses pour la sécurité dans la sous-région » a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. 


Depuis qu’ils ont porté l’un de leur chef au pouvoir suite au coup d’État du 24 mars 2013, les rebelles de la Séléka - plus de 10000 hommes dirigés par des seigneurs de guerre centrafricains, tchadiens et soudanais - contrôlent le pays et terrorisent la population en l’absence de toute force publique et de justice nationale. De retour de sa mission en juillet, à Bangui et dans le nord du pays, la FIDH a estimé à plus de 400 le nombre de meurtres commis par des éléments de la Séléka depuis le renversement du pouvoir. Le rapport d’enquête de la FIDH revient sur ce phénomène et présente également de nombreux témoignages de victimes et de témoins de viols, d’enlèvements, d’actes de torture et de mauvais traitements, d’arrestations et de détentions arbitraires, ainsi que de rackets, de pillages systématiques et d’incendies de villages perpétrés par ces hommes en armes. La tuerie de Boy-Rabe le 20 août dernier et les récents combats meurtriers à Bossangoa impliquant un groupe armé se réclamant du président déchu François Bozizé confirment la situation de chaos. 


Face à cette violence, la FIDH n’a pu que constater l’incapacité des troupes de la Mission de consolidation de la paix en République Centrafricaine (MICOPAX) à répondre au défi de la sécurité. À cet égard, la FIDH a salué la réaction du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine qui, tout en appelant au soutien des Nations unies, a décidé de remplacer cette force par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) sous l’égide de l’Union africaine, en vue notamment de passer de 1300 à 3600 éléments. 


La FIDH estime essentiel que la communauté internationale se saisisse de l’opportunité des prochaines rencontres sur la Centrafrique en marge de l’AGNU et au sein du Conseil de sécurité, ainsi qu’à Genève pour aider au renforcement des effectifs, des moyens d’action mais aussi du mandat de la MISCA. Cette mission doit pouvoir établir des bases dans les principales villes du pays et avoir un large rayon d’action dans les provinces. La MISCA doit contribuer à l’élaboration d’une véritable opération de désarmement démobilisation et réinsertion des combattants, collaborer avec le BINUCA et les autorités centrafricaines à une réforme effective des forces de défense et de sécurité, et aider au rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. La FIDH appelle aussi à la mise en place d’observateurs indépendants pour contrôler la conformité de la mise en œuvre du mandat de la MISCA avec le droit international humanitaire et des droits humains. 

 

La communauté internationale doit par ailleurs contribuer à la lutte contre l’impunité dans ce pays en incluant, dans le mandat de la MISCA, une disposition lui permettant de soutenir les initiatives de justice nationale et internationale. La communauté internationale doit également soutenir la mise en place d’une juridiction mixte spécifique, qui permettrait de poursuivre les auteurs des crimes de droit international en complémentarité, le cas échéant, avec la Cour pénale internationale (CPI). A cet égard, la FIDH appelle le Bureau du Procureur de la CPI a mener des enquêtes sur les crimes commis et à poursuivre les principaux responsables de ces crimes. L’Assemblée des États parties qui se réunira en novembre prochain doit absolument doter la Cour des moyens nécessaires pour mener à bien ses enquêtes et poursuites.

 
« L’impunité est l’une des causes majeures de l’instabilité chronique en Centrafrique. Les lois d’amnisties et l’incapacité de la justice nationale à juger des crimes internationaux ont été le terreau de la répétition des violations graves des droits humains », a déclaré Eric Plouvier, chargé de mission de la FIDH. 

La FIDH appelle également la communauté internationale à adopter des mesures de sanction contre les chefs de la Séléka et des seigneurs de guerre, notamment le gel des avoirs financiers. 


Enfin, la FIDH considère que cette aide de la communauté internationale doit être assortie d’une véritable feuille de route des droits humains à mettre en œuvre par les autorités centrafricaines pour garantir la stabilité et un État de droit démocratique. Cette feuille de route doit notamment inclure la réforme de la justice, l’harmonisation de la législation avec les normes internationales de protection des droits humains, le respect des libertés fondamentales, la protection des droits des femmes, des journalistes et des défenseurs des droits humains ainsi que la lutte contre la corruption. Le renforcement du mandat du BINUCA devra permettre de contrôler et soutenir la mise en œuvre de cette feuille de route. 

La communauté internationale doit aider la Centrafrique à sortir du chaos (FIDH)
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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 01:43

 

 

 

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) - La Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale(CEMAC) et la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) signent ce samedi 21 septembre 2013 à 10 heures, dans les locaux de la CEEAC, à Libreville une convention de financement à hauteur de 20 milliards de FCFA pour restaurer et renforcer la sécurité en République Centrafricaine.

 

En rappel, lors du dernier sommet à Libreville le 14 juin 2013, les Chefs d’Etats de la CEMAC s’étaient engagés à renforcer la sécurité en République Centrafricaine. Pour ce faire, ils avaient décidé d’un soutien financier de la CEMAC à la CEEAC.


La décision matérialisant ce soutien stipule que les modalités d’utilisation et de contrôle de ce fonds affecté à la CEEAC seront arrêtées d’accord parties entre la CEMAC et la CEEAC.


C’est dans ce cadre qu’intervient cette convention qui permettra à la CEEAC d’augmenter l’effectif de la Force Multinationale des Etats d’Afrique Centrale (FOMAC) et d’acquérir du matériel pour sa mission de sécurisation du territoire centrafricain.

20 milliards de FCFA pour aider la Centrafrique
20 milliards de FCFA pour aider la Centrafrique
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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 01:40

 

 

 

 

http://www.leparisien.fr   20.09.2013, 18h22 | Mise à jour : 21h19

 

La France serait prête «si nécessaire» à porter ses effectifs militaires en Centrafrique à 700/750 hommes, contre 450 actuellement, dans le cadre d'une opération internationale de maintien de la paix. C'est ce qui a filtré vendredi dans l'entourage de François Hollande.


La Centrafrique, un des pays les plus pauvres de la planète, est en proie au chaos depuis la chute, en mars, du président François Bozizé, renversé par une coalition rebelle, Séléka, dont le chef, Michel Djotodia, s'est autoproclamé président

 

Mais le nouveau pouvoir à Bangui peine à restaurer l'ordre dans le pays qui s'enfonce dans la violence entre groupes armés, alors que les combattants de Séléka sont accusés d'exactions à répétition contre la population et les nouvelles autorités se sont montrées jusqu'ici incapables de restaurer l'ordre. 


Jeudi, depuis Bamako (Mali), le président tchadien Idriss Déby Itno avait mis en garde sur la persistance de la menace jihadiste en Afrique, et plaidé pour une action en Centrafrique, qui risque, selon lui, de devenir un sanctuaire de terroristes». Son homologue français a également jugé que «le conflit (était, NDLR) en train de devenir une confrontation religieuse», déplorant par ailleurs «les femmes victimes de viols», «les enfants déplacés, perdus», «les villages anéantis».

 

Convaincre l'ONU d'une «opération de maintien de la paix» 


Lors d'une réunion internationale le 25 septembre à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, la France entend plaider en faveur, dans un premier temps, de l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité renforçant le mandat de la force panafricaine déployée sur le terrain sous l'égide de l'Union africaine (Misca). Dans un deuxième temps, Paris espère faire voter une résolution qui transforme cette force en «opération de maintien de la paix» mais «c'est un objectif ambitieux, il va nous falloir un peu de temps, indique t-on dans l'entourage du président français, soulignant que les pays africains engagés doivent détailler le concept d'opération et convaincre ensuite le conseil de sécurité.


La Mission internationale de soutien en Centrafrique (Misca) est une force panafricaine, militaire et policière pour l'essentiel, composée pour l'heure de 1.400 hommes - camerounais, congolais, gabonais, tchadiens. Ses effectifs doivent à terme atteindre 3.600 hommes, mais leur déploiement traîne en longueur. 


L'Union africaine (UA) a également appelé la communauté internationale à s'impliquer plus activement en République centrafricaine, où elle décrit la situation comme «désastreuse», et au renforcement rapide de la Force de consolidation de la paix.

Le rôle éventuel des militaires limité à former et encadrer


«La France est prête à aider, en particulier sur le plan de la logistique et des hommes, si nécessaire, explique un conseiller du président Hollande, tout en précisant que le rôle éventuel des militaires français serait limité à de la formation et de l'encadrement. «Il y a actuellement une force de 450 hommes à l'aéroport de Bangui. Il faudra aller plus loin. On peut imaginer aller rapidement vers 700/750 hommes si nécessaire», souligne ce conseiller, indiquant que cette participation française devrait intervenir «dans le cadre d'une opération commune africaine endossée par les Nations unies». A défaut d'une résolution de l'ONU, la France pourrait demander à d'autres institutions, comme l'Union européenne, de financer cette opération, considérée par Paris comme «une opération de la dernière chance de sauver ce pays du chaos». L'envoi éventuel de renforts français «dépendra de ce que nous diront nos partenaires africains», assure encore ce conseiller.

 

Pic de violences, cri d'alarme de l'ONU et du CICR


Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et l'ONU ont alerté vendredi sur le récent pic de violences en Centrafrique où les civils souffrent de multiples exactions commises par toutes les parties. Les premières victimes de ces violences sont les civils, y compris les enfants. «Plus de neuf mois d'insécurité ont créé un véritable désastre pour les enfants», a alerté une porte-parole du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), Marixie Mercado, citant les épidémies de rougeole et la fermeture de 60% des écoles. «Autre indicateur du chaos», a-t-elle dit, quelque 3 500 enfants-soldats sont actuellement enrôlés par les parties, contre 2.000 en décembre 2012.


«C'est un pays qui connaît maintenant une instabilité chronique», a déclaré pour sa part le directeur des opérations du CICR, Pierre Krähenbühl. Selon lui, la recrudescence des combats ces derniers jours est la plus meurtrière que le pays ait connue depuis mars. A Bouca (nord), le CICR a rencontré des quartiers entiers vides, et a découvert 30 dépouilles en une semaine. 


Selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), les violents combats enregistrés dans le nord du pays, du 14 au 17 septembre, à Bossembele et Bossangoa (respectivement à 150 km et 300 km au nord de la capitale Bangui) ont provoqué de nouveaux déplacements de population. Jeudi une équipe du HCR  a pu se rendre à Bossangoa, où les civils ont dénoncé de «multiples abus commis par les deux parties, y compris des meurtres, des viols et des tortures», a expliqué un porte-parole, Adrian Edwards.

 

Centrafrique : la France prête à envoyer 300 militaires de plus
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 23:42

 

 

Concert du Formidable MUSIKI de Paris 

Annonce du concert à Paris du Formidable MUSIKI
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 23:28

 

 

 

 

 

AFP  19 SEPTEMBRE 2013 À 22:22

 

Le président français François Hollande a déclaré jeudi soir à Bamako que la France aura «sans doute à être davantage présente» en Centrafrique.

 

S’exprimant devant les soldats français de la mission Serval, le chef de l’Etat a déclaré: «Les Français sont fiers de vous partout où vous êtes et notamment en Centrafrique où nous aurons sans doute à être davantage présents».

 

Auparavant, lors d’une conférence de presse à Bamako où il avait assisté aux cérémonies d’investiture du nouveau président malien, François Hollande avait prévenu qu’il «ne resterait pas sur la réserve». «Pourquoi? parce que le chaos engendrera le terrorisme», a-t-il poursuivi, en citant «les femmes victimes de viols», «les enfants déplacés, perdus», «les villages anéantis».

 

Il a jugé que «le conflit (était) en train de devenir une confrontation religieuse».

 

Le président français a expliqué que la France «fera en sorte que dès l’Assemblée générale des Nations unies, l’on puisse donner le cadre juridique pour permettre à cette force africaine d’avoir l’ampleur nécessaire». «Nous sommes en train d’y travailler», a-t-il dit.

 

AFP

 

 

La Centrafrique risque de devenir un sanctuaire de terroristes


BAMAKO AFP / 19 septembre 2013 22h21- Le président tchadien Idriss Deby Itno a mis en garde jeudi à Bamako sur la persistance de la menace jihadiste en Afrique, et plaidé pour une action en Centrafrique, qui risque, selon lui, de devenir un sanctuaire de terroristes.


Les groupes jihadistes qui avaient occupé plusieurs mois en 2012 le nord du Mali ont été chassés grâce à une intervention militaire franco-africaine lancée en janvier, avec l'aide notamment du Tchad, mais il ne faut pas croire que c'est terminé, a déclaré M. Deby Itno lors d'une conférence de presse après les célébrations marquant le début du mandat du nouveau président malien Ibrahim Boubacar Keïta.


Ce n'est pas terminé. Ailleurs, il y a un autre foyer au coeur de l'Afrique. Et si nous ne faisons pas attention, demain, ça peut être aussi un sanctuaire de terroristes: (...) la RCA, la République centrafricaine, a-t-il dit.

Depuis 1994, en dépit des efforts des pays d'Afrique centrale, on n'a jamais pu résoudre la crise en République centrafricaine, a-t-il ajouté.


La Centrafrique est en proie au chaos depuis la chute, en mars, du président François Bozizé, renversé par une coalition rebelle, Séléka, dont le chef, Michel Djotodia, s'est autoproclamé président. Mais le nouveau pouvoir à Bangui peine à restaurer l'ordre dans le pays qui s'enfonce dans la violence entre groupes armés, alors que les combattants de Séléka sont accusés d'exactions à répétition contre la population.

Selon Idriss Deby Itno, en marge des festivités de jeudi à Bamako, le président français François Hollande a discuté de la République centrafricaine avec ses homologues d'Afrique centrale présents.


M. Deby Itno a exhorté à ce que les efforts de la CEEAC, la Communauté des Etats d'Afrique centrale, soient accompagnés par tous les amis de la Centrafrique et les Nations unies.


Nous espérons que la France va nous soutenir sur le plan financier, logistique (...) en attendant qu'on ait d'autres possibilité de financement, a-t-il ajouté.

Idriss Deby Itno a aussi appelé à être vigilant face à la menace terroriste existant ailleurs en Afrique, impliquant des combattants mobiles à travers le monde.


On oublie certains pays qui (...) fabriquent des terroristes. (...) De la Syrie jusqu'à la Libye, les gens se déplacent, a-t-il dit, en plaidant pour une interaction entre tous les pays situés au nord du Sahara et au sud du Sahara, une douzaine d'Etats au total selon lui, pour une bonne gestion des crises dans la sous-région.


(©)

Centrafrique : la France destinée à être «davantage présente» : François Hollande
Centrafrique : la France destinée à être «davantage présente» : François Hollande
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 23:26

 

 

 

 

VOA  Jeudi, septembre 19, 2013 Heure locale: 21:03

 

La RCA sombre progressivement dans le chaos. Les violences persistent dans le pays, notamment dans le Nord et l’Ouest du pays. La population s’est soulevée à Kaga Bandoro, le 18 septembre, suite à la mort d'un jeune homme arrêté et maltraité par les ex-rebelles Séléka.

 

Et dans ce contexte des voix s’élèvent, y compris au sein du gouvernement. Joseph Béndounga, ministre de l’Elevage et de l’industrie animale, dénonce l’impuissance du gouvernement. Il demande à ce que le pays soit administré par l’ONU. « Toutes les administrations ont été détruites », a expliqué le ministre Bendounga, soulignant qu’en ce moment, « ce sont les colonels rebellles Janjawid et mercenaires tchadiens qui gèrent la République centrafricaine. »

 

Ce qui reste à faire,  a dit M. Bendounga, «  c’est de mettre la République centrafricaine  sous administration des Nations Unies pendant dix, ou 15 ans, le temps de remettre la République centrafricaine sur les rails. »

 

Source : http://www.lavoixdelamerique.com/content/rca-un-ministre-appelle-l-onu-a-administrer-le-pays/1753340.html?

 

RCA : un ministre appelle l’ONU à administrer le pays
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 20:40

 

 

 

 

O Centrafrique, te voilà encore une fois de plus trahie par tes dignes fils,qui prétendent conduire ta destinée.

 

Te voilà, Centrafrique abandonnée par tes fils et filles entre les mains des barbares, qui font de toi une jungle ou les dinosaures sont de retour pour exterminer toutes âmes vivantes…

 

Centrafricain, Centrafricaine, qu’avons-nous fait pour mériter une telle souffrance ?

Dirait-on que nos ancêtres nous ont t-ils  tourné le dos pour vivre cet horrible sort ?

 

En Décembre 2012, lorsque le Général François Bozizé envisageait de modifier la Constitution pour briguer un troisième mandat, une opposition démocratique unie et déterminée s’est levée en bloc pour lui barrer la route dans un contexte qui a abouti aux accords de Libreville puis au coup d’état du 24 mars, justifié par le non-respect desdits accords.

 

Pourquoi cette mêmeopposition démocratiques’est-elle vouée au mutisme face au massacre de la population civile centrafricaine par ces barbares de séléka ?

 

 Si le Mali a pu mobiliser toute la communauté internationale pendant la période de la crise, pour arrêter l’avancée  des Djihadistes au Nord, c’est juste parce que tous les politiques ont pu surseoir les calculs politiciens afin de régler, tout d’abord la crise.Ils en sont sortis vainqueurs aujourd’hui et le monde entier a salué ces paisibles et transparentes élections qui ont porté à la tête de ce pays, le Président IBK.

 

Il est trop prématuré aujourd’hui de commencer à faire les calculs politiques, à l’heure ou les pauvres électeurs sont entrain d’être tués.

Arrêtons de faire les yeux doux aux acteurs de la transition, au moment ou le peuple n’arrive pas à passer une nuit paisible sous l’acharnement des séléka.

Il ne pourraity avoir d’élections libres et paisibles dans des conditions actuelles, d’où nécessité de s’unir pour faire blocage aux bourreaux de la nation.

 

Dénoncer individuellement les exactions actuelles n’aboutira à rien.

Il est important que tous les hommes politiques se mobilisent pour la mise sur pied d’un organe devant permettre de porter haut les cris du peuple centrafricain,  afin de sensibiliser la communauté internationale sur la nécessité de voler au secours de la République centrafricaine qui se trouve à la merci de ces éléments de la séléka.   

Car cette dernière n’interviendra que si les Centrafricains eux-mêmes se montrent unanimes et déterminés pour la résolution de la crise.

 

 A maintes reprises, nos leaders, attachés plutôt à leurs intérêts personnels, ont déçu la communauté internationale, qui n’a jamais manqué d’apporter tout son soutien à notre nation chaque fois que besoin se fait sentir.

 

« Mabôkôôkô a musiri na li a pè ». Les autorités de la transition ont besoin du soutien de tous,  pour rétablir la sécurité sur toute l’étendue du territoire.

Unissons-nous chers compatriotes et agissons dans le sens de la réconciliation et l’unité, qui sont des facteurs indispensables à préserver pour une sortie de crise définitive.

 

Comme Dieu a délivré le peuple d’Israël desmainsde Pharaon lorsqu’ils étaient en captivité, il délivreranotre pays du joug de nos ennemis !     

 

Bénie soit la République Centrafricaine !

 

Bureau fédéral, CRPS-SENEGAL

 

Président fédéral

 

Adrien Koundou-Zalia

Le cri du Centrafricain désespéré par (Fédération CRPS - Sénégal)
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