Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 20:36

 

 

Photos d'un étudiant de Bangui blessé par des tirs à balles réelles des forces du maintien de l'ordre suite au meeting de l'opposition du 27 août dernier saboté par les nervis du KNK. Les noms de Fidèle Ngouandjika, Guénebem et un neveu de Gaombalet  prénommé Rhode sont cités parmi les resonsables de ce sabotage.  

 

C.A.P

 

 

blessure-d-un-etudiant-3.jpg 

 

 blessure-etudiant-5.jpg

 

 

blessure-etudiant-a-balles-reelles-4.jpg

 

blessure-d-un-etudiant-2.jpg

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 16:59

 

 

 

 

 

carte_centrafrique_432.gif

SANCTIFICATION NATIONALE REQUISE !

*   *   *

Le psalmiste un jour a posé cette question anodine, mais combien vitale pour ceux qui auront la sagesse de vouloir en creuser davantage les termes afin d’en tirer la « substanfique moëlle » (dixit Rabelais) tant pour eux-mêmes que pour leur nation :

« 3 Quand les lois qui soutiennent la société sont détruites, que peut faire celui qui t’obéit ? » (Psaume 11 : 3).

Chrétien(ne) centrafricain(ne) : quelle que soit ta position sociale au sein de notre nation et quelles que soient tes occupations présentes, arrête-toi un instant et médite ces paroles du Seigneur, qui sont vie, paix et prospérité effective pour quiconque les prend au sérieux et, surtout, les met en pratique, et au quotidien :

q ÉSAÏE 59 : 1 - 19

« 1  La main du SEIGNEUR n’est pas trop faible pour vous sauver, c’est sûr. Il n’est pas trop sourd pour vous entendre. 2 Mais ce sont vos fautes qui mettent une barrière entre vous et votre Dieu. S’il s’est détourné de vous pour ne plus vous voir ni vous entendre, c’est à cause de vos péchés.

3 Vous avez du sang sur les mains, vos fautes salissent vos doigts. Votre bouche dit des mensonges, vos lèvres laissent passer des méchancetés.

4  Au tribunal, vous portez plainte injustement. Vous ne défendez pas les gens selon la vérité. Vous vous appuyez sur le vide, vous dites des choses fausses, vous portez le mal en vous et vous accouchez du malheur.

5 (59:5–6) Vos actions sont comme des œufs de vipère : si quelqu’un en mange, il meurt. Dès qu’on écrase un œuf, il en sort une vipère. Les toiles que vous tissez ressemblent aux toiles d’araignée. Elles ne permettent pas de coudre des vêtements, ni de se couvrir. Elles ne servent qu’à créer le malheur.

 6  (59:5–6) Vos mains ne produisent que de la violence. 7  Vos pieds courent faire du mal, vous êtes pressés de tuer des innocents. Vous ne pensez qu’à faire le mal. Partout où vous passez, c’est la violence et la destruction. 8  Vous ne connaissez pas le chemin de la paix, on ne trouve pas le droit là où vous marchez. Vos chemins, vous les rendez tordus, et celui qui les suit ne connaîtra jamais la paix.

9  C’est pourquoi Dieu n’agit pas en notre faveur et ne nous rend pas justice. Nous espérions la lumière, et nous sommes dans le noir. Nous attendions le lever du jour, et nous marchons dans la nuit. 10  Nous avançons comme des aveugles le long d’un mur. Nous cherchons notre chemin, comme des gens qui ne voient pas clair. En pleine journée, nous perdons l’équilibre comme à la tombée de la nuit. Nous sommes en bonne santé, mais nous ressemblons à des morts. 11  Nous grognons tous comme des animaux sauvages, nous gémissons sans cesse comme des colombes. Nous espérions que Dieu agirait, mais il ne se passe rien. Nous attendions qu’il nous sauve, mais il reste loin de nous.

12 Oui, SEIGNEUR, nous t’avons souvent désobéi. Nos péchés nous accusent. Nous pensons sans cesse à nos révoltes, nous connaissons bien nos fautes.

13  SEIGNEUR, nous t’avons désobéi, nous t’avons trahi, nous avons fui loin de toi, notre Dieu. Nous parlons seulement d’écraser les autres et de nous révolter. Notre cœur et notre tête sont pleins de mensonges. 14 C’est pourquoi le respect du droit recule, la justice est loin de nous. Sur la place du marché, la sincérité est près de tomber, l’honnêteté n’y entre plus.

15 Oui, la sincérité a disparu, et celui qui veut rester honnête se fait tout arracher. Le SEIGNEUR a vu tout cela. Il a trouvé que l’absence de droit était une mauvaise chose.

16  Il a vu que personne ne réagissait, il a été surpris que personne ne fasse quelque chose. Alors il a décidé d’agir lui–même, et c’est sa justice qui lui en a donné la force. 17  Il a mis la justice comme vêtement de combat, il a posé sur sa tête le casque du salut. Il s’est couvert de l’habit de la vengeance. Le vêtement qui l’enveloppe, c’est son ardeur à combattre.

18  Il rendra aux gens ce qu’ils ont mérité. Sa colère est pour ses adversaires, la punition est pour ses ennemis, même pour les pays lointains.

19  Alors, de l’est à l’ouest, tout le monde respectera le nom du SEIGNEUR, tous respecteront sa gloire. Oui, le SEIGNEUR arrivera comme un torrent au creux d’une vallée, poussé par la tempête ».

Cher(e) Compatriote : dans notre propre pays, nous ne mangeons plus à notre faim, ne pouvons nous soigner comme il le faudrait, mourons désormais de la moindre maladie et, en plus, notre pays est en train de mourir, lui aussi, à petits feux, dans l’indifférence générale de nos gouvernants, qui ne savent plus se révolter face à la pauvreté extrême du plus grand nombre, et face à innombrables injustices à l’égard des pauvres.

 

Que faire, dans cette tragédie révoltante, pour obtenir un peu de répit de la part du Dieu vivant, dont notre nation constitue aussi l’héritage autant que les autres nations de la terre (cf. Psaume 2), avant que ne vienne la fin de l’Histoire humaine, si certaine, désormais ?

 

Voici encore quelques passages de la Parole, à méditer et à mettre en pratique, au quotidien, chacun pour ce qui le concerne (car chacun rendra compte pour lui-même), passages susceptibles d’aider chacun d’entre nous à s’examiner personnellement devant le Seigneur des cieux, et à changer radicalement de conduite à l’égard de son prochain, qu’il soit un proche, un ennemi ou un étranger. Alors seulement, la colère du Dieu vivant contre notre pays s’apaisera et chacun, grand ou petit, expérimentera dans sa propre vie ce qu’est la bénédiction divine consécutive à un acte de repentance sincère et définitif, autant que d’amour de Dieu et du prochain :

 

q PSAUME 11 : 4 - 7

 

« 4 Le SEIGNEUR est dans son temple saint, le SEIGNEUR a son siège de roi dans le ciel. De là, il regarde les habitants de la terre, il les observe avec attention. 5  Il apprécie ceux qui lui obéissent, mais il déteste les gens mauvais, ceux qui aiment la violence. 6  Sur eux, le SEIGNEUR va faire tomber une pluie de feu et de poussière brûlante. Un vent de tempête soufflera sur les gens mauvais. Voilà tout ce qu’ils vont recevoir ! 7  Oui, le SEIGNEUR est juste, il aime tout ce qui est juste, et ceux qui ont le cœur pur pourront voir son visage ».

 

q ÉSAÏE 1 : 16 - 20

 

« 16 Lavez–vous, rendez–vous purs. Éloignez de mes yeux vos actions mauvaises, arrêtez de faire le mal. 17 Apprenez à faire le bien. Cherchez à respecter le droit. Ramenez dans le bon chemin celui qui écrase les autres par l’injustice. Défendez les droits des orphelins, prenez en main la cause des veuves. »

18 Le SEIGNEUR dit : « Venez, nous allons discuter. Même si vos péchés ont la couleur du sang, ils prendront la couleur du lait. S’ils sont rouges comme le feu, ils deviendront aussi blancs que la neige. 19  Si vous acceptez d’obéir, vous pourrez manger les bonnes choses du pays. 20  Mais si vous refusez, si vous continuez à vous révolter contre moi, l’épée vous dévorera. »

Voilà ce que le SEIGNEUR affirme ».

 

q JEAN 9 : 31

« 31 Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs ; mais, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce ».

q JOSUÉ 3 : 5

« 5 Josué dit au peuple : ‘Sanctifiez–vous, car demain l’Eternel fera des prodiges au milieu de vous’ ».

Bonne méditation, fils ou fille bien-aimée de mon très pays.

C. MABADA-MABAYE – Pasteur  Jeudi 1er Septembre 2011

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 16:37

 

 

 

F Gouandjika

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 01 Septembre 2011 13:14

Le ministre Fidèle Ngouandjika dément les informations selon lesquelles, il a été auditionné sur sa gestion à la tête du département des Télécommunications, entre 2005 et 2008. Il a déclaré qu’il s’était présenté au parquet en qualité de témoin dans une autre affaire.

Fidèle Ngouandjika, actuel ministre de l’agriculture et de l’élevage, dément  l’information dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka, le 31 août 2011. Un audit sur la gestion des Télécommunications  des périodes pré-citées est commandé par l’actuel ministre d’Etat, chargé des Télécommunications Abdou Karim Méckassoua.

Pour le ministre Ngouandjika, il a été recommandé par le chef de l’Etat de comparaitre  en qualité de témoin dans  une affaire, qui n’a rien à voir avec  l’audit des Télécommunications. « Cela fait à peine une semaine que le chef de l’Etat a levé mon immunité, afin de me permettre de comparaître devant la justice de mon pays. Cette affaire qui reste strictement confidentielle n’a rien à voir avec l’audit des postes et télécommunications. Je suis toujours ministre et membre du gouvernement et j’attends les résultats de cette audition ».

Fidèle Ngouandjika, a d’ailleurs confirmé qu’il n’est plus porte-parole du gouvernement mais « le président de la République et le 1er ministre m’ont  félicité pour tout ce que j’avais fait pendant tout le moment où j’avais assuré ce rôle ».  Pour l’instant, le nouveau  porte -parole du gouvernement centrafricain n’est pas encore nommé.

« Les résultats de l’audit sont bien positifs », selon le ministre. Dans le cadre de cet audit, le prédécesseur du nouveau chef du département, Thierry Savonarole Maleyombo a été arrêté et gardé à vue dans les locaux de Service des Recherches et d’Investigation (SRI) à Bangui.

Le prédécesseur de Thierry Savonarole Maleyombo, l’actuel ministre du Développement Rural, Fidèle Gouandjika aurait perçu quant à lui, sept (7) milliards de la société ORANGE-Centrafrique, dans l’affaire « Gateway » Telsoft  qui avait donné de l’insomnie aux directeurs généraux des sociétés de téléphonie mobile et satellitaire installées en Centrafrique.

 

NDLR : Contrairement aux allégations du guignol Fidèle NGOUANDJIKA, en fait le décret signé de Bozizé l'autorisant à comparaitre est bien un lâchage. Les procès-verbaux de synthèse du dossier Télécommunications transmis à Bozizé depuis 48 h par la Section Recherche et Investigation de la gendarmerie et le Parquet pour décisions sont compromettants pour lui et Thierry MALEYOMBO.

Depuis cet après-midi du jeudi 1 er septembre, un autre ancien ministre à savoir Désiré KOLINGBA a également été longuement entendu au sujet de la disparition de 20 millions de F CFA  dans l’affaire REGICA. L’ancien ministre délégué Abdallah KADRE ainsi que Simplice ZINGAS le principal protagoniste, ont aussi déjà été entendus par la SRI il y a une quinzaine jours, de même que le DG de REGICA Cyriaque DUSSEY.

 

 

TELSOFT-1.JPGTELSOFT-2.JPG

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 16:32

 

 

 

rectorat université Bangui

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 01 Septembre 2011 13:20

Mme Damienne Nanaré Sessou vient d’être nommée ce mercredi 31 août 2011, recteur de l’Université de Bangui. Elle remplace Gustave Bobossi Séréngbé, limogé il y a une semaine. Docteur en droit privé, Maitre de conférences, Mme Nanaré Sessou est actuellement vice- présidente de la Cour Constitutionnelle Centrafricaine.

Cette nomination intervient au moment où les activités pédagogiques  de l’Université de Bangui sont paralysées par la grève des enseignants du supérieur. Les universitaires revendiquent la mise en application du décret, relatif à leur statut particulier.

Plusieurs sources affirment que le limogeage de l’ex recteur est lié à la gestion de cette crise, mais aucune source officielle ne confirme cette information. Mais, les relations entre l’ancien recteur de l’Université de Bangui et les enseignants du supérieur se sont sensiblement détériorées ces derniers temps.

L’ancien recteur de l’Université de Bangui Gustave Bobossi Serengbe, Professeur en médecine, avait été nommé le 02 avril 2008, en lieu et place de Faustin Archange Touadéra, nommé Premier Ministre, chef du gouvernement.

L’Université de Bangui a été créée par Ordonnance n° 69/063 du 12 Novembre 1969, après la dissolution de la Fondation de l’Enseignement Supérieur en Afrique Centrale (F.E.S.A.C.) pour répondre aux besoins urgents de formation de cadres nationaux. Depuis 1971, l’université de Bangui est une Institution d’enseignement supérieur à vocation nationale et internationale.

 

NDLR : Cette nomination sonne aussi comme une récompense pour les services politiques rendus par cette dame en tant que vice-présidente de la Cour constitutionnelle dont l’aplatissement devant Bozizé n’est plus à démontrer. Les autorités de Bangui font à travers cette nomination, la démonstration de leur volonté manifeste de mettre au pas l’Université de Bangui.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 01:45

 

 

marche des médecins centros

 

BANGUI Mercredi 31 août 2011 19:39 (Xinhua) - Les tradi-praticiens de Centrafrique ont interpellé mercredi le gouvernement sur l'absence d'une loi devant définir leur statut et les protéger dans l'exerce de leur activité, à l'occasion de la célébration de la Journée africaine de la médecine traditionnelle sur le thème « la conservation des plantes médicinales : Héritage africain ».

« Si un malade tombe et meurt entre les mains d'un tradi-praticien, qu'est ce qui peut le protéger ? Nos confrères de la médecine moderne ont un statut particulier qui les protège pourquoi pas nous ? », s'est interrogé le président de la fédération des tradi-praticiens Jean Richard Abiali.

D'après lui, les tradi-praticiens centrafricains sont sur ce point en retard sur le plan juridique et législatif vis-à-vis de leurs confrères de la sous-région de l'Afrique Centrale.

La ministre des Affaires sociales, Margueritte Pétrokoni-Zézé qui représentait son collègue de la santé, a fait remarquer que le projet de loi sur la médecine traditionnelle en Centrafrique et fixant le statut des tradi-praticiens est actuellement sur la table de l'Assemblée Nationale et n'attend qu'à être examiné dans les sessions parlementaires de la nouvelle législature qui vient d'être élue.

Jean Richard Abiali a aussi indiqué que « Le tradi-praticien est la première personne qui doit protéger la forêt dans sa façon de couper les écorces, les branches et les racines ». Pour lui, le tradi-praticien est celui qui doit avoir toujours à l'esprit, le sens de conservation de la flore parce que les plantes constituent sa matière première.

Le président de la fédération des tradi-praticiens de Centrafrique a par ailleurs pointé un doigt accusateur sur les sociétés d'exploitation forestière qui selon lui, sont « les principales destructeurs de la forêt » par leurs activités, plus que la population qui détruit des parcelles pour l'agriculture de survie ».

Le bureau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé l'organisation, dans les prochains jours d'une formation des tradi-praticiens centrafricains sur la conservation de la nature et de la biodiversité.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 01:00

 

 

 

Denis Gbakpoma avec Bozizé lisant la bible[1]

 

Bozizé ici avec le pseudo évangéliste "chercher à manger" Denis Gbakpoma 

 

 

Alternative des plus sûres aux partisans de sectes, fétiches et autres pratiques occultes pour lesquels l'on s'appauvrit si vite, et inutilement...voici quelques passages bibliques recommandés par le vrai Pasteur Céphas MABADA-MABAYE que la rédaction de C.A.P remercie et relaye ci-dessous le Psaume 91 qu'il préconise pour méditation à tout le monde et particulièrement à tous ceux qui ne croient qu’aux effets d'envoutements et autres fétiches. Bonne lecture !

 

Rédaction C.A.P 

 

 

PSAUME 91

 

"1  Celui qui se met à l’abri près du Dieu très–haut se repose à l’ombre du Tout–Puissant. 2  Il dit au SEIGNEUR : « Tu es mon abri, tu me protèges avec puissance, tu es mon Dieu, j’ai confiance en toi. » 3  Oui, c’est Dieu qui te délivre des pièges du chasseur, il te guérit de la peste qui tue. 4  Il te couvre de ses ailes, et tu te réfugies près de lui, comme un poussin sous les ailes de sa mère. Oui, sa fidélité te protège comme un bouclier. 5  Alors tu n’auras peur de rien : ni des dangers de la nuit, ni des flèches lancées en plein jour, 6  ni de la peste qui avance dans l’obscurité, ni du malheur qui frappe en pleine lumière. 7  Même si mille personnes tombent près de toi, et si dix mille meurent à côté de toi, rien ne t’arrivera ! 8  Ouvre seulement les yeux, et tu verras comment sont punis les gens mauvais.


9  – Oui, SEIGNEUR, tu es pour moi un protecteur. Si tu as choisi le Dieu très–haut comme abri, 10  aucun mal ne peut te toucher, aucun malheur ne peut approcher de ta maison. 11  Le SEIGNEUR donnera l’ordre à ses anges de te protéger partout où tu iras. 12  Ils te porteront dans leurs bras, pour que tes pieds ne heurtent pas les pierres. 13  Tu marcheras sans danger sur le lion et la vipère, tu écraseras le tigre et les serpents. 14  Dieu dit : « Puisqu’il s’attache à moi, je vais le libérer, je vais le protéger, car il connaît mon nom. 15  S’il fait appel à moi, je lui répondrai, je serai avec lui dans le malheur. Je veux le délivrer et je veux l’honorer. 16  Je lui donnerai une vie longue et belle, et je lui montrerai que je suis son sauveur. »

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 00:22

 

 

 

Pr-Nguerekata.jpg

 

Selon une source proche de la Présidence de la République sous couvert d’anonymat, le Général François BOZIZE ferait des cauchemars depuis plusieurs semaines suite aux différentes interventions du Pr Gaston MANDATA N’GUEREKATA dans la presse centrafricaine, américaine et sur internet.

Selon cette source, une communication téléphonique interceptée le samedi 20 aout 2011 en début d’après-midi entre Louis Pierre GAMBA, Président du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) et le Pr Gaston MANDATA N’GUEREKATA  a fini par convaincre François BOZIZE pour lancer une nouvelle opération de déstabilisation du RDC.

D’après la transcription de cette communication téléphonique dont Centrafrique-Presse a eu écho, Louis Pierre GAMBA et le Pr Gaston MANDATA N’GUEREKATA ont, dans cette conversation qui a duré moins de 10 minutes fait le tour de l’actualité centrafricaine et de celle du RDC. C’est selon notre source, une phrase de GAMBA à N’GUEREKATA qui a fini par convaincre François BOZIZE sur les intentions du président du RDC de faire du Mathématicien de Baltimore son dauphin : «  il faut que des jeunes reprennent le flambeau » car à son âge (ndrl : GAMBA), il « sent le poids du temps et commence à avoir quelques soucis de santé ».

Toujours selon cette source qui a bien entendu requis l’anonymat, une réunion a eu lieu ensuite le dimanche 21 août autour de François BOZIZE pour traiter le cas N’GUEREKATA/RDC. Au cours de cette réunion, il a été décidé de ne plus faire appel aux services d’Honoré NZESSIWE car celui-ci avait échoué dans son entreprise d’arrimage du RDC au KNK avant les élections de janvier 2011, malgré les énormes moyens mis à sa disposition. François BOZIZE a donc mandaté quelqu’un pour prendre contact avec certains cadres du RDC en général et en particulier avec Emile Gros Raymond NAKOMBO.

Selon cette source, l’ancien Candidat du Rassemblement Démocratique Centrafricain qui se trouve au Cameroun depuis plusieurs mois a favorablement répondu à cette prise de contact et a proposé trois noms de militants de son parti pour figurer au bataillon du nouveau gouvernement dont on prête à BOZIZE l’intention de mettre en place avant la fin de cette année.

Les trois noms qu’auraient été proposés à Emile Gros Raymond NAKOMBO sont :

· Joseph ABOSSOLO

· Anatole KOUE

· Barbara VOHITO

Selon ces informations dont Centrafrique-Presse a eu vent, le mandataire de François BOZIZE a justifié en ces termes les mobiles de ses choix :

· Joseph Abossolo : « c’est l’une des personnalités Ngbandi les plus respectées. Sa présence dans le gouvernement fragilisera davantage le groupe et créera le désordre en son sein » ;

· Anatole Koué : « c’est le neveu du général Kolingba. L’avoir dans le gouvernement permet aussi de contrôler la vie du RDC et indirectement la nombreuse progéniture de celui-ci, c’est une manière de placer la famille et l’épouse du général de notre côté » ;

· Barbara Vohito : « Emile (Nakombo, NDRL) ne pouvant accepter d’être du gouvernement pour des raisons stratégiques, il préfère être représenté par cette dame qu’il dit être sa maîtresse et qui pourrait bien défendre ses intérêts. Elle est la Secrétaire Générale de la Fédération du RDC-France/Europe ».

Contactés par la rédaction de Centrafrique-Presse, les entourages du Président du RDC, Louis Pierre GAMBA et du Pr Gaston MANDATA N’GUEREKATA ont confirmé l’existence de la conversation téléphonique ainsi que le contenu de la transcription qui en a été faite par les « grandes oreilles » de la Présidence de la République. Ces derniers ont cependant affirmé que rien n’interdit à un responsable politique de communiquer avec un cadre de son parti ont aussi dit étudier la possibilité de saisir la justice centrafricaine pour atteinte à la vie privée.

On le voit, alors que le pays est secoué par mille et une crises, François BOZIZE mobilise les services de la République pour écouter les conversations téléphoniques de paisibles citoyens qui n’ont pas pris les armes contre lui mais qui expriment une opinion politique opposée à l’ivresse que véhicule son parti le KNK.

Mettre sur écoute des citoyens qui ne sont pas en indélicatesse avec la justice ou qui ne constituent pas une éventuelle source d’atteinte à l’ordre public est une violation des libertés et de la Constitution. Il faut que la justice soit saisie et que le droit soit dit. Cette paranoïa qui saisit le cœur du pouvoir et qui l’emmène à avoir peur de sa propre ombre le pousse aujourd’hui à fliquer et à écouter tous ceux qu’il croit être opposés à ses intérêts.  

Ainsi dans le cadre de ces débauchages massifs annoncés, François BOZIZE cherche par ce moyen à créer un nouveau cycle de désordre au sein du Rassemblement Démocratique Centrafricain pour empêcher son actuel Président de bien préparer sa succession et transmettre son parti au Pr N’GUEREKATA sa nouvelle bête noire. Le prochain gouvernement comptera beaucoup de militants du RDC ou présentés comme tel. En effet, à Pascal KOYAMENE le transfuge et Mme Marguerite PETRO-KONI ZEZE, il faudra ajouter les nouvelles personnes citées plus haut. Les militants du RDC ainsi que les Centrafricains sont prévenus.

Rédaction C.A.P

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 00:19

 

 

 

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

 

 

L’hypothèse d’une disparition prématurée du président François BOZIZE est ouvertement évoquée et les écuries pour la course à son éventuelle succession se mettent en place. Les deux principales déjà connues sont celle de l’indéboulonnable Sylvain Ndoutingaï actuellement ministre d’Etat aux finances et véritable numéro un du gouvernement et du ministre délégué à la défense, le rejeton Francis que la perspective d’une brutale et prématurée disparition de son père angoisse au plus haut point (ndlr : voir courriel qu’il a adressé à Samaley dans nos précédentes parutions). Chacun se prépare. Francis a les armes et les hommes tandis que Ndoutingaï, les milliards et les réseaux du KNK.

Les temps à venir s’annoncent donc sombres car le cas échéant, l’armée ne restera pas les bras croisés pour regarder Francis Bozizé et Sylvain Ndoutingaï s’étriper pour succéder par des voies non constitutionnelles à François Bozizé. Plusieurs officiers des FACA ne cachent plus leur intention, le moment venu, de prendre leurs responsabilités pour disent-ils « empêcher le fils Francis de vouloir prendre la place de son père et continuer à les humilier ».

En effet, malgré les appétits présidentiels affichés de Jean Francis Bozizé et Sylvain Ndoutingaï, il est désormais acquis que les autres enfants Bozizé et une majorité du peuple de Benzambé ont opté pour une modification constitutionnelle afin de permettre à Bozizé de rempiler en 2016. Un projet de modification constitutionnelle sera donc soumis à l'assemblée Nationale juste avant les vacances de fin d'année afin de boucler la modification dans la ferveur des fêtes pour que cela n'ait pas beaucoup d'échos.

Bozizé qui sait que Paris et l’UE ne sont nullement contents du déroulement du processus électoral en RCA mais n’ont pas le courage de lui proposer ouvertement comme le fait le FARE 2011, une annulation pure et simple des résultats des dernières élections.  Il pense donc dès lors qu’il faut même les placer devant le fait accompli d’une modification constitutionnelle à laquelle pourra procéder l’assemblée nationale qui lui est totalement acquise.

C’est sans doute autour de ces brûlants sujets que le ministre des affaires étrangères de Bangui, le général Antoine GAMBI, a dû s’entretenir il y a quelques semaines avec un des conseillers de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Selon nos informations, l’envoyé de Bangui n’en menait pas large et n’était pas très sûr de lui avant de se rendre à l’Elysée d’où il était ressorti pas très à l’aise. Sa seule ligne de défense sur l’hypothèse de l’annulation des élections du 23 janvier 2011 est d’exiger en contrepartie que la France assure le financement de nouvelles élections, condition à laquelle Bangui pense que Paris ne donnerait point satisfaction.

Entre temps, la question lancinante qui préoccupe énormément la planète bozizéenne tant celle de Bangui que celle de France est celle des sources d’informations de la rédaction de Centrafrique-Presse.com. Les membres de la galaxie boziziste et KNK s’entredéchirent et s’accusent mutuellement d’être les informateurs de Centrafrique-Presse, en particulier de Prosper N’DOUBA son Directeur de Publication devenu à son corps défendant leur pomme de discorde. Plusieurs réunions des cellules du KNK à Bangui et/ou en France se tiennent au niveau des états-majors pour tenter d’identifier les taupes, le ou les informateurs de Prosper N’DOUBA en leur sein.

Cet acharnement paranoïaque réjouit profondément la rédaction de C.A.P qui s’honore ainsi de seulement bien faire le travail d’information du public et remercie de tout cœur tous ses fidèles lecteurs de l’inestimable confiance qu’ils continuent de lui témoigner et du soutien combien chaleureux et précieux qu’ils apportent à son Directeur de Publication objet des menaces de toutes sortes, en étant toujours plus nombreux à s’informer sur son site.  

La Rédaction de C.A.P

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 23:09

 

 

 

 

Pomodimo pris en otage

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 31 Août 2011 12:56

Cinq ans d’emprisonnement ferme et 500 000 francs CFA (environ 769 euros) d’amende chacun. C’est le verdict rendu ce mercredi 31 août 2011, par le tribunal Correctionnel de Bangui contre les 7 militaires et Gendarmes retraités.

Les sept (7) militaires et Gendarmes retraités étaient poursuivis pour 7 chefs d’accusation notamment : violences et voix et faits, séquestration, vol, menace de mort, pillage, destruction de l’édifice publique et dégradation d’un édifice public.

En effet ils avaient été arrêtés lors d’une manifestation, jeudi 4 septembre 2011, au cours de laquelle ils avaient enlevé et séquestré le Médiateur de la République, Mgr Pomodimo. Ils avaient conduit ce dernier de force à la représentation de l’Union Européenne à Bangui.

Le Médiateur de la République Paulin Pomodimo ne s’est pas constitué partie civile. De ce fait, les excuses et la demande de libération formulées par le Collectif des militaires et Gendarmes retraités sont demeurées sans effet sur la procédure.

Néanmoins, le verdict rendu par le tribunal est contesté par le collectif de ces anciens hommes en treillis. Selon Armand Keko, délégué dudit collectif, « le procès s’est déroulé sans les témoins à charge et à décharge, donc il s’agit d’une condamnation injuste. Il y avait de ce fait une carence de procédures. Le collectif entend interjeter appel ».

A titre de rappel ces anciens militaires et gendarmes retraités revendiquent le paiement de 31 mois d’arriérés de salaire ainsi que leur frais d’accompagnement à la retraite qui s’élève à 19.650.000 francs à verser à chacun (environ 30230 euros).

Dans cette même affaire, ces militaires en retraite avaient pointé un doigt accusateur vers le ministre délégué à la Défense nationale, Jean Francis Bozizé pour détournements de fonds. Un dossier relayé par les directeurs de publication « Les Collines de Bas-Oubangui » et « Médias + » traduits en Justice puis libérés par la suite.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 23:06

 

 

 

Kadhafi

 

 
ALGER AFP / 31 août 2011 23h35 - Le chef déchu libyen Mouammar Kadhafi aurait tenté de négocier avec les autorités algériennes d'entrer en Algérie à partir de la ville libyenne frontalière de Ghadamès où il se trouve avec sa famille, a écrit mercredi soir le quotidien El-Watan dans sa version en ligne.

Le colonel Kadhafi et ceux de ses fils encore vivants ont disparu depuis la chute de Tripoli aux mains du Conseil national de transition (CNT) il y a une semaine. Sa tête est mise à prix.

Citant des sources proches de la présidence algérienne, le journal francophone écrit que l'ex-homme fort libyen aurait tenté de joindre au téléphone le président Abdelaziz Bouteflika qui a refusé de prendre la communication.

Ce n'est pas la première fois que Kadhafi et des émissaires ont tenté d'entrer en contact avec le président algérien, selon les mêmes sources.

Un conseiller du président s’est excusé auprès du leader libyen, prétextant que le président était absent et occupé par les derniers événements survenus sur le territoire national, en référence au double attentat contre l'Académie militaire de Cherchell qui a fait 18 morts vendredi dernier, ont également indiqué ces sources au journal.

Toutefois, lit-on encore dans le quotidien en ligne, les autorités algériennes s'inquiéteraient de la possibilité que Kadhafi ne s'allie avec Al-Qaïda du Maghreb islamique pour assurer sa survie en dernier recours.

La position algérienne est claire et neutre et nous refusons de nous immiscer dans les affaires internes libyennes, ont également indiqué ces sources.

L'Algérie a annoncé avoir accueilli sur son sol trois des enfants de Kadhafi --sa fille Aïcha, qui a accouché d'une petite fille dimanche, et ses fils Mohamed et Hannibal-- ainsi que sa seconde épouse Safia pour des raisons strictement humanitaires.

A ce sujet le journal, citant sa source à la présidence, affirme que le CNT était au courant du passage de la famille Kadhafi. Je puis vous assurer que tout cela s’est fait avec l’accord et les assurances de certains membres du Conseil de transition libyen. Aujourd’hui nous essuyons les critiques acerbes de ce même CNT. Sans l’aide et le consentement du CNT lui-même, la famille Kadhafi n’aurait jamais atteint les frontières, a ajouté cette source.

L'Algérie vient également d'admettre, mardi et mercredi, sur son territoire quelque 500 Touaregs qui ont fui la rébellion libyenne.


(©)

 

Algérie et CNT : je t’aime moi non plus

Le régime de Bouteflika a beau n'avoir jamais été l'allié de Kadhafi, aujourd'hui il ne reconnaît pas pour autant le Conseil national de transition des rebelles libyens. Explications.

Cette fois, c’est officiel. Après plusieurs jours marqués par des rumeurs en tous genres (Kadhafi à Alger ou à Tamanrasset), le gouvernement algérien a annoncé lundi 29 août 2011 via un communiqué diffusé par l’Agence Algérie Presse Service, que «l’épouse de Mouammar El Gueddafi, Safia, sa fille Aicha, ses fils Hannibal et Mohamed, accompagnés de leurs enfants sont entrés en Algérie à 08h45 par la frontière algéro-libyenne».

Une information qui, toujours selon Alger, a été portée à la connaissance du secrétaire général des Nations unies, du président du Conseil de sécurité et du numéro deux du Conseil national de Transition (CNT) libyen, Mahmoud Djibril.

A l’inverse, les autorités algériennes ont continué de démentir la présence sur leur sol de Mouammar Kadhafi et de ses deux fils Seif al Islam et Saadi. Dans le même temps, des informations non confirmées en provenance de Libye situaient les trois hommes au sud-est de Tripoli dans la localité de Bani Walid (d’autres informations, toujours non confirmées, annoncent la mort de Khamis, le fils de Kadhafi qui commandait une unité de troupes d’élites).

A n’en pas douter, la présence d’une partie de la famille de Kadhafi en Algérie ne va pas améliorer les relations entre Alger et le CNT. Ce dernier a d’ailleurs fait état de son «incompréhension» et exigé que l’Algérie lui renvoie les fugitifs. Dimanche 28 août, le porte-parole militaire du CNT, Ahmed Omar Bani, avait déjà déclaré que le gouvernement algérien devra «répondre» de son attitude à l'égard des révolutionnaires libyens.

Pour mémoire, les relations n’ont jamais été cordiales entre le gouvernement algérien et le CNT. Dès les premiers jours de l’insurrection, ce dernier a accusé les autorités algériennes de fournir des armes et des troupes à Kadhafi ainsi que de permettre le passage de mercenaires enrôlés par Kadhafi pour mater la rébellion. De son côté, le gouvernement algérien a toujours rejeté ces accusations et clamé s’en tenir à une «ligne de stricte neutralité» en estimant qu’il s’agissait d’une affaire interne à la Libye.

Pour autant, plusieurs personnalités politiques influentes, notamment le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), l’un des partis de la coalition au pouvoir, n’ont pas mâchés leurs critiques à l’égard de la rébellion dès lors que cette dernière a bénéficié du soutien militaire de l’Otan. Et, à ce jour, le gouvernement algérien n'a toujours pas reconnu le CNT comme représentant légitime du peuple libyen et cela contrairement à la Tunisie, l'Égypte ou le Maroc —pour ne citer que les principaux voisins de la Libye.

Lundi soir, veille de l’Aïd el fitr, qui marque la fin du mois de ramadan, de nombreux Algériens relevaient que la présence dans leur pays d’une partie du clan Kadhafi risquait de le mettre au ban d’une opinion publique internationale largement acquise à la rébellion libyenne.

L’Algérie n’a jamais été l’amie de Kadhafi

Pourtant, et c’est là tout le paradoxe de la situation, Kadhafi n’a jamais été ni l’allié ni l’ami de l’Algérie, et ses rapports avec les différents présidents qui se sont succédé à Alger ont toujours été conflictuels. Pour bien saisir l’étrangeté de la situation actuelle, il est utile de rappeler les reproches et griefs des officiels algériens à l’encontre de celui qu’il faut s’habituer à appeler l’ex-Guide suprême de la révolution.

En voici quelques-uns: «Kadhafi a toujours cherché à déstabiliser l’Algérie en manipulant les Touaregs»; «il s’est mêlé de la question du Sahara occidental et il sera difficile de trouver une solution sans qu’il soit associé aux discussions avec le Maroc»; «il pompe pour son seul bénéfice les eaux fossiles qui servent aujourd’hui à alimenter la grande rivière artificielle»; «il provoque la zizanie dans nombre de réunions régionales —surtout lorsqu’elles ont lieu en Algérie»; «il n’a jamais renoncé à revendiquer une partie du sud-est algérien»; «c’est un donneur de leçon qui ne cesse de vouloir prouver aux Algériens qu’il leur est supérieur»…

Plus important encore: nombre d’officiels algériens ont accusé le régime libyen d’avoir laissé passer les armes du Groupe islamique armé (GIA) au cours de la guerre civile algérienne (1992-2000) et d’avoir toujours été très lent à condamner les attentats qui ont continué d’ensanglanter le pays.

Attentisme contre attentats

Comment expliquer alors la position algérienne de ces derniers mois? Il y a plusieurs explications possibles et complémentaires. La première est liée à l’inquiétude croissante des autorités d’Alger vis-à-vis de l’activisme des troupes occidentales à ses frontières. La présence de l’Otan —dont l’Algérie est pourtant un partenaire— en Afrique du Nord, sans oublier le rôle de l’armée française en Mauritanie et dans le Sahel, alimentent la thèse d’un complot qui viserait à isoler le régime algérien et à saper son influence militaire mais aussi diplomatique dans la région.

Après avoir vécu recluse dans les années 1990, l’Algérie est de nouveau tentée par le repli comme en témoignent nombre de ses mesures protectionnistes prises sur le plan économique. De plus, la série récente d’attentats meurtriers revendiqués par al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) conforte les tenants d’une tentative de déstabilisation en cours contre l’Algérie. Du coup, la «stricte neutralité» d’Alger vis-à-vis du conflit libyen relèverait surtout d’une position attentiste plus destinée à parer les prochains coups qu’à réagir dans l’immédiat.

L’Algérie se méfie du CNT

La seconde explication de la position de l’Algérie à l’égard de la crise libyenne est liée au fait que les autorités de ce pays se méfient du CNT. Certes, le ministère algérien des Affaires étrangères a publié lundi 29 mars un communiqué dans lequel il annonçait qu'une rencontre avait eu lieu en marge de la Ligue arabe entre le chef de la diplomatie algérienne Mourad Medelci et Mahmoud Djibril, tout en rappelant que des canaux de communication existaient déjà entre les deux parties.

Mais il reste que l’on ne se presse pas à Alger pour reconnaître le Conseil comme seul représentant du peuple libyen. Pour nombre de décideurs algériens, le CNT est un «fourre-tout» où figurent des islamistes, ce qui permet de comprendre pourquoi l’Algérie attend des rebelles qu’ils se désolidarisent officiellement d’Aqmi et de tout autre mouvement djihadiste.

D’Alger, le CNT est aussi vu comme un repère d’anciens piliers du régime avec qui les relations étaient déjà difficiles alors qu’ils étaient encore loyaux à Kadhafi. La célérité avec laquelle certains de ces officiels ont tourné casaque aux mois de février et mars dernier, ainsi que la rapidité avec laquelle l’Alliance atlantique est intervenue dans la crise ont convaincu ces décideurs qu’il y avait anguille sous roche et que le CNT était peut-être le bras armé d’une déstabilisation aux desseins plus larges.

Fin de règne

La troisième explication possible relève davantage du climat politique interne. Officiellement engagée dans une phase de préparation de réformes politiques, l’Algérie vit en réalité dans une ambiance de fin de règne tant sont nombreuses les incertitudes quant à l’après-Bouteflika (élu jusqu’à 2014).

Rivalités de sérail, opacité quant aux prises de décision, incertitudes quant à la position de l’armée vis-à-vis des réformes politiques: tout cela encourage l’immobilisme et l’absence d’initiatives dans tous les domaines, à commencer par la diplomatie. Cela expliquerait pourquoi les autorités algériennes n’ont jamais semblé prendre la mesure de la crise libyenne et des ses conséquences. Il est fort possible que l’intervention de l’Otan ainsi que la chute de Tripoli aient pris de court le gouvernement algérien. Ce dernier fait d’ailleurs l’objet d’âpres critiques en Algérie et des voix se font entendre dans la presse pour demander des comptes à une diplomatie jugée bien timide.

Dissuader et ressouder

La quatrième explication concerne également la situation interne en Algérie. Dans une conjoncture marquée par l’effervescence révolutionnaire arabe, les dirigeants algériens ont vraisemblablement estimé qu’aider à la chute de Kadhafi serait un très mauvais service à rendre à leur propre système.

Durant plusieurs semaines, la guerre en Libye a donc servi de repoussoir instrumentalisé sur le plan intérieur par le régime algérien, afin de dissuader sa propre population d’investir la rue et d’exiger le changement. Du coup, la tension actuelle entre Alger et le CNT permet de ressouder les rangs et de faire appel au nationalisme ombrageux qui caractérise la grande majorité des Algériens.

Quand le CNT promet que l’Algérie devra «rendre des comptes», il s’aliène ainsi une grande partie de l’opinion publique algérienne, y compris celle qui soutenait la rébellion libyenne et qui a applaudi à la chute de Tripoli. Forts de l’appui que leur accorde l’Otan (qui ne sera pas toujours présent) et grisés par la prise de Tripoli, les révolutionnaires libyens semblent tentés par un bras de fer avec leur voisin algérien, comme le montre leur décision de débaptiser la place de la «révolution algérienne» à Tripoli.

C’est donc une aubaine pour le pays, qui a besoin d’une grande cause nationale afin d’éloigner le danger d’un «automne algérien», mais c’est peut-être aussi une erreur stratégique du CNT. En effet, s’attaquer au pouvoir algérien, c’est défier un système dont l’armée est aguerrie après plus de 20 ans de lutte contre la guérilla islamiste et dont les services secrets ont montré ce dont ils étaient capables en matière de déstabilisation…

Akram Belkaïd

http://www.slateafrique.com/33357/algerie-libye-conseil-national-de-transition-neutralite-kadhafi-mefiance

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers