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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 03:54

 

 

 

Seleka-dans-Bangui.jpg

 

Parfait-Mbaye-et-Jean-Willybiro-Sako-a-Bouar.JPG

 

Yangouvonda et Bafatoro en amoureux

 

 

Par Libération avec AFP

 

Le coup de force des rebelles centrafricains qui ont chassé le président François Bozizé de Bangui, toujours en proie aux pillages, a été condamné lundi par l’ensemble de la communauté internationale, de l’Union africaine aux Nations unies, de l’Union européenne à la France.


Et plus de 24h après la chute de Bozizé, réfugié au Cameroun, le chef de la rébellion Michel Djotodia, qui se pose en successeur du président Bozizé, tardait à s’adresser publiquement à la Nation.


L’Union africaine a suspendu lundi la participation de la Centrafrique à l’organisation. Elle a également imposé des sanctions contre sept responsables de la coalition rebelle Séléka, dont Michel Djotodia.


Paris a condamné «le recours à la force ayant abouti à la prise de pouvoir» en Centrafrique.


L’Union européenne a qualifié d'«inacceptable» le changement «par la force» du gouvernement en Centrafrique et appelé à «cesser immédiatement toutes les hostilités, à faire preuve de retenue et à contribuer au rétablissement de l’ordre public».


«Cette remise en cause de l’ordre constitutionnel est inacceptable pour la communauté francophone attachée aux principes de la démocratie et de l’Etat de droit», a renchéri le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) Abdou Diouf.


Et dès dimanche soir, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’était déclaré inquiet des violations de droits de l’homme, tandis que Washington appelait «de manière urgente» le Séléka à «rétablir la loi et l’ordre» dans Bangui, livrée aux pillages.


Un des porte-parole de la rébellion, Eric Massi, avait indiqué lundi matin depuis Paris qu’il était «en attente d’une déclaration solennelle qui officialise l’accès à la présidence de Michel Djotodia».


Mais depuis, ni le Séléka ni son chef ne sont intervenus publiquement pour s’adresser aux Centrafricains, et proclamer Djotodia président, comme il l’avait laissé entendre sur RFI.


Il a notamment annoncé vouloir organiser des élections libres d’ici trois ans, en soulignant: «Je n’ai pas dit que dans trois ans, je remettrai le pouvoir. J’ai dit que d’ici trois ans, nous allons organiser des élections libres et transparentes avec le concours de tout le monde».


«Nous resterons toujours dans l’esprit de Libreville», a-t-il promis, confiant qu’il garderait à son poste l’actuel Premier ministre du gouvernement d’union nationale Nicolas Tiangaye, figure de l’opposition à Bozizé.

 

Les pillages continuent


Dans la capitale centrafricaine, les incidents et pillages continuaient lundi selon plusieurs témoignages.

Un hôtel situé dans le quartier du palais présidentiel a été incendié dans la matinée, selon une source militaire au sein de la Force multinationale d’Afrique centrale (Fomac).


Toujours selon cette source, un incident a fait deux morts. Un ressortissant indien et un membre du Séléka qui l’escortait ont été tués alors qu’ils approchaient de l’aéroport, dont l’accès est interdit aux rebelles et sous contrôle de l’armée française. «Ils ne s’étaient pas annoncés», a expliqué cette source qui parle d’une erreur, sans préciser qui leur a tiré dessus.


Une journaliste d’une radio privée a rapporté que des rebelles étaient venus piller les locaux, repartant avec «du matériel, mais aussi des véhicules». «Nous ne pouvons plus travailler dans ces conditions», a-t-elle confié sous couvert d’anonymat.


«Le Séléka a donné des ordres pour récupérer les biens volés et assurer la protection des personnes, a-t-elle ajouté. Mais on entend toujours des coups de feu sporadiques».


De nombreuses patrouilles rebelles circulaient dans les rues de Bangui, tirant en l’air avec des kalachnikov, a constaté un journaliste de l’AFP. Les magasins restaient fermés et les habitants se déplaçaient à pied, souvent en petits groupes.


Bozizé réfugié au Cameroun

 

Le président déchu François Bozizé a fui Bangui pour se réfugier au Cameroun, «où il se trouve actuellement dans l’attente de son départ vers un autre pays d’accueil», a annoncé la présidence camerounaise lundi.


Sa famille a été prise en charge en République démocratique du Congo (RDC), a indiqué lundi le porte-parole du gouvernement et ministre des médias congolais, Lambert Mende.


Au moins treize militaires de la force sud-africaine qui avait été déployée en Centrafrique ont été tués et 27 blessés dans des combats pendant la prise de Bangui par les rebelles, a indiqué le président Jacob Zuma, en annonçant le maintien pour l’instant du reste des troupes sur place.


La rébellion avait lancé une première offensive le 10 décembre dans le nord du pays et enchaîné victoire sur victoire face aux forces gouvernementales désorganisées, avant de stopper sa progression sous la pression internationale à 75 km au nord de Bangui.


Un accord à Libreville, conclu en janvier, avait débouché sur la formation d’un gouvernement d’union nationale. Arguant du non-respect de ces accords, les rebelles ont déclenché à nouveau les hostilités vendredi et déclaré vouloir mettre en place un gouvernement de transition.

 

 

 

 

NDLR : Force est aussi de constater que pas grand nombre pleur sur le départ du pouvoir de François Bozizé Yangouvonda  pour qui l’exil et la galère vient de débuter. Parti précipitamment du palais sans même prendre sa trousse de toilette ni son pyjama, le voilà déjà refoulé de pays en pays comme un paria.

 

Un qui doit lui faire un clin d’œil depuis là où il se trouve, c’est bien Ange-Félix Patassé. Ainsi va la vie. Bozizé vient de payer cash sa cécité et son autisme. Parfait Mbay qui s’était beaucoup réjoui et enorgueilli « d’avoir fait mordre la poussière au régime Patassé » doit à présent avoir compris qu’il faut remuer sept fois la langue dans la bouche avant de balancer des conneries. Le voilà maintenant dans de beaux draps. C'en donc est fini des invraisemblables croisières sur l'Oubangui !

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 03:33

 

 

 

logo MDES

 

MOUVEMENT POUR LA DEMOCRATIE

ET L’EVOLUTION SOCIALE

********

Solidarité – Justice - Travail

BUREAU EXECUTIF NATIONAL

********

SECRETARIAT EXECUTIF

 

 

 

Le Bureau Exécutif national du Mouvement pour la Démocratie et l’Évolution Sociale (MDES) a tenu ce lundi 25 mars 2013 à Bangui une réunion extraordinaire des cadres du parti. Cette réunion s’inscrit dans sa stratégie d’information de ses militants sur l’accord politique de sortie de crise signé, vendredi 11 janvier 2013, entre les différents belligérants de la crise centrafricaine et qui constitue la base pour une transition démocratique, aussi de porter à l’opinion nationale et internationale sa proposition sur l’organisation de ladite transition pour une durée de dix huit (18) mois.

 

La proposition du Mouvement pour la Démocratie et l’Évolution Sociale est le résultat de l’analyse minutieuse de cet accord et à partir des taches spécifiques que dégage ledit accord.

 

La réflexion des cadres du parti MDES sur la transition démocratique s’est portée essentiellement sur les points suivants :

 

- Le délai et le chronogramme de la transition;

- La mise en place du gouvernement de transition et les institutions nationales de transition

- De la révision du code et fichiers électoraux;

- Les modalités d'organisation des élections visant à la normalisation définitive de la situation ;

 

Pour le Bureau politique du parti, l’accord de Libreville a prévu une durée de trois (3) ans de transition et avec le General François Bozize comme Président de ladite transition. Vu le départ en exil du Président Bozize et conscient de la situation politique actuelle, le MDES propose une transition politique plus courte de vingt quatre mois (24) pour éviter que le nouveau régime prenne gout du pouvoir. Cette période de 24 mois porte trois parties :

 

- La première partie porte sur une période de trois mois consacrée essentiellement à la mise en place d’un gouvernement de transition représentatif et de nouvelles Institutions Nationales;

 

- La deuxième partie consacrée essentiellement, pour une période de douze mois (18), à la sécurisation de tout le pays et aussi la révision du code et fichiers électoraux;

 

- Enfin la troisième partie est consacrée essentiellement aux élections et la remise du pouvoir au civil;

 

Le deuxième point consiste à la composition du gouvernement de transition et des Institutions de transition. L’accord de Libreville prévoit la formation d’un gouvernement d’union nationale de transition composé des partis politiques de l’opposition démocratique, société civile, mouvements politico-militaires non-combattants, coalition Séléka et la majorité présidentielle. Or, depuis dimanche 24 mars 2013, nous avons assisté à un changement brutal du paysage politique de notre pays entrainant la disparition de certains groupes comme Le majorité présidentielle, mouvements politico-militaires non combattants… Pour cette raison, le MDES propose la convocation d’une conférence élargie à tous les partis politique du pays, société civile, les forces armées ainsi qu’à la diaspora centrafricaine avant la formation d’un nouveau gouvernement représentatif national et une assemblée nationale de transition.

 

Sur les deux derniers points concernant la révision du code et fichier électoraux ainsi qu’aux modalités d'organisation des élections visant à la normalisation définitive de la situation, le MDES juge important que ces points seront débattus à la nouvelle Assemblée nationale de transition et propose tout de même un calendrier pour les prochaines élections présidentielle et législative. Les prochaines élections, selon le MDES, devraient être couplées Législative ⁄ Presidentielle, et ce, pour un dimanche de la première quinzaine du mois d’octobre 2014.

 

Pour finir, le MDES demande formellement au nouveau régime de transition de garantir l’accès des partis politiques aux médias Publics, le libre exercice des activités des partis politiques et des medias, et la neutralité de l’administration.

 

Fait à Bangui, le 24 mars 2013

 

Le Secrétaire Exécutif national

 

Jean NGUEMANDJI

 

Tel : 75 28 03 13

75 03 71 18

Email : mdescentrafrique@yahoo.fr

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 03:12

 

 

 

 

Michel Djotodia Am Nondroko

 

 


BANGUI AFP / 25 mars 2013 23h45- Le chef de la rébellion centrafricaine Séléka, Michel Djotodia, qui a pris le pouvoir à Bangui dimanche, a annoncé qu'il allait suspendre la Constitution et légiférer par ordonnance pour conduire la transition du pays, dans un discours à la presse lundi.



J'estime nécessaire de suspendre la Constitution du 27 novembre 2004, de dissoudre l'Assemblée nationale ainsi que le gouvernement. Pendant cette période de transition qui nous conduira à des élections libres, crédibles et transparentes, je vais légiférer par ordonnances, a déclaré Michel Djotodia.

 

Si M. Djotodia ne s'est pas explicitement autoproclamé président de la République, il se pose clairement en nouveau maitre du pays.



En respectant l'esprit des accords de Libreville, je vais reconduire le Premier ministre (Nicolas Tiangaye), chef du gouvernement d'union nationale dans ses fonctions, a-t-il déclaré.

 

Nous nous engageons à conduire désormais les destinées du peuple centrafricain pendant cette période de transition consensuelle de 3 ans conformément aux accords politiques de Libreville, a ajouté M. Djotodia.

 

Il a ensuite énuméré les objectifs du prochain gouvernement, notamment restaurer la paix et la sécurité, réorganiser les forces de défense et de sécurité, réorganiser l'administration territoriale et poursuivre le processus de DDR (désarmement, démobilisation et réintégration) des anciens combattants.



Nous regrettons les dégâts collatéraux (pillages, violences) et nous nous emploierons à y mettre fin très rapidement, a affirmé Michel Djotodia qui demande aux travailleurs du secteur public et privé de reprendre le travail dès demain mardi.



La coalition Séléka a pris la capitale Bangui et renversé dimanche le président François Bozizé qui s'est réfugié au Cameroun, selon la présidence camerounaise.



L'accord de paix signé le 11 janvier à Libreville mettait en place un gouvernement d'unité nationale composé du clan au pouvoir, des rebelles et de l'opposition. Mais les rebelles affirment qu'il n'a pas été respecté.

 

Michel Djotodia est le nouveau président, c'est acquis. L'opposition le reconnait, a pour sa part déclaré le porte-parole du gouvernement d'union nationale Crépin Mboli Goumba, opposant au régime Bozizé, joint par l'AFP.


Nous sommes dans l'esprit de Libreville, a-t-il ajouté. Il y avait cinq signataires à Libreville (clan Bozizé, opposition, Séléka, rebelles ayant déposé les armes, société civile). Toutes ces parties seront représentées dans le nouveau gouvernement mais pas dans les mêmes proportions.

 

Il a également affirmé que des patrouilles mixtes entre le Séléka et la Fomac (Force multinationale d'Afrique centrale) ont commencé à patrouiller cette nuit (...) pour arrêter les pillages.

 

Le coup de force des rebelles centrafricains a été condamné lundi par l'ensemble de la communauté internationale, de l'Union africaine aux Nations unies, de l'Union européenne à la France.



(©)

 

Une période de transition de trois ans en Centrafrique

 

Le nouvel homme fort de Centrafrique, le chef de la rébellion Michel Djotodia, veut suspendre la Constitution et légiférer par ordonnances pendant une période de transition de trois ans. Il s'est exprimé lundi, au lendemain d'un coup de force qui a entraîné le départ du président Bozizé et une condamnation internationale.


"Pendant cette période de transition qui nous conduira à des élections libres, crédibles et transparentes, je vais légiférer par ordonnances", a déclaré M. Djotodia face à la presse.


Si M. Djotodia ne s'est pas explicitement autoproclamé président de la République, il se pose clairement en nouveau maître du pays. "En respectant l'esprit des accords de Libreville, je vais reconduire le Premier ministre (Nicolas Tiangaye), chef du gouvernement d'union nationale dans ses fonctions", a-t-il déclaré.


L'accord de paix signé le 11 janvier à Libreville mettait en place un gouvernement d'unité nationale composé du clan au pouvoir, des rebelles et de l'opposition. Mais les rebelles affirment qu'il n'a pas été respecté par le régime Bozizé.


"Nous nous engageons à conduire désormais les destinées du peuple centrafricain pendant cette période de transition consensuelle de trois ans conformément aux accords politiques de Libreville", a-t-il ajouté. Il a ensuite énuméré les principaux objectifs du prochain gouvernement, notamment "restaurer la paix".

 

Couvre-feu instauré


Michel Djotodia a annoncé l'instauration d'un couvre-feu de 19h00 à 06h00 et des patrouilles pour sécuriser la capitale, toujours en proie à la violence et aux pillages.


Témoignant de la confusion qui règne dans la ville, deux Indiens ont été tués lundi par erreur par des soldats français chargés de la protection de l'aéroport de Bangui, a annoncé lundi soir le ministère français de la Défense, qui a déploré "un drame".


Président déchu


Le président déchu François Bozizé a fui Bangui pour se réfugier au Cameroun. Le coup de force a été condamné notamment par les Etats-Unis et l'Union européenne.



(ats / 26.03.2013 02h26) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 22:28

 

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

Diaspora Centrafricaine

*-*-*-*-*

 

Chers compatriotes,


En raison de la situation que connaît notre pays depuis la dernière offensive de la coalition SELEKA,     une importante réunion regroupant différentes personnalités et associations de la diaspora Centrafricaine s’est tenue le dimanche 24 mars 2013 à Paris.


Cette rencontre a permis à la communauté centrafricaine de toutes appartenances et confessions  de se pencher sur les  questions de l’heure et de définir une position commune sur les urgences dans notre pays.


Un comité ad ‘hoc de la diaspora Centrafricaine  a été mis en place, ayant pour mission de :


Préparer et organiser un rassemblement pour la paix et la réconciliation en Centrafrique ;

Demander la convocation immédiate d’une conférence nationale souveraine en vue de :


Traiter en profondeur les maux qui occasionnent les crises  récurrentes en Centrafrique ;

Mettre en place les institutions de la transition ;

Etablir une feuille de route pour cette période de transition.


Sensibiliser la communauté internationale, les pays amis et les différents donateurs en vue de mobiliser urgemment une assistance humanitaire en faveur des déplacés intérieur et extérieur ;


Créer un observatoire permanent attaché à l’évolution de la situation en Centrafrique ;


Elaborer le projet des textes constitutifs de notre organisation.

 

Le Comité Ad ‘hoc de la Diaspora Centrafricaine est composé comme suit :


Président : Guy Simplice KODEGUE


Secrétaire : Brice GODOT-NZONGUIA

 

Porte Parole : Adolphe NDOUBA

 

Trésorier : Crépin NGOKOZENGUET

 

Chargé de l’Organisation : Bienvenu GUINON

 

Pour tout Contact:


0663747422  /  0620810753 / 0647556483


Centrafriqueterre.davenir@yahoo.fr

 

Fait à Paris le, 25 mars 2013

 

 

Pour le Comité Ad’ hoc de la Diaspora Centrafricaine

Le Porte Parole

 

Adolphe NDOUBA

 

 

 

 

INVITATION A UNE REUNION DE LA DIASPORA A NANTES


Diaspora centrafricaine de NANTES,


Génération divisée et sacrifiée!!!


Nous vous invitons à une importante réunion de la diaspora centrafricaine le mercredi 27 mars 2013 à 17 heures très précises à la salle PODIUM ,tram ligne 2 direction ORVAULT,arrêt la BOSSIERE. L 'ordre du jour portera sur la position des centrafricains face au changement de régime à Bangui! Les sujets suivants seront débattus :

 

Qui sont les nouveaux dirigeants ?

 

Tour d'horizon de la situation politique , sécuritaire, sociale, économique ?

 

Les actions à venir ?

 

Mise en place de la délégation de la diaspora de Nantes

 

Divers

 

Agissons tous ensemble dans l'intérêt supérieur de notre Nation qui dépasse les considérations personnelles.

 

CONTACT : 0668032464

 

Pour l'équipe préparatoire de la rencontre


A. DIMY

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 21:46

 

 

 

soldats-francais-en-operation.jpg

 


PARIS AFP / 25 mars 2013 20h59- Deux Indiens ont été tués lundi par erreur par des soldats français chargés de la protection de l'aéroport de Bangui, a annoncé lundi soir le ministère français de la Défense, qui a déploré un drame survenu dans une situation particulièrement confuse.

 

Un autre Indien et un Tchadien ont également été blessés, a-t-on ajouté.


Les forces françaises sont intervenues dans une situation particulièrement confuse contre trois véhicules qui menaçaient de pénétrer dans l'aéroport alors même qu'elles venaient d'être l'objet de tirs d'origine inconnue, écrit le ministère.


Ces véhicules transportaient notamment des ressortissants tchadiens et indiens. En dépit des tirs de semonce lancés par les militaires gardant le site, les véhicules ont poursuivi à vive allure. Deux ressortissants indiens sont morts. Les blessés indien et tchadien ont été immédiatement pris en charge par les forces françaises et conduits vers une unité de soin, poursuit-il.

 

Dans ces circonstances tragiques, la France, partenaire et amie de l'Inde, partage la douleur des familles et leur adresse ainsi qu'aux autorités indiennes ses sincères condoléances. Le président de la République a adressé un message de solidarité au Premier ministre indien. Le ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian, doit s'entretenir dans les prochaines heures avec son homologue indien, ajoute le ministère de la Défense.



Regrettant profondément ce drame, le ministre de la Défense a demandé le déclenchement d'une enquête visant à en déterminer les circonstances exactes. Toute la lumière sera faite en liaison et en transparence avec les autorités indiennes et tchadiennes, écrit le ministère de la Défense.

 

Environ 300 soldats français ont été envoyés ce week-end en renfort à Bangui pour assurer la protection des ressortissants français et étrangers présents en Centrafrique, portant à environ 550 hommes la présence française en République Centrafricaine.



Les rebelles de la coalition Séléka ont annoncé samedi leur entrée dans Bangui, demandant aux Forces armées centrafricaines (Faca) de ne pas combattre et au président François Bozizé de quitter le pouvoir.



(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 19:51

 

 

 

-OIF.jpg

 

abdou-diouf-5-juillet-2011

 

 

Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, condamne, ce lundi 25 mars, la prise de pouvoir par la force perpétrée hier, le dimanche 24 mars, en République Centrafricaine (RCA) par la coalition Séléka, et qui constitue une violation flagrante des accords de Libreville.

 

« Cette remise en cause de l’ordre constitutionnel est inacceptable pour la communauté francophone attachée aux principes de la démocratie et de l’Etat de droit » a-t-il déclaré. Il rappelle que, conformément aux dispositions de la Déclaration de Bamako, la Francophonie « condamne toute prise de pouvoir par la violence, les armes ou toute autre moyen illégal ».

 

Le Secrétaire général est très préoccupé par les actes de violences et les violations des droits de l’Homme ainsi que par la situation humanitaire dans le pays. Il appelle toutes les parties centrafricaines à la retenue et exhorte les autorités de fait à garantir le respect des droits de l’Homme et des libertés ainsi que la sécurité des populations.

 

« Il n’y pas d’alternative au dialogue qui doit être inclusif pour créer les conditions nécessaires à une réelle réconciliation nationale», a ajouté le Secrétaire général.  Il demande à tous les acteurs politiques et sociaux centrafricains de respecter pleinement les accords de Libreville destinés à rétablir durablement la paix et à permettre la relance du processus démocratique en RCA, a-t-il ajouté.

 

« Les partenaires internationaux et régionaux doivent intensifier et coordonner leurs efforts pour assurer la mise en œuvre de ces accords», a souligné Abdou Diouf qui réitère la détermination de la Francophonie à prendre toute sa part à ces efforts pour aider à résoudre cette crise.

 

Le Secrétaire général de la Francophonie a décidé de dépêcher très rapidement une mission d’information et de contacts à Bangui, avant de saisir, dans les meilleurs délais, et en application des dispositions de la Déclaration de Bamako, le Conseil permanent de la Francophonie qui statuera sur la situation en République Centrafricaine.

 

 

L’OIF compte 57 Etats et gouvernements membres, et 20 pays observateurs. Pour plus de renseignements sur la Francophonie : www.francophonie.org

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 19:49

 

 

 

 

UNION  EUROPÉENNE  Bruxelles, le 25 mars 2013

 

A 169/13

 

Catherine Asthon UE

 

La Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission a fait ce jour la déclaration suivante :

 

"J'ai suivi les derniers événements en République centrafricaine avec une grande préoccupation.

 

J'exhorte toutes les parties à cesser immédiatement toutes les hostilités, à faire preuve de retenue et à contribuer au rétablissement de l'ordre public, en particulier pour prévenir les pillages.

 

Je suis préoccupée par la possible dégradation de la situation humanitaire dans le pays.

 

J'appelle tous les groupes armés à respecter et à protéger les populations civiles ainsi qu’à respecter le droit international humanitaire et les activités des organisations humanitaires.

 

Ceux qui sont responsables de violations des droits de l'homme devront rendre des comptes.

 

Le changement de gouvernement par la force et en violation de la constitution est inacceptable.

 

J'appelle une fois de plus toutes les parties à s'engager dans un dialogue et à oeuvrer dans le cadre de l'Accord de Libreville du 11 janvier 2013 pour trouver une solution pacifique.

 

L'Union européenne a souligné l'importance de l'Accord de Libreville pour surmonter les crises récurrentes en République centrafricaine. J'appelle toutes les parties à le respecter et à coopérer étroitement avec le Gouvernement d'unité nationale, la seule entité représentative reconnue par tous les signataires de l'Accord de Libreville pour gouverner le pays. J'appelle aussi la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale et l'Union Africaine, en concertation étroite avec la communauté internationale, à travailler très rapidement avec toutes les parties pour surmonter la crise actuelle.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 19:45

 

 

 

Dlamini Zuma

 

 

Le Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 363ème réunion, tenue à Addis Abéba, le 25 mars 2013, a adopté la décision qui suit sur la situation en République centrafricaine (RCA):

 

Le Conseil,

 

Prend note de la communication faite par le Commissaire de l’UA à la Paix et à la Sécurité sur l’évolution de la situation en RCA. Le Conseil prend également note des interventions faites par les représentants de la RCA, du Tchad, pays qui assure la présidence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), du Secrétariat de la CEEAC, de l’Afrique du Sud, de l’Ouganda et des Nations unies ;

 

Rappelle ses communiqués et communiqués de presse antérieurs sur la situation en RCA, en particulier son communiqué PSC/PR/Comm.(CCCLXII) adopté en sa 362ème réunion tenue le 23 mars 2013. Le Conseil fait sien le communiqué de presse publié par la Présidente de la Commission le 24 mars 2013 ;

 

Exprime sa grave préoccupation face à l’évolution négative de la situation en RCA, à la suite de la décision unilatérale et injustifiée du groupe rebelle Séléka d’agir en violation flagrante des Accords de Libreville, notamment l’Accord de cessez-le-feu, conclus le 11 janvier 2013, sous les auspices de la CEEAC et soutenus par l’UA et le reste de la communauté internationale, y compris le Conseil de sécurité des Nations unies, de prendre le contrôle de la capitale Bangui et de s’emparer du pouvoir par la force, sapant ainsi les perspectives de règlement durable de la crise que connait la RCA et de promotion d’une gouvernance démocratique dans ce pays. Le Conseil souligne la gravité de la décision du groupe Séléka de défier l’autorité des chefs d’État de la région, en agissant au mépris des Accords conclus sous leur égide, ainsi qu’en ignorant les appels pressants à la retenue lancés par différents membres de la communauté internationale ;

 

Condamne fermement les exactions et autres actes de violence contre les populations civiles, ainsi que les pillages commis depuis l’entrée à Bangui des éléments armés du groupe Séléka. Le Conseil présente ses condoléances au Gouvernement sud-africain à la suite de la mort de soldats appartenant au contingent sud-africain de formation déployé en RCA à la demande du Gouvernement centrafricain. Le Conseil réitère son exigence tendant à ce que le groupe rebelle Séléka et tous les autres acteurs concernés s’abstiennent de toute attaque supplémentaire contre les civils et se conforment scrupuleusement au droit international humanitaire et aux droits de l’homme ;

  

Réaffirme sa détermination à tenir tous ceux qui sont impliqués dans les actions mentionnées au paragraphe 4 ci-dessus responsables de leurs actes et, à cet égard, demande à la Commission de lui fournir, aussi rapidement que possible, une information actualisée sur la situation pour lui permettre de prendre les mesures nécessaires ;

 

Souligne que l’entrée des éléments rebelles à Bangui et la prise subséquente du pouvoir constituent une violation flagrante de l’Acte constitutif de l’UA, de la Déclaration de Lomé sur les changements anticonstitutionnels de Gouvernement et de la Charte africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, ainsi que des décisions du Conseil et de la Conférence de l’Union rejetant totalement tout recours à la rébellion armée pour faire valoir des revendications politiques. Le Conseil souligne également que l’action du groupe rebelle Séléka porte une grave atteinte aux acquis enregistrés par les processus démocratiques sur le continent et fait peser une sérieuse menace sur la paix, la sécurité et la stabilité de la région et du continent dans son ensemble ;

 

Exige le respect scrupuleux de toutes les dispositions des Accords de Libreville et des arrangements transitoires pour la gouvernance du pays qui y sont stipulés, ainsi que la restauration immédiate de l’ordre constitutionnel ;

 

Décide, à la lumière de ce qui précède, de suspendre immédiatement la participation de la RCA à toutes les activités de l’UA, ainsi que d’imposer des sanctions, à savoir des restrictions de voyage et le gel des avoirs, aux dirigeants de la Séléka, tel qu’indiqué dans l’annexe ci-jointe, en attendant la soumission par la Commission d’une liste plus exhaustive, tel que demandé par le Conseil au paragraphe 6 de son communiqué PSC/PR/Comm.(CCCLXII) du 23 mars 2013 ;

 

Demande à tous les États membres de prendre les mesures requises pour isoler totalement les auteurs du changement anticonstitutionnel en RCA, de ne pas leur fournir de sanctuaire et leur refuser toute coopération, ainsi que de faciliter l’application de toute autre mesure qui serait prise par l’UA, y compris le jugement de leurs auteurs, tels que prévu par l’Article 25 (5) de la Charte africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, pour assurer la restauration immédiate de l’ordre constitutionnel. À cet égard, le Conseil rappelle les dispositions de l’Article 7 (2, 3 & 4) du Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité, ainsi que celles de l’Article 16 dudit Protocole et des autres instruments de l’UA qui confèrent à l’Union la responsabilité principale pour la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique, dans le cadre de l’Architecture africaine de paix et de sécurité ;

 

Exhorte les partenaires internationaux de l’UA, y compris le Conseil de sécurité et ses membres, l’Union européenne, l’Organisation internationale de la Francophonie et d’autres partenaires, à prendre des mesures fermes pour rejeter le fait accompli, tenir les auteurs du changement anticonstitutionnel responsables de leurs actes et de leurs conséquences, y compris les pillages et exactions en cours, assurer la restauration de l’ordre constitutionnel et la mise en œuvre scrupuleuse de toutes les dispositions des Accords de Libreville. Dans ce contexte, le Conseil attend avec intérêt les décisions de la réunion envisagée du Conseil de sécurité des Nations unies. Le Conseil demande à la Présidente de la Commission de transmettre d’urgence ce communiqué au Conseil de sécurité des Nations unies et à tous les autres partenaires de l’UA ;

 

Demande à la Commission d’entamer les consultations requises avec la CEEAC, les Nations unies et d’autres acteurs internationaux pour faciliter une réponse internationale coordonnée et effective à la situation en RCA. Le Conseil souligne en particulier l’importance que revêt une coopération étroite avec les Nations unies dans la gestion de la crise en RCA ;

 

Décide de rester activement saisi de la situation.

 

 

L'Union africaine suspend la Centrafrique, sanctions contre les chefs rebelles



ADDIS ABEBA AFP / 25 mars 2013 17h21- Le Conseil de Paix et Sécurité de l'Union africaine (UA) a suspendu lundi la participation de la Centrafrique à l'organisation et imposé des sanctions à sept responsables de la coalition rebelle Séléka qui a pris Bangui et renversé dimanche le président François Bozizé.



Le Conseil décide de suspendre immédiatement la participation de la RCA (République centrafricaine) à toutes les activités de l'Union africaine ainsi que d'imposer des sanctions, à savoir des restrictions de voyage et le gel des avoirs des dirigeants de la Séléka, a annoncé le Commissaire à la Paix et la Sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra, lisant le communiqué final du Conseil.



Sept dirigeants de la Séléka sont cités comme visés par les sanctions à commencer par Monsieur Michel Nondroko Djotodia, chef de la rébellion, selon M. Lamamra.



Outre M. Djotodia, sont également visés Mohamed Moussa Dhafane, Christophe Gazam Betty, Amalas Amias Aroune et André Ruingi Le Gaillard, tous ministres Séléka du gouvernement centrafricain d'union nationale formé aux termes des Accords de paix signés le 11 janvier à Libreville, ainsi que Noureldine Adam, chef d'un des groupes rebelles composant la Séléka, et Eric Massi, porte-parole de la coalition rebelle, vivant à Paris.



Le Conseil de l'UA demande la restauration immédiate de l'ordre constitutionnel dans le pays et dénonce la décision unilatérale et injustifiée de la Séléka d'agir en violation flagrante du cessez-le prévue par les Accords de Libreville conclus entre la rébellion et M. Bozizé.



Le Conseil demande à tous les Etats-membres de prendre les mesures requises pour isoler totalement les auteurs du changement anti-constitutionnel en République centrafricaine, selon le communiqué.



Il leur demande de ne pas leur fournir de sanctuaire et de faciliter l'application de toute autre mesure qui serait prise par l'Union africaine, y compris le jugement des auteurs de ce changement anticonstitutionnel de gouvernement.



De plus, il exhorte les partenaires internationaux de l'UA notamment le Conseil de sécurité de l'Onu et l'Union européenne à prendre des mesures fermes contre les putschistes.

 

Interrogé sur les conditions de la réintégration de la RCA dans l'UA, M. Lamamra a répondu: Rétablir la Constitution.



Le président François Bozizé, qui a trouvé refuge au Cameroun, après avoir été renversé dimanche au terme d'une offensive-éclair de la Séléka sur Bangui, était lui-même arrivé au pouvoir en 2003 à la tête d'une rébellion qui avait chassé du pouvoir le président élu de l'époque, Ange-Félix Patassé.



Bangui avait été déjà, alors, suspendue de l'UA, avant d'être réintégrée en juin 2005, un mois après des élections largement remportées par M. Bozizé, réélu en 2011.



Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a condamné dimanche la prise de pouvoir inconstitutionnelle en Centrafrique.



M. Djotodia a promis dimanche d'organiser des élections libres et transparentes (...) d'ici trois ans et indiqué qu'il conserverait à son poste le Premier ministre Nicolas Tiangaye, nommé en janvier à la tête d'un gouvernement d'union nationale, conformément à un accord de paix signé mi-janvier à Libreville entre M. Bozizé et le Séléka.


La rébellion avait annoncé le 22 mars reprendre les armes en raison du non-respect des accords de Libreville.



(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 18:41

 

 

 

Michel Djotodia Am Nondroko

 

centrafrique psd bozize 0

 

 

 

Libération 25 mars 2013 à 07:52 Par AFP

 

Le chef d'Etat centrafricain a été renversé dimanche par les rebelles du Séléka qui ont pris la capitale, Bangui. Des combats ont causé la mort de treize militaires sud-africains.


Le chef de la rébellion centrafricaine Michel Djotodia, dont les éléments contrôlent le pays, se posait lundi en successeur du président François Bozizé, qui a quitté Bangui pour se réfugier au Cameroun.

 

 «Le président François Bozizé a cherché refuge au Cameroun où il se trouve actuellement dans l’attente de son départ vers un autre pays d’accueil», a annoncé la présidence camerounaise dans un communiqué lu à la radio nationale lundi. Sa famille a elle été prise en charge en République démocratique du Congo (RDC), a indiqué lundi le porte-parole du gouvernement et ministre des médias congolais, Lambert Mende.

 

«Une vingtaine de personnes, dont son fils, ont été accueillies et éloignées des frontières conformément aux règles internationales» a précisé Lambert Mende. Condamnant la prise de pouvoir par la force de la rébellion, l’Union africaine a suspendu lundi la participation de la Centrafrique à l’organisation. L’UA a également imposé des sanctions à sept responsables de la coalition rebelle Séléka, dont Michel Djotodia, après son offensive éclair et la prise de la capitale Bangui dimanche.

 

«Le Conseil (de Paix et Sécurité) décide de suspendre immédiatement la participation de la RCA (République centrafricaine) à toutes les activités de l’Union africaine ainsi que d’imposer des sanctions, à savoir des restrictions de voyage et le gel des avoirs des dirigeants du Séléka», a annoncé le Commissaire à la Paix et la Sécurité de l’UA, Ramtane Lamamra.

 

De son côté, la France a condamné «le recours à la force ayant abouti à la prise de pouvoir» en Centrafrique et a demandé l’arrêt des pillages et le rétablissement rapide de l’ordre à Bangui. «La France appelle les forces rebelles à s’abstenir de toute violence envers les populations civiles et les communautés étrangères. Les pillages doivent cesser et l’ordre doit être rétabli rapidement», a déclaré Philippe Lalliot, porte-parole du Quai d'Orsay. Pour Paris, les accords de Libreville du 11 janvier «doivent fournir le cadre d’une transition politique».

 

Ex-fonctionnaire et diplomate

 

Dans une capitale sans électricité et sans radio nationale, Michel Djotodia se comportait comme le nouveau chef de l’Etat, dans l’attente d’une déclaration officielle à la Nation. Il a notamment déclaré à la radio RFI qu’il comptait organiser des élections libres d’ici trois ans, en soulignant : «Je n’ai pas dit que dans trois ans, je remettrai le pouvoir. J’ai dit que d’ici trois ans, nous allons organiser des élections libres et transparentes avec le concours de tout le monde».

 

Depuis Paris, un des porte-parole de la rébellion, Eric Massi, a souligné :«On est en attente d’une déclaration solennelle qui officialise l’accès à la présidence de Michel Djotodia». Agé d’une soixantaine d’années, Djotodia est un ancien fonctionnaire et diplomate - il a notamment été consul de Centrafrique au Soudan du Sud - qui avait basculé dans la rébellion, en devenant l’un des principaux animateurs depuis 2005.

 

De leur côté la France et les Etats-Unis ont appelé les rebelles à respecter les accords de paix qui avaient été conclus à Libreville le 11 janvier entre le camp Bozizé, l’opposition et le Séléka, et à soutenir le gouvernement d’union nationale qui en est issu. Ces messages ont été entendus par Michel Djotodia : «Nous resterons toujours dans l’esprit de Libreville», a-t-il promis, confiant qu’il gardera à son poste l’actuel Premier ministre du gouvernement d’union nationale Nicolas Tiangaye, figure de l’opposition à Bozizé.

 

Washington a également appelé «de manière urgente» le Séléka à «rétablir la loi et l’ordre» dans la capitale Bangui, livrée au pillage et où la situation est anarchique. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a lui condamné la prise de pouvoir par les rebelles et s’est déclaré inquiet des violations de droits de l’homme, selon son porte-parole Martin Nesirky.

 

Treize soldats sud-africains tués

 

Au moins treize militaires de la force sud-africaine qui avait été déployée en Centrafrique en vertu d’un accord entre Pretoria et le président Bozizé ont été tués et 27 blessés dans des combats lors de la prise de Bangui par les rebelles, a indiqué lundi le président Jacob Zuma, en annonçant le maintien pour l’instant du reste des troupes sur place.

 

Arrivé au pouvoir par les armes en 2003, Bozizé, 66 ans, - un ancien proche de l’empereur Jean-Bedel Bokassa - avait été élu président en 2005 et réélu en 2011 au terme d’un scrutin très critiqué par l’opposition. La rébellion avait lancé une première offensive le 10 décembre dans le nord du pays et enchaîné victoire sur victoire face aux forces gouvernementales désorganisées, avant de stopper sa progression sous la pression internationale à 75 kilomètres au nord de Bangui.

 

Des accords à Libreville avaient débouché sur la formation d’un gouvernement d’union nationale. Arguant du non-respect de ces accords, les rebelles ont déclenché à nouveau les hostilités vendredi et déclaré vouloir mettre en place un gouvernement de transition.

 

 

 

Centrafrique: le président déchu Bozizé réfugié au Cameroun

 


BANGUI (AFP) 25/03/2013 à 14h28 - Le chef de la rébellion centrafricaine Michel Djotodia, dont les éléments contrôlent le pays, se posait lundi en successeur du président François Bozizé, qui a quitté Bangui pour se réfugier au Cameroun.

 

"Le président François Bozizé a cherché refuge au Cameroun où il se trouve actuellement dans l'attente de son départ vers un autre pays d'accueil", a annoncé la présidence camerounaise dans un communiqué lu à la radio nationale lundi.

 

Sa famille a elle été prise en charge en République démocratique du Congo (RDC), a indiqué lundi le porte-parole du gouvernement et ministre des médias congolais, Lambert Mende.
"Une vingtaine de personnes, dont son fils, ont été accueillies et éloignées des frontières conformément aux règles internationales" a précisé M. Mende.

 

Condamnant la prise de pouvoir par la force de la rébellion, l'Union africaine a suspendu lundi la participation de la République centrafricaine à l'organisation. L'UA a également imposé des sanctions à sept responsables de la coalition rebelle Séléka, dont Michel Djotodia, après son offensive éclair et la prise de la capitale Bangui dimanche.

 

"Le Conseil (de Paix et Sécurité) décide de suspendre immédiatement la participation de la RCA (République centrafricaine) à toutes les activités de l'Union africaine ainsi que d'imposer des sanctions, à savoir des restrictions de voyage et le gel des avoirs des dirigeants du Séléka", a annoncé le Commissaire à la Paix et la Sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra.


Bangui sans électricité

 

Dans une capitale sans électricité et sans radio nationale, M. Djotodia se comportait comme le nouveau chef de l'Etat, dans l'attente d'une déclaration officielle à la Nation.

 
Il a notamment déclaré à la radio RFI qu'il comptait organiser des élections libres d'ici trois ans, en soulignant: "Je n'ai pas dit que dans trois ans, je remettrai le pouvoir. J'ai dit que d'ici trois ans, nous allons organiser des élections libres et transparentes avec le concours de tout le monde".


Depuis Paris, un des porte-parole de la rébellion, Eric Massi, a souligné: "On est en attente d'une déclaration solennelle qui officialise l'accès à la présidence de Michel Djotodia".

 
Agé d'une soixantaine d'années, M. Djotodia est un ancien fonctionnaire et diplomate - il a notamment été consul de Centrafrique au Soudan du Sud - qui avait basculé dans la rébellion, en devenant l'un des principaux animateurs depuis 2005.


De leur côté la France et les Etats-Unis ont appelé les rebelles à respecter les accords de paix qui avaient été conclus à Libreville le 11 janvier entre le camp Bozizé, l'opposition et le Séléka, et à soutenir le gouvernement d'union nationale qui en est issu.

 
Ces messages ont été entendus par Michel Djotodia: "Nous resterons toujours dans l'esprit de Libreville", a-t-il promis, confiant qu'il gardera à son poste l'actuel Premier ministre du gouvernement d'union nationale Nicolas Tiangaye, figure de l'opposition à Bozizé.


Washington a également appelé "de manière urgente" le Séléka à "rétablir la loi et l'ordre" dans la capitale Bangui, livrée au pillage et où la situation est anarchique.
Ban Ki-moon inquiet

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a lui condamné la prise de pouvoir par les rebelles et s'est déclaré inquiet des violations de droits de l'homme, selon son porte-parole Martin Nesirky.

 

Au moins treize militaires de la force sud-africaine qui avait été déployée en Centrafrique en vertu d'un accord entre Pretoria et le président Bozizé ont été tués et 27 blessés dans des combats lors de la prise de Bangui par les rebelles, a indiqué lundi le président Jacob Zuma, en annonçant le maintien pour l'instant du reste des troupes sur place.


Arrivé au pouvoir par les armes en 2003, M. Bozizé, 66 ans, - un ancien proche de l'empereur Jean-Bedel Bokassa - avait été élu président en 2005 et réélu en 2011 au terme d'un scrutin très critiqué par l'opposition.

 

La rébellion avait lancé une première offensive le 10 décembre dans le nord du pays et enchaîné victoire sur victoire face aux forces gouvernementales désorganisées, avant de stopper sa progression sous la pression internationale à 75 kilomètres au nord de Bangui.


Des accords à Libreville avaient débouché sur la formation d'un gouvernement d'union nationale. Arguant du non-respect de ces accords, les rebelles ont déclenché à nouveau les hostilités vendredi et déclaré vouloir mettre en place un gouvernement de transition.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 18:26

 

 

 

 

Biya à Bangui avec Boz

 

 

http://www.ouest-france.fr   lundi 25 mars 2013

 

Le président centrafricain renversé François Bozizé s’est réfugié au Cameroun. C’est ce qu’a annoncé ce lundi la présidence camerounaise, dans un communiqué lu à la radio nationale.

 

« Nous informons l’opinion et la communauté internationale que le président déchu de Centrafrique, François Bozizé, se trouve actuellement au Cameroun, et qu’il recherche un pays tiers auquel il demandera asile », a déclaré Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général de la présidence.

 

Des informations contradictoires avaient circulé jusqu’alors sur le lieu où se trouverait François Bozizé, qui a fui Bangui avant l’arrivée des rebelles. Certains le disaient en République démocratique du Congo (RDC), d’autres au Cameroun.

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