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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 16:41

 

 

Boz-et-sa-soldatesque.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 31 Mars 2011 13:32

815 militaires et gendarmes centrafricains admis à la retraite, sont montés au créneau pour revendiquer du gouvernement le versement d’une partie  de leurs dus. Ils  ont pris d’assaut le siège de l’Union Européenne (UE), et exigé la somme de 19.650 000 francs CFA par retraité.

Les soldats ont déclaré : « nous sommes devenus des incapables au plan social. Nous ne pouvons plus prendre en charge nos familles. Certains d’entre nous végètent dans la misère, d’autres ne sont plus de ce monde parce qu’ils n’ont pas pu se soigner quand ils étaient malades ».

« Si le gouvernement ne prend pas ses responsabilités, nous allons passer à une vitesse supérieure », a martelé l’un des délégués Armand Kéko.

« Nous avons essayé d’entamer des négociations au niveau du Médiateur de la République, au niveau de l’Union Européenne, avec le Ministre délégué de la défense, mais il n’y a pas eu une suite favorable », a encore indiqué le délégué Armand Kéko. Pour lui les sommes versées par l’Union Européenne pour les payer, ont été détournées au niveau du Ministère de la défense. Ce que personne n’ose dire haut.

Selon les manifestants, s’ils choisissent de se réunir devant l’UE, c’est pour qu’ils soient vite payés parce que, selon eux, « ce que l’UE a donné au Gouvernement pour nous, ça nous concerne pas. », disent-ils.

Interrogé sur la question, l’ambassadeur de l’UE en poste à Bangui, a affirmé que « les fonds ont été versés dans leur intégralité au Gouvernement centrafricainNous avons remis l’enveloppe au Ministre délégué à la défense nationale et chaque retraité militaire ou gendarme devrait percevoir 19.580.000 FCFA », a-t-il expliqué aux délégués des militaires retraités qu’il a reçus à deux reprises.

Toutefois, du côté du Ministère de la défense, c’est le flou total, car le Ministre délégué refuse de s’exprimer sur la question.

Ces mesures d’accompagnement concernent tous grades confondus des militaires et gendarmes admis à la retraite. Il s’agit des arriérés cumulés pendant deux régimes successifs, à savoir celui de l’ancien président Ange-Félix Patassé et de l’actuel Président François Bozizé. Le Gouvernement leur avait payé dans un premier temps 10 mois d’arriérés. Depuis lors, plus rien n’est fait.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 23:48

 

 

Deby-et-Khadafi.jpg

 

Un porte-parole des insurgés a affirmé que le retrait ce mercredi des rebelles de certaines villes de la côte Est s'expliquait par le fait qu'ils étaient confrontés à une force formée de milliers de membres de la garde républicaine tchadienne. «Nous avons trouvé que la meilleure réponse était d'opérer un repli tactique afin que nous puissions établir une meilleure stratégie de riposte», a-t-il poursuivi.  Selon lui, cette force comprend entre 3 200 et 3 600 hommes lourdement armés.

Source : www.leparisien.fr 31.03.2011, 00h16

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 23:39

 

 

Moussa-Koussa.jpg

 

La défection d'un ministre libyen "très importante"

WASHINGTON - AFP / 30 mars 2011 23h59 - La défection du ministre libyen des Affaires étrangères Moussa Koussa est "très importante", a affirmé mercredi un haut responsable américain, estimant qu'elle montrait que l'entourage du dirigeant Mouammar Kadhafi n'avait plus confiance dans la solidité du régime.

"Il s'agit d'une défection très importante, et un indice sur le fait que les gens entourant Kadhafi pensent que la fin est proche", a déclaré à l'AFP ce responsable sous couvert de l'anonymat.

Plus tôt mercredi, le Foreign Office avait révélé que M. Koussa avait annoncé sa démission à son arrivée à Londres, où il était venu "de son plein gré".

"Moussa Koussa est l'une des principales figures du gouvernement de Kadhafi et son rôle était de représenter le régime à l'étranger, ce qu'il ne désire plus faire", avait précisé la diplomatie britannique dans un communiqué.

Le ministre libyen des Affaires étrangères a démissionné. Le Foreign Office a annoncé la  démission de Moussa Koussa, mercredi soir à Londres, où il espère trouver refuge. Le ministre libyen des Affaires étrangères n'aurait pas approuvé les attaques menées contre son peuple, a expliqué un de ses proches à l'agence Reuters. Il s'était rendu lundi en Tunisie par la route dans des voitures officielles libyennes. De Djerba, il a pris ce mercredi un vol pour Londres. Sa présence en Tunisie a suscité bien des interrogations.

Chef des services de renseignements de 1994 à 2009, Moussa Koussa, 59 ans, très proche de Kadhafi était un homme fort des comités révolutionnaires, épine dorsale du régime libyen. Mais après avoir, deux décennies durant, incarné la face sombre du régime libyen, ce Tripolitain symbolisait ces dernières années l'ouverture en jouant un rôle majeur dans l’indemnisation des familles des victimes des attentats de Lockerbie.

(©)

 

Le chef de la diplomatie libyenne annonce sa démission à son arrivée à Londres

LONDRES - AFP / 30 mars 2011 23h32 - Le ministre libyen des Affaires étrangères, Moussa Koussa, a annoncé sa démission à son arrivée mercredi soir à Londres, a annoncé le Foreign Office.

"Nous pouvons confirmer que Moussa Koussa est arrivé à l'aéroport de Farnborough le 30 mars en provenance de Tunisie", a indiqué le Foreign Office dans un communiqué.

"Il est venu ici de son plein gré. Il nous a déclaré qu'il démissionnait de ses fonctions", ajoute le communiqué.

Le responsable libyen est arrivé en Grande-Bretagne après un séjour de deux jours en Tunisie, qui a été présenté officiellement comme une "visite privée".

"Moussa Koussa est l'une des principales figures du gouvernement de Kadhafi et son rôle était de représenter le régime à l'étranger, ce qu'il ne désire plus faire", poursuit le communiqué du Foreign Office.

"Nous encourageons ceux de l'entourage de Kadhafi à le quitter et à opter pour un meilleur avenir pour la Libye qui permette une transition politique et une véritable réforme qui répondent aux aspirations du peuple libyen", conclut le communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Les insurgés libyens subissaient de nouveaux revers mercredi, les forces du dirigeant Mouammar Kadhafi ayant repris le site pétrolier de Ras Lanouf et progressé vers Brega.

(©)

Arrivé à Londres, Moussa Koussa annonce sa démission

Le ministre libyen des Affaires étrangères, Moussa Koussa, a annoncé sa démission mercredi soir à son arrivé à Londres, a indiqué le Foreign Office. Il était parti de l'aéroport tunisien de Jerba, avait rapporté l'agence tunisienne de presse tap plus tôt en soirée.

Cette agence avait signalé lundi que Moussa Koussa était arrivé en Tunisie en provenance de Libye. Le ministre était l'un des cadres du régime de Mouammar Kadhafi, confronté à une insurrection soutenue militairement par une coalition de pays, dont la Grande-Bretagne.

Moussa Koussa est à l'origine du revirement spectaculaire de la diplomatie libyenne au début des années 2000, lorsque Mouammar Kadhafi a négocié sa renonciation aux armes de destruction massive contre sa réintégration au sein de la communauté internationale.

(ats / 30 mars 2011 23:23)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 23:36

 

 

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MERCREDI 30 MARS 2011 / 16:34

 

Situation explosive Burkina Faso où la colère des militaires monte d’un ton. Dans la nuit de mardi à mercredi, les militaires du camp Aboubacar Sangoulé Lamizana, ont encore fait parler la poudre et les poings, blessant Simon Compaoré, le maire de Ouagadougou, admis à l’infirmerie de la Présidence du Faso. La Radiotélévision burkinabè affirme qu’il a reçu des coups à la tête, aux côtes et aux pieds. Sa vie ne serait pas en danger, selon Jérôme Bougouma, le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation. La vindicte militaire a eu également pour cible leur hiérarchie directe. Selon des sources dignes de foi, le domicile du Chef d’Etat Major général des armées, le Général Dominique Djendéré, a été saccagé et pillé, alors que Denise Barry, le ministre de la Sécurité, aurait été molesté. De plus, un autre foyer de contestation militaire a éclaté à Gaoua, à 381 km au Sud de Ouagadougou, près de la frontière ivoirienne et ghanéenne. Le Président Blaise Compaoré, qui vient de s’adresser à la Nation ce mercredi, a annoncé une rencontre dès demain avec tous les corps des forces armées nationales et les différentes couches socio-professionnelles du Burkina.

 

Burkina: Compaoré va recevoir jeudi les représentants de l'armée

OUAGADOUGOU - Le président burkinabè Blaise Compaoré, confronté depuis une semaine à des mouvements de colère au sein de son armée, a annoncé mercredi qu'il allait "rencontrer" jeudi "les représentants des différentes composantes des forces armées".

"Dès demain (jeudi), je recevrai les représentants des différentes composantes de nos forces armées. En outre, je réaffirme ma disponibilité à rencontrer toutes les catégories sociales en vue d'échanger sur leurs préoccupations", a-t-il dit dans un discours à la Nation radio-télévisé.

"Ces derniers jours, des éléments des forces armées ont refusé de se soumettre à des décisions de justice, se sont emparé d'armes de guerre et de munitions pour terroriser les populations et se livrer à des actes de pillage", a-t-il ajouté.

"Ces comportements ne sauraient être tolérés dans un Etat de droit", a-t-il précisé.

Dans la nuit du 22 au 23 mars à Ouagadougou, des militaires sortis de deux casernes, avaient tiré en l'air dans les rues et pillé des boutiques après la condamnation de cinq des leurs dans une affaire de moeurs. Les cinq condamnés avaient finalement été libérés.

Ce lundi, des militaires appartenant au 32e régiment d'infanterie commando (RIC) et du Groupement blindé de Fada N'Gourma, (à 220 km à l'est de Ouagadougou) étaient allés libérer à la prison civile de la ville l'un des leurs, enfermé pour le viol d'une jeune fille, selon une source proche du gouvernorat de la région de l'Est.

Ils ont ensuite bloqué avec des chars les accès à la ville. Les "mutins" ont tiré mardi trois roquettes sur le palais de justice de la ville sans faire de blessé, selon des témoins.

Le maire de Ouagadougou et numéro 3 du parti présidentiel, Simon Compaoré, a été blessé dans la nuit de mardi à mercredi dans la capitale burkinabè par des militaires mécontents. Son domicile ainsi que celui du ministre de la Sécurité, le colonel Denise Auguste Barry ont été saccagés par des militaires.

Le domicile du chef d'état-major des forces armées Dominique Djindjéré a également été incendié par des militaires en colère, a constaté l'AFP.

Des militaires de la garnison de Gaoua, localité située à 395 km au sud-ouest de Ouagadougou, ont également tiré en l'air "toute la nuit" de mardi à mercredi, a-t-on appris de sources concordantes.

Aucune information n'était disponible sur les raisons de ces tirs.

"J'ai saisi le sens et la portée de la quête de bien-être, de vérité, de justice et de sécurité qui sous-tendent certaines manifestations. C'est pourquoi (...) je veillerai à ce que justice soit rendue et prendrai des mesures vigoureuses pour la protection de l'ensemble de la population et la sécurisation des biens publics et privés", a indiqué M. Compaoré.

Il a invité "l'ensemble des acteurs politiques, à mûrir la réflexion sur les réformes indispensables à l'approfondissement de la démocratie, au raffermissement (du) système de gouvernance politique et institutionnelle" du pays.

"Les décisions consensuelles issues de ces concertations seront immédiatement appliquées pour conforter nos acquis", a-t-il assuré.

(©AFP / 30 mars 2011 22h51)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 18:46

 

 

Sylvain-Ndoutingai

 

 

 

Mercredi, 30 Mars 2011 13:42

Les proches parents des agents de l’ENERCA (Société de l’Energie centrafricaine) accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat et détenus depuis le 09 février 2011, à la brigade de recherche et d’investigation de la gendarmerie nationale, sont montés au créneau le 30 mars 2011 à Bangui. Ils exigent la libération des personnes arrêtées suite à cette affaire.

« Trop c’est trop, nous voulons la libération de nos parents arrêtés sans raison depuis deux mois ». C’est la phrase scandée par une cinquantaine de personnes, en majorité des femmes, très tôt ce matin du 30 mars 2011, devant la direction générale de l’ENERCA.

Au total, sept agents de l’ENERCA, accusés d’être à l’origine du délestage survenu pendant la proclamation des résultats provisoires du 1er tour des élections, ont été mis en état d’arrestation et détenus depuis lors dans les locaux de la gendarmerie nationale à Bangui.

Emmanuel AYOUMBI directeur administratif et financier de l’ENERCA affirme à Radio Ndeke Luka avoir « entrepris des démarches auprès des autorités judiciaires et du département de tutelle pour obtenir la libération des agents mais la solution tarde toujours à venir ».

Selon des sources proches de la direction générale de l’ENERCA, l’enquête menée par la gendarmerie, révèle qu’aucune charge à l’heure actuelle ne peut être retenue contre ces employés.

 

 

Bangassou manque d’eau potable

Radio Ndéké Luka Mercredi, 30 Mars 2011 13:42

Les habitants de la ville de Bangassou (est du pays) se réveillent toujours de bonheur  à la recherche de l’eau potable. La situation perdure depuis trois mois. Désormais,  s’approvisionner en eau potable devient un vrai parcours du combattant.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la région, les points d’eau sont en nombre insignifiants et les quelques forages dont dispose la ville ne fonctionnent plus depuis longtemps.

« Pour trouver ce précieux liquide nous sommes obligées de parcourir plusieurs distances en brousse ou faire une queue interminable », déclarent quelques femmes. Elles lancent à cet effet un appel au gouvernement pour « un secours d’urgence pour augmenter les points d’eau ».

Cette situation a provoqué une hausse du nombre de cas de maladies hydriques à l’hôpital de la ville, telles que la diarrhée, la Typhoïde,  voire les vers intestinaux. Ces maladies sont provoquées par la consommation d’eau non potable.

  

Encore des progrès à faire selon les observateurs des élections

Mercredi, 30 Mars 2011 13:39

Les missions d’observateurs de l’Union Africaine et de EISA (Institut Electoral pour une Démocratie Durable en Afrique) ont rendu publics, chacune de son côté, leurs rapport sur le second tour des élections législatives en Centrafrique. De manière générale, les deux s’accordent sur les progrès notables enregistrés par rapport au premier tour, mais trouvent que des améliorations sont encore à apporter pour les scrutins ultérieurs.

L’UA et EISA adressent toutefois des félicitations à la Commission Electorale Indépendante (CEI) et à ses partenaires impliqués dans le processus électoral.

Selon Vincent Tohbi, Chef de la délégation de la mission d’EISA, interrogé par Radio Ndeke Luka, ces avancées portent entre autres sur « les celées effectives des urnes, la réduction du vote par dérogation, et l’affichage par endroit des listes électorales ».

Selon lui les améliorations doivent porter notamment sur la centralisation des résultats, la formation des agents électoraux, la sensibilisation des électeurs, et l’implication dans le processus des partis politiques de l’opposition ainsi que des femmes.

Au sujet des quelques irrégularités relevées par EISA, figurent « l’affichage tardif des listes électorales, l’ouverture aux heures non indiquées par le code électoral des bureaux de vote, la présence très visible des forces de l’ordre dans les lieux de vote ».

S’agissant de la faible participation constatée, le Chef de la mission de l’EISA l’explique par plusieurs  facteurs : « L’appel au boycott des partis de l’opposition, la timidité de la campagne électorale, le privilège accordé par les électeurs africains au scrutin présidentiel, en sont quelques parfaites illustrations »

Interrogé sur la « transparence » et la « crédibilité » desdites législatives, Vincent Tohbi s’est refusé à toute appréciation, se contentant de déclarer que le rôle de son entité consiste plutôt « à analyser les contours techniques liés aux problèmes ou avancées du processus pour amélioration, et non pour la validation d’un quelconque scrutin ».

De son côté, lors d’un point de presse mardi 29 novembre à Bangui, l’Union Africaine (UA) constate que le scrutin s’est déroulé dans « le calme et la sérénité ». Une déclaration faite par Pierre Daniel BOUSOUKOU BOUMBA, chef de la mission d’observation des élections.

Le rapport de la mission se félicite de la prise en compte par la CEI des recommandations faites après le premier tour : « l’installation des bureaux de vote en lieux public faciles d’accès, la formation des agents électoraux, l’affichage des listes électorales en format convenable, la réduction du vote par dérogation et la présence discrète des forces de l’ordre ».

Toutefois la mission a encore relevé des insuffisances parmi lesquelles « la persistance de certaines défaillances au niveau des bureaux de vote, l’arrivée tardive des matériels électoraux, le non-respect des horaires d’ouverture et de fermeture, l’insuffisance de sensibilisation des électeurs sur le vote à bulletin unique et l’inadéquation du mode d’identification sur la base des cartes d’électeurs ».

La mission de l’UA a enfin exhorté les acteurs politiques et la société civile à œuvrer pour la paix en République centrafricaine, dans le cadre déjà mis en valeur qui est le dialogue inclusif et la concertation.

Ce second tour des élections législatives se sont déroulées sans l’opposition. Elle a boycotté le scrutin et continue de réclamer l’annulation des résultats du premier tour par la Cour constitutionnelle.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 18:27

 

 

 

Patassé

 

 

BANGUI — Mercredi 30 Mars 2011 18h12 (AFP) L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, arrivé deuxième à la présidentielle de janvier, a de nouveau reçu l'interdiction mercredi de quitter Bangui pour un contrôle médical, a affirmé son porte-parole Guy-Simplice Kodégué à l'AFP.

M. Patassé devait quitter le pays sur un vol de Kenya Airways pour la Guinée équatoriale. L'ancien président avait déjà essuyé un refus le 22 mars de prendre un vol spécial affrété par le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, toujours pour ce contrôle médical.

"Mardi, l'ancien président burundais Pierre Buyoya est venu à la résidence du président Patassé, confirmer que le président François Bozizé ne s'opposait plus à sa sortie du territoire pour des raisons humanitaires. C'est-à-dire pour un contrôle sanitaire. Et pour nous, c'est quand même une parole d'un homme d'Etat. Et nous faisons foi à cela", a déclaré Guy-Simplice Kodégué.

"Malheureusement ce matin, le président Patassé était à l'aéroport international Bangui M'poko, mais le commissaire de l'aéroport nous a fait savoir qu'il n'a reçu aucune autorisation pour que le président Patassé puisse s'envoler pour ce contrôle sanitaire", a expliqué le porte-parole.

 L'ancien président centrafricain, souffrant de diabète, avait été admis dans une clinique de Bangui au début du mois de mars où il est resté quatre jours.

Après la première tentative de départ de M. Patassé, Fidèle Ngouandjika, porte-parole du gouvernement avait affirmé: "Nous avons été informés que l'ex-président Patassé a entamé une démarche auprès du ministre de la Santé publique pour un déplacement en vue d'un contrôle sanitaire. Cette démarche est en cours et nous sommes surpris d'entendre çà et là que le pouvoir a interdit de sortie l'ancien président".

D'autres opposants avant l'ex-président centrafricain ont été empêchés de quitter le territoire: son porte-parole, les opposants Me Nicolas Tiangaye, président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) et porte-parole d'une coalition de l'opposition ainsi que Jean-Michel Mandaba, secrétaire général du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC).

 
Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés.

 

Patassé encore interdit de voyage hors du pays

Radio Ndéké Luka Mercredi, 30 Mars 2011 13:43

L’ancien Président centrafricain Ange-Félix Patassé est de nouveau interdit de voyager. Il devait embarquer ce mercredi 30 mars 2011 à bord d’un vol régulier de Kenyan Air Ways à destination de Malabo en Guinée Equatoriale dans le cadre d’une évacuation sanitaire. Il n’a pas pu effectuer le voyage pour des raisons qu’on ignore encore, alors qu’il s’est présenté à l’Aéroport avec la délégation qui devait l’accompagner.

Selon le cabinet de l’ancien Président, cette interdiction qui émanerait de la « haute hiérarchie de l’Etat », dépasse tout entendement, au regard des assurances données par l’ancien président burundais Pierre Buyoya, médiateur dans la crise centrafricaine. Ce dernier séjourne à Bangui dans le cadre de la mission d’observations de l’OIF, pour le second tour des élections qui s’est déroulé dimanche 27 mars.

Simplice Kodégué, Porte-parole de l’ancien Président Ange-Félix Patassé a expliqué à Radio Ndeke Luka que « mardi dernier, une délégation de l’Organisation internationale de francophonie conduite par le président Buyoya était venue confirmer au président Patassé que le président Bozizé disait qu’il ne s’opposait pas au voyage du président Patassé pour des raisons sanitaires. C’est au camp du président Bozizé qu’il faut poser la question pour connaitre les raisons de cette interdiction de voyager ».

Simplice Kodégué soutient également que « même si le Président Patassé garde tout son moral, son contrôle sanitaire reste tout de même une urgence ».

Il s’agit de la 2e évacuation sanitaire interdite par les autorités de Bangui en l’espace de quelques jours. La 1ère opération était envisagée le 23 mars dernier mais les autorités compétentes avaient refusé d’accorder l’autorisation de survol du territoire centrafricain à l’avion affrété par le président équato-guinéen pour évacuer l’ex dirigeant centrafricain.

Ange Félix Patassé, un des fondateurs du Front pour l’annulation et la reprise des élections (FARE 2011) et 2ème à la dernière course présidentielle, a été, hospitalisé 4 jours courant mars à la Clinique Chouaib à Bangui. Il souffre selon ses médecins de diabète et de fièvre Typhoïde.

Avant ces épisodes, d’autres leaders de l’opposition ont été empêchés de quitter le pays et refoulés à l’aéroport de Bangui Mpoko alors qu’ils devaient prendre l’avion pour se rendre à l’étranger. Aucune déclaration n’a pour l’instant été faite par les autorités à Bangui sur la situation.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 11:37

 

 

urgent

 

17032011patasse

 

 

Bangui, 30 mars 2011 (C.A.P) – Pour la seconde fois, le régime de Bozizé a refusé que l’ex-président Ange-Félix Patassé (74 ans) dont l’état de santé nécessite des examens médicaux après sa sortie de  la clinique le 9 mars dernier.

L’avion spécial dépêché en effet par le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est reparti ce matin de Bangui sans l’ex-président Patassé, le commissaire de l’aéroport Bangui Mpoko ayant déclaré qu’il n’aurait pas reçu d’instruction pour autoriser son embarquement à bord de l’aéronef.

On croyait pourtant savoir qu’après le premier refus d’accorder l’autorisation de survol du territoire centrafricain à l’avion que devait envoyer le président Nguema pour l’évacuation de Patassé le 22 mars dernier, et à la suite de nombreuses pressions dont celle de l’OIF  exercées par son Secrétaire Général, le président Abdou Diouf qui avait dépêché ces jours-ci à Bangui entre autre pour cette affaire l’ancien président burundais Pierre Buyoya. cette fois-ci, quelle explication mensongère fournira-t-il aux présidents Obiang Nguema, Pierre Buyoya et Abdou Diouf ?

Le président Bozizé vient donc de montrer une fois de plus qu’il n’est pas un homme de parole tout en faisant preuve d’un entêtement inqualifiable qui confine purement et simplement à la sauvagerie. Quel but cherche-t-il à atteindre ainsi en empêchant toute sortie du territoire national à ses adversaires politiques en les traitant de cette façon ? S’agissant de l’ex-président Patassé, il doit être parfaitement conscient que s’il lui advenait le pire des situations, la responsabilité lui serait imputée et il en aurait gros sur la conscience.

Depuis son hold-up électoral et le refus catégorique de ses adversaires non seulement de reconnaître sa prétendue victoire dès le premier tour avec un score à la soviétique, de boycotter le second tour des législatives mais encore d’exiger l’annulation et la reprise des dites élections par la mise en place d’une plateforme unitaire appelée FARE, Bozizé a perdu ses nerfs et est visiblement plongé dans un profond désarroi.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 01:53

 

 

 

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Source: International Committee of the Red Cross (ICRC)


Bangui 29 Mar 2011 (CICR) – Quelque 500 personnes déplacées par les combats dont la région de Ndélé, au nord-est de la République centrafricaine, a récemment été le théâtre se trouvent dans une situation très précaire et attendent des secours.

La violence les a pris par surprise et la plupart sont partis de chez eux sans rien emporter. En coopération avec la Société de la Croix-Rouge centrafricaine, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a aujourd'hui commencé à distribuer des colis alimentaires aux personnes qui ont dû fuir de chez elles.

« Les personnes déplacées n'ont pratiquement plus rien à part les vêtements qu'elles portent sur elles », déclare Bettina Scholdan, responsable des opérations du CICR dans la région. « La Société de la Croix-Rouge centrafricaine s'est rendue dans les villages d'où les gens ont fui, et elle confirme que beaucoup de maisons ont été détruites. La saison des semailles commence en avril ; en prévision, les habitants avaient entreposé des semences. Ces stocks ont maintenu disparu et les villageois n'ont plus rien à semer en vue de la prochaine récolte. »

Les combats qui opposent deux groupes armés se sont intensifiés la semaine dernière. Ils ont atteint les villages situés le long de la route de Ngarba. Contraints de fuir, les villageois sont partis vers la ville de Ndélé, où la plupart se sont réfugiés chez des habitants.

Les colis alimentaires du CICR contiennent du blé, des arachides, de l'huile et du sel, pour une période initiale d'un mois. L'institution est prête à intervenir dans d'autres domaines, en fonction des besoins. Pour l'heure, les ingénieurs du CICR vérifient la capacité des sources d'eau de la ville de Ndélé à répondre au surplus de demande.

Très préoccupé par le risque de détérioration de la situation, le CICR entretient un dialogue régulier avec les porteurs d'armes pour s'assurer que les villageois ne seront pas pris pour cible et que les blessés pourront être soignés.

Ce n'est pas la première fois que la population de cette région est touchée par une flambée de violence. Depuis 2009, les affrontements le long de la route de Ngarba ont causé la destruction des maisons et des biens de six villages au moins, obligeant les habitants à partir de chez eux. En 2010, le CICR a distribué des vivres, des semences et d'autres articles essentiels, parmi lesquels des moustiquaires, à plus de 2 000 personnes déplacées et habitants dans la région de Ndélé.

Informations complémentaires :

Ewan Watson, CICR Bangui, tél. : +236 72 07 69 64

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 18:42

 

 

Boz et Monique

 

 

République centrafricaine / UE

 

 

(MFI / 29.03.2011) Le deuxième tour des législatives qui a eu lieu ce dimanche 27 mars 2011 en Centrafrique a été boycotté par les candidats de l'opposition qui contestent toujours la régularité du premier tour des deux scrutins, présidentiel et législatifs. Le président sortant François Bozizé a été déclaré vainqueur dès le premier tour. Quelques jours plus tôt, un rapport d’experts électoraux pointait toute une série de « dysfonctionnements et des irrégularités majeures » lors des votes du 23 janvier 2011.

 

« Des multiples carences, dysfonctionnements et irrégularités ont émaillé le déroulement du processus électoral en Centrafrique ». C'est ce qu'explique le rapport des experts de l'Union européenne qui remet en question l'indépendance de Commission électorale.

 

« Le président de la CEI, un proche du chef de l’Etat, a été l’un des rouages essentiels des irrégularités constatées », peut-on lire. Les experts parlent de « graves dérives » avant et pendant le scrutin, comme le remplacement de la liste électorale informatisée prévue par le code électoral par une liste manuelle, l’installation de nombreux bureaux de vote au domicile des chefs de villages ou des chefs de quartier et la rétention généralisée des procès verbaux de résultats.

 

Votes multiples

 

Les experts relèvent aussi le nombre très élevé de votes par dérogation : plus de 53 000 selon la Cour constitutionnelle. Les auteurs du rapport évoquent des « indices probants de votes multiples » et des « présomptions de bourrage d’urnes ». On apprend, par exemple, que pour moins de deux millions d'électeurs inscrits, près de trois millions de cartes ont été fabriquées à la demande de la Commission électorale. Cela relève « d'un système organisé de fraude », estiment les experts.

 

En conclusion, le rapport de l'Union européenne affirme qu'« au regard des critères internationaux de sincérité et d’équité régissant les élections démocratiques, les scrutins du 23 janvier 2011 sont sujets à caution ».

 

Carine Frenk

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 18:40

 

 

 

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BoniYayi-15mars2011

 

 

par James-William GBAGUIDI Mardi   www.latribune.info 29 Mars 2011

2011, année zéro ! Zéro pour la démocratie. Zéro pour la souveraineté du peuple. Zéro pour l’indépendance du juge constitutionnel. Zéro ! Ce n’est pas moi qui ai un avis aussi tranché. Je le tiens des principaux partis d’opposition en lice pour les élections présidentielles en Centrafrique en janvier dernier et des leaders de l’Union fait la Nation et de leurs alliés candidats à la présidentielle de mars 2011 au Bénin. Dans les deux cas, ce fut une bérézina. La victoire du Président sortant dès le premier tour. Dans des circonstances plus ou moins troubles, c’est bien le cas de le dire. Et à quelques semaines d’encablures, l’organisation du second tour des législatives d’un côté (Centrafrique) et de leur unique tour de l’autre (Bénin). Va donc savoir si les mêmes causes produiront les mêmes effets. Et quels peuvent être les contrecoups de ces effets.

La Centrafrique a organisé ce dimanche 27 mars 2011 le second tour de ses élections législatives dans une ambiance pour le moins délétère. En raison de la remise en cause des résultats du vote du 1er tour couplé avec la présidentielle de janvier, l’opposition a jugé bon de boycotter purement et simplement le scrutin. Les principaux partis politiques ont donc appelé leurs électeurs à ne pas se rendre aux urnes. Dans l’optique de dénier au futur parlement autant qu’au président Bozizé toute légitimité populaire. La Centrafrique renoue ainsi avec une situation politique  à gros potentiel nocif à en juger par son histoire récente. Quand on sait que des régions entières du pays ne sont pas encore pacifiées depuis la prise du pouvoir du Général Bozizé en 2003. Quand on connait tout autant la propension de certains hommes politiques à recourir à la violence armée.  Et quand on ajoute la quantité d’armes qui, depuis la fin théorique de la guerre civile, continue de circuler dans le pays, il y a de quoi nourrir des inquiétudes. D’autant plus que le Président François Bozizé et ses partisans ne semblent pas jusque-là se projeter dans une perspective de réconciliation nationale par un discours apaisé et un partage éventuel du pouvoir.

Au Bénin dont la situation présente bien de similitudes, la question du boycott des législatives ne se pose pas. Du moins, pas encore. Pas en termes clairs. On attend sans trop se faire d’illusions, le verdict final de la Cour constitutionnelle. Elle qui doit se prononcer sur les recours introduits autant par le président sortant Boni Yayi qui estime avoir gagné avec un meilleur score la présidentielle, mais aussi bien entendu par les principaux candidats de l’opposition qui crient à la mascarade électorale et exigent l’annulation du vote. En tout état de cause, dès le verdict donné, il sera question pour l’opposition de prendre une décision. Retourner aux urnes dans quelques jours, avec le même fichier électoral tant décrié, selon la structure organisationnelle mise en place par la même Commission électorale nationale autonome (CENA) et sous la supervision de la Cour constitutionnelle accusée de partialité. Si ces circonstances ne venaient pas à changer pour une raison ou une autre, le bon sens recommanderait peut-être un boycott pur et simple du scrutin. Mais la problématique du boycott des élections législatives au Bénin en est une qui appelle différentes réflexions sur les perspectives qu’elle peut ouvrir. Au plan sociopolitique individuel, partisan et national.

Boycotter les élections législatives est une perspective difficilement envisageable pour un certain nombre de députés présents au Parlement sous l’étiquette de l’opposition. En effet, véritables « députés de carrière », certains parlementaires béninois ne se voient sans doute pas exister en dehors de  cette lucrative fonction. Surtout pas par ces temps-ci où le régime de Boni Yayi a fait en sorte de couper autant que possible les vivres à ceux de ses opposants qui exercent des activités à titre privé. En sus, c’est l’existence même et la consolidation des partis politiques d’opposition qui se trouvent menacées par la perspective du boycott. On connaît le lien entre l’élu du peuple et ses électeurs. Lien de dépendance, lien de « droit à l’assistance » qui fait du député l’obligé de ceux qui l’ont élu. Et aboutit à l’enracinement du parti dans le fief présumé de l’élu. Enfin, boycotter les législatives prochaines reviendrait pour l’opposition à ouvrir la voie à toutes sortes d’abus et de dérives de la part du gouvernement, dont le paroxystique serait la révision de la constitution à visée opportuniste. Des intentions allant dans ce sens n’ont pas été annoncées, mais une fois carte-blanche donnée, il sera extrêmement difficile de faire machine arrière. L’échec du projet de révision constitutionnelle en 2005-2006  doit quelque chose à la composition du parlement béninois à cette époque-là et à l’équilibre des forces qui y avait droit de cité.

L’opposition béninoise est face deux alternatives difficiles. Participer aux législatives et avaliser de fait la présidentielle du 13 mars et ses résultats, tout en prenant le risque d’une nouvelle défaite, ou se refuser à y prendre part et livrer plus sûrement le pays à une menace de dérive. C’est bien là ce qu’on appelle un dilemme cornélien.

 

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