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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 12:33

 

 

 

Symphorien Balemby

 

 

Paris, 29 juil (C.A.P) – En cavale depuis plus d’un an où il dû, comme le premier vice-président du Conseil économique et social et gérant d’ADMN Jean Daniel Dengou  quitter  précipitamment le pays pour échapper à l’ordre donné par le président Bozizé à ses services de sécurité de les dépecer, Me Symphorien Balemby, l’ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats centrafricains est arrivé en France il y a quelques jours où il a entamé les formalités d’usage pour l’obtention d’asile.

Me Balemby s’était dans un premier temps réfugié dans un pays voisin à la RCA donc encore relativement à la portée du pouvoir dictatorial de Bangui qui le recherchait toujours activement et dans une situation si précaire qu’il a dû s’organiser pour gagner la France où il est désormais hors de danger. Voilà comment un président qui se dit respectueux d’une constitution qui garantit pourtant les libertés fondamentales et la sécurité des citoyens centrafricains, se retrouve être leur pire bourreau et celui-là même qui ne cesse d’envoyer en exil ses concitoyens.

On sait maintenant selon les aveux de Charlemagne YAGUEME son comptable, que l’incendiaire du supermarché RAYAN n’est autre que son propriétaire lui-même. C’est le Libanais Ali El AKHRASS alias BASSAM qui l’a commandité à son comptable afin de faire disparaître leurs écritures comptables frauduleuses et leurs magouilles fiscales. Maintenant que le pot aux roses est découvert, le Libanais chercherait ou serait en train de vouloir s’enfuir de la RCA alors qu’il a même réussi à se faire délivrer par les autorités une exonération fiscale pour cinq ans pour importer les matériaux de reconstruction de son supermarché ainsi que pour les marchandises à y entreposer.  

Aujourd’hui, Jean Daniel Dengou et Symphorien Balemby se retrouvent en exil contre leur gré, après avoir pratiquement perdu tous leurs biens ainsi que leur travail et failli perdre tout simplement leur vie tout cout, tout cela pour rien mais par la seule volonté de deux hommes : François Bozizé et Firmin Feindiro. Symphorien Balemby est arrivé en France pratiquement en même temps que les onze personnes dont deux femmes, arbitrairement arrêtées, déportées et détenues à la prison spéciale de Bozizé de Bossembélé plus d’un an, sont honteusement ramenées en catimini à Bangui mardi dernier et écrouées, à la prison de Ngaragba pour les neuf hommes dont le comptable de Jean Daniel Dengou et à la prison  de Bimbo pour  les deux femmes dont Mme Balemby.

Ces innocentes personnes doivent être immédiatement remises en liberté purement et simplement mais toutes ces tergiversations sont la preuve que c’est toujours le demi-dieu Firmin Feindiro qui est à la manœuvre pour ne pas trop perdre la face car ne sachant plus quoi faire dans ce dossier où il doit avoir sur la conscience ainsi que Bozizé, d’avoir depuis plus d’un an persécuté, torturé, bref, brisé pour rien la vie d’innocents citoyens centrafricains qui pourraient maintenant se retourner contre eux et exiger le versement de lourds dédommagements.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 00:58

 

 

 

ngombé-kette 

 

 

 

Devant les attaques incessantes et injustifiées dont fait l’objet la rédaction de Centrafrique-Presse et particulièrement son Directeur de Publication depuis le limogeage de l’ex-président de la délégation spéciale de la ville de Bangui Jean Barkès NGOMBE-KETTE, la rédaction de C.A.P a décidé de rendre publique, pour l’information de ses lecteurs et la gouverne de l’opinion publique, la lettre que le Secrétaire Général de l’OIF, le président Abdou Diouf a adressée au président François Bozizé en date du 17 juin 2011 et dont l’essentiel de la teneur n’a porté que sur le cas du personnage Jean Barkès NGOMBE-KETTE devenu franchement nuisible pour les relations de coopération sereine entre l’OIF, l’UE et la République centrafricaine.

Comme PDSVB, NGOMBE-KETTE était à la fois ordonnateur des dépenses, gestionnaire, payeur, fournisseur en même temps que client de la Mairie. C’est ainsi que sa société de BTP dénommée « La Semence » raflait tous les marchés de la Mairie. Trop c’est trop.  Malheureusement lorsqu’on ose parler de l’opacité ou de cette évidente mauvaise gestion qui ne fait aucun doute, l’auteur voit plutôt de la jalousie chez ceux qui s’en prendre à lui. C’est donc pour couper court à la confusion et aux diverses spéculations que NGOMBE-KETTE lui-même alimente pour faire diversion et détourner l’attention de l’opinion sur sa mauvaise gestion des finances de la ville de Bangui pendant plus de sept années durant où il s’en est mis plein les poches que la rédaction a choisi de publier cette correspondance dont elle s’est procuré une copie.

La Rédaction de C.A.P 

 

 

 

logo OIF

 

Lettre-OIF-a-Boz-1.JPGlettre-OIF-2.JPGLettre-OIF-3.JPGLettre-OIF-4.JPG                           abdou-diouf-5-juillet-2011.jpg

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 23:13

 

 

 

 

Université de Bangui

 

Par Fleury Koursany - 28/07/2011

L’université de Bangui est paralysée depuis le 27 juillet 2011 par une grève qui court jusqu’au vendredi, 29 juillet

 

C’est ainsi qu’en a décidé le Syndicat national des enseignants du Supérieur (SYNAES) au cours de son Assemblée générale du 23 juillet 2011. Une grève suivie à 100% par le corps enseignant et qui a eu pour effet immédiat, la perturbation des cours sur le campus universitaire contraignant ainsi les étudiants en Master 2 en droit des affaires à prendre leurs quartiers au niveau de la Faculté Théologique de Bangui où une salle leur a été louée pour parer aux contraintes du moment. Alors que les cours sont «suspendus» à l’université de Bangui, les étudiants, eux se sont contentés ce mercredi, 27 juillet 2011 d’une Assemblée générale au cours de laquelle, un seul point est inscrit à l’ordre du jour: la suspension des travaux de la Commission nationale d’attribution des bourses pour l’année académique en cours.

Pour le Président de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA), M. Gildas De-Karem Benam, la Commission d’attribution des bourses qui est souveraine a eu à retenir un certain nombre d’étudiants déclarés boursiers. Curieusement, lorsque la liste est arrivée au niveau de la Direction générale des bourses, le Directeur Général des bourses et stages a enlevé 40 noms d’étudiants remplacés par 40 autres noms. Mécontents de ce remplacement, les commissaires avaient mené des démarches pour que les 40 noms enlevés puissent être réintégrés mais en vain. C’est ainsi que la Commissaires membres de la Commission nationale d’attribution des bourses se sont dits que tant que les 40 noms ne sont pas réintégrés par le Directeur général des bourses, tout ce qui se fait ne servira à rien puisqu’il y aura toujours modification unilatérale. En plus de cette affaire d’enlèvement unilatéral de noms de 40 étudiants par le Directeur général des bourses et stages, les Commissaires déplorent le fait pour la Direction générale des bourses de ne pas payer aux commissaires, les per-diem pourtant prévus sous prétexte qu’il n’y a pas d’argent à cet effet.

Or, ajoute Gildas De-Karem Benam, au niveau de la Direction générale des bourses et stages, tout est payant. Pour retirer le formulaire de bourses, vous déboursez 200 Fcfa, pour déposer un dossier, il vous faut prévoir la somme de 1000 Fcfa, pour retirer des billets, il vous faut payer 500 F cfa, des fonds qui pourraient permettre d’intéresser les Commissaires a mentionné le Président de l’ANECA. Au cours des débats, les étudiants centrafricains ont d’abord demandé la démission immédiate de l’actuel Directeur général des bourses et stages avant d’opter pour une action dès le lundi prochain afin de se faire entendre. Alors qu’une nouvelle liste des boursiers pour l’année académique 2010-2011 n’est pas encore disponible, le paiement des bourses pour l’année 2009-2010 prendra fin à la fin de ce mois de juillet 2011. Selon les textes en vigueur, le quota initial des étudiants bénéficiaires de la bourse chaque année est de 1400 sur un effectif de 11000 alors que pour cette année académique, l’Université de Bangui compte déjà 21 000 étudiants.


Professeurs en grève et menace de grève des étudiants de l’Université de Bangui, le décor est ainsi planté au sein de ce temple du savoir qui attend des réponses urgentes de la part du gouvernement centrafricain.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 18:14

 

 

 

 

zingas.jpg

 

 

Le député Zingas rejette tout détournement

Radio Ndéké Luka Jeudi, 28 Juillet 2011 13:38

Aurélien Simplice Zingas, député du sixième arrondissement de Bangui a balayé mercredi 27 juillet 2011, du revers de la main  toutes les accusations portées contre lui au sujet du détournement de la somme de 20 millions (environ 30.500 Euros)de francs CFA. Il s’agit des fonds  déboursés par le gouvernement centrafricain pour la couverture médiatique des festivités marquant le cinquantenaire de l’indépendance de la RCA en décembre 2010.

Le démenti a été fait lors d’une conférence de presse qu’il a organisée  mercredi 28 juillet à son domicile  à Bangui.

Il faut rappeler que depuis plusieurs mois, la presse nationale évoque, de manière récurrente, cette affaire. L’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports ayant reçu de la présidence centrafricaine une somme d’argent destinée à payer une facture de la chaîne de télévision A3 Télé Sud, se serait servi, avant de remettre le reste au destinataire. De nombreux journaux paraissant à Bangui ont publié cette information, parfois avec forces détails, y compris une lettre de la chaîne en question, adressée au président François Bozizé, et réclamant un reliquat.

Pour le désormais député Aurélien Simplice Zingas, « il s’agit d’une manipulation politique orchestrée par  mes détracteurs. Ils ont utilisé Cyriaque Dussey, intermédiaire dans les négociations de marché avec la chaine de télévision A3 Télé Sud qui a couvert les festivités du Cinquantenaire. Cyriaque Dussey n’a été qu’un intermédiaire dans cette affaire. D’ailleurs il avait présenté un budget de 350 millions de francs CFA (environ 533.572 Euros), budget rejeté par le conseil des ministres qui a seulement validé 100 millions (environ 152.500 Euros). Informé de cette somme Dussey a accepté d’être l’interface entre le gouvernement et la chaine en charge de l’évènement et a empoché 80 millions (environ 12.2000 Euros). Sur le montant reçu Cyriaque Dussey n’a dépensé que 24 millions (environ 37000 Euros) pour toute l’activité ».

 L’ancien ministre a même invité la presse à vérifier les états de dépenses au niveau du trésor public. Il nie avoir détourné une quelconque somme dans cette affaire.

Second sujet évoqué au cours de cette même conférence de presse, la pétition par laquelle une partie de la population de son arrondissement réclame la levée de son immunité parlementaire et sa destitution de son siège de député. Une autre affaire est à l’origine de ce que le député considère comme une « cabale » montée par ses adversaires. Il aurait escroqué un homme d’affaires centrafricain. Simplice Zingas a refusé de s’étendre sur le sujet. Il s’est contenté de déclarer : « de telles initiatives n’émanent que de mes malheureux challengers en lice lors des dernières législatives ».

 

NDLR : Le prédateur Zingas évite soigneusement, et pour cause,  de s’expliquer sur la somme de 20 millions de F CFA qu’il a soustraite de l’enveloppe de 100 millions représentant la facture de REGICA. Or c’est sur cette part qu’il a soutirée que porte précisément la requête de Cyriaque Dussey. Ce que Dussey a fait réellement avec les 80 millions qu’il a reçus n’est pas le problème et ne regarde en tous cas pas Zingas qui n’avait en principe rien à voir dans la transaction mais qui s’est malhonnêtement interposé juste pour soutirer les 20 millions de F CFA qu’il doit rembourser. Que dit Zingas des panneaux solaires de SOCATEL volés par son directeur commercial qui dit lui en avoir refilé quelques-uns ?    

 

 

 

Centrafrique: L'affaire REGICA - Aurélien Simplice Zingas s’embrase

Par Fleury Koursany - 28/07/2011

Elle accuse l’ancien ministre en charge de la Jeunesse, des Sports, Arts et Culture actuel député du 6ème arrondissement de Bangui d’avoir détourné 20 millions Fcfa

 

L’affaire REGICA du nom de cette Régie Internationale de Communication a d’abord commencé sur le net avant de faire les choux gras de quelques quotidiens d’informations générales centrafricains. Elle accuse l’ancien ministre en charge de la Jeunesse, des Sports, Arts et Culture, Aurélien Simplice Zingas, actuel député du 6ème arrondissement de Bangui d’avoir détourné 20 des 100 millions Fcfa de couverture médiatique internationale de la fête du cinquantenaire de la République Centrafricaine.

Genèse de l’affaire REGICA

Pour comprendre le fonds de cette affaire, il faut repartir au mois de novembre 2010 lorsque la République Centrafricaine se préparait à fêter le cinquantenaire de son indépendance. La Régie Internationale de Communication que dirige M. Cyriaque Dussey, sujet togolais marié une Centrafricaine, Maitre Doraz Serefessenet a proposé au gouvernement centrafricain d’assurer la couverture médiatique internationale de cette importante activité: le cinquantenaire de l’Indépendance de notre pays. Un budget de 350 millions Fcfa a été déposé par la REGICA de M. Cyriaque Dussey sur la table du gouvernement qui juge trop élevé cette offre. Le gouvernement centrafricain, précise l’ancien ministre de la Jeunesse, des Sports, Arts et Culture a estimé n’avoir que 100 millions Fcfa pour assurer la couverture médiatique internationale du cinquantenaire. Informé du fait qu’une enveloppe de 100 millions Fcfa est disponible, M. Cyriaque Dussey se rendra au niveau du ministre délégué aux Finances pour décharger les fonds devant servir pour la cause. Il fera face à une fin de non recevoir du ministre délégué aux Finances et Budget qui lui fera savoir qu’il n’est lié au gouvernement centrafricain par aucun contrat et par conséquent, il ne peut légitimement entrer en possession des fonds.

De là, M. Dussey, toujours selon Aurélien Simplice Zingas va se rendre au niveau du Secrétariat Général du Gouvernement discuter de l’affaire avec le ministre Désiré Nzanga Kolingba qui, par une correspondance en date du 3 novembre 2011 sollicite de son collègue délégué aux Finances et au Budget, le décaissement des 100 millions de Fcfa au profit de La REGICA de M. Dussey. Entre temps, le 4 novembre 2011 lors du Conseil des ministres, Aurélien Simplice Zingas a été instruit de «continuer en collaboration avec le ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des relations avec les institutions, les négociations avec AFRICA 24 et éventuellement TELE SUD» pour la couverture médiatique du cinquantenaire au niveau international. Selon l’ancien ministre, lorsque M. Cyriaque Dussey a été informé que le dossier lui a été confié par le gouvernement centrafricain, il a fait «les pieds et mains» pour entrer en contact avec lui aux fins de «jouer ne fut-ce que les intermédiaires entre le gouvernement centrafricain et TELE SUD».

Vu l’urgence de la situation et sachant que les festivités du cinquantenaire devraient se tenir le 1er décembre 2010 et s’inscrivant dans la dynamique présidentielle de promotion de la bourgeoisie nationale, a déclaré Aurélien Simplice Zingas, il a pris sur lui la responsabilité de confier à la REGICA, ce simple rôle d’intermédiaire tout en lui précisant que seulement l’enveloppe de 80 millions Fcfa ont été libérés par le gouvernement. Sur décharge, l’épouse de M. Dussey, la notaire Doraz Serefessenet a encaissé les sous un 21 novembre 2010 et la suite, la couverture médiatique internationale du cinquantenaire a été faite par TELE SUD quand bien-même cette chaine n’a encaissé que 17,5 millions de Fcfa sur les 80 millions déchargés par la REGICA. Cette dernière a aussi dépensé environ 6,5 millions Fcfa pour affréter un petit avion qui a fait le déplacement de Libreville pour ramener sur Bangui, un matériel qui manquait à TELE SUD pour son travail, ce qui, selon Aurélien Simplice Zingas fait un total de 24 millions de dépensés sur 80 millions déchargés pour le besoin de la cause.

Problème

Peu de temps après les festivités du cinquantenaire de la République Centrafricaine, note l’ancien ministre de la Jeunesse, des Sports, Arts et Culture, le Directeur Général de la REGICA revient à la charge et l’accuse d’avoir détourné 20 millions des 100 millions Fcfa devant servir à la couverture médiatique internationale. A cet effet, Aurélien Simplice Zingas affirme n’avoir jamais encaissé 100 millions Fcfa du Trésor public mais seulement 80 millions totalement encaissés par Madame Dussey, la notaire Doraz Serefessenet. L’actuel député du 6ème arrondissement va plus loin en déclarant que «les guéguerres de positionnement autour du soleil qui poussent les probables prétendants à la succession de l’actuel président de la République à se verser dans des pratiques du genre dans l’optique de décrédibiliser tous ceux qu’ils considèrent comme des adversaires potentiels à cette succession». Pour étayer cette affirmation, l’ancien ministre déclare même que le 26 juillet 2011, sur invitation du Médiateur de la République saisie par M. Cyriaque Dussey pour cette affaire, une confrontation a eu lieu et le Directeur Général de cette régie internationale de communication a avoué que «que ce sont ses détracteurs politiques qui l’ont poussé à poser cet acte afin de le salir». S’achemine-t-on vers la fin de ce feuilleton politico-politicien? Question à suspense!

 

NDLR : On voit mal ce qu'une médiation pourrait apporter dans un tel dossier où le seul objectif de l'une des parties, la victime qui se plaint, est seulement et uniquement de recouvrer son argent qui a été détourné par sieur Zingas. De ce point de vue on a quelque mal à comprendre la logique qui est celle de Bozizé qui a choisi de demander au Médiateur de recevoir les deux protagoniste de l'affaire devant témoin. Par ailleurs, selon le directeur de REGICA que la rédaction de CAP a interrogé, il n'a jamais tenu les propos que Zingas lui prête et que cet article rapporte.      

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 17:52

 

 

 

Boz-KNK.jpg

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 28 Juillet 2011 13:41

Les jeunes du 4ème arrondissement de Bangui ont manifesté le 28 juillet 2011 devant le siège de la Fondation KNK de leur arrondissement. Ils exigent du président de la Fondation, Bienvenu Paradis Gbadora, le versement des indemnités de gardiennage et de sécurité. Ils réclament au KNK quatre mois d’indemnités, pour s’être mis au service du parti pendant la période électorale.

Ils étaient nombreux à prendre d’assaut, le locaux de la Savonnerie BRS qui sert également du siège de la Fondation KNK sise au 4ème arrondissement de Bangui et appartenant à Bienvenu Paradis Gbadora. Or selon ce dernier, 37 seulement parmi eux, dont une fille, ont été recrutés pour assurer la garde des équipements de sonorisation et la sécurité pendant la durée de la campagne électorale passée.

Pour bien se faire entendre, les manifestants ont immobilisé la voiture du président de la Fondation KNK à l’entrée de la savonnerie. « Nous sommes dépassés d’attendre aussi longtemps. Nous exigeons rien que le versement de quatre mois de nos indemnités » a affirmé Prince Fio, l’un des manifestants au micro de Radio Ndeke Luka. On ne dispose pas encore de chiffres sur le montant des indemnités revendiquées.

Toutefois, Bienvenu Paradis Gbadora qui n’a pas voulu s’exprimer au micro tendu par le reporter de la Radio, a fait savoir que « des factures ont été envoyées aux personnalités influentes du KNK sans suite favorable ». Il  a aussi déclaré que même ses propres dépenses n’ont pas encore remboursées.

Les manifestants promettent de barricader le tronçon qui mène du lycée Barthélémy Boganda au principal cimetière de la Capitale le Ndrès, au cas où l’argent ne leur sera pas versé.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 02:03

 

 

 

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                                 Jean Barkès Ngombé-Ketté

 

 

Centrafrique : affaire Barkes Gombe-Ketté : vivement la réaction de l’AIMF

Par Fleury Koursany - 26/07/2011 JdB

On continue d’attendre impatiemment la réaction du SG de l’Organisation Internationale de la Francophonie à propos de l’affaire du Maire sortant de la ville de Bangui

 

Le tout-Bangui s’en est appropriée puisque les accusations vont bon train au point que cette affaire de la municipalité de Bangui intéresse tout le monde. Le Maire sortant, Jean Barkès GombéKetté, «l’artificier» d’une certaine «coquetterie retrouvée» de la ville de Bangui aurait-il, du moment où il était encore le Président de la Délégation de la Ville de Bangui réellement «détourné» autant de fonds à lui remis par l’Association Internationale des Maires Francophones pour des réalisations dans sa ville? A-t-il été limogé par le Président de la République pour «détournements des fonds de l’AIMF», comme cela se dit à Bangui et sur alerte du Secrétaire générale de l’OIF, M. Abdou Diouf? Autant de questions qui se posent et avec elles de nombreuses interrogations qui demeurent sans réponses à ce jour.

L’intéressé Jean Barkès Gombeketté a déclaré sur les ondes nationales et les journaux de la place qu’il a démissionné de son poste après plus de sept années passées à la tête de la Municipalité de Bangui. Mais, «La Lettre du Continent» affirme bien le contraire et soutient que le Maire sortant de la ville de Bangui a été débarqué de son poste par le président de la République Centrafricaine sur plainte du Secrétaire général de la Francophonie à propos de la gestion jugée «peu orthodoxe» des fonds remis par l’AIMF à la Municipalité pour des travaux d’intérêts publics puisqu’à ce jour, l’AIMF n’est pas entrée en possession des papiers justificatifs des fonds alloués. Un autre son de cloche qui perturbe l’opinion publique nationale. Qui alors de Barkès Gombeketté et du journal en ligne «La Lettre du Continent» dit vrai? Question à suspense donc et dans le cas d’espèce, seule une déclaration de l’AIMF ou du Secrétaire générale de l’OIF peut valablement situer l’opinion publique sur cette désormais célèbre affaire de «détournements des fonds» au sein de la Municipalité de Bangui.

Auquel cas, son silence pourrait s’apparenter à une sorte de caution à la manœuvre ou encore mieux un soutien à une accusation fausse portée contre un compatriote. Car l’obligation de rendre compte n’est pas seulement un principe applicable pour les autres. Elle est aussi un principe cardinal de l’organisation de la francophonie qui milite activement pour une gestion transparente de la chose publique.

 

NDLR : Il n’appartient pas au SG de l’OIF de réagir au limogeage d’un coupable de détournement et de malversation qui dans un pays normal, devrait déjà être en train de passer ses nuits en prison. C’est précisément parce qu’il ne peut traiter avec le sieur Ngombé-Ketté que le SG de l’OIF s’est adressé directement à Bozizé qu’il a rencontré le 15 juin dernier à Paris au sujet entre autre du tristement célèbre Ngombé-Ketté et de ses agissements à la mairie de Bangui. Deux jours après cet entretien avec Bozizé, le SG de l’OIF a encore écrit une lettre qui est un véritable réquisitoire contre Ngombé-Ketté dans laquelle il disait à Bozizé qu’il fallait que les autorités centrafricaines aident l’OIF à les aider. Désormais, le sort et l’avenir ne dépendent pas du SG de l’OIF. Il appartient aux autorités centrafricaines de prendre leurs responsabilités jusqu’au bout en engageant des poursuites judiciaires contre Ngombé-Ketté mais comme sous l’ère Bozizé c’est l’impunité qui est la règle quelle que soit la gravité des délits et crimes dont certains dignitaires se rendent coupables, il ne faut peut-être pas se faire beaucoup d’illusion sur l’idée de voir un jour sieur Ngombé-Ketté à la barre.   

Ci-dessous, des extraits d’un courrier qu’un lecteur de CA.P a fait parvenir à la rédaction que nous publions pour édifier nos lecteurs sur le personnage de Ngombé-Ketté

 

Gestion calamiteuse de la Mairie de Bangui par M. Barkés

« A propos de Ngombé-Ketté, c'est une véritable commission d'enquête qui peut faire le tour de toutes ses malversations. Certains naïfs le jugent uniquement pour les petites réalisations insignifiantes qu’il a faites dans la ville pour amadouer les Centrafricains et les endormir afin de s’en mettre plein les poches par la suite. C’est pourquoi certains se mettent à chanter à sa gloire mais c'est une minorité.

Au mépris de la réglementation en matière de passation des marchés, Ngombé-Ketté a choisi de confier les travaux à l’une de ses relations, un certain MOKALO, propriétaire d’une soi-disant entreprise de BTP… Bref, une entreprise qui ne semble pas avoir pignon sur rue à Bangui.

Il fait décaisser l’avance de démarrage à son pote, en dehors des relevés sur le terrain et quelques piquets placés ici et là pour tromper la vigilance, plus rien ne se passe…   Après quelques semaines un certificat de « service fait » est présenté, et le solde est versé à l’entreprise et le tour est joué. Il s’agit en fait du financement octroyé par l’AIMF à la mairie de Bangui pour la construction d’une annexe affectée aux services de l’Etat Civil. Ce financement était de l’ordre de 35 Millions de F CFA.

Il ne pourra pas dire qu’il s’est fait rouler dans la farine par cette entreprise puisqu’en tant qu’ordonnateur des dépenses de la Mairie, il avait pour responsabilité de faire contrôler l’avancement desdits travaux avant d’accepter d’en payer le solde. De là, l’inobservation de ses responsabilités le met ipso facto en position de complicité d’abus de confiance.

Autre point chaud pour sa gestion : l’utilisation des fonds qui lui sont versés chaque vendredi par le Trésor public à titre d’appui à la municipalité. Au début cet appui était de 10 millions de F CFA ; par la suite il a été réduit à 7 500 000 de F CFA qui lui étaient reversés directement et dont aucune trace ne figure en comptabilité. Il s’en servait comme fonds spéciaux sans en justifier la destination ; sur 1 an  à coup de 7 500 000 de F CFA chaque vendredi, le bandit se tapait 30 millions de F CFA par mois soit 360 millions par an.

On voit qu’il devient intéressant de rester Maire de Bangui pendant 8 ans, et en profiter pour se bâtir au moins 1 villa par an !…

Autre point chaud sur la gestion abracadabrantesque de Jean Barkès : la cession du bâtiment de la cité Verret à l’école turque pour la construction de leur université. Là encore, la magie des chiffres nous en colle une bien bonne ! Il semble que la transaction ait été faite pour 100 millions de F CFA, de quoi en tomber sur le cul d’autant que le plus cancre des novices sait que l’immeuble en pèse au moins 400. Il se dit qu’il aurait pris sous le manteau 300 millions de F CFA… Pas de preuve mais...cela se raconte… !

Il semble aussi que Barkès avait fait commander plusieurs machines agricoles par la Mairie et que celles-ci se trouveraient dans sa ferme.... Il s'en sert pour écraser le « gozo » (manioc) qu'il nous revend, l'enfoiré ! Même son personnel était payé par la Mairie. Il a actuellement le monopole de la vente du manioc à Bangui. Aux dernières nouvelles il lui serait interdit de quitter le territoire.

Cela est bien vrai que Barkès a racheté des vieilles maisons appartenant à l’ambassade de France; il les loue effectivement pour 2 briques par mois. Il s'est même fait construire une maison avec les subventions qu'il recevait ».

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 01:00

 

 

 

Ouattara-Dramane.jpg

 

               

28 Juillet 2011

Côte d’Ivoire: Un climat de peur empêche le retour des personnes déplacées

Les forces de sécurité gouvernementales et une milice soutenue par l’État ont créé, en Côte d’Ivoire, un climat de peur qui empêche des centaines de milliers de personnes déplacées suite aux violences postélectorales de retourner chez elles, affirme Amnesty International dans un rapport publié aujourd’hui.

Le rapport intitulé :“Nous voulons rentrer chez nous, mais nous ne pouvons pas” Insécurité et personnes déplacées en Côte d’Ivoire : une crise persistante,  décrit comment les homicides et les attaques commises par les forces de sécurité gouvernementales (FRCI) et une milice composées de Dozos (chasseurs traditionnels) à l’encontre de personnes ciblées en raison de leur appartenance ethnique empêchent les personnes déplacées de quitter la sécurité toute relative offerte par les sites qui les accueillent de manière temporaire.

« Cette impasse qui empêche plus d’un demi-million de personnes de regagner leurs foyers ne peut plus être tolérée », a déclaré Gaëtan Mootoo, chercheur d’Amnesty International sur l’Afrique de l’ouest.

« Les autorités doivent mettre en place une chaîne de commandement bien établie et démanteler les milices qui, malgré la fin du conflit, continuent de propager la peur parmi les populations ».

Le rapport d’Amnesty International montre comment les forces de sécurité gouvernementales (FRCI) et les Dozos continuent à perpétrer des homicides et à prendre pour cible des personnes uniquement en raison de leur appartenance ethnique, même après l’investiture du Président Alassane Ouattara.

Les Dozos semblent prendre pour cible notamment le groupe ethnique des Guérés qui sont considérés comme étant des partisans de l’ancien Président Laurent Gbagbo. Les hommes jeunes qui ont l’air d’être « costauds » courent un risque particulier d’être la cible d’attaques car ils sont présumés avoir été membres des milices pro-Gbagbo.

À Duékoué, dans le quartier Carrefour, où des centaines de civils ont été tués à la fin du mois de mars 2011, quelques Guérés ont osé retourner chez eux. Ceux qui ont regagné leur maison ont raconté à Amnesty International que des combattants dozos armés roulaient désormais fréquemment à moto sur la rue principale du quartier. Un habitant a dit à Amnesty International:

« Ils n’ont pas besoin de faire autre chose. Ils n’ont même pas besoin de descendre de leur moto. Le simple fait de venir ici aussi souvent avec leurs armes suffit pour nous maintenir dans la crainte. C’est ce qu’ils veulent. »

Amnesty International est particulièrement préoccupée par le « rôle de maintien de la sécurité » que les forces officielles (FRCI) ont confié aux Dozos. Des Dozos armés assurent la surveillance de postes de contrôle sur les routes principales de l’ouest de la Côte d’Ivoire dissuadant ainsi les personnes déplacées de retourner chez elles.

 « La liberté avec laquelle les Dozos agissent désormais montre que leur comportement est toléré ou est même encouragé par les FRCI », a déclaré Gaëtan Mootoo.

« Le Président Ouattara et le Premier ministre Guillaume Soro doivent s’atteler à créer une force de sécurité impartiale qui puisse assurer la protection de tous les citoyens ivoiriens quel que soit le groupe ethnique auquel ils appartiennent », a ajouté Gaëtan Mootoo.

Durant les mois de violences qui ont suivi l’élection présidentielle contestée en Côte d’Ivoire, des violations graves aux droits humains, y compris des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, ont été commis aussi bien par les forces loyales à Alassane Ouattara que par celles fidèles à Laurent Gbagbo.

Amnesty International a relevé qu’au cours de leur retraite d’Abidjan et durant leur fuite vers le Liberia début mai 2011, les mercenaires libériens et les milices pro-Gbagbo ont tué des dizaines de partisans avérés ou supposés d’Alassane Ouattara. La majorité de ses personnes appartenaient à la communauté dioula, qui est considérée comme étant favorable à Alassane Ouattara.

Un Dioula a raconté à Amnesty International comment les mercenaires libériens avaient tué 24 personnes au village de Godjiboué (sud-ouest d’Abidjan) le 6 mai 2011 :

« Au moment de leur arrivée, les villageois ont été pris de panique. Chacun se cherchait, les gens ont couru pour aller en brousse. Mon père, qui était vieux et ne pouvait pas courir vite, s’est réfugié dans une maison. Les mercenaires l’ont poursuivi et l’ont abattu, lui ainsi qu’une autre personne ».

Amnesty International appelle le Président Ouattara à mettre en place, de manière urgente, un plan d’action global afin de rétablir la sécurité dans l’ensemble du territoire afin de créer les conditions d’un retour sûr et durable dans leurs foyers des personnes déplacées et des réfugiés. Cela doit inclure un programme efficace de désarmement, démobilisation et réinsertion des milices et autres forces irrégulières.

Étant donné que les forces de sécurité et les Dozos commettent actuellement des violations des droits humains, Amnesty International salue la décision de l’ONUCI d’établir huit camps militaires dans l’ouest du pays afin de remplir de manière plus efficace leur mandat de protection de la population civile.

« Les graves conséquences de cette récente vague d’insécurité et de déplacements de populations doivent être rapidement résolues, sinon elles porteront atteinte aux efforts de réconciliation menés dans un pays déchiré par une décennie de conflits ethniques et violents », a affirmé Gaëtan Mootoo.

Le rapport est disponible à l’adresse suivante : http://www.amnesty.fr/node/3166

Amnesty International France

 

 

 

Service presse - Aurélie Chatelard / Laure Delattre +33 1 53 38 65 77 - 65 41      

Créée en 1961, Amnesty International est un mouvement mondial et indépendant de plus de 3 millions de personnes qui œuvrent pour le respect, la défense et la promotion de tous les droits inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Amnesty International a reçu le Prix Nobel de la paix en 1977. Amnesty International France (AIF) a été créée en 1971. Son financement repose sur la générosité du public (plus de 200 000 donateurs), sur les ventes de produits de soutien et les cotisations de ses membres (près de 20 000). AIF est agréée par le Comité de la charte du don en confiance.

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 00:16

 

 

 

Feindiro

 

 

L’Ambassadeur de Chine remet un don de 2 ordinateurs et imprimantes et 1 climatiseur au Ministère de la Justice


(Agence Centrafrique Presse 27/07/2011)

Le ministre de la Justice, de la Moralisation et garde des Sceaux, Firmin Feïndiro, a réceptionné un don de 2 ordinateurs et 1 climatiseur remis par l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Chine accrédité auprès du gouvernement centrafricain, Sun Hai Chao, lundi, 25 juillet 2011 à Bangui.

Le ministre de la Justice, de la Moralisation et garde des Sceaux, Firmin Feïndiro, a dit que ce don est destiné à augmenter le nombre de matériels didactiques de son département.


Marcellin Bruno Didier NGONDA GOGASIONI / ACAP

© Copyright Agence Centrafrique Presse

 

NDLR : S’il y a une certitude, c’est que ce don doit sans aucun doute faire suite à la mendicité du nouveau et actuel ministre de la justice, garde des Sceaux et non moins chargé de la prétendue  moralisation qui n’est autre que l’ancien procureur de la République en service commandé auprès du Tribunal de Grande Instance de Bangui, le demi-dieu Firmin Feindiro. Cette diplomatie chinoise des dons d’ordinateurs et imprimantes, de climatiseur et d’écrans plats déresponsabilise complètement les autorités centrafricaines et doit cesser. Les ministres prennent littéralement d’assaut certaines chancelleries comme celle de Chine à Bangui, pour pleurnicher et quémander des ordinateurs, des rames de papier et autres futilités davantage destinées à leur confort personnel soit au bureau voire à leur domicile, sans se soucier qu’une telle mendicité est très déshonorant et fait gravement honte au pays. Il y a pourtant dans le budget national, des lignes de crédit prévues pour de telles acquisitions mais elles atterrissent plutôt dans le portefeuille des DAf et autres prédateurs qui fourmillent dans les différents ministères.  

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 23:59

 

 

 

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FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL

 

République Centrafricaine

 

Aide-mémoire de la Mission des Services du FMI

Bangui du 30 juin au 13 juillet 2011

 

I.   introduction

1.             A la demande des autorités centrafricaines, une mission des services du Fonds monétaire international[1] a séjourné à Bangui du 30 juin au 13 juillet 2011. La mission avait pour objet (i) l’examen de l’évolution économique récente et les progrès réalisés dans la mise en œuvre des réformes structurelles ; (ii) la discussion du cadrage macroéconomique pour 2011–14 ; et (iii) l’esquisse des principaux éléments d’un programme à moyen terme, conforme au DSRP II, qui pourrait être appuyé par un nouvel accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

2.             La mission a été reçue par Son Excellence Monsieur Faustin Archange Touadéra, Premier Ministre, et l’Honorable Ngon-Baba, Premier Vice Président de l’Assemblée nationale, en présence des membres du bureau de l’Assemblée nationale. Elle a eu des entretiens avec Monsieur Sylvain Ndoutingaï, Ministre d’Etat aux Finances et au Budget, Monsieur Sylvain Maliko, Ministre d’Etat au Plan et à l’Économie, Monsieur Camille Kéléfio, Directeur national de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), ainsi que des cadres supérieurs de l’administration centrafricaine. Elle tient à exprimer sa gratitude aux autorités centrafricaines pour leur disponibilité et la franchise des discussions, ainsi que pour les dispositions prises pour faciliter son séjour à Bangui.

3.             Le présent aide-mémoire (i) fait le constat de l’évolution macroéconomique en 2010 et des réformes structurelles ; (ii) esquisse les perspectives pour l’année 2011 et le cadre macroéconomique pour 2012–14 ; (iii) fait des recommandations pour corriger les dérapages constatés ; et (iv) suggère les prochaines étapes pour les discussions devant aboutir à un programme qui pourrait être appuyé par la FEC.

II.   Evolution macroéconomique en 2010

4.             La reprise économique s’est accompagnée d’une baisse des pressions inflationnistes. La croissance économique en 2010, estimée à 3,3%, s’est inscrite en hausse par rapport à un taux de croissance de 1,7% en 2009, grâce à un rebond dans la production agricole vivrière et de rente, notamment le café et le coton. Le ralentissement du déclin de la production minière et forestière a aussi contribué à la reprise de la croissance. L’inflation a continué sa tendance baissière pour s’établir à un taux moyen de 1,5% en 2010 contre 3,5% un an plus tôt, reflétant essentiellement une détente des prix des produits alimentaires et énergétiques. Les crédits au secteur privé se sont accrus de 32% en 2010 reflétant un rebond de la croissance économique, ainsi qu’une bancarisation croissante de la population.

5.             La position extérieure s’est quelque peu détériorée. Malgré la reprise des exportations de bois et de diamant, la position extérieure de la République Centrafricaine en 2010 a été marquée par une dégradation du compte courant extérieur. Tirées par les produits pétroliers, les importations ont crû de 19,9% contre 16½% seulement pour les exportations. Le déficit du compte courant extérieur a atteint 10,1% du PIB contre 8,1% en 2009. Au niveau des financements, les investissements directs étrangers (IDEs) ont augmenté au profit du secteur minier, des télécommunications et du transport. Les flux ont représenté 30,4 milliards de FCFA contre 19,9 milliards en 2009. Avec une détérioration des comptes extérieurs largement supérieure aux flux d’investissements, les réserves de change ont baissé de 11,2 milliards de FCFA en 2010.

6.             L’exécution budgétaire en 2010 fait apparaitre des dérapages importants qui constituent une source de préoccupations majeures. En particulier, le système de gestion de la chaîne de dépense informatisée Gesco a été systématiquement contourné avec un recours croissant à des procédures exceptionnelles de paiement des dépenses de l’Etat. Cette pratique a été essentiellement le fait du Trésor et dans une moindre mesure de la Direction Générale du Budget à hauteur d’environ 49 milliards de FCFA, comparé à 46,2 milliards FCFA de dépenses financées sur ressources propres (hors salaire et frais financiers) correctement enregistrées. Ces opérations en dehors de la procédure normale, et qui n’ont été comptabilisées que partiellement, ont entraîné une accumulation de nouveaux arriérés de paiement en 2010, dont la mission n’a pas pu établir le montant exact, mais qu’elle évalue à environ 33 milliards de FCFA, soit 3,3% du PIB.[2] Les dépenses prioritaires pour lesquelles les crédits avaient été prévus dans le budget en ont le plus souffert.

7.             Ces dérapages ont été favorisés par le non-respect des instructions présidentielles relatives à la gestion des finances publiques. La mission note que les pratiques ci-dessus ont continué malgré la promulgation des instructions présidentielles du 11 décembre 2008 et 17 juin 2010 qui visaient à sécuriser les recettes publiques et renforcer l’exécution de la Loi de Finances 2010 par une coordination entre le Trésor, le Budget ainsi que la Direction générale des marchés publics. Le recours aux procédures exceptionnelles et le dépassement des limites de la journée complémentaire se font aussi en infraction des lois et règlements qui régissent l’exécution du budget ; elles servent en bonne partie à contourner le contrôle budgétaire et la passation de marchés publics. Par ailleurs, la mission note que toutes les recettes publiques, notamment le versement de bonus par Axmin/Aurafrique pour un montant total de 8 millions de dollars EU (5 millions en août 2010 et 3 millions en avril 2011) n’ont pas été comptabilisées au compte du Trésor public à la BEAC comme l’exige l’instruction présidentielle du 11 décembre 2008. La mission exhorte les autorités à reprendre en main les pratiques budgétaires et de paiements et à veiller sur le respect rigoureux des procédures budgétaires.

8.             Le dysfonctionnement de l’exécution budgétaire a aussi conduit à une accumulation de nouveaux arriérés sur la dette extérieure. Les informations recueillies font état d’un stock d’arriérés de 639 millions de FCFA envers le Club de Paris et 544 millions de FCFA envers la Banque européenne d’investissement (BEI), en contravention avec les engagements pris dans le cadre de l’initiative PPTE. La mission invite les autorités à régulariser ces retards de paiements, afin de sauvegarder les possibilités de financements futurs.

9.             De nouveaux prêts concessionnels ont été contractés en 2010. La RCA a souscrit un emprunt de 8 millions de dollars EU auprès de la BADEA et d’un crédit de fourniture chinois, et a bénéficié auprès du Fonds OPEP d’un rééchelonnement d’une créance de 9,3 millions de dollars EU. Selon les informations recueillies par la mission, ces opérations présentent des éléments de concessionnalité largement supérieurs au niveau minimal de 35% recommandé dans le programme FEC. La mission a été informée qu’aucun autre prêt n’a été contracté en 2010.

III.   REFORMES STRUCTURELLES

10.         La mise en œuvre des réformes structurelles a été mitigée. Des progrès notables ont été faits au niveau des régies financières qui ont poursuivi les réformes selon les programmes établis de commun accord avec les partenaires techniques, y compris l’assistance technique d’AFRITAC-Centre et des services du FMI, bien que leur rythme se soit trouvé affecté par un ralentissement général au cours de l’année écoulée, se heurtant parfois à des difficultés de nature technique. La mission note aussi que, pour la première fois, des comptes de gestion ont été établis pour l’année 2008 et soumis à la Cour des comptes en vue de l’adoption, par le Parlement, d’une loi de règlement. Par contre, le système informatique Gesco rencontre de sérieux problèmes de fonctionnement. Ce système, qui a fait l’objet d’une attention particulière dans le cadre du dernier programme FEC, n’est pas en mesure de satisfaire les attentes quant au suivi de la chaîne de dépense, au contrôle de trésorerie et à l’information budgétaire. Il en résulte un blocage opérationnel du système Gesco, qui n’aurait pas permis la saisie de données budgétaires en 2011 et qui contribuerait à expliquer une bonne partie des défaillances du suivi budgétaire. Sur la base de ce constat, il est à noter que la reprise en main et la réhabilitation de la fonctionnalité de Gesco relève de la plus grande importance et urgence.[3]

11.         Le mécanisme d’ajustement automatique des prix des produits pétroliers n’a pas été appliqué depuis mai 2010. Cela malgré la hausse continue du prix sur les marchés internationaux (54%), ce qui a entraîné des pertes considérables de recettes. Le gouvernement n’a toujours pas donné suite à son intention exprimée dans sa lettre du 11 août 2010, dans laquelle le Premier Ministre et le Ministre des Finances et du Budget soulignaient que le manque à gagner consécutif au non ajustement des prix pour le deuxième semestre de 2010, évalué alors à 1,7 milliards de FCFA, serait compensé par plus d’efforts dans la collecte des recettes et un contrôle rigoureux des dépenses pour le reste de l’année. De ce fait, des arriérés de paiement d’un montant de plus de 1,3 milliards de FCFA au titre de la TUPP négative ont été accumulés envers les opérateurs de la filière, ce qui pourrait de nouveau menacer le climat d’entente avec les « marketeurs » et l’approvisionnement du pays en carburant. Les propositions récentes d’une revue des éléments constituant la structure des prix des produits pétroliers et des textes légaux régissant le secteur ne sauront empêcher l’application de la formule de fixation des prix en attendant des décisions de révision éventuelles.[4] La mission réitère l’importance primordiale d’une application, véritablement automatique, de la formule d’ajustement des prix des produits pétroliers, à intervalles mensuels, avant l’entrée en vigueur d’un possible programme appuyé par le FMI dans le cadre de la FEC.

12.         Des progrès ont été faits dans les négociations d’annulation de dettes avec les créanciers membres et non-membres du Club de Paris. Des accords de rééchelonnement ou d’annulation partielle ont été conclus avec certains de ces créanciers. Les négociations sont en cours avec la Russie et le Royaume Uni et des créanciers non-membres du Club de Paris. La mission invite les autorités à continuer les négociations et à consolider les acquis de l’initiative PPTE (Pays pauvres très endettés). La mission a été informée que la partie tchadienne n’a réservé aucune suite au projet d’avenant à la convention du prêt de 3 milliards de FCFA contracté en juillet 2010 et pris note de la décision des autorités d’annuler formellement le prêt. La mission réitère l’importance, pour tout nouveau prêt que les autorités envisagent contracter, de consulter les services du FMI—avant la signature—afin de leur permettre de vérifier le respect de la concessionnalité minimale de 35%. Elle souligne également la nécessité d’une implication effective du Département de la Dette et des Participations dans les opérations de négociation ou de rachat de dettes. La mission note par ailleurs que les informations relatives au prêt contracté auprès de l’Inde pour 29,5 millions de dollars EU en octobre 2008 pour la cimenterie et des bus ne sont toujours pas connues du Ministère du Plan, chargé du suivi du programme d’investissements publics, indiquant de sérieux problèmes de communication entre ministères et services.

13.         La situation des entreprises publiques demeure critique. Malgré une amélioration dans le taux de recouvrement observée au cours des dernières années, la situation technique, financière et de gestion des entreprises publiques reste très difficile, et ce plus particulièrement pour la SOCATEL, qui souffre d’une grave instabilité institutionnelle, financière et organisationnelle.  L’État continue d’accumuler des arriérés de paiement sur ses consommations d’électricité, d’eau et de téléphone, fragilisant davantage la santé financière des entreprises publiques.

14.         Certaines transactions financières des entreprises publiques avec les banques commerciales sont de nature à réduire les recettes de l’État et obérer sa trésorerie. La mission a été informée une prolifération de « rachats » de dettes des entreprises publiques sur l’Etat par les banques. Ces opérations ont malheureusement été faites sans une analyse financière approfondie des avantages et des coûts associés et, plus particulièrement, de l’impact sur la viabilité financière à long terme de ces entreprises et les risques pour l’État, notamment en ce qui concerne la gestion de la trésorerie. ENERCA et SODECA ont récemment contracté des emprunts (4,2 milliards de FCFA et 500 millions de FCFA, respectivement) auprès du système bancaire, nantis par leurs créances sur l’État et remboursables soit à travers un ordre irrévocable de débit du compte du Trésor, soit par rétention des recettes de l’État. ENERCA envisage une autre opération, alors que SOCATEL a initié des démarches auprès d’une banque de la place. La mission regrette le coût très élevé de ces opérations, qui sont en réalité des emprunts bancaires sans aucun risque pour les banques. Par ailleurs, les ressources ainsi récoltées auraient été plus utiles si elles s’intégraient dans des plans de redressement de ces entreprises.

15.         La situation financière du système bancaire de la RCA est globalement satisfaisante. Les banques opérant normalement respectent la plupart des ratios prudentiels, notamment la réglementation sur le capital minimum de 5 milliards de FCFA. Le ratio des prêts en souffrances reste faible, et les prêts en souffrance sont suffisamment provisionnés. Aucune banque n’éprouve des difficultés de liquidité, et elles disposent même de placements nets positifs à la BEAC. Au niveau opérationnel, les banques ont été affectées par les incertitudes liées au long processus électoral, alors que le report du début des activités d’AREVA et d’Aurafrique/Axmin a déjoué leurs prévisions. Par ailleurs, des facteurs domestiques influent sur la performance des banques, notamment le non-paiement des dettes et frais pour services financiers fournis à l’État, les difficultés de certaines grandes entreprises liées à d’importants redressements douaniers et l’absence d’un tissu productif dynamique. Néanmoins, en dépit de cet environnement difficile, leurs comptes d’exploitation ne se sont pas dégradés. La mission a été informée par Ecobank que les problèmes de comptabilisation liés à la migration informatique sont essentiellement réglés.

16.         Les relations entre l’État et les banques mériteraient à être clarifiées. Le transfert à la BEAC des recettes de l’État collectées par les banques continue à se faire hebdomadairement. Cela est contraire à la convention de bancarisation des recettes signée le 7 avril 2011 entre les banques et l’État, qui prévoit des transferts quotidiens. Par conséquent, les banques bénéficient d’un découvert permanent de l’État, alors qu’elles perçoivent des agios lorsque le compte du trésor est débiteur. La mission note cependant que l’État n’a jamais payé les rémunérations pour le service rendu par les banques depuis février 2010, qui s’élèvent à environ 300 millions de FCFA. Alors que les banques n’ont aucune difficulté avec la bancarisation des salaires, qui leur a procuré de nouveaux clients, elles regrettent que le projet de convention sur la bancarisation des pensions n’ait pas encore abouti. Les virements irrévocables ou saisies des recettes de l’État dans le cadre des opérations de « rachat » de créances des entreprises publiques sur l’État constituent un recul par rapport à l’opération de consolidation des dettes de l’État envers les banques de 2009, qui avait clarifié les relations entre l’État et les banques ; ils sont de nature à compliquer la gestion de la trésorerie, et constituent une entorse à l’établissement du compte unique du trésor.

17.         La restructuration de la CBCA semble être sur la bonne voie. L’assemblée générale mixte de juin 2011 a adopté les comptes de 2010, qui ont été dans l’ensemble confirmés par les auditeurs indépendants, et a accepté le plan de recapitalisation de la banque. L’État entend émettre un bon du Trésor d’un montant de 5,5 milliards de FCFA au taux de 5%, pour l’acquisition temporaire de 51% des actions de la banque (portage), en attendant l’arrivée d’un actionnaire stratégique. Les appels d’offre pour la sélection de ce dernier sont en cours de préparation. La mission se réjouit d’ores et déjà de l’intérêt manifesté par des investisseurs potentiels et de la stabilité financière observée en 2011. Cependant, les retards dans la signature des conventions spécifiques avec l’ancien actionnaire majoritaire pourraient retarder la restructuration de la banque, qui est envisagée d’être clôturée avant la fin 2011.

IV.   perspectives pour 2011 et cadre macroéconomique pour 2012–14

18.         La reprise économique devrait se confirmer en 2011 avec une croissance projetée de 4,1%. Cette croissance serait tirée d’une part, par la consommation intérieure et les investissements tant privés que publics et d’autre part, par le regain d’activité dans les secteurs agricole et minier, ainsi que ceux de la construction et des services. Les pressions inflationnistes devraient persister, quoique l’inflation moyenne qui a atteint 2,8% en mai 2011, reste relativement basse et devrait se situer aux alentours de 3% pour l’année 2011. Le déficit du compte courant extérieur devrait se stabiliser à 10,2% du PIB après la confirmation des perspectives positives des principaux postes d’exportation qui compenseraient la hausse de la facture pétrolière. Les exportations de biens et services devraient augmenter de 16,9% contre 9,8% seulement pour les importations. Les IDEs seront essentiellement portés par le secteur minier notamment les projets AREVA, Aurafrique/Axmin et l’exploration pétrolière dans le nord-est du pays. Les investissements devraient progresser de 30,4 milliards de FCFA à 48,4 milliards de FCFA en 2011. Avec l’afflux d’investissements extérieurs et la détérioration marginale du compte courant, le niveau des réserves de changes devrait se reconstituer partiellement à hauteur de 4,3 milliards de FCFA. Les objectifs de la politique budgétaire pour le reste de l’année 2011 devrait être (i) le maintien des dépenses dans le cadre fixé par la Loi de finances et (ii) le contrôle et la comptabilisation transparente des dépenses dans le but d’enrayer les dérapages enregistrés en 2010 et contenir le déficit intérieur primaire afin d’éviter l’accumulation d’arriérés. En l’absence de mesure déterminée, le déficit primaire atteindrait 14 milliards FCFA (1,3% du PIB). Les recettes intérieures seraient de 112 milliards FCFA, soit 10,6% du PIB, et les dépenses primaires courantes de 10,7%. Ainsi, pour le reste de l’année en cours, il est important d’ajuster la structure de la dépense qui devrait suivre les grandes lignes du budget, aussi bien en ce qui concerne les dépenses courantes que celles d’investissement. A l’intérieur des ces agrégats, il est urgent d’opérer un rééquilibrage notamment en faveur des dépenses de biens et services et les transferts en faveur des secteurs sociaux prioritaires, éducation et santé, négligés jusqu’à présent dans l’exécution du budget 2011. La forte compression de ces dépenses est socialement nuisible et empêche la création d’emplois, le développement du plein potentiel de croissance du pays et la réduction de la pauvreté.

19.         Le cadre macroéconomique pour 2012–14 table sur une amélioration progressive des agrégats macroéconomiques. Le taux de croissance serait en moyenne de 5½%, reflétant une reprise progressive de l’activité économique. L’inflation devrait être contenue autour de 2,8% en moyenne annuelle, en conformité avec les critères de convergence de la CEMAC. Le déficit extérieur courant devrait se stabiliser à 10% du PIB en 2014 du fait d’un accroissement des importations en rapport avec une croissance des importations de produits pétroliers. Il est important de garder le programme d’investissement dans des proportions réalistes, tenant compte des limites serrées de la capacité d’absorption. L’appel au soutien des bailleurs de fonds devrait s’accompagner d’une exécution efficiente et transparente des projets en cours. Dans ce but, il est nécessaire de (i) prioriser la programmation des investissements sur des bases réalistes, (ii) améliorer la préparation technique des projets, (iii) dynamiser le processus de pré-engagement au niveau des départements techniques, (iv) veiller au respect des règles de passation des marché, et (v) communiquer de façon continue les données sur l’exécution des projets, et notamment les données financières, au Ministère des Finances pour un meilleur suivi au niveau de la trésorerie.

V.   recommandations sur les mesures d’urgence

14.              La mission recommande que les autorités prennent les mesures correctives nécessaires dont certaines sont décrites ci-dessous pour recadrer l’exécution budgétaire et renforcer la mobilisation des ressources :

·         Rétablir et suivre rigoureusement les principes de l’orthodoxie budgétaire et renforcer la transparence. Au regard des dérapages constatés, le principe établi qu’aucun engagement de dépense ne saurait intervenir en dehors du circuit budgétaire doit être respecté sans faille, limitant au strict minimum les cas de dépenses effectuées par les procédures extraordinaires, qui devraient en l’occurrence être régularisées sous huitaine. L’utilisation effective et généralisée de l’outil informatique devrait renforcer la transparence et permettre de renseigner en temps réel sur l’exécution du budget et renforcer la gestion au jour-le-jour de la trésorerie. Une pleine maîtrise du système informatique Gesco est impérative. Gesco doit devenir, à la fois, un outil efficace de gestion de la chaîne de dépense, de contrôle du respect des procédures et d’information budgétaire. A ce titre, les efforts des autorités devraient se concentrer sur son renforcement de façon à pouvoir déclarer comme nulle et non avenue toute opération opérée en dehors de Gesco. Le travail de réconciliation des chiffres sur l’exécution budgétaire en 2010 et 2011 devrait se poursuivre, en vue d’une classification appropriée des dépenses effectuées en dehors du circuit normal. La mission réitère l’importance de l’unicité de caisse du Trésor avec la centralisation de toutes les recettes publiques.

·         Rendre pleinement opérationnelle la Commission de suivi de la liquidité, et cela dans les meilleurs délais. La Commission de suivi de la liquidité devrait contribuer à renforcer l’exécution du budget et éviter l’accumulation d’arriérés de paiement intérieurs, en régulant le flux des dépenses en amont par une programmation rigoureuse des dépenses au stade de l’engagement. La mission exhorte les autorités à renforcer les capacités du Secrétariat technique de ladite commission ainsi que de la cellule technique du Trésor pour garantir une meilleure concertation dans l’élaboration et l’exécution du plan de trésorerie.

·         Ajuster à intervalles réguliers (mensuellement) les prix des produits pétroliers. Conformément à ses engagements, le gouvernement devrait reprendre l’application de la formule automatique de détermination des prix des produits pétroliers. Le relèvement des prix des produits pétroliers est primordial pour assurer une mobilisation soutenue des recettes fiscales. Sur la base des projections actuelles sur l’évolution des cours mondiaux, un ajustement des prix produits pétroliers au coût de recouvrement devra permettre de générer une TUPP positive avant la fin de l’année 2011 et courant 2012. A cet égard, la mission souligne l’importance d’une bonne application de la TVA sur les produits pétroliers afin de sauvegarder l’intégrité de la TVA et des recettes provenant du secteur. La mission réitère sa recommandation de mettre en place un mécanisme  d’appui ciblé aux couches sociales les plus vulnérables afin d’atténuer les effets potentiellement néfastes d’une augmentation des prix de carburants sur celles-ci. La mission à été informée de l’entrée sur le marché d’une nouvelle société de distribution de produits pétroliers, et se félicite de son programme d’investissement et de l’apport de compétitivité au marché.

·         Redynamiser les organes de suivi des réformes. Les différentes défaillances constatées par la mission dénotent non seulement de sérieux manquements au niveau du fonctionnement des services, mais également une dégradation dans le suivi des réformes économiques. La mission se félicite de la création par décrets présidentiels du Comité interministériel de pilotage des réformes économiques et financières (CIPREF) et du Secrétariat technique permanent de suivi des réformes économiques et financières (STP-REF). Il est essentiel de nommer les responsables du STP-REF pour assurer la cohérence des actions et réformes entreprises par les différentes institutions gouvernementales. Par ailleurs, le renforcement de la Commission de suivi de la liquidité et de son Secrétariat technique devrait améliorer considérablement le suivi de l’exécution budgétaire.

15.              D’autres mesures s’imposent pour sauvegarder les réformes de la gestion des finances publiques (GFP) entamées dans le cadre du programme FEC. Les États Généraux des Finances Publiques constituent une opportunité pour donner un nouvel élan à l’assainissement des finances publiques et corriger les dysfonctionnements constatés. En outre, il est à noter que les fonds substantiels commis par les partenaires au développement, notamment la BM, l’UE et la BAD, en appui aux programmes de formation et de renforcement des capacités techniques du système de GFP pourraient se voir compromis par des retards supplémentaires et le manque de direction de la mise en œuvre du processus de réforme. Il s’agit, en particulier, des mesures prioritaires suivantes :

Ø  Apurer les arriérés extérieurs et arrêter le remboursement de la dette envers SFA Gabon.

Ø  Respecter les limites pour les engagements budgétaires (15 novembre), les ordonnancements (15 décembre) et suspendre les paiements au titre de l’exercice n à la fin de la journée complémentaire (le 15 février de l’année n+1).

Ø  Supprimer la pratique irrégulière d’imputer des dépenses d’un exercice sur des lignes budgétaires de l’exercice suivant.

Ø  Arrêter le paiement d’arriérés intérieurs non-validés. Les arriérés validés sont transmis à la Direction de la Dette et des Participations pour règlement, conformément au plan d’apurement des arriérés intérieurs, concrétisé dans les allocations budgétaires annuelles. Les créanciers de l’État devraient être remboursés selon des critères équitables, préalablement définis et rendus publics.  

Ø  Présenter au vote du parlement le projet de loi de règlement relatif à l’exercice 2008. Établir les comptes de gestion relatifs aux exercices 2009 et 2010 et préparer des projets de lois de règlement y afférents.

Ø  Protéger les crédits pour les dépenses des secteurs sociaux en accélérant les engagements budgétaires prévus pour ces lignes.

Ø  Régler les factures de consommation de services rendus par les entreprises publiques (électricité, eau, télécommunications).

Ø  Respecter les règles du code des marchés publics et éliminer les marchés publics passés au gré-à-gré en contravention du code.

Ø  Empêcher la prolifération de la pratique de « virements irrévocables » aux banques commerciales.

Ø  Imposer aux banques le respect des dispositions des conventions relatives à la bancarisation, en particulier le versement quotidien des soldes au compte unique du Trésor (CUT) à la BEAC. Dans le même temps, l’État devrait s’acquitter des frais bancaires liés à la bancarisation des recettes et payer à due date le service de la dette de l’État aux banques.

Ø  Élaborer un plan mensuel de trésorerie, mis à jour mensuellement et utilisé comme un véritable outil de gestion budgétaire et d’identification des dépenses obligatoires.

Ø  Consolider tous les comptes de l’État auprès de la BEAC pour créer le CUT et veiller au respect des dispositions de son fonctionnement tel que défini dans les conventions avec les banques commerciales et, à terme, d’y intégrer toutes les transactions financières des régies et agences. La discipline et la rigueur dans le contrôle de la gestion du système du CUT, notamment le suivi et la consolidation quotidiens des soldes par les agents du Trésor et de la BEAC, sont indispensables à la maîtrise des fonds de trésorerie.

20.         La mission félicite les autorités pour les progrès réalisés dans le processus de restructuration de la CBCA. Elle les invite à un respect rigoureux du calendrier et une recherche active d’un partenaire de référence afin de permettre à l’État de se désengager dans la limite suggérée dans le plan de restructuration.

VI.   prochaines étapes

En fonction des progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations ci-dessus, une mission des services du Fonds pourrait se rendre à Bangui en octobre 2011 pour les consultations au titre de l’article IV des statuts du FMI et poursuivre les discussions pour un nouveau programme de trois ans qui pourrait être appuyé par la FEC. Dans la mesure du possible, la mission réviserait le cadre macroéconomique à moyen terme pour intégrer les informations sur les engagements financiers des différents partenaires participant à la table ronde de Bangui. La mission aurait également des discussions sur le projet de Loi de finances 2012.



[1] La mission était conduite par M. Toé et comprenait MM. Keller, Kpodar et Tapsoba. Elle a bénéficié de l’assistance de M. Ntamatungiro, représentant résident du FMI, qui a dirigé les discussions techniques au cours de la première semaine, ainsi que de ses collaborateurs. M. Tall, Conseiller principal de l'administrateur, a participé à certains des entretiens. La mission a étroitement collaboré avec une mission de la Banque africaine de développement (BAD) ainsi qu’avec les équipes locales de la Banque mondiale (BM), de l’Union européenne (UE), et des autres partenaires au développement de la RCA. Elle a également eu des échanges avec M. Nganga, Conseiller spécial du Secrétaire général de la COBAC. La mission a eu des rencontres fructueuses avec les représentants du secteur privé et de la société civile et a animé une conférence de presse à la fin de son séjour.

 

[2] Dans le même temps, des arriérés de paiement antérieurs à 2010 ont été payés pour un montant de 10,9 milliards de FCFA, ramenant l’accumulation nette à 21,2 milliards de FCFA. S’y ajoutent des retards de paiement sur la dette envers la BEAC de 2,2 milliards FCFA.

[3] La BM a réitéré son intention de continuer d’appuyer ces efforts par l’approbation récente d’un autre don pour financer une nouvelle mission du consultant-programmateur.

[4] La mission salue les propositions qui encourageraient notamment une amélioration de l’approvisionnement en produits pétroliers de l’arrière-pays, avec le potentiel de soulager sensiblement les hauts coûts supportés par ces consommateurs particulièrement vulnérables.

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 21:06

 

 

RCA

 

Amdagaza en passe d’être coupée du monde !

Mercredi, 27 Juillet 2011 14:15

La sous-préfecture d’Amadagaza risque d’être coupée du reste de la région de la préfecture de Mamberé Kadeï (Ouest). La piste qui conduit à Amadagaza en passant par Gamboula est devenue presque inpraticable. Plus de 100 km qui séparent Amadagaza de Gamboula est un véritable calvaire pour les usagers. Dans la ville c’est la galère totale.

La route qui mène à Amadagaza est en état de dégradation avancée. Pour atteindre la ville, les quelques rares véhicules qui s’y rendent sont obligés de rouler à la vitesse moyenne de 20Km/h.

La sous-préfecture d’Amadagaza fait partie des 7 sous-préfectures que compte la préfecture de Mamberé Kadeï. Les habitants cultivent le champ, pratiquent l’élevage et exploitent les mines de diamant et de l’or.

Cet état de fait, fait que les commerçants et autres opérateurs économiques se rendent difficilement dans la ville pour acheter les produits agricoles et pour d’autres affaires. Depuis 72 mois, le personnel de la mairie de la ville n’a pas perçu son salaire.

La construction des structures sanitaires et scolaires reste le souci majeur des populations. Le député de la localité, Ousmane Balassoundou, appelle les autorités centrafricaines à l’aide à l’endroit de cette « population en détresse ».

 

Encore une agression sur laxe Birao  Amdafok

Mercredi, 27 Juillet 2011 14:16

Une femme vient d’être abattue ce mardi 26 juillet 2011, par 2 hommes armés non identifiés sur l’axe Birao-Amdafok (nord). Cette énième agression à mains armées relance une fois de plus la question de l’insécurité grandissante dont souffre la population du nord et nord-est de Centrafrique.

Le correspondant de Radio  Ndeke Luka dans la région confirmant l’information ce mercredi, expliqu’il s’agit d’une attaque contre une famille d’un chasseur à dos d’un cheval trainant un chariot.

Dans les faits raconte-t-il, « un homme et sa sœur ainsi que 2 enfants avaient quitté le village Matala (15 kilomètres de Birao) pour se rendre à Amkourmaye (33 kilomètres). Ils ont essuyé des tirs au village Kafre-Gada (22). La sœur du chasseur était morte sur le champ et les autres membres de l’équipage s’étaient dispersés dans la nature. Les 2 enfants ont réussi à regagner leur village d’origine pour informer la population. Quant à leur père, après sa sortie de la cachette s’occupait du corps de sa sœur. Toutefois, les malfrats avaient emporté le cheval de leurs victimes ».

Le correspondant a ajouté que « les éléments du Mouvement des Libérateurs Centrafricains (MLCJ) d’Abakar Sabone, une faction rebelle signant un accord de paix avec Bangui s’étaient lancés à la poursuite de ces hommes armés ».

Par ailleurs les habitants de la ville de Sam-Ouandja (nord-est) sont toujours coupés de tout contact téléphonique, aérien et terrestre. La localité reste à ce jour occupée par les hommes de l’Union des Forces pour la Démocratie et le Rassemblement (UFDR) de Damane Zakaria.

Ces hommes armés signataires en 2008 d’un accord de paix Global avec le pouvoir de Bangui, exigent une fois de plus une négociation de haut niveau avec les autorités centrafricaines. La prise de position intervient après qu’ils aient occupé la région le 16 juillet dernier et dénoncé un éventuel complot du gouvernement avec la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) de Charles Massi pour les déstabiliser.

 

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