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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 01:39

 

 

 

French.china.org.cn  le 03-10-2013

 

Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Centrafrique, Babacar Gaye, a appelé mercredi au Congo, à la validation de la stratégie de stabilisation de la Centrafrique.

« Je considère que la situation est encore maîtrisable, mais il n'y a plus de temps à perdre, et il faut absolument que nous passions de la Fomac à la Minusca dans les meilleures conditions possibles ; il faut absolument qu'une stratégie de stabilisation que nous avons déjà partagée avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), le comité de suivi, soit validée et acceptée ; qu'il y ait une appropriation par les autorités centrafricaines et qu’elle soit rapidement mise en oeuvre », a déclaré M. Gaye, à l'issue d'une audience avec le président congolais Denis Sassou N'Guesso, médiateur dans la crise centrafricaine.

 

« Nous sommes dans une situation où il n'y a plus de forces institutionnelles ; nous sommes dans une situation où il faut avant tout stabiliser le pays. Tous les acteurs sont d'accord, la priorité c'est la sécurité ; ce n'est pas chose facile, chacun connaît les développements qui ont amené à la situation actuelle ; alors il faut des solutions, la force africaine qui est en train de se mettre en place est une partie de la solution, ce n'est pas la seule », a-t-il souligné.

 

« Je ne pense pas que les confrontations entre les communautés religieuses soient un risque qui aille en s'augmentant, c'est quelque chose qui est encore gérable, il faut qu'on aille vite », a-t-il ajouté.

 

M. Gaye qui a fait le point de la situation au médiateur, s' est dit « extrêmement rassuré de le voir très engagé sur cette crise ; prêt à prendre des actions pour qu'absolument nous maintenions le cap en direction des élections qui sont prévues dans le cadre des 18 mois de la transition ».

 

Le Congo a déjà dépêché quelque 500 éléments de la force publique congolaise (gendarmes, policiers et militaires), dans le cadre de la MICOPAX (Mission multinationale de maintien de la paix en Centrafrique), initiée par la CEEAC. 

 

Source: Agence de presse Xinhua

Congo: le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU appelle à la validation de la stratégie de stabilisation de la Centrafrique
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 01:04

 

 

Face à la recrudescence de nombreux véhicules circulant sans plaque d’immatriculation dans le pays et surtout dans la capitale Bangui ces temps derniers en particulier depuis le renversement du régime Bozizé, le ministre de la Sécurité publique entend mettre bon ordre à cette fâcheuse situation en rétablissant l’autorité de l’état afin d’en finir avec cette inqualifiable anarchie. Il vient de prendre un arrêté dont la rédaction publie le texte  ci-dessous.

La rédaction

Le ministre Josué Binoua entend mettre un terme à la circulation anarchique des véhicules sans plaque d'immatriculation dans le pays
Le ministre Josué Binoua entend mettre un terme à la circulation anarchique des véhicules sans plaque d'immatriculation dans le pays
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 00:54

 

 

 

Résumé exécutif tiré du rapport de 47 pages de la FIDH

 

Une mission internationale d’enquête de la FIDH s’est rendue en République centrafricaine (RCA) du 03 au 13 juillet 2013. Elle a pu établir que l’ensemble du territoire était toujours aux mains des éléments Séléka dirigés par des seigneurs de guerre centrafricains, tchadiens ou soudanais, plusieurs mois après avoir porté les chefs rebelles au pouvoir. Du coup d’Etat à la date de publication du présent rapport, ces éléments Séléka, dont le nombre estimé en mars à 5000 serait trois ou quatre fois supérieur, ont commis les crimes les plus graves contre la population civile qui peuvent être qualifiés de crimes internationaux. La FIDH affirme qu’en l’état actuel du dépérissement des services de l’Etat et du dispositif prévu par l’Union africaine avec la mise en place de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) en remplacement de la MICOPAX (composée d’éléments de la Force multinationale de l’Afrique centrale – FOMAC), la population centrafricaine demeure en grande insécurité et la sécurité de la région est menacée.

Depuis le renversement du régime de François Bozizé, le 24 mars 2013, s’il est difficile de mesurer l’exacte ampleur du phénomène, la FIDH estime, au terme du recoupement de nombreuses informations à au moins 400 le nombre de meurtres commis par des membres de la Séléka. Lors de sa mission, la FIDH a pu recueillir de nombreux témoignages concernant des civils tués par balles. Elle s’est en particulier focalisée sur la tuerie de Gobongo du 28 juin 2013, quartier de Bangui, où des éléments Séléka ont tiré sur une foule d’hommes, de femmes et d’enfants qui manifestait contre l’assassinat d’un jeune de leur quartier, tuant au moins 6 civils et blessant plusieurs dizaines de personnes. Depuis la mission, d’autres meurtres ont été perpétrés par des éléments Séléka, comme dans le quartier Boy-Rabe à Bangui où au moins dix personnes ont été tuées le 20 août au cours d’une opération de « désarmement » mais aussi en province.

La FIDH confirme également le nombre élevé de viols commis par des membres de la Séléka à Bangui. Une source fiable a recensé les cas de 82 viols le premier mois suivant l’arrivée des rebelles dans la capitale. Un nombre qui reste en-deçà de la gravité des faits. Par ailleurs, de très nombreux cas d’enlèvements de civils par des Séléka ont été rapportés aux chargés de mission, ainsi que des cas d’intimidation, de mauvais traitements et de détentions arbitraires.

La présence d’enfants soldats dans les rangs de la Séléka a également pu être constatée par la FIDH.

La FIDH a pu aussi recueillir des témoignages d’incendies de villages par des éléments Séléka.

Sur l’axe Mbrès – Kaga-Bandoro, où la FIDH s’est rendue, 270 maisons ont été incendiées et 6 personnes ont été tuées le 14 avril 2013 dans 6 villages par des Séléka en représailles du meurtre de l’un d’entre eux.

Par ailleurs, alors que le pays a été pillé de ses biens publics et privés de manière générale et systématique les jours qui ont suivi le coup d’Etat au profit des chefs rebelles et des seigneurs de guerre, des éléments Séléka, non payés par leur hiérarchie, continuent les braquages et le racket de la population.

La FIDH affirme que les crimes commis par les éléments Séléka le sont en toute impunité.

En province, où les Séléka ont tous pouvoirs et où l’Etat est complètement absent, la sécurité

4 / République centrafricaine : Un pays aux mains des criminels de guerre de la Séléka – FIDH et la justice sont inexistantes. A Bangui, au moment de la mission, seulement 16 mandats de dépôt étaient confirmés par le procureur de la République. Les rares éléments Séléka arrêtés étaient pour la plupart cantonnés dans des centres de détention pour une formation disciplinaire mais échappaient à toute procédure judiciaire. Suite aux protestations de la communauté internationale, un procès a été ouvert contre 24 éléments de la Séléka accusés pour des faits criminels lors de la tuerie de Boy-Rabe d’août 2013. Une procédure bien isolée face à l’ampleur des exactions commises sur l’ensemble du territoire.

L’Etat centrafricain est aujourd’hui dans l’incapacité de veiller à la protection de la population via le rétablissement d’une force publique et la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves. Les caisses sont vides. Au moment de la mission, une crise institutionnelle autour d’une charte constitutionnelle de transition paralysait l’exercice du pouvoir, en lambeaux à Bangui et inexistant en province. Le chef de l’Etat cherchait à asseoir son nouveau pouvoir via le limogeage du gouvernement du puissant chef rebelle Dhaffane et sa détention illégale.

Dans ces circonstances, les forces et le mandat de la MICOPAX étaient manifestement insuffisants pour assurer la protection de la population. Parmi ses 1000 éléments présents en RCA au moment de la mission, le contingent tchadien le plus important en nombre ne rassurait pas la population. Et les seules trois garnisons de province, à Paoua, Kaga-Bandoro, et Ndele, avaient un rayon d’action territoriale beaucoup trop limité. Quant aux soldats français de l’opération Boali, ils ne patrouillaient qu’à Bangui et leur mandat est restreint à la sécurité de l’aéroport et des ressortissants français. Le déploiement annoncé des 3650 éléments de la MISCA en remplacement de la MICOPAX est salué par la FIDH comme un véritable effort de l’Union africaine pour s’attaquer au problème de la RCA. Mais en l’absence d’implication de la communauté internationale dans son ensemble, il ne peut en l’état satisfaire les exigences liées à la sécurité de la population.

« Assurer la protection de la population est une obligation incontournable et urgente que le dispositif sécuritaire actuel ne garantit pas. La population civile est abandonnée aux mains criminelles des Séléka. La persistance de l’anarchie en Centrafrique risque de fragiliser davantage le pays, d’exacerber les tensions et d’empêcher une reprise économique » , a déclaré Eric Plouvier, chargé de mission de la FIDH. « La présence en grand nombre d’hommes en armes en RCA est par ailleurs une source potentielle de déstabilisation sécuritaire de la sous-région, » a-t-il ajouté.

La FIDH appelle la Communauté internationale à placer la protection de la population civile au centre de ses priorités s’agissant de la situation en RCA. Les Nations unies et l’Union africaine doivent soutenir la mise en place de la MISCA dont le mandat et le budget doivent permettre de garantir la protection de la population sur l’ensemble du territoire. Cette nouvelle force devra être assortie d’observateurs pour garantir l’accomplissement de son mandat conformément au droit international des droits de l’Homme.

La FIDH appelle la Communauté internationale à adopter des mesures de sanction contre les chefs de la Séléka et des seigneurs de guerre, notamment le gel des avoirs financiers.

La FIDH appelle à une opération effective de désarmement des Séléka sur l’ensemble du territoire et au redéploiement de l’autorité de l’Etat dans tout le pays.

République centrafricaine : Un pays aux mains des criminels de guerre de la Séléka (FIDH)
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 00:52

 

 

 

 

Bangui, 29 Sept. (ACAP) - Le Commandant des forces sous-régionales de la Mission de Consolidation de la Paix en Centrafrique (MICOPAX), le général Jean-Felix Akaga, a intimé l’ordre que « des dispositions seront prises pour faire appliquer une loi, de gré ou de force, et que ceux qui vont s’opposer assureront l’entière responsabilité visant à entrer en conflit avec les dix Etats de la CEEAC », lors du lancement officielle de l’opération de désarmement forcé dans la ville de Bangui et ses environs en présence des officiers et sous-officiers de l’ex Coalition Séléka, samedi 28 septembre 2013 à Bangui.

L’objectif de cette mise en garde est de prévenir les ex-combattants de l’ex-Coalition Séléka des conséquences qui adviendront au cas où ils continueront de détenir et de manipuler des armes légères et de petit calibre dans les quartiers. 

  
Le Général Akaga a prévenu que désormais, la sécurité d’un général de l’ex-Coalition Séléka ne sera assurée que par quatre éléments, que pour colonel, il faut deux éléments au lieu d’une section. 

  
Il a également intimé l’ordre aux combattants qui sont dans les quartiers de regagner immédiatement les casernes. 

  
Pour mener à bien ces instructions, le général Akaga a sollicité la contribution de la population afin d’indiquer les lieux d’habitation des éléments armés de l’ex-Coalition Séléka. 

Le Général Jean Felix Akaga lance les opérations du désarmement forcé en République Centrafricaine
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 00:50

 

 

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, a plaidé dans un discours lors de l’Assemblée générale de l’ONU, pour un rapide déploiement des soldats de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA).


La MISCA remplacera la Force multinationale de l’Afrique centrale (FOMAC) qui aide le gouvernement centrafricain à sécuriser son territoire. Les soldats de la FOMAC actuellement sous la tutelle de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) seront automatiquement reversés à la MISCA qui passe sous l’égide de l’Union africaine (UA).

La MISCA comptera 3 650 hommes répartis ainsi : 2 500 militaires, 1 000 policiers et 150 civils, portant ainsi les effectifs totaux au chiffre de 3 650 hommes. Parmi eux, des soldats camerounais, congolais, gabonais, tchadiens et Burundais.

Outre son plaidoyer en faveur de la Centrafrique, le président gabonais qui s’est posé en fervent défenseur de la paix dans le monde a évoqué une « utilisation inacceptable d’armes chimiques » en Syrie. Le numéro un gabonais a d’ailleurs lancé un appel pour une « destruction de tous les arsenaux chimiques dans le monde », selon un communiqué de la présidence de la République.


Devant l’organe délibérant des Nations Unies, Ali Bongo Ondimba a salué la reprise des pourparlers Palestine-Israël. Il a réitéré sa position en faveur de la levée de l’embargo contre Cuba et souligné « l’évolution politique positive » au Mali.


Le chef de l’Etat gabonais a aussi appelé « l’ensemble des pays des Grands Lacs à soutenir les efforts de l’ONU » en RDC.


Sur ces questions africaines en particulier, Ali Bongo Ondimba a pu échanger avec le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon et le Secrétaire d’État britannique en charge des Affaires africaines Mark Simmonds, indique le communiqué de la présidence.

Ali Bongo plaide pour un rapide déploiement de la MISCA en Centrafrique
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 00:48

 

 

 

 

L'ex-ministre et leader du Parti pour la renaissance centrafricaine (opposition) Gaston Mandata Nguerekata a invité mardi à Bangui le chef d'Etat de la transition Michel Djotodia, qu'il accuse d'incompétence, à démissionner .

« Les exactions se poursuivent contre la population civile, l'insécurité règne toujours alors qu'il devrait s'atteler à la sécurisation du pays, la fin des exactions et au retour de la paix en Centrafrique », a déclaré Mandata Nguerekata à la presse, précisant que Djotodia a échoué à restaurer la paix et la stabilité dans le pays, six mois après sa prise du pouvoir le 24 mars.

"Les leaders politiques doivent se réunir pour choisir une fille ou un fils qui sera capable de maitriser la situation sécuritaire et gérer la transition", a -t-il ajouté.

Ancien ministre de la Recherche scientifique et technique chargé de l'Environnement sous le régime d'André Kolingba, Gaston Mandata Nguerekata, qui exerce en ce moment comme enseignant à Morgan State University de Baltimore aux Etats-Unis, est leader du Parti pour la renaissance centrafricaine (PRC), une formation créée en 2012 avec les dissidents du parti Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC)

Il est aussi un ancien membre du comité directeur du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), ex-parti unique créé notamment par le général Kolingba qui a dirigé la Centrafrique de 1981 à 1993.

Après plusieurs séjours aux Etats-Unis d'Amérique, Gaston Mandata Nguerekata est revenu dimanche à Bangui pour "préparer une installation définitive". C'est dans un contexte où l'insécurité et les exactions des éléments de l'ex-rébellion Séléka contre la population persistent après le coup de force du 24 mars que Gaston Mandata Nguerekata compte participer au retour à la paix avant de se prononcer sur sa candidature où non à la présidentielle prochaine à la fin de la transition.

Une source proche de Michel Djotodia jointe au téléphone par Xinhua, qualifie de "sans effet et de nul avenir la prise de position de Gaston Mandata Nguerekata d'ailleurs impopulaire ", en entendant la réaction officielle de la présidence.

 

Source: Agence de presse Xinhua

RCA : un leader d'un parti d'opposition invite Djotodia à démissionner
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 00:47

 

 

 

New York (AFP) - 01.10.2013 21:03 - Deux responsables de l'ONU chargés de la prévention des génocides ont demandé mardi au gouvernement centrafricain de "prendre d'urgence des mesures pour protéger les populations contre les risques d'atrocités".

Les deux responsables, Adama Dieng et Jennifer Welsh, ont reçu "des informations persistantes concernant des violations flagrantes des droits de l'homme commises dans différentes parties du pays" depuis la prise du pouvoir à Bangui par la coalition rebelle Séléka en mars. Ils citent notamment des meurtres, des violences sexuelles contre les femmes et les enfants et la destruction et le pillage d'hôpitaux, d’écoles et d'églises.

Ils exhortent la communauté internationale à "soutenir les initiatives régionales prises par l’Union africaine et la Communauté économique des États de l’Afrique centrale visant à protéger la population et prévenir d’autres exactions".

Une force panafricaine sous l'égide de l'UA est présente en République centrafricaine (RCA) pour aider le gouvernement à rétablir l'ordre mais elle manque de personnel et de moyens. Le gouvernement s'est révélé incapable de mettre fin aux violences et le pays est en pleine anarchie. La France veut faire voter au Conseil de sécurité une résolution qui soutiendrait la force panafricaine et préparerait la mise en place d'une opération de maintien de la paix de l'ONU.

"En attendant que la communauté internationale agisse de manière concertée pour prévenir les atrocités en République centrafricaine, il est encore temps de prendre des mesures pour mettre un terme à l'escalade de la crise et aux souffrances de la population", ont déclaré les deux conseillers spéciaux dans un communiqué commun.

"L'effondrement de l’ordre public et l’apparente incapacité des autorités de transition à exercer un contrôle sur les soldats Séléka qui commettent des atrocités laissent présager une aggravation de la crise et un retour à des combats à grande échelle", ajoute le communiqué. "Ce contexte, aggravé par d'autres facteurs de risque, y compris les tensions religieuses, a ouvert la voie à des risques de crimes atroces".

Les deux conseillers soulignent aussi "la nécessité de doter toute force internationale ou régionale qui serait déployée dans le pays d’un mandat crédible en matière de protection des civils".

Toujours selon le communiqué, "c'est à l’État centrafricain qu’il incombe au premier chef d'assurer la protection de ses populations. Cependant, devant l’incapacité des autorités de transition de bien s’acquitter de cette tâche et face à la menace de nouvelles attaques contre les civils, la communauté internationale se doit d’aider l’État à protéger ses populations".

© 2013 AFP

Centrafrique: risque d'atrocités, selon des responsables de l'ONU
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 00:44

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le samedi 28 septembre 2013 de 09h45 à 19h à l’ Hôtel Campanile sis au 304, avenue Paul Vaillant Couturier 93000 Bobigny en région parisienne, s’est tenue la rentrée politique de la fédération Europe-Amériques-Asie-Moyen Orient-Océanie (EAAMOO) du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) avec pour thème principal : « Les conditions sécuritaires en République Centrafricaine ».

 

Le Camarade Martin ZIGUELE, Président du Parti,  a honoré de sa présence cette cérémonie à laquelle ont participé massivement toutes les composantes de la dite fédération, notamment :

  • le Mouvement de Libération des Femmes Centrafricaines (MLFC) ;
  • le Mouvement de Libération des Jeunes Centrafricains (MLJC) ;
  • la  Sous-Fédération de Rhône-Alpes ;
  • la Sous-Fédération d’Aquitaine ;
  • la Sous-Fédération de Midi-Pyrénées ;
  • la Sous-Fédération d’Ile de France.

 

Il a saisi l’occasion pour féliciter et encourager les camarades de la fédération pour la réussite de cette manifestation politique qui prouve que les militantes et militants du MLPC, Parti de masse, se mobilisent toujours pour être aux cotés du peuple centrafricain, surtout en ces moments difficiles que connaît notre cher et beau pays, la République centrafricaine.

 

Dans son discours d’ouverture des travaux, le Président fédéral, le camarade Jean-Didier KABRAL, a fait une importante annonce sur la tenue prochaine d’un Colloque sur « la sécurité et la paix en Centrafrique ».

 

 

Fait à Paris, le 30 septembre 2013

 

Antoine Jérémie NAM-OUARA

Membre du Bureau Politique

Chargé de la communication extérieure 

La Fédération Europe du MLPC a fait sa rentrée politique
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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 01:51

 

 

Le pouvoir, impuissant, s'en remet à l'ONU

 

BANGUI, 25 sept 2013 (AFP) - Livrée à des bandes armées qui terrorisent la population, la Centrafrique s'enfonce dans une spirale sans fin de violences sous les yeux d'un pouvoir impuissant qui place désormais ses espoirs dans l'ONU, où une réunion est consacrée mercredi à l'avenir du pays.

A la tribune de l'ONU à New York, le président français François Hollande a lancé mardi un "cri d'alarme" sur le chaos en Centrafrique - ancienne colonie française - depuis le renversement le 24 mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite de groupes rebelles, le Séléka, dirigée par Michel Djotodia.

Mercredi, la France - qui réclame un engagement international fort sur ce dossier - co-préside avec l'ONU et l'Union européenne une réunion ministérielle consacrée à la Centrafrique, où les ex-rebelles sont accusés d'exactions multiples contre une population déjà épuisée par des années de conflits et de troubles.

Selon l'ONU, 1,6 million de Centrafricains, soit un tiers de la population, a besoin en effet d'une aide humanitaire d'urgence. Plus de 270.000 ont été déplacés ou se sont réfugiés dans les pays voisins.

Michel Djotodia, investi le 18 août président de transition, tente en vain depuis des semaines de prendre ses distances avec les chefs rebelles qui l'ont porté au pouvoir pour asseoir sa crédibilité internationale.

Après avoir lancé le cantonnement et le désarmement des éléments incontrôlés, M. Djotodia a même ordonné le 13 septembre la dissolution du Séléka pour mettre fin à l'anarchie.

Le président "était complètement dépassé par ses généraux, donc il s'en est désolidarisé", analyse un diplomate occidental à Bangui.

"Mais il n'a aucun moyen pour intervenir et restaurer l'ordre (...), il contrôle à peine un cinquième des forces Séléka", estimées une vingtaine de milliers de combattants, qui n'obéissent qu'à leurs propres chefs, ajoute-t-il.

Les forces de sécurité sont en effet totalement désorganisées, l'administration a cessé d'exister dans une bonne partie du pays et l'Etat ne perçoit plus ni impôt, ni taxe.

Seuls une force africaine - qui compte actuellement 1.400 hommes sur un total prévu de 3.600 - et un contingent de l'armée française positionné à l'aéroport de Bangui assurent un semblant d'ordre dans la capitale. Mais dès 18H00, les rues se vident et à la faveur de la nuit, pillages et exactions reprennent, selon de nombreux témoignages.

En province, et particulièrement dans le Nord-Ouest où des affrontements entre combattants Séléka, groupes d'autodéfense et partisans du président déchu ont fait une centaine de morts, selon la présidence, début septembre, la situation échappe à tout contrôle.

"Notre priorité aujourd'hui, c'est d'aider la population dans le Nord-Ouest (...) où les affrontements continuent", explique Vincent Pouget, délégué communication du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Bangui.

"En fuyant, beaucoup de gens ont tout perdu, et on essaye de leur fournir des vivres, du maïs, des haricots ou du sel, mais aussi des biens essentiels comme des couvertures, des moustiquaires et des ustensiles de cuisine", poursuit l'humanitaire.

Une tâche d'autant plus difficile que certaines localités restent inaccessibles aux secours "qui évitent d'emprunter certains axes routiers" à cause de l'insécurité, précise M. Pouget.

Le rapporteur spécial de l'ONU sur les droits des personnes déplacées, Chaloka Beyani s'est, lui, alarmé de "la destruction massive et systématique des registres publics, y compris les certificats de naissance" par des hommes armés à l'intérieur du pays lors de mises à sac des bâtiments publics.

Autre motif d'inquiétude, le risque croissant de tensions inter-religieuses, depuis les affrontements à Bossangoa qui ont opposé les combattants Séléka, musulmans, à des groupes d'autodéfense d'une population en grande majorité chrétienne, qui se vengeait à son tour sur la minorité musulmane.

"Chrétiens et musulmans ont toujours cohabité sereinement (...) Mais là, ces hommes armés attaquent directement une communauté: ils font de la provocation pour que ça dégénère", analyse le chef de mission de Médecins sans frontières (MSF) à Bangui, Sylvain Groulx.

 

 

La Centrafrique: instabilité et économie exsangue

 

BANGUI, 25 sept 2013 (AFP) - La Centrafrique, dont la situation fait l'objet mercredi d'une réunion à l'ONU, a connu de nombreuses années d'instabilité, de multiples rébellions, mutineries militaires et putschs.

L'anarchie y règne depuis la prise du pouvoir en mars par une coalition rebelle, le Séléka, qui a renversé François Bozizé.

Enclavé au coeur de l'Afrique centrale, le pays est l'un des plus pauvres du monde malgré ses richesses potentielles, minières et agricoles.

 

- SITUATION GEOGRAPHIQUE: 622.984 km2. Frontalier du Tchad, du Soudan, du Soudan du Sud, de la République démocratique du Congo (RDC), du Congo et du Cameroun.

- POPULATION: 4,5 millions d'habitants en 2012 (Banque mondiale).

- CAPITALE: Bangui.

- LANGUES: Français et sango (officielles).

- RELIGIONS: Près de 80% de chrétiens en majorité des protestants, 10% de musulmans (officiel). Animistes.

 

- HISTORIQUE-REGIME: L'Oubangui-Chari, colonie française, dotée d'une autonomie interne depuis 1958, devient République centrafricaine indépendante le 13 août 1960. L'artisan de l'indépendance, Barthélemy Boganda, avait été tué quelques mois plus tôt dans un accident d'avion.

David Dacko, premier chef d'Etat, est renversé fin 1965 par Jean-Bedel Bokassa, qui se fait élire président à vie puis couronner empereur en 1977. Le règne de Bokassa est marqué par ses frasques mégalomaniaques mais aussi par de sanglantes exactions, notamment un massacre d'écoliers.

En 1979, Bokassa est renversé et Dacko reprend le pouvoir avant d'être évincé deux ans plus tard par André Kolingba.

En 1991, le multipartisme est proclamé. En 1993, Ange-Félix Patassé arrive au pouvoir au terme d'un processus électoral pluraliste puis est réélu en 1999 lors d'un scrutin contesté.

La Centrafrique connaît en 1996-1997 trois mutineries d'une partie de l'armée, avant un coup d'Etat manqué en 2001.

En 2003, Patassé est renversé par le général Bozizé, qui instaure un régime de transition, puis remporte en 2005 le second tour de la présidentielle. Réélu en janvier 2011.

 

Depuis 2005, le pays a connu de nombreuses rébellions, qui se sont emparées de plusieurs localités du Nord, reprises grâce à l'aide de la France ou par l'armée tchadienne. Des accords de paix sont signés entre 2007 et 2011 prévoyant des programmes de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.

Mais en décembre 2012, une coalition rebelle, le Séléka, a pris les armes pour réclamer "le respect" de ces accords, avant de s'emparer de Bangui le 24 mars 2013 au terme d'une offensive éclair pour renverser Bozizé.

Le 18 août, l'ex-chef rebelle Michel Djotodia a été investi président de la transition.

 

- ECONOMIE: Les secteurs de l'économie ont été dévastés par les crises qui ont empêché le pays, pourtant riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or), de se développer.

Le pays, dont près de 70% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, est à 80% rural et produit du coton, café et tabac.

+ PIB par habitant: 490 dollars en 2012 (BM).

+ DETTE EXTERIEURE: 385 millions de dollars en 2010 (BM).

 

- FORCES ARMEES: Les forces de sécurité sont totalement désorganisées depuis la chute du général Bozizé. Michel Djotodia a de son côté officiellement dissous en septembre la coalition Séléka, qui comptait environ 20.000 hommes, dont de nombreux combattants "incontrôlés".

 

 

La communauté internationale au chevet d'une crise oubliée

 

NEW YORK, 25 sept 2013 (AFP) - Un coup de projecteur sur une crise oubliée: la République centrafricaine a été mercredi au coeur d'une réunion internationale en marge de l'assemblée générale de l'ONU, son Premier ministre lançant un appel pressant à sortir le pays de la "détresse".

La réunion, coprésidée par la France, l'ONU et l'Union européenne, a abouti à quelques promesses d'aide: 10 millions d'euros pour la France, 6,2 millions de dollars pour les Etats-Unis. Mais il s'agissait surtout de focaliser l'attention sur une "tragédie humanitaire et sécuritaire", selon le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, après le "cri d'alarme" poussé la veille par François Hollande à la tribune de l'assemblée.

"A un moment, nous avons pensé que nous étions oubliés du monde", a déclaré aux journalistes le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye.

"C'est maintenant qu'il faut agir car chaque jour apporte son lot de meurtres, de femmes violées et d'enfants enlevés", a-t-il déploré. "La réunion d'aujourd'hui nous donne des raisons d'espérer, nous voyons que la communauté internationale se mobilise pour aider un pays en détresse".

Il a recommandé de donner à la Misca -- force panafricaine de 1.400 hommes à peine censée aider le gouvernement transitoire de RCA à rétablir l'ordre -- "les moyens financiers et logistiques et un mandat clair et précis pour protéger la population civile".

M. Fabius espère faire adopter en octobre au Conseil de sécurité une résolution soutenant la Misca, avec pour perspective plus lointaine une mission de maintien de la paix de l'ONU en Centrafrique. Des diplomates à l'ONU ne cachent pas cependant que les négociations autour du financement et du contrôle de cette opération seront difficiles.

"Possible d'inverser la tendance"

Un des arguments brandis par Paris, et dont le poids a été renforcé par le récent attentat de Nairobi, est la menace terroriste dans une région fragile.

"Une zone de non droit peut devenir un repaire pour tous les extrémismes", a averti M. Fabius. Or depuis le renversement du président François Bozizé par les rebelles de la coalition Séléka, les forces de sécurité sont totalement désorganisées et l'administration a cessé d'exister dans une bonne partie du pays.

"Nous pouvons encore empêcher la RCA de devenir une nouvelle Somalie", affirme la Commissaire européenne chargée de l'assistance humanitaire Kristalina Georgieva. Selon elle, "il y a déjà des combattants étrangers, des mercenaires" en RCA, venus du Soudan ou du Tchad.

 

Mais, malgré une situation humanitaire "critique", elle estime "possible d'inverser la tendance". "La RCA n'est pas la République démocratique du Congo", explique-t-elle. "La crise est gérable mais elle ne le restera pas longtemps".

John Ging, directeur de l'Office des Nations unies pour l'aide humanitaire (OCHA) rappelle que l'appel de fonds de l'ONU en faveur de la Centrafrique n'est financé pour l'instant qu'à 37%. Mais il juge lui aussi que la situation "n'est pas sans espoir car les sommes nécessaires sont relativement modestes". "Nous espérons, dit-il, que la réunion d'aujourd'hui va donner un coup de projecteur sur ce pays".

Selon l'ONU, 1,6 million de Centrafricains, soit un tiers de la population, a besoin d'une aide humanitaire d'urgence. Plus de 270.000 ont été déplacés ou se sont réfugiés dans les pays voisins.

Un rapport du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme présenté mercredi à Genève accuse la Séléka de continuer à commettre de nombreuses exactions.

"Des exécutions sommaires, la violence sexuelle, le recrutement d'enfants et le pillage de biens, y compris d'hôpitaux, d'écoles et d'églises, commis par la Séléka se sont poursuivis sans relâche, et engagent la responsabilité de l'Etat", a déclaré la Haut-commissaire adjointe aux droits de l'Homme, Flavia Pansieri, présentant le rapport à Genève.

 

RCA : Le pouvoir, impuissant, s'en remet à l'ONU (AFP)
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Centrafrique-Presse.com
29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 01:30

 

 

 

Sabine Cessou  journaliste   le 25/09/2013 à 12h28

 

Des voix de la société civile centrafricaine s’élèvent ce mercredi à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies et d’une réunion de haut niveau sur la Centrafrique.

Avec l’aide du Secours catholique et du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), qui les assistent dans leur plaidoyer, elle veulent alerter sur les dangers de l’anarchie qui règne dans ce petit pays d’Afrique centrale (5,16 millions d’habitants).

La rébellion séléka, une coalition disparate et désorganisée de cinq groupes armés qui recrutent surtout dans la minorité musulmane (15% de la population), a pris le pouvoir par les armes le 24 mars dernier. Le président déchu, François Bozizé, n’a pas réussi à se faire aider par la France. Depuis son exil au Cameroun, il manœuvre pour reprendre le pouvoir.

Quitte à exploiter l’animosité interreligieuse qui monte en Centrafrique, dénoncent des représentants de la société civile. François Bozizé est clairement accusé de vouloir récupérer la résistance opposée par des milices d’autodéfense de villageois chrétiens contre les exactions de la Séléka dans le nord.

 

« Rien à voir avec les musulmans »

 

Nestor Désiré Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa, une ville du Nord où le conflit a fait plus de 100 morts en septembre, explique ainsi :

 

« Dès qu’un musulman a un petit pépin, une dispute avec un frère chrétien, il appelle la Séléka à la rescousse qui règle le problème à sa manière, en pillant et en tuant les villageois chrétiens pour un rien. Je peux vous dire que des hommes politiques recherchent les recettes de la lutte d’une population excédée. Des jeunes résistent par exemple à des actes de racket hebdomadaire sur des marchés. Mais aucun groupe constitué n’existe au nom de Bozizé dans la région. »

 

Béatrice Epaye, responsable de l’ONG Voix du cœur, qui s’occupe des enfants de la rue, par ailleurs députée de l’Ouham (nord) et membre du Conseil national de transition (CNT), affirme :

 

« Il faut arrêter la haine exploitée par les politiques. Nous avons une cohabitation paisible depuis des années, des mariages mixtes entre chrétiens et musulmans, des familles mélangées. Ce que fait la Séléka dans le nord n’a rien à voir avec les musulmans : viols, drogue, boisson, enrôlement d’enfants soldats, il s’agit de bandits et de mercenaires apatrides ».

 

« Des signes inquiétants », selon l’évêque

 

Certains affirment au contraire qu’il y a des islamistes dans la Séléka. Le président du Tchad voisin Idriss Déby, évoque le risque d’un nouveau « sanctuaire de terroristes » en Centrafrique.

 

Peut-être pour mieux justifier son interventionnisme, avec le déploiement, le 23 septembre, de 400 soldats tchadiens venus en renfort de la Force d’Afrique centrale (Fomac) pour désarmer la Séléka. Trop incontrôlable, cette rébellion a été officiellement dissoute le 14 septembre par le président Michel Djotodia, qu’elle a pourtant porté au pouvoir. Du coup, l’instabilité a encore monté d’un cran.

 

Sur l’islamisme, Nestor Désiré Nongo Aziagbia, l’évêque de Bossangoa, explique :

 

« Il y a des signes inquiétants. Au nord, on interdit de la viande boucanée sur les marchés, des porcs ont été abattus, et on oblige des femmes à se convertir à l’islam, à porter le voile, dans le cas des mariages forcés avec des femmes violées qui sont délaissées par leurs familles. »

 

« La Séléka, ce n’est pas Aqmi »

 

La Seleka a détruit des mairies et incendié des actes d’état civil. Ces gestes sont perçus comme une revanche de la minorité musulmane du nord, l’administration centrafricaine ayant refusé à ses membres des papiers d’identité, sous prétexte qu’ils sont étrangers.

Un problème assez proche de celui qui s’est posé en Côte-d’Ivoire, mais pas comparable à la situation qui a pu prévaloir au Mali, estime Bruno Angsthelm, chargé de mission au CCFD sur le Tchad, la RCA et les deux Soudan.

 

« La Séléka, ce n’est pas Aqmi [Al Qaeda au Maghreb islamique, ndlr]. Globalement, elle n’a pas une force de frappe très importante, et elle est peu organisée. Il y a dans ses rangs des combattants des milices Janjaouid du Darfour, des troupes perdues. On n’est pas en présence d’un risque de guerre civile, mais d’une haine qui se diffuse. La Séléka a fait sauter un bouchon. On a assisté à des pillages tous azimuts et à une perte de contrôle collectif. Et ce, dans un pays où l’Etat est faible et où prévaut depuis longtemps un sentiment de victimisation par rapport à des voisins perçus comme des envahisseurs. »

 

Une résolution poussée par la France est attendue des Nations unies, pour renforcer le mandat du Bureau intégré des Nations unies en Centrafrique (Binuca). Objectif : mieux soutenir la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) de 3 600 soldats que prépare laborieusement l’Union africaine (UA).

 

Mais pas question pour l’instant de la transformer en mission onusienne. Et encore moins de voir la France intervenir directement. Les 450 soldats français déployés à Bangui protègent d’abord et avant tout l’ambassade de France et l’école française, de même que l’aéroport, pour permettre l’évacuation des ressortissants français en cas de nouveaux troubles.

 

 

 

Centrafrique vers une confessionnalisation de la crise?

 

Slate Afrique 25/09/2013 à 12:43 http://www.slateafrique.com

 

La prise du pouvoir par la Séléka a aussi provoqué une crise qui a des relents de conflits entre chrétiens et musulmans.

 

Depuis le renversement de François Bozizé par les rebelles de la Séléka en mars 2013, l'Etat centrafricain brille par son impuissance. Pillages, viols, meutres ont lieu en toute impunité. Avant cet énième coup d'Etat, le pays était déjà dans une situation critique.

Les indicateurs de développements humains étaient depuis longtemps alarmants: l'espérance de vie est de 45 ans; la malnutrition touche 38% des enfants. Mais la situation empire de jour en jour. Outre la recrudescence des pillages et des règlements de compte armés, les organisations dénoncent depuis plusieurs mois la montée des violences confessionnelles, principalement à l'encontre des chrétiens.

«Si tu parles arabe, ils ne te toucheront pas»

La République Centrafricaine compte 5 millions d'habitants, dont environ 45% de protestants, 35% de catholiques et 15% de musulmans, majoritairement originaires du nord d'où vient la rébellion.

«Les combattants du Séléka tuent pour un rien, entrent dans les maisons, chassent leurs habitants et manquent de respect aux femmes dans leur intimité»confiait déjà en mai 2013 l’ancienne députée centrafricaine Béatrice Epaye.

D’après elle, les populations chrétiennes sont leurs principales cibles:

«Si tu parles arabe, ils ne te toucheront pas et les mosquées sont épargnées, mais ils profanent les églises, et des prêtres ont été blessés.»

Une accusion dont se défend le président autoproclamé  et ex-chef rebelle Michel Djotodia. Lors d'une conférence organisée en mars 2013, il rappelait le caractère «laïc» de la République centrafricaine. Avant d'ajouter:

«Je suis musulman, mais je dois servir ma patrie, tous les Centrafricains.»

Spirale dangereuse

Sur le terrain, les institutions internationales dénombrent pourtant une augmentation des violences confessionnelles, notamment à Bossangoa, dans le nord-ouest du pays.

«C'est une première dans ce pays et c'est extrêmement dangereux car une fois enclenchée, une telle spirale peut se poursuivre sur des générations», prévient la commissaire européenne chargée de la Coopération internationale, Kristalina Georgieva.

Parmi les acteurs religieux, nombreux jouent la carte de l'apaisement et du dialogue entre chrétiens et musulmans. En juin dernier, les plus hautes autorités religieuses du pays se sont réunies à Bangui pour transmettre un message de paix à la population:

«Attaquer les chrétiens est de nature à jeter le trouble», a insistél’imam Oumar Kobine Layama.

Lu sur La CroixLe MondeAmnesty international

 

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