Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 00:59

 

 

 

 

sidaction

 

 

ROME AFP / 20 juillet 2011 16h30 - Une étude, rendue publique mercredi à Rome, au dernier jour de la conférence scientifique internationale sur le sida, fait apparaître que la circoncision permet une baisse de 76% des risques d'infection par le virus chez les hommes.

Cette étude de l'Agence française de recherches contre le sida (ANRS), conduite par Bertrand Auvert, de l'Inserm, a été réalisée dans le bidonville d'Orange Farm, dans la banlieue de Johannesburg, où l'infection atteint des niveaux particulièrement élevés: à 35/39 ans, 40% des hommes non circoncis sont infectés par le VIH, et 45% des femmes.

Suite à une campagne intensive de promotion menée par les chercheurs, plus de 20.000 hommes sont venus se faire circoncire dans les locaux mis en place pour cette étude, qui voulait confirmer dans le monde réel une baisse du risque de 60% d'être infecté, établie dans des essais cliniques encadrés.

Sur un échantillon d'un peu plus de 1.000 personnes, la moitié circoncises et l'autre pas, les chercheurs ont constaté qu'avec le même comportement sexuel (autant d'utilisation de préservatifs, autant de partenaires) il y avait 76% de moins d'infections dans le groupe circoncis.

Si aucun homme n'avait été circoncis dans cette communauté pendant cette période, l'incidence (le nombre de nouveaux cas) de l'infection au VIH aurait été de 58% plus élevée, ont souligné les chercheurs.

C'est la première fois qu'une étude au niveau mondial montre qu'un programme de prévention entre adultes hétérosexuels marche dans le monde réel, a souligné M. Auvert à l'AFP.

Cela confirme que la circoncision masculine, bon marché et que l'on ne doit faire qu'une fois dans la vie, est une méthode de prévention efficace, a indiqué le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l'ANRS.

Dirk Taljaard, un médecin sud-africain qui participe à l'étude, toujours en cours, a souligné que l'on devrait bientôt détecter une réduction de l'infection des femmes, par contre-coup.


(©)

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 00:31

 

 

 

 

ENERCA

 

 

Par Kpangbandjé - 20/07/2011 JDB

Ce n’est que de cette manière qu’il pourra s’enquérir des véritables problèmes de l’Enerca

 

Dans le but de trouver une solution aux multiples revendications des abonnés de la société de l’Energie Centrafricaine, le ministre en charge des mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, a effectué une visite inopinée à la Direction générale de l’Enerca à Bangui. Selon ce dernier, ce n’est que de cette manière qu’il pourra s’enquérir des véritables problèmes de l’Enerca. Sans avertir le maître des lieux, le ministre délégué à la Présidence de la République chargé des mines, Monsieur Obed Namsio, a effectué une visite de travail à la direction générale de l’Energie Centrafricaine. Ce alors que le DG Samuel Tozoui est retenu en France pour subir des soins appropriés.

L’intérimaire, Madame la Directrice commerciale, en recevant le membre du gouvernement a présenté les problèmes auxquels l’entreprise fait face présentement. Pour elle, le gouvernement tout comme les abonnés connaissent les véritables difficultés de l’entreprise. L’entreprise serait handicapée non seulement à cause de la vétusté des installations et des travaux de réhabilitation des infrastructures mais également des travaux du site III de Boali confié aux partenaires Chinois. Les travaux de réhabilitation du site II de Boali, n’ont pu mettre fin aux nombreux problèmes de délestage rationnel de l’électricité dans la ville de Bangui et ses environs. Acculés au sujet du paiement de la quittance de consommation, les abonnés de l’Enerca n’entendent pas faire cadeau. Pour eux avant de payer, il faut au préalable consommer. Le programme de délestage défendu par le DG est continuellement violé par les agents de l’Enerca, devenus presque tous corrompus pour ne fournir l’électricité qu’à leurs clients immédiats.

Dans le but d’être alimenté en électricité selon le programme mis en place par l’entreprise, certains abonnés ont été obligés de descendre dans la rue pour revendiquer le respect du programme de délestage de l’électricité dans la ville de Bangui et ses environs. A force de descendre dans la rue, presque tous les abonnés de l’Enerca désavouent l’actuelle équipe dirigeante de la société. A leur avis, le gouvernement en tant que premier responsable devrait tout mettre en œuvre pour apaiser la tension sociale. Puisque le membre du gouvernement refuse l’affrontement pour prôner l’apaisement, il faudrait donner le temps au temps, en permettant à l’Enerca et à la Sodeca de compter sur le gouvernement et les partenaires financiers pour donner un coup de pousse au développement intégral des sociétés para-étatiques.

 

NDLR : Ce ministre n’est autre que l’ancien directeur de cabinet de Sylvain Ndoutingaï lorsqu’il était ministre de l’Energie. Il ne doit pas faire semblant de découvrir les graves problèmes énergétiques qui ne sont pas nouveaux auxquels sont confrontés depuis belle lurette et qui empoisonnent la vie des banguissois notamment. Procéder comme il est en train de faire est se foutre de la gueule du monde ni plus ni moins, surtout après les manifestations de rues et l’expression violente des populations des quartiers de la capitale en juin dernier pour exiger la fin des délestages et la fourniture d’eau potable.   

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 00:17

 

 

 

Jean Barkes Ngombé Ketté

 

 

Abdou-Diouf-tire-les-oreilles-de-Bozize.JPGAbdou-Diouf-tire-les-oreilles-de-Bozize.-2-JPG.JPG

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 00:06

 

 

 

 

Josué Binoua

 

comunique-MATD.JPGcommunique-Walidou.JPG

 

arrete-Binoua.JPG

 

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 23:52

 

 

 

Zakaria-Damane.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 20 Juillet 2011 13:42

On connait désormais l’identité des hommes armés qui ont pris le contrôle de la ville de Sam Ouandja (nord-est de la RCA), depuis le 18 juillet 2011. Ce sont les éléments de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement, (UFDR) qui ont investi la ville. Après avoir pris le contrôle total de la ville, ces hommes ont saccagé le réseau de la téléphonie mobile Télécel. Ils occupent depuis lors l’aérodrome de la ville et empêchent tout mouvement d’avion.

La prise de la ville de Sam Ouandja s’expliquerait par l’attaque à répétition des positions des éléments de l’UFDR, par ceux de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), tous deux, signataires de l’accord de paix avec Bangui.

Selon des sources proches du commandement de l’UFDR, Zacharia Damane, chef de l’ex rébellion serait très remonté à cause de ces attaques répétées. Il en veut particulièrement aux autorités de Bangui qui selon lui, garde le silence sur ces attaques.

D’autres sources affirment que Zacharia Damane est convaincu que la CPJP est instrumentalisée pour déstabiliser l’UFDR.

Il faut noter que le 13 juillet dernier à Bria, une négociation en vue d’un accord de cessation d’hostilités entre les deux groupes rebelles avait connu un échec. Il s’agissait d’une rencontre tripartite qui avait réuni les leaders de la CPJP et de l’UFDR et les Autorités administratives locales à Bria en vue d’un retour définitif à la paix dans la région.

 

NDLR : Selon nos infomations, Bozizé qui devait se rendre à New-York a annulé son déplacement au dérnier moment à cause de la situation de Sam-Ouandja.

 Par ailleurs ces derniers temps, certaines informations relayées par la presse à Bangui  font état de la présence vers Ngotto et en Lobaye de ce qu'on appelle des braconniers. Selon des témoins les ayant croisés, il ne s’agit nullement de braconniers car ils seraient trop bien équipés pour cette simple activité de recherche de trophées. Ils seraient en effet munis de valises satellitaires de communication, de GPS et armes modernes...Ils s'installent s'informent puis repartent à leur guise à dos de chevaux et chameaux...

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 23:50

 

 

 

enfants-centros.JPG

 

 

Ai- Rca- Mercredi, 20 Juillet 2011 17:06  « L’enregistrement des naissances : un droit pour les enfants, un devoir pour tous ».C’est autour de ce thème qu’a  démarré le  19 juillet dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui les travaux du premier forum national sur l’enregistrement des naissances en république Centrafricaine.

C’était sous le patronage du Premier ministre, Chef du gouvernement   Archange Faustin Touadera, représentant personnel du chef de l’Etat, en présence des membres du gouvernement, des représentants des agences du système des Nations Unies et des ambassadeurs et chefs des missions  diplomatiques.

Selon l’un des organisateurs interrogé par l’agence Ai, ce premier forum a pour objectif  d’établir un diagnostic sur la situation de l’enregistrement des naissances en Centrafrique et d’élaborer un plan d’actions nationales en vue de la promotion de l’enregistrement des naissances.

La représentante de l’Unicef Tanya Chapuisat, a, dans son allocution, rappelé le taux d’enregistrement des naissances des années 2000 et 2006  est passé de 72,5% à 49%. Selon la diplomate onusienne, ce faible taux est dû non seulement aux différentes crises militaro-politiques,  mais aussi au coût d’enregistrement, l’absence des services d’état-civil dans certaines régions et l’accessibilité géographique et l’analphabétisme.

Elle s’est longuement appesantie sur l’importance de l’enregistrement de naissance, synonyme de délivrance d’acte de naissance, sans lequel  l’enfant n’a ni droit à l’école, ni au service de santé, ni  à la citoyenneté.

« Un enfant sans  acte de naissance est un enfant  privé de droits et de protection. Conformément à l’article 6 de la Convention relative aux Droits de l’Enfant, les Etats doivent reconnaitre à tout enfant un droit inhérent à la vie » a-t-elle fait remarquer.

Selon Mme Chapuisat, l’enregistrement des naissances va permettre à l’enfant d’avoir droit à un nom  et d’acquérir une nationalité.

« L’Unicef dans le cadre de son mandat, entend assurer la protection aux enfants qui sont privés de ce droit », a-t-elle rappelé.

A en croire le Ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation  Josué Binoua, la question de l’état civil en général et celle de l’enregistrement des naissances en particulier constitue  une préoccupation particulière de son département par ce que « enregistrer une naissance c'est donner à un être humain la base de son existence légale. Ensuite, enregistrer une naissance c’est de se doter d’outils de planification économique et social ».

Toutefois selon lui, il est important de renforcer les capacités opérationnelles des services de l’état civil et les hommes et femmes qui en ont la responsabilité afin que les actes  délivrés soient une mesure de sécurité.

Le chef du département a souhaité que  ce premier  forum  soit un tremplin non seulement dans la résolution  des problèmes que rencontrent les services d’état civil  mais aussi pour les reformes que ces assises vont induire.

En déclarant ouverts les travaux de ce premier forum sur l’enregistrement des naissances, le chef du gouvernement, Prof Archange Touadera, a d’abord remercié les partenaires particulièrement le Binuca, le Pnud et l’Unicef grâce à qui la tenue de ces assises  a été rendue possible.

Ensuite, il a relevé l’importance du thème dudit forum : « Aujourd’hui, nous nous réunissons autour d’un thème de dimension pratique certaine, à savoir l’enregistrement des naissances dans notre pays. Le dénombrement, l’identification des populations est un exercice classique pratiqué déjà par des Etat Antiques. »

Il  s’est enfin  beaucoup appesanti sur la place qu’occupe de l’enregistrement des naissances dans un pays.  « En notre temps, cet exercice revêt une importance particulière, car les actes d’état civil délivrés, constituent non seulement certains des attributs existentiels de l’homme, mais par ailleurs leur délivrance, synonyme de l’enregistrement des naissances, est une source de données nécessaires au politique pour ses prévisions  dans tous les domaines de la vie de l’Etat. »

Pour le  chef du gouvernement,  ce forum,  le premier de son genre   jettera les bases d’une nouvelle politique dans le domaine  de l’état civil, laquelle politique le gouvernement, avec l’appui des partenaires, s’engage à la rendre effective.

De sources proches de l’organisation,  ces assises prendront fin le 22 juillet prochain.

Kabongo, Ai Bangui

 

Seuls 49% des enfants sont déclarés à la naissance

Radio Ndéké Luka Mercredi, 20 Juillet 2011 13:34

49% des enfants seulement en République Centrafricaine possèdent leurs actes de naissance. Pourtant, ce document fait partie de ceux qu’un enfant doit avoir dés sa naissance. C’est une disposition de la convention relative aux Droits de l’enfant. Les autorités centrafricaines tiennent à inverser la tendance. C’est dans cette optique que le ministère de l’administration du territoire organise depuis le 19 juillet 2011, un forum à Bangui pour mettre fin à ce manquement.

Pourtant en 2003, 73% des enfants centrafricains avaient leurs actes de naissances. Fosca Giulidori, cheffe de la section protection de l’Unicef en Centrafrique explique que la donne a changé : « l’insécurité et les conflits ont eu un rôle important dans cette chute du taux d’enregistrement de naissance », a estimé

Le forum va faire un diagnostic sur la délivrance des actes de naissances en RCA, en vue d’élaborer un plan d’action pour corriger les imperfections constatées dans les déclarations de naissance à travers le pays. 150 participants, issus de l’administration locale, de la société civile et des communautés religieuses venus de tout le territoire centrafricain prennent part aux travaux.

Il est question d’un plan d’action pour aider les services à élaborer une stratégie nationale pour renforcer le taux d’enregistrement de naissance dans le pays. « C’est un peu prématuré de définir quelle sera la stratégie, parce que c’est cette assemblée qui doit la définir », a affirmé Fosca Giulidori. « Nous (l’Unicef) sommes là pour appuyer l’Etat, mais c’est surtout le gouvernement, le pays, qui a le devoir d’assurer pour chaque enfant, un acte de naissance ». 

Ce forum réfléchira également sur la révision des coûts des actes de naissance. Il est de 500 FCFA (environ 1euro), dans les provinces, vu que la majorité de la population vit seulement des activités agricoles. La question des minorités (Pygmées et peuhls) sera également prise en compte.

Rappelons que le samedi 16 juillet dernier, 15 000 peuhls de la ville de Bouar (Ouest), ont obtenu leurs pièces d’Etat civil notamment les cartes d’identité nationale et actes de naissance.

L’opération a été rendue possible grâce au Haut-Commissariat des Nations Unies en charge des Réfugiés (HCR). Elle s’inscrit dans le cadre de la commémoration du cinquantenaire de la Convention 1961 relative à la prévention de l’apatridie.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 23:46

 

 

 

Saragba F

 

 

Audits ciblés, Gardes à vue ,  démission, brimades et sanctions en tout genre sont autant de mesures coercitives qui ont été mis en application ces derniers jours d’une manière plus ou moins inattendue à l’encontre de quelques hauts fonctionnaires, personnalités politiques atypiques réputées « proches » du pouvoir,  griots et autres fous du roi. Nul ne peut nier le caractère combien  salutaire et nécessaire de la démarche pour notre pays, tant l’environnement économique et social est pollué pour ne pas dire gangrené par la corruption, l’impunité, l’immoralité au point que l’air y est devenu irrespirable. La notion de la gestion de la chose publique n’a plus de sens d’autant plus que la communauté internationale jusque-là tolérante vis-à vis du régime s’est sentie flouée et abusée à plusieurs reprises. Désormais, elle a décidé de demander des comptes aux autorités centrafricaines.

Au-delà d’une démarche plutôt sensationnelle et rocambolesque qui est à l’image des principaux acteurs hauts en couleur, on peut se poser la question de la sincérité des mesures requises et de son efficacité. La récréation est-elle vraiment terminée ou s’agit-il simplement d’une diversion politicienne pour plaire  aux centrafricains et surtout à la communauté internationale  envers laquelle le régime espère encore recevoir d’une manière fortuite des aides financières.  À moins que le régime du général-président a décidé de mettre en place la stratégie du « sacrifice des seconds couteaux ». Gageons que cette fois-ci le baratin ne marchera pas. Il faudrait plus que des effets d’annonce pour convaincre. Unanimement, les centrafricains ont besoin de vrais coupables  pour de vraies sanctions et non de « faire-valoir » pour des simulacres de procès. La communauté internationale exige des explications avant de déverser des aides. Désormais, il faudrait aller jusqu’au bout de la logique en sacrifiant également quelques princes et grosses pointures de son régime qui sont aussi coupables. Si le risque de donner un coup fatal à son régime déjà agonisant demeure, il existe également celui de sortir par la grande porte en offrant aux centrafricains un autre visage. 

Le sacrifice des « seconds couteaux «  pour épargner les princes du pouvoir.

Face à l’obligation de rendre des comptes et à l’exigence de montrer des signes clairs et nets de bonne gouvernance  qui  lui sont imposées par la communauté internationale. Face à l’impatience de nos concitoyens qui n’attendaient plus grand-chose d’une récréation annoncée avec grand fracas par le général-président, tant le désordre, la corruption, l’impunité  semblaient ne plus s’arrêtés, le régime du général-président a cru bon d’adopter la stratégie du sacrifice des « seconds couteaux ». S’il est vrai qu’il n’est jamais trop tard pour mieux faire, il n’en demeure pas moins qu’un certain nombre d’interrogation en somme toute légitime demeure.

À peine des mesures de rétorsions sont prises  contre certaines personnes lourdement incriminées avec des preuves à l’appui que ces mêmes personnes continuent à occuper toujours leur fonction ou à vaguer tranquillement à leurs occupations quotidiennes comme si de rien n’était. Après avoir été placées en garde a vue pour la forme, elles sont aussitôt libérées et reviennent narguer les centrafricains médusés. Au point que nos concitoyens s’interrogent et doutent de la sincérité de la démarche. Ils  se demandent pourquoi n’avoir sifflé que maintenant cette fin de récréation qui a empoissonné la vie publique depuis pratiquement neuf longues années ? Pourquoi ne sanctionner que ceux-ci et pourquoi pas ceux-là ?  Pourquoi les audits ne se sont-ils pas généralisés à d’autres ministères, à la primature et à la présidence ?  Jusqu’où le général-président est-il prêt à aller pour assainir son régime et démontrer aux centrafricains et à la communauté internationale sa bonne foi ?  Au nom de quoi doit-on sacrifier quelques uns pour en sauver quelques autres. Doit-on continuellement sacrifier toujours ceux que l’on appelle dans le jargon populaire les « seconds couteaux » alors que les princes du pouvoir  qui sont les véritables fossoyeurs de notre pays demeurent épargnés ? En quoi ceux-ci sont-ils plus coupables que ceux-là dans le délabrement de notre pays ? En soustrayant frauduleusement de l’argent public, ils sont aussi coupables les uns que les autres. Ces personnes incriminées n’ont aucune excuse et doivent rendre des comptent, qu’elles soient princes du régime ou seconds couteaux. Que représentent alors les quelques millions de franc CFA qu’on leur a reproché d’avoir détourné en comparaison des 58 milliards de franc CFA qui manquent dans la caisse du trésor public selon le rapport du FMI ?  Et les 8 autres milliards de la CEMAC ?  etc…

Les raisons inavouées pour justifier la mise à l’écart des « second couteaux »

Le pillage organisé à grande échelle au préjudice du trésor public n’est que la conséquence d’une gestion planifiée et organisée par le régime.

Rappelons-nous qu’au lendemain de son accession au pouvoir et dans un enthousiasme euphorique et infantile, le nouveau président centrafricain a suggéré à ces compagnons « libérateurs » de profiter de la situation pour construire leur maison pour ceux qui ne l’ont pas encore fait sinon tant pis pour vous avait-il triomphalement claironné. Autrement dit : voler, piller, enrichissez-vous. Hélas ! Ces recommandations ne sont pas tombées dans les oreilles d’un sourd selon la formule consacrée. Dès lors, le mot d’ordre est lancé. Ce ne sera pendant pratiquement ces neufs années de  règne que : vol, corruption, impunité …

Par ailleurs, il ressort que la table ronde organisée récemment à Bruxelles s’est révélée être un échec malgré les tentatives confuses des autorités centrafricaines qui s’appuient sur des promesses pour en faire un succès. Doit-on établir un programme  politique sérieux d’un pays sur la base des promesses ? Pourtant, la réponse de monsieur Andris Piebalgs, membre de la Commission européenne au premier ministre centrafricain a été sans équivoque au sujet de cette table ronde selon laquelle son organisation était inopportune et que le  gouvernement centrafricain  n’a pas donné un signal fort, crédible qui permette de retrouver la stabilité afin d’offrir à tous les Centrafricains les perspectives d’un développement durable. Nous savons tous que de la réussite de cette table ronde dépendra de la suite des investissements et autres aides que pourraient bénéficier notre pays. Or, cela fût un échec.

Récemment, le dernier rapport du fond monétaire international (FMI) a  fait état de la disparition de 58 milliard de franc CFA dans les caisses du trésor public. Une preuve accablante pour le régime. Il est révélateur de la gravité de la situation que nous dénoncions alors et que certains compatriotes pensaient que nous étions de mauvaise foi et contre le développement de notre pays. En sachant que le président de la république est et reste à ce jour le seul ordonnateur et comptable des dépenses de l’état. Aussi, il nous semble que c’est à lui et à lui seul qu’il faudra demander des comptes.

Enfin, Les dernières campagnes électorales sont en parti révélatrices du gaspillage de l’argent public. Le candidat à l’élection présidentielle ainsi que les différents candidats du parti KNK  ont fait chacun une campagne électorale comme on en connait nulle part au monde, en tout cas dans un pays aussi pauvre que le nôtre. Ils ont acheté des véhicules neuves 4X4 , distribué des billets de banque qui sont flambants et neufs à tour de bras pour acheter les consciences… D’où vient cet argent  qu’ils n’ont pas gagné à la sueur de leur front, alors que nos  compatriotes meurent de faim, alors que nos concitoyens manquent  de l’eau potable, alors que l’électricité fait défaut et offre le pays à l’insécurité, alors que les hôpitaux manquent de médicaments et les médecins travaillent dans le dénuement total, alors que le retraités des forces armées centrafricaines n’ont pas encore été payé, alors que les étudiants manquent de tables et de chaises, alors que…

Indiscutablement l’heure du bilan et des comptes rendus a sonné, il faudrait aller jusqu’au bout de la logique car les centrafricains veulent les vrais coupables et non des « seconds couteaux » qui sont livrés à la vindicte populaire pour faire diversion et protéger les vrais fossoyeurs de notre pays. C’est à ce prix et seulement à ce prix-là que le véritable salut pour le régime viendra. 

 Franck SARAGBA

 

20/07/11

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 04:10

 

 

 

 

Al-Conde.jpg

 

 

Conakry, 20-07-2011 10:01:19 ( xinhua) - L'armée guinéenne renouvelle son soutien au président Alpha Condé après l'attaque mardi de sa résidence par un commando armé qui a tué un soldat de la garde présidentielle et blessé trois autres personnes.

"L'armée renouvelle sa fidélité, sa loyauté et son soutien indéfectible au vaillant peuple de Guinée, au président de la République et son gouvernement", assure le chef d'état-major général, le général Kéléfa Diallo dans une déclaration diffusée sur les antennes des médias d'Etat guinéens.

"L'armée fidèle à sa vocation républicaine réaffirme son attachement aux idéaux de paix et démocratie et affiche sa ferme volonté de combattre toute forme de déstabilisation de notre pays", a-t-il ajouté.

Trois militaires dont l'ex-chef d'état-major, le général Nouhou Thiam, ont été arrêtés par un groupe d'hommes armés conduit par le ministre chargé de la sécurité présidentielle, Claude Pivi.

Le militaire qui a "dirigé" l'attaque du domicile du président Alpha Condé, un certain Alpha Oumar Barry alias AOB ainsi qu'un autre, Ousmane Kéita dit OK, ont été également arrêtés.

"La situation est actuellement sous contrôle et ces éléments égarés ont été mis hors d'état de nuire", affirme le général Kéléfa Diallo.

Le général Diallo a invité la population guinéenne à "continuer librement ses activités quotidiennes dans le calme et dans la sérénité".

 

NDLR : Par certains côtés, l'armée guinéenne ressemble beaucoup à sa soeur centrafricaine complètement déstructurer par Bozizé et son fils. Elles ont trop de généraux et sont essentiellement toutes les deux, caractérisées par le côté pantouflard, non-républicain, la vénalité et la corruption de leurs chefs, l'indiscipline de certains de leurs sous-officiers, officiers et hommes du rang. Ce qui vient d'arriver au président Alpha Condé, feu le président Ange-Félix Patassé l'a aussi vécu dans la nuit du 27 au 28 mai 2001 où des assaillants ont pillonné aussi sa résidence de 2 à 5 h du matin sans parvenir à le tuer.  

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 03:25

 

 

 

 

Boulevard-Lambermont-416.JPG

l'immeuble du 416, Bld Lambermont à Bruxelles qui abritait

naguère la Chancellerie de la RCA

 

 

NDLR : Suite à notre récente parution sur les menées d'Abel Sabono Chargé d'affaires de Centrafrique en Belgique et le président centrafricain François Bozizé visant à vendre l'immeuble du 416, Boulevard Lambermont à Bruxelles dont la famille Bokassa revendique pourtant la propriété, le fils aîné de l'ex-empereur a fait immédiatement parvenir à la rédaction de Centrafrique-Presse des documents attestant en effet cette propriété que ous publions ci-dessous.

 

Le premier document qui date du 12 juillet 2011, donc est tout récent, émane de l'administration fiscale belge et a été adressé au domicile de Georges Bokassa en France, ce qui est bien la preuve que c'est ce dernier qui est reconnu par le fisc belge comme propriétaire de l'immeuble puisqu'on l'alerte sur le fait qu'il n'a pas fait la déclaration fiscale des non-résidents.

 

Le second document est un jugement de la 9ème chambre du Tribunal d'instance belge rendu le 26 mars 2004 et qui ne laisse non plus aucune ambiguïté sur la propriété de cet immeuble tant disputé. Dès lors, la question se pose vraiment de savoir pourquoi les autorités centrafricaines s'entêtent et cherchent-elles tant à vendre absolument cet immeuble. Pourquoi avoir réhabilité Bokassa ? 

 

Rédaction C.A.P   

 

 

 

 

 

courrier-fisc-belge-G-Bokassa-1.JPGcourrier-fisc-belge-2.JPGcourrier-fisc-belge-3.JPG

 

jugement-tribunal-belge-1.JPGjugement-tribunal-belge-2.JPGjugement-tribunal-4.JPGjugement-tibunal-belge-3.JPG

 

jugt-tb-belge-5.JPGjugement-tribunal-belge-7.JPG

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 02:19

 

 

 

 

ASECNA.jpg

 

 

Bangui, 18 juil (ACAP) - Le ministre délégué à la Présidence de la République, chargé de l’Aviation Civile et du Transport Aérien, Théodore Jousso, a décidé de la réappropriation du titre foncier n° 557 concédé à l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), sis sur l’Avenue de l’Indépendance, au cours d’une conférence presse, vendredi 15 juillet 2011, à Bangui.

Le ministre Théodore Jousso a expliqué que l’Etat centrafricain a simplement pris sa responsabilité eu égard au caractère stratégique et environnemental de ce site qui se situe proche de l’Hôtel de classe internationale de luxe qui devrait être sécurisé immédiatement après sa mise en service très prochainement.

 Le membre du gouvernement a réitéré que le gouvernement a pris cette décision en toute connaissance de cause, et cela ne met pas le pays en déphasage en sa qualité de pays membre de l’ASECNA.

Pour convaincre, Théodore Jousso s’est appesanti sur la participation active de la République Centrafricaine aux récentes instances statutaires de l’organisation tenues à Ndjamena au Tchad. Aussi, en tant qu’Etat membre, la République Centrafricaine s’emploie à contribuer de manière significative au bon fonctionnement de l’Agence.

Le Ministre a toutefois signalé que le gouvernement centrafricain a déjà adressé une correspondance à ce sujet à la Direction Générale de l’ASECNA. Et en réponse, la Direction Générale de l’ASECNA a sollicité l’appui du ministère de Tutelle et du gouvernement centrafricain à propos de la façon de piloter ce dossier.

 « En l’absence de signal fort du Directeur général de l’ASECNA, nous sommes au regret de constater que la décision de notre pays reste irrévocable », a déclaré en substance le ministre Théodore Jousso.

Pour l’heure, cette affaire de désaffection du titre foncier n° 557 fait l’objet de consultations et d’échanges entre le gouvernement centrafricain et l’Agence. En tout état de cause, tout litige éventuel doit faire l’objet de la procédure de traitement prévue à cet effet à l’article 25 de la Convention de Dakar, ancienne formule, ou à l’article 21 de la Convention de Dakar révisée et en cours de ratification.

Concernant la grève du personnel de l’ASECNA, le ministre Théodore Jousso a indiqué qu’il n’est pas partie prenante à la gestion de ce dossier, d’où il faut éviter d’interférer dans les débats en cours entre l’Etat centrafricain et l’ASECNA.

Il convient de noter que la République Centrafricaine est l’un des pays membre fondateur de l’ASECNA à travers les conventions successives de St Louis en 1959, Dakar en 1974 et révisée en 2010

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique