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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 02:35

 

 

 

Sylvain-Maliko.jpg

 

 

DSRP par-ci, DSRP par là. Est-ce un plat ? Mange-t-on le DSRP ? Depuis déjà quelques années, Sylvain Maliko l’actuel ministre de l’économie et du plan de Bozizé, le débauché naguère par le premier ministre Elie Doté alors qu’il travaillait à la Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies à Addis-Abeba, a découvert une tarte à la crème à savoir le Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté.

On croyait qu’avec ce fameux document, les gouvernements qui se sont succédé depuis celui de l’ineffable Elie Doté puis celui de Touadéra 1, Touadéra 2 et maintenant Touadéra 3 allaient définitivement éradiquer la pauvreté endémique en Centrafrique.  Force est malheureusement de constater qu’il n’en est absolument rien. On assiste à ce paradoxe où plus on parle de DSRP, plus la misère et la famine sévissent, et plus il y a la misère, plus Sylvain Maliko parle de DSRP et en met à toutes les sauces. A présent il est même question d’un DSRP 2.

Pourtant, dans le Résumé Exécutif du DSRP II, on peut lire ceci : « Au terme de la période couverte par le DSRP 1, il ressort que le taux de la pauvreté reste fort élevé en dépit d’une légère amélioration passant de 72% en 2003 à 62% en 3008 ». En tout cas, dans les faits, ceux qui devraient théoriquement bénéficier du DSRP restent toujours pauvres à 100%. La malnutrition surtout infantile sévit dans presque toutes les régions du pays et tend même à augmenter.

Evidemment, cette période dont il est ici question correspond à l’invasion de la bande de ceux qu’on appelle « LIBERATEURS » qui aujourd’hui, habitent dans des forteresses protégées par des clôtures aux hauts murs hérissés de fils barbelés et qui roulent de grosses cylindrées aux vitres fumées. Ce gap de 10% d’amélioration du niveau de la pauvreté ne peut être attribué qu’à ceux – là qui constituent la classe privilégiée du régime, quel que soit leur grade.

La famine est aujourd’hui l’une des causes fondamentales de la mortalité en Centrafrique. Elle tue même plus vite que le VIH/SIDA. Il suffit de faire un tour dans les morgues des hôpitaux de Bangui pour assister à des scènes désolantes, où encore dans les périphéries de Bangui où dans l’arrière-pays pour se rendre compte de l’extrême pauvreté qui y sévit après le passage du DSRP 1. Il faut donc arrêter de bassiner les citoyens avec cet écran de fumée et véritable usine à gaz qu’est ce DSRP.

En effet, la table ronde du DSRP 1 de 2006 à Bruxelles avait prévu de débloquer une coquette somme de 300 Milliards de F CFA. Jusque là cette somme d’argent a été selon les différentes évaluations à mi – parcours du DSRP 1, débloquée sous forme de petits projets exécutés dans le cadre du DDR, de la consolidation de la paix, du RSS, etc…, tout cela constitue la substance du DSRP 1.

Pourquoi doit-on encore rebattre les oreilles des Centrafricains avec un DSRP II ?  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 00:26

 

 

 

 

drapeau françafricain

 

 

Quand Paris installe  « démocratiquement  » les chefs d’Etat africains

Lu pour vous

 

Le Canard Enchaîné 22 Juin 2011

 

L’hebdomadaire français « Le Canard Enchaîné », dans l’article ci-dessous, publié le 22 juin, n’apprend rien aux Africains sur le sujet. Ceux-ci savent de longue date que les chefs de comptoirs coloniaux que sont les hommes qui les gouvernent ne sont rien sans  » la mère patrie  » qui les a adoubés et bénis.

 

Sur les fraudes bénies par Paris ils n’ont besoin de personne pour le savoir : ainsi les Congolais savent-ils qu’en 2009 Sassou par exemple a été élu par 10 % de la population, ce que se sont bien gardés de rapporter les  « observateurs  » français dépêchés sur place, histoire peut-être d’avoir une chance de revenir au palais de Mpila la prochaine fois, un endroit où, paraît-il, la soupe est bonne.

 

Paris a béni les trucages électoraux africains

 

Jean-François Julliard Le Canard Enchaîné 22/06/11

 

La France ne se contente pas de soutenir, sans états d’âme, certains dictateurs africains, elle ne craint pas d’en rajouter en jouant les vigies de la démocratie sur ce continent. Des observateurs pointilleux surveillent, en son nom, la régularité des élections. Et Paris participe très activement aux « programmes de soutien à la démocratisation » supervisés par l’Union européenne. Cette année, avec 18 scrutins présidentiels – un record – plus une multitude d’autres élections, l’« observation » marche à plein régime. Bruxelles y met les moyens : 38 millions !

 

Peu curieuses ou tenues à l’écart des tricheries, certaines missions sont une aubaine pour les pays « invitants ». Elles leur permettent de s’offrir une caution internationale et de conforter leur pouvoir. D’autres rapports, franchement critiques, eux, sont inopérants. Leur publication intervient plusieurs mois après le scrutin. Quand tout est oublié.

 

Exemple : les législatives de février au Tchad. Un observateur français, consulté par « Le Canard », les qualifie de « mascarade ». Les remarques gênantes de la mission dont il était membre n’ont été rendues publiques… que le 27 mai.

 

Quelques jours après le vote, Catherine Ashton, ministre des Affaires étrangères de l’UE, a donc salué le « bon déroulement » des opérations dans un « climat apaisé et serein ». Au pouvoir depuis son coup d’Etat de 1990, le dictateur Idriss Déby en est sorti plus fort. En avril, il a été triomphalement réélu président. Cette fois sans témoins internationaux.

 

Pas de tintouin au Congo

 

Autre parodie, il y a trois mois, en Centrafrique. L’ONU et Bruxelles avaient pourtant dépensé 9,5 millions et Paris 500 000 euros pour l’organisa¬tion du scrutin présidentiel et le déplacement des observateurs. Dans leur rapport : urnes fictives ou bourrées, bulletins non comptés (25 %), violences et intimidations d’opposants. Et « réélection » (65 % au premier tour) du général Bozizé…

 

Les experts internationaux ont relevé des facéties du même calibre au Congo et en Mauritanie (juillet 2009) ainsi qu’au Togo (février 2010). La France, impavide, a célébré la « victoire » des présidents sortants. Alain Joyandet, à l’époque ministre de la Coopération, s’est auto-congratulé au sujet de l’un d’eux, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat quelques mois avant cette élection : « C’est grâce à nous, quelque part, qu’en Mauritanie la démocratie revient. »

 

Bien sûr, les observateurs ne sont pas toujours de simples faire-valoir. Leur apport a, par exemple, été reconnu lors des récentes élections en Guinée et en Côte d’Ivoire (novembre 2010), qui ont abouti à l’alternance. « Et l’arrivée d’une délégation étrangère est toujours un signe d’espoir pour les populations opprimées », constate une habituée des missions dans les ex-Républiques soviétiques.

 

« Le problème, renchérit un familier de l’Afrique, c’est que nos critiques — même virulentes — ne sont pas suivies de mesures de contraintes à l’égard des régimes. » Ainsi, alors que le rapport sur la présidentielle éthiopienne, en 2005, s’annonçait calamiteux, Javier Solana, haut représentant pour la politique étrangère de l’UE, avait, comme le raconte « Jeune Afrique », invité en grande pompe à Bruxelles le vainqueur et roi de la fraude, Meles Zenawi.

 

Pour certains « observateurs », les conditions matérielles des missions ne sont pas à négliger. Le job est dépaysant et bien rémunéré : de 150 à 200 euros par jour, billet d’avion payé. Les experts dits « de long terme », qui préparent durant des mois, sur le terrain, l’arrivée de leurs collègues « de court terme », peuvent, eux, toucher plus de 10 000 euros mensuels.

 

Admirateurs de Ben Ali

 

Mais l’appât du gain ou la sympathie pour un régime généreux suscitent d’autres vocations. Sous le couvert, parfois, d’un organisme bidon, des élus, des juristes ou des universitaires s’improvisent « observateurs indépendants ». Edmond Jouve et André Decocq méritent d’être cités en exemple. En octobre 2009, ces deux profs de droit avaient cautionné les législatives organisées par Ben Ali, dont ils soulignaient « l’intégrité et la transparence ». Fallait oser…

 

Au Burkina (novembre 2010), l’ancien ministre Jacques Godfrain, un parlementaire UMP et un dirigeant de Bolloré, ont salué la troisième réélection (irrégulière) du président Blaise Compaoré. Au Congo- Brazzaville (juillet 2009), l’ex-ministre Jacques Toubon et les députés UMP Jean-Michel Fourgous et Jean-François Mancel ont porté la soupe à l’inoxydable Denis Sassou Nguesso.

 

Il s’est aussi trouvé des témoins complaisants pour juger « libre, transparente et crédible » la présidentielle de Djibouti (avril 2011). Ismaël Omar Guelleh y a été sacré avec 80 % des voix. La France, qui, avec les Etats-Unis, soutient à bout de bras cet autocrate, a envoyé le 8 mai Henri de Raincourt féliciter l’heureux élu. Ministre de la Coopération, il y a croisé – sans faire la moindre remarque – le Soudanais Omar El Bechir, poursuivi par la justice internationale pour crime contre l’humanité et génocide.

 

Difficile de lui en vouloir : Béchir était sûrement venu en simple « observateur »…

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 00:23

 

 

 

Bozize-a-Bruxelles-le-17-juin-2011.jpg

 

BANGUI 27 juin — (AFP) Le président centrafricain François Bozizé a lancé à Bocaranga (nord-ouest) des opérations de désarmement de 350 ex-combattants de la rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), a-t-on appris auprès de la présidence.

"Ces opérations ont été lancées (samedi) sur fonds propres du gouvernement qui a déboursé 35 millions FCFA (53.000 Euros), pour le désarmement de 350 ex-combattants de l'APRD à raison de 100.000 FCFA (environ 150 euros) pour chaque ex-combattant", a déclaré le directeur de la presse présidentielle, Lord-Esaïe Nganamokoï.

"Enfin le désarmement commence en Centrafrique", a déclaré samedi le président Bozizé, cité par M. Nganamokoï.

"Mon désir est d'aller vite à la paix et respecter nos engagements", a affirmé le président Bozizé, précisant avoir instruit le gouvernement de procéder de la sorte "pour ne pas abuser de la confiance des ex-combattants".

Avant le lancement officiel des opérations, le commandant des opérations de l'APRD, Henri Tchebo Wanfio, a demandé au gouvernement "de respecter ses engagements pour faire aboutir le processus du désarmement", a affirmé M. Nganamokoï.

Le ministre du Désarmement, le général Xavier-Sylvestre Yangongo, a expliqué que ces opérations s'inscrivent dans le cadre des accords de paix conclus par Bangui avec quatre rébellions en 2008 et visant au désarmement, à la démobilisation et à la réinsertion de quelques 6.000 combattants.

Elles doivent s'étendre ensuite aux autres régions centrafricaines où les ex-combattants d'autres rébellions doivent être également désarmés, selon la presse présidentielle.

Le 12 juin, la dernière grande rébellion encore active en Centrafrique, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) a signé un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement devant déboucher sur un accord de paix.

 

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

 

Centrafrique : Bozizé lance des opérations de désarmement d'anciens rebelles

Par RFI

Le président centrafricain François Bozizé a lancé à Bocaranga, dans le nord-ouest du pays, des opérations de désarmement de 350 ex-combattants sur 6 000, de la rébellion de l'APRD, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie. Le programme DDR, Désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants, entre donc dans sa phase la plus visible. L'opération devrait durer plusieurs mois et suscite déjà quelques critiques.

Pour le moment, seuls les hommes du colonel Wafio, l'un des deux commandants militaires de l'APRD ont rendu leurs armes, des armes artisanales pour l'essentiel. Quelque 350 hommes ont perçu, chacun, 100.000 francs CFA (150 euros). « Enfin le désarmement commence en Centrafrique », a déclaré le président François Bozizé.

Mais du côté des bailleurs de fonds, on ne partage pas cet optimisme. Une source bien informée regrette que cette opération ait été lancée par le gouvernement sans le feu vert de certains membres du comité de pilotage du DDR, c'est-à-dire sans l'implication de la communauté internationale. Le PNUD n'était pas à Bocaranga par exemple.

Les ex-combattants n'ont même pas reçu une carte officielle de démobilisation. « Qui va s'occuper de leur suivi »? s'interroge une source militaire qui estime que cette opération est lancée « à l'aveuglette », sans programme de réinsertion des ex-combattants. « Qu'est-ce qui les empêchera de reprendre les armes dans quelques mois pour dresser de nouveaux barrages sur les routes, s'ils n'ont pas d'autres moyens de subsistance » s'inquiète cette source.

« Cela fait trois ans que les populations et les ex-combattants eux-mêmes attendent le désarmement, répond le Général Xavier-Sylvestre Yangongo, ministre délégué chargé du DDR. On n’allait pas continuer à tourner en rond. Les problèmes se règleront mais il fallait commencer à tout prix ».

 

NDLR : Le général Yangongo a l'air de prendre ses désirs pour la réalité. Ce pprogramme DDR est une véritable vache à lait et un sinécure pour quelques-uns qui en vivent et qui ne veulent pas du tout que le désarmement vrai ait lieu, à commencer par Bozizé lui-même. Certains chefs rebelles aussi y trouvent leurs comptes ainsi que quelques dignitaires du pouvoir et certains chefs de mouvements politico-militaires.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 00:19

 

 

 

Mgr-Paulin-Pomodimo.JPG 

 

Baba Laddé

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 27 Juin 2011 13:10

Le médiateur de la République Monseigneur Paulin Pomodimo vient de réconcilier les éléments du général tchadien Baba Ladé et ceux de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) de Jean-Jacques Démafouth. Pour ce faire, il s’est rendu samedi 25 juin 2011, à Kaga Bandoro où il a rencontré les deux factions en conflit. La réconciliation faite suite aux accrochages entre les 2 parties faisant des victimes et 18 otages côtés APRD.

L’information est confirmée ce lundi par Firmin Féréra, directeur de cabinet de la Médiature. « L’objectif poursuivi par le gouvernement a été de démanteler toutes les barrières illégales érigées par ces rebelles de part et autres, libérer les éléments pris en otages et ramener la paix. Après d’âpres discussions, les deux parties avaient pris d’engagements fermes pour un calme définitif. D’ailleurs, les éléments de Baba Ladé ont promis de remettre tous leurs otages à l’antenne locale du CICR (Comité International de la Croix Rouge), indique le directeur de cabinet.

Il faut dire que les 2 rébellions occupent depuis plus d’une demi-décennie les régions du nord-ouest du pays. Elles ont toutes signées des accords de paix avec le pouvoir de Bangui pour l’APRD d’une part, et avec N’djaména pour les hommes de Baba Ladé d’autre part.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 00:12

 

 

 

 

Mathos-Edouard.jpg

 

Mgr Edouard Mathos récemment kidnappé par des bandits de la CPJP

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 27 Juin 2011 10:53

La conférence épiscopale des évêques de Centrafrique s’est achevée dimanche 26 juin 2011, sur fond de message de paix à l’endroit des habitants de Bouar(ouest). Les évêques des 9 diocèses du pays ont pris part à cette session annuelle axée sur le thème « La vie des Eglises centrafricaines ».

Cette rencontre des responsables de l’Eglise catholique en Centrafrique intervient quelques jours après les événements qui ont secoué la ville de Bouar et qui avaient fait 3 morts.

Ces incidents ont d’ailleurs été évoqués sur place par l’Administrateur Apostolique de l’archidiocèse de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalaïnga. Il a invité au retour au calme et surtout insisté pour que la justice saisie, fasse son travail en toute sérénité. Il faut rappeler qu’une manifestation spontanée avait suivi le meurtre d’un jeune par un militaire. Ce soulèvement populaire avait été durement réprimé par les Forces de défense.

Selon Mgr Nzapalaïnga, « la situation a interpellé tous les évêques présents à ces assises qui ont duré une semaine. La Justice doit faire son travail pour rétablir la paix. Une telle situation ne peut se produire dans un pays dit de droit ».

La conférence épiscopale a pris fin par une messe concélébrée par l’ensemble des évêques à la cathédrale de Bouar.

 

NDLR :  On n peut imaginer que la conférence épiscopale se soit purement et simplement tue sur la mésaventure qu'a connue son président, Mgr Edouard Mathos en revenant d'une tournée de son diocèse et qui a défrayé la chronique récemment. Cela ne peut ne pas avoir été évoqué lors de cette assise.Les évêques et l'Eglise catholique de Centrafrique doivent prendre leurs responsabilités et se prononcer clairement sur les questions d'intérêt national qui agitent actuellement le pays. D'un peu partout dans les provinces et aussi dans la capitale on assite de plus en plus à des soulèvements populaires qui traduisent l'exaspération de la population et des citoyens vis à vis des autorités qui ne font rien pour que cessent un certain nombre de fléaux qui perdurent et qui font souffrir les Centrafricains. Qu'en pensent les évêques et l'Eglise catholique de Centrafrique ?  La conférence épiscopale ne doit pas continuer à faire l'autruche.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 00:09

 

 

journaux de Bangui

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 27 Juin 2011 11:58

Un communiqué de l’Observatoire des Médias en Centrafrique (OMCA) publié ce 27 juin 2011 fustige le manque de culture de la plupart des journalistes centrafricains. Cette situation engendre de graves lacunes en français et dans le domaine de la culture générale.

L’OMCA cite en exemple le titre paru récemment en première page d’un quotidien banguissois, repris en page intérieure : « le Gouvernement et la CPJP fument le chalumeau de la paix ». L’article rendait ainsi compte de la cérémonie de signature de l’accord de cessez-le-feu organisée à Bangui.

 Pierre Debato II, président de l’OMCA se livre à une leçon de vocabulaire. « Situation cocasse », commente-t-il dans le communiqué avant de poursuivre : « le titre est non seulement un contresens, mais un non-sens et aux antipodes de l’article, l’expression employée n’étant pas française. Imagine-t-on deux belligérants s’engageant pour la paix, s’envoyer ou fumer de la flamme très chaude ? Par conséquent, fumer le calumet de la paix est l’expression française consacrée qui convient pour l’événement dont le journaliste a rendu compte dans son article»

Dans ses conclusions le président de l’OMCA rappelle que  le journalisme est un métier qui exige de la connaissance et de la pratique de quelques principes de base ainsi que la maîtrise des principales difficultés de la langue utilisée et de la grammaire. Il est donc important que des contenus de qualité soient publiés. A ceux qui expliquent cette situation par le manque de formation, l’OMCA rappelle que même sans formation initiale et sans apprentissage, « ceux qui ont choisi d’exercer le métier de journaliste doivent le faire selon les règles de base de l’écriture, à savoir, exactitude, concision, clarté, et se perfectionner dans la langue utilisée. »

De tels manquements « récurrents » et relevés dans quasiment tous les journaux paraissant à Bangui, sont de nature à ternir l’image de toute une corporation et à décrédibiliser la profession aux yeux du public.

 

NDLR : Ce problème que soulève l'OMCA est réellement préoccupant. La qualité syntaxique et journalistique ou même simplement orthographique des papiers de certains confrères, il faut l'admettre, laisse souvent grandement à désirer et cela doit être dit. A défaut d'éduquer les plus jeunes lecteurs, les articles de presse ne doivent pas leur polluer l'esprit par d'insupportables fautes d'orthographe, de grammaire et conjugaison. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Livres - Médias
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 02:10

 

 

 

 

Francis et François Bozize

 

 

Depuis que François Bozizé est à la tête de la République centrafricaine, non seulement des rébellions ont poussé comme des champignons après la pluie pour contester par les armes et la violence sa mauvaise gouvernance mais le territoire centrafricain est également devenu un véritable sanctuaire pour des mouvements armés étrangers comme le FPR du Tchadien Baba Laddé dans les préfectures de l’Ouham et de la Nana-Gribizi ainsi que la tristement célèbre LRA d’Ouganda dans le Haut-Bomou, le Mbomou, la Haute-Kotto et la Vakaga, qui sont venus s’y implanter le plus tranquillement du monde. Les prétendues autorités centrafricaines dont Bozizé lui-même qui se prend pour un général d’armée et son fils Francis qu’il a bombardé colonel, sont totalement impuissantes à sécuriser ces préfectures en mettant hors du sol national ces hordes de bandits.

S’agissant des rébellions politico-militaires internes à la RCA, elles ont littéralement pris en otage depuis déjà plusieurs années les paysans et usagers des axes routiers de plusieurs régions du pays, empêchant tout fonctionnement normal de l’administration et de l’Etat tout court. Aujourd’hui, Bozizé a échoué dans presque tous les domaines  à diriger le pays. Les récentes marches et diverses insurrections des populations non seulement dans la capitale, d’abord contre les crimes et exactions de certains ressortissants tchadiens, ensuite pour exiger d’avoir de l’eau et le courant électrique, enfin contre l’insécurité que sèment régulièrement les criminels de la LRA dans le Sud Est et aussi certains militaires centrafricains de la garde présidentielle souvent ivres, en sont des preuves palpables.

Un constat s’impose : Plus Bozizé a des difficultés à gérer les différentes crises auxquelles il doit faire face, plus il pense que c’est par l’effusion du sang des Centrafricains que cela doit se résoudre. Selon nos informations, Bozizé a réceptionné la semaine dernière huit (8) conteneurs de 40 pieds d'armes de guerre en provenance de Chine, d'Ukraine et de Rouen. Dans ces conteneurs, il y aurait vraisemblablement deux hélicoptères en pièces détachés achetés en Ukraine qu’il compte utiliser à des fins militaires. Le long et récent séjour en France de son fils, le pseudo colonel Francis Bozizé n’est pas étranger à ces acquisitions ukrainiennes. Toujours selon nos informations, le versement aux vendeurs d’Ukraine de la somme de deux (2) millions d’euros a posé quelques problèmes à Paris qui a dû procéder préalablement à des vérifications avant d’autoriser les transactions.

Ces temps derniers, à la moindre information ou rumeur, l'armée dans sa totalité est mise en alerte et les différents quartiers militaires sont systématiquement consignés (c'était par exemple le cas le jour où la dépouille du défunt président Ange-Félix Patassé devait arriver à Bangui. Fidèle Ngouandjika le brouillon et menteur porte-parole qui l’avait publiquement accusé de simuler sa maladie a été interdit de se rendre à l’aéroport avec le gouvernement lors de l’arrivée du cercueil de Patassé ainsi que sur l’avenue des Martyrs pour les obsèques officielles qui lui avaient été rendues. Ce fut aussi le cas les jours des émeutes au Km5 contre les musulmans tchadiens, etc Bozizé a peur et est convaincu que des mauvais coups se préparent contre lui. D'où par exemple son manque d’enthousiasme pour se rendre à Bocaranga pour la cérémonie du lancement du DDR. Un président qui a peur est un président dangereux.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 02:02

 

 

 

Billets-verts.jpg 

 

 

Une enquête exclusive de la rédaction de C.A.P

 

 

TABLEAU SYNOPTIQUE DE L'UTILISATION DES FONDS DE CONSOLIDATION DE LA PAIX EN RCA

 

 

AXE PRIORITAIRE 1 : Réforme du Secteur de Sécurité DDR

TITRES DES PROJETS

Allocation 2008

Allocation 2009

TOTAL 2008 + 2009

Renforcement et déploiement sur le territoire national des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) formées et biens équipées (Construction des camps militaires, l’école de police, l’école de gendarmerie, les équipements militaires,  tenues, véhicules tout terrain  etc)

0 $US

7 000 000 $US

7000 000 $US

DDR

5 955 710 $US

1 500 000 $US

7 455 710 $US

AXE PRIORITAIRE II : Bonne Gouvernance et Etat de Droit

Les élections groupées sur l’ensemble du territoire

0

2 000 000 $US

2 000 000 $US

Renforcement de la sécurité judiciaire (construction des prisons, réhabilitation des habitations des Présidents de tribunaux, Véhicule de fonction, fourniture des tauges pour les magistrats, décentralisation des services judiciaires)

0

3 000 000 $US

3 000 000 $US

Création d’un cadre juridique équitable et lutte contre l’impunité (renforcer le système de protection juridique du citoyen, protéger le droit de la femme par des séminaires et formation)

758 000 $US

2 500 000 $US

3 258 000 $US

Promotion d’une culture de la paix, de la démocratie et de la réconciliation nationale (créer un environnement favorable à la paix, appuyer la formation sur la culture de la paix et la citoyenneté)

686 200 $US

2 500 000 $US

3 186 000 $US

AXE PRIORITAIRE III : Pôles de Développement et Revitalisation des communautés affectées par les conflits

Sédentarisation de toutes les jeunes filles et garçons dans leurs zones d’origine (réinstaller les PDI ou personnes déplacées internes, construction des infrastructures de base)

0

2 000 000 $US

L’octroi  de cette allocation est refusé et reversé au DDR

Réduction tendant vers l’éradication du chômage dans les zones post conflits (c’était le projet que je pilotais avec trois autres sous projets dont les femmes leaders, la formation et l’insertion professionnelle des jeunes)

1 921 000 $US

3 000 000 $US

La tranche de 2009 est refusée et reversée aux élections et le renforcement de l’état de droit

La responsabilisation des jeunes dans le maintien de la paix, protection de leur emploi et de leurs communautés d’origine (appui à la structuration des communautés et à la dynamisation des organes communautaires de base  c'est-à-dire construire les centres de formation professionnelle, les plates-formes de production et de transformation des produits agricoles, le revalorisation des petits métiers pour sédentariser le maximum des jeunes)

679 000 $US (juste la réhabilitation des centres de formation de Bozoum, Bossangoa et Bria, formation et kits d’insertion pour environ 60 jeunes seulement)

2 000 000 $US

La tranche de 2009 est refusée pour la suite du programme et reversée aux FDS, renforcement de l’état de droit et le DDR

TOTAL ALLOCATION SUR LES DEUX DERNIERES ANNEES EN DEUX TRANCHES : NB : une troisième allocation est en vue dont la  répartition doit être bientôt débattue.

 

 

40 499 710 $US

 

Les Fonds sont logés au PNUD puisque celui-ci joue le rôle de l’Agence d’exécution. Les allocations de 2008 ont été versées en 2009 en celles de 2009 en 2010. Les projets importants ici mis en rouge qui concernent le relèvement des communautés n’ont pas revêtu un caractère prioritaire ni une nécessité pour le régime de Bozizé.

Les projets n’ont pu bénéficier de la deuxième allocation. Le PNUD ayant toujours privilégié privilégie les priorités définies par les Gouvernements,  il était quasiment impossible de contourner les choix du pouvoir en place. Le premier mode de gestion est une gestion directe où le PNUD lui-même ordonnait les décaissements et faisait exécuter les dépenses par son propre personnel.

Mais à ce niveau des détournements ont eu lieu et ont porté notamment sur du matériel et des objets en nature voire de l’argent. C’est ainsi que Mme Bernadette SAYO à l’époque ministre des affaires sociales, s’était accaparée de 10 broyeuses de manioc, de 10 charrues, de 4 charrettes et d’une somme de 15 millions de FCFA. Elle a prétexté une attaque rebelle qui aurait eu lieu entre Kaga – Bandoro et Kabo sur le véhicule du projet qui se rendait à Kabo pour acheter des bœufs. Ces équipements étaient destinés aux femmes leaders des préfectures affectées par les conflits notamment l’Ouham, l’Ouham – Pendé et la Nana – Gribizi. Cette situation est restée sans suite judiciaire à ce jour.

Aucun compte n’a été demandé au Coordonnateur du PNUD ni à cette brave dame de Mme Sayo qui a même fait dernièrement partie de la délégation centrafricaine qui avait participé à la table ronde de Bruxelles. Certaines femmes exaspérées par le comportement de Mme SAYO ont vendu les bœufs de labour pour survivre. Elles se sont retrouvées quelques semaines en geôle. Il s’agit des femmes leaders de Paoua, Bouca et Batangafo.

Le second mode de gestion passe par une Unité de Gestion de Projet composée des ministères concernés et pilotée pat un point focal désigné par le Gouvernement. C’est le cas des projets DDR, RSS, Elections, Cadre Intégré Renforcé (Ministère de Commerce). Cette unité élabore un plan de dépense sur un trimestre et le PNUD met à sa disposition les fonds pour être utilisés et justifiés trois mois après leur épuisement. C’est à ce niveau que se posent les problèmes de justifications parce que les partages des jetons de présence, les frais de missions et d’autres dépenses qui ne sont pas inscrites à l’ordre du jour ne sont pas souvent justifiés. Aussi au niveau du PNUD existent les Chargés de Programme, censés veiller à la régulation des dépenses mais qui en réalité sont eux aussi complices avec l’unité de gestion et font débloquer les fonds sans justifications. C’est ainsi que les justifications des dépenses électorales  et du DDR poseront inévitablement problème.

Il était prévu la construction d’un camp militaire à Paoua, Kaga – Bandoro, Bossangoa et Birao mais dans la réalité cela reste encore au niveau des projets. Aussi la CNS a été délocalisée pour laisser sa place à la construction du siège de la BEAC, et du coup, il fallait construire un local pour abriter la CNS et aussi déplacer le camp OBROU. Tout cela reste théorique alors que les fonds sont disponibles dans le cadre du RSS.

Voilà comment on prétend consolider la paix et lutter contre la pauvreté et le chômage en Centrafrique. Les trois axes pourtant prioritaires comme le montre le tableau synoptique ci-dessus pour aider réellement les populations des zones impactées par les conflits ont été purement et simplement délaissés par le gouvernement. Pourquoi ?

 Rédaction C.A.P

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 01:54

 

 

 

 

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Centrafrique :  lancement du programme DDR

Bangui, dimanche 26 juin 2011 (Xinhua) - Sur les 8.000 ex-combattants à démobiliser, 353 viennent d’être désarmés à l’occasion du lancement du programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) des anciens rebelles, à Bocaranga, à plus de 500 km au Nord du pays, en présence du président de la République François Bozizé.

Il s’agit des éléments de l’ancien mouvement rebelle de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de Jean Jacques Demafouth.

"A l’APRD qui a accepté de se soumettre à cet exercice, je lance des fleurs pour cet acte patriotique. A tous les autres leaders je les assure de tout mon soutien pour la mise en oeuvre accélérée de ce programme", a-t-il lancé à l’endroit des ex- combattants.

"On se fâche pour quelque chose, mais dès lors que l’on a une proposition concrète, on se calme pour faire la paix et travailler et participer au développement du pays", a relevé François Bozizé, qui demande aux ex-combattants de "prendre au sérieux le DDR" afin de pousser la communauté internationale à appuyer le processus jusqu’à l’aboutissement total.

Il a enfin demandé, en sa qualité de "garant de l’unité nationale", à la population de se pardonner réciproquement exhortant toutes les populations affectées par ces conflits "de réserver à chaque ex-combattant un accueil chaleureux".

Pour leur représentant, le colonel Ouafio de l’APRD, les ex- rebelles manifestent désormais "une ferme volonté" pour l’aboutissement du processus, mais il y a un sentiment de méfiance à cause du retard enregistré dans la mise en oeuvre du programme entamé depuis 2008.

"Certains ex-combattants ne veulent pas porter les casquettes du DDR parce qu’ils sont incertains de l’avenir de processus. Il faut mettre en place rapidement une cellule de réintégration", a-t- il déclaré.

8.000 ex-combattants des cinq mouvements politico-militaires signataires de l’Accord de paix global de Libreville de 2008 sont concernés par ce programme en attendant l’intégration de ceux de la Convention des patriotes pour la justice et la paix qui vient de signer un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement.

 

NDLR : En réalité, Bozizé ne voulait même pas aller à Bocaranga pour le lancement de ce programme de désarmement par crainte d'un mauvais coup contre lui de la part des rebelles mais c'est le général Sylvestre Yangongo qui a insisté pour qu'il y aille. Selon nos informations, il n’a fait en tout et pour tout que seulement deux heures sur les lieux. Arrivé à 12 heures, il est reparti à 14 h (heures locales) en expédiant la cérémonie. Il a dénoncé à cette occasion la mauvaise volonté des ex-combattants qui n'ont restitué que des fusils de fabrication artisanale et seulement quelques kalachnikovs. Force est de constater qu’aussi bien Bozizé que les prétendus ex-combattants sont méfiants et ont des doutes sur les chances de réussite et de réalisation concrète de ce fameux désarmement pourtant tant attendu par les Centrafricains.

 

 

DDR, 365 ex-combattants rendent leurs armes à Bocaranga

radio Ndéké Luka Dimanche, 26 Juin 2011 08:51

 

C’est sur le site de Bilakaré situé à environ 160 km de Bocaranga que les opérations de restitution des armes ont commencé samedi 25 juin 2011 en présence du président de la République François Bozizé. 365 ex-combattants ont remis leurs armes.

Après leur désarmement, les ex-rebelles auront le choix soit d’intégrer les rangs des Forces Armés Centrafricaines (FACA), soit de regagner la vie civile après une formation par la JPN (Jeunesse Pionnière nationale) en agro-pastorale, maçonnerie, menuiserie et autres options soit encore de mener une activité commerciale.

Sur place à Bilakaré une cinquantaine d’entre eux qui ont opté pour une formation au sein de la JPN, ont porté les tenues qui leur ont été distribuées. Chaque ex-combattant a reçu une enveloppe de cent mille francs fcfa (environ 150 euros). Il est également prévu à la prochaine étape de distribuer des kits de développement pour compléter les dotations financières.

Le président François Bozizé a dit son engagement à œuvrer plus que jamais à l’accélération du processus du DDR. Il a par ailleurs relevé que les 365 armes récupérées des mains des 365 ex-combattants ne sont constituées en majorité que des armes légères et les armes de fabrication artisanale et locale. Il a appelé à la sincérité des actes posés par chacune des parties et tout en exhortant les ex-combattants et la population d’accueil à s’accepter mutuellement.

Les représentants des différents groupes rebelles au rang des qui on a noté la présence de Abakar Sabone et Daman Hissen, ont dit leur satisfaction sans manquer d’attirer l’attention de certains ex-rebelles qui hésitent encore et attendent les premiers fruits.

 

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 00:47

 

 

 

 

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DAKAR - AFP / 26 juin 2011 01h06 - Plus de 60 partis politiques et organisations de la société civile du Sénégal ont formé un mouvement qui demande au président Abdoulaye Wade de renoncer à sa candidature à l'élection présidentielle de 2012, ont indiqué samedi plusieurs de ses membres.

Nous sommes largement plus de 60 partis, associations, ONG de la société civile à avoir créé vendredi le Mouvement du 23 juin 2011. Notre première exigence, c'est que Wade déclare publiquement qu'il renonce à sa candidature à la présidentielle, a déclaré à l'AFP Me Aïssata Tall Sall, porte-parole du Parti socialiste (PS, opposition).

La date fait référence à la journée de jeudi, marquée par des manifestations d'ampleur dans le pays, ayant tourné à l'émeute à Dakar, contre un projet de réforme constitutionnelle instituant un ticket présidentiel -comprenant un président et un vice-président- susceptible d'être élu au premier tour avec seulement 25% des suffrages.

Cette disposition était l'une des plus décriées du projet de loi. Le président Wade a finalement renoncé à le faire voter et le calme est revenu dans le pays.

Le Mouvement du 23 juin regroupe toutes les composantes actives du pays qui veulent le changement dans la paix, dans le calme, a déclaré samedi sur la radio privée sénégalaise RFM l'ex-Premier ministre Moustapha Niasse, chef de l'Alliance des forces de progrès (AFP, opposition).

Le peuple s'est levé jeudi pour dire: ça suffit. Si Abdoulaye Wade a l'intelligence de comprendre ce message-là, il doit déclarer publiquement qu'il ne va pas se présenter aux élections en février 2012, a ajouté M. Niasse.

Abdoulaye Wade, 85 ans, a été élu en 2000 pour un mandat de sept ans, puis réélu en 2007 pour cinq ans à la suite d'une modification de la Constitution. Il a annoncé en 2009 qu'il briguerait un nouveau mandat en 2012, suscitant un débat, toujours vif, sur la légalité de sa candidature.

Selon Me Aïssata Tall Sall, la coalition exige aussi l'arrêt de toutes (les) mesures prises dans le sens de chambouler les règles du jeu électoral à huit mois de la présidentielle.

Le chanteur-vedette Youssou Ndour et le rappeur Didier Awadi, des célébrités au Sénégal et à l'étranger, ont aussi exhorté le président sénégalais à ne pas briquer un nouveau mandat dans des déclarations sur RFM, un des médias du groupe de presse de M. Ndour.

Je demande solennellement au président de la République (...) qu'il renonce à sa candidature, a lancé Youssou Ndour, en tournée à l'étranger.

La majorité des Sénégalais, aujourd'hui, ce qui les inquiète, c'est la validation ou non de la candidature de M. Wade, qui ne doit pas mettre la pression sur les juges qui vont valider ou invalider sa candidature, a-t-il estimé.

Pour Didier Awadi, il faudrait que le président dise clairement qu'il ne va pas se présenter et il faut respecter la volonté populaire exprimée lors des manifestations de jeudi.

Toute cette agitation, tout ce mouvement populaire (...) disait simplement qu'on ne veut plus de ce régime. Que M. Wade aille à la retraite, parce que je pense qu'il mérite sa retraite aujourd'hui à 85 ans, a dit le rappeur.


(©)

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