Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 00:24

 

 

 

 

MARDI 7 MAI 2013 / PAR SÉBASTIEN BADIBANGA

 

Le renversement de François Bozizé n’a pas mis fin au conflit en Centrafrique. Le chaos règne toujours dans le pays, notamment à Bangui, la capitale, où les habitants sont exposés aux sévices de l’ex-rébellion de la Séléka. Un contexte délétère qui persuade certains Centrafricains de se réfugier en République démocratique du Congo.

 

La République démocratique du Congo (RDC) est devenue la nouvelle terre d’asile pour les Centrafricains. Et pour cause, la situation dans le pays, désormais administré par l’ancien chef des rebelles de la Séléka Michel Djotodia, est délétère.

 

Le renversement de François Bozizé, le 24 mars dernier, n’a en effet pas mis fin au conflit en Centrafrique. La peur règne toujours, notamment à Bangui, la capitale, où les habitants sont exposés aux sévices de l’ex-rébellion de la Séléka. Un contexte tendu qui pousse bon nombre de Centrafricains à se réfugier en RDC, le pays limitrophe.

 

« Située juste en face de Bangui, la petite ville congolaise de Zongo reçoit de plus en plus de personnes qui fuient la capitale centrafricaine. La traversée de quelques centaines de mètres s’avère parfois périlleuse. Une mère de famille est arrivée blessée par balles et a succombé à ses blessures après avoir été accueillie au camp de Worobe construit près de Zongo », rapporte RFI. Et de préciser : « Ce camp de toile récemment construit est encore assez mal équipé : il n’y a pas d’eau, pas d’électricité. Worobe a vu sa population augmenter de 8 000 personnes ces deux dernières semaines ».

 

L’Afrique centrale en renfort

 

La situation sécuritaire en Centrafrique est si déplorable que l’Afrique centrale a décidé d’agir. Lors du Sommet de N’Djamena, tenu en avril, les chefs d’Etat de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) ont ainsi plaidé pour l’envoi d’un effectif de 2 000 hommes qui renforcera la Force multinationale d’Afrique centrale (Fomac) à la fin du mois de mai. Coût de l’opération : 47 milliards de francs CFA.

 

L’enjeu ? Sécuriser la Centrafrique qui est en proie à des exécutions sommaires perpétrées par les ex-rebelles du Séléka non contrôlés. Il ne se passe pas un seul jour sans que les combattants de l’ex-rébellion pillent, tuent ou braquent des personnes. Pas plus tard que le 23 avril, un conducteur de taxi-moto a été froidement abattu dans le 8e arrondissement de Bangui.

 

Le problème d’insécurité est, donc, la raison principale de la fuite des Centrafricains vers la République démocratique du Congo. Cependant, arrivés sur place dans le camp de Zongo, dans la province de l’Equateur, les réfugiés ne sont pas a fortiori protégés. Des menaces pèsent sur la sécurité de ces derniers. « Le camp se trouve au bord de l’Oubangui, la rivière qui marque la frontière. On craint toujours des intrusions, des expéditions punitives », souligne RFI.

 

C’est pour cette raison que le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) construit un autre camp dans la localité de Mole, située à 35 kilomètres de la capitale centrafricaine.

 

La seule solution pour dissuader les Centrafricains de fuir vers la RDC, est de rétablir l’ordre dans le pays. Les autorités centrafricaines en ont conscience, au premier rang desquelles le président de la transition Michel Djotodia qui a promis lors de son premier discours à la Nation de mettre tous les moyens pour enrayer ce fléau de la violence qui ronge la Centrafrique. Pour l’heure, l’insécurité continue de faire des ravages dans le pays.

RDC : nouvelle terre d’asile des Centrafricains
RDC : nouvelle terre d’asile des Centrafricains

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 00:22

 

 

 

 

 

(Agence Ecofin) - Les diamants de la République Centrafricaine (RCA) seront frappés de restriction par le Processus de Kimberly (KP) qui pourra approuver leur suspension lors de sa réunion prévue le 10 mai prochain, selon Welile Nhlapo, le président du KP, rapporté lundi par Reuters.

 

Le contrôle sur le diamant se serait effondré actuellement en République centrafricaine dans la période après le coup d’Etat ayant renversé le régime de Francois Bozizé.

 

Les exploitations continuent dans régions sous contrôle des rebelles et « les diamants extraits ne se retrouvent pas à la bonne place où ils peuvent être traités suivant le processus de Kimberly », a relevé Welile Nhlapo. « Il y a suffisamment de preuve que les rebelles ont usé de ces diamants, extraits et vendus, pour obtenir les ressources nécessaires au renversement du gouvernement élu qui était en place », a-t-il souligné.

 

Les nouvelles autorités de la RCA se seraient décidées de se rendre à la réunion du 10 mai pour discuter de la possibilité de l’envoi d’une mission d’évaluation du Processus de Kimberly dans les régions minières.

Les actuels diamants de la RCA mal accueillis au Processus de Kimberly

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 00:20

 

 

 

 

 


YAOUNDE AFP / 07 mai 2013 22h59 - Un groupe de 17 braconniers est entré lundi dans un parc animalier en Centrafrique, faisant craindre un des plus grands massacres d'éléphants en Afrique centrale, a averti mardi le Fonds mondial pour la nature (WWF).


Un groupe de 17 individus armés est entré lundi dans le parc national de Dzanga-Ndoki (Centrafrique) et se dirigeait vers la Dzanga Bai, connu localement comme le +village des éléphants+, a indiqué le WWF dans un communiqué transmis à l'AFP à Yaoundé.


Ces braconniers menacent de provoquer un des plus grands massacres d'éléphants dans la région depuis que les braconniers ont tué au moins 300 éléphants pour leur ivoire dans le parc national de Bouba N'Djidda (nord du Cameroun) en février 2012, selon le communiqué de WWF.

Selon le texte, Dzanga Bai est une grande clairière (située dans le parc de Dzanga-Ndoki) où entre 50 et 200 éléphants se rassemblent chaque jour pour boire des sels minéraux présents dans le sable.


A moins que des mesures rapides et décisives ne soient prises, il semble très probable que les braconniers vont profiter du chaos et de l'instabilité du pays pour abattre des éléphants vivant dans ce site unique du patrimoine mondial, a souligné Jim Leape, directeur général de WWF International.

En mars, la coalition rebelle Séléka a renversé le régime du président François Bozizé mais elle peine à rétablir l'ordre dans le pays et l'armée est complètement désorganisée.

Nous n'avons pas pour l'heure confirmation de massacres (d'éléphants) dans ce parc (centrafricain) mais il n'y a rien qui protègent les éléphants. Les braconniers sont équipés d'armes automatiques (Kalachnikov), a affirmé à l'AFP Jules Caron du programme anti-braconnage à WWF en Afrique centrale.


Dans son communiqué, WWF appelle la communauté internationale à aider à rétablir la paix et l'ordre en République centrafricaine qui a été secoué par la violence et le chaos depuis le début de l'année et à aider à préserver ce site unique du patrimoine mondial.


L'organisation demande également à la Bangui de tenir immédiatement sa promesse prise il y a deux semaines de mobiliser des troupes pour mettre un terme au braconnage dans la région. Elle souhaite également que le Cameroun le Congo voisins viennent en appui à le Centrafrique pour protéger cette réserve.



(©) 

Des braconniers menacent une réserve unique d'éléphants en Centrafrique

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 00:14

 

 

 

Messieurs SAKANGA Vincent et OGBAMI Fidèle

BANGUI

République Centrafricaine

 

 

A

Monsieur le Ministre de la Justice,

Chargé de la Réforme Judiciaire, Garde des Sceaux

BANGUI

 

République Centrafricaine

 

 

 

Objet : Votre Requête publiée dans le journal « L’AGORA »

N° 2170 du Vendredi, 3 Mai 2013

 

 

Excellence, Monsieur le Ministre,

 

Suite à votre requête N°  084/MJRJ.13 du 30 Avril 2013 relative aux crimes graves commis sous le règne de l’ex- Président BOZIZE François, pour lesquelles vous saisissez le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, nous venons par la présente porter à votre connaissance des informations en ce qui nous concerne, car nous avions été cités au point 5 : « De l’incitation à la haine et au génocide » qui sont des crimes graves ; qui consiste à éliminer un nombre important d’un groupe ou d’une ethnie.

 

En effet, en date du 6 Mars 2013, nous avons participé à une réunion organisée par le Mouvement Citoyen pour la Défense de la Patrie (MCDP), en gestation,  relative aux graves crises que traversait notre pays. Contrairement au qualificatif mentionné dans votre requête sus-citée, notre manifeste ne fait mention d’aucune incitation à la haine ni au génocide.

 

A titre de rappel, notre manifeste est structuré en trois (3) parties :

 

  1. Une introduction appelant le peuple centrafricain sans aucune considération tribale, régionale, syndical, religieuse et politique à une prise de conscience collective en vue d’une réflexion d’ensemble et une action unitaire, ceci conformément aux informations distillées sur  la voix des ondes des médias publics et privés concernant les différentes violations des droits humains perpétrés sur le territoire national.
  2.  
  3. Un constat fait à partir des Accords de Libreville signés le 11 Janvier 2013 au sein duquel un rappel des différents documents ont été mentionné, à savoir : La déclaration des principes ; l’accord de cessez le feu et l’accord politique. 
  4. au terme de cette analyse, nous avons exigé l’observance et l’application des Accords de Libreville dans toute leur plénitude.

 

Mais le manifeste s’est inspiré des dispositions des Accords de Libreville du 11 Janvier 2013, pour appeler toutes les parties à les respecter. En aucun cas, dans ce manifeste que nous avons publié le 06 Mars 2013 et qui fait l’objet de votre incrimination ; aucun appel n’a été lancé ni relayé incitant à la haine ni au génocide.

Par ailleurs, nous avons été désagréablement surpris de constater que parmi plusieurs signataires dudit manifeste seuls nos noms ont été cités avec celui de Monsieur MOKWOAPI.

 

De ce qui précède, nous venons très respectueusement par la présente vous préciser ce qui suit :

 

  1. Nous ne sommes pas les anciens dignitaires du régime BOZIZE qui a duré 10 ans ;

 

  1. Nous n’avions jamais été associés ni de près ni de loin à la gestion du pouvoir de BOZIZE ;

 

  1. Nous n’avons jamais été nommés par Décret de BOZIZE à un poste de responsabilité. Pour ce qui concerne Monsieur SAKANGA, admis à la retraite depuis 2006, il a créé une ONG dénommée Association Centrafricaine pour le Développement Economique et Social (ACDES) aux fins de continuer à mettre son expertise et son expérience à la disposition de son pays. Cette ONG est affiliée à la plate forme des ONG Nationales CIONGCA depuis 2011 ; et c’est à ce titre  que Monsieur SAKANGA a été élu, par la Société Civile Centrafricaine, Coordonnateur National de ACSIS – CENTRAFRIQUE de facto Point Focale du Forum sur la Gouvernance Internet au plan régional. Il vit de sa pension, de ses consultations et des produits de son champ. Pour Monsieur OGBAMI, il vit de son salaire ;

 

  1. Notre souci, comme partagé par tous les compatriotes aujourd’hui, c’est de voir tous les centrafricains vivre en harmonie et dans la paix d’une part et d’autre part veiller à la préservation de notre patrimoine national, car nous sommes des disciples du Président Fondateur de la RCA Barthelemy BOGANDA.

 

Cependant, lorsque nous avons constaté que l’objectif premier du Mouvement, qui était d’amener les centrafricains à s’asseoir autour d’une table pour réfléchir aux fins de mettre en œuvre les Accords de Libreville dans l’intérêt supérieur de la nation, a été dévié à d’autres fins, nous nous sommes désolidarisés et nous nous sommes retirés purement et simplement du Mouvement depuis le 11 Mars 2013. Nous ignorons tout des activités menées par le Mouvement par la suite.

 

Nous restons cependant à la disposition de la justice de notre pays pour rétablir la vérité sur cette affaire, somme toute très grave (« De l’incitation à la haine et au génocide ») qui est de nature à jeter un discrédit sur notre personne et partant sur toutes nos familles.

 

Tel est l’objet de la présente dont nous avons l’honneur de vous soumettre en réponse aux graves accusations portées contre notre personne.

 

Fait à Bangui, le 04 Mai 2013

 

Ont signé

 

 

Vincent SAKANGA

 

 

Fidèle OGBAMI

 

 

Pièce jointe :

 

  • Copie du Manifeste

 

Ampliation :

 

  • Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui
  • Journal « L’AGORA »
Mis en cause par le ministre de la justice, Vincent Sakanga et Fidèle Ogbami lui répondent

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 01:00

 

 

 

 

Bangui, 6 mai 2013 (RJDH) – Les ressortissants de la  préfecture de la Sangha Mbaéré (sud), protestent contre le choix  de Sony Mpokomandji comme leur représentant au sein du Conseil national de transition (CNT). L’opposition a été faite le samedi  4 mai, à l’issue d’une réunion qu’ils ont tenue à Bangui.

 

« Nous disons non au choix de Sony Mpokomandji comme représentant de la Sangha-Mbaéré au sein du CNT. Nous portons notre choix sur Monseigneur Paulin Pomodimo désigné par les notables, fils et filles de cette préfecture le mois d’avril à Nola », a déclaré un des ressortissants  de cette localité.

 

Dans le document de protestation qu’ils ont adressé au président du CNT, les  ressortissants de la Sangha Mbaéré ont fait savoir que l’ancien  député de Nola,  Sony Mpokomandji,  n’est pas indiqué pour représenter la préfecture au sein du CNT.  A  cet effet, ils  ont décidé d’adhérer au choix fait par les notables  qui porte sur Monseigneur Paulin Pomodimo, pour représenter la préfecture au sein du CNT.

 

Joint par le RJDH, Sony Mpokomandji, affirme ne pas être originaire de la Sangha Mbaéré. « Mais mon choix de représenter cette préfecture au CNT a été fait par les autres anciens députés de cette localité, à savoir Laurent Pampali député de Nola 2, Atim Antoine de Bambio et René Apndjo de Bayanga », a-t-il dit.

 

Celui-ci a déploré le fait que certains ressortissants de la Sangha Mbaéré opposent à son choix. « Ceux qui s’opposent aujourd’hui ne sont qu’un groupe des gens animés d’esprit de tribalisme », a-t-il ajouté.

 

Le conseil national de transition (CNT) ouvre sa session extraordinaire ce lundi 6 mai 2013. Celle-ci est convoquée par le président de transition, Michel Dotodjia. Une activité qui va durer trois semaines.  La préfecture de la Sangha Mbaéré est représentée par Sony Mpokomandji.

 

 

 

 

NDLR : S’il est vrai que beaucoup d’individus ont été retenus sur d'obscurs critères comme membres du CNT au titre des représentants des seize préfecture que compte la RCA, ceux qui s’opposent à la représentativité de Sony Mpokomandji pour la Sangha Mbaéré ne démontrent pas en quoi Paulin Pomodimo est-il plus représentatif de cette préfecture que Sony Mpokomandji en dehors du fait que ce dernier n’est pas Mbémou. C’est franchement affligeant que certains compatriotes ne soient toujours obnubilés que par des critères de choix aussi simplistes que détestables que ceux de la tribu ou de la région. Il faut changer de logiciel ! 

BANGUI : POLÉMIQUE AUTOUR DU CHOIX DU REPRÉSENTANT DE LA SANGHA AU CNT
BANGUI : POLÉMIQUE AUTOUR DU CHOIX DU REPRÉSENTANT DE LA SANGHA AU CNT

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 00:41

 

 

 

 

http://www.afrik.com   LUNDI 6 MAI 2013 / PAR FRED KROCK

 

Après une réticence à la demande du président Michel Djotodia qui l’a nommé à la tête de l’armée nationale, le Général Jean-Pierre Dollo Waya a finalement accepté de prendre ses fonctions. Il succède ainsi au vieux compagnon de François Bozizé, le Général Jules Bernard Ouandet.

 

 

Nommé le 18 avril 2013 par le décret présidentiel, le chef d’état-major de l’armée, le Général Jean-Pierre Dollo Waya a accédé à ses fonctions. Dimanche, sur les ondes de la radio nationale, il s’est affirmé en appelant tous les éléments des forces régulières qui ont fui le pays ou ceux vivant en clandestinité dans le pays à cause des représailles du séléka, à revenir pour la refondation de l’armée nationale. Il a, entre temps, ostensiblement décliné l’offre du président Djotodia, pourtant ministre de la Défense nationale. D’aucuns disaient que Dollo Waya n’allait pas accepter cette responsabilité délicate, étant donné qu’il a été victime lui-aussi des bavures de ceux qu’il est sensé gérer, au point de s’en fuir en exile au Congo.

 

A cela, faut-il ajouter que dans une lettre ouverte à l’endroit du Premier ministre, M. Jean Serge Bokassa ancien député et ancien ministre de la jeunesse sous le régime de Bozizé a noté : « comment voulez-vous qu’un militaire de carrière comme Jean Pierre Dollo Waya puisse travailler avec des collaborateurs qui entrés à l’armée en 2006, la quitte pour regagner la rébellion Séléka avec un galon de caporal-chef, pour se retrouver aujourd’hui promu à la tête de l’armée non seulement comme général mais comme sous-chef d’Etat-major ? » Allusion faite au petit soldat nommé par Djotodia dans les rangs de la séléka pour seconder le chef d’état-major. Ce changement contre toute attente de prise de position du nouveau chef d’état-major après plus de trois semaines de résistance et d’hésitation cache mal le sens élevé de patriotisme qu’incarne ce dernier.

 

Les militaires en fuite appelés à rentrer au pays

 

« Je les comprends, et je sais que moi même si je n’avais pas le courage d’un général, je ne reviendrais pas (...) Mais j’ai pris mon courage en tant qu’officier, en tant que général pour revenir au pays » a-t-il déclaré à l’AFP. D’ailleurs, à en croire certains éléments de la Faca, si Tiangaye est « le seul » à pouvoir tenir la situation politique en Centrafrique, seul Dollo Waya était l’homme de la situation pour une réorganisation réelle d’une armée véritablement républicaine. Ce qui s’est justifié par le fait que Djotodia a tenu coute-que-coute à que ce soit lui qui prenne cette responsabilité, car l’on se souviendra que l’appel lancé par un autre général pour le regroupement des Faca n’a pas été suivi.

 

La mission de Dollo Waya est d’autant plus délicate puisqu’il aura à gérer une armée non seulement hétérogène, du moins pour un début, mais également par que les Faca devront désormais faire équipe avec les ex-rebelles dans un même box, alors qu’ils ont été humiliés les ex-combattants de la séléka, au point de les contraindre en exile pour certains et en vie de clando pour les autres.

 

Ce faisant, le Général Dollo Waya succède au Général Jules Bernard Ouandet à la tête de l’armée nationale. Rappelons que, nommer au temps fort de la montée de la Séléka, ce compagnon de Bozizé, en dépit des accords de Libreville, s’est obstinément refusé de collaborer avec Djotodia, ministre de la Défense dans le cadre du gouvernement d’union nationale. Le sort de Ouandet, même si le président Djotodia lui avait promis à Ledger qu’il n’était pas ancien chef d’état-major, était prévisible.

Lu pour vous :  Centrafrique : la réforme de l’armée en marche

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 00:39

 

 

La sécurité, facteur important pour une reprise effective des cours en RCA

 

Radio Ndéké Luka   Lundi, 06 Mai 2013 13:38

 

« La rentrée des classes est timide ce matin à Bangui. Dans cinq établissements secondaires visités, notamment les lycées Barthelemy Boganda, Gobongo, Miskine, Martyrs et Caron, l’administration est opérationnelle, les professeurs y sont mais n’ont pas dispensé les enseignements et  les élèves sont comptés au bout des doigts » .Il s’agit d’un constat fait ce matin du 6 mai 2013 par un reporter de Radio Ndeke Luka  dans la capitale centrafricaine.

 

La reprise des cours sur toute l’étendue du territoire centrafricain fait suite à l’appel lancé la semaine dernière  par le ministre de l’enseignement supérieur, Marcel Loudégué. Un appel qui d’ailleurs  n’a pas inspiré confiance à la Fédération des Associations des Parents d’Elèves de Centrafrique (FNAPEC).

 

Au cours d’une assemblée générale qu’elle a organisé le 4 mai dernier à Bangui, les parents d’élèves ont demandé aux nouvelles autorités centrafricaines de « déployer les gendarmes et policiers pour règlementer  la circulation routière et sécuriser des établissements scolaires ».

 

Par ailleurs, La FNAPEC a  exigé des conditions pour la reprise entre autre, « l’interdiction des tirs sporadiques dans les quartiers, le cantonnement réel des éléments de Séléka, le paiement du salaire du mois d’avril et  le retour des enseignants dans leurs circonscriptions scolaires ».

 

D’après le proviseur du Lycée de Gobongo, situé dans le 4ème Arrondissement de Bangui, « pour réussir cette reprise, la sécurité reste un facteur favorisant. Les autorités du pays doivent pacifier très rapidement certaines villes pour que les enfants qui s’y trouvent reprennent les cours ».

 

De même dans les villes des provinces de la République centrafricaine, la reprise des cours reste hypothétique.

 

« Les enseignants ont regagné Bangui, pour se mettre à l’abri des exactions de certains éléments incontrôlés de Séléka » précise une source locale.

 

Les activités pédagogiques sont restées longtemps paralysés depuis plusieurs mois en République Centrafricaine. L’avancée des rebelles de la coalition Séléka vers Bangui, au début du mois de décembre 2012 jusqu’au   renversement du régime de François Bozizé par l’actuel Président Michel Djotodia Am Nondroko en est la cause.

 

 

 

Centrafrique: reprise partielle des cours à Bangui

 

 

BANGUI, 06 mai 2013 (AFP) - La reprise des classes demandée par les autorités reste partielle à Bangui, toujours dans l'insécurité, alors que beaucoup d'établissements ont été pillés et saccagés dans la capitale centrafricaine depuis la prise du pouvoir par la coalition Séléka le 24 mars, a constaté l'AFP lundi.

 

"Le spectacle est désolant", confie Saturnin Kossé, élève au lycée Boganda. "La plupart des matériels, registres d'appel, tables-bancs, ont été détruits ou emportés. Des salles de classe ont été souillées. Cela empêche les élèves d'y entrer", a-t-il dit.

 

A Bangui comme en province, de nombreux témoignages d'habitants font état de pillages et de destructions dans les établissements scolaires.

 

Au lycée technique, les élèves étaient venus nombreux, contrairement aux enseignants. "C'est mardi que les cours vont réellement démarrer. La majorité des professeurs n'est pas venue", a souligné une des élèves, Anthony Nguérévenda.

 

"L'essentiel pour nous, c'est que les éléments de la Séléka soient partis. Il en reste un petit groupe, mais on n'en veut pas. Le reste on verra", a déclaré Sylvestre Kétéguia, proviseur du lycée Boganda

 

Jeudi, le ministre de l'Education nationale Marcel Loudégué, avait appelé à la reprise des activités scolaires ce lundi 6 mai, alors que la plupart des écoles étaient toujours fermées, plus d'un mois après la prise de Bangui par le Séléka.

 

"Je lance un appel fraternel à mes frères de la coalition Séléka, qui ont occupé ou qui continuent d'occuper encore les écoles ou les bureaux des responsables de l'enseignement, de les libérer sans délai, pour permettre la reprise effective des activités", avait notamment déclaré le ministre.

 

Depuis, les rebelles du Séléka qui avaient établi leurs quartiers dans les principaux établissements secondaires de Bangui, ont quitté les lieux.

 

Dimanche, la Fédération nationale des associations de parents d'élèves a demandé au gouvernement de faire surveiller les établissements scolaires par les forces de défense et de sécurité, d'interdire les coups de feu dans la rue, et de verser immédiatement les salaires du mois d'avril aux fonctionnaires

Centrafrique : reprise partielle des cours à Bangui

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 00:37

 

 

Cameroun-Centrafrique-Transport     

 

       

APA-Douala (Cameroun) 2013-05-06 16:13:28 - Des camionneurs camerounais qui avaient déjà observé un arrêt de travail pendant le week-end pour protester contre l’assassinat d’un des leurs par des éléments de l’armée centrafricaine, ont suspendu la desserte de la Centrafrique lundi au cours d’une réunion de crise à Douala.


« Si notre sécurité n'est pas assurée et que toute la lumière n'est pas faite suite à l'assassinat de l'un de nos collègues, nous allons suspendre jusqu'à une durée indéterminée le ravitaillement de la Centrafrique », ont-ils souligné.


Bien que les autorités centrafricaines aient condamné cet assassinat, « nous exigeons toute la lumière sur cette affaire et toutes les garanties de sécurité, car rien n'indique que ces bavures ne vont pas se répéter ».


Dépourvue d'une façade maritime, la plupart des marchandises en direction ou en provenance de la Centrafrique passent par le port de Douala, au Cameroun.


D'après des sources concordantes, le camionneur camerounais assassiné était en stationnement à la sortie de Bangui, à la suite d'une panne, quand un véhicule transportant des éléments du Séléka, les ex-rebelles arrivés au pouvoir par les armes il y a deux mois, a heurté une roue posée à côté de son camion.


Après avoir rançonné une somme de 50 000francs CFA au camionneur, un des éléments de la patrouille lui a logé quatre balles dans la tête, avant de prendre la clé des champs.

 

Les enquêtes en cours permettront peut-être de connaître toute la vérité sur cette affaire qui risque de mettre à mal le commerce transfrontalier entre les deux pays voisins.

 

 

 

BANGUI : LES PRÉSUMÉS TUEURS DU TRANSPORTEUR CAMEROUNAIS MIS SOUS VERROU

 

 

Bangui, 6 mai 2013 (RJDH) – Des éléments de la Séléka qui ont tué un conducteur  camerounais,  le vendredi 3 mai au PK 13 (sortie nord de Bangui), ont été arrêté par la police centrafricaine. L’Annonce a été faite ce dimanche dans un communiqué lu à la radio nationale, par Henri Wanzet Linguissara, le directeur général de la police.

 

Henri Wanzet Linguissara a d’abord condamné cet acte, avant d’annoncer que les présumés auteurs ont été déjà arrêtés et placés sous mandat de dépôt en entendant l’ouverture d’une enquête, suivant les instructions du parquet.

 

Le samedi dernier, les conducteurs camerounais ont suspendu les activités,  pour protester contre cet acte. Ils revendiquaient par la même occasion des autorités centrafricaines les meilleures conditions de travail et de sécurité.

Des camionneurs camerounais menacent de ne plus desservir la Centrafrique

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 02:04

 

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 06.05.2013 à 02h06

 

 

Le général Jean-Pierre Dollé-Waya, chef d'état-major des armées en Centrafrique, a appelé les éléments de l'ancienne armée régulière qui ont fui depuis la prise du pouvoir par la rébellion Séléka le 24 mars, à regagner leur pays, dans un entretien avec l'AFP dimanche 5 mai. "Il va falloir que les éléments de nos forces de défense et de sécurité ne craignent rien pour leur sécurité et leur protection, qu'ils prennent leur courage et qu'ils reviennent (...) je vais garantir leur sécurité", a-t-il déclaré.

 

Après la prise de Bangui, une grande partie de l'armée mise en déroute par les rebelles avait fui la Centrafrique ou abandonné l'uniforme pour se fondre parmi les civils, craignant les représailles des nouveaux maîtres du pays. "Je les comprends, et je sais que moi même si je n'avais pas le courage d'un général, je ne reviendrais pas (...) Mais j'ai pris mon courage en tant qu'officier, en tant que général pour revenir au pays", a ajouté cet officier supérieur du régime du président déchu François Bozizé, nommé à la tête de l'armée par le nouveau chef de l'Etat  Michel Djotodia.

 

Le général Dollé-Waya avait notamment mené des opérations conjointes avec l'armée tchadienne contre le Front populaire pour le rassemblement (FPR), la rébellion tchadienne du général Abdel Kader Baba Laddé, en janvier 2012. Peu avant la chute du régime Bozizé, il avait quitté sa résidence de Bangui, pour se réfugier dans sa région natale, la Lobaye, dans le sud du pays.

 

M. Dollé-Waya a affirmé que le président Djotodia avait "réuni tous les chefs de la Séléka et le staff de l'état-major" pendant 48 heures pour faire le point sur la situation sécuritaire dans le pays. "J'en ai déduit vraiment une très bonne volonté. Et j'ai vu que les éléments de la Séléka ont également une bonne volonté pour que la sécurité et la paix reviennent ", a déclaré le général.

 

Fin mars, Michel Djotodia avait lancé "un appel patriotique et fraternel à tous ceux qui ont pris le chemin de l'exil de revenir au pays. Il n'y aura pas de chasse aux sorcières car nous devons ériger la tolérance, le pardon et le dialogue en méthode de gestion des affaires de l'Etat". Depuis la chute de François Bozizé, deux autres officiers supérieurs de l'armée centafricaine, les lieutenants-colonels Guy Arnold et Thomas Tchimangoa, ont été nommés à des hauts postes de commandement militaire.

Un général appelle l'armée en exil à revenir en Centrafrique

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 01:51

 

 

 

Communiqué de presse : L'Afrique à l'heure d'internet et des réseaux :
Communiqué de presse : L'Afrique à l'heure d'internet et des réseaux :

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com