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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 03:37

 

 

 

Jean Barkes Ngombé Ketté

 

 

Exclusivité Centrafrique-Presse

La situation à la mairie de Bangui ou plus précisément de la gestion du président de la délégation spéciale de la capitale qui vient de connaître une évolution notable avec ce qu’il faut bien appeler le limogeage de Jean Barkès Ngombé-Ketté, que l’intéressé présente lui, plutôt comme un départ volontaire, nécessite quelques éclairage que Centrafrique-Presse est en mesure d’apporter pour permettre une meilleure compréhension de ce qui se passe dans certaines sphères du pouvoir en place.

Il faut tout de suite souligner qu’en toute logique, un départ volontaire ne doit plus donner lieu à une désignation de quelque bouc-émissaire que ce soit qui aurait œuvré ou qui se serait payé la tête de celui-là même qui allègue avoir demandé lui-même à être déchargé de ses fonctions. Il est vrai que Ngombé-Ketté a fait beaucoup de communication et du m’as-tu vu qui lui a attiré la sympathie de certains compatriotes qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et qui s’arrêtent au constat de certaines « réalisations » dans la ville de Bangui à mettre à l’actif de ce dernier.

Il s’avère que toutes ces prétendues réalisations du président de la délégation spéciale de la ville de Bangui dont se targue Jean Barkès Ngombé-Ketté ne sont qu’un vernis qui cache tout un océan de malversations, de mauvaise gestion et d’importants détournement de deniers publics qui commencent à être progressivement mis à jour. C’est donc essentiellement la gestion financière de cette  ville par Ngombé-Ketté qui pose gravement problème mais celui-ci préfère faire beaucoup de diversion chaque fois que l’on lui demande certains comptes financiers sur son mode de gestion.

C’est pourquoi, en épinglant l’opacité de la gestion financière de la mairie de Bangui à l’issue de la visite qu’il y a effectuée  le 8 juin dernier, le tout nouveau ministre de l’Administration du Territoire, le pasteur Josué Binoua avait comme fait gronder un coup de tonnerre dans un ciel sans nuages mais en réalité, les vraies raisons du départ de Jean Barkès Ngombé-Ketté existent et sont à rechercher dans les rapports extrêmement exécrables qu’il a développés avec les responsables de l’Association Internationale des Maires et responsables des capitales et métropoles partiellement ou entièrement Francophones (AIMF) qui se trouvent à Paris.

Tout serait parti de l’entretien que Bozizé a eu récemment à Paris avec le président Abdou Diouf Secrétaire Général de l’OIF, lorsqu’il devait se rendre à Bruxelles pour la table ronde des bailleurs, c’était le 15 juin dernier selon nos informations recueillies auprès d’une source crédible à la présidence de la République à Bangui qui a strictement requis l’anonymat. Toujours d’après nos informations, l’ancien président sénégalais aurait, au cours de cet entretien, fait comprendre au président centrafricain combien il était important qu’il puisse l’aider et surtout l’AIMF, à trouver une solution concrète aux difficultés auxquelles elle se heurte avec la mairie de Bangui avec les blocages de Jean Barkès Ngombé-Ketté.

Preuve que le cas Jean Barkès Ngombé-Ketté devait vraiment préoccuper l’OIF et son Secrétaire Général, ce dernier adresse une lettre en date du 17 juin dernier, c’est-à-dire avant même que Bozizé ne quitte Bruxelles pour regagner Bangui, courrier dans lequel il passe en revue tous les financements internationaux auxquels le Secrétariat Permanent de l’AIMF s’est mobilisé pour permettre à la mairie de Bangui d’y accéder. C’est ainsi qu’on apprend que dès 2007, la mairie de Bangui a bénéficié d’un apport de 100.000 euros soit 65.595.700 millions de F CFA pour la construction d’une gare routière.

A partir de 2008, un appui de 1,3 millions d’euros soit 852.744.100 millions de F CFA a été investi en faveur de la population banguissoise et de l’Association des Maires de la RCA. En vue de la célébration du 50ème anniversaire du Cinquantenaire de l’Indépendance de la RCA, la mairie de Bangui a obtenu un financement de l’AIMF de 50.000 euros, 32.797.850 millions de F CFA pour la construction d’une salle des fêtes dans le jardin de l’Indépendance. Depuis octobre 2010, Ngombé-Ketté refuse de transmettre à l’AIMF les documents comptables et pièces attestant que les 50.000 euros ont été bien reçus et que les travaux ont été effectués pour le montant réel de la facture.

Autre anomalie relevée par le président Abdou Diouf dans sa lettre à Bozizé. L’AIMF a versé à la mairie de Bangui 75 % du financement des travaux de réhabilitation des locaux d’Etat civil des mairies de Bambari et Bangassou  à la demande du même Ngombé-Ketté lui-même président de l’Association des Maires de la République centrafricaine. Ce dernier ne cesse de réclamer le règlement du solde des travaux alors que les photos de l’état d’avancement des travaux qu’il a transmises à l’AIMF montrent que la totalité des travaux n’a pas été réalisée.

En outre, Ngombé-Ketté ne cesse de multiplier les entraves, les courriers au contenu injurieux et autres tracasseries et comportement inacceptable à l’égard des experts que l’AIMF met à la disposition de la mairie de Bangui dans le cadre des relations de coopération technique qui existent entre elle et la mairie de Bangui, depuis qu’on lui réclame des comptes et de justifier l’utilisation des importants fonds qui lui ont été octroyés pour certains projets municipaux. Cette attitude de l’ex-citoyen de la ville de Bangui ainsi que le fait qu’il était à la fois ordonnateur des dépense, payeur, et comptable a grandement nui à l’image de marque de la ville de Bangui, à la confiance des bailleurs internationaux et porté sérieusement préjudice à l’AIMF et partant à la Francophonie.

Il est ainsi clair que si le nouveau successeur de Ngombé-Ketté qui vient d’être nommé, Nazaire Guénéfé Yalanga qui est un sous-marin d’Elie Ouéfio, ancien ministre de l’intérieur et secrétaire général du KNK, ne change pas radicalement et résolument avec le mode de gouvernance de son prédécesseur, les robinets de financement des partenaires internationaux seront désespérément fermés à la mairie de Bangui et aux banguissois. Toujours selon nos informations, des lignes de crédit au profit de la mairie de Bangui existent toujours à Bruxelles au niveau de l’UE mais tant qu’il ne sera pas mis fin à la confusion et à la situation où Ngombé-Ketté qui aimait jouer au neveu de Rameau c’est-à-dire, jouer tous les rôles à la fois, est gestionnaire de fait, aucun décaissement ni ne pourra être envisagé ni quelque relation de coopération internationale que ce soit mise en oeuvre.

La preuve est ainsi apportée que c’est afin de répondre à la requête du Secrétaire Général de l’OIF qui le priait de l’aider ainsi que l’AIMF, à reprendre des relations normales de coopération avec la mairie de Bangui que Bozizé a décidé du limogeage sans tarder de Jean Barkès Ngombé-Ketté. Toute autre raison avancée pour tenter d’expliquer le départ de la mairie de celui-ci après plus de sept ans de règne, n’est que destinée à distraire et amuser la galerie. Il faut voir dans la présence actuellement à Bangui depuis le mercredi 6 juillet de deux chargés de mission de l’AIMF,  il est vrai pour un déplacement prévu avant le limogeage de Ngombé-Ketté, un signe encourageant de reprise de nouveaux rapports. Malheureusement, avant même de passer le flambeau à son successeur, selon nos informations, ce dernier aurait encore cherché, ultime barroud’honneur, à intimider les deux envoyés de l’AIMF. Ce Ngombé-Ketté est vraiment incorrigible !  

La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 03:35

 

 

 

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Centrafrique : le ministère public demande 3 ans de prison de deux journalistes

BANGUI Vendredi 8 juillet 2011 | 03:20 (Xinhua) - Le ministère public de la République centrafricaine demande trois ans d'emprisonnement ferme un million de FCFA d'amande assorti de privation des droits civiques et politiques pour deux journalistes, Faustin Bambou et Emmanuel Cyrus Sandy, accusés d'incitation à la révolte et à la haine et d'atteinte à la sûreté de l'Etat.

Ces journalistes sont poursuivis pour publication d'une information mettant en cause le ministre délégué à la défense nationale, Jean Francis Bozizé, dans une affaire de détournement d'environ 3 milliards FCFA alloués par l'Union Européenne au profit de 800 militaires et gendarmes retraités.

Pour M. Bozizé qui a saisi le procureur, les informations publiées par MM. Bambou et Sandy, sont de nature à inciter à la révolte et à la haine, susceptible de troubler l'ordre public.

La défense des deux journalistes estime que le Code pénal n'a pas sa place dans cette affaire parce qu'il s'agit des délits de presse qui nécessitent l'application des termes de l'Ordonnance relative à la liberté de la communication.

"Nous sommes dans le cas d'un délit de presse, donc cette peine ne doit pas s'appliquer dans cette affaire", a indiqué Maitre Nicolas Tiangaye qui a demandé la libération pure et simple des deux journalistes.

Arrêtés respectivement le 27 mai et le 14 juin, Faustin Bambou et Cyrus Emmanuel Sandy sont en "détention préventive" à la prison centrale de Ngaragba à Bangui. Leur affaire est mise en délibéré pour le 11 juillet prochain.

 

 

NDLR : Le système judiciaire du régime de Bozizé marche sur la tête. Pourquoi faire adopter des textes portant dépénalisation des délits de presse si les juges ne doivent pas les appliquer aux journalistes ?

Pourquoi mettre aux arrêts et rétrograder le capitaine Eugène Ngaikoisset alias le boucher de Paoua qui malgré les massacres des populations entières dans cette ville et ses environs qu’il a commis n’a jamais été inquiété jusqu’au jour où il a eu à administrer une gifle à un militaire français blanc ?

C’est à croire que pour Bozizé, seul compte le sort des militaires français et non celui des pauvres populations de Paoua qui ont été massacrées en toute impunité par le tristement célèbre capitaine Ngaikoisset.

Pourquoi d’innocents citoyens continuent de croupir en prison à Bossembélé alors que l’auteur de l’incendie du super marché RAYAN vient d’être identifié et que tout indique que c’est le le commerçant libanais propriétaire du supermarché qui a orchestré l’incendie ?  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 00:09

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 07 Juillet 2011 15:08

24 soldats dont 4 femmes issus de la faction rebelle de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) sont arrivés ce jeudi 7 juillet 2011, à Ndele (nord). Ils proviennent de leur base de Yangou-Droundja située à plus de 200 kilomètres de Bria (est), et ont rejoint leurs frères d’armes d’Akoulsouback (nord).

Il s’agit d’un regroupement en vue d’intégrer le processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) signé par l’ensemble des 5 rebellions du pays.

Selon un de leurs chefs, interrogé par le correspondant de Radio Ndeke Luka, « ce geste vers une paix durable intervient suite à la signature en juin dernier d’un accord de cessez-le-feu entre le pouvoir de Bangui et la CPJP de Charles Massi ».

Ce regroupement s’inscrit en marge de la phase opérationnelle du DDR lancée le 5 juin par le président de la République François Bozizé à Bocaranga (centre-nord). Les opérations avaient concerné plus de 8000 ex-combattants rebelles. Déjà 625 de l’APRD ont été regroupés et désarmés.

Signalons que la dernière attaque de la CPJP remonte en juin dernier sur l’évêque du diocèse de Bambari (centre-est) en mission pastorale dans le nord-est. Son chauffeur avait été évadé 1 mois la libération de l’évêque par les Forces Armées Centrafricaines (FACA).

 

NDLR : Qu’en est-il de l’encerclement de ses troupes par l’armée tchadienne et les Facas que la CPJP d'Abdoulaye Issène avait dénoncé peu après la signature du fameux accord ?

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 23:51

 

 

 

Ban Ki moon

 

Conseil-de-Securite.jpg

 

NEW YORK 7 juil (Nations unies) (AFP) — Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est inquiété jeudi de "la quasi absence" d'opposition en République centrafricaine, qui risque de poser "un défi considérable" après les élections présidentielle et législatives dans ce pays.

Le président centrafricain François Bozizé a été réélu pour un second mandat lors des élections le 23 janvier 2011. Deux mois plus tard, son parti a obtenu la majorité absolue à l'Assemblée au deuxième tour des législatives en remportant 61 des 105 sièges.

L'opposition, rassemblée au sein du Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011), avait appelé au boycott du second tour des législatives. Elle accuse le pouvoir de "fraudes massives" lors du premier tour du 23 janvier, couplé à la présidentielle qui a réélu le président Bozizé.

Dans une déclaration, les membres du Conseil de sécurité "notent que la quasi absence d'opposition politique dans les institutions démocratiques de la République centrafricaine depuis les élections peut constituer un défi considérable dans le processus de réconciliation nationale et la construction du pays".

"Les membres du Conseil soulignent le besoin pour toutes les parties de prendre des engagements fermes afin de mettre en oeuvre les recommandations en faveur d'un dialogue participatif et travailler à la réconciliation nationale", ajoute la déclaration.

Le Conseil de sécurité "demeure préoccupé par la situation humanitaire terrible et demande à toutes les parties de respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire".

Le 12 juin, la dernière grande rébellion encore active en Centrafrique, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), a signé un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement devant déboucher sur un accord de paix.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

Conseil de sécurité  7/07/2011

SC/10313
AFR/2206

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

 

DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de juillet, M. Peter Wittig (Allemagne), sur la République centrafricaine:

Les membres du Conseil de sécurité prennent note du rapport du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine et sur les activités du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix dans ce pays, en date du 16 mai 2011 (S/2011/311).

Les membres du Conseil reconnaissent les efforts accomplis par la Commission électorale indépendante et les autorités centrafricaines pour organiser des élections présidentielle et législatives qui se déroulent de manière pacifique.  Ils notent que la quasi-absence d’opposition politique au niveau des institutions démocratiques de la République centrafricaine depuis les élections peut constituer un défi considérable au processus de réconciliation nationale et d’édification de la nation.  À ce propos, les membres du Conseil encouragent le Gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour s’attacher à remédier aux irrégularités enregistrées dans le cadre du processus électoral en vue de faire en sorte que la conduite des élections municipales et des élections suivantes sera améliorée.

Les membres du Conseil soulignent qu’il est nécessaire que toutes les parties s’engagent fermement à appliquer les recommandations du dialogue politique sans exclusive et travaillent en faveur de la réconciliation nationale.  À ce propos, les membres du Conseil se félicitent de l’engagement pris par le nouveau Gouvernement, tel qu’énoncé par le Premier Ministre dans son allocution inaugurale le 19 mai 2011 et durant la table ronde des partenaires de la République centrafricaine qui s’est tenue à Bruxelles le 17 juin 2011, de lutter contre la corruption, d’améliorer la gouvernance et l’état de droit, de réformer le Code électoral et de mettre en place un secrétariat technique permanent en vue de consolider et de développer la capacité technique aux fins de la tenue des élections futures.

Les membres du Conseil se félicitent de l’annonce faite par le Président Bozizé le 25 juin 2011 selon laquelle il ferait aller de l’avant le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration en vue de contribuer à la stabilité du pays. Ils engagent toutes les parties à s’engager à assurer la bonne mise en œuvre de ce processus et à faire en sorte que celui-ci se déroule en pleine transparence et en coordination avec la communauté internationale, en particulier dans le cadre du Comité directeur du programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration.

Les membres du Conseil se félicitent de l’accord de cessez-le-feu signé entre le Gouvernement et la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) le 12 juin 2011 et les progrès continuels enregistrés sur la voie de la pleine réconciliation.  Les membres invitent aussi les États concernés à apporter leur aide pour que le Front populaire pour le redressement et les autres combattants étrangers quittent sans tarder le territoire centrafricain.

Les membres du Conseil restent préoccupés par les problèmes de sécurité dans le nord et l’est de la République centrafricaine, où la situation demeure précaire.  Ils soulignent l’importance capitale du travail effectué par les partenaires internationaux pour renforcer les Forces armées centrafricaines (FACA) dans le cadre du processus global de réforme de la sécurité.  Ils se félicitent de la signature de l’Accord tripartite par la République centrafricaine, le Tchad et le Soudan le 23 mai 2011, à Khartoum.

Les membres du Conseil prennent acte des initiatives prises respectivement par l’ONU et l’Union africaine pour faciliter une action régionale contre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) et protéger les civils, et en particulier les femmes et les enfants, et réitèrent la nécessité d’une meilleure coopération entre toutes les parties aux fins, notamment, du partage de l’information et de la coordination des opérations militaires face aux menaces que représente la LRA pour les civils.

Les membres du Conseil demeurent préoccupés par la situation humanitaire et engagent toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire.  Ils soulignent qu’il importe de continuer à assurer la sécurité des réfugiés, des personnes déplacées à l’intérieur du pays et du personnel humanitaire en attendant qu’une solution politique soit trouvée en ce qui concerne la sécurité dans la région et permette leur retour à titre volontaire.  Ils encouragent les autorités centrafricaines et les groupes politico-militaires à jouer un rôle actif dans la prévention des violations des droits de l’homme, notamment en mettant en œuvre les recommandations du Groupe de travail sur le sort des enfants en temps de conflit armé du Conseil de sécurité.

Les membres du Conseil rendent hommage à Mme Sahle-Work Zewde, ancienne Représentante spéciale du Secrétaire général pour son travail en faveur de la consolidation de la paix et du dialogue politique en République centrafricaine et se félicite de la nomination de Mme Margaret Vogt comme nouvelle Représentante spéciale du Secrétaire général en République centrafricaine et Directrice du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA).  Ils encouragent également la formation République centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix à continuer à coordonner les efforts de la communauté internationale en faveur des priorités pour le maintien de la paix et à mobiliser des ressources pour faire face à ces priorités et notent que la récente table ronde des partenaires de la République centrafricaine tenue à Bruxelles le 17 juin a constitué un pas important à cet égard.

 

NDLR : Où étaient les Nations Unies lorsque Bozizé, le KNK et le vrai faux pasteur Binguimalé déroulaient leur plan de hold-up électoral en Centrafrique ? L’inquiétude actuelle du Conseil de sécurité des Nations Unies est la preuve du mauvais travail fait par l’Ethiopienne Mme Zewde Work qui a pourtant exercé les fonctions de Représentante spéciale du Secrétaire Général de L’ONU et patronne du BONUCA devenu BINUCA. Cette dame avait piloté la structure chargée d’encadrer le processus électoral en Centrafrique dont Bozizé a tout fait pour en rester maître de bout en bout, terrorisant ses adversaires, manipulant comme bon lui semble le code électoral alors qu’il n’était qu’un simple candidat comme d’autres citoyens. Mme Zewde et les Nations l’ont hélas laissé faire. On ne doit donc pas s'étonner maintenant de trouver parmi les députés, Bozizé, son épouse, sa maîtresse, ses enfants, ses cousins, neveux et autres parents, bref sa famille.   

Aujourd’hui, les inquiétudes des Nations Unies sont bien tardives même s’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Comment rattraper les nombreux dysfonctionnements et diverses irrégularités et fraudes massives ayant émaillé le double scrutin du 232 janvier 2011 et qui ont gravement entaché et discrédité ces consultations électorales ? Voilà le vrai problème qui se pose devant la communauté internationale. Le Conseil de sécurité des Nations Unies doit prendre ses responsabilités quant à ces élections frauduleuses qui ont ôté toute légitimité au pouvoir de Bozizé. Le problème de l’annulation de ce double scrutin doit être clairement posé à Bozizé. Il ne peut y avoir de demi-mesure. Il est vraiment très regrettable d’entendre certains responsables de pays amis de la RCA ayant contribué au financement de ces élections dire qu’il ne sert à rien de poser le problème de l’annulation des élections à Bozizé  car il ne sera jamais d’accord pour les annuler.  

   

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 14:31

 

 

 

 

Sandy et Bambou

 

 

Le procureur a requis, hier mercredi, 3 ans de prison ferme et un million de F CFA d'amende à l'encontre de deux journalistes pour «incitation à la violence et à la haine». Faustin Bambou, directeur des Collines de l'Oubangui, et Emmanuel Cyrus Sandy, directeur de Media Plus ont accusé le ministère de la Défense de ne pas avoir payé certaines pensions de militaires à la retraite alors que l'Union européenne avait versé des subventions pour le paiement celles-ci.

Hyacinthe Gbiegba, l'un des avocats de la défense a demandé «la mise en liberté pure et simple des prévenus car le ministre délégué à la défense Jean-Francis Bozizé, fils du Président François Bozizé a bien reçu l'argent mais il l'a dépensé à d'autres fins». Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (Redhac) a qualifié l'incarcération des deux journalistes de «violation flagrante des lois et règlements démocratiques de ce pays et a appelé les organisations nationales, régionales et internationales à faire pression» pour leur libération.

Le délibéré du procès des deux journalistes sera rendu le 11 juillet prochain.

Info, afreekelection.com Jeudi, 07 Juillet 2011 10:29

 

NDLR : C’est un véritable scandale. Ces journalistes doivent être purement et simplement remis en liberté sans condition. Comme ces citoyens de l’affaire de l’incendie du super marché RAYAN qui croupissent sans le moindre jugement à la prison de Bossembélé, ces deux journalistes n’ont rien à faire en prison. Bozizé révèle ainsi la vraie nature de son régime dictatorial et sanguinaire. D’où viennent ces milliards avec lesquels Bozizé et son fils Francis viennent d’acheter des hélicoptères ukrainiens MI-24 ?  

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 14:27

 

 

 

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Bangui, 7 juil (C.A.P) - Comme l’avait annoncé dans une de nos récentes parutions, François Bozizé vient de prendre livraison de deux hélicoptères ukrainiens MI-24. Selon des informations recoupées d’une source ayant requis l’anonymat, huit conteneurs d’armes de guerre en provenance de divers pays fournisseurs dont l’Ukraine, la Chine notamment, sont arrivés à Bangui il y a une quinzaine de jours et contenaient entre autres ces hélicoptères en pièces détachées.

Ces livraisons sont à relier au long séjour (d’avril à mai dernier) en France de Jean Francis Bozizé, ministre centrafricain délégué à la défense qui n’est autre que le fils de son présidentiel de père. Celui-ci avait effectué des allées et venues entre la France et l’Ukraine sans doute pour les formalités destinées à l’acquisition de ces fameux MI-24. Centrafrique-Presse s’était également fait l’écho d’informations crédibles faisant état de certaines difficultés  rencontrées en France  pour la transaction de la somme de deux millions d’euros que Francis Bozizé devait  virer au fournisseur ukrainien.

L’acquisition de ces MI-24 qui sont des hélicoptères de combat, si elle est confirmée, devrait modifier quelque peu la donne sur le terrain et peut laisser présager d’affrontements certains entre l’armée de Bozizé et certaines rébellions qui écument l’arrière-pays de Centrafrique dont celle de la LRA du criminel Joseph Kony.

Il faut noter que ces nombreux achats d’armes de guerre qu’effectue Bozizé se font évidemment au détriment de certaines dépenses de souveraineté de l’Etat centrafricain dont le paiement des salaires à la vingtaine de milliers de fonctionnaires ainsi que des pensions aux retraités et bourses des étudiants. En 2006 déjà, Bozizé avait acheté aux USA l’épave d’un Hercules C 130 à plus de 3 milliards de F CFA. On ne voit pas très bien l’utilité de cette acquisition mais l’entretien, la maintenance de l’appareil qui ne vole pas vraiment, ainsi que la prise en charge de l’équipage tchadien,  continuent de coûter les yeux de la tête et de ruiner le trésor centrafricain.

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 01:25

 

 

 

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par Ursula Soares RFI mercredi 06 juillet 2011

La France propose de revoir sa coopération militaire avec le Tchad. Après les propos mardi 5 juillet 2011 d’Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, qui avait déclaré que le dispositif militaire français au Tchad, appelé « Epervier », ne se justifiait plus, Ndjamena confirme que des discussions sont en cours pour un possible retrait des 1 000 hommes déployés depuis 25 ans dans le pays.

C’est un nouvel accord de coopération qui se dessine entre la France et le Tchad. Les déclarations du chef de la diplomatie française laissent entendre que Paris n’entend pas laisser ses troupes dans le pays. Pour des raisons politiques et financières, la question s’était déjà posée, en août 2010, lorsque le président tchadien Idriss Deby avait reproché à la France de ne rien payer pour sa présence militaire. La France avait alors rappelé que les forces militaires françaises se maintenaient au Tchad « à la demande des autorités tchadiennes dans le cadre de l’accord qui lie les deux pays ». Cette remise en cause du dispositif Epervier est intervenue dans un contexte de normalisation des relations entre le Tchad et le Soudan, après cinq ans de guerre par rébellions interposées.

Le Tchad n’exclut pas le retrait des forces françaises

Un an après, la question financière est-elle toujours d’actualité ? Est-il de l’intérêt du Tchad de se voir démuni de l’aide militaire actuelle française et la voir ainsi réduite ? Dans ce cas et avec un dispositif si léger, le Tchad pourrait-il être sûr que la France interviendra comme elle est intervenue en 2008 ? En effet, en février de cette année-là, une offensive rebelle avait atteint Ndjamena. Avec l’appui de plus de 1 000 militaires français présents sur le terrain, plusieurs centaines d’étrangers avaient été évacués et les forces d’Idriss Deby avaient reçu un précieux appui en matière de logistique et « de renseignement ».

Au micro de RFI, Moussa Faki, ministre tchadien des Affaires étrangères, confirme que de futures discussions sur le statut des forces françaises au Tchad sont prévues et que la possibilité de leur retrait n’est pas exclue, si telle est effectivement la volonté de la France.

Autre réaction, celle du général Mahamat Nouri, un des principaux leaders des rebelles tchadiens et leader de l’Alliance nationale pour le changement de la démocratie (ANCD). Dans une interview à l’AFP, depuis Doha, Mahmat Nouri s’est félicité de la position du ministre français des Affaires étrangères : « Nous sommes très satisfaits des déclarations de M. Juppé. C’est une très bonne chose. Il faut que la France lâche (le président tchadien Idriss) Deby ».

La politique de redéploiement militaire de la France

Alain Juppé avait insisté, ce mardi 5 juin 2011, devant les députés, sur « la politique de redéploiement de la France » et donné l’exemple de la Côte d’Ivoire : « Je vous rappelle que la force Licorne en Côte d’Ivoire, de 1 700 militaires au plus fort de l’intervention, va être réduite à 300-400 hommes à la fin de cette année », avait-il ajouté.

Déjà en 2008, c’est le président français, Nicolas Sarkozy, qui avait annoncé une refonte de la présence militaire française en Afrique, avec une nouvelle approche : la renégociation des anciens accords de défense liant Paris et ses anciennes colonies et une approche plus européenne des relations de sécurité avec le continent.

C’est ainsi qu’en avril 2010, les troupes françaises stationnées au Sénégal ont été rapatriées. Actuellement, la France compte encore trois bases permanentes en Afrique : Djibouti, Gabon et l’île de la Réunion.

 

Le dispositif « Epervier »

L’opération Epervier avait été déclenchée en 1986, après une offensive des forces armées libyennes qui soutenaient le dirigeant tchadien Goukouni Oueddei, renversé quelques années auparavant par Hissène Habré.

Depuis, les militaires français n’ont plus jamais quitté le pays, gardant notamment une base sur l’aéroport de Ndjamena et une autre sur l’aéroport d’Abéché dans l’Est.
Au Tchad, les militaires français assurent deux missions permanentes : la protection des intérêts français et la sécurité des Français résidant au Tchad.

Conformément à un accord de coopération technique bilatéral, ils apportent également un soutien logistique (ravitaillement, carburant, transport, formation, etc.) aux forces armées tchadiennes ainsi qu’un « appui renseignement ».

 Les forces françaises fournissent également une aide médicale à la population.

 

La France s’interroge sur l’avenir de sa présence militaire au Tchad

Par RFI mercredi 06 juillet 2011

Alors que la France a déjà revu ses accords de défense avec cinq de ses anciennes colonies africaines, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, propose de revoir la coopération militaire avec le Tchad.

Sur le papier, seul un accord d'assistance logistique et de renseignement lie la France et le Tchad. Dans les faits, depuis 1986 et l'opération Epervier, près d'un millier de militaires français sont stationnés en permanence au Tchad. Récemment, en 2006 et en 2008, l'action de l'armée française a été déterminante face aux rebelles qui souhaitaient renverser le pouvoir en place.

Mais lors des cérémonies du cinquantenaire de l'indépendance de l’ancienne colonie, en 2010, le président tchadien Idriss Déby avait remis en cause la présence française : « Epervier ne joue plus son rôle, avait-il déclaré. Si la France veut rester au Tchad, entraîner son armée et utiliser ses avions, il y a un coût à payer. »

Quarante millions d'euros par an

Mardi 5 juillet, Alain Juppé a répondu : « Notre dispositif ne se justifie pas. Nous ne souhaitons pas forcément rester au Tchad dans le format actuel. » L'idée pour la France serait donc de réduire fortement sa présence afin de maintenir uniquement un pôle dédié à la formation.

Pour intervenir dans la zone sahélienne, la France devra peut-être alors se chercher une autre base dans la région. Mais la réduction de ses effectifs en Afrique permettra à l'armée française de faire des économies. Le coût annuel de l'opération Epervier est évalué à quarante millions d'euros.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 00:57

 

 

 

Eugène Ngaikoisset

 

 

Mercredi, 06 Juillet 2011 13:50 - Après avoir été dégradé au rang de sous-lieutenant, hier mardi, le Capitaine Eugène Ngaikoisset, a été arrêté ce mercredi. Dégradé sur proposition du ministre de la défense pour avoir «porté gravement atteinte au renom de l'armée», Eugène Ngaikoisset «est en garde à vue au Camp de Roux» depuis quelques jours, a affirmé un officier de la Garde Républicaine, sous couvert de l'anonymat.

«Il y a eu un accident de voiture impliquant des Français et des Centrafricains. Un des Français a eu une fracture de la clavicule. Alors que tout le monde attendait tranquillement l'arrivée des gendarmes centrafricains et qu'il n'y avait aucun problème, ce capitaine a débarqué. Il y a eu un dérapage. Il a commencé à insulter et il a menacé tout le monde, a tiré le bras du blessé, aggravant peut-être sa blessure. Plus tard, il a sorti son arme. Il y a eu des menaces verbales de mort», a expliqué une source proche du dossier.

Le Capitaine Eugène Ngaikoisset a été surnommée par l'opposition le «boucher de Paoua» en raison de son action contre les rébellions dans le nord-ouest du pays, près de Paoua. La région natale de l'ancien Président Ange-Félix Patassé, renversé en 2003 par François Bozizé et qui est décédé cette année.

Info, afreekelection.com

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 00:42

 

 

 

Jean-Barkes.jpg

 

 

Lundi 4 juillet 2011, la population de Bangui apprenait de manière adynamique le limogeage du premier citoyen centrafricain, le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui par décret présidentiel sans donner suite à la motivation de l’évincement. Ce qui donne libre opinion aux banguissois d'apprécier, chacun à son niveau, ce qui pourrai(en)t être la(es) raison(s) du virement de celui qui est devenu à la fois le Rodin centrafricain pour ne pas dire le Michelangelo banguissois, vu des monuments construits ça et là dans la capitale, et à la fois le grand architecte-précurseur de la ville de Bangui en raison du regain moderne et actuel de la ville de Bangui. Aujourd’hui, à la vue plus ou moins lotie et embellie de la capitale, force est de reconnaître en la métropole son côté coquette d’antan. L’homme est si bien devenu un presque idole de bâtisseur municipal. Encore faut-il qu’il le soit dans sa gestion financière.

S’il faut illustrer ces propos, il faut dire qu'en RCA de 2011, nulle n'est question de prendre position et de justifier les mouvements opérés dans les administrations centrafricaines après les échéances électorales. D’ailleurs celles-ci continuent de faire débat pour avoir porter aux postes de hautes responsabilités ceux qui ne devraient pas l’être en raison du peu de crédibilités du processus et qui malheureusement peignent en feutre l'image de la RCA sur l'échiquier mondial de leadership politique. Ce qui n’est pas sans conséquence sur le nouvel élan de développement du pays.

L’actualité centrafricaine à l'échelle nationale et internationale reste très préoccupante non seulement des acteurs politico-sociaux mais aussi l'image du pays et de sa gouvernance démocratique dans l'espace sous-régional, régional, Schengen. Elle s'éteigne de plus en plus.

En fin 2010, c'est avec un goût âcre que le pays est positionné au dernier rang du Doing-Business, s’ajoute la voix, en bémol, de la RCA dans les grands rendez-vous internationaux : la table-ronde de Bruxelles n'a pas porté et l'humiliation mirifique au dernier sommet de l'Union Africaine de Malabo en Guinée Equatoriale ne cote  plus le pays de François Bozizé sur sa réelle crédibilité en géopolitique mondiale.

Oui, faute d'hommes, la RCA joue sa partition à l'envers. Tout se passe comme-ci les autorités locales manquent de sérieux dans la collaboration autour du chef de l'état, ce dernier ne s'en plaigne pas. Rien ne bouge.

L’image des politiques centrafricains n'est que celle de professionnels désintéressés, rompus, mus d'imagination polyforme.

Le cas Jean-Barkes Ngombe-Ketté est à la fois confus et déplacé. Comment comprendre qu’un appel à la bonne gestion de l'administration municipale provoque une demande vague de "vacances" ou de "farniente", comme le souhaite le premier maire de Bangui dans sa demande formulée au numéro 1 centrafricain. C'est trop surréaliste, à un moment où la coordination des autorités sur les errements du développement du pays devrait permettre l'examen d'une meilleure stratégie de sortie de crise endémique que connaît le pays.

Que peut-il se cacher derrière une telle précipitation du maire à se disqualifier sitôt de sa mission anciennement  « bien » remplie,  à en croire la satisfaction des banguissois qui le soutiennent dans ses réalisations.

Difficile de comprendre le centrafricain.

Destitué, ce dernier est remplacé par un autre « visage divisé », un certain Nazaire Nganafeï, anciennement directeur  des services financiers de la Mairie de Bangui. Celui-là même qui avait été viré par Ngombe-ketté de son administration en fin 2010, à en croire la rumeur banguissoise.

Cette nomination en remplacement ne vaut même pas pour une caricature s’il faut comparer avec un Ngombé-Ketté déniché quelque part ailleurs en 2004.

Du moins, l’incertitude dans les nominations aux hautes fonctions des autorités nationales par le pouvoir de Bangui  sait payer en plusieurs monnaies. Quelle soit par complaisance avérée, par népotisme, par considération partisane ou encore par clientélisme pure, l’homme perché ne peut échapper au bilan qui parle en sa place.

Francis Macaire

 

 

Le maire de Bangui remplacé, un capitaine dégradé

 

BANGUI - 06/07/11 08:06 - Le maire de Bangui Jean Barkès Gombe-Ketté a été remplacé alors que le capitaine Eugène Ngaikoisset, surnommé le "boucher de Paoua" (ville du nord-ouest de la Centrafrique) par l'opposition, a été dégradé au rang de lieutenant, selon des décrets lus à la radio nationale mardi.

"Le présent décret abroge les dispositions (...) du décret du 7 avril 2004 portant nomination" de Jean Barkès Gombe-Ketté à la tête de la délégation spéciale de Bangui, selon le texte.

Le maire de Bangui n'est pas élu mais est nommé président d'une délégation spéciale par le président centrafricain depuis l'accession au pouvoir de François Bozizé au pouvoir en 2003 par un coup d'Etat.

Remplacé par le directeur financier de la mairie Nazaire Guénéfé Yalanga, M. Gombe-Ketté a affirmé à l'AFP qu'il quittait son poste de manière volontaire: "Je travaille depuis 7 ans à la tête de la municipalité. Je me sens fatigué, je veux prendre un peu de repos (...) Je reste à la disposition du chef de l'Etat s'il veut faire appel à moi". Toutefois, une source proche de la présidence a affirmé à l'AFP que M. Gombe-Ketté avait été "limogé".

Selon cette source, le capitaine Ngaikoisset, désormais lieutenant, a récemment été impliqué dans un accident de voiture au terme duquel il a giflé et menacé avec une arme un officier français. L'AFP n'a pu confirmer en soirée cet incident auprès des autorités françaises. Eugène Ngaikoisset est l'un des éléments de la garde présidentielle les plus réputés du pays. 

Il est surnommé le "boucher de Paoua" par l'opposition en raison de son action contre les rébellions dans le nord-ouest du pays, près de Paoua, la région natale de l'ancien président Ange-Felix Patassé, décédé cette année et que le président Bozizé avait renversé en 2003.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 00:40

 

 

 

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PARIS - AFP / 06 juillet 2011 16h19 - Le président nigérien Mahamadou Issoufou a assuré mercredi aux autorités françaises avoir pris toutes les dispositions utiles pour assurer la sécurité des mines d'uranium exploitées par Areva ainsi que celle de ses expatriés au Niger, lors d'un entretien avec Nicolas Sarkozy.

Nous avons pris toutes les dispositions sécuritaires pour la reprise des travaux au niveau de la nouvelle mine d'Imouraren, ça ne va pas tarder (...) et la zone d'Arlit est actuellement sécurisée, nous avons pris des dispositions pour cela, a déclaré M. Issoufou aux journalistes au terme d'un déjeuner à l'Elysée avec son homologue français.

Le groupe nucléaire français a considérablement réduit la présence de son personnel expatrié au Niger après l'enlèvement en septembre 2010 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de sept salariés d'Areva ou de son sous-traitant Sogea-Satom, une filiale du groupe de BTP Vinci, travaillant dans la mine d'uranium d'Arlit, dans le nord du pays.

Cette prise d'otages et l'activité d'Aqmi dans l'ensemble de la bande sahélo-saharienne ont ralenti les travaux de mise en service de la mine géante d'Imouraren (nord), prévue en 2013.

Le chef de l'Etat nigérien s'est refusé mercredi à tout commentaire sur la situation des otages d'Aqmi, dont trois (une Française, un Togolais et un Malgache) ont été libérés en février. Nous sommes tous engagés à faire en sorte que les otages puissent être libérés, a-t-il dit.

Afin de reprendre le cours normal de ses activités au Niger, Areva a élaboré un nouveau plan de sécurité qui repose sur une contribution des forces de sécurité nigériennes, a précisé l'Elysée. Ce document devrait être approuvé par les autorités françaises dans les jours qui viennent, a-t-on ajouté.

Mahamadou Issoufou a également profité de son entretien avec Nicolas Sarkozy pour renouveler sa demande d'aide militaire. L'Elysée a précisé que cette aide visait essentiellement l'équipement des forces nigériennes et que la France était prête à l'examiner et à y répondre favorablement.

Le nouveau chef de l'Etat nigérien a par contre démenti catégoriquement toute idée d'implantation militaire française dans son pays.

Côté français, il n'y a jamais eu de demande en ce sens (...) nous sommes en train de prendre des dispositions pour que l'on soit capable par nos propres moyens de faire face à ces menaces, a-t-il répété, citant parmi elle la menace intégriste, le trafic de drogue ou le trafic des armes.

MM. Sarkozy et Issoufou ont enfin évoqué le conflit libyen, dont le président nigérien a qualifié de catastrophiques les retombées sur son pays. Nous sommes tous d'accord qu'il faut une solution rapide à cette crise, a indiqué le dirigeant nigérien.

La crise libyenne a provoqué une recrudescence de la circulation d'armes dans le Sahel, réduit à néant les échanges économiques avec ses voisins et entraîné le retour de 210.000 Nigériens dans leur pays.

L'élection du civil Mahamadou Issoufou en mars a mis un terme à la transition militaire engagée après le putsch qui a renversé en février Mamadou Tandja après dix ans de pouvoir. Avec la Guinée et la Côte d'Ivoire, Nicolas Sarkozy a fait du Niger un modèle des Etats démocratiques que la France souhaite désormais soutenir en Afrique.

AREVA VINCI


(©)

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