Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 00:23

 

 

 

 

 

-*-*-*-*-*-*-*-*

 

Suite au changement de pouvoir intervenu dans notre pays le 24 Mars 2013, nous condamnons fermement la prise de pouvoir par les armes. Nous partageons les valeurs d’une société moderne et libre ainsi qu’un état libre et démocratique attaché aux valeurs universelles des droit de l’homme et garantes de la liberté et de la justice sociale.

 

Redonnez nous la RCA, notre patrie. Nous demandons au Président Michel DJOTODIA de rétablir la paix. Notre peuple a trop souffert. En Mars 2003, les institutions démocratiques ont connu un coup d’état orchestré par Bozizé. Nous pouvons constater que le mode de règlement de conflit qui s’en est suivi n’a pas été à la hauteur qui convenait pour apaiser les tensions. Après les élections de 2011, le souverain ou patriarche Bozizé était censé apporter la paix. Ce rêve s'est transformé en cauchemar pour les Centrafricains. Mais le plus grave, c’est la modification de la constitution, des ingérences à l’extrême. Le Président déchu Bozizé, président de tous les conseils d’administration, a gouverné en maitre au mépris des intérêts légitimes des Centrafricains, de toutes les entreprises d'États. La population innocente, certaine abusée par des rhétoriques clientélistes, d’autres victimes d’effets collatéraux souffrant en martyre à des degrés divers.

 

C’est pourquoi, la Diaspora de Nantes demande une conférence nationale souveraine seule issue d'un retour de la paix, et le respect des droits de l’homme. Nous devons prendre conscience du drame qui afflige notre culture et des problèmes de notre société: exclusions, ethnicismes, tribalismes,régionalismes ,risques religieux, politique de gérance toujours dans l’intérêt personnel....L'intérêt supérieur de la Nation nous commande, il est temps d’aider ce pays, notre pays ,la Centrafrique à se relever, en laissant nos divergences de côté.

 

Si nous étions unis comme les autres pays voisins en voie de développement, nous pourrions apporter des grandes valeurs à notre pays car la Diaspora centrafricaine

compte beaucoup de talents.

 

Levons nous devant cette amertume ...., il n’est jamais trop tard. Agrégés, ingénieurs, avocats, chercheurs, entrepreneurs, étudiants, professionnels de médias,il est temps que nous apportions des idées communes pour le développement de notre pays, dire non à cette manoeuvre, toujours dans la paix.

Rassemblons-nous, car le Père fondateur de notre patrie a dit :nous citons « ZO

KWE ZO ».

 

 

INVITATION A UNE REUNION DE LA DIASPORA DE NANTES

 

Chers compatriotes,

 

Vous avez été nombreux à témoigner votre attachement à la résolution pacifique de la crise qui secoue notre pays notamment :le changement de régime à Bangui ,les questions de sécurité et la situation socio-économique ,lors de notre dernière réunion et nous vous en remercions.

 

C’est pourquoi, nous avons l’honneur de vous inviter à participer à la prochaine réunion de la DIASPORA de Nantes qui se tiendra le 20 avril 2013 salle Podium, tram ligne 2, direction Orvault, arrêt La Boissière.

 

Parmi les principales questions inscrites à l’ordre du jour : la mise en place du bureau, les actions à venir ...

 

Nous vous attendons, chers compatriotes de la génération sacrifiée et divisée, pour l’intérêt de notre Pays, la RCA.

 

Fait à NANTES LE 17.04.2013

 

Pour le Comité AD'HOC

 

DIMY DOUNGOUS

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 00:07

 

 

 

 

Un compatriote écrit au président Michel Djotodia et au PM Tiangaye
Un compatriote écrit au président Michel Djotodia et au PM Tiangaye

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 00:03

 

 

 

 

 

Pour un observateur avisé de la vie politique CENTRAFRICAINE, sans remonter à une époque où ce pays mua bizarrement en un empire, nul n'est besoin de faire une profonde analyse pour comprendre pourquoi, un pays si riche de ressources naturelles et d'une population très jeune, peut se cantonner dans les profondeurs du palmarès de la misère la plus inqualifiable des pays qui composent ce monde.

 

L'explication de cet enlisement socio-économique est toute simple. Ce pays est malade de ses élites dirigeantes. A croire que ce sont des gens qui n'ont pas fait les mêmes études, suivi les mêmes parcours de formation que beaucoup d'autres ressortissants du continent. Des ressortissants, camarades et collègues qui, tant bien que mal, arrivent à faire avancer leur pays, en dépit des contingences économiques mondiales qui peuvent être des freins posés par le système de la globalisation.

 

La personnalisation du pouvoir a tué ce pays et continue de le tuer.

 

Qui peut comprendre qu'un Chef d’État s'aventure tout seul dans l'idée de ne pas mettre en place une armée bien équipée avec des hommes bien formés pour défendre son territoire, pour ensuite faire partager cette vision aberrante à tous les hommes qui l'entourent sans qu'un seul d'entre eux lui montre son erreur ? Tout ça parce qu'il craint un coup d’État que pourrait réussir cette armée ? Et ceux qui l'entourent, ne sont-ils pas assez intelligents pour comprendre qu'un coup d’État ne s'adresse pas uniquement à un seul homme ? Ne sont-ils pas assez intelligents pour comprendre que s'embarquer dans une affaire qui finit dans un bain de sang, disons plutôt dans la violence, est tout ce qu'il faut éviter ? IL n'y a qu'en CENTRAFRIQUE que les hommes politiques n'ont plus peur des coups d’État, tellement la chose est devenue monnaie courante, une affaire où personne n'a de monnaie à rendre, de compte à rendre après chaque changement.

 

Tout le monde sait que dans un bateau, il y a un capitaine et quand le capitaine ne peut assumer ses fonctions, c'est son second qui prend la barre. De même dans un avion, il y a le pilote et son copilote qui, en cas d'indisposition du pilote, le remplace pour conduire l'avion à bon port.

 

La SELEKA a fait presque à la fin du mois de Mars dernier, une entrée fracassante dans BANGUI, faisant détaler le prince de la ville et du pays.

 

Dans une organisation humaine normale et « moderne », il appartenait au second de la hiérarchie politique, de prendre le gouvernail immédiatement pour rassurer le peuple et lui inspirer le sentiment qu'il est gouverné, protégé en dépit des événements en cours. Les accords de LIBREVILLE étaient là pour lui donner les coudées franches pour lui permettre de prendre les responsabilités qui s'imposaient. Malheureusement, le PREMIER MINISTRE n'a pas saisi cette occasion pour s'affirmer et rassurer les partenaires africains et occidentaux. Ce qui peut paraître comme l'aveu d'une certaine impuissance. Par ailleurs, un PREMIER MINISTRE qui ignore les origines et les compétences de ceux qui sont chargés de conduire le pays pendant la période de transition montre bien les limites de ce à quoi on peut s'attendre de lui. Le silence entretenu face aux exactions des éléments armés incontrôlés, même si en matière de politique il faut parfois beaucoup de retenue de tempérance et de perspicacité quant à la prise de décision, a été un poids que le malheureux peuple de CENTRAFRIQUE a eu beaucoup de mal à supporter et à comprendre.

 

Par ailleurs, il semblerait que le Conseil National de Transition serait composé de 105 membres. Ce qui signifierait que pour être élu Président de ce Conseil, il fallait réunir 53 voix. Nous apprenons que l'élu n'aurait recueilli que 48 voix, ce qui laisse supposer qu'il n'y a pas eu de deuxième tour pouvant clarifier les choses (abstention ne pouvant pas se faire comprendre). Et si le mode d'élection était différent, il fallait le préciser au peuple. Tout comme l'élection du Président de la République s'est faite à la hussarde, on se laisse à croire qu'il ne fallait pas admettre une autre candidature, le PREMIER MINISTRE ayant lui-même annoncé l'élection du PRESIDENT avant même que ce dernier ne déclare sa candidature et ne soit finalement élu.

 

Peut-on avoir du crédit pour des hommes qui font usage de telles pratiques ?

 

Si les ministres de la CEEAC se réunissent pour décharger BANGUI des assises de la conférence des chefs d’État de leur organisation, ceci est bien justifié car comment faire confiance à un pays dont les dirigeants sont incapables d'assurer la sécurité pour leur population, pour ne pas parler de leur propre famille ? Comment faire confiance à des gens à qui on donne des consignes et qui sont incapables de comprendre ces consignes pour les appliquer comme il se doit ?

 

Nous écoutions une radio émettant de BANGUI, à travers laquelle il était dit que même les chiens avaient peur du climat qui régnait à BANGUI, au point de se blottir sous les jambes de leurs maîtres pour y trouver refuge. Pauvres bêtes qui ne savaient pas que leurs maîtres étaient aussi dans la même mauvaise posture qu'elles.

 

Ceux qui sont vraiment centrafricains, hommes politiques, sont-ils conscients de la situation pour ne pas savoir quelle attitude prendre ? De tout ce qui s'est passé jusqu'ici en Afrique, on n'a rien vu de tel. Le CENTRAFIQUE s'illustre une fois de plus dans la caricature grand format de ce que personne ne souhaite.

 

Certains de ceux qui ne partageront pas notre point de vue, et qui sont aussi aveuglés par l'intérêt, ne comprendront pas que ce coup de cœur est l'expression d'une détresse face à l'insupportable.

 

Les CENTRAFRICAINS ne sont pas aussi bêtes que le pensent beaucoup de nos voisins. A nous de leur prouver le contraire.

 

Vive le CENTRAFRIQUE, pour que vivent l’UNITE et la DIGNITE prônées par BOGANDA.

 

Adolphe PAKOUA

CENTRAFRIQUE : UN VIDE POLITIQUE QUI EXPLIQUE TOUT par Adolphe Pakoua

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 23:59

 

 

 

 

Le bureau exécutif du Mouvement Citoyen Fini Kodé a l’immense et profonde douleur d’annoncer aux parents, amis, membres et sympathisants du décès de Pierre ZAWELE, 55 ans, avocat au barreau de Bangui, membre fondateur et vice-président de Fini Kodé.

Décès survenu le 17 avril 2013 à Bossembélé dans la préfecture de l’Ombella-M’Poko suite à une courte maladie.

 

La veillée funèbre est  fixée au domicile du défunt dans le 8è arrondissement de Bangui au quartier Gobongo « N’ginda ».

 

Un communiqué sera diffusé ultérieurement pour donner des précisions sur le déroulement des funérailles.

 

 

 

 

Contact :  

 

 

En France : 06 03 03 30 14  / 06 85 42 80 32 / 06 27 35 98 24

A Bangui    : 75 50 23 19 / 75 50 36 32

 

 

                    

 Le Bureau  

exécutif

 

 

Franck SARAGBA

 

 

Nécrologie : Décès de Pierre ZAWELE, membre fondateur et vice-président de FINI KODE.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 03:22

 

 

 

 

BANGUI 16 avril (AFP)  - Le nouveau président centrafricain et ex-chef rebelle Michel Djotodia a annoncé mardi des mesures pour lutter contre l'insécurité à Bangui, du fait notamment d'éléments incontrôlés de l'ex-rébellion du Séléka, et évoqué la possibilité de demander de l'aide au Tchad voisin.

 

"Nous devons débarrasser la ville des intrus, de ceux de Bozizé (le président déchu) et du Séléka", a déclaré M. Djotodia, annonçant un renfort de 500 hommes à la police et 500 autres à la gendarmerie, ainsi que le casernement des combattants du Séléka, dont certains sont accusés de participer aux pillages qui se poursuivent dans certains quartiers de Bangui.

 

"Nous sommes en train de voir la possibilité de demander à nos frères tchadiens de nous aider avec des éléments pour nous appuyer", a ajouté le nouveau chef de l'Etat, désigné samedi par un Conseil de transition pour diriger le pays pendant 18 mois.

 

A Bangui, "1.000 hommes" (du Séléka) seront casernés, "et ceux là n'auront pas droit de faire ce qu'ils veulent. Ils seront surveillés, et seront là pour des opérations ponctuelles", a souligné M. Djotodia.

 

Les hommes du Séléka seront également cantonnés dans 15 des 16 préfectures que compte le pays "pour assurer la sécurité des biens et des personnes".

 

La préfecture du Haut Mbomou (est) déjà protégée par "des forces ougandaises, des forces américaines et les éléments de l'Union africaine", en opération de lutte contre l'Armée de résistance du Seigneur (LRA, rébellion ougandaise), a-t-il précisé à ce propos.

 

Pendant le week-end, une vingtaine de personnes ont trouvé la mort dans des heurts entre anciens rebelles du Séléka et des habitants de deux quartiers de la capitale, selon des témoins. Un combattant du Séléka accusé de pillages a également été lynché par la foule.

 

Boy-Rabé, quartier populaire au nord de la ville et ancien fief électoral du président Bozizé, a été presque entièrement pillé par des hommes du Séléka ou des bandits se faisant passer pour des rebelles, obligeant de nombreux habitants à fuir.

 

Le Séléka peine à établir l'ordre dans Bangui depuis sa prise de la ville le 24 mars et la fuite de François Bozizé. De nombreux habitants y vivent dans la peur des pillages et de l'insécurité.

 

Mardi, le porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli-Goumba a demandé aux pays d'Afrique centrale d'envoyer 1.000 soldats pour aider au rétablissement de l'ordre dans le pays. Le sujet devrait être débattu au sommet extraordinaire de N'Djamena jeudi consacré à la Centrafrique.

 

Copyright © 2013 AFP. Tous droits réservés.

 

 

 

 

« Tous les quartiers de Bangui doivent être désarmés », dixit Crépin Mboli- Goumba

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 16 Avril 2013 15:20

 

Le Gouvernement d’Union Nationale (GUN) est sortie de sa tanière pour dénoncer les auteurs de la crise de ces derniers jours à Bangui. Cette crise qui, selon la Croix Rouge centrafricaine, a fait 13 morts, et 21 blessés dans les 4e et 7earrondissements de Bangui.

 

Le ministre d’Etat aux Travaux publics et porte-parole du gouvernement,  Maître Crépin Mboli-Goumba a déclaré, lors  d’une conférence de presse qu’il a animée le 15 avril dernier à Bangui, que « les milices créées par la Coalition Citoyenne d’Opposition aux Rebellions Armées (COCORA)  et la Coalition des Actions citoyennes (COAC), ainsi que  les éléments incontrôlés  de Séléka sont à l’origine  des affrontements qui ont émaillé certains quartiers de Bangui le weekend dernier ».

 

Selon Crépin Mboli-Goumba, « depuis l’invasion de Bangui le 24 mars dernier par la coalition Séléka, il y a eu beaucoup d’exactions. Face à cette situation, le gouvernement mettra tout en œuvre pour que justice soit faite ». Il affirme par ailleurs la volonté du GUN à faire régner la paix et la stabilité dans la capitale centrafricaine et que 1000 éléments de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC) sont attendus dans les prochains  jours à Bangui.

 

« Les civils n’ont rien à faire avec les armes de guerre encore moins, les utiliser pour tuer d’autres civiles et parfois même des militaires. Tous les quartiers de Bangui doivent être désarmés en tout cas, tous les détenteurs d’armes doivent être désarmés. Ceux qui viennent pour prêter la main au gouvernement dans sa mission de sécurisation de la ville de Bangui n’ont pas l’intention de s’amuser. J’ai discuté avec le médecin-chef du Complexe pédiatrique de Bangui et il m’a fait savoir que 4 petits enfants avaient été amputés. Fort de ce constat, il n ya aucune espèce de tolérance vis-à-vis de ces actes » a-t-il souligné.

 

Par ailleurs, Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), depuis l’extérieur de la RCA, a réagi le 15 avril dernier sur les ondes de Radio Ndeke Luka pour présenter ses condoléances à toutes les familles éprouvées par les  événements qui se sont produits le week-end dernier dans certains arrondissements de Bangui.

 

Pour faciliter le retour à la paix et la sécurité dans le pays,  le président du MLPC Martin Ziguélé  invite les autorités militaires et civiles de tout mettre en œuvre pour préserver les vies humaines et la propriété privée. Par ailleurs, il lance un appel patriotique à  toutes les personnes détentrices d’armes de guerre à les déposer aux autorités compétentes.

 

L’usage des armes  contre la population civile par les éléments de désarment a fait également  l’objet de dénonciation de part et d’autre.

 

Les responsables des Eglises  Protestantes en Centrafrique, regroupés dans l’Alliance des Evangéliques en Centrafrique (AEC), s’étaient réunis le 14 avril dernier  à Bangui  pour dénoncer  les événements du samedi 14 au dimanche 15 avril.

 

Selon le pasteur Nicolas Gueret Koyame, président de l’AEC, «  ces évènements ont affecté l’intégrité de l’église en occasionnant la perte en vies humaines et des dégâts matériels ».

 

L’Alliance des Evangéliques en Centrafrique exige des autorités centrafricaines, l’arrêt immédiat des exactions dans tous les quartiers de Bangui ; le désarmement et le cantonnement des éléments de Séléka pour un retour à la vie normale.

 

Quant à Florian François Bedaya Ndjadder, président de l’Union des Forces Républicains (UFR), dans un communiqué de presse parvenu à Radio Ndeke Luka ce 16 avril 2013,  il constate que « cette situation qui perdure depuis plus de trois semaines risque immanquablement d’amener la déchirure du pays et le plonger dans le chaos ».

 

Il précise par la suite que les partenaires au développement de la RCA sont entrain d’observer les centrafricains et demande aux nouvelles autorités de  Centrafrique de prendre toutes les mesures nécessaires pour que la cohésion nationale puisse revenir dans la capitale Bangui et toutes les villes de provinces.

 

Signalons que le sommet de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), qui devait initialement se tenir le lundi  15 avril dernier à N’Djamena au Tchad sur la crise centrafricaine, a été reporté au 18 avril prochain. Cette nouvelle rencontre vise à procéder à une évaluation de la mise en place du processus de transition de dix huit mois en République centrafricaine, après l’élection de l’ex chef rebelle de la coalition Séléka, Michel Djotodia  par les 105 membres du Conseil National de Transition (CNT).

Centrafrique: le président Djotodia annonce des mesures contre l'insécurité
Centrafrique: le président Djotodia annonce des mesures contre l'insécurité

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 02:59

 

 

 

BANGUI : LA POPULATION S’INDIGNE DES OPÉRATIONS DU DÉSARMEMENT DE LA SÉLÉKA

 

Bangui, 16 avril 2013 (RJDH)-La population se dit indignée des opérations du désarmement enclenchées depuis le début de la semaine dernière dans les  arrondissements de Bangui. Certaines personnes pensent que c’est une opération qui consiste à piller, par contre d’autres affirment que c’est une manière pour la Séléka de s’en prendre à la population des quartiers hostiles à la prise de pouvoir de cette coalition rebelle.

 

« Pour moi c’est une opération qui ne consiste pas à chercher les armes. Mais c’est pour voler les biens des populations. Quand ils étaient arrivés chez moi par exemple, ils ont emporté tout ce que je possèdait. Ils ont vidés mon salon », a déclaré Brice Nganatoua, un habitant du quartier Boy-Rabe qui a trouvé refuge au quartier combattant.

 

Pour Félicité Yassio, habitant le même quartier, « les éléments de la Séléka sont à la recherche des biens des particuliers et non à la recherche des armes comme le prétendent leurs leaders. Nous sommes surpris de voir une opération du désarmement tournée en une opération de vol, de viol et des pillages ».

 

Quand à Flavien Yanganda, si c’est vraiment une opération du désarmement, les éléments de la Force multinationale devraient être associés. « Je ne comprends pas pourquoi, les forces de la Fomac ne sont pas incluses dans cette opération. Donc je pense que les choses sont bel et bien préparées à l’avance », a-t-il ajouté.

 

Pour d’autres personnes, c’est une occasion pour les leaders de la Séléka, de faire le ratissage des quartiers qui abritent les proches, de l’ancien président François Bozizé.

 

« Personnellement, je confirme que cette opération vise les quartiers que les Séléka pensent que la population est contre leur prise de pouvoir par la force. L’autre raison est que les éléments de la Séléka profitent pour en finir avec les anciens proches de Bozizé qui sont pour la plupart résidents dans notre quartier », a dit un habitant de Fouh, qui a requis l’anonymat.

La même source a par ailleurs dénoncé la déclaration du président Michel Djotodja, qui a affirmé que la population du 4ème et 7ème arrondissement avait reçu des armes de guerre et des armes blanches, distribuées par l’ancien régime pour combattre les éléments de la Séléka.

 

« C’est une déclaration indigne d’un président de la République. Nous ne sommes pas des militaires pour qu’on puisse nous distribuer les armes. Aujourd’hui les gens ont tout perdu. Donc il est de son devoir en tant que chef suprême des armées de ramener ses troupes à la discipline », a  conclu cette source.

 

Les coups de feu se font entendre encore dans le quartier de Boy-rabe ce matin. Certaines personnes qui n’ont pas pris fuite sont obligées de quitter les lieux. Toute fois les éléments de la Fomac  sont attendus à Bangui pour assurer la sécurité sur le territoire.

 

 

BANGUI : L’INSÉCURITÉ EMPÊCHE LA REPRISE DES ACTIVITÉS ACADÉMIQUES

 

Bangui, 16 avril 2013 (RJDH)- Les activités académiques n’ont pas repris dans la ville de Bangui ainsi qu’à l’intérieur du pays après le renversement du pouvoir par la coalition Séléka. Une rébellion  qui a d’abord occupé une partie de la Centrafrique pendant des semaines paralysant ainsi les activités scolaires.

 

La rentrée des classes est prévue pour le lundi 15 mars, mais d’après le constat fait ce matin par le RJDH, dans certains établissements primaires et secondaires de la capitale, les salles de classes sont vides, les bureaux administratifs sont restés fermés, les cours des écoles sont désertes.

 

Africain Kazangba, président de l’Association des parents d’élèves (APE) de Centrafrique,  a fait savoir que l’insécurité  orchestrée par les séléka dans le pays, ne permet pas la reprise des classes.

 

« Les enfants ne peuvent pas étudier dans une situation d’insécurité. Les coups de feu crépitent encore, certains parents et les enfants ont quitté leur domicile pour trouver refuge ailleurs. Donc il est impossible dans cette situation de reprendre les enseignements», a-t-il expliqué.

 

Il a par ailleurs ajouté que certains parents s’inquiètent de la vie de leurs filles, de peur qu’elles ne soient pas enlevées et violées, par des éléments de la Séléka. Il a également évoqué le cas des enseignants qui éprouvent en ce moment une difficulté financière. Car les salaires ne sont pas payés depuis plus d’un mois et deux semaines.

 

« Les enseignants depuis lors ne sont pas payés, avec quel moyen ces derniers vont reprendre leurs activités lors qu’on sait que la plupart d’entre eux ont perdu leurs biens », a déploré Africain Kazangba.

 

Cendra Yazé, mère de famille a de son côté dit  qu’elle ne pourrait pas accepter  de laisser ses enfants aller à l’école, parce que les éléments de la Séléka ne sont pas encore désarmés. « Lorsque ces militaires seront désarmés, mes enfants reprendront le chemin des classes, parce que les enfants ne sont pas habitués au détonation des armes. », a-t-elle dit.

 

Quant à Joseph Kitakossi, un conducteur, pense qu’un retour normal de la paix dans le pays  permettra aux  enfants de reprendre les cours. « Je souhaite que la paix s’installe à fin que les cours puissent reprendre, de peur que ces éléments de la Séléka incontrôlés, violent nos enfants »,  a-t-il ajouté.

 

Une réunion de concertation entre le bureau de l’APE et le ministre de l’Education nationale est prévu pour le mois de mai prochain afin de discuter des conditions de la reprise des cours sur toute l’étendue du territoire.

 

 

BANGUI : ENCORE DEUX CONDUCTEURS DE TAXI-MOTO TUÉS PAR LES HOMMES DE LA SÉLÉKA

 

Bangui, 16 avril 2013 (RJDH)-Deux conducteurs de mototaxi, ont été tués, le lundi  15 avril, par des éléments de la Séléka au quartier Guitangola dans le 3ème arrondissement de la capitale centrafricaine. Le collectif des conducteurs lance un cri d’alarme aux leaders de la coalition Séléka.

 

D’après les faits relatés par un témoin, « les deux conducteurs, étaient en train de remorquer des  clients quand les éléments Séléka sont venus les intercepter. Ces hommes en arme ont demandé aux conducteurs des mototaxis de descendre et de laisser les motos. Face à leur refus, les hommes de la Séléka ont tiré sur les jeunes hommes et emportés leurs motos ».

 

L’un des responsables du collectif des mototaxis du marché km5  a fait savoir que, « leur vie est en danger depuis l’arrivée des hommes de la Séléka. Ces derniers  sont à la quête des motos. Pour le moment, le collectif  des mototaxis souhaite rencontrer les responsables de la Séléka afin de définir la collaboration entre ces hommes en arme et les conducteurs », a-t-il suggéré.

 

Les corps  des victimes ont été inhumés vers l’après-midi par leurs collaborateurs.

 

Un jeune homme conducteur de mototaxi a été tué dans la nuit mercredi 10 au jeudi 11 avril par des éléments de la coalition Séléka dans le 8ème arrondissement de Bangui. La population de cette localité a marché le lendemain  pour protester contre cet incident et les exactions commises par la Séléka dans cette localité. Cinq personnes ont été blessées par balles au moment de la marche, par les éléments rebelles qui ont ouvert le feu sur les manifestants.

 

 

BATANGAFO : 1908 SANS ABRI SUITE À UN INCENDIE PROVOQUÉ PAR DES ÉLEVEURS PEULHS

 

Batangafo, 16 avril (RJDH)-Au total six villages ont été incendiés, le dimanche 14 avril, par des éleveurs peulhs. Ces localités se trouvent entre 18 à 35 kilomètres de la ville de  Batangafo (nord). D’après les chiffres communiqués par un agent de santé communautaire 1908 personnes sont actuellement sans abri.

 

Selon les témoignages recueillis auprès de certaines victimes jointes  par le RJDH ce mardi 15 avril, il s’agit d’une altercation entre les éleveurs peulhs et la population autochtone qui a poussé les éleveurs peulhs à incendier les villages de Banda, de Scieur, de  Kadi, de Bongoro, de Gbdéné 1 et Gbadéné 2

 

« La semaine passée des éleveurs peulhs ont fait irruption dans le village, ils ont voulu prendre de force les bœufs qui nous servent à pratiquer la culture attelée, nous nous sommes opposés. Quelques jours encore leurs bœufs ont détruit nos champs, quand nous avons voulu réclamer, cela s’est transformé en dispute », a relaté une victime.

 

D’après les faits rapportés, les disputes se sont soldées par la mort d’un éleveur peulh et deux paysans. Ces derniers ont été tués par des hommes de la Séléka qui sont venus de Batangafo pour appuyer les éleveurs. « Après les éleveurs peulhs se sont retirés des villages appuyés par d’autres qui sont venus de la ville de Sido Tchad, ils sont revenus et ont brûlé les six villages », a relaté une autre victime.

 

Une partie des victimes ont pris fuite pour rejoindre la ville de Batangafo et d’autres ont pris le chemin de la ville de Bouca à environ 80 kilomètres de leur localité incendiée.

 

Dépêches du Réseau d'informations des journalistes centrafricains des droits de l'homme

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 02:38

 

 

 

Centrafrique: l'ONU condamne les violences de la Séléka à Bangui

 

NEW YORK 16 avril 2013 - (AFP) Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon "condamne fermement les actes de violence de la Séléka contre la population civile", à la suite des affrontements du week-end dernier à Bangui, a déclaré mardi son porte-parole Martin Nesirky.

 

Selon M. Nesirky, M. Ban "appelle les autorités de fait à rétablir l'ordre et la sécurité publique dans l'ensemble du pays, et à assurer la protection des civils".

 

M. Ban est aussi "profondément préoccupé par la détérioration de la situation humanitaire et par les graves violations des droits de l'homme qui continuent" en République centrafricaine.

 

Le communiqué cite des "meurtres, viols, pillages et pilonnages" ainsi que "les tirs aveugles et le recrutement d'enfants soldats". L'ONU "rappelle que ceux qui sont responsables de telles violations devront individuellement répondre de leurs actes".

 

Le secrétaire général "réitère que les accords de Libreville devraient être la base de tout cadre politique visant à mettre fin à la crise actuelle". Il appelle la Communauté des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et l'Union africaine (UA) à "prendre des mesures immédiates et urgentes pour répondre à la gravité de la situation sécuritaire avec l'assistance de la communauté internationale".

 

Une vingtaine de personnes ont été tuées samedi et dimanche à Bangui lors d'affrontements entre des habitants et des éléments de la coalition Séléka au pouvoir depuis le 24 mars. Celle-ci peine à établir l'ordre dans Bangui depuis la fuite de l'ex-président François Bozizé et les pillages par des hommes de l'ancienne rébellion ou des bandits se poursuivent.

 

Copyright © 2013 AFP. Tous droits réservés.

 

 

 

Centrafrique: sept combattants Séléka tués à Bangui depuis lundi

– 

BANGUI 16 avril (AFP) — Sept combattants du Séléka ont été tués ces dernières 48 heures par des hommes armés et des civils dans un quartier nord de Bangui secoué par des troubles, a déclaré à la presse un commandant de l'ex-mouvement rebelle, le général Ousman Mahamat.

 

"Sept éléments du Séléka désarmés (...) ont été tués et cinq autres blessés lundi soir et mardi matin à Boy-Rabé (quartier nord de la capitale) par des hommes armés et des civils qui continuent à opérer dans ce quartier", a affirmé le général Mahamat.

 

Ces combattants avaient été "désarmés par la police militaire de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) pour essayer d'apaiser le climat dans Boy-Rabé" où la population est excédée par les pillages et les violences auxquels se livrent certains membres du Séléka, a-t-il précisé.

 

"C'est grave", a-t-il commenté, précisant que l'une des victimes a "eu le crâne fracassé avec une grosse pierre".

 

Pendant le week-end, une vingtaine de personnes ont trouvé la mort dans des heurts entre anciens rebelles et habitants de deux quartiers de la capitale, selon des témoins.

 

"Une réunion de sortie de crise a eu lieu (dimanche) et une commission a été mise en place. Des contacts ont été établis" avec les habitants de Boy-Rabé pour "trouver un terrain d'entente", alors que les autorités locales et des leaders religieux ont "été mis à contribution", selon le général Mahamat.

 

Boy-Rabé, quartier populaire au nord de la ville et ancien fief électoral du président déchu François Bozizé, a été presque entièrement pillé par des hommes du Séléka ou des bandits se faisant passer pour des rebelles, obligeant de nombreux habitants apeurés et exaspérés à fuir.

 

Le Séléka peine à établir l'ordre dans Bangui depuis sa prise de la ville le 24 mars et la fuite de François Bozizé. De nombreux habitants y vivent dans la peur des pillages et de l'insécurité.

 

Mardi, le nouveau président Michel Djotodia, chef du Séléka, a annoncé un renfort de 500 hommes à la police et 500 autres à la gendarmerie, ainsi que le casernement des combattants du Séléka.

 

Le porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli-Goumba a demandé aux pays d'Afrique centrale d'envoyer 1.000 soldats pour aider au rétablissement de l'ordre dans le pays. Le sujet devrait être débattu au sommet extraordinaire de N'Djamena jeudi consacré à la Centrafrique.

 

Copyright © 2013 AFP. Tous droits réservés.

 

 

 

Centrafrique: le président Djotodia annonce des mesures contre l'insécurité à Bangui

 

RFI  mardi 16 avril 2013 à 23:24

 

Le président Djotodia a annoncé ce mardi 16 avril des mesures pour lutter contre l'insécurité à Bangui, alors que les pillages se poursuivent dans certains quartiers. L'ancien chef rebelle a reçu tous les commandants en charge de la sécurité dans la capitale, après les représentants et les élus locaux, ainsi que les syndicats du patronat.

 

« Nous devons débarrasser la ville des intrus », a déclaré le président Djotodia. Ces intrus, ce sont des proches de l'ancien président François Bozizé, mais aussi, précise-t-il, des membres de la coalition Seleka.

 

C'est la première déclaration du nouveau chef de l'Etat centrafricain après un weekend particulièrement chaotique. Pillages, tirs dans certains quartiers, les habitants de Bangui contactés par RFI ces derniers jours ont tous fait part de leurs craintes.

 

En réaction, l'ancien chef rebelle et actuel président a annoncé l'envoi de renfort à Bangui, 500 policiers et 500 gendarmes supplémentaires. Il a aussi évoqué la possibilité de faire appel aux militaires tchadiens pour sécuriser la ville. Michel Djotodia a également parlé du casernement des combattants de la Seleka, 1000 au total, dont certains sont accusés d'être responsables de l'insécurité grandissante dans la ville.

 

Les hommes de la Seleka seront également cantonnés dans 15 des 16 préfectures que compte le pays pour « assurer la sécurité des biens et des personnes ». La 16e, celle du Haut Mbomou, dans l'est du pays, est déjà protégée par « des forces ougandaises, des forces américaines et les éléments de l'Union africaine », dans le cadre des opérations de lutte contre l'Armée de résistance du Seigneur, la rébellion ougandaise.

 

 

 

L'archevêque de Bangui s'insurge contre les pillages

 

RFI Muriel Pomponne mardi 16 avril 2013 à 12:10

 

Timide retour au calme ce mardi 16 avril à Bangui, en République centrafricaine, après un week-end durant lequel une vingtaine de personnes ont été tuées lors d'affrontements entre les habitants et des éléments de la Seleka, le mouvement qui vient de prendre le pouvoir. Une réunion a eu lieu entre les autorités locales et le président Michel Djotodia, et il a été décidé de mettre en place très rapidement une opération d'échange d'armes contre de l'argent pour inciter les gens à remettre leurs armes à l'administration.

 

L'archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga s'est rendu dans les quartiers victimes de pillages. Il ne croit pas à l'explication selon laquelle les membres de la Seleka cherchaient des armes. Il témoigne que les pilleurs ont été jusqu'à envahir et saccager un orphelinat.

 

Monseigneur Dieudonné Nzapalainga   Archevêque de Bangui

 

« Les enfants étaient terrés sous les lits. J'ai rencontré les responsables qui m'ont parlé avec des larmes. Dans ces maisons, il n'y a pas d'armes. On accueille que des enfants. Que s'est-il passé ?(...) Finalement, il ne s'agit pas de recherche d'armes. Il s'agit de pillages (...)Tirer des coups de fusil les terrorisent, les met dans un état de psychose totale (...). Je peux crier mon indignation par rapport à cette situation »

Voir les commentaires

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 02:22

 

 

 

 

Libreville 16/04/2013 à 15h:32  (AFP) - L’ancien président centrafricain François Bozizé, renversé le 24 mars par la coalition Séléka, a réclamé la mise en place d’une commission d’enquête internationale sur les violences à Bangui, dans un communiqué transmis mardi à l’AFP.

 

« Des éléments de la rébellion et des mercenaires étrangers (…) se livrent à des attaques planifiées contre les propriétés privées, les églises chrétiennes et les édifices publics », affirme le texte de la « cellule de communication » de l’ancien président réfugié au Cameroun.

 

La « population centrafricaine est totalement en proie aux pires exactions », souligne le texte, concluant que François Bozizé demande à « la communauté internationale » de « diligenter le plus rapidement possible une enquête approfondie afin de faire toute la lumière sur ce qui s’est réellement passé, déterminer les responsabilités et engager des poursuites nécessaires contre les commanditaires ».

 

Le président déchu a également démenti les propos du nouvel homme fort de Bangui Michel Djotodia, qui avait accusé dimanche soir les partisans de Bozizé de vouloir « une guerre civile » et d’avoir tué des éléments Séléka.

 

M. Bozizé « tient à apporter un démenti catégorique à ces affirmations grossières » destinées à « justifier leur incapacité à ramener la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national », lit-on dans le communiqué.

 

Le Séléka peine à établir l’ordre dans Bangui depuis la fuite de François Bozizé. Les pillages par des hommes de l’ancienne rébellion ou de bandits se poursuivent et les violences ont fait près de 20 morts à Bangui ce weekend, alors que les habitants, excédés, vivent dans la peur.

 

 

 

NDLR : C’est comme le voleur qui crie au voleur. Bozizé qui n’est ni plus ni moins qu’un assassin et un vulgaire dictateur sanguinaire, est incontestablement le plus mal placé pour donner des leçons de vertu et réclamer des enquêtes sur de tragiques événements survenus après qu’il ait été chassé du pouvoir et dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’y est pas étranger. Que dit-il déjà comme vérité sur la disparition de Charles et Hassan Ousman et bien d’autres personnes portées disparues jusqu’à ce jour et dont a pas encore fini l’inventaire ? Que dit-il sur l’identité des squelettes humains récemment découverts sous une dalle de béton du garage de sa résidence de Sassara ? Que dit-il des personnes exécutées dans sa prison spéciale de Bossémbélé ? Que dit-il des massacres commis sur ses ordres par le capitaine Eugène Ngaikoisset alias « le boucher de Paoua » et le fils du magistrat Feiganazoui à Paoua et sa région ? S’il en y en a un qui, en attendant qu’il réponde de ses crimes de guerre et crimes contre l’humanité, doit fermer sa grande gueule et se faire un peu plus modeste, c’est François Bozizié Yangouvonda. Ses leçons de vertus et exigences d’enquête sont d’autant plus mal venues et irrecevables qu’elles proviennent d’un assassin, vulgaire bandit et criminel qui doit finir ses jours à la prison de la CPI à La Haye. 

Centrafrique: le président déchu Bozizé demande une enquête internationale

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 01:51

 

 

 

 

YAOUNDE Mardi 16 avril 2013 | 13:52 UTC (Xinhua) - Non invité au précédent tenu le 3 avril, le chef rebelle Michel Djotodia, élu sans surprise président par intérim par le Conseil national de transition qui a aussi porté à sa tête Alexandre Nguendet, proche du nouveau pouvoir, se rendra au prochain sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) prévu jeudi à N'Djamena, a appris Xinhua mardi.

 

C'est une annonce faite par le ministre d'Etat en charge de la Communication, Christophe Gazam-Betty, joint au téléphone mardi à Bangui. "Le chef de l'Etat se rendra à N'Djamena", a-t-il dit sans donner d'autres précisions.

 

L'élection lors d'un vote par acclamation samedi à Bangui des membres présents du Conseil national de transition doté de 105 sièges confère au leader de l'ex-rébellion de la Séléka une certaine légitimité politique qui lui faisait défaut depuis sa prise de pouvoir au terme d'une offensive éclair le 24 mars à Bangui, après trois mois de conflit avec le régime de François Bozizé.

 

Au sommet extraordinaire de la CEEAC du 3 avril, c'est Nicolas Tiangaye, reconduit par le nouvel homme fort de Bangui au poste de Premier ministre du gouvernement d'union nationale formé début février après les accords de paix signés le 11 janvier à Libreville au Gabon, qui avait été invité par la présidence tchadienne comme chef de la délégation officielle de la République centrafricaine (RCA).

 

Après la suspension de la RCA par l'Union africaine (UA), ces assises avaient refusé de reconnaître l'autorité de Michel Djotodia, président autoproclamé.

 

Pour l'heure, rien ne sait qui sera le chef de délégation lors du rendez-vous de jeudi, qui devait initialement avoir lieu lundi mais a été reporté en raison, devine-t-on, de la poursuite des élections au Conseil national de transition, organe chargé de jouer le rôle d'une Assemblée nationale provisoire pour une période de dix-huit mois, jusqu'à la tenue de prochaines élections démocratiques.

 

Alors que le départ pour la capitale tchadienne est annoncé pour mercredi, les invitations ne sont pas encore parvenues aux délégués. Une situation pas du tout surprenant, puisque "de toute façon, la dernière fois on nous a saisis la veille. Moi on m'a réveillé à 22 heures pour partir", remarque un représentant de la société civile.

 

Ce sommet devra permettre d'entériner les nouvelles décisions prises à Bangui afin d'ouvrir la voie à transition politique effective en RCA après la prise de pouvoir de la Séléka.

 

Sur les dix chefs d'Etat de la CEEAC, seuls le Congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine, l'Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et le Gabonais Ali Bongo Ondimba s'étaient joints début avril à leur homologue tchadien Idriss Deby Itno. Le Cameroun s'était fait représenter par son vice-Premier ministre Amadou Ali et la République démocratique du Congo (RDC) par son ministre de la Coopération internationale.

 

Les présidents béninois Thomas Boni Yayi, ex-médiateur de l'UA dans cette crise dans le cadre de son mandat d'un an de président en exercice jusqu'en janvier de l'organisation panafricaine, et sud-africain Jacob Zuma, venu annoncer le retrait des troupes de son pays après des décès lors des affrontements avec la Séléka, y étaient également présents.

 

 

NDLR : Lors de ce nouveau sommet, les autorités camerounaises doivent fournir quelques explications sur la présence de plus en plus incompréhensible et injustifiable du sieur François Bozizé Yangouvonda sur le territoire camerounais alors que celles-ci avaient fait croire dès l’arrivée de ce sinistre personnage sur leur territoire qu’il devrait trouver rapidement un pays d’exil. Cette présence est d’autant plus incompréhensible que le Bénin, sollicité par les chefs d’état de la CEEAC lors du dernier sommet de N’djaména, avait donné son accord pour accueillir l’individu. Il n’est pas normal qu’il continue d’utiliser l’hospitalité du Cameroun et ce pays pour dérouler une incessante campagne de communication avec d’innombrables interviews à la clé accordées à la presse internationale. Pour un criminel de son acabit, c’est scandaleux et insupportable. Il doit immédiatement quitter le Cameroun dont il abuse de l'hospitalité. On n'ira pas encore jusqu'à taxer déjà les autorités camerounaises de complaisance mais si Bozizé, pour des raisons qu'on ignore, doit prolonger son séjour dans ce pays voisin et frère, il doit être réduit à un silence total.  

Centrafrique : Michel Djotodia se rendra au sommet de N'Djamena reporté à jeudi

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 01:49

 

 

 

 

 16/04/2013 à 15h:45 Par Christophe Boisbouvier Jeuneafrique.com

 

Dans la région de Bangui, les rebelles de la Séléka ont mis les Sud-Africains en déroute. Une claque pour le président Zuma, qui, en aidant son ami Bozizé, espérait de généreuses contreparties.

 

Un accord de défense, puis 300 soldats sud-africains envoyés à Bangui... Entre Jacob Zuma et François Bozizé, les liens étaient forts. La preuve, ce voyage express du président centrafricain à Pretoria, deux jours avant sa chute. Bozizé voulait s'assurer que Zuma ne le lâcherait pas. De fait, le 23 mars, entre Damara et Bangui, les Sud-Africains se sont battus courageusement, mais, à un contre dix, ils ont été submergés par les rebelles de la Séléka et ont essuyé de lourdes pertes. À l'heure des comptes, l'opinion sud-africaine veut savoir pourquoi le président Zuma a engagé les boys dans cette aventure.

 

Est-ce uniquement pour des raisons mercantiles ? C'est ce que laisse entendre la presse sud-africaine. Le Mail and Guardian affirme, par exemple, que le Chancellor House, un holding financier du Congrès national africain (ANC), a négocié avec le pouvoir centrafricain l'accès à ses mines de diamant. Et il n'y a pas que les pierres précieuses : l'an dernier, la compagnie pétrolière Dig Oil, dirigée par la femme d'affaires sud-africaine Andrea Brown, a décroché un permis d'exploration sur un bloc très prometteur au sud-ouest de Bangui, à la frontière du Congo-Brazzaville et du Cameroun. En échange, François Bozizé voulait du cash et des armes.

 

Intrigues de cour

 

Au coeur de ces négociations, un quarteron. D'abord, Jean-Francis Bozizé, fils du chef de l'État et ministre de la Défense (à Pretoria, il avait un accès direct au bureau de Jacob Zuma). Et puis trois hommes d'affaires rompus à toutes les intrigues de cour : le Congolais (de Brazzaville) Didier Pereira, installé en Afrique du Sud depuis plus de dix ans, le Franco-Israélien Philippe Solomon, basé à Tel-Aviv avec le titre de consul honoraire de Centrafrique, et le Rwandais Fabien Singaye, ex-diplomate sous le régime d'Habyarimana et ex-interprète du juge Bruguière dans l'enquête sur l'attentat de Kigali.

 

Mais l'Afrique du Sud n'était pas seulement intéressée par le sous-sol centrafricain. Loin de là. Il y a dix ans déjà, à l'issue des accords intercongolais de Sun City, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, une certaine Nkosazana Dlamini-Zuma, était venue voir François Bozizé à Bangui pour s'assurer que la Centrafrique ne servirait pas de base arrière au rebelle Jean-Pierre Bemba. Les liens de confiance se sont ensuite renforcés dans le plus grand secret. En avril 2008, quand les dockers de Durban ont refusé de décharger un bateau chinois rempli d'armes à destination du Zimbabwe, le navire a continué sa route vers Luanda, où le stock a été discrètement débarqué. Et de là, pour brouiller les pistes, des avions-cargos auraient acheminé les armes jusqu'à Harare en passant par... Bangui. Les pro-Mugabe de l'ANC ne l'ont jamais oublié. Le président angolais non plus. Le 27 mars, lors du sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) à Durban, José Eduardo dos Santos a exhorté ses pairs africains à ne pas reconnaître les putschistes de la Séléka.

 

À partir de 2008, c'est donc une alliance stratégique qui s'est nouée entre Pretoria et Bangui. L'ANC voulait chasser les Français de l'un de leurs bastions d'Afrique centrale ; et François Bozizé, sortir de l'étreinte étouffante de son « ami » tchadien Idriss Déby Itno. D'ailleurs, dans sa garde présidentielle, François Bozizé a remplacé progressivement les Tchadiens par des Sud-Africains. Le problème, c'est que cette alliance a rendu Bozizé trop sûr de lui. Après l'accord de Libreville du 11 janvier, il n'a pas vraiment partagé le pouvoir. Et finalement, ses « amis » de la sous-région lui ont fait payer son incartade sud-africaine.

Lu pour vous : Centrafrique : mais qu'allaient faire les Sud-Africains dans cette galère ?
Lu pour vous : Centrafrique : mais qu'allaient faire les Sud-Africains dans cette galère ?

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com