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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 21:16

 

 

 

 

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LEMONDE.FR | 29.08.11 | 19h55   •  Mis à jour le 30.08.11 | 09h25

Il est traqué de toutes parts, sa tête mise à prix et son régime à l'agonie. Mais Mouammar Kadhafi n'est pas encore totalement isolé sur la scène internationale. Depuis la prise de Tripoli par les rebelles, le 21 août, les propositions de pays pour accueillir sur leur sol le dirigeant libyen et sa famille se sont multipliées. Les Etats qui dénoncent l'intervention de l'OTAN sont encore légion et tous les dirigeants sont loin d'avoir reconnu la légitimité du Conseil de transition national (CNT), l'organe politique de la rébellion libyenne.

Alors que l'ONU appelle Kadhafi à lâcher les rênes du pouvoir, quels sont les régimes qui soutiennent encore, ouvertement ou plus discrètement, l'ancien "Guide" ?

L'ANTIAMÉRICANISME DE L'ALLIANCE BOLIVARIENNE

Deux voix dissonantes se font entendre clairement depuis le début du conflit : celles des présidents vénézuélien et nicaraguéen, Hugo Chavez et Daniel Ortega, soutenus par l'ancien président cubain Fidel Castro. Tous trois dénoncent de concert la "guerre fasciste" menée par l'OTAN contre la Libye et appellent Mouammar Kadhafi à résister contre "l'agression impériale". Leurs frontières sont par ailleurs grandes ouvertes à un dirigeant libyen qui pourrait vouloir s'exiler.

"Hugo Chavez est, d'une certaine manière, fasciné par Kadhafi, explique Barah Mikail, directeur de recherche à la Fondation pour les relations internationales et le dialogue extérieur (Fride). Ils se sont régulièrement rencontrés depuis dix ans et, comme lui, il s'est par exemple entouré d'une garde féminine officiellement chargée de veiller sur la révolution bolivarienne."

Mais dans ces pays de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques, c'est moins d'un soutien réel à Tripoli que d'une convergence idéologique dont il s'agit. Le Venezuela et le Nicaragua voient surtout dans le conflit libyen le moyen de critiquer la politique menée par les Etats-Unis et l'interventionnisme de l'Occident.

ATTENTISME DES ETATS AFRICAINS

En réalité, les soutiens indéfectibles de Kadhafi sont à chercher sur le continent africain. Là, aucun chef d'Etat n'a ouvertement pris position en faveur du colonel — à l'exception du dictateur zimbabwéen Robert Mugabe. Pourtant, le continent, par la voie de l'Union africaine notamment, a freiné des deux pieds lorsqu'il s'est agi d'intervenir en Libye.

Les dirigeants africains, qui n'ont jamais condamné fermement les agissements du dirigeant libyen, ont par contre vivement critiqué les opérations de l'OTAN. Par ailleurs, seuls deux pays — le Sénégal et la Gambie — ont reconnu dès le départ le CNT, tardivement suivis par une vingtaine d'autres, tandis qu'une trentaine d'Etats, ainsi que l'Union africaine (UA), manquent encore à l'appel. Enfin, l'Afrique du Sud, très influente au sein de l'UA, fait obstacle au déblocage des avoirs libyens gelés par une résolution de l'ONU.

Officiellement, cette politique attentiste des Etats africains a pour objectif de ne pas déstabiliser la Libye, et de facto, la région. L'UA redoute ainsi qu'une guerre civile ne se déclenche dans le pays, comme ce fut le cas en Irak.

QUAND KADHAFI DISTRIBUAIT SES PÉTRODOLLARS

Mais officieusement, ce sont avant tout des raisons économiques qui sont en jeu, tant les pays africains sont redevables, financièrement parlant, au "Guide". A travers le continent, on ne compte plus les hôtels, projets agricoles, centres culturels, écoles ou entreprises de télécommunications qui ont été financés, ces quarante dernières années, par la Jamahiriya libyenne, à coup de millions de "pétrodollars".

"Nombre de dirigeants se sentent redevables de Kadhafi, d'autant que beaucoup de projets de développement sont encore en cours et risquent d'être stoppés, analyse Saïd Haddad, chercheur associé à l'Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman (Iremam) et spécialiste de la Libye. Sans compter que la Libye a aussi financé les fins de mois difficiles de certains Etats des plus fragiles, comme le Tchad, le Burkina Faso, le Niger, le Mali ou la République Centrafricaine, leur assurant ainsi de pouvoir maintenir leur administration."

LA "DETTE HISTORIQUE" DE L'AFRIQUE DU SUD

Mais l'aide financière aux Etats d'Afrique subsaharienne s'est aussi exercée sur le plan politique et militaire. "Grâce à sa manne pétrolière, Kadhafi a armé des rebelles et fait des régimes, comme ceux de Robert Mugabe, Blaise Compaoré ou Charles Taylor. Encore aujourd'hui, il reste très populaire parmi les chefs d'Etat africains, notamment au Congo-Brazzaville, en Guinée Equatoriale ou au Zimbabwe", précise Frédéric Lejeal, rédacteur en chef de la Lettre du continent, publication consacrée à l'Afrique.

En Afrique du Sud, aussi, l'influence libyenne est palpable. Le colonel a ainsi compté parmi les premiers soutiens majeurs des groupes anti-apartheid des années 1980, et notamment de l'ANC, le parti de Nelson Mandela, aujourd'hui au pouvoir. "Pour les présidents sud-africains, comme actuellement Jacob Zuma, l'Afrique du Sud a une dette historique envers la Libye, qu'il serait très difficile d'ignorer ou de ne pas honorer", assure Reed Brody, porte-parole de l'ONG Human Rights Watch, à Bruxelles.

Tous, en Afrique, ont donc profité des largesses du colonel, jusqu'à l'Union africaine, qu'il a contribué à créer en 2002, et amplement financée par la suite, versant jusqu'à un quart des contributions de l'organisation. "Kadhafi était jusqu'à présent le plus gros contributeur de l'UA. Sa chute inquiète les dirigeants africains qui ne savent pas comment ils feront fonctionner l'organisation, ni comment ils pourront payer les fonctionnaires d'Addis-Abeba", livre Kader Abderrahim, chercheur spécialiste de la Libye à l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS) et à l'université de Californie.

CHANTRE DU PANAFRICANISME

Ce sont aussi des questions diplomatiques et géopolitiques qui ont fait de Mouammar Kadhafi un dirigeant difficile à écarter pour ses homologues africains. Car dès le départ, le colonel s'est fait le chantre du panafricanisme, séduisant des chefs d'Etat rêvant de créer des "Etats-Unis d'Afrique". "La Libye a étendu son influence en adoptant une diplomatie africaine très active, consistant à résoudre des conflits et à promouvoir l'unité du continent", explique Saïd Haddad.

L'Afrique du Sud avait malgré tout, ces dernières années, pris ses distances avec le régime libyen, voulant jouer à son tour le rôle de locomotive du continent. Mais avec l'avènement du conflit, c'est la solidarité africaine qui a repris le dessus. Et Pretoria a été très vexé de voir sa proposition de médiation entre les rebelles et le régime kadhafiste "snobée" par l'OTAN.

"Les pays africains sont très inquiets d'un Occident imperator, qui se dirait qu'il peut intervenir lorsqu'il le souhaite. La question de la non-ingérence étrangère, inscrite dans les statuts de l'UA, est très importante à leurs yeux, décrypte Kader Abderrahim. Ces pays craignent par ailleurs un précédent." Car la liste des Etats en froid avec les droits de l'homme est plutôt longue sur le continent...

Malgré ses fortes motivations économiques, politiques et idéologiques, la position de l'UA de soutien feutré à Kadhafi s'avère très fragile. Car les pays en son sein commencent à s'en émanciper, alors que le Burkina Faso, le Tchad et l'Ethiopie ont basculé, mercredi dernier, du côté de la rébellion libyenne. "Au final, le CNT finira par s'imposer en Libye et le régime de Kadhafi ne sera plus soutenu, assure Saïd Haddad. L'Union africaine apparaîtra alors comme peu crédible, n'ayant pas su s'imposer comme un interlocuteur valable lors du conflit."

Audrey Garric

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 21:01

 

 

militaires et gendarmes retraités

 

COLLECTIF  DES RETRAITES MILITAIRES ET GENDARMES  DE CENTRAFRIQUE (CRMGC)- PROMOTION  2009-2010

 Tél. (236) 75 38 48 96

         (236) 75 88 67 70

          (236) 75 31 41 13

          (236) 70 98 62 81

E-mail : retraites0910@yahoo.fr

         collectifrmgc@yahoo.fr

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MEMOIRE EXPLICATIF DU PROBLEME DES DROITS LÉGAUX DES RETRAITÉS MILITAIRES ET GENDARMES BÉNÉFICIAIRES D’UN FINANCEMENT DE L’UNION EUROPÉENNE MAIS NON VERSÉ PAR LE MINISTRE DÉLÉGUÉ A LA DÉFENSE NATIONALE A QUI DE DROIT

 

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Le Collectif des Retraités Militaires et Gendarmes Centrafricains, Promotion 2009-2010

 

VU la Convention de Financement  N°2008/020646 signée le 26 Octobre 2008 entre le Gouvernement centrafricain représenté par le Ministre Délégué à la présidence de la République chargé de la Défense nationale M. Jean-Francis BOZIZE et l’Union Européenne représentée par  M. Jean-Claude ESMIEU, Chef de la Délégation de la Commission de l’Union Européenne en République Centrafricaine;

VU l’article N°9  de ladite Convention;

VU l’Annexe II de la Convention, relative aux Dispositions Techniques et Administratives notamment  les Points 2.1§4, 2.3.1§1 et 4.3.1§6 de l’Annexe II de la Convention;

VU le Motif Unique du financement à savoir : «…atténuer  les  effets sociaux de la restructuration  des  forces armées en  République Centrafricaine en contribuant à la mise à la retraite des militaires et gendarmes » « dans des conditions acceptables et équitables pour un retour à une vie normale» (cf. Points 2.1§4 et 2.2 de l’Annexe II de la Convention).

Le Collectif des Retraités Militaires et Gendarmes de Centrafrique Promotion 2009-2010 vient par le Mémoire Explicatif informer l’opinion nationale et internationale sur les conditions dans lesquelles les retraités militaires et gendarmes sont admis à la retraite et sur les raisons de leur grogne.

 

I – CONTEXTE ET JUSTIFICATION

 

a) Les textes régissant le fonctionnement de l’Armée centrafricaine prévoient une durée de dix huit (18) ans de service pour un soldat et des limites d’âge pour les sous-officiers  et officiers respectivement, au delà desquels les concernés doivent faire valoir leurs droits à la retraite. Cette périodicité n’a pas été respectée dans le contexte actuel dans la mesure où certains retraités de la promotion 2009-2010 n’ont pas épuisé leur durée légale de travail ou atteint les limites d’âge fixées, contrairement à d’autres qui ont dépassé ces limites mais qui sont encore en fonction. Les premiers deviennent ainsi victimes de la discrimination et de l’arbitraire, en violation de la Constitution et des textes en vigueur.

b) Avant de publier la liste des militaires et gendarmes retraités, le gouvernement centrafricain avait entretemps signé une Convention avec les bailleurs de fonds qui engagent ces derniers à accompagner financièrement leur retraite. Il s’agit de la Convention de Financement  N°2008/020646 du 26 Octobre 2008 destinée uniquement à NOUS, MILITAIRES ET GENDARMES ADMIS A FAIRE VALOIR LES DROITS A LA RETRAITE.

Ce financement est arrivé par le biais de l’Union  Européenne mais les bénéficiaires n’ont rien perçu à l’exception, dit-on, de quelques officiers généraux. Information à vérifier.

c) La Convention nous est tenue secrète pendant longtemps et c’est grâce à certaines indiscrétions de sources autorisées que nous avons eu la bonne information en lisant le texte de la Convention dont les termes sont clairs comme l’eau de roche.

d) Après constats avérés du manque de volonté du Ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense Nationale, ci-devant Maître d’œuvre du projet (cf. Point4.1.1§3 de l’Annexe II de la Convention), nous avons tenté plusieurs fois de rencontrer les autorités compétentes et notamment le Ministre délégué à la Défense nationale  avec comme seule intention d’avoir des explications sur les causes du retard dans l’exécution du Programme dont le financement est pourtant déjà acquis et la liquidé disponible, mais nous n’avons eu que silence, mépris et menaces de tout genre.

 

II - LES ACTIONS ET DEMARCHES ENTREPRISES PAR NOUS, AYANTS DROIT DE LA CONVENTION DE FINANCEMENT.

 

-Mercredi 03 mars 2010 : Organisation d’une Assemblée générale de tous les retraités militaires et gendarmes dans l’enceinte de l’Office conventionné centrafricain des anciens combattants (OCCAC) à Bangui pour faire le compte rendu de la rencontre avec le membre du gouvernement. Le lendemain, nous avons suivi à la Radio nationale au cours de l’émission hebdomadaire « Le Magazine des Armées » l’interview de l’Ambassadeur de l’Union Européenne en RCA qui avait clairement déclaré que les fonds sont déjà disponibles et le Ministère de la défense nationale doit prendre toutes les dispositions pour payer les ayants droit. C’est en écoutant cela que nous avons compris que nous avons été dupés depuis longtemps, que notre argent risque de ne pas nous profiter en tant que bénéficiaires.

-Mercredi 10 mars 2010 : Réunion exclusive des retraités militaires et gendarmes de la Promotion 2009-2010 désignés comme bénéficiaires du Programme, à l’OCCAC. Echanges d’information et délibération sur les conduites à tenir. Mise en place du Collectif des retraités et désignation des membres du bureau pour mener des démarches.

-Mercredi 17 mars 2010 : Assemblée générale du Collectif au Stade Municipal en Ville. Echanges d’informations qui confirment nos inquiétudes sur le sort de notre argent ;

-Mercredi 24 mars 2010 : L’Assemblée générale du Collectif prévue au Stade Municipal en Ville n’a pu avoir lieu parce que des éléments de la Garde présidentielle (GP) lourdement armés et de la gendarmerie ont très tôt investi les lieux, nous empêchant de tenir l’AG. Nous avons alors compris que notre argent est devenu un  problème et qu’il y a refus du Ministère de la Défense de nous permettre d’entreprendre des démarches responsables.

Face à cette situation qui n’est qu’une provocation délibérée et irresponsable, nous nous sommes abstenus de poser tout acte susceptible d’être très mal interprété. En tant que responsables et dénués de toute intention de violence ou de provocation, nous nous sommes communiqués de bouche à oreille en disant : puisqu’il en est ainsi, nous allons désormais nous rencontrer sur le terrain en face du Camp Beal où se trouve le siège de notre ministère pour attirer l’attention des autorités compétentes et surtout du ministre délégué à la Défense nationale sur notre situation et de les pousser au dialogue en vue de trouver une solution à notre problème. Mais malheureusement, nous avons toujours été incompris et traités comme des voyous et des petits enfants. On nous chasse et nous menace de mort, et nous nous replions souvent au niveau du Commissariat Central. Ceci pendant des mois. On ne nous répond que par le silence et des menaces. Nous avons donc compris que l’argent qui nous est destiné a pris une autre direction mais où ? Telle est la question. Mais nous avons toujours insisté

D’où la convocation de plusieurs Assemblées générales sur le terrain situé en face du Camp Béal, et l’organisation de plusieurs manifestations publiques pacifiques tout le long de l’année 2010, surtout en septembre, novembre et décembre, dans l’espoir de faire entendre notre voix par qui de droit. Mais à cause des élections, nous avons été les grands oubliés de la République.

 

-Lundi 28 Février 2011 : Les retraités militaires et gendarmes ont assiégé l’entrée du Camp Béal le matin vers 6 heures dans le but de susciter une rencontre avec le ministre pour tirer l’affaire au clair parce que nous ne comprenons pas pourquoi on refuse de nous recevoir pour nous parler du sort de notre argent. Mais nous avons été traités de tous les noms d’oiseaux.

-Mercredi 02 Mars 2011 : Rencontre des délégués du Collectif des retraités militaires et gendarmes avec le Ministre délégué à la Défense nationale. L’autorité a confirmé la réception des fonds de l’Union Européenne mais a déclaré avoir utilisé une partie des fonds pour, a-t’il dit, «régler un contentieux». Il a par ailleurs promis nous payer nos dus dès qu’il remettra l’argent pris à la place et ce, dans un bref délai. Cet acte avoué par son auteur n’est-il pas constitutif de détournement de fonds publics ? Et finalement, la réunion n’a pas été concluante après cet aveu du membre du gouvernement.

-Vendredi 04 Mars 2011 : Rencontre tripartite Ministre délégué à la Défense, Ambassadeur de l’Union Européenne et délégués du Collectif des retraités militaires et gendarmes. Pas de solution en vue.

-Mercredi 09 Mars 2011 à 08 heures précises : Rencontre des délégués du Collectif des retraités avec le Ministre Délégué à la Défense nationale en présence du général de division André Mazi, Chef d’Etat-major de l’Armée centrafricaine, du Colonel Jean-Chrysostome Sambia, Directeur Général de la Gendarmerie Centrafricaine, de l’Ambassadeur de l’Union Européenne à Bangui, Son Excellence Guy Samzun et du Médiateur de la République Mgr Paulin Pomodimo au cabinet du Ministre Délégué au Camp Béal. Le diplomate a réitéré que les fonds ont déjà mis à la disposition du ministère de la Défense. Le membre du gouvernement était manifestement confus ce jour et la réunion s’était terminée en queue de poisson.

-Lundi 21 Mars 2011 : Les retraités militaires et gendarmes ont assiégé le siège de la Délégation de l’Union Européenne au sujet de leur revendication. Le Chef de la Délégation s’est déplacé personnellement pour aller rencontrer et informer le ministre délégué à la Défense nationale de la situation et ce dernier l’a envoyé pour rassurer les manifestants qu’ils seront payés lorsque le nouveau gouvernement sera mis en place. Le nouveau gouvernement a été mis en place depuis le 22 avril 2011 mais les retraités ne sont toujours pas payés? Jusqu’où va  le mensonge? Jusqu’à quand cessera-t-on d’abuser de notre patience?

-Jeudi 12 Mai 2011 de 11 heures à 13 heures, le Ministre Directeur de cabinet à la Primature a reçu les délégués du Collectif des retraités militaires et gendarmes dans la salle de conférence de la primature. Les délégués ont exposé leurs problèmes et l’autorité a déclaré avoir pris bonne note et qu’il va en informer Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, chef du gouvernement.

-Mardi 24 Mai 2011 à 7 heures précises  nous avons envahi pacifiquement le siège de la Délégation de l’Union Européenne (UE) juste pour revendiquer notre droit. Le même jour aux environs de 18h 50, le Médiateur de la République nous a rejoints au siège de la Délégation de l’UE pour nous demander de quitter les lieux et que lui-même va se charger de « porter notre croix », a-t-il déclaré. Nous avons cru à sa parole en tant qu’homme de Dieu et nous avons quitté les lieux. Mais nous aurons compris après que nous avons été trompés par ce Médiateur.

-Mercredi 25 Mai 2011 à 11 heures précises, les délégués des retraités-maltraités ont été reçus par Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, chef du gouvernement, en présence de ses proches collaborateurs. A la fin de la réunion à 14h 51, le chef du gouvernement a promis régulariser la situation dans une semaine. Mais cela fait déjà trois mois. Qui faut-il croire finalement dans ce pays?

-Mardi 7 Juin 2011 : Le Médiateur de la République nous reçoit et nous dit de repasser dans une semaine, le temps de rencontrer le chef de l’Etat pour lui parler de notre situation.

-Lundi 13 Juin 2011 : Le Médiateur de la République nous reçoit et nous demande de patienter dans une semaine.

-Vendredi 17 Juin : Au retour de sa rencontre avec Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, chef du gouvernement, le Médiateur de la République nous reçoit et nous annonce une nouvelle rencontre avec le chef de l’Etat dans les jours à venir.

-Mercredi 29 Juin 2011 : Le Directeur de cabinet du Premier ministre nous reçoit et nous demande de patienter un peu, car son patron est retenu pour une conférence de presse sur son projet de voyage aux Etats-Unis qui durera 48 heures. A notre sortie, nous avons croisé le Premier ministre qui était visiblement surpris de nous voir au point de nous poser la question suivante : Qu’est-est ce qu’il y a encore? Et pourtant, nous étions venus à la demande de son directeur de cabinet. C’est donc bizarre.

-Mardi 05 Juillet 2011 : Le Médiateur de la République nous demande de repasser le voir le vendredi 08 juillet 2011.

-Vendredi 08 Juillet 2011 : De retour du Maroc, le Médiateur de la République nous informe des contacts qu’il a pris avec le chef de l’Etat mais sans réponse.

-Mercredi 13 Juillet 2011 : Le Médiateur de la République reçoit les délégués des retraites militaires et gendarmes dans son bureau et leur explique les différentes démarches qu’il a effectuées par rapport à notre problème et leur a fixé un rendez-vous d’une semaine. On a donc tout compris. On ne faisait que « repasser » chaque semaine. Et aux rendez-vous de chaque semaine, on ne nous faisait que conjuguer le verbe REPASSER. A force de REPASSER, nous sommes devenus des grands REPASSEURS de la république. On nous prend pour des bêtes, des moins-que-rien, des « canards sauvages ». NON,  C’EST TROP ! ON NOUS A TROP MENTI ! QUE CELA CESSE.

-Mardi 02 Août 2011 : Suite à une lettre de l’Ambassadeur de l’Union Européenne par laquelle il félicitait le ministre Délégué à la Défense nationale d’avoir réalisé le programme de notre départ à la retraite avec succès, nous nous sommes posés la question de savoir comment ce diplomate peut parler de succès du projet dès l’instant où l’objet principal de ce projet qui est le paiement de nos arriérés de salaires et de la mesure d’accompagnement à la retraite n’est pas encore effectué, nous n’avons encore rien perçu.

Compte tenu des faux rendez-vous et faux espoirs donnés par le Médiateur de la République, nous sommes allés prendre ce dernier dans son bureau pour lui dire  de rencontrer l’ambassadeur de l’Union Européenne pour nous clarifier les choses, parce que nous ne comprenons pas qu’en dépit de toutes les preuves de notre bonne foi, ces autorités utilisent la presse pour faire croire que tout va bien. Aussi avons-nous décidé de mettre les deux personnalités ensemble au siège de la Délégation de l’Union Européenne que nous avons assiégé pacifiquement comme cela se fait dans toute démocratie.

Nous n’avons agressé personne ni empêché la circulation.

Affamés, nous avons quémandé de l’argent auprès des passants pour acheter une marmite, du café, du sucre et du pain pour partager ensemble de l’après-midi du 02 août jusqu’au lendemain matin, avec l’espoir qu’on allait nous payer nos droits.

            Mais grande et désagréable a été notre surprise de voir les gendarmes, les policiers et les éléments de la Garde présidentielle venir nous déloger par la force le mercredi 03 août aux environs de 16 heures. Nous avons quitté les lieux pacifiquement sans exercer une petite résistance.

Ceux d’entre nous détenteurs de motos ont vu leurs biens être confisqués et amenés à la brigade de la gendarmerie territoriale de Bangui.

             Sept (7) de nos frères d’armes qui étaient là et qui n’avaient pas fui parce que ne se reprochant rien ont été conduits manu militari à la gendarmerie. Il s’agit de :

1-Adjudant chef à la retraite ZEH Gaston

2- Adjudant chef à la retraite BOUKOUZOU Louis

3- Sergent chef à la retraite KOHOTE LINE Jean de Dieu

4- Sergent à la retraite MONGOU Jean Pierre

5- Caporal chef à la retraite  NDOLETTE Léon Blaise

6- Caporal chef à la retraite INGASSO GREKPAKO Dieudonné

7- Caporal à la retraite GUERE KOYA GASSOROMA Désiré

Ils ont été arrêtés pendant la manifestation pacifique et légale comme reconnue dans tout Etat de droit, dans l’après-midi du mercredi 03 août 2011 à côté du siège de la Délégation de l’Union Européenne à Bangui (environ 16 heures). Ils n’avaient pas troublé l’ordre public, ni empêché la circulation ni entravé le travail d’une quelconque institution.

Gardés à la brigade de gendarmerie territoriale de Bangui le même jour, ils ont été présentés au parquet dans la nuit du lundi 08 août 2011 à 19 heures, heure illégale, où ils ont été placés immédiatement sous mandat de dépôt et transférés la même nuit à la Maison d’arrêt de Ngaragba où ils se trouvent dans la cellule DDP réservée aux auteurs présumés ou avérés de Détournement de denier public (DDP).

Comment des gens qui réclament leurs droits légaux et qui n’exercent aucune fonction rémunérée peuvent-ils être détenus dans une cellule réservée à ceux qui auraient ou qui ont détourné de deniers publics? Est-on vraiment sérieux à notre égard? Qu’est-ce qu’ils ont détourné pour être placés à cet endroit ?

 

Procès et réquisitoire de la honte et de provocation

 

Lors du procès des prévenus qui a eu lieu le mercredi 24 août 2011, le procureur de la République M. Alain TOLMO  a demandé trois choses contre nos frères d’armes arbitrairement arrêtés à savoir :

-une peine d’emprisonnement de 10 ans ;

-le paiement d’une amende de 500.000F CFA (à qui on ne sait puisqu’il n’y a pas de plaignant ni de partie civile) ;

-la confiscation des motos qui sont les propriétés des prévenus.

C’EST TROP. LE PROCUREUR EST ALLE TROP LOIN AVEC NOUS.

Nous demandons au Juge M. Abazène Arnaud DJOUBAYE de ne pas suivre le Procureur pour trois raisons :

Il n’y a pas eu de plainte, ni de témoins contre les prévenus ni de preuves palpables que ce sont les sept (7) prévenus qui auraient commis les infractions. Et d’ailleurs, Me YAKOLA, Conseiller au Conseil National de la Médiation qui a témoigné en son nom propre sans prêter serment, a déclaré devant la barre qu’il n’avait pas vu les 7 prévenus au lieu de l’évènement. Le procureur s’est donc trompé de personnes et ne peut, par conséquent, poursuivre et demander qu’on juge des innocents. Ce serait une grande première dans l’histoire de la Justice centrafricaine et du droit.

Le Procureur aurait dû, en tant  que Représentant de la société, exiger la présence du principal auteur de l’affaire, à savoir le Ministre délégué à la Défense nationale pour vérifier auprès les informations capitales suivantes avant d’aviser: est-ce qu’il reconnaît avoir signé cette Convention ? Est-ce qu’il a reçu les fonds ? Si oui, à quelle date, comment et quel est le montant exact ? Est-ce qu’il a payé les ayants droit ? Si oui : Qui et à quel montant ? Comment : par virement bancaire ou en espèces? Quand ? Où ?

C’était ça la bonne procédure pour la pleine manifestation de la vérité. Car, la façon d’instruire cette affaire vise simplement à mettre le ministre délégué à la Défense hors de cause et hors de toutes poursuites judiciaires, ce qui n’est pas normal.

Que fait le procureur de la République et le Juge ABAZENE de l’aveu du ministre délégué à la Défense d’avoir utilisé une partie des fonds qui nous sont destinés pour « régler des contentieux » ?  Il s’agit de quel autre contentieux alors qu’il n’y a qu’un seul contentieux qui est NOTRE ARGENT QU’ON REFUSE DE NOUS PAYER?

Comment peut-on rester tranquille quelqu’un qui avoue avoir utilisé de l’argent public à d’autres fins ? N’est-ce pas là un acte de détournement ?

Si le procureur de la République est réellement le représentant de la société, ne sommes-nous pas, nous les 815 retraités, les membres de cette société? Pourquoi ne se préoccupe-t-il pas de notre peine et de nos souffrances, nous les retraités avec nos femmes et enfants?

            Nous croirons à la Justice dans ce pays que si le ministre Délégué à la Défense s’explique devant la Justice sur cette affaire. Il est là tranquille et fait emprisonner arbitrairement les journalistes qui en parlent (cas Faustin BAMBOU et Cyrus-Emmanuel SANDY) et les ayants droit qui ne demandent que leur argent.

            N’Y A-T-IL PLUS DE DROIT DANS CE PAYS? FAUT-IL ÊTRE REBELLE POUR ÊTRE RESPECTE DANS CE PAYS?

Nous demandons au tribunal de nous condamner tous, nous les 815 retraités maltraités, y compris ceux qui sont morts parce qu’on a refusé de leur payer leurs dus, nos femmes et nos enfants. Nous serons présents au délibéré du tribunal du 31 août pour cela, et nous allons nous constituer tous prisonniers s’il le faut pour faire plaisir aux ennemis de la justice et de la paix. Nous n’allons pas baisser les bras même s’il faudrait qu’on nous tue à cause de notre droit.

 

III- LES RAISONS DE NOTRE GROGNE

 

a) Raisons d’ordre social

Depuis notre admission précipitée à la retraite, notre condition de vie ne cesse de se détériorer. Nos familles n’ont plus la possibilité de mener une vie décente. Rares sont ceux parmi nous dont les enfants ont accès aux études et ce, parce que beaucoup ne disposent d’aucun moyen pouvant leur permettre de s’acquitter des frais de scolarité de leurs enfants. Cette situation a contraint autant parmi nous à offrir leurs services aux sociétés de sécurité privée ou aux particuliers pour une rémunération qui ne peut assurer la survie de leurs familles.

Il convient de rappeler que sur les  815 militaires et gendarmes retraités, 26 sont décédés pour des raisons précédemment évoquées, tandis que d’autres sont gravement malades et risquent eux aussi de mourir faute de moyens financiers pour se soigner.

Voici la liste de quelques retraités décédés sans percevoir leurs dus :

Coté militaire :

1-DOGBADE

2-GRENGBO Cissé

3-KETARE

4-KOMBA

5-NAMFEBONA

6-NGUERE

7-POKO-NGOUANDJIA

8-ZAKOU

Et autres

            Côté gendarmerie :

1-Sous-lieutenant à la retraite BELLY-KONAM Guy Léon

2-Maréchal de logis chef à la retraite SANA Samuel

3-Maréchal de logis chef à la retraite NGUINA Joseph

4-Maréchal de logis à la retraite GONDIA Hubert

5-Maréchal de logis à la retraite OUADEMBA Michel

6-Maréchal de logis à la retraite BANGBI Valentin

7-Maréchal de logis à la retraite MOKPEM André

8-1ère Classe à la retraite YIONDE Faustin

Et autres.

Pendant que les retraités militaires et gendarmes vivent au dessous du seuil de pauvreté, un groupe de personnes semble avoir du plaisir de les voir souffrir en les privant de leurs dus. Ce comportement  indigne et attentatoire à la vie et aux droits de l’homme justifie également notre grogne. QUE CESSE CETTE INJUSTICE, NOUS EN AVONS TROP SOUFFERT.

 

 b)- Les causes du mécontentement à l’égard du représentant de l’Union Européenne

Nous sommes indignés par l’attitude de l’ambassadeur de l’Union Européenne en Centrafrique qui s’est peut-être basé sur des faux papiers justificatifs reçus de la part du gouvernement et notamment du ministère de la Défense nationale, pour parler contre nous dans les médias, ce, en dépit des preuves suffisamment convaincantes que nous lui avions apportées sur la non perception des mesures financières d’accompagnement. Nous l’informons humblement qu’il a tort de se faire l’avocat de ceux qui ont utilisé notre argent à d’autres fins. Nous le mettons au défi de nous fournir les preuves des virements bancaires de notre mesure d’accompagnement puisqu’il était convenu que nous ne devons être payés que par virement bancaire. IL N’Y A PAS EU DE MOUVEMENTS DANS NOS COMPTES BANCAIRES DANS CE SENS. SI NON, QU’IL NOUS PROUVE LE CONTRAIRE. Et pourtant, lui-même lavait déclaré ors d’une rencontre avec tous les retraités militaires et gendarmes, qu’il était  conscient que l’argent n’a pas été versé aux ayants droit et qu’il aurait demandé au gouvernement d’engager par anticipation sur le financement habituel que lui accorde l’Union européenne en vue de résoudre ce problème. Pourquoi alors cette reculade? A-t’on simplement utilisé nos noms pour aider indirectement d’autres personnes? L’ambassadeur de l’Union Européenne doit faire des enquêtes et des confrontations avec nous avant de parler et ce sera à son honneur et celui de l’institution qu’il représente.

 

c)- Les causes du mécontentement à l’égard du Médiateur de la République

Après les échecs dans les multiples tentatives de négociations avec le Ministre délégué à la Défense nationale, nous avons demandé au Médiateur de contacter les deux parties en vue de trouver une solution satisfaisante afin d’éviter une tension sociale. Suite à des rencontres avec le ministre Délégué à la Défense nationale et le Premier Ministre ainsi que l’ambassadeur de l’Union Européenne, le Médiateur a fait une déclaration à la radio nationale selon laquelle le Président Bozizé a promis donner satisfaction à notre revendication. Force est malheureusement de constater que le Médiateur a refusé de recevoir les délégués des retraités qui se sont présentés à plusieurs reprises au siège du Conseil National de Médiation pour avoir des informations précises.

 

IV - DE LA NECESSITE ET DE L’URGENCE D’UNE MISE EN EXAMEN DU MINISTRE DELEGUE A LA DEFENSE NATIONALE

 

            Nous rappelons et insistons sur le fait que LE MINISTRE DELEGUE A LA DEFENSE NOUS A AVOUÉ AVOIR  UTILISE UNE PARTIE DES FONDS DE LA CONVENTION DE FINANCEMENT POUR «REGLER UN CONTENTIEUX», CE QUI EST CONSTITUTIF D’UN ACTE DE DETOURNEMENT.

SI LA JUSTICE EXISTE VRAIMENT DANS CE PAYS, CE MEMBRE DU GOUVERNEMENT DOIT ÊTRE TRADUIT EN JUSTICE POUR REPONDRE DE L’ACTE QU’IL A POSÉ ET RECONNU.

QUE FAIT LE COMITE DE LUTTE CONTRE LES DETOURNEMENTS ET LA FRAUDE DE LA PRIMATURE ?

LE PROCUREUR QUI EST LE REPRESENTANT DE LA SOCIETE NOUS POURSUIT MAIS EST-CE QUE NOUS NE FAISONS PAS PARTIE DE LA SOCIETE? IL DEVAIT PLUTÔT POURSUIVRE LE MINISTRE DELEGUE A LA DEFENSE QUI A UTILISE L’ARGENT DES RETRAITES A D’AUTRES FINS.

Mais au lieu de le poursuivre, on préfère arrêter pour rien les journalistes qui n’ont fait pourtant que leur travail de reportage de ce que nous disons et faisons (cas Faustin Bambou et Cyrus-Emmanuel Sandy dont nous saluons leur courage et leur quatre vérités devant la barre) ; on préfère nous faire endormir par des fausses promesses de paiement chaque semaine qui devient à la longue des mois (cas des fausses promesses de Mgr Paulin Pomodimo, Médiateur de la République qui nous dit chaque semaine : «J’ai rencontré le Président de la République qui a pris bonne note de votre revendication et qui en est conscient en tant que militaire, et il a promis régler le problème définitivement la semaine prochaine». Et la semaine d’après, c’est le même refrain sans acte concret, toujours le même refrain sans effet.

Nous en avons marre car nous souffrons, nous, nos femmes, nos enfants, nos parents à qui on ment à la Radio d’Etat « Yé so é lingbi ti inga » de Zama Javon Papa en disant qu’on nous a déjà payés, ce qui est totalement faux et énervant. C’est vraiment énervant. QUI A ETE PAYE ? QUAND EST-CE QU’ON A VIRE L’ARGENT DANS NOS COMPTES EN BANQUE ? QU’ON NOUS EN DONNE LES PREUVES EN LES PUBLIANT POUR L’INFORMATION DE NOS FAMILLES ET DE LA NATION.

Dans ce contexte de détournement dont les auteurs sont bien connus, comment peut-on nous refuser le droit de réclamer notre dû? Pourquoi nous réprimer violemment comme des délinquants de la rue? Pourquoi nous faire souffrir tant en refusant de nous payer notre argent, en nous menaçant de mort, en nous empêchant de nous réunir et/ou de manifester pacifiquement, en nous bombardant avec des grenades lacrymogènes, en nous arrêtant et en nous jetant en prison?

Toutes ces souffrances ne nous décourageront jamais. En tant que militaires disciplinés et conscients de leurs droits, nous allons continuer de parler et d’agir pacifiquement jusqu’à entrer en possession de notre argent. NOUS NE DEMANDONS QUE NOTRE ARGENT, UN POINT UN TRAIT. EN DEHORS DE ÇA NOUS NE DEMANDONS RIEN.

LE TRAVAIL DE MILITAIRE EST TRES DIFFICILE. SOUS LA PLUIE, LE SOLEIL, LES CREPITEMENTS DES ARMES DES REBELLES, DES COUPEURS DE ROUTE ET DES BRACONNIERS, NOUS AVONS DEFENDU LA PATRIE AU RISQUE DE NOTRE VIE ET  BEAUCOUP D’ENTRE NOUS SONT MORTS SUR LE CHAMP D’HONNEUR. CE N’EST PAS DE CETTE MANIERE QU’ON DOIT NOUS REMERCIER. NOUS NE MERITONS PAS CETTE INGRATITUDE DE LA PART DE NOS CHEFS HIERARCHIQUES ET SURTOUT DU GOUVERNEMENT.

NOUS DEMANDONS AU MINISTRE DELEGUE A LA DEFENSE NATIONALE DE NOUS PAYER L’ARGENT DE NOTRE SOUFFRANCE POUR QUE NOUS ET NOS FAMILLES SOYONS FIERS DE NOTRE PASSAGE SOUS LE DRAPEAU, CAR LE METIER D’ARMES EST UN METIER A RISQUE, UN METIER TRES DIFFICILE. LE CEHF DE L’ETAT, CHEF SUPRÊME DES ARMEES LE SAIT TRES BIEN EN TANT QU’ANCIEN DE L’ARLMEE.

 

V- REMARQUES EXPRESSES

 

-Eu égard aux récentes déclarations du Médiateur de le République à la suite des récentes manifestations des retraités militaires et gendarmes au siège de l’Union Européenne à Bangui selon laquelle  il n’y aura plus de mesures d’accompagnement pour les retraités puisqu’il est victime de séquestration de leur part, nous savons désormais de quel camp il se trouve. De ce fait, il n’est plus un médiateur neutre, impartial, juste et objectif pour assurer l’intermédiation entre nous retraités militaires et gendarmes et le gouvernement.

-Nous avons l’impression que les autorités du pays font semblant de ne pas comprendre le bien-fondé de nos revendications et cherchent à nous assimiler à des voyous ou à des manipulés, rien que pour éviter de payer la mesure d’accompagnement de notre retraite telle que prévue dans la Convention de financement. 

C’est pourquoi, après nous avoir délogés du siège de l’Union Européenne le mercredi 03 août 2011, des éléments des forces publiques ont été envoyés pour quadriller l’entrée et la sortie des axes des 7è, 6è, 1er et 2è arrondissements pour rechercher les armes dans les véhicules. L’objectif de cette opération était de trouver au moins une arme de guerre que le gouvernement brandirait comme preuve de notre intention d’atteindre la sûreté intérieure de l’Etat, ce qui devrait entraîner des arrestations massives des retraités militaires et  gendarmes y compris certains membres de leurs familles et relations qu’on accuserait de complices. Nous dénonçons cette mauvaise volonté du gouvernement qui vise à déplacer le débat sur un autre terrain.

Notre revendication est purement et simplement sociale et pacifique et nous, retraités militaires et gendarmes, n’avons aucune intention de faire usage de la force dont les conséquences seraient très désastreuses pour un pays comme  le nôtre où la paix reste encore très fragile.

Aussi, nous élevons de vives protestations contre toute manœuvre de la part du gouvernement visant à inquiéter notre sécurité et particulièrement celle de nos délégués en vue d’étouffer la malversation financière et nous réclamons dès ce jour la libération sans condition de nos collègues détenus à la maison carcérale de Ngaragba.

 A cet égard, nous appelons l’attention de l’opinion nationale et internationale sur le comportement anti patriotique et inutilement provocateur du gouvernement centrafricain et celui des proches du président Bozizé en  particulier à notre égard.

 

VI- REVENDICATIONS FONDAMENTALES

 

Nos principales revendications de l’heure sont les suivantes:

 

1 - LA LIBERATION IMMEDIATE ET INCONDITIONNELLE DE NOS FRERES D’ARMES ARBITRAIREMENT DETENUS A LA MAISON D’ARRET DE NGARAGBA. Leur procès de la honte qui a eu lieu le mercredi 24 août 2011 est un non sens et un non évènement, parce que le principal concerné n’a curieusement pas été interpellé. CE PROCES NE VISE QU’A NOUS BAILLONNER, A NOUS INTIMIDER POUR QUE NOUS NE PARLIONS PAS DE CETTE AFFAIRE. MAIS LES GENS SE TROMPENT. NOUS ALLONS LUTTER EN TANT QUE CITOYENS RESPONSABLES POUR OBTENIR NOTRE ARGENT.

A cet effet, il nous est utile de rappeler qu’UN MILITAIRE DEMEURE UN MILITAIRE MÊME S’IL EST A LA RETRAITE. Refuser de nous payer nos droits, c’est vouloir notre mort. C’est ici le lieu de dire que SI ON NE VEUT PLUS DE NOUS DANS CE PAYS, ON N’A QU’A NOUS JETER TOUS EN PRISON. SINON, NOUS SOMMES PRÊTS A NOUS CONSTITUER VOLONTAIREMENT PRISONNIERS LE 31 AOÛT 2011.

 

2- LE VERSEMENT INTEGRAL DE NOS ARRIERES DE SALAIRES QUI VARIENT ENTRE  24 ET 31 MOIS ET LA MESURE D’ACCOMPAGNEMENT DONT LE MONTANT VARIE JUSQU’A 19.650.000F PAR PERSONNE EXCLUSIVEMENT SUR LES FONDS DE L’UNION EUROPEENNE, conformément aux Points 2.3.1§1 et 4.3.1§6 de l’Annexe II la Convention de Financement.

 

3- La cessation des poursuites judiciaires et des menaces de mort et toutes formes de menaces dont des « opérations hibou » (enlèvements nocturnes) programmées contre les retraités militaires et gendarmes et leurs familles.

 

4- La cessation de toute interprétation tendancieuse et notamment politique de nos revendications. En effet, NOUS NE RECLAMONS QUE NOS DROITS, RIEN QUE NOS DROITS SOCIAUX VITAUX. NOUS NE FAISONS PAS DE LA POLITIQUE ET NE SOMMES AUCUNEMENT MANIPULES PAR LES HOMMES POLITIQUES COMME CERTAINS VEULENT LE FAIRE CROIRE POUR NOUS FAIRE SOUFFRIR INUTILEMENT.

 

5- Un audit international et neutre de l’utilisation des fonds qui nous sont destinés.

            Par là, nous implorons l’Union Européenne, le PNUD, le BINUCA, les Ambassades de la France, des ETATS-UNIS d’AMERIQUE, de la BELGIQUE, de l’ALLEMAGNE, du SAINT SIEGE, de tous les pays épris de paix, de justice et reconnus pour leur attachement aux valeurs de bonne gouvernance, de justice et des droits de l’homme, de se mettre ensemble et de nous écouter, d’écouter les autres parties dans cette affaire, pour une vraie justice génératrice de paix et de concorde nationale. ON NE TRAITE PAS DES ANCIENS MILITAIRES DE CETTE MANIERE. C’EST VRAIMENT INHUMAIN ET INJUSTE.

            Nous nous mettons à leur disposition et à la disposition de toutes personnes de bonne volonté pour toutes informations qu’ils jugent utiles pour le règlement pacifique, juste et loyal de cette affaire, et nous les remercions d’avance pour leur bonne compréhension.

            Tel est le contenu du présent MEMOIRE EXPLICATIF que nous mettons à la disposition de tous pour témoigner de notre sincérité.

 

Fait à Bangui, le 29 Août 2011

 

Pour le Collectif des Retraités Militaires et

Gendarmes de Centrafrique- Promotion 2009-2010

 

Le Rapporteur Porte-Parole

 

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 17:02

 

 

 

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Monsieur M. ZIGUELE, merci d’avoir bien voulu vous prononcer sur le contexte sociopolitique actuel. Comment se porte le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) ?

Merci Monsieur le journaliste, d’être venu à moi me donner l’occasion de m’adresser  à nos compatriotes et à nos militants. Puisque par la seule volonté de François BOZIZE et de son parti unique le KNK, l’ensemble des partis politiques de l’opposition démocratique sont exclus de l’Assemblée dite Nationale mais qui de fait ne l’est plus, nous n’avons plus que les médias privés – les médias publics nous étant hermétiquement fermés- et les meetings pour nous exprimer.

Le MLPC se porte très bien, merci. Nous nous portons d’autant mieux que les défis qui se posent aujourd’hui au peuple centrafricain sont importants et multiples : nous avons face à nous un pouvoir d’essence autocratique qui ne respecte ni la Constitution, ni le Code électoral ni les autres lois, et qui ne cache pas sa détermination à tout écraser sur son chemin, à commencer par les principes même du pluralisme démocratique et de la séparation des pouvoirs, ainsi que les droits et les libertés individuels et collectifs, dans un contexte où le centrafricain subit les affres d’une mauvaise gouvernance désormais  incontesté.

Le MLPC est né dans la lutte contre le despotisme de Bokassa, et nous nous retrouvons 33 ans plus tard devant les mêmes défis politiques, sécuritaires, sociaux et économiques que notre pays affrontait à l’époque. Comme Sisyphe, nous sommes obligés de nous battre à nouveau sur ces fondamentaux, afin de redonner un espoir à notre peuple qui replonge insidieusement dans un environnement qu’il croyait à jamais révolu.

Face à de tels défis, nous devons être en très bonne santé et nous le sommes.

Que dites vous à ceux qui pensent que le MLPC traverse une crise avec l’entrée de son Secrétaire général dans le gouvernement de Touadera III contre l’avis du Parti ?

L’adhésion à un parti politique, comme le départ, est un acte individuel et personnel. Je n’ai donc pas à commenter des décisions individuelles et personnelles qui relèvent de la liberté de chacun. Le MLPC a d’autres chats à fouetter et ne se laissera pas distraire par des épiphénomènes qui ont justement pour objectif de nous pousser à lâcher la proie pour l’ombre.

Pour clore définitivement cette page, je tiens à vous informer que le Parti a eu à examiner cette situation que vous évoquez selon la procédure statutaire, et des sanctions ont été prises par notre Conseil Politique National à une majorité écrasante de 64 voix pour la radiation définitive de la personne concernée, sur 70 votants présents et représentés. Cela prouve que le MLPC est un  parti organisé,  qui respecte aussi bien son éthique que ses textes organiques.

Nous savons que l’objectif stratégique du pouvoir en place est de fragiliser le MLPC, et au-delà toute l’opposition démocratique. Nous le savons très bien et je dirais même que c’est de bonne guerre. Aujourd’hui comme demain, des moyens sont et seront mis en œuvre pour tenter de nous fragiliser et compte-tenu de la misère ambiante, la pêche peut sembler miraculeuse mais elle sera sans lendemain, parce que l’histoire nous enseigne deux leçons importantes en politique :

La première est « qui a trahi trahira toujours », parce que la nature même d’une personne « charnière » est de pouvoir se retourner dans les deux sens, selon ses intérêts personnels du moment et selon les circonstances.

La seconde est contenue dans le vieil adage latin qui dit « La roche tarpéienne est proche du Capitole ».

Nous avons tous intérêt à méditer cela.

Au sortir du Conseil Politique National (CPN) du Parti tenu à Bangui du 16 au 17 juin, beaucoup de recommandations ont été prises. Peut-on avoir une idée sur l’exécution de ces recommandations ?

Oui, en effet, notre dernier Conseil Politique National tenu à Bangui les 16 et 17 juin 2011, a pris plusieurs recommandations. La première, politique et symbolique, porte sur la réhabilitation du Camarade Président Ange Félix PATASSE. D’autres portent sur des mesures individuelles soit de sanction soit de nomination comme celle de notre nouveau Secrétaire général, Etienne MALEKOUDOU. Certaines, enfin, portent sur trois chantiers importants à moyen terme et un quatrième à court terme auxquels nous nous attelons :

Le premier porte sur la restructuration du Parti et la nécessaire réconciliation avec nos frères et sœurs avec qui nous militions hier. Un Comité de réflexion sur la restructuration des organes du Parti, dirigé par le Camarade Jacquesson MAZETTE, Deuxième Vice-Président chargé des organes du Parti, est mis en place pour réflechir et soumettre au Bureau Politique des propositions concrètes sur leur restructuration complète, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Le mot d’ordre du Conseil Politique National est : « tous les militants retournent à leurs cellules de base » , et à partir de ces cellules seront reconstruites des sections, des sous-fédérations et des fédérations du MLPC, du MLJC et du MLFC qui seront légitimes à participer au Congrès de l’Unité, du Renouveau et de la Réconciliation prévu en 2012. Ce travail de réflexion portera également, comme je l’avais dit tantôt, sur la réconciliation avec nos camarades d’hier pour reconstituer le grand MLPC qui doit rester uni malgré les viciissitudes de l’histoire.

 Le second porte sur les modalités de l’ouverture des rangs du Parti à de nouvelles adhésions au cours d’une journée « Portes Ouvertes sur le MLPC » prévu le jour de notre 33 ème anniversaire, le 22 février 2012 à la Place MARABENA à Bangui, et à laquelle tous les centrafricans sont d’ores et déjà conviés. Le MLPC doit s’ancrer davantage dans toutes les couches socioprofessionnelles de la RCA, et sur une base géographique la plus large possible. Ce « sang neuf » permettra de revivifier notre parti, qui devra plus que jamais être le creuset des aspirations des c centrafricaines et des centrafricains dans leur ensemble.

Le troisième chantier concerne la relecture de nos textes organiques. Là également,   un Comité a été mis en place sous la houlette du Camarade Marcel LOUDEGUE, Cinquième Vice-Président chargé des Relations extérieures, qui assure également l’intérim de la quatrième Vice-Présidence. Il proposera au Bureau Politique des orientations relatives à une nouvelle organisation fonctionnelle du MLPC pour l’adapter à un environnement qui a beaucoup évolué depuis notre création le 22 février 1979.

Enfin, le quatrième chantier, à court terme,  est celui de la préparation de notre Rentrée politique, prévue le 10 septembre 2011 à la Place MARABENA à Bangui. En effet depuis le mercredi 17 août 2011 tous les membres du Bureau Politique sont sur le terrain pour une durée de deux semaines dasn le cadre d’une opération spéciale de mobilisation de nos militantes et militants des fédérations et sous-fédérations de Bangui et de Bimbo, en vue de leur participation massive à cette Rentrée politique Celle-ci sera d’ailleurs le point de départ des opérations de terrain de restructuration et de réconcilaition  partout en RCA et à l’étranger.

D’autres chantiers dont je vous parlerai plus tard, ne relèvent pas spécifiquement des recommandations du CPN. Enfin, nous tiendrons une assemblée générale de toutes nos structures de la Fédération d’Europe-Amérique-Asie-Moyen-Orient et Océanie le 24 septembre à Toulouse en France, et j’y serai pour réfléchir avec les camarades de la diaspora de la consolidation de notre Parti qui est déjà plus que trentenaire.

Votre Parti prépare une rentrée politique prévue pour le mois prochain ; pourquoi envisagez-vous cet évènement à un moment où vous vous battez encore pour l’annulation des élections passées ?

Comme je vous le disais tantôt, le MLPC est un parti trentenaire, par conséquent nous avons des traditions, dont celle d’organiser chaque année une rentrée politique. La prochaine aura donc lieu le 10 septembre 2011 à la Place MARABENA. C’est l’occasion de relancer la vie politique du Parti  pour une année, en donnant les orientations opérationnelles. Nous réfléchissons à la transformation de la rentrée politique qui est limitée aux responsables des organes de Bangui et de Bimbo, à une formule d’université d’été du MLPC étendu aux responsables du Parti de l’ensemble du pays, pour un ressourcement idéologique et politique, dans le cadre de l’Ecole du Parti.

La République Centrafricaine traverse une crise sociopolitique. L’opposition a-t-elle des recettes pour résoudre cette tension ?

La crise est née de la volonté manifeste et délibérée du pouvoir de François BOZIZE et de son parti KNK de travestir le jeu politique, de manipuler le processus électoral et de faire de ce pays une exception monolithique dans un monde où l’actualité quotidienne nous démontre pourtant la parfaite vanité de telles prétentions.

L’opposition démocratique a pris position depuis le 25 janvier 2011  et l’a réaffirmée le 4 mars 2011 à travers la plateforme politique du FARE 2011. Nous voulons l’annulation et la reprise des élections du 23 janvier 2011. La résolution de cette crise politique postélectorale est la seule solution à ce que vous appelez « tension » mais qui est en réalité un cul-de-sac politique pour notre pays.

Le Gouvernement centrafricain a signé des accords de cessez-le feu avec les groupes rebelles ; pensez-vous que ce sont des signes forts pour la pacification du pays ?

Je veux la paix et la sécurité pour mon pays et dans mon pays, au bénéfice de l’ensemble de mes compatriotes et de tous ceux qui ont choisi de vivre et de travailler dans notre pays. C’est pour cette raison que vous m’entendez souvent réagir sur les questions de sécurité de la RCA. Je salue chaque pas sur le chemin de la paix qui peut apporter du répit à nos compatriotes.

Je sais que les défis sécuritaires sont très importants pour notre pays, et sans la sécurité il n’ya aucun espoir de développer ce pays ni de lutter contre la misère qui frappe la quasi-totalité de la population. Malheureusement, ce gouvernement fonctionne avec des effets d’annonce qui ne trompent plus personne et  des fuites en avant répétitives. Il faut bien préparer et exécuter le programme DDR de concert avec la communauté internationale pour éviter des retours à la case départ au lieu de lancer des opérations démagogiques, solitaires et unilatérales qui risquent de s’enliser. Je ne le souhaite pas au vu des souffrances de nos populations des zones occupées.

Quel message avez-vous à lancer aux centrafricains ?

Mon seul message est de dire à nos compatriotes que même si le MLPC et les partis de l’opposition démocratique sont TOUS EXCLUS de l’Assemblée dite Nationale mais qui ne l’est plus par la seule volonté de François BOZIZE et de son parti- Etat le KNK, nous continuerons à nous battre par tous les moyens de droit pour la liberté et la démocratie. Nous connaissons notre pays, son histoire et ses hommes. C’est pour cela que je dis à mes compatriotes, il faut bien mourir pour aller au paradis et surtout «  Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour se lève toujours ». Gardons espoir et continuons la lutte avec le MLPC pour un Centrafrique terre de nos ancêtres, uni, paisible, démocratique et prospère. Boganda n’est pas allé au sacrifice  suprême pour donner au monde un pays vassalisé, méprisé et « brimé par tous ».

                                                Propos recueillis par Freddy MASSENGUE

                                              Journaliste stagiaire au Quotidien Le confident

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 16:42

 

 

 

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Par Hermann Djea - 26/08/2011 Journal de Bangui

Joseph Bendounga demande à la Cour constitutionnelle d’examiner l’état de santé de François Bozizé

 

Joseph Bendounga, Président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de la Centrafrique (Mdrec) a adressé une requête à la Cour Constitutionnelle de son pays. Il lui demande de déclarer le Président François Bozizé inapte à l’exercice de ses fonctions pour des problèmes de santé. Le Président centrafricain, François Bozizé traine-t-il des problèmes de santé? En tout cas la polémique est engagée depuis que la requête a été adressée par Joseph Bendounga à la Cour Constitutionnelle. Dans cette requête adressée le 22 août dernier, il soutient mordicus que le Président souffre de «pertes de connaissance à cause de la longue et incurable migraine qui le mine». Il demande donc à la Cour Constitutionnelle d’ouvrir une enquête sur l’état de santé du Président.

Ces allégations ont été démenties ce jeudi 25 août par la présidence qui a commis le Directeur général de la presse présidentielle Zama Javon Papa à cet effet. Il a indiqué que «le chef de l’Etat jouit d’une parfaite santé et qu’il n’a jamais fait de chute, ni à New York, ni à Paris ou à Bangui». En dépit de ce démenti, le Président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de la Centrafrique (Mdrec) maintient sa position. Il demande à la «Cour Constitutionnelle de déclarer sa requête recevable et fondée. Et ordonner au Premier ministre Faustin-Archange Touadéra, la saisine officielle de la Cour constitutionnelle comme prévu à l’article 34 de la Constitution. En vue du constat de l’état de santé du chef de l’Etat dans le but de le déclarer inapte à exercer ses fonctions».

Pour étayer ses accusations, Joseph Bendounga confie que le Président centrafricain a même «effectué clandestinement et sans succès un séjour hospitalier en République populaire de Chine. Depuis plus d’un an, l’état de santé de Bozizé ne cesse se détériorer». Joseph Bendounga, président du Mdrec est opposant. Il a été maire de Bangui sous la présidence de Ange Félix Patassé dont il était proche.

 

NDLR : Il y a tout lieu de souligner que le propre fils de Bozizé, Francis, vient de confirmer que son père est bel et bien malade dans un courriel menaçant qu'il a envoyé à un compatriote exilé au Canada, Robert Samaley qu'il accuse de féticher et d'envouter son père depuis le territoire nord américain. Il faut le faire ! 

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 16:06

 

 

 

Flash

 

F Gouandjika

 

 

Maléyombo

 

 

Bangui, 30 août (C.A.P) - Après avoir été longuement entendu hier par les enquêteurs dans le dossier des colossaux détournements dans le département des Télécommunications sur lesquels il a régné plusieurs années durant avant de passer le relai à Thierry MALEYOMBO, Fidèle NGOUANDJIKA et son successeur se sont retrouvés aujourd'hui dans le bureau du Procureur de la République pour sans doute une mise en examen apprend-t-on d'une source généralement bien informée à Bangui.

 

L'étau on le sait, commençait à se resserrer autour de ces deux anciens ministres des Télécommunications dont la fortune subitement amassée est inversement proportionnelle à la faillite de la société nationale des Télécommunications SOCATEL qui ne parvient même plus depuis plusieurs mois à verser les salaires de son personnel qui a multiplié et durci en vain les grèves. Un rapport d'enquête judiciaire qui pointe leurs responsabilités personnelles a été remis il n'y a pas longtemps à Bozizé.

 

Pendant ce temps, Fidèle Fidèle NGOUANDJIKA possède sur ses comptes bancaires en France plusieurs milliards de F CFA au point qu'il avait envisagé un moment acheter le vieux château de Hardricourt de Bokassa 1er avant d'y renoncer, craignant que son compte et ses milliards ne soient gelés. Thierry MALEYOMBO quant à lui, s'est acheté une maison à Montpellier dans l'Hérault en France et construisait  une villa à Ouango à Bangui avant que ses ennuis politico-judiciaires ne commencent. Il avait détourné et disposé sur son chantier de Ouango plusieurs véhicules dont un tout neuf de SOCATEL, ce qui a contraint Bozizé à envoyer les récupérer.

 

Par ailleurs selon nos informations, c'est Fidèle NGOUANDJIKA qui, sans doute pensant pouvoir s'attirer les bonnes grâces de Bozizé, a orchestré le sabotage en règle du meeting du samedi 27 août dernier de l'opposition en recrutant des jeunes désoeuvrés du quartier Boy-Rabe pour semer le désordre, alors que l'autorisation officielle pour la tenue de ce meeting a bel et bien été accordée par les autorités compétentes.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 16:01

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 30 Août 2011 13:23

Quatre (4) jeunes recrues des Forces Armées centrafricaines (FACA) ont été tuées par la foudre le 29 août 2011, au Centre d’Instruction de la ville de Bouar (Ouest). Une dizaine d’autres sont encore sous soins intensifs à l’hôpital de la garnison militaire de la ville. Des sous-officiers et officiers ont été atteints et sont parmi les blessés mais on ignore avec précision leur nombre et leur identité pour le moment

Le drame s’est déroulé entre 15 et 16 heures (14 et 15h TU). Les recrues étaient encore sur le terrain, pour recevoir et revêtir leurs nouvelles tenues de soldats. La formation a été momentanément à cause du drame. Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bouar, à l’annonce du drame, « toute la ville a convergé vers le Camp Leclerc. Chacun voulait s’enquérir de l’identité des morts et des blessés ».

Pour l’instant, aucune déclaration du côté des instructeurs militaires et de la hiérarchie militaire sur le drame. Les corps des morts ont été déposés à la morgue de l’hôpital militaire, en attente d’autre décision. « Les parents des décédés n’ont certainement pas encore été informés, du fait que les recrues sont issues de l’ensemble du territoire centrafricain », a précisé le même correspondant, qui suit le déroulement des faits sur le terrain.

Il faut rappeler qu’un jeune âgé de 21 ans s’était écroulé mort mardi 16 aout 2011, à Berberati (ouest) au cours des épreuves physiques pour l’entrée dans l’armée centrafricaine. Un arrêt cardiaque avait été la principale cause de ce décès.

Egalement, les candidats malheureux à ces concours ont organisé plusieurs manifestations dans plusieurs villes du pays, pour dénoncer « la mauvaise organisation de ces concours ». La dernière manifestation remonte au dimanche 21 août dans la ville de Bimbo, où ils ont barricadé la route, de la sortie sud de la capitale centrafricaine. C’est une première fois dans l’histoire de l’armé centrafricaine que l’entrée se fait à base des tests.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 23:50

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

 

 

 

"Je suis surpris moi aussi d’apprendre la nouvelle de la bouche de son fils Francis ce dimanche matin ou je me préparais pour célébrer la messe. Je ne comprends pas l’acharnement de la famille Bozizé sur moi Samaley depuis que j’ai introduit Bozizé dans l’église céleste afin de lui sauver la vie, parce qu’entre-temps Kolingba l’avait empoisonné pendant qu’il était réfugié au Bénin, et c’est grâce à moi qu’il a échappé à la mort ensuite. Même en prison à Bangui sous Kolingba, c’est moi et mes fidèles qui priaient pour sa protection pour ne pas qu’il meure et quand il est sorti de la prison, il est venu remercier Dieu dans ma maison à ngbenguéwé derrière la maison de Zoukétia à Socatel en 1991, et c’est encore moi qui lui ai donné l’adresse de l’une de nos paroisses a Paris pour qu’il aille se faire aider.

Aujourd’hui, je suis devenu l’ennemi juré des Bozizé et son clan tout simplement parce que lors des préparatifs des complots de son coup de force, la gendarmerie nationale sous Paul Morombaye m’avait soumis aux enquêtes pour savoir si je faisais partie du complot de Bozizé, ou bien en savais quelque chose? Encore, et qui était le chef de cette église en Centrafrique. C’est ainsi j’ai décliné ma responsabilité de son projet que j’ignorais, puisque je ne le fréquentais même pas en dehors de la paroisse où nous nous rencontrons. Et que depuis 2 mois, je ne fréquentais plus la paroisse parce qu’il m’empêchait de bien faire mon travail pour lequel Christ m’a mandaté en Centrafrique, et ce sont mes fidèles qui venaient me rapporter tout ce qu’il faisait sur la paroisse en recrutant les jeunes désoeuvrés qui se convertissaient pour en faire son armée rebelle contre le régime.

Voici comment j’ai été clair, mais à ma surprise totale, Morombaye qui ne m’aimait pas aussi, au lieu de remettre la version des choses à Patassé qui voulait connaitre la vérité, il a fait publier ma déclaration dans E lé songo, et voici comment, l’affaire se retourne contre moi comme le traître de Bozizé, et on me séquestre en 2001 sans l’aide du Mlpc, ni de Patassé.

Mais c’est Bozize lui-même que me libère de sa résidence et me faire rentrer chez moi, cette fois-ci, son coup de force réussi en 2000,et Francis prend 40 militaires rempli dans un véhicule pour venir me tuer, dieu merci ,il ne me trouve pas et détruit ma résidence de l’Ucatex, Apres on vend mon terrain a mon voisin. Maintenant que je suis loin de leurs butins il y a de cela huit ans, si je voulais me venger de Bozizé, je crois que c’est sur Francis premièrement que je haïrais et non Bozizé.

Pendant que j’étais au Cameroun, puisque j’avais emporté avec moi, la terre de ma résidence détruite avec moi jusqu’ici au Canada, je pouvais empoisonner cette terre et tous les complices ne survivraient pas. Mais je ne l’ai pas fait, et confier la justice à mon créateur seul qui me rendra justice. Je vis ici tout juste pour ma survie tout simplement et ne cherche même pas à savoir ce que les Bozizé mangent ou font, mais depuis 3 mois, j’ai commencé à sentir des malaises dont je ne comprenais pas l’origine exacte. Mon oeil droit et ma tête, comme si on le piquait avec une pointe, et c’est ainsi que j’ai cherché à savoir pourquoi. Voici comment les visionnaires de l’église m’informent qu’un certain Francis m’a vendu chez 6 féticheurs à Bangui pour m’ôter la vie, et que d’ici peu, cette personne que je ne connais pas se présentera lui-même a moi pour que je le connaisse.je n’en croyais pas mon oreille, puis ce dimanche, Francis m’envoie un message d’accusation sur soupçon très grave sur la santé de son père et promet faire ce qu’il a commencé depuis 2003 à ce jour pour l’achever. Voici comment je vous prends à témoin, et défendez ma cause, mais je sais que Francois Bozize est le seul responsable de ces problèmes et non moi car dès le départ, Dieu lui avait refusé de prendre le pouvoir par un bain de sang, lors de sa première vision dans l’église à Cotonou en 87 et chaque fois je lui répétais cela, mais sans succès.

Deuxièmement, dans l’église céleste, il y a des règles à observer, préceptes, lois, ordonnances et commandements. Dans toutes ces choses. Bozizé foulait aux pieds, juste pour m’humilier et m’évincer pour prendre l’église en foulant systématiquement aux pieds la discipline établie. malgré tout, je n’ai rien dit, alors, dieu qui m’a choisi d’entre tous les 5millions de Centrafricains instruits et riches pour faire de moi son missionnaire dans mon pays, et Bozizé méprise cela ne sera pas sans consequence.et j’ai répondu à Francis pour lui dire que s’il était un fils sage, il aurait pu demandera son père de réparer ses fautes commises vis-à-vis de son père spirituel pasteur Samaley afin que celui-ci lui pardonne ses erreurs humaines, et intervient en faveur de lui auprès du créateur comme moise l’a fait en son temps en faveur de Aaron et Marie pour leur rébellion contre Moise, et dieu a sauver ces deux serviteurs. Mais vouloir augmenter les charges sur Bozizé, en accusant la victime de leurs abus de pouvoir, serait très malheureux non seulement de Bozizé lui-même, mais de tous ceux qui s’en prendront à Samaley le choisi de l’éternel pour sauver la République centrafricaine.

 Bozize lui-même le sait et il connait comment je suis, voilà pourquoi il m’a barré la route pour ne pas que le plan de dieu se réaliser a partir de moi. Donc à vous de demander à Francis qui vit avec son père de vous dire exactement de quels maux souffre son père, mais moi qui vit en Amérique, qui n’écoute même pas les radios africaines ou françaises pour suivre les activités centrafricaines, comment savoir, alors que chaque jour je me bats pour moi-même d’abord, où est-ce que je vais trouver le temps de m’occuper des milliardaires qui ont tout l’argent du monde pour se soigner ? Merci je vous prie d’informer largement les Centrafricains de l’acharnement de Francis Bozizé sur Samaley, et leur dire que s’ils ne font pas attention, c’est le pire des choses qui arrivera à toute la famille Bozizé, car l’évangile de ce dimanche fait allusion à cela. Psaumes 7.4-7

Salutations militantes du président pasteur Samaley à toutes et à tous"

 

NDLR : Le déballage des contradictions sur fond d'accusation et de menace de fétichisme et d'envoutement qui opposent un citoyen centrafricain exilé par le HCR au Canada -  qui prétend être le parrain spirituel de Bozizé et celui qui a introduit l'église du christianisme céleste, une secte dont Bozizé est adepte venue de Cotonou - à la famille Bozizé par son fils Francis interposé prend une tournure pathétique et franchement consternante. Après le courriel envoyé par Francis Bozizé à Samaley que nous avons précédemment publié et dont la forme aussi bien que le fond se passent de commentaires, les explications apportées ci-dessus par Samaley permettent de prendre la mesure de l'énorme influence qu'exercent sur Bozizé et son fils les forces occultes irrationnelles. Ils sont totalement sous domination des croyances fétichistes et d'envoutement. Comment peut-on faire confiance à de tels individus pour diriger un pays ! On a ici une des explications de la mauvaise gouvernance de la RCA.   

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 23:31

 

 

 

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 Le Temps – lundi 29 aout 2011

Monsieur le Procureur,

La mise en place de la Cour Pénale Internationale (Cpi) permanente censée mettre un terme à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves et partant, de rendre justice aux nombreuses victimes souvent impuissantes et laissées pour compte a suscité beaucoup d’espoir, de même votre nomination en qualité de premier procureur de cette juridiction. En effet, La Cpi devrait respecter les normes les plus strictes d’impartialité et d’équité dans ses activités, ce qui était de nature à rassurer.

Toutefois, Monsieur Luis Moreno-ocampo, le virage que vous faites prendre à cette juridiction Internationale interpelle les intellectuels africains que nous sommes :

Le cas de la côte d’ivoire

Vous avez été saisi par le Président Alassane Dramane Ouattara le 14 décembre 2010, lorsqu’il menait sa guerre contre le Président Laurent Gbagbo à l’effet d’enquêter sur les crimes commis sur le territoire ivoirien comme suit : «…j’engage mon pays la Côte d’Ivoire à coopérer pleinement et sans délai notamment en ce qui concerne les crimes et exactions depuis mars 2004», omettant sciemment les crimes de 2002 pour lesquels sa responsabilité ainsi que celle de son entourage très et trop proche pourrait être clairement mise en cause.
Après avoir gagné sa guerre, par l’arrestation le 11 avril 2011 du Président Laurent Gbagbo, il vous écrit à nouveau le 3 mai 2011, mais cette fois, sa saisine demande de limiter vos enquêtes aux violences postélectorales «j’entends confirmer mon souhait que votre bureau mène en Côte d’Ivoire des enquêtes indépendantes et impartiales sur les crimes les plus graves commis depuis le 28 novembre 2010 sur l’ensemble du territoire….».

Contre toute attente, vous avez curieusement décidé de vous en tenir à cette dernière saisine, tel qu’il résulte de votre acte de saisine de la chambre préliminaire III de la Cpi en date du 23 juin 2011 lui demandant l’autorisation d’ouvrir une enquête en Rci sur les crimes commis au cours de la crise postélectorale, soit depuis le 28 novembre 2010.

Pour justifier, cette décision incompréhensible et partisane, vous faites valoir deux (2) arguments qui ne résistent nullement à l’analyse à savoir, d’une part, que vous n’auriez pas assez d’éléments pour enquêter sur les crimes commis en 2002 lors de la tentative de coup d’Etat dont a été victime l’Etat de Côte d’Ivoire dirigé par Monsieur Gbagbo Laurent et d’autre part, que l’Etat de Côte d’Ivoire aurait refusé de recevoir les enquêteurs de la Cpi alors que tout était prêt pour cette visite (Dixit Monsieur Ahmadi Ba Cf. Conférence de presse de juillet 2011 à Abidjan).

Non monsieur le procureur, vous ne nous ferez pas croire en ces arguments fallacieux et sans fondement qui sont une insulte à notre intelligence. C’est pourquoi nous entendons apporter des réponses claires et précises sur ces deux points.

1. Est-il besoin de vous rappeler que nous savons tous que votre bureau, organe indépendant de la Cpi, est ampliataire de tous les rapports des Ong (Hwr, Amnesty International, International Crisis Group…) et en particulier, de ceux de l’Onu dont la Cpi est l’émanation, lesquels n’ont eu de cesse depuis 2002 de dénoncer, les crimes contre l’humanité, crimes de guerre commis en Côte d’Ivoire ainsi que leurs auteurs connus.

Sans vouloir vous contrarier, car semble-t-il vous avez une mémoire courte et sélective, il nous plaît de vous rappeler que l’Onu a rédigé plusieurs rapports sur la crise en Côte d’Ivoire dont deux (2) en 2004. Le premier rapport de 2004, a expressément qualifié l’agression de l’Etat de Côte d’Ivoire par une rébellion armée, de tentative de coup d’Etat en faisant un bilan certes non exhaustif, des crimes commis par cette rébellion, mais dans des termes assez précis et suffisants pour ouvrir une enquête.

Mieux, ce rapport a listé nommément environ 100 personnes comme responsables des crimes commis en Cote d’Ivoire, dont la grande majorité (environ 75%) est issue des Forces nouvelles, lesquelles forces sont toutes aujourd’hui au plus haut niveau de la hiérarchie militaire et politique aux côtés de Monsieur Ouattara, Président élu et installé par la communauté internationale (selon l’analyse stricte des lois ivoiriennes).

Eh bien ! Monsieur le Procureur, si vous n’avez pas d’éléments suffisants vous devez sans tarder compulser tous les rapports assez édifiants qui sont certainement encore en votre possession.

Pour mémoire, le 18 avril 2003, l’Etat de Côte d’Ivoire dirigé par Monsieur Laurent Gbagbo a reconnu la compétence de la Cour Pénale Internationale en lui demandant «d’identifier, de poursuivre, de juger les auteurs et complices des actes commis sur le territoire ivoirien depuis les évènements de 2002».

A ce propos, vous indiquiez dans plusieurs déclarations:

• 10 février 2006 à la Haye «Parmi les situations qui font actuellement l’objet d’une analyse… La situation de la Côte d’Ivoire semble impliquer plus d’un millier de victimes éventuelles d’homicides intentionnels relevant de la compétence le Cour».

• 18 mars 2008 à la Haye (12e séance d’information à l’intention du corps diplomatique) : «Un certain nombre de situations font actuellement l’objet d’examens, par exemple la situation en Côte d’Ivoire».

• 23-29 septembre 2009 Bulletin N°6 d’information diplomatique du bureau du procureur : «La Cour a compétence à l’égard de la situation en Côte d’Ivoire en vertu d’une déclaration que le Gouvernement ivoirien a déposée le 1er octobre 2003 au titre de l’article 12-3 et par laquelle il accepte la compétence de la Cour à compter du 19 septembre 2002. Les crimes les plus graves, y compris des cas présumés de violences sexuelles à grande échelle, ont été commis entre 2002 et 2005. Les 17 et 18 juillet, des représentants de haut rang du bureau du procureur se sont rendus à Abidjan».

Dites-nous donc, Monsieur Luis Moreno-Ocampo, qu’avez-vous fait depuis 2003 pendant toutes ces années pour enquêter sur les crimes graves commis en Côte d’Ivoire ? Car, il est également inutile de vous rappeler, les assassinats de plusieurs milliers d’Ivoiriens, dont une centaine de gendarmes à Bouaké, le viol de millier de femmes, les femmes enceintes éventrées et les fœtus embrochés, la destruction de centaines de villages et campements par le feu, les expropriations de biens privés et publics, les tueries à l’arme blanche, le génocide sur le peuple wê, etc.

Si vous avez l’impertinence de prétendre n’avoir pas d’éléments pour enquêter sur la tentative de coup d’état de 2002 et ses conséquences dramatiques pour la Côte d’Ivoire, alors que fort heureusement tous les protagonistes sont encore en vie, localisés et/ou localisables qui rendra justice à toutes les victimes dont le nombre est évalué à environ 10.000 morts ?

Qui rendra justice à tous ces jeunes aux mains nues sur lesquels les soldats français de la force Licorne ont fait un carnage en tirant avec des balles réelles en 2004, à l’hôtel Ivoire d’Abidjan : bilan 50 morts et 200 blessés.

2. Sur le refus de l’Etat de Côte d’Ivoire dirigé par Laurent Gbagbo de recevoir les enquêteurs de la Cpi, votre substitut Amady Ba a dit ceci lors d’une conférence de presse à la fin de la mission d’évaluation conduite à Abidjan en juin 2011, «les autorités ivoiriennes s’étaient opposées à une mission de la Cpi prévue en 2004. Nous avons usé de tous les moyens légaux pour mener des enquêtes en Côte d’Ivoire, mais le Président Laurent Gbagbo n’a pas voulu».

Vous ne trouverez là également, aucun répit dans cet argument spécieux et au demeurant d’une gravité extrême lorsqu’elle provient du Bureau d’un procureur à qui plus d’une centaine d’états ont confié la charge de poursuivre les crimes les plus graves commis sur leurs territoires. SIC !!!!

Premièrement, pour ouvrir l’enquête en Lybie la Cpi n’a pas été autorisée à enquêter sur le territoire libyen parce-que votre bureau n’y était pas le bienvenue.
Malgré cela, vous avez mené une enquête et décerné avec une extrême rapidité des mandats d’arrêt contre 3 personnes.

Deuxièmement, au Kenya, alors que la saisine du Gouvernement était limitée à une période donnée (violences postélectorales de 2007/2008) vous avez étendu votre enquête à l’origine de la crise dans ce pays, et cela, contre la volonté des autorités Kenyanes.

Troisièmement, en dehors de la saisine par l’Onu qui est le seul cas dans lequel votre compétence semble liée, lorsqu’une situation vous est déférée par un Etat vous avez la compétence, à l’instar de tout procureur, d’enquêter sur tous les faits, déférés ou non, de rechercher l’existence d’infractions de qualifier et requalifier les faits déférés.

Par ailleurs, vous n’êtes pas sans savoir, qu’en vertu des accords de Marcoussis signé en 2003, le ministère de la justice était entre les mains de la branche politique de cette rébellion et du RDR (Henriette Diabaté, Koné Mamadou) qui endeuille la Côte d’Ivoire depuis 2002. Dès lors, si par extraordinaire, il avait eu refus de l’Etat de Côte d’Ivoire de recevoir la Cpi, l’on pourrait aisément comprendre pourquoi !!

En tout état de cause, cela n’aurait pas du et ne saurait être un frein pour la Cpi de mener ses enquêtes, ainsi que nous vous l’avons démontré ci-dessus.

Dès lors, nous ne pouvons conclure de votre refus manifeste d’enquêter sur les crimes de 2002 que par une collusion coupable avec les nouvelles autorités d’Abidjan qui sont les auteurs de ces crimes de 2002 ; lesquels pour montrer patte blanche ont reçu votre bureau en mission d’évaluation en Côte d’Ivoire en vous déroulant le tapis rouge censé effacer de vos mémoires ces crimes odieux pourtant passibles de la Cpi.

De l’analyse des simples observateurs que nous sommes, il semble malheureusement que ce soient ces nouvelles autorités qui vous donnent des directives pour la conduite de vos actions relativement à la situation en Côte d’Ivoire. Le Procureur de la Cour Pénale Internationale qui dit avoir saisi la chambre préliminaire pour être autorisé à ouvrir une enquête devrait simultanément étendre sa requête aux évènements de 2002. En effet, c’était là l’occasion d’enquêter sur cette rébellion connue qui depuis 2002, tente d’aider Monsieur Ado à accéder au pouvoir par une force non seulement meurtrière mais aussi génocidaire.

Sinon, comment peut-on espérer une enquête rigoureuse et impartiale lorsque votre saisine de la chambre préliminaire est biaisée par avance ne se limitant qu’aux violences postélectorales (28 novembre 2010) ?

C’est pourquoi, Monsieur le Procureur de la Cpi, nous vous interpellons publiquement : gardez vous de prendre en otage la justice Internationale que nous vous avons tous confiée sur l’autel d’intérêts personnels et politiques obscurs. Au risque de servir les vainqueurs comme vous semblez le faire actuellement, et ce faisant, faire purement et simplement l’apologie de la justice des vainqueurs.

Aujourd’hui, votre zèle lorsqu’il s’agit de l’Afrique fait que l’Afrique qui détient pourtant le plus grands nombre de pays ayant ratifié le statut de Rome (cela atteste que l’Afrique est contre l’impunité), réprouve la façon dont la Cpi et en particulier son procureur traite les dirigeants africains. La justice déséquilibrée, partisane et non constructive que vous appliquez a conduit le Président de la Commission de l’Ua a vertement et bruyamment vous signifier sa désapprobation au nom de toute l’Afrique, lors du dernier sommet de notre organisation à Malabo du 30 juin au 1er juillet 2011.La République de Côte-d’Ivoire a reconnu la compétence de la Cpi en 2003, cependant le Président Laurent Gbagbo n’a pas poursuivi les rebelles dirigés par Guillaume Soro, parce qu’un processus de négociation était en cours, en tant que Chef d’Etat, désireux de paix pour son pays, il a privilégié la réconciliation nationale qui a abouti en son temps à la signature de l’Accord Politique de Ouagadougou (Apo).

Nous ne sommes ni pro-Gbagbo, ni pro-Ado, mais seulement des pro-justice. Rendez d’abord justice à nos frères, sœurs, pères mères victimes de la rébellion de 2002, qui n’ont pas moins de valeur que les victimes de 2010/2011.

Toutes les victimes et leurs parents attendent depuis bientôt 9 ans de la Cour pénale internationale, qu’elle les invite et leur donne un délai pour faire parvenir leurs observations à une chambre préliminaire. A défaut, vous serez dénoncé et harcelé par le sang de ces victimes qui ne sèchera jamais tant que justice ne leur sera pas rendue.

Car, en effet, nul n’ignore, sauf vous apparemment que les violences postélectorales qui ont eu cours depuis novembre 2010 et qui se poursuivent d’ailleurs toujours font suite à celles commencées en 2002. Soutenir le contraire reviendrai à vous décrédibiliser définitivement et avec vous la Cour Pénale Internationale.please mister Ocampo tell us that “you are not a joke” (expression utilisée par Jean Ping pour caricaturer l’attitude de Ocampo à Malabo); please you are a prosecutor !!!!!

Collectif de juristes pour la vérité en Côte d’Ivoire

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 23:20

 

 

 

 

meeting du 27 août 2011

 

Fini Kode logo

 

 

Siège Provisoire : 113 rue Saint-Pierre 13000 Marseille – E-mail : assofinikode@gmail.com -

Tel : 06 03 03 30 14 / Bangui : Tel : 75 50 36 32

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Déclaration N°003/FK-11

Condamnant le sabotage du meeting du FARE-2011

Le samedi 27 août 2011, nous avons appris avec la plus grande stupéfaction, l’ignoble acte de sabotage du meeting politique que tenait la plate-forme de l'opposition centrafricaine, sis, place de la Réconciliation Omar Bongo Ondimba, à Bangui.

En effet, peu après l'ouverture du meeting devant permettre aux leaders du Front pour l’annulation et la reprise des élections de janvier 2001 (FARE-2011) de s'exprimer sur l’impasse politique que connaît notre pays, plusieurs dizaines de personnes identifiées comme étant des sympathisants du nébuleux KNK, ont surgi pour proférer des injures en jetant des pierres et des cocktails Molotov  sur les participants, faisant plusieurs blessés. 

Ces actes graves et anticonstitutionnels, destinés à intimider et décourager les militants de l’opposition, ne sont hélas que la parfaite illustration de la conception surannée de la démocratie qu’ont les caciques du régime actuel, qui considèrent notre pays comme un butin de guerre.

Sinon, ils n’auraient  pas décidés en toute connaissance de cause de fouler au pied l’une des dispositions fondamentales de la Constitution de la République Centrafricaine qui garantit le droit de manifester, consubstantiel à la démocratie.

Tout en condamnant avec la plus grande fermeté cet agissement qui n’honore ni leurs auteurs, ni les commanditaires qui se tapissent  lâchement dans l’ombre, le Mouvement citoyen Fini Kodé  encourage vivement  l’opposition démocratique à prendre ses responsabilités et à poursuivre la lutte au nom de la démocratie pour libérer notre pays. 

Par ailleurs, nous invitons également nos concitoyens à réagir énergiquement au-delà des considérations partisanes contre ce que l’on peut considérer comme un déni de démocratie. Nous n’avons pas le droit de nous résigner. Ensemble, nous devons  réclamer afin de  reconquérir notre droit  d’hommes libres, fiers et respectés conformément à notre constitution

Car, et nous le disons avec gravité, pour triompher le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien  (Edmund Burke)

Fait à Bangui, le 28 août 2011.

Pour le Mouvement citoyen Fini Kodé

 Michel MABOU

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 19:06

 

 

 

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AFP 29/08/2011 à 18:55

Air France-KLM et neuf autres sociétés sont classées comme les compagnies aériennes les plus sûres au monde sur une liste blanche, établie par l'agence de notation suisse de transport aérien ATRA et publiée aujourd'hui à Genève. Ce classement, publié pour la première fois et qui devrait l'être tous les ans dorénavant, est basé sur un éventail plus large de données que les seuls accidents d'avions.

Classées par ordre alphabétique, les dix meilleures compagnies aériennes en matière de sécurité globale sont: Air France-KLM, AMR Corporation (American Airlines et American Eagles), British Airways, Continental Airlines, Delta Airlines, Japan Airlines, Lufthansa, Southwest Airlines, United Airlines et US Airways.

L'agence ne publie pas le rang exact de ces dix premières compagnies parce qu'elles sont très proches les unes des autres. ATRA a sélectionné 15 critères contribuant directement ou indirectement à la sécurité des vols. Elle a passé au crible cent compagnies aériennes dont 44 ont satisfait à ses critères. La liste publiée ce lundi concerne les dix premières.

 

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