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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 00:44

 

 

 

Deby-et-Boz-a-N-djamena.jpg


(ATP 13/10/2011)

 La visite d’amitié et de travail effectuée à N’Djaména ce samedi midi par le Président centrafricain, malgré sa brièveté et son huis clos, traduit bien le degré de confiance entre deux hommes d’Etat (Idriss Deby Itno et François Bozizé) mais aussi et surtout la nature privilégiée des relations qui unissent les peuples tchadien et centrafricain.

Point n’est donc besoin de dire que le Tchad et la Centrafrique sont des pays voisins. Point n’est également besoin d’affirmer que les liens entre les deux pays sont historiques, culturels, économiques et politiques. Le Tchad et la Centrafrique, par-delà des frontières héritées de la colonisation, sont deux peuples frères, deux pays frères.

 Allez à Bangui, à Bossangoa ou à Berberati. Demandez à rencontrer un Tchadien. Ils sortiront des milliers. Venez à Sarh, Moundou ou N’Djaména. Posez la même question. Des milliers de Centrafricains répondront présents. Pour tout dire, Tchadiens et Centrafricains savent que leurs intérêts sont liés, entrelacés. Par conséquent, ils ne sont pas prêts à les brader, quelles que soient les difficultés du moment.

La plus récente de ces difficultés remonte à quelques semaines. Des Tchadiens vivant à Bangui sont accusés, à tort ou à raison, par leurs frères centrafricains, d’être à l’origine de la mort suspecte de deux jeunes centrafricains. Sans attendre la vérification de ces accusations, près d’une dizaine de Tchadiens ont été tués en représailles. Une forte délégation tchadienne conduite par le ministre de la défense à séjourné à Bangui à cet effet. Elle a eu plusieurs séances de travail avec les autorités centrafricaines. La délégation tchadienne a été reçue par le Président Bozizé en personne.

Ce qui traduit la gravité du problème, et les autorités centrafricaines ont promis indemniser les familles des personnes tuées. Les observateurs de la scène politique tchado-centrafricaine estiment que le Président centrafricain pourrait bien profiter de sa visite d’amitié et de travail pour informer les autorités tchadiennes de ce qui est en train d’être fait, non seulement pour indemniser les familles tchadiennes, mais surtout réinstaurer un climat de paix, de confiance mutuelle et de cohabitation pacifique entre les frères tchadien et centrafricain à Bangui et dans les autres villes centrafricaines.

Un autre phénomène menace constamment les bons rapports entre le Tchad et la République centrafricaine : l’insécurité transfrontalière, avec ses corollaires de trafic d’arme, de banditisme, de braconnage. Les deux gouvernements ont besoin de se concerter en permanence sur les mesures appropriées à prendre contre ces dangers qui non seulement alimentent l’insécurité, mais constituent un frein au développement socio-économique des deux pays. Récemment, le Tchad et la Centrafrique ont élargi le cadre de concertation en y incluant le Soudan, pays avec lequel ils partagent une longue frontière commune.

 En dehors de ces préoccupations ci-dessus mentionnées, il y a bien sûr le Sud Soudan qui, sauf difficulté de dernière heure, accédera à l’indépendance en Juillet prochain. Un nouvel Etat qui va faire son apparition dans la sous-région, aux confins des frontières tchado-centrafricaines.

Quoi que brève et à huis clos, la visite d’amitié et de travail du Président François Bozizé à N ’Djaména aurait permis aux deux délégations, tchadienne et centrafricaine, d’aborder des problèmes cruciaux pour la quiétude de leurs populations respectives et pour la stabilité des deux pays frères.

Mbairé Bessingar

© Copyright ATP

 

NDLR : Ce déplacement de Bozizé est intervenu à un moment où Durant ce week-end en question, les rumeurs les plus folles ont circulé à Bangui et continuent encore sur son sort. Sans présumer du contenu des entretiens qu’il a eus avec son parrain Idriss Déby Itno, on ne peut pas imaginer que la question du FPR de Baba Laddé dont la présence des troupes sur le sol centrafricain pose un vrai problème pour la RCA mais inquiète aussi le Tchad, n’ait pas été évoquée par les deux personnalités. On se souvient qu’il y a quelques semaines, quarante véhicules 4 x 4 montés d’armes lourdes avaient été expédiés à Bangui par le président tchadien et parqués au Palais de la Renaissance.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 21:31

 

 

Pont quartier Langbassi Pétévo cassé

 

L’écroulement du Pont Langbachi fait grincer les dents

Radio Ndéké Luka Jeudi, 13 Octobre 2011 13:32

Le cauchemar longtemps évité est désormais arrivé aux habitants du 2ème et 6ème arrondissement. Ils viennent d’assister impuissamment ce mercredi 12 octobre 2011, à l’écroulement du Pont Langbachi, reliant les principaux quartiers du secteur à la ville de Bangui. Le pire se produit suite à la dernière pluie du mardi.

Par le passé, ce pont présente une dégradation avancée provoquée par les érosions mécaniques il y a belle lurette. Plusieurs maisons riveraines sont d’ailleurs détruites par le ruissellement des eaux.

L’affaissement du pont provoque ainsi de sérieuses difficultés aux usagers traditionnels : monté du prix de transport, poussière envahissant les habitations qui longent les ruelles désormais empruntées par les véhicules et passants.

Le malheur se produit au moment où le gouvernement fait le médecin après la mort en entamant lundi dernier les travaux de réfection.

Interrogés par Radio Ndeke Luka, certains habitants « craignent déjà un risque de contamination du choléra dû au manque d’approvisionnement en eau potable et une nette régression de l’économie de leur localité. D’autres accusent la lenteur du gouvernement dans l’exécution des travaux au moment des dégradations ».

Il est à noter que le Pont Langbachi est le principal cordon ombilical qui relie jusque-là la ville de Bangui et les quartiers du sud où sont implantées des usines de savonnerie et de brasserie. A cela s’ajoute le ravitaillement de la ville par des denrées alimentaires venues de la Lobaye (sud) y compris des bois pour exportation.

Le Pont Langbachi est le 3ème pont à s’écrouler dans le secteur, après celui qui reliait l’Ecole UNESCO au Collège Préparatoire International (CPI). Un autre situé dans le 2ème arrondissement s’était aussi affaissé il y a plus de 7 ans.

 

Les sinistrés du Pont Langbassi assistés par leurs députés

Radio Ndéké Luka  Jeudi, 13 Octobre 2011 13:29

Plus d’une trentaine de familles se retrouvent  sinistrés avec l’effondrement du  Pont Langbassi à Bangui mercredi 12 octobre 2011 aux premières heures de la journée. Les premiers à leur venir en aide sont leurs propres députés, ceux des 2ème et 6ème arrondissements. Il s’agit notamment de Aurélien Simplice Zingas (ancien ministre de la Communication, puis de la Jeunesse et des Sports) et Théophile Sony Collet. Le député Zingas s’est d’ailleurs ému de la situation : « le problème de ce pont ne doit pas seulement interpeller les députés de la localité. Il y a des grandes sociétés du pays qui se trouvent en aval de ce pont et qui peuvent bien arranger cela avant qu’il ne soit trop tard, mais maintenant, il faut des milliards et plusieurs mois pour le mettre en marche ».

Francette Makake, maire du 6ième arrondissement de Bangui, demande quant à elle aux parents de veiller sur les enfants pour qu’ils ne s’approchent pas des décombres de ce pont. On craint en effet que de nouvelles pluies entraînent encore d’autres la destruction de pans entiers restés intacts : « le gouvernement doit mettre aussi des garde-fous tout autour afin de prévoir d’autres cas d’accidents, car pour l’instant, rien n’est fait pour signaler aux usagers de ce pont qu’il est a été écroulé ».

L’effondrement de ce pont coupe la circulation des véhicules et des personnes  sur l’avenue David Dacko. Le gouvernement est entrain de trouver des alternatives sur cette situation. Mais aucune déclaration du côté gouvernemental ne s’est fait entendre, pour consoler les familles en difficulté.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 21:28

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 13 Octobre 2011 13:25

 

Les déplacés de Bria qui ont trouvé refuge  dans la ville de Bambari ne croient pas au respect de l’accord de paix signé par les frères ennemis de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et de l’Union des Forces pour la Démocratique et le Rassemblement, samedi 9 octobre 2011 à Bangui. Ces ressortissants de la Haute-Kotto, exigent le départ sans conditions, des combattants des deux factions rebelles en conflit de la ville de Bria et de toutes les localités sous leurs contrôles dans la Haute Kotto.

Les affrontements entre ces deux rebellions ont fait déplacer en septembre, plus de 5000 personnes, réparties dans les villes de Bambari et d’Ippy. Selon ces déplacés, les deux rebellions ont signé de nombreux accords de paix et n’en ont respecté aucune.

Toutes les personnes interrogées par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bambari soutiennent que la signature de cet accord n’est qu’un arrangement de plus entre rebelles pour leur propre bonheur et intérêt et non pour un véritable retour de la paix dans cette partie de la République centrafricaine.

Pourtant, à Birao (nord de la RCA) on voit la situation tout autrement. Dans cette ville maintes fois attaquée par les mêmes groupes rebelles, on salut plutôt la signature de cet accord. On y voit même un élément clé pour le retour de la paix dans les régions touchées par les rivalités entre ces deux fractions rebelles. Ce sont d’ailleurs les femmes qui sont montées en première ligne pour saluer la signature de l’accord.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 21:25

 

 

 

betail à abattre 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 13 Octobre 2011 13:28

Le tout nouveau site du marché à bétail en construction au village de Boubouï s’étale sur plus de 8 kms. Quelques travaux préliminaires seulement ont été effectués : Désherbage et brulis. Une situation qui entraîne des doutes quant à la date butoir du transfert de ce marché, fixée au 30 octobre 2011.

Pour l’instant, on continue toujours à vendre le bétail foirail du KM 13 à la sortie ouest de Bangui. Youssoufa Yérima Mandjio, ministre délégué chargé de l’Elevage et de la Santé animale, se montre toutefois optimiste. Il a affirmé que « les techniciens se mobilisent tous les jours pour accomplir ce travail. Je pense que le 29 octobre, nous allons ouvrir le marché de Bobouï ! ».

Dans la commune de Boali où ce marché va être installé, c’est une satisfaction totale. On parle déjà d’augmentation des recettes municipales. Marie Margeritte Bégalé, maire de la ville de Boali s’est réjoui en pensant que « Ma commune est très pauvre, mais avec l’arrivée de ce projet, je pense que son budget va être augmenté en terme de plusieurs millions de Francs CFA ».

Toute fois l’inquiétude demeure chez les occupants du site, ceux-ci attendent un éventuel dédommagement. « C’est un projet de développement et nous ne pouvons pas nous opposer à cela mais le gouvernement doit penser à nous en cherchons des places pour nous installer, surtout nous les agriculteurs », a affirmé un habitant qui a requit l’anonymat.

Sur ce point, le ministre Youssoufa Yérima Mandjio a affirmé que des dispositions sont en train d’être prises. « C’est depuis plus d’un an que ces personnes avaient occupés ces lieux, nous sommes en train de voir avec le service de cadastres pour que l’intérêt de tout un chacun soit préservé, mais ils doivent savoir que la terre appartient à l’Etat », a-t-il encore précisé.

La question fondamentale demeure la sécurité  des personnes, du bétail et des autres biens. La délocalisation de ce marché est un souci du gouvernement centrafricain visant à réglementer l’abattage des bœufs dans le pays.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 21:22

 

 

RADIO ND K LUKA

 

Mercredi, 12 Octobre 2011 15:51

 

Le jury du Prix Fini Kodé pour la Citoyenneté s’est réuni à Nantes, en France, le 09 octobre 2011, en vue de désigner le lauréat de la première édition dudit prix.

Après en avoir délibéré conformément aux règles et critères du Prix, le jury a désigné, à l’unanimité de ses membres, la Radio Ndeke Luka comme lauréat de la première édition du « Prix Fini Kodé pour la Citoyenneté ».

Les membres du jury se sont accordés sur la pertinence de la candidature de la Radio Ndeke Luka et sur le rôle qu’elle joue dans l’accompagnement de la démocratie et la diffusion d’une information indépendante, équitable, exacte, équilibrée.

De même, le jury a estimé que la Radio Ndeke Luka s’est rapidement imposée comme média de référence apprécié par la population centrafricaine. Depuis 10 ans, fait remarquer le jury, elle joue un rôle leader en tant que source d’information fiable. Son indépendance et son professionnalisme sont reconnus par les auditeurs, les autorités du pays et les bailleurs de fonds internationaux qui la soutiennent depuis son lancement et en assurent le financement. Tous reconnaissent, en effet, que la Radio Ndeke Luka contribue au débat démocratique et à la reconstruction du pays, jouant un rôle social important de cohésion et d’équilibre dans le dialogue parfois difficile entre le pouvoir et la population.

Le jury a par ailleurs considéré que l’atout majeur de la Radio Ndeke Luka réside d’abord dans sa crédibilité. La population centrafricaine manifeste à son égard une grande confiance et la considère comme une source d’information fiable. Les auditeurs se la sont « appropriée ». Radio Ndeke Luka est la radio de tous les Centrafricains.

Le jury a rappelé que Radio Ndeke Luka est une radio nationale, qui diffuse sur l’ensemble du territoire. Ses programmes sont suivis tous les jours, 24h/24, en FM sur un rayon de 100 Kms autour de Bangui et sur un rayon d’environ 80 Kms autour des deux grands pôles urbains Bouar (Nord-ouest) et Bambari (Centre-Est). Le reste du territoire est couvert grâce à la retransmission en ondes courtes (deux heures par jour) et grâce à une nouvelle technologie employant la téléphonie mobile.

Un communiqué du Conseil Exécutif du Mouvement citoyen Fini Kodé déterminera la date de la remise du Prix au lauréat à Bangui.

Pour rappel, le « Prix Fini Kodé pour la Citoyenneté » est doté d’une valeur d’un million de Francs CFA. Il est destiné à récompenser chaque année, toute personne physique ou morale, dont les actes posés, la qualité des travaux réalisés, le comportement en société, contribuent à promouvoir ou à peser d’une manière positive sur les activités socio-économiques et culturelles du pays. Et ce, dans l’objectif d’améliorer les conditions de vie des citoyens centrafricains ou de participer de manière significative au développement social durable du pays.

 

Le  jury était composé des personnalités suivantes : Président : Jean-François TOLLEC; Membres : Annie THAUDIÈRE, Thérèse MAMBOUNDOU, Michel BOULY, Serge ARMAND.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 02:34

 

 

inondations-d-un-quartier-de-Bangui.jpg

 

                                    ____________________________________________

La ville de Bangui connaît des inondations assez souvent meurtrières, avec d’énormes dégâts. Les autorités, souvent débordées ou surprises par les conséquences de ces inondations, les présentent comme une catastrophe pour solliciter  des aides ponctuelles en faveur des sinistrés sans s’attaquer véritablement aux causes de ce fléau. Les inondations de la ville de Bangui ne sont pas une catastrophe, c'est-à-dire un évènement imprévisible, mais résultent tout simplement de la responsabilité des pouvoirs publics en ce qui concerne leurs causes et leurs solutions. Tout d’abord, quelles en sont les causes :

                                   1° LA CONFIGURATION DE LA VILLE DE BANGUI

 Le site sur lequel se trouve Bangui n’était pas destiné à accueillir une ville devenue la capitale politique, économique, militaire, culturelle etc., c'est-à-dire un centre macro céphalique contenant plus d’habitants que les 16 principales agglomérations du pays réunies. Historiquement, les puissances coloniales, après avoir terminé la conquête des cotes africaines, se sont lancées dans une course pour celle de l’intérieur du continent à la suite de la Conférence de Berlin (novembre 1884-février 1885) consacrée au partage et à la division de l’Afrique. La France qui cherchait dans ce cadre à atteindre le Nil avant les Anglais pour gagner le plus de territoire possible, a remonté  le fleuve Oubangui jusqu’au niveau de rapides que sa mission n’a pas pu franchir, obligée de planter son drapeau sur une terre en signe de possession, donnant ainsi lieu par la suite  à la création en 1889 d’un poste appelé Bangui. Or une ville ne se crée pas au hasard comme c’est le cas pour Bangui dont la naissance résulte tout simplement des difficultés de la navigabilité du fleuve Oubangui. Les raisons de sa création, la conception de son organisation spatiale, de sa sécurité, de son ouverture sur l’extérieur par exemple, répondaient à des besoins propres à la colonisation, différents de ceux d’une ville devenue par la suite la capitale politique, économique, militaire, culturelle etc. comprenant le 1/5 de la population centrafricaine, ayant connu une urbanisation massive, incontrôlée et une croissance urbaine dynamique. Pour ne parler que de la configuration géographique de la ville de Bangui, un certain nombre de dispositions étaient à prendre après l’indépendance du pays pour faire face aux contraintes liées à son site, et surtout aux effets de son urbanisation massive qui  sont ressentis aujourd’hui sous diverses formes. En effet, située au bas des collines, la ville est limitée dans  son extension par le fleuve Oubangui au Sud, le camp militaire à l’Est (du fait de la servitude de défense), au Nord Ouest par l’aéroport (aujourd’hui encerclé par des constructions anarchiques) à l’Ouest par un véritable no man’s land. Bref elle est construite en grande partie sur des terrains inondables, donc nécessitant d’importants travaux d’assainissement.

Pour la petite histoire, le centre-ville se trouvait à BIMBO au moment de la création de BANGUI, là où est situé l’actuel port pétrolier avant d’être déménagé en amont, à la suite d’inondations. Ainsi, sur une superficie intra muros de 62 km2, les ¾ sont inconstructibles sans des travaux d’aménagement, car inondables en dehors des zones adossées à la colline.

2° LES EAUX PLUVIALES DESCENDENT DES COLLINES VERS LES AUTRES QUARTIERS

Les eaux de pluie s’écoulent des  pentes des collines  de l’Est vers l’Ouest, inondant les quartiers situés plus bas. Le quartier Sénégalais initialement plus proche du centre ville dès la création de Bangui et qui se trouvait à l’emplacement de l’actuel Jardin Public, a été déplacé par l’administration coloniale à son endroit actuel à cause non seulement des lieux inondables ayant nécessité des travaux d’assainissement par la suite, mais d’un incendie que cette cité a connu en 1946.

Le quartier Lakouanga également plus proche du centre-ville a fait l’objet d’assainissement, de lotissement et de redistribution de parcelles  aux anciens occupants, obligés de quitter l’emplacement malsain le temps de ces travaux.

Les quartiers SICA I, SICAII, SICA III ont fait l’objet d’aménagement, de construction dans le cadre d’un embryon de politique de l’habitat financée par le FIDES (Fonds d’Investissement pour le Développement Economique et Social de l’AEF) en 1946. Le Centre ville suréquipé à l’époque, pourvu de tout à l’égout, n’avait pas de problème d’inondations car des rues, même en surnombre y étaient tracées.

Toute la zone longeant en demi-cercle l’Avenue Koudoukou était considérée par les urbanistes de l’époque coloniale comme devant rester rurale et autonome avec son marché (Km5), ses bars, donc avec peu ou pas de relation avec la ville, ce qui explique le grand retard en travaux de desserte en VRD (voiries, réseaux divers), la forte densité de la population, des constructions anarchiques, autrement dit un ensemble de problèmes à résoudre par les pouvoirs publics qui auraient du dès les premières années de l’indépendance, réfléchir à une politique d’intégration urbaine, pour briser le cloisonnement des urbanistes de la colonisation consistant à créer un quartier pour les indigènes (ceinture allant de OUANGO à LAKOUANGA en passant par BOY RABE, GOBONGO, MISKINE, KM5), un autre pour les évolués (SICA) et le centre-ville pour les blancs.

Non seulement les ¾ de la ville sont inondables, construits sur des terrains malsains, mais d’autres phénomènes aggravent depuis quelques années cette situation. Il s’agit notamment de :

3°LA DEFORESTATION DES COLLINES SURPLOMBANT LA VILLE

Il s’agit tout d’abord là d’un très grave désastre écologique pour notre pays qui avait l’avantage de réunir dans sa capitale une petite forêt avec des animaux, des collines offrant une vue panoramique rare, autrement dit une grande et exceptionnelle richesse touristique en ce qui concerne la flore, la faune, les montagnes qui dominent la ville. C’est d’ailleurs ce site exceptionnel qui a justifié à l’époque la dénomination de « Bangui la verte », « BANGUI LA COQUETTE ». Sous le régime de  BOKASSA, une autre appellation a été ajoutée aux deux premières, à savoir : « BANGUI VILLE DE PARI ». Malheureusement, le pari qui consistait à rattraper les autres grandes villes africaines et même les dépasser se fait dans le sens contraire, en commençant par la destruction des collines de la ville par la chasse, leur dénuement par la culture de champs, la coupe des arbres pour en faire du bois de chauffage, et surtout la construction de villas.

Le plan d’urbanisme de la ville de Bangui étant caduque depuis plusieurs décennies, les hautes autorités du pays qui devraient protéger ce site sont au contraire les premières à le détruire en y construisant des villas.

4°LA VITESSE D’ECOULEMENT DES EAUX OCCASIONNANT DE GRAVES DEGÂTS

La végétation des collines jouait deux rôles importants pendant les pluies. Elle retenait en partie les eaux pluviales, diminuant du coup la quantité qui doit s’écouler des collines vers la ville située en bas et freinait également leur vitesse, facilitant leur passage exclusif en direction du fleuve à travers des collecteurs créés à cet effet. L’absence de cette végétation entraîne donc une grande vitesse des eaux de pluie, obligées de se frayer parallèlement aux collecteurs, des passages vers les autres parties de la ville, ce qui entraîne de fortes inondations.

5° COLLECTEURS INSUFFISANTS MANQUANT DE CURAGE REGULIER

Les collecteurs d’eaux de la ville sont non seulement insuffisants pour canaliser ces eaux, mais certains ont même été fermés par des constructions. C’est le cas notamment du bâtiment du Ministère des Affaires Etrangères construit sur le collecteur qui passait à côté du Stade Barthélémy Boganda. La conséquence visible a été pendant longtemps l’inondation d’une partie de l’Avenue des Martyrs à la hauteur de l’Ecole Normale Supérieure, ce qui a amené la Mairie à y installer en 1996 une arche souterraine, creuser un collecteur maçonné traversant la zone des 36 Villas  faisant jonction avec le collecteur de Boy Rabe au niveau du Lycée Barthélémy BOGANDA et surtout agrandir le diamètre du pont de l’Avenue Ben Zvit pour corriger cette anomalie. Indépendamment de l’insuffisance des collecteurs, ceux-ci manquent cruellement de curage régulier, ce qui réduit bien évidemment leur capacité, et explique les différentes directions que les eaux se fraient, d’où les inondations.

5°PROBLEME LIE A L’ENLEVEMENT D’ORDURES DE LA VILLE

La capacité des collecteurs est rapidement réduite par les ordures de la ville, notamment des quartiers riverains. Sur ce point, il convient de retenir que déjà en 1996, chaque habitant de la ville produisait en moyenne 60 g de déchets par jour. Le calcul  est très facile à faire pour connaître le tonnage, le volume de déchets qui, faute de moyens efficaces d’enlèvement, se déversent dans les collecteurs, insuffisants et manquant souvent de curage.

6°NATURE DU SOL DE LA VILLE ET NAPPE PHREATIQUE

 Le sol de la ville est en grande partie argileuse et retient longtemps l’eau de pluie ou du moins ne l’absorbe pas facilement. Par ailleurs, la majorité de construction dans les quartiers manquent de fosses septiques et de tout à l’égout, de caniveaux. Or les eaux de ménage sont répandues sur un sol qui ne l’absorbe pas souvent en raison de sa nature argileuse. Elles stagnent quelquefois et n’attendent que celles provenant de la pluie pour atteindre plus facilement un niveau provoquant des inondations.

La situation décrite ci-dessus est encore compliquée par la nappe phréatique (eau se trouvant sous la terre). Dans certaines parties des zones situées au bas des collines, la nappe phréatique est presque « à fleur du sol », au point où le creusement d’un puits d’eau n’a pas besoin d’un grand effort. Le danger est que si les puits qui s’y trouvent ne sont pas suffisamment distants des Wc de fortune creusés dans le sol, les deux se communiquent en cas d’inondations, ce qui crée naturellement des maladies lorsque l’eau de ces puits est consommée.   

7°EXCAVATION SERVANT A FABRIQUER DES BRIQUES DE TERRE

La gestion d’une ville tient compte de tous les aspects liés à la vie de ses habitants pour leur assurer le bienêtre. Si le travail des jeunes est difficile et que des activités de production de briques de terre peut soulager certains d’entre eux tout en aidant la population à construire avec un matériau naturel, il appartient au gouvernement de mener une réflexion sur cette opportunité dans le sens d’une aide en ce qui concerne un site approprié, une aide matérielle et financière permettant à ces opérateurs de se structurer et protéger en même temps l’environnement. Malheureusement, les producteurs de briques de terre argumentent qu’ils n’ont pas de travail et vivent de cette activité. Les pouvoirs publics disent qu’ils abîment l’environnement sans que le juste milieu soit trouvé. Une solution urgente est à trouver car ces excavations béantes au milieu des habitations sont souvent dangereuses pendant les inondations et occasionnent fréquemment des cas de noyade.

8° EFFONDREMENTS DES PONTS CONSECUTIF A LA NEGLGENCE DES POUVOIRS PUBLICS

Les ouvrages ont une durée de vie. Dans un pays à forte pluviométrie comme le nôtre, ils doivent être surveillés, renforcés, redimensionnés. Une liste de ponts de la ville appelés à s’effondrer si rien n’était fait a été établie en 1996. Elle est disponible à la Mairie de Bangui. En effet, dans la ville de Bangui, la majorité des ponts ont connu des affouillements. Parmi ces ponts, deux étaient  situés sur le Bouvard De Gaulle et un sur l’Avenue de France. Les trois ponts se sont malheureusement effondrés sans surprise aujourd’hui. Tous les autres ponts de la ville nécessitent une attention particulière de la municipalité car leurs conditions ne sont pas différentes. En 1994, deux ponts situés sur l’axe de l’aéroport et un autre à la sortie Nord de la ville ont été construits en urgence car effondrés du fait des affouillements.

Les priorités de la ville de BANGUI sont à mon avis son assainissement du fait de sa configuration, de la nature de son sol et surtout du changement climatique qui est aujourd’hui une réalité. En effet, il pleut maintenant abondamment dans  les pays initialement désertiques, ce qui occasionne de graves inondations. La République Centrafricaine qui enregistre généralement une forte pluviométrie doit dès à présent prendre des dispositions nécessaires surtout au niveau de la ville de Bangui, notamment la mise en place d’un schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme, un schéma de drainage des eaux, le sondage préalable du sol avant toute construction, la manière adéquate de construire etc. Ceci éviterait des effondrements massifs de maisons en cas d’inondations prévisibles.

                                                      

                                                            Olivier-Gabirault.jpg

                                      Olivier GABIRAULT,

   Urbaniste en Chef Freelance, Expert en développement urbain (France)

                 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 01:05

 

 

G.W-Bush.jpg


OTTAWA AFP / 12 octobre 2011 23h17- Amnesty International a demandé mercredi aux autorités canadiennes d'arrêter et de poursuivre en justice l'ancien président américain George W. Bush, lors de sa visite au Canada prévue le 20 octobre, l'accusant de crimes et notamment de torture.

Cette demande est contenue dans un mémorandum de mille pages remis par l'organisation humanitaire internationale aux autorités canadiennes le 21 septembre, mais rendu public seulement mercredi.

M. Bush doit faire un exposé lors d'une conférence économique régionale à Surrey, en Colombie-Britannique dans l'ouest du Canada.

Le Canada est tenu par ses obligations internationales d'arrêter et de poursuivre en justice l'ancien président Bush, compte tenu de sa responsabilité dans des crimes contre le droit international, dont la torture, a déclaré Susan Lee, directrice d'Amnesty pour les Amériques.

Comme les autorités des Etats-Unis n'ont pas, jusqu'à présent, déféré en justice l'ancien président Bush, la communauté internationale doit intervenir. Si le Canada s'abstient d'agir pendant sa visite, cela constituera une violation de la Convention des Nations unies contre la torture et sera une manifestation de mépris vis à vis des droits humains fondamentaux, a-t-elle poursuivi, selon un communiqué.

Le ministre canadien de l'Immigration Jason Kenney a répliqué en accusant Amnesty de choisir soigneusement des cas à exposer, pour des raisons idéologiques.

Ce genre de coups explique pourquoi tant de défenseurs respectés des droits humains ont quitté Amnesty International, a-t-il asséné. Le ministre a accusé la direction d'Amnesty de banqueroute morale et toute l'organisation de dégénérescence et de politisation.

En février, M. Bush avait annulé une visite en Suisse, après que des appels similaires à son arrestation y avaient été lancés.

Le secrétaire général de la branche canadienne d'Amnesty, Alex Neve, a déclaré mercredi lors d'une conférence de presse que l'organisation poursuivrait son action auprès des gouvernements d'autres pays que l'ancien président envisagerait de visiter.

Les tortionnaires doivent être poursuivis en justice et leurs crimes sont si flagrants que la responsabilité des poursuites incombe à toutes les nations, a-t-il dit.

On doit arrêter la torture. Poursuivre en justice les personnes coupables de torture est essentiel pour atteindre cet objectif. C'est la loi... Et personne, y compris l'homme ayant été pendant huit ans président de la plus puissante nation du monde ne saurait être au-dessus de cette loi.

Les accusations d'Amnesty, qui est soutenue par une ONG canadienne, le Groupe international de surveillance des libertés civiles, concernent notamment le programme secret de la CIA appliqué entre 2002 et 2009 qui infligeait aux détenus, selon l'organisation, la torture et d'autres traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi que des disparitions forcées.

Elles reposent sur des documents publics, des documents américains obtenus grâce à la loi sur la liberté d'information, les mémoires de M. Bush et un rapport de la Croix-Rouge critiquant la guerre contre le terrorisme lancée par l'ancien président américain.

Pendant sa présidence, relève encore Amnesty, M. Bush avait autorisé des techniques renforcées d'interrogation, dont la simulation de noyade.


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 00:30

 

 

fric en CFA

 

Par un décret présidentiel en date du 8 octobre 2011 mais rendu public dimanche dernier à Bangui, le général Guillaume LAPO, directeur général du Trésor a été limogé ainsi que le 2ème fondé de pouvoir (directeur de la comptabilité nationale). Habituellement, aucune raison n’est avancée pour expliquer ce genre de décision mais selon des informations crédibles d’une source proche du ministère des finances qui a souhaité conserver l’anonymat, l’incompétence et la mauvaise gestion du général LAPO dans la non justification d'une partie des 49 milliards de F CFA évaporés du trésor et découverts par la récente mission du FMI, serait à la base de son limogeage.

En réalité, il est aussi reproché au général LAPO un important conflit d’intérêts dont il est au centre et qui dans un pays normal aurait dû le conduire directement devant les tribunaux et derrière les barreaux. En effet, ce général a créée des entreprises de BTP et autres qui raflent systématiquement de gré à gré tous les marchés de l’Etat, ce qui permet à Guillaume LAPO d’engranger directement lui-même plusieurs centaines de millions pour le compte de ses entreprises en tant que directeur général du Trésor. On n’est mieux servi que par soi-même dit-on.   

Voici ce qu’écrivait déjà Centrafrique-Presse dans sa parution du 4 août dernier à propos de la gourmandise financière et des méthodes très peu orthodoxes du même Guillaume LAPO :

« C’est par exemple le cas de la société Polygone du général Guillaume LAPO Directeur Général du Trésor qui  s'est attribué quasiment d’office les marchés les plus juteux tels que celui des travaux de la clôture du ministère des Finances. Pour cela, l’intéressé s’est fait payer d'avance et en totalité par le Trésor pour des centaines de millions de francs CFA. Si cela n’est pas un cas flagrant de conflit d’intérêt, on se demande quelle définition faut-il donner à une telle magouille ».

Toujours d’après une autre source du ministère des finances proche du dossier, le général LAPO avait la fâcheuse habitude de traiter certains dossiers à son domicile. C’est ainsi que certaines personnes passaient carrément par son épouse pour obtenir que certains ordre de paiement leur soient payés moyennant rétribution. Voilà comment certains deviennent milliardaires du jour au lendemain en Centrafrique et s'en targue après. Comme toujours, le pouvoir attend que ce genre de personnage commette le maximum de dégâts avant de les limoger, ce qui cause naturellement beaucoup de tort à un service dont l’importance pour l’Etat n’est pas à démontrer.    

Le limogeage du général LAPO est non seulement  l’aveu d’un échec du régime en place et en particulier du président Bozizé lui-même qui a cru devoir faire confiance à un général de l’armée pour gérer lui-même les finances du pays mais aussi la preuve par neuf apportée à la vraie fausse idée selon laquelle les militaires seraient les mieux placés pour remettre de l’ordre dans certaines institutions de l’Etat où règneraient le désordre et la mauvaise dont les civils seraient toujours les auteurs.

On a maintenant la démonstration du contraire. Contrairement à certaines illusions, les militaires aussi ne sont que des êtres humains comme tout le monde, donc avec aussi les mêmes faiblesses, les mêmes tentations face à l’argent et les mêmes défauts et vices. Certains militaires sont mêmes plus cupides que les civils….Cela doit être dit.

 

Rédaction C.A.P 

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 16:54

 

 

Josué Binoua

 

Gestion du processus électoral : Une délégation ministérielle centrafricaine en mission d’étude à DAKAR

Le Soleil.sn  Mercredi, 12 Octobre 2011 10:33

Le ministre centrafricain, chargé de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Josué Binoua, a été reçu, hier, en audience par le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade. Accompagné de son homologue sénégalais chargé des Elections, Cheikh Guèye, le ministre centrafricain est dans notre pays pour partager l’expérience sénégalaise en matière de gestion du processus électoral.

Arrivé à Dakar depuis le dimanche dernier, dans le cadre d’un voyage d’étude au ministère chargé des Elections, à la tête d’une forte délégation, Josué Binoua a loué la qualité de l’expertise du Sénégal. Il a souligné qu’ils sont venus à Dakar « pour apprendre auprès des structures pérennes chargées des élections dans l’objectif principal de mettre en place en Centrafrique, une organisme pérenne ou un secrétariat permanent pour la gestion des cycles électoraux ». Pour le ministre centrafricain, le choix du Sénégal n’est pas par fortuit. Josué Binoua a rappelé la longue tradition du Sénégal de vote qui date de 1848  avec les quatre communes considérées à l’époque coloniale comme des territoires français et par conséquent devant participer à l’élection des représentants du peuple.

Cette tradition électorale n’est pas le seul argument ayant retenu leur attention. La délégation centrafricaine a aussi apprécié les qualités de notre fichier électoral qui est « numérisé, fiable et très crédible ». Toutes ces raisons les ont poussés à choisir le Sénégal parmi un panel de cinq pays à visiter pour partager leurs expériences.

Josué Binoua  a remercié le ministre chargé des Elections, Cheikh Guèye pour son accueil pédagogique qui lui a permis de rencontrer les cadres du ministère, ainsi que les experts et de visiter la Direction de l’automatisation des fichiers (DAF), la Commission électorale nationale autonome (Cena) et le  Conseil constitutionnel. Il a magnifié cette forme de coopération Sud-Sud qui permet un partenariat pour que demain les expériences acquises au Sénégal puissent être exportées dans son pays.  A la fin de leur séjour, la délégation centrafricaine va se rendre au Québec.

Mbaye Sarr DIAKHATE

 

Visite d’une délégation centrafricaine au Bénin : Le ministre centrafricain de la décentralisation

par alexandre le Mercredi 12 octobre 2011 à 13:26:50  L'Araignée

Visite d’une délégation centrafricaine au Bénin : Le ministre centrafricain de la décentralisation vient s’enquérir des réalités béninoises


Le ministre centrafricain de la décentralisation est en séjour au Bénin depuis le dimanche dernier. Ce voyage officiel s’inscrit dans le cadre de la coopération Sud-Sud. Il s’agit pour le Bénin et la République Centrafricaine de réchauffer la coopération entre les deux pays. Mieux, la descente du ministre centrafricain de la décentralisation reste une prospection pour s’enquérir de l’organisation des élections au Bénin en particulier celles communales.

Il s’agit pour le ministre centrafricain de venir à l’école du Bénin pour améliorer ce qui se fait déjà au pays de François Bozizé. Pour ce faire, la délégation a entamé dès ce lundi, un périple qui l’amènera dans les différentes institutions impliquées dans le déroulement du processus électoral. D’entame à ce périple, le ministre centrafricain de la décentralisation s’est entretenu avec son homologue du Bénin et a suivi un exposé sur la participation du ministère de la décentralisation du Bénin au processus électoral.

En terre béninoise donc pour trois jours environs, le ministre centrafricain se rendra au SAP/CENA, à la Cour Suprême, à la Cour Constitutionnelle, pour ne citer que ceux-là. Il faut souligner que c’est en marge des élections communales qu’organise la Centrafrique l’an prochain que le ministre Josué Binua s’est rendu au Bénin pour mieux s’aguerrir.

Wandji A


Journal L'EVENEMENT PRECIS 12/10/11

 

NDLR : C'est l'aveu du gouvernement centrafricain et la preuve que ce qui s'est passé en janvier dernier était bel et bien une mascarade électorale et une vaste plaisanterie. Des élections crédibles et transparentes ont déjà eu lieu en RCA dans le passé avec succès. Celle de 1993 est là pour en attester. L'expérience et le savoir-faire en matière d'élections ne manque donc pas à la RCA ainsi que l'organisation du procès des dictateurs, la RCA ayant acquis l'expérience du célèbre procès de Jean Bédel Bokassa.  

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 16:40

 

 

Feindiro

 

Le porte-parole gouvernement recadre le MLPC

Radio Ndéké Luka Mercredi, 12 Octobre 2011 09:55

Le gouvernement centrafricain accuse les partis politiques, notamment le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), ce 10 octobre, de tenir un langage tenace sur les affrontements entre l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) et la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) dans la ville de Bria. Le gouvernement centrafricain réagit ainsi à un communiqué du MLPC, daté du 30 septembre, l’accusant d’avoir mal géré la crise de Bria.

Selon les propos de ce parti membre de l’opposition démocratique, le gouvernement n’assume pas la sécurité des populations pendant les affrontements entre les deux groupes rebelles dans la ville de Bria. Le communiqué avait indiqué que le gouvernement voulait « diviser pour mieux régner ».

La réaction du gouvernement a été faite par son porte-parole, le Ministre de la Justice, Firmin Feïndiro, qui a fustigé le communiqué du MLPC. « Pendant que la population de la Haute Koto et de Bria se remet progressivement des difficiles moments vécues, le MLPC a cru devoir publier le 30 septembre, un communiqué, par lequel, il impute l’entière responsabilité des affrontements au laxisme du gouvernement, invoquant pêlemêle un prétendu retard dans la mise en œuvre du DDR, l’inaction des Forces armées centrafricaines dans la gestion de la crise, l’occupation d’une partie du territoire par les groupes rebelles étrangers », a-t-il indiqué.

Le porte-parole du gouvernement a précisé que la sécurité du territoire centrafricain, reste et demeure la principale préoccupation des autorités centrafricaines. Firmin Feïndiro ironise que « l’heure n’est plus aux querelles intestines et de clocher, aux déclarations soporifiques dénouées de tout intérêt pour le peuple centrafricain ; mais aux propositions concrètes et constructives pour la recherche de l’intérêt général ».

L’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) et la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) sont les deux factions rebelles qui viennent de signer le samedi 9 octobre dernier un accord de cessation des hostilités entre eux dans l’optique de ramener la paix dans les préfectures de la Haute Kotto, Vakaga et Bamingui Bangoran. Leurs affrontement en 8 jours en septembre dernier dans la ville de Bria avait fait plus 45 morts et 5000 déplacés dont une majorité des femmes et des enfants.

 

NDLR : Bla bla bla ! Lorsque le pouvoir en place commet un hold-up électoral, barre la route de l’assemblée nationale à l’opposition et humilie ses leaders, les traite de prostitués et de sorciers, doit-il attendre encore comme le demande le demi dieu Feindiro des « propositions constructives pour la construction de l’intérêt général » de la part de cette opposition qu’il méprise. Cette démarche est en soi l’aveu du cuisant échec de Bozizé et sa clique à apporter des solutions aux nombreux problèmes dans lesquels se débattent les Centrafricains (Fléau de l’insécurité, corruption, Joseph Koni et sa LRA, Baba Laddé et son FPR, malnutrition infantile, famine chronique, délestages chroniques, manque d’eau potable, chômage des jeunes)

Feindiro a-t-il pris connaissance du rang de la RCA qui occupe la 49ème position sur 53 pays africains s'agissant de l'indice de la bonne gouvernance de la Fondation Mo IBRAHIM  2011 ?  

 

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