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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 20:07

 

 

 



BAMAKO, 19 septembre 2013 (AFP) - La France n'interviendra pas directement en Centrafrique, en proie au chaos depuis la prise du pouvoir en mars par une coalition rebelle, mais Paris fournira un appui logistique à ce pays, a-t-on appris jeudi à Bamako dans l'entourage du président français François Hollande.


M. Hollande, invité aux festivités marquant le début du mandat du nouveau président malien Ibrahim Boubacar Keïta, profitait jeudi de sa visite de quelques heures pour discuter du dossier centrafricain avec certains de ses homologues d'Afrique centrale également présents à Bamako.


Il devait notamment en parler avec Idriss Deby Itno du Tchad et Ali Bongo Ondimba du Gabon, dont les pays font partie, avec le Cameroun, des principaux contributeurs de la force actuellement en cours de déploiement en Centrafrique sous l'égide de l'Union africaine.


"L'idée qui se dégage est de mobiliser 3.500 hommes africains sous mandat africain pour stabiliser ce pays. Ce n'est pas la même opération qu'au Mali. La France n'interviendra pas directement, nous fournirons un appui logistique, de la formation", a-t-on dit dans l'entourage de M. Hollande.


La France compte environ 450 militaires à l'aéroport de Bangui, la capitale centrafricaine. La Centrafrique est en proie au chaos depuis la chute en mars du président François Bozizé, renversé par une coalition rebelle, Séléka, dont le chef, Michel Djotodia, s'est autoproclamé président. Mais le nouveau pouvoir à Bangui peine à restaurer l'ordre dans le pays qui s'enfonce dans la violence entre groupes armés, alors que les combattants de Séléka sont accusés d'exactions à répétition contre la population.


En janvier, la France s'est engagée militairement au Mali, pour stopper la progression vers le sud de ce pays de groupes jihadistes armés qui en contrôlaient le Nord.


Au plus fort de cette opération militaire baptisée Serval, Paris a compté jusqu'à 4.500 hommes, des effectifs actuellement réduits à 3.200. Des pays africains ont également dépêché au Mali des troupes, qui ont intégré en juillet une mission de l'ONU appelée Minusma.


De source française, on indiquait que Paris entendait réduire ses militaires à un millier à la fin de l'année. Mais jeudi à Bamako, l'entourage de François Hollande a laissé entendre que Paris allait laisser sur place le nombre d'hommes nécessaire pour la sécurisation des élections législatives prévues en novembre.


"Doit-on rester pour assurer la sécurisation des élections (législatives)? C'est oui. Notre travail ne sera en grande partie terminé que lorsque toutes les élections seront terminées, et ces élections législatives doivent être aussi transparentes que la présidentielle", organisée sur deux tours, en juillet et août, sans incident majeur, a-t-on dit dans l'entourage du président français.

 

 

 

François Hollande à Bamako pour la fête d’investiture du nouveau président malien

 

19/09/2013  Par La Voix du Nord

 

Le nouveau président malien Ibrahim Boubacar Keïta fêtait en grande pompe ce jeudi à Bamako le début de son mandat, en présence du président français François Hollande et d’une vingtaine de chefs d’Etat africains, huit mois après l’intervention qui a chassé les islamistes du nord du pays.

 

Elu en août dernier au terme d’un scrutin sans incident majeur, M. Keïta a prêté serment le 4 septembre mais doit encore être officiellement investi à la tête du pays au cours d’une cérémonie «populaire» dans le grand stade de la capitale devant près de 50.000 spectateurs.

 

Arrivé à la mi-journée à Bamako, le président Hollande, l’un des invités de marque à ces festivités, a lancé devant la foule: «nous avons gagné cette guerre».

 

«Nous sommes à son aboutissement, car c’est une victoire, une grande victoire pour le Mali que nous fêtons aujourd’hui», a estimé celui qui a envoyé en janvier ses troupes soutenir les forces maliennes face aux groupes islamistes armés qui occupaient le nord du Mali.

 

« Aujourd’hui, le Mali a pris son destin en main, il a choisi son président », a ajouté M. Hollande, assurant que Paris restera aux côtés de Bamako et accompagnera les Maliens dans plusieurs domaines, citant le développement, la démocratie, la réconciliation.

Ancienne puissance coloniale, la France a été le fer de lance d’une intervention militaire internationale toujours en cours, déclenchée en janvier, et ayant permis de chasser du Nord malien les groupes jihadistes qui ont occupé cette région pendant plusieurs mois en 2012.

 

Lors de sa première visite à Bamako en février, alors que les combats étaient encore en cours dans le nord désertique, M. Hollande avait déjà été accueilli en libérateur, et avait qualifié ce déplacement de « jour le plus important de (sa) carrière politique ».

 

La Centrafrique en invité surprise

 

Parmi les chefs d’Etat invités ce jeudi figurent notamment le Tchadien Idriss Deby Itno, dont les troupes ont été, avec les Français, le fer de lance de l’opération anti-jihadiste; l’Ivoirien Alassane Ouattara, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao); et le roi Mohammed VI du Maroc, qui se déplace rarement pour ce genre d’évènement.

 

En marge des festivités, et profitant de son passage de quelques heures sur le continent, M. Hollande et plusieurs de ses homologues africains se réuniront pour un mini-sommet sur la Centrafrique, pays qui sombre inexorablement dans le chaos depuis la prise du pouvoir par la coalition rebelle du Séléka en mars dernier.

 

La France veut à cette occasion « encourager » le Tchad, le Gabon et le Cameroun -principaux contributeurs de la force actuellement en cours de déploiement en Centrafrique sous l’égide de l’Union africaine-, selon l’entourage du président français.

 

François Hollande « veut les encourager dans cette démarche, voir ce dont ils ont besoin et voir comment porter le sujet aux Nations unies », qui tient son assemblée générale la semaine prochaine à New York.

 

 

La France ne veut pas rejouer en Centrafrique le scénario malien

 

THOMAS HOFNUNG  Libération    19 SEPTEMBRE 2013 À 17:18

 

DÉCRYPTAGE

 

Un mini-sommet consacré à cette ancienne colonie française devait réunir François Hollande et plusieurs dirigeants africains ce jeudi à Bamako, en marge de la cérémonie d'investiture du président IBK.

 

L'opération Serval au Mali : un accident de l'Histoire dicté par la nécessité et qui doit rester une exception. Tel est le message que Paris s'emploie à distiller ces jours-ci, alors que la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire en République centrafricaine (RCA) nourrit de nombreuses spéculations sur une nouvelle intervention militaire française. «Ce n'est pas à nous de faire le boulot mais aux Etats de la région, explique un haut responsable à Paris. On ne peut pas proclamer "L'Afrique aux Africains" et demander à l'ex-puissance coloniale d'envoyer des troupes.»

 

C'est pourtant ce qu'a fait récemment l'Union africaine, se heurtant pour l'occasion à une fin de non-recevoir de Paris. «Au contraire, nous avons répondu que nous allions baisser nos effectifs, ajoute cet interlocuteur. Il s'agit d'un électrochoc que nous espérons salutaire.» La France dispose de 450 hommes en Centrafrique, concentrés sur l'aéroport de Bangui, lieu stratégique en cas d'évacuation des ressortissants étrangers ou d'envoi de renforts militaires. Ces soldats sont censés appuyer la force multinationale africaine, la Misca (Mission internationale de soutien en Centrafrique). Composée de plusieurs centaines d'hommes sur le terrain, celle-ci s'est montrée impuissante jusqu'ici à enrayer la spirale de violences qui secoue le pays depuis la chute de l'ancien président François Bozizé (en mars dernier).

 

La France avait alors refusé d'intervenir pour stopper l'offensive des rebelles de la Séléka, au nom du principe de neutralité dans les affaires africaines qu'elle tente de promouvoir depuis l'élection de François Hollande à l'Elysée. En son temps, Nicolas Sarkozy avait tenu le même discours, avant d'être rattrapé par les soubresauts du Tchad (2008), et surtout la crise en Côte d'Ivoire (2010-2011). L'Histoire va-t-elle se répéter? «Le Mali est un contre-exemple, notre rôle consiste à mobiliser la communauté internationale, à éveiller les consciences», explique un responsable français.

 

A LIRE L'interview de Michel Djotodia, le nouveau président autoproclamé de la Centrafrique, dans Libération : «L’impunité, c’est fini»

 

Ces derniers jours, Paris a multiplié les appels aux dirigeants africains susceptibles d'envoyer des troupes pour muscler la Misca : Denis Sassou Nguesso (Congo); Aly Bongo Ondimba (Gabon), Idriss Déby Itno (Tchad), Paul Biya (Cameroun). «Si chacun de ses pays fournit 850 hommes, l'affaire est bouclée», dit-il. Qui va payer ? L'Union européenne. Comme en Somalie, où elle finance à grands frais une force composée de soldats ougandais, burundais et djiboutiens.

 

Ce plan pour la Centrafrique, toujours en cours d'élaboration, fera l'objet d'une réunion de haut niveau 25 septembre à New-York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Des représentants de l'Union africaine, de l'UE, des Etats-Unis et de plusieurs pays africains ont prévu d'y participer. Il y a urgence : alors que la situation s'est quelque peu stabilisée à Bangui, de violents affrontements - entre chrétiens et musulmans - ont éclaté récemment à l'intérieur du pays. Selon une source diplomatique française, des milliers de personnes seraient actuellement réfugiées dans l'enceinte d'une église à Bossangoa (250 km au nord-ouest de Bangui).

 

Paris, qui affirme vouloir jouer les seconds rôles à Bangui, s'inquiète du rôle trouble joué par le grand voisin de la Centrafrique. «Les empreintes digitales du Soudan sont très fortes sur place», confie un haut responsable, révélant que le chef des services de renseignement de Khartoum a été vu à Bangui une semaine avant la chute de Bozizé. «Dans les rangs des rebelles qui ont porté Michel Djotodia au pouvoir, on trouve de tout : des rebelles tchadiens, des gens du Darfour, des jenjawids (miliciens à la solde de Khartoum)...», ajoute cette source. «Nous disons à Djotodia qu'il doit faire le ménage de toute urgence!» Mais, pour l'ancienne puissance coloniale, pas question de lui donner un coup de main en lieu et place des Africains. Du moins, pas à ce stade.

 

Thomas HOFNUNG

Centrafrique : la France n'interviendra pas directement, fournira un appui logistique (entourage d'Hollande)
Centrafrique : la France n'interviendra pas directement, fournira un appui logistique (entourage d'Hollande)
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 12:57

 

 

 


BAMAKO AFP / 19 septembre 2013 13h18 - Le président français François Hollande est arrivé à Bamako jeudi à la mi-journée pour assister avec plusieurs de ses homologues africains à la fête d'investiture du chef de l'Etat malien Ibrahim Boubacar Keïta, a constaté un journaliste de l'AFP.


M. Hollande, qui effectue son deuxième voyage au Mali depuis février, a été accueilli à sa descente d'avion par M. Keïta, élu le 11 août et qui a prêté serment le 4 septembre.

Le chef de l'Etat français participera par ailleurs avec plusieurs dirigeants africains, également présents dans la capitale malienne, à un mini-sommet sur la situation en Centrafrique, pays en proie aux chaos depuis la prise du pouvoir par une coalition rebelle.

Les présidents du Gabon et du Tchad notamment doivent prendre part à ce mini-sommet, organisé en marge des célébrations officielles de l'investiture du nouveau président malien.

La France a été le fer de lance d'une intervention militaire internationale au Mali, qu'elle a déclenchée en janvier 2013 et toujours en cours, ayant permis de chasser les groupes jihadistes qui ont occupé le Nord malien pendant plusieurs mois en 2012.



(©) 

Hollande à Bamako pour la fête d'investiture du nouveau président malien
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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 23:12

 

 

 

 

 

RFI  mercredi 18 septembre 2013 à 15:05

 

Par Christophe Boisbouvier

 

Combien de personnes ont été tuées ces deux dernières semaines dans la région de Bossangoa, au nord-ouest de la Centrafrique ? « Près d'une centaine », dit le nouveau régime centrafricain. « Au moins une quarantaine dans la seule ville de Bossangoa, et sans doute beaucoup plus dans la brousse », confie au micro de Christophe Boisbouvier monseigneur Dieudonné Nzapalainga, l'archevêque de Bangui, qui rentre tout juste d'une mission dans la ville martyre, théâtre, juste après son départ, de nouveaux affrontements.

 

RFI : Vous rentrez de Bossangoa, quelle est la situation sur place ?

 

Mgr Dieudonné Nzapalainga : Je rentre de Bossangoa où j’ai vu plus de 10 000 personnes dans l’évêché, des gens qui dorment à même le sol. Avec les fortes pluies que nous avons eues ça m’a fait mal au cœur, parce que toutes ces personnes ont fui les exactions, ont fui aussi des viols. Vous avez aussi une communauté musulmane venant de localités environnantes qui a fui les exactions pour se retrouver à Bossangoa dans les bâtiments d’une école, et on trouve aussi une importante communauté peule. En écoutant les uns et les autres, j’ai perçu une grande peur. Les gens ont fui les exactions parce que beaucoup pensent que les éléments de la Seleka venaient pour les attaquer. Il y a eu effectivement des affrontements avec les éléments de la Seleka, mais en dehors de Bossangoa. Voilà pourquoi les gens étaient en débandade pour se réfugier au niveau de l’église.

 

De l’autre coté, les gens qui étaient attaqués par les membres de milices d’auto-défense, ces Peuls, ces communautés musulmanes, ont fui aussi pour se retrouver au niveau de Bossangoa. Ce que j’ai vu, c'est une exaspération venant des villages environnants. Les gens nous l’ont dit, nous avons fait le déplacement pour aller dans le village où tout a commencé pour Bossangoa, c’est-à-dire le village Zere. Ils nous ont raconté : « A chaque fois, on vient piller nos bêtes, on vient nous arrêter, nous brutaliser. Trop, c’est trop. Et nous avons voulu nous constituer en groupes d’auto-défense ». En fait, ils défendent leurs biens, ils défendent leur famille.

 

Peut-on parler d’attaque de milices d'auto-défense pro-Bozizé contre des éléments de la Seleka ?

 

Les gens que nous avons rencontrés ne nous ont pas dit qu’ils étaient pro-Bozizé. J’ai vu des gens avec les fusils traditionnels, des villageois, des gens qui ont déjà perdu leurs maisons, leurs femmes et enfants. Ils sont déterminés à en découdre. Ceux-là ont attaqué les communautés musulmanes et les représailles sont venues de la Seleka. Nous voici dans une spirale où l'on va parler de conflit interreligieux alors que ce conflit n’est pas interreligieux. Il faut éviter l’amalgame.

 

A l’origine, c’est un conflit politique parce que des milices d’auto-défense s’organisent contre les éléments de la Seleka.

..

Pour défendre leurs villages, pour défendre leurs bœufs, pour défendre leurs matériels. L’Etat n’existe pas dans l’arrière-pays et quand vous avez seulement les militaires qui jouent le rôle de juges, qui jouent le rôle de tout, on appelle cela un seigneur de guerre et c’est dangereux.

 

Les chrétiens sont rassemblés entre eux, les musulmans entre eux, est-ce que vous ne craignez pas demain un grave conflit entre ces communautés ?

 

Voilà pourquoi j’ai pris mon bâton de pèlerin pour rencontrer les gens. Dieu merci, je suis parti avec un imam de Bangui pour dire aux gens : « Nous avons eu un passé de cohabitation, de fraternité et nous devons nous souvenir de tous ces bons moments ». Il est hors de question, parce qu’il y a eu une rébellion, de nous laisser entraîner par le politique. Et avec l’imam, même dans le quartier où il y a les membres des groupes d'auto-défense, je leur ai dit : « Hors de question pour un chrétien de tuer, d’agresser. Un chrétien c’est celui qui est habité par l’amour et qui doit plutôt aimer son frère et vivre en harmonie avec lui. Et ça passera par la parole et non par les armes. »

 

Est-ce que sur place, l’imam et le vicaire de Bossangoa se parlent ?

 

Oui. Lundi, nous avons eu une grande réunion où sont venus l’imam de Bossangoa, les pasteurs, le vicaire général, l’évêque, ainsi que le colonel Saleh, qui est un chef de l’ex-Seleka, aujourd’hui dans l’armée, envoyé par l’Etat, et moi-même.

 

Est-ce que vous parlez avec le colonel Saleh? A-t-il des responsabilités dans la répression qui est pratiquée depuis quelques jours à Bossangoa ?

 

Il a expliqué qu’il a des hommes qu’il envoie sur le terrain. Il a déjà perdu plus de 437 hommes qui partent pour des missions de sécurisation et qui ne reviennent pas. Lui aussi, il est affecté. Nous lui avons dit qu’il allait falloir donner des consignes. On ne part pas pour racketter, on ne part pas pour piller, pour détruire, pour tuer ou pour incendier. Lui-même nous a dit qu’il va maintenant encourager le travail que les pasteurs, le vicaire général et les imams vont faire pour que les uns et les autres déposent les armes.

 

Est-ce qu’il parle français ?

 

Le colonel parle français, il était déjà à Bangui au temps de Bozizé.

 

Est-ce que ses troupes ont choisi un camp ?

 

Les gens avaient l’impression que les troupes avaient choisi un camp et nous sommes en train de les dissuader en disant que l'Etat est pour tout le monde. Il y a la question de la proximité de la langue. Ces membres de l’armée parlant arabe, et les musulmans parlant aussi arabe, quand on les voit ensemble, on pense qu’il y a une complicité. Donc il va falloir aussi faire attention à ce raccourci. Evidemment les deux langues reconnues ici au pays, c’est le français et le sango. Il est temps aussi qu’on essaie de mettre en place des officiers qui parlent ces deux langues-là, pas seulement les gens qui parlent arabe et qui ont besoin d’interprètes.

 

La seule autorité que vous avez vue en fait, c’est un militaire, le colonel Saleh ? Vous n’avez vu aucune autorité civile ?

 

Je suis désolé de vous le dire : il n’y a plus d’autorité dans l’arrière-pays. Et s’il n’y a pas la sécurité, les gens ne reviendront pas.

 

Mgr Dieudonné Nzapalainga: en Centrafrique, «le conflit n’est pas inter-religieux»
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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 22:57

 

 

 

 

19-09-2013

 

L'ex-chef rebelle Michel Djotodia, président de la transition en République centrafricaine (RCA), a décidé de mettre un terme aux violences à Bossangoa, en annonçant mercredi le déploiement de l'armée pour sécuriser cette ville natale du dirigeant déchu François Bozizé au Nord-Ouest déclarée par des sources indépendantes en résistance contre les exactions des ex-Séléka.

 

Après de récents combats violents entre les ex-rebelles de l'alliance Séléka le 7 septembre où le bilan officiel fait état de plus de 100 morts, Bossangoa et d'autres localités environnantes sont le théâtre d'une nouvelle escalade de violences depuis le week-end dernier qui a entraîné un afflux de plus de 30.000 personnes à la cathédrale en quête de refuge, d'après les autorités de l'église.

 

Chrétiens ou musulmans, la peur qui anime ces populations est générale, a rapporté mercredi à Xinhua le vicaire général de la cathédrale, Frédéric Tonfio, qui a dit s'inquiéter face à une crise humanitaire grave et a annoncé un calme apparent dans l'après-midi après une matinée de tirs sporadiques.

 

« Les forces de défense et de sécurité sont en route pour sécuriser la ville de Bossangoa », a déclaré le président de la transition lors d'une réunion mercredi au palais présidentiel avec les élus municipaux, les chefs de quartier et la jeunesse de Bangui.

 

Le pouvoir de Bangui est convaincu que ces actes sont la manifestation de manuvres de déstabilisation soutenues par l'ancien régime. Dans un entretien à Xinhua, l'archevêque de Bangui, Mgr. Dieudonné Nzapalainga, a à cet effet appelé à éviter des mesures de représailles contre une population qui selon lui ne se bat que pour sa dignité, en réaction aux exactions des ex- Séléka. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

 

Centrafrique : Djotodia s'engager à restaurer la sécurité et la stabilité dans le pays

 

BANGUI Mercredi 18 septembre 2013 | 18:30 UTC (Xinhua) - Le président de la transition en République centrafricaine (RCA) Michel Djotodia s'est engagé mercredi à Bangui à restaurer la sécurité et la stabilité pour mettre fin aux pillages, aux agressions, aux vols et aux tueries qui continuent d'être signalés six mois après sa prise du pouvoir le 24 mars avec l'ex-alliance rebelle Séléka dont il a annoncé la dissolution il y a une semaine.

 

« Nous allons rétablir la sécurité et la stabilité dans notre pays pour préparer les futures élections », a lancé l'ex-chef rebelle lors d'une rencontre mercredi au palais présidentiel de la Renaissance avec les élus municipaux, les chefs de quartier et la jeunesse de la capitale, en présence du Premier ministre Nicolas Tiangaye, annoncé en partance pour New York aux Etats-Unis pour participer aux travaux de la prochaine Assemblée générale des Nations Unies.

 

Michel Djotodia a condamné les exactions persistantes dans le pays qu'il a jugées « inadmissibles » et « intolérables », puis fait part de son engagement en faveur du respect des droits de l'homme et de la lutte contre la corruption, après avoir rendu hommage « aux victimes innocentes, aux villageois obligés de quitter leur pays et tout un peuple entier » pour pouvoir protéger leur vie. Il a dit s'engager à établir un dialogue politique inclusif en vue d'un consensus national pour la réalisation de son programme articulé autour de cinq objectifs majeurs : rétablissement de l'autorité de l'Etat et de la sécurité ; promotion du développement économique national ; prévention de la discrimination ethnique et religieuse ; reconstruction du pays puis restauration de la confiance avec les pays voisins.

 

Le président par intérim centrafricain a appelé à la restitution des armes détenues par des personnes non autorisées, promettant des poursuites judiciaires pour les récalcitrants, et annoncé un processus de désarmement en deux axes, de Bangui vers les provinces et des provinces vers Bangui. « Nous avons sécurisé déjà la capitale et plusieurs points stratégiques », a-t-il affirmé, alors que des actes de braquage, d'agression et de vol continuent d'être dénoncés par des organisations des droits de l'homme et que des patrouilles des ex- Séléka à bord de véhicules 4x4 restent aussi visibles dans la ville, près d'une semaine après l'annonce de la dissolution de l'ex-rébellion le 13 septembre.

 

 Il a annoncé « la mise en route des tribunaux et du système judiciaire pour qu'aucun crime ne reste impuni » et la création d'un Centre national de crise.

 

Centrafrique : Michel Djotodia annonce le déploiement de l'armée pour sécuriser Bossangoa
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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 22:50

 

 

 

 

RFI  mercredi 18 septembre 2013 à 23:24

 

Abdoulaye Miskine, le chef rebelle centrafricain du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) a été arrêté au Cameroun, lundi soir. Cet ancien allié de la Seleka, la coalition qui a fait tomber François Bozizé, était recherché par les nouveaux maîtres de Bangui. Réfugié au Cameroun, ce sont finalement les forces de l’ordre de ce pays qui l’ont interpellé.

 

Aucune confirmation officielle n’est venue de Yaoundé mais selon plusieurs sources sécuritaires, Abdoulaye Miskine aurait été arrêté lundi soir dans un hôtel de Bertoua, à l’est du pays.

 

Le chef rebelle centrafricain, interpellé par des éléments de la Direction de surveillance du territoire (DST), serait à présent détenu dans la capitale camerounaise, Yaoundé.

 

C’est la fin d’une cavale de plusieurs mois pour cet ancien allié de la Seleka, la coalition qui a fait tomber le régime de François Bozizé.

 

Abdoulaye Miskine – en désaccord avec les nouveaux maîtres de Bangui – avait, en effet, pris la fuite, peu après le coup de force, quelque part près de la frontière camerounaise.

 

D’abord traqué par la Seleka en Centrafrique, Abdoulaye Miskine, qu’on disait passé du côté de la frontière camerounaise, était également recherché par la police du Cameroun. Pour quelles raisons exactement ? Une source militaire explique que Miskine se servait de l’Est camerounais comme base arrière et était susceptible de déstabiliser la sécurité de la région. Sécurité déjà mise à mal par l’afflux de réfugiés et d’hommes en armes fuyant la Centrafrique après le coup de force de mars dernier.

 

Centrafrique : le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine arrêté au Cameroun
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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 19:02

 

 

 

Fidele Gouandjika
Ancien Ministre
B.P 1895 Bangui RCA
fidelgoua@yahoo.fr

 

                                                                              Bangui, le 18 septembre 2013

 

 

 

A

Leurs Excellences Messieurs
Le Chef de l’Etat de la Transition
Le Président du Conseil National de la Transition
Le Premier Ministre Chef du Gouvernement de la Transition


 

Objet: Appel à un dialogue national inclusif franc (DNIF) entre les filles et fils de Centrafrique.


Le 20 décembre 2008 le Président Gabonais S.E Omar Bongo Ondimba, paix à son auguste âme, s’adressant aux différents protagonistes de l’énième crise centrafricaine lors de la clôture des travaux du Dialogue Politique Inclusif a déclaré: je le cite : «Je vous encourage donc fraternellement à tout mettre en œuvre pour une application effective de vos résolutions. Il vous appartient désormais de faire violence sur vous-même ou avec tous les fils et filles de la République centrafricaine pour que la confiance chasse la méfiance, pour que l’intégrité du pays soit préservée. Il est bon d’être dirigé par un mauvais gouvernement de son pays que par un bon gouvernement de l’extérieur ». Fin de citation.

 

Pratiquement rien n’a été fait jusqu’au 23 mars 2013 et les recommandations fortes issues de ces assises considérées jadis par l’opinion nationale et internationale comme le dialogue de la dernière chance pour notre pays sont restées lettres mortes malgré les bonnes volontés affichées des éminents membres du comité du suivi du dit dialogue qui ont été purement et simplement occultés par le régime défunt.

 

Il devient aujourd’hui urgent de déclarer la cessation des hostilités de part et d’autre sur toute l’étendue du territoire et de reprendre le chemin d’un dialogue inclusif et franc entre les filles et fils de Centrafrique avant qu’il ne soit trop tard.

 

C’est pourquoi, à l’exclusion ferme d’une opération à la malienne qui ne pourrait qu’à long terme créer des divisions fratricides, renforcer davantage le communautarisme et l’intégrisme dans notre pays, je préconise, parallèlement à la stricte application de la Charte Constitutionnelle de la Transition, la tenue d’un dialogue inclusif mais cette fois-ci franc pour une véritable réconciliation nationale.

 

Les recommandations  de ces prochaines assises dont  le suivi serait assuré par le parlement seront scrupuleusement appliquées par le régime démocratique qui sera issu des prochaines élections législatives et présidentielles de 2015.

 

Je pense que c’est à ce prix que nous pourrions, si possible, éviter à notre pays et à nos peuples les drames et génocides qu’on connu malheureusement d’autres nations et d’autres peuples et qui devraient nous servir de leçon. Croyez-moi il n’est pas encore trop tard.

 

 Fidèle Gouandjika

Copie :

  • PRESSE
  • Nations Unies
  • Union Européenne
  • Union Africaine
  • CEEAC
  • CEMAC
  • S.E.M le Président des USA
  • S.E.M le Président de la France
  • Gouvernement  de la RCA
  • Conseillers et Conseillères  CNT
  • Missions diplomatiques et consulaires en RCA
  • Partis politiques
  • Syndicats
  • BINUCA

MISCA

Le "milliardaire de Boy-Rabe" appelle à un "dialogue national inclusif franc"
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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 18:56

 

 

 

 

http://french.china.org.cn   le 18-09-2013

 

Convaincu que les nouvelles attaques dans le Nord-Ouest sont la manifestation d'une vengeance politique, le pouvoir de Bangui accuse les partisans du président déchu François Bozizé d'entretenir le chaos afin de susciter des sanctions de la communauté internationale, a déclaré le porte-parole de la présidence, Guy Simplice Kodégué, dans un entretien à l'agence Xinhua.

 

De l'avis de M. Kodégué, l'attaque qui a tué trois éléments de l'ex-rébellion de la Séléka lundi à Ndjo prouve par exemple que, "malgré l'engagement personnel du chef de l'Etat de transition à faire en sorte que la pacification du pays devienne une réalité, il y a toujours un certain un nombre de compatriotes qui continuent à perturber ce processus".

 

Question : Confirmez-vous l'attaque déclarée lundi à Ndjo contre les ex-rebelles de la Séléka ? Quel en est le bilan officiel ?

 

Réponse : Pour l'instant, les autorités centrafricaines attendent de faire toute la lumière sur ces derniers événements qui viennent confirmer le fait que, malgré l'engagement personnel du chef de l'Etat de transition à faire en sorte que la pacification du pays devienne une réalité, il y a toujours un certain nombre de compatriotes qui continuent à perturber ce processus.

Nous confirmons effectivement qu'il y a eu des attaques sur l'axe Bossembélé-Bossangoa, à quelques kilomètres de Ndjo et ces attaques concernent particulièrement des populations de sensibilité religieuse. Le but recherché depuis toujours est de soulever une communauté contre une autre, de manière à rendre la situation sécuritaire et humanitaire catastrophique, de sorte que ces ennemis de la paix et du progrès puissent avoir de leur côté internationale pour des sanctions contre les autorités de transition.

 

Q : Plusieurs sources concordantes parlent d'une résistance des populations locales contre les exactions de la Séléka. Vous approuvez cette version ?

 

R : Ce n'est pas la même version. Ce qui est vrai est qu'au début de la transition il y a eu des dérapages. Mais les prises de décisions du chef de l'Etat de la transition n'ont pas été bien appréciées par les ennemis du progrès qui entendent, une fois de plus, à jeter sur le processus en cours un certain nombre d'ingrédients néfastes pour empêcher, perturber, déstabiliser et en un seul mot définir une vision chaotique de la situation en Centrafrique. Ces décisions concernent la dissolution de la Séléka et bien avant cela la décision prise pour que les Forces armées centrafricaines aient confiance au chef suprême des armées, la décision prise de confier à la sécurité publique de procéder ensemble, avec les forces de la FOMAC (Force multinationale de l'Afrique centrale, NDLR), au désarmement.

 

Des efforts sont faits et nous pensons que ces efforts vont se poursuivre ainsi que le déploiement sur toute l'étendue du territoire des forces de défense et de sécurité et des forces de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale, NDLR) et que l'intérieur du pays sera pacifié très rapidement. Il y a des actes isolés. Ceux-là sont désespérés, ils sont bloqués, ils ne savent pas par quel chemin y arriver. Mais cela n'arrivera jamais et que la Centrafrique ne ressemblera pas du tout à ce qui s'est passé sous d'autre cieux et c'est pour cela que nous lançons un appel pressant à la communauté internationale de faire très attention dans les analyses. Il est vrai que la situation n'est pas au beau fixe, mais il est question, pour que les populations civiles soient protégées au maximum, d'éviter l'embrasement de la situation. Ce à quoi le chef de l'Etat de la transition s'est engagé, qui veut sortir ce pays du gouffre.

 

Q : Il y a des actes de braquages, d'agression, d'enlèvement et des tueries qui se poursuivent y compris même dans la ville de Bangui. Vendredi par exemple, il y a un véhicule de l'UNICEF qui a été braqué, le jour même où le président de la transition a annoncé la dissolution de la Séléka. Nombre de Centrafricains et d'observateurs pensent que Michel Djotodia n'a pas le contrôle de la situation. Que répondez-vous ?

 

R : C'est totalement faux. Ces experts internationaux attitrés doivent se rendre compte d'un certain nombre de réalités centrafricaines. Nous sommes dans une période où ceux qui ont perdu cherchent par tous les moyens à faire entendre leur voix. Il n'est de l'intérêt de personne, même des forces de défense et de sécurité centrafricaines, de poser de tels actes. Pensez-vous que ceux qui étaient de l'ex-Séléka peuvent poser ce genre d'acte à partir du moment où ils ont compris que les réactions disproportionnées, face aux provocations des uns et des autres, nous ont amenés dans cette situation d'aujourd'hui qui, sur le plan international, est en train d'être interprétée autrement ? La vraie question aujourd'hui est qu'il y a des provocations de manière à créer une riposte, en sachant que cette riposte serait disproportionnée. C'est ce à quoi le chef de l'Etat de la transition a mis un terme. Aujourd'hui il y a une unicité du commandement sous la responsabilité d'un nouveau chef d'état-major et les Forces armées centrafricaines, le chef de l'Etat de la transition leur a fait confiance, qu'ils reviennent et qu'ils travaillent.

 

Q : Comment comprendre que les patrouilles des ex-Séléka continuent d'être visibles dans les rues de Bangui après leur dissolution officielle ?

 

R : Aujourd'hui, ce sont les forces de défense et de sécurité. Il est question de permettre à ceux qui répondent aux critères optimaux d'entrer dans la nouvelle armée centrafricaine et ceux qui sont inaptes vont choisir d'autres chemins de la réinsertion. Ils sont là, c'est des Centrafricains à part entière. On ne peut pas aujourd'hui prendre des décisions à l'emporte-pièce. C'est une situation très délicate qu'il faut traiter dans un contexte stratégique. A Bangui, il y a l'accalmie aujourd'hui, il y a un calme, il y a la paix quand même ; les gens circulent, les gens sortent. Il reste maintenant le problème de l'intérieur du pays où des actions sont en train d'être menées, des déploiements mixtes des FACA, des gendarmes, des policiers. Ce programme-là va se déployer dans les jours qui viennent pour sécuriser et redonner confiance aux populations déplacées. Fin

 

Centrafrique : le pouvoir de Bangui accuse les partisans de Bozizé d'entretenir le chaos (INTERVIEW) Par Raphaël MVOGO
Centrafrique : le pouvoir de Bangui accuse les partisans de Bozizé d'entretenir le chaos (INTERVIEW) Par Raphaël MVOGO
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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 18:48

 

 

 

Mardi 17 septembre 2013

 

Communiqué de presse

 

 

Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l'Europe et à l’international

 

 

République Centrafricaine : une situation sécuritaire qui invite à une extrême vigilance  

 

Le Parti socialiste a reçu aujourd'hui l'ancien Premier ministre et actuel dirigeant du Mouvement de libération du peuple centrafricain, principal opposant au président renversé, François Bozizé. La discussion a porté sur la situation sécuritaire et les graves exactions qui ont entraîné récemment la mort d'une centaine de personnes.

 

Le Parti socialiste exprime sa grande inquiétude quant aux violences meurtrières qui perdurent entre les partisans de l'ex-président et les factions de la rébellion Séléka. Il souhaite que la République centrafricaine obtienne au plus vite les moyens de désarmer la Séléka, dissoute par décret le 14 septembre, et de sécuriser le pays.

 

Le Parti socialiste appelle à l'accélération du déploiement de la MISCA, mission placée sous l'autorité de l'Union africaine, afin que les autorités centrafricaines puissent exercer leur autorité sur tout le territoire national et faciliter un accès humanitaire urgent. Le Parti socialiste continue à suivre avec attention l'application de la feuille de route prévue pour le processus de transition politique. 

 

-- 

Service de presse

 

Parti socialiste

 

presse@parti-socialiste.fr

 

01 45 56 77 23 / 78 78 / 79 96 / 78 45

 

République Centrafricaine : une situation sécuritaire qui invite à une extrême vigilance
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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 18:36

 

 

République centrafricaine : Les nouveaux dirigeants commettent de terribles exactions


L’ex-coalition de rebelles Séléka devrait rétablir la sécurité et apporter une aide

(New York, le 18 septembre 2013) – La Séléka, une coalition de groupes rebelles qui a pris le pouvoir en République centrafricaine en mars, a tué plusieurs dizaines de civils non armés, selon un rapport de Human Rights Watch publié aujourd’hui. La Séléka a également participé à la destruction arbitraire de nombreux foyers et villages.

Le rapport de 84 pages, intitulé « ‘Je peux encore sentir l’odeur des morts’ : La crise oubliée des droits humains en République centrafricaine », décrit les meurtres délibérés de civils – y compris de femmes, d’enfants et de personnes âgées – entre mars et juin 2013, et confirme la destruction délibérée de plus de 1 000 maisons dans la capitale, Bangui, ainsi que dans les provinces. De nombreux villageois ont dû fuir leurs foyers et vivent dans la brousse, craignant de nouvelles attaques. Human Rights Watch a documenté les décès d’un grand nombre de personnes suites à des blessures, à la faim ou à la maladie.



« Les dirigeants de la Séléka ont promis un nouveau départ pour le peuple de la République centrafricaine, mais au lieu de cela ils ont mené des attaques à grande échelle contre des civils, se livrant à des pillages et à des meurtres », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique de Human Rights Watch. « Pire encore, la Séléka a recruté des enfants, dont certains n’ont pas plus de 13 ans, pour commettre certains de ces actes horribles. »



Human Rights Watch a mené des recherches approfondies dans le pays du mois d’avril au mois de juin, dont de nombreux entretiens avec des victimes, des proches de victimes et des témoins. Les chercheurs ont réuni des témoignages détaillés d’attaques à l’encontre de civils à Bangui et dans les provinces.



La Séléka devrait selon Human Rights Watch mettre fin immédiatement aux meurtres et aux pillages, rétablir l’ordre et permettre l’accès à une aide humanitaire qui fait cruellement défaut. Les dirigeants de la Séléka devraient contrôler leurs forces, dénoncer les meurtres perpétrés par leurs membres et partisans, rétablir l’administration civile dans tout le pays, et assurer l’obligation de rendre des comptes pour les crimes commis.



Les organismes internationaux et les pays concernés devraient aider la mission de maintien de la paix de l’Union africaine à faire son travail et devraient imposer des sanctions ciblées contre les responsables d’atteintes aux droits humains, y compris des dirigeants de la Séléka.



« La République centrafricaine connaît véritablement une crise ignorée en ce qui concerne la situation humanitaire et des droits humains », a expliqué Daniel Bekele. « Chassés de leurs foyers par la Séléka, un nombre incalculable de personnes vivent dans la brousse dans des tentes fabriquées à partir d’arbustes et de feuilles, et sans accès à la nourriture ni à l’eau. Elles ont besoin d’une aide ainsi que d’une protection immédiates. »


Parmi les meurtres documentés par Human Rights Watch, la Séléka a tué 17 personnes dans le quartier Damala de Bangui le 27 mars. Le 13 avril, un véhicule de la Séléka a foncé dans un cortège funèbre. Les personnes en deuil, furieuses, ont jeté des pierres sur la Séléka, dont les membres ont ouvert le feu sur la foule, tuant au moins 18 civils sur le pont de Ngaragba près des quartiers d’Ouango et de Kassai. Les 13 et 14 avril, la Séléka a mené une vaste opération de pillage dans le quartier Boy-Rabe de Bangui, tuant des dizaines de civils, dont des enfants.



À l’extérieur de la capitale et hors de portée de la petite force de maintien de la paix de l’Union africaine, la Séléka a attaqué des villages en totale impunité. Human Rights Watch a pu établir que plus de 1 000 maisons ont été détruites dans au moins 34 villages dans le nord du pays, entre février et juin. Dans un cas, une autorité autoproclamée de la Séléka a coordonné les meurtres de cinq hommes qui ont été ligotés avant d’être exécutés.



Un témoin a déclaré : « [Il] est allé de porte en porte dans le village pour demander aux gens de sortir de chez eux et de venir à une réunion pour parler avec les Séléka. Les premiers ont quitté leurs maisons, cinq d’entre eux, et ont été regroupés sous un arbre … ils étaient attachés ensemble par les bras. Ils ont ensuite été tués par balle l’un après l’autre. »



Le rapport signale également de nombreux meurtres de personnes associées à l’armée sous le règne du président déchu François Bozizé. Par exemple, le 15 avril, les forces de la Séléka ont contraint neuf hommes suspectés d’être d’anciens soldats à monter dans un véhicule et les ont conduits à la rivière Mpoko, à l’extérieur de Bangui. Des membres de la Séléka ont sommairement exécuté cinq d’entre eux. Les survivants ont décrit à Human Rights Watch étape par étape comment ils ont été conduits à la rivière, mis en ligne et préparés pour l’exécution jusqu’à ce qu’un membre de la Séléka se rende compte que les hommes n’avaient en fait pas été soldats sous Bozizé et épargne ceux qui n’avaient pas encore été tués.


Lors d'entretiens avec Human Rights Watch, des représentants du gouvernement de transition, dont beaucoup d'anciens dirigeants de la Séléka, y compris le président par intérim, Michel Djotodia, ont minimisé l'ampleur des massacres, affirmant que la plupart étaient l'œuvre de « faux Séléka » ou de partisans de Bozizé. Mais les recherches de Human Rights Watch indiquent un schéma cohérent d’exactions commises par des forces liées de manière crédible à la Séléka.


Human Rights Watch a également documenté des crimes qui avaient été commis sous Bozizé et a interrogé d’anciens prisonniers récemment libérés du centre de formation militaire de Bossembélé à l’extérieur de Bangui. Des détenus ont confié à Human Rights Watch qu’ils étaient retenus au secret et dans des conditions inhumaines durant des mois ou des années, et que nombre d’entre eux ont été torturés.

Ces derniers ainsi que d’autres sources ont expliqué à Human Rights Watch que Bozizé avait pour habitude de se rendre dans le centre et qu’il possédait à proximité une villa privée. Les détenus ont communiqué à Human Rights Watch les cas d’au moins deux hommes qui avaient été forcés de creuser des trous avant d’être abattus et enterrés par la Garde présidentielle. La majorité des détenus de Bossembélé étaient des musulmans du nord accusés d’être des rebelles.


La Séléka n’a pas enquêté sur les exactions commises par ses propres membres ni n’a poursuivi ces derniers en justice. Au lieu de cela, la Séléka a cherché à obtenir justice pour des crimes commis par l’ancien gouvernement. Le 29 mai, le procureur national a annoncé un mandat d'arrêt international contre Bozizé, qui a fui la RCA ; des informations récentes indiquent qu’il se trouve en France.



L’absence d’enquêtes approfondies et de poursuites judiciaires a entamé la confiance du public envers le système judicaire et le gouvernement rebelle, qui a promis des élections dans 18 mois.


« La Séléka a peut-être de vrais griefs contre l’ancien régime, mais rien n’excuse un tel niveau de violence contre les civils », a conclu Daniel Bekele. « La Séléka semble se concentrer davantage sur des actes de pillage visant diverses couches de la population que sur le rétablissement d’un gouvernement opérationnel qui puisse protéger les personnes contre les exactions. »


Ces dernières semaines, les violences se sont intensifiées dans le nord de la RCA, dans la région de Bossangoa. Le 7 septembre, deux employés de l’Agence d’aide à la coopération technique et au développement (ACTED), une organisation non gouvernementale française, ont été tués près de Bossangoa. Leurs meurtriers seraient des combattants de la Séléka. 


Le 13 septembre, le président par intérim, Michel Djotodia, a dissout la coalition Séléka et annoncé que les forces officielles de l’État étaient chargées de la sécurité. Aucun détail n’a été communiqué sur la manière dont ces forces allaient neutraliser les milliers de combattants de la Séléka dans tout le pays.

 


Pour consulter le rapport « ‘Je peux encore sentir l’odeur des morts’ : La crise oubliée des droits humains en République centrafricaine », veuillez suivre le lien : 


http://www.hrw.org/fr/node/119012

Pour consulter d’autres recherches de Human Rights Watch sur la République centrafricaine, veuillez suivre le lien : 


http://www.hrw.org/fr/africa/central-african-republic

Pour plus d’information, veuillez contacter : 


À New York, Lewis Mudge (anglais) : +1-646-637-3801 (portable) ; ou mudgel@hrw.org
À New York, Rona Peligal (anglais) : +1-917-363-3893 (portable) ; ou peligar@hrw.org
À New York, Philippe Bolopion (français, anglais) : +1-212-216-1276 ; ou +1-917-734-3201 (portable) ; ou bolopion@hrw.org


À Paris, Jean-Marie Fardeau (français, anglais, portugais) : +33-1-43-59-55-31 ; ou +33-6-45-85-24-87 (portable) ; ou fardeaj@hrw.org

 

RCA : Rapport de Human Rights Watch
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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 13:49

 

 

 

Conseil National pour la Renaissance

Centrafricaine - Finî Bêafrîka

(CNRC-FB)

BP 3288 Bangui RCA

Renaissanceca2@gmail.com

 

 

Bureau Exécutif Provisoire

 

Le Président

 

Réf : 217-09-13/005/COM/PR/

 

Le 17 Septembre 2013

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Ce jour 16 Septembre 2013, le Pr. Gaston MANDATA N'GUEREKATA a rendu une visite de courtoisie à Madame Cynthia H. AKUETTEH, Sous Secrétaire d'Etat Adjoint pour l'Afrique Centrale au Département d'Etat, Washington DC. Cette rencontre s’est tenue en présence de Monsieur David BROWN, Conseiller Spécial Américain pour la République Centrafricaine. Pendant une heure et quinze minutes, les deux personnalités ont évoqué la situation qui prévaut en République Centrafricaine. Auprès du membre du gouvernement Américain, le Pr. N'GUEREKATA a plaidé en faveur d’une plus grande implication de la première puissance mondiale, dans la recherche d’une solution urgente, efficace et durable à la crise Centrafricaine. Madame AKUETTEH et le Pr. N'GUEREKATA ont promis de se rencontrer désormais de manière régulière afin de faire le point sur le dossier Centrafricain.

 

Fait à Baltimore, le 16 Septembre 2013

 

Pr. Gaston MANDATA N'GUEREKATA

 

 

Communiqué de presse du CNRC - FB
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