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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 18:19

 

 

 

Gaombalet

 

 

Bozizé a bel et bien démissionné de l’Assemblée Nationale

Radio Ndéké Luka Mardi, 26 Juillet 2011 14:08

« Je suis en mesure de confirmer que le président centrafricain François Bozizé a déjà démissionné de ses fonctions de député à l’Assemblée Nationale ». C’est ce qu’a déclaré lundi 25 juillet 2011, Célestin Le Roi Gaombalet président de cette institution, au cours d’un point de presse.

Le président de l’Assemblée nationale réagissait ainsi suite à la saisine de la  Cour Constitutionnelle par Maitre Nicolas Tiangaye, challenger de François Bozizé dans le 4ème arrondissement de Bangui. Le candidat battu et un des chefs de file de l’opposition centrafricaine a demandé à la Cour de démettre le leader du parti Kwa Na Kwa, victorieux de la dernière présidentielle en Centrafrique.

Selon  Le Roi Gaombalet, « le locataire du palais de la Renaissance a jeté l’éponge au profit de son suppléant Elie Doté, conformément aux textes en vigueur prévue par la loi du pays ».

Au cours de cette même rencontre, le président de l’Assemblée Nationale a tenu à éclairer  l’opinion nationale et internationale  sur d’éventuels cas de détournements par son institution des deniers publics relatifs aux frais des élus de la nation.

Pou lui, « il n’y a jamais eu de détournements de fonds alloués r par l’Etat pour la tenue des sessions. La législature dispose de 2 types de sessions : ordinaire et extraordinaire. Celle extraordinaire dont le nombre n’est pas limitée ne donne pas lieu au payement journalier,  mais plutôt aux frais de rapports qui viennent s’ajouter aux indemnités des députés ».

A titre de rappel, le week-end dernier, le secrétaire général du KNK, Elie Wéfio, avait tenu une conférence de presse pour rassurer la population sur le respect de la Constitution par le chef de l’Etat  quant au cumul de ses fonctions tant à l’exécutif qu’à la législature.

 

NDLR : Gaombalet a été réélu comme PAN le mardi 3 mai et les autres membres du bureau le jeudi 5 mai, ce qui veut bien dire que Bozizé n’avait pas encore démissionné de son mandat de député puisque Elie Doté a été empêché d’être candidat contre lui étant entendu que Ouefio prétend que le courrier de Bozizé adressé non pas à Gaombalet mais plutôt à la Cour constitutionnelle daterait du 5 mai. A leur réunion KNK du palais quelques jours auparavant, Gaombalet avait ridiculisé Elie Doté en affirmant qu'il n'avait pas reçu de lettre de démission de Bozizé à ce jour. Cela veut bien dire qu’au moment de l’élection du bureau de l’assemblée nationale Bozizé n’avait toujours pas démissionné de son mandat. La question se pose donc de savoir si Bozizé a envoyé une lettre de démission au PAN, à  quelle date cela a été adressé ? Tous ces cafouillages sont bien la preuve que n’eût été la requête de Me Tiangaye, on serait toujours resté dans le flou jusqu’à présent. C’est cette requête qui a fait sortir le loup du bois mais une chose est sûre: Bozizé n'a pas démissionné en temps et en heure conformément aux textes et ses obligés se voient contraints de rattraper les choses par des arrangements de date qui ne convainquent personne.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 00:57

 

 

 

Deby-Boz.jpg

 

Baba-ladde-signe-l-accorde-Bangui.jpg

 

 

Bangui, 26 juil (C.A.P) - Les récents communiqué de presse du FPR de Baba Laddé  - dont les troupes ont pris depuis longtemps pour sanctuaires les préfectures de l’Ouham et de la Nana-Gribizi - remettant en cause l’accord de Bangui qu’il avait pourtant signé avec les autorités de N’djaména le 15 juin dernier, doivent sans doute résulter des fortes pressions qu’exercent sur ce chef rebelle afin qu’il puisse déposer les armes et regagner son bercail au Tchad.

En effet selon des informations concordantes, les autorités de N’djaména semblent désormais faire preuve d’un grand agacement, voire d’une irritation certaine à l’égard de Baba Laddé dont la présence des troupes en plein territoire centrafricain, c’est-à-dire sur le flanc sud du Tchad, présente un certain danger pour le pouvoir d’Idriss Deby Itno qui ayant pratiquement désormais réduit presque toutes les rébellions tchadiennes de l’Est, n’entend pas qu’une menace militaire vienne du Sud inquiéter son régime.

Cela pose aussi l’éternelle question de l’incapacité congénitale du régime de Bozizé à assurer la sécurité de son territoire à l’intérieur de ses propres frontières et à plus forte raison à dissuader des rébellions étrangères de venir squatter certaines régions de la RCA. Devant l’extrême faiblesse militaire de Bangui de défendre l’intégrité du territoire centrafricain, les autorités tchadiennes résistent de moins en moins à exercer un droit de poursuite quitte à pénétrer profondément dans le territoire centrafricain pour traquer les rebelles tchadiens qui, expulsés désormais du Soudan, ont tendance à refouler sur la RCA qu’ils entendent prendre comme base-arrière pour le lancement de leurs offensive contre les forces armées tchadiennes de Deby. Les récentes interventions militaires des FAT à Birao et Ndélé en sont une preuve.  

Toujours selon nos informations, lors des récentes discussions qui se sont déroulées à N’djaména le lundi 18 juillet dernier entre la délégation centrafricaine et celle du Tchad, la partie tchadienne a exigé et obtenu de la partie centrafricaine son accord pour le démantèlement des nombreuses barrières illégales installées en particulier dans le Nord de la RCA dont elle a le sentiment qu’elles sont surtout destinées à spolier les éleveurs tchadiens de leur bétail ainsi que des biens de certains commerçants tchadiens.

Centrafrique-Presse avait révélé récemment dans une de ses parutions que le président tchadien tient une comptabilité macabre du nombre de Tchadiens qui ont trouvé la mort en RCA. Il en serait à 238 selon nos informations et demande que les coupables des Tchadiens qui ont été tués dernièrement lors des émeutes du Km 5 soient retrouvés et punis par la justice.

On le voit, outre les mesures de dédommagement souhaitées  et quasiment imposées à la partie centrafricaine par le Tchad après les dernières insurrections anti-tchadiennes de Bangui nées de la macabre découverte  des corps de deux petits garçons dans l’arrière d’un véhicule appartenant à un ressortissant tchadien musulman, N’djaména devient de plus en plus exigeant avec les autorités de Bangui de qui des résultats concrets sont réclamés. Bozizé a-t-il le choix ? La survie de son pouvoir dépend surtout du bon vouloir de son parrain et suzerain de N’djaména. Attendons de voir… !  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 23:27

 

 

 

Zingas Aurélien

 

 l'ex-ministre Simplie Aurélien ZINGAS accusé de vol de 20 millions de F CFA de REGICA

 et de recel de panneaux solaires de SOCATEL mais malheureusement court toujours  

 

Face aux souffrances et à la misère que leur impose au quotidien le régime du dictateur sanguinaire François Bozizé, les Centrafricains commencent à comprendre petit à petit qu’ils doivent prendre conscience de la force qu’ils ont s’ils descendaient massivement dans la rue pour défendre collectivement eux-mêmes leurs intérêts. Progressivement aussi, les Centrafricains commencent aussi à agir concrètement comme l’initiative des citoyens du 6ème arrondissement de Bangui qui se battent pour obtenir la levée de l’immunité parlementaire de l’ex-ministre voleur Aurélien Simplice ZINGAS et contre l’impunité qui est la principale caractéristique du régime de Bozizé. Comment ne pas se réjouir de la mise en place d’un Comité anti-impunité comme viennent de le faire les compatriotes du 6emme arrondissement de la capitale ! Ce ZINGAS doit répondre de ses actes malhonnêtes devant la justice. Comme son compère et aussi ex-ministre Thierry MALEYOMBO à qui le passeport aurait été retiré et interdiction lui aurait été signifiée de ne plus quitter le pays, ZINGAS doit aussi se tenir à la disposition de la justice.

Rédaction C.A.P

 

 

 MEMORANDUM DES ELECTEURS DU 6ème ARRONDISSEMENT DE BANGUI

 

A LA TRESHAUTE ATENTION DU PRESIDENT

DE L'ASSEMBLEE NATIONALE 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 23:24

 

 

 

Bozizé 15 mars 2011

 

 

 

(Afrique Avenir 25/07/2011)

Le secrétaire général du parti travailliste Kwa Na Kwa (KNK, le travail rien que le travail), Elie Ouéfio, a démenti samedi à Bangui, au cours d’une conférence de presse, la saisine de la Cour constitutionnelle par Me Nicolas Tiangaye au sujet de la démission des députés François Bozizé et Faustin Archange Touadéra.

S’exprimant au cours d’une conférence de presse samedi à Bangui, M. Ouefio a expliqué que les 3 et 5 mai 2011, François Bozizé et Faustin Archange Touadéra, candidats respectivement élus députés dans le 4ème Arrondissement de Bangui et Damara, dans la Préfecture de l’Ombella M’Poko ont saisi la Cour Constitutionnelle à propos de leurs levées d’options.

En réponse à ces sollicitations, Elie Ouéfio a fait savoir que « la Cour Constitutionnelle avait pris acte des choix opérés par ces deux personnalités en vertu de l’article 14 de la loi organique numéro 97.011 relative à l’Assemblée nationale ».

Si François Bozizé a choisi de rester Président de la République, Chef de l’Etat, et Faustin Archange Touadera Premier ministre, pour Elie Ouéfio leurs suppléants, Elie Doté pour François Bozizé et Antoine Sélékon pour Faustin Archange Touadera « siègent de facto à l’Assemblée nationale ». C’est d’ailleurs pour cette raison, a renchéri Elie Ouéfio, que Elie Doté est nommé par ses pairs « Président de la Commission Finances ».

S’en prenant à Me Nicolas Tiangaye, Elie Ouéfio a estimé qu’il a « démontré à suffisance devant le peuple et devant l’histoire, que l’opposition politique n’est qu’un conglomérat de vulgarisateurs de ragots et de simples causeries de quartiers ».

Elie Ouéfio a conclu que « l’opposition centrafricaine souffre de la pathologie de la mauvaise foi chronique caractérisée par la défaillance politique en carence d’idées et choisira de verser dans le tendant à dissimiler derrière le bouclier d’auto victimisation aux fins de s’attirer la sympathie de la communauté internationale ».

Le 11 juillet 2011, le coordonnateur du Front d’annulation et la reprise des élections (FARE), Me Nicolas Tiangaye, avait saisi la Cour constitutionnelle au sujet de l’application de l’article 23 de la Constitution et de l’article 8 point 2 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale à propos de la place du député titulaire ou de son suppléant à l’Assemblée nationale.

© Copyright Afrique Avenir

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 22:38

 

 

 

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                    Adolphe Pakoua

 

Après ses premiers romans, "Le lac des pssions ssassines" ches Bénévent,  « Le fétiche des anges » chez L’Harmattan où il évoquait les souffrances que représente au quotidien le drame la retraite pour les fonctionnaires en République centrafricaine,  Adolphe Pakoua revient ici avec un nouveau roman, « La république viciée » toujours aux éditions L’Harmattan, pour poser la problématique de la justice eu égard aux emprisonnements arbitraires, pratiques tellement courantes  dans les républiques bananières comme le cas de la République centrafricaine à l’heure actuelle, pays d’origine de l’auteur.

 A un moment où on est plutôt enclins à désespérer du Centrafrique et des Centrafricains car seuls des records de bêtise et médiocrité distinguent ce pays, par son sens de l'effort, sa régularité de parution, sa rigueur intellectuelle et le patriotisme dont il fait preuve, Adolphe Pakoua donnent des raisons de ne pas désespérer définitivement des Centrafricains qui ne sont pas en réalité, plus cons que certains. Bravo !    

Rédaction C.A.P

 

 

 

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 19:22

 

  

 

Pénurie d’eau potable à Bangassou

Radio Ndéké Luka Lundi, 25 Juillet 2011 13:17

 

eau sodeca

La population de Bangassou peine depuis plusieurs mois à s’approvisionner en eau potable. Les pompes hydrauliques des 2 points d’eau ont été défectueuses depuis plus de 2 mois. Les habitants lancent ce lundi 25 juillet 2011, un cri de détresse à l’endroit du gouvernement pour remédier à cette situation.

Les femmes sont parfois obligées de parcourir plusieurs kilomètres de distance à la recherche de cette denrée devenue rare. Des scènes de dispute, bidons et marmites sur la tête, c’est ainsi que les femmes parcourent aussi des concessions pour avoir quelques gouttes d’eau, raconte le correspondant de Radio Ndeke Luka.

La région de Bangassou a toujours été en proie à l’insécurité grandissante provoquée par les éléments de l’Armée de résistance du Seigneur de Joseph Kony. La population court des risques si elle dépasse par exemple un rayon de 5 kilomètres.

 

NDLR : Encore des raisons de profond mécontentement et de révolte qui se perdent. Qu'attendent les populaions de Bangassou pour se soulever afin de crier leur ras'l bol ?

 

Les résultats du bac font des mécontents

Radio Ndéké Luka Lundi, 25 Juillet 2011 13:20

Au lendemain de la proclamation des résultats définitifs du 1er tour des épreuves écrites du baccalauréat session de Juin 2011, des plaintes fusent de part et autre. Il s’agit pour certains de cas d’omission et pour d’autres la non correction de certaines copies de quelques candidats liée au disfonctionnement dans l’affectation des codes-barres.

Pour preuve, les copies des matières littéraires des candidats de la localité des Mbrés (ouest) n’ont pas été corrigées jusqu’au jour de la délibération samedi 23 juillet 2011.

Un autre désagrément concerne les élèves qui ont composé à l’école des 36 Villas à Bangui. Ils sont tout simplement tombés dans l’oubliette. Un de leurs parents est venu se plaindre ce lundi 25 juillet à Radio Ndeke Luka. Il explique que « non seulement son enfant reconnu travailleur n’a pas été admis, mais l’ensemble de ses camarades issus de l’école Turque non plus ne le sont ».

Radio Ndeke Luka reste en contact avec les autorités académiques pour leur version des faits sur ce dossier.

Au total plus 18 000 candidats étaient en lice en juin dernier pour ce parchemin ouvrant la voie vers l’université. Ces cas de disfonctionnements rappellent d’autres incidents du même genre décriés il y a 2 ans.

 

NDLR : Si déjà pour l'organisation du simple baccalauréat avec 18.000 candidats seulement il y a tant de dysfonctionnements un tel désordre, on peut comprendre que l’organisation et la bonne tenue d’un double scrutin, législatives et présidentielle, ne soient pas à la portée d’une commission électorale dont la présidence a été confiée de surcroît à un nullissime escroc de vrai faux pasteur  Joseph Binguimalé.   

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 19:17

 

 

 

 

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Angola : la coopération militaire américano-anglaise sur un bon train

 

A travers des programmes d'enseignement de l'anglais, dans la lutte contre VIH/Sida, ou encore dans l'appui à la construction des cliniques, le département de la défense des Etats Unis d'Amérique, à travers le cabinet de l'attaché militaire en Angola, a déjà investi cette année 1,3 million $. La visite du vice-amiral Harry B. Harris, commandant de la VIème flotte des États-Unis, force de combat et d'appui à l'OTAN, samedi 9 juillet à Luanda, à l'invitation de la marine de guerre angolaise, n'est donc pas fortuite. L'illustre hôte de l'Angola, accompagné de James Mc Gee, conseiller politique de la VIème flotte, a participé au 35ème anniversaire de la force navale angolaise, commémoré dimanche 10 juillet. Des sources proches de l'ambassade des Etats Unis à Luanda font état d'un renforcement de la coopération militaire entre les deux pays.

 

Les Afriques - N° 171 - 21 au 27 juillet 2011

 

Le chef d'état-major adjoint de l'armée angolaise à Juba

Le général Jorge de Barros, chef d'état-major général adjoint des forces armées angolaises (FAA) chargé des opérations et du développement, a été reçu, dimanche 10 juillet, à Juba, capitale du Sud-Soudan, par James Hoth Mai, chef d'état-major général de l'armée de ce nouveau pays.

D'après un communiqué qui nous est parvenu, la coopération militaire a été abordée au cours de cet entretien qui s'est déroulé un jour après la proclamation de l'indépendance.
SE John Gai Joh, ambassadeur du Sud-Soudan pour l'Afrique australe, qui a assisté à cette entrevue, a précisé que la formation de militaire sera considérée comme prioritaire dans ce
rapprochement. De toutes les façons, le général Jorge de Barros a exprimé la disponibilité de son pays à contribuer au développement de Forces Populaires de Libération du Soudan (SPLA).

Les Afriques - N° 171 - 21 au 27 juillet 2011

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 19:15

 

 

 

propriete-Ted-Kennedy.jpg

 

 

Le Gabon vient de s’offrir pour 6,5 millions de dollars la propriété du défunt sénateur américain Ted Kennedy à Washington. Selon le "Washington Post", le pays projette de transformer la demeure en résidence officielle pour son ambassadeur.

6,5 millions de dollars, soit un peu plus 3 milliards de francs CFA, c’est la somme que vient de dépenser le Gabon pour s’offrir la propriété du défunt sénateur américain Ted Kennedy à Washington, a indiqué Tim Hanan, l'agent immobilier qui a mené la transaction. Selon le "Washington Post", le Gabon projette de transformer la demeure en résidence officielle pour son ambassadeur. La même source indique que l'ambassade du Gabon n'a pu être jointe pour commenter ces informations.

Selon Tim Hanan, la demeure, de couleur blanche, comprend six chambres, sept salles de bains, cinq cheminées, une piscine intérieure et une salle de gym équipée d'un matériel choisi par Arnold Schwarzenegger, neveu par alliance du sénateur décédé en août 2009. Ted Kennedy, plus jeune frère du président John Kennedy assassiné en 1963, et son épouse Vicky avaient acheté la propriété, située dans le quartier chic de Kalorama, en 1998. Vicky Kennedy, qui l'a mise en vente l'an dernier après le décès de son mari, s'est installée dans une maison plus petite du même quartier.

En mai 2010 l'achat par l'Etat gabonais d'un immeuble à Paris qui, selon deux journaux français, a coûté 100 millions d’euros, soit près de 65,5 milliards de francs CFA, avait suscité des protestations en France. Des associations gabonaises membres de la coalition anticorruption Publiez ce que vous payez (PCQVP), qui milite pour une gestion transparente des revenus pétroliers, avaient demandé une enquête parlementaire. Le prix avait été démenti par la présidence gabonaise, sans plus de précisions.

Source : europe1.fr 23-07-2011   

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 19:08

 

 

 

Ouattara investi

 

 

Côte d’Ivoire : le président du Conseil constitutionnel pro-Gbagbo, débarqué

Abidjan AFP / 25 juillet 2011 19h20 - Le président du Conseil constitutionnel ivoirien, Paul Yao N'Dré, qui avait déclaré l'ex-chef d'Etat Laurent Gbagbo vainqueur du scrutin de 2010, plongeant le pays dans la crise, a été débarqué lundi par le président Alassane Ouattara, a-t-on appris de source officielle.

Monsieur Francis Vangah Romain Wodié est nommé président du Conseil constitutionnel par un décret d'Alassane Ouattara, selon un communiqué de la présidence.

Vétéran de la classe politique et éminent juriste, Francis Wodié, 75 ans, succède à Paul Yao N'Dré, 55 ans, proche de M. Gbagbo qui l'avait nommé à ce poste en 2009.

Le 3 décembre 2010, M. Yao N'Dré avait ouvert la plus grave crise de l'histoire du pays en proclamant M. Gbagbo réélu avec 51,45% des suffrages.

Le Conseil constitutionnel invalidait ainsi les résultats de la Commission électorale indépendante (CEI), certifiés par l'ONU, donnant M. Ouattara vainqueur avec 54,1% des voix.

Il avait finalement avalisé les résultats de la CEI le 5 mai (bien: 5 mai), après une crise ayant fait au moins 3.000 morts et une guerre de dix jours dans Abidjan.

La crise s'était conclue avec l'arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril par les Forces républicaines (FRCI) de M. Ouattara, dont la victoire a été rendue possible par l'appui militaire de l'ONU et surtout de l'ex-puissance coloniale française.

Alassane Ouattara a été solennellement investi président le 21 mai lors d'une cérémonie dans la capitale politique Yamoussoukro, à laquelle assistait notamment le président français Nicolas Sarkozy.

Ce changement à la tête de l'institution qui a le dernier mot en matière de résultats électoraux, comme le choix de M. Wodié, étaient attendus depuis la chute du régime Gbagbo.

Paul Yao N'Dré avait cependant décliné toute responsabilité particulière dans la crise post-électorale, jugeant que les Ivoiriens étaient tous responsables. Satan nous a possédés tous, avait-il assuré.

Après deux remplacements en mai, deux autres membres du Conseil constitutionnel ont par ailleurs été remplacés lundi et deux autres reconduits qui, parmi les sept membres, sont les seuls déjà en place sous Laurent Gbagbo.

Avec Francis Wodié, le président Ouattara achève de nommer des hommes de confiance à la tête des principales institutions du pays. Il avait ainsi nommé des personnalités de son camp notamment à la tête de la Cour suprême et du Conseil économique et social.

Figure historique de l'opposition sous le père de la Nation Félix Houphouët-Boigny (au pouvoir de 1960 à 1993) et longtemps compagnon de route de Laurent Gbagbo, Francis Wodié avait quitté récemment la présidence de son Parti ivoirien des travailleurs (PIT), une petite formation.

Plusieurs fois candidat à la présidentielle, arrivé en sixième position sur 14 (0,29%) au premier tour du scrutin le 31 octobre 2010, il avait apporté son soutien au candidat Ouattara contre Laurent Gbagbo pour le second tour le 28 novembre, mais son parti s'était déchiré durant la crise.

Des législatives sont attendues fin 2011, à l'issue desquelles un nouveau gouvernement doit succéder à celui dirigé par le Premier ministre Guillaume Soro, chef de l'ex-rébellion nordiste dont les hommes ont formé le gros des FRCI.


(©)

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 01:29

 

 

 

Bozizé dégage

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

 

 

Selon un proverbe chinois  « il vaut mieux apprendre à pécher à son fils que de lui donner du poisson ». Le 17 juillet dernier, le président BOZIZE à la tête d’une  délégation pléthorique était à Bruxelles pour une table ronde des Bailleurs de Fonds sur la RCA. Il était venu solliciter une aide de 448 milliards de FCFA pour financer le développement économique et sociale du pays.  Mais il est rentré bredouille à Bangui, incapable de convaincre les bailleurs. Par contre son déplacement a coûté plusieurs millions de francs CFA aux contribuables centrafricains.  La somme qu’il a demandée a beaucoup changé par rapport à 2007 où, lors de la rencontre du même genre, il avait exprimé un besoin de 330 milliards contre des engagements de l’ordre de 300 milliards de la part des bailleurs.

BOZIZE continue d’argumenter devant les bailleurs de fonds que la RCA est  un pays encore fragile avec un environnement régional  conflictuel qu’il convient  de continuer d’aider massivement pour la stabiliser. 

Or depuis 2003, la coopération de la France (Agence Française de Développement (AFD) et coopération militaire), de la Chine et de la Commission européenne a été constamment active. De plus, les Bailleurs de Fonds multilatéraux (Banque Mondiale, Fonds Monétaire international, la Banque Africaine de développement…) depuis 2006, se sont réengagés à ses côtés.  Il y a en plus, l’inscription de la RCA en 2008 sur l’agenda de la Commission de Consolidation de la paix (CCP) des Nations Unies. Dans ce cadre, la RCA bénéficie des dons du Fonds de consolidation de la paix des Nations Unies, affecté à des projets communautaires et à la réforme du secteur de la sécurité chapeauté personnellement par BOZIZE et ses rejetons. 

A ce jour, on peut estimer que la totalité de l’aide reçue par la RCA depuis 2003 s’élève à plus de 650 milliards de franc CFA.

Mais force est de constater que les résultats sont décevants. A quoi a bien pu servir cette manne ? Malgré les interventions massives de la communauté internationale, la RCA apparaît toujours plus fragile, comme un pays en perpétuelle sortie de conflit, sur lequel pèse la menace d’une résurgence de la crise.

La richesse est de moins en moins créée, le pays s’enfonce chaque jour un peu plus dans la pauvreté. Le pouvoir d’achat du Centrafricain s’est dégradé, il ne peut manger qu’une seule fois par jour, et encore ! La majorité de la population vit en dessous du seuil d’extrême pauvreté (avec moins de 1 dollar américain par jour). Le Centrafricain meurt jeune (l’espérance de vie à la naissance n’est plus que  de 44 ans contre la moyenne africaine de 69 ans) et 6,2% de la population est contaminée par le virus du VIH/SIDA. Un taux de séroprévalence très élevé, un record comparativement aux autres pays de l’Afrique Centrale et qui place le pays au 10ème rang mondial.  Le taux d’alphabétisation est en progression partout en Afrique sub-saharienne mais la RCA tient le dernier rang, surtout en matière de qualité d’enseignement.  L’Etat ne parvient pas à contrôler l’intégralité de son territoire de sorte que les populations rurales et les agents de l’état affectés en province deviennent une proie facile pour les bandits armés.  A ce jour, pour fuir l’insécurité, le nombre de déplacés internes est de 192 0000 et environ 162 000 Centrafricains se sont refugiés à l’étranger.  La RCA est classé 178ème sur 179 pays en 2009 selon l’indicateur de développement humain du PNUD.

Qu’a fait le régime BOZIZE avec toute cette manne financière ?

Il utilise l’aide internationale pour se procurer des armes, s’enrichir personnellement et corrompre les opposants en quête d’opportunité. BOZIZE a une conception propre à lui de la politique. « C’est tout le monde à ma botte », le gouvernement se doit d’être au garde-à-vous, la majorité a l’ordre de voter les réformes comme un seul homme. Et il peut compter sur le soutien aveugle de la communauté internationale. 

Le bilan actuel du régime se résume en deux mots : « échec et régression ».

L’échec de BOZIZE à Bruxelles n’est donc pas une surprise pour les gens avertis. Les pays donateurs eux-mêmes traversent des crises budgétaires sans précédents et consentent des sacrifices énormes sans pour autant retrouver leur équilibre économique.  Pourquoi diable donner de l’argent à un incompétent et prédateur qui n’arrête pas de demander toujours plus ?  La RCA n’est pas un pays en guerre, alors pourquoi ne pas appliquer la procédure administrative normale qui veut que les donateurs exigent des résultats avant de passer a une tranche d’aide supplémentaire, au risque de suspendre l’aide ? 

Ce régime semble peu soucieux d’améliorer le sort désastreux de sa population miséreuse. Aujourd’hui, les institutions de contre pouvoir sont inexistants et les institutions de contrôle sont à la solde du pouvoir. L’Assemblée nationale est monocolore, la Cour des Comptes est muette, l’Inspection des Finances est vidée de sa substance et une coquille vide.

Mais la communauté internationale a sa part de responsabilité dans cette situation de déliquescence  auto entretenue. Quand on  compulse l’aide mémoire du FMI ou les rapports de la Banque Mondiale (BM) ou des organismes du système des Nations-Unies et avec un œil différent, on se demande d’où sortent-ils leurs chiffres ? Les chiffres délivrés par les ordinateurs de ces fonctionnaires internationaux n’ont aucun rapport avec la réalité. En règle générale, ses rapports ou aide mémoire sont confectionnés à partir des chiffres du Ministère de l’Economie et des Finances et de la Banque Centrale qui leurs sont remis à leur descente d’avion. Sans plus.

 

Comment expliquer que le 26 mai 2011, le Représentant du Fonds Monétaire International (FMI) en RCA estimait  dans un discours officiel tranquillisant et sirupeux que la RCA est entrain de sortir progressivement de la crise. Tout en ajoutant que la riposte à la crise impliquait entre autres, une réduction de la dette intérieure et des arriérés grâce à des concours plus élevés des bailleurs de fonds et des politiques ciblées en faveur du secteur forestier. Il a enfin fait savoir que le gouvernement centrafricain avec le soutien des Bailleurs de Fonds, surtout le FMI et la BM, est entrain de mener des réformes dans les Finances publiques afin d’avoir des recettes importantes pour prévoir les dépenses essentielles de l’Etat, mais aussi pour répondre aux préoccupations de la population.

 

Pourquoi, le Représentant n’a-t-il pas dit la vérité ? Il y’a un proverbe qui dit : « qui aime bien châtie bien ». Avec un tel langage, on peut taxer le FMI, voire la communauté internationale, d’institution politique dont les intentions inavouées, ont été dictées par le souci de maintenir BOZIZE au pouvoir bien que le pays profond lui soit massivement hostile. Ils ont accepté sans broncher, sinon soutenu ouvertement la corruption, même quand les preuves d’une possible corruption sont étalées publiquement dans les journaux locaux ; les atteintes aux droits de l’homme, l’exclusion arbitraire, le hold-up électoral avec pour conséquence une assemblée nationale monocolore et un régime sans contre pouvoir.  Ils ferment les yeux sur le musellement de la presse alors que c’est grâce à une presse libre et active que l’on peut contrôler les abus et défendre la liberté des citoyens.

 

Aujourd’hui, les efforts, au lieu de viser la création de richesses, se réorientent vers l’appropriation des revenus (ce que les économistes appellent des « rentes ») liées aux ressources naturelles. Des concessions minières (uranium, fer, or diamant, pétrole…) ont été cédées dans une opacité totale et dans un silence complice de la communauté internationale. Des concessions pétrolifères viennent d’être attribuées aux Chinois dans des conditions très obscures.  Alors que BOZIZE, le 1er avril 2008, lors de l’atelier de lancement de l’ITIE (Initiative pour la transparence dans les industries extractives) en RCA stipulait : « j’engage solennellement le gouvernement de la République à entretenir un dialogue franc avec la société civile et les sociétés minières en vue d’assurer la transparence des paiements et des revenus générés par les ressources de notre pays, c’est-à-dire de s’impliquer pleinement dans le processus ITIE ». La communauté internationale n’a pas réagi.

Cette même communauté qualifie de « frémissement de l’activité économique », les embouteillages à Bangui aux heures de pointe occasionnés par les derniers modèles de véhicules tout terrain, le boom immobilier (immeubles, villas,  jardins publics et monuments). Quel contraste avec les régimes précédents ? Mais des villas ou des immeubles construits par des particuliers (soldats appelés « libérateurs », dignitaires du régime) dans un pays post conflit où le revenu par tête s’établit à 200$ US, est un symptôme de maladie non un signe de santé économique. Il révèle que la richesse est concentrée aux mains d’une petite élite au lieu d’être répartie équitablement.

Pourquoi la communauté internationale, en l’occurrence la commission de consolidation de  la paix (CCP) a-t-elle encouragé BOZIZE à se rendre à Bruxelles à une table ronde « mort-née » alors que la clé du problème de financement du document de réduction de la pauvreté se trouve à Bangui  à la Banque Centrale qui domicilie le compte « Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) » ? Pourquoi entretenir la confusion et la cacophonie en RCA au sujet du financement du DSRP alors que les autres pays comme le Cameroun, le Congo ou le Tchad ont eu à profiter des retombées significatives de l’allègement de leurs dettes dans le cadre de l’initiative PPTE ?

L’allègement de la dette dans le cadre de l’initiative PPTE a été conçu et mis en place par les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux en réponse au problème de l’endettement de certains pays pauvres dont la RCA, qui consacraient une part substantielle de leurs ressources budgétaires au règlement du service de la dette et ce, au détriment du financement de leur développement et surtout des secteurs sociaux à savoir l’Education et la Santé. Le pays ouvre donc un compte libellé «  compte PPTE » à la Banque Centrale qui sera alimenté par les produits provenant de la réduction de la dette et en fonction du principe d’allègement accordé par chaque bailleur de fonds (par exemple la Banque mondiale 50% et la BAD 80%...). Une partie du paiement de la dette est virée au créancier et l’autre partie qui représente la réduction de la dette est placée sur le compte PPTE. Le non paiement de la dette extérieure suite à la mauvaise volonté du régime BOZIZE signifie une non alimentation du compte PPTE. Pas d’argent sur le compte PPTE veut tout simplement dire, pas de financement du DSRP.

Pourquoi le FMI tolère-t-il l’endettement excessif de l’Etat vis-à-vis du secteur bancaire ? Ces experts ne savent-ils pas que cette situation préoccupante handicape le financement du reste de l’économie ? L’Etat centrafricain doit actuellement plus de 15 milliards de FCFA aux banques primaires et plus de 100 milliards de F CFA à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale. De Mars 2003 à ce jour, le régime a reçu plus de 118 milliards de F CFA qui sont directement virés sur le compte du Trésor pour honorer ses dépenses de fonctionnement (salaires, pensions, hôpitaux, prisons, autres organismes publics…). Pour pouvoir apprécier l’importance de cette manne financière, il faut la rapporter à la masse salariale mensuelle qui est de l’ordre de 3 milliards, soit 40 mois de salaires. 

En clair, les appuis budgétaires seuls suffisent pour couvrir les salaires pendant près de la moitié des deux mandats de BOZIZE.  Ce montant ne tient pas compte des mallettes bourrées de liasses de billets acheminées par vols spéciaux, en provenance de certaines capitales de pays voisins et directement déchargées à BOZIZE en personne. Comme contribution et soutien à sa campagne électorale pour les élections du 23 janvier 2011, chacun de ses pairs chefs d’Etat des cinq autres pays de la CEMAC lui ont remis un (1) milliard de F CFA (1,5 million d’euros environs) selon des informations fiables émanant d’un de ses proches ayant requis l’anonymat. Alors, pourquoi, les pensions ne sont-elles pas payées ? Pourquoi certaines chancelleries (Bonn, Le Caire, Bruxelles…) accusent-elles des arriérés de paiement ? Pourquoi les hôpitaux manquent-ils d’oxygène et de médicaments de première urgence ? Pourquoi les vacations et les bourses ne sont-elles pas payées régulièrement ? Pourquoi les fournisseurs de l’Etat ne sont-ils pas payés ? Les arriérés de dette intérieure s’élèvent à près de 120 milliards de F CFA !

La crise énergétique s’illustre par des délestages sauvages plongeant chaque soir la capitale dans l’obscurité sans espoir d’une quelconque amélioration. Depuis l’effondrement du système électrique en Juillet 2008, l’AFD, la Chine et  la Banque Mondiale ont soutenu l’ENERCA à hauteur de 9 milliards de F CFA pour sauvegarder l’existant en attendant de trouver une solution durable. Mais les neveux à BOZIZE, respectivement Ministre des mines et Directeur général de l’ENERCA ont utilisé ces fonds pour équiper le département des Mines en matériels roulants (motos et pick-up tout terrain…) et bâtir un immeuble. Cet immeuble a été bâti par une société écran du Ministre Sylvain NDOUTINGAI. Le reliquat a pris une destination inconnue. Aujourd’hui, les partenaires sont réticents à remettre la main à la poche. Cette situation est dramatique pour l’économie centrafricaine. Elle hypothèque le développement du pays. Les petits commerces (boulangers, vendeuses de viande et de poisson, les restaurants, les buvettes…), les établissements privés, l’administration, les activités industrielles sont paralysées.   

Le Centrafricain crève de faim et les enfants sont malnutris du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. Cependant, l’extravagant et corrompu porte-parole et ministre de l’Agriculture Fidèle NGOUADJIKA ne cesse de ressasser à chaque occasion que la situation alimentaire des Centrafricains est bien meilleure qu’avant l’arrivée de BOZIZE au pouvoir.  Que le Centrafricain mange trois fois par jour, ce qui est faux et c’est scandaleux. Le Centrafricain ne mange à peine qu’une seule fois par jour et seulement vers 16 heures. Même les produits de cueillette comme les chenilles ou les champignons, sans oublier la viande, ne sont plus à la portée de sa bourse. On constate une hausse fulgurante des  produits agricoles et ceux de première nécessité. Les prix de la plus part de ces produits ont augmenté de 50% voire 100% en RCA sans que le revenu ne suive. Le sachet de lait de 100 F CFA est passé à 250 F CFA. La boîte de lait en poudre (1 kg) est passée de 2 250 F CFA à 4 500 F CFA. Le sac d’arachide est passé de 12 500 F CFA à 20 000 F CFA. La cuvette de manioc de 1 500 F CFA passe à 4 000 F CFA. Le Centrafricain a donc faim.

Où sont donc passés les 13 milliards de FCFA octroyés par la FAO, l’UE et la Chine pour lutter contre la faim ?  Qu’en ont-ils fait ?

Depuis le coup d’Etat du 15 mars 2003, les secteurs de l’éducation et de la santé sont les parents pauvres de la politique prédatrice de BOZIZE. Ces deux secteurs sont donc gravement touchés par une sévère pénurie de personnel et d’infrastructures adéquates. Conséquence, la RCA, avec un taux de mortalité mensuel d’environ 5 pour mille se situe à un niveau bien plus élevé que le 1,3 pour mille évalué pour l’ensemble de l’Afrique. De même pour l’Education, elle est le seul pays en Afrique à avoir régressé. Courant Avril 2008, la Banque Mondiale a fait un don de 17,8 milliards de F CFA pour relever l’offre du secteur éducatif avec pour cible l’enseignement primaire. Malgré la situation sinistrée de notre système éducatif, BOZIZE vient de mettre en place un système de captation de ces ressources.

Pour la 1ère fois de l’histoire de la RCA, le Département de l’Education Nationale est divisé en trois entités : l’Enseignement supérieur, l’Enseignement technique et l’Enseignement primaire et secondaire. Ce 3ème département a été crée sur mesure pour Mme Gisèle Annie NAM sa propre cousine, sœur aînée du  Ministre de la Justice, Firmin FEINDIRO. Cette nomination permet une gestion opaque et clanique de ces fonds. Elle est davantage Chef de projet que Chef d’un département ministériel.

Depuis 2008, environ 15 milliards de F CFA ont été mobilisés par les partenaires au développement  non seulement pour asseoir les bases d’un entreprenariat privé national mais aussi  pour améliorer le climat des affaires. Mais la RCA n’attire pas les investisseurs privés sérieux et même ceux qui viennent prospecter le marché, repartent sur la pointe des pieds et ne reviennent plus (De Beers, Diamonds Fields, Gem Diamond, Lobaye Gold…). La RCA est classée 180ème et à l’avant dernier rang, selon le classement « Doing Business » 2009 de la Banque Mondiale. Pour cause, de nombreuses défaillances sont à relever : une mauvaise gestion des services publics (les transports inefficients, le manque d’eau et d’électricité), un niveau de corruption élevé, un manque d’intervention efficace de l’Etat et de volonté politique et l’existence des barrières illégales qui constituent une entrave au commerce, l’impunité, une justice à deux vitesses et enfin l’absence de l’autorité de l’Etat dans l’arrière pays…

La situation sécuritaire reste préoccupante malgré les signatures des accords de paix, dorénavant avec presque tous les groupes rebelles. Les accords sont signés mais pas appliqués. Il s’agit en fait d’un abandon de souveraineté du gouvernement tant dans  le Nord que dans l’Est. Jusqu’à ce jour, c’est l’APRD qui lève les impôts et la douane dans l’Ouham-Pendé et s’est installée dans les anciens bureaux de douanes de Bémal par exemple. Elle contrôle également les activités de l’important  marché hebdomadaire de Bétoko tandis que l’axe Gordil-Tiringoulou est tenu par l’UFDR de DAMANE  ZAKARIA. Ce dernier exploite les ressources minières de la région depuis Birao jusqu’à Bria. C’est le volet qui a reçu le plus de financement directement géré par BOZIZE et ses rejetons, environ 120 milliards de FCFA.  

 Il est vrai que les institutions internationales ne sont pas neutres mais on est obligé de leur faire néanmoins appel et à leur sens d’humanité pour redresser la situation avant qu’il ne soit trop tard. La RCA reste un grand malade chronique et BOZIZE est tout seul, la cause et les symptômes de cette maladie. Accidentellement entré par la petite porte dans l’histoire de la RCA, il doit en sortir dans la mesure du possible, également de la même façon. A cause de lui, presque tout le monde désespère aujourd’hui de la République centrafricaine, surtout depuis la dernière mascarade électorale qu’a connue le pays en janvier 2011.

Par quelque bout qu’on prenne le problème de la République centrafricaine, on ne voit pas comment sortir du tunnel. Faut-il refaire les élections puisque celles du 23 janvier 2011ont été évidemment entachées de de graves irrégularités et de fraudes ? C’est la voie choisie par le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE 2011) qui regroupe certains candidats et partis politiques de l’opposition. Faut-il encore un coup d’Etat pour chasser Bozizé et sa clique du pouvoir ? Qui peut en prendre la responsabilité ? L’armée centrafricaine telle qu’elle est réduite aujourd’hui, comporte-t-elle encore de braves et valables officiers courageux, à même de prendre leurs responsabilités en faisant œuvre utile de salubrité publique à l’instar de leurs frères d’armes du Niger qui n’ont pas hésité à débarrasser leur pays d’un Mamadou Tanja devenu autiste, nuisible et exaspérant pour tout le monde ? La problématique François Bozizé se pose aussi actuellement pour les Centrafricains dans les mêmes termes que ceux de l’ex-président nigérien. Nombreux sont à présent ceux qui sont persuadés, pour de multiples raisons, que Bozizé ne terminera pas son mandat de cinq ans encore à la tête de la République centrafricaine.  Croisons les doigts…. !

 

Rédaction C.A.P

 

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