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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 20:25

 

 

 

 

Entête MLPC

 

 

RELEVE DES PRINCIPALES DECISIONS DU CPN DES 16 ET 17 JUIN 2011

 

 

1- Prorogation du mandat des organes élus au Congrès de juin 2007 :

 

-          Conseil Politique National,

-          Bureau Politique,

-          Commission de Contrôle et d’Arbitrage

-          Conseil des sages.

 

2- Réhabilitation de Ange-Félix PATASSE au sein du MLPC et son élévation au rang de membre d’honneur du MLPC

 

3- Radiation de Monsieur Jean- Michel MANDABA, anciennement Secrétaire général du Parti, pour son entrée au gouvernement Touadéra III

 

4- Radiation de Monsieur Barthélémy BOUA, pour avoir désobéi aux ordres du Parti pour participer au deuxième tour des élections que le Parti a décidé de boycotter.

 

5- Exclusion temporaire de Mme Marie AGBA et de Joël ZIBAYA du Parti MLPC pour avoir désobéi aux ordres du Parti pour participer au deuxième tour des élections que le Parti a décidé de boycotter.

 

6- Reconduite de l’exclusion temporaire de Clément EREGANI du Parti jusqu’au Congrès qui statuera définitivement sur son cas après son audition.

 

7- Reconduite de la suspension de NALKE DOROGO André de ses fonctions de 4ème Vice-président jusqu’au Congrès pour son audition préalable mais confirmation de son statut de militant du MLPC.

 

8- Désignation du camarade LEAS comme superviseur du Bamingui-Bangoran.

 

9- Mise en place d’une Commission Mixte de relecture et de remise à niveau des textes organiques du Parti en vue du Congrès de 2012.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 16:07

 

 

 

logo MLPC

 

 


BANGUI-17/06/2011(Xinhuanet) - Une rencontre du conseil national politique du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), parti d'opposition créé par le défunt président Ange-Félix Patassé et dirigé aujourd'hui par l'ex-Premier ministre Martin Ziguelé, destinée à évaluer le processus électoral et la situation sociopolitique du pays après les dernières élections, s'est ouverte jeudi à Bangui, a constaté Xinhua.

"Nous allons jeter un regard critique sur la situation sociopolitique du pays après les élections du 23 janvier, élections dont nous continuons de contester les résultats et exigeons l'annulation et la reprise", a déclaré le premier vice- président du MLPC, Gabriel Jean Edouard Koyambounou, à l'ouverture des travaux.

Cette rencontre, a-t-il expliqué, permettra aux membres du parti de "prendre du recul sur le processus" électoral et d'examiner les anomalies constatées ça et là en vue de restructurer le parti pour les prochaines échéances.

"Il y a certains camarades qui ont commis des fautes graves touchant à la vie du parti. Des sanctions que le bureau politique leur a infligées, seul le conseil politique national est habilité soit à les confirmer soit à les infirmer", a ajouté Gabriel Jean Edouard Koyambounou.

Le bureau politique du MLPC avait suspendu son secrétaire général, Jean Michel Mandaba, pour son entrée au gouvernement sans le consentement du parti.

Au cours de ce conseil de deux jours, il sera aussi question de redynamiser les structures de base du parti depuis les cellules jusqu'au bureau politique du parti dont le mandat devrait être renouvelé en attendant le prochain congrès.

Membre d'une coalition de partis de l'opposition, le MLPC a boycotté le second tour des élections législatives, rejetant les résultats du double scrutin du 23 janvier, présidentiel et législatif, déclarant le président sortant François Bozizé réélu et son parti, Kwa na kwa, principal vainqueur des élections à l'Assemblée nationale.

© Copyright Xinhuanet

 

Mandaba Jean Michel

NDLR : Selon nos informations, ce CPN du MLPC a définitivement radié du MLPC le traitre Jean Michel Mandaba qui, tout ministre de Touadéra qu'il est, a même cru devoir aller créer un incident dans la salle en tentant vainement de prendre la parole et en se faisant copieusement huer par ses anciens camarades. Une motion a même dû être adoptée pour lui enjoindre de restituer dans les meilleurs délais le véhicule du parti qu’il continue de détenir par devers lui jusqu’à présent et qu’il utilise pour transporter du bois de chauffe à son domicile.

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 15:50

 

 

 

Ziguele.JPG

 

 

Une rentrée politique en cascade au sein de l’opposition

Radio Ndéké Luka Vendredi, 17 Juin 2011 14:14

L’opposition centrafricaine veut désormais se faire entendre après avoir observé une trêve sur la scène politique du pays. Elle a organisé à cet effet une série de manifestations pour bien marquer sa rentrée politique. C’est le cas du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Le parti a convoqué jeudi 16 juin 2011, ses membres en session ordinaire pour ménager sa monture.

Trois points ont été inscrits à l’ordre : présenter le rapport moral et politique sur la situation socioéconomique et politique du pays pour orientation par les Conseillers Politiques Nationaux (CPN), revoir le mandat de tous les organes du parti arrivé à expiration ce mois de juin et examiner les sanctions prononcées contre certains militants.

Au rang des militants écopant de sanctions figure Jean-Michel Mandaba, Secrétaire général du MLPC et actuel ministre de la santé publique. Son parti l’avait suspendu de toutes activités politiques du fait de son ralliement au gouvernement Touadéra III.

Dans sa présentation liminaire, Martin Ziguélé, président du MLPC, a dressé un bilan négatif du règne de François Bozizé depuis sa prise de pouvoir par les armes en 2003 jusqu’en 2011. « L’insécurité, l’interdiction de sortie de Centrafrique des opposants, la violation de la constitution,  l’insuffisance des infrastructures  socio-sanitaires voire éducatives, bref un régime presque dictatorial en sont quelques illustrations », a affirmé Ziguélé.

Au sujet du retrait de son parti des élections, le président du MLPC a indiqué que « l’acte a été recommandé par ses militants. Les élections ont été entachées d’irrégularités et les institutions de la république n’existent que de fait, donc non reconnues par le MLPC », a-t-il martelé.

Dans la fièvre de cette rentrée politique au sein de l’opposition il faut relever que c’était les partis politiques membres du Front pour l’Annulation des Elections de 2011 (FARE-201) qui ont ouvert le bal samedi dernier. Ils ont ainsi organisé une rencontre pour mettre terme à la trêve politique observée en mémoire des défunts Ange Félix Patassé, ancien Chef d’Etat et Ferdinand Dago, président du parti Londo.

A propos du regretté candidat à la dernière présidentielle Patassé, son état-major entend tenir une assemblée générale samedi 18 juin prochain. Objectif, recadrer les stratégies politiques pour la suite du chantier enclenché par Patassé, initiateur du FARE.

Toutefois, le FARE, par la voie de son actuel coordonnateur Maitre Nicolas Tiangaye, a déclaré que des « actions pacifiques prévues par la constitution du décembre 2004 seront envisagées : meeting, marche pacifique, sit-in et concert de casseroles ».

L’autre son de cloche concernant ce vent de  rentrée politique est celui du Maitre Henri Pouzère, ancien porte-parole de l’opposition. Il s’était retiré de la scène politique au lendemain de la tenue des dernières consultations populaires et refait surface à travers un point de presse.

« La manière dont les élections ont été organisées m’a rendu stupéfait. Car, on ne peut pas aller aux élections sans prendre en compte les aspirations de la population. J’avais envisagé une discipline : combattre Bozizé et ses alliés avec un projet commun et un seul candidat au nom de l’opposition. Malheureusement cette stratégie n’avait pas été comprise par mes amis, et c’est ce qui m’a motivé de me retirer de la scène politique un moment », explique Pouzère.

Il faut dire que toute l’opposition campe toujours sur son mot d’ordre à savoir,  annuler et reprendre les élections en Centrafrique, largement acquises au parti Kwa Na Kwa au pouvoir. Pourtant, toutes les institutions républicaines ont été déjà mises en place il y a plus de 2 mois.

 

 

Mandaba Jean Michel

NDLR : Au second jour des travaux du CPN du MLPC, l’escroc et traitre Jean Luc Mandaba, pourtant déjà suspendu du MLPC après son débauchage pour entrer dans le gouvernement Touadéra 3 et  maintenant radié de ce parti par le Conseil Politique National, a réussi à s’introduire dans la salle où se déroulaient les travaux et même à se hisser jusqu’à la tribune pour tenter de prendre la parole mais copieusement hué et conspué, il  a dû quitter les lieux la queue entre les jambes pour regagner sa voiture et s’éclipser.

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 14:24

 

 

 

 

FARE-2011-France.JPG

 

COMMUNIQUE

 

Le samedi  13 juin 2011  s’est tenue dans les locaux de l’hôtel  NOVOTEL de Bagnolet (Paris), une assemblée générale constitutive du bureau de FARE-2011-France, faisant ainsi suite à la réunion qui avait lancé les bases de sa mise en place le 04 juin 2011. A l’issue de cette réunion, il a été procédé aux votes des membres du bureau dont la composition est la suivante :

POSTES

NOMS   et PRENOMS

PARTIS / ENTITES

 

 

 

COORDONATEUR

DOROKOUMA Michel

MOUVANCE « PATASSE »

PORTE PAROLE

MAKOURI KIWI Daniel

CRPS

RAPPORTEUR

BOMILA-KORADJIM  Gilles

MLPC

RAPPORTEUR ADJOINT

ASSANGOU Henri

RDC

CHARGE DE LIAISON

DAWA  André

MLPC

CHARGE DE LA LOGISTIQUE

BOZANGA-NGALLOH Francis

CRPS

 

Les objectifs de FARE-2011-France sont les mêmes que ceux stipulés dans la « Plate-forme politique  postélectorale » en son article 2, à savoir : le FARE – 2011 est chargé de lutter pour :

v  Défendre la Constitution de la République Centrafricaine et préserver ses acquis démocratiques ;

v  Obtenir l’annulation des élections groupées du 23 janvier 2011 ;

v  La reprise des élections de 2011 dans le strict respect de la Constitution, du code électoral et des recommandations du Dialogue Politique Inclusif ;

v  Obtenir la dissolution de la CEI et sa recomposition ;

v  Sensibiliser et mobiliser l’ensemble des populations centrafricaines en vue d’atteindre les objectifs ci – dessus cités.

Le FARE-2011-France, tient a être le porte voix des actions menées par FARE-2011 en RCA

 

                                                       Fait à Paris le 13 juin 2011                                             

                                                                                  Le Porte Parole

                                                                                  Daniel Makouri Kiwi

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 02:30

 

 

 

Areva

 

Anne--Lauvergeon.jpg

 

 

17/06/2011 à 02h12

En pleine réflexion sur l'avenir de l'énergie nucléaire en France, une première décision significative vient d'être prise. Le nucléaire français s'apprête à changer de tête dès le mois de juillet.

L'Elysée a indiqué à travers un communiqué que la présidente d'Areva ne serait pas reconduite dans l'exercice de ses fonctions rapporte Libération. Le couperet est tombé jeudi soir.

Comme une épée de Damoclès sur la tête

Unique femme patronne d'une multi-nationale française, "Atomic" Anne comme on la surnomme a vu son poste maintes fois menacé. Depuis plus d'un an, son éventuel départ d'Areva faisait en effet beaucoup glauser rappelle l'Express.fr.

En cause, le référendum populaire perdu par Silvio Berlusconi. Quel rapport ? Le refus catégorique de l'Italie face au nucléaire a fait capoter la construction de quatre centrales EPR de nouvelle génération en Italie a sans doute précipité son départ.

Rappel, en 2009, Areva avait également essuyé un cuisant échec après avoir "égaré" un appel d'offre pourtant largement acquise aux Emirats arabes unis.

Des soutiens insuffisants

Pourtant, le nombre de ses soutiens s'était sensiblement accru ces derniers jours en sa faveur. Résultat, vingt députés s'étaient affichés "pour" la reconduite de la patronne d'Areva mentionne Europe1.

Son successeur à la présidence du groupe est déjà connu. La désignation de Luc Oursel, ingénieur des mines de 51 ans, n'est pas une grande surprise.

Un choix que Matignon perçoit comme une "volonté de l'Etat actionnaire de privilégier l'expérience industrielle et la connaissance, acquises par Luc Oursel chez Areva"indique Libération.

Reste maintenant à savoir si le nouvel homme fort du nucléaire français sera en mesure de renouer le dialogue avec l'Elysée et faire évoluer un débat actuellement au point mort.

 

Areva  Matignon annonce le départ d’Anne Lauvergeon

AFP 16/06/2011 | Mise à jour : 20:30

C'est désormais officiel. Anne Lauvergeon, PDG d'Areva depuis 2001, va quitter son poste et sera remplacée par Luc Oursel, actuel directeur général du groupe, affirme aujourd'hui Matignon.

 

Areva: 20 députés défendent Lauvergeon

AFP  16/06/2011 | Mise à jour : 17:23

Vingt députés de tous bords (UMP, PS, PCF, NC) ont réclamé jeudi dans une tribune que la présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, soit "reconduite dans ses fonctions", alors que des rumeurs de presse sur son remplacement par le numéro 2 du groupe se font insistantes.

"Se priver d'Anne Lauvergeon serait faire courir un risque important à Areva", a déclaré le député filloniste Jean-Paul Anciaux (UMP) à l'AFP. "Au-delà de nos sensibilités politiques personnelles, nous considérons que, dans le contexte difficile actuel et au vu des résultats obtenus depuis 10 ans, Anne Lauvergeon, présidente du directoire, doit être reconduite dans ses fonctions", écrivent les députés.

"C'est l'assurance pour nous de la pérennité et du maintien du groupe français au premier rang mondial du nucléaire civil", ajoutent-ils dans ce texte. Dix députés UMP, dont Michel Havard et Claude Birraux, huit députés PS dont Bernard Cazeneuve et Christian Bataille, ainsi que Jean-Pierre Brard (app. PCF) et Jean Dionis du Séjour (NC) ont signé cette tribune.

"Sûreté, sécurité et transparence" : le credo d'Anne Lauvergeon

"Areva applique un seul concept à toutes ses démarches: sûreté, sécurité et transparence", écrivent-ils. "Anne Lauvergeon a toujours refusé de transiger sur ces sujets. C'est sa marque de fabrique", ajoutent-ils.

Evoquant "l'accident survenu à la centrale japonaise de Fukushima", ces parlementaires estiment que "dans l'industrie nucléaire plus que dans toute autre, sûreté, sécurité et transparence ne se négocient pas".

Alors que le mandat de Mme Lauvergeon, candidate à sa propre succession, s'achève fin juin, des rumeurs de presse se sont fait insistantes jeudi pour annoncer son remplacement prochain par Luc Oursel, actuel numéro 2 du groupe.

Le candidat à la primaire socialiste François Hollande s'est lui aussi inquiété jeudi matin de ces rumeurs de remplacement estimant que "ce serait un symbole fâcheux de l'écarter".

 

Nicolas Sarkozy aurait décidé de remplacer Lauvergeon

Par Guillaume Errard Le Figaro 16/06/2011 | Mise à jour : 15:58

Selon les informations de La Tribune, Luc Oursel, directeur général délégué du groupe, serait favori pour succéder à Anne Lauvergeon à la tête du spécialiste français du nucléaire.

Si l'information était confirmée, ce serait une grosse surprise. À en croire le site Internet de La Tribune, le président de la République, Nicolas Sarkozy aurait décidé de remplacer Anne Lauvergeon à la tête d'Areva, dont l'État est actionnaire à hauteur de 10,20%. Une annonce est attendue d'ici à vendredi, selon le quotidien.

Certes, Nicolas Sarkozy et la présidente du groupe nucléaire, dont le mandat prend fin le 30 juin prochain, n'ont jamais entretenu les meilleurs relations du monde, mais d'aucuns s'accordaient à dire ces derniers mois que la catastrophe nucléaire de Fukushima de mars dernier avait permis à Anne Lauvergeon de conserver sa place. La présidente d'Areva avait même reçu les soutiens de Jean-Claude Spinetta, le président du conseil de surveillance d'Areva et du ministre de l'Industrie, Éric Besson.

«Un symbole fâcheux»

Pour la remplacer, La Tribune avance le nom de Luc Oursel, directeur général d'Areva. Ce serait une deuxième surprise. Jusqu'ici, plusieurs noms avaient circulé dans la presse comme celui du directeur délégué de la stratégie d'EADS, Marwan Lahoud, celui du délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon ou encore celui du PDG de Rhodia, Jean-Pierre Clamadieu.

L'Elysée aurait donc finalement opté pour la solution interne. Diplômé des Mines, Luc Oursel a rejoint le géant du nucléaire en 2007 après avoir travaillé notamment dans plusieurs ministères et exercé des fonctions chez Schneider et Geodis.

Areva n'a pas souhaité réagir. «Tant que l'annonce n'est pas faite, les lignes peuvent encore bouger. Les influences sont nombreuses. Mais le départ d'Anne Lauvergeon fait l'objet d'un vaste consensus», explique un proche du dossier interrogé par La Tribune. L'Élysée a refusé d'infirmer ou de confirmer l'information, et un membre du conseil de surveillance du groupe a déclaré à Reuters ne pas être au courant de la nomination de Luc Oursel. Pour le candidat à la primaire socialiste François Hollande, écarter Anne Lauvergeon serait un «symbole fâcheux». Il juge la femme, qui a été chargée de mission pour l'économie internationale et le commerce extérieur auprès de François Mitterrand en 1990, «efficace et courageuse».

Anne Lauvergeon remplacée par Luc Oursel à la tête d'Areva


PARIS - L'Etat a décidé de ne pas reconduire à la tête d'Areva Anne Lauvergeon, dont le mandat s'achève à la fin du mois, et de la remplacer par Luc Oursel, directeur général délégué du groupe, ont annoncé jeudi les services du Premier ministre français dans un communiqué.

Mme Lauvergeon a été reçue jeudi par François Fillon et il lui a été confirmé que l'Etat soutiendrait la candidature de Luc Oursel à la présidence du directoire d'Areva, indique le texte, ajoutant que ce choix a été pris en accord avec la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Il sera prochainement soumis à l'approbation du conseil de surveillance du groupe en application des statuts d'Areva, est-il encore souligné.

Cette décision intervient alors que la mobilisation en faveur de Mme Lauvergeon s'était intensifiée face à la volonté prêtée à Nicolas Sarkozy de ne pas reconduire la patronne du groupe nucléaire, dont l'Etat est actionnaire majoritaire (à hauteur de 90%), comme le rappelle le communiqué de Matignon.

Le choix de M. Oursel, ingénieur des Mines déjà bien ancré au sein d'Areva, marque la volonté d'écarter Anne Lauvergeon sans heurter les salariés, inquiets à la perspective qu'un +outsider+ prenne la tête du groupe dans le contexte difficile de l'après-Fukushima.

Il témoigne d'une volonté de l'Etat actionnaire de privilégier (...) l'expérience industrielle et la connaissance du nucléaire, acquises par Luc Oursel chez Areva, souligne Matignon.

L'Etat renouvelle toute sa confiance aux personnels du groupe Areva, poursuit le communiqué.

AREVA

(©AFP / 16 juin 2011 20h52)



NDLR :  Cette nouvelle situation ne manquera pas d'avoir quelque influence sur AREVA-CENTRAFRIQUE qui exploite les mines d'uranium de Bakouma en Centrafrique et qui a des relations très particulières avec Bozizé et son argentier et incontournable ministre des mines Sylvain Ndoutingaï et autre Patrick Balkany, George Forrest, Fabien Singaye, qui tirent un grand profit financier personnel du géant françis du nucléaire.

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 02:14

 

 

 

20080201Sarkozydeby.jpg

 

 

14 juin 2011 par Billets d’Afrique et d’ailleurs... (Survie.org)

Les temps sont durs pour le président tchadien, Idriss Déby, embourbé dans une double crise, intérieure et extérieure. Réélu frauduleusement ce printemps, Deby s’est aussi fait rabrouer à Paris, le 16 mai, pour sa position pro-Kadhafi par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat.

Empêtré dans son soutien à Kadhafi, et boycotté par ses concitoyens lors des récentes élections, Idriss Deby se doit de marquer le coup.

Sur le plan intérieur, avec des arrestations (entre autres du colonel Daoud Ali Bouyeneou, ancien chef d’Etat-major adjoint de l’UFR (union de groupes politico-militaires) et d’Adoum Erdimi, frère de Timane Erdimi, président de l’UFR).

Et sur le plan extérieur, par la réactivation d’un accord Soudan-Tchad-République centrafricaine sur la mise en place d’une force conjointe protégeant les frontières communes afin de combattre les activités criminelles transfrontalières.

Le message s’adressant aux alliés du Tchad qui n’ont pas apprécié les prises de positions pro-Kadhafi de Déby, en particulier la France...

Accompagné de François Bozizé, le président centrafricain, réélu lui aussi frauduleusement, Idriss Deby est arrivé le 23 mai à Khartoum.

En proie à des difficultés à Abyei (ville pétrolière située entre le Nord et Sud, dont le statut lié à la partition du Soudan n’a pas encore été réglé), le président soudanais Omar El-Béchir s’est montré très serviable.

Le président tchadien réclamait ces arrestations accusant les rebelles tchadiens d’avoir pris des contacts politiques avec le Conseil national de transition (CNT) libyen en proposant à ce dernier une aide militaire et une alliance diplomatique.

Fortement engagé dans un soutien à Mouammar Kadhafi, Idriss Déby, sous la pression française, rechigne pourtant encore à toute action en direction du CNT libyen, et tente de se rassurer sur la stabilité à ses frontières en s’appuyant sur cet accord avec le Soudan.

Mais les rapports Tchad-Soudan ne sont pas si idylliques et un tel accord pourrait ne pas avoir d’effets réels. Surtout si le président soudanais a besoin de faire appel à des supplétifs dans la zone d’Abyei... Des rebelles tchadiens par exemple.

 

 

Tchad : Affaire Ibni Oumar Saleh : Grand déballage ou simulacre de justice ?

Jean Claude Kongo Observateur Paalga 14 Juin 2011

Mieux vaut tard que jamais ! La patience ainsi que la persévérance de la famille et des amis de l'illustre disparu auront finalement payé. La justice tchadienne consent enfin à l'examen d'un dossier dont tout le monde imagine qu'il est plutôt embarrassant pour le régime d'Idriss Déby Itno. Après trois années passées à traîner les pieds.

On se rappelle qu'Ibni Oumar Saleh a été enlevé le 3 février 2008. Le temps était à l'épreuve pour Déby : la coalition des rebelles se trouvait aux portes de N'Djamena et menaçait de prendre le palais présidentiel, à l'intérieur duquel s'était claquemuré le chef de l'Etat en compagnie d'une poignée de ses fidèles.

La sollicitude ainsi que la promptitude de la réaction de l'ancienne métropole furent alors providentielles pour un Déby qui voyait déjà son pouvoir en lambeaux. Les rebelles furent repoussés et renvoyés à leur lieu de départ, et dans la foulée, Déby prit la résolution de nettoyer une fois pour toutes les écuries tchadiennes, histoire d'étouffer dans l'oeuf toute velléité d'insurrection future. En a-t-il profité pour s'en prendre à des opposants aussi tenaces qu'indésirables pour son régime ?

Toujours est-il que Saleh, à l'époque secrétaire général du Parti pour les libertés et le développement, disparut. Les autorités, interrogées, ont régulièrement nié une quelconque responsabilité dans ce rapt et, tout aussi constamment, conseillé de laisser la justice travailler en toute sérénité.

Mais les témoignages concordent sur un point plutôt gênant pour Déby et son régime : l'opposant aurait été enlevé par des éléments de la garde présidentielle. Se peut-il que la garde prétorienne du chef de l'Etat ait décidé d'elle-même de s'en prendre à Saleh sans avoir, auparavant, reçu quelque ordre qui provienne de quelque haut lieu ?

La décision prise par le pouvoir en place, de permettre enfin l'ouverture de ce dossier, devrait permettre de mesurer sa sincérité dans sa volonté de vérité que tout le monde souhaite. Et on est en droit d'en attendre une investigation approfondie qui situe toutes les responsabilités, à quelque niveau qu'elles se trouvent.

La déception serait immense si, après trois longues années d'attentes, de dilatatoire et d'atermoiements, il ne devait sortir de cette procédure qu'une parodie de justice qui ne condamne que des lampistes et exonère les vrais coupables. Idriss Déby Itno, dont la dernière réélection date d'avril 2011, sait à la perfection que le dossier Saleh représente une grosse ombre à son tableau.

Saura-t-il accepter que justice se fasse en toute vérité et en toute indépendance ? Il faudra sans doute attendre pour le savoir. Pour la famille ainsi que les partisans du disparu, les choses sont d'une clarté d'eau de roche : il ne s'agirait là que d'une vaste mascarade destinée à amuser la galerie et à laquelle on ne saurait accorder aucun crédit.

Leur sentiment, c'est Icham, le fils aîné de Saleh, qui l'exprime, sans ambages : Il voit dans ce procès des «bourreaux qui jugent leur victime». A Déby de savoir lui porter la seule et vraie réplique qui vaille en pareille occasion : que la justice tchadienne dise la vérité, rien que la vérité, mais toute la vérité.

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 02:08

 

 

 

 

Faustin Bambou

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU

COLLECTIF POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (CAD)

 

Relatif à l’arrestation du journaliste Faustin BAMBOU

 

 

Depuis bientôt trois semaines, M. Faustin BAMBOU, Directeur de Publication du journal « Les Collines de l’Oubangui », croupit en geôle et le Bureau du Collectif pour l’Alternance Démocratique en Centrafrique (CAD) exprime ici sa profonde indignation au regard de cette manifestation de violation de liberté.

 

Arrêté le 27 mai 2011 et placé sous mandat de dépôt le 6 juin 2011 par le Procureur de la République à la prison de Ngaragba, suite à un article faisant état d’éventuel détournement de fonds alloués par l’Union Européenne au profit des militaires et gendarmes retraités, M. Faustin BAMBOU a, dans un premier temps, fait publier dans les colonnes de son journal, un droit de réponse, envoyé par une autorité militaire, membre du Gouvernement.

 

Alors qu’il attendait pour publication le texte d’un second droit de réponse, sous forme de mise au point du ministère délégué à la Défense Nationale, des agents de la Section Recherches et Investigations (SRI) sont venus l’interpeller.

 

Dans la mesure où la République Centrafricaine a dépénalisé les délits de presse et que la loi prévoit, en cas de délit constaté, la publication de droits de réponse, la conciliation par l’Observatoire des Médias de Centrafrique (OMCA) et éventuellement, une intervention du Haut Conseil de la Communication (HCC),  et vu que ces mêmes instances de surveillance et de régulation des médias demandent la libération pure et simple de M. Faustin BAMBOU, il ne fait aucun doute que cette arrestation est arbitraire et la procédure illégale.

 

Fort de tout ce qui précède, le Bureau du Collectif pour l’Alternance Démocratique en Centrafrique (CAD) :

 

  • rappelle que le principe de la dépénalisation des délits de presse ne permet pas à une autorité de faire emprisonner un journaliste du fait d’un article de presse,
  • exige la libération immédiate et sans condition de M. Faustin BAMBOU,
  • prend à témoin l’opinion nationale française, européenne et internationale à témoin des violations répétées des libertés individuelles et collectives en République Centrafricaine.

 

Fait à Paris, le 13 juin 2011

 

Pour le Bureau

La Présidente

 

 

Marie-Reine HASSEN

 

 

 

Communiqué de presse de JED

 

Selon les informations recueillies par JED, Bambou a publié une série d'articles incriminant M. Francis Bozizé, ministre délégué à la Défense nationale, dans une affaire de malversations et de détournements de fonds versés par l'Union Européenne pour indemniser les militaires et gendarmes retraités.

JED dénonce et condamne avec les dernières énergies cette arrestation, et qualifie cette arrestation d'arbitraire étant donné que la République centrafricaine a déjà dépénalisé les délits de presse.

JED exige la libération sans délai du journaliste et appelle le gouvernement centrafricain au respect de ses propres lois.

 

Source: Journaliste en danger

B.P. 633 - Kinshasa 1

374, av. Col. Mondjiba

Complexe Utexafrica, Galerie St Pierre, 1er niveau, Local 18 Kinshasa/Ngaliema

République Démocratique du Congo

direction (@) jed-afcentre.org

tél: +243 81 99 29 323

téléc: +44 20 7900 3413

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 02:04

 

 

 

 

fuite de musulmans tchadiens

 

 

 

      Beaucoup des choses ont été dites sur les dernières tueries de Bangui. D’aucuns y ont vu un antagonisme entre chrétiens et musulmans de Centrafrique. D’autres ont parlé d’une réaction contre la carence de l’état centrafricain, cette pure fiction. Un journaliste centrafricain a même forgé le néologisme « boubouroucratie » qui dit bien la chose pour ceux  qui comprennent notre langue nationale. J’ai évoqué l’Absurdistan dans un article précédent pour parler de ce pays qui marche sur la tête.

 

     Aujourd’hui, ma contribution se décline sous l’angle d’une triple frustration subie par les Centrafricains ces derniers temps et qui peut expliquer leur extrême nervosité.

 

     Tout Centrafricain sait que le général Bozizé est un simple vassal du président tchadien Déby  auquel il s’est inféodé pour interrompre un processus démocratique en cours. Déby qui se rêve en stratège a fait d’une pierre deux coups : mettre un terme au régime démocratiquement élu de Patassé qui l’agace et surtout trouver à moindre frais un garde chiourme pour protéger son flanc sud où se trouve son pétrole. Le forfait de Bozizé a offert de la profondeur géostratégique à son suzerain Déby en difficulté avec ses rebellions du Nord et de l’Est. Déby a trouvé un maillon faible en Afrique centrale qu’il peut manipuler à sa guise dans son approche clanique et sa gestion dictatoriale de la chose publique. Comme tous les dictateurs, Déby n’a aucune confiance en Bozizé, ce pauvre pantin qui lui doit tout . Il le méprise et le fait surveiller de près par ses propres hommes qu’on appelle les Zagawa, ceux-là mêmes qui font la pluie et le beau temps à Bangui. Ces Zagawa incultes, sans foi ni loi, à la gâchette facile et au verbe haut prouvent quotidiennement aux Centrafricains par leur présence et leurs actes qu’ils ont perdu leur souveraineté. Voila bien une cause de frustration profonde pour un peuple qui a le sens de la dignité.

 

      La deuxième frustration est liée au hold-up électoral réalisé par Bozizé avec la complicité de ce monde interlope qui grouille autour de lui pour se rapprocher de la mangeoire. En fait, il a fait un second coup d’état pour se maintenir au pouvoir malgré un bilan calamiteux sur tous les plans. Les droits de l’homme ont reculé de plusieurs décennies en RCA. Un journaliste est embastillé pour avoir fait son travail, un avocat est acculé à la clandestinité et sa famille envoyée à Guantanamo, alors que d’authentiques bourreaux  paradent à Bangui. Une bonne partie du pays échappe au contrôle du gouvernement : la LRA du sinistre Kony écume le sud-est du pays, les différents mouvements de rébellion n’en font qu’à leurs têtes dans l’intérieur du pays, tuant, pillant, rançonnant de pauvres et paisibles paysans. Des barrages anarchiques sont érigés sur les routes pour racketter impunément les commerçants, les transporteurs …Bozizé qui a promis la sécurité à ses compatriotes a instauré l’insécurité comme mode de gouvernement dans un pays qui aspire à la paix. Il foule aux pieds le texte fondamental du pays en confondant les pouvoirs . Il manque de programme et d’ambition politiques puisqu’il garde son premier ministre et le président de l’assemblée nationale ainsi que la plupart des ministres après les élections truquées.

 

       Depuis quelques jours, c’est le manque d’eau et de courant qui fait descendre la population de certains arrondissements de Bangui dans la rue après les manifestations monstres qui ont suivi la découverte des deux corps d’enfants suppliciés dans un véhicule appartenant à un ressortissant tchadien. Un président qui se soumet docilement (les Tchadiens parlent de la RCA comme d’une sous-préfecture tchadienne ), qui triche pour se maintenir au pouvoir en dépit de son impopularité, et qui ne peut pas satisfaire des besoins élémentaires de son peuple après 8 ans de pouvoir doit en tirer les conclusions lui-même …s’il lui reste encore quelque lucidité .

 

        Chaque peuple a son génie. Le peuple centrafricain l’a prouvé en 1979 face à un dictateur autrement plus coriace que l’actuel pantin de Bangui. Je fais donc entièrement confiance à mon peuple qui sait exactement ce qu’il veut face à un président imposé de l’extérieur, incapable, autiste, tribaliste, militariste, affairiste qui le mène tout droit vers l’abîme .

 

                                                                  KaDé ( France )

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 16:19

 

 

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DISCOURS D’OUVERTURE DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL POLITIQUE NATIONAL DU MLPC  

 

BANGUI  16 et 17 JUIN 2011

 

Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations internationales accréditées en République Centrafricaine,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Partis Politiques,

Distingués Invités,

Camarades Conseillers Politiques Nationaux,

Camarades membres du Bureau Politique,

Militantes et militants,

Chers Sympathisants.

 

Avant de commencer, je vous invite tous à vous lever et à observer une minute de silence à la mémoire du camarade Ange-Félix PATASSE, ancien Président de la République centrafricaine et longtemps Président de notre parti, membre éminent du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections du 23 janvier 2011 (FARE- 2011) rappelé à Dieu en ce triste jour du 5 avril 2011 à Douala au Cameroun, ainsi que pour la mémoire de notre aîné le Général Timothée MALENDOMA, Président du Forum Civique (FC) et du Collectif des Forces du Changement (CFC) qui nous a quittés le 12 décembre 2010, et enfin, pour celle de notre ami et frère Ferdinand DAGO, Président de l’association politique LONDO,  Chargé de liaison du FARE 2011, décédé le 17 avril 2011et dont nous gardons tous le souvenir de la chaleur humaine et de l’engagement à nos côtés.

Merci.   

                    

Comme vous le savez tous, après plusieurs interdictions de sortie du territoire national qui ont été imposées au Président Patassé comme à tous les responsables du FARE 2011, à la suite de nombreuses interventions nationales et étrangères devant ce cas humanitaire, il avait enfin pu quitter Bangui le samedi 2 avril 2011 pour se rendre à Malabo afin de recevoir des soins médicaux que son état de santé nécessitait. Malheureusement comme vous le savez, la maladie n’a pas attendu le dénouement des intrigues nées de la paranoïa politico-sécuritaire du régime, et tout ce temps perdu lui fut fatal, avant même qu’il n’arrive en Guinée-Equatoriale où l’attendait son généreux hôte le Président Teodoro Obiang Nguéma Mbasogo, fidèle dans l’amitié qui les liait, et que nous saluons.

 

 De même, nous saluons Son Excellence Paul BIYA, Président de la République sœur du Cameroun, qui s’est personnellement occupé des soins du défunt Président Patassé, puis de toutes les contraintes préalables au retour de la dépouille mortelle en terre centrafricaine.

 

u nom du Bureau Politique et en mon nom propre, je  voudrais adresser mes souhaits de bienvenue et mes remerciements à tous nos invités qui ont bien voulu faire le déplacement pour être ici présents ce matin à l’ouverture de nos travaux.

 

Mes remerciements vont plus particulièrement à nos frères et sœurs des partis réunis au sein du FARE-2011, avec qui nous menons tous les jours sur le terrain cette lutte âpre, difficile, périlleuse mais enthousiasmante, contre cette autocratie rampante qui tente par la terreur, l’arbitraire et  les dénis de droit, de nous ramener aux heures sombres du monopartisme , de la loi de la jungle et de l’obscurantisme.

 

Le MLPC qui est justement né en février 1979 dans la lutte contre la dictature, voudrait par ma voix, très solennellement, réaffirmer notre totale disponibilité pour renforcer notre unité d’action, pour le plus grand bénéfice de notre démocratie et de notre peuple.

 

J’adresse mes salutations militantes à tous les camarades  membres de notre Conseil Politique National venus de nos seize fédérations réparties sur tout le territoire national. Le Bureau Politique, à travers ma voix, est sensible à votre engagement jamais démenti pour notre Parti.

 

Camarades,

Mesdames et Messieurs,

Honorables invités,

 

La présente session ordinaire de notre Conseil Politique National est essentiellement consacrée à trois points, à savoir :

 

- l’examen du rapport politique, moral et financier

- la prorogation du mandat des organes du Parti

- l’examen des sanctions contre certains camarades

 

Le premier point concerne l’examen du rapport faisant état du travail accompli par le Bureau Politique, sous ma direction,  sur le triple plan politique, moral et financier depuis notre Conseil Politique National extraordinaire du 19 juin 2010. Cette période couvrant également l’ensemble du processus électoral, il s’agira pour nous de procéder à une analyse sans complaisance aucune du dispositif électoral et de notre participation à ce processus, afin que le Parti affine sa démarche politique par rapport à l’environnement national et international.

 

Le second point concerne la prorogation du mandat des différents organes du Parti  jusqu’au prochain congrès. Lors de la session extraordinaire du Conseil Politique National du 19 juin 2010, vous aviez déjà décidé par votre Résolution N°1 de renvoyer en juin 2011 notre IVème Congrès ordinaire prévu pour juin 2010. Dans l’intérêt du Parti, je vous demanderai une fois de plus de proroger le mandat des différents organes de direction du Parti jusqu’au prochain congrès ordinaire, que nous devons cependant tenir impérativement courant 2012.

 

Enfin, le troisième point avant les divers, concerne l’examen des sanctions que le bureau politique a prononcées à l’encontre de certains camarades conformément à nos statuts et à notre règlement intérieur. Les dossiers des camarades sanctionnés ont été régulièrement transmis à la Commission de Contrôle et d’Arbitrage (CCA), qui vous soumettra ses conclusions pour votre décision finale, dans l’intérêt bien compris du Parti et de nos militantes et militants.

 

Eu égard à la période où se tient notre assise, je voudrais procéder à une rapide analyse de la  situation politique, sécuritaire, économique et sociale de notre pays depuis le dernier Conseil Politique National du 19 juin 2010.

 

1 Sur le plan politique

 

Camarades, je vous disais dans mon discours à l’ouverture du CPN du 19 juin 2010, en citant Nelson Mandela, que l’arme absolue du peuple contre toute dictature active ou rampante, ce sont les élections. C’est pourquoi si vous avez du mal à définir la nature d’un régime politique, regardez seulement comment il organise des élections.

 

En d’autres  termes « dis-moi comment tu organises des élections, et je dirai qui tu es ».

 Camarades, depuis l’élection de Barthélémy BOGANDA au Grand Conseil de l’Afrique Equatoriale Française(AEF) jusqu’à nos jours, nous n’avons jamais connu des élections comme celles du 23 janvier 2011.

 

D’ailleurs, si les colonisateurs avaient été comme nos dirigeants d’aujourd’hui, ils n’auraient certainement pas permis à BOGANDA de faire campagne et  d’être élu.

 

Après la mort de Boganda, les Centrafricains ont connu des élections multipartites globalement sincères sous Dacko 1 et  2, ensuite sous Kolingba en 1993, puis sous Patassé en 1998 et 1999, et même dans une certaine mesure en 2005 sous le régime actuel. Mais jamais, de mémoire de Centrafricain, nous n’avons connu des « élections » aussi chaotiques, problématiques et décriées que celles du 23 janvier 2011

 

En effet, tous les Centrafricains, et tous les observateurs sérieux de la vie politique centrafricaine s’accordent à reconnaître, à dire et à écrire que les prétendues élections de 2011 sont une véritable injure au peuple centrafricain, car cette mascarade électorale  a ramené notre pays au rang des « Etats à la démocratie douteuse ».

 

Nous avons tout vu lors de ce processus électoral, comme lors des scrutins eux-mêmes :  

-        des listes électorales manuscrites non affichées et non corrigées ;

-  la mise en circulation de deux types de cartes d’électeurs différents ;

-les pressions multiformes de l’administration territoriale, civile et militaire sur les électeurs ;

-         les fausses cartes d’électeurs mises en circulation en milliers d’exemplaires ;

-        le non-respect du vote des forces de  défense et de sécurité 48 heures avant le scrutin ;

-         l’interdiction faite par le Président de la CEI lui-même, par communiqué radiodiffusé, aux Présidents de bureaux de vote de remettre aux représentants des candidats de l’opposition les copies des procès-verbaux et feuilles de résultats. C’est ainsi que sur 4618 bureaux de vote, le MLPC n’a reçu que 100  procès-verbaux ;

-  l’expulsion des délégués des candidats des bureaux de vote et centres de dépouillement ;

- le refus d’appliquer le Code électoral ;

-        Etc. etc.      

 

La quasi-totalité des observateurs nationaux et internationaux sont arrivés aux mêmes conclusions dans leurs différents rapports : les résultats de ces élections sont sujets à caution à cause des profonds dysfonctionnements et des graves irrégularités constatés. Ce n’est pas le fruit du pur hasard si les résultats du sondage effectué par l’Institut Panos de Paris du 21 au 25 mars 2011en RCA, font ressortir que plus de la moitié de la population centrafricaine, 54% exactement, ne croit pas à la fiabilité des opérations électorales pour l’élection présidentielle. Pour les élections législatives, 56% de la population ne croit pas à la fiabilité des opérations électorales.

 

Toujours selon les résultats de ce sondage, 69% des personnes sondées se disent surprises par le résultat des élections présidentielles, tandis que 56% le sont pour les élections législatives.

 

Comme vous le voyez, la population centrafricaine, la principale concernée, n’est pas dupe. Elle ne croit pas à cette mascarade. Les différents plaidoyers pro domo ne convainquent et ne convaincront personne.

Ces élections doivent être annulées et reprises conformément à la Constitution,  et surtout conformément à un  code électoral qui devra être profondément remanié avec la participation des forces politiques de l’opposition démocratique. Ce code électoral paritairement revisité devra impérativement tenir compte des dysfonctionnements et irrégularités qui ont entaché les derniers scrutins et lui ont ôté toute crédibilité.

Naturellement, nous continuons à exiger du gouvernement la publication de l’audit de la tristement célèbre Commission Electorale Indépendante avec toutes les conséquences de droit, et en plus de cela, nous exigeons un audit financier et administratif de tout le cycle électoral, quelle que soit l’origine des financements. Il s’agit là d’une exigence minimale de transparence et de bonne gouvernance que ne saurait rejeter un gouvernement qui n’aurait rien à se reprocher.

Ces conditions réunies, l’ensemble du cycle électoral doit être politiquement géré de manière partagée par le pouvoir et l’opposition.

 

Une élection est le libre choix par les citoyens, de certains d’entre eux pour la conduite des affaires publiques. Ce procédé permet aussi de choisir une orientation politique. Dès lors, il convient de savoir quelle signification donne-t-on au mot élection en Centrafrique et quelles en sont les règles ? Si la réponse est : composition du corps électoral manipulée, liste électorale fantaisiste et affichée seulement le jour du vote, bourrage des urnes, intimidation et violence contre les électeurs par la garde présidentielle, brutalités et agressions physiques orchestrées par le parti au pouvoir et par-dessus le marché, une Commission électorale prétendument « indépendante » mais en réalité aux ordres, alors faisons l’économie d’élections dans notre pays. 

 

À ce jour, ces questions primordiales demeurent sans réponses.  En vue de remédier à ces aléas et de relever le défi d’une rigoureuse transparence en matière électorale, il faut introduire un traçage biométrique des listes électorales et des cartes d’électeurs car nous avons eu affaire lors des dernières élections à de l’esbroufe et à la danse du scalp autour des données électorales manipulées par la Commissions Électorale dite Indépendante.

Notre pays étant très peu peuplé, la mise en œuvre d’un nouveau fichier électoral et la production des cartes d’électeurs numérisées avec photo ne prendra pas beaucoup trop de temps et ne coûtera pas trop chère. L’introduction de la biométrie dans le système électoral participera d’une certaine façon, à la recherche de la transparence électorale.

 

La mise en place de la biométrie repose sur trois étapes fondamentales :

- l’enrôlement, c’est-à-dire le recueil d’informations de l’ensemble de la population afin de permettre la vérification de l’identité des citoyens ;

- le traitement informatique des données qui permet de comparer l’ensemble des données biométriques et détecter les anomalies ;

 - la production des titres sécurisés et personnalisés comme les cartes d’identité, cartes d’électeur, cartes de fonctionnaire, permis de conduire, et autres.

Tout cela ne peut être réalisé que si le pouvoir fait enfin montre d’une volonté politique non équivoque.

 

Ne nous laissons pas impressionner ni décourager par les discours fallacieux et les arguments spécieux de certains, tendant à dire qu’il faut tourner la page de ces élections et passer à autre chose alors que cette parodie d’élections du 23 janvier 2011 est à n’en point douter, un grave déni de démocratie inacceptable et une véritable honte pour notre pays.

 

En outre, le fait qu’un seul individu soit actuellement tout à la fois Président de la République et député d’une circonscription de la capitale est une singularité qui distingue encore négativement notre pays dans le concert des nations. Une autre preuve éclatante que ces élections groupées ne sont pas sérieuses est leur annulation partielle par la Cour Constitutionnelle dans 13 circonscriptions législatives dont elle demande la reprise, ainsi que l’inversion des résultats dans 12 autres. Au total donc, 25 circonscriptions électorales sur 105 sont remises en cause par cette Cour, soit 24% des circonscriptions. S’agissant des suffrages ainsi remises en cause, elles représentent près de 30% des suffrages exprimés. S’agissant d’élections groupées, comment ce que la Cour annule pour les législatives ne peut-il pas être valable pour les présidentielles ? Qui peut croire à une telle alchimie ?

 

C’est le sens du combat que nous menons, dans le cadre du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections du 23 janvier 2011 (FARE- 2011) avec les autres partis et mouvements frères. Cette lutte est juste et je puis vous assurer, elle a déjà eu beaucoup d’échos favorables à l’extérieur de notre pays pour la simple raison qu’ aujourd’hui , avec le vent de liberté qui souffle partout dans le monde, l’opinion internationale est surprise de constater  que le pouvoir centrafricain rame à contre-courant de l’histoire, en tentant de phagocyter les justes et légitimes aspirations de notre peuple. C’est un combat pour le respect du peuple centrafricain et de son suffrage, c’est un combat pour le respect de notre constitution, c’est un combat pour la survie de la démocratie et du multipartisme chèrement acquis dans notre pays.

 

Les Centrafricains n’ont pas lutté pendant des décennies pour la démocratie pour se retrouver avec une Assemblée nationale familiale, monocolore, inodore et sans saveur et dirigée par des personnalités qui revendiquent sans vergogne la non-interpellation des membres du gouvernement comme un gage de fidélité à l’exécutif. Qui de la fonction et du pouvoir sacré de contrôle de l’exécutif par le législatif même s’il est vrai qu’avec la configuration actuelle de cette chambre, il n’est point besoin de se faire beaucoup d’illusions. On aura tout vu !

 

Naturellement, au moment où nous menons cette lutte, Camarades, au moment où vous menez cette lutte sur le terrain au prix de sacrifices diverses et de vos vies, des camarades et non des moindres, des cadres du Parti en qui vous aviez placé hier toute votre confiance, ont choisi de vous trahir et de trahir le Parti, comme en son temps Judas Iscariote a trahi le Christ pour trente deniers.

 

Ils ont choisi de vous abandonner au milieu du fleuve pour rallier ceux qui ont pourtant faussé et volé ces élections, et refusé de mettre en œuvre la feuille de route du Dialogue Politique Inclusif. Ces camarades ont été eux-mêmes victimes de cette mascarade électorale, mais l’appel, que dis-je, l’appât du gain facile a été plus fort que leur conscience politique. Ils ont humilié le Parti, ils ont trahi les militants. Ils ont joué avec nos vies.

 

Camarades, si vous voulez que le Parti soit solide et respectueux d’une éthique et d’une morale politique, ces camarades qui ont trahi doivent être sévèrement sanctionnés. Si vous  ne le faites  pas, vous connaissez bien l’adage qui dit « il n’y a jamais deux sans trois », et d’autres camarades suivront, en se disant que ceux qui ont trahi  hier ont réussi à éviter les sanctions en manipulant des camarades naïfs et/ou intéressés.

Mettons fin aux trahisons, à la duplicité et à la malhonnêteté politique qui font tant de tort à notre parti et à notre pays, et qui décrédibilisent la classe politique aux yeux de nos concitoyens. La survie du Parti est à ce prix, douloureux certes mais nécessaire.

J’espère que vous m’avez compris car c’est seulement ainsi que le MLPC vaincra les forces du mal, et les Lucifers de la division !

 

Dans le même ordre d’idées, le MLPC doit lancer un vaste chantier de la réconciliation avec tous nos anciens camarades qui, pour diverses raisons, se sont éloignés de la maison mère. L’adhésion à un parti étant individuelle, j’en appelle solennellement à leur raison pour qu’ils reviennent tous sans hésitation dans le Parti, afin que nous préparions ensemble le congrès de l’Unité de 2012. Mais avant ce congrès, nous devons procéder à une profonde restructuration du Parti. Tous les militants doivent repartir dans leurs cellules de base. C’est à partir d’elles que  nous mettrons en place les sections, puis les sous-fédérations et enfin les fédérations. Ainsi nous arriverons au congrès avec des organes restructurés, réconciliés et dynamiques, largement ouverts aux camarades qui auront décidé de nous rejoindre, et à tous les Centrafricains qui souhaitent prendre leur destin en mains.

 

Dans cette perspective, je demanderai au Conseil Politique National du Parti de procéder à la réhabilitation à titre posthume, du camarade Ange Félix PATASSE.

 

S’agissant de la situation sécuritaire, la mort du médecin-chef de la préfecture sanitaire du Haut-M’bomou et de son chauffeur, le rapt de Mgr Edouard Mathos, Evêque du diocèse de la Ouaka, par les éléments d’un mouvement de rébellion, nous montrent à quel point le Désarmement,  la Démobilisation et la Réinsertion (DDR) est à notre pays ce que le cœur  est à l’homme. Sans sécurité, il n’y aura pas de développement possible, et ce ne sont pas les incantations de nos autorités qui changeront la donne. Les populations centrafricaines en ont assez de l’insécurité qui les empêche de voyager et de vaquer librement à leurs occupations dans leur propre pays. Rien ne bouge concrètement sur le terrain, alors qu’on assiste périodiquement à la valse des multiples responsables ministériels du DDR.

  

On nous annonce périodiquement des phases dites « cruciales » du DDR mais sans progrès réel sur le terrain. Désormais un silence de plomb pèse sur l’utilisation des 8 milliards de francs CFA que la CEMAC et la BEAC ont débloqués au profit de notre pays depuis le premier semestre 2009 et qu’on nous a assuré qu’ils ont été logés dans un compte à la BEAC pour financer le  DDR. Les populations des préfectures sous l’emprise des mouvements de rébellion politico-militaire vivent au rythme des menaces et des privations de toutes sortes, et n’eussent été les actions ô combien salvatrices des ONG des pans entiers de nos régions seraient retournés à l’âge de la pierre taillée et du troc. Que signifie  pour ces populations l’Etat ? Où est l’Etat ? Que fait-il ? Quelle est la preuve de l’existence de l’Etat dans leur vie quotidienne ?

 

La gestion du programme de démobilisation, de désarmement et de réinsertion des combattants de diverses rébellions qui écument notre pays par le Comité de pilotage est un échec cuisant. La relance et la réalisation du processus DDR doivent désormais passer par la mise en place d’une structure plus neutre que le coûteux et actuel Comité de pilotage dont l’inefficacité est patente dans la réalisation  effective d’un vrai désarmement que les Centrafricains et le pays attendent tous depuis si longtemps. Il faut sortir du stérile tête à tête gouvernement et mouvements politico-militaires.

                                                                      

Quant à nos compatriotes du Haut-Mbomou, du  Mbomou, de la Haute-Kotto et même de la Vakaga, ils vivent sous la peur perpétuelle des agressions et attaques de la LRA. Vous avez tous entendu comme moi le général BOZIZE affirmer que la RCA n’a pas de problème politique avec la LRA. Le vrai problème, c’est que la LRA semble en avoir avec nos populations, et cela suffit pour la combattre par tous les moyens. Il me semble que c’est là le devoir régalien d’un Etat dirigé de surcroît par un officier général.  Sinon, vers  qui ces populations doivent-elles se tourner pour être protégées ? Vers qui doivent-elles aller pour avoir la vie sauve ?

 

L’actualité nous oblige à réaffirmer que le MLPC en sa qualité de parti social-démocrate est hostile à tout communautarisme. Républicains que nous sommes, nous affirmons que tous les citoyens d’un pays sont égaux en droit et en devoir, quelles que soient leurs origines et leurs croyances. Les hommes et les femmes qui ont choisi de vivre en RCA doivent bénéficier,  comme les Centrafricains, de la protection de la puissance publique, et comme les Centrafricains, ils doivent également respecter les lois et règlements de la République. L’ennemi n’est pas l’étranger, l’ennemi c’est le sous-développement et ses conséquences politiques et psychosociologiques.

 

2- Sur le plan économique

 

Comme je le dis toujours, je ne vois pas ce que je dois vous apprendre sur  notre économie, vous qui en majorité venez de l’intérieur de notre pays  et qui en vivez quotidiennement les réalités.

 

J’ai entendu, comme vous, beaucoup de choses avant les élections. Nous avons tous suivi la cérémonie en grande pompe de la pose de la première pierre d’une cimenterie en juin 2010. Alors qu’on  nous annonçait la production du premier sac de ciment six mois plus tard, c’est-à-dire en décembre 2010, force est de constater qu’en juin 2011, c’est-à-dire un an plus tard, nous attendons toujours ce premier sac de ciment.

 

De même, depuis 2007, au Palais de l’Assemblée Nationale, nous avons suivi la grande cérémonie de lancement tambour battant de la Cité lumière KNK sur l’Ile Bongossoua, appelée aussi Ile des Singes, avec ses 320 milliards de F CFA d’investissements prévus par les princes du Golfe et la création de plus de 10 000 emplois au profit de la jeunesse. A ce jour, soit plus de quatre ans après, il n’y a toujours pas le moindre commencement d’un début de chantier sur l’Ile des Singes.

 

Quoi d’étonnant quand on sait que notre pays faute de pouvoir attirer de vrais investisseurs, ne traite seulement qu’avec de pseudos hommes d’affaire au pedigree douteux. Dès lors, on peut déplorer  le manque d’une politique sérieuse et attractive de promotion des investissements, ce qui a pour conséquence de nous faire occuper depuis plusieurs années sans discontinuer, le dernier rang du classement mondial de Doing Business..

 

 D’ailleurs comment peut-on raisonnablement parler de ces projets quand les problèmes d’électricité et d’eau se posent avec acuité depuis très longtemps malgré les multiples promesses fallacieuses qui nous sont constamment faites. En effet, les descentes dans les rues de la capitale Bangui ces derniers jours témoignent de l’incapacité du gouvernement à satisfaire les besoins vitaux de ses populations qui pourtant semble-t-il ont voté massivement pour le régime en place.

 

Notre pays collectionne les mirages et les éléphants blancs qui ne dépassent jamais le stade des poses de première pierre et des effets fallacieux d’annonce que le régime en place affectionne particulièrement par seule démagogie mais dont nos compatriotes ne sont pas dupes.  

 

Nous attendons toujours la réhabilitation du secteur du diamant et d’or, ainsi que la réouverture des  bureaux d’achat après les multiples opérations de racket et de spoliation des collecteurs de diamant, et la restitution de leurs biens.

 

Nous attendons aussi le démantèlement  des  multiples barrières illégales qui jonchent nos routes et qui empêchent la fluidité de la circulation des personnes et des biens. Tous les transporteurs sont fatigués, et la population désabusée.

 

Nos routes, y compris les rues de Bangui, sont devenues des nids de poule (dou ti kissoro)

Plusieurs ouvrages d’art sur des artères principales de la capitale sont défectueux depuis des mois et constituent un grave danger pour les usagers mais on est frappé par l’indifférence du gouvernement devant une telle situation.

 

Le pouvoir a trouvé une nouvelle technique pour ne pas faire face aux  obligations de la dette intérieure : chaque année, et par décret, il gèle  systématiquement les créances dues aux opérateurs économiques qui ont pourtant fourni des biens et services à l’Etat, tout en choisissant  de n’honorer que celles des opérateurs politiquement proches du régime.  Comment peut-on prétendre développer l’économie d’un pays en asphyxiant financièrement de petits et moyens entrepreneurs ? Surtout que leur accès à des crédits bancaires est hypothéqué par la politique de l’endettement massif de ce même gouvernement auprès de ces institutions financières pour le paiement des salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat, réduisant ainsi leurs capacités de financement de l’économie.

 

Nous sentons bien qu’il n’y a aucune vision d’ensemble par le pouvoir de la politique économique de notre pays. Il compte exclusivement sur l’extérieur pour financer notre développement à notre place. C’est ainsi qu’après avoir vendu au peuple les prétendus 300 milliards du DSRP I de Bruxelles en 2008, on nous ressort aujourd’hui une autre Table Ronde encore à Bruxelles avec l’effet d’annonce d’autres centaines de milliards.

 Nous vivons de mirages financiers en mirages miniers, dont le dernier en date est  le pétrole de Birao. On ne se développe pas par hasard, ni par des effets d’annonce, c’est bien connu.

 

 3. Sur le plan social

 

 La République centrafricaine, pays à forte potentialité et à vocation agricole et pastorale, connait une chute continue de ses productions agricoles et animales. Les filières du coton, du café, du tabac, de l’arachide, du manioc, du mil, etc. sont toutes sinistrées, ou ont tout simplement disparu. D’ailleurs on signale la pénurie de manioc, aliment de base du centrafricain  depuis ces derniers jours à Boali et à Bouar.

 

Le monde rural complètement détruit par les rebellions et plusieurs années de mévente des produits, est laissé à l’abandon.

 

Pour la première fois, dans l’histoire de notre pays, la famine sévit partout sur le territoire national et plusieurs centaines de milliers d’enfants centrafricains et des mères sont victimes d’une scandaleuse malnutrition sévère et dont les échos défraient la chronique internationale.

 

Tant à Bangui qu’en provinces, le VIH/SIDA et les maladies opportunistes comme le paludisme et la tuberculose ne cessent de ravager les Centrafricains, hypothéquant gravement le développement et l’avenir de notre pays.

 

La mortalité infantile due aux conséquences du paludisme et les maladies diarrhéiques, la mort en couches des mamans et nourrissons par manque de couverture médicale préventive et curative, sont autant des facteurs de précarisation et d’aggravation des conditions de vie des centrafricains aujourd’hui.

 

Quant à l’école centrafricaine, elle a simplement perdu tous ses repères car ne répondant plus aux critères internationalement reconnus tant en matière d’infrastructures que de la qualité de l’enseignement. Conséquence logique des formations au rabais et elle ne produit que des désœuvrés et des diplômés sans emploi.

 

Ce tableau éloigne dangereusement notre pays de la trajectoire de l’atteinte des Objectifs du Millénaire du Développement (OMD) d’ici à 2015, malgré l’engagement et le soutien multiforme des partenaires au développement dans le cadre de l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (IPPTE).

  

 Camarades militantes et militants,

 

  C’est depuis le début du mois d’avril que les opposants que nous sommes avons reçu l’autorisation des princes qui nous gouvernent pour voyager. Entre temps, plusieurs personnalités de l’opposition ont été empêchées de prendre l’avion à l’aéroport de Bangui-M’poko. On nous évoque des instructions que personne ne veut assumer, et qui ne reposent sur aucun texte législatif ou réglementaire. Les libertés individuelles et collectives telles que justement celles  d’aller et de venir pour tous les citoyens, sont inscrites en lettres d’or dans notre Constitution.

 

Aujourd’hui on continue d’embastiller des journalistes en RCA pour des délits de presse pourtant dépénalisés. C’est ainsi que les cas de Monsieur Faustin BAMBOU, directeur de publication du journal « Les Collines de l’Oubangui » qui a été déféré le lundi 6 juin 2011 à la Maison d’Arrêt de Ngaragba après avoir passé dix jours à la Section des Recherches et d’Investigations (SRI) de la gendarmerie nationale et celui de  Cyrus Emmanuel SANDY, directeur de publication du journal Média Plus,  arrêté le mercredi 15 juin 2011 et placé sous mandat de dépôt, sont proprement scandaleux. Dans ces deux  cas, au lieu d’appliquer la loi, c’est curieusement la personnalité du plaignant qui est importante, et on demande à la loi de s’adapter aux humeurs du prince. Malheureusement, c’est cela la réalité de l’Etat de droit et de la démocratie aujourd’hui en Centrafrique.

 

 Ces nouvelles affaires Bambou et Sandy viennent s’ajouter à l’affaire dite Rayan, l’incendie de ce supermarché dans des conditions non élucidées, et dans le cadre de laquelle des Centrafricains arrêtés sur ordre du pouvoir croupissent en prison depuis un an et d’autres contraints à l’exil. A toutes ces victimes de l’arbitraire, nous leur disons que nous ne les oublions pas.

 

Par ma voix, le MLPC réaffirme sa ferme condamnation de toutes ces dérives autoritaires qui n’ont qu’un seul but : terroriser les Centrafricains, leur faire peur et  les intimider par la prison et la violence gratuite pour casser toute voix discordante dans le pays.

 

L’assemblée nationale étant désormais monocolore, le pouvoir judicaire mis au pas, il ne reste plus qu’à museler la presse, le quatrième pouvoir, afin que la République centrafricaine de leurs rêves ressemble  « au pays du matin calme » ou à « l’Empire du milieu », où règnent l’ordre, le silence  et la volonté du guide bien-aimé. 

 

Camarades, c’est grâce au silence des justes que prospèrent les dictatures. Le MLPC, né en 1979 pour lutter contre cette  dictature que beaucoup de princes d’aujourd’hui avaient servilement servi naguère, et s’en accommodaient sans états d’âme, appelle le peuple à rester vigilant et à se joindre à lui pour mener la lutte combien exaltante pour la démocratie,  car  la démocratie est d’abord un état d’esprit et la liberté ne se divise pas.

 

C’est sur ces mots que je déclare ouverts, les travaux de la session ordinaire de notre Conseil Politique National de juin 2011.

 

Je vous remercie. 

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 16:15

 

 

 

barricades pour le courant et l'eau

 

 

REACTION A LA REUNION DU FARE

 

A la lecture du compte rendu de la réunion du FARE tenue à Bangui le 14 Juin 2011 dernier, l'on ne peut que se féliciter de l'importance de la tenue d'une telle réunion, et croire enfin que les leaders des partis politiques d'opposition, au vu de leur présence effective à cette manifestation, vont pouvoir continuer à agir, et agir efficacement dans le sens de la libération du peuple centrafricain du joug dictatorial sous lequel un semblant d'élections, signe d'une pratique démocratique qui ne dit pas son vrai nom, l'a placé depuis le 23 Janvier 2011.

 

En effet, lorsque l'on parle de libérer le peuple centrafricain, ce n'est rien d'autre que de permettre à ce peuple de vivre simplement. Et vivre simplement, c'est avoir le droit de parler, le droit de se déplacer, le droit de  se nourrir, de se loger, d'être soigné quand on est malade, le droit de ne pas vivre la nuit dans l'obscurité comme une bête en tanière.

 

Aujourd'hui, ces éléments élémentaires du droit de vivre, réduits à néant, font du Centrafricain un homme qui ne peut se contenter que du triste sort que lui réserve sans insouciance et sans humanité, une politique venue d'un autre monde et assise sur la pratique exacerbée d'une gabegie originale.

 

Alors, au vu de tous les éléments inscrits à l'ordre du jour de la réunion du FARE, à savoir les problèmes liés à la mort de l'ancien Président Ange Félix Patassé, ceux provoqués par le discours prononcé le 21 Mai dernier par le Président actuel, en relation avec les obsèques de son prédécesseur, la menace qui plane sur la démocratie et les stratégies à mener pour aboutir à l'annulation des élections, au vu de ces problèmes donc, se pose la question de savoir si les stratégies arrêtées suffiront pour ramener les dirigeants actuels à la raison.

 

Peut-on  aujourd'hui croire à une prise de conscience personnelle de chacun des membres du gouvernement, de la réalité de la vie difficile des centrafricains, pour lui faire changer d'avis afin d'orienter la gestion de la chose publique au bénéfice des centrafricains, sans quoi, la seule issue qui lui resterait serait tout simplement de poser sa démission ? Peut-on aujourd'hui croire à une telle attitude des hommes en charge de la gestion des affaires du pays ?

 

Et si l'on ne peut croire à une telle prise de conscience, alors peut-on penser qu'une simple journée de marche suffira à réveiller des hommes  ronflant dans leur lit de pouvoir absolu, d'injustice, de privilèges et d'impunité ?

Personne ne peut souhaiter le désordre dans son pays, tout comme personne ne peut accepter que sa fille, son père meure dans un trou, parce qu'on n'a pas voulu lui tendre la corde pour le soutirer de ce traquenard.

 

Le peuple  descend dans la rue parce qu'il n'a pas d'eau potable ; il descend dans la rue parce qu'on tue sans pitié l'homme chargé de le soigner ; il descend dans la rue parce qu'il n'en peut plus de vivre dans le noir ; il descend dans la rue parce que ses enfants, innocents et sans défense, se font égorger sans la moindre protection.

 

Une journée de marche suffit-elle pour ouvrir les yeux à ceux qui ont décidé de ne rien voir ? Voilà la question qui mérite d'être étudiée avec le plus grand soin, car le peuple a donné son point de vue en descendant tout seul faire ses revendications. C'est une perche tendue aux partis politiques, qui ne doivent plus tergiverser dans leurs actions, s'ils tiennent à ce que le FARE atteigne son objectif, celui de reprendre les élections, et permettre ainsi à la République de se remettre debout, à travers la reprise effective d'un processus démocratique, reconnu par le peuple lui-même et par l'« Opinion  Internationale ».

 

 

Un Centrafricain excédé mais plein d'espoir vivant dans la Somme (80.000) France

 

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