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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 03:03

 

 

 

arrivée Boz à Malabo

 

 

Bangui, 6 mars 2013 (C.A.P) - Aux termes de quelques décrets signés ce mardi 5 mars 2013 et dont lecture a été donnée à 14 H 00 (heure de Bangui) par le fameux DG boziziste David GBANGA sur radio Centrafrique, l’ancien Premier Conseiller auprès de l’ambassade de Centrafrique à Paris Egide GOUGUIA, l’ex-ministre des finances et du budget Albert BESSE, l’ex-ministre délégué aux mines Obed NAMSIO, et Roger LANGUE, sont nommés Ministres Conseillers à la Présidence.


Firmin NGREBADA (ex dircab adjoint de l’ex-PM  Faustin TOUADERA) est nommé Dircab -Adjoint à la Présidence avant même que le nouveau PM Nicolas TIANGAYE ne puisse décider de son sort.


Mamadou BELLO, Chargé d'Affaires sur pied au Koweit est relevé de ses fonctions sans qu'on ne sache officiellement pour quelles raisons.


Quelques responsables ont été également nommés au ministère du développement rural

 

Malgré les Accords de Libreville, BOZIZE continue de signer à tour de bras les décrets de nominations dans l'appareil de l'Etat sans concertation avec le PM et surtout sans l'avis du conseil de ministres. Pour lui, rien n'a vraiment changé à Libreville.

 

De même, selon nos informations, un des hélicoptères de guerre ukrainiens que BOZIZE tentait depuis à la hâte de faire voler, aurait été effectuer ce week-end, un petit tour de reconnaissance sur la ville de Sido qui avait fait l'objet quelques heures plus tôt, d'une attaque des éléments de NOURRADINE Adam de la CPJP.

 

Cette attaque que d'aucuns avaient présentée comme un simple "incident", a engendré néanmoins la fuite de 4000 habitants qui se sont réfugiés au Tchad voisin.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 02:37

 

 

 

Elie-Oueifio.JPG

Elie OUEFIO

 

 

La rédaction publie ci-dessous le fac simile d’une autorisation de port d’arme telle qu’en délivrait alors à tour de bras le ministre de l’Administration du Territoire, le sieur Elie OUEFIO nommé depuis lors ambassadeur à Kinshasa mais qui traîne à Bangui, à la clientèle politique du KNK et de la bozizie. Il s’agit ici en l’occurrence de celle qu’il a délivrée à Abakar PIKO, celui-là même que BOZIZE avait cru devoir nommer ensuite Préfet de la Lobaye après qu’il ait longtemps fait le griot sur les antennes de Radio Centrafrique en s’illustrant comme un boziziste patenté avec la tristement célèbre et décriée chronique « Yé so é lingbi ti hinga ».

 

Mais très rapidement, un décret muet l’a limogé de la fonction de Préfet en raison des nombreux vols de bétail auxquels l’intéressé se livrait à Mbaiki. Revenu à Bangui sur la pointe des pieds, Abakar PIKO a repris tranquillement comme si de rien n’était, sa place autour du micro de Radio Centrafrique pour continuer le sale boulot de griot en distillant la haine et pour éructer sa bile avec sa chronique de lynchage des opposants.


Avec l’arrivée au gouvernement de Christophe GAZAM BETTY comme ministre de la communication, Abakar PIKO et son protecteur et complice David GBANGA ont beaucoup de mal à réaliser que désormais, plus rien ne sera plus comme avant et continuent à mener un combat d’arrière-garde avec le soutien des éléments de la garde présidentielle de BOZIZE en faction devant l’entrée de la maison de la radio.

 

La Rédaction

 


 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 02:33

 

 

 

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Centrafrique :  «Nous préconisons le dialogue sans préalable»

 

Les Afriques  17 janvier 2013  p 51

 

Martin Ziguélé, ancien premier ministre de la République Centrafricaine (RCA), fait partie de la coalition de l’opposition qui a adressé une plateforme de sortie de crise au Président Denis Sassou Nguesso, négociateur désigné par la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale. Entretien.

 

Les Afriques : Comment l’opposition centrafricaine voit la fin de la crise en RCA née des affrontements entre la rébellion Séléka et l’armée régulière ?

 

Martin Ziguélé : Nous avons remis une plateforme de sortie de crise, le 2 janvier 2013, à la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en République centrafricaine, pour transmission au Président congolais Sassou Nguesso, médiateur désigné de la crise par la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale. Nous préconisons le dialogue sans préalable. Par courtoisie pour lui et pour ses pairs, nous lui réservons la primeur de notre proposition, et ne voulons pas prendre part à cette ambiance délétère qui règne en ce moment.

 

 

LA : Qui sont vraiment les combattants de la rébellion Séléka, qui les dirige ?

 

M.Z. : C’est une coalition de mouvements rebelles armés. On connaît déjà la CPJP et l'UFDR qui ont vu certains de leurs éléments ouvrir des négociations avec le gouvernement, suite à une dissidence.

Il y a de nouveaux venus comme le CPSK. Jusque-là, on ne connaît pas le chef politique qui dirige le mouvement. Le plus connu des leaders du mouvement est un ancien fonctionnaire du ministère du plan et des affaires étrangères.

 

LA : Quelle lecture peut-on faire des positions de la France et des USA ?

 

M.Z. : Si l’on s’en tient aux communiqués officiels, ces deux pays appellent à la cessation des hostilités et à l’ouverture du dialogue. C’est aussi la position de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (Ceeac).

 

LA : Les forces d’interposition dépêchées par la Ceeac suffisent-elles à endiguer l’avancée des rebelles ?

 

M.Z. : Les rebelles disent en tout cas depuis hier qu’ils ont suspendu leur avancée. Je suis d’avis qu’il faille aller le plus rapidement possible aux négociations. Chaque jour qui passe est un risque de reprise des hostilités.

  

LA : Comment s’explique la présence forte du Tchad qui a dépêché en RCA le contingent le plus important dans le cadre de cette crise ?

 

M.Z. : Le Tchad est notre voisin qui a la plus longue frontière terrestre avec la République Centrafricaine. Nous sommes unis par l’histoire et la géographie. Le Tchad a évoqué des engagements réciproques en matière de paix et de défense, et les autorités tchadiennes ont expliqué que le Tchad s’est interposé pour éviter une guerre fratricide.

  

LA : Certains observateurs citent la RCA comme la deuxième victime collatérale de la crise libyenne, après le Mali ?

 

M.Z. : Autant il est aisé d’établir le lien direct entre les touaregs maliens et les libyens, autant il me paraît fastidieux de le faire dans le cas des populations centrafricaines. Je crois que les rebelles étaient partis sur la base de revendications corporatistes, contestant le fait que le gouvernement n’ait pas tenu ses engagements dans le cadre des Accords de Libreville. Ces revendications se sont étoffées au fur et à mesure de leurs victoires militaires. Ne rencontrant aucune résistance face à la déliquescence de l’armée (en attente de restructuration depuis dix ans) ils ont revu leurs revendications à la hausse, exigeant désormais le départ du président Bozizé.


Dans un pays où 64% de la population vit avec moins d’un dollar par jour, les feux de mécontentement se propagent vite.

 

Propos recueillis par Adama Wade

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 00:27

 

 

 

BANGUI : AVIS PARTAGÉS SUR LE RETRAIT DES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA DE DAMARA

 

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Bangui, 5 mars 2013 (RJDH) – Les avis de la population de la ville de Bangui sont divisés sur le retrait des éléments de la coalition Séléka, de la ville de Damara. Certains banguissois pensent que le retrait des rebelles est un gage pour le retour de la paix dans le pays, alors que d’autres pensent à un repli tactique. Ces propos ont été recueillis dans un micro trottoir fait ce matin par le RJDH.


« Nous ne sommes pas trop sûrs de ce qu’ils ont dit que c’est un acte de bonne volonté de pacifier le pays en se retirant de Damara. Si c’était un acte de bonne volonté, ils allaient accepter le cantonnement afin de libérer complètement les routes de l’intérieur du pays », a mentionné Innocent Samba, un habitant du quartier Boy-Rabe.


Pour Julius Mowaya, « rien ne garantit que le retrait des éléments de la Séléka de Damara est un gage pour le retour de la paix. Le groupe est déjà divisé et la ville de Sibut est à moins de 4 heures de route pour atteindre la capitale Bangui. En tout cas, les hostilités peuvent reprendre d’un moment à l’autre ».


Mais cette vision des choses n’est pas partagée par tous les centrafricains. Désiré Nguerekane, agent de l’Etat  pense pour lui que « ce retrait de Damara est un pas pour la paix. Les rebelles étaient très décidés au départ à faire chuter le régime en place. Si aujourd’hui ils ont fait un retrait et se trouvent désormais à une centaine de kilomètres de Bangui, c’est que le gouvernement doit également faire de son mieux pour respecter les conditions posées par les rebelles ».


Les rebelles de la Séléka ont justifié ce refus de cantonnement par la non-application de certains points des accords de Libreville. Ils veulent d’abord obtenir la libération des prisonniers politiques et le rapatriement des troupes sud-africaines du pays, avant d’accepter d’être cantonnés.


Pendant ce temps dans la ville de Damara, la vie tarde toujours à revenir à la normale. Les activités socioéconomiques restent toujours paralysées. Les personnes qui avaient quitté la ville pour se réfugier dans la brousse hésitent encore à regagner leur domicile. « Ils craignent que les rebelles retournent à nouveau dans la ville », a témoigné Abdoul Issaka, un habitant de Damara, joint ce matin au téléphone par le RJDH.


Difficile d’avoir des informations de la ville de Sibut, car les réseaux téléphoniques restent toujours coupés. Une habitante de la ville qui a réussi à regagner la ville de Damara, a témoigné que depuis l’arrivée des rebelles le dimanche dernier, plusieurs personnes ont du quitter la ville pour se réfugier dans la brousse. « Les gens pensent que les rebelles vont reprendre les exactions sur la population, mais les rebelles ont rassuré qu’ils ne vont plus toucher aux civiles », a mentionné la source.


En outre des deux conditions fixées par les membres de la Séléka,  ils veulent à ce que quatre autres sites soient complétés sur les trois choisis actuellement pour leur cantonnement. En dehors des villes de Bria, Kaga-Bandoro et Ndélé fixées par la force multinationale, les rebelles en ajoutent celles de Sibut, de Bambari, de Sam-Ouandja et de Kongbo, à cause de leur effectif pléthorique.

 

 

 

BANGUI : LA PRÉSENCE D’UN MÉDIATEUR NATIONAL S’AVÈRE IMPORTANTE POUR L’HEURE

 

 

Sassou-Deby-Bozize.jpg

 

 

Bangui, 5 mars 2013 (RJDH) La reprise des hostilités par les éléments de la coalition Séléka et les multiples bras de fer entre les protagonistes font penser à nombreux centrafricains, la nécessité de la nomination d’un médiateur national. Beaucoup de supputations tournent autour de cette question d’avoir ou non un médiateur national à l’heure actuelle, alors que le mandat de l’ancien médiateur est arrivé à expiration depuis quelques temps.


C’était dans le sillage de la démission de l’ancien Premier ministre, Faustin Archange Touadéra que beaucoup de décrets étaient tombés pour rapporter la nomination de plusieurs membres des institutions républicaines, dont faisait partie le médiateur national, le prélat Mgr Paulin Pomodimo.


« C’est très surprenant que le Chef de l’Etat a attendu ce moment-là pour rapporter le décret de certaines institutions nationales comme la Cour Constitutionnelle et le Conseil Nationale de la Médiation. Moi, j’avais pensé que c’était inclus dans les clauses des accords de Libreville. Lorsque je me suis rendu compte que cela n’existe pas dans les documents de Libreville, je me suis dit certainement que c’est dans les clauses secrètes », a tenté d’expliquer un agent de l’Etat sous l’anonymat.


La même source indique qu’il s’attendait à voir d’autres nominations quelques jours plus tard après la mise en place du gouvernement d’union nationale. Et selon lui, les nominations devraient seulement prendre en compte les différents protagonistes de la dernière crise. Mais il a été surpris de constater que jusqu’à l’heure actuelle, il n’y a pas eu de nomination et plus grave encore, la Centrafrique évolue sans un médiateur national à une période dont elle a le plus besoin.


Pour Alexis Ndui Yambela, vice-doyen de la faculté des Sciences Juridiques et politiques à l’université de Bangui : « c’est une situation anormale, du moment où nous traversons une période incertaine. D’un moment à l’autre les crises peuvent rebondir. Si nous n’avons pas de médiateur national, c’est une situation peu concevable, même si nous avons un médiateur expatrié pour la crise en Centrafrique, en la personne du président Denis Sassou NGuesso. Le problème est qu’il n’est pas sur place ici à Bangui et en tant que chef de l’Etat, son emploi du temps est chargé ».


Le vice-doyen de la faculté des Sciences Juridiques et politiques a insisté pour affirmer que si « nous avons un médiateur au niveau interne, il pouvait lancer le processus de paix et travailler en étroite collaboration avec le président Denis Sassou NGuesso pour une bonne observation des accords de Libreville ».


Il a par ailleurs souligné que dans une République, toutes les institutions doivent être en place. Pour qu’elle puisse bien fonctionner, tout doit aller de concert. Et s’il y a absence d’une institution, ce fait bloque toute l’harmonie. « Quand nous savons déjà que le médiateur sortant a beaucoup œuvré pour la réconciliation dans certaines crises en Centrafrique, mettre fin à sa fonction dans des moments pareils crée de vide » a-t-il expliqué.


Certains centrafricains pensent que le médiateur sortant n’a pas été à la hauteur de sa fonction. Il avait perdu depuis un certain temps toute sa crédibilité et sa neutralité par ses prises de position toujours penchées vers le pouvoir en place, pour d’autres. «  Paulin Pomodimo n’a jamais été neutre dans les litiges autour desquels il apporte sa médiation. Il est toujours enclin à soutenir le régime en place quand bien même que les centrafricains souffrent dans leur chair. La dernière fois, les retraités militaires lui ont fait confiance mais ils se sont  rendu compte qu’ils se sont trompés et sont passés à la vitesse supérieure », l’a persiflé une commerçante au marché kilomètre 5.


S’il n’y a pas de Conseil National de la Médiation, c’est qu’il n’y a aucune institution sur le plan national à s’interposer entre les membres de la société lorsqu’il y a conflit.


« La Centrafrique est un Etat d’exception. Presque toutes les institutions de l’Etat ne fonctionnent pas très bien, y compris les institutions dont les membres sont déposés. Jusqu’à ce jour, nous sommes en présence d’un vide institutionnel que tout le monde ne prend pas au sérieux » a critiqué Bertrand Kenguetona, Assistant à la Faculté de Sciences Juridiques et Politiques à l’Université de Bangui.


« Si Mgr Paulin Pomodimo a perdu de sa crédibilité au fil du temps, c’est que son choix a été biaisé dès le départ. L’autorité qui l’a nommé garde toujours sa mainmise sur lui. S’il a été choisi dans des conditions prévues par les textes institutionnels, je pense qu’il serait à l’heure actuelle crédible pour tous les Centrafricains. Et il serait la pierre angulaire du processus de la paix avec l’appui du Président Denis Sassou Guesso dans la crise actuelle », a développé Bertrand Kenguetona.


« Le Conseil National de la Médiation doit être une institution indépendante qui ne rend compte qu’à la nation et à sa conscience. Le médiateur national doit par ailleurs être choisi par ses pairs qui sont au préalable envoyés à la médiation par les entités habilitées à composer le Conseil. Et ce n’est qu’après que le Chef de l‘Etat fait entériner le décret de sa nomination », a-t-il conclu.

 

 

 

SIDO: PLUS DE 4 000 DÉPLACÉS CENTRAFRICAINS ENREGISTRÉS AU TCHAD

 

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Sido, 5 mars 2013 (RJDH) – Plus de 4 000 déplacés de la ville de Sido-Centrafrique (extrême-nord) ont été  enregistrés et basés dans le site des réfugiés à Maro, situé à 34 kilomètres de la commune de Sido-Tchad. D’après les informations reçues par le RJDH, ces personnes n’ont pas encore reçu une assistance et leur condition de vie commence à devenir précaire.


Il s’agit des personnes qui ont fui les exactions commises par les dissidents de la rébellion Séléka qui ont envahi la ville de Sido la semaine dernière.


Un jeune homme qui lui, aussi a trouvé refuge dans ce site au Tchad, témoigne au RJDH que depuis  que les déplacés sont arrivés sur le site, ils n’ont pas reçu une aide humanitaire, ils ont rien à manger. Ils sont exposés au soleil ce qui entraine des maux de tête et l’écoulement nasal   chez beaucoup d’entre eux.


« Bien que la situation soit difficile, mais des habitants de la ville de Sido-Centrafrique et ceux de la ville de Kabo fuyant les exactions des hommes de la Séléka continuent de se faire enregistrer du côté du Tchad », a mentionné la même source.


La ville de Sido est tombée dans la nuit du 28 au 1er mars, entre les mains des éléments de la coalition Séléka. Des cas de pillage ont été enregistrés. A Bangui  les responsables de cette rébellion parlent de la scission au sein de la coalition Séléka.

 

 

MBOKI : UNE NOUVELLE RADIO INSTALLÉE POUR LA TRAQUE DE JOSEPH KONY

 

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Mboki, 5 mars 2013 (RJDH) – Une nouvelle radio communautaire émet depuis quatre jours dans la ville de Mboki (sud-est). Installée par une équipe de l’ONG Invisible Children, la nouvelle station s’inscrit dans le cadre de la stratégie de la lutte contre la rébellion ougandaise  de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony et ses hommes.


Baptisée Radio Ani-Dussa (Unissons-nous en Zandé),  la nouvelle station émet sur la fréquence de 105.FM et sur une distance de 50 kilomètres carrés. L’objectif recherché par  cette installation « est de faire mobiliser les éléments de la LRA de sortir de la brousse et de promouvoir la paix dans le sud-est de la République centrafricaine », a fait savoir le coordonnateur de l’ONG Invisible Children, Guillaume Cailloux.


Le maire de la ville de Mboki, Marie Claire Djiada, se dit ravie de l’installation de cette radio communautaire, car c’est un instrument du développement communautaire que l’ONG Invisible Children à mis à la disposition de la population. Elle a par ailleurs promis de veiller sur la Radio Ani-Dussa pour que cette station puisse durer et que les habitants de cette localité en soient les bénéficiaires.


« Nous avons maintenant l’ouverture sur d’autres régions du pays à travers les informations que nous recevons de la Radio Ani-Dussa », s’est exclamé, Innocent Démandé, habitant de Mboki.


L’installation de la radio communautaire de Mboki a succédé à celles de la République démocratique du Congo, de l’Ouganda et d’Obo en République centrafricaine, dans le cadre de la lutte contre la LRA.

 

 

 

BIMBO : L’AMBASSADE DE FRANCE FAIT UN DON EN KITS SCOLAIRES À L’ÉCOLE YAMBORO

 

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Bimbo, 5 mars 2013 (RJDH) L’ambassadeur de France en Centrafrique, Serge Mucetti a remis ce mardi 5 mars à la direction de l’école Yamboro, une localité située à 25 kilomètre à la sortie sud de la capitale Bangui, un lot de matériels didactiques sur l’initiative de l’Association ‘’Enfant-Amour-Avenir’’.


Ce lot de matériels est composé de livres de cours, de dictionnaire, de ballon de volleyball, de cahiers, d’ardoises, de stylos, de crayons et autres outils d’écoliers.


Cette cérémonie qui a eu lieu en présence des enseignants et des parents d’élèves a été agrémentée par les quelques 300 élèves qui étaient présents. Ils ont eu à présenter des chants et des danses traditionnels, des sketches et des poèmes, tous axés sur la question des droits de l’enfant à l’éducation, à la santé, à la nourriture et au bien-être.


« Les enfants que nous voyons aujourd’hui sont l’avenir de notre pays. Si un pays n’a pas d’enfants, il n’a pas d’avenir. Il est appelé à disparaître. Nous avons tous constaté ce que ces enfants viennent de réaliser. Ils nous montrent leurs envies d’apprendre et de faire avec le peu dont ils disposent. Je suis très fière d’eux », a déclaré Marie Serra, présidente de l’Association ‘’Enfant-Amour-Avenir’’ au RJDH.


L’Ambassadeur de France a affirmé avoir effectué ce déplacement parce que le mois de Mars est consacré à la francophonie. « L’enseignement est le pilier du développement. J’ai aimé le spectacle qu’ont fourni ces enfants. C’est une école un peu spéciale au sein de laquelle il y a un centre médico-social qui apprend à ces enfants les éléments de la contraception et les modes de transmission et de protection du VIH/Sida », a-t-il dit.


L’école de Yamboro est créée et inaugurée par l’Association ‘’Enfant-Amour-Avenir’’ depuis 2009. Ce complexe est composé d’un jardin d’enfants, d’une école primaire et d’un centre médico-social sur financement de la Force Multinationale en Afrique Centrale pour le compte de l’Union Européenne et de la France.


Dans le cadre de sa mission et sa philosophie « Tout pour enfant avec amour pour avenir », compte réaliser d’autres projets dans l’intérêt des enfants de Centrafrique. Des efforts et des bouées d’espoir qui se profilent à l’horizon pour l’éducation nationale, quand on sait que dans certaines régions du pays, l’éducation dépérit. (voir le lien :


 http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com/2013/02/26/bangui-letat-des-ecoles-tres-deplorable-en-republique-centrafricaine/).

 

 

 

BOALI : DYSFONCTIONNEMENT DES ACTIVITÉS SCOLAIRES À CAUSE DU MANQUE D’ENSEIGNANTS

 

 

ecole centro

 

 

Boali, 5 mars 2013 (RJDH) – L’école primaire du secteur Pama dans la sous-préfecture de Boali (sud-ouest), connaît un dysfonctionnement dû au manque de personnel enseignant. Cet établissement d’un cycle complet et qui compte plus de 300 élèves n’est tenu que par un seul enseignant contractuel.


En absence des enseignants, l’unique instituteur contractuel, Pierre Mborokonzon Kollongo, se dit obligé de tenir tous les niveaux au quotidien.


« Par jour, je m’organise à enseigner les élèves par niveaux. Les enfants inscrits en Cours préparatoire niveau 1 et 2  suivent les enseignements de 7 heures à 9 heures. De 10 heures à 11 heures 30 minutes, je prends les élèves de cours élémentaire du premier et deuxième niveau, et ceux de cours moyens entrent de 11 heures 30 minutes pour sortir à 13 heures 30 minutes », a-t-il expliqué.


Cette situation fait que les parents d’élèves préfèrent orienter  leurs enfants vers d’autres activités au détriment des études. Parce que « la qualité de l’enseignement n’est pas appréciable dans la mesure où toutes les salles de classes ne sont tenues que par un seul enseignant », a mentionné un père d’enfant.


L’école Pama a été créée depuis 1965 et elle a été réhabilitée en 2009 par l’ONG ICDI.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 22:57

 

 

 

éléments-de-la-séléka-au-nord-de-damara-le-21-fc3a9vrie

 


05/03/2013 à 19h:07 Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

 

Près de deux mois après la signature des accords de Libreville, les opérations de cantonnement des troupes de la Séléka ont débuté, dimanche 3 mars. Mais plusieurs chefs de la rébellion sont récalcitrants, et le mouvement paraît plus que jamais divisé.

 

Bangui, vendredi 1er mars. Souffrant, selon son entourage de « problèmes neurologiques » depuis près d'une semaine, Michel Djotodia est évacué vers Libreville. Particulièrement atteint, c'est sous perfusion que le vice-Premier ministre, ministre de la Défense, et leader de la Séléka quitte la capitale centrafricaine.

 

Son absence intervient au plus mauvais moment. Le lendemain, Djotodia devait accompagner le Premier ministre, Nicolas Tiangaye, à Damara (80 km de Bangui), lors du lancement des opérations de cantonnement des troupes de la rébellion. Ces dernières sont censées se retirer vers trois villes : Bria, Kaga Bandoro et Ndélé. Mais l'ancien opposant au président François Bozizé a toutes les peines du monde à convaincre certains éléments rebelles d'obtempérer.

 

Dimanche, après d'intenses négociations, Tiangaye a finalement réussi à obtenir de la Séléka que les 1 800 hommes basés à Damara se retirent vers Sibut, à 187 km de Bangui. « Ce n'est en rien un retrait, tempère un diplomate en poste à Bangui. En contrôlant Sibut, la Séléka bloque toujours l'axe nord-sud ». Près de deux mois après la signature des accords de Libreville, un mois après la nomination du Premier ministre, la rébellion occupe encore sept localités réparties entre le nord, le centre et l'est de la République centrafricaine : Kaga-Bandoro, Sibut, Alindao, Ndélé, Bria, Bambari et Samoandja.

 

Sentiment de trahison

 

Au sein d'une rébellion par essence hétéroclite, les divisions entre les responsables politiques qui ont intégré le gouvernement et les militaires sur le terrain s'affichent désormais publiquement. Les tensions sont vives - des incidents armés ont eu lieu, lundi soir, à Sibut - et les alliances de circonstance pourraient bientôt voler en éclats. « Le sentiment général est que les chefs se goinfrent et que les soldats se sont battus pour rien », confie notre diplomate.


Lundi, l'un des porte-parole militaires, le colonel Narkoyo, a déclaré conditionner le retrait des troupes à la « libération de nos prisonniers et le départ des forces étrangères (sud-africaines et ougandaises) ». Le ministre de la Communication, Christophe Gazam Betty, considère de son côté que cette position n'est pas celle de la hiérarchie de la Séléka, pour qui le cantonnement des troupes ne doit pas faire l'objet de conditions.

 

Hostile à tout compromis, la Convention des patriotes pour la justice et la paix fondamentale (CPJP) du général Nouredine Adam a d'ores et déjà quitté le mouvement. Le 29 février, ce sont des éléments de cette faction, à bord de 5 à 6 pick-up lourdement armés venus du Tchad, qui ont attaqué la localité de Sido, en zone frontalière. Les combattants, une petite centaine, ont visé la sous-préfecture, la base des forces armées centrafricaines, la gendarmerie, le poste des douanes et le commissariat.

 

Si Christophe Gazam Betty a qualifié l'attaque d'« acte de folie », le commandement de la rébellion ne souhaite pas, pour le moment, utiliser la force contre ses anciens camarades, et préférerait négocier. Car à Bangui, on craint ouvertement que cette faction ne parvienne à rassembler les mécontents de la Séléka et à reprendre l'offensive. Tout serait alors à reconstruire.

________


Par Vincent Duhem

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 19:37

 

 

 

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 03:47

 

 

 

 

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le boziziste Me Opalagnen député KNK de Mongoumba, se fait fièrement ici porter en tipoye

 

 

OUBANGUI PERSPECTIVES

 

 

LA BOZIZIE, UNE COUR PEUPLEE DE BOUFFONS

 

Bonne nouvelle !

 

L'Assemblée Nationale ou, plutôt, l'assemblée familiale de la République Centrafricaine a repris ses travaux.

 

Elle a même trouvé des solutions originales pour  engager résolument le pays dans la voie de la démocratie et du développement : la création d'un Sénat et la mise en oeuvre d'une politique de décentralisation.

 

Qui peut en douter ? Tout le monde sait que disposer d'un vrai parlement avec deux chambres est une nécessité vitale dans un pays où tout pose problème : manger, se loger, se vêtir, se soigner, se déplacer, s'instruire, avoir de l'électricité ou de l'eau potable, etc.

 

Ces « EXCELLENCES » et ces « HONORABLES DEPUTES » débordés de travail ont, à n'en pas douter, besoin du renfort « D'AUGUSTES SENATEURS » dispensateurs de lumières et appartenant à cette Haute Chambre qui rendra plus efficiente l'élaboration de lois dont les bienfaits immenses pour le cadre de vie des Centrafricains ne pourraient que s'en trouver accrus.

 

Par ailleurs, comment peut-on un instant s'imaginer la République Centrafricaine sans une fonction publique territoriale confiée à des féodalités locales aux privilèges exorbitants et complétant fort utilement une fonction publique nationale déjà bien structurée, dotée de moyens importants et d'une efficacité qui n'échappe à personne ?

 

Qui a dit qu'il n'y avait ni État ni administration en Centrafrique ?

 

Les fonctionnaires territoriaux issus de la politique de décentralisation pourront au moins soulager la fonction publique nationale de ses nombreux fardeaux, notamment les nombreuses années d'arriérés de salaires.

 

On reconnaît là toute la subtilité de l’acception très particulière de la générosité et de l’humanisme selon BOZIZE et sa cour.


Il est de sagesse populaire que, de même que le chemin à deux paraît moins long et moins pénible, le malheur à deux devient plus supportable et la misère à plusieurs moins voyante et plus acceptable.

 

Trêve de plaisanteries !

 

Chers compatriotes, les Centrafricains peuvent tous les jours se rendre compte que BOZIZE a édifié autour de lui une cour à la fois fantasque et fantasmatique peuplée d'histrions de génie. Mais la scène qui se déroule sous les yeux écarquillés de l'opinion internationale ne fait rire personne, car elle se joue au détriment et au mépris de millions de vies embarquées malgré elles dans un drame aux profondeurs insondables.

 

On est atterré devant tant d'inconscience et d'irresponsabilité.

 

BOZIZE et les siens, munis d'oeillères, n'ont toujours pas compris que la politique est une chose sérieuse.

 

Est-ce vraiment raisonnable de penser qu'en dépit du délabrement et de la paupérisation généralisés, d'un Etat désarticulé et d'une administration dépareillée et embryonnaire, l'urgence en République Centrafricaine serait l'institution d'un Sénat et la mise en oeuvre de la « grande idée » de la décentralisation ?

 

Les promoteurs de ces plaisanteries ont-ils seulement conscience des implications financières matérielles et personnelles d'une décentralisation ? Savent-ils même de quoi il s'agit ?

 

Si on peut encore, avec beaucoup de pincettes et en se bouchant le nez, voire une démarche politique dans ce chaos de la pensée du même nom, il n'y a aucune peine à constater que celle-ci tend désormais vers moins l'infini.

 

Le plus triste pour les Centrafricains qui ne méritent pas un tel sort, est que le ridicule de ces personnes malfaisantes qui ne doivent leurs fonctions et mandats qu'à une cooptation clientéliste et tribaliste, pollue l’image de notre pays. Ces grossiers personnages semblent, le plus sérieusement du monde, convaincus d'impressionner par ces trouvailles qu'ils doivent juger révolutionnaires.

 

Devant tant d'enfantillages, de niaiseries et d'inanités, on est tenté de s'écrier :


BOGANDA REVEILLE-TOI, ILS SONT DEVENUS FOUS !


Centrafricaines, Centrafricains, prenons garde que BOZIZE et les siens n'organisent un incendie géant qu'ils proposeraient au pays, sourire aux lèvres, comme un brasier salvateur !

 

Latillé le 3 mars 2013

 

Maître Ignace OUNDA-MEYBI

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 03:42

 

 

 

 

COMMUNIQUE

 

 

Madame TINOR Nathalie et ses enfants à Fleury les Aubrais en France

Monsieur GAMBA Jean Rock et ses enfants à Bangui

Monsieur ZALAGOE Achille et ses enfants à Bangui

 

La famille GOUANDJIA à Bangui

La famille PLISSON à Bangui

La famille TINOR à Bangui et en France

La famille MARZOUK à Bangui et en France

 

 

REMERCIENT

 

 

La Communauté  Centrafricaine d’Orléans,

les parents, amis et connaissances,

 

les voisins du quartier Mandaba (Boy-Rabe) ainsi que le Curé de l’Eglise Saint Bernard  (Boy-Rabe) à Bangui,

 

pour  leurs  soutiens et assistances  apportés lors du décès de notre mère, tante et grand-mère GOUANDJIA Olga Henriette dit Mémé du quartier

 

Que Dieu vous Bénisse! 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 03:13

 

 

 

soldats-tchadiens-le-24-janvier-2013-a-niamey 987293

 

 

Le Monde 4 mars 2013

 

Cinq jours après le lancement de l’opération Serval au Mali, le 16 janvier, le président tchadien Idriss Déby annonçait l’envoi d’un contingent de l’Armée nationale tchadienne (ANT) pour combattre les groupes djihadistes au Mali, en coordination avec les forces de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali). Bien que non membre de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), le Tchad a envoyé le plus gros contingent africain dans le pays. Quelque 2 400 soldats, placés sous le commandement du fils du président, le général Mahamat Idriss Déby Itno, sont aujourd’hui déployés dans le pays.


Montés à bord de colonnes de chars et de 4 x 4 surmontés d’auto-mitrailleuses, les premiers soldats tchadiens sont arrivés au Mali, le 26 janvier, depuis le Niger voisin. De Gao, à Kidal, jusque dans le massif des Ifoghas, à l’extrême nord-est du pays, les troupes du général Déby Itno ont appuyé la progression des forces françaises. Avec pour seule et unique mission, selon ses termes, de « combattre le terrorisme et de l’éradiquer de la région. »

 

COMBATS À « TRÈS COURTE DISTANCE »

 

Aux côtés de l’armée française, les soldats tchadiens sont en première ligne de la « seconde phase » de l’opération Serval lancée il y a quatre semaines pour protéger Bamako d’une offensive djihadiste, et débarrasser le nord du Mali des groupes armés islamistes. Alors que les autres contingents africains sont principalement stationnés dans le sud du Mali, plus de 2 500 soldats venus du Tchad et du Niger appuient 4 000 militaires français (forces spéciales, unités parachutistes, légionnaires) dans leur avancée contre les groupes djihadistes retranchés dans le massif des Ifoghas, une zone désertique et montagneuse dans le nord-est du Mali.

 

Dans cette zone, et plus particulièrement dans la vallée d’Ametettai, qui semble être l’épicentre des combats, ils traquent les djihadistes dans des grottes et des cavernes dans des vallées difficiles d’accès, avec le soutien des populations locales et de Touareg qui leur servent de guides. Soutenus par des avions et des hélicoptères de combat qui préparent l’intervention des forces terrestres, ils infligent de lourdes pertes aux djihadistes lors de violents combats à « très courte distance ».

 

Les forces tchadiennes ont ainsi affirmé avoir tué l’émir des régions du sud d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), Abdelhamid Abou Zeid, ainsi que l’ancien émir d’AQMI, le chef islamiste Mokhtar Belmokhtar. Une information non confirmée par Paris, Bamako et Alger. Ces victoires ont cependant été payées au prix fort par les troupes tchadiennes : le 22 février, 26 soldats tchadiens sont morts dans des affrontements avec les forces djihadistes dans le massif des Ifoghas.

 

UNE MAÎTRISE DU TERRAIN

 

Dans ce combat en zone désertique et montagneuse, les combattants tchadiens disposent d’atouts de taille. « Ce sont des troupes extrêmement aguerries au combat dans le désert, contrairement aux armées de la Cédéao », relève Philippe Hugon, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) en charge de l’Afrique. « Ils supportent bien la chaleur extrême, ils savent que l’adversaire est très mobile, car c’est une guerre de pick-up, où les djihadistes se déplacent tout le temps », ajoute le chercheur. Or, les soldats tchadiens ont eux aussi une parfaite maîtrise des déplacements rapides dans le désert, sans points de repères.

 

« Les combattants tchadiens connaissent bien ce type de relief et ont une mobilité, une rusticité tout à fait adaptées. Ils se battent avec des méthodes assez comparables à celles employées par les para-militaires des groupes djihadistes », renchérit Pascal Le Pautremat, spécialiste des questions de défense. L’Adrar des Ifoghas ressemble en effet beaucoup aux chaînes de montagnes du Tibesti, dans le nord du Tchad, où l’armée tchadienne avait, en 2004, mis en déroute le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) du célèbre Abderazak « el Para », dont le mouvement avait infiltré le Tchad. Dans cette même région, les soldats tchadiens ont également traqué dix années durant, entre 1993 et 2003, la rébellion du Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT).

 

UNE ARMÉE D’EXPÉRIENCE

 

L’armée tchadienne est réputée pour être l’une des meilleures de la région, avec 30 000 militaires actifs et des moyens modernes financés par le pétrole. « Il y a certainement au Mali le fleuron de cette armée tchadienne », indique Philippe Hugon. Des éléments de l’armée pour l’essentiel issus de l’ethnie des Zaghawa fidèle au président Déby – qui en est issu – et composés notamment de forces spéciales antiterroristes formées par l’armée américaine en 2004.

 

Intervenus dans les différentes opérations militaires au Tchad, leur réputation n’est plus à faire. Les Tchadiens se sont illustrés contre plusieurs rebellions dans le Darfour soudanais. En décembre, juste avant de s’engager au Mali, l’armée tchadienne s’est également positionnée en « force d’interposition » en Centrafrique voisine, pour stopper la progression de la coalition rebelle du Séléka, qui s’était emparée de la majeure partie du pays avant de se retrouver aux portes de Bangui.

 

Autre atout de taille : les soldats tchadiens ont l’habitude d’opérer avec l’armée française. Cette dernière avait mis en place au Tchad les opérations Manta (1983) et Epervier (1986), apportant une aide décisive à l’armée tchadienne face aux troupes libyennes, alliées à l’opposant tchadien Goukouni Ouéddeï. « Il y a une tradition d’action, de formation et d’encadrement français au Tchad », indique Philippe Hugon.

 

GAGNER EN POIDS POLITIQUE

 

Pour Philippe Hugon, le soutien précieux apporté par l’armée tchadienne a certainement un prix. « Quoique le président Déby avait une dette vis-à-vis de la France qui lui a sauvé la mise en intervenant militairement pour empêcher l’armée soudanaise de le renverser en 2008″, ajoute le chercheur. Il demeure que l’implication du Tchad dans la guerre au Mali est aussi un moyen pour Idriss Déby de se placer en garant de la stabilité de la région sahélienne et d’éviter la progression de djihadistes vers son pays.

 

La guerre au Mali constitue en effet pour le Tchad une sorte de « guerre préventive » face la menace djihadiste, note Philippe Hugon. Une menace djihadiste qui s’est accrue dans plusieurs pays limitrophes, à l’instar du Nigeria où les violences de la secte Boko Haram et leur répression par les forces de l’ordre ont fait environ 3 000 morts depuis 2009. « Ce danger (islamiste) nous menace aussi. (…) Nous devons considérer la situation du Mali comme étant la nôtre propre. Parce qu’aucun des pays du Sahel ne peut aujourd’hui prétendre y échapper et agir seul pour l’enrayer. Aller au Mali, c’est le combat des Tchadiens », a ainsi affirmé sans détour le député et principal opposant Saleh Kebzabo.

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 02:28

 

 

 

Yangouvonda Bozizé F

 


http://www.centrafriquelibre.info   le 04 mar 2013

 

«  On ne décide pas de devenir chef de l’État, on décide d’en finir avec telle ou telle forme de brimade, d’exploitation, de domination. C’est tout «  vivre Africain, pour vivre libres et dignes »dixit Thomas Isidore Sankara, président fondateur du Burkina faso.

 

Dans deux semaines, c’est à dire le 15 mars, Bozizé fêtera l’anniversaire de sa dixième année d’accession au pouvoir par les moyens que l’on sait. Depuis dix ans, en dépit de la légitimation de son pouvoir par des élections jugées non transparentes, Bozizé s’est toujours obstiné à organiser des festivités pour commémorer cette prise de pouvoir par la force. Mais cette fois la donne a changé.

 

Le pouvoir de Bozizé a bigrement vacillé et montré ses limites devant la planète depuis l’attaque de la coalition Seleka qui contrôle toujours plus de la moitié du territoire centrafricain. Le président centrafricain s’active actuellement à préparer une contre-offensive en lieu et place des accords de Libreville qui ont amputé une grande partie de ses prérogatives.

 

Après dix ans de pouvoir sans partage, la RCA a reculé de plus de 30ans au point de ne plus avoir des institutions solides. Les frontières du pays sont devenues des passoires, transformées en lieux de trafics d’ivoire et des ressources naturelles entre les bandits étrangers de grands chemins et des complices locaux.


Bozizé en voulant coute que coute devenir président a pactisé avec le diable et les conséquences parlent pour elles-mêmes. La déliquescence du pays est donc née de l’acharnement d’un homme de surcroit nul avec des limites intellectuelles avérées, de sa volonté à devenir président et de mourir au pouvoir.

 

Comment comprendre qu’après avoir réussi son coup d’État, Bozizé ait  maintenu une centaine de soldats d’élites Tchadiennes au sein de sa protection rapprochée? Il y a sans doute une clause sécrète qui fait de la RCA un protectorat Tchadien qui a été signé entre Déby et Bozizé.

 

Le Tchad en mettant à la disposition de la RCA ses soldats pour protéger le président Bozizé implique de facto une soumission à son endroit. La Centrafrique est restée une décennie sous la tutelle du Tchad, elle a même perdu sa souveraineté, et c’est pour retrouver sa fierté que Kangara s’est tourné vers les Sud-Africains, un autre mauvais choix.

 

Très énervé, le protecteur Déby a retiré ses soldats et quelques mois plus tard, il y a eu le déclenchement des hostilités par la Seleka. En invitant les forces étrangères sur son territoire, le président a dévoilé le positionnement géographique de son pays aux étrangers, acculé, il se plaint contre des agressions étrangères et voit le mal partout. Il ne se passe plus un jour où certains intellectuels centrafricains mettent en cause les Tchadiens qui ont toujours été des peuples frères.

 

Ces deniers dont une majorité sont nés, vivent et contribuent au développement de la RCA depuis des lustres, sont étrangers des manœuvres de déstructuration des Abakar Sabone ou Noureddine Adam, qui sont des officiers auto-proclamés comme Bozizé lui-même qui les a créés de toutes pièces. C’est d’ailleurs le même Bozizé qui a imposé Abakar Sabone dans le gouvernement de Me Tiangaye

 

L’histoire de la libération de la RCA ne peut se réduire à des négociations et à des calendriers politiques souvent décidés par les chefs d’État de la CEMAC, à l’image de Sassou Nguesso pour le conflit en cours.

 

Seule, l’émergence des mouvements nationalistes pourraient contraindre les politicards à se tourner vers les aspirations du peuple Centrafricain. Bozizé dispose encore les moyens s’il veut que la population centrafricaine qui est jeune, garde ses territoires: respecter les accords de Libreville. Les acteurs de la politique et la société civile doivent convaincre les masses populaires et les syndicats à occuper la rue pour basculer la balance en faveur du peuple.


Pour mettre fin aux complots fomentés dans le dos du peuple à l’image du traité conçu dans une opacité entre Déby et Bozizé, les Centrafricains doivent privilégier les libertés fondamentales qui sont des principes chers à la démocratie. Si Bozizé avait organisé un dialogue franc avec l’opposition, le peuple Centrafricain serait unie aujourd’hui pour condamner les tentatives de la Séléka de la prise de pouvoir par les armes.


Bozizé est arrivé au pouvoir à la suite d’un coup de force mené en partie par l’armée Tchadienne, une majorité des centrafricains l’avaient adoubé, aujourd’hui son pays est en débandade.


Les Oubanguiens doivent bannir le messianisme pour soit disant mettre fin à leur misère. Bozizé était décrit comme un messie, un libérateur, mais on assiste aujourd’hui à un drame, seule la mise en place des institutions solides leur permettra de vivre dans la prospérité. L’histoire retiendra que c’est Bozizé qui est le premier centrafricain à impliquer les seigneurs de guerre Tchadiens dans sa lutte pour conquérir le pouvoir.

 


Wilfried Maurice Sebiro

 

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