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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 05:02

 

 


08/04/2013 à 14h:55 Christophe Boisbouvier  Jeuneafrique.com

  

Il est le nouvel homme fort de la Centrafrique. Le rebelle dont Bozizé se méfiait le moins. Aussi rusé que mystérieux, le chef de la Séléka, Michel Djotodia, aura jusqu'au bout caché son jeu.

 

Dimanche 17 mars, une semaine avant la chute de François Bozizé. Alors que les rebelles de la Séléka lui ont lancé un ultimatum, le président envoie une délégation à Sibut pour essayer de les calmer. À sa tête, Michel Am Nondokro Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense. Mauvais choix. Le chef de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) ne va rien négocier du tout. Bien au contraire, sous prétexte d'être « retenu » par ses frères de Sibut, il va organiser l'assaut final sur Bangui. « Pour Bozizé, c'était le plus modéré des rebelles. Mais Djotodia a bien caché son jeu, remarque un proche du président déchu. En fait, Djotodia est comme Bozizé. Un faux débonnaire. »

 

Michel Djotodia, 63 ans, est un homme mystérieux. Pourquoi ce goût du secret ? Sans doute à cause des épreuves de la vie. Son enfance, il la passe dans la Vakaga, l'une des provinces les plus reculées, dans l'extrême nord-est du pays, là où personne ne s'aventure, sauf des touristes en mal de sensations fortes et des commerçants soudanais à la recherche de diamants, de café et de bois. Sa chance, c'est que son père, un ancien combattant de l'armée française, ait pu quitter son village de Gordil pour vivre à Birao, le chef-lieu de la Vakaga, où il touchait les indemnités de la France.

 

École primaire à Birao, collège à Bambari... Le petit Djotodia fait de bonnes études. Première fêlure : le jeune musulman doit adopter un prénom chrétien, Michel. « En famille, on l'appelait Déya, du nom de son père, mais un enseignant chrétien a décidé qu'il s'appellerait Michel, raconte un de ses camarades de classe. Il est vrai qu'à l'époque tous les chefs de bureau à Bangui étaient chrétiens et que, sans ce prénom, il n'aurait sans doute pas pu décrocher une bourse pour aller à l'étranger. » Après la terminale, le jeune homme s'envole pour l'Union soviétique - la Russie d'aujourd'hui -, où il va vivre quelque quatorze années.

 

Déclic

 

À son retour, Djotodia partage sa vie entre la Vakaga, où il a fondé une famille et créé un commerce, et Bangui, où il occupe divers postes aux Finances et au Plan. Mais la politique s'empare de sa vie. « Chez nous, les Goulas, même si on n'a pas envie de faire de la politique, on y est forcé. Sinon, les gens de Bangui ne nous écoutent pas », explique l'un de ses cousins, qui dénonce le manque d'écoles et d'hôpitaux dans toute la moitié est du pays.

 

Seconde fêlure : aux législatives de 1998, Djotodia se présente à Birao 2 sous l'étiquette du Mouvement pour la démocratie et le développement (MDD), de l'ancien président David Dacko. Il réussit à mettre en ballottage le candidat du président Patassé mais est finalement battu.

 

Le déclic aura lieu à Nyala. Fonctionnaire polyglotte (anglais, arabe, français, russe), Djotodia demande à être nommé consul de Centrafrique dans ce chef-lieu du Sud-Darfour, au Soudan. A priori, le poste est insignifiant. Mais Nyala, c'est la porte du Darfour, des rebelles tchadiens et des diamantaires soudanais qui achètent les pierres de Centrafrique. Sous le régime Patassé, le poste lui échappe in extremis. Après l'arrivée au pouvoir de François Bozizé, en 2003, Djotodia se rapproche du nouveau régime par l'entremise de Lévy Yakité et de Jean Francis Bozizé, le fils du chef de l'État. Avant la présidentielle de 2005, il entre dans la Coordination des cadres pour le soutien à François Bozizé. Quelques semaines plus tard, il est nommé à Nyala.

 

Trou d'air

 

Est-il victime d'une note mensongère des services de renseignements centrafricains ? Ou commence-t-il vraiment à conspirer contre le régime ? En 2006, Djotodia apprend par ses amis soudanais que le président Bozizé réclame son retour manu militari à Bangui. Khartoum lui paye un billet d'avion pour Cotonou, au Bénin. C'est à ce moment-là que l'ex-consul crée l'UFDR, qui lance une première offensive fulgurante sur Birao. Après les frappes de l'armée française, c'est le trou d'air. En décembre 2006, il est arrêté au Bénin à la demande de la justice centrafricaine. Pendant dix-huit mois, le chef rebelle est incarcéré à la prison civile de Cotonou. Après sa libération, en juin 2008, rien ne semble s'arranger. Tandis qu'Abakar Sabone, son ex-compagnon de cellule, rentre à Bangui et rallie le régime, il végète quatre ans à Cotonou, où il fonde une nouvelle famille.

 

Mais son intransigeance finit par payer. En août 2012, à l'appel des « généraux » Noureddine Adam et Mohamed Dhaffane, il rejoint le maquis pour fonder la Séléka. Dans les unités rebelles, on respecte l'homme qui a refusé l'argent de Bangui. La preuve : le 17 mars dernier, près de Sibut, quand il passe en revue les troupes de la Séléka avant de lancer l'offensive finale sur Bangui, il pose sa main droite sur l'épaule de Zakaria Damane - signe, chez les rebelles, que son vieux compagnon de l'UFDR lui fait allégeance. Pour l'instant, dans les rangs de la Séléka, nul ne semble contester son autorité.

 

Que fera le nouvel homme fort de la Centrafrique lors de la présidentielle de 2016 ? « Vu son caractère, je doute qu'il s'efface, confie l'un de ses frères d'armes. Il n'aime pas beaucoup être contredit. Après une discussion un peu vive, il peut rester trois semaines sans vous adresser la parole. » Le 24 mars, au soir de sa victoire, quand un reporter de RFI lui a demandé combien de temps il comptait rester au pouvoir, sa réponse est partie dans un rire : « Nous venons seulement de commencer et vous me demandez combien de temps je vais rester ! »

Lu pour vous : Centrafrique : Michel Djotodia, du maquis aux lambris
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 04:50

 

 

 

Le Comité ad’ hoc des Centrafricains de l’Etranger a l’honneur de porter à la connaissance de la Communauté Centrafricaine établie à l’étranger, qu’elle conteste la démarche entreprise par le compatriote dénommé MAURICE OUAMBO, qui a cru devoir émettre une convocation aux fins du vote des représentants de la Diaspora devant siéger au Conseil Supérieur de la Transition.

Il est en effet utile de préciser que :

 

  • Mr OUAMBO MAURICE avait en son temps, bénéficié d’une nomination politique au poste de Chargé de Mission de la Diaspora ;
  • Ce poste lui avait permis dans un passé récent de prendre publiquement sur RFI ; France 24 des positions sur lesquelles il n’est plus besoin de revenir… ;
  • Depuis le 24 Mars 2013, le décret de sa nomination est devenu caduc ;
  • En l’absence d’une Ordonnance prise récemment par la nouvelle Autorité, le confirmant à ce poste, il est juste de considérer que le poste de Chargé de Mission de la Diaspora  demeure vacant et  même s’il en était le cas , il n’appartient  pas à un ;
  • A ce titre, il ne dispose d’aucune qualité pour convoquer la communauté, encore moins pour poser un acte engageant ladite communauté ;
  • Seul le Consulat de Centrafrique a la charge,  pour peu qu’il soit instruit expressément par son Autorité de tutelle, d’organiser l’élection des représentants au Conseil Supérieur de Transition ;
  • En émettant cette convocation, Mr OUMBO MAURICE usurpe une qualité qu’il n’a plus, et que nous sommes en droit de suspecter des manœuvres.
  •  

En conséquence,  au regard du vide en la matière depuis le changement du 24 MARS 2013 d’une part, et de l’urgence en ce qui concerne la désignation desdits représentants au CST d’autre part, le Comité ad’ hoc des Centrafricains de l’étranger recommande :

 

A tous les compatriotes de ne pas répondre à cette « convocation », qui apparaît comme une provocation, car cette élection n’aura pas lieu ;

 

Par contre le Comité Ad ‘hoc informe les compatriotes que le quota de deux (2) sièges réservé aux Centrafricains de l’étranger paraît insignifiant au vue du poids que nous représentons.

 

A cet effet, une grande consultation est en cours pour déterminer la conduite à tenir sans interférence extérieure, afin d’adopter consensuellement une chartre visant  les engagements ; critères ; directives et modalités du choix des représentants.

 

Fait à Paris, le 08 AVRIL 2013

 

      Pour Le Comité Ad ‘hoc de la Diaspora de Centrafricains

 

 Crépin NGOKO NZENGUET

 

 

 

 

COMMUNIQUE Comité Ad Hoc Centrafricains de l'étranger
COMMUNIQUE Comité Ad Hoc Centrafricains de l'étranger
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 04:23

 

 

BANGUI : UNE SITUATION SÉCURITAIRE ENCORE PRÉCAIRE

 

Bangui, 8 mars 2013 (RJDH) – En dépit des mesures prises par les nouvelles autorités visant à ramener la paix sur l’ensemble du territoire centrafricain, la situation sécuritaire reste encore très précaire dans le pays et dans la capitale Bangui. Des pillages se poursuivent dans certains coins, des coups de feu  ne cessent de se faire entendre, des vols à main armée se multiplient. Une situation qui bloque la reprise  effective des activités socioéconomiques.

 

La situation sécuritaire n’inspire plus confiance en ce moment dans la capitale centrafricaine. Depuis leur prise de pouvoir le 24 mars dernier, les éléments de la Séléka règnent en maîtres dans la ville de Bangui. En dépit de l’assurance donnée par des leaders militaires de cette rébellion, les éléments sur le terrain continuent de commettre des exactions sur la population civile.

 

Pour faire face à cette situation, le ministre d’Etat, chargé de la sécurité publique a sorti un arrêté en fin de la semaine dernière,  interdisant aux éléments de cette rébellion de porter  les armes dans les  villes  et de circuler dans les quartiers sans autorisation expresse, de faire de tirs injustifiés. Ce décret précise également que les éléments qui iront en marge du texte, seront traduits devant la justice.

 

Seulement, cet arrêté n’est pas du tout observer par les éléments de la Séléka, qui détiennent toujours les armes dans toute la ville de Bangui. En illustration, ce lundi dans le 4e arrondissement de Bangui sur l’avenue de l’indépendance, un élément de la Séléka a été tué par ses compagnons d’arme, pour une histoire de partage de butin.

 

Une  situation qui a perturbé la circulation dans cette localité et a provoqué la  psychose chez plusieurs passants et témoins de l’incident. Le cadavre a été enlevé plusieurs heures plus tard, par les éléments de la Séléka.

 

En dépit d’une police militaire mise en place par les nouvelles autorités, ces actes continuent. Par mesure de sécurité, plusieurs banques de la place n’ont pas encore ouvert la totalité de leur service. Certaines qui osent travailler, font un service minimum et sous surveillance des éléments de la FOMAC, présents dans le pays.

 

La même situation est visible dans plusieurs villes de la Centrafrique où sont présents les rebelles de la Séléka. Des faits qui témoignent de l’instabilité palpable dans le pays, que les nouvelles autorités ont promis de mettre au centre de leurs actions.

 

 

BOZOUM : LA POPULATION EFFRAYÉE PAR LES HOMMES DE LA SÉLÉKA

 

 

Bozoum, 8 mars 2013 (RJDH) – La  population de la ville de Bozoum (nord) a reçu la visite des hommes de la coalition Séléka  le samedi 6 avril. Ces derniers ont tenu une réunion le lendemain avec les autochtones afin de les mettre en confiance. Toute fois dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 avril, des cas d’exactions perpétrés par ces hommes en arme ont  été signalés.


D’après les informations rapportées au RJDH par un habitant de la ville de Bozoum,  au terme de cette réunion, les hommes de la Séléka ont rassuré la population en leur disant de ne pas fuir la ville et de reprendre les activités.  « Ils ont demandé aux gens qui détiennent des armes de les remettre car dans quelques jours ils vont commencer à fouiller les maisons à la recherche des armes », a ajouté la source.


« Mais déjà la nuit même du dimanche, ils  ont commencé à passer dans les maisons et  voler les appareils et les biens des particuliers. Un enseignant du lycée moderne de la ville a été tabassé sans aucune raison par les rebelles, pendant ces opérations », a relaté la même source.

 

 

OBO : LES ACTIVITÉS REPRENNENT AVEC LA PRÉSENCE DES TROUPES OUGANDAISES DANS LA RÉGION

 

Obo, 8 mars 2013 (RJDH) – Les activités ont repris dans la ville d’Obo (sud-est), après les rumeurs d’une attaque des éléments de la Séléka et le départ des troupes ougandaises et américaines de cette partie du territoire en proie aux exactions des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), de Joseph Kony.

 

D’après le constat fait par Radio Zéréda, les éléments de la force Ougandaise et les conseillers militaires américains sont présents dans la ville et mènent des patrouilles. Les services publics et privés ont ouvert leurs portes et le commerce a également repris.

 

Ces forces Ougandaises et américaines sont dans leurs bases et continuent à jouer leur rôle qui est de traquer les rebelles de la LRA et le leader de ce mouvement Joseph Kony.

 

Lors d’une réunion tenue le 3 avril dernier entre l’Union africaine, les organisations des Nations-Unies (ONU) et les autorités ougandaises à Kampala, il a été décidé que les soldats ougandais mis à la disposition de la Force régionale d’intervention (FRI) de l’Union africaine (UA), pour la traque à Joseph Kony, leader de la rébellion de la LRA et ses hommes,  en Centrafrique et continuerons leurs activités. Ces forces se trouvent dans la région sud-est du pays, notamment dans la préfecture de Haut Mbomou où la présence de la LRA est souvent signalée.

 

 

MBAÏKI: LES ACTIVITÉS TARDENT À REPENDRE APRÈS LES PILLAGES

 

Mbaïki, 8 mars 2013 (RJDH) – Les activités peinent à reprendre dans la ville de Mbaïki (sud), après l’incursion des éléments de la Séléka et les scènes de violences et de pillages orchestrés par ces derniers sur la population de cette localité.

 

Selon Simplice Gbanzanka, un habitant joint ce matin par le RJDH, la population vit toujours dans la psychose. Le marché ferme tôt vers midi, les services publics et privés sont restés fermés et les autorités locales sont encore dans leurs lieux de cachette.

 

«  Les activités n’ont pas encore repris normalement dans la ville. Les habitants  qui ont quitté la ville pour trouver refuge dans la brousse et dans les villages environnants n’ont pas encore regagné leurs domiciles », a-t-il expliqué.

 

Il a également fait savoir que cette situation a affecté l’hôpital de Mbaïki, où les malades admis dans ce service sont abandonnés à leur triste sort à cause de l’absence du personnel soignant et le pillage de cet hôpital par des éléments de la Séléka. «Les gens se retrouvent actuellement à l’hôpital sans soins, parce que le personnel soignant n’est pas sur place. Et les éléments de la Séléka ont pillés et emportés tous les matériels y compris les stocks de médicaments », a dit Simplice Gbanzanka.

 

La même source a par ailleurs souligné que le prix des produits de première nécessité et d’autres produits a sensiblement augmenté. «  Un litre du pétrole qui coûtait 680 FCFA est actuellement à 1500 FCFA, le savon qui se vendait à 150 FCFA coûte en ce moment 250 FCFA. Tout est cher, parce que la majorité des commerçants sont dans la brousse », a ajouté  Simplice Gbanzanka.

 

Les éléments de la Séléka ont investi la ville de Mbaïki, le 30 mars dernier. Plusieurs cas d’exactions, de vols et de pillages ont été enregistrés lors de leur passage dans cette partie sud du pays.

 

 

BANGUI : UN OFFICIER DE LA SÉLÉKA DISSOUS L’ANECA

 

Bangui, 8 mars 2013 (RJDH) – L’actuel bureau exécutif de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA), vient d’être dissout ce lundi 8 avril, par un officier de la coalition Séléka, lors d’une assemblée générale qui a regroupé tous les étudiants à l’Université de Bangui. Certains étudiants approuvent cette décision, d’autres sont restés sceptiques.

 

Selon le constat fait par le RJDH, c’est sur une haute surveillance des éléments de la Séléka, constitués en police militaire que cette assemblée générale s’est tenue. Certains de ces  hommes armés ont bouclé le périmètre sur l’Avenue des martyrs et d’autres par contre se sont infiltrés au sein même de l’Université.

 

D’après les explications de cet officier  de la Séléka, « c’est pour amener de l’ordre au sein du campus Universitaire que nous avons pris cette décision.  Puisque selon nos constats, ce bureau a été imposé par l’ancien régime aux étudiants et tous les membres ne sont pas actuellement à Bangui. Et les étudiants commencent à s’inquiéter, c’est la raison qui nous a motivé à prendre cette décision ».

 

Pour Eric Sélébiro, étudiant en 4ème année de la Science économique, cette décision est la bienvenue pour les étudiants afin de préserver la paix au sein du campus universitaire. « Je suis tout à fait d’accord par rapport à cette décision, parce que les étudiants sont divisés depuis le départ des membres de l’ANECA. Certains veulent l’organisation d’une nouvelle élection dans un bref délai, d’autres refusent. Alors on risque d’assister à une bataille entre les étudiants », a-t-il ajouté.

 

« A mon avis, c’est une bonne décision de suspendre le bureau actuelle de l’ANECA. Parce que ce bureau était dirigé par des gens qui ont une coloration politique, alors que l’objectif de cette association est de défendre les intérêts des étudiants centrafricains », a déclaré Gertrude Matoula, étudiante en 2ème année de droit.

 

D’autres étudiants pensent que c’est une ingérence dans les affaires de l’université qui ne concerne que les étudiants et non la Séléka.

 

« Je me demande sur quelle base juridique, ce colonel de la Séléka peut suspendre les activités du bureau de l’ANECA qui a été élu par les étudiants. Ce dernier n’a pas le droit de prendre des décisions à la place des étudiants », a critiqué un étudiant en philosophie qui a requis l’anonymat.

 

Pour l’un des membres de ce bureau, « il est hors de question que notre bureau soit suspendu par un homme en tenue qui n’a même pas un minimum de connaissance sur le fonctionnement de notre association. Car d’après les textes de l’ANECA, c’est le ministre de l’éducation nationale qui a habilité à suspendre l’ANECA. Nous allons continuer notre activité jusqu’à une nouvelle élection ».

 

Le RJDH s’est rapproché de l’administration de l’Université de Bangui pour avoir sa version des faits, mais celle-ci n’a pas souhaité faire de commentaire.

Dépêches du Réseau des Journalistes centrafricains des droits de l'homme
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 03:57

 

 

 

PARIS, 08 avr 2013 (AFP) - 08.04.2013 17:19

 

L'Organisation internationale de la francophonie (OIF) a suspendu lundi la Centrafrique de ses instances, dénonçant le coup d'Etat du Séléka, et a appelé les nouvelles autorités de ce pays à appliquer les décisions de l'Afrique centrale en vue d'une transition politique.

 

"Le conseil permanent de la francophonie décide, conformément aux dispositions du chapitre 5 de la déclaration de Bamako (qui condamnent les coups d'Etat, ndlr), de prononcer la suspension de la République centrafricaine", a écrit le conseil dans une résolution communiquée à la presse.

 

Cette décision sera réexaminée par le conseil "lors de sa prochaine session, fixée au 28 juin 2013", a ajouté le conseil, précisant que l'OIF restait "disponible pour oeuvrer à l'accompagnement des efforts en vue de la conduite d'un processus de transition inclusif en République centrafricaine".

 

L'ancien ministre belge des Affaires étrangères Louis Michel, envoyé spécial de l'OIF en Centrafrique et récemment rentré de mission, a souligné qu'il s'agissait "d'une suspension temporaire, conditionnée à l'évolution de la situation".

 

"Il suffit que les autorités de transition, de bonne foi, comme elles s'y sont d'ailleurs engagées exécutent les décisions prises par la CEEAC à N'Djamena pour réexaminer cette suspension", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

 

Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) réunis à N'Djamena le 3 avril ont instauré un dispositif de transition en Centrafrique, qui prévoit notamment l'élection d'un président de transition pour une période de moins de 18 mois, la mise en place d'un Conseil national de transition, d'une Cour constitutionnelle et d'un gouvernement d'union nationale.

 

L'OIF compte 56 Etats et gouvernements membres. Quatre pays sont actuellement suspendus des instances: la Centrafrique, le Mali, Madagascar et la Guinée-Bissau.

 

Le secrétaire général de l'OIF Abdou Diouf avait condamné le 25 mars "la prise de pouvoir par la force" de la coalition rebelle Séléka qui a renversé le président François Bozizé au terme d'une offensive-éclair sur Bangui.

 

Le Séléka a jugé que François Bozizé n'avait pas respecté les accords de paix signés en janvier entre pouvoir, opposition et rébellion à Libreville, après une première offensive rebelle en décembre 2012.

 

© 2013 AFP

 

NDLR : Si les chefs d’état de la CEEAC ont considéré qu’il leur était impossible de reconnaître Michel Djotodia et Séléka ce n’est pas l’OIF qui pourrait les désavouer mais le fait que cette dernière dit « appuyer » la transition est significativement encourageant et peut redonner de l’espoir au pays. Selon nos informations, la tonalité des entretiens du PM Nicolas Tiangaye tant à l’OIF qu’avec les autorités françaises va dans ce sens. Pourvu que le processus de mise en place du Conseil Supérieur de Transition aboutisse et tienne compte de la direction arrêtée par le sommet des chefs d’état de la CEEAC de N’djaména. La pagaille commence malheureusement à s’installer avec la voracité de certaines entités issues de la société centrafricaine qui exigent des quotas de représentation totalement déraisonnables. En matière de CNT, l’expérience de 2003 est pourtant là qui semble avoir assez bien fonctionné jusqu’à ce que Bozizé ne vienne tout perturber avec ses ambitions de s’éterniser au pouvoir.  Pourquoi ne pas simplement se référer à cette expérience de 2003 ? 

La Francophonie suspend la Centrafrique de ses instances, appuie la transition
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 03:38

 

 

«  COLLECTIF TOUCHE PAS À MA CONSTITUTION »

Tél : 0022177 782 90 31/779745597

E-mail :touchepasmaconstitution@gmail.com

 

Fait à Dakar, le 7avril 2013

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N°24

 

Le collectif « Touche pas à ma constitution » tient à informer la communauté nationale qu’il n’est de près ni de loin lié à aucune manifestation de soutien au SELEKA.

 

Dès la veille du putsch du 24 Mars 2013 le collectif a eu à condamner fermement cette manière d’accession au pouvoir conformément à la constitution du 27 Décembre 2004 qui a été suspendue.

 

Cependant, nous n’avons que deux (2) représentants à Bangui, en la personne de Romaric NDOROMA SEREFIO et Patrick GNIKOLI respectivement représentant et représentant adjoint du collectif.

 

Certains  compatriotes multiplient les démarches auprès des nouvelles autorités issues du changement brusque du 24 mars dernier au nom du collectif dans un souci d’obtenir des postes.

 

De ce fait, seules les personnes citées ci-dessus ont habilité à agir au nom du collectif.

 

NB : Le régime déchu du Général président pasteur nous a consultés en vain, ceux  dont nous détenons les preuves à ce jour. Pour ce faire notre combat est patriotique et non pour un intérêt partisan.

 

Le Secrétaire Général

 

 

Mandela YAPENDE

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 03:25

 

 

Par RFI lundi 08 avril 2013

 

En Centrafrique, cela fait maintenant deux semaines que François Bozizé a été renversé par la Seleka. Aujourd’hui, un voile se lève sur la nature de ce régime. Reportage à  Bossembele, à 150 kms au nord de Bangui, où l'armée se livrait à des actes de torture sur les prisonniers.

 

A Bossembele, François Bozizé a perdu ses galons de stratège militaire et sa dignité de père de la nation. Une seule cause n’explique jamais l’effondrement d’un régime mais dans cette petite ville, le président déchu a profondément creusé la tombe de son pouvoir.

 

Sur le plan militaire, tout d’abord. En plaçant armes et munitions aussi loin du palais qu’il espérait défendre, François Bozizé a fait un cadeau inespéré à la rébellion. La poudrière a été prise sans difficulté le 22 mars, et deux jours plus tard la Seleka entrait victorieuse dans Bangui. A Bossembele, ses ennemis ont fait main basse sur 17 containers. Des obus et des munitions de tous calibres, des roquettes antichars, des armes en pagaille. Une véritable aubaine pour une rébellion en campagne.

 

« Guantanamo »

 

Sur le plan humain, la prise de Bossembele permet de découvrir la face la moins glorieuse de ce régime. Une maison d’arrêt civile baptisée« Guantanamo »  et des geôles dans le camp militaire jugées encore plus infernale pour ceux qui ont fréquenté les deux bagnes. Ali Garba qui est aujourd’hui un colonel de la Seleka a été détenu huit mois dans la prison militaire. Il raconte les exécutions arbitraires, les tortures, les privations mais aussi la présence ici d’un disparu devenu célèbre, l’opposant Charles Massi.

 

« Je ne l'ai pas vu, mais je sais qu'ils l'ont torturéaffirme-t-il. Parce que nous sommes ici dans la maison où on l'a amené pour être torturé, avant de le renvoyer en prison. Les militaires étaient en train de parler de ça et nous les avons écouté. Ils disaient :"On ne peut pas le tuer sur place, on va le torturer, jusqu'à ce qu'il meurt. Il va souffrir avant de mourir" »

 

Le colonel Ali Garba avoue sans peine qu’il lui sera difficile de cohabiter avec les soldats qui l’ont torturé ou les officiers qui ont couvert ces crimes. Quant au président déchu, il estime que sa place est désormais devant la justice internationale.

Centrafrique: à Bossembele, les fantômes du régime de Bozizé hantent encore la ville
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 03:10

 

 

BOSSEMBELE (Centrafrique) 08-04-2013 à 16h45 (AFP) - Tortures, exécutions sommaires, conditions de détention insupportables: le camp militaire de Bossembelé, à 175 kilomètres au nord de Bangui, révèle les horreurs du régime centrafricain du président François Bozizé, renversé le 24 mars.

 

"C'était horrible. Inimaginable. Je suis resté trois mois et j'ai eu la chance que la communauté internationale se mobilise pour me faire libérer", affirme à l'AFP Herbert Djono-Ahaba, actuel ministre des Mines, membre de la coalition rebelle Séléka, qui était alors député. "C'étaient des tueries. Je remercie Dieu d'être encore en vie", poursuit M. Djono-Ahaba, libéré début 2012.

 

Dans un cadre bucolique à l'entrée de la ville, le camp militaire de Bossombelé est en fait un centre de formation de militaires. Mais une de ses maisons avait été transformée en geôle pour les prisonniers dits "politiques". S'y côtoyaient des militaires et des civils détenus sans procès et considérés comme dangereux.

 

Ils étaient maintenus au secret total, dans l'impossibilité de communiquer avec leurs proches qui, souvent, les croyaient morts ou disparus pour toujours.

 

Les prisonniers ont tous été libérés le 23 mars, au début de l'offensive du Séléka qui a pris le contrôle de Bangui le lendemain. Une colonne de rebelles était passée à Bossembelé pour ouvrir une nouvelle voie vers la capitale et récupérer l'important matériel militaire qui s'y trouvait.

 

Aujourd'hui, dix-sept conteneurs sont visibles dans le camp, et des milliers de cartouches, des obus, des mortiers et des mitrailleuses parfois éparpillés sur le sol.

 

L'unique cellule de 40 m2 pouvait contenir jusqu'à 35 personnes. A la libération du camp, il y en avait 17.

 

Yaya Issa, membre de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une des rébellions composant aujourd'hui le Séléka, y a passé plus de deux ans.

 

"On m'a torturé, frappé. Une fois, un GP (garde présidentiel) m'a tapé du soir au matin. 240 coups avec une cordelette militaire. Après, il a pissé sur mes blessures", raconte-t-il, exhibant les stigmates sur sa tête et son dos. "Je me disais que j'allais mourir".

 

"Pendant les quatre premiers mois, je ne suis pas sorti de la cellule. Pas possible de se laver. Les mêmes vêtements. On n'avait pas de toilettes, on faisait dans la pièce. Après, ils ont apporté un seau".

"On mangeait un peu la +boule+ (boule de maïs ou de manioc) une fois par jour. On avait faim. Parfois, pour nous humilier, les GP la jetaient devant nous et on n'avait rien", se souvient-il.

 

Frappés à mort, tués d'une balle

 

Amadou Tidjani, commerçant, avait été arrêté en septembre 2011 en possession de cartouches dont il dit aujourd'hui qu'elles ne lui appartenaient pas. Il a rejoint le Séléka à la libération du camp.

 

"On dormait à même le sol ou sur des cartons. On ne sortait presque jamais. Un seul d'entre nous sortait pour la corvée de seau et d'eau", explique-t-il. Chaque jour, les prisonniers n'avaient droit qu'à cinq litres pour toute la cellule.

 

"Les gardes entraient et te tabassaient, à coups de pieds, de crosse de kalachnikov", dit M. Tidjani. "Parfois, ils sortaient un prisonnier et le frappaient à mort. De mes yeux, je l'ai vu", assure-t-il, expliquant avoir assisté à au moins cinq exécutions.

 

Il exhibe une longue cicatrice boursouflée: "Un capitaine a collé un pistolet sur mon ventre et a tiré. Pour me faire peur", déclare-t-il, ajoutant que ce même officier a tiré une balle dans le pied d'un autre détenu.

 

Selon lui, un "mercenaire français" se trouvait au camp mais il ne l'avait pas vu participer aux exactions.

 

Le colonel du Séléka Ali Garba, auparavant membre de l'armée, a passé trois mois à Bossembélé en 2010 avant d'en être libéré. Lui aussi affirme avoir vu des exécutions sommaires. "C'était l'abattoir de Bozizé. Ils venaient, sortaient un soldat et le tuaient d'une balle. Il ne se passait pas deux jours sans une exécution", soutient-il.

 

Selon lui, il s'agissait surtout de soldats qui s'étaient repliés lors de la prise de Birao (nord) par la CPJP en 2010. Bozizé avait ensuite dû faire appel à l'armée tchadienne pour reprendre la ville.

 

En se promenant à la périphérie du camp, les anciens prisonniers désignent une sorte de terre-plein. C'est là que seraient enterrés les cadavres des victimes. Des os sont visibles. D'humains ou d'animaux? Impossible de répondre en attendant un médecin légiste ou une commission d'enquête.

 

La plupart des geôliers sont aujourd'hui introuvables même si Amadou Tidjani affirme en avoir retrouvé à Bangui. "Certains n'étaient pas méchants et nous donnaient de la nourriture en cachette. Ce n'était pas de leur faute mais celle de Bozizé".

 

Le colonel Ali Garba souhaite que justice soit faite : "Si je retrouve ceux qui m'ont torturé, je veux les arrêter pour qu'ils soient jugés. Bozizé aussi".

En Centrafrique, le camp de Bossembelé, théâtre des horreurs du régime Bozizé
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 03:05

 

 

RELATIF AU CLIMAT MALSAIN AU SEIN DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE DE FRANCE                                                                  ET A LA REUNION DU 09 AVRIL 2013 A L’AMBASSADE CENTRAFRICAINE

 

MUTADIS-MUTANDIS …( les mêmes causes produisent les mêmes effets)

 

Chers compatriotes,

 

Depuis 25 ans nous centrafricains de la diaspora de France , avions compris l’importance de nous unir dans l’espoir de parvenir à un vrai changement sociétal en Centrafrique.

 

Comme dans toutes les luttes, que de trahisons et déceptions, certains camarades adeptes de la prostitution politique se sont invités à la Soupe au détriment des idéaux et valeurs que nous défendons.

 

Force est de constater, qu’à ce jour la prolifération des révolutionnaires de la 25ème Heure après le renversement du régime de Bozizé pose un grand souci organisationnel à notre diaspora.                                            

 

                                                 QUI EST DIASPORA ET QUI NE L’EST PAS ?

 

Un adhérent politique peut il prétendre diriger une structure de la diaspora ?                                              

Pourquoi tant de structures de diaspora Centrafricaine, si celles-ci, ont le même objectif ?

 

Le ridicule est une incarnation Centrafricaine et la stupidité sa valeur intrinsèque.

 

SUIVEZ BIEN MON REGARD

 

Le samedi 06avril 2013 à Paris, 3 organisations centrafricaines qui se réclament proches de la diaspora prennent l’initiative d’une marche «  en soutien au régime ou  pour condamner ce qui se passe au pays).  

                                                                                                                                            

Trois(3) manifestations différentes regroupant à peine 8 personnes par groupe vont avoir lieu , démontrant ouvertement le rejet des organisateurs.

 

Pourquoi ne pas s’entendre et co-organiser une seule marche ?  

                                                                                    

J’ai personnellement été l’adversaire politique du KNK et contesté pluri quotidiennement certaines actions de Mr. OUAMBO Maurice,

 

En réaction au communiqué de presse du « COMITE AD  HOC » nul n’est plus besoin de dire haut et fort que l’heure est au rassemblent et non  à la division .

 

Notre combat est celui de contester la répartition des postes au sein du conseil supérieur de transition, 2 places pour toutes les diasporas centrafricaines Afrique, Asie, Amérique, Océanie et l’Europe s’est se moquer de nous, car sans les actions de notre diaspora, Séléka, les partis politiques et la pensante société civile qui refuse de reconnaitre celle de sa diaspora ne pouvait atteindre ce changement escompté. 

 

En effet, le statut  de monsieur Maurice OUAMBO, alors chargé de mission, dans l’attente de la nomination d’une autre personne, ne constitue pas un obstacle à l’organisation de la réunion du 09 avril 2013, laquelle pourra permettre à la diaspora de se choisir légalement et démocratiquement ses représentants au conseil supérieur  de transition.

 

Il faut faire remarquer que, dans le prolongement de ce qui est dit ci-dessus,  le statut de monsieur Maurice OUAMBO n’étant pas officiellement rapporté par les autorités politiques actuelles de Centrafrique.

 

Mr OUAMBO  a été naturellement et juridiquement chargé par monsieur l’ambassadeur d’accueillir avec lui monsieur le premier le ministre de la transition et recevoir les documents contenant des instructions relatives  à l’organisation de l’élection des représentants de la diaspora qui siègeront au sein du conseil supérieur de transition.

 

L’équivoque étant désormais levée, l’Observatoire Centrafricain  de la bonne Gouvernance invite les centrafricains à venir nombreux à la réunion du 09 avril 2013 à 16- heures précises

 

Le Président

Lucé Raymond BOMONGO

Contact : 0760145957

Twitter : @LRBOMONGO

COMMUNIQUE DE PRESSE de L’OBSERVATOIRE CENTRAFRICAIN DE LA BONNE GOUVERNANCE
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 03:03

 

 

 

L’actualité de ces trois derniers jours relative à la composition et à la répartition des membres élus des entités  visées par l’ordonnance N° 13.001 portant création du Conseil Supérieur de la Transition nous fournit les mobiles de devoir sortir de notre silence pour porter un regard stupéfait sur la manière dont se prennent les organisations de la société civile, les organisations religieuses  et la diaspora France pour s’impliquer dans le débat politique de la transition

A propos de la société civile

 Je note avec stupéfaction et écœurement que la société civile, BOZIZE à peine parti, retrouve de la voix, fait du surenchère, de l’agitation et  très préoccupée par la prochaine mise en place du Conseil Supérieur de la Transition.

 

On peut donc se demander, est il opportun que cette société civile qui a eu du mal dans le passé à animer la vie sociopolitique de Centrafrique et qui n’avait d’existence que protocolairement dans le cadre des nombreux ateliers et séminaires, assaille le débat politique de la création du CST

 

S’il est vrai que la question de la répartition des entités au sein du CST reste préoccupante, ce n’est pas à la société civile de fixer et d’exiger « une recomposition urgente » du CST selon son schéma de répartition.

 

Inutile de rappeler que les dispositions de l’ordonnance  qui fixent la composition et la répartition des membres du CST sont des lois de la République, depuis les actes constitutionnels N°1 et N°2 du 26 mars 2013 portant organisation provisoire des pouvoirs de l’Etat, et qu’à ce titre toute modification du quota des entités telle que le réclame la société civile ne pourra se faire dans le cadre d’une modification de l’ordonnance précitée et non par coup de communiqué de presse.

 

Elle n’avait qu’à s’adresser sans grand bruit au Conseil des Ministres pour tenter d’obtenir la modification des dispositions qui fixent la répartition des entités.

 

A propos de la diaspora France

 

Il faut le dire, la diaspora Centrafricaine  France, à ce jour, n’est qu’un phénomène, elle ne se conçoit que comme un fait de migration de population à partir d’un foyer émetteur. Elle ne s’est jamais constituée en organisation à telle enseigne qu’aucun groupe à Paris ni en province ne peut se prévaloir de la légitimité de sa représentation. A partir de là,  le reste n’est que de l’agitation et de la dissimulation.

 

Comment expliquer le constat de désintéressement de la diaspora France à différent niveau de problèmes que rencontre le pays durant dix ans sous la férule de BOZIZE sans qu’elle bouge le petit doigt et que subitement elle se réveille pour se bagarrer sur la question politique de sa légitimité à siéger au CST.

 

Roger ANDJALANDJI, Paris

 
 
L’excessif dévoiement de la société civile et de la diaspora France par Roger Andjalandji
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 03:00

 

 


Lundi 8 avril 2013 à 22h30


 

Selon une étude de l'institut IMMAR(1) réalisée en novembre 2012, TV5MONDE et FRANCE 24 sont les deux chaînes qui réunissent le plus grand nombre de téléspectateurs à Bangui après la télévision publique de Centrafrique, TVCA. TV5MONDE est regardée en moyenne par 17% de la population des 15 ans et +, résidant dans la capitale centrafricaine chaque jour, et 42% en moyenne chaque semaine, soit près d'un habitant sur deux.

 

Pour FRANCE 24 les scores atteignent respectivement 17% et 43% sur cette même cible. Autre indicateur de la consommation TV, la part d'audience atteint 11,9% pour TV5MONDE et 10,3% pour FRANCE 24, des résultats à deux chiffres très largement supérieurs à ceux des autres chaînes internationales.

 

Réalisée quelques semaines avant le coup d'état, l'étude démontre une nouvelle fois la popularité et la complémentarité des deux chaînes internationales en Afrique francophone. RFI, avec une audience cumulée quotidienne de 39% auprès des 15 ans et +, est la première radio internationale - et deuxième (toutes radios confondues) - la plus écoutée à Bangui, après la radio Ndeke Luka, soutenue par l'ONG Fondation Hirondelle.

 

Source : IMMAR – sondage réalisé à Bangui du 7 au 13 novembre 2012 auprès d'un échantillon de 1 045 personnes représentatif de la population centrafricaine âgée 15 ans et +. 



Source : telesatellite.com

Fortes audiences à Bangui : TV5MONDE / FRANCE 24 / RFI
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