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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 14:26

 

 

 

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declaration-ressortissants-de-Mobaye.JPGdeclaration-ressortissants-de-Mobaye.-2-JPG.JPG

 

Me ZARAMBAUD ASSINGAMBI       GRESENGUET GILBERT       VICKOS JEAN BRUNO

 

 

 

 

LE MINISTRE GAZAM – BETTY  INAUGURE SA FONCTION PAR LA CENSURE

 

 

            Après avoir déclaré lors de la passation de services entre lui et son prédécesseur qu’il rétablirait l’indépendance des journalistes des medias publics, le Ministre GAZAM – BETTY s’est aussitôt contredit en censurant la déclaration du collectif des ressortissants de Mobaye du 12 février2013.

 

            Cette déclaration dénonçait les saccages des édifices publics, le pillage de l’Eglise catholique ainsi que des biens des particuliers, les atteintes intolérables aux droits de l’homme et la terreur instaurée à Mobaye par les rebelles de la coalition SELEKA.

 

            Selon le Ministre GAZAM – BETTY, si l’on en croit son Directeur de Cabinet, la déclaration serait en quelque sorte devenue caduque, au motif qu’une mission de la FOMAC se serait rendue ou devrait se rendre à Mobaye pour ramener ses incontrôlables ouailles à Bambari et les y cantonner.

 

            Selon le communiqué du sieur Eric MASSI, porte parole de la coalition SELEKA, ses rebelles auraient investi Mobaye parce que cette ville servirait de porte d’entrée aux troupes étrangères hostiles qui soutiennent le Président BOZIZE.

 

            A supposer que les troupes de la FOMAC se soient rendues ou doivent se rendre à Mobaye, en quoi cela pourrait-il effacer rétroactivement les exactions déjà commises ?

 

            A supposer que des troupes hostiles à la coalition SELEKA aient débarqué en Centrafrique par Mobaye, ce qui reste à prouver, en quoi cela pourrait-il justifier le saccage des édifices publics, le pillage des biens de l’Eglise catholique et des particuliers, ainsi que les intolérables atteintes aux droits de l’homme qui ont entraîné la fuite en exil de plus de 2300 innocents ?

 

            Quant aux journalistes, pourquoi ont – ils jugé utile de solliciter l’autorisation préalable du Ministre pour diffuser une information véridique et d’une particulière gravité ?

 

            Chassez le naturel, et il revient au galop, le naturel étant ici une culture d’auto - censure.

 

            Le Ministre GAZAM – BETTY, comme le Président MAC – MAHON, doit se soumettre ou se démettre !

 

            Fait à Bangui, le 13 Février2013.

 

            Pour le Collectif des Ressortissants de Mobaye,

 

 

 

                                                                 Maître ZARAMBAUD Assingambi.

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 13:45

 

 

 

Bozizé en difficulté

 

 

 

 

      Association des Centrafricains de la diaspora en France «Touche pas à ma Constitution ».

                Défenseur  des  valeurs Constitutionnelles et des  Droits de l’Homme.

                Enregistrée  par la Préfecture  de Haute  Garonne  sous  le N° W313017876.

                  81, rue Saint- Roch- BP 74184 31031 Toulouse cedex (France).

 

                                                         Mail: collectifcentrafricain@yahoo.fr

                                                              

                                                                                           A

   SON  EXCELLENCE François BOZIZE Président de la République Centrafricaine

                                                    Palais de la Renaissance à Bangui (R.C.A)

 

Objet : Libération immédiate de tous détenus politiques en RCA.

              

Excellence Monsieur le Président de la République,

 

Suite à la dernière crise qui a secouée la République Centrafricaine en date 10 décembre 2012

Dans le seul souci de garantir la paix et l’unité nationale, un dialogue a eu lieu entre les parties antagonistes y compris les forces vives de la nation, à l’issu de ce  pourparler un accord de paix a été obtenu le 11 janvier 2013.

 

Il ressort dans les dispositions de cet accord « que tous les détenus politiques en République centrafricaine doivent  être libérer ».

 

Pendant la dernière rencontre du Chef de l’Etat en date du 17 janvier 2013, au Palais de la renaissance en présence de toutes les parties politiques y compris les Représentants de la Séléka et la toute la presse, la question de libération de tous les détenus politiques a été soulevée par un Représentant de la Séléka.

 

« Le chef de l’Etat François BOZIZE a promis publiquement de libérer tous les détenus politiques  ».

 

Malheureusement aucun prisonnier n’est libre à ce jour, tous sont encore dans les locaux des différentes prisons. Face à ce manque de volonté politique d’appliquer le récent accord de Libreville.

 

Le Collectif Touche pas à ma Constitution  exige immédiatement la libération sans condition de tous détenus politiques en République Centrafricaine.

 

Le Collectif prend déjà l’opinion nationale et internationale à témoins des conséquences fâcheuses qui peuvent avoir  sur la République et invite le Gouvernement de Maître TIANGAYE et le Président de la République de respecter le présent accord de Libreville dont ils sont tous signataires.

Veuillez recevoir Excellence Monsieur le Président de la République nos salutations Républicaines.

 

                                                                                 Fait à Paris le 11. 02. 2013

                                                                

                                                                   Pour le collectif son Représentant en France

 

                                                                 Godfroy – Luther GONDJE- DJANAYANG                                                            

                                                                           

Amphiations:

 

A Son Excellence le Haut Médiateur dans la crise Centrafricaine, le Président  Denis SASSOU NGUESSO.

 

A SON Excellence Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement.

 

A Son Excellence Monsieur le Monsieur  de la Justice.

 

A  Son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de France à Bangui.

 

A Son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur des USA  à Bangui.

 

A  Monsieur le Secrétaire Général de la CEEAC à Libreville.

 

Au Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme.

 

A toute la Presse.

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 13:34

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 04:00

 

 

 

Bozizé et Thomas Yayi Boni

 

 

"Il m'a confirmé qu'en 2016, il ne sera pas candidat (à sa propre succession) et qu'il va respecter les dispositions constitutionnelles" Thomas YAYI-BONI  (Bangui, 30 décembre 2012)

 

Tous les Centrafricains et le monde entier se souviennent encore de ces propos du président béninois alors président en exercice de l’UA au plus fort moment de la crise politico-militaire qu’a connue notre pays en décembre et janvier derniers, à l’issue de sa visite éclair et les entretiens qu’il a eus avec un BOZIZE  acculé et dos au mur. Ce dernier s’était effectivement et solennellement engagé à ne pas être candidat au troisième mandat non constitutionnel qu’il voulait briguer à nouveau après l’expiration en 2016 de l’actuel, ainsi qu’à accepter l’entrée dans son gouvernement des rebelles de Séléka. Ceux qui le connaissent, savent que c’était en réalité à contrecœur et vraiment malgré lui que Bozizé a été obligé de prendre ces engagements.


En effet, selon des informations concordantes et dignes de foi d’une source sûre ayant requis l’anonymat, BOZIZE aurait remis de fortes sommes d’argent à Edouard NGAISSONA et à Elie OUEFIO pour encore acheter et manipuler des jeunes désoeuvrés pour le premier, et, la gente féminine pour le second, en vue qu’ils aillent manifester de nouveau devant les ambassades de  France et des USA à Bangui contre l’interdiction arbitraire à leurs yeux, faite à BOZIZE de briguer un troisième mandat après 2016. NGAISSONA a déjà commencé à distribuer actuellement à ces jeunes, des enveloppes de 5000 F CFA (environ 8 euros et des poussières).

 

On commence donc à comprendre les vraies raisons pour lesquelles BOZIZE a particulièrement tenu à faire entrer Edouard NGAISSONA au gouvernement d’union nationale deNicolas TIANGAYE, et spécialement au ministère de la jeunesse. Comme par hasard, le même NGAISSONA vient de nommer auprès de lui l’activiste de la bonne cause Steve YAMBETE. C’est pour mettre en œuvre ces pseudos mobilisations à des fins politiques des jeunes désoeuvrés avec pour mission de « caillasser » les ambassades de France et des USA, pays dont BOZIZE tient les dirigeants pour être responsables de ses déboires dans son propre pays et de soutenir les rébellions qui cherchent à le renverser avant le jaillissement du premier baril de l’or noir centrafricain.


 Quant à Elie OUEFIO, ancien secrétaire général du KNK et principal auteur des fraudes massives ayant abouti au hold-up électoral de BOZIZE en janvier 2011, il a déserté son ambassade de Kinshasa et ses fonctions d’ambassadeur, et se trouve depuis plusieurs à Bangui on ne sait trop pour quelles raisons. Nous voilà maintenant édifiés. Il s’agit de tenter de casser le verrou empêchant leur vedette BOZIZE de demeurer ad vitam aeternam au pouvoir après 2016. Alors qu’il BOZIZE était prêt à faire sauter le verrou constitutionnel, la crise politico-militaire ouverte par l’avancée fulgurante vers Bangui et les défaites militaires successives des FACA, sont venues tout remettre en question et le contraindre, pour apaiser la tension, à promettre de ne plus être candidat à sa succession après la fin de son mandat en 2016.


Or, tout le monde sait maintenant que BOZIZE n’est ni homme d’honneur ni homme de parole. Il ne tient jamais ses promesses. La preuve : le voilà en pleine manœuvre pour tenter de contourner les engagements qu’il a pourtant pris devant Dieu et devant les hommes et notamment devant son homologue béninois, Thomas YAYI BONI à l’aéroport Bangui-M’poko au moment où la rébellion de Séléka était aux portes de Bangui et menaçait dangereusement d’y entrer. Aujourd’hui, il a visiblement oublié toutes ces péripéties et feint de faire croire qu’il est un président normal, ayant tous les pouvoirs, disposant d’une armée forte pouvant le défendre. Il sait pourtant dans son for intérieur que n’eût été l’intervention rapide de ses pairs d’Afrique centrale, d’abord à N’djaména puis à Libreville, on devait sans doute parler actuellement de lui et de son régime à l’imparfait.  

 

La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 03:57

 

 

 

Me Nicolas Tiangaye

 

 

LE DEMOCRATE n° 2885 du 12 février 2013

 

La lumière doit à présent se faire sur toutes les finances de la République comme cela aurait dû se réaliser jadis lorsque l’Etoile de la Promesse brilla, à travers MM Jean-Paul Ngoupandé et Elie Doté, au-dessus de l’étable du ministère des finances et du budget, en leurs qualités de ministres des finances et du budget à part entière.


Mais en ce temps-là, seuls quelques rares cadres et agents de l’Etat, relevant de ce département et ressortissants des grandes écoles de formation professionnelle spécialisée à savoir, l’ENA, l’ENST, Clermont-Ferrand, Neuilly sur Seine et l’IIAP accueillirent la Lumière et ceux qui les écoutèrent ne tardèrent pas à la déformer et à la dénaturer comme ont tendance à le faire aujourd’hui tous les sténo-dactylographes qui se sont miraculeusement substitués sans gêne aux contrôleurs financiers, aux inspecteurs du trésor, des douanes, des impôts et même aux inspecteurs de finances ; quant à ce qu’ils avaient oublié, ils tentèrent de le remplacer par des idées personnelles et ne réussissent ainsi qu’à faire naître une confusion qui est censée passer aujourd’hui pour vérité intangible pour des règles élémentaires de la comptabilité publique et pour de nobles principes du droit budgétaire.


De peur que tout ne s’écroule si le moindre pilier se révèle faux, on nomme à des postes clés de la direction générale du budget, de la direction générale des impôts et des domaines, de la direction générales des douanes et des droits indirects, de la direction générale du trésor public, de la direction générale des marchés publics, de la direction du contrôle financier, de la directions des ressources humaines, non seulement des sténo-dactylographes, mais surtout des médiocres avérés ne sachant ni lire ni écrire, évidemment sur la base des critères opaques et douteux, ceux de l’appartenance politique, religieuse, régionaliste, clanique, familiale et partisane.


On souille chaque cadre et chaque agent de ce département imbu de rayon de Lumière et susceptible d’apporter la connaissance et d’imposer le respect scrupuleux des règes élémentaires de la comptabilité publique et du droit budgétaire. Et là où rien d’autre n’est possible, on les ridiculise pour moins avec une méchanceté et une perfidie qui montrent clairement à celui qui pense avec lucidité que pareil comportement est dicté par la peur et la non maîtrise réelle de la technicité. Des laideurs qui sont acceptées et entérinées par une inspection générale des finances constituée de fonctionnaires et agents de l’Etat au seuil de la retraite, trainant derrière eux de vieilles casseroles ayant des accointances avec la pègre locale, et devant soumission absolue à la hiérarchie.


Tel est aujourd’hui le visage hideux du département des finances et du budget dont Me Nicolas Tiangaye hérite la gestion ! Un département déserté par toutes les luminosités et toutes les intelligences à cause de la loi du parti pris, et de la propension effrénée à la médiocrité qui y est solidement installée. Un département acquis à la cause d’un groupuscule d’individus sans éducation, sans culture, et sans réelle ambition politique, mais  guidés uniquement par le souci de consommer : tapis rouges, frais de carburant, caisses d’avance, détournements des biens et services à des fins personnelles, etc…Et ce n’est pas pour rien que tout a été astucieusement mis en œuvre pour la nomination dans le GUN d’un ministre délégué aux finances chargé du budget.


Pour marquer à la culotte Me Tiangaye, pour défendre les intérêts du clan, préserver les acquis de la famille, et faire perpétuer la race des fonctionnaires véreux, incompétents, non intègres et partiaux. Et si Me Nicolas Tiangaye ne se montre pas plus entreprenant, plus coriace à manipuler, plus indomptable comme il l’a toujours été, sa crédibilité en prendra irréversiblement un coup et avec elle, la déconfiture à jamais de l’image de la République déjà trop ternie dans le concert des partenaires au développement !


C’est pourquoi, selon les combattants de la liberté et tous les démocrates dignes de ce nom, le temps est venu où tout ce que le cerveau de ces cadres et agents de l’Etat relevant du département des finances et du budget a inventé de malsain devra être balayé de la République pour qu’à l’avenir plus rien ne puisse entraver l’acceptation du principe selon lequel la gestion des finances de l’Etat doit impérativement être différente des formes inconsistantes que la médiocrité, la vantardise présomptueuse et le sens des affaires, l’imagination maladive et l’hypocrisie ont engendrées à partir de l’étouffant marécage de l’étroitesse abjecte, en une soif de puissance temporelle et d’honneurs égoïstes, individualistes, catégoriels et bien entendu terrestres.


Maudits soient à présent tous ces cadres et agents de l’Etat qui, usant de leur appartenance à l’oligarchie, ont détourné les règles de la comptabilité publique et du droit budgétaire de leurs buts, les ont asservies au point que leur strict respect est considéré comme un acte de violation de la loi, et que le détournement systématique des biens et services est devenu légal et légitime. Les oreilles sont bouchées et l’on veille anxieusement à ce que nul courant d’air frais n’y pénètre, et ce uniquement par paresse et par crainte que cet air frais, avec la guérison qui y est liée, n’entraîne l’activité de l’esprit, laquelle implique et impose un effort personnel contrairement à l’actuelle somnolence spirituelle apparemment si commode dont la conséquence est un long et lourd sommeil qui ne fait que laisser mains libres à la ruse de l’intellect déformé et corrompu.


Mais Nicolas Tiangaye doit déboucher les oreilles et ouvrir les yeux de tous ces fonctionnaires indélicats, car même si ses principales missions se résument à la restauration de la paix et de la sécurité, à l’organisation des élections législatives, à la restructuration des forces de défense et de sécurité et à la réforme de l’appareil judiciaire, l’homme a tout de même intérêt à ce que la gestion des finances de l’Etat, afin de bénéficier de l’appui de toute la communauté des bailleurs de fonds, puisse reposer sur un capital humain, compétent, intègre et impartial et sur l’allocation stratégique, efficace, et efficient  des ressources dans les secteurs prioritaires porteurs de croissance.


Pour ce faire, il lui faut nettoyer ce département de tous les ripoux qui fourmillent et qui travailleront sans doute par l’entremise de Dieudonné Tokofeissé à lui mettre des grains de sable dans les souliers. Un ministre délégué dont la dénomination du poste n’est pas claire et précise.


Ce nettoyage à sec devra d’abord toucher le plus immédiat à la primature, un certain Maxime Balalou, chargé de mission en matière de la sécurisation des recettes et du suivi du DSRP dont la responsabilité dans la pérennisation et la légitimation de certaines pratiques frauduleuse des fonds publics ayant trait au pilotage des dossiers de quittances parallèles, des salaires, des pensions, des bourses d’études et des créances dues à des fournisseurs véreux de l’Etat n’est plus aujourd’hui à démontrer. Ensuite s’étendre à tous les chargés de mission près le ministère des finances et du budget dont les critères de nomination sont autant opaques que douteux, enfin viser l’inspection générale des finances, tous les directeurs généraux, les directeurs de services et les chefs de services.


Le faire, c’est enfouir dans le sol les graines de l’espoir en donnant un sens aux Accords de Libreville !


Le faire, c’est créer les conditions élémentaires pour une gestion saine des finances, en mettant un terme à l’hégémonie d’un groupuscule d’individus sans éducation et sans culture sur les finances de l’Etat, en assumant l’entièreté et toute la plénitude de ses fonctions de ministre des finances et du budget et en ne déléguant à son ministre délégué que le rôle d’un simple directeur de cabinet !


Le faire, c’est extraire l’ivraie du blé ! Le faire, ici et maintenant, c’est rassurer les partenaires au développement de la volonté du GUN à tendre résolument vers le respect des règles de la transparence et de la bonne gouvernance.

 

 

Jean-Paul Naiba 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 03:41

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE LHOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 


BANGUI : LES RELIGIEUX DEMANDENT L’ARRÊT DES ATTAQUES DES « INCONTRÔLÉS » DE LA SÉLÉKA

 

 

rebelles de Séléka en RCA


 

Bangui, 12 févr. 13 (RJDH) – Les leaders des trois principales communautés religieuses de Centrafrique ont attiré l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les risques d’affrontements entre chrétiens et musulmans qui pourraient survenir suite aux attaques des éléments rebelles de la Séléka qui se poursuivent à l’intérieur du pays.


Les leaders catholiques, musulmans et évangéliques de Centrafrique qui ont donné une conférence de presse ce mardi 12 février, ont développé des arguments selon lesquels il y aurait un risque de  conflit intercommunautaire, entre chrétiens et musulmans.


« Des églises ont été pillées et saccagées. Des symboles de la religion chrétienne ont été profanés. Par contre, aucune mosquée ni symbole de l’Islam n’a été touché. Nous avons des informations qui font état que ces actes sont en train d’être perpétrés par des éléments de la Séléka, qui sont issus de la communauté musulmane. Ce sont des choses qui pourraient mettre en péril la cohésion fraternelle et interreligieuse vécue plus d’un siècle dans le pays », a fait savoir l’Imam Kobir Layama de la communauté musulmane.


Le Révérant Nicolas Guerekoyame-Gbangou de l’Association des églises évangéliques en Afrique écarte pour lui, le terme des éléments incontrôlés, prononcé par les leaders de la Séléka. « Ces hommes qui pillent, qui saccagent et qui détruisent en ce moment, ont été amenés par leurs leaders. Ces leaders doivent prendre leur responsabilité et faire arrêter cette hémorragie, pour ne pas qu’on puisse arriver à une situation encore très déplorable », a-t-il dit.


Pour l’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, il est urgent qu’une solution soit trouvée. « Si nous avons des revendications à formuler, il faudrait le formuler clairement et distinctement et l’adresser à qui de droit. Mais, aller vers ceux qui ne sont pas impliqués en première ligne dans ces affrontements pour les faire payer est inadmissible », a mentionné le prélat.


Pour faire entendre leur voix, les religieux entendent multiplier dans les prochains jours, des rencontres, avec les leaders de la Séléka, de la force multinationale et du gouvernement afin de faire pression sur les rebelles pour qu’ils puissent cesser les hostilités.


« La population centrafricaine est constituée à 90% de croyants. Ce chiffre est la force que nous disposons afin de faire revenir la paix et la cohésion entre les différentes communauté », a expliqué le pasteur Isaac Zokoué, qui a été aussi présent parmi ces leaders religieux.


Il y a de cela un mois que les accords de sortie de crise de Libreville avaient été signés, mais leur mise en application demeure problématique par les parties signataires.


L’église catholique de Mobaye (sud-est) a été  saccagée dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 février par des rebelles de la Séléka.  D’importants dégâts matériels et d’actes de profanation ont été enregistrés.

 

 

 

BATANGAFO : DEUX PERSONNES TUÉES PAR LES ÉLEVEURS PEULHS

 

zone sous contrôle Séléka

 

Batangafo, 12 févr. 13 (RJDH) Deux commerçants du village de Wogo, localité située à 96 kilomètres de la ville de Batangafo (Nord) ont été tués le 02 février par des éleveurs peulhs.


Selon les témoignages des habitants du village où ce crime a eu lieu, ce sont des éleveurs armés qui sont en complicité avec certaines personnes de la communauté musulmane qui sont à l’origine de cette tuerie. Ils ont érigé des barrières toutes proches du marché hebdomadaire dans le but de racketter les commerçants ambulants. Malheureusement, cet acte a tourné au meurtre.


« Ces deux commerçants ont trouvé la mort lors de l’attaque du marché hebdomadaire  par des éleveurs  peulhs armés », a confirmée l’un des chefs du village Gofo, de la commune de Nana Bakassa.


Il faut signaler que dans la semaine passée, des membres de la communauté musulmane de Batangafo avaient créé une forte tension contre ceux de la communauté chrétienne, mais cette crise était maîtrisée grâce à l’intervention des éléments de forces armées centrafricaines. Toutefois, les membres de la communauté musulmane ont prémédité de régler cette affaire eux-mêmes.


Dans la nuit du lundi 11 à mardi 12 février, les prêtres italiens de l’église catholiques du village de Gofo, localité située à 9 Kilomètres de  la ville de Batangafo (Nord) sur l’axe Kabo ont été victimes de braquage des hommes armés non identifiés.


Selon les témoignages des trois prêtres, victimes de ce braquage ces hommes ont emporté un véhicule pick-up du vicaire de la paroisse  et une importante somme d’argent.


Tous ces cas de tuerie et d’actes de violences dénotent une augmentation de l’insécurité dans la région de Batangafo.

 

 

 

 

MBAÏKI : RECRUDESCENCE DE VIOLENCE CONTRE LES PRÉSUMÉS SORCIERS

 

 

 

Mbaïki, 12 févr. 13 (RJDH) – La justice populaire contre des personnes soupçonnées de sorcellerie devient très récurrente dans la préfecture de la Lobaye (sud). Les victimes sont parfois battues à mort, soit chassées de la localité, malgré des multiples campagnes de sensibilisations contre ces pratiques menées dans cette localité.


Un homme âgé d’une soixantaine d’année a été tué après avoir été battu, le 9 février, par un groupe de jeunes au village de Kenga à 60 kilomètres de la ville de Mbaïki (sud). La victime avait été accusée d’avoir envoûté son petit-fils.


D’après les témoignages recueillis,  les habitants de cette localité ont soupçonné la victime d’être à l’origine de la mort de son petit-fils âgé de 18 ans. Ce dernier souffrait d’une maladie et que  les parents refusent de l’emmener à l’hôpital. Selon eux, c’est le présumé sorcier qui lui aurait jeté un mauvais sort.


« Quand le jeune homme malade est décédé, les habitants du village de Kenga ont battu le présumé sorcier à mort, ils l’ont coupé en morceaux  et l’inhumé le même jour devant sa maison. Le corps de jeune homme a été également enterré au même endroit », a témoigné un  habitant de la localité.

L’ONG Conseil danois pour les réfugiés (DRC) qui lutte également contre la violence faites aux personnes accusées de sorcellerie entend poursuivre les auteurs de ce crime devant la justice.


Un homme accusé de sorcellerie clame  son innocence en essayant de se suicider


Un autre fait s’est produit le même jour, dans la commune de  Bagandou à 70 kilomètres de la ville de Mbaïki. Un homme âgé de 60 ans, père de neuf enfants, s’est éventré afin de clamer son innocence. Celui-ci a été soupçonné de sorcellerie. La victime a été transférée d’urgence au centre de santé pour des soins.


D’après les faits relatés, par Le chef d’antenne de l’ONG Conseil danois pour les réfugiés Euloge Ibrahim, l’homme a été plusieurs fois accusé par la population d’être sorcier.


« La dernière accusation date du 9 février, le jour où il a décidé d’ouvrir son ventre à l’aide d’un couteau. Il a sorti ses entrailles  pour prouver aux habitants de Bagandou qu’il n’est pas sorcier.  De sources médicale, la plaie mesure 20 cm de profondeur », a-t-il expliqué.


Alertée de la situation, la gendarmerie a ouvert une enquête afin de retrouver les présumés coupables qui seraient à l’origine de cette accusation.


La justice s’est lancée à la poursuite des auteurs de crime contre les présumés sorciers


Au village de Boukoko, localité située à 15 kilomètres de  la Mbaïki, deux hommes âgés respectivement  35 ans  et 40 ans qui avaient battu et enterré vivant, une femme qu’ils ont traitée de sorcière, ont été  arrêtés et gardés à vue le samedi 9 février  à la brigade territoriale de Mbaïki.


L’incident s’est produit au mois de janvier, les présumés coupables avaient battu la victime avant de l’enterrer vivante. Elle a été déterrée et transférée à l’hôpital  grâce à l’intervention des forces de l’ordre.


Depuis lors la gendarmerie a lancé une poursuite contre ces jeunes. Ils ont été arrêtés sur instruction du procureur de la République près le tribunal de grand instance de Mbaïki, le magistrat Thierry Hilaire Ouidémona, qui compte les juger et transférer à la maison d’arrêt  de Mbaïki, si les faits seront avérés.


La victime  se trouve encore à l’hôpital pour des soins. La prise en charge est assurée par l’ONG Conseil danois pour les réfugiés.

 

 

 

BANGUI : L’ANECA MÉCONTENTE DE LA GRÈVE DES ENSEIGNANTS VACATAIRES

 

Université Bangui amphi Fac des Lettres


Bangui, 12 févr. 13 (RJDH) – Le bureau exécutif de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA) se dit contrarié de la suspension des activités des enseignants vacataires sur le campus universitaire. Une déclaration faite ce jeudi 12 février par Fleury Pabandji, président de l’ANECA.


« La plupart des enseignants de notre Université sont des vacataires. S’ils sont en grève, cela aura une répercussion négative sur le calendrier des activités académiques. C’est pourquoi nous demandons à ces enseignants de reprendre les cours dans un bref délai pour permettre aux étudiants qui sont en période des examens de terminer leur année académique ».


Fleury Pabandji a également souligné que les enseignants vacataires avant d’enclencher ce mouvement de grève n’ont  pas respecté les textes en vigueur qui régissent  les procédures normales de l’entrée en grève.  La procédure consiste à alerter la hiérarchie, à savoir le staff rectoral, le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SYNAES).


« Les étudiants ne sont pas contre la grève des enseignants vacataires, car ces derniers  sont dans leurs droits. Mais ce que nous déplorons, c’est que ce collectif n’a informé au préalable, ni les autorités rectorales, ni le SYNAES,  encore moins le bureau exécutif de l’ANECA », a-t-il ajouté.


La même source a par ailleurs déploré le fait que « l’Université de Bangui et la seule au monde qui ne respecte pas le calendrier académique comme les autres Universités à cause de ces genres de problème. Donc il est temps que cela cesse afin de permettre à l’étudiant centrafricain d’avancer dans ses études pour le bien de notre pays », a-t-dit Fleury Pabandji.


Les activités académiques sont perturbées depuis lundi 11 février sur le campus universitaire, suite à une grève de trois jours enclenchée par des enseignants vacataires. Ceux-ci réclament le paiement de frais de vacation qui remontent à 2010.

 

 

 

BERBERATI : VERS LA PROMOTION DE LA SCOLARISATION DES FILLES

 

Berberati, 12 févr. 13 (RJDH) – Une dizaine d’écoles primaires et deux établissements secondaires de la ville de Berberati (ouest) ont été sensibilisées sur la scolarisation des enfants en général et les filles en particulier. Cette activité a démarré le 4 février dernier sur initiative du bureau préfectoral des  parrains et marraines de la Mambéré Kadeï, une ONG nationale.


La scolarisation des  filles,  le mariage précoce, les grossesses non désirées, les violences et le harcèlement sexuel  ont   été au centre de cette campagne. La vulgarisation  des textes juridiques en la matière a été également développée.


Cette campagne se poursuit jusqu’à ce jour dans les établissements de la ville. Cette activité a pour cible les élèves, les enseignants et les parents d’élèves.  Elle est  supervisée par Lucie  Mayémawa, présidente du  Bureau préfectoral de l’éducation des enfants en général et celle des filles en particulier.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 23:12

 

 

 

Bozizé gros plan

 

 

Après les remous qui ont mis le régime BOZIZE dans la tourmente, des tractations continuent au sein de la bozizie pour calmer la tension qui est à son comble. Le gouvernement d’union nationale a fait surtout plusieurs déçus et mécontents à la fois dans le clan de BOZIZE. Ainsi pour recaser ses amis qui ont été balayés du gouvernement par la force des choses, BOZIZE préparerait une kyrielle des décrets qui seront pris dans quelque temps. De sources concordantes émanant de son proche entourage, il nommerait très bientôt Alfred POLOKO Directeur de cabinet adjoint à la Présidence en remplacement de M. Roger LANGUE, malade.


Quant à M. Claude-Richard GOUANDJA, ex-ministre de la sécurité publique et concepteur en 2010 du fameux slogan « BDR » pour BOZIZE Doit Rester, il serait pressenti pour réorganiser le KNK agonisant afin de préparer les prochaines législatives où BOZIZE compte garder la majorité pour pouvoir nommer un Premier Ministre de son choix. Ce dernier assurerait en même temps le secrétariat général de la Présidence, resté vacant jusque-là.


Dans la foulée, BOZIZE a profité de l’anniversaire de la mort de sa mère pour tenir une réunion ultra sécrète où il est question d’étudier la meilleure stratégie pour casser le GUN par des actions de déstabilisation programmées. C’est alors que plusieurs décrets ont été signés suite à cette réunion, et selon certains participants à cette réunion, sa maîtresse favorite Renée Madeleine BAFATORO aurait influencé beaucoup de décisions de son bonhomme.


Avec BOZIZE, il n’y a jamais de surprise. Quant au sulfureux Edouard NGAISSONA qui vient d’être promu ministre de la jeunesse par son parent BOZIZE, non seulement il a appelé à ses côtés comme chargé de mission le tristement célèbre Steve YAMBETE, mais il prépare un autre BOZIZE pour lui succéder à la tête de la Fédération Centrafricaine de Football. DJODJO au basket, SOSO au foot ! Il n'y en a que pour BOZIZE et ses enfants. 


C’est donc à son collègue soi-disant député de Gambo, Socrate Bozizé que le ministre de la jeunesse a pensé pour le remplacer et promet de tout faire pour son élection. Par contre, on assiste à une purge à la Police centrafricaine. Le nouveau ministre de la sécurité publique Josué BINOUA se débarrasserait de tous les plus proches collaborateurs de son prédécesseur considérés comme des brebis galeuses et ramènerait ceux qui ont été sanctionnés par celui-ci.


Par ailleurs et à la grande surprise de la bozizie, l’ex-Ministre d’Etat Karim MECKASSOUA qu’on disait en cavale avec une importante cagnotte de la Banque Mondiale, était finalement rentré à Bangui pour les passations de services avec Enoch Derant LAKOUE à l’Economie, au Plan et à la Coopération internationale et Henri POUZERE aux Télécommunications.


La gendarmerie du PK 12 vient de mettre la main sur un braqueur dont l’arme qu’il a utilisée pour son forfait a été reconnue comme provenant du lot de celles qui avaient distribuées sur ordre de BOZIZE à des délinquants notoires et autres « ex-libérateurs » radiés des effectifs des FACA recrutés par DANZOUMI YALO et Eugène NGAIKOISSET alias « le boucher de Paoua » lors de l’avancée de SELEKA et des défaites successives des FACA.     

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 19:12

 

 

 

Ngaissona

Edouard NGAISSONA

 

 

 

Steve-Yambete.JPG

Steve YAMBETE

 

 

Bangui, 12 fév (CAP) – Comme il fallait s’y attendre, ceux qui se ressemblent s’assemblent. A peine installé au ministère de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture, le sulfureux Edouard Patrice NGAISSONA recrute auprès de lui le tristement célèbre Steve Mike YAMBETE comme chargé de mission. Il ne reste plus que Lévy YAKITE, Christian GUENEBEM, Jean Félix RIVA et autres PABANDJI puissent les rejoindre pour que la boucle KNK des prétendus « patriotes » autour du Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine soit bouclée.


Tout ce que sait faire Steve YAMBETE est la délation et la fourniture des fiches mensongères sur certains compatriotes à BOZIZE. C’est ce qui lui a valu son galon et de prétendu titre de détective qui lui permet de soutirer le maximum de fric à ce dernier. Cette nomination de ce Steve YAMBETE dans le cabinet d’un ministre de la République est une prime à la bêtise et une façon de récompenser celui-là même qui, voulant rivaliser avec Lévy YAKITE, l’autre distributeur de machettes et créateur des milices COCORA, a cru devoir lui aussi inventer sa milice, le Comité d'Organisation des Actions Citoyennes, ou COAC pour faire la guerre et la chasse aux Goula, Rounga et parents des dirigeants de SELEKA et autres musulmans.


C’est donc clair qu’avec Edouard Patrice NGAISSONA dont les qualités de chef milicien boziziste et KNK à la tête du ministère de la jeunesse, ce ministère sera transformé en une citadelle pour leur combat autour des thèmes de BOZIZE et pour leur résistance contre tous ceux qu’ils considèrent comme leurs ennemis à abattre, c'est à dire qui luttent pour une véritable démocratie en Centrafrique et une gestion transparente des affaires du pays et la bonne gouvernance.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 18:07

 

 

 

 

 

 

http://www.slateafrique.com   12/02/2013


En démissionnant, le pape Benoît XVI donne un bel exemple aux dirigeants usés qui refusent pourtant de quitter le pouvoir.

 

A bout de forces, le pape Benoît XVI a donc décidé de passer la main. La presse africaine accepte la démission du souverain pontife et tire son chapeau à celui qui n’avait jamais caché son intention de partir au moment voulu.


Et la presse du continent de s’intéresser à l’avenir, avec une questionne qui taraude les esprits: le prochain évêque de Rome sera-t-il un Africain?


Ainsi, Abidjan.net se demande si l'Eglise catholique est prête à désigner un noir à sa tête. Après y avoir vraiment cru, l'Afrique s'était fait voler la vedette lors l'élection de Jean-Paul II, en 1978.


«La mobilisation pour un pape noir reprend»,s'exclame donc Abidjan.net, pour qui le grand favori semble bien le cardinal ghanéen Peter Turkson Appiah.


De fait, les grands titres du Ghana multiplient les portraits de celui dont ils espèrent qu'il succédera à Benoît XVI. Un humaniste, respecté, doué pour les langues… bref, un candidat qui fait la fierté du pays.


Et les espoirs sont grands. Le portail Modern Ghana rappelle d'ailleurs une phrase attribuée au cardinal et qui résonne aujourd'hui pour beaucoup comme une prémonition:


«Si Dieu souhaite voir un homme noir devenir pape, alors gloire à Dieu!» 

 

Le défi de l'unité


Au Nigeria, d'où est originaire un autre cardinal pressenti au poste, on est plus circonspect. La presse du pays s’interroge notamment sur les risques que la décision fait prendre à l'Eglise catholique. Celle-ci restera-t-elle unie?


«Un pape mortel», titre de façon dramatique The Vanguard. Le grand quotidien de Lagos salue le courage du pape, mais souligne aussi la dimension toute révolutionnaire de son acte. Avec cette décision, le pape «entraîne l’Eglise dans de nouvelles traditions» et «signe un nouveau chapitre de l’Eglise romaine».

  

The Vanguard émet également quelques réserves. Dans une autre tribune, le quotidien nigérian se soucie des tensions que la retraite anticipée pourrait entraîner, un souverain qui n’a jamais véritablement montré de velléité à siéger au poste «suprême» avant sa nomination.


L'Eglise catholique sera-t-elle capable d’apparaître soudée avec «deux papes vivants» se demande encore la presse nigériane. La question sera d’autant plus brûlante si le pape est remplacé par un progressiste prêt à s’attaquer à des thèmes qui font débat, tels que l’ordination des femmes.


Au Rwanda, l’annonce est l’occasion de revenir sur les liens privilégiés qui unissent le pape à ce pays d’Afrique de la région des Grands Lacs.


«Puisque son corps s’affaiblit, le pape ne pouvait plus se rendre au Rwanda, mais il prend régulièrement des nouvelles du pays, et se soucie du processus de réconciliation», témoigne ainsi pour le quotidien rwandais New Times Smaragde Mbonyintege, porte-parole de l’Eglise catholique rwandaise.


L'appel à la sagesse


Vue du Rwanda, la démission du pape ne provoquera pas de discordes. Toujours selon le porte-parole de l’Eglise catholique, «cette décision ne doit pas causer de souci aux chrétiens. Au contraire, en la prenant, Benoît XVI laisse derrière lui une contribution importante».


Et le quotidien de se souvenir des paroles du pape en kinyarwanda, une des langues nationales, à l’occasion de ses vœux de Noël aux Rwandais.


La Guinée, moins sentimentale, salue la portée presque politique du geste de Benoît XVI.


Pour le site d'information guineeconakry.info, le pape devrait provoquer l’admiration des «masses laborieuses» africaines. C'est en effet une décision presque historique qui vient d'être prise, et que les «Abdoulaye Wade» du continent, happés par le goût du pouvoir, devraient méditer:


«Pour les populations du continent, la décision de Benoît XVI est, en quelque sorte, aussi un appel à “effet collatéral” à la sagesse, lancé à tous les dirigeants qui, malgré le poids de l’âge et une santé qu’on sait défaillante, refusent d’abdiquer. Au détriment de la prospérité de leur pays et de leurs compatriotes.»


Tous ces débats sur les «candidats» africains à la succession du pape sont vains, pour le site guinéen. Car les trois cardinaux africains en lice ont beau posséder les qualités nécessaires à un bon pape, ils ont un défaut de taille: être africains!


«Naturellement, l’Eglise n’étant pas forcément à l’abri de certains préjugés anthropologiques, très peu d’Africains croient pour le moment, qu’un des leurs puisse succéder au pape Benoît XVI, le 28 février prochain», ironise-t-il.


L’annonce de Benoît XVI a provoqué des réactions similaires au Cameroun, où le portail cameroon-info nargue Paul Biya, président du pays depuis plus de trente ans, un homme qui «n’a pour seul souci que de mourir au pouvoir».


«De par sa manière de servir et de gérer les hommes, le pape Benoît XVI vient de faire preuve de deux vertus évangéliques: l’humilité et la franchise», analyse le site qui, comme beaucoup de titres africains, voit dans le geste du pape un modèle d'exemplarité.

 

Lou Garçon

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 13:14

 

 

 

Bozizé dépassé

 

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BANGUI, 11 fév 2013 (AFP) - Le président centrafricain François Bozizé a mis fin aux fonctions du président de la Cour constitutionnelle et d'autres responsables d'institutions républicaines dont les mandats avaient expiré, selon plusieurs décrets présidentiels diffusés à la radio nationale lundi.


Les fonctions du président de la Cour constitutionnelle, Marcel Malonga Nguérémangou et de la vice-présidente, Damienne Nanaré, qui disposaient d'un mandat de 7 ans non renouvelable et expiré depuis septembre 2012, ont pris fin.


Les décrets présidentiels concernent également Mgr Paulin Pomodimo, ancien archevêque de Bangui, président du Conseil national de la Médiation, dont le mandat s'était achevé en 2011, Martin Baba, président du Conseil économique et social qui aurait dû quitter son poste en 2012.


Pour le constitutionnaliste centrafricain Jean-Marie Kangba, "Il faut voir dans ces décrets un acte légal, conforme à la constitution mais qui n'est pas intervenu dans le temps, parce que les responsables de ces institutions devraient déjà être remplacés".


"Maintenant, que cache un tel acte en cette période de transition? C'est la grande inconnue, attendons de voir", s'est interrogé le juriste, joint par l'AFP.


"Il ne faudrait pas qu'on trouve là l'occasion de nommer des gens triés sur le volet pour les mettre à la place de ceux qui sont partis", a pour sa part réagi l'opposant Gabriel-Jean Edouard Koyambounou, vice-président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), redoutant une tentative de Bozizé d'installer des proches à ces postes-clés.


Mi-décembre, la rébellion du Séléka avait pris les armes contre le régime de Bozizé, menaçant de prendre Bangui. Après un accord signé le 11 janvier à Libreville, au Gabon, rebelles et pouvoir ont finalement accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.


Le premier ministre Nicolas Tiangaye, nommé le 17 janvier et issu de l'opposition, conformément à l'accord de paix, est chargé de conduire le pays vers des législatives anticipées d'ici un an, tandis que François Bozizé a obtenu de rester au pouvoir jusqu'à la fin de son mandat en 2016. 

 

 

 

NDLR : Il était temps. Le mandat de cette bande de grands corrompus de la cour constitutionnelle acquise à BOZIZE et qui a fait la honte de notre pays a expiré depuis déjà plusieurs mois et c'est seulement maintenant que Bozizé décide d'en prendre acte et de formaliser cette situation. On lui prête déjà l'intention de caser Jean WILLYBIRO-SAKO qu'il n'a pas envoyé au gouvernement TIANGAYE, celui-là même qui avait organisé au niveau de la commission électorale sa "victoire" à la présidentielle de 2005 et aussi et surtout à la grande mascarade de 2011. La veille de la formation du gouvernement TIANGAYE, BOZIZE et son fils FRANCIS avaient procédé à plusieurs nominations au sein des FACA on ne sait pas trop pourquoi alors qu'ils ont passé dix ans à destructurer cette armée rapidement et honteusement défaite par Séléka. Tout cela est à revoir.  

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