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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 00:55

 

 

 

Olivier-Gabirault-au-DPI.JPG

 

 


Chers frères et sœurs,


A l’occasion des fêtes de fin d’année, je vous présente mes vœux de santé, de réussite dans tous les domaines de la vie et surtout de grande prise de conscience pour notre nation.                                                                                              

 

Nous vivons un moment spécial de l’histoire de notre pays, un moment où la population meurt de manière inquiétante soit de maladie par manque de soins faute d’argent, d’infrastructures sanitaires, soit de balles des rebelles venus de l’Etranger ou centrafricains et  des soldats inciviques de notre propre armée, tuant quelquefois pour leur propre plaisir, forts de leur impunité, soit paradoxalement de faim.


 Nous avons contribué volontairement ou involontairement à la construction d’un pouvoir arbitraire dont  la gestion a entraîné aujourd’hui des conséquences catastrophiques sur la vie de la nation.

                                                                                                                                                                                                                                            Notre pays manque aujourd’hui de tout, est dernier dans tous les domaines, connu à l’extérieur uniquement par des faits ou images rocambolesques, épouvantables, dignes d’une société en déphasage total avec le monde moderne.


Nous avons totalement manqué de civisme, c'est-à-dire du sentiment d’appartenir à une même nation, ce qui confère non seulement des droits, mais bien évidemment des devoirs à l’égard de celle-ci et sommes très clairement collectivement responsables de sa destruction depuis le sommet de l’Etat jusqu’à  la rue. 

 

Un jeune compatriote musicien qu’il convient de féliciter ici, nous a interpelés à juste raison l ya quelques années seulement dans sa chanson intitulée « A QUI LA FAUTE ?», qui est un véritable réquisitoire à l’égard de notre société. Mais plongés dans la mangeoire, nous n’avons pas daigné relever un tout petit peu la tête pour voir que même notre capitale, la principale ville du pays, esten mauvais état avec une structure périmée, des voies défoncées,  des caniveaux et trottoirs sales, des problèmes cumulatifs, quantitatifs, qualitatifs de logement, d’assainissement, d’entretien, de réhabilitation de la voirie existante, de revêtement de principales voies structurantes, de réfections de ponts,  d’ouverture de voies nouvelles dans les zones d’extension future de la ville, de desserte de quartiers existants (enclavés), d’équipements collectifs, d’adduction d’eau potable, d’électricité, d’enlèvement d’ordures, d’inhumations etc.

 

Pire, BANGUI que les diplomates accrédités en Centrafrique avaient du mal à quitter à la fin de leur mission, est classée aujourd’hui  parmi les villes les plus infréquentables dans le monde, à cause notamment de l’insécurité et du manque de confort.    

 

  Les quelques symptômes ci-dessus tirés d’une liste longue et pénible sont certes attristants, mais ne doivent pas nous amener à désespérer comme certains compatriotes qui regrettent d’être nés centrafricains. 

                                                 

Prenons au contraire conscience de notre retard et de la nécessité de reconstruire notre très riche et très beau pays, afin de mieux rebondir dans ce sens.


Ne pleurnichons pas en permanence avec les yeux tournés vers la communauté internationale pour les conséquences de nos propres fautes car plus nous serons irresponsables dans la gestion du pays, plus elle détournera son regard de notre sort.

                                                                                                                                                                                                                                      Nous avons les atouts nécessaires pour renverser le statut de pays pauvre en pays prospère, digne et respecté sur la scène internationale, grâce à nos immenses ressources non encore entièrement identifiées, notre langue nationale commune, nos valeurs morales, intellectuelles, nos cadres, notre force de production.


Ceci n’est bien évidemment réalisable que grâce à une pensée nouvelle, une prise de conscience nationale et une volonté commune pour une même cause. 

 

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine !

 

Paris le 21 décembre 2011


Olivier GABIRAULT 

 

Personnalité politique indépendante.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 22:09

 

 

Clément Bouté Mbamba

 

 

Monsieur Le Premier Ministre : Démissionnez !


Lettre au Premier Ministre Centrafricain


 « A ce sujet, je voudrais rappeler les propos tenus par son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, lors de son investiture le 15 mars 2011, je cite : « le gouvernement qui m’accompagnera dans ce mandat s’attèlera donc avec abnégation à traduire dans les faits les piliers du projet de société sur la base duquel j’ai été élu. Il s’agira de poursuivre la relance de l’économie nationale, la transparence dans la gestion de la chose publique, de combattre la pauvreté, la corruption, de lutter contre le chômage, de promouvoir et protéger les Droits fondamentaux de l’Homme, de donner à la République Centrafricaine l’image d’un pays où il fait mieux vivre. »


 Faustin Archange TOUADERA, Premier Ministre, 3ème discours de Politique Générale, Bangui 17 Mai 2011.


Monsieur le Premier Ministre,


Quatre années. Oui, le 22 janvier 2012 cela fera quatre ans que vous êtes à la primature, établissant de fait le record de longévité post-empire à cette fonction pour ce qui nous concerne et une marque à inscrire dans les annales de l’histoire politique de l’Afrique. Ces mille quatre cents soixante jours sont largement suffisant pour une analyse à la fois rétrospective et prospective.


Le 13 décembre 2011, l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) publiait un rapport dans lequel il était écrit : « Par exemple, en juillet dernier, à Carnot, la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans était trois fois plus élevée que la mortalité des enfants du même âge dans le camp de réfugié de Dadaab au Kenya, où vivent dans des conditions extrêmes les populations qui ont fui la Somalie. A Carnot, cette crise est restée silencieuse. »


En interpellant votre Ministre de la Défense le 29 novembre de cette année, j’écrivais : « Aujourd’hui nous sommes proches du moment où le processus de notre [somalisation]  atteindra son paroxysme. »  Je dois vous l’avouer, Monsieur le Premier Ministre ma vision n’était pas à court terme mais à échéance intermédiaire, je m’étais donc trompé. Ce rapport de MSF me dément et confirme que nous sommes déjà en somalisation avancée puisque les conditions d’existence des populations centrafricaines dans certaines régions sont pires que celles des camps de réfugiés Somaliens. Placé devant cette succession de tragédies, il devient impérieux d’en identifier la cause, l’isoler et l’éradiquer.


Vos griots, ces vuvuzelas de la pensée unique, véritables cache-sexe de votre échec politique s’empresseront d’entonner la mélodie essoufflée du Knkisme avec comme refrain que d’énormes progrès ont été réalisés, que les salaires sont régulièrement payés, et qu’avec vous, la RCA n’a jamais été aussi dynamique qu’elle ne l’est aujourd’hui. Mais je compte sur vous, l’Enseignant, pour leur opposer la vertu de la pédagogie du concret car vous semblez vous réjouir de cette misère voulue et entretenue des masses centrafricaines et cela est à la fois dangereux et criminel.


De janvier 2008 à janvier 2012 : une tragédie permanente


Trois discours de politique générale, ils sont peu nombreux en Afrique et en RCA, les hommes et les femmes qui ont eu l’honneur d’en faire autant. Prenons les principaux axes.


Le 26 mars 2008 : 1er discours de Politique Générale


« Dans les circonstances actuelles, les objectifs prioritaires de mon Gouvernement tournent autour de quatre(4) axes que sont :

-le renforcement de la sécurité et la consolidation de la paix ;
-le renforcement de la bonne gouvernance et la promotion des Droits de l'Homme ;
-la stabilisation macroéconomique ;
-la reconstruction des infrastructures de base et la relance des secteurs productifs et sociaux. »


Le 14 mars 2009 : 2ème discours de Politique Générale

 

« A cet égard, les préoccupations majeures de mon Gouvernement, à court terme, c'est-à-dire d’ici les élections générales de 2010, seront axées sur les points suivants :

Premièrement, le renforcement de la sécurité et la consolidation de la paix ;

Deuxièmement, le renforcement de la bonne gouvernance et la promotion des Droits de l’Homme ;

Troisièmement, la stabilisation macroéconomique ;

Quatrièmement, la reconstruction des infrastructures de base et la relance des secteurs productifs et sociaux ;

Cinquièmement, la promotion du dialogue politique et social, ainsi que l’application des recommandations du DPI en vue du déroulement correct et transparent du processus électoral. »

 

17  ai 2011 : 3ème discours de Politique Générale


« Cette déclaration de politique générale est par ailleurs, structurée autour des axes stratégiques du DSPR II (2011-2015). Concrètement, les objectifs prioritaires de mon gouvernement autour de trois (3) axes :

          1. Consolidation de la Paix, Gouvernance et Etat de Droit ;

          2. Relance Economique ;

          3. Capital Humain et services Sociaux essentiels. »


Sur la base de ces engagements, peut-on affirmer si oui ou non vous avez réussi ? Notons en passant qu’en l’espace de trois discours, vos priorités à quelques variables (sémantiques) près ont toujours été les mêmes ce qui traduit un échec ou des résultats insuffisants. Analysons-les.


·        sécurité et la consolidation de la paix,


·        bonne gouvernance et la promotion des Droits de l'Homme,


·        reconstruction des infrastructures de base et la relance des secteurs productifs et sociaux, 

·        la promotion du dialogue politique et social, ainsi que l’application des recommandations du DPI en vue du déroulement correct et transparent du processus électoral,


·        Relance Economique. 

A l’heure où vous vous apprêtez à souffler sur votre 4ème bougie à la primature, aucun doute n’est autorisé : vous avez échoué.


En effet, à l'heure de cet an 4:


- notre espérance de vie est la deuxième plus faible au monde ;


- Bangui est classée 218ème ville sur 220 au monde selon le classement Mercier 2011;

- La RCA est le pire pays au monde selon le dernier classement Forbes ;


- des milliers de nos compatriotes errent çà et là au gré des intempéries dans la brousse, dans des camps de réfugiés au Tchad, au Soudan, au Cameroun et en République Démocratique du Congo à cause de l'insécurité généralisée;


- quasiment toutes les régions de notre pays à l’exception de la « République de Bangui » échappent à votre contrôle donc à votre autorité et sont livrées à des hors la loi;


- des millions de Centrafricains souffrent de la faim, ont des problèmes d'accès à l'eau potable, à l'électricité, à des soins de qualité;


- des ponts s’effondrent, la brousse recouvre les pistes, les cours d’eau s’assèchent, la déforestation s’accélère et la désertification est déjà une réalité en territoire centrafricain ;


- des centaines de milliers de jeunes Centrafricains étudient dans des conditions effroyables et des dizaines de milliers d'autres sortent du système scolaire sans réel espoir d'embauche tandis que des milliers d'autres souffrent, abandonnés par la république c’est-à-dire votre gouvernement ;


- des millions de Centrafricains souffrent du chômage, du sous-emploi et de la pauvreté ; 

- des centaines de milliers de ménages centrafricains vivent dans des conditions difficiles d'habitat, d'alimentation et d'environnement;


- des milliers de Centrafricains  qui souffrent de paludisme, du SIDA et d’autres pathologies ne peuvent être pris en charge cliniquement ;


- l'État centrafricain est privatisé au seul bénéfice d’un clan qui prospère à l’ombre de la violation des libertés les plus élémentaires des citoyens;


- les organes institutionnels de notre pays ne représentent plus que des caricatures de ce qu'ils auraient dû être à commencer par votre gouvernement. Certaines légendes urbaines affirment que vous-même, vous êtes une caricature de Premier Ministre,


- notre pays est devenu une firme privée où le pouvoir de l'État est un prétexte entre les mains de certains pour exercer, à leur guise, la brutalité, l’impunité, la prévarication constituant le fil conducteur de l'énergie qui déstructure notre histoire et vous, vous êtes l’un des managers de cette firme;


- vous avez institutionnalisé le désordre, encouragé et fait la promotion de l’illégal ;


- au nom des intérêts de votre parti, vous avez réussi à semer le chaos, la désolation et à mettre notre pays en 1ère classe dans le train de sa Somalisation.

 

Monsieur Le Premier Ministre,


Vos quatre bougies, ce sont quatre années de tragédies économique, sociale, culturelle, sanitaire, scolaire, agricole, industrielle et identitaire. Vous avez échoué et la tragédie est devenue permanente.

 

De la Colombianisation à la Somalisation

 

Monsieur Le Premier Ministre,

 

Lorsque je débarquai de ma Roumanie natale à Bangui pour la 1ère  fois en cette fin d’année 1981,  mon premier choc fut thermique. J’arrivais de Brasov, une ville où il faisait froid pour Bangui ; une ville en début de saison sèche. Après un court temps d’adaptation, j’adoptai la ville d’où mes parents sont partis et j’ai aimé la terre de mon père, de mon grand-père et de mes aïeux.

 

Pour les gens de ma génération, les enfants de l’Empire et de la République Restaurée ; le Centrafrique de cette époque était beau. Ce n’était pas le meilleur pays d’Afrique ni du monde. Il y avait des entorses à certains droits et certains équilibres n’étaient pas respectés. Mais nous vivions innocemment avec joie et par-dessus tout, nous avions un pays à l’intérieur duquel quasiment aucune entrave à la mobilité citoyenne n’était visible. Du nord au sud, de l’Est à l’Ouest, du Centre et de l’Extérieur ; chaque fille et fils de ce pays avait la possibilité d’aller et venir sans craindre de faire une rencontre désagréable qui pouvait lui coûter la vie.


Ce Centrafrique-là, celui de mon enfance et de mon adolescence, il n’existe plus. En parler aujourd’hui à ceux des générations qui sont venus une décennie après la mienne, c’est leur raconter une légende, un conte car le niveau atteint par la déchéance de notre pays est si profond qu’ils ont le sentiment que rien n’a existé de bon ou moins bon avant eux.

 

Le 23 mai 2008 (1), j’interpellais la classe politique centrafricaine en général et vous en particulier car étant le manœuvrier en chef de l’organisation du dialogue politique Inclusif en ces termes : « Les problèmes auxquels sont confrontés les masses centrafricaines ne trouveront pas un début de solutionnement lors de ce forum, car il ne sera pas la tabernacle pour la naissance du messie, il ne sera pas créateur d'emplois manufacturiers et il ne permettra pas de faire face aux crises du SIDA, de l'Education, de l'Environnement (santé, énergie, habitat...), de l'Economie, de l'Agriculture,... L’expression politique depuis la fin de la transition consensuelle est encadrée par la constitution. Tous ceux qui pensent que le régime en place agit mal n’ont qu’à s’aligner sur cette constitution pour utiliser tous les moyens légaux afin de stopper la descente aux enfers de notre pays : démission du gouvernement, dissolution de l'assemblée nationale, motion de censure au pire, démission du président de la République avec dans la foulée, nouvelles élections présidentielles... »

 

Monsieur Le Premier Ministre, vous n’avez pas saisi la justesse de cette opinion et organisé le DPI et avant cela, signé l’accord de paix global de Libreville.


Par ces deux actes politiques, vous avez « Colombianisé » la République Centrafricaine, c’est-à-dire reconnaître à des groupes de hors la loi, le droit d’exister. Trois années plus tard, vous n’avez pas le courage de reconnaître que le DPI fut du temps perdu et comme les FARC de la Colombie et le Cartel de Medellin avec Pablo Escobar, les groupes rebelles sont aujourd’hui maîtres de grandes portions de notre territoire. Vous êtes celui qui a laissé faire.

Comme si votre démission devant les rebelles ne suffisait pas, vous avez ouvert nos frontières à des sauvages comme Baba Laddé et Joseph Kony qui aujourd’hui font la loi, leurs lois dont vous venez de subir une application. Depuis la chute du général Siad Barré en 1991, l’Etat n’existe plus en Somalie. Depuis la démission de votre gouvernement l’état n’existe plus en Centrafrique. Vous préférez discuter avec des hors la loi comme Baba Laddé et brutaliser vos contradicteurs politiques. Vous préférez regarder les brigands transformer Bria en rivière de sang et mettre la pression sur les journalistes de la presse privée.

 

Vous préférez les vitrines des rues parisiennes, les voyages en 1ère classe et les missions permanentes que de vous rendre à Obo, Zemio, Bambouti, dans les camps des déplacés internes et ceux réfugiés dans les pays limitrophes. Vous préférez organiser des garden-parties de mauvais goût que de mobiliser les finances publiques pour nos sportifs et nos opérateurs culturels. Vous préférez les grosses et belles voitures, les groupes électrogènes, les griffes parisiennes et vous remettez le sort des ponts, des routes, des écoles, de la production électrique et de l’eau potable entre les mains de la providence pour les moins raisonnés d’entre vous et celle de la communauté pour ceux qui veulent afficher de la spiritualité.


Pour masquer votre échec, vous avez ouvert notre pays à toutes les armées de la sous-région et à celles d’Afrique du Sud, de l’Ouganda et des USA.

 

Monsieur le Premier Ministre,


Vous qui êtes Mathématicien, vous savez que l’histoire de cette science est marquée par des pratiquants qui ont produit pour le présent et l’avenir des théorèmes qui constituent ses fondements. Comme Politicien, que voulez-vous que l’histoire retienne de vous ? J’imagine les encyclopédies des temps à venir : Faustin Archange Touadera, l’homme qui sortit la RCA de la salle de soins intensifs pour l’emmener à la morgue.


De l’échec au père noël :


Il y a quelques jours, j’apprenais comme tous les Centrafricains la rapine dont vous fûtes victime aux portes de Bangui. Ce déplorable incident est sans aucun doute la preuve majeure de votre échec. En cette fin d’année, la providence ne pouvait pas trouver meilleur clin d’œil que celui-ci. En effet, vous n’étiez pas sur place et vous n’avez pas eu les armes des hommes de Baba Laddé braquées sur vous avec la menace de payer les 500.000Fcfa ou de leur céder quelques têtes de bœufs, ce stress, cette pression, cette panique ; vous ne l’avez pas vécu. Non, vous étiez au frais dans cette ville sans lumière et parfois sans eau courante qu’est devenue Bangui. Ils sont venu, se sont servi et sont réparti. C’est dire qu’avec vous, le n’importe comment fait cause commune avec le n’importe quoi.


Monsieur le Premier Ministre, soyons sérieux un instant.

 

Francis Laloupo disait en avril 2003 que le pire qui pouvait arriver à notre pays était que François Bozizé Yangouvonda se prenne pour un vrai chef d’état. Je le paraphrase en disant que le pire qui puisse encore nous arriver est que vous continuez à piétiner la misère centrafricaine en vous considérant comme un Premier Ministre ou comme le canal du redressement. Au regard de ces quatre années, vous n’êtes pas cet homme-là.


En effet, votre politique de saut de puces ne permettra pas de voir le bout du tunnel. Table ronde par ci, DSRP par-là, accord de partenariat à droite, intermédiaire blacklisté ou peu crédible à gauche…tous les ingrédients nécessaires pour retarder le redressement de la RCA, étape obligatoire pour remettre d’aplomb notre pays et l’inscrire durablement dans le 21ème siècle. Vous en êtes conscient, vous l’homme des chiffres car la RCA n’atteindra jamais les objectifs du Millénaire pour le Développement et vous en êtes partiellement responsable.


Cette irritation qui vous gagne au fur et à mesure que vous me lisez, c’est la voix de votre conscience, écoutez-la !


Monsieur le Premier Ministre, avec vous notre pays est devenu un cas d’école à multiple prisme : un échec politique, administratif, économique, générationnel…dont le baromètre est cette Somalisation qui prend de l’envergure.


D’ici quelques jours ce sera noël. Ceux qui croient au père noël guetteront les signes des présents que ce dernier leur apportera. L’occasion vous est fournie de panser symboliquement les plaies des Centrafricains en démissionnant : Vous ne nous manquerez pas mais vous serez notre père noël 2011 dans ce Centrafrique du KNK où les conditions de vie deviennent au fil du temps pire que celles des camps des réfugiés Somaliens.


Conclusion


Monsieur le Premier Ministre,

 

Lors de la cérémonie de sanctification de son génocide electoral, François Bozize Yangouvonda avait juré que la récréation était terminée. Vous qui êtes Enseignant, vous savez mieux que quiconque comment  est la cour à la fin de la récréation. Aidez votre pays, votre Président et votre parti à vivre la fin de sa recréation : DEMISSIONNEZ !


Vous êtes entré dans l’histoire politique de la RCA par la petite porte, celle des combines et des messes nocturnes. Vous en sortirez aussi par une petite, celle de la honte et de l’infamie éternelle. C’est ce que l’encyclopédie de l’Homo Politicus Centrafricanus  retiendra de vous.


Pour éviter cela, aidez votre Président en prouvant que Bangui peut encore diriger ce pays et que la noblesse de la politique ne s’est pas perdue dans les méandres de la rivière KNK : DEMISSIONNEZ !


La rédemption est un principe religieux difficilement applicable à la politique. Vous avez eu votre chance mais vous avez choisi de prendre votre place en 1ère classe dans le train qui vous conduit avec certains de vos contemporains dans les poubelles de l’histoire politique de la RCA.


Il y a dans la vie deux sortes de destin disait Ahmadou Kourouma. Ceux qui ouvrent  les pistes dans la grande brousse de la vie et ceux qui suivent ces pistes ouvertes. Comme Premier Ministre, vous n’avez eu aucun de ces deux destins mais vous en avez créé un 3ème : celui de ceux qui ont eu la chance d’exister.


Nous ne vous regretterons pas mais nous regretterons le temps perdu et les sacrifices inutilement consenti : DEMISSIONNEZ !(2)

 

Clément DE BOUTET-MBAMBA

 

Post-Scriptum : Bonnes fêtes de fin d’année


2011 s’en va et 2012 arrive. Cette année, le monde a connu d’énormes bouleversements dont les ondes se sont reparties sur toutes les latitudes. L’Afrique n’a pas été épargnée et notre pays la République Centrafricaine fut aussi secoué. Nonobstant la panne d’avenir qui y sévit depuis plus d’une décennie maintenant et l’état de grande pauvreté, nos populations tiennent à la vie et entretiennent la flamme de l’espérance que les jours prochains seront meilleurs que ceux d’aujourd’hui et d’hier.


C’est pourquoi je formule d’abord les vœux que lors du bilan de 2012, nous ayons un Centrafrique pacifié et en marche vers le progrès avec plus de justice et d’excellence dans un pays où les libertés matérielles et immatérielles deviendront sacrées. Un Pays où tous ceux de ma génération et des générations périphériques, qui l’ambitionnent, pourront en toute liberté prendre part à l’animation de la cité, de leur cité en agissant afin d’être clairs sur les actions et les réalités aux fins d’imaginer un avenir pour le Centrafrique et les Centrafricains afin de juguler les crises sociale ,politique, intellectuelle, économique et culturelle que nous vivons.


Ensuite que 2012 soit l’année pendant laquelle nous mettrons la maîtrise de la nature et de l’espace au profit du Centrafricain pour améliorer ses conditions d’existence, de travail et d’instruction.

Enfin que l’année 2012 soit celle durant laquelle nous ferons la guerre et mettrons un terme aux hors la loi qui ont pris le contrôle de plus de 80% de notre territoire national.

Bonnes fêtes de fin d’année.

 

N B : La démission du 1er Ministre ne signifiera pas la fin de la descente aux enfers de la RCA. Mais elle est une étape cruciale sur le chemin du redressement.

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 17:36

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 21 Décembre 2011 13:28

 

Les habitants des préfectures dépourvues d’infrastructures sociales de base verront bientôt leur peine assouplie. L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) vient de mettre à la disposition du gouvernement centrafricain un programme d’appui au développement local. A cet effet, une centaine de cadres, experts nationaux et internationaux de la zone francophone participent ce 21 décembre 2011, à un atelier au palais de la Communauté Monétaire et Economique en Afrique Centrale (CEMAC) à Bangui.

 

L’objectif de ce programme est de mettre à la disposition des communautés de base des outils nécessaires pouvant assurer le développement de leurs localités. Aussi, faire en sorte que ledit programme intègre les axes prioritaires des documents stratégiques de lutte contre la pauvreté (DSRP) et renforcer la politique de décentralisation en République Centrafricaine.

 

Selon Georges Pétrokoni Zézé, Haut-commissaire à la Décentralisation en Centrafrique, « par ce programme les habitants des localités concernées se verront davantage rapprocher de ces services, mais de qualité : Ecoles, routes, ponts, hôpitaux ».


Il faut dire que ce programme viendra appuyer surtout les régions les plus affectées par des conflits armés.

 

 

 

NDLR : Le départ de la mairie de Bangui de Jean Barkès NGOMBE-KETTE a permis de débloquer la situation d'impasse dans laquelle la mauvaise gestion et les agissements de ce dernier avait plongé les relations entre la RCA et l'OIF. A présent les choses reprennent mais il n'en reste pas moins que si d'éventuels malfrats viennent encore marcher sur les pas de NGOMBE-KETTE, l'OIF retirera ses billes à nouveau et ce sera tant pis pour la RCA.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 17:34

 

 

 

boucherie-a-Bouboui.jpg


Radio Ndéké Luka Mercredi, 21 Décembre 2011 13:22

 

Le marché de Boali (95 kilomètres de Bangui est envahi depuis plus d’une semaine par de la viande boucanée vendue à vil prix. Ces morceaux de viande ne sont pas examinés par les services vétérinaires de la localité et leur provenance demeure méconnue. S’agit-il d’un cadeau empoisonné à quelques jours de la fête de noël ? Difficile pour le moment de répondre à cette interrogation.

 

Cette abondance de viande boucanée attire même certaines commerçantes de Bangui et qui ont d’ailleurs effectué le déplacement de Boali, afin de profiter de ces marchandises bon prix.

 

D’après le correspondant de Radio Ndeke Luka qui  rapporte les faits, « l’évènement se serait produit au campement Batouri, situé à plus de 100 kilomètres de Boali où une maladie encore méconnue tue en moyenne 2 bœufs par jour ».


Un témoin interrogé, a-t-il raconté,   a précisé qu’il a assisté « au charcutage par un éleveur d’une douzaine de bœufs, sans compter ceux qui gisaient en pleine brousse. Toutefois, un représentant des éleveurs peulhs de Boali a même confirmé la perte d'une bête enregistrée par ses membres ».

 

Alerté à ce sujet, les responsables du service vétérinaire de Boali  indiquent qu’ils ont effectué « une mission sur le terrain pour constater et chercher à identifier la cause de cette maladie qui décime les bœufs dans cette localité. Seulement, à leur arrivée sur les lieux indiqués, ils n’ont trouvé aucun éleveur».

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 17:30

 

 

 

Placca_0.jpg

 

 

Chronique de Jean-Baptiste Placca sur Radio France International

 

samedi 17 décembre 2011


A suffrage clair, légitimité incontestable

 

Par Jean-Baptiste Placca


17 décembre 2010. L’humiliation de trop ! Mohamed Bouazizi s’immole par le feu. Par le sacrifice d’un de ces êtres méprisés par les régimes imbus de leur toute-puissance, l’Histoire bascule. Dans le monde arabe, certes, mais c’est en Afrique !

Depuis un an, des pouvoirs réputés inébranlables se sont effondrés, comme pour rappeler aux dirigeants politiques qu’il vaut mieux s’assurer d’avoir réellement le suffrage – l’adhésion – de leurs peuples, pour espérer gouverner sans craindre d’être chassé, comme Ben Ali, arrêté, comme Moubarak ou Gbagbo, ou lynché, comme Kadhafi.

Que disent les oracles ? Les élections gagnées à la faveur d’irrégularités patentes ne vous mettent à l’abri de rien ! Les victoires remportées sur une opposition muselée ou contrainte au boycott par un dispositif grotesque de fraude ne signifient rien ! Les scores vertigineux (70%, 80%, 90%) ne sont que vanité, si les populations qui vous les accordent sont tenues par la terreur ! Les scores inférieurs à la majorité qui vous font roi, parce que vous avez décidé, subitement, un jour, de changer le mode de scrutin pour une proportionnelle de convenance, sont tout aussi vains !

C’est de légitimité que l’on vous parle ! Le vote ne peut être une formalité que l’on expédie vite, dans une impréparation visible à l’œil nu, juste pour renouveler son bail à la tête d’un Etat, pour perdurer au pouvoir. Dans l’Afrique d’aujourd’hui, les élections approximatives, avec des irrégularités que l’on minimise, comportent plus de risques que d’avantages. La meilleure assurance contre une fin humiliante ou même tragique est de s’assurer que l’on tient sa légitimité de la majorité de son peuple, et que l’on gouverne bien.

Bien sûr, il y aura toujours dans l’entourage d’un chef d’Etat (surtout en Afrique), des courtisans, pour lui faire croire qu’il a le peuple avec lui, même quand ce n’est pas le cas. Mais lorsque les choses tournent mal, les foules en colère ne pourchassent pas les courtisans et les griots. Qui se souvient de Moussa Ibrahim, éloquent porte-parole du colonel Kadhafi, qui se mentait à lui-même et a menti, jusqu’au bout, à son maître ?

L’Histoire est en marche ! En lettres de feu et de sang, Mohamed Bouazizi en a écrit les premières lignes. Les peuples arabes et africains savent, à présent, que ce sont eux qui auront le dernier mot. Ils ont beau être écrasés par les tyrans, abusés par les despotes ou floués par les margoulins, l’heure a sonné pour chaque peuple de s’écrier : « nous n’avons plus peur ! Nous ne nous laisserons plus faire ! ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 00:21

 

 

Pr Mandata Nguérékata

 

A l’occasion des fêtes de fin d’année, je présente mes meilleurs vœux à toutes les filles et tous les fils de Centrafrique.

 

Mes Chers Compatriotes,

 

L’année 2011 qui s’achève emportera avec elle, ses joies, ses peines, ses inquiétudes et ses promesses.

 

Au-delà des réjouissances normales, c’est aussi l’opportunité de réfléchir sur notre avenir commun. Et comme l’année qui s’achève a été celle de la désolation, de l’insécurité, de l’impunité, de la famine et d’espoirs déçus, il nous faut stopper la descente aux enfers et remettre notre pays sur la voie du développement, de la démocratie et du respect des droits humains.

 

Pour cela, je souhaite l’émergence rapide d’une classe de leaders politiques et militaires compétents, courageux et soucieux du bien-être commun. Il n’y a point de fatalité; notre destin est entre nos mains. Nous ne sommes pas moins aptes que les autres peuples du monde qui ont réussi à relever la tête après de véritables drames nationaux. Nous possédons une jeunesse dynamique et intelligente, capable de relever les défis de ce siècle. Soyons à son écoute, donnons-lui l’occasion d’exprimer ses nombreux talents, laissons-lui un pays où il fait bon vivre, dans la dignité et la fraternité.

 

Joyeux Noel. Bonne et Heureuse Année 2012

 

 

Gaston Mandata N’Guérékata

 

Baltimore Maryland, USA


20 Décembre 2011

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 23:54

 

 


betail à abattre

 

Betaillere-002.jpg

 

bétaillère destinée au transport du bétail de Bouboui aux abattoirs de la SEGA. Il y en a cinq de ce type qui auraient 600 millions de F CFA financés dit-on par BOZIZE


Radio Ndéké Luka mardi, 20 Décembre 2011 14:08

 

Situé à 45 kilomètres route  de Boali (sortie nord e Bangui), désormais le nouveau marché à bétail de Bouboui dispose d’un point d’eau potable construit sur instruction du Chef  de l’Etat centrafricain François Bozizé. L’œuvre fait suite à sa visite d’il y a plus 2 mois sur le site qui manquait cruellement d’infrastructures de base.

 

Plus d’une centaine de bœufs sont parqués dans 2 enclos : Un pour le comptage, la commercialisation et l’identification de la provenance des bœufs et l’autre pour leur convoyage sur l’abattoir frigorifique de Bangui.

 

Ce constat est fait ce 20 décembre 2011, par Radio Ndeke Luka qui s’est rendue à Bouboui.

 

La fausse note dans l’exercice de notre activité quotidienne, explique un des membres de l’Association Nationale des Bouchers Centrafricains (ANBC), « … nous sommes toujours victimes de racket  de la part des forces de défense et de sécurité en poste sur différentes barrières. Aussi, nous avons de la  peine à évacuer vite nos marchandises à cause du retard accusé par les véhicules affectés par l’Etat centrafricain. L’autre difficulté concerne la hausse du prix des bœufs: une bête peut coûter, par exemple, plus de 400 000 francs CFA… »

 

« Une partie des commerçants et éleveurs ont créé de leur propre marché parallèle et clandestin au niveau du PK 22 route de Damara (nord de Bangui).  Cette pratique se fait au su et au vu des autorités compétentes qui ont pourtant exigé le transfert du marché à bétail du PK 13 vers Bouboui. Nous, par souci de nous conformer à la loi, sommes obligés de nous installer dans ce nouveau marché en dépit des difficultés rencontrées », indique un des membres de la Fédération Centrafricaine des Eleveurs de Centrafrique (FNEC).

 

Interrogé par Radio Ndeke Luka sur ce cas de dysfonctionnement, un agent du ministère du développement rural affirme que son département réfléchit sur la question. Il s’agit aussi d’un stade de sensibilisation et de répression à petite échelle. Toutefois, nulle n’est au-dessus de loi et que ces dissidents devraient regagner Bouboui.

 

Il est à noter que le transfert du marché à bétail du PK 13 à Bouboui visait aussi l’amélioration des conditions hygiéniques liées à l’abattage des bœufs.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 23:45

 

 

logomlpc

 

 

MLPC

                                  Mouvement de Libération Du Peuple Centrafricain

Justice-Liberté-Travail

 

Membre de l’Internationale Socialiste

 

Bureau Sous Fédéral du Sénégal 

 

CONVOCATION A L’ASSEMBLEE GENERALE

 

 

Le Bureau Sous Fédéral MLPC du Sénégal a le plaisir d’inviter les Camarades militants, militantes et sympathisants  du MLPC à une Assemblée Générale qui aura lieu le vendredi, 30 décembre 2011, à 16h 30 min, dans la salle de conférence de l’Université Amadou Hampaté Bâ de Dakar, Rocade Fann Bel-Air X Canal 4.


Ordre du jour :


1.      Compte rendu des activités du bureau.

2.      Perspectives d’avenir du parti.

3.      Programme de voyage  de mobilisation des camarades dans la sous région,   Mali, Burkina-Faso, Benin et Togo, dans le but de renouvellement du nouveau Bureau Fédéral MLPC, zone Afrique de l’ouest.

4.      Divers.


Afin de pallier aux questions d’intendance et d’organisation, vous êtes priés de confirmer votre participation par mail à l’adresse : lempcsenegal@yahoo.fr.


L’heure est de travaillé pour le  changement dans notre pays à sonner, ensemble continuons a lutter pour la démocratie en Centrafrique, tous nous vaincrons.


Victoire !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

                                                          Fait à Dakar, le 18 Décembre 2011


     Le Secrétaire Général                                                               Le Président en exercice

                                                                   

Apollin   Médard   YAPENDE                                                             Thierry NDOYO

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 19:17

 

 

 

Baba Laddé


Radio Ndéké Luka mardi, 20 Décembre 2011 14:04

 

Les éléments des Forces Populaires pour le Redressement du rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé continuent leurs exactions sur le territoire centrafricain. La dernière exaction date du 18 décembre dernier à Bambari (Centre). La victime, un éleveur âgé d’une trentaine d’années qui s’est retrouvé avec un pied droit amputé après avoir refusé de payer une rançon demandée par les rebelles.

 

La victime a été aussitôt évacuée à l’hôpital préfectoral de Bambari pour y subir des soins intensifs. L’évènement s’est produit au village de Ngakotto, après le village Mbadela, situé à 13 kilomètres de Bambari sur l’axe Kouango.


L’évènement s’est déroulé toujours dans la commune de Kpladama-Ouaka à Bambari, où depuis plus de 6 mois déjà, les éleveurs peuhls sont terrorisés par ces rebelles tchadiens.

 

Interrogé par Radio Ndeke Luka depuis l’hôpital de Bambari où il est admis, Amadou Balao a affirmé que « l’homme armé jusqu’aux dents a suivi les bœufs qu’il pistait depuis 4 heures du matin jusqu’à notre campement. C’est de là qu’il nous exigeait de payer 500.000 FCFA (soit environ 800 euros) ou donner deux bœufs pour le général Baba Laddé ».


La victime ajoute que l’homme « s’appelle Ali et fait partie des 15 éléments de Baba Laddé, basés au village de Awaté (13 kilomètres de Bambari ».


Avant de s’en prendre à cette famille peulh, après une journée d’attente, il a proféré des menaces à l’endroit du chef de famille qui a finalement décidé d’aller chercher la rançon demandée ; alors qu’il partait alerter les forces de l’ordre.


Cette énième victime de Baba Laddé a affirmé que « nous supportons mal déjà les exactions de ces rebelles et voulons que le gouvernement nous donne des moyens pour lancer une attaque contre eux, sinon, nous serons disponibles à aider les forces de l’ordre s’ils veulent chasser ces malfrats ».


La dernière exaction des rebelles de Baba Laddé date du 5 décembre dernier, où ils s’en sont pris à un convoi à 115 km de Bangui, faisant 3 morts et la prise en otage temporaire d’un groupe musical centrafricain, Yoka Souka.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 19:00

 

 

merdier électoral au Katanga RDC

 

                              merdier dans un centre de dépouillement de la CENI du Katanga


KINSHASA AFP / 20 décembre 2011 12h05- Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a prêté serment mardi à Kinshasa après sa réélection pour un second quinquennat contestée par son principal opposant, Etienne Tshisekedi.


M. Kabila, 40 ans, a prêté serment en jurant devant Dieu et la nation ... de sauvegarder l'unité nationale, de ne (se) laisser guider que par l'intérêt général et le respect des droits de la personne humaine.... L'unique chef d'Etat invité présent à la cérémonie d'investiture était le Zimbabwéen Robert Mugabe.

 

Le chef de l'Etat a prêté serment devant la Cour suprême de justice (CSJ) qui a confirmé en audience publique son arrêt du 16 décembre proclamant la victoire de M. Kabila avec 48,95% des suffrages, devant dix autres candidats, dont Etienne Tshisekedi (32,33%), 79 ans, arrivé second.

 

Ce dernier a dès le début rejeté les résultats du scrutin du 28 novembre, s'est autoproclamé président élu et a annoncé qu'il voulait prêter serment devant le peuple vendredi au stade de Martyrs de Kinshasa.


Invités mais absents, une douzaine de chefs d'Etat africains étaient représentés par leur Premier ministre (Gabon, Rwanda, Tanzanie), le président de l'Assemblée nationale (Centrafrique) ou des ministres (Congo-Brazzaville, Afrique du Sud, Angola, Burundi, Tchad...).

La cérémonie, à laquelle assistaient quelques ambassadeurs de pays occidentaux, s'est déroulée sur l'esplanade de la Cité de l'Union africaine, devant plusieurs milliers de gens.

Dans la capitale, toujours sous haute surveillance des forces de l'ordre après des violences lors de l'annonce des résultats provisoires le 9 décembre, une dizaines de chars de la Garde républicaine étaient déployés, dont quatre devant le stade de Martyrs, a constaté l'AFP.

(©)

 

 

NDLR : « L'unique chef d'Etat invité présent à la cérémonie d'investiture était le Zimbabwéen Robert Mugabe ». Pourquoi les chefs d’Etat des pays des Grands Lacs dont BOZIZE, qui avaient cru devoir adouber KABILA lors de leur récent sommet de Kampala sur les violences faites aux femmes, en reconnaissant sa réélection n’ont pas eu le courage d’oser assister à son investiture ? C’est qu’ils sont gênés quelque part aux entournures par cette victoire frauduleuse qui inévitablement faire entrer la RDC dans une période de tourmente.

 

Ce n’est pas par hasard si c’est le mal élu Robert  Mugabe déjà lui-même un usurpateur du pouvoir de Morgan Tsvangirai gagné régulièrement lors les dernières présidentielles du Zimbabwé qui est le seul à daigner faire le déplacement de Kinshasa. C’est honteux pour l’Afrique cette solidarité de pseudos présidents usurpateurs de victoire électorale des autres. Quant à BOZIZE qui ne manque jamais ces investitures de chefs d'Etat frauduleusement réélus comme lui, son absence à Kinshasa s'explique sans doute par le seul fait que dans les élections présidentielles congolaises, son candidat était Vital KAMERHE qu'il a soutenu et financé.

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