Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 14:42

 

 

 

Bozizé toudjoubé

 

 

 

C’est le chaos généralisé en Centrafrique. Le pays est littéralement sens dessus-dessous. Les revendications sociales du peuple meurtri depuis bientôt 10 ans se multiplient. Elles se superposent aux  exigences politiques légitimes de l’opposition démocratique ne demandant rien de moins que la reprise des grossières élections du 23 janvier dernier.

En l’espace d’un mois, le climat sociopolitique a totalement été bouleversé. Onze personnes ont trouvé la mort dans des affrontements intercommunautaires (les chiffres officieux font état de 50 morts). Plus d’un millier de  personnes  dans le 3eme et 5eme arrondissement ont érigé  des barricades pour dénoncer  le non approvisionnement en eau potable et en électricité de leurs  quartiers. A Obo, plus de 5000 personnes sont  aussi descendues dans la rue  pour décrier le manque de protection contre les troupes de Joseph Koni.

Si au départ, certains ont voulu isoler ces évènements, aujourd’hui nous constatons qu’ils inscrivent dans une logique commune, celle de l’exaspération, du ras le bol d’un peuple qui aspire au changement sur tous les points de vue.

Ainsi, François Bozizé qui compte sur la vassalisation de son pouvoir  au régime de N’djamena pour  sa pour sa propre survie  politique, en lieu et place d’une légitimité acquise  au travers des urnes, se trouve dans une bien inconfortable posture. D’un cote le marteau tchadien qui comme nous l’avons constaté, n’hésiterait pas à lui tomber dessus si besoin est et l’enclume du peuple qui graduellement, fait monter la pression. Mais face aux  revendications sincères des Centrafricains  le General-président semble ne pas avoir de réponse  adéquate et appropriée.

En outre, le KNK et son leader se rendent donc  tardivement compte que le mythe  d’après  lequel  les salaires payés  à terme échu serait la panacée miracle et le gage d’une perpétuation au pouvoir ne serait qu’un fantasme politique obsolète et désuet.

Sur le plan international, ce n’est pas non plus la gaité. L’Union Européenne  s’étant  rendue compte qu’il n’existe pas de différences fondamentales entre les poches de Bozizé et les finances de l’Etat et que le processus électoral qu’elle a pompeusement  financé a eu exactement l’effet inverse. La RCA est maintenant affublée d’un Président non élu, illégitime et mal aimé,  un « père fouettard » qui n’hésiterait pas à immoler la moitié de  son  peuple  pour se maintenir au pouvoir.

On le voit, François Bozizé est  donc un homme  seul, isolé, diminué et affaibli. Son pouvoir est sur la défensive, boudé par l’U.E qui rechigne à mettre la main à la poche, suspecté par le patron tchadien, assailli et harcelé par les besoins du peuple, il assiste médusé à la « Danse macabre » de ses potentiels successeurs et à la lente mais irrémédiable division de sa cours.

Pour répondre à cette pression aussi soudaine qu’inattendue, Bozizé a décidé de reprendre le contrôle des événements en usant de son arme favorite : la brutalité, la terreur et la violence. C’est ainsi que deux éminents journalistes ont  été purement et simplement embastillés sans «  autre forme de procès »  (littéralement).

A cet instant précis, les Centrafricains devront se poser avec authenticité et franchise certaines questions. Combien de temps encore notre pays devrait-il dépendre du Tchad voisin pour sa propre protection et sécurité ? Qu’adviendrait-il de Bozizé si Deby qui a ses propres ennuis décidait de laisser se débrouiller comme ce grand garçon ?  Combien de temps encore ce gouvernement dépendra-t-il de la communauté internationale pour remplir ses obligations  régaliennes les plus minimales ?

Comme nous le constatons, le General-Président devrait pour rester au pouvoir (c’est la chose qui lui importe) jouer le parfait équilibriste entre les sautes d’humeurs d’un autre président, la charité/et ou générosité d’une communauté internationale de plus en plus réticente à jouer les simples pourvoyeurs de « cash » et le courroux de son peuple qui ne voit plus en lui qu’un  officier General de plus usé par le pouvoir et tiraillé les entres les mesquins intérêts de son neveux et de son fils.

Combien de temps encore cela pourra-t-il durer ?  Certains analystes n’hésitent pas à établir  une liaison et faire une analogie entre la fin de règne de Ange-Félix Patassé et le chaos qui sévit  en ce moment à Bangui. Une chose a semble certaine, au vu de l’impatience du peuple et de la complication des relations avec l’U.E, 2016 semble loin, très loin même…comme dirait l’autre.

 

Un Centrafricain vivant au pays d’Obama

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 03:47

 

 

 

 

Bozize KNK

 

 

La situation que vient de connaître la République centrafricaine ces trois dernières semaines mérite qu’on s’y arrête un peu afin d’en tirer quelques enseignements. Plusieurs événements plus ou moins graves et apparemment sans relations les uns avec les autres se sont en effet produits et défrayé la chronique tout en mettant à rude épreuve les capacités du régime en place à gérer le maintien de l’ordre public. En premier lieu, c’est l’affaire des deux enfants dont les corps sont retrouvés dans l’arrière d’un véhicule appartenant à un musulman tchadien au quartier Kina qui a déclenché une véritable insurrection populaire qui a pris l’allure d’une chasse aux sorcières dans plusieurs quartiers de la capitale contre les commerçants musulmans d’origine tchadienne et entraîné également la destruction par incendie volontaire de plusieurs mosquées.

La seconde affaire est celle de l’assassinat du médecin-chef de l’Hôpital d’Obo et son chauffeur, mortellement fauchés dans leur véhicule par une roquette tirée par les bandits de la LRA de Joseph Koni alors qu’ils partaient effectuer une campagne de vaccination anti-poliomyélite dans le Haut-Mbomou, région en proie depuis plusieurs années maintenant aux crimes et exactions de la rébellion ougandaise de la prétendue Armée de Résistance du Seigneur. Ce double et odieux assassinat a suscité un grand émoi à Obo où des marches de protestation ont eu lieu et fait descendre dans la rue à Bangui les médecins et leur Conseil de l’ordre, munis d’un mémorandum qu’ils ont remis en main propre à Bozizé pour demander que les autorités du pays prennent leurs responsabilités en garantissant la sécurité de leurs confrères travaillant dans l’arrière-pays.

Le troisième événement majeur est la violente révolte spontanée des populations de plusieurs quartiers populaires de la capitale la semaine dernière qui ont dressé des barricades et brûlé des vieux pneus sur deux principaux axes routiers de Bangui, les avenues Koudoukou et de France ainsi que sur les rues adjacentes pour protester contre la pénurie d’eau potable et les insupportables délestages chroniques de courant électrique.

Au-delà du caractère spécifique de chacun de ces mouvements de foule, les revendications des insurgés avaient clairement une signification politique et étaient chargées de messages adressés directement au pouvoir politique à qui il est reproché d’avoir introduit massivement depuis 2002 et 2003, des mercenaires musulmans tchadiens qui se rendent souvent coupables de crimes et exactions de toutes sortes à l’égard de paisibles citoyens centrafricains.

De même, l’assassinat du médecin-chef  d’Obo et son chauffeur par la LRA est également imputé au pouvoir en place dont les manifestants d’Obo et les médecins du Conseil de l’Ordre dénoncent l’incapacité à assurer la sécurité des citoyens dans le Sud-Est du pays, zone dont le sort est délaissé purement et simplement et même sous-traité à l’armée ougandaise.

S’agissant de la révolte pour l’eau potable et le courant électrique, elle découle aussi de l’incompétence et de la mauvaise de ces deux secteurs par un dignitaire bien connu du régime qui en a pourtant la charge depuis plus de huit ans maintenant et qui n’a pas fait grand-chose pour que l’on n’arrive pas à la désastreuse situation actuelle. C’est parce qu’ils sont excédés que les citoyens sont descendus massivement dans la rue sans que quiconque le leur ait demandé pour faire clairement savoir leur mécontentement au pouvoir politique.  

Il est difficile dans ces conditions que le pouvoir puisse accuser qui que ce soit de manipuler les citoyens qui descendent spontanément dans la rue pour exprimer leur colère. Les mensonges et la politique de bluffs du régime ont atteint leurs limites que les Centrafricains perçoivent dorénavant très clairement. L’incapacité congénitale du pouvoir de Bozizé à assurer un minimum de bien-être en apportant des solutions aux grands problèmes auxquels sont confrontés ses compatriotes depuis qu’il est à la tête du pays finira par avoir raison de lui.

Ces révoltes populaires que vient de connaître la RCA sont bien la preuve que la prétendue élection de Bozizé avec le score de plus de 64 % est totalement factice et ne repose sur aucune adhésion populaire réelle de ses compatriotes. Elles ne font que souligner encore davantage sa grande impopularité qui va continuer de croître et son illégitimité à l’issue des dernières élections fraudées.Les Centrafricains commencent à comprendre que le changement qualitatif de leur situation et leur avenir est entre leurs mains. On ne peut que s'en réjouir.  

Comment peut-on comprendre que dans ce contexte d’effervescence sociale que vit le pays, le président de la République, son premier ministre, presque la moitié du gouvernement, environ quatorze ministres et plusieurs collaborateurs, puissent aller inutilement vadrouiller à Bruxelles, un pays sans gouvernement depuis plus d’un an et dont les ministres ne sont chargés que d’évacuer les affaires courantes, aux frais de la princesse (135 millions de F CFA soit 205.806.17 euros) décaissés du trésor national pour une prétendue table ronde dont tout le monde savait d’avance qu’elle allait être un fiasco monumental parce qu’elle n’apporterait rien au pays. Si Bozizé est arrivé à la gare de Bruxelles-Midi sans qu’un seul ministre belge ne daigne venir l’accueillir, c’est qu’il ne vaut même pas une affaire courante.

  La Rédaction C.A.P

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 22:40

 

 

 

MRH déc

 

 

COLLECTIF POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE EN CENTRAFRIQUE

(CAD)

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Portant création d’un Comité Ad Hoc

 

 

Une réunion élargie du Bureau du Collectif pour l’Alternance Démocratique en Centrafrique (CAD) s’est tenue le 15 Juin 2011 à Paris pour débattre de la crise survenue au sein du Bureau.

 

Le positionnement du CAD sur l’échiquier politique centrafricain, en tant que plateforme politique ouverte et indépendante, dans le contexte actuel, n’a pas été sans provoquer des dissensions, des incompréhensions et très tôt, le Bureau a été confronté à :

 

-       un bicéphalisme préjudiciable tant à une démarche consensuelle qu’à la collégialité et à l’homogénéité de l’équipe,

-       un fonctionnement pour le moins archaïque.

 

Les participants à cette réunion ont pris acte de la volonté de trois membres sur cinq de ne plus siéger au Bureau et ont décidé de la mise en place d’une procédure d’arbitrage dont les parties ont confié l’organisation à une institution non permanente dénommée : Comité Ad Hoc.

 

Ce Comité Ad Hoc a reçu mandat de désamorcer la crise et de faire progresser l’agenda prévu du CAD, à savoir la convocation de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 02 juillet 2011.

 

Le Comité Ad’ hoc ainsi constitué comprend :

 

-  Madame   Marie-Reine HASSEN, Présidente

-  Monsieur  Médard POLISSE-BEBE, Secrétaire Général

-  Monsieur   Albert MBARGA, Membre

-  Monsieur Roger ANDJALANDJI, Membre 

-  Monsieur Clotaire SAULET SURUNGBA, Membre.

 

Tout en déplorant les informations tendancieuses parues dans une certaine presse, relatives à cette crise, le Comité Ad Hoc lance un appel patriotique aux uns et aux autres pour que l’expérience de l’innovation politique que constitue cette plateforme, participe à la conquête d’une véritable démocratie et au développement de la République Centrafricaine. 

                                        

 

                                

 

 Fait à Paris, le 21 Juin 2011

 

 

NDLR : C'est par soucis de ne pas priver nos lecteurs de toutes les informations sur notre pays et sa diaspora que nous publions par principe les communiqués qui parviennent à la rédaction. Nous constatons ces derniers temps que le CAD traverse une période de forte turbulence et nous n'avons nullement l'intention de prendre part pour une partie ou l'autre des contradictions qui agitent cette organisation. Notre seul objectif est de faire avancer la cause de notre pays et son peuple qui se bat contre une dictature sanguinaire et prédatrice qui n'hésite pas à frauder aux élections pour s'accrocher au pouvoir. Dorénavant nous ne publierons plus les communiqués du  CAD ou de son Comité Ad Hoc en attendant la résolution de leurs contradictions. Nous espérons avoir été compris.

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 22:24

 

 

 

 

Assemblée nat

 

 

Les députés centrafricains à l’école de la démocratie

Radio Ndéké Luka Mardi, 21 Juin 2011 13:10

Quarante députés centrafricains ont pris part le 21 juin 2011 à un atelier de formation organisé par l’Union Africaine (UA) à Bangui. Selon le bureau de l’UA en Centrafrique, cette formation s’inscrit dans le cadre de la promotion d’une Démocratie durable dans le pays.

Les enseignements de cette formation portent sur la charte Africaine de la Démocratie, des élections et la Gouvernance. Il s’agit notamment de les informer sur les dispositions de cette charte que la RCA a ratifiée.

« La RCA fait partie des premiers pays en Afrique à expérimenter la démocratie en 1981, donc il est question de se rappeler de cela et s’il y a de nouvelles notions, il faut les prendre en compte » a affirmé Abakar NIAKANDA, Haut-Commissaire à la présidence de la république, chargé des Droits de l’Homme et de la bonne gouvernance.

Depuis son adoption en janvier 2007, près d’une vingtaine d’Etats ont procédé à la signature de la Charte mais seuls 11 Etats ont pu ratifier ce texte, alors qu’il a besoin d’un minimum de 15 ratifications pour entrer en vigueur.

La législature centrafricaine en formation se fait sans l’opposition. Elle a boycotté les élections pour « fraudes massives orchestrées pour favoriser l’accession au pouvoir du président François Bozizé et son parti politique le KNK ».

 

NDLR :  Il est vraiment malheureux de constater que l'UA puisse autionner et se rendre complice d'un parlement monocolore et illégitime car issu d'élections frauduleuses et fortement contestées non seulement dans le pays mais aussi à l'extérieur de ses frontières.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 22:20

 

 

 

groupe-SAPEKE.JPG

 

                                                           groupe SAPEKE

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 21 Juin 2011 08:53

Le monde entier vibre en ce 21 juin, fête de la musique. Partout, la musique et ceux qui la font sont en fête. Partout sauf en République centrafricaine. Faute de financement, la fête de la musique ne sera pas célébrée à Bangui. Le ministre des arts et de la culture a demandé un report des manifestations, le temps de trouver l’argent nécessaire à leur financement.

L’année dernière déjà, les musiciens s’étaient résolus à assurer un service minimum gratuit, pour les mêmes raisons que celles avancées cette année encore. Cette année, pas d’argent, pas de fête !

Heureusement, pour sauver la mise et permettre aux mélomanes banguissois de vibrer, l’Alliance française organise une caravane à travers les artères de la ville suivie d’un concert. La mairie de son côté tient concert dans le Jardin du Cinquantenaire.

Mais ces deux manifestations ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt. Elles illustrent au contraire une partie infime des difficultés que rencontrent les musiciens en RCA.

Depuis longtemps, la musique et les musiciens souffrent de nombreux maux. Chaque année, ils touchent un peu plus le fonds, malgré quelques éclaircies venues des artistes musiciens qui ont réussi à s’exiler en France ou ailleurs. La raison principale de cette situation est l'absence d'une politique culturelle.

Les pionniers de la musique centrafricaine moderne doivent se retourner dans leur tombe. On peut citer : Jean-Marc Lesoi, Jean Magalet, Dominique Eboma, Prosper Mayele, Bekpa, et Jimmy Zakari surnommé Jimmy de l'hawaïenne par les zaïrois. Ces figures ont participé à la création de la rumba congolo-zaïroise compte tenu du fait que Jimmy Zakari avait évolué tantôt à Brazzaville et tantôt à Kinshasa où il fut le professeur de guitare du célèbre musicien zaïrois Franco Luambo. Paulo Kamba (Congo), Jimmy Zakari (Centrafrique) et Wendo (Zaïre) sont les précurseurs de la rumba congolo-zaïroise.

Le manque de moyens de production et de promotion a mis sous silence la musique centrafricaine. A l'intérieur du pays, les groupes se forment et disparaissent par manque de structuration et de soutien. Quelques orchestres populaires agrémentent les soirées banguissoises dans les principaux dancings de la place : Musiki, Canon Stars, Super Stars, Commando Jazz, Tropical Fiesta et les Zokela...

Les difficultés rencontrées par les artistes ont contraint certains à l'exil où ils trouvent une occasion de faire connaître leur musique à l'étranger. C'est ainsi qu'on trouve à Paris les chanteurs comme Charlie Perrière, Sultan Zembellat, Laskin Ngomateke, Baba By-Gao, Léa Lignanzi, Léonie Kangala, Frédéric Kangala, Delmas Kelou et Judes Bondeze qui se produisent en concert et en disque. La musique moderne centrafricaine véhicule le sango qui est la langue nationale et officielle parlée par toute la population. Si la musique moderne centrafricaine fait figure de parent pauvre, elle est cependant une richesse inexploitée de nos jours. Son rayonnement mondial - ce qui se fait suffisamment déjà bien avec la musique polyphonique des Pygmées Aka, peut être un facteur déclencheur de la découverte du pays encore méconnu.

Dans les deux Congo, il y a la Rumba congolaise. Au Sénégal le Mbalax. La Côte d’Ivoire a internationalisé le Coupé-Décalé, l’Algérie, le Raï. Pendant ce temps les musiciens centrafricains continuent de chercher leur voie, à imiter les autres avec de pâles copies. Et pourtant… !

Beaucoup d’artistes aux talents immenses sont abandonnés en Centrafrique. D’autres (Mayélé, Maïno, Jesus Lokota etc.) ont été brisés par les systèmes. Quand on pense à tous ces artistes, Matata, Madjalengo, Tedia, Tchakaley, Rems, Sonora, Deus, Rizzos etc,  dont la majorité sont morts dans le dénuement le plus total et pour certains même des suites d’une simple angine.

Quand on pense à Thieyi Yezo, qui, au crépuscule de sa vie, a accepté et assumé la direction de l’UMCA (Union des Musiciens Centrafricains). Il mérite que la diffusion de ses oeuvres dépasse largement le cadre des frontières de la RCA

A l’heure actuelle la plupart des orchestres traversent une crise sans précédent. Seuls les orchestres MUSIKI et CANON STAR et CENTRAFRICAN JAZZ arri­vent encore à tenir une programmation régulière de leurs prestations. Beaucoup de groupes ont disparu ou n’existent que de nom. D’autres,  malgré leur bonne volonté,  n’ont pas de matériel leur permettant de se produire.

Les orchestres ont du baisser leurs tarifs. Il est difficile aux artistes de trouver des producteurs, car la piraterie ne permet pas à ceux-ci de gagner quelque chose sur les productions.

Présentement, on peut sans risque de se tromper affirmer qu’aucun artiste centrafricain ne figure parmi les stars ou les grands groupes africains.

Dés lors, un artiste musicien tel que Malépopo peut-il être la rare hirondelle à faire le printemps ? Lui qui en février dernier, à l’occasion d’un concert à Bangui, déclarait : « Je suis venu ici à Bangui, pour que, les Centrafricains eux-mêmes valident le Montengénè et le Yangba-bolo, parce que, c’est leur culture, c’est à eux de valider et partager avec moi pour dire que c’est notre culture »

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 17:39

 

 

 

 

RCA-carte.jpg

 

BANGUI Mardi 21 juin 2011 | 16:19 (Xinhua) - Les 4855 réfugiés du site du Haut Mbomou (Extrême-Est) vivent dans des conditions préoccupantes à cause de la présence de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), a déclaré mardi la représentante du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en Centrafrique, Aminata Gaye, à l' occasion de la Journée mondiale des réfugiés à Bangui.

« Ceux qui sont dans le Haut Mbomou, c'est un peu plus difficile, beaucoup plus difficile parce que dans le Haut Mbomou, nous avons la LRA qui  sévit, la LRA dont personne n'a le contrôle et qui mène des actions atroces », a déploré Aminata Gaye.

« Bien que les gens soient accueillis dans la ville, ils ne peuvent pas travailler, ils ne peuvent rien faire, ils ne peuvent pas sortir de la ville, comment ils vont vivre ? Ils dépendent entièrement de la générosité. Donc, je souhaite que la LRA soit enlevée de cette zone, qu'elle quitte cette localité pour qu'enfin les réfugiés soufflent », a-t-elle souhaité.    Pour la situation générale des réfugiés vivant sur les trois sites de la  République centrafricaine, la représentante du HCR estime qu'elle est  pratiquement comme celle de tout Centrafricain qui vit dans un contexte socioéconomique difficile.   « Les Centrafricains vivent dans des conditions extrêmement difficiles. Le réfugié qui a choisi d'être dans ce pays subit aussi la même chose avec le petit plus de souffrance, parce qu'ils sont étrangers », a-t-elle indiqué.

Mais, elle s'est réjouie de la progressive intégration des réfugiés soudanais du site de Pladama Ouaka (Centre-Est) qui s’efforcent à pratiquer l'agriculture. « Ceux qui sont dans la Pladama Ouaka sont très engagés à faire l'agriculture. Merci encore pour les autorités qui leur ont attribué des terres. Je suis sûre que d'ici l'année prochaine, cette zone va se développer davantage », a indiqué Aminata Gaye.

S'agissant des réfugiés congolais basés sur le site de Batalimo dans la Lobaye (Sud), elle affirme qu'ils sont prêts pour le rapatriement si les conditions sécuritaires sont réunies dans leurs villages.

D'après les statistiques du Haut-commissariat des Nations Unies à Bangui, 16.832 réfugiés, surtout Congolais (RDC) et Soudanais répartis sur trois sites vivent en République centrafricaine.  

 

Centrafrique : 16.790 candidats aux épreuves écrites du baccalauréat

BANGUI (Xinhua) - 16.790 candidats au baccalauréat d’enseignement technique et général, session de juin 2011, ont démarré mardi les épreuves écrites dudit examen, dans 41 centres sur toute l'étendue du territoire national, a constaté Xinhua

« L'année académique s'est déroulée sans incident. Donc, je demanderais aux parents d'élèves et aux candidats de se calmer et de mesurer dans la transparence leurs compétences par rapport à ce qu'ils ont appris pendant 9 mois de scolarité », a déclaré le ministre de l'Enseignement technique et de la Formation qualifiante, Djibrine Sall.

Quatre jours durant, les candidats des différentes séries vont affronter les diverses épreuves de cet examen qui ouvrent les portes des études supérieures. Au même moment, à l'université de Bangui, 95 candidats prennent part aux épreuves de l'examen spécial qui donne la possibilité aux personnes n'ayant pas eu la chance d'être reçues au baccalauréat et d'accéder à l'université, de se rattraper

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 16:04

 

 

 

Minurcat.jpg

 (Cameroon-Tribune 21/06/2011)

Les éléments de la Micopax I ont quitté Douala lundi pour Bangui où ils travailleront pendant six mois.

«Vous allez à Bangui en tant qu’ambassadeur du Cameroun. La hiérarchie m’a chargé de vous parler et vous mettre en garde. Vos prédécesseurs se sont bien conduits. Je voudrais que vous soyez des exemples de discipline, de propreté, de discrétion, et de disponibilité. Vous êtes partis sains, revenez sains. » Tel un père s’adressant à ses enfants, le Général de division, Saly Mohamadou, commandant de la 2e région militaire interarmées a tenu un discours d’au revoir empreint à la fois de fermeté et de franchise.

Le contingent qui a quitté la base aérienne de Douala très tôt hier lundi fait partie de la Mission internationale pour la consolidation de la paix (Micopax 1). Il s’agit du BSA (Bataillon spécial amphibie) basé à Tiko, qui, depuis 2010 a pris le relais, en ce qui concerne cette Micopax 1 pour la partie camerounaise. « Ce choix n’est pas gratuit. C’est le mérite. Le BSA est une formation d’élite », a expliqué le Général de division, Saly Mohamadou.

103 officiers, sous-officiers et militaires de rang et une vingtaine de personnels d’appui ou rattachés à l’officier commandant du détachement camerounais font partie du voyage. Une mission qui va durer six mois. « Le contingent va effectuer des opérations de consolidation de la paix en République centrafricaine. Il va sécuriser la population, lutter contre le grand banditisme, assurer la médiation avec le gouvernement central, encadrer la restructuration des forces armées centrafricaines, notamment dans le programme de désarmement, de démobilisation de réinsertion (DDR) des rebelles », explique le colonel Abba Yagana, sous-chef Etudes générales et relations internationales à l’état-major des armées.

La Micopax 1 est une des premières missions de la Fomac (Force multinationale d’Afrique centrale) dont l’état-major est constitué des pays de la CEEAC. Avec un commandement rotatif. Le Général de division, Hector Marie Tchemo, actuel commandant de la 1ère région militaire interarmées, a été le commandant de cette force, d’août 2009 à août 2010. Il a été relevé par un Général de la RDC. « La Fomac envisage de former les militaires centrafricains pour prendre le relais de cette force, pour qu’ils sécurisent eux-mêmes leur pays », a ajouté le colonel Abba Yagana.


Alain TCHAKOUNTE

© Copyright Cameroon-Tribune

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 01:05

 

 

 

 

petrole-niger-20-juin-2011.jpg

 

 

Cette révélation vient du Premier ministre nigérien Brigi Rafini. « La production du pétrole nigérien débutera au cours du premier trimestre de l’année 2012 ».

En effet, c’est en janvier 2008 que le gouvernement du Niger a signé un contrat de partage de production de pétrole avec la société chinoise ‘’ China national oil and gaz development and exploration corporation ‘’ (CNODC).

Dans ce contrat est prévu la construction d’une raffinerie et d’un oléoduc de près de 2000 km jusqu’au port de Cotonou au Bénin. Les travaux de la construction de cette raffinerie située dans la région de Zinder au centre-est du pays s’achèverons à la fin de cette année.

La production par jour est de 20.000 barils de pétrole. La consommation journalière du Niger est de 7000 barils. Le reliquat de 13.000 barils sera destiné à l’exportation.

L’exploitation du pétrole nigérien se fera sur le bloc pétrolier d’Agadem dans l’est du pays. Une partie du brut sera transportée par des pipelines longs de 462 kilomètres à la raffinerie de Zinder pour la consommation interne. L’autre partie sera transportée au port en passant par le Tchad.

Le démarrage de tous ces travaux a crée de l’emploi aux jeunes nigériens. Cependant les travailleurs se plaignent des conditions difficiles de travail. Selon plusieurs d’entre eux interrogés par Koaci.com, les Chinois ne payent pas bien les ouvriers. « Pour un rien tu es licencié. Chaque jour on est sous la peur d’être licencié », a témoigné a koaci.com A. Boubacar, chauffeur à la raffinerie.

L’autre fausse note, ce que près d’une centaine de familles dont la raffinerie a été construite sur leurs champs de cultures attendent depuis 3 ans leur indemnisation.


Souleymane Maâzou, Koaci.com Niamey

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 00:41

 

 

 

 

ampoule--lectrique-copie-1.jpg

 

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 20 Juin 2011 13:49

La crise d’électricité perdure par endroits dans la ville de Bangui. Le marché central de la capitale centrafricaine  est dans l’obscurité depuis 8 jours. La situation met en difficulté les commerçants de ce marché. Ils ne peuvent plus conserver leurs marchandises au frais.

Les boutiques et magasins non plus ne peuvent vaquer à leurs activités de manière satisfaisante. La plupart des étals également vivent le même calvaire.

Même son de cloche du côté des vendeurs des accessoires électroménagers. Pour preuve, à l’entrée du marché même, un calme inhabituel règne : pas de musique.

Anour Sakine Tokiss délégué général du marché central « se plaint du sort de certains commerçants qui ont déjà perdu des marchandises. Il se dit sidérer par le silence de la direction de l’Energie Centrafricaine (ENERCA) ».

« 8 jours sans électricité constituent un manque à gagner pour les commerçants. Même l’Etat perd en termes de recouvrement des fonds journaliers du marché », précise Tokiss.

Pour Marie Daniel Béïnani bouchère au marché central « sans électricité il est impossible de vendre la viande fraiche très prisée par les clients ».

Quant aux responsables de l’ENECA, ils expliquent qu’il s’agit d’une panne survenue sur les câbles souterrains vieux de 50 ans qui est à l’origine de cette coupure d’électricité.

Aux dernières nouvelles, une équipe technique de l’ENERCA est déjà sur les lieux pour remédier à ce désagrément.

A titre de rappel, il y a une semaine les habitants du 3ème et 5ème arrondissement de Bangui s’étaient soulevés pour revendiquer l’électricité et l’eau. Ils avaient érigé des barricades sur les voies publique, avant d’obtenir gain de cause le soir même de leur mouvement. Plusieurs autres manifestations similaires s’étaient déjà produites dans certains arrondissements dont le 8ème.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 00:39

 

 

 

 

centrafrique

 

 

Centrafrique : pagaille au marché Combattant de Bangui

Par Kpangbandjé - 20/06/2011 JDB

Des éléments de la garde présidentielle ivres seraient en cause

 

Le marché Combattant, situé à proximité de l'aéroport International Bangui-M'Poko dans le 8ème Arrondissement de Bangui, était sur le qui-vive dans l'après-midi du vendredi 17 juin 2011. Pour cause, deux éléments ivres et armés se sont disputés dans une gargote lorsqu'ils prenaient de la bière. Leur dispute n’a pas tardé à se transformer en une vive bagarre. Celui qui tenait encore sur ses pieds, a pu tant bien que mal, à récupérer l'arme du de son second et l'a sauvagement battu par la suite, devant une foule peu nombreuse et incapable de séparer deux hommes tous en armes. Tout en sang, le second a disparu sans demander son compte. On croyait tous que l'affaire était finie. Subitement, ce dernier surgit, kalachnikov sur l'épaule et pointe son assaillant qui a déjà grimpé sur sa moto. Il tire deux balles dans la roue arrière de la moto et fait disperser la foule paniquée.

Furieux, le propriétaire de la moto saute sur son agresseur pour tenter de récupérer une fois de plus on arme. Ainsi, dans la lutte, puisque la kalachnikov était d'ores et déjà armée et donc prête à cracher le feu, ils ont tiré à plusieurs reprises. Le marché Combattant et tout le secteur s'était vidé. Toutes les personnes présentes craignaient de se faire tuer. Ce serait finalement un autre gradé de la garde présidentielle à bord d'un Land Cruiser 4x4 (BJ 75) qui passait par là, qui a usé de son autorité pour mettre fin à cette rixe de ses deux subordonnés. Le calme s'est rétabli plusieurs heures après dans le secteur.

De jour en jour, la population centrafricaine s'étonne du fait que les hommes en tenue puissent se conduire de la sorte, violant à leur gré le fonctionnement de leur corps de métier qui est celui de protéger la population au lieu de faire d'eux des chaires à canon. Malheureusement, cette population civile centrafricaine continuera toujours et encore d'assister à ces genres d'agissement.

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation