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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 20:19

 

 

 

 

 

http://www.metronews.fr  16-01-2014 17:38

 

AFRIQUE - Toujours au bord du génocide, la Centrafrique a lancé jeudi le processus de désignation d'un nouveau président de transition. Drastique, le profil du poste élimine quasiment... toute la classe politique du pays.

 

A la recherche de la perle rare. Depuis mercredi, les membres du parlement provisoire centrafricain (CNT) se sont mis en quête d'un nouveau président de transition pour le pays. Le poste est en effet vacant depuis que Michel Djotodia a été acculé à la démission vendredi dernier. Après deux jours de tractations, les parlementaires se sont mis d'accord jeudi sur 17 critères d'éligibilité. Les candidats ont désormais deux jours pour se déclarer, avant un vote du CNT prévu lundi matin.

 

Si la discussion a été si compliquée, c'est que le profil du poste est drastique, éliminant notamment toute personne ayant été membre d'une rébellion ou d'une milice au cours des vingt dernières années, ainsi que tous les parlementaires… "C'est cuit pour 99% des politiciens !", relève pour metronews Thierry Vircoulon, responsable pour l'Afrique centrale d'International Crisis Group. Sur la liste, qui doit être finalisée d'ici à samedi, bon nombre de noms pourraient donc être largement inconnus.

 

Trouver un équilibre entre chrétiens et musulmans

 

Quoi qu'il en soit, l'élection du président ne signifiera pas la fin de l'imbroglio politique. Il repartira même de plus belle, souligne le spécialiste : "ensuite, il faudra désigner un Premier ministre puis un gouvernement. La vacance du pouvoir pourrait donc encore durer plusieurs semaines". Car ces discussions aborderont un autre problème crucial : l'équilibre entre chrétiens (majoritaires dans le pays) et musulmans (qui composent la rébellion Séléka).

 

"Il faudra rassurer la communauté musulmane", prévoit Thierry Vircoulon. Sans cela, difficile en effet d'espérer mettre fin aux tueries interreligieuses qui ensanglantent le pays depuis des mois. Or sur le terrain, le temps presse. Si Bangui connaît une accalmie - très précaire - suite à l'opération française Sangaris, le reste du pays reste livré à la violence. Tous les éléments restent réunis pour un génocide, a encore rappelé l'ONU jeudi, n'hésitant pas à faire le parallèle avec deux exemples terribles : "le Rwanda et la Bosnie".

 

 

 

 

CRITERES D’ELIGIBILITE

 

  1. Etre de Nationalité Centrafricaine
  2. Etre âgé(e) de 35 ans au moins.
  3. Avoir une propriété bâtie en République Centrafricaine
  4. Jouir de tous ses droits civiques et d’une bonne moralité
  5. Etre compétent, intègre, crédible, rigoureux, capable d’impulser une dynamique de réconciliation nationale, doté d’un leadership participatif et justifier d’une expérience dans les hautes fonctions politiques, publiques ou privées,
  6. N’avoir pas été privé de son droit à l’éligibilité par décision de justice,
  7. N’avoir pas été condamné à une peine afflictive ou infamante,
  8. N’avoir pas été condamné à une peine d’emprisonnement pour vols, escroquerie, abus de confiance, détournement de deniers publics, faux et usage de faux, corruption et trafic d’influence, infraction aux lois sur les mœurs et stupéfiants, infractions économiques, douanières et fiscales
  9. N’avoir pas été condamné par contumace,
  10. N’avoir pas été un failli non réhabilité dont la faillite a été déclarée soit par les tribunaux centrafricains, soit par un jugement rendu a l’étranger mais exécutoire en République Centrafricaine,
  11. Ne pas être un majeur incapable ou une personne sous curatelle,
  12. N’avoir pas été Chef d’Etat de Transition, Premier Ministre Chef du Gouvernement de transition, membre du Gouvernement de transition, membre du Cabinet du Chef d’Etat de Transition, membre du Cabinet du Chef du Gouvernement de transition, à compter du 17 janvier 2013
  13. Ne pas être membre du Bureau du Conseil National de Transition, membre du Conseil National de Transition, membre de la Cour Constitutionnelle de transition, membre du Haut Conseil de Communication de Transition, membre de l’Autorité Nationale des Elections, leader d’un parti politique,  magistrat en fonction, membre des forces de défense et de sécurité,
  14. N’avoir pas été membre d’une Milice ou d’une rébellion armée durant les 20 dernières années,
  15.   N’avoir pas été impliqué dans la mauvaise gestion d’un département ministériel, d’une administration, d’un office ou d’une entreprise publique en République centrafricaine.
  16. Etre en règle avec l’administration fiscale de la République Centrafricaine.
  17. Déposer sur le compte du trésor public une caution d’un montant de deux millions francs CFA, non remboursable pour ceux dont la candidature est retenue.

 

Pièces du dossier à fournir

 

  1. Déclaration de candidature
  2. Profession de foi
  3. Curriculum vitae
  4. Acte de naissance légalisé
  5. Certificat de Nationalité
  6. Certificat médical datant de moins de trois mois
  7. Casier judiciaire, bulletin n° 3, datant de moins de trois mois
  8. Titre de propriété bâtie
  9. Original de la quittance de la caution

DELAI DE CANDIDATUTRE

  1.  : Vendredi 17 janvier 2014 à 09 heures.

 

Lieu du dépôt des dossiers de candidatures : Secrétariat général du Conseil National de Transition (contre récépissé).

 

  • : samedi 18 janvier 2014 à 10 heures.

 

Examen des dossiers de candidature : samedi 18 janvier 2014 de 11 heures à 14 heures

 

Consultation des forces vives de la Nation :

Samedi 18 janvier 2014 : 15 heures à 17 heures

Dimanche 19 janvier 2014 : 10 heures à 14 heures

  • : Hémicycle du Conseil National de Transition (CNT)

Publication de la liste des candidats : Dimanche 19 janvier 2014 à 14 heures 30 minutes

  1.  : Lundi 20 janvier 2014 à 10 heures.

 

  •  : Hémicycle du Conseil National de Transition (CNT)
Centrafrique : cherche perle rare pour présidence
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 20:17

 

 

 

 

 

YAOUNDE - Des anciens militaires des Forces armées centrafricaines (FACA, armée régulière) qui avaient disparu après la prise du pouvoir de Michel Djotodia en mars 2013 à Bangui ont regagné les rangs.

 

C'est l'une des premières initiatives de M. Nguendet dès son installation samedi, en sa qualité de président du Conseil national de transition (CNT), Parlement provisoire mis en place en 2013, dans les fonctions de président de la République par intérim suite à la démission de Michel Djotodia la veille à N'Djamena au Tchad sous la pression des chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et surtout de la France.

 

Une instruction au chef d'état-major a ordonné « de tout mettre en œuvre pour organiser le retour des éléments de l'armée régulière, c'est-à-dire les FACA, à regagner les rangs où qu'ils se trouvent, pour qu'ils participent à la poursuite des opérations de désarmement engagées par les éléments de l'opération Sangaris (force française, NDLR) et la MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique, force africaine mandatée par l'ONU) », a-t-il souligné dans un discours mercredi à Bangui.

 

Depuis le début de la semaine, entre 7.000 et 8.000 soldats déserteurs ont répondu à l'appel, a rapporté à Xinhua le colonel Christian Narkoyo, ex-porte-parole militaire des ex-rebelles de la Séléka aujourd'hui commandant de la gendarmerie mobile centrafricaine. « C'est à peu près le même chiffre pour les gendarmes et les policiers », a mentionné en outre le responsable sécuritaire.

 

Ce retour n'est cependant pas bien perçu des ex-rebelles Séléka dont le leader Michel Djotodia vient de se retirer du pouvoir et qui disent craindre les représailles et les règlements de compte de la part de ces déserteurs accusés d'avoir oeuvré au sein des milices d'autodéfense anti-Balakas (anti-machettes) en guerre contre les ex-Séléka.

 

« Aujourd'hui, ils sont sortis, ils sont dans les quartiers. On a la peur même de vivre dans les quartiers. Les pillages et les violences se poursuivent. Avec ce comportement-là, on se demande comment on peut vraiment collaborer ? C'est la question qu'on est en train de se poser », a soufflé le colonel Narkoyo.

 

Pendant ce temps, assure-t-il, « les ex-Séléka sont presque tous cantonnés : environ 7.000 à Bangui et plus de 3.000 dans les provinces. Nous sommes surveillés par les Sangaris et la MISCA ».

 

Interdites depuis le 16 décembre, les patrouilles de gendarmerie et de police menées par exemple par les hommes du commandant de la gendarmerie mobile ont repris « par une petite marge sur les grands axes » de Bangui. Contre 400 auparavant, « désormais 600 gendarmes sont sous mon commandement », rapporte en outre Narkoyo.

 

Aucun ex-rebelle ne participe à ces opérations, car, « les ex-Séléka ne sont pas encore incorporés dans la gendarmerie, ni dans l’armée ».

 

Depuis les actions du président par intérim, les violences ont baissé dans la capitale centrafricaine. Le Conseil national de transition a ouvert un cycle de consultations qui devraient déboucher avant la fin de la semaine à la désignation d'un nouveau chef de l'Etat de la transition.

 

Source: Xinhua

Centrafrique : 7 à 8.000 ex-militaires de l'armée nationale de retour dans les rangs
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 20:07

 

 

 

 

 

par Tom Miles et Paul-Marin Ngoupana

 

GENEVE/BANGUI (Reuters) - De nouvelles violences se sont produites dans la nuit de mercredi à jeudi à Bangui, en Centrafrique, où l'Onu a appelé la communauté internationale à intervenir plus massivement pour éviter un génocide.

 

Les forces françaises et africaines sont confrontées à une situation "presque impossible" à maîtriser, a déclaré de son côté le représentant français aux Nations unies, Gérard Araud.

 

Plus d'un mois après le début de l'opération française Sangaris aux côtés des forces africaines de la Misca, la situation reste volatile, au risque de fragiliser la reprise des discussions sur l'élection d'un nouveau président de transition après la démission la semaine dernière de Michel Djotodia.

 

Huit personnes ont été tuées mercredi à Bangui et les tensions persistaient jeudi. Des habitants en colère ont tenté de mettre le feu à un convoi de musulmans tchadiens fuyant le pays, avant d'être dispersés par les forces de la Misca qui ont procédé à des tirs de sommation.

 

Le général Francisco Soriano, commandant de la Force Sangaris, qui s'exprimait à Paris depuis Bangui par visioconférence, a indiqué ne pas avoir connaissance de l'incident mortel survenu durant la nuit.

 

"La situation dans la capitale et en Centrafrique est éminemment complexe, elle est très volatile", a-t-il indiqué. Mais "sur le plan sécuritaire les progrès sont là. La situation s'améliore, elle s'améliore lentement mais elle s'améliore."

 

"Les derniers incidents remontent à samedi dernier au moment de l'annonce du départ du chef de l'Etat. En ces périodes de vide politique, des incertitudes accentuent (...) les craintes."

 

HAINE

 

Sous la pression de la communauté internationale, Michel Djotodia, arrivé au pouvoir à la suite d'un coup d'Etat en mars 2013 mené par la Séléka, une rébellion à majorité musulmane, a été contraint au départ la semaine dernière.

 

Le président par intérim, Alexandre-Ferdinand Nguendet, a annoncé depuis un renforcement des mesures de sécurité pour tenter de mettre un terme aux affrontements qui se poursuivent entre ex-Séléka et miliciens chrétiens malgré la présence de 1.600 militaires français et quelque 4.400 soldats africains.

 

Les premiers éléments d'un contingent rwandais sont arrivés jeudi à Bangui et devraient d'abord rester dans la capitale.

 

"En Centrafrique, je pense que nous avons peut-être sous-estimé la haine et le ressentiment entre communautés", a déclaré mercredi l'ambassadeur français aux Nations unies. Gérard Araud, lors d'une conférence sur les moyens d'empêcher les génocides organisée à l'occasion du 20e anniversaire du drame rwandais.

 

"Il s'agit d'une situation presque impossible pour les soldats africains et français. Nous devons réfléchir dans des termes très pratiques à la façon d'être efficace pour empêcher les gens de s'entre-tuer quand ils veulent désespérément le faire, envisageant le recours à des psychologues.

 

MISSION EUROPÉENNE

 

De retour de Centrafrique, le chef du bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'Onu, John Ging, a lui aussi mis en garde contre un risque de génocide et appelé la communauté internationale à apporter une aide financière massive pour répondre aux besoins humanitaires criants du pays.

 

"Il y a là tous les éléments que nous avons constatés ailleurs, comme au Rwanda et en Bosnie. Les éléments sont en place là-bas pour un génocide (...)", a-t-il dit.

 

Pour John Ging, la crise était prévisible, évitable, et elle est le fruit de la négligence de la communauté internationale.

 

Il a cependant estimé qu'il était faux de parler de violences intercommunautaires, même si une minorité extrêmement violente cherche à élargir le conflit.

 

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon doit remettre le mois prochain au Conseil de sécurité ses recommandations en vue du déploiement de casques bleus qui pourraient prendre le relais des troupes africaines.

 

Lundi prochain, ce sont les ministres européens des Affaires étrangères qui décideront de l'éventuel lancement d'une mission militaire européenne pour soutenir les interventions française et africaine en Centrafrique.

 

"Aujourd'hui, nous avons un détachement estonien qui effectue une reconnaissance pour pouvoir voir dans quelles mesures ils sont capables de nous apporter un appui", a dit le général Francisco Soriano.

 

Avec Marine Pennetier et Eric Faye à Paris, édité par Yves Clarisse

 

 

 

L’ONU craint un génocide en Centrafrique

 

Tous les éléments sont réunis pour qu’il y ait un génocide en Centrafrique, a averti jeudi le chef des opérations humanitaires de l’ONU, John Ging, appelant à une large mobilisation humanitaire et militaire et une stabilisation politique.

 

“Il y a tous les éléments que nous avons vus dans des endroits comme le Rwanda, la Bosnie, les éléments sont là pour un génocide. Cela ne fait pas de doute”, a déclaré M. Ging lors d’une conférence de presse à Genève, après avoir passé cinq jours en Centrafrique. “Des atrocités sont commises de façon continue”, a-t-il expliqué, soulignant que “les communautés ont peur. Les gens ont peur des autres communautés”.

 

“Ce n’est pas un conflit interreligieux pour l’instant mais cela pourrait le devenir. Nous devons créer les conditions pour que la peur disparaisse”, a-t-il poursuivi. “Les conséquences vont être dramatiques si nous n’agissons pas immédiatement”, a-t-il ajouté, dénonçant l’”effondrement” complet du pays. M. Ging a exhorté la communauté internationale à apporter une aide financière majeure pour fournir une assistance humanitaire en Centrafrique.

 

Sur les 247 millions de dollars demandés en décembre, l’ONU n’en a reçu que 6%, soit 15,5 millions de dollars, a-t-il déploré. Sur le plan militaire, le responsable onusien a souligné que “les troupes mobilisés ont fait du bon travail” mais il a appelé les pays à “élargir” cette action.

 

Des forces française et africaine interviennent en Centrafrique pour tenter de rétablir l’ordre et une mission européenne doit les rejoindre. Le pays a été plongé dans le chaos par un coup d’Etat en mars dernier et des affrontements opposent régulièrement des membres des communautés musulmane et chrétienne.

 

 

L'ONU craint un génocide en Centrafrique, toujours sous tension

 

Elisa Perrigueur | Publié le 16.01.2014, 11h53 | Mise à jour : 17h40

 

La tension ne chute pas à Bangui. Malgré la présence militaire française, les exactions rythment le quotidien de la capitale centrafricaine. Sept personnes, dont un jeune homme d'une quinzaine d'années, ont trouvé la mort dans la nuit de mercredi à jeudi dans un quartier situé au nord.

 

Quatre d'entre elles ont été tuées à l'arme blanche et trois autres par balles. 


Des habitants ont accusé les militaires français de l'opération Sangaris d'être à l'origine des décès par armes à feu, au cours d'un contrôle qui aurait mal tourné. Une information néanmoins démentie ce jeudi par l'armée. «Hier(mercredi, ndlr) en fin d'après-midi nous avons été pris à partie par des éléments armés non identifiés, a détaillé une source militaire française sur place. Nous avons riposté mais il n'y a aucune confirmation de bilan. Les trois morts n'ont rien à voir avec l'accrochage». 


La crainte d'un génocide «comme au Rwanda ou en Bosnie»


Le week-end dernier, plus 130 cadavres ont été retrouvés dans l'ensemble du pays. La violence entre Séléka et Anti-Balaka se répand toujours comme une traînée de poudre. Certains témoignages effarants évoquent même des scènes de cannibalisme dans la capitale. L'Organisation des Nations-Unies a fait part ce jeudi de son inquiétude. «Il y a tous les éléments que nous avons vus dans des endroits comme le Rwanda, la Bosnie, les éléments sont là pour un génocide. Cela ne fait pas de doute», a estimé ce jeudi John Ging, chef des opérations humanitaires de l'ONU. Le général Francisco Soriano, commandant de l'opération Sangaris, a tenu ce matin à relativiser le danger, soulignant la «baisse réelle de la tension dans la capitale» depuis le 2 janvier.

 

L'Europe se décide sur l'envoi de troupes


Les renforts restent encore limités, mais ils sont là. Après la Pologne, qui a envoyé un avion militaire transportant 50 soldats en Centrafrique, c'est l'Estonie qui se mettra bientôt en route pour Bangui. Le pays balte va mettre à disposition près de 55 militaires, a déclaré ce jeudi Peeter Kuimet, porte-parole du ministère de la Défense estonien. Cette unité devrait arriver en Centrafrique fin février et pourrait y rester jusqu'à quatre mois. 


Les représentants des pays de l'Union européenne avaient par ailleurs donné vendredi dernier leur accord de principe au lancement d'une mission militaire européenne pour soutenir les interventions française et africaine en Centrafrique. L'objectif serait de déployer de 300 à 500 hommes sous les couleurs de l'UE dans un délai d'un maximum de dix semaines, afin notamment de sécuriser l'aéroport de Bangui. Les discussions sur la planification de cette opération sont en cours. Les ministres des Affaires étrangères trancheront le 20 janvier, lors d'une réunion, à Bruxelles. Ces effectifs s'ajouteront aux 1 600 hommes de la force Sangaris ainsi qu'aux 4 400 militaires de la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique), qui sera portée à 6 000 hommes fin février.

 

LeParisien.fr 

L'Onu évoque un risque de génocide en Centrafrique
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 20:04

 

 

 

Centrafrique: violences meurtrières à Bangui

 

Par Le Figaro.fr avec AFP  Mis à jour le 16/01/2014 à 10:53

 

Au moins sept personnes ont été tuées cette nuit dans plusieurs incidents survenus dans un quartier du nord de Bangui, où la tension restait très vive ce matin, selon des sources militaires et humanitaires.


Trois cadavres, dont un jeune d'une quinzaine d'années, tué par balle, étaient entreposés à la mosquée du quartier Bégoua 3, à la sortie nord de Bangui, ont constaté des journalistes. De son côté, la Croix-rouge centrafricaine a indiqué avoir ramassé dans la matinée les cadavres de 4 hommes tués à l'arme blanche.

 

 

Centrafrique : Sept personnes tuées à Bangui

 

http://mboaconnect.com  Thu, 01/16/2014 - 13:26

 

 

Plus de sept personnes ont été tuées à Bangui, alors que les « parlementaires » du Conseil National de Transition s’apprête à élire un nouveau président de transition capable d’unifier les centrafricains.

 

Selon certaines sources, la nuit dernière a été très agitée, il est annoncé des incidents violents dans un quartier de la capitale.

 

Dans la matinée, des cadavres de quatre hommes chrétiens passagers d’un taxi, ont été ramassés par la Croix-Rouge centrafricaine. Ils ont été tués à l’arme blanche.

 

Des militaires français de l’opération Sangaris sont accusés d’avoir tiré sur trois hommes lors d’une opération de fouille. L’armée a reconnu l’accrochage mais a démenti tout lien avec la mort des trois hommes.

 

Un convoi de civils musulmans, protégé par des soldats tchadiens de la force africaine (Misca) a quitté le sol centrafricain dans la matinée.

 

Selon certaines sources parlementaires, les membres du CNT reprennent les discussions jeudi afin de parvenir à un accord sur les critères d’éligibilité du prochain président de transition.

 

A la demande de la communauté internationale, les candidatures des 135 membres du CNT devraient être exclues afin de tourner définitivement la page de la période Djotodia.

 

Léa Kouyassoum Doumta qui dirige les débats a indiqué, que le président de transition pourrait être élu en fin de semaine ou lundi après l’enregistrement et la validation des candidatures, une fois les critères d’éligibilité définis.

 

Alain KOSSIBE

Centrafrique : Sept personnes tuées à Bangui
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 20:03

 

 

 

 

Paris Jeudi 16 janvier 2014 | 18:07 UTC (©AFP) - Le soldat français présent en Centrafrique qui avait arboré mi-décembre un insigne avec une devise nazie a été "lourdement sanctionné", a annoncé jeudi le commandant de l'opération militaire française en RCA, le général Francisco Soriano.

 

"J'ai conduit une enquête qui m'a amené à conclure qu'il y avait une faute de la part d'un chef de groupe qui a été lourdement sanctionné", a-t-il dit au cours d'une visio-conférence depuis Bangui.

 

Il s'agit, selon le général Soriano, d'"un acte isolé, limité à un groupe, sur l'initiative de ce chef de groupe, qui ne reflète en rien la valeur, la capacité opérationnelle, ni le comportement" de l'unité à laquelle ce militaire appartient.

 

Le 20 décembre, l'état-major avait retiré à la hâte de son site la photo du soldat portant un insigne sur lequel on pouvait lire en allemand la devise SS "Mon honneur s'appelle fidélité". Le cliché avait été publié auparavant sur le site de BFMTV.

 

Pressé de questions lors du point de presse hebdomadaire de la Défense sur la nature des sanctions qui ont été prises et le nombre de personnes qui ont pu être impliquées, le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron, s'est refusé à toute précision.

 

Selon une source proche de ce régiment, le jeune militaire sanctionné appartient au 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) de Castres (Tarn).

Centrafrique : Le soldat français porteur d'un insigne nazi "lourdement sanctionné"
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 01:49

 

 

 

 

 

La démission de Monsieur Michel Djotodia et de Maître Nicolas Tiangaye, respectivement  Président et Premier Ministre de Transition, a amené le Conseil National de la Transition à se réunir en session extraordinaire ouverte le 14 janvier 2014 en vue d’élire le nouveau  Président de Transition, et l’élection devra intervenir le 18 janvier 2013 .

 

Lors de cette séance d’ouverture, le Conseil National de Transition a mis en place une commission chargée de définir les critères d’éligibilité afin d’éliminer certaines candidatures annoncées.

 

C’est ainsi qu’aux termes de l’article 13 des critères en cause, « N’avoir pas été ancien Chef de l’Etat de Transition, ancien Premier Ministre Chef du Gouvernement de Transition, Membre du gouvernement de Transition, Membre du Bureau du Conseil National de Transition, Membre de la cour Constitutionnelle de Transition, Membre du haut Conseil de Communication de Transition, Membre de l’Autorité Nationale des Elections »

 

L’analyse de ce texte à la lumière de la charte constitutionnelle de transition du 18 juillet 2013, laisse apparaître qu’il viole non seulement cette charte mais également l’accord politique de Libreville du 11 janvier 2013 sur la crise politico-militaire en Centrafrique et la déclaration des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) de Ndjamena du 18 avril 2013 dont j’ai démontré la caducité dans mon précédent article.

 

En effet, l’article 106 de la charte constitutionnelle de transition applicable dispose : «Le Chef de l’Etat de la Transition, le Premier Ministre de Transition, les membres du Gouvernement de Transition et les membres du Bureau du Conseil National de Transition sont inéligibles aux élections présidentielles et législatives organisées durant la transition.

 

Les Juges Constitutionnels et les membres du Haut Conseil de l’Information et de la Communication ne peuvent être candidats à l’élection présidentielle et législative organisées durant la Transition. »

 

Il ressort de ce texte que l’inéligibilité en question ne concerne que les élections au suffrage universel qui seront organisées à l’issue de la transition en cours, et non des élections auxquelles le Conseil National de Transition peut procéder pendant cette transition.

 

Il serait impertinent d’imaginer que les élections législatives prévues par le texte susvisé soient effectuées par les membres du Conseil National de Transition ; ceci pour dire simplement que les conditions d’inéligibilité prévues par les dispositions susvisées ne s’appliquent pas dans le cadre de l’élection du Président de Transition devant succéder à Monsieur Michel Djotodia  démissionnaire. 

 

Il convient de souligner que les dispositions de l’article 106 de la charte constitutionnelle de transition tirent leur source des articles 6 de l’accord politique de Libreville du 11 janvier 2013 sur la crise politico-militaire en Centrafrique et 5 de la déclaration des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) de Ndjamena du 18 avril 2013.

 

Aux termes de l’article 6 de l’accord politique de Libreville considéré « Le Premier Ministre ainsi que les autres membres du Gouvernement ne peuvent être candidats à la prochaine élection présidentielle ».

 

De même, l’article 5 de la déclaration des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) de Ndjamena du 18 avril 2013 dispose : «Le Chef de l’Etat, le Premier Ministre et les Ministres membres du Gouvernement de transition, ainsi que le Président et les membres du bureau du CNT, ne peuvent se présenter aux prochaines élections » 

 

Les élections visées par les textes ci-dessus concernent la période post transition, et cela est corroboré par l’article 4 de ladite déclaration des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) : « Au cours de cette transition, des élections libres, démocratiques, transparentes et régulières (referendum constitutionnel, législatives, présidentielles) sont organisées sur la base d’un ordonnancement juridique et d’un calendrier consensuels en vue du retour à un ordre constitutionnel démocratique incontesté; »

 

Il résulte de l’exposé ci-dessus que l’article 13 des critères d’éligibilité fixés par le Conseil National de Transition viole les dispositions de l’article 106 de la charte constitutionnelle de transition qui règlementent les conditions d’inéligibilité des membres du gouvernement de transition .

 

En définitive, le fait d’être membre du gouvernement de transition ne saurait être un critère d’inéligibilité à l’élection au poste de Président de transition.

 

L’heure est grave pour ne plus jouer avec la vie et l’avenir du peuple centrafricain. Celui-ci attend un homme ou une femme capable de relever les défis d’accomplir en 10 mois : -L’organisation des élections en 2014 - La sécurisation des centrafricains dans leur personne et dans leurs biens sur toute l’étendue du territoire- La relance des finances de l’Etat - La création des conditions d’une bonne gouvernance.

 

Pour cela, il faudrait un homme ou une femme ayant une personnalité indépendante, c’est-à-dire qui n’appartient à aucun parti politique et qui, non seulement est capable de transcender des groupuscules, faisant ainsi preuve d’ouverture d’esprit mais surtout, a  une expérience et une expertise en matière d’administration du territoire et de la Sécurité Nationale en République centrafricaine.

 

Maître Wang-You SANDO

Docteur en droit

Avocat à la Cour d’appel de Paris

Avocat inscrit à la Cour Pénale Internationale

L’inconstitutionnalité de l’article 13 des critères fixés par le CNT pour l’éligibilité au poste du Président de transition par Me Wang You SANDO
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 01:40

 

 

                                 M.L.P.C

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

 

Justice – Liberté – Travail

 

Membre de l’Internationale Socialiste

 

 

Présidence du Parti   

 

 

 

 

Chers Camarades,

 

Avec un retard relatif, mais que vous comprendrez aisément, je présente à chacun d’entre vous ainsi qu’à vos familles, mes vœux les meilleurs de santé, de réussite et de bonheur pour 2014.

 

Chers camarades, je puis vous affirmer que notre pays vient de sortir d’une année extrêmement difficile pour notre peuple. Nous avions commencé l’année 2013 avec la signature des Accords de Libreville, et nous devons le rappeler, par les représentants de toutes les composantes de la société centrafricaine (majorité présidentielle, opposition démocratique, société civile, mouvements politico-militaires non-combattants, et la Coalition Séléka). Ces différentes composantes se retrouveront au sein du Gouvernement d’Union Nationale de Transition, et continueront d’y siéger après le coup d’Etat du 24 mars 2013 jusqu’à présent. Ce sont toutes ces composantes sans exclusive qui ont soutenu, lors des réunions de Ndjamena 1 et 2 puis de Brazzaville, l’architecture institutionnelle provisoire qui accouchera du Conseil National de Transition, et plus tard de la Charte Constitutionnelle de la Transition. Je rappelle cela à votre intention afin que vous ne perdiez jamais votre sérénité devant ces démocrates de la 25ème heure, ces vocations tardives du sacerdoce politique, qui tentent sans succès de « tordre le cou »  aux faits, dans de flots de plaidoyers pro-domo, dans le seul but de se  donner l’illusion d’exister.

Cette année 2013 achevée dans la douleur, les cris et les pleurs de notre peuple, la nouvelle a commencé par d’importants évènements : la démission de Michel  Djotodjia, Chef d’Etat de la  transition et celle de Me Nicolas Tiangaye, Premier Ministre du Gouvernement d’Union Nationale de Transition.

 

Cette situation débouchera sur l’élection par le Conseil National de Transition  d’un nouveau Président intérimaire qui nous conduira aux élections générales, ainsi que la désignation par ce Président intérimaire élu du Premier Ministre du Gouvernement d’Union Nationale de Transition, conformément - et nous y tenons - aux dispositions de l’article 36 de la Charte Constitutionnelle de Transition, qui demeure le socle juridique de cette période délicate.

 

Une page se tourne, une autre s’ouvre, et le MLPC notre Parti, sera toujours, comme depuis le 22 février 1979 soit bientôt trente-cinq ans, aux côtés du peuple centrafricain dans sa lutte difficile contre toutes les formes de dictature, pour la paix, la sécurité et le développement. L’Histoire de l’humanité l’a démontré, ces objectifs ne peuvent être atteints que dans un espace de  démocratie  vivante, participative et apaisée. C’est donc la lutte pour la construction de cette démocratie dans la République que je vous invite à  poursuivre  en cette année 2014, de manière inlassable et avec cet esprit de sacrifice et d’abnégation dont le  militant du MLPC a toujours  su faire  preuve.

 

Je finis en lançant un appel à la mobilisation générale de tous nos militants et sympathisants en faveur de la paix, à la sérénité et au calme. Il nous faut cette paix, cette sérénité et ce calme pour qu’ensemble, nous puissions continuer à  travailler efficacement à l’édification d’un Centrafrique nouveau où la justice et l’équité ne seront pas que de simples slogans politiciens mais une palpable réalité.

 

Le Centrafrique profond compte sur vous et vous attend.

 

Bonne et heureuse année 2014

 

Seule la lutte libère, tous unis, nous vaincrons !

 

Victoire Camarades !

 

                                                              Bangui 15 janvier 2014

 

 

                                                                     Martin ZIGUELE

 

                                                                    Président du Parti

                                                                                     

LETTRE DU PRESIDENT MARTIN ZIGUELE AUX MILITANTS ET SYMPATHISANTS DU MLPC
LETTRE DU PRESIDENT MARTIN ZIGUELE AUX MILITANTS ET SYMPATHISANTS DU MLPC
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 01:31

 

 

 

 

 

RFI   mercredi 15 janvier 2014 à 10:18

 

Au moins deux morts et cinq blessés ont été signalés à Obo, à l'extrémité est de la Centrafrique. Cette ville est régulièrement attaquée par la rébellion ougandaise LRA. Mais mardi matin, des violences ont opposé des jeunes à des éléments de la Force de défense du peuple ougandais, l'UPDF, dont un contingent est déployé dans la région pour combattre les rebelles.

 

A l'origine des violences : une voiture. Un pick-up de service utilisé par l'ancien préfet. Depuis quelque temps, les habitants soupçonnaient son successeur de vouloir s'accaparer le 4x4, de vouloir l'utiliser à des fins personnelles.

 

Vers 6 heures, plusieurs milliers de jeunes ont convergé devant son domicile. Ils ont mis la pression et récupéré la voiture. Puis, ces mêmes jeunes se sont rendus à la mairie, pour demander la restitution de matériel communautaire comme des panneaux solaires ou des téléviseurs.

 

Tirs sur la foule

 

C'est là que la situation a dégénéré et que les soldats de l’UPDF ont ouvert le feu, raconte cet habitant réfugié en brousse : « On ne comprend pas. Ils sont venus pour nous protéger et pour nous secourir et pourtant, ils ont tiré sur nous ».

 

Selon un autre témoin, les éléments de l'UPDF ont sciemment tiré sur la foule : « Pour l’instant, on ne sait pas qui a donné l’ordre de tirer sur la population. Il y avait beaucoup de personnes qui criaient parce qu’ils ne tiraient pas en l’air, mais directement sur la foule ».

 

La situation s'est ensuite calmée. Des soldats centrafricains se sont déployés. Les soldats ougandais eux sont repartis dans leur base, en périphérie d'Obo où selon plusieurs sources, le préfet et le maire se trouvaient après la fusillade.

RCA: des violences signalées dans l’est du pays
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 01:11

 

 

 

 

 

Adrien Jaulmes   http://www.lefigaro.fr  Mis à jour le 15/01/2014 à 20:01  Publié le 15/01/2014 à 19:56

 

Les retards pris dans la sélection des candidats au poste présidentiel font craindre un report du vote après la date limite fixée par la Charte de transition.

 

La crise centrafricaine est suspendue aux débats du Conseil National de Transition (CNT), l'assemblée provisoire centrafricaine. Les membres du CNT se sont réunis mercredi pour la deuxième fois dans le palais de l'ancienne Assemblée nationale de Bangui pour décider des critères de sélection du nouveau président et du premier ministre. La veille, la séance avait duré à peine dix minutes: aussitôt après, les débats avaient été reportés au lendemain et les participants invités à un cocktail matinal avant de rentrer chez eux.

 

Cette nonchalance a agacé les représentants du Comité de suivi international qui gardent un œil très attentif sur les travaux du CNT, et poussent pour qu'un nouveau président de transition soit nommé dès samedi.

 

Car le calme reste encore très précaire à Bangui, où continue de sourdre la haine confessionnelle et des centaines de milliers de déplacés de s'entasser dans des camps de fortune à travers la ville. Le départ de Michel Djotodia, forcé à la démission par les chefs d'état de la région vendredi dernier au sommet extraordinaire de N'Djamena, a permis de faire baisser en partie la tension à Bangui. Mais on craint maintenant que la prolongation d'une période d'incertitude politique ne suscite de nouvelles violences, jusqu'à présent contenues par les troupes françaises et africaines déployées dans la ville depuis une semaine.

 

Le président intérimaire n'est pas candidat

 

La poursuite du processus de stabilisation de la Centrafrique dépend du choix d'une personnalité acceptable par toutes les parties, et notamment par les Chrétiens comme par les Musulmans. Idéalement, le prochain président devrait être la fois «honnête et compétent, dépourvu d'ambitions politiques, pas marqué politiquement, et respecté par la population comme par la communauté internationale», selon le résumé d'un observateur. Mais ces critères ressemblent à la quadrature du cercle, alors que les débats du CNT menacent à présent de s'enliser dans des arguties juridiques sans fin.

 

Une première hypothèque semble avoir déjà été levée. Ferdinand-Alexandre Nguendettitulaire du poste par intérim pendant les quinze jours de travaux, a fait savoir dans une conférence de presse mercredi matin qu'il ne serait pas candidat pour le poste. Il a fallu que le Comité de Suivi exerce une pression ferme et discrète sur ce prétendant imprévu pour le convaincre de renoncer à ses ambitions.

 

Depuis son retour de N'Djamena samedi dernier, cet ancien enseignant se comportait plus comme un président en exercice que comme un titulaire temporaire de la fonction. Sillonnant Bangui dans son convoi présidentiel, il a multiplié les appels à la population et aux anciens soldats dans des cérémonies martiales, donnant chaque jour un peu plus l'impression de prendre goût au pouvoir, et ne consacrant pas beaucoup d'efforts à la nomination de son successeur.

 

La crainte d'un vote reporté

 

Les difficultés suivantes sont de réduire le nombre des candidatures qui commencent à affluer, et de fixer au plus vite les critères de validation.

 

Le Comité de Suivi cherche à imposer des règles restrictives: aucun membre du CNT ne sera autorisé à se présenter. Les militaires en activité, les chefs de partis politiques et les magistrats seront aussi exclus. Mais, malgré les pressions des représentants de la communauté internationale, les membres du CNT avertissent déjà qu'il sera difficile de respecter les délais fixés.

 

«C'est une durée beaucoup trop courte. On ne pourra pas voter avant dimanche, ou même lundi», dit un conseiller. À cette date, une semaine se sera déjà écoulée, soit la moitié de la durée maximale de quinze jours fixée par la Charte de transition.

 

 

Centrafrique: l'élection prévue samedi reportée?

 

A.D. avec AFP  Le 15/01/2014 à 14:01   Mis à jour le 15/01/2014 à 17:31

 

L'élection du président par intérim en Centrafrique n'aura finalement pas lieu samedi 18 janvier, comme prévu. Le Conseil national de transition n'a pas réussi à se mettre d'accord sur les modalités, ce mercredi 15 janvier, et doit poursuivre les négociations.

Les travaux, qui portent sur 16 critères, doivent reprendre jeudi matin. En conséquence, l'élection présidentielle sera peut-être décalée d'une journée ou deux. 

Le principal point de discorde est la demande de la communauté internationale aux membres du Conseil national de transition de ne pas se présenter à l'élection. Les rebelles et les miliciens n'ont également pas le droit de porter candidat.

Il s'agit de "ne pas se poser en juge et partie d'une élection essentielle pour la pousuite stratégique de la transition", a déclaré le représentant du président congolais, médiateur dans la crise centrafricaine.


Le chef de l'Etat par intérim, Alexandre-Ferdinand Nguendet, a affirmé qu'il ne sera pas candidat pour "favoriser un climat serein" et "rester neutre".

 

 

Lu pour vous :Centrafrique - Sur l'ordre de Hollande, le président limogé et remplacé 

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org   Lutte Ouvrière n°2372 du 17 janvier 2014

 

Le président de Centrafrique, Michel Djotodia, vient d'être limogé et s'est réfugié au Bénin. Cette éviction s'est faite dans la plus pure tradition des présidents centrafricains écartés par la France, la seule originalité résidant dans le fait que le scénario élaboré par Paris a été mis en oeuvre par son fidèle allié, le président tchadien Idriss Déby.

 

C'est à Ndjamena, la capitale tchadienne, que cette démission a été arrachée à Djotodia, lors du sommet de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) des 9 et 10 janvier. Un avion a alors été envoyé en Centrafrique pour en ramener les 135 membres du Conseil national de transition (CNT), l'assemblée qui tient lieu de Parlement. Idriss Déby leur a simplement déclaré : « Il vous appartient de prendre la mesure de la gravité de la situation en choisissant librement vos dirigeants. » Moyennant quoi, ils n'ont eu qu'à prendre acte de la démission de leur président avant de remonter dans l'avion pour Bangui, la capitale centrafricaine.

 

Cette opération avait été mise au point par le ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, lors de sa tournée des capitales africaines une semaine auparavant. Il avait alors rencontré les membres les plus influents de la CEEAC, les présidents du Tchad, du Gabon et du Congo.

 

Depuis maintenant dix mois, Djotodia était de plus en plus difficilement toléré par les dirigeants français. Ce chef de la Séléka, une alliance de groupes rebelles venus du Nord et de pillards des pays voisins, s'était proclamé président lors de leur entrée dans Bangui. Paris en avait pris son parti, comptant alors sur lui pour contrôler ses troupes et permettre une évolution vers l'élection d'un nouveau président allié de la France. Il s'avéra rapidement que Djotodia ne contrôlait rien. Les groupes armés de la Séléka, formellement dissoute, mirent en coupe réglée Bangui et le reste du pays, massacrant la population et pillant ce qui leur tombait sous la main. Des milices, les anti-balakas, se constituèrent en réaction et s'en prirent à tous les habitants soupçonnés de soutenir la Séléka, notamment les populations musulmanes.

 

Dans ce chaos sanglant, l'instauration d'un régime stable et allié de la France semblait s'éloigner à l'horizon. C'est pour remettre ce processus sur les rails que l'armée française est intervenue directement le 5 décembre 2013, mais cette intervention n'a pas mis fin aux tueries, les combats entre anti-balakas et ex-Séléka ravageant Bangui et faisant fuir la population terrorisée vers d'immenses camps de réfugiés. La démission forcée de Djotodia est censée aujourd'hui mettre fin à ces affrontements, mais rien ne dit que ce sera le cas.

 

Le Conseil national de transition (CNT) doit maintenant choisir un nouveau président devant acheminer le pays vers des élections fixées par Paris pour fin 2014, au cours desquelles le peuple centrafricain est censé choisir librement son destin. Mais la présence des troupes françaises et la manière dont a été limogé Djotodia montrent bien que, derrière cette prétendue transition, c'est d'abord la main du gouvernement français qui agit. La protection des populations n'est qu'un prétexte, le but est d'imposer un régime qui, comme les précédents, garantisse les intérêts de l'impérialisme français, quitte à continuer de ruiner la population centrafricaine.

 

Daniel MESCLA

 

 

RDC : plus de 300 nouveaux réfugiés centrafricains installés à Mole

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 16-01-2014

 

Plus de 300 nouveaux réfugiés centrafricains sont arrivés depuis lundi 13 janvier au site de Mole, à 35 km de Zongo, dans la province de l'Equateur, a annoncé mercredi 15 janvier à Kinshasa une délégation conjointe de la Monusco et de la Société civile.

 

La délégation conjointe de la Monusco et de la société civile congolaise revient d'une visite dans le camp d'hébergement de ces réfugiés à Mole.

 

"Le but de la mission était de se rendre compte de la vie que mènent ces personnes qui ont fui la guerre dans leur pays.", a affirmé M. Richard Muye de la société civile.

 

Désiré Numbi wa Numbi, l'administrateur du camp des réfugiés centrafricains a quant à lui affirmé que le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) déploie des efforts pour nourrir les réfugiés. "L'agence des Nations unies a également créé pour eux un cybercafé dans le camp pour qu'ils restent connectés au monde", a-t-il expliqué.

 

Un autre membre de la délégation a indiqué qu'en revanche, les anciens réfugiés boudent la nourriture que leur sert le HCR. "La portion quotidienne a diminué, disent-ils, par rapport à ce qu'ils recevaient il y a peu.", a-t-il dit.

 

Pour l'heure, ces nouveaux réfugiés n'envisagent pas encore de rentrer en Centrafrique malgré la démission de Michel Djotodia. Ils ont déjà risqué leur vie en traversant la rivière Ubangi à bateau et ne veulent plus refaire la même aventure, soulignent-ils.

 

Michel Djotodia a démissionné de son poste de président de Centrafrique vendredi 10 janvier 2014. Sa gouvernance a été marquée par des relations tendues avec son Premier ministre, Nicolas Tiangaye. Ce qui s'était traduit par une incapacité à résoudre la crise qui mine les fondements de la société centrafricaine, caractérisée par l'insécurité perpétuelle occasionnée par des groupes armés.

 

Depuis le renversement de l'ancien président François Bozizé, plusieurs milliers de personnes ont fui en RDC dans la province Orientale et à l'Equateur, frontalières de la Centrafrique.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Lu pour vous : Centrafrique : à la recherche du nouveau président
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 00:59

 

 

 

 

 

La Coordination des Centrafricains de France(CCF)  prend acte de la démission de Messieurs Michel DJOTODJIA et Nicolas TIANGAYE, respectivement Président et Premier Ministre de  Transition, ayant fait l’unanimité autour de  leur incapacité, leur incompétence à gérer la transition, à assurer la paix et la stabilité dans notre pays.

 

Elle note aussitôt après ces démissions, les germes visibles d’une nouvelle crise par l’attitude troublante du Président du Conseil National de Transition qui, sans attendre la déclaration de vacance des fonctions du Chef  d’État de  Transition par la Cour Constitutionnelle pour assurer l’intérim du poste conformément à l’art 23 de la Charte Constitutionnelle, se comporte immédiatement comme tel, en affichant par ailleurs son intention de briguer par divers moyens ces   fonctions, cherchant ainsi à être juge et partie.

 

La Coordination des Centrafricains de France fait par ailleurs remarquer que la coalition SELEKA étant dissoute officiellement par le Président de Transition, la présence de ses représentants au sein du Conseil National de Transition ne se justifiait plus depuis longtemps, question devant être réglée avant le  vote du nouveau Chef d’État de Transition.

 

Tout en réitérant la nécessité impérieuse de la tenue d’Assises nationales souveraines avant les prochaines élections présidentielles et législatives pour le redémarrage du pays sur de bonnes  bases en vue de sa reconstruction, elle attire vivement l’attention des membres du Conseil National de Transition sur la nécessité d‘instituer des critères rigoureux de choix du nouveau Chef d’État de Transition, basés sur l’intégrité morale, la compétence la capacité à rassembler, le sens élevé  du devoir de la République.

 

Il doit en être ainsi en ce qui concerne le Premier Ministre, les membres du gouvernement et du Conseil National de Transition.

 

Le gouvernement à former doit être majoritairement composé des cadres, des technocrates issus  de la société civile, tant sur le plan national que parmi ceux de l’Étranger, compte tenu de  l’échec patent des membres des partis politiques dont l’attachement à leurs intérêts personnels, l’absence d’actions, le mutisme face aux graves et douloureuses convulsions de la population demeurent fraîchement dans les  mémoires.

 

Les missions de ce gouvernement sont à définir très clairement sur la base du mémorandum des Centrafricains de France du 28 décembre2013, avec les priorités ci-après :

 

-Reconstruction de l’Administration tant centrale que provinciale sur des critères d’intégrité, de compétence, d’efficience, d’objectifs définis etc. ;

 

-Réhabilitation des éléments des forces de défense et de sécurité pour participer avec la MISCA et les forces françaises aux  opérations de pacification, notamment le désarmement des rebelles SELEKA, ANTI-BALAKA ainsi que tous les porteurs illégaux d’armes sur l’ensemble du pays, la protection du territoire ;

 

-Démobilisation de tous les anciens rebelles, réinsertion des rebelles centrafricains et raccompagnement de ceux appartenant à d’autres pays chez eux, avec la participation de leurs États respectifs ;

 

-Restructuration des forces de défense et de sécurité sur la base des États Généraux de celles-ci, tenues en 1998 ;

 

-Mise en place des conditions nécessaires favorisant le retour des réfugiés ayant perdu leurs biens, leurs maisons rasées par les différents rebelles ;

 

-Mise en place d’un volet humanitaire, social devant accompagner l’ensemble des actions de la communauté internationale en Centrafrique ;

 

-Mise en place d’une Commission Internationale d’enquêtes pour identifier tous les responsables et auteurs des tragédies humaines que les populations centrafricaines ont connues et leur traduction devant la Cour Pénale Internationale;

 

-Mise en place d’une Commission Nationale pour évaluer les destructions, pillages, vols, crimes commis  par les milices SELEKA, ANTI-BALAKA et autres auteurs afin qu’ils soient tous traduits devant la justice ;  

 

-Mise en place d’un programme d’actions d’envergure d’apaisement, de reconstruction de la cohésion nationale afin de permettre le retour à une vie harmonieuse entre chrétiens et musulmans comme dans le passé ;

 

Fait à PARIS le 14 Janvier 2014

 

Le Coordonnateur des Centrafricains de France

 

Emmanuel Olivier GABIRAULT

DECLARATION DE LA COORDINATION DES CENTRAFRICAINS 02/CCF/C/14
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