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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 04:20

 

 

 

 

BANGUI (AFP) - 04/09/2013 12:27 - Par Patrick FORT.  Espérant trouver or et diamants cachés, les pilleurs d'une des maisons du président centrafricain déchu François Bozizé ont découvert deux squelettes sous deux dalles du garage. Qui sont-ils? Ont-il été assassinés? Pourquoi sont-ils là? Mystère.

 

La concession se trouve à Sassara, en périphérie nord de Bangui près de la route par laquelle sont arrivés les rebelles de la coalition Séléka le 24 mars lors de la prise de la capitale.

 

Mais les hommes du Séléka étaient là dès le samedi 23 au soir, explique le colonel rebelle Ali Garba qui a ensuite participé à l'avancée finale vers le palais présidentiel.

 

"Le lundi, je suis revenu pour prendre les deux véhicules (un 4x4 et un Hummer) qu'on avait repérés le samedi. La maison avait été pillée. Les gens espéraient probablement trouver des diamants ou de l'or cachés. Ils ont soulevé ces deux dalles du garage et ont découvert deux squelettes" explique le colonel Ali Garba en désignant l'emplacement.

 

"Je les ai vus. C'étaient des squelettes sans chair. Les gens étaient morts depuis longtemps. Au moins plusieurs mois, peut-être plus", explique-t-il.

 

Les dalles mesurent à peine un mètre carré et s'ouvrent sur des petits réduits de 2 m de profondeur, actuellement vides à l'exception d'un morceau de tissu coloré.

 

Dans la maison, le colonel a également trouvé un garde présidentiel tué lors des combats. "La Croix rouge a récupéré le corps du garde tué mais aussi les squelettes", explique-t-il.

 

Plusieurs témoins près de la maison confirment ses dires.

 

La Croix rouge n'était pas joignable dans l'immédiat pour savoir où se trouvaient actuellement les deux squelettes. De source proche du gouvernement, on regrette maintenant que ceux-ci aient été déplacés et on cherche à les retrouver pour tenter de les identifier.

 

S'agit-il d'opposants ou d'ennemis tués sous le régime Bozizé et qu'on a mis là en pensant qu'on ne les retrouverait jamais ?

 

"C'est peut être un rituel", se hasarde un des rebelles.

 

Les crimes rituels existent dans la plupart des pays d'Afrique centrale où ils sont censés donner de la puissance à leur commanditaire. Dans ces pays, des os de personnes décédées font aussi parfois l'objet de trafics pour des raisons similaires, sans pour autant qu'acheteurs ou revendeurs de ces os ne soient mêlés à la mort des victimes. . .

 

Les deux dalles se trouvent à l'arrière du garage de la maison où sont garés deux véhicules dont le Hummer présidentiel immatriculé AA 001 PR (PR pour présidence).

 

Dans la maison complètement pillée, il y a des traces de sang à l'endroit où le garde présidentiel a été tué.

 

Selon les témoins, la maison était surtout habitée par la femme du président Monique Bozizé.

 

Il ne reste plus aucun meuble à l'exception d'un appareil de musculation. Le sol est recouvert de débris, de documents et notamment de dizaines de photos où apparaît parfois l'ancien président mais aussi de cérémonies traditionnelles ou de sports (circuit automobile, ring de boxe). Même les lavabos ont été arrachés.

 

A l'arrière de la maison, un container de traiteur a été vidé et un groupe électrogène dépecé. Dans le jardin, des papiers jonchent le sol mais on découvre aussi un portrait surprenant du président Bozizé.

 

Son visage a été peint mais son buste est fait de vêtements réels. Un rebelle tire sur la cravate comme pour étrangler l'ancien président, désormais en fuite au Cameroun, et qui devrait s'exiler prochainement au Bénin. . .

 

 

© 2013 AFP

 

 

En Centrafrique, le camp de Bossombelé, théâtre des horreurs du régime Bozizé

 

Tortures, exécutions sommaires, conditions de détention insupportables: le camp militaire de Bossombelé, à 175 kilomètres au nord de Bangui, révèle les horreurs du régime centrafricain du président François Bozizé, renversé le 24 mars.

 

« C’était horrible. Inimaginable. Je suis resté trois mois et j’ai eu la chance que la communauté internationale se mobilise pour me faire libérer », affirme à l’AFP Herbert Djono-Ahaba, actuel ministre des Mines, membre de la coalition rebelle Séléka, qui était alors député. « C’étaient des tueries. Je remercie Dieu d’être encore en vie », poursuit M. Djono-Ahaba, libéré début 2012.

 

Dans un cadre bucolique à l’entrée de la ville, le camp militaire de Bossombelé est en fait un centre de formation de militaires. Mais une de ses maisons avait été transformée en geôle pour les prisonniers dits « politiques ». S’y côtoyaient des militaires et des civils détenus sans procès et considérés comme dangereux.

 

Ils étaient maintenus au secret total, dans l’impossibilité de communiquer avec leurs proches qui, souvent, les croyaient morts ou disparus pour toujours.

 

Les prisonniers ont tous été libérés le 23 mars, au début de l’offensive du Séléka qui a pris le contrôle de Bangui le lendemain. Une colonne de rebelles était passée à Bossombelé pour ouvrir une nouvelle voie vers la capitale et récupérer l’important matériel militaire qui s’y trouvait.

 

Aujourd’hui, dix-sept conteneurs sont visibles dans le camp, et des milliers de cartouches, des obus, des mortiers et des mitrailleuses parfois éparpillés sur le sol.

 

L’unique cellule de 40 m2 pouvait contenir jusqu’à 35 personnes. A la libération du camp, il y en avait 17.

 

Yaya Issa, membre de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une des rébellions composant aujourd’hui le Séléka, y a passé plus de deux ans.

 

« On m’a torturé, frappé. Une fois, un GP (garde présidentiel) m’a tapé du soir au matin. 240 coups avec une cordelette militaire. Après, il a pissé sur mes blessures », raconte-t-il, exhibant les stigmates sur sa tête et son dos. « Je me disais que j’allais mourir ».

 

« Pendant les quatre premiers mois, je ne suis pas sorti de la cellule. Pas possible de se laver. Les mêmes vêtements. On n’avait pas de toilettes, on faisait dans la pièce. Après, ils ont apporté un seau ».

 

« On mangeait un peu la +boule+ (boule de maïs ou de manioc) une fois par jour. On avait faim. Parfois, pour nous humilier, les GP la jetaient devant nous et on n’avait rien », se souvient-il.

 

Frappés à mort, tués d’une balle

 

Amadou Tidjani, commerçant, avait été arrêté en septembre 2011 en possession de cartouches dont il dit aujourd’hui qu’elles ne lui appartenaient pas. Il a rejoint le Séléka à la libération du camp.

 

« On dormait à même le sol ou sur des cartons. On ne sortait presque jamais. Un seul d’entre nous sortait pour la corvée de seau et d’eau », explique-t-il. Chaque jour, les prisonniers n’avaient droit qu’à cinq litres pour toute la cellule.

 

« Les gardes entraient et te tabassaient, à coups de pieds, de crosse de kalachnikov », dit M. Tidjani. « Parfois, ils sortaient un prisonnier et le frappaient à mort. De mes yeux, je l’ai vu », assure-t-il, expliquant avoir assisté à au moins cinq exécutions.

 

Il exhibe une longue cicatrice boursouflée: « Un capitaine a collé un pistolet sur mon ventre et a tiré. Pour me faire peur », déclare-t-il, ajoutant que ce même officier a tiré une balle dans le pied d’un autre détenu.

 

Selon lui, un « mercenaire français » se trouvait au camp mais il ne l’avait pas vu participer aux exactions.

 

Le colonel du Séléka Ali Garba, auparavant membre de l’armée, a passé trois mois à Bossombélé en 2010 avant d’en être libéré. Lui aussi affirme avoir vu des exécutions sommaires. « C’était l’abattoir de Bozizé. Ils venaient, sortaient un soldat et le tuaient d’une balle. Il ne se passait pas deux jours sans une exécution », soutient-il.

 

Selon lui, il s’agissait surtout de soldats qui s’étaient repliés lors de la prise de Birao (nord) par la CPJP en 2010. Bozizé avait ensuite dû faire appel à l’armée tchadienne pour reprendre la ville.

 

En se promenant à la périphérie du camp, les anciens prisonniers désignent une sorte de terre-plein. C’est là que seraient enterrés les cadavres des victimes. Des os sont visibles. D’humains ou d’animaux? Impossible de répondre en attendant un médecin légiste ou une commission d’enquête.

 

La plupart des geôliers sont aujourd’hui introuvables même si Amadou Tidjani affirme en avoir retrouvé à Bangui. « Certains n’étaient pas méchants et nous donnaient de la nourriture en cachette. Ce n’était pas de leur faute mais celle de Bozizé ».

 

Le colonel Ali Garba souhaite que justice soit faite : « Si je retrouve ceux qui m’ont torturé, je veux les arrêter pour qu’ils soient jugés. Bozizé aussi ».

Centrafrique : Le Mystère des squelettes de la maison Bozizé
Centrafrique : Le Mystère des squelettes de la maison Bozizé
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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 03:43

 

 

 

 

 2013-04-10 07:40:57  (xinhua) - Les ministres de l'Economie des six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) ont entamé mardi à Libreville une réunion de deux jours pour examiner la situation sécuritaire qui prévaut au siège de la commission de la CEMAC basé à Bangui, capitale centrafricaine, depuis le putsch militaire qui a renversé François Bozizé.

 

La réunion a pour but de faire le point de "la situation politique en République centrafricaine et ses conséquences sur le fonctionnement de la CEMAC", a affirmé dans son discours d'ouverture le ministre gabonais de l'Economie, Luc Oyoubi.

 

"Je mesure la gravité de la situation, ainsi que les conditions déplorables dans lesquelles vit un bon nombre des citoyens de notre communauté", a-t-il poursuivi.

 

Les ministres des six pays membres de la CEMAC (le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad) ont pour mission à Libreville de "rechercher les solutions idoines et pérennes susceptibles de garantir un fonctionnement optimal des services de la commission".

 

Lors de la prise de pouvoir de la Séléka le 24 mars dernier, Bangui a été livrée à des pillages à grande échelle. Certaines structures de la Commission et des biens privés des employés de l'institution n'ont pas été épargnés par les pillards.

Examen à Libreville de la situation du siège de la CEMAC à Bangui

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 03:41

 

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 09 Avril 2013 14:06

 

« Par rapport aux activités de la banque et à l’économie de la RCA, nous sommes venus constater avec joie et satisfaction la normalisation assez avancée de la situation sécuritaire en République centrafricaine. Nous avons aussi discuté des conditions et la possibilité d’ouverture très immédiate de la BEAC pour soutenir l’économie et normaliser le climat des affaires localement ». C’est la déclaration faite le 8 avril dernier par Amid Tahir, Vice-gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) lors d’une mission à Bangui.

 

En effet, les récentes crises politico-militaires survenues en République centrafricaine ont obligé plusieurs institutions bancaires de la place à fermer leurs portes.

 

Il est question pour  Amid Tahir,  invité de  marque du Chef de l’Etat, Michel Djotodia, qui est accompagné de Daniel Gassaki, Secrétaire Général de cette institution bancaire de la sous – région, de venir faire le constat de la situation sécuritaire du pays après les crises et de discuter avec les nouvelles autorités centrafricaines des conditions et possibilités de la réouverture immédiate de la BEAC au niveau de la Capitale Bangui d’abord, les provinces ensuite.

 

Pour le deuxième représentant de la Banque centrale, la question de réouverture des institutions bancaires en RCA reste aux soins des autorités centrafricaines. Il leur souhaite plutôt d’être plus longues et larges sur la question puis, les responsables du siège de la BEAC à Yaoundé au Cameroun donneront l’instruction de rouvrir les succursales de Bouar et Berberati.

 

A en croire Amid Tahir, les encaisses, le personnel ainsi que les biens de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale n’ont pas été touchés et ont été  bien protégés  pendant la crise militaro-politique qui a conduit au changement de régime en Centrafrique.

 

Il convient de signaler que le 5 avril dernier, l’Agence du Crédit Mutuel de Centrafrique (CMCA) situé dans le 4ème arrondissent de Bangui a été visité par les hommes de la Séléka qui s’y sont introduits avec armes en mains sous  prétexte de faire du retrait. Cet incident a obligé la Direction générale de CMCA de fermer dix agences sur douze que compte le CMCA dans la ville de Bangui.

«Bientôt la REOUVERTURE de la BEAC à Bangui», dixit Amid Tahir
«Bientôt la REOUVERTURE de la BEAC à Bangui», dixit Amid Tahir

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 03:35

 

 

 

 

PARIS, 09 avr 2013 (AFP) - 09.04.2013 15:11 - Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a admis mardi qu'il était difficile de "discipliner les rebelles du jour au lendemain", mais assuré que leur casernement était en cours et que la situation sécuritaire s'améliorait à Bangui, toujours touchée par des pillages.

 

Les mesures de casernement des ex-rebelles du Séléka, qui ont pris Bangui le 24 mars et provoqué la chute du président François Bozizé, "ont commencé à être mises en oeuvre, mais les effets ne se feront sentir que dans plusieurs jours compte tenu du nombre des anciens rebelles", a déclaré M. Tiangaye sur la chaîne TV5 Monde.

 

"Ce sont des milliers de personnes (qui sont concernées), ce n'est pas du jour au lendemain qu'on peut les discipliner", a-t-il ajouté, assurant toutefois qu'il y avait "une amélioration de la situation".

 

Selon lui, certains "rebelles indisciplinés" participent aux pillages, "mais il y a aussi des personnes qui ne sont pas des rebelles".

 

"L'un des défis à relever est celui de la sécurisation de l'ensemble du territoire national", a déclaré M. Tiangaye, ajoutant qu'après leur casernement, "certains rebelles seront intégrés dans l'armée, ceux qui peuvent être démobilisés le seront, et on procédera à leur réinsertion dans la vie civile".

 

Interrogé sur les risques de guerre civile alors que des dissensions sont apparues entre rebelles et que Bangui est toujours en proie aux troubles, M. Tiangaye a répondu: "on n'en n'est pas encore là".

 

Le nouvel homme fort de Centrafrique, Michel Djotodia, chef du Séléka, "fait l'unanimité et son autorité n'est pas contestée", a-t-il assuré.

 

M. Djotodia a ordonné samedi la création d'un Conseil supérieur de transition, qui aura pour mission de désigner le président pour un mandat de 18 mois, de rédiger un avant-projet de Constitution et d'assumer les prérogatives législatives.

 

La coalition rebelle du Séléka a renversé le président François Bozizé au terme d'une offensive-éclair sur Bangui le 24 mars.

 

© 2013 AFP

Centrafrique: difficile de discipliner les rebelles "du jour au lendemain" (Tiangaye)

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 03:32

 

 

 

mardi, avril 09, 2013 Heure locale: 23:40

 

Pendant ce temps, les nouvelles autorités tentent de désarmer certains éléments de Séléka.

 

Dans un communiqué, le porte-parole de l’armée sud-africaine, le général Xolani Mabanga, a confirmé que le personnel militaire de l’Afrique du Sud qui était stationné en République centrafricaine a été retiré.


Le Président Jacob Zuma avait déjà annoncé ce retrait imminent.


Rappelons que plusieurs soldats sud-africains sont morts en RCA, lors des affrontements ayant conduit au départ de François Bozizé du pouvoir.



Par ailleurs, alors que les divers acteurs politiques et la société civile ont été appelés à proposer des noms pour représenter les membres du futur Conseil national de transition, conformément aux discussions de N’Djaména, les nouvelles autorités tentent de désarmer certains éléments de Séléka. 


Leur présence dans la capitale centrafricaine (Bangui) commence à peser lourd sur les épaules de la population, qui se dit toujours victime de pillages, surtout la nuit.


David Gotoas, journaliste à la RT Scolaire, a assisté à une scène de désarment mardi matin.


D'autre part, un officier de Séléka s’est rendu lundi à Bangui avec des hommes armés dans l’enceinte de l’Université, alors que des étudiants s’étaient réunis en assemblée pour une remise en question du bureau de l’association estudiantine ANECA.


La presse locale dit que le Colonel Moussa aurait dissout verbalement le bureau exécutif de l’Aneca, en l’absence de son président qui serait en fuite depuis le coup de force des rebelles.

Le RJDH indique que l’officier aurait pris la décision « pour amener de l’ordre au sein du campus ».

Des précisions avec Francis Mogondé, président de l’Association de la faculté des Lettres et Sciences Humaines, membre du bureau de l’Aneca.


 

RCA: les Sud-africains sont partis

 

http://www.bbc.co.uk  9 avril, 2013 - 16:27 GMT

 

L'Afrique du Sud n'a plus aucun militaire stationné en Centrafrique, a indiqué l'armée sud-africaine mardi.

 

"Toutes les forces de l'armée sud-africaine qui avaient été déployées en Centrafrique sont de retour”, a déclaré un porte-parole, Xolani Mabanga, en réitérant le bilan de 13 morts et 27 blessés sud-africains durant la chute de Bangui le 24 mars.

 

Parmi ces blessés, neuf sont toujours hospitalisés.

 

"Il n'y a aucun disparu et c'est aux rebelles de dire qui sont ces 36 ou 50 victimes qu'ils disent avoir faites", a-t-il ajouté.

 

L'armée sud-africaine a subi en Centrafrique son plus grave échec militaire depuis sa création en 1994, entraînant une vive polémique en Afrique du Sud.

 

La présidence sud-africaine dément que la mission ait pu servir à protéger des accords économiques passés entre MM. Zuma et Bozizé, rejetant les accusations de l’opposition.

 

La polémique a lieu alors que l'armée sud-africaine s'apprête à participer à la brigade d'intervention autorisée par l'ONU pour neutraliser la rébellion dans l'Est de la République démocratique du Congo

 

 
 
RCA :  retrait confirmé des soldats sud-africains

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 03:30

 

 

 

Démocratie - Liberté - Clairvoyance - Fraternité

 

Comité Exécutif Secrétariat Général Réf: N° 01/03/2013

 

DECLARATION POLITIQUE DU PARTI REPUBLICAIN LIBERAL RELATIF AU CHANGEMENT POLITIQUE SURVENU EN CENTRAFRIQUE LE 24 MARS 2013

 

La République centrafricaine vient de vivre, les 23 et 24 mars dernier, un évènement politico-militaire d'une fulgurance rare, qui s'est conclu par l'éviction du Président François BOZIZE, sa fuite à l'étranger et l'auto-proclamation de Monsieur Michel Am Nondroko DJOTODIA, Président de la République. Ce changement brutal et radical est, en apparence, la conséquence de l'impasse politique, administrative et économique dans laquelle s'était enfermée le Président François BOZIZE qui n' a jamais pu et su se départir de ses ressentiments et intérêts personnels pour rassembler les centrafricains, autour de valeurs et d'actions fédératrices de la Nation centrafricaine. Par ailleurs, la pratique controversée et ambigüe des accords de Libreville par François BOZIZE a été à la limite du tolérable et a servi de prétexte pour exposer le peuple centrafricain à la violence et à la barbarie.

 

C'est donc, au regard de tous ces évènements, que le Parti Républicain Libéral tient à réaffirmer son attachement à la démocratie et aux valeurs humanistes, républicaines et laïques qui le caractérisent et dont fut pétri feu son Président l'Ambassadeur Auguste MBOE, un des précurseurs de l'Union des Centristes en Centrafrique et disciple pionnier du Président Barthélémy Boganda. Le PARELI réaffirme ainsi, qu'il est tout naturellement opposé aux coups de force, comme mode d'accession à l'exercice du pouvoir politique de l'Etat. Dès lors, le PARELI exprime, préalablement, toute sa compassion aux nombreuses victimes des exactions diverses commises du fait de ce coup de force, manifestement mal encadré, et demande aux nouvelles autorités politiques et gouvernementales de prendre toutes leurs responsabilités pour que la paix, la sécurité et l'ordre public reviennent, sans délai, dans le pays et qu'il soit envisagé une juste réparation des préjudices subis par les particuliers victimes des initiatives de la SELEKA.

 

C'est pourquoi, il condamne, sans ambigüité, le coup de force du 24 mars 2013, ainsi que les crimes de tous ordres, les agressions des prêtres et des pasteurs, les atteintes à l'intégrité physique des femmes, des religieuses chrétiennes et des enfants, la profanation et le pillage des lieux de culte chrétiens, ainsi que le vandalisme qui ont accompagné l'entrée de la rébellion militaire sur le territoire centrafricain, et à Bangui en particulier. Néanmoins, au-delà de cette position de principe et, au regard de la réalité des données politiques nationales et internationales, le Parti Républicain Libéral admet, qu'il peut être amené à comprendre que face à des actes de nature à altérer, à un moment donné, le cours normal d'une démocratie, la légalité constitutionnelle d'un Etat de droit puisse être, provisoirement, enfreint.

 

C'est donc cette double lecture des faits récents en Centrafrique, qui permet au PARELI de prendre acte du changement politique et institutionnel survenu dans le pays. Ceci étant dit, le PARELI peut désormais transcender et déclarer qu'il est, néanmoins, disposé à prendre toute sa part dans l'oeuvre de refondation de l'Etat centrafricain et qu'il poursuivra ainsi son combat philosophique et politique pour la consolidation des libertés individuelles et collectives, avec la préservation des acquis de la démocratie, afin que les changements de régimes politiques, dans le pays, ne résultent plus jamais des coups de force. Le Parti Républicain Libéral apprécie, au demeurant, la reconduction du Premier Ministre issue du consensus politique découlant des Accords de Libreville, Mais le PARELI demande, que dans les circonstances nouvelles qui résultent de la fuite de François BOZIZE, et donc en raison de l'absence de la partie essentielle qui a été la cause des Accords de Libreville, il y a lieu de dire la vérité au peuple centrafricain, en reconnaissant que ces faits emportent la caducité juridique et politique des Accords initiaux de Libreville. C'est pourquoi, il doit être impérativement procédé à la réactualisation formelle desdits Accords, entre les acteurs politiques du présent. Les Cadres centrafricains ne sauraient, à ce sujet, se contenter des simples déclarations verbales relatives à l'affirmation de la permanence desdits Accords de Libreville, faites dans l'euphorie populaire, et qui demain, n'engageront personne.

 

En effet, seuls l'esprit et la lettre des Accords de Libreville réactualisés ont vocation à baliser la composition, la durée et les actions du Gouvernement d'Union nationale, qui doivent être convenus à nouveau et de manière claire entre les différents acteurs qui sont ou seront désignés pour participer à la réalisation des objectifs qui restent à être identifiés collectivement. La concertation et le consensus, doivent être la méthode de travail du gouvernement pour assurer à la population que les mesures décisionnelles qui sont ou seront prises reflètent, indubitablement, l'union. Dans cette attente, le PARELI a, néanmoins, pris connaissance des actes constitutionnels du 26 mars 2013, qui définissent la nouvelle organisation de l'Etat, qui régissent son fonctionnement et a observé la composition, le 31 mars dernier, du nouveau Gouvernement, présentée comme étant une Union Nationale. Cependant, à lire et à analyser tous ces actes, il note que tous n'ont aucune concordance avec l'esprit et la lettre des Accords de Libreville, qui sont pourtant annoncés comme étant le cadre et la mesure de l'action dans laquelle s’inscrivent les nouveaux dirigeants du pays.

 

Le PARELI, en conséquence, se réserve, le cas échéant, le droit d'apprécier l'efficience des décisions à venir et à le faire savoir. C'est pourquoi le PARELI, tirant les leçons des pratiques néfastes du pouvoir de François BOZIZE, tient à interpeller chaque actrice et chaque acteur de la vie politique de Centrafrique à une auto réflexion critique sur les annonces précipitées de soutien à un homme ou sur les actions de propagandes situationnistes, initiées encore ces derniers jours, aux fins d'une rupture avec ces pratiques rédhibitoires du passé qui ont fait plus de mal que de biens à la Nation. Ces pratiques clientélistes sont de nature à avilir le citoyen et à favoriser l'émergence d'un autre autocrate qui, se complaisant de ces adoubements extravagants et inconséquents, sera prompt à s'imaginer être devenu, de manière intemporelle, l'indispensable Chef dont le peuple centrafricain aurait, selon lui, définitivement besoin.

 

C'est fort de cette lucidité politique que, tout en apportant sa disponibilité aux nouveaux dirigeants centrafricains pour participer et oeuvrer, avec eux, à la refondation de l'Etat, le PARELI appelle néanmoins les centrafricains et les centrafricaines, à ne plus répéter la délivrance d'un blanc seing à quiconque, sans une bonne appréhension et mesure des orientations sociales, politiques et économiques nouvelles qui, pour l'instant, ne sont ni annoncées ni connues. C'est, en raison de ces inconnues, et contradictoirement, en raison simultanée de la nécessité de ne rien préjuger au détriment du changement politique survenu, que le PARELI fait, de bonne foi, confiance au Président auto proclamé Monsieur Michel Am Nondroko DJOTODIA pour animer la transition en républicain et en démocrate, pour qu'il s'engage à préserver la RCA de toute déliquescence ou de toute annexion confessionnelle, territoriale ou économique qui saperaient irrémédiablement ce qui reste encore des bases de la cohésion nationale. Sur le plan de l'identité nationale centrafricaine, le PARELI est fondamentalement ancré dans les valeurs originelles, culturelles et sociétales de la communauté nationale dont les fondements sont essentiellement d'inspiration animiste et chrétienne. Sur le plan de l'Etat, le PARELI réitère son adhésion au caractère laïc de l'Etat centrafricain qui se traduit, notamment, par l'acceptation de l'existence de diverses confessions religieuses sur le territoire national, mais demande aux autorités publiques de veiller à ce que l'exercice du fait religieux se réalise dans le strict respect des règles d'établissement des lieux de cultes et de leurs saines pratiques, sans prosélytisme d'aucune sorte, sans provocations et sans reniement des origines identitaires et séculaires de notre Nation.

 

Fait à Bangui le 28 mars 2013

 

Pour le Comité Exécutif du PARELI

 

Le Secrétaire général

 

Jean PANI-BENGUE

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 18:26

 

 

 

CP/SG/13/JT/13                                                                                 Paris, le 8 avril 2013

 

 

Conformément aux dispositions du Chapitre 5 de la Déclaration de Bamako,  Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, a réuni, ce lundi 8 avril à Paris, le Conseil permanent de la Francophonie en session extraordinaire pour examiner la situation en République centrafricaine (RCA) suite au coup de force survenu le 24 mars dernier.

 

Ayant pris connaissance du rapport circonstancié de la mission d’information et de contacts dépêchée par le Secrétaire général du 29 mars au 05 avril 2013 à Bangui et dirigée par Monsieur Louis Michel, les représentants présents au CPF ont confirmé la condamnation du coup de force exprimée avec fermeté par le Secrétaire général le 25 mars. Ils rappellent en outre les dispositions de la Déclaration de Bamako qui stipulent que « pour préserver la démocratie, la Francophonie condamne les coups d’État et toute autre prise de pouvoir par la violence, les armes ou quelque autre moyen illégal ».

 

Dans une résolution, et conformément aux dispositions du chapitre 5 de la Déclaration de Bamako, les membres du CPF ont décidé de prononcer la suspension de la République centrafricaine tout en reconnaissant la décision prise par les chefs d'Etat et de gouvernement de la CEEAC instaurant un dispositif institutionnel de transition en République centrafricaine, composé d'un président de transition, d'un Conseil national de transition, d'une Cour constitutionnelle de transition et d'un gouvernement d'union nationale, et acceptée sans condition par les autorités de fait centrafricaines. 

 

Les représentants personnels des chefs d’Etat et de gouvernement présents à cette session extraordinaire du CPF ont, en outre, décidé de rester saisi de la situation en République centrafricaine de manière à réexaminer sa position lors de sa prochaine session fixée au 28 juin 2013, en fonction des avancées constatées dans le processus de sortie de crise, notamment la mise en œuvre des mesures destinées à rétablir l’ordre constitutionnel.

 

Le CPF exprime enfin la disponibilité de l’OIF à œuvrer, aux côtés de tous les acteurs centrafricains et en concertation étroite avec les partenaires internationaux, à l'accompagnement, dans ses domaines d'expertise, de la transition en République centrafricaine.

Annexe : résolution du CPF sur la RCA

 

L’OIF compte 57 Etats et gouvernements membres, et 20 pays observateurs. Pour plus de renseignements sur la Francophonie : www.francophonie.org

Julie Tilman, chargée de mission auprès du Secrétaire général

julie.tilman@francophonie.org; Tél. + 33 (0)1 44 11 12 68 

 

 

Conseil permanent de la Francophonie

88e session (extraordinaire) – Paris, le 8 avril 2013

 

Résolution sur la République centrafricaine

 

Le Conseil permanent de la Francophonie, réuni en session extraordinaire à Paris le 8 avril 2013 pour examiner la situation en République centrafricaine,

 

Considérant le coup d’État perpétré le 24 mars 2013 en République centrafricaine par une coalition militaire, dénommée « Séléka », qui a suspendu la Constitution, dissout l’Assemblée nationale et révoqué le gouvernement d’union nationale issu des accords de Libreville du 11 janvier 2013 ;

 

Exprimant sa préoccupation face, d’une part, à l’aggravation de la situation sécuritaire dans le pays exposant le peuple centrafricain aux pillages, aux violences, aux violations des droits de l’Homme, et, d’autre part, aux conséquences humanitaires de cette crise qui aggrave les difficultés économiques et sociales dans ce pays ;

 

Prenant acte des condamnations fermes du coup d’État par la communauté internationale, notamment par la Commission économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), qui a associé la Francophonie à la prise de la décision du Sommet extraordinaire du 3 avril 2013 instaurant un dispositif institutionnel de transition en République centrafricaine pour une durée de 18 à 24 mois au maximum ;

 

Reconnaissant la décision prise par les chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC instaurant un dispositif institutionnel de transition en République centrafricaine composé d’un président de transition, d’un Conseil national de transition, d’une Cour constitutionnelle de transition et d’un gouvernement d’union nationale, acceptée sans condition par les autorités de fait centrafricaines ;

 

Rappelant les dispositions de la Déclaration de Bamako en matière de sauvegarde de la démocratie, en particulier celles qui fixent que « pour préserver la démocratie, la Francophonie condamne les coups d’État et toute autre prise de pouvoir par la violence, les armes ou quelque autre moyen illégal » ;

 

Confirme la condamnation du coup de force exprimée avec fermeté par le Secrétaire général de la Francophonie dans son communiqué en date du 25 mars 2013 ;

 

Décide conformément aux dispositions du chapitre 5 de la Déclaration de Bamako de prononcer la suspension de la République centrafricaine, entraînant l’application de l’ensemble des mesures déclinées au paragraphe 3 dudit chapitre ;

 

Décide de rester saisi de la situation en République centrafricaine, de manière à réexaminer sa position lors de sa prochaine session, fixée au 28 juin 2013, en fonction des avancées constatées dans le processus de sortie de crise, notamment l’application des décisions de la CEEAC pour mettre en place le régime de transition ;

 

Exprime sa disponibilité à œuvrer, aux côtés de tous les acteurs centrafricains et en concertation étroite avec les partenaires internationaux, à l’accompagnement des efforts développés en vue de la conduite d’un processus de transition inclusif en République centrafricaine.

 

 

Julie Tilman

 

Chargée de mission auprès du Secrétaire général

Presse et Communication

Organisation internationale de la Francophonie

19-21 avenue Bosquet

75007 Paris

00.33.1.44.11.12.68

www.francophonie.org

 

 

Déclaration de Mme Benguigui – Centrafrique-francophonie – 8 avril 2013

 

PARIS, France, 9 avril 2013 / African Press Organization (APO)/ — Intervention de la Ministre déléguée chargée de la Francophonie à la session extraordinaire du Conseil Permanent des pays membres de l’OIF

 

Madame Yamina Benguigui, Ministre déléguée chargée de la Francophonie et représentante personnelle du Président de la République auprès de l’OIF est intervenue au Conseil permanent de la Francophonie, réuni en session extraordinaire à Paris ce lundi après-midi, et à l’issue duquel, il a été décidé de suspendre la République Centrafricaine des instances de la Francophonie.

 

La Ministre déléguée a soutenu le principe de la suspension, en rappelant l’attachement de l’ensemble de la communauté francophone aux principes de l’Etat de Droit et en condamnant la rupture de la démocratie à la suite du changement de régime anticonstitutionnel.

 

Lors de son intervention, la Ministre déléguée a en outre déclaré, « Nous ne voulons surtout pas sanctionner un pays, surtout pas un peuple, mais nous sommes tenus par des principes, adoptés en 2000 à Bamako (Déclaration de Bamako), et qui ont prouvé leur pertinence dans l’espace francophone ».

 

La Ministre déléguée a salué à cette occasion l’action déterminante de l’OIF et notamment le travail réalisé par Louis Michel, chef de la mission d’information et de contact, qui a fait un rapport aux représentants personnels sur la situation politique à Bangui et en RCA.

 

Madame Benguigui a aussi rappelé que la France soutient les efforts de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, pour mettre en place une transition politique légitime en RCA et demande l’application des principes de l’accord de Libreville. En outre, la France est favorable à une réévaluation de la situation en RCA dès la prochaine réunion du conseil permanent le 28 Juin.

 

Signature : APO

Copyright : © APO

La Francophonie décide la suspension de la République centrafricaine de ses instances

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 17:58

 

 

 

http://direct.cd  Mardi, avril 9th, 2013 5:50

 

La présence visible des soldats sud-africains dans le Nord de la province de l’Equateur, après la débâcle du régime Bozizé à Bangui, fait jaser. Repli stratégique ? Soudaine base arrière pour une reprise des hostilités ? Les commentaires vont dans tous les sens et l’on rappelle en passant l’hécatombe qui a suivi l’entrée massive des Interahamwe dans l’Est du Congo en 1994. L’agenda est hétéroclite et dégagerait le parfum d’un peu de tout : Brigade spéciale d’intervention, formation des FARDC, pétrole et diamant centrafricains, lesquels diviseraient Francophones et Anglophones.


Les derniers événements en Centrafrique ont déversé à l’intérieur des frontières congolaises hommes, femmes et enfants mais aussi des militaires centrafricains et sud-africains ayant emporté dans leur déplacement armes, munitions et autres matériels militaires. Ils sont concentrés dans les territoires de Zongo et Gemena, district du Nord-Ubangui.

 

Pour la petite histoire, le corps expéditionnaire sud-africain a essuyé de cuisants revers de la part du nouveau pouvoir à Bangui, à savoir l’ex-rébellion Séléka appuyée par des alliés  visibles et invisibles. Le bilan macabre continue de faire l’objet de controverse. Selon le gouvernement de Jacob Zuma, 13 morts étaient enregistrés parmi les boys, dépêchés à Bangui pour défendre l’ex-président Bozizé. Des sources de RFI font état de 36 morts, voire 55, alors que d’autres sources confirment la mort de 72 militaires sud-africains au cours des affrontements qui ont conduit, le 24 mars 2013, au départ de François Bozizé et à l’arrivée de Michel Djotodia.

 

La victoire de la Séléka a contraint les militaires sud-africains défaits à trouver refuge en RDC, leur « home » étant situé à plusieurs milliers de kilomètres de la capitale centrafricaine. Dans un premier, cela pouvait paraître normal. Sauf que, quelques jours seulement après le premier lot, plusieurs rotations d’avions sud-africains ont débarqué à Gemena et Zongo des hommes des troupes et du matériel sans que l’on sache pour quelles raisons. En moins de 24 heures, l’accumulation d’armes et matériel militaire à l’aéroport de Gemena a poussé des sources sur place à se poser des questions.

 

Cette présence inquiète dans la mesure où, le désir de vengeance pourrait habiter les Sud-Africains après ce cuisant échec ayant abouti à la honteuse défenestration de François Bozizé. La revue Jeune Afrique s’interroge avec la presse sud-africaine : « Est-ce uniquement pour des raisons mercantilistes ? ». Pour preuve ces quelques révélations : « le Chancellor House, un holding financier du Congrès national africain (ANC) a négocié avec le pouvoir centrafricain l’accès à ses mines de diamant ». Les exigences de l’ex-président centrafricain sont pour le moins étonnantes, à en croire la revue panafricaine : « En échange, François Bozizé voulait du cash et des armes ». Lointains souvenirs d’autant plus que le président Bozizé a dû fuir et laisser derrière lui tous ces arrangements avec Jacob Zuma.

 

L’odeur du pétrole

 

L’odeur du pétrole aurait fait également courir les Sud-Africains qui ont tenté un coup de force dans le pré-carré français. Le pari n’était-il pas trop osé ? « Et il n’y a pas que les pierres précieuses : l’an dernier, la compagnie pétrolière Dig Oil, dirigée par la femme d’affaires sud-africaine Andrea Brown, a décroché un permis d’exploitation sur le bloc très promoteur au Sud-ouest de Bangui, à la frontière du Congo-Brazzaville et du Cameroun », peut-on encore lire dans la dernière édition de Jeune Afrique.

 

La prétention sud-africaine de planter ses pénates dans les plates-bandes de la France n’aurait pas laissé l’Hexagone indifférent. Selon des  sources crédibles, Paris aurait sollicité l’allié Idriss Deby Itno pour « exécuter l’ingrat Bozizé ». La tâche n’était pas difficile dans la mesure où, c’est le même Deby qui avait aidé Bozizé à chasser Patasse, … pour placer Bozizé. A en croire des sources, l’ANC aurait décidé de chasser « les Français de l’un de leurs bastions d’Afrique centrale ; et sortir Bozizé de l’étreinte étouffante de son « ami » tchadien Idriss Deby Itno ».

 

Le fait pour Bozizé d’avoir tourné le dos à ses alliés d’hier ne pouvait conduire qu’à cette catastrophe. N’Djamena ne s’est pas fait prier pour consolider son nouveau leadership militaire. Le pétrole centrafricain ne court plus le risque d’échapper aux Français. La Séléka va y veiller désormais.

 

Toutefois, la concentration des troupes sud-africaines dans le Nord de la RDC pourrait constituer tôt ou tard le déclic d’éventuels affrontements entre la France et la RSA, cette dernière étant donnée pour représenter les intérêts anglo-saxons sur la scène centrafricaine.

 

En attente de l’intégration à la Brigade spéciale

 

L’autre raison évoquée pour justifier la présence militaire sud-africaine est le prochain déploiement de la Brigade spéciale d’intervention décidée par les Nations unies aux termes de la Résolution 2098 du Conseil de sécurité. Là aussi, des interrogations fusent. Improvisation ou coïncidence de calendrier des parties prenantes à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba ? Et même alors, pourquoi, dans ce cas, choisir des militaires défaits pour intégrer la Brigade spéciale ?

 

Une question en appelant une autre, pourquoi ces militaires destinés à la Brigade spéciale d’intervention s’installent-ils dans la province de l’Equateur au lieu de se rendre directement dans le Nord-Kivu où ils doivent remplir leur mission de traque et neutralisation des forces négatives ? A la rigueur, ils devraient se déployer à Goma, par exemple pour en attendant l’arrivée sur le terrain  des troupes restantes ?

 

Selon le porte-parole du gouvernement, les militaires sud-africains basés actuellement dans le Nord du pays auraient reçu la mission de former des militaires congolais ! Là aussi, rien ne résiste à une analyse rigoureuse : « Comment Gemena ou Zongo seraient-ils transformés tout de go en sites d’entraînement pour militaires ? ». Par ailleurs, pourquoi faire deux poids deux mesures, en laissant entendre que les militaires centrafricains ont été désarmés tandis que leurs compagnons d’armes venus de la lointaine RSA n’ont pas été soumis à la même discipline ?

 

L’inquiétude des observateurs est de voir la province de l’Equateur  servir de base à une nouvelle vague d’insécurité qui risque d’embraser tout le pays. Ils rappellent les insurgés Enyele qui s’étaient mis en vedette il y a quelque temps et qui pourraient reprendre du service en tombant sur le matériel militaire sud-africain. A moins que l’installation des soldats sud-africains ne soit  admise pour dissuader ces derniers.

 

L’opinion reste préoccupée, même si des sources diplomatiques tentent de calmer les esprits en arguant que les enjeux seraient plutôt économiques que militaires et tourneraient autour  du contrôle des gisements pétroliers découverts en RCA.

 

Malgré tout, l’on devrait éviter de faire de l’Equateur un nouveau foyer de déstabilisation du pays. Aucun Congolais n’est disposé à revivre cette situation qui perdure.

 

Source : Le Potentiel

Lu pour vous : Les enjeux cachés de la présence des troupes sud-africaines
Lu pour vous : Les enjeux cachés de la présence des troupes sud-africaines

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 17:40

 

 

OBO : LA RIVIÈRE CHINKO DÉCLARÉE “LIGNE ROUGE” PAR L’UA

 

 

Obo, 9 mars 2013 (RJDH) – La rivière Chinko située à l’entrée ouest de la ville de Rafaï dans la préfecture du Mbomou (sud-est) a été déclarée par l’Union Africaine (UA)  comme ligne rouge que les éléments de la Séléka et les rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, ne doivent pas traverser. L’annonce de cette décision a été faite le lundi 8 avril, par les conseillers américains, lors de la réunion hebdomadaire de sécurité, tenue à Obo (sud-ouest).

 

Les conseillers américains ont souligné pendant cette rencontre que cette décision qui a été prise par l’UA et l’ONU, permettra aux troupes ougandaises, américaines et les forces armées centrafricaines (FACA), « de bien suivre les activités de la LRA ».

 

Les officiers américains  ont également fait savoir que les troupes ougandaises continueront à jouer leur rôle qui est de traquer les rebelles de la LRA et le chef de cette rébellion Joseph Kony. Une décision prise par l’UA et l’ONU le 3 avril dernier à Kampala, lors d’une réunion consacrée à la question de la LRA.

 

Après la prise de pouvoir par la coalition Séléka le dimanche 24 mars, les nouvelles autorités de Bangui ont exigé le retrait des troupes ougandaises sur le territoire centrafricain. La semaine passée, la population de la ville d’Obo était paniquée suite à des rumeurs d’une éventuelle attaque de la Séléka. Toutefois, un calme est revenu dans cette localité après la décision du maintien des troupes ougandaises et des conseillers américains dans la préfecture de Haut Mbomou.

 

 

BOUAR : 38 OTAGES LIBÉRÉS PAR LES SÉLÉKA À ABA

 

Bouar, 9 mars 2013 (RJDH) – Au total 38 personnes qui ont été prises en otage par des éléments du chef rebelle Abdoulaye Miskine ont été libérées le 3 avril, par des éléments de la Séléka dans la commune de Aba, située à 100 kilomètres de la ville Bouar (ouest).

 

Selon le témoignage de l’un des otages qui est un capitaine de la police camerounaise, son arrestation a eu lieu alors qu’il était à son poste de contrôle dans la commune de Kénzo, frontière avec la République centrafricaine.

 

« Ils ont affirmé que le but de cette prise d’otage et de leur présence dans les préfectures de la Mambéré-Kadéï et de la Nana-Mambéré est de demander la libération de leurs compagnons d’arme, arrêtés au Cameroun pour détention illégale d’arme ».

 

La même source a également fait savoir que lors de son arrestation, le commandant des opérations de ce groupe rebelle a exigé contre sa libération, le versement d’une rançon d’un million de FCFA à l’Etat camerounais.

 

Ces otages se trouvent actuellement à Bouar où ils bénéficient des soins à l’hôpital de la ville.

 

 

BANGUI : ENCORE UNE PÉNURIE D’EAU DANS UNE PARTIE DE 8ÈME ARRONDISSEMENT

 

Bangui, 9 mars 2013 (RJDH) – Les habitants des quartiers Ngongonon et  Damala 2, dans le 8ème arrondissement de Bangui, ont des difficultés à s’approvisionner en eau potable depuis deux semaines. Cette situation inquiète la population de ces localités.

 

« Ce dernier temps, nous nous sommes confrontés à de sérieux problème à nous approvisionner en eau potable. Toutes les fontaines sont fermées il y a de cela presque deux semaines. Nous sommes obligés d’utiliser de l’eau de puits pour faire nos activités », a expliqué, Edith Dilla, mère de six enfants.

 

Elle a également fait savoir que la majorité des puits sont taris à cause de la saison sèche. « Nous parcourons des kilomètres à la recherche d’eau, même la nuit. Nous lançons un appel aux autorités du pays, en particulier le personnel de la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) de voler aux secours de la population de Damala », a-t-elle ajouté.

 

Jules Yanganda, chargé de communication à la SODECA a fait savoir que  « le manque de carburant pour faire tourner le générateur de pression de distribution d’eau, est l’une des raisons du manque d’eau dans certains quartiers.  D’autres  raisons  sont liées à des difficultés  techniques. Toutefois le service de la SODECA se démène pour trouver des solutions, dit-il.

 

 

MBAÏKI : DES VÉHICULES ET DES MOTOS PRIS DE FORCE PAR LES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA

 

Mbaïki, 9 mars 2013 (RJDH) – Un véhicule et une dizaine de motos ont été pris de force le lundi 8 avril, par des éléments de la  Séléka dans la ville de Mbaïki (sud). La population était également paniquée par des tirs sporadiques de ces hommes.

 

D’après les faits relatés par le propriétaire du véhicule qui a préféré gardé l’anonymat, ces éléments ont investi son domicile vers les 22 heures et ont commencé à le tabasser ainsi que sa femme avant de prendre sa voiture.

 

Il a également fait savoir que la population était hier dans la panique à cause des tirs à l’arme légère faits par les éléments de la Séléka dans les après-midi. « Il s’agit des éléments de la Séléka en provenance de Berberati qui ont fait des tirs en l’air pour annoncer leur retour. La population était en débandade hier », a raconté un autre témoin au RJDH.

 

Dépêches du Réseau des journalistes centrafricains des droits de l'Homme

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 17:24

 

 

 

 

Bangui, 8 av (ACAP)- Le Président de la République, Michel Ndjotodja Am Nondroko a pris cinq textes officiels portant nomination ou confirmation d’un Directeur de cabinet au ministère des Finances et du Budget, d’un chargé de mission aux Affaires particulières à la présidence de la République, des fonctionnaires au ministère des Finances et du Budget, des membres du cabinet de la Primature, d’un ministre conseiller en matière des Mines et du Pétrole à la présidence de la République.


Il s’agit de Monsieur Dimanche Bertin Rufin, Inspecteur des Impôts est nommé Directeur de cabinet au ministère des Finances et du Budget, par décret n°013.011 du 06 avril 2013, 


Monsieur Mahamat Nour Binyamine, est nommé chargé de Mission aux Affaires Particulières à la présidence de la République, par décret n°013.012 du 1er avril 2013, 
  
Des Chargés de mission : 
 

Chargé de mission en matière de Trésorerie, Banque, Institutions Financières internationales et Partenaires Techniques Financiers : Monsieur Laurent Nombissou, Inspecteur du Trésor, 
Chargé de Mission en matière de Mobilisation des recettes de l’Etat : Monsieur Pierre Mapouka, 
Chargé de Mission en matière de Dépenses Publiques, Monsieur Chérubin Yérada, Contrôleur général des Finances 
Chargé de Mission en matière de Politique budgétaire : Monsieur Alexis Ngomba, Contrôleur Général des Finances 
 

De l’Inspection Générale des Finances 
 

Inspecteur Général : Monsieur Rémy Yakoro, Inspecteur des Douanes 
De la Cellule de Suivi des Reformes Economiques et Financières 
Coordonnateur : Monsieur Gervais Doungoupou, Economiste 
Coordonnateur Adjoint : Madame Denise Tombidam, Inspecteur de Trésor, 
 

Des Directions Rattachées au Cabinet 
 

Direction générale des Marchés Publics : 
 

Directeur Général : Monsieur Jean Bernard-Dominique Ndarata, Contrôleur Principal des Finances 
Directeur du Contrôle Financier : Monsieur Amédée Gbongo, Contrôleur Principal des Finances, 
Directeur du Système Information : Monsieur Sylvère Simplice Ngarso, Inspecteur du Trésor 
Directeur des Affaires Juridiques : Monsieur Yvon Tazou, Administrateur Civil 
Directeur du Secrétariat Commun : Monsieur Robin Palia Kabailé, Inspecteur Adjoint des Impôts 
  
Sont nommées ou confirmées au Cabinet de la Primature, les Personnalités dont les noms suivent : 
 

Direction de Cabinet 
Directeur de cabinet Adjoint : Monsieur Maurice Lenga 
Chef de cabinet Particulier : Monsieur Francis Albert Ouaka-nga 
Directeur de Protocole : Monsieur Freddy Mathurin Mapouka 
Directeur de Sécurité : Capitaine Judes Ngayoko, Matricule -1-1103 
Directeur de Presse : Monsieur Clément Gbakamazopa 
 

Secrétaire Particulier du Premier ministre : Mademoiselle Aurélie Emilienne BITEP BISSICK 
 

Conseillers Spéciaux 
 

Conseiller spécial chargé de la gouvernance, de la Restauration de l’Autorité de l’Etat et du Suivi du processus Electoral : Monsieur Rainaldy Sioké 
Conseiller spécial chargé des Affaires Politiques et Institutionnelles, de la Réconciliation et de la Cohésion nationales : Monsieur Laurent Ngaibona ; 
Conseiller spécial chargé de la Promotion des Investissement, du Partenariat Public-Privé et de l’Amélioration du Climat des Affaires : Monsieur Désiré Pendémou 
Conseiller spécial en matière de Diplomatie : Monsieur Sissa Le Bernard 
Conseiller spécial chargé de la Coordination et du Suivi du Programme d’Urgence : Monsieur Lazare Doukoula 
 

Structures rattachées à la Primature 
 

Haut Commissariat à la Décentralisation, Régionalisation et au Développement Local 
Haut Commissaire : Monsieur Georges Pétrokoni Zézé 
 

Conseil Permanent chargé de la Réforme de l’Administration Centrafricaine (CPRAC) 
 

Coordonnateur : Monsieur Dédé Vianney M’Boe 
Contrôle Général du Secteur Para-Public 
Contrôleur général : Madame Isabelle Gaudeuille 
 

Coordination Nationale du Comité Nationale de Lutte Contre le Sida (CNLS) 
Coordonnateur National : Professeur Nestor Mamadou Nali 
 

Conseillers et Chargés de Mission 
 

Division Economie, Coopération Internationale et Finances 
Conseiller 
 

Conseiller Economique et Coopération Internationale : Monsieur Jean Jacques Sanzé 
Conseiller Finances : Monsieur Maxime Balalou 
 

Chargés de Mission : 
 

Chargé de Mission Monde Rural Economie et Développement Durables : Monsieur Gaétan Roch Moloto-A-Kenguemba 
Division Education, Santé Affaires Sociales et Promotion du Genre 
Conseiller : Madame Marguerite Ramadan 
 

Chargés de Mission 
 

Chargé de mission Genre et Insertion sociale : Madame Fatimé Yougboko 
Chargé de mission Education et Recherche : Monsieur Guy Florent Ankoguy Mpoko 
Chargé de mission Jeunesse, Culture Arts et Sports : Monsieur Patrick Nambéanré Naguene 
Chargé de Mission Emploi, Travail et Dialogue Social : Monsieur Joseph Gniko Mbombo 
 

Division Juridique, Bonne Gouvernance, Restauration de l’Autorité de l’Etat et Suivi du Processus Electoral 
 

Conseiller : Monsieur Jacob Sanny 
Chargé de Mission Restauration de l’Autorité d el’Etat et Suivi du Processus électoral : Monsieur Joseph Dounia 
Division Défense et Sécurité 
Conseiller 
Conseiller Thierry Marie Mintékoé, Matricule 80-10-3344 
 

Division Diplomatie 
 

Chargé de Mission : Monsieur Léon Dodonou 
 

Division Communication, Relations Publiques et Nouvelles Technologies 
 

Conseiller : Monsieur Marie Hubert Djamani 
Chargé de Mission : Monsieur Christophe N’Douba 
Chargé de Mission Nouvelles Technologies et Biométrie : Monsieur Charles Zoé Banga 
 

Directions des Services Administratifs et Techniques 
 

Attachés de protocole : Mademoiselle Jocelyne Zandanga Mbesseck – Monsieur Patrick Joslin Tanga 
 

Direction des Ressources 
 

Directeur : Monsieur Justin Ounefio 
Chef de Service du secrétariat du ministre, Directeur de Cabinet du Premier Ministre : Monsieur Guillaume Gbamou 
Chef de Service du Personnel : Madame Ngboda née Koyt Clarisse Blanche 
Chef de Service Financier et du Matériel : Monsieur Roger Ndahode 
Chef de Service du Secrétariat Commun : Madame Inguinza Marianne 
Chef de Service des Archives : Monsieur Konamna Aimé 
 

Direction de Sécurité 
 

Chef de Service de la Documentation : Adjudant Armand Aristide Ali, Matricule 90.10.3349 
Chef de Service d’Escorte : Adjudant Alexis Benayang-Nzapa A Honyoro, Matricule 97.11.017 
 

Direction de la Communication et Nouvelles technologies 
 

Chef de Service de gestion Technique et maintenance : Monsieur Thomas Sélé 
Chef de Service Communication et Nouvelles technologies : Monsieur Jean Michel Vianney Frédéric Gamba 
 

Enfin monsieur Igor Kombot-Naguemon est nommé ministre Conseiller en matière des Mines et du Pétrole à la Présidence de la République 

 

 

Le Président Michel Djotodja Am Nondroko nomme des fonctionnaires à des postes de responsabilités

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