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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 01:49

 

 

 

Fidèle Gouandjika

 

 

Si le ridicule devait tuer, Bozizé et ses ministres auraient déjà disparu de la terre ! Après la sévère humiliation qu'ils viennent d'essuyer à Bruxelles où ils se sont entêtés à se rendre à une table ronde dont la chronique de l'échec avait largement été faite, voilà que sans rire, Ngouandjika qui n'en est plus à une incohérence près, (on se souvient qu'il avait, sans le moindre scrupule, déclaré  à la radio que Patassé simulait la maladie et affirmé aussitôt après le décès de ce dernier sans la moindre gêne qu'il était un grand président) que la réunion aurait levé des promesses de 400 milliards de F CFA.

C'est vraiment prendre les Centrafricains pour des pigeons sauvages. De tels mensonges n’honorent pas son auteur et auront immanquablement un coût politique que l’actuel régime paiera cher. En octobre 2007, toujours après une précédente table ronde dans la même capitale belge, le gouvernement Elie Doté nous avait annoncé avoir levé 300 milliards de F CFA. Où en sommes-nous avec cette enveloppe ? A quoi cela a-t-elle servi ?  

S’agissant des élections, Ngouandjika ose affirmer que l’UE n’aurait pas remis en cause les dernières élections et que la délégation centrafricaine en avait été surpris. Encore un mensonge ! Si cela était vrai, pourquoi l’UE a-t-elle boycotté l’investiture de Bozizé ? Pourquoi l’UE a-t-elle écrit la lettre du 18 mai 2011 qu’elle a adressée à Touadéra et dans laquelle elle posait ses conditionnalités et demandait un signal fort aux autorités de Bangui ?

Quand ce régime arrêtera de ressasser son machin de DSRP ? Plus il parle de ce machin, plus la pauvreté sévit dans le pays. Il faut arrêter ce brassage de vent. Lorsque le ministre Sylvain Maliko aura achevé toutes les générations de son machin de DSRP, la pauvreté sera toujours là en Centrafrique donc il faut qu’il essaie de trouver autre chose. Quelle honte y-a-t-il à reconnaître que Bruxelles a été un fiasco total  que de servir un mensonge aussi grotesque ?  

Rédaction C.A.P

 

Promesse des partenaires de la RCA, 400 milliards de CFA (Ngouandjika )

Radio Ndéké Luka Samedi, 18 Juin 2011 13:42

La table ronde de Bruxelles sur la République Centrafricaine s’est achevée vendredi 17 juin 2011, sur fonds de promesse et engagement. Les bailleurs et partenaires financiers ont promis  10 milliards de dollars US soit 400 milliards de francs CFA. La cagnotte a été inscrite dans le cadre de la 2ème génération du document de réduction de la pauvreté axée sur le développement du monde rural et l’agriculture comme moteur de la croissance pour la réduction de l’extrême pauvreté en Centrafrique.

Les discussions de l’octroi de ces promesses ont duré 2 jours entre une forte délégation centrafricaine conduite par François Bozizé et ses partenaires au développement.

Selon Fidèle Ngouandjika, ministre du développement rural et porte-parole du gouvernement, « la rencontre a été une satisfaction totale, car, plusieurs pays ont fortement adhéré aux propositions centrafricaines contenues dans le document de réduction de pauvreté. L’évaluation des enveloppes des annonces de ces fonds aura lieu dans 3 mois ».

Au sujet du programme du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR), le ministre a « rassuré que les Nations Unies et l’Union Européenne ont affirmé qu’un soutien inconditionnel sera apporté au pays pour faire face aux rebelles et pacifier l’ensemble du territoire national ».

L’autre sujet évoqué par Ngouandjika a été la position de « l’Union Européenne face aux dernières élections en Centrafrique. Nous étions surpris d’apprendre par la voie de la délégation de l’Union Européenne à cette table ronde qu’il n y a pas de nuages entre elle et la République Centrafricaine. Bruxelles n’a jamais remis en cause les élections, mais plutôt plaidé pour une prochaine préparation électorale  qui répondrait aux règles de l’art », a-t-il indiqué.

Toutefois, bien que le gouvernement à travers sa campagne agricole lancée en 2009, ait déclaré que chaque citoyen devait bénéficier de 3 rations alimentaires par jour, la population peine toujours à s’alimenter. La hausse du prix et la rareté des denrées alimentaires à Bangui ou en provinces en sont une parfaite illustration

Il faut dire que cette table ronde a été une occasion de poursuivre avec la communauté des bailleurs de fonds, le dialogue déjà engagé lors de la session spéciale sur la République Centrafricaine en septembre 2010, sur les voies et moyens de consolider la paix et jeter les bases d’un développement durable. Aussi,  élargir la communauté des partenaires au développement qui interviennent en Centrafrique, en incluant les donateurs traditionnels et non traditionnels, mobiliser auprès des bailleurs de fonds les ressources supplémentaires nécessaires au financement des actions prioritaires du DSRP (document stratégique pour la réduction de la pauvreté) de la seconde génération, notamment dans les domaines du développement  rural, de la croissance accélérée, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD 2011-2015), et du genre.

Le DSRP nouvelle génération est également orientée vers la stratégie sectorielle Egalité de Genre et Réduction de la Pauvreté et les programmes proposés dans le cadre de ladite stratégie, dégageront des perspectives étendues, en vue des solutions adéquates au relèvement du pouvoir économique des Femmes. Le DSRP II intervient quelques années après la première table ronde consacrée au DSRP I, qui s’était déroulée le 26 octobre 2007 à Bruxelles en Belgique.

La première table ronde avait rassemblé les représentants de 17 pays, 25 organisations internationales et d’institutions financières et deux ONG internationales qui ont participé en qualité d’observateurs.

Le Gouvernement Centrafricain a mis en place un plan de développement économique du pays contenu dans son Document de stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) ayant déjà fait l’objet d’engagements fermes des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) de la RCA  à la Table Ronde de Bruxelles du 26 octobre 2007. Lors de cette table ronde, la Centrafrique avait reçu 300 milliards de francs CFA des mains des bailleurs.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 01:27

 

 

 

RCA

 

 

 

La signature d'un cessez-le-feu entre les autorités de Bangui et une fraction de la rébellion de la CPJP dont l'annonce a été faite juste la veille de la pseudo table ronde des bailleurs de Bruxelles, a inspiré un compatriote qui a fait parvenir à la rédaction cette opinion que nous avons jugé intéressante et décidé de verser aux débats sur la situation en Centrafrique qui a connu ces derniers jours beaucoup de soubresauts.

Rédaction CA.P

 

La semaine vient de se terminer avec pour évènement politique la signature par un certain Abdoulaye Hissein notoirement connu comme trafiquant de diamants pour le compte de Bozizé dans la zone de Nzako et Sam Ouandja et autres, et le gouvernement centrafricain d’un accord de cessez le feu ouvrant la voix à une prochaine signature d’accord de paix. Le régime du général-Président Bozizé a réussi par un tour de passe-passe à  accréditer l’idée que la réconciliation nationale serait en marche, mais sur quelle base ?

Prise dans la tourmente des exigences de la communauté des bailleurs de fonds pour la Centrafrique et particulièrement, l’Union européenne, premier partenaire extérieur de ce pays livré aux prédateurs, le Général-Président qui a tenu à organiser à Bruxelles une table ronde des bailleurs de fonds, avait grandement besoin d’une autre mascarade pour faire valoir qu’il avance vers l’exigence d’un règlement de la crise qu’il a lui-même alimentée, et avant et après sa prise du pouvoir par les armes au prix de la destruction de toutes les infrastructures du pays avec la charrette de morts, d’assassinats extrajudiciaires, tortures et autres crimes de guerre.

 L’exigence d’asseoir les bases de la bonne et intelligente gouvernance est loin d’être une vertu pour ce régime antinational. Une meilleure relecture de la crise postélectorale, et la formation d’un gouvernement d’union nationale avec des objectifs précis, les réformes allant dans le sens du renforcement des capacités institutionnelles de l’état centrafricain que préconisent les partenaires extérieurs du pays ne font pas partie pour les mouvements dits politico-militaires, des solutions de sortie de crise. En lieu et place, ils ont choisi la formule inopérante de signature à l’emporte-pièce qui constitue  pour certains de leurs leaders, un véritable fonds de commerce inauguré par les fameux accords de Libreville et autres du genre.

Ce sont autant de chantiers que le régime de Bozizé ne parait visiblement pas en ressource de mener. Les deux mamelles nourricières de KWA NA KWA que sont le ministère des mines et la mairie de BANGUI, témoignent de la mise en coupe réglée du patrimoine national par « Bozizé and Co ». L’audit exigé par les bailleurs de fonds multilatéraux et la refonte claire et consensuelle de la Commission électorale qui avait au moins dans l’ancien temps le mérite d’être mixte et paritaire, en tenant compte des multiples insuffisances créées à dessein par le Grand Manitou Bozizé avec le manque de professionnalisme et l’incompétence d’un Président-Pasteur autoproclamé dans les hangars malfamés de la banlieue parisienne.

La Centrafrique devenu le ventre mou de la région, sert de repaire  à tous les bandits de grand chemin du Darfour, ceux recherchés en particulier par la CPI et les tribunaux du Tchad et du Soudan. La mise en place du Programme national de désarmement, démobilisation, et réinsertion a joué le rôle majeur d’aspirateur de tous ces mercenaires en mal de fortune et en quête de survie, tant la situation au Darfour ne permettrait plus l’établissement d’une forme de commerce de la guerre avec son corollaire de pseudo signatures d’accord de paix avec à la clé, des subsides. Il faut remonter aux recrutements de mercenaires tchadiens en particulier par Bozizé et son fils Francis du même nom, pour voir l’afflux sur le sol centrafricain d’aventuriers du genre Abakar Sabone, Djida, Kassara et autres comparses du genre Abdoulaye Hissein, recherché par la justice tchadienne pour escroquerie et pour un autre chef d’accusation ayant trait à la constitution d’association de malfaiteurs, et de faux et usage de faux, abus de confiance et dernièrement une autre apparition fantomatique des Sieurs El Hadj Abakar et Mahamat Zene etc… tous descendus tout droit du Darfour.

Le fait pour ces derniers d’exiger du gouvernement centrafricain d’obtenir des autorités tchadiennes, la relaxe de ressortissants tchadiens emprisonnés dans leur pays pour avoir enfreint les lois de leurs pays, en dit long sur la supercherie de cette mascarade. Le tiroir-caisse du Programme national centrafricain de démobilisation et réinsertion s’est ouverte grandement à cette multiplication de pseudo-mouvements armés dirigées par des brigands des pays voisins.  

On est abasourdi d’apprendre que Baba Laddé qui a été un moment livré par le gouvernement centrafricain aux autorités tchadiennes, se serait évadé de la prison de N’djaména, pour se retrouver à nouveau aux confins du Cameroun où il opérait en braquant et détroussant les voyageurs, et serait à nouveau revenu en territoire centrafricain pour y signer un accord avec le Ministre tchadien de la défense. Incompréhensible pour qui ne connait pas la Centrafrique du Général-Président Bozizé. Un observateur assidu de la politique africaine et centrafricaine disait en son temps dans les années 1980 que les juntes militaires qui se succèdent à cadence régulière en Centrafrique avec « une gestion chaotique des intérêts nationaux légitimes des Centrafricains fera que ce pays disparaitra comme Etat et comme Nation… »

Le nord-est et le sud-est du pays ont vu s’installer de véritables colonies de peuplement avec armes de guerre. La culture du couteau importée depuis le 15 mars 2003 gagne les esprits et se substitue à une justice républicaine à laquelle étaient habitués les Centrafricains. La ville de Bangui n’est pas non plus épargnée comme plusieurs villes frontalières de l’intérieur du pays. L’opposition  ces dernières semaines dans la capitale Bangui entre une partie de la colonie tchadienne et des Centrafricains n’est que le signe avant-coureur d’une crise majeure où les lois de la république et les prérogatives d’un état de droit vont disparaître pour un non-état, un état-voyou et prédateur.

Les nouvelles trouvailles du tout nouveau Ministre délégué en charge du désarment auprès du Général-Président, est de brandir des individus qui sont tout sauf d’être des Centrafricains acquis à la cause de la souffrance de ce peuple qui ploie sous une dictature anachronique. La signature de ces accords ne signifie guère la prise en compte des intérêts et des revendications politiques portés par des Centrafricains  qui ont refusé le ralliement et le débauchage, pour une poignée de mil en vendant leurs âmes.

Nul ombre d’un début de commencement d’une revendication politique quelconque ne figure dans les démarches cupides de ces braconniers qui ont eu droit ces derniers jours aux antennes de la radio nationale et de défrayer la chronique. Le nouveau Ministre en charge du désarment s’est mis en tète de relever par lui-même, le défi de réussir là où les autres ont pédalé dans la choucroute avec une odeur de détournement de fonds alloués. Un grand coup médiatique justifierait amplement non seulement son savoir-faire mais mieux, le déblocage des subsides et permettre à son frère d’armes de faire preuve vis-à-vis des bailleurs de fonds de plus en plus rétifs aux refrains d’autosatisfaction présidentielle.

Le Général-Président vient de faire sa table ronde des bailleurs à Bruxelles dont tout indique qu’il n’en est rein sorti. Cela lui a permis néanmoins d’écouler comme à chaque passage à Bruxelles, quelques diamants avec son Consul anversois. On doit exiger de lui un compte rendu clair et sans détour de cette ballade de santé…Il a été certainement écouté, mais sans plus. L’avenir dira…

Dieu Béni BALANGBATOU (Bangui)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 01:23

 

 

 

  logo CPJP gf 

 

 


Franchement, je ne sais plus quoi dire sur notre pays, la République centrafricaine, le mot me manque!!! Le peuple veut la paix et la tranquillité pour émanciper comme les autres nations des années 60, qui ont obtenu l'indépendance avec nous, mais hélas! Telle n'est pas la pensée des dirigeants centrafricains !

La convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJPJ), a signé le 12/06/11 à Bangui un cessez-le-feu avec  les forces armées centrafricaines (FACA) et la garde présidentielle (GP) par l'entremise du gouvernement Touadéra, représenté par le ministre de tutelle, Xavier Sylvestre YANGONGO. Il convient de noter que, tout c'est passé dans une ambiance cordiale.

 Nous attendons la fixation d'une date de la nouvelle rencontre qui serait à  l'extérieur de  la RCA (un pays étranger), table ronde réunissant le staff dirigeant de la CPJP ( Neris MASSI, capitaine Joachim KOKATE, Thierry Cyprien M'pondo ,  Bévarrah LALA et autres de l'extérieur, ceux qui sont sur place en République centrafricaine, seront conduit par, le commandant en chef, Pdt de la cpjp, Abdoulaye Hissene pour les pourparlers de paix et signature.

Mais malheureusement, on ne sait pas ce qui se passe !!! Comme la Centrafrique est un État vassal du Tchad. Une colonne de son armée, plus d'une centaine de véhicules militaires et des fantassins, lourdement armée  a pénétré le territoire  Centrafricain, mercredi 15/06/11, côté Birao 2 et a pris position dans les environs, localités de Boromata, Sikékédé et autres, prenant en tenaille la position de la cpjp. La tension est vive! On parle de quelques accrochages déjà !

La cpjp déclare que si l'armée tchadienne  qui nous  encercle en ce moment, ouvre ostensiblement le feu, c'est la rupture définitive du cessez-le-feu de Bangui du 12/06/11 pour un combat sans relâches. 

Nos compatriotes conviendrons avec nous que Le Président Bozizé n'est pas près pour la paix en Centrafrique.


                                            Le coordonnateur de la marche et porte parole

Bevarrah Lala coordonnateur

        
                                                               Dr Bévarrah  Lala

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 20:27

 

 

 

Bozizé KNK

 

Bruxelles, 17 juin (C.A.P) – Malgré les mises en garde de l’Union Européenne sur l’inopportunité et l’inutilité de la table ronde que l’ambassadeur de Belgique aux Nations Unies et président de la Commission de consolidation de la paix en RCA M. Jan Grauls, pour se faire voir, a décidé peu après le hold-up électoral de Bozizé d’organiser à Bruxelles le 17 juin 2011 une réunion de donateurs de la RCA.

Bozizé dont l’opposition refuse toujours de reconnaître la réélection frauduleuse et dont l’investiture a été aussi boycottée par l’UE s’est senti ainsi grisé et avait proclamé urbi et orbi qu’il était l’invité à dîner le jeudi 16 juin du gouvernement démissionnaire belge. Mal lui en a pris car le fameux dîner devait être présidé par le secrétaire général du ministère des affaires étrangères et l’ambassadeur délégué de l’UE à Bangui. Informé du rang de ceux qui devaient l’accueillir à ce dîner, Bozizé a préféré tout simplement ne pas s’y rendre.

 Autre fait humiliant pour le général président, aucune autorité belge n’a daigné se pointer à la gare de Bruxelles-Midi pour l’accueillir à sa descente du Thalys qu’il a pris à Paris vers 16 h heure d’été. Seuls son premier ministre Faustin Touadéra revenu de New York et les membres de son gouvernement venus de Bangui pour la table ronde qui ont dû être présents à la gare de Bruxelles-Midi.

Au sujet de la réunion proprement dite, seule l’Autriche a annoncé son intention d’octroyer une enveloppe d’un million d’euros soit 650 millions de F CFA. Pour le reste il n’y a que du vieux. La Banque Africaine de Développement (BAD) s’est contentée de rappeler ce qu’elle avait déjà prévu pour la construction des routes et autres projets de développement en RCA. Rien de nouveau donc. Cela valait-il la peine qu’un chef d’Etat se déplace pour si peu et se faire autant humilier?   

Selon nos informations, le déplacement de la délégation centrafricaine aura coûté en titres de transport, frais de mission, caisse d’avance pour Bozizé, Touadéra et les ministres ainsi que les autres membres de la délégation, la bagatelle de 135 millions de F CFA soit 88.554.19 euros environs, sans compter les dépenses afférentes à l’avion spécial qui a acheminé Bozizé de Bangui à Paris et sans doute pour le trajet retour.

Le déplacement de Bruxelles n’aura pas été totalement inutile pour Bozizé et Sylvain Ndoutingaï. Ils ont pu tout de même profiter de leur présence dans la capitale belge pour écouler leurs diamants en recevant discrètement et nuitamment des acheteurs de pierres précieuses. Ainsi ils ne rentreront pas totalement bredouilles à Bangui.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 20:25

 

 

 

 

Entête MLPC

 

 

RELEVE DES PRINCIPALES DECISIONS DU CPN DES 16 ET 17 JUIN 2011

 

 

1- Prorogation du mandat des organes élus au Congrès de juin 2007 :

 

-          Conseil Politique National,

-          Bureau Politique,

-          Commission de Contrôle et d’Arbitrage

-          Conseil des sages.

 

2- Réhabilitation de Ange-Félix PATASSE au sein du MLPC et son élévation au rang de membre d’honneur du MLPC

 

3- Radiation de Monsieur Jean- Michel MANDABA, anciennement Secrétaire général du Parti, pour son entrée au gouvernement Touadéra III

 

4- Radiation de Monsieur Barthélémy BOUA, pour avoir désobéi aux ordres du Parti pour participer au deuxième tour des élections que le Parti a décidé de boycotter.

 

5- Exclusion temporaire de Mme Marie AGBA et de Joël ZIBAYA du Parti MLPC pour avoir désobéi aux ordres du Parti pour participer au deuxième tour des élections que le Parti a décidé de boycotter.

 

6- Reconduite de l’exclusion temporaire de Clément EREGANI du Parti jusqu’au Congrès qui statuera définitivement sur son cas après son audition.

 

7- Reconduite de la suspension de NALKE DOROGO André de ses fonctions de 4ème Vice-président jusqu’au Congrès pour son audition préalable mais confirmation de son statut de militant du MLPC.

 

8- Désignation du camarade LEAS comme superviseur du Bamingui-Bangoran.

 

9- Mise en place d’une Commission Mixte de relecture et de remise à niveau des textes organiques du Parti en vue du Congrès de 2012.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 16:07

 

 

 

logo MLPC

 

 


BANGUI-17/06/2011(Xinhuanet) - Une rencontre du conseil national politique du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), parti d'opposition créé par le défunt président Ange-Félix Patassé et dirigé aujourd'hui par l'ex-Premier ministre Martin Ziguelé, destinée à évaluer le processus électoral et la situation sociopolitique du pays après les dernières élections, s'est ouverte jeudi à Bangui, a constaté Xinhua.

"Nous allons jeter un regard critique sur la situation sociopolitique du pays après les élections du 23 janvier, élections dont nous continuons de contester les résultats et exigeons l'annulation et la reprise", a déclaré le premier vice- président du MLPC, Gabriel Jean Edouard Koyambounou, à l'ouverture des travaux.

Cette rencontre, a-t-il expliqué, permettra aux membres du parti de "prendre du recul sur le processus" électoral et d'examiner les anomalies constatées ça et là en vue de restructurer le parti pour les prochaines échéances.

"Il y a certains camarades qui ont commis des fautes graves touchant à la vie du parti. Des sanctions que le bureau politique leur a infligées, seul le conseil politique national est habilité soit à les confirmer soit à les infirmer", a ajouté Gabriel Jean Edouard Koyambounou.

Le bureau politique du MLPC avait suspendu son secrétaire général, Jean Michel Mandaba, pour son entrée au gouvernement sans le consentement du parti.

Au cours de ce conseil de deux jours, il sera aussi question de redynamiser les structures de base du parti depuis les cellules jusqu'au bureau politique du parti dont le mandat devrait être renouvelé en attendant le prochain congrès.

Membre d'une coalition de partis de l'opposition, le MLPC a boycotté le second tour des élections législatives, rejetant les résultats du double scrutin du 23 janvier, présidentiel et législatif, déclarant le président sortant François Bozizé réélu et son parti, Kwa na kwa, principal vainqueur des élections à l'Assemblée nationale.

© Copyright Xinhuanet

 

Mandaba Jean Michel

NDLR : Selon nos informations, ce CPN du MLPC a définitivement radié du MLPC le traitre Jean Michel Mandaba qui, tout ministre de Touadéra qu'il est, a même cru devoir aller créer un incident dans la salle en tentant vainement de prendre la parole et en se faisant copieusement huer par ses anciens camarades. Une motion a même dû être adoptée pour lui enjoindre de restituer dans les meilleurs délais le véhicule du parti qu’il continue de détenir par devers lui jusqu’à présent et qu’il utilise pour transporter du bois de chauffe à son domicile.

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 15:50

 

 

 

Ziguele.JPG

 

 

Une rentrée politique en cascade au sein de l’opposition

Radio Ndéké Luka Vendredi, 17 Juin 2011 14:14

L’opposition centrafricaine veut désormais se faire entendre après avoir observé une trêve sur la scène politique du pays. Elle a organisé à cet effet une série de manifestations pour bien marquer sa rentrée politique. C’est le cas du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Le parti a convoqué jeudi 16 juin 2011, ses membres en session ordinaire pour ménager sa monture.

Trois points ont été inscrits à l’ordre : présenter le rapport moral et politique sur la situation socioéconomique et politique du pays pour orientation par les Conseillers Politiques Nationaux (CPN), revoir le mandat de tous les organes du parti arrivé à expiration ce mois de juin et examiner les sanctions prononcées contre certains militants.

Au rang des militants écopant de sanctions figure Jean-Michel Mandaba, Secrétaire général du MLPC et actuel ministre de la santé publique. Son parti l’avait suspendu de toutes activités politiques du fait de son ralliement au gouvernement Touadéra III.

Dans sa présentation liminaire, Martin Ziguélé, président du MLPC, a dressé un bilan négatif du règne de François Bozizé depuis sa prise de pouvoir par les armes en 2003 jusqu’en 2011. « L’insécurité, l’interdiction de sortie de Centrafrique des opposants, la violation de la constitution,  l’insuffisance des infrastructures  socio-sanitaires voire éducatives, bref un régime presque dictatorial en sont quelques illustrations », a affirmé Ziguélé.

Au sujet du retrait de son parti des élections, le président du MLPC a indiqué que « l’acte a été recommandé par ses militants. Les élections ont été entachées d’irrégularités et les institutions de la république n’existent que de fait, donc non reconnues par le MLPC », a-t-il martelé.

Dans la fièvre de cette rentrée politique au sein de l’opposition il faut relever que c’était les partis politiques membres du Front pour l’Annulation des Elections de 2011 (FARE-201) qui ont ouvert le bal samedi dernier. Ils ont ainsi organisé une rencontre pour mettre terme à la trêve politique observée en mémoire des défunts Ange Félix Patassé, ancien Chef d’Etat et Ferdinand Dago, président du parti Londo.

A propos du regretté candidat à la dernière présidentielle Patassé, son état-major entend tenir une assemblée générale samedi 18 juin prochain. Objectif, recadrer les stratégies politiques pour la suite du chantier enclenché par Patassé, initiateur du FARE.

Toutefois, le FARE, par la voie de son actuel coordonnateur Maitre Nicolas Tiangaye, a déclaré que des « actions pacifiques prévues par la constitution du décembre 2004 seront envisagées : meeting, marche pacifique, sit-in et concert de casseroles ».

L’autre son de cloche concernant ce vent de  rentrée politique est celui du Maitre Henri Pouzère, ancien porte-parole de l’opposition. Il s’était retiré de la scène politique au lendemain de la tenue des dernières consultations populaires et refait surface à travers un point de presse.

« La manière dont les élections ont été organisées m’a rendu stupéfait. Car, on ne peut pas aller aux élections sans prendre en compte les aspirations de la population. J’avais envisagé une discipline : combattre Bozizé et ses alliés avec un projet commun et un seul candidat au nom de l’opposition. Malheureusement cette stratégie n’avait pas été comprise par mes amis, et c’est ce qui m’a motivé de me retirer de la scène politique un moment », explique Pouzère.

Il faut dire que toute l’opposition campe toujours sur son mot d’ordre à savoir,  annuler et reprendre les élections en Centrafrique, largement acquises au parti Kwa Na Kwa au pouvoir. Pourtant, toutes les institutions républicaines ont été déjà mises en place il y a plus de 2 mois.

 

 

Mandaba Jean Michel

NDLR : Au second jour des travaux du CPN du MLPC, l’escroc et traitre Jean Luc Mandaba, pourtant déjà suspendu du MLPC après son débauchage pour entrer dans le gouvernement Touadéra 3 et  maintenant radié de ce parti par le Conseil Politique National, a réussi à s’introduire dans la salle où se déroulaient les travaux et même à se hisser jusqu’à la tribune pour tenter de prendre la parole mais copieusement hué et conspué, il  a dû quitter les lieux la queue entre les jambes pour regagner sa voiture et s’éclipser.

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 14:24

 

 

 

 

FARE-2011-France.JPG

 

COMMUNIQUE

 

Le samedi  13 juin 2011  s’est tenue dans les locaux de l’hôtel  NOVOTEL de Bagnolet (Paris), une assemblée générale constitutive du bureau de FARE-2011-France, faisant ainsi suite à la réunion qui avait lancé les bases de sa mise en place le 04 juin 2011. A l’issue de cette réunion, il a été procédé aux votes des membres du bureau dont la composition est la suivante :

POSTES

NOMS   et PRENOMS

PARTIS / ENTITES

 

 

 

COORDONATEUR

DOROKOUMA Michel

MOUVANCE « PATASSE »

PORTE PAROLE

MAKOURI KIWI Daniel

CRPS

RAPPORTEUR

BOMILA-KORADJIM  Gilles

MLPC

RAPPORTEUR ADJOINT

ASSANGOU Henri

RDC

CHARGE DE LIAISON

DAWA  André

MLPC

CHARGE DE LA LOGISTIQUE

BOZANGA-NGALLOH Francis

CRPS

 

Les objectifs de FARE-2011-France sont les mêmes que ceux stipulés dans la « Plate-forme politique  postélectorale » en son article 2, à savoir : le FARE – 2011 est chargé de lutter pour :

v  Défendre la Constitution de la République Centrafricaine et préserver ses acquis démocratiques ;

v  Obtenir l’annulation des élections groupées du 23 janvier 2011 ;

v  La reprise des élections de 2011 dans le strict respect de la Constitution, du code électoral et des recommandations du Dialogue Politique Inclusif ;

v  Obtenir la dissolution de la CEI et sa recomposition ;

v  Sensibiliser et mobiliser l’ensemble des populations centrafricaines en vue d’atteindre les objectifs ci – dessus cités.

Le FARE-2011-France, tient a être le porte voix des actions menées par FARE-2011 en RCA

 

                                                       Fait à Paris le 13 juin 2011                                             

                                                                                  Le Porte Parole

                                                                                  Daniel Makouri Kiwi

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 02:30

 

 

 

Areva

 

Anne--Lauvergeon.jpg

 

 

17/06/2011 à 02h12

En pleine réflexion sur l'avenir de l'énergie nucléaire en France, une première décision significative vient d'être prise. Le nucléaire français s'apprête à changer de tête dès le mois de juillet.

L'Elysée a indiqué à travers un communiqué que la présidente d'Areva ne serait pas reconduite dans l'exercice de ses fonctions rapporte Libération. Le couperet est tombé jeudi soir.

Comme une épée de Damoclès sur la tête

Unique femme patronne d'une multi-nationale française, "Atomic" Anne comme on la surnomme a vu son poste maintes fois menacé. Depuis plus d'un an, son éventuel départ d'Areva faisait en effet beaucoup glauser rappelle l'Express.fr.

En cause, le référendum populaire perdu par Silvio Berlusconi. Quel rapport ? Le refus catégorique de l'Italie face au nucléaire a fait capoter la construction de quatre centrales EPR de nouvelle génération en Italie a sans doute précipité son départ.

Rappel, en 2009, Areva avait également essuyé un cuisant échec après avoir "égaré" un appel d'offre pourtant largement acquise aux Emirats arabes unis.

Des soutiens insuffisants

Pourtant, le nombre de ses soutiens s'était sensiblement accru ces derniers jours en sa faveur. Résultat, vingt députés s'étaient affichés "pour" la reconduite de la patronne d'Areva mentionne Europe1.

Son successeur à la présidence du groupe est déjà connu. La désignation de Luc Oursel, ingénieur des mines de 51 ans, n'est pas une grande surprise.

Un choix que Matignon perçoit comme une "volonté de l'Etat actionnaire de privilégier l'expérience industrielle et la connaissance, acquises par Luc Oursel chez Areva"indique Libération.

Reste maintenant à savoir si le nouvel homme fort du nucléaire français sera en mesure de renouer le dialogue avec l'Elysée et faire évoluer un débat actuellement au point mort.

 

Areva  Matignon annonce le départ d’Anne Lauvergeon

AFP 16/06/2011 | Mise à jour : 20:30

C'est désormais officiel. Anne Lauvergeon, PDG d'Areva depuis 2001, va quitter son poste et sera remplacée par Luc Oursel, actuel directeur général du groupe, affirme aujourd'hui Matignon.

 

Areva: 20 députés défendent Lauvergeon

AFP  16/06/2011 | Mise à jour : 17:23

Vingt députés de tous bords (UMP, PS, PCF, NC) ont réclamé jeudi dans une tribune que la présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, soit "reconduite dans ses fonctions", alors que des rumeurs de presse sur son remplacement par le numéro 2 du groupe se font insistantes.

"Se priver d'Anne Lauvergeon serait faire courir un risque important à Areva", a déclaré le député filloniste Jean-Paul Anciaux (UMP) à l'AFP. "Au-delà de nos sensibilités politiques personnelles, nous considérons que, dans le contexte difficile actuel et au vu des résultats obtenus depuis 10 ans, Anne Lauvergeon, présidente du directoire, doit être reconduite dans ses fonctions", écrivent les députés.

"C'est l'assurance pour nous de la pérennité et du maintien du groupe français au premier rang mondial du nucléaire civil", ajoutent-ils dans ce texte. Dix députés UMP, dont Michel Havard et Claude Birraux, huit députés PS dont Bernard Cazeneuve et Christian Bataille, ainsi que Jean-Pierre Brard (app. PCF) et Jean Dionis du Séjour (NC) ont signé cette tribune.

"Sûreté, sécurité et transparence" : le credo d'Anne Lauvergeon

"Areva applique un seul concept à toutes ses démarches: sûreté, sécurité et transparence", écrivent-ils. "Anne Lauvergeon a toujours refusé de transiger sur ces sujets. C'est sa marque de fabrique", ajoutent-ils.

Evoquant "l'accident survenu à la centrale japonaise de Fukushima", ces parlementaires estiment que "dans l'industrie nucléaire plus que dans toute autre, sûreté, sécurité et transparence ne se négocient pas".

Alors que le mandat de Mme Lauvergeon, candidate à sa propre succession, s'achève fin juin, des rumeurs de presse se sont fait insistantes jeudi pour annoncer son remplacement prochain par Luc Oursel, actuel numéro 2 du groupe.

Le candidat à la primaire socialiste François Hollande s'est lui aussi inquiété jeudi matin de ces rumeurs de remplacement estimant que "ce serait un symbole fâcheux de l'écarter".

 

Nicolas Sarkozy aurait décidé de remplacer Lauvergeon

Par Guillaume Errard Le Figaro 16/06/2011 | Mise à jour : 15:58

Selon les informations de La Tribune, Luc Oursel, directeur général délégué du groupe, serait favori pour succéder à Anne Lauvergeon à la tête du spécialiste français du nucléaire.

Si l'information était confirmée, ce serait une grosse surprise. À en croire le site Internet de La Tribune, le président de la République, Nicolas Sarkozy aurait décidé de remplacer Anne Lauvergeon à la tête d'Areva, dont l'État est actionnaire à hauteur de 10,20%. Une annonce est attendue d'ici à vendredi, selon le quotidien.

Certes, Nicolas Sarkozy et la présidente du groupe nucléaire, dont le mandat prend fin le 30 juin prochain, n'ont jamais entretenu les meilleurs relations du monde, mais d'aucuns s'accordaient à dire ces derniers mois que la catastrophe nucléaire de Fukushima de mars dernier avait permis à Anne Lauvergeon de conserver sa place. La présidente d'Areva avait même reçu les soutiens de Jean-Claude Spinetta, le président du conseil de surveillance d'Areva et du ministre de l'Industrie, Éric Besson.

«Un symbole fâcheux»

Pour la remplacer, La Tribune avance le nom de Luc Oursel, directeur général d'Areva. Ce serait une deuxième surprise. Jusqu'ici, plusieurs noms avaient circulé dans la presse comme celui du directeur délégué de la stratégie d'EADS, Marwan Lahoud, celui du délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon ou encore celui du PDG de Rhodia, Jean-Pierre Clamadieu.

L'Elysée aurait donc finalement opté pour la solution interne. Diplômé des Mines, Luc Oursel a rejoint le géant du nucléaire en 2007 après avoir travaillé notamment dans plusieurs ministères et exercé des fonctions chez Schneider et Geodis.

Areva n'a pas souhaité réagir. «Tant que l'annonce n'est pas faite, les lignes peuvent encore bouger. Les influences sont nombreuses. Mais le départ d'Anne Lauvergeon fait l'objet d'un vaste consensus», explique un proche du dossier interrogé par La Tribune. L'Élysée a refusé d'infirmer ou de confirmer l'information, et un membre du conseil de surveillance du groupe a déclaré à Reuters ne pas être au courant de la nomination de Luc Oursel. Pour le candidat à la primaire socialiste François Hollande, écarter Anne Lauvergeon serait un «symbole fâcheux». Il juge la femme, qui a été chargée de mission pour l'économie internationale et le commerce extérieur auprès de François Mitterrand en 1990, «efficace et courageuse».

Anne Lauvergeon remplacée par Luc Oursel à la tête d'Areva


PARIS - L'Etat a décidé de ne pas reconduire à la tête d'Areva Anne Lauvergeon, dont le mandat s'achève à la fin du mois, et de la remplacer par Luc Oursel, directeur général délégué du groupe, ont annoncé jeudi les services du Premier ministre français dans un communiqué.

Mme Lauvergeon a été reçue jeudi par François Fillon et il lui a été confirmé que l'Etat soutiendrait la candidature de Luc Oursel à la présidence du directoire d'Areva, indique le texte, ajoutant que ce choix a été pris en accord avec la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Il sera prochainement soumis à l'approbation du conseil de surveillance du groupe en application des statuts d'Areva, est-il encore souligné.

Cette décision intervient alors que la mobilisation en faveur de Mme Lauvergeon s'était intensifiée face à la volonté prêtée à Nicolas Sarkozy de ne pas reconduire la patronne du groupe nucléaire, dont l'Etat est actionnaire majoritaire (à hauteur de 90%), comme le rappelle le communiqué de Matignon.

Le choix de M. Oursel, ingénieur des Mines déjà bien ancré au sein d'Areva, marque la volonté d'écarter Anne Lauvergeon sans heurter les salariés, inquiets à la perspective qu'un +outsider+ prenne la tête du groupe dans le contexte difficile de l'après-Fukushima.

Il témoigne d'une volonté de l'Etat actionnaire de privilégier (...) l'expérience industrielle et la connaissance du nucléaire, acquises par Luc Oursel chez Areva, souligne Matignon.

L'Etat renouvelle toute sa confiance aux personnels du groupe Areva, poursuit le communiqué.

AREVA

(©AFP / 16 juin 2011 20h52)



NDLR :  Cette nouvelle situation ne manquera pas d'avoir quelque influence sur AREVA-CENTRAFRIQUE qui exploite les mines d'uranium de Bakouma en Centrafrique et qui a des relations très particulières avec Bozizé et son argentier et incontournable ministre des mines Sylvain Ndoutingaï et autre Patrick Balkany, George Forrest, Fabien Singaye, qui tirent un grand profit financier personnel du géant françis du nucléaire.

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 02:14

 

 

 

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14 juin 2011 par Billets d’Afrique et d’ailleurs... (Survie.org)

Les temps sont durs pour le président tchadien, Idriss Déby, embourbé dans une double crise, intérieure et extérieure. Réélu frauduleusement ce printemps, Deby s’est aussi fait rabrouer à Paris, le 16 mai, pour sa position pro-Kadhafi par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat.

Empêtré dans son soutien à Kadhafi, et boycotté par ses concitoyens lors des récentes élections, Idriss Deby se doit de marquer le coup.

Sur le plan intérieur, avec des arrestations (entre autres du colonel Daoud Ali Bouyeneou, ancien chef d’Etat-major adjoint de l’UFR (union de groupes politico-militaires) et d’Adoum Erdimi, frère de Timane Erdimi, président de l’UFR).

Et sur le plan extérieur, par la réactivation d’un accord Soudan-Tchad-République centrafricaine sur la mise en place d’une force conjointe protégeant les frontières communes afin de combattre les activités criminelles transfrontalières.

Le message s’adressant aux alliés du Tchad qui n’ont pas apprécié les prises de positions pro-Kadhafi de Déby, en particulier la France...

Accompagné de François Bozizé, le président centrafricain, réélu lui aussi frauduleusement, Idriss Deby est arrivé le 23 mai à Khartoum.

En proie à des difficultés à Abyei (ville pétrolière située entre le Nord et Sud, dont le statut lié à la partition du Soudan n’a pas encore été réglé), le président soudanais Omar El-Béchir s’est montré très serviable.

Le président tchadien réclamait ces arrestations accusant les rebelles tchadiens d’avoir pris des contacts politiques avec le Conseil national de transition (CNT) libyen en proposant à ce dernier une aide militaire et une alliance diplomatique.

Fortement engagé dans un soutien à Mouammar Kadhafi, Idriss Déby, sous la pression française, rechigne pourtant encore à toute action en direction du CNT libyen, et tente de se rassurer sur la stabilité à ses frontières en s’appuyant sur cet accord avec le Soudan.

Mais les rapports Tchad-Soudan ne sont pas si idylliques et un tel accord pourrait ne pas avoir d’effets réels. Surtout si le président soudanais a besoin de faire appel à des supplétifs dans la zone d’Abyei... Des rebelles tchadiens par exemple.

 

 

Tchad : Affaire Ibni Oumar Saleh : Grand déballage ou simulacre de justice ?

Jean Claude Kongo Observateur Paalga 14 Juin 2011

Mieux vaut tard que jamais ! La patience ainsi que la persévérance de la famille et des amis de l'illustre disparu auront finalement payé. La justice tchadienne consent enfin à l'examen d'un dossier dont tout le monde imagine qu'il est plutôt embarrassant pour le régime d'Idriss Déby Itno. Après trois années passées à traîner les pieds.

On se rappelle qu'Ibni Oumar Saleh a été enlevé le 3 février 2008. Le temps était à l'épreuve pour Déby : la coalition des rebelles se trouvait aux portes de N'Djamena et menaçait de prendre le palais présidentiel, à l'intérieur duquel s'était claquemuré le chef de l'Etat en compagnie d'une poignée de ses fidèles.

La sollicitude ainsi que la promptitude de la réaction de l'ancienne métropole furent alors providentielles pour un Déby qui voyait déjà son pouvoir en lambeaux. Les rebelles furent repoussés et renvoyés à leur lieu de départ, et dans la foulée, Déby prit la résolution de nettoyer une fois pour toutes les écuries tchadiennes, histoire d'étouffer dans l'oeuf toute velléité d'insurrection future. En a-t-il profité pour s'en prendre à des opposants aussi tenaces qu'indésirables pour son régime ?

Toujours est-il que Saleh, à l'époque secrétaire général du Parti pour les libertés et le développement, disparut. Les autorités, interrogées, ont régulièrement nié une quelconque responsabilité dans ce rapt et, tout aussi constamment, conseillé de laisser la justice travailler en toute sérénité.

Mais les témoignages concordent sur un point plutôt gênant pour Déby et son régime : l'opposant aurait été enlevé par des éléments de la garde présidentielle. Se peut-il que la garde prétorienne du chef de l'Etat ait décidé d'elle-même de s'en prendre à Saleh sans avoir, auparavant, reçu quelque ordre qui provienne de quelque haut lieu ?

La décision prise par le pouvoir en place, de permettre enfin l'ouverture de ce dossier, devrait permettre de mesurer sa sincérité dans sa volonté de vérité que tout le monde souhaite. Et on est en droit d'en attendre une investigation approfondie qui situe toutes les responsabilités, à quelque niveau qu'elles se trouvent.

La déception serait immense si, après trois longues années d'attentes, de dilatatoire et d'atermoiements, il ne devait sortir de cette procédure qu'une parodie de justice qui ne condamne que des lampistes et exonère les vrais coupables. Idriss Déby Itno, dont la dernière réélection date d'avril 2011, sait à la perfection que le dossier Saleh représente une grosse ombre à son tableau.

Saura-t-il accepter que justice se fasse en toute vérité et en toute indépendance ? Il faudra sans doute attendre pour le savoir. Pour la famille ainsi que les partisans du disparu, les choses sont d'une clarté d'eau de roche : il ne s'agirait là que d'une vaste mascarade destinée à amuser la galerie et à laquelle on ne saurait accorder aucun crédit.

Leur sentiment, c'est Icham, le fils aîné de Saleh, qui l'exprime, sans ambages : Il voit dans ce procès des «bourreaux qui jugent leur victime». A Déby de savoir lui porter la seule et vraie réplique qui vaille en pareille occasion : que la justice tchadienne dise la vérité, rien que la vérité, mais toute la vérité.

 

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