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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 23:50

 

 

JP Mara

 

On ne peut pas survivre dans une zone monétaire CFA CEMAC sans un modèle économique structuré  

La démarche qui consiste à comparer le Centrafrique (ou République centrafricaine) à la Grèce est facile à comprendre au vu de la situation qui prévaut dans l’Europe des vingt sept, suite à l’endettement toujours croissant des pays qui ont en commun l’euro, dont le sigle est €.

Sans prétention aucune de faire de l’histoire de l’Europe et de ses ambitions économiques, on peut affirmer deux faits :

-          le premier concerne la situation qui prévalait en Europe avant l’introduction de la monnaie euro. A l’époque, chaque pays développait sa propre politique économique et financière, avec pour objectif principal de trouver seul les solutions qu’il jugeait nécessaires  à  la résolution de ses problèmes économiques, à partir de ses propres capacités de production, et avec sa  réglementation propre.

-          La seconde affirmation est relative à la situation qui prévaut depuis l’introduction de la monnaie unique dans un marché globalisé qui rend difficile l’application de règles spécifiques à un pays.

Je me rappelle toutefois d’un fait. Lors de l’introduction de la monnaie unique en Europe, les premiers pays adhérents devaient apporter la preuve d’une remise en ordre de leur économie. La Grèce qui avait une économie hybride, constituée en moitié d’un secteur formel et institutionnalisé et pour l’autre moitié d’une « économie parallèle » sinon informelle échappant à une fiscalité fiable, avait fait appel aux agences de notation et aux conseils de cabinets privés (Consulting) pour l’aider à trouver la solution qui lui permettrait de contourner les exigences imposées aux pays candidats à l’introduction de l’euro. Il faut souligner  que beaucoup de Grecs, comme en Afrique, ne paient ni impôts, ni taxes foncières et ne  déclarent pas leur patrimoine, situation que les agences de notation qui accompagnaient la Grèce ont  passée sous silence. C’est cette dissimulation qui est à l’origine  des problèmes de la Grèce dans la zone euro.

Pour mieux comprendre la problématique, je voudrais utiliser une analogie. En effet, nous autres Ingénieurs pouvons transporter la Voix, les Données et les Images à travers le câble ou dans l’air, pourvu que l’opérateur du transport suive strictement nos recommandations.  Un mauvais choix se traduit par une mauvaise qualité du son ou des images. Il en est de même en médecine où la santé d’une population dépend des infrastructures médicales et de la compétence des médecins dans le pays.

L’économie ne transgresse pas à cette règle, bien au contraire car tout devient encore plus compliqué dans ce domaine. Ici on parle d’économie planifiée ou d’économie de marché, d’économie mixte, etc. L’économie est compliquée car aujourd’hui, il est devenu très difficile de comprendre si c’est le travail ou le capital, ou les deux à la fois, qui sont facteurs de croissance économique durable. Aucun économiste n’est capable de vous donner une réponse claire et nette. On constate simplement qu’avec la mondialisation, le capital s’est fait piégé par la force spéculative avec comme appât le gain facile et à court terme. Le capital, à cause de la spéculation a tué de fait l’apport réel du travail. Aujourd’hui le capital se multiple par un simple clic informatique sans avoir à se déplacer de chez soi d’où la difficulté profonde à calculer le nombre d’heures travaillées. Le capital fait 1000% de son chiffre en quelques clics informatiques sans connaître le produit acheté ni son lieu de production.

Dans tous les cas, et avec tous les effets de la spéculation, une chose reste essentielle: il faut faire un choix de modèle économique et respecter scrupuleusement les règles inhérentes. 

Le Centrafrique est dans le cas de la Grèce car il n’y a pas une politique économique lisible et claire : le pays ne produit rien, n’exporte rien, et  n’a aucune structure de production digne de ce nom. La politique économique se résume à un pilotage à vue et la prédation d’Etat. Il n’y a pas de capital financier non plus.

Le site d’information en ligne « Centrafrique-presse » a reçu et publie au compte goutte les malversations pratiquées par le Comité de Trésorerie au sommet de l’Etat, et ceci après d’autres révélations faisant état de très gros montants détournés par différentes personnalités dans le cadre de leur fonctions. Or, la République Centrafricaine est un pays qui regorge de ressources inestimables.

1.       Nous avons de terres qui peuvent nous permettre de produire de la viande pour toute l’Afrique ; nous pouvons produire du maïs et du riz et les exporter vers des pays demandeurs de céréales. Mais pour cela, il faut construire et bitumer nos routes et construire des ponts. Déjà nous n’en sommes pas capables même dans la capitale Bangui.

2.       Nous pouvons conditionner les matières premières pour les exporter vers les pays producteurs de produits finis. Mais pour cela il nous faudrait de l’énergie alors même que la fourniture d’électricité dans la capitale Bangui est aléatoire. Le ministère de l’énergie et des mines qui est le plus grand portefeuille de tous les gouvernements de la Bozizie a un bilan négatif : pas d’eau, ni d’électricité, et famine dans les zones diamantifères. 

 Les vrais bilans de la Convergence (2003 à 2005) et du KNK (depuis 2005) sont les multiples poses de premières pierres non suivies d’effets. On citera volontiers la citée Lumière KNK, le barrage hydro-électrique de Toutoubou à Carnot, la cimenterie, la réfection de l’aéroport de Bangui, plusieurs ponts dans les villes de provinces, etc… pour ne citer que ceux qui ont fait couler beaucoup d’encre. A ce bilan s’ajoutent les sommes d’argent les plus astronomiques jamais détournées par les membres d’un régime depuis que la RCA existe comme pays. 

C’est dans ce contexte qu’un cabinet conseil béninois viendra pour conseiller notre gouvernement à faire comme la Grèce l’a fait, c’est-à-dire cacher les vrais chiffres des malversations afin de bénéficier de subsides et des  rallonges budgétaires. Cette prestidigitation du grand sorcier béninois aura pour conséquence de perpétuer un modèle de gestion basé sur la prédation,  tel que le prouvent les révélations sur la pratique d’un trésor public centrafricain saigné à blanc sous la haute responsabilité du comité de trésorerie dont la préoccupation n’est manifestement pas la construction du pays. Dans cette situation et sans être pessimiste, je suis en droit de douter que le cabinet de consultant béninois malgré l’expérience du FMI ou de la Banque mondiale revendiquée par son patron, ne soit tenté d’apporter les mêmes remèdes que les agences de notation pour la Grèce.

Je crains fort que les prestations de ce fameux cabinet de conseil ne se résument à une pompe à CFA, comme avec l’expérience d’Unitec Benin dont les Centrafricains ont gardé un souvenir amer. Et ce n’est pas sûrement avec son épais carnet d’adresses que l’ancien ministre des finances de Mathieu KEREKOU nous aidera en République centrafricaine. Le cabinet Alinadaou Consultancy International (ACI) spécialisé dans l’expertise financière et le financement des Etats africains ne doit pas oublier le cas Grec dans son ardeur pour aider BOZIZE et DOUTINGAYE à préparer les dossiers destinés à affronter le FMI. Abdoulaye BIO TCHANE ne doit pas passer sous silence l’état de délabrement de la capitale Bangui même s’il est logé dans une villa de la « Cité des 14 villas ». Qu’il se rappelle dans quel état se trouve l’aéroport de Bangui qui l’a accueilli à son arrivée, l’état de l’avenue qu’il a empruntée dans un somptueux 4x4 jusqu’à sa villa. Qu’il sache que tous les Centrafricains n’utilisent pas des 4x4 mais connaissent les montants qui se sont évaporés du Trésor Public centrafricain sous son DG Mr LAPO, des milliards détournés par les ministres. Mais surtout, BIO TCHANE doit savoir que la RCA avait vu des milliards s’évaporer au profit d’un autre béninois. La RCA notre pays risque de se retrouver à la suite de son passage dans la même situation, or nous ne voulons pas devenir pour la Zone CEMAC ce que la Grèce est pour la zone Euro. Pour cela, ACI ne doit pas faire de la RCA, ce que l’agence de notation qui accompagnait la Grèce a fait en passant sous le tapis les malversations grecques.

Comme indiqué dans une de mes précédentes tribunes, réfléchissons sur la forme et le type de gouvernance actuels de la République avec son système présidentiel qui, depuis 1981 concentre tous les pouvoirs dans les mains d’un seul homme. Nous tournons en rond depuis la première République, en passant par l’expérience de l’Empire avec Bokassa et le rétablissement de la République en 1979.

Notre pays n’a pas « le système politique » adapté à nos attentes, et à cela s’ajoute le manque d’économistes capables de nous proposer la bonne stratégie dans un marché commun où nos voisins produisent plus que nous. Le Franc CFA est trop fort pour l’économie centrafricaine et si la prédation s’y ajoute, que deviendra la RCA dans cinq ans ? C’est pour cette raison que le cas de l’Europe et de la Grèce doit nous interpeller.

Il faut mettre fin aux politiques de prédations érigées en système de gouvernement sans stratégies économiques qui enterrent les centrafricains.

Centrafricains, il est de la responsabilité de notre génération de dire ensemble NON  à cette douloureuse expérience des systèmes non adaptés aux aspirations de notre peuple.

Paris le 3 Novembre 2011 

Jean-Pierre MARA

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 02:12

 

vote ambassade Paris

 

Paris, 3 novembre (C.A.P) - Après plusieurs années de fonctionnement relativement acceptable, l’ambassade de Centrafrique à Paris semble renouer avec ses vieux démons.

Selon plusieurs témoignages de compatriotes ayant fait le constat et touché du doigt la triste et consternante réalité, des gens, on suppose des fonctionnaires de leur Etat dont la faillite paraît visiblement proche, en mission en France sans avance d'argent pour pouvoir aller à hôtel, squattent tranquillement les sous-sol de l'ambassade comme cela avait cours naguère lorsque la chancellerie se trouvait Bld Montmorency de sinistre souvenir, avec carrément des matelas posés à même le sol.

Dans ce type de registre, le chargé d’affaire de la RCA à Bruxelles qui rêve vainement d’être nommé ambassadeur, sieur Abel Sabono, coutumier du genre, fait l’objet d’une condamnation judiciaire pour un studio dans le 16ème arrondissement appartenant à un particulier qu’il habitait avant de se retrouver à Bruxelles et qu’il n’a jamais daigné quitter et dont les impayés de loyer ont atteint un montant astronomique.

Aux dernières nouvelles, le propriétaire du studio aurait déjà saisi les autorités centrafricaines à ce sujet afin de pouvoir récupérer ses loyers impayés par Abel Sabono.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 01:32

 


Afrique
 

Avant même que le guide libyen Mouammar Kadhafi ne soit abattu sans procès par le Conseil National de Transition (CNT) libyen, les pays occidentaux se partageaient sans vergogne ni aucune décence le pétrole libyen (35 % pour toi, 25 % pour moi etc.). Le nouvel impérialisme a de beaux jours devant lui.

Avec mandat des Nations Unies, tout se justifie, on peut intervenir et déloger qui l’on veut et surtout de préférence lorsque le pays de celui qu’on veut déloger regorge de pétrole. Et à ce jeu là, la France est passée maître. Les partis politiques français, de gauche comme de droite se sont toujours alignés sur les intérêts hautement stratégiques de la France. Que le sang impur des pauvres africains abreuvent donc les sillons des impérialistes ! La France doit vivre. Il paraît d’ailleurs que l’Afrique n’est pas assez mûre pour la démocratie, peut être bien qu’elle est mûre pour la dictature ? Raison pour laquelle les Eyadema, Bongo et autre Bokassa peuvent mourir de leur belle mort sans que jamais la France ne dénonce le caractère inique de leur règne. Avec la bénédiction des pays impérialistes comme la France, en Afrique, les enfants meurent très tôt de faim et de maladies tandis que les dictateurs font de vieux os.

Le peuple français doit dénoncer la Françafrique, le plus long scandale de la République, qui fait des grandes entreprises françaises comme Elf, des quasi-mafias. Peut être bien que beaucoup de Français n’ont pas conscience de ce qui se passe vraiment sous leurs yeux, tous les jours. Par exemple, un pays comme le Gabon, dirigé pendant des décennies par Bongo père (celui-là même qui finançait tous les hommes politiques français avec l’argent des Gabonais) et Bongo fils (actuel président adoubé par la France) n’a pas besoin de l’aide au développement puisque ce pays de quelques 1,5 millions d’habitants est riche de tout. Pétrole, manganèse, bois, et bien que le PNB par habitant soit un des plus élevés d’Afrique, les Gabonais n’ont pas un hôpital de qualité pour se soigner ou encore de bonnes universités et écoles pour s’instruire. Normal, l’argent des Gabonais sert à financer les politiques français et cela, tout le monde le sait.

La grande hypocrisie des hommes politiques de gauche comme de droite est manifeste quand il s’agit de l’Afrique. Promesse, promesse toujours, on attend encore la fin de la politique africaine inique de la France depuis le discours de Mitterand de la Baule du 20 juin 1990, repris en 2008 presque 20 ans après par super Sarkozy en Afrique du sud. Promesse donc, promesse toujours et ceux qui y ont cru comme Jean-Marie Bockel et Jean-Pierre Cot s’y sont cassés les dents. Les discours s’écrasent sur les rives de la Françafrique comme une chimère. Principe de réalité.

Aujourd’hui, les prédateurs nouveaux s’attaquent à la terre africaine, le sous-sol ne suffit plus. A Madagascar, les multinationales achètent des milliers d’hectares non pas pour promouvoir l’agriculture locale mais pour nourrir la spéculation. Quant aux pauvres agriculteurs malgaches et ceux d’autres pays africains, qui subissent cette injustice, enfin peut être bien qu’ils ne sont pas assez mûrs pour l’agriculture…et pour la dignité de vivre de la force de leur bras ainsi que du fruit de leur travail (de la terre). Les prédateurs ne sont donc pas seulement occidentaux, ils sont aussi africains. Il faut toujours des alliés locaux pour faire la basse besogne. Et ils sont nombreux les alliés. Quant aux non-alignés ainsi que les empêcheurs de tourner en rond comme Patrice Lumumba, Thomas Sankara, ils sont éliminés afin que l’exploitation de l’Afrique et des Africains puissent continuer.

Il appartient à tous les indignés du Capitalisme et de l’impérialisme qu’ils soient d’Europe ou d’Afrique de dénoncer avec force cette prédation inique qui ruine l’Afrique et enlève tout avenir à sa jeunesse. Le lien entre immigration et exploitation de l’Afrique par les prédateurs est tellement évident. Car les Congolais n’ont certainement pas besoin de s’exiler si les richesses du Congo étaient partagées entre tous les filles et fils du Congo. Il en est de même pour les Gabonais et beaucoup d’autres pays africains. Ce ne sont pas des murs qu’il faut construire pour empêcher les Africains de venir en Europe (principe de cause françafricaine à effet migratoire) mais surtout détruire brique par brique le mur de la corruption et de l’exploitation des peuples qui seules sont l’ennemi de l’Afrique. Et les corrupteurs sont ici et là-bas. L’impérialisme international est toujours solidaire quel que soit le continent. Le sommet du G20 est l’occasion de dénoncer avec force l’impérialisme international qui ruine les peuples faibles pour le bien de quelques nantis des pays riches. Nous sommes 99%, ils sont 1 %. Indignés de tous pays, soyons unis !


Source : Sanfinna Auteur : Le Groupe de Travail Afriques du NPA 31-10-2011

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 01:27

 

 

AREVA.jpg

 

AREVA suspend Bakouma

Après avoir succédé à Anne Lauvergeon, le nouveau patron d’AREVA Luc Oursel, semble remettre de l’ordre dans les dossiers africains. Le groupe nucléaire a décidé de placer le projet d’exploitation du gisement uranifère de Bakouma en stand-by pendant un voire deux ans.

La décision du groupe français résulte de la mauvaise conjoncture de la filière uranifère dont les cours mondiaux sont à la baisse depuis la catastrophe en avril de Fukushima, au Japon. Initialement annoncée pour 2010, puis 2011, l’exploitation du site localisé dans la province du Mbomou (Est) est désormais jugée non rentable.

Fin octobre à Bangui, le Senior Executive Vice-Président du groupe Mines d’AREVA, Sébastien de Montessus a personnellement informé le président François Bozizé de cette décision, qui s’apparente plutôt à un désengagement. Depuis son lancement en 2006, ce projet se heurte aux conditions de faisabilité, notamment concernant l’évacuation du yellow cake.

Bien qu’AREVA avance son expertise dans le traitement du minerai, il n’est pas certain que les autorités centrafricaines patientent jusqu’en 2013 ou 2014 pour voir ce chantier se concrétiser. La mission de Jean François Millau qui vient de succéder à Henri de Dinechin à la tête de la filiale d’AREVA Centrafrique s’annonce des plus mouvementées.

Source : Lettre du Continent n° 622 du 3 novembre 2011

 

Areva repousse de 1 à 2 ans un projet de mine d’uranium en Centrafrique

PARIS (AFP) - 02.11.2011 16:56

Areva a repoussé de un à deux ans les travaux d'un important projet de mine d'uranium en République centrafricaine, en raison de la chute des cours du minerai après la catastrophe de Fukushima, a-t-on appris mercredi auprès du groupe nucléaire français.

Les travaux "de mise en exploitation" de la mine de Bakouma, qui renferme, selon Areva, au moins 32.000 tonnes d'uranium dans l'est de la Centrafrique, ont été repoussés en attendant une éventuelle remontée des cours, a déclaré à l'AFP un porte-parole du premier producteur mondial d'uranium.

"Mais il ne s'agit pas d'un abandon du projet" comme l'ont affirmé des sources centrafricaines, a-t-il insisté.

Depuis la catastrophe de Fukushima, qui a jeté une ombre sur l'espoir d'Areva de voir une "renaissance" du nucléaire dans le monde, le cours de l'uranium a chuté de près de 30%. Mercredi, la livre d'uranium valait 52 dollars, contre plus de 68 dollars début mars avant l'accident japonais.

Obtenue par le groupe dans le cadre de l'acquisition, critiquée depuis, du groupe minier Uramin sous l'ère Anne Lauvergeon en 2007, la mine de Bakouma se caractérise par la grande difficulté d'exploitation de son uranium, de l'aveu même d'Areva.

Environ 170 personnes travaillent sur le site, mais "l'essentiel" de l'emploi sera préservé, selon Areva.

Dans un communiqué diffusé par ailleurs, le groupe, désormais dirigé depuis juin par Luc Oursel, explique qu'en dépit de l'interruption temporaire des travaux de mise en exploitation, d'autres travaux "sur le traitement du minerai" se poursuivront à Bakouma.

Le groupe nucléaire français ajoute que "ces opérations, impératives avant le démarrage du projet, permettront de préparer la reprise de l'exploitation une fois que les conditions de marché se seront améliorées".

"Nous sommes convaincus que les conditions de marché de l'uranium redeviendront propices dans les deux ans à venir, une fois l'impact de Fukushima surmonté", estime Sébastien de Montessus, directeur général adjoint en charge des activités minières d'Areva, cité dans le communiqué.

"Ce gisement est prometteur, les ressources potentielles sont importantes. Il nous faut désormais améliorer le traitement de ce minerai", ajoute le responsable, qui s'est récemment rendu en République centrafricaine où il a rencontré le Président François Bozizé.

Areva a lancé des études pour le développement de ce projet minier depuis son implantation en République centrafricaine en 2007. Le groupe indique qu'il a consacré à ce jour plus de 70 milliards de francs CFA (106,7 millions d'euros) à "la mise en valeur" des ressources en uranium de la région de Bakouma.

Avec 32.000 tonnes estimées à l'heure actuelle (dont seule une partie pourra être récupérée), le gisement est considéré comme important par Areva, même s'il n'égale pas par exemple les 180.000 tonnes de ressources de la mine géante d'Imouraren au Niger.

76.000 tonnes ont été extraites en France lors de l'ère des mines d'uranium, et un peu plus de 100.000 tonnes depuis 1971 au Niger, un des principaux producteurs mondiaux, selon Areva.

Le groupe, qui doit présenter en décembre un plan de réorientation stratégique post-Fukushima, est présent sur toute la chaîne du nucléaire, de l'exploitation du minerai au traitement des déchets en passant par la construction des réacteurs.

En milieu d'après-midi, l'action Areva, groupe détenu à 87% par l'Etat, était en hausse de 0,47% à 20,21 euros, mais moins que le CAC 40 (+0,82%).

© 2011 AFP

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 01:24

 

 

Fidèle Gouandjika

 

Malgré de confortables retours sur investissements, le secteur des télécommunications n’est pas sans danger en Afrique. A fortiori à Bangui.

Décryptage

Depuis sa nomination en avril, le ministre centrafricain des télécommunications, Abdou Karim Meckassoua a fait le ménage dans son département. Il a notamment lancé un vaste audit de l’opérateur public, la société Centrafricaine des télécommunications (Socatel). Mais les contentieux laissés par son prédécesseur n’ont pas été réglés. Le principal est celui de Jacques Edery patron de Daniel Investments Ldt. L’homme d’affaires israëlien est toujours en litige avec l’Etat en vue de récupérer des équipements de haute technologie censés être installés en Centrafrique dans le cadre d’un partenariat avec la Socatel datant de 2009. Au terme de cet accord, Daniel Investments était chargé d’équiper l’opérateur dans le cadre d’une convention pour licence dénommée « Passerelle internationale » permettant ainsi à l’Etat centrafricain de taxer les appels à l’étranger à partir des différents opérateurs de téléphonie.

Mais cette association a été mise à mal par l’arrivée , la même année, de Fidèle Gouandjika à la tête du ministère des télécommunications. Ce dernier, prédécesseur d’Abdou Karim Meckassoua, occupe actuellement le portefeuille de l’Agriculture. Assis sur une confortable fortune, il possède également un complexe hôtelier dans le quartier de Boy Rabe à Bangui. Dès sa nomination le ministre Gouandjika a remercié le staff de la Socatel et dénoncé le contrat de Daniel Investments après le refus de Jacques Edery d’acquitter un ticket d’entrée de 2 millions $. Une clause non prévue au contrat.

Depuis ce différend, l’avocat centrafricain Hermann Soignet Ekomo a été mandaté pour inventorier les équipements  acheminés en Centrafrique et les faire rapatrier en Israël. Entre temps plusieurs entretiens entre l’avocat et Fidèle Gouandjika ont laissé entrevoir un possible amiable à travers la création d’une joint-venture entre Socatel et Daniel Investments.

Les statuts de cette société d’économie mixte ont même été rédigés. Mais cette tentative d’entente n’a jamais abouti. Le nouveau ministre Meckassoua ne donne guère plus de garanties quant à l’avancée du dossier. Le 11 septembre, il s’est entretenu avec Jacques Edery à Paris au restaurant « Aux puits de Jacob ». Sans plus. Alors qu’il menace depuis deux ans de porter l’affaire devant la Chambre de Commerce Internationale de Genève,  l’homme d’affaires pourrait rapidement passer à l’acte. Sa créance se monte à plus de 400 000 $, auxquels s’ajoutent 2 millions $ d’engagements auprès de fournisseurs.

Source : Lettre du Continent n° 622 du 3 novembre 2011

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 18:33

 

 

 Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

 

 

NDLR : Ci-dessous, un remarquable billet  de notre confrère du quotidien l'HIRONDELLE de Bangui qui épingle de façon très pertinente l'indécente manie de BOZIZE de se moquer de ses compatriotes qu'il sait avoir affamé, en prenant la vilaine habitude de se livrer à son passe temps favori consistant à jouir du triste spectacle qu'ils lui offrent de temps en temps lorsqu'ils se disputent  bruyamment quelques billets tout neufs de 500 F CFA (0,76 centimes d'euro)  qu'il jette par la fenêtre de sa voiture lors de ses apparitions en ville ou de retour de son église du christianisme céleste. Honte à lui...! 

  

 

billets-de-500-de-Bozize-copie-1.JPGbillets-de-500-de-Bozize.-2-PG.JPG

 

Source:  L'HIRONDELLE n° 2685 du 2 novembre 2011

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 18:21

 

 

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Nkosazana Dlamini-Zuma

 

 (ANALYSE)

 

YAOUNDE 02/11/2011 (Xinhuanet) -- En attendant la formalisation de la prétendue bataille de succession à la présidence de la Commission de l'Union africaine (UA) pour le prochain sommet, la candidature annoncée de la ministre sud-africaine de l'Intérieur Nkosazana Dlamini-Zuma représente un défi au conservatisme du leadership au sein de l'organisation, de l'avis des observateurs.

 Déjà en ces temps des crises et révolutions effrayantes et à effet de contamination, il apparaît comme peu évident d'imaginer que la désignation d'un nouveau président de la Commission de l'UA soit véritablement une des grandes préoccupations des leaders africains, jusqu'ici muets sur la mort du colonel Mouammar Kadhafi en Libye, note le socio-politiste Mathias Eric Owona Nguini.

« La bataille n'est pas encore engagée en termes de procédure. Mais, il convient de noter que les Sud-africains ont commencé à en parler depuis bien longtemps, ce n'est pas maintenant.

Je pense qu'ils seront fermes là-dessus », a souligné sous couvert d'anonymat à Xinhua un ambassadeur africain en poste à Yaoundé, la capitale du Cameroun. Pour ce diplomate cependant, « le bilan de M. Ping dépendra de son maintien ou de son départ ».

Et, a-t-il ajouté, « si on respecte la tradition de changement entre francophones et anglophones, je pense que les Sud-africains sont bien partis, et la candidate annoncée a des atouts ». De l'avis de l'universitaire Owona Nguini, enseignant à l'Université de Yaoundé II, cette candidature traduit, dans le contexte actuel, surtout « une volonté du pouvoir sud-africain de réagir à la crise libyenne. Il est estime que Jean Ping a été trop timoré et qu'il est pro-français ».

Une analyse partagée par d'autres analystes en Afrique et ailleurs. Il s'agit précisément, explique-t-il, d'« une volonté de relancer un positionnement de type renaissance africaine, dans une conjoncture où l'un des mentors de l'intégration africaine, aussi controversé qu'il ait pu être, a été neutralisé dans la lutte pour le pouvoir en Libye, entre la Jamahiriya et le CNT (Conseil national de transition, ndlr) ».

« C'est aussi une manière pour l'Afrique du Sud de se donner une ressource supplémentaire dans sa stratégie d'apparaître comme la grande puissance africaine », a observé par ailleurs ce spécialiste des relations internationales.

Comme notamment dans la perspective d'une élection, le sortant Jean Ping a entrepris au cours des derniers mois une campagne en douceur sur la défense de son bilan, qui n'a pas notamment échappé aux observateurs avisés lors du dernier sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'organisation continentale en juin-juillet à Sipopo, près de Malabo en Guinée équatoriale.

Le fait qu'il est le tenant du poste lui garantir naturellement une prime au sortant, juge Owona Nguini. « Le fait également qu'il est une personnalité assez lisse au plan idéologique, qui ne suscite pas de vive méfiance chez certains des chefs d'Etat » constitue un autre atout.

De même, l'ex-ministre d'Etat gabonais en charge des Affaires étrangères, ajoute le politologue, « peut aussi compter sur des appuis extra-africains et particulièrement français, parce qu'il entretient globalement de bonnes relations avec les grandes puissances occidentales, surtout la France », qui peut peser en faveur de sa réélection, comme on l'a vue peser dans les décisions de l'UA lors de la crise ivoirienne.

 Clos le registre des atouts, Jean Ping, à bientôt 69 ans, traîne à présent contre lui « son profil de grand bureaucrate » et, encore une fois, « sa position timorée face au désaveu des positions de l'Union africaine par les grandes puissances internationales, particulièrement occidentales, surtout dans le traitement de la crise libyenne », décrypte par ailleurs l'universitaire.

Désigné en février 2008, le Gabonais se croyait pourtant dans des eaux tranquilles.

 D'autant le renouvellement des hommes à la Commission de l'UA n'est pas apparu systématique jusqu'ici. Bien avant lui, le Malien Alpha Oumar Konaré s'est retiré de sa propre initiative, en raison de divergences de vues avec certains membres du club des dirigeants du continent.

Contre toute attente, Nkosazana Dlamini-Zuma, ex-ministre des Affaires étrangères d'Afrique du Sud sous aujourd'hui chargée du portefeuille de l'Intérieur, vient bousculer l'establishment.

Avec elle, le régime de Pretoria défend « son expérience diplomatique, sa connaissance des circuits de la politique internationale et panafricaine, parce qu'elle a longtemps occupé le poste de ministre des Affaires étrangères (1999-2009, ndlr) », estime Owona Nguini. Ministre de la Santé dans le premier gouvernement postapartheid formé après l'élection historique de Nelson Mandela en 1994, cet ex-épouse de l'actuel dirigeant sud-africain Jacob Zuma peut également se targuer du fait qu'elle a longtemps relayé le discours de l'ancien président Thabo Mbeki sur la renaissance africaine au sein de l'Union africaine, analyse encore le politologue.

Mais, cette posture de chantre de la renaissance africaine pourrait tout aussi bien se révéler un inconvénient et ne pas favoriser de repositionner la présidence de la Commission de l'UA sur cette base, dans « la conjoncture actuelle dans laquelle l'UA a perdu de son lustre en raison de son efficacité limitée dans le traitement des crises ivoirienne et libyenne », tempère Owona Nguini. Pour lui encore, la Sud-Africaine « peut aussi pâtir des solidarités culturelles francophones qui profiteraient alors à son principal concurrent, Jean Ping.

 Il faut également voir quelle sera la position du Nigeria : est-ce que le Nigeria sera favorable ou prudente vis-à-vis de cette candidature ? Elle peut aussi se heurter au conservatisme des chefs d'Etat qui ne sont pas toujours soucieux de renouveler leurs interlocuteurs à la tête de la Commission de l'UA ».

Pour l'heure, c'est au rythme d'un duel en coulisses que vibre l'organisation continentale, en attendant la formalisation de la bataille de succession dans l'agenda officiel du prochain sommet ordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement en janvier-février 2012.

© Copyright Xinhuanet

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 10:55

 

 

 

Âîtä tî Kôdörö,
  
Un adage "gaulois" dit : "Le droit ne s'use que si l'on ne s'en sert pas"...
  
Le mien, vous l'avez compris, c'est de "casser les pieds" à mes chers concitoyens centrafricains, jusqu'à ce que les plus sages se tournent, radicalement, s'ils le veulent, vers l'Éternel des cieux en vue de pouvoir enfin apporter, par leur obéissance à Sa voix, quelque répit vital au pays, avant que ne vienne la fin de toutes choses, selon les Écritures.
  
Ah ! Quand l'amour fidèle des vôtres vous tient, vous ne pouvez que désirer le meilleur pour eux et le meilleur, de mon point de vue, se trouve exclusivement en Christ.
  
Pour l'éternité !
  
Mbï bara âla kwê na ïrï tî Jésus-Christ !
  
C. MABADA-MABAYE

 

MERCREDI 02 NOVEMBRE 2011

 

BÊAFRÎKA : MÄ NZAPÄ TÎ MO ! (3)

(Bêafrîka : Écoute ton Dieu !)

 

*   *   *

 

LES REPROCHES DE L’ÉTERNEL DES CIEUX À SON PEUPLE (2)

 

*   *   *

1963 : année de l’indépendance de la République Centrafricaine ! Plus de « Marseillaise » et plus de drapeau tricolore au pied duquel il fallait se tenir au garde-à-vous, tous les lundis matin, avant d’entrer en classe, mais « La renaissance »,  ainsi qu’un nouveau drapeau à cinq couleurs, d’une beauté à jamais égalée à ce jour et d’une signification unificatrice salutaire non seulement pour le seul Centrafrique, mais aussi pour l’ensemble des pays de l’Afrique Centrale francophone !

 

1963 : le point de départ d’une espérance vivante et altière dans le cœur de toute la jeunesse de l’époque, convaincue que le Centrafrique, désormais émancipé de la tutelle coloniale, ne pouvait et ne devait que prospérer, à tous égards, vers une société moderne libre, où les générations suivantes ne pourraient que s’y épanouir…

 

2011 : pratiquement plus de routes entretenues et pleinement sécurisées, reliant comme naguère les provinces du pays ; plus de dispensaires abondamment fournis de médicaments de première nécessité, gratuits pour tous, et gérés par de simples infirmiers-majors mais hautement qualités, et pratiquement plus d’écoles primaires dans les villages…

 

On croit rêver et pourtant, c’est la réalité d’aujourd’hui.

 

Comment en est-on arrivé là ?

 

Dans un premier temps, le pays avait été géré par les cadres moyens (B.E. et/ou B.E.P.C.) et autres commis des S.A. (Services Administratifs) des années 60 – 70, munis d’un simple Certificat d’Études Primaires Élémentaires (C.E.P.E.), mais très capables d’assurer l’établissement, sans fautes de français, et le suivi administratif, dans les délais requis, de tout document avec une rigueur et une intégrité qui n’avaient rien à envier à celles d’un pays moderne.

 

Il l’est ensuite par des cadres supérieurs, surdiplômés parfois et désireux, pour la majorité d’entre eux, de s’acquitter de leurs tâches avec conscience et honneur, de la même manière que leurs aînés. Malheureusement, il faut le dire sans fausse honte (ce serait un crime contre les innocents du pays) : très souvent, ils se trouvent confrontés à des pratiques hiérarchiques immorales progressivement établies entre-temps par le régime Bokassa, et se sentent obligés de choisir entre « se soumettre », ou « se démettre ».

 

On sait, et on comprend, sans pour autant approuver leur attitude pratiquement majoritaire dans tous les rouages de l’État… Par pur « réalisme vital », en effet, ils se soumettent plus qu’ils ne se démettent en sorte qu’aujourd’hui, il est plus légitime, pour ceux qui ont connu le passé du pays, de souhaiter vivre dans le « tout petit » pays de Centrafrique des premières années de l’indépendance, pour ne pas dire dans l’Oubangui-Chari de l’avant-indépendance, plutôt que vivre l’impasse tragique dans laquelle se trouve actuellement le pays. Et pourtant, chers compatriotes : il y a tout à gagner à souffrir en pratiquant la justice, plutôt que le contraire :

 

« 7 Même si mille personnes tombent près de toi, et si dix mille meurent à côté de toi, rien ne t’arrivera ! 8 Ouvre seulement les yeux, et tu verras comment sont punis les gens mauvais » (Psaume 91 : 7 – 8).

 

Bien entendu, ces pratiques nauséabondes et criminelles dans leurs effets au plan national ne peuvent qu’appeler, sur le pays qui en a fait désormais ses règles premières d’administration de la chose publique, la colère irrémédiable de l’Éternel des cieux, qui a établi dans toute société des autorités légales en vue de la seule saine gestion de la cité. Rien d’autre. Surtout rien d’immoral. Ceux qui en douteraient n’ont qu’à lire attentivement les textes bibliques proposés ci-après. Je prie qu’ils se laissent convaincre par la Parole vivante du Dieu éternel, pour leur bien propre autant que pour celui de la Nation, à la gloire de Jésus-Christ, le Seigneur du monde, qui revient très bientôt !

 

I. LE PÉCHÉ D'ISRAËL : UN PROTOTYPE DU NÔTRE

 

q ÉSAÏE 59 : 1 – 15

 

« 1 Non, la main de l’Eternel n’est pas trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre. 2 Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu ; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l’empêchent de vous écouter. 3 Car vos mains sont souillées de sang, et vos doigts de crimes ; vos lèvres profèrent le mensonge, votre langue fait entendre l’iniquité. 4 Nul ne se plaint avec justice, nul ne plaide avec droiture ; ils s’appuient sur des choses vaines et disent des faussetés, ils conçoivent le mal et enfantent le crime. 5 Ils couvent des œufs de basilic, et ils tissent des toiles d’araignée. Celui qui mange de leurs œufs meurt ; et, si l’on en brise un, il sort une vipère. 6 Leurs toiles ne servent point à faire un vêtement, et ils ne peuvent se couvrir de leur ouvrage ; Leurs œuvres sont des œuvres d’iniquité, et les actes de violence sont dans leurs mains. 7 Leurs pieds courent au mal, et ils ont hâte de répandre le sang innocent ; leurs pensées sont des pensées d’iniquité, le ravage et la ruine sont sur leur route. 8 Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, et il n’y a point de justice dans leurs voies ; ils prennent des sentiers détournés : quiconque y marche ne connaît point la paix. 

 

9 C’est pourquoi l’arrêt de délivrance est loin de nous, et le salut ne nous atteint pas ; nous attendons la lumière, et voici les ténèbres, la clarté, et nous marchons dans l’obscurité. 10 Nous tâtonnons comme des aveugles le long d’un mur, nous tâtonnons comme ceux qui n’ont point d’yeux ; nous chancelons à midi comme de nuit, au milieu de l’abondance nous ressemblons à des morts. 11 Nous grondons tous comme des ours, nous gémissons comme des colombes ; nous attendons la délivrance, et elle n’est pas là, le salut, et il est loin de nous. 12 Car nos transgressions sont nombreuses devant toi, et nos péchés témoignent contre nous ; nos transgressions sont avec nous, et nous connaissons nos crimes. 13 Nous avons été coupables et infidèles envers l’Eternel, nous avons abandonné notre Dieu ; nous avons proféré la violence et la révolte, conçu et médité dans le coeur des paroles de mensonge ; 14 et la délivrance s’est retirée, et le salut se tient éloigné ; car la vérité trébuche sur la place publique, et la droiture ne peut approcher. 15 La vérité a disparu, et celui qui s’éloigne du mal est dépouillé. L’Eternel voit, d’un regard indigné, qu’il n’y a plus de droiture ».

 

II. LA RÉACTION OUTRÉE DE DIEU FACE AU PÉCHÉ NON CONFESSÉ ET ABANDONNÉ

 

q ÉSAÏE 59 : 16 – 18

 

« 16 Il voit qu’il n’y a pas un homme, Il s’étonne de ce que personne n’intercède ; alors son bras lui vient en aide, et sa justice lui sert d’appui. 17 Il se revêt de la justice comme d’une cuirasse, et il met sur sa tête le casque du salut ; Il prend la vengeance pour vêtement, et il se couvre de la jalousie comme d’un manteau.

 

18 Il rendra à chacun selon ses œuvres, la fureur à ses adversaires, la pareille à ses ennemis ; Il rendra la pareille aux îles ».

 

III. DIEU PRÊT À PARDONNER LE PÉCHEUR REPENTANT

 

q ÉSAÏE 1 : 16 – 20

 

« 16 Lavez-vous, rendez-vous purs. Éloignez de mes yeux vos actions mauvaises, arrêtez de faire le mal.

 

17 Apprenez à faire le bien. Cherchez à respecter le droit. Ramenez dans le bon chemin celui qui écrase les autres par l’injustice. Défendez les droits des orphelins, prenez en main la cause des veuves.

 

18 Le SEIGNEUR dit : ‘Venez, nous allons discuter. Même si vos péchés ont la couleur du sang, ils prendront la couleur du lait. S’ils sont rouges comme le feu, ils deviendront aussi blancs que la neige.

 

19 Si vous acceptez d’obéir, vous pourrez manger les bonnes choses du pays. 20 Mais si vous refusez, si vous continuez à vous révolter contre moi, l’épée vous dévorera’. Voilà ce que le SEIGNEUR affirme » (Ésaïe 1 : 16 - 20).

 

« L’épée vous dévorera » : elle est déjà suspendue sur nos têtes, très chers compatriotes, par la présence sur le territoire national de mouvements rebelles autochtones autant que de troupes étrangères extrêmement bien armées et prêtes à dévorer, sans résistance aucune, leur « proie »… Notre pays. Sô mawaâ ?

 

Cher(e) compatriote : jamais Dieu ne parle en vain ! Ce que Sa bouche dit, Sa main l’accomplit !

 

« Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende… » et réforme d’urgence sa voie, du sommet de l’État à sa base en passant par l’institution-clé qu’est la magistrature.

Quant à l’Église du Dieu vivant, « la colonne et l’appui de la vérité » selon 1 Timothée 3 : 15, il lui faut se repentir urgemment de toutes ses infidélités qui, plus que tous les autres péchés du pays, condamnent celui-ci à la colère inextinguible de l’Éternel des cieux. Comme en Israël… Nous en reparlons.

 

C. MABADA-MABAYE – Pasteur – Dimanche 30 Octobre 2011

 

*   *   *

 

PAROLES DE SAGESSE ET VIE DE LA CITÉ (1)

 

*   *   *

q PROVERBES 8 : 15 – 17

 

« 15 C’est par moi – la Sagesse - que règnent les rois, et que les princes décrètent des lois justes. 16 Par moi gouvernent tous les chefs, tous les hommes d’Etat et tous les magistrats sur terre.

 

17 Moi, j’aime ceux qui m’aiment, et ceux qui me recherchent ne manquent pas de me trouver ».

*   *   *

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 02:06

 

 

 

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LEMONDE.FR | 31.10.11 | 22h09   •  Mis à jour le 01.11.11 | 08h20

Pourra-t-on bientôt ralentir les effets du temps ? Des chercheurs français ont réussi à redonner leur jeunesse à des cellules de donneurs âgés de plus de 100 ans, en les reprogrammant au stade de cellules souches. Loin d'être anodine, leur découverte démontre que le processus du vieillissement est réversible.

Ces travaux sur la possibilité d'effacer les marques de vieillissement des cellules, publiés dans la revue spécialisée Genes & Development du 1er novembre, marquent une nouvelle étape vers la médecine régénérative pour corriger une pathologie, note Jean-Marc Lemaitre de l'Institut de génomique fonctionnelle de l'université de Montpellier et responsable de ces recherches. Autre débouché important : mieux comprendre le vieillissement et corriger ses aspects pathologiques, selon le chercheur de l'Inserm.

Les cellules âgées ont été reprogrammées in vitro en cellules souches pluripotentes [ayant plusieurs potentialités] et ont ainsi retrouvé leur jeunesse et les caractéristiques des cellules souches embryonnaires. Elles peuvent se différencier à nouveau en cellules de tous types (neurones, cellules cardiaques, de peau, de foie...) après la cure de "jouvence" concoctée par les chercheurs.

Depuis 2007, des chercheurs ont montré que l'on pouvait reprogrammer des cellules adultes humaines en cellules souches pluripotentes dont les propriétés sont similaires à celles des cellules souches embryonnaires. Cette reprogrammation à partir de cellules adultes évite les critiques sur l'utilisation de cellules souches d'embryons. Mais jusqu'alors, la reprogrammation de cellules adultes se heurtait à une limite, la sénescence, point ultime du vieillissement cellulaire. L'équipe de Jean-Marc Lemaitre vient de franchir cette limite.

LA RÉPARATION DES ORGANES EN LIGNE DE MIRE

Dasn la pratique, les chercheurs ont d'abord multiplié des cellules de la peau (fibroblastes) d'un donneur de 74 ans pour atteindre la sénescence caractérisée par l'arrêt de la prolifération des cellules. Ils ont ensuite procédé à la reprogrammation in vitro de ces cellules. Comme cela n'était pas possible avec la préparation classique à base de quatre facteurs génétiques (OCT4, SOX2, C MYC et KLF4), ils en ont ajouté deux autres (NANOG et LIN28). Grâce à ce nouveau "cocktail" de six ingrédients, les cellules sénescentes reprogrammées ont réacquis les caractéristiques de cellules souches pluripotentes de type embryonnaire, ne conservant aucune trace de leur vieillissement antérieur. "Les marqueurs de l'âge des cellules ont été effacés, et les cellules souches iPSC que nous avons obtenues peuvent produire des cellules fonctionnelles, de tous types avec une capacité de prolifération et une longévité accrues", explique Jean-Marc Lemaitre.

Les chercheurs ont ensuite testé leur cocktail sur des cellules plus âgées de 92, 94, 96 jusqu'à 101 ans, avec succès y compris sur les centenaires. "L'âge des cellules n'est définitivement pas une barrière à la reprogrammation", conclut-il. Ces travaux ouvrent la voie à terme à l'utilisation des cellules reprogrammées comme source idéale de cellules adultes tolérées par le système immunitaire, pour réparer des organes ou des tissus chez des patients âgés, ajoute le chercheur.

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 00:52

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 01 Novembre 2011 08:03

« Gaoussou Barry, le directeur de BSIC à Bangui a été expulsé pour faux et usage de faux, détournements de deniers publics et actions subversives…Pour ce qui est du rapport d’Amnesty International, le gouvernement ne se reconnait nullement dans les situations décrites pour l’ONG ».

Voilà en résumé les réactions du gouvernement centrafricain à propos de deux sujets qui font l’actualité actuellement dans le pays. Il s’agit de l’expulsion du directeur général de la banque sahélo-sahélienne pour l’investissement et le commerce, et le rapport récent d’Amnesty International sur la situation des droits de l’homme dans en RCA. Firmin Findiro, ministre de la Justice, et porte-parole du gouvernement a convoqué la presse lundi 31 octobre dans l’après-midi pour des mises au point.

D’abord la situation à BSIC. C’était journée de grève ce 31 octobre. Le personnel exige la libération de deux cadres détenus depuis une quinzaine de jours. Il s’y ajoute que vendredi 28 octobre, la police est venue chercher le directeur, Monsieur Gaoussou Barry. Le lendemain, il a été expulsé.

Dans le détail, le ministre explique que M. Gaoussou Barry a effectué en 2009, des opérations sur le compte du Trésor Public sans le consentement de l’Etat. On lui reproche d’avoir effectué des retraits sur le compte de l’Etat sans le visa de la Direction générale du Trésor. Pour le porte-parole du gouvernement, il s’agit là « de manipulations et de malversations ». Ces opérations ont été faites au début de la bancarisation des fonctionnaires. Toujours selon le ministre, le DG de la banque a toujours été sommé de régulariser cette situation mais a toujours opposé une résistance. En outre, il est reproché à Monsieur Gaoussou Barry d’avoir toujours refusé de déférer aux convocations, prétextant son statut de diplomate. Il y a également, poursuit le ministre, que « le DG de BSIC a employé des manœuvres subversives pour inciter le personnel de la banque à entrer en grève en violation de la législation du travail ».

Finalement le ministre de la sécurité, de l’émigration et de l’ordre public « a ordonné son expulsion pour que force reste à la loi ».

Le second sujet évoqué face à la presse est le rapport d’Amnesty International publié le 20 octobre 2011 sous le titre « République centrafricaine. Les civils sont les principales victimes de décennies de violences et d’atteintes aux droits humains ».

Le gouvernement centrafricain ne se reconnait nullement  dans la situation décrite par AI dans ce rapport. « Il est excessif, selon le porte-parole du gouvernement, d’affirmer qu’il y a un vide juridique qui ne permet pas d’entrevoir la fin des violations des droits de l’homme. Le gouvernement centrafricain s’interroge sur les données réelles des investigations menées par Amnesty ». Firmin Findiro se dit toutefois conscient qu’il y a des efforts à faire en matière de protection des droits de l’homme.

Il reconnait qu’une partie de la population continue d’être victime des violations des droits de l’homme de la part de mouvements rebelles. Et pour cette raison, il lance « un appel à tous les partenaires d la RCA, afin de favoriser l’instauration d’un climat propice des droits humains dans les parties du territoire concerné ».

Et quand AI affirme dans son rapport qu’il y a manque de volonté du gouvernement à protéger les citoyens et à assurer le contrôle de l’intégrité du territoire national, le porte-parole rétorque qu’au contraire, « la question sécuritaire constitue une préoccupation constante et que la République centrafricaine a opté pour une réponse coordonnée tant sur le plan organisationnel que stratégique ».

Pour conclure, le ministre fait observer que « les affirmations d’AI ne servent que de paravent pour occulter les nombreux efforts consentis en matière de droit, de bonne gouvernance, des droits de l’homme et de la sécurité des biens et des personnes en RCA. En réalité, la situation des droits de l’homme en RCA est plus meilleure que dans d’autres pays…Le gouvernement s’étonne de la légèreté des écrits de AI ».

 

NDLR : Les élucubrations de ce FINDIRO qui se prend pour un demi dieu et croît être le plus grand juriste de ce pays, ne peuvent masquer la triste réalité de l'effroyable arbitraire du régime dictatorial de BOZIZE. Avant de lancer en l'air les accusations de détournement de deniers publics et de faux et usage de faux contre le DG de la BSIC, que compte-t-il  faire contre la bande de pillards du Trésor public que sont Fidèle GOUANDJIKA, Thierry MALEYOMBO, Simplice ZINGAS, Abdallah KADRE, Guillaume LAPO, Joël SINFEI MOIDAMSE c'est à dire François BOZIZE, Thomas ZANDANGA, Joseph BINGUIMALET, Désiré KOLINGBA, Parfait Anicet MBAY, Edouard NGAISSONA, pour ne citer que ceux-là, qui ont mis par terre le Trésor du pays et qui sont impunis et tous en liberté ?

En dépit de la décision de la chambre d'accusation de libérer les personnes injustement arrêtées dans l'affaire de l'incendie de RAYAN et arbitrairement détenues à Bossembélé, ramenées depuis dans les prisons de Bangui et qui continuent de croupir toujours en geôles par le seul refus de FINDIRO et BOZIZE. D'où vient cette justice ?  

 

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