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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 03:34

 

 

 

Boz seul

 

 

Par Vincent Hugeux, à Cotonou, Express.fr  le 28/03/2013 à 17:09

 

Le chez de l'Etat centrafricain renversé par la rébellion du Séléka le 24 mars pourrait trouver refuge au Bénin, pays où il a résidé avant le putsch qui l'a mené au pouvoir il y a dix ans.

 

Selon une source béninoise haut placée, l'ex-chef rebelle de la république centrafricaine François Bozizé, renversé par les rebelles de la coalition Séléka le 24 mars, a sollicité l'hospitalité du Bénin, où il souhaite s'établir après son escale camerounaise.  

 

Aucune réponse formelle ne sera apportée avant le retour du président béninois Boni Yayi de Durban (Afrique du Sud), où il participe au sommet des pays émergents des Brics. "Affaire délicate", concède l'officiel. 

 

Bozizé, qui possède une coquette villa à Cotonou, avait séjourné dans l'ancien Dahomey avant son coup d'Etat de 2003. C'est là qu'il avait adhéré à l'Eglise du Christianisme Céleste, dont il a fondé le chapitre centrafricain. "Bozizé est Béninois, commente un conseiller de Boni Yayi. Il est ici chez lui". 

 

 

 

 

Centrafrique: rébellion et armée régulière travailleront ensemble

 

28 mars 2013 à 22:08

 FACA-drapeau.jpg

 

Le chef rebelle Michel Djotodia, président autoproclamé de Centrafrique, a demandé jeudi à toutes les forces de sécurité, régulières ou issues de la rébellion, de travailler «ensemble» à un retour à la normale à Bangui, annonçant une reprise de la vie administrative et économique dès mardi.

 

 «Nous allons reprendre la vie économique et administrative mardi au plus tard», a affirmé à l’AFP le ministre de la Communication et porte-parole du Séléka, Christophe Gazam Betty, à la sortie d’une réunion de M. Djotodia avec les officiers supérieurs de la coalition rebelle Séléka, de l’armée régulière, de la gendarmerie et de la police.

 

«On a demandé à tous les officiers d’être mardi à leur poste de travail. Ils (Séléka et armée) vont travailler ensemble. Il va falloir travailler à la constitution d’une armée qui soit une armée professionnelle capable de sécuriser le pays, les frontières, les biens et les personnes», a affirmé le porte-parole.

 

M. Djotodia a déclaré ne vouloir exclure personne devant les officiers supérieurs réunis pour la circonstance.

 

Par ailleurs, la Fomac, la Force multinationale d’Afrique centrale, «a eu l’autorisation de tous les chefs d’Etat d’appuyer l’opération de sécurisation de la ville», a affirmé M. Gazam Betty.

 

Les pays de la région avaient envoyé des troupes lors d’une première crise en décembre pour soutenir le président François Bozizé , mais depuis le renversement deBozizé dimanche les soldats de la Fomac patrouillent dans la capitale centrafricaine avec le Séléka.

 

Ces annonces arrivent au lendemain de la reconduction du Premier ministre Nicolas Tiangaye, qui dirigeait un gouvernement d’union nationale depuis seulement deux mois. Un nouveau gouvernement «de transition» pourrait être annoncé «dès demain» selon une source proche du Premier ministre.

 

Les administrations ne fonctionnent pas et si quelques petits commerces ont repris, les entreprises n’ont pas rouvert et certains quartiers continuent à vivre dans l’insécurité privant les habitants de toute possibilité de déplacement.

 

A Bangui, «l’insécurité régnante entrave les efforts humanitaires et l’acheminement de l’assistance et notamment de l’aide médicale», a affirmé jeudi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

 

La Croix rouge a qualifié de «catastrophique» la situation des hôpitaux de Bangui, où «près de 200 blessés ont été admis (...) à la suite des affrontements», tandis qu’une quarantaine de personnes sont «toujours en attente d’une opération urgente. Comme l’ensemble de la ville, les hôpitaux manquent aujourd’hui d’eau courante, d’électricité en continu et bientôt de carburant»

 

Les entrepôts du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont été en grande partie pillés, avait indiqué mercredi une porte-parole de l’organisation humanitaire.

 

Suite à ces pillages, de nombreux ressortissants français ont quitté le pays jeudi par un vol commercial d’Air France. Toutefois, le quai d’Orsay n’a pas donné d’ordre d’évacuation, de source diplomatique à Bangui.

 

De même source, depuis dimanche, plusieurs dizaines de ressortissants victimes de pillages qui souhaitaient être hébergés ont été regroupés sur trois sites sécurisés de la capitale.

«Nous sommes en train de procéder au casernement des gens du Séléka», a annoncé mercredi M. Tiangaye. «Beaucoup de gens, des faux Séléka, circulent dans la ville terrorisant la population et puis les bandits s’y sont mêlés et donc ça ne fait qu’aggraver la situation», a-t-il assuré.

Arguant du non-respect de l’accord signé à Libreville en janvier entre le pouvoir, la rébellion et l’opposition démocratique, le Séléka avait lancé en fin de semaine dernière une nouvelle offensive éclair sur Bangui, poussant François Bozizé à fuir vers le Cameroun voisin.

 

Jeudi, le président déchu a demandé l’asile au Bénin, mais n’était «pas à Cotonou actuellement», a précisé le ministre béninois des Affaires étrangères, Arifari Bako.

 

Dès dimanche, Michel Djotodia s’était posé en nouveau maître du pays. Cet ancien fonctionnaire ayant basculé en 2005 dans la rébellion a déclaré lundi qu’il comptait diriger la Centrafrique pendant «trois ans», jusqu’à l’organisation d’élections. Annonçant la suspension de la Constitution et la dissolution de l’Assemblée nationale, il a précisé qu’il allait «légiférer par ordonnances».

 

Un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) consacré à la Centrafrique se tiendra le 3 avril à N’Djaména, au Tchad.

 

La Centrafrique, ancienne colonie française, n’a connu depuis son indépendance en 1960 qu’une série de coups d’Etat, scrutins contestés, rébellions et mutineries. Le président déchu François Bozizé était lui-même arrivé au pouvoir par les armes en 2003.

 

 

 

Centrafrique : La crise humanitaire s'aggrave, selon l'ONU

 

Bangui-crise.jpg

 

 

BANGUI (© 2013 AFP) - La vie administrative et économique centrafricaine va reprendre mardi prochain, a déclaré jeudi à l'AFP le ministre de la Communication et porte-parole du Séléka, Christophe Gazam Betty, précisant que "le président" Michel Djotodia avait demandé à toutes les forces de sécurité, régulières ou issues de la rébellion, de travailler "ensemble".

 

"Nous allons reprendre la vie économique et administrative mardi au plus tard", a affirmé M. Gazam Betty à la sortie d'une réunion du président autoproclamé de Centrafrique, Michel Djotodia, avec les officiers supérieurs du Séléka, une coalition de mouvements rebelles, mais aussi de l'armée régulière, de la gendarmerie et de la police.

 

Le pays est paralysé depuis la prise de Bangui ce week-end par les rebelles qui ont renversé le président  François Bozizé au pouvoir depuis dix ans.

 

Les administrations ne fonctionnent pas et si quelques petits commerces ont repris, les entreprises n'ont pas rouvert et certains quartiers continuent à vivre dans l'insécurité privant les habitants de toute possibilité de déplacement.

 

"Le président a demandé aux officiers des Faca (Forces armées centrafricaines), police et gendarmerie d'encadrer leurs frères du Séléka", a-t-il ajouté, précisant que les forces de sécurité allaient "essayer d'ouvrir la totalité des stations d'essence pour permettre aux taxis et usagers de s'approvisionner. Les banques vont être sécurisées".

 

"On a demandé à tous les officiers d'être mardi à leur poste de travail. Ils (Séléka et armée) vont travailler ensemble. Il va falloir travailler à la constitution d'une armée qui soit une armée professionnelle capable de sécuriser le pays, les frontières, les biens et les personnes" a affirmé le porte-parole.

 

M. Djotodia a déclaré ne vouloir exclure personne devant les officiers supérieurs réunis pour la circonstance, a-t-il souligné.

 

"Pour l'anecdote, le chef d'état-major des Faca s'est dit +ex-chef d'Etat-major+ et le président lui a répondu +Non vous êtes encore chef de l'armée+", a raconté le porte-parole.

 

Par ailleurs, la Fomac, la Force multinationale d'Afrique centrale, "a eu l'autorisation de tous les chefs d'Etat d'appuyer l'opération de sécurisation de la ville", a affirmé M. Gazam Betty.

 

Les pays de la région avaient envoyé des troupes lors d'une première crise en décembre soutenir le président Bozizé mais ces soldats ont commencé à patrouiller dans la capitale centrafricaine a0vec le Séléka après son renversement.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 03:23

 

 

 

 

Séléka dans Bangui

 

Mis à jour le 28.03.13 à 16h34


Les commandants de l'armée de Centrafrique ont fait allégeance ce jeudi au chef du Séléka, Michel Djotodia, qui s'est proclamé président après avoir pris Bangui et chassé le président François Bozizé du pays.


«Les officiers des anciennes Forces armées de Centrafrique (Faca) ont voulu rencontrer le président Djotodia pour l'informer qu'ils le reconnaissaient comme étant le nouveau président», a rapporté Maurice Ntossui, un commandant de la Fomac, la force africaine de maintien de la paix présente en Centrafrique, qui assistait à la rencontre. «Tous les anciens chefs de la police, de la gendarmerie, le chef d'état-major des forces armées et d'autres officiers de haut rang sont venus à cette réunion. C'était une forme de capitulation», a-t-il ajouté.


Le président Bozizé au Cameroun

 

Les rebelles du Séléka, au terme d'une offensive éclair, ont pris dimanche le contrôle de Bangui, renversant le président Bozizé qui s'est réfugié au Cameroun voisin. Dans les heures qui ont suivi, la capitale a été le théâtre de pillages et treize soldats sud-africains, déployés en renfort de l'armée de Bozizé, ont été tués dans des combats.


Jeudi, un porte-parole du Séléka a dit que le mouvement désormais aux commandes du pays peinait à rétablir le calme dans Bangui, ville de 600.000 habitants. Le Séléka a demandé aux forces de police et aux autres fonctionnaires de reprendre leur travail. «Le Séléka est formé de guerriers qui ne peuvent pas faire le travail de la police», a ajouté le colonel Youssouf Ben Moussa. «Il est exact qu'il y a encore des pillages, mais ce n'est pas le fait de nos hommes. Ce sont des civils qui ont pris des armes», a-t-il poursuivi.


Mais des témoins, dont des dizaines d'expatriés français en cours d'évacuation, ont dit que des combattants du Séléka s'étaient livrés à des pillages après la chute de Bangui. «Ils sont venus dans ma chambre d'hôtel et ont braqué leurs armes sur moi, réclamant mon argent», a déclaré Yves De Moor, un entrepreneur français. «L'un d'eux a armé son arme, c'était un moment terrifiant, je lui ai tout donné», a-t-il dit.

 

Avec Reuters

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 03:19

 

 

 

patrouille contre pillard

 

 

CENTRAFRIQUE  ALERTE LC/DERNIERE MINUTE



 

Bangui en proie à l'anarchie


Si les nuits restent relativement calmes à Bangui depuis le reversement de François Bozizé, le 24 mars, la situation de la capitale centrafricaine n'en demeure pas moins très inquiétante. Soldats tchadiens et rebelles de la Séléka, parmi lesquels de nombreux éléments soudanais, se sont d'ores et déjà partagé plusieurs quartiers de la ville. L'approvisionnement en fuel, en eau et en électricité n'est toujours pas rétabli. Quant aux liaisons téléphoniques, elles sont interrompues ou saturées....

 

(Lire l'intégralité de l'article sur le site de la Lettre du Continent) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 03:17

 

 

 

 

P .A.T.R.I.E

 Parti Africain pour une Transformation Radicale et l’Intégration des Etats

 

DECLARATION RELATIVE AU CHANGEMENT DU 24 Mars 2013

« Triste crépuscule »

 

   Le 24 mars dernier, la coalition « SELEKA » est finalement entrée dans Bangui, soit quatre mois après le début de son offensive militaire lancée le 10 décembre 2012, mettant ainsi un terme à 10 ans de régime BOZIZE.

 

   La représentation de P.A.T.R.I.E. - Europe, tout en réaffirmant son attachement aux respects des valeurs de la démocratie, salue ce changement intervenu dans la douleur et exprime par ailleurs, ces sincères condoléances et compassions à toutes les familles victimes des divers pillages et agressions constatés ces derniers jours.

 

  La reconduction le 27 mars 2013 de Nicolas Tiangaye en qualité de premier ministre étant un début gage de continuité, dans l’esprit des accords de Libreville du 10 janvier 2013, La représentation de P.A.T.R.I.E. – Europe, exhorte :

 

Les nouvelles autorités à la mise en place d’une transition consensuelle plus élargie,

Tous les acteurs politiques, associatifs et militaires de la RCA à se mobiliser pour un retour rapide à la cohésion sociale,

Tous les responsables religieux à œuvrer pour une tolérance interreligieuse et une coexistence apaisée des populations.

 

Fait à Paris le 27 mars 2013

Hugues TCHEUMENI

Représentant PATRIE - Europe

 

« Demain sera un autre jour si nous savons oser et croire » Appel du 26 juin 2003

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 05:06

 

 

 

Centrafrique-Terre-d-Avenir-logo.JPG

 

 

 

Centrafrique Terre d’Avenir, Association loi 1901 enregistré par la Sous-préfecture de Pontoise sous le N° 0953018207 en date du 18 mars 2008(Maison des Associations Place LOUIS DON MARINO 95 610 ERAGNY SUR OISE) et le Comité Ad ‘hoc de la Diaspora Centrafricaine en appellent aux :

 

Ami(e)s de la Centrafrique, de la diaspora Africaine, Associations Centrafricaines de France, partis politiques, personnalités indépendantes, société civile,  à un très grand rassemblement pour la paix et la réconciliation en Centrafrique.

 

Venez très nombreux le samedi 30 mars 2013 à partir de 14heures témoigner de votre soutien et solidarité avec le peuple centrafricain. 

 

Point de rassemblement de la manifestation, Place Edouard Herriot


Sis devant l’ASSEMBLEE NATIONALE


Rue de l’Université,  Accès Metro ligne 12 : Station Assemblée nationale.

 

Contacts :  0689036756 / 0620810753 / 0663747422


Centrafriqueterre.davenir@yahoo.fr

 

 

Fait à Paris, le 26 mars 2013


 

Le porte Parole du Comité Ad’ hoc de la Diaspora

 

 

Adolphe NDOUBA

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 05:01

 

 

 

ramtane-lamamra.jpg

 

 

 

DURBAN Jeudi 28 mars 2013 | 03:25 UTC (Xinhua) - Après le renversement du président François Bozizé par les rebelles de la Séléka dimanche malgré la signature d'un accord de paix en janvier à Libreville au Gabon, un consensus national s'impose pour une solution à la crise centrafricaine, a estimé dans un entretien mercredi à Xinhua à Durban le commissaire à la paix de l' Union africaine (UA), Ramtane Lamamra.

 

Pour le diplomate africain, qui a participé à une rencontre entre les dirigeants des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et quelques leaders africains sur les préoccupations concernant les infrastructures ainsi que la paix et la sécurité sur le continent, des efforts sont menés pour aider la République centrafricaine (RCA) à retrouver l'ordre constitutionnel.

 

Question : Monsieur le commissaire, les derniers développements de la crise centrafricaine, c'est un nouveau défi pour les efforts de paix et de sécurité de l'Union africaine...

 

Réponse : Oui, bien sûr, mais on a des défis tout le temps et notre rôle, c'est de travailler à être au service de nos peuples. Tout naturellement, nous nous attachons à appliquer les principes fondamentaux de la doctrine de l'Union africaine dans ce genre de situation. Là, les choses sont claires, le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine a appliqué la doctrine de notre Union en matière de rébellions armées, de changement anticonstitutionnel de gouvernement. Aujourd'hui, nous travaillons avec le reste de nos dirigeants, avec la CEEAC (Communauté économique des Etats de l' Afrique centrale, à laquelle la République centrafricaine appartient, NDLR), avec évidemment le Conseil de sécurité des Nations Unies à trouver une solution pacifique qui permettra de protéger les civils, qui permettra de prendre en charge les urgences humanitaires dans ce pays, mais qui permettra aussi de travailler au respect de l' Etat de droit et au retour à l' ordre constitutionnel.

 

Q : Il y a des sanctions qui ont toujours été imposées dans de telles situations et on sait comment ça s'est toujours passé. Sincèrement, peut-on se permettre de penser que ce cas dérogera à la règle en produisant des effets positifs ?

 

R : Les sanctions produisent toujours des effets. Ces effets peuvent être décisifs, ces effets peuvent être étalés dans le temps. Mais je voudrais souligner ici que notre rôle n'est pas de punir. Notre rôle, c'est d'exercer une pression suffisante pour que la raison prévale, pour que l' intérêt supérieur du pays soit pris en charge par tous les acteurs. Il est clair qu'un pays comme la République centrafricaine ne peut pas se permettre l'isolement, ne peut pas se permettre de vivre en tournant le dos à la légalité internationale. C'est pour ça que nous devons commencer avec la CEEAC les efforts tendant à aider les parties centrafricaines à transcender la conjoncture actuelle et à retrouver la voie d'un consensus national pour appliquer les accords de Libreville qui sont toujours valables.

 

Q : Vous voulez dire que le retour au pouvoir de François Bozizé est encore possible ?

 

R : Je ne suis pas aussi spécifique, s'agissant du sort des personnes, à cause de la jurisprudence, la doctrine africaine. Regardez autour de vous, vous voyez des tas de formules qui ont été appliqués, qui ont été considérés comme prompt rétablissement de l'ordre constitutionnel dans un pays donné. Je ne veux pas rentrer dans les détails à ce stade, ça serait prématuré. Je veux dire que l'ordre constitutionnel peut être rétabli, il peut y avoir le constat de satisfaction de la part de l'Afrique et de la communauté internationale, dans la mesure où une solution conforme à la Constitution centrafricaine et conforme à la doctrine de l' Union africaine devrait être trouvée.

 

Q : En République démocratique du Congo, l'amélioration de la situation sécuritaire à l' Est du pays reste aussi attendue, surtout qu' un nouveau foyer de tension vient de faire jour dans cette région...

 

R : Il y aura quand même une évolution positive. Je crois que la communauté internationale est au chevet de la RDC. La RDC elle-même a pris des engagements, la région a pris des engagements, l'accord-cadre qui a été signé à Addis-Abeba le 24 février dernier est un document de portée historique. Donc, il ne faut pas juger l'orientation générale de la situation en RDC par rapport à des circonstances passagères. Il faut savoir - et j'en suis persuadé - que nous sommes dans la bonne voie, même si les obstacles demeurent nombreux et qu' il faut naturellement les surmonter les uns après les autres.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 04:58

 

 

 

 

sud-afrique-seleka-22-mars-2013.jpg

 

 

RFI  jeudi 28 mars 2013

 

La presse sud-africaine affirme que le bilan humain du contingent en Centrafrique s'est alourdi côté sud-africain. Le quotidien Beeld, un journal en afrikaans, croit savoir qu'au-delà des treize soldats tués au cours des combats de samedi contre les rebelles, six membres des forces spéciales ont également trouvé la mort lors des combats face aux rebelles de la Seleka. Le Beeldaffirme aussi que quarante soldats sud-africains sont maintenus en détention en Centrafrique, ce que nient Bangui et Pretoria. Des voix s'élèvent aussi du côté de l'opposition et d'un syndicat de l'armée en Afrique du Sud pour que les autorités de Pretoria lèvent le voile sur les nombreuses zones d'ombre qui entourent le contingent sud-africain en Centrafrique. 

 

Au cours de la journée de samedi, les soldats sud-africains, au nombre de deux cents, ont affronté, treize heures durant, les forces de la Seleka qui comptaient pas moins de trois mille hommes.

 

Pretoria ne le cache pas, c’est écrit dans un communiqué officiel publié mardi. Un communiqué qui a confirmé que 13 soldats sud-africains ont été tués. Le principal parti d'opposition sud-africain a immédiatement réclamé l'ouverture d'une enquête parlementaire. Celle-ci, exige l’Alliance démocratique, devra notamment déterminer pourquoi le rapport de force était à ce point déséquilibré.

 

La presse de la «nation arc-en-ciel» rapporte par ailleurs que des officiers sud-africains avaient alerté leur hiérarchie sur la nature suicidaire de leur mission. Les forces régulières centrafricaines, samedi, ont très tôt abandonné les combats, laissant les soldats sud-africains seuls face aux rebelles.

 

Le porte-parole de l’armée sud-africaine a nié les allégations selon lesquelles une quarantaine de soldats sud-africains avaient été faits prisonniers. Joint par RFI, Xolani Mabanga a affirmé que le contingent sud-africain était en sécurité en Centrafrique et a dit ignorer quand il sera rappelé. De son côté, l'ANC, le parti au pouvoir, a fustigé les déclarations de l’opposition qui vise « à exploiter la disparition d’hommes aux combats à des fins politiques ».

 

 

 

 

AFRIQUE DU SUD • De lourdes pertes en Centrafrique


The Star  27 mars 2013

 

"La base de la mort", titre le quotidien sur une grande photo de la base militaire sud-africaine à Bangui, en Centrafrique. De violents combats y ont opposé samedi 23 mars les rebelles de la Séléka à 200 soldats sud-africains qui défendaient le régime de François Bozizé : 13 Sud-Africains y auraient trouvé la mort. L'Afrique du Sud s'interroge sur la mission de ses militaires officiellement déployés pour restaurer la paix. L'Alliance démocratique, principal parti d'opposition, a exigé une enquête pour comprendre "quels intérêts les troupes protégeaient", annonce le journal.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 03:22

 

 

 

journaux-centros.jpg

 

 

LIBREVILLE 27 mars (AFP) — L'ONG Reporters sans frontières (RSF) a condamné mercredi, dans un communiqué, le pillage des locaux de plusieurs médias centrafricains par les rebelles à Bangui, demandant aux nouvelles autorités de réparer les dommages occasionnés.

 

L'organisation de défense de la liberté de la presse "condamne avec la dernière énergie le comportement inacceptable et irresponsable d'éléments de la coalition rebelle Séléka, coupables d'avoir profité de leur entrée dans la capitale, le 24 mars 2013, pour piller, rançonner et parfois saccager les sièges de plusieurs médias".

 

"L'organisation demande aux plus hautes autorités désormais au pouvoir à Bangui d'ordonner la restitution des équipements volés et d'organiser la réparation des dommages commis", ajoute le communiqué.

 

"La station onusienne Radio Ndeke Luka a été victime d'éléments du Séléka. Une voiture de la radio a été emportée ainsi que cinq motos. Des bureaux ont été cassés et des équipements (...) volés", affirme RSF, qui précise que la station n'a pas pu émettre pendant deux jours.

 

Selon l'ONG, les installations de l'Institut Panos Paris et de la radio privée Néhémie à Bangui, ont également été pillées, de même que celles du journal privé Le Confident.

 

"Les rebelles ont réduit à néant mes investissements d'une dizaine d'années. La reprise des activités n'est pas pour demain", a raconté le directeur de publication du Confident, Momet Mathurin Constant Nestor, cité dans le document.

 

RSF, qui se dit "inquiète pour les conditions d'exercice du métier de journaliste" en Centrafrique, "demande au nouvel homme fort de Bangui, Michel Djotodia, de garantir aux médias le droit de fonctionner en toute liberté et sécurité".

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Centrafrique-Presse.com - dans Médias
28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 03:16

 

 

 

Yangouvonda Bozizé F

 

http://www.cameroonvoice.com  24/03/2013 17:51:52

 

 

La situation qui était déjà très tendue hier à la tombée de la nuit, s’est précipitée ce matin 24 mars, avec la reprise des combats au pk 12, où ils s’étaient arrêtés. Les combats opposaient les forces de la coalition Seleka aux éléments du contingent sud-africain qui tenaient le barrage.

 

Très vite, les hostilités ont progressé vers le centre-ville, sans que les rebelles ne rencontrent une réelle opposition. Vers la fin de la matinée, après quelques tirs à l’arme lourde, les rebelles annonçaient déjà avoir pris le palais présidentiel, sans y trouver le maitre de séant. Des témoins annoncent avoir aperçu le cortège de François Bozizé, traversant le fleuve Oubangui, en direction de la République Démocratique du Congo.

 

Côté rebelles, les combats étaient dirigés par le chef des opérations, le général Arda Hakouma.

Les alliés n’ont pas bronché

 

 

On savait déjà les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sous équipées et délabrées, donc, incapables de contenir toutes seules, la foudroyante progression des rebelles de la Seleka, depuis l’offensive lancée le 10 décembre 2012.

 

Le stationnement à Bangui de 400 éléments sud-africain qu’on disait bien équipé et d’un contingent de la Fomac ( force multinationale d’Afrique Centrale), faisait penser que Bangui serait épargné de l’assaut des rebelles. Cette opinion était d’autant plus objective, que ces forces, avaient interdit à Seleka de franchir  Damara (75 km de Bangui), sous peine de subir leurs réactions croisées. La formule avait marché, la menace avait permis de geler l’avancée des rebelles, jusqu’à la signature des accords de Libreville le 11 janvier dernier.

Alors question : pourquoi les alliés ont-ils choisi de lâcher Bozizé, sans lever le petit doigt, devant l’avancée des rebelles ? on peut risquer une piste d’explication. Les homologues sous régionaux de Bozizé et le partenaire sud-africain, peuvent avoir été agacés par la volonté manifeste du maitre de Bangui, de tordre le coup aux accords de Libreville, qui n’étaient rien d’autre qu’une passerelle dorée à lui offerte, pour rester au pouvoir, jusqu’à la fin de son mandat en 2016.

 

Contrairement à l’esprit des accords donc, François Bozizé n’avait pas jugé utile de transférer effectivement ses pouvoirs exécutifs au premier ministre, ni de renvoyer les troupes étrangères, ni même d’autoriser le stationnement de 2000 éléments de la Seleka à Bangui, pour la protection de leurs chefs admis au gouvernement d’union nationale. Il n’avait pas saisi non plus  l’opportunité que lui offraient les circonstances, d’associer au gouvernement, des membres de l’opposition politiques.

 

Au-delà de cet agacement, des tensions personnelles entre  Bozizé et certains chefs d’Etat d’Afrique centrale, comme Idris Deby Itno du Tchad, pourraient aussi justifier cette inaction des alliés. Après les premières débâcles des FACA sur le terrain, les troupes tchadiennes étaient arrivées à la rescousse dès le 18 décembre. On imaginait alors qu’elles auraient stabilisé le front, que non.

 

La Seleka avait eu l’outrecuidance de prendre Bambari, puis tout récemment Damara, sans que les forces tchadiennes qui y étaient pourtant stationnées n’y opposent une résistance particulière. Au début du mois de février, François Bozizé avait remplacé le tchadiens par les sud-africains dans sa garde immédiate. Pourtant, c’est Deby qui l’avait porté au pouvoir en 2003, pourtant, ce sont les troupes tchadiennes qui avaient sauvé Birao (Nord Est) en 2010 , des coups de boutoir d’une autre rébellion, la CPJP.

 

Et demain la Centrafrique ?

 

Ainsi se ferme la parenthèse Bozizé, exactement comme elle s’était ouverte le 23 mars  2003, à l’issue d’un coup de force qui avait renversé Ange Félix Patassé.

 

A la différence de 2003, l’identité des nouveaux maitres de Bangui est d’autant plus floue que la coalition Seleka, est un agrégat de forces et d’intérêts disparates, qui ne nourrissaient  en commun qu’une haine viscérale pour François Bozizé. En ce moment précis, aucun leader n’émerge clairement, en termes de charisme  ou d’unanimité, capable de s’imposer véritablement à la tète du pays.   Maitre Nicolas Tiangaye, dernier premier ministre issu des accords de Libreville, n’était qu’une solution de substitution à un moment précis de l’histoire, qui pourrait avoir du mal à s’imposer encore.

 

Si la Sekeka prenait le pouvoir dans sa configuration actuelle, elle comporterait fatalement les gènes de son implosions, ce qui installera davantage le pays dans un cycle interminable de coups de force et de contre coups de force.

 

Joli-Beau Koube

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 03:08

 

 

 

Denise-Epote.-2JPG.JPG

 

 

Denise Epoté le 25 mars 2013 à 14h53   Source : blogs.tv5.org

 

 

Avoir la tête sous l'eau ne justifie pas que je ne puisse pas alimenter mon blog plus régulièrement, je vous le concède. Mais à la faveur de l'actualité en République centrafricaine, je retrouve mon clavier...


L'issue de cette crise était prévisible. François Bozizé  partirait comme Ange-Félix Patassé dont il avait 


provoqué la chute dix ans plus tôt. Mais avant de le rendre responsable de tous les maux de la RCA, il faudrait se poser la question de la responsabilité de l'opposition politique dans le choix de Bozizé en 2003? Pour faire partir Patassé, l'opposition centrafricaine avait estimé que seul Bozizé, parce qu'il avait une partie de l'armée avec lui,  pouvait parvenir à chasser le fantasque Patassé. Curieux raisonnement pour des politiques  qui ont toujours clamé haut et fort qu'il fallait que la RCA en finisse avec les coups de force à répétition depuis vingt ans!


Epuisée par les frasques de Patassé, la France a laissé faire. Comme de nombreux opposants à Patassé, tous de surcroit anciens collaborateurs, François Bozizé vivait en France...

 

A Bangui, Bozizé a été accueilli en libérateur! La suite de l'histoire on la connaît. Mise à l'écart des faiseurs de roi, élections truquées en 2005 et en 2011, gestion familiale et clanique et pour couronner le tout, mépris des institutions. Le non-respect de l'accord  de Libreville n'était pas une surprise, les précédents ayant connus le même sort. Mais par solidarité, les Chefs d'état d'Afrique centrale ont voulu mettre les formes pour tenter de sauver un des leurs. Cependant tous et en particulier Idriss Deby, allié précieux depuis 2003, savait que Bozizé n'était plus l'homme de la situation.

 

Le manque d'empressement des médiateurs congolais et tchadien à envoyer un émissaire, puis de se rendre à Bangui dès les premiers disfonctionnements, est révélateur de l'intérêt qu'ils accordaient encore à ce dossier. C'est la stratégie du fruit qu'on laisse pourrir afin qu'il tombe tout seul qui a été appliquée. Mais soutenir officiellement la Seleka à Libreville, revenait à créer un précédent qui pourrait se reproduire dans leur pays respectifs...On n'est jamais trop prudent. La seule prouesse qu'auront réussie les Chefs d'état d'Afrique Centrale, c'est d'avoir réuni autour d'une table deux clans qui s'opposent depuis dix ans. Pour son exil, après l'escale à l'Est du Cameroun, Bozizé devra à terme compter sur Jacob Zuma le seul allié qui lui reste. Ses anciens pairs d'Afrique centrale ayant peu goûté la naissance du nouvel axe Bangui-Johannesbourg.

 

Un ramassis de soldats en guenilles sans vision a- t-on entendu dire à propos de la Seleka. Sans doute, car depuis deux décennies à Bangui on attend toujours l'homme providentiel qui viendra remettre de l'ordre dans ce pays où même chassé du pouvoir Bertrand Aristide n'a pas voulu résider. Peut-être trop de ressemblances avec Haïti. Malgré le potentiel, tout n'est que désolation. Résultat, le pays semble invisible sur une mappe monde. Seul le sacre de l'Empereur Bokassa 1er en 1977 aura permis au reste du monde de s'intéresser à ce pays d'un peu plus de trois millions d'habitants.

 

A propos de la Seleka, on oublie la formation reçue par la majorité de ses membres pour lutter contre le braconnage dans le nord. Une formation financée par les Etats-Unis, donc sérieuse. L'histoire nous dira un jour si en plus, la coalition a bénéficié du soutien amical de quelques pays voisins, déçus par l'attitude de François Bozizé. Il n'aura fallu à la Seleka que trois mois pour atteindre son objectif.

 

En matière de communication, la Seleka a tout sauf manqué de stratégie. Un porte-parole jeune, Eric Massi dont on peut comprendre le rapprochement avec la coalition.  Son père Charles Massi  est une des dernières victimes de la cruauté et de la barbarie du régime de François Bozizé. Il faut espérer qu'Eric Massi ne soit pas aveuglé par l'idée de venger son père. Il devra être  auprès  du nouveau maître de Bangui l'interprète de la jeunesse de RCA  qui attend que les promesses de changement se concrétisent.

 

De l'accord de Libreville, il faudra conserver toutes les dispositions à l'exception d'une. La tenue d'une élection présidentielle en 2016.  Cette dernière ne valait que pour François Bozizé car il devait demeurer Président de la République  jusqu'au terme de son second mandat. Aucune transition ne saurait durer trois ans. L'état de grâce ne dure guère.

 

Très vite le président autoproclamé Michel Djotodia devra donner des gages de sa volonté de tourner la page Bozizé en ne répétant pas les mêmes erreurs. Se laisser griser par le pouvoir...

 

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