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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 19:00

 

 

 

Gustave-Bobossi.jpg

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 29 Août 2011 13:58

Le recteur de l’Université de Bangui, Gustave Bobossi Serengbe vient d’être relevé de ses fonctions par un décret présidentiel. Ce décret, signé samedi 27 août 2011, intervient au moment ou les activités pédagogiques  de l’Université de Bangui sont paralysées par la grève des enseignants du supérieur. Les universitaires revendiquent du gouvernement centrafricain, la mise en application d’un décret datant du 10 mai 2006, relatif à leur statut particulier.

Le limogeage du recteur est-il un signal envoyé aux grévistes pour qu’ils reviennent à de meilleurs sentiments ? On sait que ces derniers reprochaient au recteur de « prendre des grandes décisions sans consulter le conseil de l’Université », ce qui est « contraire aux textes qui régissent le bon fonctionnement de l’Université de Bangui », disaient-ils.

Professeur en médecine, Gustave Bobossi Serengbe a été nommé à la tête de l’Université de Bangui le 02 avril 2008, en lieu et place de Faustin Archange Touadéra, nommé alors premier ministre, chef du gouvernement.

Durant trois ans et demi, le désormais ex locataire du rectorat de l’unique université de la République Centrafricaine, avait initié des nouvelles réformes, entre autre, des nouvelles filières des spécialités médicales, la mise en place des nouveaux départements à savoir le département des Sciences de l’information et de la communication, le département des Sciences politiques, la construction d’un nouvel amphithéâtre de 10.000 places pour résoudre soulager le lancinant problème des salles de cours que connaissent les étudiants centrafricains.

On ignore pour le moment qui sera le nouveau recteur. Mais l’Association des étudiants centrafricains (ANECA), prévient déjà : « son successeur doit continuer dans la même lancée pour une meilleure formation des étudiants. Ce que Bobossi a fait de bien, que le nouveau recteur le pérennise, et qu’il a fait du mal, il doit le remettre en cause, pour que des solutions puissent être trouvées aux problèmes des étudiants », a affirmé à Radio Ndeke Luka, Gildas de Carême Bename, président de l’ANECA.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 18:55

 

 

 

meeting troublé du 27 août 2011

 

 

,

La République Centrafricaine étant  membre des Nations Unies est  signataire de  la Déclaration universelle de droits de l'homme de 1948 qui prévoit dans son  article 10  le principe de la liberté d'expression  reconnue aux groupes de  pressions tolérées, les partis politiques, les associations, les  mouvements syndicaux et toutes autres entités qui  bénéficient  de la protection juridique.

De façon générale l'organisation d'une manifestation sans autorisation des  autorités compétentes est sans doute contraire à l'esprit de la législation en  vigueur et peuvent faire l'objet  des  poursuites à l'encontre des initiateurs.

Tandis que l'organisation  d'une  manifestation  avec autorisation  préalable  des autorités compétentes est légale tel est justement le cas du meeting  organisé par  la force d'opposition en date du 27.08. 2011 ou une autorisation  officielle a donnée  pour la tenue du dit meeting.
Dommage ! La tenue de ce meeting a  été sanctionné par des actes de violences  aggravées et également des actes de barbarie dont les présumés coupables sont mêmes identifiés. Attendons dans cette affaire que cette fois ci, la  machine judiciaire puisse être au service des demandeurs en action.

Par contre, l'on peut se permettre de se poser la question de savoir pour quelles raisons les forces de l'ordre qui sont présentes sur les lieux n'ont pas mis en évidence le maintien de l'ordre public afin de permettre à l'opposition de tenir son meeting? Et pourtant  lors de la manifestation des Ex- militaires retraités le maintien de l'ordre  public  a été utilisé comme
arme efficace dès les premières heures par le pouvoir régalien  afin de rétablir  la tranquillité publique bouleversée.

L'on peut aussi se demander  pour quelles raisons  la démocratie, et la liberté d'expression, en République Centrafricaine sont  telles  victimes d'hypocrisie de la part du pouvoir régalien? Sans doute une telle interrogation trouve son fondement dans  les comportements politiques  irresponsables des autorités actuelles qui semblent  mettre plus d'accent sur les méthodes machiavéliques et anti démocratiques, cherchant  par tous les moyens à affaiblir davantage la jeune démocratie centrafricaine.

Alors au regard de ce qui se passe actuellement dans notre pays, chaque Centrafricain et Centrafricaine peut se permettre de  se poser la question : pour quelles raisons je ne suis pas libre de mes opinions sur et dans  mon pays ?

 Godfroy Luther  GONDJE- DJANAYANG

Expert analyste  en Gestion des crises politico- militaires

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 18:48

 

 

 

 

centrafrique-copie-1.gif

 

 

 (2)

 

*   *   *

 

« Sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15 : 5)

 

*   *   *

 

Lorsque Jésus prononça cette phrase extrêmement radicale et explicite, Il s’adressait à Ses disciples, c’est-à-dire, aux Douze qui ont tout abandonné (famille et profession) pour Le suivre.

 

Que signifie-t-elle ?

 

Qu’il ne sert strictement à rien de se réclamer à cor et à cri de Lui, sans pour autant obéir à Sa voix et, encore moins, sans mettre en pratique Ses divins commandements, comme l’exigent les Écritures :

 

« 46 Pourquoi m’appelez–vous : ‘Seigneur, Seigneur !’ et ne faites–vous pas ce que je dis ?

 

47 Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique. 48 Il est semblable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profondément, et a posé le fondement sur le roc. Une inondation est venue, et le torrent s’est jeté contre cette maison, sans pouvoir l’ébranler, parce qu’elle était bien bâtie.

 

49 Mais celui qui entend, et ne met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement. Le torrent s’est jeté contre elle : aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande » (Luc 6 : 46 – 49) ;

 

Et encore :

 

« 21 Pour entrer dans le Royaume des cieux, il ne suffit pas de me dire : “Seigneur, Seigneur !” Il faut aussi faire la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

 

22  Quand je viendrai pour juger les gens, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, c’est en ton nom que nous avons parlé, c’est en ton nom que nous avons chassé les esprits mauvais ! C’est en ton nom que nous avons fait de nombreux miracles !”

 

23  Alors je leur dirai : “Je ne vous ai jamais connus. Allez–vous–en loin de moi, vous qui faites le mal !” » (Matthieu 7 : 21 – 23).

 

Cette parole n’intéresse-t-elle que les Douze ?

 

Bien sûr que non ! Car si elle figure dans la Parole écrite du Dieu vivant parvenue jusqu’à nous, c’est « pour notre instruction », dit l’apôtre Paul, « à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles » (1 Corinthiens 10 : 11).

 

Et que dire du « fruit » que produit, forcément, celui qui demeure en Christ ?

 

Il s’agit de produire dans la société environnante, au plan spirituel, un témoignage toujours positif susceptible de tourner des cœurs, même les plus endurcis, vers Jésus-Christ, le seul Sauveur et Seigneur du monde.

 

Ce privilège est-il réservé à quelques-uns seulement, notamment les pasteurs et autres évangélistes travaillant à plein temps ou à temps partiel dans l’Église ?

 

Bien évidemment, non !

 

En effet, tout chrétien authentiquement converti devient, de fait, « le sel de la terre » et « la lumière du monde », indépendamment de sa position sociale au sein de sa nation, selon qu’il est écrit :

 

« 13 Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra–t–on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes.

 

14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; 15  et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.

 

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Matthieu 5 : 13 – 16).

 

On le voit : cette mission cardinale parce que touchant à la vie éternelle incombe indifféremment au citoyen lambda aussi bien qu’à un Chef d’État, saisi par la grâce de Dieu, régénéré dans sa nature-même par l’Esprit et justifié, à tout jamais, par l’œuvre rédemptrice du Seigneur Jésus à la croix de Golgotha.

 

On nous dit souvent que la morale ne peut se mêler de politique et, encore moins, la Parole de Dieu, qui prône d’ailleurs la meilleure des éthiques qui soient, en tout domaine d’activité humaine, parce qu’émanant de :

 

« …L’Eternel, l’Eternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, 7  qui conserve son amour jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché, mais qui ne tient point le coupable pour innocent, et qui punit l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération ! » (Exode 34 : 6 – 7).

 

C’est ce même Dieu qui prôna à Josué, appelé à prendre la relève de Moïse à la tête du peuple d’Israël en plein désert :

 

« 8 Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche ; médite–le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit ; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras » (Josué 1 : 8).

 

Fort de ce qui précède, nous supplions tous nos frères et sœurs en Christ, disséminés dans toutes les composantes de la société centrafricaine, et plus particulièrement ceux qui sont gracieusement appelés par le Seigneur, notre Dieu, à exercer l’autorité gouvernementale à la tête de la nation (cf. Daniel 4 : 17), héritage du Grand Roi, qui revient bientôt (cf. Psaume 2), à réintégrer la Loi Morale de Dieu dans leur vie personnelle, familiale, sociale, économique et culturelle d’une part et, de l’autre, dans leur pratique du pouvoir, s’ils l’exercent effectivement, sans craindre qui que ce soit, ou quoi que ce soit, comme Moïse, ou David, selon qu’il est écrit :

 

« 17  Cette sentence est un décret de ceux qui veillent ; cette résolution est un ordre des saints, afin que tous les vivants sachent que le Très–Haut domine sur toute royauté humaine, qu’il accorde la royauté à qui il veut, et qu’il établit roi le plus insignifiant des hommes » (Daniel 4 : 17) ;

 

« 9  Ne t’ai–je pas donné cet ordre : ‘Fortifie–toi et prends courage’ ? Ne t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Eternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras » (Josué 1 : 9),

 

Et :

 

« …Si l’Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; si l’Eternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain » (Psaume 127 : 1).

 

Le relèvement du Centrafrique, ne fût-ce que pour quelques années puisque nous savons que, dans les derniers temps (que nous vivons déjà), le mal ira en s’empirant (cf. 2 Timothée 3 : 1 – 5), est à ce prix.

 

 

 – Pasteur – Jeudi 18 Août 2011

 

http://philadelphie-infos.over-blog.com/#

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 01:05

 

 

 

meeting du 27 août 2011

 

meeting troublé du 27 août 11  blessé du meeting du 27

 

Bangui, Dimanche, 28 Août 2011 12:51 (AFP) - Un meeting de la plate-forme de l'opposition centrafricaine, le Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011), a été perturbé samedi soir par des personnes jetant des pierres, dispersant la réunion et faisant quelques blessés, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après l'ouverture du meeting devant permettre aux dirigeants du Fare-2011 de s'exprimer sur les prochaines élections législatives partielles, plusieurs dizaines de personnes ont surgi au moment où l'ancien Premier ministre, Martin Ziguélé (2001-2003) arrivé 3e à la présidentielle du 23 janvier dernier allait prendre la parole sur la place de la Réconciliation Omar Bongo Ondimba, à Bangui.

Elles se sont dirigées vers le meeting en proférant des injures et jetant des pierres sur les participants ainsi que sur les dirigeants qui ont quitté précipitamment les lieux.

"Il y a eu quelques blessés parmi les sympathisants, mais il est encore difficile de déterminer leur nombre exact", a déclaré à l'AFP, Jean-Dominique N'darata, ancien ministre et cadre du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, opposition).

Le MLPC a appelé ses militants à boycotter les législatives partielles du 4 septembre dans un communiqué publié mardi.

Le Fare-2011 entendait expliquer les raisons qui le poussent à appeler également au boycott de ces élections, selon l'annonce du meeting publié dans la presse.

Les résultats de la présidentielle, remportée au premier tour avec 64,37% des voix par le président sortant François Bozizé, et du premier tour des législatives avaient déjà conduit l'opposition à boycotter le second tour des législatives le 27 mars, estimant que les élections avaient été entachées "d'irrégularités, de fraudes massives et de graves dysfonctionnements".

A l'issue du second tour des législatives du 27 mars, la Cour constitutionnelle avait invalidé les résultats dans 14 des 105 circonscriptions électorales pour différentes irrégularités. L'actuelle majorité acquise au président Bozizé est assurée de conserver le contrôle de l'Assemblée nationale.

 

Des nervis dispersent le meeting de l’opposition

meeting du 27 dirigeants hébétés

Radio Ndéké Luka  Dimanche, 28 Août 2011 11:0

Elle était tant attendue la rentrée politique de l’opposition démocratique en Centrafrique. Un meeting dit de vérité avait été convoquée samedi 27 août 2011, Place Marabéna à Bangui. Alors que tout était en place, des groupes jeunes ont fait irruption. Ils ont attaqué les participants au  meeting. Jets de pierres, chiffons imbibés d’essence et allumés. Ce fut le sauve-qui-peut. Le reporter de Radio Ndeke Luka raconte :

« Il est un peu plus de 15h. La foule a répondu à l’appel. Les leaders de l’opposition, installés dans la tribune, se préparent à prendre la parole, les uns après les autres. Il y a notamment Me Nicolas Tiangaye, Martin Ziguélé, Guy Simplice Kodégué, Louis Pierre Gamba du RDC et d’autres encore. Ce sont les ténors du FARE (Front pour annulation des résultats des élections)

C’est à ce moment précis, que des jeunes non identifiés font irruption. Ils commencent par agresser les autres jeunes, partisans des partis politiques de l’opposition, venus pour le meeting. Quelques voix se lèvent pour les calmer mais sans succès.

Les forces de l’ordre sont bien présentes. C’est un escadron de la gendarmerie. Mais elles ne bronchent pas.

Un journaliste de la presse écrite présent sur les lieux est molesté par la bande d’inconnus. On  lui reproche de prendre des photos. Finalement, il s’en tire avec quelques contusions et une grosse frayeur. Mais il a perdu dans la mêlée ses deux téléphones portables, et un appareil photo numérique.

Ensuite les assaillants mettent le feu dans un petit récipient contenant de l’essence. Ils le balancent sur la tribune où sont installés les leaders de l’opposition démocratique centrafricaine.

Tombe alors de partout une pluie de pierres ; ce qui oblige les opposants à quitter les lieux dans la précipitation. La sonorisation, les chaises et même certains véhicules sont saccagés. C’est le sauve-qui-peut.

Quelques minutes plus tard, les militants de l’opposition et les leaders du FARE, trouvent refuge au siège du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain au quartier Benz-vi tout proche. Me Nicolas Tiangaye prend la parole. Il s’adresse à la presse. Il prend à témoin s l’opinion nationale et internationale. Il accuse le gouvernement et le KNK (parti au pouvoir). Il prend acte de ce que les gendarmes présents n’ont rien fait pour empêcher les saboteurs et agresseurs de perturber la manifestation pourtant dument autorisée. Il révèle que certains agresseurs ont été identifiés comme étant des proches de certains caciques du KNK. La justice sera saisie ».

Signalons tout de même que les forces de l’ordre ont procédé à des arrestations.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 00:21

 

 

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

Bozizé ici à Bruxelles en juin dernier, sortant de sa voiture en grimaçant

 

 

Bozize-met-les-galons-de-colonel-a-son-fils-Francis.jpg

                  Bozizé, remettant ici les galons de colonel à son fils Francis

 

Il n’est jamais aisé d’évoquer les questions liées à la santé des chefs d’Etat tant celle-ci est toujours entourée des plus grands mystères et secrets. S’agissant de celle en particulier du président centrafricain François Bozizé, Centrafrique-Presse avait déjà il y a quelque temps exigé la publication par son médecin personnel le Dr Feikoumon, un bulletin de santé en bonne et due forme afin de couper court à toutes les rumeurs qui circulent à tort ou à raison à ce sujet. Malheureusement, au lieu de cela, c’est plutôt le griot de Directeur général de la presse présidentielle, le cleptomane Javon Papa Zama qui a cru devoir, dans une bafouille, alléguer que le président François Bozizé se porterait comme un charme et qu’il ne faudrait nullement spéculer.

Or, il est incontestable qu’à plusieurs reprises, aussi bien à Bangui où ses chutes sont devenues fréquentes et spectaculaires que lors de déplacements officiels à l’étranger comme par exemple en septembre 2010 à New York, le président François Bozizé était bel et bien tombé et qu’il avait même fallu le transporter dans une clinique pour lui administrer des soins. Cette situation l’a contraint à subir certains examens approfondis lors d’un séjour en Chine et également en Afrique du Sud où sans doute des solutions thérapeutiques lui ont été proposées mais Bozizé préfère les charlatans de l’Afrique de l’Ouest. Faute de traitement approprié, la ou les maladies ne peuvent qu’évoluer et affaiblir le corps humain.

Ce sont sans doute tous ces éléments qui ont poussé le président du MDREC, Joseph Bendounga à s’adresser à la Cour constitutionnelle pour exiger la lumière sur l’état réel de santé et l’aptitude de François Bozizé à exercer les lourdes fonctions de sa charge. Cela doit en effet être pris très au sérieux car malgré les dénégations de façade tendant à conclure que Bozizé est dans une forme olympique, tout semble plutôt indiquer que la RCA et les Centrafricains ne sont pas à l’abri d’une brutale disparition de leur président.

Quand par-dessus le marché on prend connaissance de l’invraisemblable courriel ci-dessous que son fils et non moins ministre délégué à la défense, Francis dont ce n’est plus un secret pour personne que Bozizé voudrait qu’il lui succède au pouvoir le cas échéant - a adressé à pasteur Samaley exilé actuellement au Canada, celui-là même qui dit être le père spirituel de son père et père fondateur de l’église du christianisme céleste importé de Cotonou – on ne peut que tomber à la renverse.

Les histoires de fétiches et d’envoutement des uns et des autres mises à part, le contenu du courriel est objectivement une confirmation claire par Francis Bozizé de la maladie dont souffre son présidentiel de père. Cela donne entièrement raison à Joseph Bendounga qui demande instamment que la lumière soit faite sur l’état de santé réel de Bozizé. Il n’y a donc plus aucun doute que Bozizé est vraiment malade. De quoi souffre-t-il ? Le peuple doit connaître la vérité.    

Rédaction C.A.P

 

Ci-dessous, un mot de Samaley demandant la diffusion du courriel de Francis Bozizé.

   

Chers présidents,

 

Je vous fait parvenir le message que le fils héritier de François Bozizé m’a envoyé ce dimanche matin et qui m’a surpris totalement.je croyais que ce junior Bozizé m’écrivait pour demander réparation de tout ce qu’il m’a fait subir à Bangui en 2003 en détruisant ma résidence privée sans trouver une résistance, ou mon terrain, mes biens ont été emportés par les voisins du quartier ce jour-là le 16 MARS 2003 A 16 HEURES, ce jour-là, Francis a rempli un véhicule militaire de 40 éléments qui ont mis en sac ma résidence comme si j’étais quelque chose dans le mlpc ou le gouvernement de Patassé. Même j’étais le mal aimé de ce parti jusqu’à sa destitution et ce qui était arrivé en 2001 serait ma version de ce que je savais sur le projet de Bozize que j’ai relaté, et non autre chose mais Francis m’a ciblé injustement, et aujourd’hui je suis loin et très loin de leurs butins, je ne comprends pas sa motivation à me poursuivre encore jusqu’à m’accuser ? Lui-même refuse de reconnaitre tout le mal que son père Bozize m’a fait, oubliant que je fus le père spirituel de Bozize dans l’église du christianisme céleste à Cotonou où il a été baptisé le 6 juin ! (*et je suis celui qui a formé Bozize en prière et rituels sur place à Bangui dans la maison kolimbe de 1993 A L’AN 2000? si je voulais me venger de Bozize, ce ne serait pas en 8 ans maintenant que je le ferais, mais pendant mon séjour au Cameroun. Aujourd’hui, Francis m’a emmené chez les féticheurs en Centrafrique, surtout chez les 6 féticheurs africains que Bozize utilise à BANGUI POUR L’AIDER DANS SON CHANTIER, OUBLIANT TOUT SIMPLEMENT QUE NOTRE DIEU DANS LE CHRISTIANISME EST UN DIEU DE JUSTICE, CAR IL A DIT A MOI LA VENGEANCE, ET A MOI LA RETRIBUTION. COMMENT LUI QUI EST MILLIARDAIRE NE PEUT PAS SE SOIGNER ET C’EST MOI LE PAUVRE DE TOUJOURS, MEPRISE ET BANI, QUI AURA LA FORCE POUR ME VENGER SUR BOZIZE TOUT PUISSANT ? VOILA POURQUOI JE VOUS TRANSFERE CE MESSAGE DONT FRANCIS LUI-MEME CONFIRME TOUT CE DONT JE SOUFFRE MATERIELLEMENT, PHYSIQUEMENT, SPIRITUELLEMENT, PSYCHOLOGIQUEMENT ET MORALEMENT AUJOURDUI .ET JE PRENDS ACTE DE SA MENACE ET SOUPCON.

IL A DEJA ECHOUE A SON ENTREPRISE QUI ETAIT DE M’ATTEINDRE ENCORE DEPUIS L’AMERIQUE, PUISQUE LE SEUL RESCAPE SUR LEQUEL ILS N’ONT PAS MIS LA MAIN EST PASTEUR SAMALEY, ET COMME ILS ONT DEJA ELIMINE LA PLUPART DES ADVERSAIRES TELS QUE CHARLES MASSI, GOUNGAYE WANEFIO, ANGE PATASSE, KOLINGBA ET AUTRES. IL FAUT TROUVER DES PRETEXTES POUR JUSTIFIER SA MACHINE A DETRUIRE LA VIE DES GENS. AVANT CETTE MENACE, DIEU M’A DIT CLAIREMENT QUE CELUI QUI M’A BLOQUE DEPUIS DES ANNEES JUSQU’A CE JOUR, ET QUI NE VEUT PAS VOIR MON BONHEUR SE PRESENTERA PERSONNELLEMENT ET OUVERTEMENT POUR QUE JE LE CONNAISSE ET COMME DIEU NE MENT PAS, FRANCIS SE PRESENTE OUVERTEMENT POUR QUE CE QU’IL A FAIT EN CACHETTE SOIT PORTE SUR LES TOITS DU MONDE ENTIER ET SERVE DE TEMOIGNAGE. EN CELA, LA REQUETE DU PRESIDENT BENDOUNGA DE DEMANDER UNE VISITE MEDICALE SUR LA SANTE ACTUELLE DE BOZIZE EST CONFIRMEE PAR SON FILS FRANCIS?

 DIEU EST TOUT PUISSANT, ET TOUT SE PAIE ICI BAS. MON POUVOIR, MA PUISSANCE, MON BOUCLIER ET ETENDARD C’EST JEHOVAH, DIEU CREATEUR ET DEFENSEUR DES MISERABLES INDIGENTS. CE QUE JE VEUX DIRE A FRANCIS ET SES PARENTS, AU LIEU DE SE PREOCCUPER D’UN PASTEUR SAMALEY QUI A TOUT LAISSE ENTRE LES MAINS DU CREATEUR ET NE S’OCCUPE QUE DE SA SURVIE, ILS DEVRAIENT DIRE A BOZIZE DE REPARER SON TORT ENVERS SON PERE SPIRITUEL  LE PASTEUR SAMALEY AFIN QUE CELUI-CI PRIE DIEU COMME MOISE L’AVAIT FAIT EN FAVEUR D’AARON ET MARIE ATTEINT DE LEPRE PARCEQU’ILS AVAIENT CRITIQUE MOISE L’ENVOYE DU TRES HAUT. JE VOUDRAIS QUE VOUS MULTIPLIEZ CE MESSAGE DE FRANCIS ET LE PUBLIER PARTOUT OU BESOIN SERA. MERCI

ROBERTO PASTEUR SAMALEY

 

Président fondateur de l’Eglise du christianisme céleste en République centrafricaine depuis 1987

Président fondateur du mouvement souverain pour la révolution sociale, msrs, parti progressiste centrafricain

 

De: francis centrafrique <francisgouvernement@gmail.com>
Objet: je te mets en garde
À: "dynastie sameley"" <samaleydynastie@yahoo.fr>
Date: Dimanche 28 août 2011, 5h45

il ma été trés difficile de trouver ton adresse électronique.
c'est à base d'un serveur logistique que je l'est finalement eu.
écoute bien ceci:
je ne cesse de te voir dans mon sommeil.Et celà me pertube beaucoup
si ce qui t'est arriver ne te suffit pas,alors continue.
actuelement,mon pére est trés souffrant et je te soupçonne toi.
si mon pére perd la vie,tu verra chers ami....
alors fait beaucoup attention.
si non!!!

   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 00:16

 

 

 Boz et Monique

 

Bozizé a construit à 1 km à la sortie de Benzambé, chef-lieu de la commune où se trouve son village sur la route de Kamba-Kotta (préfecture de l’Ouham, un grand lycée du genre de celui que le président André Kolingba avait construit chez lui à Kembé dans la préfecture de la Basse-Kotto (baptisé au nom de sa mère Cécile Digo,) et un hôpital de 75 places.

A trente kilomètres plus loin, dans son village de Bongossi au bord de l'Ouham, il a construit un aérodrome, des dépôts d'armes, des villas, etc et l’opérateur de téléphonie mobile Orange actuellement dans une période de turbulence, y a installé une imposante antenne de télécommunications.

  On se souviendra que certains ministres comme celui des transports, Anicet Parfait MBAY,, simplement histoire de plaire et se faire bien voir par Bozizé, avait détourné les fonds du BARC et en particulier du Groupement des Transporteurs Centrafricains (GTC), son actionnaire majoritaire, pour faire une gare routière à Bossangoa chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, cela, en violation des textes du BARC dont la vocation n’est nullement de s’occuper de la construction des gares routières de provinces mais uniquement de celle de Bangui.

Toujours à Bossangoa chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, toujours question de s’attirer les bonnes grâces présidentielles de Bozizé qui a un faible pour les stations d’essence, la société TOTAL CENTRAFRIQUE a été mise à contribution par les ministres du commerce et de l’énergie pour la construction d’une station d’essence dans cette ville que naturellement Bozizé s’est fait fort d’aller inaugurer.

Même si l’histoire de tous ces endroits du pays ont le privilège de se confondre avec celle du destin de ces hommes que le destin propulse à la tête de la République centrafricaine, on ne peut concevoir le développement de l’ensemble du pays de façon aussi sélective. L’étendue du territoire centrafricain appartient à tous les Centrafricains et l’idéal serait que le processus de développement puisse concerner et soit lancé dans l’ensemble du pays.

Cette conception clientéliste et régionaliste du développement du pays, amorcée depuis Bokassa pour qui seul ne comptaient dans le pays que son village de Bérengo, la ville de Mbaiki et ses sites de villégiature comme Mongoumba ou le parc animalier de chasse d’Avakaba, est très égoïste, réductrice et inacceptable. S’il faut  attendre qu’un ressortissant d’une région, ville ou endroit du pays puisse être porté à la présidence pour qu’une ville, un village ou une commune de Centrafrique puisse bénéficier d’infrastructures de base ou de réalisations économiques, on attendra très longtemps pour le développement de la République centrafricaine.

Toutes les populations et villes de Centrafrique ont besoin d’eau potable, de courant électrique, d’infrastructures scolaires, de santé, de télécommunications. Seule une politique hardie visant à couvrir et doter progressivement l’ensemble du territoire national de ces équipements et infrastructures doit être de mise. Le pays est certes très vaste mais une politique raisonnable de planification et de programmation peut permettre d’en sortir. Ce qui manque en réalité est la volonté politique que ces pseudos dirigeants du pays. Pourquoi lorsqu’il faut reprofiler la rue qui mène au domicile de certains ministres ou Premier Ministre comme récemment le cas de Faustin Touadéra, on réussit toujours à trouver les moyens ? En mars 2009, lorsqu’il a fallu organiser les obsèques de la mère de Bozizé dont la dépouille se trouvait à la morgue de l’hôpital Général de Bangui, on a pu refaire la rue attenante de la morgue qui était auparavant complètement ravinée et impraticable mais à laquelle personne n’y accordait la moindre attention.

Les Centrafricains ne peuvent oublier que c’est Bozizé qui a introduit dans le pays en 2001, 2002 et 2003 les mercenaires tchadiens zakawa qui ont pillé, détruit et emporté au Tchad les équipements de DROP à Bozoum, de la base de KAJIMA entre Bossemptélé et Baoro, des usines d’égrenage de coton de Guiffa, Pendé et Ndim. L’hôpital de Paoua construit et équipé non pas par Patassé qui en près de dix ans de pouvoir n’a rien fait dans sa ville natale, a été saccagé et ses équipements déménagés purement et simplement au Tchad par les mêmes mercenaires zakawas de Bozizé.

Rédaction C.A.P

 

Infos C.A.P en bref

Aux termes de différents décrets signés de Bozizé et rendus publics ce week-end, le Recteur de l’Université de Bangui, Gustave BOBOSSI est relevé de ses fonctions. Dans la crise que traverse l’Université de Bangui depuis plusieurs semaines avec à la clé une implacable grève aussi bien des étudiants que du corps enseignant, c’est très surprenant que ce soit le Recteur qui soit limogé alors que les étudiants ont exigé en vain le départ du directeur des bourses un certain FEIKERE.

D’autres décrets récompensent quelques militants du KNK de Lyon en France qui se sont particulièrement distingués lors des dernières élections. C’est ainsi que Rémy FEIDANGAMO qui fut directeur de campagne du KNK en France résidant à Lyon a été nommé préfet de la Mambéré-Kadéi à Berbérati.

Un autre, Alain MBAYA est nommé chargé de mission au ministère des affaires étrangères

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 00:10

 

 

 

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fric en CFA

Comme pour l’entreprise MEDIA PRINT dont Centrafrique-Presse a diffusé récemment les frasques son directeur Elie NAMTOLI ainsi que son activité criminelle consistant notamment à fabriquer pour inonder le pays des cartes d’électeurs parallèles afin de compléter les magouilles du vrai faux pasteur Joseph BINGUIMALE à la CEI et permettre ainsi la réalisation du hold-up électoral de BOZIZE et du KNK, Centrafrique-Presse est aussi en mesure à présent de révéler comment des entreprises de téléphonie mobile comme TELECEL ont aussi été mises à contribution et aidé financière le clan BOZIZE.

Ainsi, plusieurs avant le début de la campagne électorale, c’est durant le dernier trimestre de l’année 2010, le Directeur Général de TELECEL, M. Lionel COUSSI, a autorisé ses différents directeurs de service, Commercial, Marketing et des Ventes, à vendre à titre exceptionnel en novembre et décembre 2010 aux associations politiques montées notamment  par Claude Richard GOUANDJIA comme BOZIZE DOIT RESTER (BDR), RAYON DE SOLEIL, COURANT D’ACTION AVEC BOZIZE C’EST PLUS SÜR, et Association des Jeunes pour l’Avenir,  avec une remise de 40 % et pour des montants allant de 10 à 15 millions de F CFA, des coupons de recharge téléphonique. 

Ces associations politiques montées de toutes pièces et en toute hâte pour la campagne de BOZIZE, ont pu par cette méthode déloyale de dumping sur les ventes de coupons de recharge téléphonique, lever de faramineuses sommes d’argent dont une bonne partie a dû prendre la direction des poches de leurs promoteurs, outre ce qu’ils ont aussi reçu de la part de BOZIZE qui a dû piocher dans son important trésor de guerre.

Après Fidèle NGOUANDJIKA qui a été le ministre du département des Télécommunications devenu aujourd’hui multimilliardaire grâce entre autre à la société de téléphonie mobile TELECEL et les autres comme ORANGE, MOOV ainsi que NATION LINK devenu AZUR, son successeur Thierry MALEYOMBO s’en est aussi mis plein les poches grâce aux sociétés de téléphonie de la place.

Il est de notoriété publique que parmi les quatre entreprises de téléphonie mobile implantées en Centrafrique, TELECEL est celle qui a le plus fait de zèle dans la générosité envers les dignitaires du régime en place et la sponsorisation des associations bidon comme les fréquents dons qu’elle n’a cessé de faire à Mme Monique BOZIZE avec sa fondation de mendicité bien connue, Femme – Enfants - Solidarité.

 

Rédaction C.A.P

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 00:07

 

 

centrafrique-carte

 

M’inspirant de la théorie de la rationalité limitée de Herbert A. SIMON, prix Nobel d’économie en1978 qui, dans une synthèse complexe de psychologie et d’économie, soutient que « le dirigeant ne peut pas avoir réponse à tout », je suis enclin à moins de radicalité mais à plus de modération et de mesure dans mes propos : Refusant par tempérament de m’ériger en donneur de leçons. Certes il est toujours plus facile de dénoncer que de proposer mais je ne perds pas de vue le contexte historique par trop velléitaire de de la RCA qui est à la fois dans une période post-conflit et une période de rébellions armées. Je reste néanmoins convaincu que l’union sacrée des centrafricains est le plus petit commun dénominateur. Par conséquent, j’ai la faiblesse de croire que mon pays peut dans un sursaut patriotique, se rassembler dans l’unique intérêt du peuple centrafricain. Aussi faut-il  mettre tout en perspective et contextualiser chaque prise de position d’autant plus qu’il n’y a pas de surhomme au sens nietzschéen du terme. L’essentiel n’est-il pas que le dirigeant soit moins mauvais et toujours à la quête du moindre mal comme l’indiquent les théories modernes de management ?

Ceci étant, des faits divers d’une exceptionnelle gravité doublée d’une singulière banalité qui ont défrayé la chronique ces temps derniers ne peuvent laisser indifférent : élections contestées, corruption passive de certaines élites, détournements supposés ou réels des deniers publics, baccalauréat galvaudé et marchandé, enfants assassinés, droit de cuissage érigé en conditionnalité, des soins refusés aux malades qui n’ont pas d’argent, groupuscules politico-militaires sans assises populaires, ni idéologiques  dictant la loi de la baïonnette, des pans entiers de la population contraints à l’exil dans leur propre pays, des rebellions exogènes s’installant impunément sur le territoire national comme dans un moulin, des filles et des fils du pays assassinés, violés ou enlevés aux fins de servir d’esclaves aux étrangers, etc… Nous assistons au règne souverain de la dictature des contre-valeurs où les moins vertueux sont applaudis tandis que l’honnête citoyen est acculé jusqu’à son dernier retranchement. Disons-le tout net : Toutes ces avanies ne font pas rire. Loin s’en faut. Elles sont révélatrices, si besoin en était, du déficit chronique de l’éthique qui est l’une des causes du bégaiement continu de l’histoire de notre pays.

L’Ethique : De quoi s’agit-il ?

Une parenté étymologique rapproche morale et éthique mais la morale n’est pas l’éthique. La morale se rapporte au bien et au mal, à la norme et à la loi. Elle varie dans l’espace et dans le temps. La morale, c’est ce que l’on fait par devoir tandis que l’éthique est ce que l’on fait par amour en mettant en œuvre le sentiment. Elle renvoie à l’idée du juste  et de l’injuste. Paul RICOEUR, philosophe et humaniste chrétien, définit l’éthique comme «une  visée de la vie bonne, avec et pour autrui, dans des institutions justes ». L’action politique doit par conséquent être sous-tendue par l’éthique qui est une quête permanente du bien-être du citoyen. Cette quête se fait avec les autres et pour les autres.

Je participais l’autre jour à Paris, à un séminaire de formation sur la rhétorique organisé par un grand parti politique français. L’un des orateurs a posé une question qui est loin d’être anodine tant elle est récurrente depuis l’époque helléniste : Fait-on de la politique pour s’enrichir au plan personnel ou pour apporter des solutions aux problèmes du peuple ? Il y en a qui pense que la politique, c’est d’abord conquérir le pouvoir pour le pouvoir avec tous ses avantages et ensuite le conserver par tous les moyens en utilisant mensonges, tromperies, assassinats, etc. Cette tendance semble majoritaire chez bon nombre de dirigeants africains depuis les indépendances. Même le très brillant président, Maître Abdoulaye WADE, récemment pris en flagrant délit de tripatouillage de la constitution sénégalaise, n’est pas très différent du Président Laurent GBAGBO à qui il conseillait  pourtant avec beaucoup d’éloquence de quitter le pouvoir. Ne parlons pas du président Faure GNASSINGBE EYADEMA du Togo, dont on a pu voir sur les télévisions du monde entier, les militaires courir dans les rues de Lomé avec des urnes volées et bourrées lors de l’élection présidentielle du 24 avril 2005. Nicolas MACHIAVEL, théoricien politique italien du XVIe siècle, a soutenu cette idée dans son livre  Le Prince  qui a influencé beaucoup d’hommes d’état au nom de l’efficacité plutôt que de la morale. Le compatriote, Médard POLISSE-BEBE, prépare actuellement une thèse de Doctorat en philosophie politique sur Nicolas MACHIAVEL, à l’Université de Paris. Il serait enrichissant qu’il abordât le sujet à l’aune de la réalité politique centrafricaine.

Pour moi le but de la politique, c’est d’assurer le bien public. En d’autres termes, on ne peut faire de la politique que si l’on est apte à apporter des solutions ou des débuts de solution  aux préoccupations concrètes et quotidiennes du peuple. Vivre ensemble dans une communauté historique implique, pour le dirigeant, la recherche continue du bien-être de tous, si ce n’est de la majorité. C’est en cela que l’éthique trouve sa pleine justification dans la mesure où elle met l’homme au centre des préoccupations et recherche en permanence ce qui est meilleur pour lui.

 Passons maintenant à une autre dimension non moins importante: L’éthique est avant tout recherche du sens. Le dirigeant indique le chemin à suivre, impulse une dynamique et montre l’exemple. Aussi toute action posée doit-elle avoir un sens. Que puis-je faire pour apporter un  peu de bonheur autour de moi ? A travers ce prisme, la politique est  recherche de l’excellence par la disqualification de la médiocrité. A tout le moins, elle  cesse d’être simplement la récompense des thuriféraires et zélateurs mais devient la promotion des compétences, même des  adversaires putatifs. A cet égard, la France peut être un modèle pour nous. Comment ne pas apprécier que la commission des finances de l’Assemblée nationale de ce pays soit présidé par un député de l’opposition et la cour des comptes par un opposant socialiste ? Pourquoi par exemple le conseil économique et social ou même l’inspection générale d’Etat de la République centrafricaine ne serait-il pas présidé par Jacob MBAITADJIM, Joseph KOYAGBELE, Jean Edouard KOYAMBOUNOU, que sais-je encore? Ils ont le savoir (diplômes), le savoir-faire (expériences) et le savoir-être (bonne moralité). Nous n’avons pas le droit de gâcher toutes nos valeurs et compétences au nom d’on ne sait quelle clé de répartition manichéiste. Je préjuge que ces compatriotes, politiquement mûrs, seront à même de discerner l’intérêt national de l’intérêt partisan. Si intérêt partisan il y a.

L’éthique comme fondement de la politique serait stérile si elle n’est pas nourrie par l’empathie, cette disposition subjective et intuitive à se mettre à la place de l’autre,  de celui ou celle qui n’a rien à manger, qui n’a pas de vêtement, qui ne peut se soigner, qui ne peut s’instruire, qui ne peut se loger. D’ailleurs il ne peut y avoir de politique digne de ce nom sans la compassion du prochain, compassion dont Jésus-Christ en a parlé dans la parabole du « Bon samaritain » de l’Evangile. Dès lors l’impératif catégorique cher à Emmanuel KANT s’impose d’emblée. Loin d’être le repère des aventuriers ou autres braconniers de tous poils en mal de recyclage, la politique est l’expression ultime de l’amour du prochain. Faire de la politique, c’est d’abord aimer le peuple. Et aimer le peuple, c’est rechercher son bonheur. Le contraire, c’est de l’imposture.

Des institutions justes pour l’égalité de tous

Il n’y a pas d’éthique sans institutions justes. Le rôle des dirigeants est de favoriser les conditions d’existence des institutions justes où l’égalité et l’équité sont des vertus cardinales. Il est difficile de comprendre que la justice centrafricaine ait pris un si grand marteau pour vouloir écraser « de minuscules mouches » que sont les journalistes Faustin BAMBOU et Sirius SANDI (que je salue amicalement) mais ne s’autosaisisse pas pour faire éclater la vérité sur de gravissimes crimes économiques présumés évoqués par une certaine presse courageuse. Seule la justice peut nous dire, au nom du peuple, si cela est vrai ou pas. Mais on ne peut pas faire comme si de rien était.

La corruption et le passe-droit sont, aujourd’hui comme hier, érigés en règles. On ne peut faire aucun papier administratif sans « graisser les pattes ». A l’église, ce dimanche j’écoutais avec fierté le compte-rendu d’un pasteur de retour de Bangui où il était allé en mission pour deux semaines. J’étais moins fier lorsqu’il déclara  que la corruption et le détournement gangrènent la République centrafricaine. Ils sévissent même dans les églises. Beaucoup de pasteurs sont hélas corrompus, a-t-il péroré avec consternation. Merci pasteur pour la publicité! Ce constat est corroboré par le classement de Transparency International qui situe en 2010 la RCA au 154e rang sur 178 pays selon l’indice de la perception de la corruption.

Que dire de ce jeune fonctionnaire qui, à peine intégré dans la Fonction publique et affecté à la frontière ouest du pays, au bout de quatre années seulement, construit une luxueuse villa à Bangui et fait  l’honneur de sa famille, de son quartier ? Tandis que le professeur d’université qui, après 28 ans de bons et loyaux services mais trimballant vaille que vaille plusieurs mois d’arriérés de salaires  n’a pu construire ne serait-ce qu’une petite bicoque en semi dur. Il est l’objet de moquerie de la famille aux places mortuaires. Moralité, pour être bien vu, il faut voler. Quel contre-exemple !!

A ce stade de réflexion,  je prends la liberté pour faire une digression : Je me souviens d’un jeune centrafricain brillamment reçu au bac C avec mention Assez Bien mais dont le nom a été purement et simplement rayé de la liste des admis, après la délibération du jury mais avant la proclamation officielle à la radio, à cause de la consonance de son nom qui laissait supposer qu’il appartînt à la « mauvaise ethnie ». Une de ses connaissances haut placée, fort des témoignages concordants de certains membres du jury, est allé plaider son cas  auprès du Ministre. Après vérification des copies, ce compatriote était rétabli dans ses droits. Dieu merci, il est aujourd’hui médecin quand bien même le coupable de la forfaiture n’ait jamais été inquiété. Cette histoire authentique soulève  nombre de questionnements : Et ceux qui n’ont pas de bonnes relations sont-ils condamnés à subir une telle injustice? Combien de  centrafricains meurent-ils de faim, croupissent-ils en prison, sont-ils recalés aux examens et concours, ne sont-ils pas recrutés dans les entreprises, n’ont-ils pas de promotion dans leur travail ni bénéficié des soins à l’hôpital ou des bourses d’études à cause de la consonance  de leur nom ? Cela est injuste ! Le tribalisme est une maladie qui tue. Nous devons le combattre au même titre que le SIDA.

Pour terminer, je vous convie à faire avec moi un détour jusqu’à la Grèce antique pour retrouver PLATON. En effet, dans son livre, La République, ce philosophe soutient que le but de l’Etat est de faire régner la vertu, c’est-à-dire instaurer une société juste gouvernée par des « philosophes-rois » qui doivent avoir les qualités suivantes: sagesse, courage, tempérance et justice. A partir de là, une question se pose avec acuité et actualité: Ya-t-il encore un « sage », au sens de Platon, pour sortir la république centrafricaine de la misère morale et matérielle dans laquelle croupit le peuple? La réponse qui vient spontanément à l’esprit est oui tant il y a beaucoup de cadres éminents avec une probité intellectuelle au-dessus de tout soupçon, pris individuellement aussi bien dans la majorité que dans l’opposition. En vérité, la meilleure réponse vient de BORDEAUX où mon ami Céphas MABADA MABAYE a affirmé, dans un article publié sur internet, que « revenir à Christ » est la condition préalable de la refondation de la République Centrafricaine. Je souscris entièrement à cette thèse.

 

                                                                                      Alain LAMESSI

                                                                                      Docteur en Psychopathologie-CAFDES

                                                                                      Directeur MAS

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 23:09

 

 

 

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PARIS - AFP / 27 août 2011 06h22 - L'intervention de la France en Libye est un investissement sur l'avenir, a estimé vendredi le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, dans un entretien au quotidien Aujourd'hui en France/Le Parisien.

Quand on m'interroge sur le coût de l'opération - le ministère de la Défense parle de 1 million d'euros par jour - je fais remarquer que c'est aussi un investissement sur l'avenir, a-t-il déclaré.

Selon lui, les ressources du pays ont été confisquées par Kadhafi qui a accumulé les stocks d'or. Cet argent doit servir au développement de la Libye. Une Libye prospère sera un facteur d'équilibre pour la région, a affirmé Alain Juppé.

Interrogé sur les origines de l'intervention de la France dans le conflit, le ministre des Affaires étrangères a reconnu qu'on nous a reproché du retard à l'allumage lorsque que se sont déclarées les manifestations du Printemps arabe.

Il est vrai que, pendant longtemps, nous nous sommes un peu laissé intoxiquer par ceux qui disaient que les régimes autoritaires sont le meilleur rempart contre l'extrémisme, a-t-il avoué.

C'est fini, a-t-il ajouté. Notre ligne, qui a déjà prévalu en Côte d'Ivoire, c'est de privilégier les aspirations des peuples et la protection des populations civiles, a rappelé Alain Juppé.

Pour le chef de la diplomatie française, la victoire des rebelles ne sera acquise que lorsque toute menace de violence contre les populations civiles aura été écartée et lorsque Kadhafi aura été neutralisé.

L'Otan ne doit pas baisser la garde, a-t-il prévenu.

A la question pourquoi cette nouvelle doctrine ne s'applique-elle pas à la Syrie, le ministre a répondu : Mais elle s'applique intégralement à la Syrie !

La France a dit la première que Bachar al-Assad devait quitter le pouvoir, a-t-il souligné. Pour lui, elle est à la pointe de la mobilisation internationale pour faire pression sur le régime par des sanctions politiques et financières.

Alain Juppé a cependant concédé que l'intervention militaire n'est évidemment pas envisageable aujourd'hui, car il faut tenir compte de la situation régionale et internationale du dossier syrien.

La première différence, c'est qu'il n'y a pas de mandat international, a-t-il expliqué. Nous n'allons pas, sous notre propre responsabilité, nous lancer dans une opération militaire ! s'est-il exclamé.

La Russie, mais aussi la Chine, le Brésil ou l'Inde s'y opposent, a également confirmé le ministre français des Affaires étrangères.


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La fin de l’ère Kadhafi : vers la démocratie en Libye ?

 

 Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 19:58

 

La tempête continue de souffler pour les dictateurs arabes. Après les chutes de Ben Ali et Moubarak, Mouammar Kadhafi, le « frère guide » n’est plus le maître de Tripoli. Bien que ce dernier soit toujours en fuite, il garde cependant toujours une certaine capacité de nuisance dans ce conflit qui aurait déjà fait plus de 20000 morts. Après 42 ans de règne sans partage marqué par l’inconsistance et la folie, une nouvelle ère s’ouvre désormais pour le peuple libyen. Alors que les européens se positionnent déjà en vue de la reconstruction du pays et de l’exploitation des hydrocarbures, On peut se questionner sur la possibilité de voir un jour une Libye démocratique.


 Le Conseil National de Transition (CNT), installé désormais à Tripoli, a été reconnu à ce jour par près de 60 pays comme le gouvernement légitime de la Libye, dont le Tchad et le Burkina Faso – pays soupçonnés d’avoir fourni des mercenaires à Kadhafi dès le début de la rébellion – et l’Union Africaine s’apprête à le faire aujourd’hui.

  


On sait peu de choses du CNT. Son chef, Moustapha Abdeljalil, a été un juge qui avait pour habitude de rendre des jugements allant à l’encontre de l’avis émis par le régime. En tant que président de la cour d’appel de Tripoli, il a confirmé par deux fois la peine de mort des infirmières bulgares. En 2007, Abdeljalil est nommé ministre de la justice. En août 2010, une représentante de Human Rights Watch loue le fait qu’Abdeljalil ait « très bien pris position » contre les arrestations arbitraires et les détentions prolongées sans procès. On peut espérer qu’il ne soit donc pas un simple opportuniste.


Alors que le chef du CNT semble donc intègre, on apprenait par le journal Libération que Abdelhakim Belhaj, l’un des chefs militaires rebelles, aujourd’hui gouverneur militaire de Tripoli, serait un djihadiste proche d’Al Qaîda bien connu des services secrets américains. Il est donc difficile aujourd’hui de savoir si le CNT a des intentions louables, comme Abdeljalil l’écrivait au journal français Le Monde en avril 2011:


 « Nous avons constitué des comités locaux, puis un Conseil national de transition, pour conduire à son terme notre lutte sans retour, faire naître une première démocratie et administrer notre pays exsangue en attendant le jour où toutes les femmes et tous les hommes de Libye pourraient, débarrassés de Kadhafi et de sa famille, s’exprimer enfin au grand jour à travers des élections générales, transparentes et libres. »


 Mais Ces promesses se transformeront elles en actes ? La Libye n’a aucune expérience de la démocratie, pas de presse indépendante, pas d’institutions bien établie – tout était dirgié par le Kadhafi pas de société civile et une tradition de tribalisme. Le chemin sera donc long et semé d’embûches.
 
Du côté Européen, la course aux contrats de reconstructions à déjà commencée comme prévu. Aide militaire ou financière, les européens et les américains ne comptent pas déserter le territoire libyen, et cherchent à se positionner de façon stratégique en vue d’obtenir les faveurs de la « Libye de demain ».


Avant la chute du « guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste », la Libye produisait 1,6 million de barils de pétrole par jour (2% de la production mondiale) et ses réserves sont estimées à 43 milliard de barils. Le pays était le 17e producteur de pétrole dans le monde et troisième en Afrique. Le pétrole représentait plus de 95% des exportations du pays, dont 85% à destination de l’Europe.


Moustapha Abdeljalil, a déjà auparavant promis de récompenser, lors de la reconstruction du pays, les États ayant aidé la Libye « en fonction du soutien » qu’ils ont apporté aux insurgés. Les entreprises pétrolières françaises et britanniques semblent donc les mieux placées. L’Italie, qui s’est montrée plus reticente à participer à la coalition de l’OTAN risque de perdre la place prédominante qu’elle avait avant le déclenchement de la rébellion.

 

Source: http://www.spsrasd.info/fr/content/la-fin-de-l%E2%80%99%C3%A8re-kadhafi-vers-la-d%C3%A9mocratie-en-libye

 

 

 

 

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 22:37

 

 

 

 

 

 

Ngouandjika.jpg 

 

 

Maléyombo

 

 

Bangui, 27 août (C.A.P) - Selon des informations de sources dignes de foi, Bozizé a signé deux dits « muets », c’est-à-dire non diffusés sur les antennes de Radio Centrafrique, aux termes desquels Fidèle NGOUANDJIKA est relevé de ses fonctions de porte-parole du gouvernement et levant ses immunités de ministre pour qu’il se tienne à la disposition de la justice. C’est la conclusion à laquelle est arrivé Bozizé après la lecture du pré-rapport de l’audit sur sa gestion des télécommunications qui a débouché sur une enquête  judiciaire.

Toujours d’après nos informations émanant d’une source qui a pu jeter un coup d’œil sur le rapport, le montant des détournements donnerait le tournis et aussi bien pour Fidèle NGOUANDJIKA, devenu entre-temps un vendeur super grossiste des pagnes super wax dans Bangui, que pour son successeur immédiat à la tête du département des télécommunications et non moins membre du « gang du Darfour », la semaine qui commence va sans doute être décisive.

Un incident assez cocasse donne la mesure du psychodrame qui se joue actuellement. Selon nos informations en effet, l’audition judiciaire de Thierry MALEYOMBO doit se dérouler à son domicile étant donné qu’il est une personnalité. Mais lorsque les gendarmes de la Section Recherche et Investigation (SRI) se sont pointés il y a quelques jours chez l’ancien ministre, celui-ci a cru qu’ils venaient l’arrêter et s’était tout simplement planqué quelque part dans sa maison et avait téléphoné à Francis BOZIZE lequel s’assurera auprès du responsable de la SRI qui va lui expliquer que c’était simplement pour interroger MALEYOMBO que les gendarmes se sont rendus à son domicile.

 

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