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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 03:29

 

 

 

 

Paris, France  22avr2013 (PANA) – L’ancien doyen de la Faculté de médecine de Bangui, le professeur Raymond Max Siopathis, a dressé lundi à Paris un vif réquisitoire contre la gouvernance en Centrafrique et accusé la classe politique d’avoir failli à sa mission de servir les intérêts du peuple centrafricain.


"Je ne pense pas que l’instabilité en Centrafrique soit une fatalité. Le problème de mon pays, la Centrafrique, est une question d’hommes. Un problème d’hommes avec un égo porté vers leurs seuls intérêts ; c’est un problème de conscience et d’éthique politiques", a-t-il martelé dans un entretien accordé à la PANA.


Après dix années au pouvoir, le président centrafricain François Bozizé a été chassé du palais présidentiel en mars dernier par une coalition rebelle dite "Séléka" (changement en langue nationale sango).


"Le changement de régime à Bangui était désiré de tous. Les Centrafricains n’en pouvaient plus d’être confrontés à la pauvreté, à l’insécurité à la maladie. Séléka est donc venue répondre à ce désir de changement", a expliqué l’ancien doyen, qui exerce désormais comme professeur de pédiatrie dans une structure hospitalo-universitaire du 19ème arrondissement de Paris.


Le professeur Siopathis, qui dirige par ailleurs le Rassemblement démocratique du peuple centrafricain (RDC), a dénoncé le décalage entre les richesses nationales de son pays et la misère dans laquelle végètent ses compatriotes.


"Le paradoxe centrafricain, c’est celui d’un pays avec d’énormes richesses dans son sous-sol mais dont les quelque  cinq millions d’habitants vivent dans une misère extrême. Nous devons en sortir parce que les Centrafricains veulent la paix, la sécurité, ils veulent manger à leur faim ", a estimé l’ancien doyen de la Faculté de médecine de Bangui,  contraint à l'exil en 1997.


Il s’est en outre montré relativement prudent sur les chances de succès de la transition en cours en Centrafrique, soulignant que de nombreux cadres de la Séléka actuellement aux commandes de l’Etat n’ont pas l’expérience du pouvoir.


"En sango, Séléka veut dire engagement. Pour moi, les animateurs de la Séléka ont pris l’engagement de se mettre ensemble pour faire partir le président Bozizé du pouvoir.  A présent, le défi pour eux, c’est de donner l’espérance aux Centrafricains ; ils doivent assurer le redémarrage du pays dans de bonnes conditions", a ajouté M. Siopathis.


Pour lui, tous les Centrafricains doivent, à leur manière, apporter leur concours pour que le pays reparte sur de nouvelles bases après les expériences de gouvernances erratiques sous les régimes des anciens présidents feu Ange-Félix Patassé et François Bozizé.


"La Centrafrique travers une période difficile ; elle n’en est pas sortie malgré l’éviction du président Bozizé du pouvoir. J’estime que chaque Centrafricain a le devoir d’apporter sa contribution à l’ouverture d’un nouveau chapitre de la vie politique du pays. En ce qui me concerne, je n’hésiterai pas à me mettre au service du pays", a soutenu le président de RDC.

"Le moment est venu de mettre définitivement fin à ce mal qui veut qu’une poignée d’hommes se serve sur la terre centrafricaine alors que la majorité croupit sous la maladie, la faim, l’insécurité et la pauvreté", a-t-il encore dit.


Selon la feuille de route définie à Libreville, la capitale gabonaise, des élections générales (présidentielle et législatives) seront  organisées à la fin de la transition.


Les autorités de transition devront d’ici là relever le défi de l’insécurité à Bangui et dans les principales villes du pays toujours en proie à des pillages et à des exactions.

Un universitaire dresse un état des lieux catastrophique de la gouvernance en Centrafrique

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 03:22

 

 

 

 


LIBREVILLE AFP / 25 avril 2013 20h50- L'insécurité en Centrafrique, un mois après la prise du pouvoir par la coalition rebelle Séléka, a favorisé le braconnage des éléphants dans le sud-ouest du pays, selon le World Wildlife Fund (WWF).


L'instabilité politique qui affecte l'ensemble du pays a aggravé la situation (...) le braconnage des éléphants est en augmentation dans le sud-ouest de la Centrafrique, a affirmé mardi à l'AFP Bas Huijbregts, le chef de la campagne WWF contre le braconnage en Afrique centrale.

Dans cette région frontalière du Cameroun et du Congo Brazzaville, la réserve forestière Dzanga-Sangha, classée au patrimoine mondial de l'Unesco en 2012, abrite une forte concentration de pachydermes selon M. Huijbregts, joint au téléphone depuis Libreville.

Mais depuis la chute du président Bozizé le 24 mars, la situation en Centrafrique s'est considérablement dégradée ces dernières semaines, et les locaux du WWF à Bayanga, ville située aux abords de la réserve, ont été pillés à plusieurs reprises par des groupes qui se disent du Séléka, a-t-il affirmé.


C'était trop dangereux (...) Nous avons décidé de sursoir nos activités et d'évacuer notre personnel, a expliqué le représentant de l'ONG, présente à Dzanga-Sangha depuis plus de 30 ans.

A Bayanga, il n'y a plus d'autorités locales, plus de gouvernance et la viande d'éléphant circule désormais librement, a-t-il ajouté.


Nous ne pouvons pas dire combien d'éléphants ont été abattus, mais les éco-gardes sont submergés par la situation (...) ils sont très peu nombreux et essayent de sécuriser les sites clés.

La réserve, où l'ONG Wildlife Conservation Society (WCS) a dénombré quelque plus de 1.000 individus l'an dernier, est l'un des derniers sanctuaires d'éléphants en Centrafrique, qui ont quasiment été exterminés dans le nord et l'est, selon M. Huijbregts.


Nous avons peur que les braconniers de la région profitent de l'insécurité pour converger vers Dzanga-Sangha, a-t-il affirmé.


Selon une étude du WCS parue en mars, plus de 60% des éléphants de forêt d'Afrique ont disparu en l'espace de dix ans à cause du braconnage, qui pourrait mener à l'extinction totale de l'espèce d'ici 2025.


Il faut arrêter ce massacre qui sert au commerce d'ivoire sur le marché noir asiatique, où sa valeur a fortement augmenté ces dernières années, selon M. Huijbregts.



(©)

Centrafrique: le braconnage des éléphants favorisé par l'insécurité

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 02:51

 

 

 





« Les corps des filles en lambeaux sont transportés vers la maison de leur papa. La gorge serrée, je reprends la direction de chez moi. A distance, je vois des militaires enturbannés à un carrefour. Prétextant faire un contrôle des engins, ils arrachent sans gêne les biens des autres... Je comprends par la suite qu'ils ne savent ni lire, ni 
écrire. Ils ne savent pas non plus tenir le papier. »


Ce passage, tiré de La Guerre de N'Djamena, Tchad, 1979-2006 , un livre à la fois autobiographique et historique de l'écrivain tchadien Oumar NADJI publié en 2009, mêmesi le théâtre de ces événements est le TCHAD, jette une lumière éclatante sur la prise du pouvoir à BANGUI par les éléments de la SELEKA et les actions qui s'en suivront. 

Loin de prendre parti pour un camp ou pour l'autre, à savoir le pouvoir déchu de BOZIZE et la nouvelle équipe au pouvoir à BANGUI, nous écrivons cet article pour montrer, à partir d'un simple passage, la réalité de ce que vit le peuple CENTRAFRICAIN aujourd'hui, surtout après le coup de force de la SELEKA. Cela, pour montrer que si la SELEKA voulait chasser BOZIZE du pouvoir, il l'a déjà fait. Mais que des exactions continuent à jeter leur voile de sauvagerie et de brutalité animales sur l'innocent peuple de CENTRAFRIQUE, est une suite d'actions qui ne peuvent se justifier en aucune manière. Le peu qui est dit à travers l'extrait de La Guerre de N'Djamena, Tchad, 1979-2006 est l'illustration de ce que subit le peuple CENTRAFRICAIN aujourd'hui, à la différence que ces exactions sont en grandeur-nature sur le terrain, car personne n'est épargné en 
province.

BOGANDA ne s'était pas trompé quand il voulait unir le peuple aéfien. Il avait vu loin, plus loin que ses contemporains. Sa vision était celle qui évitait à ce peuple de connaître les misères de la solitude, de la faiblesse générale. Combien de fois se retournerait-il dans sa tombe de savoir que des fils de l'A.E.F. qu'il avait connue et qu'il voulait réunifier, acceptent aujourd'hui de prendre les armes pour dépouiller, de leurs biens, leurs propres frères tout simplement à cause d'une certaine idée cachée derrière la conquête du pouvoir ? Combien de fois se retournerait-il dans sa tombe de savoir que la chicote d'hier s'est transformée aujourd'hui en kalachnikov, pour faciliter les pillages, les tueries, les viols d'enfants et de femmes innocentes ? Ces femmes qui ne sont rien d'autre que nos cousines, nos filles, nos sœurs, nos mères et nos épouses ?

Les leaders d'AFRIQUE CENTRALE devraient bien se pencher sur ce qui arrive dans leur 
sous-région pour ne pas cautionner de tels comportements et les sanctionner avec la plus 
ferme vigueur. Ce qui arrive en CENTRAFRIQUE est arrivé au TCHAD, arrivera peut-être au CONGO, au GABON ou en GUINEE EQUATORIALE, ce que nous ne souhaitons pas. Les dirigeants d'AFRIQUE CENTRALE doivent tout mettre en œuvre pour instaurer une politique nouvelle, où il ne sera plus question de soutenir un « collègue » parce qu'il est PRESIDENT, en dépit de toutes les extravagances dont il peut faire preuve. Cela en va de leur propre honneur, de l'honneur même de leurs populations, de l'honneur même de la sous-région toute entière et des INSTITUTIONS que cette sous- région abrite et qui l'organisent.

Au moment où ces pays venaient de tourner la page de leur cinquantaine d'années d'indépendance, il serait honorable qu'une autre politique se mette en place, qui se démarque nettement de ce qui avait été fait pendant les cinquante premières années,pour ouvrir la voie à un système de développement réel qui inclurait la participation de tout le monde, pour un bien-être véritable des populations concernées. 


Il faut mettre un terme aux politiques à base de manœuvres intéressées, qui nuisent à la majorité. Les institutions d'AFRIQUE CENTRALE ne pourront continuer à vivre que si le CENTRAFRIQUE respire, et respire convenablement, respire en étant un maillon indispensable à cette AFRIQUE CENTRALE.



Adolphe PAKOUA


Docteur en Études Nord-Américaines et des pays anglophones. Écrivain.

 

LA CEEAC ET LA CEMAC NE SE CONSTRUIRONT PAS SUR LES RUINES DU CENTRAFRIQUE par Adolphe Pakoua

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 02:40

 

 

 

 

 

 

Un mois jour pour jour-le 24 mars- après avoir défait (brisé) la résistance de l’armée loyaliste représentée à l’époque par l’armée centrafricaine ou ce qu’il en restait et le corps expéditionnaire sud-africain dépêché à la rescousse du gouvernement centrafricain en vertu d’accords de coopération militaire, les éléments armés de l’ancienne coalition rebelle de la Séléka faisaient leur entrée triomphale dans la ville de Bangui, suscitant les vivats d’une partie non négligeable de la population et sonnant ainsi définitivement le glas du pouvoir « légal » mais pas moins clanique, népotique et autoritaire du Général-président qui a, entretemps, achevé d’agacer et fini par être lâché par ses pairs de l’Afrique centrale en raison de son obstination, dit-on, et subsidiairement faiseurs de roi au moment de sa prise du pouvoir inaugurée par « l’ère de la libération du 03 mars 2003 » et principaux soutiens durant ses dix années de règne .

 

Comme tout changement, après un exercice décennal d’un pouvoir sans partage, cette victoire opérée par la force des armes a plutôt été diversement appréciée par les segments de notre société ; les uns euphoriques et convaincus que cette alternance militaire pourrait apporter un mieux-être dans leur vie ; les autres favorables au régime défunt regrettant de perdre ainsi brutalement les leviers du pouvoir avec son corollaire de lucratifs avantages matériels, de contrôle des ressources publiques et de prébendes.

 

Ainsi, vont malheureusement les vicissitudes de la vie politique sous les tropiques et notamment en RCA.

 

Ce changement, du moins pour l’instant- loin de garantir le bonheur tant rêvé- est venu accroître la misère déjà indescriptible et le désarroi du peuple centrafricain. C’est le moins que l’on puisse dire.

 

Depuis cette date mémorable du 24 mars 2013 à ce jour, les populations centrafricaines sont soumises à un phénomène de pillage d’anthologie et aux violences de toutes sortes. Même si, depuis, leur intensité tend à s’amenuiser.

 

On parle même aujourd’hui de cas d’assassinats et de viols massifs sur la personne de nos filles et de nos femmes.

 

Ce qui est d’une extrême gravité.

 

Si tel est le cas- ce qui semble se confirmer selon divers témoignages recueillis- des mesures urgentes doivent être impérativement prises pour faire cesser ces violences inqualifiables et leur réserver, le cas échéant, les conséquences judiciaires qui s’imposent.

Car, de tels faits ne peuvent être tolérables sous aucun prétexte.

 

Il ne saurait y avoir, en l’état actuel des choses, une justice des vainqueurs et une justice des vaincus.

 

L’Etat doit être rétabli dans ses fonctions régaliennes de l’Etat de droit dans un régime dit libéral au sens politique du terme.

 

Une chose est de prendre le pouvoir par les armes ; une autre est de savoir le gérer au nom de l’impératif d’intérêt général et de l’égalité de tous les citoyens devant la loi.

Nul ne peut se faire justice à soi-même. Faute de quoi, l’on assistera à la loi de la jungle dans un Etat voyou. Je ne souhaite pas ce sort à mon pays d’autant plus qu’il est déjà très exsangue.

 

L’Etat ne peut, ne doit continuer à consacrer l’impunité à une catégorie de citoyens privilégiés au détriment des autres.

 

On juge le maçon au pied du mur, dit-on.

 

C’est le lieu de demander instamment aux autorités en place de prendre toutes les dispositions qui s’imposent et nécessitées par les circonstances exceptionnelles pour pacifier le pays.

 

C’est aussi, à juste titre, que nous saluons la dernière décision prise lors du sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) tenu à N’djamena de porter à plus de 2000 hommes, et ce au-delà de toute espérance, le contingent multinational africain (la FOMAC) déjà présent sur notre sol afin d’aider à la sécurisation du pays non seulement à Bangui mais également à l’intérieur de nos frontières.

 

Il faut rappeler que les populations de l’intérieur n’échappent pas aux affres des violences en cours sur l’ensemble du territoire.

 

C’est aussi l’occasion de réitérer solennellement notre demande à la France, en sa qualité d’ancienne puissance tutélaire de la RCA, notre partenaire privilégié et de toujours d’aider nos forces de défense et de sécurité à ramener l’ordre et la paix sur l’étendue du territoire national.

 

La France en a les moyens ; elle en a l’expertise ; elle a les capacités opérationnelles d’intervention afin de faire face à la situation très préoccupante que vivent stoïquement nos populations.

La vie humaine n’a pas de prix et la nécessité de préserver les vies humaines passe avant toute exigence d’impératifs de considérations d’ordre démocratique. Je veux, ici, faire allusion aux derniers propos du ministre français des affaires étrangères interpelé sur le sujet et qui exige, au préalable, la mise en place d’autorités légitimes.

 

Certes, les institutions centrafricaines actuelles ne répondent pas aux standards et critères démocratiques internationaux. N’empêche, la France ne doit abandonner le peuple centrafricain au milieu du gué.

 

Quand la maison de ton voisin brûle, tu l’aides à éteindre le feu avant de t’interroger sur les causes et les circonstances de la survenue du sinistre ou avant de chercher à savoir si l’incendie résulte de son propre fait.

C’est en période de difficulté, que l’on reconnaît ses vrais amis.

 

Si, au nom de l’enjeu de lutte contre le terrorisme international, la France, La Grande France est intervenue immédiatement et comme un seul Homme pour porter secours au pays frère du Mali et le sauver de ce péril menaçant à la demande des autorités maliennes issues tout autant d’un coup de force, cette même grande France que nous aimons doit, sans sourciller, agir pour préserver la paix et surtout les vies humaines en RCA.

 

Nous demandons à la France de renoncer à pratiquer la doctrine du deux poids deux mesures en s’investissant dans la résolution de la crise centrafricaine pour protéger les populations afin de ne pas être taxée demain de non-assistance à peuple en danger.

 

La France pourrait, par exemple, agir dans le cadre d’une résolution du conseil de sécurité des Nations Unies en vertu du chapitre 7 de la charte des Nations Unies qui impose, au besoin, le recours à la force.

 

Dans ce cas, elle interviendrait comme une force d’imposition de la paix.

 

Au nom du concept internationaliste du devoir d’ingérence humanitaire, la France doit agir pour arrêter la casse.

 

Un véritable drame humain et une catastrophe humanitaire sont entrain de se dérouler en RCA faisant inopportunément et malencontreusement fuir, pour des raisons d’insécurité, les ONG humanitaire dont la mission principale est justement d’assister les populations démunies en temps de conflit.

 

La RCA est, aujourd’hui, menacée de somalisation. Nul ne peut souhaiter un tel destin funeste à son pays ou à son voisin.

 

Cet appel à la solidarité et à l’ingérence militaire internationale ne saurait exonérer de leurs responsabilités nos propres autorités qui doivent être, dans ces circonstances, en première ligne dans ce combat contre l’insécurité et prendre leurs responsabilités mais toutes leurs responsabilités devant les Hommes et devant l’Histoire.

Le monde les regarde, l’Afrique les regarde, les peuples de Centrafrique les observent.

 

Dans cette perspective, le gouvernement du Premier ministre Nicolas Tiangaye doit, sans tarder, procéder à l’encasernement et surtout au désarmement des éléments incontrôlés de la Séléka et des autres miliciens de l’ancien régime qui continuent d’écumer les quartiers de Bangui commettant pillages systématiques et semant, au pasage, la désolation.

 

Le nouveau gouvernement serait bien avisé de prendre très au sérieux les récentes menaces proférées par la Procureure générale près la Cour pénale internationale (CPI), madame Fatoumata Bensouda d’ouvrir, le moment venu, une information judiciaire sur les exactions commises en Centrafrique sur les populations civiles.

Dixit les termes d’un communiqué publié par le bureau de la Procureure.

 

Sans paix, sans sécurité, rien de viable ne peut se faire en Centrafrique. Aucune activité économique ne peut être entreprise. Tout investisseur étranger, quelle que soit sa bonne volonté, serait très frileux quant à la destination Centrafrique alors que tout est à faire chez nous. Et, que nos populations sont dans le dénuement le plus complet.

 

Le défi sécuritaire relevé, la RCA peut alors se consacrer à ses énormes tâches de développement, ci-devant le cœur de toute politique crédible et marquée du sceau de la dignité et de la responsabilité.

 

Le service de l’Etat est exercé pour satisfaire les besoins vitaux de l’humanité. Et, en la matière, les défis sont colossaux, voire titanesques en RCA. Mais quand on veut, on peut.

 

Du coup, les problèmes sécuritaires que connaît aujourd’hui la RCA bloque le fonctionnement de ses administrations. Pas d’école. Les activités tournent au ralenti en attendant-espérons le- des lendemains meilleurs.

 

En rédigeant ces lignes, j’ai présent à l’esprit les paris à tenir dans les domaines très variés de l’éducation, de la santé, de la culture, du civisme, des infrastructures (routes, ponts, aéroport, aménagement du territoire, urbanisme, habitat social, logement, télécommunications), des services de base (eau, électricité), des ressources minières, de l’agriculture et de l’élevage, de l’assainissement et du redressement des services financiers de l’Etat (impôts, douanes, trésor), de la justice et, bien sûr, dans le domaine du chantier phare de la restructuration du secteur de la sécurité (police, gendarmerie et forces armées), objet de cette étude.

 

Autant de thèmes qui intéressent la vie et l’avenir de notre nation et auxquels j’ai déjà consacré une analyse en présentant les aspects protéiformes des reformes structurelles à mettre urgemment en œuvre.

 

Que Dieu Eternel des Armées n’oublie pas la RCA.

 

 

 

                                                                                    Wilfried Willy ROOSALEM  

Le défi sécuritaire sans précédent des nouveaux maîtres de Bangui par Wilfried Willy ROOSALEM

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 02:37

 

 

 

APPEL A TEMOIN

 

 

 

L’équipe de lutte contre l’impunité en République Centrafricaine de l’association HUMANIPLUS, informe qu’elle a déposée plainte à la Cour Pénale Internationale, pour les crimes et les exactions que BOZIZE et ses proches se sont  rendus coupables. Par conséquent, elle invite toute personne victime ou témoin de ces crimes et exactions de se manifester le plus rapidement possible. Cette annonce s’adresse également à toute personne qui détient des documents  concernant les faits imputables au suspect et ses complices, notamment : des Photos, des courriers, des coupures de presse, des copies des plaintes,  ou des enregistrements  audio et vidéo

 

Cette  plainte qui couvre la période du 24 octobre 2002 au 24 mars 2013 doit être accompagnée d’un dossier solide. Sa recevabilité par la chambre préliminaire de la Cour Pénale Internationale en dépend.

 

Toute personne désirant communiquer toute information capitale pour cette noble  action,   est invitée à  s’identifier et à prendre rapidement contact  avec  le coordonnateur de l’équipe, et le président de l’association,  à l’adresse suivante :

 

Adresse de l’association : 17, Rue d’Ormesson – 93800 Epinay sur seine

 

 

Adresse mail de l’association : humaniplus@yahoo.fr

 

Numéros de téléphone : 0676275582 / 0698763336

Coordonnateur : 0663452501

 

                       Fait à Epinay sur seine, le 22 Avril 2013

 

 

 

                                                     Le Président 

 

 

 

                                         M. Octave NGAKOUTOU YAPENDE

BOZIZE à la CPI : Appel à témoins

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 02:33

 

Dar Es Salaam le 25 Avril 2013

 

 

PETITION DE L’ASSOCIATION DES CENTRAFRICAINS RESIDANT EN TANZANIE ET EN AFRIQUE DE L’EST (ACARCT),  POUR LA PROTECTION DES POPULATIONS CIVILES, L'ENVOI D’AIDES HUMANITAIRES, AINSI QUE POUR UNE INTERVENTION DES FORCES AFRICAINES ET FRANCAISES, SOUS MANDAT DES NATIONS UNIES, EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE,

 

Nous, membres de l’Association des Centrafricains Résidant en Tanzanie et en Afrique de l’Est (ACARCT), avions suivi le changement de régime dans notre pays la Centrafrique avec l’arrivée au pouvoir, par force, du Chef de la Coalition SELEKA (Alliance), Monsieur Michel DJOTODIA, le 24 Mars 2013.

 

En  Cinquante Trois ans (53) d’Indépendance, Notre Pays, la République Centrafricaine, a connu Sept (07) Présidents, Six (06) coups d’Etat et Une (01) seule élection démocratique et transparente, sous le régime de Feu le Président André KOLINGBA en 1993, qui a vu l’accession à la Magistrature Suprême de Feu le Président Ange Félix PATASSE.

 

Mais une instabilité chronique s’est installée dans cette ancienne colonie française. Avec la Prise de Pouvoir par la Coalition de la SELEKA, l’ACARCT constate, avec désolation, un accroissement des actes de pillages, des exactions en tous genres, des viols et des tueries à l'encontre du peuple centrafricain.

 

L’ACARCT ne souhaite plus que des centrafricains s'opposent les uns aux autres pour des motifs politiques, tribaux, confessionnels ou autres. Aussi, elle condamne, avec la dernière rigueur, tous les comportements irresponsables et criminels de toutes ces personnes, quels que soient leurs bords, et qui commettent de tels actes de violences. Elles répondront, en temps opportun, devant le Peuple centrafricain, de tous ces actes de barbarie.

 

La démarche de l’ACARCT aujourd’hui ne s’inscrit que dans une logique de PAIX ! Elle ne veut et ne souhaite que la PAIX en République Centrafricaine.

 

Par ailleurs, elle souhaite que les Droits des Centrafricaines et Centrafricains, ainsi que ceux de tous ceux qui nous font l’amitié de vivre en République Centrafricaine soient respectés !

 

Elle appelle, enfin, à un rapide retour à l’Ordre Constitutionnel.

 

Des risques évidents de génocide pèsent sur la République Centrafricaine, avec la prolifération de ces Groupes Rebellions armés qui sillonnent le pays. L’insécurité est totale et persistante, car les Forces de Police et de Gendarmerie Nationales sont inopérantes.

 

Faille t-il le rappeler ? La République Centrafricaine, avec cette situation sécuritaire très volatile, est le ‘‘ventre mou’’ du système sécuritaire en Afrique Centrale. Sa déstabilisation provoquera inéluctablement un ‘‘effet domino’’ dans toute la sous-région et engendrerait, par voie de conséquence, une déstabilisation d’une bonne partie de cette Afrique qui n’a que trop souffert.

 

L’ACARCT ne souhaite donc pas une ‘‘somalisation’’ de la République Centrafricaine.

A ce jour, les populations ne peuvent même plus accéder à des Droits et Libertés les plus élémentaires, à savoir :

  • S’exprimer,
  • Se vêtir,
  • Se soigner,
  • Se loger,
  • Se nourrir,
  • S’instruire,
  • Se déplacer, pour ne citer que celles là !
  •  

Elles ne peuvent même pas espérer ni rêver d’un avenir meilleur, pour elles mêmes, ni pour les générations futures.

 

Aussi, un nombre inconsidéré de ces populations sont des personnes déplacées ou refugiées dans des pays frères, par crainte des actes de sauvageries primaires que commettent ces éléments incontrôlés. Ces compatriotes, en situation de détresse, meurent de faim, maladie ou, tout simplement, par manque d’assistance humanitaire, de la part de Communauté Internationale.

 

A cet effet, l’ACARCT ;

 

  1. Exprime toute sa Gratitude et sa Reconnaissance à la Communauté Economique  des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), en particulier, à Son Président en exercice, Son Excellence Monsieur Idriss DEBY ITNO, pour tous les appuis fraternels, spontanés et durables, qu’ils n’ont de cesse d’apporter à la stabilité de la République Centrafricaine.

 

  1. Exprime également toute sa Gratitude et sa Reconnaissance à Son Excellence Monsieur Dénis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo, et Médiateur de la crise en République Centrafricaine, qui ne ménage aucun effort, pour que le Peuple Centrafricain puisse vivre, en Paix, à l’intérieur de ses frontières nationales.

 

  1. Lance un appel à la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est (E.A.C), à l’Union  Africaine et à la Communauté Internationale pour une intervention rapide en République Centrafricaine, sous mandat onusien, dans le but de protéger les populations civiles et d’apporter une assistance humanitaire aux personnes âgées et vulnérables, malades, handicapées, aux enfants et  femmes. Elle est persuadée de ce que l’Afrique ne peut pas se développer sans une forte Solidarité entre les Africains eux mêmes.

 

  1. Souhaite qu’une aide humanitaire urgente soit apportée aux Populations centrafricaines qui manquent de TOUT : les commerces ont été saccagés ; les hôpitaux, déjà en manque de personnel et d’équipements, sont saturés ; les Institutions Financières et Bancaires fonctionnent au ralenti ou sont fermées. Autrement dit, toutes les structures nécessaires au quotidien du Peuple centrafricain ne sont guère fonctionnelles.

 

 

  1. Invite tous les pays d’Afrique à donner des preuves de la légendaire Solidarité Africaine envers le Peuple centrafricain meurtri, qui n’aspire qu’à une Paix durable à l’intérieur de ses frontières, au lieu de tout attendre de l’Europe ou d’autres continents.

 

  1. Interpelle l’Union Africaine à peser de  tout son poids politique dans la gestion de la crise centrafricaine afin d’éradiquer définitivement la prise de Pouvoir par la force et l’enrôlement d’enfants soldats.

 

 

 

RECOMANDATIONS AU GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE

  •  

 

  1. Prend acte de l’élection, par acclamation du Président Michel DJOTODIA comme ‘‘Président de Transition de la République’’ et lui réitère tout son soutien, ainsi que ses vœux de réussite, dans cette Noble et Délicate Mission ;

 

  1. Recommande que le Conseil National de Transition accorde une place prépondérante aux rôles que peuvent jouer les Femmes centrafricaines ainsi que les Centrafricains de la Diaspora, dans leur entièreté, dans la gestion de la problématique de la crise en République Centrafricaine : Le choix que l’ACARCT a porté sur la personne de Madame Marie Noëlle KOYARA procède de cette logique (Présidente du conseil National de Transition); pour une équilibre dans le concept genre.

 

 

  1. Demande au Peuple centrafricain ainsi qu’aux Centrafricains de l’Etranger et de la Diaspora, de saisir l’opportunité qu’offre la crise actuelle, pour jeter les fondements d’une profonde Refondation de la République Centrafricaine ;

 

  1. Sollicite des Autorités actuelles, l’Organisation d’une Conférence Nationale Inclusive, destinée à jeter les bases de cette nécessaire Refondation, que les véritables Patriotes centrafricains appellent de tous leurs vœux.

 

 

  1. Demande la mise en place d’un Organe statutaire, destiné à rassembler tous les Centrafricains de l’Etranger et de la Diaspora : L’Assemblée Générale Constitutive y relative se tiendrait à BANGUI et serait supervisée par le Ministère des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger.

Que Dieu Bénisse la République Centrafricaine.

 

  • PAYS MEMBRES DE LA COMMUNAUTE DES ETATS DE L’AFRIQUE DE L’EST.
  • AMBASSADE DE FRANCE EN REPUBLIQUE UNIE DE TANZANIE.
  • LARGE DIFFUSION.

 

 

 

Le Président de l’ACARCT

 

 

 

Eddy KPAREKOUTI

 
 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 13:52

 

 

 

 

 

Kinshasa, 24/04/2013 - Le nombre des ressortissants de Centrafrique fuyant les troubles dans leur pays et accueillis dans les provinces Orientale et de l’Equateur en RDC a été évalué à la date du 15 avril dernier à un total de 33.127 réfugiés que le pays hôte et le HCR sont appelés à secourir.

 

Trente trois mille cent vingt sept (33.127) centrafricains ont été accueillis en refuge dans les provinces de l’Equateur et Orientale, en RDC, au 15 avril 2013, à la suite des troubles ayant entraîné la chute du régime de Bozizé, annonce mardi un communiqué du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à Kinshasa, parvenu à l’ACP.

 

De  ceux-ci, Vingt -sept mille cinquante un (27.051) vivent dans la province de l’Equateur, contre six mille soixante seize (6.076) dans la province Orientale, précise le document. Par ailleurs, s’agissant des réfugiés congolais, le HCR révèle que de 2004 au 31 mars 2013, trois cents trente trois mille neuf cents soixante dix neuf (333.979) sont revenus au pays. 

 

La province de l’Equateur en a accueillis cent vingt neuf mille huit cent vingt sept (129.827), suivie du Sud Kivu, du Katanga et du Nord Kivu avec, respectivement, quatre vingt un mille huit cent soixante onze (81.871), soixante seize mille cent cinquante (76.150)  et trente quatre mille six cent quatre vingt (34.680) personnes. En outre, neuf mille neuf cent dix neuf (9.919) personnes sont rentrées dans la province Orientale et mille cinq cent trente deux (1.532) dans la ville de Kinshasa.


ACP

Il est compté 33.127 Centrafricains accueillis dans les provinces Orientale et de l’Equateur au 15 avril

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 13:44

 

 

A nous, Centrafricains, qui manifestons le désir d’amorcer le développement de notre pays, s’impose donc la nécessité de chausser de nouvelles lunettes, de trouver des méthodes plus adaptées à une situation qui s’est fortement complexifiée.

 

La complexité croissante des sociétés humaines, leur interdépendance encore plus rapidement croissante, l’accumulation fantastique des connaissances scientifiques, l’évolution accélérée et souvent déroutante des techniques (bien peu d’experts avaient prévu le développement fulgurant de la micro-informatique et, plus récemment, celui d’Internet), augmentent encore les difficultés de la prévision. - Le problème est que, tous les jours, en dépit de l’imprévisibilité croissante, nous agissons tous, individuellement ou collectivement en fonction de l’avenir, en fonction de l’image que nous nous en faisons. Nous subissons certes des contraintes : -celle de l’environnement dans lequel nous sommes plongés et aussi celle de notre passé. Notre environnement, notre histoire personnelle et celle de la collectivité à laquelle nous appartenons pèsent, parfois lourdement, sur nos actes, mais ces contraintes étant prises en compte, ce sont ce que nous attendons de l’avenir qui nous pousse à agir aujourd’hui et qui façonne notre action. Certes, dans cette attente, nous donnons naturellement plus de poids à l’avenir à court et à moyen terme qu’au futur lointain. Qui ne pense pas à l’avenir de ses enfants, voire de ses petits-enfants ?

 

En République Centrafricaine, il nous faut lancer cette réflexion prospective sur l’avenir de notre pays, non pour prévoir l’avenir mais pour aider à construire un avenir qui réponde aux aspirations de notre peuple afin de préparer de meilleures décisions qui auront plus de chances de conduire au futur souhaité. C’est une réflexion difficile et le choix d’une méthode pour la guider est crucial.

 

En optant pour cette analyse prospective, nous ferons donc des choix, orientant ainsi l’avenir. Ces choix résultent d’une lecture de la réalité, telle que nous la voyons et, d’un compromis entre des lectures différentes. Ils comportent une part de subjectivité car une réflexion prospective ne saurait être entièrement objective.

 

Derrière les factures retenues, il y a des hommes, il y a des acteurs et l’avenir dépendra en grande partie de leur action. On ne peut concevoir une approche prospective sans prise en considération des hommes, des différentes catégories d’acteurs qui composent la communauté étudiée et son environnement. Cette prise en considération de la situation centrafricaine comporte deux aspects :

 

  • Le premier aspect est que l’avenir dépendra de ce que les hommes sont, de ce que l’histoire a fait de nous, non seulement l’histoire récente car ce que nous sommes aujourd’hui s’enracine dans un passé lointain.  Mon approche prospective considère que l’avenir dépendra, non seulement du capital matériel que nous avons accumulé et de nos savoirs, mais aussi de notre culture, de la façon dont nous avons organisé notre société et des relations que nous avons entretenues entre eux. Mon approche prospective s’appuie donc sur une analyse du passé et du présent.

 

  • Le second aspect est que la construction de notre avenir dépendra du projet que les facteurs forment, implicitement ou explicitement, de la vision de l’avenir à laquelle nous adhérons. Une approche prospective comporte donc aussi la prise en compte du  projet d’avenir des acteurs, et en l’occurrence ici c’est le « Projet de société que nous devons mettre en chantier afin d’amorcer les bases de notre développement à l’horizon 2025/2030».

 

Bien sûr, l’importance relative donnée au poids du passé et à la vision de l’avenir vont dépendre à la fois de l’un et de l’autre.

 

J’ajouterais un troisième aspect à prendre en considération, à savoir que nous sommes plongés dans un environnement, au sens plus large du terme, et qu’il existe des facteurs qui ne dépendent ni du passé de nous qui réfléchissons à notre avenir, ni de la vision que nous avons de cet avenir, mais des facteurs extérieurs que nous ne pouvons maîtriser. Ce sont des facteurs naturels (le climat, par exemple) ou des facteurs dépendant d’autres communautés humaines (la stratégies des producteurs concurrents ou la demande des consommateurs des produits exportés par exemple), voire de l’ensemble des certitudes irréductibles. Il faudra donc faire des hypothèses quand à leur évolution, voire attribuer une probabilité à différentes évolutions possibles et cela introduira généralement un élément supplémentaire de subjectivité dans notre réflexion prospective.

 

Dans mon approche, il existe un aspect anticipation qui consiste à défricher le champ des possibles, c’est à dire chercher non pas à répondre à la question : - Que sera l’avenir ? - mais chercher à répondre aux questions :

 

Que peut être l’avenir ?  - Qu’est-ce qui sera possible demain ?

 

J’ai aussi pris en compte un aspect préparation de l’action qui consiste à explorer dans le champ des possibles, de ce qui paraît souhaitable et de répondre aux questions :

 

Quel avenir voulons-nous bâtir ? - Et comment faire pour qu’un futur souhaitable et possible devienne réalité ?

 

A mon humble avis, la réunion de ces deux aspects est une condition nécessaire à l’utilité de la réflexion sur notre avenir. C’est déjà vrai pour les actions à court terme que nous entreprenons quotidiennement ; cela est certainement encore plus vrai lorsque nous envisageons les actions à long terme.

 

En ce début de nouveau millénaire, la République Centrafricaine se trouve dans une situation singulière. Suffisamment bien pourvue en ressources naturelles que d’autres pays en voie de développement en Afrique subsaharienne, mais handicapée par des facteurs qui tiennent à sa géographie et à son histoire, elle est restée largement à l’écart du développement que d’autres pays similaires ont connu au cours des dernières décennies. Notre population, et en particulier les jeunes générations, souhaitent accéder à une vie meilleure. Les modèles de développement proposés jusqu’à maintenant n’ont pas donné les résultats attendus. La voie, ou plutôt les voies suivies par les nouveaux pays industrialisés peuvent certes procurer des enseignements très utiles pour élaborer de futures stratégies, mais empruntés par d’autres peuples dans d’autres conditions et dans d’autres temps, elles ne constituent pas, à notre avis, des modèles reproductibles. - Aussi sommes-nous conscient qu’il n’y a pas de modèle à copier et que la République Centrafricaine doit chercher sa propre voie de développement.

 

Sans modèle à copier, comment une voie, avec des yeux habitués à être rivés sur le court terme, peut-elle émerger ? - Seule une réflexion collective peut faire un état des lieux et donner les lignes directrices ; - le dialogue national de 2003, le Dialogue Politique Inclusif de 2008 et les différents états généraux de l’administration nous ont permis de faire ce travail.

 

La présente réflexion sur le cas Centrafrique démontre qu’il est possible de donner aux exercices futurs la rigueur nécessaire pour dessiner une voie crédible vers un avenir meilleur dans un monde incertain, et donc d’éclairer les dirigeants, souvent en proie à d’innombrables problèmes à court terme, sur la stratégie à adopter pour emprunter cette voie.

 

J’ai opté pour l’analyse rétrospective comme point de départ car elle consiste à dresser un état des lieux (du système et de son environnement), puis à analyser les processus qui ont conduit à cet état. Comme la réflexion prospective a un caractère global, l’analyse rétrospective doit avoir le même caractère global et embrasser tous les aspects de la vie de notre communauté, aussi bien le milieu naturel dans lequel elle est plongée que les divers  aspects de la vie en société. Elle doit donc avoir recours aux apports des différentes sciences humaines : histoire, économie, sociologie, démographie, etc.., qui peuvent apporter un éclairage sur les processus qui ont été à l’œuvre.

 

L’analyse rétrospective va nous permettre de nous enfoncer profondément dans notre passé et de rechercher, dans ce lointain passé, des éléments explicatifs pertinents à la compréhension d’attitudes, de comportements, d’évènements qui informent notre vécu contemporain. S’agissant des études au niveau national, il recommande de pousser la recherche aux époques pré-coloniales et coloniales.

 

L’expérience a démontré que, faute de vision de l’avenir, la société centrafricaine n’a pas su tirer parti des circonstances favorables qui se sont présentées au cours de ces dernières décennies, circonstances dont d’autres sociétés du Sud qui, il y a seulement quelques dizaines d’années présentaient les mêmes handicaps, ont su profiter. – Nous ajouterons que lorsqu’une vision plus ou moins explicitée d’un avenir souhaitable a inspiré les politiques mises en œuvre, cette vision n’a concerné qu’une petite fraction de la société, celle proche du pouvoir en place, et que cette vision n’était pas nécessairement partagée par la majorité. Cela a été le cas des politiques de planification pratiquées dans les années 60, 70 et encore plus le cas des politiques d’ajustement structurel mises en œuvre plus récemment.

 

Il est à noter que, pour être utile à notre réflexion stratégique, notre scénario, sur un horizon de 20 à 25 ans, comporte deux aspects :

 

  • une image plausible du futur de notre communauté à une date déterminée ;
  • la description du cheminement qui conduit de la situation actuelle à l’image du futur, ce cheminement étant aussi important sinon plus que l’image future elle-même, car c’est lui qui est le garant du caractère plausible du futur et c’est au cours de ce cheminement qu’il nous sera possible d’agir pour réaliser un Projet National de société.

 

Dans cette lutte contre le sous-développement, il est de mon devoir de Moléngué ti kodro de prendre ma plume, mon micro, mon bâton de pèlerin et de faire comprendre au peuple tout entier que cette guerre ne peut-être gagnée en prenant une attitude statique comme nous le faisons depuis les années 1970. – Celui qui n’a plus l’initiative perd généralement ; - celui qui la conserve gagne habituellement. – En Centrafrique, cela fait des décennies que nous avons perdu l’initiative ; … voyez où nous en sommes aujourd’hui. – Le pilotage à vue et nos experts, hors hiérarchie de l’intérêt personnel, nous ont mis dans le ‘’Pourôu’’ !.....Excusez moi d’être aussi direct. – Nous nous sommes laissés enfoncer, doucement mais sûrement,  dedans jusqu’à la poitrine, même le menton est impacté ; l’indigestion, l’asphyxie et la mort lente dans la souffrance ne sont pas loin ; seuls nos bras et notre tête sont encore à l’air libre. - Alors retroussons nos manches, agrippons nous à l’espoir possible d’un mieux vivre ensemble qui nous tend la main, avec ce champ des possibles qui viennent de voir le jour depuis les évènements du 24 Mars et, surtout, depuis les différents Sommets de la CEEAC à N’Djaména, où nos Frères et Amis balisent le terrain, mettent des gardes fous afin de nous remettre les pieds à l’étrier dans les meilleures conditions potentielles. – A nous Centrafricains d’utiliser, désormais, notre matière grise pour trouver des solutions adaptées à nos besoins et manquements. Rebombons le torse et mettons nous résolument au travail avec pour objectif la croissance, le développement et la prospérité. – Il nous faut vite sortir de là et laver notre Dignité, notre Honneur et regagner le Respect des autres Nations.

 

Cher Internaute, merci d’avoir pris le temps de me lire. Avant de te coucher le soir, poses-toi la question : « Qu’ai-je Fais pour faire avancer Mon Pays aujourd’hui ? – Quel acte ai-je, directement ou indirectement, posé pour favoriser le bien-être des générations futures ? – L’avenir dans un « Mieux vivre ensemble en Centrafrique » a-t-il un jour fait partie ou fait-il encore partie de mes priorités au quotidien ? ».

 

Toutefois, souviens-toi qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et qu’une action personnelle venant de toi, quel quelle soit, est espérée et attendue car : « Aucune Nation ne naît grande, les Grandes Nations sont l’œuvre de leurs citoyens ». – La construction de notre Pays est l’affaire de TOUS.

 

Fin de la Réflexion N°02

 

Si vous souhaitez lire ou relire la Réflexion N°01, merci de CLIQUER  ICI sur CE LIEN

 

CD. DARLAN

Consultant en Stratégies de Développement

 

E-mail : batir.rca@gmail.com

 

Le Développement Durable en RCA : La méthode prospective  par Christian Dominique DARLAN

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 13:35

 

 

Mr. Venant Serge MAGNA,

Ancien Président de l’ANECA,

Secrétaire Général du Conseil

 National de la Jeunesse,

 (00236).72.22.22.88/ 77.39.97.91

 

 

Bangui le 20 mars  2013

 

   

 

 

 

A Monsieur Prosper  NDOUBA, Fondateur de Site Centrafrique-Presse
 

 

Le mardi 14 août 2012, vers 12heures, j’ai été enlevé (kidnappé) pour être  déporté automatiquement à la prison spéciale de BOZIZE du centre d’instruction militaire de la garde présidentielle (Bérets verts) de Bossembélé

 

Arrivé à Bossembélé vers les 16heures 30 mn, j’ai connu ce jour ce qu’on appelle TORTURES, TRAITEMENTS INHUMAINS, HUMILIANTS et DEGRADANTS sans que mes parents, mes amis ainsi que tous ceux qui militent pour le respect des Droits Humains puissent avoir de mes nouvelles ni savoir les motifs de mon arrestation.

 

Durant les huit (8) mois que j’ai passés dans ce lieu sinistre digne d’une époque médiévale et dont les pratiques à l’intérieur de la base militaire manquent de qualificatifs, j’ai vécu les moments les plus difficiles de ma vie.

 

Le point culminant de ces chocs est le décès à Dakar (Sénégal) de mon épouse qui était aussi ma confidente, ma sœur, mon encadreuse spirituelle, la mère de mon fils, Nelly Annita Fernande NDAMO.

 

Mon enlèvement, ma déportation et ma séquestration à Bossembele ont été pour beaucoup un motif valable de leur lutte pour le respect des droits humains en faisant connaitre au monde entier l’existence de ce lieu horrible de BOZIZE et ses proches n’ont jamais voulu reconnaitre.

 

Certes, j’ai souffert dans ma chair mes dans ces épreuves je sentais la chaleur de vos combats, de vos luttes et de vos engagement pour obtenir ma libération. Je voudrais tout simplement saisir cette occasion pour incliner ma face devant le Dieu Tout Puissantle Lion de la Tribu de Juda d’avoir protéger mon âme tout en ayant la foi et  la conviction qu’il a un plan pour  moi.

 

Grand merci à vous et à toute l'équipe des rédacteurs de Centrafrique-Presse car vous vous êtes battus aux risques de tous les dangers pour que je sois aujourd’hui libéré, que le Dieu Tout Puissant puisse vous les rendre au centuple.

 

J’ai promis pardonner à tous ceux qui sont à l’origine et qui ont contribué à mon arrestation, ma détention et les tortures que j’ai subies, je le fais déjà au nom du Seigneur, je demande au Dieu Tout Puissant qui m’a protégé de les bénir et de les protéger aussi de tout mal afin qu’ils puissent assistés à ce qu’il fera dans ma vie.

 

Encore une fois merci à tous et à très bientôt.

 

Venant Serge MAGNA

 

Lettre de remerciements de Venant Serge MAGNA, rescapé du "Guantanamo" de BOZIZE de Bossembélé

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 01:14

 

 

 

 

24 Avril 2013 - 08:21 (Xinhua)

 

Regroupés au sein d'un comité ad hoc créé dès la prise du pouvoir de l'ex-alliance rebelle de la Séléka le 24 mars à Bangui, des représentants de la diaspora de la République centrafricaine (RCA) à Paris en France intensifient leur mobilisation pour la participation à la transition politique amorcée dans leur pays.


Avec parmi ses animateurs Guy Simplice Kodégué, ex-parole du défunt président Ange-Félix Patassé (renversé en 2003 par François Bozizé) , cette entité ouverte « à tous les Centrafricains sans distinction d'origines » affirme suivre de près l'évolution de la situation à Bangui avec notamment la mise en place du Conseil national de transition (CNT) au sein duquel ces citoyens attendent prendre une part active.


Représentée seulement par deux membres, Souroungba Saulet et Marie-Noëlle Andé Koyara, actuelle représentante de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture en Côte d'Ivoire et candidate malheureuse à la présidence de cette Assemblée nationale constituante, la diaspora centrafricaine mise sur l'élargissement décidé de la composition du CNT de 105 à 135 membres.


« Pour aller à la paix et la réconciliation nationale, la République centrafricaine a besoin de tous ses fils et filles », plaide Kodégué, soulignant la nécessité pour les nouveaux maîtres de Bangui doivent tendre la main y compris aux responsables du régime déchu de François Bozizé.

Selon lui, la mutualisation des forces est d'autant nécessaire que les caisses de l'Etat centrafricain sont aujourd'hui vides. Victimes de destructions et de pillages, les entreprises locales sont incapables de payer de leurs impôts. Or, les recettes fiscalo- douanières sont la principale des revenus de l'Etat. « Ils (le nouveau pouvoir, NDLR) a besoin d'argent frais. Sinon, il y aura un soulèvement », s'inquiète-t-il.


Comme la société civile, un appel est lancé pour la tenue d'une « conférence nationale souveraine » en vue de conjurer le mauvais sort qui hante la RCA depuis des décennies.
 

Centrafrique : La diaspora mobilisée pour participer à la transition

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