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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 23:46

 

 

 

quartier-KM-5-Bangui.jpg

 

 

 

Le calme revient après deux jours de violence dans un quartier populaire de Bangui

BANGUI -03/06/2011- (Xinhuanet) Le calme revient peu à peu jeudi à Bangui, capitale centrafricaine, après deux jours d'affrontements entre chrétiens et musulmans, qui avaient éclaté après la découverte du corps de deux mineurs chrétiens dans le coffre de la voiture d'un sujet musulman au KM5, un quartier populaire de Bangui.

Durant toute la journée de jeudi, des messages d'apaisement, des déclarations et communiqués de presse des chefs religieux ont fusé sur les ondes de la quasi-totalité des radios confessionnelles. Les imams interpellant les pratiquants de l'islam sur le principe de la tolérance, les pasteurs exhortant leurs fidèles à ne pas "céder au démon de la division et de la violence".

Les leaders des organisations de la société civile ont également lancé des messages de paix à la population, surtout à l'endroit des jeunes qui se sont livrés aux actes de pillage et de vandalisme.

Dans la foulée, le Haut-commissariat aux droits de l'homme a condamné le meurtre des deux mineurs, demandant à la justice de " faire diligence" pour que les auteurs soient punis selon la loi le plus tôt possible.

La circulation a repris, mais les commerces ne sont pas totalement ouverts. Les forces de défense et de sécurité poursuivent les patrouilles à travers la ville pour restaurer définitivement la paix à Bangui.

Le couvre -feu, décrété mercredi, n'est pas levé dans les trois arrondissements (3ème, 5ème et 6ème).

© Copyright Xinhuanet

 

 

 

Radio Ndéké Vendredi, 03 Juin 2011 14:28

C’est à travers le communiqué conjoint sanctionnant le séjour d’une délégation ministérielle venue de Ndjaména qu’on connait le bilan officiel des événements qui ont secoué la capitale centrafricaine. Ce communiqué publié, dans la matinée de ce vendredi 3 juin et dont Radio Ndeke Luka a obtenu copie fait état de « 8 morts et plusieurs blessés du côté tchadien, et 3 morts et plusieurs blessés du côté centrafricain.

Cette crise, faut-il le rappeler, est liée à l’assassinat de 2 garçons âgés de 4 et 5 ans et dont la découverte des corps au matin du mardi 31 mai dernier a embrasé 3 arrondissements de Bangui. Le quartier du KM 5 où vit la communauté tchadienne ayant été le plus secoué, le gouvernement tchadien a jugé utile de dépêcher une délégation arrivée mercredi soir à Bangui et conduite par le ministre de la défense « venue aider les autorités centrafricaines à résoudre la crise »

La délégation a été reçue jeudi dans l’après-midi par le président François Bozizé, peu avant le départ de ce dernier pour Brazzaville pour participer à la rencontre sur la gestion des forêts.

C’est Moussa Dago, Secrétaire général du ministère tchadien des Affaires Etrangères qui a donné lecture du communiqué conjoint : « suite aux troubles consécutifs à l’assassinat odieux des 2 garçons centrafricains survenus dans le 3ème arrondissement de Bangui le 31 mai 2011. Les 2 délégations ont déploré des cas de morts, des blessés, et d’importants dégâts matériels dans les 2 communautés, dont 8 morts et plusieurs blessés du côté tchadien, et 3 morts et plusieurs blessés du côté centrafricain.

En vue de favoriser un climat d’apaisement et de consolider une coexistence pacifique entre les 2 communautés, les 2 délégations ont décidé des mesures suivantes.

I)                   a -  dans l’immédiat, accélérer l’enquête judiciaire en vue d’identifier formellement le ou les auteurs de l’odieux assassinat des enfants et des autres cas criminels ou délictuels,

b - libérer les personnes innocentes emprisonnées à la suite des troubles du 31 mai 2011, indemniser les victimes avérées par le gouvernement centrafricain.

 

II)                 à court terme, promouvoir une sensibilisation en direction des 2 communautés en vue de préserver leurs liens de fraternité séculaire, appliquer le principe de libre circulation des personnes et biens dans la zone CEMAC ».

Sur le terrain, la situation semble se normaliser ce vendredi. Les activités commerciales ont timidement repris au marché KM5. « La reprise est encore timide. Nous accueillons moins de clients que d’habitude », a confié un commerçant à un reporter de Radio Ndeke Luka.

Si les vendeurs à la sauvette reprennent leurs activités, certains magasins, kiosques et boutiques ne sont toujours pas rouverts. Quelques commerçants préfèrent se terrer chez eux pour observer la suite des évènements.

Signalons qu’un couvre-feu a été instauré par le gouvernement centrafricain en réponse à la crise dans les 3e, 5e et 6e arrondissements de Bangui.

 

NDLR : C’est clair, le Tchad met les dépens à la charge de l’Etat centrafricain.

 

 

Sur les troubles dont Bangui vient d’être le théâtre

Du Communiqué conjoint sanctionnant la visite du ministre tchadien de la défense  on peut retenir les conclusions suivantes :

1.    Accélérer l’enquête sur les assassinats des deux mineurs ;

2.    Libérer les innocents détenus (on suppose qu’il s’agit des Tchadiens)

3.    Indemniser les victimes des débordements (entendre les commerçants tchadiens) ;

4.    A court terme sensibiliser les deux communautés (centrafricaine et tchadienne) sur la nécessité de cohabiter sans heurts ;

5.    Appliquer le principe de la libre circulation dans la zone CEMAC pour les ressortissants de cette zone ;

6.    Réactiver la commission mixte centrafricano-tchadienne ;

7.    Réactiver l’unité de surveillance commune des frontières

En outre, le Tchad déplore la mort de huit de ses ressortissants et le sort de la vingtaine de blessés.

Centrafrique : Accalmie précaire à Bangui après l’extension des foyers de tension

Par Fleury Koursany - 03/06/2011

La découverte de deux corps a suscité la colère des populations du 3ème Arrondissement de Bangui qui ont incendié et pillé quelques magasins

 

Bangui, Capitale de la République Centrafricaine s’est réveillée dans une certaine accalmie après l’extension des foyers de tension, suite à la découverte le 31 mai 2011, de deux corps de garçonnets dans le véhicule d’un sujet tchadien. Une découverte qui a suscité la colère des populations du 3ème Arrondissement de Bangui qui ont incendié et pillé quelques magasins et mis à sac le domicile de Mahamat Ali alias Ibrahim, présumé auteur du meurtre des deux enfants âgés respectivement de 4 et 5 ans habitant le 3ème Arrondissement de Bangui. Malgré le couvre feu décrété dans les 3ème, 5ème et 6ème arrondissements de Bangui le jour de cette découverte macabre par les autorités compétentes de 19 heures à 6 heures du matin, la tension est restée vive toute la journée du 1er juin 2011 avec des tirs sporadiques qui ont rythmé toute la soirée du mercredi à jeudi 2 juin 2011.

Le mercredi de l’extension des foyers de tension

Du 3ème Arrondissement de Bangui, les foyers de tension ont gagné les quartiers Boyrabe et Fouh dans le 4èmeArrondissement puis Gobongo dans le 8ème. Des jeunes surexcités, armés de gourdins, machettes, couteaux, sagaies et autres morceaux de fer ont pris le contrôle de l’Avenue de l’Indépendance au niveau des quartiers Fouh et Gobongo. Contrôlant méticuleusement toutes les voitures qui empruntaient l’Avenue de l’Indépendance vers la sortie Nord, cette frange juvénile entendait protester contre le meurtre, la veille de deux garçonnets au quartier Kina dans le 3èmearrondissement de Bangui. Sur l’Avenue Koudoukou dans le 5ème Arrondissement de Bangui, une ceinture de sécurité a été instituée au niveau du Commissariat dudit arrondissement et seuls les piétons et autres curieux pouvaient franchir cette barrière avant d’atteindre une autre ceinture sécuritaire assez renforcée au niveau de la Station Bea Rex au niveau du KM5.

Sur l’Avenue Barthélémy Boganda, une autre ceinture de sécurité contraignait les jeunes surexcités au niveau de la Boulangerie Romex bien avant la station Total près l’ancien Punch Coco. Cette crise qui tarde à être circonscrite par les forces de défense et de sécurité a provoqué une sorte de confusion et une certaine haine envers des compatriotes de confession musulmane. De cette confusion, ces jeunes incontrôlés s’en sont pris aux mosquées de Fouh dans le quatrième arrondissement et Yapélé dans le troisième.

Ballet diplomatique des autorités

Cette crise larvée aux relents revanchards sème non seulement la panique au sein des populations centrafricaines mais aussi au sein de toutes les communautés étrangères qui ont choisi vivre en Centrafrique. La paix est sérieusement menacée et les autorités centrafricaines sont sur la sellette. Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Josué Binoua, a convié les Imams de quelques mosquées de la Capitale centrafricaine et s’est entretenu avec eux de la situation. A tous, le membre du gouvernement a délivré un message de paix, de pardon afin d’éviter à notre pays, une crise inutile aux conséquences déjà incalculables.

Le ministre délégué à la Défense, Francis Bozizé, de son côté, s’est rendu dans la zone, théâtre du conflit pour s’entretenir avec les responsables des différentes communautés en leur réitérant la même demande. Tout comme les autorités centrafricaines, le député du troisième arrondissement, Anatole Koué a appelé solennellement les populations de sa localité à la retenue afin de préserver la paix en Centrafrique. Pourvu que ces appels incessants puisent être entendus par les uns et les autres d’autant plus que le suspect principal, selon le Procureur de la République, se trouve déjà entre les mains de la justice centrafricaine.

 

  Josue-Binoua.jpg

 

Centrafrique: Appel à la paix du Ministre Josué Binoua

Par Sebastien Lamba - 03/06/2011

Son message de paix allait à l’endroit des imams de Bangui

 

Le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Josué Binoua, assisté de sa collègue des Affaires Sociales, Marguerite Zarambaud Pétro Koni Zézé, et du député du 3ème Arrondissement de Bangui, Anatole N’Kouet, ont rencontré les imams de la capitale Bangui à la Primature à la suite des affrontements de rues intervenus le mardi 31 mai. L’enjeu de cette séance de travail était d’impliquer les imams dans la recherche de l’apaisement des échauffourées criminelles que connait la partie ouest de Bangui, suite à la mort de deux enfants dans les parages du Km 5. «Il ne s’agit pas de démêlés entre musulmans et chrétiens», a précisé Josué Binoua qui a renchéri comme quoi, «l’affaire est actuellement à la Justice. Force reste à la loi».

Les imams sont des leaders religieux. Ils peuvent calmer la situation, par leur appel vis-à-vis de leurs coreligionnaires, a indiqué le député du 3ème Arrondissement. Mme la ministre des Affaires Sociales, Marguerite Zarambaud, a au nom du gouvernement demandé le pardon aux parents des victimes, avant de signaler que la République Centrafricaine est un pays de paix, qui a toujours accueilli les ressortissants de toutes les nationalités. Les altercations qui ont dégénéré dans le 3ème Arrondissement de Bangui sont nées de ce que deux enfants ont été retrouvés morts étouffés dans un véhicule appartenant à un jeune commerçant nommé Ibrahim. L’un de ces enfants s’appellerait Anderson Touzoubé et est âgé de quatre ans. Après la rencontre avec les imams des mosquées de Bangui, certain membres du gouvernement se sont immédiatement rendus dans le 3ème Arrondissement pour s’enquérir de la réalité des faits.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 01:45

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 02 Juin 2011 19:06

Le gouvernement Tchadien a envoyé une délégation depuis arrivée mercredi soir à Bangui. Cette mission conduite par le ministre Tchadien de la défense, est « venue aider les autorités centrafricaines à résoudre la crise » enclenchée par la découverte macabre de deux garçons tués lundi 30 mai.

Cette délégation a été reçue en audience jeudi après-midi par le président centrafricain François Bozizé. On ignore pour le moment la teneur des entretiens. Il faut rappeler cependant la communauté musulmane visée par les représailles est composée en grande majorité de ressortissants tchadiens. Cette communauté vit principalement dans le quartier du KM 5 où elle y occupe l’essentiel des commerces. La plupart des victimes recensées, morts et blessés, appartiennent à la communauté musulmane. 

Par ailleurs, des centrafricains installés à Ndjaména, contactés par Radio Ndeke Luka, ont démenti avoir fait l’objet d’exactions, ceci contrairement à la rumeur circulant à Bangui selon laquelle il y avait dans la capitale tchadienne une chasse aux Centrafricains.

 

NDLR : L'histoire des rapports centrafricano-tchadiens se répète...!

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 01:16

 

 

 

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BANGUI Jeudi 2 juin 2011 | 18:25 (Xinhua) -- La pratique de la corruption en milieu scolaire ne sera plus impunie, a déclaré la ministre centrafricaine de l'Enseignement primaire et secondaire chargée de l'alphabétisation, Gisèle Nam, mercredi au cours de sa toute première séance de travail avec les chefs d'établissements secondaires publics de Bangui.

"Ces genres de pratique ne seront plus impunies (..) nous ne pouvons pas continuer à évoluer dans cette impunité", a insisté la ministre, exhortant les chefs d'établissements à prendre leurs responsabilités pour éradiquer la corruption à l'orée des examens de fin d'année qui s'approchent, notamment le Brevet des collèges (BC) et le Baccalauréat en vue de donner une chance égale à tous les candidats.

A l'origine de cette rencontre, la diffusion dans les médias de la place d'une série de reportages mettant en exergue la pratique exagérée de la corruption au sein des établissements secondaires publics de Bangui.

Dans ces reportages, il ressort que des enseignants exigent des élèves de l'argent pour la correction de leurs cahiers. Il y a également trafic des notes au vu et au su de tout le monde, même sur les terrains des épreuves physiques et sportives du BC et du Bac.

"J'en appelle à votre prise de conscience, à votre conscience professionnelle et à votre sens de responsabilité afin d'éradiquer le phénomène de la corruption dans nos établissements", a-t-elle déclaré.

Selon elle, le gouvernement, les parents d'élèves et les élèves ont tous une responsabilité dans la pratique de la corruption dans l'encrage de la corruption qui tend à "se formaliser" dans les écoles publiques en Centrafrique.

"Nous sommes tous responsables de cette situation que nous déplorons aujourd'hui", a reconnu Mme Gisèle Nam.

Elle a instruit les chefs d'établissements à veiller sur les enseignants et les élèves en leur imposant la rigueur et la culture de l'excellence et non de la médiocrité et la complaisance afin que le jeune centrafricain trouve sa place dans cette ère de la mondialisation.

Dans la corruption et le trafic de notes, les enseignants dits "vacataires", rétribués à la fin de l'année scolaire, sont indexés à cause de leurs difficiles conditions de vie et de travail, si certains permanents ne sont pas épargnés.

Pour certains observateurs, tant que l'Etat ne revalorisera pas les salaires des fonctionnaires, la corruption ne disparaitra pas dans l'administration centrafricaine, quelles que soient les mesures coercitives, à cause du phénomène de la vie chère caractérisé par une augmentation de jeu en jour des prix des produits de première nécessité.

Ancienne directrice des examens et concours, Mme Gisèle Nam vient d'entrer au gouvernement comme ministre de l'Enseignement primaire et secondaire chargé de l'alphabétisation. Elle affirme tout mettre en oeuvre pour atténuer le phénomène de la corruption dans le système éducatif centrafricain.

 

NDLR : D’où sort cette pauvre dame ? Sait-elle vraiment sur quel terrain elle avance ? Les bonnes intentions suffisent-elles ? A-t-elle vraiment les moyens d’éradiquer ce fléau dans l’éducation nationale d’aujourd’hui en Centrafrique sous ce régime de prédateurs de Bozizé avec le tribalisme outrancier au service des examens et concours ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 00:56

 

 

 

blaise-compaore-president-du-burkina-faso

   

 

OUAGADOUGOU - AFP / 02 juin 2011 23h55 - La capitale économique du Burkina Faso, Bobo Dioulasso (sud-ouest), était livrée jeudi soir à des militaires en colère malgré l'instauration d'un couvre-feu, alors que 15 personnes ont été blessées par balles, ont rapporté des habitants.

C'est comme s'il n'y avait pas de couvre-feu, les tirs (en l'air de militaires) ne se sont pas arrêtés. On entend des tirs partout, ils sont dans la ville partout, a indiqué à l'AFP un résident.

Face au mouvement de protestation - tirs accompagnés de pillages - qui a commencé mardi soir, le gouverneur de la région avait annoncé dans un communiqué l'instauration d'un couvre-feu de 18H00 (locales et GMT) à 06H00 dans toute la ville jusqu'à nouvel ordre.

Tout le monde est rentré chez soi, sauf les militaires, a souligné un autre habitant. Ils ont récupéré des voitures, a-t-il ajouté, disant avoir vu un car de l'université rempli d'hommes en uniforme.

L'antenne locale de la radio-télévision publique et son centre émetteur ont été fermés parce qu'un groupe de militaires est venu pour tenter d'y passer un message, a par ailleurs affirmé un journaliste.

Les protestataires avaient auparavant bloqué la voie menant à la radio-télévision, comme ils ont bloqué une bonne partie des rues conduisant à leur camp, selon des habitants.

La ville est déserte, tout est fermé, a décrit un résident. Un hôtelier a raconté que son hôtel était pratiquement vide après le départ précipité de la plupart de ses clients, apeurés.

Dans la journée, exaspérés par les pillages de leurs boutiques, des commerçants s'en étaient pris à la mairie, y cassant des vitres et du matériel et incendiant trois véhicules, dont celui du maire, selon plusieurs témoins. Le bureau de la douane a aussi été saccagé, de même que la direction régionale du commerce.

Les services médicaux ont reçu depuis mercredi soir 15 personnes blessées par des balles perdues, a-t-on appris de source médicale. Une femme enceinte a été touchée au poignet, selon la même source.

Les militaires en colère réclament des indemnités de logement et de formation pour les éléments du Citap (Centre d'instruction des troupes aéroportées), a expliqué à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Alain-Edouard Traoré.

Les jusqu'au-boutistes ont pris les choses en main, ce qui fait que l'état-major ne sait plus avec qui discuter, a-t-il poursuivi.

Les autorités sont en train de réfléchir sur la conduite à tenir, mais il nous faut assurer la sécurité, a insisté M. Traoré, sans préciser les moyens qui pourraient être mis en oeuvre.

La grogne des militaires, qui a débuté en mars, persiste malgré les nombreux avantages financiers accordés ces dernières semaines à l'armée, confrontant le président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, à une crise sans précédent.

Mercredi soir, le gouvernement a appelé les militaires à la retenue et au dialogue et dit envisager des mesures en vue du rétablissement de l'autorité de l'Etat.


(©)

 

Nouveaux tirs de militaires à Bobo-Dioulasso, colère des commerçants

RFI  jeudi 02 juin 2011

Malgré les avantages financiers accordés aux militaires mécontents par le régime de Blaise Compaoré, la mutinerie ne se calme pas au Burkina Faso. Un nouvel épisode de pillages et de tirs en l’air est signalé dans la capitale économique du pays, Bobo-Dioulasso. Depuis mardi 31 mai, c’est le camp Ouezzin Coulibaly qui est entré dans le mouvement de révolte. Les commerçants de la ville, excédés par les pillages se sont réunis ce jeudi 2 juin et ont saccagé la mairie.

La situation est tendue à Bobo Dioulasso. Des militaires tiraient en l'air ce jeudi 2 juin dans la ville. Comme la nuit dernière, où ils se sont aussi livrés à des pillages dans la capitale économique du Burkina Faso. C'est d'ailleurs ce qui a visiblement poussé aussi les commerçants à manifester et à s'en prendre à des édifices publics : ils se sont notamment attaqués à la mairie. Selon des témoins, ils ont été dispersés par les gendarmes

« Les jeunes commerçants manifestent leur ras-le-bol, je leur donne raison : nous leur avons fait des promesses hier (mercredi) qu'on allait les dédommager, ils ont gardé le calme, et maintenant on vient les piller encore ! », a expliqué le maire, Salia Sanou.

Depuis le mois de mars, les garnisons du pays se sont soulevées afin de réclamer des indemnités et des primes. Et c’est à chaque fois le même scénario: tirs en l’air et pillages. Le régime de Blaise Compaoré a accordé, il y a quelques semaines, les versements demandés. Mais la grogne persiste. Et cette fois, c’est le camp de Ouezzin Coulibaly au sud-ouest du Burkina Faso qui se mutine. Les tirs se poursuivaient ce jeudi 2 juin à l’intérieur de ce camp.

Il s'agit d'une crise sans précédent pour le président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987 et dont l'autorité est défiée par les mutins depuis le début du mouvement. Ni la nomination en avril dernier d'un nouveau Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, ni les mesures en faveur des militaires n'ont jusqu'ici permis d'arrêter le mouvement. 

   

NDLR : Ce que ces militaires burkinabé veulent en réalité sans vouloir trop le clamer est inavouable et va au-delà de leurs revendications corporatistes qui ne leurs servent de prétexte que pour faire le coup de feu en dehors leur caserne. A force de tirer en l'air, ils finiront bien un jour de tirer dans le mil ou dans le tas. 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 00:44

 

 

 

Adrien Poussou

 

 

 

J’ai longtemps cherché un mot qui dise avec exactitude la nature du régime qui s’est installé par la force des armes sur la terre de nos pères depuis le coup d’État du 15 mars 2003.

Sommes-nous sous une dictature ? Acheminons-nous doucement, sournoisement,  irréversiblement et sûrement vers une monarchie ? Que dis-je, ne sommes-nous pas déjà en monarchie ? J’en étais d’ailleurs à me demander si c’était vraiment nécessaire de se perdre en conjecture, se focalisant sur le sens des mots au lieu de se pencher sur les vrais maux qui gangrènent la société centrafricaine. Mais les violences intercommunautaires de ces derniers jours sont venues me conforter et me prouver que ces différentes interrogations montrent assez bien qu’il existe des mots qui sont piégés. Dictature et Monarchie en font partie. Et qu’il valait la peine de s’y attarder. 

C’est pourquoi, avant toute chose, il serait important que nous nous entendions sur le sens  de ces mots. Car, et comme quelqu’un l’a si bien dit, il est piteux de faire le savant, alors qu’on ne sait pas et qu’on se trompe grassement.

Ouvrons sans tarder une porte et commençons sans par la dictature. Historiquement, le dictateur à Rome, dictator, c’était celui à qui, dans un temps tourmenté, on remettait les pleins pouvoirs, suspendant provisoirement la République pour une durée de six mois. Cependant, et on l’a vu, le mot a été sali et galvaudé ces derniers siècles, de sorte que toutes les exactions, tous les crimes ont été inscrits au sinistre palmarès des dictateurs.

Poussons délicatement la porte entrouverte et tombons sur la monarchie, le second mot de notre liste. Étymologiquement, la monarchie est le commandement d’un seul. Comme pour la dictature, en lieu de s’en tenir à la racine des mots, nos contemporains préfèrent leur écho et, surtout, ce que produit cet écho dans la mémoire collective. L’on conviendra que  l’écho de monarchie, c’est la royauté, donc un pouvoir héréditaire. Bozizé entend-il installer une monarchie au bord de l’Oubangui ? Avec son pouvoir personnel ne sommes-nous pas depuis belle lurette en monarchie ? Tout l’indique.  

Je me suis donc évertué à forger un mot qui puisse décrire avec exactitude l’obscur, l’invraisemblable et le très contestable régime qui prétend gouverner notre pays. C’est alors que j’ai trouvé « boubouroucratie ». Boubourou, l’imbécile, l’idiot, le con,  et cratie, gouverner. Surtout que je n’ai pas souvenir d’avoir vu, dans notre sous région de la CÉMAC (Communauté économique et monétaire des États d’Afrique centrale), un pouvoir aussi méprisé, malmené par un autre comme l’est celui de Bozizé en face de son parrain tchadien (lire chadien pour se rappeler de l’ex président Patassé).

En témoigne la gestion des douloureux événements de Bangui par le pouvoir de Bozizé. Faut-il le rappeler, depuis le 31 mai, Bangui, est le théâtre de violences intercommunautaires liées au meurtre de deux garçons âgés de quatre et cinq ans, dont les corps suppliciés ont été retrouvés à l’arrière d’un véhicule appartenant à un ressortissant tchadien. Comme il fallait s’y attendre, ledit crime a aussitôt entrainé une réaction de représailles contre la famille du présumé meurtrier.

Pour calmer le déchainement de la haine, dixit Francis Bozizé, et afin de rétablir l’ordre, le présumé auteur du crime et certains individus de nationalité tchadienne ont été placés en garde à vue pour nécessité d’enquête. Quoi de plus banal dans un pays dit de droit ?  

Mais ces arrestations n’ont pas l’heur de plaire aux tchadiens et notamment à un obscur chargé de mission de Bozizé, un certain Mahamat Tahir qui a promis rien moins que la guerre à notre pays. Comme le rapporte le quotidien banguissois Le Démocrate dans son édition du 1er juin, ce funeste personnage aurait déclaré devant le ministre en charge de la sécurité publique, Claude Richard Ngouandja, je cite : « vous voulez mettre le feu, mais allez-y. Pouvez-vous tenir si on activait la FOMAC Tchad ? D’ailleurs le chef d’état-major général de l’armée tchadienne est arrivé. Vous allez voir ». Fin de citation.

Peut-on en aussi peu de mots traduire tant d’arrogance et tant de mépris pour l’armée d’un pays, fût-elle celle de la préfecture du Tchad ? Peut-on en aussi peu de mots user de tant de condescendance qui sont autant d’injures pour le peuple centrafricain ?

Ces mots sont d’autant plus humiliants qu’ils ont été prononcés devant un ministre de Bozizé. Que le pays soit ainsi déconsidéré, peu lui chaut. Il est resté de marbre, comme on dit, alors que les menaces et les intimidations lui étaient directement adressées. Pourquoi réagirait-il d’ailleurs, puisque depuis sa nomination à la tête du ministère de la sécurité publique, l’on assiste à un regain d’activités des faiseurs de fiches qui ne laissent rien présager de bon quant au sort de la démocratie, de la liberté et des droits de l’homme.  

De quel  magistère, de quelle autorité, de quelle chaire ce Mahamat Tahir, sujet tchadien, qui ne connaît nullement l’histoire du valeureux peuple centrafricain peut-il lui adresser ces humiliants poncifs ? Croit-il pouvoir nous massacrer tous, pour installer ses frères sur nos terres, tout simplement parce que Bozizé est le vassal de Deby Itno ?

Entendons-nous bien cher monsieur : le peuple centrafricain est un peuple debout, debout et digne. Ce n’est pas parce que Bozizé, à cause de ses politiques hasardeuses et pitoyables, a confié sa sécurité et les pleins pouvoirs aux soldats tchadiens qui se comportent chez nous comme en territoire conquis, que ce Tahir doit vite nous enterrer, notre orgueil national avec. 

Ce n’est nullement parce que Bozizé, son gouvernement incompétent et son fils qui se prend pour un ministre de la défense se sont tous défilés, l’autre dirait ont baissé leurs culottes faces à leur maître tchadien, refusant même de descendre sur les lieux du drame pour au moins calmer le jeu, témoigner de la solidarité et montrer de la compassion pour les familles endeuillées que ce Mahamat Tahir doit se réjouir de notre capitulation, loin s’en faut.

Pour la simple et bonne raison que quelque soit la durée de la nuit, le soleil apparaitra. Dignes nous sommes, dignes on le restera.   

Adrien Poussou.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 18:16

 

 

 

violence Km 5 3

 

 

Le commandant en chef de la Convention des Patriotes pour la justice et la Paix (CPJP) Abdoulaye Issène communique:

 

 

De mon maquis en Centrafrique, armes baissées, conformément à ma déclaration de cessez le feu pour le dialogue de paix, c'est avec mécontentement et tristesse que je suis attentivement avec mes combattants, les douloureux événements de Bangui, notamment du km5.

 

Je n'arrive pas à comprendre qu'une affaire de délit, commis par un individu musulman ou pas (je ne sais quoi?), n'a pas été réglée rapidement par les autorités et elle embrase la communauté chrétienne, passéiste et musulmane du km5,Fouh et Bimbo. Dressées les unes contre les autres, ces communautés s'entretuent, détruisent des biens meubles et immeubles des édifices religieux, mosquées et autres.

 

Je me pose la question:" Où est le gouvernement devant ce drame?" Intervenir pour ramener le calme, ne veut pas dire, envenimer la situation!!!

 

Il faut noter que ce qu'on appelle le "peuple centrafricain" est la constitution de la communauté chrétienne, passéiste (non-religieuse) et musulmane; les diviser, amenerait une crise profonde. Elles vivent toujours dans l'harmonie, alternons cette paix!

 

Je compatis avec les familles, parents et amis des victimes de ces douloureux événements. Je leur présente mes condoléances les plus attristées.

 

 

                               Le coordonnateur de la marche et porte parole de la CPJP

 

                                                           Dr Bévarrah  Lala

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 17:37

 

 

 

violence KM 5 4

 

 

 

DECLARATION/03/PPI/11

    Concernant les violences entre musulmans et chrétiens à Bangui

                                      _________________

L’intensité des violences constatées ces derniers jours à Bangui, décrites par la presse nationale et internationale, ont comme prétexte immédiat et apparent la découverte des corps de deux enfants dans un coffre de véhicule.

Ces violences sont le reflet d’un sentiment de frustrations cumulatives, consécutives à l’absence d’un réel Etat de droit où la justice devrait être rendue véritablement avec toute l’équité devant la caractériser, et où l’impunité, le laisser-aller, le laisser- faire sont  au contraire devenus malheureusement une règle, une culture.

Un gouvernement responsable devrait être en mesure de prévoir les conséquences de cette situation et y réfléchir plus en aval au lieu de se laisser surprendre.

Notre pays, la République Centrafricaine  est en quête de la paix et son principal ennemi est la misère, les convulsions où se débat désespérément la population.

La dichotomie et les violences intercommunautaires représentent un très grave danger pour notre pays où musulmans et chrétiens ont toujours vécu depuis des décennies dans une harmonie parfaite et un brassage bien connu.

Des violences copiées de l’extérieur et se résumant par les incendies de lieux de culte des communautés musulmane et chrétienne sont à bannir sans délai pour préserver la paix et l’unité nationale.

J’invite pour cela :

-          les responsables des communautés musulmane et chrétienne à tout mettre en œuvre pour faire cesser tout acte de violence pour quelque motif que ce soit, en faisant privilégier la voie du droit;

-         le gouvernement à accorder une attention toute particulière sur cette tendance de dichotomie avec violence et rechercher des solutions appropriées pour bannir cet esprit importé, en vue d’une harmonie et une paix durables entre les deux communautés ;

-         les leaders politiques tant du pouvoir que de l’opposition à s’impliquer activement pour faire ramener la paix qui a toujours existé entre les deux communautés.

-          

                       Fait à Paris le 01 juin 2011

 

O Gabirault

                  Emmanuel Olivier GABIRAULT

            Personnalité Politique Indépendante

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 16:58

 

 

 

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COMMUNIQUE N°3

Le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections du 23 Janvier  2011 (FARE 2011) exprime sa très vive préoccupation au sujet des soulèvements dans certains quartiers de Bangui depuis le Mardi 31 Mai 2011 à la suite du double et ignoble assassinat de deux enfants intervenu la veille dans le 3ème Arrondissement.

Ce lâche assassinat a entraîné un déchaînement de violences prenant pour cibles principalement nos frères de confession musulmane occasionnant des morts et des blessés dans les deux camps, sans compter la destruction et l’incendie des mosquées et des édifices religieux.

Malgré les appels au calme lancés par les pouvoirs publics et les chefs religieux, la situation semble loin de se stabiliser.

La paix civile et l’unité nationale étant menacées par ces troubles, le FARE 2011  en appelle au sens civique  de la population afin d’éviter des déchirements à caractère communautaire et religieux.

L 'auteur du double meurtre des enfants  étant déjà appréhendé par les forces de l’ordre, les exactions contre des personnes innocentes à cause de leur origine ou de leur religion sont contraires aux lois de la République et exposent leurs auteurs à des poursuites pénales.

Le FARE 2011

-Condamne avec la dernière énergie le double et lâche assassinat des enfants sans défense.

-Exige que son auteur soit traduit devant les juridictions compétentes pour y être jugé conformément à la loi.

-Exprime sa vive indignation et présente ses condoléances les plus émues aux parents des jeunes victimes.

-Condamne les actes d’agression contre des personnes innocentes et de vandalisme contre les biens.

-Exprime sa compassion pour les familles des autre victimes innocentes et pour les blessés.

-Exhorte les autorités à assumer avec efficacité leur mission régalienne de protection des biens et des personnes.

 

                                                                              Bangui le 02 Juin 2011

                                                                              Le Coordonnateur

        Tiangaye Nicolas 

                                                                              Nicolas  TIANGAYE

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 16:37

 

 

 

KADHAFI

 

 

(MISNA) 30 Mai 2011 - Le colonel Mouammar Kadhafi ne dispose plus que de 20% de ses capacités militaires, a déclaré ce lundi à Rome le général Malud Massoud Halasi, qui vient de déserter l’armée libyenne. Selon l’officier, le régime libyen ne peut désormais compter que sur quelques centaines de soldats et une poignée de dizaines de généraux.

De surcroît, selon le responsable de l’information du front des insurgés, Mahmud Shamman, huit officiers de brigades dont cinq généraux, deux colonels et un major, “se sont joints à la révolution” et se trouvent actuellement à Rome, après avoir fui la Libye par la Tunisie.

En attendant, le général d’infanterie Miloud Massoud Halasi a reconnu que les hommes du régime avaient commis de nombreux viols à Misrata et à Ajdabiya, ainsi qu’à Zuwara, à Zawiya et dans les régions situées à la frontière de la Tunisie. Le général a mis l’accent sur la tragique situation des civils à Tripoli, que la pénurie de carburant empêche de se ravitailler et de se déplacer. “La population est à bout”, a ajouté le général Halasi.

En attendant, un groupe de 34 Libyens, dont – selon l’agence de presse Tap – maints officiers haut-gradés, sont arrivés vendredi dernier à bord de deux embarcations sur le littoral tunisien, à proximité de Ben Guardane, dans le gouvernorat de Médenine.

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Kadhafi de plus en plus isolé


WASHINGTON - AFP / 02 juin 2011 16h35 - Le colonel Mouammar Kadhafi est de plus en plus isolé en Libye, a affirmé jeudi le chef d'état-major interarmées américain Michael Mullen, tout en soulignant que l'Otan était prête à faire face à une campagne militaire durable.

De mon point de vue, il y a eu ces derniers jours des signes (qui montrent que) Kadhafi est de plus en plus isolé, a expliqué l'amiral Mullen, pointant la défection du ministre du Pétrole du régime de Kadhafi, Choukri Ghanem.

En outre, le haut gradé a fait part d'informations qu'il a obtenues annonçant la défection de jeunes généraux libyens.

Michael Mullen a salué l'annonce de l'Otan de prolonger jusqu'à fin septembre ses opérations dans le pays.

Je pense, et j'en ai parlé avec les dirigeants militaires, que, jusqu'en septembre, tout va bien se passer, a dit l'amiral Mullen.

A l'origine, la mission de l'Otan devait s'achever le 27 juin, mais mercredi, les alliés ont décidé de prolonger la mission en Libye pour 90 jours supplémentaires jusqu'à fin septembre.

Lorsqu'on lui a demandé si l'opération prenait plus de temps que prévu, l'amiral Mullen a répondu: très franchement, cela dépend de la personne avec laquelle vous parlez.


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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 16:09

 

 

 

violence au Km 5

 

 

BANGUI, 2 juin (Xinhua) - 7 morts et environ 50 blessés, c'est le bilan provisoire des violences déclenchées mardi dernier entre musulmans et chrétiens, selon des sources hospitalières.

Jeudi matin, le directeur de l'hôpital communautaire de Bangui qui a communiqué ces chiffres a demandé aux familles qui constateraient une absence prolongée d'un des leurs de passer vérifier soit à la morgue soit au service des urgences parce que certaines victimes semblent abandonnées à elles-mêmes.

Mercredi soir, le ministre délégué à la défense, Jean Francis Bozizé, a condamné le actes de violence, de pillage à l'endroit des musulmans d'origine tchadienne détenteurs de petits commerces, qualifiant cette attitude de "réaction de haine" tout en promettant de traquer les bandits qui ont profité de ce moment de soulèvement pour procéder à des règlements de compte.

Pour des raisons de sécurité, a-t-il dit, un effectif important de musulmans tchadiens habitant le quartier KM5, le plus touché par les violences, a été déporté à la gendarmerie nationale, en attendant le retour au calme.

Par ailleurs, les habitants de la ville de Bangui, soumis à un couvre-feu de 19h00 à 05h00, heure locale, ont passé la nuit dans la peur à cause du crépitement des armes légères surtout dans les villes où habitent les communautés musulmanes d'origine tchadienne.

Les activités reprennent timidement jeudi matin. Selon les informations, le ministre tchadien de la Sécurité et de l'Ordre public devrait se rendre dans la journée à Bangui pour s'enquérir de la situation, car c'est la communauté tchadienne qui est a plus concernée par cet événement.

Les affrontements ont démarré mardi matin lorsque les corps de deux mineurs chrétiens ont été retrouvés dans le coffre du véhicule d'un transporteur musulman au quartier KM5 qui a une forte communauté tchadienne. Cette situation a provoqué le soulèvement de la population chrétienne.

Quant aux rumeurs qui courent dans la ville selon lesquels les étudiants centrafricains au Tchad seraient agressés, la radio nationale affirme avoir reçu jeudi matin le démenti de l'ambassadeur de Centrafrique au Tchad.

 

 

 

Calme précaire et timide reprise au KM5 Les chefs religieux invitent au dépassement

Radio Ndéké Luka Jeudi, 02 Juin 2011 14:07

 

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L’Avenue Koudoukou dans le 3ème arrondissement de Bangui montre ce jeudi 2 juin 2011, des signes d’un retour à la normale. D la Place Abel Goumba dans le 5ième arrondissement, aux alentours de la pharmacie Sambo, la plupart des commerces sont ouverts. Les boutiques de pièces détachées sont presque toutes ouvertes. Les étals du bord du trottoir ont également retrouvé leurs espaces.

Ces constats faits par les journalistes de Radio Ndeke Luka interviennent à la 3ème journée de la crise relative à la découverte des cadavres de 2 enfants au quartier Kina.

De la pharmacie Sambo au rond-point Koudoukou, beaucoup de monde également. Toutefois, aucun commerce encore fonctionnel malgré la présence des commerçants. Ils semblent encore hésitants et préfèrent jouer à la prudence. Au niveau de la circulation, peu de véhicules personnels circulent. Mais  taxis et bus ont repris du service. Il faut dire que ces activités se déroulent sous la surveillance continue des patrouilles militaires.

Face à cette situation, les appels au calme se multiplient pour un dénouement de la crise en ce jour de fête de l’Ascension. La hiérarchie catholique de Bangui a fait entendre sa voix à travers celle de Monseigneur Dieudonné Nzapa-Laïnga, administrateur apostolique de l’archidiocèse de Bangui : « A tous les centrafricains et particulièrement les chrétiens, nous devons être des artisans de paix. Nous sommes dans un pays de droit et faisons confiance aux autorités pour faire la lumière sur cette affaire ».

Mgr Zapalaïnga a par ailleurs démenti  l’incendie de paroisses et il « supplie les fidèles d’arrêter les attaques contre les mosquées par respect à la foi ».

Le second appel venant de l’Eglise Catholique est celui de l’Abbé Saint Cyr konzélo curé de la paroisse Saint Mathias. Des rumeurs circulant au cours de la journée de mercredi laissaient entendre que cette Eglise avait été saccagée, ce qui avait occasionné, en représailles, l’incendie de la mosquée du quartier de Yapélé. L’abbé Konzélo a indiqué dans son sermon que « les centrafricains devraient  cultiver la tolérance et à bannir l’esprit de haine et de méchanceté, contraire à l’enseignement du Christ ». Pour lui, « il est souhaitable de réfléchir ensemble et de trouver une solution idéale ».

De son côté l’Association des Evangéliques en Centrafrique (AEC), dans un communiqué de presse rendu public ce jeudi à Bangui, affirme « c’est avec peine et consternation qu’elle a appris l’assassinat de ces enfants. Un acte crapuleux qui alimente l’esprit de vengeance. L’AEC, poursuit le communiqué, lance un appel à ses membres à jouer un rôle de lumière et de responsabilité pour procurer la paix autour de nous. Le communiqué invite « à la non-violence, au respect de la loi pour éviter tout vengeance au profit de la paix ».

Du côté du gouvernement, on a enregistré sur les ondes de Radio Ndeke Luka, l’intervention du ministre du développement Rural, porte-parole du gouvernement, Fidèle Gouandjika. Il parle de « manifestation de nationalisme extrémiste dont on profite pour piller et détruire ».

 

 

Les rues de Bangui (République centrafricaine).

Par RFI

 

A part quelques détonations d’armes automatiques mercredi 1er juin et ce jeudi matin, la situation tend à la normalisation dans le nord-ouest de Bangui. Cette partie de la capitale centrafricaine a basculé dans l’horreur mardi 31 mai et mercredi 1er juin. La disparition de deux enfants dont les corps ont été retrouvés mardi 31 mai dans le coffre arrière d’un véhicule est à l'origine de ces troubles.  

Dimanche 29 mai, deux enfants disparaissent à Bangui. Leurs corps sont découverts le  mardi 31 mai dans le coffre d'une voiture appartenant à un individu de confession musulmane.

Des représailles contre la communauté musulmane s'en sont suivies, notamment dans les 3e, 5e et 6e arrondissements de Bangui où le gouvernement a instauré un couvre-feu de 19 heures à 6 heures.

« Un imam a été pris à parti et sérieusement blessé. Il est actuellement à l'hôpital ».

 

Omar Kobina Layama, imam de la grande Mosquée de Bangui

 

01/06/2011 par Christine Muratet

 

Hier, ces violences se sont étendues à d’autres secteurs de la capitale où des crépitements d’armes automatiques ont été entendus, ralentissant quelque peu l’activité dans la ville. Des groupes de jeunes se sont attaqués aux musulmans tentant de piller leur magasin, mais les forces de défense et de sécurité ont quadrillé toute la zone les éloignant par des tirs de sommation.

Les autorités, les dignitaires religieux multiplient les appels au calme. Un bilan provisoire qui pourrait s’alourdir fait état de sept morts, vingt-et-un blessés et quelques mosquées incendiées.

C’est dans ce contexte qu’une délégation gouvernementale tchadienne est arrivée hier soir à Bangui pour s’enquérir de la situation auprès des autorités centrafricaines.

 

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