Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:55

 

 

 

 

ambassade-RCA-Paris.JPG

 

 

LAmbassade, Haute Représentation de la République Centrafricaine auprès de la République Française, a lhonneur de porter à lattention de la communauté centrafricaine ce qui suit :

 

Le Comité de contrôle et de vérification des dossiers de demande de passeports biométriques centrafricains informe que les passeports délivrés à Bangui seront disponible à l’Ambassade à partir du vendredi 29 MARS 2013.


Les ayants droit pourront se présenter à la Chancellerie, munis d’une pièce d’identité ou une copie d’acte de naissance, ainsi que du récépissé « Souche Jaune » délivré lors du dépôt de la demande. 


En outre, une durée de quatre (4) jours est accordée aux compatriotes nayant pas pu déposer leur demande lors de la précédente mission.


Le calendrier de  la dernière mission en France se présente ainsi quil suit :

 


Vendredi 29 Mars, Samedi 30 Mars, Lundi 1er et Mardi 2 AVRIL 2013, aux heures d’ouverture de l’Ambassade.


L’Ambassade, Haute Représentation de la République Centrafricaine en France, saurait infiniment gré aux compatriotes pour leur promptitude habituelle.


Fait à Paris le 18 MARS 2013


Martial NDOUBOU


Chargé dAffaires a.i

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:21

 

 

 

la-porte-parole-du-departement-d-Etat-americain-Mme-Vic.jpg

 

 

WASHINGTON, 17 mars 2013 (AFP) - La diplomatie américaine a exhorté dimanche la Centrafrique et la rébellion Séléka à respecter l'accord de paix qu'elles avaient scellé en janvier à Libreville, face à un regain de violences ces dernières semaines dans le pays.


"Les Etats-Unis sont profondément inquiets de la dégradation continue de la sécurité en République centrafricaine. Nous appelons le président (François) Bozizé et les dirigeants de l'alliance de la Séléka à mettre fin immédiatement aux hostilités et à appliquer l'accord de Libreville", a écrit dans un communiqué la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland.


A la mi-décembre, les rebelles de la Séléka avaient pris les armes contre le régime du président Bozizé, menaçant la capitale Bangui, mais leur avance avait été stoppée par une intervention régionale. Un accord de paix a été signé, le 11 janvier à Libreville, au Gabon, débouchant sur la formation d'un gouvernement d'union nationale, auquel participe la rébellion.


Mais depuis fin février, une faction de la Séléka s'est emparée de localités dans le nord, le sud et l'est de la Centrafrique.


"Le gouvernement d'union nationale est l'unique entité représentative, qui a fait l'objet d'un accord entre toutes le parties à Libreville et qui est à même de diriger le pays dans cette période critique de transition", a insisté Mme Nuland, pressant "les dirigeants de la région et la communauté internationale de soutenir totalement le Premier ministre Nicolas Tiangaye".


M. Tiangaye, dont la nomination avait été soutenue par la Séléka mais qui l'avait ensuite accusé d'être "faible", est chargé de conduire la transition vers la paix et la tenue d'élections législatives d'ici un an.


Coalition formée fin 2012, la Séléka est composée de deux principaux groupes rebelles et de plusieurs petits groupes armés.


Les rebelles de la Séléka continuent d'exiger de Bangui la libération de prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères de la Centrafrique, en particulier sud-africaines. 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AMERIQUE
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:06

 

 

 

 

BANGUI : 11 POINTS CONSTITUENT LA REVENDICATION DES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA

 

 

elements-Seleka-vers-Sibut.jpg

 

 


Bangui, 18 mars 2013 (RJDH) – Les éléments de la coalition Séléka qui ont maintenu cinq ministres issus de cette rébellion ont posé onze points de revendication au représentant du médiateur congolais Denis Sassou Nguesso, faute de quoi, ils vont reprendre les hostilités dans un délai de trois jours.

 

Il s’agit du ministre de la Défense Michel Djotodjia, le ministre de la Communication Christophe Gazam-Betty, celui des eaux et forêts Mohamed Moussa Dhaffane, le Ministère de la Géologie, des recherches minières et de l’hydraulique, Herbert Djono Ahaba, et Amalas Amias Haroun du commerce, alors qu’ils se sont rendus à Sibut (centre) avec une délégation de communauté internationale, pour sensibiliser les rebelles sur le processus de leur désarmement et réinsertion.

 

Certains points de revendication des rebelles de la Séléka sont contenus dans les textes des accords de Libreville, signés le 11 janvier dernier. D’autres sont insérés par ces derniers, après évaluation des activités d’après la signature de ces accords, disent-ils. Les rebelles trouvent l’accession à leur revendication indispensable pour éviter la reprise des hostilités.

 

En premier lieu  les rebelles demandent la stricte application des accords de Libreville, par le camp de la majorité présidentielle, ils ont également souligné la question du  rapatriement immédiat des troupes sud-africaines du territoire centrafricain.

 

En plus des points relatifs aux Accords de Libreville,  les hommes de la  Séléka qui ont fait part de l’assassinat systématique de leurs parents arrêtés, veulent que cette pratique s’arrête le plus rapidement possible. Le cinquième point de leur revendication concerne le démantèlement des barrières illégales, érigées sur les routes de l’intérieur du pays et dans la capitale Bangui.

 

Leur sixième revendication est la cessation des arrestations arbitraires. Ils demandent en point sept, la libération des prisonniers politiques, même ceux d’avant la crise de la Séléka.

 

Au huitième point de leur revendication, la Séléka demande l’indemnisation du reste des éléments qui avaient amené le président Bozizé au pouvoir en 2003 et qui se trouvent en ce moment dans ses rangs. Les rebelles insistent également sur le neuvième point, qui concerne la confirmation par décret présidentiel des grades qu’ils se sont donnés sur le terrain.

 

Les rebelles exigent aussi le recrutement de 2 000 éléments de la Séléka dans l’armée nationale, qui se chargeront selon eux, d’assurer la protection des ressortissants des régions nord, sur l’ensemble du territoire centrafricain. Sur le dernier point, les rebelles affirment ne plus vouloir être cantonnés sur des sites proposés par la force multinationale, mais que le processus de désarmement et démobilisation se fera directement dans les villes qu’ils ont occupées.


Bangui dispose d’un ultimatum de trois pour accéder à toutes ces revendications, fautes de quoi les rebelles affirment rentrer à Bangui, pour renverser le pouvoir du président François Bozizé.

 


 

BANGUI : LE OCHA DEMANDE 129 000 000 US$ POUR ASSISTER 700 000 PERSONNES AFFECTÉES

 

Vogt-et-Immonen.JPG

 

Bangui, 18 mars 2013 (RJDH) Un appel à contribution d’un montant de  129 000 000 US$  afin d’assister 700 000 personnes affectées par les crises antérieurs et le récent conflit en Centrafrique, vient d’être lancé ce lundi 18 mars, par le bureau de l’organisation des Nations Unies pour les affaires humanitaires (OCHA) en Centrafrique. Un appel dénommé ‘’lancement conjoint de l’appel humanitaire consolidé annuel et de l’appel d’urgence’’

 

La coordonnatrice humanitaire de OCHA Kaarina Immonen,  précise que  la situation humanitaire est très fragile en République centrafricaine. Elle cite l’insécurité liée au récent conflit, les attaques de certains groupes armées non identifiés ou incontrôlés. Les exactions des éléments rebelles de l’Armée de résistance du seigneur de Joseph Kony et la persistance du banditisme, dans certaines zones du pays.  Par conséquent une partie de la population se retrouve dans une situation d’urgence et appelle à une assistance humanitaire dans le plus bref délai, mentionne-t-elle.

 

« C’est en réponse à cette situation que le gouvernement centrafricain et les acteurs humanitaires ont convenus de lancer un appel humanitaire. La requête totale pour cet appel est de 129 000 000$, pour pouvoir couvrir une période allant jusqu’à la fin de l’année 2013, les besoins de presque 700 000 personnes affectées par les crises antérieures et au récent conflit du 10 décembre dernier », a dit Kaarina Immonen.

 

Elle a également fait savoir que les constats relevés à l’occasion des premières évaluations rapides de la situation dans le pays, prouvent que plus d’un millions de personnes vivant sur le territoire centrafricain pourraient être touchées directement ou encore indirectement par les effets des conflits.

 

« Face à cette situation, un appel d’urgence a été également lancé pour la mise en place d’un fonds à hauteur de 40 000 000U US$, pour porter assistance à cette importante partie de la population, dans les secteurs jugés prioritaires comme la protection et la sécurité alimentaire », a souligné la coordonnatrice humanitaire de OCHA.

 

Kaarina Immonen a expliqué que la stratégie d’appel humanitaire consolidé est le fruit d’un processus hautement participatif, qui a permis à tous les acteurs comme le gouvernement, les donateurs et les organisations humanitaires, d’évaluer les besoins à travers plusieurs consultations, à savoir l’analyse objective des besoins humanitaires et une stratégie commune de tous les acteurs.

 

Elle a en outre affirmé que « cette stratégie est fondée sur deux objectifs globaux. Premièrement, assurer aux personnes affectées par les conflits et autres crises humanitaires, un accès au service de base pour promouvoir le respect de leurs droits fondamentaux. Et deuxièmement, renforcer les capacités de résilience des personnes affectées et soutenir leur auto-prise en charge ».

 

Le 15 février dernier lors d’une rencontre avec les journalistes, OCHA a fait savoir que la situation humanitaire dans le pays en 2012-2013 est très déplorable.

 

 

 

NOLA: LE MANQUE D’ENSEIGNANT FREINE LES ÉTUDES PRIMAIRES

 

écoliers centros

 

Nola, 18 mars 2013 (RJDH) Les élèves du cours moyen première et deuxième année n’ont pas encore commencé les cours depuis le début de l’année scolaire en septembre 2012 dans la ville de Nola. Cet  établissement à cycle complet  est tenu que par un seul maître-parent depuis la rentrée scolaire.

 

D’après le constat fait par Radio Kulindunga, les salles de classe sont fermées et la plupart des enseignants se trouvent ou sont encore à Bangui.  « Cette situation  compromet l’avenir des enfants. Nous appelons les autorités compétentes à  prendre leur responsabilité », s’est plaint un parent d’élève.

 

Cette situation fait craindre déjà à certains parents, le risque d’une année blanche, car les examens de fin d’année sont prévus dans deux mois.

 

 

NDLR : Pourtant il n’y a pas des éléments de Séléka à Nola !

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 17:53

 

 

 

Neris-Massi-Eric.jpg

 

 

Afrik.com LUNDI 18 MARS 2013 / PAR ASSANATOU BALDÉ

 

Les rebelles du Séléka, en confrontation avec François Bozize depuis plusieurs mois, ont lancé un ultimatum au président centrafricain qui a trois jours pour respecter leurs revendications. Ils menacent de reprendre les armes si le dirigeant s’entête. Eric Massi, porte-parole de la rébellion, nous donne les raisons de la colère de son mouvement.

 

Afrik.com : Pourquoi avez-vous décidé de lancer maintenant un ultimatum au président François Bozizé ? 


Eric Massi :
 L’accord de Libreville a été signé il y a deux mois. Il n’a toujours pas été mis en place par le président François Bozizé. Rien n’a été respecté. Il y a dix jours, le Premier ministre centrafricain est allé à la rencontre du Séléka. Il a estimé que les revendications du mouvement sont légitimes. Mais depuis nous attendons toujours son retour qui n’a pas eu lieu. Je rappelle que nous revendiquons toujours la libération de l’ensemble des prisonniers du Séléka, la fin des arrestations arbitraires et le départ des troupes sud-africaines, chargées de protéger François Bozizé.


Afrik.com : N’avez-vous pas l’impression que François Bozizé vous a menés en bateau depuis le début du conflit qui vous oppose à lui ? 


Eric Massi :
 Effectivement nous constatons que Bozizé n’a pas respecté ses engagements depuis le début de la crise. Pour le chef d’état-major du Séléka, il est temps que cela cesse. Les hommes du Séléka doivent être satisfaits de leurs revendications. Il est temps que Bozizé prenne ses responsabilités ! Bozizé s’entête toujours à déployer ses troupes sur l’ensemble du territoire. Cette situation ne peut plus durer ! Elle est devenue insupportable pour les rebelles du Séléka mais aussi pour le peuple centrafricain. Le maintien de Bozizé au pouvoir ne permet pas de ramener la paix. Or nous avons toujours souhaité le retour à la paix et de la sécurité dans le pays. Nous sommes persuadés que son départ permettra à la société centrafricaine de repartir de l’avant et surtout d’éviter une bataille dans la capitale Bangui.


Afrik.com : Ce n’est pas la première fois que vous menacez de reprendre les hostilités. Vous n’avez jamais mis vos menaces à exécution. Cette fois-ci, comptez-vous aller jusqu’au bout ou est-ce juste un effet d’annonce ?

 
Eric Massi :
 Dès l’expiration du délai de trois jours s’il ne respecte pas ses engagements, nous envisageons de reprendre les hostilités. Il faut savoir que depuis dix jours le Séléka a procédé à la sécurisation de plusieurs villes comme Bangassou, car nous avons constaté que des armes mises en circulation par le régime de Bozizé ont été récupérées.


Afrik.com : François Bozizé ne semble jusqu’à présent jamais avoir pris vos menaces au sérieux. S’il s’entête que va-t-il se passer ? Comptez-vous le déloger de force comme vous l’aviez annoncé lors de votre premier entretien avec Afrik.com ?

 
Eric Massi :
 Oui tout à fait. Nous prendrons les mesures nécessaires s’il ne réagit pas. Lorsqu’un accord est signé et qu’une des parties ne le respecte pas, il faut tout faire pour la contraindre à tenir ses engagements. Il faut prendre la réalité de la situation avec le plus grand sérieux et toute la mesure qu’elle requiert. Nous ne sommes pas dans un jeu.

 

Afrik.com : La Cemac s’est-elle, selon vous, suffisamment impliquée pour résoudre la crise centrafricaine ? 


Eric Massi : La Cemac est toujours active pour tenter de régler la crise. Ses membres suivent la situation avec attention.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Interview
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 17:40

 

 

 

Nourredine Adam

combattants Séléka près de Damara

 

 

18/03/2013 à 15h:54 Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

Des éléments de la Séléka basés à Sibut retiennent, depuis le dimanche 17 mars, cinq ministres issus de leur rang. Les rebelles ont fixé un ultimatum de trois jours au gouvernement pour accéder à leurs exigences.

 

Dimanche 17 mars à 09H00, une délégation gouvernementale quitte Bangui pour Sibut avec pour objectif de discuter du processus de paix et des conditions de désarmement et de démobilisation des rebelles de la coalion Séléka. Elle est composée du général Léon Essongo, représentant du Congolais Denis Sassou Nguesso (médiateur de la crise), des cinq ministres de la rébellion membres du gouvernement, de Léon Dibère (ministre de l’Administration du territoire), et du directeur de la police. Deux membres de la mission de l’Union européenne en Centrafrique, ainsi que des journalistes font également partie du voyage.

 

La délégation arrive à Sibut à 13H00. Cette localité située à 187 km de Bangui fait désormais office de quartier général rebelle. Près de 2 000 hommes y sont cantonnés. La discussion s’engage. Pour la plupart, les chefs militaires de la Séléka s’expriment en Sango (langue locale). C’est le général Mohamed Dhafanne, ministre des Forêts, qui fait office de traducteur auprès du médiateur et du personnel de la mission de l’UE.

 

Après deux heures de négociations, les rebelles décident de retenir les cinq ministres issus de leur rang. Le reste de la délégation repartant vers Bangui à 16H30. Parmi les ministres figurent les plus importantes personnalités de la Séléka : son président et actuel vice-Premier ministre, Michel Djotodia, Mohamed Dhaffane, ou encore le ministre de la Communication Christophe Ghazam Betty.

 

« Ce sont les éléments de la Séléka qui ont décidé : ils veulent que le chef de l'État respecte les termes de l'accord signé à Libreville », a réagi sur RFI, Michel Djotodia.

 

« Nous avons exigé du gouvernement qu'il applique les accords de Libreville. Mais il ne semble pas nous écouter (. . . ) », a déclaré à l'AFP une figure de la rébellion, le colonel Djouma Narkoyo. « Nous donnons 72 heures au gouvernement pour répondre à ces exigences, sinon la Séléka va reprendre les hostilités », a-t-il mis en garde.

 

« En plus de nos exigences, nous avons retenu les cinq ministres pour protester contre le langage dégradant tenu à la radio nationale par le président de la République à l'encontre de la Séléka, qui démontre sa volonté de ne pas aller à la paix », a par ailleurs ajouté le colonel Narkoyo.

 

Les revendications de la Séléka :

 

Le suivi des accords de Libreville


le retrait des troupes sud-africaines présentes en République centrafricaine


la protection des habitants des zones occupées par Séléka « qui sont à chaque massacrés par les forces gouvernementales lorsqu’ils sortent »


la reconsidération des postes ministériels pour la Séléka


le démantèlement des barrières de COCORA et  la suppression de toutes les milices pro-gouvernementales


la libération de tous les prisonniers politiques


le paiement des primes aux ex-libérateurs qui ont conduit Bozizé au pouvoir en 2003


la reconnaissance officielle par décret présidentiel des galons des rebelles et l’intégration immédiate de plus de 2 000 rebelles dans les rangs des forces armées centrafricaines « pour assurer la sécurité de leur parent et leurs chefs ».


Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 17:09

 

 

 

Djotodia-et-Nourredine.jpg

Michel DJOTODIA avec à sa gauche Nourredine Adam vers Sibut

 


Un membre de la coalition du Séléka, le colonel Djouma Narkoyo, annonce aujourd’hui que cinq ministres centrafricains, membres d'une délégation gouvernementale en mission auprès de la coalition, sont « retenus » depuis hier dans le centre du pays par la coalition rebelle.

 

« Nous avons exigé du gouvernement qu'il applique les accords de Libreville. Mais il ne semble pas nous écouter. Nous donnons 72 heures au gouvernement pour répondre à ces exigences, sinon le Séléka va reprendre les hostilités  », déclare M. Narkoyo avant de préciser qu’« en plus de nos exigences, nous avons retenu les cinq ministres pour protester contre le langage dégradant tenu à la radio nationale par le président de la République (centrafricaine, François Boizizé,) à l'encontre du Séléka, qui démontre sa volonté de ne pas aller à la paix ».

 

Le ministre centrafricain de la Sécurité, Josué Binoua, précise pour sa part que les cinq ministres se sont rendus à Sibut (160 km au nord de Bangui) auprès du Séléka « pour des questions de paix et de désarmement ». La coalition demande le respect des accords de Libreville du 11 janvier dernier, ainsi que la libération de prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères, notamment des contingents sud-africain et ougandais. Le 12 mars dernier, des membres du Séléka s'étaient emparés des villes de Gambo et de Bangassou, au sud du pays.

 

(Source : AFP)

 

 

      72 heures pour satisfaire les rebelles centrafricains

 

http://fr.radiovaticana.va   2013-03-18 09:40:38

 

Trois jours avant que les rebelles centrafricains ne reprennent les armes. Dimanche après une rencontre entre rebelles et autorités, la rébellion Seleka a fixé au gouvernement un ultimatum. Les autorités ont donc 72 heures pour répondre aux revendications des rebelles : c’est surtout leur statut qui les inquiète. 

 
Les soldats rebellent veulent intégrer immédiatement dans l’armée nationale. Sont concernés entre 1000 à 2000 hommes. Ces derniers veulent choisir eux-mêmes les corps à intégrer. La rébellion ne veut pas que ses forces soient cantonnées dans différents lieux du pays. Et les gradés veulent que leur grade soit confirmé et par décret.


Les revendications sont aussi politiques. D’abord, choisir elle-même où déployer ses hommes permet à la rébellion d’assurer la sécurité de ses représentants à Bangui, la capitale. Car depuis l’accord de paix signé le 11 janvier, le pays compte cinq ministres rebelles. Le chef de la Séléka par exemple est le ministre de la Défense. Mais depuis dimanche, ces représentants rebelles sont retenus à Sibut, à environ 200 kilomètres de la capitale, là où a eu lieu la rencontre. 



Dernières revendications : la libération des prisonniers politique et le retrait des troupes sud-africaines. Les autorités ont donc 72 heures pour répondre, sans quoi, les rebelles reprendront les armes. Retour possible à la violence, mais c’est sans compter sur une faction de la rébellion qui s’est emparée de plusieurs villes dans le sud du pays, sans rencontrer de résistance.

 

 

 

 

Centrafrique : risque de retour à la case de départ

 

http://www.afrique7.com    Sumai Issa / 18/03/2013 10:39

 

La situation en Centrafrique ne s’améliore pas. Après les négociations et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, les observateurs de la région nourrissaient avec optimisme l’espoir de voir l’issue de la crise centrafricaine. Cependant, les rebelles ont exprimé leur mécontentement, arguant que le gouvernement ne respecte pas ses engagements. Certaines villes seraient retombées entre les mains des rebelles et ces derniers tiendraient actuellement en otage 5 ministres du gouvernement centrafricain.

 

Les otages sont retenus dans la ville de Sibut et les dirigeants de la Séléka ont lancé à l’obédience Bozizé un ultimatum de 72 heures pour répondre à leurs revendications. Si le président ainsi que son équipe ne réagissent pas, les rebelles promettent de reprendre les armes afin de prendre le pouvoir par la force. Les rebelles exigent l’intégration de leurs troupes au sein des FACA (Forces Armées Centrafricaines), la reconnaissance des grades, la libération des prisonniers politiques, l’envoi de 2000 hommes de la Séléka à Bangui ainsi que le départ des troupes sud-africaines présentes sur le territoire centrafricain. Dans cette lutte de pouvoir, c’est la population civile qui demeure la première victime.

 

En effet, les conséquences sociales de cette guerre civile sont multiples. La perturbation des cycles de production et des circuits d’approvisionnement a conduit à des hausses de prix des denrées alimentaires. Selon une enquête menée par le bureau de coordination des affaires de l’ONU à Ocha, plus de 80.000 personnes seraient dans une situation de pénurie alimentaire sévère dont 135.000 enfants.

 

Plusieurs écoles, centres de santé et centres alimentaires sont fermés et plus de 170.000 personnes sont en fuite dans la brousse. Par ailleurs, les fonds à savoir, 129 millions de dollars, promis à travers le programme des nations unies pour République Centrafricaine tardent à venir.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 16:55

 

 

 

Nourredine-Adam.JPG

Nourredine Adam

 

 

Libération 18 mars 2013 à 13:33

 

Cinq ministres centrafricains issus de la coalition rebelle du Séléka sont retenus au nord de Bangui par les éléments de cette même rébellion qui accusent le gouvernement de ne pas respecter des accords de paix et lui ont adressé un ultimatum menaçant d’une reprise des hostilités.

 

Les ministres, dont le chef officiel de la rébellion, le vice-Premier ministre Michel Djotodia, et le ministre des Forêts, le général Mohamed Dhaffane, font partie d’une délégation gouvernementale dépêchée dimanche auprès du Séléka à Sibut, à 160 km au nord de Bangui, où ils sont retenus depuis.

 

«Nous avons exigé du gouvernement qu’il applique les accords de Libreville. Mais il ne semble pas nous écouter», a déclaré à l’AFP une autre figure de la rébellion, le colonel Djouma Narkoyo, un de chefs militaires sur le terrain.

 

«Nous donnons 72 heures au gouvernement pour répondre à ces exigences, sinon le Séléka va reprendre les hostilités», a mis en garde le colonel Narkoyo.

 

Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, au Gabon, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d’union nationale.

 

La rébellion n’a cessé depuis lors de demander le respect de ces accords, avec notamment la libération de prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères de la Centrafrique, en particulier sud-africaines.

 

«En plus de nos exigences, nous avons retenu les cinq ministres pour protester contre le langage dégradant tenu à la radio nationale par le président de la République à l’encontre du Séléka, qui démontre sa volonté de ne pas aller à la paix», a ajouté le colonel Narkoyo.

 

Depuis le début du conflit et la première offensive de décembre, des dissensions sont apparues au sein du Seleka, qui veut dire +Alliance+ en sango, la langue nationale.

 

Le mouvement est formé d’éléments de deux grandes rebellions, l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et la Convention des patriotes pour le justice et la paix (CPJP), ainsi que d’éléments dissidents d’autres groupes armés.

 

L’UFDR et la CPJP étaient déjà traversées par des divisions avant l’offensive de la fin 2012, mais les victoires sur le terrain face à l’armée centrafricaine avaient fait taire ces divergences.

 

 

Depuis l’accord de paix, ces divisions sont devenues patentes, avec des attaques de villes par différentes factions du Séléka: fin février à Sido (nord), le 11 mars à Bangassou, l’une des principales villes du sud du pays.

 

Ces attaques avaient été fermement condamnées par M. Dhaffane ou le ministre de la Communication Christophe Gazam Betty, qui fait également partie des cinq ministres retenus à Sibut.

 

En février, une partie de la rébellion voulait poursuivre l’offensive sur Bangui après s’être arrêtée à une cinquantaine de km la capitale sous la pression internationale.

 

Les chefs rebelles ont aussi eu beaucoup de mal à contrôler leurs éléments, dont certains combattants désoeuvrés sont accusés de pillages et de rackets.

 

Selon l’accord de Libreville, les hommes du Séléka doivent normalement être cantonnés puis désarmés dans un processus de réinsertion.

 

La principale revendication de la rébellion au début de son offensive était le respect de vieux accords de paix que, selon elle, le président Bozizé, arrivé au pouvoir par le biais d’une attaque rebelle en 2003, n’avait pas respectés.

 

Ils demandaient notamment le paiement et l’intégration dans l’armée des anciens combattants, ou encore des investissements dans les régions du nord d’où sont originaires de nombreux rebelles.

 

 

Centrafrique: cinq ministres d'une délégation gouvernementale retenus par les rebelles


BANGUI AFP / 18 mars 2013 11h07- Cinq ministres centrafricains, membres d'une délégation gouvernementale en mission auprès de la coalition rebelle Séléka dans le centre du pays, sont retenus depuis dimanche par des combattants de ce groupe, qui ont menacé de reprendre les hostilités.


Une mission gouvernementale s'est rendue à Sibut (160 km au nord de Bangui) auprès du Séléka pour des questions de paix et de désarmement, a déclaré à l'AFP le ministre de la Sécurité Josué Binoua.


Le Séléka a empêché cinq des membres de la mission, ministres issus de la rébellion au sein du gouvernement d'union, de regagner Bangui, exigeant l'application des accords de paix de Libreville, a précisé M. Binoua.


Parmi les ministres retenus figurent les plus importantes personnalités du Séléka: son président et actuel vice-Premier ministre, Michel Djotodia, le ministre des Forêts Mohamed Dhaffane, ou encore le ministre de la Communication Christophe Ghazam Betty.

« Nous avons exigé du gouvernement qu'il applique les accords de Libreville. Mais il ne semble pas nous écouter (...), a déclaré à l'AFP une autre figure de la rébellion le colonel Djouma Narkoyo.



Nous donnons 72 heures au gouvernement pour répondre à ces exigences, sinon le Séléka va reprendre les hostilités, a mis en garde le colonel Narkoyo.


Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.

La rébellion n'a cessé depuis lors de demander le respect de ces accords, avec notamment la libération de prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères de la Centrafrique, en particulier sud-africaines.


En plus de nos exigences, nous avons retenu les cinq ministres pour protester contre le langage dégradant tenu à la radio nationale par le président de la République à l'encontre de la Séléka, qui démontre sa volonté de ne pas aller à la paix, a par ailleurs ajouté le colonel Narkoyo.

Des dissensions au sein de la rébellion se font sentir depuis plusieurs semaines, alors que des factions du Séléka ont attaqué le 11 mars l'une des principales villes du sud du pays, Bangassou, après avoir conquis fin février la localité de Sido (nord).


Ces attaques avaient alors été fermement condamnées par les ministres Dhaffane et Ghazam Betty.

Il faut comprendre que ceux qui dirigent Séléka sont ceux qui dirigent le terrain. Aujourd'hui le terrain considère que les accords n'ont pas été respectés, et le maintien du président Bozizé (au pouvoir) ne nous permet pas de ramener la paix, a réagi l'un des porte-parole de la rébellion, Eric Massi, joint par l'AFP.


Qu'il (le président Bozizé) respecte les accords ou qu'il s'en aille, sinon il ne pourra pas éviter une bataille inutile à Bangui. C'est a prendre très au sérieux, le terrain est largement armé et déterminé, a affirmé M. Massi.



(©) 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 16:25

 

 

 

 

combattants-Seleka-a-Sibut.JPG

combattants Séléka vers Sibut

 

RFI  lundi 18 mars 2013


Les rebelles de la Seleka ont fixé le 17 mars un ultimatum de 72 heures au gouvernement pour accéder à leurs exigences, faute de quoi, ils menacent de reprendre les armes. Les discussions n'ont pas abouti entre la délégation gouvernementale et les rebelles. Six ministres avaient fait le déplacement à Sibut au nord de Bangui. Mais un seul est retourné à la capitale. Les autres, qui sont issus de la Seleka, ont été retenus par leurs compagnons en signe de protestation contre le pouvoir.

 

Trois jours, c’est le délai adressé par les membres de la Seleka personnellement au président Bozizé. Les rebelles qui se trouvent seulement à une centaine de kilomètres de Bangui, affirment n’avoir besoin que de quelques heures pour atteindre la capitale.


Ils insistent maintenant pour que les prisonniers politiques soient libérés, que leurs grades soient validés par un décret signé du président Bozizé et l’intégration immédiate de quelque 2000 de leurs combattants dans l’armée nationale.


Les rebelles insistent également sur le fait que les troupes sud-africaines présentes sur le territoire soient rapatriées. Michel Djotodja, ministre de la Défense et chef de cette rébellion partage la position de ses éléments : « C’est l’état-major qui l’a décidé ainsi. Nous ne sommes pas là à faire souffrir le peuple centrafricain et nous n’allons pas nous mettre à faire de procès. C'est-à-dire, dire que Seleka a fait ceci, Seleka a fait cela, le gouvernement a fait ceci, il a fait cela. Nous n’allons pas diaboliser la situation, mais je demande tout simplement qu’on se comprenne et que de part et d’autres, on respecte les termes des accords signés à Libreville ».

 

Michel Djotodja  Ministre centrafricain de la Défense issu de la Seleka


« Ce sont les éléments de la Seleka qui ont décidé : ils veulent que le chef de l'Etat respecte les termes de l'accord signé à Libreville »

 

Les rebelles de la Seleka dénoncent aussi des propos incendiaires du chef de l'Etat à leur encontre dans chacun de ses discours pour justifier la décision de retenir à Sibut leurs représentants au sein du gouvernement. Le colonel Bordas, porte-parole de l'état-major s'en explique.

 

Colonel Bordas  Porte-parole de l'état-major de la Seleka


 « Les propos du président à notre égard sont très choquants. Pour faire la paix, on ne peut pas proférer de telles insultes. »

 

Moussa Mohamed Dhaffane, autre ministre de la Seleka des Eaux et Forêts n'en pense pas moins.

 Mohamed-DHAFFANE.JPG

Moussa Mohamed Dhaffane   Ministre centrafricain des Eaux et Forêts issu de la Seleka ici vers Sibut


« Le discours du Président n'était pas de nature à apaiser les esprits et pousser à la réconciliation nationale. »

 

Pour le général Léonard Essongo, représentant du Congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise, rien n’est perdu pour le moment, malgré l’attitude des rebelles : « Nous pensons simplement que les amis sont restés là-bas pour faire un point à leur niveau également, comme nous sommes en train de le faire maintenant. De mon point de vue rien n’est perdu et c’est ça les négociations. Chacun perd un peu de ses plumes et j’espère que les notes, nous allons les retrouver très rapidement ».

 

Cette volonté d’apaisement semble partagée par le ministre de l’Administration du territoire, Léon Dibéret, présent le 17 mars à Sibut, et qui lui, a pu rentrer à Bangui. Le ministre déclare que les membres de la Seleka n’entendent pas quitter le gouvernement d’Union nationale. Il reconnaît la gravité de la situation mais il cherche à temporiser. Pour lui, ce n'est qu'un nouvel épisode d'un processus difficile vers la paix.

 

Léon Dibéret  Ministre centrafricain de l'Administration territoriale

 

Léon Dibéret et Michel Djotodia

le ministre Léon DIBERET et Michel DJOTODIA (écharpe rouge) ici vers Sibut 

 

 

« C'est un épisode qu'il faut prendre très au sérieux, pour essayer de trouver une solution appropriée le plus rapidement possible »

 

Par ailleurs, et avant même ces événements, les Etats-Unis ont fait part de leur inquiétude face à la dégradation continue de la sécurité en République centrafricaine. Dans un communiqué, le département d'Etat appelle le président Bozizé et les dirigeants de l'alliance de la Seleka à mettre fin immédiatement aux hostilités et à appliquer l'accord de Libreville.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 15:58

 

 

 

combattants-Seleka-pres-de-Damara.JPG

 


YAOUNDE Lundi 18 mars 2013 | 12:23 UTC (Xinhua) - Après avoir pris en otage dimanche ses cinq responsables membres du gouvernement d'union nationale et de transition formé le 3 février, la coalition rebelle centrafricaine Séléka presse le président François Bozizé d'appliquer sans délai les accords de paix.

 

Les dirigeants militaires de l'alliance rebelle qui avait pris les armes en décembre pour renverser le pouvoir du président Bozizé n'ont pas épargné dans leur décision de détenir leur propre leader, Michel Am Nondokro Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale au sein du cabinet dirigé par l'opposant Nicolas Tiangaye.

 

"Il fait partie des cinq ministres de notre mouvement. On les a invités pour discuter sur ce qui se passe à Bangui et de la paix. La négociation s'est soldée par un échec et nous sommes obligés de les retenir avec nous", a expliqué à Xinhua le colonel Michel Narkoyo, porte-parole militaire de cette rébellion qui avait déjà fait parler d'elle avec de nouvelles attaques et la prise de nouvelles villes.

 

M. Djotodia et sa délégation ont été capturés dimanche à Sibut, une ville du centre de la République centrafricaine (RCA) située à quelque 187 km de Bangui, la capitale, a précisé le colonel Narkoyo, ancien gendarme de deuxième classe dans les Forces armées centrafricaines (FACA) promu au grade de colonel dans la rébellion.

 

Les téléphones des otages ont été coupés. Ainsi, les tentatives de Xinhua de joindre le ministre de la Communication Christophe Gazam Betty se sont avérées vaines.

 

Aucune réaction n'a été enregistrée dans le camp présidentiel. Les multiples initiatives en direction du ministre de l'Equipement et porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli Goumba, n'ont pas non plus été fructueuses.

 

Les dirigeants militaires rebelles accusent le président Bozizé de ne pas respecter les clauses des accords de paix de Libreville qui, selon eux, ont prévu la libération des prisonniers politiques, le retrait des forces étrangères (sud-africaines et ougandaises) non issues de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) puis la levée des barrières de sécurité à Bangui.

 

"Tout ce qu'on a donné comme revendications, rien n'est respecté. On leur a donné 72 heures. Si rien n'est fait, nous serons obligés de passer à la vitesse supérieure, c'est-à-dire que nous allons reprendre les armes", a menacé Michel Narkoyo.

 

Le ton est monté depuis la formation du gouvernement d'union nationale pour lequel ce combattant et d'autres responsables revendiquaient un plus grand nombre de postes, "au moins sept pour satisfaire tout le monde", avait-il réclamé.


Des désaccords sur la question ont alors créé une fracture entre les cinq ministres et la hiérarchie militaire de Séléka, une fracture amplifiée avec l'opération de cantonnement en vue de leur désarment également prévu par les accords de Libreville, rejetée par les troupes.

 

Pour l'heure, le seul geste manifesté par celles-ci a consisté au retrait il y a deux semaines de Damara, localité distante de 90 km de Bangui et où l'offensive rebelle vers la capitale avait été stoppée par les forces de paix de la CEEAC, pour Sibut, l'une des sept villes aujourd'hui sous contrôle de l'alliance.

 

De sources officielles à Pretoria, l'Afrique du Sud avait déployé 400 soldats en RCA pour aider à préserver la paix et la stabilité de ce pays d'Afrique centrale, avait-on justifié. Après la signature des accords de Libreville parrainés par les chefs d'Etat de la CEEAC, Séléka avait lancé un ultimatum de 72 heures pour leur retrait, y compris celui des troupes ougandaises présentes dans l'Est pour traquer le chef rebelle Joseph Kony de l'Armée de résistance du seigneur (LRA).

 

Le ministre de la Communication Gazam Betty avait, dans un entretien récent à Xinhua, souligné que la présence sud-africaine découlait des accords de coopération entre Bangui et Pretoria et que le retrait exigé ne devait pas constituer une condition pour l'application des accords de paix.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 15:49

 

 

 

logo UNHCR

 

 

BANGUI, République centrafricaine, 15 mars (HCR) L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a déclaré vendredi que la reprise des combats en République centrafricaine constituait une menace sur la population civile dans le sud-est du pays et entravait l'accès du HCR aux réfugiés et aux déplacés internes.


Lundi, un accord de paix signé il y a deux mois a également été compromis quand les rebelles seleka ont attaqué et pris la ville de Bangassou. Les rebelles ont avancé vers l'est vers la ville de Zémio, où résident 3 300 réfugiés de la République démocratique du Congo (RDC).


« En plus de présenter un risque pour la sécurité, la progression des rebelles seleka risque de limiter encore notre accès aux réfugiés et aux populations déplacées. Le HCR et d'autres agences humanitaires ont été contraints d'évacuer temporairement certains membres de leur personnel vers Bangui, la capitale. Même si nous avons encore du personnel sur place, les services pour les réfugiés sont néanmoins réduits », a déclaré Fatoumata Lejeune-Kaba, porte-parole du HCR.


Elle a ajouté que, depuis décembre, les affrontements entre les rebelles seleka et les forces armées de République centrafricaine (RCA) avait « sérieusement restreint l'accès humanitaire à quelque 5 300 réfugiés et plus de 175 000 personnes déplacées internes. »


Parallèlement, le nombre de civils fuyant vers la RDC voisine s'élève désormais à 29 000. Le Tchad a également reçu environ 5 000 réfugiés depuis le début de la crise. Les personnes continuent à traverser la frontière vers le sud du Tchad, après la capture de Sido le 1er mars par les rebelles.


Ces deux derniers mois, le HCR et certains de ses principaux partenaires ont mené des missions d'évaluation dans neuf préfectures de la RCA. « La plupart des personnes déplacées internes avec qui nous nous sommes entretenus ont expliqué vivre dans la peur et l'insécurité : 88% des membres de la communauté interrogés nous ont dit qu'ils ne se sentent pas en sécurité », a indiqué Fatoumata Lejeune-Kaba.

« De plus, 99% des 168 000 enfants qui étaient scolarisés avant la crise ne vont plus à l'école. Plus inquiétant encore, un enfant sur cinq parmi les enfants non scolarisés aurait été enrôlé de force par des groupes armés », a-t-elle ajouté.


Les missions d'évaluation ont constaté que, dans la plupart des cas, des civils ont un accès très limité aux vivres et aux services essentiels en raison de la combinaison des violences armées continues, des violations des droits de l'homme et des déplacements forcés. Les civils risquent également des agressions physiques, le viol, le pillage et l'extorsion. Des travailleurs humanitaires sont également victimes de harcèlement, y compris le vol et le pillage de leurs bureaux.


« Le HCR réitère son appel au gouvernement et aux rebelles seleka d'assurer la protection des civils et de faciliter l'accès de l'aide humanitaire aux personnes dans le besoin », a expliqué la porte-parole du HCR.


Par Djerassem Mbaiorem à Bangui, en République centrafricaine

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire