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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 01:51

 

 

 

 

 

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"Les passions carnivores" par Chancel SEKODE NDJEUGBAYI aux éditions EDILIVRE A PARIS COLLECTION CLASSIQUE 250 pages dont la parution en kiosque est prévue d'ici la première dizaine du mois de mars. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Livres - Médias
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 01:40

 

 

 

 

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Depuis son indépendance, notre Pays, le Centrafrique peine à s’engager dans la voie de la stabilité et de son développement. A la lumière des changements politiques successifs et des crises multiformes de notre histoire, nous pouvons désormais espérer le Changement qualitatif fondé sur un projet démocratique qui allie compétences et intérêt général.


Le pouvoir doit redevenir de manière irréversible un instrument au service du bien-être collectif et  du développement. Nous devons refuser avec énergie que le pouvoir demeure le refuge de tous ceux qui ont conduit notre Pays dans le désordre, la misère et qui perpétuent la division et les anti-valeurs


La récente crise politico-militaire née de l’incapacité de notre Pays et ceux qui incarnent le pouvoir à observer et à appliquer les différents accords devant nous conduire définitivement à réaliser la concorde nationale, exige de tous les dignes fils et filles de Centrafrique qu’ils mettent tout en œuvre et avec responsabilité pour que le Changement véritable devienne réalité. Nous avons le devoir générationnel de trouver des solutions aux problèmes que rencontre notre Pays et ce, dans la continuité de notre Etat, dans une République à construire et où force doit rester du côté de la loi et où chaque Centrafricain d’où qu’il se trouve doit vivre en Paix et œuvrer par son travail pour l’épanouissement national.


Le temps est venu pour que nous œuvrons ensemble afin de changer notre destin commun et de bâtir ensemble notre République, une République qui rassemble et qui intègre, une République Laïque et Fraternelle, une République protectrice et garante de notre identité. Ce Changement auquel aspirent  légitimement tous les Centrafricains devra être conduit par des hommes et des femmes aux valeurs qui les placent au-dessus de toute appartenance nuisible et dont l’intelligence, le sens de l’intérêt général et la sagesse nous aideront à réaliser la Paix véritable qui seule, nous conduira à la stabilité et mettra tout le monde au travail dans la concorde en garantissant la rentabilité des capitaux investis.

 

Fait à Paris, le 27 Février 2013.


Saturnin NDOMBY, Président du FODEM.

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 01:08

 

 

 

gl Issa Issaka cema de Séléka à dte et le gl Arda Hakoum

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 002/CS/VP/Séléka/RCA/27/02/13

 


 

Le Conseil Suprême de la SELEKA exprime sa préoccupation face à la volonté manifeste du Général François BOZIZÉ de prôner l’inexécution des Résolutions de l’Accord de Libreville du 11 Janvier 2013, au moment où tout le peuple centrafricain attend de pieds ferme la sortie de crise, en prouvant à l’évidence, qu’il n’est pas un homme de parole.


Le Conseil Suprême de SÉLÉKA constate, avec regret, de manière successive que :


1/ La composition du Gouvernement d’Union Nationale et de Transition (GUNT) est contraire à la Lettre et l’Esprit de l’Accord de Libreville, en ce qui concerne la répartition des postes ministériels par entité. En effet :


Sur le plan qualitatif, en lieu et place d’un véritable Gouvernement d’Union Nationale et de Transition, on assiste à ce jour à la mise en place d’un Gouvernement, dans la forme et a priori d’Union nationale mais dans le fond et a posteriori bicéphale avec plusieurs postes de ministres délégués créés en toutes pièces, pour les besoins de la cause du régime BOZIZE et confiés à des proches dans le seul objectif de vider la substance des responsabilités ministérielles confiées aux responsables de l’opposition démocratique ou armée ;


Sur le plan quantitatif, les attentes de la SELEKA ont été simplement balayées d’un revers de main sans discussion ni justification.


Le réaménagement technique du Gouvernement visant la représentativité équitable annoncée par le 1er Ministre Nicolas TIANGAYE est un vain mot.


2/ Les prisonniers politiques, qui devraient être libérés sans condition en application de l’Accord de cessez-le-feu du 11 janvier 2013, croupissent encore dans les prisons privées du Général François BOZIZÉ en dépit de sa déclaration tonitruante faite au Palais de la Renaissance le 17  janvier 2013 par laquelle il affirmait : « Je libère tout le monde à la minute, mais vous aussi, faites ce que vous avez à faire ».


3/ Aucune lumière n’est aujourd’hui faite sur les assassinats politiques et le régime BOZIZE multiplie les arrestations arbitraires. Quatre éléments de la SELEKA stationnés à Damara ont été arrêtés depuis quelques jours puis transférés à la prison politique de BOSSEMBELE. L’un d’entre eux au moment de son arrestation fut attaché, torturé et mis dans un sac avant d’être jeté dans le véhicule qui devrait l’emporter à une destination inconnue.


4/ Le Général François BOZIZÉ continue de s’approvisionner en armes et munitions de guerre. Il vient de mettre au point deux hélicoptères de combat de type MI 24 en vue d’une contre-offensive contre les positions de la SELEKA. Une mission secrète dirigée par son fils Jean Francis BOZIZÉ et composée de l’ancien Ministre des Finances Albert BESSE et de son frère le Député Jean-Roger OUEIFIO séjourne depuis quelques jours en Roumanie en quête des Pilotes et des mécaniciens d’hélicoptères de combat.


5/ Au lieu de procéder au retrait des troupes étrangères  non communautaires et des mercenaires qu’il a recrutés, conformément aux Accords de Libreville, François BOZIZE s’emploie activement au contraire à renforcer leurs positions. En plus d’un pont aérien qu’il a mis en place depuis la base militaire de BERENGO à 79 km de Bangui vers la sortie sud pour le ravitaillement en hommes et en matériel, il a fait déployer des troupes ougandaises, sud soudanaises et sud-africaines à quelques points stratégiques du pays afin de prendre de revers et de dos les combattants de SELEKA.


6/ Le Général BOZIZE refuse délibérément  de démanteler les barrières illégales instaurées par ses milices COCORA et autres dirigées par Levy YAKITE Stève YAMBETE, Christian NGUENEBEM  à qui il a fait distribuer des dizaines de milliers de machettes. La SELEKA se demande à quand le ramassage de ses machettes ?


7/ Le Ministre de la Communication, Monsieur Christophe GAZAM-BETTY, est interdit d’accès aux locaux de la Radio Nationale sur instruction personnelle du Général François BOZIZÉ après avoir interdit des émissions de flagornerie de BOZIZE, de dénigrement et de lynchage des opposants politiques.


Au lieu de s’atteler à l’exécution des obligations  que lui imposent les Accords de Libreville de janvier 2013 en vue d’un retour définitif à la paix, François BOZIZE s’emploie à mettre la pression sur la SELEKA en vue d’obtenir sans garantie le cantonnement de ses troupes.


Fort de ce qui précède, le Conseil Suprême de SÉLÉKA rejette toutes les opérations précipitées et non concertées de cantonnement de ses troupes. A ce jour, aucun document officiel sur les conditions d'un meilleur cantonnement de ses troupes ne lui est adressé pour être étudié et approuvé par son instance de décision. Il précise qu’au lieu d’un travail concerté, ses membres ainsi que ses Chefs d’État-major sont exclus des travaux techniques de préparation des opérations du cantonnement.


Le Conseil Suprême de SÉLÉKA rappelle que l’Article 17 de l’Accord Politique de Libreville sur la résolution de la crise Politico-Sécuritaire en République Centrafricaine stipule que les éléments armés doivent être cantonnées dans les localités à convenir de commun accord sous la supervision de la MICOPAX.


Toujours disposée à œuvrer pour la paix, la sécurité et la reconstruction nationales, le Conseil Suprême de la SELEKA décline toute responsabilité à venir quant aux conséquences incalculables du blocage de l’application des accords signés à Libreville au Gabon. Il dénonce avec la dernière rigueur la volonté délibérée du Général BOZIZE de fouler aux pieds les Accords de Libreville dont il est pourtant cosignataire.

 

Fait à Bambari le 27 Février 2013


Pour le Conseil Suprême de la Séléka


Le Vice-président


Général Noureldine ADAM


É-mail : zokoyzosozola@yahoo.com

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 02:36

 

 

 

 

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En dépit de la diffusion hier sur les ondes de radio Centrafrique de la diffusion de la décision du ministre de la communication retirant de la grille des programmes de cette station des trois émissions à problème que sont « Yé so élingbi ti hinga », « Bango ndo ti gbia ti kodro » et « Patara », la première d’entre elles a encore été diffusée ce mardi 26 février en mi-journée et en soirée.


Le thème du jour a ciblé le ministre de la communication en personne qui selon l’animateur de l’émission, ne travaillerait pas comme son prédécesseur. Toujours selon lui, au lieu de s’en prendre par la force contre les émissions incriminées qui émanent de la cellule de communication de la présidence de la République, la première des institutions de l’Etat – ce qui équivaut à « chercher des poux sur un crâne rasé » - il ferait mieux de s’atteler à faire déguerpir les occupants sauvages du terrain du centre émetteur d’ondes courtes de Bimbo, de doter radio Centrafrique des moyens de son fonctionnement, etc.

 

Qu’adviendrait-il désormais d’eux, les animateurs de ces émissions si réellement elles venaient à être définitivement retirées ? Il n’ose envisager cette hypothèse car ces émissions ont pour vocation d’informer les Centrafricains qui ont le droit de savoir ce qui se passe dans leur pays.

 

Dès la signature des accords de Libreville, renchérit-il, le chef de l’Etat a rempli sans rechigner sa part d’engagement, qu’il s’agisse de la dissolution du gouvernement, de la nomination d’un Premier Ministre ou de la mise en place du gouvernement. A contrario, SELEKA n’a pas respecté ses engagements ; qu’il y a autant de porte-paroles qu’il y a de tendances ; pas plus tard qu’hier lui le ministre de la communication est intervenu sur RFI alors qu’il y a un porte-parole du gouvernement, et que leurs éléments ont occupé des villes après ces accords. etc.

 

Bref, des propos qui prouvent à l’évidence que Bozizé vient d’ouvrir un autre front dans le gouvernement contre un des ministres dont il est certainement entrain de regretter sa désignation à ce poste. On n’est donc pas à l’abri de surprises. La diffusion de ces émissions retirées de la grille des programmes de Radio Centrafrique impérativement s’arrêter. Il y va de la crédibilité du ministre de la communication et au-delà, celle du PM et du gouvernement d’union nationale dans son ensemble.

 

Le médiateur congolais doit maintenant réagir. Le Premier Ministre TIANGAYE ne peut plus avaler une seconde couleuvre en plus de celle résultant de la mise en place du gouvernement où BOZIZE a réalisé un coup de force qui aurait pu compromettre sérieusement la cohabitation actuelle si le PM avait répondu du tic au tac mais ce dernier, par souci d’apaisement et pour éviter au pays un inutile blocage par bras de fer, a choisi de saisir plutôt le Président du Comité de suivi.

 

Tout indique que BOZIZE veut que les hostilités militaires et la guerre reprennent dans le pays. Gonflé et rassuré par la présence des troupes sud-africaines qu’il a fait venir massivement dans le pays, il pense être maintenant en mesure de défier les hommes de Séléka. D’où ses manigances et les défis qu’il lance par ses sous fifres interposés.  

 

La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 02:17

 

 

NDÉLÉ-KAGABANDORO : LES HABITANTS MÉCONTENTS DU CANTONNEMENT DES HOMMES DE LA SÉLÉKA DANS LEURS LOCALITÉS

 

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Bangui, 26 février 2013 (RJDH) – Les habitants  des villes de Ndélé, de Bria (Nord-est) et de Kaga-Bandoro (centre-nord),  les localités choisies pour le regroupement des rebelles de la coalition séléka s’inquiètent de leur cohabitation avec ces hommes qui, selon eux les ont terrorisés au moment de l’occupation de ces régions.


« La population n’accepte  pas  que ces rebelles soient cantonnés ici. Celle-ci  a  peur d’être  à nouveau victime des  exactions », s’est exprimé un habitant de la ville de Ndélé, joint par le RJDH ce mardi. Ce dernier soutient son propos en relatant que  le dimanche dernier, la population a quitté le  marché central de  cette localité en débandade, suite à une détonation d’armes lors d’une discussion entre les rebelles.


Cette attitude est la même chez les habitants de  Kaga-Bandoro (centre-nord). Des personnes interrogées sur ce sujet déclarent qu’elles ne veulent pas que les éléments  de la Séléka  soient cantonnés dans leur localité.


« Qu’ils retournent d’où ils viennent ! Pourquoi le gouvernement  veut les regrouper dans la ville de Kaga-Bandoro ? Nous avons déjà assez souffert, nous ne voulons pas d’eux chez nous », a martelé une autorité locale.


Une commerçante du marché centrale de Kaga-Bandoro déclare : « nous pensons que nos souffrances doivent s’arrêter avec le regroupement de Séléka. Nous, les vendeuses  du marché, sommes prêtes pour ne plus vendre au marché,  si jamais les rebelles sont cantonnés dans notre ville ».


Une autre autorité locale de la périphérie de la ville de Bandoro se dit également révolté contre  la décision du gouvernement pour le cantonnement des éléments de la Séléka dans la localité. Selon elle,  ce n’est pas normal, parce que les membres du gouvernement sont tous à Bangui et ignorent la souffrance de la population de Kaga-Bandoro.


« La population a intérêt à cohabiter avec les rebelles. Ces derniers ne représentent plus un danger pour elle. Une fois les rebelles cantonnés, ils seront sous contrôle des éléments de la Force multinationale (Fomac). L’accord de paix est signé, la population n’a plus rien à craindre », a dit le ministre centrafricain des Eaux et forêts, Mohamed Dhaffane, membre de la coalition Séléka.


Les opérations de cantonnement des rebelles de la Séléka, qui devraient commencer ce dimanche 24 février, ont été reportées sine die. Les versions se contredisent sur ce report. Les rebelles  dénoncent le non-respect de certains points des accords de Libreville, alors que le gouvernement et la Force multinationale en Afrique centrale (Fomac) parlent des problèmes techniques et logistiques.

 

 

 

BANGUI : L’ÉTAT DES ÉCOLES TRÈS DÉPLORABLE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE


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Bangui, 26 février 2013 (RJDH) – Les conditions d’étude deviennent de plus en plus déplorables dans les établissements primaires sur l’ensemble du territoire centrafricain. Dans la ville de Bangui comme dans certains  établissements à l’intérieure du pays, le constat est identique. L’école Malimaka dans le 5ème arrondissement est le reflet de la plupart des écoles de la capitale.


Sur les  huit salles de classe utilisées pour les cours,  six n’ont pas de table-bancs. Les élèves sont assis à même-le-sol pour suivre les enseignements. Un constat fait par le RJDH à l’école Malimaka, à l’occasion de la journée de l’enseignement déroulée la semaine dernière dans les établissements primaires.


Une cour de la recréation très sordide, servant du dépotoir et toilettes au public, les portes et les fenêtres emportées par la population environnante, les salles de classe sont utilisées comme des lieux de passe-temps pour des personnes  mal intentionnées, tel est le cliché de l’école Malimaka.


« Nous sommes obligés de laver tous les matins notre salle de classe, des matières fécales et des préservatifs usagés avant de commencer les cours. On ne trouvera jamais de solution si le gouvernement et le ministère de l’Education nationale ne remettent pas en place le portail de la clôture, les portes et les fenêtres de nos salles de classe », s’est plaint un élève de la classe de CM2 interrogé par le RJDH.


Il est revenu, ému pour dire que tous les enfants de son école sont là pour apprendre à lire, à compter et à écrire et non pour nettoyer les ordures des grandes personnes tous les matins. « Si la population de Malimaka pense à notre bien-être, elle n’allait pas nous imposer cette sale besogne que nous faisons tous les matins, puisque nos conditions d’études sont déjà déplorables », a-t-il dit.


Ces élèves sont assis, soit sur une pierre pour ceux qui sont au fond de la classe afin d’avoir une position haute leur permettant de bien regarder au tableau, soit sur un bout de tissu pour éviter de salir leurs habits, parfois sur des étoffes des habits empilés pour adoucir la dureté et la fermeté du sol, ou sur un morceau de bois. Les plus fortunés apportent eux-mêmes leurs petits tabourets ou leurs bancs de la maison.


Une situation difficile à gérer par l’administration de l’école Malimaka


Les deux directions et le personnel enseignant de l’école Malimaka qui n’ont pas voulu  se prononcer sur la question, ont toutes fois souligné que c’est depuis des années que cette situation perdure.


Le RJDH a pu relever que dans toutes ces six salles de classe utilisées pour dispenser les cours, il y a seulement six tables-bancs qui sont tous en mauvais état. Ces tables-bancs sont utilisés par les enseignants qui, la plupart de temps évitent de s’assoir dessus de peur de s’affaler devant les élèves.


Ce cas de figure se retrouve dans plusieurs écoles de la capitale. Certains parents sont obligés de confectionner eux-mêmes les tables-bancs, les tabourets ou les bancs en bois pour leurs enfants, que ceux-ci les transportent tous jours, entre la maison et l’école.


Un autre cas se présente à l’école Galabadja située dans le 8ème arrondissement.  Cet établissement quant à elle dispose de 17 salles de classe qui sont garnies de tables-bancs. Mais il y a de bémols à un certain nombre de niveaux d’étude. L’école qui compte environ 6 000 élèves ne  dispose  que 17 enseignants, y compris les contractuels.


« Nous avons un problème d’enseignants dans notre école. Nous avons des salles de classe qui ne sont pas encore occupées. Un projet financé par le gouvernement japonais avait mis à la disposition de notre établissement huit salles de classe et quelques tables-blancs mais avec tout cela, nous avons encore des difficultés. On retrouve six élèves sur un tables-bancs de trois places. Il y a également un problème de matériel didactique », a déclaré Jérémie Djaldjé, directeur de l’école Galabadja garçons.


Le ratio de nombre d’élèves par enseignant étant largement dépassé ne favorise pas une bonne condition de travail pour les enseignants. Le coefficient normal en Centrafrique est de 120 élèves pour  un enseignant. Mais maintenant, il  avoisine 150 à 200 élèves par enseignants.


La même source souligne que l’effectif pléthorique des élèves rend la tâche difficile aux enseignants ce qui fait qu’un enseignant n’a pas souvent l’occasion de suivre correctement chaque élève. « Cette situation fait que parfois le taux d’échec est très élevé pour la simple raison que l’effectif des élèves ne permet pas aux enseignants de voir les failles de leurs enseignés », a-t-il jouté.


Les écoles des provinces sont les plus touchées


Plus de 166 263 enfants n’ont pas accès à l’éducation dans les villes occupées par la rébellion de la Séléka et plus de 2 178 enseignants qui se trouvent dans des situations sécuritaires précaires ne dispensent pas de cours aux enfants. Un bilan fait par Henry Sylvain Yakara, administrateur national chargé des affaires humanitaires du Bureau de l’organisation des Nations Unies pour les affaires humanitaires  (OCHA), le 15 février à Bangui, lors d’une rencontre avec les journalistes sur la situation humanitaire dans le pays en 2012 et 2013.


Dans ces régions sous contrôle des rebelles, les locaux des écoles sont utilisés comme de bases aux rebelles qui détruisent les bâtiments, les matériels didactiques et les tables-bancs sont utilisés comme bois de chauffe.


« Ajouté à ce qui est détruit dans nos provinces, je peux affirmer qu’il n’existe presque plus une éducation nationale dans notre pays et pourtant nous avons un ministère de l’éducation nationale », a réagi un parent d’élèves.


Toutefois le RJDH a tenté d’entrer en contact avec les autorités compétentes mais ceux-ci n’ont pas donné de suite. L’Association des parents d’élève de Centrafrique également n’a pas donné sa version.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 01:54

 

 

 

armée tchadienne pour le Mali

 

 

Le Tchad pas « démotivé » par la mort de 23 de ses soldats au Mali 


APA-Abidjan (Côte d'Ivoire) 2013-02-26 12:57:02 - La mort de 23 soldats tchadiens au Mali ne saurait "démotiver" le Tchad à aller jusqu’au bout de son engagement, a déclaré mardi à Abidjan, le ministre délégué à la défense et aux anciens combattants du Tchad, Benaindo Tatola.


"Ca ne pourra pas nous démotiver parce que c'est un engagement que nous avons pris", a-t-il dit dans un entretien à APA, à la veille du 42ème sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), ajoutant que son pays est plus déterminé que jamais malgré la perte de ces hommes. 



"Même si dans le parcours le Tchad perd quelques hommes, ça ne veut pas dire qu'il va cesser son action. Nous irons jusqu'au bout pour que l'objectif soit atteint", a-t-il encore dit. 

 

Parlant du banditisme dans la zone sahélienne, qui se caractérise entre autres par le trafic de drogue, il a fait remarquer que la situation au Mali risque de déteindre sur toute la bande sahélo-saharienne si les mesures idoines ne sont pas prises dès maintenant.



"C'est donc notre devoir de venir aider les frères maliens pour que nous puissions éradiquer complètement les narcotrafiquants, les terroristes de cette zone", a-t-il dit. 



Une vingtaine de soldats tchadiens ont été récemment tués dans le nord du Mali alors qu'ils combattaient contre les djihadistes qui ont également perdu une centaine des leurs.

 

Quelque 2000 soldats tchadiens sont engagés dans la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) aux côtés de l'armée malienne et de l'opération française Serval.



Le 42ème sommet ordinaire des Chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO s'ouvre mercredi à Yamoussoukro, la capitale politique et administrative ivoirienne.



Il sera consacré aux crises dans la sous-région, notamment au Mali, en Guinée Bissau, ainsi qu'au fonctionnement de l'organisation.

 

 

 

Hollande salue les soldats tchadiens tués

 

AFP  26 fév, 2013

 

François Hollande a salué mardi « le sacrifice » des vingt-trois soldats tchadiens tués vendredi dans les combats au Mali contre les islamistes armés, dans une lettre adressée au président du Tchad Idriss Deby. « C’est avec la plus grande tristesse que j’ai appris, avec consternation, la mort de vingt-trois soldats tchadiens au cours des combats meurtriers qui ont eu lieu au nord du Mali, dans le massif des Ifoghas », écrit le chef de l’Etat dans cette lettre communiquée à la presse par l’Elysée.


« Cette perte, s’il en était besoin, illustre l’engagement total et courageux des forces armées tchadiennes pour libérer, aux côtés des forces maliennes et françaises, le Mali du fléau du terrorisme », ajoute-t-il. « Elle illustre aussi les dangers de cette mission » poursuit le président de la République, estimant que « le sacrifice de ces jeunes soldats doit être salué avec le plus profond respect, et nous renforcer dans notre détermination ».


Des combats vendredi dans le massif des Ifoghas (nord-est du Mali) ont fait 116 morts, selon l’état-major tchadien: 23 dans les rangs de l’armée tchadienne et 93 dans le camp des islamistes armés. Le Tchad est, avec la France, en première ligne dans cette région proche de l’Algérie dans la traque des islamistes armés liés à Al-Qaïda qui s’y sont retranchés depuis le début de l’intervention française au Mali, le 11 janvier.

 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 01:48

 

 

vote 2011

 

 

 

Le Pape JEAN PAUL II  lors de sa visite en Centrafrique en août 1985, déclarait « Jeunes de Centrafrique, vous devenez des hommes libres et débout ». Fin de citation.


Chers compatriotes,


Dans l’incertitude d’itinéraire que prend aujourd’hui notre cher beau pays, nous nous tournons tous vert le Bon DIEU pour que la PAIX revienne durable et définitive. Nous devons avoir un  reflex d’observer des choses telles qu’elles sont afin d’en trouver des solutions durables.


Alors que l’Afrique représente un continent d’avenir pour les investissements étrangers, au moment où l’occident s’embourbe profondément dans une crise économique et  l’Afrique devient l’eldorado du monde, la République Centrafricaine notre pays depuis son fin gouffre n’a même pas droit au chapitre contrairement aux autres gouvernements Africains prêt pour ce rendez-vous, seul notre Pays n’a pas un avenir prometteur et ne fait que s’engluer dans de grises militaro politique interminables.


Depuis plusieurs décennies, la jeunesse centrafricaine a été oubliée et abandonnée à son triste sort. Les maux sont innombrables, la seule université du pays, celle de Bangui créée le 12 novembre 1969 manque cruellement de places. L’absence d’une politique cohérente de formation d’une part et la quasi inexistence du secteur privée d’autre part sont les principales cause de chômage qui gangrène la jeunesse centrafricaine. Avec une instabilité chronique, la République Centrafricaine classée parmi les pays à risque n’attire pas les investisseurs malgré la richesse de son sous sol.


Face à la libéralisation de l’économie et du commerce mondial, notre pays ne dispose d’aucun atout ni de moyen pour  protéger son marché national et son agriculture face la prédation des économies organisées.


Devant ce constat désastreux après 53 années d’indépendance nous pensons que l’heure est grave, chaque centrafricain doit prendre ses responsabilités notamment la jeunesse de Centrafrique qui n’a plus droit à l’erreur et ne doit pas rater ce tournant.


Nous rendons ici un vibrant hommage au président François Bozizé qui a pris ses responsabilité devant l’histoire en annonçant  qu’il ne se représenterait pas à sa succession en 2016, offrant ainsi l’occasion au peuple centrafricain en particulier à la jeunesse centrafricaine de prendre sa destinée en mains.


Fort de ce qui précède, je lance un appel à la jeunesse centrafricaine de se mobiliser pour une concertation en vue de l’organisation d’un forum à Bangui, qui aura pour objectif :


Le renouvellement de la classe politique ;


L’Elaboration d’un projet de société et d’un pacte de bonne gouvernance ;


L’Organisation d’un primaire ouvert à tous centrafricains de 30 à 50 ans.


Rejoignez nous !

     Christian MOROUBA  

    

Contacts : Tél : 0632596004

E mail : christian.morouba@neuf.fr

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 01:46

 

 

JOseph-Nestor-Ouamba-Patas.jpg

 


Nombreux sont ceux qui choisissent la politique comme carrière d’activité. Etre politique. Aspirer à devenir homme d’Etat. ‘‘C’est passionnant de pratiquer la politique, mais seulement dans une Démocratie’’ disait Joseph-Zobel Ouamba. Penser et défendre des idées ; réfléchir et formuler des propositions pour anticiper les éventuelles crises ; préserver les intérêts communs de la nation ; agir et rechercher le bien du peuple.  Défendre l’autre, car l’autre c’est soi-même. C’est vrai, dans une Démocratie, les citoyens participent à l’édification et la consolidation de la chose publique. Ils jouissent d’une parfaite liberté.

 

La Démocratie les rend responsables et comptables. Ils sont impliqués dans tout le processus des décisions politiques. Constatez-vous-mêmes : « L’Exécutif et le Parlement sont l’émanation du peuple. Et la Justice est rendue au nom du peuple ». Les politiques agissent pour le bien de la nation afin de permettre son développement. Les citoyens savent exactement ce qu’ils veulent et ce qu’ils attendent des politiques. La Démocratie permet aux citoyens d’être exigeants envers les politiques. En agissant ainsi, les citoyens peuvent contrôler ses élites.

 

D’ailleurs ici, là et partout dans le monde, les démocrates sont imprégnés de ces idées. En Centrafrique, les politiques, les élites et les citoyens les ignorent. Les politiques ne savent pas ce qu’ils veulent pour le pays. L’intérêt commun est enterré. Il est écarté de la pensée politique. Les citoyens sont incapables de discerner le bien du mal. Les politiques sont des bornes, entraînant ainsi les citoyens à devenir des aveugles. Les politiques centrafricains ne sont pas intellectuellement autonomes. Ils agissent comme des  ‘‘colonisés’’. Ils ont un ‘‘état d’esprit politique des colonisés’’. Il leur est difficile de concevoir de nouvelles idées politiques pour transformer la Centrafrique, améliorant ainsi le niveau de vie des citoyens.

 

L’état actuel de la Centrafrique corrobore cet argument. C’est dire que, les politiques et les élites doivent se décoloniser l’état d’esprit. Partant, c’est la seule voie qui peut les mener à connaître clairement ce qu’ils veulent pour la Centrafrique. Exercer la politique, c’est proposer des idées. Et la politique exige des idées. Aussi longtemps que les politiques manquent d’idées ou jouissent d’une carence criante d’idées, la Centrafrique ne pourra jamais se développer. Elle ne pourra pas connaître la prospérité économique et la stabilité politique et sociale.

 

En effet, la Centrafrique a besoin  des réformes dans tous les domaines. Ici, il y a lieu de souligner le cas du système de la santé. Depuis les indépendances, jusqu’aujourd’hui, la Centrafrique ne dispose pas d’équipement pour la dialyse. Les patients souffrant de cancer ne peuvent pas se faire traiter dans ce pays pour faute d’équipement. Et la plupart des patients, souvent des généraux, des politiques ou élites sont transférés à l’étranger pour bénéficier des soins appropriés.

 

Alors, il se pose la question de savoir quel est le sort réservé à ceux qui ne font pas partie des généraux, des politiques et des élites ? Les politiques doivent répondre à cette question. Le système de santé doit subir une réforme pour permettre à tous les citoyens de bénéficier des soins médicaux. C’est le devoir des politiques de pallier les carences du système de santé. Pourquoi la Centrafrique ne se dote-t-elle pas des équipements traitant de la dialyse et du cancer ? Est-ce un problème lié au manque de personnel qualifié dans ces domaines ? Pour ce faire, les politiques doivent être courageux, audacieux, diligents et actifs.

 

C’est-à-dire, ils doivent savoir ce qu’ils veulent pour le bien du peuple. En sachant ce qu’ils veulent ils aideront la Centrafrique à dompter les défis. Ils doivent prendre des initiatives pour trouver des solutions idoines à cette crise. Le système de la santé doit attirer leur attention à plus d’un titre. C’est un sujet très important. Les politiques sont obligés de considérer le système de santé et le système éducatif comme étant une priorité nationale. Combien de personnes meurent chaque jour en Centrafrique pour faute d’équipement de dialyse ? Combien de personnes meurent chaque jour pour faute d’équipement pour le diagnostic de cancer ? …

 

La liste de ces questions peut s’allonger indéfiniment, parce que le cas de la Centrafrique est gravissime. Il est important que les médecins s’adaptent à l’évolution de la médicine en général. Les politiques doivent imposer et la réforme du système de santé et la réforme du système éducatif, s’ils veulent engager la Centrafrique dans la prospérité et le développement. La coopération avec des pays étrangers est la bienvenue, mais insuffisante. La vraie solution à cette crise de la santé et de l’éducation réside dans la capacité des politiques à penser et proposer des idées appropriées pour endiguer cette situation fâcheuse. Le succès en politique réside dans la formulation des idées pertinentes ; c’est-à-dire les politiques doivent savoir ce qu’ils veulent pour le bien de la nation. Est-ce le cas en Centrafrique ? Eh bien !!! Répondez-vous-mêmes.

 

Joseph-Nestor Ouamba-Patas (Strasbourg)

 

 

 

Democracy gives opportunities to citizens to assert what they can do for their country in all scope of activities. It reinforces political institutions. Freedom in Democracy is unfettered, making citizens accountable and responsible for their involvement in political decisions. In Democracy, all political decisions belong to the people. Government and Parliament emanate from people. Justice is done in the name of people. Politicians are doing what is good for the country in order to secure its development. Citizens know accurately what they want and expect from politicians, policy-makers and lawmakers. Democracy requires from citizens to be exacting towards its politicians. Doing so helps them to control its elites. Here and over there or everywhere in the world, democrats are filled with these ideas. In the light of this assertion, it seems that elites, politicians and people in Central African Republic ignore them. 

 

Politicians do not know what they want for the country. Common interest is swept out in their political way of thinking. Citizens lack capacity to discern between good and evil. Politicians are blind in one eye so entailing the people to become blind. Many politicians in Central African Republic or perhaps all are not intellectually autonomous. They act like colonized men. Their political mind is colonized. It is difficult for them to conceive new political ideas to transform Central African Republic, improving the citizens’ standard of living.  The state of Central African Republic to-day testifies this argument. Politicians, lawmakers, policy makers and elites have to decolonize their mind. This is the way for them to know what they want for this country. Policy requires ideas. As politicians lack ideas, this country could never be developed. It could not enjoy prosperity and stability. Nevertheless, Central African Republic needs to be reformed from all of aspects. Here, it is to mention the case of Health System.

 

From independence to now, Central African Republic has not yet at its disposal dialysis equipment. Cancer patients cannot be treated in this country because there is no equipment. Many patients often high officials in Government travel abroad to be treated. This arouses questions about the condition of those who are not officials in Government or in Army. What about the people? Politicians in Central African Republic should response to these questions. Health System must be reformed in order to bring medical care to the people. It is a duty to politicians to implement this reform. To be true, it is a shame to see many officials and citizens dying in pitiful condition because of a lack of medical equipment. So to speak, politicians must know what they want for the good of Central African Republic, and citizens deserve good. Knowing exactly what they want for the country could help them to overcome these challenges. For that, politicians should be courageous, bold, diligent and active. It means that, they must take initiative to find solution to difficulties the country faces.  

 

Health System must attract their attention. This issue is more important, as politicians are obliged to consider Health System and Education system, both as a national priority. It also depends on physicians in Central African Republic to ask politicians on the state of Health  System. They must adapt themselves. How many times Central African Republic must yet wait to adopting reform in its Health System. Politicians should press on, if they want to engage the country in the sustaining development and prosperity. No one can do it in their place. Co-operation with foreign countries can help but not enough to solve this situation. Solutions reside in the capacity of politicians to think and propose suitable ideas to cope with this predicament. In fact, the key of success in politics is in the ability to propose relevant ideas to tackle the crises – political, economical and social – which tested a society. Politicians have to demonstrate politically and clearly: “what they want for the good of country”.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 01:35

 

 

 

wily-Sébiro

 

 

source : http://www.centrafriquelibre.info   27 fév 2013

 

Avant l’arrivée  de la Seleka qui a dévoilé la faiblesse des institutions centrafricaines en général, et  des Forces Armées Centrafricaines (FACA) en particulier, la société civile et surtout les églises étaient aphones, sur les drames quotidiens des  centrafricains.

 

En effet, Quelques enfants du président de Bozizé, et des militaires incontrôlés torturaient, punissaient et même tuaient des paisibles citoyens sans que la société civile, ni les prêtres et les pasteurs dénoncent ces actes. L’homme de la rue et  certains observateurs s’étonnent de cette brusque loquacité  contre les rebelles qui ont pris les armes pour faire appliquer les accords qui sont restés lettres mortes, et l’acharnement des sbires du KNK et des militaires contre les opposants.

 

Le commissaire de la police Daniel Sama, sympathisant du MLPC a été torturé et tué par le lieutenant Gbangouma et ses nombreux gardes rapprochés dans leur pick- up de service après avoir tenté de le désarmer. Le commissaire Trépassé a reçu une balle dans la tête alors qu’il se trouvait dans un quartier de Bangui, le guide chasse Ndaba Joseph père de 15 enfants pourtant proche du premier ministre Touadera et du ministre Fidèle Gouandjika, a été assassiné dans les locaux de la SRI (Section de Recherches et Investigations sous la supervision de « Papy » Bozizé.


Justino Dédé Sombo et son cousin ont failli être ensevelis vivants aux cimetière de Ndress par Teddy Bozizé et ses éléments. Toutes ces meurtres et ces barbaries sont restées non seulement impunies, mais à l’époque aucun chef d’église, ni moins les défenseurs  de la société civile n’étaient montés au créneau.

 

Les pasteurs dont un grand nombre sont devenus politicards, hommes d’affaires, collecteurs de diamants et des femmes ne diront pas le contraire. Avant l’arrivée de la Séléka, mis à part les membres de l’opposition démocratique, toutes les forces pensantes du pays marchaient derrière Bozizé et la nébuleuse KNK.

 

D’ailleurs, l’ancien archevêque de Centrafrique, Mgr Pomodimo a été aussitôt désigné médiateur de la république par Bozizé après son éviction de l’archevêché de Bangui. Monsieur Louis Oguéré Ngaikoumon qui était un homme de main de Monique Bozizé a été nommé ambassadeur au Cameroun avant d’être imposé au secrétariat général du parti.

 

Le vrai et faux pasteur Binguimalet au lieu d’exhorter les politicards à changer leur comportement a préférer utiliser le nom de Dieu pour organiser des mascarades avec la complicité de son collègue le pasteur Bozizé, lesquelles mascarades sont à l’origine du conflit que connait actuellement la RCA.

 

Aujourd’hui, tous s’accordent pour rendre la Séléka responsable du désarroi des Centrafricains, alors qu’elle est un mal nécessaire. Mal, parce qu’on ne résout pas un problème politique par les armes, mal parce que des centrafricains vivent comme des animaux en brousse, mal parce que les enfants n’ont pas repris le chemin de l’école et nécessaire parce qu’on découvre aujourd’hui que la RCA est un pays fantôme sans institutions fiables et qui nécessite une refondation.

 

L’entrave des portes de la radio au ministre Gazam Betty, est une attitude qui doit être dénoncée par tous les centrafricains épris de paix de la justice et du progrès. Nulle part ailleurs, on a vu un  chef de services demander l’aval du président de la république pour ordonner la chasse du chef de  son département par sa garde rapprochée. Un ministre doit avoir les mains libres et l’autorité nécessaire pour bien piloter son ministère.

 

Les centrafricains, s’ils veulent pacifier leur pays doivent sans tarder organiser un dialogue inter-centrafricain sur leur territoire, le président Bozizé a encore cette chance pour sauver son pays d’une éventuelle guerre civile.

 

 

Wilfried Maurice Sebiro

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 16:44

 

 

 

David Gbanga heureux au banquet

David GBANGA 

 


MARDI 26 FÉVRIER 2013 / PAR FRED KROCK

 

(De notre correspondant)

 

Le directeur général de la Radio-Centrafrique, M. David Gbanga a engagé un bras de fer avec son ministre de tutelle, M. Christoph Gazam-Betty. A l’origine, la suspension des émissions propagandistes et révoltantes de la cellule de communication de la présidence de la République, notamment « Yéso é linbgi ti inga » et « la vision du chef de l’Etat ».

 

 « Yeso é lingni ti inga » est une émission de la radio-Centrafrique réalisée et animée par la cellule de communication de la présidence de la République. Seulement, cette émission est très contestée par la plupart des Centrafricains étant donné que le contenu est révoltant et que les animateurs sont amateurs ne respectant ni la déontologie ni l’éthique dans leur présentation.


L’une des missions assignées au gouvernement d’union nationale est de reformer l’administration publique qui est devenue pourrissante et improductive. Or, les réformes qui sont en train d’être mises en place par le gouvernement se heurtent à une résistance farouche de certains cadres inféodés au parti du président de la République.


Le Ministre de la communication, M. Christophe Gazam-Betty a été empêché d’entrer à la radio par des éléments de la garde présidentielle instruits dit-on d’en-haut. Son péché c’est d’avoir suspendu deux émissions de la haine réalisées par la cellule de communication politique de la présidence de la République, notamment « Yéso é lingbi ti inga » et « Vision du chef de l’Etat », deux émissions intouchables nées de la volonté du Président Bozizé. Ces rendez-vous télévisés répandent à longueur de journées des injures, de la grivoiserie, des propos d’appel à l’intolérance politique contre des fils du pays qui osent penser différemment sur la gestion des affaires de leur propre pays.


M. Gazam-Betty le savait. Il ne se faisait non plus d’illusion sur la résistance farouche de Bozizé à une éventuelle décision de suspension de ces espaces qui ont transformé les médias d’Etat en champs de propagande au service d’un individu soit-il le président du parti au pouvoir. Or, en prenant fonction, le patron de la communication a insisté sur la liberté des journalistes et l’indépendance de l’appareil de communication de l’Etat. Raison pour laquelle, il faudra bien prendre le taureau par les cornes si besoin en est réellement de relever le défi de la gouvernance démocratique qui a discrédité le pays à ce jour.


Mais d’où vient la force du directeur général de la radio au point qu’il s’oppose à la décision de son ministre ? Certainement de Bozizé ou de ses caciques qui parfois posent des actes à son insu. Mais là encore faut-il se demander dans quel intérêt Bozizé ferait cela, puisque les accords de Libreville ont tout ficelé d’avance et que la moindre erreur entrainera des conséquences fatales pour son régime.


Signalons que lorsque le ministre Gazam-Betty a appris qu’en dépit de la décision de suspension des émissions en question, le directeur général de la radio publique en a fait passer sur les ondes, il a tiqué et a pris immédiatement une décision, mais cette fois-ci pour supprimer purement et simplement ces émissions. Une persistance dans la diffusion de cette émission serait le bouton rouge pour une nouvelle situation de crise, puisque cela peut entraîner la démission du ministre de la communication et ainsi l’embrasement de tout le système.


Cette situation au Ministère de la communication inspire certainement plus d’un observateur quant à la nature de la cohabitation au sein de ce gouvernement d’union, surtout dans les ministères occupés par les représentants du Séléka ayant pour ministre délégué, des personnalités du régime au pouvoir.

 

 

 

NDLR : Le DG de la radio nationale David GBANGA a donné lui-même lecture à l’antenne hier lundi 25 février de la décision du ministre GAZAM BETTY du retrait de la grille des programmes de Radio Centrafrique des émissions controversées et décriées. A-t-il enfin pris conscience qu’on ne peut engager un bras de fer avec un ministre de la République ! On le saura dans les tout prochains jours pour ne dire les prochaines heures.   

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