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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 17:43

 

 

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Bangui, 14 mars (C.A.P) - Comme Il fallait s’y attendre, l’Union Européenne qui veut l'annulation des élections du 23 janvier dernier du moins les législatives, a décidé de boycotter  les cérémonies d’investiture de Bozizé prévues demain 15 mars à Mbaiki en signe de désapprobation de la parodie d’élections qui ont eu lieu le 23 janvier en Centrafrique. Aucun ambassadeur représentant les pays membres de l’UE en Centrafrique (France, Allemagne, Belgique, Grande Bretagne, Espagne, Portugal, Italie, Luxembourg, Danemark, Irlande), pour ne citer que les principaux) ne prendra part à cette investiture de surcroît, prévue un 15 mars date anniversaire du coup d’Etat qui a porté Bozizé au pouvoir le 15 mars 2003.

L »ambassadeur de France, Jean-Pierre Vidon, par lâcheté et sans doute pour ne pas mécontenter son ami et complice Bozizé, compte néanmoins assister à cette investiture mais non pas comme ambassadeur de France mais comme doyen du corps diplomatique.

Ces élections du 23 janvier 2011 comme on le sait maintenant, ont donné lieu à un vaste système de fraudes généralisées et d’irrégularités de toutes sortes qui ont convaincu l’Union Européenne qui a en grande  partie financé ce double scrutin, qu’il s’agissait davantage d’une mascarade électorale au seul profit de Bozizé et son parti le KNK et non d’élections dignes de ce nom. Ce boycott est donc lourd de sens et constitue aussi sans aucun doute un sérieux avertissement pour Bozizé qui serait dit-on dans tous ses états lui qui sait très bien par ailleurs à quoi il s'expose désormais.   

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 15:03

 

 

Binguis

 

Centrafrique : La campagne du second tour des élections législatives s’ouvre ce jour

Ai- Rca- Lundi, 14 Mars 2011 12:06 - "Conformément au calendrier électoral,  la campagne du second tour des élections législatives s'ouvre ce jour 14 mars 2011à 6H du matin, heure locale dans les circonscriptions concernées par le 2ème tour et prendra fin le 25 mars prochain à minuit, heure locale".

 C’est en substance la teneur de la déclaration du président de la commission électorale indépendante (CEI), le Révérend Pasteur Joseph Binguimale.

Pour le révérend pasteur, c'est l'occasion non seulement de lancer un appel à chaque candidat de respecter le code de bonne conduite pouvant favoriser la bonne tenue de ces scrutins du 27 mars 2011 mais aussi à la population centrafricaine à se mobiliser une fois de plus très massivement pour accomplir son devoir civique.

Avant de terminer son allocution, M Binguimale a rappelé au peuple centrafricain que "le 23 janvier dernier,  vous avez démontré aux yeux du monde que vous voulez tourner la page de l'histoire en allant massivement au vote".

Pour mémoire, au premier tour du scrutin législatif, seulement 35 sur les 105 députés ont été élus au premier tour dont 26 députés du parti Kwa Na Kwa (KNK, parti au pouvoir),  8 indépendants et 1 du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (Mlpc, opposition).

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Ce nullissime et escroc de Binguimalé ose encore ouvrir la bouche après toutes ses forfaitures. Avec son patron Bozizé, ils n’échapperont  pas au jugement de l’histoire du peuple centrafricain.

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 04:12

 

 

Mme Zewde Sahle Work et Ban Ki moon

 

Alors que Bozizé et sa clique ne cessent de scruter l’horizon à la vaine recherche d’éventuels  messages de félicitation qu’un de ses pairs chef d’Etat pourrait lui envoyer, contre toute attente et le cours des choses, on devait apprendre il y a quelques jours que l’Organisation des  Nations Unies  et en particulier son Secrétaire Général, le Coréen Ban-Ki-moon avait dépêché à Bangui un de ses Adjoints, l’Américain Lynn Pascoe avec un message de félicitation inespéré pour Bozizé. On sait maintenant que cette regrettable et dommageable initiative est l’œuvre de la Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique, l’Ethiopienne Mme Zewde Sahle Work du BINUCA.

C’est cette dame qui, pour les raisons de poursuite de sa carrière personnelle, n’a cessé d’abreuver sa hiérarchie new yorkaise avec des rapports périodiques ne l’informant pas en vérité et en toute objectivité sur la réalité de la situation en Centrafrique. Alors que cette brave dame faisait partie du Comité de pilotage des élections, elle n’a jamais accepté ni réellement soutenu le principe et l’exigence formulée par l’opposition avec beaucoup d’insistance de l’informatisation des listes et des cartes électorales comme cela est la règle sous d’autres cieux en Afrique.

Lorsque son prédécesseur le Guinéen,  François Lonseny Fall avait démissionné du poste de Bangui pour regagner son pays afin de participer à la vie politique post Lansana Conté, c’est Mme Zewde que Ban-Ki-moon avait cru bon désigner pour lui succéder. Cette dame fut longtemps dans son propre pays l’Ethiopie les yeux et les oreilles du Premier Ministre Meles Zenawi, puis l’ambassadrice d’Ethiopie en France pendant cinq ans.

Quand on voit les dérives dictatoriales et anti-démocratiques du pouvoir éthiopien du parrain de Mme Zewde où chaque élection donne toujours lieu à des arrestations des responsables de l’opposition qui sont systématiquement jetés en prison, tout cela sans que les Nations Unies et les USA ne daignent piper mot, il ne fallait pas s’attendre à ce que le travail de Mme Zewde  en Centrafrique ne puisse contribuer ou aller dans le sens de la promotion de la démocratie et du respect des droits de l’homme.

Quelle est donc l’utilité de sa présence en Centrafrique si elle n’a pas été capable d’éclairer le siège des Nations Unies à New York sur les scandaleuses conditions décriées par quasiment tout le monde dans lesquelles Bozizé et son KNK ont réalisé leur hold-up électoral du 23 janvier? Faute de n’avoir rien fait, elle aurait dû avoir au moins la décence de se taire et non d’organiser la venue à Bangui du Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies avec un scandaleux message de félicitation pour Bozizé. C’est une prime à la bêtise et au vol commis par ce dernier avec la consécration des Nations Unies. C’est proprement inadmissible et doit être dit.

Elle s’est enfermée dans des relations stériles de complicité avec le dictateur sanguinaire Bozizé qui n’a du reste plus rien à craindre d’elle puisqu’on ne l’a pas entendue ni dénoncer, ni s’indigner outre mesure des graves et intolérables disparations politiques de Charles Massi et de Hassan Ousman du MNSP, non élucidées à ce jour. On ne l’a pas entendue davantage s’émouvoir du passage à tabac de Joseph Bendounga président du MDREC au sein même du palais de la Renaissance par la garde présidentielle ni de ce que Bozizé ait tranquillement et gratuitement demandé à ses services de sécurité le dépeçage du bâtonnier Me Symphorien Balemby et Jean Daniel Dengou ni sur le triste sort des personnes de leur entourage qui croupissent toujours en prison à Bossembélé.

Aux dernières nouvelles, Mme Zewde serait affectée à Nairobi au Kenya. Est-ce parce qu’elle savait qu’elle allait quitter définitivement son poste de Bangui qu’elle s’est comportée de la sorte au sujet des élections centrafricaines ?  Souhaitons pour le Kenya qu’elle n’aille pas encore vicier le processus électoral dans ce pays qui est déjà sorti difficilement de ses dernières élections qui ont entraîné beaucoup de morts et de blessés. Mme Zewde quittera la RCA en laissant derrière elle aux Centrafricains un arrière-goût de déception et l'image d'une carriériste dont la seule préoccupation n'est que le bon déroulement de sa carrière personnelle et d'avoir été totalement inutile aux démocrates et patriotes de ce pays qu'elle a poignardés dans le dos face à leur noble combat contre un dictateur sanguinaire.    

Rédaction C.A.P

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 04:07

 

 

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Bangui, 13 mars (C.A.P) - Des informations d’une source crédible proche du ministère de la défense à Bangui ayant souhaité garder l’anonymat font état de ce que Bozizé a bien envoyé (300) trois cents soldats qu’on peut considérer comme des mercenaires, en Libye afin qu’ils viennent en aide au Guide libyen en difficulté.

Toujours selon notre source, afin de brouiller les pistes et se croyant malin, Bozizé a fait d’abord embarquer sur Birao les 300 troufions sous le prétexte que c’était pour qu’ils aillent « sécuriser » les recherches pétrolières des Chinois dans la zone de Birao et Gordil. Une fois arrivés à Birao, les mercenaires ont été acheminés purement et simplement vers la Libye.

Un détail important : c’est le Chef d’Etat-major des FACA, le général André Mazi en personne qui a supervisé toute cette opération qui s’est déroulée dans le plus grand secret mais dans ce bas monde, il n’y a jamais de secret ; la preuve, Centrafrique-Presse est au courant de cette affaire et est obligé d’en parler pour édifier ses lecteurs.

Donc contrairement à ce que nous écrivions il y a quelques jours, ce ne sont pas les rebelles de la LRA que Bozizé a envoyés en Libye mais bel et bien des soldats centrafricains. Nous apprenons au demeurant que la LRA a fait une irruption ce dimanche après-midi dans la ville diamantifère de Nzacko et razzié complètement la ville avec les méthodes barbares qu’on lui connaît.

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 03:58

 

 

 

 

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Bangui 13 mars (C.A.P) - La première sortie officielle du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011), crée par l’opposition démocratique en bataille rangée contre Bozizé son KNK et leurs fraudes massives lors du double scrutin de janvier dernier a eu lieu le samedi 12 mars sous forme d’une AG unitaire qui a pris en fait des allures d’un important meeting dont le succès a dépassé de très loin tous les espoirs des organisateurs.

Prévue pour réunir environ quatre cents personnes, l’AG a finalement rassemblé plus de deux mille personnes très enthousiastes et très mobilisées dans le suivi de cette crise postélectorale née de la mascarade du 23 janvier dernier. A quarante-huit heures de la cérémonie d’investiture de Bozizé qui tient plus que tout à entériner son hold-up électoral le 15 mars, date manifestement choisie par esprit mesquin et de provocation puisqu’il s’agit du huitième anniversaire du coup d’Etat qui l’a porté au pouvoir, le succès de cette AG  doit être relevé comme étant un fait postélectoral majeur et une première entrée en scène du FARE 2011.

Cela, d’autant plus que de plus en plus en plus, l’institution qui a le plus contribué au financement des élections centrafricaines à savoir l’Union Européenne, comme notre rédaction l’a déjà annoncé dans une de sa précédente parution, ne cache pas son souhait pour leur annulation pure et simple car on ne peut sérieusement considérer le double scrutin du 23 janvier comme transparent et crédible, du moins en ce qui concerne les législatives.

On le voit, la « victoire » de Bozizé à la présidentielle et même celle de ses femmes, ses enfants, sa sœur, ses neveux et autres cousins et amis, bref son clan familial, ont bel et bien un arrière-goût d’amertume.

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 03:36

 

 

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Centrafrique : Un émissaire du Pape Benoit XVI chez François Bozizé

Ai- Rca- Samedi, 12 Mars 2011 10:21 - Mgr Léon Kalenga, le  légat pontifical et envoyé spécial du Saint Père, le Pape Benoit XVI  en visite de travail à Bangui a été reçu en audience le  10 mars par le chef de l’Etat François Bozize.

 Selon une source digne de foi à la présidence, l’émissaire du Pape Benoit Xvi était  porteur d’un message de félicitations et de soutien du Saint Père, le  Pape Benoit XVI, au président réélu François Bozize.

Selon cette même source,  Mgr Léon Kalenga a été  dépêché  par le  Vatican  à Bangui pour représenter le Saint siège  à la cérémonie d’investiture du chef de l’Etat Centrafricain annoncée pour le  15 mars prochain.

« J’ai amené avec moi un message de félicitations, de souhait et de prière pour toute la nation. Parce que le saint Père a le peuple centrafricain au cœur », a confié Mgr Kalenga au sortir de l’audience.

Pour l’envoyé spécial du Saint siège, sa présence à Bangui témoigne de l’intérêt que porte le Saint siège pour le bonheur du peuple centrafricain.

A l’en croire,  l’Afrique a beaucoup souffert de toutes sortes de calamités,  mêmes naturelles. « Cependant quand on voit un pays  qui sort sa tête hors de l’eau, il faut l’encourager, voir le soutenir », a-t-il ajouté.

Il convient de préciser que le  légat pontificat, Mgr Léon Kalenga était accompagné du nonce apostolique en Centrafrique, Mgr Jude Thadée Okolo et du  secrétaire de la nonciature.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Si sa Sainteté dépêche un émissaire pour non seulement féliciter le voleur d’élection Bozizé mais assister en plus à son investiture, c’est un comble. C’est la preuve qu’il a été mal informé comme le Secrétaire général de l'ONU, sur l’ampleur des fraudes orchestrées par Bozizé et le KNK et sur cette mascarade du 23 janvier dernier. En clair, le nonce apostolique de Bangui n’a pas bien fait son travail en informant pas comme il devrait le faire, le pape sur la réalité du déroulement du double scrutin qui a eu lieu en RCA. Le pape ferait mieux de bien se renseigner sur la crédibilité de ces élections centrafricaines qui font entrer à l’assemblée nationale deux femmes de Bozizé, sa sœur, ses enfants, ses neveux et cousins, bref,  sa famille. Le pape connaît-t-il un pays dans le monde avec une telle situation ? Il risque d’être surpris par la suite des choses dans ce pays qui vient d’entrer à nouveau dans une sérieuse crise postélectorale. Avant de retourner à Rome, l’envoyé du pape devrait rencontrer les responsables du FARE 2011 afin de recueillir les éléments d’informations susceptibles de mieux permettre l’information de Benoît XVI sur la République centrafricaine dont il ne cesse de limoger les évêques.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 03:31

 

 

Bozizé KNK

 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 12 Mars 2011 15:04

Le président du Haut Conseil de la Communication (HCC) Pierre Sammy Mackfoy, a retrouvé son sourire ce samedi 12 mars 2011, après le tirage au sort du passage des candidats admis au second tour des législatives en Centrafrique prévue pour le 27 mars prochain. La séance s’est déroulée dans la salle de conférence de la Primature à Bangui en présence de cinq partis politiques sur 25 officiellement invités par le HCC.

Ce tirage au sort qui donne à chaque parti 10 minutes à la radio et 15 à la télévision nationale, se tient quelques jours, après qu’il ait été reporté une première fois faute de représentants de la majorité présidentielle. L’opposition pour sa part, conteste toujours la tenue du second tour de ces législatives et maintient son mot d’ordre de boycott du scrutin.

Interrogé par Radio Ndeke Luka, la président du HCC qui se dit content de voir les centrafricains prendre en mains leur responsabilité civile, indique que l’exercice revêt une importance capitale pour éviter tout désagrément lors du passage de ces futurs députés dans les stations publiques.

Sammy Mackfoy, déclare que même si un seul représentant d’un candidat s’est présenté, le HCC fera toujours son travail et n’attendra personne. Il conclut qu’il appartient à chaque parti de remplir ou non sa tranche. Une allusion faite par le au retrait de l’opposition de la course.

De l’avis de ces opposants constitués surtout des 3 candidats malheureux  sur 4 à la présidentielle dont l’ex-président Ange Félix Patassé, le président sortant François Bozizé et ses alliés ont pratiqué un hold-up électoral pour remporter dès le premier tour une victoire écrasante : 64,37% des voix à la présidentielle avec 26 députés sur 105.

 

NDLR : En réalité, ce second tour des législatives ne présente plus aucun intérêt ni un quelconque enjeu. Non seulement tous les partis et candidats de l’opposition ont retiré leurs candidats admis au second tour mais même un parti de la majorité présidentielle comme le PSD, pourtant signataire de l’Accord politique électoral avec le KNK mais s’étant senti floué, vient d’annoncer également le retrait de ses quatre candidats dont son président Enoch Derant Lakoué lui-même dans le 3ème arrondissement de Bangui, admis au second. C’est donc un second tour dévalué et réduit en peau de chagrin qui va peut-être avoir lieu le 27 mars. Tout le monde a compris que c’est Bozizé et son KNK qui vont encore magouiller pour parvenir à atteindre leur objectif de 100 députés sur 105 sièges dans la nouvelle assemblée nationale, ce qui est franchement surréaliste et d’une indécence invraisemblable, surtout avec l’entrée dans cette chambre parlementaire des deux femmes de Bozizé, ses enfants, sa sœur et autres neveux et cousins. Du jamais vu dans le monde… !!!

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 03:17

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 12 Mars 2011 15:10

Une soixantaine des partisans et sympathisants de l’ex président centrafricain Ange Félix Patassé ont pris d’assaut ce samedi 12 mars 2011, la Brigade de recherches de la Gendarmerie Nationale. Le motif de leur envahissement : remettre un mémorandum pour exiger des autorités judiciaires de faire la lumière sur l’arrestation qu’ils jugent arbitraire d’Armel SAYO, directeur de la sécurité du candidat indépendant et ex-président Patassé, interpellé et gardé  depuis deux semaines par la gendarmerie nationale.

Il s’agit d’un sit-in dont la délégation est constituée essentiellement des femmes et arrivée dans les locaux de la gendarmerie  vers 8 heures du matin (7 h TU), avec un seul objectif, qui est celui de « libérer » Armel Sayo, arrêté d’après ces pacifistes, « arbitrairement».

Ce mouvement intervient quelques heures avant la sortie officielle ce samedi du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011), crée par l’opposition démocratique en bataille rangée contre la majorité présidentielle, accusée de fraudes massives lors du double scrutin de janvier dernier.

« Selon la loi, le délai du mandat de dépôt d’Armel Sayo est largement dépassé », indique Marius Andamokoto, conseiller en matière de la jeunesse du candidat Ange Félix PATASSE. Il souhaite que « son militant soit libéré ou placé sous mandat de dépôt ».

Andamokoto précise que la gendarmerie a donné l’assurance que « Sayo jouit d’une parfaite santé et n’a pas subi de tortures physiques ou morales ». Seulement conclut-il, la gendarmerie recommande le respect de la hiérarchie judiciaire dans cette affaire.

Des sources proches de la gendarmerie affirment pour leur part que « Sayo est bel et sous mandat de dépôt et par conséquent, son dossier relève désormais et directement du parquet général de Bangui ». Toutefois, mentionnent les mêmes sources, « s’il est toujours gardé dans les prisons de la brigade de recherches et d’investigations c’est pour attendre son procès dont la date n’a pas encore été fixée ».

Armel Sayo a été arrêté le 28 février dernier en compagnie d’un élément de la Force Multinationale de la Communauté Monétaire et de l’Afrique Centrale (FOMAC) qui lui, a été finalement libéré. Les motifs de son arrestation et celle du pasteur Fulgence Baka ne sont toujours pas encore connus.

Cette manifestation alimente la crise postélectorale avec le refus catégorique de l’opposition de prendre part au second tour des législatives du 27 mars. D’ailleurs, pour réaffirmer sa position, l’opposition vient de retirer tous ses candidats admis à cette course.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 23:26

 

 

Boz et Monica

 

L’hebdomadaire Jeune Afrique dans sa dernière livraison et dans sa rubrique Confidentiel avait annoncé que la première dame de Centrafrique était coincée à Tripoli en raison des troubles politico-militaires qui avaient débuté à la mi-février dernier dans ce pays et que le Dircab de Kadhafi avait dû la mettre dans un petit coucou ainsi que l’un des deux candidats du second tour de la présidentielle nigérienne du 12 mars Seyni Oumarou, également bloqué en Libye. 

De première dame, ce   n’était pas Mme Monique Bozizé qui était coincée à Tripoli et qui a dû être évacuée via Niamey mais plutôt la maîtresse favorite de Bozizé Renée Madeleine Bafatoro Sambo qui s’étant auto-invitée chez Mme Safia Kadhafi juste deux jours avant les troubles en Libye, ne pouvait plus trouver un vol régulier pour regagner Bangui. Mme Monique Bozizé qui s’était aussi auto-invitée chez la fille du Guide libyen Aicha Kadhafi mais avait pu rentrer à temps début février.

Qu’est ce qui attire tant Bozizé et ses femmes députés KNK toutes les deux, chez les Kadhafi si ce n’est le sonnant et le trébuchant? Les Centrafricains doivent-ils assister sans rien dire aux rivalités bêtes et méchantes de la première dame officielle de Centrafrique avec celles qui aspirent et luttent férocement pour le devenir ?

La favorite Renée Madeleine Bafatoro avait déjà exercé lors des récentes élections, un drôle de chantage sur son amant de Bozizé, exigeant d’être aussi élue dès le premier tour des législatives députée de Carnot 1 comme Monique l’a été à Bimbo 2 sinon elle allait regagner la France avec ses enfants.C'est en vertu de cette rivalité qu'elle a aussi tenu à se rendre chez les Kadhafi puisque Monique en était revenue. Jusqu'où va s'arrêter ce puéril manège qui ternit l'image de la RCA ?

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 23:46

 

 

Fini Kode logo

 

 

MOUVEMENT CITOYEN FINI KODÉ

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° 001/MCFK/12-03-01

 

Le général Bozizé  a fait preuve de forfaiture, il doit être destitué.

Après sa victoire à la Pyrrhus à l’issue des élections groupées du 23 janvier entachées de graves irrégularités dues au non respect du Code électorale, le général François Bozizé, animé de ses traditionnelles velléités guerrières, entend prêter serment le 15 mars prochain. Et ce, en dépit du rejet en bloc des résultats issus de ces élections par les candidats de l’opposition et le candidat indépendant Ange-Félix Patassé.

 

Il faut rappeler que la date choisie par le général Bozizé pour son investiture correspondant à la date anniversaire du coup d’État du 15 mars 2003 qui lui a permis de s’emparer du pouvoir par la force des armes.

 

Or, la persistance des conflits armés depuis de nombreuses années en République centrafricaine est liée au mode d’accession non démocratique au pouvoir, généralement par la violence et les coups d’État, suivie d’une légitimation postérieure par des élections formalistes.  

 

C’est pourquoi, le Mouvement citoyen Fini Kodé tient à attirer l’attention de l’opinion publique tant nationale qu’internationale sur les risques que font peser le général Bozizé et ses thuriféraires sur l’avenir de la paix en République Centrafricaine et la stabilité de la sous région, par leur conception surannée voire surréaliste de la gestion de la chose publique, consistant à exclure de l’échiquier politique national un grand nombre d’acteurs, ce qui n’est pas de nature à favoriser un règlement global et définitif de la crise que traverse le pays.  

 

Aujourd’hui, la gestion de l’État est marquée par l’omniprésence d’un cercle et d’un clan familial dans les structures étatiques et dans le circuit économique. L’exclusion, le clientélisme politique et la terreur militaire utilisés par le général Bozizé et ses hommes de main alimentent les divisions et contribuent à créer l’instabilité, accompagnée de violations massives et répétées des droits de l’Homme.

 

Il est donc certain qu’en falsifiant les résultats des dernières élections, le général Bozizé a méprisé et confisqué au peuple centrafricain son libre droit de manifester sa souveraineté à travers l’expression du suffrage universel. En cela et pour cela, il n’est plus légitime.  

 

Par conséquent, si la communauté internationale entérine cette situation chaotique en toute connaissance de cause, elle se place dans une situation où sa responsabilité morale et politique sera indiscutablement engagée, comme ce fût le cas au Rwanda pendant le génocide de 1994.

 

Car, en effet, la communauté internationale n’est pas sans ignorer qu’il existe aujourd’hui en République Centrafricaine un risque d’embrasement avec des conséquences sociales et humanitaires beaucoup plus graves que ce que l’on sait déjà, faute d’une solution globale, juste et équitable.

 

En tout état de cause, face au refus délibéré du Général Bozizé de tendre la main à ses adversaires et son entêtement manifeste à vouloir vaille que vaille prêter serment ce 15 Mars, le Mouvement citoyen Fini Kodé en appelle à l’ensemble des forces vives de la Nation, le FARE-2011 en tête, à envisager des actions de masse multiforme dès ce lundi 14 Mars afin d’empêcher par tous les moyens légaux cette investiture, qui n’est en réalité que de la pure provocation. 

 

Dans ces circonstances inextricables qui menacent gravement la paix sociale et la stabilité du pays mais aussi de l’ensemble de la sous région, et qui obstruent toute possibilité de développement, le Mouvement citoyen Fini Kodé :  

 

Propose la création d’un collège exécutif composé de 5 membres, dont la mission est de faire une lecture et une application des recommandations du dialogue politique inclusif.

-          Les membres de ce collège exécutif ne pourront être candidat aux prochaines élections présidentielles et législatives.         

Recommande la mise en place d’une constituante pour la « concorde nationale » de 50 sièges, qui aura un rôle législatif. Seront membres  de ce conseil transitoire :

-          Les principaux acteurs du régime Bozizé

-          Les  principaux acteurs de l’opposition démocratique.

-          Les principaux acteurs de la société civile.

Exige la formation d’un gouvernement restreint de « concorde nationale » avec des nouvelles personnalités pour une nouvelle dynamique. 

Préconise d’organiser des  nouvelles élections dans un délai de douze mois.

 

Fait à Paris le 12 mars 2011

 

Pour le Mouvement citoyen Fini Kodé

Le président du comité exécutif

 

Franck Saragba.  

 

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