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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 17:18

 

 

 

Jan-Grauls.jpg

 

 

 

Ai- Rca-Jeudi, 07 Avril 2011 12:58 -  « Entreprendre une nouvelle mission en Centrafrique du 06 au 10 avril prochain pour discuter avec les autorités centrafricaines et autres partenaires nationaux et enfin évaluer conjointement les progrès accomplis dans le processus de la consolidation de la paix en République Centrafricaine ».

 Tel est le but de la visite de travail de M. Jan Grauls, représentant permanent de Belgique auprès des Nations Unies à New York et président  de la Configuration RCA de la commission de Consolidation de la Paix (CCP), lit-on dans un communiqué de presse parvenu au desk central de l’agence Ai.

Selon cette même note, l’ambassadeur souhaite procéder à la deuxième revue du cadre stratégique pour la consolidation de la paix en RCA. Lequel cadre a été développé conjointement par le gouvernement, la société civile, et  la commission.

La visite de travail de  M. Grauls à Bangui, lui permettra non seulement  d’échanger les points de vue avec la partie nationale impliquée dans le processus de l’élaboration en cours  du DSRP2   et de préparer la table ronde prévue pour l’année 2011, mais aussi de continuer les discussions avec le gouvernement et les partenaires sur les questions relevant du processus de consolidation de la paix avec une attention particulière aux priorités dans le contexte postélectoral telles que le Désarmement, Démobilisation et Réinsertion(DDR), la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) et le programme pôles de développement.

Cette mission,  au cours de laquelle M. Grauls est accompagné d’un conseiller du bureau d’appui à la consolidation de la paix en RCA, prévoit des visites sur le terrain à Batangafo,  dans l’Ouham afin de se rendre compte de l’état d’avancement du projet de protection des enfants.

Ai Bangui

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 17:11

 

 

 

PhotoPatasse-copie-1

 

 

 

Bangui, jeudi 7 avril 2011 - (Xinhua) - Le décès de l’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé à Douala au Cameroun, annoncé mardi soir par son porte-parole, a affecté des Centrafricains.

"C’est notre père même si son régime n’a pas été vraiment bénéfique pour notre pays. Sa disparition m’affecte comme tous les autres Centrafricains". Ce sont ces genres de témoignages que l’on enregistre au sein de la population à la tombée de la nouvelle du décès de l’ancien président Ange Félix Patassé.

Patassé, décédé à l’âge de 74 ans, était président de la République centrafricaine de 1993 à 2003. Il souffrait du diabète et devait se rendre à Malabo en Guinéen Equatoriale pour un contrôle médical, mais il s’est éteint en route.

D’autres reprochent au gouvernement de l’avoir empêché de sortir du pays à deux reprises alors qu’il voulait se rendre en Guinée Equatoriale pour un contrôle médical.

"La disparition du Président Patassé nous affecte tous, surtout nous qui avons travaillé avec lui", a déclaré Martin Ziguélé son ancien premier ministre et président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), parti dont le défunt président réclamait toujours la paternité.

Confronté avec la bataille de leadership au sein du MLPC, Patassé a décidé de présenter comme candidat indépendant à la dernière présidentielle du 25 janvier. Il était sorti deuxième (21%) derrière François Bozizé réélu au premier tour à 64%.

C’est d’ ailleurs à son domicile le 4 mars 2011 à Bangui que le MLPC, le RDC et autres partis de l’opposition et lui-même ont signé l’acte de naissance de la plateforme postélectorale baptisée Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011 (FARE 2011).

Pour Martin Ziguélé, la mort du Président Patassé n’est pas synonyme de la mort du FARE 2011.

Entre le 5 et le 9 février 2011, Patassé, malade de diabète, a été hospitalisé d’urgence à la clinique CHOUAIB à Bangui. Après sa sortie de la clinique, il avait été empêché de se rendre en Guinée Equatoriale le 22 mars 2011 pour un contrôle médical.

Le mercredi 30 mars 2011, il a encore été interdit de sortie, alors qu’il voulait se rendre à l’hôpital Val de Grace en France. C’est finalement le samedi 2 avril qu’il a été autorisé à sortir du pays.

Ingénieur agronome de formation, Patassé avait plusieurs portefeuilles ministériels sous le règne de Jean Bedel Bokassa. Il est ensuite entré dans l’opposition. Traqué par l’ex-empereur dont il fut le Premier ministre, il part en exil au Togo.

A son retour, il est élu Président de la République en 1993 et succède au général d’armée André Kolingba. En 1999 il est réélu, mais ne terminera pas son second mandat. Le 15 mars 2003, il est chassé par un coup d’Etat par son chef d’état- major le général François Bozizé.

Contraint encore une fois de plus à l’exil, Patassé repart au Togo. C’est grâce au Dialogue Politique inclusif de décembre 2008 et à la faveur d’un amnistie y relatif qu’il va à nouveau fouler le sol centrafricain.

Avec la disparition de Patassé, la République Centrafrique n’a plus d’ancien président vivant. Jean Bédel Bokassa, David Dacko, André Kolingba et Abel Goumba sont tous morts.

 

NDLR : Malgré les tentatives de rétropédalage de Bozizé et ses griots attitrés comme Fidèle Ngouandjika qui, la semaine dernière seulement encore, n’avait pas hésité lors d’un débat public sur Radio Ndéké Luka à qualifier ouvertement les tentatives de sortie de Patassé pour aller se soigner comme étant de la « simulation », sa mort a dû les plonger dans une situation très embarrassante. Dès lors, le clan bozizéen doit s’abstenir de verser des larmes de crocodiles sur la mort du président Patassé car on n’est plus dans des situations de « simulation » mais bien dans la réalité de la mort qui est aussi le lot de ceux qui simulent d’être au pouvoir actuellement avec le sinistre personnage de Bozizé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 16:13

 

 

 

cour constitutionnelle RCA

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 06 Avril 2011 14:38

La Cour Constitutionnelle a décidé ce mercredi 6 avril 2011, d’annuler le premier tour des élections législatives dans trois circonscriptions électorales et de faire reprendre le scrutin à Paoua2, Bouar 1 et Boganagone.

C’était au cours de son audience publique où elle devait rendre les décisions sur les contentieux électoraux.

L’audience présidée par la Vice-présidente de la Cour Constitutionnelle, Danielle Nanaré, s’est prononcée sur 34 dossiers. La Cour a validé tous les autres résultats provisoires rendus public par la Commission électorale indépendante.

Ces résultats devaient être validés avant le second tour. Or, le deuxième tour des législatives s’est tenu le 27 mars 2011. La CEI a même annoncé qu’elle publierait les résultats provisoires ce mercredi 6 avril.

 

NDLR : Si la Cour constitutionnelle se donnait un minimum de peine pour enquêter sur les différents recours et disait réellement le droit et rien que le droit, elle s'apercevrait que partout dans quasiment tous les bureaux de vote tanta à Bangui qu'en province, aussi bien pour la présidentielle que les législatives, grâce à la complicité de la CEI de Binguimalé, la machine à bourrer les urnes du KNK a fonctionné à plein régime et elle annullerait ainsi le double scrutin dans la plupart des bureaux de vote. C'est vraiment une honte inqualifiable ce qui se passe à présent. Maintenant que le second tour a déjà eu lieu dans dans les trois circonscriptions dont on vient d'invalider le premier tour, on a affaire à une véritable pantalonnade.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 16:01

 

 

 

Bozize KNK

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 07 Avril 2011 14:26

La journée mondiale de la santé est célébrée ce 7 avril dans le monde et en République centrafricaine. Seulement, la santé de la population centrafricaine reste cependant déplorable dans presque toutes les régions du pays.

« Lutte contre la résistance aux antimicrobiens: agir aujourd'hui pour pouvoir soigner encore demain ». C’est autour de ce thème que le monde célèbre cette journée. Un thème qui vise selon l’OMS à « préserver les avancées spectaculaires de la médecine permettant de traiter des maladies qui, il y a quelques décennies étaient mortelles ».

« La propagation mondiale de la résistance aux antimicrobiens, thème de cette journée, menace l’efficacité de nombreux médicaments utilisés aujourd’hui et risque de remettre en cause les progrès importants qui ont été accomplis contre les principaux agents infectieux mortels », peut-on lire sur le site internet de l’OMS.

En République centrafricaine, la situation reste cependant préoccupante même pour l’accès aux soins de santé primaires. Dans la préfecture de la Nana Mambéré (Nord-ouest du pays), on assiste à une absence des formations sanitaires et les ressources humaines pouvant répondre aux préoccupations des centrafricains de cette région.

L’hôpital peu équipé de la ville ne cesse de recenser des cas de paludisme, de la malnutrition, de la diarrhée et les infections respiratoires aigües chez les enfants de 0 à 15 ans.

Même situation dans la région de Berberati dans le sud. Depuis le début de mois de mars, 70% des consultations à la pédiatrie de la ville, représentent des cas d’anémies. Victor Mbondo, chef du service de la pédiatrie affirme que c’est le paludisme qui est la cause de cette maladie de carence de sang.

Alors que dans la ville de Bangassou (au Centre est), les personnes fuyant les exactions de la LRA et qui se trouve dans cette ville, n’ont pas bénéficié d’une assistance sanitaire. Ces personnes « abandonnées à elles même » vivent dans une situation sanitaire déplorable. De l’avis du médecin en chef adjoint de l’hôpital de la ville, ces personnes n’ont pas été recensées au service hospitalier.

Aucune manifestation officielle n’a eu lieu cependant ni à Bangui, capitale du pays, ni dans certaines villes de province du pays.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 15:56

 

 

 

bemba

 

La Haye, 6 avril 2011 (FH) - Le procureur général de Bangui a poursuivi sa déposition contre Jean-Pierre Bemba, mercredi 6 avril, devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI). Le président du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba, est accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis entre octobre 2002 et mars 2003 en Centrafrique.

Interrogé par le substitut du procureur, Ibrahim Yillah, sur les liens existants entre Jean-Pierre Bemba et l'ex président Ange-Félix Patassé, le témoin a expliqué que « Patassé appelait Bemba mon fils. » Firmin Feindiro a ensuite affirmé que Jean-Pierre Bemba utilisait la Centrafrique comme « base arrière ». « Son hélicoptère était stationné sur le tarmac de Bangui. Quand il arrivait, l'hélicoptère restait. Il prenait alors un avion et il pouvait partir ailleurs. C'était sa base arrière ». Pour le témoin, « l'essentiel des produits de première nécessité transitait soit par le port de Bangui, soit par le port de Mobay, à la frontière entre Mobay Mbongo et Gbadolite [en RDC], qui est le siège du MLC. »

Le procureur général de Bangui a aussi expliqué qu'il avait intenté des poursuites contre le président Ange-Félix Patassé, « notamment pour collusion avec l'étranger. » Menacé par la rébellion conduite par François Bozize, Ange-Félix Patassé avait appelé en renfort plusieurs milices, dont celle de Jean-Pierre Bemba. L'ancien président « a utilisé l'argent de l'Etat, les véhicules, le carburant, il y avait des officiers de l'armée pour montrer le terrain [aux soldats du MLC]. Ce sont autant d'éléments à retenir à la charge de Patassé et également à la charge de Jean-Pierre Bemba » a déclaré lé témoin. La République Centrafricaine avait renvoyé l'affaire devant la CPI, estimant qu'elle n'avait pas les moyens de poursuivre les auteurs. Le procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo avait, dans un premier temps, annoncé son intention de poursuivre les deux hommes pour leur participation à un plan commun. Mais le procureur n'a finalement jamais poursuivi Ange-Félix Patassé.   

Interrogé aussi sur l'implication du chef de l'état libyen, Mouammar Kadhafi, dans la guerre en Centrafrique, le témoin a estimé que « la troupe qui venait à Bangui, était dirigée par un général libyen et venait sur ses ordres. Les pilonnages sont de leur responsabilité. L'aviation utilisait l'aérodrome de Zongo [en République démocratique du Congo, RDC]. Les avions décollaient de là-bas pour leurs opérations. Il est évident que le colonel Kadhafi s'est aussi impliqué dans ces opérations-là. Stationner ses avions sur le territoire congolais, dans une partie du territoire contrôlée par le MLC, cela suppose qu'il y a eu entente entre le MLC, la Libye et le président Patassé. Ce sont des choses visibles qu'on ne pouvait cacher. »

Le procès de Jean-Pierre Bemba a commencé le 22 novembre 2010. Le sénateur congolais avait été arrêté en Belgique en mai 2008 puis transféré à la prison de Scheveningen, en banlieue de La Haye aux Pays-Bas, le 3 juillet 2008.

SM/GF  © Agence Hirondelle

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 15:51

 

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 07 Avril 2011 14:21

La publication des résultats provisoires du second tour des élections législatives du 27 mars dernier par la Commission Electorale Indépendante (CEI) ne fait pas l’unanimité au sein de la population de Bangui et de Bambari.

Dès leur proclamation dans la soirée du mercredi 6 avril 2011par Joseph Binguimalé président de la CEI, des manifestations ont été observées et aussitôt dispersées par les forces de sécurité. Elles se sont déroulées notamment dans le 7ème et 6ème arrondissement de Bangui.

Les manifestants du 7ème arrondissement ont brûlé des pneus en pleine chaussée pour revendiquer « leurs suffrages  volés » par le candidat du parti au pouvoir Kwa Na Kwa (KNK), Thierry MALEYOMBO. Pour eux, c’est le député sortant Jérome Lavou qui a remporté la victoire.

Dans le 6ème, les partisans de Ghislain MOKAMANEDE, candidat indépendant, sont aussi montés au créneau. Ils ont barré la  voie publique avec des branches de manguiers et brûlé également des pneus en guise de protestation. Ils contestaient ainsi la victoire du candidat indépendant Rufin MOLOMADON déclaré élu par la CEI.

A Bambari les électeurs acquis à la cause du candidat indépendant Alexandre Nguéndé n’ont pas été en reste. Ils ont cependant marché pacifiquement ce jeudi pour dénoncer la victoire de la candidate du KNK Marie Solange Ndakala Pagonéndji.

Sur les pancartes, le correspondant de Radio Ndeke Luka a pu lire : « non à la dictature électorale dans notre circoncription électorale, non au coup d’état électoral, le verdict des urnes devrait être respecté dans un pays démocratique ». Selon les explications des organisateurs de la marche, « les résultats recueillis par leurs représentants dans les bureaux de vote et les observateurs électoraux, ne reflètent pas ceux annoncés par la CEI centrale ».

Toutefois, une réunion a été convoquée par l’Avocat Général de la Cour d’appel Michel Ngopou de cette localité pour calmer la tension. L’avocat Général a déclaré que la démarche entamée par ces mécontents était « illégale ». Ils devraient faire preuve « de patience pour attendre les résultats définitifs de la Cour Constitutionnelle ».

A titre de rappel, des altercations en pleine campagne avaient opposé les partisans des deux camps faisant 8 bléssés. Ils ont d’ailleurs perturbé la visite du président réélu François Bozizé qui était venu soutenir sa candidate. Une attitude vivement critiquée par le camp adverse ainsi que les observateurs de la vie politique centrafricaine.

Les résultats proclamés concernent 70  députés élus. Ils complètent les 35 au 1er tour. Le récapitulatif donne 35 députés du KNK, 11 de ses   alliés et 23  indépendants. De ce fait, le KNK de François Bozize est majoritaire dans cette nouvelle Assemblée Nationale avec près de 70 élus.

De l’avis des observateurs de la vie politique le pays aura une législature monocolore. La dernière décision revient à la Cour Constitutionnelle qui devra proclamer les résultats définitifs.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 02:26

 

 

vab-francais-a-Abj.jpg

 

 

ABIDJAN - AFP / 07 avril 2011 03h19 - La force française Licorne et des éléments armés défendant la résidence du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo ont échangé des tirs mercredi soir à Abidjan au cours de l'exfiltration réussie de l'ambassadeur du Japon, a annoncé l'ambassade de France dans un communiqué.

Cette opération est intervenue le jour où les forces d'Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale, ont échoué à prendre d'assaut la résidence - située à Cocody (nord), quartier des ambassades - où est retranché M. Gbagbo, qui refuse de se rendre.

Face aux "tirs nourris des forces pro-Gbagbo, situées dans et autour de la résidence présidentielle" et "notamment dirigés" vers la résidence de l'ambassadeur de France voisine, "avec des intrusions", la force française a effectué des "tirs de riposte par hélicoptère", selon le communiqué lu à l'AFP.

La force Licorne est "intervenue ce soir pour exfiltrer l'ambassadeur et ses collaborateurs de la résidence du Japon", sur les toits de laquelle "des miliciens pro-Gbagbo avaient installé des armes lourdes", "menaçant les ambassadeurs voisins et les populations civiles", indique l'ambassade.

L'ambassadeur japonais Yoshifumi Okamura et ses collaborateurs "sont désormais sains et saufs et en sécurité au camp (militaire français) de Port-Bouët", dans le sud d'Abidjan, ajoute-t-elle.

"A la requête des autorités japonaises, et en plein accord avec le président Ouattara, face à la menace imminente qui pesait sur la vie de l'ambassadeur du Japon en Côte d'Ivoire", "le secrétaire général des Nations unies a demandé à la France d'intervenir d'urgence afin de protéger les vies humaines", précise-t-elle.

Un responsable du cabinet militaire de M. Gbagbo a dénoncé un "projet d'assassinat de Gbagbo" après l'opération de mercredi soir. "On va y faire face", a-t-il promis.

"Il y avait des pick-up avec des mitrailleuses et des blindés qui appuyaient de l'infanterie dans l'enceinte de la résidence", a indiqué une source diplomatique, qui n'était pas en mesure de préciser quels armements avaient été atteints dans cette "vraie poudrière".

Un peu plus tôt, une source proche de l'opération avait indiqué que "des hélicoptères de Licorne, répondant à une demande de l'ONU, (avaient) ouvert le feu dans le secteur de la résidence pour permettre l'extraction de l'ambassadeur du Japon".

"Au moins un" blindé a été "neutralisé" par un tir de Licorne dans la caserne de la Garde républicaine voisine de la résidence de M. Gbagbo, avait-elle précisé.

Un habitant de la zone a fait état de près d'une dizaine de tirs des hélicoptères français.

L'ambassadeur du Japon a déclaré à l'AFP que sa résidence, située près de celles de M. Gbagbo et de l'ambassadeur de France, avait été attaquée mercredi matin par des "mercenaires", qui ont ensuite tiré roquettes et coups de canon depuis le bâtiment.

Quatre membres de son personnel local avaient "disparu", a-t-il précisé, tandis qu'un collaborateur du diplomate nippon a été "blessé" lors de l'attaque de ces hommes en armes, selon la source diplomatique.

(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 02:03

 

 

 

Bozizé KNK

 

 

BANGUI - AFP / 07 avril 2011 02h27 - Le parti du président Bozizé a obtenu la majorité absolue à l'Assemblée centrafricaine au 2e tour des législatives du 27 mars en remportant 61 des 105 sièges, selon les résultats provisoires annoncés dans la nuit de mercredi à jeudi par la Commission électorale indépendante (CEI).

L'opposition, rassemblée au sein du Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011), avait appelé au boycott du second tour des élections législatives, accusant le pouvoir de fraude pendant le premier tour des élections présidentielle et législatives du 23 janvier.

Dans ce second tour, 36 nouveaux candidats du KNK (Kwa na Kwa, le travail rien que le travail) du président François Bozizé ont obtenu leur siège de député, selon la CEI. 26 candidats du KNK avaient été élus dès le premier tour, mais la Cour constitutionnelle a annoncé avant la lecture des résultats que le premier tour de Bamingui (nord) qui donnait vainqueur un candidat du KNK a été invalidé pour des irrégularités et un deuxième tour devra se tenir.

Dix-huit nouveaux candidats indépendants ont été élus (qui s'ajoutent aux 8 du premier tour dont cinq proche de M. Bozizé), mais aussi 11 candidats de la majorité présidentielle et un opposant (le deuxième sur l'ensemble du scrutin).

Trente-cinq sièges avaient été pourvus dès le premier tour.

Aucun député n'a encore été désigné dans trois circonscriptions en plus de Bamingui: à Boganangone (sud) sans qu'un motif soit avancé par la CEI, à Bouar 1 (ouest) où le premier tour (ballotage) a été invalidé par la Cour constitutionnelle pour des irrégularités et sera repris, et enfin à Boganda où les résultats du dépouillement tardif du premier tour n'ont toujours pas été communiqués.

Les résultats des législatives doivent être validés par la Cour constitutionnelle.

Le KNK et ses alliés disposaient de 80 des 105 sièges de la précédente législature.

(©)

 

NDLR : Que vaut un second tour d'élections législatives lorsque le premier tour a été non transparent et rudement contesté parce que sujet à caution ? En raison du hold-up électoral du premier tour, la crédibilité de ce second tour est nulle. On s'installe donc de plus en plus dans la crise postélectorale en Centrafrique. Les circonstances très troubles dans lesquelles le Président Patassé vient de trouver la mort n'arrangeront certainement pas les déjà nombreux problèmes de Bozizé. Un premier signe qui ne trompe pas est qu'il a préféré se faire représenter par son compagnon de rébellion Anicet Parfait Mbay à l'investiture de son ami Thomas Yayi Boni du Bénin, élu comme lui dès le premier tour d'une élection aux résltats contestés par ses adversaires.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 00:54

 

 

Patasse-20-janv-2011.jpg

 

 

 

BANGUI - 06.04.2011 15:28 - (AFP) - Les conditions du décès mardi au Cameroun de l'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé, 74 ans, ont fait naître une polémique en Centrafrique, de nombreux habitants déplorant qu'il n'ait pas pu quitter le pays plus tôt pour se soigner.

"C'est bien triste", a estimé Barthélémy Angazéda, 51 ans, cadre de la santé. "Il fut notre président, et il n'avait pas que des défauts. Ce que je désapprouve c'est l'interdiction qui lui a été faite de sortir pour aller se soigner. Il aurait eu encore ne fut-ce qu'un jour de vie de plus. Et si après tous les services rendus à la Nation, les dirigeants lui ont réservé un tel sort, qu'en sera-t-il pour le simple citoyen?".

L'entourage de l'ancien président avait accusé les autorités de ne pas le laisser quitter le territoire pour un contrôle médical. Il souffrait de problèmes de diabète qui lui avaient valu d'être hospitalisé quatre jours dans une clinique de Bangui, selon son porte-parole, Guy-Simplice Kodégué. De même source, il n'avait pas pu prendre un vol de Kenya Airways le 30 mars pour Malabo, ni un autre le 22 mars affrété par le président Obiang Nguema.

Le porte-parole du gouvernement, Fidèle Ngouandjika, avait démenti que le gouvernement ait interdit au malade de quitter le pays, avançant des problèmes d'ordre administratif.

Samedi, M. Patassé avait finalement quitté Bangui pour Malabo, via Douala. Ayant raté sa correspondance à Douala (sud, capitale du Cameroun), il avait été hospitalisé dans cette ville, selon son ancien Premier ministre et opposant Martin Ziguélé.

Arrivé deuxième de l'élection présidentielle de janvier derrière François Bozizé, l'homme qui l'avait renversé en 2003, M. Patassé refusait de reconnaître la réélection de "Boz".

"Le pouvoir a intérêt à corriger l'erreur politique grave qu'il a commise en refusant à deux reprises que le président Patassé sorte pour un contrôle médical. Il doit lui réserver des obsèques nationales dignes de ce nom. On ne peut pas comprendre qu'un pays assassine ses propres enfants en interdisant qu'ils sortent pour des raisons sanitaires", a confié Paul Kakpé, 64 ans, ancien fonctionnaire des finances.

Son départ avait finalement "été rendu possible après une rencontre vendredi au palais présidentiel entre le ministre d'Etat chargé des Affaires présidentielles, Michel Gbézéra Bria, et une délégation du président Patassé", avait expliqué M. Kodégué.

Tribun fantasque, l'ex-président Ange-Félix Patassé, surnommé "le barbu national", était un personnage en Centrafrique, qu'il a dirigée pendant dix ans.

Elu en 1993, puis réélu en 1999, M. Patassé, taxé d'autoritaire voire de dictateur, a fait face à au moins trois complots avant d'être renversé en 2003 par l'actuel président François Bozizé.

"C'est la consternation, et c'est aussi une très grande tristesse que je ressens à l'annonce de la mort du président Ange-Félix Patassé", souligne Jules Koguéngba, 38 ans, enseignant, qui a "pourtant souffert de sa présidence" en 2001 après le coup d'Etat raté de l'ancien président André Kolingba, d'ethnie Yakoma.

Les troupes fidèles à Patassé soutenues par des combattants du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, appelés en renfort par Patassé, avaient alors donné la chasse aux militaires et civils Yakoma, contraints de fuir en République démocratique du Congo, où ils ont subi de nombreuses exactions de la part du MLC.

"C'est vrai que nous avons souffert de sa présidence. J'avais fui en 2001 avec ma famille à Zongo où nous avions été maltraités par les hommes de Bemba. Mais j'ai pardonné", conclut M. Koguéngba.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

Ange Félix Patassé quitte la scène à Douala

Ai-Cameroun- Mercredi, 06 Avril 2011 14:49  - L’ancien chef d’Etat de la République centrafricaine est décédé le mardi 5 avril à l’hôpital Général de Douala, capitale économique, des suites d’une crise de diabète selon les sources proches dudit centre hospitalier.

La nouvelle a rapidement fait le tour du monde. Ange Félix Patassé est mort ! Et confirmation a été faite par son porte-parole. L’information relayée par la radio officielle camerounaise a également été confirmée par son porte-parole Guy Simplice Kodégué qui, par ailleurs, a relaté les circonstances du voyage du défunt «Ange Félix Patassé avait effectivement quitté Bangui le 2 avril dernier pour se rendre à Malabo en Guinée Equatoriale mais il a été admis en urgence à l’Hôpital général de Douala…A deux reprises, il avait été empêché de quitter le pays pour recevoir des soins à l’étranger. Une première fois, l’avion spécial que devait envoyer le président équato-guinéen pour son transfert n’a pas obtenu l’autorisation de survol du territoire centrafricain et d’atterrissage à Bangui. Une situation qui avait fait une polémique en Centrafrique», a-t-il déclaré sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

Des propos que réfute le gouvernement à en croire certains proches de la présidence de la république centrafricaine.

A 74 ans, Ange Félix Patassé s’en va, et avec lui, une longue expérience politique.

Grande carrière

Diplômé de l'Académie supérieure de l'agriculture tropicale de Nogent-sur-Marne en France, il est nommé en 1965 au cabinet du ministre de l'Agriculture et du développement. Sous la présidence de Jean-Bedel Bokassa, il est plusieurs fois membre du gouvernement: ministre du développement entre janvier 1966 et avril 1968, ministre du Développement rural entre mai 1972 et avril 1973, ministre du Tourisme, de l'eau, des bois, de la chasse et de la pêche entre juin 1974 et octobre 1975. Il devient Premier ministre le 8 décembre 1976 jusqu’en juillet 1978. Devenu président de la République le 22 octobre 1993, réélu en 1999. Il est renversé par un coup d’État de François Bozizé le 15 mars 2003. Revenu de son exil togolais, il avait accepté de participer à la dernière élection présidentielle de janvier 2011 remportée avec 64,37% des voix au premier tour par François Bozizé. Une victoire qui n’a pas arrangé les choses. Ange Félix Patassé qui avait eu 21,41% voix avait créé le Front pour l’annulation et la reprise des élections (Fare-2011). Une plate-forme de l’opposition qui avait tout simplement appelé au boycott du deuxième tour des élections législatives du 27 mars et refusé de reconnaître les résultats des élections groupées, accusant le pouvoir de fraudes.

Petite biographie

Ange-Félix Patassé est un homme politique centrafricain né à Paoua le 25 janvier 1937. Son père, Paul Ngakoutou est un Gbaya du sous-groupe Suma, sa mère Véronique Goumba de l’ethnie Kaba. Il est décédé le 5 avril 2011 à Douala, au Cameroun.

Alphonse Jènè, Ai Douala

 

L’ancien président centrafricain, Ange-Félix Patassé (74 ans) est décédé mardi dans un hôpital de Douala au Cameroun.

Rentré dans son pays après 7 ans d’exil au Togo, il était arrivé second à l’élection présidentielle organisée en janvier de cette année, battu François Bozizé, celui qui l’avait chassé du pouvoir en 2003.

M. Patassé avait développé au Togo un projet de production de biogaz à partir du pennicetum purpurium, communément appelé plante à éléphant ; une passion pour cet ingénieur agronome de formation.

L’ancien chef de l’Etat centrafricain était marié à Angèle, une togolaise avec qui il avait eu trois enfants ; elle est décédée à Lomé en décembre 2007

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 00:50

 

 

 

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MOUVEMENT CITOYEN FINI KODÉ

 

 Marseille, le 5 avril 2011

 

 A

M. Simplice KODEGUE

Porte-parole de l’Ancien Président PATASSÉ.

BANGUI

 

Monsieur,

 

C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons appris ce jour 5 avril 2011 par les médias, le décès au Cameroun de l’ancien Président de la République, M. Ange-Félix PATASSÉ.

 

Dans ces circonstances douloureuses, je tiens à vous adresser, au nom de tous les membres du Mouvement citoyen Fini Kodé comme en mon nom personnel, mes condoléances les plus attristées.

 

Je vous saurais gré de bien vouloir les transmettre à la famille et aux proches de l’illustre disparu, que je veux assurer de la solidarité de notre mouvement en ces moments tragiques.

 

Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma haute considération.

 

Pour le Conseil Exécutif

Franck SARAGBA.

 

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