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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 01:51

 

 

 

violence au Km 5 

 

Par RFI jeudi 02 juin 2011

 Les autorités centrafricaines ont instauré un couvre-feu de 19h à 6h du matin jusqu'à nouvel ordre dans trois arrondissements de la capitale : le 5ème, le 6ème, et le 3ème, d'où est partie la colère mardi 31 mai. C'est là en effet qu'après 24h de recherches, les corps de deux enfants de 4 et 5 ans ont été retrouvés dans le coffre arrière d'un véhicule appartenant à un commerçant musulman hier, ce qui a déclenché des violences. Elles ont rapidement visé la communauté musulmane, bien souvent d'origine tchadienne.

« J'ai enregistré à l'hôpital 52 blessés, 7 décès et parmi les décès enregistrés à l'hôpital communautaire, il y a un homme de confession musulmane qui a été brûlé vif. »

 

Le point sur la situation dans Bangui avec Joseph Bindoumi, président de la ligue centrafricaine des droits de l'homme.

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 01:25

 

 

 

moustiques.jpg

PARIS (AFP) - 01.06.2011 17:32 - Des scientifiques affirment avoir identifié des molécules odorantes capables de tenir en échec le flair aiguisé des moustiques, qui pourraient permettre une avancée sans précédent dans la lutte contre le paludisme.

Des scientifiques affirment avoir identifié des molécules odorantes capables de tenir en échec le flair aiguisé des moustiques, qui pourraient permettre une avancée sans précédent dans la lutte contre le paludisme.

Ces molécules perturbent les organes sensoriels du moustique qui lui permettent de détecter le CO2 contenu dans l'air expiré par les humains, et donc de repérer infailliblement ses proies, expliquent les chercheurs dans une étude publiée mercredi par la revue scientifique britannique Nature.

"Ces substances présentent de grands avantages pour réduire les contacts entre moustiques et humains et peuvent conduire à une nouvelle génération de répulsifs et de leurres", estime un des auteurs de l'étude, Anandasankar Ray, professeur d'entomologie à l'Université de Californie de Riverside.

Une alternative rêvée au DEET, un répulsif efficace mais coûteux, qui nécessite de nombreuses applications et contre lequel certains moustiques commencent à présenter des signes inquiétants de résistance.

Des pièges à moustiques existent déjà, utilisant de la neige carbonique, du propane ou des cartouches de CO2. Mais ces gadgets sont encombrants et bien trop chers pour être utilisés à grande échelle, en particulier dans les pays pauvre où le paludisme fait des ravages.

Grâce aux substances identifiées par son équipe, les pièges à moustique du futur seraient "extrêmement maniables, pratiques et facilement rechargeables", assure M. Ray.

Mettant à profit les connaissances déjà acquises sur la drosophile, ou mouche du vinaigre, un animal couramment utilisé dans les laboratoires, les scientifiques ont étudié trois espèces de moustiques dont les femelles sont des vecteurs de maladies: Anopheles gambiae, Aedes aegypti et Culex quinquefasciatus.

Les molécules odorantes qu'ils ont identifiées brouillent les cellules sensibles au dioxyde de carbone (CO2) situées de part et d'autre de la bouche du moustique, sur de minuscules appendices ressemblant à des antennes.

Ces récepteurs sont activés à la moindre bouffée de CO2, envoyant au cerveau un signal qui pousse l'insecte à s'envoler contre le vent pour remonter à la source. Pour débusquer leur cible, les moustiques utilisent aussi des détecteurs de chaleur et la vue.

Les substances découvertes ont été expérimentées sur une petite échelle au Kenya, où des huttes distillaient un doux parfum de CO2 pour attirer les moustiques tandis que les molécules parasites étaient relâchées dans l'air pour les désorienter.

Pour Mark Stopfer, spécialiste à l'Institut américain de la Santé (NIH), les résultats obtenus sont "prometteurs". Il veut toutefois rester prudent, rappelant que les moustiques ne sont pas seulement guidés par le CO2 mais aussi par l'odeur de la sueur et de la peau humaine.

Et l'innocuité pour l'homme des substances chimiques testées sur les moustiques reste encore à démontrer, souligne-t-il.

Selon les chiffres de l'Organisation de mondiale de la Santé (OMS), le paludisme a causé près de 800.000 morts en 2009. Environ 90% de ces décès touchent l'Afrique, dont 92% d'enfants de moins de cinq ans.

Outre le paludisme, les moustiques sont aussi des vecteurs de la dengue, une infection virale qui touche quelque 50 millions de personnes chaque année, de la fièvre jaune, de la filariose et du virus du Nil occidental.

© 2011 AFP

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 00:42

 

 

 

violence KM 5 4

 

 

BANGUI (AFP) - 01.06.2011 19:01 - Un couvre-feu a été instauré mercredi dans 3 arrondissements du nord-ouest de Bangui où des tirs ont été entendus alors que des violences visant des musulmans ont débuté mardi, selon un arrêté du ministre de la Sécurité publique diffusé à la radio nationale.

Le bilan provisoire des violences visant des musulmans à Bangui pour la seule journée de mardi fait état de 7 morts et 21 blessés mais celui-ci pourrait s'alourdir alors que les violences se sont poursuivies mercredi, a annoncé le parquet.

"On a dénombré pour la journée d'hier (mardi), 7 morts et 21 blessés. Ils sont pour la plupart musulmans d'origine centrafricaine comme le présumé auteur du meurtre des deux enfants qui est arrêté pour nécessité d'enquête", a déclaré Arnaud Djoubaye Abazène, procureur du tribunal de Bangui.

Une source diplomatique a estimé que la découverte des deux corps avait "servi de détonateur pour mettre le feu aux poudres et permis à certains de régler des comptes avec les musulmans (en particulier) tchadiens" qui tiennent de nombreux commerces.

Selon cette source, "la ville n'est pas à feu et à sang" mais les violences de mardi ont gagné mercredi de nouveaux quartiers. Toutefois, "les forces de l'ordre, très peu nombreuses, ont pour l'instant réussi à travailler sans débordements", a-t-il dit.

"Il y a des armes partout dans la ville et des hommes en tenue militaire", a déclaré de son côté un étudiant de 27 ans joint par l'AFP, Nicaise-Daniel Kabissou, qui réside dans le 5e arrondissement, affirmant avoir vu "vers 11H00 (mercredi), un mort, c'était un musulman".

"Ils attaquent les boutiques, si tu es un musulman, les chrétiens te trouvent et ils te tuent", a-t-il ajouté alors que les commerçants de la zone avaient déserté le grand marché du KM5 et que les écoles ont fermé dans la zone.

"Les actes de violence qui ont visé essentiellement des sujets musulmans détenteurs de petits commerces sont révélateurs d'un sentiment de haine envers cette communauté à laquelle appartient le présumé auteur de ce crime et il est à craindre que des actes de vandalisme et des pillages soient perpétrés contre les propriétés des sujets musulmans et Tchadiens", a déclaré mercredi soir dans une allocution à la radio nationale le ministre délégué à la Défense Jean-Francis Bozizé.

"A l'heure qu'il est, le ministère de la Défense et le ministère de la Sécurité publique ont pris toutes les mesures nécessaires afin de rétablir définitivement l'ordre public", a-t-il ajouté.

La Centrafrique compte environ 80% de chrétiens en majorité protestants et autour de 10% de musulmans, selon des chiffres officiels.

Un précédent bilan mardi de source hospitalière faisait état de 2 morts et 21 blessés.

"Ce bilan est susceptible de s'alourdir à l'issue de cette seconde journée émaillée de violences dont le pays n'a vraiment pas besoin après tout ce qu'il a vécu", a-t-il dit appelant "la population au calme".

Deux enfants portés disparus dimanche ont été retrouvés mardi morts et leurs corps abandonnés dans le coffre arrière d'un véhicule appartenant à un musulman, de sources concordantes.

Cette découverte a entraîné une vague de violences dirigée contre les musulmans, dont beaucoup sont commerçants, et qui se sont étendues mercredi aux quartiers sud et est de Bangui, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Que ce soit pour le meurtre des deux enfants, ou bien des violences qui ont suivi, les auteurs seront punis conformément à la loi, parce que la République centrafricaine est un Etat de droit", a ajouté le procureur.

Un couvre-feu a été instauré mercredi par le ministère de la Sécurité publique de 19h à 6h du matin dans trois arrondissements du nord-ouest de la ville (3e, 5e, 6e).

© 2011 AFP

 

NDLR : On parle désormais d’une vingtaine de morts pour la journée du mercredi et de plusieurs mosquées incendiées dans la ville de Bangui où les échauffourrées s'étendnt de plus en plus à d'autres quartiers et arrondissements comme Bimbo, Fouh, Gobongo, Boy-Rabe, PK 12 etc...non impliqués au départ des événements du Km 5. On ne comprend pas pourquoi la nécessité du maintien de l'ordre s'effectue à balles réelles puisqu'il y a soi-disant des balles perdues qui tuent de pauvres innocents. Ce décor ressemble à s'y méprendre au climat des relations Tchad - Centrafrique et Déby-Patassé de 2002 à 2003 qui a préfiguré au renversement le 15 mars 2003 du régime du président Patassé qu'on vient juste d'enterrer par un certain François Bozizé instrumentalisé et manipulé naguère par un certain nombre de parrains qui s'en mordent les doigts aujourd'hui.  

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 18:55

 

 

 

IDI-BOZIZE-Syrte-juil-09--1-.jpg

 

 

Source : blog de Makaila Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 00:02

Cher Makaila,


Je viens par la présente vous signaler en tant que Tchadien résident en France  la souffrance qu'endurent nos compatriotes se trouvant dans ces pays signataires  des accords et des conventions allant dans le sens du respect de la liberté de
circulation  de biens et des personnes, nos représentations diplomatiques qui  sont sensées apporter les protections nécessaires à nos compatriotes réagissent  rarement en cas de sollicitation de  ceux derniers si jamais ils se trouvent face à une situation qui les expose ou compromet leurs intérêts.

 Au moment où je vous écris ce mail, il se passe depuis hier une situation  extrêmement grave en République Centrafricaine, nos compatriotes sont  pourchassés et spoliés, leurs demeures sont détruites, les magasins brulés et pillés.

L'histoire est partie suite à la découverte de deux cadavres dans la voiture  dans les camions d'un  compatriote résident à Bangui dès cette découverte les centre africains se sont mis à chasser les ressortissants Tchadiens et raser  leurs habitations ce comportement est fréquent chez les Centre Africains, il est  temps que notre Pays agisse pour cesser cette chasse à l'homme ainsi que  la  haine et la  xénophobie dont sont sujet nos compatriotes.

 Le Tchad doit faire de la protection de ses ressortissants une priorité absolue de sa politique  étrangère, chaque Tchadien se trouvant à étranger doit faire en sorte que  ses  intérêts soient préservés par la mission diplomatique accréditée au près du pays  dans lequel il y réside. Aussi, il convient de souligner que tout Tchadien se  trouvant à l'étranger se doit de se montrer exemplaire et éviter tout ce qui  peut nuire à l'image de son Pays car chacun de nous est le porte étendard de  notre cher Pays.

Le Tchad a les moyens et la possibilité de se faire entendre face à de telles pratiques qui compromettent les intérêts de ses ressortissants  et dénature l'esprit des accords et des conventions qui lient ces Etats.

C'est pourquoi je viens vers vous cher Makaila, vous demander de vous pencher  sur cette situation en procédant par une investigation journalistique et  mobiliser  nos compatriotes ainsi que l'Etat du Tchad à se pencher sur la question.

Vous souhaitant une bonne réception, acceptez, cher Makaila, mes salutations distinguées.

YOUSSOUF MAHAMAT Abakar

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 16:07

 

 

 

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Une correspondance particulière du  mardi 31 mai 2011

 

Le début de la crise

Après la découverte des cadavres vers 7 heures du matin, la tension a seulement monté d’un cran. Mais après l’intervention des forces de l’ordre qui ont fait des tirs sporadiques et des tirs de gaz lacrymogènes, les échauffourées commencent par des scènes de violence.

A 11h, c’est le statut quo, malgré la présence des forces de l’ordre. Au niveau de Kokoro 2, plus précisément au niveau du bar Canari où se trouve le domicile de celui qui aurait tué les 2 enfants, la route était totalement barricadée. 2 véhicules et une remorque du présumé assassin ont été incendiés ainsi que le domicile du présumé criminel complètement mis à sac par la population sur-énervée.

Le bilan de la matinée

Outre la mort de ces deux enfants, 2 autres personnes ont été tuées dans des circonstances qu’on ignore pour le moment. Pendant que nous nous trouvons encore sur le terrain, 2 jeunes hommes couverts de sang et de plaies, apparemment des blessés par couteaux et flèches ont été transportés de Kina pour l’hôpital.

A midi, un homme qui serait de la même origine que le présumé et qui cherche à s’échapper a été appréhendé par les jeunes de la localité de Magalé, puis exécuté.

Le décor de l'évènement

Le décor à 12h40mn ressemble à une véritable scène de guerre. Il laisse voir d’un côté et de l’autre les belligérants au milieu desquels les forces l’ordre. Les jeunes des deux côtés sont munis d’armes blanches, de bâtons et de cailloux, prêts à la vengeance. Bref, un véritable va-et-vient sur un rayon de deux km et où chrétiens et musulmans se contrôlent leurs mouvements.

Un autre décor de ce matin, ce sont les jeunes qui sortent du fond du quartier avec pleins d’objets en main, ce qui laisse supposer des actes de pillages.

Il y a lieu de signaler que les forces de l’ordre présentes sur les lieux contrôlent beaucoup plus la grande artère, alors que les choses sérieuses se poursuivent dans le quartier. Depuis 7h, le début des clashes, c’est seulement à 13h15 mn que les premiers véhicules commencent à franchir les routes barricadées. Un calme règne jusqu'à 15h30 mais un calme précaire. La tension sur place fait penser à un nouveau retour de violence.

Un civil tué par l'armée

A 16h15mn, la tension est remontée. Les forces de l'ordre sont de nouveau déployées mais comme d'habitude elles tirent à l'aveuglette et une balle perdue a atteint une femme, mère de 4 enfants, au quartier Fatima alors qu'elle préparait ses beignets devant sa maison.

Le souhait de la population banguissoise ce soir est de ne pas voir le conflit se poursuivre dans la nuit, pour risque d'arriver à un bain de sang.

 

 

 

Réaffirmer une commune volonté de vie commune

Radio Ndéké Luka Mercredi, 01 Juin 2011 13:55

Arrêter l’escalade. Laisser la justice suivre son cours. Revenir au cours normal des choses et surtout s’interdire de toute indexation d’une communauté par ou contre une autre.

Voilà les  actions et attitudes majeures qui interpellent actuellement tous les centrafricains à propos de la situation qui prévaut actuellement à Bangui la capitale. Une situation provoquée par le meurtre de deux garçons dans le 3ième arrondissement de Bangui au quartier Kina. Les corps ont été découverts tôt dans la matinée du mardi 31 mai.

Ce mercredi encore, il y a eu des échauffourées. On note toujours une tension dans plusieurs secteurs de la ville ; Les autorités elles, s’emploient à ramener le calme. Le ministre de l’administration du territoire a rencontré les Imams du 3ème Arrondissement. Ceux-ci ont lancé un appel au calme. Il faut dire que la Communauté musulmane est particulièrement visée par les représailles. Les présumés auteurs du meurtre des deux enfants, étant musulmans, selon certaines sources, l’indexation de cette communauté a commencé et la passion aidant, des velléités de vengeance se sont exacerbées.

La rumeur s’en est aussi mêlée. C’est ainsi que Radio Ndeke Luka, dont un des reporters sur place, a pu démentir l’information relative  aux incendies des églises catholiques de Saint Michel et de  Saint Mathias.

En revanche, la mosquée du quartier Yapélé dans le deuxième arrondissement de la ville de Bangui a été incendiée par des jeunes venus du quartier Fatima. Ces derniers avaient justement prétexté les incendies des églises catholiques précitées, pour justifier leur acte.

Ce mercredi comme au premier jour des manifestations, la  quasi-totalité des magasins sont restés fermés au KM 5. Ils restent d’ailleurs sous la protection des forces de l’ordre déployées  dans le secteur, pour empêcher les pillages et assurer la sécurité des biens et des personnes. Il faut ajouter que certaines écoles n’ont pas fonctionné ce mercredi pour des raisons de sécurité.

Dans le 4e arrondissement de Bangui au quartier Boy-Rabe, de jeunes ont tenté d’incendier des commerces de la communauté musulmane de la localité. Même situation dans le quartier Gobongo toujours dans le 4e.

Peu avant dans la matinée, un magasin dont le propriétaire serait proche de l’auteur du double meurtre a échappé d’incendie au croisement Sica-Benz-vi, grâce à l’interposition des éléments du Commando d’intervention rapide. Des manifestations ont été aussi enregistrées au quartier Miskine dans le 5e arrondissement de Bangui.

Dans la soirée de mardi, le procureur de la République Arnauld Djoubaye ABAZEN a invité la population au calme. Il a par ailleurs révélé que les présumés coupables de l’assassinat des deux enfants sont entre les mains de la justice. Il aussi révélé que le bilan de cet incident est de sept morts.

Suite à la situation qui prévaut, un couvre-feu a été instauré depuis hier  de 19h à 6h, par le ministre de la sécurité, de l’émigration et immigration et de l’ordre publique, Claude Richard GOUANDJIA. Ce couvre-feu est valable jusqu’à nouvel ordre dans le 3ème, 5ème et 6ème arrondissement de Bangui.

 

La Chine invite ses ressortissants à la prudence

Mercredi, 01 Juin 2011 09:21

Le ministère chinois des Affaires étrangères chinois a appelé hier mardi 31 mai 2011, les Chinois qui habitent en République centrafricaine et ceux qui projettent d'y aller de faire attention à leur sécurité. L’information est rapportée ce matin par Radio Chine Internationale.

Ces derniers jours, plusieurs Chinois ont été la cible de pillages à Bangui. Certains ont même été tués, toujours selon radio Chine Internationale qui ajoute que l'ambassade de Chine a demandé au gouvernement de République centrafricaine de prendre des mesures efficaces pour assurer la sécurité de ses ressortissants.

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 15:24

 

 

 

km5

 

 

BANGUI - AFP / 01 juin 2011 14h40 - Un couvre-feu a été instauré mercredi dans 3 arrondissements du nord-ouest de Bangui où des tirs ont été entendus alors que des violences visant des musulmans ont débuté mardi, selon un arrêté du ministre de la Sécurité publique diffusé à la radio nationale.

Pour le maintien de l'ordre, le couvre-feu est instauré de 19h à 6h du matin dans les 3e, 5e et 6e arrondissements (de Bangui) jusqu'à nouvel ordre, selon un arrêté du ministre de la Sécurité publique, Claude-Richard Gouandja, diffusé à la radio nationale.

Un journaliste de l'AFP a entendu des tirs à l'arme automatique tantôt rapprochés, tantôt sporadiques, à proximité du grand quartier commercial de Bangui, le KM5, alors que la zone était bouclée par l'armée, la gendarmerie et la police.

Ces tirs, proviennent des forces de défense et de sécurité qui ont quadrillé le quartier populaire et commercial du KM5. Elles éloignent des groupes de jeunes qui tentent en vain depuis ce matin de piller les magasins, kiosques et échoppes des musulmans, a expliqué Alain Tromandet, mécanicien au KM5 qui s'est éloigné de la zone.

De temps en temps les éléments des forces de défense et de sécurité font des tirs de sommation, ou bien elles tirent en direction des groupes de jeunes qui attaquent les musulmans. Il ne fait pas de doute qu'il y ait eu aussi des victimes parmi la population, a-t-il affirmé.

Deux personnes ont été tuées et 21 blessées mardi dans des violences dans le nord-ouest de Bangui, visant notamment des musulmans accusés d'être responsables de la disparition et de la mort de 2 enfants.

Les jeunes se sont répartis en plusieurs groupes, et munis de machette, de barres de fer ou de bâtons, ils s'attaquent aux musulmans qu'ils accusent d'être à l'origine de la mort des deux enfants (...) et menacent de piller leurs magasins, a ajouté le mécanicien.

Les forces de défense ont pris position tout autour des magasins et kiosques des musulmans. Ils éloignent les passants par des signes et gestes. Mais malgré leur présence, les attaques se multiplient contre les musulmans et il doit y avoir d'autres victimes, a déclaré une commerçante, Marguerite Ngoya.

Ces tirs à l'arme automatique ont amené les commerçants à déserter le grand marché du KM5. Les écoles ont également fermé dans la zone.

Un proche de la famille d'un des deux enfants (âgés de 5 et 4 ans) avait expliqué mardi qu'après des recherches effectuées par les parents et des proches, leurs corps ont été retrouvés dans le coffre arrière d'un véhicule appartenant à un musulman du voisinage, entraînant les violences et notamment le lynchage d'un parent du propriétaire du véhicule.

La Centrafrique compte environ 80% de chrétiens en majorité protestants et autour de 10% de musulmans, selon les chiffres officiels.

(©)

 

3 arrondissements de Bangui sous couvre-feu

Radio Ndéké Luka Mardi, 31 Mai 2011 12:36

« Pour des raisons de maintien de l’ordre, il est instauré jusqu’à nouvel ordre, un couvre-feu de 19H à 6H dans les circonscriptions du 3ième, du 5ième et du 6ième Arrondissement de la ville de Bangui. »

Tard dans la soirée du mardi 31 mai, le ministre de la Sécurité Publique, de l’Emigration-Immigration et de l’Ordre public, Claude Richard Gouandjia, a publié et fait diffuser cet arrêté sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

L’instauration du couvre-feu est consécutive à la situation confuse et aux échauffourées qui se sont déroulées toute la journée du mardi dans les arrondissements concernés, suite à la découverte tôt dans la matinée, des corps de deux garçons, vraisemblablement tués après un rapt. Des représailles ont été exercées sur une famille soupçonnée être celle des meurtriers. La concession a été détruite et une personne tuée. En fin de journée, on comptait 3 morts. Une vingtaine de blessés a été recensé par la direction de l’Hôpital communautaire de Bangui.

Toute la journée, les commerces étaient fermés et la circulation bloquée.

Ce mercredi 1er juin, le ministre de l’administration du Territoire a convoqué les chefs religieux pour une concertation. En effet, la communauté musulmane a fait l’objet d’indexation et c’est elle qui est visée par les représailles. Toutes les victimes se comptent en son sein. Le procureur de la République est intervenu et révélé dans un communiqué que les auteurs présumés du meurtre des deux enfants ont été arrêtés. Il a invité la population au calme.

 

NDLR : Ces échauffourées ont gagné d’autres quartiers que celui du Km 5. la destruction La mosquée du quartier Fouh par exemple a été détruite. Dans la matinée, plusieurs personnes ont tenté en vain d’empêcher l’accès du cimetière musulman du quartier Boieng au convoi funèbre d’une des victimes d’hier. Il a fallu l’intervention des forces publiques qui ont dû faire usage de tirs de grenades lacrymogènes et même de tirs de dissuasion à l’arme automatique pour résoudre le problème. Plusieurs commerçants musulmans tchadiens ciblés par la population ont été par précaution, mis à l’abri par les autorités au camp de la gendarmerie nationale ainsi que leurs véhicules parqués au commissariat central. A noter que c'est Claude Richard Gouandja, un spécialiste de fiches mensongères et de montages grossiers de faux documents pour induire en erreur Bozizé qui est maintenant en charge des questions de sécurité publique après le départ du gouvernement d'un autre paranoïaque, le général d'opérette Jules Bernard Ouandé.  

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 01:23

 

 

 

Shaolin.jpg

 

 

J’avais sincèrement voulu me rendre au pays pour les obsèques du Président Ange-Félix Patassé afin de pouvoir lui rendre un dernier hommage en m’inclinant sur sa dépouille avant qu’il ne soit porté en terre mais j’ai renoncé et les événements ultérieurs m’ont donné raison. C’est la perspective d’obsèques officielles qui m’a dissuadé de faire le déplacement de Bangui. En vérité, tous ceux qui ont étroitement travaillé avec lui, à divers titres et moments de sa présence de deux mandats durant à la tête du pays, peuvent et ont certainement beaucoup de choses à dire sur lui, en bien ou en mal, tant l’homme était complexe.

Pour ma part, durant tout l’exercice de mes fonctions à ses côtés, j’ai toujours été en première ligne, prenant les risques les plus insensés pendant que certains qui se disaient pourtant de son régime étaient lâchement à l’abri. J’ai été d’une grande fidélité à Ange-Félix Patassé, ce que beaucoup qui prétendent aujourd’hui l’avoir bien connu ne peuvent décemment revendiquer. Certains amis et parents m’ont même reproché cette fidélité car cela était allé au-delà du raisonnable selon eux, y compris après son renversement du pouvoir où quasiment tout le monde l’avait abandonné ou pris ses distances avec lui, jusqu’ à ce jour du 7 novembre 2008 où lui-même, a choisi de se séparer de moi pour des raisons que je n’ai jamais pu lui demander et qu’il n’a pas eu l’occasion lui non plus de me fournir avant sa mort. 

Ayant été son Conseiller spécial et Porte-Parole, donc un de ses plus proches collaborateurs, dois-je rappeler que pour et à cause de lui, j’avais failli perdre ma vie en 2002, kidnappé et séquestré plus d’un mois durant par ceux-là mêmes aujourd’hui au pouvoir et dont  le seul regret est de ne m’avoir point exécuter. Mais je m’estime heureux par rapport à d’autres fils du pays qui eux, sont réellement tombés pour ou à cause de Patassé. J’ai pris des coups durs et avalé des couleuvres quand certains profitaient allégrement de son régime mais je ne le regrette point.

Pendant les moments les plus difficiles qu’il a connus, tant au pouvoir que durant l’exil post coup d’Etat, j’ai quasiment toujours été présent à ses côtés. J’étais par exemple avec lui dans l’avion qui le ramenait de Niamey et ai pu gérer avec lui les premiers moments de ce coup d’Etat qui l’a renversé ce 15 mars 2003 et qui nous a fait échouer dans un célèbre hôtel de Yaoundé. J’ai aussi partagé avec lui les premiers et pénibles mois du second exil togolais. Il m’ordonna de regagner Paris et d’y demeurer pour une plus grande efficacité de la lutte qu’il voulait continuer à mener pour la cause de la démocratie centrafricaine. Avec une telle proximité, comment aurais-je pu manquer de l’accompagner  à sa dernière demeure.

Beaucoup de compatriotes aussi bien du pays que de la diaspora, y compris même et à ma grande surprise certains Chefs d’Etat africains, se sont interrogés à juste raison sur mon absence à la cérémonie de ses obsèques. J’ai été très sensible à cette marque de sympathie. C’est pourquoi, je dois en retour, fournir quelques explications sur mon absence volontaire qui a été beaucoup remarquée voire déplorée, car certains pourraient ne pas la comprendre.

N’étant pas hypocrite, je ne me voyais pas vraiment en train de côtoyer à cette douloureuse occasion, ceux-là mêmes que je considère qu’ils portent, malgré leurs dénégations, une large part de responsabilité dans la triste fin du « Barbu national » mais qui, pour tenter de se dédouaner, seraient là pour verser des larmes de crocodile. Le sort a voulu que celui-là même qui a grandement contribué à la détérioration à tout point de vue de l’état du Président Patassé, puisse réussir, avec la complicité de quelques-uns, à imposer des funérailles officielles qui lui ont permis de faire un parfait mais vain numéro d’hypocrisie. Je ne pouvais décemment supporter une telle infamie.

Il y a en effet plusieurs façons de tuer quelqu’un. Ce qui est pudiquement présenté à l’opinion depuis 2003 comme étant un « sursaut patriotique » ou un « changement » et une « libération », a été a contrario pour le Président Patassé, synonyme d’humiliation de toutes sortes, de privations et frustrations diverses, un second exil à l’étranger qu’il a vécu comme sept interminables années au cours desquelles il a même perdu son épouse, bref d’un véritable univers cauchemardesque qui ont miné et tué l’homme à petit feu. Ces années de plomb lui ont occasionné un tel choc psychologique qu’il ne s’en est en réalité jamais remis, malgré certaines apparences trompeuses.

Ange-Félix Patassé est tombé sous l’effet conjugué de la suite du complot ourdi contre lui par ses mêmes ennemis d’hier et de ceux très intéressés d’aujourd’hui qui ont réussi à prendre possession de son mental pour ne pas dire de sa psychè et qui ont fait à dessein un grand vide autour de lui, l’empêchant même jusqu’à son dernier souffle pour des raisons inavouables et mesquines, de voir ses propres enfants après son retour au bercail en octobre 2009. Il est hélas déjà parti. Plus rien ne le ressuscitera mais tous ceux qui ont contribué à mettre fin à sa vie sur terre se reconnaîtront et en porteront la lourde charge sur la conscience. Patassé n’est plus mais là d’où il est maintenant, il sait parfaitement qui de tous ceux qu’il a élevés, a fait quoi ? Pour ma part, c’est cette justice immanente que j’attends.

Président, repose enfin en paix !

                                                       Paris, 31 mai 2011

                                              portrait-Prosper.JPG

                                                        Prosper N’DOUBA

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 00:39

 

 

AFP

 

 

remerciements-FARE-pour-PATASSE.JPG

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 18:48

 

 

Gbagbo Koudou

 

 

La situation de guerre que la France impose à la Côte d’Ivoire sans une déclaration préalable de guerre a déstabilisé la société ivoirienne en ouvrant une plaie béante et en engendrant des problèmes politiques nouveaux.


C’est le cas de  l’assassinat, de l’arrestation et la détention arbitraires d’hommes politiques, d’enseignants, de Hauts cadres de l’Administration, de syndicalistes, de journalistes, d’étudiants, voire de simples anonymes pour délit d’opinions. Nombreux sont nos compatriotes qui sont, soit assassinés, soit continuent de subir des  exactions sur la base de leur appartenance ethnique ou partisane. Tout ceci est de nature à mettre à mal l’unité nationale et a fini par nous convaincre de la volonté de la France de remettre en cause les acquis de notre lutte commune de plusieurs décennies pour l’instauration de la démocratie et des libertés individuelles au service de la Souveraineté de la Côte d’Ivoire. Cette lutte a valu au président Laurent GBAGBO lui-même, à sa famille et à ses compagnons plusieurs arrestations et humiliations de la part de ses adversaires politiques.


C’est pourquoi, face à des problèmes politiques d’une telle importance, la polémique de l’entrée ou non du Front Populaire Ivoirien (FPI) dans un Gouvernement paraît inappropriée et indécente au regard de l’ampleur des dégâts causés par la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire. Le Président Laurent GBAGBO s’étonne que cette question fasse l’objet de tant d’attentions et de passions alors que les problèmes politiques relevés et soulignés sont encore pendants et ne font même pas l’objet d’intérêt pour connaître un début de solution.
A ce propos, le Président  Laurent GBAGBO  rappelle, que le  Président  de son Parti, M. Pascal AFFI N’Guessan a été arrêté, maltraité et déporté au Nord de la Côte d’Ivoire pour avoir fait publier un simple communiqué donnant la position du FPI sur l’évolution de la situation politique nationale.


Bien avant, le Président Laurent GBAGBO, a été lui-même arrêté en même temps que les deux premiers Vices Présidents du FPI, M. SANGARE Aboudramane et Mme Simone EHIVET GBAGBO respectivement Inspecteur d’Etat et Député à l’Assemblée Nationale et Présidente du groupe parlementaire FPI avant d’être tous déportés et mis en résidence surveillée au Nord au mépris des règles élémentaires des Droits de l’Homme.
En outre, le Premier Ministre, le Professeur Aké G.M.N’GBO et les membres de son Gouvernement sont soit détenus, soit en exil quand ils ne vivent pas dans la clandestinité.


Le Président Laurent GBAGBO fait remarquer que conformément aux lois ivoiriennes, il a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle et que s’il se trouve en résidence surveillée à KORHOGO, c’est bien parce qu’il a perdu la guerre absurde que le Président Français a décidé de lui faire suite à un banal contentieux électoral pour lequel les institutions ivoiriennes ont une compétence exclusive, comme c’est le cas partout ailleurs dans le monde. C’est pourquoi le Président se félicite de la décision sage que le comité central du FPI a prise lors de sa dernière réunion.


Par ailleurs, il tient à relever que pendant toute la durée de la crise, aucune institution de l’Etat, aucune unité militaire n’a rejoint le  camp de l’ennemi. Toutes les Institutions de la République lui sont restées loyales. Le peuple est reste soudé derrière les institutions qu’il incarne. Les composantes essentielles de notre pays ne pouvaient pas toutes se tromper en même temps.


Le Président Laurent GBAGBO continue de se poser la question suivante : « Pourquoi a-t-on préféré la guerre qui a entrainé  une si grande désolation à une simple opération de recomptage de voix déjà connue sous d’autres cieux » ?

 

Il pense que la guerre faite par le Président SARKOZY à son pays a ouvert une plaie douloureuse pour son peuple qui ne peut se cicatriser par la seule entrée du FPI au gouvernement.


L’intervention massive de l’armée française dans notre pays qui rappelle les premières heures de la colonisation soulève des problèmes politiques de fond qui nécessitent un débat franc et constructif avec la France.

 

Le Président tient à rappeler, si besoin en était encore, que son engagement politique se fonde sur la promotion de la démocratie et de la dignité africaine, le tout dans le respect de nos lois. Or, les derniers évènements sont une négation de toutes ces  valeurs qui ont toujours guidé son action politique depuis plus de 40 ans.

 

Le Président tient à informer ses compatriotes qu’il n’entend pas renoncer à l’idéal de son combat politique. Toutefois, il reste ouvert à toute démarche pour une vraie réconciliation des Ivoiriens entre eux d’abord, avec la France ensuite, qui ne pourra se construire qu’autour de la vérité sur l’indépendance et la souveraineté de la Côte d’Ivoire, au terme d’un vrai débat sérieux et responsable.

 

Le Président continue de prier pour tous ceux qui ont souffert et continuent de souffrir de cette terrible tragédie. Il s’incline devant la mémoire des morts de cette guerre et apporte toute sa compassion à leurs familles. Il souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés. Il exprime son soutien à toutes les victimes des pillages et autres actes de vandalisme.
Il invite les Ivoiriens à continuer de croire en leur pays, à persévérer dans l’espoir d’une Côte d’Ivoire souveraine, démocratique et prospère.


Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire


Fait à Abidjan le 30 mai 2011


Pour le Porte parole du Président GBAGBO


PO. Bernard HOUDIN

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 18:42

 

 

 

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Publié le mardi 31 mai 2011  

 

Il n`est pas mort comme l`avait laissé croire la rumeur. Il est vivant, terré dans un endroit qu`il tient secret. Pour couper court à toutes les rumeurs sur son compte, Charles Blé Goudé, leader de la jeunesse patriotique ivoirienne et ancien ministre sous Laurent Gbagbo, rompt le silence à travers ce courrier adressé aux Ivoiriens. 

 


Mes chers compatriotes,


Je suis vivant!


Si certains ont souhaité ma disparition physique, d`autres, plus nombreux certainement, aimeraient me voir en vie afin que je puisse participer au débat politique dans notre pays, la Côte d`Ivoire. 


Dans tous les cas, cette situation m`aura permis d`expérimenter la symbolique des funérailles du vivant dont me parlait souvent mon grand-père.


En effet, vivant, j’ai assisté à mes funérailles à plusieurs reprises. Je sais que toutes les tentatives des uns et des autres pour me tuer sinon physiquement, à tout le moins médiatiquement, sont la preuve de l’intérêt qu’ils portent à ma personne et à notre combat. 


A ceux qui ont jubilé à l’annonce de ma prétendue mort, je souhaite longue vie. La vie humaine est sacrée. Toutes nos croyances ne nous enseignent- elles pas que nul ne doit ni souhaiter ni fêter la mort de son prochain, fût-il son pire ennemi? Et dire que parmi ceux qui ont jubilé à l’annonce de ma ``mort`` se trouvent certains individus se targuant d’avoir été mes collaborateurs(?)


Je voudrais inviter ces papillons politiques toujours à la recherche du nectar à méditer les paroles suivantes: " ce sont les abeilles qui produisent le miel".


A vous qui, jusqu’ à cette adresse, portiez dans la tristesse et le silence le ‘’deuil’’, soyez rassurés, je suis bel et bien vivant! 


Mes chers compatriotes,


Je sais tout ce que nous subissons dans nos quartiers, nos villages, nos campements, nos différents lieux de travail...


Je sais que des villages entiers ont été incendiés, obligeant de nombreuses populations paysannes à trouver refuge en brousse.


Je sais que, invitées à reprendre le service, les forces de l’ordre formées par l’Etat de Côte d’Ivoire sont traquées, humiliées voire assassinées. La dernière trouvaille serait de payer leurs salaires désormais de la main à la main. Du jamais vu!


Je sais que pour échapper à la furie des tortionnaires, de nombreux Ivoiriens sont aujourd’hui refugiés dans des pays voisins sans le moindre sou.


Le fait d’avoir battu campagne pour La Majorité Présidentielle (LMP) étant désormais considéré comme un crime dans notre pays, nous continuons de subir des exactions de tout genre.


Chaque jour, d’honnêtes citoyens sont pris en otage. Les plus chanceux sont libérés moyennant une rançon dont le montant varie selon les humeurs de leurs bourreaux.
Il ne se passe un seul jour sans que nous ne soyons dépossédés de nos biens. Les véhicules, les appareils électroménagers, les fauteuils sont emportés au nom de la démocratie. Même les casseroles, les verres, les cuillères n`échappent pas à leur appétit. 


Je sais aussi que certains Ivoiriens, malgré leur appartenance au RHDP, ont vu leurs biens, fruits de plusieurs années de durs labeurs, emportés ; d`autres ont même été tués.


Sous le fallacieux prétexte de recherche de caches d’armes, ils tuent, violent et traumatisent impunément.


Mes chers compatriotes,


Voici autant d’actes qui sont en total déphasage avec l’esprit de réconciliation dont notre pays a plus que jamais besoin; réconciliation dont j`avais déjà ouvert les chantiers à travers plusieurs actions pour tenter de réduire la fracture sociale déjà trop profonde. Souvenons-nous de la Caravane de la Paix.


En clair, au-delà des slogans, la réconciliation doit se traduire en actes concrets surtout quand l’on sait que le président Gbagbo et plusieurs de ses compagnons sont illégalement incarcérés et isolés dans le nord de la Côte d’Ivoire.


En outre, notre pays, atteint du syndrome de l’allégeance et de la ‘’postophilie’’, enregistre le retour de caméléons politiques qui se vantent d’avoir prédit ce que nous vivons aujourd’hui.


Ces nomades politiques sans conviction accusent aujourd’hui le président Gbagbo de tous les maux d’Israël. 


Comme vous le savez, chers concitoyens, quelle que soit la virulence d`une épidémie elle ne contamine jamais tout le monde. C’est pourquoi, je voudrais rassurer mes frères Ivoiriens et Africains que dans ce capharnaüm, je demeure lucide.


Mes chers compatriotes,


Dans cette douloureuse épreuve, sachons rester dignes et solidaires. A ce stade de mon propos, je voudrais remercier tous ces Africains et Africaines pour leur soutien à cet autre virage dans l’histoire de notre continent. Point n`est besoin de douter car dans cette montagne de désespoir doit nécessairement se creuser un véritable tunnel d`espérance pour le bonheur des générations futures.


En ce qui concerne les sujets qui engagent la vie et l’avenir de notre pays, la COTE D`IVOIRE, je me prononcerai prochainement. 


Je suis vivant!


Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.


Charles Blé GOUDE

 

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