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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 01:54

 

 

 

 

wily-Sébiro

 


source :  http://www.centrafriquelibre.info/

 

 

L’Union Démocratique pour le Progrès du Peuple, 55eme parti politique dans l’ordre de la création vient de se distinguer des autres partis de l’opposition pendant la chasse aux ministères qui s’est soldée par la nomination de trente trois ministres.

 

Mis sur les fonts baptismaux le 20 septembre par des dissidents du MLPC qui avaient soutenu le président Patassé lors des mascarades de 2011, l’UDPP entend pérenniser les idéaux de ce dernier, afin de conquérir le pouvoir en Centrafrique.

 

Le docteur Maïtart Djim Arem, professeur des Sciences de l’éducation, ancien vice -président de l’assemblée nationale en est le président. Le butin apporté par la Séléka a décidément fait des vagues au sein de tous les partis politiques centrafricains.

 

Alors que tous les présidents des formations politiques se sont imposés pour entrer dans le gouvernement d’union nationale de Me Tiangaye, les militants de L’ UDPP ont eu le dernier mot au sein de leur mouvement.

 

Convaincu de leurs objectifs qui est la conquête du pouvoir et l’animation de la vie politique en Centrafrique, les membres de ce jeune parti ont d’abord jeté leur dévolu sur le député de Paoua 1 l’honorable Edgard MBaïkoa, Secrétaire général du parti, qui a malheureusement décliné l’offre.

 

Après ce refus, les membres ont contre toute attente apporté leur soutien à Maurice Yondo au détriment du président, Monsieur Maïtart Djim Arem, un vétéran de la politique et intellectuel avéré. Les militants de L’UPPD ont tranché pour la clairvoyance de ce dernier afin d’animer leur mouvement et d’en faire un parti avant-gardiste. En bon démocrate, le leader a vite entériné ce choix et s’est vite remis au travail.

 

Ce faisant, L’UDPP a accompli deux actes forts: le premier concerne le choix d’un militant face au président de son parti pour participer au GUN, ce qu’on a pas observé dans les autres partis où la méthode despotique a été utilisée: « J’ai crée le parti, c’est moi qui commande, donc je rentre au gouvernement et vous les militants, vous devez m’applaudir et si vous n’êtes pas d’accord, vous pouvez quitter le navire comme vous êtes arrivés » cette caricature résume la pensée des politicards centrafricains assoiffés de pouvoir.

 

Deuxio, la désignation d’un citoyen du Sud Est comme ministre dans un parti qualifié à tort de rassemblement de nordiste.


Monsieur Maurice Yondo, ingénieur des Eaux et Forêts d’ethnie yakoma qui a été plébiscité a un petit bémol qui entache un peu cette prouesse; il a déjà été ministre dans le passé, ce qui pousse certains observateurs à taxer Me Tiangaye de prendre les mêmes et de recommencer.

En effet un grand nombre de personnalités de ce gouvernement ont été déjà ministres dans le passé et la déliquescence actuelle du pays ne permet pas leur retour en activité.

 

L’échec de la RCA  se résume en partie par la défaillance de la classe dirigeante qui tarde à être renouvelée. Cette classe est dominée par des conservateurs qui ont été formés en Europe grâce aux bourses que l’État centrafricain et la coopération française leur octroyaient.

Ces derniers une fois rentrés au pays vivent dans le confort en se faisant prendre en charge par le trésor public depuis deux ou trois décennies, pendant que la moitié de la population tire le diable par la queue.


Aujourd’hui l’État centrafricain est incapable d’envoyer les jeunes à l’étranger ou de bien les former, cette défaillance augure des lendemains durs pour la jeunesse. En choisissant un centrafricain de l’Est, le parti UDPP vient de marquer un grand point sur ses détracteurs et entend travailler avec tous les fils du pays sans distinction de leur origine ethnique.
L’UDPP compte actuellement deux députés à l’assemblée nationale Centrafricaine.

 

Face à la menace de la perte de la souveraineté qui pèse sur la RCA et qui suscite actuellement l’engouement des jeunes centrafricains à vouloir sauver ce qui reste de leur pays, L’UDPP se veut une tribune de débat, de propositions et de tout ce qui peut contribuer au développement de ce pays. Les jeunes soucieux du développement sont donc avertis, avant de s’engager en politique. Il est temps qu’ils prennent en main leur destinée


Maurice Wilfried Sebiro

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 01:38

 

 

 

Parfait Anicet Mbay Bouar

 Parfait Anicet MBAY

 

 

Antoine-Gambi.JPG

 gl Antoine GAMBI

 

 

Un histoire digne d'une république bananière. Le 3 février dernier, dans la précipitation avec laquelle François BOZIZE voulait prendre de vitesse le Premier Ministre Nicolas TIANGAYE et le placer devant le fait accompli en publiant une liste du gouvernement sur laquelle ils n’étaient pas tombés d’accord, quelques boulettes se sont introduites dans la rédaction du décret qui a été signé et diffusé à la radio nationale.


Cela a concerné en particulier le ministre des affaires étrangères dont l’ordre des prénoms a été interverti ainsi que le ministre délégué au DDR à qui on a par inadvertance retirer une étoile sur chacune de ses épaules le faisant passer de général de corps d’armée (quatre étoiles) à général de division (trois étoiles).


La troisième situation qui est plus cocasse, est un cas de similitude de patronyme mais d’erreur tragique sur le prénom de l’impétrant appelé à occuper le dernier strapontin du gouvernement, le ministère délégué aux Eaux et Forêts, chargé de l’Environnement et de l’Ecologie. On apprendra plus tard que Michel DOKO, il s’agit de lui, se pointe pour le premier conseil de cabinet et on lui fera savoir qu’en réalité, il y avait erreur sur le prénom et que le ministre est certes un DOKO mais avec comme prénom Paul.


Avec BOZIZE qui en est coutumier, ce genre de pantalonnade est fréquent. On se souviendra avec amusement que lors de la composition d’un gouvernement précédent, BOZIZE voulait y faire entrer un fils KOLINGBA, en l’occurrence Désiré de son prénom, mais c’est le nom d’un autre rejeton KOLINGBA qui fut mentionné dans le décret a été lu à la radio nationale. Résultat, c’est ce rejeton KOLINGBA là qui s’était pointé pour assister au premier conseil de ministres. BOZIZE s’est rendu compte avec gêne de cette fâcheuse situation et fit savoir à la fin du conseil de ministre au ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement que le fils KOLINGBA qu’il voulait au gouvernement n’était pas celui venu assister au conseil de ministres et qu’il fallait corriger au plus vite l’erreur. Désiré KOLINGBA qui se trouvait à ce moment encore à Brazzaville a dû débarquer dare-dare à Bangui pour prendre fonction à la place de son frère. 


C’est ainsi que le 15 février dernier, BOZIZE a dû encore signer un décret pour corriger les erreurs dues à la précipitation avec laquelle la dernière liste du gouvernement d’union nationale a été arrêtée par lui histoire de faire un bébé dans le dos de TIANGAYE parce qu’il tenait à tout prix à mettre dans ce gouvernement ses clients que sont les Edouard NGAISSONA et autres Dieudonné TOKOFEISSE que le PM  TIANGAYE ne voulait pas y voir entrer.

 

La Rédaction

 

 

SUR RAPPORT DU MINISTRE CHARGE DU SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

 

LE CONSEIL DES MINISTRES ENTENDU,

DECRETE,

 

Au lieu de :


2ème Vice-premier ministre, Ministre des Affaires Etrangères, de l’intégration africaine, de la Francophonie et des Centrafricains de l’étranger, Colonel Anicet Parfait Mbay ;


Ministre Délégué à la Défense nationale, chargé de la reconstruction de l’Armée et du programme de Désarmement, Démobilisation et de Réintégration (DDR), Général de Division Antoine Gambi


Ministre Délégué aux Eaux et Forêts, chargé de l’Environnement et de l’Ecologie, Michel Doko.

 

Lire :

2ème Vice-premier ministre, Ministre des Affaires Etrangères, de l’intégration africaine, de la Francophonie et des Centrafricains de l’étranger, Colonel Parfait Anicet Mbay

 

Ministre Délégué à la Défense nationale, chargé de la reconstruction de l’Armée et du programme de Désarmement, Démobilisation et de Réintégration (DDR), Général decorps d’armée Antoine Gambi

 

Ministre Délégué aux Eaux et Forêts, chargé de l’Environnement et de l’Ecologie, Paul Doko.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 22:57

 

 

 

BANGUI : LES ÉVÊQUES APPELLENT LE GOUVERNEMENT AU RESPECT DES ACCORDS DE LIBREVILLE

 

Dieudonne-Nzapalainga.JPG

 


Bangui, 21 fév (RJDH)-Les évêques de la République centrafricaine ont dans un communiqué paru le mercredi 20 février, appelé le gouvernement d’Union nationale et de transition à respecter les Accords de paix signés à Libreville pour mettre fin aux conflits armés dans le pays.


« Nous demandons au gouvernement de faire de son mieux pour que les villes occupées soient libérées dans un bref délai pour permettre à chaque centrafricain de vaquer librement à ses occupations », ont-ils déclaré.


Les prélats ont souligné que depuis le déclenchement de la crise militaro-politique le 10 décembre  par la rébellion de la Séléka, les populations des villes occupées vivent dans la peur, elles sont dispersées dans la brousse, elles sont privées de leurs libertés.


« Dans les villes sous contrôles rebelles, les personnes malades se retrouvent sans soins, les hôpitaux sont fermés, les activités agricoles sont bloquées, les bâtiments administratifs et scolaires ont été pillés et saccagés, les jeunes filles ont été violées », précise le communiqué.


Ces religieux ont également dénoncé la destruction, le pillage des églises et les actes de profanations perpétrés par les rebelles.


Ils ont recommandé au président Dénis Sassou Nguéssou qui est le médiateur de la crise centrafricaine, la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et la communauté internationale d’œuvrer pour que la paix revienne définitivement en République centrafricaine. Ils ont aussi demandé au gouvernement d’assurer la sécurité des religieux et tous les centrafricains sans exceptions et aux rebelles de mettre un terme aux actes de vols, violes, des tueries, de vandalises  et de pillages.

 

 

OBO : DEUX VICTIMES DE LA LRA SONT SORTIES DE LEUR CAPTIVITÉ

 

enfants LRA


Obo,21fév.13(RJDH) -Deux personnes enlevées  par les rebelles ougandais  de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, depuis une dizaine d’années sont sorties de leur captivité et ont été remises le mercredi 20 février aux autorités de la ville de Rafaï (sud-est).


L’information  a été livrée à la Radio Zéréda ce jeudi par un officier des Forces armées Centrafricaines (FACA) basées à Rafaï.


Selon la source, le premier captif âgé de 25 ans est de la nationalité ougandaise. Il a été kidnappé dès l’âge de 10 ans au village Kengoumbakiri dans son pays d’origine. Le second de la nationalité congolaise est âgé de 20 ans. Celui-ci a été enlevé depuis 2008   dans le village de Faradie en République démocratique du Congo


L’officier centrafricain a également relevé que ces deux personnes ont réussi à s’échapper le 10 février,  lors d’une attaque lancée contre la LRA aux environs de la rivière Vovodo. Elles seront remises aux forces tripartites basées à Obo pour être rapatriées dans leurs pays d’origine.

 

 

 

BANGUI : DIFFICILE ENTENTE ENTRE LES COMMERÇANTS DU MARCHÉ KM5 APRÈS LES OPÉRATIONS DE DÉGUERPISSEMENT

 

marche-par-terre-Bangui.jpg

 

 

Bangui,21fév.13(RJDH)-La réunion convoquée le mercredi 20 février par Basile Akelelo, 1er Adjoint au maire de  Bangui  afin  de mettre en place un comité chargé de mobiliser et réorganiser les commerçants du marché kilomètre 5 chassés de leurs étales par le ministère de la Sécurité publique s’est terminée en queue de poisson.


Selon Basile Akelelo, l’objectif de la réunion consistait à trouver des pistes de solutions et un terrain d’entente afin de réparer le remue-ménage fait par le ministère de la Sécurité publique, qui a fait tache d’huile au sein du marché kilomètre 5.


« Nous voulons mettre en place un comité pour nous permettre de dialoguer directement avec lui, et c’est avec ce comité que nous allons ensemble chercher un lieu approprié pour installer les vendeurs qui n’ont pas de place aujourd’hui. Mais la mésentente des commerçants à générer une incompréhension et la réunion s’est soldée par un échec sans que le comité puisse voir le jour », a expliqué Basile Akelelo.


Pour les représentants des commerçants du marché kilomètre 5, l’heure n’est plus au bavardage inutile. Ils ont passé une semaine déjà sans solution et sans vendre leurs marchandises. Ils sont là pour une solution à leur problème et non pour créer encore un autre comité.


« Le problème de l’heure est de nous trouver dans l’immédiat  une place pour nous installer et non de mettre un comité qui va traîner les pas. Nous sommes en train de perdre beaucoup de choses en restant inactifs. La mairie cherche à nous rouler dans la farine. Pourquoi mettre en place encore un autre comité alors qu’il y a déjà des responsables qui peuvent parler au nom de tous les commerçants de la Centrafrique », s’est indigné Pierre Kosso, président de la fédération des commerçants.


Notons que certains commerçants ont été expulsés de leurs étales au marché kilomètre 5 le vendredi 15 février dernier par le ministère de la Sécurité publique.

 

 

 

 

MBAÏKI : UN COUPEUR DE ROUTE ARRÊTÉ PAR LES ÉLÉMENTS DE LA GENDARMERIE.


 

Mbaïki, 21fév.13 (RJDH) -Un coupeur de route a été arrêté, le mercredi 21 février, par les éléments de la gendarmerie de  Boda (sud). Le malfrat a été remis  à la compagnie de la gendarmerie de la Lobaye afin d’être transféré à Bangui.


L’information a été rapportée au RJDH ce jeudi 21 février par  le secrétaire général de la préfecture de la Lobaye Ferdinand Moussa Kongaté. Il a par ailleurs précisé que le bandit arrêté détenait une arme de guerre de marque Kalachinkov et trois chargeurs garnis.


« Le voleur en question serait de la communauté peulh. Pour l’instant il est remis au commandant de compagnie de la gendarmerie de la Lobaye, le lieutenant Céléwane pour des dispositions pratiques », a-t-il ajouté.


Au mois de décembre dernier des coupeurs de route ont fait irruption dans une préfecture de  la Lobaye. Ces voleurs ont emporté  une somme de 8 000 000 FCFA appartenant aux artisans miniers qu’ils avaient interceptés.

 

 

 

 

BATANGAFO : LA POPULATION SENSIBILISÉE SUR LA PROTECTION DE LA NATURE

 

 

 

Batangafo,21 fév.13(RJDH) -Au total 400 personnes de la ville de Batangafo (Nord) ont été sensibilisées le lundi 17 février sur la protection de l’environnement  à l’initiative du service des eaux et forêts de cette localité. 


Fernand féïndiro, chef de cantonnement forestière de la ville de Batangafo a expliqué que l’objectif de cette campagne de sensibilisation est de montrer à  la population de cette localité, l’importance de la protection de la nature dans la vie humaine.


« La population de la ville de Batangafo ignore l’importance de la protection de la nature. Cette dernière se livre à chaque fois à la destruction de la forêt pour la chasse et l’agriculture. Il y a également des personnes qui utilisent des produits toxiques  pour faire la pêche. Donc il est nécessaire de faire comprendre à cette population le danger que cela peut entrainer », a expliqué Fernand Féïndiro.


Il a également précisé que d’autres personnes qui se livrent souvent à la destruction de la nature sont les éleveurs peulhs qui brûlent parfois la forêt pour faire paitre  leurs bœufs.


Cette campagne de sensibilisation se poursuivra  dans toutes les communes de la ville de Batangafo, jusqu’au 27 Février.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 22:49

 

 

 

Ndomby-Neris-Bomongo-reunion-Bordeaux.JPG

 

       

                                       FEVRIER 2013 A 12 HEURES 30 MINUTES A 19H30

                                       HOTEL ALTON 107 RUE DE LA PELOUSE DE DOUET                          

                                                             33000 BORDEAUX 

 

 

PRESIDENT DE SEANCE   ET MODERATEUR : Monsieur  Lucé Raymond BOMONGO,Président de l’Observatoire Centrafricain de la Bonne Gouvernance,

 

RAPPORTEUR : Monsieur GNOU Joseph

 

REPRESENTANTS DES PARTIS POLITIQUES ET MOUVEMENTS POLITIQUES


-M.L.P.C – FARE :DOUNDA Aimé

-R.D.C  -FARE : ALANLENGBE Simon

-KNK: MANGOT Emmanuel

-FODEM-FRAP: DOMBI Saturnin

-SELEKA: Eric NERIS MASSI

 

PARTICIPANTS:KAMMOUGUI   Laurent, GNOU Joseph, BEHOUROU Raymond, KAMAGNAWODE Narcisse, DATI William, MANGOT Hypolite, DOGO-NDENDJE Touadem,    GODAME Clément , DIMANCHE Jean Martial, SERAKONDJI Joseph Christian, ONDOMA  Olivier, KEPEDEN TCHAPTCHET Gérard, TSOWA Alain, BONGOTOUET Mary Christian, NZOUBOU BOKO Romaric, YAMBIO Brice Martial, MANGOT Emmanuel, BOMONGO José Domino, DOUNDA Aimé, DALBERTO  Vermond, YAMBERE Robert ,Gilbert OUAKON, serge WAMANE,ARIBOT Adeline, ALALENGBI Simon, DOMBI Saturnin, Eric NERIS MASSI                                                                                                                                                                                ; & nbsp;                 

 

                                

                                                     Une seule question est inscrite à l’ordre du jour:


   REGARDS CROISES DE LA DIASPORA SUR LES EVENEMENTS DE CENTRAFRIQUE

 

Le Président Monsieur Lucé Raymond BOMONGO, prenant la parole en premier, a pris soins d’attirer l’attention de l’assemblée sur l’importance du vocable « la bonne gouvernance »en politique et la raison qui recommande aujourd’hui aux centrafricains l’esprit critique, dans le respect des grands principes de la république, à savoir : L’unité, la fraternité, le travail, la dignité et la démocratie.


Cette réunion est un appel à l’histoire de notre pays, elle nous permet de mesurer le degré de maturité de notre communauté, ce peuple profondément attaché à sa cohésion fondée sur cette coexistence pacifique et son encrage  à ses racines.


C’est pourquoi, nous devons nous relever, nous épousseter, pour la refondation de la Centrafrique


                                                           %%%%%%%%%


Suite à cette déclaration, le Président  Lucé Raymond BOMONGO donne alors la parole à Monsieur Eric NERIS MASSI, porte parole de la SELEKA, pour expliquer à l’assemblée la raison qui a conduit son groupe à prendre les armes contre le régime en place, avant les accords de Libreville.


Monsieur Eric NERIS MASSI, après avoir présenté ses remerciements aux participants, a replacé d’emblée ses considérations sur l’importance de la ville de Bordeaux dans l’animation de la vie politique centrafricaine auprès de la diaspora et la fourniture par cette ville de hauts cadres administratifs ou politiques à notre pays, depuis au moins trente(30) ans.


Il a aussi rappelé qu’il se sent à Bordeaux comme chez lui.


Il a ensuite pointé du doigt la  raison qui justifie les actions et les revendications de la SELEKA. Il la résume à quelques points suivants :

-La mauvaise gouvernance en Centrafrique depuis les indépendances,

-L’aspiration de la nouvelle génération de notre pays à une condition de vie meilleure

-Le désir du changement politique

-Le non respect des précédents accords, notamment le (DDR) Démobilisation, Désarmement, Réinsertion

 

                                                        %%%%%%%%%%%%


Dans la continuité des propos de Monsieur Eric NERIS MASSI, Monsieur Saturnin DOMBI, représentant du parti FODEM-FRAP,  a pu à son tour préciser que les évènements qui prévalent en Centrafrique ne sont rien d’autres que l’expression de plusieurs rendez-vous manqués entre nos gouvernants et le peuple, alors que notre pays est le seul en Afrique où il y a eu de dialogues dont les résolutions sont demeurées inappliquées.


Revenant ensuite sur les évènements politiques actuels, Monsieur Saturnin NDOMBI a précisé que le soulèvement de la SELEKA et son avancée vers la capitale Bangui sont le résultat de plusieurs manquements du Président de la République à ses engagements, comme l’a souligné précédemment, Monsieur Eric NERIS MASSI pour la paix véritable en Centrafrique.


Selon lui, cet état a conduit inéluctablement la coalition de factions rebelles déçues par l’attitude du Président François BOZIZE dans l’application des termes des différents accords signés entre les protagonistes aux conflits politico-militaires, depuis 2005, pour permettre le retour définitif de la paix en Centrafrique.


Il a aussi indiqué que cette crise est la manifestation de la volonté du peuple Centrafricain de dire enfin au Président de la République et son entourage « Cela suffit ».


La crise actuelle pose deux problèmes :

1-       celui de la recherche à tout prix de la démocratie,

2-       -Celui de la lutte contre la gouvernance ethnique, clanique et partisane.


C’est la raison pour laquelle, les Centrafricains doivent rester vigilants face aux désinformations de toutes parts et d’envisager des solutions appropriées pour une véritable paix en Centrafrique.


Il a précisé qu’en République force doit rester du côté de la loi. C’est la raison pour laquelle le mouvement politique, le FRAP a tenu à ramener au dialogue la majorité présidentielle et la SELEKA.


                                    %%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%


Monsieur MANGOT Emmanuel, représentant du KNK, rappelle à l’assemblée l’importance de cette réunion à l’initiative de l’observatoire Centrafricain de la Bonne  Gouvernance, dont le Président a eu le courage de réunir la diaspora pour que chaque protagoniste du conflit puisse s’exprime  et de dire le pourquoi du comment de cette crise.


En Centrafrique ou ailleurs, par crainte  ou par méfiance et quelquefois par désintérêt à la chose politique, nombreux sont ceux qui se cachent.

Il attire l’attention des participants sur la particularité de notre pays, lequel a été marqué par des mutineries successives, des coups d’état et des rebellions. Ce qui affecte sa stabilité et son développement économique.


Pour revenir aux évènements actuels, il considère que les actes posés par SELEKA sont graves, et qu’il appartient bien évidemment au Président de la République, François BOZIZE de se poser des questions afin de chercher maintenant avec les autres protagonistes  au présent conflit, les solutions appropriées pour une paix définitive.

Par ailleurs, il considère que les accords de Libreville  permettent et facilitent le retour à la paix dans notre pays.

 

                                                                  %%%%%%%%%


Pour Monsieur Simon ALALENGBI, représentant du RDC-FARE, la réunion d’aujourd’hui revêt une importance capitale, tant elle montre un nouveau départ, pour le statut de l’opposition. Selon lui, il ne fait pas de doute que le dialogue inclusif est un échec, ce qui justifie aujourd’hui incontestablement l’arrivée de la SELEKA et les accords imparfaits de Libreville.


Il a suggéré que l’on doit désormais s’interroger sur l’action du gouvernement et de son premier Ministre, Nicolas TIANGAYE.

L’opposition non armée et démocratique ne croit absolument pas à la liberté d’action du premier Ministre, lequel est pris en otage par le Président François BOZIZE.


Cette situation doit absolument amener les différents partis politiques de l’opposition à s’organiser autrement, pour avoir un véritable statut.


                                                               %%%%%%%%%%%%%%%%%%%%


Le représentant du MLPC-FARE, DOUNDA Aimé, a indiqué que son parti politique n’a pas de contact avec SELEKA. Pour cette réunion, il a reçu instruction de sa hiérarchie, d’être uniquement observateur.


                                                                %%%%%%%%%%%%%%


Il ressort des différentes interventions, que le Président de la République est responsable des problèmes politico-militaires posés aujourd’hui en Centrafrique, tant qu’il est à la tête de ce pays depuis au moins 10 ans. Cette crise pose le problème du manque de maturité politique de nos gouvernants, de la négation de notre nation ; la recherche de l’unité nationale ; la nécessité de repenser la politique.


Au regard des interventions, il est plus que jamais le moment, pour nous de se placer au-delà des contraintes ethniques, pour s’exprimer librement sur les questions essentielles qui nous préoccupent : La consolidation de notre nation ; le respect des lois de la république ; le rejet du tribalisme et la haine de l’autre. Chaque Centrafricain doit se rendre disponible  chaque fois que son pays l’appelle.


Certains intervenants déplorent l’action de la SELEKA peu démocratique, s’interrogent sur l’origine des combattants de SELEKA et la provenance du financement de cette rébellion.

Tandis que d’autres compatriotes soutiennent l’action de SELEKA et estiment que cela se justifie par ailleurs dans le contexte politique actuel de notre pays.


Ils regrettent la précipitation avec laquelle, les accords, dans la mesure où le premier ministre, Nicolas TIANGAYE se trouve désormais dans une situation  « suis generis » où l’on ne peut pas déterminer avec exactitude les réelles attributions de ce dernier coincé entre les termes des accords de Libreville et ceux de la Constitution toujours en vigueur d’une part ; d’autre part le maintien de l’assemblée nationale composée essentiellement des députés de la majorité Présidentielle –KNK.


Ils déplorent la présence SELEKA au gouvernement, en dépit du tricotage sur le choix des ministrables

Ils suggèrent enfin, la détermination d’un véritable statut des partis politiques de l’opposition.


                                               %%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%


Monsieur le Président, Lucé Raymond BOMONGO a pris la parole pour la donner à Eric NERIS MASSI, pour ses conclusions.

 

Ce dernier précise que « Il n’y’a pas de raison pour que le peuple Centrafricain ait peur de la SELEKA. Les incidents de MOBAYE et BAMBARI sont les faits de quelques éléments incontrôlés, mais le haut commandement militaire de la SELEKA a su rapidement ramener de l’ordre en son sein.

 

Contrairement aux désinformations du Président de la République et de son ministre de la sécurité, émigration, immigration et de l’ordre public, le Pasteur Josué BINOUA, la SELEKA n’est pas un mouvement étranger composé des islamistes qui en voudraient aux chrétiens. Mais, elle est composée des centrafricains de diverses origines ethniques de notre pays.  

                                                                                                                                  Pour ce qui est du financement de la SELEKA, les diverses contributions viennent des compatriotes déçus de BOZIZE.

Quant à l’armement de la SELEKA c’est BOZIZE qui nous les livre. Ce dernier remet seulement cinq(5) cartouches à chaque élément de F.A.C.A qui va combattre la SELEKA. Une fois, au front ces pauvres compatriotes se livrent à la SELEKA et on récupère tout l’armement.


Les Centrafricains désolés face aux manœuvres du Président François BOZIZE adhèrent de plus en plus à la cause défendue par la SELEKA, pour l’intérêt national.

En effet, les centrafricains attendent des gouvernants de demain : L’organisation d’une véritable armée nationale ; la garantie sécuritaire des populations sur toute l’étendue du pays ; la création des infrastructures (écoles, routes, hôpitaux, bâtiments administratifs etc.,)

Pour finir, il a rappelé que « SI BOZIZE ne respecte pas les accords de Libreville, la SELEKA est encore sur le terrain


Le Président Lucé Raymond BOMONGO a repris la parole en dernier pour conclure, en ces termes : « je vous remercie d’avoir honoré de votre présence à cette réunion qui nous a permit d’échanger dans la sérénité ettransparence, ce qui témoigne bien de la maturité de notre diaspora.

On retiendra de ces échanges que notre pays a basculé dans la violence, par manque de principes de la bonne gouvernance.

Il est vrai que les accords de Libreville ne peuvent résoudre les problématiques récurrentes à notre pays, dans la mesure où Libreville a été qu’une course à l’échalote et des maroquins, aucun des protagonistes n’a posé la question relative à  l’urgence sociale qui prévaut


On notera qu’à l’instar d’autres pays Africains, les gouvernements post-crises mettent en exergue la promotion de la bonne gouvernance dans l’optique d’améliorer l’indice de développement humain, la lutte contre la corruption, l’enrichissement sans cause, le renforcement et la révision du cadre légal du système judiciaire, l’Etat de droit (personnes et des biens, ainsi que la répartition des richesses du pays) Qu’en est t’il du Gouvernement TIANGAYE ?


Les derniers agissements de la SELEKA à MOBAYE et la non libération des prisonniers détenus par le régime BOZIZE constituent une grave violation des accords de Libreville,

La contestation du gouvernement TIANGAYE, pour une partie de la classe politique et quelques entités de la SELEKA et KNK, nous oblige à doubler de vigilance  et à accroître le travail de sensibilisation, de conciliation dans l’optique de la recherche de la paix dans notre communauté (diaspora) ainsi que sur toute l’étendue du territoire Centrafricain.


C’est pourquoi, avec les associations et la société civile  de la métropole, nous organiserons les jours à venir et dans la même perspective d’autres rencontres à LYON et PARIS.


Nos remerciements vont à l’endroit de tous ceux qui ont contribué de loin ou de près à la tenue de cette rencontre, notamment l’organisation internationale de la francophonie(DDSPH), et l’Union Européenne

Le Président de l’observatoire centrafricain de la bonne gouvernance


Lucé Raymond BOMONGO


CONTACT :07 60 14 59 57 

tweeter :  @LRBOMONGO       

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 04:31

 

 

 

babaladdé

 

 

Bangui, 21 fév 2013 (CAP)- C’est un secret de polichinelle que la plupart des hommes du FPR de Baba Laddé dont seulement une centaine avait été incorporée dans l’armée tchadienne étaient presque tous revenus reprendre leur sanctuaire autour de Gondava, Ouadango et Kaga-Bandoro. La fulgurante offensive de Séléka les a fait un peu perdre de vue mais depuis la suspension des hostilités avec la signature des accords de Libreville suivie de l’entrée au gouvernement d’union nationale des responsables de Séléka, on assiste à une forte recrudescence des actes de banditisme des éléments du FPR de Baba-Laddé, en particulier dans la localité de Ndomété, dans les villes de Kaga-Bandoro, Kabo et Sido desquelles, ils ont chassé les éléments de Séléka venus de Ndélé.


Ces étrangers qui sont sans foi ni loi reprennent à voler, piller sans vergogne les pauvres populations rurales de cette région.  Ils n'obéissent à aucune autorité, pas même pas le colonel Assad du FPR qui est à leur tête. Les produits de leur pillage et leur divers butin sont évacués au fur et à mesure au Tchad via Kabo et Sido. Depuis le 17 Février, ils ont dépouillé la famille Yanguéré de tous les biens qui lui restaient. Yanguéré est celui-ci la même qui avait été égorgé par ces rebelles à Kabo au début du mois de Décembre 2012.


D’après nos informations d’une source digne de foi de la région, le 18 février 2013, les hommes de Baba Laddé auraient emporté 30 panneaux solaires fournis par l'UNICEF pour le projet d'eau potable à Ndomété. Dans l’après-midi, ils auraient aussi fait irruption à l'hôpital préfectoral de Kaga-Bandoro pour enlever les roues de l'ambulance déjà délesté quelques jours plus tôt de son moteur ainsi que de son parebrise. Le soir du même jour, ils ont investi le domicile du chef du village de Ndomété qui avait entre-temps  réussi à récupérer et à sécuriser l'ordinateur fourni par l'Unicef au comite-régional des programmes de coopération RCA-Unicef. En revanche, ils  ont néanmoins pu emporter l'imprimante, la photocopieuse et le groupe électrogène de l'EPT.


Le 19 février 2013, ils seraient allés de maison en maison à la recherche d'objets divers à voler. Qui peut arrêter cette furie de prédation et de destruction de ces éléments tchadiens de Baba-Laddé. Le plus surprenant est qu’ils se réclament de SELEKA. Pauvre Centrafrique.


Dès lors, on se demande si la décision du gouvernement de faire de Kaga-Bandoro un des trois sites de regroupement et de cantonnement des éléments de Séléka a été bien réfléchie car ce que souhaitent profondément les habitants de cette ville  voire de cette région, est plutôt le déguerpissement pur et simple de tous ces rebelles pour ne pas dire bandits, étant entendu que même ceux de la défunte APRD continuent toujours de hanter le coin, le DDR n’étant pas véritablement achevé. 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 04:19

 

 

 

general-francois Yangouvonda Bozizé

 

 

 

Bangui, 21 fév 2013 (CAP) – En dépit de la signature des Accords de Libreville qui lui ont permis d’échapper in extremis au renversement de son régime, non seulement BOZIZE s’entête à refuser de faire libérer les prisonniers politiques comme le demande explicitement lesdits             Accords mais les arrestations arbitraires de citoyens se poursuivent comme si de rien n’était tranquillement comme par le passé.


Les geôles de la tristement Section Recherche et Investigation de la gendarmerie nationale (SRI), la police politique de la bozizie, sont toujours aussi remplies. C’est le cas d'un jeune compatriote du nom d’Yvon MOSIKWA qui s’est investi en toute légalité dans le commerce du ciment entre la ville de Zongo (RDC) et Bangui. Il est accusé de « trafic d'armes » sans qu'aucune preuve n'ait été apportée et croupit depuis 48 heures déjà dans les sordides geôles de la SRI.


Alors que Séléka a procédé depuis belle lurette à la libération des soldats FACA qu’elle a fait prisonniers de guerre, en les remettant officiellement à la Croix Rouge, BOZIZE quant à lui, tourne en rond et trouve des prétextes fantaisistes pour se dérober à ses engagements en refusant de faire libérer purement et simplement les nombreux prisonniers politiques.


Outre les compatriotes qui croupissaient déjà depuis longtemps dans ces lieux, tels que Serge MAGNA, Le Centrafricain MACKPAYEN et autres prisonniers personnels du délinquant Joseph François BOZIZE alias « DJODJO »,  sont venues s’ajouter les familles Goulas, Roungas dont le seul péché est d’être des parents des responsables de Séléka comme Michel DJOTODIA, Moussa Mohamed DHAFFANE, Joseph KALITE et autre ressortissants des préfectures de la Vakaga, Haute-Kotto et Bamingui-Bangoran, qui végètent dans les sinistres geôles du camp de Roux, de l’OCRB, de la SRI et surtout du tristement célèbre « Guantanamo » de Bossembélé.


Les tergiversations voire le refus de BOZIZE jusqu’ici de faire libérer les prisonniers politiques est bien la preuve que ce monsieur ne veut nullement du retour de la paix dans ce pays. Il est convaincu que seule une solution militaire pourrait résoudre la crise dans ce pays d’où ses multiples tentatives et recrutements de mercenaires pour faire absolument la guerre contre les éléments de Séléka. C’est la seule raison pour laquelle il tient coûte que coûte à faire voler les hélicoptères ukrainiens qu’il a achetés à prix d’or. Les Centrafricains ne doivent pas en être dupes. Cet homme est vraiment un danger pour le pays et sa cohésion nationale. 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 03:03

 

 

 

barrière-de-pk-12

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 20 Février 2013 11:36

 

« Une crise alimentaire inquiète la République Centrafricaine. Cela pourra être l’une des graves conséquences de la crise politico-militaire de décembre 2012 et Janvier 2013 ». Il s’agit du résultat d’une rapide évaluation de la sécurité alimentaire réalisée par les Nations Unies et les Organisations non gouvernementales dans les zones occupées par la coalition des rebelles de la Séléka. Cette préoccupation a été publiée le 13 février 2013.

 

L’évaluation a révélé que depuis décembre 2012, le commerce est quasiment interrompu entre la zone Séléka et le reste du pays. Ceci a paralysé le commerce vivrier et  précipité une flambée du prix des denrées alimentaires.

 

D’après l’ONU et ces ONG humanitaires, « le coût du panier alimentaire a augmenté de 40% dans la zone sous contrôle des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ».

 

« Certaines zones de moyen d’existence du pays, contrôlées par la Séléka, ont connu des difficultés alimentaires, exacerbées par des hausses de prix importantes par rapport à février 2012. Quelques 800.000 personnes vivent dans la zone sous contrôle de la coalition Séléka », a indiqué ce résultat.

 

« Les ménages ne peuvent plus produire comme auparavant, surtout qu’elles ont été massivement pillées. Les stocks alimentaires, stocks de semence, bœufs de trait et petit bétail ont été emportés », a précisé l’évaluation.

 

Selon cette enquête, « l’insécurité va perturber la campagne agricole de 2013 qui doit démarrer dans quelques semaines. Même si on ne constate pas encore de crise alimentaire ou nutritionnelle sur le terrain, le risque sera grand pour la période de soudure qui se situe entre mai et septembre ».

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 02:51

 

 

 

OBO : UN HOMME TUÉ ET DEUX FEMMES ENLEVÉES PAR LES ÉLÉMENTS DE LA LRA

 

victime LRA

 


Obo, 20 févr. 13 (RJDH) – Un jeune-homme âgé de 38 ans a été tué ce mercredi 20 février, par les éléments de la rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, à 40 kilomètres de la ville d’Obo (sud-est) sur l’axe Djéma. Deux femmes ont été également enlevées.


D’après les faits rapportés par Radio Zéréda, deux hommes et deux femmes sont partis faire la pêchent, c’est  alors qu’ils ont été surpris par les éléments de la LRA, qui ont abattu un homme et kidnappé les deux autres femmes. Un homme du groupe s’est échappé pour venir informer la population.


Les habitants de la ville d’Obo sont inquiets. Les forces tripartites basées dans cette région pour la lutte contre la LRA se mobilisent à se rendre sur les lieux du crime.

 

 

 

BANGUI : LES COMMERÇANTS DU MARCHÉ KILOMÈTRE 5, AUTORISÉS À REGAGNER LES LIEUX

 

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Bangui, 20 févr. 13 (RJDH) Le maire de la ville de Bangui, Nazaire Yalanga Guénéféï a autorisé les vendeurs du marché Kilomètre 5, à regagner les lieux où ils vendent  habituellement et que les  étales ont été détruites par les forces de l’ordre suite aux opérations de déguerpissement enclenchées par le ministère de la Sécurité publique. C’est une décision de la municipalité, prise lors d’une réunion, le mardi 19 février avec les délégués des commerçants du marché kilomètre5.


Cette information a été confirmée  par  Simone Yatamboula, déléguée des vendeurs de pagne. D’après le constat fait ce matin par le RJDH,  les activités ont repris petit à petit au marché kilomètre 5. Certains vendeurs commencer à regagner leurs places habituelles même jusqu’à la chaussée longeant l’avenue Koudoukou.


« Hier le maire de la ville de Bangui nous a demandé de regagner nos places habituelles. C’est ainsi que nous avons informé tous les vendeurs pour reprendre leurs activités comme auparavant. Mais ce sont les forces de l’ordre qui continuent à nous déranger. Ils nous ont même menacés de recourir à la force si nous insistons de rester », a expliqué Simone Yatamboula.


La même source a par ailleurs indiqué que les commerçants de ce marché ont décidé d’aller jusqu’au bout de leurs luttes en vendant sur la chaussée, tant qu’une solution ne soit pas trouvée à leurs revendications, pour leur trouver une place confortable. « Nous ne pouvons que quitter cette place si le gouvernement n’arrive pas à nous proposer  une autre place. C’est nous qui avions aménagé cet endroit alors qu’entre temps, cela était un repères aux voleurs. Les passants étaient régulièrement braqués, agressés, blessés ou violés dans cet endroit où nous occupons actuellement », a-t-elle ajouté.


Pour Mathurin Kpawilina, vendeur des chaussures, « les forces de l’ordre continuent de nous chasser comme des animaux alors que le ministre de la Sécurité publique ne nous a même pas donné un endroit où nous pouvons installer nos marchandises. Ce qui fait que certains d’entre nous sont venus aujourd’hui installer leurs articles afin de trouver un peu d’argent pour nourrir leur famille. C’est depuis trois jours que nous sommes privés de nos activités», a-t-il souligné.


Le  lundi 18 février,  des vendeurs au marché km5 ont manifesté  leur mécontentement suite aux opérations de déguerpissement enclenchées par le ministère de la Sécurité publique. Une situation qui a entrainé une altercation entre les forces de l’ordre et ces derniers.

 

 

 

BOALI: LE MANIOC DEVIENT RARE ET CHER SUR LE MARCHÉ

 

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Boali, 20 févr. 13 (RJDH) – La ville de Boali (sud-ouest) connaît depuis plus de trois semaines une rareté et une hausse de prix de manioc. Cette  difficulté est liée  à la saison de ramassage des chenilles d’une part et d’autre part, à la fermeture d’accès routier dans certaines villes du pays par les rebelles de la coalition Séléka.


D’après le constat fait par Radio ICDI, la plupart des cultivateurs ont abandonné l’agriculture au profit du ramassage des chenilles. Ce qui a entrainé l’augmentation des prix de cette denrée alimentaire. Une cuvette de manioc qui se vendait à 2000 FCFA, coûte maintenant 3000FCFA.


Face à cette difficulté,  nombreuses sont les ménagères qui se plaignent. « J’ai une  famille que je nourris. Depuis l’arrivée des chenilles nous avons des difficultés à nous approvisionner en manioc, sur le marché parfois on se dispute pour avoir une cuvette et nos enfants ne sont même pas rassasiés », a fait savoir Éléonore Gazi, agent de l’Etat et mère de famille.


Une des raisons de l’augmentation  et de la rareté du manioc dans cette ville est  l’occupation de certaines  villes du pays   par la coalition Séléka.  Les voies étant bloquées, une partie des  commerçants se dirige  vers la ville de Boali  afin de ravitailler la ville de Bangui en manioc.


« Depuis que les rebelles ont barré la route de Sibut, nous avons de difficulté à trouver des marchandises, notamment le manioc. Nous sommes obligés de prendre la route de Boali, cela a entrainé l’augmentation de la demande », a expliqué Paul Nigna, un commerçant.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 02:04

 

 

Séléka rebelles

 

Les dix évêques de République centrafricaine ont cosigné un appel, relayé par la  Caritas locale, afin de réclamer la mobilisation de la communauté internationale autour de la rébellion Séléka. Selon le message des évêques, "une grande partie des régions de la RCA est occupé par la coalition Seleka. Les gens dans ces régions sont des otages, ils vivent dans la peur, ils s'enfuient dans la brousse et ils abandonnent leurs champs. Les malades sont privés de soins, les hôpitaux sont fermés ou ont été complètement détruits, et les écoles ont été pillées. Nos gens sont fatigués de toute cette souffrance inutile et destructrice. Le peuple de la République centrafricaine a le droit de vivre en paix dans son propre pays et de vaquer à leurs occupations sans souci." Un accord de paix, resté lettre morte, a été signé entre le gouvernement et la Séléka en janvier à Libreville.

 

 

La République centrafricaine n'en peut plus de « souffrir inutilement » aux mains des rebelles, dénoncent les évêques

 

 

Mgr-Dieudonné Nzapalainga


http://caritas.org 20 Fevrier 2013

 

Les évêques de la République centrafricaine ont lancé un appel désespéré à la communauté internationale et à leur gouvernement, les suppliant de venir en aide aux communautés qui vivent dans la terreur à cause des rebelles. 



Le pays est instable depuis début décembre 2012, quand la Seleka, une coalition de cinq factions rebelles distinctes, a commencé son avancée depuis le Nord. Ses membres sont accusés de violations des droits de l'homme et, plus particulièrement, d'utiliser le viol comme arme de guerre. Les communautés qui ont été « prises en otage » par les rebelles ont été coupées de toute forme d'aide, tandis que les organisations humanitaires ne conduisent que des activités limitées. 



« Plusieurs régions de la République centrafricaine sont occupées par la coalition de la SELEKA », expliquent les évêques dans un message de quatre pages. « Dans ces zones, les gens sont des otages, ils vivent dans la peur, ils fuient dans la brousse et abandonnent leurs champs. Les malades sont livrés à eux-mêmes, les hôpitaux sont fermés ou ont été entièrement détruits et les écoles ont été pillées ». 



Dix évêques ont signé le message, notamment l'archevêque Dieudonné Nzapalainga, Président de Caritas République centrafricaine. Ils ont rédigé le message après que les accords de paix conclus à Libreville en janvier soient restés lettre morte. 



« Les populations n'en peuvent plus de toutes ces souffrances inutiles et dévastatrices »,déclarent les évêques. « Le peuple de la République centrafricaine a le droit de vivre en paix dans son propre pays et de vaquer tranquillement à ses affaires ». 



Les évêques exhortent le gouvernement et la communauté internationale à rouvrir les routes pour que l'aide puisse être acheminée, à rétablir les réseaux téléphoniques, à lancer une enquête internationale pour que tous ceux qui ont commis des crimes soient traînés devant la justice, et à garantir la sécurité des communautés. Les évêques exhortent aussi les rebelles à mettre fin aux viols, aux tueries et aux actes de vandalisme qu'ils font subir aux communautés. 

 

Caritas demande 635 000 USD (468 000 euro) pour un programme de six mois qui commencera en février et aidera des personnes vulnérables en République centrafricaine. Le programme aura pour objectifs de fournir des vivres et divers articles à des familles, d'apporter un appui médical et psychologique et d'améliorer les infrastructures et les moyens d'existence. Quelque 850 familles démunies (plus de 4 000 personnes) recevront des kits sanitaires de base et des articles ménagers. 



Jusqu'à 5 000 personnes déplacées suite aux événements, et malades ou blessées, bénéficieront de soins. Les femmes enceintes et les jeunes enfants seront vaccinés contre la rougeole et la méningite et recevront des moustiquaires pour se protéger du paludisme. 



Dans chaque communauté, Caritas formera des auxiliaires capables d'effectuer les vaccinations, de repérer les signes de la malnutrition et de dispenser les premiers soins. Caritas proposera un accompagnement et un soutien psychologique aux femmes qui ont été victimes de violences sexuelles. 



Dans le cadre d'un projet ciblant un vaste éventail d'infrastructures, Caritas remettra en état des puits, des banques alimentaires, des écoles et des latrines. Pour aider les populations à retrouver leur autonomie après les désordres qui ont bouleversé leur vie, Caritas distribuera aux familles des semences et des outils afin qu'elles puissent reprendre leurs activités agricoles. 

 

Contacter Michelle Hough, chargée de la communication, au +39 334 234 4136 ou hough@caritas.va

 

 

 

Eglise universelle  

 

Les évêques de Centrafrique crient à l'asphyxie

 

http://www.eglise.catholique.fr  20 février 2013

 

Un mois après les accords de Libreville (11 janvier 2013), les évêques de Centrafrique lancent un appel au Gouvernement, à la communauté internationale, au peuple et aux personnes de bonne volonté et proposent un plan d'action.

 

« Brisons les liens de la mort et sauvons le peuple centrafricain de l'asphyxie ». C'est par ce cri que les 10 évêques de la Conférence Episcopale Centrafricaine (CECA) ont dénoncé, le 14 février 2013, la peur dans laquelle vivent les populations dans les régions occupées par la rébellion armée.


Le texte décrit un pays ravagé : hôpitaux « fermés ou complètement détruits », bâtiments scolaires « saccagés, pillés et par endroit complètement détruits », viols, églises profanées...



Les évêques font plusieurs recommandations : réouverture des routes pour permettre l'approvisionnement et rétablissement des réseaux téléphoniques dans les zones occupées. Ils demandent au Gouvernement de garantir « la sécurité des religieux, religieuses et de tout citoyen centrafricain » et aux responsables des différentes factions rebelles dans les zones occupées de mettre « immédiatement fin aux vols et viols, aux actes de vandalisme, aux tueries et aux exactions sur le peuple centrafricain, les religieux et surtout sur les bâtiments et les édifices publics et religieux ». 



« Nous sommes fatigués. Le peuple est las de toutes ces souffrances inutiles, destructrices » poursuivent-ils. « Nous exigeons le respect de la parole donnée et de la Constitution ». 



Ils souhaitent que ce début de carême « soit pour chacun un temps de conversion des cœurs afin de faire sortir ce peuple pris en otage et qui attend de nous une libération totale ; la paix qui vient de Dieu, la paix des cœurs et non celle des armes » et annoncent une lettre pastorale pour les jours à venir.

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 01:26

 

 

 

FACA drapeau

 

 

Les premières leçons de droit constitutionnel sur le concept de l’Etat enseignent aux étudiants des facultés de droit que trois (3) conditions cumulatives et dirimantes doivent être réunies pour qu’il y’ait un Etat ; à savoir la présence d’une population, d’un territoire et d’un pouvoir de contrainte ; autrement dit une police et une armée.

Il suffit que l’un des trois (3) éléments constitutifs de la notion d’Etat puisse faire défaut pour que l’on ne s’autorise plus à parler d’Etat.

On serait alors en présence de ce que je qualifierais d’un Etat-fiction ou d’une fiction juridique ou encore d’un objet politique non identifié (OPNI). C’est une façon de souligner l’importance du rôle de la force publique dans la composition de l’Etat.

L’histoire récente pose avec acuité et de façon lancinante la problématique de l’armée en Centrafrique.


Depuis les indépendances à nos jours, les pouvoirs en place ont volontairement passé en seconde position la question de l’armée, allant jusqu’à confier la sécurité du pays à des puissances étrangères. Tantôt à l’ancienne puissance coloniale qui a même stationné pendant plusieurs décennies ses bases militaires, chez nous, notamment à Bangui et à Bouar ; fût-ce en vertu d’accords de défense ou de coopération militaire. Tantôt, et c’est une nouveauté, elle a été sous-traitée aux Etats de la sous-région. Faisant, du coup, de notre pays, un Etat sous tutelle.


C’est ainsi que l’on compte jusqu’à une dizaine de forces étrangères, aujourd’hui, sur notre sol. Sans omettre de signaler l’épisode douloureux de l’intervention de forces non conventionnelles appelées à la rescousse d’un pouvoir aux abois.


Sans, bien sûr, oublier de mentionner la présence de forces rebelles non invitées et hostiles venues de pays de la région et en butte à leur gouvernement après avoir été chassées par ces derniers et qui opèrent illégalement et impunément sur notre territoire en commettant, au passage, les pires atrocités sur nos populations.


Je veux parler ici précisément des éléments de la LRA de Joseph Kony.

La question de l’armée n’a jamais été une préoccupation majeure pour les gouvernements successifs.

Avec la prolifération de mouvements de rébellion sur notre territoire, dans un contexte régional très troublé, l’on doit désormais prioriser l’enjeu afin de garantir la sécurité à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières héritées de la colonisation.


Précaution sans laquelle, l’on prendrait le risque de mettre en cause l’existence même de notre souveraineté en tant qu’Etat.

 

Aussi, nous pensons que la vision de l’armée jusque-là entretenue par les pouvoirs publics doit être radicalement reconsidérée (I) pour pouvoir refonder de fond en comble notre outil de défense et de sécurité, gage de notre souveraineté nationale (II). Avant d’envisager l’étude de l’application intégrale du DDR et des différents accords politiques comme une des voies possibles de sortie des crises politico-militaires à répétition (III).

 

 

Une vision de l’armée à reconsidérer par les pouvoirs publics

 

Les enjeux en la matière sont d’une importance telle que nos pouvoirs publics doivent impérativement revisiter leur logiciel en matière de politique de défense et de sécurité pour que nos populations vivent dans un environnement pacifié.

L’armée ne doit plus être considérée comme une menace permanente pour les régimes en place (A) et ne plus représenter un facteur d’insécurité pour les populations (B).

 

L’armée considérée comme une menace permanente pour les régimes en place

 

Jusqu’ à l’avènement des processus de démocratisation enclenchés en 1990, les alternances au pouvoir en Afrique se faisaient malheureusement au bout du fusil ; avec leurs cortèges de dégâts collatéraux qu’on peut imaginer.


 La RCA, comme nombre de pays du continent, n’a pas échappé à cette loi d’airain.

Ainsi, le nouveau pouvoir qui se met en place après avoir perpétré son pronunciamiento se méfie comme de la peste de l’armée dont, pourtant, est issu le nouveau chef de l’Etat, chef suprême des armées et certains membres du nouveau gouvernement.


Dans la foulée de ce changement brutal, le nouveau pouvoir se refuse à considérer comme une priorité la question de l’armée nationale, préférant privilégier la soldatesque fidèle constituée essentiellement de membres de l’ethnie du nouveau maître pompeusement appelé nouvel homme fort.

En conséquence, l’armée est vue, par le pouvoir, comme une menace permanente susceptible de le renverser à tout moment ou à la moindre occasion.

C’est, en effet, dans cette ambiance de paranoïa forcenée et savamment orchestrée que vivent nos pouvoirs en Afrique en général et en Centrafrique en particulier.


En Centrafrique, aucun régime militaire ou même civil  n’a échappé à cette hantise. L’armée nationale va être complètement délaissée au profit des éléments affectés à la sécurité et à la protection rapprochée du chef de l’Etat.

 

La Garde présidentielle parfois pompeusement appelée Garde républicaine se taille la part du lion, s’octroyant quasiment tous les privilèges et attributs de l’armée au détriment de l’armée nationale obligée de se contenter de la portion congrue.


Une situation paradoxale de nature à créer une tension latente entre les deux forces qui vont se regarder en chien de faïence. Les exemples d’affrontement entre Garde présidentielle et éléments des forces armées nationales sont légion sur le continent ; notamment lorsque la première est appelée au secours pour rétablir l’ordre public après le soulèvement des seconds.


La Garde présidentielle est généralement mieux payée et mieux équipée que les forces armées nationales qui sont plutôt mal payées, sous-équipées, peu considérées par leurs chefs et partant démotivées en temps de guerre civile ou de guerre tout court c’est-à-dire mettant aux prises deux Etats souverains.

C’est l’une des raisons pour lesquelles, lors des derniers évènements politico-militaires que le pays a connus, l’armée a quasiment refusé de combattre, laissant ainsi les forces rebelles avancées jusqu’aux portes de Bangui.


Ainsi, tant que les conditions de vie de nos forces armées nationales ne se seraient pas nettement améliorées, celles-ci ne se montreront guère aptes à défendre le pays et mener bataille conformément à leur mission traditionnelle de sauvegarde et de protection de l’intégrité du territoire nationale.

Et l’on assistera malheureusement au scénario que l’on a connu au mois de décembre où les forces de Séléka ont pu conquérir les 3/4 du territoire national en l’intervalle de 3 semaines, mettant en déroute les FACA et même la garde présidentielle censée être plus aguerrie.


L’armée nationale doit cesser d’être perçue comme une menace permanente, un facteur d’instabilité, l’ennemi intérieur par le pouvoir en place pour devenir une armée au service du peuple ; une armée au service des institutions et de l’intérêt général.

L’élément de confiance doit régner entre l’armée et son chef, tout comme la confiance doit exister entre l’armée et la population. D’autant plus que, sociologiquement, l’armée n’est rien d’autre que l’émanation du peuple.

 

 

L’armée, un facteur d’insécurité pour les populations

 

Avec la multiplication des crises politico-militaires qui ont eu raison du pays, la RCA a connu une désorganisation de sa structure militaire. Dans la précipitation, on a été amené à intégrer des supplétifs de l’armée dans ses rangs pour faire face à la menace du moment.

Du coup, cela a engendré des éléments souvent non formés, incontrôlés et incorporés dans les rangs des différents corps de l’armée pour servir les besoins de la cause.


L’institution militaire, au lieu de jouer son rôle protecteur des populations, s’est transformée en une force contre le peuple ; parfois en bourreau du peuple, n’hésitant pas à le brutaliser à la moindre incartade.

Ainsi, l’armée devient un facteur d’insécurité pour les populations. On a vu des soldats ivres, le fusil en bandoulière, déambuler dans les bars et buvettes de Bangui et n’ayant pas hésité à dégainer sur de paisibles citoyens, venus profiter de réjouissances, pour des histoires de cœur ou des rivalités de quartier.


L’on a vu des soldats manier la gâchette facile, se détournant ainsi de leur mission de sauvegarde et de protection des populations.


Nos forces de défense et de sécurité doivent recevoir la formation qui sied. C’est-à-dire passer par les écoles nationales ou régionales de formation afin d’être suffisamment imprégnés des valeurs et de l’éthique du métier des armes.

L’armée est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux mains d’amateurs ou de délinquants de tous poils.

C’est aussi l’occasion d’indiquer qu’il est urgent de réactiver nos écoles militaires qui ont fait, un temps, la fierté de notre pays et formé la pépinière de notre armée.


Je pense ici à l’école militaire des enfants de troupe (EMET), et à l’école supérieure de formation des officiers d’active (ESFOA).


Sans oublier de faire référence aux enseignements susceptibles d’être reçus dans les écoles nationales à vocation régionale notamment africaine (Cameroun, Bénin, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal, etc.…) et les écoles européennes et américaines de formation d’élites (France, Allemagne, Angleterre, Etats-Unis, etc..) ou chinoises grâce à la mise en œuvre de nos accords de coopération militaires avec ces différents pays.


C’est la condition pour espérer changer le visage de notre système de défense et de sécurité afin de ne plus être considéré comme le ventre mou de l’Afrique centrale.


C’est la condition pour que nos forces de défense et de sécurité puissent représenter une réelle force de dissuasion pour les velléités hégémoniques et territoriales des pays voisins sur fond de convoitise de nos matières premières fabuleuses et des ressources de notre sous-sol.

Ainsi, notre outil de défense et de sécurité pourrait renaître de ses cendres.

 

 

Un système de défense et sécurité à refonder de fond en comble

 

Compte tenu de l’état de délabrement très avancé de notre armée, nous pensons que celle-ci doit subir un véritable lifting pour se rajeunir.


Cela passe par la mise sur pied d’une armée véritablement républicaine et professionnelle (A) et la révision de la cartographie militaire du pays grâce à la constitution de régions militaires pour prendre en charge les zones frontalières affectées par les conflits (B).

 

La mise en place d’une armée véritablement républicaine et professionnelle

 

On a coutume dire « si vis pacem para bellum ». C’est-à-dire « si tu veux la paix, prépares la guerre ».

La stabilité d’un pays dépend de la mise en place d’une armée républicaine et professionnelle. Condition sans laquelle, l’on ne saurait parler d’une armée digne de ce nom.


Pour illustrer mon propos, je citerais le cas d’un pays comme le Sénégal qui n’a jamais connu de coup d’Etat militaire depuis son accession à la souveraineté nationale. Cette stabilité politique est due à la nature républicaine et professionnelle de son armée qui s’est interdite de faire irruption sur la scène politique et ce, en dépit de l’appel de certains hommes politiques  exhortant l’armée à entrer dans le jeu politique en perpétrant un coup de force en cas d’organisation d’élections présidentielles non transparentes.


Si la RCA veut se doter d’un régime politique démocratique et stable, elle doit s’atteler à fonder une armée capable de défendre l’intégrité de son territoire. Ceci, en termes d’assimilation des valeurs, de la déontologie du métier et de la fourniture des moyens opérationnels d’intervention.

Ce pari et ce challenge passent par la mise en place d’une Commission du livre blanc sur la défense et la sécurité.


Cette commission parlementaire pluripartite s’attachera à définir la politique de défense et de sécurité du pays pour les années à venir. L’objectif étant de fixer la stratégie nationale et les capacités opérationnelles nécessaires dans les 15 à 20 années à venir en matière de défense et sécurité pour répondre efficacement aux multiples défis auxquels nous sommes confrontés dans un monde en général, et un contexte national en particulier, aussi instable que trouble.


Ensuite, une loi dite de programmation militaire formalisera les différentes propositions contenues dans ce livre blanc. Telle est la condition sine qua non pour garantir l’élaboration d’une politique consensuelle de défense et de sécurité et espérer juguler les crises politico-militaires à répétition qui ont réussi à faire la réputation négative de notre pays.


L’armée doit renfermer en son sein toutes les composantes ethniques du pays et non plus privilégier une ethnie notamment celle du chef de l’Etat au détriment des autres qui seraient les laissés-pour-compte.

Un équilibre ethnico-régional sera utilement pris en compte dans la formation de notre armée pour éviter les motifs de frustration et d’exclusion, facteurs principaux de troubles et d’instabilité et prétextes fallacieux à l’usage illégale et illégitime de la force.


L’effectif de l’armée actuellement située autour de 5000 Hommes doit être considérablement revu à la hausse pour porter l’effort à 15000 Hommes et à terme à au moins 20 000 Hommes afin de répondre, en cas de besoin, aux défis sécuritaires.

Il est inadmissible qu’au moindre coup de butoir d’une rébellion, l’armée ne soit pas capable de tenir ses positions et lignes de défense. 


L’armée sera subdivisée en 2 grands groupes constitués d’ unités combattantes et des unités de soutien assez étoffées pour pouvoir faire face aux agressions tant extérieures qu’intérieures.

L’armée doit pouvoir pleinement jouer son rôle régalien de sauvegarde et de protection de nos frontières. L’armée doit, en permanence, inspirer crainte et respect, être capable d’être projetée, à tout moment, en cas de besoin, sur des théâtres d’opérations extérieurs.

Notre armée doit redorer son blason terni ces dernières années du fait des défaites successives enregistrées lors des conflits internes.


Dans cette perspective, des centres d’entraînement et de préparation physique des soldats doivent être installés à Bangui et à l’intérieur du pays.

C’est pourquoi, une réorganisation de notre système de défense et de sécurité sera envisagée dans la perspective de mailler l’ensemble  du territoire national.

 

La création de régions militaires

 

Les nombreux défis qu’imposent les conflits internes et même externes sont d’une ampleur telle que la cartographie militaire du pays doit être redéfinie pour créer des régions militaires en dehors de Bangui, la capitale.


Ainsi, une zone militaire sera créée au nord-ouest, au nord, au nord-est et au sud-est. Cette politique de restructuration permettra de prendre plus aisément en charge nos territoires durement secoués par des mouvements de rébellion ou susceptibles de servir de base-arrière aux forces rebelles de pays limitrophes ou de la sous-région.


Cela permettra d’éviter à notre pays de servir de base-arrière à des opérations de déstabilisation des pays voisins.

Les éléments de l’armée de résistance du Seigneur (LRA) du chef rebelle ougandais Joseph Kony n’auraient pu trouver refuge et sévir chez nous, pillant, violant nos filles et enrôlant de force nos enfants pour en faire des enfants-soldats si l’Etat avait su se prémunir en installant une zone militaire dans la partie sud-est du pays.


Cette remarque vaut également à l’endroit du chef rebelle tchadien Baba Ladé qui a longtemps installé sa base-arrière dans le nord-est du pays avant d’en être délogé par l’opération conjointe des forces armées centrafricaines et tchadiennes.

Si une armée digne de ce nom avait tout autant existé dans toute la partie nord et nord-ouest du pays, on n’aurait, sans doute, pas assisté à cette prolifération de mouvements rebelles qui y opèrent allègrement grâce à l’implantation de leurs bases de repli dans ces zones.


La constitution de régions militaires sur l’ensemble du territoire devient donc un impératif catégorique pour pacifier durablement le pays.

C’est pourquoi, la feuille de route concernant le programme DDR et les différents accords militaires avec les groupes rebelles doit être rapidement mise en application.

 

 

L’application intégrale du dispositif DDR et des différents accords politiques, une des voies possibles de sortie des crises politico-militaires à répétition

 

Les crises politico-militaires qui secouent depuis au moins 7 ans notre pays trouvent leur origine et leur résonance dans la non-application du dispositif DDR (A) et des différents accords politiques signés mais non suivis d’effet à ce jour (B).

 

Le dispositif DDR

 

Si la crise politico-militaire a pu perdurer à ce jour, c’est principalement parce-que le dispositif DDR n’a pas bien fonctionné c’est-à-dire n’a pas été appliqué dans toute son intégralité.

DDR évoque le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des anciens combattants ; notamment les éléments ayant combattu dans les rangs des différents groupes rebelles. Il s’agit principalement de l’UFDR, de la CPJP, de l’APRD, des FDPC, de la CPSK.


Selon des indiscrétions, le financement prévu - une enveloppe de 8 milliards de F CFA obtenue dans le cadre d’une aide financière exceptionnelle octroyée par des pays membres de la CEMAC -  aurait fait l’objet de mauvaise gestion.

Nous souhaitons que ce programme convenu et signé en 2008 soit mis au goût du jour avec la signature des accords de paix de Libreville et la formation du nouveau gouvernement d’union nationale.


Au moment où nous mettons sous presse, nous nous réjouissons d’apprendre que le gouvernement vient de choisir trois sites à l’intérieur du pays pour assurer le regroupement et le cantonnement des ex-combattants notamment les éléments de Séléka et ceux des entités politico-militaires non combattantes.

Pourvu que le processus puisse être accéléré afin de rendre plus agréable la vie de nos concitoyens habitant les régions sous contrôle des éléments de Séléka. D’autant plus que ceux-ci sont, dit-on, victimes d’exactions de la part de certains éléments incontrôlés du mouvement rebelle.


Le volet réinsertion de ce programme devrait rapidement être mis en œuvre grâce encore au concours financier de nos partenaires traditionnels afin de permettre aux ex-combattants de réintégrer la vie civile fort de l’attribution du bénéfice de pécules.

 

La mise en œuvre des différents accords politiques

 

Depuis au moins 8 ans, la RCA a organisé, sous l’égide de la communauté internationale, plusieurs assises ou dialogues politiques qui ont tous donné lieu à l’élaboration de recommandations qui n’ont malheureusement jamais été suivis d’effet malgré la mise en place, dans la foulée, d’organes de suivi destinés à rendre applicables  ces décisions ou solutions de sortie de crise.


Ces espaces de dialogue et de concertation ont généralement eu le mérite de traiter de tous les secteurs de la vie nationale et même internationale et notamment des questions de défense et de sécurité.

Il est dorénavant temps de savoir respecter nos engagements et notre parole donnée.


Le contrat étant la loi des parties, nous appelons de nos vœux gouvernement, partis politiques de l’opposition démocratique, mouvements rebelles combattants, groupes politico-militaires non combattants et société civile à rapidement passer à la phase de mise en œuvre de ces accords; du moins pour ce qui est de leur volet militaire.


C’est du respect scrupuleux de nos différents engagements que naîtrera la possibilité de sortir définitivement de nos cycles de crises politico-militaires chroniques avec leurs lots de violence et qui ont achevé de saper notre tissu économique et social.

 

 

                                                                                       Wilfried Willy ROOSALEM

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