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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 22:45

 

 

Bozize KNK

 

 

Ai- Rca- Mardi, 15 Février 2011 14:47  - Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Francophonie, le Général Antoine Gambi a accordé le 14 février une série d'audiences à des ambassadeurs accrédités auprès du gouvernement centrafricain avec résidence à Bangui, la capitale.

De sources officielles, la rencontre de ces personnalités portait sur la proclamation des résultats définitifs de l'élection présidentielle par la Cour Constitutionnelle avec en toile de fond le comportement du peuple centrafricain avant, pendant et après les élections du dimanche 23 janvier 2011.

Pour le représentant spécial du chef de l'Etat, responsable de la Mission de Consolidation de la Paix en Afrique Centrale (Micopax), le diplomate Albert Akendengué, les élections qui viennent de se tenir en Centrafrique démontrent aux yeux du monde la maturité du peuple centrafricain qui « a su prendre son destin en mains en ayant participé massivement au vote et ensuite accueillir avec sérénité les résultats de ces élections ».

A en croire M. Akendengué, la perfection n'est pas de ce monde même si idéalement elle est recherchée, raison pour laquelle, en dépit de quelques irrégularités enregistrées çà et là ajoute-t-il, « à l'état des choses, globalement,  ces élections se sont très bien passées et que les résultats qui ont été proclamés par la Cour Constitutionnelle reflètent bien la réalité de ce qui s'est passé ».

Selon le représentant spécial du chef de l'Etat, l'acceptation des résultats de ces élections par la classe politique centrafricaine et les parties prenantes aux élections législatives et présidentielles est un soulagement pour la conférence des Chefs d’Etat de la CEEAC, du secrétariat général ainsi que de la force de la Micopax qui est un appui et un soutien du processus de normalisation et de pacification du pays.

L'ambassadeur de Chine en Centrafrique, M Shi-Hu, s’est réjoui du verdict des urnes qui, selon lui, reflète la volonté du peuple Centrafricain.

« La coopération entre les deux pays sera approfondie  et se renforcera davantage » a ajouté M Shi-Hu avant de rappeler « le 18 janvier dernier on a lancé les travaux exploratoires du pétrole à Birao » et de projeter « très prochainement on va commencer les travaux de la construction de la centrale hydraulique de Boali 3 ».

« Le ministre des affaires étrangères souhaitait me rencontrer pour connaître ma réaction à la suite de la proclamation des résultats définitifs des élections par la cour constitutionnelle le samedi 12 février 2011 » a indiqué M. Jean Pierre Vidon, Ambassadeur de France en poste à Bangui.

Selon M. Vidon, « Il va s'en dire que ce sujet appartient à un niveau le plus élevé de l'Etat à Paris et également au ministère des affaires étrangères de se manifester,  plus qu'à leur représentant à Bangui ».

Pendant ce temps, l’opposition ne renonce pas toujours à sa principale revendication qui est l’annulation pure et simple de ce scrutin truffées selon elle d’irrégularités.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Qu'y-a-t-il à expliquer dans ces pseudos élections que de reconnaître et de dire que ce n'étaient pas des élections crédibles eu égard aux fraudes généralisées et aux innombrables irrégularités ? Cette démarche du ministre Antoine Gambi vis à vis des diplomates accrédités à Bangui est la preuve que le régime de Bozizé est en profond désarroi après son hold-up électoral. Comme spécimen de langue de bois et de refus délibéré de voir la réalité, les propos de ces diplomates sont d’une lamentable nullité. La palme de la couardise revient incontestablement à l’ambassadeur de France qui a été pourtant témoin de cette mascarade électorale de bout en bout mais préfère botter en touche en renvoyant la balle à sa hiérarchie à Paris. C'est pitoyable ! 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 21:46

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

 

LIBREVILLE - AFP / 15 février 2011 20h21 - Le Collectif des forces du changement (CFC), coalition regroupant opposition et ex-rébellions, a décidé de boycotter le 2e tour des législatives après le rejet le 12 février de ses recours en annulation de la présidentielle, selon un communiqué parvenu mardi à l'AFP à Libreville.

"L'analyse approfondie de la situation politico-judiciaire a conduit le CFC a prendre les décisions suivantes: la non-participation du CFC au second tour des élections législatives (prévue normalement le 20 mars), le retrait de tous ses candidats de cette compétition menée en violation flagrante du code électoral, la preuve étant désormais faite de l'inexistence de toute possibilité de recours juridictionnel impartial", affirme le communiqué.

Le CFC rassemble presque tous les partis d'opposition à l'exception des partisans de l'ancien président Ange Félix Patassé, officiellement 2e de la présidentielle dont il conteste lui aussi les résultats.

La Cour constitutionnelle a rejeté samedi tous les recours des opposants et proclamé François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 et élu en 2005, réélu au 1er tour avec 64,37%.

Suivent M. Patassé 21,41% des voix (2e), son ancien Premier ministre Martin Ziguélé (2001-2003) 6,80%, l'économiste Emile Gros-Raymond Nakombo 4,61% et l'ancien ministre de la défense et représentant de l'ex-rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie et le développement (APRD) Jean-Jacques Demafouth 2,79%.

L'opposition, qui a rejeté les résultats des élections avant même le scrutin présidentiel, s'était insurgée de la décision de la Cour constitutionnelle, estimant qu'elle avait agi dans la "précipitation".

Dans son communiqué mardi, le CFC écrit: que "le rejet du 12 février par la Cour des recours" a été décidé "sans enquête préalable sur les enquêtes de fraude massive et dans une célérité inhabituelle qui en dit long sur l'indépendance de cette juridiction".

Selon les résultats provisoires des législatives au 1er tour, Le Knk (Kwa na Kwa, le travail rien que le travail), le parti de Bozizé, a vu 26 de ses candidats élus dès le 1er tour et arrive en tête dans la plupart des 105 circonscriptions. Il semble bien parti pour remporter une majorité absolue à l'Assemblée nationale le 20 mars, lors du second tour.

Joint au téléphone depuis Libreville, M. Ziguélé a estimé: "Trop, c'est trop. On a vu samedi avec la Cour qu'il n'y a plus aucun recours. Bozizé veut tout. Alors, nous lui laissons tout à lui et sa famille".

Sur les 105 circonscriptions, "il y avait 240 candidats du CFC, 319 candidats avec ceux M. Patassé. Un seul a été élu au 1er tour. Il n'y a que 24 candidats du CFC au 2e tour, plus 5 de Patassé... Trop, c'est trop, je vous dis", a ajouté M. Ziguélé, précisant que l'opposition allait se réunir à nouveau dans les prochains jours.

(©)

 

 

NDLR : C'est la meilleure réponse à opposer au porte-parole du Quai d'Orsay qui conseillait à l'opposition centrafricaine "à continuer à s’investir dans le cycle électoral, et à porter son message lors du deuxième tour des législatives" alors que la France connaît bien l'ampleur des grotesques fraudes et nombreuses irrégularités qui ont entaché les élections du 23 janvier mais choisit de fermer les yeux dessus. Les Centrafricains doivent prendre conscience plus que jamais que leur libération du joug de la dictature de Bozizé et leur sort en général sont entre leurs seules mains.   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 21:37

 

 

asnaRCA

 

 

Collectif des Forces du changement

(CFC)

 

DECLARATION

 

Le Collectif des Forces du changement (CFC), soucieux de préserver la paix, la sécurité et l'unité nationale pour un développement durable de notre pays la République centrafricain, avait pris part activement et d'une manière responsable au processus électoral devant conduire à des Élections transparentes, justes et crédibles, malgré les réserves exprimées dans le Mémorandum du 7 janvier 2011 adressé au Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies.

Après le rejet le 1l février 2011 par la Cour Constitutionnelle de tous les recours introduits par les candidats à l'élection présidentielle, sans enquête préalable sur les allégations de fraude massive et dans une célérité inhabituelle qui en dit long sur l’indépendance de cette juridiction, le collectif des Forces du Changement (CFC) s’est réuni ce jour pour apprécier la situation et donner sa position définitive sur son éventuelle participation au second tour des élections législatives.

L’analyse approfondie de la situation politico-judiciaire a conduit le Collectif des Forces du Changement (CFC) à prendre les décisions suivantes :

- La non-participation du Collectif des Forces du Changement au second tour des élections législatives ;

- Le retrait de tous ses candidats de cette compétition menée en violation flagrante du code électoral, la preuve étant désormais faite de l'inexistence de toute possibilité de recours juridictionnel impartial.

Fait à Bangui le 15 Février 2011

 

Le Collectif des Forces du Changement

 

Le Président

 

Louis-Pierre GAMBA

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 17:29

 

 

carte Côte d'Ivoire

 

AFP 15/02/2011 | Mise à jour : 16:39

Le ministre de la Coopération, Henri de Raincourt, a mis en garde aujourd'hui contre les conséquences d'une partition de la Côte d'Ivoire, estimant qu'après la sécession au Sud-Soudan, elle pourrait entraîner une "balkanisation" et une "ethnicisation" de l'Afrique.

"S'il devait y avoir une division de la Côte d'Ivoire, après le Soudan, cela pourrait remettre en question bien des situations sur le continent, et conduire à une balkanisation, à une ethnicisation de l'Afrique, ce qui n'est pas la meilleure façon pour elle d'aborder le XXIe siècle", a dit le ministre devant l'Association de la presse diplomatique.

M. de Raincourt a estimé que ni le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz ni son homologue burkinabè Blaise Compaore, qu'il a rencontrés la semaine dernière et qui font partie du panel de cinq chefs d'Etat africains chargés de trouver une solution à la crise ivoirienne, "ne souhaitent que cette crise aboutisse à la partition de la Côte d'Ivoire". "C'est une des raisons pour lesquelles (le président élu) Alassane Ouattara n'est pas allé à Yamoussoukro ou Bouaké (centre du pays) comme certains le lui conseillaient", a-t-il observé.

Depuis l'élection présidentielle du 28 novembre, dont le président sortant Laurent Gbagbo revendique la victoire, M. Ouattara est resté dans un hôtel d'Abidjan, soumis à un blocus des forces armées ivoiriennes, plutôt que de gagner des régions où ses partisans sont nombreux. La stratégie française, c'est qu'"il est fondamental de préserver la cohésion de la communauté internationale et de l'unité africaine" dans la crise ivoirienne, et
"ce n'est pas simple".

M. de Raincourt a jugé que les sanctions économiques permettent de "resserrer chaque jour l'étau" autour de Laurent Gbagbo et que "l'option militaire est extrêmement difficile à mettre en oeuvre". Si les Africains décidaient d'intervenir, "il est exclu de les aider", la force française Licorne stationnée à Abidjan ne devant intervenir que si les Français étaient "menacés", a-t-il rappelé. Depuis le 28 novembre, la Côte d'Ivoire est déchirée entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, reconnu par la quasi-totalité de la communauté internationale.

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 17:13

 

 

Bozizé KNK

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 15 Février 2011 13:16

La population de Birao (nord du pays) se dit inquiète et craint pour sa sécurité. C’est le sentiment qui domine à l’annonce du retrait dans la nuit du 13 au 14 février 2011, des éléments de l’armée tchadienne basés à l’aérodrome de la ville. Les raisons de ce retrait ne sont pas encore connues, aucune source officielle tchadienne ou encore centrafricaine ne s’étant prononcé sur le sujet.

Cette force tchadienne a été déployée en renfort aux FACA (Forces armées centrafricaines) depuis le mois de novembre 2010, pour chasser les rebelles de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et ceux du tchadien Mahmat Nouri, qui avaient attaqué et occupé Birao le 24 novembre dernier.

Selon Amadine Amangourou, chef de groupe, le retrait des éléments tchadiens bien équipés « est très brusque et ouvre la voie à de nouvelles agressions des rebelles ». Il exige en conséquence, au nom des populations, « l’envoi en nombre important d’éléments de l’armée centrafricaine dans cette région en proie à l’insécurité grandissante ».

Pour le moment, les Forces armées centrafricaines, peu équipées avec un effectif réduit, sont toujours en alerte maximale pour sécuriser cette ville de Birao qui a déjà connue plusieurs attaques de rebelles.

Rappelons que l’autre retrait des forces de défense et de sécurité a été celui de la Mission des Nations Unies pour le Centrafrique et le Tchad (MINURCAT) entre octobre et décembre 2010.

 

NDLR : Quel est ce pays dont le président prétend être un général d’armée et son fils, ministre de la défense qui se prend aussi pour un colonel, et qui sont totalement incapables d’assurer la sécurité de leur territoire ? Jusqu’à quand Bozizé et son rejeton vont-ils continuer à compter sur les armées des pays voisins pour assurer la sécurité de leur pays ? C’est pathétique !

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 16:01

 

 

MAE France

 

 

Paris, France –15/02/2011 (Pana) La France invite l’opposition centrafricaine à accepter les résultats de la présidentielle du 23 janvier tels que proclamés dimanche  par la Cour constitutionnelle qui a déclaré le président sortant, François Bozizé, vainqueur avec près de 64 pour cent des voix, a déclaré lundi à Paris le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.

S’exprimant lors d’un point de presse, il a exhorté l’opposition centrafricaine à « s’investir dans le cycle électoral et à porter son message lors du second tour des législatives ».

«La France prend note des résultats proclamés par la Cour constitutionnelle le 12 février. Elle souhaite que les difficultés identifiées lors du scrutin du 23 janvier, notamment par la Cour constitutionnelle, fassent l’objet d’un large dialogue», a ajouté M. Valero.

Selon lui, les insuffisances constatées lors de la présidentielle et du premier tour des législatives devront être prises en compte afin d’améliorer l’organisation des prochaines élections.

«Les élections du 23 janvier en République centrafricaine ont été marquées par la mobilisation de la population, sans incidents significatifs», a affirmé M. Valero.

L’ancien président Ange-Félix Patassé est arrivé en deuxième position devant l’ancien Premier ministre Martin Ziguelé, tandis que l’économiste Emile Gros-Raymond occupe la quatrième place.

Ils estiment que la présidentielle n’a été ni transparente ni démocratique.

 

NDLR : Le manque de courage de la France à soutenir le peuple centrafricain plutôt que le despote Bozizé qui vient de réaliser un hold-up et un passage en force électoral est inadmissible est pathétique. Puisse la France tirer leçon de ses turpitudes tunisiennes où son soutien des décennies durant au dictateur Ben Ali s’est retourné contre elle ? Un jour viendra aussi où elle regrettera l’aveuglément dont elle fait preuve actuellement en Centrafrique en protégeant contre vents et marées un despote comme Bozizé.  

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 13:21

 

 

RCA_carte-2.jpg

 

 

Bangui 15 fév 2011 (C.A.P) - Il y a quelques jours, l’état-major des Faca a annoncé avoir tué sept rebelles de la CPJP dans les environs de Bria et récupéré beaucoup d’armement. Selon des informations d’une source proche du Conseil National de la Résistance (CNR) - plateforme rassemblant plusieurs mouvements de rébellion armée dont le porte-parole est l’ex ambassadeur Christophe Gazam Betty – les personnes qui ont été tuées dans la localité de Yérembou n’étaient en réalité que des délateurs recrutés et payés par Francis Bozizé dans les zones diamantifères de Bria mais accusés ces derniers temps d’être devenus des complices de la rébellion.

Toujours d’après notre source qui a requis l’anonymat, l’armée tchadienne qui était massivement intervenue à Birao fin novembre dernier après sa brève occupation par une fraction de la rébellion de la CPJP, se serait enfin retirée de cette ville de l’extrême Nord Est de la RCA.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 11:56

 

 

Tiangaye

 

 

Bangui, 15 févr. (C.A.P) – Le président du parti de la Convention Républicaine Pour le Progrès Social (CRPS) et également porte-parole du Collectif des Forces du Changement Me Nicolas Tiangaye et le député sortant de Bamingui qui est aussi membre du Bureau Politique et Secrétaire Général du MLPC, Jean Michel Mandaba, ont été empêchés ce mardi matin d’embarquer sur un vol régulier en partance de Bangui pour Douala.

Après avoir enregistré leurs bagages et au moment d’accomplir les formalités de police, le commissaire de police de l’aéroport Bangui Mpoko les a reçus pour leur signifier qu’il a reçu du président Bozizé himself les instructions que toutes les personnalités politiques doivent préalablement obtenir son autorisation de quitter le territoire.

Il faut-il rappeler que ce n’est pas la première fois que Me Nicolas Tiangaye est victime des tracasseries policières aéroportuaires du pouvoir bozizéen. Le 9 juin dernier déjà, de retour d’un voyage à Paris, son passeport diplomatique lui a été arbitrairement retiré et confisqué par le commissaire de police de l’aéroport. Quelques jours plus tard, c’est le demi Dieu et Procureur de la République en service commandé de Bozizé Firmin Feindiro qui devait expliquer dans un communiqué de presse que Me Tiangaye n’avait pas le droit de posséder un passeport diplomatique et fait détruire celui qui lui avait été retiré.

D’autres figures de proue de l’opposition politique comme Martin Ziguélé avaient aussi fait l’objet à plusieurs reprises de ces faits du prince de sa Majesté Bozizé 1er De Bézambé. Il est donc clair qu’à l’heure actuelle, tous les hommes politiques centrafricains sont dans une prison à ciel ouvert qui s’appelle la République centrafricaine dont le geôlier en chef s’appelle François Bozizé. Ceux qui avaient jusqu’ici quelque doute encore sur la nature despotique du régime de Bozizé doivent maintenant savoir à quoi s’en tenir. L'indifférence et la tolérance de la fameuse communauté internationale vis à vis d'un tel dictateur est de plus en plus incompréhensible.  

Rien ne peut expliquer ni justifier ces entraves arbitraires à la liberté d’aller et venir des citoyens centrafricains pourtant garantie par la Constitution de la République centrafricaine dont Bozizé prétend être le principal garant. Juste après la confirmation de sa prétendue réélection samedi dernier par la Cour constitutionnelle, Bozizé avait pourtant déclaré : "Nous ne sommes pas des ennemis. Nous sommes des compatriotes ayant des approches différentes pour notre pays, mais tous guidés par l'essentiel : l'intérêt général. La passion de la campagne électorale ne peut nullement remettre en cause ce fondamental". On a maintenant la preuve que ces propos ne sont que pieux mensonges et simple bavardage. Malgré l'officialisation de sa soi-disant disant victoire au premier tour de la présidenteielle, Bozizé n'est ni tranquille ni serein. Aucun de ses pairs ne lui a adressé le moindre message habituel de félicitation de ses homologues.  

Il n’y a donc aucun doute que Bozizé fait payer à Me Tiangaye le fait de l’avoir affronté aux récentes législatives dans le 4ème arrondissement de Bangui et d’avoir fait la retentissante campagne qui l’a mis en ballottage malgré les nombreux tripatouillages et fraudes électorales opérés par son fils Rodrigue Bozizé et la garde présidentielle.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 01:41

 

 

Bozizé dégage

 

 

Une des conséquences immédiates du hold-up et passage en force électoral de Bozizé et son KNK est l’intention qu’on prête non seulement aux partis d’opposition mais aussi à certains de la majorité présidentielle de se retirer purement et simplement du second tour des législatives qui doit avoir lieu dont ils ne voient plus l’intérêt.

En effet, la volonté politique hégémonique de Bozizé et son parti KNK d’exercer seul le pouvoir sur l’échiquier et notamment à l’Assemblée nationale, qui s’est traduite par un dispositif de fraudes généralisées sans précédent dans le pays, a traumatisé presque tous les partis engagés dans la compétition des législatives dont le premier a laissé un arrière-goût très amère et généré un fort sentiment de frustration. Bozizé vient de faire la limpide démonstration qu’avec lui, il n’y aura jamais d’élections dignes de ce nom en Centrafrique. C’est la principale leçon à tirer de cette mascarade électorale qui vient de se dérouler.

Sur 105 sièges prévus à Assemblée nationale, une vingtaine a été déjà prétendument gagnée par la famille et le clan Bozizé dont les enfants, les femmes et maîtresses, les sœurs, les cousins et neveux ont réussi le tour de force de se faire déclarer élus dès le premier tour de scrutin par la commission électorale du nullissime faux pasteur Joseph Binguimalé.

Tel que le premier tour des législatives s’est effectivement déroulé pour aboutir à cet invraisemblable résultat, il ne faut pas s’attendre à ce que le second tour se passe mieux. Le KNK va s’arranger pour rafler ce qui reste des circonscriptions qui n’ont pas connu de vainqueurs au premier tour de scrutin et s’assurer de la majorité absolue qu’il recherche à la chambre. C’est ce que les partis de l’opposition et quelques-uns du Groupe des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle (GPPMP) semblent avoir bien compris.

Avec cette parodie d’élections en Centrafrique, on est donc de fait, avec Bozizé et le KNK, revenu à la bonne époque des partis uniques d’antan. Plusieurs après la proclamation officielle par la Cour constitutionnelle de la prétendue victoire de Bozizé au premier tour de la présidentielle, force est de constater que les chefs d’Etat ne se bousculent pas pour lui envoyer les traditionnels et purement protocolaires messages de félicitation, ce qui est suffisamment révélateur d’une « victoire » électorale qui est loin de rassurer ses pairs et de susciter leur enthousiasme.

Rédaction C.A.P 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 19:52

 

 

MAE-France.jpg

 

République centrafricaine : Point de presse du porte parole du Quai d’Orsay

 

PARIS, France, 14 février 2011/African Press Organization (APO)/ — Point de presse du 14 Février 2011.

(…) Question: Considérez-vous que la proclamation dimanche soir des résultats de la présidentielle en Centrafrique par la Cour constitutionnelle, jugée partiale par les adversaires du président François Bozizé, clôt le contentieux électoral dans ce pays ?

 

 Réponse : – Les élections du 23 janvier en République centrafricaine ont été marquées par la mobilisation de la population, sans incidents significatifs.

 

 La France prend note des résultats proclamés par la Cour Constitutionnelle le 12 février. Elle souhaite que les difficultés identifiées lors du scrutin du 23 janvier, notamment par la Cour Constitutionnelle, fassent l’objet d’un large dialogue, et soient prises en compte, afin d’améliorer les conditions des prochains scrutins.

La France invite l’opposition politique à continuer à s’investir dans le cycle électoral, et à porter son message lors du deuxième tour des législatives.

 

 

SOURCE : France – Ministry of Foreign Affairs

 

 

NDLR : En clair, on sait que ces élections étaient nulles mais on ferme les yeux dessu en attendant les prochaines. Vraiment de la foutaise. Ce genre de position officielle à la Ponce Pilate de la France exprimée ici par le porte-parole du Quai d’Orsay n’est pas une surprise et ne règlera pas la crise centrafricaine que Bozizé vient de raviver par son hold-up électoral en faisant une parfaite démonstration qu’avec lui aux pouvoir, la voie électorale n’apportera jamais le changement et l’alternance que la grande majorité des Centrafricains attendent.

Selon nos informations, l’opposition se prépare déjà à un boycott du second tour des législatives duquel elle entendrait se retirer purement et simplement. On le voit, la mascarade du 23 janvier dernier, au lieu d’apporter de l’apaisement dans le pays, va plutôt mettre le feu aux poudres dans ce pays qui n’en finit pas de souffrir.

La volonté politique hégémonique de Bozizé, sa famille et son KNK, d’écraser et de s’imposer partout et à tout le monde finira tôt ou tard par les emporter. La France ferait mieux de mieux décrypter la réalité actuelle avant de devoir intervenir quand l’incendie sera là. Malheureusement son actuel ambassadeur à Bangui feint de ne pas percevoir les signes avant-coureur du réel mécontentement des Centrafricains qui couve actuellement.

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