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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 16:35

 

 

 

Seleka-rebelles.jpg

 


KINSHASA (AFP) - 08.02.2013 10:48 - Plus de 2.300 personnes, dont des militaires, ont quitté jeudi la Centrafrique pour se réfugier de l'autre côté du fleuve Oubangui dans le Nord-Ouest de la République démocratique du Congo, craignant une avancée présumée des rebelles de la Séléka, a-t-on appris vendredi de source locale congolaise.


Plus de 2.300 personnes, dont des militaires, ont quitté jeudi la Centrafrique pour se réfugier de l'autre côté du fleuve Oubangui dans le Nord-Ouest de la République démocratique du Congo, craignant une avancée présumée des rebelles de la Séléka, a-t-on appris vendredi de source locale congolaise.


Jeudi, "2.325 personnes, dont 172 hommes, 347 femmes et 1.806 enfants", ont quitté par bateau la localité centrafricaine de Mobay-Mbonga pour regagner celle congolaise de Mobay-Mbongo, a déclaré à l'AFP Willy Isekusu, commissaire de district du Nord-Ubangi, dans le Nord-Ouest de la RDC.


"Nous avons 25 éléments des Faca (Forces armées centrafricaines) ainsi que leur famille qui sont toujours coincés sur un Îlot, a-t-il ajouté. Ils ne veulent partir mais on est en train de négocier pour qu'ils puissent venir chez nous."


Mobay-Mbanga est une localité proche de plusieurs positions du mouvement rebelle Séléka, et notamment de Bambari, une ville stratégique aurifère du centre de la Centrafrique.


Willy Isekusu avait expliqué jeudi matin que "depuis 06h00 (05h00 GMT) (...) la Séléka occupe Mobay-Mbanga" et qu'une centaine de personnes avait fui. Un commerçant centrafricain réfugié avait pour sa part rapporté l'entrée de "rebelles", et avoir lui-même entendu des "coups de feu".


D'après le commissaire du Nord-Ubangi, qui partage 800 kilomètres de frontière avec la Centrafrique, les tirs de jeudi ont rapidement cessé "mais c'est plutôt la peur de l'inconnu" qui a poussé les habitants à trouver refuge en RDC, chez des proches ou des religieuses.


Mi-décembre, la coalition de rebelles du Séléka a pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant Bangui. Après un accord de paix signé le 11 janvier à Libreville, ils ont accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.

 

© 2013 AFP

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 15:56

 

 

 

Zarambaud

 

 

 

 

VIVE LA NUIT SANS LUMIERE

 

Las de tant de malheurs et même de la vie

Ombre de lui-même, victime des nervis

Errant sans aucun but, proie de la perdition

Le Peuple tout groggy cherche consolation

*

Nuit consolatrice, mangeuse des malheurs

Toi qui de cette vie tempères les rigueurs

Mère de tous les gueux que tu prends sous tes ailes

Prends pitié du Peuple qui t’invoque avec zèle

*

Dans ton ventre de suie, les malheurs digérés

Ne tortureront plus nos esprits ulcérés

Et enfin libéré du joug de la lumière

Le Peuple chantera dans toutes les chaumières

*

Emmène – le bien loin, au beau Pays des rêves

Ce Pays enchanté où personne ne crève

Où l’on mange à sa faim, où le dialogue est roi

Et les armes jetées dans de grands feux de joie,

*

Un beau Pays où nul sur la loi ne s’asseoit,

Qu’il soit gueux, sac au dos ou se prétende Roi

Où tous les Tribunaux, en toute indépendance

Loin de se dérober, clament leur compétence

                                    *

Nuit consolatrice, mangeuse des malheurs

De ce Peuple éploré qui t’adresse ses pleurs

Veuille prendre pitié et le faire accéder

A ton monde enchanté pour de joie l’inonder

                         *

Nuit ténébreuse, que grâce te soit rendue

D’avoir vite exhaussé nos prières tendues.

Dans ton noir royaume désormais nous vivons

Sans électricité, sans manioc, sans savons

                        *

Le Pays tout de noir est en effet vêtu

Réjouissant présage d’avenir sans vertu

Et de longue marche à rebours vers le passé

Ce cycle de douleur qu’il n’a pas surpassé

                        *

Les hôpitaux bondés de mourants sans espoir

Grands mouroirs ténébreux comme des abattoirs

Assistent impuissants aux sinistres tournées

Du nouveau médecin qu’est la mort déchaînée

                        *

Evoluant dans le noir comme un poisson dans l’eau

Sortant des cachettes leurs fusils et couteaux

De farouches braqueurs opèrent sans encombre

Transformant les quartiers en amas de décombres

                        *

Saisissant spectacle que ces restes horribles

Victimes muettes de batailles terribles

Fruits du champ de haine que cultivent les hommes

Dans leurs cœurs endurcis, des cœurs sans cœur, en somme

                        *

Dans l’arrière-pays, fief des zaraguinas

Le Peuple abandonné chante des hosannas

Et tourne vers les cieux un regard caverneux

Où triomphe la mort qui ricane en ses yeux

                        *

Le Pays tout entier est un vaste tombeau

De vivants et de morts en pâture aux corbeaux

Qui disputent aux vers ces gisants frelatés

Aux ventres boursouflés et aux yeux dilatés

                         *

Tel un lapin qui fuit en voyant un chasseur

Et s’abrite derrière un buisson protecteur

La paix s’est envolée vers des cieux plus cléments

Fuyant cette terre souillée par des déments

                          *

Elle s’effraie du projet terrifiant et loufoque

D’une amnistie généreusement réciproque

Qui couvrira des crimes non encore commis

Appelant à d’autres crimes les ennemis

                          *

Comme l’or par le feu fond et se purifie

Ainsi grandit l’espoir qu’à travers ce défi

Bangui la coquette retrouvera la paix

Baume miraculeux qui pansera ses plaies

 

                                  *

Puisse la paix tant désirée et tant attendue

N’être enfantée qu’après la justice rendue

Soit après tous les crimes odieux reconnus

Paix sans justice n’étant que peine perdue

                                                                    *

Blanchir sans justice les assassins odieux

Qui ont prématurément envoyé aux cieux

Tant de martyrs dont le sang réclame justice

C’est s’illusionner avec une paix factice

                     *

Bercés par nos rêves, nous entendons au loin,

Tels des bœufs condamnés et bien repus de foin

Les trompeurs éhontés, Maîtres des calembours

Debout sur nos malheurs et pissant leurs discours

                      *

Bernés par ces discours dont eux-mêmes s’enivrent

Piégés par le Peuple qui fait semblant de suivre

Leurs fausses promesses d’un avenir de miel

Ils seront engloutis par un volcan de fiel.

 

Bangui, le 16 Juillet 2008

 

Un amoureux de l’obscurité.

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 03:11

 

 

 

Christophe-Gazam-Betty

 

 

BANGUI Jeudi 7 février 2013 | 13:58  (Xinhua) - Les membres de la coalition Séléka nommés au poste ministériel dans le gouvernement d'Union nationale ont décidé de prendre service dans leurs ministères respectifs, selon l'annonce du mercredi par le porte-parole de cette rébellion et ministre de la Communication, Christophe Gazambéti.


"Après avoir conféré avec le Premier ministre, chef du gouvernement, suite à une requête introduite auprès du haut médiateur, le président congolais Dénis Sassou Nguéssou, la Séléka prend ce jour une décision historique d'assumer pleinement ses responsabilités auprès du gouvernement en demandant à ses membres de procéder dès que possible à leur prise de service respectif", a déclaré le porte-parole de la Séléka.


Christophe Gazambéti a mentionné que la coalition Séléka prend à témoin l'opinion internationale des risques de dérapage majeur "qui relèveraient à l'avenir des actes de déclaration et autres posture en rupture avec les accords de Libreville", a-t-il souligné.


En sa qualité de ministre de la Communication, Christophe Gazambéti a fait savoir qu'il va se battre afin que les journalistes soient des hommes libres à faire leur travail. "En amont, il se pose un problème d'éthique dans l'exercice du métier des journalistes. Pour cela je dois me battre pour  que ces derniers comprennent qu'ils sont libres et capables de mener à bien leur fonction", a ajouté le porte-parole de la Séléka.


La coalition Séléka avait décidé de suspendre l'entrée effective des ses membres dans le gouvernement d'union nationale de transition, depuis le dimanche 3 février, selon le porte-parole de cette rébellion, "le partage juste et équilibré aussi bien qualitativement et quantitativement ne s'est pas retrouvé dans la structure du gouvernement ainsi constituée".

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 02:29

 

 

 

Binoua 2

 

 

 

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NDLR : Avec Bozizé, il n'y a jamais de surprise, on reprend toujours les mêmes et on recommence. Ce DG de la police n'est pas un nouveau. C'est un obligé et inconditionnel de Bozizé qui avait pourtant été brutalement limogé au plus fort moment des affaires Ndoutingaï-Findiro-Sinfei Moidamsé. Ce DG est un corrompu à la réputation sulfureuse. CAP avait publié entre temps la photo d'une grande villa à étage, manifestement sans aucun rapport avec le salaire d'un DG dans l'administration centrafricaine, qu'il construit au quartier Benz-vi. 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 02:18

 

 

 

 

A Madame MIREILLE KOLINGBA


 

 

funerailles-Kolingba.JPG

 

 

Honorable,

 

 En ce jour  du 7 Février 2013,  jour doublement  mémorable  pour le  3ème anniversaire du décès  de notre père fondateur du RDC  , WATONGOLO comme nous avions pris l’habitude de  l’appeler, Je t’adresse au nom  de tous les amis du président André Kolingba  en France  et en mon nom propre, ce message pour  nous   souvenir  de tous  ses bienfaits, et vous témoigner notre fraternité .

 

 Durant ces années inoubliables où WATONGOLO a conduit la destinée de notre  pays  la République Centrafricaine, son premier programme   a été  toujours la Paix pour son peuple.

 

Je revisite encore les images d'Amour  des rues de Bangui que le peuple centrafricain lui a réservé lors de  ses obsèques:

 

SOUVENIRS !  SOUVENIRS!

 

 

Simon ALALENGBI

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 01:32

 

 

Suite à la lettre ouverte en guise de droit de réponse de la famille Mbay que le grand frère Parfait Anicet, tel un majeur incapable, a mobilisée pour sa défense et pour qu'elle s'en prenne à Prosper N'DOUBA, Directeur de Publication de Centrafrique-Presse, beaucoup de lecteurs et compatriotes réagissent pour exprimer leur soutien à Prosper N'DOUBA et à CAP et stigmatiser le comportement de la famille Mbay. C'est ainsi que des courriers commencent déjà à parvenir à la rédaction qui a décidé de les publier au fur et à mesure.

 

La Rédaction 

 

 

 

Parfait Anicet Mbay Bouar

Parfait Mbay

 

 

Destinataires :

Nicaise MBAY (France)

Bertin MBAY   (France)

Colonel Edgar MBAY (Centrafrique)

Madame MBAY POUNGO Sylvie (Centrafrique)

Landry MBAY (France)

Dr Paulette MBAY (Centrafrique)

Octave MBAY (Luxembourg)

Noëlla MBAY (France)

 

New York, le 07 Février 2013

Chers compatriotes ;


Nous avons pris connaissance de votre lettre familiale adressée à Monsieur Prosper N’DOUBA, Directeur de Centrafrique Presse (CAP) dont nous nous réservons le droit de déballer le contenu ici, car auteurs que vous êtes, nous avons estimé que vous êtes à mieux de vous en souvenir.


Mis à part le rappel de ce qu’étaient vos parents : votre père comme Magistrat et votre mère comme enseignante ; ce dont nous ne nous doutons pas. Que pourra-t-on retenir des M’BAYE (progénitures) aujourd’hui ? Nous vous laissons le soin d’apporter une ou des réponses à notre question.


Quelque part dans votre courrier, vous avez fait allusion à l’un de votre frère, qui aurait fait de grandes études et qui aurait mérité d’occuper un certain poste, et nous pensons que vous dites cela en connaissance de cause par ce que c’est votre frère.


Mais quant à ceux (inconnus) que vous ne connaissez pas, sur quelles bases vous tassez-vous pour faire des jugements ? Quand on voit les personnes qui écrivent les journaux locaux à Bangui et qui font des émissions radio à Bangui, certains n’ont même pas été une seule année dans une école de presse. Et pourtant votre frère Anicet M’BAY aujourd’hui général, était Ministre des Communications, sans doute qu’il aurait contribué à la mise en place de certains d’entre eux.


Nous nous sommes demandés où se trouve le fond de votre remontrance contre la personne d’un Homme qui entreprend avec ses propres moyens, qui ne volent pas, qui ne détruit pas et qui se met au service du monde et de ses compatriotes comme il se doit. Est-ce par mauvaise foi, par jalousie et par méchanceté que votre entreprise d’indexer le Directeur de Centrafrique, comme s’il était l’ennemi de votre frère Anicet M’BAY a été mise en place ?


Vous ne connaissez même pas Monsieur Prosper N’DOUBA, sinon c’est à travers son journal (le CAP) et la fonction de porte parole du Président PATASSE que vous avez appris parler de l’Homme. Donc vous ne pouvez pas le traiter à votre manière en famille comme votre collègue, et encore ! C’est inadmissible, impardonnable et irresponsable.


Vous prétendez porter plainte contre Monsieur Prosper N’DOUBA  devant la justice par ce qu’il a parlé de votre frère dans son journal. Est-ce un délit ? Mais sachez que cela ne lui coûtera pas du tout la fin de son entreprise, le CAP. Vous faites la honte des Centrafricains quand vous dites cela. Sachez que quelque part en Centrafrique il doit avoir un Code Pénal.


Dans son parcours, savez-vous que votre frère a occupé des fonctions de responsabilité et qu’un jour il aura des comptes à rendre aux Centrafricains ?


Pour vous rafraichir la mémoire, souvenez-vous que votre frère Anicet M’BAY du temps du Président PATASSE s’était illustré dans la mitunerie militaire contre le Pouvoir et le Chef des armée censé être le Chef d’Etat, et cela semble être un acte puni par la loi et c’est lui qui mérite d’être traduit devant la justice car cette mutinerie avait fait des morts et détruit le tissu économique du Pays.


C’est fort de ce qui précède qu’il a été copté dans la rébellion de François BOZIZE pour être aujourd’hui Ministre d’Etat et général. Au lieu de provoquer et de menacer les Centrafricains dignes de bonne foi, vous ferez mieux de conseiller votre frère général et Ministre d’Etat de se conformer à la fonction d’Homme public.


Du moins, mettez-vous dans la tête que quand les journaux s’expriment sur votre frère, cela consiste à cadrer son comportement en tant qu’homme public et non en tant que votre frère. Il a choisit et voulu être un homme public et son choix sera respecté.


En conséquence de tout cela, nous apportons notre soutien sans faille à Monsieur Prosper N’DOUBA, Directeur de Centrafrique Presse grâce à qui nous sommes informés en étant loin de la République Centrafricaine.


Nous condamnons avec fermeté toute campagne de dénigrement et de haine concoctés contre Monsieur Prosper N’DOUBA et serons prêts à nous unir le moment venu derrière Centrafrique Presse.


VIVE  CAP 


A bas les grognards.

 

Salutations patriotiques

 

Ont signé :

MATONDO Luc, Bangui

N’GAMBESSO Clément, Canada

MAVOUNGOU Bernard, New York

GUEREMBOUTOU Jacques, New York

BEDANE Grégoire, Londres

MALEOMBO Jules, Paris

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 01:28

 

 

 

KABO : DEUX HOMMES HOSPITALISÉS APRÈS AVOIR ÉTÉ BATTUS PAR LES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA

 

gl Issa Issaka cema de Séléka à dte et le gl Arda Hakoum

 


Kabo, 7 févr. 13 (RJDH) Deux éleveurs peulhs appelés communément ‘’ Mbarara’’ se trouvent actuellement à l’hôpital de Kabo (Nord) pour des soins,  après avoir été bastonnés  par des éléments de la  coalition Séléka. D’après les informations, les hommes porteraient des armes de guerre et seraient en train de dévaster le champ d’un particulier.

Le maire de la ville de Kabo, Abdel Atif, joint ce jeudi 7 février par le RJDH, a confirmé cette information. « Nous déplorons ces faits revécus, parce que souvent la population se plaint des exactions  des éleveurs Mbarara, malgré des tentatives de résolutions de conflits entre les deux  communautés », a déploré   Abdel Actif.


Il faut rappeler que le lundi 4 février dernier, un homme et sa mère ont été tués a bout pourtant et trois autres personnes blessées, par des éléments de la coalition Séléka  intervenant pour trancher le litige entre l’une des victimes et un commerçant.


Le maire de la ville de Kabo a souligné que les responsables de la rébellion de Séléka ont été informés des exactions commises par leurs éléments. Ceux-ci ont promis d’arranger la situation chose qui n’est pas encore faite. « Si la situation perdure le reste de la population va abandonner la ville », a-t-il conclu.

 

 

 

MOBAYE : DES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA S’EMPARENT DE LA VILLE

 

localisation-de-la-ville-de-mobaye.jpg

 

 

Mobaye, 7 févr. 13 (RJDH) – Des éléments de la coalition Séléka lourdement armés ont fait irruption ce matin dans la ville de Mobaye (Sud), ont affirmé des témoins joints par le RJDH. Le détachement des forces loyalistes,  basé dans la ville aurait évacué les lieux avant l’entrée des rebelles. L’on ne signale aucun affrontement, mais toute fois les assaillants auraient saccagé des locaux administratifs et l’église. La population a pris fuite.


D’après les témoignages recueillis, plus de cinq véhicules portant inscription « Séléka », au bord desquels des dizaines d’hommes armés, ont envahi la ville de Mobaye. « Sur chacun des véhicules, il y a des mitraillettes et des hommes lourdement armés », a témoigné un habitant.


Après leur entrée sans résistance, ces éléments de la Séléka se sont emparés des lieux stratégiques de la ville et ont commencé à piller systématiques des locaux, entre autres  la  gendarmerie, la mairie, le commissariat de police et des maisons de certaines personnalités administratives.


D’autres sources ont affirmé que les locaux de l’église catholique de la ville auraient été également touchés par les rebelles. Cependant, une source proche des médias catholiques, joint à Bangui a affirmé que les religieux auraient déjà quitté les locaux avant l’arrivée des rebelles. La population a également fui la ville pour traverser du côté de la République démocratique du Congo.


La liaison téléphonique avec la ville est interrompue  en milieu de la matinée. Une situation qui ravive les inquiétudes dans la ville de Bangui. Les rebelles de la Séléka ont cette stratégie de couper les réseaux téléphoniques dès qu’ils s’emparent d’une nouvelle ville.

 

 

 

BANGUI : LA SÉLÉKA ENTRE DANS LE GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE

 

Bozizé saluant le gl Dhaffane


Bangui, 7 févr. 13 (RJDH) – Les membres de la Séléka, nommés ministres ont commencé à prendre service ce matin, après une invitation faite le mercredi soir par le Porte-parole de l’ex-rébellion Christophe Gazambeti. Les rebelles avaient suspendu leur participation au sein du gouvernement pour dénoncer leur sous-représentativité qualitative et quantitative.


« Après avoir conféré avec le Premier ministre chef du gouvernement, suite à une requête introduite auprès du haut médiateur, la Séléka prend ce jour, la décision historique d’assumer pleinement ses responsabilités au sein du gouvernement en demandant à ses membres de procéder dès que possible à leur prise de fonction respective », a mentionné le Porte-parole de la Séléka.


Christophe Gazambeti a précisé que « la Séléka prend à témoin, l’opinion nationale et internationale sur les risques majeurs de dérapage qui relèveraient à l’avenir, des  actes, déclarations et autres postures en rupture avec les accords de Libreville ».


En ce qui concerne l’ouverture des routes de l’intérieur du pays, jusqu’alors bloquées par les rebelles de la Séléka, Christophe Gazambeti préfère parler en tant que ministre et non un membre de l’ex-coalition rebelle. « Le gouvernement va prendre ses responsabilités. Dès que possible, ça va être fait », a-t-il assuré.


A la question de savoir si le médiateur de la crise, le congolais Denis Sassou-Nguesso s’est déjà prononcé sur la requête des membres de la Séléka, avant cette nouvelle prise de décision, Christophe Gazambeti a préféré dire simplement qu’« il n’y a pas eu de revirement. C’est juste la continuité et cette question ne relève pas de la place publique ».

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 01:20

 

 

Am Nondroko Djotodia

 

 

Christophe-Gazam-Betty

 


Radio Ndéké Luka Jeudi, 07 Février 2013 11:29

 

Bangui, 07 fév. (Radio Ndéké Luka) – La semaine est marquée par des passations de service au sein des différents ministères centrafricains au lendemain de la mise en place du gouvernement d’union nationale. Des départements tels les Affaires étrangères ; de l’agriculture ; des équipements ; du commerce ; des petites et moyennes entreprises ; des transports ; de la défense et l’administration du Territoire ont changé de patron.


Anicet Parfait MBAYE cède son fauteuil à Théodore JOUSSO pour occuper désormais son nouveau poste, celui du 2e Vice-Premier Ministre aux Affaires Etrangères ; poste occupé auparavant par le Général Antoine GAMBI.


Le ministre sortant des transports, Anicet PARFAIT MBAYE a qualifié son bilan de positif et se dit très confiant par rapport au choix de son successeur.


Fidèle Ngouandjika cède son portefeuille à Aimée Dorothée MALENZAPA qui quitte la coopération internationale. Claude Richard Ngouandja libère sa place à Josué Binoua qui occupait l’administration du territoire.


Les ministres de la coalition Séléka n’ont pas encore pris service ; ils réclament un réaménagement technique au sein de ce gouvernement d’union nationale. Hier, le ministre Christophe Gazambéti, de la communication a déclaré que l’arrangement souhaité est en train d’être réglé et qu’il n’est pas question pour les ministres Séléka de quitter ce gouvernement.

 

 

 

NDLR : Une des passations de service les plus attendues et qui s'est dérulée ce jeudi, est celle qui doit permettre à Michel Djotodia président de Séléka de prendre les commandes au camp Beal où se trouve le cabinet du ministre de la défense nationale où Bozizé et son fils Francis ont fait le beau temps et la pluie depuis bientôt une décennie. C'est ce même jour que quelques éléments dits "incontrôlés" de Séléka ont choisi de se signaler à Mobaye mais l'incident aurait dit-on, vite été réglé.  

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 01:03

 

 

Alain Lamessi

 

 

Nous sommes très nombreux à avoir applaudi à tout rompre la nomination de Maître Nicolas TIANGAYE au poste de Premier Ministre du gouvernement d’union nationale de la République Centrafricaine dans un contexte historique et sociopolitique pour le moins singuliers. Le connaissant, nous ne doutons pas une seule seconde de sa capacité à relever les nombreux et complexes défis qui jalonnent le parcours. Mais pour sûr, il ne le fera pas seul. Il ne le fera que s’il a les coudées franches.


Ils sont tout aussi nombreux, tous ceux et toutes celles qui se mordent rageusement les lèvres et qui jurent par tous les dieux, matin, midi et soir, qu’ils ne lésineront devant aucun moyen pour lui barrer la route afin que son échec soit le plus cuisant possible. Qu’à cela ne tienne,  on ne peut plaire à tout le monde.


L’essentiel, c’est que le pays puisse avancer pour que la République Centrafricaine marche vers son destin qui doit se conjuguer en termes de réussite économique et de  progrès social.


De nombreux défis à relever


L’accouchement dans la douleur du gouvernement d’union nationale le propulse de facto au-devant de la scène avec de nombreux défis à relever.


Un chef d’Etat et une majorité KNK peu enthousiastes


Ce n’est un secret pour personne, le couple de l’exécutif est un couple dialectique que tout opposerait. Si cela dépendait de l’un, l’autre ne serait pas là. Quoique diminué, le Président de la République dispose encore de grandes capacités de blocage. Gageons qu’à défaut d’être un mariage de cœur, ce mariage de raison acté par la communauté internationale et célébré par la majorité du peuple centrafricain, saura privilégier en toutes circonstances, non pas des problèmes d’ordre personnel mais uniquement l’intérêt supérieur du pays.


Une Assemblée nationale potentiellement réfractaire


L’Assemblée nationale élue dans les conditions que l’on sait reste un parlement à la solde dont certains membres rêvent de sortir enfin de la léthargie en livrant un dernier baroud d’honneur pour espérer rentrer dans l’histoire sinon à reculons, du moins sur la pointe des pieds. C’est à ce moment là que les KNK modérés comme l’honorable Président Célestin Leroy Gaoumbalet et autre député Ngon Baba peuvent jouer un grand rôle pour calmer la fougue de certains téméraires qui veulent en découdre coûte que coûte.


Des attentes immenses et des surenchères multiples d’un peuple désabusé


La nomination de Nicolas TIANGAYE n’est pas une alternance politique au sens démocratique du terme. Loin s’en faut. Il n’y a pas eu changement de majorité pour appliquer une autre politique. Pourtant cette nomination a suscité d’immenses espoirs au sein de la classe populaire. Celle-ci se met à rêver de voir bientôt le bout du tunnel, parce que le nouveau Premier Ministre va résoudre tous les problèmes de salaires bloqués depuis 25 ans, de retraites impayées, de santé inexistante, de l’éducation moribonde, des routes coupées, de logement social oublié, des droits de l’homme mis au placard, de la démocratie muselée, de ceci et de cela, comme par un coup de baguette magique. Au risque de paraître comme un « rabat-joie », il faut dire que le Premier Ministre que nous connaissons n’est pas un magicien. Bien au contraire, il a reçu un mandat impératif qui est résumé dans l’accord de Libreville. Peut-il aller au-delà en un temps si court ? Rien n’est moins sûr. « Il faut donner du temps au temps », comme dirait l’autre.


Une rébellion omniprésente et des politico-militaires aux aguets


La Séléka occupant désormais une grande partie du territoire nationale est source d’insécurité pouvant éventuellement mettre à mal le processus de pacification et de sécurisation du pays. La présence de ses leaders au Gouvernement devra permettre d’accélérer leur désarmement et leur cantonnement. Il restera à résoudre le problème de la reconnaissance de leur grade ainsi que leur intégration dans l’armée nationale. C’est un sujet à manier avec beaucoup de délicatesse. L’Armée nationale durement éprouvée ces derniers temps ne doit pas se sentir mal aimée au profil de nouveaux venus. Ce problème n’est pas aussi simple que cela. C’est un problème éthique et philosophique. Doit-on intégrer des braconniers et des coupeurs de route dans l’armée républicaine ? C’est une question qui mérite d’être posée.


C’est justement parce que les défis à relever sont si nombreux et si complexes que le challenge en vaut la peine car « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » dit le proverbe. Etre Premier Ministre du gouvernement d’union nationale en République centrafricaine aujourd’hui n’est pas une sinécure. Au mieux c’est un sacerdoce.


Eviter à tout prix un nouveau rendez-vous manqué avec l’histoire


Nous ne pouvons pas  tomber plus bas que là où nous sommes arrivés aujourd’hui. Devenue la risée du monde entier, qualifiée par certains comme « un état zéro », la République centrafricaine doit renaître de ses cendres. Par orgueil et par nécessité, disons au monde entier : ça suffit ! Unissons-nous et bâtissons notre pays !


Il y a des signes qui ne trompent pas. Tous les jeunes le les moins jeunes belliqueux de KNK qui se sont illustrés ces temps derniers par des propos outrageux et des déclarations incendiaires dont ils n’ont certainement pas mesuré toutes les conséquences, ont été purement et simplement ignorés. Pourquoi ne pas y voir là la volonté d’apaisement du Président de la République qui a ainsi privilégié des modérés de son camp au curriculum vitae bien rempli : MBAYE, LAKOUE, MBOSSO, JOUSSO, GAMBI, etc. plutôt que les excités au parcours souvent équivoque pour faire partie du gouvernement d’union nationale. A une ou deux exceptions près on retrouve la même volonté de calmer le jeu dans l’opposition démocratique avec MBREMAIDOU, économiste, POUZERE, juriste, MBOLIGOUMBA, juriste, DOUBA, Inspecteur d’enseignement primaire, LOUDEGUE, psychologue, YONDO, ingénieur des eaux et forêts, Marie Madeleine MOUSSA YADOUMA, comptable. qui font leur entrée au gouvernement. Et même la société civile n’est pas en reste avec Marie Madeleine NKOUET dentiste, Sabin KPOKOLO, professeur de lycée et syndicaliste modéré, DIBERT économiste de formation et diplomate par tempérament, DOCKO  ancien Président de l’Assemblée nationale, et le Pasteur Josué BINOUA.


En dehors du fonctionnement normal de l’Etat avec le paiement régulier des salaires, la sécurité restaurée, la liberté d’aller et venir garantie, le GUN sera confronté à deux problématiques  majeures :


La première problématique est de faire de cet attelage d’hommes et de femmes au parcours si différent et aux convictions souvent opposées une équipe cohérente, solidaire et efficace avec une éthique du gouvernement exempte de tout reproche.


La deuxième problématique et non des moindres est le « modus operandi » à trouver entre le Président de la République et le Premier Ministre qui ne doivent plus se considérer comme des adversaires putatifs mais des collaborateurs d’une même cause. Mais pour que cela fonctionne, le Président de la République doit être rassuré par le Premier Ministre qui ne doit pas se considérer comme un Président bis mais comme un Premier Ministre certes avec des pouvoirs étendus. Un mécanisme de fonctionnement devant privilégier le dialogue permanent formel ou informel, le compromis entre les deux hommes doit être mis en place. A vrai dire, le Premier Ministre, Nicolas TIANGAYE ne peut pas réussir sa mission sans la bonne volonté du Président de la République. Le Président BOZIZE n’achèvera pas son mandat tête haute sans la réussite de Nicolas TIANGAYE. Aussi paradoxal que cela paraisse, le destin des deux hommes est lié.


Si ces deux conditions sont remplies, il n’y a aucune raison pour que le gouvernement d’union nationale ne devienne pas le tremplin de la refondation de la République Centrafricaine. Le gouvernement d’union nationale n’est pas un  gouvernement de gladiateurs où on va défendre des intérêts partisans, camp contre camp. C’est le gouvernement de la République qui défend l’intérêt national. Pour cela il faut, de part et d’autres, savoir toujours raison gardée, c’est-à dire savoir faire des compromis sans se compromettre. Dans l’intérêt du pays, il faut parfois accepter d’avaler des couleuvres sans démériter.


Devant un tel enjeu et dans un contexte historique si particulier de la république Centrafricaine, les démocrates sincères, sans donner un chèque à blanc, doivent se mobiliser pour soutenir en toute lucidité le Gouvernement d’union nationale. Ils doivent le faire par des propositions novatrices et des critiques constructives, pour que réussisse la transition. N’en déplaise aux centrafro-pessimistes indécrottables, le gouvernement de transition peut devenir la rampe de lancement du renouveau centrafricain si toutes les parties s’engagent pour un contrat de gouvernement gagnant-gagnant.


Que Dieu bénisse la République centrafricaine !

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 04:20

 

 

 

Boz serment

 


Le Pays 06/02/2013



Il a fallu deux semaines d’attente pour que le gouvernement dit d’union nationale soit formé en République centrafricaine. Le partage du « gâteau d’anniversaire » a été proposé par le Premier ministre Nicolas Tiangaye et Bozizé en a disposé et c’est ce qui fait actuellement des gorges chaudes.



Pour ce gouvernement de la discorde, de fait, en plus de ce que les parties ne sont pas d’accord sur la répartition des portefeuilles, elles crient au scandale face à la méthode utilisée par Bozizé. Non content de choisir pour lui et les siens certains postes-clés, il a flanqué des ministres délégués aux autres postes qu’il a bien voulu passer à la Séléka et à l’opposition, non sans y être contraint. A quoi serviront ces ministres délégués ? De taupes ? Nicolas Tiangaye a dû, en tous les cas, avoir des sueurs froides au passage sur les ondes de la radio nationale du communiqué annonçant la nomination du gouvernement. Pour quelqu’un qui a constitué la liste des membres du gouvernement, il a finalement appris la nouvelle comme le citoyen lambda.

 


Ce tacle irrégulier de François Bozizé suscite des interrogations sur ses intentions réelles. Veut-il vraiment la paix ? Coup de Jarnac ? Même si les gouvernements issus de crise font rarement consensus, celui-là n’a pas respecté les clauses de Libreville qui devraient pourtant guider sa formation. Le président aurait dû simplement valider la liste à lui soumise par le Premier ministre. A cette allure, il ne sera pas étonnant que le président centrafricain revienne sur sa décision de ne pas se présenter à sa propre succession et partant, toutes les autres promesses qu’il a faites.

 


De toutes les façons, ce comportement est un dénominateur commun à la plupart des dirigeants africains. Ils ont habitué les populations à ce genre de promesse de Gascon. Des motifs d’inquiétude existent donc quant à la suite du processus de paix en Centrafrique car, ce sont ces accords malmenés par Bozizé qui ont calmé la rébellion. Celle-ci risque de reprendre le maquis et le médiateur Sassou sera à nouveau appelé à la rescousse au grand dam de la sécurité et de la quiétude des Centrafricains. S’ils sont excédés, les rebelles peuvent ne pas prêter une oreille attentive au médiateur et c’est là tout le danger qu’encourt Bozizé. Les rebelles et l’opposition, il est vrai, ont monté les enchères, mais c’est de bonne guerre.



De leur côté, ces rebelles et l’opposition doivent faire en sorte que les postes qui leur ont échappé par la ruse du président ne replongent le pays dans la guerre. A Bozizé aussi de ne pas décevoir ses soutiens et tous ceux qui oeuvrent pour le retour de la paix dans le pays. Il doit faire preuve de sagesse et accepter de céder quelques parcelles de son pouvoir. En tout cas, vivement que les réaménagements dont on parle permettent de trouver une issue définitive favorable à la crise qui se profile à l’horizon. C’est tout le mal que l’on souhaite.


Boureima DEMBELE

 

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