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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 16:51

 

 

Boz et Monica

 

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 01 Mars 2011 14:12

 

Armel Sayo, directeur de la sécurité rapprochée de l’ex Président centrafricain et candidat malheureux à la présidentielle du 23 janvier Ange Félix Patassé et un militaire du contingent  congolais démocratique de la Fomac (Force multinationale de l’Afrique centrale) ont été arrêtés le 28 février 2011 dans la soirée par la gendarmerie nationale à Bangui. Les raisons de l’arrestation ne sont pas connues pour le moment.

 

Dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka, Guy Simplice Kodégué, porte-parole d’Ange Félix Patassé explique que « le directeur de sécurité était en déplacement en compagnie d’un élément de la Fomac comme ce qu’il fait habituellement sur l’axe quartier Sango et le siège du Rassemblement démocratique centrafricain et c’est là qu’ils ont été interpellés par une section de la gendarmerie ».

 

Il ajoute avoir tenté de joindre en vain les autorités du pays. Il a par ailleurs indiqué que le procureur de la République, Firmin Feidiro n’était pas informé de cette situation mais a promis  de s’informer des raisons de ces arrestations que  Guy Simplice Kodégué qualifie « d’arbitraires ».

 

Les deux hommes sont actuellement à la Section des Recherches et d’Investigations (SRI). Du côté de la Fomac, on affirme ne pas connaitre les raisons de l’arrestation. Quant aux responsables de la SRI interrogés par Radio Ndeke Luka, ils ont refusé de s’exprimer, se bornant à déclarer que « les enquêtes sont en cours ».

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 16:39

 

 

Bozizé KNK

 

 


Radio Ndéké Luka Mardi, 01 Mars 2011 14:12


 « Le président François Bozizé ne peut pas engager un nouveau mandat avec nos dettes. Nous exigeons le versement du reliquat de nos indemnités qui s’élèvent à 8 4 30 000 francs CFA (environ 12,851 euros), avant son investiture du 15 mars prochain ».


Ce sont les agents recenseurs de Bangassou dans la préfecture de Haut Mbomou (est du pays) qui menacent ainsi ce mardi 1er mars 2011, d’entrer en grève.

 

Pour ces mécontents interrogés par Radio Ndeke Luka, « depuis la dernière promesse non tenue du porte-parole du gouvernement Fidèle Gouandjika au sujet d’un éventuel versement de leurs dus, notre situation semble tombée dans les oubliettes ».

 

Ces derniers durcissent leur position et ont désormais les yeux tournés aussi vers le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’un des partenaires au processus électoral en Centrafrique pour « une suite favorable ».

 

Ils ont d’ailleurs menacé il y a quelques jours de boycotter le second tour des législatives prévues pour le 27 mars, avant de ramener leur revendication à la date de l’investiture du président élu François Bozizé, vainqueur contesté par l’opposition, dès le 1er tour de la présidentielle du 23 janvier.

Les agents recenseurs de Bangassou rejoignent de ce fait leurs collègues de la coordination des 8 arrondissements de Bangui la capitale qui ont déjà brandi une menace similaire.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 16:31

 

 

logo ONU

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 01 Mars 2011 14:11

 

Lynn Pascoe, secrétaire général Adjoint des Nations Unies chargé des affaires  politiques est arrivé ce mardi 1er mars 2011, à Bangui (capitale de Centrafrique), pour des entretiens avec les autorités du pays, dont le Chef de l’Etat François Bozizé. L’objectif de sa mission n’est pas encore rendu public.


On sait seulement qu’il s’agit d’une mission de quelques heures à Bangui. Outre une audience avec le président centrafricain, M. Pascoe participera à une réunion dans les locaux du Bureau Intégré des Nations unies en Centrafrique (BINUCA), avant de reprendre l’avion dans l’après-midi.


Cette visite d’un diplomate onusien de ce rang intervient dans un contexte post électoral tendu. L’opposition conteste la réélection au premier tour  du président sortant François Bozizé après le scrutin du 23 janvier dernier avec 64,37% des voix. Elle a décidé de boycotter le second tour des élections législatives prévu le 27 mars 2011, en dépit d’une médiation engagée par le Médiateur de la république, Mgr Pomodimo.


 

NDLR : Au Gabon, il a fallu que les opposants qui contestent également l’élection d’Ali Bongo Ondimba aillent squatter les locaux du PNUD pour que le Secrétaire général des Nations Unies daigne s’emparer de la crise née de la mascarade électorale du Gabon. Faut-il que les opposants centrafricains aillent aussi occuper le PNUD ou le BINUCA pour être entendus à New York ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 14:16

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

Manifestation des militaires retraités à Bangui

Radio Ndéké Luka Lundi, 28 Février 2011 14:06

Plus de 300 soldats de l’Armée centrafricaine admis à la retraite ont organisé un sit-in ce 28 février 2011 dans la matinée devant le Camp Beal à Bangui. Ils revendiquent le payement de leurs arriérés de salaire portant sur  plusieurs mois ainsi que la prime de départ à la retraite. La somme totale à leur verser est estimée à 30.000 Euros, soit 19.500.000FCFA. Selon eux, plusieurs démarches ont été déjà menées auprès des instances compétentes mais sans succès.

Ces militaires retraités ont bloqué l’entrée du Camp Beal qui abrite le Ministère centrafricain de la Défense pendant plus de 3 heures. Ils expliquent que « plusieurs démarches ont été faites auprès du médiateur de la République et des correspondances ont été également adressées à l’endroit du ministre de la défense sans réponse ».

Armand Keko, délégué de ces ex-militaires centrafricain indique qu’ils « revendiquent non seulement leur dû, mais aussi qu’une mesure d’amnistie soit prise en faveur de leurs compagnons d’armes exilés pendant les derniers conflits armés qui ont miné le pays ».

Cette situation a entraîné auprès des intéressés des situations sociales difficiles : « enfants renvoyés de l’école, pour non-paiement de frais de scolarité, subsistance difficile à trouver, problèmes pour se soigner, loyers impayés etc.

En voulant s’approcher du Ministère de la Défense, le journaliste de Radio Ndeke Luka s’est vu refuser d’accès  par les militaires déployés sur les lieux de sit-in. Pour l’instant la Radio attend toujours la réaction des responsables du département.

 

Un élément de la garde présidentielle abat sa sœur

Dimanche, 27 Février 2011 13:49

Les populations du 4ième arrondissement de Bangui se sont réveillées dans la clameur ce dimanche 27 février 2011. Le crépitement d’une arme à feu automatique  a provoqué en effet un réveil brutal dans la Cité Jean XXIII. Un élément de la garde présidentielle, appelé également « Béret vert » a abattu sa sœur à bout portant d’une rafale de mitraillette. La victime était âgée de 23 ans.

Jean Didier Gogta, un des témoins, par ailleurs victime il y a quelques jours d’un braquage dont le meurtrier serait l’auteur raconte : « le meurtrier est à la recherche d’une mallette que son père, mort il y a quelques jours, aurait confié à sa sœur. Il a d’abord conduit sa sœur dans la maison familiale,  kalachnikov en mains, pour récupérer la mallette. Il a traîné ensuite la victime de la concession où vit celle-ci avec son mari. Excédé de n’avoir rien trouvé, il a déchargé l’arme sur sa soeur ».

Le meurtrier a même tiré sur le témoin qui a tenté de s’interposer au moment où des tirs. Ce dernier a reçu des projectiles au niveau du tibia gauche mais sa,vie n’est pas en danger et il a pu regagner son domicile après avoir subi des soins intensifs à l’Hôpital de l’Amitié à Bangui.

L’élément de la garde présidentielle a été finalement « neutralisé avec deux chargeurs encore accrochés à son arme ». Une patrouille de gendarmes alertée par les voisins est venue procéder à son arrestation et le libérer des mains d’une foule hystérique qui voulait le lyncher coûte que coûte.

Il faut rappeler que le port d’armes à tout moment et en tous lieux par certains hommes en tenue assurant la sécurité du chef de l’Etat centrafricain, est monnaie courante à Bangui. Ces derniers sèment souvent la terreur et la désolation au sein de la population. L’impunité dont ils semblent bénéficier de la part de leurs chefs a souvent été dénoncée.

 

Un artisan minier tué par des malfrats à Ouadda-Djallé

Radio Ndéké Luka Dimanche, 27 Février 2011 13:48

Un artisan minier âgé de 30 ans, a été tué jeudi 24 février 2011, sur l’axe Ouadda-Djallé Ouandja à environ 150 kilomètres de Birao (nord du pays), par des personnes armées identifiées comme des éleveurs nomades venus du Soudan voisin.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la localité, l’incident est survenu quand « un groupe d’artisans minier en motos, de retour de Sam-Ouandja (zone diamantifère nord-est) est tombé dans une embuscade tendue par ces hommes armés ».

Informés de la situation, précise-t-il, « les éléments de l’ex-rébellion de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) se sont lancés à la poursuite des malfrats, réputés dans ce genre d’attaques », indique encore le correspondant.

Cet incident intervient au moment où le gouvernement centrafricain vient de déployer 300 soldats en renfort pour sécuriser la préfecture de la Vakaga (nord). Cette région frontalière avec le Tchad et le Soudan, a toujours été le théâtre d’attaques à mains armées, surtout en saison sèche.

Ces militaires sont envoyés en renfort suite au retrait, il y a quelques jours, de l’armée tchadienne qui avait appuyé les forces gouvernementales centrafricaines pour chasser de Birao en novembre dernier, les rebelles de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix et ceux du tchadien Mahamath Nouri.

 

Polémique autour d’une promesse électorale à Berbérati

Radio Ndék Luka Lundi, 28 Février 2011 14:13

Perturbations scolaires à Berbérati. Les 10766 élèves  des 13 écoles de la ville ont été chassés des classes ce lundi 28 février 2011. La raison est le non payement des redevances scolaires par les parents.

Les chefs d’établissement et les associations de parents d’élèves se renvoient la balle. Tout est parti d’une promesse de campagne faite par le ministre des l’Energie et des Mines, alors candidat aux législatives dans une des circonscriptions de la ville. Il avait promis de verser le montant de l’assurance exigée de chaque élève de la ville. Les parents eux, soutiennent, d’après le correspondant de Radio Ndeke Luka, que « pendant la campagne électorale du janvier dernier, le candidat à la députation Sylvain Ndoutingaï, a déjà réglé tous ces frais ».

Finalement le président de l’Association des Parents d’Elèves (APE)  a donné la clarification nécessaire, à savoir que « les frais versés par Ndoutingaï concernaient exclusivement l’assurance, soit un montant de 250 francs CFA, par élève ».

Aux dernières nouvelles, les parents ont « décidé de revenir à de meilleurs sentiments et de s’acquitter des frais de scolarité pour permettre la reprise normale des cours sur l’ensemble des établissements de la ville».

Les écoles de cette préfecture qui a pour activité dominante l’exploitation du diamant et de l’or, enregistrent souvent un taux élevé de déperdition scolaire. Certains élèves affirment  qu’ « une pelle est plus légère qu’un bic », pour justifier leur désintéressement du chemin de l’école.

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 04:38

 

 

mouammar-kadhafi-en-juin-2009-a-rome-

 

 

27 Février 2011 Par La rédaction de Mediapart

Arrivé au pouvoir en 1969 à la faveur d'un coup d'Etat, il est un des plus vieux dictateurs de la planète. Pourquoi? L'historien François Dumasy, spécialiste de la Libye et maître de conférences à l'Institut politique d'Aix-en-Provence, explique les structures «floues» d'institutions à la botte de Kadhafi et les multiples compromis passés avec les grandes tribus pour marginaliser l'armée. Ressemblances et différences d'avec les révolutions égyptienne et tunisienne: un entretien réalisé par Joseph Confavreux.

En 1977, Kadhafi abolit la constitution : comment fonctionne alors l'Etat libyen et les structures de son pouvoir ?

En 1977, Kadhafi déclare la « révolution du peuple » et change le nom du pays en Jamahiriya arabe libyenne, un néologisme signifiant la « République des masses » parce qu'elle se veut fondée sur des assemblées de base. Le schéma est bipolaire. D'un côté, on trouve un semblant d'administration dévolu au peuple : ce sont les comités populaires, formés sur des bases essentiellement géographiques (quartiers, villages...), des sortes de soviets censés exprimer directement l'avis du peuple, et auxquels les citoyens sont tenus de participer.

L'émanation nationale de ces comités populaires est le Congrès général du peuple (CGP) qui est, théoriquement, l'organe législatif du pays. Mais, de l'autre côté, ces comités populaires sont contrôlés par d'autres comités, dits révolutionnaires, qui regroupent des personnes censées préserver l'idéal révolutionnaire du régime. Ces comités révolutionnaires forment les troupes rapprochées de Kadhafi au niveau politique.

Cette structure dichotomique horizontale entre un pouvoir politique, censément révolutionnaire, et un pouvoir représentatif, censément populaire, est, en outre, concurrencée par de nombreuses structures verticales qui convergent vers Kadhafi.

Le principal organe législatif, le Congrès général du peuple libyen n'a que très peu d'attributions : la défense, les affaires étrangères, l'intérieur et l'économie lui échappent. Kadhafi a en réalité multiplié les structures qui ne dépendent que de lui, dont les attributions sont floues mais les pouvoirs importants. Le plus important est un comité qui regroupe les chefs du coup d'Etat de 1969 et ses principaux conseillers politiques, dont le périmètre d'action est variable mais puissant.

On trouve aussi l'Institut du “Livre vert” ou un organe regroupant des gardiens de l'esprit de la révolution libyenne...

En abolissant la constitution, et donc l'Etat au sens classique, Kadhafi a assuré son pouvoir, puisqu'un nouveau comité peut, à tout moment, être créé pour perpétuer un système fondé sur des allégeances personnelles et la redistribution d'une partie de la rentre pétrolière. Kadhafi joue de cette absence de structures cohérentes et stables. Puisqu'il n'existe pas de règles fixes, tout dépend d'un prétendu esprit révolutionnaire, qu'il est le seul à incarner. Quand Kadhafi dit qu'il ne peut pas démissionner parce qu'il n'a pas de rôle officiel, c'est structurellement exact. Il affirme être le guide et l'esprit de la révolution, ce qui lui donne un pouvoir d'autant plus fort qu'il est informel et diffus.

 

On a vu, la semaine dernière, Kadhafi lire des extraits de son Livre vert : cet ouvrage sert-il en quelque sorte de code civil ou constitutionnel en Libye ?

 

Le Livre vert est aussi typique du système et du fonctionnement de Kadhafi. C'est un ensemble de maximes politico-philosophiques et de remarques sur la société dont l'interprétation est variable, mais peut, in fine, légitimer toute autorité. Rien n'est régulé, tout est fondé sur des principes flous, et chacun peut faire preuve d'un esprit plus révolutionnaire que l'autre dans l'interprétation du Livre vert pour s'attirer les bonnes grâces du guide suprême.

Kadhafi a écrit ce Livre vert en référence au Petit Livre rouge de Mao Zedong en voulant en faire l'ouvrage de référence d'une troisième voie – la voie révolutionnaire – entre le capitalisme et le socialisme. On comprend mal Kadhafi si on oublie qu'il se pense pénétré d'une mission prométhéenne, quasi messianique, pour guider les masses arabes vers un monde nouveau.

En réalité, le Livre vert est un ensemble de petits fascicules, portant sur la démocratie, la nature de l'Etat ou la place des femmes dans la société. Le Livre vert rejette la démocratie occidentale, considérée comme imparfaite car permettant la domination de la majorité sur la minorité, pour une démocratie directe et décentralisée. Kadhafi prône une société organisée autour de petites entités : familles, quartiers, tribus, et fondée sur l'intersolidarité de gens qui se connaissent.

Le Livre vert est aussi influencé par des formes de socialisme européen : sur la place de la femme ou sur le fait que l'Etat doit assurer à ses citoyens de quoi se loger et se nourrir. On y retrouve donc le paradoxe libyen : à la fois un rôle important de l'Etat dans la vie quotidienne (distribution de nourritures, attribution de logements...) et une absence d'Etat, puisqu'il n'existe pas de structures étatiques ou institutionnelles fixes.

Le régime Kadhafi ne se réduit pas à la seule personne du Colonel : quels sont les différents cercles de pouvoir que l'on peut repérer?

A travers ces emboîtements de comités, d'instituts, d'allégeances personnelles ou tribales, Kadhafi tire une partie de son pouvoir de son rôle d'arbitre. Ceux qui tiennent le pays autour de Kadhafi sont déchirés entre eux. Depuis 2003, le conflit principal oppose conservateurs et libéraux. Ces derniers sont menés par le fils aîné de Kadhafi, Saïf el Islam, et son mentor, Choukri Ghanem, premier ministre jusqu'en 2006 et président de la National Oil Corporation.

Saïf el Islam dirige la fondation Kadhafi, qui est censée s'occuper de développement et, ironiquement, de droits de l'Homme. Mais c'est surtout un ministère des Affaires étrangères bis. C'est le fils aîné qu'on envoie pour négocier avec les chefs d'Etat étrangers, pour la libération des infirmières bulgares ou les suites de l'attentat de Lockerbie.

En face, ceux qu'on appelle les conservateurs sont principalement issus des anciens du coup d'Etat de 1969 – l'Institut du Livre vert est leur bastion – mais on y trouve aussi un autre fils de Kadhafi, Mootassem, qui était, depuis janvier 2007, à la tête du Conseil de sécurité nationale, un poste stratégique en matière militaire, anti-terroriste et politique. Mais il est difficile de voir clair dans l'influence de ces deux camps.

D'une part, l'arbitrage de Kadhafi change vite. En septembre dernier, Mootassem a été placardisé, même s'il n'est pas impossible que, vu son ancien poste, il se trouve aujourd'hui derrière la répression, tandis que Saïf el Islam est revenu sur le devant de la scène après un moment de creux.

D'autre part, l'opposition entre les deux camps est davantage économique que politique. Saïf el Islam veut l'ouverture économique du régime, et la modernisation du pays n'est pensée que d'un point de vue économique. Le dernier rapport, début février, du FMI se félicite d'ailleurs du taux de croissance Libyen (10,3% en 2010) et des efforts de libéralisation et de privatisation engagés sous l'impulsion de Saïf el Islam. Ce qui est en jeu, ce sont les revenus du pétrole, et les conservateurs refusent qu'ils échappent aux cadres des comités révolutionnaires.

Cette crainte rencontre un écho dans le petit peuple, ou chez les jeunes massivement touchés par le chômage, qui ont beaucoup à perdre de cette libéralisation et de la fin du système socialisant, incluant distribution de nourriture ou attribution de logement.

La comparaison avec l'Egypte, où l'orientation libérale de Gamal Moubarak faisait beaucoup de mécontents parmi les pauvres, mais aussi parmi les bénéficiaires traditionnels de l'organisation économique du pays, notamment les généraux de l'armée, n'est pas absurde : un autocrate vieillissant qui attise les conflits entre élites quand se profile la succession, un fils qui mécontente les dignitaires traditionnels en attirant une nouvelle classe d'affaires, une inquiétude de ceux qui vivent des petites prestations sociales allouées par le régime...

Cette révolte libyenne est-elle, comme en Tunisie ou en Egypte, à la fois une demande démocratique et sociale, ou le rôle des tribus perturbe-t-il cette lecture ?

On ne peut pas tout lire en termes de tribus, même si on ne comprend pas la Libye sans elles. Un quart des familles libyennes vivent sans revenus réguliers, le taux de chômage est très élevé parmi les jeunes et il est impossible de dire si les derniers trains de réformes menées par Saïf el Islam n'ont pas attisé la colère.

A l'origine, c'est donc une révolte générationnelle qui fonctionne de la même manière qu'en Tunisie ou en Egypte, avec une mobilisation et une organisation faisant largement appel aux réseaux sociaux. D'ailleurs, à Tripoli, où la dimension tribale est moins importante dans un contexte d'urbanisation importante, les foyers de contestation – là où la répression a été la plus violente – sont les périphéries remplies de jeunes urbains précarisés, déracinés, laissés-pour-compte de la rente pétrolière, et à l'avenir bouché.

Mais, lorsque la colère a pris de l'ampleur, des tribus ont fait défection et, comme elles jouent depuis l'indépendance un rôle pivot dans le fonctionnement politique du pays, cela change tout. Là encore, les positionnements ne sont pas simples. D'une part, les chefs de tribus qui ont fait sécession dans l'Est espèrent, ainsi, garder la main sur leurs troupes et notamment les jeunes générations, tout en profitant de l'affaiblissement du pouvoir de Kadhafi qu'ils contestent, notamment dans l'Est, depuis longtemps.

D'autre part, Kadhafi a fait des appels du pied aux chefs des tribus sur le mode : « Contrôlez vos jeunes et on va discuter ». Mais cela n'a pas marché. Des tribus importantes comme celle des Warfalah se sont donc rebellées contre Kadhafi, mais cela ne règle pas tout. Une fois l'enthousiasme retombé, les jeunes vont sans doute demander des comptes, y compris aux dignitaires qui ont accepté pendant des années, contre dividendes, le système Kadhafi.

La répression actuelle paraît davantage menée par des mercenaires ou la garde rapprochée de Kadhafi que par les militaires. Quel rapport Kadhafi entretient-il avec l'armée ?

Depuis son arrivée au pouvoir, Kadhafi a marginalisé l'armée. Il n'était que capitaine lorsqu'il fait le coup d'Etat de 1969 et il n'a jamais eu de légitimité forte auprès des officiers supérieurs. Même si Nasser a été le modèle de Kadhafi, la Libye n'a pas suivi le trajet de l'Egypte, en donnant à l'armée un rôle de ciment de l'unité nationale, et aux officiers supérieurs des postes stratégiques dans la conduite des affaires du pays.

Ensuite, il a continué à raisonner en chef de tribu, à la fois en armant ses propres partisans et en superposant une partie de l'organisation tribale traditionnelle à l'organisation militaire. La place donnée à certains membres de la puissante tribu des Warfalah au sein du dispositif militaire en Cyrénaïque a probablement facilité le ralliement des militaires à la rébellion dans la région de Benghazi.

La marginalisation de l'armée explique les défections et qu'on n'ait pas vu les militaires participer à la répression, mais elle pose une autre question. En Libye, il n'y a pas eu de lutte d'indépendance qui aurait pu servir de creuset aux différentes composantes du pays. L'indépendance a été octroyée, entre 1946 et 1951, à des tribus qui ne partageaient pas de combat commun. Cela explique qu'il a été, pendant plus de quarante ans, plus efficace pour Kadhafi de s'appuyer sur ce système tribal que sur un pouvoir national cimenté sur une armée forte, incarnant une nation difficile à trouver. L'armée ne sera sans doute pas en mesure d'assumer un rôle de continuité et d'unité nationale comme en Tunisie ou Egypte, et une partition du pays n'est pas inenvisageable.

 Kadhafi pourra-t-il s'accrocher encore longtemps au pouvoir ?

 

Kadhafi peut s'appuyer sur deux bras armés pour défendre son pouvoir. Il peut compter sur les brigades de sa garde prétorienne, bien mieux équipées que l'armée régulière, et dirigées par des membres de sa propre famille, notamment certains de ses fils, même si une brigade qu'on pensait proche de Kadhafi a déjà fait défection et rejoint la rébellion à Benghazi. Il peut aussi lancer contre les opposants les milices des comités révolutionnaires substantiellement armés, ainsi que de nombreux mercenaires qui ont été aux premières loges de la sanglante répression des derniers jours.

En outre, Kadhafi, même s'il a perdu une grande partie des champs pétrolifères, dont la majorité se trouve en Cyrénaïque, détient des réserves financières issues de la rente pétrolière qu'on estime à plus de 150 milliards de dollars. De quoi tenir de longs mois encore... Et même si son pouvoir semble aujourd'hui de plus en plus retranché à Tripoli et alentours, cette ville possède environ 1,7 million d'habitants, ce qui représente pas loin du tiers de la population du pays.

Il est donc encore tôt pour dire que tout le pays a échappé au contrôle de Kadhafi et qu'il se trouverait retranché dans un dernier bastion prêt à tomber.

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 04:23

 

 

Bozize KNK

 

 

Très contents et fiers d’avoir réussi leur hold-up électoral à l’occasion du premier tour des élections groupées du 23 janvier dernier, et dans le but de  se préparer pour le second tour des élections législatives du 27 mars prochain, les responsables du KNK dont le vice-président Joseph Kiticki-Kouamba et le directeur de campagne de Bozizé et son non moins argentier Sylvain Ndoutingai, ont tenu à réunir autour d’eux tous les partis de la majorité présidentielle vendredi dernier au Palais de la présidence à Bangui.

Selon des informations émanant d’un responsable d’un de ces partis de la majorité présidentielle ayant pris part à cette réunion qui a requis l’anonymat, le KNK se serait littéralement « foutu de leur gueule » (sic) en demandant pas moins aux différents partis du Groupe des partis Politiques de la Majorité Présidentielle (GPPMP) d’appliquer la règle du désistement de leurs candidats admis pour le second tour des législatives au profit des candidats du KNK.

Toujours d’après notre source, la réunion a pratiquement fini en queue de poisson en raison du véritable tollé que la proposition du KNK a soulevé et à cause du fort mécontentement accumulé depuis la signature de l’accord électoral par les partis du GPPMP qui avaient pourtant accepté de signer avec le KNK avant le démarrage de la campagne électorale. A les entendre, il n’y aurait pas seulement les partis et les leaders de l’opposition qui sont furieux et contestent les résultats des élections du 23 janvier dernier mais eux-aussi seraient très fâchés avec le KNK.

Les partis du GPPMP dénonceraient même eux-aussi, les très graves violations commises par le KNK avant, pendant et après les élections, des termes de l’accord électoral qu’ils ont signé ensemble. Un mémorandum aurait même été apprêté pour être remis à Bozizé mais celui-ci à qui une audience aurait été sollicitée ferait encore durer le plaisir. Des taupes de Bozizé infiltrés au sein du GPPMP l’auraient déjà informé des raisons pour lesquelles les partis du GPPMP voudraient le rencontrer.

Le fort mécontentement des partis du GPPMP portent surtout sur les élections législatives -  c’est le cas du PNCN de Cyriaque Gonda qui avait exprimé sa colère en se fendant  récemment par une mise au point très sèche à propos de la situation de Bossangoa dans la préfecture de l’Ouham, pour exiger du KNK un peu de respect à son égard - puisqu’aucun d’entre eux n’avait présenté de candidat à la présidentielle contre Bozizé.

Dans certaines localités et bureaux de vote, la volonté d’écrasement et l’impérialisme du KNK ont été tels, non seulement vis-à-vis des candidats de l’opposition mais même et surtout à l’égard de ses partis alliés de la majorité présidentielle que des preuves de monstrueuses irrégularités et de graves fraudes ont été rassemblées par certains partis du GPPMP et des dossiers constitués et remis à des avocats pour saisir la Cour constitutionnelle.

Malheureusement et c’est là où le bât blesse, les différents leaders de ces partis de la majorité présidentielle ruminent seulement en silence leur mécontentement et n’osent pas aller plus loin dans la contestation des résultats fabriqués par la CEI et le KNK à leurs dépens. Tout en disant que ce n’étaient pas des élections dignes de ce nom qui ont eu lieu le 23 janvier dernier, ils n’envisagent pas et ne poussent pas la logique de leur contestation jusqu’à unir leur force avec les candidats de l’opposition. C’est le propre de certains politiciens centrafricains qu’on qualifie volontiers à Bangui de n’être que des « chercher à manger » .

 

La rédaction C.A.P   

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 04:10

 

 

Kabila Kabangué

 

 

KINSHASA 28 fév — (AFP) Une centaine d'hommes, dont dix ont été tués et une trentaine arrêtés, ont attaqué simultanément dimanche à Kinshasa la résidence du président congolais Joseph Kabila et un camp de l'armée, a-t-on appris lundi de source onusienne.

"Une centaine d'hommes" ont participé à "deux attaques simultanées" contre la résidence du président Kabila et le camp militaire logistique de Kokolo, dimanche en début d'après-midi dans la capitale de la République démocratique du Congo, a déclaré à l'AFP une source onusienne citant des responsables congolais de la sécurité.

Dix assaillants ont été tués au total par la Garde républicaine (ex-garde présidentielle) et une trentaine ont été arrêtés, a ajouté cette source, précisant que cinq militaires congolais ont aussi été tués lors de l'attaque du camp.

De son côté, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a donné lundi à l'AFP un bilan de sept assaillants tués et "plus d'une trentaine" de personnes arrêtées "dont 16 dimanche et plus dans la nuit de dimanche à lundi".

Il n'a pas confirmé la mort de cinq militaires du camp, mais une source militaire a déclaré à l'AFP avoir vu dimanche six corps sur les lieux.

Il avait fait état dimanche de 6 assaillants tués lors de l'attaque manquée vers 13H30 (12H30 GMT) de la résidence présidentielle au bord du fleuve Congo, dans le quartier chic de la Gombe, au nord de Kinshasa, où la vie a repris son cours normal lundi matin. Le camp Kokolo est situé plus au sud, dans le quartier Lingwala.

M. Mende a précisé que les assaillants étaient armés de fusils kalashnikov, de lances-roquettes RPG 7 mais aussi de machettes et de flèches. Un garde républicain a été grièvement blessé, a-t-il ajouté.

Après avoir affirmé dimanche que le président Kabila était dans sa résidence au moment de l'attaque, M. Mende a déclaré lundi à l'AFP qu'il en était parti peu avant pour visiter un chantier près de l'aéroport, et y serait revenu peu après.

Selon la source onusienne, les assaillants seraient venus de Brazzaville, au Congo voisin. Ils auraient traversé le fleuve Congo le jour-même ou bien étaient déjà infiltrés dans la capitale avant dimanche.

Une source congolaise proche de l'enquête a par ailleurs évoqué à l'AFP la découverte d'une cache d'armes dans la cale d'un bâteau amaré au port de Kinshasa, qui pourrait avoir un lien avec l'attaque.

Selon M. Mende, l'un des hommes arrêtés portait une carte d'identité militaire congolaise et serait un ancien membre de la milice du Mouvement de libération du Congo (MLC), principal parti d'opposition, dirigé par l'ex-vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, actuellement jugé à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI).

Interrogé par l'AFP, le MLC n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat.

"Il va y avoir des rafles d'opposants pour mettre tout ça sur le compte de l'opposition", a estimé la source onusienne, alors que l'élection présidentielle est prévue en novembre prochain.

Vainqueur en 2006 face à M. Bemba, Joseph Kabila, 40 ans en juin prochain, devrait se représenter. Il avait accédé à la tête de la RDC en janvier 2001, après l'assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila, dans une autre résidence présidentielle de Kinshasa.

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 03:57

 

 

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Source : bluewin.ch 28 février 2011

L’association Insectes du monde vient de rendre public le compte-rendu de sa mission "Sangha". Cette zone, qui a un biotope très diversifié, est un endroit remarquable pour étudier la biodiversité.

C'est ce qui a décidé l’organisme Insectes du Monde à y organiser, fin 2010, une mission de scientifiques centrafricains et français.

Au cours de leur étude, les scientifiques ont pu dénombrer 180 espèces différentes de papillons ainsi que 61 sortes de libellules et 50 variétés de mantes.

Et tout cela sur un périmètre très restreint de seulement dix kilomètres autour de la réserve naturelle Dzanga-Noki. Les résultats encourageants ont décidé l'association d'envisager une nouvelle mission l’an prochain afin de confirmer les résultats de l’expédition 2010.

L'objectif est aussi de trouver des espèces rares qui n’ont pas pu être observées cette fois-ci, mais dont des indices ont été découverts sur place.

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 03:32

 

 

CEEAC

 

 

Ndjamena - 28/02/11 10:39Le XVème sommet des chefs d'Etat et de gouvernements de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), initialement prévu pour lundi, à Ndjamena, au Tchad, a été reporté pour une date à annoncer ultérieurement, par manque de quorum.

L'information a été livrée au terme d'une réunion des ministres de l'organisation qui, depuis jeudi, dans la capitale tchadienne, préparait le sommet des chefs d'Etat et de gouvernements de l'Afrique Centrale.

Selon le directeur pour l'Afrique et le Moyen-Orient du Ministère angolais des Relations Extérieures, Joaquim do Espírito Santo, contrairement aux expectatives créées, certains Chefs d'Etat et de gouvernement ont des agendas chargées, ce qui les empêche de participer à la réunion de Ndjamena.

Pour cela, le chef de l'Etat tchadien, Idriss Deby Itno, a décidé de reporter le sommet, et faire des consultations pour marquer une nouvelle date, a informé Joaquim do Espírito Santo

L'Angola a participé à la réunion avec une délégation conduite par le secrétaire d'Etat aux Relations Extérieures, Manuel Augusto, de laquelle faisaient partie le secrétaire d'Etat au Trésor, Manuel Neto Costa, et les fonctionnaires dudit  Ministère.

Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement prévoyait de débattre des questions stratégiques et prioritaires, comme la paix et la sécurité, les infrastructures et le développement et débattra également d'autres thèmes tels que les grandes infrastructures pour faciliter l'intégration régionale, l'agriculture, le développement rrural, la macroéconomie, le commerce et l'industrie.

Dans le domaine de la paix et sécurité, la priorité sera donnée à la prévention et gestion des conflits, ainsi que les partenariats internationaux.

Les participants à cette rencontre allait aussi discuter du programme d'actions et de budget général pour l'exercice 2011, les contributions communautaires d'intégration et la création de la zone de libre-échange, ainsi que la circulation des personnes dans la région.

La Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale regroupe l'Angola, le Burundi, le Cameroun, La République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo (RDC), le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée-Equatoriale, Sao Tomé et principe et le Tchad.

Le Rwanda a signé le texte de constitution de l'organisation, mais s'est rétiré en raison du conflit politique et diplomatique avec la République Démocratique du Congo.

 

 

Le sommet de la CEEAC de N'Djamena reporté  

 

Lundi, 28 Février 2011 01:23 Michel Lobe Ewane Quotidien Mutations


Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des membres de la communauté économique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) prévu lundi à N'Djamena a été reporté à une date ultérieure, a annoncé dimanche la radio nationale.

"Le sommet des Chefs d'Etat et du gouvernement des pays membres de la CEEAC est reporté à une date ultérieure pour des raisons d'ordre technique" a annoncé la radio nationale sans donner d'autres précisions.

"Le report de ce sommet est dû au fait que sur les dix chefs d'Etat, seuls deux se sont manifestés pour y prendre part" a indiqué un responsable du protocole tchadien sous le couvert de l'anonymat.

Le sommet devait notamment déboucher sur la nomination d'un nouveau secrétaire général de l'organisation. Créée en 1983, la CEEAC regroupe dix pays: l'Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Gabon, le Congo, la République démocratique du Congo (RDC), la Guinée équatoriale, Sao Tomé et Principe et le Tchad.

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 02:27

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

Bangui, 1er mars (C.A.P) – Le Directeur de la sécurité du président Ange-Félix Patassé, Armel Ningatoloum Sayo  a été arrêté par la gendarmerie nationale ce 28 février aux environs de 19 h 45 mn (heure locale) à Bangui alors qu’il circulait en pleine ville sur l’avenue du Dr Conjugo en compagnie d’un soldat des Forces multinationales de l’Afrique centrale (FOMAC) qui a également été arrêté.

On ignore les raisons de ces arrestations auxquelles le régime de Bozizé procède à tour de bras ces temps derniers mais toujours est-il que les deux interpelés ont été conduits à la section d’enquête de la gendarmerie nationale et selon l’entourage d’Armel Sayo et du président Patassé, le Procureur de la République Firmin Feindiro aurait été saisi ainsi que le ministre de la sécurité publique. Toujours selon nos sources, le colonel commandant la FOMAC se serait rendu à la gendarmerie pour s’enquérir de la situation.

On ne peut s’empêcher de faire un lien entre ces arrestations et la descente musclée qu’avait effectuée la police dans la nuit du 18 au 19 dernier à 02 heures du matin, au siège de la Coordination nationale des Comités de soutien du candidat Ange Félix Patassé où elle avait procédé à d’infructueuses fouilles à l’issue desquelles cinq militants trouvés sur les lieux avaient néanmoins été embarquées pour une destination inconnue selon le communiqué du porte-parole du président Patassé. La police était dit-on à la recherche d’armes de guerre.  On ignore d’ailleurs jusqu’à présent le sort des personnes.

Après la mascarade électorale du 23 janvier dernier qui a débouché sur un véritable hold-up, le pouvoir de Bozizé est très nerveux et en profond désarroi en raison du refus de ses adversaires de l’opposition de reconnaître les résultats frauduleux des élections proclamés sans la moindre enquête sur le contentieux électoral, en dépit des nombreux recours en annulation introduits auprès de la Cour constitutionnelle par les candidats de l’opposition. Ces derniers qui exigent l’annulation de ces élections font l’objet de nombreuses tracasseries et vivent actuellement à Bangui comme dans une prison à ciel ouvert. C’est sans doute dans ce contexte qu’il faut comprendre la chasse aux sorcières qu développe les forces de sécurité du régime de Bozizé actuellement.

 

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