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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 02:19

 

 

 

blaise-compaore-president-du-burkina-faso

 

 


OUAGADOUGOU - AFP / 24 mai 2011 01h34 - Des militaires sont sortis lundi soir d'un camp du centre de Ouagadougou et ont tiré en l'air dans le quartier, a constaté un journaliste de l'AFP, alors que le Burkina a été depuis février secoué par plusieurs mutineries.

Une dizaine d'éléments sont sortis du principal camp de gendarmerie, baptisé camp Paspanga et où est logée aussi la Garde nationale, dans le centre-ville, et ont procédé à des tirs en l'air qui, selon des témoins, ont commencé vers 20H00 (locales et GMT).

Ce sont des éléments de la Garde nationale qui tirent, a déclaré à l'AFP un officier de la gendarmerie.

Nous revendiquons des indemnités, a expliqué à l'AFP un protestataire, kalachnikov à l'épaule. Ce sont des sous qui sont déjà là, mais qu'on ne nous verse pas. On ne sait pas où ça va, a-t-il dit, sans plus de précision.

Un officier de l'armée a affirmé de son côté que ces hommes réclament des indemnités spécifiques, les mêmes que la Garde présidentielle.

Les militaires en colère ont barré avec des autobus les principales voies passant autour du camp et refoulé les véhicules circulant dans le secteur.

Plusieurs d'entre eux ont arrêté des chauffeurs de taxi, fait sortir les passagers et récupéré les véhicules.

Le centre-ville s'est rapidement vidé dans la soirée, les passants rentrant chez eux en hâte.

Vers 23H00, les protestataires étaient réunis devant l'entrée du camp et effectuaient des tirs sporadiques.

Plusieurs mutineries (notamment de la Garde présidentielle), parfois accompagnées de violences et de pillages, sont survenues depuis février dans la capitale et plusieurs autres villes.

Avec d'autres manifestations violentes de différentes couches de la population, il s'agit d'une des plus graves crises auxquelles a été confronté le président Blaise Compaoré depuis son accession au pouvoir en 1987.

Certaines manifestations ont été réprimées dans le sang. Au total, une douzaine de personnes ont été tuées dans cette répression ou par des balles perdues de militaires et policiers mutins.

Lundi, des milliers de collégiens et de lycéens ont manifesté à Ouagadougou pour demander au gouvernement de satisfaire aux revendications de leurs professeurs en grève, qui exigent le versement d'indemnités.

Des jeunes ont cassé des vitres de l'immeuble abritant les ministères de l'Education nationale et de l'Enseignement secondaire et supérieur, et incendié des pneus sur la voie publique.


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 02:08

 

 

 

CEMAC logo

 

 

23/05/2011 à 15h:30 Par Jeune Afrique

Les membres de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) sont-ils sur le départ ? La rumeur continue de courir au siège de l’institution, à Bangui.

Le président Antoine Ntsimi (Cameroun), le vice-président Jean-Marie Maguena (Gabon) et les quatre commissaires – Jean Serges Wafio (Centrafrique), Bernard Zoba (Congo), Hassan Adoum Bakhit (Tchad) et Pedro Ondo Engo (Guinée équatoriale) – ignorent quand prendra fin leur mandat, mais les conditions de leur futur départ ont fait l’objet d’une décision de la Conférence des chefs d’État, dont nous nous sommes procuré

Daté du 25 février 2011 et signé par le président en exercice de la Conférence, Denis Sassou Nguesso, l’acte additionnel a des allures de solde de tout compte. Il prévoit le versement à chaque membre de la Commission d’une indemnité pour services rendus d’un montant équivalant à 30 mois du dernier salaire brut pour le président, à 20 mois pour le vice-président et à 15 mois pour les commissaires. À cette somme s’ajoutent des gratifications annuelles calculées sur la base de 2 mois de salaires par an, une indemnité de préavis (6 mois de salaire) et une prime spéciale forfaitaire de 2 à 4 mois, « à l’appréciation du président de la Commission ». Et ce n’est pas tout ! En cas de « rupture avant le terme de leur mandat pour toutes raisons autres que la démission », une indemnité compensatrice d’un montant équivalant à 12 mois du dernier salaire sera également versée. Faites le compte : un simple commissaire devrait toucher l’équivalent de 37 mois de salaire. Et le président, de 52 mois ! Vous avez dit parachute doré ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 02:05

 

 

 

habitat pygmée

 

Communiqué

UICN Union Internationale pour la Conservation de la Nature - Comité Français - 23/05/2011 07:00:00

Le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) ou Centrafrique a annoncé officiellement sa décision de devenir un État Membre de l'UICN en adhérant à ses Statuts. Le Ministère des Eaux, Forêts, Chasses et Pêches a été désigné par le gouvernement de la RCA comme point de contact chargé d'assurer la liaison avec le Secrétariat de l'UICN.

L'UICN souhaite la bienvenue à la RCA, dont la capitale est Bangui et qui doit son nom à sa position géographique au coeur de l'Afrique, où elle s'étend sur un vaste territoire de 622 984 km². Traversée par de nombreux cours d'eau et abritant de grandes étendues de forêts denses humides, la RCA est limitée au nord par le Tchad, au sud par la République du Congo et la République Démocratique du Congo, à l'est par le Soudan et à l'ouest par le Cameroun.

Selon les estimations de 2008, la population totale du pays serait de seulement 4,5 millions d'habitants, soit une densité démographique moyenne extrêmement faible de quelques 7 habitants par km². La langue officielle est le français, mais le pays compte plus de quatre-vingt ethnies parlant chacune une langue différente, avec une nette domination du « Sango » qui est la langue la plus parlée à l'échelle nationale.

La RCA est située à cheval sur deux grandes zones climatiques, sahélienne au nord et équatoriale au sud ; de ce fait, ce pays dispose de quatre grands domaines floristiques qui, du nord au sud, forment les steppes soudano-sahéliennes, la savane boisée du Soudan, les régions boisées Soudano-guinéennes, et finalement les forêts équatoriales denses qui occupent une position spéciale. Ces dernières abritent une faune riche, caractéristique des écosystèmes de la forêt du Bassin du Congo. Ainsi, le pays dispose de ressources naturelles variées, propice à des cultures diversifiées, à la pêche et à l'élevage. Le sous-sol contient du diamant, de l'or, de l'uranium et divers autres minéraux.

Bien que l'exploitation forestière figure parmi les sous-secteurs de l'économie les plus importants avec l'agriculture, et représente à elle seule 55% du produit intérieur brut (PIB), les autorités centrafricaines ont consenti des efforts considérables en matière d'aménagement et de protection des forêts. .

Le Programme Afrique Centrale et Occidentale (PACO) de l'UICN et la RCA ont signé un accord de siège le 2 juin 2010 portant sur l'appui à la mise en oeuvre de la politique forestière et environnementale de la RCA. Cet accord est le résultat de la capitalisation des interventions de l'UICN-PACO dans l'aire protégée de Dzanga-Sangha à travers le projet « Paysages et Moyens d'Existence » (LLS) dans le Tri-National de la Sangha (TNS) pour lequel l'UICN a ouvert un bureau à Bayanga, ville située dans le sud-ouest de la RCA. Il lie l'UICN-PACO aux deux Ministères en charge de la gestion durable des ressources naturelles, à savoir le Ministère des Eaux, Forêts, Chasses et Pêches ; et celui de l'Environnement et l'Ecologie.

Par ailleurs, le Programme régional pour l'environnement en Afrique centrale (CARPE), administré par l'UICN, a appuyé l'exécution du Plan de Convergence de la Commission des Forêts d'Afrique Centrale (COMIFAC) à travers le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) dans douze paysages de biodiversité unique repartis dans sept pays d'Afrique centrale dont la RCA.

Se réjouissant de l'adhésion de la RCA en tant qu'Etat Membre de l'UICN, le Professeur Aimé Joseph Nianogo, Directeur régional de l'UICN-PACO a réitéré l'engagement de l'UICN à poursuivre la collaboration avec ce pays qui dispose de plusieurs membres de la Commission de sauvegarde des espèces (CSE) de l'UICN pour la gestion durable des ressources naturelles et le bien-être des populations. Car estime-t-il, « L'UICN a un rôle primordial à jouer dans ce pays qui regorge d'une diversité biologique remarquable et de potentialités en ressources naturelles essentielles pour les générations actuelles et futures ».

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 21:15

 

 

 drapeau françafricain

 

Paris, 23 mai (Libération)

 

L'annonce, samedi, du maintien des forces françaises en Côte-d'Ivoire confirme les espoirs que place Nicolas Sarkozy dans le nouveau pouvoir. Au grand bénéfice de ses amis Bolloré et Bouygues.


Soudain, des cris de soulagement ont fusé au sein de la communauté française rassemblée sur la base militaire de Port-Bouët, à Abidjan. Nicolas Sarkozy vient d'annoncer la nouvelle que tous espéraient après les semaines de violence exacerbée consécutives à la présidentielle en Côte-d'Ivoire. «Nous garderons toujours des forces militaires ici pour assurer la sécurité de nos ressortissants», a déclaré samedi le chef de l'Etat, après avoir assisté à Yamoussoukro à la cérémonie d'investiture d'Alassane Ouattara. Mais Nicolas Sarkozy de préciser aussitôt : «L'armée française n'est pas là pour assurer la stabilité de quelque gouvernement que ce soit, fût-il un gouvernement ami.»

 

Ambiguïtés. Des propos qui résument les tâtonnements et les ambiguïtés de la «nouvelle politique africaine» de la France prônée par le Président depuis son élection. Cette annonce contredit en effet la volonté affichée depuis plusieurs années par Paris de retirer ses troupes du bourbier ivoirien. La base militaire permanente du 43e Bima (bataillon d'infanterie de marine) a été fermée en catimini par Paris en 2008, laissant place à l'opération Licorne, censée s'achever après la tenue de la présidentielle ivoirienne. Mais pour le président français, nécessité fait loi. En annonçant le maintien d'une présence militaire à Abidjan, Sarkozy fait d'une pierre deux coups : il répond à une demande insistante de son homologue ivoirien et rassure la communauté française, mais aussi les opérateurs économiques qui espèrent bien toucher les dividendes du rôle crucial joué par Paris dans la chute de Gbagbo.

 

A Abidjan, tous les observateurs évoquent un «retour en force» de l'ancienne puissance coloniale dans ce qui fut son joyau en Afrique de l'Ouest. Samedi, à Yamoussoukro, Alassane Ouattara a remercié chaleureusement son homologue pour son aide, tandis que le millier d'invités l'ovationnait. Les deux hommes entretiennent des relations d'amitié depuis des années. «L'intervention de Licorne n'aurait sans doute pas été possible sans la force de ce lien», estime un conseiller du président ivoirien. Mais le pouvoir d'Alassane Ouattara reste très vulnérable. Depuis l'effondrement du régime de Gbagbo, la sécurité du pays est assumée de facto par les Forces républicaines de Côte-d'Ivoire (FRCI), composées d'anciens rebelles et de soldats de fortune. Pas très rassurant. «Quand le nouveau président se rend à l'aéroport d'Abidjan pour un déplacement à l'étranger, la force Licorne se déploie sur les principaux axes et carrefours sur son itinéraire», remarque un observateur étranger.

 

D'après une source diplomatique, Ouattara voudrait que Paris maintienne la force Licorne, déployée depuis 2002, le temps de stabiliser son régime. Il semble avoir été entendu, même si la France va réduire la voilure. Actuellement, environ 1 100 hommes sont présents sur le sol ivoirien. Une partie des militaires qui resteront seront chargés de former la future armée réunifiée que Ouattara appelle de ses voeux. C'est le retour de la bonne vieille coopération militaire, gelée après le bombardement d'un campement français à Bouaké, en 2004, par un avion de l'armée de Gbagbo, faisant 9 morts parmi les soldats de Licorne. Mais ce n'est pas tout : pris en charge par Paris, un colonel français vient d'être nommé conseiller militaire auprès du président Ouattara. Cela faisait des années qu'un tel poste n'avait pas été créé dans une ex-colonie en Afrique.

 

Ce retour à des pratiques anciennes ne manquera pas de faire bondir les détracteurs de la «Françafrique». Dans les mois qui viennent, ils scruteront à la loupe les contrats qui seront signés par le nouveau régime avec les entreprises tricolores. D'après la Lettre du continent, le Premier ministre, François Fillon, est attendu à Abidjan le 14 juillet, à la tête d'une forte délégation de patrons de l'Hexagone. Malgré une décennie de crise et au-delà des diatribes antifrançaises du camp Gbagbo, l'ex-puissance coloniale reste le premier partenaire commercial de la Côte-d'Ivoire, où 600 PME françaises sont implantées, dont 140 filiales de grands groupes (Bouygues, BNP Paribas, Société générale, Total, Accor...). Leur contribution au PIB ivoirien atteint les 30%.

 

Table d'honneur. Mais dans un premier temps, pour certains, il va s'agir surtout de faire acte d'allégeance aux nouvelles autorités. Samedi, à Yamoussoukro, on remarquait la présence de Vincent Bolloré assis dans les premiers rangs de l'amphithéâtre de la Fondation Houphouët-Boigny, aux côtés de son ancien bras droit, l'ex-ministre Michel Roussin, aujourd'hui chez Veolia. Pour l'industriel français, la Côte-d'Ivoire revêt un intérêt stratégique. Depuis 2004, il dispose d'un monopole sur le port à conteneurs d'Abidjan, le plus important d'Afrique de l'Ouest. Bolloré l'avait obtenu de gré à gré des mains du président Gbagbo, provoquant la colère de Patrick Achi, l'actuel ministre des Infrastructures et porte-parole de Ouattara, Que va faire le nouveau régime ? Peut-il congédier un industriel qui pèse lourd en terme d'emplois ? Un acteur de la scène économique locale assure que les temps vont changer : «Si Ouattara ne va pas annuler la concession du port octroyée par Gbagbo à Bolloré, il fera en sorte qu'il ne dispose plus d'un statut hors norme en Côte-d'Ivoire.»

 

En 2008, l'entrepreneur français avait été fait commandeur de l'ordre du mérite ivoirien par Laurent Gbagbo. Lors du dernier scrutin présidentiel, la campagne du sortant avait été conçue par Euro RSCG, une filiale d'Havas, dont le principal actionnaire n'est autre que... Bolloré. Vendredi soir, à la veille de la cérémonie d'investiture, Ouattara organisait un dîner au bord de la piscine de l'hôtel Président de Yamoussoukro pour ses invités étrangers. A la table d'honneur, en face de Martin Bouygues : l'inévitable Bolloré. «N'est-ce pas l'ami personnel du président français, celui qui lui a prêté son yacht après son accession à l'Elysée ?» glissait un conseiller de Ouattara, apparemment résigné.   

 

Par Thomas Hofnung, à Abidjan

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 20:47

 

 

 

Bozizé toudjoubé

 

 

Bangui 23 mai (C.A.P) - Aux termes d’un décret pris par Bozizé et diffusé ce jour sur les antennes de Radio Centrafrique, le ministre de l'Habitat et du logement, Gontran Djona Abba (UFDR) est remplacé par Joseph Kalité (KNK). D’ethnie Goula, ce dernier dont l’élection aux législatives dans la circonscription de Birao 2 venait pourtant d’être invalidée par la Cour constitutionnelle fait donc néanmoins son entrée au gouvernement sans qu’on en sache les raisons. Rien non plus a été dit sur les raisons officielles de ce limogeage de Gontran Djona Abba.

Une chose est sûre, Bozizé a beaucoup de mal à se dépêtrer de la situation dans l’extrême Nord-Est du pays en proie à d’incessantes convulsions malgré la présence des supplétifs de l’UFDR de Zakaria Damane qui ont manifestement fort à faire avec la rébellion de la CPJP.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 19:52

 

 

 

 

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                    Arrivée du corbillard à l'aéroport de Douala

 

 

 

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       la couronne de fleurs offerte par le Président Paul Biya du Cameroun

 

 

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                              embarquement du cercueil à bord de l'avion 

 

 

 

Obsèques : Ange Félix Patassé inhumé à Bangui

(Mutations 23/05/2011)

 Partie de Douala jeudi, la dépouille de l’ancien président centrafricain a été mise en terre le samedi dernier.

Une première veillée, sans corps, a eu lieu au Castel Hall de Bonapriso le 18 mai 2011. La levée du corps d’Ange Félix Patassé a suivi le lendemain à l’hôpital général de Douala. Marafa Amidou Yaya, ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, qui représentait le président de la République du Cameroun, Paul Biya, et plusieurs autres ministres, ont fait le déplacement afin de rendre un dernier hommage à l’ancien président centrafricain. A l’hôpital général, le 19 mai dernier, on a eu droit qu’à un office religieux. «Aucun discours n’a été prononcé. La dépouille a ensuite été conduite à l’aéroport international de la ville. Prévu pour débuter à 9h, la levée du corps a connu un petit retard. On attendait le représentant du chef de l’Etat Camerounais», apprend-on d’une source en service à l’hôpital général. Placées sous le signe de l’unité nationale et de la réconciliation du peuple centrafricain, les obsèques d’Ange Félix Patassé n’ont pas connu d’incident au Cameroun. La même ambiance a été observée à Bangui le lendemain.

 Selon des informations disponibles sur le site internet de l’Agence France presse (Afp), environ 3.000 personnes se sont recueillies sur la dépouille de l’ancien président centrafricain, devant la place des Martyrs de Bangui, avant l’inhumation à 26km de Bangui, au lieu-dit la Colombe, une ferme familiale.

Comme à Douala, la cérémonie s’est déroulée dans le calme. Elle fut ponctuée par la musique de l’orchestre de l’armée en présence du couple présidentiel, de membres de la famille, de corps constitués de l’Etat, du corps diplomatique avant la remise du corps à la famille de l’ancien président centrafricain (1993-2003). En rappel, Ange Félix Patassé est décédé le 5 avril 2011 de suites de maladie à l’hôpital général de Douala. A 74 ans, l’ancien homme fort de la Rca souffrait d’un diabète. Une polémique est sur les causes de cette disparition est survenue quelques heures plus tard.

Les membres de sa famille avaient d’ailleurs refusé de remettre sa dépouille à l’actuelle équipe dirigeante, conduite par François Bozizé depuis 2003. «Je demande pardon aux enfants Patassé et à la famille, pour n’avoir pas assisté aux funérailles familiales au quartier Fouh (vendredi, au nord de Bangui). Beaucoup de choses se sont dites, je n’ai pas voulu entrer dans les querelles inutiles pour éviter d’attiser la tension», a indiqué M. Bozizé à l’Afp. 7 jours de deuil national ont débuté le 15 mai 2011.

Aristide Ekambi

© Copyright Mutations

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 13:27

Bozize-et-Monique.jpg

 

enfants-de-Patasse.jpg

 

 

Bangui 23/05/2011 (Xinhua) - "Je ne suis pas responsable de la mort de Patassé," a déclaré samedi le Président de la République François Bozizé à l'occasion des obsèques officielles de l'ancien président Ange Félix Patassé à Bangui, en réponse aux accusations selon lesquelles son gouvernement avait retardé la sortie du pays de Patassé pour aller se soigner.

 

"La politique est un domaine compliqué. La politique n'a ni tête ni queue. Ce que l'on raconte en mon nom aujourd'hui, c'est que ces mêmes personnes racontaient contre Patassé lorsqu'il était au pouvoir", a déclaré Bozize aux obsèques dans un discours improvisé en langue nationale, le Sango.

 

Les obsèques ont commencé à 10h du matin sur l'avenue des Martyrs avec l'arrivée de la dépouille de Patassé, couverte du drapeau centrafricain, à bord d'un commande-car escorté par les forces de défense et de sécurité et entourée de sympathisants du défunt brandissant des banderoles à son effigie.

 

A la tribune, le couple présidentielle, le président de l'Assemblée nationale, le premier ministre et tout son gouvernement. De l'autre côté, la veuve et les enfants Patassé, ses anciens collaborateurs, notamment l'ancien premier ministre Anicet Georges Dologuélé et Luc Apollinaire Dondon Konamambaye. Pour Anicet Georges Dologuele, Ange Félix Patassé était un homme qui a le sens du compromis et du pardon et veillait à ce qu'aucun membre de sa famille biologique n'use et abuse des biens de l'Etat.

 

"En démocrate il a vécu, en démocrate il est mort", conclut-il dans son témoignage. Après la série de témoignages, des institutions et des particuliers ont déposé des gerbes et un défilé funèbre exécuté par les éléments de forces de défense et de sécurité a mis fin à la cérémonie funèbre.


Né le 25 janvier 1937 en Centrafrique, ingénieur agronome, Ange Félix Patassé a crée en 1979 un parti politique, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC). Il a été plusieurs fois ministre et premier ministre. Elu président de la République lors de la première élection pluraliste en 1993, il est réélu en 1999, mais renversé par un coup d'Etat le 15 mars 2003 par Bozizé, son ancien chef d'état-major.

 

En 2008, Patassé en exil est rentré au pays pour prendre part au dialogue politique inclusif. Lors des dernières élections présidentielles, il était arrivé en deuxième position derrière François Bozize. Souffrant de diabète, il est décédé à l'âge de 74 ans le 5 avril 2011 à Douala au Cameroun alors qu'il se rendait en Guinée Equatoriale pour des soins médicaux.

 

 

NDLR : Les dénégations de Bozizé ne peuvent convaincre personne, ni en Centrafrique, ni à l'étranger, quant à ses responsabilités dans la mort de Patassé. Il se battra avec sa conscience, si tant est qu'il en a une, pour le restant de ses jours quoiqu'il puisse en dire.

 

 

Centrafrique : Les obsèques de l’ancien Président Ange-Félix Patassé

Par Sebastien Lamba - 23/05/2011

Le Président François Bozizé dans son intervention en langue nationale Sango, a demandé pardon aux enfants Patassé

 Les obsèques de l’ancien Président Ange-Félix Patassé, décédé le 5 avril dernier se sont déroulées sur l’Avenue des martyrs, sous la présidence du Président de la République, François Bozizé, samedi 21 mai 2011, à Bangui. Le Président François Bozizé dans son intervention en langue nationale Sango, a demandé pardon aux enfants Patassé de son absence à la place mortuaire de leur père Ange-Félix Patassé, afin d’éviter des troubles. «Lorsqu’on parle de ce qu’on appelle la ‘’politique’’ faisons beaucoup d’attention. La politique n’a ni de tête, ni de queue», a déclaré le Président François Bozizé.

Le Président François Bozizé a déclaré qu’il n’est pas à l’origine de la mort de l’ancien Président Ange-Félix Patassé. Le Président François Bozizé a expliqué avoir dépêché son médecin au chevet du Président Ange-Félix Patassé alors qu’il était hospitalisé à la Clinique Chouaib. Il voulait s’enquérir du dossier afin de procéder aux formalités d’usage pour son évacuation sanitaire à l’Hôpital Val de Grace à Paris. Pour le Président François Bozizé, l’entourage du Président Patassé entretenait le mystère, autour de ces dossiers. «Aujourd’hui le décès du Président Ange-Félix Patassé n’engage pas ma responsabilité», a-t-il dit en substance.

L’ancien Premier ministre du Président Ange-Félix Patassé, Anicet Dologuélé, dans son témoignage a souligné que pour la première fois, depuis plusieurs décennies notre pays se reprend sans ancien Chef d’Etats de la République vivant. «En l’espace de quelques mois, nous aurons enterrés André Kolingba et Ange-Félix Patassé. Les deux Chef d’Etats qui ont porté la destinée de notre pays pendant un peu de quart de siècle, c'est-à-dire que nous n’avons plus de sages vers qui nous tourner pour aider à tempérer nos convulsions internes. Il nous appartient de rebâtir tous ensemble un Etat moderne et d’amorcer le développement de notre pays la main dans la main dans un esprit de dialogue et de solidarité sous l’autorité du gouvernement de la République», a–t-il conclu.

Le ministre chargé du secrétariat du Gouvernement des et des Relations avec les Institutions, Michel Koyt dans son oraison funèbre a indiqué qu’à l’âge de 29 ans, débute son ascension dans la hiérarchie sociale et politique. En janvier 1966, suite au coup de force militaire du Colonel Jean Bedel Bokassa, il devient membre du gouvernement. Sans discontinuité et ceci jusqu’à juillet 1978, il occupera sous son mentor Bokassa devenu Empereur, plusieurs portefeuilles ministériels: ministre de l’Agriculture et du Développement Rural (1966-1968; ministre des Transports et de l’Aviation Civile (1969-1972); ministre d’Etat chargé de l’Agriculture et Développement Rural (1973); ministre d’Etat chargé de l’Agriculture et du Développement Rural (1973) et enfin, Premier ministre (1976-1978).

Dix ans plus tard, a-t-il ajouté le Général d’Armée André Kolingba, suivant le mouvement amorcé dans les anciennes colonies francophones, tient une élection présidentielle libre, multipartite et équitable. Ange-Félix Patassé est élu Président de la République Centrafricaine le 22 octobre 1993 et réélu en 1999. Renversé par François Bozizé le 15 mars 2003 et contraint à un second exil au Togo, a poursuivi le ministre Michel Koyt, il est rentré après sept ans d’exil au Togo à la faveur du Dialogue Politique Inclusif (DPI) de décembre 2008. «Candidat aux élections législatives et présidentielles de 2011, il était arrivé second à l’élection présidentielle organisée en janvier de cette année», a conclu le ministre Michel Koyt.

Il faut retenir sur ses réalisations au plan politique, il est président Fondateur du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (Mlpc); Syndicaliste, membre fondateur de l’Union Générale des Travailleurs Centrafricains (UGTC); membre fondateur de la CEMAC et de la CEN-SAD; ancien membre actif de la Fédération des Etudiants de l’Afrique Noire en France (FEANF). L’ancien Président Ange-Félix Patassé a été inhumé dans sa ferme de Complexe Colombes-Mines Forêt au PK 26 sur la route de Boali au sortir nord-ouest de Bangui.

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                                        Mme Angélique Patassé née Mougnan

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 02:06

 

 

 

depouille-de-Patasse.jpg

 

 

Bangui, 22 mai (C.A.P) - Beaucoup avait espéré que la mort et surtout les funérailles nationales de Patassé allaient réunir les Centrafricains, notamment leur classe politique, mais il n’en a rien été. Les banguissois de tout genre ont été témoins depuis ce jeudi 19 mai où la dépouille d’Ange-Félix Patassé a regagné le territoire centrafricain de la colère voire la haine contre le président Bozizé qui habite actuellement nombre de Centrafricains, en particulier les familles biologique et politique, même le citoyen lambda et les habitants des quartiers populaires de Bangui, de l’illustre disparu.

Dès que le cercueil de Patassé est sorti de l’avion, on a assisté à un véritable déchainement de la foule rassemblée à la zone fret de l’aéroport Bangui Mpoko où se déroulait le cérémonial d’accueil de la dépouille de l’ancien président, et ce fut le déferlement contre Bozizé d’un torrent d’insultes, de tous les noms d’oiseaux, de jurons et de malédictions de toutes sortes. Puis lorsque le convoi funèbre s’est ébranlé de l’aéroport pour la morgue de l’Hôpital Général, la voiture de Bozizé a essuyé des jets de pierres pendant la traversée du quartier Combattant.

Quelques kilomètres plus loin à la hauteur du bar restaurant Mirandela, le cortège a dû observer un léger temps d’arrêt devant plusieurs femmes qui menaçaient de se dénuder le corps, ce qui serait pour Bozizé le comble de la malédiction si elles avaient mis leur menace à exécution. Il a fallu l’intervention du tristement célèbre lieutenant Eugène Ngaikoisset alias « le boucher de Paoua » pour calmer cette gente féminine en colère. Le bras armé de Bozizé qui a cru devoir offrir quelques billets de 500 F CFA à ces dames a vu son offre rejetée purement et simplement.  

Quarante et huit heures après lors des obsèques officielles que Bozizé a tout fait pour obtenir alors qu’initialement, la famille politique de Patassé avait décidé de lui interdire de mettre pieds aux funérailles de Patassé, ainsi qu’aux membres de son cabinet, de son gouvernement, de son parti et de sa famille. Mais par la suite, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes et pressions de toutes sortes, Bozizé a réussi à faire accepter par certains membres de la famille du défunt l’organisation de funérailles officielles à tout prix, histoire de lui permettre de venir se moquer une dernière fois de la dépouille de Patassé.

Mal lui en a pris tout de même car il a été moralement contraint sur l’avenue des Martyrs lors de la cérémonie officielle d’obsèques, de prendre la parole pour jurer n’avoir pas tué son prédécesseur qui n’est autre que celui-là même qu’il a renversé huit ans plus tôt par un coup d’Etat, s’expliquer et tenter de récuser les graves accusations portées contre lui dans la mort de ce dernier. Une fois encore, il a essuyé les quolibets et cris d’indignation de la foule réunie juste en face de la tribune officielle où il se tenait, que les forces de l’ordre ont dû repousser vers le siège de la CEMAC juste en face des lieux.

Un autre fait qui permet de se rendre compte de l’impopularité de Bozizé et de combien il est aujourd’hui haï par ses compatriotes. Cela s’est produit juste à l’entrée du quartier Gobongo lorsque le cortège funèbre partait pour le lieu de l’inhumation du PK 26. Plusieurs femmes se sont littéralement couchées sur la chaussée, empêchant le convoi d’avancer. Elles ont carrément dénudé leurs poitrines pour montrer leurs seins au public tout en clamant que « Bozizé comme Patassé, ont tété les seins d’une femme. Si Bozizé a cru devoir faire ainsi du mal à Patassé, qu’il soit maudit à jamais ».  Contre Bozizé, il ne pourrait y avoir pire malédiction. Cela donne précisément une idée sur l’ampleur du fossé qu’il y a aujourd’hui entre ce prétendu président qui vient d’être soi-disant réélu dès le premier tour de scrutin  avec plus de 66 % des suffrages et le peuple aux destinées duquel il est censé présider.     

 

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 02:03

 

 

 

Abdoulaye-Miskine-Koumta-Madji.jpg

 

 

Front Démocratique du Peuple Centrafricain

(F D P C)

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

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Depuis ces derniers temps, plusieurs individus mal intentionnés croient devoir utiliser le nom et se servir du FDPC pour des besoins et des causes qui sont totalement étrangers à ce mouvement.

Le FDPC prend à témoin l’opinion nationale et internationale et tient à rappeler que suite au non-respect et à la mauvaise foi du général François Bozizé et son gouvernement des accords de Syrte, ceux-ci sont de fait devenus caducs.

Par voie de conséquence, le FDPC n’est concerné ni de près ni de loin par tous les arrangements et autres manipulations qui ont cours à Bangui autour des problématiques du DDR. Il n’a pas non plus chargé ni mandaté qui que ce soit pour prendre part ni parler en son nom, lieu et place.  

Le Général Abdoulaye Miskine est seul le commandant en chef du FDPC et tient à réaffirmer sa volonté de continuer la lutte jusqu’à la libération des Centrafricains de la servitude du Général François BOZIZE.

Fait le 21 mai 2011

Pour le F D P C

 

Le Général Abdoulaye MISKINE

 

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 01:53

 Bozizé Y

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 19 Mai 2011 06:45

Le jour même où le Premier Ministre faisait sa déclaration de politique générale devant les députés (mercredi 18 mai 2011), le collectif des centrales syndicales a fait parvenir au gouvernement un cahier de revendications. Histoire sans doute de ne pas être oublié.

Le collectif des centrales syndicales si dit profondément préoccupé par la situation socio-économique des populations centrafricaines, notamment les travailleurs. Il constate une hausse vertigineuse des prix des médicaments, des denrées alimentaires, du carburant, du ciment. Il déplore même la qualité du pain. Tout ceci alors que la vie du travailler n’évolue pas.

Au plan social, le collectif constate avec amertume que le gouvernement demeure passif en ce qui concerne les projets de logement, de santé. Des sociétés publiques telles que Sodeca, Enerca et Socatel font face à d’énormes difficultés. Les syndicats veulent dscuter toutes ces questions et décrivent déjà leurs revendications.

D’abord arrêter l’inflation dont les conséquences sont la perte du pouvoir d’achat. Augmenter le SMIG, salaire minimum garanti, augmenter les salaires en tenant compte du coût de la vie, payer la dette intérieure pour permettre aux entreprises centrafricaines de payer régulièrement les salaires et résorber le chômage, augmenter les allocations familiales.

Et bien sûr la question des arriérés de salaire est revenue. Les syndicats demandent qu’une solution rapide soit trouvée et que les arriérés de salaire datant des régimes de Kolingba et Patassé soient enfin payés.

Et pour finir, le collectif des syndicats se dit disposé au dialogue. Il faut trouver des solutions à toutes ces revendications.

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