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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 02:26

 

 

 

Miskine.jpg

 

 

Front Démocratique du Peuple Centrafricain

(F D P C)

MESSAGE DE CONDOLEANCES ET

COMMUNIQUE DE PRESSE SUR LA

DISPARITION DU PRESIDENT ANGE PATASSE

 

****************************************

 

Le 27 mars dernier, par ma voix, le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (F D P C) exprimait dans un communiqué de presse, sa ferme condamnation des agissements du Général Président François BOZIZE qui, malgré sa prétendue élection au premier tour de l’élection présidentielle, ne cesse de créer les pires ennuis aux leaders de l’opposition, alors que la Constitution garantit à tous les citoyens centrafricains toutes les libertés fondamentales.

Dans ce communiqué, j’avais aussi pris à témoin l’opinion nationale et internationale sur le manque de parole du Général BOZIZE en tant qu’Officier Général qui va jusqu’à interdire l’ancien Président Ange PATASSE de quitter le pays pour aller se soigner alors qu’il le savait bien malade. J’avais aussi rejeté sur lui tout ce qui pourrait arriver de mal au Président PATASSE. Il ne veut pas la paix dans ce pays mais que veut au juste le Général Président BOZIZE ? Je pose encore la question.

Il est responsable de tout ce qui se passe en République centrafricaine comme maintenant il est responsable de la mort de l’ancien Président Ange PATASSE qui lui a pourtant fait beaucoup de bien. Nous prendrons tous le même chemin, qu’il n’oublie pas.

Au nom du FDPC, je m’incline sur la mémoire du Président Ange PATASSE et lui rend un vibrant et filial hommage. J’adresse par la même occasion toutes mes condoléances les plus attristées à toute sa grande famille. Qu’il repose enfin en paix !

Le FDPC réaffirme sa volonté de continuer la lutte jusqu’à la libération des Centrafricains de la servitude du Général François BOZIZE.

Fait le 6 avril 2011

Pour le F D P C

 

Le Général Abdoulaye MISKINE

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 00:52

 

 

 

Shaolin victoire

 

 

L’ancien président Ange Félix Patassé est mort

Radio Ndéké Luka  Mardi, 05 Avril 2011 19:27

L’ancien président Ange-Félix Patassé est décédé ce mardi 5 avril 2011 dans un hôpital à Douala (Cameroun). L’annonce de sa disparition a été confirmée à Bangui par son porte-parole, Guy Simplice Kodégué, sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

Il a notamment déclaré : « Je confirme le décès de l’ancien président Ange Félix Patassé. Il est décédé à Douala ce jour. J’étais en communication avec lui aux environs de 16H et à 18H, son médecin personnel m’a appelé pour m’annoncer son décès. Il devait se rendre à Malabo mais a été admis en urgence à l’Hôpital de Douala ».

Ange Félix Patassé avait pu enfin quitter Bangui le  2 avril dernier, pour se rendre à Malabo en Guinée Equatoriale. A deux reprises, il avait été empêché de quitter le pays pour recevoir des soins à l’étranger. Une première fois, l’avion spécial que devait envoyer le président équato-guiéen pour son transfert n’a pas obtenu l’autorisation de survol du territoire centrafricain et d’atterrissage à Bangui.

La seconde  tentative date du mercredi 30 mars dernier. Ce jour-là, Monsieur Patassé avait été interdit de prendre le vol de Kenya Airways après s’être pourtant présenté à l’aéroport et obtenu les assurances qu’il pouvait voyager. Ces assurances lui avaient été données par  l’ancien président burundais Pierre Buyoya, médiateur dans la crise centrafricaine, lequel avançait un engagement obtenu du président François Bozizé lui-même. Or les autorités sécuritaires de l’aéroport disaient s’appuyer sur des instructions émanant de la « haute hiérarchie de l’Etat ».

Finalement, l’ex chef d’état centrafricain avait pu embarquer à destination de Douala à bord d’un vol régulier de Kenya Airways. De là il devait prendre un autre vol pour Malabo. Mais il sera finalement admis dans un hôpital à Douala au Cameroun.

Ange Félix Patassé est né à Paoua le 25 janvier 1937. Il s’était présenté aux élections présidentielles et législatives de janvier 2011 et était arrivé deuxième derrière le président François Bozizé et devant son ancien Premier Ministre Martin Ziguélé.

Sous la présidence de Jean-Bédel Bokassa, il a été plusieurs fois au gouvernement : ministre du développement entre janvier 1966 et avril 1968, ministre du Développement rural entre mai 1972 et avril 1973, ministre du Tourisme, de l'eau, des bois, de la chasse et de la pêche entre juin 1974 et octobre 1975. Il est nommé Premier ministre en 1976.

Devenu président de la République en octobre 1993, il est réélu en 1999. Ange Félix Patassé est renversé par le coup d’État de François Bozizé le 15 mars 2003.

 

 

 

BANGUI (AFP) - 05.04.2011 21:25 - L'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé (1993-2003) est décédé, à l'âge de 74 ans, à Douala mardi au Cameroun où il était arrivé quelques jours plus tôt après avoir cherché à quitter la Centrafrique à deux reprises pour des raisons de santé.

"Le président Patassé est mort. Il est mort aujourd'hui (mardi) dans un hôpital de Douala", a déclaré Guy-Simplice Kodégué, porte-parole de l'ancien président, arrivé deuxième de l'élection présidentielle de janvier derrière François Bozizé, l'homme qui l'avait renversé en 2003 et dont il refusait de reconnaître la réélection.

"Je ne connais pas toutes les circonstances", a-t-il dit ajoutant, elliptique: "il y a a eu beaucoup de choses, mais pour l'instant je ne peux que confirmer la nouvelle de la mort. Un communiqué sera publié à cet effet" prochainement.

L'entourage d'Ange-Félix Patassé a accusé les autorités de ne pas le laisser quitter le territoire pour un "contrôle médical" alors qu'il souffrait de problèmes de diabète qui lui avaient valu d'être interné quatre jours dans une clinique de Bangui, selon son porte-parole.

Il n'avait pu prendre ni un vol de Kenya Airways le 30 mars pour Malabo ni un autre le 22 mars affrété par le président Obiang Nguema, selon son porte-parole.

Samedi, il avait finalement quitté Bangui pour Malabo, via Douala. Ayant raté sa correspondance à Douala (sud Cameroun), il a été hospitalisé dans la capitale économique du Cameroun, selon son ancien Premier ministre et opposant Martin Ziguélé.

Il était interné à l'hôpital général de Douala, selon deux journalistes locaux contactés par l'AFP.

Son départ avait "été rendu possible après une rencontre vendredi au palais présidentiel entre le ministre d'Etat chargé des Affaires présidentielles, Michel Gbézéra Bria, et une délégation du président Patassé", avait expliqué M. Kodégué.

M. Ziguélé, dont M. Patassé a été le mentor avant de devenir son ennemi politique, a estimé que c'était "une grande perte". Les deux hommes s'étaient réconciliés il y a quelques semaines au sein de l'opposition à François Bozizé.

M. Ziguélé a immédiatement soulevé que l'ex-président avait été "empêché de sortir du pays à deux reprises. La première fois, il y a 15 jours. Je suis convaincu qu'on n'en serait pas là, si on l'avait autorisé à sortir" pour ses soins.

"Il a été très fatigué par ces atermoiements", a-t-il pointé.

Sollicité pour une réaction par l'AFP mardi, le porte-parole du gouvernement, Fidèle Ngouandjika, qui avait démenti que le gouvernement ait interdit au malade de quitter le pays en avançant des problèmes d'ordre administratif s'est abstenu de se prononcer.

Après la présidentielle de janvier remportée avec 64,37% des voix au premier tour par M. Bozizé lors d'une élection groupée avec des législatives, M. Patassé (21,41%) avait créé avec M. Ziguélé et un autre candidat malheureux le Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011).

Cette plate-forme de l'opposition avait appelé au boycott du deuxième tour des élections législatives du 27 mars et refuse de reconnaître les résultats des élections groupées, accusant le pouvoir de fraudes.

Tribun fantasque, l'ex-président Ange-Félix Patassé surnommé "le barbu national", était un personnage de la Centrafrique qu'il a dirigée pendant dix ans avant d'être renversé en 2003 après un énième complot puis de devenir un opposant mystique.

Elu en 1993, puis réélu en 1999, M. Patassé, taxé d'autoritaire voire de dictateur, a fait face à au moins trois complots avant d'être renversé en 2003 par l'actuel président François Bozizé

© 2011 AFP

 

 

NDLR : Si Bozizé a une conscience, il est difficile qu'il ne puisse pas être pris de remords et porter sur le coeur jusqu'à la fin de ses jours, la disparition de Patassé. Il y a plusieurs façon de tuer quelqu'un. Sans arme à feu on peut aussi  y parvenir. Lorsque Patassé avait été empêché de prendre son vol pour la seconde fois, Centrafrique-Presse avait clairement dénoncé cela et écrit que Bozizé devait se préparer à assumer la responsabilité du pire qui pourrait arriver au Président Patassé. Nous y sommes à présent. Bozizé a donc tué Patassé à petit feu. Cela doit être dit sans ambiguïté. La RCA n'a donc plus d'ancien président vivant, après la disparition de David Dacko, Abel Goumba, André Kolingba et aujourd'hui Ange-Félix Patassé. Tôt ou tard, le tour de Bozizé viendra aussi; c'est ainsi la loi de la nature.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 23:30

 

 

Binguimale2 0

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 05 Avril 2011 14:01

« L’Observatoire National des Elections en Centrafrique (ONE) demande à tous les organes chargés de la publication ou de la proclamation des résultats du second tour des législatives, d’éviter d’ajouter inutilement, une tension supplémentaire à la situation post électorale précaire que connaît la République Centrafricaine ».

C’est la  conclusion du rapport d’observation rendu public ce mardi 5 avril 2011, par l’ONE, un des principaux acteurs au processus électoral centrafricain. Ce rapport a été présenté à la presse à Bangui.

Fulgence Zeneth, coordonnateur de l’ONE, interrogé par Radio Ndeke Lukaexplique : « le fait d’aller au second tour sans les résultats du 1er, pose déjà problème dans le processus ». Pour lui, ce second tour a connu quelques « incidents » relevés avant, pendant et après le vote par son entité. Ces incidents seront gérés par les organes compétents « pour établir ou infirmer les allégations de fraudes ».

Le rapport a relevé d’autres défaillances dans le processus : « le non respect des horaires d’ouverture et de fermeture des bureaux, l’installation des bureaux de vote au domicile des autorités, la livraison tardive des matériels dans certains cas, la présence intimidante des forces de sécurité, une mauvaise interprétation du code électoral, des tentatives de vote multiples, la circulation parallèle des cartes d’électeurs, le vote des étrangers ainsi que les mineurs, et des cas d’intimidations et de menaces ».

Le rapport a noté toutefois quelques avancées dans le processus par rapport au premier tour notamment dans « l’affichage des listes électorales, dans les bureaux de vote, la maitrise des opérations de vote, la présence des représentants des candidats, l’utilisation des enveloppes sécurisées, la disponibilité des matériels, et la limitation du vote par dérogation ».

L’ONE formule quelques recommandations pour l’avenir. Il s’agit notamment de « l’informatisation des listes et cartes d’électeurs, la mise en place d’un pool d’experts pour la relecture du code électoral, l’engagement d’une réflexion pour changer de scrutin législatif, l’institution de cours d’éducation civique dans les programmes scolaires et le bouclement du cycle électoral par la tenue des élections municipales ».

Du côté de la CEI (Commission électorale indépendante), Rodrigue Mayté, président de la sous commission Bureaux de vote indique que « les dépouillements sont presque terminés et la commission entend transférer les compétences à la CEI centrale pour la publication des résultats de ces élections législatives ».

 

NDLR : Ce second tour des législatives était encore un non-événemen de plus après le premier qui ne l'avait pas déjà été davantage. Pouvait-il en être autrement de ces mêmes défaillances quand on savait que cela se passerait une fois de plus sous la houlette du même et nullissime vrai faux pasteur Binguimalé dont l'incompétence, la malhonnêteté et la partialité pour le seul Bozizé, son clan familial et le KNK, ne sont plus à démontrer.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 22:53

 

 

pétrole

 

 

BANGUI - AFP / 05 avril 2011 19h44 - Le site d'exploration pétrolière centrafricain de Boromata (nord-est) présente "le minimum" sécuritaire pour que les travaux se poursuivent, a estimé mardi à la radio le président François Bozizé lors de sa visite du site, située dans un zone en proie à des attaques rebelles.

"Il y avait des problèmes sécuritaires. Mais avec la montée en puissance des forces de défense et de sécurité centrafricaines, le minimum est en place pour permettre aux travaux d'avancer", a déclaré à la radio nationale le président Bozizé, qui a effectué une tournée de deux jours (samedi et dimanche) dans la zone de Birao (ville la plus importante du nord du pays), proche du site de Boromata.

"Selon l'expert chinois qui nous a accueilli sur place, le site est désormais fonctionnel à 70%. Les travaux vont peut-être prendre fin ce mois d'avril à cause de la saison des pluies. Mais ils vont reprendre aussitôt après. Présentement, c'est la phase de recherche et après ça va passer à la phase d'exploitation", a dit M. Bozizé.

Les travaux de recherche du pétrole centrafricain ont été lancés le 18 janvier pendant la campagne électorale, par le président François Bozizé en présence des responsables de la China national petroleum corporation (CNPC) et des officiels chinois.

Bangui et Pékin ont conclu un accord aux termes duquel, la CNPC est autorisée à effectuer la phase de recherche du pétrole centrafricain sur le site dont le permis détenu par l'américain Grynberg RSM Production Corporation octroyé par le régime de l'ancien président Ange-Félix Patassé a expiré.

Ce dossier a fait l'objet d'une bataille judiciaire entre le pétrolier américain RSM Production Corporation et le gouvernement centrafricain. Les autorités de Bangui avaient notamment intenté une action en justice en Centrafrique contre Jack Grynberg, patron de la société, qui a été condamné en son absence à cinq ans de prison ferme pour "menaces et diffamation" ainsi qu'à 152 millions d'euros de dommages et intérêts.

(©)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 21:12

 

 

Shaolin.jpg

 

 

BANGUI - AFP / 05 avril 2011 21h34 - L'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé (1993-2003) est mort mardi à Douala au Cameroun à l'âge de 74 ans, a annoncé son porte-parole, Guy-Simplice Kodégué.

"Le président Patassé est mort. Il est mort aujourd'hui (mardi) dans un hôpital de Douala", a déclaré le porte-parole de l'ancien président, arrivé deuxième de l'élection présidentielle de janvier derrière François Bozizé, l'homme qui l'avait renversé en 2003.

M. Patassé, comme les autres opposants, ne reconnaissait pas le résultat du scrutin.

L'ex-président Ange-Félix Patassé qui n'avait pu quitter à deux reprises le territoire avait fini par quitter Bangui pour se rendre à Malabo par un vol via Douala pour un contrôle médical, selon M. Kodégué.

"Je ne connais pas toutes les circonstances", a-t-il dit ajoutant, sans plus de précisions, "il y a eu beaucoup de choses, mais pour l'instant je ne peux que confirmer la nouvelle de la mort. Un communiqué sera publié à cet effet" prochainement.

Selon deux journalistes de Douala, contactés par l'AFP, il est décédé à l'hôpital général de Douala (capitale économique du Cameroun, sud).

M. Patassé, souffrant de diabète, avait été admis dans une clinique de Bangui au début du mois de mars où il est resté quatre jours.

Il n'avait pas pu prendre un vol de Kenya Airways mercredi pour Malabo et il n'avait pas pu également prendre le 22 mars l'avion affrété par le président Obiang Nguema, selon son porte-parole. Son entourage avait accusé le gouvernement de lui interdire de quitter le territoire.

Le porte-parole du gouvernement, Fidèle Ngouandjika avait démenti jeudi avoir interdit à M. Patassé de quitter Bangui, avançant des problèmes administratifs.

Son départ avait finalement "été rendu possible après une rencontre vendredi au palais présidentiel entre le ministre d'Etat chargé des Affaires présidentielles, Michel Gbézéra Bria, et une délégation du président Patassé", avait expliqué M. Kodégué.

Après la présidentielle de janvier remportée avec 64,37% des voix au premier tour par M. Bozizé lors d'une élection groupée avec des législatives, M. Patassé (21,41%) avait créé avec deux autres opposants malheureux le Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011).

Cette plate-forme de l'opposition avait appelé au boycott du deuxième tour des élections législatives du 27 mars et refuse de reconnaître les résultats des élections groupées, accusant le pouvoir de fraudes.

(©)

 

Centrafrique: Ange-Félix Patassé tire sa révérence

 

Mardi, 05 Avril 2011 19:42 Morin Yamongbè

Après un long exil au Togo où il a dû souvent lutter contre la maladie, c’est finalement à l’hôpital de Douala au Cameroun qu’Ange-Félix Patassé est décédé dans l’après-midi de ce mardi 5 avril 2011.

 L’homme avait 74 ans et a présidé aux destinées de la République centrafricaine, de 1993 à 2003, avant d’être renversé par un coup d’Etat du général François Bozizé toujours au pouvoir. Si le disparu est rentré au bercail dans le sillage du dialogue politique de décembre 2008, il n’a pas pu récupérer le fauteuil présidentiel qu’a conservé Bozizé suite au scrutin du 23 janvier dernier. Bien qu’il soit resté longtemps hors du pays, Ange-Félix Patassé a tout de même occupé la deuxième place, derrière Bozizé qui a assuré sa réélection dès le premier tour de cette présidentielle. Bien évidemment, avec d’autres candidats et opposants, Feu Félix Patassé n’a pas manqué de dénoncer des fraudes massives, avec à la clé, la non reconnaissance de la victoire de François Bozizé. 

 

Shaolin-victoire.jpg

Centrafrique : mort de l'ancien président Patassé

Par Europe1.fr avec AFP

le 5 avril 2011 à 21h07 Mis à jour le 5 avril 2011 à 21h28

L'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé est mort mardi dans un hôpital de Douala, au Cameroun, a annoncé à l'agence France-Presse son porte-parole, Guy-Simplice Kodégué. "Je ne connais pas toutes les circonstances", a-t-il exposé, précisant que l'ancien chef d'Etat devait initialement subir un contrôle médical. "Il y a a eu beaucoup de choses, mais pour l'instant je ne peux que confirmer la nouvelle de la mort. Un communiqué sera publié à cet effet" prochainement, a en outre développé le porte-parole.

Ange-Félix Patassé avait 74 ans. Il avait exercé ses fonctions de chef d'État de 1993 à 2003. François Bozizé l'avait renversé par un coup d'Etat le 15 mars 2003. En janvier dernier, Ange-Félix Patassé était arrivé deuxième de l'élection présidentielle, derrière François Bozizé. Comme les autres opposants, il n'avait pas reconnu les résultats du scrutin.

En 2006, Ange-Félix Patassé avait été accusé d'avoir détourné 70 milliards de francs CFA. Il avait été condamné par contumace à 20 ans de travaux forcés.

 

L'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé est mort

05/04/2011 à 22h:51 Par Jeune Afrique

L’ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé est mort mardi à l’hôpital de Douala (Cameroun) à l’âge de 74 ans, a annoncé son porte-parole.

Ange-Félix Patassé est décédé mardi à l’hôpital à Douala a annoncé son porte-parole, Guy-Simplice Kodégué.

Il a été président de la Centrafrique entre 1993 et 2003, année au cours de laquelle il a été renversé lors d’un coup d’État mené par l’actuel président, François Bozizé.

Ange-Felix Patassé avait été hospitalisé début mars à Bangui pour une « fièvre typhoïde » associée à des problèmes de diabète.

Il avait depuis exprimé le souhait de quitter la Centrafrique pour pouvoir passer des examens médicaux. À deux reprises courant mars, l’autorisation lui avait été refusée au dernier moment.

Ange-Félix Patassé avait finalement réussi à embarquer pour un vol à destination de Malabo, via Douala au Cameroun, où il est décédé, selon son porte-parole.

Après la présidentielle de janvier remportée avec 64,37% des voix au premier tour par M. Bozizé lors d'une élection groupée avec des législatives, M. Patassé (21,41%) avait créé avec deux autres opposants malheureux le Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011). Cette plate-forme de l'opposition avait appelé au boycott du deuxième tour des élections législatives du 27 mars et refuse de reconnaître les résultats des élections groupées, accusant le pouvoir de fraudes. (avec AFP)

 

Centrafrique : Décès de l'ex-président Ange-Félix Patassé

RFI  5 Avril 2011

L'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé, 74 ans, est décédé à l'hôpital de Douala, au Cameroun, ce mardi après-midi 5 avril 2011, a appris RFI dans la soirée de sources proches de l'ex-président.

Chef d'Etat de 1993 au 15 mars 2003, date du coup d'Etat du général Bozizé, Ange-Félix Patassé était alors parti en exil au Togo. L'ancien président était revenu au pays à la faveur du dialogue politique de décembre 2008. Il était arrivé en deuxième position à la présidentielle du 23 janvier 2011.

Dénonçant des fraudes massives, il n'avait pas reconnu la victoire du président Bozizé dès le 1er tour. Avec deux autres opposants, Ange-Félix Patassé avait créé le Front pour l'annulation des résultats du scrutin présidentiel et la reprise des élections (Fare-2011).

Malade, son départ de Bangui avait été empêché par le pouvoir à trois reprises. Il avait finalement pu prendre un avion la semaine dernière

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 18:31

 

 

 

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L'ancien Président Ange-Félix PATASSE que François Bozizé a empêché à plusieurs reprises d'aller se faire soigner à l'étranger vient de décéder à Douala au Cameroun où il s'était finalement retrouvé le week-end dernier en partance pour Malabo. La nouvelle de son décès a été annoncée depuis Douala par sa famille. Il avait 74 ans. 

 

 Ange-Félix PATASSE qui, aux côtés des autres candidats de l'opposition qui ont été abusés par Bozizé lors de la mascarade électorale du 23 janvier dernier, avait pris une part très active dans le combat engagé par le Front pour l'Annulation et la Reprise des Elections (FARE), est tombé en chemin mais il faut espérer que ses compagnons dans la lutte pour cette cause juste ne manqueront sans doute pas de la poursuivre. 

 

La rédaction de Centrafrique-Presse qui présente ses condoléances les plus attristées à toute sa nombreuse sa famille et ses proches, reviendra plus longuement dans ses prochaines parutions sur la portée de cette disparition qui est lourde de signification et ne manquera pas de peser sur l'évolution  à court terme de la situation politique de la République centrafricaine dans la crise postélectorale occasionnée par le hold-up électoral du président Bozizé et son pati le KNK.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 14:49

 

 

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 (06-10 Avril 2011)

 BANGUI, République Centrafricaine, 5 avril 2011/African Press Organization (APO)/ — Son Excellence Monsieur Jan Grauls, Ambassadeur, Représentant Permanent de la Belgique auprès des Nations Unies à New York et Président de la Configuration RCA de la Commission de Consolidation de la Paix, entreprendra une nouvelle mission en Centrafrique du 06 au 10 avril, pour discuter avec les autorités et autres partenaires nationaux et internationaux et évaluer conjointement les progrès accomplis dans le processus de la consolidation de la paix dans le pays.

 L’Ambassadeur Grauls souhaite ainsi procéder à la deuxième revue du cadre stratégique pour la consolidation de la paix en RCA, développé conjointement par la commission, le Gouvernement et la société civile, échanger des vues avec la partie nationale sur le processus en cours, pour l’élaboration du DSRP 2 et discuter des préparatifs de la Table Ronde prévue cette année.

 Il s’agira également de continuer les discussions avec le Gouvernement centrafricain et les partenaires sur les questions relevant du processus de consolidation de la paix, telles que définies dans le cadre stratégique, avec une attention particulière aux priorités dans le contexte postélectoral, telles : le DDR, la RSS, et le programme des pôles de développement. Le partage avec les interlocuteurs nationaux et internationaux à Bangui des initiatives de la Commission de Consolidation de la Paix (CCP), en appui à certains éléments du processus de consolidation de la paix sera aussi à l’ordre du jour.

 M. Grauls, accompagné d’un conseiller du Bureau d’Appui à la Consolidation de la Paix, écoutera tous les acteurs, pour obtenir une meilleure compréhension des défis liés à la mise en œuvre des recommandations du Dialogue Politique pour identifier, le cas échéant, la manière dont pourrait se rendre utile la CCP afin de résoudre les problèmes qui se posent. Enfin il s’attachera à identifier des domaines spécifiques, avec des idées concrètes, dans lesquels la CCP pourrait mieux accentuer son rôle de mobilisateur de ressources.

Monsieur Grauls se rendra aussi à Bantangafo, dans l’Ouham, au Nord du pays, afin de se rendre compte de l’état d’avancement d’un projet de protection des enfants.

 

SOURCE : Information Publique du BINUCA

 

 

NDLR : Les Nations Unies se sont totalement discréditées en Centrafrique en soutenant, en cautionnant et en se faisant complices du gigantesque bourrage des urnes pérpétré sur toute l'étendue du Centrafrique le 23 janvier dernier  par le dictateur sanguinaire François Bozizé et son KNK. Mme Zewde qui représentait Ban Ki Moon, a honteusement, pour des raisons de déroulement de sa carrière personnelle, soutenu une parodie d'élections. L'ONU ne finira jamais de payer le honteux message de félicitation de Ban Ki moon adressé à Bozizé, un vulgaire voleur des suffrages des Centrafricains.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 14:33

 

 

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ADDIS ABEBA - AFP / 05 avril 2011 14h23 - L'Ethiopie ne peut plus se contenter de se défendre "passivement face aux agressions" de l'Erythrée et va désormais aider le peuple érythréen à se débarrasser du "régime dictatorial" en place à Asmara, a prévenu mardi le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi.

L'Erythrée continue ses tentatives pour "déstabiliser" l'Ethiopie, en soutenant notamment les insurgés islamistes shebab en Somalie, et les groupes rebelles éthiopiens de l'OLF (Front de libération oromo) et ONLF (Front national de libération de l'Ogaden), a accusé M. Zenawi, lors d'un discours devant le parlement.

"Jusqu'à présent, notre stratégie a été de défendre notre souveraineté en accélérant notre développement", a-t-il affirmé.

"Nous estimons aujourd'hui que nous ne pouvons plus nous contenter de cette défense passive", qui n'est pas "l'unique alternative", a prévenu le Premier ministre.

"Nous devons aider le peuple érythréen à renverser le régime dictatorial" d'Issaias Afeworki, a-t-il lancé, précisant: "nous n'avons pas l'intention d'envahir ce pays, mais nous devons y étendre notre influence".

"Et si le gouvernement érythréen essaie de nous attaquer, nous riposterons proportionnellement", a mis en garde M. Zenawi.

Une guerre frontalière a opposé l'Erythrée et l'Ethiopie de 1998 à 2000: 80.000 personnes sont mortes dans ce conflit sanglant, avec tranchées, vastes offensives d'engins blindés et vagues d'assauts de fantassins.

Malgré un accord de paix signé en 2000 à Alger, la tension reste grande entre les deux voisins de la Corne de l'Afrique.

Le Premier ministre Meles Zenawi accuse régulièrement le régime d'Issaias Afeworki (au pouvoir depuis l'indépendance érythréenne en 1993) de soutenir des membres de l'opposition et des groupes rebelles éthiopiens.

Les autorités ont à plusieurs reprises affirmé que l'Erythrée était impliquée dans des attentats commis à Addis Abeba ces dernières années.

Asmara porte régulièrement des accusations similaires, dénonçant le soutien présumé d'Addis Abeba à des groupes rebelles érythréens.

"L'Erythrée entraîne et déploie des shebab et des forces de destruction locales (rebelles éthiopiens, ndlr) pour terroriser notre pays. Mais c'est l'Egypte qui est directement derrière et soutient ces éléments destructeurs", a par ailleurs accusé M. Zenawi.

L'Egypte et l'Ethiopie se disputent sur le partage des eaux du Nil, après la signature en mai par plusieurs pays en amont du fleuve, à l'initiative d'Addis Abeba, d'un accord redéfinissant l'utilisation de ses eaux.

Boycotté par l'Egypte et le Soudan, cet accord remet en cause un traité remontant à 1929, entre le Caire et la Grande-Bretagne, puissance coloniale de l'époque, et qui accordait près de 87% du débit du fleuve à l'Egypte et au Soudan.

"L'une des stratégies de l'Egypte est de nous menacer en utilisant sa puissance militaire", a affirmé le Premier ministre éthiopien.

"Mais nous ne craignons pas cette puissance. Cela peut créer un certain danger, un danger limité. (...) Mais cela ne signifie pas qu'il nous est impossible de nous défendre", a-t-il mis en garde, ajoutant: "les Egyptiens doivent comprendre que nous ne leur voulons aucun mal".

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NDLR : Voilà qui a le mérite de la clarté. Du moment que les rébellions et les moyens anti-constitutionnels d'accession au pouvoir sont désormais admis et soutenus par l'UA, l'ONU et la communauté internationale, il n'y a plus lieu d'avoir des scrupules pour annoncer d'avance les coups de force et la déstabilisation des pays voisins qui vous cherchent des noises.  

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 14:26

 

 

 

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Pourquoi les Nations unies sont incapables d’agir seules en Côte d’Ivoire

05 Avril 2011 Par Ludovic Lamant Mediapart

L'offensive des forces des Nations unies et de la France contre les derniers bastions du camp de Laurent Gbagbo, lancée lundi 4 avril en fin d'après-midi à Abidjan, se poursuivait mardi. Selon l'ambassadeur de Côte d'Ivoire en France, Ally Coulibaly, le président sortant serait en train de négocier son départ, scénario démenti par le camp Gbagbo.

  1 - Une intervention française dans quel cadre?

Quatre hélicoptères français ont tiré lundi sur le camp d'Agban, l'un des principaux camps militaires d'Abidjan, dans le Nord, alors que le camp d'Akouédo, lui, était la cible de tirs d'hélicoptères des Nations unies. D'autres hélicoptères, non identifiés, ont tiré sur le palais présidentiel, au Plateau, et sur la résidence privée de Laurent Gbagbo, à Cocody.

Cette intervention découle de la résolution 1975 des Nations unies, adoptée le 30 mars, qui prévoit d'utiliser «tous les moyens nécessaires pour s'acquitter de la tâche qui lui incombe de protéger les civils menacés d'actes de violence physique imminente (...) y compris pour  empêcher l'utilisation d'armes lourdes contre la population civile». Ce texte avait été adopté à l'unanimité par les 15 membres du Conseil de sécurité. Les frappes ont donc officiellement pour but, non pas de renverser Laurent Gbagbo, mais de protéger les civils.

Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu, a exhorté Nicolas Sarkozy, le 3 avril, à «bien vouloir autoriser, de façon “urgente”, la force Licorne, qui est mandatée par le Conseil de sécurité pour appuyer l'Onuci, à exécuter ces opérations conjointement avec l'Onuci». Le président français a donné son feu vert dans la foulée. Pour la France, c'est un troisième front qui s'ouvre, après l'Afghanistan et la Libye. Paris intervient en Libye dans le cadre de la résolution 1973 des Nations unies, adoptée le 17 mars, qui prévoit de «prendre toutes les mesures nécessaires (...) pour protéger les populations et les zones civiles menacées d'attaque».

L'intervention des Nations unies se produit alors que l'Onuci fait l'objet de violentes critiques pour sa «passivité» face à la crise ivoirienne déclenchée en novembre 2010. Le bilan de la mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), déployée en 2004, aujourd'hui forte de 10.000 hommes (dont 7.568 soldats), est désastreux. Depuis 2005, elle a assisté, impuissante, aux reports successifs de la date de l'élection présidentielle, semestre après semestre, et a permis à Laurent Gbagbo de bénéficier d'un mandat supplémentaire tout entier au pouvoir («un mandat cadeau», comme l'on dit à Abidjan). Le scrutin s'est finalement tenu fin 2010, avec les résultats que l'on connaît.

Alors que la crise post-électorale a plongé la Côte d'Ivoire, une nouvelle fois, dans le chaos, les Nations unies n'ont pas su se faire entendre davantage. La découverte d'un massacre dans l'ouest du pays a encore aiguisé les critiques. Au moins 700 casques bleus sont censés être déployés dans le secteur de Duékoué, où 330 personnes au moins ont été tuées, entre lundi 28 et mercredi 30 mars, selon l'Onu. Le camp d'Alassane Ouattara, accusé d'être responsable d'une grande partie des assassinats, n'a pas manqué, pour sa défense, de reprocher aux Nations unies d'avoir «abandonné» la zone.

En fait, si Ban Ki-moon demande aux Français de l'opération Licorne d'intervenir, c'est aussi parce qu'il sait que l'Onuci sur place n'a pas les moyens, seule, de rivaliser face aux blindés de Laurent Gbagbo... En janvier, les Nations unies avaient exigé le déploiement de 2000 casques bleus supplémentaires dans le pays. Les premiers, originaires du Togo et du Malawi, étaient attendus à la mi-avril. Les hélicoptères de combat des Ukrainiens sont restés pendant des mois à l'arrêt.

3 - Un revirement de la position française, lourd de conséquences

L'offensive marque un tournant dans la position française. L'ancienne puissance coloniale a d'abord essayé de garder ses distances face au conflit ivoirien. En octobre 2010, quelques semaines avant le scrutin, Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée, s'était rendu à Abidjan, où il avait rencontré les trois principaux candidats à la présidentielle. A l'époque, il avait assuré que «la France n'(avait) pas de candidat». Fin 2010, c'est la diplomatie africaine, et notamment l'Union africaine, qui semblait à la manœuvre, pour tenter d'arracher une sortie de crise. Nicolas Sarkozy s'était depuis contenté, comme beaucoup d'autres chefs d'Etat, d'exhorter Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir.

Mais l'attaque libyenne contre le régime de Kadhafi, la découverte d'un massacre dans l'ouest du pays, et la crainte d'un bain de sang imminent à Abidjan, ont, depuis quelques jours, fait voler en éclats les précautions de Paris. Le 3 avril, sur RTL, le ministre de la défense Gérard Longuet prévenait: «Nous n'avons pas vocation à être le gendarme de tous les pays en difficulté, sauf si une résolution des Nations unies, que nous acceptons, nous le demande.» Les soldats de la Licorne ont pris le contrôle de l'aéroport d'Abidjan dimanche. Depuis la fin de semaine dernière, les effectifs de la Licorne ont été relevés de 450 personnes à 1500 hommes.

Cette stratégie est risquée. Alassane Ouattara a certes été élu, mais il aura eu besoin des armes, et des armes des militaires français en particulier, pour s'emparer du pouvoir. C'est un sérieux motif d'inquiétude pour l'après-Gbagbo. Car le camp du président sortant n'est jamais aussi fort que lorsqu'il s'en prend à l'ancienne puissance coloniale, accusée d'être la responsable de tous les maux du pays.

Sa rhétorique est d'une redoutable efficacité: Paris agirait en fait depuis le départ, assure le président Gbagbo, pour imposer Ouattara, et ces frappes françaises en apportent l'éclatante confirmation. De quoi affaiblir encore un peu plus Ouattara, avant qu'il n'entre en fonctions. Sur le terrain, la situation des 13.000 expatriés français reste extrêmement délicate. Deux d'entre eux ont été enlevés lundi à Abidjan.

 

L’Afrique du Sud réservée sur les attaques françaises et de l’ONU à Abidjan

PRETORIA - AFP / 05 avril 2011 13h33 - L'Afrique du Sud a exprimé mardi ses réserves face aux attaques par l'ONU et la France des derniers bastions du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo à Abidjan, et insisté sur la nécessité de trouver "une solution pacifique" au conflit.

"Je ne me rappelle pas avoir donné un mandat à quiconque pour un bombardement aérien sur la Côte d'Ivoire", a déclaré la ministre des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane, dont le pays siège actuellement au Conseil de sécurité de l'ONU, lors d'un point de presse à Pretoria.

"Nous ne soutenons pas nécessairement ce que nous n'avons pas voté", a-t-elle ajouté.

Les forces d'Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale, ont lancé la semaine dernière une offensive éclair qui leur a permis de prendre le contrôle d'une grande partie du pays, mais se sont heurtées à la résistance des pro-Gbagbo à Abidjan.

La mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) et la force française Licorne ont annoncé avoir tiré lundi depuis des hélicoptères sur des armes lourdes entreposées dans les camps militaires d'Agban et d'Akouédo, au palais et à la résidence présidentielle.

L'ONU et la France ont expliqué avoir agi en vertu de la résolution 1975 du Conseil de sécurité pour "neutraliser les armes lourdes utilisées contre les populations civiles".

Dans cette résolution votée à l'unanimité le 30 mars, le Conseil de sécurité apporte son "entier soutien" aux forces de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) pour utiliser "toutes les mesures nécessaires" pour assurer leur mandat qui est de protéger les civils et d'empêcher l'utilisation d'armes lourdes contre les population civiles.

"L'Afrique du Sud est très inquiète de la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire en Côte d'Ivoire", a souligné la ministre, en appelant la Communauté économique des Etats d'Afrique du l'Ouest (Cédéao), l'Union africaine (UA) et l'ONU à "persévérer dans leur quête d'une solution pacifique".

L'Afrique du Sud avait accueilli la semaine dernière le chef d'Etat-major de l'armée ivoirienne, Philippe Mangou, qui s'était réfugié à la résidence officielle de l'ambassadeur sud-africain à Abidjan. La ministre a précisé que l'adjoint au chef de la police avait également trouvé refuge dans cette résidence.

Les deux hommes ont quitté les lieux dimanche. "Un matin, ils se sont levés, et ils ont dit qu'ils voulaient partir. Nous n'avions pas le droit de les en empêcher", a dit Mme Nkoana-Mashabane.

Elle a par ailleurs démenti des rumeurs selon lesquelles Laurent Gbagbo pourrait s'exiler en Afrique du Sud. "Nous n'avons jamais invité un citoyen d'un quelconque pays à s'exiler chez nous. Laurent Gbagbo n'a pas dit qu'il voulait l'asile politique en Afrique du Sud", a-t-elle déclaré.

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Abidjan: "nous avons demandé un cessez-le-feu à l'Onuci"

ABIDJAN - AFP / 05 avril 2011 13h59 - Le chef d'état-major de l'armée loyale au président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, le général Philippe Mangou, a déclaré à l'AFP que ses troupes avaient "arrêté les combats" mardi contre les forces d'Alassane Ouattara et "demandé un cessez-le-feu" à l'Onuci.

"Suite au bombardement par les forces françaises de certaines de nos positions et de certains points stratégiques de la ville d'Abidjan, nous avons nous-mêmes arrêté les combats et nous avons demandé au général commandant (la force onusienne) Onuci un cessez-le-feu", a indiqué le général Mangou, au lendemain de frappes de l'ONU et de la France.

Ce cessez-le-feu doit permettre de "protéger les populations, les militaires, partant la Garde républicaine commise à la sécurité du président de la République, le président de la République lui-même et sa famille, et les membres du gouvernement (de son Premier ministre Gilbert Aké N'gbo)", a-t-il poursuivi.

"Nous demandons à l'Onuci de faire en sorte qu'il n'y ait pas de pillages et de chasse aux sorcières", a-t-il conclu.

Les forces d'Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale, ont engagé "l'assaut final" lundi soir contre le régime Gbagbo, aidées par des frappes de l'ONU et de la France contre ses derniers bastions.

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Le président de l'UA dénonce les interventions en Côte d'Ivoire et Libye

GENEVE - AFP / 05 avril 2011 13h32 - Le président en exercice de l'Union africaine (UA), le chef d'Etat équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, a condamné mardi à Genève les interventions étrangères en Côte d'Ivoire et en Libye.

"Actuellement, on enregistre d'importantes pertes humaines en Côte d'Ivoire", a déclaré M. Obiang Nguema, lors d'une conférence internationale sur le continent africain.

Il a expliqué que l'Union africaine (UA) exerçait des "pressions" pour que Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale, soit reconnu comme président de la Côte d'Ivoire, mais cela ne doit pas "impliquer une guerre, une intervention d'une armée étrangère", a-t-il ajouté.

Les combattants d'Alassane Ouattara affrontaient mardi matin à Abidjan les fidèles du chef d'Etat sortant Laurent Gbagbo dont les dernières places fortes ont été bombardées par l'ONU et la France.

Teodoro Obiang Nguema a également rejeté l'intervention militaire étrangère en Libye, où le régime autoritaire du colonel Kadhafi est la cible depuis le 15 février d'une révolte populaire qui s'est transformée en guerre civile entre insurgés et forces loyales au dirigeant.

"Je crois que les problèmes en Libye doivent être résolus de façon interne et non pas au travers d'une intervention qui peut être apparentée à une intervention humanitaire. Nous l'avons vécu en Irak", a-t-il estimé.

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 21:18

 

 

 

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Les forces de l'ONU et de la France ont frappé lundi soir à Abidjan les derniers bastions du président sortant Laurent Gbagbo, dont son palais et sa résidence. Les combattants d'Alassane Ouattara ont lancé un peu plus tôt une offensive pour le contrôle de la ville. Les premières évacuations d'étrangers ont par ailleurs débuté.

Plus de quatre mois après le début d'une crise post-électorale qui a dégénéré en quasi-guerre civile, les Nations unies et l'ex-puissance coloniale française ont ciblé quatre sites qu'avaient échoué à prendre ces derniers jours les forces d'Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale.

Quatre hélicoptères de Licorne (des forces françaises) ont tiré sur le camp de gendarmerie d'Agban, a constaté un journaliste de l'AFP. Des témoins ont aussi rapporté des tirs sur le camp d'Akouédo (nord-est) par des hélicoptères de l'ONU.

Pour protéger les civils

La présidence française a confirmé que les troupes de l'Onuci ont engagé lundi des actions auxquelles participent les forces françaises, en application de la résolution 1975 du Conseil de sécurité de l'ONU, pour "neutraliser les armes lourdes utilisées contre les populations civiles".

Toussaint Alain, conseiller de M. Gbagbo en Europe, a condamné à Paris des "actes illégaux", "des actes de guerre". "La finalité de cette action, c'est l'assassinat du président Gbagbo", a-t-il déclaré à l'AFP.

Ces frappes sont intervenues le jour où les forces pro-Ouattara ont dit être passées à l'offensive dans Abidjan. "C'est l'offensive qui est lancée", a déclaré le porte-parole de Guillaume Soro, premier ministre de M. Ouattara.

Après avoir conquis en quatre jours la semaine dernière le reste du pays, les forces pro-Ouattara avaient investi Abidjan mais échoué à prendre leurs deux objectifs majeurs: le palais présidentiel dans le quartier du Plateau (centre) et la résidence officielle du président sortant Laurent Gbagbo (Cocody, nord).

Les premières évacuations d'étrangers fuyant le chaos ivoirien ont démarré dimanche à Abidjan. 167 étrangers sont partis dimanche pour Lomé ou Dakar, et 250 lundi.

(ats / 04 avril 2011 22:22)

 

Côte d'Ivoire: l'ONU et les soldats français ne visent pas Gbagbo

NEW YORK (Nations unies) - AFP / 04 avril 2011 22h17- Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a assuré lundi que les frappes lancées en Côte d'Ivoire par les troupes françaises et celles de l'ONU visaient à protéger les civils et non à s'attaquer au président sortant Laurent Gbagbo.

M. Ban annonce dans un communiqué avoir donné pour ordre à la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci), de lancer "une opération militaire destinée à empêcher l'usage d'armes lourdes qui menacent la population civile d'Abidjan", la capitale économique ivoirienne, théâtre d'intenses combats.

"Laissez-moi souligner que l'Onuci n'est pas partie prenante dans ce conflit", a encore expliqué le chef de l'ONU. "Conformément au mandat délivré par le Conseil de sécurité, (l'Onuci) a entrepris cette action pour se protéger elle-même et les civils".

Ces actions ont été engagées après que le président Nicolas Sarkozy a autorisé les soldats français de la force Licorne présents sur le sol ivoirien, à "exécuter ces opérations conjointement avec l'Onuci", comme l'a expliqué le président français à M. Ban dans une lettre.

Ce dernier lui a en avait fait la demande "de façon urgente".

M. Sarkozy dit s'appuyer sur la résolution 1975 du Conseil de sécurité qui autorise la France à aider l'Onuci à protéger les civils.

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Le FN opposé à une "intervention militaire aux côtés des rebelles"

PARIS, 4 avr 2011 (AFP) - Le Front National "s'interroge" lundi dans un communiqué "sur la nature des relations" que le président Sarkozy entretient avec le président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara, et dit "non, à une intervention militaire aux côtés des rebelles".

Le Front national "demande au Président de la République de s'expliquer sur le soutien sans réserve qu'il apporte à M. Ouattara dans ce conflit, y compris contre les intérêts de la France, et s'interroge sur la nature des relations qu'il entretient avec celui-ci".

Il "enjoint l'ONU à prendre ses responsabilités et à privilégier la voie diplomatique dans la crise ivoirienne, seule à même de sortir ce pays du chaos".

Il "soutient sans réserve les décisions visant à protéger la communauté des Français vivant en Côte d'Ivoire" mais dit "non, à une intervention militaire aux côtés des rebelles".
Le président d'honneur du Front National, Jean-Marie Le Pen, avait affirmé vendredi que la "victoire de Ouattara sera le basculement de l'ensemble de la Côte d'Ivoire sous influence musulmane", dans son "Journal de bord" diffusé sur le site du parti d'extrême droite.

 

Frappes à Abidjan: "des actes illégaux", une "tentative d'assassinat"

PARIS - AFP / 04 avril 2011 21h01 - Les frappes menées lundi par l'Onuci et la force française Licorne contre des camps militaires, le palais présidentiel et la résidence de Laurent Gbagbo à Abidjan sont "des actes illégaux" et une "tentative d'assassinat", a dénoncé un conseiller du président sortant à Paris.

"Je condamne ces actes illégaux. Ce sont des actes de guerre. La finalité de cette action, c'est l'assassinat du président Gbagbo", a déclaré à l'AFP Toussaint Alain, conseiller du président ivoirien sortant en Europe, basé à Paris.

"La coalition internationale menée par la France et les Etats-Unis, sous l'égide de l'ONU, plonge le pays dans le chaos", a-t-il poursuivi, accusant l'ancienne puissance coloniale française d'avoir "équipé, renseigné et armé la rébellion d'Alassane Ouattara", président reconnu par la communauté internationale.

"Ils ont lancé cette attaque parce qu'ils ont compris que la rébellion seule n'était pas capable de vaincre l'armée de Côte d'Ivoire", a-t-il ajouté.

"Le sang va encore couler", a déploré M. Alain. "Les camps militaires d'Agban et d'Akouédo qui ont été touchés abritent aussi des familles des soldats. A l'heure où nous parlons, on peut dire que la coalition, la France, a fait couler le sang."

Des hélicoptères de la Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) et de la force française Licorne, qui agit sous bannière onusienne, ont tiré à Abidjan sur le palais et la résidence de Laurent Gbagbo, ainsi que sur deux camps de son armée, a annoncé l'Onuci.

Ces frappes interviennent alors que les forces pro-Ouattara, qui ont repris lors qu'une offensive éclair la semaine en dernière le contrôle du pays et peinaient depuis à s'emparer des derniers bastions de Laurent Gbagbo à Abidjan, ont donné dans la journée le coup d'envoi d'un nouvel assaut.

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Malgré ses réticences, la France aspirée par le conflit intérieur ivoirien

PARIS - lundi 4 avril 2011 (AFP) - Renforçant considérablement son dispositif militaire en Côte d`Ivoire, la France est contrainte à une implication majeure dans le conflit inter-ivoirien, avec l`assentiment du camp Ouattara mais sous les critiques du camp Gbagbo qui l`accuse d`être une force d`occupation.

"Les forces françaises n`agissent qu`en soutien de la Mission de l`ONU en Côte d`Ivoire", répètent à l`envi à Paris les autorités françaises.

En quelques jours, le déploiement militaire français a toutefois presque doublé: de 900 hommes, il est passé en début de semaine à environ 1.650 hommes.


La force française Licorne a pris dimanche le contrôle de l`aéroport d`Abidjan, suppléant la Mission de l`ONU en Côte d`Ivoire (Onuci) que Paris appelle depuis plusieurs semaines à jouer un rôle plus efficace. Cette dernière est composée de quelque 10.000 membres, policiers et militaires.


Des Casques bleus de l`Onuci avaient pris dès jeudi la direction de cette plateforme stratégique, alors que les combats redoublaient entre les combattants d`Alassane Ouattara, reconnu internationalement comme le nouveau président de Côte d`Ivoire, et ceux de Laurent Gbagbo, chef d`Etat sortant refusant de quitter ses fonctions.


Interrogé lundi par l`AFP pour savoir si les accords de défense franco-ivoiriens permettaient une plus grande implication encore de la France, le ministère français des Affaires étrangères a rétorqué que "les forces françaises en Côte d`Ivoire n`intervenaient pas sur la base d`un accord bilatéral".


"Les forces françaises en Côte d`Ivoire ont une mission de soutien à l`Onuci, conformément à plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et encore récemment réaffirmée dans la résolution 1975 adoptée le 30 mars", a martelé le porte-parole du ministère, Bernard Valero.


Confronté à une résistance inattendue des troupes fidèles à Laurent Gbagbo, le camp d`Alassane Ouattara a réclamé ce week-end une "forte implication de la France" et de l`ONU. "Il y a des accords de défense entre la Côte d`Ivoire et la France, nous pouvons invoquer ces accords. Alassane Ouattara pourrait demander que la France intervienne plus massivement", a déclaré Ally Coulibaly, son ambassadeur à Paris.


Dans le même temps, toujours à Paris, Toussaint Alain, un conseiller de Laurent Gbagbo, accusait Licorne d`agir en Côte d`Ivoire "comme une armée d`occupation en dehors de tout mandat" de l`ONU. Et la télévision d`Etat RTI, contrôlée par Laurent Gbagbo, a affirmé que les forces armées fidèles au président sortant "assuraient la sécurité des Français vivant en Côte d`Ivoire".


L`ancienne puissance coloniale, qui a réduit ces dernières années sa présence militaire en Côte d`Ivoire tout en y assurant la continuité de ses importants intérêts économiques, cherche à rester à l`écart des combats sur le terrain.


L`évocation de possibles exactions du camp Ouattara ne devrait pas l`inciter à changer de posture. Paris réclame "une transition la plus pacifique possible" et justifie son action militaire par la protection des ressortissants français et étrangers.


Les relations entre la France et la Côte d`Ivoire s`étaient nettement dégradées depuis l`arrivée au pouvoir de Laurent Gbagbo en 2000.

La tension avait atteint son paroxysme en novembre 2004, avec un bombardement de l`aviation ivoirienne causant la mort de 9 soldats français à Bouaké (centre), des affrontements entre armée française et manifestants ivoiriens à Abidjan faisant 57 victimes ivoiriennes, et le départ précipité de près de 8.000 ressortissants français.


A Abidjan lundi, les militaires de la force Licorne regroupaient les Français "sur une base volontaire" en trois lieux de la ville. Pour leur sécurité et sans envisager pour l`instant d`évacuation générale.

 

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