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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 22:39

 

 

 

urgent

 

 

incident-a-ouango.jpg


Radio Ndéké Luka mardi, 29 Novembre 2011 16:43

 

Deux personnes ont été tuées dont un élément de la garde présidentielle, suite à un incident survenu ce mardi 29 novembre 2011 à Ouango dans le septième arrondissement de la ville de Bangui. L’autre personne tuée est un civil. En milieu de matinée, la tension était vive dans le secteur.

 

A l’origine de cet incident, la bagarre, somme toute banale de deux pousseurs (personnes des pousse-pousse pour transporter des marchandises). Un élément de la garde présidentielle est intervenu pour les séparer. Il s’est servi de sa ceinture et a touché l’un de bagarreur à sa nuque, un coup qui entraînera  la mort quelques instants plus tard après le transfert de la victime dans un hôpital de Bangui.

 

La réaction des témoins a été immédiate. Le soldat a été lynché sur le champ avec des jets de pierres. Une bonne partie de la population de Ouango est sortie dans la rue et mêmes les écoles ont été perturbées. Les locaux abritant les éléments de la garde présidentielle ont été saccagés et incendiés par une foule en colère. Les militaires présents ont été d’abord contraints à la fuite avant de revenir ensuite avec des renforts.

 

Un journaliste de Radio Ndeke Luka qui s’est rendu sur les lieux a pu voir le corps du militaire lynché et emporté sur une civière par des volontaires de l’antenne locale de la Croix Rouge. Les personnes qu’il a pu interroger, dont des témoins directs de l’incident qui a mis le feu aux poudres, font état d’un ras-le-bol des exactions commises par ces éléments de la Garde présidentielles sur les civils au port de Ouango Sao, qui a entraîné la réaction que l’on sait.

A la mi-journée les éléments de la Garde présidentielle patrouillaient encore dans le secteur mais les rues étaient désertes, les habitants se terrant chez eux par peur d’éventuelles représailles des militaires.


 

 

NDLR : Les autorités politiques et militaires du pays étant incapables de mettre au pas ces éléments de la garde présidentielle dont les exactions et autres crimes ne sont plus à prouver, la population n’a pas d’autre choix que de manifester ainsi son ras’l bol et d’en arriver au lynchage pour se rendre justice. Puisse cet incident de Ouango faire réfléchir tout un chacun !

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 21:10

 

 

BRAECKMAN-TSHISEKEDI.JPG

 

Carnet de Colette BRAECKMAN 28 novembre 2011

 

Le vote sanction

 

D’ici la proclamation officielle des résultats, le 6 décembre prochain, la fièvre électorale ne quittera pas le Congo. Mais dès demain, d’autres jeux vont s’engager : l’analyse des résultats officieux,  les spéculations sur les futures alliances gouvernementales, sur la majorité qui se dégagera à l’Assemblée nationale. Mais dans l’immédiat, quelques leçons se dégagent déjà de ce scrutin.


La première, malgré les critiques, c’est que la Commission nationale indépendante, dans des conditions hors normes, a réussi un pari dont la veille encore tout le monde doutait. La seconde, c’est que, dans le climat de violence et de suspicion qui régnait voici quelques jours, un report, de quelques jours ou de quelques semaines,  aurait été plus dangereux encore que des élections, aussi imparfaites et perfectibles au Congo qu’ailleurs. La troisième, c’est que les Congolais, dans leur très grande majorité, ont fait preuve de civisme et de discipline. Il suffisait de voir les policiers qui surveillaient calmement les centres de vote, la courtoisie des assesseurs, le calme des témoins, figés des heures durant dans leur tâche d’observation pour s’en convaincre, même s’il y eut, ici et là, de la confusion et  des impatiences.

 

La quatrième conclusion, sans préjuger du résultat arithmétique, c’est que les Congolais ont fait usage du plus élémentaire des droits démocratiques : ils ont sanctionné leurs élus. Puni les députés qui se sont votés des indemnités de 6000 dollars par mois en oubliant leurs électeurs. Congédié bien des arrogants qui croyaient qu’il leur suffirait de distribuer quelques T shirts en dernière minute.

 

Ils ont adressé un message sévère à un gouvernement –en principe de centre gauche !- qui a oublié le social et permis à la gangrène de la corruption de s’étendre. Dans de larges couches de la population, le discours de Tshisekedi a fait mouche. Pas seulement parce qu’il a tenu des propos démagogiques, parfois haineux et provocateurs, parfois ethnistes, promettant de renvoyer « le bonhomme » Kabila au Rwanda.

 

Le vieux leader a fait mouche parce que, de manière plus incantatoire que chiffrée, il a promis le changement. L’opposant historique a su catalyser la colère des sans voix, des sans travail, des sans pain, des sans école ; il a bénéficié d’un vote-sanction, dont la sévérité doit faire réfléchir tous ceux qui aspirent à garder ou à prendre le pouvoir.


Colette BRAECKMAN

 

 

Tous les Congolais sont devenus experts ès élections


29 novembre 2011


Se défendant des accusations de fraude et d’irrégularités, le pasteur Ngoy Mulunda, président de le commission électorale indépendante, s’est défendu. Il a fait parler les chiffres : sur 63.865 bureaux de vote, 485 seulement ont connu des problèmes. Autrement dit, 99,2% des bureaux ont fonctionné normalement… L’opinion n’est cependant pas tendre avec la CENI, elle fustige la confusion des listes électorales, l’absence de matériel en certains endroits, l’ouverture tardive de certains bureaux. Cependant force est de constater que, compte tenu des circonstances particulières du pays, ce scrutin représente  de toutes manières un exploit. Du reste, la CENI fait preuve de souplesse : dans certains bureaux de Lubumbashi, où de nouveaux bulletins ont été amenés d’Afrique du Sud après l’incendie volontaire de plusieurs ballots, on votait encore lundi…

 

Partout ailleurs, les Congolais se sont trouvé un nouveau passe-temps : carnet et bic en mains, ils parcourent les bureaux électoraux de leur quartier, notent avec gourmandise les voix recueillies par les candidats à l’élection présidentielle et, accessoirement, relèvent les succès des futurs députés. D’un bout à l’autre du pays, les portables grésillent, les résultats s’échangent d’une province à l’autre.


Puisque les opérations ne sont pas terminées, puisque les résultats officiels ne seront communiqués que le 6 décembre prochain, la CENI s’abstient soigneusement de toute estimation des résultats. Mais dans la rue et dans les état- majors des partis, chacun est devenu expert es élections.  A Kinshasa, nous joignant aux curieux du quartier, nous avons relevé les résultats affichés sur les portes de plusieurs dizaines de bureaux de vote, à Matonge, Barumbu, Bandal, Gombe… Partout le spectacle  était le même : des agents de la CENI  tombant de sommeil, qui balayaient les salles de classe avant de se retirer, des résultats soigneusement affichés, validés par la signature des témoins.. Et partout aussi des résultats qui se  ressemblaient : deux tiers des voix pour Etienne Tshisekedi, un tiers pour Joseph Kabila, une dizaine pour Vital Kamerhe, et rien, absolument rien, pour les autres, sauf, ici et là dans les quartiers bourgeois une voix ou l’autre pour Kengo wa  Dondo.


Au quartier général du PPRD, le parti de Kabila, quelques silhouettes traînent sous les arbres. La fièvre des jours précédents est bien retombée. Les militants semblent fatigués, eux aussi sont accrochés à leur portable sur lequel les chiffres s’alignent. Ils répètent qu’arithmétiquement, le président, le seul qui a fait campagne jusque dans les coins les plus reculés de ce vaste pays, ne peut que l’emporter et que le total des voix jouera en sa  faveur. Il n’empêche que, politiquement, le discours de Tshisekedi a fait mouche, à Kinshasa, dans l’Equateur où il a recueilli les voix de Bemba, dans le Bandundu, dans les deux Kasaï, dans le Bas Congo, dans une partie du Katanga tandis qu’au Nord et Sud Kivu, qui en 2006 avaient voté  massivement pour Kabila, c’est Vital Kamerhe l’enfant du pays, qui l’a emporté.


Colette BRAECKMAN

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 17:43

 

 

Clement-Boute-Mbamba.jpg

 

 

Monsieur Le Ministre : FAITES LA GUERRE !


Lettre au Ministre Centrafricain de la Défense

 

« Le gouvernement est au courant des exactions des hommes de Baba-Ladé. Nous allons relancer les négociations entamées pour que lui et ses hommes retournent au Tchad. Mais si le dialogue n'aboutit pas, nous allons prendre nos responsabilités »

 

 Jean Francis BOZIZE, Ministre délégué à la défense nationale. 

 

Monsieur le Ministre,


Avec votre bénédiction, le 13 juin 2011 le Gouvernement Tchadien et Baba Laddé ont signés à Bangui un accord de paix au terme duquel ce dernier devait déposer les armes et regagner le Tchad. Les optimistes ont applaudi, les pessimistes ont pris rendez-vous. Ce que certains craignaient, est vite arrivé. Non seulement Baba Laddé et ses hommes n’ont pas regagné le Tchad mais ils se sont mis à étendre leurs tentacules de Kaga-Bandoro aux portes de Kouango en passant par la banlieue de Bambari et depuis quelques jours dans l’Ouham-Pende et la Basse-Kotto. Cette tragédie interpelle chaque Centrafricain et vous place devant l’histoire, les hommes et la réalité en face de votre responsabilité : neutraliser et mettre hors d’état de nuire Baba Laddé en reconstituant l’unité de notre territoire.


Un mauvais scénario

 

Malgré quelques insuffisances, l’élection au second tour comme Chef d’Etat de François Bozize Yangouvonda en 2005  n’a pas souffert de légitimité. Sa légalité (1) n’était pas remise en cause. La rébellion qui est née en 2006 n’avait aucune justification sur le plan politique. D’ailleurs lorsqu’on lit les accords de Birao, de Syrte et de Libreville, l’on ne voit nulle part les divergences politiques c’est-à-dire la contradiction fondamentale entre ces groupes rebelles et le pouvoir de Bangui. De ce postulat, j’avais plaidé pour une guerre totale contre ces groupes afin de circoncire le mal à la racine. Cette option ne fut pas retenue et d’une rébellion, le territoire centrafricain est devenu une manufacture à rébellion.

Il y a eu Birao, Syrte puis l’accord de paix global de Libreville en juin 2008 suivi du Dialogue Politique Inclusif.

 

A l’heure du bilan, il apparait clairement que l’option de la palabre n’a pas résolu le problème de la rébellion. Il y a eu des groupes après Libreville 2008 et le DPI. A ceux-ci, se sont ajoutées les scissions au sein des groupes signataires de l’accord de Libreville et l’entrée en Centrafrique de la LRA de Joseph KONY et le FPR de Baba LADDE. Le programme DDR ressemble à une nébuleuse et les récents évènements de Bria me font dire qu’il n’atteindra jamais ses objectifs.

Face à une dramatique réalité où chaque jour nous rapproche du moment où le danger atteindra son paroxysme pour nous mettre sur le chemin du non-retour, faille-t-il continuer à faire usage des solutions qui n’ont permis aucune amélioration de la situation en demeurant dans la séquence des « SI » ou opter pour une solution radicale ?

 

L’école  Angolaise et Ivoirienne

 

Le 22 février 2002, en pleine brousse, l’armée angolaise abattait Jonas Malheiro Savimbi le chef de l’UNITA. Cette mort sonnait le glas de l’UNITA militaire et ouvrait la voie à la pacification de l’Angola.

 

De 1975 à 2002, Jonas Malheiro Savimbi et son armée enrôleront femmes et enfants, mineront quasiment tout l’intérieur du territoire angolais et s’adonneront à un énorme trafic de diamant. Militairement dans l’impasse, l’UNITA signe avec le gouvernement Angolais les accords de Bicesse en 1991. Les élections organisées l’année suivante proclament le MPLA vainqueur. Savimbi rejette les résultats, rompt le processus de paix et reprend le maquis.


Le dialogue ayant échoué, il ne restait qu’une seule solution : la guerre totale. C’est durant celle-ci que Savimbi trouva la mort. Sa rébellion se mue en mouvement politique et une ère apaisée intervient. Aujourd’hui l’Angola est l’un des pays les plus dynamiques d’Afrique et fait partie de ces pays qui viennent au secours de la zone euro qui connait de grandes secousses en ce moment.

 

Le 28 novembre 2010, les Ivoiriens se sont rendus aux urnes pour élire un Chef d’état. Le processus de certification mis en place a validé les chiffres de la Commission électorale donnant Ouattara vainqueur du second tour tandis que le président de la Cour Constitutionnelle donnait une certification inverse. Cette double proclamation a plongé la Côte d’Ivoire dans une crise qu’aucune initiative diplomatique n’est parvenue à résoudre. Et si l’on s’était tenu à cette logique, un an après ce second tour, Alassane Ouattara serait toujours le Président du Golf Hôtel et Laurent Gbagbo le Président de Cocody.

L’option radicale fut choisie. Qu’importe les passions sur le cas ivoirien, celle-ci a eu le mérite de mettre un terme à la crise, de consolider la légitimité des autorités entrant et d’ouvrir le chapitre de la reconstruction.

 

Le Syndrome Jospeh KONY    

 

Fuyant devant l’avancée de l’armée Ougandaise, Joseph Kony et sa horde de sauvages sont entrés en territoire centrafricain après avoir semé la désolation en République Démocratique du Congo. Au lieu de déposer les armes et se constituer réfugiés, ces derniers sèment désolation et terreur chez nous. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’entendis le Chef de l’Etat dire une, deux et trois fois que nous n’avons aucun problème avec la LRA alors que celle-ci viole nos sœurs, nos mères, nos filles et fait de nos frères, leurs esclaves.

Lorsque Baba Laddé s’est à nouveau manifesté en territoire centrafricain après son évasion de Ndjamena, le gouvernement, à défaut de le livrer aux autorités tchadiennes aurait dû lui dicter la feuille de route de son séjour centrafricain. Instruit de la jurisprudence ‘Généraux Bozizé/Miskine’ (2), le gouvernement centrafricain devait initier les démarches pour éloigner Baba Laddé du Tchad c’est-à-dire lui trouver un autre point de chute que le Centrafrique. Et lorsque ce dernier commença à se manifester militairement sur notre territoire, il fallait tout simplement l’atomiser.

Il est vrai que l’on ne fait pas le monde avec les « SI » et les regrets. Cependant il n’est pas fait interdiction  de s’en instruire.

 

Epilogue

 

Lorsqu’une maison est en flamme, on ne fait pas appel à un architecte mais aux pompiers et l’on n’exige pas de l’eau minérale pour éteindre le feu. C’est après l’extinction de l’incendie qu’intervient le processus de reconstruction à la genèse duquel l’expertise de l’architecte est requise. Au-delà de toutes les divergences d’opinion politique, il est un constat sur lequel nous pouvons l’économie de la palabre : le pays va mal. L’admettre n’est point un signe de faiblesse (même s’il constitue un aveu d’échec) mais plutôt de courage. En effet il le faut pour mieux appréhender la complexité de nos problèmes et prendre avec vigueur les mesures adéquates pour les solutionner.

 

L’histoire de la République Centrafricaine de ces trente dernières années est un continuum de régression. Aujourd’hui nous sommes proches du moment où le processus de notre « somalisation »  atteindra son paroxysme.

 

Monsieur le Ministre,

 

Au terme du 3ème tour des législatives, vous avez été élu député mais vous avez fait le choix de rester au gouvernement. On peut supposer que cela traduit votre volonté d’assumer vos responsabilités. Vous avez avec le cas Baba Laddé et Joseph Kony, la possibilité de prendre date.

 

A l’heure du grand bilan. Celui qui s’inscrit dans le marbre de l’histoire que tous les usurpateurs, griots et courtisans ne pourront gommer, il vous sera crédité la bravoure d’avoir restauré l’unité territoriale de notre pays ou l’infamie de l’avoir « Somalisé ». C’est votre défi et celui de personne d’autre.

 

D’ici quelques jours, la République Centrafricaine célèbrera le 53ème anniversaire de sa proclamation. Pour que celle-ci ne soit pas l’une des dernières, Monsieur le Ministre, lancer la mobilisation générale : FAITES LA GUERRE ! Je serai parmi les premiers qui accepteront de prendre les armes pour défendre le territoire, le peuple et l’histoire.


La République Centrafricaine n’est pas un pays en crise ou en post-crise. Nous sommes un pays en GUERRE. En guerre contre les ennemis extérieurs, contre des comploteurs internes. En guerre contre la misère, la famine, le SIDA et le Paludisme, le chômage, la crise de l’énergie, etc. Toutes ces guerres qui sont les défis de notre siècle, de notre génération, de nos générations ne peuvent être menées que si la première d’entre elles est remportée. Il s’agit de la guerre pour la reconstitution de notre unité territoriale.


Aujourd’hui, Baba Laddé et ses hommes rançonnent les populations, pillent les bœufs dans les communes d’élevage, enrôlent de force et s’arrogent le droit de poursuite sur notre territoire. Demain, il oubliera N’djamena et cherchera à prendre Bangui pour s’y installer puisque c’est à sa portée. Avant que cette profanation ne se produise, Monsieur le Ministre :

FAITES LA GUERRE !

Clément DE BOUTET-MBAMBA

 

 

 

 

Post-Scriptum : Ce plaidoyer pour la guerre n’est pas seulement orienté vers Baba Laddé. Il est valable pour la LRA ainsi que les divers groupes de rebellions « endogènes ». La reconstitution de l’unité territoriale passe obligatoirement par une conquête. Celle-ci permettra d’installer des responsables légitimes qui rétabliront l’autorité de l’état.


Je suis donc amusé de constater qu’au lieu de s’attaquer à l’essentiel, l’on nous parle de révision du code electoral et de la constitution. Mais à quoi nous servira cette révision si nous devenons la prochaine Somalie ? Et l’opposition qui devient désespérante s’engouffre dans la brèche en posant des conditions pour participer à la prochaine messe. Est-ce vraiment l’urgence du moment ? Avec la séquence de la CEI et du génocide electoral du 23 janvier 2011, l’opposition n’a-t-elle pas retenu des leçons ?


1 : En parlant de légalité, je veux mettre en avant le fait que personne n’avait contesté  l’issue des élections de 2005. D’ailleurs le premier mouvement de contestation était endogène au pouvoir (l’affaire des libérateurs). Cette légalité mise en avant ne minore pas les nombreuses entorses constatées lors du précèdent mandat de François Bozizé Yangouvonda.


2 : Le 02 octobre 2002, le sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de l’Afrique Centrale réunis à Libreville avait pris la décision d’éloigner François Bozizé Yangouvonda de la RCA et Abdoulaye Miskine du Tchad. Dans le cadre de cet accord, Miskine devait gagner le Togo et Bozizé la France. Il y avait discorde entre les autorités de Bangui et de N’djamena s’accusant réciproquement d’instrumentalisation. Vu que Baba Laddé tarde à rentrer au Tchad, à défaut de lui faire la guerre, il faut penser à la possibilité de l’éloigner du Tchad en lui trouvant un autre point de chute.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 03:25

 

 

meeting du 27 dirigeants hébétés-copie-1

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 28 Novembre 2011 14:12

 

Le gouvernement Centrafricain par le biais du Ministère  de l’Administration du Territoire et de la décentralisation, entend réviser le code électoral centrafricain. A cet effet, un atelier du comité de concertation sur cette révision est ouvert 28 novembre 2011 à Bangui. La Cérémonie d’ouverture  a été présidée par le Premier Ministre Faustin Archange Touadera.

 

Il s’agit là de la toute première rencontre pour  ce  comité de concertation. Les représentants des ministères concernés, des partis politiques, de la société civile, en sont entre autre, les membres du dit comité qui prennent part actuellement à ces travaux.

 

Selon Bachirou Modibo Walidou chargé de mission au Ministère de l’Administration du Territoire et de la décentralisation, « le gouvernement a appris beaucoup de chose sur la manière d’organiser les élections. Dans lacunes sont apparues dans la manière d’organiser la commission électorale indépendante. Dans le code électoral lui-même, on s’est rendu compte qu’il y avait des insuffisances. C’est ainsi que le gouvernement a décidé d’une relecture ».

 

Pour Maitre Nicolas Tiangaye, coordonnateur du Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011 en Centrafrique (FARE 2011), cette assise, ouvrira plus tard la voix aux revendications du FARE. « Nous voulons une démarche globale, qui prend en compte l’ensemble des revendications de l’opposition démocratique. Nous considérons cette réunion comme une réunion technique qui ouvrira plus tard la voix à toutes nos revendications » a-t-il dit.

 

La Cour constitutionnelle centrafricaine avait approuvé en août 2009 le nouveau code électoral centrafricain. La décision avait été prise en dépit des critiques de l'opposition. L'Assemblée nationale avait adopté fin juin 2099 un code électoral révisé suite à une recommandation d'un forum sur la paix. Les députés de l'opposition avaient boycotté le vote, estimant que l'article relatif à la désignation du président de la Commission électorale indépendante (CEI) ne garantit pas son indépendance.

 

Une situation qui avait répercuté très négativement sur l’organisation des dernières élections dans le pays.

 

 

NDLR : Maintenant que Bozizé prétend avoir été « élu » lors de la mascarade du 23 janvier dernier, il permet que toutes les révisions puissent se faire puisqu’il n’y a aucun enjeu à court terme qui le concerne. On doit néanmoins se souvenir qu’avant les dernières élections, il s’était catégoriquement opposé aux amendements apportés au code électoral par le Conseil d’Etat suite à la saisine de l’opposition.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 02:21

 

 

 

Faca-drapeau.jpg

 

Nous publions ci-dessous la courageuse interpellation de Bozizé par un officier des FACA qui se dit républicain et qui a requis l'anonymat pour d'évidentes raisons de sécurité tout en ne voulant pas se taire sur l'écoeurement qui est le sien et celui de nombreux Centrafricains, de voir un truand médiocre et mafieux, "général" Guillaume LAPO, être promu Chef d'Etat-Major des FACA.

 

Rédaction C.A.P

 

 

 

 

Suite au limogeage du Commissaire Général LAPO du Trésor Public et sa nouvelle nomination comme chef d’état-major des armées, j’interpelle le Général BOZIZE 


  En 2006, lors d’une réunion à laquelle étaient conviés les officiers des FACA et de la Gendarmerie, vous déclariez dans votre coup de gueule au sujet de ce même LAPO, je cite : « Les gens comme LAPO dans certains pays, on les enterre vivants ».     

 

Quelques semaines auparavant, vous veniez de le limoger avec fracas de la direction générale de l’intendance de l’armée Nationale, pour les mêmes pratiques, décriées aujourd’hui  pour le Trésor Public: attribution de gré à gré des marchés divers, surtout à ses proches (épouse, coépouse, beaux-parents et lui-même). Les fonds de sécurité dont il était censé en assurer la gestion étaient en réalité gérés et manipulés physiquement par son épouse, qui était devenue de facto, le trésorier spécial de l’intendance. Face au système opaque de la gestion publique caractérisant notre administration, seul le ministre de la défense que vous étiez, pouvait ordonner les dépenses du département.

 

Ainsi donc, souvent, les expressions de besoins soumis à votre décision revenaient revêtues de la « divine » annotation : « Gal LAPO pour nécessaire » ou bien « voir Sinfeï » Ainsi, une fois en possession de ce sésame, on se rapproche de LAPO qui oriente illico vers son épouse pour décaissement ; alors que l’actuel DG de l’intendance, le lieutenant-colonel GOLEYEN, à l’époque Directeur de la Trésorerie  était censé être le responsable en titre des masses. La suite de la procédure LAPO ? Eh bien dame LAPO vous fait signer une décharge et au passage s’intéresse à la destination finale des ressources, ne manquant jamais d’essayer de monnayer la prestation envisagée à son profit. Voilà l’un des circuits financiers ayant existé ou  existant encore. Comment voulez-vous ainsi respecter les principes d'orthodoxie des Finances Publiques ? Comment voulez-vous ainsi atteindre l’efficience ?

 

 Le limogeage de LAPO de la direction générale de l’intendance était ressenti comme un soulagement, la fin d’un système mafieux. Hélas! Ce fut juste une trompe l'œil. Car votre fils Francis a vite fait de reprendre le flambeau. On lui prête en effet la paternité du limogeage de LAPO juste pour drainer à son profit l’enrichissement sans cause de LAPO. La preuve est patente.


  Je n’avais pas, en tant qu’officier digne et fier, accepté cette humiliation faite à un officier supérieur (LAPO était colonel à l’époque), surtout en public, en présence de ses subordonnés. Mais méritait-il mieux ?  Quelques jours après, vous le nommiez directeur de l’ESFOA. C’était pour moi une manière de le mettre au placard, sachant que la cheville ouvrière de l’école était le commandant KOAGOU aujourd’hui malmené. Ce même LAPO a tacitement pris sa revanche lors de la cérémonie de sortie des jeunes officiers de l’ESFOA, lorsqu’il a relaté fidèlement votre cursus, souvent toiletté comme quoi vous aviez suivi l’école de guerre en France. LAPO ne l’a jamais mentionné, ce qui avait suscité le courroux de vos ouailles. Evidemment vous n’aviez jamais été titulaire du diplôme de l’école de guerre. Votre dossier matricule le prouve. Certes vous aviez été envoyé suivre cette formation, mais elle a été interrompue et vous étiez revenu pour entrer au gouvernent CMRN en 1981.

 

Ironie du sort ou culture de médiocrité, LAPO fut nommé DG du TRESOR PUBLIC. Ma surprise fut totale. Aujourd’hui la vérité a certes triomphé, mais pas sans laisser de séquelles. Oui mon général, je savais en coulisses, vous méditiez de confier les Finances, le Trésor, les Douanes, les Impôts à des militaires, misant sur leur capacité à instaurer une rigueur susceptible de mettre fin à la mauvaise gestion des Finances Publiques. Mais c’est sans compter avec l’incapacité, la cupidité et la malhonnêteté intellectuelle, dont font montre ceux sur qui vous jetiez votre dévolu (pour la plupart, de votre génération, suffisamment érodés).

 

 Lorsqu’on envoie les gens en stage, il faut assurer un suivi, s’intéresser à leur scolarité, analyser le résultat obtenu. Le Général LAPO a subi et non vécu sa scolarité l’école de commissariat. Qu’il s’agisse de ses études de Droit à l’université de BANGUI dont il fut viré que du cours supérieur du commissariat de l’armée de terre, LAPO a toujours eu une scolarité chaotique. De Montpellier d’où il tire l’appellation de son entreprise Polygone (référence au centre commercial Polygone de la Place de la Comédie) il en est sorti avec seulement un diplôme fondamental (ce qui est synonyme d’échec). Il avait refusé de suivre concomitamment au cours du commissariat, des cours à l’université contrairement à nombre de ses camarades qui ont vaillamment obtenu, soit leur DESS ou une maitrise. De son cursus en faculté de Droit débuté en 1994 à l’annexe de Kolongo, ils seront nombreux, ses anciens collègues enseignants et anciens étudiants à vous  le conter.

 

Alors à quand la rupture ? Quand décideriez-vous enfin de composer avec les vraies compétences, fussent-elles d’ethnie autre que la vôtre ? D’une génération plus jeune que la vôtre ? Oui me diriez-vous, le 2e Fondé de Pouvoir était un jeune. Oui mais je ne vous apprendrai rien sur comment il a été nommé à ce poste. Alors il ne pouvait faire autrement que se coucher devant le duo BOZIZE LAPO. Aujourd’hui, nous voici au comble. LAPO nommé Chef d’état-major des armées. Quoi de plus qu’un autre étalon de la même espèce que le fameux général Ouandé?

 

Non ! trop c’est trop ! Je comprends aisément votre propension à la médiocrité, à l’indélicatesse, à la compromission et que sais-je encore ?

 

Malgré le prix que paie et paiera le peuple, vos actes vous emporteront, tel que Kadhafi a été emporté.

 

Un officier républicain.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 02:05

 

 

 

vue-de-la-saline-de-Bayanga.JPG

 

 

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BRUXELLES Lundi 28 novembre 2011 20:24 (Xinhua) - La République centrafricaine (RCA) a signé un accord de partenariat volontaire (APV) pour mettre fin aux exportations illégales de bois vers l'Union européenne (UE), a annoncé la Commission européenne lundi.


Par cet accord, tous les produits du bois expédiés depuis la Centrafrique vers l'UE devront être accompagnés, d'ici en 2014, d'une licence certifiant leur origine légale.

Selon la Commission européenne, cet accord vise à "éradiquer l'exploitation illégale des forêts et renforcer la transparence dans le commerce du bois", "garantir la légalité des exportations de bois et encourager la gestion durable des forêts centrafricaines".


Pour Emmanuel Bizot, ministre centrafricain des Eaux, des Forêts, de la Pêche, de la Chasse et de l'Environnement, l'APV symbolise "l'engagement de l'UE et de la Centrafrique en vue d'une gestion durable des forêts et de leur gouvernance".


"Il s'agit d'un volet important de la lutte contre le changement climatique, sans compter qu'il va dynamiser le commerce et améliorer ainsi les moyens de subsistance des populations vivant en milieu forestier", a-t-il ajouté.


En Centrafrique recouverte en 31% de forêts tropicales, les activités forestières constituent la troisième source du produit intérieur brut (PIB) et la deuxième des exportations et des recettes publiques.

En tant que premier employeur privé du pays, le secteur forestier contribue pour 4% au PIB et pour 40% au total des recettes nationales tirées des exportations.


Selon les termes de l'accord, la Centrafrique mettra sur pied un système national garantissant la conformité légale de la production de bois et couvrant tous les produits du bois destinés à l'UE comme ceux vendus sur le marché national et les marchés non- UE. L'UE garantira le libre accès à ses marchés pour tous les produits du bois provenant de Centrafrique.


La Centrafrique est un pays enclavé qui figure au 22e rang des Etats les plus pauvres et dont 62% de la population vit sous le seuil de pauvreté (fixé à 1,25 USD par tête chaque jour).

Cet accord permettra de protéger les forêts tropicales du pays et de conserver des emplois indispensables dans le secteur du bois. Quelque 1,8 million d'hectares - sur un total de 3,6 millions - de forêts tropicales sont actuellement exploités commercialement par 11 entreprises.


Après le Ghana, le Cameroun, le Congo-Brazzaville et le Liberia, la Centrafrique est le cinquième pays d'Afrique à signer avec l'UE un APV dans le cadre du FLEGT (plan d'action concernant les réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux).

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 02:01

 

 

 

 

Bozizé avec l'émir du Qatar QNA EmirCentAfr191921112011

 


Avec la possibilité de réagir sur les articles mis en ligne sur www.centrafrique-presse.info, un internaute a posté une intéressante et constructive réaction que nous reprenons sur CAP. Le compatriote s’est surtout adressé au président centrafricain dont il pense avec juste raison qu’il a encore visiblement quelques progrès à faire question protocole d’Etat. L’internaute se livre aussi vers la fin de sa réaction à l’accablant constat dont tous les Centrafricains ne peuvent que s’en attrister à savoir que la catastrophique situation dans laquelle se trouve leur pays à présent, ne peut nullement attirer quelque investisseur que ce soit, n’en déplaise aux autorités actuelles de Bangui qui continuent à faire la politique de l’autruche, en ne faisant rien pour changer radicalement les choses dans le bon sens et en refusant d’admettre la douloureuse évidence.


Rédaction C.A.P

 


C'est là où on voit à travers cette photo toute la bassesse et le manque de culture de cet homme qui se dit président de la république. Cette situation démontre que même après 8 ans de règne, BOZIZE n'a pas encore compris les règles du protocole d’Etat, non seulement il est limité intellectuellement mais aussi ceux qui l'entourent sont aussi incapables de le former. Voici les erreurs qui feront que cette négociation ne pourra jamais aboutir:

1-      1°) Lorsqu'on est chef de l'Etat et qu'on va à une visite officielle, la tenue que l'on porte doit être de couleur sombre, soit noire ou bleu nuit, symbole de son autorité, pas cette couleur vive ou il ressemble plutôt à un homme d'affaire qui cherche à séduire un banquier pour un crédit

 

2-      2°) Lorsqu'on se tient devant son homologue qui est aussi chef d'Etat les jambes ne sont pas vulgairement écartées comme on le voit mais croisées ou rapprochées l'une de l'autre.

 

3-      3°) Une visite officielle n'a jamais été improvisée elle est préparée en amont par les relations diplomatiques et des techniciens préparent à cet effet des dossiers qui seront déballés lors d'une négociation direct avec les investisseurs ou les différentes institutions, pour cela le président lors de sa 1ere réception avec son homologue ne tient pas un dossier en main comme on le voit ici mais définit plutôt l'objet de sa visite et demande le soutien du président pour un investissement dans son pays. ce rôle de tenir des dossiers en main incombe aux techniciens qui se sont préparés pour cela.


Conclusion : L'émir du Qatar sait qu'il a en face de lui un amateur qui n’est là que pour ses propres intérêts.

BOZIZE doit savoir qu'il y a jamais d'investissement dans le risque, tous les indicateurs de la BM et autres sont contre lui. Avant d'investir, certaines questions élémentaires doivent se poser: quel est le climat des affaires dans le pays? La justice protège-t-elle les investisseurs? Le pays est-il sécurisé?  A ces questions BOZIZE est très loin des réponses positives.

 

A ce propos en passant j'informe BOZIZE que son cher pays est classé 4eme sur 10 pays les plus dangereux en Afrique (slateafrique.com) notre pays est même plus dangereux que la Lybie à l'époque de la guerre et plus dangereux que le désert malien contrôlé par AQMI. Pense-t-il que la Qatar va investir dans un tel pays ou le mouvement des étrangers se situe entre 7h et 17 h au-delà c'est au risque et péril de la personne.


 Alors, que BOZIZE arrête de piller le trésor pour des voyages farfelus et sans aucun intérêt pour le pays et le peuple !

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 19:47

 

 

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Radio Ndéké Luka Dimanche, 27 novembre 2011 12:31

 

Retour progressif de la paix, dimanche 27 novembre 2011 à Garoua-Boulaye, ville frontalière entre la République centrafricaine et le Cameroun. Selon des sources informées, les militaires centrafricains arrêtés jeudi dans cette ville camerounaise frontalière avec l’ouest de la République Centrafricaine sont désormais libres.

 

Toutefois,  les autorités camerounaises continuent de maintenir la barrière  fermée sur la frontière. Plusieurs camionneurs et opérateurs économiques centrafricains sont ainsi bloqués au Cameroun.

 

Ce blocage met à mal l’économie centrafricaine car c’est la principale voie qui permet de desservir le pays depuis le port de Douala. Toujours selon nos sources, des groupes de personnes incontrôlées continuent de commettre des actes de violences sur les uns et les autres, tant du côté centrafricain que du côté camerounais.

 

Le Préfet de la Nana Mambéré et plusieurs autorités militaro-administratives se sont rendus immédiatement sur les lieux dès l’annonce de l’incident. A ce jour ils attendent toujours une éventuelle rencontre avec les autorités camerounaises notamment avec le Gouverneur de la province pour décanter définitivement la situation.

 

Jeudi 24 novembre, un militaire Centrafricain est entré en territoire camerounais avec des grenades non exposés. Son comportement a attiré l’attention des militaires camerounais qui l’ont arrêté. D’autres militaires centrafricains sont intervenus. Deux d’entre eux ont aussi été arrêté.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 19:22

 

 

 

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COALITION POUR UN CENTRAFRIQUE LIBRE ET PROSPERE


Adresse: 48 rue Vernouillet 51100 Reims(France) 

E-mail: centrafriquelibre@gmail.com

 

REPRESENTE PAR:      Cœur-Sacré MACKPAYEN                                    Reims le 28 novembre 2011


Opérateur Culturel en République Centrafricaine     

 

Destinataires: Pouvoirs publics Centrafricains.

 

Objet: PETITION POUR UNE REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE DE LIBERTE, DE PAIX, DE VALEURS ET DE PROSPERITE

 

Centrafricain, Centrafricaine, Cher Compatriote, quel est notre constat ?

La République Centrafricaine traverse depuis ces dernières décennies un des pires moments de son histoire. Sa situation politique, économique, sociale et sécuritaire est devenue insupportable et cela ne cesse encore de se détériorer. Par conséquent, on assiste à un ébranlement de la souveraineté de notre chère nation, la République Centrafricaine.

 

Malgré le soutien inconditionnel des pays de la sous-région et de la communauté internationale, l'effondrement de la République Centrafricaine semble désormais inéluctable.

 

Peut-on affirmer que le sursaut patriotique du 15 mars 2003 a atteint les nobles objectifs qu'il poursuivait ?

 

SUR LE PLAN POLITIQUE


La République Centrafricaine est sous le joug d'un pouvoir qui ne dit pas explicitement une démocratie apaisée.

 

L' engagement patriotique en Centrafrique est désormais de tous les dangers. L'échiquier politique Centrafricain s'est vu privé des partis de l'opposition à cause des atteintes répétées à l'intégrité physique de leurs dirigeants. D'autres comportements autocratiques découragent les plus audacieux d'entre eux.

 

L'inquiétude plane aussi sur l'efficacité du parti KNK et ses alliés qui constituent la mouvance présidentielle: Ce grand  groupe politique de compatriotes talentueux, prêts à servir leur nation peinent à exprimer librement leurs intellects par crainte de la machine répressive des pouvoirs publics de BANGUI. Hélas, un grand nombre de compagnons dévoués à la fameuse cause du sursaut patriotique du 15 mars ont été mis sur la sellette pour opinion contraire aux intérêts égocentriques des pouvoirs publics de BANGUI.

 

Nous déplorons  l'absence de solidarité entre les patrons des ministères au sein du gouvernement TOUADERA 3 et qui a pour conséquence direct le gel d'un nouvel élan de développement de la nation Centrafricaine.

 

Quant à l'assemblée nationale Centrafricaine, a t-elle vraiment une utilité si elle n'est constituée que de parlementaires voués aux seuls services du pouvoir de BANGUI ?

 

SUR LE PLAN ECONOMIQUE


Une gestion scabreuse du trésor public Centrafricain et des sociétés d'état a plongé l'activité économique dans le chaos, notamment au sein de la société  d'eau potable et d'électricité qui n'arrive plus à assurer la distribution ordinaire de ses éléments indispensables à la vie du peuple Centrafricain.

 

La corruption y est désormais légalisée: en témoigne le nouveau code minier qui officialise cette perversion  économique en la surnommant « bonus ».

 

SUR LE PLAN SOCIAL


L'éducation ainsi que l'avenir de la jeunesse semblent désormais sacrifiés. Le désordre politique en Centrafrique ne favorise guère l'implantation adéquate ni des établissements scolaires publics, ni des universités  ou autres lieux de formations. Quant à ceux qui existent déjà, ils fonctionnent dans une précarité déplorable.

 

Que dire des hôpitaux ? Chaque famille Centrafricaine en garde un souvenir amer dû à plusieurs disparitions tragiques: nombre de leurs proches se sont éteints faute de secours ou de traitements idoines. Les délestages soudains et fréquents, même s'ils sont  la cause de certaines imperfections, n'expliquent pas la trop grande mortalité survenant au cours des interventions chirurgicales ou dans les unités de soins intensifs. Les praticiens n'ont pas toujours ni le soutien politique souhaité, ni le minimum de matériels requis, nécessaire à leurs actions.

 

Les revendications légitimes des travailleurs du secteur public relatives au déblocage total de leurs salaires et  à l'application du nouveau statut de la fonction publique n'ont rencontré, jusqu'à ce jour, aucune oreille attentive des pouvoirs publics. Le taux de chômage des jeunes ne fait qu'augmenter chaque année. Aucune perspective politique ne vient, dans la pratique, inciter ni l'émergence des grands travaux, ni la création de PME et de PMI pourvoyeurs d'emplois et réducteurs de chômages. Dans ces conditions, comment réduire la pauvreté et son cortège de malheurs ?

 

SUR LE PLAN SECURITAIRE


Le dysfonctionnement que connait la justice Centrafricaine et son instrumentalisation par le pouvoir, l'impunité qui est instaurée en méthode de gestion. Le territoire Centrafricain est devenu une vaste zone de non-droit où foisonnent de multiples groupes armées qui règnent en maitres sur la population  sans  s'inquiéter. On assiste à une abondance d'amnisties et de pseudo conventions de paix entre le pouvoir et les groupes rebelles sans que la population Centrafricaine ne trouve sa part de paix: Les braquages, les abjections, les extorsions, les rapts, les rackets, les viols, les pillages, les forfaitures, les assassinats et autres formes de barbaries sont le lot quotidien du peuple Centrafricain. Ce peuple désormais vulnérable est devenu la proie facile des épidémies, de la famine et autres maux que les autres pays du Tiers-Monde combattent avec succès.

 

Faisant planer tous les jours le spectre d'un coup-d'état, le pouvoirs publics l'érige comme une bonne raison pour asseoir un arbitraire terrifiant dont la conséquence est de rendre craintifs et inopérants les dignes compatriotes Centrafricains et leurs hôtes étrangers qui ne souhaitent qu'un climat paisible pour investir dans ce pays qui en a tant besoin.

 

Que dire de nos Forces Armées face à toutes ces confusions sans précédant que vit le pays ? Depuis le sursaut patriotique du 15 mars 2003, on a observé un manque singulier de volonté politique envers les FORCES ARMEES CENTRAFRICAINES, délaissées délibérément par le Général BOZIZE chef suprême des armées au profit de la garde présidentielle et certaines FORCES sous régionales, notamment les FORCES de la République du TCHAD qui n'assurent que la protection personnelle du chef de l'état, le Général BOZIZE.

 

Vu ce chaos politique, économique, sociale et sécuritaire que traverse notre pays peut-on encore accorder une confiance aveugle à la politique du Général BOZIZE ? 

                                                                         

Forts de ce qui précède, nous exigeons ce qui suit:

 

Le retrait des FORCES TCHADIENNES, une meilleure considération des FORCES ARMEES CENTRAFRICAINES et un rétablissement de la confiance dans celles-ci afin qu'elles assurent, comme jadis, l'ordre nationale.  Les FACA, nous le savons, ont su prouvé leur courage et leur bravoure dans le passé, chaque fois qu'il est question de garantir une protection réelle et efficace au peuple Centrafricain.

 

La garantie de l'intégrité physique de nos compatriotes  militant au sein des partis politiques de l'opposition.

 

La fin des représailles et des intimidations antidémocratiques exercées sur nos concitoyens.

 

Le respect intégral du jeu démocratique.

 

La fin de l'impunité, et donc l'assignation en justice de toutes les personnes ayant commis des actes répréhensibles, y compris les malversations financières.

 

Une justice équitable pour tous.

 

La lutte contre la corruption.

 

La liberté de la presse, la liberté d'expression, la libre circulation des personnes ainsi que la protection de leurs biens.

 

Une gestion responsable des fonds du trésor public Centrafricain.

 

Des solutions appropriées aux problèmes du chômage, notamment celui des jeunes.

 

Une politique réaliste de réhabilitation du réseau routier,  de la distribution de l'eau potable et de l'électricité aussi bien à BANGUI que dans toutes les autres localités du pays.

 

Rappelons que:

 

La RCA est une et indivisible dans le principe cher à la nation de « zo kwe zo » légué par feu le Président fondateur BARTHELEMY BOGANDA

 

L'indépendance de la République Centrafricaine  a été l'aboutissement d'une si longue et si laborieuse lutte de toutes les couches sociales du pays: Officiers de l'armée, Dignitaires de la République, étudiants, élèves, paysans... Le peuple a payé le prix fort pour l'acquérir et aucun régime n'a le droit de la brader. Mais au contraire tout responsable ayant vocation à diriger ce pays a également le devoir impérieux de le faire avec la dignité requise ou alors de s'abstenir, au nom de l'intérêt supérieur de la nation.

 

Vive la République Centrafricaine libre et prospère!

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 19:18

 

 


boz Francis


Bangui, 28 Nov. (ACAP) - Les parlementaires centrafricains ont été unanimes pour que le gouvernement, dans le cadre de la loi de programmation militaire qui prend fin en 2013, consacre davantage de ressources à l’armée pour lui permettre d’accomplir sa mission visant la défense du territoire national, à l’occasion de l’interpellation du Ministre délégué à la Présidence de la République chargé de la Défense nationale, des Anciens combattants, des Victimes de guerre et de la Restructuration de l'armée, Jean-Francis Bozizé, vendredi 25 novembre 2011, à Bangui.


Cette interpellation a porté sur l’insécurité généralisée dont les origines sont à la fois internes et externes. Cette insécurité se mesure par les incursions des coupeurs de routes, les hostilités des groupes rebelles dans la partie nord de la République Centrafricaine et les forfaits des groupes rebelles provenant de l’extérieur, allusion faite à la présence sur le territoire national du chef rebelle tchadien Baba Ladé et ses troupes, ainsi que les tentacules des rebelles de l’Armée de Libération du Seigneur (LRA) de Joseph Koni, lesquelles sont très brutaux vis-à-vis des populations.


 Jean-Francis Bozizé a expliqué que « la présence de Baba Ladé et des rebelles de la LRA sur le territoire centrafricain n’a pas sa raison d’être puisqu’ils n’ont pas une revendication politique bien établie vis à vis du gouvernement centrafricain ».


Concernant le Chef rebelle tchadien Baba Ladé, le Ministre de la Défense nationale a fait savoir qu’il s’est implanté sur le territoire centrafricain avec la bénédiction des rebelles centrafricains de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) depuis 2007. Ce qui lui a permis de s’implanter dans la Préfecture de Kaga Bandoro.


 Profitant de cette présence, les hommes de Baba Ladé se disséminent sur le territoire centrafricain, notamment dans les préfectures de la Ouaka au centre et dans l’Ouham à l’ouest du pays. Ils dépouillent les éleveurs de leurs troupeaux de bétails et procèdent même à une sorte d’administration des régions occupées.

Le membre du gouvernement s’est également référé aux différents pourparlers avec le Médiateur de la République Paulin Pomodimo visant à encourager Baba Ladé et ses hommes à retourner au Tchad de manière pacifique. Toutefois a poursuivi le Ministre, la solution militaire peut être envisagé après tous les recours.


Au sujet des rebelles de la LRA, très actifs dans les Préfectures du haut Mbomou, du Mbomou et de la Haute Kotto, Jean-Francis Bozizé est d’avis que leur présence a été signalée depuis 2008. Ces rebelles, a-t-il dit, sont également présents en RD. Congo, au Sud-Soudan et en Ouganda. Raison pour laquelle, une solution concertée est envisagé, surtout avec le concours du gouvernement américain, pour mettre un terme aux exactions de ces rebelles.
 
S’agissant des groupes rebelles centrafricains, le Ministre de la Défense Nationale a fait allusion aux différents accords de paix signés avec les différents groupes et surtout le processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) inscrit en bonne place dans la réforme du secteur de la sécurité.


Jean-Francis Bozizé s’est enfin appesanti sur les réformes concrètes dans le domaine militaire. Ces réformes concernent les départs à la retraite, le recrutement des jeunes, leur formation, la dotation de l’armée en logistique, en moyens roulants et aéroportés, etc. dans la limite des ressources disponibles.


Les députés ont été unanimes pour dénoncer les tracasseries policières sur les barrières illégales, le dernier mode de recrutement dans l’armée supposé être national, les sous-effectifs des militaires détachés, l’absence de la discipline militaire, le défaut de moyens de communication dans les brigades et les garnisons en provinces, etc.

 


 

NDLR : C’est étonnant que Francis Bozizé qui n’a jamais daigné se présenter devant l’assemblée nationale croît maintenant devoir sacrifier à cet usage. Ces soi-disant députés prétendument élus suite à des élections frauduleuses n’ont aucune légitimité. Francis Bozizé, son père, Guillaume Lapo et Sinféi Moidamsé ont passé leur temps à siphonner les caisses du trésor avec de gros montants soutirés en espèces sous prétexte de la sécurité. De quelle sécurité s’agissait-il ? A quoi a servi tout cet argent si on doit encore plaider aujourd’hui pour une hausse du budget de la défense ? S’il existe un budget, pourquoi tous ces importants retraits hors budget du trésor ? Avec quel argent Bozizé voulait acheter en novembre 2010 une douzaine d’hélicoptères de guerre russes ?

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