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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 00:25

 

 

Mobilisation des Centrafricains à Montpellier Contre les Viols, les assassinats, les pillages en Centrafrique. Une marche organisée par l'association des centrafricains de Montpellier (Ouali ti bé africa, le club de foot-ball des centrafricains , le groupe des Ado, génération Centrafrique, les confessions religieuses, les amis de Nîmes) avec la participation des représentants du collectif touche pas à ma constitution et du Mouvement Citoyen Fini Kodé. 

Manifestation des Centrafricains de Montpellier pour la paix en RCA
Manifestation des Centrafricains de Montpellier pour la paix en RCA
Manifestation des Centrafricains de Montpellier pour la paix en RCA
Manifestation des Centrafricains de Montpellier pour la paix en RCA

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 19:03

 

 

 

http://www.camer.be 

 

A son arrivée dans le pays de François Hollande qui fait face actuellement à la « vague » de transparence financière, pourquoi n’a-t-il pas été interpellé sur la possession de cette fortune ? A-t-il déclaré posséder une telle fortune ? Même si le Chef de l’Etat Congolais Denis Sassou Nguesso menace sur le perron de l’Elysée la France sur le devoir d’enquêter sur les biens mal acquis des régimes africains, la volonté commune de transparence dans la gestion de la chose publique prendra toujours le pas sur la cupidité et l’abus de fonction de nos Chefs d’Etat Africains.

 

Depuis son arrivée en catimini au Cameroun, la famille Bozizé déchu du pouvoir de Bangui par la coalition Seleka faisait profil bas dans les couloirs du 8e Etage de l’Hôtel Hilton de Yaoundé. Depuis quelques jours, le fils de Bozizé ayant fait le voyage « catastrophe » pour le Cameroun qui se trouve actuellement en France, faisait certainement sur hautes instructions profil bas en ce qui concerne les orgies et autres gâteries dont on se passerait bien dans cette situation. Confiné comme « une bête en cage » au 8e étage de l’hôtel Hilton, la volonté de partir était plus tentante pour éviter le stress d’une situation qui actuellement attire tous les lampions médiatiques. Sera-t-il attiré sous capuche par les divertissements « parisiens » ?

 

Avant son départ, des sources nous ont rapporté que pas moins de 80 000 Euros ont été changés pour effectuer ce voyage. En convertissant, pas moins de 52 440 000 Fcfa y ont passé. Les mêmes sources nous font état de ce que ce jour-là, tous les petits échangeurs de devises tapis le plus souvent à l’entrée de cet hôtel en ont eu ce jour pour leur compte. Ayant été contacté, il a fallu faire appel à la rescousse pour arriver à bout de cette subite envie de change du fils déchu de l’ancien régime de Bangui.

 

Pourquoi François Bozizé n’est-il pas encore parti du Cameroun ? Y aurait-il des accords secrets pour le contentement d’un Chef de l’Etat renversé ?

 

D’autres sources nous font état de ce que le Président Directeur General d’Afriland First Bank, Kammogne Fokam, ne serait pas étranger à cette manœuvre. Si l’on se souvient bien, c’est l’hélicoptère présidentiel (RCA) qui avait « libéré » dans les limites camerounaises et précisément à Batouri François Bozizé et sa famille. Ce jour-là, même le nécessaire de toilette n’avait pas été « volé » à la présidence avant la fuite. Une irruption qui surprendra tout le monde et particulièrement les autorités de cette localité du pays. Des informateurs tapis de ce côté avaient donc affirmé avoir vu l’ex-dirigeant de Bangui sans bagages encombrants (grande valise, objets d’art, bibelots, etc), mais une mine affichée et satirique « Pas de panique je contrôle ». Pourquoi François Bozizé ne s’inquiétait outre mesure de son devenir ? 

 

Sans pour autant confirmer cette information, certaines mauvaises langues, attribuerait à Bozizé la paternité de certains diamants vendus pour pouvoir se ravitailler en cash au Cameroun. Pour cela, la présence dans les murs du Hilton de Kammogne Fokam n’avait pas été fortuite. Par ricochet de ce deal, le PDG était également sorti par « maladresse » de là avec la première sortie médiatique de François Bozizé.

 

Ayant été annoncé en grande pompe au Benin, surprise est de constater que rien ne bouge. Yayi Boni n’a-t-il pas accepté cette « présence » dans son pays ? Ou bien le transfèrement de la fortune du Président déchu n’a-t-il pas encore abouti. Si c’est le deuxième cas, un léger goût de blanchiment d’argent pourrait justifier le retard observé entre l’accord du pays hôte et le départ du Président déchu François Bozizé du Cameroun.

 

Dans tous les cas, l’histoire « des diamants de Bokassa » renaitra de ces cendres pour nous offrir la vérité dans le contexte actuel. Just Wait and See.

 

© Camer.be : Yannick Ebosse

Lu pour vous : EXIL : LE FILS DE FRANÇOIS BOZIZÉ S’ENFUIT EN FRANCE AVEC 80 000 EUROS DANS LA GIBECIÈRE
Lu pour vous : EXIL : LE FILS DE FRANÇOIS BOZIZÉ S’ENFUIT EN FRANCE AVEC 80 000 EUROS DANS LA GIBECIÈRE

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 16:29

 

 

 

 

(Source : AFP)  21 avr. 2013

 

Martin Nesirsky, le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, indique que le Secrétaire général adjoint pour les affaires politiques de l’ONU, Jeffrey Feltman, a rencontré hier le Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye, afin de lui demander de redoubler d’efforts pour ramener la sécurité dans son pays, où les violences se multiplient depuis le coup d’État mené par le Séléka.

 

Soulignant la profonde inquiétude du Secrétaire général face à cette situation, M. Feltman a «invité instamment le Premier ministre à agir pour aider à restaurer le calme dans l'ensemble du pays» et a réitéré «le soutien des Nations unies dans l'application des accords de Libreville» signés en janvier dernier. M. Feltman a également souligné la volonté de l'ONU «de continuer à travailler avec les partenaires régionaux et internationaux de la RCA pour fournir de l'aide humanitaire si les conditions de sécurité le permettent». 

Centrafrique : l’ONU demande à Tiangaye de rétablir la sécurité

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 03:27

 

 

 

 

 

Par Alain Foka RFI  DIMANCHE 21 AVRIL 2013

 

Cinquante ans de putschs. Rarement, pays n'aura connu une telle instabilité politique. Là-bas, un putschiste en chasse souvent un autre. Avec les mêmes scènes de combattants armés, de pillages et de viols. Ce pays, c'est la Centrafrique. Qui contrôle Bangui aujourd'hui, et comment le pays peut-il espérer sortir de ce cycle infernal?

 

 

Avec:

 

Christophe Gazam-Betty, ministre d'Etat chargé de la Communication, de la Promotion de la culture civique et de la Réconciliation nationale

 

Martin Ziguele, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)

 

Nassour Guelengdouksia Ouaïdou, secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC)

 

Cyriaque Gonda, président du Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN), ancien ministre d’Etat à la Communication, chef de Délégation pour les négociations à Libreville pour l’ancienne majorité.

1. A quand la fin de la tradition des putschs en Centrafrique? (RFI)

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 03:22

 

 

 

 

 

 

Source :  http://www.afrikaweekly.com   18 AVRIL 2013 15 H 02 MIN

 

 

 

Depuis le 24 mars 2013, des voix et non des moindres qui incarnaient la Séléka dans sa marche sur Bangui se sont tues. Parmi elles, celle d’Eric Néris Massy, l’un des portes paroles de la rébellion, ce qui a d’ailleurs prêté à supputation. Mais, loin s’en faut. Aux questions de la rédaction, Néris arrondit les angles du dispositif fonctionnel de la Séléka, donne sa lecture de la tournure qu’a pris le changement, lève l’équivoque sur les soupçons de glissement islamiste de la Séléka et, plus que jamais optimiste, il parie pour la réinstauration de la confiance entre le peuple et le nouveau pouvoir.

 

Bonjour Neris Massi, Pourriez-vous  vous présenter brièvement à nos lecteurs ?

 

Je suis Eric Néris Massi, fils de Denise Néris, beau fils de Charles Massi. Je suis né à Bangui en 1972 – ma mère est née en 1950 à Bambari.  Je suis un militant du FODEM (Forum démocratique pour la modernité), le parti que nous avons fondé en 1998, en France où j’ai passé une vingtaine d’années. Et  j’étais donc le porte-parole de la rébellion séléka pendant son avancée sur Bangui.

 

A un moment donné de la progression Séleka, on avait l’impression que la coalition avait trois portes paroles  dont vous-mêmes. Aussitôt  après le 24 mars vos sorties médiatiques se  sont faites rares, vous n’êtes pas entré au gouvernement ni au CNT, tout porte à croire qu’il y a  une dissension interne, qu’en dites-vous ?

 

Vous savez que séléka est une coalition, j’étais le porte-parole à l’international, il y avait sur le terrain, le porte-parole militaire en la personne du colonel Narkoyo. Puis, M. Gazam-Betty était le porte-parole à Libreville aux côtés de Florian Ndjadder. Mais, depuis la reprise de l’offensif jusqu’au 24 mars, après Libreville, j’étais l’unique porte-parole, désigné comme tel. Je vous précise qu’il y a comme une cacophonie dans la communication de séléka étant donné que beaucoup de personnes qui ont voulu aider, veulent prendre des initiatives. Depuis 24 mars, j’étais retenu à l’extérieur pendant dix jours, je viens de rentrer après que ceux qui ont aidé commencent à s’activer. Mais je me tiens encore à la disposition du président pour voir quelques missions qu’il peut me confier. Evidemment, je ne suis pas venu pour la compétition de poste, mais pour me mettre au service de mon pays. Donc, il n’y a pas de dissension  interne, il y a juste le temps de faire les choses. Vous savez que le temps est actuellement au traitement de la sécurité et non pas de l’avenir individuel de chacun.

 

Vous êtes subrepticement arrivé à Bangui, peut-on   en connaître  le mobile ?

 

Je suis arrivé à Bangui tout à fait normalement comme il se devait. Il est naturel qu’après la lutte qui nous a conduit  dans la capitale, je me sois rendu à Bangui pour contribuer à l’effort national.

 

Les exactions de la Séleka aujourd’hui  donne à déchanter. Comment en est t-on arrivé là  et comment entendez-vous, non seulement normaliser la situation, mais aussi réinstaurer la confiance entre Séleka de plus en plus impopulaire et le peuple désabusé ?

 

Je dirais simplement que le problème de l’insécurité est comme mille feuilles. Il y a effectivement des exactions et des pillages qui sont attribués à nos éléments. Entre temps, il y a des éléments qui ne sont pas des séléka, mais s’habillent comme des séléka – ils commettent des exactions et des règlements de comptes pour les mettre sur le dos de séléka. Il y a également des voleurs qui profitent de la situation. Il y a également la population, vous savez que l’entrée de séléka dans la capitale a permis à bon nombre de nos concitoyens d’être équipés d’armes. L’ex-président François Bozizé a distribué énormément d’armes dans la capitale. Aujourd’hui on peut se dire que la ville est une poudrière. Je pense que le président et le gouvernement ont indiqué comment ils vont solliciter l’aide de la FOMAC. J’espère qu’à Ndjamena, il sera question  d’une issue favorable, car la séléka, le président de la République et le gouvernement veulent la paix. C’est un processus qui prend du temps. J’espère qu’avec le retour de la paix et la relance des activités, la conscience va revenir dans la capitale.

 

La CEEAC est  en train de tout donner pour sauver la barque, comment avez-vous accueilli les décisions ayant abouti à la mise  en place du CNT et à l’élection de Djotodjia ?

 

La CEEAC fait des propositions constructives dans un contexte international tendu. Il faut savoir que l’Union africaine et le président Jacob Zuma notamment ne souhaitaient pas le maintien du président Djotodia au pouvoir. La CEEAC a trouvé une solution qui allie légalité à la réalité. C’est une proposition tout à fait constructive. et elle a été immédiatement acceptée par le président Djotodia – le CNT a été mis en place. A Ndjamena, il sera question de fixer le calendrier et les grands jalons et les étapes de la transition. J’ai totalement confiance que la communauté internationale se portera aux côtés du peuple centrafricain, car le départ du président François Bozizé a été excessivement souhaité par l’ensemble des pays.

 

Qu’attendez-vous des autres acteurs  et de la communauté internationale ?

 

Comme je viens de le souligner, j’attends qu’ils apportent leur soutien au peuple centrafricain. Nous avons un effort de sécurité à fournir d’abord pour ramener la paix, nous avons un effort de développement, nous devons faire face à des urgences sanitaires et humanitaires. Dans ce cadre justement, nous attendons une aide massive de leur part et je pense que comme ces aides iront directement aux populations, elles ne seront pas refusées. Egalement, dans le cadre de la relance économique, nous avons des grands chantiers à mener au niveau des infrastructures de l’Etat qui sont dans un état de délabrement total, des routes. Nous devons également relancer l’économie nationale. Donc, leur soutien serait la bienvenue.

 

Vos ambitions post-transition autrement dit serez-vous présidentiable ?

 

C’est une question à laquelle je ne saurais répondre, à laquelle seuls les centrafricains sauraient répondre. Aujourd’hui, nous avons la transition devant nous, c’est du travail. L’élection présidentielle arrivera à la fin de la transition. Pour l’instant, je me concentre sur ce que nous aurons à faire pour pouvoir d’abord aider la population qui a plus besoin d’actions concrètes que politiques. Car, la politique ne nourrit pas, mais ce que nous pouvons faire pour nourrir le peuple, c’est ce qui compte avant tout.

 

Que dites-vous des soupçons de velléités islamistes de la séléka et les biens pillés qui traversent les frontières ?

 

Les soupçons de velléités islamistes ne me semblent pas fondés. Il n’y a pas de mise en coupe réglée qui viserait à faire du Centrafrique une conquête islamique. Les hommes et femmes de séléka sont des centrafricains. Donc, ces soupçons ne me semblent pas fondés. Il y a eu un incident, c’est qu’une église chrétienne a été bombardée, il se trouve que d’après les informations qui me sont remontées, après enquête, ce n’était pas un tir de nos éléments ; mais plutôt des hommes qui étaient proches de François Bozizé qui ont tiré volontairement pour mettre cela sur le dos de séléka. Je crois le président lui-même a réitéré que le Centrafrique est un pays laïc, il se rend lui-même dans les messes et temples. Donc, il s’agit-là d’un soupçon infondé.

 

Concernant les biens pillés qui traversent les frontières de la RCA, il faut savoir que c’est une situation que nous avons connue par le passé. Malheureusement, malgré les efforts qui sont entrain d’être faits pour récupérer ces biens, beaucoup restent à faire. Il serait également difficile de les remettre à leurs propriétaires – les véhicules  sont facilement identifiables.  C’est malheureusement les conséquences de la crise. Nous  espérons que cela ne se reproduira pas à l’avenir.

 

Josh EBENIAKA

 

Centrafrique : Eric Néris Massi à Bangui : interview exclusive

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 03:19

 

 

 

 

 

PARIS Samedi 20 avril 2013 | 00:39 UTC (Xinhua) - La France a souligné vendredi l'urgence de trouver les moyens de sortir de la situation de quasi- anarchie qui prévaut à Bangui en Centrafrique et au-delà de Bangui.

 

Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Philippe Lalliot, a indiqué qu'il y a eu des pillages et différentes formes de violences et d'exactions, notamment sous la forme de rackets et d'enrôlements forcés..

 

Selon Phillippe Lalliot, il faut aussi prendre en compte les conclusions et décisions prises lors du sommet de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC) tenu jeudi à N'Djamena.

 

"Il faut les saluer. Cela va dans le bon sens, notamment s'agissant du renforcement des forces de la Force Multinationale de l'Afrique Centrale (FOMAC)", a affirmé Philippe Lalliot.

 

Lalliot a fait savoir qu'il y a 856 ressortissants français inscrits sur les registres consulaires de l'ambassade ainsi que 560 militaires.

La France appelle à mettre fin à la situation de quasi-anarchie en Centrafrique
La France appelle à mettre fin à la situation de quasi-anarchie en Centrafrique

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 03:14

 

 

Une interview de Martin sur TéléMLPC daté du 15 avril 2013, juste après les événements violents de Bangui.


Lien : http://lemlpc.net/ezwebin_site/Information/Tele-MLPC

Interview de Martin ZIGUELE à voir sur Télé MLPC
Interview de Martin ZIGUELE à voir sur Télé MLPC

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 03:09

 

 

 

 

Bangui, 19 avril 2013 (RJDH) -  Michel Djotodja, leader de la coalition Séléka est reconnu officiellement président de la République centrafricaine, par les chefs d’Etat de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC). Une décision prise à l’issue d’un  sommet extraordinaire tenu le jeudi 17 avril, à N’Djamena au Tchad.

 

Au terme de cette assise, les chefs d’Etats ont également décidé  l’envoi prochain à Bangui de 1500 hommes supplémentaires, pour renforcer les quelques 500 troupes de la force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC) déjà dans le pays, pour sécuriser la ville contre le pillage et les exactions des éléments de la Séléka. Mais aucune date n’a été retenue pour le déploiement de ces troupes.

 

Les chefs d’Etats de la CEEAC ont  aussi pris la décision de renforcer le pourvoir du Premier ministre Nicolas Tiangaye, qui ne pourra pas être révoqué par le Conseil national de transition (CNT). Le CNT devra également être élargi. Il passe de 105 à 132 membres pour répondre aux revendications de l’opposition démocratique et des organisations de la société civile.

 

Les membres de la CEEAC ont  par la même occasion mis en place un groupe de contact, pour mobiliser des fonds en faveur de la République centrafricaine. Ce groupe de contact se réunira le 3 mai prochain à Brazzaville.

 

Un observateur de la vie politique centrafricaine se félicite des décisions des chefs d’Etat prises à N’Djamena et demande aux nouvelles autorités d’assoir leur autorité afin de mettre fin au pillage et à la violence que se livrent les éléments de la Séléka sur la population.

 

« C’est une très bonne décision que les chefs d’Etats ont pris. La balle est maintenant dans le camp de Michel Djotodja et son Premier ministre Nicolas Tiangaye, de faire en sorte que la paix et la sécurité soient vite rétablies sur l’ensemble du territoire national », a-t-il dit.

BANGUI : LA LÉGITIMITÉ DES NOUVELLES AUTORITÉS CENTRAFRICAINES ET LA PÉRIODE DE TRANSITION APPROUVÉE PAR LA CEEAC

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 03:05

 

 

 

 

 

RFI   vendredi 19 avril 2013 à 17:04

 

Les dirigeants d'Afrique centrale réunis en sommet à Ndjamena ont promis jeudi 18 avril de porter à 2 000 hommes une force régionale chargée de mettre fin à l'anarchie qui prévaut en Centrafrique depuis l'arrivée au pouvoir des rebelles de la Seleka le mois dernier. Aucun calendrier n'a toutefois été fixé pour ce déploiement qui équivaudrait à un quadruplement des effectifs de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) déjà sur place, mais qui n'ont pas réussi à éviter les violences et les pillages à Bangui. La position du Premier ministre centrafricain est, elle, renforcée.

 

Un constat a l'issue du sommet : le Premier ministre renforce sa position. Les chefs d'Etat ont pris acte de l'élection de Michel Djotodia par le Conseil national de transition, mais ont dans le même temps décidé de renforcer les pouvoirs de Nicolas Tiangaye qui ne pourra pas être par exemple révoqué pendant les 18 mois de transition. Le CNT devra être également élargi. Il doit passer de 105 à135 membres pour satisfaire l'opposition et la société civile qui jugeaient ne pas être assez représentées.

 

La Force multinationale d'Afrique centrale sera également renforcée avec 1 500 soldats supplémentaires, preuve que l'on doute des capacités du nouveau numéro un centrafricain à ramener l'ordre dans les rangs de la Seleka, la rébellion qui l'a amené au pouvoir. Les chefs d'Etat d'Afrique centrale souhaitent que la Fomac passe rapidement sous mandat du Conseil de sécurité de l'ONU, ce qui facilitera son financement.

 

Selon les informations recueillies par RFI, Jacob Zuma qui était à nouveau présent à Ndjamena, a proposé de fournir des troupes. Le président sud-africain, dont les soldats ont été défaits à Bangui par la Seleka de Michel Djotodia, veut manifestement les faire revenir par la grande porte. En attendant, un groupe de contact a été créé par la CEEAC pour mobiliser des fonds. Il se réunira le 3 mai à Brazzaville, chez le médiateur congolais.

 

« Pas un seul sou dans la caisse »

 

Pour que les mesures annoncées au sommet de la CEEAC soient effectives et permettent à la transition en Centrafrique une sortie de crise, il est nécessaire que les partenaires apportent assez rapidement leur contribution. Le président tchadien Idriss Déby témoigne d’un manque criant de finances : « Cet organe de transition n’a pas un seul sou dans la caisse, même pour fonctionner (…). Il est important que les partenaires et pays amis apportent le plus rapidement possible leur contribution financière pour permettre aux organes de la transition de remplir (leur) mission ».

 

Crépin Mboli Goumba est le porte-parole du gouvernement centrafricain. Il dit sa satisfaction pour les décisions prises lors de ce sommet : « Le groupe de contact permettra notamment de mobiliser les ressources nécessaires à la remise à l’endroit de l’administration et de l’Etat centrafricain sur toute l’étendue du territoire national ». 

 

« Un grand recul démocratique »

 

Pour Levi Yakété, porte-parole de François Bozizé, l'appréciation des conclusions du sommet de Ndjamena est autre. « Nous attendions du sommet de Ndjamena un sursaut pour réparer véritablement le tort qui est causé aujourd’hui au peuple centrafricain, déplore ce dernier. Malheureusement, on a, à travers la décision de Ndjamena, validé l’imposture, validé un pouvoir conquis par des bandits. C’est un précédent dangereux ! C’est un grand recul démocratique ! (…) Nous demandons à ce que l’Union africaine ne puisse pas se reconnaître dans la décision qui est sortie du sommet de Ndjamena », a-t-il ajouté. 

 

 

NDLR : Bozizé et ses lieutenants comme Levi Yakété n’ont jamais été des démocrates donc qu’ils gardent leurs leçons de démocratie pour leur propre usage. Qu’il est étrange que Bozizé feigne aujourd’hui d’ignorer par quelle voie il est arrivé au pouvoir en 2003 en Centrafrique !

 

 

 

Les Etats d’Afrique centrale cherchent une solution pour la Centrafrique

 

19 avril

 

La Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) s’est réunie jeudi en sommet au Tchad afin de discuter de la situation en République de Centrafrique. Depuis le coup d’Etat qui a renversé le président François Bozizé le 24 mars, l’alliance rebelle Seleka n’est pas parvenue à apaiser les tensions.

 

Pour le président tchadien Idriss Déby, « la République Centrafricaine est comme une blessure dans le cœur de l’Afrique centrale ». Des bandes armées pillent, kidnappent et rackettent la population. L’alliance rebelle qui est désormais à la tête du pays manque d’unité, et, surtout, d’une structure claire de commandement. Pourtant, son chef Michel Djotodia a été élu président par intérim par le Conseil National de Transition (CNT), ce samedi 13 avril. La CEEAC, en reconnaissant à la fois le nouveau président et le CNT, leur a donné la légitimité dont ils ont besoin pour assurer leurs fonctions. 

 

Mais même avec l’aide de la Fomac, la force militaire de la CEEAC, le nouveau dirigeant peine à prendre le contrôle du pays et améliorer la sécurité de ses citoyens. Entre les heurts entre la Seleka et les citoyens énervés par le manque de sûreté, et l’activité des milices de soutien à Bozizé, la situation sécuritaire de la RCA est catastrophique. Lors du sommet de Ndjamena, les Etats de la CEEAC se sont donc mis d’accord sur un certain nombre de mesures : les soldats de la Fomac passeront de 500 à 2000, et un groupe international de contact pour mobiliser des fonds se réunira une première fois le 3 mai à Brazzaville. Par ailleurs, afin de stabiliser la gouvernance du pays, le Premier Ministre Nicolas Tiangaye ne pourra être révoqué durant les 18 mois de transition. 

 

Si ces décisions permettent une touche d’optimisme, elles sont loin d’être en mesure de régler tous les problèmes de la Centrafrique, proie à des coups d’Etat répétés depuis son indépendance. Aucun calendrier précis pour le déploiement des troupes supplémentaires n’a été mis en place, et le président par intérim est loin de recueillir le soutien de toute la population. Pour les supporters de M. Bozizé, les décisions de la CEEAC légitiment un gouvernement qui n’est pas en mesure de l’être. Levi Yakete, porte-parole du président déchu, s’insurge que la communauté a « validé l’imposture, validé un pouvoir conquis par des bandits. (…) C’est un grand recul démocratique ». Il faut toutefois noter que suite aux discussions de cette semaine, le CNT devrait passer de 105 membres à 135, afin de répondre aux demandes des partis politiques d’opposition et de la société civile, auparavant sous représentés. 

 

Sources RFI

 

 

Nicolas Tiangaye avec son homologue tchadien à N'djaména

Sommet de la CEEAC sur la Centrafrique: Nicolas Tiangaye conforté, la Fomac étoffée

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 03:00

 

 

 




Le 24 Mars 2013 a vu la coalition SELEKA renverser le pouvoir de BOZIZE, un pouvoir établi après une élection faite de cafouillage, où les listes électorales n'étaient dévoilées que la veille de la tenue de cette élection, mettant ainsi à bas le respect du texte constitutionnel, sans que les partis politiques engagés dans cette course aient une action déterminante pour revendiquer, rejeter irrémédiablement la tenue d'une telle élection. Les élections législatives suivront le même schéma pour enfin réveiller certains partis politiques qui auront l'idée de mettre en place le FARE 2011, plate-forme dénommée Front pour l'Annulation et la Reprise des Élections.


Malheureusement, cette coalition politique, vu les arrière-pensées des uns et des autres, ne connaîtra pas le succès escompté et la reprise des élections pour laquelle elle avait réuni l'adhésion de certains partis politiques. Le manque d'une stratégie réelle et efficace, vraiment solidaire en passant, ne peut que souligner cet échec.


Échec qui sera mis à nu par la démonstration de la SELEKA qui, en moins d'un mois, a conquis le territoire tout entier pour prendre le pouvoir le 24 Mars 2013. Une action éclair, rapide, efficace. Beaucoup diront «  mais c'est parce que la SELEKA est une coalition armée qu'elle a réussi son coup de force ». En tenant ce genre de discours, on oublie que « l'union fait la force ». Et l'union ne peut pas faire la force quand on reste sur place et qu'on ne pousse pas.


Les dirigeants centrafricains, à cause de leur vue étriquée du problème politique, qu'on a toujours rangé sur le compte de la défense des intérêts personnels, n'ont rien compris ou font semblant de ne rien comprendre.


D'où leur vient l'idée de vouloir toujours se coucher sur le lit des autres pour tenter de dormir tranquillement. D'où leur vient l'idée d'aller toujours chercher à résoudre leurs problèmes avec l'aide des autres de l'extérieur ?


Les consignes de la réunion de DJAMENA leur intiment des règles de conduite et d'action qu'ils doivent suivre au mot près pour mettre en place un système de gouvernance potable.

 
Et parmi ces consignes figure en bonne place celle de bâtir une nouvelle constitution, avec le suffrage du peuple. Compte tenu de l'état de détresse dans lequel se trouve le peuple centrafricain et des souffrances dont il n'a pas fini de se relever et des plaies qu'il continuera encore et pendant longtemps à soigner, un gouvernement de transition n'est pas l'organe indiqué pour mettre en place des textes de CONSTITUTION pouvant faire face durablement à l'épreuve du temps.


Que reproche-ton à la CONSTITUTION en vigueur avant le coup de force du 24 Mars 2013 ? Le Président déchu en avait fait à sa tête. Aurait-il un tant soit peu respecté cette constitution qu'on n'en serait pas là et que certainement les éléments de la coalition SELEKA n'auraient même pas vu la réunion de toutes leurs forces. La bataille aurait été menée depuis sur le plan constitutionnel et avec le respect des textes de cette CONSTITUTION, opposition et majorité de l'époque auraient évité au pays les pillages, les viols par des éléments incontrôlés des biens et des personnes innocentes. Ce respect de la CONSTITUTION par la majorité et l'opposition aurait évité la mise en place d'une GARDE uniquement PRESIDENTIELLE pour faire prévaloir l'inexistence d'une armée vraiment nationale, forte et à la disposition du peuple, du territoire et de leur protection.

Une bonne clairvoyance politique voudrait que la CONSTITUTION soit tout simplement suspendue pendant la période de transition, pour être remise en selle une fois un PRESIDENT élu démocratiquement, une ASSEMBLEE NATIONALE issue de la volonté du peuple installée. Ces instances auraient alors, vu leur légitimité, la possibilité d'examiner les textes constitutionnels, pour corriger et adapter les éléments posant problème avant de les soumettre à l'approbation du peuple tout entier.


Encore une fois, on n'aura pas fini de chercher à faire prendre conscience aux hommes qui pensent diriger ce pays, pour leur faire comprendre qu'une politique ne se limite pas à vivre le jour le jour, à se contenter de « colmater » les brèches quand des fissures se font dans la construction, mais à faire usage de matériaux solides et compacts, pour ne pas avoir à faire, refaire et refaire ce qu'on a entrepris. 


Et c'est ce qu'on a toujours fait avec la CONSTITUTION, comme si cette CONSTITUTION avait toujours été la peste qu'il fallait éradiquer à tout prix. On l'a toujours fait pour se donner l'air de construire quelque chose, quelque chose de neuf qui ne sera que de la poudre aux yeux du peuple, de la poudre de perlimpinpin tout simplement.



Adolphe PAKOUA

CENTRAFRIQUE : A QUOI SERT UNE CONSTITUTION ? par Adolphe Pakoua

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