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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 17:27

 

 

 

hôpital communautaire

 

 


Radio Ndeke Luka 31/05/2011

Fini le racket et les ventes parallèles de médicaments, à l’Hôpital Communautaire ? Le Directeur de cet hôpital public de la capitale centrafricaine a lancé une vaste opération contre la corruption qui gangrène la structure. L’opération est effective depuis quelques jours. Il s’agit de détecter les agents de santé, racketeurs et vendeurs clandestins de produits pharmaceutiques aux patients sans prescription médicale, au sein de l’Hôpital Communautaire.

Romain Guitizia, médecin et directeur de l’Hôpital Communautaire, mène cette croisade contre la corruption. Il demande désormais aux patients d’être vigilants et de dénoncer toute tentative de corruption.

Une affiche bien évidence devant le portail alerte malades et visiteurs. Il leur est demandé de dénoncer les membres du personnel qui réclament indument de l’argent pour dispenser des soins ou leur propose des médicaments à acheter en dehors du circuit normal.

Les premiers résultats de cette campagne contre la corruption. Trois agents ont été dénoncés par des malades. Mais on ignore pour le moment les suites données par la direction à ces dénonciations.

La corruption dans le secteur de la santé est devenu un phénomène porté récemment au devant de l’actualité en Centrafrique. C’est la société civile qui est montée au créneau pour exiger que des mesures soient prises pour l’éradiquer. A travers le CIONGA (Conseil Inter ONG en Centrafrique), elles ont dénoncé les disfonctionnements constatés au sein des services publics de la santé. « Inutile de se rendre à l’hôpital, si on ne dispose pas d’argent. Les rackets se multiplient et coûtent la vie à beaucoup de Centrafricains ». Ainsi s’exprimait Modeste Gonda, président du CIONGA, pour interpeler le 29 avril 2011, le Médiateur de la République, Mgr Pomodimo.

L’élément déclencheur de cette dénonciation remonte au décès survenu une semaine auparavant d’une femme professeur à l’Université de Bangui suite à un manque de soins et d’assistance lors d’un accouchement.

La société civile a demandé l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur la défaillance médicale qui est la cause du décès de cette jeune scientifique de l’Université de Bangui. Dans sa saisine du Médiateur, le CIONGA a fait remarquer qu’il y avait ce jour-là absence d’un médecin à l’Hôpital due au fait que les médecins préfèrent travailler dans leurs cliniques privées aux heures où ils devraient être dans les services publics.

 De l’avis du CIONGA, la corruption est l’un des plus grands maux des hôpitaux en Centrafrique. Le phénomène ne concerne pas seulement les médecins, mais tout le personnel de santé est affecté. Il consiste à conditionner les soins à donner à un patient à des frais parallèles. Sans argent, le patient est appelé à rentrer chez lui, quitte à mourir.

Mgr Pomodimo a déjà reçu une délégation de l’Ordre des médecins et dentistes de Centrafrique. Selon le communiqué publié à l’issue de la rencontre, il a été question des difficultés du secteur de la santé et de la pratique de la corruption dans le milieu.

Lors de la première visite du nouveau ministre de la santé à l’Hôpital Communautaire, en avril dernier, le personnel avait décrié le manque du plateau technique ainsi que le nombre limité des ressources humaines. Des contraintes qui freinent une large couverture sanitaire pour l’ensemble du pays.

© Copyright Radio Ndeke Luka

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 17:23

 

 

 

km5.jpg

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 31 Mai 2011 12:36

Depuis les premières heures de cette matinée du 31 mai 2011, le KM 5 à Bangui est en ébullition. Tension, confusion et échauffourées persistent encore à la mi-journée malgré la présence des forces de l’ordre. La raison de cette situation est la découverte de deux enfants morts. Deux garçons probablement assassinés selon les premiers éléments. Ils ont été retrouvés, corde autour du cou, bave à la bouche. Mais les circonstances exactes de leur mort restent encore à élucider.

Ils étaient portés disparus depuis lundi soir. On ignore pour le moment comment ils sont morts, mais les premiers éléments recueillis sur place laissent croire qu’il s’agit d’un meurtre. En tout cas la suspicion et les accusations ont provoqué un début d’émeutes et même une certaine vendetta. Il y a eu un mort au cours des échauffourées. Les populations qui se sont soulevées, indexent une famille vivant dans le voisinage des deux garçons comme étant celle des auteurs de ce que tout le monde considère comme un meurtre. Les représailles ont provoqué la mort d’un membre de cette famille indexée et qui a vu sa concession entièrement saccagée.

Les corps des deux enfants tués ont déjà été déposés à la morgue de l’Hôpital Communautaire par les services compétents, après le constat d’usage. Le surveillant général de l’Hôpital a démenti que les deux garçons aient été égorgés, contrairement à ce que certaines rumeurs ont laissé entendre, exacerbant ainsi les velléités de vengeance.

Pour le moment, les forces de l’ordre se sont déployées sur place. Elles tentent d’empêcher que la situation dégénère davantage. Le député du 3ième arrondissement, Anatole Koe, a lancé un appel au calme sur les ondes de Radio Ndeke Luka. Il a été imité quelques instants plus tard par un des responsables de la communauté musulmane, l’Imam Kobine Layama. C’est dans le quartier du KM 5 que vit la partie la plus importante de la communauté musulmane de Bangui.

 

NDLR : Aux dernières nouvelles, Bozizé aurait convoqué tous les imams de Bangui pour une rencontre avec eux ce mercredi, ce qui prouve que ces incidents présentent bien une gravité certaine, des morts d'homme étant à déplorer. Bozizé récolte ainsi quelque part les résultats de sa politique mais comme à son habitude, le vrai problème ne sera pas abordé et aucune solution correcte ne sera trouvée.  

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 23:56

 

 

 

Bozizé KNK

 

La guerre de succession de Bozizé est ouverte 

En dépit de ses dénégations, Bozizé est en réalité de plus en plus malade. Selon nos informations d’une de nos sources habituelles proches de la résidence de Sassara, on lui aurait même récemment posé une sonde. Dans l’éventualité de sa brutale disparition, trois clans se sont déjà formés dans l'optique de sa succession. Le premier s’articule autour de l’indéboulonnable et incontournable Sylvain Ndoutingaï. Le second est mené par le fils de son père, Jean  Francis Bozizé. Un troisième et nouveau clan vient de se manifester derrière le ministre d’Etat aux Transports, Anicet Parfait Mbay qu’on dit travailler étroitement avec Landry Touaboy l'aide de camp de Bozizé qui n’est autre que le frère cadet d’Emmanuel Touaboy, l’actuel ambassadeur de la RCA en Chine. Chaque clan affûte ses armes au vrai sens du terme, pour la succession au pouvoir de Bozizé dès sa disparition. Ils sont vraiment pressés… !

 

Sylvain Ndoutingaï à la manoeuvre

 

Ndoutingai

Le nouveau ministre d’Etat aux finances, le tout puissant Sylvain Ndoutingaï a envoyé à l'Assemblée Nationale avec l'accord de Bozizé une mission de contrôle des fonds composée de deux Inspecteurs d’Etat. Célestin Leroy Gaombalet s'y est vivement opposé et rappelé non sans raison que seule la Cour des comptes est habilitée à effectuer ce genre de contrôle. En réalité, Ndoutingaï a dans son collimateur le sieur Célestin Leroy Gaombalet qui vient de rempiler pour la seconde fois comme président de l’Assemblée nationale (PAN), pour la simple raison que la galaxie ethnique Gbaya de Benzambé, consciente de la maladie de Bozizé, ne souhaite pas qu'en cas de décès soudain de Bozizé, Gaombalet puisse assurer l'intérim de la Présidence de la République comme le prévoit la Constitution. Cette galaxie dont le bras armé est Ndoutingaï estime qu'il faut trouver les moyens de neutraliser Gaombalet qui est "illisible", "sournois" et "peu sûr", assurent-ils. Gaombalet alias « Gaou la fumée » est prévenu.

 

Francis Bozizé plus sûr de lui que jamais

Jean Francis Boz

Teddy Bozizé s'est complètement mis au service de son frère Francis qui est enfin revenu de France après plus de cinq semaines de fugue et avec apparemment plus d'assurance personnelle. Dès sa journée de travail finie, Teddy Bozizé se met en tenue civile pour accomplir les sales besognes que lui confie son frère Francis. Il s’agit notamment de la filature des journalistes et certaines personnes ciblées, de la surveillance des déplacements des opposants dans Bangui, etc. C’est ainsi que Faustin Bambou directeur de publication des Collines de Bas-Oubangui, a été convoqué et mis en geôle récemment à la SRI.

 

Bozizé et le fantôme de Patassé

 

dépouille de Patassé

Bozizé a reçu les enfants Patassé vendredi 27 mai au Palais de la Renaissance pour tenter encore de se dédouaner des accusations portées contre lui dans le décès de leur père, et aussi les inciter à poursuivre en justice la coordination nationale des comités de soutien à Patassé, au motif que ceux-ci seraient à l’origine du décès de leur père. Avant de  recevoir les enfants Patassé, Bozizé a visionné la totalité du film des obsèques privées de Patassé du vendredi 20 mai au quartier Fouh. A la fin, il est entré dans une grande colère contre le FARE 2011 dont les membres avaient boycotté la cérémonie des funérailles officielles de l'Avenue des Martyrs alors qu’ils étaient tous présents à Fouh, avec témoignages et dépôts de gerbes de fleurs. Il compte tout faire pour « écraser » le FARE et la coordination des comités de soutien à Patassé.

Toujours selon nos informations, un conseil de famille a eu lieu à la résidence de Mgr Edouard Mathos à St Paul à Ouango et a réuni autour de ce dernier tous les enfants Patassé. C’est Me Mathias Morouba qui a été commis par la famille. Curieusement, c’est par voie de huissier de huissier de justice que ce dernier a fait convoquer à ce conseil de famille Mme Angélique Mougnan, veuve Ngaro et maintenant veuve Patassé ainsi que les deux derniers enfants de la défunte Angèle Patassé, Salomon et Providence Patassé. L’objet du conseil de famille avait pour but de désigner un administrateur des biens de l’illustre disparu. C’est Sylvain Patassé qui a été choisi. Il est aussi question que la famille Patassé  porte plainte contre le gouvernement centrafricain afin qu’une enquête judiciaire soit menée pour faire la lumière sur les conditions dans lesquelles l’ex président a trouvé la mort à Douala le 5 avril dernier.  

 

 Patassé : « Ngouandja et Bozizé  m’ont tué » 

Patassé 20 janv 2011  

Le mystère se lève peu à peu sur l’objet de l’énigmatique mission dépêchée par Bozizé à Malabo et conduite étrangement par l’Ambassadeur de France Jean-Pierre Vidon et le Directeur de cabinet à la présidence, Michel Gbézéra-Bria. C'est Claude Richard Ngouandja lorsqu’il était encore directeur du Bureau National de la Documentation qui a fabriqué la fiche mensongère avec l'imitation de la signature de Ange-Félix Patassé,  pour faire croire à Bozizé que l’ancien président voulait se rendre à Malabo non pas pour se faire soigner comme il le prétendait mais pour y lever des troupes et venir le renverser.

Ce faux document monté de toutes pièces par Claude Richard Ngouandja est donc à l'origine de la mission confiée à l'Ambassadeur de France (en quelle qualité ?) et Michel Gbézéra-Bria à Malabo dont Bozizé a fait état dans son allocution lors des obsèques de Patassé samedi 21 mai sur l’avenue des Martyrs. Un détail qui prouve le sadisme et le cynisme de l’auteur. Le jour du départ de Patassé pour Malabo, Claude Richard Ngouandja était d'ailleurs à l’aéroport Bangui-Mpoko pour scruter l'apparence physique de Patassé. C’est donc en guise de récompense pour ce mauvais coup que Bozizé a nommé Claude Richard Ngouandja Ministre de la Sécurité Publique.

 

Pour sa protection, Bozizé lorgne vers Luanda

Après l'incident survenu dans un bal des jeunes entre le détachement tchadien et un policier Gbaya de l'OCRB et au cours duquel ce policier a abattu les deux tchadiens, les éléments tchadiens de la GP sont allés à la SRI pour demander qu'on leur livre le coupable pour l'abattre aussi. Bozizé ne pouvant livrer "son frère", les tchadiens ont menacé de se retirer de sa GP. Devant cette menace, il a envoyé récemment le général Antoine Gambi ministre des affaires étrangères en Angola pour négocier un accord de défense avec ce pays pour le cas où les tchadiens quitteraient la RCA ou que le président Idriss Déby entreprendrait de le déstabiliser militairement, comme naguère pour Ange Félix Patassé...

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 23:53

 

 

 

Maliko-et-Bo-Shak.JPG

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 30 Mai 2011 13:25

Améliorer le système Educatif et celui de la Santé en République Centrafricaine. Ces deux objectifs figurent en priorité dans le nouveau cycle de coopération entre les autorités du pays et celles du système des Nations Unies.

Gouvernement, société civile et agences des Nations Unies, se sont retrouvés ce lundi 30 mai 2011, dans la salle de conférence de l’hôtel Azimut à Bangui, afin de matérialiser les idées.

Ils vont apporter les derniers amendements sur le document contenant ce cycle pour la période allant de 2012 à 2016, avant sa validation.

Le Coordonnateur résident des agences de l’ONU en Centrafrique, Monsieur Bo Schack, a indiqué les trois axes prioritaires visés par ce cycle : « la consolidation de la paix, la croissance pour améliorer la situation de l’extrême pauvreté et les secteurs éducatif et sanitaire.  Il s’agit d’un programme de développement et non de celui qui se concentre sur les aspects immédiats humanitaires ».

Le ministre d’Etat à la coopération internationale, Sylvain Maliko, a pour sa part rappelé les acquis du programme finissant « des fonds alloués dans le précédent cycle avaient contribué à l’installation des radios communautaires, la construction des casernes, le renforcement des capacités des femmes et bien d’autres projets de développement en Centrafrique ».

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 23:49

 

 

 

 

Assemblée nat 

 

DG-Socatel.jpg

 

 

Par Kpangbandjé - 30/05/2011JDB

Seuls la publication des résultats et leur application feront penser que ce n’est pas de la poudre aux yeux, sinon dans quel intérêt?

 

Pour clarifier la situation des finances publiques, le ministre d’Etat Sylvain Ndoutingaï, en charge des Finances et du Budget entend voit clair dans tout ce que les uns et les autres ont géré leur portefeuille respectif. Pour la cinquième législature, le député et ministre d’Etat Sylvain Ndoutingaï voudrait laver la deuxième institution de la République de tout soupçon. C’est ainsi qu’au lieu de payer les indemnités des honorables députés en fin de session, il a plutôt envoyé à l’Assemblée nationale, deux inspecteurs d’Etat, qui devront passer au peigne fin tous les documents concernant la gestion des fonds alloués pour le versement des indemnités des députés, le fonctionnement et la prise en charge du personnel de cette institution. Une initiative qui ne serait pas du goût de tout le monde. Elle aurait mis en boule le Président de l’Assemblée nationale Célestin Le Roy Gaombalet, qui ne s’y attendait. L’on aurait cru à un boycott de cette démarche. Seulement l’on constate que, les deux inspecteurs d’Etat dépêchés pour la circonstance poursuivent leur mission à l’Assemblée nationale. Ils sont tenus de vérifier toutes les écritures comptables avant d’émettre un avis.

Par ailleurs, au niveau du département des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies, le ministre d’Etat Abdou Karim Meckassoua en prenant ses fonctions, a fait de l’audit non pas un préalable mais surtout une priorité. Il souhaiterait connaître la gestion des ressources financières et humaines de la Socatel, avant d’assurer la continuité. Il sait pertinemment que dans ce Département, la tension sociale est toujours vivace, alors qu’ailleurs, les PTT seraient un Département où couleraient le lait et le miel. Au lieu de compter sur la subvention de l’Etat pour faire face aux différentes charges, c’est le contraire qui devait se produire. L’on sait que les PPT, devraient être autonome pour supporter l’ensemble de ses charges en payant les impôts à l’Etat et en versant régulièrement les cotisations de son personnel à la Caisse nationale de sécurité sociale.

Somme toute, entre le déclenchement de l’audit et l’application des résultats, il faudrait choisir. En Centrafrique l’on n’a pas pour habitude de publier les résultats d’audit et les décisions prises, ne s’exécutent pas toujours. A titre d’exemple, le cas de CNLS, de la CEI et de bien d’autres entités dont les résultats d’audit sont demeurés sans suite jusqu’à nos jours.

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 02:25

 

 

 

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Voici un an que le président américain, Barack Obama, a promulgué le lundi 24 mai 2010 une loi visant à combattre les bandits et criminels ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Ces derniers ont commis beaucoup d’atrocités en Afrique centrale, notamment dans la Province Orientale de la République démocratique du Congo (RDC) et dans la région du Sud-Est de la République centrafricaine. 

 Ce texte de loi dispose que les Etats-Unis doivent protéger les civils contre la LRA. Cette loi préconise la nécessité de mettre la main sur le leader de cette rébellion, Joseph Kony, ainsi que ses hauts commandants et les traduire en justice. En outre, le texte préconise le désarmement et la démobilisation du reste des combattants de cette rébellion. Il demande également à Barack Obama de lever une stratégie globale afin de mettre définitivement fin aux violences perpétrées par la LRA.

  

Pour cela, le Pr Gaston Nguérékata et deux autres compatriotes ont signé une lettre de remerciement en date du 28 mai 2010 qu’ils ont adressée au président américain peu après la promulgation de cette loi. Un an après, Barack Obama a répondu à ce courrier dont  Centrafrique-Presse s’est procuré la copie ainsi que la réponse de Barack Obama et qu’elle a décidé de publier in extenso ainsi que sa traduction pour l’information de ses lecteurs.

Le président américain marque clairement son accord avec l’approche et la vision des compatriotes qui lui ont écrit sur la question de Joseph Kony et sa LRA quant aux crimes et méfaits perpétrés dans notre pays dans le plus grand silence et quasiment l’indifférence des autorités de Bangui qui ont choisi plutôt de sous-traiter purement et simplement la traque de Joseph Kony et ses hordes de la LRA sur le territoire centrafricain à l’armée ougandaise.

On se souviendra que l’administration américaine, notamment le Département d’Etat n’avait pas hésité à traiter François Bozizé « d’inapte » à la fonction présidentielle. Le développement fait par Barack Obama dans sa lettre au Pr Nguérékata sur les questions de démocratie, de bonne gouvernance et de respect des droits de l’homme vient confirmer d’une certaine manière, l’idée que le président américain se fait d’un individu comme Bozizé.

 

Lors du récent sommet du G 8 et G20 de Deauville en France, certains présidents africains récemment élus démocratiquement à l’issue d’élections relativement incontestables et aux résultats jugés crédibles comme Alpha Condé de Guinée, Mamadou Issoufou du Niger, Jonathan Goodluck du Nigeria, pour ne citer que ces deux-là, ont eu droit d’être les invités des grands leaders du monde. Bozizé aurait pu figurer parmi ces heureux et privilégiés lauréats si sa réélection dès le premier tour du scrutin du 23 janvier 2011 en Centrafrique avec le score que l’on sait n’avait pas été gravement entachée de fraudes grossières et de nombreuses irrégularités que tout le monde dénonce à présent. Hélas, avec le hold-up électoral qu’il a perpétré lors de cette mascarade du 23 janvier 2011, les élections centrafricaines sont même citées comme un déni de démocratie et une véritable honte pour l’image de ce pays.

Pour finir, on est agréablement surpris de voir que même le président du plus puissant pays du monde comme Barack Obama prend la peine de répondre au courrier de simples gens , des citoyens lambda comme le Pr Nguérékata, qui lui écrivent en comparaison à un François Bozizé qui lui, se moque éperdument de ceux qui lui adressent des courriers, y compris des personnalités aussi importantes que Mme Catherine Ashton de l’Union Européenne  qui lui a adressé une lettre depuis le 7 mars 2011 sur la situation en Centrafrique et à laquelle il n’a pas daigné répondre à ce jour.

Rédaction C.A.P

 

Voici la lettre adressée à Obama, suivie de la réponse en Anglais de celui-ci puis de la traduction en Français   

  

Lettre-Nguerekata-a-Obama-1.JPG

lettre-Nguerek-a-Obama-suite.JPG

signatures-lettre-a-Obama.JPG

 

 Lettre Obama

signature-Obama.JPG

 

 

Traduction C.A.P

La Maison Blanche

Washington

 

23 Mai, 2011

 

Mr. Gaston N’Guérékata

Baltimore, Maryland

 

Cher Gaston

 

Merci de m’avoir écrit. Soutenir le progrès et la stabilité à travers le monde est un impératif stratégique, économique et moral pour notre nation, et j’apprécie vos points de vue.

 

Dans le monde actuel interdépendant, une crise financière ou une éruption épidémique sur un continent peut avoir un impact ici au plan intérieur ; les investissements et le partenariat extérieur sont critiques pour relever les défis transfrontaliers auquel nous faisons face. Mon Administration continue de travailler avec les nations à travers le monde pour améliorer la croissance économique, promouvoir les droits de l’homme et la gouvernance démocratique, répondre aux crises, et satisfaire les besoins humains. Les efforts de notre Nation en faveur du développement des autres pays sont en accord avec notre engagement à mettre les institutions multinationales à contribution et maximiser l’impact de l’assistance étrangère pour créer les conditions tendant à diminuer ou éliminer le besoin en matière d’aide.

 

Le progrès, même dans les pays les plus pauvres, peut améliorer non seulement la sécurité, mais aussi la prospérité des peuples éloignés, y compris des Etats-Unis. En ouvrant et développant des marches pour nos produits et en réduisant l’incertitude et les couts inhérents aux affaires qu’entreprennent nos compagnies à l’étranger, nos efforts de développement international bénéficient au secteur privé américain et créent des emplois. En fin de compte, nous améliorerons l’avenir de l’Amérique et la vie d’un grand nombre de femmes et d’hommes en accroissant le nombre d’états propres, capables et démocratiques qui peuvent travailler avec nous dans les décennies à venir.

 

Mon Administration continuera à utiliser les différentes capacités, y compris l’assistance étrangère, pour protéger les Américains et créer un avenir plus sécurisé et prospère. Pour comprendre davantage ma vision du rôle de l’Amérique dans le monde, visitez www.WhiteHouse.gov/issues/foreign-policy, www.State.gov, et www.USAID.gov.

 

Merci encore de m’avoir écrit.

 

Sincèrement

 

(Signé par Barak Obama)  

 

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 01:27

 

 

 

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Par Kpangbandjé - 29/05/2011 JDB

La Directrice commerciale assurant l’intérim du DG demande à la population de s’abstenir de tout acte de sabotage

Le point de presse très sélectif organisé dans la salle de conférence de l’Enerca par la Directrice commerciale n’a pas convaincu grand monde. Il intervient à la suite des manifestations de mécontentement des populations. Pour obliger l’Enerca à reprendre la fourniture de l’électricité dans leur secteur, les habitants de Galabadjia dans le 8e arrondissement de la ville de Bangui ont érigé des barricades sur la voie publique. Ne pouvant plus supporter les agissements des agents de l’Enerca, les abonnés des secteurs du 4e arrondissement et de Bimbo étaient prêts à suivre cet exemple pour se faire entendre de la Direction commerciale. Mise au parfum des difficultés de ses équipes sur le terrain, la Directrice commerciale assumant l’intérim du DG en déplacement, a réagi sur les ondes de la radio et télévision centrafricaine.

Selon elle, l’Enerca est en train de faire des efforts pour fournir de l’électricité à ses abonnés. Ce qui se trame contre la société relève d’un geste de mauvaise volonté et de la méchanceté. Ceux qui ont suivi la Radio et Télévision Centrafrique, la Radio Ndéké Luka etc. devront comprendre qu’il ne s’agit pas de sevrage mais des difficultés inhérentes. Agresser les agents de l’Enerca ne règlera en rien le problème, qui concerne non seulement les secteurs du 4e arrondissement et de Bimbo mais l’ensemble des abonnés de la société.

Pourtant, il y a quelque temps que les travaux de réhabilitation du site 2 de Boali ont commencé. Il avait été mis en place un programme de délestage et de rationnement en électricité. Pour juguler les nombreux désagréments, certains privilégiés se sont procurés un groupe électrogène. Après les travaux de réhabilitation, les délestages ont pris de l’ampleur au point où les abonnés définitivement privés de l’électricité sont passés à la vitesse supérieure pour obliger la Direction générale à s’occuper d’eux. A leur avis, les agents de l’Enerca ne respectent pas le programme de délestage et de rationnement. Si respect du programme il y a, certains arrondissements ne seraient pas privés d’électricité pendant plus de deux voire trois jours. Hormis le sevrage organisé, il y a aussi le comportement de certains agents intéressés. Outre, ce phénomène figure également la question de surfacturation organisée à la tête et au rang du client.

 

NDLR : C'est tout simplement pathétique pour une entreprise en situation de monopole pour la fourniture et la commercialisation du courant électrique en Centrafrique comme l'ENERCA, d'en être réduite à solliciter la compréhension de sa clientèle du fait de son incapacité à satisfaire la demande et les besoins. Depuis plus de huit ans que Bozizé et Ndoutingaï sont venus soi-diant "libérer" les Centrafricains, un tel aveu signe leur échec total et les disqualifie dans leurs prétentions à gérer les affaires de ce pays. Dès lors, on ne peut comprendre leur entêtement à s'accrocher au pouvoir quitte même à frauder les élections.  

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 01:17

 

 

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 01:57

 

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

 

Reuters

Les élections législatives qui se sont déroulées en février au Tchad ont été entachées d'imperfections, ont déclaré vendredi les observateurs de l'Union européenne.

La mission dirigée par Louis Michel souligne notamment un manque de formation du personnel électoral et l'utilisation des ressources publiques au bénéfice du parti du président Idriss Déby.

Ce scrutin du 13 février a été largement remporté par le Mouvement patriotique du salut (MPS), qui a obtenu 110 des 188 sièges en jeu.

Au lendemain du vote, les observateurs européens avaient dit n'avoir relevé aucune irrégularité destinée à fausser le résultat.

Louis Michel a salué vendredi le fait que le Tchad se soit doté d'une commission électorale indépendante (Ceni) mais il a ajouté: "Malheureusement, l'indépendance et la neutralité de la Ceni ne suffisent pas à garantir un scrutin efficace."

Le Tchad produit environ 115.000 barils de pétrole par jour mais il demeure l'un des pays les plus pauvres du monde.

Idriss Déby a été réélu à la présidence le 25 avril avec 88,66% des voix lors d'une élection boycottée par ses principaux opposants.

Madjiasra Nasro, Bertrand Boucey pour le service français

 

NDLR : L'UE et la fameuse communauté internationale devraient veiller à tout faire en amont pour que les conditions de déroulement de ces élections en Afrique puissent répondre un tant soit peu aux standards d'élections en démocratie et non se contenter de faire le constat des hold-up des dictateurs qui font tout pour s'accrocher au pouvoir. Cela a été le cas avec Bozizé en Centrafrique qui a depuis sa dernière mascarade électorale, renoué avec le monopartisme. Bozizé est en même temps président de la République et député d'une circonscription de la capitale Bangui. Du jamais vu dans le monde. Ses femmes, ses enfants, sa soeur, ses cousins, neveux et nièces font également leur entrée à l'Assemblée nationale. C'est un véritable déni de démocratie sachant que cette parodie d'élections a été financé àrès de 80% par l'Union Européenne. C'est lamentable ! 

 

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 01:39

 

 

Un journaliste mis aux arrêts à la SRI

 

Francis et François Bozize

Radio Ndéké Luka Vendredi, 27 Mai 2011 14:23

Il s’appelle Faustin Bambou. Il est rédacteur en chef du quotidien « les Collines de Bas-Oubangui ». C’est ce vendredi 27 mai 2011, qu’il a été mis en arrestation et détenu à la Section de Recherches et d’Investigations pour nécessités d’enquête.

Le motif de son arrestation pourrait être lié à la publication d’une nouvelle sur la grogne des retraités militaires et la mise en cause de certaines autorités dans la gestion des fonds versés par l’Union Européenne. Ces derniers ont souvent assiégé les locaux de l’Union Européenne. Ils avaient par le passé accusé les autorités du pays de détournements des fonds alloués par l’UE à leur cause.

Il y a plus de 2 ans, Bambou avait été arrêté puis relâché suite à une information accusant de détournement de fonds le ministre des mines Sylvain Ndoutingaye à l’époque, actuel ministre des Finances.

NDLR : Pourquoi mettre d’abord les gens en geôle avant de démarrer les enquêtes ? Que sont devenus ces milliards ? Ce n’est pas en faisant subir à Faustin Bambou ce sort que vont sortir les milliards destinés au paiement des pensions des militaires retraités.  

 

Le 3e tour des législatives dans 3 mois

 

asnaRCA

Radio Ndéké Luka Samedi, 28 Mai 2011 18:16

Un troisième tour des législatives en République centrafricaine sera organisé dans 3 mois. C’est une disposition du ministère de l’administration du territoire centrafricain. L’annonce intervient au moment la Commission électorale indépendante (CEI) de remettre au président de la République le rapport de ses activités le 27 mai dernier.

En tout, 13 circonscriptions électorales seront concernées par ces élections. La cour constitutionnelle après l’examen des contentieux électoraux pour le 1er tour a invalidé les résultats de ces circonscriptions.

Selon Josué BINOUA, le nouveau ministre de l’administration du territoire, « toutes les disposition sont prises pour la bonne marche de ces élections ».

Le patron de l’administration du territoire a reconnu que « les acteurs du processus ont privilégié qu’on appelle les consensus en défaveur de la loi et du code électoral ». Il a par ailleurs ajouté que « la bonne gouvernance se définit par le respect et l’application de la loi ».

Au sujet de la CEI qui normalement devrait se charger de l’organisation du scrutin, le ministre centrafricain a parlé du « respect » du code électoral. « Le mandat de la CEI prend fin 45 jours après les proclamations officielles des résultats et que le décret rapportant la nomination des membres de la CEI est arrivé à terme depuis le 21 mai » a indiqué Josué Binoua.

Autrement dit, une commission sera à nouveau mise en place pour l’organisation de ces élections. « Nous devons revenir à l’application des lois de notre pays », s’exclame Binoua.

Pendant que le pays s’apprête à organiser le troisième tour des législatives, les commissaires locaux de la CEI de Bangui et des villes de provinces continuent de réclamer les 8 mois de leurs indemnités lors des précédentes élections.

 

La CEI rend compte à Bozizé de « la débrouille électorale »

 

Binguis

Radio Ndéké Luka Vendredi, 27 Mai 2011 14:17

L’heure du bilan a sonné. Les membres de la Commission Electorale Indépendante (CEI), se sont conformés à cette règle. Ils ont remis ce vendredi 27 mai 2011, le rapport de 17 mois d’activités sur le processus électoral 2010 – 2011 en Centrafrique. La cérémonie s’est déroulée à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui en présence de tous les acteurs impliqués dans ce processus.

La CEI s’est voulue satisfaite de la mission de la préparation, l’organisation et la publication des résultats ces élections, en dépit des failles relevées çà et là.

Constat et recommandation de  Joseph Binguimalé, président de la CEI : « le pays ne peut pas continuer à voter sur les listes électorales manuelles à l’ère des nouvelles Technologies de l’information et de la communication. Il est important de mettre en place une structure permanente de la gestion des élections pour l’informatisation et production de mémoires du scrutin en Centrafrique », ajoute-t-il.

Le président de la CEI a aussi mentionné qu’ « un secrétariat administratif permanent doit être mis sur pied afin de réviser le code électoral dans un contexte apaisé pour harmoniser les lois électorales et synchroniser la tenue des prochaines élections ».

Le Chef de l’Etat centrafricain pour sa part, s’est félicité de la maturité du peuple centrafricain qui a voté massivement dans le calme malgré les problèmes constatés. Et surtout la RCA « a su éviter les troubles post électoraux constatés dans d’autres pays africains ». Pour François Bozizé, les centrafricains « devraient se consacrer à présent, à l’œuvre de la reconstruction nationale à travers une volonté de relever les défis économiques politiques et sociaux ».

Dans leurs rapports d’observation les ONGs nationales et internationales n’avaient pas manqué de souligner quelques dysfonctionnements liés à l’organisation de ces élections. Ils avaient d’ailleurs fait des propositions pour améliorer les prochains scrutins.

Ces consultations populaires boycottées au second tour par l’opposition ont donné vainqueur Bozizé dès le premier tour. Ce dernier avait également raflé une bonne partie de la 5ème législature colorée en orange, couleur de son parti le Kwa Na Kwa.

 

NDLR : Le nullissime Binguimalé se moque vraiment des Centrafricains. Après avoir tout fait pour faciliter et permettre le bourrage généralisé des urnes en faveur de l’élection dès le premier tour de Bozizé et son KNK conformément au pacte mafieux qui l’unit à Bozizé, il a beau jeu d’affirmer maintenant que « le pays ne peut pas continuer à voter sur les listes électorales manuelles à l’ère des nouvelles Technologies de l’information et de la communication. Il est important de mettre en place une structure permanente de la gestion des élections pour l’informatisation et production de mémoires du scrutin en Centrafrique ».

Bozizé et lui ont obstinément refusé que les Centrafricains puissent voter le 23 janvier dernier avec des listes et cartes d’électeurs informatisées et maintenant que leur hold-up a réussi avec les listes et cartes électorales manuelles, Binguimalé redécouvre les mérites de l’informatisation. On appelle cela du foutage de gueule. Cet individu  mérite vraiment la potence.Contrairement aux affirmations de Bozizé, si la RCA n'a pas connu de troubles postélectoraux de l'ampleur de ceux connus par la Côte d'Ivoire ou le Nigéria, plusieurs localités ont connu néanmoins d'assez graves incidents avec mort d'homme comme à Mongoumba et de sérieux troubles aussi ailleurs. Le pays est toujours en effervescence et dans une réelle impasse postélectorale à cause de l'inadmissible hold-up du KNK et Bozizé ainsi que de l'aplatissement de la Cour constitutionnelle qui a refusé de dire le droit en ne faisant même pas la moindre enquête sur les nombreux recours en annulation. Bozizé se réjouit donc trop tôt car des nuages sombres s'accumulent dans le ciel de la RCA.    

 

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