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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 17:32

 

 

 

Centrafrique : Vingt personnes tuées dans l'ouest du pays

 

Centrafrique - 07h38 http://www.ouest-france.fr/

 

L'attaque d'un convoi de musulmans par les membres d'une milice chrétienne "anti-balaka" a fait une vingtaine de morts jeudi près de Bouar.

 

Les musulmans parmi lesquels se trouvaient beaucoup de femmes et d'enfants fuyaient Bohong, une localité voisine (à l'ouest de la Centrafrique), attaquée par des miliciens.

 

"Il y avait une vingtaine de corps sans vie répandus ça et là sur la route. Certains ont été tués par balles, d'autres à coups de machette", témoigne Achille Yakende, un commerçant qui se rendait à Bouar à moto. 

 

Les "anti-balaka" ont l'intention de défiler ce vendredi à Bangui pour dénoncer le projet de désignation d'un nouveau président intérimaire après la démission la semaine dernière de Michel Djotodia, arrivé au pouvoir à la suite d'un coup d'Etat de la Séléka en mars 2013.

 

 

Centrafrique : la France appuyée par l'Estonie d'ici fin février

 

avec AFP  le 16 janvier 2014 à 14h24, mis à jour le 16 janvier 2014 à 14h29.

 

L'Estonie est le premier pays européen à annoncer officiellement l'envoi d'un contingent sur place -en l'occurrence 55 hommes- pour aider, symboliquement et donc diplomatiquement, la France.

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Evidemment, le nombre de soldats concernés -55- est faible et ne permettra donc qu'une aide limitée. Qu'importe puisqu'il s'agit de montrer symboliquement que la France n'est pas le seul pays non-africain à intervenir en Centrafrique, comme François Hollande le demandait à ses partenaires  depuis début décembre.

 

Vendredi, c'est donc finalement l'Estonie qui a été la première à répondre concrètement à l'appel du chef de l'Etat en annonçant sa participation à la future mission européenne pour soutenir les interventions en Afrique. Leur première affectation sera évidemment la Centrafrique. "L'intervention de la France en Centrafrique a contribué à éviter une catastrophe humanitaire dans ce pays",  explique le Premier ministre Andrus Ansip. 

 
Cette décision doit cependant encore être soumise au Parlement la semaine prochaine. Même si la réponse positive ne fait aucun doute, cela rallongera les délais.  "L'unité estonienne pourra être envoyée en Afrique à la fin février au plus tôt", explique Andrus Ansip. Elle pourrait rester en Afrique jusqu'à quatre mois.

 

Par ailleurs, l'Onu a averti une nouvelle fois que les éléments étaient réunis pour qu'il y ait un génocide en Centrafrique.

 

 

 

Centrafrique: à peine 300 à 400 soldats européens pour soutenir les Français

 

Mis à jour le vendredi 17 janvier 2014 à 17h08

 

Les ministres européens des Affaires étrangères devraient donner lundi leur aval au lancement d'une mission militaire de l'Union européenne forte de quelques centaines d'hommes en Centrafrique pour renforcer temporairement les efforts français et de l'Union africaine (UA), ont indiqué vendredi des responsables européens.

 

Ils devraient, lors de leur réunion mensuelle à Bruxelles, prendre la "décision politique" en faveur d'un "engagement général" pour une mission de la politique commune de sécurité et de défense (PESD), a indiqué un de ces responsables sous le couvert de l'anonymat. A moins que les Britanniques ne s'y opposent, a toutefois prévenu un diplomate, notant "le peu d'enthousiasme" manifesté jusqu'à présent par les Européens pour une telle mission, réclamée par la France pour venir en appui de son opération Sangaris.

 

Les effectifs de la mission européenne resteront toutefois modestes, de l'ordre de 400 à 600 soldats, et leur déploiement n'interviendra pas avant la fin février au plus tôt pour une durée de quatre à six mois, dans l'attente d'un renforcement de la force de l'Union africaine (Misca). Celle-ci peine à mettre en place son dispositif composé actuellement de 4.400 soldats, dont les deux tiers dans la capitale. L'objectif de l'UA est de la porter à 6000 hommes fin février. La France dispose quant à elle de 1600 hommes en Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris.


Belga

Centrafrique : la France appuyée par l'Estonie d'ici fin février
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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 16:40

 

 

 

 

http://www.slateafrique.com/  17/01/2014 à 16:05

 

Le pays a besoin d'un nouveau président. Mais dans le contexte actuel, cela équivaut à chercher une aiguille dans une botte de foin.

 

Depuis la démission du tandem Djotodia-Tiangaye, le 10 janvier, la RCA est en quête d’une nouvelle «race» d’hommes et de femmes, aux qualités morales exceptionnelles, prêts à se sacrifier en vue de faire renaître leur pays. Ainsi, des critères d’éligibilité, pour élire le nouveau chef de l'Etat en vue d’assurer la nouvelle transition, ont été clairement établis: intégrité, indépendance intellectuelle, compétence, refus absolu de la violence armée, etc.

 

Comme on le voit, le prochain président ou la prochaine présidente de la nouvelle transition, doit être un homme ou une femme doté d’une vision noble et profonde, armé d’une puissante vocation politique pour barrer définitivement la route au chaos, à l’anarchie et à la guerre. Cela dit, ces critères d’éligibilité sont beaux à entendre. Mais, concrètement, comment réussira-t-on à leur donner corps?

 

Un politicien hors pair

 

Certes, après Djotodia et la Séléka qui avaient fait de la RCA un objet d’effroi et de dégoût en la menant à une catastrophe politique sans précédent, on ne peut, désormais, occulter «les dimensions morale et éthique» dans la désignation du futur président de la transition. Bien sûr, il faut éviter, de nouveau, à Bangui, l’arrivée au pouvoir de nouveaux médiocres animés par le désir d’amasser de gigantesques fortunes, et aussitôt recasés à l’étranger.

 

En d’autres termes, le peuple centrafricain doit en finir avec tout soutien à certains aventuriers qui portent en eux le chaos, la haine et la guerre. Oui, il doit se trouver des hommes nouveaux. Or, en vérité, la plupart des hommes nouveaux dans la vie politique de la RCA sont de vieux briscards. Pourtant, il faut bel et bien trouver quelqu’un pour diriger l’Etat centrafricain, sans occulter le critère moral, vertueux. Cela dit, la RCA peut se trouver un homme vertueux, mais qui pourrait se révéler politiquement incompétent.

 

Il faut éviter le syndrome Cheickh Modibo Diarra. Considéré à l’époque, au Mali, comme un homme intègre issu de la diaspora, à l’épreuve des faits, il s’est révélé un piètre politicien, ne maîtrisant aucunement le terrain. Du début à la fin, l’illustre chercheur de la Nasa n’a jamais réussi à asseoir, encore moins à affirmer son autorité sur la vie politique malienne. Bref, il a incarné jusqu’au bout un pouvoir fantomal.

 

Apprendre de ses erreurs

 

A l’heure actuelle, la RCA se trouve confrontée à un vertigineux processus de peurs et de tourments. Le pays sort d’infinies souffrances, d’humiliations et de blessures de toutes sortes. Pire, certains Centrafricains restent encore possédés par un irrépressible désir de vengeance. C’est pourquoi, il faut éviter que ce moment d’union et de communion, marqué par la désignation du chef d’Etat de la transition, ne se transforme, à l’arrivée, en un grand moment de division et d’intolérance entre Centrafricains. Malgré la «destruction» des valeurs fondatrices de la modernité politique, le peuple centrafricain a toujours foi en «la démocratie».

 

Et, le pays ne peut parvenir à une maturité historique et politique qu’en tirant des leçons de ses échecs passés. Décidément, avec les exigeants critères d’éligibilité du futur dirigeant de la transition, commence, pour la RCA, un très long et douloureux chemin de croix. Pourra-t-elle trouver l’Homme providentiel tel qu’elle le perçoit dans son imaginaire ?

 

Abdoulaye Barro

 

Cet article a d'abord été publié dans Le pays

Lu pour vous : Un président pour la Centrafrique? Autant chercher une aiguille dans une botte de foin
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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 16:03

 

 

 

 

 

AFP- Publié le 

 

 

Un clairon de la fanfare municipale gît dans un lavabo. Il n'y a plus une vitre aux fenêtres, des papiers administratifs jonchent le sol de la cour. La mairie de Bossangoa, à 250km au nord-ouest de Bangui, résume cruellement la situation de la ville.

 

"8 septembre 2011, c'est la journée de l'alphabétisation", proclame une affiche encore collée sur un mur. Une enveloppe libellée à l'adresse de "Monsieur le directeur général de l'administration" traîne sur un bureau. Autant de reliques d'une époque "normale", avant que tout s'évanouisse dans un tourbillon de violences et de peurs.

 

A Bossangoa, où les violences intercommunautaires à grande échelle ont commencé en septembre, il n'y a plus rien.

 

"Plus d'Etat, plus d'administration, plus de juge, personne", résume l'évêque de la ville, Mgr Nestor Désiré Nongo Aziagbia.

 

Le préfet, le sous-préfet, le maire, sont partis. Il reste bien une dizaine de gendarmes et de policiers, mais ils ont peur, et ne peuvent rien contre les pillards et bandits qui terrorisent la ville. "De toute façon, il n'y a plus de geôles", dit l'évêque.

 

Bossangoa est une ville de déplacés. Les habitants vivent dans deux camps: les chrétiens d'un côté, rassemblés près de l'église, les musulmans de l'autre, près de l'école Liberté. Au total, près de 35.000 personnes, soit la quasi-totalité de la population de Bossangoa.

 

Entre eux, la méfiance, et le cercle vicieux des "rumeurs qui nourrissent la peur et entraînent le conflit", déplore le général Francisco Soriano, chef de l'opération militaire française Sangaris en Centrafrique, en visite jeudi à Bossangoa.

 

Depuis début décembre, une centaine de soldats français sont basés dans l'ancienne usine de coton de Bossangoa, et tout le monde s'accorde à dire que leur présence, ainsi que celle d'un contingent congolais de la Misca, la force africaine, ont largement contribué à apaiser la situation. "On est passé du rouge à l'orange", résume un officier français.

 

"Dans ma vie, je fais rien, rien, rien"

 

Les Séléka (les rebelles musulmans qui ont renversé en mars le président François Bozizé et régné en maîtres sur le pays pendant 10 mois) ont été cantonnés.

 

Les anti-balakas (milices chrétiennes) se sont faits plus discrets depuis quelques semaines. Aucune attaque meurtrière n'a été signalée depuis une quinzaine de jours.

 

Mais cela ne suffit pas à éteindre la peur, et les déplacés ne retournent pas chez eux.

 

"Je suis mal à l'aise, je n'ose pas rentrer. Les Séléka, les musulmans, ils savent se faufiler chez nous", explique Justin Andet, un homme de 48 ans dans le camp des déplacés chrétiens.

 

"Dans ma vie, maintenant, je fais rien, rien, rien", soupire ce cultivateur dont la plantation de manioc a été totalement détruite.

 

Depuis le début de la crise, l'évêque Aziagbia et l'imam Ismail Nafi tentent d'éteindre le feu et de réconcilier les deux communautés. A grand peine. "On a fait des réunions, entre nous, avec tout le monde. Mais à chaque fois les attaques ont continué", déplore l'imam.

 

Pourtant, Bossangoa "est plutôt bien lotie", comparé à la situation en brousse, constate Salima Mokrani, responsable d'Ocha, le bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU.

 

"Dans la région, les populations ont fui leurs villages et vivent en brousse depuis quatre mois. Ils ont épuisé jusqu'à la dernière miette de subsistance. c'est un désastre", explique-t-elle.

 

Et alors que la Centrafrique devrait lundi avoir un nouveau président de transition, le général Soriano demande à ses troupes de rester "très vigilantes" pendant ces jours d'incertitude politique.

 

Les ex-militaires restés fidèles à François Bozizé --originaire de la région de Bossangoa--, sont toujours en embuscade, à une soixantaine de km au nord. "Ils ont des armes de guerre. Et on risque d'avoir des problèmes avec eux", confie une source militaire.

 

 

 

Centrafrique: à Bossangoa, "plus d'Etat, plus personne, que des déplacés"
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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 15:55

 

 

 

 

 

 

Mardi soir, alors qu’ils patrouillaient dans les rues de Bangui, des hommes du 3e escadron du 1er RHP de Tarbes engagé en Centrafrique ont fait face à une situation exceptionnelle. Une femme s’est littéralement jetée devant un des véhicules blindés du peloton dirigé par l’adjudant Thierry. Les militaires ont stoppé à temps leur engin et répondu à l’appel au secours de la jeune femme. Celle-ci les a conduits auprès d’une amie, victime d’une crise de paludisme et sur le point d’accoucher. Les militaires ont découvert cette femme au bord de la route, en détresse. Ils ont demandé un soutien sanitaire qui n’a malheureusement pu arriver à temps.

 

Conséquence, l’adjudant et les deux brigadiers ont procédé eux-mêmes à l’accouchement de cette jeune femme, avec des moyens rudimentaires puisqu’ils ne disposaient que de leur trousse de secours. Les soldats bigourdans ont fait preuve d’un sang-froid sans faille et mené l’opération à son terme. La jeune maman a appelé son enfant Jérôme, le prénom du brigadier-chef qui a procédé à l’accouchement. La mère et son fils ont été conduits à l’hôpital de Bangui.

 

Le lendemain, les soldats du peloton sont retournés au chevet de la jeune femme pour constater son bel état de santé. «C’est dans des situations comme celles-ci qu’on se sent utile, a commenté le chef de corps du 1er RHP, le colonel Peltier. Ce sont des moments qui marquent un homme et en font sa fierté pour toute une vie.» Ironie du sort, l’adjudant Thierry, qui commandait le peloton, est devenu papa lors des premiers jours de l’engagement, alors qu’il se trouvait à 4.500km de Tarbes…

 

Andy Barréjot

Lu pour vous : Centrafrique : Les soldats du 1er RHP de Tarbes accouchent une femme malade dans la rue
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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 15:36

 

 

 

 

 

Par Le Nouvel Observateur avec AFP le 17-01-2014 à 14h17 

 

La capitale centrafricaine Bangui a renoué vendredi 17 janvier avec la vie politique, préparant l'élection lundi du nouveau président de transition d'un pays à la dérive.

 

Dans le centre de Bangui, des centaines de jeunes manifestaient vendredi leur soutien à un des candidats au siège présidentiel, Emile Gros Raymond Nakombo, un homme d'affaires, candidat malheureux au scrutin présidentiel de 2011. "C'est un des rares hommes politiques qui vit sur place et (qui) a refusé d'intégrer la Séléka", mouvement qui a porté au pouvoir en mars 2013 Michel Djotodia, expliquait l'un des manifestants, Junior Kowes.

 

Le président Djotodia a été contraint au départ le 11 janvier par les dirigeants d'Afrique centrale - soutenus par la France - excédés par son incapacité à mettre fin aux tueries interreligieuses. Le cortège qui voulait se rendre au parlement a ensuite été bloqué par la force africaine (Misca), ont constaté des journalistes de l'AFP.

 

Une autre marche de quelques dizaines de militants de la "société civile" a elle aussi été bloquée par la Misca, le commandant en chef de la force, le général Martin Tumenta Choni, étant venu leur rappeler en personne que les manifestations étaient interdites.

 

Au carrefour de la Réconciliation, une banderole proclamait: "Non aux exactions des Séléka. Oui au retour à l'ordre constitutionnel. Soutien à la France et à la Misca".

 

A Bangui aussi, le feu couve toujours. Quadrillée par les forces internationales, la capitale présente chaque jour un peu plus une apparence trompeuse de retour à une forme de normalité. Comme au PK-12 vendredi matin, après une nouvelle bouffée de violences meurtrières la veille qui avait fait au moins sept morts.

 

Critères d'éligibilités draconiens

 

Chargé d'arrêter l'implosion du pays, le nouveau président de transition doit être élu lundi par le Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire).

 

Le CNT a fixé des critères draconiens d'éligibilité qui excluent de la candidature tous ceux ayant exercé des responsabilités politiques sous la présidence de Michel Djotodia, mais aussi les chefs de partis politiques et les militaires d'active.

 

Le CNT a également écarté ceux ayant été "membre d'une milice ou d'une rébellion armée durant les 20 dernières années".

 

La clôture des candidatures, ouverte vendredi matin, est fixée à samedi 10 heures (8 heures à Paris). Le CNT examinera ensuite les dossiers et annoncera les noms des candidats dimanche pour une élection lundi.

 

Pour les partenaires occidentaux et africains de Bangui, l'élu doit être "un président technique", selon un diplomate occidental.

 

Renfort européen

 

Plus de 1.600 soldats français sont déployés depuis plus d'un mois, en Centrafrique, dans le cadre d'un mandat de l'ONU, pour tenter de stabiliser le pays, en proie à des violences meurtrières. "Le 20 janvier, les ministres des Affaires étrangères européens vont engager une opération (...) aussi bien sur l'aspect sécuritaire que sur l'aspect humanitaire", a rappelé le président Hollande.

 

Il a ajouté que l'ONU préparait une opération de maintien de la paix pour assurer la sécurité et la stabilité pour des élections. Celles-ci devraient avoir lieu l'an prochain.

 

A Paris, le président François Hollande a jugé que la situation en Centrafrique s'améliorait même si cela restait fragile. "Depuis un mois, il n'y a pas un arrêt de tous les combats, mais une forme d'apaisement, avec l'accès de l'aide humanitaire, et une amélioration encore trop fragile de la situation sécuritaire", a-t-il déclaré en présentant ses voeux au corps diplomatique.

Lu pour vous : La Centrafrique se prépare à l'élection du nouveau président
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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 15:34

 

 

 

 

 

Par La rédaction de RTL.fr , Avec AFP | Publié le 17/01/2014 à 12h13

 

Même s'il a jugé la situation sécuritaire de la Centrafrique encore "trop fragile", le chef de l'État a estimé ce vendredi que la situation allait vers "l'apaisement".

 

Des critiques de plus en plus nombreuses s'élève ces derniers jours sur l'action militaire de la France en Centrafrique. Mais François Hollande s'est voulu rassurant ce vendredi 17 janvier : "Depuis un mois, il n'y a pas un arrêt de tous les combats, mais une forme d'apaisement, avec l'accès de l'aide humanitaire, et une amélioration encore trop fragile de la situation sécuritaire", a déclaré le chef de l’État, en présentant à l'Élysée ses vœux au corps diplomatique.


Plus de 1.600 soldats français sont déployés depuis plus d'un mois, en Centrafrique, dans le cadre d'un mandat de l'ONU, pour tenter de stabiliser le pays, en proie à des violences meurtrières. "En Centrafrique, une catastrophe de grande ampleur était redoutée, il y avait déjà des exactions et des violences (...). Il pouvait y avoir un risque génocidaire, j'avais forcément à l'esprit ce qui s'était produit au Rwanda", a-t-il souligné.

"Qu'aurait-on dit de la France si elle n'avait rien fait ? (...). On aurait compté les morts, non par dizaines, non par centaines, mais pas milliers", victimes du "poison insidieux de l'affrontement inter-religieux", selon lui. "Le 20 janvier, les ministres des Affaires étrangères européens vont engager une opération qui viendra en soutien (de l'action de la France, ndlr), aussi bien sur l'aspect sécuritaire que sur l'aspect humanitaire", a-t-il rappelé.


"L'ONU prépare une opération de maintien de la paix indispensable à terme pour assurer la sécurité et la stabilité de la Centrafrique, et, demain, l'organisation d'élections libres et transparentes", a souligné le président français. "La France est solidaire de l'Afrique, mais elle n'en est pas le gendarme et ne va pas le redevenir", a-t-il assuré.

 

Par La rédaction de RTL.fr , Avec AFP

Centrafrique : pour Hollande, la situation va vers "l'apaisement"
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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 15:30

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : L’AVEU D’IMPUISSANCE

 

http://www.vosgesmatin.fr/  17/01/2014 à 05:00

 

Le génocide a-t-il déjà commencé ? Le directeur des opérations humanitaires de l’Onu a révélé hier que « des atrocités sont commises de façon continue… »

 

La vérité sur la Centrafrique se dévoile petit à petit. Elle apparaît bien éloignée de la description rassurante faite par le gouvernement français, avant le lancement de la mission Sangaris, décrite comme une simple opération de police. La conférence donnée hier à Genève par John Ging, directeur des opérations humanitaires de l’Onu, marque un tournant. « Il y a tous les éléments que nous avons vus dans des endroits comme le Rwanda, la Bosnie, les éléments sont là pour un génocide. Cela ne fait pas de doute », a déclaré ce haut responsable onusien, de retour d’une mission en Centrafrique. « Des atrocités sont commises de façon continue », a-t-il affirmé, soulignant que « les communautés ont peur. Les gens ont peur des autres communautés ».

 

Une nouvelle fois, donc, l’Onu tire la sonnette d’alarme. « Les conséquences vont être dramatiques si nous n’agissons pas immédiatement », a encore indiqué John Ging, pointant l’effondrement total du pays. L’Onu exhorte la communauté internationale à fournir une aide financière majeure. Sur les 247 millions de dollars demandés en décembre, 15,5 millions seulement ont été débloqués. Cela ne suffit pas à fournir l’eau potable et la nourriture aux centaines de milliers de déplacés qui vivent dans des conditions désastreuses.

 

Meurtres, mutilations…

 

À Bangui, dans le camp de réfugiés de l’aéroport, plus de 100 000 personnes s’entassent dans l’anarchie la plus totale. Chaque jour, des enfants meurent de malnutrition ou maladie.

 

John Ging a qualifié le drame centrafricain de « méga-tragédie ». La France aussi commence à prendre la mesure du bourbier dans lequel ses soldats sont engagés. Gérard Araud, l’ambassadeur de France aux Nations unies, a finalement reconnu que « nous avons peut-être sous-estimé la haine et le ressentiment entre communautés ». Enfin, l’aveu !

 

Sur place, pourtant, le général Francisco Soriano, commandant de l’opération Sangaris, estime qu’il y a une « baisse réelle de la tension dans la capitale ». C’est relatif. Chaque nuit, des atrocités sont commises. Les civils se regroupent par confession, chrétiens d’un côté, musulmans de l’autre.

 

Et Bangui n’est qu’une petite partie de la Centrafrique, un pays plus grand que la France. Qui peut, aujourd’hui, donner une image juste de ce qui se passe en brousse ? Les militaires sécurisent les grands axes, notamment vers le Cameroun voisin. Des informations inquiétantes viennent des derniers religieux encore sur le terrain. Les descriptions se suivent et se ressemblent. Meurtres, mutilations, pillages, incendies… La mécanique de la haine est enclenchée. Dans ce contexte, l’annonce de l’arrivée prochaine de 55 soldats estoniens dans le cadre d’une future mission européenne paraît bien dérisoire. Tout comme l’élection programmée d’un nouveau président de la République intérimaire prévue pour lundi.

 

Ludovic BASSAND

Lu pour vous :  AFRIQUE LA FRANCE RECONNAÎT AVOIR SOUS-ESTIMÉ LA SITUATION, L’ONU APPELLE AU SECOURS
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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 15:26

 

 

 

 

Une veillée sera organisée pour la disparition de Maitre ZARAMBAUD ASSINGAMBI  ce soir et demain samedi 18 janvier 2014 à partir de 20h,  à la "FERME d'ARVIGNY",  Allée Edouard Branly - 77750 MOISSY-CREMAYEL. 

         

Tél : 0688684902

 
L'accès à la salle de réception Mary d'Arvigny


Train :  RER D  ( Lieusaint Moissy Cramayel ou Savigny Le Temple).

Voiture : Autoroute A5a / Autoroute A5b (Sortie n° 12) A 40 kms de Paris : De Paris-Bercy A4-N104-A5  (Sortie n° 12 (47Km)

 

De Paris- Pt Orléans A6-N104-A5  (Sortie n° 12 (43 Km) Aéroport d’ORLY à 24 Km - A6-N104-A5  (Sortie n° 12)

  
Daniel Makouri Kiwi  0621444141

Veillée en mémoire de Me ZARAMBAUD Assingambi
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 21:08

 

 

 

 

 

C’est avec une indicible et profonde douleur que toute l’équipe de la rédaction de Centrafrique-Presse apprend auprès de sa famille et ses proches, la mort ce jeudi 16 janvier 2014 de Me ZARAMBAUD  Assingambi, décès survenu à l’hôpital de Villeneuve Saint Georges en région parisienne, des suites d’une très brève et soudaine maladie.

 

Grand ténor du barreau de Centrafrique et ancien bâtonnier de l'Ordre des Avocats centrafricains, Me ZARAMBAUD est foudroyé par la mort alors qu'il était en pleine activité professionnelle comme représentant des victimes dans le procès de Jean-Pierre BEMBA, toujours en cours devant la Cour Pénale Internationale de La Haye.  

 

Le Directeur de Publication et l’ensemble de la rédaction de Centrafrique-Presse qui se faisaient toujours le plaisir de publier les nombreux articles et édifiantes tribunes de Me ZARAMBAUD, adressent à Claude son épouse, leurs enfants, toute la famille et les proches de l’illustre disparu, leurs condoléances les plus émues.

 

 

Nécrologie : Me ZARAMBAUD ASSINGAMBI N'EST PLUS !
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 20:28

 

 

 

ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)

 

 

*************************

 

 

DECLARATION N°OOI/2014

 

 

L'Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) prend acte des' résolutions du 6ème Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEEAC, réuni à Ndjamena (République du Tchad) du 9 au 10 janvier 2014, et elle tient à remercier très sincèrement tous les pays membres de la CEEAC, ainsi que la France et toutes les organisations internationales présentes à ce Sommet, pour la promptitude avec laquelle, une fois de plus, elles ont contribué à la recherche des solutions idoines à la crise centrafricaine.

 

Tout en reconnaissant les sacrifices immenses, qu'ils soient humains, matériels ou financiers consentis par les pays frères et toute la communauté internationale en faveur de la RCA, l'AFDT déplore le fait que la souveraineté centrafricaine ait été mise à rude épreuve, notamment par la convocation et le transfèrement du Parlement provisoire centrafricain en dehors du territoire national .afin d'y siéger pour statuer sur des questions relevant de cette même souveraineté que la communauté internationale nous aide à consolider.

 

Par ailleurs, l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition tient à rappeler que l'Accord de Libreville du 11 Janvier 2013 et les Déclarations de N'Djamena des 3 et 18 avril 2013, constituent les fondements de la Charte Constitutionnelle de la Transition qui régit la période de transition en cours dans notre pays.

 

En conséquence, l'AFDT réaffirme que la procédure d'élection du Président de la Transition et celle de la désignation du Premier Ministre du GUNT doivent se dérouler conformément aux dispositions de la Charte Constitutionnelle de Transition, en dehors de toute pression.

 

Par ailleurs, l'AFDT tient à souligner que son engagement maintes fois renouvelé à soutenir la transition en cours ne se fera pas aux dépens de la légalité.

 

Fait à Bangui, le 14 Janvier 2014

 

 

Partis politiques signataires:

 

1. Pour l'Alliance pour la Démocrate et le Progrès (ADP

 

2. Pour l'Alliance pour la Solidarité et le Développement (ASD)

 

3- Pour la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS)

 

4- Pour le Mouvement de Libération du Peuple Centrafrique (MLPC)

 

5- Pour le Parti Africain pour une Transformation Radicale et l'Intégration des

Etats (PATRIE)

 

6. Pour le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC)

 

7. Pour l'Union Démocratique du Peuple pour le Progrès (UDPP)

 

DECLARATION DE L'ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)
DECLARATION DE L'ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)
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