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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 01:01

 

 

 

 

COMMUNIQUE

 


Le 25 novembre 2013, le gouvernement français, à travers ses Ministres de la Défense et des Affaires étrangères, prenait la décision d’intervenir militairement aux côtés de la MISCA en République Centrafricaine afin d’aider celle-ci à mettre fin aux multiples exactions perpétrées par les rebelles étrangers de la SELEKA sur le peuple Centrafricain.
Cette décision fait suite aux diverses demandes du gouvernement centrafricain auprès des instances internationales dont la dernière remonte au mois de septembre 2013 au conseil de sécurité de l’ONU, matérialisée par le discours du premier ministre, Nicolas Tiangaye, qui a réitéré son souhait du mois de mai 2013 à la même tribune, pour une intervention de la France en RCA dans le cadre dune résolution onusienne, afin de désarmer les éléments de la SELEKA avec l’appui de l’UA.


La fédération CRPS-France-Europe-Asie se réjouit de cette décision d’intervention française, quoique tardive, mais qui peut présager un avenir certain aux fils et filles de la République Centrafricaine qui aspirent à la paix, la liberté, la justice et la dignité.


Fait à Paris le 29 novembre 2013.


Par le Bureau fédéral

Communiqué de la Fédération Europe Asie de la CRPS

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 00:57

 

 

 

 

De source proche de la famille, la rédaction a le regret d'annoncer la mort de Philémon Lakoué, journaliste, ancien Directeur de cabinet au ministère de la communication, décès survenu à Bangui le vendredi 29 novembre 2013 des suites d'une longue maladie.

 

A sa famille et ses proches, la rédaction de Centrafrique-Presse adresse ses condoléances les plus attristées. 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 00:54

 

 

 

 

 

 

L'icône de la rumba congolaise Tabu Ley décédé samedi 30 novembre dans un hôpital bruxellois.

 

Le musicien et chanteur Congolais Pascal Tabu Ley est mort samedi matin à l'hôpital Saint-Luc à Bruxelles en Belgique des suites d'une longue maladie.

 

Il ne s'était jamais complètement remis de son accident cardiovasculaire deux ans auparavant.

 

D'après son fils Marc Tabu, l'artiste a été admis à l'hôpital suite à une infection.

 

Né dans la ville de Bandundu, dans la République Démocratique du Congo, Pascal Tabu Ley chante d'abord à l'église et dans les chorales scolaires.

 

Il commence à composer ses morceaux dans les années 50.

 

Sa carrière musicale décolle en 1956 après un duo avec le chanteur Grand Kallé, considéré comme le père de la musique congolaise moderne.

 

Celui qui sera désormais connu sous le nom de "seigneur Rochereau" rejoint alors le grand African Jazz.

 

Le grand public le découvre à travers les titres "Kelya", "Adios Tété" et "Bonbon sucré".

 

Avec sa formation African Fiesta Flash, il donne une série de concerts à l'Olympia en 1970.

 

C'est le premier Africain à se produire sur scène dans cette grande salle parisienne.

 

Sa musique est très inspirée par la pop et rythm and blues.

 

Son fils Marc Tabu se souvient du père mais aussi de l'artiste: "je garde le souvenir d'un bon père et aussi d'un grand musicien, on ne l'a pas seulement apprécié comme papa mais aussi comme un grand artiste de notre continent".

 

Le rappeur Français Youssoupha serait également le fils de la star de la rumba congolaise.

 

L'artiste estime que son père aurait eu au moins 68 enfants au cours de sa vie.

 

 

Le meilleur souvenir que j'ai de Rochereau fut a un concert de Papa WEMBA a Rome. Se rendant compte que l'icône était dans la salle, il alla lui faire révérence et l'emmena avec lui sous les acclamations. En hommage, Wembadio entama "Adios Thethe" qu'il avait composé en hommage a sa dulcinée et au moment ou ils chantaient tous les 2, Rochereau fendit en larmes. Papa WEMBA interdit alors aux cameramen de filmer la scène en faisant appel aux agents de securité qui s'interposèrent. 


Dans une interview a la TV zairoise, Rochereau avait reconnu que Thethe était la compositrice du hit "La Beauté d'une Femme" qui fit le succès de sa jeune rivale M'Bilia. Cet aveu est à l'origine de la séparation, malgré la naissance de Mélodie, entre l'ex danseuse M'Buza et le patron des Rocherettes.

Le chanteur Tabu Ley est mort

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 00:39

 

 

 

 

 

 

http://www.republicain-lorrain.fr

 

Champion d’Afrique de taekwondo et fils d’un ancien ministre, Rémy Alazoula tente le pari d’une qualification olympique avec… le RSA. De Centrafrique à Metz, ce n’est plus le même combat mais il était nécessaire.

 

En Centrafrique, son nom a une résonance, son parcours inspire le respect. Son père, Louis Alazoula, fut maire de Bangui, la capitale, et ministre de l’Intérieur, entre autres portefeuilles prestigieux.

 

ZOOM

 

Lui, Rémy, est devenu, en 2010, le premier champion d’Afrique de taekwondo de son pays. « Je suis un peu le Pascal Gentil national , suggère-t-il. Quand j’ai eu ce titre, une vingtaine de voitures ont fait le tour de Bangui pour fêter ça. J’ai ma petite notoriété là-bas. » Cette histoire est l’itinéraire d’un enfant gâté, parti sur des sentiers jalonnés de difficultés. En France depuis neuf ans, Rémy Alazoula est devenu… un galérien anonyme, connu dans le cercle fermé du taekwondo mais sans le rond pour exercer sa passion. « Un mercenaire , dit-il. Je me débrouille pour faire des compétitions mais c’est difficile de gérer tous les aspects : financer le voyage, se loger, manger, combattre… En Suisse, par exemple, j’ai squatté un appartement vide et un ami m’avait ramené un matelas. Au Mexique, on était logé à dix dans une chambre avec des portes qui ne fermaient pas. Je me demandais toujours si j’allais retrouver mes affaires. »

 

Improbable destin pour un fils de ministre (aujourd’hui disparu) qui a atteint le top 10 mondial. « Du jamais vu , selon le Messin Guillaume Stumpel, son directeur sportif à l’association Hando Arts Martiaux. En décembre, il va participer au GP de Manchester pour se qualifier aux Jeux de Rio contre des garçons payés entre 3000 et 6000 € pour s’entraîner. Rémy, lui, ne touche que le RSA. »

 

Le natif de Bangui a quitté le pays à 22 ans pour rallier la France et sa famille. « J’avais besoin d’infrastructures , explique-t-il. Au pays, j’ai commencé en short ou en jogging, à m’entraîner pieds nus sur de la terre battue. Surtout, il n’y avait pas de compétitions. »

 

A Metz, Rémy Alazoula s’est rapidement tourné vers Guillaume Stumpel qui est devenu « son entraîneur, son préparateur physique et son directeur sportif ». A l’occasion, l’association a aussi apporté son soutien financier. « Il fait partie de la sélection de Centrafrique mais le pays est en guerre et sa fédé ne peut pas financer son projet , éclaire le coach. Il a ce rêve d’enfant, les JO, et j’essaie à mon niveau de l’aider à l’atteindre mais il manque aussi d’oppositon chez nous. Il a tout gagné en région, au Luxembourg et en Belgique. On parle quand même d’un international, qui s’est entraîné avec les meilleurs en Corée… »

 

Londres était si près…

 

Un point, misérable et dérisoire, l’avait déjà privé d’une qualification pour Londres 2012. Rêve parti, gueule de bois et, donc, retour à la case départ. Ce garçon continue de s’entraîner sans relâche et sans abandonner l’idée de dégoter un soutien. Dans l’idéal, un mécène. Sinon un travail « comme manutentionnaire ou vigile », mais son projet suppose aussi des horaires aménagés. « Si le taekwondo était médiatique, déplore-t-il , je n’en serais pas là, mais c’est l’essence de mon combat. Je dois en faire quatre fois plus pour réussir. Je veux me consacrer à ce projet encore deux ans. Si j’échoue, je ne vais pas courir après quelque chose qui ne m’était pas destiné. »

 

Déterminé mais philosophe, Alazoula promène en permanence ce sourire jovial qui ne dit rien de ses tourments quotidiens. Il conclura tout de même sur une question existentielle : « M on histoire aurait-elle pu arriver au fils de Nicolas Sarkozy ? »

 

Contacts : 06 33 31 30 97 ou guillaumestumpel@free.fr

 

Christian JOUGLEUX.

Lu pour vous : TAEKWONDO - PORTRAIT  -  Alazoula, champion abandonné

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 22:00

 

 

 

 

 

YAOUNDE Vendredi 29 novembre 2013 | 20:33 UTC (Xinhua) - Un groupe de 700 personnes déplacées de Bouca vit dans la crainte d'une attaque des ex- rebelles de la Séléka, au pouvoir à Bangui, qui a leur a lancé mardi un ultimatum de quitter l'enceinte de la mission catholique de cette localité du Nord de la République centrafricaine (RCA) où elles ont trouvé refuge pour fuir les violences, selon des sources humanitaires.

 

D'une population estimée à 15.000 habitants, Bouca est l'un des théâtres des affrontements meurtriers qui opposent ces derniers temps les combattants de l'ex-coalition rebelle qui s'est emparée du pouvoir le 24 mars à Bangui à des groupes d'autodéfense villageois anti-Balakas (anti-machettes) constitués en réaction aux exactions des ex-rebelles sur la population.

 

En septembre, 100 personnes avaient été tuées dans des attaques menées à l'encontre des civils par ces milices dites pour certaines proches de l'ancien régime de François Bozizé et qui à l'origine combattaient les coupeurs de route, d'après un bilan publié dans un rapport de l'Ong internationale Médecins sans frontières (MSF) présente dans le pays pour apporter l'assistance sanitaire aux victimes de la crise centrafricaine.

 

Au cours des mêmes attaques, 700 maisons avaient été brûlées et des milliers de personnes déplacées, mentionnait en outre MSF qui se dit également préoccupée par "une nouvelle vague de dé placement de populations suite à de nouveaux affrontements la semaine dernière entre anti-Balakas et forces de l'ex-Séléka".

 

Ces sinistrés, décrit MSF, s'entassent sur des sites surpeuplés où planent des menaces d'épidémies. Ce sont pratiquement les mê mes conditions de vie pour les quelque 35.000 déplacés de Bossangoa (Nord-Ouest) également hébergés dans l'évêché depuis août et qui "ont toujours besoin d'assistance".

 

Le sort des populations cachées en brousse, sans accès aux soins, à la nourriture et à l'eau potable, est aussi préoccupant.

 

Avec ses équipes d'une trentaine d'expatriés et d'une cinquantaine de d'employés locaux, MSF annonce une assistance sanitaire qui comptabilise une moyenne de 5.000 consultations classiques mensuelles auxquelles s'ajoutent des interventions chirurgicales d'urgence pour la prise en charge des blessés graves.

 

 En collaboration avec le ministre de la Santé publique centrafricain, cette Ong, à cause des abandons de postes par les fonctionnaires et agents de l'Etat dans les zones de conflit, gère aujourd'hui les hôpitaux publics de Bria, Paoua, Carnot, Kabo, Batangafo, Ndélé, Zémio, Boguila et Bossangoa ainsi qu'une quarantaine de centres de santé, de l'avis d'Albert Caramés, chargé des affaires humanitaires.

 

Même si "aucun changement n'est observé pour l'instant", elle se dit "très attentive" à l'ultimatum des responsables de l'ex-Séléka aux 700 déplacés de Bouca.

 

Avant les nouvelles vagues de déplacement, les Nations Unies à travers le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) recensait 400.000 déplacés centrafricains depuis la prise du pouvoir de Michel Djotodia le 24 mars à Bangui.

 

Dans son discours à l'ouverture de la 68e session de l'Assemblée générale de l'Onu en septembre à New York, Nicolas Tiangaye, Premier ministre du gouvernement d'union nationale et de transition nommé par les accords de paix du 11 janvier à Libreville (Gabon), faisait état de ce que "62.000 personnes ont cherché refuge dans les pays voisins dont 45.000 en République démocratique du Congo (RDC)".

 

Alors que "650.000 enfants au moins ne peuvent pas se rendre à l'école" et 60.000 autres "risquent de mourir de malnutrition", notait-il encore, l'évaluation de la crise que traverse la RCA depuis près d'un an révélait par ailleurs que "484.000 habitants (10,5% de la population) sont en situation d'insécurité alimentaire sévère". Car, "la population a abordé la saison des pluies dans un état de dénuement total".

 

"Moins de 20% des structures médicales du pays sont opérationnelles" et "13.700 personnes en traitement antirétroviral risque de ne plus pouvoir prendre leurs médicaments à cause des risques d'interruption de la chaîne d'approvisionnement", faisait encore remarquer Nicolas Tiangaye.

 

Pour Amy Martin, représentante résidente d'OCHA dans le pays, une augmentation des besoins humanitaires est évidente, avec l'aggravation de la crise depuis août. "Les besoins sont trois fois plus que ce qu'on a prévu au début de l'année. On est passé de 400.000 à 1,6 million de personnes qui ont besoin d'assistance humanitaire", a-t-elle affirmé à Xinhua.

 

Cette agence onusienne avait lancé en juin en appel d'urgence de 195 millions de dollars. "On a mobilisé 44%, soit à peu près 84 à 85 millions dollars. Donc, il y a un grand gap à combler", a établi Mme Martin qui recense près de 2 millions de personnes vulnérables à l'insécurité alimentaire.

 

Une nouvelle évaluation des besoins est annoncée pour la semaine prochaine. Entre-temps, "la situation reste précaire et sensible", déplore Amy Martin ajoutant que, comme à Bossangoa par exemple, "il y a toujours le sentiment qu'il n'y a pas la sécurité, malgré le renforcement des forces de la MICOPAX (Mission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale pour la consolidation de la paix en RCA, NDLR) et de la FOMAC (Force multinationale de l'Afrique centrale)".

 

 "Nous sommes en train d'appuyer le gouvernement pour le redéploiement de l'administration", informe cependant sur une note d'optimisme la représentante résidente d'OCHA. Elle fait aussi part de discussions au cours de la semaine qui s'achève avec les autorités pour "une solution rapide" relative à la libération des bâtiments administratifs occupés par les ex-rebelles de la Séléka.

 

Centrafrique  700 déplacés de Bouca sous la menace d'un ultimatum des ex-rebelles de la Séléka

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 21:40

 

 

 

 

 

Paris (AFP) - 29.11.2013 14:36 - La France a décidé de changer son ambassadeur en République centrafricaine, au moment où elle s'apprête à déployer un millier de soldats dans ce pays en plein chaos, a indiqué vendredi le ministère des Affaires étrangères.

 

"Nous avons proposé aux autorités centrafricaines la nomination d'un nouvel ambassadeur", a déclaré à la presse le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal. Il a précisé qu'une nouvelle affectation avait été proposée à Serge Mucetti, dont c'était le premier poste d'ambassadeur et qui n'était en Centrafrique que depuis un an et demi.

 

Le porte-parole n'a pas fourni d'explication sur les raisons de cette mutation mais de source diplomatique, elle est liée "aux changement de circonstances".

 

En mars, deux mois après l'intervention française au Mali, Paris avait aussi changé d'ambassadeur, remplaçant Christian Rouyer par Gilles Huberson, un diplomate atypique au passé militaire.

 

Le magazine Jeune Afrique, qui a révélé le rappel de M. Mucetti sur son site internet, a souligné qu'au moment du coup d'Etat qui a renversé l'ex-président centrafricain François Bozizé, le 24 mars 2013, l'ambassade de France avait été "critiquée pour sa gestion légère des ressortissants français".

 

Le nom du remplaçant de M. Mucetti à Bangui n'a pas été annoncé à ce stade.

 

M. Mucetti avait été nommé ambassadeur en mars 2012, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et avait pris ses fonctions en mai 2012. Diplomate de carrière, ayant effectué plusieurs postes à l'étranger, il était auparavant directeur de cabinet du secrétaire d'Etat chargé des Français de l'étranger, à l'époque Edouard Courtial.

 

© 2013 AFP

La France change d'ambassadeur en Centrafrique avant une action militaire

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 21:29

 

 

 

 

 

http://www.zonebourse.com   29/11/2013 | 20:30

 

La République centrafricaine, plongée dans le chaos depuis l'éviction du président François Bozizé au printemps dernier, demande la levée de l'interdiction de ses exportations de diamants afin de soulager son économie.

 

En mai dernier, deux mois après l'occupation de Bangui par les combattants rebelles de la Séléka, la Centrafrique a été exclue du Processus de Kimberley, dispositif international de certification des diamants destiné à lutter contre le commerce des "diamants du sang" servant à financer les conflits dans la région.

 

"Les diamants n'ont rien à voir avec la situation actuelle en République centrafricaine", a déclaré Herbert Goyan Djono-Ahaba, ministre des Mines dans le gouvernement de transition.

 

"Notre pays a été suspendu (du Processus de Kimberley) en raison des risques qu'il pouvait y avoir mais il n'y a aucune preuve que les diamants ont financé la guerre", a-t-il ajouté dans une interview accordée jeudi à Reuters.

 

Les diamants représentent une importante source de revenus pour le gouvernement de Bangui et l'absence de cette manne depuis plusieurs mois complique les efforts du gouvernement provisoire pour stabiliser la situation.

 

Selon Djono-Ahaba, le pays remplit toutes les conditions pour réintégrer le Processus de Kimberley mais aucun expert, selon lui, n'a daigné se rendre sur place pour constater les progrès réalisés.

 

L'organisation Partenariat Afrique Canada (PAC), membre du processus de Kimberley, affirme de son côté que le gouvernement de Bangui est bien loin de voir l'interdiction levée.

 

Alan Martin, un responsable du PAC, a précisé qu'aucune mission de vérification n'avait pu se rendre en Centrafrique pour des raisons de sécurité, le gouvernement ne contrôlant pas les zones minières.

 

La France prévoit de porter sa présence en Centrafrique à un millier de soldats dès qu'aura été adoptée une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu lui permettant d'appuyer la force de l'Union africaine en cours de déploiement. (voir: )

 

(Joe Penney avec Emmanuel Braun; Guy Kerivel pour le service français)

La Centrafrique veut pouvoir exporter de nouveau ses diamants

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 19:38

 

 

 

 

 

 

PARIS, 29 novembre (Reuters) - Des députés français plaident dans un rapport rendu public vendredi pour l'utilisation de forces européennes, les "groupements tactiques européens", dans les phases de démarrage des opérations de maintien de la paix.

 

La présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, Elisabeth Guigou, estime que la situation actuelle en Centrafrique est un cas typique dans lequel ces GTUE pourraient être mis à la disposition de l'ONU.

 

"Il serait souhaitable que l'Union participe aux actions de stabilisation de la République centrafricaine", écrit-elle dans ce rapport, fruit d'un travail majorité-opposition.

 

Mis sur pied en 2007, les GTUE représentent chacun une force d'environ 1.500 hommes, fournis à tour de rôle par les Etats membres. Ils sont mis en alerte deux par deux pour six mois.

 

Ils constituent le seul instrument commun de projection de forces et de réaction rapide de l'Union européenne. Mais ils n'ont jusqu'ici jamais utilisés, alors qu'un groupe en alerte lors de la crise malienne, par exemple, était constitué de soldats français, allemands et polonais.

 

De même, le groupe en alerte lors du lancement de l'opération de démantèlement des armes chimiques syriennes, composé de soldats britanniques, n'a pas été utilisé.

 

Selon le rapport de la commission des Affaires étrangères, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie proposent de réduire l'ambition des GTUE en les dédiant à des actions dites de basse intensité ou à des missions non combattantes.

 

Elisabeth Guigou et les autres auteurs du rapport s'élèvent contre cette suggestion et dénoncent un manque de volonté politique des Etats membres.

 

EUROPE DE LA DÉFENSE EN PANNE

 

Ils plaident aussi pour une mutualisation des dépenses induites par les opérations militaires extérieures "qui contribuent à la défense européenne".

 

Ce rapport se veut une contribution à une relance de l'Europe de la défense en panne, censée être au menu du Conseil européen des 19 et 20 décembre.

 

La politique de sécurité et de défense commune, auquel ce dernier sommet des dirigeants européens en 2013 devait initialement être consacré, n'est plus qu'un chapitre de l'ordre du jour parmi d'autres, notamment l'union bancaire.

 

Interrogée sur le risque de voir cette question de nouveau expédiée au sommet de Bruxelles, Elisabeth Guigou, répond : "Oui j'ai cette crainte. C'est pour ça que j'ai fait ce rapport."

 

Ce document invite les dirigeants de l'UE à se mettre au moins d'accord sur une "feuille de route" prévoyant notamment l'élaboration d'une nouvelle stratégie européenne de sécurité.

 

Aujourd'hui, le seul texte de référence sur le rôle de l'UE dans le monde et sur une conception commune des menaces pesant sur elle a été rédigé en 2003 et actualisé en 2008.

 

Il serait "souhaitable" que le Conseil donne mandat aux institutions de l'UE de définir une nouvelle stratégie d'ici 2015, dit le rapport de la commission des affaires étrangères.

 

RISQUE DE DÉCLASSEMENT STRATÉGIQUE

 

Il invite aussi le Conseil à inscrire dans cette feuille de route une relance des programmes de coopération en matière d'armement et l'élaboration d'un partenariat renouvelé avec les Etats-Unis, dont l'attention se tourne aujourd'hui vers l'Asie.

 

Les auteurs du rapport estiment enfin que c'est à la France de jouer les aiguillons au sommet de décembre et de s'assurer que les décisions éventuellement prises ne resteront pas sans lendemain. "Seule la France peut impulser une nouvelle dynamique dans le domaine de l'Europe de la défense", écrivent-ils.

 

Le rapport insiste sur le risque d'une "rupture capacitaire" et d'un "déclassement stratégique" de l'UE en raison de l'impact des restrictions budgétaires sur les dépenses de défense.

 

Les dépenses militaires cumulées de la France, du Royaume-Uni, de l'Allemagne et de l'Italie ne représentent plus que 13% des dépenses mondiales contre près de 20% en 2000, souligne le rapport, qui juge l'industrie de défense européenne en danger.

 

Dans un domaine où l'Europe se caractérise par une très forte hétérogénéité des budgets de défense, des conceptions en matière de stratégie et de coopération et d'implication dans les questions de sécurité, ses auteurs plaident pour une convergence entre la France, le Royaume-Uni, la Pologne et l'Allemagne.

 

Cette convergence, favorisée par la prise de distance de la Pologne avec l'Otan, se heurte aux réticences de Berlin envers toute intervention extérieure et à l'opposition britannique de principe à une intégration européenne.

 

 (Edité par Yves Clarisse)

 

Des députés français pour un rôle militaire accru de l'UE

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 19:24

 

 

 

 

 

 

Le Point.fr - 29/11/2013 à 09:42 - Modifié le 

 

Les armées françaises renforcent leur présence en République centrafricaine. L'annonce en sera faite officiellement par François Hollande, mais quand ?

 

Par JEAN GUISNEL

 

À la une du Point.fr

 

La France, qui se prépare à intervenir avec ses forces en Centrafrique, n'attend plus que l'ordre explicite de François Hollande pour engager cette nouvelle mission qu'elle se prépare à mettre en place seule, sans appui européen et sous commandement national. L'état-major des armées a précisé jeudi soir sur son site internet que des éléments (personnels et matériels) de la base aérienne 125 d'Istres, et du 25e régiment du génie de l'air présent à Libreville (Gabon) ont commencé à être déployés sur l'aéroport M'Poko de Bangui, pour y effectuer quelques réparations et aménagements. Comme d'habitude dans les cas d'urgence, ces moyens sont acheminés par des Antonov 124 loués, puisque les deux premiers A400M Atlas livrés par Airbus à la France ne sont pas encore opérationnels. Les forces françaises présentes à Bangui sont actuellement au nombre de 450, dont 240 au titre de l'opération BOALI, le reste étant en renfort de ce détachement permanent depuis mars 2013.

 

En réalité, la décision de François Hollande est déjà prise, bien qu'elle ne soit pas encore formellement annoncée. Quand le sera-t-elle ? C'est "le président qui le décidera", indique-t-on simplement au ministère de la Défense. Depuis le 16 novembre, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude, a quitté Toulon pour prendre en charge le 21 novembre la mission Coymbe dans le golfe de Guinée. À son bord, il emporte plusieurs centaines d'hommes de la brigade parachutiste, dont le débarquement à Douala (Cameroun) serait imminent. Les troupes débarquées et leurs matériels partiront ensuite par la route en direction de Bangui. La sécurisation de l'axe Douala-Bangui sera d'ailleurs l'une des missions des troupes françaises qui ne sortent guère actuellement de Bangui. Elles demeureront sous une chaîne de commandement exclusivement françaises, les dépenses occasionnées par cette mission étant supportées par la France seule. Le nom que prendra cette nouvelle opération extérieure (OPEX) française n'a pas encore été annoncé. Elle ne sera militairement appuyée à ce stade par aucune autre armée occidentale.

 

Mission de 6 mois

 

Le mandat des troupes françaises n'est pas fixé dans la durée, mais le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian - en visite à Libreville le 22 novembre - a évoqué une période de 6 mois. Son entourage annonce "quatre à six mois", mais en réalité personne ne la connaît à l'avance. Sur la nécessité d'intervenir, Paris évoque "un pays en anarchie complète, dans un vide sécuritaire absolu entraînant un risque majeur de déstabilisation pour toute la région". Élément aggravant : la situation sécuritaire a encore empiré ces dernières semaines, des éléments débandés de la rébellion Seleka - renforcés par des groupes armés venus du Soudan et du Tchad - s'en prenant aux populations civiles, notamment chrétiennes, livrées aux exactions. En riposte, ces dernières ont mis en place des milices armées, les anti-balaka. En ce sens, la situation n'est pas du tout comparable à celle prévalant au Mali.

 

Le rôle des troupes françaises consistera officiellement à soutenir les troupes africaines présentes en Centrafrique dans le cadre de la mission Micopax (la Mission de consolidation de la paix en République centrafricaine) mise en place depuis le juillet 2008 par la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEEAC) et comptant actuellement 2 000 militaires venant de plusieurs États africains, ainsi que 350 policiers congolais. Le 19 décembre, cette mission sera officiellement transférée à la Misca (Mission internationale de soutien en Centrafrique), émanation cette fois de l'Union africaine. Elle devrait passer à terme à 3 600 ou 4 000 hommes, mais souffre de plusieurs difficultés. Elle manque de moyens, situation qui pourrait évoluer grâce à l'apport de 30 millions d'euros par les États-Unis et de 50 millions par l'Union européenne. Mais on souligne à Paris que la Misca "souffre d'un problème de commandement", que l'arrivée de troupes françaises, et de conseillers français affectés auprès des forces africaines, pourrait contribuer à traiter. Par la suite, la Misca devrait se transformer en mission de maintien de la paix de l'ONU, qui pourrait compter jusqu'à 6 000 hommes. La France a soumis lundi au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution en ce sens, qui pourrait être adopté la semaine prochaine.

Lu pour vous : Opération en Centrafrique : c'est (presque) parti !

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 19:20

 

 

 

 

 

 29/11/2013 à 10:41 Par Vincent Duhem Jeuneafrique.com

 

François Hollande et plusieurs de ses homologues d'Afrique centrale se réuniront, le 7 décembre, à Paris, pour un mini-sommet sur la Centrafrique. Seront également présents Ban Ki-moon et Nkosazana Dlamini-Zuma. Les discussions auront lieu en marge du sommet de l'Élysée sur la paix et la sécurité.

 

L'actualité centrafricaine chamboulera quelque peu l'organisation du sommet de l'Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique (Paris, 6 et 7 décembre). À la demande de plusieurs pays de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (Ceeac), une réunion consacrée à la RCA se tiendra, samedi 7 décembre vers 16h30. Elle aura lieu à l'Élysée immédiatement après la conférence de presse de clôture du sommet paix et sécurité.

 

Outre le chef de l'État français François Hollande, les présidents des principaux pays membres de la Ceeac (Gabon, Tchad, Congo-Brazzaville, Cameroun, Burundi, notamment), le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon y prendront part. L'Union africaine sera représentée par son président, le Premier ministre éthiopien Hailemariam Dessalegn, et par Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la commission de l'UA. Le premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye devrait également être présent.

 

Les discussions porteront sur la coordination de l'action en RCA. Elles interviendront quelques jours après la probable adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une nouvelle résolution dotant la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) et les troupes françaises d'un mandat robuste, sous chapitre 7 de la charte de l'ONU, qui autorise l'emploi de la force. Le vote est attendu pour le 4 décembre.

Lu pour vous : Diplomatie : Un mini-sommet sur la Centrafrique se tiendra le 7 décembre à Paris

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