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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 02:07

 

 

 

carte Afrique

DAKAR AFP / 25 avril 2012 01h34- Il est urgent d'agir en Afrique de l'Ouest pour réfréner le transit de drogues produites en Amérique latine pour le marché européen, mais aussi pour en contenir la consommation, en hausse ces dernières années dans la région, ont estimé des experts réunis récemment au Sénégal.

Le problème est sérieux. Ces dernières années, il y a eu une augmentation à la fois des quantités de drogues qui passent dans la région mais également des consommations sur place, a déclaré mardi dans un entretien à l'AFP Alan Doss, ex-responsable de l'ONU au Liberia qui était parmi près de 50 experts ayant discuté de ces questions lors d'un atelier du 18 au 20 avril à Dakar.

Selon lui, l'impact n'est pas encore très visible dans les mêmes proportions qu'en Amérique latine mais si on ne s'attaque pas à ce problème en urgence, il deviendra difficile à contrôler.

Les drogues, provenant d'Amérique du Sud et à destination de l'Europe, passent par plusieurs voies qui se diversifient au fur et à mesure que les trafiquants rencontrent des obstacles, a ajouté M. Doss, joint à Genève au siège de la Fondation Kofi Annan où il est un conseiller politique.

Cette fondation a organisé l'atelier de Dakar en collaboration, notamment, avec le Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent (Giaba) en Afrique de l'Ouest et le Centre pour la coopération internationale de l'Université de New York (CIC).

Lors de leurs travaux, qui n'étaient pas ouverts à la presse, les experts ont étudié et évalué l'impact du crime organisé et du trafic de stupéfiants sur la sécurité, la gouvernance et le développement en Afrique de l'Ouest, selon un communiqué transmis à l'AFP par la Fondation Kofi Annan.

Pour la plupart des participants, la région n'a pas encore vu le fort degré de violence qu'engendre le trafic de drogues en Amérique latine et les niveaux élevés de consommation constatés en Europe et en Amérique du Nord, mais il faut une action urgente afin d'empêcher que l'argent de la drogue ne vienne aggraver les difficultés en matière de sécurité, gouvernance et développement social et économique auxquelles (elle) est confrontée.

Entre 2004 et 2006, il y a eu d'après les infos disponibles auprès de l'ONUDC (Office des Nations unies contre le trafic de drogue et la criminalité) de quatre à 15 tonnes de cocaïnes saisies par an en Afrique de l'Ouest, mais les saisies ne sont pas forcément un bon indicateur de la quantité de drogue qui circule effectivement dans la région, car les informations ne sont pas très précises, et le milieu est peu accessible, a affirmé Alan Doss.

Ces dernières années, d'après l'ONUDC, la quantité de drogues introduites dans la région par diverses voies et moyens tourne autour de 35 tonnes par an. Et nous pensons que cette quantité représente environ 30% du marché européen de la cocaïne, a-t-il poursuivi.

Une certaine partie de cette drogue reste sur place. Il y a toujours des fuites sur le marché local. Parfois, les trafiquants paient en nature, le trafic créé son propre marché, a-t-il dit.

Des initiatives et mesures ont été prises face à prolifération de ce trafic mais leur mise en oeuvre reste difficile. Les fonds issus du crime organisé et du trafic de stupéfiants infiltrent les structures de gouvernance politique, économique ainsi que les communautés, ont constaté les experts selon le communiqué.

Selon Alan Doss, il faut notamment plus de savoirs, de capacités, et surtout d'engagement politique. Il n'y a pas d'engagement politique parce qu'il y a beaucoup d'autres problèmes à régler dans la plupart des pays de la région.


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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 01:59

 

 

 

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Comme le jogging, boire du café augmente la tension artérielle sur le moment mais l'abaisse sur la durée, ont constaté des chercheurs lémaniques. Notre réaction à la caféine est toutefois en grande partie déterminée génétiquement, et ce conseil n'est valable que pour les non-fumeurs.

Une tasse quotidienne de café baisse la tension artérielle jusqu'à 9 millimètres de mercure, a indiqué mardi le Fonds national suisse (FNS), qui a soutenu cette étude menée par l'équipe de Murielle Bochud, du CHUV à Lausanne. Cela réduit en conséquence les risques d'infarctus ou d'accident vasculaire cérébral.

La caféine est connue pour augmenter à court terme la tension artérielle, mais sur la durée, elle produit l'effet inverse. Un peu comme le jogging: pendant la course, la tension artérielle grimpe, mais la pratique régulière protège des dommages cardiovasculaires, souligne le FNS.

Idris Guessous et ses collègues des Hôpitaux universitaires de Genève ont pour leur part comparé la tension artérielle et le bagage génétique de plus de 16'000 personnes avec leur consommation de café. Il s'est avéré qu'il existe une corrélation entre les différents variants du gène CYP1A2 et l'intensité de la consommation de café. Celle-ci est donc largement déterminée au niveau génétique.

Dégradation plus rapide

Le gène CYP1A2 code pour la protéine éponyme, qui joue un rôle déterminant dans la dégradation de la caféine dans le foie. Les personnes qui ont hérité d'un variant performant de cette protéine ont tendance à consommer plus de café. Elles présentent également en moyenne une tension artérielle plus basse que les personnes dotées d'un variant moins performant, selon ces travaux.

En outre, augmenter sa consommation de café pour abaisser sa tension artérielle ne vaut que pour les non-fumeurs. En effet, la fumée de cigarette renforce l'activité de la protéine CYP1A2 et accélère la dégradation de la caféine dans le foie chez les personnes qui sont dotées du variant moins performant de la protéine.



(ats / 24.04.2012 22h12)

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 20:12

 

 

 

carte-Afrique.JPG

source : www.dakaractu.com

Rares sont ceux qui avouent leur appartenance. Pourtant, avec ses rites et son goût du secret, la franc-maçonnerie fascine et fait chaque jour de nouveaux adeptes. Et sur le continent, dans les cercles du pouvoir, beaucoup en font partie.

À Libreville, on l'a surnommé « Papa Roméo ». On a remarqué qu'il avait préféré se faire discret et ne pas se montrer au grand raout annuel des francs-maçons (les Rencontres humanistes fraternelles africaines et malgaches, Rehfram), qui s'est tenu les 9 et 10 mars dans la capitale gabonaise. On sait aussi qu'il avait peu apprécié de voir diffusées, il y a deux ans, les images de son intronisation. Lui, c'est Ali Bongo Ondimba,  grand maître de la Grande Loge du Gabon  et président de la République (le PR à l'origine du nom de code « Papa Roméo »).

Le chef n'était pas là, mais ses « frères » et « soeurs » avaient fait le déplacement jusqu'au Palais des conférences de la Cité de la démocratie, à Libreville. Deux jours durant, ils ont planché sur un thème, aux allures de mantra : « Si nous persévérons sur le chemin de la vertu, la vie devient calme et paisible ». Un exercice purificatoire ? Peut-être. Les francs-maçons sont accusés d'avoir perdu les valeurs de justice, de liberté et de tolérance qu'ils étaient censés défendre. « En France, ils peuvent se prévaloir d'avoir mené certains combats pour la laïcité ou l'abolition de la peine de mort, explique un leader de la société civile gabonaise. Chez nous, ils sont arrivistes et carriéristes. Ils viennent aux tenues blanches dans l'espoir de rencontrer un ministre ou de faire une affaire. »

Mafia

L'imaginaire populaire va plus loin encore, faisant de la franc-maçonnerie une société mystérieuse et redoutable,  où les rites ont des parfums de messe noire, et que les profanes qualifient parfois de « mafia » ou même de « synagogue de Satan ». « Personne ne parle de nos oeuvres de bienfaisance et de nos actions sociales, déplore un frère gabonais. Notre image est détruite. On va jusqu'à nous accuser de crimes liés aux rituels et de trafics d'organes humains. »

En Côte d'Ivoire, plusieurs membres influents du gouvernement ont été initiés.

Importée en Afrique dans les cantines des administrateurs coloniaux, la franc-maçonnerie enregistre pourtant chaque jour de nouvelles recrues dans les rangs du monde politique,  économique et militaire... En Côte d'Ivoire,  les vocations sont nombreuses. Si le président Ouattara n'est pas connu officiellement pour être un frère triponctué, son Premier ministre, Jeannot Ahoussou-Kouadio, et son ministre de l'Intérieur, Hamed Bakayoko, le sont. Près de la moitié du gouvernement actuel fréquenterait les temples. La Grand Loge de Côte d'Ivoire (GLCI), installée dans le quartier de Marcory-Zone-4, à Abidjan, est pilotée par le grand maître Magloire Clotaire Coffie. Elle aurait récemment accueilli le procureur de la République, Simplice Koffi Kouadio. D'autres personnalités, comme Georges Ouegnin, ancien directeur de protocole d'État, et Laurent Ottro Zirignon, oncle de l'ancien président Gbagbo, « manient la truelle ».

Élite

Chez les voisins maliens et guinéens, on observe le même phénomène d'expansion. Amadou Toumani Touré, renversé le 21 mars,  et Alpha Condé veillent aux destinées respectivement de la Grande Loge du Mali et de celle de Guinée. Quant à Blaise Compaoré, il était - jusqu'à ce qu'il cède la place à Djibrill Bassolé, son chef de la diplomatie - grand maître de la Grande Loge du Burkina, qui compte dans ses rangs de nombreux ministres, diplomates et hommes d'affaires, notamment une partie de la direction de la chambre de commerce nationale. Plus au sud, le Béninois  Thomas Boni Yayi, évangéliste patenté, a toujours contesté son appartenance à la franc-maçonnerie mais cultive d'étroites relations dans le milieu. Le Togolais  Faure Gnassingbé entretient le doute, et fait sourire certains frères : « Ce jeune président a vite compris le moyen de contrôler son élite », remarquent-ils.

Seul le Sénégal, berceau de la franc-maçonnerie africaine au XIXe siècle, semble connaître un léger recul. Pourquoi ? Les confréries y tiennent une place plus importante, au point que l'appartenance à telle ou telle loge a été utilisée comme une arme de dénigrement au cours de la campagne présidentielle. Le camp d'Abdoulaye Wade, le chef de l'État sortant, a accusé Macky Sall d'« en être » (information démentie par l'intéressé), oubliant au passage que « Gorgui » avait lui-même été initié. Avant lui, l'ancien président Abdou Diouf était réputé très proche de la maçonnerie.

Cooptation

Combien sont-ils ? Difficile à dire avec exactitude. « On compte entre 25 000 et 30 000 francs-maçons en Afrique francophone, dont 15 % de femmes, estime Hervé-Emmanuel Nkom, initié au Grand Orient. Nos soeurs sont bien implantées  en Côte d'Ivoire, au Bénin, au Gabon et à Madagascar.  » Elles sont avocates, médecins, pharmaciennes, journalistes... Sur le plan de l'africanisation de la maçonnerie, la Grande Île est très avancée avec une dizaine d'obédiences, dont le Grand Rite malgache (GRM), la Grande Loge traditionnelle et symbolique de Madagascar (GLTSM) ou le Grand Rite malgache féminin (GRMF). L'homme d'affaires Andry Rabefarihy et l'ancien directeur général de l'Institut malgache d'innovation Martial Rahariaka ne font pas mystère de leur appartenance.

Frère célèbre, le Gabonais Omar Bongo Ondimba pensait que « l'engagement à l'Art royal exig[eait] des frères et soeurs qu'ils s'impliquent de plus en plus dans les choses de la cité ». Les francs-maçons régnaient alors à tous les échelons du pouvoir à Libreville, même si le chef permettait à des non-initiés d'accéder à des postes à responsabilités. Bongo père avait même réussi le pari d'unifier la maçonnerie gabonaise masculine en créant, en 1978, le Grand Rite équatorial, reconnu par le Grand Orient de France (GODF) et par la Grande Loge de France (GLDF).

En 2010, Ali Bongo Ondimba n'avait pas aimé de voir diffusées les images de son intronisation.

Le Congolais Denis Sassou Nguesso perpétue aujourd'hui cette politique : il a initié le Centrafricain François Bozizé et se pose en doyen des grands maîtres des loges de l'Afrique francophone. Le président Idriss Déby Itno est le très discret grand maître de la Grande Loge du Tchad. Son homologue camerounais, Paul Biya, qui a souvent été présenté comme un rosicrucien (c'est-à-dire comme un membre de l'ordre de la Rose-Croix, société ésotérique), aurait autrefois été initié à la franc-maçonnerie mais serait en sommeil depuis longtemps. La Grande Loge unie du Cameroun (Gluc), pilotée par le grand maître Denis Bouallo, a son site internet, interface pour la cooptation de nouveaux membres.

Depuis plus de vingt ans, la Grande Loge nationale française (GLNF) mène une large offensive afin de s'implanter dans les cercles du pouvoir africain où ministres et chefs d'État ont déjà été initiés. L'ex-grand maître Jean-Charles Foellner, très souvent en mission en Afrique, et son successeur, l'avocat d'affaires niçois proche de Nicolas Sarkozy, François Stifani, ont été les principaux artisans de cette conquête. Initié dans une loge au Sénégal, c'est devant Foellner que Denis Sassou Nguesso a prêté serment comme grand maître de la Grande Loge du Congo en novembre 2007. Parmi les personnalités présentes, le neveu du président congolais et patron du Conseil national de sécurité (CNS), l'influent Jean-Dominique Okemba. Trois mois plus tard, le Congo accueillait à Pointe-Noire la seizième édition des Rehfram. Représenté par Émile Ouosso, déjà ministre de l'Équipement et des Travaux publics, le président congolais donnait sa vision du franc-maçon : « Un être de progrès qui avance, un être de dépassement, capable de s'affranchir des exigences du milieu, un être de perspectives dont les anticipations peuvent et doivent aller au-delà de la contrainte de sélection. » Aujourd'hui, une bonne partie du gouvernement et de l'appareil sécuritaire du pays est franc-maçon. Et l'opposant Guy-Romain Kinfoussia est le grand maître du Grand Orient du Congo - ce qui n'est pas sans rappeler la guerre qui avait opposé, à la fin des années 1990, Sassou Nguesso et Pascal Lissouba, initié au Grand Orient de Besançon.

Sous Ali Bongo Ondimbale système maçonnique a été reconduit à Libreville.  L'émission Infrarouge diffusée en décembre 2010 sur France 2 a dévoilé les dessous de son intronisation, le fils reprenant le maillet de son père pour officier au grade de grand maître de la Grande Loge du Gabon. Ce 31 octobre 2009, on reconnaît sur la vidéo l'ex-ministre des Affaires étrangères Paul Toungui, son collègue de l'Éducation nationale Séraphin Moundounga, le doyen du Sénat Marcel Sandoungout, le patron du Conseil national de sécurité Léon Paul Ngoulakia, des généraux de l'armée et même plusieurs cadres de l'opposition.

Le chef de l'État gabonais souhaite aujourd'hui placer Jean-Baptiste Bikalou, patron de la Chambre de commerce et d'industrie du Gabon, à la tête de la Grande Loge symbolique du Gabon (GLSG, proche du Grand Orient de France). C'est du moins ce qu'affirme un proche de l'actuel grand maître, Antoine Embinga, par ailleurs débarqué de son poste de commandant en chef de la police en janvier dernier. La cousine germaine du chef de l'État, Nicole Assélé, est, quant à elle, vénérable à la Grande Loge féminine du Gabon. Et Ali Bongo Ondimba n'a plus rien à craindre de l'ex-ministre de l'Intérieur et opposant « éclairé » André Mba Obame, qui s'est mis en sommeil et exilé à Paris.

Lobbying

Pour beaucoup, ce système de gouvernance par cooptation trouve son fondement dans la Françafrique. De Jacques Foccart, le « Monsieur Afrique » de De Gaulle, à Nicolas Sarkozy, en passant par François Mitterrand, la franc-maçonnerie a souvent servi de réseau d'information et de lobbying dans les plus hautes sphères du pouvoir économique et politique. Nombre de ministres de la Coopération (dont Christian Nucci et Jacques Godfrain), des responsables des services de renseignements (comme Marcel Leroy ou Alain Juillet) ou des responsables de l'Agence française de développement (AFD) sont ou ont été francs-maçons.

Des réseaux qui peuvent aussi s'affronter au gré des intérêts politiques ou économiques ou des alternances au pouvoir. Ce qui explique que les querelles soient fréquentes à la tête des loges. Aujourd'hui, de grandes figures comme Denis Sassou Nguesso et Djibrill Bassolé, patron de la Grande Loge du Burkina, sont souvent appelées pour ramener le calme, comme dans le conflit qui a opposé l'avocat Louis Mbanewar Bataka, ancien grand maître de la Grande Loge nationale du Togo (GLNT) peu désireux de passer la main, à Roggy Kossi Paass, l'ex-directeur général chargé du Togo à la Banque internationale pour l'Afrique de l'Ouest (BIAO), qui lui a finalement succédé.

Une certitude : la fascination des dirigeants pour la franc-maçonnerie ne se dément pas. « Mais ce n'est pas un mal africain, plaisante un frère. Dans les années 1970, en France, Giscard d'Estaing voulait lui aussi entrer à la Grande Loge de France (GLDF). Mais il ne souhaitait pas faire son apprentissage : il voulait gravir rapidement tous les échelons. » Du coup, l'affaire a tourné court, et Giscard est resté profane.

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Pascal Airault, envoyé spécial à Libreville.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 20:05

 

 

 

Bozouissé

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine_

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 24 Avril 2012

Bangui : L’ONU et l’UA sollicitent l’implication du Tchad dans la traque de Joseph Kony

Une mission conjointe des Nations Unies et de l’Union africaine (UA) visant à solliciter l’implication du Tchad dans la traque de Joseph Kony séjourne depuis samedi 21 avril à Ndjamena pour échanger avec le chef de l’Etat tchadien, Idriss Déby Itno, sur la question, a annoncé un communiqué du bureau régional de l’ONU pour l’Afrique centrale parvenu au RJDH ce matin.

La mission est constituée du chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), Abou Moussa et de l’Envoyé spécial de l’UA pour la question de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), Francisco Madeira. Le communiqué explique que ce déplacement a été décidé suite aux analyses de plusieurs observateurs indiquant que la pression actuelle contre la LRA pourrait l’amener à organiser une incursion dans d’autres pays partageant une frontière avec ceux affectés.

« Le Tchad, qui est situé au nord de la République centrafricaine (RCA), constituerait donc une destination possible pour Joseph Kony et ses éléments, d’autant plus que la RCA est considérée par les autorités centrafricaines comme ‘’ l’épicentre de la LRA’’ », indique le communiqué.

L’initiative de l’ONU et de l’UA consiste à sensibiliser les autorités tchadiennes afin que des mesures préventives soient prises pour éviter la fuite de Joseph Kony et ses éléments dans ce pays et dans les autres qui ne sont pas touchés par les atrocités de cette rébellion.

Cette mission se situe dans le cadre de la mobilisation des Nations Unies et de l’UA qui veulent mettre rapidement fin aux exactions de la LRA en Afrique centrale.

 

Bangui : Des ONG craignent de représailles contre les civils dans la chasse à Kony

Selon une déclaration publiée par l’Agence catholique pour le développement outre-mer, dix organisations locales et internationales travaillant dans les pays affectés par la LRA, ont demandé des mesures de protection pour les civils afin d’éviter des représailles qui suivraient les actions militaires en vue contre l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony.

Selon ces organisations, l’intérêt mondial que suscitent la LRA et la proposition de l'Union africaine et des Nations Unies de mettre en place une force régionale de 5000 hommes pour traquer Joseph Kony pourrait avoir des répercussions sur les populations des zones affectées.

« Les tentatives précédentes pour lutter contre la LRA n'ont pas résolu militairement le problème, mais ont par contre eu un impact dévastateur sur les populations locales. Cela a plutôt suscité des représailles contre les civils, et dispersé les rebelles dans des zones beaucoup plus vaste », relève le document.

« Nous nous demandons vraiment comment une intervention militaire pourrait aider à protéger toutes ces personnes contre les attaques et les représailles de la LRA. La LRA est un groupe de guérilla essentiellement composé de commandants impitoyables et d’enfants enlevés de force. La nouvelle offensive militaire ne peut pas distinguer les combattants et les non combattants », a déclaré Ernest Sugule, président de l'organisation congolaise SAIPD.

Les dix organisations signataires de cette déclaration sont de la RD Congo, du Sud-Soudan, de l’Ouganda et les ONG internationales telles que CAFOD, Christian Aid, Conciliation Resources, et Oxfam.

 

Bangui : Tentative de viol sur une mineure de 11 ans

Une mineure de 11 ans, élève en classe de CM1 à l’école Yakité dans le 3ème arrondissement de Bangui, a échappé à une tentative de viol d’un jeune de 21 ans habitant au quartier Ndangué, le lundi 23 avril, a rapporté la radio notre Dame.

La fillette revenait de l’école autour de 12h lorsqu’elle a été interpellée par le jeune garçon identifié comme moniteur dans une école coranique. « Il voulait coucher avec moi, j’ai refusé, mais il insistait toujours et voulait me prendre par la force. J’ai été sauvée lorsqu’une femme du quartier qui me connaissait est apparue. Il a tenté de s’enfuir mais il a été très vite rattrapé par deux jeunes. Mes parents ont été alertés, c’est ainsi que nous avons tous été conduits au commissariat du 5ème arrondissement pour être entendus », a témoigné la victime.

Le jeune garçon a nié les faits, mais son argument n’a pas convaincu les policiers et les parents de la fillette. Il a été gardé à vue au commissariat du 5ème arrondissement pour nécessité d’enquête.

 

Berberati : Un centre de santé pour le village Baobato

Un centre de santé communautaire réalisé par les habitants du village Baobato dans la commune de la Haute Batouri, à environ 50 km de la ville de Berberati, a été inauguré hier par le préfet de la Mambéré Kadéi, Rémi Feidangamo, a rapporté ce matin radio Zoukpana.

Le projet a été initié par la commune afin de répondre aux besoins sanitaires de la population.

Le bâtiment construit comporte une salle de consultation, une salle d’attente, une salle de consultation prénatale pour les femmes enceintes et une pharmacie communautaire.

Selon Dr Joachim Paterne Timbéti, chef de la région sanitaire N°2, à partir du moment où la population a pris l’initiative de construire un centre de santé, les efforts seront faits au niveau de l’administration pour que ce centre de santé soit doté de personnel soignant. « La présence d’un chef de centre qui est déjà sur place est un atout, nous chercherons à envoyer une sage -femme et un gérant pour la pharmacie », a-t-il annoncé.

Il faut signaler que le village Baobato compte environ 3700 habitants. C’est pour la première qu’il se dote d’un centre de santé. Les habitants de ce village parcouraient 50 km pour venir se soigner à l’hôpital de Berberati.

 

Boali : Des vaccins contre le new castle à moindre coût

L’Agence nationale de développement de l’élevage (ANDE) a mis à la disposition des éleveurs des volailles des vaccins contre la maladie de ‘’new castle’’ à Boali, à 25 Fcfa par poulet, a annoncé ce matin radio ICDI.

 « Après la période des mangues, le new castle sévit et tue. Le ministère de l’élevage a pensé mettre les vaccins à la disposition des éleveurs pour sauvegarder les rescapés des poulets », a expliqué le Chef de poste d’élevage de Boali, Nestor Gondji.

Il a fait remarquer que ce vaccin permet de prévenir cette maladie qui ravage les poulets. « On ne peut pas vacciner les poulets quand ils sont déjà atteints. Lorsqu’ils ne présentent pas  encore les signes, c’est à ce moment qu’il faut les vacciner», a-t-il souligné.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 20:03

 

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

La LRA en route pour le Tchad, l’ONU et l’UA s’affairent

Radio Ndéké Luka Mardi, 24 Avril 2012 12:09

La prochaine destination de l’incursion des rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) serait le Tchad, pays frontalier à ceux déjà affectés. Pour parer à toutes éventualités, une mission des Nations Unies et de l’Union Africaine partie le 21 avril 2012, s’entretient ce mardi  avec Idriss Deby Itno, président de la République du Tchad. Avant la rencontre avec le numéro un tchadien, une série de réunions sont au menu avec les autres autorités de ce pays, notamment sur la question de la LRA.

Elle est dirigée par le Représentant Spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), Abou Moussa, et l’Envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour la question de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), Francisco Madeira.

Cette mission a été décidée suite aux analyses de plusieurs observateurs indiquant que la pression actuelle contre les rebelles de la LRA pourrait les amener à organiser une incursion dans d’autres pays partageant une frontière avec ceux affectés.

Le Tchad, qui est situé au nord de la République centrafricaine (RCA), constituerait donc une destination possible pour Joseph Kony et ses éléments, d’autant plus que la RCA est considérée par les autorités centrafricaines comme « l’épicentre de la LRA ».

La démarche conjointe de l’ONU et l’UA vise à sensibiliser le gouvernement tchadien et les partenaires au développement sur cette question, afin que des mesures préventives soient prises pour éviter un tel scénario. Cette diplomatie préventive sera aussi déployée en faveur du Soudan, limitrophe avec la RCA à l’ouest et avec le Soudan du Sud au sud.

La mission conjointe de l’ONU et de l’UA au Tchad s’achève ce mardi même. Elle survient une semaine après celle effectuée en République Démocratique du Congo (RDC) et en RCA du 10 au 15 avril.

Celle-ci a permis d’évaluer le chemin parcouru dans la mise en œuvre de l’Initiative de coopération régionale de l’Union africaine contre la LRA. Aussi,  constater qu’il est de plus en plus urgent de mettre rapidement fin aux atrocités de ce groupe armé à l’origine, depuis 2008, de plus de 2400 morts, au moins 3400 enlèvements et plus de 440 000 déplacés internes ou réfugiés.

 

La population exige le DDR à Ndélé

Mardi, 24 Avril 2012 12:09

 « Malgré le respect de l’accord de cessez-le-feu de 2011 entre les ex-rebelles de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et ceux de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR), nous sommes toujours inquiets pour notre sécurité. Car, ces rebelles détiennent encore par devers eux leurs armes de guerre. Nous exigeons que le gouvernement accélère le processus du Désarment, Démobilisation et Réinsertion (DDR) ».

Ces réactions ont été recueillies le 23 avril 2012 à Ndele (nord) par un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka. Il fait partie d’une mission d’évaluation de la situation sécuritaire dans cette région. Une mission conduite par le Conseil National de la Médiation (CNM) et le Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en République Centrafricaine (BINUCA).

La mission en question, en provenance de Bria (nord-est), fait suite à une caravane de la paix organisée en janvier dernier par ces mêmes institutions. Elle avait pour but de sensibiliser les populations de ces régions affectées par les affrontements meurtriers de 2011 entre la CPJP et l’UFDR.

Interrogées sur la cohabitation entre ces rebelles et les Forces Armées Centrafricaines (FACA), les autorités militaires de la région ont affirmé qu’ « il n’y a aucune zone d’ombre. Les rebelles circulent librement dans la ville de Ndélé avec leurs armes ».

Même son de cloche du côté des rebelles qui ont d’ailleurs « parlé d’une cohabitation au beau fixe. Toutefois, ont-ils remarqué, certains éléments des FACA ne cessent de proférer de menaces à leur endroit ».

 

Indemnisation des victimes sexuelles du procès Bemba retardée

Mardi, 24 Avril 2012 12:06

Les victimes de violences sexuelles et sexistes du procès de Jean-Pierre Bemba sont toujours dans l’attente de leurs indemnisations. Elles ne savent quand ce réparation sera faite. Cette préoccupation vient d’être rendue publique ce 24 avril par un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka à Arusha en Tanzanie. Il suit un atelier sur la Justice Internationale organisé par la Cour Pénale Internationale.

Pourtant, a indiqué l’envoyé spécial, la CPI avait depuis 5 mois envisagé un programme destiné à mettre à la disposition de ces victimes un fonds nécessaire pour leurs indemnisations. Une campagne avait été déjà réalisée dans le sud et nord de la République Centrafricaine par le bureau local de la CPI.

Selon la section Communication du bureau local de la CPI en RCA, « aucune information n’est encore disponible au sujet des projets soumis par certaines ONG et retenus par la CPI pour la mise en œuvre de ce programme en faveur des victimes concernées ».

Pour Me Edith Douzima Lawson, représentante légitime des victimes, « il est difficile de comprendre ce qui se passe avec ce fonds au profit des victimes. Aussi, les représentants légaux n’ont pas été associés dans ce programme depuis son lancement en novembre 2011. Il s’agit en fait d’un programme qui devrait prendre en compte l’ensemble des victimes de violences sexuelles et sexistes ».

Ce qu’il faut dire dans ce programme, c’est que l’inquiétude grandissante vient surtout de la part des victimes dites de crimes de guerre et crime contre l’humanité. Des crimes qui seraient bien sûr attribués aux éléments du Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Bemba. Le leader du MLC est toujours à la barre à la CPI.

Il a été poursuivit pour les mêmes crimes commis entre 2002- et 2003 en RCA. Ce dernier, en compagnie de ces éléments, volait au secours du président défunt Ange-Félix Patassé alors acculé par la rébellion de l’actuel Chef de l’Etat François Bozizé.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 01:17

 

 

 

 

Kony

 

Ouganda | Joseph Kony

 

WASHINGTON 23/04/2012 19h05 (AFP) - Le président Barack Obama a annoncé lundi qu'il allait prolonger la mission des membres des forces spéciales américaines assistant les soldats ougandais dans la traque de Joseph Kony, chef de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), qu'il a qualifié de «fou».

Le déploiement de cette centaine de soldats avait été annoncé par M. Obama en octobre dernier, avec pour but «d'aider les forces de la région oeuvrant à faire quitter le champ de bataille à Joseph Kony».

«Cela fait partie de notre stratégie régionale visant à mettre fin au fléau de la LRA et à parvenir à un avenir où aucun enfant africain n'est enlevé à sa famille, aucune fille n'est violée et aucun garçon n'est forcé de devenir un enfant-soldat», a ajouté M. Obama lors d'un discours au mémorial de l'Holocauste à Washington.

«Aujourd'hui, je suis en mesure d'annoncer que nos conseillers (militaires) vont continuer leurs efforts pour que ce fou rende des comptes devant la justice, et pour sauver des vies», a-t-il insisté.

L'Ouganda a déployé des douzaines d'unités pour traquer la LRA. Appuyées par les forces spéciales américaines, les troupes ougandaises sont présentes en Centrafrique mais aussi au Soudan du Sud.

Le mois dernier, une vidéo controversée de l'ONG américaine Invisible Children sur le criminel de guerre - Joseph Kony est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) - a jeté un coup de projecteur sur ses activités, faisant sensation sur internet.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 00:34

 

 

 

 

Bozizé 15 mars 2011

 

 

Une particularité de la mauvaise gouvernance de Bozizé est sa propension à ne pas remplacer immédiatement les ministres qui pour des raisons et d’autres, sont obligés de quitter le gouvernement. Au lieu de désigner immédiatement un successeur à tout membre du gouvernement qui est limogé pour une raison ou une autre, Bozizé préfère nommer un ministre intérimaire qui cumulera deux portefeuilles durant plusieurs mois. Même dans son propre parti le KNK, c’est un secrétaire général par intérim, Oguéré Ngaikoumon qu’il a désigné pour succéder au tristement célèbre Elie Ouéfio, un des artisans de son hold-up électoral.

On se souvient aussi que lorsqu’il avait brutalement limogé du ministère de la communication le ministre d’Etat Karim Meckassoua, c’est Fidèle Gouandjika qu’il avait été désigné pour assurer l’intérim de ce ministère et cela durera des mois et des mois avant que Cyriaque Gonda ne prenne la tête de ce département.

Fin décembre 2011, le ministre d’Etat du Plan et de l’Economie depuis juin 2005, Sylvain Maliko a quitté le gouvernement pour d’autres fonctions à l’international. Son poste est resté vacant à ce jour. C’est le même Ministre d’Etat Karim Meckassoua, entre-temps revenu au gouvernement en avril 2011 qui a été désigné pour assurer son intérim cumulativement avec ses fonctions de ministre des Télécommunications et des nouvelles technologies.

Le 15 mars dernier, le ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement Michel Koyt et son ancien collègue délégué aux finances Abdallah Kadre, ministre conseiller à la Primature chargé de la Bonne gouvernance accusés de corruption et détournement de deniers publics, sont aussi brutalement limogés de leurs fonctions. Au lieu de nommer un autre ministre pour remplacer Michel Koyt, Bozizé décide de charger son parent et néanmoins occulte conseiller juridique Firmin Findiro de cumuler ses fonctions de ministre de la justice garde des Sceaux avec celles du Secrétariat Général du gouvernement.

Ce dernier, avant même de prendre ses fonctions de ministre intérimaire du Secrétariat Général du gouvernement, a orchestré une abracadabrantesque affaire de vol de matériel de l’Etat dans le bureau de l’ex-ministre Koyt prétendu opéré par son ex-directrice de cabinet Gouzhy alors même que c’est Mme Georgette Débalé l’épouse du même Michel Koyt qui a récupéré les effets personnels de son mari du cabinet. Actuellement, Mme Gouzhy croupit arbitrairement en prison.

A ce problème d’intérims ministériels qui durent déraisonnablement vient s’ajouter celui de certains ministres comme Fidèle Gouandjika qui, bien que mis en examen par la justice, au lieu d’être démissionné du gouvernement, continuent d’y demeurer avec la protection suprême et pour cause, de Bozizé lui-même. Il en est de même du cas du super ministre des finances et du budget Sylvain Ndoutingaï qui est quasiment persona non grata à Washington en raison des milliards aux origines douteuses repérés sur ses comptes bancaires dans certains paradis fiscaux mais que Bozizé laisse continuer à trôner à la tête de ce portefeuille.

Ndoutingaï contraint d’annuler au dernier moment son déplacement à Washington où il devrait poursuivre les discussions avec le FMI, c’est une fois encore le ministre déjà intérimaire Karim Meckassoua qui a été obligé de pallier au pied levé à cette fâcheuse situation due à pantalonnade de Ndoutingaï. Tous ces flottements sont extrêmement néfastes aux intérêts du pays qui évidement sont aux antipodes de ceux de Bozizé. Il y a des dossiers que les ministres intérimaires ne peuvent traiter sur le fond mais Bozizé prend son temps ou plutôt n’a pas le temps de s’occuper des problèmes du pays. Aux Centrafricains d’en être conscients et de prendre leurs responsabilités face à ce régime au bout du rouleau et agonisant.  

Rédaction C.A.P

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 00:31

 

 

 

RCA carte-2

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 23 Avril 2012

 

Bambari : Une vie dure pour les enfants vulnérables

Au total 317 enfants vulnérables faisant partie des 707 enregistrés par l’Association centrafricaine chrétienne de Bambari et hébergés par des familles d’accueil, ont quitté l’école et leur famille d’accueil pour manque de prise en charge, a rapporté ce matin radio Linga.

D’après les informations recueillies par radio Linga, ces 317 enfants sont ceux qui éprouvent des difficultés et qui ont été obligés de repartir dans la rue parce que leurs parents adaptifs n’ont plus les moyens de répondre à leurs besoins.

Selon le président de l’association, Symphorien Goundou, les familles ne reçoivent plus les subventions qui leur permettaient de faire face aux besoins des enfants. Il a expliqué que depuis 3 ans, l’association mobilisait de l’argent qu’elle donnait aux familles d’accueil pour la prise en charge des enfants. Mais ces derniers temps, les membres de l’association n’y arrivent plus, ce qui a mis les familles en difficulté.

Il faut préciser que 707 enfants (357 filles et 190 garçons) en situation difficile ont été enregistrés par l’Association centrafricaine chrétienne, une initiative de l’église apostolique. Parmi eux, 357 sont scolarisés.

 

Bambari : Un sentiment de peur chez les élèves de la Ouaka

Depuis un mois, les élèves des villages situés sur l’axe Bakala (78 km) de Bambari et l’axe Kouango (140 km) ont peur d’aller à l’école à cause des attaques sporadiques des éléments du rebelle tchadien dispersés dans la brousse, a rapporté ce matin radio Linga.

« Sur 70 élèves inscrits pour l’année en cours dans une des écoles, 30 ne viennent plus au cours malgré les multiples sensibilisations à l’égard des parents pour libérer les enfants à venir en classe », a déploré le président préfectoral de l’association des parents d’élèves, Ndambio Yassi dans un entretien avec radio Linga ce lundi.

D’après les informations, depuis qu’ils ont subi les assauts des forces armées centrafricaines et tchadiennes, les villages situés l’axe Bakala et Kouango, subissent à intervalle régulier, des actes de violence des éléments de Baba-Laddé qui viennent piller les villages, d’où le sentiment de peur.

 

Boali : La communauté peulh se dit victime de discrimination à l’hôpital

Les peulhs habitant le quartier Harandé à Boali ont critiqué hier les difficultés d’accès aux services de santé, au cours de la réunion mensuelle initiée par le chef de centre de l’hôpital de et le comité de gestion de l’hôpital pour sensibiliser la population sur l’importance des services sanitaires, a rapporté ce matin radio ICDI.

Selon eux, en dehors des problèmes financiers qui les empêchent d’aller à l’hôpital, le personnel soignant ne leur réserve pas un bel accueil, c’est pourquoi ils n’ont pas le courage de se rendre au centre de santé. Les organisateurs de la rencontre ont promis de tout faire pour améliorer la situation.

Il convient de signaler qu’une rencontre mensuelle avec la population a été initiée par le nouveau chef du centre de santé de Boali. L’objectif est de recueillir les impressions de la population sur les prestations du personnel de santé afin de chercher à améliorer les services.

Pendant la rencontre, les communautés sont informées sur les nouveaux tarifs des frais de consultation et des prix des médicaments de la pharmacie communautaire.

 

Bangui : Des moustiquaires imprégnées seront distribuées à Sibut

Des moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée seront distribuées aux femmes enceintes dans la sous-préfecture de Sibut, chef-lieu de la préfecture de la Kémo, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, le 25 avril prochain, a annoncé ce matin le ministre de la santé, Jean Michel Mandaba dans une déclaration.

Au cours de cette journée dont le thème est « Maintenir le progrès, sauver les vies, investir dans la lutte contre le paludisme », les femmes enceintes qui se présenteront à l’hôpital pour leur 1ère consultation prénatale recevront ces moustiquaires pour se protéger contre le microbe du paludisme, a indiqué Jean Michel Mandaba. Il a par ailleurs déploré le comportement de certains bénéficiaires de moustiquaires qui les ont utilisées à d’autres fins, aggravant ainsi le risque d’atteinte de cette maladie.

Il a fait remarquer que le paludisme est une préoccupation en Centrafrique et que la population devrait adhérer à la stratégie nationale afin de réduire la prévalence et le taux de mortalité liés à cette maladie.

 

Boali : des jeunes formés pour lutter contre le sida

 

Les jeunes des différentes confessions religieuses de Boali ont suivi samedi dernier une formation sur les techniques d’approche et de lutte contre les infections sexuellement transmissibles (IST) et le VIH-Sida, a rapporté ce matin radio ICDI.

Organisée par le club ICDI, cette formation vise à mobiliser les jeunes contre les IST et le VIH-Sida dans la sous-préfecture de Boali, à travers des activités et des pratiques de prévention de la transmission.

« Notre intention est de former les jeunes pour qu’ils deviennent des sensibilisateurs auprès de la population locale pour qu’elle puisse accepter de se faire dépister ; c’est pourquoi nous leur avons enseigné les techniques d’approche », a déclaré le médecin formateur, Eloi Nicaise Bofoungou.

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 17:34

 

 

 

 

soldats ougandais

 

 

Lundi, 23 Avril 2012 09:08 (Les Echos) - Le lieutenant Kasim Lukumo s'arrête un court instant et montre l'épaisse jungle centrafricaine. «Vous voyez comme il peut être difficile de trouver quelqu'un qui essaie de vous échapper?» dit-il en ajustant son fusil automatique.

«On ne voit pas à plus de quelques mètres,» poursuit le soldat, la barbe mal rasée perlée de gouttes de sueur. S'il y a une ligne de front dans le combat qui oppose l'armée ougandaise à Joseph Kony et son Armée de libération du seigneur (LRA), Lukumo et les soixante autres nommes de l'unité 77-Juliet sont dessus.

L'Ouganda a déployé des douzaines d'unités pour traquer la sanguinaire rébellion. Appuyées depuis fin 2011 par une centaine de membres des forces spéciales américaines, les troupes ougandaises sont présentes en Centrafrique mais aussi au Soudan du Sud. La LRA avait été chassée en 2006 d'Ouganda, où elle avait été créée à la fin des années 80.

La rébellion, sinistrement réputée pour ses enlèvements d'enfants transformés en combattants ou en esclaves et pour ses mutilations de civils, opère désormais depuis les autres pays de la région Centrafrique, Soudan du Sud et République démocratique du Congo (RDC), où l'Ouganda n'a pas la permission d'intervenir.

 (AFP)

 

NDLR : La présence du criminel  Joseph Kony et de l’armée ougandaise qui le traque sur le territoire centrafricain est une transposition sur le sol de Centrafrique, maillon faible de l’Afrique centrale, des contradictions politico-militaires ougandaises. Sous prétexte de traquer Kony, l’armée ougandaise introduite par la seule volonté de Bozizé sur le territoire national, se livre impunément et honteusement au pillage des ressources naturelles du sud-est de la RCA (or, diamant, bois etc…).

La présence des troupes ougandaises dans le sud-est centrafricain est aussi la conséquence de l’incapacité des autorités politico-militaires de Bangui à prendre en charge la défense de l’intégrité du territoire national et de la sécurisation des populations centrafricaines, en particulier celles de l’arrière-pays abandonnées à leur triste sort.

Dès lors on peut comprendre que la jeunesse de la préfecture du Haut-Mbomou puisse n’avoir comme seul espoir que d’émigrer vers le sud soudan, pays voisin le plus proche, pour y chercher du travail, et cela, dans la plus grande indifférence des prétendus responsables politiques de Bangui.  

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 17:10

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 23 Avril 2012 13:40

Le sang humain servirait-il de fonds de commerce dans le Haut Mbomou et la ville de Zémio (est) ? Difficile de répondre à cette interrogation. Dans une enquête réalisée week-dernier par un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka, un phénomène dit de trafic du sang humain a été révélé. L’information a même été confirmée par les autorités locales.

Les premières victimes sont les habitants de Zémio qui sont à  la recherche des vivres dans la brousse, des voyageurs à bicyclette ou à pieds. Dans les faits, explique ce 23 avril 2012, l’envoyé spécial, « ces victimes sont poursuivies par des hommes identifiés comme ayant des cheveux tressés. Leur proie atteinte, ils sortent une grosse aiguille  pour transfuser de force  le sang de la personne pourchassée dans un bidon de 5 litres ».

« Une fois l’opération terminée, ils abandonnent les victimes sur la voie soit dans la brousse à leur triste sort. Sans aucune assistance médicale, les victimes finissent par rendre l’âme », a-t-il précisé.

Auguste Koma, sous-préfet de Zémio interrogé par Radio Ndeke Luka a affirmé que « l’administration est régulièrement saisie de cette situation qui devient de plus en plus inquiétante. Toutefois, des enquêtes sont en cours pour mieux cerner ce phénomène qui se cache désormais derrière les exactions de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). L’apport d’un médecin légiste dans l’autopsie des corps est à envisager ».

Pour l’instant a indiqué le sous-préfet, « les doigts accusateurs sont pointés vers des éleveurs « Ouda », ou encore une bande de malfrats voire les rebelles de l’ougandais Joseph Kony. S’attaquer à un tel phénomène mérite de prendre le taureau par les cornes : identifier d’abord les causes avant toute solution ».

Au sujet des exactions de la LRA, le sous-préfet a mentionné que cette « rébellion intensifie ces derniers temps ses opérations sur les paisibles populations de ces zones en proie à l’insécurité. A travers ces intensifications la LRA compte mieux faire parler d’elle ayant appris  la présence de l’Armée américaine présente dans ces régions pour appuyer les Etats affectés».

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