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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 03:42

 

 

 

centrafrique 4501 

HCR New York, Nov 15 2011 11:50AM - Des civils déplacés près de la ville de Ndélé au nord de la République centrafricaine vivent dans un dénuement extrême, avec un taux élevé de mariages précoces d'enfants ou d'adolescentes et l';utilisation répandue du travail des enfants, selon une étude menée conjointement par le Conseil danois pour les réfugiés et le Haut- commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et présentée mardi à Genève.

L';étude concernait 300 familles sur une population de 17.000 personnes dans la zone. Une famille sur cinq a fait état de la perte d';au moins un proche durant le premier semestre 2011 du fait de l'insécurité, du manque de services de santé ou de la pénurie alimentaire. Parmi les enfants âgés de six à 15 ans, 32,5% d'entre eux sont utilisés pour travailler, a indiqué un porte-parole du HCR, Andrej Mahecic, lors d';une conférence de presse à Genève.

Parmi les jeunes filles âgées de 12 à 17 ans, 30% d';entre elles ont été vendues pour des mariages. Des familles déplacées ont indiqué au HCR avoir marié leurs adolescentes à des membres des communautés d';accueil et avoir envoyé leurs enfants pour cultiver et pêcher dans ces communautés en échange d'un logement, d'argent ou de nourriture. Le personnel du HCR a également reçu des informations sur des viols collectifs par des groupes armés.

L'étude a été menée entre mai et septembre et elle sera étendue à davantage de villages dans la région. Des personnes déplacées dans cette zone n'avaient pratiquement aucun accès à l'aide humanitaire avant juin 2011, date de la signature d'un cessez-le-feu entre les rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) -- l'une des principales factions rebelles de la région -- et le gouvernement centrafricain. Avant l'accord de paix, les seuls civils ayant pu bénéficier d'une aide humanitaire étaient ceux qui réussissaient à rejoindre la ville de Ndélé.


« Le HCR espère que l'amélioration de la situation de sécurité permettra de renforcer sa présence dans cette région de la République centrafricaine pour répondre aux besoins des populations déplacées en terme de protection et d'assistance. Le personnel du HCR a déjà mené des missions dans cette région depuis le bureau de Kaga Bandoro, à 350 kilomètres au sud-ouest. Le voyage vers Ndélé dure environ 11 heures, ce qui contribue aux difficultés pour acheminer de l'aide », a expliqué le porte-parole de l';agence onusienne.


Ndélé est située dans la préfecture de Bamingui Bangoran, à environ 700 kilomètres de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Cette ville était auparavant considérée comme le grenier à blé du pays mais, du fait de la multitude de groupes rebelles et du banditisme armé depuis 2005, beaucoup d'habitants ont dû rejoindre la brousse, où ils ne peuvent pas cultiver.


En République centrafricaine, le HCR porte assistance à plus de 176.000 déplacés internes et quelque 20.000 réfugiés principalement originaires de la région du Darfour au Soudan et de la République démocratique du Congo (RDC).

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 01:49

 

 


lacs-tchad

 

                                                              lac Tchad


PARIS AFP / 16 novembre 2011 13h38 - Face à la multiplication attendue des inondations, sécheresses ou vagues de chaleur dans les prochaines décennies pour cause de réchauffement, l'humanité doit déjà s'organiser, préconise un rapport d'experts qui doit être adopté vendredi.

Dans ce rapport, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), l'organisation scientifique de référence dans le domaine, souligne que le réchauffement global va intensifier la fréquence et l'intensité des événements météorologiques extrêmes.

Le type et la sévérité des effets (...) dépend non seulement des épisodes extrêmes eux-mêmes mais aussi de la vulnérabilité et de l'exposition, précise la version provisoire du résumé pour décideurs obtenue par l'AFP. Un résumé qui est discuté cette semaine en Ouganda, où le rapport définitif sera présenté vendredi.

Le message a été porté dès lundi au Forum des pays climatiquement vulnérables au Bangladesh par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon: Il existe beaucoup de remèdes rentables que les communautés et les pays peuvent prendre pour limiter l'impact des épisodes météorologiques extrêmes.


Au-delà d'un certain seuil, prévient néanmoins le rapport du Giec, les efforts pour s'adapter peuvent devenir insuffisants si les émissions de gaz à effet de serre, à l'origine du changement climatique, ne sont pas contenues.

Pour ce rapport spécial, une contribution au prochain grand rapport sur l'état du climat attendu pour 2014, le Giec a pour la première fois associé science du climat et gestion des risques dans une même analyse.


Depuis le premier rapport du Giec, en 1990, ces communautés de recherche ont travaillé de façon indépendante. Une ségrégation qui a probablement constitué une erreur, selon plusieurs experts interrogés par l'AFP.


Les spécialistes des catastrophes ont une expérience majeure qui devrait être une base essentielle pour l'adaptation au changement climatique, estime Tom Downing, à la tête d'une organisation réunissant des experts en adaptation, le Global Climate Adaptation Partnership à Oxford (Grande-Bretagne).

C'est encourageant de voir le Giec faire avancer cette coopération, ajoute cet habitué du Giec.

La science n'est cette fois qu'une pièce du puzzle. Les autres pièces ont à voir avec la capacité des gens à résister et à s'adapter, se félicite aussi Will Steffen, responsable de l'Institut sur le changement climatique de l'Australian National University.

Neville Nicholls, professeur à la Monash University de Melbourne et rédacteur purement scientifique, confirme que la coopération nous a tous renforcés.


 Cela a permis aux scientifiques de se concentrer davantage sur ce dont ont besoin les experts du risque, et ces derniers ont une idée plus claire de ce que nous pouvons, ou ne pouvons pas, leur fournir, note-t-il.

Ce changement d'approche fait suite aux quelques erreurs qui avaient écorné la dernière grande publication du Giec, en 2007. La plupart d'entre elles, portant par exemple sur le rythme de fonte des glaciers de l'Himalaya, était due à cette coordination limitée entre les différentes communautés de contributeurs, reconnaissent certains membres.


Le rapport, tourné vers les solutions à mettre en oeuvre, identifie des actions simples et peu onéreuses, comme des systèmes d'alerte précoce dans les zones concernées par des vagues de chaleur ou des inondations.

Améliorer les règlements d'urbanisme ou les capacités de prévision peut aussi contribuer à sauver des vies dans les régions touchées par des cyclones.


Mais plus on attendra pour lancer de telles mesures, plus elles coûteront cher et perdront en efficacité, prévient aussi le rapport alors que de plus en plus de plans d'adaptation sont lancés à travers le monde pour faire face à cette météo de plus en plus capricieuse.


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 01:33

 

 

 

 

Bangui


Radio Ndéké Luka Mercredi, 16 Novembre 2011 13:01

 

La rencontre sous-régionale du Mouvement d’Action des Jeunes (MAJ) s’est ouverte le 15 novembre 2011 à Bangui, capitale de la République centrafricaine. La sensibilisation  contre le VIH/SIDA, le respect des modes de prévention des infections sexuellement transmissibles sont au centre des débats. Une vingtaine de jeunes, venus de plusieurs pays d’Afrique, membres du mouvement, prennent part à cette rencontre.

 

Le MAJ à travers la rencontre de Bangui entend mettre en exergue le thème  de la journée mondiale contre le Sida 2011. « Zéro nouvelle infection au VIH, zéro cas de décès lié au Sida et zéro discrimination ».

 

Les échanges d’expériences par pays, occupent également une bonne partie des travaux de la rencontre. Carine Libango, déléguée de la République Démocratique du Congo, et présidente du MAJ de la province de l’Equateur, en partageant l’expérience congolaise avec ses pairs, a affirmé que « … MAJ a récupéré plusieurs jeunes filles, mineures et travailleuses de sexe, qu’il a hébergées, scolarisées et  a réintégrées ».

 

Pour Lisette Emmanuela Wafo, présidente du MAJ de Doula au Cameroun, les activités du mouvement dans son pays est développé autour de la planification familiale. « On fait des causeries éducatives sur les Infections Sexuellement Transmissibles, la prise en charge globale des avortements, donc prévention et post-avortement », a-t-elle mentionné.

 

Les jeunes sont les premiers responsables de leur santé. Ils doivent être soutenus par les autorités des pays concernés par le mouvement dans la région Afrique, selon Eléonore Kouakouaya, point focal et représentante du MAJ région Afrique, venue de la Cote d’Ivoire. Elle a ajouté que « la jeunesse doit savoir que son bien être d’aujourd’hui et de demain lui appartient d’abord. Pour les autorités, c’est de venir en soutien à cette jeunesse, leader d’aujourd’hui et de demain, pour rester en bonne santé et de pouvoir assurer la relève ».

 

Le Tchad, le Congo-Brazzaville, le Cameroun, la RD Congo, la Côte-D’ivoire, le Kenya et enfin la RCA pays organisateur prennent part à cette rencontre à Bangui qui terminent ce soir.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 16:23

 

 


rhinoceros.jpg


KIGALI AFP / 16 novembre 2011 13h53- Le Rwanda veut réintroduire l'année prochaine des lions et des rhinocéros, en provenance d'Afrique du Sud, dans son unique parc de savane, a-t-on appris mercredi de source officielle.

Des lions et des rhinocéros seront introduits dans le parc de l'Akagera, (dans le nord-est) l'année prochaine, a assuré Rica Rwigamba, chargée du tourisme à l'Office rwandais de développement.

Nous avons de bonnes relations avec plusieurs pays ayant dans leurs parcs des lions et des rhinocéros mais les rapports sont plus avancés avec l'Afrique du Sud. Nous privilégions l'Afrique du Sud, a-t-elle ajouté.

Nous avons commencé les travaux préliminaires de clôture du parc, tous les travaux seront terminés en février 2012. Et après cela, la réintroduction de ces espèces sera une de nos priorités, a-t-elle poursuivi.

 

Selon Télesphore Ngoga, conservateur, il reste un seul rhinocéros dans le pays, les autres ayant été décimés par le braconnage.

 

Quant aux lions, ils avaient fui la proximité de l'homme peu après le génocide des Tutsi de 1994 lorsque d'anciens réfugiés rwandais en Tanzanie et en Ouganda, de retour dans leur pays, avaient occupé une partie du parc, faute de sites de réinstallation.


(©)

 

 

NDLR : Un bon exemple à méditer en Centrafrique  mais avec la bande de prédateurs  au pouvoir à Bangui,  il ne faut point rêver !

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 16:20

 

 

Afrique


Radio Netherlands Worldwide 16 Novembre 2011


Les rôles se sont inversés entre l'Angola et le Portugal: l'essor économique de l'ancienne colonie africaine ravagée par une longue guerre civile lui permet désormais de s'intéresser à des acquisitions dans l'ancien pouvoir colonial affaibli par la crise de la dette.

 

Et le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho devrait se transformer en représentant de commerce pour promouvoir les entreprises publiques qu'il entend privatiser, à l'occasion d'une visite à Luanda mercredi.

"Je n'ai pas d'autre exemple d'endroit où ça s'est passé comme ça", analyse Pedro Seabra, un chercheur à l'Institut portugais des relations internationales (IPRIS), à Lisbonne, contacté par téléphone.

 

"La Tunisie et l'Algérie ont bien des entreprises solides qui opèrent en Europe, mais cela n'a rien à voir avec les investissements de l'Angola que nous voyons au Portugal. Et je suis sûr que nous allons voir beaucoup plus d'achats d'actifs portugais par l'Angola dans un proche avenir", remarque-t-il.

L'économie portugaise devrait se contracter de 2,8% en 2012, tandis que le produit intérieur brut (PIB) de l'Angola, pays riche en pétrole, devrait croître de 12%.

 

Luanda a de l'argent en caisse, alors que Lisbonne est contrainte de privatiser à tout va, en vertu de son accord passé en mai avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI): elle doit céder tout ou partie de la compagnie aérienne TAP, de Energias de Portugal ou de la banque BPN.

Selon des calculs de l'IPRIS, les investissements angolais au Portugal sont passés de 1,6 à 116 millions d'euros de 2002 à 2009, et 3,8% de la capitalisation de la Bourse de Lisbonne sont désormais passés dans des mains angolaises.

 

Pedro Passos Coelho qui a passé une partie de son enfance à Luanda où sont père fut docteur, doit passer une journée en Angola. Il doit y rencontrer le président José Eduardo dos Santos et des hommes d'affaires portugais.

Le chef du cabinet du président angolais, Carlos Feijo, a confirmé que le programme de privatisations portugais serait au programme.

 

"réciprocité bonne pour les deux pays"

 

"Beaucoup d'Angolais ont des intérêts commerciaux au Portugal, mais aussi beaucoup de Portugais sont ici à Luanda pour faire des affaires, donc je dirais que c'est une réciprocité qui est bonne pour les deux pays", a-t-il indiqué à l'AFP.

 

La fille de M. dos Santos, Isabel, a beaucoup dépensé dans l'ancienne puissante coloniale, comme l'a fait le puissant groupe pétrolier Sonangol, mais l'identité de nombreux autres investisseurs au Portugal reste cachée, ce qui rend difficile à cerner l'importance véritable des sommes en jeu.

 

"Ces opérations sont très opaques et nous savons rarement qui est vraiment derrière elles, ou d'où vient l'argent", remarque Pedro Seabra.

"Bien sûr, cela rend assez inquiets les gens au Portugal, et je crois que plus il y aura d'argent venu d'Angola, plus il y aura de questions posées."

 

Des entreprises telles que Sonangol ont plusieurs milliards de dollars inexpliqués dans leurs livres de compte, selon l'ONG anti-corruption Global Witness.

"Les Portugais devraient se poser des questions sur l'origine de cet argent" investi chez eux, avance l'activiste anti-corruption angolais Rafael Marques.

"S'ils ne posent pas ces questions, ils risquent de voir le Portugal devenir une laverie automatique de gains mal acquis par l'Angola."

 

Des acteurs du développement aimeraient en outre que les entreprises angolaises investissent davantage dans leur propre pays, où l'on estime que les deux tiers de la population vivent avec moins de 2 dollars par jour. -  

 

ANP/AFP

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 16:14

 

 

 

biya432

 

koaci.com mh | 15/11/2011 | 23:08:03 - Selon un rapport de la commission nationale anti-corruption(Conac) rendu public le 10 novembre dernier, les détournements de fonds au Cameroun se chiffrent en dizaine de milliards de francs CFA. Le rapport met en cause le ministère des Travaux publics à qui la Conac impute un détournement d'environ 15 milliards de francs CFA dans la construction d'une route à l'Est Cameroun. « Par rapport au marché de base, le coût de la route Ayos-Bonis (route querellée, Ndlr) sera multiplié presque par trois si la tentative de détournement des 15 milliards devenait définitivement effective » prévient la Conac. De son côté, le ministre des Travaux publics reconnait avoir reçu des missions de la Conac mais, dit n'avoir pas eu connaissance du rapport pour lui opposer un "contradictoire".

 

La Conac épingle aussi le ministère de l'Agriculture. Des subventions destinées aux paysans y auraient été détournés conformément à une enquête de l’ONG de défense des intérêts des paysans, l'Acdic (Association citoyenne de défense des intérêts collectifs). "Il y a effectivement eu malversation dans la gestion de la subvention allouée aux producteurs dans le cadre du programme national d'appui à la filière maïs du Ministère de l’agriculture et du développement rural, sur un montant de 1 002 334 000Fcfa effectivement débloqués en 2006, 2007 et 2008 pour la production du maïs dans les régions concernés. 341 194 495 FCFA n'ont pas servi à la production du maïs. Cet argent a été détourné par des groupes et individus que la mission de la Conac a identifié" selon le rapport.

 

Il ne s'agit là que de quelques cas de détournements colossaux. Des dizaines de comptables publics, des gestionnaires de marchés publics et plusieurs autres hauts fonctionnaires sont épinglés par le rapport de 300 pages où la Conac dit avoir reçu 723 requêtes et dénonciations en matière de corruption et n'avoir traité que 230 requêtes pendant 3 ans (2008, 2009 et 2010). Au Cameroun de Paul Biya classé 2 fois champion du monde de la corruption par l'ONG Transparency International, corrompre est le meilleur moyen d'obtenir rapidement un service.

Au pouvoir depuis 30 ans, Paul Biya le vieux président camerounais ne contrôle pratiquement plus rien et passe plus d'un tiers de l'année entre Genève en Suisse et son village natal Mvomeka'a dans le sud du pays. Il ne préside pratiquement pas de conseil de ministres et connait à peine les membres de son gouvernement. Dans l'opinion camerounaise, on considère que les rares arrestations survenues dans le cadre de l'opération "Épervier" de lutte contre la corruption visent surtout des personnalités qui ont convoité à un moment donné le pouvoir du chef de l’Etat.


Selon certains observateurs de la vie nationale camerounaise, des hauts responsables camerounais, conscients de la fin imminente et fatale du règne de Paul Biya, amassent des fortunes colossales pour faire face à un basculement du régime.

 

Mh, KOACI.COM YAOUNDE; copyright © koaci.com

 

 

NDLR : La bozizé n'est pas seule à exceller dans ce domaine de siphonage des caisses de l'Etat.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 02:44

 

 

boz

 

Voici ci-dessous quelques réactions d’internautes sur www.centrafrique-presse.info suite à la publication de l’article en « lu pour vous » Les bras longs d’Ari Ben Menashe,  paru dans le journal canadien le « National Post » du 12 novembre courant qui raconte par le menu comment Bozizé a voulu acheter 12 hélicoptère de combat russe Ka 50 (voir photos et historique et caractéristiques de cet aéronef suivie d’une brève notice biographique de l’intermédiaire et associé de l’Israaélien Ari Ben Menashe, Jacques Bouchard Jr, celui-là même qui a rencontré Bozizé à Bangui en novembre 2010 pour ficeler le marché en signant le contrat. Une vraie folie à un moment où la RCA occupe les derniers rangs dans tous les classements mondiaux et où les Centrafricains meurent de faim !

 

Rédaction C.A.P

 

« Nous allons de surprise en surprise avec ce président. Ne soyons pas surpris d'apprendre un jour que notre territoire a été vendu. »

« Il n'y a jamais eu autant de tas de ferrailles à Bangui que depuis 2003! Le champion toutes catégories d'achats dans les casses du monde c'est bien Bozizé...2 hélicos ukrainiens et un vieux Hercules, qui n'ont jamais volé, sans compter des chars que personne n'a vu défiler.... Que cherche cet homme? »

« A quoi servent tous ces vieux engins, si nous sommes en Paix avec tous nos voisins?
On se demande quelle guerre il prépare, à moins qu'il s'arme pour attaquer le peuple centrafricain! »

 « N'avait-il pas dit qu'il avait pris le pouvoir par les armes et que celui qui le voulait n'avait qu'à en faire autant? N'avait-il pas clamé tout haut en 2003 qu'il avait pris le pouvoir pour le garder durant plusieurs décennies? »

« Fort de ces affirmations il paraît clair que Bozizé tournera tout son arsenal contre le peuple centrafricain le moment venu! »

« Et comme Dieu connaît ses projets démoniaques, il se fait toujours rouler dans la farine en faisant ses emplettes à la brocante et est de surcroît frappé par une lèpre au cerveau...
Mais au fait d'où tire-t-il toute cette manne qui lui sert à s'offrir ses petits jouets?
On comprend maintenant la destination des sommes faramineuses qui sont prélevées au trésor sous des fallacieux libellés! Il en thésaurise une bonne partie pour faire ses "courses" au cas où un "tintin" se présente à lui pour lui faire des propositions alléchantes!
Gageons que c'est en cherchant à sauver l'une des ces valises bourrées de fric que Momo s'est brûlée au bras... »

« Et maintenant que le marchand de jouets se trouve en tôle, qui est le dindon de la farce?
Bozizé, ou le peuple? »

« Il ne reste pas moins que cette plaisanterie a coûté aux contribuables centrafricains la bagatelle de 750 millions (USD 1,5 millions), qui auraient pu servir à réaliser des projets sociaux! »
« Bravo CPI de faire diffuser très largement cette nouvelle pour que ces Messieurs du FMI et autres partenaires bilatéraux en soient informés. Que cela les inspire au cours de leur prochaine revue. »

« En attendant le peuple préparera la potence de Bozizé, pour le pendre haut et court! Il ne mérite pas mieux. »

 

Historique et caractéristiques de l'hélicoptère russe Ka 50

 


helicoptere-de-combat-Ka-50-russe.JPG

 

 

helico-Ka-russe.JPG

 

 

helico-Ka-50-russe-avec-son-armement.JPG

 

En 1976, l’URSS lance une compétition entre Kamov et Mil pour un hélicoptère de combat plus léger et maniable que le, certes redoutable mais lourd, Mi-24. Kamov propose un projet original dénommé V-80. Il s’agit d’un appareil monoplace contrairement au Cobra américain (et à son successeur l’Apache lancé en 1972) et au projet de Mil avec son Mi-28. Kamov choisit aussi de recourir à un double rotor contrarotatif (une spécialité de Kamov mais encore jamais vue sur un hélicoptère de combat !) augmentant la maniabilité et permettant de se dispenser d’un rotor anticouple à l’arrière. Mais cette solution et complexe et potentiellement plus dangereuse ; la survavibilité au combat de l’appareil pourrait être mise en danger en cas d’impact sur l’un des deux rotors qui viendrait ensuite percuter le deuxième. Le pilote dispose d’un système de navigation et d’attaque évolué (contrairement au rustique Mi-24) et est fortement protégé par des blindages.

 

Enfin, le Ka-50 est équipé d’un siège éjectable K-37 qui nécessite au préalable de faire exploser les rotors ! Le premier vol du Ka-50 a eu lieu en 1982 puis, à l’issue d’une période d’essais comparatifs, Kamov a officiellement été désigné comme vainqueur de la compétition en 1987 et est entré en service en 1995 dans les forces aériennes russes.

 

Le Ka-50 est à la fois très maniable, léger et embarque une grande quantité d’armements dont le très efficace AT-12 Vikhr. Par contre, il ne dispose pas d’un canon en tourelle comme la plupart des hélicoptères de combat actuels mais d’un canon fixe de 30mm (450 coups) sur le côté du poste de pilotage.

 

En 1997, le Ka-52, version biplace côte à côte aux moyens de communication et de détection renforcés, effectue son premier vol. Il s’agit d’une machine destinée à opérer de concert avec un groupe de Ka-50 monoplaces en tant que chef de meute. Dernière version en date, la Ka-50-2 est une version biplace en tandem développée pour le marché turc. En 2006 suite à un revirement de situation, c’est le Mi-28N qui est officiellement choisi comme nouvel hélicoptère d’attaque des forces armées russes relayant les Ka-50 déjà en service, et les futurs Ka-52, aux missions spéciales.

 

Le projet d’acquisition par la marine russe de nouveaux bâtiments amphibies capables de mettre en oeuvre des hélicoptères de combat pourrait néanmoins conduire à de nouvelles commandes de Ka-52. Le Ka-52, qui a déjà effectué un appontage d’essai sur le BPC Mistral français fin 2009, serait en effet jugé plus adapté à un emploi depuis la mer que le Mi-28N. A suivre...

 

Versions

 

Ka-50 Blackshark : monoplace de combat. Le Ka-50 a successivement été dénommé "Werewolf " puis "Blackshark" dans sa version export. Le code OTAN attribué au Ka-50 est Hokum A. Ce dernier nom semble avoir été finalement retenu. Les premiers exemplaires étaient uniquement destinés au combat de jour avant que ne soit adapté un système de vision nocturne rendant le Ka-50 opérationnel par tous les temps. Les appareils ainsi équipés auraient pris la désignation Ka-50N ou Ka-50Sh.


Ka-52 Alligator : biplace de combat tout temps. Le pilote et le navigateur sont assis côte à côte et disposent de moyens de communication et de détection (optique, TV, IR) renforcés. Il est également prévu d’installer un radar dans le nez du Ka-52. Le code OTAN attribué au Ka-52 est Hokum A.

 

Ka-50-2 : version biplace en tandem développée pour le marché turc. Egalement appelé "Erdogan", le Ka-50-2 dispose d’équipements israéliens et d’armements russes et occidentaux.

 


 

Qui est Jacques Bouchard Jr. l’associé d’Ari Ben Menashe ?

 

Jacques-Bouchard-Jr.JPG

 

Associé en poste au bureau de Montréal, Jacques Bouchard est directeur des affaires internationales du cabinet. Il agit comme conseiller pour de grandes sociétés, ainsi que pour différents gouvernements et sociétés d’État.

 

Me Bouchard participe à des transactions internationales de grande envergure et il assiste fréquemment des sociétés dans la poursuite de leurs projets à l’étranger, notamment dans les secteurs des mines, de l’énergie, des télécommunications et des infrastructures.

 

De plus, Me Bouchard est spécialiste des relations gouvernementales internationales. À ce titre, il intervient régulièrement pour le compte de sociétés qui désirent conclure des ententes avec des gouvernements étrangers ou encore pour défendre leurs intérêts auprès de ces derniers.

 

Au fil des années, Me Bouchard a aussi piloté de nombreuses réformes, comme par exemple une réforme du droit immobilier en Algérie, en Bulgarie et en Égypte, une réforme des tribunaux de commerce pour le Royaume du Maroc et le Rwanda, une réforme du système de la justice pour le Burundi, le Cameroun et la Tanzanie, une étude sur les autorités de régulation en Algérie, ainsi que l’organisation des Jeux de la francophonie 2005 pour le comité organisateur du Niger. Il a aussi coordonné des projets de réforme dans le secteur du financement en Angola, au Maroc et aux Philippines, de la passation des marchés au Burkina

Faso et au Djibouti, de l’habitat en République démocratique du Congo et du transport au Sénégal.

 

Possédant une réputation exceptionnelle dans son domaine et reconnu pour ses réalisations dans des transactions majeures, Me Bouchard est notamment classé parmi les experts internationaux les plus chevronnés du droit des mines dans le Who’s Who of MiningLawyers publié par Who’s Who Legal. Me

Bouchard a aussi publié de nombreux textes relatifs aux affaires en Afrique et plus particulièrement à son secteur minier. De 1995 à 2001, il a été chargé de cours à la Faculté de droit de l’Université McGill. M e

Bouchard est gouverneur de la Fondation du Barreau du Québec.

 

Me Bouchard siège au conseil d’administration de plusieurs sociétés, ainsi que de certains organismes, notamment le Conseil canadien pour l’Afrique, l’Alliance d’affaires Canada-Algérie, le Cercle canadien pour le développement du Sénégal et le Conseil d’affaires Canada-Congo. Me Bouchard a aussi siégé au conseil des Grands Ballets Canadiens de Montréal et de l’Accueil Bonneau.

Me Bouchard est consul honoraire de l'Angola au Québec.

 

Formation

 

B.C.L., Université McGill, 1984

Associations professionnelles

American Bar Association

Association du Barreau canadien

© Heenan

 

Firm: Heenan Blaikie LLP

Office: Heenan Blaikie LLP

1250 René-Lévesque Blvd West

Suite 2500

City: Montreal

State: Québec

Country: Canada

Tel: +1 514 846.2252

Fax: +1 514 846 3427

Email: jbouchard@heenan.ca

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 01:06

 

 


francois-bozize-photo-non-datee

 

 

La conclusion le mercredi 8 novembre 2011 d’un accord entre les syndicats des régies financières et le ministère d’Etat aux finances pour d’une part –cesser leur grève – et d’autre part – payer leurs quotes-parts aux ayant droits – a constitué l’épilogue d’un rapport de force où le ministère a tout à perdre.

 

Si cette grève a suffi à elle seule à préoccuper plus d’un Centrafricain, les propos du ministre d’Etat aux finances, eux, ont transformé cette préoccupation en inquiétudes pour les observateurs avertis, quant à la façon dont l’Etat entend désormais assumer les charges financières d’ici à la promulgation et exécution du budget 2012 dont il n’est pas inutile de rappeler qu’il a dépassé d’un mois déjà la date constitutionnelle de son dépôt sur le bureau de l’Assemblée Nationale.

 

Revenant aux propos du ministre d’Etat, il a notamment avoué sur les ondes de radio KNK pour ne pas dire Radio Centrafrique, que « la situation de la trésorerie de l’Etat est très grave d’autant que celui-ci ne bénéficie d’aucune aide budgétaire de quelque bailleur que ce soit ». Il ne peut en être autrement, eu égard à la mal gouvernance et au stupéfiant siphonage des caisses du trésor. Voir les tableaux des dépenses sous forme d’OP de 2010 que C.A.P a commencé à publier depuis quelques semaines

 

Dans ces conditions, il est tout de même surprenant que le pouvoir de Bangui puisse de se gargariser de payer à terme échu, les salaires, pensions et bourses et que surtout il ne traîne aucun arriéré de salaires, point faible des régimes successifs centrafricains qui a servi de prétexte au coup d’Etat de Bozizé.

 

A la lumière de ces propos du fameux ministre d’Etat, on est fondé à s’interroger sur la question de savoir à quelle gymnastique il se livre à chaque fin de mois pour payer ces salaires et surtout combien cela coûte à l’Etat. Or il n’est un secret pour personne que ces paiements de salaires ne sont rendus possibles que grâce aux avances de trésorerie complaisantes ou forcées du pool bancaire – au taux plus fort c’est-à-dire entre 13 et 18% - le plus souvent sans rapport avec les capacités réelles de l’Etat à générer des ressources pour les rembourser.

 

Il importe de rappeler que bien que les caractères sanguinaire, brutal, antidémocratique et prédateur, sont les signes distinctifs du régime de Bozizé. C’est paradoxalement ce régime qui a, plus que tous ceux qui l’ont précédé, bénéficié de l’appui financier massif de la communauté internationale. Toute cette manne financière qui a donné l’impression aux gouvernants de la Centrafrique d’être intarissable, a le plus souvent – pour ne pas dire systématiquement – pris une autre destination que celle prévue par les donateurs, soit sous forme de commissions, soit sous celle de malversations à travers des entreprises écrans de BTP ou sous-traitant de télécoms et autres.

 

Les nombreux édifices et villas qui sortent de terre dans tous les quartiers de Bangui et les 4x4 climatisés ou bolides de luxe qui roulent à tombeau ouvert sur les artères défoncées de la capitale, sont les signes apparents de ces malversations dont Bozizé avait pourtant osé déclarer haut et fort que c’en était fini et que la récréation était terminée. Tous les lascars impliqués dans les différents scandales politico-financiers et dont quelques-uns ont mêmes été inculpés par la justice, continuent non seulement de se pavaner dans la ville forts de l’appui et de la protection que Bozizé leur apporte, mais surtout de garder leurs fonctions, comme si de rien n’était.


La diversification des activités commerciales d’ex ou actuels membres du gouvernement dans le secteur de leur portefeuille ministériel respectif, met en évidence d’évidents conflits d’intérêt, délit majeur de la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance. Et pourtant, ces personnalités ne sont inquiétées le moins du monde et n’éprouvent aucune nécessité à rendre leur tablier.

 

Nonobstant cet appui financier massif et l’atteinte dans des conditions suspectes du point d’achèvement de la fameuse Initiative pour les Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), la situation financière de la Centrafrique ne s’est guère améliorée contrairement à certaines allégations et élucubrations de certains griots du régime moribond.

 

L’exécution des dépenses hors budget, la mise de côté purement et simplement de la loi des finances, les détournements répétés et massifs des fonds du trésor national, l’impunité garantie à leurs auteurs – pour autant qu’ils fassent partie du sérail et/ou du clan – la distribution à la volée de l’argent à travers la portière de sa voiture par Bozizé en personne, son épouse ou son fils, sont de nature à renvoyer aux calendes grecques le rêve de l’assainissement des finances publiques. Il s'est autoproclamé grand gestionnaire des finances publiques, président en personne les réunions du comité de trésorerie, ordonnant lui seul les dépenses à effectuer, donc si aujourd'hui les caisses sont vides qui doit s'en expliquer si ce n'est lui même ?

 

En matière de gestion des finances publiques, tous les signaux qu’envoie le gouvernement centrafricain sont scandaleux et révoltants et auraient dû emmener la communauté financière internationale à être sinon pingre, du moins regardante, exigeante et rigoureuse vis-à-vis de ce gouvernement follement dépensier. Or, elle laisse la nette impression que plus le gouvernement centrafricain fait n’importe quoi, plus elle lui en donne.

Pourquoi alors dans ces conditions, voudrait-elle que les règles de bonne gouvernance qui prévalent dans d’autres pays le soient également en Centrafrique ? Ici se trouve l’explication de la misère et du mal développement de la Centrafrique. La conséquence de tout cela reste la souffrance du peuple centrafricain dont l’irresponsabilité des gouvernants et leur insensibilité à sa douleur le condamne, malgré tout à le saigner encore et toujours.

 

Exemples de dépenses hors budget

 

- Achat d’un Hercules C130 en mauvais état et qui ne sert plus à rien avec un équipage coûteusement entretenu sur les fonds du trésor. Cette épave est régulièrement ramenée au Portugal pour maintenance et réparation. Elle s’y trouve d’ailleurs actuellement.

 

- Achats inconsidérés d’armes et munitions de guerre en Chine, Afrique du Sud, Ukraine, Russie et Tchéquie ; voir le scandaleux dossier d’achat de 12 hélicoptères de guerre russes avec l’Israélien Ari Ben Menashe que vient de révéler le journal canadien National Post du 12 novembre 2011 relayé par C.A.P et C.P.I;

 

- Sorties massives d’argent du Trésor au motif du « maintien de la sécurité » alors que tout montre que c’est un vrai prétexte de détournement en réalité;

 

- Achat d’intrants et leur acheminement à Bangui par avion sous prétexte de la relance de la filière coton dont Bozizé est en fait l’actionnaire majoritaire ;

 

- Achat de cinq bétaillères pour plus de 500 millions de FCFA pour le convoyage de bœufs du marché à bétail vers l’abattoir ;

 

- Sorties massives d’argent du Trésor pour le renouvellement du parc auto de la présidence et l’achat des motos (BMW) de l’escorte du Président, du Président de l’Assemblée Nationale et du Premier Ministre ;

 

- Sorties massives d’argent du Trésor pour le financement non prévu de nombreux matches de l’équipe nationale de football, de basket-ball et de quelques autres disciplines sportives.

 

Rédaction C.A.P

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 00:58

 

 

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Jean Barkes Ngombé Ketté

 

(Journal de Bangui 15/11/2011)

 

La Municipalité de la Ville de Bangui est en pleine réhabilitation depuis que le nouveau Président de la Délégation spéciale de la Ville de Bangui a pris fonction

 

Des travaux pas très bien «appréciés» par les uns et les autres si l’on en croit le Président de la Délégation spéciale de la Ville de Bangui. La volonté qui nous anime en prenant la tête de la municipalité de la ville de Bangui n’est nullement de détruire les réalisations de l’ancien maire mais de les restructurer pour qu’elles soient au moins attrayante pour les centrafricains, a déclaré pour sa part le président de la Délégation spéciale de la ville de Bangui.

 

C’est dans ce sens que se justifient les réalisations en cours à la Municipalité de Bangui. Pour Monsieur Serge Kimata, architecte conseil de la municipalité de Bangui, [i par ces réalisations, nous entendons sauver l’immeuble de la municipalité en état de délabrement assez avancé. Dans cette optique, la devanture de la mairie de Bangui bénéficiera d’un «dépose-personne», d’une terrasse, d’un balcon pouvant la rendre beaucoup plus attrayante.

 

Au Parc du cinquantenaire, alors qu’il a été inauguré il y a moins d’un an, les fissures et autres dégradations sont déjà enregistrées sur les différentes réalisations. Doit-on les laisser en l’état ou agir, s’interroge pour sa part l’actuel président de la Délégation spéciale de la ville de Bangui.

 

Par Fleury Koursany - 14/11/2011

 

© Copyright Journal de Bangui

 

 

NDLR : « Par ces réalisations, nous entendons sauver l’immeuble de la municipalité en état de délabrement assez avancé. » « Au Parc du cinquantenaire, alors qu’il a été inauguré il y a moins d’un an, les fissures et autres dégradations sont déjà enregistrées sur les différentes réalisations. » Voilà ce qu’on doit retenir des prétendues réalisations, mais vrais brassages de vent de Jean Barkès NGOMBE KETTE, ex-président de la délégation spéciale de la ville de Bangui qui s’est mis plein les poches avec les financements de l’AIMF tout en faisant croire à certains compatriotes naïfs qu’il était un grand « bosseur ». C’est tout simplement triste pour la ville de Bangui.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 22:18

 

 

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Jean Ping, Président de la Commission de l’Union africaine

 

La Lettre du Président – Numéro 1, Novembre 2011

 

L’Union africaine et la Crise libyenne : Remettre les pendules à l’heure


Les problèmes africains ont pendant longtemps souffert soit d’un manque de couverture dans les medias grand public, soit d’une marginalisation et d’une mauvaise représentation, ou alors ont été tout simplement passés sous silence. Le cas de l’intervention de l’l’Union africaine (UA) en Libye est un exemple classique de la manière dont les efforts des Africains sont ignorés dans les actualités médiatiques ou tronqués pour cadrer avec des programmes hostiles.


La Commission a été scandalisée par les nouvelles erronées selon lesquelles les actions de l’UA en Libye auraient été motivées par un désir de protéger le régime du Colonel Muammar Khadafi et que, suite à la chute de ce dernier, l’Union tardait à reconnaître les nouvelles autorités libyennes afin de forcer l’inclusion des partisans de l’ancien dirigeant libyen dans le nouveau gouvernement.


Il n’y a rien de plus éloigné de la vérité que ces allégations, qui, au contraire, vont à l’encontre des décisions prises par les organes compétents de l’UA sur la question libyenne, et aussi à l’encontre des mesures de suivi qui ont été prises par la Commission. C’est dans ce cadre que j’ai décidé, au nom de la Commission, d’aborder publiquement cette importante question relative à l’intervention de l’UA en Libye.

Il convient tout d’abord de placer les efforts de l’UA dans le contexte de sa réaction à ce qui est maintenant appelé “le Printemps arabe”. Ces soulèvements populaires qui se sont produits en Tunisie et en Égypte posent avec acuité des problèmes de doctrine parce qu’ils ne correspondent à aucun des cas envisagés dans la

Déclaration de Lomé de 2000 sur les changements anticonstitutionnels de Gouvernement.

Bien que l’UA, à l’instar des autres acteurs internationaux, n’ait pas anticipé sur ces développements, elle a néanmoins réagi de manière créative. En fait, elle a fait preuve de la flexibilité nécessaire en fondant sa réaction non sur une interprétation dogmatique des textes existants, mais plutôt sur la nécessité de contribuer à la réalisation de son objectif global qui est de consolider la démocratie sur le Continent. Les dirigeants africains ont notamment salué les développements en Tunisie et en Égypte en soulignant qu’ils permettaient aux États membres de renouveler leur engagement aux programmes de l’UA en matière de démocratie et de gouvernance, afin d’impulser un peu plus de dynamisme aux efforts engagés à cet effet et pour mettre en oeuvre des réformes socioéconomiques adaptées à chaque situation nationale.

Pour un certain nombre de raisons, la révolution démocratique en Libye a eu une évolution différente des révolutions survenues en Tunisie et en Égypte.


Au tout début, l’UA a clairement exprimé que toute solution à la crise devait être fondée sur la réalisation des aspirations légitimes du peuple libyen à la démocratie, au respect des droits de l’homme et à la bonne gouvernance. L’UA s’est employée à obtenir un consensus libyen sur la mise en place d’institutions transnationales inclusives qui géreraient le pays jusqu’à ce qu’il y ait des élections. Cela impliquait clairement que le Colonel Khadafi renoncerait au pouvoir au profit de ces nouvelles institutions. Notre objectif ultime était d’éviter la guerre. En tant qu’organisation régionale, la diplomatie est notre arme et l’utilisation de la force constitue toujours un dernier recours lorsque toutes les autres options auront été épuisées.


Recherche d’un Consensus autour d’Éléments d’une Solution Globale à la Crise libyenne

 

En Libye, tout comme dans les autres pays affectés par “le Printemps arabe”, l’UA a fondé ses actions sur la nécessité de contribuer à la réalisation des objectifs globaux qu’elle s’est fixés, notamment la paix, la stabilité, la gouvernance démocratique, le respect des droits humains, la justice, la prospérité et l’unité.

Dès le 23 février 2011, le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’UA a exprimé sa profonde préoccupation face aux événements alors en cours en Libye, en condamnant vigoureusement l’utilisation aveugle et excessive de la force contre des manifestants pacifiques. Elle a également souligné la légitimité des aspirations du peuple libyen.

La première résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur cette affaire portant saisine de la Cour pénale international (CPI) sur la situation en Libye et imposant des sanctions à l’encontre de personnes individuelles et d’autres entités libyennes, a été adoptée trois jours plus tard.


Au cours de sa 265ème session tenue le 10 mars 2011 au niveau des Chefs d’État et de Gouvernement, le CSP a convenu d’une feuille de route en vue de résoudre la crise libyenne. Cette feuille de route s’articulait autour des points suivants : (i) cessation immédiate de toutes les hostilités ; (ii) coopération de toutes les autorités libyennes compétentes pour faciliter la fourniture à temps opportun d’une assistance alimentaire aux populations qui en ont besoin ; (iii) la protection des étrangers, y compris les travailleurs immigrés africains en Libye ; et (iv) le dialogue entre les parties libyennes et la mise en place d’un gouvernement de transition consensuel et inclusif. Le CPS de l’UA a mis en place un comité ad hoc de haut niveau pour assurer le suivi du déroulement de la feuille de route. Le principal objectif était d’assurer que l’aspiration légitime du peuple libyen à la démocratie se concrétise.


Une semaine après l’adoption de la feuille de route de l’UA, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a passé la Résolution 1973(2011), portant imposition d’une zone d’exclusion aérienne (no‐fly‐zone) au‐dessus de la Libye en vue de protéger les populations civiles, a souligné la nécessité d’intensifier les efforts visant à trouver une solution à la crise, et a formellement reconnu, sous ce rapport, le rôle du Comité ad hoc. La résolution a été appuyée par l’ensemble des membres africains du Conseil de Sécurité qui étaient véritablement animés d’un engagement à protéger les populations civiles en Libye. Si un seul d’entre eux s’était abstenu, il n’y aurait jamais eu une telle résolution.


Pour la mise en oeuvre de la feuille de route de l’UA

 

Les membres du Comité ad hoc se sont réunis à Nouakchott, en Mauritanie, le 19 mars 2011. Ils envisageaient de se rendre en Libye le lendemain pour rencontrer les parties en conflit. Conformément à la Résolution 1973(2011), le Comité a requis l’autorisation de vols pour l’acheminement de ses membres en Libye. Cette demande lui a été refusée. En fait, la campagne militaire visant à appliquer la Résolution 1973 a commencé le jour même où le Comité était en conclave à Nouakchott.

Le 25 mars 2011, à Addis-Abeba, en Éthiopie, l’Union africaine a organisée une réunion consultative qui a rassemblé toutes les parties prenantes internationales. Cette réunion a salué les efforts du Comité ad hoc et est parvenue à un consensus sur les points de la feuille de route de l’UA.


Les 10 et 11 avril 2011, le Comité ad hoc s’est rendu en Libye. A Tripoli, les autorités libyennes d’alors avaient confirmé leur adhésion à la Feuille de route de l’UA. A Benghazi, les entretiens avec les leaders du Conseil national de transition (CNT) portaient essentiellement sur la nécessité d’un cessez‐le‐feu immédiat. L’objectif était d’assurer la protection effective des populations civiles et la création de conditions favorables à l’accession aux exigences légitimes du peuple libyen.


Le 26 avril 2011, le CPS, en session ministérielle, a passé en revue la situation en Libye. La veille, le Comité ad hoc avait rencontré les parties libyennes. Un mois plus tard, et au regard de la poursuite de la détérioration de la situation en Libye, l’Assemblée de l’UA s’est réunie en session extraordinaire. Elle a réitéré la nécessité d’une solution politique et a lancé un appel pour une cessation immédiate de toutes les attaques contre les populations civiles et un cessez‐le‐feu qui mènerait à l’instauration d’une période transitoire consensuelle qui déboucherait sur des élections qui permettraient aux Libyens de choisir librement leurs dirigeants.


L’Assemblée a souligné l’impérieuse nécessité pour toutes les parties concernées de se conformer à la lettre et à l’esprit de la Résolution 1973.


Pour ma part, j’ai participé en tant qu’invité à un certain nombre de réunions consacrées à la crise libyenne. Je me suis également rendu dans des capitales étrangères, notamment Paris, Londres, Bruxelles, Washington et Rome pour expliquer la feuille de route de l’UA et rechercher le soutien de partenaires internationaux.

Donner une Nouvelle Impulsion aux Efforts de Paix

Lors du Sommet de Malabo, tenue en juillet 2011, et suite à l’engagement pris par le Colonel Khadafi de ne pas participer au processus de négociation, l’Assemblée de l’UA a passé en revue et cautionné les propositions d’un Accord cadre soumis par le Comité ad hoc. Ces proposions stipulaient clairement qu’il y aurait un transfert de pouvoir à un gouvernement intérimaire qui sera mis en place dès la conclusion du dialogue national envisagé. A la mi‐juillet 2011 et au début du mois d’août, l’UA a rencontré les parties libyennes pour un échange de vues sur les réactions aux dites propositions.


Le 21 août 2011, alors que se poursuivaient les efforts de l’UA, les combattants du CNT entraient dans Tripoli d’où ils sont parvenus à étendre leur contrôle sur l’ensemble du pays.

Lors de sa rencontre au sommet du 26 août 2011 à Addis-Abeba, le CPS a pris bonne note de ces nouveaux développements. Il a encouragé les parties prenantes libyennes à accélérer le processus vers la formation d’un gouvernement transitoire inclusif qui siègerait à l’Union africaine.


Le 5 septembre 2011, j’ai reçu une correspondance de la présidence du CNT dans laquelle cette dernière soulignait l’orientation stratégique de sa politique africaine, ainsi que son engagement à donner la priorité à l’unité nationale et à la protection de tous les étrangers travaillant en Libye, y compris les travailleurs immigrés africains. Il s’agissait là d’une réponse à la demande que j’avais formulée pour un tel engagement de la part du CNT.


Pour sa part, le Comité ad hoc a, lors d’une réunion tenue le 14 septembre 2011 à Pretoria, en Afrique du Sud, réitéré la pertinence toujours actuelle de plusieurs dispositions de la Feuille de route de l’UA. II s’est engagé à travailler avec le CNT et toutes les autres parties prenantes libyennes.

Le 20 septembre 2011, à New York, aux États‐Unis, le Président de l’Union africaine a indiqué que « l’UA reconnaissait le CNT comme étant le représentant du people libyen puisqu’il constitue un gouvernement transitoire inclusive ». Par la suite, le CPS, rappelant les assurances formelles du CNT et considérant l’unicité de la situation en Libye, a autorisé les autorités actuelles à occuper le siège libyen à l’UA. Il a également décidé d’ouvrir un Bureau de liaison de l’UA à Tripoli pour soutenir les efforts visant à stabiliser la situation du pays, à promouvoir la réconciliation nationale et à faciliter le processus de transition.

Reconstruction nationale et Implications régionales de la Crise

Toutes les initiatives ci‐dessus énumérées constituent une expression claire de la solidarité africaine vis‐à‐vis du peuple libyen. Elles ont toutes été sous‐tendues par un engagement à faire tout ce qui était possible pour faciliter le dialogue entre les parties libyennes, assurer leur détention d’une solution à la crise, éviter d’autres souffrances et créer les conditions favorables à une transition pacifique et en douceur. L’UA était également consciente des risques que la poursuite des combats en Libye comportait pour la sécurité et à la stabilité régionale.

Malgré les défis rencontrés et le manque de soutien d’importants membres de la communauté internationale, l’UA n’a jamais relâché ses efforts. Elle a toujours agi dans le cadre de ses propres décisions et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle a délibérément choisi de chercher à régler la crise libyenne d’une manière prenant en compte les défis immédiats et ceux à long terme, tout à la fois. Elle n’a jamais eu, et n’a toujours pas, de visée autre que les intérêts du peuple libyen.


Les problèmes soulevés par l’UA au tout début de la crise restent encore valables aujourd’hui. Comment faire pour mieux promouvoir une transition inclusive afin d’éviter l’instabilité et le chaos qui viendraient avec l’exclusion des principales parties prenantes ? Comment régler la question de la réconciliation, panser les plaies du passé et assurer que justice soit rendue ? Comment assurer la véritable satisfaction des aspirations légitimes du peuple libyen en matière de démocratie, de droits de l’homme et de bonne gouvernance?


L’UA a été constante dans sa quête d’une solution politique. Il en sera de même dans le cadre de son appui au processus de transition, en accompagnant les parties prenantes libyennes dans leurs efforts et en travaillant étroitement avec le CNT.


L’UA ne peut faire autrement, puisque la Libye est membre à part entière de la famille africaine. Le sort du peuple libyen est inséparable de celui du reste de ses frères et soeurs africains avec lesquels ils sont liés par l’histoire. Une Libye démocratique et stable va constituer un atout majeur pour le continent africain. A contrario, une Libye instable va d’abord et avant tout affecter ses voisins africains et d’autres entités bien au‐delà.


Nous avons aussi besoin de faire face aux dimensions régionales de la crise en Libye. L’UA a toujours attiré l’attention sur la prolifération, dans la région, d’armes provenant de dépôts militaires libyens. Pour certains, ces préoccupations semblaient exagérées lorsqu’elles ont été exprimées pour la première fis. Aujourd’hui, la gravité de la menace posée par cette situation et la nécessité de prendre des mesures correctives s’avèrent de plus en plus évidentes au sein de la communauté internationale. Cela est d’autant plus urgent que certains pays sahélo-sahariens se trouvent dans une situation précaire du fait de rebellions latentes de la présence de groupes terroristes.


L’Union africaine a également été à l’avant‐garde de l’alerte sur le sort des travailleurs immigrés africains en Libye, en lançant un appel pour la prise de mesures concrètes en vue de garantir leur sécurité et leur protection, de faciliter l’évacuation de ceux d’entre eux qui souhaitaient quitter le pays, et d’appuyer leur réintégration socioéconomique dans leurs pays d’origine. Cette question devrait continuer à occuper une place de choix dans les programmes africains et internationaux. Il va sans dire que le retour en masse de travailleurs immigrés va davantage mettre à rude épreuve les pays concernés, avec des risques de tensions sociales qui pourraient dégénérer en des situations de crise.

 

Aller de l’avant : Affirmer le Leadership de l’Afrique et Renforcer la Démocratie

 

Au moment où la Libye s’achemine vers une nouvelle ère dans son histoire mouvementée, nous devons réfléchir sur les événements qui s’y sont déroulés afin de saisir toutes les implications de la situation et d’en tirer des leçons pour l’avenir.


L’un des aspects soulignés par la crise libyenne est celui de la réticence de certains membres de la communauté internationale à reconnaître pleinement le rôle de l’UA. Cependant, une paix durable sur le continent africain ne saurait se réaliser si des efforts allant dans ce sens ne sont pas fondés sur l’implication pleine et entière de l’Afrique et sur une reconnaissance de son leadership. En fait, ainsi qu’il a été souligné lors du Sommet d’août 2009, en l’absence d’un tel rôle, il ne saurait y avoir une appropriation et une durabilité, car nous comprenons bien mieux nos problèmes, et nous savons quelles sont les solutions qui sont les plus susceptibles de marcher.

Fondamentalement, ces problèmes sont les nôtres et nos populations vivront forcément leurs conséquences.

L’affirmation du leadership de l’Afrique va aussi commander, comme l’a souligné le CPS de l’UA à l’occasion de son lancement, le 25 mai 2004, que nous prenions des mesures décisives afin de relever les défis auxquels est confronté le Continent ; d’autre part, il faut reconnaître qu’aucun conflit sur le continent ne saurait échapper au contrôle de l’Union africaine; et que là où sévissent de graves manquements au respect des droits humains, l’UA doit être la première à condamner et à réagir rapidement conformément à la lettre et à l’esprit de l’Acte constitutif de l’Union et tous les autres instruments pertinents, dont nous sommes signataires.

 

Il nous faudra également, comme l’a noté un chercheur africain, examiner la meilleure manière d’accélérer les mutations politiques afin d’échapper aux interventions étrangères et d’éviter des situations dans lesquelles des entités extérieures assurent l’arbitrage de nos différends internes. Sous ce rapport, je suis heureux de relever qu’à la suite de la demande formulée par le CPS, le Groupe des Sages de l’UA est en train d’opérer une revue globale des mécanismes existants en matière de démocratisation et de gouvernance en Afrique, pour faire les recommandations relatives à la meilleure manière de les renforcer. C’est de tout coeur que j’attends impatiemment de recevoir ces recommandations.

 

Le conflit militaire en Libye s’est maintenant terminé avec la chute du Colonel Khadafi et une nouvelle page est ouverte en Libye. Notre rôle est d’aider les autorités libyennes à relever les nombreux défis qui assaillent le pays.

 

Ces autorités doivent impliquer toutes les parties prenantes libyennes dans la reconstruction de la nation et dans les processus nécessaires à la réconciliation. L’Union africaine est disposée à travailler avec le peuple libyen, les Nations Unies et toute la Communauté internationale dans le cadre de l’aspiration du peuple libyen à la construction d’une nouvelle nation.

 

La Lettre du Président

 

Publication mensuelle de Commission de l’Union Africaine (CUA)

La Direction de l’Information et de la Communication, P.O Box 3243, Addis Ababa, Ethiopia

Bureau du Président E‐mail: dinfo@africaunion.org

Web Site: www.au.int

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