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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 01:09

 

 

 

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Encore un gendarme abattu par des coupeurs de route

Radio Ndéké Luka Dimanche, 18 Mars 2012 08:19

Le commandant de Brigade de la gendarmerie de Nguia-Bouar, localité situé à environ 200 kms de la ville de Bouar sur l’axe menant à la frontière camerounaise, a été abattu jeudi 15 mars 2012 par des coupeurs de route. Un crime intervenu 4 mois après l’assassinat d’un autre commandant de cette même brigade.

L’information a été confirmée par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bouar. Il raconte : « le commandant de brigade de Nguia-Bouar, accompagné d’un des ses éléments, était en mission à moto dans sa localité. Une mission de contrôle de routine et de recouvrement. Aperçu par ces bandits de grand chemin, le commandant a reçu des balles tirées à bout portant par ses bourreaux. Il est décédé sur le champ. La victime a ensuite été dépouillée de tous ses biens. Les tueurs ont emporté sa tenue, son arme de marque Kalachnikov et une importante somme d’argent  dont le montant reste inconnu ».

Quant à l’auxiliaire de gendarmerie qui l’accompagnait, il a pu s’enfuir et échapper aux bandits. Il faut dire que ce crime dont un agent des forces de sécurité est la victime relance la question de la  présence des forces de défense et de sécurité dans les zones reculées du pays. L’insécurité s’ajoute aux autres gros problèmes de cette localité. Il s’agit notamment de la dégradation des infrastructures routières et du manque de personnel qualifié pour la santé

 

NDLR : C’est cela le vrai visage de la République centrafricaine de Bozizé aujourd’hui. C’est affligeant et vraiment scandaleux car inadmissible qu’un commandant de brigade de gendarmerie se fasse tirer dessus comme un lapin en faisant son travail pour la République pendant que Bozizé et ses prétendus « libérateurs » fêtaient tranquillement le même jour, le neuvième anniversaire de leur coup d’Etat du 15 mars 2003 à Ouandago et Kaga-Bandoro.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 03:33

 

 

 

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Sénégal : Wade demande trois ans de plus pour terminer ses chantiers

RFI mercredi 14 mars 2012

Les deux candidats à la présidentielle sénégalaise Macky Sall et Abdoulaye Wade battent campagne à travers le pays pendant cet entre-deux-tours. Lors de ces diverses visites de proximité en région, Abdoulaye Wade, le président sortant qui brigue un troisième mandat, assure aux électeurs que s'il est élu le 25 mars prochain, il restera au pouvoir seulement trois ans, afin d'achever ses chantiers.

Amadou Sall est le porte-parole de campagne d’Abdoulaye Wade, le président sortant. Même si le mandat présidentiel est de sept ans, Wade pourrait passer le relais au bout de trois ans, affirme-t-il.

« Notre candidat a bien dit qu’il a besoin de trois ans, trois ans parce qu’il a commencé des projets, des chantiers qu’il doit terminer, et le président a bien envie de mettre en place des politiques. Sur les trois ans, naturellement, il fera le nécessaire pour préparer une équipe de relève, de relève générationnelle, mais aussi de relève capable de maintenir le cap (…) Il est élu pour sept ans, il n’est pas élu pour trois ans. Mais si au bout de trois ans, il termine ses projets, il lui est loisible à ce moment-là, de voir dans quelle mesure il peut passer le relais ».

Lors du meeting de la coalition Benno Bok Yakaar qui soutient Macky Sall, organisé ce mardi 13 mars à Saint-Louis sur une scène érigée au stade Babacar Seye, le doyen de l'opposition Amath Dansokho a indiqué ce qu'il pensait de cette demande lancée par Abdoulaye Wade. Pour lui, il s'agit d'une opération de « maquillage ».

« Les trois ans qu’il nous demande, ce ne sont pas trois ans pour un chantier ! C’est trois ans parce que ce grand tricheur croit qu’il peut maquiller les vols, les pillages des ressources publiques, qu’il peut sauver par ce biais l’oligarchie qu’il a fabriquée ! On n’a jamais vu, de mémoire d’homme, une accumulation de ressources faite à cette vitesse et de manière aussi grossière ! »

 

Sénégal/présidentielle: Youssou Ndour en campagne à Ziguinchor pour Macky Sall

youssou-n-dour-le-20-novembre-2009-a-lille

 

ZIGUINCHOR (Sénégal) - Des milliers de personnes ont participé samedi soir en Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion armée, à un meeting du chanteur Youssou Ndour en campagne pour Macky Sall opposé le 25 mars au président Abdoulaye Wade au second tour de la présidentielle.

Le célèbre chanteur a été accueilli par une foule formée à majorité de jeunes sur la place de Gao, à Ziguinchor, principale ville de Casamance, dans le cadre de son opération dite wer ndombo (ceinturer en langue wolof) pour faire tomber Wade au profit de Macky Sall à la tête du Sénégal.

J'appelle tous les électeurs qui avaient voté pour Abdoulaye Wade au premier tour (le 26 février) à reporter leurs voix sur Macky Sall. Le train pour la victoire de Macky est en marche. Ziguinchor et la Casamance ne peuvent pas être en reste, a déclaré Youssou Ndour devant une assistance estimée à plusieurs milliers de personnes.

Dans une semaine, Wade va quitter le pouvoir. Nous ne lui donnerons pas un jour de plus, a-t-il ajouté alors qu'une foule surexcitée entonnait de la musique appelant au départ du pouvoir de Wade.

Youssou Ndour, arrivé samedi matin à Ziguinchor, avait déjà rendu visite aux dirigeantes de la plate-forme des femmes pour la paix en Casamance, où il a été accueilli par des dizaines de personnes.

Pour qu'il y ait la paix, il faut que Wade dégage. Vous pouvez compter sur le président Macky (...) pour la paix en Casamance, leur a-t-il dit, ajoutant: Si le pouvoir vous donne de l'argent en échange de votre vote, prenez-le, mais votez pour Macky Sall le 25 mars.

Le cortège de Youssou Ndour avait également dans la matinée sillonné les grandes artères de la ville sous les acclamations de dizaines de badauds. Des partisans d'Abdoulaye Wade ont bien tenté d'empêcher son passage en dressant quelques barricades de fortune, mais se sont repliés à l'arrivée du cortège.

La Casamance est le théâtre depuis 1982 d'un conflit opposant l'armée sénégalaise au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC, rébellion indépendantiste).

Des périodes d'apaisement relatif y alternent avec des périodes de violences marquées par des accrochages entre rebelles et militaires, des attaques à main armée et, dernièrement, des rapts de membres de forces de sécurité. Depuis fin 2011, les rebelles ont intensifié leurs actions.

Le conflit a fait des milliers de victimes civiles et militaires et des dizaines de milliers de déplacés et réfugiés.

Youssou Ndour, dont la candidature à la présidentielle avait été rejetée par le Conseil constitutionnel, a décidé d'apporter son soutien à Macky Sall, comme tous les candidats d'opposition battus au premier tour du 26 février et la plupart des organisations de la société civile.

Les douze candidats battus ont créé autour de M. Sall une nouvelle coalition, le Rassemblement des forces du changement (RFC)/Benno bok Yaakkar (unis pour le même espoir en langue wolof), qui mène campagne en sa faveur.


(©AFP / 17 mars 2012 21h33)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 02:59

 

 

 

 

Adolphe Pakoua

 

                                              Adolphe Pakoua

 

 

 

Préface du Professeur François ZONZAMBE

 

Spécialiste de littératures Française et Comparée à l'Université de BANGUI.

 

 

 

LA REPUBLIQUE SUPPLICIEE du Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, est à la fois un roman et une véritable chronique du CENTRAFRIQUE que symbolise GBAZABANGUI, une « chaîne de montagnes pierreuses, verdoyantes et giboyeuses », qui surplombe et encaisse BANGUI, la capitale centrafricaine. Cette chronique de GBAZABANGUI se situe entre les années 1960 et 1996.

 

Le romanesque transpire dans la scène où JOUDA, fille de Tuby DANGAYE, est frappée de mutisme. Phénomène qui se produit dès l'arrestation de son père et qui, à partir de ce moment-là, la rend visionnaire auprès de sa mère qu'elle va diriger jusqu'à recouvrer la parole à la libération de son père.

 

Le romanesque transpire aussi dans la scène où, JOUDA, victime de mutisme, va converser avec sa mère MUNDY à travers des rêves où elle lui fera des révélations sur la vie de son père incarcéré dans la geôle de SARAGBA où un graffiti va apparaître à DANGAYE pour, à son tour, lui faire des révélations à propos de son séjour en prison et de son avenir.

 

Le romanesque culmine enfin dans la scène où le visage d'une fée ou d'une nymphe apparaît à son tour dans le graffiti pour hanter plus tard MUNDY et devenir son double en vue de l'aider à venger son mari Tuby DANGAYE, injustement incarcéré.

 

Ainsi, après avoir aidé l'homo duplex MUNDY, alias OREADE, à régler leurs comptes aux multiples tortionnaires et ennemis de son mari Tuby DANGAYE, la nymphe déclarera : « Mission terminée ».

 

Romancier, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, n'en demeure pas moins un chroniqueur qu'un caméraman. Son œuvre demeure tout objective à l'instar de René MARAN dans « BATOUALA », véritable chronique de la GBAMBA, petit affluent de l'OUBANGUI, qui traverse la ville de GRIMARI, ancien district de KREBEDGE, qu'il symbolise en OUBANGUI-CHARI.

 

Chroniqueur à l'instar de FROISSART et de JOINVILLE, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo restitue fidèlement tous les événements vécus en CENTRAFRIQUE entre les années 1960 et 1996. Ainsi, sa plume se métamorphose en pinceau pour peindre les différents paysages centrafricains qu'il traverse, et ses yeux, comme l'œil d'une caméra, filme tout sur son passage, dans les sentiers de la forêt équatoriale, des savanes, des villages, dans les rues et boulevards de la capitale BANGUI.

 

La photo du bac traversant, en quatrième de couverture du roman, la rivière KADEI à NOLA, symbolise la virginité de cette forêt riche en faune et havre de paix.

 

A travers un style narratoire et pittoresque, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, nous a parlé le SANGHO, le BANDA, le SARA, le MBOUM, le FOULBE et le PYGMEE, toutes langues centrafricaines, en FRANCAIS de MOLIERE, de LA FONTAINE et de Victor HUGO, pour exprimer les joies et les tristesses du peuple centrafricain  après l'indépendance.

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 03:14

 

 

 

fmi-logo

 


 

WASHINGTON AFP / 16 mars 2012 22h51 - Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi avoir accordé au Niger une assistance financière de 92,2 millions d'euros sur trois ans.

Les autorités de Niamey peuvent tirer immédiatement 13,17 millions d'euros au guichet du FMI, indique le Fonds dans un communiqué, précisant que, comme de coutume avec ce genre de facilité de caisse, le reste de l'assistance sera mis à disposition par tranches successives.

Dans la typologie du FMI, le prêt accordé au Niger est une facilité élargie de crédit (FEC), instrument destiné à accorder une aide à moyen terme aux pays à faible revenu ayant des problèmes prolongés de balance des paiements.

Les financements accordés au titre de la FEC sont assortis d'un taux d'intérêt nul, d'un délai de remboursement de cinq ans et demi et d'une échéance finale de dix ans, précise le Fonds sur son site internet.

Pour obtenir ce prêt, les autorités de Niamey sont convenues avec le Fonds d'un programme de réformes économiques à mettre en oeuvre en vue de maintenir la stabilité macroéconomique tout en augmentant la résistance du pays aux chocs, indique le communiqué du FMI.

Parmi les objectifs du programme, figurent également le renforcement des finances publiques et de la gestion de la dette et la mise en place de limites légales et d'un cadre de surveillance pour le secteur minier et le secteur pétrolier.


(©)

 

NDLR : Voilà le genre de situation derrière laquelle courent désespérément les autorités de Bangui mais qui elles ne remplissent nullement les conditions pour en bénéficier. Au Niger, le président de la République n'a pas fait un hold-up électoral mais plutôt été démocratiquement et brillamment élu. Il a même été invité par le président Obama à la Maison Blanche, privilège et honneur que Bozizé n'a pas eus. En outre, le ministre centrafricain des finances, pourtant déclaré persona non grata à Washington par le Département d'Etat, continue de pavoiser au gouvernement de Bozizé et Touadéra contre toute raison, ce qui nuit grandement à l'image et aux intérêts du pays.     

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 02:52

 

 

 

Michel-KOYT.JPG

                                                     Michel KOYT

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 16 Mars 2012 13:58

Le ministre Michel Koyt chargé du Secrétariat général du gouvernement et son ancien collègue délégué aux finances Abdallah Kadre, actuel conseiller à la Primature chargé de la Bonne gouvernance viennent d’être limogés de leurs fonctions. Le décret a été rendu public le 15 mars sur les ondes d’une chaine locale.

Les 2 personnalités ont été arrêtées le 9 mars dernier. Elles ont été accusées de détournement, complicité de détournement, faux et usage de faux. Des sources gouvernementales ont indiqué qu’une somme de 2,5 milliards FCFA (3,8 millions d'euros) serait détournée.

Par cette même occasion le maitre de Bangui François Bozizé a pris un autre décret nommant le ministre de la Justice, porte-parole du gouvernement, Firmin Féïndiro à assurer l’intérim de Michel Koyt.

Et ce n’est pas tout ! La Société Nationale des Transports Urbains (SONATU) est désormais dirigée par l’armée faute d’une gestion transparente. Décision prise suite à l’arrestation des 8 personnes au sein de la SONATU dans le cadre de cette affaire.

Justement à propos de ce détournement, le porte-parole du gouvernement avait annoncé lundi dernier que les fonds étaient compris dans un prêt obtenu en 2010 d’un montant de 16 milliards de francs CFA par Bangui auprès de l’Inde.

Des fonds destinés à l’achat des bus pour la mise en place de la Société Nationale des Transports urbains (SONATU) et la construction d’une gare routière au PK 13 à la sortie nord de Bangui.

Selon une source de la gendarmerie, cette affaire a été révélée par le Conseil Spécial de Surveillance et de Redressement des Entreprises et Offices Publics. Un conseil présidé personnellement par le Chef de l'Etat, François Bozizé.

A titre de rappel les Conseils d’Administration des sociétés et entreprises d’Etat ont été dissous en janvier dernier. Une décision prise par le gouvernement pour assainir les finances publiques et « siffler la fin de la récréation ».

Toutefois, cette mesure n’est après sans conséquence : Des séries de grève ont été déjà enregistrées non seulement dans les centres hospitaliers, mais aussi à la Caisse Nationale de sécurité sociale.

 

 

NDLR : A quand le limogeage du milliardaire Fidèle Gouandjika et la levée de l'immunité parlementaire de Zingas ?

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 02:50

 

 

 

 

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Source : www.infosud.org

  6 mars 12 - Plongée avec Mats Brügger et son documentaire « The Ambassador » - à mi-chemin entre Borat et Michaël Moore - dans un pays où la législation se contourne à coups de CFA, de diamants bruts et de kalachnikov.

Sandra Titi-Fontaine/InfoSud - En 2012, la Banque mondiale a classé la République Centrafricaine (RCA) au 182ème rang mondial sur 183 pour son calamiteux climat des affaires. Seul le Tchad fait pire. Une aubaine pour Mads Brügger, journaliste danois, qui a décidé de démontrer dans un documentaire satirique la corruption et le néocolonialisme qui font et défont encore les richesses et les présidents sur le continent africain. Dans « The Ambassador », qui a été projeté au sein du Festival du film et Forum International sur les Droits Humains, il se pastiche en un consul honoraire du Liberia clownesque et rétro, bottes coloniales et fume-cigarette compris, pour trafiquer du diamant depuis Bangui, la capitale du Centrafrique. Un passeport diplomatique lui est nécessaire pour, le croit-il, sortir du pays avec ses précieux gemmes sans subir de fouille à l’aéroport. Moyennant quelques 135.000 dollars, il s’en procure un avec titre honorifique via le site internet diplomaticpassport.com, toujours actif à ce jour.

S’ensuit une épopée dans une Afrique digne des années 70, où Brügger dans ses costumes blanc impeccables va, en parallèle de sa percée du marché local du diamant où se mêlent réseaux affairistes et criminels, se créer une couverture : ce sera la construction d’une fabrique d’allumettes employant des Pygmées. Le journaliste n’est pas avare de caricatures et d’approximations grossières pour qui connaît un temps soit peu le pays. Les Pygmées sont forcément des gentils sauvages exploités, l’ancien empereur Bokassa un cannibale, la France l’ancien colon encore tout-puissant et les Libanais des voleurs traînant dans tous les trafics. Tandis que les pierres qu’il s’apprête à ramener ne peuvent être que des « diamants du sang ». Ce qui est par exemple techniquement faux, puisque le processus de Kimberley qui régit cette classification n’a pas reconnu la RCA comme tel.

Corruption vue de l’intérieur

Mais ce documentaire n’en reste pas moins la démonstration concrète d’une réalité qui peut se montrer effrayante, dans un pays oublié par la communauté internationale, où la loi dominante est forcément celle du plus fort. Ou de celui qui dispose des meilleures relations sur la place banguissoise, sorte de hiérarchie tacite dont le sommet serait occupé par le président Bozizé et son clan, à commencer par son fils Jean-Francis, actuel ministre de la Défense. Comme le souligne International Crisis Group dans son dernier rapport sur la situation sécuritaire, « la vie en RCA s’avère être infiniment plus lucrative avec un AK-47 en bandoulière ».

Si la méthode employée par Brügger prête à controverse, The Ambassador a le mérite d’offrir une vue unique, de l’intérieur, des rouages de la corruption de la diplomatie africaine et internationale. Distribuant à des intermédiaires douteux et autres ministres ses fameuses « enveloppes du bonheur » débordant de francs CFA, arrosant ses hôtes au champagne en se gargarisant d’anecdotes ou de secrets d’Etat, Brügger a fini par se prendre à son propre jeu, jusqu’à trop se découvrir et se mettre en danger. L’un de ses principaux interlocuteurs, le chef de la sécurité nationale Guy-Jean le Foll Yamandé - un ancien légionnaire français -, sera d’ailleurs assassiné pendant le tournage.

Ce dernier qui lui affirmait : « Si le pays était resté entre les mains de Bokassa, aujourd’hui ce serait la Suisse de l’Afrique. » Une vision partiale du passé, pourtant partagée par de plus en plus de Centrafricains. Certes, l’extraordinaire potentiel minier du Centrafrique, habilement négocié, pourrait lui offrir ce statut enviable. Mais depuis une quinzaine d’années, la RCA a connu pas moins de 11 coups d’Etat et mutineries, dont une guerre civile en 2002-2003. Et cet Ambassador, tel qu’il s’est présenté, n’a pas éveillé de soupçon : il a voulu faire comme tout le monde à Bangui, où chacun veut sa part du gâteau centrafricain. Sans personne pour lui taper sur les doigts.

Lire le rapport complet de International Crisis Group : De dangereuses petites pierres : Les diamants en République centrafricaine, 16 décembre 2010

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 02:39

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 16 Mars 2012 13:54

Il s’appelle Celio Adraman et il a 12 ans. Kidnappé à Zacko par les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, Celio a été libéré le 12 mars 2012 par l’Armée ougandaise en patrouille dans la forêt aux environs de Obo (sud-est de la RCA).  Il a passé 9 mois dans la brousse avec ses geôliers. Celio vient finalement de retrouver sa famille.

L’information a été  confirmée par un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka à Obo localité située à l’extrême-est de la République Centrafricaine, de retour à Bangui.

Le journaliste a pu rencontrer l’ancien otage de la LRA et recueillir le témoignage de Celio : « J’ai été kidnappé dans ma localité d’origine qu’est la ville de Nzacko (nord-est). Pendant 9 mois, j’ai accompagné ces rebelles. J’étais battu chaque jour, j’étais chargé de leur procurer des ignames sauvages pour leur ration alimentaire. J’ai retrouvé la liberté grâce à une patrouille de l’Armée ougandaise. Je faisais le guet ce jour-là et j’ai pris la fuite quand les militaires ont fait irruption dans notre lieu de campement. Les militaires nous ont pourchassés. Ils m’ont finalement mis la main dessus et m’ont ramené à Obo. Mais ici je ne connais personne. Je cherche donc à retrouver ma famille à Nzacko».

Celio est resté quelques jours à Obo sous la garde des autorités locales. Il a ensuite été remis au CICR (Comité international de la Croix rouge). Les recherches de cette structure humanitaire ont ensuite permis de retrouver sa famille à Nzacko. Les retrouvailles ont semble-t-il été pleines d’émotion. Tous croyaient l’enfant mort depuis sa disparition.

Les responsables de la Croix Rouge, en remettant Celio à sa famille, ont appris que son père avait lui aussi été kidnappé par la LRA à l’occasion de la même incursion. Mais ce dernier avait pu s’échapper au bout de deux semaines et rentrer à la maison. Il n’avait pu dire ce que son fils était devenu. Sans doute avaient-ils été gardés dans des camps séparés ?

La libération de Celio intervient au moment où s’intensifient les patrouilles mixtes dans la préfecture du Haut-Mbomou (sud et sud-est de la RCA). Soldats ougandais et centrafricains, sous la supervision et l’assistance d’un contingent américain sillonnent la zone pour traquer Joseph Kony et ses hommes.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 12:55

 

 

 

Boz garde à vous (2)

 

 

 

Radio Ndéké Luka 15 mars 2012

 

C’est désormais la maréchaussée qui assure la gestion de la Société nationale de transports urbains (SONATU). Cette décision intervient après les cas de malversation et de détournement signalés au sein de cette société et dont les principaux présumés coupables ont été interpellés par la justice.

 

Des responsables de la gendarmerie ont confirmé l’information à Radio Ndeke Luka. Ils précisent toutefois qu’il s’agit d’une « gestion temporaire en attendant la mise en place d’un nouveau conseil d’administration ».

 

La première disposition prise par les nouveaux responsables est que « l’enregistrement de toutes les sorties et les entrées des autocars est assuré désormais par la gendarmerie ».

 

Autre disposition que ces mêmes sources confirment mais en refusant de s’étendre sur le sujet : à l’heure du versement, les caissières et les caissiers encore en garde-à-vue à la Section de recherche et d’investigation de la gendarmerie (SRI), sont ramenés à la direction pour enregistrer les recettes. De même, l’achat de carburant à la pompe se fait sous la supervision de la gendarmerie, afin d’éviter d’autres détournement.

 

Il faut rappeler que le ministre en charge du secrétariat général du gouvernement et président du conseil d’administration de la SONATU, Michel Koyt et le ministre délégué, conseiller à la bonne gouvernance auprès du premier ministre, Abdalah Kadre, impliqués dans cette affaire ont été relevés de leurs fonctions. Mais l’enquête se poursuit.

 

 

 

 

NDLR : Est ce la vocation de la gendarmerie de gérer une telle situation qui est la consécration de la faillite de ce régime commencé tambour battant après le coup d'Etat du 15 mars 2003 dont on a encore l'outrecuidance de célébrer cette année le neuvième anniversaire, et qui avait par pure démagogie affirmé et annoncé alors ses prétentions de "libération" des Centrafricains, et qu'il n'est nullement capable de réaliser. Lorsqu'on y ajoute le sens aigu de prédation des tenants de ce pouvoir, la boucle de la descente aux enfers du pays est bouclée.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 12:50

 

 

 

 

baba laddé gl

 

Radio Ndéké Luka 15 mars 2012

 

Les 2 épouses et les enfants du Général rebelle Baba Ladé ont été placés sous mandat de dépôt dans les maisons carcérales de la ville de Bangui. Cette mesure judiciaire a concerné aussi les combattants arrêtés suite à la traque lancée en janvier dernier par les forces tchadiennes et centrafricaines.

 

Les femmes ont été transférées à la prison centrale pour femmes de Bimbo (sud de Bangui). Cependant, les hommes ont été conduits à la prison centrale de Ngaragba. Un transfèrement intervenu après qu’ils aient été présentés à la Cour d’Appel de Bangui, sous l’ordre du Parquet Général.

 

Toutefois, dans un communiqué de presse posté sur sa page Facebook et daté du 12 mars 2012, le chef rebelle propose que « sous l'égide de l'ONU, une conférence de paix internationale se réunisse et regroupe les représentants de la République Centrafricaine, du Tchad, de la totalité des mouvements politico-militaires du Tchad et de Centrafrique, des partis d'opposition légaux, des représentants des états voisins des deux pays, c'est à dire la Libye, le Niger, le Nigeria, le Cameroun, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, le Soudan du Sud et le Soudan, ainsi que des représentants des états menant des opérations militaires dans les deux pays ». Il cite la France, les Etats-Unis et l'Ouganda.

 

Le but, poursuit Baba Laddé, serait que ces négociations aboutissent à une paix durable et définitive en RCA et au Tchad. Une fois la paix retrouvée, il souhaite « une transition démocratique et une mobilisation générale contre la LRA de Joseph Kony ».

 

Mais il lance un ultimatum et une menace : « Si le 1er mai 2012, le Tchad et la RCA n'ont pas répondu positivement à cette proposition de paix, nous nous verrons dans l'obligation de reprendre la lutte armée pour instaurer la démocratie dans ces deux états ».

 

Il justifie sa position par le fait que de nombreux membres de sa famille et des familles de ses combattants ont été arrêtés en Centrafrique et au Tchad. « Bangui et N'djamena les retiennent donc en toute illégalité, et nous demandons aux organisations des droits de l'homme de se mobiliser urgemment contre ces violations des droits de l'homme ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 12:33

 

 

 

Boz ballon

 

Jeudi, 15 Mars 2012 11:50

 

 

Les centrafricains célèbrent ce 15 mars 2012 le premier anniversaire de la prestation de serment du Président François Bozizé pour son second mandat de cinq ans. Un serment prêté à l’issue de la présidentielle de 2011 remportée dès le 1er tour par ce dernier. Les festivités se déroulent à Ouandago (nord), sur les traces de Baba Ladé, chassé en janvier dernier de cette ville par une attaque militaire centrafricano-tchadienne.

 

Dans la journée du 14 mars à Kaga Bandoro (nord) avant le départ pour la région de Ouandago la fête était au top, a remarqué le correspondant de radio Ndeke Luka : 16 ministres, plusieurs autorités locales, populations, partenaires au développement, diplomates sont de la partie aux côtés de François Bozizé. Sécurité renforcée, marchés inondés et logements pleins à craquer. A quelque chose malheur est bon, même les enseignants contractuels en grève il y a quelques jours ont perçu leurs arriérés de salaire, selon les correspondant.

 

Il faut dire que pour un anniversaire surtout politique, c’est toujours un bilan et des perspectives pour situer la population sur les chantiers élaborés et mis en œuvre en sa faveur.

 

La phrase de François Bozizé qui demeure gravée dans la mémoire des Centrafricains est « La récréation est terminée ». Il l’a martelée le 15 mars 2011 lors de son investiture au complexe Barthélemy Boganda à Bangui.

 

Selon les centrafricains interrogés par Radio Ndeke Luka, « la récréation est terminée mais ils continuent de se plaindre : Plainte du manque de justice équitable, violences des hommes en tenue sur les populations, dégradations accentuées des infrastructures notamment les ponts et les avenues, difficultés des soins dans les hôpitaux ».

 

A cela s’ajoutent « la baisse accrue du niveau des élèves et étudiants, politisation négative des structures de l’Etat et des jeunes, insécurité à Bangui et plus dans les régions nord du pays jusqu’aux portes de Bangui, l’augmentation anarchique et la rareté des denrées alimentaires et certains produits de première nécessité, l’impunité, et la liste continue ».

 

Face à cette situation, François Bozizé a connaissance et conscience de la situation. C’est ainsi qu’il commence une série de discours circonstanciés pour rabrouer et rappeler les fauteurs de troubles à l’ordre : Il s’en prend aux ministres qui ternissent l’image du pays face aux investisseurs, aux magistrats qu’il accuse de ne pas bien faire leur travail, le maitre de Bangui s’en prend aux hommes politiques qui, selon lui, ne savent pas faire la bonne politique.

 

François Bozizé attaque Baba Ladé mais ne le tue pas, Baba Ladé tente de revenir en force , il entame une série de réformes dont la plus actuelle est la suppression des Conseils d’Administration des sociétés et offices d’Etat. Toutefois, cette dernière réforme engendre des manifestations sociales, et le gouvernement pense que ces manifestations ne sont pas les fruits de cette réforme.

 

Reste que les institutions de Breton Woods ne sont plus très visibles dans le pays. Et c’est enfin, l’arrestation de deux ministres accusés de détournement, de faux et usage de faux. Et le Centrafricain se demande si la récréation est vraiment terminée ? Mais le même Centrafricain répond ; non ! la fin de la récréation ne fait que commencer. La récréation sera terminée quand lui, le Centrafricain retrouvera ses droits fondamentaux ! Il attend que François Bozizé aille plus loin. A qui le prochain tour ?

 

L’autre préoccupation du Centrafricain, c’est la tendance à l’institutionnalisation du 15 mars jour d’un coup de force, alors que nous sommes en démocratie et que le Chef de l’Etat a été élu.

Hors mis le citoyen lambda, le bilan de cette première année est diversement apprécié selon que l’on est de l’opposition politique ou de la majorité présidentielle.

 

Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), est sans ambages : « On fait une fête dans un pays s’il y a des motifs de joie. A ce jour, 9 centrafricains sur 10 interrogés sur leur vécu quotidien émettront un sentiment négatif. Le MPLC s’exprime par respect pour les enfants qui ne vont plus à l’école, les femmes qui ne savent plus comment prendre en charge leurs progénitures, les hommes qui ne peuvent plus s’adonner à leurs activités. Il y a un déphasage total entre les aspirations profondes de ce peuple à la sécurité à l’alimentation au bonheur, et tout le cinéma que cette nomenclature expose tous les jours ».

 

Pour Rodrigue Mayté, un des membres actifs du Kwa Na Kwa (KNK), vivant en France, « le gouvernement a entrepris d’énormes réformes institutionnelles. Il faut reconnaitre que les fruits de ce second mandat sont déjà visibles : Les institutions marchent comme il le faut, au plan économique on assiste à un assainissement des finances publiques au point que le gouvernement ait reçu satisfecit de la part des institutions internationales. Au sujet de la sécurité, le gouvernement a pris des initiatives pour chasser le rebelle tchadien Baba Ladé ».

 

Les quatre années à venir du 2ème quinquennat de François Bozizé, permettront à la population d’apprécier à sa juste valeur, ce qui a été fait et ce qui reste à faire.

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