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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 20:49

 

 

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Radio Ndéké Luka Dimanche, 25 Décembre 2011 13:20

 

Il devient de plus en plus pénible  pour les habitants de la ville de Bozoum (nord-ouest) de vaquer normalement à leurs occupations quotidiennes. La dégradation d’ouvrages d’arts notamment plusieurs ponts affaissés, routes impraticables, en sont les principales causes.

 

Cette situation vient de porter un coup dur dans le panier de la ménagère : hausse du prix des denrées alimentaires et produits de premières nécessités. Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a rapporté les faits ce dimanche 25 décembre 2011, la population crie au secours et lance un vibrant appel à l’endroit du gouvernement centrafricain pour une assistance d’urgence.

 

A travers des moyens rudimentaires a-t-il expliqué, « les usagers de ces ouvrages d’arts se sont vus obligés de procéder eux-mêmes à leur réparation ».

 

Pour preuve, a remarqué le correspondant, « le tarif d’une distance de 120 kilomètres oscille entre 10 à 12 000 francs CFA. Cette tracasserie ralenti du coup l’entrée et la sortie des produits champêtres à Bozoum ».

 

Il est à noter que les préfectures de l’Ouham et Ouham-Péndé ont fait dans les années 1990, la fierté nationale en termes de production agricole. D’ailleurs, ce sont ces zones qui ravitaillaient en denrées alimentaires les villes de Bangui et celles de certaines provinces du pays.

 

Malheureusement, ces régions ont été, à partir de 2003, le théâtre d’affrontements meurtriers entre plusieurs groupes rebelles fragilisant ainsi leur essor.

 

 

 

NDLR : C’est la fâcheuse conséquence directe de la disparition de l’agence DROP de la coopération allemande à Bozoum suite aux pillages et destructions des hordes de zakawa tchadiens que Bozizé a recrutés et introduits dans le pays avant sa prise du pouvoir. Cela n’en souligne que davantage la responsabilité première de Bozizé dans la dramatique situation que vivent certaines régions du pays gravement impactées par les événements ayant précédé ou accompagné l’arrivée au pouvoir de Yangouvonda.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 17:34

 

 

 

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RÉPONSE BIBLIQUE AU COMPATRIOTE NGARO

 

*   *   *

 

NON : DIEU N’EST POINT DU TOUT SOURD !

 

*   *   *

 

Article initial : http://centrafrique-presse.over-blog.com/article-debout-centrafrique-par-socrate-alphonse-ngaro-94509381-comments.html#anchorComment

 

Bara mo mîngi na ïrï tî Jésus, Waködörö Ngaro !

 

Tu dis dans cet appel émouvant :

 

"Nous avons invoqué le Dieu des chrétiens, il semble sourd à nos appels et pourtant les cris de ton peuple ne cessent de monter vers lui."

 

Non : le Dieu des chrétiens, qui a créé toutes choses, y compris le Centrafrique, n'est pas du tout sourd aux cris des Centrafricains en détresse incommensurable. Il a répondu, mais c'est nous qui ne voulons ni L'écouter, ni mettre en pratique Ses commandements :

 

"11  Dis–leur : Aussi vrai que je suis vivant, le Seigneur, l’Eternel, le déclare, je ne prends aucun plaisir à la mort du méchant, je désire qu’il abandonne sa conduite et qu’il vive. Détournez–vous, détournez–vous donc de votre mauvaise conduite ! Pourquoi devriez–vous mourir… ? » (Ézéchiel 33 : 11).

 

Il déclare tout aussi formellement :

 

« 1  Mais non : la main de l’Eternel n’est pas trop courte pour sauver, et son oreille n’est pas sourde au point de ne plus vous entendre ! 2  Ce sont vos fautes qui vous séparent de votre Dieu. C’est à cause de vos péchés qu’il s’est détourné loin de vous pour ne plus vous entendre. 3  Car vos mains sont tachées de sang et vos doigts de péchés, vos lèvres disent des mensonges, votre langue susurre des paroles perfides. 4  Personne n’invoque le droit, et nul ne plaide selon la vérité. On s’appuie sur des faussetés et l’on allègue des mensonges. Ils conçoivent le mal et enfantent le crime. 5  Ils couvent des oeufs de vipère, tissent des toiles d’araignée. Qui mange de ces oeufs mourra ; de chaque oeuf couvé qui éclôt sortira un serpent. 6  Leurs toiles d’araignée ne servent pas de vêtement, et l’on ne peut pas se couvrir de ce qu’ils ont confectionné. Les oeuvres qu’ils produisent sont des oeuvres mauvaises, de leurs mains, ils commettent des actes de violence. 7  Leurs pieds courent au mal, et ils ont hâte de verser le sang innocent. Leurs pensées sont sans cesse orientées vers le mal, dévastation et destruction jalonnent leur parcours. 8  Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, et le droit est absent des routes qu’ils empruntent. Les sentiers qu’ils se tracent sont des voies tortueuses : quiconque s’y engage ne connaît pas la paix.

9  Et c’est pourquoi le droit demeure loin de nous, et l’on ne nous rend pas justice. Nous espérions de la lumière, et c’est l’obscurité. Oui, nous espérions la clarté et nous marchons dans les ténèbres. » (Ésaïe 59 : 1 – 9).

 

 Première solution des plus vitales à la survie de notre pays : la repentance, la repentance, la repentance, suivie d'une obéissance stricte à la Loi Morale de Dieu, décideurs et citoyens lambda compris, et alors :

 

« 13 Celui qui cache ses fautes ne prospérera pas, celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. » (Proverbes 28 : 13).

 

Méthode pratique de la repentance :

 

« 16  Lavez–vous donc, purifiez–vous, écartez de ma vue vos méchantes actions et cessez de faire le mal. 17  Efforcez–vous de pratiquer le bien, d’agir avec droiture, assistez l’opprimé, et défendez le droit de l’orphelin, plaidez la cause de la veuve ! 18  Venez et discutons ensemble, dit l’Eternel : si vos péchés sont rouges comme de l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que la neige. Oui, s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront aussi blancs que la laine. 19  Si vous vous décidez à m’obéir, vous mangerez les meilleurs produits du pays. 20  Mais, si vous refusez, si vous êtes rebelles, c’est l’épée qui vous mangera, l’Eternel le déclare. » (Ésaïe 1 : 16 – 20).

 

N.B. : Prendre l'avertissement de Dieu au sérieux : "l'épée" se trouve désormais sur le territoire national...

 

God bless !

 

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

http://philadelphie-infos.over-blog.com

 

*   *   *

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 15:03

 

 

Bozizé KNK ridicule


Pour quelqu’un qui prétend avoir remporté la dernière présidentielle avec plus de 66 % des suffrages et qui a « prêté » serment le jour anniversaire du coup d’Etat qui l’a porté au pouvoir pour un autre mandat de cinq années encore à la tête de la République centrafricaine, la situation que traverse François Bozizé depuis lors n’est pas des plus enviable. En reconduisant pour la troisième fois un Premier Ministre dont les Centrafricains connaissent à peine le timbre de la voix, un cupide incapable béni oui oui juste réduit à inaugurer les chrysanthèmes, le « président » centrafricain qui a dû s’apercevoir de son erreur et afin sans doute de se donner un peu de répit, serait selon nos informations, à la recherche d’un nouveau Premier Ministre pour succéder à l’universitaire terne en politique, Faustin Archange Touadéra dont certains compatriotes exigent ouvertement la démission alors que l’intéressé se verrait toujours au poste.


Mais Bozizé, conformément à son habitude consistant à toujours chercher parmi les personnalités lisses et susceptibles de ne pas lui constituer le moindre ombrage bien au contraire, à le laisser faire tout ce que bon lui semble à la tête de l’Etat. Il en fut ainsi dès son arrivée à la tête du pays après son putsch du 15 mars 2003 avec le Pr Abel Nguendé Goumba, Célestin Leroy Gaombalet, Elie Doté et actuellement Faustin Touadéra, toutes des personnes de faible tempérament et sans personnalité, dont l’accumulation des bilans successifs de mauvaise gestion, de prédation sont si désastreux que cela a produit aujourd’hui la situation catastrophique dans laquelle se trouve enfoncée la République centrafricaine avec une pauvreté et une misère sans nom, tous les principaux indicateurs socio-économiques au rouge et des classements du pays en queue de peloton à tout point de vue.


C’est déjà depuis plusieurs mois que circulent avec insistance les rumeurs sur ce changement de Premier Ministre ainsi que celui de certains ministres qui n’ont plus rien à faire au gouvernement tant ils n’ont jamais apporté la preuve de leur compétence et sont décriés, mais rien ne se fait. Le pays va à vaut l’eau. Plusieurs semaines passent sans le moindre conseil de cabinet ou de ministre. Suite à une hémorragie sans précédent du trésor, la sécheresse financière frappe le cœur de l’Etat dont les difficultés à assurer les obligations régaliennes se font de plus en plus évidentes. Les perspectives de conclusion d’un programme quelconque avec le FMI qui pourrait apporter un peu d’oxygène au gouvernement sont assez lointaines. Bozizé est donc réduit à une certaine mendicité publique internationale mais aux résultats hypothétiques, pour espérer avoir la tête hors de l’eau. Le Qatar et la Guinée Equatoriale ont reçu dernièrement sa visite.

 

Pour la primature, il aurait songé à certains prélats révoqués par le Vatican comme François Xavier Yombandjé rentré récemment de France et Paulin Pomodimo mais selon nos informations, une avalanche de fiches anonymes de diverses provenances n’a pas tardé à lui parvenir le mettant sévèrement en garde contre une telle tentation qui lui attirerait illico presto les foudres du Vatican. Bozizé est donc contraint de chercher ailleurs quelqu’un d’autre.

 

On a vu que même pour le secrétariat général de son propre parti KNK, Bozizé a du mal à trouver la personne idoine pour remplacer Elie Oueifio devenu indésirable et qui a été brutalement limogé à la hussarde. Son successeur, l’ambassadeur centrafricain au Cameroun et ancien directeur de campagne de la première dame Monique Bozizé aux législatives de 2005, Louis Oguéré Ngaikoumon, n’a été désigné que pour un intérim, ce qui a inévitablement crée ce dernier une grande frustration, ce d’autant plus qu’il n’hérite pas non plus automatiquement de l’autre fonction de secrétaire général de la présidence qu’occupait cumulativement avec celle du KNK, Elie Ouéifio.

 

Bozizé est donc visiblement dépassé par les événements et semble ne plus avoir le moindre contrôle de la situation du pays. L’affaire du chef rebelle Baba Laddé en est une preuve où son impuissance à mettre hors d’état de nuire cet imposteur tchadien donne clairement l’exacte idée sur le degré de sa démission devant les obligations de sa charge de président de la République et chef suprême des armées, chargé de veiller à l’intégrité du territoire national et à celle de ses concitoyens.

 

Ses réels ennuis de santé que Bozizé s’évertue toujours à nier ne sauraient constituer une excuse. Un fait demeure troublant. Selon nos informations, lors de son départ de l’aéroport  Bangui Mpoko pour l’inauguration d’une cathédrale à Malabo dernièrement, tous les membres du gouvernement présents venus lui dire au revoir, ont constaté avec effarement sans dire mot qu’il avait une déformation faciale et tout le côté droit du visage tuméfié. A son retour de Malabo, les mêmes ministres ont remarqué qu’il n’y avait plus la moindre trace de tout cela.

 

Rédaction C.A.P

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 14:59

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 24 Décembre 2011 13:18

 

L’ONG Action pour la promotion de la langue française et du développement de Centrafrique, lance une guerre sans merci contre l’analphabétisme dans la préfecture de la Nana Mambéré. Selon une enquête menée par l’ONG, 80% de la population de la Nana Mambéré sont des analphabètes dont les femmes représentent 60%.

 

Comme action, les membres de cette ONG organisent des séries de rencontre avec les enseignants des établissements scolaires des localités de Bouar, pour leur faire l’Etat de la situation scolaire de la préfecture de la Nana Mambéré, qui

selon eux, est le plus élevé de la Centrafrique.

 

Selon Patrick Sokambi, président de cette ONG, « cette initiative consiste à promouvoir la langue française, la technologie numérique et lutter contre l’analphabétisme ».

 

Il précise que ce constat est très aberrant dans la préfecture de la Nana Mambéré du moment où dans les établissements scolaires, les élèves ont de la peine à s’exprimer correctement et à écrire en langue française.

Les élèves et enseignants de la ville de Bouar apprécient la vision de cette ONG, qui selon eux, « peut prêter main forte à l’éducation nationale en Centrafrique ».

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 14:45

 

 


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Radio Ndéké Luka Samedi, 24 Décembre 2011 13:14

 

Une réunion de consolidation de paix au Nord de la RCA, s’est tenue au palais de la Renaissance à Bangui le 20 décembre 2011. Elle a regroupé François Bozizé président de la République, Zakaria Damane Chef de la rébellion de l’Union des forces démocratique pour le rassemblement (UFDR) et Abdoulaye Hissène, chef de la Convention des patriotiques pour la justice et la paix (CPJP).

 

Il s’agit de l’évaluation du processus de paix engagé il y a quelques mois, pour la pacification du nord et le nord-est de la République centrafricaine.

 

A l’issue de la rencontre, François Bozizé a affirmé que « les opérations militaires des rebellions dans les villes du Nord de la RCA sont un frein au développement du pays ».

 

La rencontre tripartite entre le président François Bozizé, Zakaria Damane et Abdoulaye Hissen fait suite à la caravane de la paix lancée en novembre par la Médiation avec l’appui du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique, dans certaines villes du Nord du pays, fief de la CPJP et de l’UFDR.

 

Le Chef de l’Etat a félicité l’engagement de ces deux rebellions qui ont décidé de faire la paix définitivement et renoncer aux conflits.

 

La fin de cette caravane de  paix le 22 novembre dernier, a bouclé un long moment de médiation visant à pacifier les conflits entre ces deux groupes rebelle qui vivent depuis plusieurs années dans une rivalité meurtrière. Il reste pour l’instant que le désarmement des combattants pour pacifier la région.

 

 

 

NDLR : Cette politique de mallette avec quelques millions remis de temps à autre à ces chefs rebelles n’a jamais apporté une paix véritable et durable au pays. Quand est ce que Bozizé va le comprendre ?  

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 14:42

 

 

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DEBOUT CENTRAFRIQUE !


Centrafrique, c’est plusieurs fois que je t’interpelle pour te mettre debout.


Cela doit te rappeler le moment fatidique du Fils de l’Homme avec ses amis ; Il les réveilla et leur dit : « Debout et priez avec moi ». C’était l’heure cruciale de la mort, de sa mort sur la croix.

 

Centrafrique, est-ce dire que pour toi aussi l’heure du sacrifice expiatoire a sonné ? Mais sur quel autel et pour quelle cause tu es en train d’être conduite et livrée ?

 

Debout donc et prie avec moi.

 

Nous avons invoqué le Dieu des chrétiens, il semble sourd à nos appels et pourtant les cris de ton peuple ne cessent de monter vers lui. Les orphelins et les veuves qui pleurent leurs pères et leurs maris comme Rachel, inconsolable dans sa tristesse.

 

Debout donc Centrafrique et déchire le ciel de tes admonestations tout en évoquant l’esprit de tes forêts et de tes savanes, de tes eaux, de ta terre pour que naisse un Moïse plutôt qu’un libérateur galonné avec une Bible sous le bras et un fusil à la main…Un loup dans la bergerie.

 

Que du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est, tous les ancêtres se dressent contre ce calvaire insoutenable et te libèrent de l’oppression et du manteau de l’opprobre. Tout est sens dessus-dessous et le néant est désormais ton nom, toi qui est bien le cœur et l’idéal d’unité et d’intégration du continent.

 

Ô Centrafrique de Boganda et nos pères !

 

Ton avenir est confisqué et te voilà confinée dans un présent terre à terre où tes enfants croupissent dans une existence vile et rampante, proies des multiples lieux de prières, des sanctuaires de dépravation, d’intérêts égoïstes et mercantiles que Dieu lui-même a désertés.

 

Toute honte bue comme le Phénix, tu ne seras jamais anéantie, Centrafrique !

 

Et il me sera alors donné d’exulter de ta libération, de ton bonheur, de ton total épanouissement.

 

Ô Mère blessée, meurtrie, ravalée, écrasée !

 

Mais qu’ils partent bien hors de toi, ces rapaces, tes avides bourreaux !

 

Et seront jetés sur leurs pas maudits les tisons ardents de la malédiction.

 

 

Socrate Alphonse NGARO

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 23:57

 

 

 

Baba Laddé


23/12/2011 à 09h:56 Par Jeune Afrique

 

Le général autoproclamé Baba Laddé à la tête d'une grande alliance ? À la tête du Front populaire, cet ancien sous-officier de l’armée tchadienne n'envisage rien de moins que de renverser le président Idriss Déby et appelle à la formation d'une grande alliance avec notamment Aqmi et le Polisario. Suffisant pour inquiéter le Tchad et la Centrafrique.

 

Son objectif n’est rien de moins que de renverser le président tchadien Idriss Déby Itno et de fédérer tous les Peuls, de la Mauritanie à la République démocratique du Congo. Mais pour l’instant, l’autoproclamé général Baba Laddé, 41 ans, se contente de sévir dans le nord de la Centrafrique, multipliant rackets et pillages.

 

Appel à une grande alliance

 

Cet ancien sous-officier de l’armée tchadienne originaire du Mayo-Kebbi a fondé le Front populaire pour le redressement, une milice dont les membres sont équipés de kalachnikovs mais aussi d’arcs et de flèches empoisonnées. Profitant de la faiblesse de l’armée centrafricaine, Baba Laddé se rend parfois à Bangui pour s’y ravitailler. Dans une récente déclaration postée sur internet, il appelle à une grande alliance entre les Touaregs, Aqmi, les indépendantistes de l’Ogaden, les Sahraouis du Polisario et, bien sûr, les Peuls. Les présidents Bozizé et Déby, qui commencent à s’inquiéter de sa capacité de nuisance, réfléchissent à une opération militaire conjointe. 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 18:15

 

 

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KINSHASA 17:59 - 23/12/11- (AFP) - L'opposant Etienne Tshisekedi, qui a rejeté la réélection de Joseph Kabila et s'est autoproclamé président "élu" de la République Démocratique du Congo, a prêté "serment" vendredi chez lui à Kinshasa, après que la police a réprimé toute tentative de rassemblement de ses partisans en public.

 

Tôt le matin les autorités ont déclaré interdite la manifestation prévue au stade de Martyrs à partir de 10H00 (09H00 GMT) lors de laquelle l'opposant de 79 ans devait "prêter serment" devant "le peuple congolais", comme il l'avait annoncé lui-même dès dimanche.

 

"Il n'y a pas de manifestation, elle est interdite. Il y a déjà un président élu qui a prêté serment. On ne peut pas prêter serment à nouveau, c'est un acte de subversion. On doit empêcher de poser cet acte contraire à la Constitution", a déclaré à l'AFP une source policière.

 

Les forces de l'ordre ont rapidement bouclé le quartier Limete, dans l'est de la capitale, où M. Tshisekedi a sa maison non loin du siège de son parti, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Les regroupements de ses partisans y ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène par la police.

 

En milieu d'après-midi, devant l'impossibilité de se rendre devant l'imposant stade des Martyrs, M. Tshisekedi a prêté serment dans sa modeste maison, dehors sous un abri, en présence de plusieurs dizaines de ses partisans et de responsables politiques de l'opposition, a constaté une journaliste de l'AFP.

 

"Je jure solennellement de respecter la Constitution et les lois de la République et de défendre son unité nationale et l'intégrité de son territoire", a énoncé M. Tshisekedi, chemise blanche, costume et cravate sombre et portant son éternelle casquette, la main droite levée et la gauche sur une bible. Un tapis rouge avait été déroulé jusqu'à l'endroit il se tenait debout.

 

"Ce jour du 23 décembre 2011 représente pour le peuple congolais l'aboutissement de 30 ans de lutte pour la démocratie et l'Etat de droit", a-t-il ensuite assuré dans une courte déclaration.

 

"Votre confiance ne sera pas déçue. Nous allons construire un pays, notre pays, plus beau qu'avant", a-t-il promis avant d'annoncer la publication dans les prochains jours d'un "programme de gouvernement".

La cérémonie a été qualifiée de "farce" par le porte-parole du gouvernement, Lembert Mende.

 

"Le chef de l'Etat ne prête serment que devant la Cour suprême, vous avez vu un juge de la Cour suprême ? C'est de la farce! C'est un événement qui est nul et de nul effet. Pour nous, c'est un non événement", a-t-il déclaré à l'AFP.

 

Dans la matinée, les forces de l'ordre s'étaient massivement déployées aux abords du stade des Martyrs, enceinte de 80.000 places près du centre-ville, empêchant les partisans du leader de l'UDPS de se rassembler et arrêtant plusieurs dizaines de manifestants.

 

"Le Congo n'a pas voté pour Kabila. Le président légitime c'est Etienne Tshisekedi, c'est pour lui que nous avons voté, c'est lui qui doit diriger le pays", a expliqué à l'AFP devant le stade un homme d'une trentaine d'années.

Ailleurs la ville est restée calme, les commerces étaient ouverts et les taxis ont circulé.

 

Le carton d'invitation pour la "cérémonie de prestation de serment du président élu" M. Tshisekedi, titré "Présidence de la République, protocole d'Etat", donnait un programme détaillé, avec notamment l'arrivée minutée des "officiers supérieurs" de l'armée et de la police, "des hauts magistrats", "des ambassadeurs" ou encore "des présidents de pays frères et amis".

 

Etienne Tshisekedi s'est autoproclamé "président élu" après avoir rejeté les résultats de la présidentielle à un tour du 28 novembre, entachée de nombreuses irrégularités que des missions d'observation et plusieurs pays ont notamment dénoncées.

 

Joseph Kabila a été réélu pour un second quinquennat avec 48,95% des suffrages, contre 32,33% à son rival, arrivé deuxième devant neuf autres candidats. Il a été officiellement investi et a prêté serment mardi à Kinshasa.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 18:01

 

 

 


Sylvain-Ndoutingai


Brazzaville, 19 décembre. Timide soleil d’une saison pluvieuse qui a recouvert la capitale congolaise de la grisaille. Les chauffeurs de taxi pestent contre l’absence de clients sur les routes aussi impraticables que désertes, les travaux de la 22ème session ordinaire des ministres de l’Union économique de l’Afrique Centrale a démarré depuis le 7 décembre avec les travaux du comité inter-États, et les fonctionnaires de la Communauté des États de l’Afrique centrale (CÉMAC) retiennent leur souffle. Et pour cause !


En principe, à l’issue du conseil des ministres, si tout va bien, la Commission de la  CÉMAC se sera doté d’un nouveau président (du moins en théorie puisque la décision revient aux chefs d’États) en remplacement du camerounais Antoine Ntsimi, qui s’est fait attribuer début 2011, des indemnités aux allures de solde de tout compte alors qu’on ignore quand prendra fin de son mandat. Les ministres réunis à Brazzaville devaient se mettre d’accord sur le nom de la personnalité qui prendra les reines de la commission pour les prochaines années, en vertu du principe de rotation, décidé lors du sommet de Bangui début 2010. En vertu de cette règle, la présidence de la commission de la CÉMAC doit revenir à la République Centrafricaine pour les prochaines années.

Mais rien n’est aussi simple.


Mensonges et manœuvres au sommet

 

Le processus de désignation du prochain président de la Commission de la CÉMAC qui s’annonce n’a rien d’une partie de plaisir. En cause, la rivalité entre les États membres qui ont cédé à la tentation de la préférence nationale. Chaque État évoluant dans son couloir aérien.

Antoine Ntsimi, tout d’abord. Comme l’a révélé l’hebdomadaire Jeune Afrique en mai dernier, ce dernier qui avait fait signer au président en exercice de la Conférence, Denis Sassou Nguesso, un acte additionnel prévoyant de lui verser entre autres, une indemnité pour services rendus d’un montant équivalant à 30 mois de son dernier salaire brut, fait feu de tout bois pour empêcher qu’un Centrafricain soit désigné à la tête de la commission.

 

Pour y parvenir, il use de procédés à la limite de la légalité, oscillant entre mensonges et calomnies. Selon des informations d’une source crédible, durant le dernier conseil des ministres, Antoine Ntsimi aurait déclaré que si « son pays honore encore ses cotisations dans le budget de la Cémac, c’est parce que c’est son cousin qui est le ministre des finances du Cameroun ». Autrement dit, c’est grâce à lui que le Cameroun verse sa cotisation. Ensuite, il aurait accusé François Bozizé « de toujours lui faire des appels de fonds à la moindre fêtes. Ce qui a pour conséquence de plomber le budget de l’institution s’il avait accédé à toutes les demandes du président centrafricain. En conclusion, affirme-t-il, si la présidence de la commission revenait à un ressortissant centrafricain, cela laisserait libre champ à François Bozizé qui utiliserait les fonds de la CÉMAC à sa guise ». Arguments aussi risibles que spécieux.

 

La vérité, c’est que Ntsimi a un mépris atavique pour le Centrafricain. À preuve, il a déserté son poste depuis plusieurs mois et passe le clair de son temps dans son pays natal. À charge de l’institution de lui faire parvenir les parapheurs pour la signature. Ce qui revient à payer un billet d’avion à l’un de ses nombreux parents qui truffent la CÉMAC qui doit se rendre à Yaoundé chaque mois. Pendant ce temps, la villa au loyer surfacturé que paye la CÉMAC pour lui à Bangui reste inoccupée depuis des mois.  

 

Sylvain Ndoutingai à l’offensive ?

 

Après avoir perdu la présidence de la Banque de développement des États de l’Afrique centrafricaine au nom du principe de rotation, les Centrafricains refusent de voir s’envoler la présidence de la commission de la CÉMAC. L’objectif est clair : reprendre la main.

 

Même si les arguments de droit, notamment le paiement des cotisations pour l’exercice en cours,  sont en défaveur de la République Centrafricaine, Sylvain Ndoutingaï est passé à l’offensive pour exiger que la présidence de la CÉMAC revienne à son pays. Selon nos informations, au cours du conseil des ministres de Brazzaville, à ceux qui rappelaient que pour l’exercice 2011 par exemple, la République Centrafricaine n’a versé aucun rond au budget de fonctionnement de l’institution sous régionale alors que les autres pays se sont acquittés de leurs cotisations, à raison de 12 milliards pour le Cameroun, 6 milliards payés par le Congo, 3 milliards versés respectivement par le Tchad, le Gabon et la Guinée Équatoriale, Ndoutingaï aurait opposé le principe de la solidarité entre les États de la CÉMAC.  De la part de Ndoutingaï, c’est plutôt bien joué.

 

Toujours selon la source, Sylvain Ndoutingaï se serait par ailleurs insurgé contre les propos de Ntsimi à qui il aurait demandé de « rembourser » les l’indemnités qu’il s’est fait payer au titre de solde de tout compte alors qu’il est encore en fonction et continue de toucher son salaire. « On ne touche pas des indemnités de départ tout en restant en fonction », aurait-il dit à Ntsimi. De l’avis de la source, le turbulent ministre de Bozizé se serait battu pour arracher la présidence de la Commission de la CÉMAC.

 

Mais le problème, c’est que Sylvain Ndoutingaï, instinct tribaliste oblige, aurait présenter la candidature  d’un certain… Albert Besse avec tout ce que ce nom a de fantasque, de médiocre et d’incompétence maladive.

 

Commentaires du président en exercice de la Conférence sur cette candidature : « la présidence de la Commission de la CÉMAC est trop sensible pour être confiée à un « voyou ». Ce qui aurait poussé les ministres à renvoyer la question à la prochaine cession du conseil des ministres qui se tiendra probablement en février 2012.

 

Il appartient désormais aux autorités de Bangui de mettre de côté leur proportion à voir les autres Centrafricains comme des ennemis et à vouloir coûte que coûte attribuer les postes juteux aux gbayas pur jus, pour présenter un candidat de poids. Ce n’est pas ce qui manque parmi les 4 millions de Centrafricains. Il existe en Centrafrique plein de cadres, capables de diriger la Commission de la CÉMAC, contrairement aux insinuations d’Antoine Ntsimi qui préférerait que lui succède un autre Camerounais.

 

Une chose est cependant certaine : les Centrafricains n’accepteront pas que leur échappe  la présidence de la CÉMAC comme leur a échappé bêtement, celle de la BDEAC. 

 

L’Indépendant.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 17:55

 

 


Mme Margret Vogt


Radio Ndéké Luka Vendredi, 23 Décembre 2011 07:50

 

Prenant note du rôle important joué par le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) à l’appui des efforts de médiation du Gouvernement centrafricain, le Conseil de sécurité a,  par sa résolution 2031 (2011) adoptée le 22 décembre 2011 à l’unanimité de ses membres, prorogé le mandat du BINUCA jusqu’au 31 janvier 2013.

 

Aux termes de la résolution adoptée, le Conseil engage le Gouvernement à poursuivre ses consultations avec l’opposition de manière consensuelle et sans exclusive, notamment sur la réforme électorale. En outre, le Gouvernement centrafricain est instamment prié de garantir le respect de la liberté d’expression et de réunion, y compris pour les partis d’opposition, ainsi que de l’état de droit, lesquels sont indispensables à la démocratie.

 

Par ce texte, le Conseil exhorte également les partis d’opposition et le Gouvernement à ouvrir un dialogue constructif pour créer un environnement propice à l’égalité des chances à la veille du prochain cycle électoral.

 

Dans le préambule de la résolution, le Conseil note avec préoccupation que l’absence quasi totale d’opposition politique au sein des institutions démocratiques de la République centrafricaine peut constituer un sérieux obstacle à l’entreprise de réconciliation nationale et d’édification de la nation.

 

Inquiet du manque d’autorité de l’État qui a laissé s’installer un grave vide sécuritaire dans nombre de régions de la République centrafricaine en dehors de la capitale, le Conseil engage le Gouvernement centrafricain et tous les groupes armés à continuer de soutenir l’entreprise de réconciliation nationale en respectant strictement les recommandations du dialogue politique inclusif qui a pris fin en 2008.

 

Il demande également à tous les groupes armés de coopérer avec le Gouvernement à l’occasion du processus de désarmement, démobilisation et réintégration.

 

Saluant les efforts faits par le Gouvernement centrafricain pour combattre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) sur son territoire, les membres du Conseil se réjouissent de l’Initiative de coopération régionale lancée par l’Union africaine pour éliminer la LRA et de la nomination d’un Envoyé spécial de l’Union africaine pour coordonner cette activité. Enfin, par la présente résolution, le Conseil engage le Gouvernement centrafricain, la Commission de consolidation de la paix et ses partenaires nationaux et internationaux à honorer leurs engagements découlant du Cadre stratégique pour la consolidation de la paix.

 

 

 

 

NDLR : Que font les Nations Unies et en particulier le BINUCA pour obtenir du gouvernement centrafricain de respecter « la liberté d’expression et de réunion, y compris pour les partis d’opposition, ainsi que de l’état de droit, lesquels sont indispensables à la démocratie ». C’est bien beau qu’ils puissent exprimer leur préoccupation que l’absence quasi totale d’opposition politique au sein des institutions démocratiques de la République centrafricaine peut constituer un sérieux obstacle à l’entreprise de réconciliation nationale et d’édification de la nation. Que font-ils pour remédier à cette fâcheuse situation qui résulte de la dernière mascarade électorale du 23 janvier réalisée avec leur complicité ? Bozizé a bénéficié du financement des élections par la communauté pour flouer tout le monde et on le laisse faire. A présent, cette supercherie arrive au bout du rouleau. Il faut que les prorogations du mandat du BINUCA en Centrafrique puisse servir véritablement à quelque chose et fasse effectivement avancer le processus de normalisation de la RCA par la restauration d’une paix réelle et durable. Le BINUCA ne doit pas être une sinécure destinée à prendre uniquement en charge des fonctionnaires des Nations Unies sans impact concret sur l’évolution de la situation du pays.

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