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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 22:40

 

 

 

 

 

Madame la Présidente,

 

 

Lors du scrutin organisé en son sein par le Conseil National de la Transition en date du 20 Janvier 2014, en vue d'élire un Chef d’État de la transition, les membres de cette institution ont porté leur choix sur votre personne, à l'issue d'un vote sans contestations. Ce vote, tout ce qu'il y de plus démocratique vu la façon avec laquelle il a été organisé, vous donne la légitimité nécessaire pour mettre en place une autre pratique politique.

 

La date du 20 Janvier doit vous rappeler une commémoration célèbre aux États-Unis d'Amérique, celle de l'anniversaire de Martin LUTHER KING, un homme dont l'histoire va bien loin au-delà des frontières de son pays.

 

Le Centrafrique est un pays dont l'histoire a assez souvent flirté avec certains événements de renommée mondiale. Nul besoin de les rappeler ici. Martin LUTHER KING doit sa renommée au combat qu'il a mené pendant une grande partie de sa vie pour défendre les idéaux qui lui étaient chers. Parmi ces valeurs était inscrit en lettres d'or le combat pour la justice sociale et la paix.

 

En vous élevant comme porte-flambeau du drapeau centrafricain, le Conseil National de Transition vous a en quelque sorte remis, entre les mains, le livre de l'aventure incendiaire de la SELEKA, pour que vous tourniez la dernière page de ce récit luciférien, afin d'éteindre à jamais l'incendie qui était l'âme même de cet ouvrage.

 

Le peuple centrafricain compte sur votre détermination et votre savoir-faire pour réussir votre mission.

 

Nous ne pouvons nous ériger en donneur de leçons ni en conseiller de quelque nature que ce soit, mais comme le pays et son peuple ont traversé et traversent encore une période très difficile, la pierre que nous pouvons apporter pour tenter de vous soulager la tâche, si elle peut avoir son effet, ne peut être que salutaire.

 

Gouverner, c'est prévoir. Tout comme gouverner, c'est choisir.

 

Demain, après votre prestation de serment, vous allez officialiser le nom de celui qui sera amené à conduire, en tant que Premier Ministre, la politique que vous souhaitez mettre en place.

 

Tout ce que nous demandons, c'est que le profil de ce Premier Ministre, sa biographie et son parcours universitaire et professionnel soient rendus publics, tout comme le seront ceux des ministres qui composeront le futur gouvernement.

 

Cette démarche aura l'avantage d'éviter les suspicions nées de certaines accointances, de certaines rumeurs et parfois même de certaines créations de l'esprit, qui plomberont tout de suite l'action gouvernementale dans son ensemble et nous replongeront dans les méandres des gouvernances antérieures.

 

Au moment où les centrafricains doutent beaucoup de leurs hommes politiques, cette procédure permettra de déceler facilement les défaillances dans les départements, afin de prendre de manière rapide, judicieuse et équitable les décisions qui s'imposent.

 

En vous souhaitant toute la réussite dont vous avez besoin et dont le pays a le plus besoin, nous sollicitons la bienveillance de DIEU pour vous accompagner dans cette très grande et oh combien lourde mission.

 

Adolphe PAKOUA

CENTRAFRIQUE : LETTRE OUVERTE AU CHEF D'ETAT DE LA TRANSITION par Adolphe Pakoua
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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 22:37

 

 

 

 

 

Pour résorber la situation de chaos et de crise humanitaire aggravée dans laquelle se trouve engluée la Centrafrique depuis plus d’un an déjà, le nouveau pouvoir de transition, issu du prolongement des décisions du sommet des Chefs d’Etat de la CEEAC réunis à N’Djamena les 9 et 10 janvier 2014 qui concluront  à la démission du Président de transition Michel DJOTODIA et à la désignation de son successeur par le Conseil national de transition (CNT), doit s’attaquer aux 12 actions que nous considérons comme prioritaires ; à savoir :

 

1)Dans le domaine de la sécurité :

 

-Poursuivre et intensifier la mission de désarmement et de cantonnement des groupes illégalement armés entamée par les forces impartiales (les éléments de l’opération SANGARIS et les soldats africains de la MISCA),

 

-Engager, grâce au concours de nos partenaires traditionnels, la vaste politique de restructuration  de la nouvelle armée centrafricaine afin d’en faire une force de défense et de sécurité réellement et véritablement nationale, républicaine et professionnelle incluant toutes les ethnies du pays du Nord au Sud de l’Est à l’Ouest ainsi qu’une partie des éléments combattants,

 

-Enclencher, grâce à l’aide de la communauté internationale, les actions de démobilisation et réinsertion des forces combattantes,

 

-Assurer la refonte des forces de police et de gendarmerie dans la perspective de quadriller et mailler le territoire national,

 

2)Créer les conditions optimales afin d’assurer le retour des réfugiés et des personnes déplacées dans leurs lieux de résidence respectifs ; sans oublier les personnes contraintes par peur de vivre en brousse pour fuir la violence des conflits,

 

3)Réhabiliter et approvisionner en médicaments les structures de santé publique afin de permettre la prise en charge des malades et des blessés. Renforcer leurs moyens en personnel médical et soignant. Le cas échéant, en étroite coordination avec les partenaires concernés (ONGs humanitaires opérant en Centrafrique dans ce contexte de crise imposée),

 

 

4)Permettre la distribution de vivres et d’aides alimentaires aux personnes démunies et privées du strict minimum. Car nul n’est besoin de rappeler que- vu l’ampleur du désastre humanitaire- plus de 2 millions de nos compatriotes sont concernés par la faim et l’insécurité alimentaire dues aux évènements dramatiques que connaît aujourd’hui notre pays,

 

5)Favoriser la réouverture des établissements scolaires et d’enseignement supérieur sur l’ensemble du territoire national pour sauver l’année académique en cours interrompue en raison de l’environnement sécuritaire très  défavorable,

 

 

6)Engager le fonctionnement régulier des administrations et services publics sur toute l’étendue du territoire national afin de permettre la reprise des activités socio-économique,

 

7)Veiller à la mise sur pied d’un Etat de droit à travers la régulation de l’appareil judiciaire et répressif afin de mettre hors d’état de nuire les personnes coupables d’infractions passibles des tribunaux judiciaires. Nous pensons ici aux auteurs de crimes de sang, de viols massifs, de pillages. En tout cas, préparer, éventuellement, les conditions de leur traduction devant les juridictions pénales internationales.

 

 

8)Renouer la coopération économique et financière avec les partenaires au développement (FMI, Banque mondiale, UE, BAD et partenaires bilatéraux) afin de permettre, entre autres, l’apurement des arriérés de salaires et des pensions de retraites de la fonction publique ainsi que les arriérés de bourse des étudiants et stagiaires et mettre en œuvre la relance des activités économiques afin de parvenir, à terme, à atteindre un taux de croissance économique positif pour réaliser l’équilibre des comptes publics,

 

9)S’attacher à recoudre le tissu social complètement laminé par la production d’émissions radiophoniques et télévisuelles prônant la paix et la réconciliation nationale, et assurer l’organisation de caravanes de la paix à travers le pays,

 

10) Planifier à brève échéance- et dans la mesure du possible puisque cela devient un impératif- l’organisation d’un dialogue national inclusif comprenant toutes les couches de la population; y compris les communautés religieuses (confessions d’ obédience chrétienne, musulmane et animiste) afin de créer les conditions d’une paix perpétuelle et d’une véritable réconciliation nationale pour recouvrer rapidement l’unité nationale et le vivre ensemble qui ont longtemps fait la fierté de la nation centrafricaine et ce, fort de notre langue nationale commune le SANGO,

 

11) Réhabiliter le minimum de services et infrastructures de base (eau, électricité, routes, ponts etc.),

 

12) Procéder à l’adoption d’une nouvelle constitution consensuelle et préparer la tenue des consultations électorales à venir,

 

Si le prochain gouvernement parvient à mettre en œuvre ces engagements- car au moment où nous mettons sous presse aucun agenda n’a encore été révélé-, nous pourrions espérer voir le bout du tunnel dans un avenir proche.

 

Nous pensons qu’il reviendra au prochain Président de la République et au gouvernement issus des élections générales libres et transparentes de 2015- puisque les élections présidentielles sont corsetées dans un délai de moins de 12 mois c’est-à-dire prévues au plus tard au début de cette année-, de définir et de s’atteler à la mise en place des différentes tâches de consolidation du processus de réconciliation nationale et de développement économique et social à moyen et long terme.

 

C’est aussi, pour nous, le lieu d’attirer l’attention des partis politiques sur la nécessité de réaliser, sans tarder, leur aggiornamento en adaptant leur logiciel politique à la lumière des problèmes épineux que connaît durement notre pays.

 

Une chose est de se montrer prompt à se lancer à la conquête du pouvoir de l’Etat ou à la course à la mangeoire - la plupart du temps pour en jouir et servir les intérêts des siens -, une autre est de se montrer à la hauteur de la mission, du sacerdoce c’est-à-dire savoir gouverner. Et, comme dit l’adage populaire « gouverner, c’est prévoir ».

 

C’est justement parce-que les gouvernements successifs ont gravement failli dans la conduite des affaires publiques que notre pays se trouve aujourd’hui contraint d’être à la remorque de pays qui ont pourtant acquis l’indépendance en même temps que nous et parfois dans des conditions plus difficiles que nous. Si ça n’a été à la force du poignet et au prix du sang.

 

A l’endroit de mon pays, même si cela peut paraître incongru de nos jours, je proposerais l’instauration d’une forme de suffrage censitaire pour sélectionner le personnel politique appelé à exercer le pouvoir au plus haut niveau de l’Etat aussi longtemps que la maturité politique des concitoyens ne sera pas garantie.

 

La démocratie intégrale semble ne pas être le mode de dévolution du pouvoir le plus adapté à notre pays.

 

 

Vive la RCA pour que vive et prospère la paix et la réconciliation nationale !

 

 

                                                                                                         Fait le 19/01/2014

 

 

                                                                                                       Wilfried willy ROOSALEM

Les 12 travaux d’Hercule qui attendent le Président de la transition et son gouvernement par Wilfried Willy ROOSALEM
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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 22:32

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

L’élection de Madame SAMBA PANZA Catherine comme Chef d'Etat de Transition, témoigne de la reconnaissance des membres du CNT et de tout le peuple centrafricain sans exclusive à une femme d’une remarquable qualité. Nous lui adressons toutes nos félicitations et lui souhaitons de réussir dans les missions combien difficiles qui l’attendent durant cette période de transition.

 

C'est un tournant historique de notre pays, car c’est la première fois dans l’histoire de Centrafrique qu'une femme accède à la fonction suprême de l’Etat.


La Fédération « EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE »  du MLPC tient à l’assurer de son plein soutien et salue le sursaut démocratique des membres du CNT et de toutes les forces vives de la nation qui ont contribué à cet avènement.

 

Plusieurs défis majeurs et urgents attendent la Présidente de la Transition :

  • Restaurer la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national ;
  • Assurer une assistance humanitaire aux centaines de milliers de déplacés ainsi qu’aux victimes des violences ;
  • Rétablir l’autorité de l’Etat et rendre opérationnelle l’administration ;
  • Relancer l’économie ;
  • Entretenir un dialogue social et renforcer la cohésion nationale.

 

Pour lui permettre de relever tous ces défis, nous appelons la communauté internationale à lui apporter une aide multiforme : sur le plan sécuritaire en renforçant l’opération Sangaris et les forces de la MISCA et sur le plan socio-économique par un appui budgétaire massif.

 

Fait à Paris, le 22 janvier 2014

 

Antoine Jérémie NAM-OUARA

 

Membre du Bureau Politique

Chargé de communication extérieure

La Fédération MLPC d'Europe félicite Mme Catherine Samba-Panza pour son élection
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 23:26

 

 

 

 

 

 

RFI   mercredi 22 janvier 2014 à 02:20

 

À Rome, une délégation de représentants du gouvernement sortant centrafricain, de la société civile et de l'autorité nationale des élections discutent avec Sant'Egidio. Cette communauté catholique joue les médiateurs en Centrafrique depuis plusieurs mois pour mettre fin à logique de violence qui s'est installée dans le pays.

 

Les discussions qui se déroulent à Rome ont pour objectif de mettre en place des mécanismes concrets de réconciliation. Aujourd'hui, Sant'Egidio se propose de réunir toutes les parties pour un dialogue inclusif.

 

Une initiative approuvée par Adrien Poussou, ministre de la Communication chargé de la réconciliation, qui conduit la délégation centrafricaine dans la capitale italienne. « Il a été décidé ici que la communauté Sant’Egidio sera proche des autres protagonistes de la crise centrafricaine, notamment des anti-balaka et de la Seleka. Sant’Egidio, aussi, à travers son réseau, devrait nous aider à avoir un mécanisme de réhabilitation des victimes. Les bases de la prochaine réconciliation ont donc été jetées ici, à Rome », se félicite Adrien Poussou.

 

Sant’Egidio est particulièrement indiquée pour continuer à mener cette médiation, estime pour sa part Godefroy Mokamanédé, le vice-président de l'autorité nationale des élections, qui se trouve aussi dans la capitale italienne. La communauté catholique fait l'unanimité, explique-t-il. « La dernière fois que nous étions ici, nous étions avec les représentants de toutes les confessions religieuses. Il y avait trois imams, deux pasteurs, deux évêques. Sant’Egidio est acceptée par tous les acteurs sur le terrain », remarque Godefroy Mokamanédé.

 

Des représentants de la communauté Sant'Egidio devraient se rendre rapidement à Bangui pour rencontrer la nouvelle présidente et discuter avec elle des modalités d’un éventuel dialogue.

 

Centrafrique : à Rome, Sant’Egidio œuvre pour la réconciliation
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 23:10

 

 

 

 

 

 

Bruxelles, le 21 janvier 2014

 

140121/01

 

La Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission, a fait ce jour la déclaration suivante :

 

 "Les membres du Conseil National de Transition en République centrafricaine ont élu le 20 Janvier Mme Catherine Samba-Panza au poste de chef d’Etat de la transition. Je salue le respect par le Conseil National de Transition des dispositions de la Charte Constitutionnelle à l'occasion de ce vote et adresse mes félicitations ainsi que mes vœux de plein succès à Mme Samba-Panza.

 

 Cette élection est une première étape importante vers la remise en place d’autorités centrafricaines, chargées de conduire à terme le processus de transition. J’invite Mme Samba-Panza à nommer, dans les meilleurs délais, un nouveau Premier ministre et un gouvernement qui puissent se consacrer à relever les défis complexes auxquels le pays est confronté.

 

J’appelle toutes les forces vives du pays à faire preuve de responsabilité et à s’impliquer de manière constructive et de bonne foi dans un processus politique qui puisse contribuer à la réconciliation et au rétablissement de la cohésion sociale en République centrafricaine. A cet égard, je réitère l’attachement de l’Union européenne au dialogue inclusif, à la représentativité des acteurs et à des processus participatifs pour guider la phase de transition.

 

 L’Union européenne est prête à travailler avec le nouveau gouvernement pour rétablir l'ordre, reconstruire l'État et fournir une aide humanitaire à la population. "

D É C L A R A T I O N de Catherine Ashton, Haute Représentante de l'UE, sur l’élection d’un nouveau chef d’Etat de la transition en République centrafricaine
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 22:47

 

 

 

AFP le 22/01/2014 à 18:54

 

 

La "majorité" du territoire centrafricain reste sous la loi de chefs de guerre malgré la présence des forces française et africaine, ont affirmé mercredi à Paris l'archevêque et l'imam de Bangui qui ont appelé la communauté internationale à accroître son soutien aux nouvelles autorités de transition.

Centrafrique : les chefs religieux demandent l'aide de l'ONU
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 22:42

 

 

 

 

REPUBLIQUE  CENTRAFRICAINE

 

 

Après l'élection de la Présidente Mme Catherine Samba-Panza

 

Conférence de presse à Sant’Egidio des délégués de la République Centrafricaine présents à Rome

 

 

 

Rome – Une délégation de la République centrafricaine, composée des représentants de la Présidence, de la Primature, du Ministère de la Communication, de la Promotion de la Culture Civique et de la Réconciliation Nationale, de  l'Autorité Nationale des Elections et de la Société Civile, s’est réunie  du 19  au 22 Janvier 2014 au siège de la Communauté de Sant'Egidio à Rome en vue de poursuivre les travaux de la mise en œuvre du Pacte Républicain signé à Bangui le 7 Novembre 2013 par les autorités  de la Transition et cité dans la  résolution 2127du Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

Cette délégation anime une conférence de presse cet après-midi à 15h00 dans les locaux de la Communauté pour évoquer les derniers développements importants dans le pays, avec l'élection de son Excellence  Madame Catherine Samba-Panza, Chef d’Etat de Transition.

 

Rome, le 21 janvier 2014

 

 

 

 

Piazza di S.Egidio 3/a – 00153 Roma - Tel +39.06585661  -  Fax +39.065883625

www.santegidio.org  -  Email  com@santegidio.org

 

 

 

                                                       DÉCLARATION

 

 

Rome – La délégation  de la République Centrafricaine,  composée  des représentants de  la Présidence, de la Primature, du Ministère de la Communication, de la Promotion de culture civique et la Réconciliation Nationale,  de l'Autorité Nationale pour les Élections et de la société civile,  s’est   réunie à Rome avec la Communauté de Sant'Egidio , en présence des représentants des Nations Unies à un moment particulièrement grave de l'histoire du pays, exprime son plein appui à Son Excellence Catherine Samba - Panza , élue  le 20 janvier 2014, Présidente transitoire de la République Centrafricaine par le Conseil National de Transition.

 

Réaffirme devant  la communauté internationale son attachement au Pacte Républicain , document fondamental pour la réconciliation nationale et la transition institutionnelle du pays , élaboré  sous l’égide de la Communauté de Sant'Egidio  et adopté a Bangui  par les dirigeants du pays le  7 novembre 2013.

 

Elle exprime également sa volonté de travailler avec les nouvelles autorités du pays pour une vraie réconciliation, sur la base du Pacte Républicain, instrument essentiel pour assurer la paix dans le pays et invite la Communauté Internationale à soutenir le processus électoral  tel qu'établi par la Charte Constitutionnelle de Transition.

 

Rome, 21 janvier  2014

 

Une délégation centrafricaine tient une conférence de presse avec la Communauté Sant'Egidio à Rome
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 18:59

 

 

 

 

 

 

http://www.humanite.fr/ 

 

Maître de conférences à l’université de Nanterre, chercheuse au CNRS.

 

La désignation de Catherine Samba-Panza comme présidente de transition peut-elle suffire à faire refluer les violences en Centrafrique?

 

Marielle Debos. Une personne ne peut, seule, dégager une issue à ce conflit. Michel Djotodia (qui avait été installé au pouvoir en mars 2013 par la rébellion Séléka –NDLR) a été accusé d’incompétence. Il a certes accumulé les erreurs politiques, mais cette crise ne peut s’expliquer par les choix d’un seul homme. La présidente de transition devra apparaître comme impartiale et capable de restaurer le dialogue entre les parties en conflit. La désignation d’une femme qui n’a pas été impliquée dans les conflits politico-militaires est un changement positif.

 

Pourquoi les précédents accords politiques de Libreville et de NDjamena ont-ils échoué?

 

Marielle Debos. Le président alors en exercice, François Bozizé, n’avait pas la volonté de mettre en œuvre les dispositions prévues par ces accords. Aujourd’hui, on ne peut pas revenir en arrière. Il faudra prendre en considération tout ce qui a changé depuis un an.

 

La France est très impliquée dans la définition du calendrier et des autorités de transition. Quel rôle jouent les pays voisins?

 

Marielle Debos. Depuis très longtemps, la Centrafrique souffre des ingérences de ses voisins. Ce sont eux qui ont imposé la démission du président par intérim, Michel Djotodia, et de son premier ministre, Nicolas Tiangaye. Ce qui est frappant, c’est que ces démissions ont été entérinées lors du dernier sommet des États d’Afrique centrale à N’Djamena, et non pas à Bangui, ce qui montre bien le poids des États de la région et celui de la France, présente à ce sommet. On ne se soucie même pas d’avoir une mise en scène laissant croire que ce sont les Centrafricains eux-mêmes qui prennent les décisions. Or, il faut que les Centrafricains puissent maîtriser les choix politiques dans leur propre pays.

 

Marielle Debos, le Métier des armes au Tchad. Le gouvernement de lentre-guerres, Paris, Karthala, 2013.  Entretien réalisé par R. M.

Centrafrique  Marielle Debos : « La Centrafrique souffre des ingérences »
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 18:54

 

 

 

 

AFP 22 JANVIER 2014 À 17:36

 

Par Maria Malagardis  Libération

 

Au moins dix personnes sont mortes à Bangui ce mercredi dans des heurts entre combattants musulmans ex-Séléka, des civils et des miliciens chrétiens anti-balaka.

 

De nouvelles violences ont fait au moins dix morts mercredi à Bangui, à la veille de la prestation de serment de la présidente de transition, Catherine Samba Panza, qui a fait de la pacification de la Centrafrique, ravagée par des tueries interreligieuses, sa priorité. Ces violences ont opposé des combattants musulmans ex-Séléka à des civils et à des miliciens chrétiens anti-balaka, ont indiqué à l’AFP des témoins sous couvert d’anonymat.

 

Nouvelles violences meurtrières dans la capitale centrafricaine
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 18:49

 

 

 

REVELATIONS?

 

 

BANGUI Mercredi 22 janvier 2014 | 16:58 UTC

 

 (Xinhua) - Quatre chefs de guerre et une centaine de combattants de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) basée à la Haye aux Pays-Bas, ont fait défection mardi près de la ville minière de Nzako, au nord-est de la Centrafrique, a confié mercredi à Xinhua à Bangui Agrid Maixin, ancien député suppléant de l'Assemblée nationale.

 

Classée sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis, la LRA est un redoutable groupe armé d'origine ougandaise réputé depuis plus de vingt ans pour des enlèvements, des viols, des massacres des populations civiles, avec des victimes qui se comptent par milliers, d'où un mandat d'arrêt international émis par la CPI contre son leader Joseph Kony pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Retranchée dans l'est de la Centrafrique depuis 2008, elle sévit en même temps en Ouganda, en République démocratique du Congo (RDC) et au Sud-Soudan.

 

«Ceux qui ont fait défection demandent la présence des forces des Nations Unies pour désarmer, craignant des représailles de la part des forces régulières centrafricaines », a indiqué Agrid Maixin.

 

Pour l'heure, cette information n'a pas été confirmée par les Nations Unies. Du côté officiel centrafricain toutefois, un responsable sécuritaire, le colonel Ousta de l'ex-rébellion de la Séléka chargé de la sécurité des combattants de la LRA ayant fait défection, a exhorté dans un bref entretien téléphonique à Xinhua la nouvelle présidente de transition Catherine Samba-Panza à accélérer le désarmement de ces rebelles qui constituent « une menace grave pour la sous-région ».

 

En septembre 2013 déjà, le pouvoir de l'ex-chef rebelle centrafricain Michel Djotodia avait annoncé la défection d'environ 2.600 de ces combattants rebelles, dont des femmes, dans la même zone. Ces derniers avaient demandé la présence des forces des Nations Unies pour déposer les armes ainsi que l'autorisation du pouvoir de Bangui d'une installation et d'une réinsertion socioprofessionnelle dans la région.

 

Profitant de la dégradation sécuritaire dans le pays, la LRA a migré vers la région du nord-est afin d'échapper aux opérations de la Force régionale d'intervention de l'Union africaine (UA) composée de troupes ougandaises, congolaises, sud-soudanaises (quelque 3. 085 hommes) pour un mandate qui court  jusqu'au 22 mai 2014, avec l'appui de conseillers militaires et d'une unité de 100 soldats américains basés au Sud-Soudan.

 

Au moment où cette organisation refait parler d'elle avec les nouvelles défections annoncées, la Centrafrique continue d'être secouée par les violences, malgré les appels à la paix des autorités. Des affrontements sont signalés dans plusieurs villes et villages comme Bouar, Sibut, Damara, entre les milices d'autodéfense villageoises anti-Balakas (anti-machettes) et les ex- rebelles de la coalition Séléka dont certains fuit les grandes villes vers le Tchad et les deux Soudan. 

Centrafrique : Défection de quatre chefs de guerre et une centaine de combattants de la LRA à Nzako
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