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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 01:48

 

 

 

 

Bozizé KNK

 

 

A 3 jours de la fête du travail, le syndicat réclame un travail décent

Radio Ndéké Luka Vendredi, 27 Avril 2012 14:50

Après plusieurs moments de trêve, les organisations des centrales syndicales de la République Centrafricaine reviennent sur leurs revendications. Elles exigent ce 26 avril 2012 de meilleures conditions de travail. Cette exigence intervient à quelques jours de la célébration de la fête du travail édition 2012.

Ces revendications des partenaires sociaux du gouvernement relance la question sur la marche du pays. Le difficile accès aux soins, à l’éducation de qualité, au logement décent, à l’eau potable en sont quelques illustrations.

Selon Lebrun Siovène, Secrétaire Général Adjoint de l’Union Syndicales des Travailleurs de Centrafricains (USTC) interrogé par Radio Ndeke Luka, « le gouvernement a intérêt à augmenter le salaire des fonctionnaires et agents de l’Etat. Car, avec la flambée des prix des denrées alimentaires, les familles centrafricaines peinent à s’alimenter. Le panier de la ménagère est complètement troué et c’est la misère totale. Plusieurs revendications syndicales sont toujours restées lettres mortes ».

Il est à mentionner que la vie sociale dans le pays est marquée ces derniers temps par des scènes de mécontentements liés aux réformes enclenchées par le gouvernement dans les entreprises et offices publics. Des reformes marquées par la suspension des Conseils d’Administration de ces sociétés d’Etat. Ce geste politique avait soulevé plusieurs remous sociaux : arrêt de travail dans certains hôpitaux, grève des retraités voire la grogne en sourdine des travailleurs et agents des secteurs concernés.

Ce faisant, aucune opération financière ne peut désormais se faire sans l’aval du comité de Trésorerie dirigée personnellement par le président centrafricain François Bozizé

 

NDLR : Ce premier mai 2012 doit être l’occasion d’une prise de conscience collective des travailleurs centrafricains qui sont si opprimés par le régime de François Bozizé et qui doivent serrer leurs rangs pour monter aux différents fronts de la défense de leurs intérêts.

Les conditions de vie de tous les Centrafricains se sont dégradées d’année en année et atteignent aujourd’hui un seuil inadmissible. La fermeture de presque tous les robinets financiers qui assuraient une certaine perfusion au régime ajoutée aux récentes mesures de prédation prises par le pouvoir bozizéen, ont complètement asphyxié le pays, désorganisé l’économie et aggravé la situation.

Les perspectives d’obtention d’un ballon d’oxygène financier de la part du FMI sont relativement lointaines. Le ministre des finances Ndoutingaï qui est pourtant déclaré quasiment  persona non grata à Washington est toujours en place contre toute raison. Jusqu’à quand les syndicats et leurs travailleurs vont-ils supporter cette intenable situation ?  

Encore un pêcheur dévoré par un crocodile à Birlo

Radio Ndéké Luka Vendredi, 27 Avril 2012 14:53

Les pêcheurs riverains du Lac de Boali (95 kilomètres nord de Bangui) éprouvent ces derniers temps de sérieuses difficultés à vaquer normalement à leurs occupations. Un d’entre eux vient d’être déchiqueté par un crocodile au village Birlo situé à 15 kilomètres de Boali.

La victime est un  jeune homme de 25 ans. Il était en train de faire la pêche « commando » avec son frère ainé. Une pêche qui consiste à plonger en profondeur à la recherche des poissons lorsqu’il s’est retrouvé avec l’animal. Un autre cas similaire s’est produit il y a un peu plus d’un mois..

Le sous-préfet de Boali joint au téléphone par Radio Ndeke Luka, a confirmé l’information ce 26 avril 2012. Selon lui, « le drame a eu lieu vers 10 heures du matin. Toute la population se mobilise pour retrouver le reste de ce jeune. Les autorités concernées ont été régulièrement informées sur les torts causés par le crocodile. Toutefois, aucune réponse sur sa chasse n’a été donnée ».

« C’est la 6ème fois que l’animal tue tranquillement la paisible population à la recherche de son pain quotidien. Il est urgent que le ministère des eaux et forêts agisse pour éliminer ce crocodile », a-t-il indiqué.

A titre de rappel, une des familles des victimes avait déposé plainte contre le même animal afin de venger leur cher. L’affaire est encore pendante devant la Justice du pays.

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 01:24

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Bangui : La CPI souhaite que Joseph Kony soit arrêté au plus vite

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Bangui, 27 avril (RJDH)- « La Cour pénale internationale (CPI) souhaite que Joseph Kony soit arrêté et lui soit remis de façon à ce qu’il puisse bénéficier d’un procès équitable et qu’il puisse faire face à la justice internationale », a déclaré vendredi la coordinatrice chargée de la sensibilisation pour le bureau extérieur de la CPI à Bangui, Fabienne Chassagneux dans une interview exclusive avec le RJDH.

Elle a expliqué que la CPI a lancé 5 mandats d’arrêt le 8 juillet 2005 à l’encontre de Joseph Kony et 4 de ses hommes de main, à savoir Vincent Otti, Okot Odhiambo, Dominic Ongwen et Raska Lukwiya.   Jusqu’ici aucun d’eux n’a été arrêté. Les poursuites engagées contre Raska Lukwiya ont été abandonnées en 2007 parce qu’il est décédé.

Le gouvernement ougandais a saisi la CPI en décembre 2003. Le bureau du procureur a ensuite ouvert ses enquêtes au Nord de l’Ouganda en juillet 2004 et a collecté des éléments de preuve. Le Bureau du procureur a ensuite demandé aux juges de la CPI de délivrer des mandats d’arrêts. Les juges ont délivré cinq mandats d’arrêt, dont l’un a l’encontre de Joseph Kony. Ce mandat d’arrêt compte 33 chefs d’accusations constitutifs de crime de guerre ou de crime contre l’humanité, tels que réduction en esclavage sexuel, viol, encouragement au viol, attaque contre la population civile, enrôlement d’enfants entre autres.

Interrogée sur la situation des victimes de l’armée de résistance du seigneur (LRA) de la République centrafricaine, Fabienne Chassagneux a répondu que « si ces individus venaient à être arrêtés et remis à la CPI, il appartiendra aux juges de décider s’ils autorisent le bureau du procureur à présenter les éléments de preuve concernant  les crimes commis sur d’autres territoires que le territoire ougandais, tel que la République centrafricaine ou la République démocratique du Congo ».

Même si la République centrafricaine n’a pas saisi la CPI sur le dossier spécifique de la LRA, Elle a expliqué que la CPI peut exercer sa compétence pour connaitre des crimes graves qui concerne l’ensemble de la communauté internationale à partir du 1er juillet 2002 sur le territoire centrafricain. En effet, la Cour peut exercer sa compétence dans des situations répondant à une des conditions suivantes, à savoir lorsque l’auteur présumé est ressortissant d’un État partie ou lorsque le crime a été commis sur le territoire d’un État partie.

La  RCA étant un Etat-partie au Statut de Rome, la CPI a compétence sur le territoire depuis le 1er juillet 2002. « A partir de là, il n’y a pas besoin d’une saisine particulière pour les crimes graves commis dans telle ou telle partie de la République centrafricaine », a-t-elle relevé.

Bouar : Hausse de prix de la cuvette de manioc

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Bouar, 27 avril (RJDH)-Le prix de la cuvette du manioc, aliment de base de la population, a grimpé ces derniers jours dans la ville de Bouar et ses environs, a annoncé ce matin radio Maïgaro.

La cuvette de manioc qui se vendait à 1500 dans la ville de Bouar coûte désormais à 3500 Fcfa. Dans les communes périphériques qui approvisionnent la ville, (la commune de  Zotua-Baguérem à 21 km et celle de Béa-nana à  40 km) par exemple,  la cuvette  est vendue  à 2500 Fcfa contre 1000 Fcfa avant.

Selon le maire de la ville de Bouar, Ali Ahoudou Moumin,  cette hausse serait la conséquence de  l’augmentation de la population à cause de la présence des personnes d’autres régions du pays engagées dans le projet de bitumage du tronçon Bouar- Garouamboulai. Il a aussi souligné le manque d’intérêt de la population pour les travaux champêtres au profit des activités minières.

Le maire de la commune de Zotoua-Banguérem, François Doumbé Dangabo, a quant à lui  estimé que c’est « l’exportation du manioc par les habitants de la ville de Bocaranga vers le Cameroun qui est à l’origine de cette hausse de prix ».

Interrogés par la radio Maïgaro, les cultivateurs  ont fait savoir qu’ils ont  augmenté le prix de la cuvette de manioc parce que les prix des produits de première nécessité tels que le sucre, le savon et le sel ont augmenté et que s’ils continuaient de vendre aux prix habituels, ils n’auraient pas les moyens d’acheter ces produits.

Mbaïki : La grève continue au projet d’appui à la recherche forestière (ARF)

Mbaïki, 27 avril (RJDH)- Le personnel du projet d’appui à la recherche forestière(ARF) a reconduit son mouvement de grève du 25 avril jusqu’au 25 mai pour demander le paiement de 4 mois d’arriéré de salaire que lui doit le projet, a rapporté ce matin radio Songo.

Selon le personnel ce mouvement ne prendra fin que lorsque les 4 mois de retard de salaire seront versés. Depuis le début de la manifestation, les travailleurs ont barricadé toutes les portes des bureaux.

Depuis le déclenchement de la grève le 2 avril dernier, tous les responsables du projet  ont quitté  la ville de Mbaïki pour se réfugier à Bangui.

 

Bambari : 355 enfants malnutris enregistrés à l’hôpital

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Bambari, 26 avril (RJDH) – Au total 355 enfants dont l’âge varie de 1 à 7 ans, atteints de malnutrition ont été enregistrés entre janvier et avril 2012 à l’hôpital régional et universitaire de Bambari, a déclaré le major de l’unité charge nutritionnelle et thérapeutique ambulatoire, Vincent Yéwawa, dans un entretien avec la radio Linga.

« Ces cas sont dus au non-respect de la planification familiale, au sevrages brusque, aux parasitoses et à la non variation alimentaires », a expliqué Vincent Yéwawa  avant de signaler que ces enfants enregistrés sont  pris en charge par l’ONG International medical corps (IMC).

Il faut signaler qu’une équipe de l’unité nutritionnelle et thérapeutique ambulatoire de l’hôpital  et de l’ONG IMC ont entamé ce jeudi une enquête dans la ville de Bambari et les villages périphériques pour enregistrer d’autres cas de malnutrition.

 

Bangui : MSF annonce une action contre le ‘’pic palu’’ à Carnot

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Bangui, 26 avril (RJDH) – L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a annoncé des actions contre le ‘’pic palu’’ dans la sous-préfecture de Carnot, à partir du mois de mai prochain. L’annonce a été faite mercredi à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme à Bangui.

D’après MSF, pendant les mois de juillet et août de  chaque année, beaucoup de cas de paludisme grave sont souvent enregistrés, c’est le ‘’pic palu’’, d’où la préparation d’actions ciblées pour prévenir la maladie.

« On est en train de s’organiser pour former des agents  palu au niveau communautaire  ici à Carnot et à Mboula pour que ces agents commencent déjà à dépister de façon précoce le palu simple et soigner les enfants afin de référer rapidement les cas compliqués à l’hôpital de Carnot », a déclaré le Dr José Bafoa, médecin de MSF basé à Carnot.

L’ONG relève qu’en République centrafricaine, les cas de paludisme restent insuffisamment déclarés et soignés. Environ 6,4 % des cas attendus sont détectés et soignés. C’est pourquoi le principal défi de lutte contre le paludisme est l’extension de l’accès au diagnostic et au traitement à travers la décentralisation des soins vers les structures de santé primaire et les travailleurs médicaux communautaires. MSF propose aussi la mise à disposition ininterrompue de combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ACT, Artemisinin-based Combination Therapy) et de tests de diagnostic rapide dans les centres et postes de santé.

Dans cette perspective MSF envisage de mettre en place une banque de sang à l’hôpital de Carnot pour secourir les malades de paludisme grave qui nécessite la transfusion. « Etant donné qu’il y a souvent du retard dans l’approvisionnement en médicament de lutte contre le paludisme du coté du ministère, nous recevons cet appui de MSF qui assure la régularité en coarthem, en arthemether, en quinine, et puis également des réactifs pour les tests de coloration nécessaires au diagnostic rapide du VIH »,  a fait remarquer le Dr Stéphane Aimé Kouzou, chef de centre de l’hôpital de Carnot.

Selon MSF, dans les trois structures périphériques de MSF à Carnot, 2540 cas de paludisme entre septembre 2011 et mars 2012 ont été enregistrés dont 10% étaient de forme grave (c’est-à-dire de forme anémique, neurologique ou encore digestive). Par ailleurs le paludisme est à la première cause de mortalité des patients admis dans les hôpitaux et centres de santé.

Il faut rappeler que MSF a commencé à appuyer le service de pédiatrie de l’hôpital de Carnot en 2011 dans la prise en charge du paludisme chez les enfants et les jeunes de 0 à 15 ans.

 

Bangui : Le CICR regrette l’accès difficile aux victimes des conflits en RCA

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Le Comité international de la Croix Rouge (CICR) a relevé les difficultés d’accès aux victimes des conflits dans le Nord   de la République centrafricaine, dans un communiqué de presse publié jeudi et qui dresse le bilan de ses activités au titre de l’année 2011.

« Les combats qui ont récemment secoué le nord du pays ont contraint des milliers de personnes à fuir. Ces violences fragilisent considérablement les conditions de vie de la population. En dépit d’une insécurité qui rend l’accès aux victimes difficile, le CICR tente d’assister les populations les plus vulnérables », indique le communiqué.

La cheffe de la délégation du CICR à Bangui, Katharina Ritz, a fait remarquer que plusieurs villages dans le Nord, sur l’axe Ouandago-Gondava à une cinquantaine de Km au nord de Kaga-Bandoro ont été partiellement ou totalement détruits depuis la fin du mois de janvier 2012, lors de l’assaut conjoint des forces armées centrafricaines et tchadiennes contre le Front populaire pour le redressement (FPR) du rebelle tchadien Baba-Laddé. De sorte que « des milliers de personnes ont dû fuir. Elles ont tout perdu : leurs maisons, leurs récoltes et leurs biens », a-t-elle indiqué.

Selon le CICR, la plupart des déplacés ont trouvé refuge chez des proches dans des villages avoisinants, mais de nombreuses personnes se sont aussi cachées dans la brousse et ont  besoin d’eau et de nourriture. Il a annoncé que des travaux de réhabilitation des puits et des forages sont en cours dans les zones où se concentrent ces déplacés. Des vivres sont également distribués pour ceux qui n’ont pu être logés dans une famille hôte.

Par ailleurs la Croix-Rouge centrafricaine (CRCA) a mis en place deux brigades de secours à Kaga-Bandoro afin d’orienter les déplacés vers des familles d’accueil et de porter assistance aux blessés légers.

Le CICR regrette aussi la situation des autres régions du pays qui subissent des violences de manière sporadique, comme à Bria au mois de septembre 2011. « La situation est encore aggravée par le banditisme et des tensions ethniques. Dans ces régions, l’insécurité est telle qu’elle entrave significativement l’acheminement de l’aide humanitaire, y compris celle du CICR », indique le communiqué de presse.

A cause de l’insécurité qui limite l’accès aux champs ainsi qu’aux services de base comme les soins médicaux et l’école, le CICR a mis en place une assistance afin de permettre aux victimes des violences de reprendre rapidement une vie normale à travers une  assistance qui leur permet de reconstruire leurs maisons, avoir de l’eau potable ou encore cultiver à nouveau leurs champs.

Dans ce cadre, le CICR affirme avoir distribué en 2011, 393 tonnes de semences vivrières et plus de 15.000 outils aratoires à quelque 31.000 agriculteurs; distribué des vélos, des pousse-pousse, des charrettes, des bœufs, des charrues et des moulins à céréales à près de 24.000 personnes; rénové une pharmacie vétérinaire et mené des formations en soins vétérinaires et gestion de médicaments.

Dix personnes ont été également formées à Obo aux techniques de  diagnostic et de traitement à domicile du paludisme. Plus de 3.000 consultations ont été effectuées et près de 2.000 traitements ont été administrés entre octobre et décembre 2011. Le CICR a aussi amélioré l’accès à l’eau à plus de 60 000 personnes grâce à la construction et à la réhabilitation de forages et de puits dans 48 localités du nord et deux villes du sud du pays.

Six ex-enfants soldats ainsi que 29 enfants séparés de leurs familles durant les déplacements ont été réunifiés. 1180 détenus ont été visités dans divers lieux de détention du pays afin de vérifier leurs conditions de détention et leur traitement. Du matériel d’hygiène (savons, seaux, jerricans, brosses, etc.) ont  été distribué à 2.400 détenus. Les douches et latrines de trois lieux de détention ont été réhabilitées.

Enfin le CICR a conduit plus de 50 séances de formation en Droit international humanitaire (DIH) à plus de  3.000 éléments des forces régulières et des groupes armés; mené trois séminaires en DIH pour 70 officiers de l’armée nationale à Bangui; soutenu la participation de deux officiers supérieurs de l’armée centrafricaine à des formations en DIH en Italie et en Afrique du Sud.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 01:47

 

 

 

 

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ABIDJAN AFP / 26 avril 2012 23h40 - Les chefs d'Etat ouest-africains réunis en sommet à Abidjan ont annoncé jeudi l'envoi d'une force régionale au Mali et de 500 à 600 militaires en Guinée-Bissau pour sécuriser la transition dans ces pays déstabilisés par de graves crises politico-militaires.

Dans le communiqué final, ils demandent à la commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) de commencer avec effet immédiat le déploiement de la force d'attente de la Cédéao au Mali, où le coup d'Etat militaire du 22 mars a favorisé la chute du Nord il y a un mois aux mains de rebelles touareg et de groupes islamistes armés.

Il s'agit d'aider à sécuriser les organes de la transition et le gouvernement intérimaire en attendant que le processus arrive à son terme et de parer à toute éventualité dans l'hypothèse de l'usage de la force pour le recouvrement de l'intégrité territoriale du Mali, a expliqué devant la presse le président de la commission de la Cédéao, Désiré Kadré Ouédraogo.

On attend les négociations d'abord. Le premier contingent sera un contingent de maintien et de sécurité de la transition, mais il n'est pas exclu que des unités combattantes soient envoyées plus tard en cas d'échec des discussions, a-t-il expliqué.

Les dirigeants ouest-africains ont également décidé de déployer avec effet immédiat un contingent en Guinée-Bissau, plongée dans une nouvelle crise depuis le putsch du 12 avril, selon le communiqué final.

Cinq cents à six cents hommes seront déployés, fournis par au moins quatre pays (Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire et Sénégal), a précisé M. Ouédraogo.

L'objectif de cette force, commandée par le colonel-major burkinabè Barro Gnibanga, est de faciliter le retrait de la Mission d'assistance technique et militaire de l'Angola en Guinée-Bissau, d'assister la sécurisation du processus de transition et de préparer la réforme du secteur de défense et de sécurité, indique le communiqué final.


(©)

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 01:30

 

 

 

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Treize corps de mineurs mutilés retrouvés, des rumeurs de lien avec l'insurrection armée centrafricaine, une population qui se soulève contre le patron d'un safari, le tout sur fond de trafic de diamant. Récit d'une affaire où se mêlent argent, meurtre et pouvoir.

Onze personnes, parmi lesquelles des Européens, ont été placées en garde à vue dans les geôles centrafricaines, mercredi, lors d'une vaste opération mêlant armée et gendarmerie. Il s'agit du patron d'une société de safari, d'un trentenaire de nationalité suédoise et de dix de ses employés. Plusieurs Français font partie du staff de cette société, la Central african wildlife adventures (Cawa), mais nous n'avons pu vérifier s'ils faisaient partie des personnes interpellées.

Ces arrestations ont été menées par la gendarmerie centrafricaine à la suite de la découverte de 13 cadavres, dans l'Est du pays, dans la zone couverte par la société de safari. « Il est encore tôt d'affirmer que la société de safari Cawa est derrière cette découverte macabre », a déclaré à l'AFP une source proche de la gendarmerie, précisant cependant que « les 13 corps se trouvaient bien dans la zone du permis de chasse de Cawa. Aussi, certains témoignages recueillis mettent en cause directement cette société. »

Des rebelles présents sur le camp de chasse

Les cadavres sont ceux d'artisans qui officient dans des mines de diamant. Les corps ont été retrouvés ligotés, couverts de traces de coups de bâton et de couteau. Interrogé par France-Soir, le procureur de Bangui, qui dirige l'enquête, a refusé de s'exprimer. Pourtant, selon une source gouvernementale, l'histoire se serait déroulée « sur fond de présence de rebelles au gouvernement centrafricain, présents sur le camp de chasse. Ce Suédois aurait été impliqué avec ces rebelles dans une histoire de trafic d'armes ».

Selon le rédacteur en chef du journal local Le Citoyen, citant des sources dans la gendarmerie, le patron de la société de safari et ses hommes auraient été placés en garde à vue après avoir été pris pour cible par une frange de la population locale. « Quelques-uns l'ont accusé des meurtres, ont brûlé leurs voitures et les ont menacés », indique le journaliste Maka Gbossokotto.

Les diamants, le nerf de la guerre

La république centrafricaine dispose d'importantes richesse dans ses sous-sols. Mercure et uranium, mais aussi diamants. Les mines de diamants sont particulièrement nombreuses et les trafics à l'avenant. Marie-Agnès Ledard, une Française installée depuis longtemps en Centrafrique, responsable d'une société de safari, décrit le système de minage du diamant : « Seuls les autochtones ont le droit de chercher des diamants. Des milliers de "petits" chercheurs achètent le droit de fouiller, pour quelques milliers d'euros. Ils prennent attache avec le chef d'un village qui leur fournit une équipe de travailleurs qui vont creuser le sol jusqu'à quatre ou cinq mètres. À cette profondeur, il est assez facile de trouver des diamants. L'exploitant rémunère ensuite les artisans miniers avant de revendre les pierres au bureau d'achat d'Etat, à Bangui. De nombreux aventuriers européens contournent le système grâce à la corruption et "sortent" les diamants du pays pour les revendre à prix d'or en Europe », explique-t-elle, décrivant la chasse aux diamants comme le nerf de guerres intestines.

Rien ne permet pour l'heure d'indiquer le degré d'implication des Européens interpellés dans ce massacre. Le procureur de Bangui les a fait auditionner, sans que l'on sache le contenu de leurs déclarations. Pour autant, le tout est perpétré dans un contexte politique particulièrement tendu. Le nom du chef de guerre ougandais Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale pour « crimes de guerre », a été évoqué par une source gouvernementale comme pouvant être celui qui fait régner la terreur dans le nord-est de la Centrafrique, où travaillaient les responsables de la société de safari impliquée.

Par Julien Balbon (France Soir) 26 avril 2012

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 01:24

 

 

 

 

logo RDC

 

Situation sécuritaire de la RCA en déconfiture, selon le RDC

Radio Ndéké Luka Jeudi, 26 Avril 2012 14:44

« Quelle serait la situation sécuritaire du peuple centrafricain du moment où le ministère de la défense ait reconnu une faiblesse en armement face à ces agresseurs ? » C’est en ces termes que le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) a réagi ce 26 avril 2012 sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

La  réaction fait suite à la dernière déclaration du Ministre délégué à la Défense au sujet des 12 soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) tués par des rebelles soudanais à Amdafock-Soudan. Une tuerie intervenue suite à l’attaque de la base de la Force tripartite (Soudan, Tchad et la République Centrafricaine).

Dans un communiqué rendu public par ce ministère, le gouvernement avait reconnu la puissance de nuisance des assaillants par rapport à celle des FACA et leurs alliés. Aussi, a-t-il souligné le fait que l’attaque a été une surprise.

Selon Blaise-Fleury  Hotto, Secrétaire  Général Adjoint et porte-parole du RDC, « son parti voudrait prendre à témoins l’opinion nationale et internationale, de l’état de déconfiture réelle de la situation sécuritaire en République Centrafricaine. Le RDC relève simplement le fait que le ministère de la Défense ait passé à 1’aveu. On ne comprend pas qui était au niveau des frontières et a eu à essuyer avec la force tripartite une attaque. Laquelle attaque, le ministre délégué à la Défense à trouver bon de reconnaitre la puissance de frappe par rapport aux loyalistes ».

Pour Blaise-Fleury Hotto, « la restauration des FACA devrait désormais répondre à 3 exigences : un recrutement dans la règle de l’art, en tenant compte des exigences professionnelles et mettre à la disposition des soldats une logistique adéquate ».

A titre de rappel, l’attaque de la force Tripartite s’est produite le 18 avril 2012. Une frappe intervenue dans leur base d’Amdafock-Soudan (65 kilomètres de Birao nord de la RCA) et perpétrée par des rebelles soudanais appelés « Toro-boro ». Le bilan de cette attaque, selon des sources officielles, faisait  état de 12 militaires centrafricains dont 2 officiers.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 01:20

 

 

 

 

baba laddé gl 

 

 

 

Ali Adji s'insurge contre les médias centrafricains

 

Ali-Adji.jpg

 

Source : blog de Makaila Nguebla Jeudi 26 avril 2012

La mauvaise pratique s’enseigne, lorsque l’on la juge nécessaire, hier était le tour du Tchad et Aujourd’hui, c’est le tour de La RCA.

La République Centrafricaine  était incapable d’assurer sa sécurité malgré le soutien immoral du gouvernement tchadien face aux éléments redoutables forces du Général BABA Ladé.

Je démens ainsi la dernière information  diffusée sur les antennes de radio luga luka  accusant les éléments du  FPR de Général Ladé d’avoir braqué les habitants dans la zone Frontalière et des élèves centrafricains.

La presse centrafricaine doit cesser d’être un outil de propagande au régime agonissant  de Bozizé.

Les forces du Général Baba Laddé représentent une menace sérieuse pour Deby, c’est pourquoi, on cherche à les salir.

Tôt ou tard, on est convaincu maintenant que Deby et Bozizé vont être renversés par des forces des mouvements armés coalisés qui se préparent activement en ce moment aux confins des frontières communes.

Je m’interroge : Peut-on salir, quant on s’est Sali ?

 

Ali Adji, membre de la résistance tchadienne

 

 

 

 

********

 

Le Front Populaire pour le Redressement (FPR) apporte un démenti catégorique à l’information rapportée par  la radio Linga accusant nos éléments d’instaurer la peur dans le milieu scolaire sur l’axe Bakala.

Sans généraliser, il est de notoriété publique que notre mouvement, le FPR fait l’objet depuis quelques années, des dénigrements, des accusations dénuées de tout fondement de la part de certains médias proches du régime de François Bozizé, qui cherche à ternir notre image au sein de l’opinion publique centrafricaine et internationale.

Le FPR tient à préciser que, depuis la débâcle des troupes tchadiennes et centrafricaines, après leurs offensives ratées  contre nos positions, nos forces, se sont retirées des localités citées, pour épargner aux populations civiles d’être des victimes innocentes  des affrontements armés qui nous opposent.

Les éléments du FPR ne sont ni de prés ni de loin responsables des actes d’intimidations et  des pillages évoqués à l’encontre des populations paisibles et de surcroit  des élèves, forces de l’avenir. Bien au contraire, nous les  avons toujours protégés et défendus contre d’autres bandits notamment les Zarguina.

La lutte du FPR revêt une dimension nationale et ne se résume pas aux exactions et pillages des biens  matériels des personnes, nous sommes guidés par une idéologique politique qui répond aux aspirations du peuple tchadien et centrafricain qui subissent tous les deux les affres des régimes dictatoriaux, liberticides et impopulaires de Deby et son appendice Bozizé.

Par ailleurs, le FPR rejette cette propagande médiatique montée de toute pièce par le régime de Bangui pour discréditer notre mouvement aux yeux de l’opinion publique en général.

Le FPR précise qu’il n’a rien à avoir avec ce « sentiment de peur » soulevé et répandu par la radio Linga, mais, signale que les élèves centrafricains sont en déperdition scolaire à cause de la faim et de la précarité sociale crées  par le régime de Bozizé.

Ce constat est aussi valable pour le Tchad où la famine fait des ravages,  malgré les recettes pétrolières  enragées le pays et gérées par un clan au pouvoir incarné par Idriss Deby et son entourage (Zaghawa).

Selon les différents rapports des ONG sur place, plusieurs régions du Tchad sont ainsi  exposées à une année scolaire blanche forcée par cette précarité sociale.

Ces rapports internationaux, dédouanent aussitôt, le FPR des accusations mensongères véhiculées ici et là, par des médias acquis à la cause d’un régime décrié et contesté par la classe politique  ainsi que les citoyens centrafricains épris de paix et de justice.

Au demeurant, le FPR appelle à la raison et à l’éthique  les responsables des  médias centrafricains et les invite dorénavant  à prendre attache avec notre cellule de communication établie à l’étranger pour vérifier et s’informer avant de diffuser des nouvelles liées aux activités et à la vie du mouvement.

Fait, le 25 avril 2012

 

Cellule de Communication du Front Populaire pour le Redressement (FPR)
Mouvement d'opposition politico-militaire du Tchad.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 00:25

 

 

 

 

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Le 17 avril dernier, une dizaine de soldats centrafricains du détachement de surveillance de la zone des trois frontières tchado-centrafricano-soudanaise basé à Amdafok sont tués dans des circonstances troubles et confuses par un bombardement aérien soudanais. Les autorités de Bangui organisent le rapatriement sur la capitale des dépouilles de ces soldats qui sont déposées à la morgue de CNHUB. Bozizé et le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui Nazaire Guénéféi Yalanga se sont contentés d’aller juste se recueillir avant la remise des corps aux familles éplorées.

L’émoi occasionné par cette tragédie était de portée nationale et le minimum pour le gouvernement aurait été de décider l’organisation de funérailles nationales pour la mémoire de ces pauvres soldats réellement tombés pour la défense du territoire national. Hélas il n’en fut rien. Il a fallu la publication dans la presse le 20 avril de la déclaration d’indignation du Bureau Politique du MLPC pour dénoncer l’attitude étrange et irresponsable du gouvernement pour que le ministre délégué à la défense, Francis Bozizé, puisse se fendre d’un banal communiqué  au nom du gouvernement pour tenter maladroitement de fournir honteusement quelques explications.

Pour Bozizé on le sait, seuls ses parents morts ont droit au respect dû aux morts. On se souviendra de sa scandaleuse attitude à la zone fret de l’aéroport Bangui Mpoko devant les cercueils de deux compatriotes décédés à Paris arrivés à Bangui ce même jour sur le vol d’Air France. L’un des cercueils contenait la dépouille de son parent et collaborateur Bernard Ngaiboye. Bozizé s’était contenté de s’incliner exclusivement sur ce cercueil sans même daigner jeter un coup d’œil sur celui de l’autre compatriote.

De même, la dépouille de Samuel Tozoui, DG de l’ENERCA décédé à Paris le 12 avril dernier est arrivée à Bangui ce mercredi. Le programme de ses obsèques publié par le protocole d’Etat depuis déjà plusieurs jours à Bangui n’a quasiment rien à envier à l’organisation de funérailles d’un chef d’Etat.

Depuis lundi, dernier, tous les corps constitués de l’Etat et autres sont conviés à aller signer le livre de condoléances ouvert à cette effet. Plusieurs veillées et cérémonies auxquelles les représentants de toutes les institutions du pays sont organisées jusqu’à l’arrivée de Paris de la dépouille. Le programme prévoit également entre autre l’exposé du corps à l’ENERCA pour des funérailles nationales à Bangui puis à Boali, localité où se trouve l’usine hydroélectrique productrice du courant électrique.

Un tel luxe de programme pour les funérailles quasi nationales d’un fils du pays, fût-il Directeur Général d’une société dont on ignore point l’importance dans le pays, est insolite parce que ne se justifie pas sauf si ce n’est pour d’inavouables raisons tribalistes. Cela est d’autant plus choquant que plus d’une dizaine de soldat tout aussi valeureux fils du pays viennent de trouver bêtement la mort et leurs corps ont été simplement remis à leurs familles sans autre forme de protocole.

Contrairement à la mort du DG de l’ENERCA réduite aux seules limites nationales, paix à son âme, celle des soldats centrafricains à Amdafok dans les conditions que l’on sait avait pourtant suscité beaucoup d’émotion au-delà des frontières de la seule République centrafricaine et devait légitimement donner lieu à des obsèques nationales. Plusieurs pays et pas des moindres, comme le gouvernement américain, avait adressé un message de condoléances au peuple centrafricain. Samuel Tozoui a bien droit à des funérailles mais point trop n’en faut. De telles obsèques ne le ressusciteront pas. C’est l’instrumentalisation politicienne de sa mort par les autorités de Bangui qui, comme à leur habitude, en profiteront sans doute pour puiser encore déraisonnablement dans les caisses du trésor qui doit être dénoncée.

On peut dès lors comprendre les réticences de certains éléments des FACA à aller au front contre les rébellions qui écument l’arrière-pays où ils savent qu’ils peuvent inutilement se faire trouer la peau pou Bozizé.  

Rédaction C.A.P    

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 22:59

 

 

 

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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com   http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com 

 

Bangui, 25 Avril 2012

Obo : Des soldats centrafricains à l’école américaine pour attaquer la LRA

La formation du contingent des Forces armées centrafricaines (FACA) déployés dans le Haut-Mbomou dans le cadre de la lutte contre l’Armée de résistance du seigneur (LRA), a démarré le 24 avril à Obo, a annoncé ce matin radio Zéréda.

L’encadrement est assuré par les conseillers militaires américains basés depuis plusieurs mois à Obo pour la circonstance. Les soldats centrafricains sont initiés aux techniques de combat.

Selon un officier des FACA, cette formation ne concerne que les soldats centrafricains qui sont encadrés pour adopter le système de combat américain. Les forces des autres pays affectés par la LRA sont également formées dans leur propre pays avant l’entame d’assaut collectif contre Joseph Kony.

Il faut rappeler que les Nations Unies et l’Union africaine sont dans la perspective de la constitution d’une force régionale de 5000 hommes pour capturer Joseph Kony. Les conseillers militaires américains ont été déployés en Centrafrique pour assurer l’encadrement technique des soldats.

 

Berberati : Des cas de viols sur mineures signalés

Le commissariat de police de Berberati a enregistré entre le 18 et le 22 avril, deux cas de viol commis sur des mineures âgées de 3 et 6 ans, a rapporté radio Zoukpana.

Le premier cas enregistré le 18 avril est celui d’un adulte de 25 ans qui a violé une fille de 6 ans, une ‘’attardée mentale’’ qui partage la même maison que lui. Interpellé par la police, le présumé coupable de cet viol a rejeté les accusations. Mais après une consultation, le médecin chef de l’hôpital de Berberati, Dr Thierry Déoundé, a confirmé que la fille a été violée. Le second forfait a été commis par un homme âgé de 30 ans sur une fillette de 3 ans. Le diagnostic de Dr Thierry Déoudé a également révélé que l’enfant a été violé. Pour le moment la victime se trouve à l’hôpital régional de Berberati pour des soins. Elle souffre de diarrhée, de vomissements et a des douleurs au bas-ventre.

Les deux présumés coupables de viol sont maintenus au commissariat de police de la ville de Berberati depuis le 18 avril pour le premier et le 22 avril pour le second pour des enquêtes.

 

Bangui : les ONG War Child et JUPEDEC pour la protection des enfants dans le Sud-est

Le Chargé des programmes de l’ONG britannique War Child, Guillaume Caillot, a présenté mardi à radio Notre Dame, les activités de prise en charge des enfants victimes de conflits dans le Mbomou et le Haut-Mbomou.

Guillaume Caillot a fait savoir que son organisation est spécialisée dans la protection des enfants affectés par les conflits. En RCA elle travaille à Rafaï et à Zémio en collaboration avec la JUPEDEC, (Jeunesse unie pour la protection de l’environnement et de développement communautaire), une ONG nationale.

Il a fait remarquer que les deux préfectures du sud-est ont été identifiées à cause de la présence de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) dont les enfants sont les principales victimes. Les actions sont orientées dans le domaine de l’éducation en faveur des enfants déplacés.

L’ONG War child est installée en Centrafrique depuis et un an et met en oeuvre des projets de protection des enfants. En dehors de la JUPEDEC, elle appuie aussi les activités de la Fondation Voix du coeur qui prend en charge les enfants de la rue à Bangui.

 

Mbaïki : La population se plaint de la cherté de la vie

La population de Mbaïki se plaint de la cherté de la vie. Les prix des aliments et des produits de première nécessité (savon, sucre, huile d’arachide entre autres) ont considérablement augmenté, a rapporté ce matin radio Songo.

Qu’il s’agisse des produits manufacturés, des produits de cueillette ou agricoles cultivés sur-place, les prix laissent à désirer. « Le morceau de savon de 200 g qui se vendait à 125 Fcfa est actuellement vendu à 200 Fcfa, le litre d’huile d’arachide est passée de 1200 Fcfa à 2000 Fcfa et le prix de la petite cuvette de manioc est passé de 1200 Fcfa à 2000 Fcfa », a indiqué radio Songo.

Les vendeurs interrogés ont répondu qu’ils éprouvaient, eux-aussi, des difficultés à s’approvisionner auprès des fournisseurs qui vendent cher les produits. Les femmes vendeuses ont quant à elles expliqué qu’elle ont augmenté les prix des produits agricoles et diminué la quantité des produits de cueillette à cause de l’augmentation des prix des produits de première nécessité ».

Il faut rappeler que le ministère du commerce avait annoncé la publication d’un arrêté de gel de prix de certains produits de première nécessité dans les autres préfectures du pays après celui de Bangui rendu public le 11 avril dernier et dont l’application reste un problème.

 

Bambari : Un homme brûlé par sa femme

 

Un homme âgé d’une cinquantaine d’années a été brûlé par sa femme avec de l’huile de palme chaude à 90°C sous le coup de la colère dans un chantier d’extraction de diamant artisanal, à 78 km dans la sous-préfecture de Bakala, rapporté ce matin radio Linga.

« Il s’agit d’un malentendu qui nous opposait. Nous avions commencé à discuter et brusquement elle m’a aspergé avec l’huile de palme qui devait servir à préparer des beignets. Après avoir commis l’acte, elle s’est enfuie avec un bébé d’un mois au village Mourouba dans la sous-préfecture des Mbrés », a expliqué la victime transférée actuellement à l’hôpital de Bambari pour des soins.

L’événement s’est produit le dimanche 22 avril. La victime a reçu des brûlures depuis l’épaule droit jusqu’au bas-ventre.

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 22:58

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

Un élément de la garde présidentielle tue son épouse et la dépouille

Radio Ndéké Luka Mercredi, 25 Avril 2012 14:20

Il ne se passe pas un seul jour, ni un mois sans que  les femmes centrafricaines ne soient victimes de traitements cruels inhumains ou dégradants, quel que soit leur rang social. Le dernier exemple en date est celui d’une enseignante, la trentaine et professeur au Lycée Saint Charles de Bangui.

Elle a été mortellement torturée le 24 avril 2012 par son amant, un Sergent-chef  de la garde présidentielle. L’acte s’est produit au PK 13 dans la commune de Begoua, périphérie de la ville de Bangui.

Selon les témoignages des collaborateurs de la victime, « son amant l’a accusée de sortir avec un autre homme. En guise de correction, ce sergent-chef de la garde présidentielle l’a mortellement agressée. Conduite à l’Hôpital Communautaire de Bangui par son bourreau accompagné de ses frères d’armes, la victime s’est éteinte sans tarder ».

« Une fois constater le décès de son épouse, ce militaire s’est retiré de l’hôpital en question pour se rendre au camp de Roux, abandonnant ainsi la victime. Et, c’est à la morgue que ses frères d’armes ont pris le soin d’informer les parents de l’enseignante »,ont mentionné ces sources.

Selon Moïse Kotayé, un des parents de la victime interrogé par Radio Ndeke Luka, « le corps de cette dernière porte des tuméfactions et son crâne est presque broyé ».Mais après ce forfait, le présumé criminel, accompagné de ses amis d’armes, a emporté tous les biens de la maison dont ceux acquis par la défunte ».

Pour lui, « c’est comme si le militaire a tué leur fille pour la voler. Beaucoup de ses biens ont été emportés : ordinateur portable, moto-dame, matériaux de construction voire des vêtements ».

« Ce qui est plus grave dans cette affaire est que, ce militaire se balade sans état d’âme, sans se rendre à la gendarmerie, moins encore sans être inquiété par la Justice. Simplement parce qu’il travaille auprès du Chef de l’Etat centrafricain François Bozizé », a indiqué Moïse Kotayé.

Pourtant, les associations et ONG font de multiples sensibilisations sur le respect des Droits de l’Homme dont celui de la femme en Centrafrique. Cette situation est loin de connaitre une amélioration dans le pays.

 

RCA, le paludisme tue plus que les autres maladies dont le VIH/SIDA

Radio Ndéké Luka Mercredi, 25 Avril 2012 14:18

Les récentes consultations dans les formations sanitaires de la République Centrafricaine relèvent que le paludisme arrive en tête avec plus de 40% par rapport aux autres maladies dont le VIH/SIDA. Ce chiffre vient d’être rendu public ce 25 avril 2012, par le ministère de la santé lors de la célébration de la journée mondiale du paludisme.

Le thème retenu cette année est « Maintenir les progrès, sauver des vies, investir dans la lutte contre le paludisme ». EnCentrafrique, c’est la ville de Sibut (186 kilomètres nord de Bangui) qui a été choisie pour abriter les festivités.

Selon docteur Louis Namboua, Directeur général de la santé publique, « le paludisme continue d’être la première cause de morbidité en RCA. Il tue en particulier les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. Ce qui occasionne parfois plus de décès c’est le fait que certains parents conduisent tardivement leur progéniture à l’hôpital. Pour d’autres, le paludisme est assimilé à la sorcellerie, au charlatanisme ».

Pour lutter efficacement contre cette maladie explique-t-il, « le gouvernement, avec l’aide de ses partenaires, érige le programme de lutte contre le paludisme en service comportant plusieurs sections et supervisions. Ajouter à cela, le changement du protocole du traitement : la chloroquine est remplacée par plusieurs nouveaux produits dont le coartem, et les moustiquaires imprégnées sont gracieusement distribuées.  Seulement ces moustiquaires sont utilisées à d’autres fins : pêche ou encore protection des cadavres par certaines familles ».

Outre ces stratégies mises en place par le gouvernement, éviter le paludisme passe aussi par l’assainissement du milieu. Or, il se trouve que pour la ville de Bangui par exemple, plusieurs quartiers ne sont pas urbanisés, des canaux d’évacuation d’eau manquent cruellement.

La Journée mondiale de lutte contre le paludisme,  instituée par l'Assemblée Mondiale de la Santé lors de sa 60ème  session en mai 2007, a pour but de faire prendre conscience de l'effort mondial nécessaire pour lutter efficacement contre le paludisme.

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 22:39

 

 

 

 

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Le Centrafricain ne sait plus à quel saint se vouer. Avec les salaires qui sont bloqués depuis plus de trois décennies et les prix des produits de première nécessité (huile de palme et d’arachide, savon, oignon, sucre, tomate, farine de blé, boîte d’allumettes, …) qui ont été multipliés par trois voire quatre, la vie est devenue invivable pour les ménages. Le Centrafricain ne mange plus qu’une seule fois par jour. Se procurer les produits de première nécessité relève du miracle. Des produits qui proviennent pour l’essentiel de l’extérieur : le savon, la bière, le sucre, la farine de blé, l’oignon,  le poisson de mer et le poulet congelés proviennent du Cameroun, l’huile de graine de coton, le poisson fumé et l’oignon  du Tchad et l’huile de palme de la RDC. Et ce sont les commerçants libanais qui sont les seuls  transporteurs, et vendeurs grossistes.

Suite à des voix qui commencent à s’élever dans la rue, la ministre du commerce a pris dans la précipitation un arrêté pour encadrer les prix de certains produits de première nécessité dans les villes de Bangui, Bimbo et Begoua  tout en alléguant que le gouvernement ne fait que de la surveillance des prix.

Un régime affaibli, corrompu qui a démontré son inaptitude à gouverner le pays plongé dans la crise ne peut faire respecter une décision gouvernementale et de surcroît un arrêté ministériel. La ministre a pris une décision populiste et très simpliste sans prendre en compte tous les paramètres qui concourent à la fixation du prix de vente au consommateur. Et pourtant, la ministre avait à son service un cabinet composé de techniciens qui disposent  des éléments d’aide à la décision. Ce sont les consommateurs qui payent chers cet amateurisme.

Nous ne prendrons que le cas pathétique du poisson frais congelé, importé du Cameroun, en  l’occurrence le chinchard, très prisé par les Centrafricains. Le prix du kg avant l’arrêté ministériel était à 1400 F cfa et il  a été administrativement ramené à 1000 F cfa le prix de gros. Avec une baisse de presque 1/3 du prix de vente, les consommateurs ont cru faire une bonne affaire et se sont rués sur le produit jusqu’à épuisement des stocks dans les poissonneries de la place. A l’heure actuelle, il n’existe pas sur le marché de Bangui ce poisson importé et bon marché pour la plupart des banguissois.  

Il faut regarder le spectacle affligeant des femmes, mères de famille avec des bébés sur le dos assises à même le sol devant les poissonneries des libanais en ville attendant une hypothétique livraison de cartons de chinchard pour alimenter leur petit commerce de vente de poisson grillé.

Tout cela, était sans doute prévisible car la ministre étale au grand jour son ignorance de la réalité centrafricaine. Aujourd’hui, le produit comme le « chinchard » est exclusivement distribué aux détaillants centrafricains par cinq grossistes libanais : Corail, Rayan etc… Ce produit occupe dorénavant une place de choix dans la structure de consommation des Centrafricains. Le chinchard remplace la viande qui est non seulement devenue  un aliment rare mais également hors de portée de la bourse du commun des Centrafricains. Ce poisson de mer, préparé avec les feuilles de manioc ou « ngoundja », est un mets très prisé lors des places mortuaires et les cérémonies officielles de certains partis politiques. Les commerçantes vendent également  un petit morceau frit à 50 F CFA que le consommateur peut manger avec du chikouangue. Le méchoui ou « souya » de cabris ou de viande de bœuf qui se vend à 500 F CFA (5 petits morceaux) est devenu un plat de luxe. Les grossistes libanais ont répercuté  sur les prix de vente, les coûts supplémentaires engendrés par :

- l’insuffisance de la fourniture de l’électricité qui a conduit les commerçants à utiliser des ventilateurs qui brassent de l’air chaud et des groupes électrogènes ruineux en carburant pour éviter les ruptures de la chaîne de froid. Il y a inévitablement un vrai problème de santé publique  dans un pays où le gouvernement n’a pas la volonté et les moyens de contrôler le respect de la température normale pour conserver les produits frais (poisson, moutarde, poulets, viande, mayonnaise…) ;

- les tracasseries fiscalo – administratives avec le fléau des barrières illégales dressées par les forces de l’ordre et certaines structures administratives comme les Eaux et forêts et les transports avec le pont-bascule du PK 12. De Bangui à Bossemptélé soit environ 300 Kms, il y a plus de 16 barrières routières ou mobiles. A chacune d’elle, le commerçant est tenu de verser 10 000 à 20 000 F CFA et le tarif du pont-bascule qui est de 50 000 F CFA par passage qu’il y est dépassement ou pas.

- la dégradation avancée des pistes rurales et des routes nationales rallongent le délai d’approvisionnement en produits frais. En saison des pluies, un véhicule mettrait  7 jours pour rallier Douala à Bangui. Sur la route nationale n°1, le tronçon Bossembélé à  Yaloké pourtant bitumé, s’est énormément dégradé et est devenu impraticable. Il faut plus de 2 heures pour parcourir les 60 kms. De même, il faut 3 heures pour parcourir les 60 kms de Bouar à  Baoro ;

- enfin la persistance de l’insécurité dans presque toutes les localités poussent certains commerçants à se payer des agents de sécurité, charge qui vient accroître leurs coûts de revient. La hausse des prix de vente de l’huile s’explique également par le refus des Soudanais de venir jusqu’à Bambari pour vendre de l’huile et en retour repartir avec du café comme ils le faisaient naguère. Cette déconvenue crée non seulement une pénurie d’huile mais également un manque à gagner pour les finances publiques.

Le populisme recherché par la ministre et l’ignorance de la réalité locale et des règles élémentaires de fonctionnement d’une économie, ne peuvent que conduire à une situation désastreuse pour la population. Et en économie, l’erreur se payant cash, nous nous retrouvons donc dans une situation plus compliquée que celle de départ. Comment peut-on prendre une décision d’administrer les prix dans un pays où le commerce est libéralisé depuis longtemps ? Pourquoi donner l’impression que la ministre n’a aucune compréhension du fonctionnement des fondamentaux de l’économie ?  Est- il sorcier de comprendre que le prix, dans un régime libéral est la résultante de l’équilibre entre l’offre et la demande ? Ce prix ne peut être  administré, au besoin, il ne peut qu’être qu’encadré où orienté par des mesures incitatives.

Le gouvernement est l’art du réel.

Jean Claude GBAGUENE

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