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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 16:36

 

 

 

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BONNE ANNEE 2012, MALGRE TOUT !

 

A l’orée de cette année nouvelle 2012, je souhaite à tous mes compatriotes centrafricaines et centrafricains, à tous nos militantes et militants, sympathisants et amis, ainsi qu’à tous ceux et celles qui me lisent, mes vœux les meilleurs pour l’année 2012.

 

A l’heure où dans le monde entier, c’est dans la joie et l’abondance que se passe le flambeau d’une année à l’autre, j’ai une pensée émue pour nos compatriotes du Haut-Mbomou, du Mbomou, de la Vakaga, du Bamingui-Bangoran , de la Haute-Kotto et de la Nana-Gribizi, qui passeront cette nuit de la Saint-Sylvestre la peur au ventre, dans la crainte d’une attaque des Tongo-Tongo et des hommes de BABA LADDE.

 

Je pense aux éleveurs et agriculteurs de la Ouaka, et surtout à ces jeunes gens de la commune de Kpladama-Ouaka à 13 kms seulement de Bambari, qui se battent les mains nues, au prix de leur vie et de leur intégrité physique, contre cette horde de criminels de cet escroc sanguinaire de Baba Laddé. Je pense aussi à ces quatre compatriotes - dont une femme mère de famille - qui allaient acheter des produits alimentaires dans les environs de Sibut, et qui ont été froidement abattus dans leur voiture par les hommes de Baba Ladé, qui s’en sont ensuite pris aux passagers du car de la SONATU, en novembre dernier.

 

Je pense ensuite à nos nombreux compatriotes qui souffrent de la faim, tant à Bangui qu’en province : comment souhaiter un bon réveillon à mes compatriotes qui, au mieux, n’ont qu’un repas quotidien à 16 heures, ce repas étant baptisé avec ce qui nous reste encore de sens de l’humour : « mort subite » ? Comment ne pas penser à ces mamans de la Mambéré-Kadéi, et de la Lobaye avec leurs enfants squelettiques dans les bras, du fait d’une sous-nutrition sévère dans une région pourtant richement dotée par la nature ?

 

Je pense enfin à tous nos frères qui souffrent de maladies aussi bien à Bangui qu’en province. Nous savions tous, avant même le récent rapport de Médecins Sans Frontières (MSF), que nous mourrons désormais dans notre pays comme des mouches, et que l’espérance de vie de chacun de nous a diminué. Nous le savions parce que notre emploi du temps au pays est largement consacré à enterrer des morts, en passant d’une place mortuaire à l’autre….

 

« Quousque tandem abutere, Catilina, patienta nostra ? » c’est en ces termes que le sénateur Cicéron, exaspéré par l’impuissance avérée et l’incompétence notoire de l’Empereur Catilina à répondre concrètement aux problèmes des Romains, l’interpellait il ya deux mille ans devant le Sénat et le Peuple romains.

 

Oui, jusques à quand ?..... J’invite chacun d’entre nous à garder espoir, car comme disait Sylvanius Olympio, le Père de l’indépendance du Togo : « Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour se lève toujours »

 

Bonne fête quand même. Nzapa a bata é koué, ndjoni fini ngou !

 

Martin ZIGUELE

Bangui , 29 décembre 2011

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 16:14

 

 

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Ces événements qui ont marqué la RCA en 2011, de A à Z


Radio Ndéké Luka Samedi, 31 Décembre 2011 09:43

 

Une année qui s’achève est toujours l’occasion d’un bilan. Que retiendront les centrafricains de 2011 qui s’achève ? Les élections ? Les émeutes du KM5 ? Les affrontements de Bria ? La hausse des prix des denrées, les grèves, les pénuries ? Radio Ndeke Luka revient sur quelques faits saillants des mois écoulés.

 

A comme Arbitraire et Abus de pouvoir


La liste pourrait être longue. Rappelons simplement le dernier incident survenu en début de semaine. L’acte dépasse l’entendement de plus d’un. Les curieux et passants devant la kermesse Bonga-Bonga ont vécu dans la soirée du 27 décembre, un spectacle digne d’un film de Western. Teddy Bozizé, très remonté par la jalousie aurait décidé d’enterrer vivant 2 jeunes au cimetière Ndrès à Bangui. Il les suspecterait de courtiser sa fiancée depuis la France.


Cet acte jugé de barbare par les témoins de l’événement, vient gonfler la liste des autres cas de violences commis le plus souvent sur la population de Bangui par les éléments de la garde du président de la République Centrafricaine François Bozizé.


Dans les faits, explique Justin Dédé Sombo ce 28 décembre sur les ondes de Radio Ndeke Luka, « tout est parti au moment où nous prenions un pot dans cette kermesse. Quelques heures plus tard, le fils du président de la République François Bozizé a débarqué avec ses éléments. Il m’a appelé au téléphone m’invitant à un entretien à la sortie. Tout à coup il m’a intimé l’ordre de lui appeler mon cadet qu’il suspecte de courtiser sa femme en France. Face à mon refus à son ordre, il m’a donné un coup de poing et j’ai répliqué. 8 éléments se sont rués sur moi, et m’ont conduit manu-militari à la base Eclair. Là encore, 15 éléments m’ont tabassé pendant plus d’une heure. Entre temps, ils ont pris mon téléphone et ont aussi appelé mon cadet qui nous a rejoints. Nos bourreaux ont jugé mieux de nous déporter au cimetière, pour, selon le Teddy Bozizé, nous enterrer vivant à cause de notre acte d’adultère. Arrivée effectivement au lieu indiqué, ils nous ont encore rossés avant de nous jeter dans une fosse commune.. Un de ses éléments a refusé de passer à cet acte insensé. Découragés, ils nous ont dépouillés de tous nos biens et ont ramené avec eux mon cadet présumé coupable. Ils m’ont donc abandonné seul dans le cimetière vers 22 heures du soir. Je m’étais débrouillé pour renter à la maison. Nous comptons pour l’instant saisir la Justice de notre pays pour un procès équitable ».


De son côté, Ali Mamadou, cadet de Justin Dédé Sombo, a démenti toutes ces accusations portées contre lui. « Il m’a accusé de sortir sa femme ce qui n’est pas vrai. Tout ce que je sais, j’étais avec sa fiancée en question dans le même avion pour Bangui. C’était un choc, ils nous ont torturé, et m’ont mis dans le coffre de leur véhicule ».


Teddy Bozizé qui a lui-même fait le déplacement à Radio Ndeke Luka, dit regretter les faits, car « c’est eux même qui ont cherché », dit-il. « Ça ne sert à rien d’extrapoler les choses », a dit Teddy Bozizé.

« Ils ont couché avec ma femme, la mère de mes enfants, et comme tout autre citoyen, aimerait qu’on respecte son foyer, donc il a cherché et il a trouvé ! », a ajouté Teddy.


Le fils du président centrafricain tente aussi de se dédouaner « je l’ai juste corrigé un peu, car c’est une histoire de cœur, et on ne peut vraiment pas s’en passer, car c’est une insulte à ma famille ».

 

B comme Baba Ladé


C’est depuis 2008 qu’Abdel Kader Baba Ladé s’est installé avec plus de 1000 hommes au centre-nord du pays, principalement dans la région de Kaga Bandoro. Depuis plus de 6 mois, ses hommes (plus de 1000 dit-on) se sont éparpillés dans toutes les régions allant du centre, au nord et à l’est de la RCA. C’est la préfecture de la Ouaka (Bambari, Grimari…) qui souffre le plus des exactions du Général et chef rebelle tchadien du FPR (Forces populaires républicaines) : braquages, attaques de villages, de voyageurs, vol de bétail…


Le 15 septembre 2011, Le Médiateur de la République, Mgr Pomodimo annonçait un retour imminent de Baba Ladé et ses hommes au Tchad, suite à des négociations tenues à Kaba Bandoro. Que nenni ! Baba Ladé continue de défier la République et dit oeuvrer pour la défense des peulhs (son ethnie). Le ministre délégué à la Défense, Francis Bozizé interpelé par les députés, avait promis de sévir. On attend encore de voir.


C comme Corruption


Selon l’hebdomadaire Jeune Afrique, la République centrafricaine est classée 3e dans la région de l’Afrique centrale en matière de la corruption, derrière le Burundi et le Cameroun. Le mal est tellement profond que le Premier Ministre a annoncé  le 9 décembre, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption que le gouvernement entend tenir des Assises Nationales pour valider le document de politique nationale de lutte contre la Corruption.


S’il y a dans ce domaine, une affaire qui a défrayé la chronique, c’est bien celle dite TELSOFT GATEWAY. Elle porte sur un mic-mac ayant fait perdre au Trésor Public la somme de 50 millions de francs CFA (environ 76000 euros). L’enquête a abouti dans un premier temps à la confiscation des passeports de certaines personnalités et leur placement sous surveillance judiciaire, à savoir le Ministre de l’Agriculture, Fidèle Ngouandjika, Thierry Savonarole Maléyombo, ministre sortant des Télécommunications et Abdallah Kadr, ministre délégué sortant des Finances impliqués. Très peu d’informations pour le moment depuis lors. On sait seulement que Fidèle Ngouandjika s’est vu remettre son passeport.


Sur ce même registre de la corruption, il faut rappeler, que le 7 juillet, en inaugurant le bâtiment de confection des passeports biométriques à Bangui le président François BOZIZE, a indexé les policiers, les présentant comme « des éléments essentiels pour la fraude et la corruption. Ils ne jouent pas leur rôle malgré toutes les conditions de travail réunies : statuts, département ministériel, équipements de travail, rajeunissement de la police, construction de nouveaux commissariats».

 

D comme DDR


Le président Bozizé a révélé le 1er décembre au cours d’une conférence donnée en marge des festivités commémorant la proclamation de la république que les caisses du processus DDR sont vides. "Cette situation nécessite des nouvelles négociations avec les partenaires financiers du pays".


C’est son Premier Ministre qui s’est présenté devant le Conseil de Sécurité de l’Onu le 15 décembre pour réitéré la nécessité « du passage à la seconde phase du programme de DDR et lancé un appel à la générosité de la communauté internationale ».


Plus de 2 millions de dollars sont requis pour le désarmement des ex combattants et 19 millions pour la réinsertion et la réintégration. Le démarrage effectif des opérations du DDR était pourtant considéré comme une avancée dans le domaine de la sécurité. La première phase a concerné plus de 4000 ex-combattants. Le Comité de Pilotage du Programme envisageait même une phase d’accélération et avait entamé en novembre une tournée dans plusieurs localités affectées par les conflits armées en Centrafrique. Bozoum, Bossangoa, Betoko, Beboura, Bocaranga, Paoua, Markounda, Ngaoundaye, et Kowone, avaient été visitées.


E comme Elections

 

La Cour Constitutionnelle centrafricaine a rendu public le 26 octobre son arrêt sur les résultats des élections législatives partielles du 4 septembre dernier. Sur les 14 sièges à pourvoir au législatif, le parti travailliste KNK a sans grande surprise, raflé 8 sièges. Ainsi, on disposait de la configuration définitive de la nouvelle assemblée. Le parti au pouvoir du Président François Bozizé a réussi désormais à avoir la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Sur les 105 sièges, le KNK en occupe 76. Les 29 autres sièges sont occupés, soit par d’autre partis de la majorité présidentielle, soit par des indépendants.


L’opposition, après le boycott des élections, avait mis en place à cet effet, le Collectif des Forces du Changement(CFC). Le Candidat indépendant à l’élection présidentielle, le défunt Ange-Félix Patassé avait créé de son côté une plate-forme politique postélectorale dénommée « Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011). L’objectif visé par le front « est de lutter pour défendre la Constitution de la République, obtenir l’annulation et la reprise des élections groupées du 23 janvier 2011 dans le respect du code électoral et, obtenir la dissolution de la CEI et sa recomposition », selon les documents de base du FARE-2011. Toutefois, samedi 27 août, le FARE sera réduit au silence après les ratés du meeting dit de « vérité », à la place Marabéna à Bangui. Les forces de l’ordre avaient investi les lieux et avaient empêché le mouvement de tenir sa rencontre.


F comme Fini Kodé


C’est deux mots en sango, la langue nationale de la RCA : FINI KODE. Ce qui veut dire « la nouvelle manière de faire ou la nouvelle manière de pratiquer ». Fini Kode est un nouveau mouvement de la société civile centrafricaine. Il a publié au mois de Mai, un manifeste demandant l’adhésion de tous les centrafricains à ses idées. L’objectif est bien souligné. C’est la renaissance d’une République Centrafricaine animée de l’esprit Fini Kode.


Le manifeste dresse un sévère état des lieux. On y lit que plus de 50 ans après l’accession de la RCA à l’indépendance, le peuple n’a connu que déception et désillusion ; que le bilan dans tous les domaines est catastrophique ; que les promesses répétées d’une société juste, moderne, prospère et harmonieuse ne se sont pas réalisées.


Le manifeste souligne que la République Centrafricaine, malgré ses nombreuses potentialités en ressources naturelles nettement supérieures à beaucoup d’autres pays africains, demeure en queue de peloton au niveau de l’indice de développement humain du PNUD. Autrement dit, ni la souveraineté politique encore moins l’indépendance économique et sociale de notre pays ne sont assurées.

Aucun des régimes n’a pu prendre un véritable tournant décisif pour impulser le pays sur la voie du développement social durable. La corruption, le détournement des fonds et des biens publics, les abus de confiance, en sont les désastreuses conséquences.


Le Manifeste propose des solutions qui se veulent innovantes et pragmatiques. Fini Kode invite à une rupture avec la mentalité de soumission. Le Centrafricain, explique le manifeste, a intégré dans son comportement le réflexe de la soumission au point de ne pas revendiquer son propre droit.


Le mouvement Fini Kode proclame son refus du clanisme, de la pauvreté, de la misère sous toutes ses formes et érige le pragmatisme, la citoyenneté, l’équité en méthode de fonctionnement. Elle veut promouvoir les valeurs morales, le mérite, la compétence, l’équité, la laïcité et le droit.


Bref, Fini Kode invite à un nouveau départ : gérer mieux et autrement la Centrafrique.


G comme garde présidentielle

On en aura beaucoup entendu parler au cours de cette année. Les incidents auxquels les éléments de la garde présidentielle ont été mêlé » sont légion en effet. Le plus récent et sans doute le plus spectaculaire demeure celui qui a opposé le 29 novembre, les populations de Ouango dans le sixième arrondissement de Bangui, à la garde. Ce jour-là, un élément de la garde présidentielle avait tué un « pousseur » en le touchant mortellement à la tête alors qu’il voulait mettre fin à une banale bagarre de rue. Les témoins de la scène s’étaient fait justice en lapidant à mort le militaire.


Il s’en était suivi des échauffourées. Les baraquements de la garde avaient été incendiés. Depuis lors, les éléments de la sécurité présidentielle et les groupes de porteurs, pousseurs et pêcheurs de Sao s’observent en chien de faïence.


Presque un mois auparavant, les chauffeurs de taxi de la capitale centrafricaine avaient déclenché une grève pour protester contre les exactions dont ils sont victimes de la part de la garde présidentielle. Un énième incident, l’attaque d’un chauffeur, mort des suites de ses blessures par arme à feu, avait provoqué cette exaspération.


H comme Human Right Watch ou Hold-up électoral


« Depuis septembre 2008, la LRA a tué près de 2 400 civils et en a enlevé quelque 3 400 autres, dont beaucoup d’enfants, et a été à l’origine du déplacement de plus de 400 000 personnes de leur domicile », estime Human Rights Watch.


« Il y aurait à nouveau eu une grande série de meurtres et d'enlèvements dans les derniers mois, et plus de cent attaques rapportées depuis le début de 2011 », déclare Pascal Turlan, conseiller en coopération internationale au bureau du procureur de la CPI. Cette situation n’est pas due selon lui à un manque de volonté des Etats d’arrêter les membres de la LRA, mais à «un problème de capacité » face à une guérilla « organisée et dangereuse ».


En Centrafrique, la LRA a jusqu’ici surtout été inquiétée par l’armée ougandaise, qui y exerce un « droit de poursuite » depuis la fin de l’année 2008. Une force à laquelle pourrait se joindre prochainement des « brigades conjointes » coordonnées par l’Union africaine, dont la création a été entérinée lors d’une réunion organisée à Bangui en octobre dernier, indique Pascal Turlan.


Selon lui, il y a actuellement de la part de la communauté internationale « une reconnaissance tangible que l'arrestation des trois personnes poursuivies par la CPI est la clé pour la fin de la LRA et la fin des souffrances des populations dans cette région. La réunion de Bangui d'octobre dernier, celles de l'Union africaine qui vont avoir lieu prochainement sont des signes encourageants. Mais il faudra voir ensuite si les actes suivent ces démarches politiques.»


I comme indices de développement


Encore beaucoup d’efforts à faire. La République centrafricaine classée avant-dernier pays, selon l’édition 2012 du rapport Doing Business de la banque mondiale intitulée. La RCA est classée 182ième sur 183. Ce dernier rang est occupé par son voisin le Tchad.


Le rapport de cette étude de la Banque Mondiale a été rendu public jeudi 20 octobre 2011. Il évalue les réglementations affectant les entreprises locales dans 183 pays et classe les pays selon 10 domaines de la réglementation des affaires telles que la création d’entreprise, la protection des investisseurs, le solutionnement de l’insolvabilité, le commerce transfrontalier.

Cette année le classement de la facilité de faire des affaires s’est étendu. Il inclut désormais des indications sur le raccordement à l’électricité. Le rythme d’amélioration des réglementations s’est accéléré en Afrique Subsaharienne. Il y a 6 ans un tiers des économies Subsahariennes avait amélioré leur environnement réglementaire pour les entreprises locales. Entre juin 2010 et mai 2011, 36 des 46 gouvernements de la région ont mené à bien des réformes dans au moins un des 10 domaines étudiés par le rapport.


J comme jeunesse


« Le Dialogue, la Paix, la Compréhension mutuelle et le Développement durable », tels sont les slogans qui font l’objet en novembre, d’une réflexion approfondie du forum organisé par le Conseil National de la Médiation, à l’hémicycle de l’Assemblée nationale à Bangui.


Cinq jours durant, les membres du CNJ, les centrafricains de la diaspora, les pygmées Aka et certains compatriotes venus des seize préfectures de la République Centrafricaine, vont mettre en place des mécanismes, en vue d’inciter les autorités politiques, à améliorer les conditions d’existence des populations centrafricaines.

Les travaux de ces assises regroupent aussi les jeunes Goula et Rounga, deux ethnies en conflits armés depuis plusieurs années dans le nord du pays et, qui viennent de se réconcilier, à la faveur de la caravane de la Paix.

K comme KM5

Cette crise a éclaté au matin du 31 mai avec la découverte des corps assassinés de 2 garçons âgés de 4 et 5 ans. 3 arrondissements de Bangui s’embrasent aussitôt. Le quartier du KM 5 où vit la communauté tchadienne est le plus secoué. D’après le bilan officiel, on a dénombré 11 morts. Un couvre-feu sera même instauré pour ramener le calme.


Lors d’une visite éclair de François Bozizé le 18 juillet  à Ndjamena, 2 points ont été à l’ordre du jour de ses discussions avec son homologue Idriss Déby Itno. Il s’agit notamment de « l’évaluation de la mise en œuvre des mesures prises lors des premières rencontres de Bangui du 2 au 3 juin 2011, d’autre part les mesures à prendre en vue d’assurer la concorde entre les deux pays et les peuples », a mentionné le communiqué final de la rencontre.


Six points ont été relevés par les deux parties entre autres la poursuite de « l’enquête judicaire en vue d’identifier le ou les auteurs de l’odieux assassinat des deux enfants » ; l’indemnisation des victimes ; la mise en place d’un comité de concertation intercommunautaire ; la question de libre circulation des personnes et des biens dans les deux pays.


L comme LRA

 

C’est dans une liesse populaire que la population de la ville de Obo (extrême sud-est de la Centrafrique) a accueilli, le 15 octobre, la nouvelle du déploiement prochain d’un commando américain, antiguérilla en vue d’intensifier la lutte contre la rébellion de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony. La population de Obo est la principale victime des exactions de la LRA en Centrafrique, depuis son arrivée en 2008.

Malgré la ferme conviction des autorités militaire centrafricaine et ougandaise d’éradiquer cette rébellion considérée de mouvement terroriste par Washington, celle-ci continue toujours d’être active. La population voit avec l’arrivée de ces militaires américains, une lueur d’espoir malgré que ceux-ci ne vont pas intervenir directement sur le terrain.


Une zone « verte », et de « sécurité », créée dans un rayon de 5 kilomètres carrés autour de la ville, par les forces ougandaises et centrafricaines, permet à population de vaquer à ses occupations. L’activité économique est devenu presqu’inexistante dans cette partie de la Centrafrique.


La LRA, réputée l'une des guérillas les plus brutales du monde, a sévi à partir de 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais ses combattants se sont installés depuis dans les pays voisins. Elle est accusée de massacres de civils, de mutilations et d'enrôlements forcés d'enfants. En vingt ans, les combats entre la guérilla et les forces ougandaises ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et 1,8 million de déplacés.

 

M comme Media +


C’est finalement un verdict d’apaisement qui a été rendu : une amende de 300 000 francs CFA (environ 461 euros) chacun à titre de dommages et intérêts. C’est le verdict du procès Ministère Public contre Faustin Bambou et Emmanuel Cyrus Sandy, respectivement Directeur de publication des journaux « Les collines de Bas-Oubangui » et « Médias + » poursuivis pour « incitation à la haine et atteinte à la sureté de l’Etat ». Dans son verdict le président du tribunal de grande instance de Bangui, Juge Jules GAVO, reconnait que « l’affaire relève d’une diffamation plutôt que d’une incitation à la révolte, thèse avancée et soutenue par le procureur de la République ».


Faustin Bambou et Emmanuel Sandy étaient poursuivis pour « incitation à la haine et à la violence » suite à des articles publiés et accusant le Ministre délégué à la défense de détournement des pensions des retraités militaires et gendarmes. Les fonds en question ont été alloués par l’Union Européenne.


Il faut dire que le procès de ces journalistes a mobilisé une solidarité sans relâche du monde médiatique national et international ainsi que celui des défenseurs des Droits de l’Homme. A titre de d’exemple, 4 quotidiens de la place avaient initié une journée sans journaux. Reporters Sans Frontières est aussi monté au créneau pour dénoncer « l'arrestation arbitraire et la manière dont le procès s'est déroulé entachant sérieusement la crédibilité de la justice centrafricaine ». Pas moins d’une dizaine d’avocats s’étaient portés volontaires pour défendre Bambou et Sandy.

…à suivre

 


NDLR : A ces événements marquant de 2011 en RCA admirablement résumés par Ndéké Luka CAP se permet de réparer quelques  omissions :


D comme Détournement de deniers publics


Véritable sport national, l’exemple du détournement de deniers publics est donné par les dirigeants au plus haut sommet de l’Etat par  Bozizé en personne. Il a nommé son ami et complice le général Guillaume Lapo comme DG du Trésor pour piller systématique et méthodiquement l’argent du trésor national avec l’entremise de son chef de cabinet particulier Joël Sinfei Moidamsé d’après les tableaux et les preuves apportés plusieurs semaines durant par Centrafrique-Presse. Deux jours avant que 2011 n’expire, on apprend qu’un  galonné de l’Intendance des Faca est mis aux arrêts pour détournement d’une somme momentanément estimée à 100 millions de F CFA. Comme par hasard, avant d’être nommé DG du Trésor, Guillaume Lapo était aussi DG de l’Intendance des Faca.


F comme fraude électorale.

 

Les fraudes massives auxquelles les élections du 23 janvier 2011 ont donné lieu dans le camp de Bozizé et son parti KNK ont été d’un ampleur sans précédent en République centrafricaine. Tout a été fait pour que Bozizé et sa clique non seulement puisse conserver coûte que coûte le pouvoir mais aussi que l’opposition soit humiliée et ne puisse entrer à l’assemblée nationale. La conséquence de ce hold-up est le blocage et l’impasse politique dans laquelle se trouve le pays depuis lors. Tous les bailleurs de fonds et autres partenaires au développement sans lesquels le pays n’a point de salut ont tourné le dos au régime de Bangui et Bozizé ne sait plus où donner la tête.


I comme Impunité :

 

C’est la caractéristique essentielle du régime de Bozizé.  Il avait pourtant osé déclarer au moment de son investiture le 15 mars 2011 que la récréation était terminée mais on se rend compte dans les faits que la récréation continue toujours. Tous les auteurs d’importants détournements de deniers publics dont certains ont été ou sont des ministres de son gouvernement ou des dignitaires de son régime ne sont nullement inquiétés. Sa propre progéniture qui vit au crochet de l’Etat se rend régulièrement coupable de graves actes de délinquance mais continue tranquillement de narguer ses victimes et la justice. Le dernier exemple de Teddy est très éloquent. Il n’est nullement inquiété.

 

M comme Médecins Sans Frontières :

 

(MSF) dont le tout récent et explosif rapport sur la République centrafricaine a dressé le véritable et terrible bilan catastrophique de la gouvernance Bozizé depuis bientôt dix ans de pouvoir. C’est dix ans de souffrance, de mortalité record, de maladies de toutes sortes, de mal et sous-nutrition chronique, d’insécurité endémique, de misère, de déplacement à vaste échelle des populations, bref de tous les tristes et mauvais records pour le pays et ses habitants….


M comme mensonge et maladie :

 

Bozizé rattrapé par ses mensonges. Les centrafricains attendent toujours les centaines de milliards annoncés par Fidèle Gouandjika depuis Bruxelles en juin dernier à l’issue de la table-ronde qu’ils ont absolument tenu à réunir. En dépit de ses dénégations et mensonges, Bozizé est donc réellement malade. Selon nos informations d’une source crédible et digne de foi de Cotonou, récemment à Cotonou où il s’est rendu comme chaque année à cette période dans le cadre des activités de sa secte du Christianisme céleste, il a demandé à toute sa secte de beaucoup prier pour lui car il a de sérieux problèmes de santé. C'est la preuve que pour lui, sa secte passe avant ses concitoyens centrafricains à qui il n'ose pas avouer et annoncer sa maladie. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 01:25

 

 

 

RCA carte-2

 

 DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES


Bangui, 30 Décembre 2011


Bangui : La RCA en 2011, « un pays plus que la jungle », selon la presse


La République Centrafricaine est devenue « un pays où on se trouve plus que dans la jungle », a déclaré Ambroise Yalima, directeur de publication du journal Le Patriote.


Pour lui, à ce jour, « les citoyens n’ont plus de droits parce que n’importe qui peut les menacer, porter atteinte à leur vie ; des hommes en uniforme comme des hautes autorités portent des abus sur la vie des citoyens en toute impunité », a relevé Ambroise Yalima.


Selon le directeur de publication du journal Le Patriote, les dialogues organisés dans le pays n’ont rien changé. Or ces assises étaient censées « exorciser le mal », pour faire observer les règles de droit où chaque citoyen doit se sentir à l’aise, en sécurité et avoir la sureté de sa vie et de ses activités.


« La presse relève constamment ces questions, mais elle est constamment remise en cause », a-t-il relevé citant l’arrestation des deux journalistes en 2011 (Faustin Bambou du Journal Les collines de l’Oubangui et Emmanuel Sirius Sandy du Journal Médias+), pour avoir dénoncé le mystère de la gestion des dus des retraités militaires.

 

« Vous parlez de quelque chose que tout le monde vit et on vous arrête on vous dit des ne pas en parler c’est bizarre. Sandy venait encore d’être menacé pour avoir fait une caricature sur le cas Baba-Laddé », a relevé Yalima.

 

Pour Mathurin Momet, directeur de publication du quotidien Le Confident, il existe un semblant de liberté de la presse, « mais cette liberté est contrôlée ». Pour lui les plus hautes autorités du pays et tous ceux qui sont proches pouvoir ne respectent pas les textes qui régissent la communication en Centrafrique.

« Quand un journaliste est poursuivi, c’est un délit de presse bien-sûr, donc il y a des démarches. Mais je constate avec regret que le plus souvent les professionnels des médias qui se trouvent dans cette situation sont traités comme des criminelles, des bandits de grand chemin, on n’a pas de considération pour eux et on accélère la procédure », a-t-il déploré.


En dehors de ses pressions politiques, il a évoqué le dysfonctionnement des associations professionnelles : le Groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (GEPPIC), l’Union des journalistes de Centrafrique (UJCA) et l’Observatoire des médias centrafricains (OMCA).

 

« Si on ne peut pas renouveler les structures telles que l’OMCA, l’UJCA et le GEPPIC, notre mal va toujours s’empirer », a-t-il souligné. Par ailleurs, le gouvernement n’a pas décaissé à la presse privée, comme promis, la subvention des 30 millions alors que nous sommes au mois de décembre.

 

Pour Mathurin Momet, les organes de régulation, le Conseil de la communication en particulier, ne fait pas le travail de conseil ou d’accompagnement des structures des médias, mais se contente la plupart du temps de sanctionner au lieu de protéger les journalistes.

 

Il par ailleurs indiqué que l’une des solutions pour permettre aux journalistes de reconquérir leur dignité est la relance effective des activités de la commission de délivrance de la carte de presse.

 

 

Mbaïki : Justice populaire sur une présumée sorcière

 

Une femme accusée de sorcellerie a été battue à mort le 28 décembre dernier par les jeunes du village Ndolobo (axe Mbaïki-Boda), a rapporté radio Songo.

 

Cette femme est accusée d’être à l’origine de la mort de son propre fils. Selon les informations, les habitants du village pensent que la présumée sorcière aurait livré son garçon au club des sorciers du village à travers les pratiques mystiques.

 

Cette vieille femme est accusée de provoquer la mort de plusieurs personnes, surtout les jeunes du village.

Elle a été sauvée grâce à l’intervention des éléments de la gendarmerie de Ndolobo. Depuis ce jour, la victime est maintenue à la gendarmerie pour nécessité d’enquête.

 

 

Berberati : Bavure des forces de défense et de sécurité

 

Deux jeunes qui rentraient du chantier diamantifère de Bamba à moto pour Berberati, ont été agressés par les gendarmes et les éléments des Eaux et forêts en poste dans la localité, le 28 décembre dernier, selon un reportage de radio Zoukpana.

 

Un des deux passants, Sébastien Kora, 16 ans, a reçu une balle tirés par les gendarmes au bas-ventre et à la clavicule et a été transféré par son ami de voyage à l’hôpital de Berberati pour des soins.

 

« Nous de retour de Bamba, les éléments de la gendarmerie et ceux des Eaux et forêts en service dans la localité situé à 18 km nous ont interpellés aux environs de 20 heures nous demandant de verser la somme de 5000 FCFA avant de continuer. Nous leur avons dit que nous n’avions pas d’argent, ils ont commencé à nous brutaliser et nous ont finalement tiré dessus », a expliqué Sébastien Kora interrogé à l’hôpital par radio Zoukpana.

 

Les informations qui nous parviennent de l’intérieur du pays évoquent souvent les cas de tracasserie routière dans presque toutes les régions de la République Centrafricaine, malgré le récent démantèlement des barrières illégales par les autorités militaires.

 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 23:59

 

 

 

bandits2

Radio Ndéké Luka Vendredi, 30 Décembre 2011 14:28

 

Les Centrafricains de l’étranger adoptent de plus en plus un comportement violent. Le cas de ceux qui se vivent sur le sol congolais en est une illustration. Ils se livrent à des actes négatifs dont le vol et la criminalité particulièrement dans la capitale Brazzaville. La police congolaise a arrêté mardi 27 novembre 2011, quatre bandits qui ayant assassiné à Brazzaville une ressortissante chinoise dont des centrafricains.


Parmi les quatre bandits, trois sont de nationalité centrafricaine, tous âgés d’une vingtaine d’années et un Congolais.

 

Selon un ressortissant centrafricain, joint par Radio Ndeke Luka depuis Brazzaville et qui a requis l’anonymat, « ces compatriotes bandits ont violé et tué une Chinoise, après le cambriolage de sa maison au quartier Talangaï dans le 6e arrondissement de Brazzaville ».

 

« Il lui ont administré un coup à la nuque avec une barre de fer », a-t-il ajouté.

 

Selon les informations vérifiées auprès de la police congolaise, les malfrats ont été arrêtés au moment où « ils s'apprêtaient à quitter la capitale congolaise, munis de leur butin, la somme de 800.000 F CFA (environ 1240 euros, volée au domicile de la victime ».

 

Ils seront présentés prochainement au procureur de la République pour leur traduction devant le tribunal.

 

 

 

NDLR : Quand le régime bozizéen n’offre aux jeunes centrafricains aucune perspective ni quelque espoir que ce soit, quoi d’étonnant que la délinquance qui peut en résulter puisse déborder dans les pays voisins.

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 23:19

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 30 Décembre 2011 13:50

 

2e journée ce 30 décembre 2011, des 3 jours de jeûne et de prière arrêtés par le ministère de l’administration du territoire centrafricain. Cette période doit être observée par tous les centrafricains, sur l’ensemble du territoire, selon l’arrêté du ministère de l’intérieur. Mais la majorité des centrafricains interrogés à Bangui par Radio Ndeke Luka, sont contre cette mesure, prise par le pouvoir en place.

 

Cet arrêté N°038/MATD/DIRCAB qui autorise la fermeture des « gargotes, bars-dancing et les débits de boisson », court du mercredi 28 décembre à minuit au samedi 31 décembre 2011 à 18 heures.


Le document spécifie dans son article 3 que « l’inobservation de ses dispositions entrainera des sanctions prévues par les textes en vigueur ». La gendarmerie et la police sont chargées pour l’application du texte.

 

Depuis la publication de cet Arrêté, les deux forces de l’ordre que sont la gendarmerie et la police, multiplient les patrouilles devant les bars-dancing et autres lieux de vente des boissons alcoolisées, pour traquer les contrevenants à cette mesure.

 

Une situation qui a engendré la colère de certains centrafricains. Vendeurs grossistes de boissons, détaillants et consommateurs dénoncent sans exception cette mesure qu’ils qualifient d’une « imposition des pouvoirs publics ».


« Nous sommes dans un pays laïc et le gouvernement ne peut pas quand nous priver de nos droits ! », s’est exclamé un fonctionnaire centrafricain, visiblement monté contre cette mesure.

 

Dans les quartiers, les bureaux et même dans les rues, le sujet fais La Une des discussions. « Nous nous interrogeons si nos dirigeants observent aussi ce jeûne. Le constat que nous faisons est que le peuple centrafricain a de la peine à trouver de quoi à manger tous jours. Est-ce que ce jeûne  ne constituerait-il pas une souffrance supplémentaire ? », ont réagi les Banguissois dans l’émission centrafricain, dans l’émission « A vous la Parole de Radio Ndeke Luka, consacrée au sujet.

 

La désolation est aussi grande du coté des opérateurs économiques. « Nous payons des taxes à l’Etat et ces 3 jours vont empiéter sur nos revenus et ça, l’Etat ne va pas nous comprendre au prochain payement de taxe », a dit un vendeur grossiste de boisson à Radio Ndeke Luka.

 

Effectivement les bars-dancing et beaucoup d’autres lieux de vente de boisson fréquentés fréquemment par le grand public ont été fermés. Seulement dans des quartiers, certains débits de boisson continuent de fonctionner.

 

Certaines propriétaires de débits de boisson sont obligés de transformer leur maison en gargote. « Je vends de la boisson de tout genre, car ce n’est pas tout le monde qui va observer cette mesure. Seulement, je ne joue pas de la musique pour ne pas attirer l’attention des autorités », a affirmé Adeline Benga, vendeuse de Boisson au quartier Benz-vi à Bangui.

 

Il faut cependant rappeler qu’il y a de cela quelques années, l’opposant politique centrafricain Joseph Bendounga avait bisé de telles mesures. Il avait ouvert la porte d’une cave au niveau du quartier Kéténguéré et invité la population de la localité à venir boire.

 

Quelques heures plus-tard il s’était devant le palais de la Renaissance pour déguster un morceau de pain accompagné d’une bouteille d’eau, en guise de protestation à cette mesure.

 


 

NDLR : Bozizé avait prétexté être venu au pouvoir pour "libérer" les Centrafricains. Force est malheureusement de constater que contrairement à sa promesse démagogique, les conditions de vie des Centrafricains ne font qu'empirer d'année en année. Il a beau décréter à la fin de chaque année des jours de jeûn et de prière, cela ne change rien à la situation, son échec est donc cuisant.  A qoui bon continuer à importuner les citoyens affamés avec ce mauvais film !

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 23:02

 

 

fric en CFA

 

Bangui 30 Décembre 2011 - 11:38(AFP) - Le directeur général de l'intendance des forces armées centrafricaines (FACA) Maurice Goleyen a été mis aux arrêts, accusé de détournement de fonds pour un montant évalué à près de 100 millions FCFA (150.000 euros), a appris l'AFP vendredi de source proche du parquet de Bangui.

 

Selon la source, "Maurice Goleyen sur qui pesaient des soupçons de malversations financières, s'est rendu lui-même au Camp De Roux (camp militaire de Bangui) où il est détenu en attendant la procédure judiciaire. Il lui est reproché le détournement de 100 millions FCFA, un montant qui est encore provisoire".


Le 8 décembre, le procureur du Tribunal de Bangui avait annoncé l'arrestation d'un directeur de société publique accusé de détournement de près de 2 milliards FCFA (3 millions d'euros).

Le président centrafricain François Bozizé a annoncé au mois de septembre vouloir prendre "toutes les mesures" pour mettre "hors d'état de nuire" les auteurs de malversations financières lors de l'ouverture d'états généraux des finances publiques à l'Assemblée nationale.


La Centrafrique est classée 154e -sur 182 pays- dans le dernier indice de perception de la corruption (2011) de l'organisation Transparency international.


© AFP

 

 

NDLR : Le détournement des deniers publics est un véritable sport national dans la bozizie car l’exemple vient des plus hauts dirigeants du pays eux-mêmes qui ont pris l’habitude de se servir allègrement dans les caisses du trésor. A cela il faut ajouter les nombreux cas  manifestes de conflit d’intérêts dont les coupables, ne sont nullement inquiétés mais bénéficient d’une scandaleuse impunité et du parapluie de Bozizé en personne. Le cas du général Guillaume Lapo dont C.A.P a amplement rendu compte dans ses colonnes en est un exemple patent mais qui n'a nullement empêché Bozizé de le promouvoir comme chef d'Etat-major des Faca. 

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 02:58

 

 

 

Ziguélé

 

BONNE ANNEE 2012, MALGRE TOUT !

 

A l’orée de cette année nouvelle 2012, je souhaite à tous mes compatriotes centrafricaines et centrafricains, à tous nos militantes et militants, sympathisants et amis, ainsi qu’à tous ceux et celles qui me lisent, mes vœux les meilleurs pour l’année 2012.

 

A l’heure où dans le monde entier, c’est dans la joie et l’abondance que se passe le flambeau d’une année à l’autre, j’ai une pensée émue pour nos compatriotes du Haut-Mbomou, du Mbomou, de la Vakaga, du Bamingui-Bangoran , de la Haute-Kotto et de la Nana-Gribizi, qui passeront cette nuit de la Saint-Sylvestre la peur au ventre, dans la crainte d’une attaque des Tongo-Tongo et des hommes de BABA LADDE.

 

Je pense aux éleveurs et agriculteurs de la Ouaka, et surtout à ces jeunes gens de la commune de Kpladama-Ouaka à 13 kms seulement de Bambari, qui se battent les mains nues, au prix de leur vie et de leur intégrité physique, contre cette horde de criminels de cet escroc sanguinaire de Baba Laddé. Je pense aussi à ces quatre compatriotes - dont une femme mère de famille - qui allaient acheter des produits alimentaires dans les environs de Sibut, et qui ont été froidement abattus dans leur voiture par les hommes de Baba Ladé, qui s’en sont ensuite pris aux passagers du car de la SONATU, en novembre dernier.

 

Je pense ensuite à nos nombreux compatriotes qui souffrent de la faim, tant à Bangui qu’en province : comment souhaiter un bon réveillon à mes compatriotes qui, au mieux, n’ont qu’un repas quotidien à 16 heures, ce repas étant baptisé avec ce qui nous reste encore de sens de l’humour : « mort subite » ? Comment ne pas penser à ces mamans de la Mambéré-Kadéi, et de la Lobaye avec leurs enfants squelettiques dans les bras, du fait d’une sous-nutrition sévère dans une région pourtant richement dotée par la nature ?

 

Je pense enfin à tous nos frères qui souffrent de maladies aussi bien à Bangui qu’en province. Nous savions tous, avant même le récent rapport de Médecins Sans Frontières (MSF), que nous mourrons désormais dans notre pays comme des mouches, et que l’espérance de vie de chacun de nous a diminué. Nous le savions parce que notre emploi du temps au pays est largement consacré à enterrer des morts, en passant d’une place mortuaire à l’autre….

 

« Quousque tandem abutere, Catilina, patienta nostra ? » c’est en ces termes que le sénateur Cicéron, exaspéré par l’impuissance avérée et l’incompétence notoire de l’Empereur Catilina à répondre concrètement aux problèmes des Romains, l’interpellait il ya deux mille ans devant le Sénat et le Peuple romains.

 

Oui, jusques à quand ?..... J’invite chacun d’entre nous à garder espoir, car comme disait Sylvanius Olympio, le Père de l’indépendance du Togo : « Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour se lève toujours »

 

Bonne fête quand même ! Nzapa a bata é koué, ndjoni fini ngou !

 

Martin ZIGUELE


Bangui 29 décembre 2011

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 02:47

 

 

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RAPPEL DE LHISTOIRE 


le 17 janvier 2011 dans Jeune Afrique

 

Essayant de gagner la province du Kasaï contrôlée par ses partisans fin novembre 1960, Lumumba est capturé. De sa prison, il écrit à sa femme Pauline.


Ma compagne chérie,

 

Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations-Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu.


Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrais- je dire d’autre ? Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.


Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions de congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres. 


Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.


Vive le Congo ! Vive l’Afrique !


Patrice Lumumba

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 02:29

 

 

 

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buste de Justin Dédé Sombo plein d'hématomes et de traces de coups


 

Ci-dessous, Sadate Mohamed Ali Zaoro et ses blessures à la jambe et aussi ses nombreux

hématomes sur le torse

 

 

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Feu Me Goungaye avait coutume de dire que Bozizé et sa clique « considèrent toute la République centrafricaine comme leur butin de guerre ». Chaque jour qui passe lui donne mille fois raison. Depuis leur arrivée au pouvoir par les moyens que l’on sait, Bozizé et sa nombreuse progéniture, tant ceux de la première dame que ceux résultant des aventures çà et là dans la vie du soldat devenu président, certains éléments de sa garde présidentielle qui ne sont que de vrais délinquants,  n’ont d’yeux que pour la prédation de l’argent, des villas, des bagnoles et des femmes.


La mésaventure que viennent de vivre Justin Dédé Sombo et Mohamed Ali Zaoro Sadate  dans la nuit du mardi au mercredi 28 décembre 2011 avec Teddy Gbemengaina de son vrai patronyme, fils d’un ancien domestique de Bozizé déjà décédé qui a abandonné son fils à ce dernier, mais qui aime se faire appeler plutôt Teddy Bozizé et pour cause, en est une preuve supplémentaire si besoin en était.


D’après le récit du déroulement des événements à Bangui recueilli par Centrafrique-Presse de la bouche même de l’une des victimes de Teddy et sa bande, en l’occurrence Mohamed Ali Zaoro Sadate, de nationalité française et qui a réussi à prendre son vol jeudi matin pour regagner la France, lui et son ami Justin Dédé Sombo alias Lerco, ont réellement échappé à la mort.

 

Il a confirmé le déroulement de tous les faits déjà relatés par C.A.P dans sa précédente parution à savoir les passages à tabac et simulacre d’enterrement (ndlr : voir les photos des blessures et nombreux hématomes sur leurs corps ainsi que le certificat médical délivré par le médecin des urgences de l’hôpital d’Angers qui a examiné Sadate) puisque que deux tombes avaient bel et bien été préalablement apprêtées à dessein pour les y enterrer. C’est à la suite de discussions entre Teddy qui tenait à exécuter Sadate et Lerco et deux autres lieutenants et un adjudant dénommé Gboka alias « Citron » qu’ils ont eu la vie sauve.  

 

En prenant l’avion pour de paris le 22 novembre dernier pour aller passer des vacances à Bangui, Sadate Ali Zaoro fait connaissance dans l’avion avec Stéphanie Kuepper, une compatriote qui réside à Agen en France qui a été un moment la petite amie de Teddy Gbemengaina alias Teddy Bozizé qui n’est nullement un enfant de Bozizé en réalité et avec lequel celle-ci, elle l’a confirmé à C.A.P, a eu un enfant qui a actuellement 19 mois. Stéphanie a déclaré à C.A.P qu’il n’y a plus rien entre elle et Teddy et que ce dernier le sait bien pourtant. Elle a ajouté qu’elle a même interdit à Teddy de lui téléphoner et celui-ci ne fait même plus cas de l’enfant qu’ils ont eu.

 

On ne peut donc pas comprendre la subite crise de jalousie qui a poussé Teddy à vouloir la solution finale pour Sadate et Lerco et les enterrer vivant. Teddy a la réputation d’un véritable Don Juan qui aime sortir avec les filles qu’il abandonne ensuite très vite. Certaines lui ont même fait des enfants, telle Carole Yambala qui a eu avec lui un enfant de quatre ou cinq ans dont il ne s’occupe même plus. S’il doit tuer tous les garçons qui s’approchent de ces ex-copines, il ne s’en sortira pas.

 

Il est totalement inadmissible qu’après avoir failli commettre l’irréparable, prémédité deux homicides qui heureusement n’ont pas eu lieu, ce Teddy soit allé tranquillement se justifier de son agissement sur les antennes de radio Ndéké Luka en affirmant que ses deux victimes ont mérité ce qu’elles ont cherché. Les nombreuses exactions et actes de violence gratuite des éléments de la garde présidentielle et de la progéniture de Bozizé sont de plus en plus insupportables et ne doivent pas demeurés impunis. Il faut que les victimes portent systématiquement plainte devant les tribunaux.

 

Comment admettre la présence au sein d’une armée nationale digne de ce nom d’éléments qui sont de vrais délinquants dont la seule possession d’une arme de guerre entre leurs mains constitue un véritable danger pour autrui. Tous les enfants réels et adoptifs de Bozizé tels que Djodjo, Papy, Rodrigue, Kévin et Teddy, ainsi que ses ex-« libérateurs » bien connus  tels que Olivier Koudémon alias Gbangouma et bien d’autres de leurs semblables n’ont rien à faire parmi les effectifs d’une vraie armée or ils sont tous armés jusqu’aux dents. Le scandale est que malgré leurs nombreuses exactions et crimes, ils demeurent toujours impunis.  

 

Rédaction C.A.P

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 02:07

 

 

 

NDLR : Ce délinquant de Teddy n’est pas en réalité une enfant de Bozizé. Il serait selon certaines sources bien informées le fils d’un ami de Bozizé du nom Gbemengaina qui avant de mourir, lui aurait confié son fils. Il est très étrange que Bozizé puisse collectionner autant d’enfants d’adoption et bâtards, les uns aussi délinquants que les autres et sur lesquels il n’a absolument aucun contrôle. C'est un scandale qu'après toutes ses conneries, le micro d'une radio lui soit complaisamment tendu pour qu'il puisse délirer tranquillement à ce point.  

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