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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 00:08

 

 

 


Agoundou La Plume


Centrafric Matin 26 décembre, 2011

 

« Parti en catastrophe pour l’Europe, fuyant le tout-puissant ministre d’Etat aux Finances et au Budget, le président du GEPPIC et directeur de publication du journal «  La Plume » Patrick Agoundou, selon les informations,  se  trouverait certainement à l’heure actuelle en Europe.  Un procès n’est pas la fin du monde, ni la mort. Pourquoi fuir comme si tous les démons de la mort étaient à ses trousses? Ne voyait-il pas autre chose derrière ce procès? En tout cas, l’acte mérite réflexion. »

 

Si en République Centrafricaine, la liberté d’expression qui inclut en même temps la liberté de presse  souffre quelque peu de son exercice par rapport aux pouvoirs politiques et publics, il devient aussi impératif  pour la presse centrafricaine d’un autre côté, de travailler en toute objectivité et sans parti pris. C’est-à-dire : Donner tout simplement des informations sans aucune passion. Convoqué légalement à comparaître devant la justice le 15 décembre dernier pour diffamation à l’endroit du ministre d’Etat aux Finances et au Budget, Patrick Agoundou Directeur de publication du journal «La Plume» et Président du Groupement des Editeurs de la Presse Privée Indépendante en Centrafrique (GEPPIC) dont le sort était apparemment d’ores et déjà scellé, a préféré lever l’ancre. Ce dernier, d’après les informations, se trouverait en France via le Cameroun. On ne sait trop si Patrick Agoundou  bénéficiera du statut de réfugié politique, ou d’un simple touriste. Ce qui plonge toute la famille de la presse centrafricaine dans l’émoi d’une part, et incite de l’autre côté des interrogations sur la qualité des articles que produit la presse centrafricaine et plus particulièrement la presse privée écrite.

 

S’agissant des articles parus qui incriminent le Directeur de publication de «La Plume», il circulerait dans les milieux de la presse que le Directeur de publication de « La Plume » aurait dansé sur une note musicale qu’il n’aurait pas écrite. En d’autres termes, celui-ci aurait été manipulé par un certain nombre de hiérarques qui auraient déclaré une guerre politico-froide au ministre d’Etat aux Finances et au Budget pour ses différentes prises de positions et son intransigeance par rapport aux  différentes décisions politiques prises par le gouvernement.

 

Très écouté par le Président de la République, le super ministre des Finances et du Budget, toujours selon les supputations et d’autres assertions, semble  désormais  faire de la République Centrafricaine et ses institutions républicaines un patrimoine personnel au point où ce dernier  ne serait pas en odeur de sainteté avec le ministre de la Défense Nationale qui n’est autre que le fils du Chef de l’Etat, Francis Bozizé qui supporte mal cette attitude. Ce qui serait à l’origine de la division au sein des membres du gouvernement, selon qu’on est du côté de l’un ou de l’autre. Tel un secret de polichinelle, il est connu de tous que cette situation met à mal le fonctionnement de l’appareil de l’Etat. C’est la substance des clivages au sein du KNK, traversé par plusieurs courants d’influences. Loin de la rédaction de «Centrafric Matin» de jeter de l’anathème sur le ministre d’Etat Sylvain Ndoutingaï en soutenant un confrère, il convient de dire que les articles parus dans les différentes colonnes du journal «La Plume» vilipendant ce membre du gouvernement, ne cadrent pas avec les principes édictés par la déontologie professionnelle et les b.a.-ba qui régissent le métier du journalisme.  Tout porte à croire que le journal « La Plume », aujourd’hui orphelin, a été victime d’une manipulation de tous ordres. Tout comme un flic, un journaliste est appelé à donner tout juste les informations sans passion. Ce qui augure d’un réel respect de la déontologie professionnelle qui est un principe cadre qui régit le fonctionnement d’une profession.

 

Pour votre gouverne, il convient de préciser que d’après les informations recueillies, il est d’une véracité indéniable que toute la famille de la presse se plaint de cet état de fait.  Car, aux dernières nouvelles, le Directeur de publication du journal  «La Plume» Patrick Agoundou  ne pouvant pas prendre l’avion, puisque fiché au niveau de l’aéroport Bangui-Mpoko, a été victime d’un accident de circulation routière au cours de son escapade  dans la sous-préfecture de Boda et aurait subi des dégâts corporels importants. Ce qu’il y a lieu de retenir est qu’en définitive, la liberté de la presse dans sa connotation réelle n’existe pas encore en RCA et que les confrères journalistes de la presse privée indépendante doivent faire attention pour ne pas se retrouver à la croisée des chemins.

 

Une chose est sûre: observer la manière dont notre confrère a pris ses jambes au cou, il y a lieu de s’interroger si, au-delà du procès, sa vie n’était pas réellement menacée? Toutefois, ce n’est pas son premier procès en la matière.

 Qui vivra, verra!


Jean-Max Delouga 

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Centrafrique-Presse.com - dans Médias
28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 00:06

 

 

 

JP Mara

 

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Dans ma dernière réflexion, je m’étonnais du silence du KNK du Centre A Fric concernant les rumeurs selon lesquels » Le Franc CFA serait dévalué le 1er janvier 2012 » et à cela il n’y a pas eu de réactions. D’ailleurs à part les insultes et les dénigrements, on ne peut pas s’attendre à une réaction sur le sujet de la part d’un parti qui n’a pas la culture du débat contradictoire, même en son propre sein. Néanmoins, on peut supposer que dans ce nouveau système de parti unique, il puisse un jour émerger des voix qui acceptent de voir la vérité.

Le collègue Eugène WOPE pose clairement le problème sur son blog publié dans les journaux banguissois ces derniers jours.

 

Oui je reste surpris par le silence du KNK et de ses ténors les « Teka mo Te Gue » et les « Mo Wara mo Te Biani » de 2003 à aujourd’hui. Car malgré tout, on peut les citer dans des déclarations où on nous rabâchait les performances économiques sans égales de la République Centrafricaine depuis le 15 mars 2003.

La République Centre A Fric et ses dirigeants politiques viennent d’instaurer un parti unique en spéculant sur l’aide des pays plus développés qui sont pris à la gorge par la grave crise économique qui menace la stabilité du monde. Cette crise protéiforme comme le dit Mr Wope, a commencé les stratégies de maximisation de gains par la vente de produits qui n’existaient que sur du papier donc virtuel, pour devenir monétaire, financière, bancaire etc..

Quelle que soit la manière dont elle est apparue, et quel que soit le modèle économique, il s’agit d’un modèle financier que l’on croyait au départ très performant pour l’économie.

 

Pendant que le peuple centrafricain misait sur la capacité du KNK et de son Président, lui faisant aveuglement confiance pour ramener la paix et la prospérité, gage de développement économique en RCA, les pays riches eux avaient misé sur la performance de ce système qui les conduit aujourd’hui dans l’impasse.

 

Mais à la différence des pays développés et riches,  la République Centre A  Fric ferme la porte à l’opposition et s’attend à ce que d’autres viennent lui trouver des solutions à ses problèmes économiques. Une chose est certaine, maintenant qu’ils ont eux aussi des problèmes, les dirigeants des pays riches ont reconnu qu’il y a un problème de stratégie et qu’il faut changer le logiciel. En Grèce, en Italie et en Espagne, les gouvernements qui n’ont pas été performants ont cédé la place pour une autre alternative. Bientôt, cette alternance verra jour dans beaucoup d’autre pays. Ces dirigeants des pays concernés ont, avant de frapper à la porte d’autres pays, commencé par reconnaitre qu’il y a un problème.

 

Et pendant ce temps, que font les Africains? Ils attendent, entourés de tous ceux qu’ils s’apprêtaient à installer au pouvoir. Ils attendent que ce même Occident qui est pris à la gorge par ses propres problèmes leur apporte des solutions miracles toutes pensées.

 

C’est ainsi que de janvier 2011 à bientôt janvier 2012, se passera un an que le « Wakodro » ou encore CENTRAFRICAIN attend. Si cette population centrafricaine accordait de l’importance à la mesure du temps, elle se dirait qu’elle vient encore de passer un an soit douze mois, trois cents soixante deux jours  de sa vie sans amélioration, sans modification de ses conditions de vie bien qu’il tienne la bible entre les mains tous jours.

Mesurer le temps est synonyme de quantification de la performance, facteur utilisé par l’être humain pour mesurer sa capacité de production qui sert à noter son degré d’évolution ou encore son niveau de développement.

 

Oui, ce que les Agences de notation utilisent comme performance de production pour donner des points (triple A) aux pays qui donnaient l’argent gratuitement aux dirigeants africains, c’est leur production et ce que cette production rapporte. Alors on se demande quelle note donneront les agences à la République centrafricaine ?

 

Il faut aller chez Forbes pour voir que nous n’avons pas de note puisque nous sommes au 200ème rang mondial parmi tous les pays. Et cela ce n’est probablement pas la faute de l’opposition politique. Le comble oh mon Dieu, c’est quand un acteur éminent du régime centrafricain confirme dans les médias que le pays ne produit rien et n’exporte rien, ce constat amène bien évidement à s’interroger au sens d’être ou ne pas être de ce régime.

 

En effet, contrairement aux idées reçues, on peut œuvrer pour le bonheur de son peuple seulement et si seulement ce dernier est autorisé à se prononcer sur les résultats politiques des dirigeants au pouvoir. Donc un peuple qui ne prend pas son destin est un aveugle. Dès lors que ce peuple n’est pas vigilent sur les actes posés par les ténors du pouvoir, alors il lui arrivera toujours ce qui arrive aux aveugles.

La dévaluation d’une monnaie n’est imposée qu’à des gens qui ne se préoccupent pas du rôle de la monnaie dans le fonctionnement de leur économie.

 

Les acteurs politiques actuels ont, pendant des années, misé sur les groupes électrogènes pour justifier la non nécessité de renouveler les infrastructures de production et de distribution d’électricité. Pire, ils ont misé sur les Chinois pour leur DONNER gracieusement ces équipements.


Ils ont laissé toutes les infrastructures techniques se dégrader : Production et Distribution d’Eau potable (SODECA), Production et Distribution d’Electricité, courant fort (ENERCA), Aménagements des structures de transport de l’Information (SOCATEL, ONI), Routes et Aéroport (Transport) Ecole et Hôpitaux. Or toutes les infrastructures précitées ont été dirigées par des Ministres qui ont des milliards en RCA.

 

Alors, faut-il vraiment être étonné que le pays ne produise rien ? Faut-il être étonné que le CFA soit devenu une monnaie trop forte pour une économie qui ne produit rien ?  Il faudrait peut-être admettre l’évidence que nos dirigeants centrafricains ont vécu dans la logique des sociétés de consommation, ce mode de vie où on ne soucie pas de sa trésorerie.

Ils ne se sont jamais préoccupés de l’économie réelle et de ses structures et se trouvent subitement face au mur.

 

Mais il est encore temps : ceux qui détiennent la clé du problème peuvent s’organiser pour que la RCA soit sauvée car ils sont la solution au problème. Sans leur demander l’impossible et sans considérations qu’eux-mêmes considèrent comme superflues, il faudra qu’ils admettent maintenant que leurs soutiens mafieux vont se désolidariser d’eux et la base populaire centrafricaine sera impitoyable le moment venu. La vision néolibérale du monde est impitoyable si vous ne produisez rien et pour produire, il faut TOUT le monde et non seulement ses Femmes, Enfants, Neveux, tantes, Oncles et je ne sais quoi d’autres.

 

 

Paris le 27 Décembre 2011

Jean-Pierre MARA

Ancien Candidat à la Députation de Janvier 2011 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 23:55

 

 

bouar

 

DEPECHE RJDH RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

Bangui, 26 Décembre 2011


Boganangone : Un taux de scolarisation très faible

 

« 80 personnes sur 100 ne savent ni lire ni écrire au village Boguéré situé à 175 km de la ville de Mbaïki, dans la sous-préfecture de Boganangone », a rapporta ce lundi radio Songo de Mbaïki.

 

Ce chiffre a été communiqué par le sous-préfet de Boganagone, Zaou Okoza Wanaté à l’issue d’une enquête réalisée en collaboration avec le service des affaires sociales de la Lobaye.

 

Selon la source, ce taux est encore plus élevé dans les petits les petits villages environnants, surtout chez les enfants en âge de scolarisation mais qui ne sont pas scolarisés.

 

« Dans un village de 80 habitants où l’enquête a été réalisée, une seule personne, le catéchumène de la chapelle de l’église catholique, sait lire et écrire. Il est sollicité par tous les habitants », a confié le sous-préfet.

 

Les causes de ce taux élevé d’analphabétisme est l’insuffisance d’infrastructures scolaires, le manque d’enseignants de qualité (souvent des maîtres-parents) entre autres.

 

D’après les chiffres de l’enquête, la sous-préfecture de Baganangone compte environ 35 000 habitants, mais avec seulement 5 établissements scolaires primaires et des enseignants en majorité des maitres-parents, d’où l’impossibilité d’une éducation de qualité.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 17:20

 

 

 

urgent

 

Cyrus Sandy et Faustin Bambou

 

Emmanuel Sandy ici à gauche, avec Faustin Bambou

 


Bangui 27 déc (C.A.P) Le directeur de publication du journal MEDIA PLUS qui avait déjà, avec son confrère Faustin Bambou, eu maille à partir avec le pouvoir deBozizé pour délit de presse maquillé en délit d’« incitation à la haine et atteinte à la sureté de l’Etat » , jeté arbitrairement en prison et jugé le 11 juillet dernier par le tribunal de Bangui vient à nouveau d’être arrêté et conduit au parquet du tribunal de grande instance de Bangui.

 

Les deux journalistes étaient poursuivis pour avoir publié des articles accusant le ministre délégué à la défense, Francis Bozizé, le fils du Chef de l’Etat,  de détournement des pensions des retraités militaires et gendarmes. Ces fonds avaient été alloués par l’Union Européenne. Ils avaient bénéficié d’un fort soutien du monde des médias et des défenseurs des droits de l’homme en Centrafrique. Ils ont également été soutenus par la communauté internationale

 

Cette fois-ci, on reprocherait à Emmanuel Sandy, un article publié dans son organe illustré avec une photo de Bozizé à côté de celle du bandit Baba Laddé. Alors que quasiment tous les journaux de Bangui parlent tous les jours du cas Baba Laddé, on ne peut comprendre que seul Sandy puisse seul s’attirer les foudres du pouvoir bozizéen. C’est la preuve que le délit de presse existe bel et bien dans le Centrafrique de Bozizé malgré la loi sur la liberté de communication.   

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 17:14

 

 

Abdoulaye-Miskine-Koumta-Madji.jpg

 

Le FPR attaqué en RCA


source : http://makaila.over-blog.com/article-le-fpr-attaque-en-rca-95112316.html


Communiqué de presse


Attaque du FDPC contre le FPR


Le Front Populaire pour le Redressement (FPR), tient à informer l’opinion nationale et internationale que ses éléments ont subi  ce jour du 26 décembre 2011, une attaque lâche de la part du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) du Général Abdoulaye Miskine, dans la zone de Bambari.

 

Alors que nos forces étaient en patrouille, elles ont été brusquement attaquées par les éléments du FDPC.

Le FPR ignore le mobile qui a motivé le Général Abdoulaye Miskine  à ordonner à ses troupes de s’en prendre à nos éléments.

 

Cette attaque a perpétré la mort de deux personnes dans nos rangs.

 

Le FPR tient à témoin l’opinion nationale et internationale sur les éventuelles détériorations de la situation militaire dans la sous-région si le Général Abdoulaye Miskine  ne prend pas ses gardes.

 

Le FPR condamne ces attaques lâches contre ses forces et avertit qu’il prendra les mesures qui s’imposent pour faire la lumière sur cette affaire.

Fait, le 27 décembre 2011

 

Le Front Populaire pour le Redressement (FPR)


Tel : 00 88 21 699 71 927

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 00:24

 

 

 


Zingas Aurélien


Selon nos informations d’une source proche du dossier, depuis la mi-novembre dernier, le bureau de l’assemblée nationale a été enfin saisi officiellement par une demande de levée de l’immunité parlementaire de l’ancien et sulfureux ministre devenu entre-temps député du 6ème arrondissement de la capitale, Simplice Aurélien Zingas, mis en examen dans l’affaire du détournement de la somme de 20 millions de F CFA sur la centaine de million en tout, destinée à la société REGICA pour la retransmission  par satellite du défilé du cinquantenaire de l’indépendance de la RCA le 1er décembre 2010.


S’agissant particulièrement de Zingas, la population du 6ème arrondissement, indignée et outrée par le déshonneur ainsi crée par leur prétendu député n’a cessé de prendre des initiatives aussi louables que courageuses pour désavouer ouvertement l’auteur du détournement et exiger la levée de son immunité parlementaire pour en faire un exemple. Elle a adressé au président de l’assemblée nationale une lettre ouverte puis mis en place un comité anti-impunité contre le malfrat.


Finalement leur démarche a payé puisque le parquet a saisi la chancellerie qui en a informé Bozizé en personne lequel a informé le gouvernement avant que la demande de levée d’immunité soit adressée au bureau de l’assemblée nationale. On ne sait plus pour quelle raison les choses traînent encore tant au niveau de cette institution.


Zingas, on a fini par le savoir, n’a pas bouffé cet argent tout seul. Il l’a vraisemblablement partagé avec deux autres complices, en l’occurrence ses deux anciens collègues ministres, à savoir, Abdallah Kadre et Désiré Zanga Kolingba. Le premier, en tant que ministre délégué aux finances à l’époque, a permis que le montant de 100 millions de F CFA  qui aurait dû être décaissé du trésor par virement bancaire selon les règles de l’art dans le compte de REGICA, soit décaissé en espèces sonnantes et trébuchantes afin d’en faciliter le partage des 20 millions de F CFA détournés entre les trois comparses.


Désiré Kolingba quant à lui, a pris peur et la poudre d’escampette lorsqu’on l’a convoqué pour l’entendre dans ce dossier. Certains de ses parents lui avaient pourtant offert de lui remettre de quoi rembourser ce qu’il devait mais il aurait décliné ces offres d’arrangement amiable. Selon nos informations et aux dernières nouvelles, il se trouverait actuellement à Orléans en France après un bref passage par Brazzaville.


Pour se venger de REGICA, Abdallah Kadre a cru entre temps devoir procéder à la divulgation du dossier fiscal de cette société, ce qui lui vaudra encore une autre mise en examen outre celle de l’affaire Telsoft dans laquelle il était déjà inculpé. Aussi scandaleux et paradoxal que cela puisse être, Abdallah Kadre vient d’être confirmé ministre conseiller chargé de la bonne gouvernance à la primature. Comme prime à l’impunité, il n’y a pas mieux.


Pour ce qui est du cas de Zingas, il se retrouve actuellement dépossédé de son passeport diplomatique. Il a cru devoir tenter de se faire délivrer le nouveau passeport biométrique mais la demande qu’il a déposée a purement et simplement disparu ainsi que celles de son épouse et ses enfants. Il a aussi essayé de solliciter l’indulgence de Bozizé sur son cas lorsqu’il a appris que celui-ci avait personnellement restitué à Gouandjika son passeport entre temps confisqué lui aussi par la justice. C’est Gouandjika qui se serait attiré les foudres de Bozizé d’après nos informations d’une source proche du dossier. Il faut croire que ce n’est pas tout le monde en bozizie qui peut bénéficier de l’impunité et de la protection personnelle de Bozizé. Abandonné et isolé, Zingas qui ne sait plus à quel saint se vouer, attend résigné la levée de son immunité parlementaire, une première.


Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 00:20

 

 


foret-bassin-du-Congo.jpg


Radio Ndéké Luka Lundi, 26 Décembre 2011 13:46


La grande forêt équatoriale, qui passe par la préfecture de la Lobaye dans le sud de la Centrafrique, est en train de disparaître sous l’effet des feux de brousse. La situation perdure. Elle devient très inquiétante en ce début de saison sèche qui s’annonce très rude. Les populations autochtones et les peuhls s’accusent mutuellement, sur les causes de ces incendies.

 

A l’origine de certains de ces incendies, les peuhls brulent les forêts, pour permettre une germination des herbes fraîches, devant leur permettre de paître leurs troupeaux. Les autochtones quant à eux, mettent ces feux pour dégager le passage pour chasser.

 

Ces feux de brousse ont déjà ravagé plusieurs superficies des forêts dans la Lobaye.

 

Selon Youssoufa Abatare, rapporteur général du comité des minorités peulhs du parti KNK de la sous-préfecture de Boganangone, c’est la méconnaissance des textes juridiques  qui fait que les  peulhs ne peuvent pas  protéger la forêt.  

 

« Nous attendons, avec l’aide des partenaires, former les peuhls sur la protection de l’écosystème. Le gouvernement doit aussi nous aider dans ce sens, car cette forêt est un patrimoine commun », dit-il.

 

Interrogé par Radio Ndeke Luka, Gilbert Bitty, Député de Boganangone confirme le phénomène. Il affirme que cela constitue un danger et qu’il faut prendre des dispositions pour lutter contre la désertification. « Nous allons très bientôt organiser une grande réunion avec la mairie et les représentants des diverses communautés de la région pour y trouver une solution », ajoute-t-il.

 

Les autorités administratives et locales de la Lobaye ont également pris conscience de cette situation. Elles attendent mettre en place une stratégie dans les jours à venir au niveau local, pour interpeller le gouvernement pour une meilleure gestion de cette forêt.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 16:26

 

 

urgent

 

idrissdeby.jpg

 

 

En effet, Mr Deby qui souffre selon les médecins d'une hépatite virale avancée, a été évacué d'urgence dans la nuit du dimanche au lundi à Khartoum où il a été admis dans un établissement hospitalier dans la discrétion la plus totale.


L'hôpital Royal-Care est un centre médical de 5 étoiles appartenant aux enfants du richissime homme d'affaires Albeerar.

 

Situé dans le quartier Alburri, il a été construit par l'Etat depuis une dizaine d'années, mais un différend avec l'architecte a bloqué le fonctionnement pendant très longtemps, ensuite le gouvernement a vendu à la famille Albeerar qui l'a réfectionné et rendu un établissement de haute standing où presque la quasi-totalité des médecins est étrangère.

 

Selon les confidences recueillies auprès des responsables de l'Hôpital, l'état de leur client est considéré comme un cas très sérieux et en conséquence il ne faut exclure aucune situation.

 

Source : Rédaction www.tchadactuel.com 26 décembre 2011

 

 

Lundi 26.12.2011: La visite sanitaire de Deby à Khartoum a été tenu tellement secrète que même le nouveau directeur de l´ans n´était pas informé, celui-ci en effet est arrivé à la présidence vers 23H muni des dossiers sensibles à soumettre à l´approbation de son chef, à sa grande surprise on l´a informé que le patron est à Khartoum. 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 22:09

 

 

Claude-Richard-Gouandja.jpg

 

            Claude Richard Gouandja, ici à gauche, montre au poignet

 

 

Plus rien ne peut étonner actuellement en Centrafrique de François Bozizé où tout est désormais permis faute d’un pilote dans l’avion. La situation qui prévaut au ministère de la sécurité publique en est la scandaleuse illustration. Absent du pays depuis plusieurs semaines pour des raisons qu’on ignore, c’est son fils qui a cru devoir s’installer tranquillement dans le fauteuil de commandement de son père, Claude Richard Gouandja qui se trouverait en Suisse selon nos informations.


En effet, dès que son père a quitté Bangui, le rejeton s’est tout simplement emparé de la voiture ministérielle de son père et imposture suprême, a même pris place dans le bureau de son père où il est allé jusqu’à traiter certains dossiers en donnant même des instructions aux membres du cabinet du ministre.

 

Tant et si bien que le dircab et le DG de la police, très proches collaborateurs du ministre de la sécurité ont fini par en avoir marre de cet intérim du fils du ministre dont ils ne veulent pas. Les collaborateurs de Claude Richard Gouandja se plaignent presque ouvertement de l’omniprésence du fils Gouandja et d’avoir beaucoup de difficultés à joindre leur patron au téléphone.

 

Toujours selon nos informations, informé de cette drôle de situation, Bozizé n’aurait que mollement réagi, se contentant de déplorer que le compatriotes venus de l’extérieur ne puissent vraiment œuvrer efficacement pour relever le pays et s’illustrer plutôt par ce genre de pratique inadmissible.

 

Outre cette affaire d’intérim assuré par son rejeton, depuis son entrée au gouvernement Touadéra 3, Claude Richard Gouandja  n’a jamais apporté la preuve de sa compétence selon le témoignage de plusieurs sources de son cabinet ayant requis l’anonymat. Même certains de ses collègues du gouvernement ne font pas preuve de retenue s’agissant des pratiques du ministre de la sécurité, plutôt réputé dans les délivrances tarifées de laisser-passer ou autres faux documents aux commerçants libanais de la place que dans le traitement des dossiers de son département.


D’après les propos d’une de nos sources, même le fonctionnaire français de l’ambassade de France qui est censé être le conseiller technique du ministre de la sécurité est tellement découragé par les pratiques de celui-ci qu’il fait preuve désormais de beaucoup de dilettantisme.


Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 20:53

 

 

 

 

 

Areva

 

PARIS AFP / 25 décembre 2011 18h38 - Le mari de l'ex-patronne d'Areva, Olivier Fric, a démenti dimanche avoir jamais travaillé pour Areva ni sur l'acquisition controversée par le groupe nucléaire en 2007 de la société d'extraction d'uranium UraMin, dans un communiqué transmis à l'AFP après un article du JDD.

 

Olivier Fric n'a été associé, ni de près ni de loin, à l'acquisition d'UraMin et n'a jamais travaillé pour Areva, selon ce communiqué de l'avocat d'Anne Lauvergeon et son époux, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi.

 

L'ex-patronne d'Areva et son mari ont porté plainte il y a quelques jours, soupçonnant d'avoir été illégalement écoutés par des enquêteurs privés, en arrière-plan d'un rachat en 2007 par le groupe nucléaire d'UraMin.

Dans son édition ce dimanche, le JDD assure que M. Fric proposait d'apporter à Areva des investisseurs dans le secteur des mines et énergies renouvelables et qu'il serait à l'origine du recrutement par Areva en 2006 de Daniel Wouters, directeur du développement d'UraMin.

Daniel Wouters n'est pas à l'origine de l'intérêt d'Areva pour UraMin, société qu'Areva Mines suivait depuis de nombreux mois avant son recrutement et Olivier Fric ne connaissait pas M. Wouters avant son recrutement par Areva, souligne Anne Lauvergeon et Olivier Fric.

 

A partir des liens supposés entre MM. Wouters et Fric, le JDD affirme que des soupçons de conflit d'intérêt planeraient sur M. Wouters.

 

L'acquisition d'UraMin s'est faite alors que le cours de l'uranium était très élevé, sur le marché de Toronto, dans des conditions de gouvernance irréprochables, souligne Mme Lauvergeon dans le communiqué.

 

Suspicion malveillante et calomnie, la source anonyme de l’article du JDD, dans une tentative de contre-feu, est probablement le commanditaire de l’enquête crapuleuse, dirigée contre Anne Lauvergeon et son mari, qui a provoqué le dépôt de leur plainte pénale, répliquent Mme Lauvergeon et son mari.

 

Ils démentent en outre que M. Fric ait jamais travaillé ou vécu au Mexique ou aux Etats-Unis et n'a pas travaillé pour Agave, ayant refusé de devenir partenaire de la société, contrairement à ce qu'affirme le JDD.

 

Selon le JDD, M. Fric s'était associé avec Agave Partners Holdings, une société immatriculée aux îles Caïmans, pour monter en 2009 avec Areva une structure d'acquisition de sociétés dans le secteur des énergies renouvelables.


(©)

 

 

Révélations sur l’affaire UraMin


Bruna Basini - Le Journal du Dimanche dimanche 25 décembre 2011

 

L’acquisition de la société minière d’uranium par Areva devient une affaire personnelle.

 

C’est une patate chaude. Une affaire qui déclenche les rumeurs les plus folles depuis que, le 13 décembre, Luc Oursel, successeur d’Anne Lauvergeon à la tête d’Areva, a inscrit dans ses comptes une provision de 1,46 milliard pour éponger le rachat de la société UraMin. Cette énorme dépréciation d’actifs va coûter à l’État actionnaire (86,5% du capital), et donc au contribuable, la bagatelle de 2 milliards d’euros. Depuis, la chasse aux responsables est ouverte. Chez Areva, une commission spéciale épluche le dossier. L’audit financier du député (PS) Marc Goua sur Areva et EDF, démarré avant l’été, est reparti de plus belle. Et Anne Lauvergeon et son époux, Olivier Fric, ont saisi la justice d’une plainte lundi dernier.


Tout commence en 2006 lorsque Areva jette son dévolu sur UraMin, une jeune société canadienne d’exploration cotée à la Bourse de Toronto et de Londres. Immatriculée dans un paradis fiscal, les îles Vierges britanniques. l’entreprise possède des mines d’uranium en Afrique : à Trekkopje en Namibie, à Bakouma en Centrafrique et à Ryst Kuil en Afrique du Sud. La période est euphorique. Les prix de l’uranium ont grimpé de 40 à 150 dollars la livre et les mines de la société devraient offrir des perspectives de production supérieures à 8.000 tonnes à l’horizon 2012.


En juin 2007, Anne Lauvergeon parvient à convaincre l’Agence des participations de l’État : elle rachète UraMin le 15 juin au prix fort, 1,8 milliard d’euros. Bientôt viendront s’y ajouter des investissements pour 700 millions d’euros (achats de permis, coûts de mise en exploitation, construction d’une usine de dessalement en Namibie pour 250 millions d’euros…).


Les vendeurs, eux, se frottent les mains : le Canadien Stephen Dattels, vieux briscard du monde minier, quelques acolytes et des fleurons de Wall Street, comme Goldman Sachs, Fidelity ou Bear Sterns. Pour eux, c’est le jackpot et le sujet d’un livre – aujourd’hui introuvable – intitulé U308, UraMin, A Team Enriched. "Ils y racontent de A à Z comment ils ont monté l’affaire et mis leur bazar en vente pour décrocher le gros lot", résume un ancien d’Areva qui l’a lu.


Des soupçons de conflit d’intérêts


Trois ans plus tard, à la faveur de deux provisions – 426 millions en 2010 et 1,4 milliard en 2011 –, la valeur comptable de cet actif ne vaut quasiment plus rien. Un rossignol, diront les mauvais esprits. Une opération douteuse, si l’on en croit certains experts qui se sont penchés sur l’opération. "Plus j’enquête et plus je trouve tout cela bizarre", résume Marc Goua.


Le député du Maine-et-Loire n’est pas le seul à avoir tenté de débroussailler l’affaire. Le gendarme de la Bourse canadienne a enquêté sur le cours du titre UraMin, qui a quadruplé pendant les six mois précédant l’acquisition de la société minière par Areva. Du coup, le prix de celle-ci est passé de 300millions un an plus tôt à 1,8 milliard en 2007. Y a-t-il eu délit d’initiés?


Selon nos informations, Areva a, de son côté, commandité deux enquêtes. En mars 2010, une première recherche a été confiée par Gérald Arbola, ancien directeur délégué du groupe, et par la direction de la sécurité, à Apic, une société d’intelligence économique basée à Sciez (Haute-Savoie). Anne Lauvergeon n’en aurait pas été informée. Apic est chargée d’enquêter sur Daniel Wouters, un banquier franco-belge recruté en 2006 par la patronne d’Areva pour trouver une mine d’uranium au moment où le groupe cherchait à sécuriser ses sources d’approvisionnement. Des soupçons de conflit d’intérêts planeraient sur Wouters.


"Areva a été victime d’une escroquerie"


Partie de là, l’enquête aboutit à un supplément d’information sur UraMin consigné dans une note de deux pages en mai 2010. Conclusion? Pour évaluer les réserves des mines convoitées, "Areva n’a utilisé que les documents et données proposés par la société SRK, qui était rémunérée par le vendeur". Autre passage important de la note : "Il y a un faisceau d’indices sérieux et concordants qui démontrent qu’Areva a été victime d’une escroquerie." Anne Lauvergon a-t-elle eu connaissance de ce document? Oui, selon des sources internes à Areva, qui disent avoir essuyé de sa part une fin de non-recevoir.


La seconde enquête mandatée par Areva et révélée mercredi par Le Canard enchaîné ciblait les personnes – dont Olivier Fric – et sociétés actives dans le secteur minier. Elle a abouti à la plainte déposée par Anne Lauvergeon lundi dernier. Contacté par le JDD samedi, Daniel Wouters ne sait pas s’il va porter plainte. "Je n’ai lu que ce qui était dans Le Canard enchaîné." L’avocat d’Anne Lauvergeon et d’Olivier Fric, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, nous indiquait samedi soir n’avoir pu joindre ses clients, en vacances à l’étranger, pour répondre à nos questions. L’affaire ne fait que commencer.


Les interrogations du député Marc Goua

 

Le recommandé est parti vendredi, signé Marc Goua, le député (PS) du Maine-et-Loire qui mène l’enquête sur l’acquisition de la société UraMin par Areva. Il est adressé à l’ancien patron de l’Agence des participations de l’État (APE) Bruno Bézard, en poste lors du rachat en 2007 de cette junior canadienne. "Je lui ai demandé une entrevue et des réponses aux nombreuses questions que soulève cette opération", précise-t-il. L’élu s’interroge aussi sur le décret du 15 décembre qui filialise le pôle mines du géant de l’atome. "Le 12, on provisionne les comptes d’Areva de près de 2 milliards d’euros au titre UraMin. Celle-ci ne vaudra plus que des queues de cerises dans la future filiale mines d’Areva, à laquelle le décret du 15 donne son feu vert sans tambour ni trompette. À qui profite la manoeuvre?" Et de rappeler que l’entrée au capital d’Areva pour avoir accès à ses mines d’uranium avait déjà appâté EDF et le fonds souverain du Qatar en 2010. B.B.

 

 

 

Quand Olivier Fric travaillait avec Areva


Bruna Basini - Le Journal du Dimanche dimanche 25 décembre 2011


Espionné durant plusieurs mois par une officine privée, le mari d’Anne Lauvergeon était en relation avec le groupe nucléaire.


Son nom est au coeur d’un rapport du 26 septembre 2011 commandité par Areva auprès d’Alp Services, une officine basée à Genève. Il révèle qu’Olivier Fric, 53 ans, époux d’Anne Lauvergeon, ex-présidente d’Areva (de 2001 à juin 2011), a été minutieusement pisté de février à juin 2011. Voyages, écoutes téléphoniques, comptes bancaires, casier judiciaire… Un travail de barbouzes. Anne Lauvergeon et Olivier Fric ont déposé plainte le 19 décembre pour "complicité et recel de violation de secret professionnel » et « atteinte à l’intimité de la vie privée".


Jamais jusqu’ici Olivier Fric n’était sorti de l’ombre. Tout juste sait-on, au gré des rares confidences d’Anne Lauvergeon à la presse, qu’il a travaillé pour Elf Aquitaine et "passé sa vie au Mexique et aux États-Unis"*, au moment où l’ancienne sherpa de François Mitterrand entrait à la Banque Lazard, en 1995.


"Il proposait des investisseurs dans le secteur des mines"

 

Diplômé de l’Essec, Olivier Fric a fait du conseil et des montages financiers dans le secteur de l’énergie sa spécialité. En mai dernier, il crée Matric, une société anonyme immatriculée à Lausanne. Comment se retrouve- t-il dans l’affaire UraMin? Il serait à l’origine du recrutement en 2006 par Areva du Franco-Belge Daniel Wouters. Ce dernier est à l’origine du rachat de la junior canadienne UraMin, qui fait aujourd’hui polémique. Et du fait des liens d’amitié supposés entre Fric et Wouters, on s’interroge chez Areva : Olivier Fric a-t-il été associé de près ou de loin à cette acquisition? "C’est quelqu’un que je connais depuis quelques années, déclare Daniel Wouters au JDD. Nous avons regardé plusieurs dossiers, mais rien ne s’est jamais présenté et nous n’avons jamais travaillé ensemble sur UraMin."

 

Seule certitude, le mari d’Anne Lauvergeon n’est pas un inconnu chez Areva. "Il proposait d’apporter au groupe des investisseurs dans le secteur des mines et des énergies renouvelables. Il a notamment agi en consultant auprès de United Africa, le partenaire d’UraMin dans l’usine de dessalement construite en Namibie pour exploiter la mine de Trekkopje", précise-t-on dans le groupe nucléaire.

 

Selon des documents que nous avons pu consulter, en 2009, il était en relation avec Areva pour monter une structure d’acquisition de sociétés dans le secteur des énergies renouvelables. Il s’y présentait en associé d’Agave Partners Holdings, une société immatriculée aux îles Caïman, avec des bureaux à Londres, San Francisco et dans le Golfe. Selon plusieurs sources anonymes, l’implication du mari de la patronne n’était pas du goût de tout le monde. La question du conflit d’intérêts aurait été soulevée à propos d’une opération impliquant un investissement dans le solaire. Sollicitée sur ce point, la direction d’Areva n’a pas donné suite.

 

* Paris Match du 27 avril 1995.

 

La réponse de l'avocat d'Anne Lauvergeon et d'Olivier Fric :

 

l- Acquisition d'Uramin

 

Elle s'est faite alors que le cours de l'uranium était très élevé, sur le marché de Toronto, dans des conditions de gouvernance irréprochables. Le Directoire, unanime a proposé cette opération au Conseil de Surveillance, composé d'une large majorité de représentants de l'Etat, et présidé par Frederic Lemoine, qui a donné son autorisation à l'unanimité. Nul ne pouvait prévoir la crise de 2008, et ses conséquences sur les matières premières, puis l'accident de Fukushima. Les compagnies comparables à Uramin ont perdu 80% à 90% de leur valeur boursière pendant la même période.


II- René Ricol diligenté par le Président de la République à la suite de diverses insinuations propagées sur le sujet a conclu que l'acquisition d'Uramin était nécessaire sur le plan stratégique et a déclaré à l'Assemblée générale des actionnaires du 27 avril 2011 : "j'étais venu pour faire la clarté sur les comptes d'Areva. La clarté existait avant mon arrivée, j'ai perdu mon temps avec bonheur." Volontairement, Anne Lauvergeon n'a participé à aucune des très nombreuses réunions tenues par René Ricol avec les collaborateurs d'Areva.

 

lII- Sur l'article du JDD (page 15) mes clients expriment les démentis suivants :

 

1 Olivier Fric n'a jamais travaillé ou vécu aux Etats Unis ou au Mexique

2 Daniel Wouters n'est pas à l'origine de l'intérêt d'Areva pour Uramin, société qu'Areva Mines suivait depuis de nombreux mois avant son recrutement.

3 Olivier Fric ne connaissait pas M. Wouters avant son recrutement par Areva.

4 Olivier Fric n'a été associé, ni de près ni de loin, à l'acquisition d'Uramin

5 Olivier Fric n'a jamais travaillé pour Areva.

6 Olivier Fric n'a pas été consultant de UAG. Il a rempli une mission auprès d'un des conseils financiers d'UAG.

7 Agave, société américaine de développement de projets dans les renouvelables a proposé à Olivier Fric de devenir partenaire. Celui-ci n'a pas donné suite.

8 Contacté, Gérald Arbola ne connais pas la société Apic ni le rapport dont il aurait selon l'article du JDD, été le commanditaire.

Suspicion malveillante et calomnie, la source anonyme de l’article du JDD, dans une tentative de contre-feu, est probablement le commanditaire de l’enquête crapuleuse, dirigée contre Anne Lauvergeon et son mari, qui a provoqué le dépôt de leur plainte pénale.

 

Paru dans leJDD

Le mari d'Anne Lauvergeon, Olivier Fric, était en relation avec Areva. (Reuters)

 

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