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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 23:42

 

 


Gaou la fumée


Bangui, 21 Nov. (ACAP) - Les députés de la Nation ont été unanimes à condamner l’absence répétée du Ministre de l'Urbanisme et de la Reconstruction des Edifices publics, Pascal Koyaméné suite à son interpellation, vendredi 18 novembre 2011, à Bangui.

 

Pour la première fois, le Ministre de l’Urbanisme et de la Reconstruction des Edifices publics, avait été interpellé au même moment que son collègue de l'Equipement, des Travaux publics et du Désenclavement, Jean-Prosper Wodobodé, vendredi 11 novembre 2011.

 
La première absence du Ministre Pascal Koyaméné était expliquée par la coïncidence entre la date de son interpellation et celle de son retour d’une mission effectuée à l’étranger. Mais pour cette fois, malgré les dispositions prises par le Secrétariat général du gouvernement et des Relations avec les institutions, le ministre Pascal Koyaméné n’a pas justifié son absence quant à son interpellation, que ce soit par écrit ou verbalement.

 

L’absence répétée du Ministre Pascal Koyaméné devant les députés a provoqué le courroux au regard des articles 66 de la Constitution et 77 alinéa 2 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.


Ces deux dispositions insistent sur l’interpellation des membres du gouvernement par l’Assemblée nationale, auquel cas, c’est la responsabilité du gouvernement qui est engagée devant le parlement.

 

Se fondant sur ces dispositions, le Président de l’Assemblée nationale, Célestin Leroy Gaombalet, a promis de saisir le Premier ministre, Faustin Archange Touadéra, pour obtenir d’amples explications sur l’absence répétée du Ministre Pascal Koyaméné.


Rappelons que l’interpellation du Ministre de l’Urbanisme et de la Reconstruction des Edifices publics avait pour but de lui demander des explications par rapport à la politique du gouvernement afin de pallier aux problèmes qui incombent à son département.

 

 

 

NDLR : C'est amuser la galerie. Voilà ce que ça coûte de débaucher des ministres pour qu’ils puissent entrer au gouvernement. Le prétendu courroux de Gaou la fumée prête à sourire car il ne s’explique que parce qu’il s’agit d’un ministre qui est un transfuge du RDC. Cet ineffable président n’a jamais manifesté un tel courroux dans la précédente législature contre Francis BOZIZE qui a toujours brillé par un scandaleux absentéisme et n’a jamais voulu répondre à l’interpellation des députés qui tenaient pourtant grandement à l’entendre sur les questions d’insécurité et des abus de la soldatesque sur les barrières illégales qui restent toujours posées avec acuité.   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 23:27

 

 

Bongo-et-Sarkozy.jpg

 


20 minutes le 22/11/2011 à 10h54 -- Mis à jour le 22/11/2011 à 11h34


C'est un proche du défunt président gabonais qui l'affirme...


Un proche d'Omar Bongo affirme que le défunt président gabonais a «contribué au financement de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy», dans un ouvrage sur Le scandale des biens mal acquis des chefs d'Etat africains en France, à paraître ce jeudi. Sujet sur lequel la présidence française se refuse à tout commentaire.


L'accusation émane de Mike Jocktane, conseiller personnel d'Omar Bongo depuis 2005 promu directeur adjoint de son cabinet en janvier 2009, avant de rejoindre l'opposition à Ali Bongo, qui succède à son père en août de la même année. «Omar Bongo a contribué au financement de la campagne présidentielle de 2007 du candidat Nicolas Sarkozy», affirme-t-il aux journalistes Xavier Harel et Thomas Hofnung, auteurs du livre Le scandale des biens mal acquis (Editions La Découverte) dans un entretien réalisé en septembre. Il confirme les révélations de l'avocat franco-libanais et conseiller de l'ombre de présidents français pour l'Afrique Robert Bourgi, qui a affirmé en septembre avoir remis «20 millions de dollars» à l'ex-président Jacques Chirac (1995-2007) et à son Premier ministre Dominique de Villepin.


«Les mallettes ont continué de circuler avant et après l'élection de Nicolas Sarkozy»


Mais il va plus loin que l'avocat selon lequel «ni Omar Bongo ni aucun autre chef d'Etat africain» n'ont remis d'argent à Nicolas Sarkozy par son «intermédiaire». «Contrairement à ce que prétend Robert Bourgi (...), les mallettes ont continué de circuler avant et après l'élection de Nicolas Sarkozy», assure Mike Jocktane.

 

Michel de Bonnecorse, ancien conseiller pour l'Afrique de Jacques Chirac, avait déjà accusé Robert Bourgi d'avoir remis des fonds occultes à Dominique de Villepin ainsi qu'à Nicolas Sarkozy à un moment où le Premier ministre et son ministre de l'Intérieur étaient grands rivaux à droite pour l'élection de 2007. Quand Bourgi choisit au printemps 2006 de rejoindre Nicolas Sarkozy, il ne fait «plus qu'une (mallette), plus grosse, qu'il dépose aux pieds du ministre de l'Intérieur», affirme Michel de Bonnecorse dans le livre de Pierre Péan La République des mallettes.


«Quand un homme politique français se rend au Gabon, on dit qu'il vient chercher sa mallette»

 

L'enquête lancée après les accusations de Robert Bourgi vient d'être classée sans suite, faute d'éléments pour prouver des faits par ailleurs prescrits. Ses déclarations avaient rompu le silence traditionnel entourant la Françafrique, réseau opaque d'influences hérité de l'époque coloniale, avec laquelle Nicolas Sarkozy avait promis de rompre. Mike Jocktane, comme avant lui plusieurs hommes politiques africains et experts de la région, décrit un système bien rôdé.


«Quand un homme politique français se rend au Gabon, on dit qu'il vient chercher sa mallette... Le président défunt Omar Bongo était très généreux avec les dirigeants français. (...) Une part importante de ces dons a fini dans les poches des bénéficiaires. Il y a eu beaucoup d'enrichissement personnel». «Les remises de mallettes effectuées dans le bureau du président étaient filmées par des caméras cachées. Tout était enregistré sur vidéo», ce qui, affirme-t-il, constitue «l'un des moyens de pression de Libreville sur Paris».

 

«Le petit a perdu, le petit a perdu!»

 

C'est cette relation complexe d'interdépendance qui aurait conduit la France à saluer hâtivement l'élection d'Ali Bongo alors même que la cour constitutionnelle du pays n'avait pas encore rejeté un recours de l'opposition sur des fraudes massives, selon des opposants gabonais et des experts. Dans un documentaire diffusé en décembre 2010, Michel de Bonnecorse déclarait que les premiers résultats donnaient Ali Bongo battu par son adversaire André Mba Obame à 42% contre 37%.

 

Robert Bourgi aurait aussi initialement reconnu la défaite du fils Bongo. «Le petit a perdu, le petit a perdu!», aurait-il lancé pris de panique à des proches de Nicolas Sarkozy au soir du vote, selon un témoin oculaire de la scène à Paris, cité dans Le scandale des biens mal acquis. Pour Mike Jocktane, «l'empressement avec lequel la France a reconnu l'élection frauduleuse d'Ali Bongo en 2009 s'explique par les mallettes distribuées».

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 15:38

 

 

 

 

ANNONCE

 

Les enfants, neveux, sœurs et petits-enfants de notre regrettée Mme Lucienne Ewango née Yagonda, tenons à remercier sincèrement tous les parents et amis qui nous ont apporté leur soutien et témoigné leur affection.

 

A l’occasion du 40è jour de sa disparition, nous souhaitons inviter parents et amis pour un temps de recueillement, de prières et un déjeuner le dimanche 4 décembre 2011, à 12h30 sur la Base régionale plein air et de loisirs – Accès Centre – Salle Lagrange – Rue du Port aux Cerises 91 210 Draveil.


Pour des raisons pratiques, deux moments de recueillement / prières, à l’un desquels vous êtes conviés, sont organisés préalablement au déjeuner. Aussi, la famille vous accueillera pour partie, à 10h à la messe en sa mémoire au Centre paroissial de la Grande Borne, place des Enclos, 91350 Grigny, et pour l’autre, à 11h00 au cimetière de Choisy, 18 rue Demanieux 94600 Choisy-le-roi pour un moment de recueillement. 

En union de prières.


  Les enfants, neveux, sœurs et petits-enfants

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 02:05

 

 

 

meeting du 27 dirigeants hébétés-copie-1


Bangui, Lundi, 21 Novembre 2011 11:45 - Le Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011), plateforme de l'opposition, va boycotter les cérémonies de la fête nationale centrafricaine organisées selon lui par des "autorités illégitimes", annonce lundi un communiqué reçu par l'AFP.


"Le Fare-2011 ne participera ni au défilé, ni aux festivités du 1er décembre 2011 organisées par une caste insouciante et insensible aux souffrances de la majorité de la population", affirme le texte.

"Le climat politique actuel étant caractérisé par l'interdiction des réunions, meetings (...) le Fare-2011 rejette avec force l'invitation à défiler le 1er décembre devant les autorités illégitimes", poursuit le communiqué.


Le Fare invite les militantes, militants et sympathisants des partis politiques le composant, "à rester chez eux et à méditer sur le sort peu enviable de notre pays".

Le communiqué estime que les autorités issues des élections du 23 janvier 2011, "caractérisées par des fraudes massives et généralisées (...) n'ont ni légitimité, ni légalité pour organiser les festivités du 1er décembre".


"L'insécurité généralisée, la résurgence du choléra par la malnutrition et autres maladies endémiques, la flambée généralisée des prix et la baisse des pouvoirs d'achat des populations, le délabrement des infrastructures interdisent, par décence, toute manifestation de joie", conclut le texte.


Le Fare-2011 a été créé en mars autour de trois des cinq candidats à la présidentielle du 23 janvier, l'ex-président Ange-Félix Patassé, décédé le 5 avril à Douala (Cameroun), Martin Ziguélé, candidat du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et Emile Nakombo, candidat du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC).


Le 27 août, un meeting organisé par le Fare-2011 avait été attaqué, faisant sept blessés. L'opposition avait accusé le pouvoir de l'attaque.


Les résultats de la présidentielle, remportée au premier tour avec 64,37% des voix par le président sortant François Bozizé avaient conduit l'opposition à boycotter le second tour des législatives le 27 mars. L'opposition estimait que les élections avaient fait l'objet "de fraudes massives".

© Agence France-Presse

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 01:48

 

 

 

FACA.jpg

 

Bangui, 22 nov. (C.A.P) - Pendant que BOZIZE se trouve en visite de deux jours à Doha au Qatar, la radio nationale a publié lundi soir un décret nommant le général Guillaume LAPO aux fonctions de Chef d’Etat-Major  des forces armées centrafricaines FACA, poste vacant depuis le décès du général de division André MAZI.


Le général Guillaume LAPO qui était précédemment Directeur Général du Trésor public avait été limogé par un décret du 8 octobre dernier ainsi que son 2è fondé de pouvoir, un certain Boniface YOMBO avec la complicité duquel, il avait vidé les caisses de l’Etat par un pompage hallucinant des maigres moyens du pays. Depuis six semaines, Centrafrique-Presse révèle les tableaux des sorties d’argent du trésor à commencer par celui du mois de janvier 2010 pendant la catastrophique gestion de Guillaume LAPO.

 

On note avec effarement que ce dernier était au cœur d’un énorme conflit d’intérêts en ceci qu’il a créé une entreprise dénommée « POLYGONE » qui raflait nombre de marchés publics de l’Etat tel celui de la clôture du ministère des finances, ce qui lui a permis de se faire verser chaque mois par le trésor plusieurs tranches à coup de 10 millions de F CFA pour sans doute un montant total de plusieurs centaines de millions.

 

En tant que DG du Trésor, le général LAPO a fait réparer les chiottes de son bureau pour un montant de 10 millions de F CFA ainsi qu’il s’est fait acheter un véhicule de fonction pour un montant déclaré de 149 millions de F CFA. Excusez du peu ! Il se faisait aussi verser assez régulièrement et de façon totalement illégale, des frais d’heures supplémentaires qu’il prétendait effectuer et qu’il appelait « frais pour travail extra légal » (TEL).

 

Sa nomination comme CEMA est scandaleuse et est la preuve s’il en est encore besoin, que BOZIZE dont Guillaume LAPO est un ami, n’en a rien à foutre de la situation du pays et apporte la preuve par cette nomination qui est évidemment une prime aux malversations et détournement des deniers publics, qu’il est lui-même le principal prédateur des caisses du trésor par Guillaume LAPO interposé et par le biais de son propre chef de cabinet particulier à la présidence, l’ineffable général de police Joël SINFEI MOIDAMSE qui se rendait plusieurs fois par semaine au trésor pour percevoir plusieurs centaines de millions de F CFA en espèces sous de fantaisistes prétextes dont celui de la « sécurité » et des « produits chimiques ».   

 

Dans un pays normal, le général Guillaume LAPO devrait être poursuivi en justice avec de bonnes raisons d’être condamné à purger quelques peines mais dans ce Centrafrique de BOZIZE aujourd’hui, cela est totalement exclu. Les auteurs des plus grosses malversations et détournements de deniers publics jouissent de leur totale liberté et continuent de narguer le public des Centrafricain en toute impunité puisqu’ils sont protégés par BOZIZE lui-même. D’aucuns se demandent même si lui aussi n’a pas profité des produits détournés par certains prédateurs.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 00:50

 

 

Bozize-avec-l-emir-du-Qatar-QNA_EmirCentAfr191921112011.jpg

 

Bozizé à Doha, ici avec son dossier de mendicité en main

 


Doha, 21 Novembre  21/11/2011 - 19:52 (CNT) Son Altesse l'Emir Cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani et le président de l'Afrique centrale. République François Bozizé Yangouvonda a présidé une série de pourparlers officiels, hier. Les deux parties ont discuté des moyens de promouvoir les relations bilatérales et examiné une série d'autres questions d'intérêt mutuel.

 

Les entretiens ont eu lieu entre autres avec SE le Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Cheikh Hamad bin Jassim bin Jabor Al-Thani, SE le Ministre de l'Economie et des Finances Youssef Hussein Kamal, SEM le Ministre d'État aux Affaires énergétiques et de l'Industrie Dr Mohamed bin Saleh al-Sada. Le président centrafricain est arrivé à Doha lundi une visite d'Etat de deux jours au Qatar.


Par ailleurs, le président François Bozizé, a reçu hier à l'Hôtel Four Seasons SE Sheikh Khalifa bin Jassem bin Mohamed al-Thani, président du Qatar Chambre de Commerce et d'Industrie (QCCI), et une délégation de Qatari Diar Immobilier Investment Company réel.

 

Après la réunion, SE Sheikh Khalifa bin Jassem a déclaré qu'ils avaient discuté des opportunités d'investissement disponibles en République centrafricaine et les perspectives de promotion d'une telle coopération à renforcer les relations entre les deux pays.


Un ensemble de garanties d'investissement et les lois applicables en Centrafrique a été reprise par le président de la Chambre de Commerce et de l’Industrie (QCCI) qui a dit aussi que les discussions ont également porté sur les investissements dans les mines, l'énergie hydroélectrique et l'agriculture.

 

 "Nous avons manifesté notre intention d'investir dans le secteur agricole en particulier dans les produits alimentaires stratégiques ", a déclaré cheikh Khalifa ajoutant: « Nous avons également discuté de la possibilité d'envoyer une délégation d'affaires en Centrafrique pour discuter de la question avec les responsables là-bas ".

 

"Les hommes d'affaires qataris sont en train d'étudier les opportunités d'investissement disponibles dans certains pays africains notamment dans les domaines agricole et immobilier ", a dit Cheikh Khalifa.

 

Pendant ce temps, le chef de la Qatari Diar société d'investissements immobiliers et des Affaires administratives, Abdul Latif Mohamed al-Noeimi a dit que la "réunion fructueuse" était fructueuse et a traité des opportunités d'investissement disponibles dans le domaine de l'immobilier en Centrafrique.

 

Il a déclaré que le président Bozizé a informé les membres de la société sur plusieurs domaines d'investissement dans son pays. Qatari Diar s'est spécialisé avec des équipes de recherche et effectuera une visite prochainement en Centrafrique, a ajouté al-Noeimi.

 

QNA


 

Altesse l'Emir tient des entretiens officiels avec le président centrafricain

 

Doha, 21/11/2011 07:56:04 PM - Altesse l'Emir Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani a tenu lundi à la Diwan Emiri avec une ronde de pourparlers officiels avec le président centrafricain François Bozizé Yangouvonda.

 

Vice-Premier Ministre et chef du Diwan Emiri SE Abdullah bin Hamad Al Attiyah et un certain nombre de Leurs Excellences les ministres, ont assisté aux pourparlers. Alors qu'il assistait aux pourparlers sur le côté centrafricaine étaient des membres de la délégation accompagnant le président Yangouvonda. Les deux parties ont discuté des liens de coopération conjointe et les moyens de les renforcer dans plusieurs domaines ainsi que d'un ensemble d'autres questions régionales et internationales d'intérêt commun.

 

Après les entretiens, son Altesse l'Emir et le président centrafricain ont signé des accords de coopération dans le domaine juridique et dans les domaines économique, commercial et technique, entre les deux pays. Altesse l'Emir a offert plus tard un déjeuner en l'honneur de l'invité de la République centrafricaine et la délégation qui l'accompagne.

 

(CNT)

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 23:39

 

 

Balance-justice.jpg


La République centrafricaine a ceci d’inadmissible pour le 21e siècle qu’elle ressemble à s’y méprendre, à cause de sa justice qui a capitulé devant les foucades et les excentricités de ses dirigeants, à une vaste jungle où le faible est systématiquement broyé, sans aucune possibilité d’être protégé.   


Pas un jour sans son lot d’exactions à Kaga Bandoro, de viols dans le Haut-Mbomou, de bavures de la garde présidentielle  à Bangui, pas un jour sans un cas de racket policier. Pas une semaine sans que la presse centrafricaine ne révèle des affaires de corruption et de détournements de fonds publics par Bozizé et ses proches. 

Bref, de quoi faire fonctionner les tribunaux à plein régime. Mais hélas, il n’en est rien !

Pourtant destinée à brider les pulsions destructrices des puissants face aux faibles, la justice centrafricaine, elle, a proprement démissionné. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle est plutôt devenue l’arme fatale de répression entre les mains de François Bozizé et ses rejetons qui l’utilisent à tort et travers.


Le système judiciaire qui s’est mis en place ces dernières années en République Centrafricaine, noie le citoyen et lui fait peur. Cette justice là n’a jamais rien vu ni jamais rien entendu à part des pseudo affaires de délit de presse destinées à bâillonner les journalistes, empêcheurs de tourner rond et de piller en silence.


Qu’il s’agisse des détournements des maigres ressources du pays qui s’opèrent tous les jours au Trésor public et dont certains organes de presse se font l’écho quasiment quotidiennement dans leurs éditions, la justice centrafricaine n’a jamais levé le petit doigt.


Qu’il s’agisse des soupçons très graves pesant sur certains membres du gouvernement, lesquels fanfaronnent publiquement, ouvertement, d’être de multimilliardaires alors qu’ils touchent de « ridicules salaires de ministre », la justice centrafricaine ne se met pas en branle. Plus grave encore, elle adopte une attitude complice en donnant l’impression d’attendre des instructions du palais de la Renaissance, comme c’est d’ailleurs toujours le cas, avant d’agir.


Qu’il s’agisse des actes de barbarie perpétrés par les éléments de la garde présidentielle réputés proches  de François Bozizé, comme récemment, le meurtre de ce pauvre chauffeur de taxi qui a reçu une balle dans la tête à Bangui, la justice centrafricaine est discrète, d’autant plus invisible que son rôle est pourtant de sévir contre les délinquants et autres criminels à la matraque facile et la gâchette légère.


Tout compte fait et tout bien réfléchi, il y a longtemps que la justice centrafricaine s’était mise hors circuit en cédant à tous les caprices de François Bozizé comme ce jour de 2008 où celui-ci a arbitrairement ordonné le maintient en détention dans sa prison privée de Bossembele, et ce pendant 15 jours, de nombreux compatriotes pourtant acquittés par la Cour criminelle de Bangui.


Elle s’est même faite complice de François Bozizé par son silence  devant ses agissements les plus graves et peu moins critiquables, notamment le jour où ce dernier a reconnu publiquement avoir ordonné à la garde présidentielle de détruire par l’incendie, des maisons appartenant aux membres de l’église Kina qui étaient en conflit avec l’un de ses parents.

La justice de notre pays aurait pu aurait dû lui demander quelques comptes. Car nul n’est au dessus de la loi.

Elle s’est définitivement disqualifiée en se mettant au service des enfants Bozizé pour assouvir leur jalousie. Le dernier acte en date est le ridicule procès que fait Franklin Bozizé à Joël Urbain Tétéya. Pour un véritable délit imaginaire « d’orgueil »,  celui qui fait désormais office de procureur près le tribunal de Bangui, Alain Tolmo, a requis contre lui six mois de prison ferme.


C’est à croire qu’à Bangui les procureurs se succèdent et se ressemblent.


Comment sommes-nous arrivés à cette situation d’insécurité judiciaire, serait-on tenté de s’interroger. La réponse n’est pas à chercher ailleurs :

Primo, la situation actuelle de la justice centrafricaine découle du non-respect de la Constitution. En effet, lorsque la loi fondamentale d’un pays est foulée au pied par ceux-là même qui prétendent en tirer le fondement légal de leur pouvoir, le petit peuple devient une proie facile, victime quotidienne de graves manquements et livrés au bon vouloir du plus fort.


Il s’agit, en l’occurrence du cas centrafricain où se considérant comme le premier magistrat, Bozizé s’est octroyé un droit de préemption sur tout ce qui se trouve sur le sol et dans le sous-sol du pays.

 

Secundo, et cette explication est plus ou moins liée à la première, considérant la Constitution comme un simple paillasson sur lequel il peut s’essuyer les pieds et, se considérant lui-même comme détenant le droit de vie ou de mort sur les Centrafricains,  Bozizé nourrit une haine atavique envers la loi, déclarant une guerre ouverte aux magistrats qu’il traite de « brigands et de corrompus », ce qui est vrai en partie. Ce faisant, il a détourné la justice de sa mission première qui est celle de protéger les faibles et d’assurer la paix sociale.


Tout cela est pathétique et constitue une régression sans précédent des acquis de la longue lutte du valeureux peuple centrafricain pour accéder à la démocratie et à l’État de droit. Or, point de justice, point de démocratie.


Alors, dites-nous où se trouve la vaillante justice centrafricaine qui pouvait jadis libérer le prévenu…Bozizé, pourtant accusé du crime d’atteinte à la sureté de l’État sous un régime monopartite ? 

 

Adrien Poussou.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 21:34

 

 

enfant soldat

 

Lundi, 21 Novembre 2011 17:56  (AFP) - Un plan d'action pour la "libération d'enfants soldats" a été signé lundi en Centrafrique entre l'ONU et la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), a appris l'AFP auprès de l'ONU.

"Il semble qu'il y a beaucoup de bonne volonté en ce moment dans le pays et nous espérons que cela débouche sur une paix plus durable", a affirmé à l'AFP Radhika Coomaraswamy, représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies pour les enfants et les conflits armés.

"La clé est la démobilisation et les Nations unie doivent se concentrer là-dessus", a-t-elle ajouté.

Ce plan d'action  concernant les enfants soldats de la CPJP, signé à Ndélé (nord), survient trois semaines après un accord similaire signé avec une autre rébellion, une des principales du pays celle de l'Armée populaire pour la restauration de la république et la démocratie (APRD).

Quelque "1.500 enfants de ces deux rébellions" sont concernés par le plan d'action, a expliqué Mme Coomaraswamy, précisant que certains "étaient très jeunes, âgé de 12-13 ans".

La représentante de l'ONU a souligné que son organisation avait mis en place des programmes pour tenter de retrouver les parents, réinsérer les enfants dans le système scolaire ou leur apprendre un métier.

"Il y a un élan en Centrafrique pour la libération d'enfants (soldats)", s'est réjouie Mme Coomaraswamy, soulignant dans un communiqué que "l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR, rébellion) s'était engagée à ce que l'ONU recense la présence d'enfants dans ses rangs".

"Avec ce nouvel accord par les groupes armés en Centrafrique, un suivi rapide est impératif pour libérer les enfants de leurs rangs et s'assurer que des programmes sont en place pour leur réhabilitation et leur réintégration" a déclaré la représentante de l'Unicef Tanya Chapuisat, selon le texte.

Elle a précisé qu'à ce propos "une injection immédiate de nouveaux fonds est demandée".

Malgré le processus de paix amorcé en 2008, Amnesty international indique dans un rapport qu'au moins 14 groupes armés continuent de sévir en Centrafrique, parmi lesquels figure l'Armée de libération du seigneur (LRA), une rébellion ougandaise.

© Agence France-Presse

 

Centrafrique : La CPJP signe le plan d’action de libération des enfants soldats


BANGUI, Mardi 22 novembre 2011 | 23:12 UTC  - (Xinhua) - Le président de la rébellion de la Convention des patriotes pour la paix et la justice (CPJP), Abdoulaye Hissène, a signé dimanche à Ndélé (Nord-est) avec le système des Nations Unies, le plan d'action de réhabilitation et de réinsertion des enfants soldats se trouvant dans ses rangs.

 

L'annonce a été faite lundi à Bangui par Radhika Coomaraswamy, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies pour les enfants et les conflits armés, au cours d'un point de presse qui sanctionne la fin d'une mission d'une semaine en République centrafricaine pour évaluer la situation de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony et amener les groupes rebelles à s'engager à ne plus enrôler les enfants.


« La signature du plan d'action pour libérer tous les enfants présents dans les rangs des groupes armés demande un programme spécial pour la réhabilitation et la réinsertion de ces enfants dans leurs communautés d'origine », a précisé la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies.

 

La signature par la CPJP de ce document est « essentielle parce que les enfants ne devraient pas être impliqués dans les conflits », ajoute elle. « Nous devons maintenant nous assurer que ces enfants soient séparés et réintégrés », a indiqué la représentante spéciale de l'Onu. Elle a ajouté qu'un plaidoyer sera entrepris auprès des bailleurs en vue de mobiliser les fonds nécessaires à la mise en oeuvre d'un programme global de développement communautaire en faveur des régions touchées par le phénomène d'enfants soldats.

 

Elle a aussi annoncé la mise en place d'un programme global chargé d'une part de convaincre les communautés de la nécessité de réintégrer les enfants dans leur communauté d'origine et d'autre part préparer des projets spécifiques de développement communautaire pour la réduction de la pauvreté.

 

En dehors de Ndélé, la représentante onusienne s'est également rendue dans le Sud-est, notamment dans la ville d'Obo qui connait les exactions de la LRA depuis trois ans avec le phénomène d'enlèvement d'enfants par cette rébellion et l'implication dans des groupes d'autodéfense encouragées par les autorités locales.

 

L'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de Jean Jacques Démafouth, un autre rébellion évoluant plus dans le Nord-ouest a signé le plan d'action de libération des enfants soldats présents dans ses rangs le 19 octobre 2011.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 19:35

 

 

 

pub Action Contre la Faim

 

Lundi, 21 Novembre 2011 14:24

Une femme âgée d’une cinquantaine et son petit-fils de 4 ans ont trouvé la mort suite à une intoxication alimentaire, le weekend dans la ville de Bouar. Les deux victimes ont consommé de l’igname sauvage ramenée du champ par le chef de famille. Ce dernier se bat contre la mort en ce moment à l’hôpital préfectoral de cette ville.

Ce drame s’est produit au quartier Gombou 2 dans le 2e arrondissement de la ville. Les parents des victimes ont expliqué « qu’après avoir mangé, les victimes ont vomi et ont été pris de diarrhée, avant d’être tuées par la suite ».

C’est le second incident de cette nature enregistré dans la ville en quelques semaines. Au mois d’août dernier, un garçon de 3 ans et une fille de 6 ans, tous enfants d’une même famille avaient perdu la vie après avoir consommé des champignons toxiques.

 

NDLR : Ce drame qui résulte de l’inexistence d’une vraie politique de développement agricole du régime Bozizé est aussi la parfaite illustration de la faim et sous-nutrition aiguë qui sévissent actuellement à une grande échelle en Centrafrique et dont sont victimes aussi bien les enfants que les adultes dans presque toutes les préfectures. Dans certaines régions du pays, les populations en sont réduites à manger des plantes sauvages en ignorant que certaines peuvent être vénéneuses.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 18:41

 

Bozize-au-Qatar.jpg

 

Doha, Novembre 21 (CNT) – Le Président de la République centrafricaine François Bozizé est arrivé à Doha lundi matin pour une visite de deux jours.

Le Président de la République centrafricaine et sa délégation ont été accueillis à leur arrivée à l'aéroport international de Doha par Son Excellence le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine Dr Hamad bin Abdulaziz al-Kuwari. (CNT)

 

NDLR : Un président de la République accueilli par un ministre de la culture, il n’y a que Bozizé qui peut bénéficier d’un tel traitement et l’accepter. Il est vrai que lorsque l’on vient tendre la main de mendiant, on ne peut que courber l’échine et tout gober.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales