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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 00:36

 

 

 

 

 

 

http://www.portesouvertes.fr   04/12/2013

 

 

 

Alors que l’adoption d’une résolution à l’ONU sur l’intervention française en Centrafrique est imminente, les responsables chrétiens exhortent les fidèles à ne pas prendre les armes.

 

En Centrafrique, beaucoup de violence a pu être évitée grâce à la clairvoyance de la plate-forme inter-religieuse dirigée par Nicolas Grekoyame-Gbangou, l’archevêque Dieudonné Nzapalainga et l’imam Omar Kabine Layama, le principal responsable musulman en Centrafrique.

 

Récemment, des combats ont opposé les mercenaires de la Séléka, à des groupes d’auto-défense. Ces groupes sont connus sous le nom d’anti-Balaka et sont formés d’anciens soldats chrétiens et animistes, des déserteurs de la Séléka et de certains groupes de fermiers. Leur objectif est de se défendre face aux atrocités dont ils sont victimes, même s’ils ne font pas le poids devant les armes lourdes des mercenaires de la Séléka.

 

Cependant, la plupart des chrétiens ne tombent pas dans ce piège. En juin, la conférence des évêques de Centrafrique a fait circuler une lettre appelant les chrétiens à s’appuyer sur leur foi dans ces moments d’épreuve, comme l’ont fait les premiers chrétiens (1 Pierre 3:15). Ils sont invités à affermir leur foi en résistant à la tentation d’aller à la confrontation religieuse.

 

Risque de chaos total

 

Pendant ce temps, la Séléka continue de piller, de violer, de tuer des civils et de raser leurs villages, particulièrement dans les régions du nord-ouest. La situation sécuritaire se détériore également de plus en plus à Bangui, la capitale. Le 27 novembre, les Nations-Unis ont tiré la sonnette d’alarme à propos de la crise centrafricaine, affirmant que le pays risquait « de plonger dans un chaos total ».

 

Jan Elliasion, vice-secrétaire général de l’ONU a estimé qu’il y a actuellement en Centrafrique 400 000 déplacés à l’intérieur du pays, que 200 000 personnes ont fui le pays et qu’un million de personnes sont dans une situation vulnérable, face à la faim et aux maladies telles que le paludisme, la grippe et le choléra.

 

Portes Ouvertes suit la situation de près depuis le début des exactions de la Séléka. Depuis juin 2013, des actions d’aide médicale et d’urgence ont été effectuées. Nous sommes en train de former une équipe sur le terrain pour soutenir et accompagner les églises affaiblies et déterminer des projets à mettre en place. Une campagne de prière pour la Centrafrique est en préparation. Par ailleurs, nous effectuons des démarches auprès des diplomates et conseillers politiques en France et dans d’autres pays afin de les sensibiliser à la situation.

 

 

Caritas Internationalis au chevet des Centrafricains

 

http://fr.radiovaticana.va  2013-12-04 17:03:04 

 

(RV) Entretien - Intervention militaire imminente dans une Centrafrique en pleine anarchie. A la veille de l'adoption programmée ce jeudi d'une résolution de l'ONU autorisant le déploiement pour 12 mois de la force africaine de la Misca afin de « protéger les civils et de rétablir l'ordre et la sécurité par les moyens appropriés », nouveau massacre à la machette. A une centaine de kilomètres au nord de la capitale, au moins douze civils, des éleveurs peuls musulmans, ont été massacrés dans la nuit de lundi à mardi. Dix très jeunes enfants ont également été gravement blessés.

Depuis le renversement du président Bozizé en mars dernier, la population subit les exactions des anciens rebelles de la Seleka et des milices composées de paysans chrétiens, qui se sont créées pour leur opposer résistance. 


« Tous ceux qui veulent nous aider à éteindre l’incendie sont les bienvenus », affirme Emmanuel Mbuna. La mission du responsable de l’équipe d’intervention d’urgence de Caritas Internationalis est d’accompagner la caritas de Centrafrique pour venir en aider aux civils. Depuis mars, on compte 400 000 déplacés internes pour 65 000 centrafricains ayant quitté le pays. 

Centrafrique : les responsables chrétiens à l’œuvre face au chaos

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 00:31

 

 

 

 

 

 

RFI   mercredi 04 décembre 2013 à 23:58

 

Depuis la première édition du grand raout France-Afrique en 1973, Paris et ses alliés du continent noir se sont réunis en sommet à 25 reprises. Véritable vitrine d’une relation historique souvent caricaturée, les sommets France-Afrique s’inscrivent dans une relation diplomatique à souffle long, marquée du sceau de la complexité. Le sommet de l’Elysée convoqué par le président François Hollande entend dépoussiérer les relations franco-africaines.

 

« La France ne serait plus tout à fait elle-même aux yeux du monde, si elle renonçait à être présente en Afrique, aux côtés des Africains, pour être à côté d’eux tout simplement, pour contribuer à construire un cadre de paix, de démocratie et de développement, pour réussir ensemble une grande aventure humaine, au pire des difficultés, mais en gardant ses vieilles traditions, ses fortes cultures, et cette nature des hommes qui espèrent et qui croient toujours en la chance de l’humanité. »

 

Ainsi parlait François Mitterrand au sommet franco-africain de Biarritz, en 1994, faisant ses adieux à une communauté dont il avait su sceller le destin grâce à sa sensibilité « très proche de la sensibilité africaine », pour citer son vieux compère ivoirien Houphoüet-Boigny. Dans ce discours du président français de l'époque, Il y avait tout : le poids de l’histoire, la philosophie, mais aussi les ambitions et les contradictions entre les intérêts et l'idéalisme qui, au cours des décennies, ont orienté les relations complexes entre la France et l’Afrique.

 

A la veille de l’ouverture d’un nouveau sommet à l’Elysée, présenté comme un tournant dans la politique africaine de Paris, il est utile de rappeler les propos de François Mitterrand, qui en disent long surtout sur l’esprit qui a fondé ces grands rendez-vous entre Paris et ses alliés africains.

 

Le « syndrome Foccart »

 

C’est à l’initiative du chef de l’Etat nigérien Hamani Diori que le premier sommet franco-africain s’est tenu le 13 novembre 1973 dans la capitale française, sous la présidence de Georges Pompidou. L’objectif était d’offrir un nouveau cadre de dialogue entre la France et l’Afrique francophone qui, malgré les indépendances, avaient du mal à sortir de son face-à-face colonial.

 

A l'époque, il s’agissait d’un cadre encore modeste, dans la mesure où cette première édition de ce qui allait devenir plus tard le grand raout franco-africain ne réunissait que sept chefs d’Etat ou de gouvernement et quatre délégations ministérielles.

 

L’habileté de ses concepteurs résidait ailleurs, comme l’a si bien expliqué l’historien Jean-Pierre Bat dans son opus consacré à la politique africaine de la France, Le syndrome Foccart(Collection « Folio Histoire », Gallimard). Foccart, du nom du conseiller de Charles de Gaulle et de Georges Pompidou pour les affaires africaines et malgaches, entre 1959 et 1974.

 

Un sommet tous les ans

 

« La subtilité consiste à disposer, aux yeux de l’opinion internationale, écrit Jean-Pierre Bat,d’un forum de concertation mutuelle qui place officiellement sur un pied d’égalité ses membres tout en réaffirmant le lien particulier de la France envers l’Afrique. »

 

Autrement dit, avec l’organisation de cette première réunion au sommet en 1973, les relations franco-africaines sont entrées dans l’ère post-coloniale, même si ces grandes rencontres continueront pendant encore longtemps de symboliser aux yeux de leurs pourfendeurs le maintien d’une forme de domination de l’ex-métropole.

 

C’est sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing que se déroule en 1975, à Bangui (Centrafrique), la deuxième édition du sommet franco-africain. En raison de l’intérêt que suscite l’événement, la décision est alors prise de renouveler l’expérience chaque année, alternativement en Afrique et en France. Le calendrier annuel sera respecté jusqu’à 1990, date à partir de laquelle les rencontres franco-africaines auront lieu tous les deux ans.

 

Un lieu de rencontre pour le continent

 

 

Le format du sommet, qui fut à ses débuts, pour citer l’ancien président sénégalais Leopold Sedar Senghor, une « réunion de famille » francophone, a également évolué au cours des années, avec l’ouverture de la participation aux lusophones et anglophones, faisant ainsi voler aux éclats la notion de « pré carré » qui a longtemps dominé la pensée africaine de la France.

 

C’est le président français Valéry Giscard d’Estaing qui émit à Bangui le vœu d’élargir l’aide française à l’ensemble de l’Afrique et de voir les lusophones et autres anglophones participer aux conférences France-Afrique. Ce sera chose faite dès le rendez-vous de l'année suivante à Paris, avec l’ouverture timide de la participation au Cap-Vert et à la Guinée-Bissau. Il faudra attendre le sommet de Kinshasha, en 1982, pour voir arriver les anglophones, notamment le Nigeria et la Tanzanie.

 

Pendant longtemps, les rendez-vous France-Afrique ont donné l’impression d’une réunion de famille « françafricaine ». C’est seulement au fil des années 1990, avec la présence croissante des dirigeants de pays anglophones et lusophones, que le sommet franco-africain est devenu un lieu de rencontre pour l’ensemble du continent.

 

Thèmatiques

 

Ces évolutions ne devraient cependant pas masquer la continuité qui définit certains aspects de la politique africaine de la France, qui a peu changé malgré les alternances politiques et idéologiques à la tête du pays au cours des décennies écoulées.

 

Cinquante ans après la fin de la colonisation, la logique du pré carré, consacrée par la cellule africaine version Jacques Foccart, continue ainsi de déterminer les actions militaires de la France en Afrique notamment, comme l’ont rappelé la récente intervention française au Mali ou celle qui se prépare en Centrafrique.

 

Rien, sans doute, n’illustre mieux cette continuité de la vision géopolitique française s’agissant de l’Afrique, que les thématiques récurrentes des vingt-cinq sommets franco-africains qui ont eu lieu jusqu’ici : développement, sécurité, dialogue, modulés sur tous les tons. A lui seul, le vocable « développement » se retrouve cinq fois dans les intitulés thématiques des sommets.

 

Il y a quelque chose d’incantatoire dans ces prises de parole, qui ont plus à voir avec ce que Jean-Pierre Bat désigne dans son livre comme le « théâtre des représentations de pouvoir entre la France et l’Afrique » qu’à un souci véritable de peser sur le réel. La menace de couper les vivres faute d’instauration d’Etats de droit que brandit François Mitterrand dans le cadre de son célèbre siscours de la Baule (1990) constitue une véritable rupture dans ce ronronnement diplomatique franco-africain.

 

Des temporisations du genre « Démocratie bien sûr, mais chacun à son rythme » viendront, hélas !, vite colmater la rupture. Car dans ce domaine, la crainte de perte d’influence prime sur des considérations éthiques.

 

Sommet de l’Elysée 2013

 

Le sommet de l’Elysée, convoqué par François Hollande, entend dépoussiérer les rituels diplomatiques de l’ensemble franco-africain et faire évoluer la politique africaine de la France. Cette nouvelle conférence avec une quarantaine de délégations nationales attendues marque sa différence par rapport à la tradition, en ne se désignant pas comme le 26e sommet franco-africain, mais en se définissant en fonction des débats que ses organisateurs veulent impulser : « sommet pour la paix et sécurité en Afrique ».

 

Une conférence, donc, sur la prévention et la gestion des conflits sur le continent africain, comme il y en a déjà eu plusieurs dans le passé (sommets de 1978, 1983, 1994, 1998). A la seule différence près que l’ère de la France « gendarme de l’Afrique » est maintenant révolue. Le président français le sait bien, car il n’a cessé d’affirmer que c’est désormais aux Africains « d’assurer la sécurité de leur continent ».

 

Pour Paris, le véritable défi, aujourd’hui, consiste sans doute à réussir sa sortie de l’arène africaine pour mieux investir l’Afrique de demain qui se dessine. C’est ce que certains appellent « faire preuve d’afro-réalisme ».

Sommets de l'Elysée: des ruptures dans la continuité

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 00:29

 

 

 

 

 

 

http://lci.tf1.fr   par Fabrice Aubert   le 04 décembre 2013 à 17h19

 

DECRYPTAGE. Pour la 4e fois en deux ans, et la seconde en 2013, l'armée française va intervenir en Afrique, en l'occurrence en Centrafrique. La résolution de l'Onu autorisant le recours à la force pour rétablir l'ordre dans le pays, tombé dans l'anarchie, devrait être votée ce jeudi.

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Le Conseil de sécurité de l'Onu devrait adopter jeudi le projet français de résolution sur la Centrafrique. Placé sous le chapitre VII de la Charte de l'Onu qui prévoit le recours à la force, la texte autorise notamment les forces françaises présentes sur place à "prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la Misca (ndlr : la force africaine) dans l'exercice de son mandat". Celle-ci a pour mission de "protéger les civils et de rétablir l'ordre et la sécurité par les moyens appropriés". Dans les faits, personne n'est dupe : ce sont bien les soldats français qui seront en première ligne.

 

Quel est le but de cette nouvelle "guerre française" en Afrique ?


Il s'agit de mettre fin au chaos dans lequel est tombée la Centrafrique depuis le printemps dernier. Arrivé au pouvoir après avoir renversé en mars François Bozizé, Michel Djotodia a ensuite été incapable de contrôler les nombreuses milices qui formaient la Séleka, sur laquelle il s'appuyait. 

 

Ces différents groupes, composés d'anciens soldats, de bandits, voire de mercenaires, ont rapidement multiplié les pillages dans tout le pays. Les heurts ont ensuite débouché sur des affrontements ethniques et confessionnels entre chrétiens, majoritaires, et musulmans, très représentés parmi les anciens de la Séleka.

 

Les plus pessimistes parlent aujourd'hui d'une situation pouvant mener à la fois à un génocide et s'étendre dans les pays voisins, dont la situation ethnique est comparable.

 

En quoi va consister cette intervention ?


Contrairement à la Côte d'Ivoire en 2011 où il s'agissait de mettre fin à une guerre civile "classique" entre deux camps revendiquant le pouvoir, contrairement à la Libye où il s'agissait de sauver la Révolution anti-Kadhafi et contrairement aussi au Mali, où il s'agissait surtout d'une opération anti-terroriste, l'intervention en Centrafrique consistera essentiellement en une opération de police et de maintien, ou plutôt de retour, à l'ordre. Afin de donner une légitimé internationale, le tout se fera donc à la demande des autorités centrafricaines et avec l'aval de l'Onu.


Peut-on dire que la France se retrouve de nouveau dans la position du "gendarme de l'Afrique" ? 


"Tout à fait. C'est vraiment ça", explique à MYTF1News Antoine Glaser, spécialiste des questions africaines. "Comme souvent, la France, qui est la seule puissance occidentale à disposer de bases militaires sur le continent, se substitue et pallie la faiblesse des armées du pays en question et celles des armées régionales africaines censées justement intervenir. Mais qui sont dans les faits incapables de stabiliser une situation", ajoute-t-il.

 

"Il faudra d'ailleurs un jour s'interroger, ce que personne ne fait, sur l'échec patent depuis 50 ans de la formation de ces armées africaines par la France. Cela ne fonctionne pas puisque, encore une fois, elle se retrouve contrainte d'intervenir", analyse Antoine Glaser.

 
La France parle d'une intervention ponctuelle de seulement six mois. Est-ce possible ?


Pour rappel, les autorités françaises affirmaient également que l'intervention au Mali ne durerait que jusqu'au printemps, au plus tard à l'été. Résultat : plus de 3.000 soldats sont encore sur place -contre il est vrai 4.500 au plus fort des combats.  "Les résolutions de l'Onu sont généralement faites pour six mois. Donc ça ne coûte rien d'avancer ce laps de temps", souligne Antoine Glaser.

 
"Mais, ici, vu que l'affaire centrafricaine est à la fois politique, économique et sociale, le risque d'enlisement me semble plus important qu'au Mali. Il faudra plus que 1.400 soldats (ils sont pour l'instant 600 mais n'ont comme mandat que de protéger les expatriés et les intérêts français), pour redresser la nation", prévient-il. "Une fois le pays sécurisé, il  faudra rapidement mettre en place un plan politique, même au forceps.  L'urgence sera alors donc d'organiser des élections. Sinon, il est certain que l'Allemagne et les Etats-Unis ne mettront par exemple aucun argent pour soutenir le développement, condition sine qua non d'une pacification sur le long terme", assène-t-il.

Pourquoi le "gendarme français" va intervenir en Centrafrique

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 00:25

 

 

 

 

 

 

par: APO publié le : 04/12/2013 à 09:13

 

PARIS, France, 4 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 3 décembre 2013

 

Q – Les soldats français sont au Cameroun pour aller en Centrafrique. Quand partent-ils ? L’urgence humanitaire est là…

 

R – Sur les modalités du déploiement du renfort français, je vous invite à contacter le ministère de la défense.

 

Cela fait maintenant plusieurs mois que nous sommes mobilisés pour sensibiliser la communauté internationale et que nous l’appelons à soutenir l’effort africain de rétablissement de la sécurité et de l’ordre en République centrafricaine. Cette mobilisation a commencé au mois d’août par une première réunion au conseil de sécurité des Nations unies. Elle s’est poursuivie en septembre, avec l’appel lancé par le président de la République durant la semaine ministérielle de l’assemblée générale. Après l’adoption à notre initiative d’une première résolution au conseil de sécurité, M. Laurent Fabius s’est rendu le 13 octobre à Bangui, avec la commissaire européenne chargée de l’aide humanitaire, Mme Georgieva. Il a défini le cadre de notre action :

 

- d’abord soutien à un processus politique, avec des élections au plus tard en février 2015, conformément aux accords de Libreville et à la déclaration de N’Djamena ;

 

- ensuite, soutien aux Africains pour rétablir la sécurité. Il y a une force africaine en cours de déploiement sur place, la MISCA. Notre objectif est d’aider les Africains dans cet effort de sécurisation du pays et de préservation de l’accès aux populations.

 

- troisième volet de notre action, l’action humanitaire est fondamentale. La crise humanitaire nécessité à la fois protection des populations contre les violences et aide alimentaire d’urgence, aide sanitaire et aide médicale. La France fait un effort considérable : un soutien de l’ordre d’une dizaine de millions d’euros a été mobilisé en quelques semaines.

 

Nous sommes aujourd’hui plus que jamais mobilisés. A notre initiative, une résolution est en cours de discussion au conseil de sécurité à New York. Elle va permettre d’apporter un soutien de la communauté internationale à la force africaine, en autorisant ceux qui souhaitent y participer, dont la France, à l’appuyer.

 

La sécurité repose d’abord et avant tout sur les États africains. Nous sommes présents pour les soutenir. Nous l’avons été au Mali lorsque nous avons été appelés par les autorités du pays. En RCA, nous sommes appelés par la communauté internationale et l’autorité de transition pour soutenir la force africaine. Le sommet de l’Élysée, à la fin de la semaine, comportera à cet égard un volet sécuritaire très important, conformément aux principes posés par le président de la République : soutenir le continent africain à prendre en charge sa sécurité, en aidant en particulier nos partenaires africains à constituer une force de réaction rapide et à renforcer les capacités africaines de maintien de la paix.

 

Q – Les Américains sont déjà sur place. Y aura-t-il une coopération avec la France ?

 

R – Tous les efforts internationaux qui pourront contribuer au rétablissement de la sécurité en Centrafrique sont les bienvenus.

 

Q – A partir de la nouvelle résolution, la MISCA sera-t-elle élargie ?

R – En raison de l’urgence humanitaire et sécuritaire, la MISCA est en cours de déploiement et compte près de 2 400 militaires et policiers. Avec la nouvelle résolution, elle aura un mandat précis, clair, fondé sur la charte des Nations unies et qui lui donnera la légitimité nécessaire pour le rétablissement de la sécurité.

 

Q – Et les soldats français ne seront donc plus seulement dans le cadre bilatéral de la force Boali ?

 

R – Les soldats français agissent dans le cadre multilatéral des résolutions du conseil de sécurité, et pour soutenir la MISCA. Nous avons salué hier le renfort apporté par la République du Congo, qui a envoyé 400 hommes. Ce matin, M. Laurent Fabius a également salué l’effort militaire gabonais.

 

Signature : APO

 

Copyright : © APO

 

RCA / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 3 décembre 2013

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 01:35

 

 

 

 

Communiqué de presse 010/2013

 

 

 

 

Bangui, le 3 décembre 2013 : Le Bureau intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) exprime sa grave préoccupation suite aux incidents dramatiques survenus à Boali, à 95 Km de Bangui, où des populations innocentes ont étés tuées et blessées par des groupes armés. Ces exactions graves, qui se sont soldées par au moins 12 morts et 30 blessés, dont des enfants, portent la marque de la violence aveugle et de la stigmatisation communautaire.

  

Le BINUCA est préoccupé par le climat de violence accrue dont il n’a cessé de dénoncer les risques. De ce fait, il appelle instamment les autorités de la transition à garder une retenue en rapport avec leur devoir de protection des populations. En vue de mettre fin à l’impunité persistante, le BINUCA appelle également les autorités de la Transition à traduire en justice  les responsables de tous les actes de violence et incite tous les acteurs politiques et religieux à jouer un rôle constructif pour l’apaisement et la cohésion sociale dans le pays.

 

Le BINUCA saisit cette occasion pour réitérer l’urgence de la mise en œuvre sans délai des mesures prescrites dans la Résolution 2121 du Conseil de Sécurité qui notamment « exige que tous les éléments de la Séléka et tous les autres groupes armés déposent immédiatement les armes et les prient instamment à participer dans les programmes de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) ou aux programme de désarmement, démobilisation, réinstallation ou rapatriement et réintégration (DDRRR) ».

Le BINUCA vivement préoccupé par les violences de Boali

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 01:31

 

 

 

 

 

 

http://www.rtl.fr  03/12/2013 à 03h27

 

Jean-François Copé a déclaré soutenir une intervention française en Centrafrique, mais a réclamé plus de précisions de la part du président François Hollande concernant l'action de la France.

 

Le président de l'UMP Jean-François Copé a estimé lundi 2 décembre lors d'un déplacement à Washington qu'une intervention militaire en Centrafrique était pleinement justifiée, mais a demandé une nouvelle fois que le président François Hollande précise les objectifs exacts de la mission.

 

"L'inaction ne peut pas être une option"

 

"Dès lors que nous avons bien entendu un mandat de l'ONU, l'intervention de la communauté internationale a du sens, se justifie pleinement et la France dont l'intervention a été évoquée, je la soutiens", a expliqué à des journalistes Jean-François Copé après un discours dans un centre de réflexion de Washington, en réitérant sa demande de feuille de route déjà formulée mardi dernier.

"Ce que je demande simplement c'est que le président Hollande en dise un peu plus", a-t-il dit. "Ce que je souhaite, c'est savoir bien sûr quel est l'objectif, quelle est la vision, quelle est la manière dont il conçoit l'intervention française sachant que dans mon esprit, l'inaction ne peut pas être une option compte-tenu de la gravité de la situation, et notamment de la situation humanitaire sur place".

"D'une manière ou d'une autre, il appartiendra effectivement au président de la République de convoquer le Parlement pour qu'il puisse en débattre, ce n'est pas la question d'un vote bien sûr, puisque la Constitution ne le prévoit pas, mais que nous puissions surtout avoir de la part du gouvernement des explications beaucoup plus précises", a-t-il ajouté. Jean-François Copé est jusqu'à samedi en déplacement en Amérique du Nord. Plus de 600 hommes, selon le ministère de la Défense, se trouvaient dimanche à Bangui, la capitale centrafricaine, en préparation d'une opération visant à rétablir l'ordre dans le pays.

Lu pour vous : Centrafrique : Copé pour intervenir, mais veut qu'Hollande en dise "un peu plus"

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 01:24

 

 

 

 

 

http://www.rtl.fr  03/12/2013 à 22h41

 

Pierre Julien, rédacteur en chef adjoint du service étranger de "RTL", revient sur l'imminence de l'intervention française en République centrafricaine.

 

Une semaine après l'annonce de l'envoi d'un millier de soldats français supplémentaires en Centrafrique par Jean-Yves Le Drian, l'intervention française est imminente. "C'est une question de jours, peut-être une semaine", assure Pierre Julien, rédacteur en chef adjoint du service étranger de RTL.

 
"La France attend un vote au conseil de sécurité de l'ONU. Une résolution qui va lui permettre d'intervenir en appliquant la force en soutien de la mission africaine qui est déjà présente en République centrafricaine", explique-t-il. Après, il ne restera plus qu'à "attendre le feu vert du président Hollande, parce que c'est lui le chef des armées", précise-t-il. 


Les forces françaises auront fort à faire dans un "pays pratiquement sans autorité". "Le président actuel est arrivé à la suite d'un coup d'État fomenté par des rebelles sur lesquels il n'a aucune prise", indique Pierre Julien. "Ce sont des coupeurs de routes, des bandits, armés de machettes et de kalachnikovs, qui se sont livrés à des pillages et des viols contre la communauté chrétienne", qui s'est organisée "en milices d'auto-défense", poursuit-il. 


L'objectif des troupes françaises sera donc de "rétablir la paix". Une mission "pas évidente car elles risquent de se retrouver entre deux feux", conclut-il.

Centrafrique : "L'intervention armée française est imminente"

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 01:23

 

 

 

 

 

 

   03-12-2013 à 15h01 - Modifié le 03-12-2013 à 19h43

 

Cette semaine est décisive pour la République centrafricaine (RCA). Le Conseil de sécurité de l’ONU doit en effet voter une résolution qui ouvrira la voie à une intervention militaire de la France.

 

Il aurait été souhaitable que cet indispensable soutien aux troupes africaines pour protéger les populations civiles et rétablir la sécurité soit apporté par une coalition internationale. Malheureusement, une fois de plus, des divergences au sein du Conseil de sécurité et la démission de certains États l’ont rendu impossible.

 

Laisser des innocents sous l’emprise des seigneurs de la guerre était inadmissible, pour cette raison, la décision française de renforcer sa présence militaire sur le terrain me semble juste.

 

Associer la société civile aux débats sur l’avenir du pays

 

Mais la réponse à l’urgence sécuritaire n’est qu’une étape. Il faudra très vite dépasser l’approche militaire et créer les conditions pour une paix durable pour les populations centrafricaines. Cela passe nécessairement par la lutte contre les maux qui gangrènent ce pays depuis son indépendance.

 

Ces maux, également à l’origine de l’explosion de la violence dans d’autres pays africains, sont bien connus : déficit de gouvernance, absence d’État de droit, appétits suscités par les richesses du sous-sol… En RCA comme ailleurs, une rupture du lien social est venue s’ajouter à ces problèmes structurels se traduisant par des affrontements inter communautaires.

 

Il convient donc d’exiger des autorités de la RCA et de tous les pays qui souhaitent voler à son secours qu’ils inscrivent au cœur de leurs agendas la réponse aux défis que je viens de citer. À ce titre, deux aspects me paraissent essentiels.

 

Le premier concerne la société civile. Celle-ci est certes divisée mais elle se mobilise pour proposer des solutions pour la sortie de crise. J’ai d’ailleurs été témoin de son dynamisme en accompagnant quelques-uns de ses leaders dans une mission à l’ONU en septembre dernier.

 

Associer la société civile à tous les débats sur l’avenir du pays doit devenir un réflexe, la soutenir pour qu’elle se consolide doit être une priorité. Une société civile centrafricaine forte contribuera sans aucun doute à la réconciliation nationale ainsi qu’à l’assainissement et au renouvellement de la classe politique dont le pays a grandement besoin.

 

Rompre le lien entre exploitation des ressources et conflits 

 

Le deuxième aspect a trait aux ressources naturelles. Tout le monde le sait, la RCA n’en est pas dépourvue.

 

Et pourtant, loin de contribuer au développement des populations, elles ont enrichi quelques individus et entretenu la violence. Le diamant centrafricain a été vendu librement à travers le monde alors même qu’il enrichissait l’Union des forces démocratiques pour le changement, un des mouvements fondateurs de la coalition "Séléka".

 

L’or exploité aujourd’hui dans les zones contrôlées par cette coalition coupable d’exactions diverses a lui aussi un débouché international. Cela indique, une fois encore, que les systèmes internationaux pour rompre le lien entre l’exploitation des ressources naturelles et les conflits sont lacunaires ou inexistants.

 

En Europe, par exemple, le droit reste muet sur cette question alors qu’il s’agit du plus grand marché mondial avec des places importantes où sont négociés l’or et le diamant. Aider les Centrafricains, c’est aussi remédier à cette situation intolérable.

 

Samedi prochain, en marge du Sommet de l’Élysée, la France a prévu d’accueillir un mini-sommet sur la RCA en présence de ses partenaires européens, des chefs d’États et de gouvernements de l’Afrique centrale et de Ban Ki Moon.

 

Elle aura l’occasion d’afficher clairement ses intentions sur ces questions qui, j’en ai la conviction, peuvent véritablement aider les Centrafricains à redevenir maîtres de leur propre histoire.

Centrafrique : l'intervention militaire de la France est une bonne chose, mais...

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 01:21

 

 

 

 

 

 

http://www.dhnet.be   BELGA  mardi 03 décembre 2013 à 19h43 

 

La France a approché la Belgique, tout comme une demi-douzaine de ses partenaires, pour leur demander de l'appuyer dans l'intervention qu'elle prépare en Centrafrique, un pays livré à une insécurité généralisée et menacé d'une guerre civile, a-t-on appris mardi de sources concordantes. "On examine de façon positive les demandes", a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, à l'agence BELGA en marge d'une réunion à l'Otan.

 

Ces demandes, portant notamment sur des capacités de transport aérien, sont principalement examinées au ministère de la Défense, qui se refusait pour sa part à tout commentaire.

 

M. Reynders a toutefois noté qu'il n'y avait "pas d'urgence", la participation belge à une opération en République centrafricaine (RCA) ne devant se concrétiser qu'"au début de l'an prochain".

 

Contrairement à ce qui s'était passé au Mali en janvier dernier, quand Paris était intervenu pour chasser les groupes islamistes armés qui s'étaient emparés du nord du pays, la France n'a pas demandé d'aide immédiate de la Belgique.

 

On s'achemine vers une éventuelle contribution belge à partir de la mi-janvier, à l'opération Misca (la Force africaine en cours de déploiement en Centrafrique) ou une éventuelle mission de l'Union européenne, selon une bonne source.

 

L'UE a d'ores et déjà exprimé sa volonté d'accompagner le déploiement de la Misca, tout d'abord au plan financier et de la planification de la mission.

 

M. Reynders n'a pas caché sa préférence pour une participation à une opération européenne.

 

La RCA vit depuis des mois au rythme d'affrontements entre chrétiens et musulmans, entre groupes "d'auto-défense" et ex-rebelles (parvenus au pouvoir en mars après avoir renversé le président François Bozizé), auxquels s'ajoute une forte poussée du banditisme dans la capitale, Bangui, où de nombreuses armes circulent.

 

Sur le plan humanitaire, la crise a provoqué le déplacement de plus de 400.000 personnes, et plus d'un million de Centrafricains, soit 20% de la population, sont menacés de disette dans les mois à venir, selon le Programme alimentaire mondial (PAM).

Centrafrique : la France a demandé l'aide de la Belgique

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 01:20

 

 

 

 


NEW YORK - AFP / 03 décembre 2013 20h55 -  La France espère faire adopter au plus tard jeudi matin par le Conseil de sécurité de l'ONU son projet de résolution sur la crise en République centrafricaine, a indiqué mardi l'ambassadeur français à l'ONU Gérard Araud.


Nous sommes en train de parvenir à un consensus sur le texte après d'intenses négociations et nous devrions pouvoir adopter le projet de résolution jeudi matin au plus tard, a-t-il déclaré en présentant à la presse le programme de la présidence française du Conseil. La France assume cette présidence tournante au mois de décembre.


M. Araud a rappelé que le projet de résolution donne mandat à la Misca (force panafricaine en Centrafrique) de protéger les civils et stabiliser le pays et qu'il autorise les forces françaises à soutenir la Misca.


Le texte demande au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon de présenter dans les six mois un rapport pour une transformation éventuelle de la Misca en opération de maintien de la paix de l'ONU si cela se révélait nécessaire à l'examen de la situation sur le terrain.


Cette transformation ne sera pas automatique, a tenu à souligner M. Araud. A ce stade il est difficile de savoir si la force africaine avec le soutien des forces françaises sera capable de faire le travail, a-t-il expliqué. Si la force africaine fait le travail il n'y aura pas besoin d'une force de maintien de la paix.


Selon un récent rapport de l'ONU, une telle force devra compter de 6.000 à 9.000 hommes pour être efficace.


Selon des diplomates, les Etats-Unis étaient réticents à la mise en place rapide d'une opération de maintien de la paix. Ils refusaient par ailleurs une solution mixte du type de l'Amisom (mission de l'Union africaine en Somalie, composée d'Africains mais financée par l'ONU et l'Union européenne).


Aux termes de la résolution, la montée en puissance de la Misca, qui doit atteindre 3600 hommes à effectif plein mais n'en compte pour l'instant que 2500, sera financée par un fonds fiduciaire alimenté par des contributions volontaires. Le projet de résolution satisfait les Etats-Unis, a affirmé M. Araud.


Le texte prévoit aussi une commission d'enquête sur les droits de l'homme, un embargo sur les armes à destination de la RCA et la menace de sanctions ciblées contre les responsables d'exactions.


Toujours selon M. Araud, le contingent français en Centrafrique sera chargé non seulement de rétablir l'ordre dans la capitale Bangui, mais aussi de sécuriser les axes routiers pour permettre un accès humanitaire.


La France a commencé à renforcer ses effectifs en Centrafrique, où elle devrait lancer dans les prochains jours une opération pour rétablir l'ordre dans un pays en proie au chaos. Selon le ministère français de la Défense, plus de 600 hommes se trouvent déjà à Bangui. 



(©) 

Résolution Centrafrique : adoption jeudi matin au plus tard

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