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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 23:11

 

 

 

 

Kony

 

20 minutes 20/04/2012 à 19h54

TRAQUE - De nouveaux efforts ont été déployés pour mettre la main sur le chef de guerre ougandais...

«Joseph Kony est en vie», et «ses jours en liberté sont comptés». Cette déclaration, c’est un sénateur américain, Johnny Isakson, qui l’a formulée jeudi devant une commission du Sénat US. De retour d’un voyage de quelques jours en Ouganda, Isakson a ainsi rappelé la détermination des élus américains et de l’administration Obama à mettre la main sur Joseph Kony.

Kony, 50 ans, a créé en 1986 l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), un groupe armé de rebelles ougandais qui a rapidement dégénéré en bande de criminels semant le chaos dans cette région du centre de l’Afrique, massacrant les villageois des régions qu'ils traversent ou les transformant en esclaves. Poursuivi pour crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale depuis 2005, Joseph Kony est toujours en fuite. Affaiblis, ses hommes -dont on estime le nombre à moins de 300- poursuivent aujourd'hui leurs exactions en République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud et en Centrafrique. Quant à Kony, les Etats-Unis croient savoir qu’il est en Centrafrique.

Les difficultés du terrain

Mais pourquoi court-il toujours? Les armées réunies ougandaise, centrafricaine et congolaise, censées travailler ensemble et en coopération avec la Monusco (Mission des Nations unies au Congo), sont pourtant en lutte contre la LRA. Mais, accumulant les problèmes de logistiques, de bureaucratie et de partage d'informations, elles n’en sont toujours pas venues à bout. Et, dans une région victime d'une multitude d'autres conflits, la LRA n'est pas la priorité des gouvernements.

N’en déplaise à ceux qui critiquent l’initiative «Kony 2012»et la capacité de l’Occident à arrêter le chef de guerre, la solution viendra peut-être des Etats-Unis. En octobre dernier, Barack Obama décidait de déployer une centaine de conseillers militaires dans la région d’Afrique où sévit la LRA pour aider à en venir à bout.  Et ce jeudi, en parallèle de la déclaration de Johnny Isakson, le Sénat américain déposait un projet de loi visant indirectement à mettre à prix la tête de Joseph Kony, en renforçant le système de récompenses offertes par Washington pour la capture de criminels de son acabit. A la clé, potentiellement: jusqu’à 25 millions de dollars.

Une nouvelle vidéo anti-Kony

Le même jour, les élus américains ont mis en ligne une vidéo montrant leur détermination à mettre la main sur le rebelle ougandais. Un sénateur y déclare: «Cela peut prendre du temps, il faut comprendre que la région où nous croyons qu’il se trouve est recouverte d’une végétation très dense, avec peu de routes, pas de relais téléphoniques…» Mais aussitôt, un autre élu assure: «Ils se rapprochent de plus en plus [d’une arrestation de Kony], on peut espérer que cette année est la bonne.»

De son côté, l’administration Obama montre la même détermination. Cette semaine, un représentant du Secrétariat d’Etat a affirmé que «l'administration est déterminée à faire tout ce qu'elle peut (...) pour livrer Joseph Kony et le reste de son mouvement à la justice(…). Nous avons clairement aidé à affaiblir la LRA, à la disperser mais nous n'avons pas terminé la mission».

Nicolas Bégasse

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 22:59

 

 

 

RCA-sud-Est.JPG

 

Human Rights Watch : Il faut renforcer les mesures pour protéger les civils

« L’intensification des attaques de la LRA montre que le groupe rebelle n’est pas affaibli et qu’il constitue toujours une menace sérieuse pour les civils. L’Union africaine, les Nations Unies et les gouvernements de la région doivent prendre des dispositions urgentes pour mettre en œuvre des mesures complètes de protection des civils et s’impliquer véritablement pour qu’elles portent leurs fruits. »

Anneke Van Woudenberg, chercheuse senior pour la division Afrique à Human Rights Watch.

 (Nairobi, le 20 avril 2012) – Les attaques du groupe rebelle ougandais Armée de résistance du Seigneur (Lord’s Resistance Army, LRA) se sont intensifiées en République centrafricaine (RCA) depuis le début de l’année 2012, plaçant les civils des zones affectées dans une situation de nécessité urgente de protection, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Les attaques se poursuivent également en République démocratique du Congo.

Entre janvier et mars 2012, la LRA a mené au moins 53 nouvelles attaques en RD Congo et en RCA, au cours desquelles elle a enlevé 90 civils et en a tué neuf autres, d’après les dernières recherches de Human Rights Watch en RCA et des informations publiées par les Nations Unies. Le nombre d’attaques dans le sud-est de la RCA a considérablement augmenté par rapport aux attaques signalées en 2011.

« L’intensification des attaques de la LRA montre que le groupe rebelle n’est pas affaibli et qu’il constitue toujours une menace sérieuse pour les civils », a expliqué Anneke Van Woudenberg, chercheuse senior pour la division Afrique à Human Rights Watch. « L’Union africaine, les Nations Unies et les gouvernements de la région doivent prendre des dispositions urgentes pour mettre en œuvre des mesures complètes de protection des civils et s’impliquer véritablement pour qu’elles portent leurs fruits. »

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                        deux soeurs d'Agoumar enlevées par la LRA  

 

Au cours d’une mission de recherche de trois semaines en République centrafricaine et en Ouganda en mars et en avril 2012, Human Rights Watch s’est entretenu avec 23 victimes et témoins des attaques, ainsi qu’avec des dirigeants locaux, des représentants de la société civile, des responsables militaires et des représentants de l’ONU et de l’Union africaine (UA).

Deux sœurs de la ville d’Agoumar, âgées de 43 et 62 ans, ont raconté à Human Rights Watch qu’elles étaient parties pêcher le 27 février dernier lorsque la LRA les a enlevées. Elles ont été capturées par un groupe de trois combattants, qui les ont forcées à transporter du miel, des cacahouètes et de lourds sacs de farine qui avaient été volés dans un grenier à céréales voisin.

« Nous étions totalement chargées de marchandises et nous avons dû marcher dans la forêt pendant trois jours et trois nuits sans nous arrêter », a raconté l’une des femmes. « Ils nous ont battues de manière atroce, et lorsque ma sœur est tombée gravement malade après la troisième nuit, les soldats ont décidé de nous laisser partir. Notre frère et notre neveu qui ont aussi été enlevés le même jour sont toujours portés disparus et nous craignons qu’ils n’aient été tués. »

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                        une victime de la LRA blessée à la tête

 

Les civils dans la région visitée par Human Rights Watch ont expliqué qu’ils vivaient dans la peur de la prochaine attaque de la LRA. Plus de 400 000 personnes sont toujours déplacées du fait des attaques de la LRA, dont au moins 2 000 personnes récemment déplacées en 2012. De nombreux civils ont indiqué à Human Rights Watch qu’ils ont désespérément besoin de protection.

Dans la région voisine de Ngouyo, un village à 30 kilomètres au sud de Djema, la LRA a mené 12 attaques au cours des deux dernières années, y compris deux attaques en décembre 2011 et trois en mars 2012. Seuls deux soldats des forces armées de la RCA sont basés à Ngouyo. Depuis les attaques de décembre, l’armée ougandaise a déployé des soldats à Ngouyo, mais les villageois ont peur de quitter le village et craignent le possible départ prochain des soldats ougandais, qui les laisserait à la merci de la LRA.

« Il est très difficile pour nous de cultiver nos terres et maintenant les villageois souffrent de la faim », a expliqué un dirigeant local de Ngouyo à Human Rights Watch. « Depuis que les attaques ont commencé, nous nous rendons dans nos champs uniquement en groupes et seulement dans les fermes à moins de cinq kilomètres du centre du village. Mais depuis les récentes attaques dans la région, personne n’a quitté le village pour aller dans les champs depuis deux semaines. »

Il n’y a pas de réseau téléphonique à Ngouyo ni de communication par radio. Les villageois n’ont donc aucun moyen de signaler les attaques de la LRA.

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village Tékipandé près de Ngouyo abandonné du fait des attaques répétées de la LRA

 

Le 8 mars, des soldats soupçonnés d’appartenir à la LRA ont attaqué un groupe de sept personnes de Ngouyo qui était en train de pêcher dans la rivière Ouara, à environ 15 kilomètres au nord du village. Une femme âgée, mère de 10 enfants, qui a été témoin de l’attaque a décrit à Human Rights Watch ce qu’il s’est passé : « Ils ont dit à mon fils de s’allonger sur le sol, ils lui ont lié les mains derrière le dos. Ils ont pillé tous nos biens et sont partis avec mon fils et les biens volés. Lorsque j’ai crié pour protester, ils m’ont frappée au bras avec une baïonnette et m’ont dit de ne pas les suivre. » Son fils, âgé de 29 ans, est toujours porté disparu.

Human Rights Watch a documenté d’autres attaques dans la région qui ont peut-être été menées par la LRA, notamment le massacre de 13 chercheurs d’or artisanaux dans la zone du camp Cawa Safari autour du 20 mars. Des recherches plus approfondies sont nécessaires pour déterminer si l’attaque a été réalisée par la LRA ou par d’autres acteurs, bien que le massacre présente des similitudes avec les précédentes attaques de la LRA en RD Congo. Les victimes ont été battues à mort avec des machettes et des bouts de bois. Certaines ont été attachées ou déshabillées avant d’être tuées. La LRA est le seul groupe armé soupçonné d’avoir été actif dans la zone du camp dernièrement.

Les autorités judiciaires de la République centrafricaine enquêtent actuellement sur le massacre.

Localisations des dirigeants de la LRA

Joseph Kony, le dirigeant de la LRA, est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis entre 2002 et 2004 en Ouganda. L’armée ougandaise a indiqué qu’elle suspecte Joseph Kony de se cacher dans la région du Darfour au Soudan avec environ 100 à 150 combattants, des membres de sa famille, ainsi que des enfants et adultes que la LRA a enlevés. Deux autres dirigeants de la LRA également visés par des mandats d’arrêt de la CPI, Dominic Ongwen et Okot Odhiambo, se cacheraient, selon l’armée ougandaise, dans des forêts reculées, autour des rivières Vovodo et Chinko en RCA avec environ 100 combattants divisés en petits groupes. Joseph Kony et les autres dirigeants de la LRA détiennent par la force un nombre inconnu d’enfants et d’adultes enlevés.

Le colonel Binansio Okumu (également connu sous le nom de Binany) et un autre commandant de la LRA connu sous le nom d’Obol sont soupçonnés d’être en RD Congo, vraisemblablement près du Parc national de la Garamba, où la LRA était auparavant basée. Ces commandants sont responsables du massacre de Makomboen décembre 2009, qui a fait 345 victimes et plus de 250 captifs.

« Aucun gouvernement ne doit offrir un refuge sûr ni apporter une aide à Joseph Kony ou aux autres dirigeants de la LRA recherchés pour atrocités de masse », a déclaré Anneke Van Woudenberg. « Si Joseph Kony se trouve au Darfour, le gouvernement soudanais doit s’allier aux efforts régionaux pour l’appréhender et le transférer à La Haye. »

Dans les récents mois, la LRA a principalement opéré par petits groupes, menant des raids dans les champs et enlevant des civils pour transporter les biens volés. Certains des captifs qui ont réussi à s’échapper ont raconté à Human Rights Watch que Joseph Kony et les autres hauts dirigeants de la LRA ont peut-être ordonné à leurs combattants d’éviter les massacres à grande échelle afin de ne pas révéler leur localisation aux forces armées qui les poursuivent.

Human Rights Watch a recueilli le témoignage d’une jeune femme de 19 ans du sud-est de la RCA, qui a passé plus d’un an avec la LRA avant de s’échapper en janvier. Elle a expliqué que la stratégie actuelle de la LRA vise à piller lorsque des approvisionnements sont nécessaires, mais à ne pas tuer puisque la LRA subit la pression constante de l’armée ougandaise et que ses dirigeants ne veulent pas révéler la localisation des groupes.

Mais la violence de la LRA à l’encontre des personnes enlevées n’a pas cessé, a déclaré Human Rights Watch.

« Dès que j’ai été capturée, la LRA nous a appris sa langue, l’acholi, et nous a exposé ses règles », a raconté la jeune femme à Human Rights Watch. « Nous devions nous laver trois fois par jour, bien préparer des repas pour les combattants, laver leurs vêtements, et en cas de tentative d’évasion, nous serions tués. Deux personnes qui ont été enlevées à Agoumar ont tenté de s’échapper et la LRA nous a forcés, nous les autres enfants, à les battre à mort avec des bâtons lourds. Les combattants de la LRA nous ont traités de manière horrible. Si nous commettions une erreur, ils nous frappaient violemment et nous risquions même d’être tués. C’est pourquoi je devais m’échapper. J’ai réussi à m’enfuir alors qu’ils m’avaient envoyée chercher de l’eau. »

D’autres groupes armés, des gardiens de troupeaux armés et des bandits opèrent aussi dans cette région de la RCA, ce qui accroît l’insécurité dans la région et ne permet pas toujours aux résidents d’identifier les auteurs des attaques. Par exemple, depuis le début de l’année 2012, le Front populaire pour le redressement (FPR), un groupe rebelle tchadien dirigé par Baba Laddé et précédemment basé dans le nord de la RCA, s’est déplacé vers le sud, d’après les rapports des autorités militaires en RCA, vers des zones dans lesquelles la LRA mène également des opérations.

Manque de protection des civils

Les forces armées de la région et les Nations Unies ont adopté quelques mesures pour protéger les civils qui vivent dans les zones d’action de la LRA, principalement en RCA. Seule une centaine de soldats de la RCA est déployée dans la vaste région orientale. Dans de nombreuses villes, il n’y a que deux à cinq soldats peu équipés avec des moyens de transport et de communication limités. Dans certains villages et villes, aucun soldat n’est présent.

L’armée ougandaise compte environ 600 à 800 soldats déployés en RCA dans le cadre d’une opération commune contre la LRA, mais peu d’entre eux sont déployés dans les zones peuplées pour protéger les civils et, au lieu de cela, ils s’attachent à suivre la trace des dirigeants de la LRA.

À la fin de l’année 2011, les États-Unis ont déployé 100 agents des forces spéciales dans la région affectée par la LRA en tant que conseillers militaires auprès des forces armées menant des opérations contre la LRA. En RCA, ces conseillers sont basés à Djema et à Obo. Le déploiement américain a aidé à améliorer les relations entre les civils et les militaires, la coordination entre les armées des différents pays et le comportement des soldats ougandais, qui ont été précédemment accusés d’inconduite en état d’ébriété et de quelques cas d’agressions sexuelles. Les officiers de l’armée ougandaise ont indiqué à Human Rights Watch que les renseignements collectés récemment à partir de la surveillance aérienne américaine ont aussi permis de déployer les troupes plus précisément dans les zones de présence de la LRA, et que ces renseignements sont désormais partagés avec les Forces de défense du peuple ougandais (UPDF) de manière plus efficace.

L’impact des conseillers militaires américains sur la protection des civils a cependant été limité par l’absence d’autorisation du ministère américain de la Défense de quitter les villes où ils sont déployés pour évaluer l’impact des attaques de la LRA sur les communautés, faciliter l’assistance humanitaire, élargir les activités de démobilisation et accompagner les forces régionales en patrouille.

Human Rights Watch a appelé les conseillers américains à développer, dans le cadre de la planification militaire commune, des mesures concrètes pour protéger les civils contre les attaques en représailles de la LRA.

« Malgré la présence d’armées étrangères en République centrafricaine et des propres forces de sécurité de ce pays, il est choquant de voir que les civils de la RCA ne bénéficient que d’une protection limitée contre les attaques brutales de la LRA », a déclaré Anneke Van Woudenberg. « Il est urgent de remédier à ce manque de protection et d’appréhender les dirigeants de la LRA sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI pour mettre un terme aux abus de la LRA. »

Les Nations Unies mènent une mission de consolidation de la paix en RCA, connue sous le nom de BINUCA, qui a été mandatée par le Conseil de sécurité des Nations Unies en décembre pour établir des rapports sur les attaques de la LRA et soutenir les activités de démobilisation et de désarmement des combattants de la LRA. Mais aucun personnel du BINUCA n’a été déployé dans les zones affectées par la LRA jusqu’à présent.

En mars, l’Union africaine a annoncé une initiative de coopération régionale pour renforcer les efforts de lutte contre la LRA, y compris le déploiement d’une force d’intervention régionale (Regional Task Force, RTF) de 5 000 personnes, regroupant des soldats de l’Ouganda, de la RD Congo, de la RCA et du Soudan du Sud qui sont, pour la plupart, déjà déployés dans la région. L’Union européenne et les autres donateurs ont indiqué qu’ils soutiendraient cette initiative.

On ne sait pas encore clairement comment les forces militaires actuelles menant des opérations contre la LRA passeront le relais à une nouvelle structure de commandement commune, ni si cette structure aura la capacité de déployer les troupes nécessaires pour protéger les civils de manière appropriée. Même si des efforts ont été réalisés pour améliorer la coordination et le partage d’informations entre les forces armées, ils sont loin d’être adaptés, notamment en ce qui concerne l’organisation de la protection des civils. Les tensions entre les armées congolaise et ougandaise ont entravé les opérations. À la fin de l’année 2011, avant les élections nationales en RD Congo, le gouvernement congolais avait ordonné à tous les soldats ougandais de quitter ce pays. Ils n’ont toujours pas eu l’autorisation d’y retourner.

Human Rights Watch a également appelé l’UA et ses partenaires à améliorer les infrastructures de communication et de transport, et à accroître les efforts de démobilisation des combattants de la LRA, notamment en RCA.

« Ce sont les civils qui paient le prix lorsque les gouvernements de la région ne sont pas capables de résoudre leurs différends ou de coordonner leurs efforts », a expliqué Anneke Van Woudenberg. « Les promesses de l’UA et de l’ONU d’aider à coordonner et renforcer ces efforts doivent se concrétiser sans plus attendre. »

  Source : http://www.hrw.org/fr/news/2012/04/20/r-publique-centrafricaine-les-attaques-de-la-lra-s-intensifient

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 22:39

 

 

 

 

 

MLPC entête

 

Bureau Politique                                         

        Secrétariat  Général

 N°__047__MLPC/BP/SG/012   

 

                                 Communiqué de Presse

 

La vaillante Armée Nationale, vient une fois de plus, de perdre douze (12) de ses soldats tombés sur le champ de bataille et d’enregistrer neuf (9) blessés, le mardi 17 avril 2012 à Am Ndafok (Préfecture de la Vakaga).

 

Cette lourde perte dans les rangs de l’Armée Nationale qui interpelle toute la population centrafricaine, ne saurait laisser le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) indifférent.

 

C’est pourquoi, le Bureau Politique du MLPC, consterné et indigné, observe avec regret que le Gouvernement de la République n’ait pu donner à ces braves soldats un hommage mérité, en organisant des obsèques officielles dignes d’honneur en leur mémoire.

 

Ce manquement grave qui n’honore pas le Gouvernement de la République a provoqué la grande colère des familles endeuillées et celle de l’opinion nationale.

 

Le Bureau Politique du MLPC estime pour sa part que ces braves soldats tombés au front pour l’intérêt national méritent bien des honneurs militaires, conformément aux usages notamment la mise des drapeaux en berne, la proclamation des jours de deuil, leur élévation en grade et leur décoration à titre posthume.

 

Malheureusement, le Gouvernement de la République a choisi – par mépris – de leur organiser des obsèques à la morgue de l’Hôpital Général de Bangui et non à la place d’armes comme d’habitude.

 

Aussi curieux que cela puisse paraître, c’est bien après ces obsèques cavalières que le Gouvernement de la République a rendu public un communiqué laconique, ce qui n’honore pas la mémoire de nos braves et dignes soldats.

 

Fort de ce qui précède, le Bureau Politique du MLPC :

  • Condamne ce grave manquement dans l’organisation peu orthodoxe des obsèques de ces valeureux soldats morts pour la Patrie ;
  • Apporte toute sa compassion et son soutien à l’Armée Nationale dans sa délicate mission de défense du territoire dans un climat d’insécurité généralisée ;
  • Présente aux familles endeuillées toutes ses condoléances les plus émues.

 

                                  Fait à Bangui, le 20 avril 2012

signature-JGE-Koyambounou.JPG

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 22:36

 

 

 

République du Tchad

Front pour le salut de la République (FSR)

Dignité-Justice-Développement

 

communique de presse N°007/BE/FSR/2012.

 

   

Nous voilà à la veille du scrutin présidentiel français où nos yeux sont rivés sur le résultat de cette élection combien capitale pour l'avenir de notre cher pays. Au-delà du Tchad toute l'Afrique retient son souffle pour l'issue de ce scrutin.

Car beaucoup d'entre nous ne se rappellent pas  de ce fameux discours de Dakar du président sortant Nicolas SARKOZY. Discours  rédigé par son conseiller Henri Guaino Le président français déclarait notamment que lacolonisation fut une faute tout en estimant que le « drame de l'Afrique » vient du fait que « l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. […] Le problème de l'Afrique, c'est qu'elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l'enfance.  Et après sa visite éclair à N'djamena sur l'affaire arche de zoé d'ajouter " J'irai également chercher ceux qui restent, quoi qu'ils aient fait".

Quelque soit le gagnant de ce scrutin nous attendions des actes concrets pour  redéfinir une politique de coopération saine basée sur le respect  de la personne humaine et où le centre d'intérêt serait la population de ce pays et non l'intérêt égoïste de quelques personnes  fussent-elles dirigeantes.

 Autrement dit des relations institutionnalisées et non des relations de copinage  qui jusqu'à là nous ont apporté que malheur. A l'image de l'Europe, nous voulons aussi construire des Etats démocratiques  où le principe des droits de l'Hommes est vivement respecté.

Cela dit, bien  que l'union Européenne a parrainé l'accord politique du 13 Août 2007,  en vue de renforcer le processus démocratique au Tchad ; accord qui a eu  la caution du gouvernement tchadien ainsi que celle de la communauté internationale, il reste cependant entaché d’un péché originel. En effet, Il est important de signaler qu'en 2005 l'opposition avait boycotté le recensement électoral tout comme le referendum constitutionnel. Il convient de noter malheureusement que ce dernier n’a d’autre objectif que le renforcement des pouvoirs du président de la république et faire sauter le verrou limitant les mandats présidentiels à deux mandats. .

 Certains responsables politiques n’ont pas tarit d’éloges en qualifiant l’accord de " chance historique". Une telle appréciation dénote la méconnaissance du  dictateur Idriss Deby  qui ne respectera jamais ses engagements

Le chapitre 4 n'a pas du tout était respecté Il s’agit de créer les conditions adéquates à. l'environnement démocratique et surtout à la neutralité de l'Etat: Car le recensement électoral conformément aux normes internationales pouvant mettre en place des cartes biométriques et des fichiers électoraux informatisés et sécurisés doit être une réalité et non un leurre tout comme la  dépolitisation et la démilitarisation de l'administration territoriale. Par ailleurs, les chefs de circonscriptions  administratives et les auxiliaires de l’administration  ( sultan , chef de canton etc.…)  doivent  au préalable renoncer à leurs charges s’ils désirent s’engager à une compétition électorale..

 Malheureusement cette règle a été vidée de sa substance par Deby lui-même qui cumule le titre de sultan de bideyat en sus de sa fonction de chef d’Etat.

Pire cet accord du 13 Août 2007 sert d’alibi pour affaiblir   et  désagréger l'opposition politique de l'intérieur.  Cet accord constitue en fait un  rempart pour le  régime  afin de  se pérenniser et déstabiliser tous ses adversaires .L’absence de la désapprobation est assimilable à l’impunité et peut encourager le régime à commettre le pire. Il peut tuer sans être inquiété. Le cas du porte parole des  partis  politiques de l’opposition en la personne de Ibni Oumar Mahamat Saleh qui a été enlevé devant ses enfants sans laissé la moindre trace jusqu’aujourd’hui  , malgré l'insistance de la France ,est un exemple éloquent en la matière.

Cet accord est entré dans une caducité absolue. Nous convions les opposants politiques tchadiens à l’oublier  et à réfléchir sur d’autres solutions pour permettre au peuple tchadien de se débarrasser de son bayonneur et de son fossoyeur.

Les souffrances des tchadiens ont atteint l’insupportable .L’insécurité alimentaire s’installe au nord du pays et dans plusieurs poches  au centre. L’injustice est plus que criante. Vous vous souvenez de ce député qui vient d’être jeté en prison comme un simple vulgaire sans le moindre respect des règles judiciaires en la matière. S’il faut ajouter à ce cas de figure l’arrestation de l’imam Nasradine à qui l’on reproche des prêches stigmatisant l’injustice, il est permis de dire que la coupe est pleine.

Tchadiens, réveillez-vous, refusez qu’une franche des tchadiens se placent au-dessus des autres. Il est plus qu’urgent d’abréger votre calvaire en vous positionnant dans la voie de l’instauration d’un Etat de droit qui garantit et assure : les libertés, la justice pour tous et fait du Tchad un Etat où le respect des droits de l’Homme est sacré.

 

" Ta liberté naitra de ton courage"

" A cœur vaillant rien d'impossible"

Fait à Paris le 21/04/2012

 

Pour le Front pour le Salut de la République (FSR)

Le Commissaire à la communication Porte- Parole du (FSR) :

Abakar Assileck Halata

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 04:01

 

 

 

 

Sylvain-Ndoutingai

 

Bangui 20 avril (C.A.P) – Alors qu’il a encore fait le forcing auprès des autorités américaines pour se rendre à Washington afin de poursuivre les pourparlers avec le FMI dans la perspective de conclusion d’un programme triennal de 13 milliards de F CFA pour la RCA, ( une mission du FMI venant de séjourner dans le pays du 4 au 19 avril 2012), le tout-puissant ministre d’Etat centrafricain des finances que certaines mauvaises langues à Bangui appellent le « vice-président » vient de subir à nouveau une seconde humiliation par le département d’Etat américain.

En effet, sa demande de visa pour les USA déposée à l’ambassade des USA de Yaoundé -  (autre bizarrerie, celle de Bangui n’étant pas habilitée à délivrer des visas pour les USA) en même temps que celles des autres membres de la délégation officielle composée notamment de son homologue le ministre d’Etat Karim Meckassoua (qui assure l’intérim de Sylvain Maliko comme ministre de l’économie et du Plan) - devant se rendre à Washington pour les assemblées du printemps des institutions de Bretton Woods (FMI et Banque Mondiale) est revenue avec des clauses restrictives exactement comme en septembre dernier.

Alors que les autres membres de la délégation centrafricaine ont obtenu sur leurs passeports diplomatiques des visas d’une durée de 6 mois avec entrées multiples aux USA, un visa d’une validité d’un seul mois et une seule entrée a été accordé par le département d’Etat américain à Sylvain Ndoutingaï avec la même mention qui lui avait été déjà spécifiée à Paris en septembre dernier à savoir : « pour cette fois-ci seulement et à titre exceptionnel ».

L’intéressé a flairé dans ces restrictions un piège et a jugé plus sage de renoncer à son déplacement car avec les USA, une mauvaise surprise est vite arrivée, voir cas DSK, menotté sans ménagement par la police newyorkaise. C’est ainsi que le vol d’Air France Bangui-Paris du jeudi matin 19 avril est parti sans Ndoutingaï qui ne peut feindre d’être surpris par ce traitement de l’administration d’Obama dont l’ambassadeur actuel à Bangui lui avait clairement signifié en ce début d’année 2012 les vraies raisons de l’attitude des autorités américaines à son égard. Il s’agit de la découverte par l’administration des USA de plusieurs milliards sur ses comptes bancaires dont certains dans des paradis fiscaux à travers le monde.

Dans un pays normal, avec une telle pantalonnade, un tel ministre des finances n’a plus rien à faire à la tête de ce département mais en bozizie, c’est plutôt une raison supplémentaire de s’agripper à ce poste. Un ministre des finances qui ne peut se rendre à Washington où se trouvent tous les sièges des institutions financières dont il est censé être administrateur au nom de son pays, c’est comme un évêque qui ne peut se rendre au Vatican à Rome.

Autant démissionner de ce poste et laisser la place à d’autres fils du pays qui n’ont pas de problème pour obtenir le visa américain. Bozizé peut-il comprendre le côté ubuesque de la situation qui est actuellement celle de son protégé Ndoutingaï. Tout cela vient s’ajouter au processus actuel de délitement du pouvoir et aliment l’atmosphère délétère de fin de règne en cours à Bangui. Jusqu’à quand doit durer encore cette agonie de la bozizie ?

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 23:52

 

 

 

 

Bozizé à Bruxelles

 

Bangui 20 avril (C.A.P) - Bozizé a quitté la cérémonie de la rentrée judiciaire de ce vendredi  sans même daigner saluer les hauts responsables des juridictions et sans prendre part au cocktail final prévu à cet effet. Que cache cette humeur massacrante ?

S’étant juste contenté de délivrer le contenu d’un papier d'une demi-page environ, il n'a pas non plus répondu comme à l’accoutumée au réquisitoire traditionnel du Procureur Général près de la Cour de Cassation. Pendant toute la cérémonie, il avait une mine renfrognée, sommeillant même très souvent comme s’il avait hâte que la cérémonie puisse s’achever au plus vite.

Selon nos informations, la semaine prochaine, la Magistrature compte se réunir pour examiner cette situation dont le caractère étrange n’a pas manqué d’interroger plus d’uns.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 23:41

 

 

 

 

ndele

 

Reuters 20.04.12 à 20h06

La République centrafricaine a déclaré ce vendredi que des rebelles soudanais avaient tué 11 de ses soldats au cours d'une embuscade à la frontière qui visait à leur voler armes et munitions.

«Le contingent centrafricain a été attaqué mardi à Amdafok, à quelques kilomètres de la frontière. Onze soldats ont été tués et 11 autres blessés», a déclaré le gouvernement dans un communiqué diffusé sur les ondes de la radio nationale.

L'attaque a eu lieu à la frontière avec le Darfour

L'attaque s'est produite près de la frontière avec la région soudanaise du Darfour, disent des responsables centrafricains, selon lesquels les rebelles auraient voulu se ravitailler après des combats menés dans la ville soudanaise de Nyala.

Selon un officier de l'armée centrafricaine, évacué à Bangui après avoir reçu une balle dans la jambe, les rebelles sont arrivés à bord d'une cinquantaine de véhicules et 60 d'entre eux ont été tués au cours des combats qui ont suivi

 

 

NDLR : La rédaction de Centrafrique-Presse présente toutes ses condoléances aux familles de tous les soldats morts. Elle rappelle cependant qu’au Mali par exemple, on a vu les épouses et veuves de soldats manifester fermement leur mécontentement à cause de leurs maris envoyés sans munitions sur le front du nord du pays contre la rébellion du MNLA et qui ont été faits, soit prisonniers, soit ramenés les pieds devant à Bamako. Cela a été le prétexte et le point de départ du renversement d’ATT quelques semaines plus tard par un jeune  capitaine et une poignée de soldats courageux.

En RCA, les FACA ont du mal sur presque tous les fronts contre les rébellions qui écument le pays. Plusieurs sont souvent tués pour rien et personne ne bouge. Bozizé vient d’envoyer encore d’autres soldats remplacer ceux qui viennent d’être tués au Soudan comme si de rien n’était.  Tout baigne dans l'huile.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 23:39

 

 

 

 

Sud Est RCA

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 20 Avril 2012 14:14

La Mission de la paix de l’Union Africaine-Nations Unies (MINUAD) au Darfour dans l'ouest du Soudan, entend enquêter sur l’attaque survenue mardi dernier près de la frontière centrafricaine. Une attaque où des rebelles soudanais assurent avoir tué des soldats soudanais dont 11 soldats de l’Armée centrafricaine.

Selon la porte-parole de la MINUAD, Susan Manuel, « une patrouille a été envoyée  dans la région reculée d'Umm Dafog où se sont déroulés les combats, sans préciser quel groupe rebelle avait mené l'attaque ».

Toutefois, la faction SLA-Minni Minnawi a revendiqué cette attaque menée mardi: « Dans ces combats, nous avons fait usage d'armement lourd et bombardé la zone à distance », a déclaré à la presse internationale le porte-parole de cette faction, Abdoullah Moursal. Selon lui, « l'armée soudanaise a subi « de lourdes pertes » et plusieurs soldats ont été faits prisonniers. Aussi, la zone est désormais sous contrôle rebelle ».

Le porte-parole de l'Armée soudanaise n'était pas joignable dans l'immédiat pour livrer toutes informations précises sur cette première attaque. Une attaque que la force Tripartite République Centrafricaine, Soudan et Tchad vient d’essuyer, a indiqué les sources de cette presse.

Jeudi dernier, le Mouvement pour la Justice et l'Egalité (JEM), le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour (ouest du Soudan), a annoncé avoir pris 2 postes militaires soudanais à une quarantaine de kilomètres au nord de Heglig, une ville soudanaise conquise le 10 avril par l'armée sud-soudanaise.

L'année dernière, le JEM et plusieurs mouvements du Darfour avaient créé un front commun avec des rebelles des Etats soudanais du Kordofan-Sud (où se trouve Heglig) et du Nil Bleu, pour renverser le régime de Khartoum. Un régime accusé de ne pas représenter la diversité du pays. Mais les rebelles darfouris ont démenti combattre au côté de l'armée sud-soudanaise.

En 2003, le JEM, le SLA et d'autres mouvements issus des tribus non-arabes du Darfour s'étaient soulevés contre le gouvernement soudanais, dominé par des Arabes.

Le pouvoir de Khartoum avait réagi en envoyant des milices Janjawids, entraînant une guerre civile. Une guerre qui a fait au moins 300.000 morts selon l'Organisation des Nations Unies et, 10.000 selon Khartoum.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 23:31

 

 

 

081010paoua

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com

 http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 20 Avril 2012

Bangui : Epidémie de méningite à Paoua

« 23 cas de méningite ont été décelés à Paoua dans la préfecture sanitaire n° 3», a déclaré ce vendredi le Docteur Rafaël Mbaïlaho, directeur de ladite région dans un entretien téléphonique accordé au RJDH depuis Bangui. Il a expliqué que 2 malades sur 3 enregistrés à l’hôpital de Paoua, depuis environ 4 mois déjà, sont des enfants et les jeunes dont l’âge varie de 1 à 23 ans. « L’ONG Médecin Sans Frontière France (MSF/France) est sur place pour une prise en charge des malades et quelques kits sont mis à la disposition des malades à l’hôpital de Paoua », a indiqué le Dr Rafael Mbaïlaho.

Il a relevé qu’aucun cas de mort n’a encore été enregistré. Par ailleurs, en dehors de Paoua le village Beboyé 2, les communes de Bémal et Bémaïdé sont également touchés par l’épidémie. « La population est dans la panique et lance un SOS au gouvernement pour une vaccination de masse », a-t-il annoncé. « L’ONG Internationale Mentor-Initiative a donné l’alerte de la présence du méningocoque dans la ville de Paoua au ministère de la Santé publique. Les prélèvements ont été faits et transférés au laboratoire de l’Institut Pasteur de Bangui qui a confirmé la présence du méningocoque dans la zone», a confirmé le chargé de mission au ministère de la santé, Docteur Jean Pierre Bangamingo.

Une réunion de travail pour la mise en place d’un plan de contingence de la maladie est prévue pour le lundi 23 avril entre le ministère de la santé, l’Organisation Mondiale de la Santé et les ONG qui interviennent dans le domaine de la santé en République Centrafricaine.

 

Bangui : Des médias internationaux mobilisés contre de la LRA

Plusieurs médias internationaux visiteront la République centrafricaine, notamment la ville d’Obo à l’extrême est du pays où se trouve la majorité des victimes de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony et la base des conseillers militaires américains déployés pour traquer ce rebelle, a appris le RJDH de sources humanitaire. Ces médias sont le New York Time, CNN, Al jazzera, Associated press, The Washington Post, BBC et RFI. Ces médias arriveront à Bangui mardi prochain. Ils s’entretiendront avec le ministère centrafricain de la défense avant de faire une table ronde à l’ambassade des Etats Unis à Bangui, avec le Bureau des Nations Unies, le bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), l’Unicef et l’ONG nationale le JUPEDEC. Après ce bref séjour à Bangui, la délégation partira pour l’Ouganda avant de visiter la ville d’Obo en Centrafrique le samedi. Ce déplacement des médias internationaux, en majorité américains, se situe dans le cadre de la mobilisation mondiale autour de l’affaire Kony et le rôle que l’information peut jouer dans la traque et la capture de Joseph Kony. D’après une dépêche de l’AFP publié ce matin, des sénateurs américains ont déposé hier un projet de loi pour renforcer le système de récompenses offertes par les Etats Unis pour la capture de criminels, notamment le rebelle ougandais Joseph Kony. Le président de la commission des Affaires étrangères, le sénateur démocrate John Kerry, l’un des initiateurs de cette initiative a fait remarquer que ‘’l’information est un outil puissant et avec cette autorité, nous pouvons aider à livrer à la justice des fugitifs dangereux et violents".

 Par ailleurs, des sénateurs des deux partis (républicains et démocrates) ont présenté jeudi une vidéo de 7 minutes montrant les efforts entrepris par les Etats-Unis pour obtenir la capture de Joseph Kony. Depuis plus de quatre mois, une centaine de cadres militaires américains ont été déployé à Obo en République centrafricaine pour appuyer les forces armées centrafricaines, ougandaises, congolaise et sud-soudanaise dans la traque et la capture de Joseph Kony.

Il faut signaler que l’Union africaine en partenariat avec les Nations Unies sont dans la perspective de la mise en place d’une force régionale composée de 5000 hommes, devant mettre hors d’état de nuire, le chef rebelle ougandais et ses hommes.

 

Zémio : Un homme arrêté pour fausse alerte d’attaque de la LRA

Les habitants des quartiers Mahamat 1, Badjakpo et Mahamat 2 à Zémio ont été troublés hier soir à cause d’une fausse alerte de l’Arme de résistance du seigneur (LRA) faite par un couple campé dans un champ, surpris par la présence d’un inconnu, a rapporté notre correspondant surplace. D’après les informations collectées par notre correspondant, le couple qui a fait l’alerte vivait dans un champ situé à environ 8 km de la ville de Zémio. Tard le soir, il a été effrayé par la lumière d’un homme qui venait vers lui. L’homme a parlé en patois (le Zandé), mais la lumière avançait toujours. C’est ainsi que le couple a pris la fuite et est venu annoncé dans la ville que les éléments de Joseph Kony étaient proche.

Cette nouvelle a mis en mis en débandade la population. Mais après vérification, les autorités se sont rendu compte qu’il ne s’agissait pas de la LRA. La personne qui a fait la fausse alerte serait interpellée par la gendarmerie pour une enquête pour avoir perturbé la tranquillité de la population.

 

 

Mbaïki : Reprise des cours à l’ISDR

Les activités pédagogiques ont repris hier à l’Institut supérieur de développement rural (ISDR) de Mbaïki après une crise d’environ une semaine causée par une sanction de 8 jours infligée à certains des étudiants par l’administration, a rapporté radio Songo. Cette sanction a été levée suite à une séance de travail initiée hier par le préfet de la Lobaye Abbakar Picko. Au cours de cette rencontre, les étudiants mécontents et les enseignants se sont exprimés et le préfet a demandé aux autorités académiques de lever la sanction afin de favoriser le retour de la paix sur le campus. Il a aussi demandé aux responsables de l’établissement de rétablir le bureau de l’association des étudiants de l’ISDR, dissoute et le départ des jeunes illégalement admis à l’institut et qui a créé le soulèvement des étudiants ?

Il faut rappeler que les étudiants de l’ISDR ont observé une grève de 5 jours pour exiger la levée de la sanction de 8 jours infligée à certains de leurs camarades, le rétablissement de leur association. Ils critiquaient aussi « « l’admission irrégulière » de nouveaux étudiants au sein de l’institut. Ces derniers n’auraient pas selon eux passé le test d’entrée à l’ISDR comme les autres.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 15:29

 

 

 

 

Faca

 

BANGUI (Centrafrique) AFP / 20 avril 2012 14h03 - Onze militaires centrafricains en mission au Soudan pour la force tripartite (Soudan-Tchad-Centrafrique) de surveillance des trois frontières ont été tués mercredi à l'arme lourde, a appris l'AFP vendredi de sources concordantes centrafricaines mettant en cause des rebelles venus du Sud-Soudan.

On déplore 11 morts et 9 blessés du côté centrafricain. L'attaque visait l'état-major de la force tripartite basée au Soudan dans la région d'Am Dafok (trois frontières), a déclaré une source gouvernementale centrafricaine à Bangui sous couvert de l'anonymat à l'AFP, attribuant l'attaque à des rebelles venus du Sud-Soudan.

Le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé a rendu hommage aux victimes hier après-midi (jeudi) et il a ordonné la remise des corps aux familles pour inhumation, selon la même source.

Les éléments sud-soudanais ont attaqué mercredi vers 13H00 GMT à l'arme lourde, notamment avec des lance-roquettes, des RPG 7, des grenades offensives et des véhicules équipés de mitrailleuses la base de l'armée soudanaise (...) à Am-Dafok, du côté soudanais à la frontière entre les deux Soudans, a relaté à l'AFP une source militaire centrafricaine à Birao (nord, près d'Am Dafok).

Am-Dafok (ou Am-Dafogg) est située dans la province soudanaise du Darfour Méridional.

La base comprenait des soldats centrafricains faisant partie de la force tripartite. Onze militaires centrafricains ont ainsi été tués et on dénombre également plusieurs blessés dont certains dans un état grave, de source militaire.

Les corps des victimes pour la plupart en mauvais état ont été récupérés mercredi en fin d'après-midi par les éléments de des Faca (Forces armées centrafricaines) à Birao et évacués dans la soirée à Bangui de même que les blessés, a poursuivi cette source.

La mission de la paix Union africaine-Nations Unies (Minuad) au Darfour, dans l'ouest du Soudan, enquête sur une attaque près de la frontière centrafricaine, où des rebelles assurent avoir tué des soldats soudanais, avait annoncé jeudi une porte-parole de la Minuad, Susan Manuel.


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