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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 21:46

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 15 Novembre 2011 13:41


Le Conseil de sécurité de l'ONU s’est réuni lundi, 14 novembre 2011 pour évoquer les attaques contre des civils menés par la LRA, l'Armée de résistance du Seigneur. Depuis 2008, celle-ci s’est rendue responsable de la mort d'au moins 2 400 civils, selon les ONG, dans le nord de la République démocratique du Congo, en République centrafricaine et au Soudan du Sud.

 

Devant le conseil, Charles Armel Doubane, ambassadeur de la RCA auprès des Nations Unies a pris la parole. Son plaidoyer s’est résumé en une phrase : il faut bouter hors de la RCA, les criminels de la LRA.


Charles Armel Doubane a commencé par rappeler « qu’il s’agit d’un terrorisme transnational où des hommes, lourdement armés, débarquent, pillent, brûlent, violent, tuent, et enrôlent de force hommes, pour en faire des porteurs du butin et plus tard soldats, femmes qui serviront d’esclaves sexuelles, et enfants pour en faire de soldats ».

 

L’ambassadeur centrafricain à l’ONU n’a pas manqué  de rappeler que « depuis trois ans, le pays, Etat fragile, post-conflit, dont les forces de défense et de sécurité sont en restructuration, aux moyens limités, luttant déjà contre les rebellions internes et coupeurs de routes, déploient sur la zone trois sections d’hommes pour traquer mais ne sont pas parvenus à neutraliser ces bandits, aujourd’hui éparpillés sur les préfectures du Haut Mbomou, du Mbomou et de la Haute Kotto ».

 

Usant de son droit de poursuite et en accord avec le Gouvernement, une unité des Forces de défense ougandaises y est positionnée et patrouille conjointement avec les Forces centrafricaines dans cette partie orientale du territoire centrafricain.

 

Charles Armel Doubane a tenu remercier la France pour son appui multiforme dans cette lutte en faveur de la paix dans cette partie du Centrafrique. Il a salué « la récente implication des Etats Unis qui s’engage pleinement dans cette cause par l’envoi dans la sous-région d’une centaine d’hommes destinés au renforcement des capacités opérationnelles des soldats de quatre Etats de la région pour plus d’efficacité dans cette lutte ».


 

 

NDLR : Cet ambassadeur est il sûr que telle est aussi la volonté des autorités de son pays qui elles, ont sous-traité depuis longtemps la sécurité dans le Sud Est de la RCA et la traque de Joseph Kony à l'armée ougandaise et se reposent dans leur salon douillet à Bangui ?

 

 

 

Six haut-gradés de l'armée américaine en Centrafrique pour traquer la LRA

 


BANGUI, Mercredi 16 novembre 2011 | 01:12 (Xinhua) - Six officiers américains sont arrivés mardi à Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou ( sud-est de la Centrafrique) pour former les forces armées ougandaises et centrafricaines à mieux lutter contre la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony qui sévit dans la région depuis plusieurs années, a appris Xinhua de sources officielles.


Les officiers américains se sont présentés dès leur arrivée aux autorités administratives et locales et leur ont demandé de solliciter l'adhésion de la population autochtone, de même que les éleveurs peulhs, à la lutte en fournissant toutes les informations et les renseignements disponibles sur la LRA en vue de faciliter la lutte.

 

Ils ont également rencontré le chef du détachement ougandais de la base d'Obo pour échanger avant de s'envoler pour Kampala en Ouganda. Selon les informations, la mission devrait revenir à Obo le samedi prochain pour entamer la formation des soldats ougandais et centrafricains basés dans le Haut-Mbomou pour un délai de six mois, en vue de mener une lutte plus efficace contre le LRA.

 

En octobre dernier le président américain Barack Obama avait promis le déploiement d'une centaine d'hommes en Ouganda, en République démocratique du Congo et en Centrafrique pour assurer l'encadrement technique des forces armées de ces trois pays. Les Etats Unis se sont engagés dans ce cadre à fournir une assistance logistique et en communication pour permettre de neutraliser cette rébellion dans la sous-région.

 

Lundi dernier lors d'une rencontre du Conseil de sécurité de l'ONU sur les exactions de la LRA à New York, l'ambassadeur de Centrafrique auprès des Nations Unies, Charles Armel Doubane a salué l'initiative du président américain qui va renforcer selon lui la lutte contre « l'une des plus cruelles barbaries de notre temps », et a souhaité l'adhésion des autres partenaires à la lutte.

 

Le diplomate centrafricain a fait remarquer que l'insécurité provoquée par la LRA, « renforce la pauvreté qui devient préoccupante dans un Etat (Centrafrique) lui-même déjà en grande difficulté ».

Il a aussi appelé à la mobilisation et à la volonté de tous à agir ensemble afin d'empêcher définitivement la LRA de poursuivre impunément ses crimes et exactions contre des populations innocentes.

 

Depuis 2008, les régions centrafricaines du Haut-Mbomou et Mbomou (Sud-Est) et la Haute-Kotto (nord-est) connaissent régulièrement les exactions de cette rébellion ougandaise. En vue de mener une lutte commune contre ce groupe rebelle, un détachement de l'armée ougandaise a été déployé dans le Haut- Mbomou pour appuyer l'armée centrafricaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 21:37

 

 


Bangui PK 12


Radio Mardi, 15 Novembre 2011 13:42

 

Les opérations de déguerpissement des vendeurs de friperie menées  ce matin  15 novembre 2011 par la mairie de Bangui au Km 5 marché Mamadou Mbaïki, a fait six blessés. Deux policiers ont reçu respectivement une balle à la jambe et au bras. Ces balles proviendraient de la foule qui aurait tiré sur les policiers. Une femme vendeuse de produits alimentaires a également été atteinte d’une balle perdue au niveau du ventre.

 

La femme est admise d’urgence à l’Hôpital communautaire pour des soins. Suite à cette opération, le marché Km5 est paralysé, les boutiques sont fermées ce jour.

 

La mairie de la ville de Bangui entend par cette opération, « refouler les vendeurs informels qui occupent pratiquement les voies et chaussées, restreignant la route qui traverse le marché », ont affirmé certains responsables municipaux.

Qui tirait sur les policiers à partir de la foule ? « Il est difficile d’identifier le ou les tireurs » a mentionné le reporter de Radio Ndeke Luka qui s’est rendu sur les lieux.

 

Mais on sait que dans cette localité à majorité musulmane, les armes de tout calibre y circulent. Les autorités du pays en font souvent mention.

La présence des forces de l’ordre sur les lieux a été également signalée.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 21:28

 

 

 

Elie Oueifio

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 15 Novembre 2011 13:39

 

Elie Ouéfio, Secrétaire Général de la Présidence de la République Centrafricaine et Secrétaire Général du parti travailliste Kwa Na Kwa, a été limogé de ses deux fonctions. Le décret est signé du Chef de l’Etat François Bozizé et rendu public très tôt lundi, 14 novembre 2011 sur les ondes de la Radio Nationale.

 

Le limogeage de Elie Ouéfio aurait pris sa source de la réunion tenue le Jeudi 10 Novembre dernier par les ressortissants de Bossangoa, région d’origine du Chef de l’Etat, tenue au siège du KNK à Bangui.

 

On ignore les raisons de ce limogeage. Mais selon l’analyse de plusieurs journaux parus ce jour à Bangui, Elie Ouéfio aurait été accusé d’avoir « détourné une partie du fonds de la campagne électorale, de divulguer des secrets d’Etat et de ne pas défendre, comme il se doit, les intérêts du Président de la République ».

 

Jusque-là les postes de Secrétaire Général de la Présidence et Secrétaire Général du parti travailliste Kwa Na Kwa demeurent vacants.

 

Ancien locataire du ministère de l’administration du territoire, Elie Ouéfio avait été nommé le 21 avril 2010, ministre chargé du secrétariat général de la présidence de la République.

 

C’est depuis août 2009 qu’il occupe le poste de Secrétaire général du parti KNK.

 

Pendant ce temps, André Gremiango est nommé Ministre, Conseiller Spécial, Porte-parole de la Présidence de la République. Le décret de cette nomination qui a été signé le 09 Octobre dernier n’est rendu public que ce 14 novembre à Bangui.

 

André Gremiango est ancien député de Mobaye (centre-est). Il occupe ce poste en remplacement d’Alfred POLOKO, actuellement Ministre de la communication.


 

 

NDLR : On s’étonne que ce soit presque un an après seulement que Bozizé découvre qu’Elie Oueifio a détourné les fonds de la campagne électorale du KNK, lesquels fonds ont en grande partie été puisés au trésor national. Elie Oueifio qui avait été déjà viré du ministère de l’intérieur dans des conditions humiliantes avant d’être nommé secrgétaire général de la présidence et du KNK est ainsi jeté comme un citron pressé alors qu’il fut l’artisan principal de la fraude électorale à vaste échelle du KNK en province. Telle est la dure loi en bozizie. On est aussi surpris par la nomination d’un nouveau porte- parole de la présidence, tant plus grand monde ne se bouscule au portillon pour défendre le bateau ivre de la bozizie. C’est ce moment que choisit ce GREMIANGO pour offrir ses services.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 02:24

 

 

 

 

Ari Ben Menashe 

 

Ari Ben Menashe ici en 2002 au Zimbabwé pour témoigner dans une enquête policière

 


 

Quand BOZIZE voulait acheter une douzaine d'hélicoptères de combat russes

 

La stupéfiante histoire qu'on apprend que maintenant et que raconte l’article ci-dessous paru le 12 novembre courant dans un journal anglophone canadien, le National Post, laisse sans voix. Les Centrafricains y découvrent que leur tristement célèbre président François BOZIZE, s’est fait encore rouler dans la farine par des truands hommes d’affaires dont un Israélien et un Canadien, dans une ténébreuse affaire de fourniture d’une douzaine d’hélicoptères d’attaque russes. Ce sont les protagonistes mêmes de l’affaire qui se mettent à table et racontent par le menu comment les choses se sont passées avec le président centrafricain. On apprend avec effarement que de simples honoraires de consulting sont facturées à 4 millions de dollars US et que seulement 1,5 M $ ont été versés.

Voilà un pays dont la seule célébrité est d’occuper l’avant ou le dernier rang des pays du monde dans quasiment tous les domaines, un pays où les hôpitaux sont devenus des mouroirs, où la population meurt de faim ainsi que sévit une malnutrition infantile sévère, et où les infrastructures de base nécessaires au développement (ponts, routes, etc…) sont dans un état de délabrement indescriptible car plus entretenus depuis belle lurette, où l’insécurité est le lot quotidien de la population surtout dans l’arrière-pays.

 

Mais en dépit de ce tableau quasi apocalyptique, le président de ce pays et son régime trouvent le moyen de dégager des millions de dollars américains nécessaires à l’achat d’une douzaine d’hélicoptères de combat de fabrication Russe"? C’est tout simplement ahurissant et scandaleux ! Pourquoi tout ça ? BOZIZE est enfermé dans sa bulle et ne perçoit guère ce qui se passe autour de lui et dans le pays réel. Rien ne peut arrêter ses pulsions guerrières. Il fait tout pour s’accrocher indéfiniment au pouvoir avec les maigres moyens financiers du pays.

 

Rédaction C.A.P


Par Brian Hutchinson et Graeme Hamilton  du National Post le 11 novembre 2011 - 22h24 HE | 12 novembre 2011 00:26 HE

 

 L'une des ventes d'armes d’Ari Ben-Menashe, l’a fait atterrir dans une prison américaine depuis près d'un an. Il était, selon lui, un espion israélien qui a été directement impliqué dans l'affaire Iran-Contra. Son business d’exportation de nourriture semble produire plus de poursuites que les expéditions de céréales. Il a aidé à fabriquer les "preuves" qui ont abouti à des accusations de trahison contre le chef de l'opposition du Zimbabwe, et ses 2003 témoignages dans le procès qui s'ensuivit amena le juge de la marque lui "peu fiables et méprisant."


Mais rien de tout cela n'a empêché les membres de l'élite corporative canadienne de faire des affaires avec le lobbyiste notoire. Le jeudi, Arthur Porter a démissionné comme président du Comité Canada de renseignement de sécurité après que le National Post eût révélé ses rapports avec M. Ben-Menashe.

 

La Poste a maintenant appris que le partenaire principal dans l'un des cabinets juridiques les plus importants du Canada a aussi une relation d'affaires avec M. Ben-Menashe.


Jacques Bouchard Jr., directeur des affaires internationales chez Heenan Blaikie SENCRL, sarl, a rencontré le président de la République centrafricaine l'année dernière et a signé un contrat au nom de M. Ben-Menashe qui a promis d'obtenir «au moins une douzaine" d'hélicoptères d'attaque russes pour la petite nation africaine.

 

 Le contrat énonce les conditions de services de lobbying spécifiques à exécuter pour la République centrafricaine par M. Ben-Menashe et son entreprise basée à Montréal, Dickens & Madson (Canada) Inc Le premier point, indique le contrat, est de faire pression pour "un cadeau de la Fédération de Russie d'au moins 12 hélicoptères KA50 ainsi que des activités de formation et de maintenance associées à ces appareils," plus une subvention "dont la valeur pourrait atteindre américain 50 millions de dollars."


M. Bouchard a déclaré dans une interview qu'il s'est rendu à Bangui, République centrafricaine, en Novembre 2010 où il a rencontré le président François Bozizé et signé le contrat de M. Ben-Menashe. Le président Bozizé a signé et tamponné l'accord de son sceau présidentiel.


M. Bouchard a expliqué qu'il a fait cela "par courtoisie" pour M. Ben-Menashe et n'agissait pas comme son conseiller juridique. Les deux ont «une relation d'affaires» datant de plusieurs années, a déclaré M. Bouchard au National Post. Ils ont voyagé en Afrique ensemble et volé une fois au Burundi pour discuter des projets possibles avec le président de ce pays.


M. Ben-Menashe, 59 ans, est un ancien employé du gouvernement israëlien qui prétend avoir été intimement impliqué dans certaines opérations des services secrets de ce pays dans les années 1980. En 1989, il a été arrêté aux Etats-Unis et accusé d'avoir tenté de vendre illégalement trois avions militaires à l'Iran. Il est allé au procès à New York et a passé 11 mois en prison avant d'être finalement acquitté. Depuis, il s’est établi au Canada où il a été impliqué dans de nombreuses affaires controversées impliquant des gouvernements étrangers. Une cassette vidéo granuleuse a montré une balle tirée dans le bureau de M. Ben-Menashe à Montréal du leader d'opposition du Zimbabwe, puis, Morgan Tsvangirai, qui cherche à «éliminer» le président du pays, Robert Mugabe, a conduit à un procès pour trahison à Harare. M. Tsvangirai a été acquitté après que le juge eût conclu qu'il n'y avait aucune preuve d'un complot d'assassinat. Il a «une certaine réputation», reconnaît M. Bouchard.


M. Bouchard - qui travaille en étroite collaboration sur les dossiers africains avec l'ancien premier ministre canadien Jean Chrétien, maintenant un conseil de Heenan Blaikie - dans les discussions avec le National Post, a fait des efforts depuis 2009 pour éloigner l’entreprise du cabinet de M. Ben-Menashe.


Dans une interview en Novembre 2009, il avait dit que Heenan Blaikie avait une fois "regardé" un arrangement d'affaires potentielles avec M. Ben-Menashe, mais "nous n'avons pas pris [il] jusqu'à ... il n'y avait pas de suite à cela"


Pourtant, M. Bouchard et M. Ben-Menashe sont en communication régulière et se rencontrent régulièrement dans un restaurant d'hôtel en face du bureau de Heenan Blaikie du centre-ville de Montréal. M. Bouchard a reconnu qu'ils avaient parlé seulement trois heures avant une entrevue avec le National Post il y a deux semaines. Ils s’étaient également rencontrés à leur hôtel restaurant habituel deux jours plus tôt.

 

Dans la même interview, il a souligné que Heenan Blaikie ne présente pas ses clients à M. Ben-Menashe. Au contraire, il les met sévèrement en garde. «Nous disons toujours: « Mais s'il vous plaît, nous ne pouvons répondre pour lui .... Vous pouvez vérifier avec l'ambassadeur du pays, il dit qu'il représente ou dit qu'il a des liens étroits avec. Nous avons donc toujours averti les gens et ils ont fait leurs devoirs. "

 

M. Bouchard a insisté pour que tous les travaux qu'il a faits en présence de M. Ben-Menashe et en son nom - comme la signature de l'accord de consultance pour la République centrafricaine - n'étaient pas liés à ses fonctions d'affaires internationales chez Heenan Blaikie. Dans l'interview, il a dit que ni lui ni son cabinet n'avait jamais reçu des paiements de M. Ben-Menashe et Dickens & Madson, mais plus tard il a admis qu"à quelques reprises» Heenan Blaikie a reçu de l'argent de William Schaap, un Dickens & Madson avocat à New York.


«Mais toutes les sommes jamais reçues de M. Schaap ont finalement été renvoyées aux clients quand il  est devenu évident que [M. Ben-Menashe] ne serait pas en mesure de respecter ses contrats », M. Bouchard a déclaré au National Post dans un courriel. "Dans tous les dossiers où nous avons été impliqués, nos clients ont été intégralement remboursés et n’ont pas perdu d'argent."


Il a été demandé à M. Bouchard d'expliquer pourquoi ces paiements ont été reçus par son cabinet, ce à quoi ils étaient destinés, et pourquoi ils ont été «finalement retournés" aux clients de  Heenan Blaikie, mais il n'a pas répondu.


Il a insisté qu'il a signé pour la République centrafricaine et la Fédération de Russie un contrat d'hélicoptères à la demande de M. Ben-Menashe, « par courtoisie. » Il a expliqué qu'il s'agissait d'une traduction française d'une version anglaise existante. La République centrafricaine, a-t-il souligné, est une nation de langue française.


En Juin, rappelle M. Bouchard, après avoir reçu un appel de la République centrafricaine qui «lui a demandé ce qui se passait" avec l'accord des hélicoptères russes, il a écrit une note de regret au Président Bozizé en disant que c’était Dickens & Madson qui a refusé de rembourser les frais dont il a été payés, même si elle ne pouvait pas respecter ses engagements. Il lui a conseillé de contacter Dickens & Madson.


"C'est le contrat de M. Ben-Menashe avec eux», a déclaré M. Bouchard au National Post, «et évidemment, nous lui avons présenté dans un premier temps, et comme je le disais, une fois encore, avec un avertissement. Et même si nous ne sommes pas responsables de cela, nous avons encore envie d'essayer et d'aider nos clients et nos relations. "


M. Ben-Menashe a déclaré au National Post qu'il a reçu de la République centrafricaine seulement la somme de 1,5 M $ de ses frais de consultance de 4 millions de dollars, et a donc retenu ses services.


Si le pays africain finit par être à court et a changé, il ne serait pas le premier client à alléguer que M. Ben-Menashe n’a pas pu livrer. Avec l'ancien partenaire d'affaires Alexandre Legault, M. Ben-Menashe à fait face à des poursuites multiples alléguant la paire de faux a couru les entreprises des produits, l'acceptation de dépôts substantiels pour les livraisons à l'étranger qui ne s'est jamais matérialisée. Un email de 1999 envoyé par un fonctionnaire des Affaires étrangères aux ambassades canadiennes dans le Moyen-Orient a déclaré que le mode de fonctionnement de leur entreprise montréalaise, Carlington Sales Canada Corp, « consiste généralement de demander le paiement d'avance pour les produits agricoles et puis à ne pas livrer." Carlington a ensuite été mise en faillite après avoir été poursuivie en justice par au moins 10 parties différentes. La plupart des poursuites ont été réglées hors cour ou abandonnés.


En tant que directeur de Heenan Blaikie des affaires internationales, M. Bouchard est constamment en mouvement, en visitant des politiciens et des dirigeants d'entreprises à travers le monde. Il accorde une attention particulière à l'Afrique. Il est consul honoraire pour le gouvernement de l'Angola au Québec et il a travaillé sur l'immobilier et la réforme juridique dans d'autres nations africaines. Il siège au conseil d'administration de nombreuses sociétés canadiennes qui opèrent en Afrique.


Le cabinet d'avocats représente une liste de sociétés impliquées dans l'industrie minière de l'Afrique. M. Bouchard travaille en étroite collaboration sur ces dossiers, parfois avec M. Chrétien. Heenan Blaikie avec près de 600 avocats dans ses bureaux partout au Canada et à Paris, où il a ouvert un bureau en 2009.


L'Afrique est également un domaine d'intérêt particulier à M. Ben-Menashe. Il se décrit comme un «intermédiaire» qui organise pour plusieurs millions de dollars, des accords entre la Fédération de Russie et des petites nations dans le besoin de matériel militaire et le développement des infrastructures.


L'année dernière, M. Ben-Menashe a signé un accord de consultation avec Arthur Porter, alors membre de nomination fédérale du Comité de renseignement de sécurité, le chien de garde pour le SCRS. Quelques semaines plus tard, le Premier ministre Stephen Harper a fait le Dr Porter CSARS président.


Son affaire aurait livré une subvention de développement russe de dollars américains de 120 millions de dollars pour la Sierra Leone par le biais d'une société privée qu'il possède là-bas. Le Dr Porter est né en Sierra Leone et le représente comme un «ambassadeur plénipotentiaire." L'accord s'est effondré.


Détails des transactions inhabituelles Dr Porter avec M. Ben-Menashe ont été signalés d'abord par le National Post mardi. Jeudi, le Premier ministre Harper a accepté la démission du Dr Porter du CSARS.


M. Ben-Menashe s'est impliqué avec Jacques Bouchard et Heenan Blaikie il y a plusieurs années, après avoir approché la firme pour aider les fiducies et planification successorale. Il a été pris comme un client par un partenaire du nom de Stephen Hart, qui a présenté à l'entreprise nationale de co-gérant, Guy Tremblay, à la fois selon M. Ben-Menashe et M. Bouchard.

M. Ben-Menashe prétend qu'il fut bientôt présenté à M. Chrétien. Il dit ils se sont rencontrés sur un certain nombre d'occasions avec M. Bouchard à l'intérieur des bureaux de Montréal de Heenan Blaikie. M. Bouchard a nié que ces réunions ont eu lieu.


Ni M. Tremblay, ni M. Chrétien a accepté d'être interviewés pour cet article. M. Chrétien n'a pas répondu à des questions détaillées envoyé à son bureau Heenan Blaikie.


M. Bouchard a déclaré au National Post que lui et M. Chrétien de voyage si souvent et de rencontrer autant de chefs d'Etat qu'il a du mal à se souvenir des détails de leurs rencontres. Il dit qu'il ne se souvient pas par exemple, s'il a assisté à une Réunion privée à New York en Septembre 2009 entre M. Chrétien et du Zimbabwe, Robert Mugabe, le dictateur. «Franchement, je vais avec M. Chrétien assez souvent à ces réunions, nous avons rencontré beaucoup de chefs d'Etat. Qu'il y ait eu une réunion avec M. Mugabe, franchement, je ne me souviens pas », a déclaré M. Bouchard.


M. Mugabe et la République du Zimbabwe ont longtemps eu une relation avec M. Ben-Menashe. Dans un épisode tristement célèbre il y a une décennie, M. Ben-Menashe a rencontré dans son bureau de Montréal alors l'opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai et lui enregistrées prétendument comploté pour assassiner le dictateur vieillissant. M. Ben-Menashe a révélé plus tard au ministère américain de la Justice une série de contrats de lobbying, il a signé avec le gouvernement du Zimbabwe; les accords nécessaires pour faire pression sur lui organisations internationales, les gouvernements et les médias "afin d'influencer la création de politiques favorables au gouvernement du Zimbabwe et de l'élimination ou la prévention de politiques et des lois défavorables au gouvernement du Zimbabwe ".

Son effort pour sécuriser des hélicoptères d'attaque russes pour la République centrafricaine était typique de l'œuvre qu'il accomplit en Afrique, dit M. Ben-Menashe, insistant sur le fait qu'il n'a rien fait de mal. Mis à part une accusation de trafic d'armes à laquelle il a fait face il y a deux décennies aux États-Unis - il est allé à un procès et a été acquitté - il n'a pas été accusé d’ activité illégale.

Il admet que sa réputation n'est pas la livre sterling. "Je ne suis pas un ange», dit-il. "Mais je dis la vérité et je ne suis pas prêt à prendre toute s-couché."


M. Ben-Menashe a actuellement des problèmes avec au moins quatre banques canadiennes; ces dernières semaines, elles lui ont toutes dit qu'elles ne veulent plus ses affaires et se proposent de clôturer tous les comptes qu'il détient chez elles. M. Ben-Menashe a demandé à son avocat chez Heenan Blaikie (pas M. Bouchard) d’aider à résoudre les problèmes, mais la firme a officiellement mis fin à leur relation avec une lettre datée du 27 octobre de M. Tremblay, l'entreprise nationale de co-gérance.

M. Ben-Menashe, dit que bien qu'il semble être "persona non grata" chez Heenan Blaikie, il continue à avoir des conversations régulières avec son directeur des affaires internationales, Jacques Bouchard Jr.


bhutchinson@nationalpost.com ghamilton@nationalpost.com

Source: http://news.nationalpost.com

 

 

(Traduction de l’anglais par la rédaction de C.A.P)

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 20:26

 

Medard-Polisse-Bebe.JPG

 

Au moment où les centrafricains s’apprêtent à fêter dans l’allégresse, le 1er Décembre 2011, la proclamation de notre république, je me sens le devoir, comme tout autre centrafricain animé de l’esprit patriotique, d’attirer l’attention de l’opinion et des pouvoirs publics centrafricains sur l’état de délabrement avancé dans lequel se trouve aujourd’hui notre pays.  

 

La république centrafricaine se meurt et, avec elle, l’espoir de tout un peuple de voir sa chère patrie se mettre résolument sur la voie de développement. Un tour d’horizon des différents domaines de la vie du pays laisse présager des lendemains difficiles pour la population centrafricaine en proie à une paupérisation sans précédent depuis la légitimation en 2005 d’un pouvoir issu du fameux « sursaut patriotique » du 15 Mars 2003, et qui peine à s’imposer comme un pouvoir véritablement démocratique.

 

Sur le plan politique, un déficit démocratique notoire résultant du hold up électoral du 23/01/2011 a permis  de rompre le dialogue avec l’opposition politique exclue de l’Assemblée nationale par la volonté d’un homme imbue d’autorité et dont la soif inextinguible pour le pouvoir pousse, en sus, à verrouiller tous les moyens d’expression démocratique : interdiction d’organiser les meeting et les manifestations publiques. L’intimidation et la terreur, infligées à la population par certains éléments de la garde présidentielle, participent à l’entretien du climat d’insécurité chronique qui règne dans le pays, et qui prive nos concitoyens de la liberté d’aller et venir sur l’ensemble du territoire national. Les violations répétées des droits humains caractérisées par les arrestations et détentions arbitraires, les expéditions punitives, les crimes économiques, les malversations financières et autres détournements de deniers publics par les tenants du pouvoirs sont autant de dérives dictatoriales qui n’ont pas lieu d’être dans un pays déjà suffisamment échaudé par plusieurs années de turbulences politiques qui ont, par le passé, mis à très rude épreuve l’unité nationale, la paix civile, mais entraîné malheureusement aussi au sacrifice de sang de ceux de nos compatriotes victimes d’exactions aveugles. 

 

Sur le plan économique, un manque de structures adaptées dû à l’irresponsabilité d’un régime vorace dont la principale préoccupation est de s’approprier les biens de la nation centrafricaine, a mis l’économie du pays dans un état de déliquescence jamais connu depuis l’accession à l’indépendance. Pour beaucoup de nos concitoyens, le décollage économique reste une chimère dont ils mesurent les tristes retombées tous les jours aussi bien dans leurs porte-monnaies que dans leurs marmites, sauf quand on s’appelle Ngouandjika et compagnie (tous milliardaires et fiers de l’être …). L’absence d’infrastructures adéquates tels que les ponts, chaussées, routes, et autres chantiers, ne permet guère la facilité des échanges économiques à l’intérieur comme à l’extérieur. Le clanisme, le clientélisme, la gabegie, érigés en système de gouvernement, amenuisent toutes les chances d’une perspective de croissance susceptible de contribuer au développement de la république centrafricaine. En plus, aucune politique économique digne de ce nom n’est envisagée par l’actuel gouvernement pour favoriser un essor industriel dans un pays qui regorge d’énormes matières premières ainsi que d’autres richesses inestimables diverses et variées dont beaucoup restent inexploitées. 

 

Sur le plan social, le taux de chômage a atteint un record inégalé du fait, non seulement d’une économie moribonde liée à une baisse d’activités due à l’absence d’une véritable politique d’emplois (même précaires), mais aussi de la discrimination à caractère tribal et/ou politique entraînant ainsi les frustrations qui sont généralement une source de fragilité pour l’unité et la concorde nationales. Nombre de postes  dans l’administration publique sont occupés majoritairement par la famille nucléaire du Général Président, les militants de son parti le KNK (au pouvoir) et apparentés. Aussi, faute de soins adaptés, les hôpitaux publics sont-ils devenus plus que des mouroirs où les malades s’y entassent comme du bétail à l’abattoir en attente d’être zigouillé. Le taux de prévalence VIH et d’autres maladies vénériennes prend une tournure vertigineuse ; au point que la mortalité infantile et maternelle, considérablement réduite dans les années quatre-vingt, atteint désormais des sommets hyper inquiétants qui laissent craindre, au-delà des drames humains familiaux, un déséquilibre démographique préjudiciable pour l’avenir de notre pays.

 

Il en est de même des écoles publiques qui ne sont plus que des lieux de villégiature où l’avenir des enfants (et donc du pays) est mis entre parenthèse en totale contradiction avec les exigences du développement humain prôné par les organisations internationales telles que l’Unesco, la francophonie, etc. Quant à la jeunesse centrafricaine, elle est comme d’habitude sacrifiée sur l’autel des promesses fallacieuses et démagogiques qui l’enferment dans une léthargie visant à la rendre amnésique et insensible aux sirènes révolutionnaires susceptibles de conduire à un chambardement, à l’exemple du « printemps arabe ».   

 

Bref, la décrépitude de la situation d’une population désormais confrontée aux problèmes de tout genre (difficulté d’accès à l’eau potable, à la santé, à l’éducation des enfants, défaut de fourniture d’électricité, exposition à l’insécurité, etc.), n’est pas de bon augure et exige du pouvoir autiste de Général Bozizé une seule alternative : Agir pour arrêter la déchéance de la nation centrafricaine.

 

Afin d’abréger en effet la souffrance de cette nation centrafricaine astreinte aux errements d’un régime aux abois, un « Sursaut Démocratique » est plus que jamais nécessaire ; le Président Bozizé doit se résoudre à prendre des mesures qui s’imposent impérativement avant la fin de l’année en cours:

      Dissoudre immédiatement l’Assemblée nationale monopartite actuelle qui est sans commune mesure avec l’aspiration profonde du peuple centrafricain;

      Dissoudre sans délai le gouvernement « anachronique » et incompétent dit  « Touadéra 3 » dirigé par un Premier Ministre complètement paumé et visiblement dépassé par les évènements du moment;

      Ouvrir un dialogue franc et direct avec toutes les forces vives de la nation pour la formation d’un gouvernement d’union nationale sur la base d’un programme minimum commun ; ce gouvernement, dit de transition, devrait être chargé de préparer de nouvelles élections libres, crédibles et transparentes ;

      Appeler toute la nation centrafricaine dans son ensemble à l’unité pour faire face aux difficultés de l’heure et relever le défi du développement.

 

Ces mesures d’urgence demandent, de la part du Général Président, un certain courage pour s’affranchir, dans son entourage, des velléités obscurantistes d’une bande d’indécrottables qui n’entendent nullement partager le pouvoir dans l’intérêt du peuple centrafricain. La responsabilité politique recommande, dès lors que l’avenir du pays est gravement menacé, de mettre l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des intérêts partisans d’une caste ou d’un groupe catégoriel.

 

En effet, le peuple centrafricain aspire, comme tous les autres peuples libres, à un certain « Bien » : la liberté (celle de se soigner, de s’instruire, de se vêtir, de se nourrir et de se loger). Aujourd’hui cette liberté fondamentale inscrite au patrimoine idéologique national  centrafricain, par notre père fondateur Barthélemy Boganda, se trouve sérieusement entamée par l’égocentrisme de ceux qui pensent que « gouverner, c’est se servir ou se faire servir » par le peuple souverain (au lieu de servir le peuple). Et ce n’est pas de l’anti-bozizisme primaire que de dire ouvertement qu’il y a un sérieux problème de gouvernance en Centrafrique et que les centrafricains souffrent parce que privés de toute ou partie de cette liberté fondamentale. Le centrafricain n’a-t-il pas le droit de voir sa condition de vie et d’existence s’améliorer ? Comment un Etat souverain peut-il faillir aussi lamentablement dans sa mission de fournir à son peuple de l’électricité, de l’eau courante, de faciliter l’accès aux soins pour tous, de promouvoir l’éducation des enfants, de garantir la sécurité sur toute l’étendue du territoire, de défendre l’intégrité territoriale, de construire des infrastructures de développement, etc. ? Questions légitimes auxquelles toute personne de bon sens, au vu de la situation actuelle de Centrafrique, peut répondre de façon tout fait anodine sans être soupçonnée d’avoir des arrières pensées politiciennes.

 

Aujourd’hui, la vérité est que « Mon Pays va Mal », notre pays va très mal. Et le Président Bozizé doit, non seulement le reconnaître, mais agir en conséquence. La république centrafricaine est le patrimoine commun de tous les centrafricains sans distinction; elle est notre Bien à tous. Elle n’est pas la propriété d’une famille, d’un clan, d’une tribu. Rien ne peut justifier, a fortiori dans le contexte de graves crises actuelles que traverse notre pays, l’exclusion de la majeure partie de nos concitoyens par le régime en place en raison de leur appartenance politique, tribale et/ou régionale. Que les détenteurs du pouvoir actuel ne se fassent pas d’illusion : ce sera avec le concours de tous les centrafricains que notre pays se remettra debout.

 

Cela dit, j’exhorte vivement le Président Bozizé à tirer les leçons du passé en référence à l’histoire de notre pays où, à force d’entêtement, un mouvement populaire et/ou sursaut patriotique, a pu emporter les régimes qui se sont montrés autoritaires, despotiques et surtout antidémocratiques. Il est donc du devoir et de la responsabilité du Président de la république qu’il est d’écouter les jérémiades de la majorité silencieuse dont les difficultés pour s’en sortir vont crescendo et pourraient menacer la paix civile si elles n’étaient pas rapidement prises en compte. Les mécontentements de plus en plus exacerbés exprimés à travers les manifestations spontanées, comme récemment dans certains quartiers de Bangui, Bouar, Bambari, prouvent à suffisance qu’une tension socio-politique couve. Il est temps que le Président Bozizé se résolve à sortir de ses certitudes (sinon de sa cécité) pour enfin affronter la réalité en répondant aux préoccupations de nos concitoyens. A défaut, il ferait mieux de tirer les conséquences politiques de son inaction …   

 

A Paris, le 14/11/2011

 

Médard POLISSE BEBE

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 20:24

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14 novembre 2011

Juliette Abandokwe

« Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a mis en garde vendredi les hommes politiques de la RD Congo (RDC) contre les actes de violence électorale, annonce un communiqué publié vendredi à Nairobi, la capitale du Kenya. Il a affirmé qu'il était en train de suivre "avec la plus grande vigilance" le processus électoral en RDC qui doit aboutir à des élections présidentielle et législatives prévues le 28 novembre. »

Panapress, 13 novembre 2011.

L’Occident tremble pour ses intérêts en RDC

A part l’affaire Charles Taylor, et le tapage médiatique autour de lui, il est justifié de se demander ce que la CPI a fait de concret en Afrique. Jean-Pierre Bemba est en prison pour laisser politiquement le champ libre à Joseph Kabila, et les co-responsables des exactions dont il est accusé n’ont jamais été inquiétés. Aujourd’hui la « communauté internationale » n'est pas en faveur de Tshikesedi à la tête de la RDC, pourtant favori dans son pays, et les déclarations d’Ocampo, porte-parole d'un organisme servant de toute évidence les intérêts de l'Occident, doivent interpeller l’opinion publique. Depuis quand la CPI se préoccupe-t-elle de façon aussi claironnante des violences péri-électorales en Afrique?

«Nous veillons à ce que le processus ne conduise pas à des actes de violence ou à des attaques contre la population civile. »

Nous…

Où sont les déclarations apitoyantes dans d’autres situations similaires?

Au Cameroun, toute opposition menaçant le régime de Biya – toute opposition n’étant pas suffisamment menaçante - est systématiquement réprimée par le tabassage, l'emprisonnement, la torture et l’exécution depuis 30 ans. Les manifestations de février 2008 lors du bidouillage de la Constitution camerounaise, du 23 février 2011, ainsi que la répression de toute activité d’expression de désaccord envers le« candidat naturel à sa succession » ressentie comme nuisible pour le pouvoir, en vue des élections du 9 octobre dernier, en sont les preuves vivantes. Où sont les déclarations de la CPI ? Pourtant, une liste détaillée de personnes tombées sous les balles et les tortures des autorités camerounaises pendant les 30 ans du pouvoir de Paul Biya, existe bel et bien. Quelle mort de violence étatique ou exécution extrajudiciaire au Cameroun a été une fois questionnée par la CPI sur les devants de la scène internationale?

En République Centrafricaine, des assassins notoires de populations civiles, à l’instar notamment d’Eugène Ngaïkosset, capitaine dans la garde présidentielle de son état, et surnommé officiellement « le boucher de Paoua », se baladent tranquillement dans les rues de Bangui depuis des années. La CPI a fait quoi? Toute la « communauté internationale » est pourtant présente à Bangui, et sait parfaitement et en détail ce qui se passe. En lieu et place, les bailleurs de fonds occidentaux ont continué à verser des millions dans les poches sans fond d’un régime profondément anti-démocratique et sanguinaire, qui détourne systématiquement tous les fonds qu’il empoche. Il est en outre de notoriété publique que les affaires diamantifères intéressent beaucoup de monde sur place. Une sorte d’activité accessoire de week-end, comme les colons dans le temps qui allaient à la chasse au lion. Un sport colonial moderne en somme.

Joseph Kony et sa LRA dans ses promenades de plaisir dans les forêts équatoriales d'Afrique centrale, on lui a déjà fait quoi? Depuis qu’il est visé par un mandat d’arrêt de la CPI en 2005, le manque de volonté politique pour son arrestation effective est évident. En attendant, c’est un bon petit agitateur de poche qui peut toujours servir le cas échéant.

Laurent Nkunda, auteur bien connu de nombreux massacres dans le Kivu à l’est de la RDC, interpelé par la CPI, arrêté en janvier 2009, soi-disant en résidence surveillée au Rwanda, et dont on avait encore brandi le spectre quand Kabila s’était mis à flirter avec des contrats avec les Chinois, se promène en réalité en toute liberté dans les rues de Kigali. Et El-Bechir? Son mandat d’arrêt par la CPI a été de toute évidence monnayée contre l'accès facilité de l'Occident au pétrole du Sud-Soudan. Hissène Habré se prélasse au Sénégal, pendant qu’Idriss Deby, son ancien chef d'Etat-major, continue à terroriser le peuple Tchadien.

Joseph Kabila, candidat de l'Occident, n'est pas en bonne posture aujourd’hui à la veille de l’élection du 28 novembre prochain. Que vont donc encore inventer ses souteneurs pour le couvrir et le maintenir de gré ou de force ? Où la violence étatique de Kabila en quatorze ans de pouvoir figure-t-elle dans les annales de la CPI? Et les 6 millions de morts à l’Est du Congo… qu’en a fait la communauté internationale? Où sont les coupables? Pourtant Kabila est le chef des armées dont sont issus de nombreux tortionnaires. Et surtout, qu’a-t-il fait pour le peuple qui l’a soi-disant librement et démocratiquement élu il y a dix ans? Il est évident que le sort de son peuple l’intéresse bien moins que les immenses bénéfices qu’il retire de son emploi de guignol de l’Occident. Le peuple n’est pas dupe, et n’en veut plus.

La CPI se fait bien petite dans certains contextes

Le mépris institutionnalisé contre le peuple africain est incommensurable. La CPI n'est finalement qu'une justice occidentale à deux vitesses, qui pour le cas de la République Démocratique du Congo, cherche à travers les déclarations de son porte-parole, à se prémunir contre une potentielle prise de pouvoir par un candidat très populaire en RDC, même s’il n’est pas parfait, mais qui est définitivement impopulaire et très imparfait dans les chambres noires de la "communauté internationale". Les tentatives de diabolisation de Tshikesedi à travers les médias occidentaux parlent à elles seules.

Qu’on se le dise clairement. La CPI n’est qu’une entreprise de plus pour soutenir l'écrasement mental des populations, sous couvert d’une promotion très sélective de la défense des droits de l’homme, et cautionnant des pouvoirs fantoches abusifs à l'extrême ; des serviteurs pur et simple des « partenaires » économiques occidentaux, dont les activités « commerciales » ne sont rien d’autre qu’un vaste réseau de recel et de pillage systématisé.

Le premier crime contre l’Humanité est pourtant celui des autorités transnationales occidentales qui promeuvent activement la confiscation systématique du droit à l’autodétermination d’un peuple soi-disant souverain depuis 1960, par les manigances péri-électorales et la validation de fraudes électorales massives. Les magouilles médiatiques en tout genre, comme celle de la CPI avec cette prise de position, ainsi que la main mise sur le pouvoir par des gouvernements fantoche mis en place et soutenus contre vents et marée par les puissances intéressées, sont là pour continuer la prédation sur les ressources naturelles africaines. Le scandale géologique du bassin du Congo, c’est à très peu près tout ce qui intéresse l’Occident dans cette région du monde, dont les habitants sont très grossièrement victimes de leurs richesses.

Pour une organisation chargée de promouvoir le droit international telle que la CPI, officiellement investie contre les crimes contre l’humanité et les crimes d’agression, il est d’ailleurs intéressant de constater que le crime économique, indirectement crime contre l’humanité, n’est pas du tout abordé par les « protecteurs de l’humanité contre le crime» dans le cadre des exactions institutionnelles massives dans le quotidien du peuple africain. Un président peut donc impunément, selon la « communauté internationale », boire du champagne et manger du caviar à l’ombre d’un parasol, ou d’un hôtel de luxe, pendant que les prix des denrées de première nécessité dans le pays augmentent dangereusement, et que son peuple se meurt dans la misère, la maladie, opprimée par une répression sanglante et une propagande outrancière. Les médias d’Etat noyées dans les millions, gavent les populations, les désinforment en profondeur, formatant les esprits, entretenant une désillusion intrinsèque abyssale et une soumission équivalente aux flèches de curare que le chasseur utilise pour paralyser ses proies.

La CPI fait partie de ces institutions transnationales, au même titre que l’ONU, l’OTAN, l’Union Africaine, le FMI et la Banque Mondiale, et consort, dont les objectifs prioritaires sont tout sauf la promotion des droits de l’homme en Afrique, la protection des populations civiles et le développement humain sur le continent. Ces arguments ne constituent qu’une vaste couverture. Les sociétés civiles sont plutôt maintenues dans leur faiblesse et leur impuissance savamment entretenue par toute une panoplie de moyens sophistiqués dans le cadre d’un concept de démocratie qui ne fait plaisir qu’aux oreilles des bien-pensants, et qui n’est en réalité qu’une monumentale tromperie et un leurre des plus machiavéliques.

La loi est faite par les puissants. Et nous ne pourrons pas transgresser les lois qu’ils ont eux-mêmes créées. Nous ne pourrons les battre que par le biais de lois que nous mettrons nous-mêmes en place, et qui seront à la mesure de nos besoins.

Unissons donc nos forces, car nous en avons, et nous ne le savons pas. Mais eux le savent, et font tout pour nous faire croire que nous n’en avons pas. Apprenons donc à nous connaitre, et surtout reprenons nos esprits enlevés pour le bien d’une intoxication méthodique et diabolique. Nous devons nous réapproprier nos compétences, ouvrir les yeux, reconnaitre l’ennemi commun, et ainsi nous concentrer sur le renforcement de nos capacités. Ce n’est qu’en nous remettant en question, individu par individu, que nous comprendrons, que nous apprendrons à ne compter que sur nous-mêmes, et à intégrer pleinement que nous ne devons rien attendre des autres. L’émancipation tout comme la liberté, ça s’arrache, malgré l’effroi environnant. L’émancipation de l’esprit est une affaire d’individu, même si la propagande massive et le spectre effroyable de la répression, du « désordre » et de la perte du peu qu’on a, la mettent à rude épreuve.

Mais tout est possible, et surtout, rien n’est impossible. A vous de choisir.

 

 

http://juliette.abandokwe.over-blog.com/article-panafrique-un-leurre-baptise-cpi-88680707.html

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 20:13

CBM

La Lettre de CBM/ Novembre 2011

 

DE LA DEPENALISATION A LA DEFISCALISATION ?

Quel avenir pour les médias centrafricains

 

 « S’il m’était laissé de choisir si nous devons avoir un gouvernement sans journaux ou des journaux sans gouvernement, je n’hésiterais pas un instant à préférer le dernier choix»  Thomas Jefferson 

Depuis quelques semaines, une épée de Damoclès plane sur les organes de la presse écrite centrafricaine via un bras de fer opposant ceux-ci au service des impôts.

Dans un communiqué rendu public le 22 octobre 2011, le Groupement des Editeurs de la Privée et Indépendante de Centrafrique (GEPPIC) interpellait  en ces termes les autorités centrafricaines :

« - A Son Excellence Monsieur le ¨Président de la République, Chef de l’Etat, pour qu’il s’implique dans la recherche des solutions aux problèmes de la presse privée de Centrafrique, notamment, pour que des moyens financiers et matériels conséquents soient accordés aux journaux privés, afin de leur permettre de se donner un environnement décent, susceptible de les hisser vers le statut de l’entreprise de presse;

- Au Département des Finances, de se rapprocher du GEPPIC, afin d’avoir des

informations fondées sur la réalité de la presse écrite, ce qui lui éviterait de créer des tensions inutiles dans un environnement social où il n’est pas du tout souhaitable de chercher à enfoncer des gens qui n’ont en partage au quotidien que la pauvreté et l’inquiétude ; »

 

Le ton est donné : IL FAUT SAUVER LES JOURNAUX CENTRAFRICAINS.

Rappel des faits :

Directement contacté, les responsables des impôts auprès de qui je me suis rapproché m’ont affirmé que l’opération visant les journaux n’est pas une stratégie consistant à euthanasier la presse privée indépendante de Centrafrique mais que cela participe à une opération de recouvrement qui ne vise pas que la presse mais tous les contribuables.

En effet, le syndicat de la presse privée centrafricaine le GEPPIC ne renie pas la régularité des faits : « Après analyse des documents envoyés par les services des impôts aux journaux de la place, les Directeurs de publication, au cours de leur rencontre du samedi dernier estiment, qu’il est normal, qu’il soit exigé à une entreprise qui fait du commerce, de s’acquitter de ses obligations vis-à-vis de l’Etat, par le paiement des taxes et des impôts. De ce fait, une entreprise de presse ne saurait se soustraire à un tel devoir. Dans le principe donc, les responsables des journaux considèrent, que la démarche des services des impôts s’inscrit dans une action classique. »

 

S’il n y a rien d’illégal dans la démarche du service des impôts, pourquoi lancer un SOS ?

 

Quelle est l’état de santé de la presse écrite de Centrafrique ?

Selon des dispositions légales en vigueur en République Centrafricaine, rien n’interdit aux autorités compétentes de procéder à des opérations de recouvrement auprès des contribuables légalement constitués et menant une activité commerciale comme le fait la presse écrite de notre pays. Sur le principe, rien ne l’interdit. Cependant, la réalité de la presse écrite centrafricaine est à l’image de l’économie, de la santé, de l’éducation, de la sécurité….un secteur vital mais sinistré.

 

Reprenons l’état des lieux dressé par le GEPPIC :

 « - Très peu de journaux ont un siège, pour la simple raison que les recettes des ventes, qui varient entre 2000 et 8000 francs CFA, ne peuvent pas leur permettre de supporter le poids d’un loyer ; ne parlons pas de salaires.

- Dans les organes qui ont la chance d’avoir un siège, c’est la promiscuité totale. Souvent, les rédacteurs et les ordinateurs (les ordinateurs sont des dons), se partagent les mêmes espaces, ce qui oblige parfois certaines personnes à rester en dehors de l’unique pièce disponible.

- Alors que sous d’autres cieux, les journaux sont tirés et vendus par dizaines de milliers d’exemplaires, par jour, les journaux centrafricains à cause d’un lectorat absolument réduit, éditent entre 100 et 500 copies, qui ne sont jamais totalement vendues, sans oublier qu’il est impossible d’atteindre l’arrière-pays, faute de messagerie.

- Pour ce qui est des recettes, il convient de dire, ouvertement, qu’elles sont uniquement destinées à payer l’impression des éditions. Et lorsqu’il n’y a pas de recettes, les journaux sont tirés à crédit. Résultat, dès qu’il y a une annonce ou une insertion publicitaire, l’argent ainsi ponctuellement obtenu, s’en va couvrir les dettes contractées auprès de l’imprimeur. »

Face au service des impôts qui en toute légalité doit procéder au recouvrement et une presse privée sinistrée dans sa majorité, quelle est la solution appropriée afin que le devoir des uns ne supprime le droit des autres ?

Comment sortir de la crise ?

I : L’Immédiat

Jugeant de la bonne foi des autorités fiscales et afin d’éviter une paralysie de l’apprentissage démocratique de la République Centrafricaine, il serait honorable que celles-ci accordent une période de sursis aux organes de presse. Cette période de sursis aura pour objectifs de :

1.    Vérifier la légalité de la constitution de chaque organe ;

2.    Vérifier la comptabilité de chaque organe ;

3.    Imposer (taxer) individuellement chaque organe de presse en fonction de sa constitution et sa comptabilité ;

4.    Trouver un échéancier pour chaque organe de presse pris individuellement ;

S’il est vrai que chaque contribuable est un maillon essentiel des recettes de l’état, pris individuellement, ce ne sont pas les contribuables de la presse écrite de Centrafrique qui vont paralyser la République. Sursoir à cette opération de recouvrement est un acte de courage et de foi.

 

II : Le Moyen terme

S’inspirant de la Convention de Windhoek pour le développement de la presse africaine  de mai 1991 qui fait obligation aux Etats signataires de soutenir la presse, le candidat du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) à l’élection présidentielle du 23 janvier 2011 avait mis sur la table le projet « Prime à la lecture » qui était une incitation juridique, matérielle et financière de l’état à destination de la presse écrite en particulier et la presse en général. 

Pour la financer, nous prévoyions une double grille :

a)   une taxe de 50 Fcfa sur chaque bouteille d’alcool produite en République Centrafricaine  et 75 Fcfa sur les bouteilles  importées.

b)   Une prime à la lecture  de 10000 Fcfa accordée à tous  les fonctionnaires, les retraités (vivants) et étudiants boursiers (du système universitaire local).  

c)   La prime versée aux fonctionnaires, aux retraités et aux boursiers proviendrait en partie de la réduction du train de vie de l’état puisque nous prévoyons un gouvernement réduit  à seize ministères et une réduction de moitié du nombre de conseillers et de chargés de mission à la Présidence, à la Primature ainsi qu’une réduction de 25% du salaire des députés. Cette réduction du train de vie de l’Etat n’avait pas  exclusivement pour but de soutenir la presse privée mais de réaliser des économies en partant de ce que nous possédons pour commencer à financer des opérations de redressement et d’urgence dans l’éducation, la santé, etc.

d)  La Prime à la lecture pour les fonctionnaires, les retraités et les boursiers serait versée directement à l’organe de presse auprès de qui ces derniers se sont abonnés. Il était question de négocier avec les organes de presse pour que l’abonnement mensuel des agents de l’état, des retraités du secteur public et des boursiers reviennent moins cher qu’un abonnement classique ce qui aurait permis avec la prime individuellement accordée de souscrire à deux abonnements mensuels minimum ;

e)   Nous prévoyions aussi une subvention pour les radios privées et communautaires de Centrafrique sous forme de :

ü Formation ;

ü Subvention financière directe ou incitation fiscale ;

ü Détaxe partielle ou intégrale sur certaines fournitures importées ;

ü Etc.

La mise en application de cette réforme devrait intervenir six mois après le changement et répondait à un cahier de charges :

1.   Contrôle de la constitution régulière des organes de presse ;

2.   Modification des dispositions légales  régissant la presse centrafricaine ;

3.   Période d’adaptation de 3 mois accordée ;

4.   Les organes de presse écrite qui voulaient bénéficier de cette prime devraient :

a)   Se constituer en Sarl avec un capital social initial de Trois millions de Fcfa dont la moitié des apports débloqués et logés sur un compte bancaire local ;

b)  Un cahier de domiciliation réelle à savoir : un siège physique, un justificatif de fonds de roulement, une déclaration d’embauche (minimum 3 employés en siège et 4 en région) et une liste de matériels bureautique et de reportage ;

c)   S’engager à respecter les dispositions légales en matière de publication et d’édition ;

d)  S’engager à faire une double édition : Sango/Français (période d’un an accordée pour application)

e)   S’engager à une distribution nationale. Pour cela, la reforme postale que nous projetions, nous aurait permis de mettre en place un service de messagerie efficace, adapté à notre ambition de redynamisation nationale (une année était accordée aux organes de presse dès son adoption et début d’application).

f)    S’engager à accorder, une fois par mois, soit des pages ou des heures de disponibilités pour des œuvres de sensibilisation : MST/IST, Alphabétisation, Vulgarisation de techniques agricoles…etc.

Un ensemble de dispositions légales encadrait cette « Prime à la Lecture » afin d’éviter aux organes escrocs, parasites, satellites et partisans (organe de presse des partis politiques) de ne pas polluer l’initiative. L’organe chargé de gérer les fonds alloués à le Prime à la Lecture était le HCC en étroite collaboration avec les services de l’état qui en vérifie la régularité. Cette prime à la lecture qui n’est pas figée était appelée à évoluer. Nous nous accordions le quinquennat pour apprécier.

Notre péché au sein de SEWA OKO, c’est que nous n’avons pas su ou pu expliquer valablement ce projet durant la période de campagne. J’en dresse ici un résumé qui peut servir de piste de réflexion aux autorités compétentes ainsi qu’au GEPPIC pour trouver à moyen terme un début de solutionnement à la crise que connaît la presse écrite centrafricaine qui ne date pas d’aujourd’hui et qui trouve non seulement sa justification dans la conjoncture que nous connaissons mais aussi et surtout dans cette tradition où la lecture  n’est pas le 1er de nos efforts surtout si elle fait appel à quelques  CFA qui sont mobilisés soient pour les nécessités ou la distraction. Or la presse est le thermomètre de la démocratie. Sans elle,  l’on ne peut parler de démocratie et sans véritable démocratie, les liens aux noms desquels nos destins sont liés ne tiennent plus.

 

 

Conclusion

<< Dans un pays où il n’y a plus d’opposition, la presse s’attribue la fonction d’opposition. >> disait Nicolas Sarkozy.  Ceci est d’autant plus vrai pour la RCA puisque l’opposition a été neutralisée ou s’est auto-neutralisée. Notre pays n’a de démocratique que cette presse qui a accompagné le retour au multipartisme du début des années 90 et sans laquelle, nous serions aujourd’hui la basilique de l’obscurantisme à l’intérieur de laquelle nous chanterons sans interruption la symphonie de la pensée unique et les refrains à la gloire du Timonier.

Dans ce pays essentiellement fiscaliste qu’est la République Centrafricaine et qui doit aujourd’hui s’en vouloir d’avoir soit mal géré ses entreprises publiques ou de les avoir privatisés ; l’administration est dans son droit, lorsqu’elle exige que tous les contribuables y compris les organes de presse s’acquittent de leurs dus. Mais dans ce même pays, il y a un nombre considérables de sinistrés économiques à qui la crise de l’énergie a rendu la vie encore plus amère.

Trouver une solution à la crise fiscale des organes de presse est un acte de courage et de foi disais-je.

Courage car il faut trouver ailleurs l’arbitrage nécessaire pour équilibrer ce qu’y aurait été la participation immédiate des organes de presse. Courage aussi, car de la part de certaines autorités qui sont l’objet de la rigueur de certaines plumes, ce serait faire preuve de grandeur.

Foi, puisqu’il s’agit de parier sur l’avenir. En effet, sous-jacent la question fiscale des organes de presse, il y a cette urgente obligation qui est la mobilisation des ressources pour d’une part relancer l’économie, la rendre compétitive et la moderniser en réduisant la part de l’informel.

 

Clément DE BOUTET-MBAMBA

 

 

 

 

 

La Lettre de CBM est une Publication de la CBM Team en association avec le Club MÊZÄ et 236 Médias
La Lettre de CBM © 2011
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Centrafrique-Presse.com - dans Médias
14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 11:25

urgent

Elie Oueifio

                                        Elie OUEIFIO

 

On apprend qu’un décret pris dit-on par BOZIZE rapporte les termes de celui ayant nommé le sieur Elie OUEIFIO comme Secrétaire Général de la présidence. Plus surprenant, ordre aurait été donné pour que l’accès de ce dernier à ses bureaux de la présidence ainsi qu’à celui du siège du KNK lui soit également interdit. Que se passe-t-il au KNK ? C’est un véritable séisme à la petite échelle du parti présidentiel au pouvoir à Bangui.

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 02:14
 
 
fric en CFA
 
Ce tableau du siphonage du trésor public du mois de mai 2010 montre et apporte clairement la preuve du cas de « conflit d’intérêts » de l’ancien DG du Trésor, le général Guillaume LAPO. Non seulement celui-ci avait réussi l’exploit de faire réparer en février, les toilettes de son bureau pour la somme de 10 millions de F CFA mais on note encore avec stupéfaction dans le tableau ci-après comment il s’est payé à lui-même à trois reprises à raison de 10 millions de F CFA, la facture du marché de clôture du ministère des finances dont sa propre entreprise dénommée POLYGONE, a obtenu le marché. C’est tout simplement hallucinant.
     
 Les tracasseries récemment subies par NDOUTINGAÏ à Paris lorsqu’il devait se rendre à Washington et que le visa américain lui a été refusé dans un premier temps semble découler de ce dossier GRYNBERG qui a fait mettre le gouvernement américain le ministre d’Etat et ancien ministre des mines sur leur liste noire.
On constate également que durant ce mois de mai 2010, beaucoup d’argent a été remis à un certain Henri GBOGOUDA, inconnu au bataillon de l’Etat et dont  le nom revient aussi assez souvent, la somme de  75 000 000 de F CFA pour soi-disant le « fonctionnement d’une préfecture », on ne sait laquelle ?   
Le cas de l’association politique « BOZIZE DOIT RESTER » (BDR) créée par Claude Richard GOUANDJA qui en a été récompensé ensuite en devenant l’actuel ministre de la sécurité publique, a aussi bénéficié de la somme de 140 000 000 de F CFA déchargée par le rejeton de BOZIZE en personne, Francis BOZIZE, est tout aussi scandaleux et insupportable. C’est un pur scandale car de quel droit le candidat BOZIZE devait-il puiser dans les caisses du trésor national pour financer sa propagande politicienne. Ses adversaires n’ont pas eu ce droit.
Qu’attendent les partis politiques de l’opposition, les centrales syndicales et la société civile pour s’emparer de ce dossier du pillage du trésor national depuis les révélations ahurissantes de Centrafrique-Presse ? Qu’attendent-ils pour interpeller le gouvernement sur cette invraisemblable prédation des ressources du pays au moment où une mission du FMI se trouve justement à Bangui ?
 
Rédaction C.A.P
 
MINISTERE DES FINANCES ET DU BUDGET                                                                   REPUBLIQUE  CENTRAFRICAINE
*************                                                                                                                          UNITE - DIGNITE - TRAVAIL
DIRECTION GENERALE DU TRESOR                                                                                                               **********
ET DELA COMPTABILITE PUBLIQUE
            *************
DIRECTION DE LA CENTRALISATION COMPTABLE
            *************
SERVICE DE LA CENTRALISATION COMPTABLE                                                                             Bangui le 14/09/2011
            *************
BUREAU DE REGULARISATION DES DEPENSES
            *************
N°_ /MFB/DIR-CAB/DGTCP/DCC/SCC/BRD, 11
 
TABLEAU DES DEPENSES PAYEES A CHARGE DE TRESORERIE
(EXERCICE Mai 2010)
 
N° OP
LIBELLE
MONTANTS
BENEFICIAIRES
7804
Emoluments cadres du Trésor
1 850 000 CFA
DGT
7806
Clôture ministère des Finances
10 000 000 CFA
DGT
7809
Règlement loyer du Premier Ministre
10 000 000 CFA
BIREAU Rameaux
7820
Fonds mis à la disposition du Comité Paritaire
2 400 000 CFA
Carline Mamie KENGOUA
7822
Clôture ministère des Finances
10 000 000 CFA
DGT
7823
Caisse d’avance du Trésor
5 000 000 CFA
BANGO Joseph
7826
Achat fournitures
2 500 000 CFA
BANGO Joseph
7850
Frais de mission ministre des AE
16 365 000 CFA
Antoine GAMBI
7857
Achat carburant Présidence de la République
18 815 000 CFA
BOMAYAKO Gilles
7859
Réhabilitation ministère des Affaires Etrangères
300 000 000 CFA
GAMBI Antoine
7863
Fds mis à la dispo du Fondé de pouvoir (cas de décès)
500 000 CFA
DGT
7865
Indemnités Agents du Trésor
4 359 000 CFA
DGT
7866
Installation groupe électrogène
1 000 000 CFA
BANGO Joseph
7868
Délégation centrafricaine /fête du Cameroun
80 050 000 CFA
DANBOY Eric
7874
Campagne Café
250 000 000 CFA
GOUANDJIKA Fidèle
7876
Règlement frais de procédure CIRDI
43 269 000 CFA
MOIDAMSE SINFEÎ Joël
7886
Règlement frais de clôture du ministère des Finances
10 000 000 CFA
DGT
7893
Fête des Mères/ Fds mis à, la disposition de la 1ère Dame
20 000 000 CFA
BEOROFEI Mathieu
7896
Fds mis à disposition comité de la fête des mères
25 000 000 CFA
NGOKO Jean Marie
7897
Couverture de la Coupe du monde
10 000 000 CFA
OUAMBETI Henri
7946
Réparation groupe électrogène
500 000 CFA
KOUANA
8351
Fonds mis à la disposition du ministère de l’élevage
140 000 000 CFA
HANDJO Lésine
8361
Fonctionnement de la Préfecture de ?????????????
75 000 000 CFA
GBOGOUDA Henri
8362
Règlement quittances Douanes
39 000 000 CFA
GBOGOUDA Henri
8363
Règlement GESCO
13 000 000 CFA
GBOGOUDA Henri
8365
Fonds Sécurité
500 000 000 CFA
MOIDAMSE SINFEÎ Joël
8367
Achat pour BDR
140 000 000 CFA
BOZIZE Jean-Francis
8369
Règlement à la Jeunesse et Sports
20 000 000 CFA
DEGANAI Eric
8373
Fonds pour les Arts et Cultures
20 000 000 CFA
DEGANAI Eric
8398
Emoluments cadres du Trésor
2 645 000 CFA
DGT
 
S/ TOTAL MARS 2010
1 768 608 000 CFA
 
 
(Sources : Ministère des Finances et du Budget)
 
RECAPITULATIF DES REGLEMENTS PAR OP POUR LE MOIS DE MAI 2010
 
E1
MONTANT DES OP REGLES AU PROFIT DE LA BOZIZIE, LE KNK ET LES GBAYAS BOY’S
1 768 608 000CFA
2
MONTANT TOTAL DES DEPENSES DE L’ETAT EFFECTUEES PAR OP
 2 004 563 842CFA
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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 02:07

 

routes-en-RCA-2.JPG

routes-en-RCA.JPG

 

camion et passagers sinistrés sur l'axe Mbaiki - Boda (photos du 11 novembre 2011)

 

La scène d’outre tombe que nous vous proposons en quelques images  illustre parfaitement les conditions de transport auxquelles sont confrontés les usagers qui sont souvent obligés, au péril de leur vie, de se jucher au-dessus des rares camions chargés de marchandises empruntant des routes ravinées et crevassées. Lorsqu’un incident comme celui -ci se produit, (voir photo) passagers et marchandises sont débarqués purement et simplement pour une durée indéterminée.

Sur l’axe Mbaiki - Boda à la hauteur du village LOBE, plus aucun véhicule ne pouvait passer ce jour là. La chaussée a été bloquée à cause d’un  gros porteur surchargé qui a failli être renversé, tant le tronçon est devenu franchement impraticable, les crevasses atteignant parfois 1m de profondeur tandis que l’érosion a lavé les rochers.

 

Pour faire « réélire » Bozizé et faire triompher le KNK dans la préfecture de la Lobaye, le pouvoir, via l’entremise du ministre Parfait Anicet MBAY, n’a pas lésiné sur les moyens et a mis les caisses du trésor national à rude épreuve. Ils ont eu recours à la politique de la carotte et du bâton. Les notables et chefs de village ont été tantôt menacés de mort, tantôt ont reçu des enveloppes de gratification. Pour la commémoration du 29 mars 2010, date anniversaire de la mort de Boganda, 94 millions de F CFA ont été sortis du trésor, contrairement à l’habitude.

 

Par la suite, la particulière de Parfait MBAY est allée décharger encore au trésor la somme de 98 millions de F CFA toujours pour leur « travail politique » dans la Lobaye. En révélant tous ces scandales, Centrafrique-Presse s’attire l’ire de Parfait MBAY qui a même cru convoquer récemment une conférence de presse pour annoncer son intention de poursuivre en justice en France Prosper N’DOUBA,  son directeur de publication, ne voyant dans les articles de C.A.P que de la diffamation et l’atteinte à son honneur.

 

Parfait MBAY feint d’ignorer qu’il est passible de passer en jugement, le moment, venu devant le tribunal du peuple centrafricain pour répondre des nombreux crimes et de la mauvaise gouvernance de ce régime de prédation sans précédent auquel il appartient sans discontinuer depuis le 15 mars 2003 et dont la fin est maintenant proche.

 

 

Rédaction C.A.P   

 

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