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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 13:27

 

 

 

 



1 - Année 2011 quelques mois après les élections...Conseil de cabinet mardi 

* Gouandjika - Monsieur le premier ministre, un préalable avant l'examen des différents points inscrits à l'ordre du jour s'il vous plait ...

* Touadera - vous avez la parole monsieur le ministre. Mais soyez bref !

* Gouandjika - Monsieur le premier ministre vous seriez bien au courant d'un complot qui se trame contre moi pour m'embastiller et vous faites comme si la solidarité gouvernementale est au beau fixe.

* Touadera - De quel complot s'agit-il et qui voudrais vous embastiller ? Je vous demanderais plutôt de passer me voir au cabinet après le conseil pour en discuter... 
SGG veuillez passer à l'examen du premier point de l'ordre du jour...

* Gouandjika - Non Monsieur le premier ministre il s'agit d'un problème très grave que je dois poser ici et maintenant. Cela va de mon honneur et même celui de votre gouvernement. Je dois absolument parler et personne ne m'empêchera de m'exprimer. 

* Touadera - on se calme monsieur le ministre ! 

* Gouandjika - je suis très calme monsieur le premier ministre, si non j'aurais déjà donné un coup mortel à mon voisin de droite qui a déposé plainte contre moi il y'a deux semaines et continue d'entretenir des relations cordiales avec moi comme d'habitude.


Nous étions hier ensemble lui et moi  dans sa voiture aux funérailles de l'Ambassadeur Charles Ouenezoui et ensuite dans son bureau. Et c'est là, à ouïe clos, que je lui avais dit que j'étais au courant d'une plainte qu'il avait  rédigée et déposée au tribunal de grande instance de Bangui contre GOUANDJIKA Fidèle pour détournement de denier public et prise illégale d'intérêts... 

* Touadera - Comment aurais-je pu être au courant de cette affaire de plainte? 

* Gouandjika - Monsieur le premier ministre, le plaignant ici présent, qui étais très curieux de savoir comment j'étais au courant de cette plainte, m'a dit qu'il a reçu des instructions du président de la république pour déposer ladite plainte. Et j'ai déduis que vous seriez aussi au courant car étant très proche du chef de l'état...


C'est grâce, indirectement à Maître Nicolas Tiangaye avocat d'un accusé ancien ministre des PTT dans la même affaire, que j'ai découvert la supercherie c'est à dire le complot écrit sous la forme d'une plainte....


Le ministre d'état  m'a dit que n'étant pas très sûr de lui il a écrit la plainte au conditionnel du genre "Gouandjika Fidèle aurait détourné 50 millions de francs CFA..." 


* Touadera - Monsieur le ministre d'état, avez vous quelque chose à dire ? 

* Meckassoua - c'est à la justice de trancher et je ne me prononcerais qu'en conseil de ministres en ce qui concerne cette affaire...

Pour ne pas perturber le déroulement du conseil de cabinet j'avais trouvé mieux de sortir de la salle sous une pluie battante et retourner au bureau...

2 - Année 2011 conseil des ministres jeudi (deux jours plus tard)


* Gouandjika - Monsieur le Président de la République, le procureur de la république m'a montré hier en fin de matinée dans son bureau un décret mal écrit, initié par votre ministre de la justice  et signé de votre excellence, levant mon immunité et un autre décret muet me limogeant de mon poste de ministre pour me mettre à la disposition de la justice... Je voudrais savoir si c'est réellement votre signature au bas de ces décrets et pour quelle raison ?...

* Bozizé -  (appartement très embarrassé) euh euh euh ça c'est l'affaire de la justice... Nous sommes ici  en conseil des ministres et non au tribunal Gouandjika ...

* Meckassoua - (sans demander la parole) c'est exactement ce que j'avais dit mardi dernier au conseil de cabinet monsieur le président...

* Gouandjika - (sans demander la parole aussi) monsieur le président monsieur Meckassoua ici présent m'a affirmé dans son bureau il y'a trois jours que c'est bien votre excellence qui lui aurait intimé l'ordre de déposer plainte contre moi et très prudent il a écrit la dite plainte au conditionnel pour un détournement de denier public d'un montant de 50 millions de francs CFA. C'est très grave monsieur le président... Monsieur le président de la république comment puis-je continuer de faire partie d'un gouvernement qui ne me fait plus confiance et qui me poignarde dans le dos avec des mensonges et propos diffamatoires malgré tout ce que j'ai fait pour vous, le gouvernement et pour le pays ...

* Bozize - Ngouandjika, le jour où je ne voudrais plus de vous dans ce gouvernement je vous le dirais personnellement... Ressaisissez vous et occupez vous de votre département de l'agriculture. Vous n'êtes plus ministre des PTT... Ne vous mêlez plus des affaires qui ne vous concernent plus... Pour les autres problèmes vous verra cela avec votre collègue le ministre d'état et le premier ministre...

* Touadera - (sans demander la parole) avec votre permission monsieur le président de la république... C'est la même conclusion que j'ai tirée lors de ce fâcheux problème au conseil de cabinet....

* Meckassoua - (sans demander la parole) monsieur le président, que les choses soient bien claires... Vous m'aviez bien autorisé à déposer plainte contre le Ministre Gouandjika dans le cadre de l'audit des TELECOMS que j'ai exigé avant ma prise de fonction.../

Le ministre d'état à bel et bien pris fonction avant les résultats de l'audit qui ont démontré plus tard ma bonne gestion en tant que ministre des PTT entre juin 2005 et décembre 2008. (PUBLIEZ LES RÉSULTATS SVP SI VOUS AVEZ LES COUILLES) 

On saura plus tard que le ministre Maleyombo et moi étions les victimes collatéraux d'une rivalité farouche entre le nouveau ministre d'état aux finances monsieur sylvain Ndoutigaye  et le précédent ministre délégué des finances monsieur Abdalah Kadre. 

Le nouveau ministre d'état aux finances et budget, avec la complicité de celui de la justice Firmin Findiro ont profité d'une vieille affaire déjà réglée en 2010 issue d'une simple erreur d'aiguillage ou d'adressage d'un chèque de 50 millions de francs CFA à l'ordre d'un DIrecteur d'une société de télécommunications refoulé par le  ministre délégué des finances en 2010... pour nous faire du mal gratuitement  et nous sacrifier par rapport à la  nouvelle appellation bidon du ministère de la justice "Moralisation...", et pour démontrer que Bozize était sur la voie de la lutte contre l'impunité et la corruption en envoyant trois ministres de son gouvernement devant la justice... Le ministre d'état Meckassoua a sauté sur une occasion en or pour se faire un homme propre et honnête...

Le Directeur français qui a été mis aux arrêts à la maison d'arrêt de Ngaraba et menacé d'être transféré à la prison Bossembélé malgré la clarté de sa déposition qu'il était obligé sous contraintes de changer grossièrement pour la promesse d'une liberté immédiate. "Gouandjika ministre de l'agriculture depuis 2009 serait celui qui aurait empoché le chèque de 50 million, qu'il aurait partagé à Maleyombo et Abdalah Kadre 25 millions chacun. Et moi alors qu'elle était  ma part dans ce partage  ???

Tous les quatre y compris le français, avions été inculpés pour détournement de denier public et prêt pour être internés à ngaragba...

J'ai fait un bruit terrible jusqu'au palais de la renaissance,  j'ai même été menacé personnellement de coup de force, j'ai crié ma colère aux conseils des ministres, à la radio ndekeluka, à RFI etc... 

Un conseiller chauve  à  l'ambassade de France grand fumeur de pitié et de gros cigares, avait dévoilé ses conversations secrètes avec le ministre d'état Meckassoua qui était venu le voir spécialement pour cette affaire dont l'homme à abattre était bien Fidèle GOUANDJIKA... Le ministre d'état l'a reconnu quand je lui ai raconté mot à mot ce qui avait été dit entre eux je lui ai fait entendre des enregistrements téléphoniques d'un certain investisseur  français concernant cette affaire...

Les minutieuses enquêtes opérées par le SERD ont bel et bien fini par retrouver les traces du chèque de 50 millions de francs CFA encaissé par le trésor public et l'autre chèque de 50 millions de francs CFA mal aiguillé, touché plus tard à Écobank par le directeur français sur ordre de son DG depuis Luxembourg pour le compte de leur  entreprise dont une partie non dépensée encore avait été retrouvée dans leur coffre fort début 2011et déjà par l'inspection générale des finances lors d'un contrôle demandé par le ministre délégué et son patron le ministre Albert Besse bien avant la nomination de Ndoutingaye et Firmin Findiro à leur nouveau poste ministériel.

Firmin Findiro héritera immédiatement de mon porte feuille de ministre porte parole du gouvernement sans être efficace avait reconnu le président de la république qui m'a sollicité de nouveau sans succès...

Mes réactions devenaient de plus en plus vives et virulentes que le juge d'instruction avait trouvé mieux d'exiger une nouvelle confrontation entre les quatre inculpés en dehors de celle faite précédemment par le procureur de la république entre le français et moi uniquement...

À notre grande surprise lors d'une nouvelle  confrontation entre le Français et moi sollicitée par le juge d'instruction en charge du dossier, nous avons contacté que le Français avait été déjà libéré secrètement et avait pris librement l'avion pour la  France. Une plainte a été déposé contre les Directeurs français par les actionnaires de la société au tribunal de grande instance de Bangui et l'affaire a été déjà jugée. Un des directeurs a été viré pour mauvaise gestion et les 50 millions auraient été  remboursés par le DG limogé à la société.  

De notre côté nos passeports confisqués par la justice nous ont été restitués sans une forme de procès... J'attends le retour de la démocratie pour la suite de cette affaire...

En politique tous les coup sont permis et j'ai compris depuis ce jour que "'QUAND LE CIEL PLEUT CAILLOUX CHACUN PROTÈGE SA TÊTE"

À suivre ....

Pour une paix définitive en RCA, tous ceux qui ont été chef d'état, premiers ministres, et  ministres dans des régimes ayant abouti à un conflit ou une guerre occasionnant un crime contre l'humanité tel de 1966-1979; 1998-2003; 2005-2013; mars 2013-janvier 2014 doivent être disqualifiés à vie de fonction présidentielle, gouvernementale et parlementaire. Ce serait la seule occasion pour une  paix définitive  et pour le renouvellement d'une nouvelle classe politique dans notre pays... Si non les vengeances aveugles ne finiront jamais... 

Plus de détails au prochain épisode (Dialogue politique....)

15 juillet 2014

Fidele Gouandjika 


Ancien ministre.

RÈGLEMENT DE COMPTE... VICTIMES COLLATÉRAUX par Fidèle Gouandjika
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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 12:56

 

 

 

 

 

(Organisation de la Presse Africaine)

 

BRUXELLES 15/07/14 (© APO) - L’UE a adopté aujourd’hui un programme d’action qui fournira jusqu’à €750 millions pour la période 2014-2016 afin de soutenir la paix et la sécurité en Afrique.

 

Ce nouvel engagement financier, annoncé par le Président de la Commission européenne José Manuel Barroso lors du sommet Afrique-UE d’avril dernier, sera versé à travers la Facilité de Paix pour l’Afrique (FPA) afin de supporter l’Union africaine et les organisations africaines sous-régionales dans leurs efforts pour la paix et la sécurité. Un montant initial de €325 millions sera engagé pour 2014 et des fonds seront rapidement disponibles pour supporter les opérations de maintien de la paix en cours.

 

La FPA est un instrument central dans la coopération entre l’Afrique et l’UE dans le secteur de la paix et la sécurité. Avec ce nouveau programme d’action, la FPA va continuer à soutenir les trois domaines d’intervention suivants: les opérations africaines de maintien de la paix, le renforcement de l’Architecture de Paix et Sécurité Africaine (APSA) et des actions à impact rapide pour la prévention des conflits et la gestion des crises.

 

Andris Piebalgs, le Commissaire européen en charge du développement a dit: “Depuis sa création en 2014, la Facilité de Paix pour l’Afrique a eu un impact direct et positif dans la vie de centenaires de milliers d’africains qui ont souffert des conflits et des crises. Cette nouvelle contribution financière significative montre l’engagement continu de l’UE à soutenir l’Afrique dans son travail pour la paix et la sécurité. Ce financement permettra d’étendre le support de l’UE qui est essentiel au succès des opérations de maintien de la paix en cours telles que AMISOM en Somalie et MISCA en République centrafricaine”.

 

Le nouveau programme d’action introduit en outre des procédures décisionnelles simplifiées et plus rapides pour étendre ou renouveler le soutien à des opérations de maintien de la paix en cours ou à l’APSA.

 

Contexte

 

Depuis 2004, l’UE a fourni plus de €1,2 milliards à travers la FPA qui ont permis de supporter les efforts africains dans le domaine de la paix et la sécurité avec une aide prévisible. La FPA fournit un financement à l’Union africaine, aux communautés économiques régionales et aux mécanismes régionaux africains.

 

La FPA a permis à des opérations africaines de maintien de la paix d’être déployées, telles que les missions en Somalie (AMISOM), en République centrafricaine (MISCA) ou au Mali

 

(MISMA). Elle a aussi fourni une contribution significative au renforcement des capacités africaines dans le domaine de la paix et la sécurité aux niveaux continental et sous-régional tel qu’un soutien à des centres de formation pour les soldats de la paix ou à l’établissement d’un système de commande, contrôle, communication et d’information pour la gestion des opérations de maintien de la paix.

 

La FPA ne finance pas les équipements militaires, les armes, les munitions ou les formations militaires. Dans les opérations de maintien de la paix, la FPA typiquement couvre les perdiem des troupes, les salaires du personnel civil ainsi que les couts logistiques, de transport, médicaux ou de communication.

 

La Facilité a aussi soutenu plusieurs activités en médiation et en prévention des conflits. Elle a été utilisée par exemple pour soutenir un mécanisme de vérification conjoint afin de restaurer la confiance entre la République Démocratique du Congo et ses voisins grâce à des patrouilles et des activités de surveillance.

 

Par ailleurs, la FPA contribue à développer un dialogue politique entre l’UE et l’Afrique plus compréhensif dans le domaine de la paix et la sécurité.

 

 

 

L'UE va créer un fonds fiduciaire européen pour la RCA

 

LIBREVILLE, 15/07/14 (Xinhua) -- La Commission européenne, l'Allemagne, la France et les Pays-Bas vont créer le premier fonds fiduciaire de l'UE visant à contribuer à la stabilisation et à la reconstruction de la République Centrafricaine (RCA), indique un communiqué diffusé lundi par la représentation de l'UE basée à Libreville.

 

Le fonds a été baptisé Bêkou, ce qui signifie "espoir" en Sango, langue nationale en RCA.

"L'importance de la crise politique et sécuritaire en RCA, les conditions difficiles d'équipement, de délivrance des services de base et de fonctionnement de l'administration nécessitent qu'une aide internationale structurée et adaptée aux situations de fragilité puisse s'organiser rapidement et efficacement", a expliqué l'UE dans son communiqué.

 

Les fonds fiduciaires de l'UE ont été spécialement prévus pour intervenir dans des contextes de crise ou de post-crise où l' expérience montre que la faiblesse des administrations nationales ou locales et la multiplication soudaine des bailleurs entrainent une désorganisation et une fragmentation de l'action de la communauté internationale ne permettant pas de contribuer de manière significative et durable à la reconstruction d'un pays.

 

"Le fonds permettra d'éviter cette fragmentation", a espéré l' UE.

L’UE engage un nouveau financement de €750 millions pour renforcer la paix et la sécurité en Afrique
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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 12:45

 

 

 

 

 

 

LIBREVILLE, 15/07/14 (Xinhua) -- Un forum inter-centrafricain aura lieu à Brazzaville du 21 au 23 juillet dans le but de "faire taire les armes et d'ouvrir la voie à un dialogue politique inclusif" en République centrafricaine (RCA), a déclaré le secrétariat général de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), Ahmad Allam-Mi, lundi à Libreville.

 

"La médiation internationale, dans son rôle d'accompagnement, assistera les Centrafricains dans un premier temps à convenir à Brazzaville d'un accord de cessation de toutes formes d'hostilité et de gestion consensuelle de la transition et, dans un deuxième temps, à poursuivre à Bangui le dialogue politique inclusif en vue de la conclusion d'un accord politique pour un règlement globale et durable du conflit inter-centrafricain", a précisé M. Allam-Mi.

 

"Cette médiation internationale n'a donc pas pour ambition de se substituer au peuple centrafricain ou de lui imposer une quelconque volonté, mais bien de l'accompagner vers une sortie de crise durable et consensuelle", a-t-il ajouté.

 

Le forum de Brazzaville s'inscrit dans les des conclusions de la concertation des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEEAC, tenue le 27 juin 2014 à Malabo en Guinée Equatoriale, et des conclusions de la 5ème réunion du Groupe International de Contact pour la RCA, tenue le 7 juillet 2014 à Addis-Abeba en Ethiopie, a rappelé la CEEAC.

 

 

 

 

Les Centrafricains négocieront un cessez-le-feu
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 17:14

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-14 15:32:05 - La FAO a fait don, lundi, à 126 groupements mixtes (femmes et hommes) de Bangui et des zones périurbaines de semences, de râteaux, d’arrosoirs et de pelles en vue de permettre aux uns de reprendre leurs activités agricoles et aux autres d’améliorer leurs productions.


La cérémonie de remise s'est déroulée au siège de la FAO à Bangui où chaque groupement a reçu 160 sachets de semences dont 80 sachets de graines de gombo et 80 autres de graines d'amarante, 20 râteaux, 20 pelles et 20 arrosoirs.


‘'Le maraîchage est extrêmement rentable si on l'a bien fait. Et avec l'arrivée en octobre prochain des 800 expatriés de la MINUSCA, le maraichage va être un marché potentiellement très élevé pour les producteurs de légumes locaux de gagner beaucoup d'argent'', a indiqué Alexis Bonté, Représentant résident par intérim de la FAO en République Centrafricaine.


En remettant les dons, il a souligné que son geste a pour but non seulement de combattre la malnutrition et la faim mais aussi de promouvoir une meilleure sécurité alimentaire là où il n'y a pas la faim mais aussi une sécurité financière. 


‘'Les activités de maraichage sont appropriées pour cela, parce que ce sont des aliments qui se vendent très cher'', a-t-il souligné. 


‘'Ce don est le bienvenu. Au moment où nous sommes tous devenus des végétariens à cause de la crise qui a fait partir tous les éleveurs de la République Centrafricaine. Je ne sais comment remercier la FAO'', s'est réjoui, Pierre Juillet, Président de l'ONG Boy Wali.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=608508#sthash.B0ps80m1.dpuf

La FAO fait un don de semences et d'outils à 126 groupements centrafricains
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 17:03

 

 

 

 

 

(AFP) 14/07/14

 

Près de 200 étudiants centrafricains de l'université de Bangui qui manifestaient lundi devant la présidence pour la reprise des cours, ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène par la police de la force africaine Misca, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Les tirs de grenades de gaz lacrymogène ont provoqué deux à trois pertes de connaissance parmi les étudiants, qui ont été transportés d'urgence par la Misca à l'hôpital, a constaté l'AFP.

 

"Nous avons organisé cette marche pacifique pour revendiquer nos droits à l'éducation. Depuis que les enseignants du supérieur sont en grève, l'université est paralysée, les cours sont suspendus et cela perdure. Mais les éléments de la police nous ont violemment repoussés. Certains d'entre nous se sont évanouis et ont été conduits à l'hôpital", a déploré Cyprien Yabada de l'association nationale des étudiants Centrafricains (ANECA)

 

La manifestation des étudiants, chantant, criant et sifflant, était partie de l'Université de Bangui en direction du palais de la Renaissance, siège de la présidence centrafricaine pour remettre un mémorandum à la présidente de transition Catherine Samba Panza, avant d'être dispersée par la police de la Misca. En l'absence de forces régulières, anéanties depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la rébellion Séléka et les violences qui n'ont cessé depuis, ce sont les éléments de la Misca qui assurent la sécurité de la présidence.

 

"Nous avons fait preuve de civisme en organisant une marche pacifique. Mais nous n'avons pas été compris. Cette manière de régler les problèmes auxquels sont confrontés les étudiants pourrait entraîner une radicalisation du mouvement si le gouvernement n'y prend garde", a menacé un étudiant, Mexant Yoli.

 

L'université de Bangui, qui a rouvert peu à peu à partir de février 2014, est paralysée depuis un mois par une grève des enseignants du supérieur, qui exigent du gouvernement le paiement d'arriérés de salaires de l'année universitaire 2011-2012, antérieure à la chute de l'ex-président François Bozizé en mars 2013.

 

En revanche, le concours d'entrée en sixième présenté par quelques 3.000 candidats s'est déroulé comme prévu ce lundi à Bangui, selon la radio nationale.

 

L'actuel gouvernement de transition, dont le pays compte parmi les plus miséreux au monde et est plongé dans un chaos sans précédent en raison de la poursuite des violences entre groupes armés et d'attaques contre les civils, malgré la présence des forces internationales, connait d'énormes problèmes de trésorerie pour payer les salaires de ses fonctionnaires.

 

 

Une marche d'étudiants centrafricains dispersée à coups de lacrymogènes

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-14 13:53:20

 

Les éléments de la Force de l’Union africaine en Centrafrique (MISCA) ont dispersé à coups de grenades lacrymogènes une marche organisée lundi à Bangui par des étudiants centrafricains, provoquant une bousculade qui a fait plusieurs blessés et une personne évanouie chez les manifestants.


Organisée par l'Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA), la marche se voulait pacifique et avait pour objectif, comme écrit sur une banderole déployée par les manifestants, de ‘'revendiquer le droit à l'éducation et la reprise des cours sur les campus universitaires''.

Les marcheurs habillés en tenue noire, après l'Université de Bangui, ont successivement emprunté l'avenue des Martyrs, celle du Docteur Conjugo et l'avenue Barthelemy Boganda avec pour point de chute le Palais de la renaissance où un mémorandum devrait être remis à La présidente de la transition. 


Face a l'hostilité de la MISCA, le président de l'ANECA, Kevin Yabada, a déclaré : ‘'nous sommes des soldats intellectuels, nous saurons ce que nous allons faire. Puisque nous voudrions passer par la voie pacifique mais les autorités de transition nous ont montré que la voie pacifique ne tenait pas , donc c'est la base qui va décider de la suite des actions''.

‘'Tout s'est très bien passé jusqu'au centre ville où les troupes de la MISCA nous ont repoussés violement. Il y a eu une personne évanouie et d'autres blessées que nous avons dépêchées à l'hôpital ‘', a-t-il ajouté, avant de déplorer la réaction des troupes de la MISCA qui, selon lui, ‘'nous a obligés à rebrousser chemin avec le mémorandum''.


Dans ce mémorandum , renseigne-t-il, ‘'nous avons revendiqué le droit à l'éducation, des discussions entre le gouvernement et le syndicat autonome des enseignants du supérieur (SYNAES) pour la reprise des cours à l'Université de Bangui et le respect du calendrier académique ainsi que du volume horaire des cours''.


La grève de 21 jours des enseignants du supérieur déclenchée le 30 juin se poursuit toujours.

 

http://apanews.net/article_read-608496-une-marche-d-ediants-centrafricains-disperseeoups-de-lacrymoges.html#sthash.WLEDPsim.dpuf

Centrafrique : une manifestation d'étudiants dispersée par la police de la Misca
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 12:40

 

 

 

 

 

Bangui, 14 Juil. (ACAP) - Le procureur du Tribunal de Grande Instance de Nola, M. Anabel Toténé, a accompagné trois braconniers récidivistes condamnés à Bayanga puis transférés à la prison centrale de Ngaragba à Bangui, dimanche 13 juillet 2014.

 

L’objectif de ce transfèrement est de s’assurer que les détenus Sangha Jean-René, condamné à deux ans d’emprisonnement ferme et une amende de 500.000 francs CFA, Gaston Madingo et Ignace Guéma, tous deux condamnés à six mois d’emprisonnement ferme de puissent plus accéder au parc pour y commettre d’autres forfaits à la fin de leur peine, surtout que les peines sont couplées avec des peines complémentaires, à savoir : l’interdiction de séjour de dix ans dans la préfecture de la Sangha Mbaéré. 

  
Pour le procureur du Tribunal de Grande instance de Nola, M. Anabel Toténé, qui accompagnait les condamnés, Sangha Jean-René est « un multirécidiviste, qui a été emprisonné à Nola en 2009, ensuite à Yokadouma en 2013 et enfin tout dernièrement à Bayanga ». 
  
Quant au coordonnateur du WWF-RCA, M. Jean-Bernard Yarissem, son institution a décidé de « faciliter la réinstallation, il y a de cela plus d’un mois et demi, de l’équipe judiciaire de la Sangha Mbaéré plus particulièrement à Nola en vue d’une part d’empêcher que les uns et autres fassent les choses à leur guise et d’autres part de préserver le patrimoine mondial, en particulier celui de Bayanga ». 

  
Ces actions, a-t-il poursuivi, devraient être menées en partenariat avec les institutions de la République, notamment celle de la Justice. C’est ce rétablissement de l’administration judiciaire qui a été à l’origine de l’audience foraine à Bayanga ayant abouti à la condamnation de ces braconniers ». 

  
Il est reproché aux condamnés le fait d’abattre des éléphants et des gorilles qui sont des espèces intégralement protégées par la loi. 

  
L’un des braconniers-prisonniers transférés à la maison prison centrale de Ngaragba à Bangui, M. Sangha Jean-René, a reconnu les faits qui lui sont reprochés. A la lumière de ses explications, M. Sangha Jean-René qui était précédemment écogarde est devenu braconnier à la suite d’un limogeage injustifié. 

  
Conscient des méfaits générés par le braconnage tant sur les générations futures que sur l’économie du pays, M. Sangha Jean-René a conseillé à ses compatriotes à ne pas suivre son exemple. Il a juré qu’il s’emploiera, à la fin de sa peine, a combattre énergiquement le braconnage. 
  
Signalons que le transfèrement des condamnés de Bayanga vers Bangui à bord d’un avion a été, une fois de plus, facilité grâce au concours de WWF-RCA.  

 

Trois braconniers récidivistes condamnés à Bayanga puis transférés à la prison centrale de Ngaragba à Bangui
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 12:33

 

 

 

 

 

14/07/14 (AFP)

 

L'Union européenne va lancer son premier fonds fiduciaire pour contribuer à la stabilisation et à la reconstruction de la Centrafrique, a annoncé lundi la Commission.

 

L'accord doit être officiellement signé mardi, en marge d'une réunion des ministres européens chargés du Développement à Florence (Italie), par les premiers donateurs (Commission européenne, France, Allemagne et Pays-Bas).

 

Le fonds, baptisé Bêkou ("espoir" en langue sango), sera doté d'un montant initial de 64 millions d'euros (41 millions de l'UE, 5 millions versés par la France et 5 par l'Allemagne en 2014, autant envisagés par les deux pays pour 2015, 3 millions des Pays-Bas).

 

La Commission rappelle qu'elle a déjà versé 84,5 millions d'euros d'aide humanitaire pour la RCA depuis décembre 2012.

 

Ce fonds fiduciaire multibailleurs ("trust fund") "contribuera à la reconstruction du pays, notamment en restaurant les administrations nationales et locales, en rétablissant les activités économiques et les services essentiels (électricité, transports, santé et éducation)", a indiqué la Commission.

 

"Ses activités viseront aussi à permettre aux pays voisins de surmonter les conséquences de la crise frappant la République centrafricaine", qui a provoqué l'afflux de dizaines de milliers de réfugiés dans les zones frontalières au Cameroun, au Tchad, en RDC et au Congo."

 

L'importance de la crise politique et sécuritaire en RCA, les conditions difficiles d'équipement, de délivrance des services de base et de fonctionnement de l'administration nécessitent qu'une aide internationale structurée et adaptée aux situations de fragilité puisse s'organiser rapidement et efficacement", selon la Commission.

 

Le fonds doit permettre de "mobiliser différentes sources de financement de l'UE et recueillir des contributions des Etats membres ainsi que de donateurs de pays tiers". Une conférence des donateurs est prévue d'ici à la fin de l'année.

 

Nouvel outil dans la palette européenne, il a été conçu pour intervenir dans des contextes de crise où la faiblesse des administrations et la multiplication des bailleurs entraînent une désorganisation de l'action de la communauté internationale, explique la Commission. Il permet de mettre en place une "véritable mutualisation, tant des ressources que de l'expertise et des capacités de mise en oeuvre".

 

Sur le plan militaire, l'UE a déployé une force militaire en Centrafrique. Eufor-RCA assure depuis fin avril la protection de l'aéroport de Bangui, et est déployée depuis la mi-juin dans deux arrondissements de la capitale.

L'UE va lancer un fonds pour aider la Centrafrique
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 11:51

 

 

 

 

Communiqué de presse
 

 

Mise au point du secrétariat général de la CEEAC sur la médiation en République Centrafricaine 
 

 

Surpris par les spéculations faites autour du Forum de Brazzaville sur la réconciliation entre Centrafricains, le Secrétariat général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), en sa qualité de rapporteur de la médiation internationale, tient à faire la mise au point suivante :

 

Le Forum de Brazzaville, étape cruciale du processus de la réconciliation nationale en Centrafrique, a pour objectif de faire taire les armes et d'ouvrir la voie à un dialogue politique inclusif entre Centrafricains.

 

La médiation internationale, dans son rôle d'accompagnement, assistera les Centrafricains dans un premier temps à convenir à Brazzaville d'un accord de cessation de toutes formes d’hostilité et de gestion consensuelle de la transition et, dans un deuxième temps, à poursuivre à Bangui le dialogue politique inclusif en vue de la conclusion d'un accord politique pour un règlement globale et durable du conflit inter-centrafricain.

 

Cette médiation internationale n’a donc pas pour ambition de se substituer au Peuple centrafricain ou de lui imposer une quelconque volonté, mais bien de l’accompagner vers une sortie de crise durable et consensuelle. Elle s’inscrit en droite ligne des conclusions de la concertation des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC tenue le 27 juin 2014 à Malabo en Guinée Equatoriale et des conclusions de la 5ème Réunion du Groupe International de Contact pour la RCA tenue le 7 juillet 2014 à Addis-Abeba en Ethiopie.

Communiqué de presse du Secrétaire Général de la CEEAC
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 11:09

 

 

 

 

 

 

http://www.atlantico.fr/   14 Juillet 2014

 

En Centrafrique, la réalité sur le terrain est l’éclatement du pays le long d’une ligne de partage religieuse. Mais cette réalité est doublement trompeuse. D’une part, les chrétiens du nord-est n’ont pas abandonné leurs foyers pour fuir le réduit de la Seleka, non pas parce que les seigneurs de la guerre musulmans seraient bien disposés à leur égard mais parce que ces habitants s’accrochent à l’unité nationale.

 

A mesure que la Centrafrique s’enfonce dans la crise, la France s’y enlise. Pourtant, il faut créditer le gouvernement français d’un triple acte de courage : d’abord, Paris est intervenu, seul, pour faire cesser le règne brutal et chaotique de la Seleka, "l’alliance" entre Centrafricains et mercenaires de pays voisins dont le dénominateur commun, par défaut, est leur foi musulmane ; ensuite, la France a reconnu que son intervention a été exploitée par les milices chrétiennes "anti-balaka" pour passer de la résistance à l’épuration anti-islamique ; enfin, quoique désormais pris à partie par tout le monde, Paris continue de porter la Centrafrique à bout de bras en attendant que les Nations unies prennent le relais, à la mi-septembre, grâce au déploiement de 10.000 casques bleus.

 

Hélas, le temps ainsi gagné n’est pas un allié de la paix. Au contraire, la République centrafricaine se déchire chaque jour davantage. Le sud et l’ouest de la RCA, soit les deux tiers les plus peuplés du pays, sont devenus une terre chrétienne d’exclusion ; l’autre tiers, le nord-est, est de facto sous la coupe de la Seleka. Celle-ci est tentée par la sécession, prétendument avec l’appui en sous-main du Tchad. C’est la grande méprise dans la situation actuelle : décrié comme le marionnettiste de la Seleka et soupçonné d’œuvrer à l’éclatement de la Centrafrique, le Tchad n’est plus impliqué autant qu’il le faudrait dans la recherche d’une solution en Centrafrique.

 

Le dilemme est entier : hier, rien n’a été possible avec le Tchad, à tel point que N’Djamena a retiré à la fin avril son contingent de la force de paix régionale en RCA pour protester contre sa mise en cause comme acteur "pro-musulman" accusé de crimes de guerre contre des civils ; or, aujourd’hui, rien n’est possible sans le Tchad, tant ce pays voisin est imbriqué - politiquement, économiquement, militairement et par l’émigration – en Centrafrique. Alors, faut-il se résigner à l’idée que l’armée tchadienne serait un bon allié de la France au Mali et un mauvais allié en Centrafrique ?

 

S’il n’y avait pas l’opération française Sangaris, et si le président tchadien Idriss Déby n’avait pas menacé la Seleka de dures représailles, le drapeau bleu à six étoiles de la République centrafricaine du Nord flotterait déjà sur N’Délé, chef-lieu de la RCA septentrionale. L’expérience désastreuse de la partition du Soudan depuis 2011 devrait suffire à dissuader la communauté internationale d’auréoler de souveraineté une autre soi-disant "réalité sur le terrain".

 

En Centrafrique, la réalité sur le terrain est l’éclatement du pays le long d’une ligne de partage religieuse. Mais cette réalité est doublement trompeuse. D’une part, les chrétiens du nord-est n’ont pas abandonné leurs foyers pour fuir  le réduit de la Seleka, non pas parce que les seigneurs de la guerre musulmans seraient bien disposés à leur égard mais parce que ces habitants s’accrochent à l’unité nationale. D’autre part, l’épuration du sud n’est pas irréversible. S’il reste à présent moins de 5.000 musulmans à Bangui, alors qu’ils étaient plus de 130.000 au début de l’année, c’est que la France et le reste du monde ont accepté l’action des boutefeux comme un fait accompli. Ils se sont résignés à l’idée que la séparation des chrétiens et musulmans était "naturelle" et que le pouvoir au Tchad, lui-même "nordiste et musulman", était fatalement l’allié organique de la Seleka.

 

Rien n’est plus faux à condition de mener, enfin, une politique de la paix en Centrafrique. Celle-ci commencerait par prendre le chef de l’Etat tchadien au mot quand il affirme être aussi anti-Seleka qu’il est hostile aux "anti-balaka". Politiquement, cela tombe sous le sens dans la mesure où des opposants au régime d’Idriss Déby combattent au sein de laSeleka – N’Djamena n’a donc aucun intérêt à leur offrir un Etat et créer ainsi un précédent pour la sécession des chrétiens dans le sud du Tchad, qui abrite les deux richesses du pays, le pétrole et le coton.

 

Par conséquent, il faudrait bâtir un pont d’or au président tchadien, détenteur des clés du pouvoir à Bangui, pour qu’il renvoie un contingent en Centrafrique, sous le commandement de l’ONU.

 

Parallèlement, il faudrait se rendre à la double évidence que des élections en février prochain ne sont pas un objectif réaliste en Centrafrique, et que la transition devra durer bien au-delà avant que l’on ne puisse organiser un scrutin dans un pays polarisé à l’extrême. Aussi le pouvoir transitoire devra-t-il être politisé et non pas "ONGisé", comme c’est actuellement le cas. En clair, il faudra faire entrer au gouvernement les poids lourds de la scène nationale, quitte à leur offrir la possibilité d’être candidats aux futures élections. On ne sort pas d’une guerre civile avec des technocrates, encore moins dans un "Etat fantôme" sans administration, armée, police et justice.

 

Cependant, ces efforts demeureraient vains si un grand cap n’était pas franchi. Tant pour la France, aujourd’hui, que pour l’ONU, demain, l’ultime défi est de prendre la Centrafrique pour ce qu’elle reste, malgré tout, aux yeux de la majorité de sa population, à savoir un Etat multiconfessionnel, divers et tolérant – aux antipodes de l’extrémisme religieux des prébendiers de tous bords. Les quelque 15 pour cent de musulmans centrafricains font donc partie intégrante de la Nation. Ils ne sont ni des "étrangers" à la loyauté douteuse, encore moins des « envahisseurs », et pas non plus des citoyens de seconde zone que l’on pourrait reléguer dans un coin de la patrie, en l’occurrence dans le "Far Nord-Est" du pays.

 

D’où la nécessité, urgente et absolue, de rapatrier les dizaines de milliers de musulmans qui ont été chassés de Bangui. Aujourd’hui, le PK5, leur quartier historique, est un ghetto. Demain, sécurisé, il redeviendra le poumon économique autant que – j’assume l’expression - la cellule souche d’un pays réconcilié avec lui-même. Enfin, il faudra traduire cette volonté d’un nouveau départ sur le plan politique. Et si le premier ministre de la nouvelle transition, longue, était un musulman aux pouvoirs élargis ?

Lu pour vous : Centrafrique : pourquoi les musulmans doivent revenir à Bangui
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 10:56

 

 

 

 

 

14/07/2014 à 09:29 Par Vincent Duhem et Anne Kappès-Grangé Jeune Afrique


 

Le Premier ministre le sait : la communauté internationale a déjà beaucoup aidé son pays. André Nzapayeké continue pourtant à plaider pour une aide financière et militaire accrue.

 

André Nzapayeké ne se fait pas d'illusions. En Centrafrique, où l'autorité de l'État peine à s'exercer au-delà des murs d'enceinte de la présidence, la tâche est immense et à mille lieues de ce qui l'occupait à la vice-présidence de la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC).

 

Nommé fin janvier à la primature, il dit bien qu'il ne s'imaginait pas "venir rouler sur une belle route bitumée" et qu'il savait qu'il lui faudrait "traverser des rivières infestées de crocodiles". André Nzapayeké, 62 ans, a le verbe net et les idées claires. Mais il s'accroche, lui le chrétien qui pourrait finir par être sacrifié sur l'autel de la cohésion nationale.

 

Jeune Afrique : La chef de l'État, Catherine Samba-Panza, a annoncé début mai un remaniement ministériel. Il n'a toujours pas eu lieu. Pourquoi ?

 

André Nzapayeké : La présidente et moi étions prêts. Nous avions pris tous les contacts nécessaires et nous nous étions entendus sur les critères de sélection des ministres, mais nous avons eu un contretemps : deux personnes que nous avions approchées ont décliné l'offre pour ne pas être empêchées de se présenter à la présidentielle. Nous avons également jugé utile de consulter à nouveau certains chefs d'État de la sous-région, parce qu'ils nous aident beaucoup et que les décisions que nous prenons les engagent financièrement. Mais nous arrivons bientôt au bout de nos efforts.

 

À Malabo, en marge du sommet de l'Union africaine (UA), les chefs d'État de la sous-région ont demandé que les milices anti-balaka et les membres de la Séléka, musulmans pour la plupart, soient mieux représentés. En tiendrez-vous compte ?

 

Ne faisons pas comme si ces deux mouvances n'étaient pas déjà représentées. Trois membres de la Séléka font partie du gouvernement. Prenez l'exemple du ministre des Travaux publics, de l'Urbanisme et de l'Habitat, Herbert Gontran Djono Ahaba [le neveu de l'ancien président autoproclamé, Michel Djotodia] : c'est, par le rang, le troisième personnage de l'État.

 

Ces personnes sont-elles suffisamment représentatives ?

 

Nous parlons de mouvements qui se réorganisent en permanence. Ceux qui étaient représentatifs hier ne le sont plus forcément aujourd'hui.

 

Diriez-vous, comme le général Mokoko, le chef de la force africaine Misca, qu'il est plus facile de gérer la coalition Séléka, parce qu'elle est en position de faiblesse, que les anti-balaka ?

 

Depuis le congrès de Ndélé [le 10 mai], la Séléka est mieux structurée : elle a une coordination politique qui est à la recherche d'une solution de sortie de crise et dont les membres sont clairement identifiés. C'est plus compliqué sur le terrain militaire où l'on a des petits chefs qui font comme bon leur semble. Mais c'est encore pire dès lors que l'on parle des anti-balaka : nous n'avons pas chez eux de véritable interlocuteur. Nous négocions avec eux pendant des semaines, nous finissons par nous entendre, et, deux jours plus tard, c'est une autre personnalité qui sort du lot et qui vient dire sur les ondes d'une radio étrangère qu'elle n'est pas d'accord.

 

Un accord tacite aurait été trouvé en janvier à N'Djamena lors d'une réunion des chefs d'État de la sous-région. L'idée était que si un président chrétien était élu, ce qui est le cas de Catherine Samba-Panza, le Premier ministre serait un musulman. Seriez-vous prêt à vous effacer ?

 

Mme Samba-Panza est la seule personne qui puisse me demander de m'effacer. Je veux par ailleurs insister sur le fait que je suis Premier ministre et que, à ce titre, je suis à la fois protestant, catholique, sunnite et chiite... Je suis de toutes les religions. J'ajoute que même si je comprends que, en certaines circonstances, cela puisse contribuer à l'apaisement, être musulman n'est pas une qualité. Pas plus qu'être chrétien. Ce n'est pas cela qui fait la compétence ou l'efficacité. Il faut être prudent et ne pas chercher à institutionnaliser cet apartheid confessionnel qui menace la société centrafricaine. Musulmans ou chrétiens, nous avons toujours vécu en harmonie. Que l'on arrête de nous pousser dans un sens qui risque de briser durablement la cohésion de notre pays.

 

L'ex-président Bozizé, qui a soutenu une frange des anti-balaka et qui est sous le coup d'un mandat d'arrêt international, doit-il être associé à des négociations de paix ?

 

Tout le monde doit l'être. Mais qu'il n'y ait pas d'ambiguïté : il n'y aura pas d'amnistie.

 

Le 27 juin, à Malabo, Mme Samba-Panza a été contrainte d'attendre une heure à l'extérieur d'une salle où des chefs d'État étaient réunis à huis clos pour parler de la Centrafrique. N'est-ce pas un manque de respect ?

 

Cela fait longtemps que la Centrafrique, par le comportement de ses fils et de ses filles, a perdu le droit au respect de la communauté internationale. Je dirais même qu'un pays dont l'armée et la police sont totalement dérégulées, qui ne peut pas nourrir sa propre population et qui, même pour acheter un stylo, doit tendre la main, ne peut pas demander beaucoup de respect. Nous nous battons pour retrouver notre dignité, et l'essentiel c'est que le peuple comprenne qu'en acceptant d'être traitée de cette manière, d'être placée dans une situation aussi ridicule dans le seul but de faire avancer la paix, Catherine Samba-Panza s'est sacrifiée et mérite le respect.

 

La Centrafrique doit-elle réintégrer l'UA ?

 

Bien sûr ! Catherine Samba-Panza a été élue par le Parlement de transition, conformément aux règles qui avaient été acceptées par la communauté internationale. Les sanctions qui nous avaient été imposées du temps de Djotodia n'ont plus lieu d'être.

 

Vos partenaires estiment que les autorités centrafricaines n'en font pas assez. Que leur répondez-vous ?

 

Que notre pays est cogéré et qu'il n'a pas sa pleine souveraineté. Nous fonctionnons selon les règles de la transition, mais les moyens qui sont mis à notre disposition sont ceux de la communauté internationale, et beaucoup de promesses ne se sont pas concrétisées. En janvier, l'Union européenne s'est engagée à nous aider à hauteur de 500 millions de dollars [365 millions d'euros]. À ce jour, moins de 30 % de cette somme ont été débloqués.

 

Souhaitez-vous une levée de l'embargo de l'ONU sur les ventes d'armes à la Centrafrique ?

 

J'aimerais que nous commencions à y penser. Comment désarmer les milices si nous n'avons pas de forces de défense et de sécurité opérationnelles ? On nous répond que nous n'avons pas besoin de nous réarmer puisque la Misca et Sangaris [l'opération militaire française] sont là, mais il faut que l'on renforce nos propres capacités. Sans cela, nous ne survivrons pas.

 

La Misca et Sangaris remplissent-ils leur rôle ?

 

Ils font de leur mieux. Il n'y a qu'à voir les quantités d'armes qui ont été récupérées au camp Mpoko, près de l'aéroport. Mais leurs effectifs sont très insuffisants et nous attendons avec impatience l'arrivée des Casques bleus. En espérant qu'ils auront les moyens nécessaires pour agir.

 

Regrettez-vous le départ du contingent tchadien ?

 

Bien sûr. Il a laissé un grand vide. Le Tchad est un pays frère et je suis convaincu qu'il reviendra dans la Misca et dans la force tripartite dans la région de Birao. Cependant, nous comprenons leur position : lorsque vous vous déployez dans un pays pour l'aider à recouvrer sa stabilité et que tous les jours, on vous crie dessus, on vous lance des grenades, on vous critique, c'est difficilement tenable.

 

Y a-t-il des négociations en ce sens avec N'Djamena ?

 

De leur côté comme du nôtre, la porte est ouverte.

 

Que faites-vous des accusations d'exactions portées contre les soldats tchadiens ?

 

À chaque fois que des militaires sont déployés quelque part, il y a des dérives. C'est également vrai avec les soldats congolais, burundais et même français... Mais on parle d'incidents isolés. Il n'y a pas eu instruction de l'état-major ou du gouvernement tchadien.

 

Il n'y a presque plus de musulmans à Bangui. Quand pourront-ils revenir ?

 

Vous exagérez. Il y a eu des départs mais pas d'exode, contrairement à ce qu'ont laissé croire les convois organisés en avril par l'ONU sous l'oeil des caméras du monde entier ! On se serait cru à une autre époque, quand des convois entiers prenaient la direction de je ne sais quel camp macabre.

 

Selon l'ONU, le nombre de musulmans à Bangui est passé d'environ 140 000 à moins de 3 000... Mais comment le saurait-elle puisqu'il n'y a pas eu de recensement ?

 

Personne ne peut donner de chiffres. On ne peut pas non plus [comme l'a fait l'ONU] parler de "nettoyage ethnique". Ces mots-là sont dangereux. Ils sous-entendent qu'il y a une volonté politique derrière tout cela et ce n'est pas le cas.

 

Qu'attendez-vous de l'enquête ouverte par la Cour pénale internationale ?

 

La CPI intervient à notre demande, parce qu'il est important que les criminels comprennent qu'ils ne vont pas continuer à dormir sur leurs deux oreilles. Je parle de tous ces gens qui n'ont pas intérêt à ce que la paix revienne. De ces hommes qui ont massacré les populations et qui ont fait main basse sur les richesses du pays. De ces anciens chefs de la Séléka qui, pendant le règne de Djotodia, ont capté entre 70 % et 100 % des recettes de l'État. De ces anti-balaka qui rackettent et pillent dans l'Ouest. Je le leur dis : un jour ou l'autre, ils seront inquiétés.

Lu pour vous : Interview André Nzapayeké : "La Centrafrique a perdu le droit au respect"
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