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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 17:04

 

 

 

J Bendounga

 

 

Bangui, le 18 juin 2012

 

A

 

Monsieur David GBANGA

Directeur Général de Radio Centrafrique

Bangui.

 

Objet : V/Invitation datée du 15 juin 2012 pour un débat radiophonique,

            le 16 juin 2012 de 11 heures 00 à 12 heures 45 minutes.

 

Monsieur le Directeur Général,

 

J’ai le regret de venir par la présente, vous exprimer ma désapprobation ainsi que mon dégoût pour la manière combien cavalière et discourtoise de votre invitation ci-dessous textuellement transcrite.

 

INVITATTION

 

Monsieur. : Le Président du MDREC, Joseph BENDOUNGA,

est prié de participer à l’émission radiophonique « LE DEBAT CITOYEN », le SAMEDI 16 Juin 2012 de 11H00 à 12H45 au studio B de Radio Centrafrique. Thème à débattre : Sécurité et Sureté Aéroportuaires

Le Directeur Général de Radio Centrafrique  David GBANGA

 

Comme vous pouvez le juger vous-mêmes, Monsieur le Directeur Général, votre invitation n’est rien d’autre qu’un ordre émanant d’un supérieur hiérarchique à son subalterne mais non, une invitation à l’endroit d’une personnalité politique, leader d’un parti de l’opposition.

 

Pire encore, elle n’est parvenue à notre domicile au quartier Le PLATEAU que la veille, 15 juin à 16 heures.

 

Le MDREC tient à vous instruire que la série de crises profondes née des diverses rébellions nationales, des exactions des éleveurs ANAGAMBA, MBARARA et ZARAGUINA sur les populations civiles, de l’occupation des deux tiers de notre territoire par les chefs rebelles BABA LADE du Tchad, Joseph KONY de l’Ouganda et leurs troupes,  de la gestion mafieuse, familiale, calamiteuse, clientéliste, clanique, tribaliste ainsi que du pillage en règle des richesses et des finances de l’Etat par le Général président, député, ministre de la défense, gourou de la secte christianisme céleste, directeur du trésor, gestionnaire des offices et sociétés d’Etat, François BOZIZE reste la première des préoccupations des Centrafricains qui tire le diable par la queue.

 

Pour ce qui est de l’aéroport Bangui, MPOKO, nous vous disons d’emblée qu’il ne répond plus aux normes de sécurité aérienne et constitue un grand danger pour les villes de Bangui, Bimbo et leurs ban lieux.

 

Il doit être transféré ainsi que la capitale politique du Centrafrique au centre géographique de notre pays.

 

Les quarante milliards (40.000.000.000) de francs pour les travaux de sa réfection et la société écran créée en toute pièce à cette fin ne sont rien d’autre qu’une vache à lait et une manne qui va une fois de plus garnir les comptes à l’étranger et tomber dans les gosiers du Général Président François BOZIZE, sa famille et de ses complices dont le premier serait un certain Anicet Parfait MBAYE, ministre du transport  et de l’aviation civile.

 

Mieux vaut tars que jamais, le MDREC constate avec joie l’ouverture de Radio KNK à l’opposition. Le MDREC prend acte de la nouvelle donne qui n’est rien d’autre qu’un timide début de l’application de la loi relative à  l’accès des Partis Politiques aux médiats d’Etat.

 

Le MDREC reste disposé à prendre part à tous les débats sur les ondes de Radio Centrafrique à condition d’y être convié 72 heures à l’avance. Pour ce qui est de l’actualité ou des réactions à chaud, un simple coup de fil suffit.

 

Veuillez agréer Monsieur le Directeur Général, l’expression de notre haute et sincère considération.

 

Le Président du MDREC

 

 

Démocrate Joseph BENDOUNGA

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 16:57

 

 

 

 

 

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Centrafrique | Bangui - du 25 juin 2012 au 28 juin 2012

http://www.latitudefrance.org/Creation-de-bibliotheques-scolaires-en-Centrafrique.html

 

 

Un deuxième stage de formation des bibliothécaires scolaires se tiendra à Bangui du 25 au 28 juin 2012. Celui-ci s’inscrit dans le cadre d’un projet du Fonds Social de Développement (FSD) porté par la Fédération nationale des Associations de parents d’élèves qui a permis la création de quatre bibliothèques scolaires inaugurées en décembre 2011 en présence de l’ensemble des partenaires. Ce projet intitulé « Amélioration de l’accès aux livres dans quatre écoles fondamentales de Bangui » présente plusieurs particularités. Zoom sur un projet-pilote.

Une bibliothèque scolaire en action en Centrafrique. L’enseignant est détaché pour prendre en charge une bibliothèque scolaire et anime une séance de lecture.

Un projet novateur dans le système éducatif centrafricain

Ce projet doit positionner les bibliothèques scolaires (qui ont été, jusqu’à présent, les parents pauvres des actions entreprises au profit du système éducatif centrafricain) comme outil pivot d’accès à la lecture pour les élèves mais aussi de l’émergence de nouvelles pratiques pédagogiques.

La création de bibliothèques scolaires ne concerne pas seulement l’achat de livres de bibliothèques, elle a été précédée par la réhabilitation de salles de classe afin de les aménager car aucun local n’était prévu à cet effet.

Dans chacune des écoles concernées, un instituteur volontaire et sélectionné par les autorités éducatives compétentes en fonction de ses motivations et de ses aptitudes est déchargé de classe et se voit confier les fonctions de bibliothécaire. Grâce à cette position administrative rarement pratiquée en République centrafricaine, le projet acquiert une dimension innovante, susceptible d’apporter de nombreuses améliorations dans l’organisation de l’école fondamentale en favorisant les décloisonnements et les échanges de pratiques au sein des équipes pédagogiques.

Ces bibliothécaires, des conseillers pédagogiques ainsi que des membres des associations de parents d’élèves ont bénéficié en juin 2011 d’une formation en bibliothéconomie et à l’animation autour du livre qui a impliqué de nombreux acteurs du secteur éducatif et de la francophonie (MEPSA, assistance technique, Alliance française de Bangui, École AEFE Charles de Gaulle).

Un projet porteur de synergies

Ces premières bibliothèques scolaires ont bénéficié d’une première dotation d’environ 600 ouvrages grâce à une commande effectuée par le service de Coopération et d’Action culturelle de l’ambassade de France (SCAC) auprès de Biblionef. Cette association dispose de dix-huit années d’expérience. Elle met son expertise au service de l’amélioration de l’accès de la jeunesse au livre et à la culture, notamment en insérant le don d’ouvrages dans la chaîne du livre.

La Fédération nationale des Associations de Parents d’Élèves et d’Étudiants centrafricains (FNAPEC) mutualise les quatre associations des parents d’élèves des écoles concernées et assure la gestion financière du projet en tant que bénéficiaire et maître d’ouvrage de ce projet FSD pour lequel elle a bénéficié d’une subvention de 26 886 euros de la part de l’ambassade de France. Elle garantit le suivi du projet en faisant le lien entre les parents et le système éducatif. La mise en œuvre de ce projet concourt ainsi au renforcement opérationnel des capacités de la FNAPEC, favorisant ainsi une meilleure implication des parents d’élèves au sein de la communauté éducative.

L’UNICEF a pris en charge la dotation des bibliothèques en mobilier adapté, renforçant ainsi le cadre multi-partenarial de ce projet.

Le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation œuvre pleinement pour que la bibliothèque scolaire s’intègre véritablement aux processus d’enseignement / apprentissage, mis en œuvre dans les écoles, et permette de faire émerger des pratiques pédagogiques innovantes et actives.

L’assistance technique de l’ambassade, constituée du conseiller du ministre et des Volontaires internationaux, documentaliste, et Affaires sociales, accompagne le projet de sa conception à sa mise en œuvre.

Le suivi du projet et les perspectives

La formation des différents acteurs du projet et le suivi-accompagnement des bibliothécaires et des équipes pédagogiques impliquent de nombreux intervenants du secteur éducatif et de la francophonie. Les inspecteurs d’académie et de circonscription sont fortement mobilisés, l’assistance technique encadre et suit le projet, le médiathécaire de l’Alliance française de Bangui apporte ses compétences professionnelles et les enseignants de l’École primaire AEFE du Lycée Charles-de-Gaulle de Bangui partagent leur savoir-faire dans le domaine de l’animation pédagogique autour du livre.

Un suivi de proximité est mis en œuvre afin de favoriser les échanges entre bibliothécaires ainsi qu’avec l’ensemble des équipes pédagogiques. Enfin, grâce à une évaluation régulière, les enseignements tirés de la mise en œuvre de ce projet-pilote devraient permettre de le démultiplier dans de nombreuses écoles, notamment en province, grâce à l’apport de nouveaux partenaires, en particulier dans le cadre de l’Initiative de mise en œuvre accélérée - Éducation pour tous.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 16:53

 

 

 

 

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Les 10 pays les plus dangereux d’Afrique

Le Global Peace Index publie un classement mondial des pays du plus sûr au plus violent. Une dizaine de pays du continent figurent parmi les plus gangrenés par la guerre ou cherchant à en sortir. Le Global Peace Index, réactualisé pour l'année 2012, n'a pas entraîné de changement dans le classement des 10 pays africains les plus dangereux. La Somalie, en guerre civile depuis plus de 20 ans, reste toujours le pire pays au monde (158e sur 158), malgré les progrès faits sur le terrain, et les victoires récentes de l'Amisom, la force d'interposition de l'Union Africaine. Et le 10e reste l'Ethiopie, qui, au classement mondial, chute tout de même de six places (de 131e sur 153 en 2011, à 137e sur 158 en 2012).

Depuis 2007, le Global Peace Index, réalisé par l’institut de recherche Economics and Peace, classe 153 pays du globe du plus sûr au plus dangereux. Les 10 pays les plus dangereux d'Afrique sont soit des Etats embourbés depuis plusieurs années dans une guerre civile ou frontalière, soit des pays ayant conclu récemment des accords de paix, mais encore confrontés à des violences régulières qui les déstabilisent. Le classement évalue dans ce cas, les risques de reprise des combats et de résurgence de l’instabilité politique. Sont également prises en compte les menaces terroristes, dont certaines sont liées à al-Qaida.

 Le classement 2011 est marqué par le printemps arabe et son impact sur la stabilité des pays de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Ainsi, des pays comme la Tunisie ou la Libye, pourtant présentés dans le précédent classement comme des havres de paix, figurent aujourd'hui dans le tableau noir.

 10 - Ethiopie: risques de résurgence des conflits antérieurs

 L’Ethiopie a encore des relations tendues avec son voisin érythréen, plus de dix ans après la fin de la guerre qui les a opposés. Malgré la reconnaissance de la frontière établie par la Cour de justice internationale, le pays n’a pas entièrement retiré ses troupes de la région de Badme, au nord, attribuée à l’Erythrée.

 Par ailleurs, l‘Ethiopie est confrontée à deux mouvements autonomistes sur son territoire. Le premier, le Front de libération Oromo, touche une région très stratégique au sud-ouest, la plus peuplée d’Ethiopie et qui recèle d’importantes ressources naturelles. Le second, le Front national de libération de l’Ogaden, est basé à l’est, à la frontière avec la Somalie, et est doté d’une branche armée.

 Sur le plan politique, les élections générales de 2010 se sont déroulées dans le calme. Elles ont été remportées par le parti de Meles Zenawi, Premier ministre depuis 19 ans. Cependant, ce résultat a été dénoncé par plusieurs partis d’opposition réunis au sein de l'alliance du Medrek.

 9 - Burundi: crainte d’une radicalisation de l’opposition

 Le Burundi a connu une guerre civile durant quinze ans. Les racines du conflit étaient les mêmes que celles de son voisin rwandais: l’opposition entre les Tutsi et les Hutu. Le cessez-le-feu définitif a été établi avec les forces rebelles Hutu du Front national pour la libération (FLN), l’ultime groupe encore armé en 2008. Ce dernier, renonçant à la lutte armée, est devenu un parti politique.

 La tenue d’élections en 2010 était donc un test pour la stabilité politique du pays. Première étape: les élections locales ont conduit à la victoire du parti au pouvoir le Conseil national pour la défense de la démocratie et des forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), avec 64% des voix. Le résultat, reconnu par la communauté internationale, a été contesté par l’opposition, le FLN en tête.

 Deuxième étape, les élections présidentielle (juin 2010) et législatives (juillet 2010). L'opposition a boycotté les deux scrutins en signe de protestation. Le président Pierre Nkurunziza a été réélu ans surprise. Par la suite, de nouvelles violences ont éclaté, faisant craindre une radicalisation de l’opposition.

 8 - Zimbabwe: reprise des violences politiques

 Le Zimbabwe, sous le régime autoritaire de Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1980 en tant que Premier ministre puis président à partir 1987, a connu une vague de violences après l’élection présidentielle controversée en 2008. Robert Mugabe et Morgan Tsvangirai, son principal rival, ont tous deux revendiqué la victoire au premier tour. Après le retrait de la course du second, le premier a été élu président et un accord de partage du pouvoir fut signé en septembre 2008.

 La situation politique du pays a donné des signes d’apaisement en 2009 avec la mise en place d’un régime à deux têtes avec comme président, Robert Mugabe et comme Premier ministre Morgan Tsvangirai. Cette organisation bicéphale était provisoire et devait donner lieu à la rédaction d’une Constitution, préalable à la tenue d’une nouvelle élection présidentielle.

 Seulement, en 2010, les tentatives du Premier ministre pour élaborer la Constitution ont été sabotées par le camp de Robert Mugabe. Des réunions publiques ont été interdites, procédant à des arrestations arbitraires, des pillages et des mises à sac. Dans ces conditions, l'élection présidentielle a peu de chances de se tenir en 2011.

 7 - Tchad: pacification des relations de voisinage

 Le Tchad a sensiblement amélioré sa situation grâce à l’amélioration des relations avec les pays limitrophes. En 2009, la signature des accords de Doha avec le Soudan a amorcé une pacification des rapports entre les deux. En 2010, une force mixte composée de troupes du Tchad et du Soudan a été officialisée.

 Cette embellie n’est pas sans conséquence sur le conflit à l’est, hérité des tensions au Darfour (de l’autre côté de la frontière). Le gouvernement soudanais a en effet retiré son soutien aux rebelles opérant au Tchad. Par conséquent, malgré quelques soubresauts, il a été mis fin à l’intrusion de bandes armées au Tchad, avec la défaite des rebelles de l’Union des forces de la résistance et la signature à Doha de l’accord sur la normalisation et de sécurisation des frontières entre le Tchad et le Soudan (PDF) en janvier 2010 à N'Djamena, la capitale tchadienne, et qui fut suivi en février d'une visite du président tchadien Idriss Déby à Khartoum, capitale soudanaise.

 D'après Global Peace Index, la situation politique du pays s’est également stabilisée dans la perspective des élections législatives et présidentielle de 2011. Faute d'opposition structurée, Idriss Déby a sans surprise été réélu à la présidence en avril 2011.

 6 - Nigeria: entre guerre de religion et guerre économique

 L’instabilité qui règne dans le centre et le sud du pays ne s’est pas calmée avec la réélection de Goodluck Jonathan en avril 2011. Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec ses 155 millions d’habitants, est marqué par un conflit au centre, dans la région de Jos. Des tueries entre musulmans et chrétiens ont provoqué près de 20.000 morts sur les dix dernières années. 2010 a été ponctuée par des meurtres de chrétiens et de musulmans. Le motif religieux souvent évoqué n’est pas l’unique raison à ce conflit. Des motivations économiques ont conduit à la migration vers le sud (majoritairement chrétien) des éleveurs chrétiens sans terre.

 Une autre bataille économique se joue dans le delta du Niger, au sud. Le gouvernement nigérian est aux prises avec un groupe terroriste. Ce dernier attaque les installations et le personnel des compagnies pétrolières. Appelé Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND), il a multiplié les enlèvements d'expatriés et les attaques sur les oléoducs, réduisant à néant les tentatives d’armistice engagées par l’Etat. De 2006 à 2008, le pays aurait perdu un quart de sa production pétrolière à cause de ces attaques.

 5 - Libye: le printemps arabe tourne à la guerre civile

 La Libye est entrée en guerre civile à la suite du soulèvement populaire de février 2011. Les manifestations, inspirées des exemples tunisien et égyptien, ont conduit à la chute de l'autorité de Mouammar Kadhafi dans l’est du pays, particulièrement dans la ville de Benghazi où avait commencé l’insurrection. Plusieurs responsables du régime ont rejoint l’opposition. Face à cette situation, le Guide libyen a répondu par la force début mars, lançant ses troupes contre les villes rebelles. L’intervention internationale qui a eu lieu le 20 mars (après l’établissement du classement), sous la bannière de l’Otan n’a pas abouti à la sortie de crise rapide espérée.

 4 - République Centrafricaine: une année préélectorale mouvementée

 La République Centrafricaine est désormais placée dans les 10 pays les plus dangereux au monde. La période 2010/2011 a été marquée par une nouvelle agitation dans plusieurs zones de tension du pays. Un climat dû à la tenue, en janvier 2011, de l’élection présidentielle, qui a vu la réélection de François Bozizé.

 Au nord-est dans la zone frontalière avec le Soudan et le Tchad, l’armée régulière a fait face à des groupes rebelles. En 2008, un accord de paix a été signé avec quatre des factions armées présentes dans la zone. Seulement, certains groupes non signataires sévissent toujours. En 2010, peu de temps après le retrait de la mission de l’ONU, les rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), ont attaqué la ville de Birao, finalement reprise par les troupes gouvernementales aidées de l’armée tchadienne. En juin 2011, un accord de cessez-le feu a été signé entre le gouvernement centrafricain et le CPJP.

 Autre terrain sensible, le sud-est du pays où sévit les troupes de la Lord’s Resistance Army (LRA) menée par Joseph Kony, personnage sous le coup d’un mandat d'arrêt international depuis 2005. Ce groupe, des plus violents, est apparu en 1988 en Ouganda et a pris une envergure internationale occupant également la RDC et le Sud-Soudan. Ils s’adonnent à des pillages et à des enlèvements de civils.

 3 - République démocratique du Congo: l’émergence d’une menace terroriste

 La République démocratique du Congo est empoisonnée par l’activité sur les franges de son territoire, de plusieurs groupes armés et terroristes concentrés à l’est du pays. C’est principalement au Kivu, dans la région des Grands Lacs, que la situation s’est envenimée en 2010.

 Ce conflit né de l’arrivée massive de réfugiés à la fin du génocide rwandais, oppose notamment les forces de l’armée nationale (FARDC) et le congrès national pour la défense des peuples (CNDP) de Laurent Nkunda, un ancien militaire Tutsi.

 Selon le Global Peace Index, le conflit pour la domination régionale et les ressources régionales opposant les forces de l’armée nationale (FARDC) et les Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) a connu une baisse sensible des tensions.

 En revanche, de nombreux combats entre les FARDC et le congrès national pour la défense des peuples (CNDP) de Laurent Nkunda, un ancien militaire Tutsi ont éclaté en 2010 en dépit de l’accord de cessez-le-feu de 2008.

 Malgré une tentative d’intégration du CNPD à l’armée régulière et un accord de cessez-le-feu en 2008, ce dernier est régulièrement violé. En 2010, de nombreux combats entre les deux parties ont éclaté.

 Toujours à l’est, le gouvernement congolais est aux prises avec des rebelles ougandais, les Forces démocratiques alliés-Armée nationale de libération de l’Ouganda (ADF-NALU). Or, en 2010, les soupçons de lien entre ces derniers et les shebab somaliens, un groupe islamiste fondamentaliste proche d’al-Qaida, se sont confirmés.

 2 - Soudan: des solutions politiques aux conflits fragiles

 En 2010, la situation du Soudan  —déjà mauvaise— a empiré. Le pays est en proie depuis plusieurs années à deux conflits intérieurs lourds de conséquences sur les plans humain et politique. Selon le Global Peace Index, le nombre total de réfugiés et déplacés à l'intérieur du pays s'élève à 5,3 millions de personnes. 

 A l’ouest, le conflit au Darfour a fait 300.000 morts (y compris ceux dus à la famine et aux maladies) et 2,7 millions de déplacés depuis 2003, rapporte Global Peace Index. En 2006, un accord de paix est signé entre le gouvernement du président Omar el-Béchir et le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), le plus puissant des groupes rebelles. Mais, la paix est fragile, l’ensemble des factions ne l’ayant pas signée. En 2010, des heurts opposent à nouveau le gouvernement et plusieurs groupes armés (dont le JEM) au nord et à l’ouest de la région, conduisant la mission de l’ONU-Union Africaine au Darfour à prolonger son intervention d’un an et à accroître ses effectifs.

 Au Sud, le conflit du Soudan du Sud est en voie d’achèvement avec le référendum d’auto-détermination qui s’est tenu en janvier 2011 et qui a abouti à la proclamation, le 9 juillet, de la République du Soudan du Sud. En outre, la situation de la zone d’Abyei, exclue du vote de janvier, reste encore incertaine.

 1 - La Somalie: vingtième année de guerre civile généralisée

 La Somalie est plongée depuis 1991 dans une guerre civile. Un conflit qui oppose le gouvernement fédéral de transition, soutenu par l’ONU et conduit par le président Cheikh Sharif Sheikh Ahmed, à plusieurs groupes de rebelles islamistes, pour certains proches d’al-Qaida.

 Non reconnu à l’intérieur du territoire somalien, le gouvernement de Cheikh Sharif Sheikh Ahmed n’arrive pas à imposer un Etat opérationnel sur l’ensemble du pays. Le seul morceau de territoire qu’il contrôle encore est une partie de la capitale Mogadiscio. La ville est le théâtre régulier, notamment en 2010, de combats violents entre les deux camps pour en conserver la maîtrise.

 La terreur dans le pays a eu pour conséquence le déplacement de plus de 1,9 million de personnes, soit plus de 20% des Somaliens selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Il est difficile d’entrevoir une stabilisation du pays. Le mandat du gouvernement de transition, censé s’achever en août 2011, a été prolongé d'un an afin d'organiser des élections dans de meilleures conditions.

Virginie Pascase

Source: Slate Afrique

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 16:29

 

 

 

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A côté du FARE-2011, une autre plateforme de l'opposition politique centrafricaine vient de voir le jour.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 01:55

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Birao : Les habitants des villages se déplacent à Birao à cause de la crise alimentaire

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Birao, 19 juin (RJDH) – Les populations de certains villages touchés par la crise alimentaire dans la préfecture de la Vakaga (nord-est), se déplacent vers la ville de Birao pour avoir de la nourriture.

« La situation va de mal en pire pour les habitants du village de Mélé par exemple. La majorité de la population se  trouve présentement à Birao pour trouver de quoi se nourrir. C’est la même chose pour la population du village de  Ndiffa», a fait savoir le maire de Birao, Ahmat Moustapha, joint par le  RJDH ce mardi 19 juin.

D’après le résumé d’une évaluation publiée par une ONG travaillant dans la préfecture de la Vakaga, en février 2012, le village de Mélé dont les habitants se déplacent de plus en plus vers Birao,  a fait l’objet d’une attaque en avril 2011 lors des affrontements inter-ethniques. Les cases et les greniers ont été brûlés. D’où la crise alimentaire.

Depuis plus d’un mois une crise alimentaire est signalée dans le la préfecture de la Vakaga. Cette crise affecterait près de 45 000 personnes selon OCHA. Mais les données du recensement général de 2003, la population de la Vakaga est estimée à 37 595 personnes.

 

Ndélé : Les enfants libérés des rangs de la CPJP seront encadrés avant leur réinsertion

eft soldat

 

Ndélé, 19 juin (RJDH) – Les enfants libérés des rangs  du groupe armé de la  Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), les 12 et 13 juin à  Ndélé (Nord-est) seront encadrés pendant  deux semaines dans un centre de transit et d’orientation (CTO) avant d’être remis  à leurs parents respectifs.

L’information a été donnée ce mardi 19 juin par le Conseiller de ladite rébellion,  Mahamat Zakaria, dans  un entretien avec le RJDH. Ce dernier avait accompagné le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) à la base de la CPJP à la périphérie de la ville de Ndélé pour la libération de ces enfants.

« Les enfants libérés ont été  installés dans le centre de transit et d’orientation (CTO) pour deux semaines. Après cette période d’encadrement, ils seront remis à leurs parents, notamment pour ceux dont les parents résident dans la région », a précisé Mahamat Zakaria. Il a également  signalé la présence des enfants venus d’autres pays comme le Tchad et le Sud-Soudan

Une source proche d’une structure humanitaire travaillant dans la protection des enfants interrogée  par le  RJDH sur la situation de ces enfants, s’est réservée de donner des détails sur le processus de leur réinsertion, pour des raisons de sécurité.

« Il y’a une loi qui régit la prise en charge des enfants associés aux forces et groupes rebelles. A cet effet, il est important de protéger les intérêts de ces enfants en vue de ne pas les identifier », a indiqué la source.

La libération des enfants est l’application du plan d’action signé le  21 novembre 2011 entre les Nations Unies et la CPJP, lors d’une visite de la représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy, en République centrafricaine.

 

Bambari : Vers une promotion de la médecine traditionnelle

 

Bambari, 19 juin (RJDH) – L’Organisation mondiale de la santé et ISTA, une structure canadienne, a lancé une série de campagnes de sensibilisation de la population visant  à valoriser la médecine traditionnelle dans la Sous-préfecture de Bambari.

« Ce programme permet d’expliquer à la population les biens faits de la médecine traditionnelle à base de produits naturels. Le traitement des maladies courantes ou aiguës sont moins couteux et accessibles à tous », a expliqué Victor Wama, chef de mission de l’ONG ISTA pour défendre son initiative.

Il a fait savoir que son organisation est un centre qui mène des études et la recherche pour l’application d’une médecine alternative en partenariat avec l’OMS. Ces recherches contribuent selon lui, à renforcer la lutte contre les maladies courantes et aiguës, en utilisant des plantes naturelles.

 

Kabo : La résurgence des groupes armés inquiète la population

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Kabo, 19 juin (RJDH) – Les habitants de la ville de Kabo (Nord) et des villages environnants, vivent dans la peur depuis le vendredi 15 juin à cause de la présence d’hommes armés dans la région.

Selon  des sources proches de la sous-préfecture et de la mairie de la ville de Kabo, une soixantaine d’hommes armés venant de la frontière avec le Tchad traversent depuis le vendredi 15 juin les  villages  Béili,  Sabo, Maïtikoulou pour atteindre la ville de Markounda à l’extrême Nord.

Le vendredi, ceux-ci auraient enlevé des bœufs appartenant à des éleveurs peulhs, proche du village de Békondjo. La plupart des habitants de ces villages  attribuent cet acte au groupe rebelle du Front démocratique du Peuple Centrafricain  (FDPC).

A cause de cette insécurité, les ONG humanitaires basées à Markounda se sont retirés provisoirement de la ville. Il s’agit notamment de Caritas  internationale qui a évacué son personnel le vendredi 15 juin à Paoua. L’ONG Jesuit refugees services affirme que ces événements, a coïncidé avec le retour de son personnel à Bangui pour les vacances.

 

Obo : La population reçoit 4 bâtiments de la part l’ONG COOPI

Obo, 19 juin (RJDH) – L’ONG internationale de COOPI a remis à la population de la ville Obo  lundi 18 juin quatre bâtiments dont deux serviront de bâtiments scolaires, les deux autres devant servir respectivement de  bibliothèque et de pharmacie vétérinaire. 

Les deux bâtiments  scolaires  comprennent chacun trois salles  et sont affectés au Collège d’enseignement secondaire, qui jusqu’ici utilisait un bâtiment de l’Eglise catholique. Le   bâtiment destiné à la  bibliothèque servira de centre de recherche et de lecture pour les jeunes.

En remettant ces infrastructures à la population, la cheffe de projet COOPI, Marzia  Vigliaroni, a exhorté les bénéficiaires à les protéger.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 01:51

 

 

 

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE

              Dans le cadre de son premier séminaire qu’il organise le 30 Juin 2012 de 10H à 17H00 dans la salle de Conférence de Raddho (Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme) au point E sous le thème : « Que dit ma Constitution », le bureau du Collectif des Centrafricains résidant au Sénégal vous invite à prendre part massivement à ce programme.

10h-10h45 :       Arrivée et Installation

11h00-12h00 :

-          Allocution de bienvenue du Coordonnateur du Collectif

-          Présentation du Collectif centrafricain  (Secrétaire Général)  

-          Discours du Coordonnateur de Y EN A MARRE (Sénégal)   

-          Discours du Secrétaire du M23

-          Discours du Président de la RADDHO

13h00 :              Début des travaux

13h45-14h45 : Buffet- Déjeuner

Orateur :         Docteur en Droit constitutionnel, Enseignant chercheur Mr MOUNIROU SY

Modérateur : Adrien KOUNDOU-ZALIA, membre fondateur du Collectif

          Centrafricaines, Centrafricains, l’occasion nous est offerte de découvrir notre Constitution afin d’apprécier  les institutions de notre Etat. Venez massivement  prendre part à ce séminaire dont la participation est gratuite et ouvert à tous et sanctionné par un certificat attesté par la RADDHO.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 20:54

 

 

 

 

Kony fri

 

 

La LRA représente-t-elle toujours une menace pour la RCA ?

Radio Ndéké Luka Mardi, 19 Juin 2012 11:32

Après la capture du numéro 4 de la LRA, Caesar Acellam par l’armée ougandaise, Joseph Kony aurait quitté la République Centrafricaine et se trouverait actuellement en République Démocratique du Congo, révèlent les Journaux centrafricains ce 19 juin.

Ayant rendu la vie amère à de nombreux centrafricains vivant dans le Haut Mbomou (Sud-est) avec des actes de violences, des enlèvements, des pillages, des vols et des viols, les habitants de la région vont devoir respirer la paix avec ce décampement plausible de la LRA.

Le dernier rapport de l’Agence Française de Développement (AFD) largement diffusé et commenté par les médias le 18 juin, confirme cette information en se complimentant du fait que « de nombreuses insurrections politico-militaires ont accepté le principe d’une trêve et que Joseph Kony ne représente plus aujourd’hui un grave risque sécuritaire en RCA ». Selon les journaux, la traque du chef de la LRA entamée par les forces américaines, centrafricaines et ougandaises a poussé Joseph Kony à lever le camp en République Centrafricaine où il se serait sentit vulnérable pour se réfugier en République Démocratique du Congo.

D’après une dépêche de Radio France Internationale du 12 mai dernier, Joseph Kony a changé de méthode depuis la capture du 4ème   plus haut responsable de la LRA Caesar Acellam. Joseph Kony qui avait pour habitude de rester 1 ou 2 mois en un même endroit, se déplace actuellement chaque jour et divise ses 200 à 500 miliciens en de petits groupes de 10 personnes.  Cette nouvelle tactique prouve que la chef de la LRA est sous pression et se sent en permanent danger.

Par ailleurs, les milices dispersés de Joseph Kony continuent d’enlever les jeunes et de terroriser les populations là où ils mettent pieds, « les éleveurs peulhs étaient venus se procurer de vivres à Mboki, à leur retour, ils ont été attaqués et battus. Les rebelles de Joseph Kony ont emporté toutes leurs provisions.  Les blessés ont été transférés dans un centre santé de la RDC» lit-on dans le RJDH ce 19 juin. Le site annonce  aussi que 2 combattants de LRA ont été tués tandis que 7 personnes ont été libérées suite à un affrontement avec l’armée ougandaise ce 16 juin.

De ce fait,  le Gouvernement centrafricain se libère d’un lourd fardeau si le dangereux Kony se trouverait réellement en RDC. Mais la LRA n’est qu’une entité parmi tant d’autres, car dans l’un des articles de Radio Ndeke Luka repris par Le Démocrate ce 19 juin, une rébellion est actuellement en gestation dans le Nord centrafricain. Le mal semble quitter le Mbomou pour s’installer dans l’Ouham et l’Ouham Péndé.  

 

Composition du Bac à Birao, une première dans l'histoire

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Radio Ndéké Luka Mardi, 19 Juin 2012 14:43

C’est du nouveau qui se produit ce 19 juin dans la Préfecture de la Vakaga (Nord-est). Pour la première fois dans l’histoire, la ville de Birao enregistre la composition du  baccalauréat pour la session de juin 2012 à l’instar des autres villes de provinces centrafricaines.

Exceptionnellement pour cette ville, 15 candidats étaient initialement inscrits mais 1 cas d’abandon a été constaté tandis que les 14 présents  ont composé les 2 épreuves prévues pour cette première journée notamment la philosophie et l’anglais, rapporte le correspondant de Radio Ndeke Luka.

Le correspondant de poursuivre que, c’est ce matin 19 juin que le sous-préfet de Birao, Albertine Marigot a procédé au lancement du déroulement des épreuves en présence du président du jury, Didier Lawé et des autorités administratives de la ville. Il poursuit que le proviseur du lycée de Birao, Guy Vincent Sangho, et les parents des élèves se sont réjouis et ont vivement salué cette première organisation mémorable du bac dans la zone, ouvrant désormais la voie des études supérieures aux enfants dudit secteur.

Cette première séance a été une réussite car aucun incident n’a été signalé durant le déroulement de ces premières épreuves par les candidats en dépit de l’insécurité accablante de la région indique Radio Ndeke Luka sur place à Birao.

Or, à Bouar dans la Nana Mambéré, l’effectif est 20 fois plus élevé que celui de Birao avec plus de 382 candidats dont 76 candidats libres qui composent pour cette première session de juin 2012 au Lycée Moderne de Bouar. Ce centre numéro 19 a enregistré 45 cas d’omission dont 4 candidats qui ont refusé de composer par simple fait de découragement, détaille le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bouar.

Les candidats omis du centre 19 ont révélé à Radio Ndeke Luka que le problème des cas d’omission est dû au détournement des frais de dossier par un professeur malveillant. Les lycéens ont exprimé leurs mécontentements ce 18 juin en renversant des tables bancs aussi en effaçant les différents numéros de candidats marqués sur ces tables bancs. Ils ont enfin mis le drapeau situé dans l’enceinte dudit lycée en berne.

Un professeur, couvert sous l’anonymat a expliqué que les candidats omis sont bel et bien reconnus par la Direction des Examens et Concours(DEC). Toutefois, elle ne leur a pas affectés les numéros et les codes-barres.

Devant ce problème, le président du centre, Jean Zonoguira et le proviseur dudit lycée, Maurice Sangama ont trouvé comme palliatif de trouver une salle spéciale pour les candidats omis afin de pouvoir composer au même titre que  les autres candidats.
Malgré le léger retard accusé au démarrage des épreuves, le calme est tout de même revenu et comme ceux de Birao, les candidats au baccalauréat de Bouar ont aussi composé les épreuves d’anglais et de la philosophie pour cette journée du 19 juin.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 20:45

 

 

 

aeroport Bangui Mpoko

19 Juin 2012 - 15:49

La Centrafrique veut lancer la construction d'un nouvel aéroport pour 40 milliards FCFA (61 millions d'euros), selon un communiqué mardi du ministre de l'Aviation civile et du Transport aérien.

Le gouvernement a créé la "Société de développement des infrastructures aéroportuaires de Centrafrique (SODIAC)" qui a mis en place "un programme de 40 milliards FCFA (...) susceptible d'être financé par les bailleurs de fonds ciblés", indique le communiqué.

Parmi ces bailleurs de fonds figurent "principalement Exim Bank of China, d'une part", et "la BDEAC (Banque de développement des Etats d'Afrique centrale) et la BAD (Banque africaine de développement), d'autre part, en complément d'une subvention de trois 3 milliards FCFA (4,6 millions d'euros) obtenue de l'Agence française de développement (AFD)", précise-t-il.


Le nouvel aéroport se trouvera sur l'actuel site de M'poko et comprend notamment "l'extension et le réaménagement de l'aérogare, le renforcement des chaussées aéronautiques (...), l'allongement de la piste de 2.600 m à 3.200 m, l'extension de l'aire de stationnement de 5 à 11 postes" et la construction de bretelles d'accès.


L'aéroport international Bangui M'poko, qui accueille quelque 100.000 visiteurs par an, est menacé d'être déclassé par l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI), ce qui lui interdirait les liaisons internationales vers l'Europe.



© AFP 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 00:50

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Birao : Le CICR donne son point de vue sur la crise alimentaire dans la Vakaga

cicr

Birao, 18 juin (RJDH)- La crise alimentaire constatée dans le Nord-est de la République centrafricaine est presque similaire à la situation de l’année passée, a fait observer le délégué du Comité international de la Croix Rouge à Bangui, Perry Proellochs.

Interrogé sur les raisons de la non intervention, jusqu’ici du CICR, Perry Proellochs a indiqué que des discussions sont en cours avec les autres organisations. « Si on voit que les autres ont de la peine à agir, nous pourrons faire quelque chose », a-t-il souligné.

Il a par ailleurs précisé qu’il faut prendre en compte la situation sécuritaire parce que l’année passée, des véhicules du CICR transportant des vivres à destination de cette région, ont été l’objet d’un braquage, d’où nécessité de  s’entourer de toutes les garanties sécuritaires avant d’envisager une assistance.

Perry Proellochs a également rappelé que la région de la Vakaga est une région où il y’a des besoins partout. Donc il faut bien identifier les personnes les plus vulnérables pour bénéficier de l’aide.

Du côté d’OCHA, les informations n’ont pas évolué. « Il n’y a pas de changement en ce qui concerne une intervention sur le terrain. Nous allons informer le public lorsque nous aurons quelque chose de nouveau, mais pour l’instant, les informations n’ont pas beaucoup évolué », a déclaré une source relevant du service de communication d’OCHA à Bangui.

Le Coordonnateur humanitaire, Zakaria Maïga, qui a lancé un appel à la mobilisation des fonds devant servir à une intervention dans la Vakaga, contacté par le RJDH ce lundi, n’a pas souhaité faire de commentaire sur la situation.

Depuis plus d’un mois, 45 000 personnes dont la majorité est composée de femmes et d’enfants traversent une crise alimentaire sévère. La communauté humanitaire présente dans le pays évoque des « contraintes sécuritaires et logistiques » pour empêcherait une intervention.

 

Obo : Deux combattants de la LRA tués et sept otages libérés

Kony

 

Obo, 18 juin (RJDH) – Deux combattants de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony ont été tués et sept personnes enlevées ont été libérées, lors d’une attaque de l’armée ougandaise, le 16 juin  à 20 kilomètre du village de  Karmadar  (Sud-est).

L’information a été livrée ce lundi 18 juin à Obo, par le colonel ougandais Milton, dans la traditionnelle réunion de sécurité qui regroupe les conseillers militaires américains, l’armée ougandaise et l’armée centrafricaine.

Parmi les personnes libérées, on trouve deux femmes de nationalité ougandaise, une sud-soudanaise et quatre jeunes dont un centrafricain de 14 ans. Le jeune centrafricain devrait être remis à une ONG internationale présente à Obo.

Au cours le cette même réunion, le colonel Milton a également annoncé que des éleveurs peuhls ont été battus par les éléments de la LRA le dimanche 17 juin, entre la rivière Mbomou et le village Banda au Congo Démocratique.

« Les éleveurs peulhs étaient venus se procurer de vivres à Mboki, à leur retour, ils ont été attaqués et battus. Les rebelles de Joseph Kony ont emporté toutes leurs provisions.  Les blaisés ont été transférés dans un centre santé de la RDC», a indiqué l’officier ougandais.

 

Kaga-Bandoro : Le PAM distribue des vivres aux 735 déplacés de Nana-Outa

PAM

 

Kaga-Bandoro : 18 juin (RJDH)  Au total 735 déplacés du village de Ngondava, habitant le site de Nana-Outa  à 38 km de Kaga-Bandoro (Centre-nord) ont bénéficié d’une quantité importante de vivres distribués le samedi 16 juin par le Programme alimentaire mondial (PAM).

Les produits distribués sont notamment des de la farine de maïs, du soja, des légumineuses, de l’huile, du sucre et du sel.  D’après Moïse  Konaté du programme du PAM, ces vivres vont couvrir les besoins alimentaires des déplacés pour la période de juin à août 2012.

« Nous sommes bien conscients des actions du PAM en notre faveur. Nous tacherons de gérer ces vivres de manière rationnelle pour couvrir la période prévue, car nous avons beaucoup souffert avec nos enfants », a témoigné Esther Yénzé, une des bénéficiaires.

Antoine Bégounou, deuxième adjoint  au maire de Nana-Outa et chef dudit site  lui aussi témoigné sa reconnaissance au PAM  avant d’ajouter que les déplacés ne sont pas prêts à  regagner  leur village d’origine à cause de la présence des éléments du  chef rebelle tchadien,  Baba-Laddé.

Il a aussi demandé aux autres structures humanitaires de « voler à notre secours » de ces déplacés qui vivent dans la détresse ».

 

Bangui : La famille Mararv accuse le ministre de la Justice de « bloquer » la procédure de l’affaire Cawa

Eric Mararv

 

Bangui, 18 juin (RJDH) – « Pour nous, c’est le ministre de la justice, Firmin Féindiro, qui bloque la procédure pour protéger son grand frère qui est le Sous-préfet de Bakouma, impliqué dans cette affaire », a déclaré Roland Mararv, père d’Eric Mararv, propriétaire de la société de safari Cawa, accusé  de meurtre de 13 personnes dans un chantier minier à Bakouma (Sud-est) et qui se trouve à la prison de Ngaragba à Bangui depuis le mois de mars.

Roland Mararv affirme que « les informations collectées partout révèlent que ce sont le Sous-préfet, le maire et les responsables de la gendarmerie qui financent les activités minières dans cette zone ». D’après lui ces autorités ont juste trouvé prétexte d’accuser son fils pour échapper aux menaces des parents des victimes qui ont commencé à manifester.

« Pour l’instant, on lutte contre le ministre de la justice », a-t-il dit tout en déplorant la lenteur constatée dans la procédure. Il a expliqué qu’un juge a été instruit pour se rendre à Bakouma enquêter sur l’affaire, mais cette mission n’est toujours pas partie, faute de moyen. De ce fait la société Cawa s’est engagée à mettre deux véhicules et des chauffeurs à la disposition de la mission afin d’accélérer la procédure.

La maire de la ville de Bakouma, Eugénie Damaris Nakité Voukoulé, joint par téléphone par le RJDH a rejeté en bloc cette accusation. « La loi de notre pays interdit aux autorités politique d’exercer une quelconque activité. En tant que maire, je n’ai pas le droit de violer la loi. D’ailleurs M. Eric Mararv paie des taxes à la commune, donc c’est impossible de mener des activités illégales dans sa propriété », a-t-elle précisé.

Le commandant de la brigade de la gendarmerie de Bakouma, l’adjudant-chef, Blaise Askin Honga, a lui aussi nié toute implication de l’exploitation des mines. « Je ne suis pas affecté à Bakouma pour des activités minières », a pour sa part déclaré le Sous-préfet de Bakouma, Ralond Féindiro, qui reconnait être le frère aîné du ministre de la Justice, Firmin Féindiro.

Roland Mararv a annoncé l’arrivée, pour la quatrième fois, des consuls suédois et anglais cette semaine à Bangui dans le cadre du suivi de cette affaire, même si leurs précédentes visites n’ont rien donné.

 

Mbaïki : Difficile de respecter l’arrêté de gel de prix des produits de premières nécessités

Marylin Mouliom Roosalem

 

Mbaïki, 18 juin (RJDH) – Les commerçants de la ville de Mbaïki (Sud) ne respectent pas encore l’arrêté du ministère du commerce portant gel de prix de certains produits de première nécessité.

Après un mois et deux semaines de sensibilisation et de vulgarisation de cet arrêté, rien n’a encore changé sur le marché, selon un reportage de Radio Songo.

Les informations recueillies par Radio Songo révèlent que la plupart des  opérateurs économiques posent comme conditions d’application de ce texte, « le déblocage du prix des produits pétroliers ». Pendant ce temps, les vendeurs de produits locaux tels que le manioc portent un doigt accusateur sur les commerçants, qui selon eux, ne veulent pas réduire les prix comme recommande l’arrêté.

Alain Ghislain, chef de service de commerce de Mbaïki a de ce fait rappelé à l’ordre, le samedi 16 Juin, les opérateurs économiques en leur promettant des sanctions contre les contrevenants, dans les prochains jours.

Les produits dont les produits doivent être gelés sont l’huile, le savon, poisson de mer, le sucre, les boites de conserve, entre autres. Le ministère du commerce avait pris cette décision pour répondre aux préoccupations de la population  qui a commencé à se plaindre de la cherté de la vie. Mais même à Bangui, cette décision n’est pas totalement respectée.

 

Nola : Une enquête sur la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans

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Nola, 18 juin (RJDH) – Une enquête sur la malnutrition et la mortalité infantile ayant pour cible les enfants de 0 à 5 ans est ouverte, à Nola, chef-lieu de la préfecture de la Sangha Mbaéré (Sud-ouest).

Gisèle Agou-Molomadon, coordonnatrice de cette enquête a expliqué à Radio Kuli-Ndunga que l’objectif principal de cette activité est d’évaluer la situation nutritionnelle des enfants de 0 à 5 ans dans la préfecture de la Sangha Mbaéré. Les résultats de cette enquête devraient permettre  d’organiser une meilleure prise en charge des enfants.

« Les enfants de 0 à 59 mois constituent la population cible de cette enquête », a-t-elle précisé. L’exercice consiste à identifier les enfants, leur âge, leur milieu de vie, leurs parents et leurs conditions de nutrition.

La mission a rencontré ce lundi les autorités locales et administratives pour discuter de la stratégie de sensibilisation pour l’adhésion de la population à cette initiative. L’enquête s’effectuera dans toute la préfecture de la Sangha-Mbaéré.

 

Bambari : Le programme de lutte contre la tuberculose confirme la rupture de médicaments

Bambari, 18 juin (RJDH) – Il y a effectivement rupture de produits, mais le programme de lutte contre la tuberculose  de Bangui a mis à la disposition des  30 malades l’état est le plus critique quelques boites au centre de santé de Bambari le 06 juin 2012 des médicaments antituberculeux.

« Nous avons déposé 21 boites de gélules au centre de prise en charge de l’hôpital préfectoral de Bambari pour aider  les trente personnes malades de tuberculose dont  les cas étaient délicats »,

Pour le moment, « nous ne pouvons pas fournir les médicaments en grande quantité ; mais l’Unité de cession de médicaments (UCM) va bientôt ravitailler tous les centres puisque les produits sont arrivés », a annoncé Augustine Gny-Tékombi, responsable du bureau de collecte des données au programme de lutte contre la tuberculose.

Elle ajouté que le Fonds mondial a déjà fourni des médicaments pour une longue durée en faveur des malades et que les centres de prise en charge seront  dotés dans les prochains jours

D’après un reportage de Radio Bè-Oko diffusé le samedi 16 juin, plus de 1000 tuberculeux n’ont pas de produits pour suivre leur traitement depuis le mois de mars.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 00:15

 

 

 

 

 

fric en CFA

 

bus SONATU

 

mardi 15 mai 2012 / par Gaspard Zangbi, pour l'autre afrik

http://www.afrik.com/article25634.html

A la fin de mon second billet sur le sujet j’ai promis des révélations chocs. Eh bien, chose promise, chose due !

Dr. François Bozize, un internaute avéré

Il n’y a pas que Barack Obama qui jure par l’Internet. Un certain François Bozizé (président de la République centrafricaine, ndlr) est lui, aussi, un internaute avéré. Sachant que la rentrée judiciaire 2011 – 2012 allait se faire le vendredi 20 avril, tout fut orchestré pour que le président Bozizé soit informé dès le mardi 17 avril 2012 de l’intention malveillante d’un molengué ti kodro de publier sur Afrik.com (l’un des sites les plus surfés par le Président, dicunt) un article récriminant relatif aux arrestations à la SONATU. Le 18 avril, le Président de la République demande un briefing sur la situation à la SONATU. Comme à l’accoutumée, on va, sans la moindre vergogne, abreuver le Chef de l’Etat d’une sordide contrevérité du gendre les enquêtes ne sont pas encore terminées. Rien de plus faux ! Rien de plus contraire à la déontologie professionnelle ! Le briefer du Chef de l’Etat ignorait, avec son ego hypertrophié, que nombre de gens sont informés des conclusions des enquêtes.

En date du 18 avril 2012, toutes les enquêtes étaient bel et bien terminées. Que le briefer du Président de la République démontre, hors de tout doute, le contraire de ce qui suit. Le contrôle d’état fut effectué par l’Inspection Générale d’Etat et terminé en janvier 2012. Des questionnaires furent envoyés à MM. Koyt et Gouaye alors respectivement coordonnateur national et coordonnateur national adjoint de la SONATU. L’enquête de police menée par MM. Henri Yangué-Linguissara (DG de la Police) et Sylvain Borobona (DGA de la Police) fut terminée et les résultats communiqués au bureau du Procureur de la République le mercredi 04 avril 2012. Un synopsis de l’audit de la société par l’Expert-comptable, M. Ngaïssio, fut remis au bureau du Procureur de la République le samedi 24 mars 2012.

Mieux encore, je tiens, d’une source au ministère de la justice sous couvert de l’anonymat, que le ministre de la justice, le ½ dieu Firmin Féïndiro, a reçu le lundi 26 mars 2012 de son beau-frère Alain Tolmon, Procureur de la République, la synthèse des enquêtes. Quelle enquête n’était donc pas terminée ? On le voit, en passant, ce qui constituerait un conflit d’intérêt sous d’autres cieux est plutôt synonyme d’avoir de la poigne en RCA de Koua na kalachnikov (knk). Le ministre de la justice nomme son beau-frère procureur de la république ; quoi de plus normal ! Des révélations, en veux-tu ? En voilà !

Première révélation : Michel Koyt n’a rien volé

Contrairement à ce que l’on a véhiculé çà et là tant à la primature qu’au ministère de la Justice, Michel Koyt n’aurait pas détourné de fonds. Bien au contraire, il a, le plus légalement du monde, négocié une commission de 10% sur le montant du prêt indien et reçu des gratifications (de la part des investisseurs indiens) dont une voiture Jaguar. J’ai appris auprès du trésor public qu’Emmanuel Touaboy, alors Ambassadeur de la RCA auprès du gouvernement américain à Washington, a perçu entre 15% et 17% de commission sur le montant de la transaction entre le trésor public centrafricain et le ministère américain de la défense pour l’acquisition de l’épave du Hercules C130 d’Air Benzambé. Naturellement, cela n’a pas fait de vague. Pourquoi ? Ce n’est pas uniquement parce que Touaboy est gbaya Bouca ! Le malheur de Koyt c’est le cumul de salaires et avantages sociaux. A son salaire de coordonnateur national de la SONATU qui est de 3.500.000 FCFA (5.380 Euros) par mois, plus les avantages sociaux, il faut ajouter le salaire et les avantages sociaux reliés à sa fonction de ministre. Voilà qui a suscité la convoitise de ses collègues le ministre des Finances, le ministre du Transport, le ministre de la Justice et son patron, le Premier ministre dont les bons de caisses mensuels respectifs sont officiellement moins élevés que celui cumulé de Michel Koyt.

Deuxième révélation : des contrats les plus chers au monde

La Centrafrique est décidément le pays des paradoxes comme aimait le désigner Me Zarambaud Assingambi. Bangui, la capitale de la République Centrafricaine, l’un des pays les plus pauvres sinon le pays le plus pauvre au monde figure déjà en bonne place dans Guinness book des records pour les chiottes les plus chères au monde (15.245 Euros ou encore 10.000.000 FCFA) du Général Guillaume Lapo, alors DG du trésor public. Et avec l’affaire SONATU Bangui est aussi, sans contredit, la capitale des contrats les plus chers au monde. Il s’agit notamment de trois contrats liant SONATU à trois experts centrafricains à savoir un contrat de rédaction d’un document de l’apport de la SONATU, un contrat de rédaction des statuts de la SONATU et un contrat de démarches d’ouverture de comptes auprès des banques à charte de la place.

Première deuxième révélation : contrat de 5.000.000 FCFA (7.622 Euros) payés par chèque à M. Judes Alex Ketté. Travail fourni : un document d’une page d’évaluation erronée. Dans ce document d’une seule page pour lequel il a bel et bien encaissé 5.000.000 FCFA, M. Ketté a évalué l’apport de la SONATU et fixé son capital à 480.000.000 FCFA alors que le capital réel de la SONATU était de 2.500.000.000 FCFA. Son seul contact à la SONATU était Médard Gouaye. N’aurait-on pas tout simplement gratifié Ketté de maigres 5.000.000 sur 2.020.000.000 FCFA ? En tout cas, cela ressemble étrangement à l’arbre qui cache la forêt.

Deuxième deuxième révélation : contrat de 10.000.000 FCFA (15.244 Euros) payés par chèque à Me Mbokani pour la rédaction des statuts de la SONATU basés sur l’apport de la SONATU tel que déterminé par M. Judes Alex Ketté. Des statuts qui tiennent en quelques 10 pages, préambule y compris. Autrement dit 1.000.000 FCFA (1.524 Euros) par page. Celui-là n’a rien à envier aux juges de la cour constitutionnelle de Bangui !

Troisième deuxième révélation : contrat de 30.000.000FCFA (45.734 Euros) payés par chèque à Me Gotilogué pour solliciter auprès des banques à charte de la place l’ouverture de comptes au nom de la SONATU. Je n’exagère rien du tout ! Je suis moi-même tombé des nues, assis direct sur… (Voir les Guignols de l’info) en écoutant cette vérité qui serait peut-être pas bonne dire !

Troisième révélation : les sous-traitances

C’était la chasse gardée d’INTERIMEX et CST, deux compagnies créées à la hâte par Guy Bella, Rock Bondji et Médard Gouaye. A l’instar de Polygone du Général Lapo, M. Gouaye (Directeur des Affaires Financières à la SONATU) est lui-même le Directeur Général d’INTERIMEX à qui il va octroyer le marché du nettoyage des locaux à 850.000 FCFA (1.296 Euros) par mois et le marché de la fourniture de photocopieur et de fournitures de bureau entre 400.000 et 500.000 FCFA (soit entre 610 et 762 Euros) par mois selon la fréquence des réparations ; les frais de réparation en cas de panne du photocopieur étant à la charge de la SONATU. Comme le hasard fait parfois bien les choses, le photocopieur d’INTERIMEX tombait plus souvent qu’autrement en panne ! La compagnie CST de Rock Bondji s’occupait, elle, du gardiennage pour un contrat de 3.300.000 FCFA (5.031 Euros) par mois. C’est aussi la CST qui fournissait au besoin le matériel informatique.

Quatrième révélation : 3 bus sur 100 ont été aménagés et remis au président Bozizé

On aurait un Renaud van Ruymbeke centrafricain qu’il se délecterait à la recherche de la destination de 3 (trois) bus sur 100 qui ont été aménagés aux frais de la SONATU et remis au président Bozizé. Ces bus sont-ils à la présidence de la République ? Au siège de knk ? A Sassara ou à Benzambé ? Quoiqu’il en soit, qui dans la boziziecratie oserait poursuivre pour abus de biens sociaux ? Cela prend des couilles et un vrai cadre démocratique c’est-à-dire un vrai pays ! Du point de vue gestionnaire ces 3 bus (coûtant chacun 24.000.000 FCFA) devraient sortir de l’actif de la SONATU mais, tenez-vous bien, la SONATU ne tenait aucune comptabilité. Pourtant, deux comptables croupissent à Ngaragba me diriez-vous. Oui ce sont deux jeunes intellectuellement qualifiés qui n’avaient aucun justificatif des opérations pour tenir la comptabilité. Ils n’ont jamais eu les relevés de comptes de la SONATU pour ne fut ce que établir les états de rapprochement. C’est à l’arrivée des contrôleurs de l’inspection générale d’état en janvier 2012 que M. Gouaye a, difficilement, livré les relevés. Les relevés d’une des banques de la place ont été falsifiés par Médard Gouaye.

Cinquième révélation : prêt de 350.000.000 FCFA accordé par les banques de la place

Un prêt de 350.000.000 FCFA (533.561 Euros) a été accordé par les banques de la place et dépensé avant le démarrage des activités de la SONATU. Très curieusement, aucune des opérations du début de la société ne figurait sur les documents remis au service de comptabilité en janvier 2012. Comment est-ce que ces 350.000.000 FCFA ont-ils été ventilés ? Mystère ! Cependant, les signataires des chèques étaient MM. Koyt et Gouaye, les seuls habilités à signer auprès des banques. Aucun des 14 employés centrafricains arbitrairement privés de leur liberté et autres droits élémentaires depuis maintenant deux mois et trois jours n’était associé aux sorties des fonds.

Sixième révélation : sans surprise

En espace de deux ans à peine, Médard Gouaye s’est bâti une fortune d’au moins 200.000.000 FCFA (307.692 Euros) logée dans des banques togolaises à Lomé où réside sa famille. Son objectif était d’atteindre des milliards avec l’opérationnalisation de la cimenterie de Sangbi (11 kms à la sortie sud de Bangui) dont le président Bozizé posa la première pierre en 2010.

Gratte-moi le dos, je gratterai le tien

Voilà, Médard Gouaye et ses amis se sont allègrement et mutuellement gratté le dos. Et ce sont des pauvres gens qui paient à leur place. La seule faute de ces 14 employés centrafricains qui sont écroués depuis deux mois déjà c’est d’avoir des salaires qui font la convoitise de leurs persécuteurs qui sont ces magistrats de la bozizistice à distinguer des valeureux magistrats républicains qui sont pour la plupart cantonnés, j’allais dire à des travaux subalternes, par le demi-dieu Féïndiro, le plus piètre de nos magistrats. Ah ! Il est vrai que les tonneaux vides font trop de bruit.

Ces honoraires mirobolants, ci-dessus énumérés, sont réglés par chèques à cause notamment de leur traçabilité. La liste de ces chèques est entre les mains du procureur, M. Alain Tolmon, du directeur général de la police, M. Henri Yangué-Linguissara, du directeur de la gendarmerie et cumulativement administrateur de la SONATU, le colonel Pierre Chrysostome Sambia. Les livres des banques à charte de la place indiquent les dates et modalités des décaissements. On n’a donc nullement besoin d’un Colombo pour découvrir le pot au rose. Mais, allez donc y comprendre le décernement de mandats de dépôt ironiquement et illégalement qualifiés de provisoires. Il n’existe pas de mandat de dépôt provisoire dans le code de procédure pénale. C’est une notion propre à la bozizistice ! La détention depuis le 09 mars 2012 de ces quatorze concitoyens dont l’innocence crève pourtant les yeux est un bel exemple de l’arbitraire qui caractérise le plus souvent le travail d’apprentis magistrats qui se prennent pour des professionnels ; il faut qu’on se le dise.

« Il est temps que le corps judiciaire, dans sa mission, fasse renaitre confiance avec sa population. Une des voies pour l’avancée de l’Etat de Droit », dixit François Bozizé (20 avril 2012)

M. Féïndiro, M. Tolmon, M. Legandjé, c’est à vous que le président s’est adressé. Votre présence dans cette salle lui a levé le cœur. Votre présence lui fut insoutenable. Voilà pourquoi il a quitté les lieux sans daigner serrer la pince aux hauts responsables des juridictions et sans prendre part au cocktail final prévu à cet effet ! Je ne sais ce qu’il en est pour M. Legandjé mais vous, Féïndiro et Tolmon, vous ne rendez pas service à votre soit disant oncle. Vous n’aimez pas votre oncle. Vous œuvrez chaque jour davantage à son impopularité au sein de la population. Oui, si vous êtes de vrais juristes vous sauriez que le fonctionnement de la justice est le reflet du système, du mode ou du régime de gouvernance. Cela ne vous dérange aucunement de garder à vue des personnes au-delà de 1440 (mille quatre cent quarante) heures. Vous brillez chaque jour encore plus par l’arbitraire au point où un talentueux centrafricain a baptisé la RCA le Knkistan en référence à ces pays de l’Europe de l’Est où la tyrannie était le mode de gouvernance. C’est curieux que ceux qui se targuent nuit et jour d’être les neveux de Bozizé sont ceux-là même qui posent jour après jour des gestes qui effritent le peu d’estime que nous pourrions avoir pour cet homme. Pourquoi Emmanuel Bizzo ne détruit-il pas l’image de Bozizé ? Pourquoi Francis Bozizé ne détruit-il pas l’image de Bozizé ? Eh bien, Emmanuel Bizzo et François Bozizé sont des vrais beaux-frères. Et Francis Bozizé s’appelle Bozizé. Autrement dit, arrêtez de nous agacer avec ces liens fictifs de parenté. Tous les habitants de la commune de Benzambé seraient parents à Bozizé ; mon œil ! Alors tous les habitants de Bambari sont parents à Gaombalet alias Gaou la fumée !

Le président Bozizé sait très bien qu’il n’existe aucun lien sanguin entre Féïndiro et lui. Mais il a fait de vous son ministre de la justice sur des critères qui lui sont propres (certainement pas la maîtrise du droit) alors témoignez-lui, en retour, votre gratitude en vous entourant des hommes capables, connaisseurs, expérimentés, bref des hommes qu’il faut pour dire le droit (jurisdictio) rien que le droit en tout temps et en tout lieu. Vous gagnerez à vous défaire de cette justice ostentatoirement arbitraire. C’est le Président de la République lui-même qui l’a réclamée publiquement cette justice juste étayée de jurisprudence. Ce n’est pas flatteur du tout de se faire appeler, à cet âge, demi-dieu quand on est un vulgaire mortel.

En avril dernier on nous disait qu’il faut attendre que le Président de la République se décolère pour solliciter de sa bienveillance la relaxe des gardés à vue. Force est donc de comprendre que les mandats de dépôt sont décernés pour camoufler la durée de garde à vue en attendant le « désénervement » du Chef de l’Etat. Ce n’est pas très, très éthique !

En guise de conclusion : les vrais complices de vol à la SONATU sont libres !

Les complices de vol à la SONATU sont : M. Judes Alex Ketté : 5.000.000 FCFA Me Mbokani : 10.000.000 FCFA Me Gotilogué : 30.000.000 FCFA M. Guy Bella : 1.350.000FCFA x 12 x 2 = 32.400.000 FCFA M. Rock Bondji : 3.300.000FCFA x 12 x 2 = 79.200.000 FCFA

M. Ketté est celui-là même qu’un certain Enoch Dérant Lakoué a fait libérer le 05 avril dernier. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître ces sieurs déambulent dans Bangui à battre cette bourgade où tout le monde connaît tout le monde d’un bout à l’autre alors que des innocents sont écroués depuis le 09 mars 2012 dans des conditions exécrables pendant que Michel Koyt, lui, se prélasse dans son hôtel du camp de Roux (chambre climatisée, salon, frigo, etc.)

 

 

 

Affaire SONATU :  des vices de procédures élémentaires qui singularisent la bozizistice

Mandats de dépôt abusifs et intempestifs

dimanche 6 mai 2012 / par Gaspard Zangbi, pour l'autre afrik

http://www.afrik.com/article25555.html

Selon l’Article 122 du code de procédure pénale, le mandat de dépôt est l’acte juridique décerné par le juge des libertés et de la détention qui ordonne : 1. aux services de polices ou de gendarmerie, de conduire une personne condamnée ou mise en examen dans un établissement pénitentiaire du ressort du Tribunal de Grande Instance, 2. au chef de l’établissement pénitentiaire de recevoir et de détenir la personne à l’encontre de laquelle il est décerné.

Le mandat de dépôt ne peut pas être décerné par le juge d’instruction qui, lui, est chargé de diligenter des enquêtes judiciaires dans la stricte limite de sa saisine fixée par le Procureur de la République. Il effectue son enquête à charge et à décharge en concertation avec le Procureur de la République et des services de police, médico-légal ou d’expertise judiciaire, et apprécie les demandes d’actes des avocats de la défense ou de la partie civile. Si son enquête aboutit à des charges suffisantes sur certains chefs de poursuites, le juge d’instruction rend une ordonnance de renvoi devant les juridictions pénales. Sinon, il rend une ordonnance de non-lieu.

Ceci dit, combien d’ordonnances de non-lieu ont-elles été rendues depuis qu’un certain Firmin Féïndiro a transformé la justice républicaine centrafricaine en bozizistice, c’est-à-dire en un véritable appareil répressif de la boziziecratie ? Combien de mandats de dépôt sont-ils décernés quotidiennement par des juges d’instruction ? Un mandat de dépôt ordonne de conduire une personne mise en examen dans un établissement pénitentiaire soit. Mais qu’est-ce qu’une personne mise en examen ?

Mises en examen excessives du citoyen lambda

Le code de procédure pénale désigne une personne mise en examen comme étant une personne contre laquelle il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu’elle ait pu participer, comme auteur ou complice, à la commission d’infractions dont le juge d’instruction est saisi. En absence d’indices graves ou concordants, la personne peut être placée sous le statut de témoin assisté (propre au droit français encadré par la loi sur la présomption d’innocence qui a pour but de mieux protéger les droits des personnes mises en examen, notamment en réformant la détention provisoire).

Mises en examen illégales

Le Code de procédure pénale est sans équivoque quant à la procédure de mise en examen. Il y est décrit qu’à peine de nullité, le juge d’instruction ne peut procéder à une mise en examen qu’après avoir préalablement entendu les observations de la personne ou l’avoir mise en mesure de les faire, en étant assistée par son avocat, soit dans les conditions prévues par l’article 116 relatif à l’interrogatoire de première comparution, soit en tant que témoin assisté conformément aux dispositions des articles 113-1 à 113-8 du code de procédure pénale (français)

Je défie quiconque de me citer un seul exemple de mise en examen en Centrafrique depuis avril 2003 (soit le Centrafrique de la bozizie) qui aurait été conforme à la procédure de mise en examen décrite ici. Pour ma part, le statut de témoin assisté étant introduit en 1987 et la loi Guigou (ou la loi sur la présomption d’innocence), elle, votée le 15 juin 2000 ne figurent assurément pas dans les manuels de droit à l’école de Seydou à Bangui !

Aller vite en Besogne

Alors que l’Article 80-1 du Code de procédure pénale (du moins en France) stipule que la mise en examen ne peut intervenir qu’après que la personne concernée ait pu faire des observations lors de son audition soit :

- en qualité de témoin assisté,

- lors d’un interrogatoire de première comparution. Ce mardi de Pâques, le 10 avril 2012 les 14 employés centrafricains de la SONATU sont conduits, après 768 heures ou encore 32 jours de garde à vue au Commissariat Spécial du Port de Bangui dans le bureau du juge d’instruction, où l’un après l’autre, Sieur Laurent Legandjé leur signifiera en deux minutes à peine, donc sans avoir préalablement entendu leurs observations et celles de leurs avocats, qu’ils font l’objet d’un mandat de dépôt collectif pour complicité de vol.

Le vice de procédure est apparemment le cadet des soucis de nos braves diplômés de l’école de Seydou (Bangui). Mais quelle oreille, au Tribunal de Bangui, écouterait une dénonciation de vice de procédure ? Honoré de Balzac disait que la résignation est un suicide quotidien ! Eh bien, le centrafricain lambda se suicide quotidiennement depuis 2003.

Quatorze citoyens centrafricains innocents sont illégalement mis en examen pour se faire décerner des mandats de dépôt tout aussi illégaux alors que Gouandjika et Maleyombo mis en examen pour des faits avérés sont, eux, libres comme des oiseaux !

Ce que j’aime en la justice, c’est cette notion de jurisprudence. Ce qui est juste en la justice, c’est cette notion de présomption d’innocence. Laisser libres les vrais complices de malversations financières à la SONATU !

Je vous promets des révélations chocs. C’est le Bangui des libanais, il n’y a rien sans bakchich. Juste le temps de nous accorder sur un chiffre et je serai en possession de la dernière pièce du puzzle...

 

 

 

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