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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 01:03

 

 

 

 

Saulet-Clotaire.JPG

 

Nous voulons assumer ici notre centrafricanité en criant : GLOIRE A DIEU ! Ce faisant, nous n’avons aucune propension pour un quelconque prosélytisme religieux dans la mesure où nous condamnons sans équivoque et par principe, tout intégrisme religieux, tout  intégrisme politico-religieux et tout intégrisme humanitaro-politico-religieux. Bien que cette dernière forme de courant obscurantiste, apparue en Centrafrique en juillet 2001, ait failli noyauter la société centrafricaine en raison de la démission de l’Etat face à ses devoirs naturels de satisfaction des besoins vitaux des larges masses populaires et, nonobstant l’appartenance depuis quelques années, par erreur, d’un parti politique centrafricain à l’Internationale socialiste qui, par essence défend des valeurs de gauche dont la tolérance, le dialogue, la rigueur, la probité morale et intellectuelle ou la conquête du pouvoir par la voie démocratique, laquelle Internationale socialiste ne peut devenir un purgatoire pour les bourreaux du peuple centrafricain, ni un paillasson sur lequel ces mêmes bourreaux vont essuyer leurs bottes ensanglantées depuis les représailles des évènements des 28 mai 2001et 25 octobre 2002 et qui, aujourd’hui, se la coule douce en France sous un parapluie de mensonges politiques et historiques qu’il faut méthodiquement et patriotiquement démonter, nous voulons vous inviter à méditer avec sérénité, la victoire de François HOLLANDE…

 

Mes cher-e-s Compatriotes,

 

Pour notre part, nous ne sommes pas sans savoir qu’en politique et durant des campagnes électorales, des discours sont généralement tenus pour convaincre des électeurs ou pour stimuler des partisans, des promesses solennelles sont faites, le plus souvent sans lendemain, pour séduire, comme le fameux « nguinza ayèkè ga pan! » de 1992-1993 dont nous avons fait l’amère expérience…

Nous Centrafricain-e-s, devons nous départir de tout infantilisme politique, tant dans nos analyses que dans nos actes. Car, il n’appartient pas aux autres de trouver des solutions à nos problèmes ou au problème que nous représentons par notre passé politique…

 

Par contre, nous devons faire montre de maturité politique et non faire étalage de cet infantilisme politique dont la manifestation concrète a été cette annonce surréaliste que nous avons lue sur une ‘’TV sur Internet’’ d’un parti politique qui, au lieu de populariser les luttes que le peuple centrafricain mène quotidiennement pour sa survie (insécurité à Bria, les tongo tongo de l’Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony qui écument l’Est du pays, les ponts qui n’existent plus dans la capitale centrafricaine, les graves dysfonctionnements des systèmes éducatif et sanitaire etc), ou bien faire des contre - propositions concrètes pour redresser le pays dans tous les domaines et prendre ainsi à témoin l’opinion nationale et internationale de l’obscurantisme supposé ou réel du Pouvoir établi à Bangui, ce parti politique a poussé à l’extrême ce qu’un compatriote a appelé depuis le début des années 2000, la « bêtise politique centrafricaine » pour annoncer l’inauguration de ce média par la retransmission en direct au profit des internautes Centrafricain-e-s qui, pour la plupart, sont en Europe et en Amérique et qui, comme nous, avons suivi plutôt à la télé, l’intégralité de cet exercice démocratique qui a opposé les deux finalistes des élections présidentielles françaises. Alors que le camarade François HOLLANDE que nous nous devons d’appeler maintenant « Monsieur le Président de la République », le Parti socialiste et l’Internationale socialiste ne pourraient qu’attendre de ce parti qu’il prouve ce dont il est capable de faire pour la défense des valeurs de gauche en République Centrafricaine, les responsables de ce parti se sont mis à plat ventre, comme au temps béni des colonies, alors que l’on ne leur a même pas demandé de le faire et que cette façon de faire est aux antipodes de la nouvelle pratique qu’entend mettre en place le 7ème Président de la Vè République !  

 

Au lieu de nous réjouir béatement en croyant tout aussi béatement que, par une baguette magique, ce parti politique centrafricain qui, répétons-le, par inadvertance politique, a réussi à être admis au sein de l’Internationale socialiste alors que sa place ne peut être que dans la poubelle de notre histoire, va être porté au pouvoir en République centrafricaine en 2016, pour prendre ainsi la place de ceux qui nous font encore descendre dans les bas fonds de la régression en Centrafrique et ce, encore par notre faute et à cause de la Transition Consensuelle 2003-2005 non balisée, nous ferons mieux de nous imprégner de ce que Mme Edwige AVICE, ancien ministre français de la Coopération sous François MITTERRAND, avait dit : ‘’ La considération que l’on accorde à un pays passe d’abord par la conviction partagée qu’il est capable d’inventer ses réponses et qu’il ne les attend pas seulement de l’extérieur, quitte à souhaiter une aide pour les appliquer’’.    

 

Puisque nous pensons que nous-mêmes, pris individuellement, avons aussi notre propre part de responsabilité - aussi minime soit-elle -, dans la DECHEANCE MORALE, SPIRITUELLE, INTELLECTUELLE, POLITIQUE, amorcée paradoxalement et véritablement depuis le 22 octobre 1993 en République centrafricaine, nous osons, sans faire du prosélytisme religieux et nous le répétons pour mieux nous faire comprendre,- tout en rappelant notre fort attachement à une ‘’ laïcité centrafricaine’’ et Jean JAURES, Aristide BRIAND en ont défini pour la France -  nous osons donc vous inviter, comme nous eûmes l’habitude de le faire à l’époque de KOLINGBA où la journée du 30 juin de chaque année fut consacrée aux jeûnes et aux prières, vous inviter à méditer ce passage :

 

« Si Mon peuple sur qui est invoqué Mon nom s’humilie, prie et recherche Ma face, s’il revient de ses mauvaises voies, Moi, Je l’écouterai des cieux, Je lui pardonnerai son péché et Je guérirai son pays ». ( Second Livre des Chroniques 7/14)

 

Nous terminons, en raison de la forte religiosité des Centrafricain-e-s, et nous ne deviendrons jamais pour autant un Etat théocratique, en vous suggérant - et ce n’est pas un crime de « lèse - laïcité » pour certains anti-cléricaux invétérés - à méditer les 63 versets du chapitre 16 du livre d’Ezéchiel.

 

Que Dieu bénisse le Centrafrique !

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 03:12

 

 

 

 

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KAGA BANDORO Mardi 8 mai 2012 | 03:31 (Xinhua) - Avec l'assistance des organisations humanitaires, des milliers de déplacés internes dans le nord de la République centrafricaine, théâtre des affrontements entre l'armée gouvernementale et la rébellion pendant plusieurs années, se battent contre le plus grand dénuement.

A Nana-Outa, localité située à 38 km au nord de la ville de Kaga Bandoro, le long de l'axe qui traverse la préfecture de Nana- Grébizi, plus d'une centaine de huttes en paille improvisent une habitation temporaire pour les déplacés.

Y vivent environs 180 ménages, soit plus de 700 personnes, qui ont fui les violents affrontements du 23 janvier dernier suite à l'offensive lancée par les forces armées centrafricaines et tchadiennes contre les rebelles du Front Populaire pour le Redressement (FPR) de Baba Ladé.

"J'avais seulement quelques machettes et houes (comme outil de production), et quand ça (les combats) commençait, nous avons fris fuite vers la brousse. Nous n'avons pu rien sortir de la maison, sauf cette marmite", déplore Hélène Vitikoa, une veuve visiblement souffrant d'une malnutrition chronologique, dont un fils de 8 ans a été tué pendant les combats.

Comme d'autres victimes groupées dans ce camp, Hélène et ses cinq enfants s'abritent actuellement sous une hutte qui n'a pas l'air de pouvoir résister à l'imminente saison pluvieuse. Dedans, une étagère en bois usé, une bassine, deux nattes et quelques habits récemment fournis par des organisations humanitaires, constituent la totalité des biens du ménage.

La nourriture, les soins, l'école, tous font souci, et l'eau potable s'impose en top. Faute de choix, les enfants boivent de l'eau de la rivière et beaucoup d'entre eux sont atteints de diarrhée, reconnaît Alphonse Mandago, chef des déplacés dans ce camp.

Toutefois, le camp présente une vie similaire au village sur l'autre rive de l'axe. La décortication des arachides, l'épuration des niams - plante locale mangeable - occupent quelques femmes et enfants alors la plupart des gens travaillent dans les champs.

"Nous allons rester ici. A Ondava, d'où on vient, le village a été dévasté à deux reprises, en 2007 et puis en 2008. Cette fois, le bombardement et les combats ont détruit toutes les maisons. C'est un très mauvais souvenir et nous n'avons pas le courage d'y retourner", affirme le triste chef du camp.

Pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui y a déployé quatre sous-délégations pour s'occuper de la majorité des 17 préfectures de ce pays enclavé et un des plus pauvre du monde, le sort des déplacés dans les différents camps dépendent de plusieurs facteurs.

A part de Nana-Outa, le camp le plus proche de Kaga Bandoro, d'autres déplacés se trouvent à Ouandago chez les familles d'accueil, et à Farazala (60 km de Kaga Bandoro) où les habitants de quatre villages se sont installés dans un camp, selon Céline Doutrelugne, délégué du CICR au bureau de Kaga Bandoro.

D'après les chiffres de l'ONU, 22.000 personnes ont été déplacées au moment des combats en janvier et actuellement 4.000 réfugies vivent dans des sites improvisés.

Le CICR, les Médecins Sans Frontières, l'Unicef et d'autres organisations humanitaires présentes dans ce pays ont apporté les viviers aux personnes déplacées dans le premier temps.

En seconde phase, les humanitaires ont distribué des semences avant le début de la saison pluvieuse. "Nous distribuons les semences pour cultiver, et des vivres de protection, c'est-à-dire des nourritures pour que les gens qui n'ont vraiment rien ne mangent pas les semences", précise Céline Doutrelugne.

En ce qui concerne les déplacés au camp Nana-Outa, "pour reconstruite leurs maisons, faire les briques, il faut que ce soit la saison sèche. Donc on sait pour les prochains quatre cinq mois, ils vont rester ici", explique le représentant du CICR à Kaga Bandoro.

Dans le village de Fazarala, les déplacés montrent plus de volonté de rentrer, mais il faut voir au mois par mois pour voir comment ça évolue, ajoute-elle.

Selon les informations, des soldats centrafricains continuent de traquer les quelques rares éléments de Baba-Laddé éparpillés dans ces régions, ce qu’ fait craindre de nouveaux affrontements ou d'éventuelles représailles de la part des rebelles.

"Nous le CICR, on n'est pas là pour leur diriger dans un sens ou l'autre, c'est vraiment à eux de décider par rapport à leur sentiment de sécurité. Quel que soit le choix qu'ils feront, nous allons essayer de les assister", promet Céline Doutrelugne.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 01:28

 

 

 

 

Deby-a-Bangui.JPG

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 07 Mai 2012 13:38

« Il est temps que le gouvernement centrafricain ouvre un dialogue honnête, sincère et fraternel avec son opposition pour une avancée de la démocratie ». C’est ce qu’a déclaré le 6 mai 2012, le président Idriss Déby Itno du Tchad. Il l’a dit à la fin d’une visite d’amitié de 48 heures en terre centrafricaine.

A l’occasion  de son séjour à Bangui, le Chef de l’Etat tchadien Idriss Déby Itno s’est entretenu avec les représentants des organisations internationales accrédités en Centrafrique, y compris les représentants des partis politiques de l’opposition.

Selon Idriss Déby Itno, « le dialogue est la source de  construction de toutes les sociétés humaines, c’est pourquoi  les autorités de Bangui doivent ouvrir un dialogue franc avec  l’opposition politique. Aucun objectif de développement ne peut être atteint sans ce concept. L’expérience tchadienne en matière de résolution de conflits par la violence à démonter ses limites. Un tel exemple mérite d’être transposée en République Centrafricaine afin d’asseoir une cohésion sociale ».

L’entretien entre Idriss Déby Itno et son homologue François Bozizé a porté essentiellement sur les questions de sécurité dans la sous-région, la libre circulation des biens et des personnes, la transhumance et le commerce de bétails.

Au nombre de ces sujets se sont greffés l’intensification des échanges commerciaux, et notamment les perspectives d’approvisionnement du marché centrafricain en produits pétroliers, sans oublier l’intersection par fibre optique des réseaux de télécommunication entre les 2 pays.

Il est à signaler que la RCA et le Tchad partage il y a belle lurette un lien historique de vie commune : plusieurs communautés de ses 2 pays sont dissimulés de part et autre. A titre d’exemple, l’activité commerciale de la RCA est tenue en majorité par la colonie tchadienne.

Outre ces liens, les 2 pays se protège mutuellement leurs frontières. Pour preuve, en janvier dernier les troupes tchadiennes et centrafricaines avaient traqué les rebelles du général tchadien Baba Ladé. Des opérations menées dans les localités de Ouandago et Gondava (nord).

Au plan politique par exemple, c’est le Tchad qui a été en 2003, la base arrière de l’actuel président centrafricain François Bozizé, alors qu’il menait un coup d’Etat contre le régime du défunt président Ange-Félix Patassé. Le numéro 1 tchadien a été accompagné dans sa mission de Pierre Buyoya, médiateur dans la crise centrafricaine, émissaire de lOrganisation Internationale de la Francophonie (OIF) auprès du président François Bozizé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 01:25

 

 

 

Carte-Centrafrique-Tchad.gif

 

Chine Nouvelle

N’djaména  08-05-2012 01:27(Xinhua) - Le Tchadva exporter des hydrocarbures vers la République centrafricaine (RCA), selon un accord signé lundi à N'Djamena, capitale tchadienne, par le directeur général de la Société des hydrocarbures du Tchad(SHT), Mahamat Kasser Younous, et le Directeur général de Stabilisation et de régulation des prix des pétroliers de la Centrafrique.

Selon Léopold Mboli, ministre centrafricain de l'Energie et de l'hydraulique, les deux pays envisagent la signature d'autres accords commerciaux dans les mois à venir.

"Ces négociations sont suivies avec beaucoup d'attention par les plus hautes autorités de nos pays", a-t-il déclaré.

"Les relations entre nos deux pays et nos deux peuples sont un exemple d'intégration et de solidarité africaine", a affirmé M. Brahim Hiléou, ministre tchadien de l'Energie et du pétrole.

Le président Déby Itno a effectué une visite de travail et d'amitié en République centrafricaine samedi et dimanche. Dans un communiqué conjoint, les deux pays ont réaffirmé leur engagement à fructifier davantage leurs relations de coopération bilatérale dans de nombreux domaines, notamment sécuritaire, économique et technique.

Particulièrement, le gouvernement centrafricain a exprimé sa volonté d'importer les hydrocarbures du Tchadet de rendre formel le commerce du bétail qui provient également de son grand voisin du Nord.

En juin 2011, le Tchad est entré dans le cercle des pays producteurs de pétrole avec la mise en service de la raffinerie de Djarmaya, à 80 km au nord de la capitale, exploitée par l'Etat tchadien et la compagnie chinoise CNPCI (respectivement à hauteur de 40% et 60%).

Copyright ©

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 01:22

 

 

 

 

 

Fibreoptic

En Afrique, l’accès à l’infrastructure a été le principal objectif d’APC. Actuellement, l’Afrique doit payer la bande passante la plus chère du monde et l’argent donné en devises fortes pour ce service quitte le continent. L’Afrique de l’Est n’ayant pas de connexions internationale par fibre, elle paie encore davantage que les pays d’Afrique de l’Ouest connectés au câble monopolistique SAT3/WASC.

Le site FibreforAfrica.net présente une information de base sur la bande passante internationale en Afrique, sur ses coûts et sur son accès contrôlé par un monopole. Il porte plus particulièrement sur les projets de câbles en Afrique de l’Est et la fin du monopole de SAT-3.

SAT-3/WASC – recherche

L’audit post-mise en œuvre de SAT-3/WASC: Études de cas par pays, est un vaste projet de recherche qui documentera l’effet que le câble sous-marin SAT-3/WASC submarine câble a eu sur les communications sur le continent africain, ainsi que les occasions manquées et les raisons qui l’expliquent. Le principal objectif de la recherche est d’établir et de documenter les enseignements positifs et négatifs que l’on peut retirer du développement, de la mise en œuvre et de la gestion du câble. Le projet a été lancé en 2006.

La recherche d’APC sur SAT-3 (en anglais et portuguais), porte sur le cycle de vie du câble jusqu’à présent et analyse:

1. Ce qui s’est passé et pourquoi? Une perspective internationale sur la construction du câble.
2. Ce qui se passe et comment? Les perspectives nationales sur l’effet que SAT-3 a eu sur l’environnement des TIC en Angola, au Cameroun, au Sénégal et au Ghana.
3. Que peut-on faire? Les enseignements à tirer, les facteurs négatifs à éviter, les points positifs à absorber.

Les résultats de la recherche sont utiles à deux égards. Premièrement, ils donnent aux campagnes actuelles et futures sur l’infrastructure les moyens de mieux expliquer les problèmes qui ont surgi à la suite de l’adoption de certaines décisions concernant le SAT-3/WASC. Les arguments montrant du doigt les inconvénients d’une prise de décision à huis clos sont appuyés par la présentation de faits et d’exemples réels.

Deuxièmement, là où des initiatives positives ont été prises malgré les conditions dans lesquelles le SAT-3/WASC a été mis en œuvre, les résultats de l’étude peuvent être utiles aux partenaires des campagnes et aux opérateurs si des orientations semblables sont adoptées au sujet de projets d’infrastructure actuels et futurs.

Système de câble sous-marin d’Afrique de l’Est (EASSy)

Le prix de la bande passante en Afrique est un obstacle important au développement de la région. Il y coûte plus cher de faire des affaires: par exemple, les nouveaux centres d’appel ont plus de difficulté à soutenir la concurrence internationale. Et sur le plan du développement social, il existe de nombreux secteurs où un accès international bon marché donnerait aux habitants, professionnels, étudiants et décideurs de l’Afrique de l’Est l’accès au savoir et à l’expertise et leur donnerait la possibilité de participer aux débats régionaux et mondiaux

En réponse à cette problématique, le consortium du Système de câble sous-marin de l’Afrique de l’Est (EASSy) a été créé en 2003 pour construire un circuit de fibre qui relierait les pays côtiers ou près de la côte de l’Afrique. Mais sa gouvernance et les modalités de l’accès à la nouvelle capacité n’ont pas été fixées. La question était de savoir s’il allait suivre la voie des pratiques monopolistique de ses prédécesseurs, le câble sous-marin SAT 3/WASC/SAFE de la côte ouest de l’Afrique, ou offrir un régime d’accès ouvert pour renforcer la concurrence, abaisser les prix et tenir compte des besoins de développement.

En collaboration avec des partenaires, APC a co-organisé des consultations et des ateliers avec des groupes clés, notamment les régulateurs, qui ont eu pour effet indirect de créer une tendance à la baisse des prix de SAT-3 et l’ouverture d’EASSy, alors que le consortium tentait de prévenir une intervention réglementaire pour faire baisser les prix. Consultez APCNouvelles et FibreForAfrica.net pour vous tenir au courant.

 

VOIR LE PPT en PJ

 

COMPARAISON PRIX : Satellite et fibre optique : Bons amis ou pires ennemis ?

http://www.balancingact-africa.com/node/15379

Avant SAT3, la plupart des pays africains étaient desservis par des satellites. Avec la mise en service de SAT3 en mai 2002, la situation devait évoluer sur les marchés de la connectivité en Afrique et le renforcement de la concurrence qu'’elle devait entraîner aurait du faire baisser les prix. Russell Southwood analyse ce qui s'’est réellement passé et ce qui pourrait changer à l'’avenir.

Avant SAT3, la plupart des pays africains étaient desservis par des satellites. Avec la mise en service de SAT3 en mai 2002, la situation devait évoluer sur les marchés de la connectivité en Afrique et le renforcement de la concurrence qu'’elle devait entraîner aurait du faire baisser les prix. Russell Southwood analyse ce qui s'’est réellement passé et ce qui pourrait changer à l'’avenir.

Le câble SAT3 relie Lisbonne à l'’Afrique du Sud en passant par la côte ouest africaine. SAT3/WASC/SAFE (si l'’on inclut tous ses points d'’atterrissement) a été financé et construit par un consortium de 36 entreprises comprenant les sociétés de télécommunications suivantes, installées dans les pays africains reliés : Angola Telecom, Camtel, Côte D'’Ivoire Telecom, NITEL, OPT Bénin, OPT Gabon, SONATEL, Telecom Namibia et Telkom South Africa. L'’Afrique de l'’est n'’est pas couverte par le réseau de fibres optiques et il existe peu de connexions par fibres internes sur le continent, à l'’exception des grandes villes.

Le câble SAT3 relie Lisbonne à l'’Afrique du Sud en passant par la côte ouest africaine. SAT3/WASC/SAFE (si l'’on inclut tous ses points d'’atterrissement) a été financé et construit par un consortium de 36 entreprises comprenant les sociétés de télécommunications suivantes, installées dans les pays africains reliés : Angola Telecom, Camtel, Côte D'’Ivoire Telecom, NITEL, OPT Bénin, OPT Gabon, SONATEL, Telecom Namibia et Telkom South Africa. L'’Afrique de l'’est n'’est pas couverte par le réseau de fibres optiques et il existe peu de connexions par fibres internes sur le continent, à l'’exception des grandes villes.

Telkom South Africa est l'’administrateur du consortium et les principales décisions sont prises lors des réunions du consortium : par exemple, la récente décision de doubler la capacité pour la faire passer de 20 à 40 Gbits/s. La capacité maximale sera de 120 Gbits/s.

Telkom South Africa est l'’administrateur du consortium et les principales décisions sont prises lors des réunions du consortium : par exemple, la récente décision de doubler la capacité pour la faire passer de 20 à 40 Gbits/s. La capacité maximale sera de 120 Gbits/s.

L'’accès à la capacité de transmission par fibres optiques peut être obtenu de deux manières : soit directement via l'’opérateur national (par exemple SONATEL pour le Sénégal) chargé de la vente entre son pays et Lisbonne, soit par l'’intermédiaire d'’une capacité "« pool" » non utilisée. Les opérateurs peuvent choisir de ne pas passer par la société de télécommunication établie grâce à un droit d'’usage irrévocable (IRU, Indefeasible Right of Use) octroyé par Telkom South Africa, l'’administrateur du réseau câblé. Toutefois, les membres établis du consortium disposent d'’un droit de refus préalable sur cette capacité. Par ailleurs, ils ne peuvent pas appliquer un prix supérieur à celui du pool.

L'’accès à la capacité de transmission par fibres optiques peut être obtenu de deux manières : soit directement via l'’opérateur national (par exemple SONATEL pour le Sénégal) chargé de la vente entre son pays et Lisbonne, soit par l'’intermédiaire d'’une capacité "« pool" » non utilisée. Les opérateurs peuvent choisir de ne pas passer par la société de télécommunication établie grâce à un droit d'’usage irrévocable (IRU, Indefeasible Right of Use) octroyé par Telkom South Africa, l'’administrateur du réseau câblé. Toutefois, les membres établis du consortium disposent d'’un droit de refus préalable sur cette capacité. Par ailleurs, ils ne peuvent pas appliquer un prix supérieur à celui du pool.

En ce qui concerne leur propre capacité, les opérateurs ont le monopole pendant toute la durée de vie de la fibre. Cette situation ne poserait pas de problème s'’il existait une concurrence avec d'’autres opérateurs de fibre optique, mais elle les place en réalité dans une position quasiment inexpugnable pour des raisons que nous expliquerons plus tard.

En ce qui concerne leur propre capacité, les opérateurs ont le monopole pendant toute la durée de vie de la fibre. Cette situation ne poserait pas de problème s'’il existait une concurrence avec d'’autres opérateurs de fibre optique, mais elle les place en réalité dans une position quasiment inexpugnable pour des raisons que nous expliquerons plus tard.

L'’introduction progressive des seconds opérateurs nationaux soulève des problèmes de concurrence. En tant que nouveaux venus ils devront obtenir leur capacité en invoquant la clause IRU, la quantité et le prix étant fixés par l'’administrateur, Telkom South Africa, l'’une des sociétés de télécommunication établies les plus puissantes du continent. Pour être concurrentiels au niveau international, les seconds opérateurs nationaux tels que Nigeria'’s Globacom devront bénéficier de prix compétitifs sur les services de fibre optique.

L'’introduction progressive des seconds opérateurs nationaux soulève des problèmes de concurrence. En tant que nouveaux venus ils devront obtenir leur capacité en invoquant la clause IRU, la quantité et le prix étant fixés par l'’administrateur, Telkom South Africa, l'’une des sociétés de télécommunication établies les plus puissantes du continent. Pour être concurrentiels au niveau international, les seconds opérateurs nationaux tels que Nigeria'’s Globacom devront bénéficier de prix compétitifs sur les services de fibre optique.

Bien que nous ne disposions, à l'’heure actuelle, d'’aucune vue d'’ensemble du marché de la connectivité par fibre et par satellite en provenance et à destination de l'’Afrique, les meilleures estimations empiriques indiquent que la fibre représente 10 à 15 % du marché global, le reste étant occupé par le satellite. Les sociétés de télécommunication établies ont mis du temps à réagir dans certains pays et certaines ont pris la décision marketing de ne pas vendre la capacité en gros, craignant par exemple que les fournisseurs d'’accès Internet proposent des services VOIP (voix sur IP).

Bien que nous ne disposions, à l'’heure actuelle, d'’aucune vue d'’ensemble du marché de la connectivité par fibre et par satellite en provenance et à destination de l'’Afrique, les meilleures estimations empiriques indiquent que la fibre représente 10 à 15 % du marché global, le reste étant occupé par le satellite. Les sociétés de télécommunication établies ont mis du temps à réagir dans certains pays et certaines ont pris la décision marketing de ne pas vendre la capacité en gros, craignant par exemple que les fournisseurs d'’accès Internet proposent des services VOIP (voix sur IP).

La répartition de la capacité réelle entre la fibre et le satellite avoisine plus probablement 40/60 %, mais pour le moment, les opérateurs satellite ne s'’inquiètent pas pour leurs marchés et ce pour trois raisons.

La répartition de la capacité réelle entre la fibre et le satellite avoisine plus probablement 40/60 %, mais pour le moment, les opérateurs satellite ne s'’inquiètent pas pour leurs marchés et ce pour trois raisons.

- D'’abord, pour se connecter à SAT3, il faut une connexion par fibres et à l'’heure actuelle, il est difficile d'’obtenir ce type de connexion même dans les villes. Les dirigeants de NITEL promettent de fournir ces connexions mais cela prendra du temps. Les opérateurs satellite restent sceptiques, ce qui peut se comprendre. Peter McBride de Panamsat nous a déclaré : "« Au Nigeria par exemple, Victoria Island peut être une réussite, mais la mise en place des services câblés à l'"échelle nationale prendra 5 à 10 ans. "« 

- D'’abord, pour se connecter à SAT3, il faut une connexion par fibres et à l'’heure actuelle, il est difficile d'’obtenir ce type de connexion même dans les villes. Les dirigeants de NITEL promettent de fournir ces connexions mais cela prendra du temps. Les opérateurs satellite restent sceptiques, ce qui peut se comprendre. Peter McBride de Panamsat nous a déclaré : "« Au Nigeria par exemple, Victoria Island peut être une réussite, mais la mise en place des services câblés à l'"échelle nationale prendra 5 à 10 ans. "« 

- Ensuite, les opérateurs de connexions par fibre et par satellite prévoient une croissance du marché.

- Ensuite, les opérateurs de connexions par fibre et par satellite prévoient une croissance du marché.

Le consensus sur la croissance du marché est presque unanime. Comme nous l'’a affirmé le représentant d'’un opérateur international de premier plan : "« Nos ventes de capacité sur le câble SAT3 augmenteront de 50 % par an au minimum. Le goulet d'"étranglement se situera au niveau de l'"accès aux connexions sur fibre optique dans chaque pays." » Dan Goldberg de New Skies indique une croissance mondiale de 6 à 11 % et estime que ces chiffres seront les mêmes sur le continent. On a constaté une demande importante entre les Etats-Unis et l'’Afrique et le Moyen-Orient, ainsi qu'’entre l'’Afrique de l'’Ouest et le Moyen-Orient et l'’Asie. En bout de chaîne, un fournisseur de solutions tel que Q-Kon a connu une croissance annuelle de 100 %.

Le consensus sur la croissance du marché est presque unanime. Comme nous l'’a affirmé le représentant d'’un opérateur international de premier plan : "« Nos ventes de capacité sur le câble SAT3 augmenteront de 50 % par an au minimum. Le goulet d'"étranglement se situera au niveau de l'"accès aux connexions sur fibre optique dans chaque pays." » Dan Goldberg de New Skies indique une croissance mondiale de 6 à 11 % et estime que ces chiffres seront les mêmes sur le continent. On a constaté une demande importante entre les Etats-Unis et l'’Afrique et le Moyen-Orient, ainsi qu'’entre l'’Afrique de l'’Ouest et le Moyen-Orient et l'’Asie. En bout de chaîne, un fournisseur de solutions tel que Q-Kon a connu une croissance annuelle de 100 %.

- Enfin, l'’Afrique est un continent dont la population vit en majorité dans les zones rurales, qui seront desservies par satellite dans un avenir proche.

- Enfin, l'’Afrique est un continent dont la population vit en majorité dans les zones rurales, qui seront desservies par satellite dans un avenir proche.

Même dans les scénaris d'’avenir les plus pessimistes pour les opérateurs satellite, tout indique que le satellite reste un créneau niche en Europe et en Amérique du Nord. Comme l'’a déclaré Rodney Benn de Panamsat : "« Toutes les sociétés européennes dotées de réseaux de fibres denses ont également des réseaux satellite. Elles ne vont pas disparaître. Leurs tarifs mensuels sont plus chers, mais ce qui est intéressant avec le satellite, c'"est que vous avez un contrôle direct." ».

Même dans les scénaris d'’avenir les plus pessimistes pour les opérateurs satellite, tout indique que le satellite reste un créneau niche en Europe et en Amérique du Nord. Comme l'’a déclaré Rodney Benn de Panamsat : "« Toutes les sociétés européennes dotées de réseaux de fibres denses ont également des réseaux satellite. Elles ne vont pas disparaître. Leurs tarifs mensuels sont plus chers, mais ce qui est intéressant avec le satellite, c'"est que vous avez un contrôle direct." ».

Il est presque impossible de comparer directement les tarifs mais l'’impact de la fibre optique sur le satellite devrait se clarifier, et le mieux que l'’on puisse dire c'’est qu'’elle gagne un peu de terrain. Même si certaines sociétés de télécommunications établies ont adopté une politique de prix plus équitable, d'’autres par contre se contentent de maintenir leurs tarifs légèrement en dessous des tarifs du satellite. Heureusement pour l'’utilisateur, la concurrence sur le marché du satellite semble entraîner une baisse générale des tarifs.

Il est presque impossible de comparer directement les tarifs mais l'’impact de la fibre optique sur le satellite devrait se clarifier, et le mieux que l'’on puisse dire c'’est qu'’elle gagne un peu de terrain. Même si certaines sociétés de télécommunications établies ont adopté une politique de prix plus équitable, d'’autres par contre se contentent de maintenir leurs tarifs légèrement en dessous des tarifs du satellite. Heureusement pour l'’utilisateur, la concurrence sur le marché du satellite semble entraîner une baisse générale des tarifs.

Le coût d'’un E1 via SAT3 est basé sur la distance mais si vous prenez un pays comme le Nigeria ou le Ghana, un demi-circuit coûte environ 6000 USD. Or, ce même demi-circuit vers l'’Afrique du Sud coûte 12 000 USD. Mais l'’écart de prix significatif se situe sur l'’autre moitié du circuit. En Afrique de l'’Ouest, les opérateurs nationaux appliquent plus ou moins le même prix pour leur demi-circuit. Mais Telkom South Africa facture un prix 4 à 5 fois plus élevé pour son demi-circuit. Pourquoi ? Parce qu'’elle n'’a pas de concurrents et a donc les mains libres. Est-ce que cette situation changera dans un avenir proche ? Non, à moins que les prix du satellite baissent ou qu'’un autre réseau de fibres optiques vers l'’Europe soit mis en place.

Le coût d'’un E1 via SAT3 est basé sur la distance mais si vous prenez un pays comme le Nigeria ou le Ghana, un demi-circuit coûte environ 6000 USD. Or, ce même demi-circuit vers l'’Afrique du Sud coûte 12 000 USD. Mais l'’écart de prix significatif se situe sur l'’autre moitié du circuit. En Afrique de l'’Ouest, les opérateurs nationaux appliquent plus ou moins le même prix pour leur demi-circuit. Mais Telkom South Africa facture un prix 4 à 5 fois plus élevé pour son demi-circuit. Pourquoi ? Parce qu'’elle n'’a pas de concurrents et a donc les mains libres. Est-ce que cette situation changera dans un avenir proche ? Non, à moins que les prix du satellite baissent ou qu'’un autre réseau de fibres optiques vers l'’Europe soit mis en place.

En revanche, le coût du câble après Lisbonne fait l'’objet d'’une concurrence acharnée et, comme le fait remarquer Nicky Popoola de Cable and Wireless : "« Les tarifs des opérateurs étrangers sont très proches. Nous sommes en concurrence avec un très grand nombre d'"opérateurs." »

En revanche, le coût du câble après Lisbonne fait l'’objet d'’une concurrence acharnée et, comme le fait remarquer Nicky Popoola de Cable and Wireless : "« Les tarifs des opérateurs étrangers sont très proches. Nous sommes en concurrence avec un très grand nombre d'"opérateurs." »

Quatre opérateurs satellite principaux couvrent le continent : Inmarsat, Intelsat, New Skies et Panamsat. La détermination des tarifs du satellite est toujours compliquée. Il faut prendre en compte des facteurs tels que la puissance de transmission et le niveau de support. Toutefois, si vous vous basez sur ce qu'’on pourrait décrire comme une largeur de bande "« brute" », les prix baissent à tel point que plusieurs opérateurs estiment que leur activité devient de moins en moins rentable. A première vue, on pourrait penser que cette estimation est normale venant des opérateurs, mais peut-être ont-ils raison.

Quatre opérateurs satellite principaux couvrent le continent : Inmarsat, Intelsat, New Skies et Panamsat. La détermination des tarifs du satellite est toujours compliquée. Il faut prendre en compte des facteurs tels que la puissance de transmission et le niveau de support. Toutefois, si vous vous basez sur ce qu'’on pourrait décrire comme une largeur de bande "« brute" », les prix baissent à tel point que plusieurs opérateurs estiment que leur activité devient de moins en moins rentable. A première vue, on pourrait penser que cette estimation est normale venant des opérateurs, mais peut-être ont-ils raison.

Selon un opérateur qui décrit la situation en Afrique de l'’Ouest, les prix sont passés de 5000 USD/Mbits/s à 3000 ou 3500 USD/Mbits/s : "« Nous avons atteint un point où nous ne pouvons pas physiquement vendre moins cher si nous voulons respecter notre seuil de rentabilité." » Un autre opérateur indique que les prix sont descendus jusqu'’à 2000  USD : "« Nous ne pouvons pas descendre beaucoup plus bas. Nous avons déjà revu à la baisse notre structure de coûts." » Par ailleurs, les prix varient beaucoup sur le continent. Les responsables de Telkom Kenya nous ont indiqué qu'’ils payaient 6000 USD/Mbits/s et qu'’ils vendaient à perte. L’Afrique de l’Est n'’a pas accès au câble à fibres optiques sous-marin. Certains opérateurs affirment qu'’ils se retrouvent en concurrence avec des sociétés offrant jusqu'’à 1000 USD/Mbits/s.

Selon un opérateur qui décrit la situation en Afrique de l'’Ouest, les prix sont passés de 5000 USD/Mbits/s à 3000 ou 3500 USD/Mbits/s : "« Nous avons atteint un point où nous ne pouvons pas physiquement vendre moins cher si nous voulons respecter notre seuil de rentabilité." » Un autre opérateur indique que les prix sont descendus jusqu'’à 2000  USD : "« Nous ne pouvons pas descendre beaucoup plus bas. Nous avons déjà revu à la baisse notre structure de coûts." » Par ailleurs, les prix varient beaucoup sur le continent. Les responsables de Telkom Kenya nous ont indiqué qu'’ils payaient 6000 USD/Mbits/s et qu'’ils vendaient à perte. L’Afrique de l’Est n'’a pas accès au câble à fibres optiques sous-marin. Certains opérateurs affirment qu'’ils se retrouvent en concurrence avec des sociétés offrant jusqu'’à 1000 USD/Mbits/s.

Et comme Dan Goldberg de New Skies nous l'’a déclaré : "« A un certain niveau, vous atteignez un point en dessous duquel vous ne pouvez pas fonctionner. Si nous atteignons ce point, nous disparaîtrons de ce marché. Nous sommes assez rigoureux sur les marges. Mais nous n'"avons pas encore atteint ce point en Afrique." » Le coût et la disponibilité du satellite sont également affectés par les problèmes liés à la réglementation. En particulier, l'’Afrique du Sud n'’a pas accordé de licence à VSAT. En outre, le prix d'’achat des licences VSAT reste ridiculement élevé dans certains pays.

Et comme Dan Goldberg de New Skies nous l'’a déclaré : "« A un certain niveau, vous atteignez un point en dessous duquel vous ne pouvez pas fonctionner. Si nous atteignons ce point, nous disparaîtrons de ce marché. Nous sommes assez rigoureux sur les marges. Mais nous n'"avons pas encore atteint ce point en Afrique." » Le coût et la disponibilité du satellite sont également affectés par les problèmes liés à la réglementation. En particulier, l'’Afrique du Sud n'’a pas accordé de licence à VSAT. En outre, le prix d'’achat des licences VSAT reste ridiculement élevé dans certains pays.

Selon les déclarations d'’un opérateur satellite : "« En Afrique, la première question est toujours le prix. Tous ceux qui utilisent le satellite sont très sensibles aux prix, mais c'"est une vision très limitée. Vous n'"obtenez que ce pour quoi vous avez payé." »

Selon les déclarations d'’un opérateur satellite : "« En Afrique, la première question est toujours le prix. Tous ceux qui utilisent le satellite sont très sensibles aux prix, mais c'"est une vision très limitée. Vous n'"obtenez que ce pour quoi vous avez payé." »

Certains parviennent à facturer plus que le prix de la largeur de bande "« brute" » en offrant un encadrement des services et en installant des réseaux inter-état. Par exemple, Dawie De Wet de Q-Kon se considère comme "« le fournisseur de solutions d'"infrastructure IP" ». Les autres opérateurs de ce marché sont : IP-Planet, Gillat, Afsat et le nouveau venu IP Direct (voir Actualités Internet ci-dessous).

Certains parviennent à facturer plus que le prix de la largeur de bande "« brute" » en offrant un encadrement des services et en installant des réseaux inter-état. Par exemple, Dawie De Wet de Q-Kon se considère comme "« le fournisseur de solutions d'"infrastructure IP" ». Les autres opérateurs de ce marché sont : IP-Planet, Gillat, Afsat et le nouveau venu IP Direct (voir Actualités Internet ci-dessous).

Désormais, les revendeurs offrent à la fois des connexions satellite et fibres optiques à leurs clients en se basant sur les prix et sur l'’adéquation. Le satellite et la fibre optique coexisteront sans problème sur un marché en pleine croissance, mais la fibre optique doit encore montrer son potentiel en termes d'’impact concurrentiel sur le marché.

Désormais, les revendeurs offrent à la fois des connexions satellite et fibres optiques à leurs clients en se basant sur les prix et sur l'’adéquation. Le satellite et la fibre optique coexisteront sans problème sur un marché en pleine croissance, mais la fibre optique doit encore montrer son potentiel en termes d'’impact concurrentiel sur le marché.

 

Jean-Pierre MARA

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 01:19

 

 

 

Martin-Ziguele.JPG

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 07 Mai 2012 13:40

L’accession à la magistrature suprême de François Hollande ce 6 mai 2012, n’a pas laissé  indifférent la classe politique centrafricaine ainsi que sa Société civile. Des réactions ne se sont pas fait attendre. Pour preuve, Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricaine (MLPC), interrogé ce 7 mai a déclaré que son parti en tant  que membre  de l’International socialiste salue à juste titre l’élection de François Hollande.

Martin Ziguélé, Président du MLPC a reconnu « avoir soutenu le Parti Socialiste Français dans le cadre de l’Unité Socialiste Mondiale dont son entité en fait partie depuis 2008 ».

Il a  indiqué que « François Hollande est élu par les Français d’abord pour défendre les intérêts de la France. Le MLPC ne peut rien attendre du nouveau président Français, en ce qui concerne la démocratisation de la RCA. Car, l’avenir de la RCA dépend uniquement de ses fils.  Nous ne pouvons pas être dans un train dont nous serions des wagons. Nous devons être acteurs de notre propre histoire. On ne peut pas construire la démocratie dans notre pays par substitution ou par proclamation ».

Toutefois a-t-il affirmé, « je suis au courant de tous les commentaires qui alimentent la vie politique centrafricaine au sujet de ma présence en France lors de cette présidentielle ».

Pour Fulgence Zéneth, Coordonnateur de l’Observatoire National des Elections (ONE), « la présidentielle dans son ensemble mérite d’être saluée. La leçon qu’il faut en tirer, c’est que  bien que le président sortant Nicolas Sarkozy ait organisé ce scrutin, mais ne l’a pas forcement remporté. De tel exemple est rare en Afrique ».

Il s’agit d’un exemple « à copier pour l’enracinement de la démocratie en Afrique et singulièrement en Centrafrique. Le fait que le perdant ait aussitôt appelé son challenger pour le féliciter est une leçon de démocratie pour la classe politique centrafricaine ».

Du côté du gouvernement, des réflexions sont en cours pour sortir un communiqué officiel.

François Hollande a obtenu 51,67 % des voix contre 48,33 face au Président sortant Nicolas Sarkozy.

 

Victoire de François Hollande : vers la fin de la Françafrique ?

Par Ursula Soares RFI lundi 07 mai 2012

François Hollande, élu président de la République française, cela changera-t-il quelque chose pour l’Afrique ? Après les promesses de Nicolas Sarkozy en 2007, peut-on croire à la fin de la « Françafrique » annoncée par François Hollande ? Le tout nouveau président socialiste a promis, durant sa campagne, d’engager « une rupture » avec « les vielles pratiques de la Françafrique » suscitant ainsi l’espoir dans le continent.

En finir avec la « Françafrique », c’est mettre fin au système de réseaux d’influences et d’accords secrets ayant longtemps caractérisé les relations entre Paris et ses ex-colonies. Le principe de la Françafrique était simple. Par un soutien politique et militaire, Paris accordait une assurance vie aux régimes africains. En échange, ces derniers signaient des accords préférentiels avec la France concernant leurs richesses minières (pétrole, uranium, etc). Certains Etats offraient même des « mallettes » pleines de fonds occultes pour financer notamment des campagnes électorales en France.

Une politique africaine en trois phases

François Hollande a défini sa politique africaine en trois phases. Pendant la campagne électorale, il a d’abord tenu à souligner qu’il « ne tiendrait pas de discours comme celui, profondément blessant, sur l’homme africain, qu’a tenus Nicolas Sarkoky ». Une référence au discours de Dakar, en juillet 2007, lors duquel le président sortant, battu dimanche, avait prétendu que « l’homme africain n’était pas assez entré dans l’Histoire ». Une déclaration qui avait immédiatement provoqué une levée de boucliers sur tout le continent africain.
 
Le vainqueur de la présidentielle française, tout juste élu, s’est dit également prêt à « terminer avec les rapports de domination, d’influence et d’affairisme », une référence aux fameux réseaux de politiciens et d’hommes d’affaires à travers lesquels la France maintenait son influence en Afrique depuis les années De Gaulle (1958-1969).  François Hollande veut être un « président normal » (c’est sa phrase fétiche) qui compte déléguer les tâches régaliennes à ses ministres. Cependant, une question clé demeure : va-t-il supprimer la cellule africaine de l’Elysée ? S’il le faisait, ce serait une vraie rupture avec les partis de droite mais aussi avec son maître à penser, François Mitterrand.

Enfin, il compte aussi défendre l’idée que « la démocratie vaut partout dans le monde, et notamment en Afrique ». Nicolas Sarkozy avait déjà haussé le ton contre certains présidents qui voulaient s’accrocher au pouvoir. Ainsi, Laurent Gbagbo l’année dernière ou encore Abdoulaye Wade cette année. Mais beaucoup de démocrates africains lui ont reproché d’avoir mené une politique à géométrie variable : vigilance pour l’Afrique de l’Ouest et mansuétude pour l’Afrique centrale où les intérêts pétroliers sont importants.

C’est donc sur des pays comme les deux Congo, le Gabon, le Cameroun ou le Tchad que la politique du nouveau président sera observée à la loupe. Il aura, en tout cas, bientôt une décision lourde de symbole à prendre : ira-t-il saluer le président Joseph Kabila, lors du sommet de la Francophonie, prévu en octobre prochain en République démocratique du Congo (RDC) où une présidentielle très largement contestée a eu lieu fin 2011 ? François Hollande hésite et ses conseillers ne sont pas tous d’accord entre eux.

 

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 01:14

 

 

 

 

 

mobilier et dossiers du cabinet de Léonard Sonny.2 JPG

mobilier et dossiers du cabinet de Léonard Sonny

Kiticki Kouamba Met Mme Léonard Sonny

 Léonard Sonny

 

Bangui, 4 mai (ACAP)-Serge Singha Bengba a soutenu au cours d’une conférence de presse qu’il est le propriétaire du titre foncier de l’immeuble Christinger, situé sur l’Avenue Barthélémy Boganda, au Centre -ville, vendredi 4 mai 2012, à Bangui.

Au dire de Singha Bengba, après moult recours de CATTIN devant la Cour d’Appel rejeté que « l’Etat centrafricain devenu propriétaire du titre foncier n°338, et me l’a ensuite vendu conformément à l’article 78 alinéa 2 de l’Acte uniforme relatif au commerce général ».

Justifiant l’acte de déguerpissement de M. Léonard Sonny, par le refus de lui verser les frais de loyer et surtout en tant que propriétaire, il a donné un préavis de 6 mois aux locataires conformément aux textes de l’OHADA pour quitter les locaux, afin d’entreprendre des travaux de réhabilitation de l’immeuble. Tous les autres locataires au vu de mon titre se sont exécutés sauf le Cabinet Price Water House de Monsieur Léonard Sonny.

 Répondant aux allégations de Monsieur Léonard Sonny, l’orateur Serge Singha Bengba, a estimé que si contentieux il y a, il concerne plutôt la société CATTIN, qui conteste le bien-fondé de la liquidation de la Banque Centrafricaine de Dépôt (BCAD) logée au ministère des Finances et du Budget, à l’instar d’autres sociétés en liquidation.

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 01:11

 

 

 

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Le Club du dragon bleu et de l’aérobic form fitness propose une soirée diversité le  19 mai 2012 à 20h00.

Au cœur de cette soirée, le Vovinam viet vo dao !

Cet art martial vietnamien très complet qui combine différentes techniques d’attaque et de self défense s’adresse aux enfants dès leur plus jeune âge mais également aux adolescents et aux adultes.

Davantage qu’un sport, cette discipline défend des valeurs morales solides utiles dans notre société très individualiste. 

Gilles Crozon-Cazin, 5ème DAN FFKDA, président de l’association et professeur de Vovinam viet vo dao à Fontenay en Parisis depuis plus de 5 ans, propose une soirée bien singulière pour permettre à un autre public de découvrir son art martial.

Ainsi, au côté de sa traditionnelle et impressionnante démonstration sportive, des miss défileront dans la salle Jean DREVILLE du foyer polyvalent pour présenter une collection de mode riche en couleur. 

Il sera bien sûr accompagné de ses élèves, tous très performants et qui pour certains atteignent un niveau sportif fort intéressant.

Venez nombreux participer à cette soirée dansante et tester également votre chance en jouant au loto!

Pour tout renseignement,

tél : 06 12 04 20 14 / 06 80 53 51 02 / 06 28 45 77 79

e-mail : gilles.crozon-cazin@orange.fr

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 16:58

 

 

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

 

        Le Samedi 05 Mai 2012, une délégation du FARE 2011 conduite par son Coordonnateur Maître Nicolas TIANGAYE avait été reçue par le Président de la République du Tchad son Excellence IDRISS DEBY ITNO,  en visite à Bangui en présence de l’Ancien Président du Burundi, son Excellence Pierre BUYOYA représentant de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

 

        Les échanges ont porté essentiellement sur les questions de sécurisation du territoire national et sur la  nécessité d’un dialogue inter-centrafricain.

 

        Le FARE 2011 remercie le Président du Tchad pour sa disponibilité à apporter sa contribution à la solution de la crise multiforme que traverse notre pays.

 

        Le FARE 2011 marque son adhésion totale à l’ouverture d’un dialogue global, dans la perspective d’une sortie de crise salutaire à la stabilité de notre pays.

 

 

Fait à Bangui, le 07 Mai 2012

 

  

 

Le Coordonnateur

 

 

 

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Maître Nicolas TIANGAYE

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 03:34

 

 

 

 

 

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La victoire du candidat socialiste François Hollande du 6 mai 2012 doit plonger dans une profonde consternation Bozizé et les membres de son clan au pouvoir en Centrafrique. C’est une véritable revanche du Parti Socialiste français et aussi du parti MLPC membre comme ce dernier de l’Internationale Socialiste avec son président Martin Ziguélé, qui n’ont cessé d’être insultés,  raillés par le bouffon et ancien thuriféraire de la bozizie, l’actuel ministre de l’agriculture, Fidèle Gouandjika qui osait déclarer que les socialistes ne reviendraient plus jamais au pouvoir en France et que le MLPC n’avait qu’à enterrer ses douces illusions de retourner au pouvoir en RCA. Les Centrafricains s’en souviennent encore parfaitement. La roue de l’histoire vient de tourner autrement.

Le 2 mai dernier déjà, comme on pouvait s’y attendre, les propos de Jean-Louis Bianco dans une interview sur RFI à propos de ce que serait la politique africaine du candidat François Hollande ont provoqué une vraie panique dans la bozizie à Bangui. Ce qui est en effet annoncé tant par le candidat Hollande lui-même lors de ses meetings à propos des dictateurs dans le monde et particulièrement en Afrique que par Jean-Louis Bianco, député socialiste, ancien secrétaire général de l'Elysée et ancien ministre des Affaires sociales, dans son interview, a de quoi inquiéter ceux-ci qui comme Bozizé en Centrafrique, sont légion.

« D’abord, pour la politique africaine de la France comme pour la politique internationale en général, le grand changement, c’est qu’on aura affaire à un président normal. C’est-à-dire un président qui sera constant, qui sera fiable, qui sera prévisible et dont les idées et les discours ne varieront pas au fil du temps… »  

1°) Sur les modifications des constitutions

« Faire du respect des constitutions l’élément constitutif de notre relation avec l’Afrique. Le temps de l’Afrique est venu. Nous croyons à l’Afrique. François Hollande respectera l’Afrique ». Jean Louis Bianco

2°) Sur les fraudes électorales

« Je n’accepterais pas des élections frauduleuses où que ce soit. » François Hollande

3°) Sur la Françafrique

« Il ne faut pas avoir d’indulgence à l’égard des pratiques qui doivent peu à peu disparaître ». Jean Louis Bianco

Bozizé qui est un fraudeur d’élections achevé ne peut que redouter la présence au palais de l’Elysée de quelqu’un comme François Hollande qui a une conception de la démocratie aux antipodes de celle d’un vulgaire putschiste. Bozizé a d’autant plus de raisons de paniquer qu’il a justement l’intention de faire adopter par l’actuelle assemblée nationale monocolore totalement dévouée à lui issue de son scandaleux hold-up électoral de janvier 2012, un projet de modification de la constitution concocté à la faveur d’un récent toilettage du code électoral et déjà prêt pour faire sauter le verrou du nombre de mandat du président de la République et permettre à Bozizé de mourir au pouvoir.

Ancien putschiste autoproclamé qui a troqué le treillis contre les costumes rayés et cravates, Bozizé est encore aujourd’hui au pouvoir après des élections frauduleuses en 2005 et récemment en 2011. Que peut donc attendre un dictateur comme Bozizé d’un Hollande qui a déclaré urbi et orbi dans un de ses meetings, son intention de «défendre l’idée que la démocratie vaut partout dans le monde, et notamment en Afrique » et que « le 6 mai 2012 sera un jour terrible pour les dictateurs et une bonne nouvelle pour les démocrates».

Sous la présidence de Jacques Chirac et grâce à l’entremise du défunt président Omar Bongo Ondimba, l’armée française a sauvé la mise à deux reprises à Bozizé face à la rébellion de l’UFDR qui avait déjà pris la ville de Birao et était en route pour s’emparer du pouvoir à Bangui. N’eût été l’intervention musclée des mirages et des parachutistes français, le destin de Bozizé aurait été différent et il ne serait plus actuellement au pouvoir en train d’opprimer encore davantage le peuple centrafricain. Entre temps, de nouveaux accords de défense ont été négociés entre la France et la République centrafricaine qui ne prévoient plus ce genre d’interventionnisme.

Certes, il y a toujours à Bangui le contingent militaire français « Boali » dont la seule présence permet de rassurer le dictateur de Bangui mais aussi bien « Boali » que les détachements africains de la CEEAC, piaffent d’impatience et doivent regagner bientôt le bercail d’ici 2013. De même, est-ce un hasard si la veille de l’élection de François Hollande comme président de la République, le protecteur de Bozizé, le président tchadien Idriss Déby Itno et l’ex-président burundais Pierre Buyoya au nom de l’OIF, ont effectué une visite à Bangui de 24 h dont l’issue pourrait peser sur le court terme des événements en Centrafrique.  

Est-ce aussi l’ironie du sort si quelques jours avant la victoire de François Hollande, les contradictions au sein de la bozizie semblent s’être exacerbées et s’accélèrent au point où des informations relativement concordantes font état d’une tentative de coup de force qui a échoué, de celui-là même que les Centrafricains appellent le « vice-président », le ministre d’Etat aux finances et au budget Sylvain Ndoutingaï, qui a été pourtant fabriqué de toutes pièces par Bozizé et que celui-ci a laissé se tailler un ego hypertrophié au point de vouloir maintenant être calife à la place du calife.

Les prochains jours nous en diront davantage sur l’évolution des choses mais d’ores et déjà et quoiqu’on en dise, on ne peut pas ne pas voir en la victoire de François Hollande un grand espoir pour les Centrafricains et un élément qui va incontestablement constituer un catalyseur de la situation devenue insupportable et qui ne peut plus durer en République Centrafricaine avec un président qui n’en a rien à foutre du pays et du sort inqualifiable de ses fils qui pataugent dans une misère sans nom.  

Rédaction C.A.P

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