Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 16:39

 

 

 

 

 

Ci-dessous une vue de l’une des principales avenues de la capitale centrafricaine, l’avenue des Martyrs, à la hauteur de l’Hôpital Communautaire de Bangui. Comme tous les axes routiers de la capitale laissés à l’abandon par aussi bien les autorités de la ville que du gouvernement, la chaussée de l’avenue des Martyrs qui va du rond-point de la Place des Martyrs jusqu’à l’aéroport Bangui-M’poko est devenue impraticable tant les trous se sont multipliés sur la couche d’usure.


Depuis la place de la Paix, croisement avec l’avenue Koudoukou, l’avenue des Martyrs est en réalité en grande partie l’ancienne piste d’atterrissage du premier aéroport de Bangui avant l’ouverture de celui de Bangui M’poko, d’où son exceptionnelle largeur. Faute d’entretien, cette avenue qui sert souvent de piste pour les défilés civils et militaires lors des festivités nationales, ressemble à un sol martien avec un relief qui est une véritable épreuve qui s’apparente à un rallye pour les automobilistes.


Comme on le voit sur la photo, devant la démission totale des autorités du pays, des jeunes ont pris la louable initiative de reboucher les trous sur l’avenue des Martyrs en érigeant une barrière pour que les usagers leur filent une pièce avant de passer. La honte …. !


La Rédaction

 

 

 

 

avenue-des-martyrs-devant-l-hopital-communautaire.JPG

   

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 15:29

 

 

 

 

 

Guy Samzun

 

 

 

 

 

Bozizé vient de recevoir ce jour M. Guy Samzun, ambassadeur délégué de l’Union Européenne annonce radio Centrafrique qui renvoie la diffusion de l'élément sonore à ses bulletins ultérieurs. A rappeler que le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation Josué Binoua, s’en était dernièrement pris avec une rare virulence au délégué de l’Union Européenne.


 

Un décret signé également ce jour, nomme l'ancien DG de la Police récemment débarqué, le gendarme Henri Wanzin Linguissara, comme 2° Assistant au Conseil National de la Défense.


 

C’est en se risquant à critiquer les tracasseries faites à l’aéroport Bangui-M’poko  aux enfants Ndoutingaï qui devaient embarquer pour Ouagadougou que le général Joël Sinfei Moidamsé , chef de cabinet particulier à la présidence, a suscité le courroux de Bozizé qui a immédiatement décidé de l’envoyer à la retraite.  


 

Le nouveau ministre de la justice Jacques Mbosso qui a été désigné par Bozizé pour succéder à l’ex-demi-dieu Firmin Findiro a pris fonction ce jour et a promis être garant des libertés individuelles. Attendons de voir….

 

 

· 

 

 

L

 


 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 00:22

 

 

 

 

Socrate-Bozize.JPG



 

Boby-Nzapakomanda-Yakoma-Socrate-Cyrille-Mobili-Gnawa-et-Fr.JPG

 

                   Socrate, ici avec quelques-uns de ses obligés

 

 

En réaction aux fanfaronnades, aux propos orduriers inqualifiables et autres menaces de morts exprimés par Socrate Bozizé à l’encontre du journaliste Wilfried Sébiro de Centrafrique-Presse, plusieurs fidèles lecteurs de Centrafrique-Presse ont pris contact avec la rédaction pour lui exprimer leur sympathie et surtout faire état de ce qu’ils connaissaient bien la défunte mère de Socrate tout en soutenant que Bozize n'est pas le vrai père de Socrate.


Selon eux, le père biologique serait un certain Koyou-Kombélé, un cadre du ministère des affaires étrangères. La maman de Socrate aurait refilé la paternité de la grossesse et de l’enfant qui en a résulté au sanguinaire dictateur de Bangui. Bozizé a le droit d'exiger un test ADN pour en avoir le coeur net. Cela clarifierait les choses et édifierait tout le monde. 


Par ailleurs, le libanais protégé de Socrate qui ne paie jamais ses notes d'hôtel est un certain Joseph GEHA. Sa pathologie incurable de mauvais payeur le suit encore: il vient d'être viré de l'hôtel LEDGER où il occupait une suite depuis 3 semaines... Il ne peut même pas être poursuivi pour cette ardoise car il se protège en citant des noms qui le mettent hors d'atteinte !

 

Autre trait particulier de ce personnage, il fanfaronne souvent en discothèque à Bangui en compagnie de ses amis protecteurs, avec gros cigares au bec...Cet oiseau au plumage très coloré réserve certainement d'autres surprises vu qu'il appartient à la pègre locale qui est à l'affut de tous les coups bas à monter...Il est à préciser que Joseph Géha n'a jamais réussi la moindre initiative sérieuse de mise en relation au profit du pays,  bien que nanti d'un mandat délivré par Bozizé lui-même, pour la recherche de partenaires dans les pays du golfe et autres pays... Des mirages, toujours des mirages… !

 

Un qui, pour se faire aussi parler de lui, a cru devoir se lancer sur les pas des errements et outrages de Socrate Bozizé contre Wilfried Sébiro, est un certain Bobby Nzapakomanda, un des lèche-bottes de Socrate. Il a passé son temps sur un réseau social à traiter Wilfried Sébiro de tous les noms d’oiseaux allant jusqu’à lui proposer de lui donner rendez-vous à Paris pour en découdre physiquement avec lui.

 

Ci-dessous, un florilège de quelques joyeusetés que le fameux Bobby Nzapakomanda a proférées à Wilfried Sébiro. On en reste scotché sur l’arrière train !

 

« Le seul régime en Centrafrique ou il y a plus de liberté de presse, c'est le régime de Bozize ». Ou encore :

 

 « Au lieu de rester en France détourner la conscience des centrafricains, revenez au pays et mettre vos compétence en valeur pour l'edifice de notre pays que de rester en France aller livrer les pizzas ». Encore plus loin :

 

« Bon Willy tu as décidé de te prendre à l'Honorable Socrate. C'est pas un problème, il a trop à faire. C'est un homme d'Etat. Je prend son problème personnellement en mains. La je suis à Dubaï voici mon numéro 00971505063568. Je serai à bgui d'ici vendredi et le 12 septembre à Paris. Je veux un rv avec toi sur tous les plans (politique, intellectuel ou physique). Mais je pense que le physique est mieux pour toi. Le droit de réponse que tu as demandé"ça sera moi son droit de réponse". J'espère bien que tu m'accorderas ce rv dans un bref délais ». signé : Bobby

 

NZABAKOMADA-YAKOMA


Combien Socrate a dû le payer celui-là ?

 

 

La Rédaction

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 00:18

 

 

 

 

transport-en-Afrique.jpg

 

   

 

APA-Yaoundé (Cameroun) 2012-08-23 16:37:55 - Le Premier ministre camerounais, Philemon Yang, a inauguré jeudi l’axe routier bitumé Ayos-Bonis, long de 191 kilomètres et qui facilitera davantage le trafic entre le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine (RCA).


Ayos-Bognis, de par son mauvais état, était en effet l’un des tronçons qui, jusqu’ici, était considéré par les transporteurs nationaux sous-régionaux comme une course d’obstacles.

Dans les politiques d’intégration au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, il est présenté comme un corridor conventionnel entre Douala (Cameroun) et N’Djamena (Tchad), et entre Douala et Bangui (RCA).

 

 

 

NDLR : C’est seulement côté camerounais qu’il faut entendre cette remise à neuf.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie
24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 00:16

 

 

 

francais-de-souche.JPG

 


 

Le Point.fr - le 23/08/2012 à 10:33

 

Didier Raoult tord scientifiquement le cou au mythe du "vrai Français" dans un pays où le métissage est généralisé.

 

Les créations de mots et de concepts peuvent servir à déguiser des termes dont l'usage est interdit par la loi ou par l'évolution des moeurs. Au cours de la dernière campagne électorale, la question des "Français de souche" a émergé comme une évidence pour ceux qui ont employé l'expression. Habitant à Marseille, la croisée du monde méditerranéen, et ayant eu la chance d'y voir arriver un des meilleurs spécialistes scientifiques mondiaux de l'étude génétique des origines humaines, j'ai naturellement examiné cette question du point de vue du scientifique.


Il est d'abord bien difficile de définir géographiquement ce qu'est la France. En effet, ses frontières n'ont cessé de changer au cours des siècles. Marseille pendant longtemps n'a pas été française, le comté de Nice et la Savoie n'ont rejoint la France qu'il y a peu de temps, et l'Algérie a été un département français de 1830 à 1962. L'Alsace et la Lorraine étaient allemandes pour une partie du XIXe siècle et du XXe siècle. Les habitants de Saint-Louis au Sénégal eurent un statut de citoyens français dès la Révolution française, et cette citoyenneté s'étendait à quatre communes du Sénégal en 1916 ! Qu'en est-il des Français des Comores ? Ceux de Mayotte restés attachés à la France sont français, pas ceux des autres îles devenues indépendantes.

 

Ainsi, la France est une variable géographiquement instable, un mythe.

 

Le droit du sang génétiquement infondé

 

Concernant la génétique, les choses sont beaucoup plus complexes. Ainsi comment différencier la part de la population française vivant en Europe qui est issue des vagues d'envahisseurs celtes, germains, romains, huns, arabes (lors des grandes invasions du Moyen Âge,) Normands ou de tous les peuples méditerranéens dans le sud de la France, et la part née des migrations économiques des autres pays d'Europe, d'Afrique et d'Asie ? Il existe seulement quelques îlots ayant conservé une certaine homogénéité génétique, dont les Basques qui ne sont regroupés dans aucune nation unique.

 

La réalité est qu'il n'y a aucune superposition entre le territoire français et son origine génétique. D'ailleurs, les récentes études génétiques ont montré qu'on trouvait en France un mélange des trois grands groupes d'hominiens archaïques que nous connaissons actuellement : Neandertal, Cro-Magnon et l'homme de Dénisova, originaire de Sibérie, dont les gènes nous ont peut-être été apportés par les Huns. Dans tous les cas le métissage est généralisé.

 

Ainsi le "droit du sang" n'est pas génétiquement fondé. D'autant que l'on estime que 5 à 10 % des enfants ne sont pas du père officiel, mais d'un inconnu, dont on ne connaît pas les gènes ! La définition retenue en France et aux États-Unis du "droit du sol" dépend du périmètre du pays au moment où l'enfant naît ou de la nationalité des parents.

 

Je redoute que le terme "Français de souche" ne serve qu'à exclure ceux que l'on ne veut pas comme Français...

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 23:28

 

 

 

 

Godfroy.JPG

 

 

 

 

 

Reconnaître la liberté d’expression a souvent constitué l’une des premières étapes vers la démocratie. Revendication commune au libéralisme politique et au républicanisme, elle est le pendant de la liberté de conscience et s’oppose au dogme. Celui de la monarchie absolue (crime de lèse-majesté), celui de la religion (délit de blasphème).

 

Maniant l’ironie, Beaumarchais fait dire à son Figaro :« Pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs. » 

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les révolutions anglaises, américaine et française se sont, entre autres, caractérisées par la reconnaissance de la liberté d’expression. Elles réalisaient ainsi une partie du projet des Lumières.

Tous les textes nationaux et internationaux protégeant les droits de la personne accordent à cette liberté une place privilégiée : du Bill of Rights de 1689 en Angleterre (liberté de parole et de débat au Parlement, la  liberté de se réunir en association, droit de pétition ) à la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies (DUDH) de 1948 en passant par la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, adoptée en 1981.

Il est significatif qu’elle figure parmi les premières libertés supprimées par les régimes autoritaires, notamment au travers du contrôle de la presse et de l’art.

Alors 52 ans après une longue bataille et le sacrifice républicain du Président Fondateur Barthelemy BOGANDA, la République Centrafricaine veut replonger  dans  le monde de la tyrannie institutionnelle, si fondamentalement les différentes opinions qui doivent en principe servir comme arme de la construction d’un Etat fort sont qualifiées automatiquement de l’ennemi de la République, certainement que la décomposition de nos institutions  de ce jour est la preuve matérielle de pouvoir autoritaire et militaire qui veut confondre la démocratie à la dictature  dont le père géniteur Abraham Lincoln disait la démocratie  c’est le gouvernement du peuple pour le peuple par le peuple.

 En revanche pendant les festivités de 52ans de l’indépendance de la République Centrafricaine, sur initiative de Président François BOZIZE qui voulait célébrer cette journée  républicaine avec la diaspora centrafricaine en France.

Après son allocution  qui lui  a permis de rendre son réquisitoire  des 10 années bientôt passé au pouvoir, il fallait justement saisir l’opportunité d’avoir une comptabilité globale de fonctionnement de nos institutions c’est pour quoi la parole a été accordée au Représentant du Collectif  « Touche pas à Constitution » en France, une association de la défense des valeurs constitutionnelles et en même  temps contribuable de la bonne gouvernance en République Centrafricaine.

Le Représentant du Collectif  voulait  tout simplement savoir si le président de la République n’a pas l’intention de modifier la Constitution centrafricaine afin de lui permettre de prétendre à un troisième mandat qui sera totalement illégal au regard des dispositions de l’article24 de la dite Constitution.

Devant une question patriotique et qui engage la vie de la nation, le Président de la République, surpris de la portée d’une telle interrogation se met à rebondir sur des éléments de réponses  fondées sur la politique politicienne.

Et pourtant le Président a affirmé devant la diaspora en France que la Constitution sera respectée mais  à  notre  grande surprise  le Coordonateur  du collectif  Thierry  Ndoyo  a été arrêté à Bangui à sa descente de l’avion et transféré  automatiquement en prison au Camp de Roux, suite à l’intervention militaire d’un certain Capitaine de la garde présidentielle en la personne d’ Anatole NGAYA qui n’était même pas muni d’un document juridique délivré  par le Procureur de la République lui permettant de procéder à l’arrestation de ce dernier.

L’absence d’un mandat légal caractérise une fois de plus l’entrave faite sur  la liberté d’opinion et la violation des règles des droits fondamentaux en République Centrafricaine. Il est très  important de s’interroger  si l’engagement dans une vie  associative afin de promouvoir la démocratie  en République Centrafricaine est synonyme avec le fait d’être ennemi de la nation ?  On ne peut s’empêcher de faire le lien eu égard aux récents événements de l’affaire Thierry Ndoyo qui sont consécutifs du retour de Paris du Président Bozizé.

 «La  démocratie des opinions est différente de la démocratie des armes »

 Godfroy – Luther GONDJE- DJANAYANG

Expert – Analyste en Gestion des crises politico- militaires.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 22:29

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Boali : 405 déplacés internes à cause de l’insécurité qui perdure

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

 

 

Boali, 23 août (RJDH)–Le président du comité sous préfectoral de la Croix-Rouge de Bossémbélé (sud-ouest), Honoré Régis Ndotité, a fait savoir que plus de 405 personnes  constituées majoritairement des femmes et des enfants ont fui, depuis le 22 août, les exactions des bandes armées non identifiées des villages périphériques de Boali, pour trouver refuge dans la ville de Bossémbélé.


Selon lui, la situation sanitaire et nutritionnelle de ces déplacés devient de plus en préoccupante. Il lance un vibrant appel aux humanitaires afin de voler au secours de ces personnes  en situation de détresse.

 

Ce déplacement de 405 personnes est dû  à l’insécurité persistante dans les sous-préfectures de Boali et de Bossémbélé. Après le drame du village de Boudouli à 55 kilomètres de la ville de Boali  qui a fait deux victimes le week-end  dernier.

 

Le mardi 21 août des hommes  armés non identifiées ont saccagé des maisons au  village Zoubara situé à 19 kilomètres de Bossémbélé.

 

 


 

Bangui : Le procès de Jean Pierre Bémba va durer plus longtemps que prévu

 

 

Bemba

 

 

 

Bangui, 23 août (RJDH)–Le procès de l’ancien chef rebelle congolais Jean Pierre Bemba, devant la Cour pénale internationale (CPI), doit encore durer plus longtemps. C’est ce qui ressort d’un point de presse organisé ce jeudi 23 août 2012, par le bureau de liaison de la CPI à Bangui.


Seulement avec la reprise du procès, le 14 août, par la déposition des témoins de la défense de Bemba, « nous pouvons dire que le procès va durer encore plusieurs mois, vu que la défense a prévu de présenter 65 témoins », a affirmé Benjamin Grébamba Yanguéré, assistant chargé de sensibilisation sur le terrain, au bureau de liaison de la CPI à Bangui.


Lors d’un point de presse organisé le 29 juin dernier à l’occasion des manifestions du 10e anniversaire de la CPI, Me Zarambaud Assingambi, un des avocats représentants les victimes avait affirmé que le verdict final de ce procès pourrait être connu au premier semestre 2013


Le procureur avait présenté 40 témoins. Les avocats représentants les victimes en avaient présenté cinq. Ceci, depuis le début du procès le 22 novembre 2010. La première personne  appelée par la défense est l’officier français, Jacques Seara, qui  a déposé en qualité d’expert, pour expliquer aux juges la structuration des forces armées centrafricaines. Son contre interrogation commence cette semaine.

 

Jean Pierre Bemba est poursuivi pour crime contre l’humanité et crime de guerre commis en République centrafricaine entre 2002 et 2003. Pour rappel, c’est le 24 décembre 2004 que la République centrafricaine a saisi la CPI pour l’affaire Bemba. Le 22 mai 2007, la CPI débute ses enquêtes sur le terrain en Centrafrique. Le 24 mai 2008, Jean Pierre Bemba est arrêté à Bruxelles, en Belgique. En janvier 2009, l’audience de confirmation de charge débute à La Haye. Le 22 novembre 2010 marque le début de ce procès.

 

 

 

 

Bria : Plus de 1000 personnes ont bénéficié de vivres de la part de l’ONG Coopi

 

Bria, 23 août (RJDH)– Au total  1571  personnes membres des  groupements agricoles ont bénéficié, ce jeudi, des vivres distribués par de l’ONG Coopi. Ces personnes ont été identifiées au mois de mai dernier.


 Le responsable  du  volet sécurité alimentaire,  Maximin Dissimida, a fait savoir que la quantité de vivres distribuée varie d’un groupement à un autre, selon l’effectif des membres de chaque  groupement.

 

« Le groupement Avouvou,  composé de 37 personnes a reçu 65 sacs de farine  de maïs, six sacs de haricot, six  bidons de cinq litres  d’huile et un  sac de sel. Par contre, l’Organisation des veuves centrafricaines (OVECA) qui compte 16 membres a reçu  54 sacs de farine de maïs, sept sacs de haricot, cinq cartons d’huile, trois  bidons de cinq litres d’huile  et un sac de sel »,   a-t-il précisé.

 

Rose Guéréyo, présidente de  l’OVECA et  Sylvain Malédepou,  président du groupement  agricole Sambabongo, ont mieux apprécié cette distribution que celle du mois de juin dernier.

 

 

 

Obo : L’armée ougandaise dément la résurgence de la LRA

 

 

armée ougandaise à Obo

 

 

 

Obo, 23 août (RJDH)–Le colonel ougandais, Milton, a rejeté l’information selon laquelle des éléments de la  l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, seraient  dans les rayons de 25 kilomètres de la ville d’Obo (sud-est).

 

 D’après lui il y a de nombreux groupes armés qui circulent dans le Haut-Mbomou,  dont la LRA. Il a cité des groupes rebelles qui viendraient du Soudan, notamment les Janjawid et  certains  éleveurs dangereux qui commettent aussi des exactions dans la  région.

 

D’après le colonel ougandais, les hommes dont la  présence a été signalée appartiendraient à ces différents groupes, et non de la LRA.

 

Un groupe de chasseurs et de peulhs avaient annoncé la présence des éléments  de la LRA dans un rayon de 25 kilomètres de la ville. La population des petits villages, prise de peur, a  abandonné  les champs pour trouver refuge dans la ville d’Obo.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 17:50

 

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

340 tonnes de vivres largués à 11 000 personnes vulnérables dans la Vakaga

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 23 Août 2012 14:14

 

Une grande première dans la région de la Vakaga (nord). 340 tonnes de vivres ont été largués le 22 août 2012 à 11 000 personnes vulnérables. Cette action d’aide réalisée par les ONG humanitaires nationales et internationales dont le Programme Alimentaire Mondial (PAM) est destinée aux déplacés internes et habitants des localités de Tiringoulou, SékéKédé et Boromata (nord).

 

Ces vivres sont largués en raison de l’impraticabilité du réseau routier dans ces régions. Ils sont composés de haricot, huile, sel, semoule pour ne citer que ceux-ci.

 

Il s’agit d’une réponse aux récurrentes crises alimentaires qui ont durement frappées ces personnes vulnérables touchées par les conflits armés dans la région de la (Vakaga).

 

La situation humanitaire liée à cette crise alimentaire a été d’ailleurs présentée mercredi au grand public, à l’occasion de la célébration de la 4ème édition de la Journée Mondiale de l’aide Humanitaire.

 

Dans son allocution à l’occasion de cette journée, Modibo Touré, Coordonnateur des ONG humanitaires en Centrafrique a indiqué que « les pensées de l’heure s’orientent toujours vers les braves populations qui peinent et qui souffrent des affres des violences dont les conflits armés. Les soutenir dans la pauvreté et l’insécurité devient une urgence de ces ONG qui œuvrent aux côtés des autorités du pays pour cette cause ».

 

Selon le Chef du Bureau OCHA, Magalie Carpy Botoulou, « ces vivres pourront être distribués sur une période de six semaines au cas où les conditions météorologiques le permettent ».

 

Toutefois, l’assistance humanitaire ne se limite pas seulement qu’aux vivres. Elle touche aussi le domaine de la santé. A titre d’illustration, l’ONG anglaise Merlin travail dans ce sens et apporte un soutien aux populations des zones de la Lobaye (sud), de la Nana Mambéré (ouest), du Mbomou et du Haut Mbomou (est).

 

DocteurLom’s Lombelelo, Directeur Médical à Merlin-RCA a affirmé que son entité intervient essentiellement dans le secteur sanitaire, mais a également un pied dans la nutrition. L’ONG couvre à ce jour 4 000 personnes vulnérables.

 

Dans les chiffres rendus publics mercredi par OCHA, pour une population cible de près de 1,9 millions, les ressources financières mobilisées en appui à l’Appel Consolidé sont passées de 90% en 2008 à 54% en 2012.


Cette baisse de ressources en faveur de l’aide humanitaire, malgré les énormes besoins du pays, n’est malheureusement pas accompagnée d’une augmentation notable des ressources affectées au relèvement et au développement, ont précisé ces chiffres.

 


 

Berberati coupée des alentours et de Bangui


Radio Ndéké Luka Jeudi, 23 Août 2012 14:18

 

Le pont sur le marigot Batouri est actuellement impraticable. C’est une information donnée par le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la Mambéré-Kadéï.


Ledit pont se trouve à environ 5 Kilomètres de Berbérati, chef-lieu de la préfecture  de la Mambéré Kadéï  sur l’axe allant à Carnot. Les dernières pluies qui se sont abattues sur la ville et ses environs ont fait déborder le cours du marigot cette semaine du 20 août 2012.


La pluie a encore eu raison d’un second pont de déviation  construit par une entreprise de la place le trimestre dernier.

Le correspondant de Radio Ndeke Luka rapporte que l’eau coule à flot au niveau du pont Batouri et que les enfants et les femmes hésitent d’y passer.


Le pont forestier est devenu  également impraticable. Les piétons ont de la peine à y marcher. La circulation des motocyclettes et des véhicules est bloquée. Les cultivateurs et les enfants qui partent pour le ramassage des chenilles prennent le chemin du retour.


Les techniciens de l’entreprise MATIERE sont en train de prendre des dispositions pour la construction d’un passage provisoire pendant qu’elle poursuit la construction d’un nouveau pont. Un des ingénieurs déclare qu’il faut encore plusieurs mois pour que les travaux prennent fin, poursuit le correspondant.


L’impraticabilité du pont Batouri constitue un sérieux problème pour l’économie centrafricaine vue que la Mambéré Kadéï représente l’un des  greniers de l’économie centrafricaine. Nombreuses sont les personnes et les véhicules qui empruntent cette route pour différentes activités dont celles commerciales.

La population doit user de patience avant qu’une solution lui soit trouvée en vue de relier Berberati et les autres villes centrafricaines.


Les difficultés de circulation dues à la vétusté et la dégradation avancée des routes en République Centrafricaine continuent de faire couler de l’encre. Que ce soit dans la capitale Bangui ou dans la majorité des préfectures centrafricaines, l’état des routes laissent globalement à désirer.


Pour pallier le délabrement des routes, plus d’une vingtaine de jeunes du 6ème arrondissement de Bangui ont, de leur gré, décidé de rendre praticable quelques ruelles de leurs quartiers. Ils ont commencé cette opération depuis le 20 août et les remplissages de quelques nids de poules sur les ruelles du quartier Ngongonnon se poursuivent actuellement. Une initiative qui est à saluer !

 

 

 

Le procureur tente de contrer la défense de Bemba


Radio Ndéké Luka Jeudi, 23 Août 2012 10:59

 

Le substitut du procureur, Eric Iverson, a tenté mardi 22 août 2012 de contrer les propos de l’officier français, qui affirme que Jean-Pierre Bemba n’avait pas le contrôle sur les troupes du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), envoyées en renfort au président Ange-Felix Patassé, menacé, en 2002 et 2003, par les rebelles de François Bozizé.

 

L’audition de l’expert Jacques Seara, premier témoin appelé par la défense de Jean-Pierre Bemba, se poursuivait ainsi devant la Cour pénale internationale (CPI) avec le contre-interrogatoire du procureur.

 

Les combattants de l’Armée de libération du Congo (ALC, bras armé du MLC), envoyés en Centrafrique par l’accusé n’étaient « pas sous le commandement et le contrôle opérationnel de Monsieur Bemba, mais aux ordres des autorités centrafricaines », a de nouveau asséné le témoin, ajoutant qu’il « était normal qu’ils fassent des rapports quotidiens » à Gbadolite, QG de Jean-Pierre Bemba en République démocratique du Congo (RDC), puisqu’ils conservaient « néanmoins leur appartenance à l’ALC».

 

Lors de son interrogatoire, l’expert avait affirmé qu’il était impossible de commander une force à plusieurs milliers de kilomètres de distance. «Si on suit votre raisonnement, les commandants de l’Otan déployés à Bruxelles n’ont aucune possibilité de contrôle sur leurs troupes en Afghanistan? », a demandé le procureur. « Vous parlez d’une guerre de 2012, qui n’a rien à voir avec la situation en République Centrafricaineoù on est dans un conflit de fantassins », a rétorqué le témoin.

 

« Mais il [Jean-Pierre Bemba] avait des moyens, il avait un Thuraya [téléphone satellitaire], le colonel Mustafa aussi. Alors pourquoi tirez-vous ces conclusions ? » a encore interrogé Eric Iverson. « Il n’était pas informé en temps réel et n’avait pas toutes les informations qu’il faut pour commander. A Gbadolite, il ne pouvait pas être au courant » de la position des forces, de la situation du terrain. « Le colonel Mustafa était sur le terrain, il possédait tous les éléments nécessaires à la prise de décision. C’est le colonel Mustafa qui commandait la force sur le terrain », a de nouveau répété le général Seara.

 

Le procureur s’est aussi étonné qu’il n’y ait eu aucun accord écrit, entre les forces centrafricaines et le MLC sur les « formalités d’engagement ». « Je n’ai vu aucune trace d’un document traitant de ce sujet », a signalé l’expert.

 

Le procès pour crimes contre l’humanité intenté contre Jean-Pierre Bemba a débuté en novembre 2010. La défense a commencé a présenté ses preuves le 14 août et dispose de huit mois pour appeler ses 63 témoins à la barre.

 

 

 

Plus de viande à Obo, les chasseurs craignent la LRA

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 23 Août 2012 14:16

 

Depuis plus de 2 semaines, la population de la ville d’Obo éprouve d’énormes difficultés à se ravitailler en viande fraîche ou boucanée provenant de la chasse.

 

Cette pénurie brusque, fait suite à un climat de psychose sociale liée à une probable présence des éléments de l’armée de la Résistance du Seigneur aux alentours de la ville de Obo. Troublés par cette  nouvelle, presque la totalité des chasseurs de la ville s’abstiennent de rentrer dans la forêt pour chasser le gibier afin de les revendre à la population. Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville, « les chasseurs craignent de tomber entre les mains des miliciens de la LRA ».

 

Sur le marché hebdomadaire et le marché central de cette ville centrafricaine, l’on ne trouve que de la viande de bœufs. Or, les habitants de Obo préfèrent le plus la viande fraîche ou boucanée provenant de la chasse.

 

Le correspondant de RNL laisse entendre que la population trouve que la consommation  de la viande de bœuf n’est pas suffisante pour une famille nombreuse. Le kilogramme coûte  1.000 FCFA soit 1,5 euros.

 

C’est ce qu’affirme Hortense Mbolinikpa, mère d’une famille habitante de la ville de Obo dans le Mbomou,  «  1 kilo de bœuf est très insuffisante pour les 8 membres de ma famille ».

 

Il faut dire que cette situation est récurrente dans la ville de Obo, surtout avec les rumeurs d’une présence rebelle dans la région.

 

Pour apaiser la tension et réinstaurer la quiétude sociale dans la ville d’Obo de Mboki et autres, les troupes américaines basées dans la région pour traquer la LRA se sont réunies ce 15 août avec les autorités communales. A l’issue de cette rencontre, un consensus a été dégager et consiste à signaler tout déplacement suspect et susceptibles d’être celui des éléments de Joseph Kony.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 01:49

 

 

 

hôtel 300 chambres Bangui

 

 

 

 

Le nouvel et superbe hôtel Ledger Palace de Bangui qui vient à peine d’être ouvert semble déjà être vite devenu un repère de truands qui écument la capitale centrafricaine. Beaucoup de faits divers s'y déroulent quotidiennement. Outre les activités classiques et habituelles d’un palace de ce genre, on assiste aussi étrangement parfois à des éclats de voix, des engueulades entre bandes mafieuses, des arrestations musclées par la police du pouvoir, de certaines personnes mises en cause dans des fiches de délation du régime en place et qui sont signalées comme prenant tranquillement un pot dans le bar de ce palace, des traquenards, des festins, des frimes, bref, un peu de tout...

 

C’est ainsi que le jeudi 9 août dernier, s’est opérée l’arrestation spectaculaire d’un quidam. Un commissaire de police de l’OCRB s’étant pointé à un des bars du Ledger Palace avec quatre éléments armés jusqu’aux dents pour interpeler devant plusieurs témoins éberlués dont des personnalités étrangères, un certain Eric Olivier Adalla-Picra qui y prenait tranquillement son thé. Renseignement pris. Celui-ci aurait tenu quelque part des propos malveillants à l’endroit de Bozizé et son fils ministre délégué à la défense, Jean Francis du même patronyme. Eh oui, en bozizie, c’est un crime de lèse-majesté, la RCA étant transformée par Bozizé et son clan, en une prison à ciel ouvert.

 

C'est aussi là que l'on trouve des ministres, dignitaires du pouvoir et autres conseillers et certains personnages hauts en couleur qui viennent faire la roue ou recevoir leurs invités. Tous les jours, il se passe toujours quelque chose d’insolite dans cet hôtel. Il faut dire que pendant longtemps, en raison de la mauvaise réputation du pays en matière d’insécurité et du fait du très mauvais climat des affaires en Centrafrique de Bozizé, peu d’hommes d’affaires daignent prendre le chemin de Bangui malgré les incessants appels du régime en place et les interviews et autres publi-reportages tarifés de Bozizé.


Face à la vétusté de l’Oubangui Hôtel, la compagnie Air France qui y faisait accueillir auparavant ses équipages, avait fini par faire aménager à grands frais quelques chambres à l’Hôtel du Centre pour le repos des équipages de son unique vol régulier hebdomadaire qui dessert Bangui. Selon nos informations, en principe lesdites chambres devraient être exclusivement réservées aux équipages Air France et ne plus être attribuées après leur départ de l’hôtel mais c’est peine perdue car cette clause n’est point respectée par la direction de l’hôtel qui les attribue tranquillement à d’autres clients en attendant le prochain retour des hôtesses, stewards et pilotes de la compagnie aérienne française.

 

Nous venons d’apprendre qu’avec l’ouverture du Ledger Palace, ce problème vient d’être résolu car la direction d’Air France aurait décidé que dorénavant ses équipages puissent descendre dans ce nouvel établissement. Avant l’ouverture du Ledger Palace, les seules infrastructures de la place qui faisaient office d’hôtel étaient l’Oubangui Hôtel, ex-Sofitel et l’Hôtel du Centre, ex-Hôtel Saint-Sylvestre si réputé du temps de l’ex- empereur Bokassa. Tout ce qui concerne désormais ce pays se décline en termes du passé et d’ « ex ». Ex ceci, ex cela car le temps de gloire et la belle époque de « Bangui la coquette ville de pari » est bien loin derrière.

 

Que retiendrons les Centrafricains du passage à la tête de leur pays sinon que quelques emplacements dans la ville tels que le fameux Jardin du Cinquantenaire où on vient d’y arracher son buste lors des émeutes du 2 août dernier, ainsi que la place du « libérateur ». Bozizé est obligé, alors qu’il est encore au pouvoir, de déployer des soldats pour la protection de ces places à sa gloire. Du jamais vu et franchement pathétique.

Bozizé délocalise même désormais les célébrations des fêtes nationales du pays comme celle du 13 août au Hilton de Roissy comme il vient de le faire, contre toute raison et en dépit des mises en gardes de nombre de ses compatriotes fermement opposés à une telle hérésie mais l’homme, complètement dépassé par les événements, n’en a rien à foutre...  


La Rédaction

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 00:16

 

 

 

 

hissene-habre-14-oct-2011

 


 

DAKAR (Sénégal) AFP / 22 août 2012 23h57- Le Sénégal et l'Union africaine (UA) ont signé mercredi soir à Dakar un accord portant création d'un tribunal spécial pour juger au Sénégal l'ex-président tchadien Hissène Habré, réfugié dans ce pays et poursuivi pour crimes contre l'humanité, ont annoncé les deux signataires.


Cet accord entre l'UA et le gouvernement de la République du Sénégal sur la création de chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises en vue du procès de M. Habré a été signé par Mme Aminata Touré, ministre sénégalaise de la Justice, et Robert Dossou, représentant de l'UA.


A travers l'accord, nous réglons la procédure par laquelle le procès doit se tenir. Nous nous acheminons directement vers l'ouverture de l'instruction. Il n'y a plus d'obstacles, a déclaré Mme Touré à la presse.


Elle a ajouté: Ceci est un grand pas, nous marquons une étape décisive vers un procès équitable. Nous avons perdu beaucoup de temps, mais l'essentiel est en train d'être fait. Nous nous acheminons résolument vers la tenue d'un procès tant attendu. (...) Nous sommes en train d'écrire une nouvelle page du droit international et c'est à l'honneur de l'Union africaine.


L'UA se réjouit de ce que le principe de (lutte contre) l'impunité prend désormais corps. Nous sommes sur le segment de parcours qui va déboucher sur la démonstration que l'Afrique peut juger l'Afrique, et cette preuve se fait au Sénégal, a de son côté affirmé Robert Dossou.


Hissène Habré vit en exil à Dakar depuis sa chute en 1990 après huit ans au pouvoir (1982-1990). Il est accusé de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture. Le Sénégal, qui avait accepté en 2006 de le juger à la demande de l'UA, n'a jamais organisé le procès sous le mandat de l'ex-président Abdoulaye Wade son successeur Macky Sall, qui a pris ses fonctions le 2 avril dernier, s'est engagé à ce que le jugement débute d'ici à la fin de l'année.

La Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye, saisie par la Belgique en février 2009, avait ordonné en juillet à Dakar de poursuivre sans aucun autre délai Hissène Habré ou de l'extrader.

Les chambres africaines extraordinaires créées mercredi sont au nombre de quatre: deux pour l'instruction et l'accusation, une Cour d'assises et une Cour d'appel. Elles doivent toutes être présidées par un magistrat africain assisté de juges sénégalais, avaient indiqué les deux parties fin juillet lors d'une réunion à Dakar.


Les faits pour lesquels M. Habré sera jugé concernent la période allant du 7 juin 1982 au 1er décembre 1990, selon ces deux parties.


Nous comptons démarrer avec les ressources déjà disponibles. Nous pensons que le budget (pour la tenue du procès) pourra être mobilisé, a indiqué la ministre Touré.


L'accord Sénégal-UA a été salué dans un communiqué par le Comité international pour le jugement équitable de Hissène Habré, regroupant plusieurs ONG de défense des droits humains dont Human Rights Watch (HRW) et la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho), et deux associations de victimes tchadiennes.


Le document engage les parties à ce projet et à un calendrier selon lequel le tribunal serait opérationnel avant la fin de l'année, a précisé le comité dans un communiqué.


Nous sommes aujourd'hui plus près de la justice, a déclaré Alioune Tine de la Raddho, cité dans le texte. Nous espérons que les donateurs accepteront d'aider au financement du nouveau tribunal, a dit Reed Brody de HRW.


Le précédent budget avait été estimé à 8,6 millions d'euros avec des contributions annoncées par le Tchad l'Union européenne (UE), la Belgique, les Pays-Bas, l'UA, l'Allemagne, la France et le Luxembourg mais cet argent promis n'existe plus, avait récemment déclaré à Dakar M. Brody.


(©)

 

 

 

 

NDLR : Les diverses protections sénégalaises et l'impunité dont continue de jouir ce criminel à Dakar depuis des lustres sont insupportables et constituent un véritable scandale. Il est plus que temps que cela finisse bien un jour et qu'aboutisse la quête de justice de ses victimes.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers