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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 00:19

 

 

 

Boziz--et-Ndoutinga-.jpg

                                     Bozizé ici avec Sylvain Ndoutingaï

Bangui, 29 avril (C.A.P) – Ce soir la ville de Bangui est quadrillée de soldats lourdement armés ainsi que toutes les casernes militaires sont consignées mais pas grand-chose ne filtre comme information. Des rumeurs persistantes font état de l’échec il y a 48 heures environs, d’un coup de force visant au renversement du général président François Bozizé dont le « vice-président » comme on le surnomme désormais à Bangui, à savoir le ministre d’Etat chargé des finances Sylvain Ndoutingaï, aurait été le commanditaire. Plusieurs ministres interrogés ont déclarer ne pas être informés de ce qui se passe réellement.

Selon nos informations, Bozizé devait se rendre ce dimanche à N’djaména mais a été finalement contraint d’annuler son déplacement, ce qui accrédite l’idée que ce serait sans doute en raison d’un événement majeur, notamment le coup de force. Toujours selon nos sources, Bozizé aurait annoncé à Sylvain Ndoutingaï son intention de signer à son retour de N’djaména un décret pour le nommer comme ambassadeur en Afrique du Sud et son grand frère le capitaine Martin Wanti comme commandant de la région militaire de Birao.

Cette annonce aurait eu la particularité de déplaire à Sylvain Ndoutingaï qui n’a jamais fait mystère de son refus de ce genre d’éloignement qui constituerait pour lui une mise au placard définitive et lui ferait perdre la bataille sur son rival Francis Bozizé dans leur guerre de succession à Bozizé. Ce serait la cause du déclenchement du coup de force réel ou imaginaire attribué à Ndoutingaï et qui devrait servir de prétexte pour l’écarter du pouvoir.

Une tension était perceptible ces derniers temps dans les cercles du pouvoir à Bangui en raison de la forte probabilité de l’arrivée des socialistes au pouvoir en France le soir du 6 mai prochain et surtout des difficultés financières croissantes du gouvernement  dues au refus quasi systématique du ministre des finances Sylvain Ndoutingaï  qu’on lui reproche, de payer quelques dépenses que ce soient, y compris les frais de mission de certains de ses collègues du gouvernement qui ne cessent de se plaindre de son attitude.

Toujours selon nos informations, la situation serait sous contrôle mais tout cela est à relativiser car un mécontentement réel est perceptible chez plusieurs anciens compagnons de rébellion de Bozizé appelés « libérateurs » qui ne faisaient pas mystère de leur désillusion sur Bozizé qu’ils accusent ouvertement de ne pas penser à eux mais plutôt seulement à sa famille, ses femmes et ses enfants.

La situation de Ndoutingaï à la tête du ministère des finances devenait de plus en plus intenable. Bozizé ne pouvait pas indéfiniment ignorer l’hostilité de Paris, Washington  et des milieux d’affaires du secteur des mines et du pétrole à l’égard de son tout-puissant protégé et argentier. Il n’est pas interdit d’avancer que la dernière mission du FMI à Bangui a dû peut-être sceller le sort de Sylvain Ndoutingaï.   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 00:10

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

La population de Ndele entre famine et insécurité

Radio Ndéké Luka Dimanche, 29 Avril 2012 13:48

Manger à sa faim devient un parcours de combattant pour la population de Ndélé (nord). La principale cause est la montée des prix des denrées alimentaires. Une situation occasionnée par les récentes crises militaro-politiques dans la préfecture de Bamingui Bangoran provoquées par les ex-rebelles de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR).

Ce constat a été fait le week-end dernier par un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka dans cette région. Il avait accompagné une mission d’évaluation de la situation sécuritaire conduite par le Conseil National de Médiation (CNM) et le Bureau Intégré des nations Unies pour la Consolidation de la paix en République Centrafricaine (BINUCA).

Selon certains habitants de cette région interrogés par Radio Ndeke Luka, plus personne ne peut manger à sa faim. Les prix des denrées ont doublé sinon ont triplé. Ces rebelles ne favorisent pas le ravitaillement des marchés en denrées alimentaires. Ils imposent des taxes qui font fuir les commerçants. Depuis plus de 3 ans, Ndélé, une région riche en produits champêtres vit dans une insécurité alimentaire sans précédent.

Même si l’augmentation des prix des denrées alimentaires reste d’actualité dans cette ville, à ce jour, la principale préoccupation de la population, c’est l’aboutissement du processus du Désarment Démobilisation et Réinsertion de ces rebelles. Pour d’autres, ce processus est l’unique voie vers une paix durable.

De l’avis de certains observateurs de la vie sociale de cette localité, la paix semble revenir peu à peu dans la ville de Ndélé. Une situation favorisée par l’accord de cessez-le-feu entre l’UFDR et la CPJP et le passage de la caravane de la paix dans cette localité.

Soulignons que les affrontements entre ces rebelles ont endeuillé plusieurs familles. Des biens matériels y compris des maisons ont été détruits par les évènements.

 

Le versement des frais du studio décrié par les étudiants en journalisme

Dimanche, 29 Avril 2012 13:50

En plus des frais d’inscription qui s’élèvent à 6.500 francs CFA, les étudiants en 1ère année du journalisme doivent verser 25.000 francs CFA pour avoir accès au studio destiné aux travaux pratiques. Cette exigence qui émane des responsables du département de la Science d’Information et de Communication est sans doute décriée par les étudiants.

Sous couvert de l’anonymat, ces étudiants ont déclaré que le droit à l’éducation a toujours été garanti par l’Etat. Exiger une telle somme aux étudiants qui n’ont pas de bourse pose un sérieux problème.

Selon Jean-Claude Rédjémé Chef de ce département interrogé ce 29 avril 2012, « à l’ouverture de cette filière en 2008, une partie des matériels était fournie par l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO). Or, il a été question qu’une autre soit l’affaire de l’Etat centrafricain. Jusqu’à ce jour rien n’est fait. Le département s’est vu obliger d’exiger cette somme aux étudiants de la 1ère année qui doivent la payer durant toute leur formation en licence ».

« Outre le versement de ces frais, le département du journalisme se confronte à d’autres problèmes tels que le manque d’un parc informatique, de salle de cours, obligeant les niveaux de la 1èreet 2ème année à altérer leurs horaires », indique Jean-Claude Rédjémé.

Toutefois, selon toute vraisemblance, l’Institut Panos Paris de Centrafrique avait réhabilité et équipé un studio destiné aux travaux pratiques. Il s’agit d’un projet mis en œuvre en partenariat avec l’Université de Bangui à la faveur des journalistes sensibles aux droits de l’Homme.

Interrogé sur un éventuel versement des frais du studio demandé par l’université, Pascal Chirhalwirwa, Coordonnateur de Panos Paris en Centrafrique, déclare que son institut n’ « est pas informé sur ce sujet. Seule l’Université de Bangui est habilitée à gérer ce studio, même s’il est offert par Panos Paris. L’idée de ce programme a été murie pour permettre aux étudiants de lier la théorie à la pratique ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 23:47

 

 

 

 

 

Bangui-centre-ville.jpg

 

                                                    centre-ville de Bangui

 

 

 

central_african_republic-bangui-2012-4-27_0.jpg 

jeunes supporters embrigadés dans le KNK pendant la campagne électorale de janvier 2011

 

 

 

La capitale délabrée, Bangui est un signe de déclin du petit pays.

 

Published on GlobalPost (http://www.globalpost.com)

Chris Hennemeyer *  

 http://www.globalpost.com/dispatches/globalpost-blogs/commentary/central-african-republic-shows-signs-decay

 

BANGUI, (République centrafricaine) - Le jeune homme d'affaires anglophone camerounais assis à côté de moi sur le vol Ethiopian Airways demande si je vais en République centrafricaine, je ne savais comment répondre à une telle question.

Entourée par des cas comme le Sud-Soudan et la République démocratique du Congo, la RCA se trouve endormi au milieu des ruines, comme un prêteur sur gages délabré dans un quartier mal famé.

Nous atterrissons à Bangui dans un bruit assourdissant sur la piste défoncée et débarquons, mais bien avant, nous avons même dû nous entasser dans l’étroit hall chaotique des arrivées, l'un des passagers chinois est presque arrêté pour avoir pris des photos depuis notre avion. Il est clair qu'il ne comprend pas que la paranoïa aveugle qui est l'un des deux principaux facteurs de motivation des forces de sécurité dans cette partie du monde. L'autre est bien sûr la cupidité. La ville est pleine de policiers mal vêtus, des gendarmes et des soldats (certains en début d’adolescence), les plus vivement portés à dépouiller les citoyens de leur argent.

Les routes principales de la ville sont boueuses et défoncées, mais portent des noms fièrement nationalistes comme « Avenue des Martyrs », ou ceux prévisible coloniales comme « Boulevard De Gaulle» et « Place Leclerc. ». De grands arbres, flamboyants et manguiers, aux troncs peints en blanc, bordent les rues.

Comme d'habitude en Afrique, il y a des rappels constants de la déconnexion entre les règles et la réalité. Un homme se soulage contre un mur peint d’un rappel sévère que «la miction publique est interdite." Le camp de la police "brigade mobile" est plein des carcasses de véhicules hors d’usage. Une pancarte annonce : « Par ordre du bureau du maire, dépôt d’ordure interdit ici » mais l’endroit est entouré d’ordures.

Mon hôtel est un pâté de maisons de la résidence de la veuve de l'ancien auto-proclamé "président à vie" et la règle de l'Afrique centrale Empire, Jean-Bedel Bokassa. Pour toute personne de plus de 40 ans, l’époque de l'empereur était la dernière époque en RCA. A les  entendre en parler, le pays était sûr, la nourriture était à prix abordable, et le pouvoir était fiable.

C'est un triste commentaire sur le pouvoir de l’actuel Président François Bozizé. Au pouvoir depuis une décennie, d'abord par la force des armes et ensuite à travers deux élections de mauvaise qualité, les gens jugent négativement sa gestion et la compare à celle du plus mauvais des dictateurs les plus célèbres du continent.

Le cortège présidentiel rugit au centre-ville et nous nous arrêtons tous consciencieusement et attendons qu’il passe. Ne prenant aucun risque, la luxueuse voiture aux vitres fumées de l’homme fort est escortée à travers les rues par des camionnettes remplies de commandos à l’air féroce qui détiennent des armes automatiques. L’image d'un scorpion en colère est peinte sur les portes de leurs véhicules.

Bien qu'il soit de loin à la meilleure place en RCA, Bangui a récemment été classé par une société de sondage d'affaires comme la deuxième ville la pire dans le monde, juste après Bagdad. La RCA est classée 179ème  sur 187 pays selon l'indice de développement humain de l'ONU, la plupart des 5 millions d'habitants du pays ne vivant pas bien.

Les coupures de courant sont fréquentes, les services gouvernementaux ridicules, et la plupart des articles de première nécessité sont absurdement chers, en particulier les marchandises qui sont importées, ce qui signifie pratiquement tout sauf le manioc et la bière. La RCA n'est pas une puissance industrielle, et son économie, avec un PIB estimé à 2 milliards de dollars et un secteur commercial presque entièrement contrôlé ces jours-ci par des Libanais et des Syriens. Les noms des locataires rappellent ceux des anciens français et portugais encore au-dessus des commerces du centre-ville tels que Ets. Rolland, Dias Frères, etc

Le peu du précieux courant électrique de la ville est utilisé pour illuminer le nom de BANGUI écrit en lettres moulées géantes sur le style de Hollywood - sur la colline surplombant la ville.

Un vendeur de rue me vend un paquet de journaux "quotidiens", en regardant un peu comme les minces chapes, polycopiés de ma carrière de grande école de journalisme. Les deux plus récents sont postés cette semaine, tandis que les autres sont vieux de plusieurs mois. Les titres qui s’y trouvent sont "Bogangolo ville envahie par les bandits» et «La République centrafricaine célèbre la Journée météorologique mondiale."

À une certaine époque la ville comptait deux beaux hôtels français avec vue sur la large bande brune du fleuve Oubangui et juste en face du village congolais de Zongo. Le Novotel est maintenant une épave moisie, balafré d’impact de balles et devenu un repaire de squatters. Le Sofitel, rebaptisé Oubangui Hôtel, sent les odeurs d'urine et de désespoir.

L'Ambassade de France occupe un autre immeuble de prestige dans le voisinage. Bien que la puissance de la France a diminué de façon spectaculaire, il y a encore des soldats français qui circulent dans la ville dans leurs Land Rover ou en sirotent des expressos au café ambitieux nommé Grand Café. Dans certains bar ou restaurant, il y a toujours une télévision assourdissante qui donne les nouvelles de France 24 sur les élections françaises ou une spécialité culinaire faite au  " jambon de Bayonne ".

Mais l'influence du monde anglophone est aussi bien présente. A moitié chanceux, les jeunes Centrafricains, vêtus d’accoutrement de hi-hop, va dire quelque chose, quoi que ce soit en anglais. Mon garçon d'hôtel m'informe non sans ironie qu’il travaille sur son mémoire de maîtrise au sujet du « rôle des Noirs dans la construction de l'économie américaine ».

Comme toujours, le monde sinophone n'est pas loin derrière. Les Chinois sont dans l'exploration pétrolière dans le nord du pays sous tension, près de la frontière soudanaise. On frémit de penser aux effets des pétrodollars sur un pays porté à la corruption encore dépourvu d'institutions solides. Si vous aimez le Nigéria, vous allez adorer la RCA.

Sans surprise, lorsque la foi dans les créations de l'homme ne parvient pas, les gens trouvent du réconfort ailleurs.

La femme de ménage entre dans ma chambre d'hôtel à nettoyer et s'arrête devant la télévision montrant un film d'horreur à propos du vieux vaudou haïtien. Pétrifié, elle regarde pendant une longue minute Jeff Daniels comme un serpent géant qui glisse sous la couverture. Puis elle frémit et dit: «Ce sont les mêmes choses qui se passent ici. Des choses magiques. "

Il faudra une puissante magie pour transformer la RCA en quelque chose qui ressemble à un vrai pays.

* Chris Hennemeyer est un consultant en développement à Washington, DC, international avec plus de 25 ans d'expérience africaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 03:31

 

 

 

 

 

Zama Javan Papa

le truand DG de la presse présidentielle de Bozizé, Javon Papa Zama

Le vendredi 27 avril, Radio Ndéké Luka a organisé et diffusé une émission dénommée « Club Presse » qui avait réuni quelques directeurs de publication de certains organes de presse de Bangui dont Albert Mbaya de l’AGORA, Julien Bella de CENTRAFRIC MATIN. Ceux-ci faisaient face à deux énergumènes dont le truand Javon Papa Zama, soi-disant DG de la presse présidentielle de Bozizé, arrivé d’ailleurs sur le plateau en retard, et son acolyte, un certain Séverin Faimindji. Le sujet du débat portait sur « L'enjeu de la présidentielle Française pour la RCA » et a donné l’occasion aux deux griots patentés de Bozizé de délirer à l’antenne et de se livrer à une entreprise de dénigrement systématique de Martin Ziguélé, président du MLPC, traité de tous les noms d’oiseau.

La première curiosité est que des débats portant sur ce genre de sujet n’ont jamais lieu sur les antennes de la station nationale de Radio Centrafrique exclusivement réservées au parti au pouvoir KNK et désespérément fermées à toute expression libre des Centrafricains, notamment ceux catalogués à tort ou à raison d’appartenir aux partis politiques de l’opposition. Les deux individus représentant la presse présidentielle devraient avoir honte de se rendre sans scrupule prendre part à des débats de libre expression sur Radio Ndéké Luka.

Une chose est sûre, le tristement célèbre Javon Papa Zama et son « doungourou » s’en sont pris plein la gueule et les oreilles par les autres journalistes participants au débat. Pendant presque toute la durée des échanges, les deux énergumènes de la presse présidentielle n’avaient comme seule préoccupation que de ramener les discussions sur les relations du président du MLPC Martin Ziguélé qui séjourne actuellement en France et dont C.A.P avait notamment rapporté la visite photos à l’appui, au QG électoral parisien du candidat François Hollande où il a pu s’entretenir avec les proches collaborateurs de ce dernier en charge des questions africaines. Les auditeurs de l’émission n’ont pas retenu grand-chose du thème de la discussion tant les deux griots de Bozizé ont accaparé tout le temps avec leurs propos délirants et hors sujet.

Javon Papa Zama a même poussé loin le bouchon pour affirmer que Martin Ziguélé aurait quitté clandestinement le pays pour aller marier sa fille en France et aurait profité de son séjour pour « battre campagne pour François Hollande ». Le moins qu’on puisse lui rétorquer est que Martin Ziguélé est un homme libre. Il a quitté le territoire centrafricain depuis le 15 mars dernier par l’aéroport international de Bangui Mpoko par lequel il regagnera également son pays à la fin de son séjour actuel en France.

A propos de ce séjour purement privé, il considère et a déclaré à C.A.P n’avoir aucun compte à rendre à qui que ce soit tout en se réservant le droit de saisir la justice au sujet des allégations diffamatoires à l’antenne de Javon Papa Zama, le « plus grand voleur de la République » comme l’a surnommé  un célèbre quotidien de Bangui, et son acolyte Séverin Faimindji.  

Ces derniers ont continué à vociférer dans le micro de Radio Ndéké Luka comme si plus on parlait fort, plus on disait la vérité et davantage on avait raison. Courageusement, les autres journalistes et responsables des journaux AGORA et CENTRAFRIC MATIN qu’ils avaient en face d’eux ne se sont pas laissé démonter et leur ont asséné des vérités à la figure au sujet des fraudes électorales en Centrafrique, du manque de liberté d’expression à Radio Centrafrique et sur la mauvaise organisation des élections dans le pays qui profite justement et malheureusement à la bozizie.

La fébrilité et les agitations actuelles des deux griots de la presse présidentielle dissimulent mal les véritables inquiétudes de la bozizie qui augmentent au fur et à mesure qu’on se rapproche de la date du second tour de la présidentielle française qui porte pour l’actuel locataire de l’Elysée le risque de faire ses cartons pour passer le flambeau au président du Conseil Général et député de la Corrèze.

Le parti politique dont Martin Ziguélé est président, le MLPC, est membre de l’Internationale Socialiste. Aussi, sauf à être paranoïaque, il est franchement ridicule et totalement incompréhensible de voir quoi que ce soit d’anormal dans les relations entre le MLPC et le PS français. C’est cette vérité élémentaire que Julien Bella et Albert Mbaya n’ont cessé de marteler aux deux griots de Bozizé qui manifestement ne voulaient pas l’entendre.  Les responsables de Radio Ndéké Luka devraient tirer complètement les leçons de cette émission en évitant à l’avenir d’inviter complaisamment des énergumènes de la presse présidentielle afin qu’ils ne viennent pas diffamer autrui et polluer les émissions de cette station en faisant la publicité gratuitement pour leur vedette qui dispose déjà sans partage de la radio nationale.

Rédaction C.A.P  

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Centrafrique-Presse.com - dans Médias
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 01:19

 

 

 

 

 KADHAZY

 

Par Fabrice Arfi et Karl Laske (Mediapart)

Le régime de Mouammar Kadhafi a bien décidé de financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Mediapart a retrouvé un document officiel libyen qui le prouve. Cette note issue des archives des services secrets a été rédigée il y a plus de cinq ans. L’en-tête et le blason vert de la Jamahiriya préimprimés s’effacent d’ailleurs légèrement. Ce document, avec d’autres, a échappé aux destructions de l’offensive militaire occidentale. D’anciens hauts responsables du pays, aujourd’hui dans la clandestinité, ont accepté de le communiquer à Mediapart ces tout derniers jours.

document Moussa Koussa

 

La traduction intégrale du document de Moussa Koussa est à lire sous l'onglet "Prolonger" de cet article

 

MOUSSA-KOUSSA.jpg

Dès 2006, le régime libyen avait choisi « d’appuyer la campagne électorale» de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007, et ce pour un « montant de cinquante millions d’euros » : c’est ce qu’indique en toutes lettres cette note datée du 10 décembre 2006, signée par Moussa Koussa, l’ancien chef des services de renseignements extérieurs de la Libye.

Un accord « sur le montant et les modes de versement » aurait été validé quelques mois plus tôt par Brice Hortefeux, alors ministre délégué aux collectivités locales, en présence de l’homme d’affaires Ziad Takieddine, qui a introduit dès 2005 en Libye les proches du ministre de l’intérieur, notamment Claude Guéant, et Nicolas Sarkozy lui-même. Le directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, Bachir Saleh, alors à la tête du Libyan African Portfolio (LAP, soit l'un des fonds d'investissement financier du régime libyen), aurait de son côté été chargé de superviser les paiements.

« Mon client n'était pas présent à la réunion indiquée dans le document, nous a indiqué Me Samia Maktouf, l’avocate de M. Takieddine. En revanche, il pense que ce document est crédible, vu la date et les personnes qui apparaissent dans ce document outre lui-même. »

« Ce document prouve qu'on est en présence d'une affaire d'Etat, que ces 50 millions d'euros aient été versés ou non, a lui-même commenté M. Takieddine, rencontré par Mediapart vendredi 27 avril. L'enquête sera difficile parce que beaucoup d'intervenants sont morts pendant la guerre en Libye, mais c'est déjà important de rendre public ce document. » Cette réponse de Ziad Takieddine – malgré son hostilité exprimée de multiples fois à notre égard – est celle d’un acteur clé de la lune de miel franco-libyenne, qui a secrètement conseillé Claude Guéant jusqu’à la veille de la guerre, comme en attestent de nombreuses notes publiées par Mediapart.

L’une d’entre elles, rédigée le 6 septembre 2005 par Ziad Takieddine et adressée à Claude Guéant, affirmait ainsi que certains pourparlers franco-libyens devaient « revêtir un caractère secret ». « L’autre avantage : plus d'aise pour évoquer l'autre sujet important, de la manière la plus directe...», précisait le document, mystérieusement.

L’élément nouveau que nous publions aujourd’hui vient désormais confirmer les accusations portées par les principaux dirigeants libyens eux-mêmes peu avant le déclenchement de la guerre sous l'impulsion de la France, en mars 2011. Mouammar Kadhafi, son fils Saïf al-Islam et un ancien chef des services secrets, Abdallah Senoussi, avaient en effet tous trois affirmé publiquement détenir des preuves d'un financement occulte du président français. La découverte de la note de M. Koussa exige désormais que s’engagent des investigations officielles – qu’elles soient judiciaires, policières ou parlementaires – sur cet épisode sombre et occulte des relations franco-libyennes.

La face cachée de l’arrivée de Nicolas Sarkozy sur la scène libyenne, en 2005, puis en 2007, apparaissait déjà en filigrane dans le dossier des ventes d’armes à l’Arabie saoudite et au Pakistan instruit par les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, en particulier à travers l’activité de lobbying déployée par M. Takieddine en faveur de l’ancien ministre de l’intérieur auprès de Tripoli. Or l’enquête entre leurs mains vient d’être élargie par un réquisitoire supplétif, le 5 avril dernier, à tous les faits de blanchiment présumés apparus jusqu’à ce jour.

Les investigations visent l’intermédiaire, mais aussi plusieurs proches du chef de l’Etat, Thierry Gaubert, Brice Hortefeux, Nicolas Bazire ou encore plus indirectement Jean-François Copé. Echappée des secrets de la dictature déchue, la note décisive que nous reproduisons ci-dessus – et dont la traduction intégrale est sous l'onglet Prolonger – vient en outre confirmer les propos de l'ancien médecin de M. Takieddine, qui avait suivi alors les déplacements de l'homme d'affaires, notamment en Libye, et avait rapporté des projets de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par la Libye.

Selon des connaisseurs du régime libyen à qui nous l'avons soumis, ce document, dont le signataire et le destinataire appartenaient au premier cercle de Kadhafi, est conforme, jusque dans son style, aux habitudes bureaucratiques du régime. Outre celle du calendrier grégorien, la deuxième date qui y figure conforte son authenticité : elle n'est pas celle du calendrier musulman habituel, mais de celui imposé par le dictateur, qui part de l'année du décès du prophète Mahomet, l'an 632.

Un document authentique, selon Ziad Takieddine

Depuis plusieurs mois, nous avons entrepris des recherches pour retrouver des dépositaires d’archives du régime déchu, en rencontrant à Paris et à l’étranger plusieurs représentants de factions libyennes, dont certaines avaient conservé des documents et d’autres s’en étaient emparés, en marge des affrontements armés. Ainsi, Mediapart a publié ici, dès le 10 avril dernier, des documents des services spéciaux libyens demandant des mesures de surveillance d’opposants toubous domiciliés en France.

Le document décisif que nous publions aujourd’hui, sous la signature de Moussa Koussa, a été adressé, le 10 décembre 2006, à un ancien homme clé du régime libyen, Bachir Saleh, surnommé le “caissier de Kadhafi”. Directeur de cabinet du “guide” déchu, M. Saleh était aussi le responsable du Libyan African Portfolio (LAP), le puissant fonds souverain libyen crédité de plus de 40 milliards de dollars. Sous l’ère Kadhafi, le LAP a servi à d’innombrables opérations d’investissement. Certaines avouables (tourisme, pétrole, agriculture, télécommunications…). Et d’autres moins, comme l’ont confirmé plusieurs sources libyennes concordantes. Contacté sur son numéro de téléphone portable français, M. Saleh n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Connu pour avoir été l’un des plus proches collaborateurs de Mouammar Kadhafi et le mentor de deux de ses fils (Motassem et Saïf al-Islam), Moussa Koussa a quant à lui été le patron pendant plus de quinze ans, entre 1994-2011, des services secrets extérieurs libyens (l’équivalent de la DGSE française), avant de devenir le ministre des affaires étrangères de la Libye.

Notons que l’auteur de cette note et son destinataire ont vécu, à l’heure de la chute du régime Kadhafi, des destins similaires. Moussa Koussa vit actuellement au Qatar, sous protection, après avoir fui la Libye en guerre, en mars 2011, ralliant d’abord Londres, puis quelques semaines plus tard Doha. Bachir Saleh, emprisonné brièvement par les rebelles du Conseil national de transition (CNT) avant d’être relâché en août dernier, a été exfiltré et accueilli par les Français. Comme l'a rapporté Le Canard enchaîné, lui et sa famille bénéficient toujours de la protection des autorités françaises qui leur ont accordé un titre de séjour provisoire.

Les deux paragraphes écrits par Moussa Koussa sont sans équivoque sur le sujet explosif abordé. « En référence aux instructions émises par le bureau de liaison du comité populaire général concernant l’approbation d’appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, Monsieur Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une valeur de cinquante millions d’euros », peut-on d'abord y lire. Puis M. Koussa affirme transmettre et confirmer « l’accord de principe sur le sujet cité ci-dessus ». Le montant pharaonique promis par les Libyens est à rapprocher des 20 millions d’euros officiellement dépensés par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle de 2007.

L’ancien chef des services secrets extérieurs de Mouammar Kadhafi ajoute dans sa note que l’accord évoqué est formulé « après avoir pris connaissance du procès-verbal de la réunion tenue le 6. 10. 2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi, ndlr) et le président du Fonds libyen des investissements africains (Bachir Saleh, ndlr), et du côté français Monsieur Brice Hortefeux et Monsieur Ziad Takieddine ». Ce serait « au cours » de cette entrevue qu’« un accord a été conclu pour déterminer le montant et le mode de paiement ». Le document ne précise cependant pas le lieu de cette réunion, qui s’est tenue un an jour pour jour après une visite de Nicolas Sarkozy en Libye.

Ziad Takieddine, rencontré par Mediapart en présence de ses avocats, vendredi 27 avril, n’a pas contesté l’authenticité du document que nous lui avons présenté, tout en précisant comme Me Samia Maktouf, son avocate, qu’il n’avait pas été présent, le jour indiqué, à cette réunion.

« Je n'ai pas assisté à cette réunion, mais elle a certainement pu avoir lieu, nous a indiqué M. Takieddine. Votre document reflète un accord signé par Moussa Koussa pour soutenir la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, et Brice Hortefeux a été effectivement là-bas à cette date ainsi qu'à d'autres dates, ça, c'est sûr. M. Moussa Koussa et les autres personnes citées étaient effectivement des relais avec la France. »

Selon M. Takieddine, Claude Guéant, l’ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, et « son correspondant en matière de renseignement d'Etat », Bernard Squarcini, étaient parallèlement en lien étroit avec M. Koussa. « Cela se passait nécessairement en secret, vu la sensibilité des relations entre les services de renseignement », précise-t-il, tout en confirmant l’implication, côté libyen, de Béchir Saleh, comme représentant du LAP, et Abdallah Senoussi lui-même « dans les relations de la Libye avec la France ».

« J'ai les éléments et je n'hésiterai pas à les sortir »

Les relevés des voyages de M. Takieddine, dont la justice française détient la copie depuis plusieurs mois, montrent toutefois que l’homme d’affaires était à Tripoli le 9 décembre 2006, soit la veille de la rédaction de la note de Moussa Koussa. Il était également en Libye quelques jours plus tôt, les 20 et 21 novembre.

Dans un entretien accordé le 25 avril à l’hebdomadaire Jeune Afrique, M. Takieddine déclare avoir été informé en mars 2011 par Saif al-Islam Kadhafi de l’existence d’un « versement d’argent » pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

« Lors de ma dernière rencontre avec Seif al-Islam que j'ai interrogé, il m'avait bien dit : “J'ai les éléments et je n'hésiterai pas à les sortir”, explique M. Takieddine à Mediapart. En réalité, il ne pensait pas que Nicolas Sarkozy irait jusqu'au bout. On peut penser que c'est pour cette raison que le système a protégé Bachir Saleh (exfiltration et production d'un passeport diplomatique) et qu'ils ont essayé par tous les moyens de tuer Saif al-Islam qui a été à l'origine de ces révélations. Par ailleurs, cela explique l'accueil que Monsieur Claude Guéant m'a réservé dès mon retour de Libye, en m'arrêtant à l'aéroport (ndlr, le 5 mars 2011), car il pouvait penser que j'étais moi-même en possession de ces documents, pour pouvoir les subtiliser. »

Ce n’est pas la première fois que le nom de Brice Hortefeux est associé à l’arrière-plan financier des relations franco-libyennes. Mais le haut responsable de l’UMP, intime de Nicolas Sarkozy, a toujours démenti. « Je n'ai jamais rencontré Moussa Koussa et Bachir Saleh, a déclaré M. Hortefeux à Mediapart, le 27 avril. J'ai déjà rencontré Abdallah Senoussi, qui connaissait beaucoup de monde, mais nous n'avons jamais eu de discussion sur un financement électoral. Je suis allé en Libye une seule fois dans ma vie, en 2005. J'oppose donc un démenti catégorique et vérifiable. »

Comme Mediapart l’avait rapporté (ici), les confessions de l’ancien médecin de M. Takieddine, couchées sur papier le 20 décembre 2006 par le directeur d’une société de renseignements privés suisse, Jean-Charles Brisard, évoquaient déjà le nom de M. Hortefeux dans un schéma de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye en 2007. En des termes plus télégraphiques : « MODALITES FIN CAMPAGNE NS », « FIN LIB 50 ME », « MONTAGE INCLUT SOC BH PAN + BANQUE SUISSE (ND) » et « FIN CAMPAGNE TOTALEMENT REGLE ». Le mémo Brisard avançait aussi le chiffre de 50 millions d’euros affectés à la campagne de M. Sarkozy.

« C'est grotesque », avait réagi Nicolas Sarkozy sur le plateau de TF1, le 12 mars dernier. « S'il (Kadhafi, ndlr) l'avait financée (la campagne, ndlr), je n'aurais pas été très reconnaissant », avait ironisé le président-candidat, en référence à l’intervention militaire française en Libye. Contacté vendredi 27 avril, l'Elysée n'a pas souhaité faire de nouveaux commentaires.

L’actuel ministre de l'intérieur français, Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau, en 2006, a lui-même admis ses contacts répétés avec Moussa Koussa, début 2007, devant la commission d'enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares. La sollicitude de la France vis-à-vis de Bachir Saleh pourrait aujourd’hui trouver son explication par sa connaissance des lourds secrets franco-libyens. Et des circuits financiers qu'il a lui-même supervisés.

Quant à Abdallah Senoussi, également cité dans la note de décembre 2006, comme ayant participé aux réunions préparatoires avec Brice Hortefeux, au sujet du financement de la campagne électorale de 2007, il aurait été arrêté il y a quelques semaines en Mauritanie, mais aucune image n’est venue confirmer une telle affirmation. Il est réclamé par la Libye, mais également par la Cour pénale internationale (CPI), et la France, ayant été condamné par contumace à Paris dans l’affaire de l’attentat contre le DC-10 d’UTA.

Une chose est en revanche certaine : les forces de l’Otan ont bombardé le 19 août 2011, à 5 heures du matin, la maison d’Abdallah Senoussi, située dans le quartier résidentiel de Gharghour, à Tripoli. Un cuisinier indien avait trouvé la mort dans le raid et une école avait été détruite. « C'est un quartier résidentiel. Pourquoi l'Otan bombarde ce site ? Il n'y a pas de militaires ici », avait alors dénoncé un voisin, Faouzia Ali, cité par l’Agence France-Presse.

La réponse se trouve peut-être dans les secrets qui lient M. Senoussi à la France. « C'est le principal témoin de la corruption financière et des accords qui ont impliqué de nombreux dirigeants et pays, dont la France », a affirmé en mars dernier à l'agence Reuters une source « haut placée dans le renseignement arabe ».

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 01:10

 

 

 

 

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Accusations contre les services secrets français dans l'affaire DSK, soupçons de financement de sa campagne de 2007 par le régime de Mouammar Kadhafi: Nicolas Sarkozy était attaqué de toutes parts samedi, alors qu'il peine à combler son retard sur François Hollande.

A une semaine du 2e tour de la présidentielle, le chef de l'Etat essuie également des critiques de membres de sa majorité, qui lui reprochent de se fourvoyer en reprenant les thèmes de l'extrême droite pour séduire l'électorat du Front national, surprise du 1er tour à presque 18%.

Absent de la campagne électorale, l'ancien patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a fait irruption samedi dans le débat en accusant ses adversaires d'avoir fait capoter sa candidature. "Je n'ai tout simplement pas cru qu'ils iraient si loin (...), je ne pensais pas qu'ils pourraient trouver quelque chose capable de m'arrêter", a déclaré DSK, faisant allusion aux hommes du président, dans une interview accordée au quotidien britannique "The Guardian".

En déplacement à Clermont-Ferrand, le chef de l'Etat a réfuté ces accusations et a demandé à DSK de se taire. "Trop, c'est trop ! Je dis à M. Strauss-Kahn 'expliquez-vous avec la justice et épargnez aux français vos commentaires'", a lancé M. Sarkozy.

Documents embarrassants

Le président sortant a ensuite été mis en cause dans un autre dossier: le financement de la campagne de 2007 qui l'avait mené au sommet de l'Etat.

Le site d'information et d'enquête Mediapart a publié un document, attribué à Moussa Koussa, ancien chef du renseignement libyen, faisant état en 2006 d'un "accord de principe" de Tripoli pour financer à hauteur de 50 millions d'euros (60 millions de francs) la campagne de Nicolas Sarkozy.

Ces polémiques interviennent alors que le socialiste François Hollande se montre chaque jour plus confiant dans la victoire.


(ats / 28.04.2012 19h34)

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Kadhafi aurait donné son accord pour financer la campagne de Sarkozy en 2007, accuse Médiapart

PARIS (AP) — Le site Mediapart publie samedi le fac-similé d'une note officielle du régime de Moammar Kadhafi, datée de décembre 2006, qui donnerait son accord de principe pour financer la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007, à hauteur de 50 millions d'euros.

M. Sarkozy "doit s'expliquer devant les Français", a réclamé Bernard Cazeneuve, porte-parole du candidat socialiste François Hollande. Autre porte-parole de ce dernier, Delphine Batho estime que ces "nouvelles révélations (...) imposent l'ouverture d'une information judiciaire et la désignation d'un juge indépendant".

Joint par l'Associated Press, le palais de l'Elysée n'avait pas réagi dans l'immédiat.

D'après le site d'investigations, ce document daté du 10 décembre 2006 est signé de Moussa Koussa, alors chef des services secrets extérieurs libyens. Il est adressé à Bachir Saleh, directeur de cabinet du colonel Kadhafi et responsable du fonds souverain Libyan African Portfolio (LAP).

Le document, traduit de l'arabe, stipulerait ainsi: "En référence aux instructions émises par le bureau de liaison du Comité populaire général (gouvernement, NDLR) concernant l'approbation d'appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, M. Nicolas Sarkozy, pour un montant d'une valeur de cinquante millions d'euros". Et M. Koussa d'assurer qu'il allait transmettre et confirmer "l'accord de principe sur le sujet cité ci-dessus". AP


(AP / 28.04.2012 17h34)

 

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La Libye était prête à financer la campagne de Sarkozy en 2007

PARIS AFP / 28 avril 2012 19h11- Le site français d'information Mediapart a publié samedi un document signé d'un ex-dignitaire libyen affirmant que le régime de Mouammar Kadhafi avait accepté en 2006 de financer à hauteur de 50 millions d'euros la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Dans cette note, entourée d'un cadre vert, rédigée en arabe et traduite par Mediapart, Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignement extérieur de la Libye, confirme un accord au sujet des instructions émises par le bureau de liaison du comité populaire général concernant l'approbation d'appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, M. Nicolas Sarkozy, pour un montant d'une valeur de cinquante millions d'euros.

La note ne précise pas si un tel financement a effectivement eu lieu.

Elle stipule que cet accord est consécutif au procès-verbal de la réunion tenue le 6/10/2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi, ndlr) et le président du Fonds libyen des investissements africains (Bachir Saleh, ndlr), et du côté français M. Brice Hortefeux et M. Ziad Takieddine.

Ami proche de Nicolas Sarkozy, M. Hortefeux a été ministre de 2007 à 2011, notamment à l'Intérieur.

Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de M. Sarkozy, a qualifié samedi cette hypothèse de ridicule.

Il s'agit d'imaginer un financement libyen de 50 millions d'euros, dans une campagne électorale dont les comptes sont plafonnés à 22 millions d'euros. Des comptes qui ont par ailleurs été validés par le Conseil constitutionnel et n'ont donné lieu à aucune contestation, a-t-elle fait valoir.

L'avocate de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, citée par Mediapart, a affirmé que son client n'était pas présent à la réunion indiquée dans le document mais qu'il pense que ce document est crédible, vu la date et les personnes qui apparaissent.

Le parti socialiste a demandé à M. Sarkozy de s'expliquer devant les Français face à des éléments aussi graves, étayés par des documents nouveaux émanant de l'entourage du dictateur libyen lui-même

Mediapart explique avoir obtenu cette note d'anciens hauts responsables du pays, aujourd'hui dans la clandestinité, qui l'ont communiquée ces tout derniers jours.

Homme de confiance du colonel Kadhafi, Moussa Koussa, ancien chef des services de renseignements libyens de 1994 à 2009, puis ministre des Affaires étrangères, a fait défection au régime de Tripoli avant de se rendre à Londres, puis au Qatar.

Interrogé vendredi par Mediapart, l'ex-ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a déclaré n'avoir jamais rencontré Moussa Koussa et Bachir Saleh, ancien homme clef du régime libyen et destinataire de la note qui lui a été adressée le 10 décembre 2006, selon Mediapart.

L'hebdomadaire satirique Le Canard Enchainé avait affirmé début avril que Bachir Saleh, recherché par Interpol, a obtenu un titre de séjour au nom du regroupement familial en France. Il était responsable du Libyan African Portfolio (LAP), le puissant fonds souverain libyen crédité de plus de 40 milliards de dollars, selon Mediapart.

Le 12 mars, M. Sarkozy avait rejeté un éventuel financement de sa campagne de 2007 par la Libye. S'il l'avait financée (la campagne), je n'aurais pas été très reconnaissant, avait-il ironisé, en allusion à l'intervention armée de la France dans le cadre d'une opération de l'Otan qui a fait chuter le régime de Kadhafi (mars-octobre 2011).

Mediapart avait publié ce jour-là une autre note laissant penser que Tripoli aurait financé à hauteur de 50 millions d'euros la campagne de 2007 de M. Sarkozy. En mars 2011, le fils de Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, avait affirmé sur Euronews que la Libye avait financé la campagne de M. Sarkozy pour la présidentielle de 2007.


(©)

Le PS demande à Sarkozy de "s'expliquer devant les Français"

28.04.2012 à 17h27 • Mis à jour le 28.04.2012 à 18h43

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Après la publication, par Mediapart, d'un document prouvant l'accord de la Libye pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, Bernard Cazeneuve, un des porte-parole de François Hollande, a demandé samedi au président-candidat de "s'expliquer devant les Français".

"A plusieurs reprises au cours des dernières semaines, des informations précises ont été communiquées par voie de presse, relatives aux relations qu'aurait pu entretenir la France avec le régime du colonel Muammar Kadhafi au cours des dernières années. (...) Ces informations ont tout d'abord concerné le projet du gouvernement français de vendre du nucléaire civil à la Libye du colonel Kadhafi, jusqu'à l'été de l'année 2010. Elles ont été à plusieurs reprises confirmées ces derniers jours par l'ancienne présidente du groupe Areva, Anne Lauvergeon (...) Si ces faits étaient définitivement établis, ils témoigneraient des relations coupables et hasardeuses entretenues par les dirigeants français actuels avec ceux d'une dictature, dont on savait depuis longtemps la monstruosité des pratiques".

"Si les faits révélés par Mediapart étaient définitivement confirmés par d'autres documents ou les instructions judiciaires en cours, il serait alors établi que le président sortant a menti aux Français, pour dissimuler la réalité d'une très grave affaire d'Etat", ajoute-t-il.

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 23:50

 

 

 

 

 

 

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                                                                 Léonard SONNY

 

 

 

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                                              l'Honorable Mpokomandji SONNY

 

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Léonard SONNY et son épouse, ici avec Joseph KITICKI-KOUAMBA du KNK et conseiller diplomatique de BOZIZE

 

 

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Bangui 28 avril (C.A.P) – Le jeudi 26 avril dernier, l'expert-comptable Leonard SONNY a été expulsé de force de son cabinet situé dans l’immeuble CATTIN en face de la pâtisserie Phénicia au centre-ville et bien connue des Banguissois, par les éléments de l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) comme s’il était un bandit de grand chemin ou un criminel.

Le frère aîné de l’expulsé, l'honorable Mpokomandji SONNY député de Nola, a été lui aussi embarqué de force lui aussi par les policiers de l’OCRB avant d’être relâché. A donné une conférence de presse ce jour au cours de laquelle il a déclaré ceci : « L'expulsion n'as pas été signifiée et la procédure du jugement d'adduction n'est pas respectée. Cette décision est purement politique et non juridique.»

Il s’agit d’une nouvelle étape dans un vieux contentieux opposant l’expert-comptable à Serge SINGHA BENGBA qui prétend avoir acquis l’immeuble dans lequel se trouve le cabinet de Léonard Sonny et que ce dernier devrait libérer les lieux.

Cette affaire rappelle outrageusement celle de l’immeuble Bangui 2000 prétendument acheté par Ali EL AKHRASS, immeuble au sein duquel se trouvaient aussi le cabinet du bâtonnier Me Symphorien BALEMBY et la société ADMN de Jean Daniel DENGOU qui avaient été expulsés manu militari avant d’être contraints de quitter précipitamment le pays pour s’exiler en France lorsque Bozizé en personne avait ordonné qu’ils soient dépecés les accusant sans la moindre preuve d’être les auteurs de l’incendie pourtant volontaire du supermarché RAYAN de son ami le commerçant libanais Ali EL AKHRASS.

Au pouvoir donc en position de force, Bozizé, Ndoutingaï et Findiro se sont mis dans la tête qu’ils doivent en profiter pour devenir propriétaires de tous les vieux immeubles du centre -ville de Bangui quitte à piétiner le droit en expulsant de force tous ceux qui s’aviseront à vouloir faire de la résistance. C’est aussi cela qui fait le charme du dictateur Bozizé sur lequel beaucoup s’étaient de grandes  illusions.

Les Centrafricains doivent se mobiliser pour se débarrasser de ce dictateur car si on pense que la répression du pouvoir de la bozizie ne s’abat que sur quelques-uns, le jour où elle se tournera vers le dernier des Centrafricains, ce sera trop tard. Cette dictature n’est pas réservée ou destinée qu’aux autres. C’est une machine infernale qui est censée broyer tout le monde.   

 

Dans la série "Relisons nos classiques", ce texte de Martin Niemöller, ce pasteur protestant, arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen puis transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau, où il écrivit ces lignes.

 

«Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait personne pour protester.»

c/
Quand on a arrêté les communistes, je n'étais pas communiste, je n'ai rien dit ;
Quand on a arrêté les socialistes, je n'étais pas socialiste, je n'ai rien dit ;
Quand on a arrêté les Juifs, je n'étais pas Juif, je n'ai rien dit ;
Quand on est venu m'arrêter, il n'y avait plus personne pour protester.


[ Pasteur Niemöller ]« Version Badinter »



Robert Badinter : Les Droits de l'homme d'abord ça se défend pour les autres. Voici une histoire. Un homme raconte : "Les policiers nazis ont d'abord arrêté les communistes. Comme je n'étais pas communiste, je n'ai rien fait. Puis ils ont arrêté les socialistes. Je n'étais pas socialiste alors je n'ai pas bougé. Puis les syndicalistes. Je n'étais pas syndicaliste. Ensuite les Juifs, je n'étais pas juif et puis les protestants, je n'étais pas protestant, je n'ai toujours rien fait. Enfin, un jour, ils ont frappé à ma porte. J'ai cherché autour de moi de l'aide mais j'étais tout seul."

 

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 23:44

 

 

 

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Martin Z

 

Télémlpc a le plaisir d’informer ses téléspectateurs qu’elle procèdera à la diffusion de la réaction de Martin ZIGUELE sur Africa N°1 le mercredi dernier sur la situation sécuritaire en Centrafrique. Elle diffusera également la conférence de presse du candidat François Hollande ce même mercredi. Ces deux émissions seront l'unique programme durant ce long week-end du 1er mai.

www.lemlpc.net

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 23:38

 

 

 

 

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Samedi 28 avril 2012

Deby n’est pas presse de s’engager au Nord –Mali

Pour chasser les rebelles touaregs de Gao et Tombouctou, plusieurs chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest regardent  avec intérêt du côté du président tchadien, dont les talents militaires  en zone sahélienne sont connus. Quelques démarches discrètes ont été faites à Ndjamena auprès d’Idriss Deby Itno.

Réponse du Tchadien : « je ne suis pas hostile à l’envoi de troupes, mais j’ai déjà fort à faire  avec Baba Laddé (le rebelle tchadien qui opère en Centrafrique depuis l’an dernier, NDLR) »

Source : Jeune Afrique

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 23:31

 

 

logo MSF

25 Avril 2012

communiqué de presse

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, MSF rappelle que cette maladie constitue le principal problème de santé publique en République centrafricaine (RCA) et la première cause de mortalité chez les enfants. En RCA, le paludisme est une maladie endémique, ce qui signifie que chaque habitant du pays est infecté au moins une fois par an.

Le paludisme est de loin la première cause de morbidité constatée dans les installations de soins externes de MSF. En 2011, MSF a soigné plus de 212 000 personnes souffrant du paludisme.

Les données de MSF indiquent un nombre de cas élevé pendant toute l'année, avec un pic important pendant les mois de juillet et août chaque année (appelé « pic palu »). À Paoua par exemple, dans le nord ouest du pays, le nombre moyen d'admissions pédiatriques est de 220 par mois. Pendant le pic palu, ce nombre s'accroîet en moyenne de 55 %, soit 338 admissions par mois.

Le paludisme est également à l'origine d'un grand nombre de décès : dans les hôpitaux, il est la première cause de mortalité des patients admis. À l'échelle du pays, sur les 1 997 décès enregistrés en 2009, 670 étaient dus à un paludisme sévère et 330 à une anémie (très probablement causée par le paludisme). Ces deux causes étaient donc à l'origine de la moitié des décès survenus en 2009. La proportion était encore plus élevée chez les moins de cinq ans : sur les 1 375 décès à l'hôpital parmi ce groupe d'âge, 544 étaient dus au paludisme, contre 270 à l'anémie (soit 59,2 % les deux combinés).

Cela concorde avec l'expérience de MSF : à l'hôpital de Boguila par exemple, sur les 67 décès d'enfants de moins de cinq ans hospitalisés, 33 étaient dus au paludisme (soit 49 %). Cette maladie est donc de loin la première cause de mortalité infantile.

Une maladie très insuffisamment diagnostiquée et traitée

Les cas de paludisme sont très insuffisamment déclarés et soignés : seuls environ 6,4 % des cas attendus sont détectés et soignés. C'est pourquoi les défis à relever concernent principalement l'extension de l'accès au diagnostic et au traitement via la décentralisation des soins vers les structures de santé primaire et les travailleurs médicaux communautaires, mais aussi via la mise à disposition ininterrompue de combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine (ACT, Artemisinin-based Combination Therapy) et de tests de diagnostic rapide dans les centres de santé.

La RCA a mis en place une politique de gratuité du traitement du paludisme pour les enfants de moins de cinq ans, mais le système ne fonctionne pas. Le pays est gangréné par les pénuries de médicaments essentiels, les contraintes logistiques et les mesures dissuasives. L'accès gratuit aux soins est donc loin d'être une réalité.

La portée et l'efficacité des programmes de distribution de moustiquaires à long terme doivent également être améliorées : même si un grand nombre de moustiquaires est censé avoir été distribué ces dernières années, cela ne semble pas avoir réduit la transmission de la maladie de manière significative.

D'autres options de prévention et de traitement efficaces devraient également être envisagées : l'introduction d'un traitement de prévention épisodique pour les nourrissons et la mise sous traitement à base d'artesunate des cas sévères de paludisme en milieu hospitalier.

Interview de Jeff Mutombo, coordinateur médical pour MSF en RCA :

 « les populations déplacées par le conflit n'étant pas protégées arrivent à l'hôpital avec une forme sévère de paludisme »

Nos équipes à Kabo et Batangafo observent une augmentation significative des cas de paludisme cette année. Pourrais-tu nous expliquer comment le conflit dans cette région du nord du pays contribue à cette augmentation?

Le conflit dans cette région entraîene des déplacements des populations dont les villages ont été brûlés et pillés à plusieurs reprises. Autour de nos projets de Kabo et Batangafo nous avons à ce jour près de 12 000 personnes déplacées. Ces populations se retrouvent sans abris et n'ont aucun moyen de se protéger contre les piqures de moustiques. C'est ce qui explique l'augmentation des cas de paludisme.

Est-ce que ces populations ont un accès au diagnostic et au traitement de la maladie?

Lorsque des violences surviennent, les populations, qui craignent l'insécurité sur les routes, ont d'abord tendance à se cacher en brousse avant de trouver refuge dans un village. Mais une fois installés, les gens dans cette région ont accès au diagnostic et au traitement au sein de nos différentes structures de santé (poste de santé ou hôpital). Nos équipes organisent également des cliniques mobiles pour atteindre les populations dans les zones isolées.

Ces populations disposent-elles de moyens de prévention tels que des moustiquaires pour se protéger?

Les violences sont la plupart du temps accompagnées de pillages au cours desquels les villages ou campements sont totalement brûlés et les habitants perdent alors tous leurs biens, moustiquaires comprises.

Aujourd'hui nos équipes observent dans l'hôpital MSF une augmentation des formes sévères de paludisme. Est-ce en raison du conflit et du manque d'accès aux soins pour les populations?

Oui, effectivement car cette population n'étant pas protégée et ayant passé plusieurs jours en brousse arrive à l'hôpital avec une forme sévère de paludisme. Cela s'explique aussi par le délai entre le début de la maladie et le moment de la consultation car cette population ne peut pas se déplacer facilement en raison de l'insécurité sur les routes.

Quelle est la réponse apportée par MSF?

MSF continue d'offrir les soins dans ses différentes structures, mais aussi à travers les cliniques mobiles. Nous nous appuyons aussi sur les agents de santé communautaires qui sensibilisent les communautés et référent tous les cas suspects vers nos différentes structures. Pour les populations déplacées nous assurons la distribution des biens de première nécessité dans lesquels sont inclus des moustiquaires.

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