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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 13:14

 

 

 

 

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Agence Ecofin) - XSML, le gestionnaire du fond de private equity Central Africa SME Fund (CASF) investit dans Millenium Telecom un fournisseur d’accès internet 4G en République Centrafricaine.

Millenium Telecom déploie à Bangui un réseau Internet sans fil de 4èmegénération WiMAX Mobile de l’équipementier américain Airspan Networks.

10 000 clients sont visés dans le plan d’affaire du fournisseur d’accès.

CASF est un fonds de 25 millions $ qui prend des participations dans les PME de RD Congo et de Centrafrique pour un montant compris entre 100000 et 500000 $. Le portefeuille est composé de deux participations : SOS Médecins de Nuit et Congo Call Center

Source : http://www.agenceecofin.com

 

NDLR : C’est vraiment fabuleux ! Même la France n’est pas encore à la 4 G. C’est bien pour un pays de prendre ainsi de l’avance technologique mais franchement à quoi cela peut bien servir quand de nombreux citoyens de tous âges meurent de faim et que plusieurs grands hôpitaux du pays y compris ceux de la capitale manquent cruellement depuis des mois de médicaments essentiels, d’anti-tuberculeux, de matériel pour effectuer les radiographies et autres. Espérons qu'avec cette affaire,  on n'apprendra pas plus tard l'apparition dans le pays d'un autre milliardaire du type de celui de Boy-Rabe. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 02:22

 

 

 

 

 

médicaments

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 20 Juin 2012 09:53

Le sort des 108 personnes atteintes de la tuberculose et dont les traitements dépendent exclusivement de l’Hôpital Universitaire de Bambari est actuellement très préoccupant. Ledit hôpital ne dispose pas de médicaments appropriés pour les soins des malades tuberculeux depuis la rupture totale le 12 mai 2012, signale Radio Ndeke Luka (RNL) ce 19 juin.

Le Centre des Diagnostiques de Traitements Tuberculeux (CDTT) de l’Hôpital de Bambari ne peut actuellement s’occuper de ses patients à raison du manque de produits thérapeutiques destinés à plus de 107 personnes déclarées tuberculeux suite a un examen de crachats  effectué dans la Préfecture de la Ouaka cette année.

Cette crise médicamenteuse plonge le bien être de ces malades tuberculeux dans de complications sanitaires faisant place à de sérieuses inquiétudes de la part des malades, «  les patients se plaignent des rechutes fatales en cas de prolongement de la rupture » signale sans insistance le correspondant de RNL.

Le correspondant rapporte aussi que le responsable du CDTT de l’Hôpital Universitaire de Bambari, Jean Marie Youkouanga, confirme cette carence en dénonçant une lenteur dans l’acheminement des produits au niveau de Bangui, « suite aux commandes envoyées depuis le début du mois de mai et renouvelée ce début juin 2012, c’est à la date du 6 juin que l’équipe de supervision venue de Bangui   a administré 20 doses de REZ et du RH  à 20 personnes sur les 108 malades enregistrés et  nécessitants des suivis cliniques constants ». Cependant, la situation des 90 autres patients est vouée à la rechute si les commandes n’arrivent pas à temps, indique le même responsable.

L’Hôpital Universitaire de Bambari n’est pas l’unique à vivre ce problème de manque produits pharmaceutiques. Récemment, l’Hôpital Communautaire de Bangui s’était confronté à une rupture complète des médicaments même les plus prisés entre autres le Paracétamol. Comme initialement annoncé, cette crise de médicaments qui se généralise lentement en République Centrafricaine fait suite à la mauvaise gestion de l’Unité de Cession de Médicaments (UCM) en RCA en 2011. Jusqu’aujourd’hui, les centrafricains en général paient pour cette mauvaise gérance qui a découragé profondément les partenaires et pourvoyeurs de la République Centrafricaine en médicaments.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 02:19

 

 

 

 

bac birao2

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 20 Juin 2012 09:51

Une jeune camerounaise parmi les 457 candidats de la Mambéré-Kadéï qui a tenté de brader l’interdit de la triche, s’était fait rattraper lors de la composition des premières épreuves écrites du baccalauréat ce 19 juin à Berberati.

À l’instar des autre centres d’examens, les épreuves écrites d’anglais et de la philosophie composées au Lycée Barthélémy Boganda de Berberati ont commencé ce 19 juin 2012 à 7 heures du matin selon le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville.
Très maladroitement, une candidate de nationalité camerounaise détenait en sa possession l’intégralité de la réponse du premier sujet proposé aux candidats du centre n° 17 notamment l’anglais.

Tandis que les autres candidats soumis au test se contentaient de leur matière grise pour dénicher les énigmes du sujet d’anglais, la jeune lycéenne venue du Cameroun quant à elle se contentait de recopier tranquillement ce qu’elle avait sur les bouts de papiers, placé sur ses jambes.
Surprise en flagrant délit par les surveillants placés dans chacune des salles de classes, la jeune fille a très rapidement été remise aux forces de l’ordre mandatées par le ministère de l’éducation pour le bon déroulement des épreuves écrites de cette première session de juin 2012.

Questionnée sur l’étrange provenance de cette fuite de sujet, la candidate refuse catégoriquement de révéler la source. Ne voulant pas coopérer malgré l’intervention de 2 gendarmes, la jeune lycéenne a été conduite à la gendarmerie de Berberati pour répondre de ses actes mais surtout de dénoncer celle ou celui qui lui a donné ou vendu au préalable la réponse à ce sujet d’anglais, rapporte le correspondant de Radio Ndeke Luka.

Par ailleurs, plus de 40 autres candidats camerounais n’ont pas pu composer dans ledit centre faute d’irrégularités dans leurs dossiers, indique le correspondant à Berberati. Le président du centre Marcel Mbolodé explique à Radio Ndeke Luka que leurs dossiers n’étaient pas régulièrement enregistrés et qu’il paraitrait qu’une camerounaise qui habite à Berberati aurait tenté vainement au mois de Mai de les faire inscrire comme des candidats réguliers mais elle aurait été confrontée au refus du proviseur du lycée Barthélémy Boganda de Berberati.
C’est dans ces conditions peu louables que les épreuves écrites d’anglais et de philosophie ont été observées dans la Mambéré Kadéï ce 19 juin selon le correspondant de Radio Ndeke Luka.

 

10 Etudiants centrafricains au Gabon exclus pour ingérence politique

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 20 Juin 2012 14:07

 

Envoyés au Gabon dans le cadre d’une formation professionnelle, des étudiants et stagiaires centrafricains de différentes filières des régies financières, ont dénoncé ce 20 juin sur Radio Ndeke Luka (RNL), l’ingérence de la politique dans les affaires académiques dans ce pays de la Sous-région.

 

En pleine évaluation ce mois de juin, 10 candidats centrafricains sur 21 ont été expulsés après la délibération des résultats des épreuves. Les explications fournies par les organisateurs font état de ce que ces candidats centrafricains n’avaient pas été à la hauteur des épreuves. Mais suite à quelques investigations menées par leurs compatriotes, il s’agit d’une autre affaire que celle dont ils s’y attendaient. Loin de démériter, les étudiants centrafricains exclus ont tout simplement fait les frais des coups bas intentionnels.

 

L’un des étudiants joints au téléphone par Radio Ndeke Luka ce 20 juin, Sylvestre Komatolma explique : « il ne s’agit pas de questions d’insuffisance de connaissances. Nous avions été victimes d’injustice préméditée. Ce renvoie est lié aux problèmes politiques récents au sein de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale entrainant le départ précipité de l’ancien président de la CEMAC à Bangui l’an dernier ».

 

Selon toujours cet étudiant, les Centrafricains ne sont pas vus d’un bon œil dans cette école sous régionale parce que le pays n’est pas à jour dans ses cotisations périodiques.

 

Ces étudiants concluent en signalant que « si le gouvernement centrafricain ne réagit pas à temps, ces compatriotes vont prendre le chemin de retour dans très bientôt ».

 

Selon Sylvestre Komatolma, le souhait pressant des 10 étudiants renvoyés est que les autorités centrafricaines réagissent vite pour que ces fils du pays puissent poursuivre les formations pour lesquelles ils sont envoyés au Gabon.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 02:01

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Birao : La crise alimentaire s’étend sur toute la Vakaga

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Birao, 20 juin (RJDH) – « La crise qui se développe en ce moment ne concerne pas seulement les régions sud de la préfecture de la Vakaga. Elle se généralise. La ville de Birao est frappée aussi de plein fouet», a révélé ce matin Adramane Ramadan, député suppléant de la ville de Birao, joint par le  RJDH ce mercredi.

« Les prix des quelques rares denrées alimentaires qui sont encore sur le marché ont doublé, voire tripler. Un sac de mil qui se vendait à 12 000 FCFA, coûte  35 000 FCFA en ce moment », a-t-il déclaré.

Pour le député titulaire de Birao1, M. Goumba, qui se trouve actuellement à Bangui pour des raisons de santé « cette crise est directement liée à l’instabilité qu’a connu la région ces dernières années. La population n’a pas eu l’occasion de vaquer librement à ses occupations, et donc de cultiver », a-t-il rappelé.

« Nous souffrons à coup sûr et nous pensons que si rien n’est fait, la situation sera plus grave », a martelé Adramane Ramadan.

Le 19 juin le maire de Birao a mentionné que certaines populations, notamment celle de la partie sud de la préfecture de la Vakaga se déplaçaient vers Birao pour échapper à cette crise alimentaire.

Depuis plus d’un mois une crise alimentaire est signalée dans la préfecture de la Vakaga. Cette crise affecterait des milliers de personnes.

Kabo : La population soupçonne le FDPC de créer l’insécurité

Kabo, 20 juin (RJDH) – Certains habitants de la sous-préfecture de Kabo (Nord) et des villages périphéries,  estiment que ce sont les éléments du groupe armé de Front démocratique pour le peuple centrafricain (FDPC) dirigé par Abdoulaye Miskine qui créent l’insécurité dans la région.

D’après les informations, certains éléments du FDPC ont décidé de reprendre des actions militaires pour attirer l’attention du gouvernement sur le retard enregistré dans le processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).

Certaines sources affirment qu’il s’agit plutôt de certains éléments de l’ex-groupe armé de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) qui ont déposé les armes mais qui n’auraient pas bénéficié du programme DDR.

« Je  regrette d’avoir accepté de déposer les armes. Nous avons été trompés ; si le gouvernement n’ouvre pas des négociations, nous allons accentuer des actions », a déclaré un des ex-combattants au correspondant du RJDH dans la région.

Si l’on cite le nom du FDPC et de l’APRD déjà officiellement dissoute, certaines personnes soupçonnent aussi les éléments du rebelle tchadien, Baba-Laddé, éparpillés dans la brousse après les offensives communes de l’armée centrafricaine et de l’armée tchadienne.

A la fin de la semaine dernière, des hommes armés ont enlevé des bœufs appartenant à des éleveurs peulhs, près de la ville de Markounda (extrême Nord). Cette action a créé un sentiment de peur au sein de la population. Certaines structures humanitaires en poste à Markounda avaient évacué leur personnel à Paoua pour des raisons de sécurité.

Kanga-Bandoro : Les femmes déplacées de Nana-Outa victimes d’accouchement à risque

Kaga-Bandoro, 20 juin (RJDH) – Au total 13 cas d’accouchement à risque ont été enregistrés de février à  avril 2012 sur le site des déplacés du village de Nana-Outa à Kaga-Bandoro (Centre Nord), a déclaré Marguerite Foukouzou, assistance accoucheuse à Kaga-Bandoro, lors d’une mission d’assistance aux déplacés le samedi 16  juin.

« Les accouchements se font parfois à main nue parce qu’il n’y a pas de kits d’accouchement. Les femmes enceintes n’ont pas d’argent pour se rendre dans les formations sanitaires afin de subir les examens prénataux pendant les mois de grossesse », a-t-elle précisé.

En plus des accouchements à risques, les déplacés de cette localité ont des  réels problèmes d’accès aux soins. « Des enfants de 0 à 5 ans souffrent de la diarrhée et du paludisme. La parasitose intestinale est plus ou moins généralisée », a fait savoir Pierre Bada, relai communautaire et maître parent qui habite sur le même site.

« Ces maladies sont dues à la consommation d’eau souillée, car les déplacés sont obligés de boire une source stagnante. Les gens dorment à même-le-sol et sans moustiquaire, ce qui occasionne aussi la progression du paludisme», poursuit Pierre Bada.

Officiellement, 757 déplacés du village de Ngondava  sont basés au site de Nana-Outa. Les personnes malades n’ont pas la possibilité de se faire soigner, compte tenu des frais élevés de consultation et de soins dans les centres de  santé.

« C’est pourquoi nous demandons à l’Unicef et aux autres structures humanitaires de nous appuyer », a souhaité Marguerite Foukouzou.

 

Bangui : Les hôpitaux de Bangui dépourvus de matériel

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Bangui, 20 juin (RJDH) – Les principaux hôpitaux de la ville de Bangui  manquent cruellement de  matériel, ce qui affecte la qualité des soins des malades, a constaté le RJDH ce mercredi 20 juin.

De l’hôpital de l’amitié à  l’hôpital communautaire en passant par le complexe pédiatrique de Bangui, malades et  personnel soignant se plaignent de cette situation.  A l’hôpital de l’amitié par exemple, il n’y a plus de clichés pour les examens de radiologie.

« Ce problème est survenu au moment où le gouvernement a demandé à chaque administration de verser ses menues recettes au trésor public. Puisque tout est versé au trésor public, nous n’avons plus la possibilité d’acheter le  matériel de travail », a fait observer Simon Pierre Bétéloum, chef de service de radiologie à l’hôpital de l’Amitié.

« Nous avons un sérieux problème en ce qui concerne la fourniture d’oxygène aux malades qui sont dans le besoin d’urgence.  Parfois les patients meurent à cause de ce manque d’outil de travail », a déploré Martin Kangoudane, major au service de traumatologie à l’hôpital communautaire.

Martin Kangoudane  poursuit en faisant savoir que « par soucis de sauver ses vies, nous sommes obligés de forger le débitmètre (outils qui régularise le débit de l’oxygène chez le malade) pour donner l’oxygène pour réanimer des cas  graves ».

Le complexe pédiatrique de Bangui n’est pas épargné. Son directeur, le Dr  Chrysostome Gody, a pour sa part fait remarquer que les installations de l’extracteur d’oxygène  ont été détruites par des personnes mal intentionnées. « Cela rend la distribution d’oxygène difficile aux nouveau-nés et cela  constitue l’une des causes de la mortalité infantile», a-t-il souligné.

Il a également dit que la qualité du courant électrique, en particulier les délestages répétés sont aussi à l’origine de la destruction du matériel médical au complexe pédiatrique de Bangui. « Sur sept extracteurs d’oxygène existant, trois seulement sont encore en bon état et les quatre autres sont en panne », a-t-il  ajouté.

Bambari : Difficile réconciliation entre les peuhls et la population autochtone

Bambari, 20 juin (RJDH) – Les négociations engagées pour faire la paix entre les éleveurs  peuhls et la population autochtone du village de Yassigaza à Kouango (centre),  après une altercation entre les deux communautés et qui date du 4 juin, n’ont pas abouti.

Environ 25 éleveurs peulhs  sont sortis de leur campement pour demander pardon à la population. Mais, Pierre Badolo, le chef dudit village Yassigaza, s’est opposé à cette initiative, exigeant la libération des quatre jeunes interpellés par la gendarmerie dans le cadre de cette affaire, avant une quelconque négociation.

Suite à cet incident, la population locale avait refusé de vendre les produits de première nécessité aux éleveurs peuhls.

Il faut rappeler que quatre jeunes soupçonnés de s’être livrés à des actes de justice populaire sur un éleveur au village Yassigaza, à 57 kilomètres de  Bambari, ont été arrêtés le 4 juin par la gendarmerie.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 00:32

 

 

 

baba laddé gl

Carte-Centrafrique-Tchad

 

 

 Mercredi 20 juin 2012

Selon nos informations, plusieurs ressortissants Peuls ont été interpellés  à Sido en Centrafrique puis transférés vers Ndjaména. Paisibles citoyens et simples éleveurs, ces  personnes n’ont rien à voir avec la politique. Leurs arrestations non –judiciaires  soulignent la en urgence  la gravité de la sécurité humaine dans la sous-région.

Par ailleurs, le domicile familial à Gounougaya du Général Baba Laddé , a été attaqué par des éléments de l’armée tchadienne.

En dépit de l’appel à la paix lancé par le Général Baba Laddé, le régime de Ndjaména ne semble pas disposé à ouvrir des négociations sincères avec le FPR.

Si ces arrestations persistent, le Général Baba Laddé ne pourra pas contrôler son état –major, car  sur le terrain, ses troupes veulent en découdre avec l’armée tchadienne.

Les autorités du Sud Soudan doivent prendre leurs responsabilités pour garantir à Baba Laddé sa quiétude sur leur territoire dès qu’ils l’ont accueilli dans le cadre d’un appel à la paix.

 

La rédaction du blog de Makaila

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 17:04

 

 

 

J Bendounga

 

 

Bangui, le 18 juin 2012

 

A

 

Monsieur David GBANGA

Directeur Général de Radio Centrafrique

Bangui.

 

Objet : V/Invitation datée du 15 juin 2012 pour un débat radiophonique,

            le 16 juin 2012 de 11 heures 00 à 12 heures 45 minutes.

 

Monsieur le Directeur Général,

 

J’ai le regret de venir par la présente, vous exprimer ma désapprobation ainsi que mon dégoût pour la manière combien cavalière et discourtoise de votre invitation ci-dessous textuellement transcrite.

 

INVITATTION

 

Monsieur. : Le Président du MDREC, Joseph BENDOUNGA,

est prié de participer à l’émission radiophonique « LE DEBAT CITOYEN », le SAMEDI 16 Juin 2012 de 11H00 à 12H45 au studio B de Radio Centrafrique. Thème à débattre : Sécurité et Sureté Aéroportuaires

Le Directeur Général de Radio Centrafrique  David GBANGA

 

Comme vous pouvez le juger vous-mêmes, Monsieur le Directeur Général, votre invitation n’est rien d’autre qu’un ordre émanant d’un supérieur hiérarchique à son subalterne mais non, une invitation à l’endroit d’une personnalité politique, leader d’un parti de l’opposition.

 

Pire encore, elle n’est parvenue à notre domicile au quartier Le PLATEAU que la veille, 15 juin à 16 heures.

 

Le MDREC tient à vous instruire que la série de crises profondes née des diverses rébellions nationales, des exactions des éleveurs ANAGAMBA, MBARARA et ZARAGUINA sur les populations civiles, de l’occupation des deux tiers de notre territoire par les chefs rebelles BABA LADE du Tchad, Joseph KONY de l’Ouganda et leurs troupes,  de la gestion mafieuse, familiale, calamiteuse, clientéliste, clanique, tribaliste ainsi que du pillage en règle des richesses et des finances de l’Etat par le Général président, député, ministre de la défense, gourou de la secte christianisme céleste, directeur du trésor, gestionnaire des offices et sociétés d’Etat, François BOZIZE reste la première des préoccupations des Centrafricains qui tire le diable par la queue.

 

Pour ce qui est de l’aéroport Bangui, MPOKO, nous vous disons d’emblée qu’il ne répond plus aux normes de sécurité aérienne et constitue un grand danger pour les villes de Bangui, Bimbo et leurs ban lieux.

 

Il doit être transféré ainsi que la capitale politique du Centrafrique au centre géographique de notre pays.

 

Les quarante milliards (40.000.000.000) de francs pour les travaux de sa réfection et la société écran créée en toute pièce à cette fin ne sont rien d’autre qu’une vache à lait et une manne qui va une fois de plus garnir les comptes à l’étranger et tomber dans les gosiers du Général Président François BOZIZE, sa famille et de ses complices dont le premier serait un certain Anicet Parfait MBAYE, ministre du transport  et de l’aviation civile.

 

Mieux vaut tars que jamais, le MDREC constate avec joie l’ouverture de Radio KNK à l’opposition. Le MDREC prend acte de la nouvelle donne qui n’est rien d’autre qu’un timide début de l’application de la loi relative à  l’accès des Partis Politiques aux médiats d’Etat.

 

Le MDREC reste disposé à prendre part à tous les débats sur les ondes de Radio Centrafrique à condition d’y être convié 72 heures à l’avance. Pour ce qui est de l’actualité ou des réactions à chaud, un simple coup de fil suffit.

 

Veuillez agréer Monsieur le Directeur Général, l’expression de notre haute et sincère considération.

 

Le Président du MDREC

 

 

Démocrate Joseph BENDOUNGA

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 16:57

 

 

 

 

 

Centrafrique_Bibliotheque_scolaire_coupe.jpg

Centrafrique | Bangui - du 25 juin 2012 au 28 juin 2012

http://www.latitudefrance.org/Creation-de-bibliotheques-scolaires-en-Centrafrique.html

 

 

Un deuxième stage de formation des bibliothécaires scolaires se tiendra à Bangui du 25 au 28 juin 2012. Celui-ci s’inscrit dans le cadre d’un projet du Fonds Social de Développement (FSD) porté par la Fédération nationale des Associations de parents d’élèves qui a permis la création de quatre bibliothèques scolaires inaugurées en décembre 2011 en présence de l’ensemble des partenaires. Ce projet intitulé « Amélioration de l’accès aux livres dans quatre écoles fondamentales de Bangui » présente plusieurs particularités. Zoom sur un projet-pilote.

Une bibliothèque scolaire en action en Centrafrique. L’enseignant est détaché pour prendre en charge une bibliothèque scolaire et anime une séance de lecture.

Un projet novateur dans le système éducatif centrafricain

Ce projet doit positionner les bibliothèques scolaires (qui ont été, jusqu’à présent, les parents pauvres des actions entreprises au profit du système éducatif centrafricain) comme outil pivot d’accès à la lecture pour les élèves mais aussi de l’émergence de nouvelles pratiques pédagogiques.

La création de bibliothèques scolaires ne concerne pas seulement l’achat de livres de bibliothèques, elle a été précédée par la réhabilitation de salles de classe afin de les aménager car aucun local n’était prévu à cet effet.

Dans chacune des écoles concernées, un instituteur volontaire et sélectionné par les autorités éducatives compétentes en fonction de ses motivations et de ses aptitudes est déchargé de classe et se voit confier les fonctions de bibliothécaire. Grâce à cette position administrative rarement pratiquée en République centrafricaine, le projet acquiert une dimension innovante, susceptible d’apporter de nombreuses améliorations dans l’organisation de l’école fondamentale en favorisant les décloisonnements et les échanges de pratiques au sein des équipes pédagogiques.

Ces bibliothécaires, des conseillers pédagogiques ainsi que des membres des associations de parents d’élèves ont bénéficié en juin 2011 d’une formation en bibliothéconomie et à l’animation autour du livre qui a impliqué de nombreux acteurs du secteur éducatif et de la francophonie (MEPSA, assistance technique, Alliance française de Bangui, École AEFE Charles de Gaulle).

Un projet porteur de synergies

Ces premières bibliothèques scolaires ont bénéficié d’une première dotation d’environ 600 ouvrages grâce à une commande effectuée par le service de Coopération et d’Action culturelle de l’ambassade de France (SCAC) auprès de Biblionef. Cette association dispose de dix-huit années d’expérience. Elle met son expertise au service de l’amélioration de l’accès de la jeunesse au livre et à la culture, notamment en insérant le don d’ouvrages dans la chaîne du livre.

La Fédération nationale des Associations de Parents d’Élèves et d’Étudiants centrafricains (FNAPEC) mutualise les quatre associations des parents d’élèves des écoles concernées et assure la gestion financière du projet en tant que bénéficiaire et maître d’ouvrage de ce projet FSD pour lequel elle a bénéficié d’une subvention de 26 886 euros de la part de l’ambassade de France. Elle garantit le suivi du projet en faisant le lien entre les parents et le système éducatif. La mise en œuvre de ce projet concourt ainsi au renforcement opérationnel des capacités de la FNAPEC, favorisant ainsi une meilleure implication des parents d’élèves au sein de la communauté éducative.

L’UNICEF a pris en charge la dotation des bibliothèques en mobilier adapté, renforçant ainsi le cadre multi-partenarial de ce projet.

Le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation œuvre pleinement pour que la bibliothèque scolaire s’intègre véritablement aux processus d’enseignement / apprentissage, mis en œuvre dans les écoles, et permette de faire émerger des pratiques pédagogiques innovantes et actives.

L’assistance technique de l’ambassade, constituée du conseiller du ministre et des Volontaires internationaux, documentaliste, et Affaires sociales, accompagne le projet de sa conception à sa mise en œuvre.

Le suivi du projet et les perspectives

La formation des différents acteurs du projet et le suivi-accompagnement des bibliothécaires et des équipes pédagogiques impliquent de nombreux intervenants du secteur éducatif et de la francophonie. Les inspecteurs d’académie et de circonscription sont fortement mobilisés, l’assistance technique encadre et suit le projet, le médiathécaire de l’Alliance française de Bangui apporte ses compétences professionnelles et les enseignants de l’École primaire AEFE du Lycée Charles-de-Gaulle de Bangui partagent leur savoir-faire dans le domaine de l’animation pédagogique autour du livre.

Un suivi de proximité est mis en œuvre afin de favoriser les échanges entre bibliothécaires ainsi qu’avec l’ensemble des équipes pédagogiques. Enfin, grâce à une évaluation régulière, les enseignements tirés de la mise en œuvre de ce projet-pilote devraient permettre de le démultiplier dans de nombreuses écoles, notamment en province, grâce à l’apport de nouveaux partenaires, en particulier dans le cadre de l’Initiative de mise en œuvre accélérée - Éducation pour tous.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 16:53

 

 

 

 

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Les 10 pays les plus dangereux d’Afrique

Le Global Peace Index publie un classement mondial des pays du plus sûr au plus violent. Une dizaine de pays du continent figurent parmi les plus gangrenés par la guerre ou cherchant à en sortir. Le Global Peace Index, réactualisé pour l'année 2012, n'a pas entraîné de changement dans le classement des 10 pays africains les plus dangereux. La Somalie, en guerre civile depuis plus de 20 ans, reste toujours le pire pays au monde (158e sur 158), malgré les progrès faits sur le terrain, et les victoires récentes de l'Amisom, la force d'interposition de l'Union Africaine. Et le 10e reste l'Ethiopie, qui, au classement mondial, chute tout de même de six places (de 131e sur 153 en 2011, à 137e sur 158 en 2012).

Depuis 2007, le Global Peace Index, réalisé par l’institut de recherche Economics and Peace, classe 153 pays du globe du plus sûr au plus dangereux. Les 10 pays les plus dangereux d'Afrique sont soit des Etats embourbés depuis plusieurs années dans une guerre civile ou frontalière, soit des pays ayant conclu récemment des accords de paix, mais encore confrontés à des violences régulières qui les déstabilisent. Le classement évalue dans ce cas, les risques de reprise des combats et de résurgence de l’instabilité politique. Sont également prises en compte les menaces terroristes, dont certaines sont liées à al-Qaida.

 Le classement 2011 est marqué par le printemps arabe et son impact sur la stabilité des pays de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Ainsi, des pays comme la Tunisie ou la Libye, pourtant présentés dans le précédent classement comme des havres de paix, figurent aujourd'hui dans le tableau noir.

 10 - Ethiopie: risques de résurgence des conflits antérieurs

 L’Ethiopie a encore des relations tendues avec son voisin érythréen, plus de dix ans après la fin de la guerre qui les a opposés. Malgré la reconnaissance de la frontière établie par la Cour de justice internationale, le pays n’a pas entièrement retiré ses troupes de la région de Badme, au nord, attribuée à l’Erythrée.

 Par ailleurs, l‘Ethiopie est confrontée à deux mouvements autonomistes sur son territoire. Le premier, le Front de libération Oromo, touche une région très stratégique au sud-ouest, la plus peuplée d’Ethiopie et qui recèle d’importantes ressources naturelles. Le second, le Front national de libération de l’Ogaden, est basé à l’est, à la frontière avec la Somalie, et est doté d’une branche armée.

 Sur le plan politique, les élections générales de 2010 se sont déroulées dans le calme. Elles ont été remportées par le parti de Meles Zenawi, Premier ministre depuis 19 ans. Cependant, ce résultat a été dénoncé par plusieurs partis d’opposition réunis au sein de l'alliance du Medrek.

 9 - Burundi: crainte d’une radicalisation de l’opposition

 Le Burundi a connu une guerre civile durant quinze ans. Les racines du conflit étaient les mêmes que celles de son voisin rwandais: l’opposition entre les Tutsi et les Hutu. Le cessez-le-feu définitif a été établi avec les forces rebelles Hutu du Front national pour la libération (FLN), l’ultime groupe encore armé en 2008. Ce dernier, renonçant à la lutte armée, est devenu un parti politique.

 La tenue d’élections en 2010 était donc un test pour la stabilité politique du pays. Première étape: les élections locales ont conduit à la victoire du parti au pouvoir le Conseil national pour la défense de la démocratie et des forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), avec 64% des voix. Le résultat, reconnu par la communauté internationale, a été contesté par l’opposition, le FLN en tête.

 Deuxième étape, les élections présidentielle (juin 2010) et législatives (juillet 2010). L'opposition a boycotté les deux scrutins en signe de protestation. Le président Pierre Nkurunziza a été réélu ans surprise. Par la suite, de nouvelles violences ont éclaté, faisant craindre une radicalisation de l’opposition.

 8 - Zimbabwe: reprise des violences politiques

 Le Zimbabwe, sous le régime autoritaire de Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1980 en tant que Premier ministre puis président à partir 1987, a connu une vague de violences après l’élection présidentielle controversée en 2008. Robert Mugabe et Morgan Tsvangirai, son principal rival, ont tous deux revendiqué la victoire au premier tour. Après le retrait de la course du second, le premier a été élu président et un accord de partage du pouvoir fut signé en septembre 2008.

 La situation politique du pays a donné des signes d’apaisement en 2009 avec la mise en place d’un régime à deux têtes avec comme président, Robert Mugabe et comme Premier ministre Morgan Tsvangirai. Cette organisation bicéphale était provisoire et devait donner lieu à la rédaction d’une Constitution, préalable à la tenue d’une nouvelle élection présidentielle.

 Seulement, en 2010, les tentatives du Premier ministre pour élaborer la Constitution ont été sabotées par le camp de Robert Mugabe. Des réunions publiques ont été interdites, procédant à des arrestations arbitraires, des pillages et des mises à sac. Dans ces conditions, l'élection présidentielle a peu de chances de se tenir en 2011.

 7 - Tchad: pacification des relations de voisinage

 Le Tchad a sensiblement amélioré sa situation grâce à l’amélioration des relations avec les pays limitrophes. En 2009, la signature des accords de Doha avec le Soudan a amorcé une pacification des rapports entre les deux. En 2010, une force mixte composée de troupes du Tchad et du Soudan a été officialisée.

 Cette embellie n’est pas sans conséquence sur le conflit à l’est, hérité des tensions au Darfour (de l’autre côté de la frontière). Le gouvernement soudanais a en effet retiré son soutien aux rebelles opérant au Tchad. Par conséquent, malgré quelques soubresauts, il a été mis fin à l’intrusion de bandes armées au Tchad, avec la défaite des rebelles de l’Union des forces de la résistance et la signature à Doha de l’accord sur la normalisation et de sécurisation des frontières entre le Tchad et le Soudan (PDF) en janvier 2010 à N'Djamena, la capitale tchadienne, et qui fut suivi en février d'une visite du président tchadien Idriss Déby à Khartoum, capitale soudanaise.

 D'après Global Peace Index, la situation politique du pays s’est également stabilisée dans la perspective des élections législatives et présidentielle de 2011. Faute d'opposition structurée, Idriss Déby a sans surprise été réélu à la présidence en avril 2011.

 6 - Nigeria: entre guerre de religion et guerre économique

 L’instabilité qui règne dans le centre et le sud du pays ne s’est pas calmée avec la réélection de Goodluck Jonathan en avril 2011. Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec ses 155 millions d’habitants, est marqué par un conflit au centre, dans la région de Jos. Des tueries entre musulmans et chrétiens ont provoqué près de 20.000 morts sur les dix dernières années. 2010 a été ponctuée par des meurtres de chrétiens et de musulmans. Le motif religieux souvent évoqué n’est pas l’unique raison à ce conflit. Des motivations économiques ont conduit à la migration vers le sud (majoritairement chrétien) des éleveurs chrétiens sans terre.

 Une autre bataille économique se joue dans le delta du Niger, au sud. Le gouvernement nigérian est aux prises avec un groupe terroriste. Ce dernier attaque les installations et le personnel des compagnies pétrolières. Appelé Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND), il a multiplié les enlèvements d'expatriés et les attaques sur les oléoducs, réduisant à néant les tentatives d’armistice engagées par l’Etat. De 2006 à 2008, le pays aurait perdu un quart de sa production pétrolière à cause de ces attaques.

 5 - Libye: le printemps arabe tourne à la guerre civile

 La Libye est entrée en guerre civile à la suite du soulèvement populaire de février 2011. Les manifestations, inspirées des exemples tunisien et égyptien, ont conduit à la chute de l'autorité de Mouammar Kadhafi dans l’est du pays, particulièrement dans la ville de Benghazi où avait commencé l’insurrection. Plusieurs responsables du régime ont rejoint l’opposition. Face à cette situation, le Guide libyen a répondu par la force début mars, lançant ses troupes contre les villes rebelles. L’intervention internationale qui a eu lieu le 20 mars (après l’établissement du classement), sous la bannière de l’Otan n’a pas abouti à la sortie de crise rapide espérée.

 4 - République Centrafricaine: une année préélectorale mouvementée

 La République Centrafricaine est désormais placée dans les 10 pays les plus dangereux au monde. La période 2010/2011 a été marquée par une nouvelle agitation dans plusieurs zones de tension du pays. Un climat dû à la tenue, en janvier 2011, de l’élection présidentielle, qui a vu la réélection de François Bozizé.

 Au nord-est dans la zone frontalière avec le Soudan et le Tchad, l’armée régulière a fait face à des groupes rebelles. En 2008, un accord de paix a été signé avec quatre des factions armées présentes dans la zone. Seulement, certains groupes non signataires sévissent toujours. En 2010, peu de temps après le retrait de la mission de l’ONU, les rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), ont attaqué la ville de Birao, finalement reprise par les troupes gouvernementales aidées de l’armée tchadienne. En juin 2011, un accord de cessez-le feu a été signé entre le gouvernement centrafricain et le CPJP.

 Autre terrain sensible, le sud-est du pays où sévit les troupes de la Lord’s Resistance Army (LRA) menée par Joseph Kony, personnage sous le coup d’un mandat d'arrêt international depuis 2005. Ce groupe, des plus violents, est apparu en 1988 en Ouganda et a pris une envergure internationale occupant également la RDC et le Sud-Soudan. Ils s’adonnent à des pillages et à des enlèvements de civils.

 3 - République démocratique du Congo: l’émergence d’une menace terroriste

 La République démocratique du Congo est empoisonnée par l’activité sur les franges de son territoire, de plusieurs groupes armés et terroristes concentrés à l’est du pays. C’est principalement au Kivu, dans la région des Grands Lacs, que la situation s’est envenimée en 2010.

 Ce conflit né de l’arrivée massive de réfugiés à la fin du génocide rwandais, oppose notamment les forces de l’armée nationale (FARDC) et le congrès national pour la défense des peuples (CNDP) de Laurent Nkunda, un ancien militaire Tutsi.

 Selon le Global Peace Index, le conflit pour la domination régionale et les ressources régionales opposant les forces de l’armée nationale (FARDC) et les Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) a connu une baisse sensible des tensions.

 En revanche, de nombreux combats entre les FARDC et le congrès national pour la défense des peuples (CNDP) de Laurent Nkunda, un ancien militaire Tutsi ont éclaté en 2010 en dépit de l’accord de cessez-le-feu de 2008.

 Malgré une tentative d’intégration du CNPD à l’armée régulière et un accord de cessez-le-feu en 2008, ce dernier est régulièrement violé. En 2010, de nombreux combats entre les deux parties ont éclaté.

 Toujours à l’est, le gouvernement congolais est aux prises avec des rebelles ougandais, les Forces démocratiques alliés-Armée nationale de libération de l’Ouganda (ADF-NALU). Or, en 2010, les soupçons de lien entre ces derniers et les shebab somaliens, un groupe islamiste fondamentaliste proche d’al-Qaida, se sont confirmés.

 2 - Soudan: des solutions politiques aux conflits fragiles

 En 2010, la situation du Soudan  —déjà mauvaise— a empiré. Le pays est en proie depuis plusieurs années à deux conflits intérieurs lourds de conséquences sur les plans humain et politique. Selon le Global Peace Index, le nombre total de réfugiés et déplacés à l'intérieur du pays s'élève à 5,3 millions de personnes. 

 A l’ouest, le conflit au Darfour a fait 300.000 morts (y compris ceux dus à la famine et aux maladies) et 2,7 millions de déplacés depuis 2003, rapporte Global Peace Index. En 2006, un accord de paix est signé entre le gouvernement du président Omar el-Béchir et le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), le plus puissant des groupes rebelles. Mais, la paix est fragile, l’ensemble des factions ne l’ayant pas signée. En 2010, des heurts opposent à nouveau le gouvernement et plusieurs groupes armés (dont le JEM) au nord et à l’ouest de la région, conduisant la mission de l’ONU-Union Africaine au Darfour à prolonger son intervention d’un an et à accroître ses effectifs.

 Au Sud, le conflit du Soudan du Sud est en voie d’achèvement avec le référendum d’auto-détermination qui s’est tenu en janvier 2011 et qui a abouti à la proclamation, le 9 juillet, de la République du Soudan du Sud. En outre, la situation de la zone d’Abyei, exclue du vote de janvier, reste encore incertaine.

 1 - La Somalie: vingtième année de guerre civile généralisée

 La Somalie est plongée depuis 1991 dans une guerre civile. Un conflit qui oppose le gouvernement fédéral de transition, soutenu par l’ONU et conduit par le président Cheikh Sharif Sheikh Ahmed, à plusieurs groupes de rebelles islamistes, pour certains proches d’al-Qaida.

 Non reconnu à l’intérieur du territoire somalien, le gouvernement de Cheikh Sharif Sheikh Ahmed n’arrive pas à imposer un Etat opérationnel sur l’ensemble du pays. Le seul morceau de territoire qu’il contrôle encore est une partie de la capitale Mogadiscio. La ville est le théâtre régulier, notamment en 2010, de combats violents entre les deux camps pour en conserver la maîtrise.

 La terreur dans le pays a eu pour conséquence le déplacement de plus de 1,9 million de personnes, soit plus de 20% des Somaliens selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Il est difficile d’entrevoir une stabilisation du pays. Le mandat du gouvernement de transition, censé s’achever en août 2011, a été prolongé d'un an afin d'organiser des élections dans de meilleures conditions.

Virginie Pascase

Source: Slate Afrique

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 16:29

 

 

 

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A côté du FARE-2011, une autre plateforme de l'opposition politique centrafricaine vient de voir le jour.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 01:55

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Birao : Les habitants des villages se déplacent à Birao à cause de la crise alimentaire

carte ndele

 

Birao, 19 juin (RJDH) – Les populations de certains villages touchés par la crise alimentaire dans la préfecture de la Vakaga (nord-est), se déplacent vers la ville de Birao pour avoir de la nourriture.

« La situation va de mal en pire pour les habitants du village de Mélé par exemple. La majorité de la population se  trouve présentement à Birao pour trouver de quoi se nourrir. C’est la même chose pour la population du village de  Ndiffa», a fait savoir le maire de Birao, Ahmat Moustapha, joint par le  RJDH ce mardi 19 juin.

D’après le résumé d’une évaluation publiée par une ONG travaillant dans la préfecture de la Vakaga, en février 2012, le village de Mélé dont les habitants se déplacent de plus en plus vers Birao,  a fait l’objet d’une attaque en avril 2011 lors des affrontements inter-ethniques. Les cases et les greniers ont été brûlés. D’où la crise alimentaire.

Depuis plus d’un mois une crise alimentaire est signalée dans le la préfecture de la Vakaga. Cette crise affecterait près de 45 000 personnes selon OCHA. Mais les données du recensement général de 2003, la population de la Vakaga est estimée à 37 595 personnes.

 

Ndélé : Les enfants libérés des rangs de la CPJP seront encadrés avant leur réinsertion

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Ndélé, 19 juin (RJDH) – Les enfants libérés des rangs  du groupe armé de la  Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), les 12 et 13 juin à  Ndélé (Nord-est) seront encadrés pendant  deux semaines dans un centre de transit et d’orientation (CTO) avant d’être remis  à leurs parents respectifs.

L’information a été donnée ce mardi 19 juin par le Conseiller de ladite rébellion,  Mahamat Zakaria, dans  un entretien avec le RJDH. Ce dernier avait accompagné le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) à la base de la CPJP à la périphérie de la ville de Ndélé pour la libération de ces enfants.

« Les enfants libérés ont été  installés dans le centre de transit et d’orientation (CTO) pour deux semaines. Après cette période d’encadrement, ils seront remis à leurs parents, notamment pour ceux dont les parents résident dans la région », a précisé Mahamat Zakaria. Il a également  signalé la présence des enfants venus d’autres pays comme le Tchad et le Sud-Soudan

Une source proche d’une structure humanitaire travaillant dans la protection des enfants interrogée  par le  RJDH sur la situation de ces enfants, s’est réservée de donner des détails sur le processus de leur réinsertion, pour des raisons de sécurité.

« Il y’a une loi qui régit la prise en charge des enfants associés aux forces et groupes rebelles. A cet effet, il est important de protéger les intérêts de ces enfants en vue de ne pas les identifier », a indiqué la source.

La libération des enfants est l’application du plan d’action signé le  21 novembre 2011 entre les Nations Unies et la CPJP, lors d’une visite de la représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy, en République centrafricaine.

 

Bambari : Vers une promotion de la médecine traditionnelle

 

Bambari, 19 juin (RJDH) – L’Organisation mondiale de la santé et ISTA, une structure canadienne, a lancé une série de campagnes de sensibilisation de la population visant  à valoriser la médecine traditionnelle dans la Sous-préfecture de Bambari.

« Ce programme permet d’expliquer à la population les biens faits de la médecine traditionnelle à base de produits naturels. Le traitement des maladies courantes ou aiguës sont moins couteux et accessibles à tous », a expliqué Victor Wama, chef de mission de l’ONG ISTA pour défendre son initiative.

Il a fait savoir que son organisation est un centre qui mène des études et la recherche pour l’application d’une médecine alternative en partenariat avec l’OMS. Ces recherches contribuent selon lui, à renforcer la lutte contre les maladies courantes et aiguës, en utilisant des plantes naturelles.

 

Kabo : La résurgence des groupes armés inquiète la population

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Kabo, 19 juin (RJDH) – Les habitants de la ville de Kabo (Nord) et des villages environnants, vivent dans la peur depuis le vendredi 15 juin à cause de la présence d’hommes armés dans la région.

Selon  des sources proches de la sous-préfecture et de la mairie de la ville de Kabo, une soixantaine d’hommes armés venant de la frontière avec le Tchad traversent depuis le vendredi 15 juin les  villages  Béili,  Sabo, Maïtikoulou pour atteindre la ville de Markounda à l’extrême Nord.

Le vendredi, ceux-ci auraient enlevé des bœufs appartenant à des éleveurs peulhs, proche du village de Békondjo. La plupart des habitants de ces villages  attribuent cet acte au groupe rebelle du Front démocratique du Peuple Centrafricain  (FDPC).

A cause de cette insécurité, les ONG humanitaires basées à Markounda se sont retirés provisoirement de la ville. Il s’agit notamment de Caritas  internationale qui a évacué son personnel le vendredi 15 juin à Paoua. L’ONG Jesuit refugees services affirme que ces événements, a coïncidé avec le retour de son personnel à Bangui pour les vacances.

 

Obo : La population reçoit 4 bâtiments de la part l’ONG COOPI

Obo, 19 juin (RJDH) – L’ONG internationale de COOPI a remis à la population de la ville Obo  lundi 18 juin quatre bâtiments dont deux serviront de bâtiments scolaires, les deux autres devant servir respectivement de  bibliothèque et de pharmacie vétérinaire. 

Les deux bâtiments  scolaires  comprennent chacun trois salles  et sont affectés au Collège d’enseignement secondaire, qui jusqu’ici utilisait un bâtiment de l’Eglise catholique. Le   bâtiment destiné à la  bibliothèque servira de centre de recherche et de lecture pour les jeunes.

En remettant ces infrastructures à la population, la cheffe de projet COOPI, Marzia  Vigliaroni, a exhorté les bénéficiaires à les protéger.

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