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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 18:35

 

 

 

 

Bendounga

 

 

Bangui, le 05 mars 2012

 

A

 

Madame Sylvie PANIKA

Directrice de Radio NDEKE LUKA

Bangui.

 

Objet : - la mise à ma disposition de l’enregistrement de l’émission

              « Club de la Presse » du vendredi 02 mars 2012,

             -l’exercice de mon droit de réponse.

 

Madame la Directrice,

 

Le vendredi 02 mars 2012, lors de l’émission « Club de la Presse » de Radio NDEKE LUKA animée par Monsieur Hyppolite MARBOUA, deux des invités dans leurs élucubrations s’en sont vertement pris aux leaders de l’opposition politique et j’ai été nommément cité.

 

Par la présente, j’ai l’honneur de venir respectueusement auprès de votre haute personnalité solliciter une copie de l’enregistre de l’émission « Club de la Presse » du vendredi 02 mars 2012.

 

Comme l’exige la loi, je dois exercer mon droit de réponse et je vous prie de m’indiquer le jour et la date. 

 

Aussi, permettez-moi Madame la Directrice de vous marquer mon étonnement au sujet du refus de Radio NDEKE LUKA de convier le MDREC, un parti de l’opposition aux débats qu’elle anime sur ses ondes.

 

Je profite de cette opportunité pour vous rappeler les dispositions de l’ordonnance n° 05,007 du 02 juillet 2005, relative aux partis politiques et au statut de l’opposition en RCA.

 

Art. 35 : L’opposition politique est constituée d’un ou de plusieurs partis ou groupements politiques, distincts du parti ou de la coalition de partis qui soutient l’action du Gouvernement.

L’opposition politique concourt au débat politique et à l’alternance démocratique. 

 

Art. 36 : il est reconnu à tout parti politique le droit de l’opposition. Ce droit s’exerce aussi bien au sein qu’en dehors du parlement.

L’opposition a le droit de suivre l’action Gouvernementale et de la critiquer de façon objective et constructive.

 

Art. 37 : Les partis et groupements politiques de l’opposition participent, de plein droit, à la vie des institutions et des organes dans lesquels siègent les partis et groupements politiques.

 

Art. 38 : Nul ne peut faire l’objet d’une quelconque discrimination en raison de son appartenance à un parti ou groupement politique de l’opposition. Fin de la transcription.

 

J’ose croire que ce manquement grave à vos obligations sera corrigé dans les meilleurs délais. 

 

Veuillez agréer Madame la Directrice, l’expression de ma haute et sincère considération.

 

Large diffusion.

Le Président du MDREC

 

 

Démocrate Joseph BENDOUNGA

 

 

 

Bangui, le 06 mars 2012

 

A

 

Monsieur David GBANGA

Directeur Général de Radio Centrafrique

Bangui.

 

Objet : - la mise à ma disposition de l’enregistrement de  

              l’intervention du  Député KNK de Mbaïki,

             -l’exercice de mon droit de réponse.

 

Monsieur le Directeur Général,

 

Lors de ses élucubrations au sujet du chef rebelle BABA LADDE, un Député KNK de Mbaïki s’en est vertement pris à ma personne qu’il a nommément citée.

 

Par la présente, j’ai l’honneur de venir respectueusement auprès de votre haute personnalité solliciter une copie de l’enregistre de l’intervention du Député KNK de Mbaïki sur les ondes de Radio Centrafrique.

 

Comme l’exige la loi, je dois exercer mon droit de réponse et je vous prie de m’indiquer le jour et la date.

 

Je tiens à vous rappeler que par le passé, vous avez refusé de répondre à ma demande d’user de mon droit de réponse.

 

Cette fois-ci, je tiens à vous rappeler que vous n’êtes pas au-dessus de la loi et que tout refus de votre part vous exposera à des poursuites judiciaires.

 

Je profite également de cette opportunité pour vous rappeler les dispositions de l’ordonnance n° 05,007 du 02 juillet 2005, relative aux partis politiques et au statut de l’opposition en RCA.

 

Art. 35 : L’opposition politique est constituée d’un ou de plusieurs partis ou groupements politiques, distincts du parti ou de la coalition de partis qui soutient l’action du Gouvernement.

L’opposition politique concourt au débat politique et à l’alternance démocratique. 

 

Art. 36 : il est reconnu à tout parti politique le droit de l’opposition. Ce droit s’exerce aussi bien au sein qu’en dehors du parlement.

L’opposition a le droit de suivre l’action Gouvernementale et de la critiquer de façon objective et constructive.

 

Art. 37 : Les partis et groupements politiques de l’opposition participent, de plein droit, à la vie des institutions et des organes dans lesquels siègent les partis et groupements politiques.

 

Art. 38 : Nul ne peut faire l’objet d’une quelconque discrimination en raison de son appartenance à un parti ou groupement politique de l’opposition. Fin de la transcription.

 

J’ose croire que ce manquement grave à vos obligations sera corrigé dans les meilleurs délais. 

 

Veuillez agréer Monsieur le Directeur Général, l’expression de ma haute et sincère considération.

 

Copies : -M. le Ministre de la Communication.

             -Large diffusion.

Le Président du MDREC

 

 

Démocrate Joseph BENDOUNGA

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 18:27

 

 

 

Baba-Ladde1

 

Fusils artisanaux, armes blanches, etc. ont été pris de force par ces bandits chez les populations. Le village Ngoulinga, situé à 5km de la ville de Grimari dans la préfecture de la Ouaka a été pris en otage 48 heures durant par 19 éléments lourdement armés appartenant à la rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR).

Selon les informations disponibles, ces hommes qui se sont constitués en 4 groupes, ont pris d'assaut le village aux environs de 18 heures du jeudi 1er mars 2012. Ils sont arrivés du côté de Kouango où l'on nous a signalé qu'ils ont érigé une barrière au village Mété non loin du Collège technique de développement rural (CTDR) et s'en prennent à tous les passants. Ils prenaient tout des mains des passants, même du savon de 50 F CFA signale un villageois. Arrivés au village Ngoulinga en trombe, ils auraient abattu un jeune garçon de 15 ans du nom d'Honoré P. qui, apeuré a voulu fuir. Son corps a été ramené à Grimari.

Dans la nuit, ils auraient mis le feu à l'habitation du chef du village qui étant malade ne les aurait pas reçu comme il se doit. Toute la journée du vendredi 2, ils ont instauré leur loi avec tous les corollaires. Selon les dernières informations, ils auraient violé 4 femmes et une jeune fille qui est finalement décédée alors qu'on la conduirait à l'hôpital de Grimari. Les forces de l'ordre installées à Grimari n'ont pu intervenir, arguant qu'ils sont en nombre insuffisant et n’auraient pas assez de matériels par rapport à leurs adversaires. C'est finalement en début de soirée du vendredi que les bandits sont partis du village et se seraient dirigés vers la ville de Grimari. Avant de partir, ils ont mis à sac le village et auraient pris de force quelques jeunes valides.

Dans la nuit du samedi, trois d'entre eux ont pris une chambre dans une auberge à Grimari où, la suspicion ayant réveillé l'attention de la population, ils ont été attaqués nuitamment par quelques valeureux jeunes hommes. Deux ont été grièvement blessés mais ont dû prendre les jambes à leur cou. Le dernier a été tué et son corps gisait devant l'auberge jusque dans la journée du dimanche. C'est avec l'arrivée des gendarmes de Grimari à l'auberge que l'on a effectivement su qu’il s'agit d'un élément de Baba Laddé. L'inquiétude plane toujours dans la région où ces hommes se sont dispersés dans presque toute la préfecture.

© Journal de Bangui : Pacôme Pabandji

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 18:15

 

 

 

 

balkany_01.jpg

 

www.lesinrocks.com06/03/2012 09H44

Dans un entretien récent au Parisien, le député-maire de Levallois-Perret laissait percer une certaine fierté à endosser le rôle de “Monsieur Afrique”. Mais à y regarder de plus près, ses escapades et son influence africaines ne sont que poudre aux yeux.

Il y a des filles qui, depuis toutes petites, surveillent leur tour de taille, en espérant devenir miss France. Il y a des hommes qui, depuis l'enfance, remplissent compulsivement leur carnet d'adresses en rêvant secrètement d'obtenir le titre de "Monsieur Afrique". Celui qui a l'oreille du pouvoir, qui détient les bons réseaux, conclut de grands contrats, agit discrètement sous les ors des palais. Pour partir à l'assaut du continent africain, Patrick Balkany, député-maire de Levallois, semblait surtout posséder la première qualité : celle d'être "l'ami de Nicolas". Durant le quinquennat sarkozyste, on l'aura vu accompagner le président français en Libye, soutenir un putschiste en Mauritanie, accueillir l'ambassade du Tchad dans des locaux municipaux ou encore se vanter d'avoir palabré uranium au Congo.

Dans Le Parisien du 7 février, celui que certains surnomment désormais le "Foccart de Levallois" concède une interview dite exclusive. Serein, presque jovial, il assure avoir apporté sa modeste pierre à la conclusion d'un contrat aussi titanesque que chaotique.

"Balkany n'avait pas de rôle dans cette affaire"

En juin 2007, Areva annonçait le rachat de la start-up canadienne Uramin qui dispose de permis miniers en Afrique (Namibie, Centrafrique et Afrique du Sud). Coût de l'acquisition : 1,82 milliard d'euros. Mais, rapidement, les ressources en uranium se révèlent moins importantes qu'escomptées. De plus, il y a un os : le gouvernement centrafricain conteste la licence d'exploitation du site de Bakouma. En avril 2008, Balkany passe alors par Bangui, capitale de la République centrafricaine. S'il dit n'avoir "eu aucun rôle" dans les négociations, il affirme pourtant avoir fait "en sorte que les deux parties [Areva et le gouvernement local - ndlr] puissent se rencontrer et parler". Balkany explique alors que son "ami" Georges Forrest, un homme d'affaires belge controversé* à la tête d'un groupe minier international, lui a demandé de l'accompagner car, en tant que député-maire de Levallois, il "connaî[t] très bien François Bozizé", le président de la République centrafricaine.

Joint à Kinshasa, capitale de la république démocratique du Congo (RDC), Georges Forrest rigole quand nous évoquons son "ami" :

- "C'est une connaissance, nous corrige d'entrée l'ancien consul honoraire de France en RDC (son fils vient de le remplacer). Balkany n'avait pas de rôle dans cette affaire. Pour Uramin, on m'avait demandé de faciliter la chose car il y avait beaucoup de problèmes, je l'ai réglée seul et à l'amiable.

- Vous n'avez pas eu besoin de Patrick Balkany ?

 - (rires) Certainement pas. Ça, je peux vous le confirmer car ici, nous sommes la quatrième génération à vivre en Afrique. (rires bis)

 - Il survendrait son rôle alors ?

- Peut-être qu'il aime bien se mettre en valeur..."

Il y a deux ans, la direction d'Areva ne disait pas autre chose au Canard enchaîné: "Patrick Balkany s'est poussé du col, pas besoin de lui pour faire notre travail. En revanche, nous avons discuté avec Forrest..."

L'ami de Nicolas aurait-il une fâcheuse tendance à bomber le torse devant les journalistes français ? Théoriquement, quand on est à la fois aspirant Monsieur Afrique et déjà condamné à deux ans d'inéligibilité pour avoir confondu employés municipaux et employés de maison, on cherche plutôt l'ombre.

"Il n'a aucune légitimité africaine"

"Dans le trio infernal de la Françafrique sarkozienne, entre Guéant, Bourgi et Balkany, cherchez l'erreur de casting", ironise Vincent Hugeux, journaliste à L'Express et auteur de L'Afrique en face. Qu'est-ce qui vaut à Balkany, à ma grande stupéfaction, de jouer un rôle sur certains grands dossiers ? C'est uniquement sa proximité avec Nicolas Sarkozy. Il n'a aucune légitimité africaine."

Un universitaire français spécialiste des réseaux africains dégrade encore l'image du griot des Hauts-de-Seine.

"Il avait des relais dès l'instant qu'il rappelait à tout le monde que son ami était président. Mais aujourd'hui en Afrique, le président français est 'fatigué' comme on dit. L'influence africaine de Balkany c'est de la poudre de perlimpinpin. A part peut-être du côté de Wade au Sénégal et de Camara en Guinée."

En 2009, quelques jours avant l'élection présidentielle mauritanienne, un avion Challenger Bombardier 550 - appartenant au peu démocratique gouvernement du Kazakhstan - s'envole vers l'Afrique de l'Ouest. Destination Nouakchott, capitale de la Mauritanie. On trouve à son bord l'intermédiaire tunisien et lobbyiste Lyès Ben Chédli, des représentants d'un grand groupe minier et Patrick Balkany. Après un "excellent déjeuner dans la demeure personnelle du Premier ministre", nous assure Lyès Ben Chédli, le jet décolle pour Nouadhibou, capitale économique du pays. Là, Balkany rencontre pendant une heure, en tête à tête, le général Mohamed Ould Abdel Aziz qui, un an plus tôt, a pris le pouvoir par un putsch.

Quelques jours plus tard, le général sera élu président dans des conditions douteuses. "Un coup d'Etat électoral", s'époumonera l'opposition.

Le député français ne s'embarrasse pas de ces détails. "Bien sûr, la présence de monsieur Balkany était une marque de soutien au candidat Aziz", nous confirme Lyès Ben Chédli. Benoîtement, nous demandons pourquoi le maire d'une commune des Hauts-de-Seine tient ce rôle d'émissaire.

- "C'est un élu du peuple français. Il est maire et député.

 - Justement, il n'est pas ministre des Affaires étrangères...

 - Si la France n'était représentée que par le MAF, elle n'avancerait pas beaucoup. Un ministre ne peut pas se diviser en dix."

En réaction à ces propos, un membre du Quai d'Orsay nous rappelle que son institution diplomatique "ne peut être tenue responsable des actions de tout le monde". Même en off, il ne voudra pas préciser davantage son sentiment. Nous interrogeons donc des collègues de l'Assemblée nationale sur l'implication de Patrick Balkany dans la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. "Il est peu présent lors des auditions, nous glisse un député UMP expert de l'Afrique. Et monsieur Balkany n'est pas plus spécialiste de l'Afrique qu'un autre."

Le journaliste Vincent Hugeux confirme : "Sa vision de l'Afrique est extrêmement sommaire, pour rester charitable. Du continent, Balkany ne connaît guère que des chefs d'Etat, des hommes d'affaires et quelques palaces."

Le maire de Levallois ne perd jamais une occasion d'entretenir des liens étroits avec son réseau africain. Le 19 août 2008, sa commune signe avec la République du Tchad un contrat de 5,7 millions d'euros. Il s'agit de réhabiliter l'ambassade du Tchad en France et de l'accueillir entre-temps dans des locaux municipaux. Quand la Chambre régionale des comptes en est informée, elle dénonce cet arrangement dans un rapport : "Quoique lucrative, cette opération est critiquable car elle ne présente pas de liens avec le champ de compétences de la Ville de Levallois-Perret, qui est limité par l'intérêt communal."

"Ne vaudrait-il pas mieux qu'il s'occupe d'autre chose que l'Afrique ?"

Autre lien municipal avec l'Afrique : le Comité d'échanges et de relations internationales. L'opposition locale demande plus de transparence sur le fonctionnement de cette association qui touche 80 000 euros de subventions annuelles. D'après la conseillère municipale socialiste Anne-Eugénie Faure, les rapports d'activité annuels se sont limités "en 2007, 2008 et 2009 [à] un vulgaire copié-collé, mot à mot, de deux pages". Après avoir dénoncé cette utilisation abusive du carbone, le rapport de 2010 a été "plus fourni et reformulé. Mais il n'est toujours pas réellement précis sur l'utilisation de la subvention", se désole Anne-Eugénie Faure.

Le sens politique africain de M. Balkany va se manifester lors d'un ultime épisode : la Guinée. Le 17 septembre 2009, le député-maire recevait un ministre de la junte guinéenne. Il affirme à l'occasion que le ministère des Affaires étrangères français est "à côté de la plaque". Pour lui, la "candidature de Moussa Dadis Camara ne pose pas de problème. C'est un citoyen guinéen comme les autres". Onze jours plus tard, Camara fait tirer sur la foule, entraînant plus de cent cinquante morts. Sur ce coup-là, son ami Nicolas piquera une grosse gueulante.

Patrick Balkany a refusé de répondre à nos sollicitations. Nous avons donc demandé à Jean-François Probst, ancien collaborateur de Jacques Chirac et fin connaisseur de l'Afrique, quelle question il aurait eu envie de poser à monsieur Balkany. Il marque une pause puis lâche : "Ne vaudrait-il pas mieux que ce trublion, ou turlupin comme vous voulez, s'occupe d'autre chose que de l'Afrique?"

Geoffrey Le Guilcher

*Epinglé en 2002 dans un rapport d'experts de l'ONU pour avoir alimenté la région des Grands Lacs en armes légères, Georges Forrest a été blanchi par le Sénat belge.

 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 03:34

 

 

 

 

Brazzaville-pres-de-1-500-sinistres-se-sont-refugies-devant.jpg

Brazzaville-copie-1.jpg

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LEMONDE.FR avec AFP | 05.03.12 | 21h11

Les explosions dans un dépôt de munitions à Brazzaville qui ont fait près de 150 morts, dimanche, ont laissé quelque 3 000 personnes sans-abri, a indiqué, lundi 5 mars, l'ambassadeur de France.

La France a déployé vingt tentes pouvant accueillirun total de 200 personnes à la cathédrale du Sacré-Cœur où se trouvaient près de 1 500 réfugiés. Un avion d'aide affrété par la France devait arriverdans la nuit à Brazzaville avec à son bord "une équipe médicale de vingt-cinq personnes et cinq tonnes de matériel", a précisé l'ambassadeur. "Il s'agit de répondre à une priorité du ministère de la santé pour traiter les cas des blessés les plus graves et notamment les cas de fractures", a ajouté l'ambassadeur, Jean-François Valette.

UN AUTRE DÉPÔT MENACÉ

À Brazzaville, une source militaire a indiqué – sous couvert d'anonymat – qu'un autre dépôt de munitions près de celui qui a explosé pourrait êtreatteint par le feu. Les deux dépôts "souterrains" sont "à quelque cent mètres l'un de l'autre", dans le régiment de blindés au quartier Mpila, dans l'est de la capitale. Selon cette source, des "techniciens" se sont rendus lundi sur les lieux du sinistre.

"La priorité c'est vraiment d'éteindre" des petits foyers d'incendie qui couvent toujours au dépôt de munitions qui a explosé dimanche, a déclaré le ministre de l'intérieur, Raymond Mboulou.

Un court-circuit serait à l'origine de l'incendie. Dimanche, le président Denis Sassou Nguesso a "insisté sur l'obligation de délocalisation" des casernes militaires à l'extérieur de la capitale.

Lundi, au moins six corps ont été retrouvés dans les décombres du quartier sinistré. "Nous sommes à plus de 150 personnes décédées, c'est provisoire (...). On compte plus d'un millier de blessés", a précisé lundi matin le ministre de l'intérieur.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 03:04

 

 

 

RCA carte-2

Réseau des journalistes pour les Droits de l'homme en République Centrafricaine

 

Me Jean-Hilaire-Désiré Zoumaldé prend la direction de l’Ordre des avocats

 

Bangui 5 mars 2012

Maître Jean-Hilaire-Désiré Zoumaldé a été élu bâtonnier de l’Ordre des avocats centrafricains, le samedi 3 mars lors d’une assemblée générale à Bangui, a rapporté radio Notre Dame.

Ce dernier succède au bâtonnier Symphorien Balémby parti en exil depuis 2010  pour défendre les intérêts des avocats, et développer des nouvelles stratégies pour l’épanouissement de la profession d’avocat en République centrafricaine.

 « Nous exerçons une profession libérale et après 15 ans d’ancienneté, il faut apprendre quelque chose de nouveau, tel que l’administration dans l’ordre des avocats, la gestion des avocats, c’est une sorte de leadership qu’il faut posséder en tant qu’avocat ; c’est ma première motivation», a-t-il confié à la presse après son élection.

 « Nous faisons partie de la génération intermédiaire ; nos grands frères qui sont passés par là ont rempli leur mission, et aujourd’hui c’est notre tour de relever le défi pour diriger l’Ordre des avocats avec humanisme », a précisé le nouveau bâtonnier. 

Selon Jean-Hilaire-Désiré Zoumaldé, il existe aujourd’hui une sorte de désagrégation et de  dispersion au sein du corps des avocats et qu’il est nécessaire de chercher à rassembler tous les défenseurs, leur redonner confiance et remettre en place une série de formations continues en faveur des avocats.

 

Bambari : Les déplacés internes sollicitent l’appui des humanitaires

5 mars 2012

 

Le président réélu du bureau des déplacés internes de Bria vivant à Bambari, Idriss Yaya, a sollicité ce matin une assistance des humanitaires en faveurs des 2214 déplacés de Bambari, a annoncé radio Be-Oko.

Cet appel a été lancé au cours d’une assemblée générale qui a vu sa réélection à la tête d’un bureau de 13 personnes, avec pour mandat de mener les démarches nécessaires  auprès du gouvernement, des agences du système des Nations Unies et des structures humanitaires pour les inciter à fournir de l’assistance aux déplacés.

D’après Idriss Yaya, seul le sous-bureau du Programme alimentaire mondial (PAM) assiste les 2214 déplacés internes de Bria vivant à Bambari en leur distribuant des vivres de temps en temps. C’est pourquoi une intervention des autres ONG humanitaires serait salutaire pour ces personnes rendues vulnérables par les conflits ; même si quelques-unes commencent à retourner à Bria avec le processus de réconciliation.

Par ailleurs, «nous devons être solidaires, avoir un esprit de collaboration et d’assistance à nos frères en cas de difficulté ; ce geste doit être la preuve que nous sommes issus d’une même région et que nous avons été obligés de quitter nos villages d’origine à cause des conflits », a-t-il lancé à l’endroit des déplacés internes.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 02:51

 

 

 

A Poussou

 

J’aurais eu un problème de conscience en ma double qualité d’observateur de la scène politique africaine, et de Centrafricain, si je ne réagissais pas aux injures commanditées par le président sortant de la commission de la CÉMAC (Communauté économique et monétaire des États membres d’Afrique centrale), Antoine Ntsimi,  et exécutées le 23 février dernier par son compatriote Éric Essomo Tsimi du magazine L’Autre Afrik, sous le titre évocateur : « Antoine Ntsimi accule au ridicule François Bozizé ».

Je devais réagir dès le lendemain de la publication de cet article mais suite à un certain nombre d’éléments d’information qu’un aîné m’a gentiment et fraternellement communiqué en toute confiance, j’avais cru nécessaire, sur ses conseils d’ailleurs, qu’il était préférable, de me faire violence et ainsi faire peu de cas de ces vexations assénées à la perle pour railler mon pays, la République Centrafricaine.

Cependant, l’absence de réactions des supposées autorités centrafricaines, notamment du sulfureux porte-parole du gouvernement Firmin Findiro, qualifié à Bangui de « porte-parole du Ciel et de la terre », pourtant d’ordinaire prompt à vitupérer les chefs de partis politiques du pays par ses déclarations aussi ridicules que risibles sur les antennes de Radio-Centrafrique, et les réactions « très centrafricaines » de certains compatriotes, m’ont ému jusqu’aux larmes et m’ont  déterminé à sortir de la réserve que je me suis imposée, volontairement, depuis quelque temps.

Car, si l’on devait s’en tenir qu’à ces réactions renvoyant dos-à-dos un petit fonctionnaire de la CÉMAC adepte des intrigues de rase campagne et celui qui fait office actuellement de président de la République Centrafricaine, donc de représentant légal des quatre millions d’âmes qui peuplent le pays,  la question de l’immobilisme des institutions sous régionales ne devrait plus se poser.

Elle ne se poserait plus simplement parce que le président centrafricain se couvrirait de ridicule en dénonçant, à juste titre d’ailleurs, le scandaleux comportement du patron de la commission de la CÉMAC qui se prend véritablement pour le septième chef d’État d’Afrique centrale et qui se comporte à Bangui comme en territoire conquis. À les en croire, le sens de l’Histoire serait donc de laisser Antoine Ntsimi s’amuser ainsi avec le destin collectif des peuples de la sous région.

Heureusement ou malheureusement, c’est selon, la réalité des fait est beaucoup plus complexe, pour ne pas dire plus compliquée.

En effet, si François Bozizé qui est président de la République ne s’inquiète pas du sabotage des projets structurants pour la sous région par ceux-là même qui sont censés en assurer la direction, qui d’autre aurait la légitimité de le faire ?

Pour une fois depuis neuf ans qu’il s’est emparé du pouvoir de l’État par la force des armes, François Bozizé aura eu, de mon point de vue,  une réaction digne d’un responsable politique, un vrai, en élevant une protestation énergique contre ce qu’il convient d’appeler « l’inconscience » du président d’une commission communautaire.

Du refus d’humiliation de la République Centrafricaine.

Plus sérieusement, afin que les choses soient claires dans les esprits, il convient de faire une remarque préalable pour préciser le fond de ma pensée. D’autant plus que je suis parfaitement  conscient de ce que le seul fait de prendre position non pas pour défendre un homme fût-il François Bozizé mais pour laver l’honneur bafoué de tout un peuple, me fera rapidement passer chez les esprits simples pour un « défenseur acharné » du régime qui conduit mon pays à vau-l’eau.

Or, je suis loin d’être un allié, et ce n’est pas demain que je serai un partisan de François Bozizé.

D’abord, parce qu’on pourrait bien me compter parmi les victimes du régime de Bangui, dont certains ministres se vantent encore aujourd’hui de m’avoir fait virer d’une chaine de télévision dans laquelle j’apprenais mon métier de journaliste.

Ensuite, j’ai subi dans ma chair, les affres de la barbarie et la sauvagerie de ce régime pour avoir été agressé,  physiquement, à Paris, par un individu qui semble-t-il avait les yeux et les oreilles des plus hautes autorités du pays.

Enfin, j’ai commis un livre en 2010 (Il neige sur Bangui) pour rappeler en substance que François Bozizé et son clan s’enlisent inexorablement dans leurs errements et qu’ils ne parviendront nullement à empêcher leur dégringolade.

Je n’accepte donc pas que mon pays à travers son président soit ainsi trainé dans la boue. Pour la simple et la bonne raison que  je suis profondément républicain et viscéralement attaché au respect des institutions.  Mais revenons-en à notre sujet.

Un type malhonnête dilapide les fonds de la CÉMAC.

Au vu de ce qui précède, je tenais, malgré tout, à parler de la République Centrafricaine dont je suis originaire pour l’instruction d’Antoine Ntsimi. Je tiens donc à défendre cette terre de nos pères qui m’a vu naître, m’a connu alors que j’étais enfant et a guidé mes premiers pas.

En fait, j’ai eu la nette impression en lisant son article qu’Antoine Ntsimi ignore tout de mon pays natal, cette malheureuse Centrafrique dont on a dit tant de mal ces dernières années à cause de l’irresponsabilité de certains de ses fils. D’autant plus qu’il ne viendrait pas à l’esprit de celui-ci de faire insulter ouvertement, publiquement et officiellement un autre chef de l’État.

Contrairement à ce que pense Ntsimi, ce pays a connu des personnalités aussi dignes que respectables :

Je pense à feu Abel Goumba, homme d’État, intellectuel et universitaire en ses grades et ès qualités de professeur agrégé de médecine et d’ancien recteur d’université.

Je pense à ma sœur  Marie-Noëlle Koyara, première femme ingénieure agronome de notre pays qui dirige avec brio une agence onusienne.

Je ne peux pas ne pas faire allusion à un autre professeur, Gaston Nguérékata, expert ès mathématiques,  qui enseigne les équations aux petits américains à l’université de Baltimore.

Je n’oublie pas tous les Centrafricains qui ont dirigé des institutions sous régionales spécialisées comme la Banque de développement des États de l’Afrique centrale et bien d’autres encore qui représentent valablement le drapeau centrafricain à l’étranger.

C’est dire que la médiocrité ambiante du régime actuel ne saurait réduire l’ensemble des Centrafricains à une bande de vauriens comme Ntsimi aime à le claironner à qui veut l’entendre.  

Ce qui me fait dire que ces injures commanditées par Ntsimi pour dénigrer la République Centrafricaine ne devraient pas être assimilés à celles qui sont habituellement proférées par certains individus en mal de publicité.  Ce ne sont pas des outrages banals, c’est le procès de tout un peuple orchestré par un petit fonctionnaire sous régional. C’est donc le procès de toute l’administration de la CÉMAC telle que la comprennent certains fonctionnaires de cette institution qui n’ont que du mépris pour cette terre qui les accueille et les nourrit quotidiennement.

Et je suis presque tenté de me féliciter que ce procès ait lieu grâce à Antoine Ntsimi, car il nous permet de poser devant l’opinion publique sous régionale le problème si douloureux de la corruption et du gaspillage des deniers de l’institution qu’est la CÉMAC.

Il nous permet de rappeler par exemple que depuis le mois d’avril 2011, Antoine Ntsimi, tout président de la commission de la CÉMAC qu’il soit, est en mission officielle dans son pays, le Cameroun. Cette mission est si bénéfique pour les projets sous régionaux et tellement si longue que la CÉMAC lui fait parvenir chaque mois  en sus de son salaire, pas moins de 60 millions de Francs CFA en guise de frais de mission et de différents frais d’hébergement, de location de voiture et d’avion alors qu’il est chez lui et qu’il utilise ses propres véhicules.

Il nous permet également de sous étonner des contres vérités et des mensonges d’Antoine Ntsimi qui a réussi à faire accroire des inepties à certains chef d’État de la sous région afin de justifier son absence de Bangui, et de se faire passer pour le sauveur de l’institution qui sombrerait, selon lui, dans le chaos si un Centrafricain venait à prendre sa tête à cause des supposés appels de fonds des autorités centrafricaines. Tout ça parce qu’il entend rempiler à la tête de l’institution malgré son bilan catastrophique.  

Il nous permet enfin et sans que cela ne soit exhaustif de dire à Antoine Ntsimi que s’il avait remis de l’argent au président centrafricain, à la veille du sommet de Bangui, pour solliciter son intervention auprès de ses pairs afin de conserver son poste alors que le Cameroun avait amené son successeur qui attendait dans un hôtel banguissois avant d’être présenté aux chefs d’État, c’était de son propre initiative et cela lui donne nullement le droit de dénigrer François Bozizé qui représente plus de quatre millions d’individus alors que lui ne représente même pas son quartier de Yaoundé.

La faillite annoncée d’une institution de développement.

Lorsque l’Afrique centrale se remettra un jour de la léthargie dans laquelle elle est engluée depuis au moins cinq ans, elle s’apercevra que le bilan d’Antoine Ntsimi à la tête de la CÉMAC est particulièrement dramatique.

Elle s’apercevra ensuite du trou abyssal creusé par cet incapable qui n’a eu de cesse de confondre les caisses de l’institution avec sa poche personnelle et qui n’a que faire, à cause de son incompétence caractérisée,  de l’intégration  sous régionale et du destin commun des peuples.

C’est en cela que les chef d’État ont l’obligation morale, sinon le devoir de s’intéresser davantage à ce qui se passe dans cette institution. Il y va de l’avenir commun de millions de gens. 

Adrien POUSSOU
Journaliste – Éditeur

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 02:47

 

 

 

 

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1er Anniversaire du Mouvement Citoyen Fini Kodé.

Déclaration du Conseil Exécutif

05 mars 2011 - 05 mars 2012, voici déjà une année qu’un certain nombre de nos concitoyens qui sont conscients de la situation de faillite dans laquelle se trouve notre pays ont décidé envers et contre tous de prendre leur responsabilité pour se retrouver dans une réunion de concertation à Paris.

De cette journée inoubliable qui a débuté dans l’après midi du 05 mars 2011 pour prendre fin le lendemain 06 mars 2011 à 06 heures du matin, il en est ressorti un Mouvement politique novateur et avant-gardiste : ce fut la naissance du Mouvement Citoyen Fini Kodé.

Ainsi donc et contrairement aux fonctionnements, aux objectifs des partis politiques traditionnelles qui animent la vie politique dans notre pays depuis plus de cinquante ans, notre mouvement a pris le parti de ne pas conquérir le pouvoir de l’Etat mais de procéder en profondeur à une transformation de la société centrafricaine par une méthode pédagogique.

En revendiquant une rupture radicale aussi bien avec un système politique inapproprié, les mécanismes retors qui les sous-tendent qu’avec la coupable et criminelle cupidité des hommes qui les entretiennent et les perpétuent, il ne fait plus aucun doute aujourd’hui que le Mouvement Citoyen Fini Kodé se place désormais et définitivement dans une posture novatrice pour l’avènement de la renaissance centrafricaine.

Cette première année a été pour notre jeune Mouvement prolifique dans tous les sens du terme. Tant au niveau de notre contribution à travers nos différents apports et propositions dans les actions qui étaient menées au nom et pour notre pays qu’au niveau de nos multiples participations dans les débats à la radio, les interviews accordées par les membres fondateurs lorsque l’un d’entres-nous était sollicité ou encore à travers les articles publiés par les membres fondateurs pour exprimer librement leur sensibilité.

L’année 2011 a pris fin avec la remise du Prix Fini Kodé pour la Citoyenneté qui a consacré définitivement l’implantation de notre Mouvement sur le plan national. En toute objectivité, le jury avait décidé de décerner ce premier Prix à  la radio Ndeké Luka. La cérémonie s’est déroulée en présence des invités aussi prestigieux comme l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Bangui, le premier conseiller de l’ambassade de France, des autorités administratives et politiques de notre pays, du grand Imam de la moquée de Bangui, des représentantes des associations féminines et des représentants de certains partis politiques notamment le Rassemblement démocratique centrafricain.

La présence de ces invités combien prestigieux à la remise de ce premier Prix pour la Citoyenneté, l’adhésion massive de nombreux compatriotes au Mouvement depuis le lancement de la première campagne d’adhésion le 05 février 2012 dernier, de nombreux témoignages de soutien et d’encouragement  qui sont adressés au quotidien par nos compatriotes sur le site du Mouvement, par courrier ou par téléphone sont autant de signes qui ne trompent pas. Désormais le Mouvement Citoyen Fini Kodé  est incontournable dans le paysage sociopolitique de notre pays même s’il reste encore beaucoup à faire. Aussi, il appartient à chaque membre fondateur, militant, sympathisant de porter encore très haut les couleurs du Mouvement.

Face à autant de demande et d’attente,  nous n’avons plus le droit de décevoir, nous avons le devoir de mener cette lutte pour une rupture jusqu’au bout, d’autant plus que notre pays s’enfonce plus que jamais aujourd’hui dans les abysses de la mal gouvernance.

 

Pour le conseil Exécutif

Le Président,

Franck SARAGBA.

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 02:39

 

 

 

Obiang

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 03:30

 

 

wade sall 0

 

Editorial | | 03.03.12 | 12h57   •  Mis à jour le 03.03.12 | 12h58

Il y a des banalités électorales qu'il faut saluer, en Afrique notamment. Le 26 février, les Sénégalais ont voté dans le calme et la transparence pour le premier tour de l'élection présidentielle. Les résultats ont été immédiatement acceptés par toutes les parties en présence, qui préparent maintenant le duel final. Il faut s'en féliciter.

Le président sortant et candidat, Abdoulaye Wade, a vu là le signe que son pays "reste solidement ancré dans le cercle restreint des démocraties modernes, majeures et apaisées". Prenons-le au mot, car ce ne fut pas toujours grâce à lui. Il y a en effet une certaine ironie à l'entendre dire que ce scrutin a "apporté un démenti à tous les oiseaux de mauvais augure qui s'étaient empressés d'appeler au chevet d'un Sénégal qui serait agonisant". "Le Vieux", comme l'appellent affectueusement les Sénégalais, visait notamment les Etats-Unis, la France (ancienne puissance coloniale) et l'Union européenne, qui s'étaient publiquement inquiétés des conditions du vote. Il ciblait ceux qui avaient joint leurs voix à l'opposition sénégalaise pour contester la légalité de sa candidature à un troisième mandat.

Or il y avait des raisons d'être inquiet. La campagne électorale fut meurtrière : au moins six morts - des manifestants tombés sous les coups, les roues ou les balles des forces de l'ordre. Un bilan choquant au Sénégal. Surtout, on prêtait au président la volonté de se maintenir au pouvoir coûte que coûte. Sa façon de répéter qu'il allait l'emporter au premier tour malgré l'usure du pouvoir qu'il occupe depuis 2000 ; malgré sa défaite aux législatives de 2009 ; malgré son âge avancé ; malgré le vide qu'il a fait autour de lui ; malgré ses tours de passe-passe constitutionnels répétés. Tout cela sentait la magouille électorale à venir. Il n'en fut rien, tant mieux.

Cela prouve surtout que la démocratie sénégalaise et ses contre-pouvoirs ne fonctionnent pas si mal. Elle l'avait déjà démontré en juin 2011. L'opposition politique, la société civile, la presse, les étudiants et les rappeurs s'étaient levés pour bloquer une loi qui aurait permis au président sortant de se faire réélire avec seulement 25 % des voix et d'ouvrir la voie à une transmission héréditaire de la présidence à son fils Karim. Abdoulaye Wade s'était piteusement replié. La mobilisation de ces mêmes forces pour surveiller le bon déroulement du vote (ainsi que le déploiement d'observateurs internationaux) a abouti à un résultat transparent, le 26 février.

Il ne reste plus qu'à espérer un second tour - le 18 ou le 25 mars - aussi paisible. Abdoulaye Wade l'abordera en ballottage défavorable face à Macky Sall (50 ans), un de ses anciens premiers ministres, libéral comme lui. Par le jeu des alliances, M. Sall apparaît le mieux placé pour devenir le quatrième président du Sénégal depuis l'indépendance, en 1960.

En cas d'échec, souhaitons qu'Abdoulaye Wade se rappelle l'hommage qu'il a lui-même prononcé au lendemain du premier tour sur la solidité de la démocratie sénégalaise. Et qu'il respecte le verdict des urnes. En attendant, la vigilance est toujours de mise.

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 01:13

 

 

 

 logo FARE 2011

 

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AU PREMIER ANNIVERSAIRE DU FARE 2011 

 

A l’occasion du 1er Anniversaire de la création du Front pour l’Annulation et la Reprise des élections de 2011 (FARE 2011), les Partis Politiques de l’Opposition Démocratique membres de cette coalition informent le peuple centrafricain et la Communauté Internationale que la cérémonie ne pouvant être célébrée le dimanche 4 Mars 2012, jour non ouvrable, est reportée au Samedi 10 Mars 2012.

Le programme de la cérémonie sera communiqué ultérieurement.

 

                                               Pour le FARE 2011

 

 

                                               Le Coordonnateur

 

 

Nic Tiangaye

 

                                               Me Nicolas  TIANGAYE

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