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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 20:03

 

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

La LRA en route pour le Tchad, l’ONU et l’UA s’affairent

Radio Ndéké Luka Mardi, 24 Avril 2012 12:09

La prochaine destination de l’incursion des rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) serait le Tchad, pays frontalier à ceux déjà affectés. Pour parer à toutes éventualités, une mission des Nations Unies et de l’Union Africaine partie le 21 avril 2012, s’entretient ce mardi  avec Idriss Deby Itno, président de la République du Tchad. Avant la rencontre avec le numéro un tchadien, une série de réunions sont au menu avec les autres autorités de ce pays, notamment sur la question de la LRA.

Elle est dirigée par le Représentant Spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), Abou Moussa, et l’Envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour la question de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), Francisco Madeira.

Cette mission a été décidée suite aux analyses de plusieurs observateurs indiquant que la pression actuelle contre les rebelles de la LRA pourrait les amener à organiser une incursion dans d’autres pays partageant une frontière avec ceux affectés.

Le Tchad, qui est situé au nord de la République centrafricaine (RCA), constituerait donc une destination possible pour Joseph Kony et ses éléments, d’autant plus que la RCA est considérée par les autorités centrafricaines comme « l’épicentre de la LRA ».

La démarche conjointe de l’ONU et l’UA vise à sensibiliser le gouvernement tchadien et les partenaires au développement sur cette question, afin que des mesures préventives soient prises pour éviter un tel scénario. Cette diplomatie préventive sera aussi déployée en faveur du Soudan, limitrophe avec la RCA à l’ouest et avec le Soudan du Sud au sud.

La mission conjointe de l’ONU et de l’UA au Tchad s’achève ce mardi même. Elle survient une semaine après celle effectuée en République Démocratique du Congo (RDC) et en RCA du 10 au 15 avril.

Celle-ci a permis d’évaluer le chemin parcouru dans la mise en œuvre de l’Initiative de coopération régionale de l’Union africaine contre la LRA. Aussi,  constater qu’il est de plus en plus urgent de mettre rapidement fin aux atrocités de ce groupe armé à l’origine, depuis 2008, de plus de 2400 morts, au moins 3400 enlèvements et plus de 440 000 déplacés internes ou réfugiés.

 

La population exige le DDR à Ndélé

Mardi, 24 Avril 2012 12:09

 « Malgré le respect de l’accord de cessez-le-feu de 2011 entre les ex-rebelles de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et ceux de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR), nous sommes toujours inquiets pour notre sécurité. Car, ces rebelles détiennent encore par devers eux leurs armes de guerre. Nous exigeons que le gouvernement accélère le processus du Désarment, Démobilisation et Réinsertion (DDR) ».

Ces réactions ont été recueillies le 23 avril 2012 à Ndele (nord) par un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka. Il fait partie d’une mission d’évaluation de la situation sécuritaire dans cette région. Une mission conduite par le Conseil National de la Médiation (CNM) et le Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en République Centrafricaine (BINUCA).

La mission en question, en provenance de Bria (nord-est), fait suite à une caravane de la paix organisée en janvier dernier par ces mêmes institutions. Elle avait pour but de sensibiliser les populations de ces régions affectées par les affrontements meurtriers de 2011 entre la CPJP et l’UFDR.

Interrogées sur la cohabitation entre ces rebelles et les Forces Armées Centrafricaines (FACA), les autorités militaires de la région ont affirmé qu’ « il n’y a aucune zone d’ombre. Les rebelles circulent librement dans la ville de Ndélé avec leurs armes ».

Même son de cloche du côté des rebelles qui ont d’ailleurs « parlé d’une cohabitation au beau fixe. Toutefois, ont-ils remarqué, certains éléments des FACA ne cessent de proférer de menaces à leur endroit ».

 

Indemnisation des victimes sexuelles du procès Bemba retardée

Mardi, 24 Avril 2012 12:06

Les victimes de violences sexuelles et sexistes du procès de Jean-Pierre Bemba sont toujours dans l’attente de leurs indemnisations. Elles ne savent quand ce réparation sera faite. Cette préoccupation vient d’être rendue publique ce 24 avril par un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka à Arusha en Tanzanie. Il suit un atelier sur la Justice Internationale organisé par la Cour Pénale Internationale.

Pourtant, a indiqué l’envoyé spécial, la CPI avait depuis 5 mois envisagé un programme destiné à mettre à la disposition de ces victimes un fonds nécessaire pour leurs indemnisations. Une campagne avait été déjà réalisée dans le sud et nord de la République Centrafricaine par le bureau local de la CPI.

Selon la section Communication du bureau local de la CPI en RCA, « aucune information n’est encore disponible au sujet des projets soumis par certaines ONG et retenus par la CPI pour la mise en œuvre de ce programme en faveur des victimes concernées ».

Pour Me Edith Douzima Lawson, représentante légitime des victimes, « il est difficile de comprendre ce qui se passe avec ce fonds au profit des victimes. Aussi, les représentants légaux n’ont pas été associés dans ce programme depuis son lancement en novembre 2011. Il s’agit en fait d’un programme qui devrait prendre en compte l’ensemble des victimes de violences sexuelles et sexistes ».

Ce qu’il faut dire dans ce programme, c’est que l’inquiétude grandissante vient surtout de la part des victimes dites de crimes de guerre et crime contre l’humanité. Des crimes qui seraient bien sûr attribués aux éléments du Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Bemba. Le leader du MLC est toujours à la barre à la CPI.

Il a été poursuivit pour les mêmes crimes commis entre 2002- et 2003 en RCA. Ce dernier, en compagnie de ces éléments, volait au secours du président défunt Ange-Félix Patassé alors acculé par la rébellion de l’actuel Chef de l’Etat François Bozizé.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 01:17

 

 

 

 

Kony

 

Ouganda | Joseph Kony

 

WASHINGTON 23/04/2012 19h05 (AFP) - Le président Barack Obama a annoncé lundi qu'il allait prolonger la mission des membres des forces spéciales américaines assistant les soldats ougandais dans la traque de Joseph Kony, chef de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), qu'il a qualifié de «fou».

Le déploiement de cette centaine de soldats avait été annoncé par M. Obama en octobre dernier, avec pour but «d'aider les forces de la région oeuvrant à faire quitter le champ de bataille à Joseph Kony».

«Cela fait partie de notre stratégie régionale visant à mettre fin au fléau de la LRA et à parvenir à un avenir où aucun enfant africain n'est enlevé à sa famille, aucune fille n'est violée et aucun garçon n'est forcé de devenir un enfant-soldat», a ajouté M. Obama lors d'un discours au mémorial de l'Holocauste à Washington.

«Aujourd'hui, je suis en mesure d'annoncer que nos conseillers (militaires) vont continuer leurs efforts pour que ce fou rende des comptes devant la justice, et pour sauver des vies», a-t-il insisté.

L'Ouganda a déployé des douzaines d'unités pour traquer la LRA. Appuyées par les forces spéciales américaines, les troupes ougandaises sont présentes en Centrafrique mais aussi au Soudan du Sud.

Le mois dernier, une vidéo controversée de l'ONG américaine Invisible Children sur le criminel de guerre - Joseph Kony est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) - a jeté un coup de projecteur sur ses activités, faisant sensation sur internet.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 00:34

 

 

 

 

Bozizé 15 mars 2011

 

 

Une particularité de la mauvaise gouvernance de Bozizé est sa propension à ne pas remplacer immédiatement les ministres qui pour des raisons et d’autres, sont obligés de quitter le gouvernement. Au lieu de désigner immédiatement un successeur à tout membre du gouvernement qui est limogé pour une raison ou une autre, Bozizé préfère nommer un ministre intérimaire qui cumulera deux portefeuilles durant plusieurs mois. Même dans son propre parti le KNK, c’est un secrétaire général par intérim, Oguéré Ngaikoumon qu’il a désigné pour succéder au tristement célèbre Elie Ouéfio, un des artisans de son hold-up électoral.

On se souvient aussi que lorsqu’il avait brutalement limogé du ministère de la communication le ministre d’Etat Karim Meckassoua, c’est Fidèle Gouandjika qu’il avait été désigné pour assurer l’intérim de ce ministère et cela durera des mois et des mois avant que Cyriaque Gonda ne prenne la tête de ce département.

Fin décembre 2011, le ministre d’Etat du Plan et de l’Economie depuis juin 2005, Sylvain Maliko a quitté le gouvernement pour d’autres fonctions à l’international. Son poste est resté vacant à ce jour. C’est le même Ministre d’Etat Karim Meckassoua, entre-temps revenu au gouvernement en avril 2011 qui a été désigné pour assurer son intérim cumulativement avec ses fonctions de ministre des Télécommunications et des nouvelles technologies.

Le 15 mars dernier, le ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement Michel Koyt et son ancien collègue délégué aux finances Abdallah Kadre, ministre conseiller à la Primature chargé de la Bonne gouvernance accusés de corruption et détournement de deniers publics, sont aussi brutalement limogés de leurs fonctions. Au lieu de nommer un autre ministre pour remplacer Michel Koyt, Bozizé décide de charger son parent et néanmoins occulte conseiller juridique Firmin Findiro de cumuler ses fonctions de ministre de la justice garde des Sceaux avec celles du Secrétariat Général du gouvernement.

Ce dernier, avant même de prendre ses fonctions de ministre intérimaire du Secrétariat Général du gouvernement, a orchestré une abracadabrantesque affaire de vol de matériel de l’Etat dans le bureau de l’ex-ministre Koyt prétendu opéré par son ex-directrice de cabinet Gouzhy alors même que c’est Mme Georgette Débalé l’épouse du même Michel Koyt qui a récupéré les effets personnels de son mari du cabinet. Actuellement, Mme Gouzhy croupit arbitrairement en prison.

A ce problème d’intérims ministériels qui durent déraisonnablement vient s’ajouter celui de certains ministres comme Fidèle Gouandjika qui, bien que mis en examen par la justice, au lieu d’être démissionné du gouvernement, continuent d’y demeurer avec la protection suprême et pour cause, de Bozizé lui-même. Il en est de même du cas du super ministre des finances et du budget Sylvain Ndoutingaï qui est quasiment persona non grata à Washington en raison des milliards aux origines douteuses repérés sur ses comptes bancaires dans certains paradis fiscaux mais que Bozizé laisse continuer à trôner à la tête de ce portefeuille.

Ndoutingaï contraint d’annuler au dernier moment son déplacement à Washington où il devrait poursuivre les discussions avec le FMI, c’est une fois encore le ministre déjà intérimaire Karim Meckassoua qui a été obligé de pallier au pied levé à cette fâcheuse situation due à pantalonnade de Ndoutingaï. Tous ces flottements sont extrêmement néfastes aux intérêts du pays qui évidement sont aux antipodes de ceux de Bozizé. Il y a des dossiers que les ministres intérimaires ne peuvent traiter sur le fond mais Bozizé prend son temps ou plutôt n’a pas le temps de s’occuper des problèmes du pays. Aux Centrafricains d’en être conscients et de prendre leurs responsabilités face à ce régime au bout du rouleau et agonisant.  

Rédaction C.A.P

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 00:31

 

 

 

RCA carte-2

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 23 Avril 2012

 

Bambari : Une vie dure pour les enfants vulnérables

Au total 317 enfants vulnérables faisant partie des 707 enregistrés par l’Association centrafricaine chrétienne de Bambari et hébergés par des familles d’accueil, ont quitté l’école et leur famille d’accueil pour manque de prise en charge, a rapporté ce matin radio Linga.

D’après les informations recueillies par radio Linga, ces 317 enfants sont ceux qui éprouvent des difficultés et qui ont été obligés de repartir dans la rue parce que leurs parents adaptifs n’ont plus les moyens de répondre à leurs besoins.

Selon le président de l’association, Symphorien Goundou, les familles ne reçoivent plus les subventions qui leur permettaient de faire face aux besoins des enfants. Il a expliqué que depuis 3 ans, l’association mobilisait de l’argent qu’elle donnait aux familles d’accueil pour la prise en charge des enfants. Mais ces derniers temps, les membres de l’association n’y arrivent plus, ce qui a mis les familles en difficulté.

Il faut préciser que 707 enfants (357 filles et 190 garçons) en situation difficile ont été enregistrés par l’Association centrafricaine chrétienne, une initiative de l’église apostolique. Parmi eux, 357 sont scolarisés.

 

Bambari : Un sentiment de peur chez les élèves de la Ouaka

Depuis un mois, les élèves des villages situés sur l’axe Bakala (78 km) de Bambari et l’axe Kouango (140 km) ont peur d’aller à l’école à cause des attaques sporadiques des éléments du rebelle tchadien dispersés dans la brousse, a rapporté ce matin radio Linga.

« Sur 70 élèves inscrits pour l’année en cours dans une des écoles, 30 ne viennent plus au cours malgré les multiples sensibilisations à l’égard des parents pour libérer les enfants à venir en classe », a déploré le président préfectoral de l’association des parents d’élèves, Ndambio Yassi dans un entretien avec radio Linga ce lundi.

D’après les informations, depuis qu’ils ont subi les assauts des forces armées centrafricaines et tchadiennes, les villages situés l’axe Bakala et Kouango, subissent à intervalle régulier, des actes de violence des éléments de Baba-Laddé qui viennent piller les villages, d’où le sentiment de peur.

 

Boali : La communauté peulh se dit victime de discrimination à l’hôpital

Les peulhs habitant le quartier Harandé à Boali ont critiqué hier les difficultés d’accès aux services de santé, au cours de la réunion mensuelle initiée par le chef de centre de l’hôpital de et le comité de gestion de l’hôpital pour sensibiliser la population sur l’importance des services sanitaires, a rapporté ce matin radio ICDI.

Selon eux, en dehors des problèmes financiers qui les empêchent d’aller à l’hôpital, le personnel soignant ne leur réserve pas un bel accueil, c’est pourquoi ils n’ont pas le courage de se rendre au centre de santé. Les organisateurs de la rencontre ont promis de tout faire pour améliorer la situation.

Il convient de signaler qu’une rencontre mensuelle avec la population a été initiée par le nouveau chef du centre de santé de Boali. L’objectif est de recueillir les impressions de la population sur les prestations du personnel de santé afin de chercher à améliorer les services.

Pendant la rencontre, les communautés sont informées sur les nouveaux tarifs des frais de consultation et des prix des médicaments de la pharmacie communautaire.

 

Bangui : Des moustiquaires imprégnées seront distribuées à Sibut

Des moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée seront distribuées aux femmes enceintes dans la sous-préfecture de Sibut, chef-lieu de la préfecture de la Kémo, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, le 25 avril prochain, a annoncé ce matin le ministre de la santé, Jean Michel Mandaba dans une déclaration.

Au cours de cette journée dont le thème est « Maintenir le progrès, sauver les vies, investir dans la lutte contre le paludisme », les femmes enceintes qui se présenteront à l’hôpital pour leur 1ère consultation prénatale recevront ces moustiquaires pour se protéger contre le microbe du paludisme, a indiqué Jean Michel Mandaba. Il a par ailleurs déploré le comportement de certains bénéficiaires de moustiquaires qui les ont utilisées à d’autres fins, aggravant ainsi le risque d’atteinte de cette maladie.

Il a fait remarquer que le paludisme est une préoccupation en Centrafrique et que la population devrait adhérer à la stratégie nationale afin de réduire la prévalence et le taux de mortalité liés à cette maladie.

 

Boali : des jeunes formés pour lutter contre le sida

 

Les jeunes des différentes confessions religieuses de Boali ont suivi samedi dernier une formation sur les techniques d’approche et de lutte contre les infections sexuellement transmissibles (IST) et le VIH-Sida, a rapporté ce matin radio ICDI.

Organisée par le club ICDI, cette formation vise à mobiliser les jeunes contre les IST et le VIH-Sida dans la sous-préfecture de Boali, à travers des activités et des pratiques de prévention de la transmission.

« Notre intention est de former les jeunes pour qu’ils deviennent des sensibilisateurs auprès de la population locale pour qu’elle puisse accepter de se faire dépister ; c’est pourquoi nous leur avons enseigné les techniques d’approche », a déclaré le médecin formateur, Eloi Nicaise Bofoungou.

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 17:34

 

 

 

 

soldats ougandais

 

 

Lundi, 23 Avril 2012 09:08 (Les Echos) - Le lieutenant Kasim Lukumo s'arrête un court instant et montre l'épaisse jungle centrafricaine. «Vous voyez comme il peut être difficile de trouver quelqu'un qui essaie de vous échapper?» dit-il en ajustant son fusil automatique.

«On ne voit pas à plus de quelques mètres,» poursuit le soldat, la barbe mal rasée perlée de gouttes de sueur. S'il y a une ligne de front dans le combat qui oppose l'armée ougandaise à Joseph Kony et son Armée de libération du seigneur (LRA), Lukumo et les soixante autres nommes de l'unité 77-Juliet sont dessus.

L'Ouganda a déployé des douzaines d'unités pour traquer la sanguinaire rébellion. Appuyées depuis fin 2011 par une centaine de membres des forces spéciales américaines, les troupes ougandaises sont présentes en Centrafrique mais aussi au Soudan du Sud. La LRA avait été chassée en 2006 d'Ouganda, où elle avait été créée à la fin des années 80.

La rébellion, sinistrement réputée pour ses enlèvements d'enfants transformés en combattants ou en esclaves et pour ses mutilations de civils, opère désormais depuis les autres pays de la région Centrafrique, Soudan du Sud et République démocratique du Congo (RDC), où l'Ouganda n'a pas la permission d'intervenir.

 (AFP)

 

NDLR : La présence du criminel  Joseph Kony et de l’armée ougandaise qui le traque sur le territoire centrafricain est une transposition sur le sol de Centrafrique, maillon faible de l’Afrique centrale, des contradictions politico-militaires ougandaises. Sous prétexte de traquer Kony, l’armée ougandaise introduite par la seule volonté de Bozizé sur le territoire national, se livre impunément et honteusement au pillage des ressources naturelles du sud-est de la RCA (or, diamant, bois etc…).

La présence des troupes ougandaises dans le sud-est centrafricain est aussi la conséquence de l’incapacité des autorités politico-militaires de Bangui à prendre en charge la défense de l’intégrité du territoire national et de la sécurisation des populations centrafricaines, en particulier celles de l’arrière-pays abandonnées à leur triste sort.

Dès lors on peut comprendre que la jeunesse de la préfecture du Haut-Mbomou puisse n’avoir comme seul espoir que d’émigrer vers le sud soudan, pays voisin le plus proche, pour y chercher du travail, et cela, dans la plus grande indifférence des prétendus responsables politiques de Bangui.  

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 17:10

 

 

 

 

zemio.jpg

Radio Ndéké Luka Lundi, 23 Avril 2012 13:40

Le sang humain servirait-il de fonds de commerce dans le Haut Mbomou et la ville de Zémio (est) ? Difficile de répondre à cette interrogation. Dans une enquête réalisée week-dernier par un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka, un phénomène dit de trafic du sang humain a été révélé. L’information a même été confirmée par les autorités locales.

Les premières victimes sont les habitants de Zémio qui sont à  la recherche des vivres dans la brousse, des voyageurs à bicyclette ou à pieds. Dans les faits, explique ce 23 avril 2012, l’envoyé spécial, « ces victimes sont poursuivies par des hommes identifiés comme ayant des cheveux tressés. Leur proie atteinte, ils sortent une grosse aiguille  pour transfuser de force  le sang de la personne pourchassée dans un bidon de 5 litres ».

« Une fois l’opération terminée, ils abandonnent les victimes sur la voie soit dans la brousse à leur triste sort. Sans aucune assistance médicale, les victimes finissent par rendre l’âme », a-t-il précisé.

Auguste Koma, sous-préfet de Zémio interrogé par Radio Ndeke Luka a affirmé que « l’administration est régulièrement saisie de cette situation qui devient de plus en plus inquiétante. Toutefois, des enquêtes sont en cours pour mieux cerner ce phénomène qui se cache désormais derrière les exactions de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). L’apport d’un médecin légiste dans l’autopsie des corps est à envisager ».

Pour l’instant a indiqué le sous-préfet, « les doigts accusateurs sont pointés vers des éleveurs « Ouda », ou encore une bande de malfrats voire les rebelles de l’ougandais Joseph Kony. S’attaquer à un tel phénomène mérite de prendre le taureau par les cornes : identifier d’abord les causes avant toute solution ».

Au sujet des exactions de la LRA, le sous-préfet a mentionné que cette « rébellion intensifie ces derniers temps ses opérations sur les paisibles populations de ces zones en proie à l’insécurité. A travers ces intensifications la LRA compte mieux faire parler d’elle ayant appris  la présence de l’Armée américaine présente dans ces régions pour appuyer les Etats affectés».

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 16:58

 

 

 

Baba-Ladde1

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 23 Avril 2012 13:43

Il devient plus difficile pour les usagers du tronçon Bambari-Bangui de circuler librement. L’équipage de la Société Nationale des Transports urbains (SONATU), une moto avec 2 passagers à bord et le véhicule du Directeur de la Région sanitaire N°V ont été dépouillés de tous leurs biens le week-end dernier.

Le forfait a été commis par les  par les éléments du Général rebelle tchadien Baba Ladé. A cette longue liste s’ajoute aussi le cas de l’avocat Moussa Veketo, en provenance de Bambari (centre-est). Ce dernier s’est vu emporté tous ses biens.

Selon docteur Roger-Lucien Namsenma, directeur de la Région sanitaire N°V en provenance de Bria (nord-est), une des victimes, « les rebelles ont d’abord pris le bus de la SONATU et ont exigé à tous passagers de vider leur poches. Ce sont des éléments apparemment sans ressources qui ne vivent que du bout de leur canon. Mon chauffeur et moi avions été aperçus à distance par les rebelles qui nous ont infligés le même sort réservé aux autres. Nous avions eu le salut grâce à l’arrivée d’un gros véhicule sur lequel sont perchés de militaires loyalistes. Nous bourreaux ont pris la fuite ligotant 2 conducteurs de taxis motos ».

Ces éléments sont porteurs d’armes de guerre selon le témoin. Une femme qui serait malade cardio-vasculaire serait décédée sous le coup du choc de l’événement.

Ce fréquent cas d’exactions perpétrées par les éléments du Front Populaire Républicain (FPR) relance le débat sur leur traque en janvier dernier, une traque menée conjointement dans les localités de Ouandago et Gondava (nord) par les forces Armées tchadiennes et centrafricaines.

Il y a 2 semaines, les rebelles de Baba Ladé avait fait irruption dans les localités de Libi et Galafondo (nord de Bangui). Une offensive entre eux et les autochtones ont fait 2 morts dans leur rang et 1 du côté des villageois. Cette situation avait poussé la ire de la population qui bloqué la circulation pendant plusieurs heures sur la nationale numéro II.

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 16:50

 

 

 

 

230111votemairie

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 23 Avril 2012 13:42

 « L’Organisation et la réussite des consultations populaires dans un pays  nécessite une sérieuse préparation  en amont ». C’est la substance d’une interview accordée ce 23 avril à Radio Ndeke Luka par Chris Hennemeyer membre d’une ONG américaine dénommée Fondation Internationale pour les Systèmes Electorales, en mission à Bangui.

Il propose de prêter les services de son entité dans le cadre de l’organisation des élections en République Centrafricaine.

Selon lui, son passage au ministère de l’Administration du Territoire de la RCA a permis de comprendre le mécanisme de la tenue des élections dans le pays. La tendance partout ailleurs veut que les élections soient organisées par une structure indépendante. Ce qui n’est pas le cas en Centrafrique. Le pays opte plutôt pour une gestion des scrutins par le ministère de l’Administration du territoire.

Chris Hennemeyer a ajouté  que sa fondation est en mesure d’ « apporter une assistance  multiforme dans l’organisation des élections en Afrique Centrale et particulièrement en RCA. Des appuis qui comportent la révision du code électoral, le découpage, l’achat des matériels électoraux, la sensibilisation à travers l’éducation civique des électeurs. Ces appuis pourraient être un succès s’il y a des partenaires financiers qui s’y engagent. Toutefois, de nos jours, il est difficile de convaincre un bailleur de fonds sur un projet électoral que celui sur l’adduction  en eau potable dans une ville ».

Il a tout de même regretté le fait que les donateurs ne se limitent souvent qu’aux financements des élections et que l’après élection ne les intéresse pas. Il a cité l’exemple de l’ONG américaine National Democratic Institut (NDI) qui a été obligée de plier bagages faute de financement.

 

NDLR : Tout le problème réside dans ce qu’il faut entendre par « indépendance » de la structure censée organiser les élections. Si la pseudo indépendance de la commission électorale est celle qui a permis au vrai faux pasteur Joseph Binguimalé et Bozizé de réussir leur hold-up électoral, cela ne peut intéresser personne en RCA qui en 1993 déjà, a su organiser une élection présidentielle démocratique aux résultats incontestés et crédibles. C’est une expérience positive qui doit être rappelée car elle plaide aussi en faveur d’une structure de gestion électorale indépendante et consensuelle. Le vrai problème des consultations électorales en RCA aujourd'hui est que tant que Bozizé est là, il fera tout pour dire qu'il est le vainqueur de quelque consultation que ce soit. Il n'y aura donc  jamais d'élections dignes de ce nom dans ce pays.   

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 00:23

 

 

 

    Sarko-et-Boz-a-Nice.JPG

 

Source : www.la-lanterne.eu

Nous y sommes, enfin. Dans moins de 72 heures les Français – pas tous, loin de là – se dirigeront vers les urnes ce dimanche 21 avril 2012 afin de désigner le candidat qu’ils estiment le plus à même d’endosser le rôle de Président de la République. Mais les électeurs n’attendent pas un simple Chef de l’Etat ; plutôt un David Copperfield de l’économie et de la finance qui ferait réapparaître vite fait, bien fait, le fameux « A » qui manque à l’appel.

S’il y a bien un thème qui a dominé cette campagne électorale c’est à l’évidence celui de la crise économique qui frappe un par un les pays de la zone Euro contraints d’adopter des plans de rigueurs toujours plus drastiques. Après l’Italie et l’Espagne c’est au tour de la France de subir la foudre des terribles agences de notation Standard and Poor’s, Moody’s ou Fitch, encore inconnues du grand public il y a à peine deux ans.

Le matraquage médiatique sur la situation financière déplorable n’a servi qu’à recentrer la campagne sur le programme économique des différents candidats qui ont tous, bien entendu, une recette miracle, un élixir de jouvence pour relancer l’économie hexagonale, et celle de l’Europe par la même occasion. Quoiqu’en ce qui concerne l’Europe, les avis divergent radicalement selon les candidats potentiels.

Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, les représentants des partis frontistes, dont le seul point commun est de  vouloir, grosso modo, sortir la France de la zone Euro, profitent de la cacophonie qui règne entre l’UMP et le PS. L’incapacité du gouvernement à trouver des solutions concrètes pour en finir avec la crise et les mesures hasardeuses que promet la gauche laissent le champ libre à des discours trop extrémistes, qui trouvent une oreille attentive parmi les oubliés de la campagne électorale. Les travailleurs d’usine, les artisans et commerçants ( 1,2 millions de Français tout de même ), ainsi que la population des classes moyennes, tous se sentent lésés, abandonnés par l’UMP et le Parti Socialiste qui passent leur temps à railler le camp adverse sur telle ou telle mesure, réforme, ou dans la plupart des cas, pour quelques chamailleries dignes d’une cour de récréation. Estimons-nous encore heureux de ne pas subir l’élection présidentielle américaine et ses spots publicitaires assassins à l’encontre de chaque candidat !

Le président Nicolas Sarkozy, quant à lui, se raccroche tant bien que mal à son partenariat avec la Chancelière allemande Angela Merkel qu’il considère – ou du moins voudrait que le Français  lambda considère – comme la seule et unique chance de se sortir de ce bourbier que représentent les marchés financiers, la dette souveraine et le déficit public. Comme si le seul argument qu’il pouvait avancer en vue de sa réélection était cette espèce de pacte, cet accord tacite entre la France et l’Allemagne qui aurait pour finalité de calquer l’économie française sur le modèle de notre voisin allemand, dont on vante partout la rigueur exemplaire. Début janvier 2012, peu avant la perte de notre « A » tant aimé,  le Président aurait lâché en plein Conseil des ministres : « Si on perd le triple A, je suis mort. ». Certains diront qu’il ne l’est qu’à moitié, mais lui se voit peut être déjà avec un pied dans la tombe.

Il faut bien avouer qu’il n’a pas été au rendez-vous de toutes ces belles promesses de campagne qui n’aboutissent que rarement, et ce, peu importe la couleur politique du candidat. Pour preuve, la cote de popularité de monsieur Sarkozy n’a cessé de chuter depuis son accession à la présidence en 2007. Un sondage publié dans le Journal du Dimanche (source Ifop, Insee, Eurostat) montre qu’en 2012, il ne reste que 34% d’électeurs satisfaits sur les 65% qui l’étaient en 2007. De même, les 31% de Français mécontents en 2007 sont désormais 66% en 2012.

Ainsi, en 2007, Nicolas Sarkozy avait bâti son programme de campagne sur le thème ô combien récurrent de l’insécurité, chronique en banlieue. Tellement chronique qu’aucun candidat n’a abordé la question de manière concrète en 2012, excepté Marine Le Pen, fonds de commerce oblige. Un thème qu’il connaissait tout de même sur le bout des doigts, habitant déjà place Beauvau, l’adresse du Ministère de l’Intérieur. Afin de traverser la rue pour aller tout droit au Palais de l’Elysée, l’avocat de formation part en campagne avec un slogan digne d’une campagne de pub pour les supermarchés E.Leclerc : « Travailler plus pour gagner plus ».

Pour atteindre son objectif, il a pourtant tenté de se poser en président réformateur avec des mesures comme la suppression de la taxe professionnelle destinée à relancer l’investissement productif dans certains secteurs de l’économie, ou encore la détaxation des heures supplémentaires et l’instauration du service minimum – très pratique en cas de grève générale de la RATP / SNCF, il faut l’avouer -.

Cependant, ce président qui se voulait omniprésent sur tous les fronts a lui-même scellé son sort en adoptant une attitude qu’on a qualifiée de «bling-bling » dans tous les médias, français  comme étrangers. Il a bel et bien brisé le carcan de l’éthique présidentielle. Le début de son quinquennat fut donc un florilège de ses plus belles randonnées pédestres, entouré de ses gardes du corps et jamais sans sa paire de Ray-Ban modèle Aviator. Sans compter sur son mariage avec l’ex-mannequin, chanteuse  et actrice pour Woody Allen à ses heures, Carla Bruni – dont un buste a failli être érigé à Nogent-sur-Marne (94) – et le fruit de leur amour la petite Giulia, née en octobre 2011.

On pourrait certes passer outre la sur-médiatisation de sa vie privée et laisser de côté la personnalité quelque peu urticante du chef de l’Etat – qui se montre plus que véhément à l’égard des journalistes lors des débats télévisés – mais on ne peut se permettre d’oublier les scandales financiers qui entachent le quinquennat de notre président. On pense bien évidemment à l’ami de son ami, monsieur Ziad Takieddine, qui s’est illustré dans l’affaire Karachi ; ou encore à certaines « valises », « mallettes », appelez ça comme bon vous semble, qui, d’un avis général, ne devaient pas contenir que du shampoing.

Si l’on associe cette communication d’un genre nouveau avec les mauvais choix qu’a pris Nicolas Sarkozy lors de son mandat, on comprend mieux dès lors pourquoi sa popularité a subi une telle décote depuis son arrivée à l’Elysée. On peut l’expliquer aussi par le fait qu’il a rendu effective la réforme des retraites et augmenté conséquemment le nombre de radars – ce qui, par ailleurs, a permis une diminution non négligeable du nombre d’accidents de la route chaque année – , deux choix qui ont fortement déplu à une bonne partie de la population ayant participé à son succès en 2007. Enfin, avec la promulgation de la loi anti-téléchargement Hadopi et sa décision d’engager la France dans le conflit libyen, celui-ci a achevé de se mettre l’opinion publique à dos jusqu’à la perte de notre triple A au début de cette année 2012. Le véritable coup de massue pour ce président d’une soi-disant  « France Forte » – visiblement en panne d’inspiration -, qui pensait trouver une porte de sortie par le biais d’une intervention télévisée historique. En direct du palais présidentiel et en compagnie de sa collègue Mme Merkel, le président a joué sa dernière carte afin de convaincre non pas son électorat, mais la France entière, que seuls eux deux peuvent sauver le pays et l’Euro !

Quoi qu’il en soit, on n’avait jamais vu un chef d’Etat autant abhorré des Français ; à tel point qu’un journal satirique baptisé « CASSE-TOI ! », paru dans la période février/mars 2012,  avait pour devise dans le seul et unique numéro 1 « Le journal des pauvres cons qui veulent que Sarko dégage » et la Une titrait «  Marre de la Sarkonnerie ! ».Le contenu de ce torchon devient par la suite trop indécent pour être cité. Allez comprendre comment un seul homme, un président, peut susciter tant de haine !

On peut douter qu’un autre, de droite ou de gauche, eût évité la perte de notre AAA ou limité les dégâts d’une quelconque façon, tant le marasme économique se fait ressentir au sein du Vieux Continent, et tout particulièrement en France, où le taux de chômage flirte avec les 10% et dont le montant de la dette publique s’élève à 85% de notre PIB.

Un seul chef d’Etat de la Vème République a connu des déboires similaires à ceux de Nicolas Sarkozy. En 1974, Valéry Giscard d’Estaing (VGE) était élu 20ème Président de la République Française alors que le monde subissait de plein fouet son premier choc pétrolier en 1973. Lui-aussi avait voulu réformer – notamment par le biais de son premier ministre Raymond Barre surnommé à juste titre « le père la Rigueur » – une France qui arrivait au terme de ses Trente Glorieuses, mais en vain. Lui-aussi avait voulu incarner le changement en s’affichant au coin du feu, aux côtés de son épouse  lors  de ses allocutions présidentielles. Et lui-aussi avait été éclaboussé par un scandale financier, celui des « diamants de Bokassa ».

A l’époque, Jean-Bedel Bokassa, ex-capitaine de l’armée coloniale française en Centrafrique, s’empare du pouvoir par un coup d’Etat et s’autoproclame Empereur de Centrafrique, prenant le nom de Bokassa Ier. Totalement mégalomane, l’homme entretient des relations étroites avec la France allant même jusqu’à organiser son sacre à l’identique de celui de Napoléon Bonaparte. En 1979, Le Canard Enchaîné dévoile l’affaire en publiant le fac-similé d’une commande de diamants émanant de l’empereur et destinée au président Valéry Giscard d’Estaing. C’est à l’occasion de visites diplomatiques que Bokassa aurait remis à maintes reprises des plaquettes de diamants à VGE. L’affaire émousse définitivement la légitimité du président qui ne cessera de démentir les accusations de ses détracteurs. Monsieur Giscard d’Estaing  fut battu par la crise de l’or noir et par l’opposition de l’époque, incarnée par le socialiste François Mitterrand. Il avait cependant passé le premier tour en tête, avant d’accuser la défaite. Reste à savoir si Nicolas Sarkozy fera mieux – ou moins bien – que son prédécesseur…

Hugo Millett

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 00:05

 

 

 

 Bozizé honoris causa

 

En présidant le 20 avril dernier la cérémonie de la rentrée judiciaire 2012-2013, François Bozizé visiblement de très mauvaise humeur ce jour, (il a quitté les lieux sans même dire au revoir aux présidents des différentes juridictions ni pris un verre au cocktail qui a été servi à la fin de la cérémonie), a invité l’ensemble de l’appareil judiciaire du pays à « retrouver un climat de confiance avec la population ».

Poursuivant sa brève allocution, il devait encore déclarer : « Il temps que le corps judiciaire, dans sa mission, fasse renaitre confiance avec sa population. Une des voies pour l’avancée de l’Etat de  Droit ».

Pour peu qu’on observe l’évolution de la RCA depuis que Bozizé est à la tête de ce pays, on ne peut que faire le constat que Bozizé raconte des balivernes et des mensonges car contrairement à ses affirmations, c’est lui-même qui est le principal obstacle à l’existence d’une justice sereine en Centrafrique. Il n’a eu de cesse d’entrer en guerre avec les magistrats et de contrevenir aux décisions de justice pourtant rendues au nom du peuple centrafricain.

Un cas reste encore vivace dans mémoire des Centrafricains, celui de Mamadou Raikina, l’ancien préfet de Bria Raymond Béhorou et autres qui avaient été acquittés au bénéfice du doute par le tribunal et qui, au lieu de retrouver la liberté, avaient néanmoins été déportés de la maison d’arrêt de Ngaragba à la prison spéciale et personnelle de Bozizé de Bossembélé avant d’être définitivement libérés quelques jours après en raison des fortes pressions des avocats du barreau de Centrafrique entrés en grève.

Un second cas assez significatif de l’attitude de défiance permanente de Bozizé à l’égard des magistrats et de sa capacité d’entrave au bon déroulement de la justice, est l’affaire des personnes arbitrairement arrêtées et détenues jusqu’aujourd’hui dans les prisons de la capitale (bientôt deux années) après avoir passé près d’une année pour rien à la prison spéciale de Bossembélé. Ces personnes, parmi lesquelles Albertine Balemby l’épouse du bâtonnier Me Symphorien Balemby, croupissent encore en prison en dépit de l’ordonnance de mise en liberté de la chambre d’accusation de la cour d’Appel. Est-cela prendre le chemin de l’Etat de droit ?  

Tout dans son comportement et ses réflexes montrent que Bozizé ne comprend rien au fonctionnement de la justice dans un Etat démocratique moderne et à ce qu’on appelle l’Etat de droit. Avec sa conception moyenâgeuse, il a toujours voulu que les juges soient à sa botte et lui obéissent au doigt et à l’œil. C’est à cause de cela qu’il est souvent à couteaux tirés avec les magistrats, encouragé en cela par son piètre conseiller juridique de l’ombre, son parent Firmin Findiro, l’actuel ministre de la justice et ex-procureur de la République en service commandé.  

On a encore vu récemment avec la rocambolesque arrestation de Demafouth et du député de Birao 2, le premier dans le bureau du même ministre Findiro, du jamais vu, et le second sans que son immunité parlementaire n’ait été levée. Ils viennent d’être libérés mais placés sous contrôle judiciaire après plus de trois mois de détention purement arbitraire et inculpés seulement plus d’un mois après l’expiration du délai légal de garde à vue. En réalité, le manque de confiance des populations dont parle Bozizé est vis-à-vis de sa personne et non à l’égard de la justice de leur pays. Pour ce qui est de l’Etat de droit, Bozizé se moque du peuple et parle de quelque chose qu’il ne connaît pas.

Rédaction C.A.P

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