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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 23:23
 
 
RCA carte-2 
 
 
Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com
 
Bangui, 14 mars 2012
 
 
Rafai : 10 personnes présumés enlevées par la LRA
 
 
  Dix personnes auraient été enlevées par les éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, à 70km de la ville de Rafai, dans le village Karmada, un chantier diamantifère, a rapporté notre correspondant. D’après les informations, les éléments de la LRA ont fait irruption lundi dernier au chantier Karmada, sur l’axe Debia, où ils ont emporté des hommes dans le but de transporter des bagages. Ils sont sortis deux jours après, dans un autre chantier des environs du village Karmada. Il nous a été rapporté que les éléments de la force armée centrafricaine (FACA) se sont rendus très vite sur les lieux.
 
 
 
Mbaïki : lutte contre l’analphabétisme en milieu musulman
 
 
  Un total de 50 femmes musulmanes se sont inscrites au programme de réduction de l’analphabétisme en milieu musulman à Mbaïki, a rapporté mercredi radio Songo. « Dès le lancement de l’initiative du programme d’alphabétisation, nous avons inscrit 50 femmes de notre communauté. C’est pour réduire le taux d’analphabétisme qui très élevé au sein de notre communauté », a expliqué Azoumi Yérima, présidente de l’Association des femmes musulmanes de Mbaïki. Pour motiver ces femmes musulmanes, le service préfectoral d’alphabétisation a estimé indispensable que cette formation soit dispensée en sango, en arabe et en français. « Nous avons prévu un programme adapté à la communauté musulmane avec trois jours d’enseignement dans la semaine (lundi, mercredi et dimanche), de 15 heures à16 heures, en utilisant les deux langues, l’arabe et le sango, en intégrant progressivement le français », a expliqué Basile Imé, Chef de service préfectoral d’alphabétisme.
Selon radio Songo, la communauté musulmane a accueilli cette initiative avec beaucoup d’enthousiasme. Elle souhaite que ce programme soit étendu à d’autres localités, afin d’aider les femmes musulmanes à savoir compter, lire et
écrire. Mais le service préfectoral accuse un déficit des encadreurs qualifiés pour lancer plusieurs programmes dans la préfecture.
 
 
Bangui : 150 chauffeurs sur 215 de la SONATU virés dans l’intervalle de 2 ans .
 
 
 « 150 chauffeurs sur 215 embauchés par la société SONATU ont été virés, dans l’intervalle de deux ans, par manque de financement adéquat », a révélé un chauffeur de cette société interrogé ce matin par RJDH. Selon lui, la société avait reçu au départ 100 bus, mais seulement 97 bus étaient à sa disposition. « De ces 97 bus, 14 seulement sont encore en circulation dans la capitale et dans l’arrière-pays», a-t-il souligné. « 73 bus sont en pannes et les pièces ne coûtent pas cher. Mais faute de gestion, nos chefs ne peuvent pas réparer ces véhicules », a expliqué Lucien Kongo, un ancien mécanicien qui a été licencié. Selon lui, une pièce peut coûter moins de 20 000 Fcfa, mais il ne comprend pas pourquoi les véhicules demeurent sur cales et que beaucoup de chauffeurs sont en chômage à cause de la gestion des recettes fournies par les agents. Un autre chauffeur a témoigné qu’il a été licencié pour avoir acheté un sac de manioc pour sa famille de retour de Kaga-Bandoro.
 
 
 
Berbérati : La corruption au milieu scolaire
 
  Les élèves du lycée Barthélémy Bonganda accusent certains enseignants de marchander les notes, moyennant 150 à 200 Fcfa pour chaque évaluation, a rapporté ce matin, la radio Zoukpana. « Ces sommes sont versées avant les évaluations. Des responsables des classes sont chargés de faire la collecte. Par peur ou dans l’esprit d’avoir une bonne note, les élèves refusent de dénoncer ces enseignants », a expliqué un élève joint par téléphone par RJDH et qui a requis l’anonymat. D’après le proviseur de cet établissement, Dominique Tounfeina, ce ne sont que des rumeurs puisque les faits ne sont pas avérés. « Des consignes ont été données aux élèves pour signaler des pareils cas, ce qui n’a jamais été fait », a-t-il rétorqué.
Par contre, le proviseur a promis de poursuivre des enquêtes pour connaître les enseignants impliqués dans ces commerces. « Toutefois, si un enseignant est surpris, son contrat sera résigné d’office », a fait remarquer le chef d’établissement. Selon la même source, les enseignants vacataires seraient à l’origine de cette corruption. Il est à noter que cette pratique de corruption est l’une des causes de la baisse de niveau d’instruction dans les établissements primaires et secondaires de Centrafrique.

 
Bangui : Hausse des prix du savon et du litre de l’huile
 
  Les prix des produits de première nécessité ne cessent d’augmenter ces derniers temps dans la capitale, a constaté une vendeuse interrogée au marché ce matin par RJDH. Selon cette dame, le litre d’huile de palme, qui se vendait 350 Fcfa, se vend maintenant 650 Fcfa, et un morceau de savon vendu habituellement 125 Fcfa coûte désormais 200 Fcfa. Quant au litre d’huile, il passe de 1 100 à 1 800 Fcfa en deux semaines. « J’étais surprise par la réaction d’un commerçant lorsque je lui ai tendu 125 francs pour acheter du savon. Il m’a grondé sévèrement et m’a fait savoir que les prix avait augmenté», a déploré Gertrude Yassiozo, vendeuse des bananes au marché central. D’après cette femme, le gouvernement a beaucoup à faire pour règlementer les prix des marchandises qui ne cessent d’augmenter à tout moment, sans l’avis du ministère du commerce. « Tout le monde fait à sa tête et sans crainte. Ne sommes-nous pas dans un Etat de droit » ?, s’interroge-t-elle.
« Nous vendons pour avoir des bénéfices et non pour perdre. Entre temps, le carton de 80 morceaux du savon passe de 5 000 Fcfa à 6500 Fcfa chez les grossistes. Nous ne savons pas où se trouve le problème réellement. Ce sont les responsables de l’usine Savex ou les responsables du commerce qui peuvent nous le dire clairement », conclut Assane, commerçant au marché de Miskine.
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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 22:50

 

 

 

Boz dans son bureau 5-copie-1

 

 
LOME Mercredi 14 mars 2012 | 06:01(Xinhua) - Le ministre d'Etat centrafricain des Postes et Télécommunications, Abdou Karim Meckassoua, en mission dans la capitale togolaise mardi, a fait état du rapprochement « davantage » de la République centrafricaine du Togo pour s'inspirer de ce que ce pays a « pu faire de meilleur » dans ses relations avec les partenaires techniques et financiers.

 

M. Abdou Karim Meckassoua est arrivé au Togo en émissaire porteur d'un « message d'amitié, de fraternité et de coopération » du président centrafricain François Bozizé au chef de l'Etat togolais Faure Gnasssingbé.

 

«Nous avons (......) de nous rapprocher davantage du Togo pour nous inspirer de tout ce que le Togo a pu faire de meilleur dans les relations avec les partenaires au développement », a déclaré le ministre d'Etat centrafricain, au sortir d'une audience chez le chef de l'Etat togolais.

 

Le Togo est un des pays de l'Afrique subsaharienne qui, dans ses relations avec les partenaires au développement, a su entreprendre des réformes appréciées et soutenues par les institutions.

Il a atteint le point d'achèvement de l'Initiative pays pauvre très endettés (PPTE) et a obtenu une réduction de 82% de sa dette extérieure et bénéficié des avantages pour la relance de son économie dont le taux de croissance a atteint 4,8% en 2011.

 

L'intérêt du rapprochement annoncé touche également la réussite du Togo dans le domaine « des Postes et télécommunications », a souligné le ministre Meckassoua.

 

Au Togo, dans le contexte de modernisation, le service des Postes a vite innové pour se repositionner en intégrant les TIC à son fonctionnement et en diversifiant ses activités qui comprennent dorénavant le transport et le transfert d'argent par les nouvelles technologies.

« Je crois savoir qu'ici vous avez une véritable expertise », a indiqué le ministre Meckassoua, expliquant que cela a motivé son pays à s'en inspirer.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 02:20

 

 

 

Brazzaville-victimes-explosions.jpg

RFI lundi 12 mars 2012

 

Brazzaville gère l’après-catastrophe ce lundi 12 mars 2012, au lendemain des obsèques des nombreuses victimes de l'explosion qui a ravagé le 4 mars un dépôt de munitions de la capitale. Si la ville a repris son rythme habituel, treize mille sinistrés sont en centres d’accueil et l’accès à l’eau de bonne qualité reste difficile. Les autorités doivent à présent gérer les dossiers d’indemnisations.

Le deuil terminé, Brazzaville retrouve son charme et ses bonnes vieilles habitudes. Embouteillée, rythmée par les klaxons des minibus verts et blancs, ses trottoirs bondés de petits vendeurs et de cireurs qui s’activent, là sur une Rangers, là sur un mocassin de cuir.

Les drapeaux ne sont plus en berne et les autorités ont désormais de multiples dossiers à gérer, notamment celui des indemnisations. Une première allocation d’urgence de trois millions de francs CFA doit être versée à chaque famille frappée par le drame, des familles qui se demandent quand elles toucheront cet argent.

Dans les centres d’accueil, si la situation reste difficile pour les 13 000 sinistrés, l’aide continue d’arriver sous couvert d’anonymat. Un responsable d’ONG demande qu’une véritable coordination soit mise en place, chacun travaillant dans son coin, la plus grande difficulté reste aujourd’hui l’accès à l’eau de qualité. De nombreux enfants en bas âge sont victimes de diarrhées et l’on craint des risques d’épidémie.

Au quartier de Mpila où des cadavres sont sortis des décombres chaque jour ou presque, le périmètre de sécurité est en place. L’armée travaille d’arrache-pied avec les démineurs de l’ONG britannique MAG (Mining Advisory Group). Cinq à six cents kilos de munitions évacuées de la zone dangereuse seront détruits ce lundi 12 mars 2012, dans un site isolé de la population, à soixante kilomètres de la capitale.

Pour venir en aide au Congo-Brazzaville

Un appel aux dons est lancé pour venir en aide au Congo-Brazzaville. La collecte est effectuée à l'ambassade du Congo en France, située 37 bis rue Paul Valéry, à Paris dans le XVIe arrondissement.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter le réseau international des Congolais de l'extérieur par email à urgencecongo@le-rice.com

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 02:05

 

 

 

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PARIS AFP / 14 mars 2012 01h01- Avoir une alimentation trop riche en graisses pourrait affecter la qualité du sperme, selon une étude américaine publiée mercredi par le journal européen spécialisé Human Reproduction.

L'étude indique également que les hommes qui consomment le plus d'oméga-3, type d'acides gras que l'on trouve dans les poissons et certaines huiles végétales, ont un peu plus de spermatozoïdes de formes normales, que ceux qui en mangent le moins.

La relation entre une alimentation grasse et la qualité du sperme est largement due à la consommation de graisses saturées (charcuterie, chips, viennoiseries, certaines viandes, beurre, huile de palme...) connues pour constituer un facteur de risque de maladies cardio-vasculaires, soulignent les auteurs.

L'étude, conduite aux Etats-Unis, entre décembre 2006 et août 2010, par le Pr Jill Attaman (ancien d'Harvard Medical School et à présent au Dartmouth-Hitchcock Medical Center), concerne 99 hommes interrogés par questionnaire sur leurs habitudes alimentaires. Le sperme de 23 d'entre eux a par ailleurs été analysé.

Notant qu'à leur connaissance, c'est la plus grande étude sur l'influence de régimes spécifiques sur la fertilité masculine menée jusque-là, les auteurs en admettent toutefois les limites. Les résultats nécessitent d'être reproduits par de plus amples recherches, relèvent-ils ainsi.

Néanmoins, estime le professeur Jill Attaman, si les hommes modifient leur alimentation de façon à réduire la part des graisses saturées, et à augmenter leur consommation d'oméga-3, cela pourrait non seulement améliorer leur santé, mais également leur santé reproductive.

Les hommes mangeant le plus de graisses saturées avaient un nombre total de spermatozoïdes de 35% inférieur à celui des hommes qui en mangeaient le moins, ainsi qu'une concentration spermatique inférieure de 38%.

Les chercheurs pointent que des études comme la leur ne peuvent démontrer que les régimes riches en graisses causent un sperme de mauvaise qualité, mais seulement qu'il y a une association entre les deux.


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 01:45

 

 

 

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le 12 mars, 201

 

Il y a quatre ans, Nicolas Sarkozy déclarait à N’Djaména vouloir « toute la vérité » sur la disparition d’Ibni Oumar Mahamat Saleh et exigeait une enquête internationale crédible pour faire la lumière sur cette disparition. Ibni Oumar Mahamat Saleh était alors le chef de l’opposition démocratique au Tchad et animait courageusement la Coordination pour la défense de la constitution, qui refusait des modifications constitutionnelles illégitimes. L’heure du bilan est venue. Si une commission d’enquête nationale a admis que cet enlèvement avait été le fait d’hommes en armes portant des uniformes des forces de sécurité tchadiennes, elle a refusé de se prononcer sur les circonstances des événements qui auraient suivi. Il est pourtant clair désormais qu’Ibni Oumar Mahamat Saleh a été assassiné. Contrairement aux engagements pris alors par Nicolas Sarkozy, il n’y a toujours eu ni commission internationale crédible ni vérité faite sur ce meurtre. Puisque le président et le gouvernement français actuels revendiquent des progrès en matière de transparence, notamment quant à l’utilisation des moyens militaires de la France, nous leur demandons de rendre publics tous les éléments en leur possession concernant cette affaire.

La situation actuelle de l’opposition semble d’ailleurs toujours aussi précaire. Il y a deux jours, le député de l’opposition Gali Gatta NGhothé était emprisonné puis condamné à un an de prison ferme. Nous déplorons cette arrestation et cette condamnation et craignons que leurs vraies raisons ne soient purement politiques.

Il ne saurait y avoir de progrès démocratique réel en Afrique tant que des opposants politiques pourront être enlevés et tués, ou arrêtés pour des motifs peu vraisemblables. C’est pourquoi nous réclamons, encore et toujours, pour sa famille, pour ses amis, pour l’idée même de démocratie, la vérité sur la mort d’Ibni Oumar Mahamat Saleh. Nous appelons les autorités françaises qui auront des entretiens avec lui à ne pas manquer d’évoquer cette question et les progrès éventuels des enquêtes en cours.

Par Kader Arif, Député européen du Sud-Ouest, fait partie du premier cercle de François Hollande. Membre de l'équipe de campagne. Responsable du pôle Coopération

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 01:35

 

 

 

 

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Le Ministère

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 01:29

 

 

 

baba laddé gl

 

Communiqué de Presse

Appel aux défenseurs des droits de l’Homme

 Je suis le Général Baba Laddé et j'ai décidé de prendre moi-même la plume pour informer le monde de deux choses extrêmement importantes:

- De nombreux membres de ma famille et des familles de mes combattants ont été arrêtés en Centrafrique et au Tchad. Depuis plusieurs semaines, personne n'a eu de contacts ou de nouvelles de ces civils innocents.

Il n'ont pas non plus été inculpés pour aucun crime. Bangui et N'djamena les retiennent donc en toute illégalité et nous demandons aux organisations des droits de l'homme de se mobiliser urgemment contre ces violations des droits de l'homme.

- Les état-majors du Front Populaire pour le Redressement et du Parti pour la Justice et le Développement se sont réunis et ont décidé de lancer un appel à des négociations de paix.

Le FPR et le PJD-Farca proposent que sous l'égide de l'ONU, une conférence de paix internationale se réunisse et regroupe les représentants de la République Centrafricaine, du Tchad, de la totalité des mouvements politico-militaires du Tchad et de Centrafrique, des partis d'opposition légaux, des représentants des états voisins des deux pays, c'est à dire la Libye, le Niger, le Nigeria, le Cameroun, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, le Soudan du Sud et le Soudan, ainsi que des représentants des états menant des opérations militaires dans nos deux pays: la France, les Etats-Unis et l'Ouganda.

Le but serait que ces négociations aboutissent à une paix durable et définitive en RCA et au Tchad, arrivé à une transition démocratique et une mobilisation générale contre la LRA de Joseph Kony. D'ailleurs si la Lord's Resistance Army accepte de cesser ces crimes contre l'humanité et écarte Kony et les autres chefs recherché par la CPI, des représentants de ce mouvement pourraient être invités à la conférence. Pourrait aussi être présent les Darfouris du Mouvement pour la Justice et l'Egalité, ceux-çi ayant joué un rôle dans la guerre civile tchadienne.

Si le 1er mai 2012, le Tchad et la RCA n'ont pas répondu positivement à cette proposition de paix, nous nous verrons dans l'obligation de reprendre la lutte armée pour instaurer la démocratie dans ces deux états.

Pour finir, je condamne les massacres perpétrés par le gouvernement syrien contre son propre peuple et j'appelle la communauté internationale à aider l'Armée Libre de Syrie. Je condamne aussi formellement les bombardements israéliens sur la Bande de Gaza et concernant le Nord Mali, j'appelle le gouvernement Malien et le Mouvement National de Libération de l'Azawad à s'assoir de toute urgence à la table des négociations.


                                                                                   Général Baba Laddé,

                                                                                   Le 12 mars 2012

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 00:53

 

 

 

 

carte_centrafrique_432.gif

Debout, telle une ombre
Au milieu de l’Oubangui, scrutant le cœur angoissé
Les tripes serrés  
La tempête de neige soufflant sur la ville qui sombre.

Voici que ce vent de neige qui n’était que parenthèse
Devient une malheureuse thèse. 
Une thèse de ruine, d’épreuve, de souffrance et d’affliction.
Voici que ce qu’on a voulu sursaut
Devient sot. 

On se rappelle hier et hier il y’a déjà longtemps.
Près de dix ans que ça dure
Près de dix ans qu’on l’endure
Près de dix ans qu’on dénonce
Près de dix ans qu’on s’enfonce
Près de dix ans qu’on espère
Près de dix ans qu’on fait l’optimiste
Mais, près de dix ans que rien ne change. 

Alors ?

« Je ne sais pas !
Je ne sais plus !
Je voudrais pouvoir… Je voudrais comprendre moi-même…
Savoir si j'ai raison… Si je ne me trompe pas !
Mais n'est-ce pas Dieu qui nous envoie cette épreuve ?
Et ne devons-nous pas tous ensemble l'accepter, la surmonter ?
Ne devons-nous pas le mériter ?
Ah, réfléchissez vous-même !
Il s'agit moins, ce soir, de sauver nos corps que de sauver nos âmes !
Il s'agit ce soir de mourir pour sauver des millions d'êtres, pour les sauver du malheur et, par là, de rester dignes de sacrifice du Christ !
La mort nous épouvante, mais cette mort est une richesse miraculeuse !
Nous perdrons nos corps, mais nous serons sauvés à jamais… »
1

Néanmoins, dites qui a dit cela ?
Dites qui a dit qu’il fallait jouer au plus fou
Au plus violent
Et au plus ripoux ?   
Quand le village est sans maître et sans destination.
Comme la vie de ses populations, depuis presque dix ans maintenant !
Quand la loi est décidée par les hors la loi.
Image sanglante d’une catastrophe, d’un drame, et d’une calamité.

Têtes coupées
Yeux crevés
Ventres déchiquetés
Jambes amochées
Pleurs infligés
Corps profanés.
La foudre a sévi, cette foudre qui réside à la maison de la Renaissance. 
Contre le bon sens, elle a pris les nôtres, armé les siens
Qui, avec des coups de feu, rythment les nuits noires dans nos villages Désormais, petite et moyenne entreprise (PME) familiale.
Pourtant, terre de nos pères, pères de nos pères.   

Vision cauchemardesque
D’un mal commun, d’un même sale destin
Qui nous fait accepter le moins malin
Pas de remèdes pour ce chagrin   
Devrait-on se taire ?
Devrait-on perdre ses lèvres et donner sa langue au chien en cascade ?  
Quand le malheur frappe et que la joie s’évade ?
Quand la faim a arraché les sourires aux mômes ?
Quand on enjambe les corps dans le village fantôme ?

Non ! No! Nada !

Au nom des familles qui crient
Lesquelles combattent la misère et la souffrance qui les abîme.
Je ressens ni peine ni douleur.
Que de la rage
Ici l’orage
Le poing levé, je reste haineux.   
Ça sent le soufre
Du gouffre, on souffre.
Le malin insiste. 
Où est le Christ ?   

C’est le neuvième printemps
Neuf printemps sans pitié
Neuf printemps de terreur
Neuf printemps de malheur
Neuf printemps de fer
Neuf printemps d’enfer  
Neuf printemps de plaie, et de sang.
Le sang du père
Le sang du fils
Le sang de tous
Le sang partout.

Bangassou, Paoua, Batangafo, Bambari, Bria, Berberati.
Quinze mars tu es vaincu.  
Car, « tout pouvoir est poussière toute force faiblesse »2  

 

Adrien Poussou.

1.      Tirer de la pièce Merci de l’avoir tué, P.43, édition APARIS, 2009.

2.      Léopold Sédar Senghor, élégie pour Martin Luther King, in Ethiopiques.   

 

NDLR : 15 mars 2003 – 15 mars 2012 : Bozizé et sa clique, comme chaque année depuis leur coup d’Etat, vont retourner fêter à Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de Nana-Gribizi pour le 9ème anniversaire de cet accident de l’histoire qui a voulu qu’il soit parvenu à la tête de la République centrafricaine qui depuis lors, n’en finit pas de se mourir. Au diable, ce putain de 15 mars et tous ses prétendus libérateurs… ! Que la RCA et les Centrafricains soient à jamais débarrassés d'eux !

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 00:33

 

 

 

 

 

 fric en CFA

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 13 Mars 2012 15:10

« Le ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement Michel Koyt et le conseiller du Premier ministre chargé de la Bonne gouvernance Abdallah  Kadre, ont été arrêtés vendredi dernier pour corruption. Ils avaient créé une « société fictive » et produit de « faux documents ».

Ces propos ont été tenus le lundi 12 mars 2012, par Firmin Féïndiro, ministre de la Justice et porte-parole du gouvernement centrafricain. Il a réagi suite à  l’arrestation week-end dernier de ces 2 personnalités de haut rang.

Le porte-parole du gouvernement a précisé qu’ « une procédure judiciaire a été ouverte pour détournement, complicité de détournement, faux et usage de faux à l’endroit de ces derniers ».

8 personnes en tout ont été arrêtées. Elles seraient accusées d’avoir détourné  2,5 milliards FCFA (environ 3.800.000 euros)  et 12 milliards de francs CFA (18.300.000 euros environ)  représentant un fonds indien dont une partie devait servir à implanter la première cimenterie centrafricaine.

Il s’agit des 4 caissiers, 4 inspecteurs, l’administrateur adjoint de la Société Nationale des Transports Urbains (SONATU)  et l’ancien ministre Jude Alex Ketté alors commissaire aux comptes de ladite société.

« Les 2 ministres ont créé une société de droit privé centrafricain sans se référer au gouvernement et après vérification, il s'est agi d'une société fictive. L'argent ne se retrouve sur aucun compte en banque. Et quand le gouvernement leur a demandé des explications, ces deux personnalités ont produit des documents totalement faux », a indiqué le ministre.

Nous sommes, a-t-il conclu, « en face d'un détournement ». Détournement lié selon le ministre « à un prêt obtenu par le gouvernement en 2010  de 16 milliards FCFA de l’Inde pour la construction d'une cimenterie et la mise en place de la SONATU ».

Le coût  des travaux s’élèvent à  2,5 milliards pour l’achat de 100 Bus et la construction d’une gare routière au PK 18, route de Boali (nord de Bangui). Les 13 autres milliards et demi (plus de 20 000 000 d’euros) devront être consacrés la construction de la cimenterie en question.

D’autres sources ont indiqué que pendant les 17 mois au cours desquels les bus ont commencé à circuler, aucune recette n’est versée sur le compte du Trésor Public. Entre temps, les bus sont déjà amortis malgré qu’ils aient été livrés avec des pièces de rechange. En plus, la SONATU est surendettée auprès des banques de la place.

Les mêmes sources ont ajouté que les hauts responsables de cette société se sont attribué des salaires faramineux au détriment des autres employés, qui comptent plusieurs mois d’arriérés de salaire. Il a fallu l’intervention du comité de redressement des finances publiques pour faire la lumière sur la gestion qualifiée de catastrophique par les sources judiciaires. Un comité de crise est en préparation pour gérer la SONATU en attendant les conclusions de l’enquête en cours.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 00:25

 

 

 

 RCA carte-2

 DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

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Bangui, 13 Mars 2012

Bangui : Des Centrafricains ‘’déçus ‘’par la gestion de la SONATU

Les usagers des transports publics de Bangui se sont dits ‘’déçus’’ par la gestion mauvaise gestion de la Société nationale de transport urbain (SONATU).

« Avec les histoires de détournement et la réduction des bus, les Centrafricains se rendent compte qu’ils se sont fait des illusions. Lorsque les 100 bus étaient arrivés, nous pensions que nous serions soulagés, mais aujourd’hui notre espoir est perdu », a déploré Félix Ngbara, un usager fatigué d’attendre le transport au Terminal nord.

A l’origine, l’idée émise par le ministère des transports était de créer une agence de voyage afin de faciliter le désenclavement intérieur du pays. Mais de 100 bus au début, seul 14 fonctionnent. Les techniciens évoquent des difficultés à trouver les pièces de rechange, mais la mauvaise gestion reste la raison principale de dysfonctionnement.

« Il y a un réel problème parce que les bus SONATU qui respectaient les normes en prenant des clients essentiellement sur les 40 places assises, font maintenant de la surcharge. Certains clients sont obligés de rester debout, parfois 3 personnes occupent un siège de 2 places », a déploré Alexis Wilibona, un autre usager.

Cette crise au sein de la SONATU affecte aussi la desserte des villes de l’intérieur du pays. Pour des raisons de pannes techniques continues, les véhicules de la société desservent à intervalle régulier les villes des provinces. Par exemple l’axe Libi-Sibut en allant vers Kaga- Bandoro n’est plus fréquenté, a confié un chauffeur de la Société.

Il convient de rappeler que des cas de détournement par les hauts responsables de la société ont été signalés. Le vendredi dernier, le président du conseil d’administration de la société, le ministre Michel Koyt, un ministre délégué à la primature et l’équipe de direction de la société ont été arrêtés.

 

Kabo : Les transporteurs dénoncent les tracasseries routières

Les conducteurs des gros véhicules ne veulent plus emprunter l’axe Kabo-Bossangoa à cause des multiples tracasseries routières organisées par les forces constituées au niveau des barrières routières selon les témoignages recueillis par le RJDH ce matin.

« Ce n’est pas à cause de l’état des routes que l’axe Kabo-Bossangoa est bloqué, c’est plutôt à cause des tracasseries routières des militaires sur les barrières ; ils nous demandent ce qui

n’est pas prévu par la loi», a expliqué Abdoulaye Falh, conducteur de gros véhicule sur ce tronçon.

« Je me demande si le droit à la libre circulation des personnes et des biens est respecté dans ce pays en général et sur l’axe Kabo-Bossangoa en particulier. Parce que je constate que le transporteur qui veut faire du commerce sur ce tronçon doit avoir suffisamment d’argent pour distribuer à ces agents sur les barrières », a-t-il déploré.

Abdoulaye Falh a expliqué que sur chaque barrière le transporteur doit verser la somme de 8000 FCFA aux quatre corps constitués, à savoir la Gendarmerie, la Police, les Eaux et Forêts et les Forces armées centrafricaines (FACA). « Si on ne paye pas cet argent, ils nous bloquent le passage. Ce sont nos frères Centrafricains qui nous rendent la vie difficile, et c’est à cause de ces agents que les propriétaires de véhicules ont décidé de ne plus emprunter ce tronçon», a-t-il dit.

Jean-Firmin Passero, Assistant à l’Union syndicale des transporteurs centrafricains (USTC), a lui aussi déploré l’exagération des tracasseries routières. « Pour desservir cet axe, il faut prévoir au moins 300 000 FCFA à distribuer, comment les transporteurs peuvent accepter de travailler dans de telles conditions», s’est in interrogé.

Pour lui, il serait souhaitable d’organiser les états généraux des transports afin de prendre de grandes décisions devant faciliter le travail des transporteurs, notamment sur l’axe Kabo ou les tracasseries sont fréquentes. Car « Sans transport l’économie du pays ne pas avancer, c’est un moyen de communication qui est bafoué par nos agents sur les barrières », a-t-il souligné.

Il faut signaler que la population de la région de Kabo se plaint depuis ces derniers temps sur la rareté des véhicules dans leur zone.

 

NDLR : Le racket des forces publiques sur les barrières illégales est un véritable cancer qui ronge la RCA mais le pouvoir laisse faire.

 

Obo : Merlin annonce une prise en charge médicale des réfugiés et des déplacés

Les frais de consultation et des soins médicaux des réfugiés et des déplacés internes résidant à Obo seront désormais pris en charge par l’ONG Merlin, a rapporté ce matin radio Zéréda.

L’annonce a été faite hier au cours d’une réunion présidée par le préfet du Haut-Mbomou, Albert Boris Mbagalet assisté d’un représentant de l’ONG Merlin à Obo.

Les réfugiés et les déplacés bénéficieront de consultations et de soins gratuits tandis que la population autochtone versera la somme forfaitaire de 200 FCFA pour la consultation et recevra des soins gratuitement.

Selon l’ONG Merlin, ce geste favorise l’accès à l’hôpital aux femmes qui avant ne pouvaient pas fréquenter les hôpitaux pour des raisons financières. Cette prise en charge devrait aussi aider à limiter les cas de grossesse à risque dans la Sous-préfecture d’Obo.

Il faut signaler qu’à cause des exactions de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, la population du Haut-Mbomou connait une situation humanitaire dramatique et vit presque de l’assistance.

 

 

Bangui : L’Institut Pasteur mène une campagne contre la tuberculose

En prélude à la journée mondiale de la lutte contre la tuberculeuse célébrée le 24 mars, l’Institut Pasteur de Bangui organise une série d’activités de sensibilisation sur cette maladie en faveur des personnes démunies.

D’après un communiqué de presse de cet institut reçu ce matin par le RJDH, les femmes détenues de la maison d’arrêt de Bimbo ont échangé le 8 mars dernier avec quelques médecins de l’Institut Pasteur sur la tuberculose et autres maladies infectieuses, dont les hépatites virales.

D’après les explications des médecins, la tuberculose est une maladie contagieuse. Une personne qui en souffre et qui n’est pas traitée peut contaminer 10 à 15 personnes dans un an, à travers les germes appelés bacilles tuberculeux.

Il faut préciser que selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 1/3 de la population mondiale est actuellement infectée par la tuberculose, et de 5 à 10% des sujets infectés (non par le VIH) développent actuellement la maladie ou deviennent contagieux au cours de leur existence.

Toujours d’après l’OMS, les personnes infectées à la fois de VIH et du bacille tuberculeux sont beaucoup plus susceptibles de développer la maladie qui, a dans la plupart des cas, une incidence fatale.

Il est à relever que seules les personnes dont les poumons sont infectés peuvent transmettre le bacille tuberculeux. Cette transmission se fait par la voie orale en projetant ces germes dans l’air.

 

 

Bangui : Les activistes des droits de l’homme apprennent le monitoring de la justice

 

Les activistes des droits de l’homme ont démarré ce mardi à Bangui une discussion sur le monitoring de la justice et des lieux de détention, a rapporté la radio Notre Dame.

Ces assises sont une initiative du Projet de renforcement de l’Etat de droit (PRED) en République centrafricaine et vise à doter les participants de connaissances nécessaires. Il est question pour eux de comprendre les instruments juridiques et techniques devant leur permettre d’agir de manière efficace vis-à-vis des acteurs judiciaires et les détenus.

Pour Jean-Jacques Ninga Wong Malo, expert national en Etat de droit au PRED, le suivi d’un dossier ou la visite d’un détenu dans un commissariat ou dans un lieu de détention quelconque est « un travail délicat », d’où nécessité pour les ONG des droits de l’homme de maîtriser les procédures, afin d’éviter des incidents susceptibles d’apporter plus de complications aux personnes détenues.

Signalons que le PRED qui appuie cette rencontre de deux jours, est une initiative financée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Il apporte aussi un appui aux différentes institutions de la République en vue de faciliter la construction d’un l’Etat de droit en RCA.

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