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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 15:45

 

 

 

 

BANGUI (AFP) - 08.06.2014 19:53 - Par Stéphane JOURDAIN

 

Une soixantaine de grenades, des machettes, une quinzaine de fusils, des arcs dans le seul quartier musulman mais un bilan plutôt maigre chez les chrétiens pourtant majoritaires: le désarmement volontaire organisé dimanche à Bangui a encore accentué les divergences qui opposent les deux communautés.

 

Mahomet Abdel est arrivé en tenant la main de son jeune fils, pour déposer deux grenades chinoises à l'occasion de "la journée du désarmement volontaire" organisée par les autorités dans les mairies des huit arrondissements de Bangui et de deux communes limitrophes, Begoua et Bimbo.

 

"Je ne veux plus avoir de problème, je veux la paix, nous avons beaucoup souffert. J'ai entendu parler de cette journée et j'ai tout rendu", dit Mahomet, en short et maillot de basket, en sortant de la mairie du 3e arrondissement au coeur du PK-5, l'enclave où vivent reclus les derniers musulmans de Bangui.

 

Mahomet avait acheté dix grenades à la suite des violences du 5 décembre 2013 quand les anti-balaka, les milices chrétiennes, ont mené une attaque d'envergure visant les ex-rebelles Séléka et plus généralement les musulmans de la ville, qui se sont ensuite vengés.

 

Chaque grenade coûte 2.500 francs CFA, soit le prix de deux kilos de sucre. Il en a utilisé huit pour "gâter" (abîmer) des anti-balaka. La dernière fois, c'était il y a deux semaines, lors d'un match de foot de la réconciliation organisé entre chrétiens et musulmans. Les choses avaient dégénéré, trois musulmans avaient été décapités.

 

Au PK-5, près de 200 personnes sont venues dimanche matin rendre des armes. A chaque fois, les soldats des forces africaines récupèrent l'arme, les employés de la mairie relèvent le nom et le numéro de téléphone du déposant, puis une dizaine de femmes applaudissent pour remercier.

 

Parmi ces femmes, Awa Gonadet est un peu inquiète en voyant les hommes se presser pour rendre les armes: "On a des ennemis partout, comment on va faire?"

 

Même son de cloche chez Aïssatou Sahada, onze enfants: "Nous les femmes, nous voulons la paix. Mais ce n'est pas fini, ils veulent nous finir", dit-elle en parlant des anti-balaka dont les attaques à la grenade ou au fusil sur le quartier musulman sont récurrentes.

 

Devant elles, un homme arrive en vélo et prévient: "je ne donne pas mon nom, pas de photo". Puis il dépose une grenade et une machette par terre avant de repartir aussitôt. Un autre a envoyé sa femme pour déposer une mitraillette automatique hors d'âge.

 

Au total, 69 grenades, 62 flèches, 13 arcs, 15 fusils et mitraillettes et quelques 200 munitions ont été récupérés. Sans parler des chapeaux, bottes et gourdes militaires, aiguilles à tricoter... 192 personnes ont répondu à l'appel.

 

- 'J'aime mon pays, je désarme' -

 

De l'autre côté de la ville, à Bimbo, une commune majoritairement chrétienne, c'est la soupe à la grimace. Deux balles de kalachnikov et une grenade artisanale ont été récoltées en quatre heures. A la mairie du 5e arrondissement, près du PK-5, quelques cartouches et des explosifs.

 

A Boy-rabé, le fief des anti-balaka, milices à majorité chrétienne, 3 roquettes, 3 obus de mortier, 3 grenades et des munitions de 14-5 ont été récupérées. "C'est normal, ici les gens n'ont pas d'armes, elles sont toutes au PK-5", se justifie Blondel, tee-shirt blanc

 

"J'aime mon pays, je désarme volontairement".

 

"On nous demande de désarmer, on rapporte les armes. Si les autres ne veulent pas désarmer, c'est leur problème", s'agace Lawane Ismaël, le représentant de la mosquée Atick du PK-5.

 

En tournée dans les quartiers à la fin de la journée, le Premier ministre s'est dit "satisfait" par "l'engagement de la population". "La satisfaction vient de cet engouement populaire et pas de ce qui a été ramassé, car le triple pourrait revenir dans la nuit" de l'étranger, a-t-il dit.

 

Au PK-5, le Premier ministre a pris lui-même les photos du butin ramassé, au son des youyous des mères de familles rassemblées à la mairie. Pendant ce temps là, dans la rue, des démineurs français se préparaient à récupérer armes et munitions.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: maigre collecte à la journée du désarmement volontaire
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 15:36

 

 

 

 

 

Tatiana Mossot à la poursuite des diamants maudits de Centrafrique sur France 24

 

http://www.telesphere.fr/   Damien D. - 07/06/2014

 

La journaliste de France 24 Tatiana Mossot s'est penchée sur le cas des diamants de Centrafrique. Des mines centrafricaines aux diamantaires d'Anvers en Belgique, elle livre un reportage exclusif diffusé dans le magazine Reporters samedi 7 juin à 20h40.

 

Les diamants centrafricains sont parmi les plus beaux et les plus recherchés. Alors que la Centrafrique est en pleine guerre civile, des groupes armés sévissent autour des sites de production, à la recherche des pierres précieuses. Des mines de Mouka, dans l’est du pays, aux bureaux d'achat à Anvers, en Belgique, en passant par ceux de Bangui, la capitale centrafricaine, notre reporter est parti sur les traces du plus éternel des joyaux.

 

La Centrafrique est en guerre. Tatiana Mossot a déjà sillonné ce pays pour couvrir ce conflit (Lire « Centrafrique, le convoi de l'espoir »). Lors de son dernier déplacement, elle comptait réaliser un sujet sur les rebelles Seleka « Je voulais savoir ce qu'ils devenaient, ce qu'ils faisaient, après avoir été chassés du pouvoir. Mais pour des raisons de sécurité cela n'a pas été possible. » nous a-t-elle confié. Qu'à cela ne tienne ! Puisqu'elle était déjà dans l'est du pays, une très riche zone minière, elle s'est intéressée au business des diamants. Un commerce que le conflit armé n'a guère entamé. La région n'en demeure pas moins sans risque précise la journaliste : « J'ai eu une chance terrible. Je suis la seule journaliste qui a pu aller dans cette zone depuis a chute des Seleka. Cela reste une zone particulièrement difficile et dangereuses. Il y a des groupes armès présents dans le secteur. » Ainsi, de villages perdus, en pistes interminables, Tatiana Mossot est allée jusqu'au coeur des mines de diamants, réputés en joaillerie parmi les plus beaux du monde.

 

« J'ai découvert le milieu des diamantaires, et l'impact que cette pierre a sur les gens. »

 

Il a fallu un peu plus d'un mois à la journaliste de France 24 pour réaliser ce sujet qui l'a mené de la Centrafrique à Anvers en Belgique. « En Centrafrique, ,j'ai eu la chance de rencontrer des interlocuteurs qui m'ont facilité les tournages aussi bien dans les mines, aux bureaux d'achats, comme auprès d'un ministre centrafricain » explique-t-elle. Surprise, c'est en Belgique que le reportage s'est compliqué. Il lui a fallu pas loin d'une semaine de négociations pour aller à la rencontre des diamantaires. « Le diamond office est un vrai bunker ! Mais j'ai été très bien accueillie. Ils m’ont fait voir des lieux où personne ne va. J'ai vu des pierres de plusieurs millions d'euros. J'ai été fouillée à l'entrée et à la sortie...» nous a-t-elle raconté. Avec ce sujet sur le business des diamants, Tatiana Mossot nous propose une autre lecture du conflit en Centrafrique....

 

Vu pour vous : Centrafrique : les diamants maudits
Vu pour vous : Centrafrique : les diamants maudits
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 15:19

 

 

 

 

Centrafrique: bilan mitigé pour l’opération de désarmement à Bangui

 

par RFI,  09-06-2014 à 00:55

 

En Centrafrique, ce dimanche 8 juin les habitants de Bangui étaient invités à se rendre dans toutes les mairies d'arrondissement pour y déposer leurs armes. Une vaste opération de désarmement volontaire destinée aux civils et initiée par le gouvernement. Le bilan de l'opération est mitigé mais les autorités espèrent qu'elle marque le début d'une prise de conscience.

 

Dans le quartier de Boy-Rab à Bangui, des jeunes vêtus de T-shirts blancs sillonnent les rues pour inviter les habitants à se rendre à la mairie. Tout le monde est mis à contribution, même le porte-parole des anti-Balaka, Emotion Brice Namsio, promet de contribuer. […] Dans chaque mairie, à un moment de la journée, des ministres viennent s’enquérir de la situation. […] Les jeunes qui se prêtent au désarmement sont félicités par les femmes du quartier. Moustapha s’est laissé convaincre : " J’ai déposé une machette et une grenade, parce qu’on sait que la Misca et Sangaris sont là pour nous protéger et que ça ne sert à rien de se battre ". Si au PK5 la récolte a été moins maigre qu’ailleurs à la fin de la journée, la collecte globale reste symbolique à Bangui. Mais ce n’est pas la quantité qui compte, explique le Premier ministre André Nzapayéké, venu relever les compteurs en fin de journée.

 

Centrafrique : timide collecte d'armes à Bangui

 

08/06/2014 à 16:15 Par AFP

 

Les autorités centrafricaines ont procédé dimanche à une journée de désarmement volontaire à Bangui dans l'espoir d'y faire baisser la violence mais la collecte des grenades, machettes, munitions et armes artisanales est restée modeste au vu de la prolifération des armes dans la capitale.

 

La journée de désarmement volontaire décrétée par le Premier ministre André Nzapayéké a commencé à 08h00 (07H00 GMT) et devait se poursuivre jusqu'à 15h00 dans les mairies des huit arrondissements de Bangui et de deux communes limitrophes, Begoua et Bimbo.

 

À 10h, dans le quartier du PK-5, où vivent terrés les derniers musulmans de la capitale, une trentaine de grenades chinoises, une vingtaine de machettes, quelques armes artisanales, des munitions de kalachnikov avaient été récupérées à la mairie d'arrondissement.

 

"Je rapporte mes armes parce que je veux la paix"

 

Ali Yerima avait acheté 5 grenades le 5 décembre 2013 quand les anti-balaka, les milices chrétiennes, ont mené une attaque d'envergure visant les ex-rebelles Séléka et plus généralement les musulmans de la ville. Il dit en avoir utilisé quatre depuis. Il en rapporte une, ainsi que trois machettes et deux couteaux. "Je les rapporte parce que je veux la paix", dit-il. S'il y a une nouvelle attaque des anti-balaka contre l'enclave musulmane, "j'irai voir les Burundais (qui sécurisent le quartier au nom de la force africaine de la Misca) ou le maire" pour obtenir une protection, explique Ali Yerima.

 

"C'est timide", a reconnu le ministre des Finances Rémy Yakoro, venu sur place pour constater la mobilisation des Banguissois. "Nous mettons l'accent sur l'esprit volontariste des gens mais certains ne veulent pas rapporter les armes comme ça, en plein jour".

 

À Boy-rabé, fief anti-balaka, la collecte était encore plus décevante. Seule une cartoucherie remplie de munitions de mitrailleuse lourde, et une douzaine de munitions de 14-5 avaient été rapportées en milieu de matinée dimanche. "Ça se passe bien mais le dispositif militaire fait peur aux gens", a souligné sur place Denis Wangao Kizimale, ministre de la Sécurité publique en pointant les soldats français venus patrouiller devant la mairie.

 

Les armes collectées seront ensuite récupérées par les forces africaines de la Misca et françaises de Sangaris qui sont en charge du désarmement des groupes armés. Le Premier ministre, M. Nzapayéké, avait jugé que les armes étaient "partout" dans Bangui, à l'occasion d'une visite de plusieurs quartiers samedi. Bangui a connu un regain de violences après l'attaque de l'église Fatima le 28 mai, au cours de laquelle 17 personnes ont été tuées.

 

Plus généralement, depuis la prise de pouvoir de la rébellion Séléka en mars 2013, renversée en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent. Les exactions des deux camps, anti-balaka et Séléka, contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Centrafrique : timide collecte d'armes à Bangui
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 14:56

 

 

 

 

(AFP 09/06/14)

 

Le gouvernement tchadien a nié les accusations d'un récent rapport de l'ONU affirmant que le Tchad a soutenu l'ex-rébellion Séléka pour prendre le pouvoir en Centrafrique, les qualifiant d'"élucubrations", dans un communiqué parvenu à l'AFP dimanche.

 

Une commission d'enquête internationale mise en place par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon en janvier a remis jeudi un premier rapport aux membres du Conseil de sécurité, dont l'AFP a obtenu copie.

 

Les enquêteurs affirment notamment "qu'il existe assez de preuves pour penser que (l'ex-président) Djotodia et la Séléka ont reçu un soutien financier et militaire du gouvernement du Tchad" pour renverser le président François Bozizé en mars 2013.

 

"Des officiers tchadiens ont été vus à Bangui après la prise de pouvoir par la Séléka, opérant dans le cadre du mouvement Séléka", ajoute le rapport, qui précise qu'après la chute des rebelles sous la pression internationale en janvier 2014, "ces officiers ont réintégré l'armée tchadienne" et sont devenus membres de la force africaine Misca à Bangui.

 

"Le gouvernement de la République du Tchad tient à rappeler une dernière fois qu'il n'a pas soutenu, ne soutient pas et ne soutiendra jamais un mouvement armé ayant l'intention de déstabiliser la RCA ou tout autre pays africain", indique le communiqué de N'Djamena.

 

"Tout en condamnant de la manière la plus forte ces élucubrations, le gouvernement de la République du Tchad appelle l'ONU à faire preuve de discernement et à arrêter une fois pour toute sa campagne gratuite contre le Tchad, aux desseins jusque-là inavoués", ajoute le communiqué.

 

Le gouvernement reproche aussi aux enquêteurs de l'ONU de ne pas avoir pris en compte "les lourds sacrifices consentis" par le Tchad "sur les plans humain, matériel et financier en vue de venir en aide à ce pays frère et ami depuis des décennies".

 

La Centrafrique vit depuis plus d'un an une crise sans précédent. Les exactions de deux groupes armés ennemis, ex-rebelles Séléka majoritairement musulmans et milices chrétiennes anti-balaka, contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

 

Le Tchad dément avoir soutenu la Séléka

 

BBC Afrique 8 juin, 2014 - 20:09 GMT

 

N'Djamena a démenti dimanche la commission d'enquête internationale de l'ONU, qui a déclaré que des soldats tchadiens ont été vus à Bangui aux côtés de la rébellion Séléka, en mars 2013.

 

Les enquêtes déclarent qu’"il existe assez de preuves pour penser que Djotodia et la Séléka ont reçu un soutien financier et militaire du gouvernement du Tchad" pour renverser le président François Bozizé.

 

"Des officiers tchadiens ont été vus à Bangui après la prise de pouvoir par la Séléka, opérant dans le cadre du mouvement Séléka", indique le rapport dont l’AFP a obtenu une copie.

 

Les enquêteurs affirment qu’après la chute du régime de Bozizé, "ces officiers ont réintégré l'armée tchadienne".

 

N'Djamena a démenti ces accusations dans un communiqué.

 

"Le gouvernement de la République du Tchad tient à rappeler (…) qu’il ne soutiendra jamais un mouvement armé ayant l'intention de déstabiliser la Centrafrique ou tout autre pays africain", déclare le gouvernement tchadien.

 

Il "appelle l'ONU à faire preuve de discernement et à arrêter une fois pour toute sa campagne gratuite contre le Tchad, aux desseins jusque-là inavoués".

 

Les violences entre les ex-rebelles Séléka - qui sont des musulmans pour la plupart - et les milices chrétiennes anti-balaka ont fait des milliers de morts en Centrafrique.

 

Des milliers de personnes ont également été contraintes de fuir le pays.

 

Michel Djotodia, installé au pouvoir par les Séléka, a été poussé à la démission par la Communauté des Etats d’Afrique centrale.

 

Son départ du pouvoir n’a pas encore permis d’instaurer la paix, après l’arrivée au pouvoir d’une présidente par intérim, Catherine Samba-Panza.

 

Centrafrique: le Tchad nie avoir soutenu les Séléka, comme l'affirme l'ONU
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 14:55

 

 

 

 

(AFP 07/06/14)

 

Le Premier ministre centrafricain André Nzapayéké a jugé que les armes étaient "partout" dans Bangui à l'occasion d'une visite samedi dans la dernière enclave musulmane de la capitale, puis dans le fief des anti-balaka, avant une opération de désarmement volontaire prévue dimanche.

 

Alors que la population demande avec insistance aux autorités qu'elles désarment les milices à l'origine des violences qui secouent Bangui, le Premier ministre a lancé une opération de désarmement volontaire pour dimanche, sans incitation financière, dans les mairies d'arrondissement de la capitale.

 

"Si le gouvernement avait ordonné un désarmement obligatoire, il y aurait eu beaucoup de morts et je veux épargner des vies", a dit en langue nationale Sango le Premier ministre à quelque 200 représentants du quartier du PK-5, l'enclave où vivent reclus les derniers musulmans de Bangui.

 

"La Centrafrique est un Etat laïque où chrétiens et musulmans doivent cohabiter en bonne intelligence", a-t-il dit, jugeant que "beaucoup de jeunes sont instrumentalisés par des comploteurs qui veulent en profiter pour prendre le pouvoir".

 

Le Premier ministre a ensuite affirmé à la presse que l'opération de désarmement volontaire de dimanche était "extrêmement importante". "Il ne s'agit pas d'un conflit classique avec un front, deux parties identifiées. C'est un conflit communautaire. On ne sait pas qui est armé, qui ne l'est pas", a-t-il dit en évoquant "les armes" cachées "sous les lits".

 

Il a indiqué que l'opération se déroulerait de 08h à 15h, dans les mairies des huit arrondissements de Bangui et de deux communes limitrophes, Begoua et Bimbo. Les armes seront ensuite récupérées par les forces africaines de la Misca et françaises de Sangaris qui sont en charge du désarmement des groupes armés.

 

Un peu plus tard, dans l'après-midi, le Premier ministre a reproduit son opération à Boy-rabé, le fief des anti-balaka, ces milices chrétiennes formées contre les ex-rebelles Séléka et qui, plus généralement, traquent les musulmans.

 

"Tous les quartiers doivent désarmer et en même temps. Si chaque quartier demande à ce qu'un autre quartier désarme en premier, personne ne désarmera jamais", a-t-il dit sur un ton ferme à la centaine de personnes venues l'écouter.

 

Bangui a connu un regain de violences après l'attaque de l'église Fatima le 28 mai, au cours de laquelle 17 personnes ont été tuées.

Centrafrique: "les armes sont partout" à Bangui (Premier ministre)
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 14:52

 

 

 

 

 

07/06/14 (Le Monde)

 

 « Contrôlez bien la route ! », beugle le chef anti-balaka à ses trois janissaires. La chaussée est encombrée par un plot de circulation et deux rondins de bois. Le premier adolescent, armé d'une kalachnikov, a sur le front un drapeau centrafricain fixé par une ventouse, les deux autres sont équipés d'arcs et de flèches.

 

Serge Gbeade, la trentaine, aime donner des ordres, boire du vin de palme et « manger » 1 000 francs CFA (1,52 euro) à chaque véhicule qui traverse le village de Mardochée, situé à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest de Bangui. Pour un entretien avec Le Monde, il estime le tarif à 300 000 dollars.

 

Serge Gbeade règne en petit tyran sur un minuscule hameau. Auparavant, il était cultivateur et « débrouillard », mais la guerre a fait de lui un chef à la tête de « deux sections », soit soixante-quatre hommes et enfants couverts d'amulettes. « C'est parce que mon pays était torturé par les mercenaires de la Séléka que nous avons pris notre courage à deux mains. Nous, les villageois, nous nous sommes regroupés et avons décidé de prendre nos machettes pour chasser les étrangers », explique-t-il.

 

Commencée à l'été 2013 dans la région de Bossangoa, le fief de la famille de l'ancien président François Bozizé, la lutte de libération des « vrais fils du pays » contre les rebelles arabisés qui venaient d'arracher le pouvoir s'est muée en épuration confessionnelle. Et qu'importe si les musulmans du village, comme tous ceux des environs, ont fui : « C'étaient des malfaiteurs », tranche Serge Gbeade.

 

PÉTOIRES

 

Débarrassé de ces ennemis, l'irascible trentenaire a désormais de nouveaux adversaires : les 2 000 soldats français de l'opération « Sangaris » et les 6 000 africains de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca). « Des faux types », fulmine le chef anti-balaka. « Il n'y a pas deux heures, les Misca nous ont attaqués. Ils nous ont pris deux armes automatiques, et il y a trois jours les Sangaris nous ont pris trois armes de chasse. »

 

Que ce soit sur l'axe ouest allant de Bangui à la frontière camerounaise ou sur la route partant vers l'est, les forces internationales mènent des opérations de désarmement. Mais, en raison du sous-effectif des troupes, l'exercice se révèle des plus difficiles face à ces miliciens furtifs, fondus au sein de la population.

 

A la sortie de Grimari, à environ 300 km au nord-est de la capitale, à peine une patrouille française a-t-elle quitté le village que deux jeunes ressortent d'une maison avec leurs pétoires. Comme le confirme un officier de Sangaris dans cette zone, ses soldats n'hésitent pas à « neutraliser » ceux qui refusent de déposer leurs armes.

 

La traque se fait aussi, en certaines circonstances, avec des règles floues. A Boali, selon plusieurs témoignages recueillis sur place, le 24 mars, après un affrontement mortel avec des soldats congolais de la Misca, un chef milicien et onze de ses proches ont été arrêtés et envoyés vers une destination inconnue. Les membres de leurs familles n'ont depuis reçu aucun signe de vie. La force de l'Union africaine a ouvert une enquête.

 

AMBITIONS PERSONNELLES

 

Six mois après le déclenchement de l'opération « Sangaris », les anti-balaka opèrent encore dans la plupart des quartiers de Bangui et tiennent l'essentiel de l'ouest du pays. Ils y affrontent des groupes d'éleveurs peuls dont les familles ont été chassées et dont le bétail a été volé.

 

Plus à l'est, dans un triangle Sibut-Dekoa-Bambari, ils tentent de harceler les combattants de la Séléka, repliés dans cette dernière ville et dans les confins orientaux et septentrionaux de la RCA. « Nous voulons attaquer Bambari , mais nous manquons de munitions », grognent quelques-uns d'entre eux, croisés à une vingtaine de kilomètres de cette préfecture.

 

Composés de villageois, de militaires et de jeunes désœuvrés, les anti-balaka sont bien davantage une mouvance qu'un groupe uni. Les chefs locaux affirment répondre à des ordres venant de personnalités politiques ou militaires, mais, sur le terrain, les combattants sont livrés à eux-mêmes et se transforment souvent en rançonneurs des populations. Ils ont été capables de coordonner une attaque, le 5 décembre 2013, sur la capitale dans l'objectif de chasser la Séléka du pouvoir mais sont aujourd'hui divisés par des querelles de leadership.

 

Patrice-Edouard Ngaïssona, le président de la Fédération centrafricaine de football et ancien ministre de François Bozizé, et Sébastien Wenezoui, un cadre du ministère de l'urbanisme, revendiquent chacun le poste de « coordonnateur politique » du mouvement. Le premier est à la tête d'un groupe plus radical et plus politique alors que le second bénéficie du soutien des militaires qui se sont soulevés contre la Séléka. Chacun entend se poser en interlocuteur incontournable pour le retour de la paix.

 

Les ambitions personnelles s'affûtent d'autant que plusieurs responsables anti-balaka ont obtenu des postes au sein du pouvoir. Le « chef d'état-major » d'un des groupes, le capitaine Charles Grémangou, est directeur de cabinet du ministre de la défense.

 

FRANÇOIS BOZIZÉ MENACÉ PAR LA JUSTICE INTERNATIONALE

 

Accusée de connivence à leur égard, notamment après qu'elle a fait libérer en avril Patrice-Edouard Ngaïssona tout juste arrêté par la Misca, la présidente de transition, Catherine Samba- Panza, se défend en expliquant que, quand elle est arrivée, elle a « voulu le dialogue », mais qu'il faut maintenant « mettre de l'ordre ».

 

La justice centrafricaine, encore inexistante, ne représente qu'une faible menace pour les responsables anti-balaka. Mais, à plus long terme, la Cour pénale internationale, qui a ouvert une enquête sur les crimes commis depuis septembre 2012 en RCA, pourrait se pencher sur leur cas. Une commission de l'ONU mandatée par le Conseil de sécurité est depuis mars à Bangui en vue d'établir une liste des crimes les plus graves commis depuis début 2013 et de nommer leurs commanditaires.

 

François Bozizé, renversé en mars 2013 par la Séléka, pourrait se retrouver dans le collimateur de la justice internationale. Selon le conseil de sécurité de l'ONU qui l'a placé en mai sous sanctions, l'ex-chef de l'Etat a, depuis son exil camerounais puis kényan et ougandais, « fourni un soutien matériel et financier à des miliciens (…) qui cherchent à le ramener au pouvoir ».

 

Tous les groupes anti-balaka, loin s'en faut, ne demandent pas le retour de l'ancien président, mais, selon une source onusienne, son neveu Teddy a été signalé fin avril à Benzambe, le berceau de la famille, en train de former des miliciens.

 

Les anti-balaka ont gagné la guerre. La Séléka a été chassée du pouvoir, presque tous les musulmans ont fui, mais leur plus grande victoire est ailleurs. Les esprits ont été contaminés par leur rhétorique xénophobe. Dans les quartiers de Bangui, au cœur de la brousse, il n'est pas rare d'entendre : « Les anti-balaka, c'est la population. »

 

Cyril Bensimon (envoyé spécial en Centrafrique)

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/06/07/la-centrafr...

Lu pour vous : La Centrafrique, livrée aux chefs de guerre, s'enfonce dans le chaos
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 14:49

 

 

 

 

07/06/14 (Le Monde)

 

C'était il y a six mois. Le 5 décembre 2013, François Hollande annonçait le déclenchement en urgence de l'opération « Sangaris ». Une nouvelle intervention militaire française en terre africaine, un an après le Mali, une de plus en Centrafrique.

 

Bangui était alors à feu et à sang. Le matin même, des groupes d'insurgés, les anti-balaka, avaient lancé un assaut sur la capitale. Après avoir repoussé leurs ennemis, les ex-rebelles de la Séléka, alors au pouvoir, imposaient une campagne de représailles à la population. Un carnage.

 

Six mois plus tard, l'action des forces internationales, 2 000 soldats français et 6 000 africains, a permis de mettre un terme aux massacres de grande ampleur. Mais la République centrafricaine (RCA), en crise profonde depuis des décennies, est loin d'avoir retrouvé la stabilité.

 

En nombre insuffisant pour un territoire grand comme la France et la Belgique réunies, les militaires étrangers sont les pompiers d'incendies qui s'allument encore en différents points du pays.

 

La situation humanitaire demeure catastrophique. L'ancienne puissance coloniale attend désormais avec impatience le déploiement d'une opération de maintien de la paix, prévue pour la mi-septembre, pour se désengager progressivement du terrain. Cependant, à Paris comme à Bangui, l'espoir d'une opération brève, « qui n'a pas vocation à durer » selon François Hollande, s'est envolé.

 

LE NOM DU LÉPIDOPTÈRE

 

En choisissant le nom d'un lépidoptère local, le sangaris, les stratèges militaires avaient vraisemblablement à l'esprit que cette opération entraînerait un effet papillon. Une réaction en chaîne s'est bien produite, mais pas exactement celle escomptée.

 

En portant ses premiers coups sur la Séléka, dont les combattants et les cadres sont majoritairement musulmans, l'intervention française a inversé le rapport de force et n'a pu empêcher la vague de vengeances qui s'est abattue sur la minorité civile musulmane. « Nous n'avions pas mesuré le pouvoir de nuisance des anti-balaka, ni anticipé le niveau de haine d'une bonne partie de la population », reconnaît une source officielle à Paris.

 

Aujourd'hui, la géographie centrafricaine a été entièrement recomposée. Quelques milliers de musulmans subsistent, sous protection des forces africaines ou françaises, dans des enclaves de l'ouest du pays et de Bangui, les autres se sont réfugiés au Cameroun, au Tchad ou dans le nord-est de la RCA, où se sont repliés la majorité des miliciens de la Séléka.

 

« La Centrafrique est une et indivisible », répètent à l'envi les autorités et tous les responsables politiques locaux. Dans les faits, le pays est aujourd'hui traversé par de multiples lignes de fracture. Le reflux des musulmans dans l'Est a provoqué de facto une césure du territoire, une partie « sous contrôle » des ex-rebelles, l'autre où essaiment différentes factions anti-balaka et de petits groupes armés.

 

ATONIE POLITIQUE DES AUTORITÉS

 

Toutes les mouvances sont traversées par des divisions politiques, des logiques mafieuses et des querelles de pouvoir. La France tente d'appuyer les personnalités les plus modérées de chaque camp : les Séléka qui refusent l'idée d'une partition et les anti-balaka qui prônent l'arrêt des violences, mais leur influence sur le terrain est contestée.

 

L'atonie politique des autorités est également devenue un sujet majeur de préoccupation. Installée au pouvoir le 20 janvier après la démission forcée de Michel Djotodia, la présidente de transition Catherine Samba-Panza et son gouvernement peuvent à juste titre se plaindre de la lenteur d'arrivée des fonds promis par la communauté internationale, mais leur incapacité à engager un réel processus de réconciliation suscite l'exaspération croissante de nombre d'acteurs extérieurs.

 

L'exécutif centrafricain est une mosaïque où cohabitent mal ses différentes composantes. Alors que les principales personnalités politiques se réservent pour la présidentielle et sont maintenues hors du cercle de décision, l'annonce d'un remaniement ministériel qui tarde à se concrétiser a généré de nouvelles tensions à Bangui.

 

Le Congo et le Tchad, les deux parrains régionaux qui n'avaient pas « voté » pour Mme Samba-Panza lors de son élection à la tête de la transition, maintiennent la pression sur les autorités mais, selon plusieurs sources diplomatiques, Brazzaville se montre de plus en plus las alors que N'Djamena n'a pas encore digéré l'humiliation de ses soldats, ressortissants et descendants de familles tchadiennes, tous sortis à la hâte de RCA.

 

Dans ce contexte toujours troublé, l'organisation d'élections en février 2015 se révèle chaque jour plus incertain. Même avec des effectifs plus réduits, la mission des soldats français, qui ne devait initialement durer que six mois, risque fort d'être prolongée.

 

Cyril Bensimon (envoyé spécial en Centrafrique)

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/06/07/le-bilan-mi...

 

Lu pour vous : Le bilan mitigé de six mois d'opération « Sangaris »
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 14:47

 

 

 

 

07/06/14 (Sud Ouest)

 

Une trentaine de militaires ont quitté, jeudi, en fin d'après-midi, la base du 5e RHC, le régiment d'hélicoptères de combat de Pau. Ils doivent rejoindre aujourd'hui Bangui, la capitale de Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris.

 

Ce détachement participera à la relève du 3e régiment d'hélicoptère de combat pour une mission d'une durée de quatre mois. Au total, à l'issue de deux nouvelles projections sur le terrain, une centaine de Palois auront prochainement rejoint la république centrafricaine. C'est le premier engagement du 5e RHC en Centrafrique qui a communiqué sur la mobilisation six hélicoptères de manœuvre et quatre autres d'attaque.

 

Le chef du détachement est le lieutenant-colonel Yann Menet, commandant le bataillon d'hélicoptères de manœuvre et d'assaut du 5e RHC. Ils devront évoluer essentiellement dans des zones de forêt, en pleine saison des pluies.

 

Hier, leur départ a été marqué par une prise de parole du colonel Stéphane Richou, le chef de corps. Celui-ci a non seulement rappelé la difficulté de la mission en pleine « guerre civile ». Mais aussi sa noblesse : « La protection de dizaines de milliers de vies. »

Les familles avec l'Internet

 

« Votre métier repose sur le professionnalisme, l'engagement et le courage. Votre comportement doit être absolument irréprochable. Vous serez les ambassadeurs du régiment à Bangui, de la ville de Pau et du Béarn », a ajouté le colonel Richou avant de s'adresser aux familles. Pour la première fois, en effet, le 5e RHC mettra en place, d'ici à une dizaine de jours, un forum via l'Internet, de façon à ce que les militaires et leurs épouses puissent communiquer.

 

Également présente, la première adjointe au maire, Josy Poueyto, a exprimé « l'attachement de François Bayrou, la reconnaissance et la fierté de la ville de Pau. » Elle a, par ailleurs, adressé une pensée aux familles.

 

http://www.sudouest.fr/2014/06/06/mission-de-quatre-mois-en-...

Lu pour vous : Le 5e RHC de Pau part pour une mission de quatre mois en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 17:42

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-06-06 15:36:18 - La crise qui sévit en Centrafrique ‘’n’a rien à voir avec la religion’’ et il faut se garder de lui donner une coloration proche du christianisme ou de l’islam, a confié à APA l’imam de Drancy en France, Hassen Chalghoumi, au sortir d’une audience, vendredi à Bangui, avec la présidente Catherine Samba-Panza.


''La première chose à témoigner c'est que c'est un conflit qui n'a rien à voir avec la religion. Il ne faut pas l'habiller au nom de la religion chrétienne ou musulmane'', a notamment dit Hassen Chalghoumi qui effectue depuis mardi une visite en Centrafrique.


Au sujet de ses entretiens avec la présidente de la transition centrafricaine, l'imam a souligné avoir noté chez cette dernière comme auprès des autres autorités une réelle volonté de travailler afin de sortir le pays de la crise.


''J'ai échangé avec le deux généraux, commandant la MISCA et les Sangaris du désarmement. Avec aussi des civils qui détiennent des armes, mais il impossible de vous dire si ceux-là sont des séléka et ceux-là des anti-balaka'', a ajouté Chalghoumi, par ailleurs Président de la Conférence des Imams de France.

Parlant de sa visite, jeudi, au camp des déplacés internes à Yaloké (220 km de Bangui), il a déclaré : ‘'quand j'ai vu la concentration des déplacés internes de Yaloké, j'ai constaté que l'aide humanitaire est en retard. Si on ne réagit pas vite, les conséquences seront incalculables''.

 

 http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=605603#sthash.xsbn6EIP.dpuf

La crise centrafricaine ‘'n'a rien à voir avec la religion'', selon l'imam de Drancy
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Centrafrique-Presse.com
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 17:35

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-06-06 15:40:11 - Le Réseau des jeunes actifs pour la santé de reproduction, de la planification familiale et les violences basées sur le genre a organisé, vendredi à Bangui, une manifestation sous forme de plaidoyer destinée à obtenir la libération des 220 lycéennes nigérianes enlevées par Boko Haram et leurs homologues du Lycée Marie Jeanne Caron de Centrafrique, également prises en otage.


Organisée au Centre protestant pour la jeunesse (CPJ) à Bangui, la manifestation se voulait un soutien aux parents des otages et une occasion pour attirer l'attention de la communauté nationale et internationale sur la perpétuation des violences basées sur le genre en Afrique et en République Centrafricaine en particulier.


Sur les banderoles déployées par le réseau on pouvait lire : ‘'Nous voulons la libération immédiate et sans condition de nos sœurs nigérianes'' et ‘'Nous voulons qu'elles reviennent saines et sauves''.


''Nous voulons à travers cette manifestation interpeller l'union africaine et le président nigérian afin que tout soit mis en œuvre pour la libération des lycéennes nigérianes enlevées et nous voulons aussi que la violence basée sur le genre en Centrafrique cesse'', a lancé la coordonnatrice du réseau, Nadia la Princesse Guy-Tekomby.


L'une des jeunes manifestantes, Flavie Solembi, a indiqué que ‘'ce sont des jeunes filles nigérianes qui se préparaient aux examens qui ont enlevées. Pareille pour les lycéennes centrafricaines du Lycée Marie Jeanne Caron, enlevées il y a de cela deux mois et nous sommes sans nouvelles d'elles''.


Selon Mlle Solembi, la dénonciation et la lutte contre les violences basées sur le genre font partie des objectifs du réseau. 


''On s'est dit qu'il ne faut pas qu'on baisse les bras. Il faut qu'on se lève et qu'on montre aux gens notre mécontentement'', a-t-elle souligné.

 

 http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=605604#sthash.uMmMLU63.dpuf

Des jeunes centrafricaines manifestent pour la libération des lycéennes du Nigeria
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