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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 00:27

 

 

 

Antoine Ntsimi

 

Crise CEMAC : Les dessous cachés de l’affaire Ntsimi

YAOUNDÉ - 05 Avril 2012 © Alphonse Sinkam  L'Actu

L'interdiction faite au Président de la Commission de la Cemac de reposer les pieds sur le sol centrafricain, dévoile chaque jour, ses mystérieuses connexions.

Arrivé le mercredi 21 mars 2012 à l'aéroport de Bangui M'poko par vol régulier de la compagnie Ethiopian airlines, dit-on pour toucher son salaire, Antoine Ntsimi, président de la Commission de la Communauté économique et monétaire d'Afrique Centrale (Cemac), avait été contraint par le protocole d'Etat centrafricain, de reprendre l'avion pour Addis-Abeba, sur ordre du président de la République, François Bozize.

Inutile de préciser que ce fâcheux incident a depuis lors, donné lieu à un intense ballet diplomatique entre Yaoundé et Bangui. Les pairs de la Cemac étant soucieux de régler ce couac diplomatique au mieux des intérêts, bien compris des Etats intéressés et de la Sous-Région.

A l'heure où des tractations diplomatiques se déroulent entre les capitales concernées par la résolution de cette crise, le voile se déchire peu à peu sur les ressorts de ce qui peut être désormais considéré comme un conflit personnel entre le Camerounais Antoine Ntsimi et le Centrafricain François Yangouma Bozize, Chef de l'Etat. Selon nos informations, le ministre Secrétaire général de la présidence de la République centrafricaine, qui avait été reçu en mi-journée du 1er avril par le Chef de l'Etat Camerounais Paul Biya, était porteur d'un pli où étaient listés les griefs portés par Bozize contre Antoine Ntsimi notamment, les faits constitutifs à son «immixtion manifeste dans les affaires intérieures centrafricaines».

Une Camerounaise dans le coup

Des informations, recoupées à bonne source, indiquent par ailleurs que la décision d'expulser le président de la Commission de la Cemac du sol centrafricain, avait été arrêtée en décembre 2011, un an après la fin officieuse de son mandat intervenue en janvier 2010, après le sommet des Chefs d'Etat à Bangui. Sommet qui avait décidé du principe des postes tournants au sein de la Cemac. La bonne occasion est arrivée ce 21 mars, enjolivée par ce que les autorités centrafricaines qualifient de personnage «ordurier, violent, insolent et grossier».

Sitôt les autorités de Bangui informées qu'il se trouvait dans l'avion éthiopien, un dispositif a été mis en place pour l'humilier. Au cas où il aurait résisté à son refoulement, les menottes que tenaient ostensiblement devant lui le Commissaire de l'aéroport, auraient servi.

L'instrumentalisation de son expulsion aurait été orchestrée par le ministre d'Etat Centrafricain des Finances, le colonel Sylvain Ndoutingai et celui de la Justice, Firmin Findiro. Ce dernier, dont l'épouse d'origine camerounaise, Léocaldie Findiro, et de la même ethnie (éton) que le truculent Antoine Ntsimi, aurait donné de précieux «tuyaux» sur l'homme de la Lekié. Selon notre source, le ministre Centrafricain des Affaires étrangères, Antoine Gambi, aurait été tenu à l'écart du dossier «Ntsimi», parce que n'appréciant pas la «manière» avec laquelle cette affaire a été montée.

Des informations en notre possession font état du fait qu'Antoine Ntsimi, que les Centrafricains appellent «Monsieur 30%», n'aurait pas la main large pour ses hôtes, y compris le président Bozize. Pourtant, il serait à la tête d'une fortune considérable, amassée selon eux, lors de la dévaluation du franc Cfa en 1994, alors qu'il était ministre Camerounais des Finances.

Pierre Moussa, ministre d'Etat, ministre de l'Economie, du Plan, de l'Aménagement du Territoire et de l'Intégration du Congo, reçu par Paul Biya dans le cadre de cette affaire, a fait un saut par Bangui sur le chemin de retour dans son pays. Il s'est entendu dire par François Bozize que, «ce monsieur (Antoine Ntsimi, Ndlr) a déjà perçu toutes ses indemnités de départ, salaires et solde de tout compte. Je ne vois pas ce qu'il vient encore faire à Bangui», a fulminé le Chef d'Etat Centrafricain. L'émissaire du président Denis Sassou Nguesso semble être rentré bredouille à Brazzaville, le maître de Bangui campant sur sa position, voir «Bad Boy» débarrasser définitivement le plancher.

 

 

Cemac :De nouvelles révélations sur l’affaire Antoine Ntsimi. Ces révélations qui accablent plutôt Bozizé

YAOUNDÉ - 09 Avril 2012  © Michel Tefou  La Météo

Selon de hauts fonctionnaires rencontres au siège de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique Centrale (Cemac) à Bangui, une affaire d'argent serait au centre de la brouille entre François Bozizé et Antoine Ntsimi.

Ainsi, selon des témoignages que nous avons pu obtenir au siège de la Cemac à Bangui, des hauts fonctionnaires de cette structure qui ont requis l'anonymat, rien de tout ce qui est reproché à Antoine Ntsimi par le président centrafricain ne serait fondé. En effet, l'origine de la brouille entre Antoine Ntsimi et François Bozizé remonte lors de la préparation du sommet de la Cemac qui s'est tenu à Bangui les 15, 16 et 17 janvier 2010.

A cette occasion, selon nos sources, le président centrafricain convoque Antoine Ntsimi dans son palais. En présence de ses collaborateurs, il réclame au président de la Commission de la Cemac une somme de 500 millions de FCFA destinée, selon lui, à la rénovation du Palais de l'Assemblée nationale centrafricaine où les chefs d'Etat de la Cemac devaient être reçus. En outre, François Bozizé revendique 200 millions pour son épouse, aux fins des réceptions à organiser lors de ce sommet.

Le Président de la commission, qui a déjà, à cet instant, une réponse négative, se garde par courtoisie, disent les fonctionnaires de la commission, de l'exprimer à François Bozizé. Il choisit de se donner deux semaines avant de lui expliquer qu'il ne peut accéder à ses demandes. Son refus s'appuie sur les règles de la Cemac qui stipulent que chaque Etat qui accueille un sommet de cette organisation utilise ses fonds de souveraineté pour son organisation.

Depuis lors, assure-t-on au siège de la Commission à Bangui, François Bozizé nourrirait «une haine profonde» à l'endroit d'Antoine Ntsimi. Cela se verra notamment à travers la presse centrafricaine qui va changer de ton à l'endroit du président de la Commission, l'accusant de tous les maux. Comme ce premier stratagème ne suffit pas à ébranler Antoine Ntsimi, les Camerounais auraient été mis à contribution, notamment les journalistes qui sont alors reçus à Bangui d'où ils en repartent plein de consignes et surtout de fric. Ce sont eux qui se chargeront de démolir leur compatriote après l'incident savamment orchestré de l'aéroport de Bangui. Le mot est passé aux autres confrères qui répètent en chœur, «Antoine Ntsimi est arrogant et irrévérencieux à l'endroit du Président centrafricain", "il se prend pour le 7e président de la zone Cemac», «son cortège se compose de plusieurs voitures qui déambulent dans les rues de Bangui». A son tour, Jeune Afrique est mis à contribution et sort du chapeau les dépenses dispendieuses du président de la commission de la Cemac.

Un audit d'ici deux mois.

A Bangui, au siège de la Cemac, on estime que s'agissant de la posture de 7e président qui lui est accolé, Antoine Ntsimi en a les attributions au regard des statuts de la Cemac. Ceux-ci, depuis le passage du secrétaire exécutif au président de la Commission, lui garantissent «indépendance et droit d'injonction» vis-à-vis des Etats membres.

Quant aux dépenses que Jeune Afrique dénonce, la réponse des fonctionnaires de la Cemac est sans équivoque «Nous ne voyons pas de quoi parle ce journal. Ces documents sont-ils authentifiés? Ne sont-ils pas sortis de leur contexte? S'agit-il d'un audit? S'agit-il des dépenses liées au budget de fonctionnement ou plutôt du gaspillage des ressources propres de l'institution? Rien de tout ce que cette mission commandée de François Soudan et Philippe Meyer, qui ont souvent émargé auprès de la Cemac, raconte n'est fondé. Ils auraient été plus crédibles s'il s'agissait d'un audit, à l'image de l'audit institutionnel annuel de la Cemac, prévu chaque année et dont celui de l'année 2011 va démarrer d'ici deux mois».

Au-delà du cas Ntsimi, nos sources soulignent aussi que les deux Camerounais qui ont précédés l'actuel président de la Commission de la Cemac à Bangui ont rencontré des problèmes autrement plus graves sans que cela ne soit autant médiatisé. Thomas Dakayi Kamga, secrétaire exécutif de la Cemac, n'a passé que deux années et demie dans ses fonctions, puis a été démis à l'unanimité des cinq autres Etats de la sous-région qui l'accusaient d'inertie et d'incompétence. Il a été débouté par la Cour de justice communautaire à Ndjamena, après avoir saisi cette instance pour se plaindre de la manière dont il a été débarqué. Pour ce qui est de Jean Nkuete, il a été déchargé de ses fonctions à la demande de l'Union Européenne qui lui reprochait d'avoir distrait 2 milliards de FCFA destinés au Programme indicatif national (Pin), au point que l'Union européenne a menacé de mettre un terme à ce financement communautaire. Ainsi donc, la Cemac n'a jamais été un long fleuve tranquille pour le Cameroun.

Dans les prochains jours, le siège de la Commission de la Cemac devrait être déplacé de Bangui pour Brazzaville. Selon nos sources à la commission de la Cemac, ce n’est plus un projet. C’est devenu une urgence depuis quelques jours.

Brazzaville, la capitale congolaise accueillera dans les prochains jours le siège de la commission économique et monétaire d’Afrique centrale. La décision n’attend plus que le sommet des chefs d’Etats de la Cemac, qui aura lieu bientôt pour être entérinée.

L'idée de délocaliser le siège de la Cemac a été initiée par les présidents camerounais et congolais. Selon des responsables de premier plan de cette institution supra nationale, les autres chefs d'Etats, à savoir Ali Bongo Ondimba du Gabon, Idriss Deby du Tchad et Obiang Nguema de la Guinée Equatoriale, ne seraient pas opposés à cette délocalisation.

Une diplomatie discrète et efficace.

L'insécurité qui règne à Bangui en particulier, et en République centrafricaine en général a poussé certains hauts responsables de la Cemac à s'interroger sur le maintien du siège de la Cemac dans ce pays. Et voilà que la goutte d'eau qui fait déborder le vase tombe le 21 mars dernier: l'acte d'agression (ou l'incident, selon les convenances des uns et des autres), dont a été victime le président de la Commission de la Cemac, Antoine Ntsimi, et la crainte de voir la récurrence ou l'accentuation de tels actes, est venue conforter l'idée de délocaliser le siège de la Cemac.

Au moment où Antoine Ntsimi est agressé par les forces de l'ordre centrafricaines, sur ordre du président François Bozizé, Paul Biya, comme à son habitude, n'en a pas fait un problème bilatéral. Alors qu'une partie de l'opinion n'a pas hésité à dire de lui qu'il est attentiste, que le Cameroun a une diplomatie de la peur et de la paresse, l'énigmatique Paul Biya a décidé de respecter les voies légales. Et surtout, il a décidé avec ses homologues de lever définitivement l'équivoque Bangui.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 22:28

 

 

 

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Ce qui arrive aujourd'hui à la République Centrafricaine est un épisode qui donne la chair de poule à tous ceux qui ont vécu dans ce pays ou qui y ont passé un long séjour pour le connaître et l'apprécier.

C'est la péripétie d'une histoire qui vous fait passer des ténèbres de la colonisation, à l'espoir d'un avenir lumineux, la péripétie de l'histoire d'un homme éclairé, qui vous fait passer de la lumière, aux profondeurs du gouffre creusé par ceux qui étaient censés perpétuer cette lumière sur leur contrée. Quel paradoxe ?

Boganda est né à un moment où la plupart de ses parents ne connaissaient rien de l'instruction. Il a eu cette chance de bénéficier des avantages qu'offrait l'école, avantages qu'il ne tardera pas à mettre aux services de ses frères, en devenant tout d'abord un homme d'église pour ouvrir la foi de ses frères et les instruire des préceptes de l'amour, de l'amour du créateur et de l'amour de tous les autres congénères. Cette mission, qu'il a accomplie avec tout le dévouement qu'il fallait, ne pouvait se réaliser entièrement sans la part de l'action politique indispensable à la concrétisation de cette gigantesque œuvre, dont Boganda avait bien mesuré la taille, saisi la gravité et intériorisé la nécessité de la réussir.

Ainsi, il avait recours à la foi, à l'amour des autres, à la détermination et au sacrifice de soi pour se lancer dans un combat dont le caractère était un monstre d'ingratitude. Ce n'est donc pas surprenant qu'habité par de tels attributs, il avait ouvert son cœur à tout le monde et étendu sa lutte à la libération de l'ancienne Afrique Équatoriale Française, dont il voulait faire un seul territoire. Visionnaire, il a tout de suite compris les déboires qu'essuieraient les poussières de Républiques que pourraient être le Tchad seul, le Congo seul, le Gabon seul, l'Oubangui-Chari seul. Grand, il a mis toute son énergie à faire que ce rêve de la République Centrafricaine devînt un jour réalité.

Et que reste-t-il aujourd'hui de ce rêve ? La République Centrafricaine.

Et quelle République Centrafricaine ? La République Centrafricaine, pas celle de Boganda. Pas celle de Boganda pour les multiples raisons que chacun sait, car dans l'ensemble, les différents successeurs de cet Grand Homme ont usé de tous les artifices pour faire oublier de l'histoire et de la mémoire des centrafricains la philosophie de l'homme, son action politique, pour la simple raison qu'ils ne pouvaient pas appliquer le programme prévu par Boganda, programme dont le fondement était une amélioration certaine des conditions de vie de ses concitoyens, programme qui demandaient le sacrifice, l'amour des autres, l'esprit de partage et d'équité.

Les successeurs de cet Grand Homme ne pouvaient pas appliquer un programme réaliste et républicain, pour la simple raison que leurs intérêts personnels primaient les intérêts de l'ensemble, à un point, tel que si Boganda fut à son époque le centre de l'A.E.F, la République Centrafricaine fut à un moment donné, plus précisément pendant quelques années à partir du 4 décembre 1977, le centre du monde avec une ridicule transformation, anachronique, du pays en Empire.

Les intérêts personnels des successeurs de Boganda priment les intérêts de l'ensemble à un point, tel que la République Centrafricaine est aujourd'hui le centre de la pauvreté en Afrique, en dépit de toutes les ressources et du bon climat dont elle regorge et dont elle jouit. Comment peut-on comprendre un tel paradoxe ? Les gens qui se disent responsables dans les divers domaines de la vie sociale de Centrafrique ont-ils encore leur bon sens pour se rendre compte de la descente aux enfers de ce pays? Sont-ils assez responsables pour comprendre que seules les grandes orientations et les grandes décisions qu'ils prennent sont les seuls leviers qui peuvent permettre à se pays de se maintenir debout, pour faire face aux problèmes auxquels il est confronté ? Sont-ils assez responsables pour comprendre qu'une politique sans programmes, sans vision, et sans objectifs est semblable à un navire sans boussole, un navire en perdition ? Encore faudrait-il qu'ils se soucient d'être à la barre d'un navire qu'ils sont chargés de mener à bon port ?

L'Oubangui-Chari a produit un homme exceptionnel, un homme habité par le souci de la bonne santé, de la sécurité, du bien-être de tous ceux au milieu desquels il se trouvait. Et parce qu'il était un homme exceptionnel, peut-on penser qu'à cause de cette éminence précoce, précoce par rapport à son époque, Boganda, par son nationalisme, sa grandeur, a laissé aux centrafricains une charge dont ils ont beaucoup de mal à s'acquitter ?

Obo, Zémio, Ndélé, Birao sont des villes centrafricaines qui ne savent rien de ce qui se passe dans la capitale parce qu'elles en sont coupées. Les centrafricains meurent sur les routes par manque d'entretien de ces routes. Les rues de Bangui sont devenues des pistes de rallye pour les 4X4 de dernier cri que seuls s'octroient les hommes puissants.

L'eau potable manque dans certains quartiers de Bangui, quand d'autres sombrent dans l'obscurité totale.

L'empoisonnement est devenu l'arme redoutable qu'on emploie pour éliminer tous ceux qui gênent, sans que la moindre enquête policière s'ensuive.

Est-ce ça, le Centrafrique qu'on veut laisser à la postérité ?

Boganda n'a jamais souhaité une telle acrobatie manoeuvrière pour son pays.

L'on peut se tromper, c'est la nature de l'homme, mais se tromper volontairement en laissant mourir « ses propres frères », alors qu'on peut faire quelque chose pour les sauver, est un comportement qu'on ne trouve même pas chez les bêtes de la même espèce.

Les centrafricains souffrent, ils souffrent dans leur chair et même s'ils ne l'expriment de la manière la plus criante ou la plus sauvage, le rôle d'un responsable est aussi de chercher à se mettre à la place de ceux dont il a la responsabilité, pour mieux estimer les conditions dans lesquelles ceux-ci se trouvent.

Boganda est un « mythe »; il n'est pas mort car ses idées sont impérissables. Et la République centrafricaine sortira du calvaire dans lequel on l'a plongée, pour peu qu'on s'imprègne de ces idées salvatrices.

Que le bon sens gagne tous les esprits pour que dans l'unité, la dignité et le travail bien fait, vive le Centrafrique.

 

Un fils d'Oubangui-Chari et de Centrafrique.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 00:27

 

 

 

 

Ntsimi 2012

http://www.acturank.com samedi 7 avril 2012, par Marie

Le sommet de la Cémac à Brazzaville en juin prochain promet d’être mouvementé à cause de la polémique autour du cas d’Antoine Ntsimi, le président de la commission de cet organisme, qui avait été refoulé à l’aéroport de Bangui en mars dernier. Quelques jours plus tard, il était déclaré persona non grata en République Centrafricaine.

Le président centrafricain François Bozizé voulait d’ailleurs encore son départ en janvier quand la Cémac devait tenir son sommet à Brazzaville, qui a été reporté.

La Cemac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, la République du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

Plusieurs observateur accuse Monsieur Ntsimi de malversation et de gaspiller beaucoup d’argent notamment en simples déplacements.

Cet article se base sur ou est repris de VOA News

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 00:24

 

 

 

Mme Margret Vogt

07/04/2012 (Pana) -  Une émissaire des Nations unies exhorte à un soutien accru aux efforts de paix en Centrafrique - L'émissaire spéciale du secrétaire général des Nations unies et  chef du Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (BINUCA), Mme Margaret Vogt, a exhorté la communauté internationale à soutenir les efforts en cours pour rétablir la stabilité dans ce pays.

Elle a déclaré que plus de 19 millions de dollars américains sont nécessaires pour achever son processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion en République centrafricaine (RCA).

'Je crois que la possibilité de stabiliser la République centrafricaine est bien réelle maintenant, si nous faisons quelques efforts pour y arriver', a déclaré Mme Vogt dans une interview accordée à la Radio des Nations unies en marge d'une réunion des 'Amis de la République centrafricaine' au siège des Nations unies, à New York, aux Etats-Unis.

Elle a également déclaré qu'elle espère que les donateurs vont dans les prochaines semaines fournir plus que les 2 millions de dollars nécessaires dans l'immédiat pour terminer les programmes de désarmement et de démobilisation.

Mme Vogt a révélé que 'les discussions se poursuivront ensuite sur la façon de collecter le reste du financement nécessaire pour des programmes de réinsertion et de réintégration à long terme'.

Les Nations unies avaient mis un terme à l'opération de maintien de la paix en Centrafrique et au Tchad en 2010, à la fin de son mandat.


NDLR : Qui dit que les rallonges financières pour le DDR que plaide Mme Vogt iraient effectivement au programme DDR et non dans les poches de Bozizé et sa clique de prédateurs. On ne peut continuellement plaider pour ce pouvoir qui n’en a rien à faire des appels incessants pour le respect des droits de l’homme, qui ne fait rien contre l’insupportable impunité des assassins, contre les corrompus et autres prédateurs en son sein.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 00:04

 

 

 

 

Bangui : les personnes de 3ème âge au centre de la journée mondiale de la santé

BANGUI, 07 Avril (RJDH) –La journée mondiale de la santé 2012 a été célébrée ce samedi 7 avril sur le thème « vieillissement et la santé » avec comme slogan ‘’une bonne santé pour mieux vieillir’’.

Dans son intervention, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé OMS, Zakaria Maïga, a souligné que le slogan « une bonne santé pour mieux vieillir » veut expliquer comment et grâce à une bonne santé, les personnes âgées peuvent s’épanouir, mener une vie productive et jouer un rôle actif au sein de leur famille et de leur communauté.

« Nous sommes actuellement en pleine transition démographique et quelques faits marquent cette transition, les personnes âgées de 60 ans sont deux fois plus nombreux aujourd’hui qu’en 1980 ; d’ici 2050, on comptera 395 millions de personnes âgées de 80 ans, soit quatre fois plus qu’aujourd’hui », a fait observer le représenta de l’OMS.

Le ministre de la santé publique, de la  population et de la lutte contre le SIDA, Jean Michel Mandaba a pour sa souligné qu’en République centrafricaine les vieillards représentent 8% de la population, mais sont souvent accusés de sorcellerie et font l’objet de la justice populaire « c’est pourquoi nous devons agir notamment dans le domaine de la prévention ».

Pour lui, un vieillissement en bonne santé dépend d’un comportement sain tout au long de sa vie, il faut une alimentation saine et équilibrée, l’exercice physique régulier, le non usage du tabac et le non consommation de l’alcool, a souligné Jean Michel Mandaba.

Le vœu des personnes âgées est  que le gouvernement et les partenaires internationaux améliorent leur condition de vie « en ouvrant un centre de prise en charge gratuite en matière de santé et leur en créant une maison de retraite », a souhaité le  président de la fédération des personnes âgées Philippe Wagramalé.

Il est à signaler qu’une marche des personnes de 3ème âge a été organisée par l’OMS et le ministère de la santé ce matin.

 

Boali : Le marché du village incendié par des jeunes mécontents

Boali, 06 avril (RJDH) –Le marché du village Birlo situé à 110 km de Bangui dans la commune de Boali a été incendié mercredi par les jeunes qui accusent les autorités locales de détournement des biens de la communauté, a rapporté radio ICDI.

Les manifestants ont saccagé les kiosques et les boutiques des particuliers avant de brûler le marché. Ces jeunes soupçonnaient  le chef du village et ses notables d’avoir détourné les tôles et la somme de 100 000 FCFA donnés par un candidat aux législatives de 2011, pour servir  à la construction d’un nouveau marché.

Pour les jeunes, ce don aurait été confisqué et utilisés à d’autres fins par les autorités locales, parce que le projet n’a pas été réalisé depuis un an maintenant.

D’après un  des notables interrogé radio ICDI et qui a requis l’anonymat, il s’agit juste d’un « déficit de communication » qui a engendré une « incompréhension » chez les bénéficiaires de ces dons. Il a expliqué que les tôles et l’argent reçus sont disponibles et que « la procédure de localisation du site pouvant abriter le nouveau marché est engagé par la Mairie centrale de Boali ».

« Les autorités municipales sont à pied d’œuvre pour apporter une solution à cette crise en réalisant ce projet parce que le site de l’ancien marché saccagé est une propriété privée », a-t-il dit.

Toutefois, les jeunes maintiennent toujours la pression. Cette crise a affecté  les ménages car elle a entrainé la pénurie de quelques produits de première nécessité, les vendeurs et les vendeuses ayant perdu leurs marchandises.

Habité en majorité de pêcheurs, il arrive que le village Birlo connaisse des scènes de violence, notamment des bagarres à l’arme blanche, des violences domestiques, mais aussi des disputes avec des porteurs d’uniformes.

 

 

Bangui : L’Institut Pasteur de Bangui prévient contre la rage

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« La rage est encore présente à Bangui et en Centrafrique comme dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne »,  a déclaré jeudi le directeur de l’Institut Pasteur de Bangui, le Docteur Mirdad Kazanji, au cours d’une ciné-débat sur Louis Pasteur, et l’histoire de l’invention du vaccin contre la rage, réalisé par Alain Brunard (cinéaste français).

Pour l’IPB, la projection d’un film fiction sur Louis Pasteur est un moyen efficace pour attirer l’attention du public sur la rage  qui est toujours présente à Bangui, dont une épidémie à signalée à Yaloké au mois d’octobre 2011.

« Les maladies infectieuses peuvent être  évitables par la vaccination, des prophylaxies moins couteux et certaines pratiques essentielles familiales comme l’utilisation des moustiquaires imprégnées de longues durées d’efficacité » a fait remarquer le Docteur  Mirdad Kazanji, insistant sur l’importance des vaccins.

Il a fait remarquer que l’Institut Pasteur de Bangui va poursuivre les séances d’information et de sensibilisation contre les maladies infectieuses qui sont aujourd’hui des vrais problèmes de santé publique en Centrafrique.

Il faut signaler que cette 1ère semaine Scientifique organisée du 02 au 06 Avril à Bangui, animée par les scientifiques de l’IPB, s’inscrit dans le cadre de la journée mondiale de la santé, prévue 6 avril, mais aussi dans la suite des activités du cinquantenaire de l’Institut Pasteur de Bangui. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 03:27

 

 

 

 

 

Vendredi 06 Avril 2012 

 

 

***

 

Avant toute chose, je tiens à préciser, premièrement, que ce message ne vise rien d’autre qu’à avertir, au plan strictement spirituel, tous ceux qui, en Centrafrique, occupent quelque position de responsabilité que ce soit au sein de l’Église de Jésus-Christ mais qui, par leur conduite, démontrent fort bien que leur profession de foi n’est qu’apparence, et qu’en réalité, ils ont renié le Seigneur Dieu, « étant abominables, rebelles, et incapables d’aucune bonne œuvre » (Tite 1 : 16).

 

Une seconde chose : « avertir », du point de vue biblique, qui est et restera toujours le mien, jamais ne rime avec « haïr », « rejeter », « se livrer à des attaques contre la personne d’autrui », etc., mais, plutôt avec : « exhorter », « encourager à la confession du mal, à son abandon radical, et au retour sincère et définitif à Christ, tel le fils prodigue ».

 

La cause fondamentale de cet avertissement ?

 

Le danger de conduire à la perdition éternelle des millions d’âmes si peu fondées dans les Écritures que la moindre incartade d’un responsable de l’église encourage au mimétisme, et donc au péché dont le salaire, sans discussion possible, selon les Écritures, est la mort (Romains 6 : 23), à moins que le pécheur ne confesse sa faute et s’en détourne par la suite, pour jamais (Proverbes 28 : 9, 13).

 

Est-ce à dire que la vie du responsable pécheur compte moins à mes yeux ?

 

Point du tout ! Au contraire, elle a du prix à mes yeux, car elle en a, aux yeux de Dieu en Personne, qui a dû donner la vie de Son Fils afin de racheter celle de tout pécheur de la mort éternelle.

 

Toutefois, chacun le sait : même Dieu ne viole en rien le libre arbitre de chacun, de venir à Lui, et de vivre, ou de choisir le chemin de la mort (Ézéchiel 33 : 11), en rejetant Son appel gracieusement offert en Jésus-Christ, le Sauveur et le Seigneur du monde, qui revient bientôt. Si donc un responsable d’église décide, librement, de s’endurcir contre la grâce miséricordieuse de Celui qui, à jamais, est saint, le Dieu de toute éternité, je ne puis, moi, rien contre sa volonté, sauf de l’exhorter à revenir à son Dieu, à notre Dieu, qui accueille le pécheur et le pardonne sans lui faire de reproche (Ésaïe 1 : 16 – 20).

 

La cause étant entendue, je l’espère, voici l’exhortation que je voudrais adresser aux responsables iniques de l’Église en Centrafrique :

 

I. QUEL DIEU PRÉTENDEZ-VOUS ADORER ET SERVIR ?

 

La question s’impose de soi-même, quand on observe, à longueur de journée, de semaine, de mois, d’année, les actes scandaleux que vous ne cessez de poser dans l’Église, et quand on lit et médite soigneusement le portrait moral et spirituel de l’Éternel des cieux, déclamé par Lui-Même et rapporté par la plume de Moïse :

 

« 5 Le Seigneur descendit dans la colonne de fumée et se tint là, à côté de Moïse. Il proclama son nom : Le Seigneur. 6  Puis il passa devant Moïse en proclamant encore : Je suis le Seigneur ! Je suis un Dieu compatissant et bienveillant, patient, d’une immense et fidèle bonté. 7 Je manifeste ma bonté envers les hommes jusqu’à mille générations, en supportant les péchés, les désobéissances et les fautes ; mais je ne tiens pas le coupable pour innocent, j’interviens contre celui qui a péché, contre ses enfants et ses descendants jusqu’à la troisième ou la quatrième génération. » (Exode 34 : 5 – 7).

 

« … Mais je ne tiens pas le coupable pour innocent… »

 

« … J’interviens contre celui qui a péché, contre ses enfants et ses descendants jusqu’à la troisième ou la quatrième génération. »

Pensez-vous sérieusement que vous pourriez continuer à vous moquer de ce Dieu, si intransigeant à l’égard du péché dans la vie des hommes ? Votre vie n’a-t-elle donc pas de valeur à vos propres yeux ? Et celle de vos proches, de vos descendants ? Si les fétiches et autres bidules censés protéger la vie ont des répercussions (dramatiques) sur la vie de leurs pratiquants, de génération en génération, pensez-vous que l’Éternel des cieux, « qui n’est pas un homme pour mentir » (Nombres 23 : 19), ne Se lèvera pas (souvent au moment où on L’attend le moins…) pour arrêter le mal et cela, au prix de la vie du pécheur endurci le commettant à satiété ? Connaissez-vous des gens qui se moquent indéfiniment de Dieu sans en payer, tôt ou tard, le prix (Psaume 73) ?

 

II. QUE VOUS A FAIT LE CENTRAFRIQUE ?

 

On le sait : toute décision et toute conduite de tout responsable d’une communauté, qu’il soit politique, juge, religieux, ou autre, déteint forcément, en bien ou en mal, sur l’ensemble de la communauté dont il a la charge. Ayez donc, pour ce qui vous concerne, vous, serviteurs iniques de Dieu, l’honnêteté de dire en quoi le Centrafrique a eu tort de vous accueillir, à votre naissance, sur son sol, pour qu’aujourd’hui vous puissisez mettre, délibéremment, son sort en danger par votre méconduite au sein de l’Église de Jésus-Christ appelée à la sainteté exclusive, vous le savez :

 

« 14 Obéissez à Dieu et ne vous conformez pas aux désirs que vous aviez autrefois, quand vous étiez encore ignorants. 15  Mais soyez saints dans toute votre conduite, tout comme Dieu qui vous a appelés est saint. 16  En effet, l’Écriture déclare : « Soyez saints, car je suis saint. » (1 Pierre 1 : 14 – 16).

 

Ce point d’interpellation n’est pas anodin : Israël, le point exclusif de repère biblique quant à la juste compréhension de l’histoire humaine, avait été disloqué deux fois, en tant que nation (déportation en Assyrie en 721 avant J.C. puis exil à Babylone en 586 avant J.C.) à cause des péchés insoutenables de ses chefs politiques et religieux, ainsi que de ceux des juges chargés de dire la loi dans le pays. N’importe quel livre prophétique de la Bible en atteste amplement.

 

Et moi, je dis : l’extrême pauvreté du Centrafrique, voulue, programmée et rageusement mise en œuvre par ses propres fils et filles ne lui suffit-elle pas ? Faut-il encore que ceux de ses enfants censés prodiguer, en privé et en public,  l’intégrité de conduite et cela, à partir du Corps de Christ établi dans le pays, ajoutent à son malheur pour l’enfoncer davantage, à cause de la colère de Dieu contre le péché, dans une chute vertigineuse vers sa fin en tant que nation ? QUE VOUS A FAIT LE CENTRAFRIQUE POUR QUE LE HAÏSSIEZ À CE POINT ?

 

III. CONCLUSION

 

Une seule prière biblique, pour ma part, ici : « …L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra » (Ézéchiel 18 : 4).

 

Oui : le Seigneur Dieu est Dieu de justice parfaitement équitable, selon Psaume 89 : 15. Qu’Il rende donc à chacun selon son dû, et épargne les innocents qui, aujourd’hui, sont les premiers à payer de leurs vies la méconduite criminelle des responsables nationaux en général, des serviteurs iniques de Dieu en particulier.

À moins que chacun réalise le poids de sa faute à l’égard de la justice divine et revienne de tout son cœur à Dieu, qui pardonne, selon qu’il est écrit :

 

« 8 Si nous prétendons être sans péché, nous nous trompons nous–mêmes et la vérité n’est pas en nous. 9  Mais si nous confessons nos péchés, nous pouvons avoir confiance en Dieu, car il est juste : il pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout mal. 10  Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous faisons de Dieu un menteur et sa parole n’est pas en nous. » (1 Jean 1 : 8 – 10).

 

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

http://www.philadelphie-infos.net

 

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 00:07

 

 

 

    Djibril-Bassole-et-Sanogo.JPG

 

 

La junte abandonne le pouvoir à Bamako

06 avril 2012

Voilà un grand, un immense pas en avant vers la résolution de la crise au Mali. Vers neuf heures du soir (à Bamako), le capitaine Sanogo, chef de la junte, s'est résolu à signer enfin un accord-cadre avec le médiateur de la Cédéao (états de la région), représenté par le burkinabé Djibril Bassolé, signifiant que les putschistes abandonnent le pouvoir et permettent un retour à "l'ordre constitutionnel".

Une fois la vacance du pouvoir constatée - en l'absence du président Amadou Toumani Touré -, le président de l'Assemblée nationale sera investi président. Puis un premier ministre sera nommé, qui disposera des pleins pouvoirs, et prendra la tête la tête d'un Gouvernement d'union nationale, pour gérer les urgences : préparer des élections, faire face à la crise humanitaires, et trouver une solution pour mettre fin aux rébellions dans le nord du pays.
Une structure de suivi a été créée pour les putschistes qui avaient demandé, pendant les négociations, que leur immunité soit garantie. Une loi devrait être votée en ce sens, comme le garantit l'accord cadre. Dans les milieux diplomatiques, on attendait la "fumée blanche" signalant cet accord depuis plusieurs jours.

Des élections devraient être organisées, de préférence dans les mois qui viennent. Dans l'intervalle, des négociations pourront être engagées avec les rébellions touaregs. Djibril Bassolé, le représentant du président burkinabé Blaise Compaoré, a mené les négociations jusqu'à ce premier succès. Ce soir il a prévenu que la mission du gouvernement serait de mettre fin à la situation de la moitié nord du pays, sous contrôle de plusieurs mouvements rebelles qui semblent au bord d'un affrontement, et que les deux options seraient au nombre de deux: soit des négociations en bonne et due forme, soit "la guerre".

Les réactions très vives, immédiates (et prévisibles) de rejet de la déclaration unilatérale d'indépendance formulée la nuit dernière par le MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad), laissent envisager des discussions fructueuses dans un avenir proche. On pourra voir au passage quel est le poids réel des différents groupes rebelles de tendance islamiste qui ont pris position dans plusieurs villes du Nord, parallèlement au MNLA, sans parler de la présence de combattants d'Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) toujours en possessions d'otages occidentaux.

Première leçon de cet épisode : la rapidité et la fermeté de la Cédéao (Communauté économique des états d'Afrique de l'Ouest), a payé. Des sanctions imposées tambour battant (qui sont aussitôt levées, avant d'avoir eu de l'effet, en réalité), une médiation appuyée par le poids de présidents déterminés, à commencer par l'actuel président de la Cédéao, le président ivoirien Alassane Ouattara, tout cela a conduit les putschistes à s'effacer sans entraîner de gros dégâts. Le coup d'état du 22 mars n'aura entraîné la présence d'une junte à Bamako que 15 jours durant. Avant que les officiers se radicalisent, ou soient débordés par d'autres militaires qui ont songé à un "coup dans le coup" les jours derniers. Une hypothèse neutralisée par le rythme rapide d'avancement des négociations.

Il reste à présent de gros problèmes à résoudre dans le Nord avec les groupes rebelles et une situation humanitaire au bord de la catastrophe, mais la crédibilité de la Cédéao, considérablement renforcée, devrait permettre de peser sur la situation en brandissant la menace d'une intervention militaire régionale. Après cette première victoire -le retour d'un pouvoir légitime-, tout semble possible, tout à coup. Mais au fait, et ATT ? Le président renversé le 22 mars, qui avait quitté la présidence, sur les hauteurs de la ville, sous le feu des mutins devenus putschistes, se sera donc effacé. Il ne lui restait plus qu'un mois pour terminer son second mandat. Djibril Bassolé a signalé qu'il pourrait revenir "dans la maison de son choix" et que sa sécurité serait assurée. Fini les sanctions, fini la junte, il y a enfin des raisons d'espérer au Mali.

 

Au Mali la junte et la Cédéao signent un "accord-cadre"

La junte militaire qui a pris le pouvoir le 22 mars au Mali a signé vendredi un "accord-cadre" avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Celui-ci prévoit le retour de l'ordre constitutionnel complet.

"Il y a eu un accord signé" par le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo, avec le ministre burkinabé Djibrill Bassolé, représentant du médiateur pour la crise malienne. Le texte prévoit que la cour Constitutionnelle investisse pour l'intérim du pouvoir le chef du parlement, a expliqué une source proche de la junte.

Des ministres chargés des questions de diplomatie - un Ivoirien et un Nigérian - en ont été les témoins officiels, selon la même source. Le texte, de cinq pages, prévoit la désignation d'un "Premier ministre de transition, chef du gouvernement.

Celui-ci aura pour mission de "conduire la transition, de gérer la crise dans le nord du Mali et d'organiser des élections libres, transparentes et démocratiques", d'après la même source.

Vers une levée de l'embargo

Suite à cet accord avec la junte, le président de la Cédéao, l'Ivoirien Alassane Ouattara va demander des dispositions pour faire lever "immédiatement" les sanctions de cette organisation contre le Mali. Cette information a été donnée par le ministre burkinabé Djribril Bassolé s'exprimant au nom de la médiation.

Le 2 avril, la Cédéao (15 pays dont le Mali) a décidé un embargo total, avec effet immédiat, contre ce pays sahélien de 15 millions d'habitants en vue d'obtenir le retour à l'ordre constitutionnel après le coup d'Etat militaire du 22 mars.

Cet embargo comprend notamment la "fermeture de toutes les frontières des Etats membres de la Cédéao avec le Mali, sauf à des fins humanitaires". L'embargo comprend également le gel du comptes du Mali à la banque régionale BCEAO.


(ats / 07.04.2012 00h48)

 

Mali: accord-cadre junte et Cédéao, vers un intérim du chef du parlement

BAMAKO - La junte militaire qui a pris le pouvoir le 22 mars au Mali a signé vendredi avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) un accord-cadre pour le retour de l'ordre constitutionnel complet, avec un intérim assuré par le chef du parlement, selon un proche de la junte.

Il y a eu un accord signé par le chef de la junte, le capitane Amadou Sanogo, avec le ministre burkinabè Djibrill Bassolé, représentant du médiateur pour la crise malienne.

Le texte prévoit que la cour Constitutionnelle constate la vacance de la présidence et investisse pour l'intérim du pouvoir le président de l'Assemblée nationale, a expliqué une source proche de la junte.

Des ministres chargés des questions de diplomatie - un Ivoirien et un Nigérian - en ont été les témoins officiels, selon la même source.

Le texte, de 5 pages, prévoit la désignation d'un Premier ministre de transition, chef du gouvernement et ayant pour mission de conduire la transition, de gérer la crise dans le nord du Mali et d'organiser des élections libres, transparentes et démocratiques, d'après la même source.

La télévision publique ORTM annonce une déclaration imminente sur l'accord-cadre intervenu entre le CNRDRE (junte) et la Cédéao, qui n'avait pas commencé à être diffusée vers 21H30 locales (et GMT).


(©AFP / 07 avril 2012 00h21)

 

Mali : la junte et la Cédéao concluent un transfert de pouvoir

 

RFI samedi 07 avril 2012

 

 

 

Le capitaine Sanogo, chef de la junte malienne qui a pris le pouvoir le 22 mars a annoncé, vendredi 6 avril, la signature d'un accord-cadre avec le représentant du médiateur burkinabè pour la crise malienne Djibril Bassolé. Lors d'une déclaration à la télévision publique ORTM, la junte a détaillé les points de cet accord qui prévoit le transfert du pouvoir.

 

Après six longues heures de négociation, la junte et la Cédéao ont présenté un accord complexe qui comprend plusieurs étapes. Dès la constatation officielle de la vacance du pouvoir du président Amadou Toumani Touré dans les prochains jours, Dioncounda Traoré, le président de l'Assemblée nationale, prendra la tête du Mali par intérim. Son rôle restera apparemment mineur, vu l'impossibilité de respecter la Constitution qui stipule d'organiser des élections dans les 40 jours.

 

Dans le même temps, des consultations menées par la président burkinabè Blaise Compaoré doivent permettre de doter le Mali d'un Premier ministre de transition disposant des pleins pouvoirs et d'un gouvernement consensuel de mission. Ce sont en fait ces instances qui devront gérer véritablement la période de transition. Avec deux grands objectifs : gérer la crise du Nord avec l'accord de la Cédéao en négociant avec les groupes rebelles ou par la force en cas d'échec des pourparlers, puis mettre en place un calendrier pour organiser le scrutin présidentiel.

 

La négociation a également mis fin aux sanctions, à l'embargo total qui frappait le Mali. Le président ATT est en droit de vivre libre et d'avoir une protection, tout comme ses anciens ministres emprisonnés depuis le coup d'Etat. Enfin, un article de cet accord-cadre prévoit une amnistie pour les putschistes au pouvoir depuis le 22 mars.

 

 

 

Mali: le président Touré doit être protégé et libre de choisir sa résidence

BAMAKO AFP / 07 avril 2012 00h53 - La Cédéao souhaite que le président malien Amadou Toumani Touré renversé le 22 mars par la junte soit protégé et libre du choix de sa résidence, a déclaré vendredi le ministre burkinabè Djibrill Bassolé, au nom de la médiation dans la crise malienne.

Nous avons (...) souhaité que le président Amadou Toumani Touré puisse être admis à retourner à la maison de son choix, et qu'il puisse bénéficier aussi de la sécurité par les forces de défense et de sécurité, a déclaré M. Bassolé s'exprimant au nom du président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour la crise malienne. Il s'exprimait à la télévision publique ORTM, après la lecture d'un accord signé avec les putschistes.


(©)

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 23:31

 

 

 

 

 

Patassé et Tiangaye

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  -Ange-Felix-Patasse_.jpg

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 06 Avril 2012 14:28

Le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 en République Centrafricaine (FARE-2011) persiste et signe : c’est le président centrafricain François Bozizé qui est responsable du décès de l’ancien chef d’Etat Ange-Félix Patassé. Cette prise de position est contenue dans un mémorandum publié ce 5 avril 2012, date du 1eranniversaire de la mort de Patassé.

Au cours d’un point de presse tenu mercredi, l’opposition politique sous la bannière de FARE-2011 a clairement indiqué que François BOZIZEavait fait preuve de non-assistance en personne en danger.

Selon maitre Nicolas Tiangaye coordonnateur du FARE-2011, la mort du défunt candidat à la dernière présidentielle a été « très prématurée en raison de la mauvaise foi des autorités  du pays qui lui avaient alors refusé de bénéficier d’une évacuation sanitaire ».

Pour lui, « l’un des principaux objectifs de la lutte du FARE-2011 reste la défense de la constitution. A ce titre, il se réjouit de la nouvelle de la création du collectif centrafricain « Touche pas à ma constitution », né depuis le Sénégal. C’est un Mouvement patriotique qui répond bien aux idéaux du FARE-2011 ».

Le FARE-2011 a affirmé « mener sa lutte discrètement à travers des points de presse et des communiqués de presse. Toutefois, les observateurs de la vie politique du pays s’interrogent sur ces stratégies quand en ce qui concerne l’atteinte des 5 objectifs poursuivis dont l’annulation effective et la reprise  des élections de 2011 en Centrafrique ».

Ange-Félix Patassé était décédé dans un hôpital à Douala au Cameroun. Alors qu’il se rendait en Guinée-Equatoriale afin de suivre des soins sur accord de l’actuel président Téodoro Nguéma Obiang.

De son côté, le gouvernement centrafricain avait mentionné prendre toutes les précautions avant l’évacuation sanitaire d’une personnalité de haut rang comme Patassé.

 

 

NDLR : « le gouvernement centrafricain avait mentionné prendre toutes les précautions avant l’évacuation sanitaire d’une personnalité de haut rang comme Patassé. » C’est ce qu’on appelle faire dans la langue de bois ou « botter en touche ou encore du foutage de gueule en langage châtié». Lorsqu’on « prend des précautions avant l’évacuation sanitaire d’une personnalité », elle ne meurt pas en chemin. Bozizé se moque de qui ?

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 17:13

 

 

 

Patassé agronome

 

 

CEREMONIE DE COMMEMORATION DU PREMIER ANNIVERSAIRE DU DECES DU PRESIDENT ANGE FELIX PATASSE

 

 05 Avril 2011- 05 Avril 2012, voilà un an que le Président Ange- Félix PATASSE nous a quitté.

 

 Ce premier anniversaire doit être pour nous un moment de recueillement, de méditation, mais aussi de rassemblement autour des idéaux de l’illustre disparu : démocratie, liberté, justice et progrès.

 

 C’est aussi un moment émouvant de rappel des combats menés ensemble pour la création du FARE 2011 :

 

Que de souvenirs inoubliables sur les nobles objectifs du FARE 2011 :

 

1° - Défendre la Constitution de la République Centrafricaine ;

2° - Obtenir l’annulation des élections  groupées du 23 Janvier   2011.

3° - La reprise des élections de 2011 dans le strict respect de la  Constitution, du code électoral et des recommandations du Dialogue Politique Inclusif ;

  - Obtenir la dissolution de la CEI et sa recomposition ;

5°- Sensibiliser et mobiliser l’ensemble des populations centrafricaines  en vue d’atteindre les objectifs ci-dessus cités.

 

 Pour nous, la meilleure façon de défendre sa mémoire, c’est de poursuivre la lutte entamée ensemble pour atteindre ces objectifs

 

 En hommage à tous les sacrifices consentis par le Président Ange Félix PATASSE pour son pays, nous réitérons notre engagement solennel de continuer le combat.

  

Bangui le 05 Avril 2012

 

 

                                                                  Le FARE - 2011 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 17:09

 

 

 

 

 

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MEMORANDUM SUR LES CIRCONSTANCES

DU DECES DU PRESIDENT ANGE FELIX PATASSE

 

 

A l’occasion du 1er anniversaire de la disparition de feu Ange Félix PATASSE, ancien Président de la République Centrafricaine, le FARE- 2011, se fait le devoir de répondre à travers les lignes suivantes aux propos insolites, surréalistes et méprisants du Général François Bozizé dans l’hebdomadaire Jeune Afrique   (n°  2610 du 16 au 22 Janvier 2012)  à l’égard de l’illustre et digne fils de la République Centrafricaine, décédé le 5 Avril 2011 à DOUALA, République du Cameroun dans des conditions inacceptables.

 

D’entrée de jeu, le FARE – 2011  affirme que le Général Bozizé a proféré des contre-vérités indignes des fonctions d’un Chef d’Etat. La mort du Président PATASSE lui restera collée à la peau et le suivra, tel l’œil de Caïn.

Les multiples fiches mensongères de « coup d’Etat » imputé à PATASSE, fabriquées pour la circonstance par les services ‘’spécialisés’’ de BOZIZE, photocopiées et distribuées aux différents Chefs d’Etat de la sous région et aux responsables des institutions internationales attestent et attesteront de la responsabilité personnelle de ce dernier dans la mort prématurée du Président PATASSE pour non assistance à personne en danger et refus délibéré de le laisser sortir du territoire pour aller se soigner dans des centres médicaux spécialisés.

 

En réponse aux falsifications de la réalité, le FARE – 2011 oppose des faits précis, graves et concordants, conformes à la vérité historique :

 

Déclaration de BOZIZE lors des obsèques Officielles du Président PATASSE

 

Le 21 mai 2011, le peuple centrafricain a suivi avec regret la triste justification sans fondement que le Général Bozizé a cru devoir livrer au sujet des causes réelles du décès prématuré du Président Patassé.

Comme à l’accoutumée, fuyant ses responsabilités multiples au sujet des dérives de son régime en matière de droits fondamentaux de l’homme pourtant garantis par la Constitution et les instruments juridiques internationaux dûment ratifiés par la RCA d’une part.

Devant l’immense émotion et le grand désarroi laissé par le Président Patassé du fait de sa mort prématurée d’autre part, le Général Bozizé a  cherché à se justifier en distillant dans son discours des mensonges éhontés et des accusations fallacieuses à l’encontre :

Ø  Des plus proches collaborateurs du Président Patassé,

Ø  Des leaders de l’opposition démocratique.

Il est vrai, le Président Patassé avait des soucis de santé et souffrait notamment de diabète. Cela est connu de tous les Centrafricains avant son accession à la magistrature suprême de l’Etat en 1993.

Depuis l’arrêt brutal du processus démocratique intervenu le 15 mars 2003 qui l’a contraint à  l’exil jusqu’à son retour fin octobre 2009 à Bangui, il était régulièrement suivi sur le plan médical et son état de santé était jugé satisfaisant.

Enfin, sous le régime de Bozizé, le Président Patassé contrairement à ses prédécesseurs, n’a pas pu bénéficier de son statut d’ancien Chef de l’Etat.

 Feu Président Patassé était très loin de penser que les divergences politiques en Centrafrique  sous le régime de Bozizé riment avec inimitié.

En effet, le retour d’Ange Félix Patassé a contribué à redonner de l’espoir aux centrafricains et à renforcer les rangs de l’opposition démocratique pour une alternance démocratique. Feu Président Patassé s’est résolument investi dans la recherche des voies et moyens pour apaiser le climat politique combien délétère à l’orée des élections prévues d’abord en 2010 puis reportées en 2011.

Pendant ce temps, l’état de santé du Président Patassé nécessitait un contrôle sanitaire approfondi dans un centre de soin approprié. L’Hôpital du Val de Grâce était retenu car cet hôpital disposait déjà d’un dossier médical pour avoir dans le passé traité le patient Patassé.

C’est ainsi que le Ministre de la Défense de la République Française, autorité de tutelle dudit hôpital a bien voulu donner suite à la correspondance du Président Patassé sollicitant son hospitalisation. Cette correspondance indiquait la procédure régulière prévue par les textes réglementaires pour toute personne étrangère ne résidant pas sur le territoire français et souhaitant être admise dans un centre de soin ou un hôpital en France.

Il s’agit de fournir un certificat médical transmis par valise diplomatique qui permettra aux services compétents dudit hôpital de prévoir une réservation qui prendrait en compte le type de traitement et la durée, les examens à pratiquer, mais aussi et surtout de déterminer le coût global de la prise en charge.

Cette procédure normale applicable à tous sans exception n’a pu être entreprise car assujettie à une condition essentielle : le versement d’un acompte équivalant à environ 30% du coût global de la prise en charge.

Toute proportion gardée, le Président Patassé s’est résolu à suspendre cette démarche pourtant salutaire pour sa santé eu égard à l’impossibilité pour lui de verser cet acompte.

Après les élections calamiteuses du 23 janvier 2011, la santé du Président Patassé s’est considérablement dégradée. Point n’est besoin de rappeler le climat malsain, exécrable instauré par Bozizé et son régime suite à ce hold-up électoral ayant profondément entamé le moral du Président Patassé

Malgré ce tableau sombre, le Président Patassé a opté pour l’usage des moyens légaux aux côtés des autres leaders de l’opposition démocratique pour la défense de la démocratie par la déclaration du 04 février 2011 et la signature de la plate-forme politique du 04 mars 2011 créant le Front pour l’Annulation et la Reprise ses Elections de 2011.

Admis d’urgence à la clinique CHOUAIB en date du 5 au 9 mars 2011, l’équipe médicale après avis motivé du médecin personnel du Président Patassé a conclu à la nécessité d’une évacuation sanitaire en urgence en date du 10 mars 2011.

L’humanisme compte beaucoup pour certains hommes d’Etat africains. C’est ainsi que le Président de l’Union Africaine, Président de la République sœur de la Guinée Equatoriale a répondu favorablement au cri de détresse du Président Patassé pour des soins appropriés dans son pays eu égard à l’état alarmant des infrastructures sanitaires de notre pays d’une part, et d’autre part, au refus délibéré des autorités centrafricaines de prendre les dispositions nécessaires pour son évacuation en France  à l’Hôpital du Val de Grâce.

A ce propos, contrairement aux allégations du Général Bozizé aucune initiative officielle  d’évacuation sanitaire du Président PATASSE n’a été prise par le Gouvernement Centrafricain.

La Très Haute Autorité équato-guinéenne a pris sur elle d’informer les autorités centrafricaines et surtout le ferme engagement de supporter l’intégralité des  dépenses relatives aux soins du Président PATASSE.

Autorisation d’évacuation sanitaire prise par le Ministre de la Santé Publique et de la Population

En tant que légaliste, le Président Patassé a instruit son Cabinet à prendre contact avec le gouvernement, de la décision administrative d’évacuation sanitaire. Une délégation du Cabinet accompagnée des deux filles du Président PATASSE est reçue en audience par le Ministre de la Santé le 17 mars 2011. La délégation a eu au cours de cette audience à fournir toutes les explications nécessaires:

  1. Sur les démarches au niveau du Val de Grâce, lesquelles démarches sont suspendues en 2010 puis reprises en 2011 mais qui pour les raisons déjà évoquées, et eu égard à la dégradation de la santé du Président Patassé, étaient inopportunes.
  2. De la nouvelle possibilité concrète d’un accueil rapide au niveau de la Guinée Equatoriale.

Le Ministre de la Santé a indiqué à son tour que rien ne s’opposait à la sortie du territoire du Président Patassé, ajoutant à la même occasion aussi que le Président de la République était parfaitement informé de la situation.

Le lundi 21 mars 2011 après avis motivé du médecin personnel du Président Patassé  et de la Commission  Nationale des Evacuations Sanitaires, le Ministre de la Santé Publique, de la Population et de la Lutte Contre le Sida a autorisé officiellement l’évacuation sanitaire du Président Patassé par  Décision n°107/MSPPLCS/DIRCAB/DGSEH/DDIS/SESE.

Fort de cet acte d’évacuation du Ministre de la Santé, Son Excellence Monsieur Eduardo NDONG ELO NZANG, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Guinée Equatoriale a saisi Francis Bozizé   Ministre délégué à la Défense Nationale en vue de la délivrance de la décision d’autorisation de survol du territoire centrafricain de l’avion médicalisé en provenance de la Guinée Equatoriale.

Cette personnalité étrangère de haut rang est restée  pendant plusieurs heures devant le bureau de Francis Bozizé, sans être reçu. Et c’est avec peine et incompréhension que ce diplomate s’est résolu à quitter les lieux et à adresser ses regrets au Président Patassé.

L’on pouvait peut-être penser que Bozizé avait été  victime des actes inhumains de son entourage et lui trouver des excuses. Mais les agissements non équivoques, directs, personnels et indéniables de celui-ci sont révélateurs de sa responsabilité personnelle.

 Rien n’a été fait pour une procédure d’urgence de mise à disposition d’une caisse d’avance dont le montant est généralement fixé par les procédures budgétaires; La mise en œuvre d’une telle procédure aurait eu l’avantage d’attester une supposée bonne foi du Président Bozizé. Or il n’en a rien été.

C’est à la surprise générale que le Président Bozizé a refusé d’autoriser l’avion médicalisé, affrété par le Chef de l’Etat équato-guinéen de survoler la RCA et d’atterrir à Bangui pour évacuer le Président Patassé en Guinée Equatoriale.

Vu la dégradation rapide et inquiétante de sa santé, le Président Patassé avait décidé d’effectuer le voyage à ses propres frais par un vol régulier de la compagnie aérienne KENYAN AIRWAYS qui devait décoller de l’Aéroport International  Bangui M’poko le mercredi 30 mars 2011 à 09h35. La décision de voyager par un vol régulier fait suite au message de l’Ancien Président burundais Pierre BUYOYA, Envoyé Spécial de l’OIF venu à Bangui le 26 mars  selon lequel, « le Président Bozizé ne s’oppose plus à compter du 28 mars 2011 à l’évacuation sanitaire du Président Patassé et par voie de conséquence de l’ensemble des leaders politiques quant à leur sortie du territoire national. »

Interdiction de sortie faite au Président PATASSE et ses conséquences

Une deuxième fois le 29 mars à 10h30, date anniversaire du décès du Président Fondateur Barthélemy BOGANDA, le Président BUYOYA a reconfirmé cet engagement de Bozizé au cours d’une audience en présence de tous les leaders de l’opposition et du Président Patassé. C’est ainsi que le mercredi 30 mars 2011, le Président Patassé ayant cru à la bonne foi et  à la parole d’un officier général et de surcroît Chef d’Etat, s’est rendu à l’aéroport afin d’effectuer ce déplacement. Le commissaire de l’aéroport et la garde présidentielle affichant un mépris inqualifiable, ont empêché le Président Patassé de voyager. Des renseignements pris, ce Commissaire communique directement avec le Général Bozizé. C’est avec les larmes  aux yeux que les leaders de l’opposition rassemblés au sein du FARE-2011, les collaborateurs du Président Patassé, la population de Bangui venue accompagner le patient, ont assisté la mort dans l’âme à cet évènement exceptionnel que Bozizé et son équipe sont capables de faire subir à un homme  d’Etat malade, fatigué. Pourtant Jules Bernard OUANDET et Faustin Archange TOUADERA avaient rassuré au téléphone que rien ne s’opposait au déplacement du Président Patassé. Ce 2ème refus incompréhensible mettant à nu la cruauté de Bozizé a suscité une très vive émotion dans l’opinion nationale et internationale et par la même occasion une condamnation très ferme.

L’on comprendra aisément les propos de l’extravagant Porte-parole du Gouvernement Monsieur Fidèle NGOUANDJIKA, dans l’émission PATARA qui affirmait que le Président Patassé « faisait des simulacres » et « qu’il n’était pas malade ».

Poussant le cynisme à son paroxysme, le Général Bozizé va déclarer et présenter à une délégation de l’Union Africaine  en mission d’observation électorale du 2ème tour des législatives, un faux document faisant mention d’un projet de coup d’Etat que ferait le Président PATASSE une fois à l’extérieur du pays.

C’est à la faveur d’une double audience accordée à une délégation du FARE-2011 que cette  information est donnée par le Chef de la délégation, Coordonateur de la mission d’observation de l’Union Africaine le 31 mars 2011 au Siège même de ladite Institution à Bangui.

La fille-aînée du Président Patassé qui vit au Canada et descendue à Bangui en urgence pour la cause et ayant été témoin de l’humiliation dont a été victime son père a introduit une demande d’audience auprès du Président Bozizé en date du 31 mars 2011. De même, la famille NGAKOUTOU PATASSE lui a emboîté le pas le vendredi 1er Avril 2011.

 Levée tardive de la mesure d’interdiction de sortie

Suite à un coup de téléphone à Monsieur Michel GBEZERA BRIA le Ministre Chargé des Affaires Présidentielles, par le Cabinet du Président Patassé, une audience a eu lieu cette même matinée en présence des enfants Patassé. L’objet de cette audience concerne l’évacuation sanitaire du Président Patassé.

Aux environs de 15 heures, le Cabinet du Président Patassé est informé de la levée de la mesure d’interdiction de sortie de territoire du Président PATASSE.

Le Président Patassé a pu prendre l’avion le 2 avril 2011 en direction de Malabo via Douala au Cameroun par vol régulier.

De Douala, alors que le Président Patassé s’attendait à une suite heureuse pour être enfin pris en charge, le Général Bozizé avec un cynisme dont il est coutumier, va brandir à son homologue équato-guinéen la menace d’un incident diplomatique entre la RCA et la Guinée Equatoriale au motif que le Président Patassé utiliserait son territoire pour déstabiliser le régime de Bangui.

En jouant sur cette démarche machiavélique, le Général Bozizé a encore fait retarder le Président Patassé qui se croyait sorti d’affaire. En apprenant cette malheureuse nouvelle de son frère équato-guinéen qui voulait par mesure de précaution, prendre 24 heures de réflexion et de contacts diplomatiques nécessaires à son accueil, le Président PATASSE va plonger dans un coma d’où son hospitalisation d’urgence à Douala où il décèdera le 5 avril 2011.

Telles sont les vraies circonstances qui ont été à l’origine de la mort du Président PATASSE.

C’est ici l’occasion de rendre un hommage mérité :

Aux autorités équato-guinéennes pour leur bonne volonté, et l’humanisme qui a guidé le Président OBIANG NGUEMA MBASOGO qui a tout mis en oeuvre  pour venir au secours de son frère malade et abandonné par les autorités de son propre pays dont il a pourtant présidé aux destinées pendant dix ans.

 Aux autorités camerounaises qui ont pris des dispositions nécessaires tant sur le plan médical, sécuritaire et financier pour l’admission du Président Patassé à l’Hôpital Général de Douala d’une part et  pour la prise en charge globale de sa délégation dans un hôtel de ladite ville, d’autre part.

Conclusion

Le FARE 2011 accuse le Général François BOZIZE de non assistance à personne en danger  pour avoir délibérément et par méchanceté, empêché un patient d’aller se faire soigner malgré une décision  ministérielle d’évacuation sanitaire.

Le FARE 2011 rend le Général François BOZIZE personnellement responsable de la mort prématurée du Président Ange Félix PATASSE.

 

                                                                       Bangui le 5 Avril 2012

 

     Le FARE - 2011                                  

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