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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 17:51

 

 

 

 

 

Par Source: EMA - 10/03/2014

 

Le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des Armées (CEMA), est allé à la rencontre des soldats français déployés dans le cadre l’opération Sangaris

 

Au cours de ladite journée, il a tenu à les retrouver sur le terrain, à Bangui comme en province, pour prendre la mesure concrète de la situation. S’adressant aux hommes et aux femmes placés sous le commandement du général Francisco Soriano, commandant de la force Sangaris, le CEMA a insisté sur «le calme et la ténacité» dont ils ont fait preuve depuis le premier jour de l’opération. Il a salué leur engagement qui a permis de «briser la spirale de la violence» dans une mission qu’il a qualifiée de «complexe et de risquée».

 

Le CEMA a ensuite accueilli M. François Hollande, Président de la République, qui effectuait le même jour sa deuxième visite en RCA. Après avoir accompagné le chef des armées lors de son entretien avec la présidente de transition, madame Catherine Samba Panza, il a participé à une rencontre avec les autorités religieuses centrafricaines, avant de suivre une patrouille conjointe effectuée par Sangaris avec les soldats de la MISCA dans le 3e arrondissement. 

 

Après le départ du chef de l’Etat, le CEMA s’est rendu auprès d’un détachement de Sangaris déployé à Boda, une ville située à 150 kms à l’ouest de Bangui. Aux ordres d’un capitaine, la force y maintient un sous-groupement chargé d’assurer la protection d’une importante communauté musulmane. Avant de rejoindre l’aéroport de M’Poko, le CEMA s’est enfin déplacé sur «PK 12», au nord de Bangui, un des points où les tensions restent les plus vives. Lors de cette première visite en Centrafrique, le CEMA a félicité les soldats français qui réalisent «une mission difficile, mais dont le comportement, la maîtrise de la force et le travail sur le terrain sont exemplaires».

 

Droits : Ministère de la Défense

RCA: première visite du nouveau chef d’état-major des armées

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 17:27

 

 

 

 

 

 

LE MONDE | 05.03.2014 à 11h12 |Par Cyril Bensimon

 

« Bozizé et ses fils jouent un rôle insupportable », estime le ministère français de la défense. Avant le déclenchement de l'opération « Sangaris », le 5 décembre 2013, diplomates et militaires français jugeaient l'implication de l'ex-président centrafricain derrière les milices anti-balaka négligeable. Celui-ci, disaient-ils, tentait tout au plus de récupérer le mouvement. Mais cette analyse a changé.

 

Après son renversement, en mars 2013, par les rebelles de la Séléka, François Bozizé a circulé entre le Cameroun, la France, le Kenya, l'Ouganda et le Soudan du Sud. Selon des sources concordantes, il est actuellement installé à Kampala, où il bénéficie de la bienveillance des autorités ougandaises. Le chef de l'Etat déchu a toujours nié être derrière les anti-balaka, se limitant à les considérer comme des « résistants ». Mais un enregistrement audio circulant depuis plusieurs jours sur Internet confirme ses liens avec des commandants de cette milice.

 

Selon des sources militaires françaises, François Bozizé et des membres de sa famille manipulent les groupes qui font la chasse aux musulmans. « Ils méritent la Cour pénale internationale », avance un haut responsable français. Le bureau du procureur de la CPI a ouvert le 7 février un examen préliminaire, étape préalable à une enquête officielle, sur les crimes commis en Centrafrique depuis septembre 2012.

 

GEL DES AVOIRS

 

Paris travaille actuellement au Conseil de sécurité de l'ONU pour geler les avoirs et à interdire de voyage huit personnalités centrafricaines, dont François Bozizé et son fils Jean-Francis, un ancien ministre de la défense qui était encore en janvier en France. Selon une source proche des services de renseignement, la famille Bozizé aurait placé au moins 156 millions d'euros sur des comptes en Suisse, au Luxembourg et dans les îles anglo-normandes de Jersey et Guernesey. Des fonds auraient aussi été placés en Afrique du Sud.

 

Un autre personnage est aussi dans le collimateur de la France : Noureddine Adam, l'ex-chef des services de renseignement du président déchu Djotodia (issu de la Séléka), considéré par Paris comme le principal acteur agissant pour une partition du pays. Après s'être réfugié au Bénin, il serait, selon une source gouvernementale française, passé au Nigeria.

Lu pour vous : Centrafrique : François Bozizé dans le collimateur de la France

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 17:25

 

 

 

 

dimanche 9 mars 2014  par Agence de Presse Africaine - apanews.net 

 

L’organisation de la coopération islamique (OCI) nous a fait confiance dans le dossier centrafricain qui est « extrêmement sensible », a indiqué le Sénégalais Cheikh Tidiane Gadio, récemment nommé envoyé spécial de cette organisation en Centrafrique.

 

« La Ummah islamique nous fait confiance dans un dossier extrêmement sensible. Mais tout le monde sait que depuis des mois, je me suis engagé en tant que panafricain et à titre tout à fait bénévole dans le règlement de la crise centrafricaine. Et je suis prêt à rester bénévole sur ce dossier. Comme je m’étais engagé dans le dossier malien depuis un an et demi sans répit, je suis prêt à continuer l’engagement sur celui centrafricain sans répit aussi », a dit M. Gadio, dans un entretien avec APA.

 

Il dit mesurer l’importance de cette mission et la confiance investie dans le Sénégal et en lui pour prendre en charge cette mission. Selon M. Gadio, cette mission ne lui serait pas confiée si elle n’avait pas l’aval des autorités au premier chef desquelles le Chef de l’Etat Macky Sall et le ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye.

 

« Maintenant il est question d’aller rejoindre tous ceux qui sont sur le terrain, qui ont fait beaucoup d’efforts, beaucoup de sacrifices, beaucoup d’engagements pour aider la Centrafrique à résoudre ses problèmes. Et sous ce rapport, je crois que j’ai du travail, mais à côté de ceux qui étaient déjà là. Et je n’y vais pas sous le rapport d’un musulman qui intervient dans une crise où il y a des musulmans qui ont des problèmes. Non ! J’y vais parce que je suis panafricain, parce que le peuple centrafricain est indivisible dans ses difficultés, dans ses problèmes », a-t-il fait remarquer.

 

Pour Cheikh Tidiane Gadio, sa mission est d’apporter le concours de la Ummah islamique dans la résolution de la crise.

 

« Un concours très simple : Le dialogue politique pour la réconciliation nationale, mais avant tout la cessation des hostilités, des tueries pour qu’on puisse engager le dialogue politique, l’assistance humanitaire et la reconstruction économique de la Centrafrique », a précisé Dr Gadio.

 

« J’ai également reçu un député centrafricain à Dakar. J’ai parlé à beaucoup d’amis de la classe politique centrafricaine bien avant cette nomination. Je me suis même permis d’appeler au téléphone la présidente de transition (Cathérine Samba Panza), parce que je m’honorais qu’une femme soit désignée pour diriger la transition. J’ai discuté avec elle des scenari de sortie de crise qu’elle avait approuvée. Donc comme on dit j’étais resté saisi du dossier moi-même avant que l’OCI ne m’investisse de sa confiance », a-t-il conclu.

 

 

La RCA cherche toujours le chemin de la paix

 

http://www.dw.de/   10.03.2014

 

La Centrafrique est encore loin d'un retour à la paix. Les exactions et règlements de compte se poursuivent toujours aussi bien dans la capitale Bangui qu'à l'intérieur du pays.

 

La communauté musulmane reste, selon les organisations internationales sur place, la principale cible des violences. C'est dans ce contexte que l'Organisation de la coopération islamique (OCI) a nommé l'ex-ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio comme son envoyé spécial en République centrafricaine.

Une mission dans un contexte tendu

Compte tenu de la situation d'insécurité à laquelle la communauté musulmane est confrontée en Centrafrique, c'est dans l'urgence que l'OCI, a mandaté Cheikh Tidiane Gadio, alors que les musulmans continuent de fuir les exactions. Pas plus tard que ce week-end la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, a une fois de plus dénoncé les violences dont sont victimes les musulmans. Une réaction suite à l'assassinat à Bangui vendredi de quatre civils appartenant à cette communauté.

 

Les humanitaires pris pour cible

 

Outre la communauté musulmane, les organisations humanitaires également ne semblent pas à l'abri des attaques.

 

Un collaborateur du Comité international de la Croix-Rouge a été tué ce week-end dans le nord du pays, plus précisément dans la ville de Ndélé. Le CICR a lancé un appel au respect des règles de base du droit humanitaire. Mais dans le contexte actuel, pas sûr qu'il soit entendu. Amy Martin est responsable du bureau de la coordination des affaires humanitaires en Centrafrique, elle explique que l'insécurité persiste.

 

« La situation est inquiétante surtout vers le nord et les zones rurales. Nous avons toujours les groupes armées surtout les anti balaka qui menacent certaines populations. Il y a toujours les éléments des ex seleka qui sont regroupé qui sont repartis vers le Nord-est. Il y a d'autres groupes armés dans le Nord-ouest. On a plusieurs groupes armés qui volent, qui pillent. Pour nous c'est toujours l'insécurité qui joue sur le déplacement de tout le monde. »

 

Les soldats de la Misca et ceux de la mission Sangaris tentent tant bien que mal d'assurer la protection tant des populations civiles que des humanitaires et de leurs convois.

 

Vendredi déjà Médecins sans frontières avertissait que les violences, surtout dans le nord de la Centrafrique, entravaient le déploiement de l'aide humanitaire destinée aux populations. L'arrivée de la saison des pluies devrait également compliquer davantage la distribution de l'aide.

Sénégal : Gadio se félicite de la confiance que lui fait l’OCI dans le dossier de la Centrafrique

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 17:03

 

 

 

 

 

APA-Bangui2014-03-10 15:06:13 (Centrafrique) -

 

Une semaine après les multiples appels à la reprise lancés le 28 février par la ministre de l’Education nationale, la Fédération de l’Association des parents d’élèves de Centrafrique (FNAPEC) et la centrale syndicale des enseignants pour la réouverture des classes le 3 mars, la reprises des cours était très mitigée, lundi matin à Bangui, a constaté APA.


Ainsi les cours se déroulaient normalement dans les écoles primaires placées sous le contrôle du projet Unicef-Cordaid. Il s'agit de l'Ecole Lakouanga dans le 2è arrondissement, de l'Ecole Ndrès dans le 4è arrondissement, de l'Ecole Benz VI dans le 5è arrondissement et l'Ecole Combattant dans le 8è arrondissement de Bangui.

Par contre, à l'Ecole Pétévo, dans le 6è arrondissement où sont basées les troupes burundaises de la Misca et à l'Ecole centre-ville Garçons, dans le 1er arrondissement, occupée par les Camerounais de la Misca, en passant par l'Ecole Malimaka, dans le 5è arrondissement, il n'y avait personne dans les salles de classe et cours de récréation.

 
Dans l'enceinte de l'Ecole centre-ville Filles, on a cependant noté la présence de quelques élèves et à l'école Marthe Azoumi, il y avait la directrice. C'est le seul membre du corps enseignant vu à son poste.


‘'La majorité des enseignants sont sur les sites des déplacés internes, fuyant la violence'', a-t-elle confié à APA, avant d'ajouter que c'est ce qui justifie la non reprise des cours dans son établissement.


''Les enfants ont peur des Séléka, c'est pourquoi ils ne sont venus nombreux aujourd'hui. Les enseignants ne sont pas venus de peur de mourir parce qu'il n'y a pas de sécurité dans la capitale'', a, pour sa part, dit un des élèves rencontrés.

Reprise timide des cours à Bangui

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 17:01

 

 

 

 

 

Pana 10/03/2014

 

Sécurité – Pays membre de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), le Congo participe à ce titre à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), qui a pour principal objectif de rétablir la paix et la stabilité dans ce pays voisin en proie à des violences armées depuis le coup d’Etat de mars 2013.

 

Le Congo a envoyé, selon son état-major, près d’un millier d’hommes (militaires, gendarmes et policiers confondus) en Centrafrique, le plus grand contingent de la Misca, qui compte quelque 6.000 éléments travaillant  aux côtés des troupes françaises de l’opéra 'Sangaris'.


Brazzaville a débuté à envoyer ses troupes au lendemain du coup d’Etat du 24 mars 2013 qui avait permis à Michel Djotodia (contraint à la démission le 10 janvier dernier) et sa bande de la 'Séléka'c de renverser le régime du président François Bozizé qui était lui-même arrivé au pouvoir par les armes en mars 2003.


Dans un premier temps, environ 150 policiers, sur les 200 hommes, ont été acheminés le 4 juin 2013 à Bangui dans le cadre de la Mission de consolidation de la paix (Comipax). Cette Unité de police constituée (UPC) avait 'quatre missions essentielles: sécuriser la ville de Bangui, former les forces de défense et de sécurité, sécuriser tous les convois humanitaires et sécuriser les futures élections', a expliqué son chef, le lieutenant-colonel Rodrigue.


Entre les mois de septembre et décembre derniers, le Congo a dépêché en Centrafrique près de 700 militaires pour faire partie de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique , selon l’état-major. Cette mission est dirigée par Jean-Marie Mokoko, un général congolais à la retraite. Le chef de l’Etat du Congo est médiateur de la crise centrafricaine.


En plus des hommes, le Congo a également participé à la fourniture de la logistique, notamment trois véhicules de transport de troupes, ainsi qu'un véhicule blindé  transportés jusqu’à Bangui par des avions flanqués du drapeau congolais.

Bien auparavant en 2012, pendant que la guerre civile faisait rage dans le Nord du Mali, le Congo avait fourni de la logistique pour transporter au moins 2.000 militaires tchadiens au Mali.


Mais la contribution du Congo aux missions de maintien de la paix ne mobilise pas uniquement ses militaires et son équipement. La désignation du président de la République congolaise comme  médiateur de la crise centrafricaine, marque le niveau d'engagement du Congo dans ces genres d'opérations, tout comme la désignation en 2009 du Congolais Rodolphe Adada, ancien ministre des Affaires étrangères (1997 et 2007), au poste de  représentant spécial de l’ONU et de l’UA dans la région soudanaise du Darfour secouée par des conflits. 

Le Congo très impliqué dans la résolution de la crise centrafricaine

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 16:37

 

 

 

 

 


BANGUI AFP / 10 mars 2014 14h17 - Les fonctionnaires et agents de l'Etat centrafricains ont commencé lundi à percevoir leur premier mois de salaire depuis six mois, dans un pays paralysé par la crise et les violences depuis un an, a constaté l'AFP lundi.


Les salaires n'avaient plus été versés aux fonctionnaires depuis le mois de septembre 2013. Lundi, des files d'attente interminables se sont formées très tôt devant les principales banques de Bangui, prises d'assaut par des fonctionnaires impatients de récupérer leur argent.


Mieux vaut un mois que rien. On ne vit plus. Pourvu que le gouvernement fasse l'effort de nous ajouter un, ou deux autres mois si la trésorerie le permet, a déclaré à l'AFP Jean Nguélébo, cadre dans la santé.


Le 28 février, le président François Hollande de passage à Bangui, avait annoncé que les salaires des agents de l'Etat seraient rapidement versés grâce à une aide des pays de la région.


La Centrafrique s'est enfoncée dans un cycle de tueries interreligieuses, après des mois d'exactions essentiellement contre les chrétiens, perpétrées par les combattants majoritairement musulmans de la Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui en mars 2013.


Des dizaines de milliers de personnes sont aujourd'hui déplacées à cause des violences, et vivent aujourd'hui dans des conditions humanitaires désastreuses, à Bangui comme dans le reste du pays.


La crise a paralysé toutes les administrations, à commencer par les régies financières (douanes, impôts, trésor public...) privant l'Etat des ressources nécessaires pour payer les salaires et les retraites.



(©) 

 

 

Les fonctionnaires centrafricains enfin payés

 

Par Pauline Hofmann avec AFP  Publié le 10 mars 2014 à 14h18

 

PATIENCE - Ils ont touché lundi leur premier salaire en six mois, après plusieurs heures d'attente devant les guichets de banque de Bangui.

 

L'INFO. Les fonctionnaires et agents de l'Etat centrafricain ont commencé lundi à percevoir leur premier mois de salaire depuis six mois, dans un pays paralysé par la crise et les violences depuis un an. Depuis septembre 2013, ils ne touchaient plus d'argent pour leur travail. Alors lundi, des files d'attente interminables se sont formées très tôt devant les principales banques de Bangui, prises d'assaut par des fonctionnaires impatients de récupérer leur argent.

 

"Mieux vaut un mois que rien. On ne vit plus. Pourvu que le gouvernement fasse l'effort de nous ajouter un, ou deux autres mois si la trésorerie le permet", a déclaré Jean Nguélébo, cadre dans la santé. "Avec ça la famille peut prétendre à quelques plats de 'pointinini' (plats à base de petits poissons de mer, ndlr.) en attendant les jours meilleurs", a expliqué Cyrille Ngoazeyou, enseignant, considérant que "dans la situation actuelle, on se contente de ce qu'on a".

 

Une promesse de Hollande. Mais beaucoup ont exprimé leur mécontentement, après ces long mois d'attente sans salaire. Ce n'est pas la première fois que le gouvernement arrête de payer ses fonctionnaires pendant quelques mois.

 

"Même Bozizé faisait mieux. Il nous avait donné, deux ou trois fois, deux 'sim' (deux salairesndlr.). Si les nouvelles autorités ont accepté de diriger le pays, c'est qu'elles ont pris la mesure de tous les problèmes. On ne peut pas devant les attentes des fonctionnaires les réduire à une portion congrue. C'est une défaillance des technocrates", s'est agacé un enseignant, Jean-Christ Mbaké.

 

Le 28 février, le président François Hollande de passage à Bangui, avait annoncé que les salaires des agents de l'Etat seraient rapidement versés grâce à une aide des pays de la région.

 

Paralysie. La Centrafrique s'est enfoncée dans un cycle de tueries interreligieuses, après des mois d'exactions essentiellement contre les chrétiens. Les combattants, souvent musulmans, de la Séléka, avaient pris le pouvoir à Bangui en mars 2013. La crise a paralysé toutes les administrations, à commencer par les régies financières (douanes, impôts, trésor public...) privant l'Etat des ressources nécessaires pour payer les salaires et les retraites.

Centrafrique: premier salaire versé aux fonctionnaires depuis six mois

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 16:36

 

 

 

 

 

http://www.acteurspublics.com/   Le 10/03/2014 dans Nominations

 

 

Ce diplomate, ancien directeur de cabinet de David Douillet au Quai d’Orsay, avait été remplacé à son poste d’ambassadeur de France en Centrafrique en novembre dernier, à l’aube de l’intervention militaire française dans ce pays.

 

Remplacé à son poste d’ambassadeur de France en Centrafrique en novembre dernier, le diplomate Serge Mucetti se voit confier une nouvelle ambassade : celle de Djibouti. Il (…)

Une nouvelle mission pour Serge Mucetti

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 16:34

 

 

 

 

 

(RFI 10/03/14)

 

En Centrafrique, alors que les « ennemis » proclamés des anti-balaka, les musulmans, ont quasiment déserté Bangui, certains de ces miliciens révèlent leur vraie nature de pillards et de bandits. Un règlement de compte s'est terminé en fusillade dans la nuit de samedi à dimanche faisant 4 morts. Un incident qui révèle à quel point l’insécurité s'est durablement installée à Bangui.

 

Il faut nettoyer la ville de ses bandes armées, voilà le mot d'ordre des autorités et notamment du tout nouveau ministre Conseiller à la primature, Joachim Kokaté, ex-coordonnateur des mouvements anti-balaka. Joachim Kokaté qui connaît bien les différents groupes composant la galaxie anti-balaka ne conteste pas que certaines bandes criminelles s'y sont glissées.

 

Désormais, dit-il, il faut faire le ménage : « Parmi les anti-balaka, il y a des hommes qui, aujourd’hui, se sont convertis aux anti-balaka pour semer un climat de désolation dans la ville de Bangui. Et au niveau de l’Etat, nous allons les traquer et ils répondront, purement et simplement, de leurs actes ».

 

Pour l'instant ni la Misca ni la force Sangaris n'ont dissuadé les bandes de pillards. Les opérations de désarmement des anti-balaka n'ont pas encore produit de résultats. Et les forces de police et de gendarmerie centrafricaines disposent de moyens trop faibles pour changer radicalement la situation.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140310-rca-bangui-joachim-konate...

 

 

 

 

Samedi meurtrier à Bangui

 

(RFI 10/03/14)

 

Sept personnes ont été tuées à Bangui ce samedi 8 mars, apprend-on de source médicale. La veille, quatre musulmans avaient été assassinés.

 

Même si la présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba-Panza estime que l'insécurité à Bangui a baissé significativement, les meurtres et les exactions se poursuivent. La journée de samedi a même été particulièrement violente avec sept personnes assassinées, selon des sources médicales, dont quatre au quartier PK5. Ces violences font suite à l'assassinat vendredi de quatre musulmans dans des conditions atroces près de Mpoko.

 

Les tensions interreligieuses restent vives dans la capitale. Mais aussi en province. Ce samedi toujours, un convoi de dix camions transportant des musulmans de la ville de Boda devait quitter cette localité pour rejoindre Bangui, mais le départ a été reporté. À Boda vivent toujours 11 000 musulmans qui ne sentent pas en sécurité malgré la présence des forces internationales qui séparent les quartiers chrétiens et musulmans. Les musulmans qui veulent quitter Boda devraient dans un premier temps rejoindre Bangui.

RCA: Bangui livrée aux bandes rivales

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 16:30

 

 

 

 

 

 

http://mondafrique.com/   POLITIQUE - PAR VALÉRIE THORIN - Publié le 07 Mar, 2014

 

Au départ, les rebelles venus du nord de la Centrafrique justifiaient leur lutte par des motifs politiques. Arrivés au pouvoir, ils ont multiplié les exactions. Le président déchu, Bozizé, a alors parlé d’« islamisation rampante ». Aujourd’hui, la chasse aux musulmans est devenue le sport préféré de chrétiens ivres de vengeance.

 

Nous y sommes. Désormais la Centrafrique est en proie à une véritable vague de violence sectaire, une « épuration ethnique » à base confessionnelle. Elle augure fort mal du futur État qui devra se mettre en place au lendemain d’une élection présidentielle encore très hypothétique. Il n'y a pas si longtemps, il était encore possible de dire que le pays n’était victime que de la violence de bandes armées isolées, associations de civils épuisés et meurtris par une année de crimes et d’humiliations infligés par ces soi-disant rebelles de la Séléka dont le chef, contesté par ses propres troupes mais reconnu par la communauté internationale, était au pouvoir à Bangui. Il semblait, jusqu’à ces dernières semaines, que la majeure partie des exactions étaient commises par des malfaiteurs dissimulant mal leur objectif de pillage sous une prétendue volonté d’en finir avec des putschistes honnis.

 

Instrumentalisation politique

 

Mais le temps a passé, et les affrontements qui se multiplient désormais ont bel et bien pour but de faire fuir les populations musulmanes hors du pays. En ligne de mire, se trouve la Séléka, alliance hétéroclite de rebelles ayant participé au renversement du président François Bozizé en mars 2013. Elle était alors composée de nombreux Tchadiens et de Soudanais, donc de gens majoritairement musulmans. Au moment du coup d’État, leur objectif n’était en aucun cas religieux : ils voulaient prendre le pouvoir à Bangui pour des raisons politiques. Le népotisme, la corruption, l’abandon de certaines régions par le pouvoir central étaient leurs motifs affichés et revendiqués, et non un désir de conversion à une religion qu’ eux-mêmes ne pratiquaient quasiment pas. Il ne s’agissait pas, comme au Mali par exemple, d’une configuration de djihad mené par des intégristes religieux, ou par des personnes pour lesquelles la charia et la stricte observance des préceptes coraniques sont des bases pour la bonne gestion d’un État. Ce qui est par exemple le cas des militants formant le cœur du mouvement Boko Haram, au Nigeria.

 

Il faut par ailleurs se souvenir que le président Bozizé lui-même a pu prendre le pouvoir en 2003 parce qu’il était soutenu par des Tchadiens. À Bangui, à cette époque, s’affrontaient de nombreux Zaghawa et des Goran composant l’entourage de Bozizé avec ceux que l’on appelait « les Banyamulenge ». Ceux-ci étaient des supplétifs envoyés par l’ancien leader du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba, depuis l’autre côté du fleuve Oubangui, en République démocratique du Congo, pour venir en aide au président Ange-Félix Patassé. On n’a pas parlé alors d’un conflit interreligieux, et pourtant Patassé était un chrétien. Bozizé aussi, d’ailleurs. L’instrumentalisation de la religion au profit de la politique est venue plus tard.

 

Les Anti-Balaka, qu’on appelle maintenant « milices chrétiennes », étaient à l’origine, en 2009, des gens armés par le gouvernement pour lutter contre les bandits de grand chemin et les coupeurs de route. En effet, il n’y avait pas suffisamment de police et d’armée pour venir à bout de ce fléau. La Centrafrique est un pays enclavé qui dépend essentiellement de ses routes pour le commerce et l’approvisionnement. Ces groupes n’étaient pas spécialement chrétiens, ils l’étaient parce que la Centrafrique est un pays majoritairement chrétien. Les statistiques (1) montrent que l’ensemble de la sous-région est davantage chrétien que musulman : en Centrafrique, il y a environ 4 millions de chrétiens, contre 370 000 musulmans. Au Cameroun, on comptabilise 13 millions et demi de chrétiens et 3 millions et demi de musulmans. Au Tchad, la proportion s’inverse, encore que l’écart soit relativement restreint : 4 millions et demi de chrétiens et un peu plus de 6 millions de musulmans.

 

Une "islamisation rampante", selon François Bozizé

 

Dès ses premiers mois de pouvoir, le leader de la Séléka, Michel Djotodia, s’est vu contesté par ses propres troupes, sur lesquelles de toute évidence il peinait à maintenir son ascendant. Certes, il était obéi à l’intérieur de son cercle rapproché, mais il était loin de faire l’unanimité. Desservi par son manque de charisme et sa maigre expérience politique, il avait non seulement du mal à régler les affaires civiles inhérentes à la bonne marche d’un État, mais aussi de moins en moins d’autorité sur ses troupes. Lorsqu’il a décrété leur « démobilisation », il était de toute évidence trop tard. Ceux qui l’avaient choisi pour les représenter n’ étaient plus depuis longtemps – l’ont-ils été un jour ? – rémunérés et, par conséquent, ne lui reconnaissaient plus aucune légitimité pour les commander. Devenu bientôt complètement autonome, chaque groupe se payait en effectuant des razzias dans les villages, pillant les greniers et les réserves, commettant au passage de nombreux crimes en toute impunité. Faute de fonds, l’État ne parvenait plus à rémunérer ses fonctionnaires ; il n’y avait donc plus de gendarmerie ni de police, et encore moins de soldats pour assurer la sécurité civile. Les anti-Balaka, dont une partie était déjà armée et qui ne rechignaient pas à se servir d’armes blanches, se sont érigés en groupes d’autodéfense pour les villages et les quartiers harcelés par ces rebelles en rupture de ban.

 

C’est à ce moment-là, autour du mois d’ août 2013, que le président déchu François Bozizé, réfugié en France, commence à parler d’ « islamisation rampante », en désignant « ces petits chefs » de la Séléka qu’il accuse de « persécuter les chrétiens ». Son objectif : sensibiliser la communauté internationale et surtout persuader la France, dont des troupes sont en permanence stationnées à Bangui, qu’il faut agir. Et lui rendre le pouvoir, par la même occasion. Le fait est que la situation sécuritaire se dégrade de jour en jour, y compris à Bangui, au point de faire apparaître la période durant laquelle il était au pouvoir comme une ère de tranquillité et de prospérité. L’arbitraire, pourtant, était bel et bien de mise. Bozizé rêve-t-il d’une intervention éclair comme au Mali ? Il instille en tout cas dans les esprits occidentaux le poison de la peur d’un nouveau djihad en marche en Afrique centrale, et ne rate aucune occasion de pointer du doigt un antagonisme qui devient de plus en plus évident : Séléka musulmane contre anti-Balaka chrétiens. Il passe sous silence, bien sûr, son propre rôle dans la constitution des anti-Balaka et nul ne s’interroge sur leurs motivations, ni même sur ce qui les influence.

 

Majorité contre minorité

 

Sur le terrain, un cycle infernal s’est enclenché. Aux exactions des uns succèdent les représailles des autres, lesquelles entraînent des expéditions punitives qui provoquent bientôt des morts par dizaines. Les mosquées flambent ? Les églises aussi. On défend, les armes à la main, sa famille, son quartier, sa communauté. L’État achève de se désorganiser et les pays de la sous-région, puis la communauté internationale s’en émeuvent enfin. Mais ni le départ de Michel Djotodia, ni l’ intervention des soldats français de l’opération Sangaris ou celle de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca), ni l’ arrivée d’ une présidente de la République par intérim, Catherine Samba-Panza, ne parviennent à faire cesser la violence.

 

Le conflit de Centrafrique, en effet, est très particulier : ce n’ est pas une guerre civile conduite par des leaders que l’ on pourrait mettre autour d’ une table pour des négociations ; c’est un pays complètement désorganisé sur le plan civil où la communauté religieuse la plus importante – les chrétiens – s’emploie désormais à chasser une minorité musulmane qui est pourtant une composante millénaire de son propre pays.

 

1) Pew Research Institute, Religion and Public Life Project, données par pays 2010

Lu pour vous : Centrafrique, dans l’enfer du nettoyage confessionnel

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Centrafrique-Presse.com
10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 16:09

 

 

 

 

 

(AFP 10/03/14)

 

Quatre pillards ont été tués par balle dans la nuit de samedi à dimanche à Bangui lors d'une altercation entre deux bandes rivales qui a dégénéré en fusillade, a-t-on appris de source militaire centrafricaine.

 

Deux civils ont également été blessés par des balles perdues lors de l'échange de tirs dans le quartier de Bacondja, dans le centre de la capitale centrafricaine, selon la même source.

 

Les tirs ont été provoqués par une dispute entre deux groupes rivaux pour le partage du butin de pillages perpétrés dans le quartier, a précisé cette source sous couvert d'anonymat.

 

La Centrafrique s'est enfoncée dans un cycle de tueries interreligieuses, après des mois d'exactions essentiellement contre les chrétiens, perpétrées par les combattants majoritairement musulmans de la coalition Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui le 24 mars 2013.

 

En réaction, des milices d'autodéfense anti-balaka se sont formées. Très rapidement elles ont attaqué sans distinction anciens rebelles et musulmans, à Bangui notamment.

 

Des groupes de pillards, armés, sévissent également dans la capitale, profitant de la désorganisation des forces de sécurité centrafricaines et malgré la présence des forces française Sangaris et africaine Misca.

 

L'insécurité causée par les violences entre chrétiens et musulmans et la montée de la criminalité exacerbent une situation humanitaire désastreuse pour des centaines de milliers de personnes, a d'ailleurs prévenu le Comité international de la Croix-rouge (CICR), dont un collaborateur centrafricain a été tué samedi dans la localité de Ndélé (nord).

 

Des hommes en armes ont pénétré dans la Mission catholique où logeaient quatre collaborateurs nationaux du CICR. L'un d'entre eux a été tué, les trois autres sont sains et saufs, a ajouté le CICR sans autres précisions.

 

Selon une source militaire centrafricaine, la victime a été tuée par un combattant Séléka, pour des motifs qui n'ont pas encore été déterminés.

Centrafrique: quatre pillards tués dans des règlements de compte

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