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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 23:51

 

 

 

 

 

Par Rédaction The Associated Press

 

BANGUI, République centrafricaine - 21 avril 2014 | 13:59 – Des affrontements entre une milice chrétienne et des soldats français ont fait plusieurs morts en République centrafricaine, selon un témoin.

 

Une milice chrétienne et d’anciens membres d’un groupe de rebelles musulmans se livraient bataille à Grimari, dans le centre du pays, dimanche, lorsque les forces françaises sont arrivées, a relaté Dimanche Ngodi, un responsable de la ville.

 

Les soldats français ont tenté d’intervenir, mais on leur a tiré dessus. Ils ont alors pris les militants chrétiens en chasse et tué plusieurs d’entre eux. Selon Dimanche Ngodi, la plupart des victimes étaient armées, sauf trois.

 

Le capitaine Sébastien Isern, un porte-parole de l’armée française, a signalé que des patrouilles avaient lieu fréquemment dans la ville de Grimari.

 

Il n’a pu fournir un bilan des victimes, se contentant de mentionner que les belligérants avaient été «neutralisés».

 

Les violences interconfessionnelles durent depuis mars dernier en République centrafricaine, à la suite du coup d’État qui a porté la coalition Séléka — à majorité musulmane — au pouvoir.

 

Les membres de la coalition ont été accusés d’avoir violé, torturé et tué des civils, en particulier les chrétiens. Des milices chrétiennes ont alors fait leur apparition pour riposter aux attaques.

 

La ville de Grimari a récemment été le théâtre de plusieurs heurts entre les deux camps, ce qui a provoqué la fuite de plusieurs habitants.

 

Des troupes françaises ont été déployées dans la région pour tenter de ramener le calme.

 

 

Centrafrique: opération de relocalisation des musulmans du PK12

 

par RFI  21-04-2014 à 20:47

 

 

Cette opération est la première en République centrafricaine (RCA) depuis que les anti-balaka ont déclaré la guerre aux musulmans. Une équipe du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) ainsi que plusieurs acteurs humanitaires ont commencé, ce lundi 21 avril, à regrouper des déplacés sur un site à Bambari, à environ 400 kilomètres au nord-est de Bangui, la capitale.

 

C'est une opération qui ne concerne, pour l'instant, que quelque 93 personnes déplacées. Dans le passé, les musulmans qui tentaient d'échapper aux violences se réfugiaient dans les pays voisins, notamment au Tchad et au Cameroun.

 

Il s’agit d’une opération pilote, appelée à se généraliser en territoire centrafricain. C'est le souhait des organisateurs de ce regroupement à Bambari. Mais pour Josep Zapater, coordinateur au HCR, il n'est pas question de fixer définitivement à Bambari ces populations :

 

« Il y a des mesures d’assistance, d’hébergement et des protections pour ces populations que nous prenons en charge car, comme vous le savez, les autorités et l’Etat se trouvent en situation de faiblesse et en manque de ressources. Nous allons donc soutenir tous ces efforts pour que la population ne soit pas une charge, ni pour la population locale ni pour les autorités locales, ce qui ne veut pas dire qu'on cherche à fixer la population dans le long terme», explique Josep Zapater.

 

Une opération de regroupement dénoncée par Antoinette Montaigne, ministre en charge de la Réconciliation. Elle aurait préféré être associée à la décision. « J'ai beau être membre du gouvernement, personne ne m'a contactée en tant que ministre de la Réconciliation pour voir ce que je peux faire. Nous, nous constatons simplement que la communauté internationale déplace les populations musulmanes tantôt à l’extérieur du pays, tantôt à l’intérieur du pays, constituant de facto les prémices de la division alléguées de notre pays », a déclaré la ministre.

 

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), le pays compte quelque 650 000 déplacés depuis le début de la crise.

Centrafrique : heurts entre soldats et chrétiens
Centrafrique : heurts entre soldats et chrétiens
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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 23:51

 

 

 

 

 

Par Rédaction The Associated Press

 

BANGUI, République centrafricaine - 21 avril 2014 | 13:59 – Des affrontements entre une milice chrétienne et des soldats français ont fait plusieurs morts en République centrafricaine, selon un témoin.

 

Une milice chrétienne et d’anciens membres d’un groupe de rebelles musulmans se livraient bataille à Grimari, dans le centre du pays, dimanche, lorsque les forces françaises sont arrivées, a relaté Dimanche Ngodi, un responsable de la ville.

 

Les soldats français ont tenté d’intervenir, mais on leur a tiré dessus. Ils ont alors pris les militants chrétiens en chasse et tué plusieurs d’entre eux. Selon Dimanche Ngodi, la plupart des victimes étaient armées, sauf trois.

 

Le capitaine Sébastien Isern, un porte-parole de l’armée française, a signalé que des patrouilles avaient lieu fréquemment dans la ville de Grimari.

 

Il n’a pu fournir un bilan des victimes, se contentant de mentionner que les belligérants avaient été «neutralisés».

 

Les violences interconfessionnelles durent depuis mars dernier en République centrafricaine, à la suite du coup d’État qui a porté la coalition Séléka — à majorité musulmane — au pouvoir.

 

Les membres de la coalition ont été accusés d’avoir violé, torturé et tué des civils, en particulier les chrétiens. Des milices chrétiennes ont alors fait leur apparition pour riposter aux attaques.

 

La ville de Grimari a récemment été le théâtre de plusieurs heurts entre les deux camps, ce qui a provoqué la fuite de plusieurs habitants.

 

Des troupes françaises ont été déployées dans la région pour tenter de ramener le calme.

 

 

Centrafrique: opération de relocalisation des musulmans du PK12

 

par RFI  21-04-2014 à 20:47

 

 

Cette opération est la première en République centrafricaine (RCA) depuis que les anti-balaka ont déclaré la guerre aux musulmans. Une équipe du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) ainsi que plusieurs acteurs humanitaires ont commencé, ce lundi 21 avril, à regrouper des déplacés sur un site à Bambari, à environ 400 kilomètres au nord-est de Bangui, la capitale.

 

C'est une opération qui ne concerne, pour l'instant, que quelque 93 personnes déplacées. Dans le passé, les musulmans qui tentaient d'échapper aux violences se réfugiaient dans les pays voisins, notamment au Tchad et au Cameroun.

 

Il s’agit d’une opération pilote, appelée à se généraliser en territoire centrafricain. C'est le souhait des organisateurs de ce regroupement à Bambari. Mais pour Josep Zapater, coordinateur au HCR, il n'est pas question de fixer définitivement à Bambari ces populations :

 

« Il y a des mesures d’assistance, d’hébergement et des protections pour ces populations que nous prenons en charge car, comme vous le savez, les autorités et l’Etat se trouvent en situation de faiblesse et en manque de ressources. Nous allons donc soutenir tous ces efforts pour que la population ne soit pas une charge, ni pour la population locale ni pour les autorités locales, ce qui ne veut pas dire qu'on cherche à fixer la population dans le long terme», explique Josep Zapater.

 

Une opération de regroupement dénoncée par Antoinette Montaigne, ministre en charge de la Réconciliation. Elle aurait préféré être associée à la décision. « J'ai beau être membre du gouvernement, personne ne m'a contactée en tant que ministre de la Réconciliation pour voir ce que je peux faire. Nous, nous constatons simplement que la communauté internationale déplace les populations musulmanes tantôt à l’extérieur du pays, tantôt à l’intérieur du pays, constituant de facto les prémices de la division alléguées de notre pays », a déclaré la ministre.

 

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), le pays compte quelque 650 000 déplacés depuis le début de la crise.

Centrafrique : heurts entre soldats et chrétiens
Centrafrique : heurts entre soldats et chrétiens
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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 23:45

 

 

 

 

 

Par Joris FIORITI | AFP 21 avril

 

"On pensait que Sangaris était venue nous aider, mais ils assassinent nos enfants". A Grimari, bourgade du centre de la Centrafrique, la population accuse la force d'interposition française d'avoir tué des civils, ce qu'elle nie, invoquant la légitime défense.

 

L'auteur des propos est une vieille femme en pleurs. Hystérique alors que cinq cadavres sont recouverts d'une couverture à quelques mètres d'elle, elle arrache son débardeur, lève les bras au ciel, torse nu, et se met à hurler.

 

Son désespoir est à la mesure de la colère des chrétiens de Grimari. Près de 5.000 d'entre eux se terrent depuis une semaine dans la paroisse de la ville, alors que l'ex-rébellion Séléka (pro-musulmans, au pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014) et les milices anti-balaka s'affrontent, avec Sangaris comme pacificateur. Mais ils sont désormais en rage contre l'armée française.

 

Un barrage sommaire, fait de quelques bouts de bois, est destiné à empêcher Sangaris de passer, là où quelques jours plus tôt, un blindé léger français assurait justement leur protection.

 

"Ce matin, les Sangaris ont tué cinq civils, qui étaient partis chercher leurs affaires dans leurs maisons. Ils ont pris peur quand les Sangaris sont arrivés, mais ils les ont quand même tués. Sangaris Séléka !", vitupère Fabrice Kossingou, un instituteur.

 

Derrière lui, une vingtaine d'hommes se montrent très remontés. L'un d'eux hurle : "Ils ont décapité nos frères !"

 

Quelques centaines de mètres plus loin, une vingtaine d'habitants entourent cinq corps ensanglantés. Trois des cadavres, dont l'un aux yeux entrouverts, portent les gris-gris typiques des anti-balaka, censés les rendre invulnérables aux balles et aux armes blanches.

 

Ces milices composées majoritairement de chrétiens mènent depuis plusieurs mois une lutte sans merci contre l'ex-rébellion Séléka, mais aussi contre les civils musulmans.

 

Les deux autres dépouilles ne portent aucun signe du genre. "Le premier est mon fils, l'autre son ami. Ils dormaient à la paroisse", dit Jean-Pierre Bongo, vieil homme aux bras ballants et à l'ouïe faible.

 

Pour les habitants du quartier, ces deux derniers, qui étaient "cachés sous un matelas", n'avaient rien à voir avec les anti-balaka

 

- "Tirs de riposte" -

 

Un typhon semble avoir ravagé la petite case de terre. Des douilles jonchent le sol. Un sommier est retourné, sous lequel "il y a encore le sang, regardez !", pointe-t-il.

 

"Tout ça, ce sont des impacts de balle", affirme un voisin en montrant des trous dans une plaque de tôle et dans la façade, près de la porte d'entrée. "On n'a pas besoin de ça ici", peste un autre habitant du quartier.

 

Interrogée, l'armée française, stationnée à quelques centaines de mètres de là, présente une version complètement différente des faits.

 

"La force a fait une riposte à des tirs effectués par des anti-balaka", affirme le capitaine Daniel, aux commandes de la force dans la petite ville.

 

"Si une personne a une arme et qu'elle nous tire dessus, la riposte est immédiate. C'est de la légitime défense."

 

Et de réfuter toute idée d'accident concernant les deux civils présumés. "Ce n'est aucunement une bavure. Les armes (des anti-balaka) sont là. Il y en a pléthore", remarque-t-il.

 

Deux autres anti-balaka, reconnaissables à leurs gris-gris, ont été blessés, que l'AFP retrouve dans le centre de santé voisin.

 

L'un, allongé sur un brancard, l'épaule gauche bandée, du carton en guise d'oreiller, respire dans une sorte de clapotis rauque. "Il a vomi du sang. On ne sait pas s'il va y rester", constate Pascal Bouclou, secouriste de la Croix-Rouge locale.

 

Le second, qui présente une blessure profonde au mollet gauche, fait semblant de dormir, mais ses yeux s'ouvrent parfois.

 

"Les Sangaris ont tué deux innocents", déplore Maxime Gbolo-Kouzou, le chef du quartier. Interrogé sur ce qu'il pense des anti-balaka, sa réponse fuse: "ils ne font rien à la population. Ils cherchent les Séléka pour en découdre avec eux. Or les Séléka font peur à la population depuis décembre 2012".

 

A la sortie de Grimari, l'AFP croise une patrouille Séléka en uniforme. Quelques kilomètres plus loin, une soixantaine d'anti-balaka, portant tous de vieilles armes, certains coiffés d'un chapeau de feuilles, avancent à la queue leu leu, le visage fermé.

 

Dix minutes plus tard, une demi-douzaine de véhicules de la force Sangaris rentrent à Grimari, où la nuit promet d'être longue.

Centrafrique : la population de Grimari en rage contre la force française Sangaris
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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 11:03

 

 

 

 

 

Bangui, 19 Av (ACAP) – Le Général de corps d’armée, Xavier Sylvestre Yangongo, a avoué qu’il a tous les atouts nécessaires pour briguer la magistrature suprême de l’Etat centrafricain à la prochaine élection présidentielle, lors d’une conférence de presse, samedi 19 avril 2014 à Bangui.


L’objectif de cette conférence de presse est de rendre public son intention de se présenter comme candidat indépendant à la prochaine élection présidentielle. 
  
S’inspirant de tout le programme d’actions politiques du Président Barthelemy Boganda, le général candidat Xavier Sylvestre Yangongo a réaffirmé que cette vertu l’a toujours guidé dans sa vie sociale, humaine et professionnelle, notamment dans les forces armées centrafricaines où il a longtemps servi, jusqu’à l’obtention du grade de Général de corps d’armée

.   
« La République Centrafricaine mérite mieux que cela, et c’est ce qui m’ambitionne à briquer la magistrature de l’Etat. Nos cris et larmes m’interpellent chaque jour. Par obligation de réserve du fait de mon statut passé récent d’officier général, je ne me suis pas fait entendre, mais rassurez-vous, il y a bien une autre façon d’agir dans le silence », a-t-il fait observé. 

  
Il convient de rappeler que la candidature du général Xavier Sylvestre Yangongo avait été écartée lors de l’élection du Chef de l’Etat de la Transition en janvier dernier par le comité mis en place par le Conseil National de Transition.  

 

Le Général Xavier Sylvestre Yangongo annonce sa candidature pour la présidentielle de 2015
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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 00:32

 

 

 

 

https://s3.amazonaws.com/downloads2.unmultimedia.org/public/audiolibrary/SG+BAN+KI-MOON+CAR+MESSAGE.mp3  


17 AVRIL 2014


(Traduction non officielle) 

Peuple de la République centrafricaine, recevez mes sincères salutations. 
A baba, a mama, a moléngé ti Bèafrika, mbi bala ala kwé. 

C’est moi, Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations Unies, qui vous parle. 
So mbi Ban Ki-moon, kota wa kwasu, ti kota bumbi, ti béndo ti gigi. 

Je viens de visiter votre beau pays pour vous exprimer ma solidarité, pour écouter vos témoignages sur les évènements dramatiques que vous vivez afin de les partager avec le monde entier. 
Mbi gwé lani na kodoro ti ala, ti fa söngö so ayéké na popo ti mbi na ala, nga ti ma na mè ti mbi tene so a yéké na   ti ala, si fadé mbi fa péko ni na dunia mobimba. 

Je continue d’en appeler à votre conscience 
Mbi mgba lakwe ti unda na ala. 

Arrêtez toute violence. Construisez votre pays dans la paix. 
Ala zia bira. Ala lèkèrè kodoro ti ala na légé ti siriri. 

Nombreux de vos compatriotes ont fui leurs maisons. Ils doivent se sentir en sécurité pour pouvoir retourner dans leurs communautés. 
A ita ti ala mingi a kpé yanga da ti ala. Ala lingbi ti kiri na sé tèrè na kodoro ti ala. 

Les musulmans et les chrétiens ont toujours vécu ensemble en paix dans votre pays 
A Monsilmi na a Wamabê a bungbi kwé oko si a duti na siriri na ya kodoro so. 

Ne laissez pas les extrémistes détruire votre pays et l’avenir de vos enfants 
Ala zia a zo ti wataka, nga na a zo ti bingo usu usu a buba kodoro ti ala, nga na dunia ti a moléngé ti ala pèpè. 


Ceux qui commettent les violations des droits de l’homme  répondront de leurs actes devant la justice. 
Fadé kota gbanga a ké pika katé ti a wa fango zö, nga na a zö so a buba sé duti ti a séwa. 

Vous ne pouvez pas construire votre avenir dans la partition et le sang. Votre avenir doit être construit dans l’unité et la paix. 
Ala lingbi ti lèkèrè kékéréké ti ala, na kangbingo kodoro, wala na tungungo mènè ti ala mbéni pèpè. Kékéréké ti ala, a lingbi ti duti na ya ti mango tèrè, nga na ya ti siriri. 

Certes, le présent est difficile, mais j’ai encore de l’espoir 
These are difficult days.  But I still have hope.   
Ata so kpalé ayéké mingi, mabè ti mbi a ngba ngangu. 

Je serai toujours à vos côtés pour la sécurité, la justice et la dignité de toutes et de tous dans votre beau pays. 
Mbi yéké duti andè lakwé na popo ti ala, ndali ti tènè (tin-nin) ti séni, na ti fango ngbanga, nga na tènè (tin-nin) ti nèngo fini ti a moléngé ti pèndèrè kodoro ti ala. 

Je vous remercie beaucoup. 
Mbi mu na ala singila mingi. 

MESSAGE RADIO DU SECRETAIRE GENERAL AU PEUPLE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 00:22

 

 

 

 

 

Pana 19/04/2014

 

Un Expert affirme que les communautés rivales adoptent des gestes de réconciliation en Centrafrique - L’expert de l'ONU sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine (RCA), Mme Marie-Thérèse Keïta, a affirmé que les communautés rivales dans ce pays sont en train de travailler à la réconciliation.

 

Dans un communiqué publié à l'issue d'une mission en République centrafricaine, Mme Keita a soutenu qu'elle a vu des communautés se réunir à Bangassou, une des villes qu'elle a visitées.


«Dans cette région, il y a une sorte de plate-forme de réconciliation qui rassemble les populations musulmanes et chrétiennes en un Conseil de médiation qui est très efficace, mais bien sûr, nous avons encore quelques inquiétudes», a-t-elle ajouté.


Elle a félicité les communautés pour les gestes de réconciliation et les  exhorte à promouvoir la coexistence pacifique entre elles et à renoncer à la violence et à la haine.

L'expert a également noté que les musulmans et les chrétiens ont toujours vécu ensemble dans la paix en RCA et elle a exhorté les citoyens à ne pas écouter les extrémistes qui veulent détruire le pays.


Des milliers de personnes ont été tuées et plus de deux millions ont besoin d'aide humanitaire à la suite du conflit en cours entre chrétiens et musulmans qui a commencé en décembre 2012.


On rappelle que le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé à l'unanimité le déploiement d'une opération de maintien de la paix des Nations Unies forte de 12.000 hommes dans ce pays.


La priorité de la mission, qui porte le nom de MINUSCA, est la protection des civils, la paix et la stabilité.

Gestes de réconciliation en Centrafrique
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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 00:06

 

 

 

 

Il y a un an, les rebelles de la Séléka délogeaient François Bozizé de la présidence centrafricaine à la faveur d’un coup d’Etat. Cette manœuvre, amorcée trois mois plus tôt dans la région de la Vakaga, frontalière du Tchad, n’aurait guère été possible sans la complaisance, pour ne pas dire la complicité, du président tchadien, Idriss Déby. Fondé sur des rivalités politiques et pétrolières, ou sur de simples considérations sécuritaires, le soutien de ce dernier à la rébellion Séléka a signé l’acte de décès d’un Etat centrafricain déjà fragile. L’instabilité en RCA a généré une crise humanitaire sans précédent. Pour autant, Déby ne semble pas pâtir de son choix stratégique. Il est au contraire en train de s’imposer comme le nouveau pivot de notre politique africaine.

 

Historiquement, le Tchad a toujours compté parmi les partenaires privilégiés de la France en Afrique subsaharienne. Au lendemain de l’indépendance, la signature entre Paris et N’Djamena d’un accord bilatéral de défense a fait de ce pays le «coin supérieur droit du pré carré français», comme aiment à le dire nos diplomates. La ratification, quelques années plus tard, d’une «convention secrète de maintien de l’ordre», a donné une légitimité aux interventions françaises dans les affaires tchadiennes. Enfin, le déploiement du dispositif Epervier pour soutenir le précédent président Hissène Habré, en 1986, a consacré la personnalisation de nos relations avec ce pays.

 

Lors de son célèbre discours de Cotonou de mai 2006, Nicolas Sarkozy s’était engagé à mener une politique africaine débarrassée des «pratiques du passé». Sa gestion calamiteuse de l’affaire de l’Arche de Zoé à partir de 2007, et son soutien militaire à Déby, menacé en 2008 par une rébellion, ont démontré au contraire que les méthodes d’antan – immixtion dans les luttes de pouvoir, personnalisation des relations bilatérales – étaient toujours d’actualité.

 

L’arrivée aux affaires du président Hollande a marqué une rupture dans les méthodes qui caractérisaient notre politique africaine. Les «réseaux historiques» ont été abandonnés et nos objectifs infléchis dans un sens plus démocratique. Mais la poussée islamiste en Afrique subsaharienne et le déclenchement quasi simultané des opérations Serval (au Mali) et Sangaris (en Centrafrique) ont placé la France dans une position de relative dépendance vis-à-vis de N’Djamena. En janvier 2013, le président tchadien a été parmi les premiers chefs d’Etat africain à prêter main-forte aux troupes françaises au Mali, dépêchant 2 400 hommes sous le commandement de son fils. Un an plus tard, il a achevé de se rendre incontournable aux yeux de la France en fournissant à la mission africaine opérant en Centrafrique (Misca) près du quart de ses effectifs.

 

Cette intensification des relations franco-tchadiennes pose cependant beaucoup de questions. D’abord, il convient de rappeler que la politique autoritaire et répressive menée par Déby depuis vingt-trois ans va à l’encontre du respect le plus élémentaire des principes démocratiques. La modification arbitraire de la Constitution locale pour étendre le mandat présidentiel, l’exercice clanique et sans partage du pouvoir, le musellement – quand ce n’est pas l’élimination – de l’opposition devraient inviter la diplomatie française à prendre davantage de distance avec le pouvoir en place. Vingt et un sénateurs viennent de proposer la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la responsabilité de représentants français dans les événements de février 2008. A cette époque, la répression d’une offensive de rebelles armés avait fait des centaines de victimes et conduit à la disparition de trois responsables de l’opposition, dont Ibni Oumar Mahamat Saleh.

 

 Ensuite, il est indispensable de prendre conscience du coût stratégique de cette dépendance dans la mesure où N’Djamena a beaucoup d’intérêts à faire valoir dans les pays voisins. En Centrafrique, plusieurs cas de collusion entre soldats tchadiens de la Misca et ex-rebelles musulmans de la Séléka ont été rapportés par les observateurs internationaux. De même, aux premiers jours de l’opération Sangaris, les autorités tchadiennes n’ont pas hésité à mettre en doute l’impartialité du désarmement français, fragilisant la position de nos soldats sur le terrain. Certains objecteront que les militaires tchadiens ont payé un lourd tribut durant les interventions au Mali et en RCA et qu’ils méritent notre reconnaissance. Cet argument n’est pas contestable. Mais il est essentiel que ce partenariat franco-tchadien n’entrave pas notre autonomie stratégique.

 

Face à la fragilité démocratique des régimes d’Afrique centrale, il est urgent de développer une politique de «nivellement» consistant, d’une part, à traiter sur un pied d’égalité tous les pays de la sous-région, et d’autre part, à renforcer le dialogue avec les organisations panafricaines. Les initiatives de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) pour contrer les menaces maritimes dans le golfe de Guinée prouvent que ces dernières peuvent se montrer efficaces en matière de lutte contre l’insécurité. Alors que la présence militaire française au Sahel et en Afrique centrale semble s’inscrire dans la durée, notre politique africaine sortirait grandie d’une clarification de nos relations avec le pouvoir tchadien. Il en va de l’indépendance et de la crédibilité de notre action extérieure.

 

Par François de Rugy Coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée nationale et Noël Mamère Député de Gironde, maire de Bègles

Idriss Déby, l’ami gênant de Paris : Tribune parue dans « Libération » le 25 mars 2013 cossignée par François de Rugy et Noël Mamère
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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 23:46

 

 

 

 

Publié le vendredi 18 avril 2014. par Reporters Sans Frontières

 

Reporters sans frontières s’inquiète de la procédure pénale engagée contre trois journalistes centrafricains et appelle à des relations apaisées entre les médias et le gouvernement de transition en République centrafricaine.

 

Au cours de la semaine écoulée, deux journalistes ont été arrêtés et déférés devant les juges pour avoir publié des articles jugé diffamatoires envers la présidente de la République Centrafricaine, Catherine Samba Panza. Ils sont retenus à la maison d’arrêt de Bangui. Un troisième journaliste, sujet d’un mandat d’arrêt, est actuellement en fuite. Ces interpellations interviennent alors que les journaux et leurs rédactions avaient déjà fait l’objet de sanctions suspensives de la part d’une juridiction composée de pairs, notamment l’Observatoire des Medias Centrafricains (OMCA) et l’Union des Journalistes Centrafricains (UJCA).

 

"Tout en déplorant la qualité de ces articles, que le Président de l’UJCA a lui-même qualifié de "presse de caniveau", Reporters sans frontières s’inquiète de voir des journalistes incarcérés pour des délits qui ont été dépénalisés depuis maintenant près de 10 ans grâce à la loi sur la presse de 2005", déclare Cléa Kahn-Sriber, responsable du Bureau Afrique de Reporters sans frontières.

 

"Nous serions également curieux de savoir sur quelles bases juridique le Procureur de la république, Ghislain Gresenguet, s’est fondé pour émettre les mandats d’arrêt contre ces trois journalistes, dans la mesure où la principale concernée par cette affaire, la Présidente de la République, n’a pas porté plainte contre ces publications".

 

Arrêtés respectivement les 14 et 15 avril, Régis Zouiri, directeur de publication du journal Le Palmarès et Patrick Stéphane Akibata, directeur de publication du journal Le Peuple ont comparu devant un juge pour "outrage au chef de l’Etat", "diffamation", "injure publique" et "atteinte à la sécurité intérieur de l’Etat". Des quatre chefs d’accusation retenus contre les journalistes, seul le dernier pourrait faire l’objet d’une procédure pénale. Ils sont tous deux détenus à la maison d’arrêt de Bangui. Un mandat d’arrêt a également été émis contre Ferdinand Samba, du journal Le Démocrate qui serait actuellement en fuite.

 

Ces arrestations s’ajoutent aux sanctions prononcées à l’issue de l’audience du tribunal des pairs des médias centrafricains du mardi 8 avril, et à laquelle avait assisté la substitut du Procureur. Les journaux Le Peuple et Le Démocrate avaient été condamnés à une et deux semaines de suspension de parution, respectivement.

 

Dans la situation de crise politique et sécuritaire que traverse la République centrafricaine, il est essentiel que les médias et les autorités travaillent dans une relation de respect mutuel pour les rôles et responsabilités de chacun.

 

Avec les droits des médias à une expression libre viennent aussi des devoirs d’exactitude et de mesure du ton utilisé, de vérifications des sources et de recoupement des informations.

 

De même, les autorités de la Transition, dans leur mission pressante de rétablissement de l’Etat de droit, gagneraient à faire appliquer les lois nationales existantes plutôt que de les instrumentaliser pour des objectifs à court terme.

 

La République centrafricaine a effectué la plus grande chute dans le Classement 2014 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, passant de la 65e à la 109e place sur 180 pays.

Procédure pénale injustifiée contre des journalistes (RSF)
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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 23:38

 

 

 

 

 

Ai-Rca PAR AI BANGUI, 19 AVRIL 2014— Selon un communiqué de presse parvenu à Africa Info, depuis le début de la semaine qui s'achève, aux alentours du village Bedam, il y a eu des accrochages entre les Forces Spéciales de Révolution Justice (FS-RJ) et un groupe de peuls armés faisant 17 morts et plusieurs blessés côté ennemi et 15 côté civils parmi la population.

 

Une partie de ce groupe a surgit et pris d'assaut ce village situé à proximité d'un des centre de formation des FS-RJ, pendant que l'autre partie s'en est allé attaquer successivement 4 villages (Begouladjé 1 et 2, Bekadon, Bingui).

 

Après identification de ce groupe, il s'agit d'un brassage de peuls composé de Mbarara, Misseria, Ouda du Soudan, Alagamba du Nigéria et les Zaghawa du Tchad...

 

Ces derniers possèdent un arsenal d'armes et utilisent essentiellement des chevaux comme moyen de transport.

 

« Après analyse, nous constatons qu'il s'agit d'une implantation progressive du terrorisme en RCA », tranche le communiqué.

 

Avant de conclure : « Par conséquence RJ lance un appel de haute vigilance au sujet de l'expansion de ce réseau et demande aux autorités centrafricaines de prendre conscience du danger qui guette notre pays ».

 

Source: Africa Info (Douala)

Centrafrique: Cinq villages attaqués, 17 morts
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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 13:30

 

 

 

 

BANGUI, 19 avril 2014 (AFP) - Un prêtre centrafricain a été tué vendredi dans la région de Paoua, dans le nord de la Centrafrique, par des hommes armés assimilés aux peuls et à l'ex-rébellion Séléka, a appris l'AFP auprès d'une source dans la gendarmerie locale samedi.

 

Selon cette source, "le prêtre Christ Foreman Wilibona, curé de la paroisse Saint Kisito de Paoua rentrant de Bossangoa à Paoua, a été tué de six balles vendredi par des hommes armés assimilés aux peuls et ex-Séléka, qui ont ouvert le feu sur lui alors qu'il était en pleine circulation en moto".

 

De même source, le prêtre aurait fait l'objet de mutilations avant d'être enterré sur place par des villageois.

 

La mort du prêtre avait déjà été annoncée la veille au soir lors de la messe du vendredi saint par le curé de la cathédrale Notre-Dame de l'Immaculée conception de Bangui, l'abbé Francis Siki, sans pouvoir être confirmée par une autre source.

 

Ce décès survient au lendemain du bref enlèvement et de la libération entre mercredi et jeudi de l'évêque de Bossangoa et de trois prêtres dans cette même localité.

 

Les combattants de l'ex-coalition rebelle Séléka à majorité musulmane, brièvement au pouvoir en Centrafrique entre mars 2013 et janvier 2014, sont désormais en déroute et continuent de semer la terreur dans diverses régions de province.

 

Face à eux, les milices anti-balaka à dominante chrétienne sévissent également dans le pays, en particulier dans la région Nord.

 

Dans cette région, près de 45.000 personnes avaient fui en août et septembre derniers les affrontements entre anti-balaka et ex-Séléka, qui avaient fait plus de 150 morts et des centaines de blessés, pour se réfugier à l'archevêché de Bossangoa.

Centrafrique : un prêtre assassiné dans le Nord
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