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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 11:15

 

 

 

 

Camarades militantes et militants,

 

Chers sympathisants,

 

Ce 22 février 2014, notre Parti, votre Grand Parti, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) aura dénombré 35 années d’existence. Né dans le cadre de la lutte du peuple centrafricain contre la  dictature et contre  l’Empire à la fin des  années 1970, le MLPC a toujours mené, aux côtés du peuple centrafricain, le bon combat qui est la lutte pour la Liberté, la Justice et la Paix, c’est-à-dire la lutte pour la République et pour la Démocratie.

 

Aujourd’hui, notre Grand Parti continue  toujours ce long combat, dans le contexte des  douloureux évènements que connaît notre pays, la République Centrafricaine. Parti historique de luttes, le  MLPC  poursuit inlassablement le combat contre toutes les formes de violences dont celles que subissent malheureusement nos populations aujourd’hui du fait des forces réactionnaires, avec toutes les tristes conséquences que chacun sait.

 

Par respect pour la mémoire de tous nos compatriotes disparus et par compassion pour tous ceux qui souffrent des affres de ces violences avec ces centaines de milliers de déplacés internes à travers le pays, ainsi que de dizaines de milliers de réfugiés en grande déshérence dans les pays voisins, nous ne pouvons pas célébrer dans la joie ce trente-cinquième anniversaire.

 

C’est pourquoi je vous invite Camarades, à consacrer cette journée à la réflexion et au recueillement. Confions nous au Tout-Puissant pour qu’Il nous inspire et nous fortifie afin que nous ne perdions pas de vue notre principal objectif qui est celui de reconstruire notre pays dans l’Unité, la Paix, la Concorde et la Tolérance.

 

Mobilisons-nous camarades militantes et militants, amis et  sympathisants, pour être concrètement aux côtés de notre peuple, où que nous soyons, afin de lui apporter notre soutien indéfectible en ces circonstances difficiles. Je remercie tous ceux d’entre vous qui ont déjà répondu à mon appel pour la mobilisation des dons et invite les autres à se dépêcher, car la souffrance n’attend pas.

 

Je saisis cet instant pour appeler tous mes compatriotes de tout bord, à se rassembler et à cultiver chaque jour et chaque instant la Paix et l’Amour du prochain, car c’est dans la paix que nous réapprendrons le bien vivre ensemble, comme avant, comme toujours, et que nous pourrons redonner à notre grand et beau pays l’opportunité d’un nouveau départ, afin de se  reconstruire et d’exister en tant que Nation, Une et Indivisible.

 

Joyeux Anniversaire au Grand MLPC, Parti d’Avant-garde ! Tous unis, nous vaincrons !

 

Victoire, camarades !

 

Fait à Paris, le 22 février 2014.

 

Martin ZIGUELE

 

Président du MLPC

 

ANNIVERSAIRE DU MLPC : MESSAGE AUX MILITANTS ET SYMPATHISANTS
ANNIVERSAIRE DU MLPC : MESSAGE AUX MILITANTS ET SYMPATHISANTS

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Centrafrique-Presse.com
22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 11:01

 

 

http://www.turquie-news.com/  samedi 22 février 2014

 

Le comité exécutif de l’Organisation de coopération islamique (OCI) s’est réuni d’urgence en Arabie saoudite concernant la crise centrafricaine. Au terme de la réunion, le ministre des Affaires étrangères turc, a annoncé qu’Ankara allait envoyer une délégation la semaine prochaine en Centrafrique.

 

M. Davutoğlu a affirmé qu’en cas de besoin, il pouvait se rendre en République centrafricaine avec le ministre ghanéen des Affaires étrangères.

 

D’autre part, le chef de la diplomatie turque a souligné que l’OCI ne devait pas rester en retrait à ce sujet.

 

Dernièrement, le MAE a indiqué qu’il ferait des propositions plus concrètes à l’Union européenne selon le rapport de la délégation qui se rendra en République centrafricaine.

 

Des milliers de musulmans ont été tués en Centrafrique par les militants chrétiens, tandis que des dizaines de milliers tentent de fuir le pays.

 

 

 

(le Ministre turc des Affaires étrangères)

Davutoğlu : « Une délégation turque va se rendre en République centrafricaine »

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 02:43

 

 

 

 

http://www.leral.net/   Vendredi 21 Février 2014 à 09:27

 

Le vaillant peuple de la République-sœur de Centrafrique ne mérite pas l’indifférence de leurs frères Africains ! Qu’il s’agisse des victimes civiles des milices musulmanes de l’ex-Seleka ou des martyres des chrétiens-animistes, porteurs de fétiches, Anti-Balaka. La vie humaine est d’égale valeur. Mais, la dure réalité de ce conflit ethnico-religieux est que les commerces tenus par les musulmans centrafricains ont presque tous été pillés voire incendiés. Les membres de leur communauté victimes d’exécutions sommaires, de tortures, de viols, de pillages… Ce, en dépit de la présence des militaires français maître-d’oeuvre de l’« opération Sangaris », et de la force d’interposition africaine de la Misca.

 
Toubainfotv

Massacres de musulmans et saccages de mosquées en Centrafrique : Jamra et Mbañ Gacce dénoncent l’indifférence coupable de la communauté internationale

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Centrafrique-Presse.com
22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 02:13

 

 

 

Le 21 février 2014

 

Le retrait des rebelles de la Séléka vers le Tchad reste doublé de pillages, de meurtres et de viols, explique le Père Aurelio Gazzera, directeur de Caritas du diocèse de Bouar, à l’Aide à l’Eglise en Détresse. Il est urgent de faire superviser le retrait des rebelles par des forces de sécurité, « surtout dans les régions frontalières où la protection militaire s’impose d’urgence, pour éviter des massacres et des exactions ».

 

Le Carme italien raconte comment deux religieuses européennes et une volontaire ont récemment échappé de justesse au viol lorsque des membres de la Séléka ont attaqué la mission située dans la zone frontalière du Tchad. Les victimes ont demandé à rester dans l’anonymat. « L’un des rebelles ayant attaqué la mission a pointé son fusil contre la tête de l’une des religieuses et voulait l’obliger à se déshabiller. L’autre religieuse et la volontaire ont aussi subi des harcèlements sexuels », continue le Père Gazzera. La missionnaire a raconté que les rebelles s’étaient concertés entre eux s’ils devaient ligoter les femmes. Mais à la fin, les malfaiteurs se sont contentés de piller la mission. « Ils voulaient aussi obliger l’une des religieuses à monter sur leur moto. Les sœurs avaient toutes les raisons de craindre d’être enlevées », relate le directeur de Caritas. En voyant approcher les rebelles, l’une des religieuses a eu la présence d’esprit de retirer du tabernacle les hosties consacrées et de les manger pour empêcher qu’elles ne soient profanées par les rebelles.

 

Meurtres, dispensaires de soin détruits…

 

Le Père Gazzera a aussi parlé d’un massacre qui s’est déroulé le 4 février à Nzakoun, une localité également située près de la frontière avec le Tchad. 22 personnes, dont 14 femmes, y ont été tuées dans leurs maisons, de nombreuses habitations ont été incendiées et réduites en cendres. Le dispensaire a été pillé et détruit par une grenade.

 

Comme il ne l’a appris que maintenant, douze personnes, dont quatre femmes et quatre enfants, ont déjà été tuées le 23 janvier dernier par des rebelles de la Séléka de passage dans la localité d’Assana, également située dans la région frontalière du Tchad. Cinq autres personnes y ont été grièvement blessées. 158 maisons ont été incendiées, et ici aussi, le dispensaire a été pillé et détruit. « Ils ont aussi détruit le réfrigérateur avec les vaccins. Les gens ont fui dans la brousse et ne disposent d’aucun soin médical », déplore le missionnaire.

 

Souffrance des musulmans face aux actes de vengeance des anti-balaka

 

Mais le Père Gazzera trouve aussi qu’il est profondément « injuste » qu’aujourd’hui, ce soit la population musulmane, dont la majeure partie n’avait que faire avec la Séléka, qui souffre des actes de vengeance des anti-balaka et soit très souvent obligée de quitter le pays. « Tous les 2 500 musulmans de Bozoum se sont enfuis dans un grand convoi en direction du Tchad. Parmi eux, il y avait de nombreux amis avec lesquels nous entretenions de bonnes relations. C’est une injustice que ces gens aussi aient maintenant tout perdu. Nous avons célébré dans notre église paroissiale une messe de pénitence parce que beaucoup d’habitants non musulmans de Bozoum avaient fait éclater leur joie lorsque les musulmans ont été chassés. C’est un péché ! Pour vivre un avenir pacifique, les gens doivent comprendre qu’une injustice n’en efface nullement une autre et que nous n’avons pas le droit de nous réjouir du malheur d’autrui. »

 

© AED / Fr. Aurelio Gazzera

 

 

 

(musulmans de Bouar)  

CENTRAFRIQUE : les agressions continuent, témoignage du P. Gazzera

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 02:07

 

 

 

GENEVE Vendredi 21 février 2014 | 16:12 UTC (© APO) - La responsable des affaires humanitaires de l'ONU appelle à une cessation des hostilités et de la violence contre les civils en République Centrafricaine.

 

La Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d’urgence, Valerie Amos, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Dr. Michel Sidibé, la Sous-Secrétaire générale à la sûreté et à la sécurité des Nations Unies (UNDSS), Mme Mbaranga Gasarabwe, ont conclu aujourd’hui une mission de trois jours en République centrafricaine. La délégation a appelé à une fin des hostilités et aux actes de violence effroyables perpétrés contre les civils innocents et sans défense issus de toutes les communautés.

 

La délégation s’est aujourd’hui rendue à Bossangoa dans la province d’Ouham au nord-ouest du pays, accompagnée par la Commissaire aux affaires politiques de l’Union africaine, Dr. Aicha L. Abdullahi.

 

Dans la région de Bossangoa, la délégation a vu des villages entiers brûlés et entendu les villageois témoigner de violations graves des droits de l’homme, notamment de violences sexuelles. Elle a également pu mesurer le degré de perte et de souffrance qu’ont subi les communautés de Bossangoa. Depuis le 5 décembre, les attaques des groupes armés ont forcé des dizaines de milliers de personnes à quitter leurs foyers. Quelque 30 000 personnes sont encore déplacées à l’Ecole Liberté et à l’Evêché.

 

« Les massacres d’innocents, les pillages et la mise à feu de village entiers doivent cesser. La sécurité doit être rétablie afin que les populations puissent rentrer chez elles et ne plus vivre dans la peur. Ceux qui commettent ces actes de violence ont la responsabilité d’y mettre fin» a déclaré Valerie Amos.

 

Les agences de l’ONU et leurs partenaires humanitaires continuent d’intensifier leurs activités dans la mesure où la sécurité et l’accès le permettent. Cependant, l’accès aux populations vulnérables continue d’être fortement restreint par les hostilités, les attaques à l’encontre des acteurs et biens humanitaires et les interférences dans les secours d’urgence. La communauté humanitaire appelle également les donateurs à soutenir généreusement les efforts humanitaires en RCA.

 

SOURCE - NATIONS UNIES   Suisse, 21 février 2014

 

 

(Valerie Amos ici à ,Bossangoa)

Appel à la cessation des violences en Centrafrique

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 02:02

 

 

 

 

http://www.humanite.fr/   20 Février 2014

 

Responsable des conflits et des crises pour l’ONG Amnesty International, Donatella Rovera est l’auteur d’un rapport sur la situation en République centrafricaine.

 

Le rapport d’Amnesty International parle de « nettoyage ethnique et de tueries sectaires » en République centrafricaine. Que se passe-t-il ?

 

Donatella Rovera. Le terme est fort mais il n’a pas été utilisé à la légère. Selon les milices anti-balakas elles-mêmes, les attaques qu’elles mènent contre les musulmans visent soit à les liquider physiquement, soit à les contraindre à partir. Leur discours est clair, public et est répété. Et c’est bien ce qu’elles font sur le terrain. C’est donc bien la description d’une épuration ethnique. Il est assez extraordinaire de voir qu’il n’y a pas de véritables pressions de la part des forces internationales contre ces milices. Tout au plus, ces forces internationales ont escorté les populations musulmanes, qui sont en train de se faire expulser, jusqu’aux frontières. Mais il n’y a pas vraiment eu un effort pour dire clairement que la demande des anti-balakas et de ceux qui les soutiennent parmi la population chrétienne est inacceptable, qu’il faut une protection pour les populations menacées. Pourtant, ces milices anti-balakas disposent d’un armement relativement léger, surtout par rapport à la capacité des forces internationales.

 

Ce qui pose la question de la mission des forces internationales ?

 

Donatella Rovera. Ces forces sont dans le pays avec comme mandat très clair : la protection de la population civile. Cela a été fait parfois. Dans certains endroits, elles ont effectivement évité les massacres. Ceci dit, elles n’étaient pas présentes là où il le fallait, quand il le fallait dans beaucoup trop de cas. Si l’on regarde ce qui s’est passé en janvier, des affrontements, des tueries, des massacres ont eu lieu dans différentes villes de l’ouest du pays. Il était pourtant prévisible que cela allait se passer, qu’à partir du moment où les Seleka se retiraient, les anti-balakas investiraient le terrain et attaqueraient la population musulmane. En dépit de cela, les forces internationales n’ont pas été présentes sur les lieux et, effectivement, il y a eu des massacres. Là où elles ont été présentes, leur rôle a été 
de protéger les populations civiles mais à condition que ces populations quittent les lieux et quittent le pays. C’est ce qu’on a vu un peu partout. Dans les endroits où, il y a deux ou trois semaines, se trouvaient encore des milliers de musulmans, aujourd’hui, il n’en reste plus un seul. 

 

On assiste régulièrement à l’intervention de forces internationales, particulièrement française, lorsqu’une crise survient. La solution réside-t-elle à chaque fois dans l’envoi de soldats ou plutôt dans l’aide à une solution politique ?

 

Donatella Rovera. Ce sont des décisions essentiellement politiques que nous ne commentons pas à Amnesty International. Ce qui est clair, c’est que l’impunité qui règne en République centrafricaine est un problème qui dure depuis très longtemps. Et cela contribue grandement à ce que les crimes et les atrocités continuent d’être commis. Parce que ceux qui, aujourd’hui, commettent ces atrocités savent pertinemment que ceux qui en ont commis avant eux ont bénéficié d’une impunité totale et pensent que ce sera pareil pour eux. Donc, il n’y a aucune crainte d’être traduit en justice, d’avoir à répondre de ses actes. Ce qui crée une dynamique très dangereuse que rien ne décourage. 

 

Que préconisez-vous ?

 

Donatella Rovera. La présidente et son gouvernement, nouvellement installés n’ont pas les forces nécessaires. Mais il faut que la communauté internationale mette 
à disposition d’une force de maintien de la paix suffisamment de ressources humaines et matérielles pour lui permettre 
de protéger la population civile. 
Il faut qu’il y ait une révision 
du modus operandi de ces forces, un regard sur les performances, comprendre pourquoi certaines décisions opérationnelles ont été prises, pourquoi, quand les forces sont dispatchées dans certaines régions, elles permettent aux milices anti-balakas d’opérer 
à leurs côtés, par exemple en leur laissant tenir des check points, 
ce qui est inacceptable. Par ailleurs, la spécialité des soldats n’est pas le maintien de l’ordre. Se pose donc la question de l’envoi d’un contingent de force de police qui pourrait améliorer la sécurité.

 

Entretien réalisé par 
Pierre Barbancey

 

 

 

(ici des commerçants musulmans à Sibut)

Donatella Rovera « Les anti-balakas pratiquent le nettoyage ethnique et les tueries sectaires »

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 01:56

 

 

 

http://observers.france24.com/  21/02/2014 / 

 

La ville de Bang, située à quelques kilomètres des frontières du Cameroun et du Tchad, a été attaquée et incendiée cette semaine. Plusieurs sources, dont la Fédération internationale des droits de l’homme et l’un de nos Observateurs à dans la zone, attribuent ces violences à des combattants ex-Seleka. Des combattants de l’ancien rebelle tchadien Baba Ladé, en déroute depuis 2012, auraient également pris part à ces violences. 

 

Selon notre Observateur, qui a pris ces photos, la présence de ces hommes dans la région sème la panique parmi les populations. De nombreux habitants de Bang se sont réfugiés dans la brousse.

 

 Les ex-Seleka se seraient groupés autour du pont qui surplombe la rivière Mbéré, frontière naturelle entre la Centrafrique et le Cameroun.

 

 

 

(quelques photos des maisons incendiées à Bang avec notamment les débris du bureau des douanes et du toit de l'église impacté par une roquette)

Au nord-ouest de la Centrafrique, la ville de Bang incendiée
Au nord-ouest de la Centrafrique, la ville de Bang incendiée
Au nord-ouest de la Centrafrique, la ville de Bang incendiée
Au nord-ouest de la Centrafrique, la ville de Bang incendiée
Au nord-ouest de la Centrafrique, la ville de Bang incendiée
Au nord-ouest de la Centrafrique, la ville de Bang incendiée

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Centrafrique-Presse.com
22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 01:53

 

 

 

21 fév afp.com

 

Les chefs de l’Eglise catholique et de la communauté musulmane centrafricaines ont appelé vendredi à désarmer les civils « infiltrés » dans les églises et les mosquées, pour neutraliser miliciens et pillards qui terrorisent le pays malgré le déploiement de forces internationales.

 

Les chefs de l’Eglise catholique et de la communauté musulmane centrafricaines ont appelé vendredi à désarmer les civils « infiltrés » dans les églises et les mosquées, pour neutraliser miliciens et pillards qui terrorisent le pays malgré le déploiement de forces internationales.

 

Face à la persistance de violences à grande échelle, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait appelé jeudi à déployer très vite plus de soldats et de policiers en Centrafrique pour secourir les populations livrées aux crimes de bandes armées, particulièrement dans les zones où aucune force de l’ordre ni administration n’est présente.

 

Dans un communiqué, la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a jugé qu’un tel déploiement « cadre bien avec les besoins de protection des populations, de sécurisation du pays et de consolidation de la paix ».

 

Saluant eux aussi l’appel du secrétaire général de l’ONU à dépêcher au plus vite 3.000 hommes en renfort de l’armée française et de la force de l’Union africaine (Misca), l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga, et l’imam de la capitale centrafricaine, Oumar Kobine Layama, côte à côte lors d’une conférence de presse, ont conjuré tous les Centrafricains de déposer les armes.

 

« Que tous nos frères qui ont des armes les remettent. Les militaires doivent désarmer tout le monde, dans les églises et les mosquées », a lancé l’archevêque.

 

« Beaucoup de Centrafricains ont des armes, musulmans et chrétiens. Les armes n’ont pas choisi un camp », a-t-il ajouté.

 

« Des gens s’infiltrent avec des armes dans les sites religieux, y compris les mosquées », a renchéri l’imam, en appelant à soutenir les opérations de désarmement des forces internationales.

 

La peur au ventre

 

Les deux hommes appellent en vain depuis des mois à la fin des tueries entre chrétiens et musulmans, qui ont plongé le pays dans une crise humanitaire sans précédent, avec près d’un million de déplacés sur une population totale de 4,6 millions d’habitants et un exode de la minorité musulmane de régions entières.

 

Le cycle infernal des tueries a été déclenché par des mois d’exactions contre les chrétiens, perpétrées en toute impunité par les combattants majoritairement musulmans de la Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui en mars 2013.

 

En réaction, des milices d’auto-défense majoritairement chrétiennes, les anti-balaka, se sont formées. Très rapidement, elles ont attaqué des civils musulmans, à Bangui notamment, entraînant un exode depuis décembre de dizaines de milliers d’entre eux, sur fonds de lynchages et de pillages que les soldats français et africains ne parviennent pas à faire cesser.

 

Ces crimes ont conduit Mme Samba Panza à annoncer une « guerre » contre les anti-balaka.

 

Face à cette situation, M. Ban a réclamé devant le Conseil de sécurité de l’ONU le déploiement rapide « d’au moins 3.000 soldats et policiers supplémentaires » pour rétablir l’ordre et protéger les civils.

 

M. Ban a demandé que ces nouvelles troupes arrivent « dès que possible, dans les jours et les semaines à venir », et soient dotées de moyens aériens pour se déplacer en province.

 

Evoquant les effectifs militaires déjà sur place ou prévus – 2.000 Français, près de 6.000 Africains et entre 500 et 1.000 mille Européens -, il a ajouté: « Il nous en faut davantage, et vite ».

 

« Les besoins de sécurité dépassent de loin les capacités des troupes internationales déployées actuellement », a-t-il estimé. « Et là où il n’y a pas de forces internationales, les civils n’ont trop souvent le choix qu’entre la mort et la fuite ».

 

A l’issue d’une visite de deux jours à Bangui, la responsable des opérations humanitaires de l’ONU, Valérie Amos, avait elle aussi jugé jeudi qu’il n’y avait « pas assez de troupes sur le terrain » et souligné que la Centrafrique « a connu une destruction totale de ses institutions ».

 

Dans la ville de Bossangoa (nord-ouest) où elle s’est rendue, elle a pu constater que les quelques centaines de musulmans qui y vivent encore manquent de tout, craignent tout le monde et n’attendant qu’une chose, la peur au ventre: fuir la Centrafrique.

Centrafrique: les responsbles religieux appellent à désarmer les civils infiltrés dans églises et mosquées

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 01:51

 

 

 

 

http://www.franceinter.fr/  vendredi 21 Février à 16H14

 

Catherine Samba Panza est à la tête de la République centrafricaine depuis un mois. Pour la nouvelle Présidente, l’Etat n’est pas présent partout mais l’embrasement du pays a été évité.

 

 Les tueries entre chrétiens et musulmans ont plongé le pays dans une crise humanitaire sans précédent avec près d'un million de déplacés sur une population totale de 4,6 millions d'habitants et un exode de la minorité musulmane de régions entières.

 

 Harcelés, pillés, lynchés au quotidien par la population à majorité chrétienne,  les musulmans, étrangers comme centrafricains, fuient le pays. 

 

 Le cycle infernal des tueries a été déclenché par des mois d'exactions en toute impunité contre les chrétiens perpétrées par des combattants majoritairement musulmans de la Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui en mars 2013. En réaction des milices d'auto-défense majoritairement chrétienne, les anti-balaka, se sont formées.

 

 Très rapidement elles ont attaqué les civils musulmans, à Bangui notamment, entraînant un exode depuis décembre de dizaines de milliers d'entre eux, sur fonds de lynchages et de pillages que les soldats français et africains ne parviennent pas à faire cesser.

 

 Les chefs de l'Eglise catholique et de la communauté musulmane centrafricaines ont appelé vendredi à désarmer les civils "infiltrés" dans les églises et les mosquées pour neutraliser miliciens et pillards qui terrorisent le pays malgré le déploiement de forces internationales.

 

 La France a déployé début décembre 1.600 hommes en Centrafrique, mais ce contingent qui agit officiellement en soutien des 6.000 hommes de la Misca n'a pas permis de faire cesser les violences et Paris a du annoncer l'envoi de 400 soldats supplémentaires.

 

Par France Inter avec agences | 21 Février 2014 à 16:14

 

Catherine Samba Panza est à la tête de la Centrafrique depuis un mois. Elle tire un premier bilan du début de son mandat au micro de Philippe Randé et de l'AFP

Centrafrique : la nouvelle présidente dresse un premier bilan

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 01:48

 

 

 

 

AFP 21 FÉVRIER 2014 À 21 FÉVRIER 2014 À 20:01

 

La présidente centrafricaine de transition Catherine Samba Panza a appelé vendredi la France à ne pas «abandonner» la Centrafrique, à trois jours d’un vote au parlement français sur la prolongation au-delà d’avril de l’intervention militaire française dans le pays.

«Ce n’est pas le moment d’abandonner la République centrafricaine. J’ose espérer que les décisions qui vont être prises très prochainement à l’Assemblée nationale (française) vont aller dans le sens des attentes de la population, qui continue de compter beaucoup sur l’appui de la communauté internationale et notamment de la France», a déclaré la présidente dans un entretien à l’AFP et à la radio France Inter.

 

Ce vote, que prévoit la Constitution française, se tiendra mardi à l’Assemblée nationale.

 

Les troupes françaises sont intervenues en Centrafrique le 5 décembre, lançant l'«opération Sangaris» pour restaurer la sécurité dans ce pays.

 

Un premier débat, sans vote, s’était déroulé à l’Assemblée française le 10 décembre, au cours duquel la plupart des forces politiques avait soutenu l’intervention, seul le Front de gauche faisant part de son malaise. Depuis, face aux violences sur le terrain et aux risques d’enlisement, les doutes et interrogations ont crû dans l’opposition.

 

La présidente centrafricaine a également renouvelé sa demande «d’une opération de maintien de la paix» en Centrafrique.

 

«J’ai demandé qu’une opération de maintien de la paix soit déployée. La durée de cette opération sera fonction de l’évolution de la sécurité sur le terrain» pour un temps «le plus long possible, au moins jusqu’aux élections» prévues au plus tard en mars 2015, a déclaré Mme Samba Panza dans son bureau du palais présidentiel.

 

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a réclamé jeudi devant le Conseil de sécurité le déploiement rapide «d’au moins 3.000 soldats et policiers supplémentaires» en République centrafricaine (RCA) pour rétablir l’ordre et protéger les civils.

 

Pour M. Ban, ce renfort serait une étape intermédiaire avant le déploiement de Casques bleus en RCA. Rappelant qu’il doit remettre fin février un rapport à ce sujet, il a souligné que «le déploiement d’une opération de maintien de la paix, si elle est autorisée, prendra des mois».

 

 

 

Centrafrique: la présidente appelle la France à ne pas «abandonner»

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