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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 01:06

 

 

 

http://www.france24.com/    15/03/2014

 

Faire redémarrer un État mis en lambeaux, c'est le défi que doit relever le nouveau gouvernement de transition centrafricain. Après un an de violences interconfessionnelles, les fonctionnaires ont abandonné leur poste et les gendarmes ont été forcés de déserter, par peur des représailles. Et pour relever ce défi, il va falloir négocier avec les chefs de guerre et les ex-rebelles.

 

Début de matinée à Bangui, avant que la chaleur écrasante de cette fin de saison sèche ne s’abatte sur la ville, nous débattons du reportage du jour, lorsque le téléphone sonne. "Je voulais vous dire qu’on vient de déposer trois cadavres devant le bureau d’Air France", l’homme au bout du fil n’en sait pas beaucoup plus…

 

Nous filons sur place, mais c’est déjà trop tard : tout le monde est parti. On nous apprend qu’il s’agit de trois musulmans du quartier PK-5. Arrivés à la mosquée, nous constatons que la rumeur banguissoise disait vrai : trois corps gisent dans des sacs de plastique blanc, dans le bâtiment qui jouxte la salle de prière. Trois pauvres bougres, qui ont trouvé un taxi pour tenter de quitter ce quartier musulman, dernière enclave dans une ville aujourd’hui presqu’exclusivement chrétienne. Ils ont connu une mort atroce, moins à cause de leur confession, que de leur supposée collaboration avec la Séléka. Cette rébellion à majorité musulmane a pris le pouvoir en mars 2013 et plongé le pays dans le chaos durant dix mois.

 

De retour dans la rue, les passants musulmans nous interpellent : "Ce sont les anti-balaka!" Les anti-balaka, ce sont les milices chrétiennes. Et c’est toujours la même rengaine : d’exactions en vengeance, la spirale de la violence n’a pas tout à fait fini ses macabres rotations dans la capitale centrafricaine…

 

C’est toutefois le seul accident de ce type dont nous entendrons parler en un peu plus de dix jours de reportage à Bangui. La capitale semble bien plus calme qu’il y a six semaines. En janvier, on ramassait encore des cadavres tous les matins dans les quartiers. Mais aujourd’hui, la plupart des musulmans ont fui la ville, et si l’insécurité est encore bien présente, un semblant de vie normale a repris.

 

Dans les quartiers chrétiens, les marchés sont ouverts, les camps de déplacés se vident tout doucement et il y a du monde dans les rues. Pour autant il n’y a pas réellement d’État en Centrafrique. Depuis un an, les violences intercommunautaires ont eu raison de ce qui restait des forces de sécurité et des services publics. Ce sont toujours les hommes des forces africaines (MISCA) et française (Sangaris), qui font la police dans les rues de Bangui, mais on commence à revoir des militaires centrafricains en uniforme aux carrefours et dans les quartiers.

 

Le gouvernement de transition met le paquet pour que les institutions redémarrent, mais la route est encore longue. Si les uniformes sont neufs, le plus souvent, les gendarmes ne sont pas armés, et il n’y a que cinq voitures pour 2 300 hommes. Difficile de rétablir l’ordre dans ces conditions. Difficile aussi de neutraliser des milices armées, qui tiennent des kilomètres de routes ou font régner leur loi sur des villages entiers.

 

Seule solution, intégrer les anciens rebelles de tous bords aux forces de sécurité. Mais comment savoir qui est digne de confiance, qui a commis des atrocités ? Avec quels chefs de guerre peut-on négocier ? Une chose est sûre : tous les combattants de Centrafrique veulent une place dans la nouvelle armée du pays.

 

Par James ANDRE , Christopher MOORE

 

Centrafrique : chefs de guerre et reconstruction

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 00:53

 

 

 

 

dimanche 16 mars 2014 

 

AUTOUR DU MONDE - Une délégation de l'Union Européenne (UE) a annoncé vendredi l'octroi d'une aide supplémentaire de 80 millions d'euros à la Centrafrique, lors d'une audience au palais présidentiel à Bangui avec la présidente de transition Catherine Samba Panza. La situation économique dans le pays est préoccupante.

 

"Nous n’avons pas de honte à dire que nous avons besoin d’être accompagnés." Au palais présidentiel de Bangui, la présidente de transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a remercié vendredi ses bailleurs de fond pour leur "apport inestimable". Elle venait de recevoir une délégation européenne, menée notamment par le ministre français du Développement, pour faire le point sur le versement du plan de 500 millions de dollars (360 millions d’euros) promis en janvier par l’Union européenne. Le commissaire au Développement, Andris Piebalgs, a profité de ce déplacement pour annoncer 80 millions d’euros d’aides supplémentaires.

 

Les fonds répondent à des urgences humanitaires mais aussi de développement. Les enjeux sont énormes. Plus de trois mois après le début de l’opération Sangaris, à l’exception de Bangui encore troublé par des règlements de comptes, la sécurité n’est pas revenue dans le reste du pays. Le diagnostic de catastrophe humanitaire est avéré avec près de 300.000 personnes qui auraient fui le pays et plus de 800.000 déplacés. Une crise alimentaire de grande ampleur menace. L’État centrafricain est à reconstruire. Les recettes sont introuvables. Les salaires des fonctionnaires ont été versés en mars pour la première fois depuis cinq mois par le Congo Brazzaville.

 

Relancer l’économie sans les musulmans?

 

Les autres pays de la région puis la communauté internationale devraient prendre le relais. "Il faut évidemment aider les Centrafricains à remettre en place les circuits financiers", assure Pascal Canfin, qui promet des "mécanismes de contrôle" sur l’aide distribuée – 35 millions d’euros pour ce qui concerne la France. Le commissaire Andris Piebalgs résume : "La Commission européenne dépensera au total 400 millions d’euros pour la Centrafrique. Les prévisions 2008-2013 étaient de 200 à 250 millions d’euros. C’est une bonne raison pour faire de la coopération : une crise nous coûte beaucoup plus cher".

 

Mais n’est-il pas trop tard? Le départ des musulmans du pays qui a suivi l’intervention française est au coeur du problème. Leur part dans la population centrafricaine est passée en quelques mois de 15 à 2%. "Comment relancer l’économie sans cette minorité qui est un rouage essentiel de l’économie centrafricaine?", s’interroge Jacques Seurt, conseiller à l’Organisation internationale pour les migrations. À Bangui, cette absence est lourde de conséquences : les commerces habituellement tenus par les musulmans de la ville n’ont pas rouvert, aggravant un peu plus le problème d’approvisionnement. La Centrafrique peut-elle faire sans eux? "C’est la grande inconnue", dit-on à l’ambassade de France à Bangui. "Nous ne voulons pas rester infiniment dans la dépendance. Pour que ça change, il nous faut de nouvelles autorités légitimes", souhaite Célestin N’Zala, président d’Avocats sans frontières en Centrafrique. Des élections législatives devant permettre d’accélérer la transition sont attendues, au mieux, pour février 2015.

 

 

Arnaud Focraud (à Bangui) - Le Journal du Dimanche

 

 

Source : http://www.lejdd.fr/International/Afrique/La-Centrafrique-est-elle-condamnee-a-la-perfusion-657205

 

 

Lu pour vous : La Centrafrique est-elle condamnée à la perfusion?

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 19:37

 

 

 

 

 

 

INTERVIEW - Si la situation sécuritaire n’est encore pas rétablie en Centrafrique, la reconstruction du pays mobilise déjà les donateurs internationaux. En déplacement vendredi à Bangui, le ministre délégué au Développement, Pascal Canfin, évoque l’enjeu de l’aide française.

 

Plus de trois mois après le début de l’opération Sangaris en Centrafrique, quel est le message que vous adressez aux autorités de transition?


Que la France est totalement mobilisée. Et, au-delà, que la communauté internationale est également mobilisée. Il y a eu en janvier un engagement à Bruxelles de la part de l’Union européenne pour allouer 500 millions de dollars à la Centrafrique. C’est la première fois que la nouvelle présidente de transition rencontre en même temps les grands donateurs internationaux - France, Allemagne, Union européenne.

 

Cet argent a-t-il été versé?


Seule 15% de cette somme a été versée. Mais pour que la majeure partie de cette enveloppe puisse être distribuée, il faut restaurer les canaux financiers. C’est précisément le moment pour le faire. Il faut que nous changions d’échelle.

 

La Centrafrique aura-t-elle besoin d’aides supplémentaires au développement ?


Ces 500 millions de dollars sont à rapporter aux 200 millions du budget de l’Etat centrafricain pour 2014, c’est donc déjà beaucoup. L’enjeu aujourd’hui n’est pas tant de remobiliser des fonds supplémentaires, que de mettre en place des dispositifs qui vont permettre de dépenser l’argent. Tout est à refaire. Pour les semences, par exemple, il  s’agit bien sûr de les acheter mais surtout d’en acheminer à Bangui puis dans les villages qui en ont besoin. De même, pour qu’il y ait des douanes, encore faut-il que la sécurité soit rétablie aux frontières. 

 

«La responsabilité de la France est énorme mais partagée.»

 

Ces efforts financiers pourront donc être vains si la question sécuritaire n’est pas réglée…


Nous avons une équation simple : pas de développement possible sans sécurité et, dans la durée, pas de sécurité sans développement. Si nous ne sommes pas en capacité de restaurer la sécurité sur les grands axes du pays, il faudra dépenser beaucoup plus d’argent. D’où l’importance de mobiliser la communauté internationale, c’est ce que nous faisons.

 

Est-ce que la France ne reste pas davantage dans l’incertitude tant que le déploiement de la force de maintien de la paix de l’ONU, envisagé en septembre, n’a pas eu lieu ?


Nous aurions voulu cette force avant l’été, mais nous ne sommes pas seuls à décider. Elle aura lieu finalement en septembre. J’espère que ce ne sera pas trop tard.

 

Mais la responsabilité de la France est énorme dans la reconstruction de la Centrafrique…


La responsabilité de la France est énorme mais partagée. Il serait faux de laisser penser que seule la France pourrait régler tous les problèmes. La France est aujourd’hui le premier pays bailleur de fond, mais elle ne représente que 10% des 500 millions de dollars d’aides publiques pour l’humanitaire et le développement. Nous sommes en première ligne, en position de leader, mais surtout pas d’isolement.

 

Existe-t-il une "catastrophe humanitaire" aujourd’hui en Centrafrique ?

 

Certains des indicateurs vont dans le bon sens. Il y a moins de déplacés à l’intérieur du pays. Il y a moins de meurtres à Bangui. En revanche, il y a aujourd’hui un risque extrêmement important sur la sécurité alimentaire. Une grande partie de la population ne bénéficie que d’un seul repas par jour. Si nous ratons dans les prochaines semaines, avec le début de la saison des pluies, la distribution des semences et de l’aide alimentaire, nous aurons un véritable risque de famine dans trois à six mois. C’est une course contre la montre.

 

Arnaud Focraud - leJDD.fr

 

samedi 15 mars 2014 

 

Source : http://www.lejdd.fr/Politique/Canfin-Un-risque-de-famine-en-Centrafrique-dans-trois-a-six-mois-657196

 

Pascal Canfin : "Un risque de famine en Centrafrique dans trois à six mois"

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 18:40

 

 

 

 

 

 

 

http://www.afriqueexpansion.com/   Dimanche, 16 Mars 2014 11:19 AEM - AFP

 

Par Reinnier KAZE

 

GAROUA-BOULAI, Cameroun - "Être dans la zone frontalière, c'est prendre le risque de prendre une balle" : depuis un an Bachirou, comme d'autres commerçant camerounais, n'ose plus traverser le poste-frontière de Garoua-Boulaï (Cameroun) pour aller faire des affaires en Centrafrique.

 

Le long de la zone tampon matérialisant la frontière entre les deux pays, les boutiques de Garoua-Boulaï ont été saccagées et pillées.

 

"J'allais souvent vendre divers produits vers la frontière. Lorsque les Séléka ont pris le pouvoir, les balles tombaient dans notre secteur lorsqu'ils pourchassaient les ex-soldats de (l'ex-président François) Bozizé. Nous avions déserté la zone en attendant que ça se calme", explique Bachirou.

 

Victimes collatérales de la crise centrafricaine, les habitants de Garoua-Boulaï ont vécu au rythme du crépitement des armes lorsque les ex-rebelles Séléka (à dominante musulmane) qui avaient pris le pouvoir à Bangui en mars 2013, ont pris le contrôle de Cantonnier, ville jumelle située de l'autre côté de la frontière.

 

Depuis l'affaiblissement des Séléka, lié à l'intervention militaire française en Centrafrique, les acteurs ont changé mais la peur, elle, reste. Ce sont désormais les milices chrétiennes anti-balaka, des groupes d'"autodéfense" créés en réaction aux exactions commises par les Séléka sur une population majoritairement chrétienne, qui sèment à leur tour le chaos, attaquant des véhicules, et tuant en toute impunité les civils musulmans.

 

"Nous pensions que la situation allait redevenir normale, mais les anti-balaka ont pillé les boutiques de ceux qui sont restés sur place", témoigne le commerçant camerounais.

 

"J'ai la chair de poule rien qu'à l'idée de me rapprocher de la zone frontalière vu ce qui s'est passé comme catastrophe de l'autre côté", affirme Calvin, un habitant de Garoua-Boulaï.

 

"Certaines populations installées à proximité de la frontière sont descendues plus à l'intérieur de la ville parce qu'elles redoutent les balles perdues lors des échanges de tirs entre les anti-balaka et les (soldats de la force africaine) Misca comme c'était le cas récemment", explique un militaire camerounais sous couvert d'anonymat.

 

Mi-février, un violent accrochage à la frontière entre des anti-balaka et des soldats de la Misca a fait 11 morts.

 

La kalachnikov à 6 euros

 

Depuis leur arrivée, la Misca et la force française Sangaris ont repris le contrôle de Cantonnier, et ont entrepris de désarmer les anti-balaka. "Lorsque le désarmement de ces gars a commencé, vous pouviez acheter une kalach à 4.000 FCFA (6,10 euros). On en trouvait même abandonnées dans les plantations situées vers la frontière. Nous sommes obligés d'être vigilants, sinon l'insécurité peut s'installer dans la ville", poursuit le militaire camerounais.

 

En attendant, les miliciens sont toujours présents dans la zone, créant une psychose chez les Camerounais. "Je ne peux pas m'avancer davantage. C'est très dangereux d'aller vers la frontière centrafricaine", explique Oumarou Bello, un habitant de Garoua-Boulaï qui attend près du poste-frontière camerounais pour accueillir un parent arrivant de Centrafrique, parmi des centaines d'autres réfugiés qui fuient les violences.

 

"Je suis musulman et je ne suis pas différent de mes frères centrafricains. Si je vais de l'autre côté de la frontière, les anti-balaka peuvent me découper à la machette en me confondant" avec un musulman centrafricain, assure-t-il.

 

Pour lui, les anti-balaka "sont des gens très mauvais, c'est à cause d'eux que mon frère a fui (...) On ne comprend pas pourquoi ils coupent les gens comme des animaux", alors que les communautés chrétiennes et musulmanes de Centrafrique avaient toujours vécu en bonne entente, déplore Oumarou Bello.

 

M. Bello rêve du jour où les armes cesseront de crépiter de l'autre côté de la frontière, mais il ne se fait pas trop d'illusion car, estime-t-il, "cette violence ne va pas s'arrêter tout de suite".

Lu pour vous : Les Camerounais de Garoua-Boulaï, victimes collatérales de la crise centrafricaine

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 18:24

 

 

 

 

 

 

INTERVIEW - Si la situation sécuritaire n’est encore pas rétablie en Centrafrique, la reconstruction du pays mobilise déjà les donateurs internationaux. En déplacement vendredi à Bangui, le ministre délégué au Développement, Pascal Canfin, évoque l’enjeu de l’aide française.

 

Plus de trois mois après le début de l’opération Sangaris en Centrafrique, quel est le message que vous adressez aux autorités de transition?


Que la France est totalement mobilisée. Et, au-delà, que la communauté internationale est également mobilisée. Il y a eu en janvier un engagement à Bruxelles de la part de l’Union européenne pour allouer 500 millions de dollars à la Centrafrique. C’est la première fois que la nouvelle présidente de transition rencontre en même temps les grands donateurs internationaux - France, Allemagne, Union européenne.

 

Cet argent a-t-il été versé?


Seule 15% de cette somme a été versée. Mais pour que la majeure partie de cette enveloppe puisse être distribuée, il faut restaurer les canaux financiers. C’est précisément le moment pour le faire. Il faut que nous changions d’échelle.

 

La Centrafrique aura-t-elle besoin d’aides supplémentaires au développement?


Ces 500 millions de dollars sont à rapporter aux 200 millions du budget de l’Etat centrafricain pour 2014, c’est donc déjà beaucoup. L’enjeu aujourd’hui n’est pas tant de remobiliser des fonds supplémentaires, que de mettre en place des dispositifs qui vont permettre de dépenser l’argent. Tout est à refaire. Pour les semences, par exemple, il  s’agit bien sûr de les acheter mais surtout d’en acheminer à Bangui puis dans les villages qui en ont besoin. De même, pour qu’il y ait des douanes, encore faut-il que la sécurité soit rétablie aux frontières. 

 

«Un risque de famine en Centrafrique dans trois à six mois.»

 

Ces efforts financiers pourront donc être vains si la question sécuritaire n’est pas réglée…


Nous avons une équation simple : pas de développement possible sans sécurité et, dans la durée, pas de sécurité sans développement. Si nous ne sommes pas en capacité de restaurer la sécurité sur les grands axes du pays, il faudra dépenser beaucoup plus d’argent. D’où l’importance de mobiliser la communauté internationale, c’est ce que nous faisons.

 

Est-ce que la France ne reste pas davantage dans l’incertitude tant que le déploiement de la force de maintien de la paix de l’ONU, envisagé en septembre, n’a pas eu lieu?


Nous aurions voulu cette force avant l’été, mais nous ne sommes pas seuls à décider. Elle aura lieu finalement en septembre. J’espère que ce ne sera pas trop tard.

 

Mais la responsabilité de la France est énorme dans la reconstruction de la Centrafrique…


La responsabilité de la France est énorme mais partagée. Il serait faux de laisser penser que seule la France pourrait régler tous les problèmes. La France est aujourd’hui le premier pays bailleur de fond, mais elle ne représente que 10% des 500 millions de dollars d’aides publiques pour l’humanitaire et le développement. Nous sommes en première ligne, en position de leader, mais surtout pas d’isolement.

 

Existe-t-il une "catastrophe humanitaire" aujourd’hui en Centrafrique?


Certains des indicateurs vont dans le bon sens. Il y a moins de déplacés à l’intérieur du pays. Il y a moins de meurtres à Bangui. En revanche, il y a aujourd’hui un risque extrêmement important sur la sécurité alimentaire. Une grande partie de la population ne bénéficie que d’un seul repas par jour. Si nous ratons dans les prochaines semaines, avec le début de la saison des pluies, la distribution des semences et de l’aide alimentaire, nous aurons un véritable risque de famine dans trois à six mois. C’est une course contre la montre.

 

Arnaud Focraud - leJDD.fr

 

samedi 15 mars 2014 

 

Source : http://www.lejdd.fr/Politique/Canfin-En-Centrafrique-la-France-a-une-responsabilite-enorme-657196

Pascal Canfin : "En Centrafrique, la France a une responsabilité énorme"

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 18:18

 

 

 

 

 

 

 

PARTI POUR LA RENAISSANCE CENTRAFRICAINE

Patrie - Paix - Progrè

 

 

 

Réf. 16-03-2014/COM/PARC/VP/ 005

 

Faisant suite à la Déclaration de N'Djamena du 18 avril 2013, l'annonce ce vendredi 14 mars du début des travaux du Conseil National de Transition (CNT) visant à rédiger une nouvelle constitution pose question, au minimum.

 

Sortie du chemin constitutionnel en mars 2003, lorsque François Bozizé s'empara du pouvoir par la force, la République Centrafricaine vit depuis lors dans une sorte d'état d'ivresse institutionnelle et constitutionnelle permanent. Ce pays, qui semble ne pouvoir exister que placé sous des régimes d'exception, tous plus ubuesques les uns et que les autres, serait-il décidé à poursuivre sur cette voie ? On peut le craindre.

 

En effet, de quel droit, entendu ici au sens premier et juridique du terme, le CNT, qui ne dispose d'aucune légitimité électorale, pourrait-il rédiger, et à fortiori faire adopter, une nouvelle constitution ? Dans tous les pays démocratiques du monde, pour qu'une nouvelle constitution puisse être promulguée, il est impératif que l'assemblée constituante en charge de ce texte soit issue des urnes. Or, le CNT ne l'est pas.

 

Par ailleurs, et toujours au strict plan du droit, pour qu'une constitution puisse être adoptée, il est également impératif que le peuple se prononce par référendum sur le texte en question. La République Centrafricaine a-t-elle les moyens d'organiser un tel scrutin ? Evidemment non. Dans ces conditions, la seule chose que puisse faire le CNT est de poser un acte fondamental. Un acte qui régira ses droits et devoirs jusqu'aux élections présidentielles de février 2015, voire jusqu'aux législatives qui suivront, laissant ainsi à un pouvoir légitime, sorti des urnes, la charge de rédiger un nouveau texte fondateur.

 

L'acte fondamental produit par le CNT, borné donc dans le temps à février 2015, devrait être très simple. Il devrait se limiter au cadrage des modalités des élections présidentielles et législatives, interdisant évidemment aux représentants du CNT et du Gouvernement de Transition de participer au scrutin. Point. En disant plancher sur une nouvelle constitution, le CNT et le Gouvernement de Transition laissent accroire que l'un et l'autre avancent de concert et masqués, avec des arrière-pensées qu'un pays à genoux et au bord de la guerre civile ne peut se permettre. Cela contribue par ailleurs à retirer à ce pouvoir bancal la très faible légitimité octroyée par la Déclaration de N'Djamena et l'Accord Politique de Libreville.

 

Le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) dit non à ce projet de rédaction de constitution et oui pour la formalisation d'un acte fondamental à minima, borné à février 2015. Le PARC espère vraiment être entendu. Si tel ne devait pas être le cas, le PARC se verrait dans l'obligation de se dresser plus avant devant ce qu'il convient de considérer comme les prémices angoissants d'un abus de pouvoir, voire d'un coup de force constitutionnel de type bonapartiste.

 

Bangui, le 16 mars 2014

 

Le Vice - Président du PARC

 

Dr François MBOLIDI

 

LE PARC du Pr NGUEREKATA S'OPPOSE AU PROJET DE RÉDACTION D'UNE NOUVELLE CONSTITUTION ET SE PRONONCE EN FAVEUR D'UN ACTE FONDAMENTAL À MINIMA, LIMITÉ DANS LE TEMPS

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 18:12

 

 

 

 

 

  2014-03-16 09:44:35  xinhua

 

 

La crise qui menace de couper la République centrafricaine a émousse samedi la célébration du 20ème anniversaire de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC).

 

"Le dernier conseil des ministres de l'Union monétaire de l'Afrique centrale (UMAC) a décidé que cette commémoration devait se faire dans le recueillement et la réflexion", a affirmé le directeur de cabinet du président de la commission de la CEMAC, Grégory Lionel Beyina à l' issue d' une cérémonie au siège national de la Banque des Etats de l' Afrique centrale (BEAC) à Libreville au Gabon.

 

"La CEMAC connait une situation assez dur à cause de ce pays frère qui est durement affecté, notamment la Centrafrique", a précisé M. Beyina ajoutant que la commémoration du 20ème anniversaire doit être l' occasion pour tous les peuples de la région de se souvenir des souffrances et des malheurs endurés par ce peuple frère.

 

La Centrafrique est en effet l'un des six Etats membres de la CEMAC dont les autres adhérents sont le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad. Ce pays riche en ressources forestières, en diamant et potentiellement riche en pétrole connait une grave crise politique qui a glissé en crise politico-religieuse.

 

Jugé incapable de gérer le pays, Michel Djotodia, installé au pouvoir par les miliciens de la Séléka a été poliment contraint à la démission en janvier 2014 suite à une forte pression des dirigeants de la sous-région mais le mal a été fait. Les nouvelles autorités de transition dirigées par Madame Cathérine Samba Panza ne parviennent pas à ramener ces miliciens à la raison.

 

L'armée française qui a déployée sur place près de 2000 hommes dans le cadre de l' opération Sangaris ne parvient pas aussi à ramener le calme. Tout comme les soldats africains de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) opérant sous mandat de l'Union africaine (UA).

 

"Nous ne devons pas lâcher la Centrafrique", a martelé M. Beyina, en poursuivant que "les pays de la CEMAC fournissent d'énormes efforts en terme de soldats et d' aide financière, mais il n'est pas question de baisser les bras".

 

A cause des pillages et de l'insécurité, les dirigeants de la CEMAC ont décidé de relocaliser provisoirement le siège de la CEMAC de Bangui la capitale centrafricaine à Libreville au Gabon.

"Un vaste immeuble plus grand que notre siège à Bangui vient de nous être attribuer. Il compte plus de 1000 bureaux, nous avons hâte d'intégrer ces locaux pour poursuivre nos projets", a déclaré M. Beyina.

 

Selon lui, les cadres de la CEMAC autrefois en poste à Bangui ont été renvoyés chacun dans son pays d'origine. Un petit bureau de coordination existe à Douala au Cameroun pour les missions urgentes de la Commission.

La crise centrafricaine émousse le 20ème anniversaire de la CEMAC

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 18:09

 

 

 

 

 

 

par RFI  16-03-2014 à 14:02

 

La Misca, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique, a découvert un impressionnant arsenal de guerre dans une zone située au nord de la base aérienne de Bangui. L'opération a été conduite par l’unité d’intervention rapide de la force de la Misca composée essentiellement d’éléments du contingent tchadien. Le chef de la Misca, le général Jean-Marie Michel Mokoko, estime que c'est la plus importante saisie depuis le début de l'opération de désarmement.

 

L’opération était d’envergure. Commencée vers 19 heures, elle s’est terminée au petit matin. Au premier rang, l’unité d’intervention rapide de la force de la Misca, composée essentiellement d’éléments du contingent tchadien.

 

Résultat : le démantèlement d’un impressionnant arsenal de guerre, dans une zone située au nord de la base aérienne de Bangui.

 

« On a trouvé de l’armement lourd, même de l’armement que l’on monte sur un hélicoptère, ce qui nous faire dire que ce sont des armements qui ont été soustraits des arsenaux des forces armées centrafricaines, explique le chef de la Misca, le général Jean-Marie Michel Mokoko. « La quantité de munitions est très importante, comparativement à ce que nous avons déjà stocké lorsque nous avons été confrontés, soit à la Seleka au début, ou aux anti-balaka », achève M. Mokoko.

 

Le matériel saisi comprend donc plus de 10 000 munitions de calibre 12,7 mm, deux armes anti-aériennes quadritubes, plus d'un millier de munitions de calibre 9 mm, 17 têtes de fusée de type PK-70, 4 fusils d’assaut de type SKS, 3 roquettes RPG-7, 6 obus de mortier de calibre 60 mm, 15 fusils de type Mas 36, 68 fusils mitrailleurs de type Mat 49, 167 chargeurs pour fusils Mat 49, un fusil de type AKM, une grenade offensive, sept goupilles de grenade et 20 mines anti-personnel.

 

Une opération sans pertes humaines côté Misca et réalisée grâce à des informations collectées auprès de la population civile.

 

« Depuis longtemps, on était à la recherche d’indices nous conduisant à cette cache d’armes. L’opération a été effectuée avec un grand succès. […] On a trouvé de l’armement lourd […], ce qui nous fait dire que ce sont des armements qui ont été soustraits des arsenaux des forces armées centrafricaines. »

 

Général Jean-Marie Michel Mokoko  Chef de la Misca

Importante saisie d'armes en Centrafrique
Importante saisie d'armes en Centrafrique

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 20:38

 

 

 

 

 

APA-Brazzaville (Congo) 2014-03-15 13:34:45

 

Quatre chefs d’Etat ouest africains ont honoré vendredi à Oyo, localité située à 415 km au nord de Brazzaville, la mémoire de Mme Edith Lucie Bongo Ondimba, ex-Première dame du Gabon et fille aînée du président Sassou N’Guesso, décédée le 14 mars 2009 à Rabat.


Radio-Congo, la radio nationale congolaise, a indiqué samedi que les présidents béninois Thomas Yayi Boni, guinéen Alpha Condé, sierra-Léonais Ernest Bai Koroma et malien Ibrahim Boubacar Keita, ont pris part à un office religieux en l'église Notre Dame d'Oyo à côté du Président Denis Sassou N'Guesso.


A la fin de cette office, à l'extérieur, les quatre chefs d'Etat ont, dans un geste symbolique pour marquer leur attachement à la paix lâché vers le ciel quatre pigeons blancs.

Peu après, les quatre hôtes du président congolais se sont recueillis au cimetière familial d'Edou Kona-Kona où ils ont déposé, chacun, une gerbe de fleurs sur la tombe de la regrettée Edith Lucie Bongo Ondimba, en présence des corps constitués nationaux et étrangers, des parents, amis et connaissances.


Ce cinquième anniversaire de la disparition de l'ex-Première Dame du Gabon a été marqué aussi par le troisième tournoi omnisport constitué de plusieurs disciplines organisé par la Fondation Edith Lucie Bongo Ondimba (FELBO), avec des équipes venues de la RD Congo.

 

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Cinq chefs d'Etat africains honorent la mémoire de l'ex-Première Dame du Gabon Edith Lucie Bongo Ondimba

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 20:21

 

 

 

 

 

 

par RFI  15-03-2014 à 05:34

 

Trois dignitaires religieux centrafricains, deux chrétiens et un musulman, sont venus à l’ONU pour demander une décision rapide sur le déploiement de casques bleus en République centrafricaine alors que le vote du Conseil de sécurité se fait toujours attendre. Sur le terrain, en Centrafrique, la situation est toujours aussi critique.

 

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

 

Depuis des mois, le Conseil de sécurité entend les rapports les plus alarmistes sur les tueries en Centrafrique. Cette fois, le Conseil a entendu le témoignage direct de Centrafricains. Accompagné de l’archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga, le révérend Guérékoyame Gbangou déplore l’exode des musulmans et demande à l’ONU d’envoyer des casques bleus. « Nous espérons et nous croyons que nous avons été écoutés. Que nos paroles ont touché. Au regard de tous les rapports qu’on leur faisait, cette fois-ci, les membres du Conseil de sécurité ont perçu la réalité du problème centrafricain. »

 

L’imam Kobine, le président de la communauté islamique en Centrafrique rappelle qu’à Bangui, seules 8 des 36 mosquées sont encore debout. 80% des musulmans ont fui le pays. À l’ambassadeur chinois qui parle de soutien à la Misca, la force africaine. Il répond : la Misca ne suffit pas. « Nous sommes optimistes, confie-t-il, dans le sens que ceux qui sont réticents ne pourront pas rester indifférents à la souffrance d’un peuple meurtri, comme le peuple centrafricain.»

 

La résolution pour l’envoi de casques bleus en RCA est toujours en discussion. Preuve que les réticences s’affaiblissent, l’ambassadrice américaine Samantha Power a twitté pendant la réunion : « une mission de maintien de la paix doit être déployée le plus rapidement possible en Centrafrique. »

 

« Must deploy UN Pkeeping Mission ASAP to build on AU/French efforts to heed religious leaders' cry for help. CAR COI needs to combat impunity »

 

Samantha Power (@AmbassadorPower) 14 Mars 2014

 

Sur le terrain, les musulmans sont toujours menacés

 

Pendant ce temps, en Centrafrique, les appels au secours se sont multipliés ces derniers jours, après l’exode massif des musulmans vers les pays voisins. Des appels provenant de ceux qui sont restés chez eux, dans l'Ouest ou à Bangui, et qui se sentent toujours menacés par les milices anti-balaka. Ces musulmans demandent à être protégés ou au moins aidés. Les agences humanitaires évaluent à plus de 20 000 les populations qui sont sur des sites à haut risque. Elles ont identifié 18 sites. Josep Zapater, du Haut commissariat aux réfugiés (HCR), revient sur les cas les plus critiques.

 

« Il y a un risque permanent d'attaque des anti-balaka (...) Nous essayons de privilégier des actions de médiation, de cohésion sociale, d'assistance humanitaire. C'est vrai qu'il y a beaucoup de communautés qui demandent à être relocalisées, mais la relocalisation d'une population est une mesure de dernier recours. »

Des responsables religieux centrafricains témoignent à l'ONU

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