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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 03:43

 

 

 

 

 

AFP le 27/02/2014 à 16:17

 

Le président français François Hollande se rend vendredi en Centrafrique, où le commandant des forces françaises à Bangui a rappelé jeudi aux Centrafricains qu'ils ne peuvent pas "tout attendre de la communauté internationale" pour pacifier leur pays.

 

Lors de sa visite à Bangui, la deuxième depuis le début de l'intervention française Sangaris le 5 décembre, le chef de l'Etat s'adressera aux troupes françaises, qui de l'aveu du gouvernement français sont confrontées à "des difficultés considérables sur le terrain", où violences et assassinats à caractère interreligieux continuent.

 

Il s'entretiendra aussi avec la présidente de transition, Catherine Samba Panza, qui a "exhorté" mercredi les forces française et africaine à faire usage réellement des mandats" de l'ONU pour mettre hors d'état de nuire ces éléments incontrôlés qui nous empoisonnent la vie".

 

En première ligne depuis le début de la crise pour faire intervenir la communauté internationale en Centrafrique, ancienne colonie française, François Hollande rencontrera également les autorités religieuses du pays.

 

Jeudi matin, un imposant convoi d'une cinquantaine de blindés et camions français a traversé la capitale, en provenance du Tchad, amenant des renforts aux 1.600 soldats de l'opération Sangaris.

 

Interrogé par l'AFP sur les déclarations de Mme Samba Panza, le général Francisco Soriano, commandant de Sangaris, a répondu: "on ne peut pas tout attendre de la communauté internationale".

 

"Les Centrafricains doivent participer à la reconstruction de leur pays. Nous faisons déjà beaucoup. Maintenant, on est passé dans des opérations de sécurité intérieure où il faut qu'on implique davantage la gendarmerie et la police centrafricaines", a-t-il expliqué, en reconnaissant que les membres des forces de sécurité centrafricaines n'étaient pas payés.

 

"C'est important de remettre en place l'autorité de l'Etat", alors que les administrations ne fonctionnent plus depuis des mois et ont totalement disparu de zones entières du pays, a-t-il souligné.

 

- "Tous morts M. Hollande" -

 

Cela fait bientôt un an que la Centrafrique a basculé dans le chaos, avec le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par la coalition rebelle à dominante musulmane Séléka.

 

Des mois d'exactions perpétrés en toute impunité par des combattants Séléka contre la population majoritairement chrétienne ont abouti à la formation de milices d'auto-défense anti-balaka, déclenchant un cycle infernal de violences interreligieuses.

 

Ces violences ont provoqué une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés et entraîné l'exode de dizaines de milliers de civils musulmans terrorisés.

 

Dans le quartier du PK-5, au centre de la capitale, des musulmans vivent retranchés, harcelés depuis des semaines par des anti-balaka armés de machettes. Jeudi ils laissaient éclater leur colère, affirmant que les soldats français ne les protègent pas. "Pas la peine de venir, nous sommes déjà tous morts M. Hollande", disait ainsi une femme en tchador.

 

Mme Samba Panza avait estimé mercredi qu'il y avait une "spirale de violence exploitée par des gens qui n'ont pas intérêt à ce que la stabilité revienne dans ce pays".

 

Les propos de Mme Samba Panza visaient notamment, le "coordonnateur" autoproclamé des anti-balaka, Patrice Edouard Ngaïssona, dont la police congolaise a annoncé jeudi l'arrestation au nord du Congo. Ancien ministre sous le régime Bozizé, il avait échappé à une tentative d'interpellation à Bangui, il y a une dizaine de jours.

 

- Chaque jour, des cadavres -

 

Mais les soldats français de l'opération Sangaris, qui ont perdu trois hommes depuis décembre, et ceux de la Misca - 19 tués depuis décembre - ne parviennent pas à mettre fin aux violences.

 

Mardi et mercredi, la Croix-rouge centrafricaine a encore ramassé onze cadavres, parfois atrocement mutilés, dans Bangui.

 

Le Parlement français a approuvé mardi une prolongation de Sangaris. Mais Paris plaide pour le déploiement rapide d'une force de l'ONU de 10.000 hommes pour prendre le relais de Sangaris, de la Misca et de la force européenne dont le déploiement est attendu en mars.

 

Avec les renforts de 400 soldats, Sangaris va disposer de 2.000 hommes en Centrafrique. La Misca totalise environ 5.700 militaires. La force européenne devrait elle compter de 500 à 1.000 hommes.

 

Copyright © 2013 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

 

Centrafrique : Hollande en visite vendredi, les forces françaises sous pression

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 03:41

 

 

 

 

 

BANGUI Vendredi 28 février 2014 | 00:28 UTC (Xinhua) - Après plusieurs mois de suspension de ses activités, le centre de dépistage volontaire (CDV) de Bossangoa, à 320 km au Nord-Ouest de Bangui, a lancé jeudi une vaste opération de dépistage volontaire du VIH dans les sites des déplacés de cette ville frappée par des violences intercommunautaires, a déclaré à Xinhua son chef, Victorine Yangakola jointe au téléphone depuis Bangui.

 

Selon cette responsable sanitaire, "le dépistage mobile du VIH a démarré tôt le matin du jeudi à l'évêché. 146 volontaires ont déjà fait le test. Le vendredi 28 février, ces opérations vont se poursuivre à l'école Liberté".

 

Cette activité du ministère de la Santé avec l'appui de l' UNICEF intervient une semaine après le passage dans la ville de Bossangoa du directeur de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, et de la sous- secrétaire général de l'ONU en charge du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), Valérie Amos, en marge d'une visite en République centrafricaine (RCA).

 

Selon les données officielles, le taux de prévalence du VIH à Bossangoa s'élève à 1% sur les 4,9% dans la population générale. Même si cette pandémie a tendance à se stabiliser dans cette ville, elle demeure de type généralisé, touchant majoritairement les femmes.

En octobre 2013, les femmes déplacées de Bossangoa se sont mobilisées pour le dépistage volontaire du VIH autour du mot d'ordre "le VIH ne doit pas être oublié en situation de crise humanitaire".

 

Dans cette ville, les conditions de vie restent très difficiles: la nourriture, l'eau potable, les soins médicaux et les installations sanitaires sont largement insuffisants. "Il est probable que la saison des pluies qui approche aggrave la situation", observe Philémon Tomféï, un habitant de la localité joint au téléphone par Xinhua.

 

On estime à 36.000 le nombre des chrétiens installés à l'évêché de Bossangoa et 1.200 musulmans vivant à l'école Liberté, qui ont fui les exactions des ex-rebelles de la Séléka en conflit avec les milices d'autodéfense anti-Balakas (anti-machettes).

 

Bossangoa a subi une vague de violences intercommunautaires et la ville qui comptait auparavant quelque 50.000 habitants est aujourd'hui pratiquement vide, la population ayant déserté les maisons pour échapper aux violences. 

Centrafrique : Lancement d'une campagne de dépistage du VIH dans les sites des déplacés de Bossangoa

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 18:21

 

 

 

Déplacement en République centrafricaine

 

http://www.elysee.fr/ 

 

Le Président de la République, François HOLLANDE, se rendra à Bangui, en République centrafricaine, vendredi 28 février, à l’issue de son déplacement en République Fédérale du Nigeria.

 

A cette occasion, le chef de l’Etat s’adressera aux troupes engagées dans la force SANGARIS et rencontrera la Présidente de la République centrafricaine, Catherine SAMBA-PANZA, ainsi que les autorités religieuses du pays.

Communiqué du palais de l'Elysée

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 17:57

 

 

 

 

AFP 27 FÉVRIER 2014 À 12:25

 

L'envoi de ces soldats et véhicules supplémentaires avait été décidé à la mi-février. Paris compte désormais 2 000 militaires en Centrafrique.

 

Un imposant convoi d’une cinquantaine de véhicules – blindés et camions – est arrivé jeudi à Bangui en provenance du Tchad pour renforcer les troupes de l’opération française Sangaris. Avec leur camouflage couleur sable, blindés et camions ont traversé la capitale centrafricaine en milieu de matinée. «Les 400 renforts sont en train d’arriver à Bangui du Tchad», a expliqué à l’AFP, le lieutenant-colonel Thomas Mollard, officier de presse des forces françaises.

 

La France s’est résolue le 14 février à envoyer 400 militaires en renfort en Centrafrique, portant ainsi son dispositif militaire sur place à 2 000 hommes. Le président François Hollande «a décidé de porter temporairement à 2 000 les effectifs militaires français déployés en Centrafrique. Cet effort supplémentaire de 400 hommes comprend le déploiement anticipé de forces de combat et de gendarmes français qui participeront ensuite à l’opération militaire de l’Union Européenne dès son déploiement», prévu en mars, avait indiqué la présidence française.

 

La France a déployé début décembre 1 600 hommes dans le pays, mais cet effectif limité, qui agit officiellement en soutien des 5 700 hommes de la force africaine, la Misca, n’a pas permis de faire cesser les violences et les représailles entre communautés chrétienne et musulmane. Dans ce contexte de violences sans fin, François Hollande – en première ligne depuis le début de la crise pour faire intervenir la communauté internationale en Centrafrique, ancienne colonie française – pourrait faire une halte à Bangui vendredi, à son retour du Nigeria, a-t-on appris de source diplomatique.

 

Le chef de l’Etat avait déjà effectué le 10 décembre une visite surprise aux troupes françaises engagées dans ce pays, cinq jours après le déclenchement de Sangaris. Il avait atterri à l’aéroport de Bangui – placé sous couvre-feu – en provenance d’Afrique du Sud où il venait d’assister à la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela, décédé quelques jours plus tôt.

Arrivée en Centrafrique de 400 renforts français

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 17:52

 

 

 

 

Le Point.fr - Publié le 

 

Le chef de l'État sera à Bangui vendredi, mais les musulmans qui subissent les assauts des anti-balaka disent avoir perdu confiance en la France.

 

Retranchés dans leur quartier, attaqués par les miliciens anti-balaka, les musulmans de la zone PK-5, à Bangui, sont à bout de nerfs. Jeudi, les soldats français se montrent dans les rues. Patrouilles à pied dans le centre-ville. Hélicoptère dans les airs. Blindés qui sillonnent la ville. À l'entrée du PK-5, au centre-ville, une trentaine de soldats français supervisent même une opération de fouilles de voitures menée par les gendarmes centrafricains.

 

Le quartier est sous le choc. Depuis deux jours, l'une des dernières enclaves musulmanes de Bangui essuie des attaques répétées de la part de miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka. Des attaques à la machette. Mardi et mercredi, la plupart des onze cadavres ramassés à Bangui l'ont été dans ce quartier, où musulmans et chrétiens avaient l'habitude de vivre ensemble. "Beaucoup étaient découpés en morceaux", témoigne un agent de la Croix-Rouge centrafricaine, chargée de la macabre besogne de ramasser les cadavres.

 

"Ils sont où les soldats de Sangaris ?"

 

Devant une pancarte où des gens ont écrit "NON à la France" à la peinture blanche, un groupe de musulmans discute. "PK-5, c'est le dernier quartier qui nous reste, mais, depuis trois jours, la situation est pourrie. Les musulmans sont découpés en morceaux, nos maisons détruites et pillées. On ne comprend pas à quoi servent les Français depuis qu'ils sont là", accuse un homme sous le couvert de l'anonymat. "La France pourrait sécuriser Bangui en 48 heures si elle le souhaitait, mais elle laisse faire les attaques et les pillages. On a perdu confiance en la France", affirme Miradje Asfarany, un économiste de 45 ans.

 

Pendant qu'il parle, une femme en tchador s'approche, furieuse. On lui apprend que François Hollande doit faire une halte à Bangui vendredi. "Qu'est-ce qu'il va faire ? Nous sommes déjà tous morts, M. Hollande. Les anti-balaka sont là, à 200 mètres, ils tuent nos enfants, ils détruisent nos maisons. Ils sont où les soldats de Sangaris ?" demande-t-elle avant de partir. Le cheikh Daoud Muslim Mbockani est plus virulent. Il dit que sa famille a été emportée par les anti-balaka malgré ses appels à l'aide à l'adresse des soldats français. "Je vis les actions de Sangaris dans mon sang, dans ma chair. Dieu ne laissera pas la France impunie", clame-t-il. La petite foule rassemblée autour de lui opine du chef : "c'est vrai".

 

Opérations punitives

 

Les soldats français ne sont pas très loin. Quelques blindés légers autour d'un rond-point déserté, où des soldats africains de la Misca ont installé leurs armes automatiques derrière des sacs de sable. Un peu plus loin, des familles ont trouvé refuge dans les jardins de la mosquée centrale, où ils espèrent être protégés par les soldats burundais. Plus au nord, au PK-12, où une poignée de musulmans vivent reclus, entourés de chrétiens et de miliciens qui les harcèlent, le quartier vit au rythme des incursions de combattants musulmans et d'anti-balaka.

 

Mercredi, des Séléka sont sortis du camp RDOT tout proche, où ils sont censés être cantonnés, pour aller lancer une grenade qui a explosé sur des civils, sans faire de victimes. Pour se venger, des chrétiens en ont attrapé un et l'ont découpé en morceaux, exhibant à la foule un de ses pieds en sang. Jeudi matin, nouvelle incursion de Séléka. Mais, cette fois, les Français ont pu intervenir à temps pour sauver un chrétien à qui les ex-rebelles venaient d'asséner un coup de machette dans le dos. "Pour nous, c'est difficile, tout va très vite", dit un soldat français posté pas loin : "Nous avons des règles d'engagement. Ils le savent. On ne va pas tirer sur tout ce qui bouge."

Centrafrique : "Nous sommes déjà tous morts, M. Hollande"

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 17:29

 

 

 

 


BRAZZAVILLE AFP / 27 février 2014 13h58 - Le coordonnateur autoproclamé de milices d'autodéfense chrétiennes anti-balaka en Centrafrique a été arrêté mardi dans le nord du Congo, puis transféré à Brazzaville, a-t-on appris jeudi auprès d'une source policière congolaise.


Ancien ministre sous le régime Bozizé, ancien député, Patrice Edouard Ngaïssona s'était autoproclamé chef des anti-balaka. Il a été arrêté avec deux de ses collaborateurs.

L'arrestation de M. Ngaïssona s'est faite sans heurts, a précisé à l'AFP une source policière s'exprimant sous couvert de l'anonymat. Il s'est presque rendu. Actuellement, il est gardé en lieu sûr dans la capitale (Brazzaville).


La région de la Likouala (nord), lieu de son arrestation, est séparée de la Centrafrique par le fleuve Oubangui. Elle accueille depuis fin 2013 plus de 11.000 réfugiés centrafricains (chrétiens et musulmans confondus), selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés.


Jeudi, le quotidien pro-gouvernemental Les Dépêches de Brazzaville affichait en Une une grande photo de M. Ngaïssona.


A l'annonce de cette information, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) a remercié vivement les autorités congolaises pour leur soutien et leur a réitéré sa reconnaissance pour leur contribution à la promotion de la paix, de la stabilité en RCA, indique le journal.


L'arrestation de ce responsable des anti-balakas et de ses collaborateurs, a été précédée de celle de huit autres chefs de milice du même groupe, poursuit le quotidien, disant citer un communiqué de la Misca.


M. Ngaïssona a été député à l'Assemblée nationale et président de la Fédération centrafricaine de football, avant de diriger le ministère de la Jeunesse sous le régime du président déchu François Bozizé (2003-2013). Il s'est ensuite autoproclamé chef des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka.


La Centrafrique a sombré dans le chaos depuis le coup d'Etat en mars 2013 de Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka, à dominante musulmane. Devenu président, Djotodia a ensuite été contraint à la démission le 10 janvier pour son incapacité à empêcher les tueries entre ex-Séléka et anti-balaka.


Les violences ont déplacé près d'un million de Centrafricains, sur une population totale de 4,6 millions d'habitants, provoquant une crise humanitaire sans précédent dans un pays parmi les plus pauvres du continent, malgré son potentiel agricole et minier.

Le Congo est très impliqué dans la crise centrafricaine.


Le président congolais Denis Sassou Nguesso assure une médiation depuis janvier 2013 et son pays a déployé un millier d'hommes dans la Misca.


La Misca, dirigée par le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, compte en tout 6.000 hommes, et le Congo y dispose du plus gros contingent. Elle est appuyée par les 2.000 français de l'opération Sangaris.


Pour sa première visite à l'extérieur, Catherine Samba Panza, présidente de la transition en Centrafrique, a séjourné du 8 au 9 février à Brazzaville.



(©) 

Centrafrique: un chef milicien anti-balaka arrêté au Congo

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 12:56

 

 

 

 

Par avec AFP - 27/02/2014

 

Cette liste, qui comprend huit noms, dont ceux de Bozizé et certains de ses fils, ceux de responsables Séléka, ainsi que de responsables des milices anti-balakas, n'est toutefois pas définitive et est susceptible d'évoluer, indiquent des sources diplomatiques. "Il faut des preuves et de nombreuses vérifications" pour mettre en cause les responsables à sanctionner", relève une des sources diplomatiques. Les discussions sont actuellement en cours à l'ONU en P3 (avec Etats-Unis et Grande-Bretagne), et ces pays peuvent également avancer des noms. Lorsque la liste définitive est établie, elle est présentée au Comité des Sanctions et chaque nom de personnalité à sanctionner doit être voté à l'unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité.

 

Le Conseil a adopté le 28 janvier une résolution menaçant de sanctions ciblées (gel des avoirs et interdiction de voyager) "les individus ou entités qui menacent la paix, la stabilité ou la sécurité en RCA (...), font obstacle au processus politique de transition, violent les droits de l'Homme". La Centrafrique est plongée dans le chaos et les violences inter-religieuses depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé, chassé du pouvoir par une coalition de rebelles musulmans, la Séléka, qui a mis le pays en coupe réglée pendant 10 mois. Ces rebelles ont à leur tour été évincés avec le départ du président de transition Michel Djotodia, contraint le 10 janvier à se retirer sous la pression internationale.


Depuis, ce sont les anti-balakas, au départ des milices d'auto-défense à dominante chrétienne constituées en représailles aux exactions des Sélékas, qui font désormais régner la terreur dans une grande partie du pays. L'ex-président François Bozizé, qui se trouverait en Ouganda, est "assez actif" et "essaye d'organiser les anti-balakas à son profit, selon une des sources diplomatiques. Cette nébuleuse difficile à cerner compte en son sein de nombreux partisans du président déchu, selon de nombreux observateurs.

Centrafrique: les noms des personnalités à sanctionner en discussion à l'Onu

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 12:53

 

 

 

 

27/02/2014 à 10:59 (AFP)

 

Le commandant des forces françaises en Centrafrique a appelé les Centrafricains à "participer à la reconstruction de leur pays".

 

Les Centrafricains ne peuvent pas "tout attendre de la communauté internationale", a déclaré le général Francisco Soriano. Le commandant des forces françaises en Centrafrique répondait aux déclarations de la présidente de transition Catherine Samba Panza qui a exhorté les forces françaises et africaines "à faire usage réellement des mandats" de l'ONU.

 

"Les Centrafricains doivent participer à la reconstruction de leur pays. Nous faisons déjà beaucoup. Maintenant, on est passé dans des opérations de sécurité intérieure où il faut qu'on implique davantage la gendarmerie et la police centrafricaines", a-t-il expliqué. "On travaille de plus en plus avec la gendarmerie pour la remettre en selle. C'est important de remettre en place l'autorité de l'Etat", a-t-il souligné. Depuis le 5 décembre, la Croix-rouge centrafricaine a ramassé 1.251 cadavres dans les rues de Bangui, dont onze encore mardi et mercredi.

 

La résolution adoptée par l'ONU le 5 décembre 2013 autorise notamment les forces internationales à "rétablir la sécurité et l'ordre public" en Centrafrique. Le Parlement français a approuvé mardi une prolongation de l'intervention française, lancée le 5 décembre, au-delà des quatre mois initialement prévus.

 

François Hollande pourrait faire une halte en Centrafrique vendredi, sur le trajet de retour d'un déplacement au Nigeria, a-t-on appris mercredi de source diplomatique.

 

La Centrafrique "ne peut pas tout attendre de la communauté internationale" (général Soriano)

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 11:04

 

 

 

 

 

PARIS, 26 fév 2014 (AFP) - Le président français François Hollande pourrait faire une halte en Centrafrique vendredi, sur le trajet de retour d'un déplacement prévu au Nigeria, a-t-on appris mercredi de source diplomatique confirmant des informations de presse.

 

Le chef de l'Etat avait déjà effectué le 10 décembre une visite surprise aux troupes françaises engagées dans ce pays, cinq jours après le déclenchement de l'opération militaire baptisée "Sangaris".

 

 Il avait atterri à l'aéroport de Bangui - placé sous couvre-feu- en provenance d'Afrique du Sud où il venait d'assister à la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela, décédé quelques jours plus tôt.

 

Cette fois, François Hollande pourrait profiter de sa visite officielle au Nigeria, programmée jeudi et vendredi, pour s'arrêter à Bangui au retour. Selon le quotidien Le Parisien, "les repérages sont en cours" pour accueillir le Falcon présidentiel "vendredi matin" à l'aéroport M'Poko de Bangui.

 

La présidence a refusé de confirmer ces informations. "On est sur un terrain de guerre, comme dans le cas du Mali. Donc, il doit forcément décider au dernier moment", a-t-on fait valoir de source proche de la présidence.

 

Au Nigeria, où il doit participer aux cérémonies du centième anniversaire de l'unification du pays, François Hollande sera accompagné d'un seul ministre, le chef de la diplomatie Laurent Fabius, selon la présidence française. Si la halte à Bangui se confirme, le chef de l'Etat pourrait être rejoint sur place par son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

LE PRÉSIDENT FRANÇAIS HOLLANDE POURRAIT FAIRE UNE HALTE EN CENTRAFRIQUE VENDREDI

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 10:35

 

 

 

 

http://www.ouest-france.fr/    

 

Sur Europe1, Jean-Yves Le Drian est revenu sur la situation en RCA et l'opération Sangaris. Il a aussi recadré le général Desportes.

 

Le Parlement français a massivement approuvé mardi une prolongation de Sangaris, lancée le 5 décembre. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a qualifié de "oui important" le vote du parlement. 

 

"C'est un oui important", "ce consensus porte un signe d'encouragement et de soutien à nos militaires présents là-bas", a dit le ministre sur Europe 1. "C'est un signe fort à l'égard de la présidente de l'autorité de transition à Bangui" Catherine Samba Panza "qui attendait ce soutien unanime de la France", selon Jean-Yves Le Drian. 

 

"Tout ne va pas bien, mais nous avons beaucoup avancé"

 

C'est encore un "signe à l'égard des Africains engagés dans cette opération et à l'égard des Nations unies parce que nous souhaitons que rapidement, une opération de maintien de la paix soit diligentée par les Nations unies".

 

Sur place ? "Tout ne va pas bien, mais nous avons beaucoup avancé depuis deux mois et demi et nos forces ont fait le travail qu'il convenait de faire", selon M. Le Drian. 

 

Le général Desportes recadré

 

Rappelant que la France a été missionnée pour six mois par les Nations unies, et doit revenir au bout de ce délai devant le Conseil de sécurité, il a mis en garde contre les conséquences qu'aurait "un vide sécuritaire" en RCA "qui provoquerait tous les appétits et les risques terroristes, jihadistes et autres provenant à la fois du Nigeria et de la Somalie".

 

Le ministre en a également profité pour recadrer le général Desportes qui s'est montré très critique de la politique de défense menée par le gouvernement. "Je travaille en fait avec les généraux de terrain, pas avec des experts qui regardent tout ça de Paris" a répondu le ministre à propos des déclarations du général, dans lesquelles ce dernier évoquait une mauvaise anticipation.  

Centrafrique. Le Drian fait le point et recadre un général

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