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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 15:13

 

 

 

 

 

Baba-Ladde1

 

Vendredi, 29 Juin 2012 11:32

Les hommes de Baba Ladé sont loin de sursoir leurs imprévisibles apparitions et réapparitions.   Les miliciens du Front Populaire pour le Redressement (FPR) ont de nouveau attaqué des civils dans la Préfecture de la Nana Gribizi ce 28 juin. Les miliciens s’en sont pris à quatre (4) personnes à environ  une trentaine kilomètre de la ville de Kaga Bandoro. Les victimes de cette attaque improviste ont été dépêchées à l’hôpital de ladite ville le même jour de l’agression.

Il s’agit précisément d’un homme, de deux (2) femmes et d’un bébé de 9 jours  en provenance de la ville de Falazara en moto. A Radio Ndeke Luka (RNL), les victimes hospitalisés ont révélés que les agresseurs armés étaient au nombre de 3. Ayant fait quelques tirs à bout portant sur les voyageurs, le conducteur de la moto et ses 3 passagers se sont retrouvés tous au sol, explique le correspondant de RNL.

Henry Ngoa,  infirmier secouriste de l’Hôpital de Kaga Bandoro déclare à RNL que « suite à l’incident, la femme nommée Amina Yalipandé souffre d’une profonde blessure par balle à la jambe gauche et le bébé de 9 jours d’une fracture au fémur gauche ».

Selon les propos obtenus des victimes, les 3 hommes du FPR de Baba Ladé se sont juste contentés de ramasser les 2 sacs contenants les vêtements de leurs victimes, abandonnant la moto à terre et de disparaître. Un passager d’un véhicule en provenance de Sido Tchad, prétextant venir aux secours des victimes, en a profité du traumatisme des victimes pour dérober la moto allongée au sol. Le véhicule transportant le prétendu secouriste a été immobilisé le 28 juin par la Gendarmerie de Bandoro.

Par ailleurs, le correspondant signale que, les victimes qui se trouvent actuellement sur les lits de l’Hôpital de Kaga-Bandoro, n’ont pu recevoir  jusqu’à ce 29 juin aucun traitement faute du coût élevé des médicaments nécessitant leurs traitements. Voyant que leur prise en charge pose de sérieux problèmes, les victimes saisissent l’occasion pour appeler à l’aide.

Les hommes du FPR sont, avec leurs exactions, devenus l’une des principales causes d’inquiétudes des populations vivant dans le Nord de la République Centrafricaine. Leurs présences ont été parfois signalées dans l’Ouham ou dans  l’Ouham-Péndé et hier dans la Nana Gribizi. Depuis leur première attaque sur des populations civiles, les victimes ne cessent de sonner le cor de détresse à l’endroit du Gouvernement centrafricain qui jusqu’ici, semble insensible à l’appel du peuple.

A quand le ministère de la Défense nationale se décidera de pourchasser ces dangers permanents que sont le FPR et d’autres factions armées basées dans la région nord centrafricaine ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 11:46

 

 

 

MDREC logo

 

Bangui, le 27 juin 2012

 

Au

 

Général président, député…François BOZIZE

Village SASSARA

 

Objet : V/Démission pour incompétence, prédation et haute trahison.

 

Général président, député …,

 

Le 15 mars 2003, le Président du Tchad Idris DEBY renversait Ange Félix PATASSE, Président élu du Centrafrique pour vous placer à la tête de l’Etat centrafricain, suite au différend qui opposait les deux hommes au sujet de l’exploitation de la nappe pétrolifère à cheval sur la frontière tchado-centrafricaine.

 

Trahi par Ange Félix PATESSE et son parti le MLPC, le Peuple Centrafricain qui en avait mare de la male gouvernance, de la descente aux enfers du Centrafrique ainsi que des multiples crises militaro politiques dont votre rébellion pour échapper à la justice et  ignorant ce qui se passait dans les coulisses des pouvoirs à Ndjamena et Bangui s’était laissé prendre naïvement au filet de l’imposteur BOZIZE en accueillant avec joie et espoir le coup d’Etat du 15 mars 2003.

 

Depuis bientôt dix ans, la RCA est devenue grâce à votre génie machiavélique et soif insatiable du pouvoir : un véritable no mans land, un Etat de non droit, une hydre à deux têtes, bref un réel Etat fantôme dirigé par Idris DEBY depuis le Tchad.

 

Malgré les multiples soutiens militaires, financiers et techniques de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC), l’Union Africaine (UA), l’Union Européenne (UE), l’Organisation des Nations Unies (ONU), l’Organisation de la Francophonie (OIF), les institutions financières et la communauté internationale : la RCA n’arrivent pas à se tirer d’affaire.

 

Pour sécuriser votre pouvoir despotique et mettre hors d’état de nuire vos adversaires politiques, la corruption, les menaces et la justice sont devenues entre vos mains de redoutables armes de guerre. La constitution plusieurs fois violée de manière flagrante et ostentatoire n’émeut ni l’Assemblée familiale monocolore, le Conseil d’Etat voire la Cour Constitutionnelle.    

 

Pendant votre règne autocratique et mafieux : l’incompétence, le népotisme, le pillage en règle des finances de l’Etat et des richesses nationales, les crimes de guerre et contre l’humanité, la guerre de terre brûlée, la gestion calamiteuse, la gabegie, la prédation, le clientélisme et le copinage sont érigés en système de gouvernement.

 

Le pillage en bande organisée par l’armée tchadienne et les libérateurs qui vous ont porté au pouvoir a sonné le glas de tout développement agro pastoral, industriel, économique et social en RCA.

 

Le Centrafrique jadis terre d’abondance et d’amour est devenu grâce à votre génie maléfique le pays de la haine, du deuil, des larmes, de famine et de misère le classant ainsi au quatrième rang des pays champions de l’insécurité et au cent soixante dix neuvième rang des pays les plus pauvres de la terre. Sachez que les spectres des victimes de votre dictature, les larmes de leurs proches, le calvaire des déplacés et des exilés hanteront vos nuits et celles de vos complices.

 

Lorsque vous amusez la galère à Bangui François, des éleveurs Mbarara et Anagamba tuent des centrafricains, dévastent des champs et brûlent des villages. Des rebelles non identifiés se manifestent à Markounda, le détachement militaire envoyé en renfort à Paoua incendie la maison d’un Maire, des bandits non identifiés attaquent et pillent le site d’AREVA à Bakouma. Les chantiers miniers sont occupés par des rebelles. Comme le malheur ne vient jamais seul : les crises sociales et alimentaires, les pénuries des médicaments, des réactifs d’analyses d’examens biomédicaux, des clichés de radiographie et des cartouches d’encre pour les imprimantes dans les hôpitaux et les centres de santé s’ajoutent au calvaire des Centrafricains.

 

L’absence de dialogue réel, de tolérance, de projet de société et de perspectives d’avenir pour notre pays ont fait de votre régime, la pire des dictatures cyniques qu’a jamais connu le Centrafrique. La RCA est devenue une véritable république bananière.

 

En acceptant du bout des lèvres de dialoguer avec l’opposition démocratique après le court séjour à Bangui de votre parrain Idris DEBY et du médiateur de l’OIF Pierre BUYOYA qui vous enjoignaient d’ouvrir le dialogue avec l’opposition, vous cherchez une échappatoire en trainant les pieds alors que chaque jour qui passe accentue la descente aux enfers se notre pays.

 

L’acceptation d’un dialogue par l’opposition démocratique est une main tendue pour sauver ce qui reste de la paix, l’unité, la concorde nationale ainsi que votre régime fantoche et redonner espoir aux Centrafricains.  

 

Devant votre refus délibéré d’un dialogue franc et réel ainsi que votre volonté de persister dans la médiocrité et l’erreur pour endormir les Centrafricains et attirer à la mangeoire une certaine opposition dont les besoins du ventre priment aux intérêts généraux : il ne vous reste qu’une chose à faire, c’est de tirer vos révérences en démissionnant.

 

Ne pensez pas que les 31 milliards de francs accordés par le FMI, dont une partie sera détournée résoudront tous nos problèmes et remettront la RCA sur les rails. Ce n’est pas dix ans après un putsch très sanglant et dévastateur, avec un pays complètement exsangue, fantomatique et miné par des rebellions internes et externes (BABA LADE et Joseph KONY), qu’un despote usé par le pouvoir et une maladie incurable puisse relever le défi de la paix et du développement.

 

Cher Compatriote BOZIZE, cette solution radicale reste la seule alternative qui s’offre à vous après votre refus du dialogue pour sauver votre honneur, implorer le pardon des Centrafricains et l’indulgence de la communauté internationale. 

Le Président du MDREC

Démocrate Joseph BENDOUNGA

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 00:42

 

 

 

 

 

Reunion-sur-le-Mali-1.JPGReunion-sur-le-Mali-2.JPG

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 23:06

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Bangui : Nouvelle stratégie conjointe ONU – UA de lutte contre la LRA

onu-ua.jpg

 

Bangui, 28 juin 2012 (RJDH) – Le rapport du Bureau régional de l’ONU pour l’Afrique centrale (UNOCA) sur la LRA, qui sera présenté le vendredi 29 juin devant le Conseil de sécurité des Nations Unies à New York, révélera la nouvelle stratégie conjointe ONU – Union africaine (UA) de lutte contre la LRA de Joseph Kony.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et chef de l’UNOCA, Abou Moussa, a déclaré le mardi 26 juin, lors d’une conférence de presse conjointe ONU/UA à New York, que la nouvelle stratégie a été élaborée par les Nations Unies, en commun accord avec l’Union africaine, les États touchés par la LRA et leurs partenaires.

La stratégie ONU-UA contre la LRA met l’accent sur cinq grands objectifs stratégiques, entre autres la fourniture d’un appui pour la mise en application intégrale de l’initiative de l’UA dans la coopération régionale contre la LRA et l’intensification des efforts visant à promouvoir la protection des civils.

Le diplomate onusien a fait savoir, en conférence de presse, que le succès de l’initiative dépendra de la volonté de tous les acteurs de soutenir et de mettre en œuvre le projet.

Celui-ci vise également à développer les activités actuelles de désarmement, de démobilisation, de rapatriement, de réinstallation et de réintégration des éléments de la LRA, afin de couvrir tous les domaines touchés par cette rébellion.

Il vise aussi à promouvoir une réponse humanitaire coordonnée et la protection des enfants dans ces domaines, en plus de fournir un appui aux gouvernements touchés par la LRA dans les domaines de consolidation de la paix, des droits de l’homme, de la primauté du droit et du développement afin de leur permettre d’établir l’autorité de l’État à travers leurs territoires.

Pendant ce temps, à Bangui, neuf officiers supérieurs de l’UA et de l’ONU ont terminé, ce mercredi 27 juin, une réunion d’évaluation de la lutte contre la LRA. L’équipe séjourne depuis le 24 juin en République centrafricaine.

Bakouma  Des mercenaires et la LRA soupçonnés d’être à l’origine de l’attaque du site d’AREVA

localisation-de-la-ville-de-bakouma

 

 

Bakouma, 28 juin 2012 (RJDH) – Ce sont des mercenaires et des éléments de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, qui ont attaqué le site de la société AREVA à Bakouma, dimanche dernier, a soutenu, ce jeudi 28 juin, le secrétaire général de cette sous-préfecture, Serge Kogonet, joint par le RJDH.

« Quelques heures avant l’attaque de dimanche, une trentaine d’hommes bien armés avaient débarqué d’un hélicoptère, à Bakouma.  Mais il y avait déjà la présence signalée d’éléments de la LRA dans un village proche de la ville », a révélé le secrétaire général.

Ce matin encore (jeudi), la LRA est apparue dans le village de Ndénguiro, à 30 kilomètres de Bakouma. « Et ils ont enlevé six personnes », a poursuivi la même source.

Par ailleurs, le chef d’Etat-major des forces armées centrafricaines (FACA), le général Guillaume Lapo, a effectué ce jeudi une mission éclair à Bakouma pour ‘’remonter l’esprit’’ de ses hommes. Il était accompagné d’une équipe de renfort pour sécuriser la ville.

D’après les informations livrées par le secrétaire général de la sous-préfecture, le chef d’Etat -major s’est rendu sur le site d’AREVA pour constater les dégâts causés par l’attaque de dimanche.

De même, il a confirmé qu’une équipe de la société s’est rendue ce jeudi à Bakouma pour payer les sommes dues au personnel.

Selon les informations, la société d’exploitation minière française avait effectivement suspendu, de manière temporaire, ses activités sur le site de Bakouma. Toutefois, une équipe y est restée pour des activités liées aux projets communautaires.

Birao : Le député Goumba interpelle les structures humanitaires

carte-de-la-vakaga

 

Bria, 28 juin 2012 (RJDH) – Le député de Birao1 (nord-est), Simon Pierre Goumba, affirme tenter de contacter les responsables des structures humanitaires présentes à Bangui, mais sans succès, selon lui, pour réclamer une action de leur part et répondre à la crise alimentaire qui sévit dans la préfecture de la Vakaga.

« Nous cherchons actuellement les voies et moyens pour rentrer en contact avec les responsables des ONG humanitaires qui se trouvent à Bangui, mais jusque-là, nous n’avons pas pu », a souligné, ce jeudi 28 juin, le député de Birao1.

Selon le parlementaire, la crise alimentaire qui sévit en ce moment dans la préfecture de la Vakaga est loin d’être éradiquée et la situation devient de plus en plus alarmante.

« Des démarches se poursuivent toujours pour avoir une explication sur la non assistance de ces ONG humanitaires face à cette situation », a-t-il ajouté.

Selon le  correspondant du RJDH à Birao, la population de la Vakaga, bien qu’affamée, essaie tant bien que mal de cultiver, mais elle est dépourvue de matériels agricoles et de semences.

Depuis que la crise alimentaire s’est déclarée, au début de mois de mai, dans la préfecture de la Vakaga, aucune aide n’est encore arrivée. Cette crise affecte près de 45 000 personnes.

Kaga-Bandoro : Un enfant une femme blessés par des coupeurs de route

Kaga-Bandoro, 28 juin 2012 (RJDH) – Un coupeur de route a blessé par balles une femme et un enfant, et d’autres braqueurs s’en sont pris à des voyageurs de la Nana-Gribizi (nord) au cours des deux dernières semaines.

Une femme et son bébé, âgé de deux semaines, du village Ngoumourou, ont été attaqués par un homme armé non identifié. Les deux personnes ont été transférées à l’hôpital de Kaga Bandoro.

Patrick Sanga, le mari de la femme blessée, a confirmé que celle-ci avait reçu une balle à la jambe gauche tandis que son bébé souffrait d’une fracture fermée au pied gauche.

Toujours selon cette source, elle-même au nombre des personnes attaquées, le coupeur de route les a  surpris par un coup de feu, à l’aide d’une arme de marque Kalachnikov.

Par ailleurs, dans le village de Farazala, quatre voyageurs à bord d’une moto sont aussi tombés entre les mains de malfaiteurs.

Des personnes interrogées par le correspondant du RJDH estiment que des éléments du rebelle tchadien Baba Laddé, qui ont été dispersés au mois de février, se sont déguisés depuis en coupeur de route et qu’ils commettent des exactions.

Bangui : Le directeur du complexe pédiatrique demande pardon aux parents des enfants décédés

Bangui, 28 juin 2012 (RJDH) – Le directeur du complexe pédiatrique de Bangui a demandé pardon, en son nom et au nom de son personnel, aux parents des enfants décédés pendant la grève, le mardi 26 juin, du personnel d’appui.

« Nous demandons pardon aux parents des enfants qui ont succombé pendant la grève. Nous sommes  prêts à répondre à tout parent qui se présenterait pour revendiquer quoi que ce soit par rapport au décès de son enfant. C’est leur droit, personne ne peut les empêcher », a déclaré Jean-Chrysostome Gody, directeur du complexe pédiatrique.

Une femme, prénommée Josiane, mère d’un enfant hospitalisé et qui a vécu les faits le mardi 26 juin, déplore cette grève qui, selon elle, a occasionné des pertes de vies. « Ce n’est pas bon, cette manière de se révolter, a-t-elle dit. C’est trop brusque. Par conséquent, ce sont des enfants qui sont morts, faute d’assistance et de soins ».

La direction de la  pédiatrie, en collaboration avec l’inspection du travail, a organisé un atelier de renforcement de capacité de son personnel d’appui, le jeudi 28 juin, sur les procédures d’une grève et un aperçu du code du travail afin de mieux informer le personnel.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 17:30

 

 

 

 

logo AREVA

localisation-de-la-ville-de-bakouma

 

 

BANGUI AFP / 28 juin 2012 18h17 - La population de Bakouma (sud-est Centrafrique) a tenté d'empêcher les Français expatriés du groupe français de nucléaire civil Areva attaqué dimanche par des rebelle de partir mardi, redoutant le départ définitif du groupe du gisement d'uranium encore non exploité, a indiqué à l'AFP une source militaire à Bakouma jeudi.

La population de Bakouma a barricadé mardi la route du site de la société française Areva pour empêcher les expatriés français de quitter la ville, a affirmé cette source militaire.

Les Français ainsi que deux centrafricains ont été évacués par avion spécial mardi.

Informés de leur départ (des Français), les habitants ont investi la route avec des troncs et branches d'arbre, ainsi que de grosses pierres, scandant, en sango (langue centrafricaine) +Vous partez pour nous abandonner aux rebelles+; +vous partez définitivement synonyme de fin des travaux+, a encore ajouté la source.

La garde Républicaine a procédé à des tirs de sommation pour dégager le passage des expatriés vers l'aérodrome, de même source.

En novembre 2011, Areva avait repoussé d'un à deux ans les travaux pour exploiter Bakouma, en raison de la chute des cours du minerai après la catastrophe de Fukushima au Japon. Environ 170 personnes y travaillaient alors que le site était depuis en sommeil avec la présence d'une quinzaine de personnes seulement.

 Mercredi, une source du haut commandement militaire, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a assuré que le site était désormais sous contrôle de l'armée centrafricaine.

Les auteurs de l'attaque n'ont pas encore été officiellement identifiés.

Lundi, une source militaire avait accusé les rebelles tchadiens du Front populaire pour le redressement (FPR) du +général+ Baba Laddé. Mardi, une autre source militaire centrafricaine avait cette fois-ci désigné la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony.

Malgré un processus de paix entamé en 2008 avec la plupart des rébellions importantes du pays qui ont déposé les armes, la Centrafrique reste la proie de groupes armés, rebelles, coupeurs de routes et braconniers. La LRA et le FPR y sont actifs.


(©)

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 14:53

 

 

 

football-en-RCA.jpg

 

(FIFA.com) Jeudi 28 juin 2012

 

A première vue, la République centrafricaine a le vent en poupe : revenus dans le Top 100 du Classement Mondial FIFA/Coca-Cola, les Fauves restent sur une victoire historique en Egypte en qualifications pour la CAN 2013. Pourtant, le quotidien des footballeurs locaux est encore loin d'être un confort. FIFA.com est allé sur place s'en rendre compte.

Sous les grands arbres de la forêt tropicale centrafricaine, dans les alentours de Mbaïki, à environ une heure de route de la capitale Bangui, se trouve un terrain de football. On nous dit que ce n’est pas juste un terrain. Ici, c’est un "stade". Un stade dont la surface est considérée comme étant de bonne qualité. Jugez plutôt : au beau milieu de la pelouse passe un chemin emprunté par le bétail et les habitants locaux. Toute une partie de l’aire de jeu est en terre ocre, le reste est parsemé d’une herbe inégale. Tant et si bien que tenter un contrôle sur cette surface relève du miracle.

Et pourtant, les joueurs des Vipères et des Finances opposés ce jour-là dans un match comptant pour la Ligue de la Lobaye - le championnat local -, vont réussir des contrôles orientés, des dribbles, des crochets, des feintes, les uns après les autres. Réagissant avec créativité aux inévitables faux rebonds, ces jeunes virtuoses de l'improvisation font vivre avec brio le football en République Centrafricaine.

"La Ligue de la Lobaye, ce sont sept équipes, sept arbitres dont quatre formés localement et trois formés par la FIFA", explique son président Jean Kongola. Cette compétition fait partie de la ligue régionale de Mbaïki qui compte ainsi 118 équipes réparties en sous-ligues. "On joue de février à juillet. On commence après la saison des pluies. Et il faut se dépêcher de finir car en juillet, les joueurs disparaissent." Pas de phénomène surnaturel derrière ces disparitions soudaines, bien au contraire. "C’est la chasse aux chenilles. Elles sortent à cette période, et tous les joueurs vont vivre dans la forêt pour faire la cueillette. C’est une source de vivres et de revenus ici", explique Kongola.

 La valeur d’une infrastructure

 "Si on fait un terrain ici, sans clôture, sans protection, il sera défoncé deux jours plus tard". Cette fois, ce n’est pas d’une ligue locale dont on parle, mais bien du centre technique national de la fédération de football centrafricaine, près de Bangui. "C’est là que je dois accueillir mes sélections nationales, qu’ils doivent se préparer", enchaîne le président de la fédération, Patrice Ngaïssona. "Tout y passe : les bœufs, les moutons, les gens… Une simple clôture, financée par la FIFA, ce n’est pas rien pour nous". Financée par la FIFA, car la fédération n’en a pas les moyens.

En dehors du programme d’assistance financière FIFA, le gouvernement est la seule source de revenus pour la fédération, "et ils ont évidemment d’autres priorités que le football ici", précise le président. "Nous n’avons pas de sponsor pour l’équipe nationale, même pas de partenariat avec un équipementier". Pour équiper les sélections, il doit acheter les maillots de sa poche. Il fait de même pour les principaux clubs, masculins et féminins. "Ici, le football n’est soutenu que par la FIFA, et des individus qui font ce qu’ils peuvent pour le faire progresser", note Jean-Marie Dickeis, membre du comité exécutif de la fédération et président de la commission du football féminin. "Nous avons d’anciennes joueuses qui veulent entraîner, mais elles doivent d’abord être formées. Et un entraîneur, ici, il veut entraîner, il est formé, mais il n’a pas de plots, pas de ballons, rien pour faire vivre son club. Il doit tout acheter lui-même".

 Même constat au siège de la fédération : "Dans certains bureaux, vous ne trouverez rien pour travailler. Pas d’ordinateurs, pas d’Internet, à peine de quoi travailler sur papier. Il n’y a pas d’eau dans ce bâtiment, parfois pas d’électricité, l’étanchéité pose problème", résume le président. Financé par la FIFA à travers son programme Goal et inauguré en 2005, le bâtiment souffre du temps, et des limites financières de la fédération, empêchée de consacrer des fonds à la maintenance des investissements passés d’anciens problèmes de dettes. "Le bonus de la FAP (Programme d'Assistance Financière de la FIFA) en 2010/2011 nous a fait du bien", sourit le président. "Mais on a privilégié les ligues régionales, avec des équipements notamment. On ne peut pas tout faire avec nos moyens, on doit faire des choix pour avancer. Avec le nouveau projet Goal, on pourra faire avancer les choses".

Aussi bien que Marta

Notamment le football féminin, qui occupe une place importante dans les préoccupations de la fédération. La division 1 est proprement organisée, avec un calendrier fixe, des équipements, des arbitres. Plusieurs arbitres femmes officient même lors des matchs des hommes. Mais là aussi, les moyens font défaut. Mais pas l’envie de progresser.

"J’ai commencé le football à 14 ans, avec les garçons. Les deux fils de mon père adoptif jouaient, et moi j’ai voulu faire comme eux, même si ma mère adoptive me disait que ce n’est pas le travail d’une femme !" raconte Tatiana Yangueko, vice-présidente de la commission du football féminin. "Avant, on jouait pieds nus, les équipes féminines étaient reléguées sur les espaces à la périphérie, sans organisation. Aujourd’hui, le championnat est organisé, on sait qui sont les équipes, où elles vont jouer". Journaliste sportive de métier, elle a à ce titre participé aux formations FIFA/AFP en 2010, dans le cadre du programme "Gagner en Afrique avec l’Afrique" de la FIFA.

"Nos filles n’ont rien à envier à Marta, mais ça personne ne le voit", glisse un membre de la fédération. D’ailleurs, sur un terrain stabilisé de Bangui, ou l’équipe des Colombes est opposée aux Amazones, l’un des entraîneurs s’adresse à sa milieu défensive en l’interpelant "Gattuso ! Gattuso !", et fait de même pour sa milieu offensive avec des "Cristiano"…

Non loin de là, les garçons de la 2ème division de la ligue de Bangui s’affrontent, cette fois sur le gazon synthétique du stade Barthélémy Boganda, financé par la FIFA et le programme "Gagner en Afrique avec l’Afrique". Le terrain est constamment utilisé, du mardi au dimanche, à raison de deux matchs par jour, par la ligue de Bangui et ses divisions. On joue partout en Centrafrique.

Le retour des héros…

La chaleur est étouffante à Bangui. Peu de voitures circulent, les routes de la ville ressemblent à des pistes forestières. La pauvreté est omniprésente. Rien de tout ça n’aura empêché la population locale de se retrouver à la sortie de l’aéroport international de Bangui, ce dimanche 17 juin, pour venir acclamer la sélection nationale. La RCA a réalisé l’exploit d’aller à Alexandrie remporter le match aller du premier tour qualificatif pour la CAN 2013face à l'Egypte. Le pays est fier voir ses couleurs représentées si haut par les "fauves". Pourtant, rien n’est fait, il reste encore un match retour à Bangui, le 30 juin, pour confirmer.

Qu’importe. Les hommes de l’entraîneur Hervé Loungoundji n’auraient même pas dû être dans cette position. "Pour les petits comme nous, c’est tellement plus difficile", résume Ngaïssona. Le président préfère rester réservé, peut-être par peur de la déception si le match retour ne devait pas être favorable. L’enjeu est de taille : jamais une équipe de la RCA ne s’est qualifiée pour une phase finale d’une grande compétition internationale.

Le groupe est jeune, et surtout très hétérogène. Certains jouent en deuxième et troisième division en France ou en Angleterre, d’autres ont rejoint des championnats africains plus relevés comme au Raja de Casablanca, et enfin quelques-uns font encore la richesse de la première division centrafricaine.

Cependant, à l’heure de la victoire, de la fierté, ces différences ne se font pas sentir. Les joueurs semblent profiter de ce moment de manière simple et naïve. Et à travers eux, c’est tout un pays qui se réjouit. À cet instant, ses Fauves viennent de lui offrir un cadeau immense : quelques scènes de bonheur venant cacher pour quelques temps les difficultés de la vie en République Centrafricaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Sports
28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 02:31

 

 

 

 

 

passeport.JPG

 

La faillite du régime Bozizé et sa mauvaise gestion des affaires du pays se font également sentir dans la délivrance des passeports et autres documents de voyage aux citoyens centrafricains. C’est un secret de polichinelle que pendant longtemps, plusieurs de ses ministres se sont distingués par le juteux trafic de passeports diplomatiques centrafricains vendus à prix d’or à certaines personnes notamment en Asie.

Bozizé est aussi réputé pour la délivrance à tour de bras des passeports diplomatiques centrafricains à ses pseudos « amis » libanais et autres prétendus hommes d’affaires véreux qui sillonnent le monde pour leur propre business tout en lui faisant croire qu’ils recherchent des financements pour la RCA. On se souvient également que de dignes et valables fils du pays comme Me Nicolas Tiangaye, ont été arbitrairement privés de passeports diplomatiques par le demi-dieu qui commence à perdre des plumes actuellement, Firmin Findiro.

Avec ce régime de Bangui, les citoyens centrafricains, tant ceux qui vivent au pays que ceux de la diaspora, font régulièrement face  à des pénuries de livret de passeport ce qui pose énormément de problèmes à ceux qui ont besoin de se déplacer pour des raisons soit familiales soit professionnelles et autres ou pour des nécessités administratives pour le renouvellement de leurs titres de séjour à l’étranger etc...

Généralement, les pénuries de carnets de passeport sont souvent dues aux impayés de l’Etat vis-à-vis de l’imprimerie française qui les lui fournit habituellement. Souvent cela tient à quelques trentaines de millions de F CFA mais le gouvernement centrafricain est incapable d’éponger ces dettes ce qui pénalise pendant plusieurs mois les citoyens.  C’était encore le cas peu avant la mise en service du fameux passeport biométrique CEMAC imposés désormais à tous les citoyens des six pays de la zone.

Malheureusement si la délivrance de ce passeport biométrique ne pose aucun problème dans les autres pays y compris dans leurs différents consulats et représentations diplomatiques à l’étranger, la RCA est actuellement le seul des pays de la CEMAC à ne pas être en mesure de délivrer le passeport biométrique centrafricain-CEMAC à ses ressortissants se trouvant à l’étranger, même dans les grandes capitales africaines, européennes et américaines où vivent plusieurs centaines de milliers de Centrafricains.

Selon nos informations, cela serait dû à des questions financières que le gouvernement n’est pas capable de résoudre. Sur place à Bangui, l’incapacité du gouvernement à assumer la délivrance des passeports biométriques qui nécessite un kit et un dispositif technique particuliers a conduit Bozizé à confier cette attribution pourtant régalienne et de souveraineté d’un pays, à ses amis libanais qui ristournent seulement 10 % des recettes au gouvernement ! Incroyable mais vrai.

La demande de ces passeports biométriques dans une représentation consulaire comme Paris est telle que nul ne peut comprendre pourquoi le pouvoir de Bangui tarde tant à rendre possible la délivrance de cet indispensable document pour les Centrafricains dont certains se voient obligés de faire nécessairement le déplacement de Bangui juste pour se le faire délivrer. Débourser près d’un million de F CFA de billet d’avion pour aller à Bangui juste pour obtenir un document qui coûte cinquante mille francs CFA, est rédhibitoire et quelque peu aberrant. C’est souvent malheureusement le dilemme devant lequel sont confrontés certains compatriotes qui dans l’urgence et pour des raisons soit professionnelles, soit de renouvellement de leurs titres de séjour, n’ont pas d’autres choix que de consentir ce sacrifice.

On prête à Socrate Bozizé à qui son père avait confié par pur népotisme dans un premier temps la gestion de la délivrance des passeports biométriques, de se réjouir de ce que cette situation obligera tous les opposants centrafricains qui vivent à l’étranger à devoir se rendre à Bangui ce qui permettra au pouvoir en place de procéder tranquillement à leur arrestation. Plus cynique, tu meurs !  

L’obtention et la possession du passeport est un droit des citoyens centrafricains qui ne sont pas tenus de le mendier à la bozizie qui doit prendre toutes les dispositions pour en assurer la délivrance dans toutes les représentations consulaires de la RCA à l’étranger. Rien ne saurait justifier le refus du régime de Bangui de prendre ses responsabilités dans ce domaine en permettant aux citoyens de la diaspora de continuer à rester dignes d’être Centrafricain alors que plusieurs raisons les conduisent actuellement à avoir honte de leurs dirigeants et de leur pays hélas.

Selon des informations dignes de foi, Bozizé aurait encore l’intention pour des raisons financières, de faire toujours appel à ses amis pour rendre possible la délivrance des passeports biométriques dans certains consulats, notamment à Paris, Washington mais quand, voilà le problème. Il ne semble pas, comme pour bien des problèmes du pays, prendre conscience de l’urgence de la situation.

La Rédaction

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 01:13

 

 

 

OUGANDA-LRA-ACHELLAM

 

 

Ouganda/RDCongo/Centrafrique/Soudan du Sud

L’UA manque de moyens pour lutter contre la LRA

(Source : ANGOP) 27 juin 2012

Des responsables de l’UA ont indiqué hier que l’organisation a besoin de davantage de fonds pour lutter contre la LRA, en envoyant notamment quelque 5 000 hommes sur le terrain. « Nous avons des promesses de la part des quatre pays (Ouganda, RDC, République centrafricaine et Soudan du Sud), mais le problème est maintenant de trouver les ressources pour que les contingents puissent être équipés et déployés convenablement », a indiqué le représentant spécial de l'ONU pour l'Afrique centrale, Abou Moussa. L’UA désire réunir régulièrement les pays donateurs, « pour obtenir leur contribution afin de mener à bien ce programme », a-t-il ajouté. M. Moussa n’a toutefois pas chiffré les besoins.

 

 

NDLR : Avec cela et en attendant que l'Union Africaine réunisse les fonds nécessaires, Joseph Kony a encore de beaux jours devant lui et peut tranquillement continuer à sévir contre les populations du sud-est centrafricain.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 22:56

 

 

 

 

 

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Par Jérôme Giliberto, le 27 juin 2012

 

Edition « Spéciale Centrafrique ».

Quel avenir pour la Centrafrique ? Près de dix ans après l’arrivée au pouvoir du général Bozizé, la Centrafrique est toujours en proie à l’insécurité, et une partie notable du territoire, livrée à divers mouvements de rébellion, échappe toujours au contrôle de l’Etat. Malgré l’exploitation de ses richesses minières et autres ressources naturelles, et en dépit du concours confirmé des bailleurs de fonds, le pays se présente toujours comme l’un des plus pauvres de la planète, avec une population qui se débat dans la pauvreté extrême et des conditions sanitaires désastreuses.

Alors que de nombreux opposants ont choisi le recours aux armes, le pouvoir ne cesse de dénoncer des complots imaginaires ou réels, et les arrestations et les manœuvres d’intimidations se multiplient à l’encontre des adversaires désignés du régime. Quel est l’avenir de ce pays souvent présenté par les observateurs comme « le boulet de l’Afrique centrale » ?

Invités :

Daniel Makouri Kiwi, Membre du bureau fédéral France- Europe du CRPS (Convention républicaine pour le Progrès social)

Landry Changement, Membre du bureau provisoire de la Fédération France-Europe du RDC (Rassemblement démocratique centrafricain)

Jean-Didier Kabral, Président de la Fédération France- Europe-Amérique du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) représentant le FARE-2011

Aboubacar Samory, Membre Fondateur et Trésorier du FINI KODE, Mouvement Citoyen de la Société Civile, Analyste Financier, ancien cadre de la BDEAC

Jean-Pierre Mara, membre de la CRPS (Convention républicaine pour le Progrès social) et ancien candidat aux élections législatives

Maurice Ouambo, Chargé de mission à l’Ambassade de la République centrafricaine à Paris.

Ecouter en podcast  au lien :  http://www.africa1.com/spip.php?article23185

 

 

 

L’émission a démarré d’emblée avec une question de l’animateur Francis Laloupo adressée à tous ses invités présents dans le studio à Paris ainsi que celui du KNK, Maurice Ouambo alias Djento qui parlait au téléphone depuis Bangui, à propos de l’actualité du moment qui continue de faire le buzz à savoir l’attaque et le pillage du site d’AREVA des mines d’uranium de Bakouma au sud-est de la RCA il y a 48 heures. C’est une preuve concrète du fléau de l’insécurité qui ronge la RCA depuis plus d’une décennie, et surtout depuis que Bozizé a levé une rébellion avec des mercenaires tchadiens pour venir s’emparer du pouvoir à Bangui en 2003.

Tous les intervenants, celui du KNK y compris, ont fait le constat de l’incapacité du régime Bozizé à éradiquer cette insécurité structurelle dont certains des invités ont tenté avec plus ou moins d’exactitude, de situer les origines tantôt sous le régime André Kolingba, tantôt à celui de Bozizé ou à Ange-Félix Patassé comme pour Maurice Ouambo du KNK qui n’étant pas dans les studio d’Africa n° 1 et n’intervenant que par téléphone, a en fait parlé plus que tout le monde tout en se plaignant paradoxalement d’être seul contre plusieurs opposants.

La vérité est que le niveau atteint par l’insécurité actuellement en Centrafrique est imputable et dû en grande partie à François Bozizé qui a pris la lourde responsabilité d’introduire des mercenaires tchadiens dans sa rébellion de 2001, 2002 et 2003 et dans le pays. Depuis qu’il est au pouvoir, les mouvements armés de rébellion dont certains sont étrangères (FPR de Baba Laddé, LRA de Joseph Kony par exemple) et d’autres centrafricaines (UFDR, APRD, CPJP, FDPC notamment), ont poussé dans l’arrière-pays comme des champignons après la pluie.

Complètement dépassé par les événements, Bozizé en est réduit à sous-traiter la sécurisation de certaines régions entières du pays à des armées étrangères. C’est le cas du sud-est qui est sous le contrôle de l’armée ougandaise qui sous prétexte de traquer Joseph Kony, en profite pour piller impunément les ressources naturelles du coin (diamant, or, bois etc…) ; le centre-nord et l’extrême nord-est qui est actuellement sécurisée par l’armée tchadienne, notamment la zone pétrolifère de Ndélé–Birao où travaillent les Chinois à qui Bozizé a octroyé l’exploitation du pétrole centrafricain.

Après plusieurs interruptions publicitaires, c’est hélas l’inconvénient de ce genre d’émission radiophonique, et après avoir vainement tenté de couper l’interminable logorrhée du représentant du KNK au téléphone depuis Bangui, l’animateur de l’émission a fini par clôturer les échanges sur le problème de l’insécurité pour passer au sujet du manque des infrastructures de base et de la misère dans laquelle vivent le plus grand nombre de Centrafricains sous le régime Bozizé.

La seule ligne de défense de Maurice Ouambo du KNK qui s’est voulu un grand défenseur du régime en place, est de dire que depuis deux ans, le régime de Bangui n’a reçu aucun financement de la communauté internationale, ce qui expliquerait la situation désastreuse actuelle du pays d’après lui. Il a aussi affirmé que le pouvoir n’a pas de solution aux problèmes économiques de la RCA malgré l’insistance du modérateur du débat.  

Il a aussi reconnu, tout comme les représentants de l’opposition dans le studio et aussi deux Centrafricains de France qui se sont brièvement exprimés au téléphone, (l'un est un fils du général Kolingba  qui a dénoncé le manque de volonté de Bozizé à régler le problème de l'insécurité, le second, lançant un appel à l'opposition pour constituer une solution d'alternative), que le pouvoir de Bozizé a laissé la RCA dans une situation économique tellement désastreuse qu’il faut maintenant conduire un Dialogue inter-centrafricain pour relever le pays. C’est sur cela que l’émission a pris fin.

N’ayant pu aborder tous les sujets, les animateurs d’Africa n° 1 ont réaffirmé leur intention de poursuivre une autre fois ce débat ont rapporté certains invités visiblement peu habitués à intervenir dans ce genre d'émission radiophonique.  

 

Rédaction C.A.P

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 21:37

 

 

 

 

 

 

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BANGUI AFP / 27 juin 2012 21h37- Le calme régnait mercredi à Bakouma, dans le sud-est de la Centrafrique, sur le site du groupe français de nucléaire civil Areva attaqué dimanche par des rebelles, sous contrôle de l'armée centrafricaine, a indiqué à l'AFP une source du haut commandement militaire.

Ce sont les forces armées centrafricaines (Faca), précisément les éléments basés sur place et ceux venus de N'zako et de Bangassou, qui contrôlent Bakouma et le site de la société Areva, a expliqué cette source, s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Les assaillants sont partis avec des vivres, mais pas avec des otages. Les cinq Français qui s'y trouvaient ainsi que deux Centrafricains sont sains et saufs. Les Français ont déjà été évacués à Bangui mardi par un petit avion spécialement affrété, a affirmé cette source.

Les auteurs de l'attaque n'ont pas encore été officiellement identifiés.

Lundi, une source militaire avait accusé les rebelles tchadiens du Front populaire pour le redressement (FPR) du +général+ Baba Laddé. Mardi, une autre source militaire centrafricaine avait cette fois-ci désigné la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony.

Lundi, l'armée avait fait état d'un violent accrochage à Bakouma entre l'armée centrafricaine et un groupe d'hommes armés non identifiés.

Selon les bilans officiels, il n'y a pas eu de mort lors du raid contre la base d'Areva, mais un villageois a été tué près du site peu auparavant par les agresseurs, selon une source militaire anonyme.

Areva a souligné qu'il ne s'agissait que d'une action de pillage. En septembre 2010, sept collaborateurs d'Areva avaient été enlevés par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sur le site d'uranium d'Arlit au Niger. Quatre d'entre eux sont encore otages du groupe islamiste.

Malgré un processus de paix entamé en 2008 avec la plupart des rébellions importantes du pays qui ont déposé les armes, la Centrafrique reste la proie de groupes armés, rebelles, coupeurs de routes et braconniers. La LRA et le FPR y sont actifs.


(©)

 

NDLR : L’incapacité des pseudos autorités centrafricaines à désigner clairement les auteurs de l’attaque du site AREVA de Bakouma, le territoire national étant complètement mis en coupe réglée entre les différentes rébellions aussi bien nationales qu’étrangères, en dit long sur leur manque de contrôle sur le pays réel. En faisant accourir des renforts Faca de Nzako et Bangassou pour éteindre le feu de Bakouma, ces deux villes sont de fait dégarnies  soldats et peuvent bien être attaquées à leur tour. Bozizé doit bien se rendre compte de l’impuissance de cette armée nationale qu’il a passé le plus clair de son temps à détruire et à déstructurer.

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