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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 09:57

 

 

 

 

 

 

ADDIS-ABEBA- L’ancien président de la transition guinéenne, le Général Sékouba Konaté envisage de se rendre dans les prochains jours dans la capitale Centrafricaine pour s’enquérir des réalités que vivent les soldats de la force Africaine, a appris Africaguinee.com.

 

Lors d’un entretien téléphonique avec notre rédaction, le haut représentant de l’Union Africaine pour l’opérationnalisation de la force africaine en attente a exprimé toute sa préoccupation pour un retour rapide de la paix en Centrafrique.

 

“Je suis un soldat avant tout. Je voudrais donc connaître comment les choses évoluent sur le terrain du côté de la Centrafrique“ a confié l’ancien homme fort de Conakry.

 

Au cours d’une audience avec le vice-président de la commission de l’Union Africaine M. Erastus Mechta, le Général Sékouba Konaté a évoqué certains sujets liés à sa mission au sein de cette institution. Il évoquera le cas de l’exercice Amani Africa 2 prévu au Lesotho entre octobre et décembre 2014. Aux dires du haut représentant de l’Union Africaine pour l’opérationnalisation de la force en attente, l’Union Européenne a déjà déboursé 5 millions de dollars, le Kenya 1 million de dollars. Plusieurs autres pays se sont aussi engagés à participer à la mise en place de cette force.

 

Devant le numéro deux de la commission de l’Union Africaine, l’ancien président de la transition guinéenne a apporté un démenti face aux rumeurs qui faisaient allusion à sa démission au sein de l’institution. Le Général Sékouba Konaté exprimera toute sa détermination à aller au bout de sa mission.

 

Le vice-président pour sa part se félicitera de la décision  du Haut Représentant de continuer sa mission et lèvera la nuance entre la CARIC et la FAA en précisant  que la CARIC est créée pour les interventions rapides dans les zones de conflits en attendant la mise en place effective de la FAA.

 

Au lendemain de cet entretien avec le vice-président de la commission de l’Union Africaine, le Général Sékouba Konaté a rencontré les ambassadeurs de Grande Bretagne et de l’Allemagne en poste à Addis-Abeba. Avec ces deux diplomates européens il a surtout été question des remerciements que l’ancien président de la transition guinéenne a bien voulu leur adresser au nom de leurs Etats respectifs pour leur implication dans le processus de transition en Guinée.

 

Comme lors de son dernier séjour du côté de la Belgique et des Etats-Unis, il félicitera ces grandes puissances pour le soutien qu’elles ne cessent d’apporter à l’Union Africaine dans le cadre de sa mission de mise en place de la force en attente.

 

SOUARE Mamadou Hassimiuou

 

Pour Africaguinee.com

 

Tél. : (+224) 664 93 51 31

 

Lu pour vous : Crise centrafricaine : Le Général Sékouba Konaté envisage de se rendre à Bangui…

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 03:26

 

 

 

 

 

par RFI  26-02-2014 à 13:10

 

 

En Centrafrique, la situation humanitaire est dramatique sur le terrain. Selon le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU, au moins 15 000 personnes, essentiellement des musulmans, sont exposées sans aucune défense à des groupes armés dans différentes régions du pays. Mais dans les camps de réfugiés au Tchad et au Cameroun, la situation n’est guère enviable : le manque de nourriture et l’insécurité croissante pourrissent le quotidien.

 

Au Tchad, Médecins sans frontières (MSF) tire la sonnette d'alarme. Une équipe est déployée depuis deux semaines à Sido, l'un des villes du sud du Tchad où arrivent les réfugiés centrafricains. Ils sont 13 200 aujourd'hui rien que dans cette localité et ils manquent de tout, selon l'ONG. Ils n'ont pas d'abri, ni d’accès à l'eau en quantité suffisante et surtout ils meurent de faim.

 

Augustin Ngoyi est le coordinateur de l'équipe de MSF à Sido où l'ONG a un centre de santé. Il appelle les agences de l'ONU, le Programme alimentaire mondiale (PAM) et le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés à leur apporter une assistance immédiate car les cas de malnutrition se multiplient. « Pour la journée de lundi, nous avons reçu 11 enfants atteints de malnutrition sévère, indique ce dernier. 

 

Eloigner des frontières

 

Autre pays accueillant un flot ininterrompu de réfugiés centrafricains : le Cameroun. Ce voisin en accueille actuellement plus de 107 000. Ils sont majoritairement Tchadiens, mais aussi Centrafricains, Camerounais ou Maliens.

 

Par familles entières, ils cherchent depuis des semaines à fuir l'horreur et les massacres perpétrés par les groupes armés. Leur accueil au Cameroun n'est pas simple. Mbaiorem Djerassem est le porte-parole du HCR en Centrafrique. Il suit de près la situation de ces réfugiés. « Les gens affluent de toutes parts de la frontière, une frontière de 5 000 km avec la Centrafrique, explique-t-il. Ces populations vivent dans une situation sans pareil. Les gens qui arrivent sont profondément meurtris. […] Les communautés d’accueil essayent de leur venir en aide, mais elles sont débordées donc beaucoup vivent à la belle étoile alors qu’il fait extrêmement froid en ce moment. »

 

Pour Mbaiorem Djerassem, l'urgence est d'éloigner ces populations de la frontière trop insécurisée. « On ne peut pas les assister à la frontière donc on les éloigne. Ceux qui sont arrivés dans les sites de Lolo et Mborguene ont commencé à recevoir de l’assistance. Et nous sommes en train de travailler à l’ouverture de deux autres sites, dans la région de la Damawa. » Le tout étant de tenir les nouveaux arrivants à distance des tensions centrafricaines.

 

 

 

(ici des réfugiés centrafricains quittent Garoua Mboulaye)

RCA: malnutrition et insécurité menacent les réfugiés à l’étranger

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 03:09

 

 

 

 

 

 

BANGUI (AFP) - 26.02.2014 21:44 - La Croix-rouge centrafricaine a annoncé mercredi avoir ramassé onze cadavres, dont certains gravement mutilés, entre mardi matin et mercredi soir à Bangui, en raison des violences qui ont secoué notamment le quartier musulman PK5.

 

Neuf cadavres et dix blessés ont été recensés par la Croix Rouge mardi à Bangui, dont une grande majorité sont liés aux violences qui ont éclaté mardi matin au PK5 où de nombreux coups de feu ont été entendus.

 

Deux cadavres et six blessés ont été recensés dans la journée de mercredi, dont certains à PK5, a précisé sous couvert d'anonymat un responsable de la Croix-rouge centrafricaine, dont les membres sont chargés de la macabre besogne de ramasser les corps dans la ville.

 

Ce responsable a souligné que certains de ces cadavres étaient "découpés en morceaux". "Les tueries sont sauvages, la journée de mardi a été sombre à PK5", a témoigné ce responsable auprès de l'AFP.

 

Neuf cadavres, des musulmans et des chrétiens tués par balles ou à coups de machettes, avaient été ramassés par la Croix Rouge lundi, ce qui portait à l'époque à 1.240 le nombre de tués découverts dans la capitale depuis décembre.

 

Le responsable de la Croix Rouge a souligné que le total des morts est "sans doute" bien plus élevé, certains corps disparaissant ou étant directement récupérés par les familles. Par ailleurs, ce chiffre ne prend pas en compte les exactions en province.

 

Depuis le 5 décembre, où quelques heures avant le déclenchement de l'opération française Sangaris des affrontements entre miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka et combattants musulmans Séléka avait provoqué de nouvelles tueries interreligieuses, la Croix-Rouge a ramassé 1.24O corps dans les rues de Bangui, selon ce responsable.

 

Il a souligné que le total des morts est "sans doute" bien plus élevé, certains corps disparaissant ou étant directement récupérés par les familles. Par ailleurs, ce chiffre ne prend pas en compte les exactions en province.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: les violences font au moins 11 morts en deux jours

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 02:56

 

 

 

 

 

 

Centre d'actualités de L'ONU mercredi 26 février 2014 23:22

 

Le Président de la Commission internationale chargée d'enquêter sur les violations des droits de l'homme en République centrafricaine, Bernard Acho Muna, a entamé mercredi sa première visite dans le pays depuis sa nomination le mois dernier.

 

L'objectif de cette visite, qui dure jusqu'au 1er mars, est d'établir des contacts formels avec les autorités du pays, dont la Cheffe de l'État de la Transition, Catherine Samba-Panza, et d'autres acteurs clef, a précisé le Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA) dans un communiqué de presse.

 

Créée par le Conseil de sécurité le 5 décembre 2013 pour une période initiale d'un an, la Commission internationale d'enquête a pour mandat d'enquêter sur toutes les violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme et d'atteintes aux droits de l'homme qui auraient été perpétrées en République centrafricaine depuis le 1er janvier 2013. Elle est également chargée de rassembler des informations devant aider à identifier les auteurs de ces violations et abus, à déterminer leur éventuelle responsabilité pénale et à les traduire en justice.

 

La Commission internationale d'enquête, qui commencera ses travaux dans les prochaines semaines, est composée de trois experts de haut niveau, les deux autres étant Jorge Castañeda, du Mexique, et Fatimata M'Baye, de la Mauritanie. Elle est assistée d'un secrétariat qui arrivera en République centrafricaine le 4 mars.

 

De nationalité camerounaise, Bernard Muna est avocat auprès de la Cour suprême de son pays. Il est un ancien magistrat et un ancien procureur en chef adjoint du Tribunal pénal international pour le Rwanda. Il a aussi été président du barreau d'Afrique centrale.

 

De son côté, la chanteuse Angélique Kidjo, qui est Ambassadrice de bonne volonté du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), a enregistré un court message radio appelant au retour à la paix en République centrafricaine.

 

« Ces dernières années j'ai visité des pays déchirés par la guerre. J'ai vu des familles qui ont tout perdu. J'ai rencontré des enfants qui n'ont plus rien à espérer. La Centrafrique est riche de sa diversité. Ne détruisez pas cette richesse », déclare Mme Kidjo dans ce message.

 

« Votre pays est le cœur de notre continent. S'il vous plait, déposez vos armes. Chrétiens ou Musulmans, la Centrafrique est votre pays. Vous devez y vivre ensemble », ajoute-t-elle.

Centrafrique : première visite du Président de la Commission internationale d'enquête

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 02:54

 

 

 

 

http://www.portail-humanitaire.org/ 

 

Alors que des milliers de personnes continuent de fuir la violence en République centrafricaine, le Programme alimentaire mondial (PAM) a exprimé mardi sa préoccupation concernant les conséquences de cet exode vers les pays voisins, où plus de 150.000 personnes ont un besoin urgent d'assistance humanitaire.
 

« Nous faisons face à une crise régionale qui va bien au-delà des frontières de la Centrafrique. Ces personnes, qui ont souvent tout perdu, ont été victimes ou témoins d'indicibles violences et n'ont eu d'autre choix que de partir », a indiqué la Directrice régionale du PAM pour l'Afrique de l'Ouest, Denise Brown. « Il y a un besoin d'assistance en particulier alimentaire et nutritionnelle à la fois en Centrafrique et dans les pays voisins. Ces personnes en ont besoin maintenant et ne devraient pas avoir à attendre », a-t-elle ajouté. Plus de 70.000 personnes ont fui la République centrafricaine pour le Tchad, 62.000 sont en République démocratique du Congo (RDC), 28.000 sont arrivées au Cameroun dans les dernières semaines, et 12.000 en République du Congo.

 

Depuis décembre 2013, le mouvement de population depuis la République centrafricaine s'est intensifié en direction de régions fragiles et en insécurité alimentaire. L'arrivée de milliers de personnes ajoute aux difficultés auxquelles sont confrontées les populations locales. Parmi ces déplacés figurent un grand nombre de Tchadiens, dont la plupart ne sont jamais allés dans leur pays d'origine ou depuis si longtemps qu'ils ne bénéficient plus de réseaux d'entraide. Le PAM s'inquiète de ne pas pouvoir répondre aux besoins de ces populations extrêmement vulnérables faute de fonds suffisants. Plusieurs pays limitrophes accueillent déjà un grand nombre de réfugiés de différents pays et les ressources disponibles deviennent limitées. En RDC les stocks de céréales destinées aux réfugiés centrafricains sont quasiment épuisés et de nouvelles contributions sont nécessaires rapidement.

 

De son côté, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a affirmé le besoin de protection urgent de plus de 15.000 personnes dans 18 localités actuellement encerclées et menacées par des groupes armés au nord-ouest et au sud-ouest du pays. « Ces populations encourent un risque très élevé d'attaques et elles ont d'urgence besoin d'une amélioration de la situation de sécurité », a indiqué le porte-parole du HCR Adrian Edwards, lors d'une conférence de presse à Genève. Bien que les violences aient frappé toutes les communautés en République centrafricaine, la plupart des civils actuellement pris au piège sont des musulmans menacés par des miliciens anti-balaka. « Parmi les zones particulièrement préoccupantes, il y a notamment le quartier PK 12 à Bangui ainsi que les villes de Boda, Bouar et Bossangoa », a expliqué M. Edwards.

 

Des civils sont pris pour cible pour des motifs religieux depuis septembre 2013, et cela concerne à la fois les communautés chrétiennes et musulmanes. Dans des localités comme Paoua et dans certains quartiers de Bangui, les communautés continuent de vivre et de travailler ensemble. Cependant, des atrocités sont fréquemment commises. Samedi, trois musulmans auraient été tués dans un quartier de Bangui près de l'aéroport. La semaine dernière, un convoi transportant des personnes fuyant un lieu assiégé dans le quartier PK12 a été attaqué par des miliciens anti-balaka. Les 21 hommes transportés dans ce convoi ont été tués, laissant 119 enfants et 19 femmes apeurés qui ont fui vers un village voisin.

 

Le HCR et ses partenaires répondent à ces situations via la protection par la présence, l'aide humanitaire, le plaidoyer pour des mesures de protection et, dans des cas exceptionnels, par l'organisation du transfert de communautés vers des lieux sûrs. Mais les efforts humanitaires à eux seuls ne suffisent pas pour résoudre cette crise. « Nous réitérons notre appel à tous les éléments armés pour qu'ils cessent les attaques contre les civils. Nous demandons également le déploiement de davantage de troupes internationales car le nombre de celles qui se trouvent actuellement sur place est beaucoup trop faible, compte tenu de la taille du pays et de l'ampleur de la crise », a indiqué le porte-parole.

Centrafrique : l'ONU s'inquiète d'une crise alimentaire régionale due à l'exode

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 02:52

 

 

 

 

http://www.lesoir.be/   Mis en ligne mercredi 26 février 2014, 18h34

 

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza a « exhorté » les forces française et africaine en Centrafrique « à faire usage réellement des mandats » de l’ONU pour « mettre hors d’état de nuire les éléments incontrôlés » dans son pays. La présidente centrafricaine a estimé qu’il y avait une « spirale de violence exploitée par des gens qui n’ont pas intérêt à ce que la stabilité revienne dans ce pays », lors d’une conférence de presse donnée dans son bureau au palais présidentiel, à Bangui. La résolution 2127 adoptée par l’ONU le 5 décembre 2013 autorise notamment les forces internationales à « rétablir la sécurité et l’ordre public » en Centrafrique.

Centrafrique la présidente exhorte Français et Africains à faire cesser les violences

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 02:50

 

 

 

 

26/02/2014 à 09:20 (AFP)

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a qualifié aujourd'hui de "oui important" le vote du parlement la veille pour une prolongation de l'intervention française en Centrafrique, Sangaris.


"C'est un oui important", "ce consensus porte un signe d'encouragement et de soutien à nos militaires présents là-bas", a dit le ministre sur Europe 1. "C'est un signe fort à l'égard de la présidente de l'autorité de transition à Bangui"Catherine Samba Panza "qui attendait "ce soutien unanime de la France", selon M. Le Drian. C'est encore un "signe à l'égard des Africains engagés dans cette opération et à l'égard des Nations unies parce que nous souhaitons que rapidement, une opération de maintien de la paix soit diligentée par les Nations unies". "Le fait que la France soit unanime dans l'orientation et l'action est un signe important", a insisté le responsable.

 

Le Parlement français a massivement approuvé mardi une prolongation de Sangaris, lancée le 5 décembre. Sur place? "Tout ne va pas bien, mais nous avons beaucoup avancé depuis deux mois et demi et nos forces ont fait le travail qu'il convenait de faire", selon M. Le Drian. 


Rappelant que la France a été missionnée pour six mois par les Nations unies, et doit revenir au bout de ce délai devant le Conseil de sécurité, il a mis en garde contre les conséquences qu'aurait "un vide sécuritaire" en RCA "qui provoquerait tous les appétits et les risques terroristes, jihadistes et autres provenant à la fois du Nigeria et de la Somalie".

Prolongation Sangaris: "un oui important" (Le Drian)

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 02:48

 

 

 

 

Par La rédaction de RTL.fr | Publié le 26/02/2014 à 08h13 | Mis à jour le 26/02/2014 à 11h46 | RTL Matin

 

INVITÉ RTL - Le sénateur et ancien ministre de la Défense assure que le "risque d'engrenage" en Centrafrique est "réel".

 

"Dans une affaire comme celle-là, très difficile, dans pays où l'État n'a jamais existé et où les structures de l'autorité se sont effondrées, il y a un devoir d'action plus que d'assistance", assure Jean-Pierre Chevènement au micro de RTL, mercredi 26 février. 


"Le risque d'engrenage est réel", estime le sénateur (MRC) du territoire de Belfort, qui a voté mardi la prolongation de l'opération Sangaris en Centrafrique"comme l'ensemble des sénateurs de [son] groupe". 


Selon lui, même si "la date butoir n'est pas fixée", "la perspective de la mise en œuvre d'une opération de maintien de la paix de l'ONU est le terme logique de l'intervention française.

Centrafrique : "La France a un devoir d'action plus que d'assistance", dit Jean-Pierre Chevènement

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 02:46

 

 

 

 

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/  Lutte Ouvrière n°2378 du 28 février 2014

 

La prolongation de l'intervention militaire en Centrafrique a été largement adoptée à l'Assemblée nationale et au Sénat. Si le Président de la République peut déclencher une guerre sans demander son avis à qui que ce soit, il est obligé au bout de trois mois d'en référer au Parlement. Comme on a pu le voir, cela n'a rien changé et a seulement confirmé le climat d'union sacrée qui règne sur ce sujet entre ceux qui sont au pouvoir et ceux qui rêvent d'y retourner.

 

Nul n'a émis le moindre doute sur la légitimité de cette opération militaire, et les critiques ont uniquement porté sur le fait qu'elle ne rencontrait pas le succès escompté. À l'Assemblée, le vote a été acquis par 428 voix pour, 14 contre et 21 abstentions.

 

Aucun des responsables de groupes parlementaires n'a appelé à voter contre la prolongation de l'intervention. Les députés PS et écologistes l'ont adoptée à l'unanimité. À droite, l'UMP a critiqué la faiblesse des forces engagées et le fait que le gouvernement français n'ait pas réussi à entraîner ses homologues européens dans la guerre. Ces réserves se résument dans la formule « François Hollande n'est pas un vrai chef de guerre », pour faire comprendre que l'UMP serait plus à même de mener ce genre d'intervention impérialiste. C'est au nom de ces critiques que 12 députés de droite, comme Bruno Le Maire, ont voté contre, alors que 136 approuvaient l'intervention.

 

À gauche, le communiste André Chassaigne n'a pas fait entendre un son de cloche très différent sur le fond. Il a terminé son intervention par la formule suivante : 

 

« Nous ne pouvons aujourd'hui retirer nos troupes et abandonner le peuple centrafricain à son triste sort. Nous ne nous opposerons pas à la prolongation de la présence des troupes françaises en Centrafrique. » À aucun moment il n'a dénoncé le véritable motif de cette intervention militaire, qui est de défendre les intérêts de l'impérialisme français sur le continent africain. Il s'est contenté de décrire le chaos actuel et a appelé à une solution non seulement militaire mais aussi politique. Cela ne contredit en rien les objectifs de François Hollande qui s'emploie à remettre sur pied un gouvernement allié de la France et a programmé pour cela des élections au début 2015. Quatre députés du groupe ont voté pour la poursuite de l'intervention, sept se sont abstenus et seulement deux ont voté contre.

 

Cette unanimité presque totale, à l'Assemblée comme au Sénat, montre bien la complicité qui lie les responsables politiques de droite et de gauche lorsqu'il s'agit de défendre les intérêts de l'impérialisme français. Tous font mine de croire que l'intervention militaire française a un but humanitaire, alors qu'elle ne vise qu'à perpétuer le pillage de l'Afrique par les trusts français. C'est bien pourquoi la seule issue vraiment favorable aux peuples d'Afrique, ce serait que les troupes françaises quittent non seulement la Centrafrique, mais tout le continent.

 

Daniel MESCLA

Lu pour vous : Centrafrique : tous les partis unis pour prolonger l'intervention militaire

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 16:04

 

 

 

 

 

 

PARIS (Reuters) - L'opération française en Centrafrique a coûté 100 millions d'euros à ce jour, et devrait coûter 200 millions d'euros en année pleine, a déclaré mercredi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Invoquant une situation pré-génocidaire, la France a lancé le 5 décembre dernier l'opération Sangaris aux côtés des forces africaines pour tenter de rétablir la sécurité dans un pays plongé en plein chaos depuis le coup d'Etat des rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, en mars 2013.

 

"Jusqu'ici (le budget de Sangaris) est d'à peu près 100 millions d'euros, si on est en année pleine ça sera aux environs de 200 millions d'euros", a déclaré Jean-Yves Le Drian sur Europe 1.

 

"Ça rentre dans le cadre des opérations extérieures décidées en cours d'année, et ça ne rentre pas dans le budget de la Défense", a-t-il précisé. "C'est un budget partagé par le budget de l'Etat."

 

Le gouvernement a gratté les fonds de tiroirs pour financer les opérations militaires extérieures de la France (Opex) en 2013, dont l'intervention au Mali.

 

La loi de programmation militaire prévoit 450 millions d'euros pour les Opex en 2014, très en deçà des surcoûts des années passées.

 

Les députés français ont donné massivement mardi leur accord à la prolongation de l'opération Sangaris en Centrafrique, malgré les doutes croissants sur les objectifs d'une intervention confrontée à une situation délicate sur le terrain.

 

(Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

Sangaris coûterait 200 millions d'euros en année pleine

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