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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 19:43

 

 

 

 

 

04/08/14 (RFI)

 

Entre Sibut et Bambari, villes éloignées de près de 200 kilomètres, la route est désertée. Les habitants des villages environnants se terrent dans la brousse. Les tensions entre Seleka et anti-balaka sont encore bien réelles et les apeurent.

 

Sur une quarantaine de kilomètres, la route menant vers Bambari est quasi déserte. La plupart des villages sont dépeuplés et beaucoup de paysans se cachent dans la brousse, terrorisés par des bandes armées, comme ce père de famille : « Les femmes ont fui, les enfants ont fui, les gens dans les champs ont abandonné leurs maisons. Les Seleka continuent toujours à tirer. Les femmes, les enfants ont peur. [...] Le village est vidé. Tout le monde se sauve dans la brousse. »

 

« Nous vivons très, très mal. Des fois, les femmes accouchent dans la brousse, aux champs. Les enfants sont sous les arbres, la pluie, témoigne cet autre homme. Ils ne sont pas en sécurité. Nous voulons la paix. »

 

A dix kilomètres avant Bambari, au bord d’une piste boueuse parsemée de check-point anti-balaka, ce villageois a bravé sa peur pour venir chercher un sac de farine distribué par le Programme alimentaire mondial. Le vieil homme ne s’aventure jamais plus loin. Passé le pont à l’entrée de la ville, c’est la zone contrôlée par les Seleka.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140803-rca-route-bambari-sibut-s...

 

RCA: sur la route de Bambari, les habitants désertent les villages
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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 16:22

 

 

 

 

 

RFI  le 04-08-2014 à 07:25

 

Dans les camps de déplacés, les femmes sont souvent victimes de violences sexuelles. A Bambari, de nombreux témoignages pointent l'attitude des soldats de la Misca, en charge de la protection d'un des camps de la ville. La nuit, des éléments de la force africaine de maintien de la paix se livreraient à des abus, du harcèlement et de l'exploitation sexuelle sur de jeunes déplacées démunies contraintes de se livrer, pour survivre, à ceux qui sont censés les protéger.

 

« Beaucoup de filles sont abandonnées à elles-mêmes. Parfois, elles me disent : "notre vie actuelle n'est pas comme avant". Nous sommes obligées de nous livrer pour avoir de quoi manger. Pour avoir de quoi s'habiller. Il y a aussi du harcèlement sexuel. La nuit, les hommes de la Misca entrent dans les huttes pour avoir les filles. Elles sont obligées d'accepter : elles n'ont pas les moyens de subsister. »

 

Ce témoignage d'une déplacée d'un camp de Bambari désigne des soldats de la Misca, la force africaine de maintien de la paix, comme responsable de violences sexuelles. Ils utiliseraient leur fonction pour exploiter sexuellement des jeunes déplacées, parfois contre à peine 500 francs CFA ou même de simples biscuits.

 

L'ampleur de ces abus sexuels par des soldats de la Misca dans les camps de déplacés de Bambari inquiète d'autant plus les observateurs que cette dernière doit être renforcée, pour passer en septembre prochain sous mandat de l'ONU.

 

La rescapée interrogée par RFI désigne également des groupes armés, notamment les anti-balaka, comme responsables d'agressions envers les femmes.

 

Des réfugiées accusent des soldats de la Misca de violences sexuelles (RFI)
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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 16:11

 

 

 

 

 

 

 

                       Relatif à la violation flagrante de l'accord de cessation des hostilités

 

Depuis ce matin, en violation flagrante de l’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville, un convoi de six véhicules de la force française Sangaris et huit véhicules des antibalakas venant de Bouca en direction de Batangafo, avec le soutien de deux avions types Mirages et deux hélicoptères, ont ouvert le feu sur les éléments de la Séléka faisant plusieurs morts et plusieurs blessés.

 

Nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoin sur ces agressions contraire à la lettre et l'esprit de l'accord de Brazzaville et exprimons notre étonnement par rapport à l’attitude de l’Etat centrafricain et des forces internationales présentes en RCA qui  n’ont en aucun moment condamné ou dénoncé ces agressions.

 

Le Bureau Politique  

 

 

 

Communiqué de presse N°004 20140804 de l'ex-Séléka
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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 23:25

 

 

 

 

La Rédaction de Centrafrique apprend auprès de sa famille, le décès brutal des suites d'une courte maladie le samedi 3 août 2014 de Michel LAGUERRE, juriste, enseignant à l'Université de Bangui et Directeur de Cabinet du Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture, Léopolod Narcisse BARA.

 

Toute la rédaction présente à la famille du disparu et ses proches ainsi qu'à l'Université de Bangui, ses condoléances les plus émues

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 23:16

 

 

 

 

 

APA – Libreville (Gabon) - 2014-08-03 13:00:35 - L’Organisation des nations unies (ONU) encourage les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique (CEEAC) à se doter institutions « adéquates » afin de garantir des élections libres dans les Etats membres de l’organisation régionale, indique un communiqué.


« Les élections sont parfois l'occasion de tensions sociopolitiques accrues. Il importe donc que les Etats disposent de ressources et d'institutions adéquates pour garantir des élections libres, démocratiques et transparentes », a déclaré le représentant spécial de l'ONU pour l'Afrique centrale, Abdoulaye Bathily.


Il prononçait un discours du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon, lors de la 38ème réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC), dont les travaux ont débuté mardi dernier à Malabo, capitale de la Guinée Équatoriale.


Bathily a plaidé en faveur du renforcement du rôle positif de toutes les structures impliquées dans les processus électoraux, y compris les commissions électorales, les juridictions chargées de régler les contentieux, ainsi que les entités techniques, médiatiques et politiques concernées. 


Le Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale fera une nouvelle évaluation de la situation globale dans la sous-région lors de sa 39e réunion prévue à Bujumbura (Burundi) en novembre prochain. 

La Guinée équatoriale assurera la présidence du Comité jusqu'à la prochaine session 

 

 http://www.apanews.net/article_read-801150-l--onu-appelle-ees-institutions-%E2%80%98---adeates-----pour-des-ections-libres-en-afrique-centrale.html#sthash.9M9UF2AY.dpuf  

L'ONU appelle à des institutions « adéquates » pour des élections libres en Afrique Centrale
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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 23:14

 

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) - 2014-08-03 16:18:52 - Le président du conseil national de transition (CNT), Alexandre Ferdinand Nguendet, également anicien député de Bambari et ressortissant de cette ville, s’est rendu samedi, au chevet des cinq cent ménages des sites des déplacés internes de cette localité à qui il a remis une enveloppe financière de trois millions de FCFA.

 

« Nous avons jugé opportun de remettre ce don à chaque responsable de ménage. Ce sont des personnes qui ont été pillées, ou ont perdu leurs habitations suite à des incendies, » a confié l'Abbé Firmin Ngbagoua, parlant au nom du président du CNT.

 

Il a aussi lancé un appel aux bonnes volontés et aux humanitaires de s'organiser afin de voler au secours de ces déplacés pour leur apporter des bâches et autres assistance.

Au total 3090 déplacés internes ont été recensés à Bambari

 

 http://www.apanews.net/article_read-801172-centrafrique-le-predent-du-cnt-au-chevet-des-deaceinternes-de-bamabri.html#sthash.AnLcCMRp.dpuf

Centrafrique : Le Président du CNT au chevet des déplacés internes de Bambari
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 22:56

 

 

 

 

 

Bangui (AFP) - 02.08.2014 16:25 - Une faction influente de l'ex-coalition rebelle de la Séléka "ne se reconnaît pas" dans l'accord de cessation des hostilités signé le 23 juillet entre protagonistes de la crise centrafricaine, a-t-on appris samedi auprès de ce groupe.

 

"L'état-major de la Séléka ne se reconnaît pas dans l'accord" de cessez-le-feu de Brazzaville, affirme dans un communiqué le général Joseph Zoundéko, chef de cet "état-major" installé depuis mai à Bambari (centre).

 

Sous la pression des pays de la région et de la communauté internationale, cet accord avait été paraphé le 23 juillet dans la capitale du Congo voisin par les deux principaux belligérants -- la Séléka, à dominante musulmane, et les milices anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens -- ainsi que par des représentants politiques, religieux, ou civils centrafricains.

 

Il avait été arraché in extremis à l'issue d'un "Forum" chaotique au cours duquel les représentants de la Séléka s'étaient d'abord retirés des discussions en exigeant une partition du pays.

 

Selon le général Zoundéko, "personne n'a été mandaté pour apposer une signature au bas de l'accord de cessation des hostilités au nom" de la Séléka, et tout acte posé dans ce sens à Brazzaville "n'engage que leurs auteurs". Il assure "cependant rester disposé au dialogue", selon son communiqué, dont l'AFP a eu copie.

 

Désigné comme chef d'état-major de la Séléka en mai dernier, le général Zoundéko est installé depuis mai, avec son équipe et quelques centaines d'hommes, à Bambari, théâtre depuis lors d'affrontements intercommunautaires ayant fait plus d'une centaine de morts et des milliers de déplacés. Il réclame la partition de la Centrafrique estimant que "les comportements des chrétiens ont rendu impossible la paix" dans le pays.

 

L'ex-coalition rebelle était représentée au Forum de Brazzaville par une délégation conduite par son n°3, Mohamed Moussa Dhaffane.

 

Premier accord signé après huit mois d'un déchaînement de violences intercommunautaires en République centrafricaine, l'accord de Brazzaville, obtenu grâce à la forte implication du médiateur, le président congolais Denis Sassou Nguesso, suscite beaucoup de doutes sur ses chances de succès.

 

Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la Séléka, la Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants et en uranium, est plongée dans le chaos.

 

Les combattants de la Séléka et les milices anti-balaka s'affrontent depuis décembre 2013 dans un cycle d'attaques et de représailles qui ont fait des milliers de morts, principalement des civils, et le pays compte des centaines de milliers de déplacés.

 

Chassée en début d'année de la capitale Bangui après l'opération militaire française Sangaris déclenchée en décembre, l'ex-rébellion à dominante musulmane tient aujourd'hui l'essentiel du nord-est du pays, frontalier du Tchad et du Soudan, des régions littéralement à l'abandon depuis des années par le pouvoir central.

 

Elle est minée par d'innombrables divisions, articulées autour de deux principaux groupes: la "Séléka Bambari", du nom de la localité minière où une partie de ses forces s'est repliée, et la "Séléka Birao", dans le grand nord, dirigée par Nouredine Adam, chef militaire sous le coup de sanctions onusiennes et américaines. Dans Bangui, près de 2.000 ex-combattants sont cantonnés sous la surveillance des forces internationales.

 

Seuls des représentants de la "Séléka Bambari" ont participé au Forum de paix de Brazzaville, où la "Séléka Birao" n'était pas présente.

 

D'autres groupes armés opèrent en toute impunité dans le nord-est de la Centrafrique sous l'appellation de l'ex-Séléka, mais sont largement incontrôlés et dirigés par de petits chefs locaux.

 

Les anti-balaka et autres milices chrétiennes et animistes, sans organisation centralisée, écument quant à elles le nord-ouest et l'ouest, rançonnant les voyageurs sur les routes et les civils, quand elles ne pillent pas les convois d'aide humanitaire.

 

Quelque 2.000 soldats français sont actuellement déployés en Centrafrique, au côté d'une force de l'Union africaine comptant environ 5.800 militaires et d'une force européenne, l'Eufor.

 

© 2014 AFP

 

NDLR : Le moins qu'on puisse dire est qu'il existe plusieurs Séléka qui ne s'entendront jamais. Les vrais dindons de la farce sont ceux-là mêmes qui ont cru qu'ils pouvaient réunir sans difficulté à Brazzaville Séléka et anti-balakas pour leur faire signer un accord de cessation d'hostilités. Nous voilà revenus case départ !

Centrafrique: une faction de l'ex-Séléka rejette l'accord de paix de Brazzaville
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 22:48

 

 

 

 

 

APA-Bangui (RCA) - 2014-08-02 17:15:29 - La Directrice Pays de l’ONUSIDA, Docteur Christine Mbonyingingo, arrivée au terme d’un mandat de trois ans, a été décorée de la Cravate de Commandeur dans l’ordre national de la reconnaissance centrafricaine par le Premier ministre, André Nzapayéké.


La cérémonie s'est déroulée jeudi à la primature en présence de la ministre de la santé, Docteur Marguerite Samba- Maliavo et du ministre des Affaires étrangères, Toussaint Kongo Doudou ainsi que des troupes burundaises de la MISCA.

‘'Cette décoration est un témoigne essentiel qui peut couronner la carrière d'une personne. Et comme je vais à la retraite, je suis vraiment fière de ce que la RCA ait pu honorer ma modeste personne de cette manière'', a déclaré la récipiendaire, Docteur Christine Mbonyingingo, avant d'ajouter : ‘'mille mercis au peuple et aux autorités centrafricaines''.


S'adressant à son successeur, Dr Mbonyingino a dit : ‘la RCA est un pays qui vaut vraiment la peine d'être appuyé à cent pour cent. Je l'ai déjà dit qu'il faut se donner à fond parce que l'épidémie malheureusement en Centrafrique est forte qui nécessite des actions en permanences et des actions de courage''.

 

Ace propos, elle a particulièrement recommandé à son remplaçant de s'investir dans la recherche de la paix.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=801127#sthash.RMvhCceb.dpuf

La directrice sortante de l'ONUSIDA en RCA décorée
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 12:26

 

 

 

 

 

APA  1 août 2014 à 11:10 UTC

 

Le musicien centrafricain Jean Paul Mbelet, alias "Ozaguin", a lancé un appel à la paix à l’endroit de tous ses compatriotes, surtout envers ses collègues musiciens qui, a-t-il dit, doivent s’inspirer de l’exemple ivoirien en prenant à bras-le-corps le combat pour le retour de la paix en Centrafrique.


 « On veut la paix. Au nom de tous les artistes musiciens centrafricains on veut la paix. Rien que la paix, a-t-il dit avant d’ajouter : ‘’la Côte d’Ivoire a connu la crise et ce sont les artistes musiciens ivoiriens qui ont tout fait pour ramener la paix. Je souhaite que les musiciens et artistes centrafricains suivent l’exemple de leurs frères ivoiriens ».

 

 « Ozaguin » qui donnait jeudi à Bangui une conférence de presse pour présenter son nouvel album intitulé ‘’Si j’étais président » a dans l’immédiat invité les déplacés internes à regagner leurs domiciles, tout en leur demandant de ‘’garder espoir car la paix reviendra ».

 

De retour au pays après cinq mois vécus en France, le musicien a dit avoir donné plusieurs concerts à Paris et dans dix provinces.

 

 « Si j’étais président » est un album dix titres enregistrés tous en France, a indiqué ‘’Ozaguin », soulignant que ce déplacement lui a permis de se payer des instruments musicaux qui vont arriver dans les jours à venir.

 

Copyright : © APA

Le musicien  "Ozaguin" appelle les Centrafricains à cultiver la paix
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 11:14

 

 

 

 

 

02/08/14 (Libération)

 

Après une courte trêve, des accrochages ont éclaté dans le Nord entre bandes rivales.

L’espoir ténu d’un cessez-le-feu n’aura duré que quelques jours en Centrafrique. Le 23 juillet, les médiateurs du Congo-Brazzaville avaient arraché au forceps un accord aux parties au conflit en République centrafricaine (RCA), notamment aux représentants des anciens rebelles de la Séléka (au pouvoir à Bangui de mars à décembre 2013) et aux milices anti-balaka. Mais mercredi et jeudi, de violents heurts ont éclaté dans la localité de Batangafo (nord du pays), faisant au moins 22 morts.

 

Selon un officier de la force africaine en Centrafrique, la Misca (Mission de soutien à la Centrafrique), des éléments «se réclamant des anti-balaka» ont ouvert le feu sur les ex-rebelles. Ces derniers ont riposté, tuant principalement des civils. Prises de panique, des centaines de personnes se sont réfugiées sur la base de la Misca, autour de l’église, à l’hôpital et même chez le maire de la ville. Un scénario presque banal dans cette ancienne colonie, où la France a déployé 2 000 soldats dans le cadre de l’opération Sangaris, aux côtés de quelque 6 000 militaires africains, pour tenter d’empêcher l’implosion du pays.

 

«Bandits». S’ils sont parvenus, tant bien que mal, à contenir le spectre de massacres à grande échelle, ces soldats n’ont pas réussi à empêcher une partition de fait. La moitié Ouest est écumée par des bandes armées agissant sous l’étiquette des milices dites «chrétiennes» anti-balaka. «En réalité, il s’agit de coupeurs de routes, des bandits de grand chemin qui ratissent la zone située au nord de Bossangoa», dit une source militaire. La moitié orientale, elle, est aux mains des ex-rebelles de la Séléka, à dominante musulmane. Et entre les deux, un grand vide. «Si la situation est à peu près stabilisée à Bangui, reprend la même source, l’Etat est totalement absent à l’intérieur du pays, les préfectures ne fonctionnent pas.» Paris escompte l’organisation d’élections législative et présidentielle début 2015, prélude à une sortie de crise dans son ex-colonie. «Mais sur place, plus personne n’y croit», relève Didier Niewiadowski, un ancien de l’ambassade de France à Bangui de retour d’une mission en RCA.

 

Autre signe inquiétant pour Paris : dans la moitié Est, les «durs» de la Séléka - Michel Djotodia (ex-président par intérim) et Nourredine Adam (le véritable patron du mouvement) - ont la main. Leurs hommes contrôlent les principales mines de diamant et d’or du pays. Les radicaux de la Séléka se sentent si forts qu’ils ont pu, fin juin, adresser un ultimatum au reliquat de la force tripartite (Centrafrique-Soudan-Tchad), censée stabiliser la zone sensible de Birao, dans le nord-est du pays. «Ses hommes ont immédiatement décampé», regrette un officier français.

 

Décrue. A la mi-septembre, l’ONU doit lancer une nouvelle opération de maintien de la paix en Centrafrique, attendue impatiemment par Paris, qui veut amorcer la décrue de ses forces. Pour l’heure, face à une situation qui reste très volatile, l’état-major s’apprête à acheminer sur place 16 VBCI, des véhicules blindés plus modernes, donc plus robustes, que les équipements actuellement déployés.


THOMAS HOFNUNG

 

http://www.liberation.fr/monde/2014/08/01/la-centrafrique-a-...

 

Lu pour vous : La Centrafrique à la merci des «bandits»
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