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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 04:16

 

 

 

 

le rebelle Ndoutingaï

     Ndoutingaï (en lunettes) pendant la rébellion de Bozizé de 2001-2003

 

 

 

 Findiro

                      Firmin Findiro qui devrait être le PM de Ndoutingaï

 

Incroyable mais vrai ! On a quelque mal à croire à tout ce qui arrive ces derniers temps aux deux « demi-dieu » de Bangui qui ont fait longtemps la pluie et le beau temps autour de Bozizé au point d’être surnommés par les Centrafricains « demi-dieu », tant ils tenaient quasiment sur presque tous les fils du pays, un pouvoir de vie et de mort.

Il est en effet difficile de ne pas avaler son chapeau en apprenant certaines informations dont ont fait état certains journaux de Bangui de ce 10 juillet 2012. Qu’on en juge même seulement aux titres et aux Unes de ces quotidiens : Le DEMOCRATE n° 2737 du 9 juillet 2012 : « Firmin Findiro est rentré à Bangui sur la pointe des pieds juste après l’interpellation de son directeur de cabinet, sa secrétaire particulière et son planton sur instructions de Bozizé ».

Dans le quotidien l’HIRONDELLE n° 2851 du 9 juillet 2012 on peut lire ceci : « Les enfants Ndoutingaï brièvement inquiétés samedi dernier à l’aéroport Bangui-M’Poko »

Visiblement l’affaire Ndoutingaï ne fait que commencer car elle est en réalité extrêmement grave tant ce personnage avait noyauté quasiment tout le pays autour de Bozizé sans que celui-ci n’en sache quelque chose et cela, des années durant où il faisait aveuglément confiance à son parent qu’il a placé dès son arrivée au pouvoir le 15 mars 2003 au plus que stratégique et juteux ministère des mines et de l’énergie. Bozizé a fait prince Ndoutingaï.

Selon certaines indiscrétions émanant de leurs proches, c’est ce dernier qui aurait procédé à l’ouverture des comptes bancaires de Bozizé dans le monde entier. C’est même ce que certains utilisent aujourd’hui comme argument pour écarter toute éventualité que Bozizé puisse poursuivre sa logique et l’escalade répressive jusqu’à faire arrêter Ndoutingaï et le jeter en taule malgré son intention découverte par Bozizé de le renverser.

Toujours selon nos sources, quelque chose semble être vraiment cassé entre les deux hommes. Certains témoins qui se trouvaient au pot d’adieu de l’ambassadeur de France Jean-Pierre Vidon à la résidence de France à Bangui, en prenant congé de l’assistance ce jour, Bozizé avait refusé ostensiblement de saluer Ndoutingaï  alors qu’il avait dit au revoir aux six autres membres du gouvernement présents.

De retour au palais, Bozizé aurait remis lui-même en main propre à son chauffeur, le décret de limogeage de Ndoutingaï avec comme consigne : « Pour diffusion immédiate ». C’est ainsi que le chauffeur a dû chercher après dans les quartiers le DG de Radio Centrafrique David Gbanga pour lui remettre le fameux décret, ce qui a retardé quelque peu le moment de lecture à l’antenne du document qui a occasionné le séisme qu’on a enregistré après.

 D’après les investigations de la rédaction de Centrafrique-Presse, quelque temps après son limogeage, Ndoutingaï n’a pas cessé de demander à être reçu par Bozizé mais en vain. Il aurait même fini par faire un chantage au suicide si Bozizé refusait de le recevoir. Informé de son chantage, Bozizé aurait simplement répondu qu’il était militaire comme lui et qu’il avait tous les moyens à sa disposition pour ce faire. On a aussi su ensuite que lors du séjour du 5 au 6 mai à Bangui du président Idriss Déby Itno, Ndoutingaï aurait également tenté de pénétrer au camp de Roux où a résidé le président tchadien mais informé, Bozizé aurait opposé un non possumus.

Depuis, c’est à travers certains indices que les Centrafricains se rendent compte que quelque chose de grave s’est bien passé entre Bozizé, Ndoutingaï, Findiro et consorts. Plusieurs ministres pro-Ndoutingaï du gouvernement qui se reconnaissent comme tels ruminent actuellement en silence beaucoup de questions et se soucient énormément pour savoir à quelle sauce ils vont être mangés. Certains envisagent même d'aller tout raconter à Bozizé pour se disculper et conserver leur poste. Pour cela ils harcèlent mais en vain son service de protocole. Bozizé se fait invisible. On le surprend même ces derniers temps en tenue combat et confie volontiers à ses proches qu'il est militaire et qu'il attend fermement ceux qu'ils veulent le renverser.

Il se raconte à Bangui que lors d’un conseil de cabinet, Findiro aurait été littéralement obligé de fuir le conseil en attendant que Faustin Touadéra n’arrive. Il avait été copieusement conspué et moqué par certains de ses collègues du gouvernement dont surtout le milliardaire de Boy-Rabe.  Il  n’en menait plus large, lui qui était d’ordinaire si arrogant. C’est dire combien le vent semble avoir tourné à présent pour Findiro et Ndoutingaï.

La Rédaction

 

Centrafrique: Des enfants Ndoutingaï temporairement empêchés de quitter Bangui

 

Ndoutingai-et-ses-trois-enfants.JPG

                          Ndoutingaï et ses trois enfants

 

 

jdbangui, 10/07/2012 20h02

Trois enfants de l’ancien ministre d’Etat aux Finances et au Budget, Sylvain Ndoutingaï ont été temporairement empêchés le samedi, 8 juillet 2012 de quitter l’aéroport international Bangui M’Poko pour se rendre à Yaoundé au Cameroun. On ignore les raisons qui ont conduit les autorités militaires de l’Aéroport international Bangui M’Poko à prendre une telle décision. A titre de rappel, l’ancien ministre d’Etat aux Finances et au Budget a été limogé du gouvernement le 1er juin dernier. Il lui serait reproché officieusement, une tentative d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 02:39

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 localisation-de-la-ville-de-bakouma

 

Bangui : Human Rights Watch lie la LRA aux attaques contre AREVA et CAWA

Bangui, 10 juillet 2012 (RJDH) – Human Rights Watch accuse l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) d’être à l’origine de l’attaque, le dimanche 24 juin, du site de la société française d’uranium AREVA et du massacre, en mars, de mineurs artisanaux près d’une réserve de chasse de la société CAWA, dans la région de Bakouma (Sud-est).

Convaincue de la piste LRA dans l’affaire CAWA, Human Rights Watch a adressé une lettre aux autorités judiciaires centrafricaines, rendue publique le 9 juillet, leur demandant d’éviter une erreur judicaire et d’assouplir la peine des présumés accusé.

Dans un rapport publié également le lundi 9 juillet, qui accompagne la lettre ouverte aux autorités, l’organisation internationale précise que les attaques du groupe rebelle se sont intensifiées en République centrafricaine depuis le début de l’année.

Le rapport est basé sur la conclusion des recherches de plusieurs experts et chercheurs de l’organisation, faites sur le terrain. Selon Anneke Van Woudenberg, chercheuse senior pour la division Afrique, citée dans le rapport, « l’intensification des attaques de la LRA montre que le groupe rebelle n’est pas affaibli et qu’il constitue toujours une menace sérieuse pour les civils ».

Selon Human Rights Watch, cette recrudescence des attaques de la LRA serait l’explication la plus plausible à l’arrestation d’Erik Mararv, patron de la société de safaris CAWA, et de 13 de ses employés.

L’organisation internationale affirme aussi dans sa publication qu’Erik Mararv a été libéré en juin dernier. Mais joint par le RJDH, Jacques Aïmoussa, porte-parole de la société CAWA, a affirmé que la libération de Mararv, pour des raisons de santé, comme le mentionne Human Rights Watch, n’a été que temporaire.

« Erik Mararv a été libéré juste pour 15 jours. Le médecin avait notifié que son état de santé ne permettait pas d’être traité en prison. Le délai une fois  terminé, il a été reconduit à la prison de Ngaragba, à Bangui, où il continue à  être détenu », a mentionné Jacques Aïmoussa.

Human Right Watch soutient qu’« il est urgent de remédier à ce manque de protection et d’appréhender les dirigeants de la LRA sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour mettre un terme aux abus de la LRA. »

Human Rights Watch invite les autorités centrafricaines à protéger urgemment les populations civiles touchées dans les zones où la LRA est active.

 

Bangui : Bientôt la réinsertion des éléments de l’APRD

rebelles-rca

 

Bangui, 10 juillet 2012 (RJDH) – Les éléments de l’ex-groupe rebelle de l’Armée populaire pour la restauration de la paix et la démocratie (APRD), qui ont été désarmés et démobilisés le 16 mai, seront réinsérés la semaine prochaine dans leur localité respective.

« Le programme de réinsertion consiste à apporter une aide matérielle et de la formation aux démobilisés qui désirent s’orienter vers l’agriculture, l’élevage, les petits métiers et le commerce », peut-on lire dans un communiqué de presse de la Coordination nationale de réintégration  des démobilisés diffusé le 10 juillet.

Ce programme vise la région nord-ouest de la Centrafrique, notamment les sous-préfectures de Paoua, Bocaranga, Ngaoundaye, Nangha Boguila et Markounda.

Le communiqué précise que les démobilisés vont recevoir chacun du matériel pour les travaux agricoles et de l’argent pour d’autres activités génératrices de revenus.

Dans la sous-préfecture de Paoua, les démobilisés qui ont choisi l’agriculture seront encadrés  par l’Agence centrafricaine de développement  agricole (ACDA). Et ceux qui ont choisi le commerce et les petits métiers seront encadrés  par l’ONG JRS (jesuite refugees services), poursuit le communiqué.

A cet effet le ministre du programme Désarmement, démobilisation et réinsertion, Xavier Sylvestre Yangongo, invite les autorités administratives locales et les représentants de la société civile à apporter leur soutien afin de contribuer à la réussite de ce programme de réinsertion.

Quelque 5000 éléments de l’APRD ont été démobilisés avant la dissolution de ce groupe rebelle dirigé par Jean Jacques Démafouth.

Bangui : Flambée de prix du manioc, les vendeurs s’expliquent

 

manioc au soleil

 

Bangui, 10 juillet 2012 (RJDH) – Le prix du manioc a sensiblement augmenté sur les marchés de Bangui. Les commerçants interrogés, le mardi 10 juillet, au marché Combattant témoignent des difficultés à s’approvisionner en cette denrée et des autres obstacles rencontrés en cours de route et à l’intérieur du pays.

« Le prix de manioc a effectivement augmenté. Ce n’est pas de notre faute car sur le marché intérieur, le prix est en hausse. Le manioc est même rare sur le marché », a expliqué Adoum Aroun, une vendeuse.

La cuvette coûte 3500 FCFA, poursuit la même source. « On se bat pour en avoir, mais la distance joue aussi sur le prix. Souvent je vais acheter le manioc à Paoua, à environ 700 kilomètres de Bangui. A cela il faut ajouter les difficultés rencontrées sur les barrières», a-t-elle ajouté.

« Pour le moment, le prix de carburant est en hausse. On paie actuellement le transport d’un sac à 5500 FCFA, alors qu’auparavant, un sac se payait 2500 FCFA », a fait savoir Marcel Nouradine, un vendeur. Et celui-ci d’ajouter que « si le prix de carburant reste en hausse, ça sera difficile de faire diminuer le prix du manioc ».

En dehors de l’augmentation du prix du carburant, il souligne également la question de l’insécurité dans les villages, qui, selon lui, a fait que la population a peur d’aller plus loin pour cultiver. Il donne l’exemple de la sous-préfecture de Mobaye où il se rend régulièrement pour acheter le manioc.

« En plus, la cuvette se vend à deux milles francs, dit-il. Si on ajoute les frais de chargement et le paiement des barrières, une fois arrivés à Bangui, la dépense pour un sac de farine nous revient à 17 000 FCFA ».

« J’ai débuté le commerce en l’an 2000. On remplissait un sac à 4000 FCFA. Cependant, il faut aujourd’hui 14 000 FCFA pour remplir le même sac. Car une cuvette se vend à 2000 FCFA », a indiqué un commerçant qui a requis l’anonymat.

NDLR : Si les vendeurs de manioc sont obligés de répercuter ce qu'ils sont obligés de payer aux forces de sécurité et autres racketteurs de la bozizie sur les barrières illégales, on comprend que le manioc puisse coûter cher.

 

 

Sam-Ouandja : Vague de décès d’enfants liés au paludisme

Sam-Ouandja, 10 juillet 2012 (RJDH) – Romaric Démovo, major de l’hôpital de Sam-Ouandja (Nord-est), a indiqué que 26 enfants dont l’âge varie de 1 à 8 ans sont morts de paludisme grave sur  un total de 278 enfants consultés. En plus, sur 106 adultes consultés et déclarés atteints de paludisme, 12 personnes sont mortes au cours du mois de juin.

« L’hôpital ne dispose pas de médicaments. Les personnes malades sont traitées avec les médicaments vendus sur le marché, ce qui n’est pas conseillé sur le plan médical », a précisé le major de l’hôpital de Sam-Ouandja, le mardi 10 juillet.

L’hôpital de Sam-Oaundja, poursuit Romaric Démovo, est appuyé par l’ONG IMC (International Medical Corps). Mais depuis six mois, cette organisation n’intervient plus. « Nous lançons un appel aux autres structures humanitaires et au gouvernement pour nous venir en aide en nous fournissant des médicaments », a conclu le médecin.

Le chef de mission de l’IMC, le Dr Christian Mulamba joint par le RJDH  Bangui, a dit avoir été au courant de la situation. Il a signalé qu’à cause des problèmes financiers, sa structure a suspendu son appui à l’hôpital de Sam-Ouandja.

Kabo : Tentative de réconciliation entre les éleveurs et agriculteurs

Kabo, 10 juillet 2012 (RJDH) – Une réunion en vue de chercher des solutions aux altercations qui opposent souvent les éleveurs et les agriculteurs s’est tenue le lundi 9 juillet, à Kabo (nord).

« Cette réunion a permis aux agriculteurs et éleveurs de se parler. C’est une manière pour nous de les réconcilier, et surtout de travailler la main dans la main pour le développement de l’économie du pays », a déclaré Marc Déléro, conseiller économique et social de la préfecture de l’Ouham.

Un comité constitué des membres des deux parties a été mis en place pour le suivi de tout ce qui a été dit au cours de cette réunion. « Les membres de ce bureau auront dans les prochains jours une formation sur le respect des droits de l’homme », a fait savoir Marc Déléro.

Il est à préciser que les éleveurs peulhs et les autochtones de la préfecture de l’Ouham vivent chaque année des moments de tension liée à la destruction des champs des villageois par le bétail des éleveurs d’une part, et à la chasse illicite des bœufs par la population d’autre part.

Kaga-Bandoro : Un bandit armé arrêté

Kabo, 10 juillet 2012 (RJDH) – Un homme, appartenant à une bande armée non identifiée qui serait à l’origine de plusieurs attaques, a été appréhendé le dimanche 8 juillet, en possession d’une arme de marque Kalachnikov, au  village de Linguiri, situé à 40 kilomètres de la sous-préfecture de Mbrés (centre nord).

Le sous-préfet de Mbrés, Pierre Ousmane, a affirmé que « ces hommes sont proches de la ville de Kaga-Bandoro et seraient à l’origine de l’insécurité dans notre ville. Ils empêchent la population d’aller au champ ».

« Des démarches administratives sont en train d’être faites pour informer les autorités du pays de l’insécurité que vit la population de Kaga-Bandoro », a ajouté Pierre Ousmane.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 02:37

 

 

 

 

 

 

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BANGUI 10 juil 2012 (Xinhua) - Les ex-combattants du groupe politico-militaire de l'Armée populaire pour la restauration de la paix et la démocratie (APRD) de Jean Jacques Démafouth, présent dans le nord-ouest de la République centrafricaine, vont aborder la phase de leur réinsertion à partir de la semaine prochaine, selon un communiqué de presse publié mardi par la Coordination nationale de réintégration des démobilisés.

« Ce programme de réinsertion consiste à donner du matériel agricole et une formation aux démobilisés qui veulent pratiquer l'agriculture, l'élevage, et les activités génératrices de revenus », indiqué le communiqué de la Coordination nationale, qui regroupe le gouvernement centrafricain et la communauté internationale, notamment le Bureau des Nations Unies en Centrafrique.

D'après le communiqué, les ex-combattants de l'APRD ayant opté pour l'agriculture, bénéficieront d'un encadrement dans ce domaine, de la part de l'Agence centrafricaine de développement agricole (ACDA) à Paoua. Ceux qui ont choisi le commerce et les petits métiers, et ceux qui désirent pratiquer le petit élevage seront également encadrés par des structures compétentes.

Les zones ciblées par ce programme sont entre autre les villes et les villages de Paoua, Bocaranga, Ngaoundaye, Nangha Boguila et Markounda. Les ex-combattants de l'APRD vont recevoir, en dehors des outils agricoles, un appui financier et des vivres.

Créée au lendemain des élections présidentielles et législatives de 2005, l'APRD est le premier groupe armé centrafricain à parachever le processus avec la démobilisation de ses quelques 5000 hommes suivi de la dissolution du groupe le 17 mai dernier.

Quatre autres groupes armés concernés par Le programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) attendent leur tour, notamment dans le Nord-est du pays.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 02:34

 

 

 

 

 

patrouille-armee-ougandaise.jpg

 

ParRFImardi 10 juillet 2012

10/07/2012 par Marie-Pierre Olphand

La rébellion ougandaise de la LRA est à l'origine des attaques de ces derniers mois en République Centrafricaine, assure l'organisation Human Rights Watch.

Les pratiques sont toujours les mêmes : des brutalités extrêmement sauvages, des coups portés à la tête, des personnes décapitées...

La rébellion ougandaise de la LRA est pointée du doigt par Human Rights Watch (HRW) dans deux attaques menées ces derniers mois en Centrafrique.

En mars dernier d'abord, treize mineurs avaient été tués dans une concession de chasse du sud-est du pays. Et fin juin, non loin de là, à Bakouma, le site du géant Areva a lui aussi fait l'objet d'une attaque. On s'interrogeait jusqu'à présent sur l'identité des auteurs de cette dernière attaque. Mais HRW est catégorique : il s'agit de la LRA.

« Dès le mois d'avril, Human Rights Watch a eu des suspicions sur le fait que l'attaque de la concession de chasse ait pu être commise par la LRA, explique Jean-Marie Fardeau, directeur du bureau parisien de HRW. Nous avons maintenant la quasi certitude que ce crime horrible a été perpétré par un groupe de la LRA. Peut-être le même groupe que celui qui a commis les crimes fin juin puisque c'est un groupe d'environ 30 à 50 personnes de la LRA qui sévirait dans cette région. »

Après l'attaque de mars, les autorités avaient rapidement arrêté le propriétaire suédois de la concession de chasse, un pilote britannique et onze employés centrafricains. Le gérant suédois a depuis été libéré pour raison de santé, mais les douze autres sont toujours en prison. « C'est pourquoi, précise Jean-Marie Fardeau, nous appelons les autorités centrafricaines non seulement à revoir les charges qui pèsent contre les personnes arrêtées, mais également à concentrer davantage de troupes dans cette région pour protéger les civils. »

Source : http://www.rfi.fr/afrique/20120710-rebellion-ougandaise-pointee-doigt-deux-attaques-recentes-centrafrique

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 02:26

 

 

 

 

 

Communiqué N°0011/FSR /BE/2012

 

Une légion étrangère extra institutionnelle est sur le point d’être mise en place.

L’appel du pied lancé par certains chefs d’Etat Africains a requinqué Deby et l’a inspiré à monter une légion qui n’a rien à voir avec son armée. Celle-ci sera constituée exclusivement des jeunes désœuvrés, malmenés par le chômage et qui n’ont d’autre choix que de s’exiler vers les pays limitrophes nantis à la recherche du travail. Ils vont en général vers la Libye. La frontière avec ce pays a été fermée et tous ces jeunes bloqués à la frontière ont été manie militari transportés sur Faya Largeau. Une fois sur place, un camp militaire a été érigé. Des tantes ont été dressées et l’entrainement militaire a commencé.

Ces jeunes, selon des informations digne de fois serviront de chair à canon dans le désert du Mali moyennant la manne qui sera mise en place par la communauté internationale afin de permettre la reconquête du nord Mali d’une part et d’autre part, de donner à Deby un nouveau visage de fréquentable et donc renouer avec les nouvelles autorités de la France.

Le Front pour le Salut de la République (FSR) tient à mettre en garde Deby contre toute aventure de ce genre. Les tchadiens ont suffisamment souffert de sa mégalomanie. S’il entend être présent à l’appel de ses collègues Chefs d’Etat Ouest africains, il n’a qu’utilisé son armée qu’il peine à maitriser et qui s’est subitement transformée en un casse-tête chinois pour son maitre. Les jeunes tchadiens ne doivent sous aucun prétexte servir de chair à canon. Le FSR appelle à une mobilisation générale des tchadiens pour dire non à cette manœuvre sordide de Deby. Par ailleurs, il tient à prendre à témoin la communauté internationale du mépris que Deby a pour le peuple tchadien. Le FSR souhaite que celle-ci et de façon singulière les organisations internationales de défense de droits de l’Homme ainsi que les organisations non gouvernementales(ONG) de bien vouloir tout mettre en œuvre pour barrer la route à ce plan macabre.

                                                             Fait à Paris le 12 juillet 2012

Pour le Front pour le Salut de la République(FSR)

Le commissaire à la communication

Porte-parole.

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Abakar Assileck Halata.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 03:16

 

 

 

 

paysage-de-foret-en-RCA.jpg

 

 

ISRAELVALLEY UNE SOCIÉTÉ ISRAÉLIENNE FAIT UNE PERCÉE SUR LE "MARCHÉ DU CARBONE" EN AFRIQUE: Carbon Essence va protéger les forêts tropicales en République centrafricaine.

http://www.israelvalley.com1 juin 2012

Par Jacques Bendelac, à Jérusalem

À l’approche de la Journée mondiale de l’Environnement qui se déroulera le 5 juin, des experts israéliens font une remarquable percée sur le marché de la protection de la forêt. La société Carbon Essence, fondée et gérée par des Israéliens, va participer au sauvetage de la forêt tropicale en République centrafricaine. La concession, qui lui a été accordée pour une durée de 25 ans, devrait lui permettre de gagner jusqu’à 80 millions d’euros par an. Le principe mis en œuvre par ce projet est simple: les forêts africaines absorbent une partie du surplus de carbone largué dans l’atmosphère par les activités humaines; la lutte contre la déforestation paraît donc un moyen efficace de réduire l’impact des activités humaines sur le climat planétaire. C’est sur ce marché que la société Carbone Essence a été créée en 2009 par Itzhak Tidhar, un ancien officier de Tsahal qui a longtemps dirigé le département des Soldats prisonniers et disparus, en association avec Terence Julius.

Une “Bourse du carbone”

 

Enregistrée à Londres, la société Carbon Essence se spécialise dans la protection des forêts et la réduction de la déforestation. Le projet qui démarre en République centrafricaine (RCA) prévoit que les industries polluantes situées à proximité de forêts tropicales verseront une taxe pour chaque tonne de carbone (CO2) rejetée dans l’atmosphère. Les fonds réunis permettront à la société Carbone Essence de mettre en œuvre un nouveau mécanisme visant à freiner la déforestation.

Dans le cadre de ce système, les industries énergivores comme la production d’électricité, la sidérurgie ou l’industrie du ciment, devront acheter des quotas d’émissions de carbone sur le “marché du carbone” qui sera mis en place par les pays d’Afrique concernés. Une industrie qui aura contribué au développement forestier se verra octroyer un “crédit” qui lui permettra d’émettre du CO2. Ce crédit sera échangé comme une action en Bourse: cette action pourra être rachetée par les banques et les maisons d’investissement qui les revendront aux industries polluantes qui financeront ainsi le reboisement.

Un marché prometteur

 

La société israélienne Carbone Essence va donc participer à la lutte contre le changement climatique en Afrique selon un modèle qui existe en Europe depuis 2002, The EU Emissions Trading System (ETS): les industries énergivores reçoivent gratuitement un certain nombre de quotas d’émission, mais si elles en veulent davantage, elles doivent les acheter sur le marché du carbone; elles peuvent également compenser leurs émissions en investissant dans des dispositifs de réduction du CO2 dans les pays en développement.

Le marché du gaz carbonique est en plein essor dans le monde, et en Afrique en particulier. Selon des études scientifiques, les forêts africaines stockeraient chaque année 1,2 milliard de tonnes de CO2 par hectare, ce qui conduit au chiffre de 4,8 milliards de tonnes pour les forêts d’Afrique et d’Amérique. La valeur financière de ces 4,8 milliards de tonnes est estimée à environ 15 milliards d’euros. L’entreprise israélienne dirigée par Itzhak Tidhar ne vise donc qu’une modeste part de ce marché gigantesque.

Jacques Bendelac (Jérusalem)

 

 

Carbon Essence (UK) Ltd.

 

UK Headquarters

 

17 Piries Place

 

Horsham, West Sussex

 

England 

 

Email:  info@carbonessence.co.uk

 

 

 

République Centrafricaine : une transaction carbone estimée à un milliard d’euros

http://www.agenceecofin.com

(Agence Ecofin) - «Notre motivation est d'aider à sauver les forêts du monde, et de générer de l'argent» telle est la déclaration de Terry Julius, directeur de l’entreprise israélienne Carbon Essence à l’issue de la signature d’un important contrat avec le gouvernement Centrafricain.

Il a de quoi se réjouir car son entreprise table sur des revenus de près d’un milliard d’euros issus de la commercialisation de 12 millions de crédits carbone par an à une institution financière américaine.

Pour une durée de 20 ans, la société Carbon Essence a obtenu des droits sur la conservation d’une zone boisée en RCA dont la superficie est équivalente à celle de la Belgique.

En luttant ainsi contre la déforestation, l’entreprise va rendre des crédits carbone à un tarif qui oscille entre 6 et 10 euros la tonne.

Ce jackpot est l’une des plus importantes transactions carbone réalisées en Afrique centrale.

 

 

NDLR : Comme à son habitude, ce dossier a dû être traité et conclu de façon totalement opaque par Bozizé. Selon nos informations, l’affaire n’a jamais été portée en conseil de ministre et de surcroît on annonce qu’elle a été conclue avec le gouvernement centrafricain au moment où les deux ministres de l’environnement et des eaux et forêts à savoir François Naouyéma et Emmanuel Bizot ainsi que le pseudo premier ministre Faustin Archange Touadéra étaient tous les trois au récent sommet des Nations Unies sur l’environnement de Rio +20 au Brésil.  Combien Bozizé et ses "amis" habituels bien connus qui jouent sans doute les go between dans l'ombre, ont empoché en dessous de table et bonus ? Allez-y savoir !

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 01:39

 

 

 

 

dioncounda-traore-23-mai-2012-.jpg

 

PARIS AFP / 09 juillet 2012 23h16 - Le président intérimaire du Mali, Dioncounda Traoré, est à présent en bonne forme et déterminé à assumer ses fonctions, a déclaré lundi soir à l'AFP le ministre ivoirien Ally Coulibaly, après l'avoir rencontré à Paris dans le cadre d'une médiation ouest-africaine dans la crise malienne.

Avec le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé, nous avons eu près de deux heures d'entretien avec le président Traoré, à son hôtel parisien, a indiqué le ministre ivoirien de l'Intégration africaine, Ally Coulibaly, dans un entretien téléphonique avec l'AFP.

Il s'est bien remis de l'agression dont il a été victime (en mai), nous l'avons trouvé en bonne forme et nous avons bon espoir qu'il pourra retourner à Bamako dès que possible. Aucune date n'est avancée pour son retour mais il a bon moral et est déterminé à assumer ses fonctions, a assuré M. Coulibaly.

M. Traoré, attaqué et grièvement blessé le 21 mai dans ses bureaux près de Bamako par une foule de manifestants hostiles, a été soigné depuis à Paris.

Les deux émissaires de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) venus le rencontrer étaient porteurs d'une correspondance du médiateur sur la crise malienne, le président burkinabè Blaise Compaoré, pour transmettre les recommandations du mini-sommet de samedi à Ouagadougou.

Six chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest avaient sommé samedi le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra de former d'ici fin juillet un gouvernement d'union nationale, faute de quoi son gouvernement ne serait plus reconnu et le Mali serait suspendu des instances régionales.

Ils avaient aussi exhorté le président Traoré à demander sans délai à la Cédéao et l'ONU l'envoi d'une force africaine au Mali.

C'est le président Traoré qui incarne la légitimité en vertu de la Constitution, a fait valoir M. Coulibaly. Nous lui avons fait comprendre la nécessité de mettre en place ce gouvernement d'union mais aussi de signer la requête demandant le déploiement d'une force de la Cédéao, a dit l'émissaire.

Le problème du Sud - le fonctionnement des institutions de transition - est inséparable de celui du Nord: on ne peut pas lancer une reconquête du Nord sans avoir mis en place un gouvernement d'union nationale qui fonctionne, qui a la crédibilité nécessaire, la confiance des Africains et de la communauté internationale, a insisté M. Coulibaly.

Le président Traoré est très reconnaissant aux chefs d'Etat de la Cédéao d'accompagner le Mali dans la recherche d'une solution. Il pense que tous les Maliens doivent se rassembler dans l'intérêt supérieur du pays, il a même utilisé le terme de +sursaut+, a-t-il rapporté.

Au Mali, les autorités de transition avaient été mises en place en avril, moins d'un mois après un coup d'Etat qui avait renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré et précipité la chute du nord du pays aux mains de groupes armés, principalement islamistes.

Les putschistes ont remis le pouvoir après un accord signé le 6 avril avec la Cédéao, qui prévoyait la formation d'un gouvernement de large union. Dirigés par le capitaine Amadou Haya Sanogo, les ex-putschistes restent influents à Bamako.


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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:51

 

 

 

 

 

 

http://www.acted.org   

Entre urgence et développement - Alors qu’une stabilisation fragile se poursuit dans l’ouest de la République Centrafricaine (RCA), la situation humanitaire dans l’est du pays reste problématique. Des affrontements persistent entre groupes armés dans le nord. Les grandes villes du sud-est connaissent une croissance démographique importante du fait de déplacements massifs survenus à la suite d’attaques de la Lord’s Resistance Army (LRA). En 2011, ACTED s’est concentrée sur le soutien aux dynamiques de développement à l’ouest et au nord, sur la réponse à l’urgence dans l’est du pays notamment en eau, hygiène et assainissement (EHA) et en sécurité alimentaire, ainsi que le désenclavement des « zones oubliées ».

Répondre aux besoins en eau potable et en assainissement pour limiter les risques sanitaires

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La RCA est un pays hautement vulnérable dont plus de 86% des habitants souffrent de pauvreté multidimensionnelle. En particulier, le pays présente un taux de couverture en eau et assainissement très faible. Selon les résultats de l’enquête Analyse Globale de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire en RCA (2009), 51,2% des ménages ont accès à une source d’eau potable et 5% possèdent une latrine familiale. Dans le nord-ouest, après des années d’insécurité et d’enclavement, la situation est actuellement stabilisée. Cependant, ces communautés, qui ont longtemps vécu en autarcie, sont désormais dénuées d’infrastructures communautaires. Ainsi, beaucoup de villageois n’ont pas accès à l’eau potable et s’approvisionnent le plus souvent dans des marigots ou des rivières. Dans le sud-est, à la suite d’attaques de la LRA, la densité de la population a fortement augmenté dans les grandes villes de la préfecture du Haut Mbomou, provoquant une détérioration de la fourniture des services de base et des standards SPHERE en termes d’EHA. Face à ces enjeux, ACTED a développé de nombreux projets visant à améliorer l’accès à l’eau potable et l’assainissement pour les populations vulnérables de ces deux zones. Au total, en 2011, ce sont 21 lavoirs, 27 puits et 400 latrines familiales qui ont été construits/réhabilités et 4000 personnes sensibilisées aux bonnes pratiques EHA.

Assurer la sécurité alimentaire : un enjeu de relèvement durable

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Plus des deux tiers des Centrafricains, dont les trois quarts habitent en zone rurale avec comme principale source de revenu l’agriculture, vivent en dessous du seuil de pauvreté. Les échanges commerciaux internationaux et domestiques sont faibles de par l’obsolescence des infrastructures de marché, et l’enclavement du pays rend particulièrement difficile l’accès aux biens de première nécessité. Le Haut Mbomou est la sous-préfecture la plus à l’est de la RCA, à la frontière de la RDC et du Soudan, peuplée de 60 000 autochtones pratiquant essentiellement une agriculture de subsistance (manioc, arachide, riz). L’éloignement de la capitale et les difficultés d’accès entravent l’écoulement des produits agricoles et font de cette préfecture une zone déstructurée sur le plan organisationnel et productif. De plus, les importants déplacements résultant des attaques de la LRA ont accru la vulnérabilité des populations et l’insécurité alimentaire. Pour remédier à cela, ACTED a mis en place plusieurs programmes visant à renforcer la sécurité alimentaire sur la zone. L’ONG a ainsi soutenu 55 groupements maraîchers à travers des formations, un accompagnement et des dotations en kits d’outils agricoles et semences. ACTED a également mis en place des activités d’appui à l’élevage visant la protection du bétail avec notamment l’organisation d’une campagne de vaccination et la formation d’auxiliaires vétérinaires.

Le bétail capital à protéger

http://www.acted.org   20 Avril 2012

 

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                                          déparasitage de caprins à Zémio

 

En réponse à la crise sanitaire des cheptels dans le sud-est de la République Centrafricaine (RCA), les acteurs humanitaires mettent en place des interventions visant à protéger le bétail. 

« Des amis m’ont dit que la ville de Zémio offrait des pâturages riches pour les bœufs et je cherchais une ville sécurisée pour ma famille ». Egui, auxiliaire vétérinaire à Zémio, marié et père de 16 enfants, est issu d’une famille peuhle. Il a quitté Yaloké dans le sud-ouest de la RCA pour se rendre à Zémio (dans le Haut Mbomou) en 1992. Cependant l’absence d’infrastructures de base, de personnel formé et de protections des cultures a favorisé la propagation de maladies bactériennes. Egui a ainsi perdu une grande partie de son bétail et donc de son capital.

Une épidémie meurtrière

Début 2011, la préfecture du Haut Mbomou a connu une épidémie qui a ravagé la quasi-totalité des petits bétails de la zone (caprins et ovins). Si, au niveau national, une campagne de vaccination a été mise en place, celle-ci n’a pas atteint le sud-est de la RCA en raison de troubles de sécurité. ACTED, présent dans cette zone depuis 2008, a donc lancé une vaste campagne de vaccination et de déparasitage dans les villes de Zémio et Djémaf, avec le soutien financier du Service d’aide humanitaire de la Commission européenne. Cette campagne, réalisée par neuf auxiliaires vétérinaires formés par ACTED en collaboration avec l’Agence nationale de développement et de l’élevage, favorise le transfert des connaissances et le renforcement des capacités au niveau local. Au total, ce sont 1222 chèvres, 188 moutons, 6256 volailles et 439 porcins qui ont ainsi été vaccinés et déparasités.

Quand Egui a entendu dire qu’ACTED cherchait des personnes volontaires pour une formation vétérinaire, il s’est tout de suite porté volontaire. « J’ai appris énormément grâce à la formation dispensée par ACTED. Je peux maintenant procéder à un déparasitage, vacciner des animaux et traiter des maladies courantes. Ces connaissances resteront gravées et je compte bien les transmettre aux membres de ma communauté afin de protéger notre bétail. »

Cette activité d’appui à l’élevage a un impact positif puisque, jusqu'à présent, aucun cas de maladie virale chez le petit bétail n’a été détecté à Zémio et dans les environs. « Cela permet non seulement de protéger le bétail, » confie Egui, « mais favorise également la reproduction animale, et renforce donc le capital des familles, notamment des déplacés internes et des Peulhs ».

Cette activité est également une source de revenu additionnel pour les auxiliaires vétérinaires. « Avec la rémunération de mes services, j’ai gagné 25 000 FCFA (40 Euros) que j’investis dans la production de pierre à lécher, ce qui me permettra de compléter mon revenu. Si j’en ai la possibilité, j’aimerais ensuite ouvrir une pharmacie vétérinaire à Zémio ».

Le maraîchage : une source de revenus et de diversification alimentaire pour les populations vulnérables

http://www.acted.org   04 Juin 2012

Il est 16h à Zémio quand notre équipe arrive sur la parcelle maraichère du groupement « Tenons la main ». Nous rencontrons, en train d’effectuer l’arrosage quotidien, la présidente du groupement, Georgette Daoua, 40 ans, mariée et mère de 6 enfants, qui nous accueille avec enthousiasme fière de montrer le fruit du travail de son groupement.

Avant l’arrivée d’ACTED, Georgette faisait du petit commerce. Elle dirige maintenant un groupement de 15 ménages dont 6 composés de femmes seules. Dans le cadre d’un projet visant à renforcer la sécurité alimentaire des populations vulnérables déplacées, réfugiées, et hôtes, ACTED, en partenariat avec ECHO, soutien 660 ménages dans la production maraichère des communes de Zémio, Mboki et Djémah.

Pour Georgette, le maraîchage n’est pas une activité nouvelle puisqu’elle a commencé à semer les premières graines avec ACTED en 2010. Cependant l’assimilation des techniques de maraîchage et la mobilisation des membres du groupement est un processus qui a pris du temps. « Au début j’avais de grandes difficultés à faire participer les membres du groupement à l’arrosage quotidien des planches mais maintenant tout le monde s’y met ! »

« Les tomates, la laitue, le gombo et les oignons se vendent bien sur le marché, raconte Georgette. Nous estimons gagner encore 300 000 FCA avec la vente du reste de la production (450 euros environ)». Grace à la mobilisation et l’investissement de tous, la vente de la première partie des récoltes a déjà rapporté 70 500 FCFA (soit environ 100 euros).

L’activité de maraîchage a également eu un impact positif sur les modes de consommation des membres du groupement. « On a maintenant la possibilité de manger des aliments frais en saison sèche comme le gombo ou encore la laitue», s’enthousiasme Georgette.

Avant de partir nous l’interrogeons sur ses perspectives après la fin du projet ACTED. « La formation d’ ACTED en techniques maraichères, production de semences et gestion d’un groupement, m’a permis d’acquérir les compétences suffisantes pour continuer de manière autonome et lancer la prochaine campagne maraichère sans aide extérieure ».

Réhabilitation d’infrastructures communautaires pour le désenclavement et la redynamisation économique

Les années de crise qui ont affecté la République Centrafricaine ont fortement détérioré les infrastructures communautaires du pays, principalement les routes. Le désenclavement des zones rurales reste donc une des principales préoccupations d’ACTED. Depuis la fin de l’année 2010, ACTED concentre ainsi sa stratégie sur la redynamisation économique et la réhabilitation de routes et d’infrastructures de base, afin de faciliter l’accès humanitaire, le désenclavement des communautés et de fournir des réponses rapides aux mouvements de populations. ACTED a mis en œuvre de nombreux programmes de construction et de réhabilitation d’infrastructures de base : routes, ponts, ouvrages de franchissement, bacs et écoles, visant à développer les opportunités de relance économique des territoires les plus enclavés et à rétablir la circulation sur les principaux axes routiers endommagés. En 2011, ACTED a ainsi réhabilité 145 kilomètres de routes (axe Bozoum-Bossangoa), construit et réhabilité 17 ponts, 60 ouvrages de franchissement et l’accès à deux bacs. La circulation a notamment pu être rétablie entre Bangassou et Obo, axe routier d’une longueur de 512 kilomètres. En parallèle, plus de 50 écoles ont été construites ou réhabilitées et équipées de puits et de latrines dans le sud-ouest.

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:45

 

 

 

Il faut s'arrêter parfois pour dire un grand merci et bravo à ces humanitaires et différentes associations qui oeuvrent en RCA pour permettre à l'homme centrafricain de garder un minimum d'humanité et d'honneur. L'exemple d'ACTED qui a réhabilité le pont de Kouki est à saluer car pendant ce temps, le milliardaire de Boy-Rabe pavane dans Bangui avec sa limousine dont le coût aurait pu permettre la réhabilitation sans doute de plusieurs ponts comme celui de Kouki par ACTED.

Rédaction C.A.P

 

 

 

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                                 pont de Kouki (Ouham) avant les travaux de réhabilitation

 

 

 

 

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                                                  le même pont réhabilité par ACTED 

 

Kouki, village d’environ 2000 habitants, situé dans la Préfecture de l’Ouham au nord-est de la Centrafrique, est traversé par la rivière Viba qui le divise en deux (le village d’un côté et les champs de l’autre). Jusqu’à la dernière saison des pluies, le principal moyen de communication entre les deux rives était un pont semi-permanent.

Les violentes précipitations de la saison des pluies ont sérieusement endommagé le pont de Kouki, fait de bois et de lianes. Ceci a sensiblement compliqué le transport des personnes et des marchandises vers le marché hebdomadaire de Kouki. Aussi, les habitants de Kouki étaient eux-mêmes isolés des communautés environnantes. Afin d’acheminer la production du village sur les marchés voisins, principalement le coton, le mil et le sorgho, les habitants étaient obligés de faire un détour de 22 kilomètres, un trajet de 3 heures.

En l’espace de 2 mois, ACTED a réhabilité le pont, maintenant construit en béton armé, assurant ainsi un accès durable à Kouki. Ce projet a été réalisé grâce au Fonds humanitaire commun administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

La réhabilitation de ce pont va permettre de désenclaver Kouki, favorisant à la fois ses ventes agricoles ainsi que la fréquentation de son marché hebdomadaire par les populations des villages voisins. En outre, ce pont permettra également aux agences et organisations humanitaires d’accéder plus facilement à cette zone et d‘y répondre aux besoins des populations.

http://www.acted.org/fr/desenclavement-de-kouki

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:34

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangassou : Le ministère de la Défense nationale évalue les suites de l’attaque de Bakouma

 

Bangassou, 9 juillet 2012 (RJDH) – Une mission mixte du ministère de la Défense nationale s’est rendue le dimanche 8 juillet à Bangassou (sud-est) afin d’effectuer un contrôle de présence des éléments des forces de l’ordre sur le terrain, après l’attaque de la ville de Bakouma, le dimanche 24 juin.

Selon le chef de cette mission, le colonel Dépôt, l’équipe est composée des éléments des Forces armées centrafricaines, des éléments de la gendarmerie et de ceux des eaux et forêts. « Cette mission a pour objectif de faire l’état des lieux des éléments des forces de l’ordre qui sont en détachement dans la zone de Mbomou », a-t-il précisé.

« Suite à l’attaque du site de la société française d’exploitation d’uranium AREVA,  à Bakouma, le ministère de la Défense nationale a constaté que les éléments sur les lieux sont en désertion. C’est pourquoi, le ministère a jugé utile d’effectuer cette descente sur le terrain afin de constater les réalités », a-t-il fait savoir.

« Les récidivistes seront sanctionnés conformément aux règlements intérieurs de l’Armée nationale », a conclu le colonel Dépôt.

 

Obo  Présence d’un groupe des éléments de la LRA signalée à 70 km de la ville

 

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Obo, 9 juillet 2012 (RJDH) – Un groupe des éléments de l’Armée de résistance du Seigneur(LRA) de Joseph Kony se trouverait actuellement à 70 kilomètres d’Obo (est), au bord de la rivière Guéré, a annoncé  le sergent Josh américain, ce lundi 9 juillet, pendant la réunion des forces tripartites basées à Obo (sud-est).

Lors de cette réunion, le même sergent a précisé que les forces armées  ougandaises sont à leur poursuite, mais sans la participation des éléments de Forces armées centrafricaines (Faca) parce qu’ils n’ont pas leur prime d’alimentation.

« La formation de la Force armée centrafricaine a été interrompue depuis deux semaines en raison du non-paiement de leur prime d’alimentation. Elle a repris aujourd’hui », a expliqué le sergent Josh, président de la séance.

Il a rapporté à l’assistance que selon une  victime, sortie de sa captivité depuis juin, les éléments de la  LRA écoutent tous les jours de 18 heures à 21 heures les stations de radio pour s’informer sur ce qui se dit à leur sujet.

 

Bangui : Dix jeunes libérés après avoir été accusés de tentative de déstabilisation de pouvoir

Bangui, 9 juillet 2012 (RJDH) – Les dix jeunes, membres de Réseau des Organisations des Jeunes de Centrafrique (ROJECA), arrêtés le jeudi 28 juin, ont finalement retrouvé la liberté le vendredi 6 juillet.  Ils ont été arrêtés alors qu’ils se rendaient à Mbaïki (sud-ouest) dans le cadre d’une activité de cette organisation.

« Aucune charge n’a été retenue contre nous, mais nous craignons cependant pour notre sécurité, car nous savons qu’il y a des agents de services de renseignements qui nous suivent désormais. Mais nous n’avons pas peur de poursuivre nos activités », a commenté l’un des jeunes, qui a requis l’anonymat.

Lors de leur interpellation, ces jeunes ont été accusés de ne pas disposer de tous les documents requis afin d’effectuer un déplacement à l’intérieur du pays. Des sources informées ont cependant affirmé que l’arrestation de ces jeunes est liée à un projet de déstabilisation du régime en place à Bangui.

Il faut dire que ces jeunes dont l’âge varie de 19 à 25 ans ont toujours cru en l’existence d’une fiche mensongère à leur sujet, visant à les stopper dans leurs activités à l’intérieur du territoire centrafricain.

Le Réseau des Organisations des Jeunes de Centrafrique, à laquelle appartiennent ces dix jeunes, est une structure qui œuvre dans la promotion et la protection des droits et des devoirs des enfants.

 

NDLR : Qu'un pouvoir en place tremble  de toute sa carcasse au point de malmener ainsi une poignée de jeunes scouts, en dit long sur la réalité de ce régime bozizéen et sur le climat de paranoïa qui règne à Bangui dans les sphères les plus hautes de la bozizie.

 

Berberati : Mauvaise condition d’abattage des bœufs

 

abattage clandestin de boeuf

 

Berberati, 9 juillet 2012 (RJDH) – Les bouchers se plaignent de la mauvaise condition dans laquelle ils abattent les bœufs chaque jour pour revendre à la population de Berberati (ouest).

« Nous n’avons pas d’eau pour laver les carcasses des bœufs après l’abattage. Il n’y a pas une aire pour nous permettre de dépouiller nos bêtes. Nous le faisons à même le sol », a déploré le président de l’association des bouchers de la ville.

L’abattoir de Berberati, poursuit la même source, « dispose d’un château d’eau  et d’une motopompe. Mais cela n’est pas fonctionnel. Les conditions hygiéniques ne sont pas réunies. Il y a risque de contamination en cas d’épidémie ».

« Nous sommes informés de la condition dans laquelle travaillent les bouchers.  Une réunion est prévue dans les prochains jours  pour discuter de ce problème », a expliqué le premier adjoint au maire de la ville  de Berberati,  Albert Eustache Nakombo.

Selon l’adjoint au maire, c’est la Société d’État de gestion des abattoirs qui devait s’en occuper. « Mais nous avons constaté que ce service ne fait pas son travail. Les bouchers ont droit de se plaindre », a-t-il conclu.

 

Bambari : Deux hommes agressés par une bande armée non identifiée

Bambari, 9 juillet 2012 (RJDH) – Un conducteur de taxi-moto et un cultivateur ont été bastonnés, le dimanche 8 juillet, par une bande armée non identifiée sur l’axe Chigbolo, un village situé à 30 kilomètres de la  ville de Bambari (centre sud).

« Ils  m’ont battu et ont endommagé ma moto. Ils ont aussi pris mon téléphone portable et une somme de 15 000 FCFA », a déclaré le conducteur du taxi-moto.

Un cultivateur qui revenait du marché après avoir vendu ses produits champêtres est aussi tombé entre les mains de ces hommes armés.

« Ils sont au nombre de 30. Ils ont exigé que je leur donne de l’argent et, subitement, l’un d’eux m’a frappé d’un coup de couteau. Ils détenaient  tous des armes, dont certaines sont de fabrication artisanale et d’autres de marque  Kalachnikov », a témoigné le cultivateur.

Les victimes ont été transférées à l’hôpital régional universitaire de Bambari pour y recevoir des soins.

Bangui : La SODECA étend ses branchements

Bangui, 9 juillet 2012 (RJDH) – Quatre arrondissements de la ville de Bangui vont bénéficier du projet de 2000 branchements sociaux et 1800 branchements inactifs de la société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA). Ce projet financé par la Banque Mondiale va concerner les 3ème, 5ème, 6èmeet 8ème arrondissements de la ville.

« Ce projet est financé par la Banque Mondiale en partenariat avec le gouvernement centrafricain, dans le but d’étendre les branchements en vue de lutter contre les maladies hydriques et d’autres maladies associées à la consommation d’eau non potable », a expliqué Jules Yanganda, chef de la cellule de communication à la SODECA.

Selon lui, « le projet des 2000 branchements sociaux et 1800 branchements inactifs est au profit des ménages démunis qui n’ont pas la possibilité de payer le branchement normal. C’est un projet pilote », a-t-il déclaré.

Le chef de la cellule de la communication a souligné que « les conditions d’admissibilité à ce branchement sont entre autres le versement de frais de 26 600 F CFA, être propriétaire d’une maison située à 20 mètres d’un branchement d’eau et fournir les pièces afférentes ».

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