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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 01:31

 

 

 

 

 

DECLARATION DU BUREAU POLITIQUE DU RASSEMBLEMENT

 

DU PEUPLE DE COTE D’IVOIRE (RPCI)

 

SUR LA SITUATION SOCIOPOLITIQUE NATIONALE

 

 

 

D’avril 1990 à Juillet  2012, soit environ  22 ans après la proclamation formelle du retour au multipartisme, la Côte d’Ivoire peine toujours à retrouver la voie de la démocratie et de l’Etat de droit, gage d’une paix durable.

 

Au cours de cette période, le refus de l’alternance démocratique par les différents régimes qui se sont succédé au pouvoir dans notre pays a engendré de nombreux remous sociopolitiques, voire des  conflits armés dont la dernière crise post électorale, la plus meurtrière, a ruiné l’économie de notre pays, mis à mal l’unité nationale et profondément fragilisé le tissu social.

 

Aujourd’hui, un an après l’investiture du nouveau Président de la République et malgré la volonté affichée du gouvernement d’aller de l’avant, force est de reconnaitre que l’enthousiasme et l’espoir légitimes suscités par ce changement sont loin de trouver un début de justification.

 

A l’occasion de ce petit déjeuner de presse, notre Parti, le RPCI, dont la raison d’être est de réconcilier le citoyen avec lui-même et avec la République, c’est-à- dire avec les principes universels d’égalité, de liberté, de solidarité, entend donner son appréciation de la situation nationale et faire des propositions.

 

 

 

I-                   Contexte national et notre analyse

 

La crise postélectorale  a impacté très négativement sur les principaux  leviers de notre pays, notamment la sécurité, l’économie, l’emploi, le foncier rural, la justice, l’école, la santé, la cohésion sociale…

 

1.       La question de la sécurité.

 

Les attaques à mains armées, les braquages, les pillages de domiciles, les incursions des mercenaires et autres miliciens, notamment à l’ouest du pays, sont autant de menaces graves contre le processus démocratique  et la quiétude des populations.

 

Le programme Démobilisation-Réinsertion des anciens ex-combattants semble avoir échoué. A preuve, nombre de ces ex-combattants détiennent encore des armes de guerre avec lesquelles ils terrorisent et rackettent les populations.

 

2.       Au plan économique

 

 Si, selon les spécialistes, la relance économique semble être amorcée grâce aux réformes engagées et au  retour annoncé des bailleurs de fonds, le coût de la vie reste insupportable pour les Ivoiriens : en effet, les produits de première nécessité et de grande consommation comme le riz, le lait, le sucre, la viande etc. sont hors de portée de l’écrasante majorité des Ivoiriens.

 

Les marchés sont mal approvisionnés pour plusieurs raisons : l’insécurité sur les routes, le cout excessif du transport, les rackets. En outre, ces marchés se caractérisent par le désordre et l’indiscipline des acteurs du secteur qui échappent totalement au contrôle des services de l’Etat. Les monopoles et les quotas gangrènent le milieu et ont une répercussion désastreuse sur le consommateur.

 

Aussi faut-il le rappeler, les salaires des fonctionnaires sont bloqués depuis plus de 20 ans ; en conséquence, les salaires de base sont devenus dérisoires et le pouvoir d’achat complètement étriqué. Or, à cause du chômage et de la paupérisation généralisée des populations, tout travailleur ivoirien, du privé comme du public, a à sa charge plus de 20 personnes.

 

Par ailleurs, au plan macroéconomique, la Côte d’Ivoire serait à une croissance de 8%.

 

Le RPCI constate que les effets conjugués de ces équilibres macroéconomiques tardent à se faire sentir sur le marché.

 

 

 

3.       La question du  foncier rural

 

Les problèmes liés au foncier rural ne datent pas d’aujourd’hui. Ils se posaient déjà sur l’ensemble du territoire national ; ce qui a motivé la loi de 1998.

 

Toutefois, on doit reconnaitre qu’après la crise, des paramètres nouveaux s’y sont ajoutés, le désordre a prospéré et les problèmes se sont exacerbés. Dans l’Ouest du pays, les conflits se trouvent aggravés du fait de l’occupation abusive des terres par des ex-combattants étrangers qui se payent ainsi leur participation à la guerre. De même, dans d’autres régions, et particulièrement dans le Sud-ouest et dans le Nord, des ressortissants de pays voisins, profitant du désordre, vont jusqu’à éliminer physiquement des paysans ivoiriens pour s’approprier leurs exploitations. 

 

A tout cela s’ajoute le délicat problème de la vente illicite des terres à des tiers par des autochtones ; ce qui complique davantage la gestion de la question du foncier rural.

 

 

 

4.           La réconciliation nationale,

 

La réconciliation des Ivoiriens est une question essentielle pour le devenir  de la Côte d’ivoire. C’est pourquoi la mise en place de la  Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation(CDVR) a suscité beaucoup d’espoir. Malheureusement,  cette réconciliation tarde à venir parce que la Commission piétine faute de méthode appropriée pendant que le Gouvernement tergiverse.

 

Et pourtant les velléités de belligérance persistent et les discours guerriers, de part et d’autre, refont surface.      

 

                                 

 

5.       La justice et l’impunité

 

L’institution judiciaire en Côte d’ivoire n’inspire confiance ni aux populations, ni aux investisseurs. Notre justice est taxée de corrompue et d’inique. Elle doit être un instrument de la réconciliation nationale que tous les Ivoiriens appellent de leurs vœux. Pour ce faire, il est impérieux qu’elle opère sa mue et fasse de la lutte contre l’impunité, son cheval de bataille.

 

Or, la réforme annoncée de cette  justice tarde à se faire.

 

 

 

6.       L’enracinement de la démocratie

 

Il faut consolider les acquis démocratiques et les renforcer ; cela passe par :

 

·         La révision de la constitution qui contient des éléments confligènes ;

 

·         Un découpage électoral consensuel ;

 

·         La recomposition de la Commission Electorale Indépendante pour tenir compte du nouveau contexte ;

 

·         La définition d’un statut de l’opposition ;

 

·         Le financement des partis politiques sur la base des critères consensuellement arrêtés

 

Tous ces problèmes bien qu’abordés par le Conclave de Grand Bassam, restent encore au stade de projet. 

 

Comme nous le constatons, les problèmes sont nombreux qui assaillent les Ivoiriens au quotidien. Ils ne sont pas insurmontables. Le RPCI considère qu’avec une réelle volonté politique, ces problèmes peuvent se résoudre ; dans cette perspective, voici quelques propositions du RPCI pour aider au retour définitif de la paix afin d’entamer  la reconstruction du pays.

 

 

 

II-                  Nos propositions

 

1.      Sur  la sécurité.

 

Pour le RPCI, l’armée nationale doit:

 

·         Etre un facteur et un élément de la cohésion nationale ;

 

·         se muer en une véritable armée républicaine qui protège toutes les populations sur l’ensemble du territoire national  et en qui tous les citoyens, sans exclusive, doivent se reconnaitre.

 

C’est pourquoi, le gouvernement devra s’atteler à:

 

·          Instaurer la discipline au sein de nos forces armées ;

 

·         former urgemment  nos forces de défense et de sécurité afin d’y annihiler toute mentalité ethnocentrique ou régionaliste ;

 

·         Les doter de moyens logistiques modernes pouvant permettre de détecter tout danger et d’intervenir, en cas de nécessité, en tout temps et en tout lieu.

 

·          Améliorer et amplifier l’opération DDR pour encaserner tous les ex-combattants et les employer aux tâches du service civique tel qu’il existait auparavant, notamment en recréant les camps de jeunesse pour leur donner une formation adéquate ;

 

·         Appliquer des critères objectifs pour la promotion au sein de l’armée ;

 

·         Opérer une réelle intégration au sein de nos forces de défenses et de sécurité. Le dédoublement dans les hiérarchies au niveau du commandement n’est pas de nature à favoriser cette intégration ;

 

·         Revenir à l’ancienne dénomination FANCI car l’appellation FRCI est trop connotée.

 

Par ailleurs, indépendante depuis plus de cinquante (50) ans, la Côte d’Ivoire doit désormais assumer sa pleine souveraineté et doit être sécurisée par son armée ainsi reformée et non par une armée étrangère. C’est pourquoi le RPCI estime que la question de la présence des bases militaires dans notre pays, notamment la Licorne et le 43e BIMA, mérite d’être élucidée et reconsidérée.

 

Pour nous, les missions assignées à ces armées étrangères sont à circonscrire dans le temps et à être spécifiquement orientées vers la formation de nos forces de défenses et de sécurité, seules, gage de la sécurité de notre nation.

 

2.      Sur la question de la cherté de la vie

 

Le Gouvernement devra impérativement :

 

 

 

·         Encourager la consommation en organisant le marché ;

 

 

 

·         Briser tout système de monopoles, de quotas qui entoure les produits de grande consommation comme le riz, le sucre, le poisson, le bétail, la volaille, le lait, etc. ;

 

 

 

·         Briser également le monopole sur tous les matériaux qui rentrent dans la construction immobilière : sable, bois, tôle, ciment, fer ;

 

 

 

·         Revoir à la baisse les prix des produits énergétiques : pétrole, gaz, carburants…

 

 

 

·         Prendre une loi contre l’enrichissement illicite ;

 

 

 

·         Engager rapidement une véritable politique d’autosuffisance alimentaire ;

 

 

 

·         Combattre la fraude en renforçant les capacités de  contrôle de la douane afin d’éviter de déverser sur notre territoire des produits avariés, prohibés et de contrebande ;

 

 

 

·         Combattre vigoureusement la corruption et le racket à tous les niveaux ;

 

 

 

·         Procéder enfin au  déblocage et à la revalorisation des salaires : ceci aura l’avantage de booster la consommation.

 

 

 

 

 

3.      Concernant le foncier rural

 

Le RPCI considère qu’il faut :

 

·         Appliquer la loi de 1998 dans sa lettre et son esprit ;

 

·         Expulser tous les clandestins qui se sont installés dans les forets classées, parcs et réserves ;

 

·         Restituer à leurs véritables propriétaires, les exploitations et les terres dont ils ont été dépossédé.

 

Le RPCI se félicite de l’engagement du gouvernement à prendre à bras le corps le problème du foncier et espère que cette question trouvera urgemment une solution définitive.

 

 

 

4.      Sur la réconciliation nationale

 

Le RPCI pense que le Gouvernement doit :

 

·         Mettre fin à la présence anarchique et gênante des dozos et autres ex-combattants disséminés sur toute l’étendue du territoire car cela ne contribue pas à la réconciliation nationale ;

 

·         Instaurer un dialogue social avec toutes les couches socio-professionnelles ;

 

·         Mettre en place un véritable code de la laïcité pour régir, de manière stricte et transparente, la problématique de la laïcité dans notre pays ;

 

·         Gérer les affaires de l’Etat avec impartialité, justice et équité en évitant toute tendance au népotisme, au régionalisme et tout chauvinisme de parti ;

 

 

 

·         Lutter contre l’impunité ;

 

 

 

·         Promouvoir une politique de l’auto-emploi des jeunes en créant des fonds de garantie logés dans des banques afin de leurs permettre de bénéficier de prêts ;

 

 

 

·         Rendre opérationnelles les structures d’encadrement existant pour accompagner les jeunes dans la gestion de leurs projets.

 

 

 

Le RPCI se félicite de la création d’une Commission Dialogue, Vérité et réconciliation(CDVR). Toutefois, il regrette que la CDVR ne communique pas assez au point de donner l’impression qu’elle piétine.

 

 

 

5.      La question de l’impunité

 

Elle est antinomique à la culture de la démocratie, notamment les droits de l’homme et la bonne gouvernance. Or, depuis plus de dix(10) ans, l’impunité reste de mise dans notre pays.

 

Il faut absolument y mettre fin  tant à l’aide d’une justice nationale qu’internationale (La CPI), mais impartiale et équitable.

 

Pour nous, tous les auteurs de crimes de sang ou de crimes économiques commis de part et d’autre doivent être jugés quel que soit le camp des présumes coupables et quelle que  soit leur position dans la hiérarchie sociale, militaire, administrative et politique.

 

Ce combat contre l’impunité doit prendre en compte toute la période allant du 19 septembre 2002 au 11 avril 2011.

 

6.      L’école et la santé

 

L’école ivoirienne est en faillite depuis longtemps. Sa revalorisation s’impose aujourd’hui avec acuité : c’est pourquoi, l’on doit procéder, avec célérité, à une reforme profonde de notre système éducatif pour redonner à l’école ivoirienne toutes ses lettres de noblesse.

 

De même, il est impérieux de revoir de fond en comble notre système de santé pour le rendre plus performant. Dans cette optique, la question centrale du financement de la santé est à régler une bonne fois pour toute.

 

 

7.      De la démocratisation véritable de notre pays

 

Sortis très divisés de la longue crise sociopolitique notamment la dernière crise postélectorale, les  Ivoiriens, estime le RPCI, doivent être de nouveau rassemblés sur la base des valeurs de justice, de démocratie, d’égalité et de solidarité sans autre considération régionaliste, communautaire ou ethnocentrique .

 

C’est pourquoi, au moment où notre pays amorce une nouvelle phase de sa vie politique, il faut :

 

·         Redonner droit au débat démocratique sur la base des sensibilités politiques et idéologiques ;

 

·         renforcer non seulement les acquis démocratiques, mais aussi, consolider et enraciner la culture démocratique  en Côte d’Ivoire afin de mettre définitivement fin à la situation de belligérance vécue par notre pays ces dix dernières années.

 

Cela passe d’abord par :

 

1)       L’organisation d’élections libres, transparentes, ouvertes à tous et sans conflits

 

2)       La moralisation de la vie publique et la bonne gouvernance : la gestion de la chose publique et du patrimoine de l’Etat doit requérir toute la rigueur nécessaire et une transparence absolue. Cela nécessite non seulement la réalisation effective et la publication  des audits promis et diligentés par le Gouvernement mais également  de la transparence dans l’octroi des marchés publics.

 

3)       L’adoption d’une nouvelle constitution : le caractère confligène de certains articles de la constitution du 01 Aout 2000 est pour partie à la base de la crise que notre pays a connue. Il y a donc nécessité de rédiger et adopter une nouvelle constitution dans laquelle tous les citoyens doivent se reconnaitre égaux en droits et en devoirs.

 

4)       Le code électoral : Il constitue l’un des acquis démocratiques majeur de notre pays. Cependant, après la crise que la Côte d’Ivoire vient de traverser, il nous semble opportun d’en revisiter le contenu en vue d’améliorations nécessaires face aux enjeux actuels afin d’obtenir un consensus sur les règles du jeu démocratique.

 

5)       La révision de la composition de la Commission Electorale Indépendante  pour l’adapter au nouveau contexte.

 

6)       Le découpage électoral : Pour le RPCI, découpage administratif n’est pas synonyme de découpage électoral qui est plutôt relatif à la cartographie électorale de notre pays. Cette cartographie qui doit être réalisée sur des bases objectives, rationnelles et non partisanes, mérite d’être révisée pour être en adéquation avec l’évolution démographique de notre pays.

 

Par ailleurs, la proximité entre les élus et la population est considérée en principe comme un critère de bonne démocratie : il est donc souhaitable d’aller vers la suppression du scrutin de listes pour les élections législatives et le concept d’arrondissements pour les grandes métropoles comme Abidjan, Bouaké, Daloa etc.

 

7)       Le financement des partis politiques : Ce financement, conformément à la loi en vigueur, doit être réalisé en toute transparence et avec rigueur. Il ne doit aucunement apparaitre comme une faveur du gouvernement quel qu’il soit.

 

Notre Parti propose à cet effet une réécriture de la loi portant financement des partis politiques, en vue de l’adapter au contexte actuel.

 

8)       Le financement de l’élection présidentielle : Cette question est primordiale pour une démocratie véritable. Le principe de base est de donner une égalité de chance à tous les candidats retenus par le conseil constitutionnel. Ce financement doit être strictement réglementé pour éviter notamment l’utilisation des moyens de l’Etat par tout candidat. C’est tout le sens du suffrage universel direct qui ne doit en aucun cas se transformer en un suffrage censitaire.

 

9)       L’utilisation des medias d’Etat et de service publics : elle doit être démocratiquement organisée dans le souci d’un égal accès. A cet égard le RPCI propose la règle des trois tiers :

 

·         un tiers de temps consacré aux activités gouvernementales ;

 

·         un tiers de temps consacré à la majorité présidentielle ;

 

·         un tiers de temps consacré à l’opposition.

 

10)   La réaffirmation de la liberté de la presse et la responsabilisation des journalistes : à cet effet, il convient de mettre en place un fonds de soutien pour la formation des journalistes.

 

 

Le RPCI reste convaincu que les problèmes que connaît notre pays ne sont pas sans solutions et qu’avec une volonté politique soutenue, des réponses appropriées peuvent y être apportées.

 

 

 

                                    Fait à Abidjan, le 31 Juillet 2012

 

                       Pour le RPCI                                                                                                      

 

 Le PRESIDENT

 

 

 

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                                                            Professeur BAMBA MORIFERE

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 01:29

 

 

 

 

Jean-Yves-Le-Drian.jpg

05/08/2012 (AFP)

La France soutiendra une intervention armée de forces africaines au Mali mais elle n'en prendra pas l'initiative, a affirmé samedi à Lorient le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui juge l'intervention "inéluctable".

"La France n'a pas à prendre une initiative militaire au Mali", dont le nord est aux mains des islamistes armés, a déclaré à quelques journalistes M. Le Drian, en marge d'une visite au festival interceltique de Lorient. "Elle souhaite que ce soient les forces africaines, en particulier celles de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest ndlr) et éventuellement de l'Union africaine, qui prennent l'initiative, c'est le sens de la résolution qui a été votée par le Conseil de sécurité".

Une intervention militaire africaine est "souhaitable et inéluctable", a-t-il insisté. "La France la soutiendra et je l'espère, l'Union européenne aussi".

Il s'agit pour les pays africains "d'assurer la stabilité politique à Bamako, qui n'est pas encore assurée même si le président (par intérim Dioncounda) Traoré est revenu de Paris à Bamako cette semaine, d'assurer un gouvernement d'union nationale, lui donner la souveraineté nécessaire et étendre cette souveraineté au Nord-Mali avec inévitablement une intervention armée que la France pourra soutenir mais dont elle ne prendra pas l'initiative".

La situation dans le nord du Mali est "très préoccupante", a jugé M. Le Drian. "Il faut éviter par tous les moyens que cette partie du Mali devienne un +Sahélistan+, et les ingrédients sont en train de se rassembler pour qu'elle le devienne", a-t-il dit, faisant un parallèle avec l'évolution de l'Afghanistan.

Le ministre a ajouté que la question du Mali serait abordée lors d'un entretien qu'il aura avec son homologue espagnol Pedro Morenes, à l'occasion de quelques jours de vacances privées dans un village près de Madrid vers la mi-août.

Deux Espagnols membres d'organisations caritatives ont été libérés le 18 juillet au Mali, après avoir été enlevés en Algérie par un groupe se présentant comme une ramification d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Tombé fin mars aux mains de groupes armés, le nord du Mali est désormais contrôlé par des mouvements islamistes armés alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le président François Hollande avait estimé le 14 juillet qu'il revenait aux Africains de "déterminer" quand et comment intervenir militairement dans le nord du Mali, tout en promettant la "solidarité" aux pays concernés.

La Cédéao est disposée à envoyer une force de quelque 3.300 soldats pour aider l'armée malienne à reconquérir le Nord. Mais elle attend un mandat du Conseil de sécurité de l'ONU et demande un appui logistique notamment à la France et aux Etats-Unis.

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 01:26

 

 

 

 

 

 

les-manifestants

seul manque le buste de Bozizé

les-manifestants-du-4e-arrondissement-de-bangui-photo-rjdh

Par Johnny Vianney BISSAKONOUEchos de Centrafrique 4 août 2012

La manifestation des candidats malheureux au recrutement dans les rangs des Forces Armées Centrafricaines a failli virer au drame. Nous sommes passé à deux doigts d’une révolution, voyez plutôt les faits qui se sont déroulés le 02 Aout dernier:

Les manifestants du 7e Arrondissement de la ville de Bangui se sont attaqués en début d’après-midi à la prison centrale de NGARAGBA où ils ont cassé toutes les portes de cette principale maison carcérale de la capitale permettant ainsi aux prisonniers de s’évaporer dans la nature. Seuls quelques prisonniers expatriés ne sachant où aller se sont empêchés de s’enfuir. Ajouté à cela, le pont du camp Kassaï conduisant à la caserne militaire qui a également été cassé.

Des dégâts matériels ont aussi été enregistrés dans certains arrondissements de la capitale dans la matinée :

Le monument du 15 Mars 2003 situé au rond-point du 4e arrondissement et qui commémore la date du putsch qui a porté au pouvoir le General François Bozizé a été désarmé de son AK-47 et de son drapeau. Parmi les bustes de tous les Présidents de Centrafrique posés au monument du cinquantenaire celui du Président Bozizé a tété cassé. Des jeunes  ont bravé les militaires, affronté les balles réelles,  barricadé les routes etc. Pour protester contre ce qu’ils appellent spoliation, recrutement clanique, fraude massive. Le Centrafrique est passé à deux doigts d’un « printemps centrafricain »…Une goutte d’eau qui a failli déborder la vase. Dommage que les autorités n’y ont encore vu comme d’habitude que de la manipulation. Ces jeunes seraient manipulés par les opposants selon le Ministre délégué à la Défense et fils du Chef de l’Etat.

Mais réfléchissons objectivement au pourquoi de ce drame qui a plongé le centrafricain dans la peur et la crainte de revivre des événements douloureux d’un passé encore récent.

Il faut d’abord noter que les frais de dépôt de dossier de candidature étaient fixés à 5.000 Frs CFA, sans compter qu’il fallait constituer son dossier c’est-à-dire payer le certificat de nationalité, le casier judiciaire, les photos d’identités etc.

Se sacrifier pour 5.000 Frs CFA me direz vous, mais cette somme représente beaucoup de choses et rien à la fois en Centrafrique. Des jeunes ont affirmé avoir vendu leurs biens, leur strict nécessaire pour réunir cet argent. Trouver 5.000 frs CFA est très difficile à Bangui, tout comme on achète presque rien avec cette somme en Centrafrique. Les prix des denrées de premières nécessités ont connu des hausses vivement décriées par la population malgré un arrêté bloquant lesdits prix. Le centrafricain moyen vit en dessous du seuil de la pauvreté avec moins d’un dollar par jour.

Trouver un emploi en Centrafrique tient presque du miracle. Il existe dans le pays un collectif de diplômés sans emploi qui fait grève régulièrement pour l’intégration de ses membres dans la fonction publique. L’inégalité sociale atteint un niveau si flagrant que la majorité de la population qui souffre commence à détester cette minorité qui croule sous la richesse. Des gens qui naguère n’avaient rien mais qui aujourd’hui sont de multi millionnaires juste parce qu’ils sont du clan du chef de l’état.

Ensuite, on organise un test sans définir les critères de sélections. Tout le monde pouvait postuler vu qu’il n’y’avait pas de profil spécifié. On fixe le montant du dépôt de candidature à 5.000FrsCFA, on prend plus de 10.000 dossiers, fait passer un test à 10.000 candidats pour finalement retenir environs 700 personnes.

Les événements du 02 Août 2012 devraient faire réfléchir ceux qui sont au pouvoir. L’histoire nous apprend que c’est la rue, et la révolution populaire qui a renversé de nombreux régimes si forts soient ces derniers. La maxime reste incontestée : On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps.

Mais s’ils s’obstinent à voir dans toutes les revendications de la manipulation politiques…

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 01:21
 
 
 
 
 émeute du 2 août à Bangui
Calme précaire à Bangui après les manifestations du 2 Août
Radio Ndéké Luka Samedi, 04 Août 2012 14:47
Le calme est revenu dans la capitale centrafricaine après les différentes manifestions dans plus de 3 arrondissements de Bangui ce 3 août 2012. C’est le constat fait par Radio Ndeke Luka après avoir fait un tour dans quelques arrondissements et le centre-ville de la capitale centrafricaine. Toutefois, des militaires sont placés à certains endroits stratégiques pour renforcer la sécurité dans la ville.
Hier, les candidats malheureux au concours de recrutement dans les rangs des forces armées centrafricaines ont contesté les résultats arrêtés par le ministère de la défense nationale. Jugeant que le dénouement du concours a fait l’objet d’une injustice et d’un favoritisme, les candidats malheureux en colère ont violemment manifesté, d’abord dans le 4ème arrondissement dans la matinée du 2 août ensuite dans le 7ème arrondissement et enfin légèrement dans le 5ème arrondissement en début de soirée.
Routes barricadées, pneus incendiés en pleine avenues, jets de pierre sur les forces de l’ordre, destructions de quelques édifices publics dont l’effigie du Président François Bozizé à la place du cinquantenaire et le pont de Kassaï. L’arme du que portait le militaire sculpté tenant le drapeau national, symbole du monument des libérateurs à l’intercession du 4èmearrondissement, a été enlevée de son dos par les manifestants dans l’après-midi.
L’incident qui a couronné la journée du 2 août a été la libération de tous les prisonniers de la prison centrale Ngaragba dans le 7ème arrondissement.
Dans la soirée, le Ministre délégué à la défense nationale, Francis Bozizé, dont le passage dans le 7ème arrondissement a suscité la colère des habitants, s’est adressé à la population sur les incidents de la journée. Le ministre délégué à la défense a, dans sa déclaration, déploré ce qui s’est produit à la maison d’arrêt Ngaragba et il a aussi indiqué que les candidats retenus seront encore filtrés afin que les meilleurs poursuivent leur formation à Bouar avec ceux du Congo et du Gabon.
Il a appelé les manifestants à se ressaisir même s’ils ont été les malheureux ou sujets de manipulations quelconques, « vous avez déjà vos noms dans notre base de donnés », les a-t-il rassuré. Des inquiétudes ont continué à planer sur les banguissois relatives à une intensification des manifestations dans la nuit obscure de la capitale. Mais  aucun incident majeure n’a été signalé ou ne s’est produit.
Toutefois, quelques échanges de tirs entre des personnes civiles et les porteurs de tenues d’environ 5 minutes ont eu lieu dans le 4ème arrondissement vers la tombée de la nuit du 2 août.
 
 
La SODECA sous le joug de l’ENERCA
 
SODECA.jpg
 
Radio Ndéké Luka Samedi, 04 Août 2012 14:49
 
La Société de distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) porte elle aussi le poids des délestages liés aux travaux de maintenance de l’usine de l’ENERCA  de Boali 2. Elle se dit dans l’incapacité d’établir un planning de distribution d’eau par secteur en ce temps de crise dans la capitale Bangui.
 
Le Directeur Technique de la SODECA, Pierre-Alfred Lebaramo, confirme que le délestage a considérément bouleversé la production d’eau potable au profit de toute la population banguissoise. Selon lui, les groupes électrogènes de la société ne sont pas en mesure de faire face à tout le besoin de la capitale en eau potable. Il a expliqué que « pour la SODECA ce n’est pas aussi simple que l’ENERCA de déconnecter les gens. Ce sont des conduits de canalisations hydrauliques qui sont fixes et en profondeurs ».
 
Le Chef du Service Electromécanique de ladite société, Jacob Feidea, a attesté que « les groupes électrogènes ne produisent que 950 à 1.000m3 par heure contre 1.500 avec l’ENERCA pour toute la zone de Bangui ».
 
Cette situation met des ménages en difficultés dans la capitale centrafricaine. Ayant parcouru quelques arrondissements de Bangui, Radio Ndeke Luka a pu constater que la majorité des points de vente d’eau visités sont fermés et déserts ce 3 août.
 
Pourquoi ? « Par ce qu’il n’y pas d’eau », a répondu sèchement un jeune homme vendeur d’eau au quartier Dédéngué 5 dans le 4eArrd de Bangui. Quelques curieux venus inspecter les lieux pour ‘’on ne sait jamais si l’eau est  à la fontaine ‘’de Dédéngué 5 ont désespérément laissé entendre que « la fontaine est fermée depuis le matin, nous attendons jusqu’au soir pour revérifier si l’eau reviendra ».
 
les ménagères des quartiers Mandaba et Boy-rabe (4ème arrd) se sont dites dépassées par les allers et retours quotidiens inutiles. « Tous les matins c’est les mêmes tracasseries de la recherche d’eau. Après avoir servi les 10 premiers récipients, le gérant annonce la rupture totale de l’eau», ont-elles martelé. Une habitante du quartier Mandaba, Hortense Songomale, a expliqué que « nous puisons de l’eau de puits, ce n’est pas de l’eau potable. Nos enfants souffre de la diarrhée à cause des eaux de puits ».
 
De toutes les façons, c’est une crise passagère, car dans une émission de Radio Ndeke Luka, ce 4 août, dénommée ‘Education Civique’’, les responsables de l’ENERCA dont la Directrice de Production a rassuré les habitants de Bangui que les délestages prendront fin d’ici peu, quitte aux centrafricains d’user encore de patience pour que la lumière revienne et que la SODECA distribue à nouveau de l’eau aux banguissois.
 
 
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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 01:10

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bambari : Vers la réduction de la pratique néfaste à l’égard des femmes et des enfants

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Bambari, 4 août 2012 (RJDH) – Trente membres du comité de surveillance des droits de la femme ont terminé, vendredi 2 août, un atelier de formation sur les droits de la femme et des enfants, notamment la violence basée sur le genre, en vue de réduire les pratiques néfastes à l’égard des femmes et des enfants dans la sous-préfecture de Bambari (centre).

Organisé par le Centre d’écoute des femmes para-juristes en partenariat avec l’ONG Mercy-corps, cet atelier de deux jours a permis aux  participants d’être édifiés sur les notions des droits humains, en particulier la protection des  femmes et des enfants, le concept genre, l’excision et la violence basée sur le genre.

« Le rôle du comité  de surveillance est d’identifier les personnes vulnérables, les repérer  puis, informer le centre d’écoute sur leur situation et sensibiliser la population sur les violences basées sur le genre », a fait savoir Clarisse Mokolango, agent psycho-social au centre d’écoute de Bambari.

 

Obo : Deux nouveaux produits de contraception disponibles à l’hôpital préfectoral

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Obo, 4 août 2012 (RJDH) – Deux nouveaux produits pharmaceutiques de lutte contre les grossesses non désirées et pour l’espacement des naissances sont désormais disponibles  à l’hôpital d’Obo (centre-est).

Il s’agit de Jadelle et de Diu.«  Le Jadelle est un médicament qui est  installé sous la peau et le Diu dans l’utérus de la femme pour une durée de dix ans. Toutefois, le Jadelle  peut être retiré du corps de la femme lors qu’elle veut tomber enceinte », a expliqué Yvon  Jacques Gonakpa, infirmier accoucheur à l’hôpital d’Obo.

Ces produits ont été présentés ce vendredi à la population, par Yvon  Jacques Gonakpa, de retour de Nairobi au Kenya, où il est allé apprendre comment les utiliser.

Selon la même source,  les filles âgées de 18 ans peuvent utiliser ces produits contraceptifs  pour éviter les grossesses non désirées et poursuivre leurs études.  Ces produits seront distribués également dans les centres de santé de Zémio et de Mboki.

 

Grimari : Les tracasseries routières continuent

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Grimari, 4 août 2012 (RJDH) – Les passagers d’un véhicule  de marque CBH immatriculé BG 072  en provenance de Bangui et à destination de Bangassou (est) ont été bloqués, le jeudi aux environs de 20h, sur une barrière érigée à deux kilomètres, à l’entrée de la ville Bambari.

Le véhicule a été immobilisé par des agents des eaux et forêts parce que les passagers auraient refusé de verser  de l’argent de ‘’formalité d’usage’’ qu’il leur aurait demandé.

Le conducteur du véhicule explique que « ces agents extorquent à chaque voyage une somme de 1500 FCFA à chaque passager ; mais que pour cette fois, tous les passagers ont refusé de la verser, c’est pourquoi le véhicule a été bloqué».

Un décret présidentiel exigeant le démantèlement des barrières illégales érigées sur les routes a été pris en juin dernier par le chef de l’Etat, François Bozizé. Toutefois, certains  porteurs d’uniforme poursuivent cette pratique.

 

Boali : Les filles libres sensibilisées à l’utilisation systématique des préservatifs

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Boali, 4 août 2012 (RJDH) – L’association nationale des jeunes femmes actives pour la solidarité (ANJFAS), sensibilise depuis plusieurs jours, à travers un atelier, les filles libres de Boali, au port systématique de préservatifs.

Cette initiative a été prise suite au constat selon lequel plusieurs filles libres auraient  quitté la capitale, Bangui, pour se rendre dans la sous-préfecture de Boali (95 kilomètres) et se livrent à la prostitution, au risque de s’exposer au VIH /sida.

« Cet atelier vise à sensibiliser les filles libres qui ont opté librement aux activités sexuelles. Celles qui ont voulu se faire dépister, nous leur donnons des bons de test, pour la connaissance de leur statut  sérologique », a expliqué Jean-Nazer Ngaissona, chargé de suivi et évaluation de l’ANJFAS.

Celui-ci poursuit qu’il est question d’inciter ces filles libres à l’utilisation systématique et correcte des préservatifs, masculins et féminins.

« Ce ne sont pas seulement les filles libres qui sont exposées, toutes les couches sociales sont concernées par ce problème. Nous disons aux femmes et aux hommes, aux jeunes et aux adultes de se faire dépister et d’avoir un comportement responsable », a ajouté Jean-Nazer Ngaïssona.

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 01:01

 

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 04 Août 2012 14:32

La Fédération centrafricaine de football ne dispose que de 2 jours pour régler les arriérés de salaires de l’entraineur national des Fauves le français Jules Accorsi qui s’élève à 129.600 € soit près de 100 000 000 de franc CFA.

Cette mise en demeure fait suite à une requête déposée au siège de la FIFA à Zurich en Suisse par l’ancien entraineur des Fauves, Jules Accorsi le 16 juillet 2012.

Dans la lettre adressée au Secrétaire Général de la Fédération Centrafricaine du Football, Elie Delphin Feidangamo, la FIFA précise : « nous vous invitons à nous faire parvenir votre position en réponse à la plainte de l’entraineur M. Jules Accorsi…d’ici jusqu’au 6 août 2012 au plus tard ». La correspondance ajoute que  « si nous ne recevons pas de réaction de votre part dans le délai imparti, nous supposerons que vous ne souhaitez pas apporter de commentaires sur l’affaire en question et nous soumettrons le présent cas à la commission du statut du joueur pour considération et décision formelle sur base des documents contenus dans le dossier ».

La Fédération centrafricaine de football a reconnu en début juillet dernier qu’elle doit à Jules Accorsi de l’argent parce qu’il n’a plus perçu son salaire de sélectionneur centrafricain depuis octobre 2011.

En plus du motif de non-paiement de salaires, les avocats de Jules Accorsi, Redouane Mahra et Tatiana Vassine, ont aussi soulevé dans les documents annexés à la lettre de la FIFA, un autre point à savoir « la résiliation du contrat aux torts exclusifs de la Fédération Centrafricaine de Football ». Selon ces avocats, ce second motif a poussé l’entraineur Jules Accorsi à condamner la FCB à lui verser au total 159.600soit 104.530.000 FCFA.

150.000 € soit 98.250.000 pour les avantage en nature et 9.600 € soit 6.288.000 correspondant à des billets d’avions Bastia-Bangui au nombre de 4.

Le conseil de l’ancien sélectionneur centrafricain souligne aussi que c’est, « depuis la prise de position de Jules Accorsi en 2012 que l’équipe de Centrafrique a été en constante évolution, glanant des victoires de prestiges dans les qualifications à la Coupe d’Afrique des Nations 2012 contre l’Algérie ou le Maroc ».

Pour conséquences, ses avocats ont ajouté qu’ « au-delà de résultats sportifs que Monsieur Accorsi préparait depuis le début de son contrat, cette privation de manière brusque le prive de la reconnaissance sportive due à la visibilité et légitimité en découlant auprès de futurs employeurs (club et fédérations) ».

Du point de vue de l’instance suprême du football mondial relativement à ses textes réglementaires et statuaires, la fédération centrafricaine de football, s’expose à de nombreuses sanctions allant de l’obligation de jouer à huis clos  à la rétrogression en passant par l’exclusion des compétitions internationales, conformément aux articles 3 et 12 de la FIFA.

La FIFA se réserve aussi le droit, au pire des cas, d’ordonner l’exclusion de l’équipe centrafricaine des deux prochaines compétions internationales, que sont la coupe d’Afrique des nations 2013 et la coupe du monde 2014 pour lesquelles les Fauves sont actuellement sur une bonne voie.

Au lieu de 159.600 € réclamés par la partie de la défense de Jules Accorsi, la FIFA demande à la République Centrafricaine de ne verser à ce dernier avant 2 jours rien que la somme de 129.600 € soit 84 880 000 FCFA au terme d’un règlement à l’amiable.

Pour le moment, la Fédération Centrafricaine du Football ne s’est pas encore prononcée officiellement sur la correspondance provenant de Zurich. Tout porte à croire qu’une réponse sera le plutôt adressée à la FIFA pour que l’espoir des centrafricains de voir les Fauves à la CAN ne s’assombrisse pas dans les 2 jours de mis en demeure.

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 11:45

 

 

 

 

 

 

Nic Tiangaye

 

RFI samedi 04 août 2012

Le calme est revenu après les affrontements du jeudi 1er août à Bangui, entre les forces de l'ordre et des jeunes qui protestaient contre la liste des 600 futurs gendarmes sélectionnés parmi plusieurs milliers de candidats. Les manifestants accusaient le gouvernement d'avoir privilégié les candidats issus de la même ethnie que le président centrafricain. Vrai ou faux, le ministre de la Défense, Jean-Francis Bozizé, fils du chef de l'Etat, accuse de son côté l'opposition de manipuler ces jeunes. Ce que récuse Nicolas Tiangaye, leader d'un parti de l'opposition et coordinateur du Front pour l'annulation et la reprise des élections de 2001.

 

« Nous avons été surpris par la spontanéité de ces soulèvements »

Nicolas Tiangaye (Coordinateur du Front pour l'annulation et la reprise des élections de 2001)

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 03:38

 

 

 

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Déngo kongo ti pakara Gaston Mandata Nguérékata

 

Mbi bara ala kouè.

Mbi ita ti ala Gaston Mandata Nguérékata, Kota oua fango mbéti ti a da sendagui na gbata ti Baltimore na l’état oko ti sésé ti America.

I ma a téné na lango usé ti nzé ti kukuru ti ngou saki usé na baléoko na usé, a maséka ti gbata ti Bangui a sara ngonjo mingui, ngonjo ni so, a yéké nda li ti kizama so a la mou la ni ti mu a maséka na kua ti turugu ti kodro ti é, iri ti a zo so si ala ouara kizama ni a yéké na légé ni pépé.

So a molengué so a téné so a yéké kota téné mingui. Kodro ti é a yéké kodro ti zo kwé zo. Boganda a téné nga a téné kodro ti é a yéké kodro ti justice sociale.

Tonga na la so molengué a passé kizama  si a mou iri ti mbéni séwa ndé si a zia na place ti lo, so ayéké na légué ni pépé. Nzapa a yé so pépé. I ké so na kuru gô. Yé so a si na lango usé ti nzé ti kukuru so a yéké kota yé mingui so a lingbi ti si mbéni pépé.

Mbi hunda na goverment ti kodro ti é ti téné lo zia na séssé mbéni commission ti a ndjoni a molengué ti kodro so li ti ala a yéké da, si a lingbi ti gbou li ti ala da si a mou solution. A zou so ayéké na gbengbi ngo si a hounda nguiza ti téné a zia iri kiri kiri ti a zo na liste ni so, a goué na ala na ngbanga ti téné kékéréké a yi so a si encore apè. I ké so na kuru gô.

Ti téné a molengué ti kodro a ba nzoni. Ala so a sara kizama so ala sara sacrifice mingui. A baba na a maman ti a la a ba passi mingui.  A zo so a mou nguiza ti téné a zia iri ti ala na. Mbi hunda ti téné commission so a ba légué hio si kodro a ga ndjoni. Husu-husu a yéké ndjoni apè. Mbi ké so na kota gô.  Mbi mou na ala singuila !

     

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DECLARATION DU Pr GASTON MANDATA NGUEREKATA RELATIVE AUX TROUBLES DU 2 AOUT A BANGUI

 

Réagissant aux troubles dont Bangui a été le théâtre dans la journée du jeudi 2 août en raison du désordre et de l’injustice nés de la proclamation la veille sur les antennes de Radio Centrafrique des noms de ceux des jeunes compatriotes qui ont été retenus pour faire leur entrée dans les forces armées centrafricaines, le Pr Gaston Mandata Nguérékata a fermement condamné et dénoncé dans une déclaration faite en langue nationale le sango depuis Baltimore (USA), les cas flagrants d’injustice et de corruption qui ont entaché la procédure des opérations de ce recrutement dans l’armée nationale.

Cette une situation selon lui, est de nature à entamer gravement la paix sociale dans notre pays. Rappelant à la suite de Barthélémy Boganda, le Pr Nguérékata a affirmé que la RCA doit être un pays de justice sociale et de paix.

Il recommande fortement au gouvernement et propose urgemment la mise en place d’une commission composée de compatriotes avisés et  au-dessus de tout soupçon pour examiner ce dossier et faire au besoin traduire en justice tous ceux qui seraient convaincus de faits de malversation et de corruption avérée.

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 01:27

 

 

 

 

 

 JF Boz

 

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                                                     seul manque le buste de Bozizé

 

Les résultats du recrutement dans les Faca piloté de bout en bout par le ministre délégué à la défense nationale qui n’est autre que Jean Francis Bozizé, ne pouvaient que déclencher le mécontentement qui a viré à l’émeute du 2 août.

Alors qu’il a été exigé 5000 F CFA de frais de dossier de candidature aux jeunes désoeuvrés des huit arrondissements de la capitale pour 700 à 800 places seulement prévues, les organisateurs se sont retrouvés avec un surbooking de 10.000 candidatures enregistrées un aussi un pactole conséquent de quelques 50 millions de F CFA auxquels il faut ajouter diverses enveloppes de corruption des organisateurs par ceux des candidats qui, pour s’assurer absolument de figurer à tous les coups sur la liste des retenus, n’ont pas hésité à brader des meubles, des téléphones portables et autres biens personnels à cette fin.

Selon des informations de sources dignes de foi au sein de la bozizie, deux personnes ont tout faussé. Il s’agit de la maîtresse favorite de Bozizé, Renée Madeleine Bafatoro et le rejeton Jean Francis Bozizé lui-même organisateur du recrutement. La première aurait envoyé trois autocars entiers de la SONATU dans la ville dont elle est prétendument députée à savoir Carnot, ramener des jeunes qu’elle a exigé qu’ils soient inscrits d’office sur la liste des sélectionnés. Jean Francis Bozizé aurait également fait de même avec les villes de Kabo dont il est aussi soi-disant député. Voilà « l’armée  nationale » qu’ils voulaient former !

Dès lors, il était quasiment impossible qu’il puisse rester encore assez de places pour les innombrables candidats de la capitale qui se sont fait littéralement racketter. Voilà le point de départ et les véritables raisons qui expliquent les manifestations de mécontentement et du ras le bol du 2 août des jeunes qui n’ont cessé d’être manipulés et instrumentalisés par Bozizé depuis qu’il est arrivé au pouvoir.

On se souvient que c’étaient ces mêmes jeunes qu’il avait fait marcher en 2004 pour le « supplier » d’être candidat à tout prix à l’élection présidentielle de 2005. Ce sont ces mêmes jeunes qui, moyennant des petits sous, sont envoyés dans la rue pour des prétendues marches  pour des causes perdues dont seuls Bozizé et son KNK ont le secret. Ils avaient été jetés dans les rues de la capitale pour soutenir par exemple Saifee Durbar, l’ami escroc indo-pakistanais de Bozizé dont la France réclamait l’extradition à la Grande Bretagne.

Aujourd’hui, ces jeunes ont compris à quel point ils sont chaque fois utilisés à des fins politiques sans grande contrepartie. Peu avant la mascarade électorale de 2011, Bozizé était allé poser à Boy-Rabe la première pierre pour la construction de logements sociaux. Où en sommes-nous actuellement avec ces logements sociaux ? Mêmes les jeunes centrafricains se rendent de plus en plus compte que Bozizé n’est qu’un menteur et un roublard. Il pense qu’il peut rouler tout le monde dans la farine tout le temps. Ce n’est pas vrai. Le masque sur son visage est en train de tomber pour laisser place à sa vraie figure.

L’arrachage de son buste qui figuraient aux côtés des autres chefs d’Etat de la RCA au Jardin du Cinquantenaire situé en face du Lycée B.Boganda est lourd de signification et est la preuve que les jeunes ont compris seul lui n’est pas digne de figurer à côté de ceux de Barthélémy Boganda, David Dacko, Jean Bedel Bokassa, André Kolingba et Ange-Félix Patassé. Généralement dans le monde, c’est à la chute d’un dictateur que le peuple déboulonne sa statue. Il en a été ainsi de Saddam Hussein d’Irak et même Bokassa en Centrafrique en 1979 sur la place Valéry Giscard D’estaing à Bangui.

Ce qui s’est passé à la prison de Ngaragba est également d’une très grande portée politique. 750 prisonniers dans la nature après effraction de la porte principale par les émeutiers du 2 août, ce n’est pas un hasard. Parmi cet effectif, il y a sans doute des personnes qui n’avaient rien à y faire. Beaucoup ont probablement été jetés arbitrairement en prison pas la justice personnelle de Bozizé et Findiro.

C’est fort de tout cela qu’au lieu de faire un examen de conscience et méditer sur leurs erreurs et leurs fautes de gestion des affaires du pays, Bozizé et son fils tentent de se défausser sur les hommes politiques et l’opposition politique dont ils voient la main partout derrière tout. C’est trop facile. Quels sont les hommes politiques qui ont bloqué Francis Bozizé à Kolongo lors des émeutes ? Quels sont les hommes politiques de l’opposition qui ont arraché le buste de Bozizé du Jardin du Cinquantenaire ou cassé le portail de la maison d’arrêt de Ngaragba ?

Les jeunes centrafricains que le régime Bozizé a toujours instrumentalisés commencent à voir clair dans les tromperies de ce pouvoir et à prendre conscience de ses responsabilités. Il est vain de voir nécessairement derrière eux quelqu’un qui tire les ficelles. La mise à sac hier par les émeutiers de l’entreprise qui fabrique des bancs d'école qu'on dit appartenir à une copine de Francis Bozizé  et qui se situe derrière les locaux de la primature, en dit long sur la détermination des jeunes. (Voir photos ci-dessous)

La Rédaction

 

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émeute du 2 août à Bangui

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 22:46

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangui : 750 détenus libérés par des candidats malheureux des FACA

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Bangui, 3 août 2012 (RJDH) – Environ 750 prisonniers de la maison d’arrêt centrale de Ngaragba, dans le 7e arrondissement de Bangui, se sont évadés, le  jeudi 2 août, suite à la manifestation des candidats malheureux au concours d’entrée dans les rangs des Forces armées centrafricaines (FACA).

« C’est aux environs de 13 heures que nous avons entendu des bruits de foule au carrefour. Les manifestants ont brulé des pneus en chantant l’hymne national. Ils sont ensuite venus défoncer le portail de la maison d’arrêt avec un morceau de fer, puis sont entrés », témoigne un greffier de la maison d’arrêt, qui a requis l’anonymat.

Le greffier poursuit son récit. « Ces jeunes, munis  de couteaux, de machettes  et de gourdins, ont libéré les prisonniers et les autres détenus, les invitant à sortir de leurs chambres. Les manifestants ont profité de l’occasion pour voler les literies, les biens et les ustensiles de cuisine des prisonniers, pour finalement saccager les locaux ».

Selon une source digne de foi, environ 15 militaires et 20 civils qui se trouvaient en prison avant d’être relâchés sont revenus d’eux-mêmes se présenter à la maison d’arrêt après le retrait des manifestants.

En plus de la prison centrale de Ngaragba, qui a été saccagée, les manifestants s’en sont pris aux mairies du 7e et  du 8earrondissement de Bangui. Ils ont aussi tenté de détruire un pont dans le 7earrondissement. Plusieurs monuments historiques de la municipalité de Bangui ont également été détruits.

Dans une déclaration qu’il a faite aux environs de 20 heures, le mardi 02 août, le ministre délégué à la défense, Jean Francis Bozizé, a invité les manifestants au calme, tout en estimant qu’ils ont été manipulés.

En juillet dernier, un appel au recrutement des jeunes dans les forces armées centrafricaines a été lancé. Pour 600 places, environ 10 000 candidatures ont été enregistrées. La proclamation a eu lieu mercredi soir. 650 candidats ont été retenus, d’où le mécontentement des autres qui pensent que le recrutement a été fait sur une base ethnique.

 

Bangui : Les pharmaciens s’inquiètent du programme de délestages

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Bangui, 3 août 2012 (RJDH) – Les pharmaciens de Bangui s’inquiètent face au prolongement des délestages intempestifs dans la ville, en dépit des mesures qu’ils ont prises, ceux-ci craignent que certains médicaments qui nécessitent une conservation au frais périssent.

Dans une tournée de plusieurs pharmacies de Bangui effectuée, le vendredi 3 août, par le RJDH, les mesures prises par plusieurs d’entre elles semblent être les mêmes. « Nous avons un groupe électrogène qui nous aide à conserver nos produits », a affirmé un employé de la Pharmacie Notre Dame.

Seulement, cette mesure ne semble pas pouvoir tenir pour les prochains jours de délestage. « Souvent, la nuit, les batteries dont nous disposons pour la conservation de nos produits arrivent à se décharger. Et cela n’est pas bon pour certains médicaments, comme l’insuline, qui doivent être strictement conservés à basse température », précise une vendeuse de médicaments à la Pharmacie de l’Amitié.

Le souhait de tous les pharmaciens, ajoute cette vendeuse,  est de « voir l’Enerca remédier à ce problème et reprendre ses activités normales, car nous sommes dans un domaine très sensible pour la santé de toute la population ».

Les travaux en cours à l’Enerca s’effectuent sur les installations de ses usines de Boali 1 et 2. Un calendrier de planification de distribution de l’électricité a été mis en place. Les travaux en cours réduisent jusqu’à 55% de la capacité de production de l’Enerca. Celle-ci ne distribue maintenant que 8 mégawatts d’électricité pour toute la ville de Bangui. L’Enerca précise que les travaux vont durer jusqu’au 10 août prochain.

 

Bangui : Campagne de dépistage de la maladie du sommeil

 

Bangui, 3 août 2012 (RJDH) – Une campagne de dépistage actif de la maladie du sommeil, aussi appelée trypanosomiase humaine africaine, organisée par l’ONG Médecins sans Frontières (MSF), a pris fin le 20 juillet, à Mboki (sud-est).

D’après un document émis par le service de communication de cette structure, au terme de cette campagne de trois semaines, l’équipe de MSF a vu 4534 personnes, soit des réfugiés, des déplacés, des autochtones et des peulhs. Six cas de la maladie du sommeil ont été diagnostiqués et traités au sein de cet échantillonnage.

Le traitement des femmes enceintes, poursuit le même document, a fait l’objet d’une attention particulière. En début de grossesse et porteuses parfois de la maladie du sommeil, certaines futures mères ne peuvent commencer leur traitement contre cette maladie qu’au deuxième trimestre de leur grossesse, « car, administrés au premier trimestre, ces médicaments peuvent nuire à la bonne santé du futur nourrisson ».

Le docteur Brian D’Cruz, médecin de l’équipe mobile de MSF, explique qu’ «  après sept jours de traitement pour les patients  en phase 1 et dix jours de traitement pour les personnes  en phase 2, les patients vont recouvrer totalement leur bonne santé et pourront reprendre une vie normale».

La maladie du sommeil est une maladie tropicale due à un parasite transmis à l’humain par la mouche tsé-tsé. La maladie suit deux phases : la première est caractérisée par de la fièvre, des maux de tête et des douleurs articulaires ;  la seconde, dite neurologique, se produit lorsque le parasite infecte le système nerveux central.

 

Mbaïki : Une trentaine de personnes mordues par des chiens et chats enragés

 

Mbaïki, 3 août 2012 (RJDH) – Vingt-cinq personnes ont été mordues par des chiens enragés et  trois  autres, par des chats enragés,  au village de Yawa, situé à 7 kilomètres de la  sous-préfecture de Boganda (centre-sud).

 « Les prélèvements  faits sur ces chiens et ces chats, qui ont été analysés  à l’Institut Pasteur de Bangui, confirment  que ces animaux domestiques sont atteints de la rage », a indiqué Alphonse Yangué, chargé de  la société d’État de gestion des abattoirs de Mbaïki.

Les  personnes mordues par les animaux enragés attendent pour être évacuées  à  l’Institut Pasteur de Bangui pour y recevoir des traitements.

 

Bambari : La population se mobilise pour faire fonctionner sa radio

 

Bambari, 3 août 2012 (RJDH) – Une campagne de financement en vue de relancer les activités de Radio Bé-Oko, une station tombée en panne depuis le 23 mars, est lancée à travers les différents quartiers et villages de la préfecture de la Ouaka (centre).

Il s’agit d’une initiative de l’association dénommée les Amis de la radio Bé-0ko. L’objectif est de relancer les activités de la station. «En tout, 59 quartiers vont contribuer de l’argent et des enveloppes ont été distribuées aux chefs de quartiers et de villages ainsi qu’aux chefs de groupe », a fait savoir Célestin Yétomane, coordonnateur de cette association.

« Nous avons écrit  des correspondances  aux partenaires afin de nous venir en aide,  mais sans suite. C’est ainsi que nous avons décidé de faire cette nouvelle cotisation.  Au mois de mai dernier, la population avait  déjà contribué une somme de 250 000 FCFA. Si tout va bien, la radio sera opérationnelle à compter du 13 août»,  estime Célestin Yétomane.

 

Bozoum : Une campagne de vaccination des enfants contre la polio

 

Bozoum, 3 août 2012 (RJDH) – Une campagne de vaccination contre la poliomyélite, auprès des enfants de 0 à 5 ans, est organisée, ce vendredi 3 août, par le Centre de santé préfectoral de Bozoum.

« Nous avons organisé cette campagne pour des enfants de 0 à 59 mois, pour lutter contre la poliomyélite. Il faut prévenir puisque nous faisons frontière commune avec la République du Tchad où sévit cette maladie », a  expliqué le docteur Samuel Nzalapa, chef de centre de l’hôpital préfectoral de Bozoum.

Selon lui,  deux cas de polio ont été enregistrés dans la région en mai 2011. Le 1er cas a été signalé dans le village d’Amafouta, dans la sous-préfecture de Batangafo, et le second, dans la préfecture de l’Ouham.

Cette campagne de vaccination est organisée dans toute la préfecture de l’Ouham-Pendé.

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