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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:51

 

 

 

 

 

 

http://www.acted.org   

Entre urgence et développement - Alors qu’une stabilisation fragile se poursuit dans l’ouest de la République Centrafricaine (RCA), la situation humanitaire dans l’est du pays reste problématique. Des affrontements persistent entre groupes armés dans le nord. Les grandes villes du sud-est connaissent une croissance démographique importante du fait de déplacements massifs survenus à la suite d’attaques de la Lord’s Resistance Army (LRA). En 2011, ACTED s’est concentrée sur le soutien aux dynamiques de développement à l’ouest et au nord, sur la réponse à l’urgence dans l’est du pays notamment en eau, hygiène et assainissement (EHA) et en sécurité alimentaire, ainsi que le désenclavement des « zones oubliées ».

Répondre aux besoins en eau potable et en assainissement pour limiter les risques sanitaires

 rca1-puits-d-eau-potable-ACTED.jpg

La RCA est un pays hautement vulnérable dont plus de 86% des habitants souffrent de pauvreté multidimensionnelle. En particulier, le pays présente un taux de couverture en eau et assainissement très faible. Selon les résultats de l’enquête Analyse Globale de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire en RCA (2009), 51,2% des ménages ont accès à une source d’eau potable et 5% possèdent une latrine familiale. Dans le nord-ouest, après des années d’insécurité et d’enclavement, la situation est actuellement stabilisée. Cependant, ces communautés, qui ont longtemps vécu en autarcie, sont désormais dénuées d’infrastructures communautaires. Ainsi, beaucoup de villageois n’ont pas accès à l’eau potable et s’approvisionnent le plus souvent dans des marigots ou des rivières. Dans le sud-est, à la suite d’attaques de la LRA, la densité de la population a fortement augmenté dans les grandes villes de la préfecture du Haut Mbomou, provoquant une détérioration de la fourniture des services de base et des standards SPHERE en termes d’EHA. Face à ces enjeux, ACTED a développé de nombreux projets visant à améliorer l’accès à l’eau potable et l’assainissement pour les populations vulnérables de ces deux zones. Au total, en 2011, ce sont 21 lavoirs, 27 puits et 400 latrines familiales qui ont été construits/réhabilités et 4000 personnes sensibilisées aux bonnes pratiques EHA.

Assurer la sécurité alimentaire : un enjeu de relèvement durable

maraichage-en-RCA-a-Zemio-planche_de_laitue.jpg

 

Plus des deux tiers des Centrafricains, dont les trois quarts habitent en zone rurale avec comme principale source de revenu l’agriculture, vivent en dessous du seuil de pauvreté. Les échanges commerciaux internationaux et domestiques sont faibles de par l’obsolescence des infrastructures de marché, et l’enclavement du pays rend particulièrement difficile l’accès aux biens de première nécessité. Le Haut Mbomou est la sous-préfecture la plus à l’est de la RCA, à la frontière de la RDC et du Soudan, peuplée de 60 000 autochtones pratiquant essentiellement une agriculture de subsistance (manioc, arachide, riz). L’éloignement de la capitale et les difficultés d’accès entravent l’écoulement des produits agricoles et font de cette préfecture une zone déstructurée sur le plan organisationnel et productif. De plus, les importants déplacements résultant des attaques de la LRA ont accru la vulnérabilité des populations et l’insécurité alimentaire. Pour remédier à cela, ACTED a mis en place plusieurs programmes visant à renforcer la sécurité alimentaire sur la zone. L’ONG a ainsi soutenu 55 groupements maraîchers à travers des formations, un accompagnement et des dotations en kits d’outils agricoles et semences. ACTED a également mis en place des activités d’appui à l’élevage visant la protection du bétail avec notamment l’organisation d’une campagne de vaccination et la formation d’auxiliaires vétérinaires.

Le bétail capital à protéger

http://www.acted.org   20 Avril 2012

 

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                                          déparasitage de caprins à Zémio

 

En réponse à la crise sanitaire des cheptels dans le sud-est de la République Centrafricaine (RCA), les acteurs humanitaires mettent en place des interventions visant à protéger le bétail. 

« Des amis m’ont dit que la ville de Zémio offrait des pâturages riches pour les bœufs et je cherchais une ville sécurisée pour ma famille ». Egui, auxiliaire vétérinaire à Zémio, marié et père de 16 enfants, est issu d’une famille peuhle. Il a quitté Yaloké dans le sud-ouest de la RCA pour se rendre à Zémio (dans le Haut Mbomou) en 1992. Cependant l’absence d’infrastructures de base, de personnel formé et de protections des cultures a favorisé la propagation de maladies bactériennes. Egui a ainsi perdu une grande partie de son bétail et donc de son capital.

Une épidémie meurtrière

Début 2011, la préfecture du Haut Mbomou a connu une épidémie qui a ravagé la quasi-totalité des petits bétails de la zone (caprins et ovins). Si, au niveau national, une campagne de vaccination a été mise en place, celle-ci n’a pas atteint le sud-est de la RCA en raison de troubles de sécurité. ACTED, présent dans cette zone depuis 2008, a donc lancé une vaste campagne de vaccination et de déparasitage dans les villes de Zémio et Djémaf, avec le soutien financier du Service d’aide humanitaire de la Commission européenne. Cette campagne, réalisée par neuf auxiliaires vétérinaires formés par ACTED en collaboration avec l’Agence nationale de développement et de l’élevage, favorise le transfert des connaissances et le renforcement des capacités au niveau local. Au total, ce sont 1222 chèvres, 188 moutons, 6256 volailles et 439 porcins qui ont ainsi été vaccinés et déparasités.

Quand Egui a entendu dire qu’ACTED cherchait des personnes volontaires pour une formation vétérinaire, il s’est tout de suite porté volontaire. « J’ai appris énormément grâce à la formation dispensée par ACTED. Je peux maintenant procéder à un déparasitage, vacciner des animaux et traiter des maladies courantes. Ces connaissances resteront gravées et je compte bien les transmettre aux membres de ma communauté afin de protéger notre bétail. »

Cette activité d’appui à l’élevage a un impact positif puisque, jusqu'à présent, aucun cas de maladie virale chez le petit bétail n’a été détecté à Zémio et dans les environs. « Cela permet non seulement de protéger le bétail, » confie Egui, « mais favorise également la reproduction animale, et renforce donc le capital des familles, notamment des déplacés internes et des Peulhs ».

Cette activité est également une source de revenu additionnel pour les auxiliaires vétérinaires. « Avec la rémunération de mes services, j’ai gagné 25 000 FCFA (40 Euros) que j’investis dans la production de pierre à lécher, ce qui me permettra de compléter mon revenu. Si j’en ai la possibilité, j’aimerais ensuite ouvrir une pharmacie vétérinaire à Zémio ».

Le maraîchage : une source de revenus et de diversification alimentaire pour les populations vulnérables

http://www.acted.org   04 Juin 2012

Il est 16h à Zémio quand notre équipe arrive sur la parcelle maraichère du groupement « Tenons la main ». Nous rencontrons, en train d’effectuer l’arrosage quotidien, la présidente du groupement, Georgette Daoua, 40 ans, mariée et mère de 6 enfants, qui nous accueille avec enthousiasme fière de montrer le fruit du travail de son groupement.

Avant l’arrivée d’ACTED, Georgette faisait du petit commerce. Elle dirige maintenant un groupement de 15 ménages dont 6 composés de femmes seules. Dans le cadre d’un projet visant à renforcer la sécurité alimentaire des populations vulnérables déplacées, réfugiées, et hôtes, ACTED, en partenariat avec ECHO, soutien 660 ménages dans la production maraichère des communes de Zémio, Mboki et Djémah.

Pour Georgette, le maraîchage n’est pas une activité nouvelle puisqu’elle a commencé à semer les premières graines avec ACTED en 2010. Cependant l’assimilation des techniques de maraîchage et la mobilisation des membres du groupement est un processus qui a pris du temps. « Au début j’avais de grandes difficultés à faire participer les membres du groupement à l’arrosage quotidien des planches mais maintenant tout le monde s’y met ! »

« Les tomates, la laitue, le gombo et les oignons se vendent bien sur le marché, raconte Georgette. Nous estimons gagner encore 300 000 FCA avec la vente du reste de la production (450 euros environ)». Grace à la mobilisation et l’investissement de tous, la vente de la première partie des récoltes a déjà rapporté 70 500 FCFA (soit environ 100 euros).

L’activité de maraîchage a également eu un impact positif sur les modes de consommation des membres du groupement. « On a maintenant la possibilité de manger des aliments frais en saison sèche comme le gombo ou encore la laitue», s’enthousiasme Georgette.

Avant de partir nous l’interrogeons sur ses perspectives après la fin du projet ACTED. « La formation d’ ACTED en techniques maraichères, production de semences et gestion d’un groupement, m’a permis d’acquérir les compétences suffisantes pour continuer de manière autonome et lancer la prochaine campagne maraichère sans aide extérieure ».

Réhabilitation d’infrastructures communautaires pour le désenclavement et la redynamisation économique

Les années de crise qui ont affecté la République Centrafricaine ont fortement détérioré les infrastructures communautaires du pays, principalement les routes. Le désenclavement des zones rurales reste donc une des principales préoccupations d’ACTED. Depuis la fin de l’année 2010, ACTED concentre ainsi sa stratégie sur la redynamisation économique et la réhabilitation de routes et d’infrastructures de base, afin de faciliter l’accès humanitaire, le désenclavement des communautés et de fournir des réponses rapides aux mouvements de populations. ACTED a mis en œuvre de nombreux programmes de construction et de réhabilitation d’infrastructures de base : routes, ponts, ouvrages de franchissement, bacs et écoles, visant à développer les opportunités de relance économique des territoires les plus enclavés et à rétablir la circulation sur les principaux axes routiers endommagés. En 2011, ACTED a ainsi réhabilité 145 kilomètres de routes (axe Bozoum-Bossangoa), construit et réhabilité 17 ponts, 60 ouvrages de franchissement et l’accès à deux bacs. La circulation a notamment pu être rétablie entre Bangassou et Obo, axe routier d’une longueur de 512 kilomètres. En parallèle, plus de 50 écoles ont été construites ou réhabilitées et équipées de puits et de latrines dans le sud-ouest.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:45

 

 

 

Il faut s'arrêter parfois pour dire un grand merci et bravo à ces humanitaires et différentes associations qui oeuvrent en RCA pour permettre à l'homme centrafricain de garder un minimum d'humanité et d'honneur. L'exemple d'ACTED qui a réhabilité le pont de Kouki est à saluer car pendant ce temps, le milliardaire de Boy-Rabe pavane dans Bangui avec sa limousine dont le coût aurait pu permettre la réhabilitation sans doute de plusieurs ponts comme celui de Kouki par ACTED.

Rédaction C.A.P

 

 

 

pont-de-Kouki-avant.jpg

                                 pont de Kouki (Ouham) avant les travaux de réhabilitation

 

 

 

 

pont-rehabilite-a-Kouki.JPG

                                                  le même pont réhabilité par ACTED 

 

Kouki, village d’environ 2000 habitants, situé dans la Préfecture de l’Ouham au nord-est de la Centrafrique, est traversé par la rivière Viba qui le divise en deux (le village d’un côté et les champs de l’autre). Jusqu’à la dernière saison des pluies, le principal moyen de communication entre les deux rives était un pont semi-permanent.

Les violentes précipitations de la saison des pluies ont sérieusement endommagé le pont de Kouki, fait de bois et de lianes. Ceci a sensiblement compliqué le transport des personnes et des marchandises vers le marché hebdomadaire de Kouki. Aussi, les habitants de Kouki étaient eux-mêmes isolés des communautés environnantes. Afin d’acheminer la production du village sur les marchés voisins, principalement le coton, le mil et le sorgho, les habitants étaient obligés de faire un détour de 22 kilomètres, un trajet de 3 heures.

En l’espace de 2 mois, ACTED a réhabilité le pont, maintenant construit en béton armé, assurant ainsi un accès durable à Kouki. Ce projet a été réalisé grâce au Fonds humanitaire commun administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

La réhabilitation de ce pont va permettre de désenclaver Kouki, favorisant à la fois ses ventes agricoles ainsi que la fréquentation de son marché hebdomadaire par les populations des villages voisins. En outre, ce pont permettra également aux agences et organisations humanitaires d’accéder plus facilement à cette zone et d‘y répondre aux besoins des populations.

http://www.acted.org/fr/desenclavement-de-kouki

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:34

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangassou : Le ministère de la Défense nationale évalue les suites de l’attaque de Bakouma

 

Bangassou, 9 juillet 2012 (RJDH) – Une mission mixte du ministère de la Défense nationale s’est rendue le dimanche 8 juillet à Bangassou (sud-est) afin d’effectuer un contrôle de présence des éléments des forces de l’ordre sur le terrain, après l’attaque de la ville de Bakouma, le dimanche 24 juin.

Selon le chef de cette mission, le colonel Dépôt, l’équipe est composée des éléments des Forces armées centrafricaines, des éléments de la gendarmerie et de ceux des eaux et forêts. « Cette mission a pour objectif de faire l’état des lieux des éléments des forces de l’ordre qui sont en détachement dans la zone de Mbomou », a-t-il précisé.

« Suite à l’attaque du site de la société française d’exploitation d’uranium AREVA,  à Bakouma, le ministère de la Défense nationale a constaté que les éléments sur les lieux sont en désertion. C’est pourquoi, le ministère a jugé utile d’effectuer cette descente sur le terrain afin de constater les réalités », a-t-il fait savoir.

« Les récidivistes seront sanctionnés conformément aux règlements intérieurs de l’Armée nationale », a conclu le colonel Dépôt.

 

Obo  Présence d’un groupe des éléments de la LRA signalée à 70 km de la ville

 

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Obo, 9 juillet 2012 (RJDH) – Un groupe des éléments de l’Armée de résistance du Seigneur(LRA) de Joseph Kony se trouverait actuellement à 70 kilomètres d’Obo (est), au bord de la rivière Guéré, a annoncé  le sergent Josh américain, ce lundi 9 juillet, pendant la réunion des forces tripartites basées à Obo (sud-est).

Lors de cette réunion, le même sergent a précisé que les forces armées  ougandaises sont à leur poursuite, mais sans la participation des éléments de Forces armées centrafricaines (Faca) parce qu’ils n’ont pas leur prime d’alimentation.

« La formation de la Force armée centrafricaine a été interrompue depuis deux semaines en raison du non-paiement de leur prime d’alimentation. Elle a repris aujourd’hui », a expliqué le sergent Josh, président de la séance.

Il a rapporté à l’assistance que selon une  victime, sortie de sa captivité depuis juin, les éléments de la  LRA écoutent tous les jours de 18 heures à 21 heures les stations de radio pour s’informer sur ce qui se dit à leur sujet.

 

Bangui : Dix jeunes libérés après avoir été accusés de tentative de déstabilisation de pouvoir

Bangui, 9 juillet 2012 (RJDH) – Les dix jeunes, membres de Réseau des Organisations des Jeunes de Centrafrique (ROJECA), arrêtés le jeudi 28 juin, ont finalement retrouvé la liberté le vendredi 6 juillet.  Ils ont été arrêtés alors qu’ils se rendaient à Mbaïki (sud-ouest) dans le cadre d’une activité de cette organisation.

« Aucune charge n’a été retenue contre nous, mais nous craignons cependant pour notre sécurité, car nous savons qu’il y a des agents de services de renseignements qui nous suivent désormais. Mais nous n’avons pas peur de poursuivre nos activités », a commenté l’un des jeunes, qui a requis l’anonymat.

Lors de leur interpellation, ces jeunes ont été accusés de ne pas disposer de tous les documents requis afin d’effectuer un déplacement à l’intérieur du pays. Des sources informées ont cependant affirmé que l’arrestation de ces jeunes est liée à un projet de déstabilisation du régime en place à Bangui.

Il faut dire que ces jeunes dont l’âge varie de 19 à 25 ans ont toujours cru en l’existence d’une fiche mensongère à leur sujet, visant à les stopper dans leurs activités à l’intérieur du territoire centrafricain.

Le Réseau des Organisations des Jeunes de Centrafrique, à laquelle appartiennent ces dix jeunes, est une structure qui œuvre dans la promotion et la protection des droits et des devoirs des enfants.

 

NDLR : Qu'un pouvoir en place tremble  de toute sa carcasse au point de malmener ainsi une poignée de jeunes scouts, en dit long sur la réalité de ce régime bozizéen et sur le climat de paranoïa qui règne à Bangui dans les sphères les plus hautes de la bozizie.

 

Berberati : Mauvaise condition d’abattage des bœufs

 

abattage clandestin de boeuf

 

Berberati, 9 juillet 2012 (RJDH) – Les bouchers se plaignent de la mauvaise condition dans laquelle ils abattent les bœufs chaque jour pour revendre à la population de Berberati (ouest).

« Nous n’avons pas d’eau pour laver les carcasses des bœufs après l’abattage. Il n’y a pas une aire pour nous permettre de dépouiller nos bêtes. Nous le faisons à même le sol », a déploré le président de l’association des bouchers de la ville.

L’abattoir de Berberati, poursuit la même source, « dispose d’un château d’eau  et d’une motopompe. Mais cela n’est pas fonctionnel. Les conditions hygiéniques ne sont pas réunies. Il y a risque de contamination en cas d’épidémie ».

« Nous sommes informés de la condition dans laquelle travaillent les bouchers.  Une réunion est prévue dans les prochains jours  pour discuter de ce problème », a expliqué le premier adjoint au maire de la ville  de Berberati,  Albert Eustache Nakombo.

Selon l’adjoint au maire, c’est la Société d’État de gestion des abattoirs qui devait s’en occuper. « Mais nous avons constaté que ce service ne fait pas son travail. Les bouchers ont droit de se plaindre », a-t-il conclu.

 

Bambari : Deux hommes agressés par une bande armée non identifiée

Bambari, 9 juillet 2012 (RJDH) – Un conducteur de taxi-moto et un cultivateur ont été bastonnés, le dimanche 8 juillet, par une bande armée non identifiée sur l’axe Chigbolo, un village situé à 30 kilomètres de la  ville de Bambari (centre sud).

« Ils  m’ont battu et ont endommagé ma moto. Ils ont aussi pris mon téléphone portable et une somme de 15 000 FCFA », a déclaré le conducteur du taxi-moto.

Un cultivateur qui revenait du marché après avoir vendu ses produits champêtres est aussi tombé entre les mains de ces hommes armés.

« Ils sont au nombre de 30. Ils ont exigé que je leur donne de l’argent et, subitement, l’un d’eux m’a frappé d’un coup de couteau. Ils détenaient  tous des armes, dont certaines sont de fabrication artisanale et d’autres de marque  Kalachnikov », a témoigné le cultivateur.

Les victimes ont été transférées à l’hôpital régional universitaire de Bambari pour y recevoir des soins.

Bangui : La SODECA étend ses branchements

Bangui, 9 juillet 2012 (RJDH) – Quatre arrondissements de la ville de Bangui vont bénéficier du projet de 2000 branchements sociaux et 1800 branchements inactifs de la société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA). Ce projet financé par la Banque Mondiale va concerner les 3ème, 5ème, 6èmeet 8ème arrondissements de la ville.

« Ce projet est financé par la Banque Mondiale en partenariat avec le gouvernement centrafricain, dans le but d’étendre les branchements en vue de lutter contre les maladies hydriques et d’autres maladies associées à la consommation d’eau non potable », a expliqué Jules Yanganda, chef de la cellule de communication à la SODECA.

Selon lui, « le projet des 2000 branchements sociaux et 1800 branchements inactifs est au profit des ménages démunis qui n’ont pas la possibilité de payer le branchement normal. C’est un projet pilote », a-t-il déclaré.

Le chef de la cellule de la communication a souligné que « les conditions d’admissibilité à ce branchement sont entre autres le versement de frais de 26 600 F CFA, être propriétaire d’une maison située à 20 mètres d’un branchement d’eau et fournir les pièces afférentes ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:18

 

 

 

 

hissene-habre-14-oct-2011.jpg

 

 

Dakar (Sénégal) 2012-07-09 14:50:32(APA) - Quelque 500 millions de FCFA seraient détournés des fonds devant être consacrés au jugement de l‘ancien Président tchadien, Hissène Habré, dont le dossier a connu et continue de connaître plusieurs développements entre son pays hôte, le Sénégal, la Belgique et l’Association des victimes de crimes sous son règne.

Selon le quotidien sénégalais ‘’Libération’’, dans sa livraison de lundi, des présomptions de détournement de 500 millions de FCFA ont été décelées au ministère de la Justice, du temps du régime de l'ancien Président du Sénégal, Abdoulaye Wade.

''Plus précisément, c’est l’ancien Directeur de l’administration générale et de l’équipement (DAGE) dudit ministère qui est accablé dans ce dossier.

Le parquet a ouvert une enquête et demande l’arrestation de toutes les personnes impliquées dans cette affaire’’, renseigne le journal, soulignant que le principal mis en cause, avait ouvert un compte dans les livres du Trésor qu’il était le seul à pouvoir faire mouvementer.

Le dernier ministre de la Justice sous l’ère du Président Abdoulaye Wade, Cheikh Tidiane Sy, avait d’ailleurs été interpelé sur la gestion de ce compte dont il ignorait l’existence, selon le journal.

A son tour, il avait interpelé le DAGE qui était incapable de fournir la moindre information sur la gestion de ces 500 millions de FCFA.

En 2008, l’Association des victimes du régime de Habré réclamait dans une plainte déposée en septembre de la même année au Tribunal hors classe de Dakar, le jugement de l’ancien homme fort de Ndjamena, poursuivi pour crimes de sang et crimes contre l’humanité perpétrés durant son règne (07 juin 1982 - 02 novembre 1990).

Le versement global de 27 millions d’euros soit, 17 milliards 685 millions de FCFA, qu’exigeait le régime de Wade pour juger Hissène Habré, était vue par les victimes, de ‘’volonté manifeste’’ de la part des autorités sénégalaises de ne pas tenir le procès de l’ancien chef d’Etat tchadien.

Certains partenaires dont l’Union Africaine (UA) et l’Union Européenne (UE) avaient commencé à s’acquitter de leurs contributions pour le financement dudit procès.

L’actuel Président sénégalais, Macky Sall, a récemment affirmé que M. Habré sera jugé au Sénégal et non extradé en Belgique, conformément au souhait de ce pays.

 

NDLR : Manifestement et au grand dam de ses victimes qui se démènent pour que justice soit rendue, l'affaire du procès d'Hissène Habré est une source d'enrichissement sans cause et inespérée pour certains Sénégalais qui continuent toujours de profiter amplement des milliards du Tchad que ce criminel a sortis de la BEAC de N'djaména peu avant son départ précipité du pays il y a plus de vingt ans. On peut comprendre sans l'accepter, le prétexte fallacieux de le juger absolument à Dakar que certains avancent là-bas pour en réalité s'en mettre plein les poches.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:06

 

 

 

 

Ngaissona.jpg

Patrice Edouard Ngaissona pdt de la Fédé de Football

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 09 Juillet 2012 14:45

La Fédération centrafricaine entend boucher tous les trous de mauvaises surprises enregistrées dans le passé pour être qualifier pour la CAN 2012. Pour ce, elle n’a pas meilleure solution que de négocier le retour immédiat du coach français. A en croire Grégoire Zowaye, de la Fédération Centrafricaine de Football. Jules Accorsi, qui avait quitté le navire des Fauves ce début 2012 pour non-paiement de son salaire pendant 8 mois.

Jules Accorsi au coaching de l’équipe nationale centrafricaine de football  est pour la Fédération, une garantie immuable pour l’équilibre technique et psychologique des Fauves lors des prochains matchs de la phase des éliminatoires de la CAN 2013. « Jules Accorsi doit revenir pour accompagner les Fauves avant la rencontre avec le Burkina-Faso », déclare le 2ème vice-président de la Fédération du football centrafricain, Grégoire Zoï à Radio Ndeke Luka ce 8 juillet.

Le 2èmevice-président  révèle que « des négociations sont déjà entamés avec le coach Accorsi. Il a donné son accord pour coacher les Fauves jusqu’aux éliminatoires de la CAN 2013, aux conditions que l’Etat lui verse la totalité de ses arriérés de salaires et lui signe un nouveau contrat ».

Par ailleurs la fédération affirme ne pas remplir sa partie de contrat vis-à-vis du coach français « nous le reconnaissons, nous recherchons actuellement les moyens pour donner à Accorsi ses 100 000 000 de FCFA ».

Selon Grégoire Zowaye « si Accorsi dépose une plainte pour le non paiement de ses droits au niveau de la FIFA, la RCA sera dans une très grande difficulté ».

Pour prétendre échapper à une quelconque sanction de la FIFA, la République Centrafricaine doit régulariser les comptes d’Accorsi et lui signer un nouveau contrat afin qu’il épaule les Fauves si possible à la CAN 2013.

Nombreux sont les centrafricains favorables pour un retour du coach français aux côtés des fauves qui, sont encadrés par le centrafricain Hervé Loungoundji.

La République Centrafricaine pourra participer historiquement à la Coupe d’Afrique des Nations 2013 en Afrique du Sud ; si elle parvient à surmonter le grand obstacle qu’est le Burkina-Faso. Les Fauves joueront contre les étalons le 10 septembre prochain à Bangui et le retour le 7 octobre 2012.

 

 

NDLR : Si la Fédération centrafricaine de football et les autorités de Bangui avaient été à même de respecter leurs engagements vis à vis de M. Accorsi, elles n'auraient pas dû le laisser s'en aller dans les conditions que l'on sait pour chercher maintenant à le faire revenir. Honte à elles !

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Centrafrique-Presse.com - dans Sports
9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 13:56

 

 

 

 

limousine-de-Gouandjika.JPG

 

 

Voici la photo de la fameuse limousine du milliardaire de Boy-Rabe, l’extravagant pitre Fidèle Ngouandjika qu'on voit ici marcher à côté. C'est dans cette nouvelle acquisition qu' il fait des slaloms dans les rues boueuses ou poussiéreuses et garnies de nids de poule de Bangui.

Un contraste saisissant avec la misère et la pauvreté ambiante et qui traduit le mépris avec lequel une partie de l'équipe de la bozizie, gère la RCA depuis bientôt dix ans. C'est pitoyable et pathétique !

 

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 13:46

 

 

 

 

Maitart 14 FEV 2006 [1]

 

 

 

 

                                       COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Depuis une semaine, dans les colonnes du quotidien Le Démocrate, est publiée une longue liste des personnalités redevables au « Don  japonais ». Le Démocrate, en publiant cette liste s’est fendu en des commentaires accusateurs qui montrent à suffisance qu’il a pris faits et causes sans la moindre vérification comme la déontologie du métier l’exige au mépris du sacro saint principe de la présomption d’innocence. L’on est en droit de se demander par quels moyens, le journal a pu se procurer cette liste qui devrait servir au parquet de mener ses enquêtes si l’avocat de l’Etat décide de porter l’affaire devants les tribunaux !

Sur cette liste, mon nom figure en premier page. I l est apparu que je dois 22 330 240 francs au titre d’une créance au fameux « Don japonais » dont j’ignore totalement l’objet. Alors que sur la lister il est apparu que je n’ai remboursé aucun centime, le reste dû en 2012 est de 15 387 500. Ce n’est pas sérieux ! Le journal s’est même permis d’affirmer sans preuve que ces personnalités se sont transformées aujourd’hui en « donneurs de leçons sur la gouvernance ». Oui, je suis un donneur de leçon comme il dit, mais en hémicycle !

Le ton et la hargne avec lesquels Le « démocrate » a restitué l’information dénote la haine que certains compatriotes vouent aux autres compatriotes, et gratuitement. Même si celui qui est chargé de recouvrer les créances de l’Etat a jugé bon de passer par des méthodes peu orthodoxes en la matière pour contraindre ces personnalités à s’acquitter de leurs dettes, le journal en publiant sans la moindre enquête préalable prend la responsabilité de jeter en pâture des citoyens centrafricains aux vautours qui n’attendent que çà pour traîner dans la boue d’honnêtes citoyens. Certains Centrafricains sur cette liste sont montrés du doigt par le public alors qu’ils sont totalement innocents et seront amenés à terme, à porter l’affaire devant la justice de leur pays pour qu’il y ait réparation.

Avant même que la justice ne s’empare de cette Affaire, certains responsables de la Présidence de la République dans leur détermination à défendre coûte que coûte leur place à la mangeoire, utilisent à profusion les antennes de la Radio nationale pour s’en prendre personnellement à moi, et pour cause !,  comme si ma culpabilité dans cette affaire est déjà définitivement établie. Ces races de Centrafricains, d’ordinaires incultes et incompétents, massacrant à souhait la langue de Molière, qui doivent leur « rang social » à leur propension à la délation et aux injures, transformant la Radio Nationale en « Radio mille collines » sous la barbe du « Haut conseil de la Communication, subjugué et littéralement impuissant de faire respecter la déontologie. Le Radio nationale ne doit pas servir d’outil d’injures publiques et d’appel à la haine. Pourquoi les Centrafricains courageux qui osent critiquer le régime deviennent-ils des proies pour la meute des « mangeoiristes » et autres griots de tout poil ?! Eh bien parce que leurs vérités dérangent

En ce qui me concerne, je suis serein et déclare solennellement que je suis totalement étranger à cette manigance abjecte tendant objectivement à ternir mon image parce que je suis de l’opposition et que je n’ai pas ma langue dans la poche lorsqu’il s’agit de condamner clairement le régime pour avoir organisé la descente en affaire de notre patrie. Je mets en défit les partisans du sensationnel médiatique et aux griots des » mille collines » de me fournir des preuves plausibles pouvant étayer leurs accusations. Dans tous les cas, l’absence de ces preuves me conduirait naturellement à porter cette affaire devant la justice de mon pays qui saurait dire droit.

 

Fait à Bangui le  09 Juillet 2012-07-08

 

 

Dr. MAÏTART Djim-Arem

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 00:56

 

 

 

 

 

manioc au soleil

Radio Ndéké Luka Dimanche, 08 Juillet 2012 07:54

Ailleurs c’est la tyrannie du riz. En RCA, c’est celle du manioc. Le plat presqu’unique au menu des centrafricains, c’est la boule de manioc et les feuilles de manioc. De quoi tromper la faim mais pas se nourrir. Par ces temps de crise, la situation est encore plus dramatique. Les « chercher-à-manger » peuvent difficilement en acheter et crient famine un peu partout dans le pays.

Inutile de demander aux habitants de Bangui ou d’ailleurs dans le pays, quel sera le menu du jour, la réponse ne varie guère. Pour tous, tous les jours, la boule de manioc est le plat unique et immuable. Deux fois par jour pour ceux qui ont les moyens, une seule fois pour les familles nombreuses. Et c’est la grande majorité des centrafricains.  A côté de la grosse boule, la sauce est bien maigre : des feuilles de manioc pilées, bouillies et arrosées de quelques gouttes d'huile de palme. Seule variante possible : les feuilles de koko, un produit de cueillette ramassé dans la forêt. Après le rouissage on peut obtenir de la farine de manioc ou du chikwangue (boudin de manioc enveloppé dans des feuilles de bananier et cuit à la vapeur) fabriqué partout en Centrafrique.

Le panier des ménagères est bien troué actuellement par la situation du marché. A Obo (sud-est) une cuvette de manioc qui coutait 1500 FCFA (environ 2,6 euros) est passée à plus de 5000 FCFA (7,7 euro). Et le correspondant de Radio Ndeke Luka indique qu’il « faut un véritable parcours du combattant pour retrouver cet aliment devenu désormais rare. Selon quelques spécialistes de l’agriculture de la ville, « la crise n’en est qu’à ses débuts, et il faut au moins 2 ans pour retrouver de manioc à Obo».

A Bouar (nord-est), la cuvette vendue naguère à 1000FCFA (environ 1,3 euros) a vu son prix également doubler en un record de temps à 2000FCFA (2,3 Euros). Les agriculteurs interrogés expliquent que cette pénurie est due à la rareté de la pluie dans la région. Ils prédisent déjà que le prolongement de la saison sèche cette année ne permettra pas une bonne production pendant cette année agricole. A Mobaye (est), la cuvette qui se vendait à moins de 1000 FCFA, varie actuellement entre 1500 et 2000 FCFA, indique le correspondant de RNL.

Dans la capitale centrafricaine, près de sept familles sur dix ne connaissent que la sauce aux feuilles de manioc. Autrefois, c'était le repas des pauvres. Mais, la viande de bœuf est devenue rare comme les œufs de crocodile.  Les coupeurs de route qui sévissent dans le nord du pays ont fait fuir bon nombre d'éleveurs peuls vers le Cameroun. Du coup, à Bangui, la viande est devenue très chère. A 2500 F cfa (3, 8 euros) le kilo voire 3000 frs (4,5 euros), même les familles de salariés ne peuvent plus en acheter que les jours de fête. De manière générale, la vie est devenue particulièrement difficile à Bangui. Les prix ont connu de fortes hausses sans que le pouvoir d'achat augmente.

Les gens sont obligés de se serrer la ceinture. Beaucoup de banguissois ont faim, la plupart mange mal. Tout est bon pour améliorer l'ordinaire. Quelques exemples qui montrent que la nourriture est devenue une hantise : ce manœuvre de la mairie du premier arrondissement de Bangui qui chasse les rats dans les bacs à ordures. Trois rats capturés, c'est un repas assuré ; ce cadre centrafricain, qui n'a pas voulu dire son nom, raconte qu'au cours d'un séjour d'un mois dans sa famille en Europe, il s'est rendu malade à force de manger. Il voulait faire des réserves en prévision de son retour à Bangui.

Les enfants sont tout particulièrement touchés. « Je suis mère de cinq enfants tous d'âge scolaire, explique Virginie Mokéma, une jeune femme de 28 ans. Je suis seule à m'occuper d'eux car leur papa nous a abandonnés. Ils ont de sérieux problèmes de nourriture. Les trois derniers sont pratiquement malnutris. Mes revenus ne me permettent pas de leur offrir à manger en quantité et en qualité. Voyez-vous, je ne dépense que 300 F (0,58 euros) cfa pour les faire manger. Quand ils mangent pour 500 F cfa (0, 80 euros), c'est la fête. Du coup, mes enfants ne vont pratiquement pas à l'école, ils ont constamment faim et sont malades en permanence ».

Ce constat n'a malheureusement rien d'étonnant car le régime « tout manioc » est carencé. Riche en amidon, la farine de manioc « cale l'estomac » mais ne « nourrit » pas l'organisme. C'est ce qu’explique le Dr Koumanzi Malo, nutritionniste connu à Bangui : « le manioc est un aliment énergétique qui rassasie mais qui est beaucoup plus pauvre en protéines que les céréales. Pour une alimentation équilibrée, il faut le consommer accompagné de viande ou de poisson, d'arachide et d'huile ». Mais, dans les familles pauvres, ces ingrédients trop coûteux ont pratiquement disparu des sauces. Les feuilles de manioc beaucoup plus riches en protéines constituent cependant un bon complément.

Mais si le manioc est un rempart contre l'insécurité alimentaire, encore faut-il le trouver par les temps qui courent. Produit de base devenu rare et cher.

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 00:48

 

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Dimanche, 08 Juillet 2012 16:54

Depuis la signature de l’accord de cessez-le feu entre la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) avec les autorités de Bangui en novembre 2011, la CPJP semble attendre vainement la décision finale du Gouvernement centrafricain.  Les négociations en vue d’aboutir à la signature de l’accord de paix globale de Libreville, en 2008, a du plomb dans l’aile.

Le président de la CPJP, Abdoulaye Hissein, est descendu à Bangui, capitale centrafricaine en réponse à l’invitation du gouvernement,  révèle Radio Ndeke Luka (RNL) ce 7 juillet.

Selon ce qui ressort des propos du président de la CPJP à RNL, sa faction rebelle est prête pour la signature de l’accord de paix globale qui doit passer nécessairement par une négociation avec les autorités de Bangui, sur les garanties à donner à la CPJP au lendemain de l’accord de Libreville. « Jai rencontré le Président de la République, François Bozizé. Nous avions échangé sur de nombreux points et je crois que nous signerons d’ici peu », révèle Abdoulaye Hissein à RNL. Cette concertation est certainement le droit de réponse du gouvernement à la récente menace d’une reprise des armes par ce groupe politico-militaire.

Interrogé par Radio Ndeke Luka au sujet de la création de la nouvelle faction rebelle dénommée Convention Patriotique du Salut du Kodro (CPSK) dirigée par Dhaffane Mohamed Moussa, dont beaucoup pensent qu’elle est une branche de la CPJP, Abdoulaye Hissein de balayer simplement que « c’est une rébellion virtuelle, Dhaffane Mohamed Moussa est actuellement en prison au Tchad ».

Malgré la rencontre avec le Chef de l’Etat, quelques incertitudes planent encore sur les réactions du président de la CPJP relatives à l’applicabilité de ce qui a été arrêté à l’issue du dialogue à deux, « que deviendra la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix après cette signature » ? Il poursuit avec retenue en

Lâchant la question posée par beaucoup de centrafricains en prenant de même position : « pourquoi ça traine ? Il faut que nous rentrons dans la négociation ».

La précipitation ne serait-elle pas une pierre d’achoppement à cet accord de si grande importance ? Que faire dans de pareilles situations ? Ne serait-il pas judicieux de laisser agir le programme du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des ex-combattants (DDR) ?

Abdoulaye Hissein déclare fermement qu’« on signe d’abord, le DDR viendra après ». Pour quelles raisons le patron de la CPJP préfère-t-il signer d’abord ? L’on peut toutefois comprendre que les hésitations de Abdoulaye Hissein témoigneraient  que ce groupe politico-militaire avance tout en gardant un doigt sur la gâchette. De telles hypothèses excluent sans doute le sérieux attendu par la population en vue d’un retour définitif de la paix en République Centrafricaine.

Le Gouvernement centrafricain aurait certainement pris en compte l’ultimatum récent de la CPJP, puisqu’un pas vers cet accord vient d’être fait avec cette invitation de A. Hissein. Elle démontre une volonté politique de rétablir la paix dans le nord centrafricain et progressivement sur toute l’étendue du territoire.

En définitive, la signature de l’accord global de paix de Libreville entre la CPJP et les autorités de Bangui permettra aux éléments de cette faction rebelle de déposer les armes pour amorcer le processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR).

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 02:28

 

 

 

 

 

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                                                                               Abdoulaye Hissène 

 

 

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