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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 02:39

 

 

 

 

par   23-02-2014 à 23:28

 

Dans un communiqué, al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) condamne les violences contre les musulmans en Centrafrique et menace la France pour son intervention. Ce communiqué fait suite à un autre des talibans afghans sur la situation en RCA et à une mobilisation sur le web jihadiste francophone, même si aucune présence jihadiste n'a encore été signalée en RCA.

 

C'est la première fois qu’al-Qaïda au Maghreb islamique s'exprime sur la Centrafrique. Dans son communiqué daté du 16 février, mais posté samedi sur les forums jihadistes, Aqmi dénonce, selon ses termes, « un nouvel épisode après le Mali dans la série de croisades haineuse contre l'Islam ». Pour appuyer son propos, al-Andalous, sa branche médiatique, n'hésite pas à citer le rapport d'Amnesty International évoquant début février un « nettoyage ethnique ». Tout cela, selon Aqmi, sous le nez des « prétendues forces de maintien de la paix ».

 

L'organisation jihadiste adresse aussi un message teinté de menaces aux dirigeants français : « Vos crimes ne resteront pas impunis, la guerre entre vous et nous se poursuit ». Quelques heures avant, les talibans afghans, peu habitués à s'exprimer sur une zone qui n'est pas la leur, publiaient, eux aussi, un communiqué sur la RCA pour dénoncer, selon leurs propres mots, « un génocide de musulmans » par des « bandits chrétiens criminels » sous le regard impassible du monde.

 

Depuis plusieurs semaines, sur les réseaux sociaux, les partisans francophones d'al-Qaïda tentent de mobiliser autour de la crise centrafricaine à coup de photos de lynchages et d'images d'exactions.

 

Pour le moment, aucune présence jihadiste n'a été signalée sur le sol centrafricain mais, récemment, un ancien général de la rébellion Seleka estimait dans la presse locale que « les meurtres sans fin de musulmans centrafricains pourraient finir par faire venir al-Qaïda et Boko Haram ».

 

 

 

(musulmans de Bangui attendant une distribution alimentaire)

Aqmi menace la France pour son intervention en Centrafrique

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 02:35

 

 

 

 

Bangui le 23 février 2014: La Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) déplore la manière dont la situation sécuritaire dans la ville de Bossangoa a été dépeinte par certains médias. Dans un article en date du 21 février 2014, l'AFP a affirmé que la communauté musulmane vivant à Bossangoa avait été abandonnée à son sort, sans protection aucune. 

 

En réponse à ces informations, la MISCA souhaite apporter les précisions suivantes: 


i) la ville de Bossangoa avait été divisée en deux secteurs, l'un sous le contrôle de la MISCA, l'autre sous celui de l'opération Sangaris, et ce conformément à un mécanisme conjoint d’opération convenu par les deux forces. Après avoir sécurisé leur secteur, les forces de l’opération Sangaris se sont dirigées vers leur prochaine cible; 


ii) par la suite, la MISCA a pris le contrôle du secteur libéré par Sangaris, avec le déploiement d'éléments du contingent tchadien de la Mission; 


iii) à ce jour, la ville a été libérée de la présence des groupes armés et des criminels qui terrorisaient la population locale. Les troupes de la MISCA effectuent des patrouilles régulières, protègent les infrastructures clé de la ville, et ont démarré avec succès le processus de cantonnement des ex- Séléka. 


Le Commandant de la Force de la MISCA, le Général de brigade Tumenta Chomu Martin, se rendra prochainement dans le secteur pour évaluer les progrès accomplis à ce jour et convenir avec les commandants de la Mission qui sont sur place de la voie à suivre en ce qui concerne la finalisation du cantonnement des ex- Séléka. 

Après le transfert d'autorité, le 19 décembre 2013, la MISCA a rapidement atteint son effectif autorisé de six mille militaires et personnels de police. En accord avec le plan de déploiement de la MISCA, deux mille soldats et policiers sont déployés à Bangui, tandis que quatre mille militaires sont déployés en différents autres endroits de la RCA. 

Grâce aux efforts de la MISCA, et avec le soutien de l’opération Sangaris, la situation à Bangui s'est considérablement améliorée. Des améliorations ont également été enregistrées à l’intérieur du pays. Consciente des défis qui continuent de se poser sur le terrain sur le plan sécuritaire, ainsi que l’illustre, entre autres, l'assassinat lâche de trois civils hier à Bangui, la MISCA continuera à intensifier ses efforts pour stabiliser davantage la situation, améliorer la protection des civils et créer des conditions propices au parachèvement de la transition politique en cours. 


Pour plus d'informations, veuillez contacter: 


M. Eloi Yao, Fonctionnaire principal chargé de l’information /Porte-parole de la MISCA 

Cellulaire: +236 7007 4128 


Skype: eloi.yao1 

 

Dimanche 23 Février 2014 - 19:39

La Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine déplore la diffusion d’informations inexactes sur la situation sécuritaire à Bossangoa

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 14:01

 

 

 

 

Pana 23/02/2014

 

Situation en Centrafrique : Ban Ki-moon appelle les Centrafricains à mettre un terme au conflit - Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a, une fois de plus, appelé la population centrafricaine déchirée par un conflit, à déposer les armes, à se retrouver et à mettre un terme à la spirale d'effusion de sang et à la violence inter-communautaire qui a gangréné le pays depuis des mois.

 

Exprimant sa solidarité avec le peuple centrafricain, le Secrétaire général, dans un message audio et vidéo diffusé en français, anglais et en sango, la langue nationale, a invité les populations à mettre un terme à l'effusion de sang. '... Arrêtez les meurtres, déposez vos armes', a-t-il martelé.


'Vous n'êtes pas seuls. De nombreux pays travaillent pour la paix', a dit Ban Ki-moon aux Centrafricains, ajoutant qu'il a invité la communauté internationale à s'investir plus, afin de fournir plus de soldats et de policiers pour protéger les personnes et apporter davantage d'aide pour sauver des vies humaines.


Selon lui, les auteurs de la violence ne font que diviser et détruire leur pays bien aimé, car les musulmans et les chrétiens ont construit le pays ensemble. 'Je sais que vous le ferez ensemble de nouveau', a-t-il souhaité.


'Je suis avec vous et je vous promets mon soutien total en faveur de la paix et la réconciliation, la justice et le devoir de rendre compte de tous les habitants de la République centrafricaine', a dit M. Ban Ki-moon.


Le patron de l'ONU, rappelle-t-on, avait livré un message semblable le 13 décembre dernier et son récent appel s'inspire du rapport présenté au Conseil de sécurité des Nations unies dans lequel, il a élaboré une initiative en six points pour faire face aux priorités et aux besoins, les plus urgents du pays, y compris les renforts en soldats et en policiers.


Les autres priorités de la Centrafrique, indique-t-on, tournent autour des efforts accrus en faveur du processus de paix, le soutien au gouvernement, le financement de l'aide humanitaire et le devoir de rendre compte.


Le conflit en RCA est né suite au coup d'Etat perpétré par les rebelles Séléka, principalement musulmans en décembre 2012 en destituant le président Bozizé. Des exactions menées par ces rebelles sur les populations naîtra un conflit qui prendra une tournure inter-religieuse lorsque les milices chrétiennes connues sous le nom d'anti-Balaka ont pris les armes.


On estime à des milliers le nombre de morts et environ 2,2 millions de personnes, soit la moitié de la population, est dans un besoin humanitaire.


L'ONU estime que près d'un demi-million d'enfants font partie du million de personnes chassées de leurs foyers.

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=GhCbuGOX-dA

Mettre un terme au conflit en Centrafrique (Ban Ki moon)

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 13:54

 

 

 

 

 

Pana 23/02/2014

 

Enfants dans les situations de crise à travers le monde : L'UNICEF à la recherche de 2,2 milliards de dollars US pour aider les enfants en situation d'urgence - L'UNICEF est à la recherche de la somme de 2,2 milliards de dollars américains afin de venir en aide à environ 60 millions d'enfants dans les situations de crise à travers le monde, selon un communiqué parvenu, samedi, à la PANA à New York.

 

A cet effet, le projet 'Action humanitaire pour les enfants 2014' qui vient d'être lancé par l'UNICEF, le plus grand appel d'urgence, selon les initiateurs, ambitionne de venir en aide à 85 millions de personnes dont environ 60 millions d'enfants.

A cette occasion, le directeur des Programmes d'urgence de l'UNICEF, Ted Chaiban a souligné que les enfants constituent toujours le groupe le plus vulnérable dans les situations d'urgence et qu'ils sont confrontés à un risque élevé de violence, d'exploitation, de maladies et de négligence.


Rappelant que cet appel va dépasser celui lancé au début de l'année dernière pour collecter 1,4 milliard de dollars américains, M. Chaiban a fait remarquer que 'l'appel a finalement permis de mobiliser en octobre 2013, 1,7 milliard de dollars américains'.

Il a précisé que l'essentiel des fonds recueillis est destiné à lutter contre les conséquences de la crise en Syrie et dans la sous-région et que près de 40% des 835 millions de dollars ont été affectés à la vaccination, ainsi qu'aux projets d'eau et d'assainissement, d'éducation et de protection.


Le représentant de l'UNICEF a fait savoir que l'aide servira, également, à renforcer la cohésion sociale et au renforcement des capacités pour instaurer une paix et pour construire un avenir radieux'.


M. Chaiban a, par ailleurs, déclaré que les fonds serviront à aider les enfants et les familles en Centrafrique (RCA) et au Soudan du Sud, une zone de conflits qui compte plus de 400.000 familles et enfants déplacés.


'La saison des pluies est proche et nous devons prépositionner des réserves alimentaires et renforcer les services essentiels pour lesquels nous avons besoin de financement d'urgence afin de prévenir une catastrophe', a-t-il prévenu.


L'UNICEF va, en outre, profiter de cette occasion pour lancer un appel en faveur des crises sous financées comme celles en Afghanistan, en Colombie, en République démocratique du Congo (RDC), à Myanmar, en Somalie et au Yémen.


Le communiqué a expliqué qu'en collaboration avec les partenaires, l'UNICEF travaille, par ailleurs, au règlement des problèmes en Angola, à Haïti et au Sahel, entre autres.

Centrafrique : Sauver les enfants en situation d'urgence

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 13:25

 

 

 

 

22 février 2014, 15:55

 

Le CENTRAFRIQUE est plongé depuis un peu plus d'une année dans un tourbillon d'événements morbides, qui rendent la vie insupportable pour ne pas dire infernale aux populations de ce territoire qui, jusqu'alors, n'était qu'un havre de paix pour tous ceux qui s'y trouvaient.

 

Par un de ces subterfuges dont les manipulateurs d'esprits faibles sont si friands, les populations qui, hier, vivaient en parfaite harmonie, se sont très rapidement converties à la doctrine du massacre gratuit, de la razzia à moindres frais mais aux conséquences incommensurables en termes de pertes en vies humaines.

 

Les historiens centrafricains d'abord, pourront demain retracer les grandes lignes de la tragédie centrafricaine à travers les événements qui ont marqué la crise historique que le pays a connue avec la déchéance du pouvoir de Bozize ce 24 Mars 2013 et l’avènement de la SELEKA à la succession de ce pouvoir déchu, avec le tissu de meurtres, de viols, de saccages, de destructions, qui sera cousu à partir du régime Djotodia, et qui se poursuivra, en dépit de tous les efforts qui seront faits pour mettre un terme à cette hécatombe, pendant un bon moment après la transition mise en place pour pallier le vide au sommet de l’État.

 

CENTRAFRIQUE Chronique Et Autopsie D'une Crise est un ouvrage qui permet, à travers les articles de presse de l'auteur, de voir presque mensuellement l'évolution de cette épouvante qui était pourtant prévisible et qui aurait certainement dû être évitée si les acteurs politiques de l'époque avaient prêté une oreille attentive aux signaux et aux alertes allumés çà et là pour prévenir les dangers d'une gouvernance boiteuse.

 

Le CENTRAFRIQUE connaît des difficultés parce que les centrafricains écrivent et lisent peu. Et s'ils écrivent et lisent peu, il va de soi qu'ils oublient vite et ne peuvent asseoir leurs analyses sur les faits réels ( qui souvent deviennent des souvenirs brumeux avec les contre-vérité qui peuvent s'en suivre).

 

CENTRAFRIQUE Chronique Et Autopsie D'une Crise est un ouvrage, une contribution pour que l'histoire ne s'oublie pas, pour que ce qui a été l'origine des malheurs de ce pays puisse être mis à nu et que les ingrédients de cette mauvaise cuisine destructrice de l'entité nationale, ne puissent à jamais se retrouver dans aucune autre préparation.

 

Puisse cet ouvrage porter son éclairage à tous les centrafricains pour leur permettre de retrouver la fierté nationale qui avait toujours été la leur, et qui n'aurait pas dû subir la souillure dont elles s'est recouverte pendant ces périodes difficiles vécues de manière inqualifiable par le peuple.

 

Adolphe PAKOUA

Vient de paraître : Centrafrique - Chronique et Autopsie d'une Crise ( Edition Edilivre ) par Adolphe Pakoua
Vient de paraître : Centrafrique - Chronique et Autopsie d'une Crise ( Edition Edilivre ) par Adolphe Pakoua

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 13:00

 

 

 

Bangui (AFP) - 22.02.2014 17:39

 

Trois civils musulmans ont été tués par balle samedi à Bangui, dans la rue, après l'arrêt du taxi qui les transportait par une foule en colère près de l'aéroport, ont indiqué des témoins à l'AFP.

 

Ces trois hommes se trouvaient dans un taxi samedi vers 08H30 (07H30 GMT) dans le quartier Combattant, près de l'aéroport. Le véhicule a été stoppé par une foule qui les a fait sortir pour les exécuter, ont raconté deux témoins. "C'était d'une violence inouïe, ils ont été exécutés froidement", a précisé un témoin.

 

Selon ces témoins, la foule massée sur la route qui mène à l'aéroport criait des slogans hostiles aux musulmans au moment des faits.

 

Un porte-parole de l'armée française a confirmé à l'AFP que trois cadavres avaient été retrouvés dans le quartier Combattant où aucune tension apparente régnait quelques heures après ces assassinats.

 

Les troupes françaises positionnées à quelques centaines de mètres de là, au niveau du check-point d'entrée de l'aéroport Mpoko, sont intervenues avec des tirs de sommation pour empêcher que la foule ne s'en prenne aux corps, selon ce porte-parole, ajoutant: "si nos hommes avaient pu intervenir pour éviter ce drame, ils l'auraient fait bien évidemment".

 

Un officier de la police de la force africaine en Centrafrique (Misca) a indiqué qu'il y avait eu un "incident" peu avant 08H30 et que des coups de feu avaient été tirés pour disperser la foule massée autour d'un taxi.

 

Les cadavres, emmenés à la morgue de l'hôpital communautaire de Bangui, portaient des traces d'impacts de balle et de coups de machette, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

A la morgue, deux cadavres de musulmans tués vendredi dans le quartier PK5 étaient aussi présents, sous des bâches blanches.

 

Un soldat tchadien des forces africaines de la Misca a par ailleurs été tué à Bossangoa, dans le nord-ouest du pays, a-t-on appris de la Misca.

 

Le cycle infernal des tueries interreligieuses en Centrafrique a été déclenché par des mois d'exactions contre les chrétiens, perpétrées en toute impunité par les combattants majoritairement musulmans de la Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui en mars 2013.

 

En réaction, des milices d'autodéfense majoritairement chrétiennes, les anti-balaka, se sont formées. Très rapidement, elles ont attaqué des civils musulmans, à Bangui notamment, entraînant un exode depuis décembre de dizaines de milliers d'entre eux. Lynchages et pillages que les soldats français de l'opération Sangaris et africains ne parviennent pas à faire cesser se poursuivent.

 

Ces crimes ont conduit la présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza à annoncer une "guerre" contre les anti-balaka.

 

Face à la persistance des violences, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé jeudi à déployer très vite plus de soldats et de policiers en Centrafrique pour secourir les populations livrées aux crimes de bandes armées, particulièrement dans les zones où aucune force de l'ordre ni administration n'est présente.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: trois civils musulmans abattus dans la rue à Bangui

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 12:54

 

 

 

A. G. avec AFP   Le 22/02/2014 à 13:48

 

REPORTAGE - Un millier de Centrafricains vivent protégés sur une île par onze miliciens anti-balaka, dont huit femmes, prêtes à se battre.

 

C'est une île au milieu de l'Oubangui, le fleuve qui sépare Bangui de la République démocratique du Congo. Un millier de Centrafricains vivent là, protégés par 11 miliciens anti-balaka. Parmi eux, huit femmes au crâne rasé arborent fièrement des machettes. Elles se tiennent légèrement en hauteur sur la côte nord de l'île des Singes, certaines debout, d'autres couchées sur des nattes devant la petite hutte de terre servant de poste d'observation. Elles font des tours de garde. Huit femmes, certaines en treillis, sur les 11 anti-balaka qui "défendent" l'île.

    
Yolande Bravo a 19 ans. Son maillot de corps à larges mailles laisse entrevoir son soutien-gorge turquoise. Elle porte un pantalon de treillis beige. Elle est anti-balaka depuis trois mois. "J'ai décidé de rejoindre les anti-balaka quand les Séléka ont tué mon grand frère, le 5 décembre", dit-elle. La Séléka est un mouvement à dominante musulmane qui a pris le pouvoir en mars 2013, renversant le président François Bozizé.

 

Le crâne rasé, la machette à la main

 

Le 5 décembre, des anti-balaka, ces milices d'autodéfense issues à l'origine de zones rurales majoritairement chrétiennes, ont mené une attaque vengeresse, initiant un nouveau cycle de vengeance et de représailles interreligieuses, quelques heures à peine avant le déclenchement de l'opération militaire française "Sangaris". "Les Séléka ont frappé mon petit neveu de 12 ans avec la crosse d'un fusil. J'étais obligée de rejoindre les anti-balaka", raconte Yolande.

    
En signe de reconnaissance, les huit femmes se sont rasées le crâne en rejoignant la milice. "Nous venons de différents quartiers. Nous sommes toutes victimes de Séléka d'une façon ou d'une autre", assure-t-elle. Les miliciennes et leurs collègues masculins veillent sur les quelques centaines de familles habitant ici et sur ceux venus trouver refuge sur cette île, épargnée par les violences ces dernières semaines.

 

Des amazones sans peur

 

Joanna Indien a 20 ans. Elle porte un maillot orange et un short. Elle explique que son mari a été tué par les Séléka. Elle a trois enfants qu'elle a confiés à sa mère qui vit à Bimbo, une commune de Bangui. "Ils me manquent mais je suis bien obligée de défendre mon pays. A Bimbo il y a la sécurité. Je suis ici car ici c'est dangereux", lance-t-elle au milieu des oies qui déambulent sur le sol en terre battue de l'île des Singes. Sous le regard bienveillant de leur chef, un homme coiffé d'un bonnet rouge se faisant appeler "Golf", les huit femmes clament qu'elles n'ont pas peur. "Je veux me venger des Séléka. Je suis prête, je suis décidée", déclare Yolande.

    
Depuis une semaine qu'elles sont en poste ici, elles n'ont pas encore eu à se battre. Jean-Anatole Koualet, un cultivateur de 59 ans vivant sur l'île, a été "très surpris" quand il a vu arriver "ces filles", il y a une semaine. "Elles font des rondes de nuit pour nous protéger". Il les appelle "les amazones". Et estime que "hommes ou femmes, ça ne fait pas de différence, depuis nous sommes en paix". Pour leur mission, les anti-balaka de l'île ne sont pas payés, mais la population les nourrit de feuilles de manioc et de poisson, silures et tilapia.

    
Le vieil homme en chemise blanche raconte la terreur d'avant, depuis mars, quand les rebelles Séléka avaient installé au pouvoir Michel Djotodia, poussé en janvier à la démission par la communauté internationale pour son incapacité à arrêter les tueries. "Les Séléka m'ont ligoté, tapé. Ils nous traitaient comme des animaux. Ils nous empêchaient même d'aller à la pêche", se souvient-il. Comme tous les habitants, il affirme que des Séléka sont encore de l'autre côté du fleuve, "déguisés", même si la plupart des ex-rebelles ont fui Bangui.

Centrafrique: à Bangui, des femmes "amazones" défendent l'île des Singes

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 12:51

 

 

 

22/02/2014 | 19:50 (Reuters)

http://www.zonebourse.com/images/spacer.gif

Les milices chrétiennes "anti-balaka" ont annoncé samedi qu'elles ne déposeraient les armes qu'une fois que leurs rivales de l'ex-Séléka auront fait de même, prolongeant la situation de blocage dans la crise en République centrafricaine.

 

Les milices "anti-balaka" se sont constituées l'an passé en réaction aux exactions commises par les rebelles musulmans contre les communautés chrétiennes du pays après qu'ils eurent renversé le président François Bozizé en mars.

 

Les rivalités entre les deux communautés ont plongé le pays dans une spirale de violences ethniques à l'origine de la chute du président intérimaire Michel Djotodia, leader de la Séléka, et de l'envoi de troupes françaises de l'opération Sangaris sous mandat de l'Onu.

 

"Nous déposerons les armes dans le centre de la ville (de Bangui) devant la communauté internationale à la seule condition que les bandits (de l'ex-Séléka) soient d'abord désarmés", a dit Sébastien Wenezoui, porte-parole de la milice chrétienne.

 

Les forces françaises et africaines déployées pour tenter de ramener le calme ont cherché à plusieurs reprises à désarmer les miliciens mais armes à feu et machettes continuent à circuler dans la capitale.

 

Les affrontements entre communautés ont fait un millier de morts pour le seul mois de décembre dernier.

 

Les troupes françaises, au nombre de 1.600 hommes désormais, concentrent leur action sur la protection de l'aéroport de Bangui qui leur sert de base. Quelque 6.000 casques bleus africains participent également aux opérations de maintien de la paix mais ne parviennent pas à endiguer les attaques contre les musulmans.

 

Le chef de la mission Sangaris a estimé que les "anti-balaka" sont désormais des "ennemis de la paix".

 

(Media Coulibaly; Pierre Sérisier pour le service français )

Les "anti-balaka" veulent d'abord désarmer l'ex-Séléka en RCA

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 12:46

 

 

 

 

par RFI    22-02-2014 à 13:32

 

 

La crise en RCA affecte durement l’économie locale. L’insécurité nuit à l’approvisionnement, les vendeurs n’arrivent pas à renouveler leurs stocks et la population n’a pas assez d’argent pour faire marcher le commerce. Illustration sur le marché de Petovo à Bangui.

 

Le marché de Petevo bouillonne. De chaque côté de la rue où l’on vend de tout. Ou en tout cas on essaie car, depuis des mois, le climat est loin d’être propice aux affaires. « Nous vendons des alcools, du vins, tout ça » explique Maxime, un vendeur de boissons. « Depuis les événements, il n’y a pas de sécurité en Centrafrique. Il n’y a rien, les gens n’achètent même pas. Personne. On est là tous les jours mais ça ne marche pas, les affaires. Une bouteille, ça coûte 3 500 francs CFA, une autre 7 500. Mais c’est notre ancien stock, nous n’avons rien de nouveau ».

 

La route dangereuse et trop chère

 

Les vendeurs sont donc obligés de puiser dans les fonds de stock. Malgré les efforts de Sangaris et de la MISCA pour sécuriser les routes du Cameroun, les pénuries ne font que croître car la route est trop dangereuse et trop chère. « Pour les formalités, pour une marchandise d’une valeur de 1 million, vous pouvez peut-être avoir à débourser 200 000 francs », indique Maxime. « Parfois, vous consommez tous vos bénéfices et vous n’avez plus rien. Et, une fois arrivé à Bangui, vous ne pouvez plus augmenter les prix car les gens n’ont pas d’argent pour acheter », se désole-t-il.

 

A Petevo, nombreux sont les vendeurs qui travaillaient avant sur le grand marché de Bangui, le quartier PK5, quartier musulman an qu’ils ont quitté depuis des semaines à causes des violences intercommunautaires. Comme ses collègues de la rue, Loris en garde une rancœur tenace : « Eux non plus ne peuvent pas rentrer. Si les musulmans rentraient jusqu’ici, on ne les laisserait pas, on les tuerait ». À Petevo comme ailleurs, l’indispensable désarmement des esprits prendra du temps.

 

RCA : la crise nuit gravement au commerce local

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 11:28

 

 

Rome: Le consistoire prie pour les chrétiens persécutés et les situations de conflit   

 

Rome, 21 février 2014 (Apic) Le pape François et les cardinaux, réunis en consistoire extraordinaire sur la famille, les 20 et 21 février 2014, ont prié pour «les nombreux chrétiens qui, dans différentes parties du monde, sont toujours plus souvent victimes d’actes d’intolérance et de persécution». Le consistoire a également exprimé sa proximité envers les personnes confrontées aux nombreux conflits en cours dans le monde, de l’Ukraine à la Syrie, en passant par la Centrafrique.

 

 

Pensées pour l'Ukraine, la Syrie et la Centrafrique

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