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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 03:40

 

 

 

 

 

 

 

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RFI mardi 14 août 2012

C’est ce mardi 14 août que débute la plaidoirie de la défense de l’ancien vice-président congolais devant la Cour Pénale Internationale. Le chef du MLC –le Mouvement pour la Libération du Congo– est jugé depuis novembre 2010 et poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Des actes qu’aurait commis sa milice en Centrafrique en 2002-2003, quand ses hommes étaient allés prêter main forte à l’ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé. Jean-Pierre Bemba plaide non coupable.

Avec notre envoyée spéciale à La Haye, Charlotte Idrac

Leur ligne de défense est claire. Pour les défenseurs de Jean-Pierre Bemba, leur client n’est pas responsable des crimes commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003. Les hommes le Mouvement pour la Libération du Congo, étaient alors sous le contrôle et le commandement direct des autorités de Bangui, expliquent-ils.

Ils se battaient avec l’uniforme centrafricain et sous le drapeau centrafricain. Le responsable principal serait donc Ange-Félix Patassé qui avait appelé les troupes du MLC en renfort pour faire face à la tentative de coup d’Etat du général François Bozizé.

Mais pour l’accusation, même si Jean Pierre Bemba ne se rendait que très rarement à Bangui, à l’époque des faits, il savait que des viols, des meurtres, et des pillages étaient commis par ses hommes, et il aurait laissé faire.

Les juges de la CPI ont déjà entendu quarante témoins de l’accusation entre novembre 2010 et mars dernier, ont suivi les témoignages des victimes. Place donc maintenant à la défense qui prévoit de présenter une soixantaine de témoins. Cette phase devrait en principe durer huit mois, probablement plus.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 02:35

 

 

 

 

BSIC logo

Il y a dix jours que le Général Bozizé a pris un décret mettant en place le Comité national des marchés publics. Ce décret aurait pu passer inaperçu, n’eût été la présence parmi les membres nommés d’un personnage sulfureux, haut en couleurs et que la république n’arrive pas à dompter. Il s’agit de M. Aurel Abdraman, actuel directeur général adjoint de la Banque Sahélo-saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC).

Pour mémoire, il faut retenir que M. Aurel est celui qui a été à l’origine de l’expulsion manu militari de l’ex-dg de la BSIC, M. Barry Gaoussou de nationalité malienne ; il est également celui contre lequel pèserait de graves présomptions d’empoisonnement de M. Jonathan Kpidou* et enfin celui par la faute duquel le successeur de M. Gaoussou, le tchadien Doutoum Atteib a été injustement sanctionné et traduit comme lui-même devant le conseil de discipline de Direction Générale de la BSIC à Dakar.

Contre toute attente et malgré la levée de sa sanction par le dernier Conseil d’administration, l’ex-dg tchadien a refusé de reprendre du service et est reparti chez lui où il est depuis lors devenu Ministre Conseiller Economique à la Présidence de la République. M. Aurel Abdraman est resté, lui, curieusement au même poste de DGA et un autre dg a été désigné en la personne du Béninois M. Wallis Zoumarou.

On est pour le moins surpris du silence du gouvernement centrafricain devant l’instabilité occasionnée à la tête d’une institution bancaire qui n’en a pas vraiment besoin par un individu de la trempe d’Aurel Abdraman.

Cet acolyte notoire de Ndoutingaï qui traine toujours avec lui un pistolet automatique sur lui, déclare à qui veut l’entendre que rien ne lui arrivera et que le personnel n’a pas à se fatiguer. Son « atout majeur » serait le fait pour lui d’avoir en 2003, hébergé le Général Bozizé chez lui, à Berbérati quand il dirigeait, pour le malheur de la Banque Internationale pour la Centrafrique (BICA) sa succursale dans cette localité d’origine du trublion.

Cette agence a frôlé la faillite, ce qui lui a valu son licenciement dare-dare, en partie pour malversation, en partie pour incompétence notoire. Abrité sous le parapluie de l’ex demi-dieu Ndoutingaï, alors que tous les indicateurs n’étaient pas en sa faveur, il sera néanmoins désigné comme DGA de la BSIC/Centrafrique, à la création de celle-ci en 2008.

Comme si toutes les charges qui pèsent contre lui ne suffisent pas, Bozizé a trouvé le moyen de le nommer comme membre du Comité des marchés publics – véritable pied de nez et défi à la bonne gouvernance, à la décence et au bon sens.

Ce Comité, véritable coquille vide, ne présente d’intérêt que pour son auteur pour autant qu’il donne l’illusion aux bailleurs et à la communauté financière internationale qu’il existe un cadre institutionnel transparent pour l’attribution des marchés publics. Il n’en est rien en réalité et l’attribution de gros marchés publics continuera à se faire de gré à gré, entre le ministre des finances et les entreprises de la bozizie qui ont pignon sur rue et pour noms : SOGETRAC, LA SEMENCE, ING-CONSTRUCT, MGF, etc.

Comme son homologue chargé de la lutte contre la corruption mais qui depuis 2008 n’a même pas réussi à faire épingler une figure emblématique du gouvernement – qui n’en manque pas – le comité des marchés publics est voué au même destin : donner l’illusion à la communauté internationale d’agir dans la transparence. L’adjudication des marchés publics en dehors de ce cadre a beaux jours devant elle. Pauvre Centrafrique !

 Rédaction CAP

 

* Depuis la mort plus que suspecte de ce haut cadre fin mars à Bangui, aucune réaction du Parquet n’est enregistrée à ce jour.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 02:33

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Boali : La population en détresse à cause de la présence d’hommes armés

 homme armé

 

Boali, 13 août, (RJDH)–Plus d’une soixantaine d’hommes armés non identifiés commettent des exactions depuis plus de deux semaines dans la préfecture  de Boali, et cela inquiète la population qui lance un appel au gouvernement à cet effet.

« Nous sommes prêts à prêter main forte aux forces armées centrafricaines afin de lutter contre ces bandits qui troublent la sécurité de la population », a lancé le président du groupe des archers (un groupe de peulhs réputé dans la pratique du tir à l’arc), Saïdou  Oumarou, sur les ondes de Radio ICDI.

Selon lui, il s’agirait d’une soixantaine d’hommes qui se déplacent, de leur gré, dans les sous-préfectures de Boali et de Bossembélé. Il expliqué que  ce groupe serait composé des éléments du chef rebelle tchadien, Baba-Laddé, et de coupeurs de route.

« Nous lançons un appel d’urgence au gouvernement de renforcer l’effectif des forces armées centrafricaines, de les appuyer en moyens logistiques  afin qu’elles soient plus efficaces sur le terrain », a souhaité Saïdou  Oumarou.

 

Bouar : La consommation de la drogue à l’origine de plusieurs accidents de la circulation

 

Bouar, 13août (RJDH)– La consommation de la drogue par les conducteurs de mototaxis, notamment des comprimés connus sous le nom de tramadol, est à l‘origine de plusieurs accidents mortels dans la sous-préfecture de Bouar (ouest).

D’après les données collectées auprès de l’hôpital de Bouar,  environ  cinq cas d’accident grave de mototaxis ont été enregistrés en ce début du mois d’août.

« Nous avons enregistré déjà cinq cas d’accident des conducteurs de mototaxi, liés à la consommation de la drogue. Ces produits sont fabriqués pour les chevaux et non pour les êtres humains », a déploré Noël Fouimboulé, technicien de santé à l’hôpital préfectoral de Bouar.

Il a expliqué que la consommation, par les hommes, de ce produit destiné aux animaux, a des répercussions sur le système nerveux. « Je souhaite que la douane, la gendarmerie la police et les forces armées centrafricaines en service au niveau des barrières, fassent des stricts contrôles. Ces produits sont un danger pour la jeunesse », a-t-il souligné.

Rappelons que les jeunes conducteurs de mototaxis se livrent souvent à la consommation de comprimés ou de certains produits pharmaceutiques, pour disent-ils, ”lutter contre la fatigue”. Or lorsqu’ils prennent ces produits, ils se livrent à un  excès de vitesse qui conduit, la plupart du temps, à des accidents fatals.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 02:17

 

 

 

 

Zama Javan Papa

  Javon Papa Zama, viré de la CBCA pour malversation

Les limogeages à la petite semaine, consécutives au coup d’Etat familial réel ou supposé du demi-dieu national Sylvain Ndoutingaï et dont le peuple centrafricain n’est toujours pas légitimement  informé de la façon la plus solennelle qui soit, ont braqué leurs projecteurs sur deux infortunés adeptes dont le thuriféraire de Bozizé, M. Abakar Piko, Préfet de la Lobaye (Sud) et M. Lena, Sous-préfet de Bimbo (Ombella Mpoko).

Les décrets consacrant les limogeages de ces deux derniers griots rendus publics le jeudi 9 août courant ne donnent aucune indication sur les motifs de ces actes juridico-administratifs, comme ce fut les cas naguère, d’abord de Sylvain Ndoutingaï lui-même, puis de l’autre démiurge, Firmin Findiro tous les deux tombés de leur piedestal.

En choisissant ainsi de se séparer d’Abakar Piko, personnel hors-statut, c’est-à-dire non fonctionnaire, dans une préfecture toujours dans le viseur du pouvoir, la Lobaye, Bozizé se sera déjugé pour avoir promu n’importe qui n’importe où et aura ainsi donné la mesure de son incapacité à discerner et à n’agir que dans l’intérêt du Peuple centrafricain comme le prescrit le serment qu’il a prêté.

On se souvient qu’il y a un peu plus d’un an, que M. Abakar Piko, membre de la Cellule de la Communication de la Présidence de la République, co-promoteur et co-producteur de la tristement émission si décriée « Yé so é lingbi ti hinga » sur radio Centrafrique, a été nommé Préfet de la Lobaye. Son séjour dans cette préfecture a été régulièrement émaillé d’incidents aussi graves les uns que les autres.

On peut signaler l’enterrement d’une femme vivante par des jeunes l’accusant de sorcellerie ; l’affrontement entre jeunes chanvreurs avec des gendarmes suivi de mort d’homme ; des accidents répétés de moto dont un a fait à lui seul cinq morts, etc. Son intervention dans chacune de ces situations a mis en évidence son incompétence et il a toujours frôlé le lynchage. Comme quoi entre les bavardages et autres insultes des opposants sur les antennes et la réalité de l’exercice du pouvoir sur le terrain, il y a un fossé que M. Abakar Piko n’a pu combler. Mais on lui reprocherait surtout le racket des sociétés forestières.

Avant lui, son acolyte Javon Papa Zama, directeur général de la presse présidentielle, sachant à peine conjuguer le verbe mentir au présent de l’indicatif, a eu plus de chance pour avoir sauvé sa tête – on ne sait pourquoi – après avoir fait main basse sur une partie de la subvention allouée par Bozizé à l’orchestre de l’université de Bangui censée chanter à sa gloire. Cette indélicatesse lui a valu un tour à la Section de Recherches et d’Investigation (SRI) et un lynchage médiatique en règle avant de retrouver son fauteuil aux côtés du même Bozizé, comme si de rien n’était. Pour combien de temps encore ?

Rédaction CAP

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 01:38

 

 

 

 

 

Pr-Ngerekata.JPG

 

 

 

La conférence de presse du Pr Gaston Mandata Nguérékata s’est déroulée comme prévue, ce lundi 13 aout 2012, 7 rue des Carmes 75005 Paris.

Une cinquantaine de participants, personnalités, responsables associatifs et politiques, jeunes et femmes, ont répondu présents.

Le professeur a annoncé officiellement la création d’un Conseil National de la Renaissance Centrafricaine (CNRC) qui est une plateforme républicaine de dialogue devant rassembler tous les compatriotes.

Cette méthode et cette démarche visent à la création à terme d’un espace  politique alternatif qui rassemblerait toutes les intelligences et les forces acquises à un changement démocratique rapide.

Au nom de la Renaissance Centrafricaine, il a appelé à la constitution sans délai d’un Front pour le Changement et le Redressement National.

Cette invitation a été formulée en direction des acteurs politiques, économiques et sociaux et a tous les centrafricaines et centrafricains.

Le Pr Nguérékata a profité de l’occasion pour lancer un vibrant appel à tous les Centrafricains et Centrafricaines pour se mobiliser, unis pour réaliser l’objectif de la Renaissance Nationale.

 

 

 

 

 

DÉCLARATION LIMINAIRE A LA CONFERENCE DE PRESSE DU

Pr Gaston MANDATA NGUEREKATA

 

Paris, 13 août 2012

 

 

Gaston-Nguerekata-CP.JPG

 

Mesdames et Messieurs les représentants des organes de presse,
Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de remercier d’abord mes compatriotes de France de leur accueil si chaleureux et de leur adresser une très bonne fête d’indépendance, puisque, aujourd’hui, 13 août 2012, nous autres Centrafricains, célébrons le 52e anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale.

Je veux aussi remercier tous ceux qui ont permis que cette rencontre ait lieu.

J’aurais aimé vous rencontrer, non pas à Paris, mais à Bangui, naguère « ville de pari » qui, malheureusement aujourd’hui, ressemble à une Limousine cubaine, parce que figée dans le temps.

Toutefois, cette amertume ne sera que de courte durée. Car, entre la République Centrafricaine et la France, l’Histoire a tissé les liens d’une amitié que nul ne peut défaire. Cette amitié est forte et sincère. C’est pour cela que j’ai souhaité lancer, de Paris, un appel au sursaut à toutes les forces vives de la Nation afin qu’elles se mobilisent pour sortir notre pays de l’abîme. 

Je veux, ce soir, m’adresser à tous les Centrafricains qui sont si semblables les uns des autres, qui parlent la même langue, le Sango, ciment de l’unité nationale, qui ont les mêmes coutumes, la même culture, la même histoire, qui sont frères dans la souffrance, frères dans l’humiliation et frères dans l’espérance. 

À l’heure où je parle, j’ai une pensée pour tous les habitants de ce pays meurtri, et en particulier pour les nombreux jeunes qui se battent contre le chômage, la famine, la pauvreté, la misère criarde, l’ignorance et la maladie. Nul besoin de forcer le trait, de noircir le tableau. La situation catastrophique du pays parle d’elle-même. 

 

Mesdames et Messieurs

Comme chacun le sait, ce rendez-vous se tient à un moment crucial de l’évolution de notre pays. Après avoir subi, près de dix ans, le régime autoritaire et incompétent de François Bozizé, la République   Centrafricaine entre dans la période active qui devrait préparer les conditions d’une alternance démocratique destinée à donner une nouvelle chance à la reconstruction de ce pays ruiné et qui est en quête d’une nouvelle raison d’espérer.

Il est vital que cette alternance démocratique s’effectue dans l’harmonie, c’est-à-dire dans la paix, dans le calme, dans la transparence et l’équité. Notre pays ne peut plus se permettre des dérapages susceptibles de le replonger dans les affres de la division, de la haine et de la violence. C’est pourquoi nous lançons un appel solennel aux principaux acteurs de la vie politique, à tous les leaders d’opinion, à tous les Centrafricains, pour que chacun agisse de telle sorte que le changement de régime souhaité ne donne pas lieu à un retour en arrière. Ce serait suicidaire pour ce pays, marqué par une longue période d’incurie.

Dans ce sens, nous avons des raisons sérieuses de nous inquiéter, quand nous assistons aux manœuvres tendant à favoriser la dévolution monarchique du pouvoir de l’État et quand nous entendons des arguties les plus abjectes, vantant les supposées réalisations de ce régime agonisant qui a livré notre pays aux hordes d’envahisseurs étrangers telles que celles de l’Ougandais Joseph Kony ou du Tchadien Baba Laddé et aux rébellions locales qui pillent les villages, poussant nos compatriotes sur le chemin de l’exil.

Nous avons le net sentiment que la préoccupation des tenants de l’actuel pouvoir clanique demeure la marginalisation des concurrents sérieux et des partis politiques de l’opposition, qui font toujours l’objet d’une diabolisation certaine, alors que l’urgence est ailleurs. L’urgence en effet est la reconstruction de tous les ponts de Bangui qui se sont effondrés. L’urgence est la garantie de l’intégrité du territoire national et la sécurisation des personnes et des biens ! L’urgence c’est de remplir le panier de la ménagère, car aucun Centrafricain ne souhaite aller au paradis le ventre vide.

Malgré cela, nous demeurons convaincus que la préoccupation du régime reste la modification de la Constitution du 23 décembre 2004,  afin de faire sauter la limitation du nombre de mandat et ainsi permettre à l’actuel président qui exerce son deuxième et dernier mandat, de prolonger son bail à la tête du pays avec le bilan que l’on sait. 

Notre inquiétude est d’autant plus fondée que le pouvoir en place poursuit inexorablement sa politique de terre brûlée, d’intimidation d’adversaires, d’exécutions extrajudiciaires qui tendent à être banalisées. Ce qui s’est passé ces derniers jours avec le limogeage de certains ministres pourtant présentés comme des proches parmi les proches du chef de l’État et dont le tort aurait été de lorgner vers le fauteuil présidentiel, illustre parfaitement le fait qu’il existe un risque certain de retour à des mœurs du passé. Les menaces et les intimidations proférées ces derniers jours ainsi que le regain d’activités des faiseurs de fiches ne laissent rien présager de bon quant au sort de la démocratie, de la liberté et des droits de l’homme. La liberté, la démocratie et le respect des droits de l’homme sont des acquis communs de la lutte multiforme de millions de Centrafricains. Les démocrates Centrafricains ont le devoir de redoubler de vigilance pour empêcher leur remise en cause. La banalisation des atteintes aux droits de l’homme conduit toujours à des réveils douloureux, quand l’impunité finit par convaincre les auteurs des actes répréhensibles qu’ils peuvent tout se permettre. Certains pays africains comme le Mali font aujourd’hui la douloureuse expérience de cette insuffisance de vigilance.

Chez nous, depuis le changement d’Octobre 1993 et celui du 15 Mars 2003, nous avons vu les dégâts que les approches purement partisanes de la gestion de la chose publique ont produits. Politique d’exclusion, tribalisme, clientélisme. La problématique de l’alternative au régime actuel dépasse donc le cadre des 53 partis politiques. Je ne veux pas en créer un de plus. C’est pourquoi, j’invite les uns et les autres à rejoindre un espace politique ouvert, large, rassembleur et fédérateur des intelligences Centrafricaines qui sont multiples. Celui de Renaissance Centrafricaine (R-CA). Je vous en expose brièvement les bases fondamentales et je vous demande de vous en emparer, car j’ai la conviction que c’est ensemble que nous ferons renaître notre pays.

En tout état de cause adhérer à Renaissance Centrafricaine c’est souscrire et s’engager pour

8 principes fondamentaux

   
   

-       Le principe de l’autorité de l’Etat: démocratie participative et suprématie de la loi.

-       Le principe de liberté d’agir dans les domaines de l’économie, de la culture, et du renforcement des liens sociaux et de la solidarité nationale

-       Le principe et l’exercice de notre pleine souveraineté sur nos ressources stratégiques (les Hommes, les mines, la biodiversité et la jeunesse)

-       Le principe d’un peuple et d’un pays ouverts à toutes les intelligences et aux savoir faire venus d’ailleurs

-       Le principe de l’impunité des crimes et des délits et la réconciliation nationale

-       Le principe de l’éducation, de la formation et de la valorisation du sango patrimoine national

-       Le principe de la dignité, de la fraternité, du travail et de la juste récompense

-       Le principe de l’union et de l’intégration africaine, de la paix dans le monde et du dialogue interreligieux.

R-CA s’appuie sur 6 leviers

- Politique de sécurité, de défense et de citoyenneté
- Politique économique et financière
- Politique d’infrastructures, de décentralisation, de libre administration locale, de désenclavement et d’aménagement du territoire
- Politique de solidarité nationale, de concertation et de dialogue social et de justice

- Politique éducative et culturelle

- Politique étrangère, d’intégration africaine et de coopération internationale

R-CA a 7 forces motrices                            

-       Les femmes

-       La jeunesse

-       L’armée

-       Les acteurs économiques notamment les paysans

-       Les TPP (travailleurs du public et du privé)

-       La diaspora et les ONG

-       Les anciens et les experts étrangers cadrés par nos soins

Les priorités et le projet politique, chacun de vous ici, au pays et partout où se trouvent des centrafricaines et des centrafricains, chacun participera directement à sa définition, à sa promotion et à sa mise en oeuvre.

Dans l’immédiat, l’intérêt supérieur de notre nation commande que nous conjuguions nos efforts pour préparer le retour à la confiance entre nous, et cela passe par la constitution d’une véritable plate-forme républicaine qui rassemblerait toutes les forces acquises au changement.

Aujourd’hui, par ma voix, la Renaissance centrafricaine (R-CA) lance un vibrant appel à tous ceux qui sont attachés à la paix et à la concorde nationale, qu’il s’agisse de partis politiques, de syndicats, de confessions religieuses ou d’autres organisations de la société civile, pour qu’elles constituent rapidement un vaste Front pour le Changement et le Redressement de la Nation (FCRN), une union qui pèserait suffisamment lourd pour dissuader quiconque serait tenté de confisquer le pouvoir de l’État. 

Au-delà de la préoccupation immédiate concernant la préparation des conditions d’une alternance démocratique, le Front pour le Changement et le Redressement de la Nation peut devenir la colonne vertébrale d’une démarche véritablement consensuelle destinée à la reconstruction de notre pays. C’est la condition sine qua none pour créer un environnement politique favorable au retour de la confiance entre les Centrafricains, après les années de division, de haine tribale et de gabégies.

Nous considérons que le retour de la confiance entre nous est de nature à favoriser le retour de la confiance avec nos partenaires extérieurs. Ceux-ci, en nous voyant décidés à enterrer la hache de guerre, à jeter la rancune dans l’Oubangui, et à tendre tous nos efforts vers la consolidation de la paix, comprendront que nous sommes enfin décidés à œuvrer au développement de notre pays. Avec cette union, nul ne viendra nous redire « qu’il n’y a personne » pour remplacer le moment venu, l’actuel Président de la République. 

En appelant à la constitution d’un tel Rassemblement, la Renaissance Centrafricaine (R-CA) ne nourrit aucune velléité d’hégémonie. Nous ne cherchons nullement à caporaliser, à dominer. Bien au contraire : nous jugeons indispensable de garantir l’autonomie et la liberté d’action de chaque parti ou association. L’expression plurielle des opinions est un facteur d’enrichissement du débat démocratique. Nous-mêmes tenons trop à notre liberté de jugement pour chercher à imposer quoi que ce soit aux autres.

Nous entendons simplement servir la cause nationale avec les autres, tous les autres, sans exclusive. Quand il est question de salut de la nation, les orgueils, les ambitions personnelles ou les petits calculs devraient être abandonnés.

. Nous avons en commun une obligation, une exigence ;

ü  gagner les prochaines élections,

ü  gagner pour les idées et les propositions que nous portons,

ü  gagner pour les valeurs de la démocratie,

ü  gagner pour la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Encore une fois, merci à tous. Je me tiens à votre disposition pour répondre à toutes les questions que vous voudrez bien me poser.

 

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  journalistes et compatriotes lors de la conférence de presse

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 01:27
 
 
 
 
 
 
Radio Ndéké Luka Lundi, 13 Août 2012 12:58
Une grande première dans la célébration de l’accession à l’indépendance de la République centrafricaine. Le Chef de l’Etat François Bozizé a décidé de la célébrer ce 13 août 2012, avec la diaspora de son pays à Paris.
Or, une partie de l’opposition de son pays a saisi cette opportunité pour faire un contre poids dans les festivités de ce 52ème anniversaire de l’indépendance centrafricaine. Elle  organisé au même moment et dans la même ville, une conférence de presse sur la situation politique de ce pays. Il s'agit précisément d'une conférence  de presse que doit donner le professeur Gaston Mandata Nguérékata, programmée bien avant à la Maison de l'Afrique à Paris.
Du coup, les manifestations au plan national sont restées sobres : aucun défilé, moins encore une cérémonie officielle. Les préfectures ne se sont limitées qu’aux dépôts des gerbes de fleurs sur les monuments historiques.
Dans un discours prononcé à cette occasion la veille sur les ondes de radio Nationale, François Bozizé a indiqué que " cette demi décennie de la prise en mains de la destinée du pays n’a pas été un fleuve tranquille, eu égard de nombreux défis à relever. L’heure est venue pour faire un bilan des avancées et difficultés auxquelles le pays s’est confronté. Un bilan pour projeter un avenir meilleur dans un monde en pleines mutations. Nous devons gagner notre place dans le concert des nations et transformer nos faiblesses en forces pour mieux avancer ".
Pour lui, "à l’aube de l’indépendance, la République Centrafricaine rivalisait avec les autres pays Africains voire européens. Malheureusement, au fil des temps, elle a été gagnée par des cycles violences".
"Plus de 40 ans après, avec une montée croissante d’instabilité, il était urgent d’opérer un changement. Chose qui était arrivée avec les évènements du 15 mars 2003. Depuis ce sursaut patriotique, le pays se remet sur le chemin qui conduit à son essor : rétablissement des institutions républicaines, organisation du dialogue politique, réorganisation du système sécuritaire et la reconstruction des édifices publics pour ne citer que ceux-ci".
Il faut dire que ce 52ème anniversaire de l’accession de la RCA à l’indépendance intervient dans un contexte politique marqué par de crises sociales : insécurité, chômage, crise alimentaire, inaccessibilité aux infrastructures sociales de base voire une économie en pleine régression.
Fondée par l’Abbé Barthélémy Boganda, la RCA a été dirigée après l’indépendance respectivement par l’Instituteur David Dacko, l’Empereur Jean-Bedel Bokassa 1er, le Général d’Armée André Kolingba, l’Ingénieur Agronome Ange Félix Patassé et le Général d’armée François Bozizé Yangouvonda l’actuel président de la République.
 
 
 
Que retenir du 13 août de Bozizé et de la bozizie au Hilton de Roissy
 
Paris 13 août (C.A.P) – Les organisateurs auraient prévu une présence d’environ cinq cents compatriotes mais seulement deux à trois petites centaines de Centrafricains ont cru devoir se rendre au Hilton de Roissy pour la réunion avec Bozizé suivie d’un banquet avec champagne alcools et petits fours, brochettes de viande, crevettes, ce qui montre que cette soi-disant rencontre avec les Centrafricains est un fiasco. La troupe du KNK a réservé à sa vedette un accueil plutôt tiède, selon un observateur avisé présent dans la salle.
 
Alors que la première dame Monique Bozizé se trouve en France depuis environ trois mois, elle ne fut point aperçue aux côtés de son président d’époux au Hilton de Roissy, on ne sait trop pour quelle raison. Bozizé a saisi l’occasion qu’il s’est offerte pour présenter à l’assistance le nouvel ambassadeur qu’il a désigné pour représenter la RCA à Paris, Emmanuel Bongopassi dont Centrafrique-Presse a eu à dresser le portrait il n’y a pas longtemps dans ses récentes parutions.
 
L’omniprésence de plusieurs personnes au profil sulfureux comme les envahissants Fabien Singaye, l’ami Rwandais de Bozizé et son complice mafieux Mahamat Tahir dans l’entourage de Bozizé à l’hôtel tend à prouver que les véritables raisons pour lesquelles Bozizé a cru devoir faire ce déplacement sont à rechercher ailleurs et n’ont rien à voir avec la prétendue volonté de rencontre avec la diaspora centrafricaine en France que le KNK a voulu faire croire.
 
Après le discours insipide de Bozizé qui a cru devoir se risquer à dresser un bilan de sa présence à la tête du pays de 2003 dont il n’y a absolument rien à en retenir, il fut interpelé sous les applaudissements de l’assistance par Godefroy Djanayang Gondjé, un compatriote représentant en France le « Collectif Touche pas à ma Constitution » qui l’a obligé à se prononcer clairement devant l’assistance sur les intentions qu’on lui prête de faire modifier la Constitution afin de briguer un troisième mandat en 2016 ainsi que sur les nombreux cas de violations de droits de l’homme. Le compatriote a pris l’exemple du « Guantanamo » centrafricain de Bossembélé de triste réputation.
 
Bozizé a paru très surpris et piqué au vif par cette interpellation qui l’a même fait quelque peu sortir de ses gonds. Il a dû d’abord demander à l’auteur au nom quelle association il prenait la parole alors que le compatriote s’était pourtant présenté comme représentant du « Collectif Touche pas à ma Constitution ». Comme toute réponse, Bozizé s’est contenté d’entretenir le flou en demandant à Godefroy Gondjé qui lui a dit que lui allait modifier la constitution ?  
 
Une autre compatriote, Mme Antoinette Montaigne, conseillère municipale à la mairie de Bussy St-Georges a fait également une longue intervention pour poser à Bozizé le problème de la taxe touristique de 10 000 F CFA qu’on oblige tout passager au départ de l’aéroport Bangui – Mpoko à acquitter et qu’elle a dénoncée comme étant un facteur décourageant et dissuasif du tourisme dans le pays.
 
Bozizé a bafouillé une réponse qui signifie que ce n’est pas demain la veille de la suppression de cette taxe qui en réalité, sert d’argent de poche aux différentes ministres du tourisme de la bozizie qui se sont succédé à la tête de ce département.
 
Tout cela a été agrémenté par la musique du groupe de l’artiste chanteur centrafricain BB Matou à qui Bozizé aurait téléphoné personnellement depuis Bangui tout en lui promettant une enveloppe de quelques milliers d’euros.
Rédaction CAP 
 
 
Manifestation contre Bozizé devant l'hôtel HILTON
Plusieurs manifestants de l’opposition se sont postés devant l’hôtel HILTON et ont déployé des banderoles pour dénoncer la présence incongrue de Bozizé et dire NON à sa trahison de l’esprit du combat de Barthélémy Boganda et du boycott de la journée symbolique du 13 trahi que le général président a choisi de venir festoyer en France pendant que se meurt le peuple Centrafricain dans la misère, l’insécurité, la pauvreté, sans infrastructures de base (Eau, Electricité, routes hôpitaux)
 
 
 
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L’Hôtel de luxe le HILTON de Roissy CDG dans le lequel s’est tenue la rencontre suivie

du banquet de la Honte

   
 
     

Banderoles avec slogans contre la présence de Bozizé déployés par des compatriotes de l’opposition devant le HILTON de Roissy où s’est tenue la réunion de Bozizé suivie de son banquet du diable

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 01:22

 

 

 

 

 

Bangui centre

Bangui 13 août (C.A.P) Pendant que Bozizé et son KNK font la fête au Hilton de Roissy, Bangui était non seulement sous la pluie mais rien dans la ville ne pouvait donner l’impression qu’il s’agissait d’un jour de fête nationale, même pas les drapeaux qui habituellement,  jonchent les avenues principales en pareille circonstance.

Une ambiance morose d'outre-tombe en quelque sorte, une journée de la dépendance en bozizie oblige. Personne n'a jamais vécu cela et tout Bangui y voit des signes de fin d’un régime...

Le discours complètement plat de Bozizé depuis le HILTON de Roissy retransmis en direct sur les antennes de Radio Centrafrique pour ne pas dire radio KNK a eu très peu de banguissois y accorder attention. Le griot David Gbanga, directeur général de la station avait fait aussi le déplacement de Roissy pour cela. Une journée du 13 août à oublier dans les annales nationales.

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 12:06

 

 

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

 

Nous voilà aujourd’hui en face d’une situation périlleuse, où le Général BOZIZE pilote, et son fil Francis BOZIZE copilote, sont en train de nous conduire en enfer. La RCA va sombrer !

Premièrement : La présidence de la commission de Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) qui était réservée à la République Centrafricaine par le principe de rotation qui avait été établi lors du sommet de la dite institution tenu à  Bangui en 2010, notre pays est tenu en échec par les cinq (5) autres Chefs d’Etat qui n’ont pas respecté leur parole d’honneur. Le peuple centrafricain est entrain de subir les conséquences de dépendance du Général BOZIZE et Francis BOZIZE vis-à-vis de ces cinq (5) Chefs d’Etat.

C’est une honte nationale, une désolation totale pour le peuple et en particulier la jeunesse qui a très mal vécu cette trahison.

Deuxièmement : Le copilote Francis BOZIZE, Ministre de la Défense qui a la charge du recrutement des jeunes au sein des Forces Armées Centrafricaines (FACA) se frotte les mains et se délecte en face de cette dérive.

On ne peut pas non seulement se contenter de recruter uniquement des jeunes de son village natal dans les FACA en dehors des critères républicains, en favorisant des critères anti-démocratiques et antirépublicains qui font le lit de la discrimination et cultivent la haine et la violence politique, mais également institutionnaliser l’escroquerie en prenant à ces pauvres et malheureux jeunes centrafricains 5000 f, budget de 3 mois de nourriture d’une famille ainsi que la corruption au sein d’une grande institution qu’est l’armée centrafricaine.

Si ça avait été un HOMME D’ÉTAT : c'est-à-dire un HOMME RESPONSABLE au sens propre du terme  à la place du copilote Ministre Délégué Francis BOZIZE, il DEVAIT DEMISSIONNER purement et simplement POUR PROTÉGER LE POUVOIR DE SON PÈRE QUE LUI FRANCIS A RENVERSE CAR  SON BUSTE A  ÉTÉ SACCAGE ET DEMOLI PARMI CEUX des DEFUNTS PRESIDENTS, OUI, c’est de la faute de Francis, de son incapacité notoire. Les jeunes n’ont pas compris cette dérive politique de la part de ce SOI-DISANT RASSEMBLEUR qui n’est autre qu’un PÈRE qui favorise ses ENTRAILLES au détriment des enfants dont il n’est pas le PÈRE BIOLOGIQUE.

Troisièmement : C’est le peuple qui élit au suffrage universel direct le Président de la République qui est le  représentant du peuple souverain.

Pendant que le peuple centrafricain ne mange pas à sa faim, où les Organisations Non Gouvernementales (ONG) humanitaires parlent de l’insécurité alimentaire, en outre les routes et les ponts sont en état de déconfitures totales, l’insécurité grandissante sur toute l’étendue du territoire centrafricain, le Général BOZIZE et sa bande se permettent le luxe d’aller dans un pays de l’occident notamment la France, pays colonisateur pour fêter le 13 Août 2012, fête de l’indépendance qui est d’ailleurs une fête nationale. Alors on est en DROIT de se poser un certain nombre de questions :

1-    Quel pays Africain ou dans le Monde a- t-il déjà  commémoré une fête de l’INDÉPENDANCE dans le pays colonisateur ? Les Cinq Chefs d’Etat de la sous région avaient raison de ne pas  confier la gestion de la CEMAC à la RCA : leur honneur et dignité d’être indépendant  ainsi que ceux de leur PEUPLE RESPECTIF devaient être bafoués : BRAVO ET FÉLICITATION MESSIEURS LES PRESIDENTS POUR VOTRE VIGILANCE ET CLAIRVOYANCE.

2-    Dites nous, vous « TOUADERA, WILLYBIRO SACKO, BESSE , MAZOUNGOU, ROOSALEM MOULIOM, GOUANDJA, FRANCIS BOZIZE le copilote » ainsi que vos autres acolytes « ZINGAS, BONDA, SANZE GINA, pasteur défroqué  OGUERE alias OGRE, VONDO porte-parole du KNK , SOCRATE LE VRAI ET VÉRITABLE HÉRITIER DU TRÔNE DE BOZIZE, le sais-tu COPILOTE FRANCIS ? » qui aviez conseillé le Président BOZIZE d’aller célébrer le 13 août  à l’extérieur de la RCA ; Est-ce le petit nombre de la DIASPORA centrafricaine en France qui a élu BOZIZE au premier tour ? Sont-ils plus nombreux que les Centrafricains de la CENTRAFRIQUE ? Aviez-vous pensé à ce Peuple que vous aviez loyalement ignoré et négligé ? Que dites vous de 2016 ?

3-    Sachez que toute la République, la jeunesse  vous observe et vous suit ainsi que la soi-disant majorité de « PROSTITUEES DE GRAND CHEMIN » et « PIRATES DE HAUTE MER »qui sera la première à se rallier au prochain locataire du Palais de la Renaissance

4-    Général Président « PILOTE ET COMMANDANT DE BORD DE L’AVION MYSTÈRE CENTRAFRIQUE » Etes- vous CONSCIENT DE CE QUI SE PASSE AUTOUR DE VOUS ? OÙ VEULENT-ILS VOUS EMMENER CEUX À QUI VOUS DONNEZ A MANGER ?

A BON ENTENDEUR SALUT !

 

Jean-Paul NGANATOUA (Bangui)

 

 

 

  NDLR : Un autre compatriote s'adresse à Bozizé sous forme de lettre ouverte

 

 

  

J’ai opté pour la sincérité plutôt que la langue de bois

En ma qualité de citoyen centrafricain, jouissant de tous mes droits, civiques et politiques, je me permets de vous adresser M. Le président cette lettre ouverte. Peut-être que vous ne la lirez jamais, mais

votre service de presse, s'il est crédible, se chargera de vous tenir informé conformément à la déontologie.

 
Je voudrais par cette lettre ouverte non seulement vous rappeler un certain nombre de faits relatifs à notre chère patrie, mais aussi porter à votre connaissance ce qui suit.


En effet, M. Le président, je ne m'empêchais de clamer haut et fort que vous êtes capable jouer à la réconciliation de notre peuple et œuvrer à une véritable paix sociale en Centrafrique. Loin s'en faut, j'ai vite déchanté.

Excellence, je ne voudrais pas parler de votre bilan qui est nul et décevant au superlatif absolu. Je me permettrais de prendre seulement quelques exemples récents pour illustrer mes propos car en effet, ce et démontrer à suffisance votre méchanceté envers notre pays.


En tant que citoyen vivant dans une société organisée, j'ai des expériences, des réactions, des responsabilités en tant que citoyen. Et la société organisée a d'abord pour mission, d'aider les citoyens organiser leurs Vies et leurs destins de façon la meilleure possible. De part cette logique, je ne suis pas prêt à me laisser entraîner une dérive politique. Que l'on soit politicien ou non, on a quelque chose à dire sur la situation politique, économique, sociale et culturelle de son pays.

On ne peut pas se dire Etat souverain et se permettre de fouler aux pieds cette liberté acquise au nom de tout le peuple centrafricain du Nord au Sud et de l’Ouest à l’Est. Cette conquête pour la liberté et la souveraineté de feu Président fondateur Barthélémy Boganda ne doit pas être Sali et bafoué par tout nouveau Président successeur. D’ailleurs, c’est pour cette raison que nous sommes moins considérés par les autres pays d’Afrique centrale (voir le cas de la réunion de cemac à Brazzaville).

-Je me demande, Mr le Président, pourquoi aviez vous décidé de venir célébrer une fête nationale sur la terre de ce même pays qui nous a opprimé durant des siècles, nous privant de nos liberté avec des conséquences culturelles que nous connaissons et subissons?

-Pourquoi dérogez-vous aujourd’hui cette règle qui à été établie depuis le fondement de la république Centrafricaine de fêter les 13 août sur le territoire de notre pays ?     

J’ai choisi la sincérité plutôt que la langue de bois afin de pousser aussi les hommes politiques Centrafricains à prendre conscience de leurs propres échecs et de prendre en main le destin ce peuples meurtri.

FEREOL-SANA Jean Francis

   

 

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 11:25

 

 

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

 

 

La loufoque décision du président Centrafricain  François Bozizé de commémorer le 52ème anniversaire de l’accession à l’indépendance de son pays en terre étrangère, a provoqué,  comme l’auteur de cet acte avilissant lui-même devrait s’y attendre, une levée de bouclier instantanée et soulevé une vague justifiée d’indignation, somme toute  légitime de la part de nombreux Centrafricains.

En vérité, l’idée de fêter l’indépendance de la Centrafrique en France est une décision ridicule et émotionnelle, sans portée politique véritable et n’est rien d’autre que le caprice d’un dictateur en mal d’attention et  ne devrait être considérée  que comme ce qu’elle est véritablement ; une bouffonnerie de plus à ajouter à son palmarès déjà fort élogieux dans ce domaine et qui bien naturellement continuerait de s’en aller crescendo. Point n’est donc besoin de s’y attarder.

Aussi,  il serait important et primordial pour l’opposition de cesser de prêter flanc aux niaiseries, aux distractions  de François Bozizé  et de son clan  afin de recentrer sa pensée, de concentrer ses forces, de se reconcentrer sur son but véritable ; l’accomplissement d’une alternance véritable par le biais d’élections  juste, transparentes et équitables, seuls vecteurs de développement.  Elle (l’opposition)  qui nous a habitué aux divisions internes, aux désistements de dernière heure ou encore a de soudaines virevoltes alimentaires se devrait de (il n’est pas trop tôt) mettre de l’ordre et sonner le rassemblement de ses militants.

Une chose est on ne peut plus vraie, Bozizé semble hésiter de plus en plus à l’idée d’une révision de la constitution (sa décision a pourtant été prise il y a longtemps). Son fils Francis, catastrophe des catastrophes, a anticipé a tort  que la disparition de son rival de cousin allait lui ouvrir la voie royale  de la présidence, Que nenni ! Les évènements du 02 Aout semblent lui avoir rappelé de façon amère  son  effrayante impopularité parmi les jeunes Centrafricains, exception faite bien sûr, de la nuée de flagorneurs qui l’entourent.

C’est donc un homme honni, conspué et désavoué chez lui, mis en quarantaine  par nombre de ses pairs dans la sous-région qui va donc tenter le tout pour le tout à Paris chez  l’autre François, président de la République Française et en toute apparence allergique aux dictateurs qui ne semble décidément pas lui prêter attention. Pour ce faire les Bozizé père et fils ont eu la truculente idée de se rappeler à Hollande en lui offrant cette bien curieuse danse du ventre ; La fête nationale de la République Centrafricaine. Ils vont déplacer tout une république bananière sur les bords de la seine (pardonnez du peu), avec tout ce qu’il contient de personnages aussi véreux que violents…il y a une première à tout dit-on.

La sagesse Africaine aime dire que c’est lorsque le poulet n’a plus sa tête qu’il se débat le plus. Bozizé, handicapé par la perte d’une de ses pièces maitresses et rappelé à l’ordre par le peuple n’a aujourd’hui plus le choix que de gigoter. L’opposition devrait saisir ce moment pour ce ressaisir, et parler de sujet important tel la réforme du code électoral et s’apprêter à toute éventualité (au cas où Bozizé déciderait de se présenter ou pas) que de perdre son temps à  discutailler sur les ripailles d’un dictateur en fin de carrière.

La meilleure défense c’est l’attaque et l’opposition n’a que trop joué en défense.

 

Nicodème Bessantoua (USA)

 

NDLR : La rédaction se réjouit de ce que l’aventure incompréhensible et surréaliste de Bozizé le jour du 13 août à Roissy CDG, pourtant fête nationale de la RCA, puisse susciter autant de réaction négative de la part des Centrafricains de par le monde. C’est la preuve que les Centrafricains restent parfaitement lucides et ne se sentent nullement concernés par les errements d’un soudard désespéré qui ne sait plus où donner de la tête et qui vient dilapider les maigres moyens d’un Etat qu’il a mis par terre en offrant un banquet aux abords des pistes de l’aéroport Charles de Gaulle de Roissy. Pathétique !

 

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 11:02

 

 

 

 

Boz et Déby à N'djaména 

 

    Comme tout suzerain qui se respecte, Idriss Déby s’est rendu à Bangui, toutes affaires cessantes pour donner des leçons de survie politique à son vassal Bozizé. On devine facilement qu’il lui a intimé l’ordre de mettre de l’eau dans son vin, c’est-à-dire de faire le ménage autour de lui, de réserver une petite place à l’opposition pour «  duper » les socialistes qui viennent d’accéder au pouvoir à Paris. Déby a peur que Bozizé ne l’entraîne dans sa chute.

 

   Aujourd’hui, force est donc de constater :

 

-1 . Que c’est Déby qui donne le LA en Centrafrique. Il connaît et contrôle mieux notre pays que ce pauvre Bozizé  et il n’est nullement exagéré de dire que c’est le président tchadien  qui détient les dossiers-clés de la RCA ( hommes dangereux à écarter, comploteurs, hommes véreux de la police et de la gendarmerie et surtout du gouvernement …) . C’est à N’djaména  que Bozizé doit se rendre pour présenter ses hommages et non à Paris !

 

-2 . Tous les hommes de l’exécutif et ceux qui gravitent autour sont redevables à Bozizé à un titre ou à un autre ( famille, clan, région, même promotion etc ) si bien que nous assistons tous les jours à cette bizarrerie en Bozizie qui consiste à démettre des ministres, renvoyer des fonctionnaires sans dire pourquoi pour l’édification du peuple centrafricain . Au lieu d’élever le peuple centrafricain, Bozizé et les siens l’insultent en lui mentant quotidiennement. A quand la justice pour tous en RCA ?

 

-3 . Le changement attendu en Centrafrique ne doit pas être un simple replâtrage qui débauche des hommes d’un camp pour l’autre : koudoufarisme ou nomadisme politique, la pauvreté et la cupidité rapprochent les hommes politiques peu convaincus de la mangeoire. L’actuelle opposition portera une lourde responsabilité en fournissant un contingent de ministres « KLEENEX » à un Bozizé aux abois. Elle a le devoir d’exiger et d’obtenir de Bozizé une feuille de route claire pour la sortie de crise multiforme qui frappe notre pays . Parmi les conditions non négociables : la non-modification de la Loi fondamentale, une commission électorale paritaire pour des listes électorales informatisées . Bozizé est un chef de bande qui ne respectera que le rapport de force imposé par une opposition unie et décidée.

 

-4 . Notre pays a-t-il un budget voté annuellement comme ailleurs ? Si oui, à quoi sert-il quand on voit les écoles bondées sans tables ni bancs , des ponts emportés par des intempéries depuis des années, des routes, pardon des sentiers qui sont une cause de mortalité importante ? Faut-il rappeler qu’une bonne partie de la RCA est couverte de forêt ? Que dans certaines régions on se sert de planches pour faire la cuisine ? Qu’en pensent l’assemblée monocolore et son ectoplasme de président Gaombalet ?

 

    Autre question qui me taraude : à quoi sert le premier ministre et surtout qu’attend-il pour démissionner depuis qu’il se ridiculise en avalant couleuvres sur couleuvres ? Voilà un Monsieur qui ne dit jamais rien , qui ne proteste pas quand tout va mal . Sa caution à la dictature de Bozizé est une énigme pour moi . Après réflexion, j’ai compris que comme tous les dictateurs, Bozizé a cru naïvement qu’un professeur de mathématiques allait l’aider à résoudre la difficile équation financière de la RCA . Seulement il est tombé sur une bonne pâte aphone, sourde et muette qui ne retrouve la voix qu’à l’extérieur du pays pour ânonner des discours écrits par d’autres. Alors, il le garde pour le malheur de la RCA.

     Quant aux raisons qui ont emmené Bozizé à Paris, elles sont plus prosaïques que tout ce qui a été dit jusque-là :

a/ Ecouler ses diamants ainsi que ceux volés, entreposés et retrouvés ( probablement ) chez son neveu Ndoutingaï . Les vrais hommes d’affaires français capables d’aider un pays comme le nôtre sont en vacances sur leurs bateaux de luxe. Anvers n’est pas loin. Cependant, il faut néanmoins expliquer à Bozizé l’importance de la période estivale dans la zone tempérée !

 

b/ Se rapprocher par tous les moyens des socialistes pour sonder leurs intentions et solliciter de l’aide financière,

 

c/ Boycotter éventuellement la conférence de Nguérékata,

 

d/Enfin montrer que ce qui se passe en RCA ne le préoccupe guère. Cet homme n’aime pas notre pays : c’est pourquoi il le violente tous les jours. Son départ du pouvoir apporterait un peu de sérénité et de paix pour la longue convalescence de la RCA.

 

    Bozizé et ses sbires se sont présentés comme des libérateurs. Je lui réponds que Pol Pot et ses Khmers rouges aussi. Il a beau bâtir son trône avec des baïonnettes, il ne restera pas longtemps assis dessus ! A certains de mes compatriotes qui continuent à l’appeler « l’homme fort » de Bangui, je les exhorte à se remémorer le fameux discours d’OBAMA au Ghana «  L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, elle a besoin d’institutions fortes » . Peu d’hommes politiques africains méritent cette appellation car ce qu’ils considèrent comme une force est en réalité une faiblesse qui mine leur propre pays et donc notre continent.  Pour moi, Nelson MANDELA est un homme fort. Puisse la RCA trouver un jour cette espèce d’homme en voie de disparition et tout le peuple s’accordera pour reconnaître sa force.

 

KaDé ( France )

 

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