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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 15:34

 

 

 

 

 

 

20/03/2014 à 12:52 Par Vincent Duhem    Jeune Afrique

 

Depuis le coup d'État du 24 mars 2013 et son départ précipité de Bangui, François Bozizé multiplie les déplacements. Suivez la trace de l'ancien président centrafricain entre Yaoundé, Nairobi, Paris et Kampala.

 

Mis à jour à 13h45

 

Le 24 mars au petit matin, François Bozizé quitte précipitamment Bangui à bord de son hélicoptère de commandement Dauphin. Direction le Cameroun. À 18 h 30, l'appareil se pose à Batouri, province de l'Est, où le sous-préfet a reçu pour consigne d'accueillir le fugitif avec tout le protocole nécessaire. Puis Bertoua et enfin Yaoundé, par la route.

 

Depuis, l'ancien président centrafricain multiplie les déplacements. D’abord réfugié aux premières heures de sa chute à Yaoundé au Cameroun, il séjourne successivement à Nairobi, Kampala, Addis­-Abeba et Djouba, avant de s'installer à Paris fin juillet.

 

Sa présence et son activisme ayant été jugés gênants par les Français, qui le lui ont discrètement fait savoir avant d'annuler son visa encore en cours de validité, François Bozizé, quitte finalement Paris pour Bruxelles, Addis-­Abeba, puis Nairobi.

 

Bénéficiant du soutien des autorités ougandaises ­ et de hauts gradés - Bozizé connaît Yoweri Museveni depuis le début des années 1970 -, il est actuellement installé à Kampala avec son fils Franklin, mais sans son fidèle aide de camp, le lieutenant Vincent Ouapounaba, rentré très récemment en France.

 

Note : il est très difficile de connaître précisément les dates de passage de François Bozizé dans les différentes capitales recensées. Celles qui sont indiquées ci-dessous sont donc indicatives.

_________________

 

Par Vincent DUHEM

 

 


Carte des déplacements de François Bozizé
 

Lu pour vous : Centrafrique : de Bangui à Kampala, la carte interactive du périple de Bozizé
Lu pour vous : Centrafrique : de Bangui à Kampala, la carte interactive du périple de Bozizé
Lu pour vous : Centrafrique : de Bangui à Kampala, la carte interactive du périple de Bozizé

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 12:13

 

 

 

 

 

19/03/2014 à 17:07 Par Pierre Boisselet, à Bangui    jeune afrique.com

 

Les miliciens centrafricains anti-balaka qui ont pris le pouvoir au marché du centre de Bangui tolèrent les commerçants musulmans qui font le choix de rester... et de payer pour leur protection.

 

Après des mois de "nettoyage ethnique" dans la capitale centrafricaine, la présence des musulmans s'est réduites à peau de chagrin, principalement autour de la grande mosquée du quartier dit PK5, et dans celui du PK12. Mais au marché central de la capitale, une poignée de musulmans sont aussi restés. Ceux sont pourtant des anti-balaka, ces miliciens largement responsables de l'épuration antimusulmane, créés en réaction aux exactions de la rébellion Séléka, qui ont pris le pouvoir dans cette zone.

 

"Mais tous les anti-balaka ne sont pas les mêmes", assure Ngom Cheikh Tidiane, commerçant sénégalais qui tient toujours sa petite échoppe de textile - malgré les violences qui ont poussé la plupart de ses coreligionnaires sur le chemin de l'exil - après avoir renvoyé au pays sa femme et ses enfants. "Je suis menacé régulièrement, explique-t-il. Mais j'ai encore des biens ici, que je ne peux pas liquider comme ça. Et puis, rien de grave ne m'est arrivé pour l'instant. Je connais bien le chef anti-balaka, Douze puissance."

 

Ndiaye Kane, un commerçant sénégalais de 49 ans, dont 16 en Centrafrique, vient tous les jours de sa maison du PK5 jusqu'à sa boutique, traversant au passage un no man's land où peu osent s'aventurer. "Bien sûr, j'ai peur. Comme tout le monde. Mais jusqu'à maintenant, je n'ai pas eu de problèmes, explique-t-il. Et pourtant je fais mes ablutions devant ma boutique et je prie au vu de tout le monde".

 

Quand des gens viennent prendre nos biens, ils nous protègent. En échange, nous leur donnons quelque chose.

 

Les musulmans ouest-africains, moins assimilés aux rebelles Séléka que ceux originaires du Tchad ou du Soudan, sont mieux tolérés. Mais cela n'explique pas tout. Ainsi Abdel Nassir, dont le ton clair équivaut condamnation à mort dans certains quartiers, continue de tenir sa boutique électronique avec son associé tchadien. Il se dit protégé par les anti-balaka qui gèrent désormais le quartier. "Ils font la différence entre les civils musulmans et les Séléka, explique-t-il de sa voix hésitante. Quand des gens viennent prendre nos biens, ils nous protègent, explique-t-il. En échange, nous leur donnons quelque chose chaque semaine."

 

"Si des bandits viennent ici, on les chicotte et on les chasse, confirme Innocent, un membre de ces anti-balakas. S'il y a de plus gros problèmes, alors on appelle les soldats de la Misca (Force de l'Union africaine)."

 

Cet après-midi là, c'est lui qui occupe le bureau du chef, dans un marché couvert où flottent de fortes odeurs de poisson fumé. Du haut de ses 28 ans, ce jeune homme qui a intégré sa milice "en brousse" il y a huit mois, gère le marché en l'absence de son chef, dont il préfère taire le nom. "Ce ne sont pas seulement les musulmans qui payent mais tous les commerçants du marché, tient-il à préciser dans son français hésitant. Et ils le font par leur propre volonté", ajoute-t-il sans rire.

__________

Pierre Boisselet 



 

Lu pour vous : Centrafrique : Au marché central de Bangui, musulmans et anti-balaka trouvent des terrains d'entente

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 11:35

 

 

 

 

 

 

(La Voix de l'Amérique 20/03/14)

 

Dieudonné Nzapalainga, Nicolas Guérékoyame Gbangou et Omar Kobine Layama sont revenus sur leur visite dans la capitale américaine. Alors que la Centrafrique reste en proie aux violences, les trois hommes espèrent que très vite un opération onusienne de maintien de la paix se déploiera en RCA.

 

Avant de retourner en Europe, pour poursuivre leur sensibilisation sur la situation en Centrafrique, les leaders religieux centrafricains ont expliqué avoir reçu "des promesses et engagements pour accompagner le processus de pacification du pays", selon l'imam Layama.

 

"Le conflit n'est pas religieux mais militaro-politique", explique le révérend Gbangou."La situation dans notre pays mérite une attention particulière comme la Syrie et l'Ukraine. Nous devons être au centre de l’attention américaine."

 

Alors que l'Onu estime que près de 2,5 millions de Centrafricains ont besoin d'assistance, les religieux affirme que le vivre ensemble est toujours possible à Bangui. "Actuellement en Centrafrique, l'Etat est impuissant, inexistant. L'Etat n'a pas les moyens pour assurer ses obligations", selon Mgr Nzapalainga.

 

http://www.lavoixdelamerique.com/content/les-leaders-religie...

 

Les leaders religieux centrafricains prônent la paix sur la Voix de l'Amérique

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 11:31

 

 

 

 

 

(France 24 20/03/14)

 

Un an après le début de la crise en Centrafrique, la situation humanitaire est alarmante dans le pays. L’ONG Médecins sans frontières tire la sonnette d’alarme sur le sort réservé à des "groupes de population indésirables" dans le pays.

 

À quelques jours du premier anniversaire de la crise, la situation humanitaire en Centrafrique a atteint son "paroxysme", a alerté, mercredi 19 mars, l’ONG Médecins sans frontières (MSF). Exode massif, tueries : "la peur s’est installée partout", commente Marie-Noëlle Rodrigue, directrice des opérations. Si MSF indique que l’ensemble de la population est touchée par les violences, la minorité musulmane, "dévenue indésirable dans son propre pays", inquiète tout particulièrement les humanitaires.

 

"Des curés aux propos haineux"

 

"Les musulmans ont payé le prix très fort de leur assimilation à la Séléka", rappelle Mme Rodrigue. L’ex-Séléka, rébellion à majorité musulmane à l’origine du putsch mené en mars 2013 contre le président François Bozizé, s’est livrée à de nombreuses exactions dans le pays. En réaction, des milices d’auto-défense, les anti-Balakas, ont entrepris, dès décembre, de prendre leur revanche.

 

"Toute la population a développé un discours de haine envers les musulmans. Aujourd’hui, même des curés centrafricains véhiculent des propos haineux", rapporte, à FRANCE 24, Delphine Chedorge, coordinatrice des activités d’urgence.

 

Si une baisse des violences est observée depuis janvier dans la capitale, Bangui, MSF assure que la violence n’a pas pour autant disparu. "S’il y a moins d’attaques contre les musulmans, c’est tout simplement qu’il y a moins de musulmans dans la ville", déclare Marie-Noëlle Rodrigue. Face aux violences, beaucoup de musulmans ont en effet fui vers d’autres régions ou vers le Tchad et le Cameroun voisins. Par mesure de sécurité, les employés musulmans de MSF ont, pour leur part, tous quitté le pays, dans lequel l’ONG est active depuis 1997.

 

"Dès qu’un homme sort de la zone protégée, il se fait tuer"

 

Parmi les musulmans restés dans le pays, certains ont trouvé refuge dans des quartiers, des églises ou encore des mosquées, qui sont devenus des "enclaves". Malgré les efforts de protection de la force française Sangaris ou des soldats africains de la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique), ces individus sont "pris au piège". À Bangui, environ 5 000 musulmans vivraient ainsi enclavés. Dans l’ouest du pays, même schéma : "À Carnot, dès qu’un homme sort de la zone protégée, il se fait tuer", explique Marie-Elisabeth Ingres, chef de mission.

 

Au-delà des musulmans, MSF précise que tout individu est potentiellement une cible en Centrafrique, où les violences ont fait près d'un million de déplacés et réfugiés, sur une population totale de 4,6 millions d'habitants. Face à cette crise humanitaire, l'ONG a lancé un appel aux dons afin de mener à bien les "coûteuses opérations chirurgicales" auprès des blessés. L’organisation a également dénoncé un "désintérêt manifeste" de la part des autorités locales et de la communauté internationale. "Le plus choquant, c’est de voir l’absence de réactions, s’insurge Marie-Elisabeth Ingres. Si ça se passait aux portes de l'Europe, on agirait beaucoup plus vite".

 

http://www.france24.com/fr/20140319-msf-haine-envers-musulma...

 

 

Des milliers de musulmans toujours pris au piège centrafricain

 

(Libération 20/03/14)

 

Médecins sans frontières appelle la communauté internationale à se mobiliser pour leur venir en aide. Des milliers de Centrafricains musulmans sont pris au piège dans des enclaves à l’intérieur du pays, protégés tant bien que mal par la force française Sangaris ou les soldats africains de la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) de la vindicte des milices anti-balakas. C’est le constat alarmant dressé par la section française de Médecins sans frontières (MSF) lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi à son siège parisien.

 

C’est, par exemple, le cas à Carnot, une localité de l’ouest, où les civils sont encerclés par des miliciens anti-balakas. «Dès qu’un homme tente de sortir de l’enclave, il risque de se faire tuer», dénonce Marie-Elisabeth Ingres, qui dirigeait jusqu’à ces derniers jours la mission de MSF en Centrafrique. «Le transfert des blessés ou malades hors de ces enclaves est impossible, car ils risquent de se faire exécuter à tout moment, s’indigne Delphine Chedorge, l’une des responsables des Urgences au sein de l’ONG. Nos équipes sont bloquées.» D’autres communautés musulmanes vivent le même calvaire dans la moitié ouest du pays: à Bossangoa, à Boda, à Bouar…

 

L’ONG, présente depuis de nombreuses années en Centrafrique, pointe l’inertie des autorités locales mais aussi celle de la communauté internationale face à cette situation dramatique. «Faut-il maintenir coûte que coûte les populations musulmanes assiégées dans ces localités ou doit-on les transférer ailleurs? Ce n’est pas à nous de décider et de redessiner la carte ethnique du pays», confie-t-on chez MSF. D’après l’ONG, les Nations unies seraient toutefois en train d’élaborer un plan pour transférer les communautés musulmanes toujours encerclées, y compris à Bangui.

 

Sentiment anti-français

Les équipes de MSF ont certes noté une baisse récente de la violence à Bangui, désertée par une grande partie des musulmans, ainsi que dans l’ouest du pays, grâce au déploiement des soldats français de l’opération Sangaris. «Mais il suffirait qu’ils s’en aillent pour que les tueries reprennent de plus belle», s’alarme l’ONG.

 

«On est en train d’assister à un changement de nature de la violence, notamment à Bangui, indique par ailleurs Marie-Noëlle Rodrigue, responsable des opérations à MSF-France. Parallèlement au ciblage persistant des dernières populations musulmanes encore présentes, les anti-balaka sont devenus une franchise utilisée par de véritables gangs qui écument les quartiers ou les routes.» Face à ce phénomène, l’ONG estime que le mandat confié aux forces internationales et les moyens dont elles disposent sont inadaptés. «Elles sont censées protéger les populations en appuyant les structures d’un Etat qui n’existe pas», souligne Marie-Noëlle Rodrigue.

 

La moitié orientale de cette ancienne colonie française reste quant à elle contrôlée par les ex-rebelles de la Séléka, chassés de Bangui. Ces derniers sont notamment présents à Bria, une zone diamantifère stratégique. «La force Sangaris est en train de s’y implanter mais pour ce faire, elle doit négocier durement avec la Séléka [ex-rébellion]», confie une source proche du dossier. Les soldats tricolores ne sont pas les bienvenus dans cette zone, ajoute-t-elle, pointant aussi la montée d’un sentiment anti-français du côté des anti-balakas. Ces derniers, qui s’érigent en libérateurs de leur pays, se sentent «trahis» par la force Sangaris, qui tente de protéger les civils musulmans autant que faire se peut.

 

«Que vont devenir les musulmans qui sont partis dans d’autres zones du pays ou à l’étranger, ou ceux qui sont sur le point de le faire ? Certains ne reviendront sans doute pas chez eux, mais d’autres le feront, animés d’un esprit de revanche. La spirale de la violence n’est pas près de se calmer en Centrafrique», s’inquiète MSF.

 

Thomas HOFNUNG

 

http://www.liberation.fr/monde/2014/03/19/des-milliers-de-mu...

MSF : "La haine envers les musulmans s’est généralisée en Centrafrique"

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 23:34

 

 

 

 

Communiqué de presse 012/2014 
 

Droits de l’homme : « nous savons que des atrocités et des tueries ont été commises aussi bien par les ex-seleka que les anti-balaka», dit Navi Pillay

 

Bangui, le 19 mars 2014  – La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Mme Navi Pillay, est arrivée le 18 mars à Bangui, pour une visite de trois jours en République centrafricaine, au cours de laquelle elle passera en revue la situation désastreuse des droits de l'homme avec le Gouvernement de la Transition, les institutions internationales clef et les forces de maintien de la paix.

 

« Nous sentons tous l’urgence de la situation, et voulons agir, aussi bien individuellement que  de manière collective, en faisant de notre mieux afin que des solutions soient trouvées à la crise. Je suis de près les violations des droits de l’homme mais aussi les besoins humanitaires », a souligné la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme.

 

« Mon équipe a parcouru tout le pays, et nous savons que de réels cas d’atrocités et de tueries ont été commis, premièrement par les ex-seleka, ensuite par des anti-balaka. Nous les avons enregistrés et soumis un rapport au Conseil des droits de l’homme. Et, bien entendu, Je suis profondément préoccupée par les incitations interreligieuses, des propos incitatifs et haineux du genre : ‘nous devons faire un nettoyage, ou encore nous devons effacer toute trace de musulmans’ car ce genre d’incitation pourrait conduire à un conflit de plus grande envergure », a fait observer Mme Navi Pillay. 

 

 Et de souligner : « je suis donc venue ici pour joindre ma voix au plaidoyer en faveur des ressources pour l'équipe pays des Nations Unies, pour la Misca et pour la population centrafricaine. Comme l'a dit la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et de Coordonnatrice des secours d’urgence, Mme Valerie Amos, les fonds promis ne sont pas décaissés à la mesure de nos attentes, et il est extrêmement urgent que certains d'entre nous joignent leur voix à cet appel afin que ces fonds soient urgemment mis à disposition de la RCA ».

 

A l’agenda de Mme Pillay dans le pays, figurent la rencontre avec la chef de l'Etat de la Transition, Mme Catherine Samba - Panza, le Premier ministre et les ministres de la Justice, et de la Communication et la Réconciliation, ainsi que des échanges avec des représentants de l'Union africaine, de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale et de l'Union européenne. Mme Pillay rencontrera aussi l'Ambassadeur de France, le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l'Union africaine et chef de la MISCA, ainsi que les commandants des deux forces militaires, MISCA et Sangaris, et visitera des sites de destruction et de déplacés pour y rencontrer une partie des quelque 650.000 déplacés internes de la RCA.

RCA : « nous savons que des atrocités et des tueries ont été commises aussi bien par les ex-seleka que les anti-balaka», dit Navi Pillay

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 23:15

 

 

 

 

 

Par , publié le   http://www.lexpress.fr

 

Les humanitaires de Médecins Sans Frontières sont témoins de la crise en Centrafrique depuis plusieurs années. Pour de nombreuses personnes, l'accès aux soins n'est pas assuré et la situation ne fait qu'empirer. 

 

Les tensions sont toujours vives en Centrafrique. Si Paris assure que la situation s'est calmée à Bangui, les observateurs, journalistes ou humanitaires sur place sont toujours témoins de violences dans la capitale et en province. Les médecins témoignent de blessures "spectaculaires", dans un pays qui a la deuxième espérance de vie la plus faible au monde, selon l'OMS. 

 

Depuis la flambée de violence à l'arrivée des forces Sangaris le 5 décembre dernier, Médecins Sans Frontières a soigné quelque 2000 patients en urgence à Bangui, 1000 par mois. "C'est la preuve que la violence était toujours très présente au bout de deux mois" a souligné Marie-Elisabeth Ingres, chef de mission en Centrafrique pour Médecins sans frontières, lors d'une conférence de presse. "Il y a eu un changement dans la nature des blessures. En décembre, il s'agissait de blessures par balles sur des hommes, surtout des combattants. En janvier, on a eu du mal à faire la distinction entre groupes armés et civils, les victimes étaient blessées à l'arme blanche, à la machette". La violence, résultant d'abord des affrontements entre ex-Séléka -le mouvement armé dit "musulman"- et milices anti-balakas -souvent décrites comme "chrétiennes"-, s'est centrée contre la population musulmane ou assimilée comme telle. Une spirale de vengeance dans laquelle les blessures montraient l'envie de tuer, selon les médecins. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/centrafrique-les-medecins-temoignent-d-une-crise-hors-norme_1501331.html#6uTveFuZZyFD2t5w.99

Claude Guibal @ClaudeGuibal

 

Sentiment d'insécurité intense ds plusieurs quartiers de Bangui. Les habitants n'osent plus dormir chez eux... #CARcrisis

 

La violence change de visage

 

Au fil des mois, l'insécurité demeure. Pour les médecins de MSF, qui relatent une situation et des blessures "jamais vues", l'accès aux blessés est particulièrement compliqué. Des centaines de milliers de personnes ont fui dans la brousse et sont difficiles à localiser. A Bangui ou en province, le transfert des patients musulmans vers les hôpitaux est rendu quasiment impossible par les milices anti-balakas. Les médecins musulmans, à la fois victimes et acteurs de l'aide, ont quitté le pays. 

 

En février et mars, l'ONG a constaté une diminution du nombre des prises en charge. Pas de quoi souffler pour autant. "A Bangui, il y a aujourd'hui moins de ciblage des musulmans parce qu'il y a moins de musulmans" constate Marie-Noëlle Rodrigue, directrice des opérations pour MSF, "mais la violence devient criminelle, on est dans de la prédation des ressources". Et les musulmans, à Bangui ou dans d'autres villes à l'ouest du pays comme Bossangoa, Carnot ou Bouar, restent retranchés dans des enclaves et toujours harcelés. "S'ils sortent, ils sont tués" lâche Marie-Elisabeth Ingres. 

 

Des années de crise

 

MSF s'inquiète particulièrement pour l'avenir, notamment parce que la situation n'est pas passagère. "La crise en Centrafrique est là depuis plusieurs années, mais elle est restée silencieuse. Il n'y a jamais eu de politique de médiation et de prévention des conflits" estime Marie-Elisabeth Ingres. En 2011 déjà, MSF alertait sur un taux de mortalité au-delà du "seuil d'urgence" à partir duquel on parle de crise humanitaire. L'accès aux soins contre le paludisme, première cause de mortalité, n'est pas assuré. 

 

Selon des chiffres de l'ONU publiés en janvier, 935 000 personnes étaient déplacées et 245 000 réfugiés ont quitté le pays. "En Centrafrique, les humanitaires comblent des solutions qui devraient venir du politique. Le pays fait face à une crise politique, économique et sociale profonde et ce n'est pas prêt de s'arrêter" estime Delphine Chedorge, coordinatrice d'urgence pour MSF en Centrafrique, "sur le terrain, on se sent un peu impuissants, car nous sommes limités humainement et financièrement dans notre déploiement". Beaucoup de Centrafricains restent éloignés des soins. Pour l'heure, la population vit dans la peur et cherche à subvenir à des besoins primaires. Mais c'est une population mutilée et traumatisée qui survivra à cette crise. 

 

Pour soutenir l'important dispositif médical mis en place en Centrafrique, Médecins Sans Frontières lance un appel aux dons sur msf.fr. 

Centrafrique: les médecins témoignent d'une crise hors norme

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 22:59

 

 

 

 

 

 

La Haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU qualifie de « désastreuse » la situation Centrafrique. Les violences continuent de provoquer des mouvements de population à Bangui et dans le reste du pays.

 

Navi Pillay est actuellement à Bangui. La Haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU qualifie de « désastreuse » la situation des droits de l’Homme en République centrafricaine. Malgré certains moments d'accalmie, les attaques et les braquages ne sont pas rares, y compris à Bangui, la capitale. Cette insécurité qui perdure, dans la capitale comme dans le reste du pays, continue de provoquer de larges mouvements de populations.

 

Il faut se méfier des chiffres


La nouvelle d’un « retour timide » des déplacés de Bangui chez eux circulait hier, suite à la publication de chiffres plutôt encourageants, d’un nombre de déplacés en baisse dans les camps d’accueil de la capitale. Celui de Mpoko, près de l’aéroport, n’accueillerait par exemple « plus que » 60 000 déplacés contre plus de 100 000 il y a quelques semaines encore. En réalité, renseignements pris sur place, cette information est à prendre avec de gigantesques pincettes. C’est ce que confirme Mathieu Fourtoul, responsable de la communication de Médecins Sans Frontières à Bangui :

« En réalité, les gens reviennent dans les camps au moindre coup de feu. De plus, à Bangui, on a une dynamique qui fait que les gens sortent des camps la journée pour aller travailler et reviennent le soir au coucher du soleil pour passer la nuit dans les camps. Donc, premièrement, ce sont des estimations. Et deuxièmement, les gens reviennent dans les camps au moindre coup de feu. »

 

Dans les provinces, c'est encore pire

 

Dans la capitale, tous les quartiers ne sont pas sécurisés, malgré la présence des soldats des forces Sangaris et Misca. Dans le reste du pays, où les soldats étrangers sont encore moins visibles, faute d’effectifs suffisants, les violences continuent. Et elles incitent toujours de nombreux civils à fuir. Roger Charles Evina, représentant de l’Organisation internationale des migrations, nous expliquait qu’aujourd’hui même, l’OIM encadrait l’évacuation vers le camp d’accueil de Moundou, au Tchad, de 1300 personnes.

« On procède par nationalité. Il y a deux semaines et demi, nous avons commencé avec les Maliens. Ensuite nous avons évacué les Nigériens, et maintenant nous sommes en train d’organiser l’évacuation des Tchadiens qui représentent ici 10 000 personnes à faire évacuer. Ce sont des personnes qui étaient installées depuis trois ou quatre générations là-bas. Elles ont tout perdu. Elles arrivent démunies, vulnérables, elles n’ont vraiment rien. Il n’y a pas de suivi pour ces personnes.

 

Les capacités d’accueil des camps à Moundou sont d'au moins 5000 personnes, mais quand les gens arrivent, on fait un screening et on se dépêche de les renvoyer dans leur communauté d’origine. On essaie de les évacuer très vite, pour que les camps ne soient pas pleins. »


Les civils affluent toujours


Plusieurs milliers de personnes déjà enregistrées doivent être évacuées par l’OIM d’ici la fin du mois. Et les civils continuent d’affluer. Les organisations humanitaires ont débloqué leurs fonds d’urgence mais craignent d’être sous peu à cours de moyens pour mettre en place de nouveaux camps de transit et assurer l’assistance médicale ou le transport des réfugiés vers leur région d’origine. Les bailleurs de fonds, eux, n’ont toujours pas versé l’argent promis.

 

DW.DE

 

Centrafrique : une précarité qui dure

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 22:53

 

 

 

 

 

 

BANGUI, République Centrafricaine, 19 mars 2014/African Press Organization (APO)/ -- La Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial de l'ONU (PAM), Ertharin Cousin, en visite à Bossangoa dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA), a constaté une insécurité alimentaire et un niveau de malnutrition alarmants, dus à la combinaison de violences sporadiques persistantes et de ressources financières insuffisantes.

 

« Aujourd'hui, j'ai entendu des témoignages déchirants de femmes et d'enfants ordinaires qui ont perdu des membres de leur famille dans les violences et attaques traumatisantes qui les ont contraints à fuir », a déclaré Ertharin Cousin. « Leur force dans ces épreuves m'impressionne. Nous ne pouvons simplement pas leur dénier l'assistance dont ils ont besoin, après tout ce qu'ils ont enduré ». 

 

« Toute la population est affectée, pas seulement les personnes déplacées. Les Centrafricains, en particulier les femmes et les enfants, ont besoin de notre aide maintenant. Nous devons agir vite avant que les pluies ne viennent encore aggraver cette situation dramatique », a-t-elle ajouté. « Nous ne pouvons pas attendre que des images d'enfants squelettiques viennent démontrer notre échec et notre négligence ».

 

La Directrice exécutive du PAM a participé à une distribution de vivres et de semences avec l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. « Si nous laissons passer la saison agricole, qui commence en avril, les familles n'auront aucune récolte, car d'ici peu ils auront épuisé leurs maigres réserves. Nous devons fournir les semences et les protéger ». 

 

Les donateurs apportent de l'assistance à des millions de Syriens qui entrent dans leur quatrième année de conflit. Les besoins augmentent également au Soudan du Sud, selon Mme Cousin. « Mais on ne peut pas dire à un enfant de Bossangoa que nous ne pouvons pas l'aider parce qu'il n'est pas aussi important que les autres ». 

 

Malgré les défis logistiques et sécuritaires, le PAM a pu distribuer de l'aide alimentaire à plus de 250 000 personnes par mois en Centrafrique depuis le début de l'année, et notamment des produits nutritionnels pour prévenir la malnutrition infantile. 

 

Cependant, l'ampleur du désastre nécessite plus d'engagement de la part de la communauté internationale. Dans les semaines à venir, la plupart des routes centrafricaines seront impraticables du fait de la saison des pluies. Avec les pluies vont aussi augmenter les risques de diarrhées et de maladies parmi les dizaines de milliers de personnes déplacées qui vivent dans des camps de fortune insalubres. 

 

« Nous devons nous assurer que cette crise, largement oubliée, ne devienne pas une tragédie négligée », a dit Mme Cousin. 

 

Avec seulement 35% des financements assurés pour ses opérations d'urgence en RCA jusqu'en août, le PAM n'a pas pu pré-positionner suffisamment de vivres pour répondre aux besoins vitaux qui s'annoncent en période de soudure.

 

L'insécurité le long de la route entre le Cameroun et la capitale centrafricaine Bangui a contraint le PAM à organiser un pont aérien pour transporter 1 800 tonnes de riz. Les camions ont à présent repris leurs livraisons depuis le Cameroun, escortés par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine, la MISCA, mais celles-ci pourraient être à nouveau interrompues du fait de l'insécurité. 

 

« L'insécurité est une de nos principales sources d'inquiétude », a déclaré Mme Cousin. « Et la communauté internationale doit augmenter ses efforts pour aider le gouvernement centrafricain à mettre fin aux violences. L'accès humanitaire doit être une priorité ». 

 

La situation désastreuse de la RCA a également des conséquences majeures sur les pays voisins. Plus de 290 000 Centrafricains ont fui vers le Tchad, la République démocratique du Congo, le Cameroun et la République du Congo. Le PAM et les autres agences humanitaires manquent de fonds et l'aide alimentaire pourrait être interrompue au Tchad et en RDC si de nouvelles contributions ne sont pas reçues rapidement.

 

Source : APO

LA CRISE OUBLIEE EN CENTRAFRIQUE SE TRANSFORME RAPIDEMENT EN UNE CRISE NEGLIGEE, AVERTIT LA DIRECTRICE DU PAM

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 22:50

 

 

 

 

 

 

http://www.ariegenews.com/ 

 

Sylvain Sastre | 19/03/2014 - 19:02 

 

Alors que la 1ère Cie du 1er régiment de chasseurs parachutistes part en Nouvelle Calédonie pour quatre mois, la 3ème Cie du 1er RCP, déployée dans le cadre de l'opération Sangaris, avec les renforts d’autres compagnies depuis le 6 décembre vient de rentrer au quartier Beaumont avec tous les honneurs.

Une mission complexe pour les militaires français à Bangui où ils sont intervenus pour stopper les violences inter confessionnelles entre musulmans et chrétiens et créer les conditions d'un retour à la normale mais également permettre l'action humanitaire.

Du haut de ses 29 ans le Capitaine Arnaud (il s’agit de son prénom car seuls les très haut gradés sont appelés par leur nom), commandant la 3ème compagnie de combat du 1er RCP, passé déjà par l’Afghanistan, parle déjà d’une mission «qui le marquera à vie»

 

De fait après presque 4 mois passés en République Centrafricaine dans le cadre d’une alerte Guépard, les 196 parachutistes du 1er RCP ont réalisé une mission délicate et variée menant des opérations de patrouilles et de sécurisation de la population centrafricaine, tout d’abord à Bangui puis dans le Nord du pays. Ce retour sur les terres ariégeoises s’est ponctué d’une cérémonie des couleurs au quartier Beaumont, en présence de Mme le préfet de l’Ariège sous le commandement du Colonel Bruno Helluy, 39ème chef de corps du 1er RCP qui ne manquera pas de rappeler les faits d’armes de sa compagnie sur le théâtre des opérations.

 

«La 3ème Compagnie rentre cette semaine d’une mission exceptionnelle dite de courte durée à Bangui où elle sera finalement restée plus de trois mois dans un climat particulièrement difficile pour remplir des missions aussi variées que complexes et dangereuses» Et le colonel de revenir sur ses missions en premier lieu «pour sécuriser l’aéroport et contenir le flot de réfugiés, ses interventions en ville au contact d’une foule souvent amicale, parfois hostile mais toujours incontrôlable, où elle assiste à des scènes d’une rare violence qu’elle saura contrôler et maîtriser»

 

Des missions successives qui conduiront la 3ème Cie jusqu’à la frontière camerounaise où sa «mission est alors de séparer les belligérants, de contrôler les routes et les villes principales et surtout d’éviter massacres, exactions et pillages et ce dans un territoire bien plus grand que l’Ariège, où l’anarchie est totale»


Vous pouvez être assurés de la reconnaissance du régiment et de la Nation. Fiers de ses hommes et de leur attitude faite de maîtrise de la force et de dissuasion, le Colonel insistera «sur le  nombre très important de vies humaines sauvées grâce à cette intervention» Même si le chemin de la paix en Centrafrique semble encore long de l’aveu du colonel, c’est sous l’oreille attentive de Nathalie Marthien qu’il honorera ces soldats de retour.

 

«Vous pouvez être assurés de l’utilité de votre mission et de la reconnaissance du régiment et de la Nation» Car d’autres eux «n’ont pas eu cette chance» dira-t-il encore avec une pensée pour ceux du 8 et du RICM.


«Les parachutistes vont partir entre 3 et 4 semaines pour une permission bien méritée dans leurs foyers, eux qui ont passé les fêtes de fin d’année loin de leur famille,» relate à l’issue de la cérémonie le jeune capitaine des anecdotes encore plein la tête: «le soir de Noël un de mes soldats a pris une balle perdue dans son casque au moment où il montait la garde»

 

Sur place pour mettre en application les mesures de confiance et protéger les populations menacées, le Capitaine Arnaud s’épanche encore davantage sur cette expérience avant tout humaine «on a vécu de moments très forts, notamment dans les liens avec les populations dont l’accueil a toujours été chaleureux. Pour moi ça été une expérience très forte. Ça m’a réappris ce côté de l’Afrique où tout est plus clair mais aussi plus violent. C’est une riche expérience humaine tant avec mes hommes qu’avec les africains, la population. Ça restera gravé dans ma mémoire»

 

Assurément pour le Capitaine comme tous ses rapaces une permission loin du théâtre des évènements, comme un retour dans le nid, salvateur et bien mérité.

Lu pour vous : Opération Sangaris: le retour de Centrafrique : des Rapaces du 1er RCP dignement salué

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:24

 

 

 

 

 

Libreville, Mercredi 19 Mars 2014 (Infos Gabon) – Après la remise de  520 paquetages (chaussures, vêtements, sacs de vie en campagne, petits matériels de bivouac et autres) aux 48 soldats gabonais par l’armée française, ceux-ci ont été acheminés le jeudi 13 mars 2014  de l’aéroport Léon Mba de Libreville vers la RCA par un avion C130 belge, dans le cadre de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA) et le programme de renforcement des capacités africaines de maintien de la paix (RECAMP). C’était en présence de Ernest Mpouho Epigat, le ministre gabonais de la Défense nationale, Jean François Desmazières, l’Ambassadeur de France au Gabon, et du Général d’armée Jean-Claude Ella Ekogha, chef d’état-major général de l’armée gabonaise.

 

A cette occasion, Ernest Mpouho Epigat a salué la coopération franco-gabonaise avant d’expliquer la mission des militaires gabonais.

 

« Le matin, nous avons assisté à la remise des paquetages aux militaires qui doivent se rendre à Bangui, qui doivent relayer le contingent sur place, qui va rentrer. Vous savez qu’ils y ont une périodicité d’un peu plus de six mois. Le premier contingent est arrivé au terme de sa mission et voici les premiers éléments qui sont en train d’embarquer pour aller les remplacer », a déclaré Ernest Mpouho Epigat.

 

Et de poursuivre : « Cette coopération se manifeste justement par la distribution de paquetages qui rentre dans le cadre du Recamp. Ils sont équipés par cette coopération dont la France est le pays leader. La coopération ne s’arrête pas seulement avec la France, elle est aussi manifestée avec l’Union Européenne d’où la présence d’un avion C130  belge qui va procéder au transport des troupes pour Bangui. Nous saluons cette coopération avec la France ».

 

L’Ambassadeur de France, Jean François Desmazières pour sa part, a souligné qu’il est normal que les Etats de la sous région soient en première ligne dans ce conflit interne qui mine leur voisin centrafricain et  que les forces française s’attèleront à sa coordination et la planification des opérations aériennes. Il a félicité ces pays, ceux d’Afrique et d’Europe impliqués dans le processus de résolution de ce conflit.

 

« On applique aujourd’hui les concepts de l’Union Africaine : le concept Recamp. La mobilisation pour venir en aide à la République centrafricaine se fait d’abord autour des Etats de l’Afrique centrale, le ministre a cité la CEEAC et la Cemac. La CEEAC qui est le premier échelon de responsabilité de l’UA en matière de sécurité », a indiqué Jean François Desmazières.

 

Signalons que c’est au total 520 soldats gabonais qui devront rallier Bangui, la capitale centrafricaine par plusieurs vagues.

 

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48 soldats gabonais acheminés en Centrafrique dans le cadre de la MISCA

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