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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 01:16

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Ndélé : Un camp safari attaqué par des éléments de l’UFDR

 camp-safari.jpg

 

Ndélé, le 20 juillet 2012 (RJDH) – Des éléments de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), basés dans le village de Léméné (nord-est), ont attaqué, le lundi 16 juillet, le camp safari de Christophe Lomé, à 22 kilomètres de la base militaire de Ndélé.

Selon les informations rapportées,  ces éléments, au nombre de  quatre,  ont tiré des coups de feu en l’air avant de s’attaquer au camp et de forcer le conteneur pour le vider de tous ses biens.

Au moment de quitter les lieux,  les rebelles ont été attaqués par un buffle du safari. La bête a ainsi réussi à maîtriser l’un des rebelles, qui a ensuite été arrêté par le personnel du safari.

Alertés, les éléments des forces armées centrafricaines et les pisteurs du safari se sont rendus au village Léméné pour arrêter les autres malfaiteurs. Ils ont été ramenés à  Ndélé, le jeudi 18 juillet.

« Ces éléments sont maintenant à la disposition de la gendarmerie pour des poursuites judiciaires », a précisé Thierry Mokite, le procureur de la République, auprès du tribunal de grande instance de Ndélé, interrogé ce vendredi 20 juillet par le RJDH.

Un autre élément  complice, cité  par les malfaiteurs arrêtés, a également été appréhendé, ce vendredi 20 juillet. « Au lieu de quatre, précise le procureur, ce sont cinq rebelles qui sont maintenant aux arrêts ».

 

Ndélé : Des hommes en armes terrorisent la population

 rebelle-au-Nord-RCA.jpg

 

Ndélé, le 20 juillet 2012 (RJDH) – Les habitants du village de Sangba carrière (nord-est) ont été victimes, le samedi 14 juillet, d’exactions de certains éléments de la rébellion de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).

 « Ils ont exigé de chaque ménage une somme de 1000 FCFA. Ils nous ont également réclamé de la nourriture. Tous nos biens ont été emportés par ces hommes en armes »,  a témoigné un habitant du village de Sangba, sous le couvert de l’anonymat.

Dans le village de Ngoumbre, ces hommes en armes ont brûlé deux maisons. Ils ont aussi tiré des coups de feu en l’air. Informées de la situation, les forces de l’ordre sont accourues sur les lieux. Des affrontements entre les deux groupes se sont produits. Les forces de l’ordre ont finalement capturé les rebelles.

« Ces affrontements ont provoqué la panique au sein de la population, qui a  pris la fuite. Certains ont gagné les villages avoisinants; d’autres ont pris le chemin de la brousse », a expliqué une habitante du village.

Des armes de guerre et de chasse ont été saisies. Ces hommes se trouvent actuellement à la gendarmerie de Ndélé.

 

Mbaïki : Retour possible du choléra dans la Lobaye

 

Mbaïki, le 20 juillet 2012 (RJDH) – Les villages de Sébalé, Linga et Batalimo (sud), qui manquent d’eau potable et de latrines, en plus de souffrir d’insalubrité, pourraient connaître de nouveaux épisodes de choléra. C’est du moins l’avis, exprimé le 15 juillet, par le technicien supérieur de santé de l’antenne de l’ONG internationale Merlin, à Mbaïki.

« Le retour du choléra est probable dans la Lobaye », a observé le technicien supérieur de santé.

Selon ses explications, « la population vivant sur les rives du fleuve Oubangui l’utilise pour faire le ménage, la lessive et pour l’eau de consommation. Les habitants vont dans la forêt ou même dans le fleuve pour se soulager », a-t-il ajouté.

S’il y avait pandémie de choléra, il faudrait alors une période de cinq ans de lutte pour en venir à bout, a précisé la même source.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 01:03

 

 

 

Sylvain-Ndoutingai

 

 

La famille du chauffeur de Ndoutingaï porte plainte contre X

Radio Ndéké Luka Vendredi, 20 Juillet 2012 05:57

Nouvelle révélation dans l’arrestation de Jean Bianga, chauffeur de l’ex ministre d’Etat aux Finances, Sylvain Ndoutingaï. Ses parents portent plainte ce 18 juillet 2012, contre inconnus au Tribunal de Grande Instance de Bangui. La plainte intervient une semaine après son arrestation.

Par cette plainte, les parents de ce chauffeur entendent dénoncer son enlèvement des cellules de l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) et sa déportation dans un lieu inconnu. En effet, Jean Bianga a été arrêté par les éléments de la garde présidentielle suite au limogeage de son patron en juin dernier.

Selon l’avocat défenseur du chauffeur Rigo-Beyah Parsé, son client « est encore présumé innocent. Il doit se défendre et il faudrait qu’on connaisse le réel motif de son arrestation ».

Pour lui, « il n’y a pas eu un fait qui a été porté à la connaissance du Parquet ni d’une Unité de Police judiciaire de manière régulière pour qu’une enquête soit ouverte. De ce fait, la défense estime  qu’il s’agit là d’une arrestation arbitraire, de séquestration voire de tortures, surtout qu’il a été porté disparu ».

Toutefois,  d’après les observateurs de la vie politique du pays, le limogeage de Sylvain Ndoutingaï aurait été exigé par les partenaires au développement d’une part, et il serait accusé de tentative d’un putsch contre le régime de l’actuel président centrafricain d’autre part.

Toujours selon ces observateurs, la dernière vague de limogeage décrété le 17 juillet dernier qui a  aussi concerné le ministre de la Justice Firmin Féïndiro serait liée à la même affaire. A en croire les débats qui défraient la chronique ces derniers temps, l’ex-locataire du ministère de la Justice serait le Premier ministre du Gouvernement de Sylvain Ndoutingai si le supposé coup d’Etat était réussi.

En rappel, Firmin Féïndiro n’était pas l’unique personnalité débarqué du navire du gouvernement Touadera III. L’ancien chef de Cabinet de la Présidence de la République Joël Sinféï Moïdamsé et Henri Wanzé Linguissara, Directeur Général de la Police ont été aussi relevés de leurs fonctions.

NDLR : Le sort fait aux chauffeurs de Ndoutingaï et son frère aîné qui est toujours en France et qui visiblement n’ose plus rentrer au bercail serait en rapport avec les accusations avancées par Bozizé et ses fils selon lesquelles ce serait ces chauffeurs qui seraient chargés par leurs patrons de recruter les combattants en vue de leur coup de force.

 

Tensiomètres en manque à Bangui

Vendredi, 20 Juillet 2012 11:45

La santé de la population banguissoise est en danger. Il est actuellement difficile de mesurer la tension artérielle des patients dans deux grands hôpitaux de la capitale centrafricaine notamment l’Hôpital de L’Amitié et l’Hôpital Communautaire. Le constat est fait par Radio Ndeke Luka ce 20 juillet.

Le manque crucial des tensiomètres entrave la prise en charge des malades dans les hôpitaux.

L’appareil est indispensable pour mesurer la tension artérielle ou encore contrôler la température corporelle des patients. Il ne coûte que 12.000 FCFA. Mais il est difficile d’en avoir même dans les grands hôpitaux de référence de la capitale. Un manque crucial de Tensiomètre dont personne n’en parle.

Du service des Urgences médicales au Bloc de la Maternité en passant par le service de la Médecine générale de l’Hôpital Communautaire, le Tensiomètre est rare. Seuls quelques Médecins et Internes en possèdent, mais de manière personnelle, et ne les prêtent que par acte de solidarité.

Au Bloc de la Maternité par exemple, un personnel soignant nous confie qu’il n’y en a qu’un pour desservir tout le service. Si bien qu’il ne tarde pas à tomber en panne. Un Journaliste de Ndeke-Luka parti se soigner à l’Hôpital communautaire a constaté les tracasseries du personnel soignant à en avoir.

Une situation constatée au service des urgences médicales de l’Hôpital de l’Amitié (H.A). Quelques deux appareils biomédicaux qui se trouvaient sur la table d’un bureau sont  réclamés comme biens personnels et non du service.

Le même constat est fait par les patients. Ils se disent choqués des tâtonnements du staff médical qui renvoie les malades à l’Hôpital Communautaire (H.C) pour la mesure de la tension artérielle.

Christian, un patient qui en a fait les frais raconte,  « quand ma belle-mère était malade, nous l’avions amenés à l’Hôpital Communautaire pour des soins. Dans cet hôpital  il n’y avait pas de place, nous étions obligés de nous rendre à l’Hôpital de l’Amitié. Arrivés dans cet hôpital, le personnel soignant  nous avait informés qu’il n’y avait pas de tensiomètre. J’étais très inquiet par ce que l’état de santé de ma belle-mère se dégradait et nous ne savions à quel sain nous vouer».

Le personnel signale qu’il y a  de nombreuses difficultés qui peuvent intéresser la presse. Mais ils ne peuvent les évoquer qu’avec une autorisation émanant de leurs responsables hiérarchiques.

Interrogé par RNL, de manière inopportune et gênante, le Colonel Directeur de l’Hôpital de l’Amitié de Bangui refuse d’en dire plus sur le problème des tensiomètres et préfère résumer tous les maux qui gangrènent cette institution de santé publique en 2 phrases : « les problèmes de l’Hôpital de l’Amitié ne doivent pas être le seul sujet des journalistes. Je ne suis pas disposé à vous recevoir

Du moins, selon les propos recueillis auprès de certains malades rencontrés à l’Hôpital de l’Amitié, les tensiomètres sont au nombre réduit depuis un certain temps dans ledit hôpital. « Pourtant, les chinois en avaient donné en grand nombre », rectifie un patient rencontré dans la salle d’attente de H.A  Limités, les malades n’ont pas pu dire long sur la question.

Toutefois, pour de nombreux centrafricains, ce problème de tensiomètre est loin d’être surprenant. D’autant plus que, « la réserve est quasiment vide », a révélé le Directeur de l’Unité de Cession du Médicament (UCM), Gilles Ngaya en juin dernier. Il a évoqué la raison en signalant le même mois que« notre  structure ne reçoit pas des approvisionnements en médicament depuis longtemps ».

Depuis près de trois mois, Radio Ndeke Luka ne cesse de revenir sur la rupture de médicaments dans diverses villes de provinces centrafricaines. C’est le cas de l’Hôpital Universitaire de Bambari qui a connu cette difficulté en début juin dernier avec une carence de remèdes appropriés pour les soins des malades tuberculeux.

 

NDLR : Comme par hasard, les tensiomètres ne manquent pas dans les cabinets privés des médecins et les cliniques privées.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 15:48

 

 

 

 

 

logo-BAD.JPG

 BANGUI, République Centrafricaine, 20 juillet 2012/ -- Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) a approuvé un don de 16 millions d’unités de compte (équivalent à 24,2 millions de dollars)au bénéfice de la République centrafricaine, sur les ressources de la Facilité en faveur des États Fragiles (FEF), pour le financement du troisième programme d’appui aux réformes économiques (PARE III).

 La RCA est un pays qui a connu, durant plusieurs années, de violents conflits armés. Il est parmi les pays les plus pauvres d’Afrique (62% de la population centrafricaine vit en dessous du seuil de pauvreté). Ce pays enclavé occupe également le 179ème rang, sur 187 nations, dans le classement de l’Indice de Développement Humain (IDH).

 Les autorités se sont engagées depuis plusieurs années dans un programme de stabilisation et de développement pour répondre aux nombreux défis auxquels le pays fait face et saisir les opportunités existantes. Ce don est ainsi adossé au programme visant la consolidation de la paix, de la gouvernance et de l’Etat de droit prévu par le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté II (DSRP-II) couvrant la période 2011-2015. Il est également aligné sur les réformes appuyées par les autres partenaires au développement et axées sur la création des conditions favorables à une croissance accélérée, tirée par le secteur privé et créatrice d’emplois.

Le programme appuyé poursuit deux objectifs majeurs. D’une part, le programme vise au renforcement de la gestion des finances publiques en matière d’efficacité et de transparence, tant sur le volet dépenses publiques que sur le plan de la fiscalité. D’autre part, le programme soutient l'amélioration du climat des affaires et la gouvernance des secteurs productifs de l’économie centrafricaine, en particulier les secteurs minier et forestier.

Le programme sera exécuté sur les années 2012 et 2013, et contribuera au financement des budgets 2012 et 2013. Le PARE III répond ainsi à un besoin du gouvernement centrafricain de consolider les efforts et progrès accomplis en termes de renforcement de la gestion des finances publiques et de la gouvernance des secteurs productifs. En finançant une partie des besoins de financement du pays, le programme va également contribuer à la cohésion sociale et la consolidation de la paix en permettant au gouvernement de fournir certains services publics essentiels (santé, éduction, etc.,). Il continuera donc, en capitalisant sur les appuis précédents de la Banque, à accompagner le pays dans son programme de réforme visant la réduction de la pauvreté par le biais d’une bonne gouvernance et une croissance forte, inclusive et créatrice d’emplois.

 Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

 SOURCE : African Development Bank (AfDB)

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 15:37

 

 

 

 

hissene-habre-14-oct-2011

 

LA HAYE AFP / 20 juillet 2012 16h16 - Le Sénégal doit poursuivre sans aucun autre délai l'ancien président tchadien Hissène Habré, accusé de génocide commis par son régime (1982-1990) ou l'extrader, a ordonné vendredi la Cour internationale de Justice (CIJ).

La Cour (...) à l'unanimité, dit que la République du Sénégal doit sans aucun autre délai soumettre le cas de Hissène Habré à ses autorités compétentes pour l'exercice de l'action pénale, si elle ne l'extrade pas, a déclaré le président de la CIJ Peter Tomka lors d'une audience à La Haye.

Le Sénégal ne doit cependant poursuivre Hissène Habré que pour les crimes présumés commis après l'entrée en vigueur et la ratification par le Sénégal de la Convention sur la torture, le 26 juin 1987, a souligné Peter Tomka.

L'article 7 de cette convention spécifie notamment qu'un Etat sous la juridiction duquel l'auteur présumé d'une infraction est découvert, doit soumettre ce dernier à ses autorités compétentes ou l'extrader.

Renversé par l'actuel président tchadien Idriss Deby Itno, Hissène Habré vit en exil à Dakar depuis sa chute en 1990 après huit ans au pouvoir. Selon une commission d'enquête tchadienne, son régime a fait plus de 40.000 morts parmi les opposants politiques et parmi certains groupes ethniques.

Dakar avait accepté en 2006 de juger M. Habré à la demande de l'Union africaine (UA) mais n'a jamais organisé de procès.

Estimant que le refus de Dakar de poursuivre Hissène Habré pour crimes contre l'humanité ou de l'extrader viole l'obligation générale de réprimer les crimes de droit international humanitaire, la Belgique avait saisi la CIJ le 19 février 2009, lui demandant d'ordonner au Sénégal de le juger ou de l'extrader.


(©)

La CIJ exige du Sénégal qu'il juge Hissène Habré

 

LA HAYE (Sipa) — La Cour internationale de justice (CIJ) a ordonné au Sénégal de poursuivre "sans retard" l'ancien dictateur tchadien Hissène Habré accusé de tortures, si Dakar ne l'extrade pas vers la Belgique.

 

Dans sa décision de vendredi, la CIJ estime que le Sénégal n'a pas respecté la Convention de l'ONU contre la torture car il n'a pas jugé Hissène Habré, réfugié à Dakar. Agé de 69 ans, il vit dans une luxueuse villa de la capitale sénégalaise depuis qu'il a été évincé du pouvoir par les rebelles en 1990.

 

La justice belge, saisie par des rescapés tchadiens, l'a inculpé en 2005 pour des crimes contre l'humanité, crimes de guerre et actes de torture commis sous son régime, de 1982 à 1990.

 

ljg/AP-v340

 


(Sipa / 20.07.2012 16h37)

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 15:23

 

 

 

 

 

Ndoutingaï S

L'ancien ministre en disgrâce a déclaré à la VOA ne pas savoir qu'il est en résidence surveillée

Par Voix de l’Amérique (VOA) Washington, DC Jeudi, 19 Juillet 2012

Le colonel Sylvain Ndoutingaï, qu’on croyait avoir pris la fuite de sa résidence surveillée, est sorti de son silence jeudi pour apporter un démenti formel, non seulement aux rumeurs d’évasion, mais au fait même qu’il serait assigné à résidence à Bangui.

Rappelons que l’ancien ministre centrafricain des Finances et du Budget avait été démis de ses fonctions sans aucune explication officielle, le 1er juin dernier.

Dans un entretien exclusif avec le service francophone de la VOA, M. Ndoutingaï a aussi rejeté toute implication dans un présumé complot de coup d’Etat qui aurait été à la base de sa disgrâce.

Sylvain Ndoutingaï au micro de Chérubin Dorcil

http://www.voanews.com/french/news/rca-ndoutingai-interview-163114596.html

Download: MP3
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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 04:51

 

 

 

 

Bozizé ailleurs

 

 

Si les Centrafricains et certains observateurs de la vie politique centrafricaine s’étaient beaucoup interrogés sur les raisons pour lesquelles après avoir fait tomber Sylvain Ndoutingaï son tout-puissant ministre d’Etat aux finances surnommé « demi-dieu » par les banguissois, Bozizé vient encore de limoger il y a quelques jours à peine, non seulement le second « demi-dieu » de son gouvernement et son conseiller juridique occulte, en l’occurrence Firmin Findiro, mais aussi le DG de la police et surtout son incontournable et tout aussi puissant et très proche chef de cabinet particulier, le général de police Joël Sinféi Moidamsé, l’homme de l’ombre et centralisateur des fiches de renseignement de son pouvoir brutalement mis à la retraite.

 Ces limogeages ont beaucoup surpris le tout Bangui surtout que comme d’habitude, le pouvoir en place ne fournit jamais les raisons qui justifient ou expliquent que tel ou tel personnage politique ait été remercié ou brusquement admis à faire valoir ses droits à la retraite. Cependant on commence à voir un peu plus clair dans le pourquoi de ces purges intervenues dans la bozizie.

S’agissant du ministre de la justice et de la moralisation, Garde des Sceaux, Firmin Findiro, dès lors que son compère Sylvain Ndoutingaï a commencé à avoir de graves ennuis avec Bozizé qui ne s’est pas caché de confier à son entourage et ses proches que Ndoutingaï  a fait preuve à son égard de « haute trahison criminelle» alors qu’il lui avait jusqu’ici une grande confiance, il fallait s’attendre aussi à ce que Findiro ne connaisse pas un autre sort. Après avoir été refoulé une première fois de l’aéroport Bangui-M’poko lui le « demi-dieu » de Bangui, alors qu’il avait tenté de se rendre en France pour soi-disant des raisons médicales, Findiro, selon nos informations, a dû passer par le biais du médecin personnel de Bozizé, Dr Féikoumon pour que celui-ci puisse convaincre par des raisons médicales à l’appui Bozizé de l’autoriser à aller en France pour ses soins médicaux.

Bozizé s’est laissé effectivement convaincre mais par l’argumentaire de son médecin mais quelques jours après, il devait apprendre qu’une fois à Paris, Findiro a déposé une demande d’asile politique auprès de l’ambassade du Botswana. Bozizé qui s’interroge sur la naïveté de son médecin personnel lui fait part de ses doutes au sujet de Findiro qui s’en trouve confus et très embêté. C’est donc malgré lui et parce qu’il a été fortement conseillé de rentrer que Findiro a fini par renoncer à sa demande d’asile pour regagner le bercail. On connaît maintenant la suite mais à juste raison, Bozizé peut être fondé légitimement à se poser des questions sur son médecin personnel. N’est-il pas lui aussi un complice de la bande de Ndoutingaï et Findiro ?

En choisissant de ne s’entourer que des hommes de son clan familial de Bézambé et des Gagas, les « hautes trahisons criminelles » dont Bozizé dit être victime à présent ne pouvaient provenir que de ces propres soi-disant parents dudit clan, situation très pénible pour lui à encaisser mais il l’aura voulu ainsi. Ce n’est pas par le plus grand des hasards que Findiro ait choisi le Botswana comme pays d’asile. Sans nul doute, lui et Ndoutingaï doivent posséder des comptes bancaires bien garnis dans ce pays diamantifère de l’Afrique australe. Etre proche de ces comptes bancaires est une bonne idée étant entendu que leur situation, Ndoutingaï et lui, commence à tourner en eau de boudin à Bangui.

Pour ce qui concerne le limogeage du DG de la police et la brutale mise à la retraite du général Joël Sinféi Moidamsé, la responsabilité de ces deux personnages a due vraisemblablement être retenue dans les départs successifs en France du frère aîné de Ndoutingaï, le commandant Martin Ouanti qui a refusé sa mutation disciplinaire à Birao et de Findiro qui ont déplu à Bozizé et ses rejetons, en l’occurrence Francis, AImé Vincent alias Papy et autre Socrate.

Etant donné que le commissaire de police de l’aéroport international de Bangui-M’poko est le frère cadet du général Sinféi, ceci pourrait expliquer cela. Comme tenu des rapports très étroits entre le général Sinféi et le médecin personnel de Bozizé, de là à voir une relation entre la ruse de Findiro pour réussir à quitter le pays pour Paris avec la complicité du Dr Feikoumon, du général Sinféi via son frère cadet de l’aéroport ainsi que celle du DG de la police alors qu’il était blacklisté, un pas a dû sans doute être vite franchi par Bozizé qui s’est retrouvé devant un véritable sac de nœuds à défaire.

On le voit, il paraît désormais seul face à un clan familial sur lequel il s’est longtemps reposé pour sa gouvernance mais qui lui fait maintenant manifestement défaut suite à ces « trahisons » inattendues ainsi que ces purges successives. Outre le gouvernement qui se réduit chaque jour en une peau de chagrin comme l’a écrit Me Zarambaud Assingambi, son entourage clanique aussi se vide progressivement. Son seul refuge est maintenant constitué de ses gourous béninois de sa secte de l’église du christianisme céleste qui le sucent pourtant financièrement comme de véritables sangsues. Ils se succèdent assez régulièrement à Bangui avec leur curieuse habitude de marcher pieds nus et repartent souvent au Bénin avec des valises remplies d’espèces sonnantes et trébuchantes.

C’est aussi cela la gouvernance Bozizé. Selon nos informations, un prétendu homme d’affaires béninois l’aurait escroqué entre temps d’une somme de plus d’un milliard cinq cent millions de F CFA pour monter une entreprise de BTP mais l’individu aurait disparu de la circulation. Saisi par Bozizé pour tenter de récupérer son magot, l’actuel président béninois a même dû faire spécialement le déplacement de Bangui pour conseiller à Bozizé de saisir la justice. En attendant qu’il le fasse, le pactole est toujours dans la nature….

La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 02:54

 

 

 

 

 

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                   Jean Serge Bokassa ministre des Sports de Bozizé

 

 

 

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                          Jacob Gbéti président inamovible du CNOSCA

 

Bangui, 19 juil (C.A.P) – Selon nos informations, le ministre des Sports Serge Bokassa et le président du comité national olympique centrafricain (CNOSCA) Jacob Gbéti, ont été empêchés par la police des frontières de l’aéroport Bangui-M’poko d’embarquer le jeudi matin 19 juillet 2012 sur le vol régulier d’Air France qui devait les acheminer à Paris pour se rendre à Londres pour participer aux jeux olympiques. Seul Gilbert Grézenguet, secrétaire général du CNOSCA a pu arriver à Paris pour pouvoir se rendre dans la capitale britannique.

Toujours d’après des témoins présents à l’aéroport Bangui-M’poko au moment du départ du vol d’Air France, non seulement le ministre des Sports et le président du CNOSCA ont été empêchés de prendre leur vol mais ils auraient également et surtout été humiliés par les autorités policières de l’aéroport. On  ignore les raisons pour lesquelles ces deux personnalités ont été refoulés d’autant plus que le premier est un membre du gouvernement en place et le second est un ministre conseiller à la présidence de la République. C’est à ne rien y comprendre selon des témoins.

Le climat délétère qui prévaut actuellement à Bangui depuis le déclenchement de l’affaire Ndoutingaï et Findiro qui apparaît de plus en plus comme une grosse affaire d’Etat suffit-elle à expliquer ces mesures de raidissement du pouvoir en place à l’endroit y compris des tenants du régime ?  Bozizé est visiblement devenu extrêmement méfiant à l’égard de son entourage y compris de tous les dignitaires du régime, surtout depuis la découverte de la demande d’exil au Botswana du désormais ex-ministre de la justice et de la moralisation Firmin Findiro pendant son récent séjour en France. Findiro vient justement d’être brutalement limogé par Bozizé après son retour de Paris et il est fort à parier qu’il suivra sans doute Ndoutingaï à la prison spéciale de Bozizé de Bossémbélé dénommée « Guantanamo ».   

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 01:55

 

 

 

 

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 01:53

 

 

 

 

 

carte ndele

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 19 Juillet 2012 05:36

Quatre 4 individus malveillants qui ont réussi à infiltrer dans la zone de réserve du safari Ngoumberiou dans le Bamingui Bangoran ont été arrêtés à la brigade de gendarmerie de la ville de Ndélé ce 14juillet. Selon les propos recueillis par Radio Ndeke Luka auprès des sources dignes de foi, lesdits cambrioleurs ont pillé le safari et ont réussi à emporter des armes de combat et des armes de chasse.

Le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la région rapporte ce 18 juillet quil s’agit précisément des nommés Taho Sabou, ancien élément du mouvement rebelle UFDR qui vient de créer sa rébellion dans le Bamingui Bangoran, accompagné d’Abakar Algesh, de Nangess Sabounda Cédric et d’Abder Karim Koutou qui se sont introduits dans le safari Ngoumberiou. Le correspondant poursuit en indiquant que ces derniers ont incendié samedi 14 juillet, 3 maisons et ont emporté 12 pointes d’ivoire, des armes dont un AK 47 et 2 Mas 36 puis 1 calibre 12 à 5 coups, et 2 armes artisanales.

Informé de l’intrusion et des actes commis par ces malfrats, une mission mixte composée des éléments des forces armées centrafricaines et de la gendarmerie basées dans la ville de Ndélé, s’est déportée sur les lieux sous le commandement de Popidou Maxime, commandant des forces armées centrafricaines du détachement deNdélé, pour mettre la main sur ces derniers.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Ndélé, les 4 quatre hommes sont actuellement arrêtés à la gendarmerie de la ville de Ndélé pour nécessité d’enquête.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 01:51

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 19 Juillet 2012 05:34

 

La Banque Mondiale envisage désormais d’améliorer ses investissements en République Centrafricaine. L’information fait suite à un entretien qui s’est tenu du 17 au 18 juillet 2012 entre les autorités centrafricaines et celles de ladite institution au siège de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) à Bangui.

L’institution monétaire mondiale en partenariat avec le ministère centrafricain du plan et de l’Economie, a organisé en prélude une revue de la performance des Projets qu’elle finance en RCA ce 17 juillet à Bangui.

L’activité vise essentiellement à renforcer la performance et  à  augmenter l’impact du développement de la RCA. Une autre lancée du panel consiste à corriger les faiblesses constatées dans la mise en œuvre des projets en vue d’améliorer l’exécution des opérations déjà en cours.

Selon ce qui ressort de l’entretien, le portefeuille de la Banque Mondiale en République Centrafricaine compte actuellement 16 projets dont certains sont présentement en  phase d’exécution. Il s’agit en outre, de la facilitation des Transports et Transit dans la zone CEMAC avec la construction du corridor Bangui-Douala.

Le représentant résident de la Banque Mondiale en Centrafrique, Ibrahim Midou, s’est  réjoui de ces assises, en indiquant que ce portefeuille s’articule autour de trois groupes d’opération.

Des avancées significatives ont été relevées. Toutefois, le gouvernement et ses partenaires doivent capitaliser leurs forces et corriger les faiblesses pour la mise en œuvre de la stratégie 2013-2016, indique le représentant de la Banque Mondiale Ibrahim Midou.

Les travaux regroupent à cet effet les partenaires au développement ainsi que la société civile.

Cet entretien serait une approche de solution aux constats faits par l’institution bancaire mondiale l’an dernier. Ladite institution a fait état d’une faille économique estimée à plus de 13,2 milliards de francs CFA de perte annuelle en République Centrafricaine, soit  26 millions de dollars ou encore 1,2 % du Programme Intérieur Brut national.  Les raisons évoquées sont liées aux mauvaises conditions de l'assainissement. Ce chiffre vient d’être annoncé dans un rapport rendu public par le Programme eau et assainissement (PEA) de la Banque mondiale en Avril dernier.

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