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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 18:48

 

 

 

 

Bangui 02/05/14 (AFP) - Le secrétaire général adjoint aux Opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous, est arrivé à Bangui pour "évaluer la situation" avant le déploiement en septembre de 12.000 Casques bleus en Centrafrique, où les violences intercommunautaires continuent.

 

Cette visite officielle de trois jours intervient 100 jours après l'entrée en fonction de la nouvelle présidente Catherine Samba Panza, alors que la réconciliation entre chrétiens et musulmans de Centrafrique semble une mission impossible malgré les efforts des forces internationales.

 

"Je suis venu pour évaluer la situation, échanger avec des interlocuteurs ici, en République centrafricaine, et dans les pays voisins pour voir comment nous pouvons travailler ensemble afin que la nouvelle mission (de l'ONU) soit aussi efficace que possible", a déclaré Hervé Ladsous à son arrivée jeudi.

 

L'ONU a autorisé début avril le déploiement d'environ 12.000 Casques bleus qui prendront d'ici septembre la relève des quelque 6.000 Africains de la Force d'interposition africaine Misca, sur place aux côtés de 2.000 Français de l'opération Sangaris et bientôt d'environ 800 Européens.

 

La mission de l'ONU aura pour priorités la protection de la population et des convois humanitaires, le maintien de l'ordre, le soutien à la transition politique, le respect des droits de l'homme et l'arrestation des responsables d'exactions.

 

La Centrafrique a sombré dans le chaos lorsque l'ex-rébellion Séléka, à majorité musulmane, a pris le pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014 dans un pays composé à 80% de chrétiens, multipliant les exactions.

 

En réaction, des milices chrétiennes "anti-balaka" hostiles aux Séléka et plus généralement aux musulmans se sont formées, semant elles aussi la terreur parmi les civils.

Le conflit a fait des milliers de morts et près d'1,5 million de déplacés.

 

"J'hérite d'un pays au bord du gouffre avec une insécurité généralisée, l'absence d'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national, une catastrophe humanitaire sans précédent", avait déclaré Mme Samba-Panza peu après son accession au pouvoir et la démission forcée du président Michel Djotodia, l'ancien chef de la Séléka, en janvier dernier.

 

- Ivoire et diamants au cœur du conflit -

 

Trois mois plus tard, "la situation sécuritaire se détériore de plus en plus à Bangui et à l’intérieur du pays", notamment le nord-ouest, où sévit une "recrudescence des attaques d'éléments armés peuls (éleveurs nomades majoritairement musulmans) et ex-Séléka", assurent des sources onusiennes.

 

A Bangui, "le 5e arrondissement devient une zone de haute tension impliquant les jeunes musulmans révoltés du PK5 (dernier bastion musulman de la capitale) et les groupes anti-balaka qui écument la zone", ajoutent-elles.

 

C'est dans un quartier voisin du PK5 que mercredi soir, un journaliste est mort après s'être fait tirer dessus chez lui: des musulmans, fous de rage après l'assassinat et la mutilation d'un des leurs, ont écumé les maisons chrétiennes pour se venger, témoignant de la haine aveugle qui oppose les deux communautés.

 

Jeudi, à une quinzaine de kilomètres de Bangui, un employé centrafricain du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés "s'est fait arrêter et tuer de façon tragique par les anti-balaka" qui ont démembré son corps, l'accusant d'appartenir à une ethnie censée être proche des Séléka, selon les mêmes sources onusiennes.

 

Dans ce contexte chaotique, le commerce illicite de diamants et d'ivoire sert à financer les groupes armés ennemis, selon un rapport de l'ONG américaine Enough Project.

 

Les rebelles Séléka, soutenus par des mercenaires étrangers, font du trafic de "diamants et d'ivoire pour payer des armes, du carburant, de la nourriture et leurs soldats", tandis que les anti-balaka ont attaqué et tué des musulmans "pour prendre le contrôle des zones riches en diamants de l'ouest".

 

Au sein de la population civile, la minorité musulmane de l'ouest du pays, accusée d'avoir soutenu la Séléka, est particulièrement visée par les milices anti-balaka et fuit massivement vers le nord et l'est de la Centrafrique ou vers les pays voisins.

 

Plus de 90% des 60 à 80.000 musulmans qui vivaient à Bangui ont quitté la capitale, créant une partition de facto du pays.

 

En attendant le déploiement de Casques bleus, l'arrivée de la force européenne en Centrafrique, opérationnelle depuis mercredi, pourra difficilement changer la donne. Actuellement composée d'environ 150 hommes - 800 à terme - Eufor-RCA sera chargée de sécuriser l'aéroport de Bangui et deux autres quartiers de la capitale durant les 6 mois que durera son mandat.

 

Centrafrique : Ladsous en visite à Bangui avant le déploiement des Casques bleus
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 18:40

 

 

 

 

 

Dw-World   02/05/14

 

Trois mois après l'entrée en fonction de la présidente, la Centrafrique est toujours très instable. La réconciliation entre chrétiens et musulmans semble de plus en plus incertaine et les exactions se poursuivent.

 

Les nouvelles autorités n'ont pas réussi à juguler la crise. Les incidents et règlements de compte entre les deux communautés sont toujours d'actualité. Il y a trois mois, alors qu'elle prenait les rênes du pays, Catherine Samba-Panza disait pourtant être consciente de l'état dans lequel il était.

 

Toutefois, ses multiples appels à la retenue lancés à l'endroit de ses compatriotes ne semblent pas avoir d'impact sur les violences. Pas plus d'ailleurs que les efforts des forces internationales déployées sur le terrain : un contingent composé de quelque 5.000 Africains de la Misca et 2.000 soldats français.

 

Exode massif des musulmans

 

De nombreux membres de la communauté musulmane, qui sont régulièrement la cible des milices anti-balaka, ont opté pour la fuite. Certains pour se réfugier dans le nord de la Centrafrique, d’autres dans les pays voisins. Le gouvernement craint une partition du pays et voient d'un mauvais œil ces déplacements massifs de population.

 

Actuellement, on estime que plus de 90% des 60 à 80.000 musulmans qui vivaient à Bangui ont déjà quitté la ville. Au quartier "PK5", le dernier bastion musulman de la capitale, la situation reste tendue et la plupart des habitants souhaitent partir.

 

Le responsable de la radio “Voix de la paix”, Aboubakar Sallé, qui est également membre de l'association des musulmans en Afrique réside dans ce quartier. Il confirme les menaces et violences à l'endroit de sa communauté mais croit en la volonté du gouvernement de réconcilier chrétiens et musulmans. « Le pouvoir fait l'effort de maitriser la situation mais le problème c'est qu'il y a trop de délinquants, des jeunes qui sont manipulés. » Pour un retour à la sécurité, l'ONU a autorisé, début avril, le déploiement d'environ 12.000 Casques bleus. Mais cette force ne devrait pas intervenir avant septembre.

 

http://www.dw.de/les-100-premiers-jours-de-catherine-samba-p...

Les 100 premiers jours de Catherine Samba-Panza
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 18:37

 

 

 

 

BANGUI, 2 mai 2014 (AFP) - Violences sans fin, déplacements massifs de populations: 100 jours après l'entrée en fonction de la nouvelle présidente Catherine Samba Panza, la réconciliation entre chrétiens et musulmans de Centrafrique semble une mission impossible malgré les efforts des soldats français et africains et l'arrivée de renforts européens.

 

Mercredi soir, un journaliste est mort après s'être fait tirer dessus chez lui la veille: des musulmans du quartier voisin PK5, fous de rage après l'assassinat et la mutilation d'un des leurs, ont écumé les maisons chrétiennes pour se venger. Oeil pour oeil, dent pour dent. L'incident est quasi quotidien en Centrafrique et le journaliste une énième victime de la haine et du cycle des vengeances qui tenaillent désormais les deux communautés.

 

La Centrafrique a sombré dans le chaos lorsque l'ex-rébellion Séléka, à majorité musulmane, a pris le pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014 dans un pays composé à 80% de chrétiens, multipliant les exactions. En réaction, des milices chrétiennes hostiles aux Séléka et plus généralement aux musulmans se sont formées, semant elles aussi la terreur parmi les civils.

 

Le conflit a fait des milliers de morts et près d'1,5 million de déplacés. "J'hérite d'un pays au bord du gouffre avec une insécurité généralisée, l'absence de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national, une catastrophe humanitaire sans précédent", avait déclaré Mme Samba-Panza peu après son accession au pouvoir et la démission forcée du président Michel Djotodia, l'ancien chef de la Séléka, en janvier dernier. Trois mois plus tard, la situation n'a guère évolué malgré les efforts des forces internationales, composées de quelque 5.000 Africains de la Misca et 2.000 soldats français, pour arrêter cette spirale infernale.

 

A Bouca dans le centre, par exemple, 4.000 chrétiens vivent depuis sept mois dans la boue d'une paroisse, terrorisés par la Séléka. Plus de 1.800 maisons ont été incendiées. Quelque 120 chrétiens sont morts, contre une quarantaine de musulmans, tués par les anti-balaka. A Grimari, également dans le centre, 4.600 chrétiens s'étaient également réfugiés la semaine dernière dans une paroisse, alors que Séléka et anti-balaka s'affrontaient.

 

Les musulmans étaient presque absents, femmes et enfants ayant déjà été évacués au Tchad.

 

 - Dilemme sur le sort des musulmans –

 

A Bangui et dans le nord-ouest du pays, la minorité musulmane, accusée d'avoir été proche de l'ex-rébellion Séléka, est particulièrement prise pour cible par les milices chrétiennes anti-balaka et fuit massivement vers le nord et l'est de la Centrafrique ou vers les pays voisins. Dimanche, quelque 1.300 musulmans qui se terraient en périphérie de Bangui, harcelés et attaqués par les anti-balaka, sont partis dans un imposant convoi escorté par la Misca à destination du nord.

 

Plus de 90% des 60 à 80.000 musulmans qui vivaient à Bangui ont déjà quitté la capitale, créant une partition de facto du pays, que le gouvernement dénonce. "Je pense déplacer les gens, c'est déplacer les problèmes (...) nous séparer ne serait pas la solution. Nous avons toujours vécu ensemble, nous devons continuer à vivre ensemble, à être tolérant, à nous accepter", a affirmé mercredi à l'AFP la vice-présidente du Conseil national de transition, Léa Koyassoum Doumta.

 

Mais malgré les appels répétés des autorités de transition et des dignitaires religieux au dialogue, la cohabitation semble devenue impossible. Au "PK5", dernier bastion musulman de Bangui, la situation est "vraiment catastrophique", explique Babikir Mahamat, un commerçant. "On est encerclés par les anti-Balaka. On ne peut pas aller étudier, on ne peut pas aller faire notre business, même pour aller à 500 mètres au delà d'ici. C'est pour cela que nous voulons absolument sortir d'ici".

 

L'arrivée de la force de l'Union européenne en Centrafrique, annoncée il y a des mois et enfin opérationnelle depuis mercredi, pourra difficilement changer la donne. Actuellement composée d'environ 150 hommes - pour atteindre 800 à terme - Eufor-RCA sera chargée de sécuriser l'aéroport de Bangui et deux autres quartiers de la capitale durant les 6 mois que durera son mandat. Pour prendre le relai, l'ONU a autorisé début avril le déploiement d'environ 12.000 Casques bleus mais celui-ci ne devrait pas intervenir avant septembre. 

Centrafrique: trois mois après l'arrivée d'une nouvelle présidente, l'impossible réconciliation
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 18:35

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-05-02 14:41:27 - La première commission nationale d’attribution des bourses d’études aux étudiants centrafricains de l’étranger, au titre de l’année 2013-2014, a démarré vendredi à l’Ecole nationale supérieure (ENS) de Bangui ses travaux qui vont durer dix jours pendant lesquels 675 dossiers seront épluchés.


‘'Nous avons programmé cette commission depuis 9 décembre 2013, à cause de ces évènements nous n'avons pas pu. Cinq mois après, nous voulons faire très vite'', a indiqué le directeur des bourses, Jean Claude Orongai, ajoutant que pour ce faire ‘'68 dossiers seront examinés par jour''.


Il a par ailleurs annoncé la tenue très prochaine à Bangui de la deuxième session de la commission d'attribution des bourses aux étudiants de Bangui pour l'année académique 2014-2015.


‘'La même enveloppe prévue dans la loi des finances 2013 pour les bourses d'études a été reconduite pour cette année. Ce qui veut dire que le quota des bourses sera le même comme pour l'année dernière'', a-t-il indiqué.


‘'Vous avez l'obligation à travers toutes vos prestations au cours de cette commission de faire des propositions justes, équitables afin d'aider le ministère de l'éducation dans sa noble mission de la formation des jeunes cadres'', a, pour sa part, lancé aux membres de la commission d'attribution des bourses, la ministre de l'Education nationale, Gisèle Bedan.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=602689#sthash.x8bgsu8Y.dpuf

Démarrage des travaux de la commission d'attribution des bourses aux étudiants centrafricains de l'étranger
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 18:10

 

 

 

 

02/05/14 (Agence Ecofin) - « Il nous a semblé opportun de donner l’occasion aux professionnels des médias de toucher du doigt ce qui se fait à la présidence de la République. » Le directeur de cabinet de la présidence centrafricaine, Joseph Mabingui, situe ainsi l’importance de l’atelier d’information qui a réuni une quarantaine de journalistes, le 24 avril 2014.

 

Les travaux se sont déroulés dans la salle de cinéma du palais présidentiel de Bangui. « Dans un souci d’ouverture et de transparence, vous avez été invités afin de vous faire une idée exacte du fonctionnement de cette institution, des décisions qui y sont prises et qui engagent la vie de la nation », a expliqué Joseph Mabingui aux journalistes qui ont passé une journée au palais de la Renaissance.

 

La gestion de la crise dans le pays a été au centre des échanges. Les professionnels des médias ont été édifiés sur l’impact que leur travail peut avoir sur le conflit, soit pour son aggravation, soit pour sa résolution et la conduite du processus électoral. D’où l’importance d’une bonne collaboration entre la présidence de la République et les médias. Il a aussi été question d’éthique et déontologie de la communication.

 

Centrafrique : la présidence ouvre ses portes aux journalistes pour établir le dialogue avec les médias
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 18:07

 

 

 

 

Écrit par  Edmond Kamguia K. vendredi, 02 mai 2014 13:53

 

Dans une interview exclusive au service francophone de la Voix de l'Amérique, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a écarté l'idée d'une division du territoire centrafricain.


Le secrétaire d’Etat américain John Kerry s’est rendu  le mardi 28 avril 2014 dans plusieurs pays africains : l’Ethiopie, la  République démocratique du Congo et l’Angola. Selon des sources concordantes, il est en  tournée dans le but de promouvoir les droits de l’homme et faire avancer la paix sur le continent en Afrique. A la veille de son départ, le chef de la diplomatie américaine avait  accordé une interview exclusive au service francophone de la Voix d’Amérique. Une interview réalisée  au Département d’Etat à Washington D.C. John Kerry a répondu à la presse qui posaient  des questions sur des  sujets d’actualité tels que  la République centrafricaine (Rca), les prochaines élections en République démocratique du Congo(Rdc) et au Burundi.

   
Présence  des forces européennes

 
Il en  est de même en ce qui concerne  les menaces terroristes dans la région du Sahel. Selon le Secrétaire d’Etat John Kerry, une partition de la République centrafricaine n’est pas la solution que privilégient les Etats-Unis au conflit entre musulmans et chrétiens dans  ce pays.  A la question de savoir ce que les Etats-Unis peuvent faire, en dehors des contributions financières et logistiques, pour aider à sauver la République centrafricaine, John Kerry a indiqué  qu’il ne dispose pas d’une « réponse magique en ce moment Toutefois, il s’est dit prêt à  s’entretenir avec les décideurs en rapport avec cette question, avant de se prononcer. Selon John Kerry, les Etats-Unis  verront comment appuyer davantage les forces africaines et onusiennes en Rca. Ce d’autant qu’un contingent de forces européennes (Eufor) est déjà présent à Bangui.

 

Sur le risque que le conflit entre musulmans et chrétiens en Rca conduise à une partition de ka Centrafrique, John Kerry a déclaré  que les Etats-Unis ne sont pas favorables à un tel développement : «On ne veut pas diviser. Ce n’est pas la solution préférable». Le chef de la diplomatie américaine a réitéré l’engagement des Etats-Unis à tout mettre en œuvre pour éviter le scenario du génocide rwandais en Rca. Sur  la possibilité de modifications constitutionnelles permettant éventuellement aux présidents burundais Pierre Nkurunziza et congolais Joseph Kabila de se représenter aux élections présidentielles, le secrétaire d’Etat John Kerry a estimé que cela serait une mauvaise chose pour.  Il faut respecter la Constitution et la loi, selon lui.

                                                                                                                                                       Changer la situation sur le terrain

 
Le chef de la diplomatie américaine a exhorté les pays des Grands Lacs à «trouver une façon de vivre ensemble sans oublier l’Histoire.» A travers le sénateur Russ Feingold, leur émissaire spécial pour les Grands Lacs, les Etats-Unis entendent œuvrer «pour faire changer la situation sur le terrain », a souligné John Kerry. En ce qui concerne la menace terroriste au Sahel, John Kerry s’est félicité de la coopération des Etats-Unis avec les pays de la région et la France. Le secrétaire d’Etat John Kerry a rappelé que les Etats-Unis ont fourni un important appui aux opérations militaires au Mali et  souligné la nécessité de former les soldats des pays de la sous –région et  de leur fournir les renseignements requis : « Il faut qu’ils sachent où se trouve l’ennemi », a-t-il conclu.

 

L'hostilité entre les milices anti-balaka pro-chrétiennes et musulmanes de la séléka  n’a pas cessé augmente en Rca.  Séléka et anti-balaka ne représentent pourtant qu'une partie infime des musulmans et des chrétiens.  Mais aux horreurs des uns répondent les malheurs des autres. Quatorze mille musulmans, encerclés par des chrétiens parmi lesquels les anti-balaka font la loi, sont méthodiquement affamés à Boda. À Bouca, 4.000 chrétiens terrorisés par la Séléka vivent depuis sept mois dans une paroisse. Plus de 1.800 maisons ont été incendiées. Quelque 120 chrétiens sont morts, contre une quarantaine de musulmans, tués par les anti-balaka. À Grimari, 4.600 chrétiens s'étaient également réfugiés la semaine dernière dans une paroisse, alors que Séléka et anti-balaka s'affrontaient.

 
Impossible réconciliation ?

 
Les massacres intercommunautaires ont été les plus violents à Bangui, où plus de 90% des 60 à 80.000 musulmans ont fui la capitale. Quelques 1.300 d'entre eux, qui se terraient depuis cinq mois dans l'insalubre quartier de Bangui, au PK-12, ont pris le départ dimanche pour le nord du pays. A moment de leur départ, des centaines de chrétiens auraient accouru pour  piller  leurs biens. Leur convoi a été attaqué dimanche dernier  par des anti-balaka, faisant deux morts et six blessés : « La réconciliation est impossible », avaient estimé les leaders du PK-12, interrogés par Afp peu après quelques jours avant l'exode. C’était  le dernier endroit de Bangui où vivaient encore quelques milliers de musulmans.  Les autorités et dignitaires religieux ont appelé  les populations à se parler à nouveau.

 

 Mais celles-ci ne les écoutent guère, demandant au mieux la paix, mais n'exigeant pas la réconciliation. La méfiance est la règle même dans les coins les plus calmes. A Bambari, leaders chrétiens et musulmans ont lancé une plate-forme de dialogue et une radio multiconfessionnelle pour promouvoir l'harmonie dans leur ville du centre du pays. Mais les nombreux crimes commis par la Séléka à Bambari restent dans les mémoires. Les chrétiens se plaignent des agissements du général anciennement en charge de Bambari, qui se faisait appeler "Ben Laden". "Au début, l'entente catholique-musulmans était bonne. Elle s'est progressivement détériorée avec les pillages. Quand on volait chez les catholiques, on emmenait (le butin) chez les musulmans, qui eux n'étaient pas inquiétés", se souvient l'abbé Firmin.


Un argumentaire repris par de nombreux chrétiens interrogés par l'AFP en Centrafrique pour justifier leur méfiance à l'encontre des musulmans.


 Ceux-ci, à Bambari, disent avoir aussi été "victimes" des Séléka. Et leurs leaders de lister le pillage de magasins, voitures, bétail, appartenant à des musulmans, ou encore le tabassage de l'imam local, coupable d'avoir prêché contre la Séléka. Des chrétiens auraient également profité des ex-rebelles, accusent-ils. Alors que des anti-balaka se rapprochent de Bambari, le "fossé" se creuse entre les deux communautés, selon  l'abbé Firmin. Interrogée sur le problème religieux, la ministre de la Réconciliation a  minimisé l'ampleur en mettant en exergue  la volonté des personnes interviewées de plaire aux journalistes étrangers.  

 

http://www.lanouvelleexpression.info/index.php/world/2013-05-16-09-03-38/item/3003

 

Lu pour vous : Rca : John Kerry pour l’intégrité territoriale
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 16:24

 

 

 

 

 

02/05/14 (45enord )

 

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, bien que conscient des dangers que court la population musulmane en Centrafrique, ne veut pas contribuer par leur relocalisation à la partition du pays et n’envisage les déplacements de populations qu’en dernier recours.

 

L’un des problèmes auquel nous faisons face, a estimé le Secrétaire général adjoint, et l’un des plus immédiat, est ce processus par lequel des communautés, particulièrement les musulmans, ont été relocalisées. «Ce ne n’est pas nous [l'ONU] qui avons fait cela et, clairement, nous ne voulons pas favoriser la partition du territoire, la division du pays.» «Alors, déplacer les populations à risque ne devrait être qu’une solution de dernier recours, s’il n’y a pas d’autres choix, mais la priorité» a dit Hervé Ladsous, «est d’essayer par tous les moyens d’assurer la sécurité [des populations] où qu’elles soient».

 

Le chef des opérations de maintien de la pays de l’ONU a fait cette déclaration à son arrivée à Bangui alors qu’il entamait jeudi à une visite en Centrafrique au moment où la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) est en cours de déploiement.

 

C’est la première visite de M. Ladsous dans ce pays depuis l’adoption le 10 avril par le Conseil de sécurité d’une résolution créant la MINUSCA.

 

Dans le cadre des efforts des Nations Unies pour développer un dialogue régional et un soutien pour la MINUSCA, avant d’arriver à Bangui, Hervé Ladsous se trouvait mercredi à Brazzaville, en République du Congo, où il a rencontré le Président Denis Sassou Nguesso.

 

Jeudi matin, le chef des opérations de maintien de la paix s’est également rendu à N’Djamena, au Tchad, où il a rencontré le Président Idriss Déby.

 

Lors de son séjour en Centrafrique, M. Ladsous doit avoir des entretiens avec la Présidente de la République pour la période de transition, Catherine Samba-Panza, le Premier ministre et quelques membres du gouvernement, ainsi qu’avec le Représentant spécial du Secrétaire général, le général Babacar Gaye.

 

http://www.45enord.ca/2014/05/centrafrique-pas-question-de-f...

 

 

Centrafrique: ne surtout pas favoriser la partition du pays, déclare Hervé Ladsous à Bangui
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 16:05

 

 

 

 

02 mai 2014 15:09; Act: 02.05.2014 15:16

 

Le commerce illicite de diamants et d'ivoire d'éléphants sert à financer les différentes milices de Centrafrique, un pays plongé dans un conflit sans précédent depuis plus d'un an.

 

Séléka s'est emparée de la capitale en mars 2013, elle était soutenue par des mercenaires et des braconniers lourdement armés et bien entraînés du Tchad et du Soudan, dont certains appartenaient aux milices djandjawid soutenues par le gouvernement soudanais», note l'auteur du rapport publié vendredi par l'ONG américaine Enough Project, le chercheur Kasper Agger.

 

«Les rebelles Séléka et les combattants étrangers ont pillé et fait du trafic de diamants et d'ivoire pour payer des armes, du carburant, de la nourriture et leurs soldats», ajoute M. Agger.

 

Exploitation minière forcée

 

Les ex-Séléka «utilisent la violence et les menaces contre les populations locales» pour s'enrichir sur l'exploitation du diamant, «grâce à l'exploitation minière forcée, le vol et les achats à bas prix auprès des commerçants locaux», affirme-t-il.

 

Parallèlement, selon le chercheur, les milices à dominante chrétienne anti-balaka qui combattent les ex-Séléka, musulmans en majorité, «ont pillé et tué des membres de la communauté musulmane pour prendre le contrôle des zones riches en diamants de l'ouest de la Centrafrique».

 

«Les diamants sont ensuite vendus à des commerçants locaux ou sortent du pays pour être vendus à des intermédiaires, principalement dans le sud du Darfour (au Soudan), au Cameroun et en République démocratique du Congo», assure Kasper Agger.

 

Suspendue du processus de Kimberley

 

Après la prise du pouvoir à Bangui par les Séléka, la Centrafrique a été suspendue en mai 2013 du Processus de Kimberley, le régime international de certification visant à empêcher que les diamants ne puissent servir à financer des conflits.

 

Mais «le commerce du diamant a continué en RCA et les diamants du conflit sont susceptibles de pénétrer sur les marchés internationaux», relève le chercheur.

 

Selon un autre analyste de Enough Project cité dans un communiqué, Sasha Lezhnev, «les Etats-Unis et la Chine devraient exhorter le Processus de Kimberley à envoyer une mission pour enquêter dans les centres d'échange mondiaux où les diamants du sang' centrafricains sont susceptibles d'être négociés, en particulier Dubaï».

 

Avant le conflit, le diamant faisait vivre près d'un quart de la population de Centrafrique et assurait des recettes clés à l'export.


Milliers de morts

 

Les violences entre communautés, en particulier chrétiens et musulmans, ont fait des milliers de morts et près d'1.5 million de déplacés en Centrafrique où les violences se poursuivent malgré la présence de forces internationales.

 

(ats)

 

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/La-contrebande-finance-les-groupes-armes-24858365

 

 

Lu pour vous : La contrebande finance les groupes armés
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 12:49

 

 

 

 

 

 

02/05/2014 à 08:54 Par Vincent Duhem   (Jeune Afrique)

 

Le leader anti-balaka a été interpellé par la Misca au sortir d'un entretien avec Samba-Panza. Problème : cette dernière, qui n'en avait pas été avertie, négociait avec lui le désarmement de ses milices.

 

Le manque de clarté : c'est l'un des principaux reproches fait aux autorités de la transition. Et la gestion du cas Patrice-Édouard Ngaïssona en est un nouvel exemple. Le 17 avril en début d'après-midi, le coordinateur politique autoproclamé des milices anti-balaka est reçu au palais de la Renaissance par la présidente Catherine Samba-Panza. À la sortie de l'entretien, il est interpellé par des hommes de la gendarmerie et de la Misca (la force africaine) en possession d'un mandat d'arrêt signé par le procureur de la République, Ghislain Gresenguet.

 

Une stratégie d'apaisement

 

Problème : Samba-Panza n'a pas eu vent de cette opération. Informée par un proche du leader anti-balaka, elle fait immédiatement part de sa désapprobation au général Jean-Marie Michel Mokoko puis au général Martin Tumenta Chomu, respectivement chef et commandant des troupes de la Misca. Elle a, explique-t-elle, choisi une stratégie d'apaisement peu compatible avec cette arrestation.

 

Finalement, Ngaïssona, qui selon une source sécuritaire "est resté très serein" lors de cette interpellation théâtrale, est déféré devant le procureur. Après plusieurs heures d'interrogatoire, celui-ci décide de le placer en liberté provisoire avec obligation de pointer à la gendarmerie chaque semaine, le mardi et le vendredi.

 

Le leader anti-balaka, qui redoute d'être inscrit par l'ONU sur une liste de personnalités à sanctionner, tente de se racheter une conduite. "N'oublions pas [qu'il est aussi un chef d'entreprise qui détient] des marchés publics en Centrafrique et des sociétés au Cameroun qu'il doit protéger", note un diplomate de l'Union africaine. Lors de son entretien avec la présidente de la transition, il aurait promis son aide pour faire progresser le processus de réconciliation et désarmer les anti-balaka qu'il contrôle, principalement dans les 3e, 5e et 8e arrondissements de la capitale.

 

Des partisans des anti-balakas infiltrés au sommet de l'État

 

L'interventionnisme de Catherine Samba-Panza n'a pas plu à tout le monde. "Nous respectons le choix de la présidente, mais nous estimons que Ngaïssona aurait dû être placé en détention", affirme un diplomate de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), pour qui "le gouvernement joue un double jeu. Tout n'est pas limpide. Il y a des partisans des anti-balaka infiltrés au sommet de l'État".

Lu pour vous : Centrafrique :  le cas Ngaïssona sème la pagaille
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 10:54

 

 

 

Bureau Politique
      Secrétariat Général
     N°_______MLPC/BP/SG/013

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Relatif au carnage de Boguila

 

Le samedi 26 avril 2014, des hommes armés, que des sources crédibles identifient comme étant des éléments ex-Séléka, ont fait irruption à l’hôpital de Médecins Sans Frontières de Nangha-Boguila dans la préfecture de l’Ouham dont ils ont entièrement pillé le bureau sous la menace des armes.

 

Dans le même temps, toujours aussi sans raison, sur le même lieu où se tenait une réunion avec des collaborateurs de MSF et une quarantaine de notables de la localité pour discuter de l'accès aux soins de la population, ces bandits armés se sont livrés sur ces personnes à un massacre sans nom. On dénombrera au total 22 civils tués dont trois employés locaux de MSF ainsi que plusieurs blessés.

 

Rien ne peut justifier une telle barbarie sur des civils non armés et dans un lieu clairement identifié comme étant une structure de santé tenu par un organisme humanitaire tel que Médecins Sans Frontières.

 

Il va sans dire que cet énième drame est la fâcheuse conséquence de l’inexistence de nos forces de défense et de sécurité et du total abandon des populations de l’arrière-pays et de nos provinces, situation dont tirent profit toutes les hordes et bandes armées de tout acabit qui écument nos villes et régions pour commettre les pires forfaits.

 

C’est pourquoi, le Bureau Politique du Mouvement de Libération du peuple Centrafricain, une fois de plus, ne peut que condamner fermement un tel carnage que rien ne saurait justifier.

     

-       Il réitère sa conviction profonde que sans un désarmement total de toutes les bandes armées qui opèrent en toute tranquillité, tant dans la capitale que sur le reste du territoire national, il est vain et parfaitement illusoire de croire au retour de la sécurité et de la paix.

    

-       Il s’étonne que les forces internationales déjà présentes sur le sol centrafricain qui, certes ont déjà tant fait et font beaucoup pour stabiliser la situation, tardent à user dans toute sa plénitude du mandat que leur confère la résolution 2127 du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui leur demande de protéger les populations civiles et les autorise à procéder, par la force, au désarmement de toutes les bandes armées qui sévissent et tuent actuellement sans raison en toute impunité dans le pays.

 

-       Il en appelle à ceux qui continuent de se revendiquer l’appartenance à l’ex-mouvement Séléka, ainsi qu’à celui des Anti-Balakas,  et qui s’enferment toujours dans une spirale de violence aveugle, de cesser de tuer d’innocentes populations civiles, d’incendier les villages et de commettre des exactions car tôt ou tard, ils auront à répondre de leurs crimes.  

 

Fait à Bangui, le 28 avril 2014

 

Pour le Bureau Politique

 

 

 

Martin ZIGUELE

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU MLPC Relatif au carnage de Boguila
COMMUNIQUE DE PRESSE DU MLPC Relatif au carnage de Boguila
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