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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 17:29

 

 

* La situation toujours volatile dans le pays

 

   * Des sénateurs appellent à un mandat de l'Onu plus robuste

 

   * Ils préconisent la levée de l'embargo sur les armes

 

   PARIS, 13 juillet (Reuters) - Des sénateurs français ont exprimé mercredi leur inquiétude face au récent passage de relais en Centrafrique entre la force française Sangaris et les troupes de l'Onu confrontées à un regain de tensions ces derniers mois.

 

   A l'occasion de la présentation d'un rapport sur les interventions extérieures de la France, six élus de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées ont dressé un bilan mitigé du mandat onusien, notamment en Centrafrique, qu'ils jugent timoré.

 

   "L'inquiétude qui est la nôtre, c'est que le calme est rétabli mais il y a encore des problématiques dans les trois quarts du territoire", a expliqué le sénateur des Hauts-de-Seine Jacques Gautier (Les Républicains) lors d'une conférence de presse.

 

   "Si nous avons des problématiques fortes dans un endroit donné avec des violences, soit la Minusca sera capable d'intervenir et d'y mettre un terme et elle deviendra crédible, soit elle n'est pas capable de réagir et ça veut dire qu'elle aura perdu la confiance de la population et qu'un jour ou l'autre on demandera aux Français de revenir", a-t-il ajouté.

 

   Lancée en décembre 2013 pour mettre fin à un cycle de violences intercommunautaires, l'opération Sangaris a pris fin officiellement à la fin du mois de juin.

 

   Les effectifs militaires français ont été ramenés à 350 hommes qui font désormais office de réserve tactique au profit des 12.500 casques bleus de la Minusca, appuyés par l'Union européenne.

 

   "Tout le monde s'accorde à dire aujourd'hui que l'opération Sangaris a réussi et qu'elle a remis de la sécurité dans le pays", souligne le sénateur PS de Meurthe-et-Moselle Daniel Reiner. Pour autant, "on n'a pas résolu la crise qui peut renaître à tout moment, c'est évident".

 

   "NIVEAU MÉDIOCRE"

 

   La force onusienne dont l'image, comme celle de l'armée française, a été entachée par des soupçons d'abus sexuels, a perdu ces derniers mois en RCA deux casques bleus, tués dans des attaques armées.

   Une dégradation de la situation jugée préoccupante par le Haut commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad al Hussein, qui a mis en garde début juillet contre une nouvelle escalade de violence dans les mois à venir.

 

   Au-delà du théàtre centrafricain, les forces de maintien de la paix ont des "mandats trop limités, des équipements insuffisants et un niveau opérationnel et une combativité médiocres", soulignent les sénateurs dans leur rapport.

 

   Les forces onusiennes doivent être en mesure de mener des actions offensives contre les groupes armés qui refusent d'entrer dans les processus de désarmement, de mobilisation et de réintégration, écrivent-ils.

 

   "Il faut 'sangariser' la Minusca, il faut lui donner les moyens d'agir dans ce cadre-là", a estimé le sénateur du Territoire de Belfort Cédric Perrin (LR).

 

   "Il continue d'y avoir des coupures de route, des possibilités d'exactions d'un certain nombre de rebelles, il peut y avoir une remontée en puissance, de nouvelles difficultés", a-t-il ajouté.

 

   Autre point soulevé dans le rapport concernant la Centrafrique, l'embargo sur les armes imposé en 2013 et prolongé d'un an par le Conseil de sécurité de l'Onu en janvier.

 

   "Ce n'est pas la peine de former des forces de sécurité si on ne leur donne pas les moyens d'exercer leur mission", juge Daniel Reiner.

 

(Marine Pennetier, édité par Sophie Louet) REUTERS 1233 130716 GMT

 

 

France-Le Sénat inquiet après le relais Sangaris-Onu en RCA
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Centrafrique-Presse.com
13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 17:15
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Timides activités dans la ville des Mbrès à cause de la présence des ex-Séléka

 

http://rjdh.org/  PAR SANDRINE MBAGNA LE 13 JUILLET 2016

 

MBRES, 13 juillet (RJDH)—La ville des Mbrès est calme ce mercredi 13 juillet après l’arrivée des ex-Séléka depuis trois jours dans la localité. Selon nos informations la population de cette ville et des villages environnants vit toujours dans la psychose par rapport à la présence de ces ex-Séléka.

 

Joint ce matin par le RJDH, Joseph, un habitant de la ville des Mbrès a expliqué que les ex-Séléka sont toujours dans la ville. Selon lui, les activités commerciales tentent timidement de reprendre « les commerçants ont peur parce que ce sont eux la cible des hommes armés. Certains d’entre eux ont rouvert leurs boutiques. Les ex-Séléka sont toujours là mais ils sont à leur base, ils ont cessé de rançonner la population », a-t-il expliqué.

 

Le maire des Mbrès, joint au téléphone a souligné que  les ex-Séléka ont promis quitter la ville dans les prochaines heures« nous avons tenu une réunion hier avec les éléments de la Minusca et les responsable de ces ex-Séléka et ils nous ont promis qu’une partie allaient quitter ce matin pour Kaga-Bandoro en attendant que les choses puissent être arrangées au niveau de Bambari pour que les autres puissent libérer la ville. Mais jusque-là, ils sont toujours dans la ville et nous les observons», a souligné le maire.

 

C’est depuis lundi 10 juillet que plus de 200 éléments de l’ex-Séléka sont entrés dans la ville des Mbrès, en partance vers Bambari, selon leurs responsables.

 

 

Centrafrique : « Le DDRR est un projet national dont les centrafricains ont le leadership », dixit le porte-parole de la Minusca

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 13 JUILLET 2016

 

BANGUI, 13 juillet 2016 (RJDH)—Le programme Désarmement Démobilisation Réinsertion et Rapatriement (DDRR) des ex-combattants pour la Minusca est un projet national dont les centrafricains ont le leadership. Selon son porte-parole Vladimir Monteiro, son institution est toujours prête pour contribuer au retour définitif de la paix. Il l’a dit ce mercredi 13 juillet lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca.

 

Cette position fait suite aux interrogations de la population centrafricaine sur la mise en œuvre du DDRR, qui selon certains tarde alors que des groupes armés continuent de commettre des exactions dans le pays.

 

Pour Vladimir Monteiro, les Nations-Unies sont là pour accompagner les autorités centrafricaines, « le pré DDRR est un programme qui a pour but de préparer le DDRR. Beaucoup des pas ont été franchis. Le Chef de l’Etat Centrafricain a rencontré les groupes armés dans ce sens. Du côté technique, la Minusca est très avancée dans les discussions avec les partenaires pour sa mise en application », a-t-il précisé.

 

Selon le porte-parole de la Minusca, son institution n’est là que des apports techniques et pour la mobilisation des ressources.

 

La question de DDRR revient sur les lèvres des Centrafricains depuis le retour à l’ordre constitutionnel. A quand les opérations du DDRR ? Qui va mener ces opérations ? Voilà des interrogations soulevées par plusieurs Centrafricains.

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Centrafrique-Presse.com
13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 12:07

 

 

13/07/16 (AFP)

 

Le ministre de la Défense centrafricain Joseph Yakété a fait état mardi d'un "dialogue" avec les Nations unies pour lever l'embargo sur les armes afin de reconstruire une armée régulière en Centrafrique, où la situation sécuritaire reste très fragile.

 

"Un dialogue est entamé avec l'ONU pour lever petit à petit l'embargo qui frappe les forces armées centrafricaines afin de les remettre en selle et d'assurer la défense du territoire", a déclaré M. Yakété, selon des propos rapportés sur le site de la radio Ndeke Luka.

 

Imposé en 2013, l'embargo sur les armes avait été prolongé d'un an par le Conseil de sécurité des Nations unies en janvier dernier.

 

"Les armes circulaient partout. Le pays risquait de s'acheminer vers un génocide. C'est ce qui a poussé l'ONU à mettre le pays sous embargo", a rappelé le ministre de la Défense, qui a tenu un point de presse mardi à Bangui.

 

Le ministre a également plaidé pour une armée de garnison sur tout le territoire: "avant, les forces de défense et de sécurité n'avaient leurs bases qu'à Bangui et Bouar (ouest) (...) mais maintenant, les Faca iront s'installer dans les zones à risques", a-t-il dit.

 

La Centrafrique est toujours "en danger", avec des "régions entières" contrôlées par des groupes armés, avait prévenu samedi le président Faustin-Archange Touadéra, en tirant le bilan de ses 100 premiers jours au pouvoir.

 

Son gouvernement doit reconstruire l'Etat et le pays en présence d'une force des Nations unies, la Minusca (environ 12.000 hommes et femmes).

 

La Centrafrique avait basculé dans le chaos en 2013 après le renversement du président François Bozizé, entraînant une spirale de violences entre la rébellion Séléka à dominante musulmane et les milices chrétiennes anti-Balaka.

 

Redoutant un "génocide" dans ce pays d'environ 4,5 millions d'habitants, la France avait lancé l'opération militaire Sangaris, qui passe désormais le relais à la Minusca. Les troubles ont provoqué l'exil de plus de 300.000 réfugiés au Cameroun et au Tchad, ainsi que 415.000 déplacés internes.

 

Centrafrique: "dialogue" avec l'ONU pour lever l'embargo sur les armes (ministre)
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 18:47
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Plus de 200 ex-Séléka convergent vers la ville des Mbrès

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 12 JUILLET 2016

 

MBRES, 12 juillet (RJDH) — Plus de deux cent éléments de l’ex-Séléka arrivent depuis lundi 11 juillet dans la ville des Mbrès. Cette information est confirmée par le maire de cette localité contacté ce matin par le RJDH,  a évoqué l’inquiétude de la population.

 

Selon les informations du RJDH, ces combattants voulaient se rendre à Bambari. Une source locale a expliqué qu’en passant, ces hommes rançonnent la population, « ils sont à bord de 60 motos qui transportent 3 personnes chacune et des véhicules 4X4. Ils ont demandé à chaque chef de village de leur donner deux cabris par personne et les commerçants devraient leur verser une somme de 80.000 FCFA chacun », a souligné une source qui se dit victime de ces actes.

 

Cette information est confirmée par le Maire qui souligne que leur présence fait que la population a de nouveau regagné la brousse Le maire de ville des Mbrès a fait savoir que les autorités communales sont en négociation avec les éléments de la Minusca par rapport à cette situation, « nous sommes en négociation avec la Minusca, afin qu’ils puissent libérer la ville. Ces hommes  disent qu’ils sont de passage. Que la Minusca veille sur la ville car la population des Mbrès a beaucoup souffert et nous ne voulons plus d’eux dans la ville », a-t-il dit.

 

Le 20 juin dernier, une équipe du FPRC, faction des ex-Séléka sous l’égide de Noureddine Adam, lourdement armée était entrée dans la ville des Mbrès pour chasser les éléments de UPC d’Ali Daras.

 

Les habitants de cette localité qui avaient fui les hostilités des groupes armés depuis deux ans commencent à regagner cette ville.

 

 

Centrafrique : Plusieurs rencontres entre Touadera et les groupes armés en cent jours, le statu quo demeure

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 12 JUILLET 2016

 

BANGUI, 12 juillet 2016 (RJDH) : En cent jours à la tête de l’Etat centrafricain, le Président Faustin Archange Touadera a rencontré tous les groupes armés  signataires de plusieurs accords de paix et de cessation des hostilités en Centrafrique. Malgré ces rencontres, l’insécurité persiste encore dans le pays.

 

« Mais aujourd’hui, comment allons-nous faire pour régler le problème des groupes politico-militaires dont leur nombre est passé de cinq à vingt » ? C’est autour de cette question que le général de l’ex Séléka Abdelkader Khalil a fondé ses appréciations des 100 jours de Touadera. Pour lui, c’est au gouvernement d‘inviter les anciens chefs des groupes armés pour clarifier les problèmes qui se posent.

 

Toutefois, Abdelkader Khalil a reconnu que le président centrafricain a plusieurs fois reçu les groupes armés mais malheureusement, ceux-ci continuent « de semer la désolation au détriment de ceux qui ont volontairement déposés les armes ».

 

Pour le mouvement Anti-Balaka, le président Faustin Archange Touadera les a reçus trois fois après son investiture, « nous avons été reçus par le président Faustin Archange Touadéra. Ensemble avec notre coordonnateur général Patrice Edouard Ngaissona, nous avons discuté sur le processus du DDRR et le retour de la paix », a déclaré Judicaël Moganazoum Orofé, le Secrétaire Général des anti-balaka. Il a ajouté que son mouvement respecte les paroles données.

 

Du côté du mouvement  Révolution Justice qui contrôle les préfectures de l’Ouham et de l’Ouham Pendé dans le nord du pays, son secrétaire général Raymond Belanga attend plus du programme de Désarmement Démobilisation Réinsertion et Rapatriement pour le retour de la paix. Il fait observer que la lenteur dans l’exécution de ce programme serait à l’origine de la montée de l’insécurité dans le pays.

 

Un officier des Forces Armées centrafricaines(FACA) sous couvert de l’anonymat a déploré le fait qu’en cent jours le Président Touadéra ne les a pas reçus pour discuter de leur réarmement et de leur opérationnalisation.

 

Dans son discours bilan des 100 jours, Faustin Archange Touadéra  a déclaré qu’il a fait beaucoup d’effort pour ramener la paix et la sécurité dans le pays en rencontrant tous les groupes politico-militaires pour, dit-il « les exhorter à adhérer au DDRR »

 

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 12:54
Lu pour vous : Obama s’en va sans régler les fractures

 

TENSIONS RACIALES

 

http://www.liberation.fr/  Par Frédéric Autran, correspondant à New York — 10 juillet 2016 à 20:01

 

Après les tragédies de la semaine dernière, les Etats-Unis, qui ont élu il y a huit ans leur premier président afro-américain, semblent plus que jamais divisés.

 

Fracture, rupture, clivages. Après une semaine sanglante, marquée par la mort de deux Noirs aux mains de la police, puis celle de cinq policiers abattus par un Noir qui voulait «tuer des Blancs», le champ lexical de la division inonde les médias américains. «Une nation divisée, unie dans le deuil», titrait ainsi vendredi le Wall Street Journal, au lendemain de la tuerie de Dallas.

 

Des coalitions irréconciliables

 

Dans tout le pays, les drapeaux ont été mis en berne pour cinq jours. Partout, des habitants déplorent aussi bien la mort d’Alton Sterling et Philando Castile, énièmes victimes manifestes d’abus policiers, que celle de cinq officiers fauchés par les balles d’un extrémiste antiblanc. Mais derrière cette atmosphère de deuil national, les clivages demeurent. Signe des très vives tensions, malgré le choc suscité par la tuerie de Dallas, les manifestations contre les violences n’ont pas faibli au cours du week-end. Dans la nuit de samedi à dimanche, plus de 200 personnes ont été arrêtées dans le pays, dont, à Baton Rouge (Louisiane), Deray McKesson, figure du mouvement Black Lives Matter («La vie des Noirs a de l’importance»). Dans le Minnesota, un rassemblement a dégénéré, faisant une vingtaine de blessés parmi les policiers. Dimanche, Barack Obama a dénoncé les violences contre les forces de l’ordre, estimant qu’elles risquaient de «desservir la cause» de ceux qui réclament une réforme du système judiciaire et des méthodes policières. Partout dans le pays, les forces de l’ordre sont en alerte après l’attaque de Dallas, perpétrée par Micah Johnson. Cet ex-soldat de 25 ans, vétéran d’Afghanistan, était empli de rage (lire ci-contre). Cette même colère dont débordent aujourd’hui, pour des raisons diverses, de nombreux Américains, des membres de la NRA (le lobby pro-armes) aux militants de Black Lives Matter, en passant par les partisans de Donald Trump. Abasourdie par l’attaque de Dallas, la classe politique a affiché une cohésion rarement vue ces dernières années. «Nous devons faire beaucoup plus pour nous écouter les uns les autres, nous respecter les uns les autres», a déclaré Hillary Clinton. Tonalité similaire chez Trump «Notre nation est devenue trop divisée. Trop d’Américains ont le sentiment d’avoir perdu espoir. Les tensions raciales ont empiré. Ce n’est pas le rêve américain que nous voulons pour nos enfants», a souligné le candidat républicain dans un communiqué inhabituellement sobre.

 

Une présidentielle polarisée

 

Face à l’onde de choc, les deux rivaux ont mis brièvement leur campagne entre parenthèses. Mais à une semaine des conventions - républicaine d’abord, démocrate ensuite -, la trêve sera forcément de courte durée entre deux candidats qui incarnent eux-mêmes cette nation divisée. «A bien des égards, on a le sentiment que personne ne représente l’ensemble des Américains», estime le stratège démocrate Peter Hart. «Donald Trump a son électorat, Hillary Clinton a le sien. Mais aucun ne parle réellement de la façon de rassembler le pays», confie-t-il à Politico.

 

Cette campagne présidentielle, la plus polarisée depuis des décennies, ressemble en effet de plus en plus à l’affrontement de deux coalitions irréconciliables. D’un côté, un bloc démocrate composé principalement des minorités, des étudiants et des Blancs urbains et progressistes. De l’autre, un électorat républicain peu éduqué, plus âgé et majoritairement blanc. Le dernier baromètre politique du Pew Research Center confirme ces clivages : Donald Trump séduit davantage l’électorat blanc (51 % contre 42 %) alors que Hillary Clinton est soutenue massivement par les Noirs (91 % contre 7 %) et les Latinos (66 % contre 24 %). « Je pense que nous nous dirigeons vers une élection très divisée et basée sur la race», prédit le révérend Al Sharpton, figure de la communauté noire.

 

Au pouvoir depuis huit ans, Barack Obama préside aujourd’hui une nation fracturée. Fantasmé lors de son accession au pouvoir, le mythe d’une Amérique postraciale s’est effondré il y a bien longtemps. Pire : l’arrivée à la Maison Blanche du premier président noir des Etats-Unis a revigoré le racisme. Donald Trump, qui a longtemps mis en doute la nationalité de Barack Obama et bénéficie aujourd’hui du soutien des suprémacistes blancs, en est le produit. «L’Amérique n’est pas aussi divisée que certains le suggèrent, a tenté de rassurer samedi le président américain, en visite en Pologne. Il y a du chagrin, de la colère, de l’incompréhension. Mais il y a aussi de l’unité.» Unis, les Américains le sont surtout dans le constat de l’existence d’un problème racial. D’après une enquête sur le racisme publiée en juin par le Pew Research Center, seuls 46 % des Blancs estimaient que les relations raciales étaient bonnes, loin des 66 % de l’été 2009, peu après la prise de fonction d’Obama. Chez les Afro-Américains, la chute est encore plus prononcée : 34 % le mois dernier contre 59 % en juin 2009.

 

Frédéric Autran correspondant à New York

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Centrafrique-Presse.com
12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 11:54

 

 

http://www.leseco.ma/ par Oumar Baldé 12 juillet 2016

 

Pour Ismaïla Nimaga, ambassadeur de la République de Centrafrique au Maroc, son pays a tourné la page de l’instabilité et se dirige désormais vers une croissance économique. Dans cette interview, il présente les secteurs porteurs de l’économie centrafricaine, tout en saluant les relations bilatérales avec le Maroc.

 

Les Inspirations ÉCO : Après un retour à la normale sur le plan politique, comment la Centrafrique compte-t-elle se relancer économiquement ?


Ismaïla Nimaga : Le retour à l'ordre constitutionnel dans notre pays après trois années de chaos, est un moment fondateur d'une Centrafrique nouvelle. Le peuple centrafricain l’a parfaitement compris et salué avec ferveur et enthousiasme. Les nouvelles autorités jouissent de la légitimité du peuple. Pour relancer l'économie centrafricaine, le gouvernement compte promouvoir la croissance par l'assainissement de la gestion des secteurs à fort potentiel de croissance tels que l'agriculture et le développement du monde rural, les mines, les forêts, le tourisme, les industries culturelles, les postes et les télécommunications, et les TIC afin de leur permettre de jouer un rôle dans l'amélioration des revenus de l'État.

Quels sont les secteurs susceptibles d'attirer les investisseurs étrangers ?


Les secteurs susceptibles d’attirer les investissements étrangers sont l’agriculture, l'énergie, le commerce, l'exploitation minière, les forêts, les transports, les télécommunications, l'habitat et les infrastructures routières. 

  
Comment le Maroc peut-il apporter son appui à la Centrafrique dans le cadre de la coopération bilatérale entre les deux pays, surtout dans ce contexte particulier ?


Le Maroc a toujours et continue encore d’apporter son appui à la Centrafrique dans le cadre de la coopération bilatérale Sud-Sud. Le royaume continue de renforcer les relations de coopération entre nos deux pays pour des partenariats «gagnant-gagnant» dans lesquels les secteurs tant publics que privés jouent un rôle majeur conformément aux contenus des accords et conventions conclus par les deux pays.

La journée de l'Afrique 2016 a été récemment célébrée à Rabat. Que retenir de cette manifestation ?


La Journée mondiale de l'Afrique a été instituée dans le but d’organiser des manifestations culturelles et artistiques en vue de favoriser un rapprochement entre les peuples africains. Cette année, à l'initiative des ambassadeurs africains accrédités au Maroc, elle a été marquée par une grande soirée de gala et de danses ethniques dans la salle de spectacle de la Fondation Mohammed VI à Rabat. Un moment de réjouissance de tous les Africains et les diplomates d'autres continents qui ont bien voulu y participer.

 
Globalement, quelles sont les activités et les réalisations du Groupe des ambassadeurs africains au Maroc ?


Le Groupe des ambassadeurs africains accrédités au Maroc est un cadre convivial qui se réunit à l'invitation du doyen tous les derniers jeudis de chaque mois, alternativement selon l'ordre alphabétique à la résidence de chaque ambassadeur. Ses activités consistent en l'accueil d'un nouvel ambassadeur, la cérémonie d'adieu à un ambassadeur en fin de mission, l'échange d'informations sur les questions d'actualité d'intérêt commun, l'harmonisation du point de vue du groupe sur les questions sensibles telles que l'immigration, le protocole lors des cérémonies officielles, les immunités et privilèges, le soutien au pays d'accréditation, les conditions de séjour des étudiants et stagiaires, la participation aux manifestations culturelles et artistiques et les préparatifs de la Journée mondiale de l’Afrique. Ces activités contribuent au renforcement des relations amicales entre le royaume du Maroc et les pays africains. La parfaite collaboration et l’entente fraternelle entre toutes les missions diplomatiques africaines, qui ont fini par rallier les autres groupes (Europe-Arabe et Asie-Amérique) depuis l’accession de la Centrafrique au Décanat, qui en est la parfaite illustration.


En tant que doyen des ambassadeurs au Maroc, quels sont les moments les plus mémorables que vous avez vécus dans le cadre de vos fonctions ?


Les moments les plus mémorables de mes fonctions en tant que doyen ont été entre autres les faits et évènements suivants : En prenant mes fonctions de doyen, j’ai trouvé un Maroc, qui ne siège plus à l’Union Africaine, mais qui a apporté son appui multiformes à tous les pays africains dans le domaine humanitaire, agricole, etc. Ce qui m’a beaucoup marqué. J’ai co-présidé, en tant que doyen du Corps diplomatique et du Groupe des ambassadeurs africains avec mon frère, le docteur Saad Eddine Othmani, en tant que ministre des Affaires étrangères et de la coopération, la cérémonie de l’inauguration de la place de l’Union africaine, qui est une marque d’attachement du Maroc à l’Afrique et cela m’a beaucoup réjoui. L’un des moments forts a été également la présentation au Corps diplomatique, que j’avais eu l’honneur de conduire à Dakhla sur invitation du gouvernement marocain, du plus grand drapeau du monde ! Ce drapeau a été entièrement confectionné par les jeunes Marocains de cette contrée. Ce fut un moment mémorable pour tous les ambassadeurs présents (plus d’une centaine). Le représentant des jeunes Marocains auteurs de cet exploit nous a encore ému en exprimant le soutien du Maroc à tous les pays du monde ; l’Afrique en particulier. Par ailleurs, la célébration du 50e anniversaire de la Journée de l’Afrique m’offrira le 25 mai 2010 une formidable opportunité de m’interroger et d'interpeller l’Afrique et le monde, dans mon discours de circonstance, sur le paradoxe marocain, qui tire sa légitimité, me semble-t-il, dans cette forte intensité d’amour et d’engagement du Maroc envers l’Afrique.

 

 

LA CENTRAFRIQUE ATTEND LES INVESTISSEURS MAROCAINS

 

Écrit par Oumar Baldé 12 juillet 2016

 

Cent jours après l’investiture du nouveau président centrafricain, le pays essaie de se redresser sur le plan économique, malgré la recrudescence d'actes de violences dans certaines régions.

 

Après la pluie, le beau temps» ! Cet adage pourrait-il s’appliquer à la République Centrafricaine? Depuis l’élection, le 12 février dernier, de Faustin-Archange Touadéra à la magistrature suprême du pays, la Centrafrique essaie de retrouver les chemins du développement. Ce 9 juillet, le nouveau président fêtait ses 100 jours passés à la tête du pays, suite à son investiture le 30 mars. À cette occasion, Faustin-Archange Touadéra a fait un bilan de ses trois premiers mois en tant que successeur de Mme Samba-Panza, qui a assuré la transition pendant deux années, suite au déclenchement de la guerre civile en 2013. L’actuel président élu au second tour avec 62,7% des voix a ainsi fait le point sur les actions accomplies par son équipe, «pour asseoir les fondements de l’État et de la démocratie durant les cent premiers jours de son mandat».


Le Maroc répond présent

 

Lors de son adresse, le président centrafricain s’est ainsi félicité d’avoir pu «renouer le contact avec la communauté internationale et replacer notre pays dans le concert des Nations», a-t-il lancé à ses compatriotes. Le royaume figure parmi les premiers États avec lesquels la Centrafrique a rouvert le canal de la coopération. «Nous avons négocié et obtenu la réouverture des coopérations bilatérales avec l’Égypte, le Maroc et la Chine», a indiqué le chef de l’État centrafricain. Sur le plan économique, le président a listé les réalisations accomplies dans plusieurs secteurs, en rappelant que «l’assainissement des finances publiques et la relance des secteurs productifs constituent des axes importants de son quinquennat, tant les méfaits de la corruption rampante sur l’économie et les finances publiques ne sont plus à démontrer». En effet, à l’instar de la situation sécuritaire qui reste encore à améliorer, comme l’a reconnu le président dans son discours, d’importants efforts sont nécessaires pour assurer la relance de l’économie locale.

 

Investissements volatils
 

Pour sa part, Coface estime que la croissance devrait rebondir en 2016 dans un contexte de reprise graduelle des activités commerciales. L’activité devrait être principalement portée par la production agricole, qui contribue à plus de la moitié du PIB et emploie près de 75% de la population. Le secteur minier devrait également contribuer à la reprise de l’activité suite à la levée partielle en juin 2015 de l’embargo contre le pays. La suspension des sanctions devrait permettre à la République centrafricaine de commercialiser du diamant, tout en écoulant les stocks existants, estimés à 70.000 carats. Par ailleurs, la demande interne devrait demeurer atone compte tenu de l’exil de près d’un quart de la population


(1 million de personnes ont quitté le pays et ne sont pas encore revenues). Malgré les aides d’urgence octroyées par l’UE et le FMI, le pays peine toujours à se redresser et les investissements devraient rester très volatils en 2016.  

 

Reprise économique progressive


Dans un contexte de détérioration du solde public, notamment la chute des recettes budgétaires, le gouvernement devrait continuer de compter sur le financement externe, compte tenu de sa capacité de financement réduite et d'une insécurité persistante, qui devraient toujours entraver la collecte des recettes. L'UE est l'un des principaux bailleurs de fonds du pays, ayant fourni un montant d’aide estimé à 360 millions de dollars depuis que le conflit a éclaté en 2013 dont 10 millions attribués aux aides humanitaires. Sur le plan économique, la reprise devrait être progressive et les exportations de bois, de café et de coton (principales richesses agricoles du pays) devraient continuer à pâtir, mais moins que les années précédentes, de l'insécurité et des perturbations qui touchent le secteur des transports et de la logistique.

 

Fiche pays
République Centrafricaine

Taille 
4,701 millions de consommateurs

Monnaie 
Franc CFA

PIB/Hbt 
1,731 milliard de dollars

Croissance
5,7% (2016p.)

Région économique 
CEMAC/CEEAC

Note Coface 
D

Doing business 2015 
185e/189

Lu pour vous : «LE MAROC CONTINUE D’APPORTER SON APPUI À LA CENTRAFRIQUE» : Ambassadeur Ismaila Nimaga
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 11:41
Lu pour vous : La Centrafrique au fond de l’abîme

 

 

LE MONDE | Par Cyril Bensimon 12.07.2016 À 10H23 • MIS À JOUR LE 12.07.2016 À 10H24

 

Trois ans de crises politiques et de déchirements entre chrétiens et musulmans ont laissé la RCA exsangue. Si l’espoir renaît depuis l’élection d’un nouveau président en février, les photos du reporter William Daniels montrent un pays ravagé par la misère.

 

La République centrafricaine sort peu à peu des radars de l’actualité tragi­que. L’élection, en février, d’un nouveau président, Faustin-Archange Touadéra, a suscité une authentique vague d’optimisme. L’espérance, pour ce pays à l’histoire jalonnée de coups d’Etat, de rébellions et de mutineries, de sortir enfin de sa crise la plus grave – trois ans de plongée vers l’abîme où se sont déchirées communautés chrétienne et musulmane alors que les fonde­ments du conflit reposaient principalement sur le contrôle du pouvoir et des richesses.

 

La France, qui n’attendait que cette embellie, en a profité pour annoncer la fin de l’opération Sangaris. Cette intervention militaire avait été déclenchée en décembre 2013 pour stopper les massacres intercommunautaires qui avaient suivi le ­renversement du président par la rébellion Séléka, à dominante musulmane.

 

François Bozizé avait lui-même pris le pouvoir par la force en 2003. En réaction au coup d’Etat de 2013, les anti-balaka, des milices majoritairement chrétiennes, avaient commis à leur tour des exactions contre les civils.

 

Partir sans vraiment quitter. Partir pour mieux revenir. Cela est devenu une habitude pour les soldats de l’ancienne puissance coloniale. La RCA n’en a pourtant pas fini avec ses tourments. A Bangui, la capitale, comme à l’intérieur du pays, les armes crépitent encore régulièrement. Sur ces photos de William Daniels, il n’y a ni soldat français ni casque bleu. Seulement un milicien, de dos, surveillant la mine d’or de Ndassima. « Un lieu hallucinant. Pour y accéder, il faut grimper une colline pour se retrouver au-dessus d’un cratère de 70 à 80 mètres de profondeur avec des centaines de travailleurs à ­l’intérieur. Quelques jours avant ma première visite, en septembre 2014, un ­glissement de terrain avait fait 27 morts », raconte le photoreporter.

 

Protéger des intérêts commerciaux

 

L’exploitation des richesses naturelles, si elle n’est pas le moteur du conflit entre les différents groupes armés, en est un carburant. En RCA, on se bat aujourd’hui pour protéger sa communauté, défendre ou conquérir un territoire, des intérêts commerciaux. A cela s’ajoute un banditisme en pleine expansion du fait de la profusion d’armes. Les lignes de fractures bougent mais les tensions demeurent.

 

« LA SITUATION DU PAYS DEMANDAIT ­D’EFFECTUER UN TRAVAIL EN PROFONDEUR, D’AUTANT QUE LA PLUPART DES ÉCLAIRAGES NE SE FONT QU’EN PÉRIODE DE FORTE ACTUALITÉ. »WILLIAM DANIELS, PHOTOGRAPHE

 

William Daniels a découvert la Centrafrique en novembre 2013. Il y est retourné neuf fois. « Lors de mes cinq premiers voyages, je me suis consacré à la couverture de l’actualité. Mais ensuite, j’ai ­souhaité réaliser des images plus personnelles, me concentrer sur les causes et les circonstances du conflit avec une démarche plus proche du documentaire. La situation de ce pays demandait ­d’effectuer un travail en profondeur, d’autant que la plupart des éclairages ne se font qu’en période de forte actualité », explique-t-il. Cela lui a été notamment possible grâce à la bourse Tim Hetherington, du nom d’un photojournaliste tué en avril 2011 en Libye, octroyée par le World Press Photo, le prix le plus prestigieux de la profession ; ainsi que la bourse Getty.

 

Un quotidien de douleur et d’espoir

 

Retournera-t-il en Centrafrique ? « Après mon dernier voyage, en mars 2016, je m’étais dit que c’était fini. Mais avec les nouvelles tensions à Bangui et dans le nord du pays, il n’est pas exclu que je continue », admet-il.

 

« Zo kwe zo » – un homme est égal à un autre – est l’une des devises de la RCA. William Daniels s’est attaché à montrer les Centrafricains dans leur quotidien fait de douleur et d’espoir. Plus que la violence de la guerre, c’est l’effondrement d’une nation qui transparaît derrière ses images.

 

Déchirée par les massacres entre ­communautés chrétienne et musulmane, ainsi que les conflits nés de l’exploitation de ses ressources minières, la RCA peine à se sortir du chaos. La mine d’or de Ndassima, près de la ville de Bambari, est la plus importante de Centrafrique. Des centaines de mineurs y produisent près de 15 kg d’or par mois. Elle est contrôlée par le général Ali Daras, ancien membre de la rébellion Séléka, qui protège les mineurs contre paiement.

Lu pour vous : La Centrafrique au fond de l’abîme
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 10:32
KWA  ti  Silili na Centrafrika par Bambote Makombo

 

 

 

            1

 

La Centrafrique

A été  appelée à

Choisir son destin

 

           2

 

Nous tous nous avons

 Voté d’un pas en

 Avant unité FACA

Combattante de Centrafrique

 

           3

 

Dans l’esprit de nos

Pères précédant la

Saison des pluies

Nous avons commencé

Les champs dans les

Clairières des arbres

 

            4

 

Mais joignez votre

Travail à la sécurité

De la République

           

 

                5

 

Certains une poignée

Votent comme des

Colonialistes étrangers

Ils revotent de nouveau

Et toujours en tuant

Le respect du Peuple

Centrafricain

 

               6

 

De quelle petite origine

Divine sont-ils auprès

De la puissante démocratie

Du Peuple de langue

Sangho dérivant toutes

Les langues de nos Pères

 

 

Bamboté Makombo

 

Le 11 juillet 2016

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 19:46
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les voyages du président Touadera et leurs effets après cent jours de règne

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 11 JUILLET 2016

 

BANGUI, 11 Juillet 2016 (RJDH)—Depuis son investiture le 30 mars 2016, le président centrafricain Faustin Archange Touadera a effectué une série de voyages à l’extérieur. Au moins 10 pays ont été visités. Quels sont les impacts de ces missions sur la situation du pays ? C’est la question que beaucoup de Centrafricains se posent au moment où le chef de l’Etat a passé le cap des cent jours de règne.

 

Du 18 au 25 avril, le président Faustin Archange Touadéra s’est rendu à Rome, en France et aux USA. Lors de ces déplacements, le président centrafricain a eu des têtes à têtes avec  le Pape François au Vatican, à l’Élysée avec François Hollande et le secrétaire général des  Nations-Unies,  Ban Ki-Moon et John Kerry, secrétaire d’Etat américain aux Affaires étrangères.

 

Le 26 avril, le président centrafricain a fait une visite éclaire de quelques heures à Brazzaville, où il s’est entretenu avec le président Denis Sassou N’Guesso, médiateur international dans la crise centrafricaine et qui venait d’être réélu, président du Congo Brazza.

 

Le président Faustin-Archange Touadera était aussi à Ndjamena, le 10 mai pour une visite de travail qui s’inscrit dans le cadre du réchauffement des relations entre les deux pays.

 

Le 19 mai, Faustin Archange Touadéra se rend à Istanbul, capitale économique de la Turquie  en passant  par Malabo où il a pris part à l’investiture de son homologue Téodoro Obiang N’Guema Mbasogo.

 

Le 07 juin, le président centrafricain se rend pour la seconde à New York où il a participé à la réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU. Avant de rentrer au pays, Faustin Archange Touadéra atterrit à Bruxelles où du 15 au 16 juin il prend part à la journée européenne du développement. Sur le chemin du retour, le chef d’Etat fait une escale à Yaoundé au Cameroun où il a rencontré le Président camerounais Paul Biya.

 

En cent jours, le président Touadéra a fait un voyage dans l’arrière-pays précisément à Bouar où il a visité le centre d’instruction militaire.

 

Les effets des voyages présidentiels

 

Ces voyages sont qualifiés dans l’entourage de Touadera « d’offensive diplomatique ». Selon un conseiller du président de la République, ces visites à l’extérieur ont permis de remettre le pays sur les rails « on ne peut que poser les fondations pour les cinq prochaines années. Nous n’allons pas tout reconstruire dans 100 jours car le pays sort d’une longue crise », a confié un conseiller à la présidence.

 

Le président Faustin Archange Touadéra, lors de la présentation de son bilan des cent premiers jours a indiqué que ses déplacements ont permis de signer des conventions et d’accord de financement dont le montant s’évaluerait à plus de 150 milliards de Fcfa.

 

Plusieurs politiques ont estimé que le nouveau président de la République a fait trop de voyages pour rien. Un leader de parti politique pense que pour certains déplacement, le chef de l’Etat aurait dû envoyer ses proches collaborateurs.

 

Ceux-ci pensent que ce que l’entourage de Touadéra appelle « offensive diplomatique » n’est que la prolongation de la transition qui n’a eu aucun effet réel sur la situation du pays.

 

Dans son discours des 100 jours, le président de la République a indiqué que sa participation aux foras internationaux et aux rencontres de haut niveau « ont permis de renouer le contact avec la communauté internationale et replacer notre pays dans le concert des Nations ». Toutefois, il a reconnu que leurs impacts sont timidement papables aujourd’hui.

 

 

Centrafrique : Les cent jours de Touadera négativement appréciés par les déplacés de Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 11 JUILLET 2016

 

BANGUI, 11 Juillet 2016(RJDH)—Les déplacés des sites de M’poko et  de St Sauveur ont qualifié de mitigé le bilan des cent Jours du président Faustin Archange Touadera. Ces derniers pensent que le chef de l’Etat les a abandonnés.

 

Les déplacés du site de l’aéroport, interrogés par le RJDH,  ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis du nouveau président.  Jeanne Touafe, déplacée depuis trois ans avec ses cinq enfants  dit regretter l’inaction du nouveau pouvoir par rapport aux déplacés, « le président Touadera n’a rien fait pour nous depuis qu’il est en place. Notre seul souci est que nous regagnions nos quartiers. Nous savons qu’il ne peut pas faire tout en cent jours, mais qu’il ramène la sécurité pour nous permettre de rentrer parce qu’on souffre trop ici » raconte t-elle.

 

Lestin Djimtouloum, étudiant et déplacé sur le site de M’poko pense que le nouveau président n’a pas respecté son engagement en ce qui concerne les déplacés « lors de la campagne, il nous avait promis qu’une fois élu, nous allons rentrer chez nous en trois mois mais aujourd’hui, il n’a pas tenu parole après cent jours » regrette t-il.

 

Bertin Boto, coordonnateur du site des déplacés de M’poko estime que le chef de l’Etat se préoccupe du sort des déplacés. Pour lui, il faut attendre deux ou trois ans pour faire un bilan.

 

Les déplacés interrogés sur le site de la paroisse St Sauveur, se disent abandonnés par le nouveau pouvoir. « Depuis son arrivée au pouvoir, on ne l’a pas vu. Les cent jours sont passés mais nous n’avons rien senti de nouveau. Nous sommes abandonnées ici » a confié une déplacée qui a requis l’anonymat.

 

Selon les données du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), 415000 Centrafricains ont fui leurs domiciles à cause de l’insécurité pour trouver refuge sur une centaine de sites éparpillés à travers le pays.

 

 

Centrafrique : La classe politique partagée sur le bilan des cent jours du président Touadera

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 11 JUILLET 2016

 

BANGUI 11 juillet 2016 (RJDH)—Le bilan de 100 jours d’exercice de Faustin Archange Touadera est diversement apprécié par la classe politique centrafricaine. Certains pensent que le début est satisfaisant tandis que d’autres parlent de cent jours d’échec.

 

Bertin Bea, secrétaire général du KNK parti de l’ancien président Bozizé, ayant soutenu Anicet Georges Dologuélé, adversaire de Faustin Archange Touadéra au second tour de la présidentielle, a parlé de bilan appréciable « le bilan du Pr Faustin Archange Touadera est appréciable. Je pense aussi que les cent jours ne sont pas raisonnables pour porter un jugement et de relever tous les défis, sécuritaire, social, humanitaire et politique. Ce n’est pas aussi en cent jours qu’on peut espérer un quelconque miracle, mais je pense que la volonté de s’attaquer aux problèmes du moment, est réelle chez le président et son gouvernement, ce qui est très positif », a-t-il souligné.

 

Joseph Bendounga, président du MDREC fait remarquer qu’au lieu de faire le bilan de ses cent jours de règne, Faustin Archange Touadera a présenté un projet de société « le président Faustin Archange Touadera devait lister ce qu’il a pu faire. Il a suivi ceux qui lui ont dit qu’en cent jours, on ne peut pas évaluer l’action d’un gouvernement » a-t-il précisé.

 

Pour le président du MDREC, la situation s’empire  « nous sommes tombés trop bas que je me suis posé la question est ce  que la République a fait un pas avec les élections ? Je pense que non » a-t-il déclaré.

 

Sous anonymat, un ancien ministre proche de Catherine Samba-Panza parle d’un bilan mitigé « c’est le statu quo à mon sens. Rien n’a changé depuis qu’il est en place. Je pense que le bilan est très limité » a-t-il expliqué.

 

Faustin Archange  Touadéra est président de la République depuis le 30 mars 2016

 

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 19:17

 

 

11 Juillet 2016 Pierre CHEMETE

 

Ses complices et lui ont vendu 6 400 minutions, en Centrafrique, le 4 juillet dernier.

 

Fin de business pour un présumé trafiquant de minutions. Le sergent Bah Mename Donatien est aux arrêts depuis le 4 juillet 2016. L’homme en tenue officiait au Bataillon d’intervention rapide (Bir) Delta, dans le Sud-Ouest. Il a été interpellé par les éléments du contrôle mixte police-gendarmerie de Dimako, le 4 juillet, vers 5h du matin. Il rentrait alors de la frontière Cameroun-RCA, au niveau du village Bombété, dans l'arrondissement de Ndélélé, département de la Kadey. De sources autorisées, ce militaire et ses trois complices ont réussi à livrer 6 400 minutions à des acheteurs établis en RCA. Au moment de leur forfait, ils arboraient la tenue militaire sans attributs. Ils étaient alors à bord d’un véhicule de marque Toyota Carina E, immatriculé LT 409 FH.

 

Dans la localité frontalière de Bombété, les quatre comparses ont réussi à écouler vers la Centrafrique huit caisses de minutions. Les munitions ont été vendues à raison de 1 000 F la pièce. Ce qui donne plus de six millions de F. Nos sources rapportent que les douaniers commis au contrôle à cet endroit précis avaient pourtant réussi à les intercepter quelques heures plus tôt. En tant que natif du coin, le sergent Doko Bello Joseph  a pesé de tout son poids pour que le coup réussisse sans fausse note puisque maîtrisant les pistes frontalières.

 

Aussitôt le forfait commis, les poches pleines d'argent, les trafiquants décident de rentrer sur Bertoua. Dans la Carina E interceptée à Dimako, se trouvaient le sergent Bah Mename Donatien et son collègue, le sergent Doko Bello Joseph, lui aussi  en service au Bir Delta. Ce dernier profitera du tumulte de l'interpellation pour prendre le large. Bah Mename, tombé dans les mailles des éléments, dissimulera d’abord l’identité de son comparse. Au lieu de donner la vraie il dira plutôt que l'homme en tenue qui a fondu dans la nature s'appellerait Roger. Mais c’était sans compter avec le système de renseignement aussitôt mis en branle après la découverte de cette manœuvre huilée.  

Lu pour vous : CAMEROUN : Dimako : un militaire arrêté pour trafic d’armes
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