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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 15:00

 

 

http://lanouvellerca.blogspot.fr/ vendredi 19 août 2016

 

Le dernier sujet de l'actualité centrafricaine qui anime toutes les passions est la fuite du Chef Rebelle et Ex Ministre de la République Abdoulaye HISSEN. Ce dernier a quitté Bangui librement pour se rendre en province et a fait l'objet d'une tentative musclée d'arrestation de la part des FACAs et des soldats de la MINUSCA.

 

La MINUSCA affirme que le Chef rebelle de la SELEKA s'est enfuit avec ses hommes dans la brousse sans autre précision. Depuis cet instant la MINUSCA subit la foudre du gouvernement centrafricain à travers son Premier Ministre Simplice SARANDJI qui l'accuse ouvertement de complicité dans la supposée évasion du Chef rebelle. La population centrafricaine s'en donne aussi à coeur joie contre la MINUSCA. La société civile organise même une marche de protestation contre la MINUSCA ce samedi 20/08/2016 à Bangui.

 

Ce même Chef Rebelle Abdoulaye HISSEN et sa clique ont été reçus officiellement par le Président de la République Faustin Archange TOUADÉRA il y a quelques jours. Il est reparti très libre après cette rencontre au vu et au su de tout le monde. Personne n'a rien dit. Pourquoi le gouvernement centrafricain qui vilipende aujourd'hui la MINUSCA ne l'a pas arrêté à ce moment là? Pourquoi faire preuve d'autant d'hypocrisie aujourd'hui en s'en prenant à la MINUSCA?

Lu pour vous : ABDOULAYE HISSEN : LA BELLE HYPOCRISIE GOUVERNEMENTALE ET NATIONALE
Lu pour vous : ABDOULAYE HISSEN : LA BELLE HYPOCRISIE GOUVERNEMENTALE ET NATIONALE
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Centrafrique-Presse.com
19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 14:50

 

 

APA-Yaoundé (Cameroun) 19/08/16  - Une cérémonie de prise d’armes du contingent auprès de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) s’est tenue vendredi à Yaoundé, a constaté APA sur place.

 

Présidée par le ministre délégué à la présidence de la République en charge de la Défense, Joseph Beti Assomo, la cérémonie symbolisait la mise en route pour une durée d’un an de 350 soldats sur un total de 750.

 

Dans son adresse, Assomo a invité les partants à éviter les comportements déviants, contraires à l’éthique militaire et aux missions à eux confiées.

 

Avant leur départ, les soldats camerounais de la Minusca ont été soumis à la signature de contrats individuels, en même temps qu’ils ont bénéficié d’une revalorisation de leur prime mensuelle de l’ordre de 80%, passant ainsi de 250.000 à 450.000 FCFA.

 

Ce dernier aspect aura aussi un effet rétroactif sur leurs camarades d’armes actuellement sur le terrain en RCA, et dont la mission s’achève en fin août prochain.

 

Il s’agit, selon les autorités, d’éviter tout nouveau mouvement d’humeur à l’instar de celui enregistré le 9 septembre 2015, lorsque quelque 200 militaires fraîchement revenus de la Minusca avaient bruyamment manifesté dans les rues de Yaoundé, pour exiger le versement de 8 mois de primes impayées pour la période allant de février à septembre 2014.

 

Dans la panique, le président de la République, Paul Biya, avait alors demandé aux services compétents de faire procéder au règlement immédiat, et par anticipation sur la régularisation à venir de l’Union africaine (UA), desdits arriérés à hauteur de quelque 6 milliards FCFA.

Le nouveau contingent camerounais à la Minusca en route pour la RCA
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Centrafrique-Presse.com
19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 14:11

 

Voilà les Autorités centrafricaines prises au piège de leurs propres turpitudes et tergiversations en tout genre dans le domaine de la justice : indulgence et laxisme pour les uns, injonction et fermeté pour les autres. Les actions du Président de la République et son gouvernement dans ce domaine sont devenues, au fil du temps, illisibles et incohérentes. Car personne ne comprend qu'on puisse recevoir en grande pompe au palais (avec tous les honneurs) les gens que l'on considère comme des "bandits" et leur demander après de s'exécuter. De même, personne ne comprend qu'on puisse laisser en liberté (sous contrôle judiciaire soit disant) des gens qui ont endeuillé le pays...

 

Au final, un sentiment de deux poids-deux mesures s'installe et alimente les frustrations, toutes les velléités belliqueuses se réveillent tout à coup, avec le risque des aventures funestes et macabres...

 

Triste spectacle dont les victimes seront encore et toujours les populations civiles sans défense ni protection.

 

Cela dit, il appartient aux Autorités centrafricaines de prendre immédiatement leurs responsabilités afin d'éviter aux populations civiles les risques de pertes inutiles.

 

Médard Polisse-bébé (France)

Impunité en RCA : Coup de gueule d'un compatriote de la diaspora
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Centrafrique-Presse.com
19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 14:00

 

République Centrafricaine

Unité-Dignité-Travail

 Tél : (00236) 72 64 64 85              

-=-=-=-

 

DÉCLARATION N°001/UK/MRDP    /16

 

Nous, jeunes de Centrafrique en général, et celle de la Ouaka en particulier, réunis à une importante Assemblée Générale le 04 août 2016 à Bambari, avions créé un mouvement

 

Dénommé : Mouvement de Résistance pour la Défense de la Patrie (M.R.D.P).

 

Vu le danger, la gravité, les agissements des certains groupes armés non conventionnels tel que l’Unité du Peuple Centrafricain (UPC) du mercenaire Nigérien TOUAREG ALI NDARASSA constitué à 100% des Peulhs Mbororo,

 

 Vu les assassinats, les tortures, les exactions sommaires sous le regard tranquille de la communauté internationale à savoir la MINUSCA censée protéger la population civile,

 

 Considérant que les Peulhs Mbororos sont des minorités selon la Communauté Internationale ;

 

 Considérant que ces soient disant Minorités sont lourdement armés, et commettent des exactions de toutes natures et font LEURS LOIS au vu et au su de la Communauté Internationale et du Gouvernement démocratiquement élu ;

 

 Considérant que Ali DARASSA qui n’est pas Centrafricain, est non seulement Chef de guerre, mais aussi Homme d’Affaires, car il fait le trafic d’or et de diamants, prélève des taxes sur tous les produits et marchandises (café et autres), et fait le commerce des bœufs en direction de Bangui ;

 

 Considérant que le Forum de Bangui a recommandé la sécurisation de toutes les zones minières de la RCA, et que la ville de Bambari dispose d’un chantier d’or à NDASSIMA et, beaucoup d’autres dans les autres sous-préfectures de la Ouaka contrôlés par l’UPC, qui extraient frauduleusement ces minerais pour les vendre à certains éléments de la MINUSCA et de la SANGARIS ;

 

 Considérant que   les éléments de l’UPC sur instructions d’Ali DARASSA ont érigé de barrières illégales sur tous les axes qu’ils occupent dans les différentes localités ;

 

Considérant que certains éléments de la MINUSCA entretiennent des relations d’affaires avec Ali DARASSA ce qui prouve leur partialité, leur complicité avec l’UPC, source de courage de Peulhs Mbororos éléments de l’UPC à commettre des exactions sur les populations civiles de la Ouaka et ses environs sans être inquiétés ;

 

 Considérant que les filles, jeunes filles, femmes, jeunes et personnes du 3eme âge subissent toutes les formes de violences ;

 

 Considérons que l’UPC se dote en armes de jour en jour et renforce ses positions en mercenaires dans les localités suivantes : Base village MBROUTCHOU PK29 axe IPPY-BRIA, Base village KOZO PK 47 IPPY, Ex BASE BABALADE, Village GREYANDA PK 80 axe NGAKOBO- KOUANGO commune de KOCHIOTOULOU, Village BOKOLOBO PK 60 de BAMBARI pour ne citer que ceux-là ;

 

 Considérant que ces opérations se déroulent à la connaissance de certains éléments de la MINUSCA, complices et acolytes de Ali DARASSA basées dans la Ouaka, alors que l’ONU avec la complicité de la France ont décidé de prolonger l’embargo sur les armes en RCA ainsi que la non reprise en activités des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ;

 

 Considérant que les exactions menées par les ennemis de la paix consistent à déstabiliser le régime démocratiquement élu, et à mettre en œuvre l’idée de la partition de la RCA ;

 

 Considérant le retour à l’ordre constitutionnel de la RCA depuis cinq(5) mois qu’aucun signal fort n’est lancé en ce qui concerne la protection des populations civiles de la Ouaka ;

 

 Nous, Jeunes de la Ouaka avions décidé de prendre en mains notre destinée afin d’assurer notre protection et celle des nôtres en nous constituant en un Mouvement dénommé « Mouvement de Résistance Pour la Défense de la Patrie » en abrégé « MRDP »;

 

 Acceptons les résultats des élections présidentielles et reconnaissons la légitimité du pouvoir en place ;

 

 Demandons

 

 Au Gouvernement

 

 De lever de toutes les barrières illégales mises en place par les éléments de l’UPC sur les axes : Bambari- Alindao ; Bambari- Bria ; Bambari- Ippy ; Bambari- Mbrés ; Bambari-Kouango ;

 

 D’extrader les Sieurs  Ali DARASSA,  AMATH FAYA  ABDOULAYE, NAGRECH, MABUTU, ABDOULAYE   YOUSSOUF, COLONEL GONI,   GÉNÉRAL  DAOUDA, AMIDE, DAHARO, FADALA OUMARO, YAYA SCOTTE, ACHAFI DAOUDE, AROUN MAHAMAT, ALABIBE, MOUSSA BACHIR et tous leurs acolytes « Non Centrafricains » dans leurs pays d’origine ou de les traduire devant la justice ;

 

 De traduire leurs complices Centrafricains tels que : WANGAYE Didier, Aladji ADAMOU BI Ousmane, Hardo Moussa à Ngakobo et leurs chefs de guerre anti-populations ;

 

 De traduire en justice tous les auteurs, co- auteurs et les complices des violences à l’égard des femmes, des personnes du 3eme âge, et jeunes devant les juridictions compétentes ;

 

 D’assurer la protection des populations civiles et leurs retours chez eux dans des bonnes conditions;

 

 De sécuriser les chantiers d’exploitation d’or, diamants tel que NDASSIMA et autres ;

 

 De désarmer par la force tous les milices et plus précisément les éléments de l’UPC les« soient disant minorités » lourdement armés qui sévissent dans la Ouaka;

 

 D’augmenter de vigilances quant à la mise en œuvre des certaines résolutions de l’ONU par la MINUSCA ;

 

 De mettre en place un mécanisme de contrôle et de surveillance des frontières notamment les frontières Centrafrique-Tchad et Soudan-Centrafrique concernant l’entrée des armes et des mercenaires en RCA ;

 

De redéployer urgemment nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS) dans la Ouaka ;

 

 À LA MINUSCA

 

D’appuyer sincèrement le Gouvernement Centrafricain dans ses efforts de retour de la paix en Centrafrique ;

 

 D’être impartiale dans la résolution de la crise Centrafricaine ;

 

De remplir textuellement leurs missions au lieu de faire le « BUSINESS » ;

 

De mettre en œuvre la Résolution 2127 relative au désarmement forcé de tous les milices ;

 

 À L’ENDROIT DE LA POPULATION CENTRAFRICAINE EN GÉNÉRAL, ET CELLE DE LA OUAKA EN PARTICULIER

 

 Nous vous lançons un vibrant appel de vous joindre à nous pour la libération totale et effective de notre Ouaka, de la République Centrafricaine, NOTRE BEAU, UNIQUE ET INDIVISIBLE PAYS.

 

Le MRDP a pour but de défendre la population Centrafricaine, la Patrie, et n’a aucune intention de devenir un Parti Politique. Il se dissoudra dès que le redéploiement effectif et réel de nos forces de défense et de sécurité sera sur l’ensemble du territoire Centrafricain.

 

VIVE LA PATRIE.

UN POUR TOUS ! TOUS POUR UN !

POUR QUE VIVE LA OUAKA !

 

Fait à Bambari le 04 août 2016

 

Pour la Coordination

 

Le Porte Parole

 

KOMEYA Séraphin

 

 

Ampliations  

                                                

Présidence de la République                        

Primature

Assemblée Nationale

MINUSCA

Union Africaine                                             

Union Européenne

Ambassade de France

Ambassade des USA

Partis Politiques

 

Déclaration du Mouvement de Résistance pour la Défense de la Patrie (M.R.D.P)
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Centrafrique-Presse.com
19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 13:06

 

 

 

http://www.france24.com/  19/08/2016

 

Les violences de 2013 à Bangui, en Centrafrique, ont contraint de nombreux immigrés tchadiens à retourner dans leur pays d'origine. Le plus souvent démunis, ces derniers se sont notamment réfugiés dans le camp de Gaoui. Reportage.

 

Surnommés les "retournés de Centrafrique", ils sont 5 200 réfugiés à être entassés depuis trois ans dans le camp de Gaoui, à une quinzaine de kilomètres de la capitale tchadienne N'Djamena.

 

Après avoir émigré vers la Centrafrique voisine pour des raisons économiques, ces Tchadiens sont revenus dans leur pays d'origine pour fuir les affrontements inter-communautaires qui ont éclaté en 2013 à Bangui.

 

Faute d'investissement des autorités locales, la plupart des humanitaires ont déserté le camp depuis deux ans. Les réfugiés, eux, désespèrent. Sur place, notre reporter Julie Dungelhoeff a recueilli le témoignage de Hadja, 30 ans et 6 enfants, dont le mari a été tué à Bangui : "Il n'y a rien ici, se désole-t-elle. Rien à manger, on vit dans la boue et les déchets. Et avec la pluie on habite dans une grande flaque."

 

Lu pour vous : Tchad : au camp de Gaoui, le désespoir des "retournés de Centrafrique"
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Centrafrique-Presse.com
19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 13:01

 

 

Par RFI  19-08-2016 à 09:40

 

En Centrafrique, le premier Centre de traitement du choléra (CTC) de Bangui est inauguré ce vendredi 19 août au matin par les autorités du pays en présence de la ministre de la Santé. Ce CTC a été construit en moins d'une semaine par les équipes de Médecins sans frontières (MSF) en amont de la capitale pour soigner les malades du choléra et éviter la propagation de l'épidémie.

 

Ce centre de traitement du choléra a une capacité de trente lits.

 

La lutte de MSF contre le choléra en Centrafrique

 

19-08-2016 - Par Esteban Galiano

RCA: MSF inaugure un centre de traitement du choléra à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 17:47
Lu pour vous : Le piment permet de vivre plus longtemps

 

 

http://popafro.com/ August 17, 2016

 

Le piment serait un allié santé. Manger épicé permettrait de vivre plus longtemps selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale BMJ.

 

Les épices avaient déjà la bonne réputation de nous aider à lutter contre le cancer, les maladies coronariennes et respiratoires, le piment nous aiderait aussi à vivre plus longtemps. En effet, les consommateurs réguliers de piment ont 14% de chance en moins de décéder prématurément que ceux qui mangent épicé moins d’une fois par semaine.

 

Les chercheurs de l’Académie chinoise des sciences médicales ont suivi les données médicales d’un demi-million de chinois et ont observé leurs habitudes alimentaires.

 

Les conclusions de l’étude rapporte que «ceux qui consomment une nourriture épicée presque tous les jours ont 14% de chance en moins de décéder comparé à ceux qui mangent épicé moins d’une fois par semaine».

 

«Ces résultats vont dans le sens de précédents travaux montrant de potentiels effets protecteurs sur la santé humaine des aliments épicés», explique les auteurs de l’étude.

 

En réaction à cet article, Dr Nita Forouhi, spécialiste de nutrition et d’épidémiologie à l’Université de Cambridge publie un commentaire et s’interroge sur le lien entre les boissons tel que l’eau et le thé, consommés en plus grande quantité par ceux qui mangent plus de piment et la longévité. «On ne sait pas si les corrélations observées sont le résultat direct de la consommation de piment ou bien découlent simplement d’autres éléments positifs dans l’alimentation qui n’ont pas été mesurés.

 

Le piment, un aliment santé

 

Cette nouvelle vertu santé s’ajoute à la liste déjà intéressante des intérêts du piment. En effet, grâce à la capsaïcine, le piment est un anti-inflammatoire très efficace. Grâce à son effet analgésique, il permettrait, d’atténuer les douleurs articulaires (arhtrose…) ainsi que certaines douleurs musculaires. Il a aussi la capacité d’abaisser le taux de cholestérol et de doper la santé du cœur. Cet alcaloïde qui augmente aussi les dépenses énergétiques serait aussi un allié pour maigrir. Plus un piment est fort plus il contient de la capsaïcine.

source: topsante.com

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Centrafrique-Presse.com
18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 16:27
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Des regroupements de combattants ex-Séléka signalés à Bria

 

http://rjdh.org/  PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 18 AOÛT 2016

 

BRIA, 18 AOUT 2016(RJDH)—De sources généralement bien informées, des combattants ex-Séléka se regroupent depuis quelques jours à  Bria, ville située dans l . Cette information a été confirmée par la  Minusca qui dit suivre de près les mouvements armés signalés à travers le pays.

 

Selon les informations de RJDH, plusieurs combattants ex-Séléka ont fait depuis quelques leur entrée dans la ville de Bria. Les raisons de ce regroupement ne sont pas connues des sources que le RJDH a pu joindre dans la ville « nous avons constaté la présence renforcée de ces combattants mais nous ne savons pas encore pourquoi ils affluent ici » a confié une source généralement bien informée sur le mouvement ex-Séléka.

 

L’information est confirmée par la Minusca. Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca a indiqué que la mission est en train de suivre ces mouvements, «  nous suivons avec beaucoup d’attention le mouvement de ces hommes en armes  dans la région de Bria. Nous ne tolérerons pas la circulation des armes dans cette région » a-t-il avancé avant d’annoncer la volonté de la Minusca de prendre des mesures par rapport à cette situation « la Minusca prendra des mesures  contre la violation », précise t-il.

 

Au moment où le RJDH met sous presse, des informations font état de ce que des mouvements armés sont aussi signalés dans les environs de Bossangoa. Cette information n’est pas encore confirmée par des sources indépendantes

 

Ces mouvements armés sont signalés quelques jours après la fuite d’un groupes de dirigeants ex-Séléka qui auraient réussi à rejoindre Kaga Bandoro, considérée comme fief du FPRC, une des tendance de l’ex-Sélaka.

 

 

Centrafrique : La Minusca affirme continuer la poursuite des leaders fugitifs de l’ex-Séléka

 

http://rjdh.org/   PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 18 AOÛT 2016

 

BANGUI, 18 AOUT 2016(RJDH)—Les leaders de l’ex-Séléka qui ont échappé à la Minusca, continuent d’etre recherché, a annoncé mercredi dernier, Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission lors d’une conférence de presse à Bangui. Il a réaffirmé la détermination de la  Minusca d’arrêter ces fugitifs afin de les remettre aux autorités centrafricaine.

 

Vladimir Montéiro s’est dit surprise par les accusations portées contre la Minusca. Ce dernier a a indiqué que la mission continue de recherché les fugitifs afin de les render aux autorités centrafricaines « pourquoi croyez-vous que la Minusca a établi des dispositifs qui ont permis de capturer certaines personnes? Ce n’était pas pour la promenade mais pour mettre la main sur ces gens et la police l’a fait. Une partie de résultat concret et positif est là et elle reste positive avec des moyens pour poursuivre ces opérations. Cela veut dire qu’on est déterminé et on reste déterminé à arrêter ces personnes », précise-t-il.

 

Selon Vladimir Montéiro, quatre  sur demande du procureur de la République blessés reçoivent encore des soins de la part de la Minusca avant d’être remis aux autorités centrafricaines, « à la demande du procureur, les quatre blessés reçoivent des soins en conformité avec les règles humanitaires internationales. Ces blessés seront remis aux autorités centrafricaine si leur état de santé le permet », le porte-parole de la Minusca.

 

Aux dernières nouvelles, Abdoulaye Issene et Aroun Gaye ont réussir à rejoindre la ville de Kaga Bandoro, information sur laquelle la Minusca n’a pas souhaité se prononcer.

 

 

Centrafrique : Le sous-préfet de Ndjoukou demande au gouvernement plus d’agents de santé

 

http://rjdh.org/   PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 18 AOÛT 2016

 

Bangui, 10 Aout 2016 RJDH—Le sous-préfet de Ndjoukou Firmin Mbifoyo a demandé au gouvernement d’envoyer plus d’agents de santé dans la localité qui fait face à l’épidémie de Choléra. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH le 13 aout dernier.

 

Le manque en ressources humaines, selon le sous-préfet est le problème fondamental de toutes les structures sanitaires de sa zone de juridiction. Ce dernier déploré le fait qu’aucune structure ne dispose d’infirmier diplômé d’Etat « Depuis mon arrivée, aucun infirmier diplômé d’Etat n’est affecté dans les  trois  centres de santé et les postes de santé » a t-il relevé.

 

Firmin Mbifoyo a indiqué que les structures de santé sont tenues par des secouristes formés sur le tas « dans toute la région, ce sont les secouristes qui tiennent les services. Ces secouristes ne peuvent pas faire au-delà de leur connaissance, parfois nous sommes obligé de prendre la personne malade pour l’amener à Sibut avec l’état  de la route c’est vraiment difficile » s’est-il plaint. Le sous-préfet a plaidé pour l’affectation des agents de santé « nous avons besoins des agents qualifiés pour tenir la santé de la population « je demande aux hautes autorités d’envoyer des cadres de santé à Ndjoukou qui malheureusement fait face à cette terrible épidémie » lance le sous-préfet.

 

Le constat a été aussi fait par la ministre de la santé, Fernande Ndengbot qui a effectué une mission d’évaluation de l’épidémie.

 

La villle, selon Firmin Mbifoyo fait face aussi au mande de médicament, ce qui contraint la population à utiliser d’après   Moise Mapouka adjoint au chef du village Pasteurs –Bac, à utiliser les troncs d’arbres pour se traiter.

 

Ndjoukou est la ville dans laquelle, les premiers cas de choléra ont été retrouvés. Cette localité continue d’enregistrer d’autres cas de choléra.

 

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Centrafrique-Presse.com
18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 12:34

 

COMMERCE

 

 

Par Alix Norman, envoyée spéciale à Canton Libération — 17 août 2016 à 18:31

 

L’eldorado chinois a laissé place à la désillusion pour les Africains expatriés, confrontés au racisme et à un climat économique difficile.

 

Torse nu, les muscles saillants, deux jeunes Chinois lancent de lourds ballots de chaussettes et de tee-shirts, comprimés à la presse. Sous le plafond de cet immense entrepôt de Canton, un semi-remorque attend, conteneur ouvert. Dehors, sous un soleil de plomb, une vendeuse de fruits fait résonner la sonnette de son triporteur, en vain. «Avant, la cour était remplie de conteneurs prêts à partir», soupire Moustapha Dieng, le patron. Sous-officier dans l’armée de l’air sénégalaise, il a tout lâché au début des années 2000 pour tenter l’aventure en Asie. Il fait de l’export de vêtements à Bangkok quand, en 2003, il entend parler de la Chine. «Au début, je prenais le bus au hasard, j’allais voir des usines de jeans, de chaussures. Les prix étaient tellement bas ! La qualité était très mauvaise, j’ai fait venir des échantillons de Thaïlande pour l’améliorer. J’ai fermé Bangkok, mes clients m’ont suivi. C’était l’eldorado.» Un business porté par la multiplication par vingt des échanges commerciaux bilatéraux entre l’Afrique et la Chine depuis 2000, atteignant 220 milliards de dollars en 2015.

 

Dieng apprend le chinois, fait venir sa famille, embauche, étend ses activités aux matériaux de construction et aux meubles. «Jusqu’en 2014, j’envoyais environ 180 conteneurs par mois en Afrique. Maintenant, c’est 120, 100, parfois moins. Le loyer de l’entrepôt a doublé en dix ans, les taxes augmentent. Quand je suis arrivé, les ouvriers chinois étaient payés 100 ou 150 euros, aujourd’hui c’est 400 minimum.» Un acquis social qui n’arrange pas ses affaires. Il se réoriente peu à peu dans le transport maritime, sa famille rentre à Dakar : «Ça devenait difficile de payer l’école française pour les quatre enfants, plus de 10 000 euros par an chacun.» Son employée chinoise, qui avait appris le wolof, est partie avec le fichier clients pour monter sa propre affaire. «Le Sénégal construit des zones industrielles pour attirer les Chinois et privilégier les circuits courts. Si on ne s’adapte pas, c’est fini pour nous ici», analyse l’entrepreneur de 54 ans.

 

«Chocolate City»

 

Il aurait pu louer des bureaux plus chics, mais il a préféré rester dans le quartier de Xiaobei. «Chocolate City», comme l’appellent sans vergogne les Cantonais, est un monde à part, quelques rues quadrillées de passerelles pour piétons et de ponts autoroutiers. Des fillettes métisses, yeux bridés et tresses multicolores, tiennent la main à leur mère en talons aiguilles, des gamins maliens s’apostrophent en cantonais. L’enseigne d’un restaurant clignote en français : «Notre restaurant musulman se félicite de votre venue.» Le patron est pakistanais, les clients arabes, africains. Un Kurde irakien commande en turc les pains ronds odorants qui sortent du four à bois d’un boulanger ouïghour, minorité musulmane de l’ouest de la Chine. Sur les étals, le manioc côtoie les fruits du dragon.

 

Au McDo, deux Allemandes chargées de paquets mangent une glace. D’origine congolaise, elles importent des accessoires pour les coiffeurs afro de Cologne. «Tout le commerce vers l’Afrique part du Guangdong [la province de Canton, ndlr]. Même les Chinois se sont mis à parler lingala et bambara. Mais tout est devenu plus cher, on nous fait des problèmes pour les visas alors qu’on vient avec du cash, beaucoup de cash. Ce matin, une Angolaise se plaignait de n’avoir amené "que" 24 000 dollars, au lieu de 100 000 habituellement, à cause de la crise là-bas, causée par la chute du prix du pétrole.» Comme beaucoup d’autres, elles pensent prospecter au Bangladesh, où les salaires sont réputés quatre fois moins élevés, au Vietnam, voire en Turquie : «C’est plus cher mais on est mieux traités.» D’autres s’installent dans des provinces chinoises plus reculées, où les salaires n’ont pas encore augmenté. «Ici, quand tu fais fabriquer une ligne de vêtements d’après un modèle commandé à un créateur africain, renchérit une femme d’affaires à la table voisine, tu as à peine tourné le dos que le patron de l’usine en fabrique 5 000 pour son propre compte et inonde le marché.» A Xiaobei, les magasins de boubous sont désormais tenus par des Chinois.

 

«La police fait des descentes»

 

Immigration visible, le nombre d’Africains à Canton est sujet à toutes les élucubrations, la presse locale n’hésitant pas à les estimer à 300 000, additionnant allégrement toutes les entrées et sorties du territoire annuelles. Au moment de l’épidémie d’Ebola de 2014, la municipalité avait recensé 16 000 Africains, dont 4 000 résidents longue durée. Mais le racisme a la vie dure, alimenté par les préjugés et les activités d’une petite minorité vivotant de trafic de drogue et de prostitution, une fois le visa d’étudiant ou de tourisme épuisé. «Quand un Africain entre dans un ascenseur, les gens se bouchent le nez. Une fois, on n’a pas voulu me louer un appartement», raconte Moustapha Dieng.

 

Au premier étage d’une galerie marchande, des Africains discutent politique internationale autour d’un mafé poisson. Les plats, «préparés à la maison», sont servis par l’employée chinoise d’un beauty parlour, aidée par un jeune Guinéen rigolard. Les uns vivent là, les autres font des allers-retours. Tous sautent d’une langue à l’autre, chinois, français, anglais, langues africaines, et se retrouvent le samedi soir dans les «maquis», ces restaurants typiquement africains, où il y a toujours une fête nationale à arroser jusqu’à l’aube. Et tous déplorent «le business devenu difficile».

 

Dans les trois étages du Elephant Mall, la plupart des boutiques sont abandonnées. Une coiffeuse se désole : «Je fais des allers-retours depuis cinq ans. Mais c’est la dernière fois. On est trop maltraités, surveillés par la police, et méprisés.» Chacun semble avoir une mésaventure à raconter : corruption, conteneur bloqué au port, ordinateurs saisis, livreurs noirs harcelés… «C’est devenu compliqué d’obtenir les visas, explique Isidore, jeune secrétaire de l’association des Congolais et exportateur de matériel informatique. Les loyers montent, les tracasseries aussi. Je n’ai plus le droit d’héberger mes clients, ils doivent aller à l’hôtel, et la police fait des descentes pour vérifier. Avant, on était 2 000 Congolais, on n’est plus que 452.» De l’autre côté du boulevard trône la tour Tianxiu, gratte-ciel rose et décrépit. Showrooms, appartements, restaurants clandestins - parfois tout à la fois - s’y superposent. Un pasteur salue ses ouailles dans l’ascenseur. L’un d’eux, Felly Mwamba, a installé ses bureaux au 26e étage. Solide gaillard, une croix en bois sur son tee-shirt noir, il parle à toute vitesse en cantonais sur ses deux téléphones entre ses rendez-vous. «L’intégration est un combat. Ce n’est pas dirigé contre nous, c’est dans l’idéologie de la Chine de défendre ses intérêts. Les gouvernements africains devraient faire pareil. Je suis là depuis douze ans, je paye un loyer, des impôts, un comptable. Et on ne me propose rien, ni crédit à la banque, ni nationalité, ni permis de travail permanent. Même me marier avec une Chinoise est un problème.» Seuls 400 couples mixtes se seraient mariés depuis vingt ans.

 

«Concurrence déloyale»

 

Le Malien Thiam Younous, logisticien arrivé en 2002, ne décolère pas. «Au début, on était les bienvenus. Rien n’existait, on a été à la base du développement des échanges commerciaux avec l’Afrique. J’ai organisé la structure d’exportation, travaillé dur, créé des emplois. Depuis la réforme du travail en 2008, on affronte une concurrence déloyale. Quand j’achète en France, mon fournisseur me soutient. Ici, il me double.» Adams Bodomo, chercheur à l’université de Vienne sur la diaspora africaine, relativise : «Qu’ils se plaignent de la manière dont les traite la police de Canton, je comprends, j’ai été moi-même maltraité une fois. Mais ceux qui pleurent sur la compétition chinoise devraient plutôt réorienter leur stratégie.»

 

De nouveaux Africains arrivent, alléchés par les promesses d’intermédiaires véreux, mais faute de petits boulots, seuls les plus débrouillards réussissent. Roberto Castillo, professeur au département des études africaines de l’Université de Hongkong, confirme : «On est dans une phase de transformation. La stricte politique d’immigration affecte tous les étrangers, pas seulement les Africains. Les meilleures années semblent passées, mais il y a encore beaucoup d’opportunités. La plus ancienne génération de Nigérians est encore en ville, et au taquet sur les affaires. L’histoire est loin d’être finie.» En témoigne le sac à dos d’un changeur chinois clandestin, plein à craquer de grosses coupures en euros et en dollars, comme aux plus beaux jours.

 

Alix Norman envoyée spéciale à Canton

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Centrafrique-Presse.com
18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 11:51

 

 

http://ccfd-terresolidaire.org/  

 

Les éleveurs peuhls ont particulièrement souffert de la crise. Les transhumances avaient déjà créé une longue histoire de contentieux avec les cultivateurs et leur nationalité a toujours été remise en question, comme pour tous les musulmans centrafricains. Leur réintégration sociale va demander beaucoup d’efforts et de temps.

 

“Lorsque nous avons appris que les anti-balaka approchaient de notre région en semant la terreur sur leur passage, nous avons rassemblé nos bœufs et nous nous sommes mis en route vers le Cameroun. Pendant plusieurs semaines, nous avons erré en brousse en essayant de leur échapper. Mais le 25 mars 2014, nous sommes tombés dans une embuscade. Pour nous défendre, face aux anti-balaka qui avaient des armes de guerre, nous n’avions que nos archers traditionnels. Une de mes trois femmes et huit de mes quinze enfants ont été tués. Dans notre groupe, plus de trente personnes sont mortes. J’ai perdu aussi mes 337 vaches. J’ai reçu des coups de machette sur la tête et j’ai été laissé pour mort. Après plusieurs heures, j’ai repris conscience. J’ai rampé au milieu des corps, j’ai vu le corps de ma femme enceinte décapitée... »

 

Saidou Bouba porte encore les stigmates de ce calvaire, trois entailles profondes, sur la nuque, le crâne et le visage. Assis devant les abris de toile construits par l’Union européenne à Boda, à 200 kilomètres à l’ouest de Bangui, il livre son témoignage, entouré d’un groupe où tous partagent des souvenirs semblables.

 

Après avoir fui pendant des semaines, ces Peulhs ont finalement trouvé refuge dans cette petite localité devenue le symbole de la déchirure centrafricaine. Séparés par l’ancien quartier commerçant transformé en champ de ruines, chrétiens et musulmans vivent depuis janvier 2014 de part et d’autre de frontières invisibles. Les habitants chrétiens s’étaient rassemblés autour de la paroisse, les musulmans étant confinés dans un périmètre surveillé par les anti-balaka. C’est grâce à la protection des troupes de l’opération Sangaris, puis du contingent congolais, qu’ils n’ont pas été exterminés.

 

Au terme d’un parcours d’épouvante, un autre groupe de Peuhls avait trouvé refuge dans une localité plus au nord, à Yaloké. Escortés par un groupe d’anti-balaka qui trouvaient sans doute leur compte à cette protection, ils avaient néanmoins été l’objet de multiples attaques où plusieurs dizaines d’entre eux ont trouvé la mort. La quasi-totalité de leurs cinq mille bœufs ont été tués ou vendus pour une bouchée de pain. Arrivés finalement à Yaloké à la mi-avril 2014, ils ont été confiés aux autorités, puis installés à plus de six cents personnes dans les locaux abandonnés de la sous-préfecture.

 

Ravitaillés au compte-gouttes, ils se sont retrouvés piégés dans ce refuge devenu vite insalubre où sévissaient le paludisme et la tuberculose. Ils ne pouvaient pas sortir en ville sans risquer la mort et les autorités refusaient de leur donner les moyens de regagner le Cameroun pour ne pas contribuer à la logique de nettoyage ethnique.

 

Les liens entre communautés se retissent lentement

 

Aujourd’hui, les Peuhls bénéficient de la détente relative du climat politique. À Boda, les liens entre les deux communautés se retissent lentement. Chrétiens et musulmans tiennent leur marché de part et d’autre de l’ancien quartier commerçant, et les clients commencent à se mêler sans incident.

 

« Nous pouvons circuler dans la localité, mais régulièrement, on jette des pierres sur nos tentes. Le mois dernier, une femme, qui était sortie de la ville pour chercher du bois, a été tuée », assure l’un des Peuhls du camp de déplacés.

 

À Yaloke, en juin 2015, un camp de maisons en dur a été aménagé un peu à l’écart de la ville, avec des conditions sanitaires et d’intimité plus dignes qu’à la sous-préfecture. Comme à Boda, il n’y a plus de danger à circuler en ville, mais la situation en brousse reste encore trop incertaine pour s’y aventurer.

 

Préparer le retour aux villages

 

Quand, à l’automne 2015, notamment après la visite du pape, la situation s’est sensiblement apaisée, beaucoup des Peuhls confinés dans les enclaves comme Boda ou Yaloké ont finalement rejoint le Cameroun où sont installés une douzaine de camps de réfugiés. Mais cela reste une solution d’attente. « Les réfugiés au Cameroun ne peuvent pas circuler librement et ils n’ont pas le droit de transporter leurs bêtes pour les vendre. Conséquence : la peau se vend plus cher que la viande et 90 % du bétail est mort », explique Housseini Bouba Waziri, président de l’AIDSPC [1] , une association partenaire du CCFD-Terre Solidaire qui aide et fait du plaidoyer au profit des Peuhls. Il faut donc préparer les conditions d’un retour.

 

« Nous comptons beaucoup sur les nouvelles autorités, poursuit Waziri. Il faut d’abord garantir aux Peuhls leur sécurité et leur donner les moyens de reconstituer les troupeaux. Pour l’avenir, il est essentiel de pouvoir scolariser nos enfants et que l’État mette en place une organisation adaptée à la vie en brousse et à la transhumance. »

 

La réinsertion des Peuhls dans la vie sociale va demander la renégociation de tout un contrat avec le reste de la population. À Kaga Bandoro et à Bossangoa, l’association Acord, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, a mis en place un comité de gestion des conflits après des assises communautaires, organisées en avril et mai 2015. « Les responsables peuhls comme les chefs anti-balaka ont pu s’y exprimer, explique Yolande Ngbodo, coordinatrice d’Acord-RCA. Ces assises ont permis au sous-préfet de recommencer à exercer son autorité. Un pacte a été conclu entre les deux parties : les Peuhls n’approchent plus les villages et les anti-balaka qui commettent des exactions sont sanctionnés. » Un petit pas supplémentaire dans la reconstitution d’une société apaisée.

 

[1L’Association pour l’intégration et le développement social des Peuhls de la Centrafrique, créée en 1998 pour mettre en place un cadre de représentation de l’ensemble des vingt-et-unes communautés peuhles de Centrafrique

 

Article mis en ligne le 17 août 2016

 

Lu pour vous : Centrafrique : Les Peuhls, au défi de la réintégration
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