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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 19:16
Inondations en Centrafrique: un premier vrai test pour les pompiers volontaires

 

Inondations en Centrafrique: un premier vrai test pour les pompiers volontaires

 

RFI De notre correspondant en Centrafrique, Par Gaël Grilhot  le 29-11-2019  à 15:17

 

Depuis un an et demi, la protection civile centrafricaine peut compter sur plus de 140 sapeurs-pompiers volontaires pour intervenir à tout moment. Un corps en pleine formation, mais qui manque cruellement de moyens. Reportage.

Comme des ombres, à la lueur de réverbères, les sinistrés du camp Delacourt se regroupent pour le repas du soir. Sur les seules communes de Bangui et Bimbo, la crue de la rivière Oubangui a fait plus de 15 000 déplacés. À la tombée de la nuit, un véhicule de secours et d'assistance aux victimes (VSAV) rouge de la protection civile se gare à proximité du camp. Ils seront quatre de vacation cette nuit-là. Ces inondations constituent leur première intervention d'ampleur depuis qu'ils ont intégré le processus de formation des sapeurs-pompiers volontaires (SPV).

Pour Mansour, chef d'agrès (responsable du maniement d'un camion), la question de devenir sapeur-pompier volontaire ne se posait pas. « Dieu nous a donné la force, il faut venir en aide à ceux qui ne l'ont pas », affirme-t-il. Originaire du IIIe arrondissement, où se trouve le quartier sensible du PK5, ce jeune amateur de basket de 25 ans, qui gagne sa vie comme couturier, a connu son épreuve du feu pendant la crise de 2013. Bénévole à la Croix-Rouge centrafricaine, il menait alors des blessés dans des centres de soin. De là sont nées sa vocation et son envie de s'inscrire à la formation des SPV, il y a un an et demi. Il a vu l'arrivée des inondations comme une opportunité d'appliquer ce qu'il a appris. « Il y a six jours, nous avons évacué une petite fille de 10 mois qui était gravement malade. Elle va bien aujourd'hui. Ça fait vraiment plaisir », poursuit-il avec un brin de fierté.

Un rôle primordial

Évacuations de blessés ou de malades, montage d'abris, nettoyage des sites de transit, « les SPV ont joué un rôle primordial dans les premiers secours à nos concitoyens, affirme le maire de Bangui, Émile Gros Raymond Nakombo, très reconnaissant. Ça a été un véritable soulagement pour les populations de Bangui. »

Les inondations auront également été l'occasion de renforcer le matériel de la protection civile centrafricaine. Deux VSAV fournis par l'ONG Pompiers humanitaires français (PHF) ont été acheminés via Douala, au Cameroun, même si des équipements ont été pillés en route. Ils compléteront la petite flotte d'engins de la protection civile, qui ne part de rien ou presque. « Il existait les Sapeurs pompiers de Bangui, un corps militaire dont les locaux ont été totalement vandalisés en 2013-2014 », explique le Lieutenant-Colonel Philippe Risser, coopérant militaire technique et chef de projet protection civile. La coopération française a également aidé à la reformation du bataillon, mais s'est très rapidement concentrée sur la composante civile.

La France en appui

« La Direction générale de la protection civile (DGPC), qui dépend du ministère de l'Administration du territoire, a été reformée durant la transition, mais vivotait à l'état d'embryon », poursuit Philippe Risser. De nouveaux locaux fournis par la mairie de Bangui ont été réhabilités, ainsi que deux centres de secours dans le VIe et VIIe arrondissement, avec l'appui de l'ambassade de France. Et surtout, le gouvernement a pu lancer un appel pour la formation de deux bataillons de sapeurs-pompiers volontaires, dont la première série a débuté en mars 2018. Ils sont près de 140 désormais à avoir suivi ce cursus, et devraient être entre 250 et 300 d'ici fin 2020.

Médard, grand gaillard longiligne de 32 ans, au visage anguleux, est le conducteur du VSAV. « Je vois pas mal de choses qui se passent dans le pays (les conflits, les violences, etc.), et ça me fend le cœur. Je veux aider les gens, mais sans prendre parti », lâche ce technicien touche-à-tout. Médard et Mansour veulent tous les deux, bien sûr, faire de cette vocation leur métier. Mais parmi tous les sapeurs-pompiers volontaires, seule une trentaine d'entre eux pourront passer professionnels. Et la formation est la clef.

Des entraînements intensifs

Deux jours plus tard, autre décor. Au milieu des hangars, des containers et des véhicules blindés, nous retrouvons Mansour au camp militaire français de Mpoko, où se déroulent les entraînements des SPV. Aujourd'hui, les chefs d'agrès sont évalués sur leur capacité à combattre des feux de brousse, simulés ici par des fumigènes et des bandeaux rouge et blancs. Mansour dirige ses hommes, explique aux instructeurs sa stratégie, gère les renforts. Il n'est pas seul. Sur les huit SPV à passer ce test, seuls trois seront retenus. Romaine, 26 ans, est la seule femme aujourd'hui. Petite mais énergique et volontaire, elle semble sûre de ses décisions, même si elle doit s'affirmer dans ce monde très masculin.

Mansour et Romaine ont réussi leurs tests, une étape de plus dans leur formation. Ils devront bientôt retourner sur le front des inondations. Avec la décrue, les sinistrés voudront retourner chez eux, mais il va falloir opérer une grosse opération de nettoyage auparavant et veiller à vérifier la solidité des maisons.

Feux de brousse ou urbains, intempéries : les besoins sont aussi énormes que les moyens limités. Un centre de secours devrait être implanté prochainement au cœur du PK5. « Un endroit stratégique, explique Philippe Risser, puisque c'est le poumon économique de Bangui. » Pour Mansour, travailler dans cet environnement où les groupes d'autodéfense continuent d'imposer leur loi ne pose pas de souci. « Même eux, nous appellent pour nous signaler des départs de feu », affirme-t-il. Un plan national de développement est également en projet, avec à terme la création d'un Centre national de coordination des secours.

« Il faut qu'il y ait un budget conséquent pour les appuyer, souligne cependant le maire de Bangui. La France nous a beaucoup soutenus, mais nous devons pérenniser cela par nos propres efforts. » Le gouvernement, lui compte également sur le développement d'une « culture de la protection civile au sein de la population ».

 

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 19:08
La capacité du réseau électrique de Bangui sera accrue de 10 MW

 

 

(Agence Ecofin) 29 novembre 2019 13:03 - Clarke Energy a annoncé jeudi qu’elle fournira quatre groupes électrogènes diesel très robustes Kohler-SDMO, de type KD3500-F, à la société tunisienne Tragedel pour alimenter le réseau électrique de la République centrafricaine. Le projet apportera 10 MW supplémentaires au réseau électrique de la capitale, améliorant de facto les conditions de vie de la population qui subit quotidiennement des coupures de courant pendant plusieurs heures.

Tragedel, qui est l’entrepreneur principal du projet, a sélectionné Clarke Energy en tenant compte de sa capacité à gérer un certain nombre de spécifications et de facteurs.

« Le package SDMO de Clarke Energy a été choisi en raison du meilleur compromis puissance/encombrement, des contraintes d’installation, des intervalles de maintenance longs, de la disponibilité, de la fiabilité, de la maintenance simplifiée, du prix concurrentiel et des meilleurs délais de livraison », a déclaré la société.

La Centrafrique a actuellement un taux d’électrification d’environ 15 % selon la Banque mondiale pour une capacité installée de 30 MW. Le nouveau projet de Tragedel est financé par le Fonds saoudien pour le développement (FSD) sous l’égide du ministère de l’Économie, de la Planification et de la Coopération du pays.

 

Louis-Nino Kansoun

 

 

Des groupes électrogènes diesel vont alimenter Bangui – Afrique Centrale

 

Bangui– 29 nov. 2019 06:49

 

Un projet entrepris par une société tunisienne est sur le point de remédier aux problèmes d’électricité à Bangui.

 

Le projet, financé par le Fonds de développement saoudien (FDS) sous l’égide du ministère de l’Économie, de la Planification et de la Coopération de la République Centrafricaine (RCA), a été confié à TRAGADEL, une entreprise tunisienne. Le projet comprend l’acquisition et l’installation de générateurs et de l’éclairage public photovoltaïque.


Clarke Energy a annoncé la fourniture de quatre de ses unités de groupes électrogènes diesel de modèle Kohler-SDMO KD3500-F à TRAGEDEL pour l’alimentation du réseau électrique de la RCA.


Ce projet est une étape importante pour Clarke Energy car ce sera sa première référence en République centrafricaine et sa plus grande centrale diesel en Afrique. L’entreprise a d’ores et déjà des centaines de groupes électrogènes de modèle Jenbacher déjà installés et fonctionnant au gaz à travers le continent africain.


Soulagement pour les résidents de Bangui


Le projet permettra d’ajouter 10 MW au réseau électrique de la capitale du pays, améliorant ainsi les conditions de vie de la population, Bangui subissant plusieurs heures de coupures de courant quotidiennes.


La centrale électrique doit fonctionner en courant de base ou de pointe et l’énergie électrique générée sera injectée dans le réseau public, qui est détenu et géré par ENERCA.


Les nouvelles unités sont robustes et offriront la flexibilité nécessaire pour mettre en œuvre une maintenance lourde sur une centrale hydroélectrique existante obsolète.


Les groupes électrogènes sont conçus dans des conteneurs résistants aux intempéries, répondant aux critères les plus stricts en termes de performances, d’insonorisation, de robustesse et de facilité de maintenance. La base du conteneur est conçue pour avoir une rétention interne, capable de retenir une éventuelle fuite de carburant, d’huile ou de liquide de refroidissement.
 

Des spécifications adaptées au pays


Le concept de conteneur « Contenergy » de Kohler-SDMO offrira une adaptation particulière aux besoins du client. Grâce à leur taille standard, les conteneurs Contenergy sont facilement transportables et, une fois sur site, l’installation est simplifiée puisqu’ils seront disposés sur une dalle en béton externe ayant un encombrement relativement réduit.


Le moteur du générateur KD3500-F produit une puissance électrique nominale de 2,5 MW et se caractérise par une faible consommation de carburant due à une technologie d’injection à rampe commune élevée et par une empreinte au sol réduite.


Selon Clarke Energy, la capacité à gérer le projet clé en main tout en respectant les spécifications du projet et l’empreinte au sol pour l’installation du progiciel constituaient un critère de sélection important pour TRAGEDEL.


Le progiciel de Clarke Energy a également été choisi en raison du meilleur compromis puissance / encombrement, des contraintes d’installation, des intervalles de maintenance longs, de la disponibilité, de la fiabilité, de la maintenance simplifiée, du prix concurrentiel et des meilleurs délais, a indiqué la société.

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 18:55
LA FIFA INFLIGE 6 ANS DE SUSPENSION A PATRICE EDOUARD NGAISSONA
LA FIFA INFLIGE 6 ANS DE SUSPENSION A PATRICE EDOUARD NGAISSONA

Lu pour vous

 

PATRICE NGAISSONA : LA FIFA INFLIGE 6 ANS DE SUSPENSION AU CENTRAFRICAIN

 

https://www.africatopsports.com/ LE 29 NOV 2019 À 14:03

 

On devrait pas revoir de sitôt Patrice Edouard Ngaissona dans les affaires du football. L’ancien président de la fédération centrafricaine de football écope de 6 ans et 8 mois d’interdiction de toute activité liée au football.

C’est la sanction prononcée par la Chambre d’Ethique de la FIFA (Fédération internationale de football association). L’ancien membre du Comité exécutif de la CAF est coupable d’avoir enfreint l’art. 14 (Devoir de neutralité), art. 22 (Discrimination et diffamation) et l’art. 23 (Protection de l’intégrité physique et mentale) du Code d’éthique de la FIFA (édition 2018).

Ngaissona est notamment inculpé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité pour son rôle dans la guerre civile en Centrafrique entre décembre 2013 et décembre 2014 au moins. Il a été interpellé en décembre 2018 et est actuellement jugé à la CPI.

Au moment des faits, Ngaissona était membre de Commission d’organisation de la Coupe du monde des clubs à la FIFA. Avant d’être nommé en 2017 dans la Commission des Associations membres.

Il écope également de 500000 frs suisse dans sa sanction.

 

par Steven LAVON pour Africa Top Sports

 

Rédacteur en chef à Africa Top Sports. Premier portail sportif Africain.

http://www.africatopsports.com 

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 01:47
Les Russes envoient des centaines de mercenaires en Libye

 

Lu pour vous

 

By Nicolas Beau  mondafrique.com 28 novembre 2019

 

Les mercenaires russes de la compagnie privée Wagner qui soutiennent les troupes de l’ANL donnent un sérieux coup de main à l’offensive lancée le 4 avril par le maréchal Haftar pour mettre la main sur la Libye

 

Combien sont-ils? Les estimations sur le nombre de mercenaires russes envoyés en Libye aux cotés de l’ANL d’Haftar varient considérablement. Les « privés » appartenant à la compagnie russe Wagner, qui est intervenue notamment en Centrafrique, au Soudan et en Syrie avec une extrême brutalité, seraient près de 150 d’après des sources basées à Moscou, 500 pour des ONG libyennes et jusqu’à 2000 pour le département d’Etat américain.

Lors de la rencontre entre le maréchal Haftar et le ministre russe de la Défense, Segueï Choïgou, le 7 novembre 2018 à Moscou, le patron de Wagner, Evgueni Prigojine, était présent sur la photo.

Un scénario syrien

Un diplomate occidental basé à Tripoli, cité par le Monde (23/11), estime lui que près d’un millier de mercenaires russes combattrait aux cotés d’Haftar. « Tout cela est très préoccupant, note ce dernier, on risque un scénario de type syrien ».

Les forces loyales du gouvernement d’union nationale de Faiez Sarraj basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale sont désormais sur la défensive. L’intervention au sol des militaires russes et la livraison de drones performants venus des Emirats Arabes Unis, ont permis à l’ANL d’Haftar de marquer « des avantages modestes mais systématiques », note un chercheur allemand, Wolfran Lacher, cité lui aussi par « le Monde ».

Et la France dans tout cela?

Moscou n’a jamais digéré l’intervention occidentale en Libye en 2011, un bouleversement géo politique dont ils avaient été tenus à l’écart alors que Dmitri Medvedev présidait la Russie. Vladimir Poutine qui a le vent en poupe en Syrie et en Afrique est bien décidé à placer ses pions en Libye.

Les Américains s’alarment naturellement de la présence croissante des Russes. Les Français nettement moins; le silence de la diplomatie française est même étourdissant. Et pour cause, la politique française en Libye, menée notamment par Jean Yves Le Drian, chef de la diplomatie, est marquée depuis des mois par une totale duplicité; Paris soutient du bout des lèvres le gouvernement de Faïez Sarraj, mais soutient dans les coulisses du conflit libyen les forces d’Haftar.

Au nom d’une lutte contre le terrorisme qui a bon dos pour couvrir des arrangements moins glorieux du ministre français.

 

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 01:43
Mali, une hostilité grandissante contre la France

 

Lu pour vous

 

 

By La rédaction de Mondafrique 27 novembre 2019

 

L’euphorie qu’avait provoquée l’arrivée des troupes françaises, en 2013, s’est estompée laissant place à un sentiment anti-français de plus en plus fort au sein d’une partie de la population, lassée par une guerre qui s’éternise. Les manifestations récentes et la déclaration fracassante de l’artiste Salif Keita en sont l’illustration parfaite.

En 2013, les soldats français étaient accueillis en héros par une foule en liesse tout au long de leur passage sur les routes. Six ans plus tard, l’ambiance n’est plus la même et les populations n’hésitent plus à accuser les militaires de la force Barkhane d’être complices des djihadistes. Les raisons de la montée en puissance du sentiment anti-français s’expliquent surtout par la gestion du cas de Kidal et de la détérioration de la situation sécuritaire au Centre et au Nord.

Le problème Kidal

En effet, en 2013, la majorité des Maliens n’avait pas compris pourquoi les soldats français avaient laissé les forces du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (Mnla) libérer la ville de Kidal, contrôlée depuis des mois par le groupe salafiste Ansar Dine d’Iyad Ag Ghaly. Une incompréhension majeure était née de là, entre la population malienne et les troupes de Paris. Aussi, Kidal demeure toujours sous l’emprise des groupes armés notamment ceux de la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), échappant ainsi au contrôle de l’Etat. Cette situation provoque la colère des populations qui ont aussi eu le sentiment que la France « collaborait » avec des « ennemis » du Mali, comme la CMA [analyse Aurélien Tobie, chercheur et chargé de mission en faveur de la paix au Mali pour le Stockholm international peace research Institute.

Beaucoup de Maliens reprochent notamment aux forces françaises de privilégier les intérêts de la CMA et sont, de ce point de vue, au centre des alliances entre groupes armés qui se font et se défont au rythme des saisons.

Au sein de l’opinion malienne, l’on est convaincu que la rébellion touarègue a fait un compromis avec l’Otan et la France en abandonnant Kadhafi en pleine crise libyenne. Le marché était que si elle quittait le sud de la Libye, la France l’aiderait au mieux dans ses revendications au Mali. Vrai ou Faux ? Au vu de certains évènements troublants, l’on est tenté de croire à la thèse du complot contre la République du Mali. Et pour cause, la rébellion du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui a commencé ses attaques le 17 janvier 2012, a été aussitôt condamnée par la CEDEAO, l’Union africaine (UA) et les États-Unis. Mais pas explicitement par la France.

La mémoire coloniale

Aussi, combattu par leurs alliés djihadistes, Serval dans son intervention pour libérer le Mali a permis la régénération du MNLA. Et certains médias français se sont investis pour séparer théoriquement ce mouvement des djihadistes. Alors que lors de l’occupation du Nord, les populations se sentaient plus en sécurité avec AQMI et MUJAO qu’avec le MNLA qui violait, pillait, volait et tuait sans état d’âme.

Autant d’actes qui ont longtemps cristallisé la colère des maliens contre la puissance colonisatrice. Et le fossé s’élargisse, au rythme des actions de Barkhane en faveur de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), chaque fois que celle-ci est menacée. Pas aussi lointain que la semaine dernière, de violents affrontements avaient opposé les combattants du GATIA (Groupe d’auto-défense touareg Imghad et alliés) aux éléments de la CMA. La suite est connue Le Gatia a fini par abandonner la ville de Ménaka et de Kidal. En réalité, le Gatia avait subi la pression (l’intervention ?) des forces françaises et de la Minusma. Ce n’était pas une première.

En effet, en juillet 2016, des responsables du Gatia et de la Plateforme avaient dénoncé l’ingérence française en ces termes : « les français ont sauvé leurs protégés ». C’était à la suite de violents combats à Kidal. On se souvient aussi que la plateforme avait pris la localité de Ménaka, le 27 avril 2015. Elle sera contrainte, à la faveur d’un « arrangement sécuritaire » de quitter cette localité. Il s’est avéré que la pression de la médiation visait surtout à satisfaire les désidératas de la CMA, qui avait fait de ce retrait un préalable à la signature de l’accord de paix déjà entériné le 15 mai 2015 par le gouvernement malien et ses alliés. Également, toujours sur fond de chantages et de fourberies, la CMA avait aussi réussi à retrouver ses positions à Anéfis, d’où elle avait été chassée par la Plateforme, en septembre 2015. Pour y revenir, la CMA a dû faire appel à ses soutiens occultes. Après les évènements d’Anéfis, survint ceux de Kidal. Là également, les casques bleus de la Minusma ont unilatéralement établi (18 août 2015) une zone de sécurité autour de la ville de Kidal, afin d’empêcher le Gatia d’entrer dans la ville de Kidal. En réalité, le jeu était orchestré par la France qui fait tout pour maintenir Kidal sous le contrôle des rebelles de la CMA. Conséquence : l’autorité de l’État n’a pas été retrouvée (à Kidal) et ne peut pas l’être, puisque la France l’interdit.

Au-delà, la question majeure qui se pose aujourd’hui est la suivante : Que font les militaires français déployés au Nord du Mali ?

La dégradation de la situation sécuritaire

L’autre grief des populations à l’encontre des forces françaises est la dégradation de la situation sécuritaire au fil des années de l’opération Barkhane. Aux combats qui se poursuivent dans le Nord, se sont ajoutées des conflits intercommunautaires qui ont fait basculer la région du Centre dans le chaos. «Dans le Nord du pays, le désarmement des groupes armés n’a guère avancé et le gouvernement a réalisé des progrès insuffisants en matière de rétablissement de l’autorité de l’État, ce qui a aggravé l’absence d’État de droit et le vide sécuritaire, facilitant un banditisme généralisé et le déplacement de nombreuses personnes. Dans le Centre du Mali, la présence de groupes armés islamistes et les mesures d’intimidation à l’encontre de la population se sont accentuées tout au long de l’année, entraînant plusieurs exactions graves, dont des exécutions sommaires de fonctionnaires locaux et de personnes suspectées d’être des informateurs du gouvernement», s’alarmait l’ONG Human Rights Watch dans son rapport 2017 sur la situation au Mali.

Paris, qui mène toujours une chasse aux djihadistes dans le désert, n’est en revanche pas intervenu dans le Centre du pays pour maintenir la paix. Une dichotomie dans l’investissement militaire français qui laisse un goût amer dans la bouche d’une partie de la population malienne, confrontée chaque jour à une montée de l’insécurité.

« On les voit, ils sont là et on continue de nous attaquer. C’est devenu même pire qu’avant. On tue les gens au Centre, au Nord. Où sont les soldats français ? S’ils veulent nous aider, ils n’ont qu’à nous aider en donnant du matériel seulement à nos soldats qui vont eux-mêmes faire le travail», s’indigne Adama Keita, commerçant au grand marché de Bamako.

Un discours majoritaire chez les habitants qui ne voient pas l’utilité de la présence de Barkane. En effet, malgré Barkhane, qui a remplacé, le 1er août 2014, l’opération Serval déclenchée début 2013 au Mali, le septentrion malien n’a pas vu diminuer les activités des djihadistes et d’autres groupes armés qui s’y sont confortablement installés. Les attaques récentes contre l’armée avec son lot de lourdes pertes le certifient de la belle manière, tout comme les embuscades quotidiennes et les explosions des mines dans les régions de Mopti, Tombouctou et Gao. Aujourd’hui au Nord, rien ou presque n’a encore été réglé.

Paris est plus généralement accusé de nombreux maux par les habitants qui côtoient ses militaires. Pour les populations locales, l’ex-puissance coloniale dissimule ses véritables motivations sur les raisons de sa présence renforcée sur le continent. Dans une note d’analyse datant de juillet 2016, le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (Grip), un centre de recherche indépendant fondé à Bruxelles en 1979, livre les résultats d’une enquête réalisée pour connaître l’opinion des populations (Maliennes) sur la présence de soldats étrangers sur son sol. Le résultat est accablant pour la France. Plus de 76% des sondés souhaitent le départ des forces françaises.

Aujourd’hui, le pouvoir à Bamako n’a ni le courage ni la force pour accuser Paris de soutenir la rébellion touarègue. Laquelle a bien compris la complexité des enjeux, en insistant dans sa communication sur son opposition aux djihadistes. Et en prétendant réussir à lutter contre ces derniers, là où précisément le Mali a jusqu’à présent échoué.

Cependant, le peuple malien ne cache pas sa colère et ne mâche pas non plus ses mots.

Dans les colonnes des journaux et/ou à travers des manifestations, des maliens dénoncent le jeu trouble des autorités françaises. La dernière manifestation en date, le 8 août 2019. Ce jour-là, ils étaient des milliers à dénoncer ce qu’ils appellent « la partialité de la France » dans le conflit qui opposent l’Etat malien aux groupes armés. Sur les pancartes des manifestants, on pouvait lire « France = CMA ». Des messages accusateurs qui remettent en cause la mission de lutte contre le terrorisme de la France au Mali. « Lorsque les français sont venus, ils ont libéré Gao, Tombouctou sauf Kidal. Pourquoi pas Kidal ? », s’interrogeaient les manifestants. « Kidal la cité interdite. Kidal avec un autre drapeau différent de celui du Mali sous les yeux de la Minusma et de la force Serval devenu entre-temps force Barkhane », s’indignait un autre manifestant? Et dans les jours à venir, ces manifestations sur fond de dénonciation pourraient s’étendre dans tout le pays.

Malijet.fr

*Source : Sen360.sn

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 01:37
Journées portes ouvertes de l’Union Européenne en Centrafrique
Journées portes ouvertes de l’Union Européenne en Centrafrique

 

Lancement officiel des  journées portes ouvertes de l’Union européenne en Centrafrique par le chef de l’État Touadera

 

 28 novembre 2019 , 6:04 

 

L’Union européenne en Centrafrique, Samuela Isopi. Cette cérémonie inaugurale a eu lieu en présence des plusieurs hautes personnalités dont les présidents des institutions républicaines, les membres du gouvernement présents à Bangui et les corps diplomatiques accrédités en République centrafricaine.

Organisées en étroite collaboration avec ses États membres et ses 53 partenaires comme les institutions, les agences de coopération des États membres, les ONG internationales et nationales et les agences des Nations-Unies, les journées portes ouvertes de l’UE (JPO) sont déjà ouvertes au public banguissois afin qu’il  découvre l’UE dans sa diversité géographique, historique et culturelle.

 Cette première édition des JPO permet aux Centrafricains de connaître tous les domaines de la coopération UE-RCA représentés entre autres par la relance économique, les services sociaux de base tels que la santé et l’éducation, les infrastructures, la consolidation de l’État poursuivi à travers l’aide budgétaire, la formation des forces de défense et de sécurité, l’appui à la justice, le soutien au secteur privé, ou encore l’aide humanitaire.

 Samuela Isopi, l’ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique, présente les enjeux de cette première édition des journées portes ouvertes qui offre la possibilité aux Centrafricains de s’exprimer, « pour la première fois, les journées portes ouvertes de la coopération UE-RCA donneront la parole aux Centrafricains. Ce sont les Centrafricains, les protagonistes de cette coopération, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale pour le relèvement et consolidation de la paix, le RCPCA, adoptés à Bruxelles en novembre 2016. Ce sont les Centrafricains en tant que bénéficiaires, mais surtout en tant qu’acteurs de la paix, de sécurité et de développement, qui sont les protagonistes de ces journées et les vrais artisans de l’avenir de leur pays. Le relèvement et le développement de la Centrafrique ne se feront que par les Centrafricains eux-mêmes », a précisé la cheffe de la délégation de l’UE-RCA, Samuela Isopi.

 Félix Moloua, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération et ordonnateur national du Fonds Bakou dans son allocution de la circonstance ont plaidé pour qu’il y ait plus de visibilité sur les actions de l’UE en Centrafrique, « cependant, nous avons constaté qu’il n’y a pas assez d’actions de visibilité d’envergure sur l’ensemble des interventions de ce partenaire au développement durant toute cette période, malgré les résultats visibles obtenus », a constaté Félix Moloua.

 L’alliance française de Bangui se transformera pour l’occasion en Village commun “I LA!” composé de 9 quartiers regroupés par “domaine d’intervention” liés à la coopération UE-RCA, ainsi que d’un quartier consacré à l’Union européenne et ses États Membres.

Le nom des quartiers traduits en sango est un message fort de rassemblement et d’engagement commun comme le recommande l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) signé le 6 février 2019 entre le gouvernement et les groupes armés.

 Dix rencontres-débats et ateliers sont programmés pour échanger et débattre des thématiques d’actualité et d’intérêts pour les CentrafricainsL’Union européenne est présente en République centrafricaine depuis 1957 et ses nombreuses interventions à travers différents cycles de financements témoignent à suffisance son engagement depuis plusieurs décennies auprès de la RCA.

Il est à noter que dans le cadre de cette première édition des JPO de l’UE en Centrafrique, un atelier focus sur le Fonds Bekou aura lieu à l’Alliance française de Bangui ce vendredi 29 novembre 2019 à 9h45.

 

Jefferson Cyrille Yapende   

 

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 01:28
Centrafrique : face à l’offensive russe, la France réagit
Centrafrique : face à l’offensive russe, la France réagit

 

Lu pour vous 

 

https://lanouvelletribune.info/ Par Florian Guénet 27 novembre 2019

 

En visite à Bangui, le directeur Afrique du Quai d’Orsay a participé mardi dernier à une réunion relativement importante pour redéfinir et rappeler le rôle de la France en Centrafrique. Une relation qui, traditionnellement, s’est toujours bien déroulée, même si les derniers mois, la coopération entre les deux nations a connu quelques soubresauts.

Trois heures durant, les deux parties ont ainsi eu l’occasion de discuter de divers sujets, évoquant tour à tour les questions liées à la sécurité, la situation humanitaire ou la bonne gouvernance. L’idée était alors de remettre à plat les relations entre les deux pays, tendues depuis plusieurs mois à cause notamment de la présence russe sur le territoire que le gouvernement français voit d’un très mauvais œil.

Il y a quelques mois, le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s’en était d’ailleurs ému auprès de son homologue russe Sergueï Lavrov, invitant le Kremlin à laisser le président Touadéra à tenir et mettre en place ses engagements constitutionnels.

La France, soucieuse de son rôle en Centrafrique

Face à la menace russe et à la possibilité de perdre en influence sur le territoire, la France a donc décidé de répliquer et de s’impliquer le plus possible en Centrafrique. Un échange salué par Sylvie Baïpo-Temon, ministre centrafricaine des affaires étrangères, qui a souligné le caractère inédit de cette démarche.

De quoi lancer une nouvelle dynamique dans les relations entre les deux nations, symbolisées par ailleurs, par la rencontre entre les chefs d’État des deux nations, le 5 septembre dernier. Une manière de normaliser la politique commune d’autant que ce type de rencontre est amené à se réitérer tous les ans.

Une rencontre amenée à se répéter

Une idée à laquelle Rémi Maréchaux directeur Afrique du Quai d’Orsay adhère totalement. Selon ses dires, les relations entre la France et la Centrafrique viennent de connaître une subite avancée. 

Après un inventaire réalisé, des nouvelles questions ont été soulevées, notamment en ce qui concerne l’éducation supérieur ainsi que les besoins nationaux en matière de renforcement de la sécurité. Enfin, il convient de noter que le montant de l’aide allouée par la France à la Centrafrique est en hausse de 130 millions d’euros, en comparaison à 2019.

 

 

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 23:56
Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition
Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition
Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition
Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition
Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition
Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition
Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition
Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition

 

 

Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition

 

Par RFI Publié le 28-11-2019 Modifié le 28-11-2019 à 23:37

 

Une nouvelle plateforme d’opposition a été créée à l’initiative d’Anicet Georges Dologuélé. L’objectif : organiser « une coalition de l’opposition démocratique », une structure pour parler d’une seule voix. Elle regroupe une quinzaine de partis politiques dont les principaux leaders d’oppositions.

Anicet Georges Dologuélé, Bertin Béa, Karim Meckassoua, Nicolas Tiangaye, Ferdinand Nguendet, Désiré Kolingba… Ils ont décidé de se regrouper dans une plateforme purement politique à la différence de celle d’E Zingo Biani qui accueille aussi des organisations de la société civile.

« Une convergence de points de vue » a permis ce regroupement expliquent-ils. Plusieurs thématiques réunissent ces leaders d’opposition : la dénonciation de l’accord de Khartoum et des violences qui se poursuivent sur le territoire ou encore leur désaccord quant à la mise en place du comité stratégique d’appui au processus électoral qu’ils qualifient de « machine de fraude ».

« Tout reste à définir », tempèrent certains. Et déjà des divergences pourraient diviser cette nouvelle union. En toile de fond, les élections générales de l’année prochaine.

Certains de ces leaders défendent l’idée d’une nouvelle transition estimant que les conditions sécuritaires ne sont pas réunies pour l’organisation du scrutin. D’autres veulent l’organisation d’élections crédibles dans les temps. Ce que défend le gouvernement, soutenu par la Minusca, qui souhaite coûte que coûte le respect du calendrier électoral.

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 22:39
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga appelle le gouvernement et les politiques au dialogue

 

BANGUI, le 28 novembre 2019 (RJDH) ---Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga appelle le gouvernement et les partis politiques à un dialogue sur l’épineuse question du comité stratégique d’appui au processus électoral qui s’est invité dans le débat politique ces temps derniers. Un appel lancé dès son arrivée à l’aéroport Bangui-M ’poko le mardi 26 novembre après avoir représenté le Pape au quatrième congrès sur la Miséricorde divine au Burkina-Faso.

Le paysage politique centrafricain risquerait de s’obscurcir avec des prises de position tranchées de la classe politique s’opposant à la mise en place du comité d’appui au processus électoral porté par le gouvernement centrafricain.

Cette forme de contestation qui se dessine inquiète le prélat, Dieudonné Nzapalainga, qui a lancé un appel au dialogue à l’endroit de toute la classe politique pour éviter une éventuelle crise politique et créer un climat apaisé pour le processus électoral. «  On ne pourra jamais trouver la solution si on n’engage pas le dialogue. Seul le dialogue, pourra poser carte sur table ce qui nous fâche et se dire des choses, chercher des solutions », a souhaité l’homme d’église.

« La fuite en avant ne nous apportera pas de solution. En même temps aussi, tous ceux qui veulent être conservateurs ne pourront pas faire évoluer ce pays. Il va falloir qu’on s’asseye et qu’ensemble on trouve des solutions », dit-il.

Pour le leader religieux, les élections sont des moments favorables dans lesquelles le peuple s’exprime librement sans qu’elles ne soient entachées d’irrégularités, « le moment des élections, c’est le moment favorable où on donne la parole au peuple de choisir qui doit conduire sa destinée, car l’on parle de destin commun. Et nous pensons que, c’est important que nous y allons dans la sérénité. Mais quand on y va avec la colère, la haine et bien cela peut susciter des tensions. Nous avons assez souffert et nous voulons une autre perspective », a déclaré Dieudonné Nzapalainga.

Même si le gouvernement affiche sa volonté de tenir le calendrier électoral en justifiant la mise en place de ce comité, rien n’est sûr que la classe politique puisse s’aligner dans cette logique. Car les partis politiques y voient en cela des germes d’un échec du processus électoral.

 

 

Centrafrique : Deux conventions à hauteur de 14 millions d’euro signées entre la RCA et la France

 

BANGUI, le 28 novembre 2019, (RJDH) ---Le dialogue politique Centrafrique-France a débouché sur la signature de deux conventions. La signature a eu lieu ce mardi 26 novembre 2019 entre Félix Moloua, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération et l’Agence Française de Développement.  

La première convention se chiffre à hauteur de 10 millions d’Euros, soit 6,66 milliards de francs CFA. Le montant représente l’aide Budgétaire de la France à travers l’Agence Française de Développement destiné à rembourser une partie des arriérés de salaire et de pension. La seconde convention est relative au financement du projet de la promotion des initiatives locales et environnementales pour la gestion des inondations, (PILEGI) d’un montant de 4 millions d’euros soit près de 2,6 milliards de francs CFA. Ce projet PILEGI a pour finalité, « d’améliorer les conditions de vie des populations vivant dans les 1er et 2ème arrondissements de Bangui suite aux inondations », indique le document.   

Le projet structuré autour de quatre composantes a pour objectifs de, « réduire les risques liés aux inondations et aux questions sanitaires ainsi que les malades hydriques et paludisme.  Ceci pour favoriser l’emploi en proposant des travaux à haute intensité de main d’œuvre (Timo) et le recrutement de PME local du secteur BTP. Egalement, à renforcer des capacités des institutions et des dynamiques collectives dans l’appropriation et la gestion des services urbains ».

Selon le communiqué, ce concours vient compléter le portefeuille de l’Agence Française de Développement en Centrafrique représentant plus de 78 millions d’euros de projets actifs visant à soutenir la relance de secteur prioritaire et à répondre aux enjeux de développement de court et moyen terme. Au cours de ces échanges qui ont duré plus de 3h, les deux partenaires sont également convenus de la nécessité de procéder à la revue des accords bilatéraux, la poursuite des travaux pour la définition d’un cadre de suivi de ce partenariat pour le rendre plus efficace, à travers des consultations politiques.

A cette occasion, la France a annoncé l’octroi de 118.000 euros d’aide d’urgence pour les victimes de récentes inondations. Cette appui sera mise en œuvre par la croix rouge française.

 

 

Centrafrique : Le CNLS table sur 5 milliards FCFA pour la mise en œuvre du plan d’accélération et de prévention du VIH/SIDA

 

BANGUI, le 26 novembre 2019 (RJDH) ---Environs 5 milliards de FCFA, c’est le montant que le Comité National de Lutte Contre le Sida (CNLS) souhaite réunir avec le concours des partenaires financiers en vue de permettre la mise en œuvre du plan d’accélération de la prévention du VIH/SIDA d’ici 2020. Ce plan permet à tous les acteurs accompagnant le gouvernement à réduire le taux d’infection dans le pays.

L’organe technique national en charge de la lutte contre le VIH/SIDA souhaite, à l’issue de cette table-ronde de ce mardi 26 novembre 2019, réunir avec le concours des partenaires techniques et financiers plus de 5 milliards FCFA pour faciliter la mise en œuvre du plan d’accélération et de la prévention du VIH/SIDA d’ici 2020. Le plan est défini autour de quatre (4) axes stratégiques prioritaires pouvant permettre de balancer la courbe du taux de prévalence qui est de 4,9 % dans le pays encouragé par des nouvelles infections annuelles, touchant les personnes âgées de 15-49 ans (2010-2017).

Les quatre axes stratégiques et prioritaires tournent autour de la prévention de transmission de mère à l’enfant, prévention chez les populations ciblées, (jeunes filles et garçons et autres franges de la population ainsi que les plus vulnérables), de renforcement de la gouvernance par l’appropriation, le financement, la coordination et le suivi ou évaluation.

L’atteinte de ces objectifs, le Gouvernement centrafricain doit permettre la décroissance de la courbe de l’épidémie. « C’est un plan qui est prévu de 2019 à 2020 avec comme objectif de réduire la transmission de VIH de la mère à l’enfant. Réduire également la transmission de cette pandémie  au sein de la population  à savoir les professionnels de sexe, les déplacés ainsi que les hommes ayant de rapport sexuel avec les hommes. Ce plan fait un montant de 5 milliards de FCFA, ce que nous avons pour le moment dans la caisse est 3 milliards de FCFA. Nous sollicitons nos partenaires à une mobilisation financière pour la mise en œuvre de ce projet », a expliqué le Coordonnateur du CNLS, Professeur Sylvain Wilfried Nambei.

Le financement de ce plan s’avère nécessaire car la fourniture des ARV se fait avec intermittence. C’est pourquoi, âgée de 16 ans, une fille vivante avec le VIH appelle les partenaires à s’impliquer dans ce projet pour éviter la rupture d’ARV dans les hôpitaux, « bien que je vis avec le virus. J’ai des droits et des obligations qui devraient être garantis, respectés et préservés. Je profite de cette assise de lancer un message à tous nos partenaires nationaux et internationaux, les bailleurs et les pays amis de la RCA d’aider ce projet financièrement afin de lutter contre cette maladie et éviter les ruptures d’ARV pour ceux qui vivent avec cette maladie», a-t-elle plaidé.

L’organisation de cette table-ronde des bailleurs de fonds est de combler le gap financier pouvant permettre de mobiliser les ressources nécessaires au développement du plan.

 

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 22:34
Bangui accueillera le « Forum for Africa development 2020 »
Bangui accueillera le « Forum for Africa development 2020 »

 

Lu pour vous

 

Faustin Archange Touadera : « Il y a des avancées dans le sens de l’amélioration de notre économie »

 

https://agencecamerounpresse.com/ jeudi, 28 novembre 2019 17:44

 

Le président de la République centrafricaine voit d’un bon œil les efforts de la sous-région Afrique centrale. Ceci au niveau économique et de l’intégration.

 

Le 22 novembre dernier, Yaoundé la capitale politique camerounaise abrite un sommet extraordinaire de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Cinq chefs d’Etat sont présents ici, à l’exception du président gabonais donc l’état de santé est fragile en ce moment. À la sortie de cette rencontre les chefs d’Etat  font plusieurs annonces. Ils expriment  leur volonté de voir  évoluer le FCFA.

Les cinq chefs d’Etat passent surtout  en revue, la coopération monétaire avec la France. Ils décident d’engager une réflexion approfondie sur les conditions et le cadre d’une nouvelle coopération. Dans cette lancée, la Banque des Etats d’Afrique centrale (Beac) doit proposer dans des délais raisonnables un schéma approprié conduisant à l’évolution de la monnaie commune.

Présent à Yaoundé, le président centrafricain ne cache pas sa joie. Sa gratitude va surtout à l’endroit du numéro un camerounais.  « Nous sommes très satisfaits de l'initiative du président Paul Biya, président en exercice des chefs d'Etat de la Cemac. Il  a vu juste en nous invitant à ce sommet extraordinaire. Il a été un moment important. Car, compte tenu de la situation de la sous-région, il était utile que nous puissions nous retrouver et évaluer les grandes décisions prises il y a quelque temps à Yaoundé, puis à N'Djamena », confie Faustin Archange Touadera, à Cameroon Tribune.

Pour le président centrafricain, il est important de revisiter les grands chantiers communs, surtout en ce moment très crucial pour la Cemac. Plus loin, il note qu’il y a des avancées significatives. Surtout dans le sens de l’amélioration de nos économies et de la gouvernance. « Cette réunion a été opportune pour nous, chefs d'Etat. Le secteur de l'intégration est prioritaire, c'est-à-dire le développement des infrastructures qui permettent de favoriser la circulation des biens et des personnes », poursuit ce dernier. 

Après cette lecture très appréciable de la Cemac, il appelle à faire mieux. « Cela a été relevé, il est question de redoubler d'efforts dans le sens de l'intégration régionale, et aussi l'amélioration de la gouvernance économique dans la sous-région. Ces deux points ont fait l'objet de discussions. Nous avons décidé que l'intégration doit vraiment être réelle, ainsi que la coopération et les échanges entre nos pays ».

 

 

Afrique/Economie/Bangui, la capitale centrafricaine accueille le « Forum for Africa development 2020 »

 

Par Afrique Matin Sur Nov 28, 2019 Par Brou François/afriquematin.net

 

La République Centrafricaine abritera, au mois de  mars 2020, un important évènement. Il s’agit du forum pour la promotion de l’investissement dénommé « Forum for Africa development 2020 ». Ce Forum se tiendra à Bangui, sous le parrainage du Président Faustin-Archange Touadéra.

Le développement économique et social d’un pays implique la mise en place d’infrastructures modernes dans tous les secteurs économiques. Conscients de ce fait, les autorités centrafricaines, avec à leur tête le président Faustin-Archange Touadéra, ont décidé de promouvoir l’investissement en vue de la relance économique post-crise. Ainsi, Bangui accueillera, dans quelques mois, des hommes d’affaires, des investisseurs qui viendront de divers horizons pour le  développement de la République Centrafricaine.

En prélude à ces assises, William Bogui, opérateur économique ivoirien et  grand artisan de cet important rendez-vous du donner et du recevoir, donne quelques grandes lignes.

« La République Centrafricaine   regorge   beaucoup de potentialités et d’opportunités dans tous les domaines. Bangui est une ville en pleine mutation infrastructurelle, et c’est l’occasion choisie de faire connaitre et faire découvrir ce pays à des investisseurs.  Plusieurs objectifs  sous-tendent ce grand rendez-vous que nous organisons au mois de mars 2020. Nous voulons faire comprendre que  le pays est attractif en termes d’investissements, faire connaitre les ambitions affichées par les gouvernants et amener les populations à croire en l’émergence de leur pays. Vous êtes sans savoir que la Centrafrique sort d’une crise militaro-socio-politique. Pour atteindre l’émergence, il est important de redonner de la vie, de la confiance à ce peuple. Ce qui nous a amenés à choisir le thème « Investir dans les objectifs du développement durable », explique-t-il.

A cette rencontre d’affaires, sont attendus plusieurs participants qui viendront des cinq continents du globe.

« Forum for Africa development 2020 » sera l’occasion pour  des décideurs, des investisseurs et autres hommes d’affaires d’apporter leur expertise, voire leur soutien au développement de la Centrafrique », a conclu William Bogui.

 

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