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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 12:22

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-22 11:14:37 - La France est aux côtés de la Centrafrique pour l’aider à retrouver ‘’la paix et la sérénité’’ car c’est à partir de ces valeurs qu’elle pourra se consacrer à sa reconstruction, a déclaré l’ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas.


‘'On travaille aujourd'hui ensemble pour ramener la paix, la sérénité et la concorde en RCA pour que les belligérants cessent de se battre. Il faut reconstruire ce qui a été détruit. Il faut construire le pays'', a notamment dit M. Malinas qui présentait lundi l'expert technique international de haut niveau, affecté par la France auprès de la ministre centrafricaine du Plan, de l'Economie et de la Coopération internationale chargée des pôles de développement.


Cette cérémonie était accouplée à une remise d'équipements de bureau, notamment de cinq ordinateurs, des imprimantes et autres accessoires.. 


Pour Charles Malinas, ce don d'ordinateurs fait au ministère du Plan justifie l'importance de ses missions.

 

 ‘'Nous venons de contribuer au fonctionnement de ce ministère avec d'abord l'affectation d'un expert technique international de haut niveau qui va pourvoir travailler au côté de la Ministre pour l'épauler. Nous avons aussi donné quelques matériels de bureau. Vraiment, ce ministère est essentiel et nous l'aiderons au plus fort que nous pourrons'', a souligné l'ambassadeur. 


Pour sa part, la ministre du Plan, Florence Limbio a déclaré : ‘'bien que Modeste, en ce moment précis où les besoins sont immenses en matière de logistique et de matériel bureautique, vecteur de remobilisation des compétences centrafricaines au travail, nous apprécions dans toute son importance ce geste''.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=800254#sthash.5zLL8jQq.dpuf

Paris appuie Bangui pour le retour de ''la paix'' et de ''la sérénité'' (ambassadeur)

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 11:59

 

 

 

 

 


Brazzaville AFP / 22 juillet 2014 12h45- Les délégués de l'ex-rébellion Séléka ne se sont pas présentés mardi matin à la reprise du dialogue de Brazzaville pour l'avenir de la Centrafrique, entraînant une interruption des travaux des deux principaux ateliers de négociations, a constaté un journaliste de l'AFP.


En l'absence de ce mouvement, les groupes de travail sur la cessation des hostilités et le désarmement des groupes armés ont suspendu leur séance dès l'ouverture.

La troisième commission, sur la poursuite du processus politique, était réunie à huis clos.

La session se déroulait à la demande de la médiation internationale de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) pour faire le point, selon un membre du comité d'organisation congolais ayant requis l'anonymat.

De même source, on indiquait que la délégation de la Séléka avait reçu un projet de l'accord final de la conférence devant être signé mercredi. Les délégués de la Séléka, qui n'ont pas quitté leur hôtel, seraient toujours en train de l'étudier.



(©)

Centrafrique: la Séléka absente à la reprise des négociations à Brazzaville

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 11:51

 

 

 

 

 

CONFÉRENCE DE BRAZZA SUR LA RCA : ENTRE ESPOIR ET SCEPTICISME

 

http://www.lobservateur.bf/   21 Juil 2014

 

Les différents protagonistes de la crise centrafricaine vont-ils finir par faire le tour de toutes les capitales de l’Afrique centrale en quête d’une paix toujours introuvable ?Depuis hier et ce, pendant trois jours, les acteurs du bourbier centrafricain se retrouvent en effet dans la capitale congolaise, Brazzaville, pour poser les bases d’un processus dit de DDR (Désarmement, démobilisation, réinsertion) des différentes factions, préalables à une quelconque paix sociale.

 

Avant le présent rendez-vous brazzavillois, ils s’étaient retrouvés par deux fois à Libreville (juin 2008 et janvier 2013) puis par deux autres fois à N’Djamena chez l’autre parrain sous-régional présumé des ex-seleka en avril 2013 et plus récemment en janvier 2014 pour défénestrer Michel Djotodia qui pédalait dans le vide.

 

Mais chaque fois, la situation sur le terrain est allée de mal en pis et on a flirté régulièrement avec le conflit ethno-religieux. Il est vrai que l’intervention de Sangaris et des forces de la MISCA a permis de colmater un tant soit peu la brèche centrafricaine, mais les eaux de l’Oubangui-Chari sont toujours aussi rouge-sang et la seule volonté de Catherine Samba Panza, intronisée à N’Djamena, n’a pas suffi jusque-là à arrêter l’hémorragie.

 

En quoi Brazza sera-t-il différent des autres ?

 

Vu le nombre de participants (170), on a bien peur qu’en l’espace de trois jours, ça n’aille dans tous les sens et que les résultats escomptés ne soient pas véritablement atteints.

 

Dans tous les cas, le tout n’est pas d’accoucher d’un accord au forceps et de coucher sur du papier de belles résolutions qui ne seront pas appliquées sur le terrain.

 

On est d’autant plus poussé au scepticisme qu’à plusieurs reprises les différents camps qui sèment la désolation en terre Centrafricaine, Seleka et Anti Balaka, ont promis de déposer les armes mais à chaque fois c’était pour mieux les ressortir.

 

Peut-il seulement en être autrement quand on a affaire à des «bandes non organisées» qui vivent de rapines et sur lesquels les «chefs» n’ont pratiquement pas de prise ?

 

Enfin, pour tout dire, c’est quand Dame Catherine de Bangui sera de retour de Brazza avec son petit monde qu’on saura véritablement si l’escapade a été fructueuse.

 

Hyacinthe Sanou

 

 

FORUM POUR L’ARRET DES HOSTILITES EN RCA : Peut-on y arriver sans les parrains ?

 

http://lepays.bf/  Mardi 22 juillet 2014

 

« La qualité d’une fête à venir se sent dans ses préparatifs », dit une sagesse de chez nous. La capacité des Centrafricains à restaurer rapidement la paix dans leur pays n’est pas visible dans leurs attitudes. Les faits et attitudes des uns et des autres ne poussent pas vraiment à l’optimisme. Les chances d’un succès rapide de la médiation congolaise ne sont pas encore réunies. En effet, alors qu’initialement, la rencontre qui se tient actuellement à Brazzaville devait, en plus de la cessation des hostilités, servir de cadre à l’élaboration d’une feuille de route pour la transition politique en République centrafricaine (RCA), certains acteurs ont refusé d’y prendre part, estimant qu’elle devait avoir lieu sur le territoire centrafricain.

 

 La situation du pays nécessite une mise en commun des forces de tous les Centrafricains

 

 Pourtant, le processus de normalisation en RCA passe nécessairement par la cessation immédiate des hostilités et des négociations sur la transition politique devant déboucher à terme sur des élections démocratiques. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il vaut mieux ne pas perdre du temps car chaque seconde perdue est une seconde de trop dans les souffrances des populations.

 

En tout état de cause, la situation du pays nécessite une mise en commun des forces de tous les Centrafricains. Le climat sécuritaire est des plus désespérants. Ce n’est pas Catherine Samba-Panza qui a, jusqu’à présent, échoué à améliorer la situation sécuritaire du pays, qui dira le contraire. La mollesse de l’Etat centrafricain, conjuguée à l’activisme des groupes armés, offre un spectacle des plus déplorables. Compte tenu de ce contexte difficile, le fait que certains acteurs ont boudé le forum de Brazzaville, s’il peut être compréhensible pour des questions de patriotisme, ne fait pas du bien au pays. Ce n’est ni plus ni moins qu’une manière pour les Centrafricains, de remettre à plus tard ce qui peut être fait maintenant. Et les attitudes de ce genre mettent en difficulté les initiatives pour tirer la Centrafrique du bourbier dans lequel elle patauge depuis bien longtemps. Au regard de l’urgence de trouver des solutions à cette crise, c’est déjà cela de gagner que le forum ait été maintenu malgré tout, moyennant quelques aménagements. En effet, au regard de la nouvelle donne née du refus de bien des acteurs de faire le déplacement de Brazzaville, les organisateurs ont dû revoir l’ordre du jour de ce forum. Exit la feuille de route qui devra être discutée plus tard à Bangui. Autour de la table, Séléka et anti-balaka devront faire la paix des braves.

 

Mais la question essentielle réside dans le sort qui pourrait être réservé à un accord de cessation des hostilités dans le contexte actuel de la RCA. Aura-t-il une quelconque chance d’être appliqué ? Rien n’est moins sûr. De fait, il n’est pas évident que les acteurs qui ont boycotté la rencontre de Brazzaville donnent toute la caution nécessaire à ce qui sortirait de la rencontre. Malgré leur promesse de rejoindre le processus, leur absence à ce forum aura, dans le meilleur des cas, l’inconvénient de ralentir la sortie de crise, en retardant l’adoption d’une feuille de route. De plus, la bonne foi n’est pas la chose la mieux partagée au sein des deux groupes armés qui se combattent.

 

 Ce sont Bozizé et Djotodia qui connaissent le mieux les monstres qu’ils ont créés

 

 En effet, Séléka et anti-balaka sont très peu crédibles par rapport à des engagements qu’ils pourraient prendre. Il n’y a aucune garantie qu’ils fassent taire effectivement et définitivement les armes et apprennent à se réaccepter mutuellement. De même, la multiplicité des leaders n’est pas de nature à faciliter le respect d’un tel accord. En effet, beaucoup de combattants des deux camps n’obéissant plus qu’à eux-mêmes ou à des chefs dont l’adhésion aux décisions n’est pas garantie, on imagine bien combien il peut être difficile de faire respecter un accord de cessation des hostilités.

 

Pourtant, il faudra insister pour que l’accord entre les anti-balaka et la Séléka, qui devra être signé, ne soit pas un accord mort-né. Ces dispositions devront être appliquées. Cela dit, les différents protagonistes de la crise devront jouer leur partition à fond et face à la gravité de la situation, tous les acteurs devraient être mis à contribution. Et c’est en cela qu’on se pose à nouveau la question de savoir s’il n’aurait pas été plus judicieux de ne pas écarter complètement les parrains des deux monstres centrafricains qui se combattent. Peut-on parvenir à la paix en Centrafrique sans la contribution des parrains de la Séléka et des anti-balaka que sont respectivement Michel Djotodia et François Bozizé ? Quand on sait que ces parrains bénéficient d’une obéissance religieuse de la part de leurs partisans et que tous les efforts ont jusque-là échoué, continuer à les écarter alors qu’on ne dispose visiblement pas d’autre solution, s’apparente à un manque de réalisme. En effet, ce sont eux qui connaissent le mieux les monstres qu’ils ont créés. Et même s’il est certain que ces monstres échappent en partie maintenant à leur contrôle, Bozizé et Djotodia détiennent toujours des leviers qui pourraient contribuer à réduire un tant soit peu la capacité de nuisance des deux milices.

 

« Le Pays » du Burkina

 

 

 

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE :  Le forum pour la paix mal engagé

 

http://www.courrierinternational.com/  

 

Une rencontre entre les acteurs du conflit en République centrafricaine s'est ouverte, ce 21 juillet, à Brazzaville, la capitale du Congo. La négociation semble mal engagée.

 

Les Centrafricains tentent, encore une fois, de faire la paix à Brazzaville. Sous l'égide du président du Congo, Denis Sassou-Nguesso, un forum pour la réconciliation nationale réunit la rébellion de la Séléka (essentiellement musulmane), les milices antibalaka (majoritairement chrétiennes), la société civile et les autorités de la fragile transition. 

L'éditorialiste du site Les Plumes de la RCA prévient : "Il n'y aura probablement ni vainqueurs, ni vaincus. Les uns comme les autres n'auront jamais le pouvoir pour lequel ils ont versé tant de sang et de larmes."


Le journaliste, pessimiste, s'interroge sur la valeur d'un éventuel accord qui pourrait intervenir à la fin du forum, le 23 juillet : "Quel crédit accordé à une réunion qui n'aura regroupé que des seconds couteaux de la classe politique centrafricaine, de la société civile et des personnalités de seconde zone, sans aura ni assise populaire ? Ce genre de rencontre ressemble à s'y méprendre à un véritable marché de dupes où les signataires des accords n'ont manifestement pas de prise directe sur les criminels et autres assassins qu'ils sont censés représenter et qui se pavanent le plus tranquillement du monde dans nos villes, villages et quartiers, continuant à commettre leurs forfaits en toute impunité."


A Bangui, la capitale centrafricaine, des miliciens antibalaka ont tué un ex-combattant de la Séléka, ce 21 juillet. En représailles, les sélékas ont pris plusieurs jeunes en otages.

 

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Forum de Brazzaville : Lu pour vous à travers la presse internationale

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Centrafrique-Presse.com
22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 11:04

 

 

 

 

 

22/07/14 (RFI)

 

Une nouvelle tentative de réconciliation nationale pour ramener la paix en Centrafrique s’est ouverte ce lundi 21 juillet à Brazzaville. Au rendez-vous : des représentants des milices en conflit, du gouvernement centrafricain et de pays voisins, et quelque 200 Centrafricains issus de la société civile et des partis politiques. Mais les négociations patinent.

 

Principal objectif de ces trois jours de discussions : se mettre d’accord sur un document qui engage les groupes armés à immédiatement cesser les hostilités. Une urgence, selon le médiateur congolais Denis Sassou Nguesso, notamment en vue de l’arrivée de la mission de paix de l’ONU le 15 septembre. Mais ce qui s’annonçait comme la signature garantie d’une cessation des hostilités se révèle un peu plus compliqué que prévu. Car lundi, à la fin de la première journée, les positions entre Seleka et anti-balaka semblaient de nouveau assez éloignées, et la Commission sur la cessation des hostilités semble avoir fait chou blanc.

 

Les représentants de la Seleka ont affirmé ne pas avoir vu le document élaboré à Bangui, et ont demandé un délai supplémentaire pour donner leur avis. Mais le rebondissement de la journée aura été les déclarations de Mohamed-Moussa Dhaffane, le numéro trois de la Seleka et chef de la délégation.

 

Partition

 

Devant les médiateurs internationaux, il a réclamé la partition de la Centrafrique comme préalable à toute négociation. Pour bon nombre d’observateurs, c’est une façon de faire monter les enchères avant le début des négociations. D’autant plus que la Seleka ne serait pas en position d’avoir ce type d’exigence. Mais lundi soir, Mohamed-Moussa Dhaffane continuait d’affirmer que sa proposition était sérieuse. Les musulmans n’étant tolérés qu’au nord du pays, selon lui, il faudrait une séparation.

 

En face, les anti-balakas ont continué à se dire déterminés à signer un accord de cessation des hostilités, mais pas à n’importe quel prix, a prévenu le chef de leur délégation Patrick Edouard Ngaïssona. Les discussions doivent se poursuivre aujourd’hui, avec ce nouvel enjeu : réussir à rapprocher les positions des deux camps d’ici demain.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140722-rca-brazzaville-negociati...

RCA: à Brazzaville, les négociations dans l'impasse

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 11:01

 

 

 

 

 

 

22/07/14 (AFP)

 

L'ouverture des pourparlers de Brazzaville entre différents protagonistes de la crise centrafricaine a été marquée lundi par l'exigence de partition du pays posée par l'ex-Séléka. Une revendication qui ressemble à une manoeuvre pour faire monter les enchères.

 

Et si le retour de la paix en Centrafrique passait par la partition du pays ? C'est en tout cas la position exprimée de l'ex-Séléka au "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" ouvert le 21 juillet à Brazzaville. À en croire Mohamed-Moussa Dhaffane, numéro trois de l'ancienne coalition rebelle et chef de la délégation, c'est même un préalable avant toute discussion.

 

Une requête surprenante, puisqu'elle n'avait jamais été réellement exprimée officiellement jusque là, qui semble avoir pour objectif de faire monter les enchères en faveur d'un mouvement divisé (la branche dissidente de l'ex-Séléka n'est pas représentée aux assises de Brazzaville). Les exigences des ex-Séléka risquent en tout cas de compliquer davantage l'issue de ces pourparlers prévus pour durer trois jours dans la capitale congolaise.

 

Du côté des anti-balaka, on se veut plutôt rassurant. À Brazzaville, Patrice-Edouard Ngaïssona, "coordonateur politique" des miliciens, a déclaré que ces derniers étaient "prêts à abandonner les armes". "Nous allons nous entendre entre nous [les différents protagonistes de la crise centrafricaine, NDLR] pour jeter les bases d'un dialogue inclusif", a-t-il renchéri, rappelant que l'objectif des négociations était de "ramener la paix, la cohésion et la quiétude au peuple centrafricain".

 

"Tirer les leçons du passé"

 

Des propos qui font écho à la recommandation du président congolais, Denis Sassou Nguesso, médiateur régional de la crise centrafricaine, qui a demandé aux différentes délégations de "tirer les leçons de toutes les expériences du passé" et de "s'approprier le processus".

 

Même son de cloche du côté de Catherine Samba Panza. Arrivée dimanche à Brazzaville, la présidente de transition de la Centrafrique, cantonnée dans un rôle de figurante lors de précédents pourparlers de paix, a estimé lors d'un vibrant plaidoyer que le Forum était une "étape importante [...] pour qu'ensemble on décide de la cessation des hostilités et des violences". Catherine Samba Panza a également souligné que le moment était "venu d'arrêter les hostilités, les destructions et l'enrôlement des enfants mineurs dans les rebellions", que les Centrafricains devaient "désarmer leurs corps de la haine et de la vengeance".

 

Une "nouvelle Centrafrique" ?

 

Présent à Brazzaville, Mgr Dieudonné Nzapalanga, archevêque de Bangui, a appelé lui aussi les futurs signataires de l'accord de paix à se montrer "responsables". "Que la chaleureuse fraternité revienne pour qu'on construise une nouvelle République centrafricaine", a-t-il plaidé face à la presse.

 

Mais la situation reste toujours très violente dans le pays. Lundi, un ex-combattant de la rébellion Séléka a été tué à Bangui par des miliciens anti-balaka, a annoncé la Misca, la force africaine en Centrafrique. En représailles, des ex-Séléka ont pris en otages plusieurs jeunes et ont blessé le père de l'un d'entre eux, selon la même source.

 

Des éléments de la force européenne (Eufor) ont pris position autour du camp de ces Séléka et la Misca a renforcé son dispositif dans la zone où les troubles se sont produits.

À Brazzaville, les ex-Séléka demandent la partition de la Centrafrique

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 10:59

 

 

 

 

 

BRAZZAVILLE, 22/07/14 (Xinhua) -- Le chef de l'Etat congolais et médiateur de la crise centrafricaine, Denis Sassou Nguesso, a appelé les participants au forum de Brazzaville à se ressaisir, afin de conduire leur pays dans la paix et la sécurité et lui épargner un nouveau cycle de violences.

 

Sassou Nguesso a lancé cet appel à l'ouverture des travaux du forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique inter centrafricain, qui vise la conclusion d'un accord de cessation des hostilités et d'un accord de désarmement, première étape importante du processus de dialogue politique et de réconciliation nationale en RCA, nécessaire pour la restauration de la paix dans ce pays.

 

"Votre pays a déjà atteint l'abime, il ne peut plus s'enfoncer davantage dans la désintégration, vous ne pouvez plus que vous relever. Le moment est venu de tirer les leçons de toutes les expériences passées et la décision vous revient", a lancé M. sassou.

 

"De plus en plus, nous ne cessons de mettre l'accent sur la nécessité pour vous, de vous approprier le processus de retour à la paix, à la sécurité, à l'unité, à la réconciliation nationale et à la prospérité dans votre pays", a-t-il également indiqué.

 

Le président congolais a par ailleurs, appelé au désarmement des groupes rebelles qui combattent, pour la réussite de la mission des nations unies pour la sécurité en république centrafricaine (MINUSCA), qui doit prendre le relais de la Mission internationale pour la sécurisation de la Centrafrique (MISCA), sous conduite de l'Union africaine, dont le mandat s'achève en septembre prochain.

 

"Il nous faut des engagements pour conduire à son terme cette transition de manière pacifique et consensuelle avec la participation de tous. Il nous faut accélérer le calendrier de stabilisation du pays, condition indispensable à la réussite de l' opération de maintien de paix des nations unies", a souligné le médiateur de la crise en Centrafrique.

 

Le forum de Brazzaville sur le dialogue politique et la réconciliation nationale inter centrafricain a été décidé au cours du mini-sommet des chefs d'Etats et de gouvernement de la communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), tenu les 26 et 27 juin dernier à Malabo en Guinée Equatoriale, en marge de la 23ème session ordinaire du sommet de l'Union africaine (UA).

 

Près de 200 représentants de la société civile, des pouvoirs publics, des confessions religieuses et des milices anti-balakas et Séléka venus de la Centrafrique participent du lundi au mercredi à ces assises qui connaissent également la participation des représentants des Nations Unies, de l'Union européenne, de la CEEAC, de l'UA.

 

 

 

RCA : "Les casques bleus, et vite"

 

22/07/14 (BBC)

 

Le médiateur dans la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso, a demandé aux Nations unies d'accélérer le processus de déploiement des casques bleus en Centrafrique.

 

Le déploiement des soldats onusiens devrait débuter en principe le 15 septembre prochain.

 

Denis Sassou Nguesso s'exprimait à Brazzaville à l'ouverture du forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique en Centrafrique.

 

La rencontre est destinée à ramener la paix dans un pays en proie à la violence.

 

Le forum se tient sans la participation de certains acteurs de la crise comme Michel Djotodia et l'ancien président Francois Bozizé.

 

Et au moment où s'ouvrait la rencontre de Brazzaville les violences se poursuivaient à Bangui.

 

Des violences qui ont fait un mort lundi dans la capitale centrafricaine.

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/07/140721_sassou_gu...

Crise en RCA : Sassou Nguesso appelle les Centrafricains au ressaisissement

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 10:54

 

 

 

 

 

 

NEW YORK (Nations Unies) Mardi 22 juillet 2014 | 09:45 UTC (Xinhua) - Lors du Forum pour la réconciliation nationale en République centrafricaine, qui a eu lieu lundi dans la capitale congolaise Brazzaville, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s'est félicité de "l'excellent climat" de coopération qui existe entre l'ONU, l'Union africaine, la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) et d'autres partenaires internationaux, tant bilatéraux que multilatéraux pour soutenir le processus de réconciliation nationale en République centrafricaine.

 

"Cette coordination et cette cohésion sont également la garantie de l'efficacité des mesures et des sanctions que pourrions être amenés à prendre contre ceux qui seraient tentés de saper le processus de réconciliation et d'autres fauteurs de troubles" a affirmé M. Ban dans un discours lu par son représentant spécial en République centrafricaine et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), Babacar Gaye.

 

Selon le chef de l'ONU, les défis à surmonter sont énormes. Il s'agit de mettre un terme la violence et de faire définitivement taire les armes. En l'absence de solution politique durable aux problèmes de cette région, il n'y aura aucune perspective de paix et d'unité en Centrafrique. Il s'agit de créer les conditions d'une véritable réconciliation dans un contexte marqué par des divisions d'autant plus profondes qu'elles ont pris un tour communautaire et religieux.

 

Il s'agit également de restaurer la cohésion sociale et de guérir les blessures créées par les déchirures des mois écoulés. Il s'agit de permettre aux institutions de la transition de s'acquitter plus efficacement de leur mandat, y compris en favorisant la tenue d'élections libres, transparentes et crédibles qui couronneront le processus de la transition.

 

"Votre pays est à la croisée des chemins. Il s'agit d'opérer, sans ambiguïté aucune, le choix de l'impératif du sursaut national, qui exige un attachement sans faille à l'intérêt suprême de votre pays et de son peuple. L'appropriation nationale est un impératif. Sans elle, les efforts de la communauté internationale resteront vains. De ce point de vue, je me félicite des étapes à venir du processus de réconciliation nationale et de relance du dialogue politique", a indiqué le chef de l'ONU.

 

 

 

BAN KI-MOON SE FÉLICITE DE LA RELANCE DU DIALOGUE POLITIQUE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

NEW YORK, 22 juillet 2014/African Press Organization (APO)/ -- Vous trouverez ci-après le texte intégral du message envoyé par le Secrétaire général de l'ONU au Forum de Brazzaville pour la réconciliation nationale intercentrafricaine, qui a été délivré par M. Babacar Gaye, Représentant spécial du Secrétaire général en République centrafricaine et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA):

 

Je rends hommage à la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) et à son Médiateur, Son Excellence le Président Denis Sassou Nguesso, pour sa persévérance et son engagement pour le règlement de la crise en République centrafricaine.

 

Je m'adresse à ce Forum de Brazzaville pour la réconciliation nationale intercentrafricaine avec l'espoir que les acteurs centrafricains saisiront l'exceptionnelle opportunité qu'il leur offre pour ouvrir une nouvelle page dans leur histoire. Cet espoir est celui du peuple centrafricain qui n'a que trop souffert de plusieurs mois de violence incompréhensible. Il est aussi celui de la communauté internationale, dont la mobilisation aux côtés de la République centrafricaine ne cesse, fort opportunément, de se renforcer.

 

Je me réjouis de l'engagement et du sens élevé des responsabilités des autorités de la transition pour la préparation de ce Forum de Brazzaville. Je voudrais, dans ce contexte, exprimer mon appréciation au chef de l'État de la transition, Son Excellence Madame Catherine Samba-Panza, qui a marqué son soutien à la relance du processus politique dans son pays.

 

Je voudrais féliciter les délégués ici présents pour avoir fait le déplacement de Brazzaville. Ce faisant, vous avez posé un jalon important dans la recherche d'une solution définitive à la grave crise que connaît votre pays. Vous avez su vous mettre à la hauteur des enjeux. Il importe maintenant de traduire dans les faits l'espoir que la tenue de ce Forum a fait naître afin d'en faire une rencontre fondatrice qui marque un nouveau départ pour votre pays.

 

La gestion de la crise centrafricaine a, une fois de plus, illustré l'importance que revêtent la coordination et la collaboration entre les différents acteurs œuvrant à la recherche d'une solution. Je me félicite de l'excellent climat de coopération qui existe entre les Nations Unies, l'Union africaine, la CEEAC et d'autres partenaires internationaux, tant bilatéraux que multilatéraux. Il est essentiel que cette coordination soit poursuivie et que notre cohésion soit renforcée dans la période à venir, particulièrement au regard de l'importance des prochaines étapes du processus de réconciliation nationale en RCA. Cette coordination et cette cohésion sont également la garantie de l'efficacité des mesures et des sanctions que nous pourrions être amenés à prendre contre ceux qui seraient tentés de saper le processus de réconciliation et d'autres fauteurs de troubles.

 

Les défis à surmonter sont énormes. Il s'agit de mettre un terme la violence et de faire définitivement taire les armes. En l'absence de solution politique durable aux problèmes de cette région, il n'y aura aucune perspective de paix et d'unité en Centrafrique. Il s'agit de créer les conditions d'une véritable réconciliation dans un contexte marqué par des divisions d'autant plus profondes qu'elles ont pris un tour communautaire et religieux. Il s'agit de restaurer la cohésion sociale et de guérir les blessures créées par les déchirures des mois écoulés. Il s'agit de permettre aux institutions de la transition de s'acquitter plus efficacement de leur mandat, y compris en favorisant la tenue d'élections libres, transparentes et crédibles qui couronneront le processus de la transition.

 

Votre pays est à la croisée des chemins. Il s'agit d'opérer, sans ambiguïté aucune, le choix de l'impératif du sursaut national, qui exige un attachement sans faille à l'intérêt suprême de votre pays et de son peuple. L'appropriation nationale est un impératif. Sans elle, les efforts de la communauté internationale resteront vains. De ce point de vue, je me félicite des étapes à venir du processus de réconciliation nationale et de relance du dialogue politique. Les consultations qui auront lieu au niveau des différentes régions de la Centrafrique et le Forum qui se déroulera par la suite à Bangui seront l'occasion d'impliquer toutes les couches de la population centrafricaine. Les Nations Unies apporteront, aux côtés de l'Union africaine, de la CEEAC et des autres membres de la communauté internationale, tout le soutien requis.

 

Au demeurant, depuis l'éclatement de la crise centrafricaine, l'Organisation des Nations Unies n'a cessé d'œuvrer, de concert avec les acteurs africains et internationaux concernés, à la recherche d'une solution durable. C'est dans cette perspective que s'inscrit la décision de déployer une opération de maintien de la paix qui prendra le relais de la MISCA le 15 septembre prochain. La MINUSCA, dont les effectifs seront plus nombreux et le mandat plus large, s'emploiera à consolider les avancées significatives enregistrées par la MISCA avec l'appui des opérations Sangaris et EUFOR-RCA, de façon à créer les conditions d'un engagement international encore plus soutenu en faveur de la République centrafricaine. Il va sans dire que cette entreprise sera grandement facilitée par la relance du processus politique.

 

Par-delà le soutien politique, nous nous devons aussi de renforcer notre assistance économique, financière et humanitaire, tant il est vrai que la réconciliation et le dialogue ne peuvent prospérer dans un environnement marqué par une misère extrême et l'incapacité de l'État à assumer les plus fondamentales de ses prérogatives régaliennes. L'allègement des souffrances des populations affectées par la crise et la restauration de l'autorité de l'État sont une composante intégrale du processus de réconciliation.

 

En conclusion, j'exhorte encore une fois les acteurs centrafricains à faire du Forum de Brazzaville pour la réconciliation nationale intercentrafricaine et des activités de suivi envisagées, le symbole de la Refondation de la Nation dans sa pluralité, ainsi que celui de leur engagement résolu à ne plus retomber dans les errements du passé. Il importe que les délibérations de ce Forum et des autres phases du dialogue intercentrafricain qui se tiendront en terre centrafricaine soient marquées du sceau du compromis et de la tolérance mutuelle. Au sortir de cette rencontre, il ne doit y avoir qu'un seul vainqueur: le peuple centrafricain. Je suis plus que jamais déterminé à vous accompagner sur cette voie et à aider la République centrafricaine à retrouver toute la place qui lui revient dans le concert des nations.

 

Je vous souhaite de fructueuses délibérations.

 

Je vous remercie.

 

Centrafrique : Ban affirme que l'ONU s'engage à faciliter le processus de réconciliation nationale

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 16:53

 

 

 

 

 

 

APA - Brazzaville (Congo) - 2014-07-21 15:38:21 - La présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a fortement déploré la misère du peuple centrafricain, soulignant que « le moment est venu d’arrêter les violences faites à l’endroit des populations. »

Dans une allocution prononcée lundi à Brazzaville (Congo), au démarrage du forum consacré à la crise qui sévit dans son pays, Mme Samba Panza a indiqué que le forum qui se tient pour trois jours, dans la capitale congolaise « est une étape fondamentale pour le processus de paix en RCA ».


Il s'agit pour les participants de réunir tous les acteurs de la crise centrafricaine pour les inviter de surmonter les clivages dans le double objectif de parvenir à une cessation des hostilités et d'accepter le désarmement de toutes les milices et de tous les groupes armées ,a rappelé la présidente de la transition centrafricaine.


« Aujourd'hui, c'est la paix et la sécurité qu'il faut restaurer en RCA. Il est grand temps d'appeler tous les acteur de la crise actuelle à s'engager dans la voie de la résolution pacifique et politique de nos problèmes afin de permettre à notre pays de retrouver la paix et la stabilité », a-t-elle encore dit.


Le chef de l'Etat congolais, Denis Sassou N'Guesso, médiateur dans la crise en RCA, a appelé les Centrafricains « à engager dans un dialogue dans un esprit de patriotisme, de respect mutuel, de responsabilité, et de sursaut d'orgueil national ».


S'adressant aux participants - officiellement un peu plus de 169 délégués issus de toutes les couches sociales de la RCA - Sassou Nguessou leur a demandé de engager dans ce dialogue, dans un « esprit de patriotisme, de tolérance ,de respect mutuel et de responsabilité ».


« Vos compatriotes ont aujourd'hui les yeux tournés vers Brazzaville. Ils attendent de vous ce nécessaire sursaut d'orgueil national, d'amour du pays, de patriotisme qui passe par le dépassement de soi », a-t-il ajouté.


En présence des représentants des chefs d'Etat de la sous –région, de l'Union Africaine, de l'Onu, les participants à ce forum sont issus des groupes armés, de la classe politique, de la société civile, ou des cultes.


Faisant un bref aperçu des onze pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) qui étaient soit en guerre, soit en en situation post-conflit au début de ce siècle, le président congolais a affirmé que « chacun peut mesurer le chemin parcouru et apprécier la nouvelle configuration géopolitique de la sous-région ».


Denis Sassou N'Guesso qui a déploré le calvaire vécu des centrafricains depuis plusieurs décennies dans un pays pourtant promis à la veille de son indépendance, à un « avenir rassurant » a rendu un hommage à un « digne » fils de ce pays, Barthélemy Boganda, en soulignant que « visionnaire s'il en fût, il rêvait déjà d'une République centrafricaine qui ne s'arrêtait pas aux frontières de l'actuelle Oubangui-Chari. »


Et Sassou Nguesso de rassurer les délégués centrafricains à ce forum de l'engagement de la communauté internationale à accompagner la RCA dans cette voie du renouveau,


Le Forum de Brazzaville a pour principal enjeu la signature par les Seleka et anti-balaka d'un accord de cessation des hostilités.


La suite du processus de dialogue national relatif notamment à la définition d'une feuille de route pour la transition et la réconciliation nationale. se poursuivra en Centrafrique dans quelques semaines.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=800188#sthash.sjOdK61G.dpuf  

 

 

 

 

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE               REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

                                                                          Unité -Dignité – Travail

 

 

Forum des Pourparlers Inter Centrafricains de Brazzaville

 

 

ALLOCUTION DE MADAME CATHERINE SAMBA-PANZA, CHEF DE L’ETAT DE LA TRANSITION A LA CEREMONIE D’OUVERTURE

 

Brazzaville, 21 juillet 2014

 

Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo, Médiateur International de la crise Centrafricaine,

Messieurs les Chefs des délégations,

Monsieur le Représentant du Président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC),

Monsieur le Représentant du Président en exercice de la Conférence Internationale sur la Régiondes Grands Lacs (CIRGL),

Monsieur le Président de la Commission CEMAC,

Monsieur le Vice Médiateur, Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies,

Monsieur le Vice Médiateur, Représentant la Commission de l’Union Africaine,

Monsieur le Secrétaire Général de la CEEAC,

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la République Centrafricaine,

Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement de la République du Congo,

Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations Internationales,

 

Distinguées Personnalités,

 

Mesdames, Messieurs,

 

Une fois de plus la communauté internationale se mobilise au chevet de la République Centrafricaine. En effet, suite à la concertation des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) qui s’est tenue, en marge de la 23eme session ordinaire du Sommet de l’Union Africaine le 27 juin 2014 à Malabo et auxconclusions des travaux de la 5eme réunion du Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine qui a eu lieu à Addis Abéba le 7 juillet 2014, Brazzaville, capitale de la République du Congo, a été choisie pour abriter le forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique inter- centrafricain.

 

Nous voici donc à Brazzaville suite à l’aimable invitation du Médiateur, le Président Denis SASSOU NGUESSO, qui a la lourde mission d’aider les Centrafricains à reprendre, en terrain neutre, le chemin du dialogue en vue de la conclusion d’un accord de cessation des hostilités et d’un accord de désarmement, première étape du processus politique de dialogue et de réconciliation en République Centrafricaine.

 

A cet effet, je voudrais tout d’abord remercier Son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, le Gouvernement et le peuple frère du Congo non seulement pour la célérité avec laquelle ce forum a été organisé mais aussi pour l’accueil chaleureux et fraternel dont ma délégation et moi-même ainsi que les forces vives de la nation centrafricaine ici présentes faisons l’objet depuis notre arrivée en terre congolaise.

 

Je voudrais ensuite saisir cette occasion pour saluer la mise en place de la médiation internationale sous l’autorité du Médiateur de la CEEAC dans la crise centrafricaine, le Président Denis SASSOU NGUESSO et dans le même temps remercier Monsieur Ban KI-MOON, Secrétaire Général des Nations- Unies et le Dr Nklosama Zuma, Présidente de la Commission de l’Union Africaine pour la désignation de Messieurs Abdoulaye BATILI et Boubey MAÎGA en qualité de Vice Médiateur représentants respectivement les Nations- Unies et l’ Union Africaine qui, aussitôt se sont mis à pieds d’œuvre.

 

Mes remerciements s’adressent également aux différents représentants de la Communauté Internationale qui ont fait le déplacement de Brazzaville pour prendre part aux présentes assises.

 

Leur présence parmi nous est la preuve, s’il en est besoin, de l’implication et de l’engagement constant de la communauté Internationale dans la résolution de la longue crise que traverse mon pays, la République Centrafricaine.

 

Monsieur le Président de la République,

 

Distingués invités,

 

Mesdames, Messieurs,

 

En venant ici, tous les participants au Forum de Brazzaville à savoir les autorités et les institutions de la transition, les groupes armés, les partis et associations politiques, les personnalités politiques indépendantes, la société civile, les syndicats, la plateforme des confessions religieuses, la diaspora, la presse privée ainsi que la communauté internationale ont conscience que le peuple centrafricain a assez payé le lourd tribu des crises récurrentes que vit la République Centrafricaine depuis plusieurs années.

 

La fragilité persistante de la situation sécuritaire et les actes de violence perpétrés par les groupes armés contre les populations civiles sont de nature à compromettre les efforts de paix. Les fortes tensions découlant des affrontements entre groupes armés pour le contrôle de ressources dans l’Ouest du pays et les difficultés rencontrées dans l’application des mesures de confiance à l’Est par les groupes armés qui y sont actifs doivent nous interpeller tous.

 

Le moment est donc venu d’arrêter les hostilités, les destructions, l’enrôlement des enfants mineurs dans la rébellion et les violences faites à nos paisibles populations. Le moment est venu d’arrêter les exactions de toutes sortes, de faciliter le retour des déplacés chez eux, de passer au réapprentissage du vivre ensemble, d’enclencher le processus de réconciliation nationale et la dynamique de relèvement du pays.

 

Car si la sécurité ne revient pas, si nous n’avons pas la paix, si le vivre-ensemble à la base n’est pas assuré, quel dialogue politique pourrions-nous engager ?

 

Monsieur le Président de la République,

 

Distingués invités,

 

Mesdames, Messieurs,

 

La réconciliation nationale et le dialogue politique que tout le monde appelle de ses vœux figurent dans la feuille de route de la transition tracée à Ndjamena par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC.

 

Et j’ai fait du rassemblement et de la réconciliation des centrafricains la priorité absolue de mon action depuis mon accession aux commandes de l’Etat car j’ai tout de suite perçu que la haine, les rancœurs et la peur de l’autre sont profondément ancrés en nous.

 

Déjà, dans ma profession de foi et ensuite à travers les actes que j’ai posés jusque -là, j’ai affirmé mon ferme engagement en faveur du dialogue permanent, de la paix et de la gestion inclusive de la transition.

 

Mes premières paroles à la Nation centrafricaine meurtrie ont été un appel lancé à mes compatriotes pour enclencher sans tarder une dynamique de paix qui puisse préserver le pays du chaos total.

 

Mes premiers appels lancés à mes enfants anti balakas et ex seleka pour déposer les armes auraient fait sourire des prétendus analystes politiques de la crise centrafricaine qui auraient considéré cet appel comme le cri de cœur d’une femme en mal d’expérience politique.

 

En fait, j’avais très tôt compris que c’est par l’arrêt des hostilités, la tolérance, le dialogue et la réconciliation nationale que nous parviendrons à une véritable cohésion sociale dans notre pays.

 

J’avais très tôt compris qu’il nous fallait analyser, comprendre et dépasser nos contradictions et reconquérir l’unité de notre nation au-delà des différences confessionnelles, ethniques ou tribales.

 

Aussi, dès le début de la transition, le Gouvernement a lancé un processus global de réconciliation qui est axé sur :

 

- Le dialogue politique au sommet destiné à aplanir les divergences et sortir des violences armées,

 

- La lutte contre l’impunité pour rendre justice aux victimes et renforcer l’autorité de l’Etat,

 

- La réconciliation à la base entre tous les citoyens afin de promouvoir la cohésion sociale mise à mal par la gravité de la crise.

 

Le forum qui s’ouvre aujourd’hui est une étape capitale de ce processus de dialogue politique et de réconciliation entre les filles et les fils de Centrafrique. Il s’agit de réunir tous les acteurs de la crise centrafricaine autour d’une table pour se parler et dépasser les clivages dans le double objectif de convenir à une cessation des hostilités et d’accepter un désarmement négocié de toutes les milices et des groupes armés.

 

Du résultat de ce forum et surtout du respect des accords qui en découleront dépendra la mise en œuvre d’autres actions qui ont été prévues dans le cadre de la réconciliation nationale à savoir le dialogue inter communautaire à la base, les concertations au niveau des préfectures et enfin le forum élargi à Bangui.

 

Aujourd’hui, si la paix et la sécurité tardent à être restaurées en République Centrafricaine, en dépit des efforts déployés par les forces internationales de la MISCA, de Sangaris et de l’EUFOR et par les autorités de la Transition, c’est principalement à cause des violences, des crimes et des violations massives des droits humains que continuent de perpétrer les bandes armées sur toutes l’étendue de notre territoire national rendant ainsi difficile toute possibilité de relance et de développement économiques du pays mais aussi de la poursuite de la transition de manière apaisée.

 

Il est grand temps de déposer les armes et d’appeler tous les acteurs de la crise actuelle à s’engager dans la voie de résolution pacifique et politique de nos problèmes afin de permettre à notre pays de retrouver la paix et la stabilité.

 

Je me réjouis d’ailleurs de ce que dans l’une de ses conclusions, le Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine, tout en exhortant les acteurs centrafricains à privilégier l’intérêt supérieur de la nation au dessus des considérations partisanes ait durci le ton en exigeant l’application des sanctions individuelles prévues dans le cadre de la résolution 2134 du Conseil de Sécurité des Nations- Unies à l’endroit des fauteurs de troubles.

 

Mes Chers compatriotes,

 

Après moult tergiversations et hésitations, en décidant majoritairement de participer à ce forum, vous venez de démontrer une fois de plus la volonté du peuple centrafricain tout entier à tourner la page sombre de notre histoire et son aspiration à la paix et la sécurité. Je ne doute pas qu’au cours de ce forum, vous saurez dialoguer dans un esprit républicain de tolérance, de responsabilité, de confiance mutuelle et de compromis en vue de la conclusion d’accord acceptable par tous dans l’intérêt supérieur de notre pays.

 

Au cours des travaux du Comité préparatoire, les obstacles à l’application des précédents accords ont été clairement identifiés et concernent l’amnistie générale et systématique, l’absence de mesures contraignantes, l’absence de mécanisme de gestion des ressources allouées au suivi et la prime à l’impunité sous diverses formes. Des dispositions doivent être prévues afin que les accords qui seront signés à Brazzaville ne connaissent pas le même sort que les précédents.

 

Mes Chers compatriotes,

 

La concertation de Brazzaville donne une chance à la République Centrafricaine de se reconstruire durablement et sur de nouvelles bases.

 

La concertation de Brazzaville donne surtout une chance aux centrafricains de désarmer leurs esprits et leurs cœurs endurcis par la haine et la vengeance.

 

C’est pourquoi, je place sous le signe de l’espérance et du compromis les travaux de ce forum de réconciliation et de dialogue politique qui regroupe les entités nationales concernées par la crise, sans exclusive.

 

A la sortie de Brazzaville, des actes politiques majeurs seront posés par les autorités de la transition, démontrant notre ferme détermination à conduire la transition de manière consensuelle et inclusive, en tenant compte de toutes les sensibilités géographiques, politiques, communautaires et sociales de notre pays.

 

Les acteurs politiques nationaux devront également s’engager davantage et sincèrement, à accompagner à son terme la transition de manière apaisée.

 

Des efforts plus soutenus seront entrepris pour la réalisation d’avancées beaucoup plus rapides sur les différents aspects de la Feuille de route. Notamment en ce qui concerne la restauration de la sécurité et de l’ordre public, l’administration judiciaire, la préparation des élections devant couronner la fin de la transition, la réorganisation des Forces de défense et de sécurité, la mise en œuvre des processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et de réforme du secteur de la sécurité (RSS), ainsi que les réformes économiques requises.

 

Monsieur le Président de la République,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

 

Avant de finir, permettez-moi de féliciter le rôle continu de la région, comme en témoignent le Sommet tripartite Angola-Tchad-République du Congo, tenu à Luanda, le 6 juin 2014, la Concertation entre les chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC, tenue à Malabo, le 27 juin 2014, en marge du 23ème Sommet ordinaire de l’Union Africaine, ainsi que le soutien financier que les pays de la région continuent à apporter à la République Centrafricaine.

 

Pour terminer, je réitère à l’endroit de son Excellence Dénis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo et Médiateur de la crise centrafricaine, des chefs d’Etat de la CEEAC, de la communauté internationale ici représentée notamment les Nations- Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine, le G8-RCA, la France et les Etats- Unis d’ Amérique mes sentiments de gratitude pour l’accompagnement et leurs soutiens constants en faveur de la sécurisation et la stabilisation de la République Centrafricaine.

Je vous remercie.

« Brazzaville est une étape fondamentale pour le processus de paix en RCA » selon Samba Panza

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 16:26

 

 

 

 

 

RFI - 21/07/2014

 

Le président tchadien Idriss Déby avait pris, il y a quelques mois, la décision de retirer ses troupes du territoire centrafricain

 

C’est ce lundi 21 juillet que s’ouvre le Forum de Brazzaville consacré à la paix et à la réconciliation en Centrafrique. Autour de la médiation congolaise, des représentants internationaux et des autorités de transition, 170 Centrafricains issus des groupes armés, de la classe politique, de la société civile, ou des cultes vont discuter pendant trois jours. Principal enjeu du Forum de Brazzaville : réussir à faire taire les armes en Centrafrique. Le point d’orgue de ces trois jours sera sans conteste une signature très attendue. La délégation de la Seleka, conduite par Mohamed Dhaffane, et la délégation anti-balaka, emmenée par Edouard Patrice Ngaïssona doivent s’engager devant leur pays et le monde à cesser les hostilités, et à prendre part au processus de désarmement et de cantonnement des milices.

 

Depuis le retrait du contingent tchadien de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA), N’Djamena qui préside pourtant la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) semble avoir pris une certaine distance avec la crise centrafricaine. Excédé par les accusations de soutien de ses militaires aux combattants musulmans de l’ex-Séléka, le président tchadien Idriss Déby a pris la décision de retirer ses troupes du territoire centrafricain. C’est désormais au Congo de prendre résolument la main dans une crise quasi-inextricable en raison des antagonismes religieux nés de rivalités et de représailles entre les milices chrétiennes anti-balaka et l’ex-Séléka de confession musulmane.

 

Selon un communiqué du ministère des Affaires Étrangères, le Tchad a dépêché au forum de Brazzaville une forte délégation conduite par le Premier Ministre Kalzeubé Payimi Deubet. La délégation tchadienne en partance pour Brazzaville comprend outre le PM, le Ministre des affaires étrangères et de l’intégration africaine, Moussa Faki Mahamat, ainsi qu’un grand nombre de hauts officiels tchadiens de la présidence, de la primature et d’autres entités gouvernementales. Le Gouvernement du Tchad espère un cessez-le-feu à l’issue des pourparlers du forum de Brazzaville, a indiqué le premier Ministre.

Centrafrique : le PM Kalzeubé Payimi Deubet conduit la délégation tchadienne

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 15:46

 

 

 

 

 

21/07/14 (AFP)

 

Le Forum de réconciliation nationale en Centrafrique ouvert lundi à Brazzaville a pour but premier d'arracher un engagement de cessation des hostilités aux groupes armés - dont les effectifs sont inconnus - qui déchirent leur pays, particulièrement l'ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka.

 

La Séléka est à dominante musulmane, les anti-balaka sont chrétiens et animistes, même si des raisons politiques et socio-économiques alimentent aussi le conflit.

 

Ces deux groupes principaux connaissent des divisions internes, et d'autres acteurs armés participent au conflit.

 

L'ex-rébellion Séléka

 

Ce mouvement armé, alliance (séléka en langue nationale sango) de groupes divers, a pris le pouvoir en mars 2013, chassant le président François Bozizé après avoir enfoncé les forces armées centrafricaines (Faca) et la garde sud-africaine du président. Soutenue par le Tchad voisin qui voulait renverser Bozizé, la Sélaka est constituée de Centrafricains du nord et de l'est, de Tchadiens et de Soudanais.

 

Mais, après avoir dû abandonner en janvier le pouvoir sous la pression des forces française Sangaris et africaine Misca, en raison de ses graves exactions envers les civils, la Séléka a éclaté en deux groupes principaux.

 

La "Séléka Bambari", du nom de la localité minière du centre où une bonne part de ses forces se sont repliées, est celle qui est représentée à Brazzaville par son numéro 3, Mohamed Moussa Dhaffane, et aussi le "général" Abdoulaye Hissène, actuellement conseiller à la présidence centrafricaine de transition.

 

La "Séléka Birao", dans le grand nord, est dirigée par le numéro 2 Nouredine Adam, sous le coup de sanctions onusiennes et américaines. A l'approche de Brazzaville, une assemblée nationale a reconduit à sa tête l'ex-président centrafricain Michel Djotodia, exilé au Bénin. Cette tendance, toujours accusée de visées sécessionnistes par Bangui, n'est pas à Brazzaville.

 

S'ajoutent à la Séléka, parfois à ses côtés dans les combats, des éleveurs peuls (musulmans) en armes qui opèrent dans le nord et le centre.

 

Les anti-balaka

 

Ces milices, composées d'habitants du centre et de l'ouest, sont soutenues par l'ex-président François Bozizé, qui n'a pas abandonné l'idée de revenir au pouvoir. Elles ont été formées en réaction aux graves exactions commises par la Séléka, mais ce sont elles qui traquent maintenant les civils musulmans, assimilés aux Séléka, obligés de fuir pour ne pas être tués.

 

Leur "coordonnateur national" est Patrice-Edouard Ngaissonna, un ancien ministre de Bozizé, dont il est toujours proche, et qui a déjà fait de la prison pour détournement de fonds. C'est lui qui mène la délégation à Brazzaville.

 

Mais les nombreuses milices opèrent souvent de manière indépendante, et ont des chefs différents selon leur implantation locale, profitant du profond désordre qui règne dans le pays.

 

Dans cette nébuleuse, se distingue aussi le mouvement "Révolution Justice", une milice active dans le nord-ouest (préfecture de l'Ouham), frontalier du Tchad.

 

Centrafrique: des groupes armés rivaux et divisés
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