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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 14:53

 

 

 

 

 

Mbaiki (Centrafrique) (AFP) - 13.02.2014 12:49 - Par Anne LE COZ

 

Tous deux sont nés et ont grandi à Mbaïki, à 80 kilomètres au sud-ouest de Bangui. Le premier est préfet et chrétien. Pendant des mois, il a résisté aux menaces et intimidations des rebelles qui occupaient sa ville et est resté. Le second est adjoint au maire, musulman, et à son tour, il refuse de partir.

 

"Je suis musulman, je suis né ici, ma mère, ma femme aussi, j'ai fait des enfants ici. Je ne partirai pas", assure d'une voix ferme Saleh Dido, un géant de 46 ans, qui a piqué sur son costume un badge "adjoint au maire". "Quand j'ai pris mes fonctions il y a cinq ans, j'ai juré de travailler pour mon pays. Une fois que j'ai juré, je me suis engagé devant Dieu!", explique-t-il.

 

Comme d'autres villes, Mbaïki s'est vidée, du jour au lendemain, de ses musulmans poussés à l'exode sous la pression de milices d'autodéfense majoritairement chrétiennes, les anti-balaka, avides de revanche après dix mois passés sous la férule de l'ex-rébellion à dominante musulmane, la Séléka.

 

Le 6 février, plus de 2.500 musulmans de Mbaïki ont embarqué à bord de camions militaires tchadiens pour être évacué vers un pays que beaucoup ne connaissaient pas. Aujourd'hui, il ne reste plus qu'une vingtaine de familles musulmanes, une centaine de personnes.

 

Pourtant, témoigne le préfet Alexandre Kouroupe-Awo, Mbaïki "a eu de la chance jusqu'ici". "Bien sûr, il y a eu des exactions mais à moins grande échelle que dans les communes alentour, où il y a eu des dizaines de morts, des centaines de cases brûlées".

 

Le préfet, 55 ans, taille moyenne, cheveu ras, rare représentant de l'administration centrale dans l'intérieur du pays, a le courage modeste.

 

"Je n'ai pas voulu partir. Je pensais que je pouvais résister malgré les menaces ici ou là. Je ne pouvais pas abandonner la population", explique-t-il.

 

"Les Séléka, j'allais les voir, j'ai réussi à certains moments à imposer mon point de vue mais je ne pouvais pas m'éloigner trop de la ville, car dès que j'avais le dos tourné, les exactions commençaient", dit-il.

 

- "Ils se léchaient déjà les babines" -

 

Fin janvier, le cauchemar semble terminé. Les Séléka évacuent Mbaïki, "sur la pointe des pieds, sans faire de dégâts", dans la foulée de la démission de leur chef, le président Michel Djotodia, raconte le préfet: mais, "dès le matin, on a vu arriver les anti-balaka qui se léchaient déjà les babines...".

 

"Heureusement, les soldats français sont arrivés très vite et on a passé un accord avec les anti-balaka pour qu'ils n'entrent pas en force dans la ville. Je suis allé voir leurs chefs, ils n'étaient pas d'ici mais j'ai discuté avec eux comme j'avais discuté, avant, avec les Séléka, et ils m'ont écouté", ajoute-t-il.

 

Aujourd'hui, Mbaïki reste sous la protection de soldats congolais de la force africaine (Misca), et d'une vingtaine de policiers et gendarmes centrafricains, sans armes ni même uniformes.

 

Mais les anti-balaka "ne sont pas loin", dit Saleh Dido: "sous les Séléka, j'ai été attaché, frappé... Ils disaient que j'étais un maire de (François) Bozizé", le président renversé en mars 2013 par la rébellion. "Aujourd'hui, on me menace, on cherche à m'intimider: ils disent que je suis un Séléka!", dit-il, sans se départir d'un grand sourire.

 

"Mon magasin a été pillé mais je ne vais pas mentir: je ne sais pas par qui, je n'ai pas vu. Ma femme a peur mais je lui ai dit: dans ce monde, il faut résister".

 

"Je suis triste que les musulmans soient partis mais ils reviendront, assure-t-il. Les trois quarts sont nés ici. Ils ne connaissent pas le Tchad. Ils ont tout quitté pour rien!".

 

Désormais, le préfet veut réunir la population: "Il faut qu'on décide de comment on peut faire. Ici, les habitants sont surtout des paysans, ce sont les musulmans qui tenaient les commerces. Il faut tout remettre en route, les fonctionnaires doivent reprendre le travail même s'ils ne sont pas payés, il faut rouvrir l'école..."

 

Malgré la confiance affichée, le préfet a laissé sa famille à Bangui: "comme ça, si ça chauffe, je pourrai partir en courant, tout seul".

 

© 2014 AFP

Centrafrique: à Mbaïki, rester, c'est résister

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 14:48

 

 

 

 

 

 

http://www.slateafrique.com/   13/02/2014 à 9:54

 

La situation dans le pays ne s'améliore pas et l'intervention française patine.

 

 L’opération française Sangaris semble enfin décidée à mettre hors d’état de nuire les principaux fauteurs de troubles en RCA. En tout cas, le message du chef de cette opération, le général Francisco Soriano, est on ne peut plus clair:

 

«Les anti-balaka sont les principaux ennemis de la paix et on ne doit pas les cantonner mais les chasser comme ce qu’ils sont, c’est-à-dire des hors-la-loi, des bandits.»

 

Même si le coordonnateur de la milice mise en cause, Edouard Patrice Ngaissona, qualifie les propos du général Francisco Soriano d’irresponsables, les faits sur le terrain lui donnent tort. Qu’on ne s’y trompe pas: les anti-balaka ne sont pas des libérateurs encore moins des patriotes. Ils ne sont que de simples bandits qu’il convient de châtier.

 

Obstacles à la paix

 

Combien de Centrafricains, notamment musulmans, ont fui et continuent de fuir le pays? Combien de familles ont été endeuillées par ces hommes sans foi ni loi? Ni l’appel de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, ni les supplications de la société civile et des communautés religieuses centrafricaines, n’ont réussi à leur faire déposer machettes et fusils.

 

Certes, les anti-balaka ne sont pas les seuls à troubler la paix en RCA, car il y a aussi la Séléka dont certains éléments sèment la désolation. Mais les premiers sont actuellement les véritables obstacles à la paix. Pour se donner les chances d’endiguer un mal, il faut d’abord pouvoir bien le diagnostiquer et si l’opération Sangaris a identifié les anti-balaka comme les germes de l’insécurité, de la haine inter-religieuse, c’est qu’elle a suffisamment d’éléments de preuve.

 

A-t-on besoin d’ailleurs de consulter un charlatan pour savoir que les anti-balaka ont commis des massacres à grande échelle à Bangui? Cette barbarie n’a que trop duré et il est temps d’y mettre fin. Il est vraiment temps de siffler la fin de la recréation car les Centrafricains ont au plus vite besoin de retrouver la paix et la stabilité.

 

Mais il aurait été encore mieux que cette mise en cause formelle des anti-balaka vienne du gouvernement centrafricain, pour éviter que des individus de mauvaise foi n’accusent l’opération Sangaris d’avoir pris parti.

 

Prudence coupable

 

Certes, on comprend que les membres du gouvernement, face à la situation actuelle, se soient retenus de faire une telle déclaration de peur de subir le même sort que le parlementaire qui a été lâchement assassiné par les anti-balaka parce qu’il a eu le courage de dénoncer l’ampleur de la violence dans son pays. Mais l’opération Sangaris à elle seule peut-elle siffler la fin de la récréation en RCA?

 

Ces anti-balaka, dont le mentor n’est autre que l’ancien président François Bozizé, sont devenus une sorte de monstre immaîtrisable. La situation actuelle recommande que ce dernier, qui se la coule douce quelque part à l’étranger, sorte de son silence. On se rappelle qu’il avait, depuis son exil, appelé ses partisans à résister par tous les moyens et c’est malheureusement ce qu’ils sont en train de faire. Il serait donc bon qu’il ordonne à ces forces du mal d’arrêter cette violence, si tant est qu’il ait encore une emprise sur eux. Car, on le sait, ces derniers ont désormais des ambitions politiques. Du reste, le fait qu’ils sont dans le gouvernement, pourrait les amener à ne plus se plier aux injonctions de leur maître d’hier (...).

 

Dabadi Zoumbara

 

Cet article a d’abord été publié dans Le Pays

 

Centrafrique : les troupes françaises ne sont pas là pour protéger la population

 

Lutte Ouvrière n°2376 du 14 février 2014  http://www.lutte-ouvriere-journal.org/

 

Dans le dernier numéro de leur journal Le pouvoir aux travailleurs, nos camarades de l'Union Africaine des Travailleurs Communistes Internationalistes (UATCI-UCI) dénoncent l'intervention militaire en Centrafrique. Bien loin d'avoir rétabli la sécurité, les soldats français assistent en spectateurs aux exactions, et à la fuite désespérée de la partie musulmane de la population, accusée en bloc d'avoir soutenu les milices de l'ex-Séléka qui faisaient régner la terreur à Bangui.

 

Loin de mettre fin à la violence des bandes armées qui terrorisent les populations, les troupes françaises ne font que de « l'interposition », c'est-à-dire qu'elles n'interviennent pas pour désarmer les bandes armées et mettre fin à leurs violences envers les populations mais seulement pour faire de la « dissuasion ». Cela rappelle beaucoup les pratiques des casques bleus de l'ONU lors de la guerre civile en Côte d'Ivoire. Ils ne faisaient que regarder les massacres s'opérer devant eux sans secourir les populations victimes.

 

C'est ainsi qu'en Centrafrique, alors que les soldats français sont en place depuis longtemps et sont armés jusqu'aux dents, ils assistent presque les bras croisés à des tueries, des massacres et des pillages sans lever le petit doigt ; c'est ainsi aussi que dans l'indifférence totale, ils laissent crever de faim, de soif et de manque de médicaments, des réfugiés qui ont trouvé refuge dans un terrain vague, près de l'aéroport, non loin du lieu où s'est établi le contingent des troupes françaises.

 

La nouvelle présidente, Catherine Panza a cru que, en lançant un appel à la réconciliation et en mettant en garde les miliciens des deux bords, son message allait être entendu. Force est de constater que la situation ne fait plutôt qu'empirer. Car lorsque le sang a coulé, que les gens n'ont pas encore fini d'enterrer leurs morts, de les pleurer, et que les rancoeurs et l'esprit de vengeance animent encore les coeurs, il est difficile de demander aux populations de pardonner, de se réconcilier.

 

À Bangui, c'est toujours le chaos. Des miliciens, du nom de « anti-balaka », partisans du président déchu Bozizé, et des ex-Séléka, rebelles favorables à Djotodia, président démissionnaire, continuent de s'affronter, même si ces affrontements ont diminué d'intensité. Tous les jours on découvre de nouveaux cadavres. Les exactions et les pillages continuent, des populations fuient vers des camps de déplacés ou vers des pays voisins, le Tchad surtout.

 

En province, des éléments de l'ex-Séléka, qui ont fui Bangui avec leurs armes, sèment la terreur et la mort. L'insécurité qui régnait dans la capitale a gagné l'intérieur du pays : tueries, pillages, exactions, viols. Les populations de ces villes ont commencé à fuir, les unes vers la brousse, les autres vers des institutions religieuses.

 

Des troupes françaises, entraînant dans leur sillage des soldats africains de la MISCA, ont quitté Bangui pour la province, faisant croire que c'était pour affronter les ex-Séléka. Loin de faire régner la paix, les troupes françaises ne font que s'enfoncer, chaque jour un peu plus, dans le bourbier centrafricain.

 

Que des gens continuent de mourir, que des milliers de personnes continuent de fuir, ce n'est pas le souci des dirigeants français. Ce qui compte pour eux c'est d'être présents (comme depuis des dizaines d'années) en Centrafrique pour permettre à leurs capitalistes d'exploiter les ressources naturelles et la main-d'oeuvre locale.

 

Centrafrique : la présidente prête à «aller en guerre» contre les anti-balaka

 

AFP 12 FÉVRIER 2014 À 15:14

 

De son côté, et pour faire face à la crise alimentaire qui touche le pays, le Programme alimentaire mondial a mis en place un pont aérien depuis le Cameroun. Une opération «assez exceptionnelle», «plus importante que pour la Syrie ou les Philippines».

 

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, a affirmé mercredi vouloir «aller en guerre» contre les milices d’autodéfense anti-balaka, coupables de nombreuses exactions dans le pays, en particulier envers la communauté musulmane, devenue la cible de pillages et de lynchages quotidiens. «Les anti-balaka, on va aller en guerre contre eux. (Ils) pensent que parce que je suis une femme je suis faible. Mais maintenant les anti-balaka qui voudront tuer seront traqués», a-t-elle déclaré en sango, la langue nationale, devant les habitants de Mbaïki (80 km au sud-ouest de Bangui), lors d’une visite en compagnie du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Lu pour vous : Centrafrique: Sangaris doit changer son fusil d'épaule

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 14:44

 

 

 

 

 

Cité du Vatican (AFP) - 13.02.2014 10:18

 

Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, a dénoncé jeudi la soif du pouvoir animant ceux qui poussent les jeunes des milices anti-balaka dans les actuels massacres de musulmans en Centrafrique, réaffirmant qu'on ne peut se dire chrétien et "tuer son frère".

 

"C’est la recherche du pouvoir, il faut avoir le courage de le dire! On ne se bat pas pour être plus proche de Dieu ou bien pour défendre sa foi. On se bat pour être au pouvoir. On se bat pour montrer qu’on est le plus fort", a-t-il dit sur Radio Vatican, dénonçant "les hommes politiques véreux" qui manipulent les jeunes.

 

"Les anti-balaka ont lancé une attaque et deux jours plus tard, j’ai écrit une lettre où j’ai été clair : je condamne les exactions ou les recours à la force comme moyens pour arriver au pouvoir".

 

"Tous ceux qui se disent chrétiens et qui sont dans ce groupe ne doivent pas croire qu’ils sont cohérents avec leur foi. On ne peut pas dire qu’on est chrétien et tuer son frère, le brûler, le détruire. On ne peut pas se dire chrétien et chasser son frère", a averti l'archevêque catholique.

 

"Je condamne les exactions et je dénonce aussi l’amalgame qui est fait autour de cette situation. L’imam, le pasteur et moi-même, nous parlons le même langage. Nous avons refusé de faire l’amalgame et nous demandons à ceux qui utilisent, qui manipulent les jeunes, d’être responsables au niveau national et au niveau international", a-t-il insisté.

 

L'imam de Bangui Oumar Kobine Layama a accompagné l'archevêque dans des démarches communes pour la paix.

 

La présidente centrafricaine de transition Catherine Samba Panza avait promis mercredi "la guerre" aux anti-balaka, qui multiplient les exactions contre les civils musulmans, tout en récusant le terme d'"épuration confessionnelle ou ethnique" utilisé par Amnesty International.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: l'archevêque de Bangui dénonce la soif du pouvoir derrière les massacres

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 14:42

 

 

 

 

 

 

BANGUI, République Centrafricaine, 13 février 2014/African Press Organization (APO)/  Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a entamé le 12 février un pont aérien pour acheminer des vivres vers la Centrafrique, pays où 1,25 millions de personnes sont affectées par la violence et sont confrontées à une grave crise alimentaire.

 

 Le transport de vivres par la route est en effet quasiment impossible à cause de l’insécurité notamment sur l’axe d’approvisionnement principal entre le Cameroun et la capitale centrafricaine, Bangui.

 

Un Boeing 747, affrété par le PAM, est parti de Douala, au Cameroun et a atterri à Bangui avec à son bord 82 tonnes de riz. En tout, 1.800 tonnes de céréales, destinées à nourrir 150.000 personnes pendant un mois, seront livrées par voies aériennes, à raison de 25 rotations. L’opération durera environ un mois.

 

 Ces vivres sont destinés aux personnes déplacées. Une partie sera stockée afin de répondre aux besoins alimentaires pendant la saison des pluies, qui rendra la plupart des routes impraticables. Cette année, la période de soudure, entre deux récoltes, marquée habituellement par une augmentation des besoins d’assistance alimentaire, devrait débuter dès ce mois-ci, plus tôt que les années précédentes.

 

“Avec cette spirale de violence qui n’en finit pas et l’interruption des activités économiques, la Centrafrique risque de plonger dans une crise nutritionnelle et alimentaire encore plus grave. Ce pont aérien est vital pour que nous puissions apporter de la nourriture aux personnes les plus vulnérables partout où nous pouvons nous rendre », indique Denise Brown, directrice régionale du PAM pour l’Afrique de l’ouest.

 

 “Nous avons recours au transport aérien, très coûteux, mais nous n’avons pas le choix. Il est vital que nous puissions répondre aux besoins des personnes affectées par la violence tout en reconstituant les stocks avant la période de soudure et le début de la saison des pluies”.

 

 L’insécurité a eu un impact désastreux sur les stocks de vivres du PAM. Au cours du mois de janvier, il y a eu jusqu’à 51 camions chargés de vivres du PAM bloqués à la frontière avec le Cameroun. Grâce à des escortes de la force africaine en RCA, la MISCA, deux longs convois comprenant plusieurs camions du PAM ont pu rejoindre Bangui, mais la route reste un moyen trop peu fiable pour transporter l’assistance alimentaire requise.

 

 Le PAM n’a reçu à ce jour que 27% des 107 millions de dollars nécessaires à ses opérations en Centrafrique qui prévoient d’apporter une assistance alimentaire à 1,25 millions de personnes d’ici le mois d’août. Des nouveaux financements sont nécessaires urgemment à la fois pour l’assistance immédiate et pour pré positionner des stocks avant le mois de mai.

 

 “Ce n’est pas seulement une question de montant mais surtout de délai des contributions, crucial si nous voulons éviter une crise nutritionnelle majeure pendant la période de soudure et la saison des pluies”, explique Denise Brown. « Nous avons besoins de financements maintenant ou plus de personnes encore font souffrir de la faim ».

 

Depuis début décembre quand la violence a embrasé le pays, le PAM a distribué des vivres à toutes les communautés, dès que l’accès était suffisamment sécurisé. En décembre le PAM et ses partenaires ont distribué de la nourriture à 260.000 personnes déplacées ou extrêmement vulnérables. En janvier, une assistance alimentaire a été fournie à 280.000 personnes à Bangui, Bouar, Bossangoa et la zone de Kaga-Bandoro.

 

SOURCE : World Food Program (WFP)

DEBUT DU PONT AERIEN DU PAM VERS LA CENTRAFRIQUE CONFRONTEE A UNE GRAVE CRISE ALIMENTAIRE

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 14:39

 

 

 

 

 

13/02/2014 à 10:19 Par Jeune Afrique

 

Après avoir nommé un Premier ministre, André Nzapayéké, et formé son gouvernement, Catherine Samba-Panza a rendu public, le 4 février, la composition de son cabinet : 22 conseillers, dont 9 avec rang de ministre et 2 de ministre d'État.

 

Présidente de transition, Catherine Samba-Panza serait-elle déjà tombée dans les ornières du mal centrafricain ? La composition de son cabinet rendue publique le 4 février en a surpris plus d'un. On recense en effet 22 conseillers, dont 9 avec rang de ministre et 2 de ministre d'État. Chaque membre du gouvernement du Premier ministre, André Nzapayéké, se voit donc ainsi doublé par un membre du cabinet présidentiel, le plus souvent du même rang que lui. Outre une belle cacophonie en perspective, on voit mal comment les finances exsangues de la Centrafrique vont pouvoir supporter les frais émoluments de cette armée mexicaine forte de 31 ministres.

 

Parmi les nouveaux promus auprès de la présidente : Mahamat Kamoun, l'ancien directeur de cabinet de Michel Djotodia ; l'insaisissable et inusable Jean-Jacques Demafouth ; José Galothy et Cyriaque Souké, les ex-mutins de 1996 ; Léon Diberet, le patron des francs-maçons centrafricains, et... la propre fille de Catherine Samba-Panza, Christelle Sappot, chef de cabinet. À noter également : la forte coloration sud-est de ce cabinet (ainsi que du gouvernement), région d'origine de la présidente et du Premier ministre.

 

Personnalités proches des ex-Séléka

 

Outre Leonie Banga-Bothy et Mahamat Kamoun, on retrouve plusieurs personnalités proches, ou réputés proches, de l'ancien régime Séléka. Deux généraux de l'ex-rébellion, Ousman Mahamat et Abdoulaye Hissene (leader de la Convention des patriotes pour la justice et la paix, CPJP) ont été respectivement nommés ministre conseiller en matière de Travaux publics et des transports, et ministre conseiller en matière de la Jeunesse et des sports. Mahamat Gamar conserve son poste de conseiller spécial.

 

Samba-Panza a également nommé une de ses proches amies pour lui succéder à la mairie de Bagui. Juriste de formation, Hyacinthe Wodobodé, 60 ans, a été ministre de François Bozizé de 2003 à 2004, au Commerce puis à la Justice, avant d'être nommée coordonnateur du Comité national de lutte contre le sida (CNLS) en 2007.

 

Lu pour vous dans J.A - Centrafrique : l'armée mexicaine de Catherine Samba-Panza

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 19:12

 

 

 

 

 


LIBREVILLE AFP / 12 février 2014 01h17- L'ONG Amnesty international a interpellé mercredi dans un communiqué l'opinion internationale sur le nettoyage ethnique de civils musulmans qui se déroule selon elle dans l'ouest de la Centrafrique, et que les forces internationales ne parviennent pas à empêcher.


Les soldats de la force internationale de maintien de la paix ne parviennent pas à empêcher le nettoyage ethnique des civils musulmans dans l'ouest de la République centrafricaine, écrit l'ONG dans un communiqué, appelant la communauté internationale à faire barrage au contrôle des milices anti-balaka et déployer des troupes en nombre suffisant dans les villes où les musulmans sont menacés.

 

La situation en Centrafrique s'est détériorée après le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par Michel Djotodia et la rébellion Séléka, qui avaient pris les armes fin 2012.


Depuis le départ forcé de M. Djotodia en janvier, dont le mouvement, à majorité musulmane, a été accusé de nombreuses exactions a l'égard des populations chrétiennes, le pays a sombré dans une spirale infernale de violences interconfessionnelles, avec l'apparition des anti-balaka, des milices d'autodéfense paysannes à dominante chrétienne, décidées à se venger de la Séléka comme des civils musulmans. 


Le 29 janvier à Boda, dans le nord-ouest, le départ des Séléka, consécutif à la démission de leur chef, a entraîné une flambée de violence sans précédent, faisant au moins 84 morts chrétiens comme musulmans, selon la Croix-Rouge locale. 

Et une attaque d'anti-balaka à Bossemptélé (ouest) a fait plus de 100 victimes parmi la population musulmane le 18 janvier, ajoute Amnesty.

 
Environ un quart des 4,6 millions d'habitants de la Centrafrique a dû se déplacer dans le pays même par crainte des violences entre chrétiens et musulmans. Depuis décembre 2012, il y a en tout 246.000 personnes réfugiées dans les pays voisins.

Sur les seuls 10 derniers jours, près de 9.000 personnes de différentes nationalités, pour la plupart des musulmans, ont fui vers le Cameroun voisin, avait annoncé vendredi le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies.


Le 16 janvier, l'ONU avait appelé à agir pour éviter un génocide.


Pour Amnesty international, les milices anti-balaka mènent des attaques violentes dans le but de procéder au nettoyage ethnique des musulmans en République centrafricaine.

L'ONG critique notamment la réponse trop timorée de la communauté internationale, en notant que les troupes internationales de maintien de la paix se montrent réticentes à faire face aux milices anti-balaka.

 

Une force de l'Union Africaine (Misca) de 5.400 hommes est stationnée dans le pays, soutenue depuis début décembre par un contingent français de 1.600 soldats.


Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a durci le ton mardi à Brazzaville contre les milices centrafricaines, affirmant que les forces internationales étaient prêtes à mettre fin aux exactions, si besoin par la force.


La mise en garde de M. Le Drian intervient après plusieurs déclarations de responsables militaires français et de la Misca allant dans le même sens.

 

(©)

Centrafrique: Amnesty international parle de nettoyage ethnique dans l'ouest

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 18:36

 

 

 

 

 

 

12/02/2014 à 17:51 Par Renner Onana

 

Renner Onana est un ancien diplomate camerounais. Il travaille actuellement au sein de la Mission onusienne en RCA. 

 

En République centrafricaine (RCA), depuis quelques mois, l’intolérable se banalise. La découverte de charniers succède à des actes de violences inouïs en plein cœur de Bangui et dans d’autres villes (Bouca, Boda, Bouar, Sibut…). Dans la capitale tragiquement surnommée désormais Bangui la roquette (plutôt que l’officielle Bangui la coquette), la nuit tombée, à coups de machette et d’attaques à l’arme légère ou à la grenade, les tueries se multiplient, parfois entre voisins, rappelant de tragiques épisodes vécus notamment en Ituri, région de l’est de la République démocratique du Congo. Une fois encore, les populations civiles sont les victimes expiatoires d’une barbarie inexplicable.

 

Le lynchage d’une personne présumée membre des ex-Séléka par des éléments des Forces armées centrafricaines regroupées à l’École nationale de la magistrature le 5 Février est venu ajouter un épisode de plus à cette macabre tragédie.

 

Au cœur de ces violences, ce qui inquiète c'est l’absence des repères qui s’accompagnent d’une fragmentation des groupes armés. Groupes armés qui, sur le plan politique, se montrent incapables de formuler des objectifs cohérents. Le corollaire prévisible de cette situation est l’enracinement de l’impunité. Ni recherche de responsabilités, ni procès, et les cycles de violences se succèdent, chaque bain de sang engendrant fatalement le suivant. Suivant ce scénario, en RCA comme ailleurs, l’impunité continue de miner la vie politique et maintenir un climat destructeur pour le  tissu social.

 

Le climat d’impunité ainsi crée favorise déjà des zones de non-droit dans lesquelles s’engouffrent notamment des criminels de droit commun, ainsi que le remarquait il y a peu Madame Navi Pillay, la Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme.

 

Dès lors une question s’impose : après le temps de la guerre, y aurait-il un temps pour la justice ? À cette question, la réponse se doit d’être radicalement positive. Face à la violence que connait depuis des mois la RCA, l'impunité serait moralement inacceptable et politiquement suicidaire.

 

Pour être durable, la paix à reconstruire ne peut être bâtie que sur des fondations assainies.

 

Sur le plan moral, pour être durable, la paix à reconstruire ne peut être bâtie que sur des fondations assainies. Pour continuer à vivre ensemble, la tragédie et la souffrance des victimes doivent être reconnues, de même que l’acte criminel des coupables doit être établi et puni. C’est à ce prix qu’une vie en communauté serait à nouveau possible.

 

De plus, en transition politique, comme c’est le cas en RCA,  responsabilité politique et respect des droits humains sont liés. Ils constituent le socle de l’État de droit, fut-il en reconstruction. Dès lors, la classe politique centrafricaine ne peut pas persister dans sa détermination à ignorer que toutes ces violations des droits de l’homme nuisent à leur légitimité. Elle doit se mobiliser, avec le concours de la communauté internationale, pour sanctionner et punir.

 

Sanctionner et punir les auteurs de ces crimes qui défigurent le quotidien de la RCA doivent devenir un des  enjeux de la sortie de crise. Seule la justice contre les massacres empêchera que persiste l’impression qu’en Centrafrique des permis de tuer ont été délivrés et que les contrats y afférents sont en cours d’exécution, dans la plus totale impunité.

 

D’ores et déjà, la communauté internationale a envoyé des signaux musclés aux auteurs directs ou indirects de ces violations. Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé en Décembre 2013 de la création d’une Commission internationale d’enquête (résolution 2127 du 5 décembre 2013) et d’un mécanisme de sanctions, qu’il a ensuite renforcée en janvier 2014 (résolution 2134 du 28 janvier 2014). Le Conseil des droits de l’homme, quant à lui, a nommé le  20 janvier 2014 un expert indépendant. Ce dispositif jouera un rôle déterminant dans la lutte contre l’impunité en RCA. 

 

Cependant, en Centrafrique même, une fois le calme revenu, une mesure urgente au moins s’impose : la création d’un vaste espace public dans lequel la question de l’impunité et de la justice transitionnelle sera débattue de manière permanente. Ceci aurait l’avantage d’arrimer ce pays  au courant de la mondialisation judiciaire, fruit d’une formidable mutation qui permet de tout médiatiser et d’interdire au bourreau de massacrer dans l’intimité de sa souveraineté.

 

La protection et la défense des droits de l’Homme sont beaucoup plus qu’un acte symbolique.

 

Avec la dignité inévitable de la mise en scène judiciaire, cet espace servira à rappeler que la protection et la défense des droits de l’Homme sont beaucoup plus qu’un acte symbolique. Il empêchera également que ne s’opère, un fois de plus, une inquiétante transaction entre paix et impunité. Car il y a des choses sur lesquelles aucune communauté ne peut se permettre de transiger, au risque d’en payer le prix tôt ou tard. La justice nationale ou internationale face aux crimes de masse en est une.

 

Signe encourageant, fin janvier, la cheffe de l’État de la transition a proposé et même exigé au gouvernement la rédaction d’une loi d’exception pour punir les crimes de sang. C’est un pas dans la bonne direction, mais le chemin reste long.

Lu pour vous : Centrafrique : face à la violence de masse, l'exigence de justice

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 18:27

 

 

 

 

 

Rome — L'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a lancé mercredi un appel d'urgence pour obtenir 37 millions de dollars afin d'aider les agriculteurs en Centrafrique à conjurer "une crise alimentaire de grande envergure".

 

"Des semences et outils essentiels doivent être livrés d'urgence aux agriculteurs de Centrafrique en vue de la campagne des semis qui démarrera en mars afin de conjurer une crise alimentaire et nutritionnelle généralisée", indique la FAO dans un communiqué.

 

Quelque 1,6 million d'habitants ? soit plus d'un tiers de la population ? ont déjà besoin d'une aide alimentaire absolument vitale dans le pays en proie aux conflits qui ont contraint une personne sur cinq à abandonner son logement.

 

"Les conflits civils menacent des millions de personnes d'une crise alimentaire et nutritionnelle de grande envergure", a indiqué Alexis Bonte, Représentant par intérim de la FAO en Centrafrique, selon le communiqué.

 

Le succès de la campagne principale d'ensemencement le mois prochain au centre et au sud, suivie de la campagne principale de semis en mai au nord, pourrait être décisif pour la sécurité alimentaire du pays, où la petite agriculture fait vivre quelque 75% de la population, a souligné M. Bonte.

 

La FAO a déjà dégagé des fonds pour distribuer des semences et outils à 40.000 des 150.000 familles agricoles ciblées dans son plan.

 

La FAO demande cependant "encore 37 millions de dollars en faveur des 110.000 ménages restants, ainsi que pour sauvegarder et rebâtir les moyens d'existence de toutes les familles agricoles ciblées tout au long de l'année 2014".

 

La FAO a également entamé la distribution de semences et outils aux personnes déplacées dans les camps aux abords de Bangui, afin qu'elles puissent semer des légumes à récolter dans six à huit semaines.

 

En 2014, la FAO poursuivra ses efforts pour accroître la production locale de semences et en garantir la disponibilité sur les marchés, contribuant ainsi à relancer les économies des ménages et des communautés.

 

Au total, quelque 2,5 millions de personnes en Centrafrique ont besoin d'une aide humanitaire immédiate, rappelle l'agence onusienne.

 

Centrafrique : la FAO demande une aide d'urgence pour les agriculteurs

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 18:25

 

 

 

 

 

 

http://www.la-croix.com/ 12/2/14 - 17 H 54

 

La présidente de transition, Catherine Samba-Panza, a appelé les milices anti-balaka, en majorité chrétiennes, à cesser de tuer les civils musulmans

 

Nul n’imaginait que le drame centrafricain trouverait, après l’intervention française et le départ du président Michel Djotodia, une issue immédiate, pacifique et démocratique. On savait que la route serait longue et semée d’embûches. La crise humanitaire perdure : plus d’un million de personnes ont besoin d’une assistance alimentaire immédiate. Mais, surtout, le pays s’est engouffré dans la spirale délétère de la vengeance. En riposte aux exactions commises par les milices Séléka majoritairement musulmanes qui soutenaient l’ancien président, c’est au tour des milices chrétiennes de se livrer au pillage et au meurtre contre la communauté musulmane, minoritaire, qui a le grave tort à leurs yeux d’être venue d’ailleurs. Cette reproduction symétrique de l’horreur conduit Amnesty International à dénoncer une « épuration ethnique », même si le terme n’est pas totalement approprié, tant les ethnies sont de fait mêlées.

 

Voir l’appartenance religieuse ainsi associée à des violences atroces scandalise. Bien sûr, les raisons politiques, sociales, ethniques ou crapuleuses ne sont pas absentes de ces règlements de compte – parfois la religion a bon dos pour désigner un coupable –, mais comment accepter que le Dieu auquel ces miliciens disent croire soit ainsi éclaboussé de sang ? On ne peut qu’en admirer davantage l’immense énergie déployée par les autorités catholiques, protestantes et musulmanes pour prôner la réconciliation et demander le soutien international afin de séparer les frères ennemis. Dans le même temps, d’ailleurs, c’est dans des églises et dans des mosquées que les civils pourchassés cherchent refuge.

 

Les images de Centrafrique, comme celles du Rwanda il y a vingt ans, obligent à s’interroger sur ce que le christianisme a pu enseigner aux peuples à qui l’Évangile a été annoncé. Elles nous adjurent de soutenir l’engagement de tous les hommes de bonne volonté qui résistent à la tentation barbare, sans mégoter notre aide. Elles nous invitent à questionner avec humilité nos propres actions, ici et ailleurs, en faveur de la paix, de l’accueil de l’autre, différent ou étranger, de la réconciliation.

 

Dominique Quinio

La Centrafrique dans la spirale de la vengeance

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:51

 

 

 

ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES  POUR LA TRANSITION (AFDT)

 

 

 

DECISION N° 001/014

 

Vu les articles 14, 24, 26, 27, 28 et 32 de la Charte de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition.

 

Les partis politiques :

 

  • Alliance pour la Démocratie et le progrès (ADP)
  • Parti Africain pour une transformation radicale et l’intégration des Etats (PATRIE)
  • Union Démocratique du peuple pour le progrès (UDPP)
  •  

ayant été régulièrement convoqués à comparaitre en matière disciplinaire ne se sont pas présentés.

L’AFDT au préalable a déclaré sans effet  pour inobservation des prescriptions impératives  de l’article 24 de la Charte:

 

1°/ la déclaration des trois partis politiques contrevenants en date du 21 janvier 2014, faite exclusivement   par voie de presse et par laquelle ils affirment suspendre « leur participation aux activités de l’AFDT ».

 

2°/  la « démission de l’ADP » de l’AFDT,  la conférence des Présidents n’ayant pas encore pris acte de ladite démission lorsque l’ADP a procédé à sa diffusion dans la presse.

 

3°/ la démission du PATRIE, enregistrée postérieurement à la convocation qui lui a été adressée pour comparaitre devant la Conférence des Présidents. 

 

MOTIVATION DE LA DECISION

 

Au cours de deux réunions tenues les 18 et 19 janvier 2014, les 7 partis politiques membres de l’AFDT à l’unanimité ont admis que conformément  à l’Accord Politique de Libreville du 11 janvier 2013, de la déclaration de NDJAMENA du 18 Avril 2013 et de la charte Constitutionnelle de Transition, notamment en ses articles 29 et 36 alinéa 3,  le poste de Premier Ministre revenait à l’AFDT, l’ancienne opposition démocratique au régime du Général François BOZIZE.

 

Ils ont d’un commun accord décidé de proposer au nouveau Chef de l’Etat de Transition trois noms afin de lui permettre de faire un choix sur la base des profils retenus pour cette fonction.

 

Le 23 janvier 2014, il a été procédé par un vote à bulletin secret au choix des 3 candidats.

 

Six partis politiques sur sept, à l’exclusion de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), avaient présenté des candidats à ce poste et ont obtenu les suffrages suivants :

 

  • Clément BELIBANGA - ADP : 3 sur 7
  • Christophe BREMAIDOU - ASD : 5 sur 7
  • Jean- Jacques SANZE - MLPC : 2 sur 7
  • Crépin MBOLI GOUMBA - PATRIE : 1 sur 7
  • Joachim Rainaldy SIOKE - RDC : 5 sur 7
  • MAITART Djim-Arem -UDPP : 5 sur 7
  •  

L’AFDT avait remis les noms des 3 candidats arrivés en tête : Christophe BREMAIDOU, Joachim Rainaldy SIOKE et MAITART DJIM-AREM à Mme le Chef de l’Etat de la Transition.

 

Le choix du Premier Ministre au sein de l’AFDT était la condition de sa participation au Gouvernement. Telle était la position unanime de l’AFDT.

 

Après la nomination de Monsieur André NZAPAYEKE, comme Chef du Gouvernement de Transition, l’AFDT ayant fait le constat que les actes fondateurs de cette transition consensuelle et inclusive n’avaient pas été respectés, avait fait le choix politique de ne pas intégrer ce Gouvernement.

 

L’AFDT dans une déclaration daté du 26 janvier 2014, prenant acte de cette désignation, et consciente de ses responsabilités historiques et face au drame que vit notre peuple avait affirmé qu’elle apportera néanmoins son soutien indéfectible au processus de Transition et qu’elle participera à l’œuvre de réconciliation nationale en faisant toutes propositions utiles à cet effet.

 

Ainsi, 4 partis sur 7 ont décidé de respecter leur engagement, tandis que les 3 partis contrevenants, mus par l’esprit de mendicité et de vagabondage politique, ont librement choisis d’aller au Gouvernement, violant la charte de l’AFDT qui dispose en son article 14 alinéa 4 : « la Conférence des Présidents définit les grandes orientations des actions de l’AFDT et arrête ses décisions par consensus, et en cas de nécessité, par vote à la majorité simple ».

 

En conséquence,  l’AFDT réunie en session extraordinaire et statuant en matière disciplinaire, à l’unanimité.

 

DECIDE

 

 

Article 1er :

 

  • L’Alliance pour la Démocratie et le progrès (ADP)
  •  
  • Le Parti Africain pour une Transformation Radicale et l’Intégration des Etats (PATRIE)
  •  
  • L’Union Démocratique du Peuple pour le progrès (UDPP)

 

sont exclus de l’AFDT pour indiscipline caractérisée et  trahison.

 

Article 2 : la présente décision sera notifiée aux intéressés et communiquée partout ou besoin sera.

                                                   

 

                                                         Fait à Bangui le 10 février 2014

 

                                             Le Président de la Conférence des Présidents.

 

Martin ZIGUELE                                                                                 

L'AFDT exclut pour "trahison" trois partis qui en faisaient partie

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