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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 14:12

 

 

Depuis l’éclatement de la Séléka fin 2014, des groupes armés résiduels sont nés, se sont structurés et souhaitent à présent s’investir dans le chantier de reconstruction de notre pays. L’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) en est une émanation. Focus sur un mouvement en pleine mutation qui mise résolument sur l’avenir…

 

Implanté à Bambari, fief des Peuls de Centrafrique, l’UPC n’était au départ qu’un rassemblement militaire structuré autour du Général Ali Darrass et qui avait pour objectif de défendre les intérêts peuls de la région. Dès que la MINUSCA s’est déployée, ce dernier a vite compris qu’il était nécessaire de se repositionner et que l’avenir de son mouvement serait assuré par un véritable engagement politique.

 

Darrass s’engage alors dans une véritable mutation de l’UPC. Le mouvement ayant été structuré autour du peuple Peul, usant de valeurs parfois répréhensibles, il fallait assurer la reconversion d’un groupe armé en une union politique capable d’être une force de proposition et de contribution au développement du pays. Pour atteindre son objectif, le général a su profiter du Forum de Bangui. En effet, en envoyant des hommes lucides sur la situation et sur les enjeux qui attendaient la Centrafrique, il a su saisir l’opportunité de pouvoir convertir son groupe en une émanation politique. Ainsi, grâce à Hassan Bouba Ali, Ahmat Nedjad et Souleymane Daouda, les précieux conseillers du général, une ambition mais surtout un projet de société ont très rapidement émergé. Ces derniers ont d’ailleurs été écoutés lors de ce forum par les autorités de transition et la communauté internationale, marquant ainsi en quelque sorte l’entrée en scène de l’UPC dans la politique centrafricaine. Depuis, dans la perspective du processus électoral, le mouvement est en mesure de proposer aux futures autorités un projet qui s’intègre parfaitement aux tendances politiques actuelles.

 

Mais, faire de la politique, c’est aussi envoyer des gestes forts. Ainsi, après l’attaque d’une délégation du mouvement à Bangui fin octobre 2015, dans laquelle Nedjad a perdu la vie, tout le monde redoutait que Darrass n’ordonne des représailles relançant alors une spirale de violence dont le pays n’a pas besoin. En refusant cette option, le général a su prendre ses responsabilités en choisissant de ne pas faire parler les armes. Quelques semaines plus tard, même si les auteurs de cette attaque n’ont jamais été identifiés, Darrass et Patrice Edouard NGaissona, ennemis d’hier, ont signé un pacte de non agression entre les Anti-balakas et l’UPC afin de ne pas faire usage de leurs armes lors du processus électoral. Cet acte inédit est un geste fort qui guide les deux mouvements dans la dynamique de sortie de crise et montre l’exemple à d’autres partis.

 

Pour l’heure, tout en poursuivant sur la voie d’un dialogue constructif, l’UPC suit avec intérêt les élections. Même si le chemin est encore long, le général Darrass est en train de réussir le repositionnement politique de son mouvement et pourrait s’engager rapidement auprès du futur président notamment sur les questions de sécurité de sa région mais aussi sur la démilitarisation de l’UPC.

 

Abdoulaye NGAMENDE

 

 

NDLR : Ali Darrass fut le chef d'état-major de Baba Laddé

L’UPC : histoire d’une politisation en cours… par Abdoulaye NGAMENDE
Centrafrique-Presse.com
8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 13:44

 

       

APA-Bangui(Centrafrique) -2016-02-08 12:38:32 - Le parti Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) et son candidat à l’élection présidentielle Désiré Bilal Nzanga Kolingba, arrivé 3ème au premier tour de la présidentielle, ont conclu un accord politique pour ce second tour avec Anicet Georges Dologuélé, arrivé en tête au premier tour du scrutin.


Signé dimanche, cet accord appelle les partisans du RDC à voter au second tour pour Anicet Georges Dologuélé qui, selon eux, incarne l'unité nationale.

Faustin Archange Touadéra, le challenger de Dologuélé, a pour sa part obtenu un soutien de poids de la part du parti Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et son leader Martin Ziguélé arrivé 4ème à la présidentielle du 30 décembre dernier.

Touadéra a également décroché le soutien d'une branche des ex sélékas dirigée par le numéro trois Mohamed Moussa Daffhane qui a fait une déclaration dans ce sens.

Karim Meckassoua et Sylvain Patassé, des candidats malheureux au 1-er tour du scrutin présidentiel, ont demandé à leurs partisans de voter pour Anicet Georges Dologuélé.

Ces déclarations de soutien en faveur de l'un ou l'autre candidat arrivent au 2ème jour de la campagne présidentielle qui s'achèvera le 12 février par un face à face radiotélévisé entre Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra avant le vote du 14 février.

Les bulletins de vote et les fiches de décompte de voix imprimés à Dubaï sont à Bangui depuis samedi.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=845310#sthash.b8bjW6up.dpuf

Présidentielle centrafricaine : soutiens de poids pour les protagonistes du 2e tour
Présidentielle centrafricaine : soutiens de poids pour les protagonistes du 2e tour
Centrafrique-Presse.com
8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 13:19

 

 

Propos recueillis par Joan Tilouine  LE MONDE Le 07.02.2016 à 20h48 • Mis à jour le 08.02.2016 à 08h14

 

Depuis Bangui, le général Jean-Marie Michel Mokoko annonce au Monde Afrique sa candidature à l’élection présidentielle du 20 mars au Congo. Représentant spécial de la présidente de l’Union africaine (UA), chef de mission pour la Centrafrique et l’Afrique centrale, il a démissionné le 3 février du cabinet présidentiel, où il était, depuis 2005, conseiller chargé des questions de paix et de sécurité.

 

Cet ancien chef d’Etat major des forces armées congolaises (de 1987 à 1993) jouit toujours d’une certaine popularité dans son pays. Lors de la Conférence nationale, en 1991, il avait notamment persuadé Denis Sassou-Nguesso de se retirer du pouvoir et a contribué à l’avènement du multipartisme.

 

Toujours en fonction à l’UA pour qui il a mené ces dernières années des missions de médiation au Mali, en Côte d’Ivoire, ou en Centrafrique, Jean-Marie Michel Mokoko prévoit de rentrer à Brazzaville le 9 février. A l’élection présidentielle du 20 mars, il affrontera le chef d’Etat sortant, Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis plus de trente ans, et plusieurs figures de l’opposition.

 

Pourquoi annoncez-vous maintenant votre candidature à l’élection présidentielle ?

 

Au regard de la situation qui prévaut au Congo, le moment est venu pour moi de me présenter pour porter la voix du peuple. Car l’heure est grave et la situation politique du pays n’a cessé de se détériorer. Il est temps d’écouter les Congolais qui veulent reprendre leur destin en main. Le président Denis Sassou-Nguesso doit l’entendre et se retirer comme un homme de paix. C’est un tournant dans ma vie. J’ai pris le temps de réfléchir. Je suis prêt.

 

N’est ce pas trop tard ?

 

Je ne crois pas. Tout le monde se préparait à une élection présidentielle prévue en juillet. Elle a été avancée au 20 mars. Dont acte. J’entends le chef d’Etat et l’opposition parler de paix. J’en prends note. Mais rien de concret n’a abouti. Or, le temps presse car la période électorale peut donner lieu à une crise grave si rien n’est fait. Je reste sceptique quant à un processus électoral transparent promis par le pouvoir en place. En m’engageant dans cette campagne, je vais poser le débat très clairement sur les conditions du scrutin.

 

« Un soulèvement populaire et pacifique n’est pas à exclure. Moi, je me rangerai du côté du peuple »

 

Mais pour moi c’est très clair : si la commission électorale indépendante ne devient pas vraiment indépendante et si la transparence du scrutin n’est pas garantie, alors il faudra réagir. Ce sont les Congolais qui décideront de la suite. Un soulèvement populaire et pacifique n’est pas à exclure. Moi, je me rangerai du côté du peuple.

 

Vous aviez timidement pris position contre le changement de constitution voté par référendum en octobre 2015 dans des conditions décriées par la communauté internationale. Pourquoi n’avez-vous pas répondu aux appels de certains manifestants et membres de l’opposition qui sollicitaient votre retour à ce moment-là ?

 

Pour le compte de l’UA, je suis l’évolution de la situation régionale de très près. A mon sens, au Congo, depuis deux ans, il y a un débat porteur des germes d’une crise qui peut toujours survenir. L’opposition et le pouvoir de Denis Sassou-Nguesso, qui cumule plus de trente ans à la tête de l’Etat, ne sont parvenus à établir les conditions d’un dialogue.

 

« Au Congo, depuis deux ans, il y a un débat porteur des germes d’une crise qui peut toujours survenir »

 

En octobre, des manifestants se sont tournés vers moi dans l’espoir que j’intervienne. Certains sont morts sous les balles de la police. J’ai senti un frémissement autour de mon nom, mais j’ai souhaité mûrir ma décision.

 

Il est aujourd’hui clair que cette modification constitutionnelle n’avait pour but que de faire sauter les verrous de l’âge et de la limitation de mandats prévus dans la précédente loi fondamentale pour permettre à Denis Sassou-Nguesso de se représenter. C’est sans doute une erreur de sa part. Dernièrement, j’ai été contacté par de nombreux émissaires et porteurs de messages venus me voir à Bangui, m’appelant à m’impliquer clairement. Une opinion du peuple se dégage, et je me suis toujours senti être un homme de devoir.

 

Plusieurs figures de l’opposition ont déjà annoncé leur candidature à la présidentielle, qu’en pensez-vous ?

 

Avec plusieurs candidatures de l’opposition, personne ne gagnera au premier tour. Je pense avoir une assise nationale et pouvoir être au second tour. A ce moment-là, nous discuterons des alliances en fonction de nos projets et visions. Et si je ne suis pas au second tour, je soutiendrai alors le candidat dont je me sentirai le plus proche. Il faut être clair : ce sera difficile pour l’opposition d’affronter un président sortant qui jouit d’une force de frappe financière sans égale. Et il ne faut pas non plus nier que le vote au Congo est influencé par des variables ethniques et régionales.

 

Comme Denis Sassou-Nguesso, vous êtes originaire du nord du pays. Comment comptez-vous réduire la fracture politico-ethnique qui divise le nord et le sud du Congo ?

 

Je crois que dans le passé, j’ai démontré que je n’étais pas l’homme d’une région, d’une ethnie, d’un clan. En tant que militaire, j’ai toujours œuvré au nom de l’intérêt national, pour l’unité. Aujourd’hui, comme candidat indépendant, je ne me sens ni du nord ni du sud du pays, mais plus que jamais congolais. Et je veux croire que les Congolais sont prêts à gommer cette fracture Nord-Sud si on leur propose un projet de développement national. Je veux un Congo où chacun dispose des mêmes chances, et où l’on privilégie les compétences qu’importe l’origine ethnique.

 

Avez-vous été récemment en contact avec les leaders de l’opposition ou avec le pouvoir ?

 

J’ai envoyé une lettre de démission du cabinet présidentiel le 3 février. Elle est claire. Et je n’attends pas de réponse de la part du président. Avec les personnalités politiques de l’opposition, je n’ai pas encore entamé de prise de contact officielle. Jusqu’à ce jour, j’ai travaillé dans l’ombre. Je rentre le 9 février à Brazzaville et je m’entretiendrai ensuite avec les responsables politiques de l’opposition.

 

Avec quels moyens allez-vous faire campagne, et sur quels thèmes ?

 

J’ai travaillé à mettre en place des comités de soutien dans tout le pays. Je sais bien que le président sortant mènera une campagne à l’américaine avec beaucoup de ressources dont on peut deviner la provenance. Je compte faire de mon mieux avec peu de moyens. Je n’irai sans doute pas courtiser des chefs d’Etat et des partenaires étrangers. Je parlerai directement aux populations, dans les villes et villages, je ferai du porte-à-porte et je défendrai un discours d’intégrité et de valeurs. Pour moi, la première urgence est de changer les mentalités, moraliser l’appareil d’Etat, éliminer la corruption et regagner la confiance de la communauté internationale.


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/02/07/jean-marie-michel-mokoko-je-suis-candidat-a-la-presidentielle-pour-porter-la-voix-des-congolais_4861020_3212.html#zmGsyRiaRC7JDcgg.99

Lu pour vous : Général Mokoko : « Sassou doit se retirer comme un homme de paix »
Centrafrique-Presse.com
8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 13:04
République centrafricaine. Il faut renforcer le maintien de la paix afin de prévenir un regain de violence

 

 

 

http://www.amnesty.fr/  [08/02/2016]

 

Un risque de violences meurtrières et d’instabilité continuera à peser sur les civils en République centrafricaine à moins que les graves lacunes de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ne soient comblées de toute urgence, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public lundi 8 février.

 

Alors qu’un nouveau président doit être élu dans moins d’une semaine, le rapport de l’organisation, intitulé « Un mandat pour protéger. Les ressources pour réussir ? Renforcer le maintien de la paix en République centrafricaine », analyse comment de profondes insuffisances sur le plan humain et matériel se sont soldées par l’incapacité pour les casques bleus de prévenir et d’endiguer une explosion de violence qui a fait 75 morts, dont de nombreux civils, à Bangui en septembre 2015.

 

L’organisation demande une évaluation de grande ampleur de l’échec manifeste de la MINUSCA concernant la protection des civils en septembre 2015, et notamment de son aptitude à remplir son mandat, ce qui recouvre des facteurs tels que la formation, l’équipement, la coordination et le nombre de membres opérationnels en uniforme et en civil.

 

« La présence de la MINUSCA en République centrafricaine a sauvé beaucoup de vies et prévenu de nombreuses effusions de sang, mais les violences extrêmes ayant éclaté en septembre 2015 ont mis en évidence les faiblesses de la Mission. Elle n’est cependant toujours pas dotée des ressources dont elle a besoin pour protéger les civils de manière adéquate », a déclaré Steve Cockburn, directeur régional adjoint à Amnesty International pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest.

 

« Faire en sorte que la force de maintien de la paix dispose des moyens requis afin de prévenir et contenir des violences de grande ampleur, mais aussi de soutenir le gouvernement pour que celui-ci veille à ce que justice soit rendue, doit être une priorité absolue si l'on souhaite mettre un terme au cycle de violence et d’injustice qui mine la République centrafricaine depuis si longtemps. » 

 

Le 31 janvier 2016, le ministre français de la Défense a annoncé le retrait, d’ici la fin de l’année, de la majorité des 900 soldats déployés par la France se trouvant actuellement en République centrafricaine, ce qui rend l’évaluation de la MINUSCA d’autant plus urgente.

 

La flambée de violence de septembre 

 

En dépit de la présence de 2 660 policiers et soldats des Nations unies à Bangui, les forces de la MINUSCA n’ont pas été en mesure d’enrayer comme il se devait les violences ayant éclaté sur place le 26 septembre. Au moins 75 personnes, des civils pour la plupart, ont été tuées en l’espace de trois jours. Des logements ont été détruits, 42 000 autres personnes ont été déplacées et au moins 12 femmes ont été violées dans un arrondissement au cours de la seule première journée. Une jeune fille de 18 ans a expliqué à Amnesty International ce qui lui est arrivé le 26 septembre : « Je suis allée au marché pour faire des courses [...] j’ai entendu des coups de feu. Je me suis mise à courir vers la maison, mais alors que je passais près du bureau local de la Croix-Rouge, j’ai été arrêtée par six hommes [...] en uniformes militaires [...] Ils ont posé des cartons par terre. Un jeune homme et un vieil homme m’ont violée. »

 

Amnesty International a découvert que la MINUSCA s’est par ailleurs montrée incapable de répondre aux appels de professionnels médicaux lui demandant d’escorter les blessés jusqu’aux hôpitaux le 27 septembre.

 

Un professionnel de santé a déclaré à l’organisation : « Nous avons reçu 25 blessés dont 13 blessés graves, mais nous n’avons pas pu les emmener à l’hôpital avec notre véhicule, car l’accès était bloqué pour des raisons de sécurité. Mon équipe a appelé la MINUSCA pour obtenir de l’aide, mais la MINUSCA a dit qu’elle ne pouvait pas venir [...] Le lendemain, six des blessés graves étaient morts. »

 

Selon des témoignages recueillis par Amnesty International, la MINUSCA n’est pas intervenue dans certaines des principales zones de conflit avant la deuxième journée des violences, et c’est seulement le troisième jour qu’elle a pris des mesures pour éliminer des barrages routiers érigés par des groupes armés.

 

Quand le manque de ressources empêche de réagir 

 

Si la faiblesse de l’État centrafricain a régulièrement été citée parmi les principaux facteurs entravant les efforts de protection des civils, plusieurs experts interrogés ont également évoqué divers motifs de préoccupation en rapport avec la capacité de la MINUSCA à faire face aux violences. Ils ont pointé du doigt de grands manques en matière de formation et d’équipement, ainsi que l’insuffisance supposée des effectifs mis à la disposition des casques bleus.

 

Un membre haut placé des forces de la MINUSCA a déclaré à Amnesty International : « Lorsque des coups de feu sont tirés, nous pouvons uniquement envoyer des hommes dans des véhicules blindés. Mais beaucoup de ces véhicules sont actuellement hors service. »

 

Des experts ont également évoqué des problèmes considérables en terme de coordination entre les différentes composantes de la force de maintien de la paix. Ceux-ci ont eu pour conséquence la non-utilisation, lors des premiers jours des violences, de plus de 450 soldats des Nations unies stationnés à Bangui.

 

Des membres du public interrogés ont indiqué que la population est de plus en plus suspicieuse et hostile à l’égard de la MINUSCA. Un homme de 45 ans résidant à Bangui a déclaré à Amnesty International : « On attendait beaucoup d’eux. Ils nous avaient dit de patienter. Qu’ils seraient bientôt 12 000. Mais aujourd’hui, alors qu’ils sont 12 000, on ne les voit pas sur le terrain [...] Lorsqu’on les attend pour une intervention, ils n’arrivent jamais. Ou alors, quand ils arrivent, c’est trop tard. »

 

Des entretiens avec les dirigeants de groupes armés ont montré que ceux-ci utilisent l’absence de protection offerte par la MINUSCA dans de nombreuses zones afin d’affirmer que la persistance de leur propre présence a pour but de « protéger » les populations.

 

Un renforcement possible 

 

Des mesures prises par la MINUSCA à la suite des événements de septembre 2015, notamment l’arrivée d’effectifs supplémentaires à Bangui ainsi qu’une réorganisation au sein des structures de commandement, leur ont permis de réagir plus efficacement face à plusieurs épisodes violents en octobre 2015. Entre octobre 2015 et janvier 2016, la MINUSCA a empêché que des violences majeures ne surviennent, notamment lors de la visite du pape, du référendum sur l’adoption d’une nouvelle Constitution et du premier tour de l’élection présidentielle.

 

Il n’y a cependant guère de garantie que la MINUSCA soit capable de réagir de manière adaptée à une nouvelle flambée de violence de grande ampleur. Il est prévu que le Conseil de sécurité des Nations unies se penche sur la question du renouvellement du mandat de la MINUSCA en avril.

 

« La République centrafricaine s’est avérée être l’un des endroits du monde où le maintien de la paix présente le plus de difficultés, et il est vital que la MINUSCA ait les moyens de remplir son mandat, qui consiste à protéger les civils, garantir que justice soit rendue et soutenir le nouveau gouvernement », a déclaré Steve Cockburn.

 

« La communauté internationale a consenti un investissement important afin d’essayer de mettre fin à des décennies d’instabilité en République centrafricaine, et le temps est venu pour le Conseil de sécurité des Nations unies de renouveler ses engagements et de travailler en collaboration avec le gouvernement qui sera prochainement élu, afin d'amener une bonne fois pour toutes plus de stabilité dans le pays. »

 

Complément d'information  

 

La MINUSCA a été déployée en République centrafricaine en septembre 2014, prenant le relais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA).

 

Entre le 14 octobre et le 23 novembre 2015, Amnesty International a mené des entretiens avec 85 personnes à Bangui et Carnot. Parmi les personnes interrogées figuraient des membres haut placés de la MINUSCA, aussi bien des militaires que des civils, des représentants du gouvernement, des diplomates, des membres d’ONG nationales et internationales et des membres de groupes armés, mais aussi des témoins et des victimes de crimes relevant du droit international, de violations des droits humains et d’atteintes à ces droits.

 

Ces derniers mois, un certain nombre d’allégations d’abus sexuels ont été formulées contre des membres des forces internationales en République centrafricaine, notamment des casques bleus. La réaction des Nations unies face à ces informations a été critiquée par un groupe d’experts en décembre 2015, et elles ont depuis lors promis d’adopter diverses mesures dans le but d’enquêter sur ces signalements. En août 2015, le chef de la MINUSCA a démissionné après la révélation par Amnesty International du viol d’une fillette de 12 ans et des homicides apparemment aveugles d’un adolescent de 16 ans et de son père par des soldats de la MINUSCA.

 

 

Centrafrique-Presse.com
8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 13:02
RCA : l’ONU reconnait ses faiblesses

 

 

http://www.bbc.com/  8/2/2016

 

L’Organisation des Nations Unies (ONU) a reconnu que sa mission de maintien de la paix en République centrafricaine a besoin de s’améliorer, après qu’un rapport d'Amnesty International a souligné que ses troupes ne sont pas à la hauteur.

 

Le représentant de l’ONU dans le pays, Parfait Onanga-Anyanga, a déclaré que les casques bleus avaient été pris par surprise par la flambée de violence en septembre dernier dans la capitale, Bangui.

 

L’incident avait fait plus de 75 morts.

 

Parfait Onanga-Anyanga a toutefois indiqué que la mission avait réagi rapidement, en mettant en place une nouvelle stratégie de protection des populations.

 

Il a ajouté qu'il était confiant que les forces de maintien de la paix seront désormais en mesure de mettre fin à l’avenir à toute violence.

 

M. Onanga-Anyanga a rappelé que les casques bleus avaient supervisé avec succès la visite du pape en novembre en Centrafrique et le premier tour des élections en décembre.

 

La République centrafricaine a sombré dans une violence sectaire lorsque les rebelles de la Séléka ont pris le pouvoir en 2013, entrainant des représailles des milices anti-Balaka.

Centrafrique-Presse.com
8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 13:00

 

 

Par Lefigaro.fr avec AFP Mis à jour le 08/02/2016 à 12:33

 

Le parquet de Paris a étendu vendredi l'enquête sur des allégations de viols de mineurs centrafricains par des soldats français de la mission Sangaris à de nouvelles accusations récemment révélées par l'ONU, ont indiqué ce lundi des sources judiciaires.


Ces accusations de viols, qui auraient été commis en 2014, ont été portées par une soeur et un frère de sept et neuf ans contre des militaires de Sangaris, au camp de déplacés de M'Poko près de l'aéroport de Bangui, a précisé une source proche du dossier. L'enquête portait jusqu'à présent sur des accusations distinctes portées par des enfants et susceptibles de concerner 14 militaires.


Les dénonciations du frère et de la soeur font partie d'un ensemble de faits allégués récemment rendus publics par les Nations unies. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait alors saisi la justice qui a étendu son enquête à des faits susceptibles de constituer des "viols sur mineurs de [moins de] 15 ans par personnes abusant de l'autorité conférée par leurs fonctions et complicité de ces viols". 

Viols présumés en Centrafrique: l'enquête française étendue à d'autres accusations
Centrafrique-Presse.com
8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 01:02

 

 

 

07 FÉV 2016  07.02.2016 à 20:30 (AFP

 

Les deux anciens Premiers ministres qui s'affronteront dimanche prochain au second tour de la présidentielle centrafricaine, Anicet-Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra, ont reçu le soutien respectif des candidats arrivés en troisième et quatrième positions, a-t-on appris dimanche à Bangui.

 

Désiré Nzanga Kolingba, troisième avec 12,04 % de suffrages à la présidentielle du 30 décembre dernier, a officialisé son soutien à M. Dologuélé, arrivé en tête avec 23,74 % des voix.

 

"Plus qu'un accord électoral, il s’agit d’un engagement politique", a précisé à l’AFP Clément Boutet N’bamba, secrétaire général adjoint et porte-parole du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), le parti de Kolingba.

 

"Dans un premier temps, nous nous engageons à soutenir M. Dologuélé dans sa campagne. Et, en cas de victoire de celui-ci, nos deux partis travailleront conjointement pour redresser le pays", a-t-il ajouté.

 

Jusqu’ici, le RDC avait toujours contesté les résultats du premier tour, déposant avec d’autres partis des recours auprès de la Cour constitutionnelle, tous rejetés.

 

Mais, selon M. Boutet N’bamba, "même si le processus électoral a été entaché de fraudes et d’irrégularités, il était temps de dépasser ces considérations pour ne penser qu’à l’essentiel: mettre fin à la période de transition et élire un gouvernement démocratique pour sortir le pays du statut quo".

 

-Surprise-

 

M. Touadéra, qui avait créé la surprise en arrivant deuxième avec 19,05 % des voix du premier tour, a reçu le soutien du quatrième, Martin Ziguélé (11,43 %), selon le parti de ce dernier, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MPLC).

 

Auparavant, 21 candidats sur la trentaine en lice en décembre avaient déjà rallié Faustin Archange Touadéra pour le second tour.

 

Le premier tour des législatives, qui s'était déroulé aussi le 30 décembre, a été annulé pour de nombreuses irrégularités par la Cour constitutionnelle. Il doit se tenir de nouveau dimanche 14 février en même temps que la présidentielle.

 

Ces scrutins, maintes fois reportés, sont censés aider l'un des pays les plus pauvres du monde, à sortir de trois ans de violences intercommunautaires.

 

La Centrafrique s'est embrasée à la chute du président François Bozizé, renversé en mars 2013 par la Séléka, une coalition hétéroclite de rebelles. Depuis l'intervention française qui a chassé la Séléka du pouvoir en janvier 2014, le pays vit sous perfusion de la communauté internationale et les Nations unies y entretiennent une force de 10.000 Casques bleus.

 

© 2016 AFP

Présidentielle en Centrafrique : Derniers soutiens importants pour les deux adversaires du second tour
Centrafrique-Presse.com
7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 16:44

 

 

        

Bangui (Centrafrique) APA 2016-02-07 12:23:33  - Les cadres du Ministère des Postes et Télécommunication et ceux des Finances ainsi que les 4 exploitants de téléphonie mobile en Centrafrique se sont réunis samedi à Bangui pour diagnostiquer les problèmes liés au non-paiement régulier des taxes et redevances sur l’exploitation des nouvelles technologies en Centrafrique plus particulièrement les téléphones mobiles.


Selon André Ndomandji directeur de cabinet de ce Ministère, deux lois ont été votées depuis 1994 pour réglementer le secteur en définissant le cadre d'exploitation et fixant les taxes et redevances à payer par ces exploitants.


Cependant force est de constater ces lois qui ont été mises en place pour faire renflouer les caisses de l'Etat et contribuer au développement de l'économie ne sont pas respectées et les caisses de l'Etat sont vides a souligné le Directeur de Cabinet.

Mais, les participants ont dénoncé l'avenant signé entre le gouvernement et les sociétés qui impose à ces dernières de verser dans les caisses de l'Etat, chaque année 3,5% de leur chiffre d'affaires.


Pour Vincent Marboua, directeur technique de l'Agence de Régulation de Télécommunication en Centrafrique, Il faut remettre en cause cet avenant en imposant une taxation par rapport aux fréquences des appels qui sont attribuées à ces entreprises, car ces dernières ne présentent pas objectivement leur chiffre d'affaires à l'Etat.


Les participants ont recommandé la dénonciation pure et simple de l'avenant signé en 2006 avec les exploitants de téléphonie afin de faciliter leur taxation.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=845231#sthash.qFsU09VQ.dpuf

 

 

 

NDLR : Selon nos informations d’une source digne de foi, c’est en consentant de lui-même un abattement de 50% sur ce que devaient les quatre opérateurs de téléphonie mobile à l’état, tout en percevant indûment de colossaux dessous de table de plusieurs centaines de millions de F CFA que l’ancien ministre des finances, Abdallah Kadre Assane, a été brutalement limogé du gouvernement la semaine dernière. Toujours d’après des informations d’une source crédible ayant requis l’anonymat, ce dernier aurait déjà pompé la somme de 200 millions de F CFA du trésor public peu avant la démission de Michel Djotodia en janvier 2014 et aurait acquis une villa au Cameroun d’une valeur d’environ 600 millions de F CFA. Comme ministré délégué au budget, Abdallah Kadre avait déjà fait la prison sous Bozizé pour le dossier de SONATU et du prêt indien et fut ensuite ministre de l'économie et du plan sous l'ère Séléka avant de prendre successivement la tête du ministère des télécommunications et des finances sous la transition de Catherine Samba-Panza. Au ministère des télécoms, il a fait venir de France en avion jusqu'à Douala et de Douala jusqu'à Bangui dans un container, une Toyota 4x4 Land Cruiser dont il a été exonoré du paiement des taxes douanières. La question qui se pose est de savoir si dans ce cas-ci, devrait-on s'en tenir au seul limogeage du gouvernement ?  

Centrafrique : Les redevances et taxes des exploitants de téléphonie diagnostiqués
Centrafrique : Les redevances et taxes des exploitants de téléphonie diagnostiqués
Centrafrique-Presse.com
7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 16:23

 

 

 

http://rjdh.org/ PAR NERVA NGANG NDOUNGA LE 6 FÉVRIER 2016

 

C’est parti pour le second tour de la présidentielle ce samedi 06 janvier 2016. Dans la ville de Bangui et ses environs ou l’équipe du RJDH s’est rendue,  l’ambiance se fait sentir contrairement à l’ouverture de la campagne législative, il y a une semaine.

 

La campagne présidentielle est effective dans la ville de Bangui et ses environs. Tôt dans la matinée, l’on constate de mouvement partout dans la ville de Bangui. Des Quartiers Généraux communément appelés QG ont refait surface. Devant ces QG, on note la présence massive des militants. Des banderoles avec les slogans, des effigies des candidats sont affichés sur les voies publiques, devant les QG et devant certaines maisons des particuliers.  Des véhicules privés sont bourrés des effigies des deux candidats retenus pour le second tour à savoir Anicet George Doléguélé et Faustin Archange Touadera.

 

De Bimbo au Pk 0, en passant par le quartier Pétevo, de Pk0 au Pk 12 en passant par le quartier Gobongo, de combattant à Boy-arabe quartier situé dans le 4è arrondissement de Bangui en passant par le quartier Fou, les Centrafricains croisés ne parlent que de cet événement dont l’enjeu est de taille. C’est  ce qu’a confirmé Junior Kongbia, habitant le quartier Pétevo dans le 6è arrondissement de Bangui.

 

 « Cette journée représente pour moi, une nouvelle ère, car les Centrafricains s’apprêtent à tourner la page sombre de leur histoire », a-t-il souligné.

 

Dans le 3è arrondissement précisément au Km 5, au quartier sénégalais connu sous le nom de Jamaïque, l’on retrouve l’équipe de la campagne du candidat N° 2. Par contre dans le 7è arrondissent, l’on constate un timide démarrage de cette campagne présidentielle même si quelques effigies des candidats sont affichés.

 

Les forces nationales et internationales multiplient des patrouilles dans la ville. La sécurité est assurée dans les différents arrondissements de la place. Les forces onusiennes sont stationnées dans les coins stratégiques de la capitale tandis que la police et la gendarmerie centrafricaine sont plus visibles que les jours passés.

 

Cette campagne qui démarre ce jour prendra fin le vendredi 12 février 2016 à minuit. C’est le dimanche 14 février prochain que les Centrafricains iront aux urnes pour départager les deux vainqueurs du 1er tour à savoir Anicet Georges Doléguélé et Faustin Archange Touadera.

L’ambiance de la campagne présidentielle est vivante dès le premier jour du lancement
Centrafrique-Presse.com
7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 16:05

 

 

Par RFI  07-02-2016 Modifié le 07-02-2016 à 11:40

 

La campagne pour le second tour de la présidentielle a démarré en Centrafrique. Les partisans de l’outsider Faustin Touadéra, dont plusieurs anciens candidats au premier tour de l'élection, organisaient samedi 6 février une manifestation de soutien dans le centre de la capitale Bangui, afin de lui façonner une image crédible de rassembleur. Reportage.

 

Un musulman enturbanné aux couleurs militaires, un anti-balaka bardé de gris-gris en plein milieu du centre-ville de Bangui, la scène a de quoi surprendre. C'est le début du second tour de la campagne présidentielle et le candidat Faustin Touadéra est bien décidé à jouer la carte du rassemblement.

 

« C’est un groupe qui est en train de mettre en exergue la présence de personnalités anti-balaka et de personnalités ex-Seleka, pour souligner cette grande atmosphère de rassemblement qui règne ici », explique Jean-Baptiste Koba, le porte-parole du groupe de soutien à Faustin Touadéra.

 

Plutôt discret lors du premier tour, l’ancien Premier ministre du président Bozizé a créé la surprise en arrivant deuxième derrière Anicet Dologuélé. L'outsider multiplie depuis les déplacements et les meetings pour propager cette image de candidat du peuple.

 

« Touadéra c’est l’homme qu’il faut. C’est un rassembleur, assure Martinez, un partisan présent dans la foule. Il faut qu’on se mobilise, chrétiens et musulmans, pour rebâtir notre pays qui est tombé. C’est la raison pour laquelle les deux entités sont présentes pour témoigner leur soutien à l’endroit de notre candidat Touadéra. » La campagne pour le second tour va être rapide. Le vote devrait avoir lieu dimanche prochain.

 

Centrafrique : Une partie des organes de base du parti KNK soutient Touadera au 2e tour

 

http://rjdh.org/ PAR BABIKIR OUSMANE LE 6 FÉVRIER 2016

 

Les responsables de certains organes de bases du parti KNK dénoncent le protocole d’accord politique et électoral conclu entre l’URCA et le KNK en date du 22 décembre 2015. C’est une déclaration faite ce matin au micro du RJDH par Grothe Delphin Crépin, président du conseil sous préfectoral de Bimbo.

 

Il s’agit des Conseils préfectoraux de la Mambéré Kadei et  de l’Ouham, les conseils sous préfectoraux de Bimbo et des 1er, 2e, 6e  et de7e arrondissements qui ont signé la déclaration.

 

Serge Delphin Grotho, Président du conseil Sous-préfectoral  du KNK de Bimbo a fait savoir que le parti KNK avait signé un accord politique avec l’URCA de Anicet George Dologuélé qui n’a  pas  été respecté par  ce parti. Selon lui, l’URCA est en train de les rouler dans la farine. « Bien que le KNK a signé un accord politique avec  l’URCA depuis le 1er tour, mais cet accord n’est pas respecté d’où nécessité de dénoncer. Nous  ne nous sentons pas dans l’accord politique, parce que jusqu’aujourd’hui l’URCA a exclu les partisans du parti KNK de la campagne électorale», a expliqué Serge Delphin Grotho.

 

Sur le contenu de l’accord politique conclu entre l’URCA et le KNK  le 22 décembre 2015, Serge Delphin Grotho n’a pas voulu se prononcer. Il affirme que c’est au bureau politique du KNK de  faire le point. « On avait une singularité dans cet accord qu’un avenant devrait être signé  après et c’est dans cet avenant que des contrats devraient être fait entre l’URCA et le KNK. Mais jusqu’à présent, rien n’est fait. Et donc, pour le contenu de l’accord du 22 décembre je m’abstiens, mais c’est le bureau politique de KNK qui a l’habilité à répondre », a-t-il soutenu.

 

Sept présidents préfectoraux, sous préfectoraux et des arrondissements de Bangui, qui avaient soutenu Dologuélé au 1er tour reviennent pour soutenir Touadera, l’ancien 2e vice-président du KNK qui a postulé en indépendant.

 

Par ailleurs, la Concertation Elargie des Plateformes Politiques, Partis et Associations Politiques et Personnalités Politiques Indépendantes, réunie en Assemblée Générale aux fins de débattre de son positionnement politique à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, a « décidé d’apporter un soutien unanime et franc à la candidature de Faustin Archange TOUADERA ».

 

« Cette position a été confortée lors de la rencontre organisée au Stade 20 000 places le Jeudi 4 Février 2016 entre la Concertation et le Candidat Indépendant Faustin Archange TOUADERA, rencontre au cours de laquelle la vision de l’après-élection du Candidat a emporté l’adhésion des membres de la Concertation », a dit dans une déclaration y relative Me Crépin Mbouli-Goumba.

 

Le second tour de la présidentielle opposera les candidats Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadera, tous des anciens premier-ministres.

 

Présidentielle en RCA: Faustin Touadéra met en scène le rassemblement
Centrafrique-Presse.com