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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 19:40

 

 

 

 http://www.defense.gouv.fr   12/03/2015 17:01

 

La semaine a été marquée par l’achèvement du processus de consultations populaires dans le pays, avec les dernières consultations conduites à Kaga Bandoro et à Birao.

 

Ce processus, initié par l’Etat de transition, visait à aller à la rencontre de l’ensemble de la population, afin de faire remonter les grandes préoccupations du pays à l’approche du Forum de Bangui. Au bilan, la totalité des régions du pays a été couverte par ce processus, et 92% des consultations prévues ont été tenues, les 8 % ne l’ayant pas été pour des raisons d’accessibilité uniquement. Lorsque les consultations ont été confrontées à divers blocages, c’est la population qui s’est déplacée d’elle-même vers la préfecture. La MINUSCA et la force Sangaris ont apporté une aide logistique ainsi qu’un appui sécuritaire aux délégations se rendant dans les différentes régions.

 

Lundi 9 mars, le pont Bailey « Pont de la Concorde » a été inauguré par la chef de l’Etat de transition en présence d’autorités civiles et militaires à Bangui. Ce chantier a été réalisé suite à l’écroulement des berges le long de l’Oubangui, détruisant le pont qui reliait les deux arrondissements du sud-ouest de Bangui (le 6ème et 2ème). Du 4 au 7 mars, une section du 3ème régiment de génie et une dizaine de militaires centrafricains du génie ont ainsi mené un chantier de reconstruction d’un pont provisoire de type Bailey, permettant de relier à nouveau les deux arrondissements.

 

Depuis cette semaine, la force Sangaris compte 1 700 militaires et non plus 2 000. Cette évolution marque la première étape du désengagement progressif des forces françaises de République centrafricaine, planifié depuis le déploiement de la force de l’ONU sur le territoire. S’appuyant toujours sur deux GTIA, le dispositif de la force Sangaris s’articule désormais sur le principe d’une force de réaction, avec une partie du dispositif (GTIA Turco) déployé dans Bangui, le couloir central et l’Est du pays, et l’autre (GTIA Vercors) déployé selon les besoins en appui des forces françaises et de l’ONU. Cette évolution du format de la force Sangaris, planifié depuis plusieurs mois, avait été initiée fin 2014 avec l’allègement du volume de troupes de combat et la densification des moyens plus mobiles (VBCI, hélicoptères Tigre, DRAC).

 

Environ 1 700 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 8 500 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimale en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

Sangaris : Point de situation au 12 mars
Sangaris : Point de situation au 12 mars

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Centrafrique-Presse.com
12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 14:40

 

 

Centrafrique: Le Conseil de Sécurité se réjouit des avancées politiques mais reste préoccupé des situations sécuritaires et humanitaires

 

Bangui, 12 mars (RJDH) En fin de mission de 48 heures en République Centrafricaine aux fins d’évaluer et encourager, les ambassadeurs du Conseil de Sécurité se sont dits satisfaits des progrès enregistrés au plan politique à travers les préparatifs du Forum de Bangui. Ils restent toutefois préoccupés par la situation sécuritaire encore fragile dans certains endroits du pays et les nombreux défis humanitaires. D’où, selon eux, une forte mobilisation de la communauté internationale pour la cause de Centrafrique.

 

Ces messages ont été rendus publics lors de la conférence de presse restitutive tenue le 11 mars 2015, à 19 heures à l’Hôtel Ledger Plaza, à Bangui par la délégation onusienne. Selon le chef de la délégation, l’ambassadeur français, François Delattre, il y a une certaine convergence autour du processus de la réconciliation, à travers les consultations populaires à la base qui se déroulent presque bien.

 

« Nous avons conscience que ce pays est un tournant à la fois sur le plan sécuritaire et sur le plan de la réconciliation qui est en marche. On a vu la dynamique des autorités de la transition, la dynamique sécuritaire et la dynamique de la société civile qui convergent toutes malgré les difficultés. Cela nous incite à un regard aujourd’hui positif du Conseil de Sécurité sur les évolutions en RCA », s’est réjoui François Delattre qui, au nom de la France préside le Conseil de Sécurité au mois de mars.

 

Selon le diplomate français, la délégation n’est pas passée pieds joint sur les défis auxquels il faut faire face dans un avenir proche.  « Nous savons qu’il y a des difficultés pendantes et les défis à surmonter pléthores. Parmi ces défis, il y a une situation humanitaire qui est grave et une situation sécuritaire qui reste fragile à différents endroits », a-t-il confié aux hommes des médias venus l’écouter.

 

Les difficultés étant perceptibles, la délégation recommande la poursuite du « déploiement de la Minusca pour arriver à son plein déploiement, nous l’espérons mi-avril. C’est un message que nous portons au Conseil de Sécurité à New-York afin de mettre la Minusca en situation de répondre pleinement à son mandat. Nous appelons la communauté internationale à rester mobilisée auprès de la RCA ».

 

Lors de sa visite en Centrafrique, la mission du Conseil de Sécurité a été reçue par les autorités politiques centrafricaines, les responsables de la société civile et des forces internationales. Elle a également effectué une visite de terrain à Bria pour palper du doigt les réalités de cette localité./

 

Naim-Kaélin Zamane

 

 

12/03/15 (Afrique Actualité)

 

Les Nations Unies encouragent davantage les efforts des autorités de la transition et entendent rétablir la sécurité, la paix de manière durable et soutenir les prochaines consultations populaires en RCA. C’est ce qu’a souligné ce 12 mars 2015, François DELATTRE, Ambassadeur de la France auprès de l’ONU et chef de mission du Conseil de sécurité de l’ONU en Centrafrique. Ce dernier, accompagné d’une quinzaine d’autres diplomates onusiens a eu un entretien avec le numéro I centrafricain, Madame Catherine SAMBA PANZA.

 

La visite de deux jours des représentants du Conseil de Sécurité permet à la délégation d'examiner l'évolution de la situation sur le terrain après les six premiers mois de déploiement de la Mission Intégrée Multidimensionnelle des Nations-Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine MINUSCA.

 

« Cette visite du conseil de sécurité revêt une importance particulière. Elle a pour double objet d'évaluer et d'encourager. Evaluer les progrès accomplis dans la sortie de crise et la stabilisation du pays, évaluer les progrès dans le déploiement et la mise en œuvre de la Minusca, encourager les évolutions en cours en République Centrafricaine, notamment la Transition politique avec le prochain forum de Bangui », a expliqué à son arrivée François Delattre, le représentant de la France à l'ONU, qui co-préside la mission aux côtés de son homologue de l'Angola.

 

C'est la première fois que le Conseil de Sécurité des Nations-Unies au complet se déplace en Centrafrique depuis le déclenchement de la crise militaro-politique dans ce pays.

 

Pour les autorités centrafricaines de Transition, cette visite est une fierté pour le peuple centrafricain. « Cette visite est très importante pour le pays. Au moment où nous préparons le forum de Bangui, nous avons besoin d'un certain nombre d'amélioration au niveau de la sécurité. C'est une fierté pour la République Centrafricaine d'avoir une mission aussi importante qui arrive au moment où on a besoin d'avoir toute la communauté internationale autour de nous pour réussir la Transition et organiser des élections crédibles et transparentes », a indiqué Florence Limbio, ministre centrafricaine de la Coopération internationale.

 

L'agenda de cette visite de courte durée prévoit mercredi une visite de terrain à Bria dans le nord-est, symbole de la restauration de l'autorité de l'Etat par la force onusienne.

 

A Bangui, les 15 membres de la mission vont avoir des rencontres avec les autorités de la Transition, notamment la présidente Catherine Samba-Panza. Des rencontres sont prévues avec le Conseil National de Transition(CNT), l'Autorité Nationale des élections (ANE), des représentants de la société civile, du corps diplomatique et du système des Nations Unies, y compris avec le chef de la MINUSCA, Babacar Gaye. Le Conseil de sécurité visite aussi ce mercredi, outre la MINUSCA, les autres Forces internationales déployées en RCA, l'opération française Sangaris et la mission européenne Eufor-RCA.

 

par rapport à l'actualité politique dans le pays, Hamadoun Touré, porte-parole de la Minusca a rappelé que « cette visite survient alors que s'achèvent les consultations populaires préparatoires du Forum de Bangui pour la réconciliation nationale ».

 

La visite en RCA est conduite par la France, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité pour le mois de mars, conjointement avec l'Angola.

 

 

L'ONU qualifie d'extraordinaire le travail de la Minusca

 

http://www.radiondekeluka.org   jeudi 12 mars 2015 13:59

 

Lors de leur visite de deux jours en Centrafrique, les 15 Représentants du Conseil de sécurité de l'ONU ont qualifié d’extraordinaire, le travail accompli par la Minusca, six mois après son déploiement dans le pays. Selon François Delattre, président du Conseil de sécurité, coprésident de la délégation en mission en Centrafrique, la force onusienne a des tâches immenses et fait face à une difficulté extrême.

 
« Ce n'est pas facile évidemment parce que le quotidien n'est pas facile. La tâche de la Minusca, notamment ses missions prioritaires sont par définition difficiles, que ce soit pour la protection des civils, la restauration de l'autorité de l’État comme à Bria, ce sont des missions immenses, d'une difficulté extrême », a souligné François Delattre lors de la conférence de presse animée mercredi à Bangui.


François Delattre a salué la capacité, l'aptitude opérationnelle de tout le personnel onusien œuvrant pour le rétablissement de la paix et de la sécurité sur le sol centrafricain. « Très franchement, la qualité du leadership, des hommes et des femmes qui composent la Minusca suscite notre sincère admiration aujourd'hui à tel point que nous sommes en train de relever le plafond de la Minusca pour qu'elle puisse avoir tous les moyens dont elle a besoin pour remplir à fond l'ensemble de ses missions », a apprécié le chef de la délégation onusienne qui a ajouté que « Le travail qui est accompli par la Minusca (...) est extraordinaire. Il est en parfaite osmose avec les autorités et les populations de la Centrafrique ».


« Il y a un jugement et je crois qu'il est largement partagé par le Conseil de sécurité, je parle vraiment en qualité de président du Conseil de sécurité ; un jugement extrêmement favorable sur l'action de la Minusca », a-t-il rassuré.


La mission du Conseil de sécurité de l’ONU a quitté Bangui ce jeudi à destination d’Addis-Abeba en Ethiopie. Les membres de la délégation ont bouclé leur tournée mercredi avec des séries de rencontres avec les autorités de la transition, la société civile ainsi que la presse nationale et internationale.


L'agenda a été très serré pour les membres de la délégation qui ont effectué dans la matinée du mercredi 11 mars un déplacement de quelques heures à Bria (Haute Kotto) à l'est de la Centrafrique.


A Bangui, la délégation a visité le camp des déplacés internes de Benz-vi dans le 5e arrondissement, où plusieurs personnes ont exprimé leur inquiétude face au désarmement qui piétine, avant de rencontrer la présidente de la transition.
 
Les échanges avec Catherine Samba-Panza ont porté essentiellement sur les consultations populaires, le forum de Bangui et l’organisation des élections. Le Conseil de sécurité a noté une avancée positive dans la gestion de la transition et a réaffirmé son soutien total à ce processus.


« Le succès du forum de Bangui enverra un signal fort pour dire que le peuple centrafricain est prêt à se réunir pour assurer la paix et la stabilité », a noté François Delattre.


La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, a salué l’appui de la communauté internationale et particulièrement celui de l’ONU pour la stabilisation du pays.

Concernant les élections, la mission de l'ONU a précisé qu’il s’agit d’une étape cruciale pour l’avenir de la République Centrafricaine. De l'analyse des Représentants onusiens, le processus électoral nécessite une convergence des efforts des centrafricains et des partenaires internationaux.


Les échanges ont été également fructueux avec Alexandre Ferdinand Nguéndet, le président du Conseil national de transition (CNT, le parlement provisoire), les représentants de la société civile, mais plus encore avec la presse où plusieurs points ont été évoqués.


Par ailleurs, dans la matinée de mercredi, plusieurs dizaines de femmes, pour la plupart âgées, ont pris d’assaut le siège de la Minusca situé sur l'avenue Barthélémy Boganda. Sur les pancartes brandies par les manifestantes, on peut lire : « Nous voulons la paix avec nos forces de Défense appuyées par les forces de l’ONU » ;

« Oui à la reprise de nos forces de défense, FACA »


Le message fort de ces femmes est orienté en direction de la délégation du Conseil de sécurité de l’ONU en mission en Centrafrique.


« Il s'agit des embargo sur nos ressources minières et la vente des armes à destination de la Centrafrique. Nous, femmes de Centrafrique, reconnaissons bien ce que font les Nations Unies pour nous. Si les Casques bleus étaient appuyés par les Forces armées centrafricaines FACA, on va aboutir à la paix », a fait savoir Cécile Guéret, l'une des organisatrices de la manifestation.


Reçues par Diane Corner, Représentante spéciale Afrique pour les affaires politiques et protection à la Minusca, les manifestantes, malgré des promesses rassurantes, se sont dites satisfaites à moitié.

 

NDLR : L’ONU devrait laisser les Centrafricains juger le travail de la MINUSCA et pas se faire juge elle-même. Les Centrafricains ne comprennent pas bien les hésitations de la MINUSCA à désarmer par la force les bandes armées, surtout les bandits de grand chemin qui se disent anti-balakas et qui empoisonnent la vie des banguissois avec les braquages à répétition et les enlèvements de personnes ainsi que les groupuscules d’assassins du km5.

Une mission de l'ONU en Centrafrique
Une mission de l'ONU en Centrafrique

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Centrafrique-Presse.com
12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 12:06

 

 

 

12/03/15 (La Voix de l'Amérique)

 

Mme Epaye a été récompensée pour ses activités professionnelles avec une autre femme, Marie Claire Tchécola de la Guinée qui a, elle, reçu le prix du courage féminin 2015.

 

Membre du Conseil national de transition – parlement provisoire en Centrafrique, Mme Epaye est présidente de la fondation Voix du Cœur, qui offre un refuge aux enfants des rues confrontés aux brutalités des forces de sécurité et s’occupe également de recueillir et réinsérer les enfants abandonnés.

 

Elle s’est fait remarquer dans sa lutte en faveur des droits de l’Homme et la réconciliation nationale en Centrafrique.

RCA : Béatrice Epaye, primée pour son combat en faveur les enfants victimes des violences

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Centrafrique-Presse.com
12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 12:04

 

 

http://www.dw.de   12.03.2015

 

L'opération militaire de l'Union européenne en RCA touche à sa fin. Lancée en Avril 2014 en soutien à l'opération française Sangaris, elle s'achève 15 mars, déjà les différents contingents ont presque tous quitté Bangui.

 

"Eufor RCA avait deux missions"

 

Avec un effectif de 700 militaires au total, dont des gendarmes contre le millier d’hommes initialement prévu, la mission a trouvé du succès auprès de la population à Bangui. Eufor RCA avait deux missions : d’abord contrôler l’aéroport, puis sécuriser deux arrondissements (3e et 5e) de la capitale centrafricaine, les secteurs les plus sensibles qui ont été le théâtre d’affrontements communautaires. Que retenir alors de 11 mois d’opération en Centrafrique ?

Bilan mitigé de la mission de l'UE en Centrafrique

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Centrafrique-Presse.com
12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 11:26

 

 

 

Invité Afrique

 

 

Par Laurent Correau   RFI  jeudi 12 mars 2015

 

L'ancien président centrafricain Michel Djotodia s'est très peu exprimé depuis qu'il a quitté le pouvoir en janvier 2014 lors du sommet de Ndjamena. Il reste pourtant le chef de l'ancienne alliance rebelle Seleka et à ce titre l'un des principaux acteurs de la crise actuelle. Ces derniers mois, il a négocié à Nairobi, au Kenya, un accord de paix avec des représentants des milices anti-balaka et avec l’ex-président François Bozizé. Accord rejeté par les autorités de Bangui qui n'y ont pas été associées. Et considéré comme de « nul effet » par les pays d'Afrique centrale. Michel Djotodia, pourtant, persiste à croire que ce texte offre de vraies solutions de sortie de crise pour la Centrafrique. Il l’a redit, dans cette interview exclusive à RFI.

 

RFI : Quel bilan faites-vous de la transition telle qu’elle s’est poursuivie après votre départ ?

 

Michel Djotodia : Un constat amer, parce que lorsqu’on était à Ndjamena, on me disait que j’étais un obstacle pour un retour définitif de la paix… Mais malheureusement la paix n’est pas revenue après mon départ. On a assisté à la destruction de milliers de maisons des musulmans et des chrétiens. On a détruit plus de 465 mosquées. On a déchiré le Coran. On a tué des gens. Des gens ont pratiqué le cannibalisme chez nous. Donc, vraiment, c’est triste. Et jusque-là, on n’arrive pas à maîtriser la situation. La paix est précaire chez nous en Centrafrique alors qu’on disait que, si je partais, une semaine ou deux après, ce serait la paix. Mais malheureusement voilà, nous sommes en train de vivre une page sombre de l’histoire de notre pays.

 
Qui est responsable selon vous de cette poursuite des violences ?

 
Je ne peux pas dire qu’untel ou untel est responsable. Il y a une transition qui est mise en place, il y a la communauté internationale qui est là. C’est à ces deux entités de prendre leurs responsabilités et de ramener la paix.

 
Qu’est-ce qui vous semble nécessaire, Michel Djotodia, pour sortir la Centrafrique de la crise ?

 
J’aimerais que vous jetiez un coup d’œil sur l’accord qui a été rédigé ici entre les anti-balaka et l’ex-Seleka. C’est un accord exceptionnel. Exceptionnel. Qui devait, en principe, ramener la paix définitivement en République centrafricaine. Malheureusement il a été rejeté.

 
Et dans l’accord que vous aviez réussi à trouver, qu’est-ce qui vous semblait le plus important pour ramener la stabilité en Centrafrique ?

 
Bon, vous savez, je n’ai pas l’accord avec moi. Comme je vous le disais tantôt, si vous pouvez parcourir l’accord… c’est un truc volumineux.

 
L’accord a été considéré comme « nul et de non effet » par les pays d’Afrique centrale. Du coup, est-ce que vous souhaitez que les chefs d’Etat d’Afrique centrale reviennent sur leur décision concernant cet accord de Nairobi ?
 
Je ne peux pas obliger un chef d’Etat à revenir sur sa décision. S’ils reviennent sur leur décision, c’est bon. S’ils ont d’autres propositions qui puissent ramener la paix chez nous, c’est une très bonne chose. Nous, on nous a demandé de venir nous asseoir et de trouver les solutions qu’il faut pour que notre pays retrouve la paix. Si ça a été rejeté, peut-être qu’ils ont d’autres propositions à faire ? Le peuple attend toujours…
 
Est-ce que, selon vous, il faut une nouvelle transition en Centrafrique ? C’est l’un des points que vous aviez souhaité faire figurer dans cet accord de Nairobi.
 
Oui, il y a eu ce problème qui a été soulevé, bon mais si les gens disent que « non, il n’y aura pas une troisième transition », ils ont leurs raisons.

 
A quelle condition est-ce qu’un processus de DDR (Démobilisation, désarmement et réinsertion) vous semble possible pour les combattants de l’ex-Seleka ?
 
Seulement si tout le Nord se reconnaît dans ce qui va se faire. Les populations du Nord ont des raisons de soutenir l’ex-Seleka. Si les conditions ne sont pas remplies, je ne vois pas pourquoi ils vont se faire désarmer pour après se faire assassiner. On se connaît, nous Centrafricains. Aussitôt que les ex-Seleka seront désarmés, ce sera maintenant un carnage. Et personne ne viendra comme d’habitude à notre secours, nous du Nord. Puisqu’on est considérés comme des animaux, pas comme des êtres humains. Depuis plus de cinquante et quelques années, c’est ce qui se passe… Il faut qu’on sache : ou bien nous appartenons à la communauté centrafricaine, ou non !
 
Il faut donc, selon vous, qu’on donne des garanties de sécurité aux populations musulmanes pour qu’un DDR des combattants de l’ex-Seleka soit envisageable ?
 
Non seulement à la population musulmane, mais à tout le monde… Aux chrétiens du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest. A tout le monde. Nous voulons la paix sur tout le territoire. L’affaire de la Centrafrique est profonde. Il faut aller en profondeur pour trouver les solutions qu’il faut. Moi, j’ai trop fait pour la paix ! J’ai donné mon pouvoir pour la paix ! C’est ce que personne n’osera faire, et je l’ai fait. On est en train d’aider les gens à trouver des solutions, les gens n’en veulent pas. Bon nous on est là à l’écart… Il y a des préalables, mais les gens ne veulent pas écouter parler de ces préalables. Donc qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse ?

 
Quels sont les préalables selon vous pour un retour à la paix ?

 
En tout cas se référer à l’accord de Nairobi. Ceux qui se sont battus sont venus se retrouver et disent : « Nous on fait la paix de cette manière, de cette manière. Voilà les conditions. » Ce sont deux personnes qui se battent. Ce n’est pas tout le pays ! Donc, si les deux qui se battent s’assoient autour d’une table et disent « on fait la paix », pourquoi refuser ? On ne peut que les accompagner !

 
Est-ce que vous envisagez de rentrer à Bangui ?

 
Pour l’instant, non. Pour l’instant je n’ai aucune intention d’y aller.

 
Est-ce que vous souhaitez que vous ou vos partisans participent au Forum de Bangui ?
 
Moi personnellement je n’irai pas à Bangui participer à ce forum. Si Madame la présidente Samba-Panza estime que nous sommes des Centrafricains et qu’on peut participer à ce forum, il y aura une délégation de l’ex-Seleka.

 
Quel est le message que vous souhaitez qu’on porte en votre nom lors du Forum de Bangui ?

 
Moi, je souhaite la paix, et je souhaite une paix durable en République centrafricaine. Voilà mon message. Je veux la paix pour tout le monde sans exception.
 
Le médiateur kényan vous demande de vous engager à ne plus faire de politique jusqu'à la fin de la transition, est-ce que vous êtes prêt à prendre cet engagement ?
 
Il fallait dès le départ m’interdire d’être Centrafricain. J’aurais compris. Maintenant que vous avez laissé passer ça, que je suis Centrafricain, c’est la mort seulement qui peut m’interdire de prendre part à la vie politique de mon pays. Moi, je suis Centrafricain. Si je ne le suis pas, qu’on me le dise…

 
Est-ce que vous souhaitez être candidat aux prochaines élections présidentielles ?
 
Pour l’instant, je n’ai aucune intention.

 

 

 

Invité Afrique soir

 

RCA: pour Jean Willybiro Sako, l'échéance des élections en juin «n'est pas tenable»

 

Par Laurent Correau  RFI mercredi 11 mars 2015

 

Notre invité ce soir est Jean Willybiro Sako, plusieurs fois ministre dans différents gouvernements en Centrafrique. Aujourd'hui candidat déclaré à l'élection présidentielle. De passage à Paris, il est venu nous dire quel regard il porte sur le processus de réconciliation en cours et sur l'état de préparation des élections.

 

« J'ai organisé des élections en 2005. Je sais quel exercice cela représente, combien de temps il faudrait pour réunir tous les moyens, mettre en place tous les organes qui doivent accompagner l'ANE (Autorité nationale des élections, ndlr), former ce personnel, distribuer le matériel sur toute l'étendue du territoire... Il faut des mois.

 

J'ai comme l'impression que pour l'instant, cela ne bouge pas assez. Je sais qu'il y a des demandes un peu partout pour que les financements soient réunis pour cette élection, et à la date d'aujourd'hui, on ne voit pas beaucoup de partenaires bouger. »

Michel Djotodia invité Afrique de RFI : «L’accord de Nairobi est un accord exceptionnel»

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 19:53

 

 


La Haye AFP / 11 mars 2015 16h56 - La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé mercredi qu'elle jugerait ensemble l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et l'ex-chef de milice Charles Blé Goudé, les deux hommes étant accusés des mêmes crimes lors des violences post-électorales de 2010-2011 en Côte d'Ivoire.


La Chambre a noté que les charges confirmées contre M. Gbagbo et M. Blé Goudé découlent des mêmes allégations, à savoir des crimes qui auraient été commis au cours de quatre mêmes incidents, par les mêmes auteurs directs, qui ont ciblé les mêmes victimes parce qu'elles étaient perçues comme étant des partisans d'Alassane Ouattara, l'actuel président ivoirien, a indiqué la CPI dans un communiqué.

La procureure de la CPI avait demandé en décembre la jonction des affaires, les éléments de preuve étant en grande partie les mêmes.


Un procès conjoint est adéquat pour garantir des procédures équitables et rapides, ont conclu les juges, qui ont donc annulé la date du début du procès dans l'affaire Gbagbo, prévue pour le 7 juillet, sans donner de nouvelle date.


Un seul procès permet aussi d'éviter que des témoins doivent se présenter à la CPI à plusieurs reprises, a ajouté la Cour.


Les juges avaient décidé en décembre de juger M. Blé Goudé, confirmant quatre charges de crimes contre l'humanité contre l'ancien chef des jeunes patriotes, mouvement pro-Gbagbo.


L'ancien président est accusé d'avoir fomenté une campagne de violences pour tenter - en vain - de conserver le pouvoir à l'issue de l'élection présidentielle de novembre 2010, qui avait opposé M. Gbagbo au président actuel Alassane Ouattara, finalement sorti vainqueur de cette crise.


Plus de 3.000 personnes avaient été tuées durant les cinq mois qu'ont duré les violences.

Surnommé le général de la rue pour sa capacité à mobiliser les foules, Charles Blé Goudé est accusé d'avoir oeuvré étroitement avec Laurent Gbagbo et d'autres membres de son entourage immédiat pour exécuter un plan commun dont le but était de conserver le pouvoir.


L'épouse de Laurent Gbagbo, Simone, a été condamnée dans la nuit de lundi à mardi à 20 ans de prison par la justice ivoirienne pour ses responsabilités dans la crise.

Aucun membre du camp Ouattara n'a encore été inquiété par la CPI.



(©)

 

 

La CPI va juger ensemble l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 19:11

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mercredi 11 mars 2015 12:18

 

Les représentants des 15 pays membres du Conseil de sécurité des Nations Unies sont arrivés mardi en fin d’après midi à Bangui la capitale centrafricaine. Cette visite de deux jours permet à la délégation d’examiner l’évolution de la situation sur le terrain après les six premiers mois de déploiement de la Mission intégré multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (RCA), Minusca.


« Cette visite du Conseil de sécurité revêt une importance particulière pour double objets, d’évaluer et d’encourager. Evaluer les progrès accomplis dans la sortie de crise et la stabilisation du pays, évaluer les progrès dans le déploiement et la mise en œuvre de la Minusca, encourager les évolutions en cours en République Centrafricaine, notamment la transition politique avec le prochain forum de Bangui », a expliqué à son arrivée à l’aéroport François Delattre, Représentant de la France à l’ONU, qui co-préside la mission aux côtés de son homologue de l’Angola.


C’est la première fois que le Conseil de sécurité de l’ONU au complet se déplace en Centrafrique depuis le déclenchement de la crise militaro-politique dans ce pays.

Pour les autorités centrafricaines de transition, cette visite est une fierté pour le peuple centrafricain. « Cette visite est très importante pour le pays. Au moment où nous préparons le forum de Bangui, nous avons besoin d’un certain nombre d’amélioration au niveau de la sécurité. C’est une fierté pour la République Centrafricaine d’avoir une mission aussi importante qui arrive au moment où on a besoin d’avoir toute la communauté internationale autour de nous pour réussir la transition et organiser des élections crédibles et transparentes », a indiqué Florence Limbio, ministre centrafricaine de la Coopération internationale


L’agenda de cette visite de courte durée prévoit mercredi une visite de terrain à Bria dans le nord-est, symbole de la restauration de l’autorité de l’Etat par la force onusienne.

A Bangui, les 15 membres de la mission vont avoir des rencontres avec les autorités de la transition, notamment la cheffe de l’Etat de la transition, Catherine Samba-Panza. Des rencontres sont prévues avec le Conseil national de transition (CNT, le parlement provisoire), l’Autorité nationale des élections (ANE), des représentants de la société civile, du corps diplomatique et du système des Nations Unies, y compris le chef de la Minusca, Babacar Gaye.


Le Conseil de sécurité visite aussi ce jour, outre la Minusca, les autres Forces internationales déployées en RCA, l’opération française Sangaris et la mission européenne Eufor-RCA.


Par rapport à l’actualité politique dans le pays, Hamadoun Touré, porte-parole de la Minusca a rappelé que « Cette visite survient alors que s’achèvent les consultations populaires préparatoires du Forum de Bangui pour la réconciliation nationale ».


Les consultations à la base ont débuté le 21 janvier dernier et se sont achevées le 9 mars 2015.


La visite de la délégation du Conseil de sécurité en RCA est conduite par la France qui assure la présidence tournante pour le mois de mars, conjointement avec l’Angola. Elle s’envolera jeudi 12 mars pour Addis Abeba, la capitale éthiopienne.

Le Conseil de sécurité de l’ONU en Centrafrique pour évaluer et encourager

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 18:42

 

 

 

La France va augmenter ses effectifs militaires au Sahel


Paris AFP / 11 mars 2015 18h17- La France va diminuer ses effectifs militaires en Centrafrique pour renforcer son dispositif déployé au Sahel, a annoncé mercredi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.


On va légèrement augmenter notre chiffre sur Barkhane (l'opération militaire dans le Sahel), on le diminue sur Sangaris (l'opération en Centrafrique), pour nous donner des moyens d'accompagnement sur les tensions autour du lac Tchad, a indiqué lors d'une conférence de presse le ministre, sans donner de chiffres.


Nous n'avons pas la volonté d'intervenir dans le combat contre le mouvement islamiste radical Boko Haram mais nous sommes dans le soutien logistique et en renseignement, a ajouté le ministre français.


Depuis août 2014, plus de 3.000 militaires français sont déployés dans le cadre de l'opération Barkhane sur cinq pays de la bande sahélo-saharienne - Mauritanie, Mali, Tchad, Niger et Burkina-Faso - où ils combattent les groupes islamo-mafieux qui se jouent des frontières et déstabilisent la région.


Déclenchée en décembre 2013, la force Sangaris, épaulée par des soldats de l'Union africaine remplacés ensuite par une force onusienne, doit passer de 2.000 à 1.700 hommes. Elle a pour but de stabiliser la situation en Centrafrique, pays en proie à des violences inter-communautaires et les coups de main de groupes armés.


Les armées du Niger et du Tchad mènent actuellement une vaste offensive terrestre et aérienne dans le nord-est du Nigeria contre Boko Haram, mouvement que combattent également les forces nigérianes et celles du Cameroun.



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La France se désengage progressivement de la Centrafrique

 

 

La France se désengage progressivement de la Centrafrique
La France se désengage progressivement de la Centrafrique

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Centrafrique-Presse.com
11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 18:27

 


 

Bandoro 11 Mars 2015 (RJDH --- Cinq jours après la clôture des activités des  consultations à la base tenues dans la ville de Kaga-Bandoro (centre-nord), la Minusca et la  Sangaris ont organisé une visite des  bâtiments administratifs occupés par les ex-Séléka. Selon le chef du bureau de la Minusca de Kaga-Bandoro, René Ounala, la visite s’inscrit dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’Etat.

 

« Nous avons eu à discuter avec les responsable des ex-Séléka qui ont accepté de libérer les locaux administratifs qu’ils occupaient. Mais les inquiétudes concernent l’installation de leurs éléments dont la majorité ne sont pas des ressortissants de Kaga-Bandoro. Nous allons identifier des espaces en collaboration avec les autorités locales pour leur relocalisation et la Minusca veillera sur leur sécurité »,  a expliqué René Ounala

 

Le  chef de bureau de la Minusca à Kaga-Bandoro a annoncé la formation des ex Séléka dans les différents domaines. « La Minusca et les partenaires au développement vont initier  des projets en leur faveur en attendant le processus du désarment, démobilisation et Réinsertion. Et ensuite les policiers des Nations Unies, les policiers et les gendarmes nationaux seront déployés dans la ville pour un retour de la justice »,  a-t-il dit.

 

Une réunion sera organisée  avec les autorités communales et celles de la Minusca et la Sangaris, afin d’identifier les espaces. Le chef de mission de la Minusca a été accompagné du préfet intérimaire et le premier adjoint au maire de la Nana Gribizi. /

 

Daniel Guérélessio

 

 

Centrafrique/Bangui : Des femmes réclament de l'ONU, la réhabilitation des FACA
 

Bangui, le 11 mars 2015 (RJDH) --- Les femmes de l'Organisation des Femmes Centrafricaines et celles des autres ONG ont fait un sit-in ce matin devant le siège de la Minusca à Bangui, pour réclamer  la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines  (FACA). 

 

Elles sont une centaine, dont quelques-unes munies de marceaux de carton sur lesquels on peut lire ‘’Nous voulons la Paix. La paix durable’’, ‘’Oui à la reprise de nos forces  de défense FACA’’Cécile Guéret, présidente de l’OFCA justifie la manifestation qui selon elle a pour objectif de dénoncer tous les problèmes que la Centrafrique a connus," l'embargo sur le diamant,  la non réhabilitation des FACA".

 

« Des femmes centrafricaines  demandent  que les éléments des FACA reprennent leurs activités sans condition. Le militaire centrafricain ne peut pas s’attaquer à la population en ce moment. Il va plutôt contribuer à arrêter la vague de violence, parce qu’il a la connaissance du terrain", a-t-elle dit.   

   

Cécile Gueret reconnait par ailleurs, l'effort que fourni la communauté internationale en Centrafrique.  « Mais quand il s’agit d'aller en profondeur dans les quartiers et les provinces, ces éléments des forces internationale  éprouvent  des véritable difficultés car ils ne connaissent pas le terrain. Et ne sont pas habitués  avec la population, il se pose un problème de communication", a-t-elle  énuméré.

 

Cette manifestation se tient au moment où une équipe constituée de 15 membres du conseil de sécurité des Nations-Unies est en visite de deux jours en Centrafrique. La mission onusienne s'est rendue ce matin à Bria, une ville située dans le centre du pays. /

 

Thierry Messongo

Centrafrique/Kaga-Bandoro : Le chef de la Minusca visite les locaux administratifs occupés par des ex-Séléka

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 18:17

 

 

Programme des funérailles de Tatiana Goumbeti

Annonce du programme des funérailles de Tatiana Goumbeti

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