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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 16:36

 

 

 

 


Bangui AFP / 27 avril 2014 15h59 - Quelque 1.300 musulmans qui se terraient en périphérie de Bangui, fréquemment attaqués par des milices à majorité chrétienne, sont partis dimanche dans un imposant convoi, escortés par la force africaine Misca à destination du nord de la Centrafrique, a constaté l'AFP.

 
Dix-huit semi-remorques, chargés de biens, sur lesquels étaient assis les déplacés, ont quitté la capitale vers midi (11H00 GMT), sous protection d'un lourd dispositif militaire de la force d'interposition africaine en Centrafrique.


Juste après leur départ, des centaines de jeunes, qui se tenaient en attente à quelques dizaines de mètres des camions, ont afflué sur le PK-12, le Point kilométrique 12, où vivaient les musulmans, pour piller la zone, a observé une équipe de l'AFP. 


Les 1.300 déplacés, qui avaient déjà fui leurs domiciles pour occuper le PK-12, s'étaient retrouvés piégés il y a cinq mois dans cet étroit couloir sur la route menant vers le nord du pays alors qu'ils souhaitaient déjà monter dans des convois humanitaires à destination du Tchad.


Ils étaient depuis lors régulièrement victimes d'attaques d'anti-balaka (milices majoritairement chrétiennes).


Ces groupes de jeunes s'en prennent particulièrement aux musulmans pour, disent-ils, venger les chrétiens, majoritaires dans le pays (environ 80%), des graves exactions infligées par l'ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane, lorsqu'elle était au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014.

 
Les déplacés iront vivre à proximité de la frontière tchadienne. Quelques milliers de musulmans survivent encore à Bangui, dans le quartier PK-5, protégés par les soldats burundais de la Misca. 



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=471932 

Centrafrique : 1.300 musulmans quittent Bangui, escortés par la force africaine

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 16:47

 

 

 

 

·         http://www.agoravox.fr/  samedi 26 avril 2014

 

Les malheurs qui s’abattent sur les Congolais sont souvent précédés d’une série d’évènements auxquels l’opinion nationale et les autorités ne prêtent pas attention. Ce qui se passe en Centrafrique depuis un an, et pire encore depuis janvier dernier, devrait préoccuper les dirigeants congolais au plus haut point. La présence des troupes rwandaises à Bangui, acheminées à bord d’avions militaires américains, et l’importance du rôle qu’elles ont rapidement acquis dans le pays, confirment une inquiétude qui se lisait dans un article de Colette Braeckman de mars 2013. La chute du Président Bozizé, un allié de la RDC et de l’Afrique du Sud, a pu être orchestrée par Kigali. 

 

On s’est longtemps demandé quel intérêt Kigali avait dans la déstabilisation d’un pays aussi éloigné de ses frontières. On n’est plus loin de la réponse dont on se doutait.

 

Le Congo pour cible

 

Avec le départ de François Bozizé, toute la frontière nord de la RD Congo, longue de 1.577 km et couvrant deux provinces de la taille de la France[1], se trouvait dégarnie[2]. Plusieurs indices avaient trahi la main cachée du Rwanda pendant la conquête du pays par la Séléka, du Nord au Sud, jusqu’à l’assaut final sur la capitale Bangui malgré la résistance de l’armée sud-africaine. Treize soldats sud-africains avaient été tués durant les combats[3].

 

Contrairement à l’image des soudards qu’ils ont donnée une fois à Bangui, les hommes de la Séléka, durant la conquête du pays, étaient disciplinés, bien équipés et bien encadrés, ce qui trahissait la main cachée d’une puissance étrangère. Ils « descendaient de la province soudanaise du Darfour où se trouve déployé un contingent rwandais ». Colette Braeckman fit remarquer que « Sur le plan militaire tout au moins, (les combattants de la Séléka) avaient peut-être bénéficié des conseils des stratèges du M23 ».Les possibles liens entre la Seleka et les dirigeants rwandais avaient été ébruités au détour d’une maladroite allusion de Jean-Marie Runiga[4], l’ancien président du M23.

 

Un an plus tard, les agents rwandais, parrains du M23, ont discrètement, mais pratiquement, pris le contrôle de la Centrafrique sous couvert de la Misca (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique). Si bien qu’ils peuvent impunément se livrer à des actes aussi graves que les assassinats des réfugiés rwandais qui vivaient en paix dans ce pays, semant, selon jambonews.net, la terreur dans la communauté rwandaise de Bangui[5]. Pour l’anecdote, au sujet de l’importance que le contingent rwandais de la Misca a prise en Centrafrique, la Présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza est aujourd’hui sous la protection des soldats rwandais. A Kinshasa, les autorités, depuis les guerres de l’AFDL, du RCD, du CNDP et du M23, savent mieux que quiconque ce que signifie « être sous la protection des soldats rwandais ».

 

SOS Province de l’Equateur ?

 

Ainsi la numéro un d’un pays aussi important, pour la sécurité du Congo, comme la Centrafrique devient-elle, comme certains dirigeants congolais à une certaine époque, une obligée du régime de Kagamé. Et la capitale de son pays se trouve juste sur l’autre rive de la rivière Ubangui, en face de la ville congolaise de Zongo, Province de l’Equateur.

 

Cette région du Nord-Est du Congo n’a jamais été aussi proche de subir le même sort que la région du Kivu où les « gens qui assurent la sécurité de la Présidente centrafricaine » ont causé la mort de six millions de Congolais. La relative paix qui régnait exceptionnellement dans cette partie du pays pourrait bientôt ne devenir que du passé. D’autant plus que les ingrédients de la déstabilisation sont tout à fait réunis.

 

En effet, dans cette province, parfois considérée comme la plus riche du Congo, on assiste à une accumulation des frustrations politiques[6] depuis la chute du Président Mobutu, natif de la région. Par ailleurs, en dépit de ses immenses richesses, forestières notamment, la Province de l’Equateur bat des records en matière de pauvreté (93% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté[7])« En dépit de ses immenses richesses »… On a déjà entendu cette phrase un jour, quelque part… La République Démocratique du Congo se retrouve ainsi avec plusieurs voisins potentiellement dangereux, voire carrément menaçants, sur ses frontières : le Rwanda, bien évidemment (217 km), l’Ouganda (765 km), le Burundi(233 km), le Sud-Soudan (allié de Kampala et Kigali) (628 km) et maintenant la République Centrafricaine(1.577 km). Soit 3.420 km des frontières à surveiller rigoureusement, et encore.

 

Toi aussi « ma sœur » ?

 

La République « sœur » du Congo-Brazza inquiète depuis un curieux rapprochement entre les Présidents Denis Sassou-Nguesso et Paul Kagamé[8]. Ce rapprochement avait été concrétisé par la signature d’un accord de coopération dans le domaine du transport aérien.

 

Un premier vol, un cargo, avait décollé de Kigali vers Brazzaville le 06 mai 2013 avec à bord, officiellement, 30 tonnes de marchandises. Selon le ministre rwandais du commerce et de l’industrie, François Kanimba, l’avion transportait essentiellement des produits agricoles[9] comme la viande, le haricot et de petits poissons séchés. Il était prévu qu’un appareil effectue chaque semaine un vol avec à bord des produits agricoles (farines de manioc, maïs, haricot, fruits, légumes). Une information officielle qui aurait dû mettre la puce à l’oreille. 

 

En effet, quelle logique économique justifierait qu’on mobilise un avion pour transporter 30 tonnes de légumes, de fruits, de farine de manioc,… d’un pays comme le Rwanda qui manque d’espace agricole (419 hab./km²) vers un pays comme le Congo-Brazza disposant de vastes terres inexploitées (13 hab./km²) ? On voit mal une compagnie aérienne rester longtemps rentable en convoyant des légumes d’un pays comme le Rwanda vers un pays agricole comme le Congo-Brazza.

 

Les « stratèges militaires du Congo-Kinshasa » seraient ainsi bien inspirés d’ajouter le Congo-Brazza sur la liste des pays dont la frontière commune (2.410 km) mérite une attention accrue. Il est encore trop tôt d’établir un lien entre les expulsions des ressortissants du Congo Kinshasa par les autorités du Congo-Brazzaville[10] et le péril sur la Patrie de Lumumba qui prend forme sur l’axe Kigali-Bangui-Brazzaville.

 

La stratégie de l’encerclement

 

En tout cas, si la coopération militaire entre Kigali et Brazzaville, maquillée en convoyage des denrées agricoles, se confirme, les stratèges de Kigali auront réussi de main de maître, à l’échelle régionale, ce qui a toujours fait leur force sur les champs de bataille : encercler une cible militaire (ville, village, base ennemie), mener des infiltrations puis passer à l’attaque[11].

 

Kinshasa va devoir briller d’imagination pour « briser » l’encerclement. Peut-être en renforçant le contingent des FARDC[12] à Bangui. Mais tous les efforts pourraient être vains si la phase « infiltrations » a atteint, dans les institutions congolaises, le point de non-retour.

 

Boniface MUSAVULI

 


[1] La Province de l’Equateur et la Province Orientale.

[2] « La chute de Bangui dégarnit la frontière nord du Congo Kinshasa », Le carnet de Colette Braeckman, 23 mars 2013, < http://blog.lesoir.be/colette-braec... ;

[3] « Centrafrique : 13 soldats sud-africains tués, les rebelles à Bangui », euronews.com, 25 mars 2013, <http://fr.euronews.com/2013/03/25/w... ;

[4] « Jean-Marie RUNIGA : La rébellion Séléka nous a beaucoup inspirés », kongotimes, 03 janvier 2013, <http://afrique.kongotimes.info/rdc/... ;

[5] « RCA : Terreur contre les réfugiés rwandais à Bangui : les témoins se confient à Jambonews », jambonews.net, 22 avril 2014, <http://www.jambonews.net/actualites... ;

[6] « RDC : Pourquoi « KABILA » veut le Chaos dans la Province de l’Equateur ? », kongotimes, 24 avril 2014, < http://afrique.kongotimes.info/rdc/... ;

[7] « RDC : 93% des habitants de l’Equateur vivent dans la pauvreté, selon la Banque mondiale », radiookapi.net 12 mai 2012, < http://radiookapi.net/economie/2012... ;

[8] « Congo-Brazza – RD Congo – Rwanda : A quoi joue Sassou-Nguesso ? », agoravox.fr, 17 août 2013, <http://www.agoravox.fr/actualites/i... ;

[9] « Ce que les Rwandais disent du Congo-Brazzaville de Sassou Nguesso », INGIHE.com, 12 mai 2013, <http://fr.igihe.com/l-investisseur/... ;

[10] « Congo-Brazzaville : les expulsions d’étrangers vers la RDC se poursuivent  », rfi.fr, 11 avril 2014, <http://www.rfi.fr/afrique/20140411-... ;

[11] Jean-Jacques Wondo, Les armées au Congo – Radioscopie de la Force Publique aux FARDC, Ed. Monde Nouveau/Afrique Nouvelle, 2013, pp. 213-214.

[12] Forces Armées de la République Démocratique du Congo.

 

Lu pour vous : RD Congo : Un pays encerclé militairement ?

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 16:19

 

 

 

 

 

«Les troupes protègent les intérêts économiques de leurs pays d’origine»   

 

Bangui, 26 avril 2014 (Apic) La majeure partie des fonds affectés pour aider la population de Centrafrique épuisée par la guerre civile finit «dans les poches de personnes qui n’y ont absolument pas droit». C’est ce que dénonce le Père Aurelio Gazzera, missionnaire carme qui œuvre depuis des années à Bozoum (au nord de la Centrafrique) dans un témoignage repris par le site Internet Euroactiv à Bruxelles.

Centrafrique: Selon un missionnaire, les aides n’arrivent pas à ceux qui en ont besoin

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 16:19

 

 

 

 

 

«Les troupes protègent les intérêts économiques de leurs pays d’origine»   

 

Bangui, 26 avril 2014 (Apic) La majeure partie des fonds affectés pour aider la population de Centrafrique épuisée par la guerre civile finit «dans les poches de personnes qui n’y ont absolument pas droit». C’est ce que dénonce le Père Aurelio Gazzera, missionnaire carme qui œuvre depuis des années à Bozoum (au nord de la Centrafrique) dans un témoignage repris par le site Internet Euroactiv à Bruxelles.

Centrafrique: Selon un missionnaire, les aides n’arrivent pas à ceux qui en ont besoin

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 16:17

 

 

 

 

 

http://medias-presse.info/   PAR MARIE -MADELEINE COURTIAL / LE 26 AVRIL 2014 À 12:27 /

 

Le sénateur UMP Christian Cambon, après une mission parlementaire de 24h en Centrafrique, a adressé une question écrite au Ministère de la Défense pour attirer son attention sur les conditions de vie précaires des soldats français en Centrafrique. De nombreux témoignages continuent de converger et il devient difficile de les nier.

 

« M. Christian Cambon appelle l’attention de M. le ministre de la défense sur les conditions de vie très précaires de soldats français en Centrafrique.

 

En mission parlementaire du 14 au 15 avril 2014 en République de Centrafrique, il a rencontré le personnel de la force Sangaris au camp militaire français de M’Poko de Bangui.

 

À cette occasion, il a pu constater que les conditions de vie pour les soldats français étaient très précaires. Leurs repas sont rarement chauds et restent très frugaux. Ils ont peu d’espace disponible au camp et deux douches sont en fonctionnement pour tout le camp. Il n’y a pas de moustiquaires sauf pour l’hôpital alors que la saison des pluies favorise la prolifération des moustiques et le risque de paludisme.

 

Le matériel médical est contingenté pour des soldats soumis aux piqûres d’insectes, aux infections et à des désordres intestinaux. Les conditions sont moins difficiles que dans les camps de réfugiés mais une armée comme celle de la France ne doit pas faire subir de telles contraintes à ses soldats.

 

Il lui demande quels moyens il souhaite mettre en place pour que l’équipement et la logistique de l’armée française soient opérationnels rapidement en Centrafrique.

 

En attente de réponse du Ministère de la défense »

Un sénateur attire l’attention sur les conditions de vie précaires des soldats français en Centrafrique

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 03:45

 

 

 

 

 

Par Lefigaro.fr avec AFP Mis à jour le 25/04/2014 à 21:21

 

Le chef d'Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri a de nouveau appelé à kidnapper des Occidentaux, surtout des Américains, pour obtenir la libération de jihadistes faits prisonniers, a rapporté aujourd'hui le centre américain de surveillance des sites islamistes, SITE.


Dans la seconde partie d'une interview donnée à As-Sahab, l'organe médiatique d'Al-Qaïda, et mise en ligne sur Twitter par un jihadiste, le chef d'Al-Qaïda était interrogé sur la manière dont "les musulmans et les moujahidine" doivent procéder pour libérer les combattants détenus.


"Je leur recommande de capturer des Occidentaux et en particulier des Américains, autant qu'ils le peuvent, pour les échanger contre les prisonniers", a-t-il dit.


Interrogé en outre sur l'intervention militaire française en Centrafrique, Zawahiri a déclaré que "la raison" de cette mission "tient peut-être du fait que les Etats-Unis sont épuisés après leurs défaites en Irak et en Afghanistan et que les activités de ces jihadistes se situent dans des zones de pouvoir de la France".


Le chef d'Al-Qaïda a appelé les musulmans centrafricains à s'unir "pour résister à cette agression montée contre eux par la France" et ses alliés.


La Centrafrique a basculé dans le chaos après le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par la coalition rebelle à dominante musulmane de la Séléka.

Al-Qaïda appelle à enlever des Occidentaux

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 03:31

 

 

 

 

 

http://www.leparisien.fr/international/centrafrique-heurts-violents-entre-des-soldats-francais-et-des-hommes-armes-a-bangui-25-04-2014-3794863.php

 

Publié le 25.04.2014, 22h30 | Mise à jour : 23h16

 

Un violent accrochage a impliqué des soldats français de l'opération Sangaris, pris à partie par un groupe armé dans un quartier musulman de Bangui jeudi soir, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

 

«Des soldats français de l'opération Sangaris qui patrouillaient au (quartier musulman) PK5 ont été visés par des tirs d'individus armés non identifiés vers 21h30 (20h30 GMT) et ils ont riposté à ces tirs», a déclaré une source au sein de la force africaine Misca. «Les échanges des tirs se sont poursuivis jusqu'à 1 heure du matin. On ignore le bilan exact de ces échanges de tirs», a ajouté cette source sous couvert d'anonymat.


D'après les témoignages d'habitants des quartiers voisins, des tirs à l'arme lourde ont été entendus pendant plusieurs heures, tandis qu'un hélicoptère survolait le ciel nocturne de Bangui. «La force a été prise à partie. Un groupe armé a fait feu sur elle», a confirmé une source proche de Sangaris jointe par téléphone.


«Après des tirs de semonce, ce groupe a continué à tirer sur la force qui a à son tour tiré pour les neutraliser», a-t-elle affirmé, sans pouvoir fournir de bilan précis.

Selon le porte-parole de la communauté musulmane du PK5, Abakar Moustapha, l'accrochage a fait cinq morts parmi les habitants du quartier. «Des soldats français inspectaient une maison suspectée d'abriter des armes au quartier camerounais (du PK5) quand ils ont été pris à partie par des jeunes manifestant leur colère», a-t-il expliqué.


«Cette manifestation a dégénéré en échange de tirs entre les Français et certains jeunes armés. Il y a eu cinq morts et plusieurs blessés parmi les habitants du PK5», a assuré Abakar Moustapha.


Un porte-parole de la Croix-Rouge centrafricaine a indiqué que trois blessés par balle avaient été admis à l'hôpital communautaire du PK5 dans la nuit de jeudi à vendredi. La Centrafrique, l'un des pays les plus pauvres du monde, traverse depuis plus d'un an une crise sans précédent qui a fait des milliers de morts et près d'un million de déplacés.

 

Centrafrique : heurts violents entre des soldats français et des hommes armés à Bangui

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 23:04

 

 

 

 

 

RFI - 25/04/14

 

Dans le nord-ouest de la Centrafrique, dans la sous préfecture de Markounda, à la frontière tchadienne, des centaines d'habitants ont fui en brousse ou sont partis vers le Tchad. Une bande d'hommes à moto et à cheval écume la zone, semant la terreur. Ce cas est loin d'être inhabituel. Dans cette zone, pasteurs nomades, cultivateurs sédentaires et bandits en tous genres se croisent et s'affrontent violemment chaque année.

 

Le village de Gbangoro Kota se situe dans une zone à risque. Dans cette région, le conflit entre Seleka et anti-balaka, leurs exactions et leurs pillages, sont venus se superposer à d'autres beaucoup plus anciens. C'est là que depuis des décennies se croisent non sans frictions toujours plus violentes, les pasteurs armés par les puissants propriétaires de troupeaux, les cultivateurs qui défendent leurs parcelles, les bandes de coupeurs de routes, ou les braconniers.

 

« Le problème dans cette zone c'est qu'il n'y a plus de couloirs de transhumance », note un bon connaisseur de la région qui explique que les confrontations entre chacun de ces groupes sont récurrentes et souvent meurtrières. Difficile de savoir qui a mis Gbangoro-Kota à feu et à sang. Lors d'un raid dans ce village il y a deux jours, des hommes à moto ont tué trois personnes et incendié des dizaines de maisons. Mais le village n'est pas le seul à subir ces calamités saisonnières.

 

Une chose est sûre, l'absence total d'Etat et la situation actuelle de la Centrafrique ne fait qu'amplifier ces phénomènes et les populations sont plus que jamais livrées à elles-même. « La Misca est à Paoua, à une cinquantaine de kilomètres, mais elle ne vient jamais par ici », déplore Kalen, un habitant. Kalen a passé la nuit au bord de la rivière qui sert de frontière avec le Tchad, qu'il croit plus sûre, en attendant le lever du jour pour traverser avec des dizaines de ses voisins.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140425-markounda-gbangoro-nord-o...

 

Le Nord-Ouest centrafricain en proie à la terreur et aux violences

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 22:59

 

 

 

 

BANGUI, 25 avril 2014 (AFP) - Faut-il les déplacer au risque d'accroître la division du pays? Les laisser où ils sont, sous la menace des sanglantes milices anti-balaka? Le sort de milliers de musulmans est au coeur d'un dilemme politico-humanitaire en Centrafrique.

 

Le débat a été relancé avec la relocalisation, avec l'aide de l'ONU et sous la protection des forces internationales, de 93 musulmans du PK-12, un ghetto insalubre à la sortie de Bangui, transférés lundi à Bambari, à 300 km au nord-ouest de la capitale. Quelque 1.300 autres habitants du PK-12 devaient suivre en direction de la frontière avec le Tchad.

 

Mais le gouvernement centrafricain s'y est opposé, leur évacuation revenant à quasiment vider Bangui de ses derniers musulmans. Lundi, la ministre de la Réconciliation, Antoinette Montaigne, a convoqué le Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR) et l'Organisation internationale des migrations (OIM) pour leur exprimer son mécontentement.

 

"Je me suis invitée dans le débat car on ne s'était pas soucié des enjeux vitaux de réconciliation", justifie-t-elle, ces déplacements pouvant créer des "déséquilibres culturels et sociologiques". Le sud de la Centrafrique s'est presque vidé de ses populations musulmanes, qui ont dû fuir les exactions des milices anti-balaka. Ces groupes de jeunes essentiellement chrétiens disent vouloir venger leurs coreligionnaires, majoritaires dans le pays (environ 80%), des sévices infligés par l'ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane, lorsqu'elle était au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014.

 

Des dizaines de milliers de musulmans ont gagné le Nord, où ils étaient déjà fortement représentés, ou les pays voisins. Conséquence: les contours d'une partition du pays de facto -un projet des Séléka les plus extrémistes- se dessinent progressivement. L'organisation d'un nouveau convoi humanitaire, escorté par des soldats français ou africains, pour déplacer plus de musulmans au Nord renforcerait encore cette division, au détriment de l'hypothétique réconciliation nationale prônée par le gouvernement.

 

"Tous les Centrafricains ont le droit de demander que les pays amis n'aillent pas dans le sens d'une séparation de fait de ce pays", proteste la ministre. - 'Impératif humanitaire' - "Dans deux ou trois ans, on va se retrouver avec le nord du pays contrôlé par les ex-Séléka. Le pouvoir civil aura alors des difficultés", observe, sous couvert d'anonymat, un cadre du gouvernement, selon qui des populations chrétiennes, tout autant "à risque", sont délaissées. Mais dans le cas des musulmans du PK-12 à Bangui, deux options s'offrent: les "laisser mourir" ou "les relocaliser", rétorque Emmanuelle Schneider, une porte-parole d'Ocha, le bureau onusien en charge de l'urgence humanitaire.

 

Les relocalisations se font "sur le principe de l'impératif humanitaire", qui est de "sauver des vies", et sur ceux de "neutralité" et d'"impartialité", souligne Mme Schneider. Selon les habitants du PK-12, fréquemment attaqué par les anti-balaka, 22 personnes ont péri en cinq mois, dont 18 de mort violente. Les blessés par balle, grenade ou machette sont légion. "Cette relocalisation ne sera pas forcément de longue durée", assure Emmanuelle Schneider.

 

"On espère pouvoir créer un jour les conditions propices à leur retour." Ex-puissance coloniale, présente militairement (2.000 soldats) en Centrafrique, la France est accusée par les humanitaires d'avoir ralenti les opérations car elles incarnaient "un constat d'échec" de sa mission. "Ces gens ne sont pas en sécurité, alors qu'ils sont là où les troupes françaises se trouvent", dénonce l'un d'eux.

 

Un argumentaire que rejette l'ambassadeur français Charles Malinas. La France, explique-t-il, respecte le mandat onusien régissant son action, qui est que les populations "puissent rester là où elles se trouvent", sauf si "leur sécurité ne peut être assurée" ou leurs conditions de vie sont "inacceptables". "Dans cette affaire, les agences (humanitaires) ont soigné leur bonne conscience, sans voir que l'enjeu central de ce pays est de ne pas céder aux forces qui veulent tout détruire", observe un diplomate à Bangui.

 

Cernés par la haine et prisonniers de ce débat politico-humanitaire, les derniers 1.300 musulmans de l'insalubre PK-12 devraient savoir rapidement s'ils pourront partir. Prochaine étape, les musulmans de Boda (sud), littéralement encerclés par une population chrétienne très favorable aux anti-balaka, qui les affame progressivement. Eux sont plus de 10.000. Leur site d'accueil se trouvera également dans le Nord. Le débat sur les déplacements n'est pas prêt de s'arrêter. 

Dilemme politico-humanitaire sur le sort des musulmans menacés de Centrafrique

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 21:04

 

 

 

 

25/04/14 (Reuters)

 

Des combats à l'arme lourde ont fait au moins quatre morts et une douzaine de blessés dans la nuit de jeudi à vendredi dans un faubourg musulman de Bangui, la capitale centrafricaine, a-t-on appris de source médicale.

 

Ce mois-ci, seuls quelques incidents sporadiques avaient été signalés dans la ville, que la majorité des habitants musulmans ont quittée pour fuir la violence des miliciens chrétiens "anti-Balaka".

 

Les affrontements de la nuit se sont déroulés dans les quartiers de PK-5 et PK-3, a précisé un témoin. Le colonel Gilles Jaron, porte-parole militaire français, a déclaré que des soldats français avaient essuyé des tirs à un carrefour proche des quartiers musulmans. "Les soldats ont riposté et progressé vers une habitation pour la fouiller. Lorsqu'ils sont arrivés, les tireurs s'étaient enfuis", a-t-il ajouté.

 

Aujourd'hui, sous une pluie battante, des civils exaspérés par la poursuite des violences ont déposé devant les bureaux du Premier ministre le corps d'un soldat de l'armée centrafricaine tué dans les combats de la nuit. 

Centrafrique : 4 morts dans des combats

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