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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 12:29

 

 

http://www.voaafrique.com/ 8/8/2016

 

En RCA, la cohabitation entre éleveurs Peuls et habitants riverains de la SEGA, la Société d’État de gestion des abattoirs de Bangui tend à se normaliser. Aujourd’hui, les éleveurs peuvent librement faire paître leurs bœufs dans les parages. Ce qui n’était pas le cas, il y a quelques semaines en arrière. À cela, il faut ajouter l’insalubrité qui bat son plein dans cet unique lieu d’abattage des bêtes de la capitale.

 

Aujourd’hui tous les cœurs semblent s’apaiser et la vie reprend son cours normal aux alentours de la SEGA.

 

Éleveurs et habitants riverains étaient à couteaux tirés. Les uns accusent les autres d’avoir laissé leurs bœufs commettre des dégâts dans leurs concessions ou sur leurs produits étalés le long du fleuve Oubangui.

 

Des mésententes qui ont laissé place à des compromis. Idriss Abdoulaye est éleveur. Il peut aujourd’hui faire paître ses bœufs en profondeur des quartiers à plusieurs centaines de mètres de la SEGA.

 

"Non ! Nous n’avons plus de problème. Aujourd’hui nous nous entendons bien. Un jour, une femme s’en était prise à moi, mais ceux qui étaient là, l’en avaient défendue. Nous faisons paître nos bœufs même en profondeur des quartiers. Si on leur demande de nous donner à boire, ils le font. Parfois on y reste jusqu’à 13 heures avant de rentrer. Si les habitants insultent quelqu’un, ça veut dire que ses bœufs ont causé un dégât chez eux".

 

Pour mieux sécuriser les éleveurs et leurs troupeaux, le ministère de la sécurité a annoncé début août, la création d’une unité spécialisée.

 

Une manière de mettre fin au racket des éleveurs par certains éléments des forces de l’ordre.

 

Il faut ajouter à l’aspect sécuritaire, l’insalubrité au sein de la SEGA, elle-même en état de délabrement très avancé. Ces passants en appellent à une action rapide des autorités.

 

Les responsables de la SEGA, cette unique société d’abattage des bêtes installée aux abords du fleuve Oubangui n’ont pas réagi à cette situation.

Les relations sont normalisées entre les Peuls et habitants riverains de la SEGA en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 22:38

 

 

Par RFI  06-08-2016 Modifié le 06-08-2016 à 23:26

 

Le fils de l'ancien président centrafricain François Bozizé a été arrêté ce vendredi 5 août. Jean-Francis Bozizé est visé par un mandat d'arrêt international donné par le tribunal de grande instance de Bangui. Une version que conteste son avocat maître Jean-Louis Opalegna.

 

Maître Jean Louis Opalegna, l’avocat de Jean-Francis Bozizé, livre à RFI sa version des faits. Sur l’arrestation d’abord : « Jean-Francis Bozizé ne s’est pas livré à la Minusca. Il s‘y est rendu pour une audience, et c’est à ce moment qu’il a été appréhendé », affirme l'avocat.

 

Plus tard, sur le fond de l’histoire, maitre Opalegna conteste l’autorité de la Minusca. Selon lui, la force onusienne en Centrafrique ne fait pas partie de la force nationale autorisée par le code de procédure pénale à arrêter un citoyen centrafricain.

 

Une « arrestation illégale », selon son avocat

 

Puis l’avocat ajoute : « Jean-Francis Bozizé et moi-même ne sommes pas au courant de ce qu’on lui reproche. Jusqu’à maintenant, personne ne lui a notifié son mandat d’arrêt. C’est une arrestation et une détention illégale ».

 

Dans le même temps, ni les autorités centrafricaines, ni la Minusca ne souhaitent s’exprimer, les autorités ne voulant pas se prêter au jeu de la polémique. Au ministère de la Justice, un proche du dossier conclut : « Il est temps de laisser la justice faire son travail ».

 

Je suis allé causer avec M. Jean-Francis Bozizé. Lui et moi sommes encore ignorants de ce qu’on lui reproche. Il semble que c’est en exécution d’un mandat d’arrêt qui se trouve à la SRI [Services de recherche et d’investigation, ndlr]. Quel mandat d’arrêt ? Puisque pour qu’on arrête quelqu’un en vertu d’une telle mesure, il faudrait que la mesure lui soit notifiée. Cette mesure ne lui a pas encore été notifiée. Jusqu’à l’heure où je vous parle, il n’est pas encore au courant de ce qu’on lui reproche. Je sais par rapport à ce qu’il m’a dit qu’il répondait à une audience qui lui a été accordée par la Minusca. Et c’est de là-bas qu’on lui a notifié qu’il était en état d’arrestation. On a appelé la force centrafricaine pour qu’il soit déporté et se trouver maintenant au niveau de la SRI. Ce que j’exige aujourd’hui, c’est qu’il soit mis en liberté sans condition parce que sa détention et son arrestation sont intervenues dans les conditions les plus illégales du monde ! Il est en détention illégale !

 

Maître Jean-Louis Opalegna, avocat de Jean-Francis Bozizé

 

06-08-2016 - Par Esteban Galiano

 

RCA: Francis Bozizé très tôt rattrapé par son passé

 

Bangui dimanche 7 août 2016 Afriquinfos) – Jean-Francis Bozizé est tombé dans les mailles de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (Minusca), ce vendredi 5 août. Le fils de l’ancien président centrafricain est rattrapé par un mandat d’arrêt international.

 

L’ancien ministre délégué à la Défense, Francis Bozizé, est placé en garde à vue à la Section de Recherches et d’Investigation (SRI), a-t-on appris de sources proches du pouvoir de Bangui. L’information a été aussi confirmé par des cadres du KNK, parti de l’ancien président François Bozizé, père de Francis Bozizé.

 

 Selon des sources fiables, il se serait rendu lui-même. «Nous étions au courant de sa présence à Bangui en provenance de Nairobi», a confirmé Flavien Mbata, ministre de la Justice, avant de préciser que Bozizé fils s’est rendu de lui-même à la Minusca, sur demande du Kwa Na Kwa,

 

Jean-Francis Bozizé vient d’être arrêté, tel que l’avait promis Catherine Samba Panza, Présidente du Conseil national de transition. Une arrestation qui fait suite au mandat émis par le Tribunal de grande instance de Bangui. Car il était recherché, depuis mai 2014, pour torture, détournement de deniers publics, complicité d’assassinat et association de malfaiteurs.

 

Il sera présenté, les jours à venir, à un juge d’instruction afin d’élucider cette affaire. Mais pour certains observateurs, ce serait plutôt à un règlement de compte auquel se livrerait ainsi Faustin Archange Touadera. Après la grave crise qu’a connue la Centrafrique, il serait opportun pour les nouvelles autorités de se tourner vers une réconciliation vraie, afin de remettre le pays sur la voie du développement.

 

Innocente NICE

 

© 2016

 

 

Centrafrique : Le fils de l’ex-président Bozizé toujours en état d’arrestation

 

http://www.africtelegraph.com/  LAZARD OBIANG 6 AOÛT 2016

 

Interpellé dans la matinée de vendredi par une unité de police de la mission onusienne en Centrafrique (Munisca) avant d’être remis aux autorités centrafricaines, Jean-Francis Bozizé a été auditionné et maintenu par les gendarmes à la Section de Recherches et d’Investigations ( SRI) à Bangui.

 

Le fils de l’ex-président centrafricain François Bozizé a été entendu pendant plusieurs heures à la Section de Recherches et d’Investigation (SRI) avant d’être placé en détention préventive par cette unité de la gendarmerie. Cette arrestation qui survient au moment où la Centrafrique tente de se relever d’une guerre déclenchée à la suite du renversement de son père en 2013, va faire une tâche d’huile dans le processus de réconciliation des filles et fils du pays.

 

Selon le ministre centrafricain de la Justice, Flavien Mbata, les autorités centrafricaines étaient au courant de sa présence dans le pays depuis son arrivée « de manière inopinée à Bangui en provenance de Nairobi, à bord d’un vol de la compagnie aérienne Kenyan Airways », le mercredi 3 août.

 

Il ajoute que c’est à la demande du Kwa Na Kwa, le parti de l’ancien président, que son fils, accompagné d’un avocat, s’est présenté à la Minusca. Jean-Francis Bozizé est désormais détenu dans les locaux des services de recherche et d’investigation.

 

Confronté au gel de ses avoirs tout comme d’autres membres de la famille ou personnalités de l’ancien régime, cet ancien ministre délégué à la défense cherchait à regagner le pays où il détient certains biens.

 

D’après une source au parquet, « Jean-Francis Bozizé fait partie des proches de l’ancien président Bozizé ou membres de sa famille qui font l’objet d’information judiciaire ouverte par la justice centrafricaine ».

 

Le fils de l’ancien président avait quitté la Centrafrique le 24 mars 2013 au moment de la prise de Bangui par la coalition à dominance musulmane Séléka. Cette rébellion avait alors installé à la place de son père le président autoproclamé Michel Djotodia. Le pays avait alors sombré dans une spirale des violences communautaires avec des milliers de morts et des centaines de milliers de personnes déplacées, provoquant l’opération militaire française Sangaris, puis le déploiement de la Minusca.

RCA : l'avocat de Jean-Francis Bozizé condamne son arrestation sur RFI
RCA : l'avocat de Jean-Francis Bozizé condamne son arrestation sur RFI
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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 18:11

 

 

http://www.afrique-sur7.fr/  AOÛT 6, 2016

 

Jean-Francis Bozizé est tombé dans les mailles de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (Minusca), ce vendredi 5 août. Après plusieurs mois de cavale, le fils de l’ancien président centrafricain est rattrapé par un mandat d’arrêt international. De sources concordantes, il se serait rendu de plein gré, apprend-on de RFI.

 

Jean-Francis Bozizé se fait arrêter

 

Jean-Francis Bozizé vient d’être arrêté, tel que l’avait promis Catherine Samba Panza, présidente du Conseil national de transition. Longtemps visé par un mandat d’arrêt international, l’ex-ministre délégué à la Défense est actuellement détenu dans les locaux des Services de recherche et d’investigation (SRI) en Centrafrique. Une information confirmée par Flavien Mbata, ministre de la Justice : « Nous étions au courant de sa présence à Bangui en provenance de Nairobi. » Avant de préciser que Bozizé fils s’est rendu de lui-même à la Minusca, sur demande du Kwa Na Kwa, l’ancien parti au pouvoir.

 

Cette arrestation fait suite au mandat émis par le tribunal de grande instance de Bangui. Car il était recherché, depuis mai 2014, pour torture, détournement de deniers publics, complicité d’assassinat et association de malfaiteurs. Il sera présenté, les jours à venir, à un juge d’instruction afin d’élucider cette affaire. Mais pour certains observateurs, ce serait plutôt à un règlement de compte auquel se livrerait ainsi Faustin Archange Touadera. Après la grave crise qu’a connue la Centrafrique, il serait opportun pour les nouvelles autorités de se tourner vers une réconciliation vraie afin de remettre le pays sur la voie du développement.

Lu pour vous : RCA : après son père, Jean-Francis Bozizé tombe à Bangui
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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 17:37
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : L’audition de Jean Francis Bozizé prévue pour le lundi prochain

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 6 AOÛT 2016

 

BANGUI, 6 Août 2016(RJDH)—Francis Bozizé, arrêté 5 août dernier sera présenté au juge d’instruction le lundi 8 août 2016. L’information a été confiée au RJDH par le procureur de la République Ghislain Gresenguet.

 

Le procureur de la République joint par le RJDH a indiqué que le fils de l’ancien président est poursuivi pour plusieurs faits « Jean Francis Bozizé est poursuivi pour plusieurs faits. La procédure concerne  le détournement des deniers publics, de complicité d’assassinat et beaucoup d’autres choses » explique-t-il.

 

Selon Ghislain Gresenguet, Francis Bozizé sera présenté au juge d’ici lundi «  la procédure se trouve chez le doyen des juges d’instruction qui va certainement l’auditionner le lundi » a indiqué le procureur de la République.

 

Le gouvernement a, dans un communiqué publié quelques heures après l’arrestation de Francis Bozizé, fait savoir que cette arrestation fait suite à un mandat d’arrêt émis en mai 2014 contre Francis  Bozizé. Dans le document, le gouvernement s’engage à garantir une justice équitable au fils de l’ancien président de la République.

 

L’ancien ministre délégué à la Défense Jean Francis Bozizé est rentré en Centrafrique le mercredi dernier après plus de trois années d’exil. Il a été arrêté par la Minusca avant d’être remis aux autorités.

 

 

Centrafrique, Cameroun, la RDC et le Congo luttent contre le trafic illégal des diamants bruts

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 6 AOÛT 2016

 

BANGUI, 06 août 2016 (RJDH)— Les pays producteurs de diamants de la sous-région de l’Afrique centrale s’unissent pour lutter contre la fraude et la contrebande transfrontalière de diamant brut. A cet effet, la mise en place d’une plate-forme sous régionale dans le cadre du processus de Kimberley a été au centre d’une réunion sous régionale des ministres en charge des Mines qui s’est tenue à Bangui du 3 au 4 août 2016.

 

Il s’agit de la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, le Congo et le Cameroun. Cette réunion a été organisée dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’intersession du processus de Kimberley tenue à Dubaï du 23 au 26 Mai 2016. Elle vise la mise en place d’une plateforme de lutte contre la fraude et la contrebande transfrontalière des diamants bruts dans la sous régionale de l’Afrique Centrale.

 

D’après Ange Maxime Kazagui, président du présidium de la réunion, la mise en place de cette plateforme régionale du processus de Kimberley est la plus grande des recommandations formulées au cours de la réunion, « l’objectif est d’échanger sur les questions de fraude et de la contrebande transfrontalière. De mettre en place des mécanismes de veille et de surveillance pour se contacter, échanger très rapidement les informations sur les individus qui agissent de manière à promouvoir la fraude entre nos différents pays producteurs frontaliers », a relaté ce dernier.

 

Observer et contrôler la production minière sont deux missions assignées à cette plate-forme qui sera instituée. « Ses missions sont d’abord d’observer de manière permanente les  activités faites par les polices des mines. De s’assurer que les lots saisis soient rapatriés dans les pays d’origine. D’échanger des informations sur les sociétés délinquantes ou des opérateurs délinquants dans le système du diamant. Faire en sorte que les différents ministres se réunissent régulièrement  pour échanger des informations  », a expliqué le président du présidium.

 

Le ministre camerounais en charge des mines Ernest Gbwabougoua promet de tout mettre en œuvre pour la levée totale de l’embargo sur le diamant centrafricain, « au-delà de la mise en place de cette plateforme, le Cameroun continuera de soutenir toute initiative et ne ménagera aucun effort en vue de la levée totale et effective de la sanction du processus de Kimberley sur toute l’étendue du territoire centrafricain».

 

La RCA a été suspendue temporairement du processus de Kimberley le 23 Mai 2013 suite à l’envahissement du pays par les groupes armés en Mars 2013, cette sanction est partiellement levée dans les zones vertes que sont la partie Sud-Ouest de la RCA.

 

 

Centrafrique : Plus de 40 « sorciers exorcisés » au domicile du chef Camille Mandaba à Boy-rabe

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 6 AOÛT 2016

 

BANGUI, 6 août 2016 (RJDH)—Ils sont des femmes, des enfants « sorciers » qui viennent se faire délivrer de leur sorcellerie. Blandine Mbaré, une de ceux qui ont passé l’épreuve a avoué sa sorcellerie après une pratique de délivrance chez  Camille Mandaba, chef du quartier Votongbo situé dans le 4e arrondissement de Bangui.

 

Après plusieurs années d’exercice dans la sorcellerie, Blandine Mbaré entend renoncer à cette pratique « j’ai acquis la sorcellerie depuis le bas-âge et nous avons travaillé avec, mais je veux arrêter avec pour me tourner vers Dieu », a indiqué au RJDH, Blandine Mbaré, l’air bien fatigué après l’opération.

 

Elle affirme l’avoir fait sans contrainte et son aveu n’a pas été extorqué « j’ai toujours cherché à me débarrasser de ça et quand j’ai appris la nouvelle de cette femme exorciste, je me suis présentée au chef et lui ai dit de me dépister et ils ont compris que j’ai la sorcellerie et c’est ainsi qu’elle m’a délivré » a-t-elle ajouté.

 

La femme exorciste utilise des méthodes traditionnelles pour procéder aux opérations. Elle n’a pas été disponible pour répondre au RJDH, car disent ses proches, « elle est préoccupée par la délivrance ».

 

Selon Camille Mandaba, chef du quartier Votongbo chez qui se déroule les événements, il y a un plan de sécurisation « la première des dispositions que j’ai prises c’est d’abord la sensibilisation des parents des ceux qui passent à l’aveu en vue de les sécuriser » a-t-il indiqué.

 

« En le faisant, ils se sauvent eux-mêmes et sauvent la vie de leur familles, car si cette sorcellerie demeure, elle finira par rattraper toute la famille. Plus de 40 sorciers ont déjà été délivrés » a-t-il soutenu.

 

Le phénomène de la sorcellerie préoccupe les anthropologues qui mènent les enquêtes pour une interprétation rationnelle du phénomène en Centrafrique.

 

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 12:49

 

 

Après la sanglante crise politico-militaire qui a mis les couches de la société centrafricaine en lambeaux, la population meurtrie est entrain de conjuguer des efforts pour reconstruire un pays jadis prospère. C'est ainsi que les centrafricains se sont mobilisés massivement malgré le climat sécuritaire tendu pour élire le Président de la République. Le tableau synoptique était ainsi établi : d'abord le retour à l'ordre constitutionnel, ensuite le désarmement en passant par la justice et la réconciliation nationale. Soucieux de contribuer à la reconstruction du pays, les centrafricains sont plus que jamais tolérants envers le nouveau locataire du palais de la renaissance nonobstant les différentes nominations qui s'apparentent à la réhabilitation de ceux qui ont contribué à la destruction du pays.

 

C'est la rupture ou le KNK déguisé ou rénové ? Apparemment, le Président de la République a du mal à se démarquer de son ancien parti. Ainsi, le peuple se doit de poser légitimement la question suivante : à quel jeu joue le Président Touadera ? Il est vrai que les jeux olympiques de Rio viennent de s'ouvrir mais celui choisi par le Président de la République a une odeur nauséabonde et qui risque de constituer un obstacle à son mandat. La goutte d'eau qui risque de déborder le vase s'assimile à une trahison. Qui trahit qui ? Les centrafricains sont trop sages et intelligents pour deviner. Il s'agit du retour volontaire au pays, à bord d'un vol régulier de Kenyan Airways de l'ex ministre délégué des forces armées, fils aîné de l'ancien Président de la République. Il semble que ce retour a eu la bénédiction des nouvelles autorités de Bangui car il a été rendu possible à leur demande.

 

Sa descente sans crainte à l'aéroport international de Bangui-Mpoko le justifie. Ce retour spectacle a réveillé la conscience des centrafricains qui se posent mille et une question. Pourquoi et comment une personnalité politique de cette envergure, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international et sous sanction de l'ONU assortie d'interdiction de voyager peut franchir aussi facilement les frontières centrafricaines ? A t-il bénéficié de soutiens ou de complicité ?  L'arrestation d'une telle personnalité devrait se faire de façon systématique à l'aéroport et non quelques jours après dans une chambre d'hôtel. Se constituer volontairement prisonnier est-il un moyen de préparer le retour de son père qui lui aussi sous sanction du conseil de sécurité de l'ONU ? Le retour de l'enfant prodige à la veille des négociations avec les groupes armés est la résultante d'une coïncidence ? Pourquoi ce retour à la veille d'une imminente gouvernement d'union nationale ?

 

Visiblement ce retour empoisonne la vie politique, le processus démocratique et le processus de désarmement. A la lecture optique des événements, la justice centrafricaine a été également surprise par ce scoop et n'a réagi qu'ultérieurement. L'initiative provient-elle des autorités centrafricaines où comme d'habitude le fruit d'une ingérence ? Personne n'est à mesure de la certifier. Il ne faut pas perdre de vue que beaucoup d'armes sont disséminés à travers le pays et l'acquis sécuritaire peut être mis en cause par la présence de cet encombrant prisonnier. Cette présence relève de la simple provocation et constitue un manque de respect à l'égard des victimes de cette crise meurtrière. Fort de ce qui précède et nonobstant le jeu hybride du Président de la République, nous demandons avec insistance au Président de l'assemblée nationale de mettre en place une commission d'enquête parlementaire pour édifier le peuple sur ce rocambolesque retour. Un rapport doit être déposé sur le bureau du procureur de la République pour d'éventuelles suites judiciaires. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                                        

 

Lyon le 05 août 2016.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

RETOUR ET ARRESTATION DE FRANCIS BOZIZÉ EN CENTRAFRIQUE : A QUEL JEU JOUE LE PRESIDENT TOUADERA ? par Bernard SELEMBY DOUDOU
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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 12:42

 

 

Le mercredi 03 Août 2016, le nommé Francis BOZIZÉ est arrivé de manière inopinée à Bangui en provenance de Nairobi a bord d'un vol KENYA AIRWAYS

 

Après son arrivée, il a pris sur lui de se rendre volontairement a la MINUSCA qui, nantie d’une copie du mandat d'arrêt international délivré a son encontre par le doyen des juges d'instruction en date du 14 Mai 2014 l'a arrêté et remis actuellement aux autorités Centrafricaines.

 

Le nomme Francis Bozizé sera présenté dans les plus brefs délais devant les autorités compétentes pour répondre des faits qui lui sont reprochés conformément aux dispositions légales en vigueur.

 

A cet effet, comme tous citoyens poursuivi en justice, il bénéficie de toutes garanties des droits et de la défense et de la présomption d'innocence prévues pour le code de la procédure pénal, la constitution du 30 Mars 2016 et les instruments juridiques internationaux dûment ratifiés par notre pays .

 

Enfin, le gouvernement réaffirme tant à l'opinion nationale et qu'internationale, sa ferme volonté et sa détermination à garantir une justice indépendante et lutter efficacement contre l'impunité sous toutes ses formes .

 

Fait à Bangui le 05 Août 2016

 

Le ministre de la justice garde des sceaux et de droit l'homme

 

Flavien Mbata

 

 

Arrestation de Francis Bozizé

Arrestation de Francis Bozizé : COMMUNIQUÉ GOUVERNEMENTAL
Arrestation de Francis Bozizé : COMMUNIQUÉ GOUVERNEMENTAL
Arrestation de Francis Bozizé : COMMUNIQUÉ GOUVERNEMENTAL
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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 23:44

 

 

05.08.2016 à 22:30 (AFP

 

L'opposition tchadienne a décidé vendredi de maintenir les contre-rassemblements qu'elle a prévus samedi et dimanche avant la cérémonie d'investiture lundi du président Idriss Deby Itno, bien qu'ils aient été interdits par le pouvoir.

 

Vendredi également, des opposants ont annoncé le dépôt devant la Haute cour de justice d'une plainte pour "haute trahison" contre le président tchadien, dont ils contestent la réélection au premier tour en avril. Parmi les sept griefs invoqués: "prise illégale du pouvoir par la violence", "violation grave des droits de l'Homme" ou encore "détournement de fonds public et corruption".

 

L'opposition a décidé de maintenir le meeting qu'elle a programmé samedi à N'Djamena et "la marche pacifique" qu'elle prévoit dimanche, a indiqué plus tôt un communiqué du Front de l'opposition nouvelle pour l'alternance et le changement (Fonac).

 

Récemment constitué pour regrouper les opposants, le Fonac maintient aussi la journée "Ville morte sur l'ensemble du territoire" pour lundi, jour de la cérémonie d'investiture de M. Deby en présence de plusieurs invités étrangers.

 

Le Fonac appelle tous ses militants "à ne répondre à aucune provocation". Ses dirigeants préviennent qu'ils tiendront "le gouvernement responsable de tous les dérapages qui adviendraient". Le groupement politique s'est réuni en plénière vendredi pour "un examen minutieux" de l'arrêté du ministère de l'Intérieur interdisant le meeting de samedi et la marche de dimanche.

 

"La marche est de nature à perturber l'ordre public, déstabiliser la population et intoxiquer l'opinion publique nationale et internationale, nous ne pouvons pas autoriser cela", avait déclaré jeudi à l'AFP le ministre de l'Intérieur Ahmat Mahamat Bachir.

 

La cérémonie d'investiture de M. Deby doit se dérouler lundi à N'Djamena en présence d'une dizaine de chefs d'Etats africains, d'après les services du protocole, et d'autres invités comme le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

M. Deby, au pouvoir depuis 1990, a été réélu en avril dès le premier tour avec près de 60% des voix, loin devant son premier poursuivant, le chef de l'opposition Saleh Kebzabo (12,77%).

M. Kebzabo et d'autres candidats de l'opposition contestent depuis cette réélection qu'ils qualifient de "hold-up électoral".

 

L'opposition avait aussi enjoint en juillet la communauté internationale à reconnaître la "nature dictatoriale" du régime d'Idriss Deby.

 

Le Tchad est un allié des Occidentaux dans la lutte contre le groupe jihadiste nigérian Boko Haram. La capitale N'Djamena est aussi le QG de l'opération militaire française Barkhane contre les groupes jihadistes au Sahel.

 

© 2016 AFP

Tchad: l'opposition refuse de céder du terrain avant l'investiture de Deby
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Centrafrique-Presse.com
5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 23:30

 

 

Bangui 05.08.2016 à 23:00 (AFP) - Le fils de l'ex-président centrafricain François Bozizé, Jean-Francis Bozizé, a été arrêté vendredi dans la capitale Bangui, a-t-on appris de sources sécuritaires, alors que la Centrafrique tente de se relever d'une guerre déclenchée à la suite du renversement de son père en 2013.

 

Jean-Francis Bozizé, qui fut aussi ministre de la Défense de son père, "a été arrêté par la Section recherches et investigations (SRI) de la gendarmerie et des éléments de la police de la Mission des Nations unies (Minusca) à son hôtel", a appris l'AFP auprès de la gendarmerie.

 

Les raisons exactes de son arrestation n'ont pas été précisées. "Le ministre de la justice, Flavien Mbata, doit faire une déclaration dans les heures qui suivent", indique-t-on de source gouvernementale.

 

D'après une source au parquet, "Jean-Francis Bozizé fait partie des proches de l'ancien président Bozizé ou membres de sa famille qui font l'objet d'information judiciaire ouverte par la justice centrafricaine".

 

Jean-Francis Bozizé était revenu depuis quelques jours à Bangui en provenance de Nairobi. Selon des proches, "confronté au gel de ses avoirs tout comme d'autres membres de la famille ou personnalités de l'ancien régime, il cherchait à regagner le pays où il détient certains biens".

 

Le fils de l'ancien président avait quitté la Centrafrique le 24 mars 2013 au moment de la prise de Bangui par la coalition à dominante musulmane Séléka.

 

Cette rébellion avait alors installé à la place de son père le président auto-proclamé Michel Djotodia. Ce coup de force avait provoqué la réplique des milices anti-Balaka principalement chrétiennes.

 

Le pays avait alors sombré dans une spirale des violences communautaires avec des milliers de morts et des centaines de milliers de personnes déplacées, provoquant l'opération militaire française Sangaris, puis le déploiement de la Minusca.

 

© 2016 AFP

Centrafrique: arrestation du fils de l'ex-président Bozizé
Centrafrique: arrestation du fils de l'ex-président Bozizé
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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 19:40
Circonstances réelles de l’arrestation de Francis Bozizé

 

 

Bangui 5 août 2016 (C.A.P) – Contrairement à une première information dont nous avions fait état selon laquelle  Francis Bozizé aurait été arrêté au presbytère de la cathédrale de Bangui, ce dernier s'était en réalité rendu de lui-même à la Minusca avec une délégation du parti de son père le KNK qui avait demandé une audience. Il était accompagné de deux autres personnes à savoir Christian Guénebem, président de la Jeunesse du KNK et son avocat. Dès que la responsable politique de la Minusca les reçoit, celle-ci rappelle à Francis Bozizé qu'il y'a un mandat d'arrêt de la justice centrafricaine contre lui.

 

Sans se démonter, Francis Bozizé dira qu'il est prêt à répondre devant la justice et c'est ainsi qu'il a été arrêté, déféré à la Section Recherche et Investigation de la gendarmerie nationale et mis immédiatement à la disposition du Procureur de la République. Il existe effectivement un mandat d'arrêt contre lui datant de mai 2014, signé du Procureur de la République Ghislain Grezengué et  l’ex-Doyen des Juges d’instruction Yves Kokoyo, naguère Président de la Commission d'enquête judiciaire.

 

 

RCA: Jean-Francis Bozizé arrêté par la Minusca à Bangui

 

Par RFI Publié le 05-08-2016 Modifié le 05-08-2016 à 19:23

 

Le fils de l'ancien président centrafricain François Bozizé a été arrêté ce vendredi 5 août. Il était visé par un mandat d’arrêt international pour crimes de guerre.

 

Jean-Francis Bozizé, le fils aîné de l’ancien président centrafricain François Bozizé, a été arrêté ce vendredi matin. L’arrestation a été menée par la Minusca qui l’a remis aux forces de sécurité centrafricaines. Jean-Francis Bozizé est désormais détenu dans les locaux des SRI, les services de recherche et d’investigation.

 

Jean-Francis Bozizé, ancien ministre de la Défense nationale et bras droit de son père, était revenu depuis quelques jours à Bangui alors qu’il était recherché par la justice centrafricaine. Il faisait également l’objet d’un mandat d’arrêt de la justice internationale pour crimes de guerre. Il avait fui le pays au moment de l’arrivée des Seleka à Bangui en décembre 2013.

 

Si un Bozizé rentre au pays, nous l’arrêterons, avaient promis les autorités centrafricaines sortantes. C’est donc chose faite ce vendredi.

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Centrafrique-Presse.com
5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 19:29
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Francis Bozizé arrêté à la Section de Recherches et d’investigation

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 5 AOÛT 2016

 

BANGUI, 5 aôut 2016 (RJDH)–L’ancien ministre délégué à la défense Francis Bozizé est arrêté et placé en garde à vue à la Section de Recherches et d’Investigation (SRI), a-t-on appris de sources proches du pouvoir de Bangui. L’information a été aussi confirmée au RJDH par des cadres du KNK, parti de l’ancien président François Bozizé, père de Francis Bozizé.

 

Difficile de savoir avec précision ce qui est reproché à l’ancien ministre et fils de l’ancien président de la République. De sources proches du parquet de Bangui, un mandat d’arrêt existe depuis quelques années contre Francis  Bozizé mais le contenu de ce mandat n’a pas été révélé.

 

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec le procureur de la République pour avoir plus d’informations sur le dossier.

 

Selon les informations RJDH, Francis Bozizé aurait été conduit à la SRI par des casques bleus, information non encore confirmée par la Minusca. Vladimir Monteiro contacté par le RJDH dit n’avoir pas des données. Il a promis revenir vers le RJDH pour des précisions sur cette affaire. Francis Bozizé a été vu quelques minutes avant son arrestation à la base logistique de la  Minusca. Il semblerait que c’est de là qu’il a été conduit à la SRI.

 

Dans les couloirs du palais, on évite d’aborder le sujet. Certaines personnalités à la présidence se sont contentées de dire que l’arrivée à Bangui de Francis Bozizé n’était pas annoncée. Un conseiller a toutefois, rejeté l’implication des autorités dans cette arrestation « à ma connaissance, aucune consigne n’a été donnée par les autorités concernant une quelconque arrestation » confie t-il.

 

Selon les informations du RJDH, le patron de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga alors en réunion avec la société civile, a été convoqué d’urgence à la présidence de la République. Cette convocation d’urgence serait liée, selon nos sources à cette affaire. Mais pour l’instant, rien n’a encore filtré.

 

Au KNK, on s’étonne de cette arrestation qui, selon les cadres contactés, est une provocation inutile « juridiquement parlant, il n’ya rien à reprocher à l’ancien ministre mais je crois que les gens veulent lui créer des problèmes alors qu’il en a pas » a confié un cadre du KNK qui a requis l’anonymat.

 

Christian Guénébem et Henri Grothe ont été aussi arrêtés avec l’ancien ministre et fils de l’ancien président François Bozizé.

 

Francis Bozizé a été ministre délégué à la défense nationale durant les dix années de règne de son père. Il a quitté le pays à la chute de François Bozizé. Sa présence a été signalée à Bangui depuis 48 heures.

 

 

Centrafrique : Faustin Archange Touadéra réclame la participation de la RCA aux enquêtes sur les viols commis par des éléments de la Sangaris

 

http://rjdh.org/  PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 5 AOÛT 2016

 

BANGUI, 05 août 2016(RJDH) — Le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra a dans une interview accordée à nos confrères de Jeune Afrique, a demandé que son pays soit impliqué dans les enquêtes sur les viols commis par des soldats français de la Sangaris sur des mineurs. Une demande exprimée après le sommet de l’Union Africaine de Kigali.

 

Dans cette interview qu’a accordée le président centrafricain à nos confrères de Jeune Afrique, il a qualifié de primordial le viol attribué aux soldats français de la Sangaris. Le président centrafricain a regretté le non partage d’informations entre les deux parties « les faits ont été commis sur notre sol, contre nos compatriotes. Pour le moment, nous ne sommes pas informés des procédures et c’est inadmissible » regrette Faustin Archange Touadéra.

 

Touadera demande une participation active de la Centrafrique dans les enquêtes afin que la lumière soit faite sur ce dossier, «nous souhaitons qu’il y ait une vraie coopération avec la France et nous voulons être associés aux enquêtes qui doivent aller plus vite » demande-t-il. Avant d’avertir que, « la justice doit être rendue ».

 

Il faut rappeler que plusieurs soldats de l’opération Sangaris sont impliqués dans cette affaire de viol sur des mineurs en Centrafrique pendant leur mission. Beaucoup des cas enregistrés selon les témoignages ont eu lieu entre 2013 et 2014 sur des enfants déplacés du site de l’aéroport contre des vivres.

 

 

Centrafrique : Le MPC de Alkhatime réclame un dialogue sous l’égide de la communauté internationale avant le DDRR

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 5 AOÛT 2016

 

KAGA-BANDORO, 05 août 2016(RJDH)—Dans une interview accordée au RJDH ce vendredi 5 août 2016, Idriss Ahmed El Bachard, président exécutif du Mouvement Patriotique Centrafricain a exigé du gouvernement la tenue d’un dialogue sous l’égide d’un médiateur international avant le DDRR. Une position exprimée après la visite officielle que Faustin Archange Touadera a effectuée à Kaga Bandoro, le jeudi dernier.

 

Selon lui, c’est par un dialogue que la RCA aura un vrai processus DDRR « ce que nous espérons, il faut que le chef de l’Etat change sa politique de rigueur parce que cette politique de rigueur ne nous amène nulle part. Avec son programme de désarmement coute que coute, ce ne sera pas du tout bien » a-t-il soutenu.

 

Pour réussir ce dialogue il propose un canevas au pouvoir public pour un dialogue comme un canal de communication normale afin de discuter autour d’une table et de choisir un médiateur international afin de procéder au désarment.

 

Toutefois, Idriss Ahmed El Bachard dit être toujours disposé pour le dialogue. Car selon lui, « c’est par le dialogue que nous allons aboutir à une solution de sortie de crise » a-t-il indiqué au RJDH.

Il a qualifié d’échec la visite de Faustin Archange Touadera à Kaga Bandoro.

 

Selon le leader du groupe MPC, Idriss Ahmed El, la rencontre du chef de l’Etat a accouché d’une souris,  « c’est regrettable qu’on n’a pas pu rencontrer le Président de la République Centrafricaine.  Le protocole a refusé à notre mouvement MPC de rencontrer le chef de l’Etat et par la suite nous avons rebroussé chemin. C’est un acte que nous déplorons et c’est un rendez-vous manqué puis que c’est une occasion très importante » a-t-il dit au RJDH.

 

Cette volonté d’avoir un dialogue avant  le DDRR intervient après celle du chef de l’Etat qui entend l’organiser après le DDRR lors de sa conférence de presse de cent jours.

 

 

Centrafrique : Des personnes hospitalisées à Djoukou suite aux soupçons d’une épidémie diarrhéique

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 5 AOÛT 2016

 

BANGUI, 05 aout 2016—Huit personnes ont été hospitalisées à Ndjoukou, une des sous-préfectures de la Kémo, suite à des soupçons d’une épidémie diarrhéique.  Le ministère de la santé compte d’ici demain dépêcher une mission dans cette ville pour soutenir les efforts qui se font déjà sur le terrain.  

 

Au moment où nous mettons sous presse, le ministère de la santé n’a pas encore déclaré une épidémie de diarrhée à Ndjoukou même si, de sources autorisées, plusieurs personnes sont mortes ces derniers jours de diarrhée dans cette ville. Un médecin cadre du département de la santé a parlé de diarrhée aqueuse et aigüe « les gens ont parlé dans un premier temps de diarrhée hémorragique ou sanguine mais en réalité, selon les données en notre possession, il s’agit de la diarrhée aqueuse et aigüe » confie t-il.

 

Selon la même source, l’équipe du département qui se trouve à Ndjoukou a pu hospitaliser quelques personnes dont certaines ont été soignées, huit personnes ont été hospitalisées, cinq sont libérées parce qu’elles ont été déclarées guéries. Pour le moment, les trois sont restées toujours retenues mais une d’entre elles, est en état clinique, c’est-à-dire que son état est grave » a expliqué cette source.

 

Selon les informations du RJDH, le ministère de la santé compte dépêcher dans les prochains jours, une mission à Ndjoukou pour sensibiliser la population sur cette diarrhée dont l’origine n’est pas encore clairement définie. Certains habitants de Ndjoukou qui sont arrivés à Bangui ont indiqué que la maladie est partie d’un sujet congolais qui en est mort dans la ville.

 

Le ministre de la santé, selon nos informations devrait prendre la parole dans les prochaines heures pour situer l’opinion sur cette maladie qui aurait déjà fait une quinzaine de morts dans la ville de Ndjoukou.

 

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