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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 11:51

 

 

 

 

Communiqué de presse
 

 

Mise au point du secrétariat général de la CEEAC sur la médiation en République Centrafricaine 
 

 

Surpris par les spéculations faites autour du Forum de Brazzaville sur la réconciliation entre Centrafricains, le Secrétariat général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), en sa qualité de rapporteur de la médiation internationale, tient à faire la mise au point suivante :

 

Le Forum de Brazzaville, étape cruciale du processus de la réconciliation nationale en Centrafrique, a pour objectif de faire taire les armes et d'ouvrir la voie à un dialogue politique inclusif entre Centrafricains.

 

La médiation internationale, dans son rôle d'accompagnement, assistera les Centrafricains dans un premier temps à convenir à Brazzaville d'un accord de cessation de toutes formes d’hostilité et de gestion consensuelle de la transition et, dans un deuxième temps, à poursuivre à Bangui le dialogue politique inclusif en vue de la conclusion d'un accord politique pour un règlement globale et durable du conflit inter-centrafricain.

 

Cette médiation internationale n’a donc pas pour ambition de se substituer au Peuple centrafricain ou de lui imposer une quelconque volonté, mais bien de l’accompagner vers une sortie de crise durable et consensuelle. Elle s’inscrit en droite ligne des conclusions de la concertation des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC tenue le 27 juin 2014 à Malabo en Guinée Equatoriale et des conclusions de la 5ème Réunion du Groupe International de Contact pour la RCA tenue le 7 juillet 2014 à Addis-Abeba en Ethiopie.

Communiqué de presse du Secrétaire Général de la CEEAC

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 11:09

 

 

 

 

 

 

http://www.atlantico.fr/   14 Juillet 2014

 

En Centrafrique, la réalité sur le terrain est l’éclatement du pays le long d’une ligne de partage religieuse. Mais cette réalité est doublement trompeuse. D’une part, les chrétiens du nord-est n’ont pas abandonné leurs foyers pour fuir le réduit de la Seleka, non pas parce que les seigneurs de la guerre musulmans seraient bien disposés à leur égard mais parce que ces habitants s’accrochent à l’unité nationale.

 

A mesure que la Centrafrique s’enfonce dans la crise, la France s’y enlise. Pourtant, il faut créditer le gouvernement français d’un triple acte de courage : d’abord, Paris est intervenu, seul, pour faire cesser le règne brutal et chaotique de la Seleka, "l’alliance" entre Centrafricains et mercenaires de pays voisins dont le dénominateur commun, par défaut, est leur foi musulmane ; ensuite, la France a reconnu que son intervention a été exploitée par les milices chrétiennes "anti-balaka" pour passer de la résistance à l’épuration anti-islamique ; enfin, quoique désormais pris à partie par tout le monde, Paris continue de porter la Centrafrique à bout de bras en attendant que les Nations unies prennent le relais, à la mi-septembre, grâce au déploiement de 10.000 casques bleus.

 

Hélas, le temps ainsi gagné n’est pas un allié de la paix. Au contraire, la République centrafricaine se déchire chaque jour davantage. Le sud et l’ouest de la RCA, soit les deux tiers les plus peuplés du pays, sont devenus une terre chrétienne d’exclusion ; l’autre tiers, le nord-est, est de facto sous la coupe de la Seleka. Celle-ci est tentée par la sécession, prétendument avec l’appui en sous-main du Tchad. C’est la grande méprise dans la situation actuelle : décrié comme le marionnettiste de la Seleka et soupçonné d’œuvrer à l’éclatement de la Centrafrique, le Tchad n’est plus impliqué autant qu’il le faudrait dans la recherche d’une solution en Centrafrique.

 

Le dilemme est entier : hier, rien n’a été possible avec le Tchad, à tel point que N’Djamena a retiré à la fin avril son contingent de la force de paix régionale en RCA pour protester contre sa mise en cause comme acteur "pro-musulman" accusé de crimes de guerre contre des civils ; or, aujourd’hui, rien n’est possible sans le Tchad, tant ce pays voisin est imbriqué - politiquement, économiquement, militairement et par l’émigration – en Centrafrique. Alors, faut-il se résigner à l’idée que l’armée tchadienne serait un bon allié de la France au Mali et un mauvais allié en Centrafrique ?

 

S’il n’y avait pas l’opération française Sangaris, et si le président tchadien Idriss Déby n’avait pas menacé la Seleka de dures représailles, le drapeau bleu à six étoiles de la République centrafricaine du Nord flotterait déjà sur N’Délé, chef-lieu de la RCA septentrionale. L’expérience désastreuse de la partition du Soudan depuis 2011 devrait suffire à dissuader la communauté internationale d’auréoler de souveraineté une autre soi-disant "réalité sur le terrain".

 

En Centrafrique, la réalité sur le terrain est l’éclatement du pays le long d’une ligne de partage religieuse. Mais cette réalité est doublement trompeuse. D’une part, les chrétiens du nord-est n’ont pas abandonné leurs foyers pour fuir  le réduit de la Seleka, non pas parce que les seigneurs de la guerre musulmans seraient bien disposés à leur égard mais parce que ces habitants s’accrochent à l’unité nationale. D’autre part, l’épuration du sud n’est pas irréversible. S’il reste à présent moins de 5.000 musulmans à Bangui, alors qu’ils étaient plus de 130.000 au début de l’année, c’est que la France et le reste du monde ont accepté l’action des boutefeux comme un fait accompli. Ils se sont résignés à l’idée que la séparation des chrétiens et musulmans était "naturelle" et que le pouvoir au Tchad, lui-même "nordiste et musulman", était fatalement l’allié organique de la Seleka.

 

Rien n’est plus faux à condition de mener, enfin, une politique de la paix en Centrafrique. Celle-ci commencerait par prendre le chef de l’Etat tchadien au mot quand il affirme être aussi anti-Seleka qu’il est hostile aux "anti-balaka". Politiquement, cela tombe sous le sens dans la mesure où des opposants au régime d’Idriss Déby combattent au sein de laSeleka – N’Djamena n’a donc aucun intérêt à leur offrir un Etat et créer ainsi un précédent pour la sécession des chrétiens dans le sud du Tchad, qui abrite les deux richesses du pays, le pétrole et le coton.

 

Par conséquent, il faudrait bâtir un pont d’or au président tchadien, détenteur des clés du pouvoir à Bangui, pour qu’il renvoie un contingent en Centrafrique, sous le commandement de l’ONU.

 

Parallèlement, il faudrait se rendre à la double évidence que des élections en février prochain ne sont pas un objectif réaliste en Centrafrique, et que la transition devra durer bien au-delà avant que l’on ne puisse organiser un scrutin dans un pays polarisé à l’extrême. Aussi le pouvoir transitoire devra-t-il être politisé et non pas "ONGisé", comme c’est actuellement le cas. En clair, il faudra faire entrer au gouvernement les poids lourds de la scène nationale, quitte à leur offrir la possibilité d’être candidats aux futures élections. On ne sort pas d’une guerre civile avec des technocrates, encore moins dans un "Etat fantôme" sans administration, armée, police et justice.

 

Cependant, ces efforts demeureraient vains si un grand cap n’était pas franchi. Tant pour la France, aujourd’hui, que pour l’ONU, demain, l’ultime défi est de prendre la Centrafrique pour ce qu’elle reste, malgré tout, aux yeux de la majorité de sa population, à savoir un Etat multiconfessionnel, divers et tolérant – aux antipodes de l’extrémisme religieux des prébendiers de tous bords. Les quelque 15 pour cent de musulmans centrafricains font donc partie intégrante de la Nation. Ils ne sont ni des "étrangers" à la loyauté douteuse, encore moins des « envahisseurs », et pas non plus des citoyens de seconde zone que l’on pourrait reléguer dans un coin de la patrie, en l’occurrence dans le "Far Nord-Est" du pays.

 

D’où la nécessité, urgente et absolue, de rapatrier les dizaines de milliers de musulmans qui ont été chassés de Bangui. Aujourd’hui, le PK5, leur quartier historique, est un ghetto. Demain, sécurisé, il redeviendra le poumon économique autant que – j’assume l’expression - la cellule souche d’un pays réconcilié avec lui-même. Enfin, il faudra traduire cette volonté d’un nouveau départ sur le plan politique. Et si le premier ministre de la nouvelle transition, longue, était un musulman aux pouvoirs élargis ?

Lu pour vous : Centrafrique : pourquoi les musulmans doivent revenir à Bangui

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 10:56

 

 

 

 

 

14/07/2014 à 09:29 Par Vincent Duhem et Anne Kappès-Grangé Jeune Afrique


 

Le Premier ministre le sait : la communauté internationale a déjà beaucoup aidé son pays. André Nzapayeké continue pourtant à plaider pour une aide financière et militaire accrue.

 

André Nzapayeké ne se fait pas d'illusions. En Centrafrique, où l'autorité de l'État peine à s'exercer au-delà des murs d'enceinte de la présidence, la tâche est immense et à mille lieues de ce qui l'occupait à la vice-présidence de la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC).

 

Nommé fin janvier à la primature, il dit bien qu'il ne s'imaginait pas "venir rouler sur une belle route bitumée" et qu'il savait qu'il lui faudrait "traverser des rivières infestées de crocodiles". André Nzapayeké, 62 ans, a le verbe net et les idées claires. Mais il s'accroche, lui le chrétien qui pourrait finir par être sacrifié sur l'autel de la cohésion nationale.

 

Jeune Afrique : La chef de l'État, Catherine Samba-Panza, a annoncé début mai un remaniement ministériel. Il n'a toujours pas eu lieu. Pourquoi ?

 

André Nzapayeké : La présidente et moi étions prêts. Nous avions pris tous les contacts nécessaires et nous nous étions entendus sur les critères de sélection des ministres, mais nous avons eu un contretemps : deux personnes que nous avions approchées ont décliné l'offre pour ne pas être empêchées de se présenter à la présidentielle. Nous avons également jugé utile de consulter à nouveau certains chefs d'État de la sous-région, parce qu'ils nous aident beaucoup et que les décisions que nous prenons les engagent financièrement. Mais nous arrivons bientôt au bout de nos efforts.

 

À Malabo, en marge du sommet de l'Union africaine (UA), les chefs d'État de la sous-région ont demandé que les milices anti-balaka et les membres de la Séléka, musulmans pour la plupart, soient mieux représentés. En tiendrez-vous compte ?

 

Ne faisons pas comme si ces deux mouvances n'étaient pas déjà représentées. Trois membres de la Séléka font partie du gouvernement. Prenez l'exemple du ministre des Travaux publics, de l'Urbanisme et de l'Habitat, Herbert Gontran Djono Ahaba [le neveu de l'ancien président autoproclamé, Michel Djotodia] : c'est, par le rang, le troisième personnage de l'État.

 

Ces personnes sont-elles suffisamment représentatives ?

 

Nous parlons de mouvements qui se réorganisent en permanence. Ceux qui étaient représentatifs hier ne le sont plus forcément aujourd'hui.

 

Diriez-vous, comme le général Mokoko, le chef de la force africaine Misca, qu'il est plus facile de gérer la coalition Séléka, parce qu'elle est en position de faiblesse, que les anti-balaka ?

 

Depuis le congrès de Ndélé [le 10 mai], la Séléka est mieux structurée : elle a une coordination politique qui est à la recherche d'une solution de sortie de crise et dont les membres sont clairement identifiés. C'est plus compliqué sur le terrain militaire où l'on a des petits chefs qui font comme bon leur semble. Mais c'est encore pire dès lors que l'on parle des anti-balaka : nous n'avons pas chez eux de véritable interlocuteur. Nous négocions avec eux pendant des semaines, nous finissons par nous entendre, et, deux jours plus tard, c'est une autre personnalité qui sort du lot et qui vient dire sur les ondes d'une radio étrangère qu'elle n'est pas d'accord.

 

Un accord tacite aurait été trouvé en janvier à N'Djamena lors d'une réunion des chefs d'État de la sous-région. L'idée était que si un président chrétien était élu, ce qui est le cas de Catherine Samba-Panza, le Premier ministre serait un musulman. Seriez-vous prêt à vous effacer ?

 

Mme Samba-Panza est la seule personne qui puisse me demander de m'effacer. Je veux par ailleurs insister sur le fait que je suis Premier ministre et que, à ce titre, je suis à la fois protestant, catholique, sunnite et chiite... Je suis de toutes les religions. J'ajoute que même si je comprends que, en certaines circonstances, cela puisse contribuer à l'apaisement, être musulman n'est pas une qualité. Pas plus qu'être chrétien. Ce n'est pas cela qui fait la compétence ou l'efficacité. Il faut être prudent et ne pas chercher à institutionnaliser cet apartheid confessionnel qui menace la société centrafricaine. Musulmans ou chrétiens, nous avons toujours vécu en harmonie. Que l'on arrête de nous pousser dans un sens qui risque de briser durablement la cohésion de notre pays.

 

L'ex-président Bozizé, qui a soutenu une frange des anti-balaka et qui est sous le coup d'un mandat d'arrêt international, doit-il être associé à des négociations de paix ?

 

Tout le monde doit l'être. Mais qu'il n'y ait pas d'ambiguïté : il n'y aura pas d'amnistie.

 

Le 27 juin, à Malabo, Mme Samba-Panza a été contrainte d'attendre une heure à l'extérieur d'une salle où des chefs d'État étaient réunis à huis clos pour parler de la Centrafrique. N'est-ce pas un manque de respect ?

 

Cela fait longtemps que la Centrafrique, par le comportement de ses fils et de ses filles, a perdu le droit au respect de la communauté internationale. Je dirais même qu'un pays dont l'armée et la police sont totalement dérégulées, qui ne peut pas nourrir sa propre population et qui, même pour acheter un stylo, doit tendre la main, ne peut pas demander beaucoup de respect. Nous nous battons pour retrouver notre dignité, et l'essentiel c'est que le peuple comprenne qu'en acceptant d'être traitée de cette manière, d'être placée dans une situation aussi ridicule dans le seul but de faire avancer la paix, Catherine Samba-Panza s'est sacrifiée et mérite le respect.

 

La Centrafrique doit-elle réintégrer l'UA ?

 

Bien sûr ! Catherine Samba-Panza a été élue par le Parlement de transition, conformément aux règles qui avaient été acceptées par la communauté internationale. Les sanctions qui nous avaient été imposées du temps de Djotodia n'ont plus lieu d'être.

 

Vos partenaires estiment que les autorités centrafricaines n'en font pas assez. Que leur répondez-vous ?

 

Que notre pays est cogéré et qu'il n'a pas sa pleine souveraineté. Nous fonctionnons selon les règles de la transition, mais les moyens qui sont mis à notre disposition sont ceux de la communauté internationale, et beaucoup de promesses ne se sont pas concrétisées. En janvier, l'Union européenne s'est engagée à nous aider à hauteur de 500 millions de dollars [365 millions d'euros]. À ce jour, moins de 30 % de cette somme ont été débloqués.

 

Souhaitez-vous une levée de l'embargo de l'ONU sur les ventes d'armes à la Centrafrique ?

 

J'aimerais que nous commencions à y penser. Comment désarmer les milices si nous n'avons pas de forces de défense et de sécurité opérationnelles ? On nous répond que nous n'avons pas besoin de nous réarmer puisque la Misca et Sangaris [l'opération militaire française] sont là, mais il faut que l'on renforce nos propres capacités. Sans cela, nous ne survivrons pas.

 

La Misca et Sangaris remplissent-ils leur rôle ?

 

Ils font de leur mieux. Il n'y a qu'à voir les quantités d'armes qui ont été récupérées au camp Mpoko, près de l'aéroport. Mais leurs effectifs sont très insuffisants et nous attendons avec impatience l'arrivée des Casques bleus. En espérant qu'ils auront les moyens nécessaires pour agir.

 

Regrettez-vous le départ du contingent tchadien ?

 

Bien sûr. Il a laissé un grand vide. Le Tchad est un pays frère et je suis convaincu qu'il reviendra dans la Misca et dans la force tripartite dans la région de Birao. Cependant, nous comprenons leur position : lorsque vous vous déployez dans un pays pour l'aider à recouvrer sa stabilité et que tous les jours, on vous crie dessus, on vous lance des grenades, on vous critique, c'est difficilement tenable.

 

Y a-t-il des négociations en ce sens avec N'Djamena ?

 

De leur côté comme du nôtre, la porte est ouverte.

 

Que faites-vous des accusations d'exactions portées contre les soldats tchadiens ?

 

À chaque fois que des militaires sont déployés quelque part, il y a des dérives. C'est également vrai avec les soldats congolais, burundais et même français... Mais on parle d'incidents isolés. Il n'y a pas eu instruction de l'état-major ou du gouvernement tchadien.

 

Il n'y a presque plus de musulmans à Bangui. Quand pourront-ils revenir ?

 

Vous exagérez. Il y a eu des départs mais pas d'exode, contrairement à ce qu'ont laissé croire les convois organisés en avril par l'ONU sous l'oeil des caméras du monde entier ! On se serait cru à une autre époque, quand des convois entiers prenaient la direction de je ne sais quel camp macabre.

 

Selon l'ONU, le nombre de musulmans à Bangui est passé d'environ 140 000 à moins de 3 000... Mais comment le saurait-elle puisqu'il n'y a pas eu de recensement ?

 

Personne ne peut donner de chiffres. On ne peut pas non plus [comme l'a fait l'ONU] parler de "nettoyage ethnique". Ces mots-là sont dangereux. Ils sous-entendent qu'il y a une volonté politique derrière tout cela et ce n'est pas le cas.

 

Qu'attendez-vous de l'enquête ouverte par la Cour pénale internationale ?

 

La CPI intervient à notre demande, parce qu'il est important que les criminels comprennent qu'ils ne vont pas continuer à dormir sur leurs deux oreilles. Je parle de tous ces gens qui n'ont pas intérêt à ce que la paix revienne. De ces hommes qui ont massacré les populations et qui ont fait main basse sur les richesses du pays. De ces anciens chefs de la Séléka qui, pendant le règne de Djotodia, ont capté entre 70 % et 100 % des recettes de l'État. De ces anti-balaka qui rackettent et pillent dans l'Ouest. Je le leur dis : un jour ou l'autre, ils seront inquiétés.

Lu pour vous : Interview André Nzapayeké : "La Centrafrique a perdu le droit au respect"

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 10:47

 

 

 

 


Toute la vérité doit être dite sans retenue...

Bozize, Demafouth, Djotodia, Nourredine, Daffanne, Abdoulaye Hissen, Damane, Abdoulaye  Miskine, etc sont des centrafricains de souche. 

Ils sont tous Chefs de rébellion et de guerre  pour des raisons qu'ils nous diront sincèrement (je le pense) lors des prochaines  assises de Brazzaville  et de Bangui.

Les responsables de la souffrance de notre peuple sont les deux derniers présidents putschistes qui se connaissent très bien et principalement les deux anciens premiers ministres centrafricains de confession non musulmane tous les deux chefs de parti politique. 

Ces deux anciens premiers ministres nous diront, s'ils sont honnêtes, qui étaient leurs complices et les personnalités étrangères qui les avaient conseillé et aidé à tenir la réunion dans un pays de la CEEAC pour préparer le coup d'Etat contre celui qui est qualifié par les puissances occidentaux à tord et ou à raison de "dictateur et inapte à la fonction de Chef d'Etat" et la prise de pouvoir par la seleka de Djotodia...

Les résultats inattendus par ces deux assoiffés du pouvoir  sont :  la division du pays en deux blocs; le pillage du pays; le viol à ciel ouvert des hommes, femmes, et mineurs; l'enrôlement forcé des enfants;  et le massacre gratuit et cruel des chrétiens, animistes et musulmans sans défense... une véritable guerre contre le Peuple Centrafricain et un crime contre  l'humanité... 

Aujourd'hui ces deux personnalités, qui pendant la transition de Djotodia, ont monopolisé la Justice et l'Inspection Générale d'Etat, juste pour fabriquer des artifices afin de disqualifier des candidats potentiels à la magistrature de l'Etat, sont ceux là qui tirent savamment  les ficelles du boycott de Brazzaville afin d'empêcher la révision de la charte constitutionnelle en ce qui concerne l'annulation de l'interdiction des dirigeants de la transition de briguer la magistrature suprême de l'Etat...  

Des propositions concrètes de critères pour les présidentiables afin de permettre à une nouvelle génération d'homme et femme politique de sauver durablement le Pays  seront faites ainsi que celles pour la réconciliation entre les peuples de la Patrie lors des assises de Brazzaville et de Bangui ... 

LE POUVOIR REND AVEUGLE 

1 - Année 2010 Conseil des ministres... Mission réconciliation Birao (ethnies)
Gouandjika - Monsieur le Président, je reviens fraîchement de Birao. La CPJP et l'UFDR se sont réconciliés ils vont descendre sur Bangui très bientôt pour vous chasser du pouvoir... Parlementez avec eux Monsieur le Président...


Bozize - j'ai été chef d'une rébellion Monsieur Gouandjika. Il faut avoir beaucoup de moyen pour entretenir une rébellion... Restez calme et faites votre travail le ministère de la défense s'en chargera...

2 - Année  Conseil des ministres 


Gouandjika -Monsieur le Président, quelqu'un que vous considérez comme un de vos meilleurs amis commun avec Bokassa (un français très riche) et conseiller spécial de CPJP viens de me confirmer que la CPJP est en route vers Bangui je vous ferais lire la transcription du message à ouïe clos.


Bozize - ne vous en faites pas monsieur Gouandjika, je sais de qui vous parlez, il a le cancer, ses jours sont comptés et pour plus de précision il vit sur un bateau en France... Ci-après la transcription du message...

2010 12:24:57 DEROUTE TOTALE DES FACA A BIRAO EN COMPLET DESORDRE ET EN FUITE POUR BANGUI UNE GRANDE PARTIE ONT PU REJOINDRE LA CPJP AVEC ARMES ET BAGAGES ET VONT FAIRE ROUTE AVEC EUX SUR LA CAPITALE. --_2688536f-6253-4bc6-9414-7a8bd36a9480_ Content-Type: text/html; charset=...


Ce n'est qu'une infime partie des messages enregistrés ...

3 - Année  août 2012 Conseil des ministres... Compte rendu Campagne économique et Agricole...


Tous les ministres - Monsieur le Président la situation est grave dans toutes les préfectures du pays. Les bruits de bottes commencent à se faire entendre. Les FACA n'ont pas le minimum nécessaire pour la protection du peuple et du territoire... 


Bozize - j'ai pris bonne note. Je reçois quotidiennement les comptes rendus qui parviennent du terrain. Bozize n'est responsable de rien... Grâce à Bozize vos mères, épouses, filles ne sont plus violées par les baniamoulengués ... Après Bozize  ce sera le chaos et l'anarchie.... 

Des enregistrements audio et écrits  de tout le monde sans exception (rebelles, homme politiques de l'opposition de façade  au KNK qui sollicitent le financement des élections, de l'argent pour l'alimentation, la modification du score des élections pour ne pas être ridicule, l'argent du DDR et de la campagne économique et agricole du Nord Est détourné par un ministre d'état provoquant la colère de la population rurale ...)

À SUIVRE ..... 


14 juillet 2014

Fidèle Gouandjika 


Ancien ministre  

LE GRAND COMPLOT...(suite) par Fidèle Gouandjika

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 18:09

 

 

 

 

Chers compatriotes, Chers amis,

 

Après de nombreuses hésitations et compte tenu de l'ampleur des tâches à accomplir pour ramener la paix et la stabilité au pays, des compatriotes de la diaspora centrafricaine à travers le monde ont décidé de s’impliquer pour apporter leur  concours aux fins d’accompagner les Autorités de la transition et la communauté  internationale à la recherche de solutions pour résoudre la crise endémique que traverse notre pays.

 

Il ne s'agit pas de se substituer à ceux qui œuvrent déjà à cette fin, nous en n’avons pas les capacités encore moins les moyens pour cela. Il s'agit seulement d'apporter notre contribution de par notre vécu et expériences à l'étranger à une résolution de crise qui concerne nous tous.

 

L'apanage des solutions ne doit pas venir que des politiques au pays et de la communauté internationale. Pourquoi devons nous n'être que des acteurs passifs en tant que diaspora appelée à jouer un grand rôle pour la destinée du pays? 

 

En effet, à l’instar des autres diasporas africaines, la diaspora centrafricaine est le fer de lance de l’économie centrafricaine. Nombreux sont des compatriotes, qui ont un positionnement économique ou un réseau de relations confortable dans leurs pays d’accueil et qui n’aspirent qu’en faire profiter à leur pays d’origine.

 

Malheureusement, des décennies d’instabilité dues à des crises militaro-politiques ont freiné toutes les ardeurs. La plupart des projets d’investissement vers le pays sont restés en berne; une situation qui ne saurait perdurer éternellement.

 

Vu l'ampleur de la crise sans précédent que traverse le pays et qui n'est pas en passe d’être résolu actuellement, nous avons pensé qu'il était nécessaire d'apporter notre contribution pour compléter ce qui se fait déjà sur le terrain.

 

Ainsi comme il a été dit en d'autres circonstances, la crise que traverse notre pays a des racines profondes qui remontent à plusieurs décennies. Sous l'angle interne, elle est économique et sociale avant de devenir politique. Cependant, pour l'observateur étranger, la crise est politique avant tout parce que découlant de la mauvaise gouvernance de nos dirigeants en dépit des  richesses dont regorge le pays.

 

Ce qui n'est pas faux, car une exploitation rationnelle des richesses du pays avec une distribution équitable des revenus aurait pu mettre la Centrafrique à l'abri des soubresauts et aléas politiques que le pays connaît.

 

Encore faudrait-il que le peuple ait la possibilité de choisir les dirigeants qui le méritent véritablement pour conduire son destin, ce qui n'est pas souvent le cas.

 

On peut toujours faire le diagnostics des causes endogènes et exogènes des crises qu'a connues le pays à travers des réunions et rencontres que la diaspora organisera partout où le message peut être porté, mais l'objectif que nous privilégions actuellement est de chercher des voies de sortie de la crise actuelle.

 

Ainsi, prenant en référence le travail qu'avait effectué la communauté centrafricaine de France en 2010 dans la perspective de la préparation du forum des investissements destinés à la diaspora, nous pensons que cela peut constituer une approche pour la réflexion à mener.

 

Dans le contexte de l'époque où les échanges étaient organisés en commissions thématiques, 6 au total (entreprise, santé, éducation, sport et culture, commission sociale et commission organisation de la diaspora), la situation actuelle nous incombe de mener des réflexions poussées sur des thèmes privilégiant la réconciliation et les structures économiques et sociales  à mettre en place pour accompagner les politiques sécuritaires et humanitaires pour lesquelles le pays reçoit une assistance non négligeable de la communauté internationale.

 

La diaspora profite de cette occasion pour adresser ses vifs remerciements aux pays amis qui ne cessent de déployer depuis le début de la crise que connait le pays, d'énormes moyens tant financiers qu'humains pour nous aider à sa résolution.

 

A l’instar des assises de 2010 sur les investissements, la diaspora se  propose d'organiser un forum de la paix et bonne gouvernance en Centrafrique en fin d'année ou en début 2015 pour apporter sa contribution dans divers domaines et surtout interpeler les candidats sur leurs actes concrets en termes de projet de société garantissant une paix durable dans notre pays.

 

En cette période préélectorale, la réconciliation sera le leitmotiv qu’on trouvera dans les discours et programmes de tous les candidats. Une fois l’élection passée, le vainqueur logiquement se doit d’appliquer le programme pour lequel il est élu. 

 

Cependant avec l’usure du pouvoir, en dehors des périodes des partis uniques, aucun régime n’a pu avoir une véritable adhésion du peuple à sa gestion du pays.

 

Est-ce la faute à l’opposition qui joue le mauvais perdant en manipulant la population pour parvenir à ses fins au lieu d’attendre l’alternance politique par les urnes ?

 

La mauvaise gestion du pays, le clientélisme, l’affairisme érigés en système de gouvernement, le clanisme ne sont ils pas des maux créés par les régimes eux-mêmes et qui sont à l’origine de leurs déstabilisations ? 

 

Pour les analystes de la vie politique centrafricaine, la réponse est à chercher entre les deux hypothèses.

 

Les innombrables partis et associations politiques en Centrafrique, plus d’une cinquantaine pour un pays de moins de 5 millions d’habitants sont quasiment constitués sur des bases ethniques et régionales.

 

Aucune adhésion à un parti quelconque ne s’est faite sur la base d’un programme politique. Bien sûr qu’il faudrait un travail d’éducation et de sensibilisation d’une classe électorale à majorité analphabète pour l’amener à un changement de mentalité à cet effet.

Encore faudrait-il que la classe politique adhère à l’idée d’une telle démarche, dans un pays où les causes des crises sont souvent politiques du fait de la confiscation des pouvoirs par un clan.

 

Pourquoi ne pas imaginer un système limitant de manière drastique le nombre de partis politiques dans le contexte du pays et recevoir en prime les financements publics pour leurs activités ?

 

La démarche peut être utopique, mais elle a le mérite d’être posée. On constate généralement qu’en cas d’alternance en Afrique et particulièrement dans le cas de notre pays, les premières victimes du changement sont souvent à tors ou à raison les régions ou les personnes supposées être proches du précédent régime.

 

Qu’elles soient pacifiques ou violentes, les successions des régimes dans notre pays amènent souvent des lots de désolation de sorte qu’il est difficile de créer une véritable cohésion sociale sur du long terme gage de développement du pays dans ces conditions.

 

La limitation du nombre de partis politiques suivant les critères ci-après permet d’apporter un début de solutions aux crises récurrentes que connait le pays.

 

En effet le monde aujourd’hui sur le plan socioéconomique et politique est traversé par des grands courants de pensée auxquels adhèrent les partis politiques.

 

Ainsi, dans une démocratie pluraliste on trouve les partis se réclamant de la droite, de la gauche, du centre (appelés libéraux), des extrêmes à gauche comme à droite et les écologistes en fonction des courants de pensée.

 

Si les créations des nouveaux partis politiques ou le regroupement de ceux existant se faisaient sur la base des courants de pensée cela éviterait d’entités politiques à dominance amicale, ethnique et régionale.

 

Dans le cas de création des partis suivant les courants de pensée, le bureau politique à constituer doit être représentatif de toutes les régions du pays. En cas d’élection, des primaires doivent être organisées dans chaque parti pour désigner les candidats. De sorte que pour l’élection à la magistrature suprême, le Président du parti sauf clauses contraires des statuts se doit de se soumettre aux primaires internes à son parti.

 

La limitation des partis sur la base des courants de pensée et à fortiori celle des mandats présidentiels peuvent être des tentatives à méditer pour la résolution de la crise de la RCA sur le plan des institutions.

 

La seleka comme les anti balaka ont annoncé leurs intentions de se transformer  en partis politiques et ainsi abandonner la voie des armes. A court terme c’est peut être de bonnes intentions pour amener la paix dans le pays.

 

Le risque cependant à ne pas négliger se situe sur le long terme. Ces entités  étant issues des groupes militaires, peuvent former des  blocs plus homogènes par rapport aux autres candidats dont l’électorat est beaucoup plus diffus.

 

Dans un tel contexte le risque est de vouloir défendre une identité précise et en cas de contentieux électoral comme cela ne manque pas dans les jeunes démocraties, on peut avoir des soucis à se faire.

 

Voilà pourquoi nous soutenons le regroupement des partis sur la base des courants d’idée avec une répartition régionale du bureau politique.

 

Contribution de la diaspora à la recherche de solutions à la crise actuelle en Centrafrique par l’organisation d’un forum de la paix et de la bonne gouvernance.

 

La diaspora tout en émettant des critiques et propositions sur le fonctionnement des institutions pour ce qui est des actions à long terme ne peut rester longtemps à l’écart de la tragédie que traverse le pays sans apporter sa vision de la solution à la crise.

 

Ce n’est que des tentatives parmi tant d’autres sans être les meilleures thérapies à une crise qui a tant mobilisé la communauté internationale et les acteurs politiques du pays.

 

Si on pense que la plupart des solutions actuelles n’ont pas apporté de solutions définitives, la diaspora, compte tenu de sa position transversale et apolitique en tant qu’entité, est un acteur clé de recherche de solutions devant favoriser le développement du pays et l’éradication des maux actuels.

 

Nous ne pouvons ignorer le travail qu’ont fait certains membres de la diaspora à travers diverses associations, mais l’ampleur et la persistance de la crise actuelle exige un cadre de concertation beaucoup plus large de la communauté centrafricaine à l’étranger.

 

Les échanges et la synthèse des propositions à travers des commissions thématiques feront l’objet de recueils qui seront adressés à toutes les entités et organisations impliquées dans la recherche de la paix en Centrafrique.

 

Mieux vaut tard que jamais, un certain nombre de compatriotes suivant l’exemple d’organisation qui avait été mise en place en 2010 dans le cadre de la préparation du forum des investissements ont décidé d’apporter leur contribution à la construction de l’édifice pour que les solutions à la crise actuelle émane aussi de la diaspora.

 

Ainsi les actions à mener par cette nouvelle entité de la diaspora se fera sous le label que nous appelons volontairement « Diaspora de l’Emergence Centrafrique ».

 

Pourquoi le terme émergence, cela vise les objectifs que nous recherchons pour le bien être de notre pays, la réconciliation d’abord puis l’émergence par les idées. Cela traduit la volonté, l’esprit d’initiative de la diaspora à chercher des solutions durables pour la résolution de la crise en République centrafricaine,

 

Comme tous produits émergeants cela ne peut se faire sans difficulté. C’est pour cela que notre volonté de recherche de solution s’exprimera à travers des commissions thématiques 11 pour l’instant dans laquelle chacun apportera sa vision, son expérience et expertise de ce qu’il y a lieu de faire pour notre pays.

 

Les ateliers ou commissions thématiques devant faire l’objet de validation plus tard lors du lancement des rencontres préparatoires du forum sont :

 

  • Commission politique et réconciliation
  • Commission désarmement
  • Commission recherche de financement des projets
  • Commission communication et relation avec les institutions politiques et internationales
  • Commission cité et réseau des élus
  • Commission entreprises
  • Commission santé
  • Commission sport et culture
  • Commission organisation sociale
  • Commission éducation
  • Commission organisation de la diaspora
  •  

Chaque commission fonctionnera sous la tutelle d’un rapporteur qui sera élu lors de l’assemblée plénière du lancement des préparatifs de l’organisation du forum qui devra se tenir à Bangui en début d’année 2015 au plus tard et ce avant les élections présidentielles.  

 

Aux différents postes de rapporteurs comme celui de coordinateur seront soumis des appels à candidatures. Le candidat pour chaque poste doit faire valoir soit son expérience, soit sa vision pour la commission souhaitée sur la base d’un résumé d’actions ou de compétence, une sorte de cahiers de charges que le comité provisoire de préparation du forum va soumettre à cet effet dans les semaines à venir.

 

Le rapporteur doit montrer sa capacité de par son profil à diriger et aussi apporter des idées à la commission dont il a la charge tout en ayant un esprit de synthèse et d’écoute pour une restitution des propositions qu’il reçoit.

 

La diaspora émergente ne présente pas que des avantages en termes d’objectifs mais aussi des risques à circonscrire :

 

  • Manque d’expérience avérée ou de compétence
  • Organisation difficile à mettre en place
  • Processus de décision difficile

 

Nous pouvons cependant atteindre les divers objectifs que nous nous fixons sur la base d’une volonté avérée. C’est pourquoi la recherche des objectifs à travers des ateliers d’échange permet à travers la synthèse des idées et propositions de mutualiser les risques face aux grands défis que nous nous lançons.   

   

Vu les difficultés qui ne peuvent pas manquer aussi bien dans l’organisation à mettre en place que dans les synthèses des propositions issues des échanges, Il sera créé un conseil des sages, une sorte de haute autorité de la diaspora où certains compatriotes de par leurs expériences dans la vie professionnelle et associative peuvent apporter leurs conseils et arbitrages en cas de difficultés dans le pilotage de l’organisation.  

 

Les membres du conseil des sages peuvent être désignés soit par l’assemblée plénière, soit par le comité de pilotage.

 

Dans le cadre de la préparation du forum devant se ternir à Bangui, il sera organisé des réunions préparatoires à travers des grandes villes où il y a une forte diaspora centrafricaine à l’effet de débattre et recueillir les avis des uns et des autres sur des propositions de solutions tendant à amener une paix durable dans notre pays et au delà apporter nos contributions à travers les commissions thématiques dont le recueil fera l’objet de synthèse en vu d’être adressée :

 

  • au gouvernement de transition,
  • à la coordination des partis politique au pays,
  • à l’archevêché et autres organisations religieuses de Bangui
  • à l’Union européenne
  • au gouvernement français
  • à la Misca
  • à l’Union africaine
  • à la CEMAC
  • aux Nations unies etc
  •  

L’objectif du comité de pilotage à mettre en place est de préparer des thèmes devant faire l’objet des échanges soit en plénière soit à travers les mails. Un site sera dédié aux échanges et servira de relais de restitution pour l’information de tous ceux qui ne peuvent être présents aux réunions.

 

A titre indicatif, les rencontres préparatoires du forum auront lieu dans les villes suivantes :

 

Pour la France et l’Europe

  • Paris
  • Lyon
  • Bordeaux
  • Orléans
  • Reims
  • Bruxelles

Pour l’Amérique 

      Washington

Pour l’Afrique

  • Brazzaville
  • Yaoundé
  • N’Djamena
  • Libreville
  •  

Puis Bangui pour terminer.

 

Une coordination, qui servira de relais, sera installée à Bangui. Cette coordination sera soit une association, soit un membre de la société civile qui adhère à l’idée de ce forum. La coordination servira d’interface, en matière d’informations et de compte-rendu, entre le comité de pilotage du forum et les acteurs (gouvernement, ONG, société civile, partenaires aux développements bilatéraux et multilatéraux) impliqués dans la résolution de la crise en Centrafrique

 

Puisque nous devrons donner l’exemple nous même, nous essayerons de cotiser pour les locations des salles des réunions à moins que les villes qui reçoivent le comité de pilotage présentent d’opportunités en matière de salle de réunions.

 

La diaspora si elle mène à bien les différentes actions, consolidera définitivement sa position d’acteur incontournable au processus de décision et du développement de la République centrafricaine.

 

On pourra même envisager la mise en place d’un observatoire de la vie socio économique du pays qui transcende les clivages politiques à l’effet d’émettre des observations et recommandations non contraignantes pour une bonne gouvernance.

 

Pour que nos actions portent le plus possible, nous devrons montrer notre unité au sein de la diaspora en associant certaines élites de confession musulmane à tout le processus du forum.

 

Alors que certaines diasporas à travers l’Afrique ne cessent de s’organiser et progresser au point de devenir des interlocuteurs incontournables pour leurs gouvernements, la diaspora centrafricaine qui avait commencé sa véritable organisation dans le cadre du forum de Bangui en 2009 n’a pas connu de véritable mutation depuis et est restée statique face aux nombreux défis qui se posent en Centrafrique.

 

Quelques exemples pour illustrer notre retard par rapport à certaines diasporas africaines. Lors de la préparation du forum de la diaspora de 2010, nous avions examiné dans la commission entreprise les obstacles qui freinent les investissements de notre diaspora et émis certaines recommandations pour pallier cette situation. Entre autre, il était proposé les actions suivantes :

 

  • Création d’un fonds d’investissement pour canaliser les flux des capitaux de la diaspora ou pour soutenir les insuffisances des capitaux propres des acteurs économiques du pays dans son ensemble,
  •  Création d’un Centre de Gestion Agréé qui peut beaucoup servir dans le contexte actuel comme outil d’accompagnement des politiques des « D.D.R. »
  • Création d’un Centre d’affaires généraliste pour faciliter les créations d’entreprises et pallier l’absence des bureaux pour les nouveaux arrivants à Bangui,
  • La promulgation d’un nouveau code des PME avec des incitations en faveur de la diaspora
  •  la promotion de l’économie du pays à travers l’édition des guides économiques etc.

 

La diaspora camerounaise qui a tenu ses assises après la nôtre a vu ses vœux exaucer par son gouvernement, un centre d’affaires et un fonds d’investissement dédiés à la diaspora ont été créés pour faciliter les créations d’entreprises par les expatriés camerounais.

 

Récemment lors des assises de la diaspora togolaise, le gouvernement a décidé d’exempter de visa d’entrée et de sortie les Togolais détenteurs de passeports étrangers, à l’exception de ceux ayant légalement renoncé à leur nationalité togolaise d’origine. Ceci afin de faciliter les déplacements de la diaspora dans leur pays d’origine et susciter à cette occasion des initiatives dans divers domaines.

 

Ne parlons pas de la diaspora rwandaise qui est à l’origine du décollage économique du Rwanda après le génocide alors que nul étranger ne voulait s’aventurer dans ce pays après la guerre.

 

Nombreux sont des exemples comme ceux ci dans différents domaines que nous pouvons aussi capitaliser en Centrafrique.  

 

Vu la persistance de la crise chez nous où aucune solution de résolution n’a donné d’effet durable sur le terrain pour l’instant, la diaspora de par les synthèses des propositions qui naitront des échanges avec la communauté centrafricaine à l’étranger apportera sa contribution à ce qui se fait déjà sur le terrain.

 

Tout en privilégiant les aspects humanitaires et séculaires, le volet économie accompagnant les politiques avec des actions ciblées en vers les belligérants est une solution parmi tant d’autres que la diaspora s’emploie à promouvoir.  

 

Puisqu’il n’est pas donné à tout le monde de participer aux diverses rencontres qui se font dans la sous région pour chercher des solutions aux maux du pays, la concertation que prône la diaspora impliquera beaucoup de monde surtout l’élite du pays à l’étranger.

 

Sans occulter ce qui se fait ailleurs notamment les résolutions attendues du forum à venir de Brazzaville, la synthèse des échanges de la diaspora à travers les commissions thématiques peut aider et compléter les autres initiatives.

 

Bertrand KEMBA Ancien Coordonnateur de la diaspora centrafricaine.

 

Préparation forum diaspora centrafricaine

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Centrafrique-Presse.com
13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 13:18

 

 

 

 

 

13/07/2014 à 11:25 Par Emmanuel de Solère Stintzy (Jeune Afrique)

 

À l’instigation de la France et sous l’égide de la Commission européenne, un fonds multibailleurs à destination de la Centrafrique va voir le jour le 15 juillet. Objectif : aider Bangui à financer des projets ambitieux.

 

De retour de New York où elle était allée assister à un forum politique sur le développement durable, Annick Girardin, la secrétaire d’État française au Développement et à la Francophonie, a reçu Jeune Afrique dans les locaux du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, à Paris, pour évoquer la création de Bêkou (« espoir », en sango), un fonds multibailleurs pour la Centrafrique, qui sera lancé le 15 juillet, à Florence (Italie).

 

Sa mise de départ devrait dépasser 50 millions d’euros, dont 39 millions versés par la Commission européenne (qui s’ajoutent aux autres aides, humanitaires et budgétaires, déjà annoncées pour la Centrafrique). La France et l’Allemagne participent à hauteur de 5 millions chacun. Et les Pays-Bas contribueront également, comme d’autres - pas forcément européens.

 

Si Paris est à l’initiative de ce fonds, c’est la Commission de Bruxelles qui en assurera le portage financier.

 

Jeune Afrique : Comment est née l’idée du fonds ?

 

Annick Girardin : L’idée d’un fonds multibailleurs vient de l’Agence française de développement (AFD). Très vite, le projet s’est étendu à l’Europe, et en particulier à l’Allemagne. D’autres pays européens ou non-européens ont déjà annoncé leur volonté d’y prendre part et les organisations internationales peuvent également y contribuer. Je signerai ce dispositif le 15 juillet à Florence (Italie), avec Gerd Müller, le ministre allemand, la Hollandaise Lilanne Ploumen, Florence Limbio la ministre centrafricaine de l'Économie et Andris Piebalgs, le commissaire européen au Développement.

 

Quelles actions ce fonds financera-t-il ?

Dans l’immédiat, probablement des projets nécessitant beaucoup de main d’œuvre, afin de relancer l’économie, d’offrir des emplois et d’aider à reconstruire les infrastructures. Dans un second temps, le fonds financera  des projets d’accès aux services de base menés soit par l’Union européenne, soit par des agences de développement, à travers notamment des ONG internationales ou centrafricaines. Un comité de gestion sélectionnera ces petits projets, vraisemblablement dans le domaine agricole ou celui de la démocratie.

 

Quand les actions de ce fonds seront-elles mises en œuvre ?

 

Ne pas perdre de temps, c’est l’idée de ce fonds. J’espère me déplacer en RCA dès le mois de septembre, soit avec un représentant de la Commission européenne, soit avec mon homologue allemand. Les appels à propositions seront lancés également dès la rentrée. Le décaissement et les interventions devraient intervenir deux ou trois mois après.

 

Quels mécanismes de suivi et de coordination avez-vous mis en place pour vous assurer de la bonne gestion de ce fonds et pour éviter qu’il ne fasse doublon avec d’autres aides financières ?

 

L’évolution des décaissements et des projets sera rendue publique sur un site internet. Par ailleurs, les bailleurs et les autorités centrafricaines siègeront dans le Conseil d’administration. Enfin, en plus de sa participation à ce fonds Bêkou et de sa contribution à hauteur de 20 % au Fonds européen de développement, la France poursuivra sa coopération bilatérale avec la RCA. En 2014, sa contribution sera au total de 35 millions d’euros.

 

Propos recueillis par Emmanuel de Solère Stintzy

Centrafrique - Annick Girardin: "L'objectif du fonds Bêkou, c'est de ne pas perdre de temps"

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 13:06

 

 

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

 

Justice – Liberté – Travail

 

Membre de l’Internationale Socialiste

 

Bureau Politique

      Secrétariat Général

     N°_039MLPC/BP/SG/013

 

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AUX EVENEMENTS TRAGIQUES DE BAMBARI

 

Le lundi 07 juillet 2014 dans l’après-midi, plusieurs hommes armés donnés pour être des éléments de l’ex Séléka prennent prétexte de l’assassinat quelques jours plus tôt de deux musulmans peuls par des anti-balakas pour faire irruption à l’évêché de la ville de Bambari et ouvrent le feu sans discernement sur d’innocents civils qui y sont réfugiés, faisant 26 morts et 35 blessés selon la Croix Rouge locale.

 

Peu après ce carnage, des responsables de l’ex Séléka affirmeront que les auteurs ne seraient pas des membres de Séléka mais des éléments « incontrôlés » qui étaient à la poursuite de miliciens anti-balakas qui auraient tué les deux musulmans peuls.

 

Le moins que l’on puisse dire est que ce n’est pas la première fois qu’un tel drame se produit tandis qu’on observe que les chefs Séléka et  anti-balakas se rejettent mutuellement la responsabilité des tueries.

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), déplorant  une fois de plus, les nombreuses pertes inutiles en vies humaines,

 

-  condamne énergiquement l’intrusion d’hommes armés sur un lieu de culte pour y massacrer avec une barbarie inqualifiable d’innocentes personnes déplacées ;

 

-    dénonce et stigmatise les comportements inadmissibles, puérils et ambigus  des Responsables des milices Séléka et anti-balakas qui, au lieu d’assumer les agissements et crimes de leurs membres, se rejettent perpétuellement la responsabilité des différents meurtres qu’ils continuent de commettre sur de pauvres innocents ;  

 

- continue d’exprimer son étonnement devant l’incompréhensible non-exécution dans sa plénitude des mandats explicites et sans ambiguïté confiés aux forces internationales MISCA et SANGARIS par les résolutions du Conseil de sécurité, de procéder sans délais au besoin par la force, de toutes les bandes armées qui continuent impunément de tuer de paisibles citoyens à travers le territoire ;  

   

-  présente ses condoléances les plus émues aux proches et à toutes les familles des victimes innocentes de ces massacres ainsi qu’il exprime sa douloureuse compassion avec le clergé centrafricain et plus particulièrement à l’évêché de Bambari.   

 

Le Bureau Politique du MLPC réaffirme son intime conviction que seul le désarmement sans faiblesse et intégral des bandes armées, conformément aux résolutions des Nations-Unies, permettra aux Centrafricains de retrouver un peu de quiétude.

 

Fait à Bangui, le  13  juillet 2014

 

Pour le Bureau Politique

 

 

Martin ZIGUELE

Le MLPC condamne le carnage à l'Evêché de Bambari

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 21:46

 

 

 

 

11/07/14 (PANA)

 

Amnesty International (AI) souhaite l’ouverture d’un Bureau-pays du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme en Centrafrique. Cette annonce a été faite jeudi à Dakar par le directeur exécutif d’Amnesty International au Sénégal, Seydi Gassama, à l’occasion du lancement officiel du rapport produit par l’organisation sur les exactions commises pendant la crise en République Centrafricaine.

 

«Les violations récurrentes des droits humains en Centrafrique sont dues à un déficit criard de culture du respect des droits humains dans ce pays. Pour prévenir ces conflits, il est donc important de développer cette culture, de la consolider et c’est pour cela que nous lançons un appel au Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme à ouvrir un Bureau-pays en Centrafrique», a suggéré M. Gassama.

 

Selon le responsable d’Amnesty Sénégal, ce besoin se fait cruellement sentir en Centrafrique, et l’Organisation des Nations Unies doit y répondre en veillant à doter le Bureau qui sera ouvert de moyens suffisants pour lui permettre de faire un véritable travail de transformation de la société centrafricaine. Selon lui, «c’est la seule manière d’éviter de revenir de façon cyclique aux atrocités et aux tueries que connaît la Centrafrique depuis l’ère du président Bokassa».

 

M. Seydi Gassama pense que cela aidera au renforcement des capacités de la société civile centrafricaine afin qu’elle puisse faire le monitoring des situations de violation des droits humains dans le pays et veiller à ce que les auteurs rendent compte à la justice.

 

Centrafrique: pour l’ouverture d’un Bureau des droits de l’homme

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 21:39

 

 

 

 

par RFI 12-07-2014 à 20:59

 

 

Les représentants d'une cinquantaine de partis politiques et des trois principaux groupes religieux de Centrafrique avaient menacé de boycotter les négociations de paix. Ces dernières doivent débuter le 21 juillet à Brazzaville, sous l'égide du médiateur Denis Sassou-Nguesso. Mais pour les frondeurs, l'avenir du pays doit être discuté à domicile, en non au Congo. Ces partisans du boycott ont rencontré, samedi 12 juillet, les acteurs de la transition puis se sont réunis en interne. Aucune décision définitive n'a été prise.

 

Après plus de quatre heures de réunions, les représentants des 49 partis politiques conservent leur revendication principale : pour eux, des négociations de paix entre anti-balaka et Seleka ne peuvent se tenir qu'en Centrafrique, et non à Brazzaville comme prévu le 21 juillet prochain.

 

Depuis la diffusion de leur déclaration commune menaçant de ne pas participer au forum de Brazzaville sous l'égide du médiateur Denis Sassou-Nguesso, les représentants de ces partis ont été reçus par tous les acteurs de la transition. Jeudi, la coalition de partis a été reçue par la présidente Samba-Panza, mais aussi par le groupe de contact, l'ambassadeur de France, les représentants de l'Union africaine et des Nations unies. « Ils essayent de nous convaincre d'aller à Brazzaville et nous ont apporté des clarifications », explique à RFI Cyriaque Gonda, porte-parole des ces 49 partis.

 

Des clarifications encore insuffisantes, selon le Cyriaque Gonda, qui demande un agenda plus clair aux acteurs de la transition. Les partis signataires de la déclaration menaçant de boycotter le forum de paix de Brazzaville ont prévu de se réunir de nouveau mardi 15 juillet.

Boycott du forum de Brazzaville: aucune décision définitive

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 19:54

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-12 17:08:32 - Le coordonnateur du groupe de travail de la société civile sur la crise en République Centrafricaine (RCA), Gervais Lakosso, a écarté, samedi à Bangui, toute participation de la société civile de son pays au dialogue interafricain prévu à Brazzaville, ajoutant qu’il invite tous ses compatriotes à en faire de même.


‘'Ce forum n'est pas fait dans les intérêts de la Républicaine Centrafricaine. Ce forum est fait plutôt pour déstabiliser la RCA'', a dit M. Lakosso, lors d'une rencontre avec la presse locale consacrée essentiellement à la tenue du dialogue inter-centrafricain prévu dans la capitale congolaise du 21 au 23 juillet prochains.

 
A cette occasion, il a lu aux journalistes un document intitulé ‘'déclaration des organisations de la société civile centrafricaine relative aux propositions de sortie de crise formulées par la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC)''.


‘'Le forum de Brazzaville que le peuple centrafricain n'a pas demandé, ne résoudra pas durablement la crise, au regard des points contenus dans le plan d'action de la CEEAC, lesquels sont loin de prendre en compte ses préoccupations fondamentales à savoir : le désarmement des forces négatives, la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et la relance de l'économie'', souligne le document signé par les organisations de la société civile centrafricaines.


Cette prise de position ne signifie pas manque du respect à l'endroit du médiateur dans la crise centrafricaine, le président congolais Denis sassou Nguesso, a prévenu Gervais Lakosso avant d'ajouter : ‘'nous voulons prendre notre destinée en main. Qu'on nous laisse essayer d'appliquer des solutions centrafricaines à la crise centrafricaine''.

 

http://www.apanews.net/article_read-608413-la-socie-civile-centrafricaine-boycotte-les-assises-de-brazzaville.html#sthash.KlkAxfmS.dpuf

La société civile centrafricaine boycotte les assises de Brazzaville

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