Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 18:00
Lu pour vous : Centrafrique : Vers une lutte fratricide au sein du FPRC ?
Lu pour vous : Centrafrique : Vers une lutte fratricide au sein du FPRC ?
Lu pour vous : Centrafrique : Vers une lutte fratricide au sein du FPRC ?

 

 

 

Par Abdoulaye Ngamende - 26 Avril 2017 modifié le 26 Avril 2017 - 14:50

 

Une réunion de la coalition FPRC-MPC-RPRC va avoir lieu prochainement pour régler des comptes en interne face à la perte d’autorité de Nourredine Adam qui est de plus en plus débordé par Abdoulaye Issène et Al Khatim et des factions armées de la coalition qui s’entretuent pour le contrôle des richesses. La coalition va-t-elle, une nouvelle fois, vers l’implosion ?

 

Depuis longtemps, le FPRC et sa coalition contrôlent la moitié de notre pays, pillant les ressources minières, imposant des taxes sur les extractions minières et sur les ventes dans les marchés. Ces rentrées d’argent sont très importantes et attisent la convoitise. Les luttes meurtrières entre factions du FPRC s’intensifient, en plus des désaccords entre les chefs.


Déjà, on savait que Abdoulaye Issène, seul maître à bord à N’Délé, intriguait pour prendre la place de Nourredine Adam. On savait que AlKhatim cachait la plus grande partie des taxes prélevées pour ne pas en faire bénéficier Nourredine Adam. On savait que Abdoulaye Issène et l’anti balaka Mokom, qui s’apprécient beaucoup, entretenaient des relations très équivoques depuis qu’ils s’étaient entraidés et soutenus à Bangui. On savait que les leaders FPRC de Bria menaient une chasse contre les Peulhs, assassinant femmes et enfants devant une population terrorisée.



Les limites sont maintenant atteintes. Nourredine Adam semble avoir perdu son autorité sur ses généraux et ses alliés. Abdoulaye Issène donne ses ordres pour prendre le pouvoir dans la région de N’Délé, même s’il lui faut faire abdiquer le sultan Ibrahim Senoussi, héritier d’une longue lignée traditionnelle et coutumière historique. Il évite même que son frère soit lynché par la population après qu’il a tué un moto-taxi à la sortie de N’Délé il y a quelques semaines. Les groupes FPRC se battent à Bria pour s’emparer du butin des taxes sur les extractions minières et contrôler les mines. Abdoulaye Issène refuse les étrangers dans les rangs FPRC, mais Nourredine Adam est arrivé à N’Délé la semaine dernière avec des mercenaires Janjaweed soudanais.

 

 
Ainsi donc, rien ne va plus au royaume du FPRC et de sa coalition ? Une grande réunion de la coalition pourrait avoir lieu prochainement. Pour quoi faire ? Clarifier le fonctionnement ? Régler les comptes ? Destituer Nourredine Adam, ou Abdoulaye Issène ? Remettre au pas certains généraux de la coalition ? Ou tout simplement, faire imploser la coalition comme en 2015 après une assemblée générale qui, déjà, avait montré les limites des capacités d’une bande de criminels qui ne sont pas capables de faire autre chose que de piller, tuer et violer. Il parait que Nourredine Adam ne supporte plus les écarts et les objectifs de prise de pouvoir du FPRC d’Abdoulaye Issène, mais aussi les échecs de AlKhatim. Mais Nourredine est-il encore le chef qu’il croit être ? Ne va-t-il pas être piégé par son orgueil ?



Beaucoup de questions se posent à nous, mais elles sont en même temps des réponses qu’on peut apporter à la réalité de cette coalition. Maintenant, il faut agir vite pour réduire au silence ces trois mouvements armés, car les populations n’en peuvent plus.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 16:21
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Bangui amorce la dernière phase d’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale

 

Par Judicael Yongo le 26 avril 2017

 

BANGUI, 26 Avril 2017(RJDH)—L’opérationnalisation de la Cour Pénale est entrée dans sa dernière phase, selon le comité de sélection des membres de cette juridiction. Les membres dudit comité se sont félicités des avancées enregistrées ces derniers jours.

 

La Cour Pénale Spéciale sera opérationnelle dès l’arrivée du procureur spécial qui selon Fernand Mande-Ndjapou, coordonnateur de la Coalition de la Cour Pénale Spéciale, sera à Bangui d’ici le 1er mai 2017.

 

De sources concordantes, les ministres centrafricains de la justice et de l’intérieur se rendront à Kinshasa d’ici la semaine prochaine pour discuter avec les autorités de la RDC avant l’arrivée du procureur spécial, « c’est la dernière chose à faire pour que le procureur puisse fouler le sol centrafricain », a expliqué Fernand Mande-Ndjapou.

 

Le comité de sélection des membres de la Cour Pénale Spéciale a, lors d’une réunion à Bangui annoncé que toutes les dispositions logistiques sont bouclées pour l’opérationnalisation de la cour, « toutes les dispositions pratiques sont déjà prises en ce moment. Le Tribunal de Grand Instance de Bangui qui doit abriter la cour, est totalement réhabilité. La question de logement des magistrats internationaux est bouclée y compris les questions logistiques liées aux matériels bureautiques et autres », a annoncé le coordonnateur de la coalition de la CPS.

 

Selon un membre du comité de sélection, les deux noms retenus pour le poste de procureur spécial adjoint, ceux du Substitut et des deux juges d’instruction et de la chambre d’accusation sont envoyés au chef de l’Etat, « c’est le président qui doit faire le choix entre les deux noms et nommé un », confie cette source au RJDH. La même source indique que « la phase de sélection des greffiers, des greffiers en chef, du secrétaire du parquet tire à sa fin » ajouté ce cadre qui a souligné que dans les deux semaines, les rapports de ces travaux seront remis au ministère de la justice. Aussi, le recrutement des Officiers de Police Judiciaire(OPJ) est en cours de finalisation ».

 

Les OPJ seront formés, selon nos informations d’ici la fin du mois de juin et le commissariat central de Bangui sera mis à leur disposition.

 

La Cour Pénale Spéciale entre dans sa dernière phase au moment où l’Union Africaine évoque l’idée d’amnistie, idée combattue par la quasi-totalité des forces vives de la nation centrafricaine.

 

 

Centrafrique : L’EUTM boucle la formation du premier bataillon des FACA

 

Par Jean Fernand Koena le 26 avril 2017

 

BANGUI, 26 avril 2017(RJDH)—Des compagnies d’infanteries de 47O hommes entrainés par l’EUTM ont expérimenté la phase pratique avant la remise officielle à l’état-major et au gouvernement. Le scénario et la coordination de combat sont exécutés ce 26 avril à Mboko dans la commune de Bimbo 5.

 

L’itinéraire du soldat et la coordination des opérations sur le terrain est compatible à l’entrainement avec les moyens d’artillerie et des mitrailleuses. La progression du soldat et la lucidité dans l’interprétation de la cartographie constitue le socle de l’intervention du colonel Vermulen, chef de pilier entrainement de l’EUTM.

 

L’opérationnalisation de ce bataillon dépend des autorités selon les le commandant la force de l’EUTM Ruys, « le bataillon est formé, mais cela ne dit qu’il est opérationnel parce qu’il lui faut l’équipement et l’armement. Je sais que le gouvernement est en train de travailler là-dessus. L’équipement est partiel à travers les dons et le gouvernement a décidé de procéder à l’achat des armes mais cela prend du temps », a-t-il expliqué.

 

Le chef de bataillon d’infanterie territoriale n°3 se félicite du renforcement de capacité de ces hommes « l’exercice est axé sur la cohésion du groupe lors d’une opération. Et mon travail est de rester en contact permanent avec les hommes sur le terrain pour coordonner la progression et donner des orientations à temps réel » a-t-il présenté.

 

L’entrainement avec l’EUTM est d’une valeur ajouté selon le capitaine Massé « l’abondance du bien ne nuit pas, avec l’entrainement nos hommes ont pu se souvenir de ce qu’ils ont appris à l’instruction et ont su profiter et capitaliser l’approche européenne du combat. A ce titre l’exercice doit être un sujet de fierté pour notre armée » a-t-il ajouté.

 

75% des forces armées sont concernés par l’entrainement de l’EUTM. Les compagnies de BIT2 sont attendus dans les mois à venir pour des séries de formations.

 

 

Centrafrique : D’anciens dignitaires délogés de la cité des 17 villas

 

Par Juvenal Koherepede le 26 avril 2017

 

BANGUI, 26 avril 2017 (RJDH)—Les anciens dignitaires du pays, logés au camp 17 villas, ont été déguerpis ce matin par la gendarmerie nationale. L’opération a été recommandée par le gouvernement, selon de sources bien informées.

 

La cité des 17 villas est habitée par d’anciens et actuels dignitaires du pays. Seules les personnalités sans fonction officielles ont été délogées par la gendarmerie qui a quadrillé le secteur ce matin. Les anciens dignitaires ont été priés de plier bagages pour libérer les lieux. Difficile d’avoir des précisions sur le déroulement des opérations car les journalistes ont été tenus à l’écart.

 

Les anciens ministres Gotran Djono Haba, Armel Sayo et Christophe Gazambetty font partie des expulsés. Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec eux pour leurs versions des faits.

 

Un officier membre de l’équipe d’intervention a confié au RJDH que l’opération a été ordonnée par le gouvernement. Les sources constatées au ministère de l’urbanisme n’ont pas souhaité se prononcer sur le dossier. Un conseiller à la présidence de la République, contacté par le RJDH parle d’une opération attendue depuis des mois. Pour lui, ces anciens dignitaires ont été relancés plusieurs fois sans suite.

 

C’est une première opération du genre depuis un an au pouvoir de Touadera et du gouvernement Sarandji.

 

 

Centrafrique : Des filles de la rue apprennent divers métiers au centre Voix du Cœur

 

Par Auguste Bati-Kalamet le 26 avril 2017

 

BANGUI, 26 Avril 2017 (RJDH)—Des filles de la rue regroupées au centre annexe Voix du Cœur de Damala, apprennent des métiers socioprofessionnelles. L’objectif est de faciliter la réinsertion de ces jeunes filles.

 

Ce sont 18 filles de la rue âgées entre 7 et 17 ans qui sont engagées dans cette formation. La majorité sont des filles-mères. « Sur les 18 filles, huit filles sont inscrites à l’école communautaire de Damala, quatre suivent une formation professionnelle à Don Bosco, six suivent des cours de remise à niveau et les deux dernières sont encadrées dans le domaine des activités génératrices de revenu », a expliqué sœur Bertine Saloma, responsable du centre d’accueil annexe Voix du Cœur.

 

Quotidiennement, l’annexe dépense environ 50.000 FCFA pour prendre en charge ces filles de la rue. Parmi les 18, il y a une qui est venue de la brigade criminelle où elle était détenue suite à une accusation de sorcellerie. Celle-là, selon la sœur responsable, a 7 ans.

 

Therèse Namsé, de la section alphabétisation au centre Voix du Cœur de Damala, se dit rassurante par rapport à la réinsertion de ces jeunes filles, « elles ont désormais un avenir. Nous leur donnons la formation nécessaire pour leur permettre de se prendre en charge d’ici demain », confie-t-elle.

 

Le centre d’accueil annexe Voix du Cœur de Damala, créé en juillet 2016, est soutenu par l’Ambassade de France, Triangle.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 16:03
Centrafrique : début du retrait des troupes américaines luttant contre la LRA

 

 

 

26/04/17 (AFP)

 

Les forces spéciales américaines qui traquaient depuis 2011 la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony dans l'est de la Centrafrique ont débuté leur retrait mercredi, a-t-on appris de source militaire américaine.

 

"Le départ des forces spéciales américaines qui conseillent, assistent et accompagnent les opérations en soutien des nations engagées au sein des troupes régionales de l'Union africaine (AU-RTF), sera terminé peu après le début effectif du retrait le 26 avril", a déclaré à l'AFP le porte-parole du commandement américain en Afrique (Africom), Charles Chuck Prichard, joint depuis Libreville.

 

Il a précisé que le retrait total des troupes se terminera en septembre 2017.

 

De leur côté, les forces ougandaises de l'Union africaine (UA) ont débuté le 19 avril le retrait de leurs troupes de la même région.

 

Depuis 2011, une centaine de militaires des forces spéciales américaines étaient présents dans l'est de la Centrafrique, suivis depuis 2014 de 150 hommes de l'armée de l'air.

 

L'opération a coûté 780 millions de dollars depuis 2011, selon le porte-parole d'Africom.

 

Créée vers 1988 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni pour le remplacer par un régime fondé sur les Dix commandements, la LRA s'est forgée une effroyable réputation à force d'enlèvements d'enfants et de mutilations de civils à grande échelle.

 

Selon l'ONU, elle a tué plus de 100.000 personnes et enlevé plus de 60.000 enfants en Ouganda, au Soudan du Sud, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) et en Centrafrique.

 

La rébellion ne compte aujourd'hui plus que 100 membres actifs contre plusieurs milliers il y a une dizaine d'années selon Africom, mais son insaisissable chef, Joseph Kony, court toujours.

 

Les populations de l'est de la Centrafrique et de nombreux analystes craignent que le retrait des troupes américaines et ougandaises laisse un vide sécuritaire, profitable à un retour de la LRA et à la propagation d'autres bandes armées.

 

Seuls des petits contingents des forces armées centrafricaines (FACA) et de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) sont présents actuellement dans l'est de la Centrafrique.

 

"Africom reste engagé auprès de nos partenaires dans la région et va continuer de travailler avec eux pour trouver des solutions aux défis sécuritaires dans la région", a assuré le porte-parole du commandant américain en Afrique.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 16:01
La question de l’amnistie en RCA agitée dans les journaux à Bangui
La question de l’amnistie en RCA agitée dans les journaux à Bangui

 

La question de l’amnistie en RCA agitée dans les journaux à Bangui

 

APA-Bangui (Centrafrique) avr 26, 2017 à 09:38  La question de l’amnistie en RCA domine la Une des journaux de ce mercredi à Bangui avec des critiques acerbes venant de tous bords contre cette initiative.

 

Le quotidien Le Citoyen titre à sa Une : « Du sang sur des groupes armés, un problème moral grave » relevant que « la RCA ne peut pas faire la paix et la réconciliation avec des cadavres ignorés dans les placards de la République ».

 

L’amnistie, écrit Le Citoyen « est une demande immorale qui ne permettra pas aux nombreux Centrafricains de faire leur deuil et d’avoir droit à une justice de réparation. Le journal s’interroge en se demandant : « à quoi servira la Cour pénale spéciale mise en place récemment avec l’appui judiciaire de la communauté internationale ?.

 

Concernant cette question d’amnistie, le RJDH, titre sur un front anti-amnistie qui prend forme dans le pays estimant que l’idée d’amnistie défendue par l’Union africaine en Centrafrique est combattue par la quasi-totalité des forces vives de la nation.

 

« Un bloc s’est naturellement créé contre cette idée », écrit ce journal en ligne qui fait remarquer que la représentation de l’Union africaine en RCA mène depuis quelques semaines des consultations pour préparer l’esprit des forces vives de la nation à l’idée d’amnistie.

 

Le RJDH relève enfin qu’un front anti-amnistie est en train de prendre forme en Centrafrique, ainsi des actions pourraient être organisées dans les jours à venir pour dénoncer l’amnistie, selon des sources proches des organisations de la société civile centrafricaine.

 

Cependant selon Centrafric Matin, un autre quotidien de Bangui, le président tchadien Idriss Déby, lors d’une visite en France, s’est montré favorable à cette idée d’amnistie qui, d’après lui, favoriserait la réconciliation entre les frères centrafricains.

 

Ce quotidien conclut que vu le poids de ce chef d’Etat dans le circuit diplomatique africain voire mondial, on ne peut penser qu’à un combat rude entre la frange de la communauté internationale qui se propose de porter cette idée et les organisations nationales qui s’y opposent.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 16:00
 La Centrafrique relance sa production d'huile de palme

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 25-04-2017

 

Un prêt de 4 milliards de francs CFA (environ plus de 6,6 millions de dollars) de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) est annoncé pour soutenir le financement d'un projet d'implantation d'un complexe agro-industriel de palmier à huile en République centrafricaine (RCA).

 

Ce prêt représente une partie des 17,75 milliards de francs CFA (29,3 millions de dollars) de financements évalués pour la réalisation du projet Palme d'or, qui marque la relance de la production d'huile de palme en RCA, après la grave crise politico-militaire qui a secoué le pays et enclavé d'Afrique centrale au cours des trois dernières années, a appris Xinhua d'une source de la BDEAC.

 

Le projet attire aussi deux banques commerciales, Ecobank et la Banque populaire maroco-centrafricaine (BPMC), qui y apportent 2,5 milliards de francs CFA (4,1 millions de dollars) chacune et portent à 9 milliards de francs (14,9 millions de dollars) la participation totale des institutions financières, y compris le prêt de la BDEAC.

 

"La BDEAC intervient aussi dans le domaine des forêts. Donc, tout projet qui émane de ce domaine, comme c'est le cas du palmier à huile, est susceptible de retenir son attention", a expliqué Bonaventure Miatoumouini, analyste de projets de la BDEAC de l'organisme de développement régional, lors d'un entretien récemment accordé à Xinhua.

 

La RCA est un modeste producteur africain d'huile de palme. Sa première usine, la Centrafricaine des palmiers (Centrapalm), inaugurée en 1986 sur une concession de 5.000 hectares à Bossongo, n'a pu tenir son pari de satisfaire les besoins de la demande locale. En 2015, elle a enregistré 156 tonnes de production sur un total national de 360 tonnes, selon les estimations.

 

En 2012, un autre projet a vu le jour sous le nom de Palmex, mais découragés par l'insécurité dans le pays, ses promoteurs ont préféré s'investir dans l'exploitation forestière et la fabrication du savon à partir des huiles artisanales collectées dans différentes régions centrafricaines.

 

Réalisé par Djamal Sahely, un homme d'affaires d'origine libanaise, deuxième plus grand employeur du pays après l'Etat à travers ses entreprises SFCA spécialisée dans l'exploitation forestière et SN Husaca (Société nouvelle huilerie savonnerie de Centrafrique), le projet Palme d'or couvre pour sa part une concession de 25.993 hectares, dont 16.000 exploitables pour la culture du palmier à huile.

 

Il se situe à Mbaïki, à une centaine de kilomètres au sud-est de Bangui, la capitale. "Ils vont produire près de 15.000 tonnes alors que la société SN Husaca ne va consommer que 6.000. Donc, il y a 9.000 pour satisfaire les besoins locaux et exporter au Tchad et au Congo-Brazzaville", révèle M. Miatoumouini.

 

D'après les prévisions, cette production devrait atteindre plus de 90.000 tonnes à partir de 2023. Pour l'heure, la RCA est obligée à faire aux importations en provenance du Cameroun, de la République démocratique du Congo (RDC) et de pays non africains pour ses besoins en huile de palme. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 21:12
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Le paludisme reste la première cause de mortalité dans le pays

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 25 AVRIL 2017

 

BANGUI, 25 avril 2017 (RJDH—Au moins 58% des patients admis dans les centres de santé tenus par Médecins Sans Frontières (MSF) souffrent du paludisme. Un constat inquiétant chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes selon MSF lors d’une rencontre avec les médias ce 25 avril à Bangui.

 

Malgré les efforts de l’OMS de faire de la prévention un moyen efficace de lutte contre le paludisme, le constat est encore alarmant. Médecins sans frontière a relevé que cette maladie est la cause première de mortalité à travers le pays et représente un problème de santé publique. Position exprimée par l’ONG médicale d’urgence MSF à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme à Bangui.

 

Emmanuel Lampaert, chef de mission MSF, revient sur le bilan des activités de prise en charge du paludisme, « le paludisme reste parmi les maladies tueuses notamment pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. L’année passée, l’ensemble des équipes MSF a pu traiter 582.072 cas du paludisme et 2% des cas traités sont morts », a-t-il présenté.

 

Pour le chef de mission remarque l’inaccessibilité aux structures de soins est un facteur aggravant, « le fait que l’accès aux soins, aux structures de santé, l’accès au test de dépistage avec les tests rapides et l’accès aux moustiquaires restent infime dans beaucoup de préfectures, cela fait en sorte que le paludisme continue de tuer d’une façon importante en RCA » a-t-il déploré.

 

Emmanuel Lampaert lance un appel pour que l’accès aux soins soit garanti, « en marge de la journée mondiale de lutte contre le paludisme 2017, je pense que l’appel est lancé pour que dans l’intérêt de la population centrafricaine, l’accès aux soins puisse être garanti partout », a-t-il lancé.

 

Le paludisme, pourtant première cause de mortalité dans le pays reste et demeure une crise silencieuse qu’il faut analyser pour une solution structurelle durable.

 

 

Centrafrique : L’ANJFAS plaide en faveur des FOSA engagées contre le VIH, le paludisme et la tuberculose

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 25 AVRIL 2017

 

BANGUI, 25 avril 2017 (RJDH)—L’association Nationale des Jeunes Femmes Actives pour la Solidarité (ANJFAS) veut plaider en faveur des formations sanitaires (FOSA) inscrites dans la lutte contre le VIH, paludisme et la tuberculose. C’est la conclusion de six mois d’observation faite par cette structure dans le cadre du projet TAW-RCA à Bangui.

 

Le VIH/Sida, le Paludisme et de la Tuberculose restent un problème majeur de santé publique en Centrafrique. Cependant, la prise en charge de ces trois pathologies reste un défi à relever. C’est dans ce contexte que 14 formations sanitaires de Bangui ont été observées durant six mois en ce qui concerne la prise en charge du VIH, le paludisme et la tuberculose.

 

Cyriaque Ngombé, Coordonnateur des Projets à l’ANJFAS rappelle les indicateurs observation du projet, « TAW-RCA a observé la disponibilité des services de prise en charge de ces trois pathologies. La disponibilité des ARV, accès des patients aux ARV, accès au test de dépistage et programme d’accompagnement psychosocial pour le VIH/Sida. La disponibilité des médicaments, accès des patients aux médicaments et accès aux tests de diagnostic du paludisme et la disponibilité des médicaments, accès des patients aux médicaments, accès au test de crachat pour la tuberculose », a-t-il rappelé.

 

Les FOSA ont été notées selon les appréciations suivantes : Faible, Passable, Acceptable et Satisfaisant. « Aucune FOSA n’a maintenu un niveau satisfaisant durant la période d’observation. Et, d’autres par contre ont maintenu le niveau Faible durant plus de trois mois », regrette Cyriaque Ngombé.

 

La conclusion du rapport dont le RJDH a eu copie laisse comprendre un statuquo. 5 FOSA sur les 14, en ce qui concerne la prise en charge de la Tuberculose ont maintenu un niveau Passable durant les 6 mois d’observation. La situation n’a pas évolué. Les irrégularités constatées concernent le non-respect de la gratuité des soins.

 

En ce qui concerne le paludisme, les observateurs ont relevé le non-respect de la gratuité du traitement (Coartem) et la rupture de coartem, le manque des moustiquaires imprégnées et des irrégularités liées aux tarifications des examens et frais de consultation qui varient de 500 FCFA à 1.500 FCFA selon les FOSA. Peut-on lire dans ce rapport.

 

Cyriaque Ngombé a relevé certains problèmes qui nécessitent un plaidoyer de l’ANJFAS. « La prise en charge du VIH/Sida connait aussi des problèmes dans les dispensations des ARV, des manquements liés aux activités d’accompagnement psychosocial au patient VIH+ et le référencement des patients dépistés vers un autre centre de prise en charge. C’est en février que les FOSA ont connu la rupture d’ARV vue la situation qui est arrivée à l’Unité de Cession des Médicaments (UCM) », a-t-il noté.

 

Au regard des dysfonctionnements et manquements relevés, l’ANJFAS mobilise son pool pour plaider. « Ces situations décrient dans le rapport nous inquiètent pour la suite et pour la prise en charge des personnes vulnérables, c’est pourquoi nous voulons plaider pour une action et solutions à ces problèmes », a ajouté Cyriaque Ngombé.

 

Le projet TAW-RCA a observé les FOSA de Boy-Rabe, de Mamadou Mbaïki (Km5), de Petevo, de Yapélé, de Gobongo, de Lakouanga, de Bédé Combattant, de Castors, de Ouango, de Malimaka, de la Gendarmerie, du Campa Fidèle Obrou, de Saïdou et de Kassaï.

 

 

Centrafrique : Les forces américaines suspendent leurs opérations de lutte contre la LRA dans le Sud-Est du pays

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 25 AVRIL 2017

 

BANGUI, 25 avril 2017 (RJDH)—Les forces américaines basées à Obo dans le Sud-Est de la RCA, ont suspendu ce jour les opérations de lutte contre la rébellion ougandaise LRA. L’information est confirmée au RJDH par le préfet du Haut-Mbomou Dieu Béni Kolengo.

 

L’information est confirmée au RJDH par plusieurs sources locales, « les forces américaines sont encore là. J’ai échangé avec le commandant des forces qui a annoncé la suspension des opérations de lutte contre la LRA. Cette suspension, selon lui entre en vigueur ce 25 avril 2017 », confie Dieu Béni Kolengo, préfet du Haut-Mbomou joint au téléphone par le RJDH.

 

La suspension des opérations de lutte contre la LRA sur le terrain serait la première phase du retrait des forces américaines en RCA. A nos confrères de l’AFP, le 20 avril dernier, le général Thomas Waldhauser, à la tête du commandement américain pour l’Afrique (Africom) affirmait que « le temps est venu de passer à autre chose ».

 

Le retrait des forces américaines de Obo s’inscrit dans le cadre de la nouvelle marque que Donald Trump veut imprimer à la politique extérieure des Etats-Unis. En janvier dernier, Donald Trump déclarait ne pas comprendre que son pays s’acharne contre la LRA qui à ses yeux ne représente pas une menace pour les Etats-Unis qui selon les chiffres de Africom, ont depuis 2011, déboursé 780 millions de dollars pour la lutte contre la LRA, « la LRA n’a jamais attaqué les intérêts américains, pourquoi nous nous en préoccupons ? Est-ce que cela vaut toutes ces dépenses ? », avait déclaré le président américain.

 

De nombreuses exactions dont des enlèvements de masse, des enrôlements forcés, des destructions de villages et des assassinats sont attribuées à la LRA, active au Sud-Est de la République Centrafricaine depuis 2008. Cette rébellion ougandaise est combattue dans cette partie de la RCA par des forces centrafricaines, américaines et ougandaises.

 

Bien que la capacité opérationnelle de la LRA soit réduite, son chef Joseph Kony visé par un mandat d’arrêt international émis par la Cour Pénale Internationale, court toujours. Dominique Ongwen, commandant en chef de la LRA, arrêté en janvier 2015, comparait depuis lors à la CPI pour crime de guerre et crime contre l’humanité./

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 12:03
Centrafrique: fin de la traque contre Kony pour les forces spéciales américaines

 

 

 

25/04/17 (AFP)

 

Les Etats-unis débuteront mercredi le retrait de leurs forces spéciales déployées depuis 2011 dans l'est de la Centrafrique pour lutter contre la rébellion de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony.

 

"Le temps est venu de passer à autre chose étant donné que l'organisation (la LRA, NDLR) est vraiment en train de se battre pour sa survie", a expliqué, le 20 avril, lors d'une conférence de presse téléphonique, le général Thomas Waldhauser, à la tête du commandement américain pour l'Afrique (Africom).

 

La LRA compte aujourd'hui 100 membres actifs contre plusieurs milliers il y a une dizaine d'année selon Africom, présent en soutien des forces africaines dans l'est de la Centrafrique depuis 2011 avec une centaine de militaires des forces spéciales américaines, suivis en 2014 de 150 hommes de l'armée de l'air.

 

"Cette opération a été un succès assez important", estimait début avril sur Radio France Internationale (RFI) l'ambassadeur américain en Centrafrique Jeffrey Hawkins.

 

Le leader de la LRA, Joseph Kony, reste pourtant introuvable et se déplacerait entre la Centrafrique et le Soudan, selon Paul Ronan d'Invisible Children, une ONG impliquée dans sa traque et connue pour la campagne médiatique "Kony 2012" qui a attiré l'attention du monde sur les exactions de la LRA.

 

Mélangeant mystique religieuse, techniques éprouvées de guérilla et brutalité sanguinaire, Joseph Kony souhaitait libérer l'Ouganda du président Yoweri Museveni pour y instaurer un régime fondé sur les Dix Commandements. Il est recherché pour crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale, où est actuellement jugé Dominic Ongwen, l'un de ses anciens bras droits.

 

Selon l'ONU, la LRA a tué plus de 100.000 personnes et enlevé plus de 60.000 enfants dans le nord de l'Ouganda, avant de se propager dans les pays voisins: Soudan du Sud, nord-est de la République démocratique du Congo et enfin Centrafrique.

 

"La LRA n'a jamais attaqué les intérêts américains, pourquoi nous nous en préoccupons? Est-ce que cela vaut toutes ces dépenses?", avait déclaré le président américain Donald Trump en janvier. L'opération a coûté 780 millions de dollars depuis 2011, selon Africom.

 

En parallèle du retrait des militaires américains, les troupes ougandaises, colonne vertébrale de la mission de l'Union africaine de lutte contre la LRA, commencent à quitter l'est de la Centrafrique où elles étaient déployées depuis 2009.

 

- La crainte d'un vide sécuritaire -

 

"Partout, autour des cafés, les gens parlent du départ des troupes ougandaises et américaines", a indiqué un habitant d'Obo, ville du sud-ouest de la Centrafrique, joint au téléphone par l'AFP depuis Libreville.

 

Lundi 17 avril, une marche avait même été organisée dans la localité, rassemblant environ 6.000 personnes selon ce même observateur, pour demander aux Ougandais et aux Américains de rester jusqu'à ce que les forces centrafricaines prennent le relais. La mission de l'ONU en République centrafricaine (Minusca) compte seulement 12.500 hommes et n'est que très peu présente dans l'est du pays.

 

"Ce retrait (des troupes ougandaises et américaines, NDLR) conduira à une recrudescence des attaques de la LRA dans le sud-est centrafricain", s'inquiète Thierry Vircoulon, spécialiste de la région des Grands Lacs à l'Institut français des relations internationales. "Personne n'imagine que les militaires centrafricains qui doivent être envoyés là-bas et éviter ainsi un vide sécuritaire vont pouvoir neutraliser la LRA."

 

En plus des hommes de Joseph Kony, l'est de la Centrafrique est menacée par d'autres "bandes armés", signale le préfet de la région du Haut-Mbomou, Ghislain Dieu-Bénit Kolengo, joint au téléphone par l'AFP. Il évoque des "bandits" mais aussi la faction de l'ex-Séléka, des rebelles centrafricains à majorité musulmane, de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), qui progresse en ce moment vers l'est du pays et a attaqué le 15 avril la localité de Zémio.

 

"Même si nous terminons officiellement la mission contre la LRA, nous savons que nous ne voulons pas laisser un vide", a voulu rassurer le général Waldhauser, précisant que les Etats-unis continueront d'apporter leur soutien aux troupes africaines au niveau de la "formation" ou encore du "renseignement".

 

 

Joseph Kony, l'insaisissable chef d'une des plus cruelles rébellions

 

25/04/17 (AFP)

 

Joseph Kony, traqué sans succès depuis des années par des forces étrangères en Afrique centrale, a troqué l'aube d'enfant de chœur pour le treillis du rebelle, semant depuis 25 ans la mort dans la region, à la tête de la cruelle Armée de résistance du Seigneur (LRA).

 

Créée vers 1988 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni pour le remplacer par un régime fondé sur les Dix commandements, la LRA s'est forgée une effroyable réputation à force d'enlèvements d'enfants et de mutilations de civils à grande échelle.

 

Mélangeant mystique religieuse, techniques éprouvées de guérilla et brutalité sanguinaire, Kony a transformé, après les avoir kidnappés, des dizaines de milliers de garçonnets en soldats dociles et de fillettes en esclaves sexuelles.

 

Ce prophète auto-proclamé a été chassé avec la LRA du nord de l'Ouganda en 2006 et a poursuivi ses exactions avec un contingent amaigri de partisans en République démocratique du Congo (RDC), en Centrafrique, au Soudan et au Soudan du Sud.

 

Au rythme des traques menées inlassablement par les armées de la région, appuyées par une centaine de membres des forces spéciales américaines, la LRA a désormais été réduite à "l'insignifiance", estiment les Etats-unis, qui vont retirer leur contingent de Centrafrique à partir de mardi.

 

Et pourtant, Joseph Kony reste introuvable, lui qui a été pourchassé dans les forêts équatoriales impénétrables. Comme depuis longtemps, sa localisation exacte reste floue même si de nombreux rapports ces dernières années ont conclu qu'il se trouvait du côté de Kafia Kingi, une région dans le sud du Darfour contrôlée par Khartoum.

 

- Pouvoirs surnaturels -

 

Les informations sur Kony sont rarissimes. Le peu d'éléments biographiques disponibles proviennent d'ex-combattants de la LRA et de nombreuses ex-"épouses", ayant fait défection ou ayant été faits prisonniers ou libérés par l'armée ougandaise.

 

Sa date de naissance précise est inconnue mais il est supposé avoir vu le jour au début des années 1960, dans le département de Gulu, dans le nord de l'Ouganda. Issu de la minorité Acholi, on sait juste que son éducation se limite à l'école primaire.

 

Il rejoint, en 1987, le Mouvement du Saint-Esprit (HSM) fondé par la rebelle messianique Alice Auma Lakwena pour combattre le président Museveni, qui venait de renverser des dirigeants issus du nord du pays.

 

Alice Lakwema, ex-prostituée décrite comme sa cousine ou sa tante, s'exile cette même année au Kenya et, sous la houlette de Kony, une faction du HSM devient la LRA.

 

Les rares photos disponibles de celui qui se fait appeler "Professeur", "Saint Père" ou "Grand Maître" par ses partisans, montrent un moustachu au physique banal, de taille moyenne, en treillis militaire.

 

Ceux qui - de gré ou de force - l'ont côtoyé, racontent qu'il régit tout, de la tactique militaire aux règles d'hygiène personnelle, terrifiant ses subalternes en affirmant recevoir ses ordres du Saint-Esprit. D'anciens proches le créditent de pouvoirs surnaturels, le disant capable de "lire dans vos pensées".

 

- 'Volonté de Dieu' -

 

D'ex-"concubines" rencontrées par l'AFP en 2006 lui attribuent une soixantaine de femmes et au moins 42 enfants. Il "affirme exaucer la volonté de Dieu", avait raconté l'une d'elles, Evelyn, kidnappée par la LRA et forcée d'"épouser" Joseph Kony avant d'être libérée par l'armée ougandaise.

 

Les exactions de Kony et sa politique d'enlèvements d'enfants lui ont rapidement fait perdre le soutien des populations du nord, pourtant très hostiles au gouvernement Museveni, qui déplacera de force - officiellement pour les protéger - deux millions de personnes dans le cadre de sa lutte anti-LRA.

 

Le chef suprême de la LRA n'est qu'exceptionnellement apparu en public. En 2006, il assurait à un journaliste occidental, un des rares étrangers à l'avoir rencontré, qu'il n'était "pas un terroriste" et combattait "pour la démocratie".

 

Ses victimes, elles, racontent avoir été forcées de mutiler ou tuer leurs amis, voisins ou proches, quelquefois en les mordant jusqu'à la mort, et parfois de boire le sang de leurs victimes dans le cadre de rites effroyables.

 

Toutes ces exactions vaudront à Kony de devenir, en 2005 et en compagnie de quatre de ses adjoints, le premier suspect inculpé par la Cour pénale internationale (CPI), qui leur reproche des crimes contre l'humanité et crimes de guerre, au nombre desquels meurtres, viols, esclavagisme, enrôlement d'enfants.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:53
COMMUNIQUE GOUVERNEMENTAL

 

 

 

La 4ème réunion du Comité Consultatif et de Suivi du Programme national de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) s’est déroulée du 20 au 21 Avril 2017 à Bangui avec comme principal objectif de trouver des solutions concrètes pour la mise en œuvre effective dudit Programme.

 

Ces assises revêtent une dimension particulière car c’est pour la première fois que tous les quatorze (14) groupes armés identifiés en Centrafrique ont accepté de se retrouver autour d’une table de discussion, manifestant ainsi leur volonté d’aller vers une solution pacifique durable à la crise.

 

Le Gouvernement que dirige Monsieur Simplice Mathieu SARANDJI, Premier Ministre, sous la très haute impulsion et le leadership éclairé de Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, se réjouit pour se féliciter de cette prise de conscience patriotique dont font désormais montre les leaders de ces groupes armés et les encourage à demeurer dans cette dynamique de recherche de la paix si vitale à la stabilité et à la prospérité de notre beau et cher pays.

 

Par ailleurs, le Gouvernement salue la détermination de tous nos partenaires qui ont fourni des appuis multiformes grâce auxquels une réunion regroupant tous les groupes armés s’est enfin tenue sur le territoire national.

 

Pour terminer, le Gouvernement invite toutes les rebellions qui continuent de se battre à enterrer immédiatement la hache de guerre pour permettre à nos concitoyens de vaquer librement à leurs occupations respectives et à notre pays de retrouver son lustre d’antan. Car comme l’a si bien dit le Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, « chaque crime additionnel commis par les groupes armés éloigne la possibilité de paix pour notre pays ».

 

                                                Fait à Bangui, le 23 Avril 2017

 

           Le Ministre porte-parole du Gouvernement

 

          Théodore JOUSSO

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 22:49
Centrafrique Le président Faustin Archange Touadéra dénonce les pratiques de certains douaniers

 

 

 

24 Avr 201(APA)

 

Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, a dénoncé les pratiques de certains douaniers de son pays qui s’illustrent dans la contrebande de produits frauduleux. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le président centrafricain et certains membres de son gouvernement se sont rendus dans un quartier de Bangui où il a été signalé un container de cigarettes en provenance de Cameroun, en train d’être déchargé tardivement, en présence de trois douaniers, et qui n’a pas suivi le circuit normal de dédouanement.

 

Ce déchargement a attiré l’attention des habitants du quartier qui ont alerté la direction générale des douanes qui a fait une descente sur les lieux et arrêter les auteurs de ce déchargement frauduleux. Selon des sources douanières, le container a été déclaré à la frontière comme contenant des rames de papiers et stylos. Mais, il en est rien car il contenait plutôt des cigarettes, avec la complicité de certains douaniers qui voulaient le soustraire au paiement normal des droits douaniers.

 

Faustin Archange Touadéra a exigé une sanction administrative de rigueur contre les auteurs de cet acte qui ternit l’image du pays et a instruit le Premier ministre pour que de tel acte ne se reproduise plus. La République Centrafricaine tire l’essentiel de ces ressources financières des taxes des douanes et impôts. Pour cette année, devant la baisse du niveau des recettes fiscales et douanières, le gouvernement centrafricain a échangé, au cours de ce mois d’avril, avec les opérateurs économiques sur la possibilité de leur faciliter les opérations de dédouanement.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 22:28
"Mission accomplie" pour l'Ouganda en Centrafrique, mais Joseph Kony court toujours

 

 

Lu pour vous

 

http://www.france24.com  20/04/2017

 

L’armée ougandaise a débuté mercredi le retrait de ses troupes opérant en Centrafrique contre l’Armée de résistance du Seigneur, estimant que la rébellion a été "neutralisée". Mais son tristement célèbre chef Joseph Kony reste introuvable.

 

Un "succès". C’est sur ce constat que l’armée ougandaise a entamé, mercredi 19 avril, le retrait progressif de ses troupes stationnées dans l’Est de la Centrafrique. Sous mandat de l’Union africaine, ces quelque 2 000 soldats tentent depuis plus de huit ans de neutraliser la guérilla sanguinaire de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) et de capturer son chef, Joseph Kony. "Kony n'est plus en mesure de recruter des enfants ou de les enlever, il n'est pas en mesure de se réarmer comme avant, et n'est même plus capable de mener des offensives contre l’armée ougandaise ou encore de conduire une attaque sur le territoire ougandais", affirme à RFI le brigadier Richard Karemire, porte-parole de l’armée ougandaise.

 

Que reste-t-il de "Kony 2012" ?

 

Mélangeant mystique religieuse, techniques éprouvées de guérilla et brutalité sanguinaire, Joseph Kony souhaite depuis 1986 libérer l'Ouganda de l’actuel président Yoweri Museveni pour y instaurer un régime fondé sur les Dix commandements. Il est recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité. Selon l'ONU, la LRA a tué plus de 100 000 personnes et enlevé plus de 60 000 enfants, d'abord dans le nord de l'Ouganda, puis au gré de son exil dans les pays voisins, au Soudan du Sud, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, puis en Centrafrique, soit les régions parmi les plus reculées, marginalisées et instables du continent.

 

En novembre 2011, le Conseil de sécurité et de paix de l’Union africaine officialisait la création de la force militaire régionale pour lutter contre la LRA, appuyée notamment par l’Union européenne et l’ONU et composée en majorité de soldats ougandais. Un mois avant, les États-Unis avaient annoncé l’envoi d’une centaine de conseillers militaires dans la région, notamment après l’émoi international suscité par le film polémique du groupe Invisible Children, "Kony 2012", visant à faire connaître mondialement le chef de guerre.

 

"Les opérations militaires ougandaises, avec l'aide des conseillers militaires américains, ont joué un rôle important dans la déchéance de la LRA, particulièrement en encourageant la défection de ses membres", assure à l'AFP Ledio Cakaj, auteur d'un livre sur le cercle rapproché de Joseph Kony. Les combattants de la LRA ne seraient aujourd’hui plus qu’une centaine, accompagnés de leur famille et d’enfants kidnappés lors de raids. Quatre de ses cinq principaux leaders, dont Dominic Ongwen, ont été neutralisés, capturés ou ont fait défection. Considérant que la LRA a été réduite à "l’insignifiance", l’armée américaine a elle aussi annoncé qu’elle allait retirer ses militaires déployés en Centrafrique.

 

Un retrait "prématuré"

 

Mais pour Sasha Lezhnev, directeur associé à la politique du projet américain Enough, qui surveille les activités de la LRA, le risque est toujours présent, et un retrait des troupes est largement "prématuré". "La LRA a montré à de nombreuses reprises que lorsqu’elle n’est pas sous pression, elle a une forte capacité de résilience. Elle peut se réorganiser, se regrouper, kidnapper des enfants et lancer des raids. Tant que Kony sera dans la nature, elle représentera un risque", explique-t-il à France 24.

 

Selon lui, le groupe armé, bien que très affaibli, dispose encore d’une grande quantité d’armes, et se finance toujours à travers le trafic d’or, de diamants et d’ivoire récupérés illégalement en RD Congo ou en Centrafrique et vendus au Soudan, soutien officiel de la LRA jusqu’en 2001. "Il a été prouvé que des officiers soudanais prennent toujours part à ces trafics", ajoute l’analyste.

 

Dans une interview à RFI début octobre, l’ambassadeur américain en Centrafrique Jeffrey Hawkins se disait confiant que les bataillons centrafricains — formés en ce moment par la Mission de formation européenne et en partie équipés par les États-Unis — seraient à même de "défendre les frontières du pays". "On va avoir une [armée centrafricaine] qui commence de plus en plus à assurer la sécurité du pays, ce qui est dans l’ordre des choses", précisait-il, sur la même ligne que l’armée ougandaise qui soutient que les gouvernements centrafricains et congolais ont des armées "capables de se battre contre ce qui reste de la LRA".

 

Pour Sasha Lezhnev, c’est peu probable, l’armée centrafricaine ayant été désarmée depuis le début de la guerre civile en 2013. "Seuls l’Ouganda et peut être aussi l’Éthiopie sont en mesure de lutter contre la LRA, surtout que les conseillers américains ont amélioré les capacités de l’armée ougandaise ces cinq dernières années", lance-t-il. La solution, selon lui ? Que l’Ouganda rejoigne la Mission de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique (Minusca), et que cette dernière étende son mandat à la lutte contre la LRA.

 

Première publication : 20/04/2017

Repost 0
Centrafrique-Presse.com