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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 15:08

 

 

 

 


Genève - AFP / 23 mai 2014 13h55 - En près d'un mois, 29 petits et jeunes enfants ayant fui les tueries en Centrafrique sont morts de soif, de froid ou de fatigue après être arrivés au Cameroun, a averti vendredi l'ONU.

 

Depuis la mi-avril, le taux de décès parmi les enfants réfugiés a été particulièrement élevé, a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à Genève, Adrian Edwards, lors d'un point presse.

 

 29 enfants, dont le plus jeune est un bébé et le plus âgé avait 9 ans, sont morts entre le 14 avril et le 18 mai. La plupart se trouvaient dans des centres d'alimentation, a-t-il dit.

La déshydratation, l'hypothermie et l'anémie sévère sont les principales causes des décès, a-t-il précisé.

 

Les réfugiés centrafricains ont commencé à affluer vers le Cameroun depuis le 5 décembre et, jusqu'à présent, 85.000 d'entre eux se sont installés dans quelque 300 villages ce qui complique énormément la tâche des humanitaires, selon le HCR. 80% sont des femmes et des enfants.

 

Le cycle des tueries en Centrafrique a été déclenché par des mois d'exactions contre les chrétiens, perpétrées par les combattants majoritairement musulmans de la rébellion Séléka. En réaction, des milices d'autodéfense majoritairement chrétiennes, les anti-balaka, se sont formées et attaqué les civils musulmans, à Bangui et ailleurs.



Depuis, la majorité des réfugiés sont musulmans. La plupart font le voyage à pied, pendant des semaines, dans la brousse, un lieu quasiment impossible d'accès pour les travailleurs humanitaires.

 

En outre, les anti-balaka bloquent désormais les principales routes reliant la Centrafrique vers le Cameroun et s'en prennent aux réfugiés, a fustigé M. Edwards.



Ainsi, alors que plus de 10.000 réfugiés étaient arrivés au Cameroun durant la dernière semaine de mars, le flux s'est réduit à 2.000 arrivées par semaine actuellement, selon le HCR.

 

Ceux qui parviennent à la frontière sont sévèrement mal nourris et un certain nombre arrivent avec des blessures, provoquées notamment par des coups de machette, a indiqué le porte-parole.

 

Mais malgré l'urgence, les agences humanitaires de l'ONU peinent à trouver des fonds. Sur les 22,6 millions de dollars (16,6 millions d'euros) demandés pour venir en aide à cette population de réfugiés, le HCR n'a reçu que 4,2 millions. De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) n'a reçu aucune contribution, a lamenté une porte-parole Elisabeth Byrs, à Genève.

 

La situation est dramatique, a-t-elle dit. Les humanitaires sont d'autant plus inquiets que la saison des pluies approche, faisant accroître le risque de maladies. Le PAM a décrété une alerte de niveau 3 pour les réfugiés centrafricains au Cameroun, correspondant à une opération complexe et urgente de grande ampleur, a-t-elle par ailleurs signalé.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=480782 

Cameroun: 29 jeunes enfants ayant fui la Centrafrique morts en près d'un mois

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 14:00

 

 

 

 

22/05/2014 à 11:50 Par Vincent Duhem

 

Comment analyser la restructuration de la Séléka effectuée lors du congrès organisé à N'délé le 11 mai dernier ? Quelles sont les personnalités importantes de ce nouvel organigramme de l'ex-rébellion ? Éléments de réponse.

 

Le 11 mai, la Séléka organisait un congrès à N'Délé (nord de la Centrafrique) en vue de mettre en place son nouvel état-major et sa coordination politique provisoire. Des représentants de toutes les localités tenues par l'ancienne rébellion étaient présents. Une dizaine de responsables encore basés à Bangui s'y sont également rendus. Ils ont fait le voyage à bord de deux avions affrétés par les Nations unies et l'opération Sangaris. Les généraux Abdoulaye Issène, membre de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), et Moussa Dhaffane étaient présents, ainsi qu'Éric Néris Massi, beau-fils de Charles Massi, l'ancien militaire, parlementaire et ministre décédé en janvier 2010.

 

À l'issue du congrès, une trentaine de personnalités ont été désignées pour diriger la Force armée républicaine (FAR), nom officiel de l'ex-Séléka. Une liste au sein de laquelle ne figurent ni Nourredine Adam, ni Abakar Sabone (ancien conseiller spécial de Michel Djotodia), ni Moussa Dhaffane.

 

Joseph Zindeko est le nouveau chef d'état-major. Originaire de Tringoulou (extrême Nord-Est), Zindeko a pendant longtemps été membre d'une patrouille anti-braconnage. En 2006, il rejoint l'UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement) de Michel Djotodia qui le hisse au rang de commandant puis de colonel. Après le renversement de François Bozizé en 24 mars 2013, Djotodia nomme Joseph Zindeko au rang de général de brigade. Ce dernier est donc un proche de l'ancien président centrafricain.


Son adjoint, le général Al Khatim fait partie de ces rebelles tchadiens ayant participé au coup d'État de François Bozizé en 2003. Considéré comme un des durs de la Séléka, cet "ancien libérateur" était jusque-là le responsable de la zone de Sido, ville frontalière avec le Tchad, où ses hommes sont accusés d'avoir commis de nombreuses exactions.

 

Rakiss contre Déby

 

Al Khatim n'est pas le seul "libérateur" présent dans l'organigramme. Le général de brigade Adam Rakiss a été nommé directeur général de la police. Après le coup d'État de 2003, négligé par le régime de François Bozizé, ce Tchadien décide de reprendre les armes. En 2005, il rencontre le capitaine Mahamat Nour, le leader du Front uni pour le changement (FUC), à Khartoum. Les deux hommes s'entendent. Moins d'un an plus tard, en avril 2006, Rakiss participera à l'attaque du FUC sur N'Djamena. Ce jour-là, Idriss Déby Itno ne doit sa survie à la tête de l'État qu'à l'intervention de l'armée française.

 

Un autre "comzone" occupe lui le poste d'officier chargé des opérations. Il s'agit du général Ali Nassaraza Darassa qui officiait dans la zone de Berberati. Après la démission de Michel Djotodia, lui et ses hommes se sont établis à Bria avant d'en être chassés par l'armée française.

 

La Séléka a également désigné son nouveau porte-parole en la personne du général Ahmat Nadjad Ibrahim. Son adjoint, le colonel Christian Djouma Narkoyo, également directeur général de la gendarmerie, fut le porte-parole de la Séléka lors de son offensive sur Bangui en mars 2013.

 

L'ombre de Nourredine Adam

 

Visé par les sanctions onusiennes et américaines, Nourredine Adam n'est pas présent dans le nouvel organigramme. Son influence n'en reste pas moins palpable. Un des quatre chargés de missions désignés, Bachar Fadoul, n'est autre que son ancien adjoint à la Cedad (Comité extraordinaire de la défense des acquis démocratiques), la police politique du régime de Djotodia.

 

"En se réorganisant, la Séléka cherche à mieux assoir voir à étendre son contrôle militaire, analyse un diplomate français. Lors du congrès, nous avons entendu des mots comme "territoire sous juridiction", ou "partition". "Les militaires les plus durs l'ont emporté. L'aspect politique a été mis de côté car les leaders n'ont pas réussi à s'entendre", poursuit une source sécuritaire. 

 

De fait, la coordination politique établie à N'délé n'est que provisoire. Sa mission est "de préparer et d'organiser l'élection des membres du futur bureau politique dans un délai d'un mois". Abdoulaye Issène en est le coordinateur, Mustapha Sabone (le frère d'Abakar Sabone) le secrétaire général. Enfin, Eric Massi, qui fut le porte-parole du mouvement rebelle a été nommé médiateur avec les ONG et les institutions internationales. L'essentiel de ses membres est basée à Bangui et semble déjà mise sur la touche par le nouvel état-major, qui entend bien assumer toute la direction du mouvement.

___________

 

Par Vincent DUHEM

 

 

(nouveaau chef d'état-major Séléka Joseph Zindéko)

Lu pour vous : Centrafrique : nouvel organigramme de la Séléka, l'aile dure aux commandes
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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 13:55

 

 

 

 

« Français voleurs ! » : en Centrafrique, la position délicate des soldats de l'opération Sangaris

 

(Le Monde 23/05/14)

 

Le pont de Bambari est vieux, poussiéreux, étroit, mais cet ouvrage d'art de 180 mètres est hautement stratégique. Sur la rive est, les ex-rebelles de la Séléka ont établi leur nouveau quartier général. A l'ouest, les miliciens anti-balaka, leurs ennemis, progressent. Au milieu, des soldats français de l'opération Sangaris et leurs blindés.

 

Jeudi, tout au long de la journée, des deux côtés de la rivière Ouaka, jeunes musulmans et militaires français se sont fait face. Les premiers, parfois armés de machettes ou d'arcs et de flèches, brulaient des pneus, érigeaient des barricades, lançaient des slogans hostiles « Français voleurs, Sangaris dehors », encouragés par des éléments de la Séléka. Les seconds, pour l'essentiel des chasseurs alpins, regardaient placidement, dégoulinant de sueur, prêts à dégager le pont puis à empêcher son franchissement, y compris en dernier ressort par des tirs de « neutralisation ». Dans le ciel tournoyaient les hélicoptères Gazelle et Puma.

 

LES SÉLÉKA PRIÉS D'ABANDONNER LEURS ARMES

 

Les raisons de ce face-à-face ne sont pas anecdotiques. La veille, le général Francisco Soriano, le patron de l'opération Sangaris, accompagné notamment de représentants de l'Etat centrafricain, de l'ONU et de l'ambassadeur de France, s'était déplacé à Bambari, à environ 380 kilomètres de Bangui, pour signifier aux Séléka que, dès jeudi, les « mesures de confiance » seraient imposées aux combattants de l'ex-rébellion qui avait conquis le pouvoir en mars 2013 avant de l'abandonner sous pression internationale moins de dix mois plus tard. En clair, cela signifie que ceux qui se sont rebaptisés « Forces républicaines » doivent, dans cette ville, regagner leurs sites de cantonnement et ne plus sortir armés en attendant le lancement du processus de désarmement.

 

Pour les officiers de la Séléka, cela équivaut à une perte de pouvoir et, dès le jeudi matin, Bambari s'est réveillée sous haute tension. Aux environs de 8 heures du matin, un incident a opposé militaires français et ex-rebelles refusant de se voir dépouiller de leurs prérogatives de maîtres de la ville. Des coups de feu ont éclaté. Plusieurs officiers de Sangaris assurent n'avoir effectué que des tirs de sommation en dépit des flèches et des pierres lancées sur leurs véhicules, mais le nouveau chef d'état-major de la Séléka, le général Joseph Zoundeïko, parle de 3 morts et de 8 blessés, tous civils. Le Monde n'ayant pu pénétrer dans la ville après s'être vu provisoirement refuser l'entrée par les soldats français, n'est pas en mesure de confirmer ces bilans.

 

La France s'oppose à cette partition et ménage les chefs de la Séléka qui s'inscrivent dans la logique de maintenir la RCA une et indivisible. A Bambari, elle s'appuie notamment sur le général Ali Darassa. « Ils sont inquiets, il faut les rassurer mais cette journée est un test pour voir si Ali Darassa est capable de maintenir l'ordre », confiait jeudi devant le pont de Bambari, le capitaine Guillaume.

 

Les raisons de cette inquiétude ne sont pas injustifiées. Jeudi de l'autre côté du pont de Bambari, Sylvain, un simple civil, déclarait sans gêne : « Si, nous chrétiens, allons là-bas, ils nous tuent ; si les musulmans viennent, nous les tuerons. Pour la paix, il faut les combattre. Nous n'attendons que les anti-balaka qui sont en chemin. »

 

« LES FRANÇAIS NOUS LAISSENT COMME DES POULETS DÉPLUMÉS »

 

Apeurés, des milliers d'habitants de Bambari sont partis se réfugier dans les églises. Il y a encore quelques jours, cette cité était pourtant encore relativement préservée des violences qui ont ensanglanté le pays.

 

Les enjeux de cette poussée de fièvre sont multiples. Tout d'abord, les nouvelles « Forces républicaines » acceptent fort mal de ne pouvoir lancer de contre-offensive sur les anti-balaka qui les harcellent en profitant du déploiement des soldats français dans le pays. « Les Français nous laissent comme des poulets déplumés, tout mouillés et après, les populations musulmanes se font massacrer », grogne le colonel Narkoyo, l'un des porte-paroles de l'ex-rébellion.

 

Plusieurs officiers de l'opération Sangaris reconnaissent que ces groupes de miliciens posent un réel problème, d'autant que ceux-ci, débarrassés de leurs armes sommaires (machettes et fusils artisanaux pour l'essentiel), se fondent aisément dans la population civile.

 

LA SÉLÉKA DIVISÉE

 

Ensuite, la Séléka est traversée de multiples divisions, de querelles de chefs. Certains sont prêts à jouer le jeu du désarmement en espérant un reclassement dans la future armée centrafricaine mais d'autres ne cachent pas leur volonté de couper le pays en deux sur une ligne est-ouest. Bambari est à la frontière et en poussant au nord et à l'est se trouvent d'importantes mines de diamants.

 

Cyril Bensimon (Bambari (République centrafricaine), envoyé spécial)

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/05/23/francais-vo...

 

 

RCA: appels au calme après les affrontements à Bambari

 

23/05/14 (RFI)

 

Les affrontements, jeudi, entre des partisans de la Seleka et les soldats français de Sangaris à Bambari, dans le centre-est de la République centrafricaine ont poussé 1 500 personnes à se réfugier dans l’évêché. Les appels au calme se multiplient, tandis que la Seleka évoque une « incompréhension » à l’origine de la montée de tension.

 

Des accrochages ont opposé des éléments de Sangaris à des partisans de l’ex-Seleka, ce jeudi matin à Bambari. Quelques coups de feu ont été tirés, aux environs de 8 h 00, puis des barrages ont été mis en place en ville par des musulmans en colère. La situation a poussé quelque 1500 personnes à fuir vers l’évêché. Des déplacés qui ne savent pas pour l’instant quand ils rentreront chez eux.

 

La Seleka affirme vouloir « la paix »

 

En début de soirée, les deux représentants du général Hassan Bouba Ali, de la Seleka, sont venus à l’évêché rencontrer l’évêque de Bambari, Mgr Edouard Mathos, pour parler de l’accrochage qui avait eu lieu dans la matinée et des tensions qui ont éclaté en ville. A l’issue de cet entretien, Hassan Bouba Ali, secrétaire général de la région militaire numéro 5, a tenu à rassurer les populations chrétiennes. « On demande [aux membres de la] communauté chrétienne, qui sont maintenant dans l’église, de retourner chez eux et de reprendre leurs activités. Notre message à la jeunesse musulmane, et à toute la population de Ouaka [la préfecture dont Bambari est le chef-lieu, ndlr], c’est que nous voulons la paix ». Appel à l’apaisement, également, de la part Mgr Mathos : « Mon message à la population, c’est la paix, la sérénité. Que les populations réfléchissent bien pour leur pays, qu’ils ne se conduisent pas comme les autres. »

 

Malentendu ou manipulation ?

 

Selon la Seleka, l’accrochage a fait deux morts et quatre blessés. Un accrochage que les ex-rebelles mettent sur le compte d’un « malentendu » entre la population musulmane et Sangaris. Les jeunes auraient cru que le désarmement allait démarrer alors qu’ils le refusent. « On avait rendez-vous avec Sangaris, ce [jeudi] matin. Ils sont venus à notre base, pour que l’on travaille avec eux. (…) Les populations ont eu peur, ils se sont dit : "les Sangaris sont venus pour faire le casernement et le désarmement" », affirme Hassan Bouba Ali. S’il reconnaît qu’il y a bien eu « échanges de tir », ce responsable Seleka explique que « l’on n’est pas sûr que la Seleka a tiré » et que ce sont « certaines populations, qui ont des armes, qui ont tiré. » D’autres sources s’interrogent, tout de même, sur une possible manipulation de ces jeunes pour envoyer un avertissement à la force française.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140523-rca-appels-calme-apres-af...

RCA : appels au calme après les affrontements à Bambari

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 00:25

 

 

 

 

22/05/14 (La Croix)

 

La force et ses soutiens musulmans ont réagi à la décision de la communauté internationale de les cantonner et les désarmer. En milieu d’après midi, jeudi 22 mai, un semblant de calme régnait à Bambari, ville du centre-est de la Centrafrique, jusque-là épargnée par les affrontements entre chrétiens et musulmans.

 

Tôt le matin, la ville s’était réveillée en ébullition. Des jeunes musulmans montaient des barrages, tandis que des soldats de la Séléka, composée essentiellement de groupes de musulmans venus du nord et du nord Est du pays, circulaient en ville avec leurs armes. Ce qu’ils ne faisaient plus depuis quelques jours.

 

Discours ferme de l’ambassadeur de France

 

Tous entendaient protester contre le discours ferme tenu la veille par l’ambassadeur de France, venu spécialement à Bambari avec une délégation du gouvernement centrafricain, pour annoncer que la communauté internationale exigeait le cantonnement des hommes de la Séléka et que tout homme armé dans les rues de Bambari serait désarmé.

 

L’ambassadeur de France avait jugé publiquement que le dit « État-major de la Séléka », basé à Bambari, n’avait aucun fondement juridique. Autrement dit, la France venait d’annoncer à la Séléka qu’elle n’aurait plus la main sur cette ville qu’elle contrôlait depuis son arrivée en décembre 2012.

 

Les musulmans de Bambari ont très mal pris ces annonces. À leurs yeux, la Séléka est la seule force capable de les protéger des anti-Balaka, les milices populaires défendant les communautés chrétiennes.

 

Accrochages avec la force Sangaris

 

De 8 à 9 heures, des accrochages ont eu lieu entre les militaires de la force Sangaris, envoyée par la France en RCA à partir du 5 décembre 2013, et les soldats de la Seleka. Dès les premiers coups de feu, des milliers de personnes avaient quitté leurs habitations pour se réfugier dans la brousse ou dans des lieux symboliques, comme l’évêché de Bambari.

 

À la fin de l’après-midi, la ville était toujours coupée en deux. La rive droite de l’Ouaka, tenue par les Français de Sangaris et des éléments de la force africaine de la Minusca, la rive gauche, entre les mains de la Séléka et de jeunes musulmans en colère.

 

L’évêché, où se trouvaient quelque 1 500 déplacés autour de Mgr Edouard Mathos, se trouvait encore, en fin de journée, complètement isolé dans la zone tenue par la Séléka. Tout le monde craignait l’enclenchement d’un conflit dans une ville composée à 60 % de chrétiens et 40 % de musulmans.

 

Laurent Larcher, à Bambari

 

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/En-Centrafrique-tens...

 

 

 

Réorganisation de la Seleka : La Centrafrique menacée de partition ?

 

jeudi 22 mai 2014  « Le Pays » du Burkina

 

« La Centrafrique est une et indivisible », soutient Ahmat Nadjad Ibrahim, porte-parole du nouvel Etat-major de la Séléka. L’organisation qui a récemment fait peau neuve, réplique ainsi à ceux qui lui prêtent l’intention de faire une partition de la RCA.

 

L’inquiétude est grande, et chacun s’interroge sur les raisons de l’installation à Bambari du nouvel Etat-major de la Séléka. Une délégation d’officiels centrafricains et internationaux s’était rendue récemment dans cette ville du centre-est du pays. Il lui fallait faire passer deux messages : la Centrafrique est une et indivisible, et il ne saurait y avoir d’armée parallèle à l’armée nationale. A la Séléka, on se dit surtout préoccupé par la sécurité de la population : « La menace est là, en face. Tant qu’il n’y a pas la paix, il n’y aura pas de cantonnement et de désarmement. C’est clair », estime son porte-parole qui a réclamé un délai de réflexion car : « certains trucs ne leur conviennent pas bien ».

 

Certains Centrafricains trouvent qu’en reprenant du poil de la bête, la Séléka « relookée » menace la paix

 

La méfiance semble s’installer durablement en RCA. Avec le départ en exil de l’ancien chef de la Séléka, l’ex-président Michel Djotodia, les musulmans s’étaient retrouvés subitement orphelins de l’organisation que celui-ci avait dissoute. Progressivement, ils se sont trouvés à la merci des Anti-Balakas, ces auxiliaires et partisans de l’ex-président Bozizé. Pour les Anti-Balakas, les musulmans étaient en effet des boucs émissaires de choix. Ainsi se multiplièrent les pogroms au sein de la population centrafricaine. Le doute et l’inquiétude gagnant les esprits, nombre d’adeptes de l’islam avaient fini par emprunter le dur chemin de l’exil, conduisant notamment au nord, dans le Tchad voisin.

 

Par contre, on se demande ce que deviennent les Anti-Balakas qui ont, pendant un bon moment, défrayé la chronique par leurs exactions. Après avoir dominé l’actualité centrafricaine, ils semblent avoir mystérieusement disparu. Ce, depuis que leur géniteur, Bozizé, a fait l’objet de sanctions internationales, notamment : gel des avoirs, et interdiction de voyager. Les tortionnaires des musulmans de RCA semblent s’être soudainement volatilisés. De quoi donner à la Séléka l’occasion d’occuper le terrain. Toutefois, pour avoir eu à les endurer dans un passé récent, certains Centrafricains trouvent qu’en reprenant du poil de la bête, la Séléka « relookée » menace la paix. En tout cas, à Bangui, cette réorganisation ne rassure guère le pouvoir de la première centrafricaine. On ne perd pas de vue le fait que le nouveau chef d’Etat-major cherche à rassembler les troupes et à s’imposer. On craint surtout de le voir prendre un jour le risque de chercher à démembrer la RCA. Reste alors à savoir comment réagiront les forces internationales dans une telle éventualité. En viendra-t-on, au nom de la paix, à les combattre comme les Anti-Balakas ?

 

Il est hors de doute que la Séléka cherche à renforcer sa cohésion. Après avoir longtemps laissé le champ libre à l’adversaire, la Séléka cherche à renaître de ses cendres, sans doute pour mieux négocier. A l’approche des grands rendez-vous politiques, pourquoi ne pas chercher à se métamorphoser ? Les mêmes manœuvres se poursuivent sans doute ailleurs. Selon toute vraisemblance, l’odieux assassinat des humanitaires est pour quelque chose dans les tentatives de mutations de l’organisation. Les rebelles Séléka avaient été indexés. Or, autant ces agressions avaient bouleversé l’opinion, autant elles avaient été condamnées par la communauté internationale, désormais plus vigilante.

 

Si des efforts sérieux ne sont pas faits, la RCA, bientôt, ne sera que du passé.

 

Dans une intervention, l’ambassadeur de France, Charles Malinas, avait tenu à souligner à Bambari, que les résultats du congrès de Ndélé organisé par la Séléka ne sont pas ceux qui étaient espérés. « Ce qui est sorti du congrès de Ndélé, ce n’est pas tout à fait un parti politique. Ce sont des choses qui s’appellent "Etat-major", des choses comme ça. Eh bien, cela, ce ne sont pas des mots acceptables. On ne peut pas avoir d’armée parallèle, on ne peut pas avoir de structure militaire parallèle aux structures militaires autorisées par les résolutions des Nations unies et les mesures de confiance qui vont avec », avait-il précisé.

 

Accusé d’être le parrain des rebelles de la Séléka, le Tchad a fini par fermer sa frontière avec la RCA. Le président Idriss Déby Itno voudrait sans doute donner l’impression de ne point rendre les choses faciles aux rebelles. Mais, outre que partout les frontières sont poreuses en Afrique, l’histoire montre que lors des conflits fratricides, les fermetures de frontières visent davantage à écarter les témoins gênants. Tchadiens et membres de la Séléka sont donc les seuls à pouvoir exploiter la situation à leur profit exclusif. Les Centrafricains, toutes tendances confondues, comprendront-ils jamais qu’au-delà des intérêts égoïstes, il y a le fameux « intérêt supérieur de la nation » ? Vient-il jamais à l’esprit des uns et des autres, que nul ne viendra du dehors imposer la paix, rassembler les habitants de ce pays, et s’atteler à le construire ?

 

S’il n’est pas pesant pour la conscience des principaux acteurs de ce pays, le drame que vivent nos frères et sœurs de Centrafrique commence à devenir exaspérant pour l’ensemble des Africains. Après les frasques des Bokassa et consorts, l’on avait cru à tort que l’élite politique avait tiré suffisamment de leçons pour mettre fin au calvaire des populations. Après tant d’années, l’errance semble persister. Et c’est un euphémisme de dire que le peuple centrafricain souffre depuis longtemps de l’incurie de sa classe politique, de son refus du dépassement de soi, et surtout de son rejet du renoncement. De l’Empire centrafricain à la RCA, les dirigeants de ce coin d’Afrique ont trop longtemps amusé la galerie.

 

Voilà des décennies qu’en RCA on tourne en rond avec pratiquement les mêmes acteurs politiques, lesquels multiplient les errements et les injustices, parfois même par personnes interposées. Vrai que sur ce continent, les faits sont « merveilleusement » têtus : en effet, nombreux sont ces acteurs politiques qui, au-delà de ceux de la RCA, font fi de tout sens de l’honneur et de la relève. Lorsque, par exemple, la communauté internationale vole à votre secours, s’interpose pour mettre fin aux hostilités et vous contraint à négocier, la décence vous impose un minimum de rectitude. Certains acteurs oublient même que l’éthique africaine nous oblige à plus de respect envers les médiateurs, à plus de considération envers les engagements pris, et à plus d’efforts quant à la nécessité de préserver les vies humaines. Combien d’acteurs politiques africains font-ils réellement preuve de responsabilité ?

 

Les gouvernants africains se soucient si peu du destin de leur peuple que l’on semble ne même plus prêter attention à ce qui se passe en RCA. Ce pays nous semble à la croisée des chemins, et si des efforts sérieux ne sont pas faits par les acteurs en présence, la RCA, bientôt, ne sera que du passé. La partition sera inévitable. Par la faute des uns et des autres. Il est temps que s’arrêtent les bouffonneries et autres exercices de styles sans queue ni tête, qui consacrent la mal gouvernance et retardent l’émergence d’un nouveau leadership à même de sortir le pays de la fange.

Lu pour vous : En Centrafrique, tension entre la Séléka et l’armée française à Bambari

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 00:11

 

 

 

 

Par AFP - 22/05/2014

 

Le Représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Centrafrique, le général Babacar Gaye, a appelé une nouvelle fois les milices anti-balaka et les ex-rebelles Séléka au désarmement, lors d'une conférence de presse jeudi à Bangui.

"Je réitère ici l'appel que j'ai déjà lancé au nom du secrétaire général des Nations Unies. Il faut que les anti-balaka rentrent dans la légalité", a déclaré le général Babacar Gaye.


"Il faut qu'ils déposent les armes. Il faut qu'ils se tiennent prêts à retourner, pour ceux qui ne sont pas originaires de Bangui, dans leurs communautés d'origine. Nous sommes prêts à les y aider", a-t-il dit.

 

Le représentant de l'ONU a également appelé les ex-Séléka, qui avaient pris le pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014 à Bangui, "à se tenir prêts à entrer dans le Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) (...) en s'engageant immédiatement à respecter l'autorité de l'Etat".


"Il y a hors de la capitale des dynamiques locales qui sont malheureusement à l'origine d'exactions graves contre les populations", a-t-il expliqué.


"Le gouvernement après ses 100 premiers jours, est en train avec beaucoup de courage de faire un bilan d'étape et de relancer son action", a ajouté Babacar Gaye.

La crise centrafricaine a pris un tournant interconfessionnel depuis plusieurs mois, opposant les hommes de la Séléka, majoritairement musulmans, aux milices chrétiennes anti-balaka.


Ces groupes armés ont multiplié les exactions sur les civils, faisant des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.


Le Premier ministre de transition centrafricain, André Nzapayéké, a annoncé le 12 mai que son gouvernement serait "réaménagé dans les prochains jours", pour tenter de faire face aux violences intercommunautaires persistantes.

L'ONU redemande aux milices et aux ex-rebelles de déposer les armes

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 00:06

 

 

 

 


French.china.org.cn | Mis à jour le 23-05-2014

 

Une personne a trouvé la mort et six autres ont été blessées lors d'une tentative de désarmement des ex-rebelles de la Séléka par la force française Sangaris et la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca) jeudi matin à Bambari, à 400 km au Nord de Bangui où l'ex-rébellion a annoncé avoir établi son état-major depuis une semaine, a appris Xinhua.

 

"Sangaris et Misca sont rentrés sur notre site ce matin. Ils voulaient désarmer les éléments. Ces éléments ont refusé de remettre leurs armes. La tension est montée. La population est descendue dans la rue pour manifester contre cette opération. Sangaris et Misca ont tiré sur la foule. Il y a eu un mort et six blessés qui ont été transportés à l'hôpital", a rapporté le colonel Djouma Narkoyo, porte-parole de la Séléka joint par Xinhua.

 

Plusieurs heures après cet incident survenu aux environs de 08h00, heure locale (07h00 GMT), le calme est revenu dans la ville, indique l'ancien commandant de la gendarmerie mobile centrafricaine nommé après la prise du pouvoir de Michel Djotodia, leader de l'ex-coalition rebelle hétéroclite, le 24 mars 2013 à Bangui au terme de trois mois de conflit avec le régime de François Bozizé.

 

Ecartée à son tour du pouvoir après la démission forcée de son chef le 10 janvier 2014 sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale et de la France, la Séléka a annoncé la mise en place il y a deux semaines d'un nouveau commandement militaire et politique à Ndélé, dans le Nord où elle s'est repliée à la suite de cette démission, menaçant de provoquer une partition du pays.

 

Ses responsables accusent les forces française et africaine mandatées par les Nations Unies en vue d'aider à restaurer la paix et la sécurité dans ce pays enclavé d'Afrique centrale, de les avoir livrés à la merci des milices d'autodéfense anti-Balakas (anti-machettes) fidèles à Bozizé, après leur désarmement lancé début décembre 2013 par Sangaris.

 

"Ils ont détruit Bangui. Coûte que coûte ils veulent aussi détruire Bambari. Chaque fois que Sangaris s'engage à nous désarmer, c'est en présence des anti-Balakas. Depuis 48 heures, nous avons appris que ces derniers sont en route pour venir nous attaquer. Avant-hier, ils ont attaqué Grimari (80 km de Bambari) puis un petit village à 35 km où ils ont tué 4 Peuls", accuse le colonel Narkoyo.

 

"Nous sommes dans les casernes, si on nous attaque, on ne va pas aussi rester comme ça", poursuit-il.

 

Selon l'ancien gendarme de deuxième classe devenu colonel dans la rébellion, il n'y a cependant pas eu de combats entre les ex-rebelles et les forces française et africaine dont l'opération peut être interprétée comme une réponse à l'appel de libération de la ville de Bambari lancé la veille à Bangui par le président du Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire), Ferdinand-Alexandre Nguendet.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

 

Un décès imputé aux forces françaises en Centrafrique

 

BAMBARI République centrafricaine (Reuters) 22 mai - Un homme au moins a été tué jeudi à Bambari, en Centrafrique, au cours d'une opération de désarmement d'ex-rebelles musulmans de la Séléka menée par les forces françaises, selon des témoins et des sources médicales.

 

Un porte-parole des rebelles, pour sa part, a fait état de trois morts et six blessés lorsque les militaires français ont ouvert le feu, selon lui, sur des manifestants.

L'état-major de la force Sangaris a démenti, assurant que les militaires français n'avaient procédé qu'à des tirs de sommation. Le quartier général de la Séléka, qui tient le nord-est du pays, se trouve à Bambari.

 

Un correspondant de Reuters sur place a vu quatre blessés, dont un, apparemment touché par des tirs français, se trouve dans un état grave.

 

A l'issue d'une réunion organisée mercredi, les forces de maintien de la paix ont demandé aux membres de la Séléka de déposer les armes, ce qu'ils refusent, craignant d'être attaqués comme certains miliciens musulmans de Bangui qui avaient accepté de le faire.

 

Des civils armés de machettes et de fusils de chasse sont descendus dans les rues jeudi et ont paralysé le centre-ville.

 

"Il y a eu deux morts et une troisième personne qui a été grièvement blessée est maintenant décédée. Chrétiens et musulmans vivaient en paix, ici. Ce sont les militaires français qui sont à l'origine de cette violence", a déclaré Ahmad Nijad Ibrahim, porte-parole de la Séléka.

 

L'un des blessés, Mahamat Nour Hassan Ibrahim, 31 ans, a affirmé qu'un soldat français avait ouvert le feu sur la foule à partir d'un véhicule blindé. Lui-même a été atteint à la jambe gauche et son frère de 21 ans, Mohamed Hassan Ibrahim, a été tué, a-t-il dit. Le personnel de l'hôpital a confirmé qu'il y avait eu un mort.

 

Par mesure de sécurité, les membres de la force Sangaris ont fermé la route menant à Bangui.

 

"Les forces internationales sont à Bambari pour faire appliquer des mesures de confiance qui interdisent à des groupes armés de circuler en ville avec leurs armes", a déclaré un militaire français ayant requis l'anonymat.

 

A la tombée de la nuit, la situation était toujours très tendue et quelques coups de feu résonnaient dans la ville. Des manifestants, armés d'arcs, de flèches et de machettes, ont mis le feu à des barricades.

 

(Daniel Flynn, Jean-Philippe Lefief et Guy Kerivel pour le service français)

Centrafrique : heurts sanglants à Bambari (porte-parole Séléka)

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Centrafrique-Presse.com
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 00:04

 

 

 

 

Libreville, le 22 mai 2014 © koaci.com – Nous vous l'avions annoncé et c'est confirmé. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, est attendu à Libreville ce vendredi, selon des sources proches de l’ambassade de France au Gabon qui se sont confiées à koaci.com.


Il va participer au « 1er sommet des citoyens » qui va avoir lieu dans le cadre 3ième New York Forum Africa (NYFA), l’événement international qui s'ouvre ce vendredi pour trois jours à Libreville.


Malgré la pression de la société civile et de l’opposition, le gouvernement français sera bel et bien représenté à l’événement organisé par le français Richard Attias.

Laurent Fabius, ancien premier ministre de François Mitterand et actuel ministre des Affaire Etrangères et du Développement International arrivera ce vendredi dans la capitale gabonaise.


Officiellement, il va participer, comme orateur, au « 1er Sommet des Citoyens ».r Laurent Fabius était annoncé depuis deux semaines par plusieurs médias qui dénonçaient ainsi la « caution » de la Françafrique et de la France à l’une des plus importantes rencontres d’affaires en Afrique.


Selon nos informations, son arrivée au NYFA est prévue pour 9h00 et qu’un point de presse pourrait avoir lieu à 10h00 au Salon Pélé du stade de l’Amitié d’Angondjè.

Nous apprenons qu'un huis clos sur la situation centrafricaine aura lieu ce vendredi en début d'après-midi entre Ali Bongo, la présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza, invitée du NYFA, et le ministre français.


Par ailleurs, parmi les personnalités qui interviendront durant les trois jours du NYFA, au delà du président hôte gabonais, sont annoncés entre autres Youssou Ndour et les ancien présidents du Pérou Alejandro Tolédo et du Mexique, Vincenté Fox.

Notons pour finir qu'un Sommet extraordinaire des Chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC) devait se tenir en marge de la 3è édition du New York Forum Africa, il a été annulé.

Edouard Evouna

Lu pour vous : Gabon : NYFA, Laurent Fabius à Libreville ce vendredi, huis clos avec Bongo et Panza sur la Centrafrique

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Centrafrique-Presse.com
22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 17:03

 

 

 

 

par: APA publié le : 22/05/2014 à 17:01 UTC 

 

Le ministre des Maliens de l’extérieur, Dr Abderamane Sylla, émissaire du président Ibrahim Boubacar Keïta, est arrivé mercredi après-midi dans la capitale centrafricaine porteur d’un message d’amitié et de soutien du président malien à son homologue centrafricain et aux autorités de transition.

 

Aussitôt arrivé, M. Sylla s’est entretenu avec la présidente de transition Catherine Samba-Panza sur la coopération entre les deux pays, les crises en Centrafrique et au Mali ainsi que des propositions de sortie de ces crises.

 

« Nous avons pu échanger sur la situation à la fois malienne et centrafricaine. Bien que ces deux crises ne soient pas identiques dans la forme, mais il n’en demeure pas moins qu’elles ont secoué nos deux peuples », a confié le M. Sylla à APA, au sortir de l’audience.

 

Selon l’émissaire malien, la situation actuelle en Centrafrique et en Mali nous oblige de travailler main dans la main « dans les échanges d’expérience et dans la confrontation des idées pour tourner cette page assez sombre de l’histoire de l’Afrique »

Un émissaire malien reçu par Cathérine Samba Panza

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Centrafrique-Presse.com
22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 15:16

 

 

 

 

 

 

http://www.parismatch.com/ 

 

Elle adorait son métier et voulait témoigner pour ceux qui souffrent. Elle a été tuée en Centrafrique

 

Place des Ternes, à Paris, Camille descend de son deux-roues et tente d’enlever son casque. La mentonnière est coincée, elle ne parvient pas à l’ouvrir. A quelques pas, une femme fait la manche, assise sur le trottoir. Elle observe Camille, puis se met à rire. Leurs regards se croisent, Camille éclate de rire à son tour. Un échange fugitif. Camille, elle, le considère comme « captivant » et elle l’écrit. Elle a envie de savoir qui est cette mendiante, quelles sont ses origines, comment elle a pu se retrouver là. Cette femme, avec laquelle elle s’est sentie « connectée », pourrait être un sujet de reportage… Camille avait le don de voir ceux que les autres ignorent. Elle voulait éviter les chemins balisés. Elle n’a pas transigé et s’est installée en juillet 2012 dans le dernier-né des pays du monde, le Soudan du Sud, créé en 2011. Dans la lettre de motivation envoyée au studio Hans Lucas, auquel elle souhaite appartenir, elle écrit : « M’installer à Djouba correspond à un idéal professionnel et personnel : permettre une meilleure compréhension de fond d’une petite partie du monde, couvrir ces zones délaissées et rapporter de nouvelles images de régions ignorées, voire oubliées. »

 

Quand elle y débarque, la jeune femme a déjà quitté le cocon familial depuis plusieurs années pour vivre à l’étranger. Originaire d’Angers, ­Camille a grandi dans un foyer soudé, aimant. Sa mère, Maryvonne, DRH, et son père, Guy, paysagiste, respectent ses choix. Leur fille s’efforce de les rassurer sans leur mentir. Après le lycée Saint-Martin d’Angers, Camille part pour l’Angleterre où elle intègre l’université de Southampton, puis l’école danoise des médias et du journalisme. La photo devient son langage. « Elle faisait déjà de superbes images, dit Lorenzo Virgili, cofondateur de Hans Lucas. Camille avait la bonne distance et déclenchait au bon moment. Elle était humble et persévérante. Elle avait une conviction, des principes, mais n’était pas aveuglée par les préjugés. » A Gudele, un quartier situé à une vingtaine de minutes du centre de Djouba, Camille vit à la dure. Elle partage une maison sans électricité avec une jeune photographe roumaine, Andreea Campeanu. Quand elle n’est pas en reportage, Camille assiste à des réunions, prend des contacts et s’installe au Logali, un restaurant où elle peut se connecter sur ­Internet. Camille s’est acheté une moto. Andreea est souvent sa passagère. Elles se soutiennent, participent à des soirées, dansent, rentrent tard et passent les checkpoints en riant.

 

Camille est bouleversée par le destin des populations des monts Nuba, qui vivent recluses dans leurs montagnes bombardées par Khartoum, la capitale du Nord. Elle les rejoint à pied, attrape la ­malaria et fait un séjour dans un hôpital en zone de guerre. Son ami Jonathan Pedneault, 24 ans, forme les correspondants d’une radio locale. Il se moque d’elle avec affection, prétendant qu’elle ne parviendra jamais à placer ses « photos de petits Noirs affamés ». Camille lui répond qu’elle s’en moque, que « l’important, c’est de témoigner dans l’espoir qu’on s’intéresse un jour à eux ». Finalement, elle vendra ses photos.

 

Camille file en Centrafrique dès septembre 2013. Dans cette ancienne colonie française, chrétienne à 80 %, les affrontements se multiplient entre les milices. Les civils des deux camps sont massacrés. Médecins sans frontières l’héberge, avant qu’elle ne prenne ses quartiers à l’Institut Pasteur. Frédéric Gerschel, grand reporter au « Parisien », arrive en Centrafrique à la fin octobre et fait équipe avec elle. Il est impressionné par sa niaque, son sang-froid et la qualité de ses contacts. « C’était une journaliste complète », explique-t-il. Il aime « ses espèces d’éclats de rire en permanence, son côté bon public qu’un rien amuse ». Quand elle ­apprend que le père de Frédéric collectionne les papillons, elle déniche une boîte d’espèces rares et l’offre à Frédéric le soir de son anniversaire, le 9 novembre. William Daniels, photojournaliste, débarque à Bangui à la fin du même mois. C’est son deuxième séjour. Camille lui propose de partager un appartement abandonné par des expatriés. Dès les premiers heurts, début décembre, ils rallient ensemble un petit hôtel moins isolé. La France envoie des troupes sous mandat de l’Onu. C’est l’opération Sangaris. Camille présente à William une famille dont une des femmes a été tuée par l’explosion d’une grenade. Les photos de William prises pendant les funérailles sont récompensées par le prix le plus prestigieux de la profession, le World Press. William constate à son tour que Camille était « connue dans Bangui ». « Elle rayonnait, dit-il. Elle était hyper réactive, avec un sens du contact inestimable. Ce métier est difficile, mais elle le faisait comme si elle en avait toutes les clés. »

 

CAMILLE AVAIT LE DON DE VOIR LA DÉTRESSE QUI FAIT BAISSER LES YEUX DES AUTRES

 

En avril dernier, Camille fait un séjour d’une semaine à New York. Les rédacteurs en chef photo de grands journaux lui réservent un accueil favorable et elle se réjouit de son rendez-vous avec Jean-François Leroy, le directeur de Visa pour l’image, le festival international de photojournalisme, qui lui a promis une projection de ses clichés. Puis elle retourne à Bangui. Camille veut se rendre dans les mines de diamant pour photographier les milices chrétiennes anti-balaka, qui exploitent les mineurs. Son ami Jonathan a décroché un contrat de formation pour une ONG basée à Bangui. Il doit partir en tournée d’un mois dans l’ouest du pays, contrôlé par les anti-balaka. Il propose à Camille de l’accompagner. Elle accepte. Dans son sac à dos, Camille trimballe une biographie de Robert Capa. Il leur faut deux jours pour parvenir à Nola, le 25 avril, à environ 200 kilomètres de Bangui. Cinq jours plus tard, ils sont à Berberati. Camille est en contact avec Hassan Fawaz, un homme d’affaires libanais, négociant en diamants, rencontré une semaine auparavant. Ce dernier héberge Camille et Jonathan. De nombreux anti-balaka fréquentent la maison de Hassan Fawaz, un bâtiment sécurisé. Camille a sa propre chambre ; Jonathan et deux autres Libanais partagent celle de leur hôte. Des anti-balaka proposent à Camille de l’emmener sur le terrain pendant une journée. Parmi eux, il y a Junior, 27 ans, un ancien soldat. Les ex-Seleka ont égorgé sa mère et ses quatre sœurs. Junior explique à Camille que tuer des musulmans pour se venger lui fait du bien. Il lui raconte comment il a assassiné un bébé en le jetant contre un mur. Elle continue de l’interroger et apprend que Junior avait tué la mère de l’enfant, il ne voulait pas qu’il reste orphelin. « La force de Camille, dit Jonathan, c’était de mettre cette violence dans son contexte. Elle était simple, gentille, à l’écoute… »

 

Un soir, dans la maison où ils ont pris leurs quartiers, les deux journalistes rencontrent le « colonel Rock », un anti-balaka qui opère dans la région de Bouar. Il connaît bien Hassan. Camille commence à suivre le colonel et son groupe le samedi 3 mai. Elle se rend avec lui et ses hommes à Nao. Elle emporte un des téléphones satellites de Hassan. La mission se passe bien, et Camille compte repartir en patrouille avec eux pendant cinq jours. Son retour est prévu pour le lundi 12 mai. Jonathan rentre à Bangui deux jours avant cette date. Il tente de l’appeler, mais le téléphone satellite de Camille ne répond pas. Celui de Hassan non plus. Une amie commune, Katarina, reçoit un appel de Camille, le samedi soir, vers 20 heures. « Camille avait des informations à transmettre par message texte, explique Jonathan. Nous avons attendu ce message, mais il n’est jamais arrivé. »

 

 

Le lundi, Jonathan parvient enfin à joindre Hassan, qui le rassure : selon lui, tout va bien. Mais le lendemain, vers 13 heures, Hassan le rappelle. « Il était paniqué. Il m’a dit qu’il y avait eu une embuscade, qu’ils étaient tous morts, que Camille était parmi les victimes. Je n’y croyais pas. » Très vite, il en a la confirmation : le petit frère du colonel a survécu et aurait réussi à récupérer les corps, qui doivent être amenés à Galo. ­Jonathan appelle son correspondant sur place. Il interroge le porte-parole de la force Sangaris, qui affirme n’être au courant de rien. Quelques heures plus tard, sur des clichés qui lui parviennent, Jonathan identifiera le corps de sa consœur. 
Il n’y a pas si longtemps, Camille a été interviewée par une journaliste d’un site Internet qui lui a demandé ses conseils aux jeunes photographes. Elle a répondu : « Travaille dur, reste critique et exigeant avec toi-même. Et si tu n’es pas content de ce que tu as fait, recommence, encore et encore, mais n’abandonne jamais. » 

CAMILLE LEPAGE

MEURTRE D’UNE PHOTOJOURNALISTE

http://www.parismatch.com/ 

 

Elle adorait son métier et voulait témoigner pour ceux qui souffrent. Elle a été tuée en Centrafrique

Place des Ternes, à Paris, Camille descend de son deux-roues et tente d’enlever son casque. La mentonnière est coincée, elle ne parvient pas à l’ouvrir. A quelques pas, une femme fait la manche, assise sur le trottoir. Elle observe Camille, puis se met à rire. Leurs regards se croisent, Camille éclate de rire à son tour. Un échange fugitif. Camille, elle, le considère comme « captivant » et elle l’écrit. Elle a envie de savoir qui est cette mendiante, quelles sont ses origines, comment elle a pu se retrouver là. Cette femme, avec laquelle elle s’est sentie « connectée », pourrait être un sujet de reportage… Camille avait le don de voir ceux que les autres ignorent. Elle voulait éviter les chemins balisés. Elle n’a pas transigé et s’est installée en juillet 2012 dans le dernier-né des pays du monde, le Soudan du Sud, créé en 2011. Dans la lettre de motivation envoyée au studio Hans Lucas, auquel elle souhaite appartenir, elle écrit : « M’installer à Djouba correspond à un idéal professionnel et personnel : permettre une meilleure compréhension de fond d’une petite partie du monde, couvrir ces zones délaissées et rapporter de nouvelles images de régions ignorées, voire oubliées. »

Quand elle y débarque, la jeune femme a déjà quitté le cocon familial depuis plusieurs années pour vivre à l’étranger. Originaire d’Angers, ­Camille a grandi dans un foyer soudé, aimant. Sa mère, Maryvonne, DRH, et son père, Guy, paysagiste, respectent ses choix. Leur fille s’efforce de les rassurer sans leur mentir. Après le lycée Saint-Martin d’Angers, Camille part pour l’Angleterre où elle intègre l’université de Southampton, puis l’école danoise des médias et du journalisme. La photo devient son langage. « Elle faisait déjà de superbes images, dit Lorenzo Virgili, cofondateur de Hans Lucas. Camille avait la bonne distance et déclenchait au bon moment. Elle était humble et persévérante. Elle avait une conviction, des principes, mais n’était pas aveuglée par les préjugés. » A Gudele, un quartier situé à une vingtaine de minutes du centre de Djouba, Camille vit à la dure. Elle partage une maison sans électricité avec une jeune photographe roumaine, Andreea Campeanu. Quand elle n’est pas en reportage, Camille assiste à des réunions, prend des contacts et s’installe au Logali, un restaurant où elle peut se connecter sur ­Internet. Camille s’est acheté une moto. Andreea est souvent sa passagère. Elles se soutiennent, participent à des soirées, dansent, rentrent tard et passent les checkpoints en riant.

 

Camille est bouleversée par le destin des populations des monts Nuba, qui vivent recluses dans leurs montagnes bombardées par Khartoum, la capitale du Nord. Elle les rejoint à pied, attrape la ­malaria et fait un séjour dans un hôpital en zone de guerre. Son ami Jonathan Pedneault, 24 ans, forme les correspondants d’une radio locale. Il se moque d’elle avec affection, prétendant qu’elle ne parviendra jamais à placer ses « photos de petits Noirs affamés ». Camille lui répond qu’elle s’en moque, que « l’important, c’est de témoigner dans l’espoir qu’on s’intéresse un jour à eux ». Finalement, elle vendra ses photos.

Camille file en Centrafrique dès septembre 2013. Dans cette ancienne colonie française, chrétienne à 80 %, les affrontements se multiplient entre les milices. Les civils des deux camps sont massacrés. Médecins sans frontières l’héberge, avant qu’elle ne prenne ses quartiers à l’Institut Pasteur. Frédéric Gerschel, grand reporter au « Parisien », arrive en Centrafrique à la fin octobre et fait équipe avec elle. Il est impressionné par sa niaque, son sang-froid et la qualité de ses contacts. « C’était une journaliste complète », explique-t-il. Il aime « ses espèces d’éclats de rire en permanence, son côté bon public qu’un rien amuse ». Quand elle ­apprend que le père de Frédéric collectionne les papillons, elle déniche une boîte d’espèces rares et l’offre à Frédéric le soir de son anniversaire, le 9 novembre. William Daniels, photojournaliste, débarque à Bangui à la fin du même mois. C’est son deuxième séjour. Camille lui propose de partager un appartement abandonné par des expatriés. Dès les premiers heurts, début décembre, ils rallient ensemble un petit hôtel moins isolé. La France envoie des troupes sous mandat de l’Onu. C’est l’opération Sangaris. Camille présente à William une famille dont une des femmes a été tuée par l’explosion d’une grenade. Les photos de William prises pendant les funérailles sont récompensées par le prix le plus prestigieux de la profession, le World Press. William constate à son tour que Camille était « connue dans Bangui ». « Elle rayonnait, dit-il. Elle était hyper réactive, avec un sens du contact inestimable. Ce métier est difficile, mais elle le faisait comme si elle en avait toutes les clés. »

CAMILLE AVAIT LE DON DE VOIR LA DÉTRESSE QUI FAIT BAISSER LES YEUX DES AUTRES

En avril dernier, Camille fait un séjour d’une semaine à New York. Les rédacteurs en chef photo de grands journaux lui réservent un accueil favorable et elle se réjouit de son rendez-vous avec Jean-François Leroy, le directeur de Visa pour l’image, le festival international de photojournalisme, qui lui a promis une projection de ses clichés. Puis elle retourne à Bangui. Camille veut se rendre dans les mines de diamant pour photographier les milices chrétiennes anti-balaka, qui exploitent les mineurs. Son ami Jonathan a décroché un contrat de formation pour une ONG basée à Bangui. Il doit partir en tournée d’un mois dans l’ouest du pays, contrôlé par les anti-balaka. Il propose à Camille de l’accompagner. Elle accepte. Dans son sac à dos, Camille trimballe une biographie de Robert Capa. Il leur faut deux jours pour parvenir à Nola, le 25 avril, à environ 200 kilomètres de Bangui. Cinq jours plus tard, ils sont à Berberati. Camille est en contact avec Hassan Fawaz, un homme d’affaires libanais, négociant en diamants, rencontré une semaine auparavant. Ce dernier héberge Camille et Jonathan. De nombreux anti-balaka fréquentent la maison de Hassan Fawaz, un bâtiment sécurisé. Camille a sa propre chambre ; Jonathan et deux autres Libanais partagent celle de leur hôte. Des anti-balaka proposent à Camille de l’emmener sur le terrain pendant une journée. Parmi eux, il y a Junior, 27 ans, un ancien soldat. Les ex-Seleka ont égorgé sa mère et ses quatre sœurs. Junior explique à Camille que tuer des musulmans pour se venger lui fait du bien. Il lui raconte comment il a assassiné un bébé en le jetant contre un mur. Elle continue de l’interroger et apprend que Junior avait tué la mère de l’enfant, il ne voulait pas qu’il reste orphelin. « La force de Camille, dit Jonathan, c’était de mettre cette violence dans son contexte. Elle était simple, gentille, à l’écoute… »

Un soir, dans la maison où ils ont pris leurs quartiers, les deux journalistes rencontrent le « colonel Rock », un anti-balaka qui opère dans la région de Bouar. Il connaît bien Hassan. Camille commence à suivre le colonel et son groupe le samedi 3 mai. Elle se rend avec lui et ses hommes à Nao. Elle emporte un des téléphones satellites de Hassan. La mission se passe bien, et Camille compte repartir en patrouille avec eux pendant cinq jours. Son retour est prévu pour le lundi 12 mai. Jonathan rentre à Bangui deux jours avant cette date. Il tente de l’appeler, mais le téléphone satellite de Camille ne répond pas. Celui de Hassan non plus. Une amie commune, Katarina, reçoit un appel de Camille, le samedi soir, vers 20 heures. « Camille avait des informations à transmettre par message texte, explique Jonathan. Nous avons attendu ce message, mais il n’est jamais arrivé. »

Le lundi, Jonathan parvient enfin à joindre Hassan, qui le rassure : selon lui, tout va bien. Mais le lendemain, vers 13 heures, Hassan le rappelle. « Il était paniqué. Il m’a dit qu’il y avait eu une embuscade, qu’ils étaient tous morts, que Camille était parmi les victimes. Je n’y croyais pas. » Très vite, il en a la confirmation : le petit frère du colonel a survécu et aurait réussi à récupérer les corps, qui doivent être amenés à Galo. ­Jonathan appelle son correspondant sur place. Il interroge le porte-parole de la force Sangaris, qui affirme n’être au courant de rien. Quelques heures plus tard, sur des clichés qui lui parviennent, Jonathan identifiera le corps de sa consœur. 
Il n’y a pas si longtemps, Camille a été interviewée par une journaliste d’un site Internet qui lui a demandé ses conseils aux jeunes photographes. Elle a répondu : « Travaille dur, reste critique et exigeant avec toi-même. Et si tu n’es pas content de ce que tu as fait, recommence, encore et encore, mais n’abandonne jamais. » 

Lu pour vous : CAMILLE LEPAGE  - MEURTRE D’UNE PHOTOJOURNALISTE

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 15:08

 

 

 

 

Bangui, 22 Mai (ACAP) – Le Président du Conseil National de Transition (CNT) Ferdinand Alexandre Nguendet a demandé au Gouvernement, premier responsable de la défense de l’intégrité du territoire national et de la protection des populations, de prendre ses responsabilités pour rétablir l’ordre républicain dans la Préfecture de la Ouaka, lors d’une déclaration faîte sur la situation qui prévaut dans le Centre-Est du pays, mercredi 21 mai 2014 à Bangui.

 

Cette prise de position a pour objectif de dénoncer et de condamner les décisions arrêtées par les ex-séléka au Congrès de Ndélé, décisions qu’il qualifie d’anti républicaines et d’anarchiques.

 

  Le Président du CNT, Alexandre Ferdinand Nguendet a exhorté les forces étrangères de la Mission Internationale en Centrafrique (MISCA), de l’opération Sangaris et l’Eufor  à appuyer sans délai le gouvernement dans sa mission de rétablissement de l’autorité de l’Etat dans cette partie du pays

 

  Il a réitéré la demande des Conseillers pour la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines dans le but de contribuer aux opérations du désarmement et de la sécurisation du territoire nationale.

 

 En désapprouvant le comportement négatif et irresponsable des anti-balakas, le président Alexandre Ferdinand Nguendet les a prié « d’arrêter les actes de violence et l’occupation abusive de certaines routes nationales et localités du pays ».

Le Président du Conseil National de Transition Alexandre Ferdinand Nguendet invite le gouvernement à rétablir l’ordre républicain dans la préfecture de la Ouaka

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