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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 00:48

 

 

 

http://lepays.bf   vendredi 10 avril 2015

 

Les autorités de la transition centrafricaine viennent d’obtenir un engagement des miliciens Séléka et anti-Balaka de reconnaître les Accords de Brazzaville. Cet engagement de Nairobi devait recueillir aussi les signatures respectives de François Bozizé et de Michel Djotodia, mais les deux hommes ont fait faux bond. Qu’à cela ne tienne. L’engagement est signé par les représentants des deux camps armés qui s’affrontent depuis un certain temps en République centrafricaine (RCA). En rappel, les Accords de Brazzaville avaient été signés dans une sorte d’euphorie par les deux groupes armés, en juillet 2014. En son temps, on a eu un grand espoir de sortir de cette spirale de violences dans laquelle le pays est plongé. Hélas, les fruits n’ont jusque-là pas tenu la promesse des fleurs. Les violences n’ont pas cessé. Certains ont trouvé dans l’absence des mentors des deux camps que sont François Bozizé et son tombeur, Michel Djotodia, lors de la signature de ces accords, la raison de l’échec de leur application. Tant et si bien qu’en voulant redresser les choses, les négociateurs que sont le président congolais, Denis Sassou N’Guesso et son homologue kényan, Uhuru Kenyatta, ont failli tomber dans l’excès inverse. En effet, ils ont voulu négocier la signature d’un accord par les deux mentors par-dessus la tête des autorités de la transition centrafricaine.

 

Les autorités centrafricaines sont vent debout contre l’accord de Nairobi

 

Et ce qui devait arriver, arriva. La communauté internationale ne s’est pas fait prier pour rejeter ledit accord. La présidente Catherine Samba-Panza et son équipe qui n’ont pas été associées à la négociation de cet accord, ne se sont pas senties non plus liées par ses dispositions. Mieux, les autorités centrafricaines sont vent debout contre cet accord de Nairobi qui prônait la mise en place d’une nouvelle équipe de transition. Pour elles, accepter cet accord reviendrait à reconnaître qu’elles ne se sont pas montrées à la hauteur de la tâche qui leur a été confiée et donc devraient céder la place à plus « compétents » qu’elles. Catherine Samba-Panza ne l’a pas entendu de cette oreille. Jusque-là, elle est décidée à ne pas lâcher prise. Cette hostilité des autorités de la transition vis-à-vis de ce qu’on pourrait appeler Accord de Nairobi I, a contribué à en faire un mort-né. Dès lors, il a fallu trouver une bouée de sauvetage pour le pays, toujours englué dans les méandres de la violence. C’est ainsi qu’on vient d’assister à une sorte d’exhumation des Accords de Brazzaville qui ont l’avantage d’avoir été signés par les anti-Balaka et les combattants de la Séléka et qui ont les faveurs de la communauté internationale et de la transition, surtout de sa présidente dont ils reconnaissent l’autorité.

 

En remettant au goût du jour les Accords de Brazzaville, les Anti-Balaka et la Séléka désavouent d’une manière ou d’une autre, Djotodia et Bozizé. C’est une façon d’enterrer l’accord de Nairobi signé par les mentors. De fait, Catherine Samba-Panza n’a jusque-là pas fait preuve d’enthousiasme, à l’idée de les associer à la recherche de la paix dans le pays. Mais la paix sans les mentors des camps armés est-elle possible en RCA ? Bozizé et Djotodia ne sont-ils pas incontournables pour le retour à la paix ? On peut estimer que ces deux gourous des milices qui sèment le chaos en Centrafrique pèsent encore sur le cours des événements dans le pays et que ce faisant, il aurait été important de parvenir à un accord avec eux. Un accord qu’ils auraient accepté de cosigner avec les autorités de la transition. En effet, les deux anciens dirigeants ont une certaine influence sur leurs éléments, à travers les financements qu’ils peuvent leur apporter. Ils tirent certainement les ficelles depuis leurs terres d’exil respectives. Et leur prise de position compte peut-être dans les attitudes et les actes de leurs miliciens. L’idéal aurait donc été qu’ils s’impliquent dans la quête du retour de la paix dans le pays. Un accord dans lequel ils se seraient reconnus, aurait de ce fait, été d’une précieuse aide pour la RCA.

 

Mais, cela n’enlève rien au fait qu’il est bon que les éléments sur le terrain prennent des engagements forts en faveur de la paix.

 

La pacification du pays dépend plus de la bonne volonté des combattants des deux camps

 

En effet, les accords que signeraient les mentors avec les autorités de la transition auraient été plus théoriques que pratiques. Ceux signés par les acteurs directs des violences peuvent être plus porteurs d’effets. En effet, les mentors ont déjà montré leur incurie en ce qui concerne la défense de l’intérêt général de leur pays et il est difficile de parier sur leur bonne foi, quand bien même ils prendraient des engagements en faveur de la pacification du pays. Il n’est donc pas évident que les engagements qu’ils viendraient à prendre seraient matérialisés sur le terrain par leurs soins. De plus, il n’est pas évident que leurs consignes seraient suivies à la lettre par les exécutants sur le terrain. Leur influence sur les troupes relève peut-être plus du mythe que de la réalité. Il est contreproductif de délaisser la contribution de quelqu’un qui a assisté à un événement pour solliciter le concours de celui qui pourrait seulement imaginer comment les choses se sont passées, dit en substance une sagesse de chez nous. Il est contreproductif donc de laisser les acteurs directs du conflit pour compter sur les cerveaux qui se cacheraient derrière eux. Si c’est à choisir, il est préférable de parier sur des combattants qui décident eux-mêmes et en toute responsabilité, de déposer les armes que sur leurs parrains supposés. Il paraît plus facile aux combattants de la Séleka et aux Anti-Balaka d’obliger leurs mentors à changer leur fusil d’épaule qu’à Bozizé et Djotodia d’obtenir de leurs bases respectives, l’arrêt effectif des violences. La pacification du pays dépend plus de la bonne volonté des combattants des deux camps à la base que du bon vouloir de leurs mentors. « C’est l’existence de sujets qui donne un sens au statut de chef », dit-on. C’est parce qu’ils ont des combattants qui leur obéissent que Djotodia et Bozizé sont des « chefs de guerre ».

 

Il convient, de ce fait, de mettre donc l’accent sur les combattants, les hommes de terrain, même s’il ne faut pas rejeter la contribution de Bozizé et de Djotodia au retour à la paix. Cet engagement des combattants à respecter les accords de Brazzaville qu’ils ont signés, est un signe d’espoir non négligeable. La lassitude qui a certainement gagné les combattants des deux camps et la pression qu’exercent sur eux l’équipe de Samba-Panza et la communauté internationale, ont certainement contribué à forger leur volonté de faire taire les armes. Quoi qu’il en soit, on ne peut que se réjouir de ce nouvel engagement des combattants anti-Balaka et Séléka, de travailler au retour définitif de la paix dans le pays. Il faudra espérer que la flamme de cet espoir brille longtemps, mieux, pour de bon. Il faudra croiser les doigts pour que cet engagement soit suivi d’effets concrets sur le terrain et ce, sans plus tarder, pour que la RCA sorte le plus vite possible de l’ornière.

 

« Le Pays »

Lu pour vous : RCA : La paix sera-t-elle possible sans les mentors ?

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Centrafrique-Presse.com
11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 00:43

 

 

Centrafrique: attaque contre une base de l'ONU dans le nord, un manifestant tué (ONU)

 

10/04/15 (AFP)

 

Plusieurs centaines de manifestants ont tenté vendredi d'envahir une base de l'ONU à Kaga Bandoro, au nord de la République centrafricaine (RCA), et un manifestant a été tué dans les affrontements avec les Casques bleus, a annoncé l'ONU.

 

L'attaque a également fait "plusieurs blessés" parmi les manifestants, a indiqué le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.

 

La Minusca (Mission de l'ONU en RCA) a procédé à des tirs de sommation contre les manifestants qui ont tenté de mettre le feu à la base et dont certains étaient armés de couteaux, a-t-il précisé. Les manifestants étaient "entre 300 et 400".

 

La Mission "regrette profondément cet incident" et va ouvrir une enquête. Il s'agit de la deuxième attaque en une semaine contre la mission "qui a toujours été en bons termes avec la population locale", a souligné le porte-parole.

 

Kaga-Bandoro est situé à 350 km au nord de Bangui et reste un foyer de tensions. En janvier dernier, huit membres d'une délégation officielle, dont le maire de la ville, avaient été brièvement enlevés puis libérés par des membres de l'ex-rébellion Séléka.

 

 

RCA: une base de l'ONU attaquée dans le Nord, un manifestant tué

 

0-04-2015 à 23:42 RFI

 

Des affrontements ont eu lieu vendredi à Kaga-Bandoro dans le nord de la Centrafrique. Plusieurs centaines de manifestants s'en sont pris à la base des casques bleus dans la ville. Bilan : un mort du côté des manifestants et plusieurs blessés.

 

Environ 300 à 400 manifestants ont violemment tenté de pénétrer dans la base des casques bleus à Kaga-Bandoro. Après avoir érigé des barricades, ils ont voulu forcer le portail de l'enceinte de la Minusca qu'ils ont enflammé. Munis d'armes blanches et de projectiles, les manifestants ont blessé plusieurs soldats. Le contingent pakistanais de l'ONU a immédiatement riposté à l'aide de grenades lacrymogènes, puis en effectuant des tirs de sommation.

 

Cette attaque est le résultat de tensions communautaires entre la population locale et les bergers peuls en pleine période de transhumance, comme l'explique Hamadoun Touré, le porte-parole de la Minusca : « C'est la seconde attaque en une semaine, indique-t-il. Les manifestants pensent que nous prenons parti pour une communauté alors que nous avons toujours affirmé notre impartialité. Ils pensent que nous prenons parti pour les Mbororo. Ce sont des Peuls qui sont là et en période de transhumance, ce genre d’incidents est fréquent. Un peu partout entre pasteurs et paysans il y a parfois des clashes. Mais cette ampleur est regrettable. »

 

Regrettable, car la riposte des casques bleus a fait un mort dans les rangs des manifestants qui parlent déjà de bavure. Plusieurs habitants contactés sur place accusent la Minusca d'avoir tiré sur la foule. Hamadoun Touré, le porte-parole, réfute toute idée d'acte volontaire et annonce avoir ouvert une enquête pour élucider les circonstances de l'accident.

 

 

Un camp de l’ONU attaqué en Centrafrique

 

Par Rédaction The Associated Press 10 avril 2015 | 16:16

 

Plusieurs soldats des forces de maintien de paix des Nations unies ont été blessés grièvement vendredi matin, lorsque près de 400 personnes ont attaqué un de leurs camp en République centrafricaine.

 

L’ONU a indiqué que l’un des assaillants avait péri et que plusieurs autres avaient été blessés.

 

Il s’agit du deuxième assaut contre les Casques bleus déployés dans la ville de Kaga-Bandoro, dans le nord du pays, où les relations avec la population avaient pourtant toujours été «harmonieuses», selon l’ONU.

 

Le pays vit actuellement une migration saisonnière qui est traditionnellement marquée par des tensions entre les communautés de la région, située à environ 385 kilomètres de la capitale, Bangui.

 

L’ONU n’a toutefois pas précisé ce qui pourrait avoir causé l’attaque.

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a expliqué que des centaines de personnes avaient tenté de pénétrer à l’intérieur du camp en allumant un incendie à l’entrée.

 

Les Casques bleus ont tenté de contenir la foule, mais les manifestants, munis de pierres et de couteaux, avançaient vers eux et ont blessé plusieurs soldats.

 

«Devant la gravité de l’attaque, les Casques bleus ont tiré des coups de feu dans les airs», a indiqué la MINUSCA dans un communiqué, en se disant désolée qu’une personne soit morte. Une enquête sera menée sur l’incident.

 

Au moins 5000 personnes ont été tuées depuis l’intensification des violences entre les différentes communautés en Centrafrique, en décembre 2013.

Centrafrique: attaque contre une base de l'ONU dans le nord, un manifestant tué (ONU)

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 00:38

 

 

Remise des équipements d'assistance technique à la RCA par l'Angola

 

Le ministre angolais de la Géologie et des Mines, Francisco Queiroz, a procédé mercredi dernier, à Luanda, à la remise de plusieurs équipements d'assistance technique à la République centrafricaine (RCA), destinés à l'exploration artisanale des diamants dans le cadre du processus Kimberley. Il s'agit d’ordinateurs, de balances, d’appareils GPS, de motopompes et de l'argent pour l'achat de véhicules, entre autres.

 

A l'occasion, le ministre angolais de la Géologie et Mines a souligné que le geste du Gouvernement angolais revêt une grande signification parce que, a-t-il dit, l'exploration artisanale des diamants dépend des équipements adéquats et de la définition de politiques adéquates. D'autre part, il a indiqué que la RCA a une carence de ces équipements et son expérience n'est pas la même que celle de l'Angola, et nous voulons une meilleur organisation de ce pays avec la remise de ces moyens.

 

Par ailleurs, Francisco Queiroz a précisé que l'intérêt de l'Angola ne consiste pas seulement à l'offre de matériels et équipements, mais aussi aider ce pays à s'organiser et arranger des conditions pour qu'il reprenne sa place dans le processus Kimberley. Pour sa part, le ministre centrafricain de la Géologie et des Mines, Joseph Agbo, a déclaré que les diamants représente la grande ressource pour l'exportation en RCA et contribue avec 40 pour cent dans le PIB.

 

(Angola Press)

 

 

VIOLENTES MANIFESTATIONS CONTRE UN CAMP DE LA MINUSCA A KAGA-BANDORO

 

(Communiqué de Presse)

 

Dans la matinée du vendredi 10 avril 2015, des manifestants estimés entre 300 et 400 personnes, se sont attaqués au camp de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) à Kaga-Bandoro, Nana-Gribizi, à 342 km de Bangui.

 

Les Casques bleus ont tenté de contenir la foule qui voulait forcer la barrière de l’entrée du camp en y mettant le feu. Au cours de ces incidents, des manifestants, munis d’armes blanches, ont jeté des projectiles sur les soldats de la MINUSCA, blessant plusieurs d’entre eux dont certains grièvement.

 

Face à l’ampleur de l’attaque, les Casques bleus ont dû réagir par des tirs de sommation. On déplore un mort et plusieurs blessés du côté des assaillants. Tous les blessés sont admis à l’hôpital de la MINUSCA à Kaga-Bandoro où ils reçoivent les soins appropriés.

 

C’est la seconde attaque contre la MINUSCA en une semaine dans une ville où les relations ont toujours été cordiales avec les populations.

 

La MINUSCA déplore vivement ces incidents et a décidé d’ouvrir immédiatement une enquête pour déterminer les circonstances exactes dans lesquelles un Centrafricain a trouvé la mort et plusieurs autres ont été blessés. Elle présente ses condoléances à la famille du défunt et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

 

En cette période de transhumance marquée par des tensions communautaires dans la préfecture de la Nana-Gribizi, la MINUSCA tient à réaffirmer son engagement au service des populations en vue de contribuer à calmer la situation.

 

 

 

UN CASQUE BLEU DE LA MINUSCA TUE DANS UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION

 

Bangui, le 10 avril 2015 – Un Casque bleu du contingent bangladais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), le Caporal Nazrul Islam, est décédé le jeudi 9 avril 2015, suite à un accident de la circulation survenu à Boali, Préfecture d’Ombella-M’Poko, à 90 km de Bangui.

 

L’accident a fait douze blessés parmi les Casques bleus bangladais dont trois dans un état critique.

 

La MINUSCA exprime ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’au Gouvernement banglandais.

 

Agé de 32 ans, le Caporal Nazrul était arrivé en RCA en novembre 2014. Il est le sixième militaire de la MINUSCA décédé depuis le déploiement de la Mission, le 15 septembre 2014.

 

 

Coordination nationale des Anti Balaka

 

Nous anti balaka avons déposer les armes en Armonie avec les accords de Brazzaville vu le comportement anti démocratique et suicidaire que souhaite entreprendre madame Catherine samba panza ,

 

vu le non respect de ces prérogatives

 

vu son acharnement à vouloir gouverner le pays comme ci elle a été élu par le peuple
 

Nous avertissons la communauté internationale et nationale des dérives dictatoriales de la présidente de transition et de son entourage .

 

nous patriote avons décider ce qui suit :

 

Nous donnons 7 jours à partir de cette date pour que soit retirer les décrets sur le présidium du forum inclusif .

 

Que toute les partis prenantes soit inviter et présente au forum pour le bien de la RCA

 

Que tous les patriotes anti balaka arrêter injustement soit libérer

.

Passer se délai la présidente de transition sera tenu responsable de tout ce qui adviendra car trop c'est trop un langage africain dit quand on veut la pluie il faut assumer la boue.

 

Fait à Bangui

 

10 / 04 / 2014

 

Pour les comzones anti balaka

 

Hérve Namkofeï

 

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Centrafrique-Presse.com
11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 00:34

 


 

Bangui, 09 avril 2015 (RJDH)---Adrien Poussou, Conseiller Spécial en Communication du premier ministre, a qualifié de querelles de personnes les contestations qui ont suivi la création du comité technique d’organisation du forum de Bangui. Ce dernier craint que cette situation ne puisse étouffer les efforts de réconciliation que déploie l’Exécutif. Adrien Poussou l’a dit dans une interview accordée ce jour au RJDH.

 

Le Conseiller Spécial en Communication du premier ministre a fait savoir que les contestations qui sont enregistrées depuis la création du présidium et du comité technique d’organisation du forum sont fondées pour l’essentiel sur des querelles de personnes. « J’ai été surpris par toutes les critiques et contestations qui ont suivi la création de ces deux organes. C’est en fait de querelles de personnes dont il est question. Vous avez lu comme moi, la déclaration du Conseil National de Transition qui a relevé un certain nombre de choses. Pour dire vrai, le CNT rejette la nomination d’un certain nombre de personnalités dans ce comité. Ce sont des querelles de personnes, c’est de cela qu’il s’agit », a déclaré Adrien Poussou.

 

Le conseiller spécial du premier ministre craint que ces querelles de personnes ne puissent prendre le dessus. «C’est aujourd’hui une inquiétude. Ces querelles de personnes doivent être combattues. Nous devons tout faire pour tenir et réussir le forum de quoi dépend le reste du processus de la transition mais ces querelles de personnes risquent d’étouffer les efforts de réconciliation », a souligné cette personnalité pour qui « l’essentiel est de tenir le pari du forum et bien le tenir ».

 

Interrogé sur le manque de consensus dénoncé par le Conseil National de Transition, Adrien Poussou défend : « je ne pense pas que le consensus ait manqué dans la mise en place de ces organes-là. A ma connaissance, le Conseil National de Transition est bel et bien représenté dans ce comité, il en est de même pour la société civile, les confessions religieuses et les autres forces vives de la nation ». Le conseiller spécial ajoute sans donner des noms, « il faut éviter de privilégier les intérêts égoïstes. Le plus important est de préserver l’intérêt supérieur de la nation, et c’est cet intérêt que l’exécutif entend défendre jusqu’au bout ».   

 

Le conseiller spécial du premier ministre a réagi trois jours après que le Conseil National de Transition se soit opposé aux décrets créant ces deux organes. Dans une déclaration rendue publique le lundi dernier, le conseil national de transition a dénoncé ces décrets et appelé à leur annulation./

 

Sylvestre Sokambi

 

 

Centrafrique: Le PNUD octroie 37 millions de FCFA pour appuyer la planification stratégique du pays


Bangui, 09 avril 2015 (RJDH)--Dans le cadre du Projet d’Appui aux Renforcement des Capacités pour la Planification Stratégique (PARCPS), le représentant du PNUD en Centrafrique a remis ce jeudi un véhicule et des matériels évalués à ’environ 37 millions de FCFA au Ministère du plan pour la mise en œuvre de ce projet. La remise a eu lieu ce matin entre le représentant résident du PNUD, Aurélien AGBENONCI et la Ministre du Plan, Florence Limbio.

 

Ce don est composé d’un véhicule, de trois ordinateurs du Bureau, un ordinateur portable, deux imprimantes, un serveur de grandes capacités, des fournitures de bureaux dont le montant s’élève à 62. 635 USD, environ 37 millions de FCFA.

 

Les dons sont destinés à la mise en œuvre du PARCPS dont l’objectif est de contribuer au renforcement des capacités nationales de planification stratégique du développement à travers trois domaines clés : informations statistiques, coordination de l’aide et réalisation d’études stratégiques.

 

Selon le document du projet, celui-ci vise essentiellement les structures étatiques centrales, à savoir les ministères de l’Economie et du Plan et le Ministère du Développement Rural pour une période allant de septembre 2014 au 31 décembre 2015.

 

D’après le constat fait dans ce document de projet, depuis décembre 2012, la République centrafricaine est dans une situation de crise politique, sécuritaire et humanitaire qui a affecté toutes les sphères de la vie nationale.

 

« En réponse à la crise, une Feuille de Route de la Transition, tirée du Programme d’Urgence pour le Relèvement Durable (PURD) a été adoptée en avril 2013 puis actualisé en Mars 2014 afin de permettre aux autorités de la Transition de disposer d’un Plan d’Action, instrument de dialogue avec les partenaires », rappelle le document.

 

A cet effet, le présent projet appuyé par le PNUD, en collaboration avec Union Européenne, Banque Mondiale, BAD, Système des Nations-Unies, porte sur l’appui à la mise en œuvre du 3ème pilier de la feuille de route, avec notamment les actions de renforcement des administrations centrales en matière de production, de traitement, de diffusion des informations statistiques et socioéconomiques, de coordination de l’aide et d’élaboration et d’études stratégiques « pour permettre le pilotage du développement à partir de données fiables et d’analyses pertinentes », ajouté le document./

 

Fridolin Ngoulou

Centrafrique/Bangui : Le Conseiller Spécial en Communication du PM craint que des querelles de personnes fragilisent le processus du dialogue
Centrafrique/Bangui : Le Conseiller Spécial en Communication du PM craint que des querelles de personnes fragilisent le processus du dialogue

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Centrafrique-Presse.com
9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 16:59

 

 

http://www.adiac-congo.com  Jeudi 9 Avril 2015 - 15:00

 

Après la dénonciation par les Anti- balaka et les ex-Séléka du décret portant convocation du Forum de Bangui, le Conseil national de transition (CNT) vient à son tour d'exiger le retrait de toutes les décisions y relatives. Ce qui fait planer le risque d'un report de cette grand-messe de réconciliation de tous les acteurs de la vie politique centrafricaine.

 

«Le Conseil national de transition (CNT) invite l'exécutif dans son ensemble et particulièrement son excellence, la présidente de la transition à bien vouloir rapporter les décrets portant respectivement création du comité technique d'organisation du Forum national de Bangui, désignation des membres du comité technique d'organisation et création du Présidium du forum national de Bangui. », a indiqué à la Radio Ndekeluka, Léa Koyassoum-Doumta, la vice-présidente du CNT, l’actuel parlement de transition.

 

Les parlementaires ont par ailleurs appelé la présidente Catherine Samba Panza à procéder à une large consultation des forces vives de la nation pour la mise en place des structures chargées d'organiser le Forum, tout en tenant compte des conclusions des travaux de la commission préparatoire. « Les conseillers nationaux pensent légitimement que le Forum risque de connaître un échec si les autorités de la transition n’y prennent garde.», a prévenu Koyassoum-Doumta avant d’annoncer l’interpellation du Premier ministre  sur cette question dans les prochains jours .

 

Le 7 avril dernier, plusieurs centaines de partisans des anciens présidents, François Bozize et Michel Djotodia ont manifesté devant le siège de la mission onusienne (Minusca) à Bangui pour réclamer la participation de leurs leaders au  futur forum. Ils ont en outre dénoncé les décisions unilatérales des autorités de la transition, notamment la désignation d’un bras droit de Samba Panza à la tête du comité technique. "Toutes ces nominations et ces entités créées, constituent une manœuvre visant à évincer leurs cadres du processus en cours", pensent les manifestants.

 

« En nommant Jean-Jacques Démafouth, la présidente a vidé totalement la commission préparatoire de sa substance parce qu'il y a une similitude dans les objectifs assignés aussi bien à la commission préparatoire qu'au comité technique de préparation de ce dialogue », a décrié Bertin Béya, secrétaire général du parti de François Bozize.

 

Les tractations de paix de Nairobi ne donnent pas elles aussi de signe prometteur. Malgré la signature par les représentants des groupes armés Anti-balaka et ex-Séléka d’une nouvelle version d’accord de paix, les deux ex-chefs d’État ont renoncé de reconnaitre les autorités de Bangui. La présidence kenyane qui a parrainé les négociations, n’a guère fait de commentaire sur ce sujet.

 

Rappelons que l’organisation du Forum de paix et de réconciliation à Bangui, a été recommandée à Brazzaville dans l’accord de cessation des hostilités signé le 23 juillet 2014. Le rendez-vous qui est prévu du 27 avril au 2 mai prochain a pour vocation, d’après le texte de Brazzaville, de réunir tous les frères ennemis centrafricains autour d’une même table.

 

Fiacre Kombo

Centrafrique : le Forum de Bangui encore incertain

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Centrafrique-Presse.com
9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 16:57

 

 

http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2830p006.xml7/diplomatie-lections-denis-sassou-nguesso-centrafrique-crise-centrafricaine-impasse-nairobi.html

 

La loge maçonnique du Grand Orient de France (GOF) estime notamment qu'une deuxième transition doit succéder, en juillet, à celle dirigée par la présidente Catherine Samba-Panza.

 

Le Grand Orient de France (GOF) veut s'impliquer dans la crise centrafricaine. Classée à gauche, la cellule affaires extérieures de la loge maçonnique (notamment ses membres africains) mène une campagne de lobbying dans le but de faire évoluer la position des autorités françaises. En clair, le GOF estime que l'actuel calendrier électoral (des élections entre juillet et septembre) n'est pas tenable et qu'une deuxième transition doit succéder, en juillet, à celle dirigée par Catherine Samba-Panza. À qui il reviendra d'organiser des élections transparentes dans un délai plus raisonnable, avec un fichier électoral correct.

 

Cette initiative manifeste à l'évidence une volonté de concurrencer l'influence continentale de la Grande Loge nationale française (GLNF), qui est, elle, classée à droite. Le GOF envisage en effet de s'impliquer dans d'autres dossiers sensibles, en Guinée, au Congo-Brazzaville et ailleurs. l

Lu pour vous : Crise centrafricaine : le Grand Orient de France à l'offensive

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 16:54

 

 

 

Par RFI 09-04-2015 à 09:38

 

Mercredi, les délégations d'anti-balaka et d’ex-Seleka présentes à Nairobi depuis novembre 2014, ont signé une déclaration d'engagement par laquelle ils reconnaissent les accords de Brazzaville. Les anciens présidents Michel Djotodia et François Bozizé devaient aussi signer, mais ils ne l'ont pas fait.

 

C'est l'épilogue du feuilleton à rebondissements qui a agité la vie politique centrafricaine depuis la fin de l'année dernière. L'accord, devant être négocié discrètement à Nairobi, avait été rejeté par l'ensemble des partenaires internationaux de la Centrafrique et en particulier la France.

 

A Bangui aussi, ces discussions avaient été d'emblée décriées. Par une classe politique qui n'admettait pas qu'on joue une nouvelle fois le destin du pays hors de ses frontières et par des autorités de transition qui étaient clairement dans le viseur des négociateurs de Nairobi.

 

Sous la pression et pour ne pas se résoudre à un fiasco, les négociateurs ont transformé cet accord en « déclaration d'engagement ». Un engagement des signataires à rallier l'accord signé à Brazzaville en juillet 2014 et à reconnaître de fait l'actuelle transition centrafricaine. Mais les parrains, le chef de l’Etat kényan, Uhuru Kenyatta et son homologue congolais, Denis Sassou-Nguesso espéraient encore faire un joli coup : que ce document soit signé par François Bozizé et Michel Djotodia.

 

Finalement, c’est un échec. Ce mercredi à la présidence kényane, lors d'une cérémonie solennelle, les délégués anti-balaka et ex-Seleka ont signé le texte qu'ils avaient paraphé fin février. Joachim Kokaté, Maxime Mocome, et Côme Azounou d'un côté, Noureddine Adam, Moustapha Sabone, et Abel Belenguélé de l'autre, mais pas les anciens présidents. François Bozizé était absent. Michel Djotodia, lui, était là, mais en spectateur.

RCA: Djotodia et Bozizé ne signent pas l’engagement de Nairobi
RCA: Djotodia et Bozizé ne signent pas l’engagement de Nairobi

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 16:50

 

 

avr 9, 2015 (Xinhua)

 

Les factions rivales en conflit en République centrafricaine (RCA) ont signé à Nairobi au Kenya deux accords de paix pour mettre fin aux hostilités et ouvrir une nouvelle ère de stabilité politique dans leur pays.

 

Ces deux accords, l’Accord de Nairobi sur le cessez-le-feu et la cessation des hostilités entre les mouvements Ex-Seleka et Anti- Balaka, d’une part, d’autre part la Déclaration de Nairobi d’ engagement au respect de la feuille de route de transition en République centrafricaine, ont été signés tous les deux mercredi dans la capitale kényane.

 

Le président kenyan Uhuru Kenyatta et son adjoint William Ruto ont assisté à la signature de ces deux accords, entre les mouvements Anti-Balaka, représenté par Joachim Kokate, et Séléka, dirigé par l’ex-président Michel Djotodia.

 

« Je vous remercie pour la patience, la compréhension et l’ engagement dont vous avez fait preuve. Ce sont les marques d’une direction mature capable d’apporter le progrès et le bonheur aux habitants de la RCA », a déclaré M. Kenyatta après la signature de ces accords.

 

Il a appelé les parties prenantes à respecter ces accords à éviter de se laisser détourner de leurs objectifs par des forces extérieures.

 

« Il y aura beaucoup de personnes pour tenter d’apporter les divisions entre vous pour leur bénéfice personnel. Votre principal intérêt doit être le bien-être des habitants de République centrafricaine », a-t-il déclaré dans un communiqué publié à Nairobi.

 

La coalition rebelle Seleka, mouvement en grande partie musulman, et les milices chrétiennes « Anti-Balaka » sont les principaux acteurs des violences quasi-quotidiennes qui ont fait des milliers de morts en Centrafrique.

 

Ces deux accords visent à assurer le désarmement et la démobilisation des différentes milices dans le pays.

 

Le président Kenyatta a souligné que la signature de ces accords de paix n’était qu’une première étape et qu’il restait un grand nombre de questions à régler pour assurer la stabilité de la Centrafrique.

 

« L’esprit de fraternité que vous avez développé ici à Nairobi doit se poursuivre même jusqu’au forum de Bangui », a-t-il ajouté.

 

M. Kenyatta a assuré à ces délégations que le Kenya continuerait de se tenir à leurs côtés tandis qu’ils s’efforcent de s’allier pour assurer la construction de leur nation. Des progrès rapides et substantiels ont été réalisés en vue d’un règlement politique qui rétablira la place de la Centrafrique au sein de la communauté des États pacifiques, a-t-il dit.

 

Les dirigeants des deux groupes rivaux ont remercié le président Kenyatta et le gouvernement du Kenya pour leurs efforts en vue d’apporter la paix en Centrafrique.

 

Ils ont déclaré que leur pays connaissait des troubles politiques depuis 20 ans, soulignant que l’engagement de la direction kenyane aurait incontestablement des conséquences positives.

 

« Nous sommes venus ici pour la paix et pour trouver un accord entre nous. Le temps que nous avons passé à Nairobi nous a permis d’apprendre et de comprendre les efforts déployés par le Kenya pour parvenir à cet accord », a déclaré M. Djotodia.

 

Le dernier conflit en date en Centrafrique a éclaté en décembre 2012. Quelque 5.600 soldats des forces de paix de l’Union africaine et environ 2.000 soldats français ont été déployés dans le pays.

 

Le processus de médiation, débuté en novembre de l’année dernière, est dirigé par l’ex-président de l’Assemblée nationale du Kenya, Kenneth Marende, et par l’ex-général de l’armée de terre kenyane, Njuki Mwaniki.

Centrafrique : les factions en conflit signent un accord de paix à Nairobi
Centrafrique : les factions en conflit signent un accord de paix à Nairobi

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 19:51

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mercredi 8 avril 2015 14:05

 

Le Conseil national de transition (CNT, le parlement provisoire) demande l’annulation des décrets portant mise en place du comité technique d'organisation du Forum de Bangui, la désignation des membres du comité technique d'organisation du Forum national de Bangui et la création du Presidium du Forum national.

 
Dans une déclaration publiée le 7 avril à Bangui, les conseillers nationaux ont dénoncé le non-respect du consensus concernant la mise en place du comité d'organisation de ce rendez-vous. Par ailleurs, les parlementaires provisoires ont exigé l’abolition pure et simple des  décrets et l'ouverture d'une concertation autour de la question.

 
« Le Conseil national de transition invite l'exécutif dans son ensemble et particulièrement son excellence, Mme la Cheffe d’État de transition a bien vouloir rapporter les décrets portant respectivement création du comité technique d'organisation du Forum national de Bangui, désignation des membres du comité technique d'organisation du Forum national de Bangui et création du Presidium du Forum national de Bangui, à procéder à une large consultation des forces vives et la nation pour la mise en place des structures chargée d'organiser le Forum, en tenant compte des conclusions des travaux de la commission préparatoire », a recommandé Léa Koyassoum-Doumta, vice présidente du CNT.


« Le conseillers nationaux pensent légitimement que le Forum national de Bangui risque de connaître un échec si les autorités de la transition n'y prennent garde », a-t-elle prévenu.


Léa Koyassoum-Doumta précise les raisons de la demande formulée par les conseillers nationaux. « Les décrets signés en date du 4 avril 2015 s'exposent à une critique dont les principales sont l'absence de concertation préalable entre les prinicpales autorités de la transition et les forces vives de la nation avant la prise de décision du 4 avril dernier, l'éviction de la commission préparatoire du Forum national de Bangui avant la remise officielle de son rapport au gouvernement et la tenue du Forum, la similitude des missions du comité technique d'organisation et celles de la commission préparatoire du Forum, la désignation au sein du comité technique d'organisation de certaines personnalités nommément mises en cause par la population lors des consultations populaires à la base, organisée courant février-mars 2015 et l'exclusion du Conseil national de transition du processus des assises du Forum », a expliqué la vice-présidente du CNT.


Sur la question, le parlement provisoire entend interpeller le Premier ministre, Mahamat Kamoun, dans les prochains jours.

 
Au chapitre des réactions, figure celle du parti travailliste Kwa Na Kwa (KNK). Le parti politique ne s'inscrit pas dans la droite ligne de l'exécutif de la transition. Bertin Béa, secrétaire général par intérim de cette formation politique, se dit surpris par la publication  qu'il qualifie de violation des règles par la présidente de transition. « C'est à la surprise générale que nous avons suivi la publication des trois décrets sans concertation ni avec le CNT ni avec les forces vives de la nation. Cela démontre une fois de plus la volonté de Mme le Chef d’État de transition de violer délibérément la gestion consensuelle de la transition », a fait savoir le secrétaire général.


Le KNK remet en question la désignation de Jean-Jacques Démafouth par la présidente de transition, Jean-Jacques Démafouth qui, selon lui, n'est pas indiqué pour assurer la coordination d'un tel Forum sensé ouvrir la voie au décollage de la Centrafrique. « A un moment précis où nous sommes en train d'aller vers la réconciliation et le dialogue, comment pouvait-on imaginer un seul instant que Mme Samba-Panza puisse faire appel à une personnalité aussi marquée politiquement pour conduire ce comité technique. On voit que Mme le Chef d’État, en désignant M. Démafouth, a vidé totalement la commission préparatoire de sa substance parce qu'il y a une similitude dans les objectifs assignés aussi bien à la commission préparatoire qu'au comité technique de préparation de ce dialogue », a remarqué Bertin Béa.

 
Le parti menace de se retirer de ce rendez-vous inter-centrafricain qu'il traite de désordre. « Le KNK prend à témoin l'opinion nationale et internationale que si les conditions du dialogue inclusif ne sont pas remplies, notre formation politique ne participera pas à cette mascarade de dialogue qui est en préparation », a-t-il conclu.


Les trois décrets portant création du comité technique d’organisation, du Présidium et de la désignation des membres du comité technique ont été co-signés le vendredi dernier par le Chef d’État de transition, Catherine Samba-Panza et le Premier ministre, Mahamat Kamoun.

Forum de Bangui : le CNT exige l’annulation des décrets

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 19:08

 

 

(AFP 08/04/15)

 

La présidence kényane, engagée depuis des mois dans une laborieuse médiation entre représentants centrafricains des ex-rebelles de la Séléka et de la milice anti-balaka, a annoncé mercredi la signature d’un accord entre les deux parties.

 

L’accord a été signé dans la capitale kényane Nairobi par Joachim Kokate pour les anti-balaka, et l’ancien président centrafricain Michel Djotodia pour les ex-Séléka, a précisé la présidence dans un communiqué, sans entrer dans le détail du texte.

 

« Beaucoup tenteront de vous diviser, pour servir leurs intérêts personnels », a lancé le président kényan, Uhuru Kenyatta, cité dans le communiqué. Mais il a salué « l’esprit de fraternité » dont les parties ont fait preuve, selon lui, au cours de ces longs mois de discrètes négociations.

 

En janvier, anti-balaka et ex-Séléka avaient déjà signé à Nairobi un accord de cessez-le-feu. Cet accord, qui était accompagné d’un projet d’amnistie générale et appelait au remplacement des autorités de transition en place, n’avait jamais été reconnu par Bangui.

 

Depuis, les belligérants avaient accepté d’amender leur accord, pour renoncer, au moins dans l’immédiat, à l’amnistie générale et reconnaître les autorités de transition.

 

Mais il n’était pas clair mercredi soir quelle version avait été retenue pour la signature de l’accord définitif: la formule de janvier ou celle amendée par la suite.

 

Depuis le début, les négociations de Nairobi, organisées à l’initiative du président congolais Denis Sassou Nguesso, étaient jugées mal engagées par les observateurs.

 

Les autorités de transitions centrafricaines, exclues du processus, ont toujours refusé de reconnaître leur légitimité, de même que la Communauté économique des pays d’Afrique centrale (Cémac).

 

Ces négociations ont rassemblé l’ex-président François Bozizé, renversé en mars 2013 par la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka, et Michel Djotodia, chef de celle-ci qui lui avait succédé à la tête de l’Etat avant d’être contraint à la démission par la communauté internationale en janvier 2014.

 

Mercredi soir, la présidence kényane ne faisait cependant aucune mention de la présence de M. Bozizé, sous sanctions onusiennes, à la cérémonie de signature.

 

Les exactions commises par la Séléka à son arrivée au pouvoir contre les populations majoritairement chrétiennes du pays avaient débouché sur la création des milices d’autodéfense anti-balaka, qui s’en sont alors pris aux civils musulmans, plongeant la Centrafrique dans une crise sans précédent.

Centrafrique: accord « de cessez-le-feu » entre ex-Séléka et anti-balaka signé à Nairobi
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