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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:47
Lu pour vous : La Centrafrique à nouveau en quête de fonds à Bruxelles
Lu pour vous : La Centrafrique à nouveau en quête de fonds à Bruxelles
Lu pour vous : La Centrafrique à nouveau en quête de fonds à Bruxelles
Lu pour vous : La Centrafrique à nouveau en quête de fonds à Bruxelles

 

La Centrafrique à nouveau en quête de fonds à Bruxelles

 

Bangui espère mobiliser près de 3 milliards d’euros sur cinq ans à l’occasion d’une conférence des donateurs jeudi alors que le pays peine à retrouver la paix.

 

Par Cyril Bensimon LE MONDE Le 16.11.2016 à 18h00

 

C’est l’un des drames de la Centrafrique. Lorsqu’elle fait l’objet de réelles préoccupations internationales, c’est que cette nation, où l’Etat n’est plus qu’un mirage, a basculé dans une crise de grande intensité, menaçant la sécurité régionale comme ces quatre dernières années avec l’irruption des rebelles de la Séléka et la plongée dans les abysses qui s’en est suivie. Puis la Centrafrique disparaît rapidement des radars, tombe dans l’oubli, les promesses de soutiens financiers ne sont pas tenues au motif de l’irréductible corruption des autorités qui se succèdent sans être en mesure d’améliorer les conditions de vie de la population.

 

Aujourd’hui, à Bangui, tous les regards sont tournés vers Bruxelles où doit se tenir, jeudi 17 novembre, une conférence des bailleurs de fonds. Sur la dernière décennie, c’est la cinquième du genre. Les quatre précédentes s’étaient soldées par des annonces de dons à multiples zéros qui ne sont jamais arrivés jusqu’aux caisses du Trésor centrafricain que les bailleurs considèrent, non sans raison, comme un puits sans fond.

 

« Soyons optimistes ! »

 

En dépit de ces expériences passées, le nouveau président Faustin-Archange Touadéra et son gouvernement nourrissent d’immenses espoirs sur cette conférence où seront présents les principaux donateurs (Union européenne, France, Etats-Unis, Banque mondiale). Leur objectif alors que le budget de l’Etat avoisine les 350 millions d’euros annuels, soit approximativement l’équivalent de celui de la ville du Havre : mobiliser près de 3 milliards d’euros sur cinq ans, dont la moitié devrait être versée lors des trois prochaines années. A titre de comparaison, l’Afghanistan s’est vu promettre en octobre 13,6 milliards d’euros pour la période 2017-2020.

 

Selon le Plan de relèvement et de consolidation de la paix préparé par Bangui, « avec un gros appui de la Banque mondiale et de l’UE pour présenter quelque chose de concret et de défendable », indique un observateur sur place, 430 millions d’euros devraient être affectés à « la restauration de la paix, de la sécurité et la réconciliation » à travers des programmes de désarmement et de réinsertion des combattants, de réforme des forces armées et des institutions judiciaires ; 1,24 milliard d’euros devrait être consacré au redéploiement de l’administration, à la fourniture des services de base (éducation, santé, eau) et au « renforcement de la bonne gouvernance » ; enfin 1,14 milliard d’euros devrait être destiné à la relance économique.

 

 « Je pense que les partenaires vont se montrer disponibles. Soyons optimistes ! », déclare depuis Bruxelles un ministre du gouvernement centrafricain qui révèle que près d’un milliard a déjà été promis par la Banque mondiale lors du déplacement du président Touadéra à Washington fin septembre. « Nous sommes confiants pour les annonces », abonde un diplomate sous couvert d’anonymat avant de situer ses inquiétudes : « Le risque, c’est après. Etant donné les faibles capacités du gouvernement pour absorber les fonds et le temps de décaissement, ces promesses risquent de fragiliser le chef de l’Etat, car les projets n’aboutiront pas à des résultats avant plusieurs mois et la vie des Centrafricains ne va pas changer aussitôt », analyse-t-il. Puis de conclure : « Il y a un vrai danger que cela n’encourage de nouvelles contestations. »

 

Le 24 octobre, les milices anti-Balaka, avec le concours d’organisations de la société civile et le soutien d’une partie de la population, avaient effectué une démonstration de force en imposant une journée « ville morte » dans la capitale. « Les jeunes sans emploi et sans éducation représentent la majorité de la population. Ils sont facilement manipulables par des acteurs politiques ou politico-militaires qui vont leur faire croire qu’une manne vient de tomber sur notre pays », ajoute un ministre également soucieux des conséquences immédiates de ce rendez-vous crucial pour le redressement de son pays, où près de la moitié des 4,5 millions des ressortissants demeure dépendante de l’assistance humanitaire et 850 000 personnes sont déplacées ou réfugiées.

 

Aucune initiative majeure

 

A la veille de la conférence, des ONG comme Action contre la faim ou le Comité norvégien des réfugiés ont d’ailleurs fait part de leur inquiétude alors que moins du tiers des 496 millions d’euros requis pour l’assistance humanitaire en 2016 ont été débloqués par les bailleurs. « Après la tenue d’élections démocratiques en 2016, certains acteurs ont commencé à parler d’une “normalisation” de la situation après des années de violences. Un discours inquiétant qui semble vouloir justifier le mouvement progressif vers le développement au détriment de l’humanitaire et qui est déjà amorcé par les gouvernements, donateurs et agences qui sont intervenus au plus fort de la crise », s’alarme pour sa part Médecins sans frontières alors que la Centrafrique est « toujours prisonnière d’une spirale persistante de violence ».

 

En effet, l’opération militaire française « Sangaris » s’est officiellement clôturée fin octobre alors que l’empreinte des groupes armés, anti-Balaka et ex-Séléka, continue de s’étendre sur le pays. « Une partie des ex-Séléka de Bambari est redescendue vers le sud. Ces dernières semaines, ils ont multiplié par cinq le montant des taxes qu’ils prélèvent à la frontière congolaise. Vers Bouca et Bossangoa, des anti-Balaka, sans doute en lien avec Francis Bozizé le fils de François Bozizé et ex-ministre de la défense – se sont réactivés », prévient une source humanitaire. Face à ce regain de violence, le président Touadéra apparaît jusqu’ici désarmé et apathique. Que ce soit dans la mise en œuvre d’une politique claire à l’égard des groupes armés, la réforme des forces de sécurité, de la justice, ou la lutte contre la corruption, le chef de l’Etat centrafricain n’a lancé, plus de sept mois après sa prise de fonction, aucune initiative majeure.

 


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/11/16/la-centrafrique-a-nouveau-en-quete-de-fonds-a-bruxelles_5032323_3212.html#4WPp3HyjKpk4qAlZ.99

 

RCA : quête de fonds pour la relance

 

http://www.bbc.com/ 17 novembre 2016

 

Bruxelles abrite jeudi une conférence consacrée à la Centrafrique. L'objectif est de mobiliser les donateurs pour financer le plan de relance du pays.

 

Le président centrafricain va présenter à cette conférence, organisée en partenariat avec l'Union européenne, la Banque mondiale et l'Onu, un plan de relance de 5 ans.

 

Il voudrait ainsi restaurer la paix, reconstruire l'armée et l'administration, assurer les services sociaux de base et relancer l'économie.

 

La chef de la diplomatie européenne Fédérica Mogherini, le vice-secrétaire général de l'Onu Jan Eliasson et le vice-président de la Banque mondiale Makhtar Diop ainsi que le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra estiment à 1,5 milliard de dollars les besoins en matière économique et de consolidation de la paix pour les 3 prochaines années.

 

Les ONG soulignent, quant à elles, l'urgence de financer les besoins humanitaires. Le Comité norvégien pour les réfugiés et Action Contre la Faim rappellent que moins du tiers des 532 millions de dollars nécessaires en Centrafrique a pu être mobilisé cette année.

 

Les organisations de défense des droits de l'homme, pour leur part, appellent les donateurs à soutenir la mise en place de la Cour pénale spéciale qui doit juger les crimes de guerre commis dans ce pays.

 

Malgré des élections tenues dans le calme au début de l'année, la stabilisation du pays demeure une mission compliquée.

 

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Centrafrique-Presse.com
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:37
Centrafrique : une conférence des donateurs à Bruxelles pour un chantier colossal
Centrafrique : une conférence des donateurs à Bruxelles pour un chantier colossal
Centrafrique : une conférence des donateurs à Bruxelles pour un chantier colossal
Centrafrique : une conférence des donateurs à Bruxelles pour un chantier colossal

 

Centrafrique : une conférence des donateurs à Bruxelles pour un chantier colossal

 

Par RFI Publié le 17-11-2016 Avec notre envoyé spécial à Bruxelles,  Pierre Pinto

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra doit présenter ce jeudi 17 novembre aux bailleurs de fonds réunis à Bruxelles son vaste plan de redressement sur cinq ans estimé à 3,1 milliards de dollars. Une feuille de route qui a pour ambition le retour à la paix, la stabilisation du pays, et la reconstruction de l'économie d'un pays à genoux après trois ans de conflit et des crises à répétition qui ont marqué son histoire depuis des décennies.

 

Restaurer la paix, relancer l’économie, ressusciter l’administration, fournir aux populations eau, éducation et santé, désarmer les combattants, refonder l’armée, la police et la justice… Le chantier est colossal tant tout est à reconstruire en Centrafrique. A tel point que les 3,1 milliards de dollars demandés par le gouvernement aux bailleurs de fonds internationaux semblent « modestes » pour reprendre le terme du coordinateur humanitaire des Nations unies en RCA, Fabrizio Hochschild.

 

Cette stratégie d’amorce de stabilisation devra aussi s’accompagner d’une poursuite de l’action humanitaire qui reste l’urgence absoluedans un contexte qui se dégrade sur le terrain en raison d’une recrudescence de la violence. Près de la moitié de la population est ainsi en situation d’insécurité alimentaire.

 

Problème : la crise centrafricaine sort des radars médiatiques et politiques. Sur les 532 millions de dollars nécessaires à la réponse humanitaire cette année, moins du tiers est arrivé dans les caisses, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

 

La crise oubliée

 

« La crise centrafricaine a quasiment disparu, souligne Isidore Ngueuleu, chargé du plaidoyer à Oxfam Centrafrique. Il y a des moments de réapparition sur les agendas internationaux pendant les moments de crise comme récemment quand il y a eu les attaques sur les sites de déplacés et contre les civils. Mais on voit par exemple qu’entre 2011 et 2016, le moment où il y a eu le plus de financements - 68% du plan de réponse humanitaire –, c’était en 2014, c’est-à-dire au pic même de la crise. C’est pourquoi on profite aujourd’hui pour dire que la Centrafrique devrait continuer à rester dans les agendas des donateurs et aussi des décideurs. Les besoins de la Centrafrique sont exactement les mêmes, sinon pires que ceux qu’on a aujourd’hui dans les crises qui sont les plus médiatisées. »

 

« Donc il y a de la part de ce gouvernement un positionnement fort qui est attendu, poursuit-il. Je voudrais juste rappeler que la première conférence des donateurs pour la Centrafrique c’était en 1980, et depuis lors il y a eu moult autres conférences qui n’ont jamais produit que des annonces du gouvernement. Donc c’est aussi pour le gouvernement centrafricain un moment clé pour dire : "Nous avons choisi de faire différemment et surtout à travers des actes". Le peuple centrafricain, les bailleurs, les partenaires internationaux attendent maintenant des actes concrets. »

 

Sans justice, il n'y a pas de développement, et nous à Human Rights Watch, on n'est pas d'accord avec cette idée qui est en train de circuler au niveau de la Seleka et des anti-balaka, disant que la paix d'abord et la justice après. Non, pour nous, la paix doit être complètement liée à la justice.

 

La justice, un chantier prioritaire

 

17-11-2016 - Par Pierre Pinto

 

 

La Centrafrique attend l’aide de Bruxelles

 

http://www.la-croix.com/ Laurent Larcher, le 17/11/2016 à 7h11

 

 « La conférence des donateurs » se penche, jeudi 17 novembre, sur la reconstruction de la Centrafrique (RCA) pendant que plusieurs ONG s’interrogent sur les choix de l’aide internationale.

 

Lire la tribune du président Faustin-Archange Touadéra

 

L’Union européenne (UE), les Nations unies et la Banque mondiale se penchent le 17 novembre à Bruxelles, sur la reconstruction de la Centrafrique. Elles doivent s’accorder sur le montant des aides qu’elles vont consentir pour rebâtir ce pays plongé, depuis 2013, dans des violences communautaires.

 

Aider les Centrafricains à bâtir un avenir meilleur

 

http://www.la-croix.com/ le 16/11/2016 à 10h01

 

L’Union européenne organise, en partenariat avec le Gouvernement de la République centrafricaine, la Conférence de Bruxelles sur la République Centrafricaine qui se tiendra le 17 novembre 2016 à Bruxelles.

 

A cette occasion des personnalités ont souhaité s’exprimer.

 

Faustin-Archange Touadéra (Président de la République centrafricaine), Federica Mogherini (Haute Représentante de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité et Vice-Présidente de la Commission européenne), Jan Eliasson (Vice-Secrétaire Général des Nations unies), Makhtar Diop (Vice-Président de la Banque mondiale)

 

ZOOM 

Il y a seulement trois années, la République centrafricaine était au bord du gouffre. Aujourd’hui, le pays a franchi une étape décisive. En organisant des élections libres et démocratiques, les Centrafricains ont tourné une page de leur histoire. La communauté internationale les a accompagnés sans relâche à chaque étape de cette transition. Désormais, alors que le pays s’est engagé sur la voie de la reconstruction, l’espoir renaît.

 

Des besoins pour la paix

 

Dans sa quête de paix et de prospérité, le peuple centrafricain est au cœur de ce processus. Mais la communauté internationale a elle aussi un rôle fondamental à jouer. Les besoins en matière de relèvement économique et de consolidation de la paix sont estimés à 1,5 milliard de dollars au cours des trois prochaines années. Lors de la Conférence de Bruxelles pour la RCA, le 17 novembre prochain, nous nous engagerons ensemble à maintenir la République centrafricaine au centre des préoccupations internationales, à soutenir les efforts déployés pour la paix et la croissance, et à appuyer les réformes clés qui permettront au pays d’envisager l’avenir plus sereinement.

 

La violence ralentit processus de paix

 

Les défis à relever sont immenses. Les tensions récentes ont montré que le chemin vers la réconciliation nationale et la reconstruction est semé d’embûches. La situation sécuritaire, en dépit de progrès certains, reste fragilisée par les tentatives de ceux qui cherchent à saboter le processus de paix en incitant à la violence. Il est de plus en plus difficile pour les organisations humanitaires d’atteindre les 2,3 millions de personnes encore dans le besoin – ce qui représente la moitié de la population du pays. Plus de 380,000 hommes, femmes et enfants sont déplacés à l’intérieur du pays. Les attaques contre leurs camps et contre les organisations humanitaires contribuent à détériorer une situation déjà préoccupante.

 

Vers un développement durable ?

 

Afin de rompre le cycle de la fragilité, la République centrafricaine a besoin d’investissements à long terme, condition sine qua non à l’instauration d’une paix durable et au rétablissement de la cohésion sociale et l’unité nationale. C’est pourquoi, grâce à un effort collectif sans précédent, la République centrafricaine s’est engagée, aux côtés de ses partenaires internationaux, à propulser le pays sur la voie d’un développement durable.

 

Les attentes du peuple centrafricain

 

Un plan national quinquennal sur le relèvement et la consolidation de la paix — élaboré par le gouvernement en consultation avec la population et en collaboration avec la Banque mondiale, les Nations unies et l’Union européenne — sera présenté lors de la Conférence de Bruxelles. Cette feuille de route entend répondre aux attentes du peuple centrafricain en restaurant la paix et la sécurité, en relançant l’économie, en l'améliorant les infrastructures du pays et en fournissant des services essentiels tels que la santé, l’assainissement et l'éducation. Le programme du gouvernement prévoit aussi une stratégie pour le désarmement, la démobilisation, la réintégration et le rapatriement, une indispensable réforme des secteurs de sécurité et justice ainsi qu'une stratégie pour le retour des personnes déplacées.

 

Des soutiens multiples

 

La communauté internationale peut et doit soutenir le gouvernement dans la mise en œuvre de ce plan. Au cours des trois dernières années, nous avons déjà démontré qu’ensemble, nous sommes plus forts. Une mission de maintien de la paix des Nations unies a pris le relais d'une force régionale conduite par l’Union africaine en 2014. Depuis lors, la mission a œuvré à la protection des civils, à assurer la sécurité et à renforcer les autorités nationales.

 

La Banque mondiale s’est attelée à préserver une bonne gestion des finances publiques, à créer des emplois pour les communautés vulnérables et à maintenir les services de base et les infrastructures. L’Union européenne, plus grand contributeur de l’aide internationale au développement en RCA, a mis en œuvre une approche globale pour le pays, à travers l’ensemble de ses instruments de politique étrangère, y compris trois missions militaires

 

Ensemble, nous sommes tous déterminés à en faire davantage. À Bruxelles, nous inviterons nos partenaires internationaux à investir eux aussi dans l’avenir de la République centrafricaine. Nous disposons à présent d’un programme vaste et ambitieux façonné par le gouvernement avec l’aval du peuple centrafricain. Le retour sur investissement en vaut la chandelle, non seulement pour le pays, mais aussi pour l’ensemble de la région affectée par l’instabilité et foyer d’accueil de près d’un demi-million de réfugiés.

 

Un désir de renouveau

 

La République centrafricaine peut être une terre d’opportunités. Ceci n’est pas simplement lié au fait que le pays dispose de ressources naturelles abondantes du pays et d’une position stratégique sur l’échiquier régional. La population centrafricaine souhaite retrouver une vie normale et reconstruire son pays. Les prêtres, les imams et les leaders communautaires jouent un rôle essentiel dans le processus de réconciliation nationale. Soixante pour cent de la population est âgée de moins de 25 ans : il existe une énergie et un désir de renouveau incroyables, mais les jeunes ont besoin d’emplois et de perspectives économiques pour prendre leur avenir en main.

 

Le 17 novembre, à Bruxelles, ensemble, nous pouvons contribuer à bâtir un avenir meilleur pour les Centrafricains et libérer l’immense potentiel dont recèle le pays.

 

 Plan de relèvement et de consolidation de la paix - République Centrafricaine Il sera présenté et discuté pendant la conférence internationale des bailleurs de fonds, qui se tiendra à Bruxelles le 17 novembre 2016.

 

Plaidoyers multiples pour la Centrafrique à la veille de la conférence de Bruxelles

 

http://www.rtbf.be/ mercredi 16 novembre 2016 à 14h57

 

L'Union européenne, les Nations unies et de grandes ONG ont multiplié mercredi les plaidoyers en faveur de la Centrafrique, la veille d'une conférence des donateurs à Bruxelles pour financer le relèvement de ce pays ruiné par la guerre.

 

"Lors de la conférence de Bruxelles, nous nous engagerons ensemble à maintenir la République centrafricaine au centre des préoccupations internationales", promettent dans une tribune conjointe le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, la chef de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini, le vice-secrétaire général des Nations unies , Jan Eliasson, et le vice-président de la Banque mondiale, Makhtar Diop.

 

"Les besoins en matière de relèvement économique et de consolidation de la paix sont estimés à 1,5 milliard de dollars au cours des trois prochaines années", soulignent-ils.

 

Le président Touadéra doit présenter jeudi à Bruxelles "un plan national quinquennal" pour restaurer la paix, reconstruire l'armée et l'administration de Etat, assurer des services sociaux de base et relancer l'économie.

 

"La communauté internationale peut et doit soutenir le gouvernement dans la mise en oeuvre de ce plan", insistent les signataires de cette tribune. Les ONG insistent pour leur part sur l'urgence de financer des besoins humanitaires encore plus immédiats.

 

"Le financement humanitaire pour répondre à la crise en Centrafrique a été déplorablement faible: moins d'un tiers des 532 millions de dollars nécessaires ont été levés cette année", s'alarment dans un communiqué commun Action contre la faim (ACF) et le Comité norvégien des réfugiés (RNC).

 

"Les donateurs doivent fournir les fonds immédiatement", insiste pour sa part Oxfam.

Le Fonds des nations unies pour l'enfance (Unicef) appelle la conférence de Bruxelles à "mettre les enfants en avant dans le plan de relève, en donnant la priorité aux services sociaux de base comme la santé et l'éducation".

 

Les ONG rappellent que près de la moitié des 4,5 millions de Centrafricains (2,3 millions) ont besoin d'assistance humanitaire et que le pays compte près de 850.000 réfugiés ou déplacés internes.

 

La Centrafrique a sombré dans le chaos début 2013 avec le renversement de l'ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, entraînant la contre-offensive des milices anti-Balakas.

 

Sans Etat, ni économie, avec des groupes armés encore à l'oeuvre, le pays tente de se relever sous la tutelle d'une Mission des Nations unies (Minusca) dont certains contingents sont critiqués.

 

 

Centrafrique: une conférence des donateurs pour éviter le retour du chaos

 

http://www.laminute.info/ on 16 novembre 2016@@LaminuteInfo

 

La communauté internationale se penche de nouveau au chevet de la Centrafrique, jeudi à Bruxelles, pour financer le retour d’une paix fragile dans un pays exsangue qui ne figure plus parmi les priorités diplomatiques malgré sa position stratégique au cœur du continent.

 

Comme pour l’Afghanistan, la « conférence des donateurs de Bruxelles » doit annoncer des aides financières sur plusieurs années pour ce pays de près de cinq millions d’habitants dont la pauvreté a encore été aggravée par quatre ans de guerre civile.

 

La conférence se tient après l’intervention militaire de la force française Sangaris (décembre 2013-octobre 2016) et de la Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca, 12.000 hommes), qui ont enrayé les tueries communautaires entre rebelles Séléka se disant défenseurs de la minorité musulmane et miliciens anti-balaka se prétendant protecteurs des chrétiens.

 

La Centrafrique a même pu élire dans un calme relatif en début d’année un nouveau président, Faustin-Archange Touadéra, parti pour Bruxelles dès dimanche.

 

« Nous revenons de très loin et le pays est à reconstruire. Nous travaillons pour la paix mais nous sommes dans une situation extrêmement fragile », a déclaré à l’AFP M. Touadéra, qui tiendra le même discours aux donateurs (France et Etats-Unis, Union européenne, Banque mondiale, FMI…).

 

Le président centrafricain se trouve en effet à la tête d’un Etat sans armée ni administration et dont une large partie du territoire se trouve sous le contrôle de groupes armés.

 

A l’origine de milliers de morts, le conflit a aussi jeté sur les routes des centaines de milliers de réfugiés au Tchad et au Cameroun voisins.

 

Les besoins de la Centrafrique sautent aux yeux dès l’arrivée à Bangui. Des déplacés de l’intérieur survivent toujours le long des pistes de l’aéroport M’poko dans des conditions déplorables. Ils ont peur de rentrer dans leur quartier, qui se trouve pourtant non loin de l’aéroport.

 

En raison de la faiblesse des forces de sécurité, ce sont les Casques bleus qui surveillent en partie ce petit aéroport, tout comme le palais présidentiel.

 

Professeur de mathématiques, le président Touadéra donne toujours des cours à l’université entre deux réunions, par plaisir mais aussi par nécessité, faute d’enseignants qualifiés dans son pays.

 

A Bruxelles, il va présenter sa stratégie et ses priorités: le désarmement, la restructuration des forces armées, un dispositif de réconciliation nationale, l’installation d’une Cour pénale spéciale (CPS) pour juger les crimes de guerre, les besoins sociaux de base…

 

– Besoin de ‘professionalisme’ –

 

En retour, la Centrafrique espère que la communauté internationale lui promettra « 1,6 milliard de dollars sur trois ans, et trois milliards sur cinq ans », avance le président.

 

« On espère atteindre la barre symbolique du milliard de dollars », tempère un bon connaisseur du dossier. « Les Centrafricains ont d’abord envoyé une liste de voeux au père Noël. La Banque mondiale, le FMI et l’UE ont demandé quelque chose de plus sérieux. Ils ont formulé tardivement une évaluation des besoins ».

 

M. Touadéra devra aussi fournir aux donateurs des gages d’une bonne utilisation des fonds. « La lutte contre la corruption est un élément important », admet-il.

 

« Nous devons absorber un énorme montant en cinq ans. Il faudra beaucoup de professionnalisme », s’inquiète Anicet Georges Dologuélé, le chef de l’opposition, qui redoute un exercice d' »effets d’annonce » à Bruxelles.

 

« Nous avons eu du mal à préparer cette conférence », selon une source proche du dossier, rappelant que la communauté internationale a d’autres priorités comme la Syrie, ou Haïti.

 

En première ligne, la France n’a elle-même prévu d’envoyer à Bruxelles que son ministre du Développement et de la Francophonie, André Vallini, et non le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.

 

La stabilité de la Centrafrique intéresse évidemment la France, ex-puissance coloniale, qui maintient des forces prêtes à intervenir dans ce pays, même après la fin de l’opération Sangaris.

 

« Il en va de la stabilité régionale », glisse une source française, rappelant la présence dans la région de groupes jihadistes comme Boko Haram au Nigeria et dans le nord du Cameroun.

 

Pour leur part, les Etats-Unis maintiennent une centaine de soldats des forces spéciales dans l’Est, près de la frontière avec le Soudan du sud, sous le prétexte officiel de lutter contre les incursions des rebelles ougandais de la LRA.

 

AFP

 

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Centrafrique-Presse.com
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:26
Nouvelles nationales sur RJDH
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Belgique : Touadera promet une synergie gouvernement-société civile pour la mise en œuvre des projets de relèvement du pays

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 16 NOVEMBRE 2016

 

BRUXELLES, 16 novembre  2016—Le Chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadéra promet une collaboration renforcée avec la société civile pour la mise en œuvre des principaux projets du Plan de Relèvement et de la Consolidation de la Paix. Cette promesse a été faite, ce jour lors de la cérémonie de lancement à Bruxelles de l’Atelier sur le Rôle de la Société Civile.  

 

A un jour de l’ouverture de la table ronde de Bruxelles, le Président de la RCA a sollicité l’appui de la société civile.

 

Selon le N°1 centrafricain, la contribution de la société civile est indispensable dans la gestion de plusieurs domaines, notamment  la justice,  la réconciliation nationale et de la sécurité. « aujourd’hui plus qu’hier, nous avons besoin de votre apport pour gagner le pari de la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’Etat, promouvoir les valeurs d’un Etat de droit, lutter contre l’impunité, et relever le défi de la réconciliation nationale », a plaidé Faustin Archange Touadéra.

 

Dans ces vœux, le Président centrafricain a souhaité que la société civile joue un rôle de premier plan et qu’elle s’implique dans le processus de désarmement par des sensibilisations de masse. Il a invité la société civile «à une véritable campagne de désarmement des cœurs (…) ». La société civile devra avoir sa place dans le processus de désarmement à travers ses actions de proximité à la base » a-t-il lancé.

 

Poursuivant, le Chef de l’Etat a encore une fois sollicité l’appui de la société civile aux comités de paix que le gouvernement a initiés dans le cadre de la réconciliation nationale. « Nous la (société civile) sollicitons dans le soutien aux comités locaux de paix et de réconciliation pour inspirer un modèle de vivre ensemble qui soit réellement en harmonie avec la culture et les réalités locales, facilitant l’appropriation de toutes les actions par les Centrafricaines et les Centrafricains » a déclaré Faustin Archange Touadéra qui, a promis de travailler avec les leaders non-étatiques pour mettre en œuvre la justice transitionnelle. Sur ce, il a déclaré que « nous entendons constamment le cri des victimes des crises répétitives qui réclament vérité et justice. Je requiers votre soutien, vous, acteurs de la société civile, pour que nous travaillions ensemble à initier sans délais un processus de mise en place des mécanismes de justice transitionnelle ».

 

Aussi, le Président centrafricain s’est engagé à s’investir pleinement pour la réconciliation tout en garantissant la justice car, « la réconciliation ne pourra se faire au prix de l’impunité. Et pour cela, j’ai besoin de la participation et de l’appui sans relâche de toutes et de tous, car le chemin de la renaissance sera parsemé d’embûches », a-t-il fait observé. Il a par ailleurs promis la création prochaine d’un cadre de concertation entre le gouvernement et la société civile.

 

Sur les promesses d’impliquer dans la mise en œuvre du Plan de Relèvement et de la Consolidation de la Paix les leaders de la société civile centrafricaine, ceux-ci sont réservés. Un membre de la société civile, présent à Bruxelles qui a requis l’anonymat a déclaré que « nous avons écouté la promesse du chef de l’Etat de nous impliquer dans la mise en œuvre des grands projets de relèvement du pays. Mais nous attendons que ces promesses, soient traduites en actes » a confié au RJDH un des leaders de la société civile.

 

Faustin  Archange Touadéra fait sa promesse de synergie gouvernement-société civile au moment où les leaders non-étatiques, en marge de la conférence de Bruxelles sont réunis pour réfléchir sur leur contribution au relèvement de la RCA. les résultats de la rencontre de la société civile seront présentés demain lors de la conférence des bailleurs de fonds sur la RCA.

 

 

Centrafrique : Le GTSC salue la libération provisoire de Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 16 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 16 Novembre 2016 (RJDH) — Les membres du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) ont annoncé le mardi 15 novembre la libération provisoire de Gervais Lakosso et de Marcel Mokwapi. Cette liberté temporaire est accompagnée des restrictions.

 

Selon le communiqué de presse publié mardi par le Mouvement ‘’E Zingo Biani’’ membre du GTSC, la libération provisoire des deux leaders est accompagnée de restrictions.

 

Marcel Mokwapi et Gervais Lakosso bien qu’ils sont libres, ils doivent appliquer les instructions imposées par le ministère de la justice qui sont : « l’interdiction de voyager, ils doivent se présenter chaque jeudi aux juges d’instruction, ils sont astreints d’organiser des réunions et faire des déclarations aux médias », a rapporté Auguste Saint-Clair Gbogbo, membre du GTSC.

 

Pour lui, ces restrictions faites à ces deux leaders de la société civile sont encore une autre forme de privation. « La liberté d’aller et de venir est compromise par cette décision. Notre volonté est de voir ces deux personnes retrouver leur liberté totale, afin de continuer de travailler pour le développement du pays », a-t-il commenté.

 

Les chefs d’accusations formulés contre Marcel Mokwapi et Gervais Lakosso, par le Procureur de la République sont, la destruction des biens et violences, trouble à l’ordre public, atteinte à la sureté de l’Etat. Ils ont été auditionnés sur l’organisation de la ville morte. Arrêtés le lundi 7 novembre, par le directeur général des services administratifs au commissariat de police du port.

 

Le lendemain, ils ont été déférés à l’annexe de la prison de Ngaragba au Camp de Roux. Ils sont libérés provisoirement le mardi 14 novembre.

 

Centrafrique : Le Député de Mongoumba exige le départ de l’IFB pour licenciement abusif

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 17 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 17 Novembre 2016-RJDH) —- L’Industrie Forestière de Batalimo (IFB), une société exerçant dans la Sous-préfecture de Mongoumba a mis en chômage technique ses 240 agents. Pour l’IFB, les conditions météorologiques justifient cette décision. Mais le Député de la localité, Thierry Georges Vackat a considéré cela comme un licenciement abusif et a demandé la fermeture de l’entreprise.

 

La mise en chômage de ces 240 personnels de l’Industrie Forestière de Batalimo (IFB) a indigné le Député de cette circonscription qui a estimé que les raisons évoquées par la société ne sont pas fondées.

 

Il a accusé l’IFB de procéder à une compression masquée. «  Nous sommes au mois de novembre et à ce mois, on amorce déjà la saison sèche. Pourquoi n’ont-ils pas pris cette décision au milieu de l’année ? A l’heure où nous parlons, l’IFB coupe des bois et continue de travailler. Donc nous ne pouvons pas accepter cela, c’est un licenciement déguisé », a-t-il relevé.

 

Thierry Georges Vackat a aussi dénoncé le non-respect des cahiers de charge par la société, en déclarant que « nos taxes d’abattage et de reboisement ne sont pas versées aux communes et à l’Etat, les chefs de villages dorment à même le sol ». Et sur un ton menaçant, il a demandé que l’IFB «  laisse notre forêt ! Nous n’avons plus de chenilles, pas de champignons, encore moins de gibiers à cause de la pression des machines qui joue sur l’écosystème. Il n’a qu’à partir ».

 

L’Industrie Forestière de Batalimo avait été accusée par la population autochtone de Batalimo d’inobservation de son cahier de charge en juin dernier.

 

 

Centrafrique: Des enfants associés aux groupes armés reçoivent à Bangui des kits d’installation

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 16 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 16 novembre (RJDH) — Après quatre mois de formation au centre de formation de l’Union des Techniciens en Faveur des Jeunes Désœuvrés, 90 enfants associés aux groupes armés qui ont été démobilisés ont reçus ce mercredi 26 novembre des kits d’installation qui leur permettront de réintégrer la société. C’est un appui du Plan International.

 

En République Centrafrique, certains groupes armés avaient enrôlé des enfants pour combattre dans leurs rangs ou pour servir de transporteurs ou enfants de course. Après l’amélioration de la situation sécuritaire, ces mineurs ont été démobilisés pour retrouver la vie civile après des semaines de formation aux petits métiers. Après ces formations, l’ONG Plan Internationale a offert des kits à ceux-ci pour faciliter leur réinsertion dans leur société.

 

Sur ce don de kits, Henri-Noël, Tatangang, chef de mission de l’ONG Plan Internationale a indiqué que l’objectif de ce projet consiste à amener ces enfants à intégrer la société. « Ces enfants ont été démobilisés par d’autres ONG, et nous nous avons essayez de faciliter leur intégration pour qu’ils sortent de ces groupes et deviennent utiles à la société ».

 

Il a souligné que « ces kits qui vont leur permettre de s’installer, et l’année prochaine son organisation sera toujours avec eux pour s’assurer qu’ils puissent devenir opérationnels.

 

Justin David Sutowé, l’un des bénéficiaires s’est réjoui  du geste qu’il a qualifié d’acte salutaire. Selon lui, « c’est une occasion pour que nous puissions  déposer les armes  et de ne plus jamais nous retrouver dans les groupes armés ».

 

Il a aussi souhaité que l’ONG Plan International les aide à regagner leurs familles, « car moi qui parle là, je n’ai pas des parents à Bangui. J’étais à Bogangolo et j’ai intégré le groupe des ex-Séléka après l’assassinat de mon père par ces derniers. Juste pour venger mon père».

 

L’ONG Plan Internationale compte recruter une nouvelle promotion pour cette formation l’année prochaine afin d’engager le même processus. Et ceux qui n’auront pas l’âge requis de suivre cette formation seront inscrits dans des établissements scolaires.

 

 

Centrafrique : Le village Gouzé près de Paoua sous contrôle des ex-Séléka et RJ

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 15 NOVEMBRE 2016

 

PAOUA, 15 Novembre 2016(RJDH) — Dans la nuit de vendredi à samedi 12 novembre, les ex-Séleka appuyés par les éléments de la Révolution Justice (RJ) se sont emparés du village Gouzé, place forte des Anti-Balaka. Désormais, ils sont les maîtres du lieu. L’onde de choc de ce combat a atteint Paoua où la population est déjà paniquée.

 

A 20 km de Paoua sur l’axe Bozoum, la RJ renforcée par les ex-Séléka ont mis en déroute les Anti-Balaka qui ont cédé Gouzé à leurs ennemis sous la pression des armes. Une source contactée par le RJDH a confirmé ce matin que «  les éléments de la Révolution Justice et leurs alliés occupent le terrain » et a déploré que « la population de Gouzé s’est vidée de ses habitants qui se sont réfugiés à Paoua et d’autres dans la brousse».

 

Il a ajouté que « la population de Paoua est toujours dans la psychose depuis samedi. Elle craint que les ex-Séléka attaquent Paoua. Pour le moment, l’axe Bozoum-Paoua est impraticable ».

 

Après leur débandade, les Anti-Balaka se sont repliés sur la route de Bozoum où ils ont tendu une embuscade à une patrouille de la Minusca. Ces forces onusiennes seraient désarmées par ces miliciens.

 

Le secrétaire général de la Révolution Justice contacté par le RJDH a promis de donner sa version des faits, mais n’a pas encore honoré cette promesse jusqu’au moment où nous mettons cette information sous presse. Le bilan de ce combat n’est pas encore connu.

 

 

Centrafrique : Une centrale solaire pour renforcer l’électrification de la ville de Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 15 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 15 novembre 2016 (RJDH) —- L’entreprise Power China a présenté le 10 novembre 2016 aux autorités centrafricaines les résultats de ses études de faisabilité pour la construction d’une centrale solaire d’une puissance de 50 KW pour l’électrification de Bangui et ses banlieues.


La vétusté de l’unique centrale hydroélectrique de Boali compromet la production de l’électricité et sa distribution aux ménages et entreprises de la place. Pour trouver une solution à ces problèmes, l’Energie Centrafricaine (ENERCA), unique société de distribution de l’énergie mise sur l’énergie solaire. Elle avait publié en janvier 2015 son programme d’investissement 2016-2030. Dans ce document, elle prévoit la création d’une centrale solaire pour compenser ses déficits.


D’après ce programme d’investissement 2016-2030, le coût de la centrale solaire est estimé à 90 milliards de FCFA. Sur cette centrale de Bangui, le Ministre de l’Energie, Léopold Mboli Fatrane a précisé qu’elle pourra être construite dans un délai de 20 mois, grâce au financement des partenaires chinois. Il a ajouté que la construction de ce parc solaire représente une avancée significative dans la recherche de solutions au problème d’électrification en RCA.

 

Depuis avril 2016, l’entreprise chinoise a procédé à l’installation de lampadaires solaires dans tous les commissariats de Bangui, à l’Université de Bangui et certaines rues de la capitale. Cette initiative de la Chine est l’une de ses contributions à la reconstruction de la Centrafrique après le conflit qui a causé la destruction de plusieurs infrastructures dont une partie de son réseau électrique.

 

L’énergie hydroélectrique est acheminée à Bangui depuis l’usine de Boali I et II par deux lignes de transport qui ont respectivement 17.5 MVA et 35 MVA de capacité de transite. Aujourd’hui, l’offre d’électricité est inférieure à la demande, ce qui     amène l’Enerca à mettre en place un programme de délestage à Bangui tandis que les villes de province, il n’y aucune centrale et les groupes électrogènes de la société ne fonctionnent plus.

 

 

Centrafrique : Action Contre la Faim dénonce l’agression de son personnel à Bocaranga

 

http://rjdh.org/ - 16/11/2016

 

Deux membres de l’équipe d’intervention d’urgence d’Action Contre la Faim (ACF) ont été violemment pris à partie, frappés et blessés à l’arme blanche lors d’une distribution d’aide à Bocaranga le mercredi 9 novembre, a-t-on appris dans un communiqué de presse rendu publique le 15 novembre.


Il y a deux jours, quatre ONG humanitaires ont cessé temporairement leurs activités à Batangafo pour violence sur leurs personnels. Dans une autre province de la Centrafricaine, à Bocaranga les acteurs humanitaires de l’ACF ont été roués de coups. Dans un communiqué de presse publié mardi 15 novembre, cette ONG dénonce la violence sur son personnel.


Selon le communiqué de l’ACF, les agresseurs ont bien identifiés leurs cible qui sont des humanitaires, même si l’incident c’est déroulé dans la soirée. Après cette agression, les victimes sont « blessés et en état de choc. Les travailleurs humanitaires ont été pris en charge à l’hôpital de Bocaranga avant un rapatriement prévu sur Bangui ». Cet incident a indigné le reste du personnel qui est « très choqué, mais a finalement décidé de rester pour continuer son action auprès de la population », lit-on dans le communiqué.


 

L’ACF en condamnant cet incident, considère qu’il s’inscrit dans une escalade d’actes d’intimidation sur les agents en charge de distribuer l’aide humanitaire à leurs compatriotes, et s’alarme d’une nouvelle dégradation de la sécurité dans le pays. Elle demande que «ces attaques soient systématiquement et publiquement condamnées par toutes les institutions de sorte qu’elles ne soient pas normalisées et ne demeurent pas impunies ».


Ce n’est pas la première fois que l’ACF enregistre un cas d’agression ou de vol. Quelques jours auparavant, ses kits d’urgence ont été cambriolés. Selon Arnaud Lavergne, Directeur Pays d’ACF, ces agissements sont « doublement inacceptables » car ils « mettent en danger nos personnels mais aussi tout le bénéfice de notre action auprès des personnes les plus vulnérables ».


Cette distribution qui concernait 1094 ménages déplacés à Bocaranga suite aux violences de fin septembre autour de Koui et 60 ménages hôtes, s’est terminée « dans un climat de tensions ». Le trouble lors de cette distribution a favorisé le vol d’une trentaine de kits supplémentaires, et ce malgré la détermination de l’équipe pour négocier un accès libre et direct aux victimes auprès des autorités et éléments armés, commente le communiqué.


La ville de Bocaranga ainsi que d’autres villes de la préfecture de l’Ouham-Pendé sont menacées par des groupes armés. Dans la même préfecture, un humanitaire a été tué entre Paoua et Bossangoa le 9 novembre dernier.

 

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Centrafrique-Presse.com
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:17
N°46. L’Europe face à la crise en Centrafrique après la guerre civile de 2012
N°46. L’Europe face à la crise en Centrafrique après la guerre civile de 2012
N°46. L’Europe face à la crise en Centrafrique après la guerre civile de 2012

 

 

 

http://club.bruxelles2.eu/ 17 NOV 2016 Aide humanitaireBanguiEUMAM RCAEUTM RcaRCARépublique CentrafricaineUnion européenne

 

(B2) En 2012-2013, la crainte d'un possible génocide finit par mobiliser la communauté internationale. Après certaines hésitations, poussée par la France, l'Union européenne s'engage, de façon décisive, à aider à renforcer la stabilité du pays, à renforcer l'État et de consolidation de la paix, et à soutenir le rétablissement socioéconomique du pays. Un engagement qui n'est pas sans résultat. Après quelques allers et retours, un nouveau gouvernement est mis en place. Et une grande conférence est organisée à Bruxelles en novembre 2016 pour célébrer le retour à une certaine "normalité". Normalité très très fragile cependant dans un pays marqué par une violence quasi-continuelle depuis sa création (1).

 

Décembre 2012 - mars 2013 : des violences à l'accord de Libreville

 

En décembre 2012, la coalition rebelle regroupant l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) et la CPSK Wakodro, fondent une coalition rebelle prenant le nom de Sékéla (Alliance en langue sango). Michel Djotodia en prend le commandement. Le 10 décembre 2012, la Seleka prend la ville de Ndélé. Le 18 décembre 2012, la ville diamantifère de Bria tombe sous leur contrôle. Le 25 décembre 2012, la Seleka est à 300km de Bangui.

 

Le 27 décembre 2012, le président Bozizé demande l'aide de la France et des États-Unis. Le président François Hollande affirme son désir de « ne pas s'impliquer dans le conflit », mentionnant que les troupes françaises ne sont présentes que pour protéger les ressortissants français, et non pour intervenir dans un conflit interne au pays ou protéger un régime. Il appelle au dialogue pour mettre fin à la crise.

 

Le 11 janvier 2013, un accord de sortie de crise est signé à Libreville, sous l’impulsion des États de la région, prévoyant un cessez-le-feu entre la Séléka et le gouvernement et la formation d'un gouvernement d'union nationale. L'accord interdit au président Bozizé de briguer un nouveau mandat.

 

Le 17 janvier 2013, un gouvernement est formé, dirigé par l’un des principaux chefs de l’opposition légaliste, Nicolas Tiangaye. Mais le président, surnommé par ses adversaires “le magicien Boz“, essaie de réarmer son camp et tente de conserver la main en manipulant les hommes et en contournant ou ignorant l’accord de Libreville. Une partie de la Séléka reprend les armes pour le chasser du pouvoir.

 

Du coup d'État de mars 2013 à la prestation de serment de Djotodia

 

Le 17 mars 2013, les éléments les plus radicaux de la Seleka font venir les cinq ministres du gouvernement d’union nationale à Sibut, les retiennent et lancent un ultimatum au président Bozizé qui prend fin le 20 mars 2013. La Seleka lance une deuxième offensive le lendemain, les 21 et 22 mars. Une colonne rebelle passe par le nord-ouest pour redescendre sur Bangui et traverse Bouca, Bossangoa, Bossembélé, Boali. Une deuxième colonne traverse la « ligne rouge » de Damara et s’avance vers la capitale. De violents affrontements ont lieu avec les forces centrafricaines sur le terrain.

 

Le 22 mars 2013, la France organise un déploiement d’urgence de renforts à Bangui, pour assurer, si nécessaire, la sécurité des ressortissants européens et des emprises diplomatiques françaises.

 

Le 24 mars 2013, le président François Bozizé se réfugie au Cameroun. Le chef de la Seleka, Michel Djotodia s’autoproclame président. Malgré le soutien du Tchad et du Congo-Brazzaville, le nouvel homme fort de la RCA est incapable de rétablir l'ordre. La situation s'enlise et la crise débouche sur des affrontements inter-communautaires. La Séléka, une coalition de groupes très hétérogènes appuyés par des mercenaires étrangers, des brigands et des coupeurs de route, éclate.

 

Le 3 avril 2013, sous pression des pays de la région, est mis en place un Conseil national de transition. Composé de 15 personnes, cet organe doit jouer le rôle d'assemblée, dans l'attente de la reconstitution d'un parlement.

 

Samedi 13 avril 2013, Michel Djotodia est élu, par acclamation, président du pays, par le Conseil national de transition.

 

Le 18 avril 2013, la CEEAC entérine l'élection de Michel Djotodia et s'engage à doter la Mission de consolidation de la paix, déployée dans le pays depuis 2008, de 1500 hommes supplémentaires.

 

En mai 2013, Catherine Samba-Panza est nommée maire de Bangui par le nouveau régime. Elle est connue des Centrafricains car, en 2003, peu après le coup d'État de François Bozizé, elle a coprésidé le dialogue national puis a été élue présidente du comité chargé de suivre et d'évaluer régulièrement les recommandations issues de ce dialogue.

 

Le 19 juillet 2013, le Conseil de la paix et de la sécurité de l’Union africaine lance la MISCA, une force de paix de 3.600 hommes pour contribuer à pacifier le pays. Plusieurs ONG mettent déjà en garde contre une situation humanitaire chaotique.

Le 18 août 2013, Michel Djotodia prête serment comme Président. C'est le début de la phase de transition de 18 mois, laps de temps décidé pour la transition démocratique lors du sommet international tenu à N'Djamena.

 

Le 29 août 2013, la République centrafricaine est au bord de l'effondrement, des milliers de civils se réfugient à l'aéroport international de Bangui pour fuir les attaques d'éléments de la Séléka.

Le 14 septembre 2013, la Seleka est officiellement dissoute par Michel Djotodia. En l'absence d'un commandement unifié et fort, les exactions contre les populations civiles se multiplient.

 

Fin 2013, l'engagement européen commence, timide..., sous pression française

 

Le 2 octobre 2013, l'Union européenne se dit prête à soutenir la MISCA  « financièrement », voire matériellement.

 

Le 10 octobre 2013, sous initiative française, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une nouvelle résolution sur le maintien de la paix en Centrafrique

 

Le 13 octobre 2013, en visite à Bangui, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius annonce l'envoi de troupes françaises supplémentaires en Centrafrique d'ici la fin de l'année.

 

Le 21 octobre 2013, le conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UE établit trois niveaux de soutien : sécuritaire (par un soutien à la MISCA), humanitaire et de développement (pour la population), politique (par un soutien au processus de transition en cours). Face à une urgence notable, s'imposent lobbying discret, action soutenue. Lire aussi : Centrafrique : ce que peut, ce que va faire l’Union européenne ?

 

Le 19 novembre 2013, des milliers de villageois fuient de nouveaux affrontements dans le centre-ouest du pays entre la Séléka, composée majoritairement de musulmans, et des milices d'autodéfense chrétiennes baptisées "anti-balaka".

 

Le 25 novembre 2013, le Conseil de sécurité des Nations-Unies analyse Les cinq options proposées par Ban Ki Moon pour la Centrafrique.

 

Le 26 novembre 2013, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian confirme la lancement de l'Opération Sangaris. La France enverra un millier de soldats en Centrafrique. Les Européens étudient tous les scénarios d'intervention possibles. Lire : Une initiative européenne est-elle possible ? 

 

Le 25 novembre 2013, Kristalina Georgieva, la commissaire européenne à l'Aide humanitaire, assure qu'un scénario de génocide n’est pas hypothétique, dans les affrontements inter-religieux entre les Seleka (à tendance musulmane) et les groupes anti-seleka (majoritairement chrétiens). La spécialiste de la région à l’Institut d’études de Sécurité de l’Union européenne, Cristina Barrios parle d'un État failli et d'une instabilité croissante

 

Le 5 décembre 2013, par la résolution 2127, le conseil de sécurité des Nations unies autorise le « déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) pour une période de 12 mois » officiellement pour mettre fin à la « faillite totale de l'ordre public, l'absence de l'état de droit et les tensions interconfessionnelles ». La MISCA est appuyée par des forces françaises (opération Sangaris), autorisées à prendre « toutes les mesures nécessaires ». Lire: L’intervention militaire en Centrafrique autorisée par l’ONU

 

Bangui est le théâtre de violents affrontements entre les groupes Seleka et les anti-seleka, rejoint par d'anciens membres des Forces armées centrafricaines (FACA). Le bilan est de plus de 140 morts. L'opération Sangaris est officiellement lancée.

 

Le 16 décembre 2013, les ministres des Affaires étrangères de l'UE assurent que toutes les options sont sur la table. Y compris une future mission PSDC

 

Les 19 et 20 décembre 2013, lors du sommet européen, le président français, François Hollande, pousse pour une mission européenne en RCA. Les options d’une mission PSDC en Centrafrique (selon la France) L'option d'envoyer un battlegroup est cependant abandonnée. Comment Cathy a dit stop !

 

2014 : de la démission de Djotodia aux débuts balbutiants de la transition politique

 

Vendredi 10 janvier 2014, le président de la transition centrafricaine Michel Djotodia et son premier ministre Nicolas Tiangaye annoncent leur démission sous la pression de la communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), réunie lors d'un sommet extraordinaire. La RCA se donne quinze jours pour élire un nouveau président de transition.

 

Lundi 13 janvier 2014, le nouveau président du Conseil national de transition (CNT), Alexandre-Ferdinand Nguendet commence ses consultations en vue de la désignation d’un président de transition. Le calendrier de la transition précise que les élections générales doivent être organisées au plus tard au premier semestre 2015.

 

Jeudi 16 janvier 2014, les Européens imposent un embargo sur les armes et les mercenaires pour la Centrafrique

 

Dimanche 19 janvier 2014, le Conseil national de transition retient huit candidats à la présidentielle,  sur vingt-quatre.

 

Lundi 20 janvier 2014, le conseil national de transition (CNT) de la République centrafricaine élit Catherine Samba-Panza comme chef de l'État de transition de la République centrafricaine. Elle est un des huit candidats retenus par le CNT parmi vingt-quatre déclarés. Poussée par les associations féministes, non marquée politiquement par un camp, elle a le soutien de nombreux diplomates étrangers. Frôlant l’élection dès le premier tour avec 64 voix, soit une de moins pour obtenir la majorité absolue, elle l'emporte au second tour sur Désiré Kolingba, le fils de l'ancien président André Kolingba. Elle obtient 75 voix contre 53.

 

Au niveau européen, le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UE approuve le principe de la mission EUFOR RCA. De plus, l’UE prépare un paquet pour accompagner l’opération militaire en RCA. L'Europe apportera également son « soutien au processus de réconciliation nationale » et à l'organisation des élections.

 

Le même jour, lors de la rencontre internationale de haut niveau sur l'action humanitaire, la communauté internationale se mobilise à Bruxelles pour la Centrafrique. 366 millions d'euros sont promis pour la stabilisation et la reconstruction du pays. Les autorités religieuses du pays appellent à une « forte » force européenne sur le terrain.

 

Le 27 janvier 2014 est annoncée la composition du gouvernement dirigé par André Nzapayéké, un technocrate.

 

Le 7 février 2014, le lynchage d'un homme accusé d'être un membre de la Séléka en pleine cérémonie publique à Bangui choque l'opinion internationale. Une vaste opération de désarmement des anti-balaka est lancée dans les jours suivants, notamment par les Français de Sangaris et la MISCA.

 

Le 23 février 2014, Catherine Samba-Panza est investie présidente de RCA.

 

Le 14 mars 2014, les travaux pour la rédaction d'une nouvelle Constitution sont lancés. Le couvre-feu à Bangui est allégé. Les combattants de la Séléka sont quasiment neutralisés mais en province les exactions se poursuivent.

 

Début mars 2014, le Conseil des ministres de l'UE a approuvé la mise en place d'un gel des avoirs et interdiction de visas face à différentes personnes qui seront listées par le comité des sanctions de l'ONU en application de la résolution des Nations-Unies 2134. La liste contenue dans le document est, pour l'instant, vide en attendant que le comité des sanctions de l'ONU se prononce.

 

Le 25 mars 2014, une nouvelle flambée de violences fait une soixantaine de tués à Bangui.

 

Le 1er avril 2014, l'Union européenne lance sa mission EUFOR RCA. Lire dossier N°25. EUFOR Rca, une « vraie » opération d’interposition

 

Le 2 avril 2014, en marge du sommet UE-Afrique, se tient un mini-sommet sur la RCA.

 

Le 10 avril 2014, le Conseil de sécurité des Nations Unies autorise le déploiement de 12.000 Casques bleus, qui formeront la Minusca.

 

Le 14 avril 2014, les ministres des affaires étrangères des 28 affirment vouloir continuer à se mobiliser pour la Centrafrique, sur le plan humanitaire, sécuritaire (financement de la MISCA) et politique (financement de l'organisation des élections de 2015).

 

Le 26 avril 2014, une attaque attribuée à d'ex-rebelles fait 22 morts, dont trois employés de Médecins sans frontières (MSF), dans un centre de soins dans le Nord-Ouest.

 

Le 28 mai 2014, au moins 17 personnes périssent dans une attaque, à la grenade et à l'arme automatique, de l'église Notre-Dame de Fatima à Bangui, où étaient réfugiés des milliers de déplacés.

 

Le 10 juin 2014, le gouvernement centrafricain saisit la Cour pénale internationale (CPI) pour enquêter sur les crimes contre l'humanité commis dans un pays où l'impunité est la règle, faute de système judiciaire en état de fonctionner.

 

Le 11 juillet 2014, à l’issue de son Congrès à Birao, la Seleka reconduit Michel Djotodia à la tête du mouvement. Les ex-rebelles disent désormais s’appeler FPRC, Front populaire pour la renaissance de Centrafrique.

 

Le 15 juillet 2014, l'Union européenne lance le fonds « Bêkou » (« espoir » en langue sango), avec un budget initial de 74 millions d’euros, et dont l'ambition est de regrouper des financements de multiples origines.

 

Le 22 juillet 2014, les 28 ministres des Affaires étrangères expriment leur « vive préoccupation » sur la crise en République centrafricaine (RCA) et réaffirment leur soutien à la stabilisation de la Centrafrique.

 

Le 23 juillet 2014, les belligérants signent un accord de cessation des hostilités à Brazzaville (Congo). Signé par les représentants de l'ex-rébellion Seleka et des milices anti-balaka, l'accord de cessez-le-feu est également paraphé par l'archevêque de Bangui et le président de la communauté islamique du pays.

 

Le 5 août 2014, le Premier-ministre André Nzapayéké et son cabinet démissionnent, comme prévu au Forum de Libreville. Cette démission est censée relancer une transition politique en panne.

 

Le 8 août 2014, les Nations unies et la République centrafricaine signent un protocole d’accord portant création d’une Cour pénale spéciale (CPS), composée de juges centrafricains (RCA) et de juges internationaux, chargée d’enquêter sur les crimes commis en RCA et de poursuivre leurs auteurs.

 

Le 10 août 2014, Mahamat Kamoun, un musulman, est nommé Premier ministre pour diriger la transition. Une première depuis l'indépendance du pays. Il prend ses fonction le 14 août.

 

Le 22 août 2014, un nouveau cabinet est nommé. Placé sous le signe de l'ouverture, il compte deux ministres d'État, 27 ministres et deux ministres délégués, parmi lesquels des représentants des groupes armés et de la société civile.

 

En septembre 2014, sont lancés les premiers projets financés par le Fonds Bekou.

 

2015 : le temps des élections

 

Le 9 février 2015, le Conseil de l'UE rappelle la nécessité « d'élections présidentielles et législatives bien organisées, libres, justes, crédibles » et apporte son soutien au processus de transition en Centrafrique. IOC pour EUMAM Rca atteinte le 1er mars

 

Le 11 février 2015, le ministre de la Jeunesse et des Sports, l'ex-chef rebelle Armel Ningatoloum Sayo, enlevé et retenu en otage depuis le 25 janvier à Bangui, est libéré.

 

Le 21 février 2015, un accord est signé à Nairobi entre des anti-balaka et les représentants du FPRC (ex-Seleka). Les signataires disent adhérer à l’accord de Brazzaville. Dans une mouture précédente, les anciens belligérants prévoyaient un accord de cessez-le-feu, mais aussi la mise en route d’une nouvelle transition et l’octroi d’une amnistie. Il a été dénoncé par les pays d’Afrique centrale et les autres partenaires internationaux de la Centrafrique. Les pays de la région ont estimé que tout accord signé en dehors du processus de Brazzaville « est nul et de nul effet ».

 

Lundi 16 mars 2015, les ministres des Affaires étrangères de l'UE lancent officiellement une nouvelle mission militaire de l'Union européenne en RCA, chargée de faire du conseil pour la mise en place d'une nouvelle armée centrafricaine EUMAM RCA. Lire : N°43. EUMAM & EUTM RCA. Objectif : reformer une armée centrafricaine

 

Le 14 avril 2015, à leur tour, Michel Djotodia et François Bozizé se rallient au processus de Brazzaville et signent, sous l’égide de la présidence kenyane, la déclaration d’engagement de Nairobi.

 

Le 27 avril 2015 est inauguré le Forum national de Bangui, qui doit se tenir jusqu'au 4 mai. Reportée à plusieurs reprises depuis décembre 2014, la semaine  de conclave réunie 600 participants, venus de tout le pays. Le Forum permet de confirmer le report des élections en Centrafrique et la signature d’un accord l’accord de Désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR) des combattants de la ex-Seleka et des anti-Balaka.

 

Mardi 26 mai 2015, la présidente de la transition en République de Centrafrique, Catherine Samba-Panza, est à Bruxelles pour rappeler les Européens à leurs promesses. « Nous n'avons pas reçu les décaissements promis en 2013 et en 2014. Maintenant je veux des choses concrètes. » Elle lance un appel à l’aide pour la renaissance de la RCA.

 

Le 20 juillet 2015, le gouvernement de transition du Premier ministre Mahamat Kamoun est remanié, pour la seconde fois en moins d’un an. Six nouveaux ministres font leur entrée au gouvernement. Celui-ci doit conduire le pays jusqu'aux élections prévues en octobre et novembre.

 

Le 31 août 2015, le CNT adopte le projet de nouvelle Constitution, qui devra être approuvé par référendum le 13 décembre. Un texte de 159 articles qui comprend un certain nombre de nouveautés dans les institutions. La plus emblématique étant, sans, doute la création d’un Sénat qui n’existait pas en Centrafrique.

 

Le 13 décembre 2015, la nouvelle Constitution est adoptée par référendum. Le "oui" l'emporte à 90 %, avec un taux de participation d'à peine 30 %. Les élections sont marquées par des violences à Bangui. Des tensions en provinces également, où un groupe armé a perturbé les votes.

 

Le 24 décembre 2015, l'Union européenne réagit en ajoutant à sa liste noire, deux fauteurs de troubles du Pk5 mis à l’index par l’Union européenne

 

Le 30 décembre 2015, se déroule le premier tour des élections présidentielles, après de multiples retards.

 

2016 : un nouvel ordre politique est mis en place

 

Le 25 janvier 2016, la Cour constitutionnelle de transition confirme les résultats officiels du premier tour. Anicet Georges Dologuélé apparait en tête du premier tour avec 23,7% des voix et Faustin-Archange Touadéra, crédité de 19%. La Cour annule les législatives pour cause d'irrégularités.

 

Le 14 février 2016, se déroule le second tour de la présidentielle. Une mission d'observation électorale de l'Union européenne surveille le processus (télécharger le communiqué). Faustin-Archange Touadéraest élu président de la Centrafrique avec 62,71% des suffrages contre 37,29% pour son rival, Anicet-Georges Dologuélé, lors du résultat par la Cour constitutionnelle le 1er mars.

 

Lundi 14 mars 2016, les 28 ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne annoncent qu'ils soutiendront la RCA dans les réformes à venir. L'Ougandais Joseph Kony ainsi que son organisation l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), sont mis à l'index et leurs avoirs gelés. Lire : Les avoirs de Kony et de la LRA gelés. Décision applicable aujourd’hui

 

Mercredi 30 mars 2016, le nouveau président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, prend ses fonctions. Ce qui marque la fin d'une période intérimaire en Centrafrique. La France en profite pour annoncer la fin de L’opération Sangaris. Relais donné à l’UE et l’UA

 

Le 7 avril 2016, l'Union africaine (UA) lève la suspension du pays, se félicitant de la "tenue réussie" de la présidentielle de février.

 

Le 11 avril 2016, Faustin-Archange Touadéra, le nouveau président centrafricain, et son premier ministre Simplice Sarandji, présentent, la nouvelle équipe gouvernementale, composée de 23 ministres. Les ministères de force (Défense, Intérieur, Affaires étrangères) sont tous confiés à d'anciens candidats à la présidentielle. Lire Carnet 13.04.2016

 

Le 12 avril 2016, l'Union européenne décide d'ajouter une exception à l’embargo sur les armes en Centrafrique pour former l’armée

 

Le 26 septembre 2016, les députés centrafricains adoptent le budget pour 2017. Un véritable changement dans la stratégie du pays, passant d'un budget de transition à un budget de développement.

 

Mercredi 12 octobre 2016, une nouvelle flambée de violences entre anciens Seleka et anti-balaka touche la ville de Kaga-Bandoro, faisant une trentaine de morts. Plusieurs ONG décident de suspendre leur action. L'Union européenne appelle à la responsabilité de tous, pour ne pas faire marche arrière dans la situation politique. Lire : Carnet 18.10.2016

 

Jeudi 17 novembre 2016, une grande Conférence pour la République centrafricaine est organisée à Bruxelles par l'Union européenne, pour célébrer un certain retour "à la normale" et soutenir les efforts pour la consolidation de la paix.

 

A suivre

 

(Leonor Hubaut)

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:15
Centrafrique : Marie Thérèse Keita-Bocoum plaide pour le renforcement du système judiciaire

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/ Jeudi 17 Novembre 2016 - 10:42

 

A la veille de la conférence de Bruxelles, l’experte de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme en RCA, Marie Thérèse Keita-Bocoum a reconnu l’urgence de renforcer le système judiciaire dans ce pays, pour une paix durable.

 

« La justice et la réconciliation sont primordiales pour une paix durable… Sans justice, il ne peut y avoir de réconciliation durable en Centrafrique », a souligné l'experte qui a insisté pour que la Cour pénale spéciale soit opérationnelle dès 2017, et que des consultations nationales soient lancées afin de permettre la mise en place de mécanismes non-juridictionnels de vérité et réconciliation.

 

La conférence de Bruxelles permettra de lever des fonds en soutien d'un plan national de consolidation de la paix. Ce Plan a été conçu par le gouvernement de la RCA en collaboration avec les Nations unies, l'UE et la Banque mondiale. Sa réussite dépend des promesses de contributions financières qui seront faites lors de la conférence. « Les mesures détaillées dans le plan incluent le désarmement, la démobilisation et la réintégration des membres des groupes armés, le retour des personnes déplacées ainsi que la réforme du secteur de sécurité », a précisé Marie Thérèse Keita-Bocoum, qui a noté avec satisfaction des progrès récents en RCA.

 

L’experte a, cependant, averti que ces gains seraient perdus si des mesures supplémentaires ne sont pas prises. Elle a notamment fait référence aux violences survenues dans le quartier de PK5 à Bangui, à Kaga Bandoro et dans la Haute Kotto parmi les récents incidents, constituant une source de préoccupation. « La persistance des violations des droits de l'Homme et une recrudescence de la violence depuis septembre montrent cependant combien il est crucial de soutenir les efforts de la population et du gouvernement centrafricain en faveur des droits de l'Homme et du développement », a-t-elle noté.

 

Malgré des progrès et des élections réussies, la RCA est restée en proie à l'instabilité et à des troubles sporadiques depuis qu'une guerre civile a éclaté en 2013. Plus de 13.000 Casques bleus sont actuellement déployés à travers le pays dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

 

Josiane Mambou Loukoula

 

 

Centrafrique : la justice et la réconciliation sont primordiales pour une paix durable, selon une experte de l'ONU

 

http://www.un.org/ 16 novembre 2016 – Le système judiciaire en République centrafricaine (RCA) doit être renforcé de toute urgence afin que le pays connaisse une paix durable, a déclaré mercredi l'experte indépendante sur la situation des droits de l'homme en RCA, Marie Thérèse Keita-Bocoum.

 

« La recherche de la vérité et la réconciliation est également primordiale », a déclaré Mme Keita-Bocoum à la veille d'une conférence organisée le 17 novembre à Bruxelles, par l'Union européenne (UE), le Gouvernement de la RCA, les Nations Unies et la Banque mondiale, afin de lever des fonds en soutien d'un plan national de consolidation de la paix.

 

« Les mesures détaillées dans le plan sont des moyens sûrs d'atteindre une paix durable dans ce pays ravagé par les conflits », a souligné l'experte désignée par le Conseil des droits de l'homme (CDH) pour suivre, rapporter et faire des recommandations sur la situation des droits de l'homme en RCA. « Ces mesures incluent le désarmement, la démobilisation et la réintégration des membres des groupes armés, ainsi que le retour des personnes déplacées, et la réforme du secteur de sécurité », a-t-elle précisé.

 

Le Plan national pour la reconstruction et la consolidation de la paix a été conçu par le Gouvernement de la RCA en collaboration avec les Nations Unies, l'UE, et la Banque mondiale. Sa réussite dépend des promesses de contributions financières qui seront faites lors de la conférence.

 

« La conférence de Bruxelles constitue une occasion unique pour la communauté internationale d'accroître son soutien à la consolidation de la paix et la reconstruction en RCA », a dit Mme Keita-Bocoum qui participera à la réunion des donateurs.

 

Préserver les progrès récemment réalisés face à une situation toujours fragile

 

« Sans justice, il ne peut y avoir de réconciliation durable en Centrafrique », a souligné l'experte qui a insisté pour que la Cour pénale spéciale soit opérationnelle dès 2017 et que des consultations nationales soient lancées afin de définir et permettre la mise en place de mécanismes non-juridictionnels de vérité et réconciliation.

 

Mme Keita-Bocoum a noté avec satisfaction des progrès récents en RCA, mais a averti que ces gains seraient perdus si des mesures supplémentaires ne sont pas prises.

 

« Les progrès institutionnels de ces derniers mois, comme la ratification de sept conventions internationales des droits de l'homme et l'adoption d'une loi sur la parité, confirment la volonté des autorités centrafricaines d'avancer sur le chemin de la paix et de la reconstruction », a-t-elle souligné.

 

 

Et à la veille de la conférence des bailleurs de fonds à Bruxelles, l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine (RCA) plaide pour un « renforcement du système judiciaire». Selon Marie Thérèse Keita-Bocoum, « la justice et la réconciliation sont primordiales pour une paix durable ». Propos recueillis par Alpha Diallo.

 

« La persistance des violations des droits de l'homme et une recrudescence de la violence depuis septembre montrent cependant combien il est crucial de soutenir les efforts de la population et du Gouvernement centrafricain en faveur des droits de l'homme et du développement », a-t-elle noté.

 

L'experte a notamment fait référence aux violences survenues dans le quartier de PK5 à Bangui, à Kaga Bandoro et dans la Haute Kotto parmi les récents incidents constituant une source de préoccupation.

 

Malgré des progrès et des élections réussies, la RCA est restée en proie à l'instabilité et à des troubles sporadiques depuis qu'une guerre civile a éclaté en 2013. Plus de 13.000 casques bleus sont actuellement déployés à travers le pays dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA).

 

A Bouar, capitale de la Nana Mambere, les jours se suivent et se ressemblent pour ces ex combattants. Sur ce site de réhabilitation de l’axe routier Kpetene - Bétel Croix rouge, distant de près de trois kilomètres, des centaines d’ouvriers hommes et femmes, s’activent. Malgré la chaleur et l’état chaotique de la piste, ces ex combattants, tous engagés dans le programme du pré-DDR de la MINUSCA, sont déterminés à terminer les travaux dans les délais

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:11
Centrafrique : Énoch Derant Lakoue déplore la non implication des personnes ressources dans la préparation de la Table Ronde de Bruxelles

 

 

Centrafrique : Énoch Derant Lakoue déplore la non implication des personnes ressources dans la préparation de la Table Ronde de Bruxelles

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 16 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 16 Novembre 2016(RJDH) —- Le président du Parti Social-Démocrate, Enock Derant Lakoue a accordé le 15 novembre une interview au RJDG. Dans cet entretien, il a salué la libération provisoire des leaders de la société civile poursuivis pour atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, après la ville morte du 24 Octobre. Il a appelé Faustin Archange Touadera à l’organisation de sa majorité présidentielle et enfin, il évoque son avenir politique.

 

Bonjour !

 

M. Enoch Derant Lakoue : Bonjour M. le Journaliste.

 

RJDH : Vous êtes le président du parti-social-démocrate (PSD), ancien Premier ministre alors le gouvernement centrafricain de commun accord avec l’Union Européenne organisent la table ronde de Bruxelles, quelle lecture faites-vous de cette rencontre ?

 

EDL : Je pense que c’est une excellente initiative, d’autant que notre pays est plus mal et il était nécessaire de mobiliser toutes les énergies pour qu’on puisse amorcer la pente pour la relève sur plusieurs plans. Ce que je regrette personnellement, c’est que je ne sais rien de ce qui se passe. En tant que personne ressource, avant d’être un homme politique je suis d’abord un économiste, un banquier, un financier et à ce titre je n’ai pas été associé à la préparation et à la réflexion sur le plan de sortie de crise que notre pays pourrait proposer.

 

RJDH : Donc selon vous, il n’y a pas de consensus large autour du document que le gouvernement va présenter aux bailleurs de fonds ?

 

EDL : Non, je dis que moi je n’ai pas été associé, cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de consensus. Je note cela pour le regretter. Je note aussi que le Parti Social-Démocrate mon parti qui est un parti qui a pion sur rue depuis prêt de 25 ans, n’a pas été appelé à donner son point de vue sur l’ébauche de ce plan. Bon peut être cela est dû au fait que pour la première fois depuis la création du PSD, nous ne sommes pas maintenant à l’Assemblée Nationale qui a commencé ses travaux il n’y a pas très longtemps. Je pense que cela doit être la raison. Malgré cela, on aurait pu nous demander compte tenu des compétences diverses que nous avons dans le parti et compte tenu des fonctions que j’ai exercées. Je précise sur le plan économique et financier on aurait pu demander mon avis  au moment de la réflexion. Ceci dit, je souhaite que ça réussisse. Je pense que les compatriotes qui ont été conviés à réfléchir sur ces questions ont donné les meilleurs d’eux-mêmes et que notre pays en tirera le meilleur profit.

 

RJDH : Beaucoup sont ceux qui pensent que des annonces seront faites, mais ces annonces ne seront accompagnées d’effet. Partagez-vous ces inquiétudes ?

 

EDL : En général, lorsqu’il y a ce genre de rencontre, on attend des annonces ; tel pays ou telle institution déclare qu’il est prêt à contribuer pour un montant donné à la réussite de ce plan. La mise en œuvre prend un peu de temps, puisqu’il faut regarder le dossier un par un, sujet de leur faisabilité. Donc il n’y aura pas de retombée immédiate. Ce n’est pas la semaine prochaine qu’on verra arriver en République Centrafricaine des sommes énormes d’argent. J’imagine que l’Exécutif ne s’attend pas à cela du tout, mais il s’agit de mettre en place une enveloppe globale pour pouvoir reprendre dans un délai donné, deux ans, trois ans je n’en sais rien pour réaliser un certain nombre de projet.

 

RJDH : De la perception du centrafricain lambda, la table  ronde de Bruxelles est une bouffée d’oxygène et qu’au retour tout cela résolu. Qu’en dites-vous ?

 

EDL : Je ne suis pas certain que les centrafricains qui ont l’expérience de ce genre de table ronde aient ce point de vu. Nulle part au lendemain d’une rencontre de cette nature, il y a un virement de quelques milliards que ce soit. Cela va venir par la suite.

 

RJDH : le Président de la République, Faustin Archange Touadera a demandé de nouveau une union sacrée, en tant qu’homme politique, comment analysez-vous cette union sacrée qu’il a demandée de plus ?

 

EDL : Je fais partie de la majorité présidentielle et aussi partie des personnalités politiques qui au deuxième tour ont soutenu le Président Touadera. Je fais partie des compatriotes à qui il a été demandé de réfléchir sur ce que le Président Touadera pourrait faire dans les cent premiers jours. Ce que nous avons fait et nous avons remis à qui de droit le document qu’il attendait. Bien, je pense que la question de l’union sacrée devrait être appréhendée à deux niveaux. D’abord au niveau de la majorité présidentielle. Il était nécessaire de mon point de vue que la majorité présidentielle se retrouve et au-delà du programme de cent jours que nous avons élaboré, que la majorité se retrouve pour voir comment mettre en exécution quelques projets.

 

RJDH : Le constat est tout de même que la majorité présidentielle peine à s’organiser ?

 

EDL : Elle s’organise lentement. Je pense qu’il conviendrait que des initiatives fortes soient prises pour que cette majorité puisse bien s’organiser avant de tendre la main aux compatriotes qui pour des raisons simplement d’arithmétiques politiciennes se trouveraient dans l’opposition. Alors que sur les questions essentielles, je ne pense pas qu’il ait de grande divergence entre nous. C’est-à-dire les questions qui portent sur la sécurité, le relèvement économique et social, une meilleure diplomatie etc…, la remise en ordre des forces de défense. Sur toutes ces questions, je ne pense pas qu’il soit très difficile de trouver l’unanimité et aussi sur la question de l’unicité de notre pays.

 

RJDH : Mais si déjà il est difficile d’organiser la majorité présidentielle, ne pensez-vous pas que ceux qui accusent Faustin Archange Touadera de n’avoir pas donné du contenu à l’union sacrée ont raison ?

 

EDL : En tout cas, ils n’ont pas tord, c’est pourquoi je parle d’initiative forte. Il revient au Chef de l’Etat de réunir autour de lui sa majorité pour qu’on puisse réfléchir ensemble. C’est ce qui est demandé.

 

RJDH : Que dites-vous de la libération sous cautions des leaders de la société civile Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi qui ont été arrêtés pour organisation de la ville morte ?

 

EDL : Je m’en réjouis, d’ailleurs. J’ai été fort étonné qu’ils aient été arrêtés pour des motifs qui ont été publiquement annoncés. Je pense que l’initiative prise par ces deux compatriotes dans son essence visait à conforter la position du gouvernement. Le gouvernement devait se saisir de cette marche pour dire aux forces onusiennes que voilà la population constate que votre mandat n’est pas correctement exécuté. Malheureusement, il y a eu des tirs, je ne sais pas qui a tiré, y a eu des morts et c’est vraiment regrettable qu’il y a ce genre d’accident, je ne parle pas d’incident.  Parce que je ne pense pas que ceux qui ont tiré ont délibérément voulu tuer, mais y a eu mort d’hommes et de blessés. Et le fait que les organisateurs aient été arrêtés me parait quelque peu déplacé.

Bon ! Ils ont recouvré la liberté, elle est provisoire pour le moment, on verra, il y aura certainement un procès, on verra ce qui sera dit au moment de l’audience.

 

RJDH : votre parti n’est pas représenté au Parlement, comment animez-vous la vie politique dès lors que vous n’avez pas de siège à l’Assemblée ?

 

EDL : La politique ne se fait pas uniquement qu’à l’Assemblée, elle peut se faire autour de l’Assemblée. C’est la première fois depuis 1993 que le PSD n’a aucun représentant à l’Assemblée nationale. Mais c’est la vie, les raisons de cette chute vertigineuse par un congrès ou tout au moins par un comité central du parti très bientôt.

 

RJDH : peut-on avoir une idée sur la date de ce congrès ?

 

EDL : Nous réfléchissons encore sur les termes de référence et nous recherchons les moyens pour réunir les camarades en vue réfléchir.

 

RJDH : la Constitution a prévu une deuxième chambre qu’est le Sénat, serez-vous prêt à vous battre pour y siéger ?

 

EDL : Je faisais partie de ceux qui n’étaient pas pour l’institution du Sénat. Membre du Conseil National de Transition, j’ai beaucoup travaillé dans la commission Loi pour la rédaction de la nouvelle constitution et j’étais de ceux qui ont estimé que pour le moment une deuxième chambre était totalement inappropriée. Mais nous avons été battus démocratiquement au niveau du CNT et cela figure dans la Constitution. Et il est évident que la Constitution qui a été soumise au peuple et que le peuple a adopté devrait s’appliquer.

 

RJDH : M Enock Derant Lakoue je vous remercie.

 

EDL : c’est moi qui vous remercie.

 

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:08
Le Conseil de sécurité de l'ONU salue les progrès dans le processus de paix en Centrafrique

 

 

 

http://fr.cctv.com/

 

NEW YORK (Nations Unies), 16 novembre (Xinhua) -- Le Conseil de sécurité des Nations Unies s'est félicité mercredi des récents progrès dans le processus de paix en République centrafricaine, soulignant que "la seule voie viable" vers une paix durable est un engagement politique visant les causes profondes du conflit.

 


Dans une déclaration présidentielle, l'organe onusien composé de 15 pays membres a salué la signature de plusieurs accords sur la paix, la sécurité et la réconciliation dans ce pays enclavé d'Afrique centrale, appelant à leur mise en oeuvre rapide.



"Le Conseil de sécurité reconnaît les progrès significatifs réalisés après la période de transition, à savoir l'élection pacifique et transparente du président Faustin-Archange Touadera, la formation rapide d'un nouveau gouvernement et l'établissement de l'Assemblée nationale", indique la déclaration.


Tout en renouvelant son soutien au processus de paix, qui devrait stabiliser le pays et permettre un développement à long terme, le Conseil de sécurité a également exprimé ses "préoccupations profondes sur la fragilité persistante" dans le pays, et a fermement condamné "la récente recrudescence des violences et de l'instabilité".


La guerre civile en République centrafricaine a éclaté en décembre 2012 entre la coalition rebelle de la Seleka et les forces gouvernementales. Les rebelles ont pris le pouvoir en mars 2013 avant d'établir un conseil national de transition et d' élire un président provisoire.


Les élections de février 2016 ont conduit M. Touadera à la présidence.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:06
RCA: Insécurité à Bria et à Paoua populations et humanitaires inquiétés

 

 

Par Sango ti Kodro - 17/11/2016

 

Les éléments de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) et ceux du Font Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), s’affrontent depuis plus d'une semaine au village Kalaga située à 45 km de Bria selon des informations locales.



L’attaque contre des éleveurs peuhls par l'une des factions en serait à l’origine. Aucun bilan n'est encore disponible, le village serait néanmoins vidé de sa population.

 

Une attaque signalée près de Paoua



Des affrontements entre un groupe d'auto défense et des hommes armés assimilés à des ex-combattants Séléka et Révolution Justice (RJ) ont eu lieu ce dimanche au village Gouzé à 20 Km de Paoua sur l’axe Bozoum. Selon Percus Ketté, député de Paoua 4, la zone est entre les mains des assaillants.



« Les Séléka et RJ ont attaqué Gouzé depuis dimanche, toute la population est en fuite. Pour le moment, la localité est sous contrôle de ces hommes armés », a-t-il expliqué avant de demander de l’aide.



« Je demande au Gouvernement et à la Minusca d’intervenir rapidement pour sauver la population en détresse ».



Selon nos informations, les agresseurs ont planté leur drapeau à Gouzé, chose qui a suscité l'exaspération du groupe d'auto défense.



Radio Ndeke Luka n’a pas pu joindre les leaders ex-Séléka et RJ mis en cause pour leurs versions des faits.

 

Une situation qui inquiète les humanitaires


Face à la montée de l’insécurité, les ONG DRC, Mentor Initiative, Oxfam et INTERSOS ont communiqué l’arrêt provisoire de leurs activités non essentielles à Batangafo dans l’Ouham jusqu'au 21 novembre, le temps qu’un environnement respectueux des droits humanitaires soit rétabli. Les cas de braquages et de violences récents qui continuent de mettre en danger la vie et le travail des humanitaires et qui se déroulent en toute impunité motivent cette décision.


Ces organisations demandent à la Mission onusienne en Centrafrique « d’adopter une posture plus robuste » et « de renforcer sa présence à travers des patrouilles nocturnes dans les quartiers et les sites de Batangafo ». Elles demandent une réponse « rapide en cas d’incident » pour garantir « la sécurité des bénéficiaires, des humanitaires et du bon déroulement des programmes ».



Ces quatre ONG appellent aussi les leaders communautaires à « s’engager davantage pour faciliter et assurer que le travail et la sécurité des humanitaires soient respectés ».

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 19:43
Lu pour vous : Centrafrique : Touadéra tente la carte tchadienne

 

 

http://afrique.latribune.fr/  Par Amine Ater  |  13/11/2016, 10:21

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Taoudéra, continue son road-show continental en faisant escale depuis le 10 décembre au Tchad. Cette tournée vise à décrocher un soutien militaire pour la faible armée gouvernementale. Taoudéra espère également décrocher des promesses de financements pour sortir le pays du marasme économique qu’il connaît actuellement.

 

Après le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire, le président de la Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra, est actuellement au Tchad. Un pays qui avait fortement contribué en troupes, avec la France au lendemain des violences communautaires qui ont ravagé le pays en 2013.

 

Cette visite a été l'occasion pour le chef d'Etat de la Centrafrique d'aborder avec le président du Tchad, Idriss Déby, plusieurs questions notamment celles liées à la paix et à la sécurité en Centrafrique. Touadéra a également saisi l'occasion pour solliciter un appui tchadien à la résolution de la crise politique et au financement de projets de développement. Un appui qui devra s'articuler sous la houlette de l'Union africaine.

 

Le Tchad a rappelons-le, fait partie des premiers pays à avoir déployé des troupes pour épauler l'opération Sangaris en 2013. Il n'empêche que les agissements des troupes tchadiennes avaient suscité un grand nombre de critiques. En effet, le contingent tchadien a été rapidement accusé d'un parti pris pour la milice des Séleka et d'un usage excessif de la force à l'encontre des non-musulmans.

 

Le Tchad en ultime recours

 

N'Djamena traverse par ailleurs, des difficultés économiques dues à la baisse du prix du baril et l'absence de diversification économique. Une situation qui obligé les autorités tchadiennes à revoir le régime fiscal qui puisait le maximum de ses ressources du secteur pétrolier en le redirigeant vers les télécoms qui connaissent une forte croissance. Ce qui limite la capacité du Tchad à apporter un réel soutien financier en propre à la Centrafrique. Reste le partenariat sécuritaire où N'Djamena excelle depuis la guerre du Nord Mali. Il n'empêche qu'un déploiement en force de troupes tchadiennes reste peu probable hors des zones centrafricaines à majorité musulmanes.

 

Cette visite au Tchad vient après des escales en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso. Une série de rencontres qui renseigne de l'incapacité de l'embryon d'Etat en Centrafrique à gérer l'instabilité politique et économique que traverse le pays depuis 3 ans. Un besoin accentué par la fin de l'opération Sangaris et les mauvaises relations entre la population et les casques bleus déployés dans le pays.

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 19:21
Les ONG annoncent la suspension temporaire de leurs activités à Batangafo 

 

Les ONG annoncent la suspension temporaire de leurs activités à Batangafo 


Suite aux incidents enregistrés ciblant directement ou indirectement les acteurs humanitaires dans la sous-préfecture de Batangafo depuis le début du mois de novembre les ONG DRC, Mentor Initiative, Oxfam et INTERSOS ont communiqué la suspension temporaire des activités non essentielles à Batangafo jusqu'à le 21 novembre jusqu’à ce qu’un environnement respectueux des droits humanitaires soit rétabli. Les cas de braquages et de violences récents qui continuent de mettre en danger la vie et le travail des humanitaires et qui se déroulent en toute impunité motivent cette suspension. Les attaques contre les populations civiles y compris les humanitaires sont inadmissibles et des mesures d’urgence devront être prises avant la reprise des activités.


Les ONG demandent à la MINUSCA d’adopter une posture plus robuste et de renforcer sa présence à travers des patrouilles nocturnes dans les quartiers et les sites de Batangafo. Elles demandent une réponse rapide en cas d’incident pour garantir la sécurité des bénéficiaires, des humanitaires et du bon déroulement des programmes. Les organisations appellent aussi les leaders communautaires à s’engager davantage pour faciliter et assurer que le travail et la sécurité des humanitaires soient respectés. 



Les organisations condamnent avec la dernière énergie les attaques contre le personnel humanitaire en République centrafricaine. Elles constituent un frein aux activités vitales à une population en besoin d’aide humanitaire. Le non-respect de l’espace et de l’accès humanitaire pourrait à terme mener vers un arrêt total des activités en cas de mise en danger des vies des équipes.

 

Les ONG réaffirment leur engagement à venir en aide aux populations affectées et appellent à respecter et à garantir la sécurité du personnel humanitaire, du matériel et des activités afin que les communautés puissent accéder à une assistance humanitaire de qualités et en toute sécurité.

 

Virginie Bero 


Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) 


République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR) 
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22   
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int 

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