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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 17:32
Lu pour vous : La mission impossible de la Cour pénale spéciale en Centrafrique

 

 

Décryptage

 

La mission impossible de la Cour pénale spéciale en Centrafrique

 

Par Christophe Châtelot  LE MONDE Le 06.07.2017 à 15h23

 

Dans un climat d’impunité généralisé, Abdoulaye Hissène, chef de l’ex-Séléka accusé de graves crimes, ne craint pas l’action de la CPS, censée débuter ses enquêtes en octobre.

 

Le pedigree d’Abdoulaye Hissène fait de lui un bon client pour la Cour pénale spéciale (CPS) chargée d’instruire et de juger les crimes de guerre et contre l’humanité commis en Centrafrique depuis 2003. Ce chef de milices de l’ex-Séléka est accusé par la justice de son pays de meurtres, tortures et pillages commis en septembre 2015 à Bangui. Ce n’est là – environ 70 morts – que le cas le plus documenté de ses exactions. Mais son dossier résume également la mission quasi impossible, à ce jour, que la CPS est censée accomplir. Comment rendre justice aux victimes d’Abdoulaye Hissène dans un pays livré aux groupes armés ?

 

Rencontré début juin à Bria, théâtre d’affrontements meurtriers entre milices qui se déchirent et prospèrent en l’absence de toute autorité étatique, Abdoulaye Hissène vivait en effet sa vie de chef de guerre entouré d’hommes en armes, dont des mercenaires tchadiens ou soudanais. Serein. Son inscription, un mois plus tôt, sur la liste des sanctions des Nations unies ne le perturbait pas. Abdoulaye Hissène avait d’autres soucis à gérer que l’hypothétique action des juges d’une CPS embryonnaire, très loin de Bria.

 

Abdoulaye Hissène est président du Conseil national de défense et de sécurité du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l’héritière d’une Séléka (rébellion originaire du nord musulman de la RCA) qui ne cesse de se diviser après avoir occupé brièvement le pouvoir en Centrafrique de 2013 à 2014. Son titre est ronflant au sein d’une organisation rebelle et illégale. Mais il traduit toutefois le poids de cet homme dans le tourbillon des luttes fratricides et meurtrières auxquelles s’ajoutent celles contre ses adversaires « naturels » et chrétiens anti-Balaka. Sans oublier l’exploitation houleuse des « diamants de sang » de la région.

 

Une litanie d’horreurs

 

En mars 2016, Abdoulaye Hissène s’était d’ailleurs évadé de sa cellule de la Section de recherche et d’investigation (SRI) à Bangui grâce à l’intervention d’un commando lourdement armé. C’était au lendemain de son arrestation. Il faut dire qu’il n’y a pas de prison à Bangui. Pas vraiment de police non plus. Quant à Bria et sur une grande partie du pays, Abdoualye Hissène n’a à craindre que la vengeance de ses nombreuses victimes ou les ambitions et autres convoitises de ses « amis ». Mais pas grand-chose des quelque 12 000 casques bleus de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

 

La CPS ? Le Comité des sanctions aux Nations unies ? La Cour pénale internationale ? Les crimes de guerre ? Autant de réalités virtuelles pour lui. « Par manque d’autorité de l’Etat, je suis obligé d’agir à Bria comme un gouverneur. Ici, je n’ai pas de prison. Si je prends quelqu’un en train de tirer, soit il lève les mains en l’air, soit il prend une balle dans la tête », explique-t-il, candidement dirait-on si la vie d’hommes, de femmes ou d’enfants n’en dépendait.

 

Le problème pour la stabilisation de la Centrafrique est que ce pays enclavé, exsangue après des décennies de guerres et de prévarication, regorge d’Abdoulaye Hissène que l’on retrouve dans tous les camps : policiers, militaires, groupes politico-militaires liés aux ex-présidents François Bozizé ou Michel Djotodia… En mai, un rapport des Nations unies recensait les milliers de crimes commis en Centrafrique depuis 2003. Une litanie d’horreurs reproduites, année après année, régime après régime, dont le dénominateur commun est l’immunité qui protège leurs auteurs.

 

Un rapport de Human Rights Watch (HRW), publié mardi 4 juillet, estime que « la CPS a le potentiel de briser la longue tradition d’impunité du pays pour les atrocités ». Tout comme la Cour pénale internationale, qui est compétente et mène des enquêtes sur les personnes portant la plus grande responsabilité pour des crimes graves. Sauf que deux ans après la promulgation de la loi établissant la CPS, « les progrès vers sa mise en œuvre ont été lents », regrette l’organisation de défense des droits humains.

 

Des zones grises mises en coupes réglées

 

Le 30 juin, le procureur de la CPS, Toussaint Muntazini Mukimapa, un magistrat du Congo-Kinshasa, et cinq juges ont certes prêté serment à Bangui. Au final, elle comptera onze juges étrangers – parmi lesquels ont déjà été nommés une Française, une Burkinabée et un Canadien – ainsi que treize juges centrafricains. La Cour devrait commencer ses enquêtes vers le mois d’octobre.

 

Comment mener cette mission à bien, comment protéger les témoins dans ce pays de 4,5 millions d’habitants où « les groupes armés contrôlent quatorze des seize provinces », selon l’estimation du porte-parole du gouvernement, Théodore Jousso ? Moins que de contrôle, sans doute faut-il parler davantage de zones grises mises en coupes réglées par des organisations concurrentes, voire des groupes criminels. Mais, au total, c’est 80 % de ce territoire grand comme la France et la Belgique réunis d’où l’Etat centrafricain est totalement absent et où la Minusca est incapable de maintenir la paix.

 

Au problème sécuritaire pour cette cour spéciale s’ajoute celui des ressources humaines (magistrats locaux, police judiciaire…) ainsi que du financement. Début juillet, « le gouvernement et l’ONU n’avaient pas encore recueilli suffisamment de fonds [5,2 millions de dollars sur les 7 nécessaires] pour les quatorze premiers mois de la création de la CPS », s’inquiète HRW. « La viabilité financière à plus long terme reste incertaine », ajoute l’organisation.

 

Une équation à multiples inconnues

 

Surtout, cet objectif de justice est violemment contrarié par la question de l’amnistie qui sous-tend les négociations de paix. Comment convaincre les chefs de guerre de transformer leurs organisations en mouvements politiques, d’imposer un cessez-le-feu puis de participer au processus de désarmement et d’intégration s’ils sentent planer au-dessus de leurs têtes la menace d’une inculpation pour crimes de guerre ? Comment les faire venir à Bangui, créer une dynamique de réconciliation s’ils craignent d’être arrêtés ? Cela revient à résoudre cette équation à multiples inconnues : guerre, justice et paix.

 

La communauté internationale est divisée sur ce sujet. Si l’ONU s’y oppose, l’Union africaine est nettement plus ouverte sur cette question. Quant au pouvoir centrafricain, HRW note que le président Faustin Archange Touadéra « insiste beaucoup plus sur la sécurité et la réconciliation que sur la justice ». Le chef de l’Etat est coincé. Il subit d’un côté la pression des dirigeants de la sous-région qui prônent l’amnistie de leurs affidés en RCA et, de l’autre, celle de l’opinion publique centrafricaine qui n’en peut plus de ce système où le meurtre sans conséquence est devenu la norme.

 

Dans sa grande maison de Bria, Abdoulaye Hissène, voix de stentor et rire tonitruant, peut encore ironiser et jouer les bravaches sur son inculpation qu’il ramène à « une manœuvre d’intimidation, un faux ». Ce n’est probablement pas demain que la police judiciaire centrafricaine sonnera à sa porte avec un mandat de la CPS. Il faudra sans doute deux à trois ans avant de clore les premiers dossiers d’instruction.

 

 « Mais aucune immunité centrafricaine, ni amnistie ne protégera indéfiniment les criminels de guerre pour des faits imprescriptibles sur le plan international », rappelle Florent Geel, responsable Afrique à la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH). Abdoulaye Hissène connaît sans aucun doute sa petite histoire des grands criminels de guerre de la région. Dont celle du Congolais Jean-Pierre Bemba rattrapé par la justice internationale treize ans après les faits. En 2016, il a été condamné par la CPI à dix-huit ans de prison pour des crimes de guerre et contre l’humanité commis en 2002-2003 en…. Centrafrique.

 


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/06/la-mission-impossible-de-la-cour-penale-speciale-en-centrafrique_5156831_3212.html#lVLuhZbUfxCuHTBL.99


 

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 23:35
Affaire des biens mal acquis ouverture du procès Obiang en correctionnelle

 

 

 

 

Par RFI Publié le 19-06-2017 Modifié le 19-06-2017 à 09:28

 

Le procès des biens mal acquis s'ouvre ce lundi 19 juin devant le tribunal correctionnel de Paris. Teodorin Obiang, le fils du président de Guinée équatoriale, est accusé de s'être bâti en France un patrimoine considérable en détournant des fonds publics, selon les juges d'instruction français. Il avait acquis plusieurs voitures de sport, un hôtel particulier avenue Foch à Paris, richement meublé. Dans les couloirs du Palais de justice, chacun fourbit ses armes et la défense du vice-président équato-guinéen dénonce déjà un procès politique.

 

Après un faux départ en janvier avec un report de six mois à la demande des avocats de la défense et en l’absence du prévenu, neuf audiences sont prévues jusqu’au 9 juillet au tribunal correctionnel de Paris, dans le tout premier procès de l’affaire des biens mal acquis, une procédure entamée il y a dix ans.

 

C'est avec le rapport « Biens mal acquis… profitent trop souvent » publié en 2007 que tout commence. Si la première plainte déposée l’année suivante n’aboutit pas, les ONG repartent à l’offensive en 2010 lorsque la Cour de cassation reconnaît leur droit à se porter partie civile.

 

L’enquête sur les biens du fils Obiang s’ouvre, ponctuée de perquisitions spectaculaires. Il faut ainsi plusieurs jours aux policiers parisiens pour inspecter les 4 000 mètres carrés de son hôtel particulier. Ils remplissant les camions de bijoux, d'œuvres d’arts et de grands crus sans oublier quelque 18 voitures de luxe.

 

En 2012, un mandat d’arrêt international est émis contre Teodorin Obiang qui refuse, malgré sa mise en examen, de répondre aux questions des juges. Ses avocats tentent par tous les moyens de faire annuler le procès allant de report en report jusqu’à saisir la Cour internationale de justice, mais l’étau se resserre inexorablement.

 

Un procès « historique »

 

Aujourd’hui, les parties civiles, dont les associations anticorruption Sherpa et Transparency, espèrent voir s’ouvrir pour de bon un procès qu’elles qualifient déjà d’historique. « Ce procès inédit, sans précédent, devrait, j’espère, ouvrir une odyssée judiciaire qui devrait conduire à exiger de ceux qui manipulent l’intérêt général pour s’enrichir de rendre des comptes en dépit de toutes leurs manœuvres pour essayer de pérenniser cyniquement leur impunité », insiste l’avocat William Bourdon.

 

« La peur doit changer de camp, insiste-t-il. On n'est plus aujourd’hui dans une logique de résignation et de fatalisme. On est dans une logique de colère citoyenne qui court à travers le monde pour exiger que les responsables publiques soient redevables quand ils détournent leur mission afin de s’enrichir et d’enrichir leur clan. »

 

Selon William Bourdon, ce procès « est l’amorce d’une dynamique afin de judiciariser ceux qui crachent sur l’humanité, sur leur peuple et qui vont continuer à le faire par l’intermédiaire de leur avocat lundi en multipliant des conclusions complètement ésotériques et bouffonnes pour essayer d’empêcher que ce procès se tienne. »

 

La Cour internationale de justice saisie

 

Du côté de la défense, on partage l’idée que ce procès est une « première mondiale », mais dans le mauvais sens. L’avocat de Teodorin Obiang, Emmanuel Marsigny, y voit « la tentative des parties civiles de donner une compétence juridictionnelle universelle à la France pour juger d’infractions commises en Guinée équatoriale. »

 

« Si la solution qui est préconisée était retenue, poursuit-il, cela créerait un précédent mondial unique. Et incontestablement un grand désordre dans les relations internationales. Une compétence juridictionnelle universelle à la France serait totalement contraire à toutes les règles des relations entre les Etats et les conventions internationales. »

 

C’est pour lui le « véritable enjeu de ce procès » et la raison pour laquelle la Cour internationale de justice à La Haye a été saisie. Malabo rejette le droit à la France de juger l'un de ses gouvernants. La procédure est en cours. Une manœuvre dilatoire de plus rétorque les parties civiles, comme l’association Sherpa, à l'origine des poursuites.

 

Pour ce détournement d'argent présumé, le vice-président de la Guinée équatoriale encourt en France jusqu'à dix ans de prison.

 

Attentes de l'opposition et des ONG

 

Du côté de l'opposition équato-guinéenne en tout cas, Gabriel Nse Obiang Obono, leader du parti Ciudadanos por la inovacion, estime qu'il est « très important d'enquêter sur ces affaires et de rendre la justice ».

 

« Il faut également que l'Etat français et sa justice restent séparés, comme dans tout état démocratique, insiste l'opposant. L'indépendance judiciaire doit être garantie. Donc je demande que justice soit faite et qu'on la voie. Que la vérité des faits soit révélée. On ne doit jamais pouvoir aller à l'encontre de la justice. On ne doit pas s'opposer à son impartialité. »

 

« Ici en Guinée, on ne peut juger personne du gouvernement, explique l'ancien candidat à la présidentielle. Alors voir qu'en France, plusieurs organisations non gouvernementales se sont battues pour que ces faits se retrouvent au tribunal, c'est comme si elles défendaient les démunis de notre pays. »

 

Je suis très curieuse de voir ce que va répondre le gouvernement. Et j'espère qu'il ne va pas seulement s'appuyer sur l'immunité diplomatique et l'argument que tout cela est légal en Guinée équatoriale. Parce que ce serait vraiment sous-estimer leurs concitoyens.

 

Sarah Saadoun

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 23:12
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Un homme mortellement blessé par les casques-bleus à l’aéroport de Bangui

 

Par Juvenal Koherepede le 5 juillet 2017

 

 

BANGUI 5 juillet 2017(RJDH) –Dans la matinée de ce mercredi 5 juillet, la base du contingent du Bangladesh à  l’aéroport International de Bangui est prise d’assaut par une cinquantaine de jeunes  qui accusent les casques bleus de la Minusca d’avoir tiré sur un jeune homme qui se baladait dans leur secteur.

 

Le jeune homme, à identité inconnue, a escaladé pour tomber dans la base militaire de la Minusca à l’aéroport Bangui M’Poko. Il nous est difficile d’avoir plus d’informations sur lui.

 

Une culotte noire, entachée de sang, telle est sa trace dans cette base militaire. Selon des sources croisées, le tireur qui est un élément de la Minusca basé dans une guérite en l’air, l’avait pris pour un voleur.

 

« Il est aux urgences, son état est stable », nous a répondu un infirmier que nous avons rencontré à l’hôpital Communautaire de Bangui.

 

Un habitant du secteur s’est interrogé la motivation de ce tir ciblé.  « Pourquoi tirer  sur lui et non en l’air pour le dissuader », a lancé quelqu’un dans la foule, regroupée au niveau de la base militaire.

 

Nous avons tenté en vain de joindre le porte-parole de la Minusca pour sa version des faits. Ce jeune homme a été conduit à l’hôpital par l’équipe médicale de la Minusca.

 

 

Centrafrique : Des éléments Faca envoyés en formation au Rwanda

 

Par Sylvestre Sokambi le 5 juillet 2017

 

 

BANGUI, 05 juillet 2017 (RJSH)—Des soldats centrafricaines sont partis au Rwanda pour une formation militaire. L’information a été confirmée au RJDH par des sources concordantes au ministère de la défense nationale.

 

Selon les informations du RJDH, les soldats centrafricains sont partis depuis cinq jours. Une source proche de l’Etat-major parle de 250 soldats, « nous avons une équipe de BIT 3 qui est envoyée pour un recyclage militaire au Rwanda. Ils en ont pour les six prochains mois », a confirmé cette source qui a préféré l’anonymat.

 

L’information est confirmée par des sources au ministère de la défense nationale qui justifient cette mission de formation par la volonté de remettre les Faca sur pied, « c’est une initiative portée par le chef de l’Etat qui veut que l’armée soit debout dans un bref délai. Nous travaillons pour cela et c’est dans ce cadre-là qu’après le plaidoyer du chef de l’Etat auprès de ses pairs, le Rwanda a accepté d’accueillir nos soldats », explique un cadre militaire du ministère.

 

La formation des Forces armées centrafricaines est assurée par l’EUTM, une mission de l’Union Européenne depuis septembre 2016. Cette mission forme une compagnie (120) éléments tous les trois mois, ce qui n’est pas du gout des autorités de Bangui. Au siège des Nations-Unies en avril dernier, le président Touadéra avait qualifié de lent, le rythme de la formation des militaires centrafricains assurée par l’EUTM. Ce dernier a engagé par la suite des plaidoyers auprès de ses pairs pour que certains éléments soient admis dans leurs académies militaires.

 

En mai dernier, une équipe de soldats a été envoyée au Burkina Faso et une autre en Israël pour des recyclages. Le Rwanda est la troisième destination des éléments de forces de défense. Les militaires centrafricains sont envoyés dans ce pays au moment où les violences montent en puissance dans plusieurs coins du pays.

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 23:01
Le 21e RIMa part mission d'envergure en Centrafrique

 

 

 

 

PAR T. H. Mis à jour le 05/07/2017 à 14:13 Publié le 05/07/2017 à 05:15

 

http://www.varmatin.com 

 

Deux sections de la 5e compagnie s'envolent en Centrafrique à partir d'aujourd'hui pour diverses missions. D'autres opérations extérieures seront déclinées jusqu'en 2018

 

L'honneur reviendra donc à la toute nouvelle compagnie du 21e Régiment d'infanterie de marine (RIMa) de démarrer un nouveau cycle de projections extérieures. La 5e compagnie de combat, en l'occurrence, créée il y a un an, envoie deux sections, à partir d'aujourd'hui, en République Centrafricaine (RCA) pour une durée de quatre mois.

 

Dans le cadre de l'ONU et l'UE

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 22:57
Centrafrique: 77 morts dans un accident de la route (source hospitalière)

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 05/07/17 - Un accident de route qui s’est produit mardi soir à 13 km de la ville de Bambari, au centre de la RCA, sur l’axe Ippy, a fait 50 morts et 37 blessés, selon des sources sécuritaires recueillies ce mercredi à Bangui.

 

La plupart des victimes sont des commerçants de Bambari en partance pour le marché hebdomadaire de Malou, une commune d’élevage située à 60 km de la ville.

 

L’accident serait dû, selon ces sources, à une surcharge du véhicule 10 roues qui a transporté non seulement les usagers mais également des marchandises.

 

Les mêmes sources indiquent également que, le véhicule a également connu des problèmes de panne pendant son parcours, ce qui a provoqué son renversement avec ses roues en l’air.

 

Avec l’appui de la MINUSCA, les victimes ont été secourues pour avoir des soins à l’hôpital de Bambari.

 

Les accidents de routes sont récurrentes en RCA actuellement à cause de la dégradation avancée de routes mais aussi du non-respect du code de la route faute d’agents de forces de l’ordre pour le faire respecter.

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 22:56
Centrafrique: un abbé raconte sur Facebook le calvaire de sa paroisse

 

 

 

 

05/07/17 (AFP)

 

"Des tirs nourris à Zémio. Impossible de sortir". Des messages comme celui-ci, posté mardi matin sur Facebook, l'abbé Jean-Alain Zembi en publie tous les jours depuis Zémio, dans le sud-est de la Centrafrique. Depuis le début des violences dans la ville, le 28 juin, les liaisons téléphoniques sont coupées et la ville sous contrôle d'hommes armés non identifiés. "Il faut que l'information parvienne au monde, car nous sommes bloqués ici et les tirs continuent", a expliqué à l'AFP l'abbé Zembi, 33 ans, joint sur Whatsapp mardi depuis Libreville.

 

"Ils ont coupé le réseau téléphonique, et on ne peut pas sortir, c'est trop dangereux. Alors je poste sur Facebook", explique-t-il, alors que des hommes armés non identifiés, qui sévissent dans le pays depuis des années, étaient toujours dans les rues de la ville mardi après-midi, selon plusieurs témoins joints sur Whatsapp. Comme un témoignage de l'horreur des combats, une publication du 2 juillet le montre en train de rendre hommage à des corps sans vie drapés dans un linceul et entassés dans une fosse commune.

 

"Six corps étaient sur le sol, dans les rues autour du presbytère. Il fallait prendre le risque de sortir les récupérer si on voulait éviter la contamination sanitaire du presbytère. D'autres corps sont toujours dans les rues, il y en a beaucoup mais personne ne peut les récupérer. On n'a pas de cercueil ici, donc on a du creuser une fosse commune", raconte-il à l'AFP. Dans cette ville à 1.000 km de Bangui, sur la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), le réseau wifi est devenu le seul moyen pour les Casques bleus de la mission de l'ONU (Minusca), les humanitaires sur place et l'abbé Jean-Alain Zembi, de communiquer avec l'extérieur.

 

Le 28 juin, des hommes armés non identifiés sont entrés en ville, ont pillé et brûlé des boutiques et des maisons, faisant fuir les habitants et plus de 3.000 réfugiés congolais. "Zémio est en feu depuis le mercredi 28 juin 2017. Aidez nous", a commencé à publier le 30 juin l'abbé Zembi, deux jours après le début des combats qui ont fait au moins cinq morts et empêchent les humanitaires de venir en aide aux 20.000 déplacés de la ville, selon le dernier bilan du bureau de l'ONU pour les affaires humanitaires (Ocha).

 

- Journal de bord - "Les acteurs humanitaires sont contraints de limiter temporairement leurs activités à Zémio", a déclaré mardi dans un communiqué le coordinateur humanitaire de l'ONU en Centrafrique, Najat Rochdi. "Nous sommes dans l'insécurité totale. Les gens ne mangent pas, ne boivent pas d'eau potable, et ils n'ont pas les soins nécessaires. Des maisons ont été incendiées. Presque toutes les familles des déplacées n'ont plus d'abri. Comment vont-ils faire après la crise ? Si vraiment elle (se) termine", a continué l'abbé dans la même publication, suscitant l'indignation et le soutien de plusieurs dizaines de personnes sur le réseau social.

 

Les publications de l'abbé Zembi sur Facebook sont un journal de bord des violences dans la ville, un appel au gouvernement et à la communauté internationale à venir en aide aux habitants de Zémio. "A cause des crépitements d'armes, on ne peut sortir pour prendre les corps (de personnes décédées dans les rues de la ville). Quel bon souvenir l'histoire gardera-t-elle de vous? Observez bien les visages de ces enfants victimes de la guerre de Zémio, peut-être qu'ils mourront dans deux ou trois jours", a publié l'abbé le 30 juin.

 

Le 3 juillet, il poste des photos de bidons d'eau et salue l'arrivée d'une équipe de l'ONU amenant "quelques bâches et quelques bidons d'eau" au presbytère où il est bloqué. Dans une autre publication, il décrit en photos une messe en plein air, célébrée dans l'enceinte du presbytère où "au moins 1.500 personnes" ont trouvé refuge. "Que ça fait du bien de changer un peu, une belle célébration", poste-il.

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 22:54
Lu pour vous : La République centrafricaine en plein chaos

 

 

La République centrafricaine en plein chaos

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Christophe Châtelot

 

Elu début 2016, le président Faustin-Archange Touadéra a hérité d’un Etat fantôme. Mais son régime continue de dépecer ce qui reste du pays.


Bangui vit dans une bulle. D’autres capitales de pays en guerre – même si on hésite à qualifier ainsi les violences meurtrières qui, depuis septembre 2016, frappent de nouveau la République centrafricaine (RCA) – offrent cette image paisible, épargnée par les combats, alors que le reste du pays est à feu et à sang.

 

Mais cette déconnexion devient troublante lorsqu’elle provient des cercles de décision, nationaux et internationaux, censés ouvrir la voie à une sortie de crise. Pour reprendre les mots d’un diplomate occidental en poste à Bangui : « La Centrafrique va droit dans le mur et on ne sait pas comment l’éviter. »

 

Prenons les autorités centrafricaines. Rencontré mi-juin dans son vaste bureau de président du Parlement, Abdou Karim Meckassoua paraissait à mille lieues des tueries qui s’étaient déroulées quelques jours plus tôt à Bangassou. Certes, près de 800 km séparent Bangui de cette ville logée sur les rives du Mbomou, un affluent de l’Oubangui frontalier du Congo-Kinshasa. Traduit en heures de pistes ou de goudron défoncé, cela veut dire plusieurs jours de route. Idem pour Bria, plus au nord, tout autant martyrisée.

 

Bilan humanitaire désastreux

 

Là, pourtant, la résurgence d’affrontements entre milices chrétiennes anti-balaka et musulmanes de l’ex-Séléka – ceux-là mêmes qui ravagèrent la RCA entre 2012 et 2014 – se traduit en mai par plusieurs centaines de morts, civils pour la plupart, et des dizaines de milliers de réfugiés. Ils s’ajoutent à un bilan humanitaire déjà désastreux.

 

Plus d’un million de Centrafricains sont soit réfugiés hors des frontières (au Tchad et au Cameroun essentiellement), soit déplacés à l’intérieur du pays. Soit 20 % de la population. Selon le porte-parole du gouvernement, Théodore Jousso, « 14 des 16 provinces du pays sont aujourd’hui sous la coupe de groupes armés ».

 

Pourtant, en ces jours sombres, ce qui préoccupait le président du Parlement et M. Jousso était de savoir si l’opposition allait déposer une motion de censure contre le gouvernement. La raison de cette initiative ? La mauvaise volonté affichée du premier ministre, Simplice Sarandji, pour répondre aux élus au Parlement. « Futile ! lâche un diplomate africain en poste à Bangui. Le gouvernement ne travaille pas. Il n’existe même aucune task force gouvernementale pour traiter de l’urgence de la situation sécuritaire, mais l’opposition ne cherche qu’une chose : déboulonner le président et le gouvernement. »

 

Elu début 2016, le président Faustin-Archange Touadéra n’a connu que quelques mois d’état de grâce. Aujourd’hui, tout le monde critique son indécision et ses absences répétées du pays alors que la crise sécuritaire s’aggrave. A sa décharge, il a hérité d’un Etat fantôme dont la réalité ne dépasse guère les faubourgs de Bangui. Mais, comme ses prédécesseurs, son régime ne manque pas d’énergie pour dépecer ce qui reste du corps moribond de la Centrafrique et de ses richesses.

 

Régime en déshérence

 

Face à ce régime en déshérence, les groupes armés occupent les espaces vides. Beaucoup croient voir les mains des deux derniers présidents centrafricains, en exil. Celles de François Bozizé, qui garderait, depuis l’Ouganda, une influence sur les groupes anti-balaka et a quelques proches au gouvernement ; et celles, au Bénin, de Michel Djotodia, qui, porté par les armes de la Séléka et du voisin tchadien, a chassé le premier du pouvoir en 2013.

 

Les deux hommes ont des intérêts communs qui estompent leurs affrontements passés. Tous deux veulent être blanchis de leurs crimes et revenir dans le jeu politique. Cette question d’amnistie et d’immunité ne s’applique pas seulement à eux. Elle concerne également les petits chefs de guerre, qui exigent d’en bénéficier avant de déposer les armes. Quitte à commettre de nouveaux crimes pour montrer qu’il faut les prendre au sérieux.

 

Sauf que cette amnistie est aux yeux de l’ONU, notamment, une ligne rouge à ne pas franchir. Un récent rapport de l’ONU montre que l’impunité dont ont toujours bénéficié, depuis 2003, les responsables politiques et chefs de guerre centrafricains n’a fait qu’alimenter le cycle de violences suivant. Des cycles nourris, aussi, par la prédation des richesses nationales. Le contrôle des gisements de diamants, des mines d’or ou des voies de transhumance assure les revenus nécessaires au train de vie des chefs de guerre, à l’achat d’armes et permet de s’offrir les services de mercenaires tchadiens ou soudanais, entre autres.

 

Qui pour sauver les Centrafricains ?

 

Mais, dans le maquis comme à Bangui, aucun leader ne s’impose. Les groupes armés se font et se défont suivant des lignes politico-ethniques et religieuses tortueuses compliquant tout processus de négociation. Ce ne sont pourtant pas les initiatives qui manquent. L’Union africaine, les pays de la sous-région (l’Angola notamment), la communauté catholique Sant’Egidio… chacun y va de son plan, sans ligne commune. « Une véritable cacophonie qui fait le jeu des chefs de guerre », observe Thierry Vircoulon, chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI).

 

Pendant ce temps, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), alliant lourdeur administrative et inefficacité militaire, court, au mieux et en retard, d’un feu de brousse à l’autre. Et la France fait semblant de regarder ailleurs, espérant éloigner, selon un militaire français, « le cauchemar d’une opération Sangaris II », réplique de celle de 2013 à 2016 dont le succès se mesure à l’aune de la catastrophe actuelle.

 

Qui alors pour sauver les Centrafricains ? A Bangui, on en vient à compter sur la météo plus que sur autre chose : l’arrivée de la saison des pluies qui embourbe les combattants et coupe des zones entières du reste du pays. Jusqu’en octobre, seulement.


http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/07/05/la-republique-centrafricaine-en-plein-chaos_5156002_3232.html#pLwHoCBwpD60OWqE.99

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 22:29
HRW recense "les meurtres impunis" des groupes armés en Centrafrique
HRW recense "les meurtres impunis" des groupes armés en Centrafrique

 

 

 

 

 

05/07/17 (AFP)

 

L'ONG internationale Human Rights Watch (HRW) a recensé les "crimes de guerre et les crimes contre l'humanité" commis par les groupes armés en Centrafrique entre 2014 et 2017, dans un rapport paru mercredi et en amont de l'ouverture de la Cour Pénale Spéciale (CPS) à Bangui, qui doit juger ces crimes.

 

"Les meurtres de civils, les agressions sexuelles et la destruction de villages ont été au coeur des tactiques de combat des forces de la Séléka et anti-balaka", dénonce le rapport, qui documente les crimes commis par l'ex-coalition musulmane de la Séléka et les milices chrétiennes anti-balaka.

 

Ce rapport, qui "vise à promouvoir le devoir de rendre des comptes là où le meurtre sans conséquence a été la norme", décrit - témoignages à l'appui - les meurtres commis entre la fin de l'année 2014 et avril 2017 dans les régions centrales de la Centrafrique.

 

Au total, 566 meurtres de civils au cours d'attaques et 144 dans la brousse sont documentées dans le rapport de l'ONG.

 

Mais "ces chiffres sont susceptibles de ne représenter qu'une fraction des totaux au cours de cette période, car il n'existe aucun bilan exhaustif des décès et des destructions", souligne le texte, qui ajoute que "pas un seul combattant ni un commandant n'a été détenu, arrêté ou autrement tenu de rendre des comptes".

 

En mai, l'ONU avait publié un rapport recensant douze ans de crimes parmi "les plus abominables" commis par l'armée ou des groupes armés en Centrafrique entre 2003 et 2015.

 

Les témoignages avancés dans le rapport de HRW, ainsi que ceux du rapport de l'ONU, "sont soumis à la compétence de la Cour Pénale Spéciale (CPS)", qui doit instruire et juger les multiples crimes contre l'humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003.

 

Son procureur a prêté serment à Bangui le 30 juin; la CPS devrait commencer ses enquêtes vers le mois d'octobre 2017.

 

La Centrafrique a basculé dans les massacres de masse en 2013 avec le renversement du président Bozizé par l'ex-Séléka, entraînant une contre-offensive des anti-Balaka.

 

L'ONG internationale Human Rights Watch (HRW) a recensé les "crimes de guerre et les crimes contre l'humanité" commis par les groupes armés en Centrafrique entre 2014 et 2017, dans un rapport paru mercredi et en amont de l'ouverture de la Cour Pénale Spéciale (CPS) à Bangui, qui doit juger ces crimes. "Les meurtres de civils, les agressions sexuelles et la destruction de villages ont été au coeur des tactiques de combat des forces de la Séléka et anti-balaka", dénonce le rapport, qui documente les crimes commis par l'ex-coalition musulmane de la Séléka et les milices chrétiennes anti-balaka.

 

Ce rapport, qui "vise à promouvoir le devoir de rendre des comptes là où le meurtre sans conséquence a été la norme", décrit - témoignages à l'appui - les meurtres commis entre la fin de l'année 2014 et avril 2017 dans les régions centrales de la Centrafrique. Au total, 566 meurtres de civils au cours d'attaques et 144 dans la brousse sont documentées dans le rapport de l'ONG. Mais "ces chiffres sont susceptibles de ne représenter qu'une fraction des totaux au cours de cette période, car il n'existe aucun bilan exhaustif des décès et des destructions", souligne le texte, qui ajoute que "pas un seul combattant ni un commandant n'a été détenu, arrêté ou autrement tenu de rendre des comptes".

 

En mai, l'ONU avait publié un rapport recensant douze ans de crimes parmi "les plus abominables" commis par l'armée ou des groupes armés en Centrafrique entre 2003 et 2015. Les témoignages avancés dans le rapport de HRW, ainsi que ceux du rapport de l'ONU, "sont soumis à la compétence de la Cour Pénale Spéciale (CPS)", qui doit instruire et juger les multiples crimes contre l'humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003. Son procureur a prêté serment à Bangui le 30 juin; la CPS devrait commencer ses enquêtes vers le mois d'octobre 2017. La Centrafrique a basculé dans les massacres de masse en 2013 avec le renversement du président Bozizé par l'ex-Séléka, entraînant une contre-offensive des anti-Balaka.

 

 

République centrafricaine : Les civils pris pour cible dans le conflit armé

 

05/07/17 (Human Rights Watch)

 

Des groupes armés en République centrafricaine ont tué des civils en toute impunité, aggravant les violences dans ce pays déchiré par un conflit armé, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.

 

Le rapport de 101 pages, intitulé « Meurtres impunis : Crimes de guerre, crimes contre l’humanité et la Cour pénale spéciale en République centrafricaine », présente un compte-rendu exhaustif des crimes de guerre commis dans trois provinces centrales du pays depuis la fin de 2014, notamment plus de 560 décès de civils et la destruction de plus de 4 200 maisons. Les crimes relèvent de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) et de la Cour pénale spéciale (CPS), un nouvel organe judiciaire qui, lorsqu'il sera opérationnel, mènera des enquêtes et des poursuites sur les graves violations des droits humains et les crimes de guerre commis dans le pays depuis 2003.

 

« Au cours des deux dernières années, des centaines de témoins nous ont décrit des crimes de guerre flagrants commis par les forces de la Séléka et par les combattants anti-balaka dans les régions de l’est et du centre de la République centrafricaine », a déclaré Lewis Mudge, chercheur auprès de la division Afrique de Human Rights Watch. « Le manque de justice pour ces crimes a laissé les combattants libres de terroriser les civils à volonté et a alimenté un cycle d’attaques de représailles persistantes. »

 

Le rapport examine le rôle de la CPS – un tribunal hybride unique intégré au sein du système national, et composé de juges et de procureurs nationaux et internationaux – qui est en train de devenir opérationnel. La CPS offre une occasion sans précédent de promouvoir la justice, mais elle nécessite un soutien financier et politique continu de la part du gouvernement et de ses partenaires internationaux, en particulier les Nations Unies, selon Human Rights Watch.

 

Human Rights Watch a interrogé des centaines de personnes pour le rapport, notamment des victimes, des proches des victimes, des témoins des attaques, ainsi que des membres du gouvernement, des Nations Unies et des organisations humanitaires, et d’autres personnes. Les annexes du rapport détaillent près de 120 attaques commises dans les provinces de Nana-Grébizi, Ouham et Ouaka depuis fin 2014. Le nombre total des attaques est vraisemblablement plus élevé.

 

Le 30 mai 2017, la mission de maintien de la paix de l’ONU dans le pays, la MINUSCA, et le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme ont publié un rapport détaillé sur les graves violations des droits humains et du droit humanitaire international perpétrées en République centrafricaine depuis le 1er janvier 2003, mais ce rapport ne couvre que les crimes commis jusqu’en 2015.

 

Le meurtre de civils et la destruction de villages ont été au cœur des tactiques de combat des forces essentiellement musulmanes de la Séléka et de leurs adversaires, les groupes anti-balaka chrétiens et animistes, a constaté Human Rights Watch.

 

Dans tout le pays, des groupes armés ont contraint des dizaines de milliers de personnes à abandonner leurs maisons pour se réfugier dans la brousse, où des centaines d’entre elles sont mortes de froid, de maladie ou de faim. Les personnes handicapées ont été particulièrement exposées car elles ne pouvaient pas fuir rapidement et elles ont été confrontées à des obstacles pour accéder aux installations sanitaires, à la nourriture et aux soins médicaux dans les camps pour les personnes déplacées.

 

Dans l’un des cas présentés dans le rapport, des combattants appartenant à une faction de la Séléka appelée l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) ont attaqué la localité de Yassin, dans la province de Ouaka, le 20 mars 2017, et ont tué au moins 18 civils. Un homme a décrit la façon dont il a perdu sa mère ainsi que trois enfants âgés de 13, 10 et 3 ans et un bébé de 7 mois. « Ma femme m'a dit par la suite que les enfants jouaient [à l'extérieur d'une hutte] avec le bébé quand l'attaque a commencé », a-t-il expliqué. « Nous les avons trouvés là, morts sur le tapis. Ils avaient tous été abattus. »

 

Les violences se sont intensifiées ces derniers mois dans les provinces de Haute Kotto et de Ouaka, alors que les factions concurrentes de la Séléka et les groupes anti-balaka luttent pour le contrôle du territoire et de ses riches ressources naturelles.

 

La mission de maintien de la paix des Nations Unies a parfois eu du mal à maintenir la sécurité, en particulier dans les provinces centrales. Au cours des derniers mois, certains groupes armés ont attaqué les Casques bleus de la MINUSCA, et en mai six ont été tués.

 

Le gouvernement et 13 des 14 groupes armés actifs dans le pays ont signé un accord de paix le 19 juin, qui comprend un cessez-le-feu et une représentation politique pour les groupes armés. Le lendemain, des combats dans la localité de Bria entre des combattants anti-balaka et une autre faction de la Séléka, le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), ont fait une centaine de morts, selon Reuters.

 

Les crimes que Human Rights Watch a documentés relèvent de la compétence de la CPI, qui a deux enquêtes en cours dans le pays. Mais la CPI n'a que la capacité de cibler les personnes les plus responsables de crimes graves. Les dizaines d'autres commandants qui portent une responsabilité pénale pour les atrocités, dont certains que Human Rights Watch a nommément identifiés, pourraient ne jamais être confrontés à la justice.

 

Pour combler cette lacune, le gouvernement a créé la CPS en juin 2015. Si la Cour reçoit les ressources et le soutien nécessaires, elle pourrait aider à servir la justice en République centrafricaine et créer un précédent pour d'autres pays, a déclaré Human Rights Watch.

 

Les progrès réalisés dans la mise en place de la CPS ont été lents, mais le gouvernement a procédé à des nominations pour des postes clés au cours des cinq derniers mois, notamment en ce qui concerne le Procureur spécial et plusieurs juges. Human Rights Watch a recommandé que le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra désigne un interlocuteur ou une interlocutrice au sein de son cabinet pour coordonner le travail avec la CPS, tout en respectant l'indépendance judiciaire de la cour.

 

La CPS fait face à d’imposants défis compte tenu de l'insécurité persistante dans le pays et de la fragilité du système judiciaire national. La mission de l’ONU et les gouvernements qui la soutiennent devraient aider à créer des systèmes robustes de protection des témoins et des victimes, assurer la sécurité du personnel de la Cour, et apporter leur assistance dans la conduite efficace des enquêtes. Pour renforcer le système judiciaire national, la formation et le soutien du personnel judiciaire devraient être ouverts aux autres professionnels du secteur de la justice dans la mesure du possible, selon Human Rights Watch.

 

La CPS a également besoin de davantage de financements pour pouvoir fonctionner efficacement. Les gouvernements partenaires se sont engagés à verser seulement 5,2 millions de $ US pour les 14 premiers mois du mandat renouvelable de la Cour d’une durée de cinq ans. Les bailleurs de fonds et l’ONU devraient soutenir la Cour de sorte qu’elle puisse mener à bien ses travaux.

 

« La Cour pénale spéciale n’est pas la réponse à tous les problèmes de la République centrafricaine, mais elle montrera aux groupes armés responsables d’exactions qu’ils ne peuvent plus continuer à tuer des civils impunément », a conclu Lewis Mudge. « Des procès équitables et crédibles pour les atrocités commises permettront de rendre justice aux victimes et renforceront le respect de l’État de droit. »

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 00:47
Lu pour vous : Comment les réseaux sociaux font prospérer le marché noir des diamants centrafricains
Lu pour vous : Comment les réseaux sociaux font prospérer le marché noir des diamants centrafricains

 

 

 

 

https://www.lesechos.fr  Enrique Moreira

 

En suivant les traces qu’ils laissent sur les réseaux sociaux, l’ONG Global Witness a montré comment les trafiquants de diamants exportent des diamants liés au conflit en République centrafricaine.

 

Des pierres qui voyagent et que l'on peut suivre à la trace sur les réseaux sociaux, tel est le constat fait par l'ONG Global Witness. Dans son enquête en immersion, intitulée « Game of stones » (« La chasse aux pierres), l'ONG montre en effet comment les nouveaux trafiquants, négociants de diamants se servent de plateformes comme Facebook, Whatsapp ou encore Instagram pour trouver des acheteurs.

 

Un business connecté qui pourrait presque passer pour normal si ces pierres précieuses n'étaient pas issues de République centrafricaine ou un conflit fait rage depuis plusieurs années, et où le trafic de ces diamants sert souvent à enrichir les factions armées qui s'y affrontent.

 

Un business important pour la RCA

 

L'Histoire a prouvé qu'il est difficile d'interdire complètement le commerce des diamants originaires de République centrafricaine. Si en 2013, la RCA se voit « suspendue du Processus de Kimberley, un système international conçu pour limiter les fonds que les groupes armés peuvent dégager du commerce de diamants », dès 2016 la suspension est levée. Et pour cause, le constat est fait que « des milliers de personnes - ainsi que les recettes fiscales du gouvernement - dépendent du commerce de diamants centrafricains ».

 

Une levée partielle, cependant, car les ex-Séléka ( auteurs d'un coup d'État en 2013 ) contrôlent encore des zones diamantifères et se servent de l'argent généré pour alimenter le conflit. Le Processus de Kimberley met alors en place des « zones conformes » dont les diamants extraits peuvent être vendus.

 

Trouver des acheteurs via les réseaux sociaux

 

Seulement, cela ne suffit pas à empêcher les petites pierres précieuses de RCA d'entrer sur le marché noir, ont constaté Aliaume Leroy et Michael Gibb de Global Witness. En utilisant les mêmes réseaux sociaux qu'eux, et en se faisant passer pour des acheteurs sérieux, ils ont réussi à rentrer en contact avec sept trafiquants, négociants et marchands de diamants.

 

Les journalistes ont principalement utilisé Facebook, Facebook Messenger ou encore Instagram pour finalement s'entretenir avec eux via Whatsapp. Les trafiquants envoient des photos en guise de garantie puis, comme dans n'importe quelle sorte de transaction, « cela se joue beaucoup à la confiance », reconnaît Michael Gibb.

 

Global Witness montre comment les trafiquants de diamants cherchent, en utilisant des plateformes de réseaux sociaux, à exporter illégalement des diamants associés au conflit violent qui persiste en République centrafricaine (RCA). - Global Witness

 

« Les trafiquants utilisent ces nouvelles technologies car cela leur permet d'accéder à un réseau d'acheteurs ou de négociants hors de leurs frontières, ajoute le journaliste de Global Witness. C'est l'efficacité de ces plateformes qui les intéresse : c'est plus simple et plus facile, surtout lorsqu'il s'agit de vendre des pierres à l'étranger. »

 

Une fois la transaction conclue, faire sortir les pierres de RCA est un jeu d'enfant, tant « les frontières internationales sont poreuses ». Direction alors le Cameroun où les trafiquants font faire des « papiers » aux diamants jusque-là clandestins. « Une fois ce processus terminé, les diamants de la RCA peuvent être commercialisés comme s'ils avaient été minés ou achetés au Cameroun », indiquent les journalistes.

 

Un besoin de transparence

 

« Ces trafiquants vivent aux XXIe siècle et ils en utilisent les technologies pour élargir leurs affaires, constate Michael Gibb. Tandis que les organisations chargées de faire appliquer les décisions internationales sont encore au XXe siècle. » Ce n'est donc pas tant l'usage des réseaux sociaux pour exporter des diamants issus de zones en conflit, qui scandalise l'ONG, mais bien « l'absence de technologie pour partager les informations » sur les transactions diamantaires.


Global Witness plaide pour le développement d'outils permettant notamment de suivre les trajets des diamants ou encore s'assurer que toutes les taxes ont bien été payées. Elle appelle tous les acteurs du secteur à faire oeuvre commune pour que l'argent des diamants ne serve plus à alimenter les conflits.

 

L'ONG recommande en outre aux instances internationales de tirer les leçons de l'histoire de la RCA. « L'un de ces enseignements est qu'une reprise trop rapide du commerce des ressources naturelles, surtout en l'absence de contrôles et de gouvernance efficaces dans le secteur, pourrait être préjudiciable à long terme ».

 

Global Witness demande enfin aux compagnies qui vivent du diamant d'appliquer un devoir de diligence. En somme, elle incite les acteurs du secteur à savoir avec qui ils travaillent exactement, d'où viennent véritablement les pierres qu'ils achètent. Mais surtout, l'industrie du diamant doit « rendre compte publiquement » de ses zones d'approvisionnements en diamant, dans un souci constant de transparence.

 


https://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/030418480823-comment-les-reseaux-sociaux-font-prosperer-le-marche-noir-des-diamants-centrafricains-2098975.php#mUvmQ29fHmoQw4xl.99

 

 

La vente de diamants en ligne dans le collimateur de la justice

 

Muryel Jacque Le 24/03 à 06:00

 

Le gendarme des marchés s'alarme des rendements irréalistes proposés aux particuliers par certains sites Internet. Des enquêtes judiciaires sont en cours pour escroquerie présumée.

 

« Vu à la TV. » L'estampille marche toujours à merveille. Les dizaines de sites internet proposant d'investir dans les diamants, qui fleurissent depuis une bonne année, l'ont bien compris : beaucoup invitent d'emblée les visiteurs à regarder un reportage de France 2 sur « la ruée mondiale » vers les pierres précieuses dont « les prix s'envolent » . Problème, le reportage n'est plus tout jeune puisqu'il date de début 2012...

 

Or, en cinq ans, le marché du diamant a bien changé. Les prix ont nettement reculé depuis leur pic de 2011 . De quoi remettre en question l'idée qu'investir dans les diamants est un placement de père de famille, avec des rendements assurés de 8 %, voire 12 %, comme avancés par plusieurs de ces plates-formes.

 

Mais beaucoup se laissent convaincre. D'autant que ces nouveaux sites ne manquent ni d'arguments ni de moyens pour appâter les particuliers. Ils cumulent campagnes publicitaires à grande échelle et démarchage intense. Ils surfent aussi sur l'incertitude politique mondiale . « La crise à venir est certaine, tout ce que vous avez mis de côté risque de s'effondrer, m'a assuré la personne que j'ai eue au téléphone », témoigne une puéricultrice contactée par l'une de ces sociétés, qui lui a alors proposé de placer l'argent de son assurance-vie dans les pierres précieuses.

 

Le leurre de détenir un actif réel

 

L'essor de ces plates-formes est si spectaculaire que l'Autorité des marchés financiers, qui surveille avant tout les produits financiers, s'en est inquiétée. « Souvent, ces offres sont faites comme des placements alternatifs aux placements traditionnels, avec des promesses de rendement très élevé, relève Caroline Leau, de la direction de la communication. Le particulier voit en outre un actif réel, donc tangible, ce qui est un leurre. Quand vous achetez un diamant d'investissement, vous achetez en théorie une part de quelque chose. »

 

Depuis l'été dernier, les appels d'épargnants se sont multipliés sur la plate-forme Epargne Info Service du régulateur, certains se sont plaints de difficultés à récupérer leur investissement, voire à joindre leur interlocuteur. Le gendarme de la Bourse a publié plusieurs communiqués pour expliquer qu' « il s'agit en réalité d'un placement à haut risque ». Et, pour la première fois, il a mis en garde contre une société en particulier, Blue Stone, qui opère via d'autres sites Web.

 

1.000 victimes connues

 

L'histoire pourrait ne pas s'arrêter là. « L'AMF s'est rendu compte que certaines plates-formes avaient des techniques commerciales qui se rapprochaient de celles utilisées par les plates-formes de Forex (marché des changes) illégales », pointe Caroline Leau. De son côté, la justice a des soupçons sur au moins deux sociétés. « Une instruction est en cours à Paris sur une présomption d'escroquerie, révèle Hélène Feron-Poloni, avocate chez Lecoq-Vallon & Feron-Poloni, cabinet engagé dans la défense des épargnants. Il y aurait 1.000 victimes connues. Elles auraient acheté les diamants par Internet qui sont soit de faible qualité, soit sans qu'il ait pu être démontré que les pierres ont effectivement été achetées. »

 

Une information judiciaire a aussi été ouverte à Lyon sur une autre société. D'après « Le Progrès », deux hommes ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire en début d'année . Guy Grandgirard, président de l'Association de défense des consommateurs de Lorraine, déjà lanceur d'alerte dans le scandale Aristophil, mène sa propre enquête depuis des mois. Après avoir reçu de nombreux témoignages, l'association vient de se porter partie civile. Il y aurait, selon lui, 200 clients identifiés, qui ont investi entre 2.700 et 65.000 euros. « Si on fait une moyenne, on obtient 15.000 euros. » Soit... 3 millions, pour l'heure, introuvables.

 

@MuryelJacque

 


https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0211905622477-la-vente-de-diamants-en-ligne-dans-le-collimateur-de-la-justice-2074725.php#jPEZFY0Gt7IdRO7C.99

 

 

Pour investir dans les pierres précieuses, mieux vaut avoir au moins… 1 million d'euros

 

Muryel Jacque

 

Le très haut de gamme est le seul segment qui ne craint pas les crises économiques. Au contraire.

 

« Tout, dans le monde du diamant, repose sur la confiance. » Lorsqu'on évoque auprès de lui les pratiques de certains sites Internet qui proposent aux Français des placements un peu trop mirifiques dans les diamants, Oded Mansori tient à remettre les choses à leur place. Pour ce diamantaire anversois, spécialiste des pierres très haut de gamme, un véritable investissement dans un diamant commence de toute façon à... 1 million d'euros. En dessous de ce montant, vous êtes exposés à d'autres facteurs financiers qui ne sont pas liés au diamant.

 

Ainsi, au moment de la crise mondiale de 2008-2009, les marchés actions ont plongé de 35 %, et le prix des diamants ordinaires a connu une chute à peu près similaire. Pourquoi ? Parce que ces diamants sont la première chose que les particuliers vont remettre sur le marché, explique Oded Mansori. Le très haut de gamme est le seul segment où cela ne se produira pas car les personnes qui achètent ces pierres sont suffisamment solides financièrement.

 

Ce très haut de gamme représente 0,02 % des diamants proposés à la vente dans le monde. A ce niveau, les pièces sont uniques. « C'est comme l'art, plus rare sera le diamant, meilleur sera l'investissement », illustre le diamantaire. « Ce genre de diamants est vendu chez Christie's, chez Sotheby's, et ils sont définitivement acquis à des fins d'investissement », confirme l'analyste spécialiste du secteur Edahn Golan.

 

Un investissement qui tient dans la poche

 

En pleine crise économique mondiale, le monde discret du diamant a d'ailleurs vu arriver une foule de nouveaux investisseurs fortunés, venus des quatre coins de la planète, inquiets que leurs banques ne soient éventuellement plus en mesure de leur rendre leur argent. « C'est le seul investissement que vous pouvez mettre dans votre poche, puis partir. Et, lorsque vous voulez investir 10 à 20 millions de dollars, cela requiert nettement moins de place que l'or », convient Oded Mansori. Pour autant, en nombre, les investisseurs qui s'aventurent sur le marché du diamant restent encore peu nombreux. Selon le cabinet de conseil Bain & Co, la demande d'investissement pour la pierre précieuse représentait, en 2014, moins de 5 % de la valeur totale des diamants polis. M. Jq.

 

À noter

 

Le Pink Star, le plus gros diamant rose du monde, va être de nouveau mis aux enchères par Sotheby's, trois ans après qu'un acheteur a fait défaut. Sa valeur est estimée à 60 millions de dollars.

 

@MuryelJacque

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 23:34
La Mauritanie envoie un nouveau contingent pour le maintien de la paix en RCA

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 05-07-2017

 

Un contingent de gendarmerie, composé de 140 hommes, a été envoyé ce mardi par la Mauritanie pour le maintien de la paix en République centrafricaine, a rapporté l'Agence mauritanienne d'information.

 

Ce contingent sera basé dans la ville de Bria, capitale de la région de Haute Kotto, dans le nord-est de la RCA.

 

"Chacun d'entre vous doit se considérer dès cet instant comme ambassadeur de son pays, une vitrine pour son honneur et sa dignité, de rehausser son image auprès de tous, mais aussi et surtout préserver l'image de marque que vos prédécesseurs dans ce corps ont su cultiver", a souligné Diallo Amadou Bathia, ministre mauritanien de la Défense nationale qui supervisait le départ du contingent.

 

Il s'agit du troisième contingent du genre après ceux envoyés en 2015 et 2016.

 

La Mauritanie dispose déjà de plus 700 Casques bleus en Centrafrique, selon une source proche des relations publiques des armées.

 

Source: Agence de presse Xinhua

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