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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 15:08
La RCA soulagée après ses discussions au Cameroun pour relancer le transport routier

 

La RCA soulagée après ses discussions au Cameroun pour relancer le transport routier

source : RFI 

Objectif numéro un de cette visite : apporter des garanties aux autorités et aux acteurs du secteur des transports camerounais…

« Toutes nos revendications ont obtenu une solution favorable notamment la question concernant la reprise du trafic par les conducteurs camerounais. Ils sont tous rassurés que le gouvernement centrafricain avec l’appui des partenaires bilatéraux et multilatéraux ont pris des mesures pour assurer durablement le corridor. Ils vont maintenant reprendre régulièrement le trafic sur le corridor », explique Arnaud Djoubaye Abazene, le ministre des Transports.

Autre objectif de la mission trouver une solutions aux pénalités accumulées depuis l’arrêt du trafic : les frais de stationnement, de location ou encore d’encombrement. « Il y a au moins quatre à cinq frais qui ont été annulés, poursuit-il. Nous avons eu 100% de solutions apportées à nos problèmes. Ca peut faire des milliards, c’est vraiment un ouf de soulagement pour les opérateurs centrafricains. »

La reprise du trafic à la normale sur le corridor de ravitaillement est très importante pour la Centrafrique. En plus de l’approvisionnement du pays, il s’agit de faire rentrer les taxes dans les caisses de l’État. Les recettes douanières représentent environ un tiers du budget du pays.

Compte tenu de l’encombrement du corridor, les autorités centrafricaines étudient le contournement du corridor par le Congo. Ils devraient organiser prochainement une mission dans cet État voisin pour en discuter les conditions.

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 15:05
Centrafrique : 217 combattants rebelles déposent les armes

 

https://www.afrique7.com/ 26/02/2021Patrice Garner

Un nouveau pas vient d’être franchi dans la lutte pour la paix en République Centrafricaine, avec la reconversion de quelques 217 ex-rebelles de la Séléka rénovée, un des quatorze groupes armés signataires d’un accord de paix avec le gouvernement centrafricain en février 2019.

Ces ex-combattants se sont volontairement faits désarmer puis démobiliser dans un ancien camp militaire à la sortie nord de la capitale, Bangui. Leurs armes ont est restituées à l’équipe mobile de l’Unité d’exécution du programme national du désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (UEPNDDRR). Elles sont stockées dans un conteneur et seront confiées aux casques bleus de la Mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique (MINUSCA), partenaire de l’opération.

«L’objectif est de ramener la paix en République centrafricaine et également inciter les ex-combattants à libérer automatiquement les locaux (d’anciens camps militaires, nldr), ainsi que les domiciles des particuliers occupés plus de huit ans durant», a expliqué le coordonnateur de l’UEPNDDRR, Samuel Touaténa.

Dans cette optique, Gildas Binguibanga-Tchénégolo, un des rebelles repentis, a reconnu, au nom de ses camarades, « le tort » commis aux habitants en occupant leurs domiciles par la force ou en leur infligeant des actes de violence. Il a «juré» qu’ils «ne recommenceront plus».

Centrafrique : plus de 200 ex-rebelles adhèrent au programme de désarmement et de démobilisation

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 14:59
RCA: la Banque mondiale compte construire et réhabiliter 2.500 infrastructures scolaires

RCA: la Banque mondiale compte construire et réhabiliter 2.500 infrastructures scolaires à travers le pays

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 26 février 2021 14:55

Le gouvernement centrafricain et la Banque mondiale projettent construire et réhabiliter environ deux mille cinq cents établissements scolaires. Ceci à travers le projet d'urgence de soutien à l'éducation de base PUSEB qui consiste à réhabiliter, construire les salles de classes et former les enseignants du fondamental 1 et 2 dans 9 préfectures du pays. Une visite guidée de trois établissements a été faite ce mercredi 24 février 2021 à Bangui.

Cette visite a ciblé l'école Notre Dame d'Afrique, le lycée Barthelemy Boganda dans le 4ème arrondissement et l'école Nzangognan dans le 6ème arrondissement de Bangui. Au lycée Barthélemy Boganda, l'équipe PUSEB a échangé avec les responsables de l'établissement sur les difficultés auxquelles ils font face.                            

Ce projet d'urgence de soutien à l'éducation de base (PUSEB) consiste à améliorer les conditions d'enseignement. Il sera exécuté dans neuf (9) préfectures de la République centrafricaine. Il s’agit notamment de la Mambéré-Kadei, l'Ombella-Mpoko, l'Ouham, l'Ouham-Pendé, la Ouaka, la Basse-Kotto, le Bamingui-Bangoran, la Vakaga et la Sangha-Mbaéré.

"C'est pour améliorer l'accès à l'éducation et aussi la qualité de l'éducation. En Centrafrique, il faut recruter 16.000 enseignants pour garantir une éducation de qualité seulement dans le primaire. Les autres actions sont l'amélioration des infrastructures, la réhabilitation des écoles et la formation des enseignants. Nous allons réhabiliter 2.500 salles de classe sur toute l'étendue du territoire" a affirmé Han Fraeters, représentant de la Banque mondiale en Centrafrique.

Par ailleurs et selon la Banque mondiale, l'enseignement du sango (langue nationale), sera aussi inclue dans ce projet afin de permettre aux enfants de mieux assimiler les cours.

"On va mettre en place un projet pilote pour introduire la langue nationale dans les premiers grades de l'enseignement primaire. C'est quelque chose de très important. En Centrafrique, les plus petits qui vont à l'école pour la première fois, ne doivent pas apprendre ce qu'ils doivent apprendre. Mais, doivent l'apprendre dans une nouvelle langue" a conclu Han Fraeters. 

Ce projet d'urgence de soutien à l'éducation de base s'étend sur une durée de Cinq (5) ans pour un coût estimé à 25 millions de dollars, soit environ 13 milliards FCFA.

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 14:53
RCA: une trentaine d'éléments de l'ex-Séléka rénovée désarmés à Bangui

 

RCA: une trentaine d'éléments de l'ex-Séléka rénovée désarmés à Bangui

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 26 février 2021 15:04

 

Les éléments de la Séléka rénovée qui occupent le camp RDOT au Pk11 à la sortie Nord de Bangui, adhèrent au processus de Désarmement démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR). Une trentaine d’éléments sur les 217 répertoriés, ont été désarmés ce 25 février 2021 à l'occasion de la première journée de cette opération pilotée par l'équipe mobile du DDRR en partenariat avec la Minusca.

Les ex combattants visés par cette opération campent depuis plus de six (6) ans sur le terrain militaire de RDOT tombé en ruine. Ils sont tous issus de la Séléka rénovée, un des groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix du 6 février 2021 (APPR).

Après la chute du régime Djotodia en janvier 2014, ils y ont été cantonnés pour raisons de sécurité. Plusieurs années plus tard, ceux-ci adhèrent volontairement au processus de désarmement, démobilisation et réinsertion. Pour la première journée de cette opération, une trentaine d'éléments ont été volontairement désarmés.

A l'appel de leurs noms, chaque élément avance avec son arme. Ensuite, les fusils sont recueillis par la cellule de désarmement. Un arsenal constitué de plusieurs armes légères et automatiques, notamment, des lance-roquettes RPG7, des kalachnikovs, des MAS 36, des pistolets et des caissettes de munitions. Après cette phase, l'ex-combattant poursuit le processus au niveau de la cellule santé. Pour ces ex-rebelles, ce processus est un changement de cap.

 "Je dois choisir parmi les options que l'UNDDR m'a présentées. Parce que si l'armée nationale me fait appel, je dois être qualifié pour aller servir mon pays. Les armes portent toujours malheur dans notre pays. Avec ce processus, nous voulons dire non à la prolifération des armes en Centrafrique" a affirmé Gildas Tchenogolo-Biguibanda, capitaine de la Séléka rénovée.

De leur coté, les autorités centrafricaines appellent les éléments désarmés à respecter leurs engagements.

"Mon message, c'est de leur dire d'être assidus et qu'ils respectent leurs engagements puisque, c'est eux-mêmes qui ont fourni leurs listes et qui ont demandé leur désarmement. A ceux qui détiennent encore des armes et qui sont réticents, c'est le moment de venir se faire désarmer" a martelé capitaine Guy Silvère Ngoni, directeur des opérations DDRR.

Au total, 217 éléments de la Séléka rénovée seront désarmés au cours de ce processus. Ces éléments quitteront également le camp RDOT et les maisons environnantes, notamment, celles des particuliers qu'ils occupent depuis 6 ans. Cette phase du DDRR intervient au moment où les Forces armées centrafricaines, appuyées par leurs alliés russes et rwandais, poursuivent la reconquête du territoire national contre la rébellion de la CPC.

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 14:47
RCA : démarrage de la campagne électorale pour les législatives partielles

 

Centrafrique: démarrage de la campagne électorale pour les législatives partielles

 

https://www.radiondekeluka.org/ samedi 27 février 2021 14:21

 

La campagne électorale pour les élections législatives partielles s’est ouverte ce samedi 27 février 2021 en République centrafricaine, et ce jusqu'au 12 mars prochain. Cependant, les acteurs du processus s'inquiètent de la situation sécuritaire à l'intérieur du pays ainsi que du maintien du couvre-feu qui, selon eux, viole les dispositions du Code électoral.

Même si la situation sécuritaire dans certaines circonscriptions électorales reste encore fragile, les autorités centrafricaines ont maintenu la date de l'ouverture de la campagne pour les législatives partielles. Celle-ci a démarré ce samedi 27 février 2021 à minuit. Elle va durer deux semaines. Cependant, comment vont se dérouler ces consultations ? Du côté de l'ANE, l'on se dit tenir compte de tous les risques encourus malgré les garanties sécuritaires de la part du gouvernement.

"Chaque circonscription est une élection. Ce n'est plus la présidentielle. Désormais, et la loi le permet, là où c'est possible nous allons organiser les législatives. On ne va pas emmener les électeurs, ni envoyer du personnel à la mort. C'est des risques sérieux, il faut en tenir compte. Mais nous avons des promesses voire des garanties de la part du gouvernement et ses partenaires" a fait savoir Théophile Momokoama, rapporteur de l'Autorité nationale des élections.

Pour sa part, l'opposition démocratique exige du gouvernement des garanties afin d'éviter les erreurs du passé. Selon elle, la décision doit être prise dès maintenant.

"Nous irons à des élections différenciées. Puisque la compagne commence à minuit, il faudra qu'on explique aux candidats et aux électeurs; où les élections auront lieu à commencer par la campagne. Il ne faudra pas attendre le dernier moment pour que des candidats se ruinent, se mettent en difficulté et en danger pour enfin prendre cette décision" a lancé André Nalké Dorogo, vice-président de l'URCA.

Le plan de sécurisation des scrutins, précédemment élaboré par le gouvernement, a connu des modifications compte tenu du contexte sociopolitique actuel.

"Nous constatons que ces groupes armés ralliés à l'ex-président restent dans leur dynamique. Ils ne veulent pas renoncer à leur projet. C'est la raison pour laquelle, on reste engagés dans ce plan de sécurisation" a soutenu Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission onusienne en Centrafrique.

Selon la loi, la campagne électorale s'ouvre à minuit et se fera 24h/24 durant les 15 jours impartis. Alors que le couvre-feu est toujours maintenu de 20h00 à 5h00 du matin. L'opposition parle de violation des lois et demande des clarifications aux autorités. Pour l'instant, le gouvernement ne s'est pas encore prononcé sur cette question.

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 14:22
 RCA : la BAD accorde 20 milliards FCFA pour la modernisation de l’aéroport de Bangui

 

Centrafrique : la BAD accorde 20 milliards FCFA pour la modernisation de l’aéroport de Bangui et la sécurité alimentaire

https://www.agenceecofin.com/

(BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT) 25 février 2021 12:56 - La République centrafricaine et la Banque africaine de développement ont signé, lundi 22 février à Bangui, deux protocoles d’accord de dons pour financer la modernisation de l’aéroport de Bangui et lutter contre l’insécurité alimentaire dans deux préfectures du centre-nord du pays.

Le ministre centrafricain de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Félix Molou, et le responsable-pays de la Banque africaine de développement, Mamady Souaré, ont paraphé les protocoles, qui portent, d’une part, sur le Projet d’appui à la modernisation de l’aéroport international de Bangui-Mpoko, phase II (PAMAB II) et, d’autre part, sur le Projet d’appui à la résilience et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les préfectures de la Kemo et de l’Ouaka (PARSANKO).

Mamady Souaré a salué la signature de ces accords, reflétant « l’excellente coopération » entre la République centrafricaine et la Banque et a transmis au gouvernement un message personnel de soutien du président de la Banque au peuple centrafricain.

Le PAMAB II, financé à hauteur de 11,44 millions de dollars américains (6,23 milliards de francs CFA), vise à consolider le rôle du transport aérien pour la desserte de la République centrafricaine à travers des services aéroportuaires sécurisés, sûrs, efficaces et de qualité, conformes aux standards internationaux. Cette deuxième phase complète le PAMAB I et le Projet d’appui à l’autorité nationale de l’aviation civile. L’ensemble du projet de modernisation de l’aéroport est doté d’une enveloppe de quelque 18,36 millions de dollars (10 milliards FCFA), y compris la contrepartie nationale.

Les activités retenues dans le cadre du PAMAB II concernent l’amélioration de la sûreté et de la qualité aéroportuaires, la facilitation et la signalétique ainsi que l’appui au secteur aérien. Le projet permettra ainsi de mettre à niveau l’aérogare, d’améliorer le contrôle des passagers, le traitement des bagages et de mieux équiper la zone de fret.

Le PARSANKO, dont le financement s’élève à 27,39 millions de dollars (14,92 milliards FCFA), comprend un cofinancement du fonds multilatéral Global Agricultural Food Security Programme (GASFP). Ce projet soutient la transformation du secteur agricole. Il doit permettre de stimuler les investissements dans l’agriculture, de promouvoir le secteur privé national et l’emploi des jeunes à travers l’adéquation formation-emploi. Il favorisera l’émergence de micro, petites et moyennes entreprises (MPME), dans le but d’améliorer l’employabilité des jeunes dans ce secteur.

La réalisation du PARSANKO a pour objectif d’appuyer la production agropastorale et les initiatives communautaires. Pour la production végétale, la priorité sera donnée aux filières du maïs, du manioc, de l’arachide et du riz-paddy. L’accent sera mis sur la volaille, le porc et les caprins et ovins pour la production animale.

Afin de permettre aux populations bénéficiaires de tirer profit durablement du projet, des efforts seront consacrés à l’éducation financière, la structuration et la professionnalisation des unions de producteurs et le développement de l’entreprenariat rural, notamment celui des jeunes et des femmes. Le PARSANKO appuiera également la promotion de la nutrition, l’accès à l’eau et à la santé à travers un soutien aux cantines scolaires, la construction de centres de santé et de forages.

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 14:13
RCA : le HCR lance un appel de 164 millions de dollars pour les déplacés

 

Centrafrique : le HCR lance un appel de 164 millions de dollars pour les déplacés

 

https://www.adiac-congo.com/ Samedi 27 Février 2021 - 12:47

 

L’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a lancé, le 26 février, un appel de fonds de 164 millions de dollars pour fournir une aide et une protection à près de 1,5 million de Centrafricains exilés, dont deux cent dix mille ont fui la dernière vague de violence liée aux élections de décembre 2020.

« La violence qui alimente la crise de déplacement ne semble pas vouloir prendre fin, et près d’un tiers des 4,7 millions d’habitants de la République centrafricaine (RCA) ont été contraints de fuir », a déclaré Boris Cheshirkov, le porte-parole du HCR, lors d’un point de presse virtuel organisé depuis Genève.

Depuis que la nouvelle crise a éclaté en RCA, quelque cent mille personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays. Dans le même temps, les pays voisins comme le Cameroun, le Tchad, la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Congo ont accueilli cent onze mille nouveaux venus. Selon l'agence onusienne, les réfugiés continuent de traverser chaque jour les frontières centrafricaines.

Par ailleurs, de nombreux nouveaux arrivants signalent de graves violations des droits de l’homme en RCA. « Nos collègues à Gore, au Tchad, s’occupent d’une mère réfugiée de 26 ans qui a été battue et violée par un rebelle avec son bébé de six mois à ses côtés après avoir fui sa maison à Maroukounde », a détaillé le porte-parole du HCR, ajoutant que la femme est maintenant enceinte à la suite de cette agression. Elle reçoit présentement un soutien médical et psychosocial de la part des équipes du HCR.

Pour permettre à apporter une protection et une assistance ciblées aux déplacés centrafricains et à leurs hôtes, le HCR a urgemment besoin des contributions financières qu’il sollicite. « Si les fonds ne sont pas rapidement mis à disposition, nous serons contraints de réduire ou d’interrompre l’assistance vitale, alors même que les besoins augmentent », a averti le porte-parole de cette agence de l'ONU.

Sur l’appel de fonds de 164 millions de dollars, plus de 35 millions sont destinés à lutter contre la violence sexiste , ainsi que pour le suivi, l’enregistrement et la documentation des personnes déplacées. Plus de 13 millions visent à fournir des abris et une aide essentielle aux déplacés vivant dans « des conditions désastreuses en RCA et dans les pays voisins ».

Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, plus 27 millions de dollars sont prévus pour le secteur de la santé, la nutrition, l’eau, l’assainissement et l’hygiène. Selon le HCR, ce plan est nécessaire pour prévenir la propagation des maladies, les besoins s’étant aggravés par la menace imminente du nouveau coronavirus.

Sur le terrain, malgré des ressources limitées, les équipes du HCR ont intensifié la surveillance des frontières et la protection, afin d’identifier et de répondre aux besoins urgents des déplacés.

Le porte-parole a expliqué que l’agence onusienne soutient les survivants de violences sexuelles et atténue le risque de nouvelles violences sexistes. Elle efforce également à réduire le risque d’infection au coronavirus en construisant et en équipant des centres de quarantaine et des zones de traitement et d’isolement.

 

Yvette Reine Nzaba

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 21:45
Les députés sollicitent une session extraordinaire pour évaluer le climat sécuritaire avant les législatives

 

Centrafrique: les députés sollicitent une session extraordinaire pour évaluer le climat sécuritaire avant les législatives

https://www.radiondekeluka.org/ samedi 13 février 2021 11:29

Les députés centrafricains sollicitent de l’exécutif une session extraordinaire pour statuer sur les conditions d’organisation des prochaines opérations électorales. Pour cela, plus de 90 élus de la Nation ont déjà signé une requête pour demander au Chef de l’Etat Faustin-Archange Touadéra, de convoquer une session d’urgence sur les élections du second tour et les partielles.

En signant cette pétition pour solliciter du Chef de l'Etat la convocation de la session extraordinaire, les députés de la 6législature veulent à travers cette initiative, apprécier le climat sécuritaire en prélude aux prochaines élections. Selon l'article 52 de la Constitution du 30 mars 2016, sur initiative du président de la République ou à la demande de la majorité absolue de ses membres, l'Assemblée Nationale se réunit en session extraordinaire sur un ordre du jour déterminé.

Pour Bernard Dillah, premier secrétaire parlementaire, les garanties sécuritaires doivent être discutées et analysées avant la campagne électorale des prochaines législatives.

« Aujourd’hui, personne ne peut dire le contraire que nous vivons dans le pays une situation difficile. Nous sommes en guerre, et il y a un problème de sécurité qui se pose. L’Assemblée nationale est en droit de convoquer cette session extraordinaire pour réfléchir et faire des propositions » explique-t-il. Bernard Dillah pense qu’il est important d’éviter toute interprétation étonnée à cette démarche, car elle a reçu l’approbation de plusieurs députés.

« Je crois que l’ensemble des députés, toutes tendances confondues, et je le répète, toutes tendances confondues : les députés de la majorité, les députés de l’opposition et tous les partis politiques, qui, au nombre de 91, ont sollicité cette session extraordinaire pour réfléchir, et sur le problème de sécurité, et sur le fonctionnement des élections qui se pointe à l’horizon. Nous sommes dans une situation sécuritaire difficile.»

Concernant les calendriers proposés par l'Autorité Nationale des Elections (ANE) qui établissent le début de campagne électorale au 27 février 2021, les parlementaires se veulent prudents et entendent faire des propositions en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire du pays.

« Les élections, selon les calendriers proposés par l’autorité nationale des élections, la campagne électorale pour les partielles va commencer le 27 février prochain, et nous allons essayer de voir avec les autorités, peut-être pour leur faire des propositions. Nous allons voir si la situation sécuritaire sera garantie pour ces élections », a conclu Bernard Dillah. Lors de la proclamation des résultats définitifs des législatives par la Cour Constitutionnelle le 1er février 2021, 22 députés sont élus sont élus au 1er tour sur 140 sièges. Il reste donc 118 sièges à occuper.

 

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 21:30
Le-procès-de-deux-commandants-anti-balaka-s'ouvre-devant-la-CPI 

 

Centrafrique:-le-procès-de-deux-commandants-anti-balaka-s'ouvre-devant-la-cpi 

15 Fév 2021     Afrique Media

Le procès de deux miliciens centrafricains doit s’ouvrir le 16 février devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Alfred Yekatom Rombhot et Patrice-Edouard Ngaïssona sont tous deux accusés de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis lors de la troisième guerre civile de Centrafrique, de décembre 2013 à août 2014.

Tout a commencé « aux premières heures du matin du 5 décembre 2013 », selon les accusations portées contre Patrice-Edouard Ngaïssona et Edouard Yekatom. Ce matin-là, « des éléments anti-balaka dirigés par Yekatom ont attaqué le marché de Boeing à Bangui, ciblant spécifiquement les magasins appartenant à des musulmans et tuant entre cinq et treize commerçants ». Pour l’accusation, la prise de la capitale centrafricaine fut « un point crucial pour la mise en place du plan stratégique » de la milice.

Ce plan stratégique, Patrice-Edouard Ngaïssona l’aurait élaboré avec le cercle proche de François Bozizé lors de réunions organisées en France et au Cameroun notamment. « Leur objectif était de prendre ou de reprendre le pouvoir en Centrafrique », lit-on dans la décision de confirmation des charges contre les deux accusés. En août 2012, les Seleka avaient conduit leurs premières attaques visant à renverser le pouvoir de François Bozizé. En mars 2013, le général centrafricain est renversé. En exil, il prépare son retour.

Une auto-défense nourrie par la vengeance

Selon les charges, Patrice-Edouard Ngaïssona, riche homme d’affaires, aurait fourni les financements, préparé les attaques, procuré les munitions, donné les ordres. Mais pour le procureur, celui qui est alors aussi président de la Fédération centrafricaine de football en 2008, comme ses complices, « savaient qu’en mobilisant et en utilisant » des groupes d’auto-défense anti-balaka, « nourris par la vengeance et la haine des musulmans à cause des atrocités commises par la Seleka », cibleraient violemment la population civile musulmane. C’est ce que fait Alfred Yekatom, co-accusé, qui selon l’accusation, aurait pris la tête de 3 000 hommes, dont 200 ex-soldats et officiers des Forces armées centrafricaines (Faca). Les miliciens conduisent des représailles au cours d’une campagne ciblant « la population civile musulmane, selon l’accusation, sur base ethnique ou religieuse et perçue comme complice ou proche de la Seleka. »

La liste des crimes commis par les deux accusés est longue : meurtres, transferts forcés de population, privation de liberté, torture, persécution, traitement cruel, mutilation, attaque contre des bâtiments destinés à la religion, destruction de propriétés de l’adversaire, enrôlement d’enfants de moins de 15 ans. Patrice-Edouard Ngaïssona est aussi poursuivi pour viols. Le procureur a aussi voulu, trop tardivement, ajouter des charges de viols et d’esclavage sexuel contre Alfred Yekatom, mais les juges s’y sont opposés.

Rejet d’une partie des charges

L’affaire n’aura d’ailleurs pas démarré sous les meilleurs augures. En septembre 2019, les juges ont rejeté une partie des charges proposées par le procureur contre Patrice-Edouard Ngaïssona, pour des crimes commis dans certaines localités. Pour les magistrats, les éléments anti-balaka « avaient un haut degré d’autonomie opérationnelle », et dans certaines localités, M. Ngaïssona n’avait pas de contrôle sur leurs actions criminelles. L’une des difficultés de l’affaire est que « personne n’a d’expertise sur la coordination entre les mouvements anti-balaka », estime une source judiciaire, qui précise que « la seule fois où ils ont été coordonnés, c’est lorsqu’ils ont pris Bangui » en décembre 2013.

Patrice-Edouard Ngaïssona devient alors ministre de la Jeunesse et des sports. Il est arrêté en janvier 2019, lors d’un voyage en France. Élu député en 2016, six mois après avoir été frappé de sanctions par les Nations unies, Alfred Yekatom a été arrêté en flagrant délit fin octobre 2018, dans l’enceinte même du Parlement, après avoir tiré deux coups de feu. « Il était longtemps considéré comme un trop petit poisson pour être intéressant, indique cette même source, mais son arrestation fut une opportunité » pour la Cour. Lors des premières audiences du procès, prévues du 16 au 18 février, le procureur étayera les preuves sur lesquels il entend s’appuyer dans les prochains mois. Le premier témoin devrait déposer mi-mars. Au total, l’accusation prévoit d’appeler quelques 150 témoins.

La procureure avait ouvert une enquête sur les crimes commis entre 2012 et 2014 à la demande du gouvernement centrafricain. Fatou Bensouda avait assurée, dès le départ, que des responsables des deux camps – anti-balaka et Seleka - seraient poursuivis. Le 24 janvier, Mahamat Saïd, commandant dans la Seleka, était transféré dans la prison de la CPI à La Haye.

 Source: Rfi

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 20:40
Dialogue inclusif ou reddition d'un camp : Tribune libre par Léon Kidimalé Grant
Dialogue inclusif ou reddition d'un camp : Tribune libre par Léon Kidimalé Grant

 

CENTRAFRIQUE, S’AGIRA-T-IL DE CONCERTATION, DE DIALOGUE  INCLUSIF OU DE NÉGOCIER LA  RÉDDITION D'UN CAMP ?

 

À les entendre, via  RFI et France 24 ou via les Nations Unies par la voix du Secrétaire  Général, une concertation serait en vue dans un proche  avenir, entre le pouvoir Centrafricain  et la CPC…

QUE PENSER D'UNE TELLE PERSPECTIVE ? UNE FOURBERIE A LA SCAPIN OU UNE COGITATION DIGNE DU PENSEUR DE RODIN ?

Mon opinion:

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) aurait-elle réussi à faire relayer ses vues par  ces organismes de presse ou ces monarques onusiens ?

Il nous souvient, à  chacun, que M.  François Bozizé était revenu clandestinement pour  être dans le  délai  du calendrier électoral afin de se présenter aux présidentielles de 2020.

Il le sera.

Mais sa candidature sera  rejetée par l’Agence Nationale pour les Elections (A.N.E). Ce rejet a d’ailleurs été confirmé par la Cour Constitutionnelle.

Dès lors, il a  pris le large vers le Nord centrafricain, fief des rebelles et des groupes armés,  avec lesquels il va se mettre en intelligence contre le peuple centrafricain et contre l’intérêt supérieur de la nation.

En effet, suite à un  Accord de fusion entre les ex- Séléka, les Antibalaka et ses propres troupes, il  deviendra le chef de la coalition  créée.

Dans ce contexte, il n’échappe à personne que l’option choisie par M. Bozizé et ses acolytes est incontestablement guerrière.

La suite des événements le confirme.

Des armes ont été choisies, achetées ou reçues, payées et stockées près à être utiliser. 

Des combattants et mercenaires ont été recrutés et convoyés pour cela jusqu’à l’intérieur du pays.

Pour Mr. Bozizé et ses sbires, il ne s’agit pas de jouer comme dans un Jardin d’enfants.

Des cibles sont clairement désignées pour être éliminées. Notamment des êtres humains et des biens matériels.

Mr. Bozizé et sa clique semblent cependant oublier que les Centrafricains ( y compris  leurs dirigeants) ne sont plus ceux qu'ils étaient il y a dix ou vingt ans.

Ils ont mûri  et se sont  indéniablement transformés par la souffrance, la réflexion et les communications via les réseaux sociaux. Compris surtout la géopolitique mondiale et singulièrement Françafricaine qui le meût !

C'est en tous cas ce que certains compatriotes avec lui,  ignorent encore.

Mr.Bozizé,  a connu avec les siens, les manques  matériels et l'accès à une bonne éducation et une culture générale adéquate. 

Malgré  cela, la gloire et le règne  de  l'argent facile,  grâce à la rébellion armée et à l'arrivisme  au pouvoir suprême, leur ont souri. Lui, s'en est d'ailleurs vanté...

Il  ne peut donc supporter de voir ses anciens dominés diriger le pays et jouir des honneurs en " son" lieu et place.

Comme les fauves, il croit au mâle dominant. Alors que les grands vols ont été  commis en son temps, il traite de voleurs ses successeurs pour ensuite les diaboliser.

Par des  putschs  armés ou autres actions militaires, il s'était  distingué  par le passé.

Ceci durant près  de quarante ans.il avait conservé  des attaches dandans l'armée.  Ce sont pour la plupart des hommes de son clan ( de la tribu des Gbaya, seconde tribu en nombre après les Banda, majoritaire).

Ces soldats proches de lui,  de l’armée nationale centrafricaine, faisant  défection car alléchés par le gain facile, viendront  le rejoindre dans cette coalition nouvelle.

Fort de ses soutiens sur le  territoire national, et aussi à l’étranger Mr.. Bozizé lancera un appel aux populations pour un boycott des élections qui allaient avoir  lieu sans lui.

Le bras de fer avec les Institutions de la République est  entamé,  pour tenter de reporter ou annuler purement et simplement les élections…

Malgré cela, les élections groupées (présidentielles et législatives) auront finalement, bel et bien lieu à la date convenue du 27 décembre 2020.

Avec en liste tous les candidats retenus par la Cour Constitutionnelle. Des candidats qui avaient d’ailleurs battu campagne là où la sécurité le permettait.

A l’issue de ces élections le candidat Touadéra sera déclaré vainqueur par l’A.N.E. et  confirmé plus tard par le Cour Constitutionnelle laquelle rejettera, avec arguments à l’appui, tous les recours des autres candidats malheureux.

Le 13 janvier 2021 la coalition dirigée par M. Bozizé fera une descente vers les faubourgs de  la ville de Bangui, capitale de la CENTRAFRIQUE. La menace d’un renversement du pouvoir de Bangui fût réelle.

Le but étant de renverser TOUADERA  avant la proclamation des résultats définitifs des élections avec l’objectif de dissoudre ces élections et d’imposer au peuple centrafricain une énième période de transition.

Le pouvoir n'a dû son salut qu’à ses alliés  composés de soldats Rwandais, Russes, Congolais-RDC, les soldats des Forces Armées  Centrafricaines demeurés fidèles et les hommes de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA).

Les assaillants-CPC seront  ainsi  repoussés. Ils subiront de lourdes pertes en vies humaines. Cependant cette  guerre est- elle par eux, totalement perdue ?Loin s'en faut !

C'est, du reste, le dessein de toutes les guerres lesquelles sont  faites de plusieurs batailles qui peuvent voir un camp gagner par-ci, et perdre par-là.

Donc si l’on observe la chronologie des événements, le 13 janvier, n’a été qu’une bataille, par la CPC, perdue. L’essentiel, c’est assurément de gagner la guerre.

Une guerre que le  Président TOUADERA a très  précisément reconnue lors de ses vœux  de la fin de l'année  2020 à la Nation. Il a déclaré: "  NOUS SOMMES EN GUERRE. ET  NOUS DEVONS GAGNER"

.Des  guerres

Lorsque l'on croise le fer avec l'ennemi, et

-que le fer aiguise le fer,

- que les canons des fusils crachent  du feu,

-que les balles sifflent dans l'air pour aller dans un camp, pour tuer, alors, l'on ne dialogue pas.

Mais l'on se bat.

Pour aboutir à une victoire FINALE. VOILÀ L’ENJEU pour chaque camp. Nous savons qu’en la matière, l'échec n'est pas une option de guerre.

Mais perdre la guerre est un fait. C'est  lorsque  un camp  a gagné,

que l’autre camp a donc perdu. Avant la fin, tout reste  donc possible. C’est ainsi. Dans le cas présent, la géopolitique régionale et mondiale y font leur entrée.....

.…….LA STABILITÉ DES INSTITUTIONS  AVEC  TOUADERA ET SES ALLIES.

La Fédération de RUSSIE à travers son Ministre des Affaires étrangères Mr Lavrov, dans l’interview accordée à l’agence russe Spoutnik, a analysé la situation centrafricaine. Il a solennellement demandé que la France n’impose plus de véto sur les armes pour que les FACA aient les moyens de faire face aux CPC mieux équipées.

.Les Chefs d’état des Régions du Grands-Lacs  lors d’une réunion à Luanda (Angola), adopteront une Résolution très favorable au Président Touadéra dont les élections furent reconnues et encensées…

La CPC, elle, sera invitée à se replier dans la zone. Et les Présidents Sassou-Nguesso et  Déby, le Maréchal-Président du Tchad  chargés l’un, de demander à la France de ne plus s’opposer par véto, à la levée de l’embargo sur les armes  en faveur des Forces Armée Centrafricaines, sous équipées par rapport à la CPC et l’autre de ne plus soutenir la CPC

…....OU LA TRANSITION AVEC LA CPC ET SES ALLIES

France 24, RFI et maintenant les Nations-Unies (où les Pays francophones sont sous le leadership de la France), semblent choisir de soutenir la CPC au mépris du bon sens. R FI et France 24 ont une communication très partiale et asymétrique quant au rendu des événements sur les théâtres des opérations en CENTRAFRIQUE. 

Elles apparaissent comme favorables  à  la CPC oubliant, comme par enchantent, de se soumettre à la déontologie de leur art. Il suffit de les écouter pour s'en convaincre.Est- ce délibéré  en raison de leur perte d'influence croissante en Afrique ?

Tout laisse penser que ces médias (Radio France  Internationale, France  24 et certains journaux d'opinions) avaient reçu une mission : celle de mener campagne pour occulter  des réalités, influencer leurs auditeurs à travers une désinformation assortie de manipulations insoutenables pour des esprits éclairés.

Mais, convient-il de rappeler, et ceci est un secret de polichinelle, que la France voit d’un très mauvais œil la présence russe en Centrafrique. Il y a donc fort à parier qu’elle soit le maitre-d’ œuvre de ce Changement subitement affiché par la CPC ! C’est en réalité, la demande d’un changement de changement, ou un « Re-changement » visant à  faire partir les Russes (et revenir  au statuquo d'une FrançAfrique avilissante dont l’unique finalité est d’appauvrir systématiquement et sans scrupule le Pays et sa population.

Revoir Bozizé, redevenir président tout en étant plus sage, cette fois-ci, dans le pré-carré néocolonial des Accords  de 1960, est facilement subodorable par chacun...

Or aucune transition politique n'est porteuse d'un projet de société ou d'une vision globale  de développement de ladite société Ici, elle veut ramener sous les projecteurs, des  " has been " aigris  et  " amertureux «, désireux surtout de reprendre du "service " pour  eux entre autres engagements inavoués.

La transition, de par sa définition, est un organe intermédiaire de réglage ou de déréglage, voire de règlement de compte ! Elle a pour objet final  de donner naissance à  une nouvelle République, donc une autre Constitution.

Mais jusqu'à  quand ce Pays va-t-il prendre son envol vers le progrès, vers la stabilité et vers le développement ?

A qui profite la déstabilisation chroniquement organisée de ce Pays ?

En tout cas, pas à  l'immense majorité des Centrafricains locaux, qui croupissent dans la misère et l'insécurité. Nous savons que les groupes armés  pratiquent des prédations sur les ressources minières  et aurifères du Pays. Qu'ils vendent pour s'enrichir et se procurer des armes  de grande qualité..

Quels Pays européens leur fournissent ces armes ultramodernes alors que la Centrafrique est sous embargo onusien ?

Dans quels buts le font-ils (commerciaux  et/ou politiques) ?

Cette nouvelle donne devrait profiter à  TOUADERA, vainqueur  au 1er  tour des élections présidentielles du 27 décembre. DONT ACTE !

De mon point de vue, si le "dialogue"  (ou la Concertation)  peut s'envisager, il faut savoir avec qui !

Puis et surtout, en définir les contours, et le contenu, et les finalités. Le but ne peut être  une énième transition par conséquent, il  s'avère vain de l'entreprendre pour cet effet.

Or donc, si dialogue il y a, ce serait comme si le pouvoir acceptait de se saborder !Il est clair qu'il  s'agirait d'une négociation entre deux camps ennemis.

Deux camps qui ont laissé entre eux, des morts (civils comme combattants), sur le champ  des batailles. Des morts mais aussi des veuves éplorées, des orphelins sans aucun avenir. Que deviendront ces malheureux ?

Des laissés-pour-compte, une fois de plus. Deux camps ennemis, (encore une fois,) car l'objectif de l'un est d'éliminer l'autre sur le champ de la guerre tout comme sur l'échiquier de la politique nationale.  Dialoguer c’est ce que font des partis adverses  politiquement constituées dans le cadre d’un Parlement issu d'une Constitution par eux tous, acceptée.

Si l'on creusait un peu plus, la question à se poser est de savoir pourquoi chez Bozizé, il y a cette fixation sur l’idée d’un Dialogue inclusif ?

La réponse  se trouve dans  son passé  en 2003.Après  avoir évincé Patassé du pouvoir,  il s'en était suivi un véritable carnage : des milliers  de crimes, d'exécutions  sommaires et autres commis par ses troupes. Tout le monde se souvient du fameux boucher de Paoua, le capitaine Ngaîkossé, qui tuait à  tour de bras..

.Eh bien ! En 2005, fut organisé  un Dialogue national inclusif à  Bangui. Il a permis  aux victimes, leurs proches et aux bourreaux de s'exprimer.

Et à  la fin, de partager un pot, des perdiums, et d'essayer de tout évacuer. Naïf furent ceux qui ont cru à cette fourberie qui consiste à commettre des crimes puis chercher à se faire oublier à travers un simulacre de dialogue pompeusement qualifié d’inclusif.

Mr. Bozizé  en a retenu une leçon.Il se dit qu’ : " il peut tuer, voler et brimer. Puis organiser cette grand’messe païenne qui est le Dialogue  inclusif et tout sera évacué en quelques jours.

En reproduisant le même scénario qu’en 2003, il croit ainsi échapper à  la justice.  Lui, Mr. Bozizé et ses bandits continueront à  narguer les proches des victimes impunément. Il faut que cela cesse ! Entre deux parties adverses, quand l'une veut détruire le cadre des  institutions, ce n'est plus un adversaire. C'est  un ennemi !

En tant que tel, cet ennemi doit être traduit devant les tribunaux à défaut de l’éliminer physiquement comme ce qui se fait dans un pays totalitaire.

La négociation est une question de rapport de force.

C'est  ce que la CPC tente d'obtenir sur le plan militaire, sur le terrain, et imposer ses vues, pour faire capituler le pouvoir. Peut-on cautionner cela ?

Non. Il faut rappeler que la main a été plusieurs fois tendue à ces traitres de la nation. Plusieurs fois ils l’ont rejetée. Obéissant au doigt et à l’œil à leur Mentor, ils réclament aujourd’hui un dialogue dit inclusif.

Un dialogue qui permettra à eux et leur Mentor de passer au plan B de leur intention machiavélique : celle de reproduire en Centrafrique, ce qui a été fait au Président GBAGBO en Côte d’Ivoire.

Il convient de rappeler que cette guerre en Centrafrique est une guerre de libération. C’est une guerre qui oppose d'une part, le camp de la démocratie naissante, pour bâtir  une société  juste, développée et sécurisée, à un camp où  la pratique du pouvoir personnel et familial est exhibée  aux yeux de tous. Un camp avec ses hideuses manières : arrestations arbitraires, crimes multiples et  viols, prisons  privées et tortures, éliminations physiques d'opposants, disparitions inexpliquées, confiscations des biens d'autrui...

La liste est longue !

De quoi peut-on s’entretenir avec un ramassis de criminels.

Quel crédit accorder à ce groupe qui a moult fois renier ses propos et ses propres engagements ?

Le bon sens voudrait que l’on jette aux orties leur demande de dialogue inclusif. En effet, ce sont desgens qui relèvent de la justice où  ils devraient rendre des comptes pour leurs multiples forfaits qu’ils ont commis.

Mr. Bozizé en fait partie et l’on peut se demander si c’est un tel  individu que ces gens et les traitres veulent  voir présider aux destinées du Pays de BOGANDA ? 

Vraiment, quelle méprise ! Bref, le règne  par la terreur durant dix années  de 2003 à  2013.Il s'agit donc d'une guerre de libération contre le Changement affiché  par la CPC qui n'est au fait qu'un Retour dans la dictature habillée par un faux parlement de députés postiches ou de proches parents.

Nous avons bel et bien connu ça avec Bozizé lequel ne changera pas car, comme dit l’apophtegme « On a beau chassé le naturel, il revient au galop ». Cela peut paraitre triste pour lui. Mais quel cœur pourra-t-il s’épancher sur cette tristesse au regard de tous les crimes qu’il a commis ?

Avant les nouvelles technologies, les crimes d'état étaient mis sous le boisseau pour « raison d’état ».Les nouvelles  générations peuvent les ignorer. Les dossiers demeurent stockés  dans les Palais de justice ou chez les Avocats.

Depuis l'avènement des réseaux socio-démocrates, une grande révolution s'est produite. Elle est comparable à l'invention  de l'imprimerie par Gutenberg.

L'on retrouve tout sur Google.  Les écrits et les vidéos resteront pour la mémoire et pour longtemps encore.

Les mensonges comme les vérités seront vues ou lues. Pauvres hommes, ceux qui les ignoreront ! 

Tout dépend  de quand ? Où ? Et comment ?.

Quand ?

Après  l'investiture du Président TOUADERA et après les législatives suivies de la désignation du Premier Ministre et  la formation du nouveau gouvernement.

Un ministère (plein) chargé des Dialogues (et non du Dialogue) et des  Concertations régulières avec les forces vives de la nation,  devrait  être  créé. C'est  ce Ministre et son département qui piloteront tous les Dialogues futurs ou les anticiperont. Jamais au grand  jamais,  le Président de la République ne devrait se trouver ou s'assoir avec des gens qui, un jour devrait rendre des comptes à  la Justice.

Car le but, non avoué  de Bozizé, est d'échapper à  la justice, en négociant une amnistie générale pour ses crimes. Se faisant, une fois absout, le pouvoir et les Institutions sont décrédibilisés à  jamais devant  l'opinion nationale et internationale.

C'est  d'ailleurs aussi l'une des motivations des chefs rebelles qui l'ont rejoint.

Comment ?

Parallèlement, le gouvernement devait veiller à  faire en sorte que les FACA montent en puissance pour s’imposer sur tout le territoire national.

Exiger :

1) Que les hommes armés  de la CPC soient regroupés en un seul endroit avant de débuter un tel dialogue

2) Que les étrangers tchadiens, soudanais et autres,  qui y sont rentrent dans leur pays. Ceux qui sont ou seront arrêtés, seront jugés.

3) Que les déploiements de l’administration et de l'armée s'effectuent sans entrave sur tout le territoire national.

4) Qu'une transition ou un gouvernement d'union nationale n'est pas une option du dit "  faux dialogue - Vraie Négociation "Seule la stabilité, le déploiement de l'armée dans les garnisons et le développement du Pays doivent demeurer son objectif.

5) Que les Accords de défense avec la Fédération  de Russie et le Rwanda doivent demeurer et être renforcés

6) Enfin où ?

Sans équivoque, à  Bangui. /

Reste la morale de cette affaire.

En effet, il y en a une.

Elle interroge les hommes politiques centrafricains (ils se reconnaitront).

Ceux  qui clamaient haut et fort  sur les antennes  de radio, à  la télévision et sur les réseaux  sociaux, que Bozizé  devrait  pouvoir rentrer chez lui. Allusion au mandat d'arrêt qui plane sur lui, depuis la transition de Madame  Catherine Samba-Panzaen 2013.

Ils s'étaient même affichés  avec lui. Eh bien !

Force est de constater, vu la guerre, que mal leur ait pris !

Que leur reste-t-il à faire  devant ces morts ?

Vouloir mettre fin au régime de TOUADERA, doit-il justifier tous  les moyens  y compris celui auquel nous sommes confrontés à nouveau ?

Non ! Mais encore  faut- il être  un Patriote, avant d'être l'opposant politique...

Telles  sont  les humbles vues qui sont les miennes. Affaires à suivre...Restons tout ouï.Patriotiquement

 

LKG

 

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